Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:39

 Les dix membres originaux des Skatalites ont tous passé l'arme à gauche, excepté le sax alto, Lester Sterling:  Tommy McCook (died 1998), Rolando Alphonso (died 1998), Lloyd Brevett ( died May 3rd. 2012), Lloyd Knibb (died 2011), Don Drummond (died 1969), Jah Jerry Haynes (died 2007), Jackie Mittoo (died 1990), Johnny Moore (died 2008) and Jackie Opel (died 1970).

C'est en 1955, à Kingston, que commence la carrière du plus grand groupe de ska de la planète: les Skatalites. Les dix précités jouaient dans des formations de jazz, mento ou de calypso telles Baba Motta ou Clue J and his Blues Blasters pour ensuite se produire ensemble sous le nom  de Sheiks, plus tard Studio One Band, d'après le nom du label fondé par le producteur Clement Seymour Dodd.

En 1964, le groupe deviendra The Skatalites et sortira un premier disque ' Ska Authentic' qui connaîtra un succès immense en Jamaïque.

Le combo servira de backing band pour la star locale Prince Buster, plus tard ils travailleront avec Desmond Dekker, Lee Perry, les Wailers et d'autres noms du ska, rocksteady , reggae et autres musiques des Caraïbes.

lloyd2.jpg

On leur doit quelques timeless instrumentals, toujours d'actualité en 2012: 'Guns of Navarone' - 'Eastern Standard Time' - 'Addis Ababa' - 'Phoenix City'  etc...

Dès 1965 les ennuis commencent, Don Drummond, le trombone, se retrouve au cabanon pour l'assassinat de sa petite amie, des membres se querellent, Lloyd Brevett picole, le groupe joue son dernier show en août 1965, les Skatalites se séparent pour former deux groupes: Rolando Alphonso and the Soul Vendors  et Tommy McCook and the Supersonics

 

En 1975, Lloyd Brevett sort un album solo ' African Roots' , il recevra l'aide de toute l'équipe, sauf  Don Drummond, décédé à l'asile dans des conditions inexpliquées, en 1969.

 

 

Reformation des Skatalites en 1983, ils ressortent un disque l'année suivante 'Return of the Big Guns' , le groupe compte encore 7 membres originaux à l'époque.

En 1989, les Skatalites tournent avec Bunny Wailer, puis Prince Buster.

 

Début nonante une fièvre ska s'empare des States, les Skatalites sont hot, enregistrements et tournées se succèdent jusqu'en 1998, année pendant laquelle les Jamaïcains perdent Tommy McCook et Rolando Alphonso, victime d'une rupture d'anévrisme sur scène.

 

Le line-up subira plusieurs modifications, mais en 2012, les Skatalites continuent à tourner avec comme seul membre original Lester Sterling  à l'alto saxophone.

 

 Brevett was 80 years old., il s'est éteint à l' Andrews Memorial Hospital, St. Andrew!

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:19

Le billet de JPROCK:


La salle Henri Le Boeuf est bien remplie en ce début du mois de mai pour accueillir James Taylor et son band composé de trois musiciens : Jeff Babko au piano, Jimmy Johnson à la basse et Steve Gadd aux drums.
562521_214777305305542_100003198218121_337809_381891112_n.jpg
Pendant près de deux heures entrecoupées d'un entracte de vingt minutes celui qui a enchanté la génération des baby-boomers va nous livrer une jolie suite de titres tirés de son impressionnant répertoire comme, entre autres : « Fire and Rain », « Something in the Way She Moves », « Mexico », « Shower the People », « Your Smiling Face », « Carolina In My Mind », « Don't Let Me Be Lonely Tonight », « You Can Close Your Eyes », « Walking Man », « Never Die Young », « Copperline » et « Caroline I See You », "Statesboro blues" ainsi bien sûr que le légendaire »You've got a friend » écrit par Carole King.

577190_214774868639119_100003198218121_337802_543119829_n.jpg

163378_214775625305710_100003198218121_337806_368325314_n.jpg

La voix de James n'a pas changé au fil du temps, toujours aussi juste et agréable à l'oreille et on ne s'ennuie pas au cours de sa prestation même si on peut déplorer un manque d'homogénéité entre le chanteur et son groupe et une batterie parfois quelque peu envahissante. 

Même si ces musiciens là sont excellents ils n'apportent pas grand chose aux titres de James Taylor qui fut nettement plus envoûtant dans sa formule "One man band" accompagné de son pianiste Larry Goldings lorsqu'il se sont produits dans cette même salle il y a quelques années.
James Taylor nous a proposé un bon récital dans son ensemble qui a sans nul doute globalement satisfait les fans présents, même si pour ma part j'aurais préféré retrouver dans le set de ce soir moins d'académisme et un peu plus de folie et d'émotion.

550145_214777975305475_100003198218121_337811_998286106_n.jpg

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 20:35

Il est 15h50', t'as même pas eu droit au quart d'heure de pause réglementaire et utile après le set furieux des Legendary Shack Shakers que le referee, JP Smismans, siffle le début de la seconde mi-temps.

Armé d'une Dupont , c'est pas un briquet, fieu, c'est  une blonde, et d'un jus fruité, Luk craint la chiasse, on va assister au gig de   Dan Sartain!

rootsroses2012-316.jpg

Originaire d’Alabama, Dan Sartain distille depuis 2005 son americana basé sur le blues, le rockabilly et le hilbilly, indique le programme, il doit y avoir un second Sar teint car ce qui nous fut servi n'avait pas grand chose de commun avec de l'americana.

rootsroses2012-795.jpgLe gars de Birmingham et ses deux compères nous ont abreuvés d'une vingtaine de plages, style Punk Beach, jouées sans pause, et ce en 30 minutes.( au lieu de 60, fainéant!)

Comme le Danne connaît les Daltons et les Ramones, à chaque coup il introduit son brûlot de 106 secondes par 1, 2, 3, 4 ( en English), ainsi on savait au moins qu'il avait amorcé un nouveau morceau.

Le stoefer commence fort: hello, welcome in my tent, because this is my tent, motherfuckers. Luk connait pas Nique ta Mère, mais il était pas content!

Me demande pas la setlist, les titres étaient terminés avant que j'eusse sorti mon Dupont ( c'est un stylo) de ma poche.

..oh yeah, oh yeah, it's not me...il a gueulé ... et après il s'est adressé à un élément féminin ... baby, I'm gonna make you mine... il a connu a nasty girl... c'est à ce moment que tu croisas Luc Toogenblik et que tu perdis le fil.

Wat drink je? ( c'est Luc qui chante, pas Dan), direction la buvette.

't is niet fameus, constate Roen!

On n'a rien ajouté.

Dan, surveille bien ta tante, euh tente, salut, mec!

 

The Fleshtones

rootsroses2012-833.jpg

Salut, Michel!

C'est qui cette mignonne enfant , vraagt Luk?

Catherine, une capucine ayant perdu la foi et risquant des problèmes avec son foie, elle carbure sévère.

Normal qu'elle se pointe pour les Fleshtones, elle accourt dès qu'elle entend le terme garage.

Les Fleshtones, une légende semant la bonne parole rock'n roll sur toutes les scènes de la planète depuis 1976.

Fringués surf/ Beach Boys, le quartette aura amusé la galerie avec un jeu de scène Barnum,  qui malheureusement a frisé la caricature.

Imagine Zizi Jeanmaire ( 88 balais) dansant avec son truc en plumes chez Michel Drucker et tu pourras te faire une idée.

C'était pas bon?

Musicalement ça passait encore, mais les gamineries ont fini par lasser.

Sont plus vraiment fringants: Peter Zaremba ( 1954) - Keith Streng ( 1955), lui tient toujours la forme et paraît plus jeune que ses potes- Bill Milhizer, le drummer ( 1948), le plus vieux, se débrouille encore fort bien + le Canadien Ken Fox( 1961), le dernier arrivé, il aura rejoint les Fleshtones à la basse en 1990.

' Hitsburg USA' ouvre, ...it's a one way ticket chante Peter, donc on s'en va, salut!

Comédiens!

'Whatever it takes' - 'Feels good to feel' - 'Let's get serious' au Farfisa inaudible- 'Pretty, pretty, pretty'...les hymnes garage s'enfilent. Sur scène, les go go vétérans nous la jouent danseuses de revue pour fancy-fair villageoise, font des petits tours, se tapotent les fesses, quand Peter passe une jambe au dessus de son piano on peut entendre les articulations craquer.

Les photographes sont ravis.

rootsroses2012-889.jpg

 

rootsroses2012-939.jpg

Une touche punky: 'Way down South' - une intro psyche pour le chouette rock ' Comin home, baby' - 'Alright' - are you ready for the Beatles? ' Daytripper', saboté - ' Remember the Ramones' - puis retour à Brooklyn ' Destination Greenpoint', du yéyé twist surf irrésistible - Ken au chant: 'Let's go'.

Les numéros Comedy Capers se poursuivent, une séquence de pompes et d'autres simagrées, puis les Guess Who, 'It's my pride'- on invite Bob, pas Lisa, et le guitariste de Barrence Whitfield pendant qu'on prend un bain de foule: 'Push up man'.

Ils achèvent avec le superbe 'I wish you would', qui sonne Doors suggère Catherine.

Une fausse sortie, en fait, et un trio de bis  dont ' I can't hide' et 'I'm not a sissy' dominé par un Farfisa festif .

Rideau!

 

Barrence Whitfield and the Savages.

rootsroses2012-387.jpg

L'excellente surprise du jour, sa revue rhythm'n blues/soul mâtinée d'un rock aux effluves fifties, à la Little Richard, a mis tout le monde d'accord, de la bombe!

rootsroses2012-370.jpgLine-up: Barry White a k a Barrence Whitfield: vocals - Phil Lenker: basse - le fantastique Peter Greenberg: guitar -  Tommy Quartulli: sax et Andy Jody aux drums!

Un 'Ramblin Rose' visqueux entame le show, le ton est donné, ça va saigner!

'Bip bop bip' , quelques cris sauvages à la Screaming Jay Hawkins et un rock échevelé, décoré de traits de saxophones pointus.

La pintje de Catherine sautille comme une vingtaine d'autres.

Pendant une heure les rocks suintants vont se succéder, Lessines va suer...'It's mighty crazy' ( indeed) - 'We just moved in' - ' Baby didn't come home', the sun is rising, elle est pas rentrée, bordel! - normal qu'il soit 'Sad about it', un slow à la James Brown- puis un trip dans le ' Georgia Slop'.

A 57 piges, le mec se démène comme un teenager et affiche une bonne humeur contagieuse: c'est la fête!

 

rootsroses2012-976.jpg

 

It's our last show in Europe avant de retourner chez Obama, let's party: ' Corner man' - 'Willie Meehan', voilà le brave Barrence transformé en Mike Tyson et tabassant un punching ball imaginaire -  an old time favorite 'Bloody Mary'- reviens 'Big Mamou' reviens, baby - puis le 'Geronimo Stomp', cachez les visages pâles où on les embroche sec, méchant sax et Barrence dégoulinant de sueur - 'Mop, Mop' sale blague - on embarque, la sirène du steamboat annonce 'Ship sailed at six'-  pour finir en force 'Walking with Barrence'!

Show explosif réclamant un dessert, 'Mammer Jammer' et en hommage aux Fleshtones, on invite Bill pour aider Andy Jody aux drums, voici ' Have Love, will travel' des Sonics, joué pour la seconde fois en cette fête du travail!

Een voltreffer!

 

The Experimental Tropic Blues Band 

rootsroses2012-473.jpgOn fait l'impasse sur les Liégeois, leur blues/punk/rock gras et indigeste, que t'as déjà subi quelques fois, te donne de l'urticaire.

Catherine va t'aider pour le compte-rendu de leur prestation, qui de la buvette, à 150 mètres du podium, restait audible ( dans tous les sens du vocable): j'ai vu trois gars, un klachkop, un chevelu, un marcel lavé au Spic et Span, ajoute Luk. Ils avaient des instruments: deux guitares et une batterie, il y avait du monde sous le chapiteau, je  suis restée 2 minutes, je voulais pas vous abandonner!

Brave fille, wat drink je, Kris?

 

El Fish

rootsroses2012-524.jpg

Le groupe que les puristes attendaient, le premier véritable défenseur du blues en ce radieux mardi.

rootsroses2012-626.jpgUn groupe majeur dans l'histoire du blues belge: cinq albums, puis en 2000/2001, le split, les deux leaders Filip Casteels( guitare, chant) et Steven De Bruyn ( harmonica) choisissent des voies différentes pour se retrouver en 2011, et reprendre la route ensemble.

Ce soir, ils étaient cinq sur scène, Jan Ieven à la contrebasse/ basse- le nouveau venu, Rohal De Ridder, aux percussions et batterie et Toon Derison, le batteur original.

Verdict mitigé: certains utiliseront le qualificatif phénoménal, d'autres seront moins enthousiastes: un set intense, de la virtuosité, du feeling mais également une impression de travail de pro trop soigné, trop parfait,  les étincelles, la folie faisaient défaut.

Un premier blues poissonneux ' People in traffic' mettant immédiatement en évidence les talents des deux solistes pouvant s'appuyer sur une assise rythmique impeccable.

Steven aura l'occasion de manier sa dizaine de jouets, chromatiques ou diatoniques selon la couleur à apporter au morceau, la voix de Filip t'emmenant du côté du Delta du Mississippi.

Un instrumental suintant sera suivi d'un hommage à Louisiana Red, 'Look at the children run', puis Jan délaissera la basse pour un tuba immense ' Lucky'.

Un midtempo gluant bourré d'effets wah wah visqueux, ' Strange situation', un boogie, un morceau narratif ' Copydog' , du blues plus sec, un shuffle... pas que le set manquait de variation, mais on s'attendait à une barre placée plus haut.

Les cadavres ronflants s'amoncellent dans la plaine picarde, la Dupont pils fait de l'effet, sur scène, les Louvanistes achèvent leur set: 'Hangin' over'.

 

rootsroses2012-1101.jpg

 

Le bon peuple veut un rappel, il sera introduit par une Brabançonne bluesy tournant 'Bop till you drop'!

 

Tu cours vers la Stage 2 où  The Jon Spencer  Blues Explosion,  le dernier plat de ce rootsroses2012-686.jpgrepas gargantuesque, vient d'entamer son set.

La dernière fois que tu croisas le flamboyant Jon Spencer, c'était au Depot, à Leuven, avec Heavy Trash, grand concert!

On n'en dira pas autant de la prestation au Roots and Roses: un volume sonore t'arrachant les tympans, un lightshow sans lights, le trio a opéré dans une obscurité quasi complète, et a témoigné d' une absence totale de contact avec le public.

Du rentre-dedans des premières notes jusqu'aux dernières. T'es impressionné par cette débauche d'énergie et ce noisy blues rock pendant quelques titres, mais au bout de 20', ton cerveau aspire à de vraies chansons, éventuellement, au pépiement d'un rossignol anglais, malgache ou même batave.

Sagement avec Luk, on s'est dit qu'éviter la cohue à la sortie n'était pas si con, on a quitté les Blues Explosion ( Jon- Judah Bauer, lead guitar- Russell Simins, drums) après une quinzaine de titres, parmi lesquels on a reconnu ' Chowder' baignant dans un dirty  fuzz  malade- 'Sweet and sour' pas très sweet - ' Dang' speedé et chaotique- '2 Kindsa Love' plein de disto, les réminiscences Gun Club, the Cramps, MC 5 sont aussi  bien présentes -  le hargneux 'Fuck shit up' du Dub Narcotic Sound System - ' Strange Baby' - 'Chicken dog' - 'Sweat' et même un moment plus calme avec 'Magical colors'.

rootsroses2012-695.jpg

 

 

On entendra encore deux salves vicieuses, sur le parking, en nettoyant nos pompes maculées de boue avant de regagner le lit de nos conjugales respectives.

rootsroses2012-346.jpg

 Roots and Roses 2012 n'aura pas déçu, on remet ça en 2013!

 

Photos: LUK STIENS

Repost 0
Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
commenter cet article
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 07:26

Le 1 mai = Roots and Roses à Lessines, un rendez-vous incontournable pour tout amateur de roots music qui se respecte.

Troisième édition, toujours concoctée par Myriam et Fredo de Boogietown Agency.

L'an dernier, l'astre solaire luisait généreusement, les adeptes du bronzage, pintje à portée demain, musique en bruit de fond, étaient à la fête.

En 2012 ça s'annonçait plutôt mal, quinze jours de pluie et de  vent avec encore de sérieuses averses durant la nuit précédant les festivités.

Avec Luk H Newton Stiens, dont le coq, nourri au coca light, avait été programmé à 7:02 et 36 secondes, on se pointe à Lessines vers 10h45', en même temps qu'une douzaine de matinaux.

Sur place, une impressionnante cohorte de bénévoles est depuis longtemps à pied d'oeuvre.

Rapide inspection du site: de la gadoue et des flaques aussi étendues que le Lac de Virelles, maar geen regen!

D'ailleurs Ra, d'humeur bienveillante, a décidé de darder la plaine lessinoise de rayons complaisants.

 

Un jus de pomme pour le barbu, une bière artisanale pour le convoyeur, direction Stage One où JP Smismans, pince-sans-rire, annonce, après un merci d'être déjà si nombreux ( 25 pelés, trois mioches, un caniche, quatre vaches, un veau, 45 mouches et un bébé hirondelle sauvé par Luk, l'ami des bêtes...) le premier groupe: Mama Rosin!

rootsroses2012-033.jpg

Mama Rosin n'a jamais enfanté, elle n'est ni noire, ni bouffeuse de spaghetti... elle est tricéphale et suisse en même temps et donc comme tout Suisse qui se respecte, ponctuelle: il est 11 h comme prévu sur l'affiche!

Robin Girod ( guitare, banjo, chant) , Cyril Yeterian ( accordéon, guitare, triangle helvète, chant) forment Mama Roisin en 2007 avec un batteur parti traire d'autres vaches, Xavier Bray le remplace depuis 2009.

A leur actif trois albums dont le cor des Alpes brille par son absence, les Genevois clairvoyants pratiquent un zydeco/cajun/voodoo/rock vicelard.

En 40' ils ont conquis les lève-tôt!

Ils commencent fort par une version zydeco/bilingue et méconnaissable de 'Sittin on top of the world' d'Otha Turner, suivie du 'Going down South' de RL Burnside, version Milka blues.

 

 

rootsroses2012-717.jpg

Ils enchaînent sur un hommage à Louisiana Red aux odeurs Clifton Chenier, le truc dégage une saine énergie communicative que ne dément pas le titre 'Wivenhoe' ( cf la setlist!, en fait un endroit où ils ont joué au UK).

On n'a pas l'habitude de jouer à l'aube, on vous en confectionne une calme, la sad ballad ' Back à la maison' aux relents soul.

Un banjo: 'Les secrets d'Evangeline' te  rappelle au bon souvenir de Daniel Lanois et avec 'Opelousas waltz' (?) on vire country, le drummer tirant quelques lignes d'harmonica.

'Les cuisines de l'enfer' du bluesrock démoniaque et comme on revient de Chine, on vous a concocté du zydeco tonkinois  juteux à manger avec des baguettes: 'Le pistolet', un 'Hey Joe' cajun.

Un signe des organisateurs, encore 5', OK, vite deux dernières salves, une plage roots crépusculaire et le classique 'Bon temps rouler'.

Chouette groupe!

rootsroses2012-046.jpg

11:50, Stage Two: Romano Nervoso

Mothers, lock up your daughters, Romano Nervoso, from La Louvière, is in da house!

Troisième rencontre avec Giacomo Rocky Stallone et ses frères Nervoso ( Lucas, Mathieu et un nouveau Sal Jean). Son glam/garage/punk qui tache, tu commences à connaître et pourtant, ce midi, ils ont balancé quelques nouveaux titres prévus pour un second CD, telle la réponse sauce napolitaine au Boss, 'Not born in the USA' ou 'Talking about love', n'oubliez  pas de saupoudrer de parmigiano reggiano, trois ou quatre fiasques de Chianti devraient suffire pour faire passer cette cuisine raffinée.

rootsroses2012-771.jpgIl est pas midi, Lessines danse.

Un coup de pure malt made in Brindisi, idéal pour lubrifier le larynx et s'est reparti 'Queen of the night' pour les travelos, un vagissement tenant lieu du rôt de bébé, puis ' The story' .

C'est l'heure de ma gymnastique matinale, un jogging dans le chapiteau s'impose, faites place, braves gens, je descends de mon piédestal.

Retour sur scène, les Sonics, 'Have love, will travel' , suivi d'un slow Berlusconi, avant de revenir au macaroni  disco glam fringant mixant Slade, Queen, The Hives, Alice Cooper, Suzie Quatro, Gary Glitter ou Joan Jett...

Extravagant, extraverti, exubérant, excentrique, expectorant... cherchez l'horreur!

 

Lewis Floyd Henri

 Un one man band de Londres, au look Jimi Hendrix / Phil Lynott .

Une guitare (slide) , un drum kit réduit au minimum, un harmonica... le mec pratique un  psychedelic blues artisanal et brouillon, truffé de riffs saturés, ne reniant pas les beats hip hop.

Honnête sans plus et certainement moins amusant que Bob Log III venu fouler une scène du Roots & Roses en 2011.

 

rootsroses2012-078.jpg

 

'  Rickety Ol' Rollercoaster' ouvre le set suivi de 'The devil's workin' un blues nerveux, le gars tapant sa gratte, l'utilisant en fret tout en s'agitant dangereusement sur son siège.

Quoi, Didier?

Pas terrib, tu dis... il y a pire!

'Good news', il y a du soleil sur la France?

Et ainsi de suite, on a eu droit à 8, 9 titres construits sur le même moule, dont ' Don't push it ' et ' Gonna get drunk' un programme électoral apprécié par les locaux.

Il termine par 'Went to a party' et il a l'intention de continuer la fête après son set, brave gars!

 

 Ben Caplan and The Casual Smokers

rootsroses2012-170.jpg

Myriam: Luk ( qui ne veut pas qu'on ébruite qu'il avait disparu de la circulation pendant 30') et Michel, faut pas rater

rootsroses2012-143.jpgBen Caplan and the Casual Smokers from Halifax, ils sont fabuleux!

She was damn right, les Canadiens furent une des révélations du jour avec leur brillant americana/cabaret/ klezmer/blues folk, devant autant à Tom Waits ( il est souvent citer le Tom), Nick Cave ( même remarque) ou certains osent: Captain Beefheart...mais ces comparaisons sont réductrices, Ben a créé un univers propre.

Le CD ' In the time of the great remembering' est sorti en 2012.

Line-up: Ben, Barberousse, Caplan: vocals, guitar, melodica, keys, sermons - un autre barbu aux drums ( était-ce Matt Gallant ou Ricky Gibone ?) et deux superbes filles ( niet waar, Luk?): upright bass, probablement Asher Nehring et une blonde au violon, il l'aurait ramassée dans un fossé en Hongrie, le farceur: Signe Bone ( ?) ou  Faye Bontje ( ?)...Maigret enquête!

Une intro acoustique/ violon pour un folk aux accents yiddish: 'Southbound' , entrée en matière fraîche, vitaminée et entraînante.

Le gospelisant 'Seed of love' succède, puis on aura droit à une tragic lovesong ' Drift apart', une rupture difficile à digérer et chantée d'une voix poignante.

Du grand art!

Il est tellement affligé qu'un sip of whisky s'impose et comme il semble avoir le nez fin il ajoute do I smell pot?

C'est pas moi, lui signifie Luk!

Une chanson à propos de sacrifice en ces temps de crise, le violon virevolte, le rootsroses2012-175.jpgtempo se fait sautillant et t'invite à la danse.

Lessines, some handclaps, please: ' Down to the river' dans la veine negro-spiritual lancinant.

Il ramasse le melodica, implore notre aide pour un shoutalong  démarrant en jazz souverain ' Conduit', sûr qu'ici on peut citer Tom Waits ou Leon Redbone.

Intro profonde au piano, presque du Regina Spektor, mais 'Stranger' mue très vite en imparable cabaret waltz.

Thank you, Belgium, bye, bye...

Ovations, ils rappliquent pour une complainte gipsy bouillonnante qui soudain devient cabaret rock agité.

Ben Caplan, à tenir sérieusement à l'oeil!

 

Bob and Lisa

rootsroses2012-223.jpg

Les Bellrays étaient à l'affiche en 2011, Bob Vennum et Lisa Kekaula, les locomotives du combo californien reviennent en formule acoustique en 2012.

Depuis 'Rosethorns' rien de neuf dans les bacs, mais une nouvelle plaque est en gestation.

Comme à la Rotonde du Bota, en 2009, le couple la jouera sobre, personne ne s'est plaint.

 

rootsroses2012-233.jpg

 

'Walking on the rain' ouvre, une belle ballade country/americana. La voix chaude de Lisa épouse le jeu de guitare subtil, Lessines écoute.

Comme le titre l'indique: du blues 'Crossfire blues', suivi d'un nouveau titre 'That's all you get from me' tout aussi bleu.

C'est mieux que les Bellrays, murmure Ivan Nervous Shakes... c'est autre chose, ket!

' Buried alive' autre primeur, puis l'excellent  Jimmy Reed, 'Baby what you want me to do' et un downtempo, 'Endings and beginnings' auquel succède la ballade implorante ' Please, please, please'  décorée de quelques notes de glockenspiel.

Une jolie firecamp song à deux voix ' He's gone wrong' et dans les mêmes eaux folky ' Gone for good'.

La guitare se fera plus incisive lors de 'Wishing Moon', un galop fébrile au clair de lune avec un fin picking.

Au répertoire des Bellrays, la tornade ' Testify' et une dernière avec l'aide de la chorale locale: 'Ride'!

Sympa!

 

 The Legendary Shack Shakers

rootsroses2012-281.jpg

Une bande d'infâmes givrés de Nashville, Tennessee, ayant enflammé le site à l'heure où les bien-pensants font la sieste.

rootsroses2012-240.jpgBarjot jusqu'à la moelle, est trop faible pour décrire le frontman ( chanteur, harmoniciste), poids plume, JD Wilkes, un look de petit représentant de commerce, tu sais le style Willy Loman, enfanté par Arthur Miller, qui ,une fois sur scène, se métamorphose en bête obscène.

En toile de fond sonore à ses frasques, t'as le placide cowboy Mark Robertson à la upright bass, Brett Whitacre aux drums et le greasy hair, Rod Hamdally à la gratte.

Ces illuminés pratiquent un rock-, psychobilly, punk blues, gothic rock , manic country sauvage ayant mis le feu à la tente.

Sans conteste le groupe qui a eu le plus de répondant!

En moins de quinze titres ils se sont faits des milliers de nouveaux fans.

Pas de setlist, mais un show huilé jusqu'au plus petit rouage.

Zont probablement entamé par une douceur nommée 'Pinetree boogie', sur lequel ils ont enchaîné avec un rockabilly punk, plus crasse que le plus sale morceau des Cramps.

S'en suit une fusillade destructrice, avec une série de titres de plus en plus speedé.

J D se montre bigrement teigneux et survolté, ses divagations font des émules, dans le tipi ça s'excite sauvage.

Les countrybilly, boogie crasseux, punkabilly, garage jamais nettoyé se succèdent sans temps mort, la bête a perdu ses binocles, se retrouve sans liquette pour exhiber un torse malingre et velu, court à droite à gauche, viole le pied de micro, se passe une menotte dans le calebard pour secouer ses coquilles, éructe comme le bâtard d'un Jello Biafra et d'une Nina Hagen, ayant copulé par hasard après une nuit orgiaque dans une fumerie d'opium, bref, c'était presque aussi bien qu'un show d'André Rieu, lors du réveillon de Noël!

Il questionne ' Where's the devil' : et les joyeux scandent le refrain à quatre.

On pensait qu'il voulait une Duvel, mais non ... I'm the devil, right..il explique!

Un autre gâterie traitant de Lucifer s'appelait 'Old Spur Line', ce canasson devait être plus dopé que Ricco et Contador, il galopait encore en salivant salement alors que le Derby était depuis longtemps achevé.

Effrayant!

Un final tourbillon et un rappel t'invitant à une jive folle!

 

rootsroses2012-245.jpg

 

Un show tonitruant mettant un terme à la première mi-temps du festival!

 

Photos: LUK STIENS

Repost 0
Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
commenter cet article
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:32

La wah-wah inoubliable du 'Theme from Shaft' d'Isaac Hayes, c'était Charles Pitts!

C'est à 11 ans, que le petit gars de Washington D C, né en 1947, apprend à jouer de la guitare en suivant les conseils d'un voisin, un certain Bo Didley!

220px-Skip_Pitts.jpg

Un premier succès discographique en 1965, sa guitare fuse sur le hit ' Rainbow 65'' de Gene Chandler, alias The Duke of Earl.

C'est le début d'une longue carrière dans l'univers de la soul, du rhythm and blues et du funk!

Des collaborations pas banales: Wilson Pickett, Sam and Dave, The Isley Brothers ( notamment sur  'It's Your Thing').

En 1971, la gloire, son riff  agressif mémorable dans le 'Theme from Shaft' le propulse au rang des grands guitaristes.

Pitts travaillera avec Isaac Hayes pendant trois décades, jusqu'au décès du soulman chauve en 2008.

 

 

Stax l'utilise comme session musician, ainsi on l'entend sur des enregistrements de Rufus Thomas, Al Green, Albert King, The Temprees, Cyndi Lauper e.a...

 

En 1998, il rejoint la formation soul-jazz The Bo-Keys, créée par Scott Bomar, comptant comme trompettiste, Ben Cauley, un survivant des Bar-Kays ( "Soulfinger", quel morceau!).

Les Bo-Keys apparaissent dans le film 'Soul Men',  featuring Samuel L Jackson, et sont crédités comme backing band sur l'album 'Memphis Blues' de Cindy Lauper, un grammy award!

 

Les riffs de Skip seront samplés par bon nombre de bidouilleurs hip hop: Snoop Dog, Dr Dre, D J Shadow, ou les Beastie Boys...

 

Il décède à Memphis after a long struggle with cancer, indique un responsable communication chez Stax Records.

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 19:05

Aces and Eights- Influential Musicians- Bass Players:

DSC05319.JPG

Marcus Miller

DSC05295.JPG

"Not only has Miller been involved in the continuing development of a technique known as "slapping", particularly his "thumb" technique, but his fretless bass technique has also served as an inspiration to many..."

Pas étonnant que l'AB en flex semi-assis affiche complet, il fallait se pointer tôt pour s'agglutiner frontstage, avec des dizaines d'aficionados désireux d'apprécier de près la technique du maître.

Faudra s'armer de patience car fort longue fut l'attente, la star et ses auxiliaires décidant de mettre nos nerfs et notre gosier asséché à rude épreuve en se présentant à 20h40', après une brève et holywoodienne allocution du responsable programmation jazz de la maison ( Marc Decock): Brussels,  are you ready for the ace jazz bass virtuoso,  Marcus Miller?

DSC05234.JPG

Une ovation similaire à celle que Spartacus a dû mille fois entendre en pénétrant dans l'arène, si les oreillers n'ont pas abouti aux pieds du podium, c'est que dans nos contrées nordiques, nous ignorons cette pratique latine.

Le chapeauté Marcus, tel un imperator ayant déjà  vaincu avant l'affrontement, ferme la marche. Le précède, une demi centurie de légionnaires vaillants: Alex Han - saxophones ( une carte de visite impressionnante: Paquito D'Rivera, Kenny Baron, Joe Lovano, George Duke, Herbie Hancock, Roy Hargrove...) - Maurice Brown - trumpet ( l'AB annonçait Sean Jones)  - Kris Bowers - keyboards ( 2011 winner of the Thelonious Monk International Jazz Competition) ( et pas Federico Gonzales Peña comme affichait l'AB) - Adam Agati - guitar ( un méchant petit jeune ayant déjà joué avec Joe Lovano) et Louis Cato - drums ( vu avec Robin McKelle).

DSC05228.JPG

Avanti pour un show bouillant de près de 2 heures, bis inclus, basé en grande partie sur le nouvel album, 'Renaissance', devant sortir fin mai.

'Mr Clean'  like my hairstyle, plaisante Marcus en ôtant son galurin.

Louis amorce un tempo funky sur lequel se greffent le piano et la basse caractéristique de celui qui a composé, arrangé et produit le 'Tutu' de Miles Davis , tout en jouant au multi-instrumentiste pour la star du bebop.

DSC05406.JPGGuitare et cuivres s'invitent au bal, c'est parti pour un groove pas vraiment Monsieur Propre.

Der Bass knallt, es funkt und groovt, au solo de trompette huileux , succède une improvisation tout aussi greasy du sax, furious slapping time sur fond de Rhodes brûlant et horns charmeurs de crotales....

 Tout Bruxelles conquis!

All right, comment ça va, questionne l'empereur avant d'attaquer une seconde salve ronde et groovy : 'Detroit', a funky town, une première démonstration déchaîne l'enthousiasme.

Exit les cuivres, piano en avant-plan: a ballad, basse ronflante, guitare discrète, drumming méthodique, retour du duo de souffleurs, c'est parti pour un échange basse/sax, un funk épais et jouissif. A tes côtés Jean-François, 55 balais et Marie-Laure, dont tu tais l'âge, se déhanchent comme un duo de Michaël Jackson n'ayant pas encore abusé de l'Omo et de sa bulle plastifiée.

Irrésistiblement remuant.

M M annonce 'Redemption' , cool et chaloupé.

Pas pour longtemps, une trompette moite et un sax suintant rivalisent d'adresse avant de s'unir pour un doublé collant.DSC05395.JPG C'est mon tour, les petits gars, décide le maestro, Marie- Laure sort un flacon d'Axe ou de Rexona de son simili-Delvaux pour en asperger les aisselles de son conjoint qui dégouline.

Petite escapade au piano, final mielleux, acclamations!

Présentation de l'équipage et une ballade hivernale: 'February' suivie de 'Jekyll and Hyde', le bon et la brute.

Premières attaques virulentes du petit guitariste, un jazz rock vicieux, de la fusion incandescente.

DSC05258On est loin du mainstream, ça rocke sévère.

Du matériau plus ancien, quelques percus psychédéliques, une wah wah basse aux odeurs Hendrix: 'Blast!' , une rafale violente bousculant tout sur son passage.

Quelques duels homériques, je dépose mon jouet pour tapoter le Rhodes, j'esquisse un pas de danse, amuse-toi, Maurice!

Assez ri, allez boire un coup, les vents , je continue avec Kris.

En coulisses, les compères assaisonnent le plat d'épices pas fanés avant de refaire surface!DSC05310.JPG

A masterpiece!

Une accalmie, un nocturne, après une intro classique au piano, Marcus embraye à la clarinette basse secondé par Alex au soprano. La complainte ( pas sûr que ce soit  'In a sentimental mood') se colore de teintes orientales, le sax pleure, Marcus ramasse sa basse, la machine se cabre avant de sombrer dans les tons graves.

Un funk frelaté amorce la bombe ' Tutu', M M dirige la cérémonie, d'un doigt il indique à Adam d'ébaucher un solo, il sera fiévreux.

Le titre explose en final frénétique.

Apothéose d'un concert époustouflant , Bruxelles en effervescence.

Un cri immense!

DSC05218.JPG

Bis

Nouvelle ovation lorsque Marcus rend hommage  à notre Toots national: ' Bon anniversaire, Monsieur Toots Thielemans', il entame un Happy Birthday fusion/funk sulfureux qui vire en jam agressive ( probablement une plage de 'Tutu Revisited'), tour à tour, Alex Han et Marcus Miller viennent agresser le premier rang avec leur instrument, le délire dans la salle, de la fosse aux gradins, un hurlement gigantesque.

Il est 22h20', le gang met fin à ce set diabolique, mais pas une âme ne se dirige vers la sortie, la foule continue de hurler, le sextet rapplique.

Une question, la Belgique: fast or slow?

Cri unanime: fast!

DSC05247.JPG

DSC05276.JPG

 

Une version homérique de 'Come Together', noire, rock, imparable .

En tendant l'oreille, t'as pu reconnaître le timbre boyscout de JPRock murmurant .. come together right now ... et Marielle d'ajouter ...over me...

DSC05420.JPG

Un des concerts de l'année, assurément!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:38

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

Nostalgie yéyé: Mademoiselle Age Tendre, Daniel Filipacchi, le transistor (rouge) branché sur Europe n°1, les filles portant du Courrèges ou Mary Quant, 'If I had a hammer' devenant 'Si j'avais un marteau' ou ' I only want to be with you' muant en 'A présent tu peux t'en aller', sans oublier 'l'Idole des jeunes' piqué à Ricky Nelson....

Sortez les kleenex!

Eric Charden, le 29 avril 2012: fin de l'aventura, il rejoint Albert Raisner, Cloclo, Dalida, quelques Surfs, Mike Brant e.a. au paradis des idoles shalala  wohoho ou shi bi di bip bip ( au choix).

f66e6813.jpg

Jacques Puissant/ Eric Charden naît en Indochine, redevenue Vietnam, en 1942, atterrit dans la métropole âgé de sept ans et sort un premier Extended Play quatre titres en 1963: ' Symphonie en bleu'.

Contrairement aux Johnny, Richard Anthony, Frank Alamo, Sheila, Dick Rivers, Lucky Blondo, Danyel Gérard , les Gam's et des dizaines d'autres, Eric Charden composait lui-même ses titres.

Les durs lui reconnaissent, en début de carrière, une crédibilité rock au même titre qu'un Ronnie Bird.

Ainsi, il est accompagné de Hadi Kalafate, bassiste attitré de Jacques Dutronc ou du guitariste, Jean-Pierre Alarcen, autre habitué de l'équipe à  Jacquot et membre des Mod's, avec un certain Alain Legovic, alias Alain Chamfort.

51414.jpg

C'est en 1966 qu'Eric fait la connaissance d'Annie Gautrat, qui deviendra, avec sa coupe Brian Jones, Stone!

 

Stone et Charden: banco!

Des hits à la pelle: 'L'aventura'- 'Il y a du soleil sur la France' ( ma préférée) - 'Laisse aller la musique' - 'L'amour, pas la charité' - le prix Nobel ' Comme le meunier fait son pain' etc...

12953.jpg

En 2007, le couple participe à la tournée 'Age Tendre et Têtes de Bois' , partageant l'affiche avec quelques autres membres de l'hospice SLC : Pascal Danel, Pierre Groscolas, Michèle Torr , Marie Myriam ou celle qui est à l'origine de toutes les conneries culinaires télévisées: Rika Zaraï.

 

Atteint de la maladie de Hodgkin  depuis 2009, il s'éteint à l'âge de 69 ans!

 

 

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

 

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:27

Un showcase à 11h45' ( AM), est-ce bien sérieux?

A cette heure où le volatile préféré de Jean-Luc vient d'ouvrir un oeil  vitreux, suite aux excès de la veille,et se gargarise

en vue de son chant des matines, la cafétéria de la  FNAC est honteusement désertée pour accueillir le duo  

 The Craving Deer.

DSC05184.JPG

 

C'est en 2010 que Rein Vanvinckenroye ( guitare, voix), que tu vis au début du siècle au sein du folkband expérimental Troissoeur, et Natalie De Man ( voix) décident de former The Craving Deer , un projet "naked  slowcore".

Depuis, le cervidé ardent a sorti deux full cd's, ' The Craving Deer' - ' Eye-Shaped Spots', et tourne sans arrêt.

DSC05172.JPG

Natalie et Rein entament leur mini-concert par 'Lilith', une plage folk teintée de sonorités psychédéliques / blues.

Les deux voix se marient merveilleusement, un timbre grave à la Leonard Cohen / Mark Lanegan pour le guitariste et un accent chaud et attachant pour sa muse.

Les lignes de guitare sont nerveuses, Lilith est synonyme de démon sexuel ..you are the one who drinks my soul...you are the one who drives me mad... 

 A dangerous beauty, comme la Lady Lilith représentée par Dante Gabriel Rossetti.

La douzaine de clients attablés dans le snack est tout ouïe après un seul titre, bel exploit! 

DSC05173.JPG

 

DSC05181.JPG

Une ballade satinée et gently whispered pour suivre: ' Your heartbeat'  , beau comme du Nick Drake.

DSC05168.JPGNext one is a dance, mais ne t'attends pas à du rock endiablé,  le tempo sera lent et sombre.

Au chant mâle ténébreux, succède un roucoulement doux, avant de voir les deux voix fusionner en harmonies te rappelant au bon souvenir de Mark Lanegan/ Isobel Campbell.

Minimalisme exquis!

' Deception and Haughtiness' du blues/americana proche de Howe Gelb, Terry Lee Hale ou Willard Grant Conspiracy.

La météo se prête à une rêverie automnale poétique, légèrement mélancolique: 'The leaves' .

Qui a dit Leonard Cohen et Anjani Thomas?

Une douceur veloutée, un alcool de poire tempéré par trente années de repos dans la cave d'un castel, éloigné des confusions urbaines.

L'amorce de ' The Rose' sera sèche.

L'amour en question:..Why do I mention the same questions... I'm your slave and you're my master... et pour paraphraser Hugues Aufray, le rossignol y va d'un couplet DSC05177.JPGen français.

Brillant!

Le délicat ' Stars are Suns' traite du pardon en mode murmuré. Close harmonies, guitare fluette, intimisme, ambiance feutrée... le soleil se couche, le bois crépite dans la cheminée...chut, écoute, hear me whisper!

Le narratif  'French kisses' baigne dans un climat bluesy tout en t'emmenant loin...to the skies and far beyond, en passant par Barcelone ou Venise.

Avant de s'envoler vers d'autres cieux ( la FNAC in Gent) la chrysalide et l'argus bleu nous proposent un dernier blues/folk  virevoltant: ' Butterfly of Death'.

 

Une guitare, deux voix: what else do we need?

DSC05194.JPG

The Craving Deer, you made my day!





Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:28

Le billet de JPROCK:

577550_211228215660451_100003198218121_329143_1742896263_n.jpg

536351_211226278993978_100003198218121_329132_1796612853_n.jpgL'avantage de la salle Reine Elisabeth, c'est qu'elle se situe à un jet de pierre de la Centraal Station d'Anvers. Le désavantage c'est que les voyages en train dans notre petit pays sont dignes d'épopées semblables à un épisode de Pekin Express. Ca commence par un train en retard, ça continue avec d'incessants changements de numéros de voies, et ça se confirme lorsque tu te rends compte que le train annoncé comme un direct est en fait un omnibus qui s'arrête toutes les cinq minutes. C'est donc après une découverte ferroviaire forcée de la région anversoise que tu arrives enfin à destination vers 19h15. Juste le temps de savourer un plat thaï dans un resto du coin et direction la salle pour un concert qui comme les cinq autres prévus ici même, affiche complet depuis des lustres. Le groupe a rajouté une date au Sportpaleis et une à l' Ancienne Belgique à la rentrée. Impressionnant succès pour un groupe excellent qui atteint presque le sommet de sa carrière. Car au vu du concert de ce soir il lui en reste encore sous le pied !

 

74764_211228608993745_100003198218121_329147_996642180_n.jpg

A 20h15, le groupe démarre avec "Battersea" que Noémie Wolfs interprète seule en voix-piano. Pendant 105 minutes Hooverphonic va aligner une flopée de hits sublimés par l'orchestre classique qui accompagne le groupe. La voix sensuelle de Noémie ainsi que les orchestrations peaufinées présentées ce soir sur fond d'un light show magnifique vont emporter le public du début à la fin avec une maestria incontestable. Un seul mot te vient à l'esprit : classe !
Et si on ajoute à cela un son absolument parfait comme toujours dans cette salle on n'est pas loin du concert parfait. Seule petite ombre au tableau, un public qui ce soir là fut assez discret durant les trois quart de la performance et qui finalement s'est réveillé pour les rappels avant d'ovationner le groupe durant de longues minutes.
Dans son style Hooverphonic est devenu un groupe majeur dont la carrière internationale ne fait que commencer. Bravo !
540574_211229105660362_100003198218121_329151_43734590_n.jpg
Setlist:
Battersea
One two three
Heartbroken
The night before
Club Montepulciano
The last thing I need is you
2Wicky
Anger never dies
Unfinished sympathy
Expedition impossible
George's café
Happiness
The world is mine
Jackie Cane
Mad about you
Sometimes



Encore
Vinegar & salt
Eden
Renaissance Affair
526160_211229735660299_100003198218121_329154_431636737_n.jpg

Encore 2
la Horse ( Gainsbourg cover)
Danger Zone ( John Barry)

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:28

C'est en 2008, lors d'un concert à Toogenblik à Haren, que tu fais connaissance avec la folksinger,

Sarah McQuaid, qui jouit de la double nationalité Américaine et Irlandaise.

A l'époque , elle venait de sortir un second album 'I Won’t Go Home ’Til Morning', qui succédait à' When two lovers meet', sorti en 1997. 

Printemps 2012, une troisième plaque à son actif :' The plum tree and the rose' , produite par le singer/songwriter, guitariste irlandais, Gerry O’Beirne qu'on retrouve comme musicien e.a. chez Alan Stivell, Luka Bloom, Sharon Shannon et comme producer pour Patrick Street, Fiona Joyce ou Andy M Stewart.

 Comme ingénieur du son, Sarah s'octroie les services du  bassiste/contrebassiste Trevor Hutchinson ( Lúnasa, The Waterboys, Sharon Shannon...).

Outre ces deux pointures, on note la présence de Bill Blackmore ( flugelhorn, trompette)- Rod McVey ( claviers)- Rosie Shipley & Máire Breatnach ( fiddle) - Noel Eccles, Liam Bradley ( percussions) et Niamh Parsons, Tom Barry, Frances Hutchinson, Emer Ní Bhrádaigh pour seconder Sarah aux vocals.

Tous ces musiciens étant des habitués des musiques celtiques traditionnelles.

L'élégante  et mélancolique pochette a été dessinée par l'artiste Mary Guinan , déjà responsable de l'artwork des albums précédents de Miss McQuaid.

sarah1.jpg

 

'The plum tree and the rose' contient treize titres: nine originals, parfois co-crédité Sarah McQuaid/ Gery O'Beine, une cover, le formidable' Solid Air' de John Martyn, et trois traditionnels ou ballades élisabéthaines, arrangés par la jolie chanteuse.

 La délicate ballade 'Lift up and let you fly' ouvre l'album, le thème de la maman voyant s'envoler le fruit de ses entrailles n'est pas neuf, mais l'alto aux consonances Sandy Denny/ June Tabor de Sarah, combiné à la sobre orchestration dominée par le bugle de Bill Blackmore, accroche d'emblée l'auditeur.

 Le superbe ' Hardwick's Lofty Towers' te ramène au folk d'inspiration élisabéthaine à la Pentangle, John Renbourn, Fairport Convention ou Maddy Prior.

 Le duo trompette/voix jazzy sur 'Solid Air', que John Martyn avait composé en hommage à son ami Nick Drake, subjugue tout en te donnant des frissons au bas de l'échine.

Tout comme 'Hardwick's Lofty Towers', 'Kenilworth ' baigne dans un mystérieux et raffiné climat aux senteurs Tudor.

Le majestueux ' In Derby Cathedral' termine la trilogie 16ème siècle en pensant notamment à Bess of Hardwick, enterrée dans la célèbre cathédrale du Derbyshire.

Le titre se meurt en polyphonie liturgique.

Beau!

 

 

 Le socialement engagé et, vocalement proche de certaines compositions de Joni Mitchell, ' The sun goes on rising' traite, selon les propres dires de Sarah, des hard economic times we've all been going though of late.

Cadenet, circa 1200, '  S'Anc Fuy Belha Ni Prezada', chanté en vieil occitan et pour lequel Gerry utilise un tiple ibérique élégant sur fond de bourdon.

Retour en Angleterre, John Dowland, 1597, ' Can she excuse my wrongs', une chanson courtoise, déjà enregistrée par Elvis Costello ou Sting, que Sarah interprète seule: vocals & guitar.

C'est tellement beau que tu ressors le vinyle ' Tabernakel' que Jan Akkerman a sorti en 1973.

  A peine 60 secondes: ' New Oysters New', un canon  ostréicole, published in 1609.

 'So much rain'  du  piano folk avec quelques intonations Janis Ian et 'What are we going to do', à la Joni Mitchell à nouveau, hantent le Tin Pan Alley style.

 Sarah solo pour le titletrack, ' The plum tree and the rose', qui reprend la veine old British ( love) folk songs.

Tasteful!

Le canon à six voix ' In gratitude I sing' clôture de belle manière cet album brillant.

sarah_mcquaid_small.jpg

Respect de l'héritage musical anglo-saxon, orchestration subtile et un timbre impeccable: la classe!

 

 

 

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by Michel - dans Albums
commenter cet article

Articles Récents