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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 21:03
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku.

Suite au lâche désistement de Theophilus London, je préfère Kanye West à mes engagements en Europe, le Bota a dû redistribuer les cartes et a décidé de donner accès à trois salles ( huit artistes) aux détenteurs d'un ticket.

Le concept a été baptisé, sourire en coin, We Love Las Vegas!

Merci qui?

Merci Théophile, celui qui aime Dieu et le blackjack.

Direction l'Orangerie pour Mochélan Zoku!

19:55', t'es dedans et tu chantes aux oreilles de l'ingé son "je suis seule ce soir", il était ravi, il adore Lucienne Delyle!

Peu après 20:00, joyeuse entrée de trois gais lurons, le batteur a failli se prendre une pelle ce qui fait rire ses copains.

Ce trio jovial entame une intro jazzy laissant présager de beaux moments.

Arrivée en stoemelings de celui qui s'est attiré la foudre de tous les caribous, rennes et autres cervidés en choisissant le patronyme Mochélan.

Tu dis, mec, t'es d'accord avec le Carolo..

Je m'appelle Hugo, j'ai 20 ans et je suis en 3ème année de Bachelor en Management.

On s'en branle, poursuis:

En fait, un élan, c'est plutôt moche comme bestiole. Ils ont une grosse tête au bout d'un long cou de girafe, je me demande toujours comment ils font pour attraper des trucs par terre... Le pire reste le fait qu'ils sont disproportionnés : tout à l'avant et rien à l'arrière, pas de queue, pas de fesse, nada..

Euh, tu t'es bien regardé, Hugo?

Assez ri, donc Simon Delecosse ( alias Mochélan), je suis de Charleroi ville la plus moche du monde, merci pour le coup de pub Monsieur Giovanni Troilo, slamme, rappe, hiphoppe avec un accent belge que même Lange Jojo lui envie, il est accompagné par des as de pique ou de coeur, Rémy Delmond alias «Rémon Jr» : clavier et live beatmaking/ Gabriel Govea Ramos alias «Mr Massa» : basse et Alix Pilot : batterie, il est venu dérider Bruxelles avec ses textes désopilants, lucides et justes.

Mochélan, c'est le gars qui te réconcilie avec le rap, le sien ne véhicule aucun des clichés éculés, inhérents au genre, il t'invite à la danse et à la réflexion tout en jouant du second degré.

Bref, Mochélan c'est Bouli Lanners et Benoît Poelvoorde en mieux!

Dernier méfait discographique: Image à la pluie!

Sur fond groovy à la Herbie Mann, 'On fait du rap' ...savez-vous ce qu'est le rap?

Nous, non plus!

Mais on s'éclate!

'La période de la meringue'

.. Je chatouille ton crâne pendant que les autres t'en..., allez achève!

T'enculent?

Raté, t'enroulent!

T'as vu le style!

Mise à nu de ses états d'âme, 'Lâcher prise' précède un impromptu instrumental Blue Note.

Il attaque le titletrack du dernier produit, 'Image à la pluie'.

Désillusion, plus personne ne viendra délivrer la princesse dans le donjon, que va-t-on raconter à nos bambins pour les aider à dormir..des trombes de pictogrammes tombent sur nos tronches... sur fond spectral, du Mochélan grinçant.

Faut se reprendre,les amis, 'On reste actif' ..on fait les choses à l'ancienne, comme quand le Mambourg vibrait aux astuces de Bertoncello, plus marrantes que les facéties de Jean-Claude Van Cauwenberghe.

'Trente verres' faudra bien avaler ça pour supporter le cap de la trentaine, de fausses rimes imparables et en background de l'électro-jazz digne de Jazzanova ou de Saint-Germain.

Les tranches de vie suivantes, 'La fin de l'histoire' et 'L'envergure', confirment la bonne impression laissée par ce poète urbain et ses acolytes musiciens.

Il est 20:35', tu les quittes pour rejoindre la Rotonde où doit se produire Tops.

Tops

TOPS is a Canadian indie rock band from Montreal.

Line-up mixte et équitable: Jane Penny (voix, keys) / David Carriere (guitare)/ Riley Fleck à la batterie et Madeline Glowicki à la basse.

Les deux premiers faisaient partie du défunt Silly Kissers, David est également responsable du projet Paula.

Riley fait partie de TOPS depuis les débuts du groupe ( 2011), la charmante Madeline les a rejoints plus tard en remplaçant Thomas Gillies.

Deux albums, le dernier 'Picture you staring'.

Catégorie?

Indie rock aux confins de la dream pop de Beach House ( par exemple) et d'un soft rock style Fleetwood Mac période américaine.

Points forts: la grâce juvénile des demoiselles, la voix vaporeuse de Jane, les close harmonies et le jeu de guitare nonchalant, bourré de twangy effects, de David.

'Blind Faze' ouvre.

Pensaient-ils au supergroupe constitué par Eric Clapton/Steve Winwood/Ginger Baker et Ric Grech, rien n'est moins sûr, mais on sent l'influence Fleetwood Mac ( écoute Tango in the Night) dans ce midtempo charmant.

Virage 80's dance pop sucrée avec 'Change of heart' .

Sur 'Tender Opposites' de 2012, une plage aérienne ' Turn your love around' , la Rotonde flotte, tangue, une brise légère décoiffe la chevelure souple de séduisantes jeunes personnes souriantes.

Soudain David décide d'accélérer le tempo pour entamer une cavalcade grisante et brève ( 'You bring me down').

La playlist mentionne '7 minutes', un titre dansant non repris sur les albums, il est suivi par une douceur, 'Driverless passenger'.

Sans pause, la guitare a embrayé sur la torch song ' End of love', le crooning de Jane et les lignes de guitare du doué David Carriere font merveille.

Avec 'Diamond look' on plonge dans les eighties dominées par un son synthétique.

'Way to be loved' will be our last song, la plage au retro groove ouvrant 'Picture you staring'.

Bruxelles sous le charme réclame le retour des Canadiens qui nous offrent 'Outside' comme dessert.

Celui qui a reconnu un fond Berlin ' Take my breath away' n'a pas tort.

Un concert plaisant et frais, un cocktail ne montant pas à la tête, on en redemande!

Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 14:32
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015

Le désistement de dernière minute de The Dø a pour conséquence un réarrangement de la distribution des salles et des horaires.

En principe l'Orangerie ne devait pas être affectée, las, une fois sur place tu lis avec surprise le panneau indiquant le timing : 20:00 dj set Brett Summers/21:00 Jake Isaac/ 22:15: Lapsley et en pleine nuit Jeanne Added, l'avant-programme.

Une modification ne t'amusant pas des masses.

Explication: Jeanne Added était coincée du côté de Brighton et débarquera dans la soirée.

Sur le coup de vingt heures on espère y voir plus clair.

Lights off, Brett Summers et son brol.

Wat zeg je Brett?

Got a phone call to ask if I could do a last minute set at Les Nuits Botanique. Of course I could...

Et à part ça?

L'exercice nombriliste habituel que tu n'as pas l'intention de subir pendant une heure.

Exit, pause mojito dans les jardins, retour à 20:55' tandis que les 'Israelites' de Desmond Dekker se font massacrer par de gros et vulgaires beats techno.

Jake Isaac

Encore lui, après l'avoir par deux fois croisé ( solo) à l'AB , il foule l'Orangerie with band, une basse chapeau et un drummer doivent donner plus de consistance à ses compositions folk/ nu soul/pop portée par un timbre chaud et groovy.

Le show du Bota sera plus rock que les exercices en solitaire offerts à l'AB.

C'est seul, au piano, qu'il entame le set par la même chanson de rupture qui l'a vu ouvrir pour Paloma Faith.

Le silence s'installe, l'Orangerie est captivée.

Il agrippe une acoustique, constate l'arrivée des musiciens, petite mise en pratique des 3 phrases de français apprises à l'école, voici une version musclée de 'Fool for you'.

Le mec est du genre natural performer, capable de mettre en poche le public non seulement par la grâce de ses compositions mais également par son sourire éclatant et son naturel sur scène.

Les titres tels que 'Home', 'The Chaos' ou ' Till the sunrise' sont accueillis avec enthousiasme, des battements de mains rythmant les rengaines faciles à fredonner.

Il alterne uptempo beats et ballades, ainsi la confession 'I'm a man', jouée solo, joue la corde sensible.

Ta voisine a souri à la quote 'darling, I'm not perfect, I'm a man'.

Il nous relate une nouvelle fois l'histoire du label d'Elton John l'ayant signé puis amorce le nostalgique 'Hope'.

Faux départ pour la suivante, merde, sorry, on remet ça, puis vient le catchy ' War is our name' et celle qui permet à la jeunesse de se souvenir de Bob Marley, 'Stonger'.

We've time for two more, c'est le grandiose 'Long Road' qui achève la messe.

A chaque passage chez nous la cohorte de fans du grand Jake se multiplie par 10.

Låpsley

Never mind that Nordic-style å in her stage name, Låpsley (AKA Holly Lapsley Fletcher) hails from Southport, Merseyside ( MTV).

Il n'y a pas que le å à vouloir nous induire en erreur, physiquement la jeune et blonde Holly Lapsley Fletcher a tout de la beauté Scandinave.

Drapée dans une robe de chambre kitsch aux motifs marins, Låpsley et ses deux musiciens ( electronic drums and synths), non présentés se pointent dans une semi obscurité.

' Brownlow' est sur les rails.

Une electronic soul minimaliste, glacée et aérienne.

Låpsley's solo bedroom-recorded 'Monday' EP et le plus récent 'Understudy' l'ont vite propulsée aux sommets des charts.

Hype?

Pas seulement, la toute jeune demoiselle mérite tous les éloges.

Sa voix est étonnement claire, elle glisse sur une synthpop aux accents soul ( faut nous expliquer tous les rapprochements avec Adele, toutefois) où les beats sont rares et les vocal samples légion.

The xx, London Grammar, James Blake ou CHVRCHES sont souvent avancés, c'est une indication si tu tiens à classifier le produit.

A new track, 'Glich', baigne dans la même nébuleuse sophistiquée, mais c'est le formidable 'Painter', qu'elle interprète en s'accompagnant au piano, qui te fera vraiment frémir.

Solo, ' 8896', a late night song, énigmatique et belle, précède l'étonnante cover de Fleetwod Mac, 'Rhiannon'.

Toujours en mode lenteur aristocratique, la voix décide de nous envelopper, comme le fait son peignoir, avec 'Falling Short'.

La voix mâle en playback s'apparente étrangement au timbre d'Antony Hegarty et contribue à la sensation d'esthétique glacée.

Du travail d'orfèvrerie.

I wrote 'Take a minute' a few weeks ago , tout en resserrant sa sortie de bain, elle entame un couplet dramatique digne de Perfume Genius.

La plage se termine sur fond d' acid jazz élégant.

Next one is called 'Dancing', un mix de synth pop et de trip hop hypnotique.

Un roadie amène un second micro, Miss Fletcher entame un duo avec Låpsley à la voix habilement transformée en baryton androgyne, 'Station' déclenchera un tonnerre d'applaudissements.

Un concert concis mais magistral.

Comme le souligne la presse anglo-saxonne: Lapsley is a star in the making!

Sorry Jeanne, je me tire, une autre fois, si tu arrives à l'heure!

Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:59
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique.

Que dit la météo?

"Pour ce week-end de l'Ascension, le soleil ne s'affichera pas sous son plus beau jour. Il sera tantôt perturbé par la pluie tantôt caché par les nuages."

Une première nuit salopée par la pluie n'a pas empêché les amateurs de musique de venir en rangs serrés au Bota, La Rotonde ( Feu! Chatterton) et le Cirque ( Balthazar) ont fait le plein, une assistance honnête garnit un chapiteau dont les cloisons transparentes nous permettent d'admirer le ballet des gouttes dans les jardins.

19:30 Nadine Shah.

Perse?

East England, born to Pakistani-Norwegian parents.

Deux full CD's, le dernier Fast Food (April 2015).

Un de ses morceaux 'Nothing else to do' introduit l'arrivée du groupe, “There was nothing else to do but fall in love,” déjà s'imprègne dans ton crâne.

Sur scène, une jeune personne portant un ensemble pantalon sobre et coiffée d'un chignon, elle nous fait penser à la merveilleuse Sade, et quatre musiciens ( drums, bass, deux guitares).

Ils ne seront pas présentés.

On avance Nick Rice aux drums, Nick Webb on guitar, Nathan Sudders ( from The Whip), bass et un second guitariste non -identifié, what a shame!

Le groupe ne pipera pas un mot, demeurera concentré et abattra un travail formidable pendant les 40' du gig.

C'est parti, ' Living', une voix magnétique que certains rapprochent de P J Harvey ( encore et toujours) ou d'Anna Calvi, un environnement musical brûlant, acéré, les mêmes avancent Nick Cave.

Pas à dire, la jeune personne impressionne, son phrasé te parcourt l'échine, elle ensorcelle, l'inquisiteur a fait flageller de pauvres rebouteuses pour moins que cela.

Le moody midtempo 'Fast Food' confirme ta première impression, le monde de Nadine est peuplé de serpents, de princes des ténèbres, de harpies, les anges se sont tirés!

Son' Matador' n'a aucun rapport avec celui de Garland Jeffreys, on baigne dans une arène dark pop, la poussière dégagée par les mouvements de l'homme et de la bête risque bien de t'aveugler.

Ce lent ballet porté par des guitares métalliques et le vibrato dans la voix de Miss Shah te glace les sangs.

La rugueuse lamentation 'Aching Bones', une plage du premier album, n'est pas plus réjouissante, Nadine a abandonné sa guitare pour aller caresser les touches.

Toujours sur 'Love your dum and mad', voici le poignant' To be a young man'.

Avec 'Stealing Cars' elle décide de revenir au travail plus récent , c'est étonnant que chez elle sensualité et froideur peuvent cohabiter sans offenser.

' Runaway' et ' Fool' achèvent ce set intense, envoûtant, sans concessions!

Témé Tan

Initialement le programme prévoyait Songhoy Blues qui a fait faux bond, Tanguy Témé Tan Haesevoets le remplace au pied levé.

Difficile d'aligner deux artistes plus dissemblants, l'afro pop sucré du Bruxellois et le caractère obscur de la musique proposée par Nadine Shah, c'est la joie de vivre opposée à la mélancolie.

Tanguy Haesevoets, dans un contexte difficile, a toutefois magnifiquement tiré son épingle du jeu, réussissant à faire chanter un public pas forcément fan.

L'homme à tout faire manipule guitar, looper, percussions, chante divinement, sourit constamment et charme petits et grands.

Vous avez le bonjour de Conakry...ambiance tropicale pour oublier le crachin automnal.

Tu te souviens qu'en 2011, déjà, ce grand gaillard avait déridé les Loketten du Vlaams Parlement en balançant ses rengaines joviales.

Seconde salve, un kick répété fait place à une mélodie chaloupée, 'Champion'.

C'est faussement naïf, désinvolte, tu penses à Henri Salvador, Pierre Barouh ou Pierre Vassiliu s'essayant à l'électro.

Cap sur le Congo d'où le jeune homme est originaire, loop de loop, non, c'est pas Dalida, ni un twist, mais l'ingrédient ( 'Darling') invite à la danse.

Des saveurs épicées idéales pour Couleur Café, Pole Pole ou le Kokopelli World Festival.

On embarque, ladies and gents, direction le Guatemala, le soleil luit, laissez-vous aller, Tanguy va vous faire tanguer.

Une ode à la nonchalance.

Place à la rengaine, une friandise digne du club Dorothée, 'Améthys'.

Bruxelles, bon enfant assure les choeurs.

Une invitée, Maï Ogawa au mini-keytar, pour une adaptation très libre de Frank Alamo et des yeux de biche.

Et enfin, une seconde présence féminine, Esinam Dogbatse à la flûte traversière pour interpréter 'Matiti' en trio, faut bien être trois pour se charger des mauvaises herbes.

Un set onirique et floconneux.

Hindi Zahra

Il aura fallu attendre cinq ans pour voir arriver un successeur à 'Handmade ', 'Homeland' est dans les bacs depuis un petit temps, les louanges pleuvent.

Après l'AB en 2010, les Nuits Bota te donnent l'occasion de revoir Hindi Zahra sur une scène bruxelloise.

Pas besoin de décortiquer la prestation de ce jeudi pour annoncer que ce concert est un des plus intenses du printemps 2015 .

Pas de tra la la la, pas d'innovations technologiques, pas d'artifices, mais un spectacle comme celui que donne les plus grands, basé sur une interprétation sans faille avec un band d'envergure.

Hindi Zahra and band, c'est un show dans la lignée des grandes dames du jazz,, Nina Simone, allez une moins vieille Cassandra Wilson, des grandes voix de la chanson française, Barbara en tête, même si son monde est plus soul, des grandes dames tout court, Lhasa de Sela, Susana Baca etc..

Le style de concert où l'émotion est omniprésente et qui touche chaque auditeur droit au coeur.

Sur scène, des cracks, en commençant par, happy bithday man, le multi-instrumentiste David Dupuis ( trompette, flûte, guitare, claviers), l'Américain Jeff Hallam à la basse, deux guitaristes époustouflants, probablement , Benoit Medrykowski et Paul Salvagnac, Raphael Seguinier aux drums et Ze Luis Nascimento aux percussions.

Elle débute avec 'To the forces' , inflexions touaregs et fond psychédélique pour ce rock batailleur, oui tu peux penser à Tinariwen, mais c'est nettement plus sexy.

'Oursoul' sur 'Handmade' une première incursion envoûtante dans l'univers berbère.

Déjà, le chapiteau chavire.

Situation s'aggravant avec le tango/jazz ondulant 'Silence' , superbe Hindi, capable de faire danser les crotales par son chant enivrant.

'Un jour', influences Françoisee Hardy accent de là-bas, aaargh, on succombe!

La trompette et la guitare flamenco illustrant 'The Blues' te laissent pantois, et la voix , la voix, elle te refile la chair de poule.

Garçon, un Bourbon bien tassé, vite.

Bien, Monsieur Bogart.

Un fond surf pour amorcer 'The moon is full', méfiez-vous des nuits de pleine lune, rien ne peut arrêter vos pulsions sexuelles.

Monsieur Dupuis, vous êtes démoniaque, Hindi, on vous pardonne tout!

'Can we dance'.

Je vide mon verre et j'arrive, vous êtes belle, j'adore la flûte et Roberta Flack, bien le fond Brazilian jazz.

Une seconde amorce surf, voici 'Dream' et son background voodoo.

Trompette funky, wah wah vicelarde, ces mecs sont des crapules.

Pas besoin de fermer les yeux pour rêver de plages de sable fin et de dames lascives, la musique et la voix de la jolie Marocaine vont t'y conduire, n'oublie pas l'ambre solaire.

Un piano sautillant introduit le single 'Any Story' que Bruxelles a reconnu et applaudit à tout rompre.

Retour aux sonorités blues du désert avec 'Ahiawa' suivi par l'entêtante plainte 'La Luna' pendant laquelle elle va aider le percussionniste à tabasser son attirail.

Cri immense, Bruxelles a reconnu 'Beautiful Tango'.

' Imik Si Mik', la voix te caresse l'épiderme, la plage prend des allures New Orleans, ce n'est plus une tente, c'est un chaudron.

Je vous emmène chez moi, suivez le guide ' Cabo Verde'.

Du talon elle imprime le rythme, puis elle se laisse aller, entre en transe faisant tournoyer sa longue chevelure de jais tandis que 1862 pieds font trembler le plancher.

Communion totale!

Il est 23h30', un gars de l'organisation lève un index, plus qu'une..

Ce sera 'Stand up' aux tonalités reggae.

Le titre le plus festif d'un concert fantastique.

Présentation de l'équipe, un retour pour saluer, pas de bis!

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:11
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Impressions à chaud - HeXagen Bxl

Concert complètement FRAPPADINGUE de Future Of The Left hier soir dans le petit club du Nijdrop, endroit aussi improbable que finalement idéal pour se prendre LA claque mémorable que l'on attendait depuis plus de 3 ans maintenant en étant au plus près de nos héros du Pays de Galles. Avalanche de tubes dans la gueule, joués à toute berzingue en version punk-noisy ravageuse, entrecoupés parfois de blagues bien cyniques comme on les aime tant avec ce bon vieux Andy Falco (à quand le stand-up?), une interaction juste parfaite avec le public (au premier rang en tous cas, on a bien rigolé/morflé), et un final juste dément où la moitié du groupe (guitariste + bassiste) sont venus plonger dans la fosse pour une ultime déflagration jubilatoire et un corps-à-corps parfois à la limite de la décence (plusieurs dos et fessiers ont bien morflé.

Bref, FUCKING PERFECT!

A noter également en première partie un set bien intense des liégeois deIt It Anita, dont on attend avec impatience la prochaine sortie qui devrait en ravir plus d'un(e) au vu des nouveaux morceaux que l'on a découverts hier...

Merci aux frangins Jonathan Janssen et Benjamin Janssen pour le lift et la bonne soirée passée en leur compagnie, et un petit clin d'oeil aux LTDMS qui n'ont pas été les derniers à tripper dans les premiers rangs, hein EnquatreBooking Ditch?....

HeXagen Bxl

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:49
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015

Charles Eloy.

Le Soul Inn nous propose ce soir Calibro35, un groupe italien de Milan autour du producteur Tommaso Colliva qui réunit les meilleurs musiciens de la scène "indie" afin d’interpréter et composer des musiques inspirées des films du cinéma italien à son âge d’or (Morricone, Micalizzi, Piero Umiliani …).

Créé en 2008, le groupe a produit quatre albums et s’est bâti une réputation internationale de groupe de scène.

Le producteur Tommaso Colliva a déjà travaillé sur des albums de Muse et de Franz Ferdinand.

« The Butcher’s bride ». Un titre tiré de leur album Traditori di tutty, sorti en 2013 sur le label italien Record Kicks, spécialisé dans un catalogue New and vintage black sounds – deep funk, soul afrobeat, rocksteay, dancefloor jazz…

La chanson groovy idéale avec des sonorités d’orgue funky pour une partie rétro des années ’60 qui fait balancer les hanches des spectatrices. Je cite le mot chanson car les instruments sont accompagnés par des gémissements plus fréquents que Britney Spears sur son tube «Piece of Me» et des simulations d’orgasme plus réels que Lady Gaga sur scène.

On passe ensuite vers un rock plus progressif avec des riffs de guitare façon Ritchie Blackmore de Deep Purple. S’ensuit une composition plus relaxante avec un jeu de guitare plus fluide influencé par Carlos Santana. Les musiciens sont vraiment costauds. L’un des guitaristes barbus me fusille des yeux avec un calibre plus fort que du 35.

« Get Carter ». Le thème musical du film «Get Carter», sorti sous le titre "La loi du milieu" dans les pays francophones. C’est une reprise du compositeur britannique Roy Budd, avec des sons psychédéliques discordants et expérimentaux qui remplissent la salle où les spectateurs venus en nombre se serrent les uns contre les autres. Heureusement que j’ai prévu des bonnes chaussures, car mes pieds sont régulièrement piétinés. Le public est majoritairement masculin et j’évite les poids lourds.

Certaines compositions ont des relents de la période yé yé qui a fait fureur dans les années soixante en France. Le claviériste principal alterne entre le saxophone et la flûte traversière.

Les musiciens de Calibro35 enfilent des cagoules durant un quart d’heure et accentuent de cette façon l'aspect cinématographique de leur musique. Notre esprit est emporté dans les aventures des héros de films. Cette musique très souvent sollicitée des grands réalisateurs américains (Tarantino, Steven Soderbergh).

Le public aussi a su apprécier, de même que la qualité du concert ne laisse pas indifférent, bien au contraire, mais plutôt un souvenir agréable gravé dans les mémoires.

Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:20
Breaking news - King of the Blues legend B.B. King has died in Las Vegas at age 89!

La triste nouvelle n'est pas surprenante, selon l'attorney Brent Bryson B B King se serait éteint à 9:40 PM hier soir chez lui.

Le 1 mai sa page facebook annonçait:

A Message From B,B,

"I am in home hospice care at my residence in Las Vegas.

Thanks to all for your well wishes and prayers."

B.B. King

On savait la fin proche, BB King souffrait du diabète et était visiblement au bout du rouleau.

De 1948 à 2015, Riley B King aura promené sa guitare et chanté le blues aux quatre coins du monde.

Il nous laisse une collection incroyable d'albums et quelques titres intemporels.

Les plus jeunes citent "When Love Comes to Town"interprété avec U2, mais en 1951 BB King classait déjà '3 O'Clock Blues' à la première place des r'n'b charts.

L'album 'Riding with the King' ( Eric Clapton and B.B. King) de 2000 a remporté le Grammy Award for Best Traditional Blues Album la même année.

Inutile d'essayer d'énumérer tout ses faits d'armes, il faudrait remplir 10 pages.

Après John Lee Hooker, c'est un autre tout grand du blues qui tire sa révérence!

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:53
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015

Charles Eloy.

Un kilomètre à pied, ça use les souliers. Vous connaissez la chanson ? « Brass », le centre culturel de Forest, logé dans les bâtiments des anciennes brasseries Wielemans, situé à 20 minutes à pied de la gare du Midi propose dans le cadre du cycle « Odyssées africaines » un voyage artistique au cœur de la création du Sud-Ouest Africain. Un voyage qui a débuté le 2 avril et qui se termine le 17 mai avec de multiples activités au programme.

La soirée du 13 mai, à la veille de la fête de l’Ascension, débute avec

Esinam Dogbatse, une jeune musicienne autodidacte et multi-instrumentiste très sollicitée par son jeu de flûte traversière d’une qualité et une sensibilité rares et ses percussions. Nous la retrouvons dans des projets comme : Marockin’ Brass, Sysmo, Diab Quintet, Azalaï Project ou invitée chez Anne Wolf Trio, Andrew Ashong. Esinam nous présente son projet solo et s’installe devant les claviers, loop station , les micros et autres matériels de scène.

Après une intro, nous la découvrons avec ses talents de « femme-orchestre » dans la composition « MZP ». Elle construit la composition avec deux nappes de flûte traversière, suivi de percussions qu’elle joue également. Brièvement , elle s’agenouille au-devant de la scène et je remarque son collier rouge et un plus fin de couleur bleue en contraste avec son habillement sobre (pantalon noir, robe grise). Elle retourne derrière son clavier et loop-station pour nous jouer et enclencher des grosses basses synthétiques et reprendre un solo de flûte traversière.

« Kalimba soul » : Esinam nous élève vers une sphère de transe pour un état altéré de l’esprit sur le tempo lent de la composition et nous renvoie vers les coutumes ancestrales qui ont perduré dans les cultes africains. Un cercle de petites lumières entourent la partie de la scène où sont regroupés ses instruments. Elle continue avec un jeu de pandeiro, qui offre une grande variété de sonorités. Nous écoutons de simples rythmes binaires avec divers types de frappe pour terminer avec ceux plus complexes avec des temps différents et une maîtrise des micro rythmes. Le public accompagne en frappant des mains. Le concert d’Esinam est essentiellement instrumental. Je découvre étonnamment une voix satinée durant de courts accompagnements vocaux qui envoûte l’audience.

Esiman termine avec le morceau « Afro ». Née à Bruxelles et ayant souvent voyagé entre la Belgique et Accra capitale du Ghana, ses racines ghanéennes se retrouvent également dans cette composition avec des apports de divers styles musicaux et culturels. Certes, d’autres artistes se sont essayés à ce genre d’exercice en solo, durant lequel ils sont plus occupés à bidouiller leurs instruments devenant un pénible exercice technique . Une différence frappante, Esiman réussit à allier la créativité et un contact chaleureux avec le public.

Lamp Fall Sarafina, un collectif originaire du Sénégal, évoluant à Bruxelles, mêlant l'African blues, le reggae et les chants Baye Fall (musique traditionnelle sénégalaise et voie mystique issue du Coran) anime la seconde partie de la soirée. Le concert commence vers vingt-trois heures. En conséquent, j’y participe à une partie afin de respecter, dans la mesure du possible, ma permission de sortie jusqu’à minuit.

Nous écoutons des paroles en français, en anglais et en wolof (la langue la plus parlée au Sénégal) inspirées également par la confrérie des Mourides, la deuxième après les Tidjanes au Sénégal. La confrérie , née sous le régime colonial pour la défense de opprimés, joue un rôle économique et politique dans le Sénégal actuel. Les messages d’ouverture et générosité aux résonances sacrées de Jupiter Diop, le chanteur de Lamp Fall Sarafina se retrouvent également dans les valeurs spirituelles des confréries de nature soufie, mystique et pacifique.

Jupiter Diop a une voix puissante, doublée d’ une présence scénique, secondée par des sonorités occidentales, sénégalaises et du reggae de l’Amérique centrale. « Bamba » : les paroles nous décrivent les différentes étapes pour aspirer à l’acquisition de connaissances. « On my way », comme le plupart des compositions, la chanson est teintée de reggae.

Partie de la setlist : Amini, Hors des palais, On my way, lah ilah ilah ilalah, Bamba

"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 08:19
LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )

Non, s'il te plaît, tais-toi, on sait qu'un de tes oncles a travaillé pour Exit Realty , a real estate franchisor à Las Vegas, Nevada, on te le répète, il n'y a absolument aucun lien entre l'album 'Exit' de LAS vegas et ton agence immobilière.

N'insiste pas, paye-toi une Budweiser, branche-toi sur Clark County Television Channel4, ' Sit and be Fit' va débuter, on a du boulot!

'Exit' - LAS vegas, un CD 9 titres, recorded and mixed by Raphael Rastelli in Brussels.

Raphaël Rastelli.... Dominique Van Cappellen-Waldock ne doit pas être loin?

Bien vu, Gilbert!

Hieronder le line-up complet:

Kris Engelen: programming + synths/ Raphaël Rastelli: programming, recording + mixing / Eugene S. Robinson: lyrics + voice/ Dominique Van Cappellen-Waldock: guitar, voice + theremin.

Kris Engelen, un ange déchu?

Un ange perdu, aka Lost, fabricant d'ambient/industrial soundscapes.

Non, Eugene S. Robinson n'est ni le fils de Mrs Robinson qui se demande où est passé Joe DiMaggio, ni un rejeton du grand Sugar Ray Robinson dont la carte d'identité périmée mentionne Walker Smith Jr.

Cherche du côté d'Oxbow, l'experimental rock band de San Francisco.

'Grand' ouvre le bal.

Oublie 'Viva Las Vegas' du King, c'est pas le même monde.

Imagine un dialogue à distance entre la voix, sonnant PJ Harvey, de Miss Van Cappellen et le timbre étrangement apathique de l'Américain, qui dans un passé assez récent a collaboré avec Jamie Stewart de Xiu Xiu, la paire ayant pondu un album des plus étranges nommé 'Sal Mineo'.

Le fond sonore, interroges-tu: minimaliste, pour ne pas dire squelettique.

Un souffle de moribond semblant quémander à boire.

De temps en temps un soubresaut de guitare ajoute une touche de frivolité pointilliste à la lugubre litanie.

'Scissors'

David Eugene Edwards n'est pas le seul artiste hanté par les affres du péché, essayant de fuir les démons en prêchant sous forme de laments hypnotiques.

Loin de nous l'idée de comparer l'alt.country psychédélique du leader de Wovenhand aux errements quasi frigides de LAS vegas, mais force est de reconnaître que l'article proposé par ces braves gens a le don d'ensorceler .

'Hole Man'

Eugene divague sur fond indus, on n'est pas sorti du trou.

Tu dis, Eugene

..there's nothing, here... c'est quoi, alors, les gémissements atroces?

' Haku'

Signifie blanc en japonais, nous souffle-t-on!

Blanc, fais nous rire, on atteint le comble de la noirceur, et ce n'est pas le son fantomatique et vacillant du theremin qui va égayer la soirée.

Elle quitte la cuisine, s'approche, c'est quoi ce disque oppressant?

Elle ne t'a pas cru quand tu lui as dit le dernier Céline Dion.

'White snow white'

... Il va mourir bientôt.
Elles n'ont jamais été si blanches,
Les neiges du Kilimandjaro...

Merci, Pascal, tu retranscris admirablement notre ressenti à l'écoute de cette plage crépusculaire propice aux cauchemars.

Deux voix désespérées sanglotant à l'unisson, une guitare tocsin et la boîte à rythmes mécanique répétant ses pulsions à l'infini.

Quoi?

L'euthanasie, une solution!

' Cream'

Eric Clapton, Ginger Baker et le regretté Jack Bruce?

Faut plutôt aller voir chez les adeptes du doom.

Crowbar?

Euh, pas confondre le timbre lancinant de Dominique ou d'Eugene avec les grognements de Kirk Windstein.

'Lucre'

Les flots de stupre se mêlent aux fleuves de lucre, ça va déborder!

Un titre plus agité. Au chant saccadé de la Bruxelloise, le naufragé décide de répondre par des gémissements d'animal apeuré avant d'élever sérieusement le ton.

Il doit être un brin maso...I love it... s'exclame-t-il!

'Champagne'

Retour au scénario initial, emballage musical parcimonieux, pas trop de bulles, la madame vocalise dans un style patiente de l'asile de Charenton, son correspondant soliloque à la Tom Waits.

Quelle party, jeunes gens?

Pas ici, allez sonner chez les voisins!


'Black Lily'

Le dernier morceau de l'album sera le plus ardent, dansant même.

LAS vegas nous invite pour un rondo electro goth tournoyant qui sort du ton adopté par les autres plages.

Un petit tour au casino pour digérer cette plaque fascinante et sombre à la fois.

Blackjack ou roulette?

Quoi, pas de Tuxedo, exit, font chier à Las Vegas!

LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 06:56
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015

Chronique du concert de Tiny Legs Tim et Guy Verlinde à De Roma Borgherout (Antwerpen) le 13 mai 2015. Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Nous sommes de retour à De Roma pour un double concert, celui de

Tiny Legs Tim, en première partie apéritive et celui de Lightnin’ Guy Verlinde and The Mighty Gators en pièce de consistance. Ce concert a lieu dans le Foyer de ce lieu mythique.

Souvenirs, souvenirs, TLT est venu il y a deux ans à Vilvoorde dans le cadre des concerts du Far West, et il m’avait particulièrement impressionné par son jeu de guitare, pickings et rythmiques endiablés, bottleneck pour des slidings mélodieux, et des bonnes compositions qui font de ce gars un bluesman de référence dont la Belgique peut être fière.

Il utilise trois guitares dont l’une a appartenu à son grand-père et est très vieille. Elle serait d’origine belge et Tim De Groeve a beaucoup composé sur cet instrument dont il sort des tonalités aussi diverses qu’impressionnantes avec une dextérité du diable, accompagnant sa musique du rythme d’un Charleston et du claquement du pied sur une planchette de bois.

Ce soir, il présente dans son show quelques compositions qui émaillent son nouvel album « Stepping Up » sorti en février sous son propre label « Sing My Titles »

TLT annonce qu’il est là pour son ami Guy Verlinde et entame sa session par « Happiest Man In Town ». Le public aime, et pas pour rien, ce gars a quelque chose de magique.

Il poursuit son set par “Get It back” (new), “Standing On The Sideline”, “Death Of A Parasite ”, “When I’m Gone” (new), “You Can’t Win Them All”, “Big City Blues” (new), “Standing At The Cross Road”

Il quitte la petite scène du Foyer pour faire place à son ami gantois.

Lightnin’Guy And The Mighty Gators était présent au Rock Oasis à Evere il y a quelques années et nous avait bien plu par le charisme de leur chanteur, sa présence sur scène et l’effet hypnotisant qu’il suscite. Il lance un cri et tout le monde répond présent, un geste de la main et il conquiert l’assistance. Il a un sourire qui emballe, un regard qui tue et une voix chaude et envoûtante. Ajoutons à cela des qualités musicales, joueur de dobro, de slide guitare, d’harmonica et surtout de kazoo, son instrument préféré selon ses dires, il a ce qu’il faut pour passer une bonne soirée musicale.

Nous l’avions apprécié encore dans ce même foyer de De Roma il n’y a pas longtemps, lors du concert de la Britannique Joanne Shaw Taylor dont il assurait la première partie.

Ce soir Lightnin’ Guy est là pour nous présenter son nouvel opus « Better Days Ahead ». Un album de blues bien sûr, mais avec une âme différente, une façon plus intime d’exprimer son vécu. Comme il l’indique, il s’est produit et a sorti des albums pendant 7 années sous le nom de Lightnin’ Guy, mais qu’à l’heure actuelle ses productions deviennent de plus en plus personnelles il ne voit plus la nécessité de se cacher derrière un nom de scène et nous devrons à l’avenir nous habituer à son nom, Guy Verlinde.

Sa musique est bonne, le personnage est d’une gentillesse extrême et c’est avec un immense plaisir que nous le retrouverons comme l’annonce l’affiche au prochain Rock Oasis d’Evere le 5 septembre 2015.

Je reprendrai ici ses mots qui caractérisent ce bluesman d’exception : « Mon blues ne trouve pas ses racines dans la boue de Clarksdale / Mississippi ou les rues de Chicago / Illinois mais prend ses origines sur les pavés de Gand / Belgique ».

Accompagné de Toon Vlerick à la guitare solo, de Karl Zosel à la basse et de Thierry Stiévenaert aux drums, il entame son concert par sept titres de son nouvel album puis se replonge dans quelques anciens morceaux de choix, dont certains sortis de son opus de 2013, Inhale My World, produit sans les Mighty Gators à l’exception de Karl Zosel et il repasse alors à trois titres encore de son petit dernier dont bien entendu le titre phare « Better Days Ahead ».

Sortie de scène avant le rappel pour lequel il nous gratifie de deux titres dont le dernier est chanté par le public heureux. Il ne peut quitter le podium et concède encore un last call « Stand By Me », presque a capella, en hommage aux trop nombreux bluesmen et amis du blues disparus ces derniers temps citant entre autres Christian Moriamé du Grain d’Orge qui a toujours cru en lui.

La soirée est terminée, Guy Verlinde sort de scène et nous retournons chez nous, du bon blues plein les oreilles et un sourire béat sur les lèvres.

Set list :

Feel Alive

Into The light

Sacred Ground

Heaven Inside My Head

Call On Me

Wild Nights

Learnin’ How To Love You

Me & My Blues

Mr Maxwell Street

No Time To Waste

Inhale My World

Lovestrong

If You Walk With The Devil

Rock & Roll On My Radio

The One

Release Yourself From Fear

Better Days Ahead

Rappels

Don’t You Cry

Bon Ton Roulet

Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 08:03
von Stroheim - EP Sing for Blood

von Stroheim - EP Sing for Blood

Aus nie geklärten Gründen verließ Erich von Stroheim um 1910 herum seine Heimatstadt Wien.

Et il a abouti à Bruxelles, sans doute?

Son fantôme en tout cas...

Dominique Van Cappellen a le chic pour choisir des labels inusités, on l'a connue Naifu ( un couteau fermant traditionnel japonais), déjà avec Raphaël Rastelli à la guitare, puis Keiki ( un rejet poussant sur la hampe d'une orchidée) , avec le même Raffaello, ni peintre, ni jongleur.

Baby Fire ne fréquente pas encore le kindergarten et In Heaven, même s' il semble toujours en période hibernatoire, n'a pas encore rejoint Ásgard, quant à LAS vegas, son actualité signale la sortie d'un album homonyme début avril.

Revenons à von Stroheim featuring Raphael Rastelli (guitar), Christophe Van Cappellen (voice, drums) et Dominique Van Cappellen (voice, guitar, theremin) et au EP Sing for Blood !

Quatre titres que les protagonistes nous proposent de qualifier de cinematic doom!

Comme toujours Dominique Van Capellen-Waldock soigne la présentation de l'objet en confiant, cette fois-ci, la confection de l'artwork aux bons soins de l'artiste David Crunelle.

On a droit à une pochette symboliste du plus bel effet.

'The Tree' ouvre.

L'arbre: "les troubadours, conteurs et poètes de toutes les époques le chantent comme l’axe du monde, la flamme de la vie, le pont du ciel, l’image de l’éternelle vigueur. De par sa verticalité, l’arbre est le lieu sacré où le ciel s’enracine à la terre. .."

L'arbre signe de vie, donc, et pourtant cette plage de plus de sept minutes, sur fond sludge, d'une lenteur de char d'assaut modèle Renaut FT 17, habillée par les vocaux hantés de la dame, évoque plutôt l'angoisse et l'épouvante que l'allégresse et l'espoir.

von Stroheim nous avait mis sur la voie en indiquant 'The Tree' features samples from 'Fear in the Night' a 1947 American low budget black-and-white film noir mystery film directed by Maxwell Shane and starring Paul Kelly and DeForest Kelley.

Pas de rapport avec un autre long-métrage featuring Charlotte Gainsbourg!

' Sacrificial lamb'

Puis Dieu désigna un bélier à la place d' Isaac. Ainsi le bélier mourut au lieu et à la place du fils d'Abraham.

D'aucuns avancent Neurosis, Jarboe ou Hexvessel en guise de comparaison... pourquoi pas, nous on sait que Dominique entretient des liens étroits avec Dana Schechter ( Bee and Flower), une jeune personne proche de Michael Gira et, forcément, de Jarboe.

Et l'agneau?

Il n'a pas été sacrifié à Broadway, mais ça ne rigole pas des masses, les vocalises illuminées de Dominique et la lourdeur imposante du fond sonore amènent tes neurones à confectionner des estampes pas roses.

L'étiquette haunted rock s'applique à cette plage torturée.

'In her Loneliness'

Mise en garde, it features samples from ʺThe stranger" from Orson Welles (1946), it is the first Hollywood film to present documentary footage of the Holocaust!

OK, si tu préfères 'The Sound of Music' avec Julie Andrews, on déconseille!

Ici, également, le chant monotone, atone, se greffant sur les thick and sick guitar riffs, caractéristiques du funeral doom, produisent un effet de tension extrême.

Faut aérer la pièce, on étouffe ici.

'Pale Man'

Une dernière tranche de satanic rock minimaliste où les instants de silence ont autant d'importance que la plainte sinistre et malsaine psalmodiée par la voix féminine sur background âpre et dépressif.

von Stroheim - EP Sing for Blood: un disque sans concessions pour amateur de paysages désolés, de répétitions lancinantes, de voyages introspectifs..

PS: von Stroheim se produit au Café Central ( Bruxelles) le 13 mai.

von Stroheim - EP Sing for Blood
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