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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:15

19ème édition des  Nuits Botanique qui, cette année, se dérouleront du 10 au 21 mai.

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botaniqueGardens.jpgComme lors des années précédentes, cinq salles: Le Cirque Royal, un chapiteau érigé dans les jardins ( le Kruidtuin, voor de Vlamingen), l'Orangerie, la Rotonde et le Musée transformé en Grand Salon de Concert.
Cette année, le printemps a débuté officiellement le 20 mars, mais c'est bien le 21 mars qu' Annie Valentini, directrice générale, Paul-Henri Wauters, responsable du festival, et toute l'équipe du Botanique ont choisi pour dévoiler les grandes lignes du programme des Nuits, lors d'une conférence de presse se déroulant au Cirque Royal, à un moment ( 11 A M) où, normalement, les braves journalistes avalent un jus d'orange avant le petit déj.
Presse, maisons de disques, édiles communaux, photographes et écumeurs de cocktails dînatoires arrivent au compte-goutte et, c'est vers 11h30' que nous sommes conviés à prendre place sur la scène du Cirque Royal, transformée en salle de conférence.
Un double speech, concis pour Madame Valentini, bilingue, coloré et explicatif pour P H.
Un bref historique, des statistiques, la politique de la maison, les projets futurs et quelques éclaircissements quant à l'affiche 2012, déjà complétée à 75%.
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Au point de vue 'créations': un concert événement en deux parties de Dominique A ( un habitué) - le grand retour de Spain, de Josh Haden, qui interprétera 'The blue moods of Spain' + de vieux et de nouveaux titres - une DFA label night avec e.a. Planningtorock- Charlotte Gainsbourg et son nouvel album etc...
Une kyrielle de groupes belges, dont quelques chouchous: The Experimental Tropic Blues Band- Hoquets- Great Mountain Fire...
Des valeurs sûres: The Rapture - La Grande Sophie- Camille- Blood Red Shoes..
Des étoiles montantes: Fanfarlo - Django Django - Revolver- Grimes...
Comme toujours qualité, éclectisme et ambiance bon enfant!

Après ce double exposé, un montage vidéo mettant en évidence des belges qui ont la cote: V.O.- Elvis Black Stars- Great Mountain Fire et BRNS...

Et enfin à midi pile:
 Frànçois and The Atlas Mountains
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ou plutôt Frànçois sans les Montagnes de l'Atlas , Air Berber étant victime d'une grève sauvage.
François Marry, tu l'as vu, il y a trois ans, lors du Festival comme à la Maison, à la Maison des Musiques, rue Lebeau.
Un concert sympa!
Un gars, une guitare, de la dream pop forcément naïve, ciselée et souriante:« Soyons les plus beaux » qui ouvre l'album 'E Volo Love'.
Il est gentil, le Charentais!
Bruxelles, si vous pouviez faire un effort d'imagination pour visualiser le groupe absent ce serait sympa.

 

 

Le bilingue, intimiste , légèrement mélancolique ' City Kiss' suit .
Douce lumière d'une aube printanière.
Et enfin une troisième plage tout aussi soft, sophistiquée et poétique, ' Muddy Heart' , décorée d'un charming accent hexagonal.
..I'm trying to please you... il a pas eu de mal à conquérir le coeur d'Helga, ma jolie voisine, blonde et mini-jupée!
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Le 12 mai, Frànçois and The Atlas Mountains se produisent à La Rotonde dans le cadre des Nuits!

L'heure est aux canapés et au vin rouge!

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:33

Le billet de JPROCK:

Le Handelbeurs à Gand est une salle excellente et sympathique qui donne envie de s'y déplacer pour aller y écouter un artiste, et pourtant ce soir ce n'est pas la toute grosse foule: le hall est rempli aux 3/4. Pourtant l'affiche est alléchante et vaut le déplacement. Pensez donc :Claude Russel Bridges dit  Leon Russell,  the Legend himself !
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L'homme est avare de déplacements sur le vieux continent et à 70 balais c'est même ce soir sa toute première prestation en Belgique, et disons le tout de suite une fois de plus les absents ont eu tort car la prestation que le natif de Lawton en Oklahoma nous a offert ce soir fut d'un niveau réellement exceptionnel.
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Il est 20h15 précises lorsque le maître s'appuyant sur une canne, tout de jaune vêtu et coiffé de son légendaire Stetson fait son apparition sur les planches sous une terrible ovation. Il rejoint ses claviers, s'assied, et se lance dans l'interprétation d'un "Delta Lady" incendiaire.
Le band composé du bassiste Jackie Wessel, de Brandon Holder aux drums, du fabuleux Chris Simmons à la guitare et du multi-instrumentiste Beau Charron est un des meilleurs backing band qu'il m'ait été donné de voir en quarante ans de concerts de rock. Pas de setlist, le groupe y va à l'instinct suivant son leader comme un seul homme.
"Lorsque Leon démarre un titre on sait ce qu'on a à faire" me déclare Chris Simmons après le show, "et de toute manière il change tout le temps la setlist..." Ces mecs là ont tellement de métier qu'ils pourraient jouer ensemble dans une cabine téléphonique, les yeux bandés et des boules Quies dans les oreilles !
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La voix de Leon, légèrement rauque et nasillarde comme on l'aime, décline devant nous une flopée de hits. C'est toute l'histoire du rock qui défile ce soir devant nous nonante minutes durant. Un trip à vous filer la chair de poule...
526232_183362425113697_100003198218121_266602_1711085108_n.jpgDes harmonies vocales d'une perfection étonnante se mêlent à des solos de gratte à vous couper le souffle comme sur cette version très personnelle du "Wild Horses" des Stones où la pedal steel guitar de Beau Charron rivalise avec le style bluesy saignant de Simmons. Et puis il y a cette version à vous faire chialer du "A Hard rain's a gonna fall" de Dylan, absolument magique.
Les titres s'enchaînent sans temps mort, tous plus éblouissants les uns que les autres. Au clavier Leon Russell déploie son style inimitable. Avec "Georgia on my mind" l'émotion est à son comble. Une dame dans un fauteuil roulant écrase une larme avant de serrer fort la main de son mari et de me lancer un regard rempli de bonheur. Chacun d'entre nous est conscient d'assister à quelque chose d'important, quelque chose de grand, le genre de concert qu'on évoque bien des années plus tard en disant "j'y étais" !
Petit instant de gloire pour Chris Simmons le temps de nous interpréter deux titres blues tirés de son dernier album Hallelujah Man sur lequel on retrouve aussi Leon en guest star. Le band quitte la scène et laisse Mister Russell seul sur scène pour un "This song for you" livré en voix piano et pendant lequel le temps s'arrête littéralement. Magnifique !

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Retour des musicos ensuite pour une version dantesque de "Jumpin Jack Flash" enchaîné à "Papa was a Rollin Stone" devant une salle conquise et déchaînée.
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En rappel Leon s'attaquera aux origines du rock et à ses années Jerry Lee Lewis avec un "Great Balls of Fire" incendiaire et un "Roll over Beethoven" cataclysmique.
Quelle soirée, mes amis, quelle soirée ! Inoubliable.
Un immense concert d'un musicien-compositeur-interprète de génie qui ce soir a remis les pendules à l'heure une fois pour toutes : le rock c'est ça et rien d'autre !
He is the "ultimate rock & roll session man" !
N'est pas inscrit au Rock n'Roll Hall of Fame qui veut...

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 14:09

Configuration flex semi-assis pour  Laura Marling après ses passages au Botanique en novembre 2011 ou avril 2010.
Il faudra attendre 21h avant de voir l'Ancienne Belgique bien garnie, un public fort jeune, élément féminin venu en force.
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20h,  Pete Roe est chargé du hors-d'oeuvre.
Le timide singer-songwriter londonien fait partie du backing band de la blonde Laura, a sorti un EP ' The Merry-Go-Round', que tu peux classer dans la catégorie traditional British folk.
Gentle voice, un jeu de guitare subtil, sweet or bluesy melodies qu'une partie dissipée du public a boudées, les petites lycéennes, à tes côtés, narrant bruyamment leurs exploits scolaires du jour.
Six nice acoustic songs en 30', pas de quoi grimper au mur, mais c'est soigné, charmant et honnête.
Une première ballade pastorale ( ' There has to be a reason') sera suivie du mélancolique 'In the arms of another' .

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Le rythmé 'Oh Suzannah' en fingerpicking est proche de Donovan quand il se fait léger et bucolique.
Pete balance un bluesy track nerveux et fataliste avant de revenir au soft and quiet folk à la Ralph McTell avec de beaux accents Richard Thompson... there's a strange kind of mystery in the air...!
Douceur d'un paysage à l'anglaise peint par Gainsborough ou Constable.
Il termine son set par un ultime rustic folk ( 'Carry on like before'?) et rejoint les coulisses.
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Laura Marling
DSC03249.JPG22 printemps, trois albums ( le dernier ' A creature I don't know'): précoce la native d'Eversley, dans le Hampshire.
Celle qui débuta comme backup singer chez Noah and the Whale collectionne les éloges... "The First Lady of Folk" avance le magazine The Fly, "Laura Marling ou la mélancolie magnifiée" ( Libération), "Jeune surdouée du folk anglais" ( Les Inrocks), la nana n'est guère prodigue de sourires.
That lady doesn't smile that much, does she?
Ses nombreux fans n'en font pas une maladie, acceptent ses caprices et la portent aux nues.
A 21h, elle se pointe, armée d'une acoustique et accompagnée d'un quintette:
Ruth de Turberville au violoncelle ou autoharp ( Ellie Goulding, Nathaniel Rateliff) - Matt Ingram aux drums ( Nerina Pallot, Paloma Faith...) - Graham 'Grazzly' Brown: basse, contrebasse ( Alessi's Ark) - le multi-instrumentiste ( trompette, banjo, mandoline, tenor horn ), Marcus Hamblett (Alessi's Ark- The Leisure Society- The Unthanks- Sons of Noel and Adrian...) et Pete Roe ( piano, orgue, guitares).
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Une orchestration imposante pour introduire ' I was just a card' , titre impressionnant que les critiques rapprochent de Mumford & Sons.
Marcus troque la trompette contre un banjo pour 'The Muse', un upbeat pieds légers, truffé d'éléments skiffle/dixieland.
DSC03241.JPGRetour au calme avec l'élégante et sombre valse 'Don't ask me why' présentant un petit côté Joni Mitchell attachant.
Le splendide et narratif 'Salinas' , violoncelle en arpèges, banjo country, lignes de guitare électrique aux couleurs Americana de Pete Roe et un choeur de cinq voix, est un des titres les plus rock du répertoire de la petite anglaise.
La délicate lamenting melody 'Blackberry Stone' se trouvait sur l'album précédent 'I speak because I can'. Ici, également, le cello sombre de Ruth et les choeurs célestes émerveillent.
A 22 ans, Laura fait preuve d'une étonnante maturité.
Place à 'Ghosts', plage issue de son premier CD ( 'Alas I cannot swim'), elle était âgée de 17 ans.
Une gymnastique vocale intrépide et un public battant des mains en suivant le rythme nerveux imprimé par la batterie.
'Alas I cannot swim'( hidden track du CD du même nom): une fraîche ritournelle/conte de fées folky.
Le groupe se tire, Laura solo pour quatre superbes morceaux, en commençant par 'Dance, dance, dance', une composition joyeuse de Neil Young que l'on retrouve sur le premier album de Crazy Horse.
Le limpide ' My manic and I' sera suivi d'une nouvelle chanson, une ballade intimiste, ' Once is enough to break you' , chantée d' une voix d'une pureté cristalline, proche des intonations d'une Joan Baez.
Bruxelles retient son souffle et l'angélique enfant amorce une dernière plage en solitaire, la veloutée et tendre love letter 'Goodbye England' ( Covered in Snow).
Retour du groupe, je ne vous les présente pas, décide la maîtresse d'école, ils vont le faire eux-mêmes en vous racontant une anecdote ou une blague.
Tu commences, Matt:" tu connais celle des autoroutes belges visibles depuis la lune... "etc!
Une mandoline pour Marcus, let's go pour le turbulent 'Alpha Swallows' au chant choral symphonique.

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Il sera suivi de 'My Friends' une tranche de folk pop vigoureux et tapageur faisant place au murmuré 'Sophia', virant soudain country rock agité sur couches de backing vocals aériens.
Elle termine le set avec 'Rambling man' , encore une plage t'amenant aux comparaisons flatteuses avec la grande Joni Mitchell.
La suivante servira d'encore, annonce Laura, vous n'aurez pas droit à la mise en scène habituelle, on reviendra pas, le dynamique manifeste féministe ' I speak because I can' clôture donc ce convaincant concert de 70'.
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Malgré les hurlements et les jérémiades, ils ne réapparaîtront pas sur scène!












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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 11:40

Le billet de JPROCK :


Concert sold-out ce soir à l'AB pour la date belge des  Waterboys.
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Avec un concept-album intitulé "An appointment with Mister Yeats" Mike Scott mêle les écrits du poète irlandais à la musique des Waterboys et le moins que l'on puisse dire, c'est que le musicien écossais frappe un grand coup en pratiquant aujourd'hui des émotions plus contenues qu'il y a dix ans lorsqu'il avait déjà adapté un poème de Yeats sur l'album Fisherman's blues. Et le concert de ce soir, un des meilleurs que le band ai donné depuis bien longtemps sur nos terres, va achever de nous convaincre.
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Conçu en deux parties distinctes, la première en forme de best of et la deuxième consacrée au dernier opus, le concert va tenir toutes ses promesses, dosant les orchestrations de main de maître et alliant émotion et énergie dans un mélange subtil de chaque instant.
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Avec des titres comme entre autres "The thrill is gone" et "The girl in the swing", le band, composé principalement de musiciens écossais, explose littéralement et dévoile toutes ses qualités dont la formidable dextérité de son violoniste Steve Wickham et du batteur Ralph Salmins.
Pour cette tournée le groupe bénéficie du renfort de la chanteuse irlandaise Katie Kim, qui fait office de choriste de luxe durant la seconde partie. Mais ce qui nous éblouit réellement c'est la qualité des nouvelles compos tirées de "An appointment", toutes formidables, et qui explosent littéralement en concert. "White Birds" vous arrache des larmes, "September 1913" est une tuerie et "Politics" qui clôture le set est un très grand morceau.
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Le public exigera deux rappels et c'est une salle debout qui accueillera comme il se doit les classiques que sont "Out of Control", "The Whole of the Moon" et l'inévitable "Fisherman's Blues" repris en choeur par la foule.
Un grand concert d'un grand groupe qui après trente ans d'existence continue toujours et pour bien longtemps encore à nous enchanter.

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 07:42

Le 17 mars: Lá Fhéile Pádraig!
Vais inviter un band irlandais, décide Didier, le patron du Montmartre.
Ainsi fut fait et le choix se porta sur le Pat McManus Band qui attira la grande foule Place de la Petite Suisse!
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 Pat McManus Band
Un power bluesrock trio dans la veine Rory Gallagher 1970/1972, avec Gerry McAvoy et Wilgar Campbell ou 1976/1981, avec Gerry McAvoy et Ted McKenna.
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Patrick Frances McManus, aucun lien de parenté avec un certain Declan Patrick " Less than zero" MacManus, naît à Derrylin, Northern-Ireland. Fils aîné de parents musiciens, il se lance très vite dans une carrière sur les planches: All-Ireland Fiddle Champion à 14 ans- puis, avec ses frères, il fonde Pulse, qui devient Mama's Boys: plusieurs albums, quelques hits gigantesques en Irlande. Mais, en 1994, le destin frappe à la porte avec le décès de Tommy, le frangin batteur, Mama's Boys décide d' arrêter.
Peu après un nouveau groupe: Celtus, 5 albums, le dernier en 2001.
Une rondelle avec le groupe Indian, pour ensuite former le  Pat McManus Band en 2007 et graver 5 albums, le dernier 'Walking through shadows' en 2011.
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Aux drums depuis 3 ans, le costaud Paul Faloon, en principe on aurait dû voir Gordon Sheridan à la basse, mais le mec a claqué la porte il y a deux jours et Pat a trouvé un digne remplaçant en la personne du keyboard player, Mark Stanway, membre de la formation hard rock, Magnum, mais aussi ex- Phil Lynott's Grand Slam que Phil monta après le split de Thin Lizzy en 1984, enfin il joue avec M3 (avec les ex-Whitesnake Bernie Marsden, Micky Moody, et Neil Murray), et, en 2006, il eut l'honneur de jouer avec les Honeydrippers, le supergroupe de Robert Plant/Jimmy Page.
Ce trio a mis tout le Montmartre à genoux, un show encore supérieur à la performance d' Ana Popovic au même endroit, en février.

21h15
DSC03055.JPGAprès une courte allocution de Didier, le band attaque ' Bedroom eyes', un titre puissant et très, très lourd, issu de ' Growing up the hardway' des Mama's Boys.
Enchaînement immédiat sur 'Best Friends' ( end of the line), illuminé d' un solo d'une fluidité digne du regretté Gary Moore.
Dans le zinc on se regarde tous, une évidence: ce soir ça va pas être du caca!
Tout sourire, Pat se souvient d'un précédent passage à Bruxelles, à la même affiche que les Scorpions et Gary Moore, ça date pas d'hier, ajoute-t-il!
' Call me the breeze' de J J Cale, en bluesrock agité, puis l'instrumental 'Juggernaut' au Celtic feeling, un incroyable jeu en arpèges à rendre jaloux la dentellière la plus stylée.
Encore une plage des Mama's Boys, ' Runaway Dreams', l'ombre de Thin Lizzy plane sur Ixelles, qui frise la démence lors du final au violon.
L'Irlandais, visiblement ravi, arbore un sourire communicatif, Paul cogne comme un camionneur carburant au Old Bushmills et, tu te dis que c'est assez navrant que le brillant Mark Stanway soit réduit au rôle de comparse, obligé de DSC03128.JPGfaire sonner son Korg comme une basse.
Heureusement, il pourra se libérer pendant le slowblues 'Garbage Man' de Willie Hammond , un titre que tu retrouves sur les BBC Sessions de Rory Gallagher.
Sensationnel, le Montmartre exulte pendant les derniers accords au violon.
Claviers en bourdon et fiddle pour le traditional ' Danny Boy' ...Happy Saint Patrick's Day!
Il poursuit au violon avec une Irish jig fiévreuse t'incitant à la consommation immodérée de Guinness.
They're rocking the shop avec un' Shaking all over' métallique à souhait.
Des bêtes!

On revient au blues avec le singalong 'Same old story' qui met fin au premier set de 55'.
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Guy n'en revient pas encore: ce mec est génial!
J'allais le dire, pas un empoté, le Pat!
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Set 2
DSC03155.JPGIl démarre par un triplé d'acoustic tunes, commençant par un ragtime en picking, puis une plage ciselée, dédiée à la légende Rory: ' Return of the G man', pour nous achever avec le sensationnel 'Out on the western plains' ( Leadbelly), que le champion de Ballyshannon enregistra sur 'Against the Grain'.
Un gars, assis à côté de Guy, s'arrache les trois tifs restés sur le crâne tout en répétant "c'est pas possible, c'est pas possible", Guy, déshydraté, en profite pour vider son godet!
The lads are back, à trois: ' Last thing at night', encore un instrumental de l'époque Mama's Boys , aux senteurs Gary Moore prononcées et joué tout en souplesse.
Le public n'a pas le temps de savourer, ils ont embrayé sur un bluesrock suintant, 'Got the right'. Les tables tremblent, le carnassier vient d'amorcer la pièce de résistance: ' Back in the saddle', Paul Faloon martyrise tout son kit, la wah wah grince, Mark Stanway assure comme un chef, c'est parti pour la séquence guitar hero: derrière la nuque, couchée sur le monitor, à genoux... le grand jeu, un matraquage démoniaque, une sauvagerie maîtrisée et toujours with a smile on my face.
Guy, t'avise pas de toucher à ce verre, c'est pas ta pintje, c'est la mienne, smeerlap!
Faut calmer tout ce beau monde, un slow blues: ' Parisienne Walkways' que le regretté Gary a sorti en 1979.
Non, Guy, j'ai pas de kleenex!

L'effervescent 'Needle in the groove' mettra fin à ce second set impressionnant.
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Public debout, cris guerriers et retour des légionnaires.

 

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Au bouzouki ' Walking in the shadows of giants', sonnant comme le 'Going to my hometown' de Rory.
Tu dis, Guy?
Un concert 5 étoiles!
Sommes bien d'accord, gars!
Le public n'a pas l'intention de quitter l'arrière salle du bistrot et réclame un supplément que Pat McManus, bon prince, lui octroie sous forme d'un endiablé traditional au fiddle.
Même sans Irish dance hard shoes, les stomps, trebles ou clicks pouvaient s'entendre jusqu'au cimetière.
A tremendous kick in the ass!




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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 21:04

Le billet de JPROCK :

La musique de Wim Mertens agace ou séduit, c'est selon.
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Personnellement, je m'inscris dans la deuxième catégorie, car sa musique minimaliste et parfois répétitive me touche, et le voir réinterpréter pour la circonstance (30 ans plus tard) son album le plus célèbre, "Struggle for pleasure", me semble un très bon plan.
Et en effet la soirée allait tenir ses promesses.
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Le concert débute vers 20h00 par un titre instrumental dédié aux victimes de l'accident de car de Sierre et à leurs familles. Dans la salle un silence respectueux et emprunt d'émotion s'installe alors que les violons pleurent les petites âmes disparues.
Emouvant.
Puis Wim fait son entrée et s'installe au piano. Le son est excellent et le concert se déroule en deux parties. L'une est consacrée au célèbre album, et l'autre à un best of de compos choisies de la carrière du compositeur flamand, agrémenté de projections, le tout interprété par un Wim Mertens dont la gestuelle reste toujours aussi amusante et par un quatuor de cordes + saxophone-clarinet, harp, piano et chant assuré par le maestro himself.

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En plus de deux heures de spectacle et avec des compos comme 'Tourtour', 'Struggle For Pleasure', 'Salernes', 'Close Cover', 'Gentleman of Leisure', 'Inergys', 'Circular Breathing', '4 Mains', 'Multiple 12', 'At home' et 'Not at home', le natif de Neerpelt a, une fois de plus, étalé l'immensité de son talent qui a fait de lui un de nos musiciens belges le plus apprécié internationalement.

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Une très belle soirée à  l'Ancienne Belgique en somme.

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:41

Le Grain d'Orge, chaussée de Wavre à Ixelles, une institution dans l'univers blues de la capitale.
Depuis la préhistoire, chaque vendredi soir, le patron te propose des concerts gratos.
Tout ce que la Belgique compte comme blueseux a foulé les planches de ce bruine kroeg, qu'un guide pour touristes de chez Cameron décrit ainsi... From soothing blues and groovy jazz to foot-tapping rock and pulsating pop, music lovers can get all they want at Grain d'Orge. ..
Une mémoire défaillante refuse de t'énumérer le nombre de groupes que t'as vus écumer ce vieux zinc, mais elle se souvient d'une soirée mémorable, car plus qu'arrosée, avec le Night Time Heroes Blues Band, un Chicago Blues Band d'Oilsjt, la souriante cité des Ajuinen.
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Roger Reynaert, le fondateur de Baron Samedi, doit avoir égayé les clients assoiffés de ce troquet une bonne vingtaine de fois avec Mighty Roy et les Bluesdealers, Wild Vince and ze No Limits, Charles Lee Roy Blues Band ou autres formations portant haut l'étendard blues/boogie sentant la Mississippi River.

Le hic majeur c'est de larguer ton véhicule dans le ghetto ixellois, pendant 30 minutes t'as fait 10 fois toutes les ruelles du souk sans trouver un emplacement pour abandonner ta charrette, résultat des courses, tu te pointes à 22:10' au Grain d'Orge, tu commandes, rapidos, une limonade pleine de mousse pour calmer tes nerfs, avant d'aller te coller face au podium où Baron Samedi s'active déjà allègrement.
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 Baron Samedi?
L'esprit de la Mort, l'époux de Grande Brigitte, la gardienne des tombes...t'es pas un peu tard pour le carnaval?
Pas la peine d'étaler toute ton érudition vaudou, menneke, Baron Samedi, c'est Roger Reynaert aux vocals et guitares- le vétéran Gianni Manente aux drums( déjà membre des Bluesdealers, d'Himalaya, du Buddy Bolden Process ( le band de Dave Killen)- du band de Bob Christopher, de Feso Trombone- du Muzz Blues Band de Muzzy Horn/Geezer Young etc...) - le fabuleux Eric Nobels au blues harp (CoraLee & No Trouble Blues Band) et un petit jeune pas con à la basse, il a répété trois fois avec le Baron: Cédric Oliver(Moon Palace, Bum Notes...).

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A première vue, t'as manqué ' Hideaway' et 'Spoonful' et t'as atterri pendant 'All your love'.
There's no blues gig without a train song, ' Cold Blue Steel' annonce la playlist.
Peux pas t'affirmer que c'est le titre de la plage ou le nom d'un groupe texan, tu t'en fous, tu sautes dans le wagon pour te laisser emporter par ce bluesrock ferroviaire.
Un stomper: ' Kiss me or cuss me' de Jim Wallace.
Nobels prize pour le moaning harp du brave Eric, comme pris de crampes d'estomac et plié en deux en tirant ses lignes plaintives.
Il nous tourne le dos pour aller tripoter un ampli qui déconne vache, les autres turbinent comme si de rien était.
Zen ont vu d'autres, ces requins qui amorcent un méchant shuffle ' Let's buzz' ( The Paladins) avant de décider de changer de cap, direction la moite Louisiane et ses plats épicés cajun, 'Ride with your daddy, tonight' virant créole 'Laissez les bons temps rouler' .
Gaffe aux cyclones et aux sales bestioles infestant le bayou.

 

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Peter Green, c'est le plus grand, voici son 'Looking for somebody' que Fleetwood Mac grava en 1968.
Retour au boogie' Two time boogie', Studebaker John.
Tous les rouages sont bien huilés, même si le compteur de la machine doit indiquer 165000 miles, le moteur tourne nickel, aucun trou à l'accélération vers 2000 tours, tout baigne dans la margarine diététique!
Paul Lamb & the King Snakes, ' Somedays', high energy and juicy grooves.
Du Chicago blues from the UK.
Avant la pause pompe à bière: 'Automatic' de Lester Butler, un dernier aperçu des talents d'Eric, l'aristocrate du harpoon.
Soixante minutes bouillantes!
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Set 2
Il démarre avec l'instrumental 'Going Down' histoire de se remettre en route sans faire exploser les turbines.
Little Charlie a des problèmes, il est tombé amoureux d'une nana qu'il ne supporte pas du tout, comme une pleureuse médiévale, il se lamente: ' Desperate Man'.
Un nouveau boogie 'In my dying day' ..I want nobody to cry..., l'ampli d'Eric a rien pigé, il se remet à geindre... un suppositoire à l'eucalyptus dans le rectum, ça va aller!
DSC02978.JPGC'est comme avec Esso, mettez un tigre dans votre moteur, vous aurez la pêche: ' Wild Tiger'.
Le truc inspire un couple de félidés: une moustache chauve, carburant à la trappiste et une nana bien en chair, s'abreuvant à la même abbaye, mais dont le parcours biographique est légèrement moins étendu, entament une séance d'aerobics d'un esthétisme pachydermique.
Cuban Heels, l'épique 'Early in the morning', sur une rythmique en béton, guitare et mouth harp joutent comme des gallinacés féroces et pervers.
Time for a kind of surf: ' Too much of everything' des Fabulous Thunderbirds.
Bonnes gens, ça fait 25' que Vincent Limite ( le singer de Wild Vince and ze No Limits) trépigne sur sa chaise pour en faire une avec nous...ramène les, mec, tu peux avoir le micro.
Un petit rock hexagonal imagé, sentant bon le Bashung/ Paul Personne/ Hubert-Félix Thiéfaine.
Allez, nog eentje, ' A crédit et en stéréo' =' No particular place to go' à la sauce Schmoll, alias
Eddy Mitchell .
Ambiance dans le kot!
Merci les gars, j'en bois une sur votre compte.
Le Baron reprend le chemin du Texas: ' Baby, you don't have to go', suivi de l'obligatoire slow blues, ' Electric Man' ( Muddy Waters?), décoré de superbes envolées à l'harmonica.
Stevie Ray Vaughan, le roi du vibrato: ' Cold Shot', puis 'If I had possession over judgement day' de Robert Johnson en uptempo agité.
Avant la fermeture de la boutique, on vous tricote un dernier boogie au titre adéquat, 'After Midnight Boogie', un final au lance-flammes incitant Lolita et Papy Mouzeau à reprendre du service on the dancefloor.
Cette nuit, va falloir que l'ancêtre ingurgite un flacon entier de Viagra!
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Euphorie générale et rappel!
' Crossroads'.

Il est 1h05', on est samedi, le baron regagne sa baronnie et la couche de sa maîtresse pendant que ton cerveau essaye de se souvenir de la rue dans laquelle niche ta trotinette.













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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:41

Chaussée de Louvain à Saint- Josse, autrefois il y avait une gare, néo-baroque Obama/néo-Renaissance à la flamande.
Une gare avec des trains qui, souvent, arrivaient à l'heure, il y avait un bonhomme avec un sifflet et une casquette, sa femme, Léontine, profitant de ses absences, froechelait avec Jef Bergmans, le facteur... c'était avant!
Aujourd'hui, cet antique bâtiment abrite la  Jazz Station et qu'y fait-on?
Tu l'as deviné, on y organise des concerts!
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Ce soir,  Rackham!
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Jack Rakham, Calico Jack, à l'oeil borgne, amateur de rhum et maniant le sabre marin?
Non, ses descendants, nés de mères différentes, tu connais l'adage: une fille dans chaque port..
Le chef de la bande, le plus retors, c'est  Toine Thijs ( sax et clarinette basse) - son bras droit, Steven Cassiers à la batterie, ouais, le même que tu vis avec Dez Mona, Sammy's on the Bowery, avec Steven Delannoy, il s'ébat également chez Dans Dans en compagnie de Bert Dockx et Fred 'Lyenn' Jacques ou, encore, avec Galore, un noise project- aux claviers( piano, Rhodes, brols électroniques..), un autre flibustier pas recommandable: Eric Bribosia ( Wolke, de l'énigmatique Anja Kowalski- le déjanté Black Light Orchestra, Karim Gharbi etc...)- à la basse électrique, uit Antwerpen, Dries Lahaye ( is 't nu met een E of een A?): Le Pragmatisme du Barman avec e.a. Teun Verbruggen, Tijs Delbeke and friends, Stuff ... et le petit nouveau, à la guitare électrique, le mousse: Lucien Fraipont ( Shhh- Adrien Volant & Lucien Fraipont - Winchovski...).
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Il y a des années, tu assistas, place d'Espagne, à un gig de Rackham première mouture ( avec e.a. Laurent Blondiau à la trompette), déjà alors l'écumeur des mers t'avait laissé une forte impression, il reste une trace discographique de cet épisode de piraterie: 'Juanita K'.
Depuis fin 2011, tu peux acquérir une nouvelle plaque ' Shoot them all'... non, Steven Seagal n'apparaît pas au générique!
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20:50'
Le club est honnêtement peuplé et attend le bon vouloir des boucaniers!
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Un rigolo, le Toine, commencer un récital par ' The End', rien de plus logique!
Tu dis, Freddie?
DSC02877.JPGLes Doors, non fieu, une ballade lyrique que les puristes n'oseront étiqueter "jazz"!
Quatre mousquetaires en action, le Cardinal Thijs attendant son heure avant de plonger dans le limpide ru.
De jolis méandres, quelques effets électroniques, tu te laisses guider aux rythmes des sonorités de cet élégant madrigal sans paroles.
Une bouffée d'air vivifiant, idéale pour nettoyer tes poumons encrassés!
Le renard des océans se saisit du micro, emprunté à The Voice, pour annoncer finement le titre suivant, 'Russian Hitman', l'histoire d'un tueur à gages de chez Poutine, qui aime sa maman ( pas celle de Poutine, abruti!).
Si vous n'avalez pas cette couleuvre, je peux vous narrer les mésaventures du Petit Chaperon Rouge au Kremlin!
Bribosia au Yamaha quart de queue ( 2995€ sur Ebay, avec banquette assortie, soie noire en option!).
Un midtempo tonton flingueur à la russe, décoré d'envolées de sax caoutchouteuses.
Une accalmie permet au piano de gambader dans la campagne moscovite avant la reprise du thème Bons Baisers de Russie.
Plage d'un classicisme souverain.
'Our healing music', recommandée par les ergothérapeutes, les chamanes et Madame Irma, démarre par une ouverture Joe Pass à l'acoustique, Luke la main froide cède le relais à l'équipe qui nous tricote une petite laine colorée et chaloupée.
Sur background basse/drums bien propre, le Rhodes et la guitare rivalisent d'adresse, avant de voir le sax caracoler DSC02890.JPGmalicieusement, un dernier duel Bribosia/Fraipont annonce le terminus.
Fin de la consultation, ne pas oublier d'appliquer une vignette de la mutuelle sur l'attestation de soins.
Une clarinette basse pour '
Taslima Nasreen', femme de lettre, gynécologue, féministe... assez de raisons pour qu'une fatwa soit lancée à son égard par les fondamentalistes du Bangladesh.
Superbe titre aventureux, amorcé par une kyrielle d'effets et de bruitages osés.
Si pour toi le jazz c'est Tommy Dorsey, oublie Rackham, si tu places Weather Report, Chick Corea, Soft Machine ou Dave Holland bien haut sur l'échelle , Rackham te séduira, au même titre qu'une Anne Wolf.
Présentation des artificiers, en insistant sur le fait que Lucien se produit pour la troisième fois, à peine, avec eux.
Pas à dire, l'intégration semble aisée, il doit bouffer les mêmes cochonneries que les autres.
Fin du premier set avec un titre Muppet Show, le groovy 'Star Animal'.
Le zoo ferme ses portes pendant 15'!
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Set 2
En slow motion, ' Ennio's Rifle', un western électronique.
C'est au Bonnefooi, rue des Pierres, dangereux repaire de malfaisants de toutes obédiences, que j'ai rencontré ceux qui forment l'équipage actuel, la suivante s'appelle ' Bonnefooi Tuesdays', le mardi on y jamme à gogo.
By the way, le sifflement, que vous percevez, émane de l'ampli guitare, la SNCB sabote systématiquement tous les instruments non agréés par le conseil d'administration.
Avanti pour une jam nerveuse et groovy, déposée chez les voleurs de la SABAM.
Un petit solo de guitare à la Steve Vaï, et c'est reparti pour une panade jazz rock qui secoue.
'Fugu' c'est un met qu'on te servira pas chez McDo, ce poisson-lune nippon est fort apprécié à Kyoto, ne t'avise pas de demander à madame de te le cuisiner, ton nom pourrait se retrouver dans la rubrique nécrologique de ton quotidien préféré.
DSC02894.JPGEn route pour une ballade piscicole raffinée, Luc Besson touch et effluves The Crusaders.
Bribosia fait son Jozef Dumoulin et Dries son Pastorius avant de voir le thème aquarium exotique s'achever en douceur.
'Viking 2'
Cap sur les fjords?
Non, sur Mars.
Toine Thijs c'est le Dirk Frimout du sax.
Belle tranche de jazz d'inspiration On a marché sur la Lune, avec d'élégantes lignes Terje Rypdal, soutenues par un orgue élastique.
'Four Chords', du jazz fusion légèrement psychédélique, pendant lequel t'auras droit à un mouvement d'un lyrisme exacerbé suivi d'une escapade free hachée menu.
On est arrivé au terme du voyage, tout le monde descend!

Bis
Une version courte de 'Dust', que vous pouvez écouter en extended version sur l'album, qui se vend à un prix d'ami au stand merch ( tu prononces meutch, Jean-Hubert!).
Du jazz pas dépoussiéré, mais, néanmoins, soyeux, baignant dans des climats éthérés!
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La Licorne accoste en rade de Bruxelles Plage, le périple fut animé et coloré!
Le 16 il fait escale au Rataplan (Antwerpen), le 17 à Sprimont!

 

Une petite video du Toine Thijs Hammond Trio:

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:00

Le billet de JPROCK :

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que  Chris Rea  revient de loin.
Après la détection d'un cancer, diagnostiqué dans les nineties et une opération de plus de 10 heures durant laquelle les médecins lui enlevèrent le pancréas et une partie de l'intestin, l'homme est aujourd'hui en sursis à vie, devant ingurgiter quotidiennement plus de 23 médicaments, la plupart des enzymes.
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En 2006, Forest National avait accueilli la date belge très émouvante de ce qui fut annoncé comme son Farewell Tour. Mais l'amour de la musique et du blues furent plus fort que la maladie et malgré un combat quotidien Chris a repris la route et les tournées ( là où il se sent le mieux déclare-t-il...) et semble aujourd'hui à nouveau en pleine possession de ses moyens.
Quel bonheur !
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425764_178756228907650_100003198218121_253431_1952617345_n.jpgDans un décor de guitares qui rappelle la pochette de son dernier excellent album "Santo Spirito", Chris Rea déboule sur scène sur le coup de 20h flanqué d'un band de cinq musiciens qui est certainement un des plus efficaces qu'il ait eu dans sa carrière.
Attaquant le show par "The Last Open Road", le natif de Middlesbrough va deux heures durant nous offrir un de ses meilleurs shows depuis bien longtemps, bourré d'énergie et de soli de slide à couper le souffle sous un light- show superbe, agrémenté de projections qui collent parfaitement à sa musique. Quant à sa voix rocailleuse, elle reste toujours unique.

Avec des titres comme "Josephine", "Julia", "Where the blues come from", "Looking for the Summer", "Stony Road","Easy Rider", "Stainsby Girls" et le grandiose "The Road to Hell part 1 & 2" en final, il comble d'aise à chaque instant un Lotto Arena qui affiche complet ce soir.

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En rappel "On the Beach", qui sera suivi d'une étonnante version survitaminée de "Let's Dance", durant laquelle Chris arpentera la scène de long en large, haranguant le public tout en faisant hurler sa guitare via un jeu de slide magistral, précèdent un dernier "It's all Gone" qui verra "Captain Chris" remonter dans son vaisseau spatial musical et se mettre en orbite vers une autre ville du globe.
Next gig...next town !
En 2008 une compilation intitulée très à propos "Fool if you think it's over..." sortait dans les bacs.
Le concert de ce soir confirme la chose : Chris Rea is back & still alive , et reste bien un des meilleurs slide-guitarist de la planète.
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We love you Chris ! Take care man & see you next time !


Setlist:
TheLast Open Road
Work Gang
Where the Blues Come From
Josephine
Easy Rider
Til the Morning Sun Shines on My Love and Me
Looking for the Summer
Julia
Stony Road
Come So Far, Yet Still So Far to Go
Somewhere Between Highway 61 & 49
Stainsby Girls
The Road to Hell (Part 1)
The Road to Hell (Part 2)
Encore:
On the Beach
Let's Dance
It's All Gone

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:06

La légende du blues blanc revient sur les planches lessinoises, annonce fièrement le  Centre Culturel, ayant choisi son nom en hommage à celui qui vit le jour en cette fertile terre hennuyère le 21 novembre 1898: René Magritte, fils de Léopold Magritte, tailleur, et de Régina Bertinchamps, modiste!
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Pas de sold-out mais une bonne chambrée pour Johnny Winter, qui n'avait pas laissé un souvenir impérissable à Phil, qui le vit au même endroit en mars 2010!
Depuis J W a sorti un nouvel album, ' Roots', et continue inlassablement à tourner, pourtant le gars n'a plus rien à prouver.
De méchantes langues insinuent que toute une colonie de parasites tire avantage de cette série de concerts, à la limite, assez pathétiques.

20:00  Lightnin' Guy & The Mighty Gators.
Guy Verlinde est dans tous les bons coups, il y a 2 jours, il enflammait Meensel avec son Hound Dog Taylor Tribute, ce soir il compte bisser à Lessines avec ses Mighty Gators.
Insatiable, il est!
Aux drums, l'autochtone, t'as vu ma casquette: Thierry Stievenart - à la basse, le plus flamand des Germains, Karl Zosel et en guest, à la guitare, celui qui m'a tout appris quand je l'accompagnais au sein du Maxwell Street Blues Band (dixit Guy): Marino Noppe- de Heer Verlinde aux vocals, guitares et mouth harp.
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Désormais tu connais sa playlist par coeur, tu la retrouves sur les 'Banana Peel Sessions' ( avec Guy Forsyth) ou sur 'Live from the heart' de 2009.
Lessines, un faubourg de Chicago tonight, départ en fanfare avec 'Goin Down' de Freddie King, wah wah Noppe en mitrailleur maison, le Guy à la slide, il n' y aura pas de séance d'échauffement, d'emblée, ça crache méchant!
Shuffle time ' Long distance shuffle', suivi d'une compo du Gantois: ' Me & my blues', une chanson thérapeutique.

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Johnny-Winter-Lessen-12-03-2012-025.JPGTrois titres et le charismatique ex-enfant de choeur ( = servant d'autel) a tout Lessines à ses pieds.
'The Mojo Boogie' de J B Lenoir et ensuite une invitation au bal, le secouant ' Hipshake'.
La température est montée de plusieurs crans: moiteur, senteur, sécrétions corporelles.. des alligators vicieux infestent le bayou picard.
Guy solo à la slide : il y a deux ans, on commémorait les 40 ans du décès du plus grand, Jimi Hendrix est mouru ( sic) en 1970, un hommage: ' Voodoo Chile'.
Shit happens on Monday, godv. j'ai laissé tombé ma guitare, ça marche plus, caca, boudin, sorry, Jimi ... je change de jouet, voici 'Voodoo Chile'.
Retour des sauriens, ' Poison' a drinking song, ambiance Mardi -Gras et une visite des Saints...they go marchin in!
La dernière, merci Lessines: 'Bon Ton Rouler' Marino s'amuse, let the good times roll, ça roule, baby... soudain, une minute de silence pour écouter les mouches copuler, la machine reprend son rythme infernal avec un final élastique pendant lequel Lightnin' Guy s'essaye au saut de kangourou.
Explosif!
55' ayant réjoui Magritte et ses concitoyens.

Le temps de fumer une pipe avant l'arrivée de l'albinos!

21h20' après avoir aménager le podium, ventilateur face à un siège au milieu de la scène, un cowboy de la troupe vient haranguer la foule et annoncer

 Johnny Winter and Band!
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Johnny-Winter-Lessen-12-03-2012-064.JPGUn trio, guitare, batterie, basse se pointe.
Le doué Paul Nelson, Mr Winter's manager and 2nd guitarist ( au vu du concert d'hier, on peut avancer: first guitarist), ce gars, un élève de Steve Vai, seconde Johnny sur scène depuis 2003- Vito Liuzzi aux drums et backings, qui accompagna the Legend de 1999 à 2001 et, semble avoir réintégré le groupe- le costaud Scott Spray à la basse ( depuis 2002), un palmarès de sessionman éloquent: Edgar Winter, Ronnie Spector, les Platters, les Drifters, Chambers Bros, Stylistics, John Sebastian...
C'est parti pour une intro jam musclée. Aucun doute, ces gars sont des pros, ça pulse à donf, te souffle, un voisin venu de chez Sarkozy.
La légende vivante, 68 ans mais en paraissant 86, amaigrie, le regard absent, attend sagement le signal au bas des marches.
Ils sont trois à aider le vieillard à gravir les marches, deux mètres le séparent de sa chaise, d'une démarche peu assurée, le dos voûté, il parvient à s'asseoir et achève, à l'aide d'une headless mini-body black guitar, l'instrumental avec ses musiciens.
Lessines a retenu son souffle, il aurait pu s'envoler.
Il annonce 'Hideway' de Freddie King, tu dois le deviner, sa voix est inintelligible, ses maigres phalanges glissent sur les cordes, les accords se font au ralenti, il est clair qu'il assure son job en rhythm guitar plutôt qu'en lead, le son de Johnny-Winter-Lessen-12-03-2012-065.JPGl'ensemble tient la route.
Paul, Vito et Scott ont déjà régalé l'audience de petits soli pas dégueulasses, Johnny reste impassible.
'She likes to boogie real low', on le craignait, ses vocaux sont couverts par l'instrumentation.
Il t'a fallu deux minutes pour reconnaître 'Good morning little schoolgirl', ce funky rock déménageait joyeusement.
En faisant abstraction de l'image squelettique/zombie qu'offrait le bluesman, tu fais comme tes voisins, tu gigotes en te laissant emporter par le flow.
Merde, c'est Johnny Winter tout de même, un des meilleurs guitaristes que cette planète a engendré.
Il annonce Muddy Waters' Got my mojo working', son mojo doit avoir rendu l'âme il y a belle lurette, sinon le truc en jette.
Tu disais, Vicenzo?
Assister à un concert de Johnny Winter, c'est comme une visite au musée.
Veux pas t'emmerder, gars, mais vise les tarifs...
Individuels: 8€, combi Musée Magritte Museum: 13€ .
Tu me rétorques que c'est plus cher pour une momie, je me tais!

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Chuck Berry ' Johnny B Goode', sais pas si ce bon vieux Chuck pensait déjà à Johnny Winter à l'époque!
Une version épique du ' Black jack' de Ray Charles et puis un autre Freddie King, le tourbillonnant 'Tore Down', voyant Vito au chant.
La voix cassée de freakin Johnny pour 'Lone Wolf', un sale rock louvoyant, suivi de la pièce maîtresse du show: ' Don't take advantage of me'.
Paul Nelson en catamini s'était déjà permis quelques riffs 'Sunshine of your love' et, insidieusement, la plage mue en ' Give me shelter' des Rolling Stones.
Lessines bouillonne, c'est pas le rock suintant ' Boney Moroney' qui va calmer l'ardeur des fans, tout heureux d'entendre une version trampoline de 'It's all over now'.
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On apporte une Gibson Firebird au vétéran, Vito annonce: on vous joue les bis sans quitter la scène, merci d'être venus, on remet ça en 2025, voici ' Dust my broom', à la slide.
Johnny a beau être aussi expressif qu'un boeuf ayant avalé trois flacons de prozac, ses doigts assurent, le public apprécie.
Bob Dylan, l'excité 'Highway 61 revisited' met un terme à la soirée.

L'icône vacillante quitte la scène au galop, deux mètres en 236 secondes!
He’s also very much still alive and kicking, disait un American critic en septembre 2011, pas sûr qu'il ait vu le même Johnny!


Photos: Philip Verhaege
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Published by Michel/photos Philip Verhaege - dans Concerts
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