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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 21:59

Ghazala Javed , née en 1988,  commence sa carrière scénique comme danseuse, à l'âge de 16 ans. Plus tard, elle se lance dans la chanson et devient une star au Pakistan pour ses titres pop en langue pachtoune, son ethnie.

Elle sortira une vingtaine d'albums en moins de 10 ans de carrière.

Carrière qui ne fut pas de tout repos:  menaces d'islamistes radicaux, fureur des Talibans... en 2008, elle doit fuir la Swat Valley, proche d'Afghanistan, de crainte de persécutions perpétrées par les hommes de main des Talibans.

Sa famille s'établit à Peshawar où elle poursuit son activité musicale.

Ses titres mélodieux chantés d'une voix douce frappent les imaginations, la jeunesse pakistanaise la vénère.

Ne pouvant se produire dans sa province natale ( Khyber Pakhtunkhwa), elle donne  des concerts à Dubaï où des centaines de Pashtuns ont émigré.

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Très vite, Ghazala Javed deviendra le symbole de la culture musicale pachtoune, tout en étant considérée comme un porte-parole promouvant le droit des femmes et la liberté d'expression.

 

 

Lundi  soir, la jeune femme et son père, qui l'accompagnait, seront abattus de plusieurs coups de feu par deux motards alors qu'elle sortait d'un salon de beauté.

Les soupçons de la police se portent sur l'ex-mari de la victime dont elle avait divorcé il y a quelques mois en apprenant que celui-ci avait déjà une épouse.( La loi islamique autorise un homme à avoir  jusqu’à quatre femmes à la fois.).

 L'individu voulait empêcher  Ghazala de poursuivre dans la chanson.

 

Une demande de divorce introduite par une femme n'est pas un acte bien perçu par  les musulmans intégristes, ni le fait de chanter en public d'ailleurs!

 

Le 19 juin, la jeune chanteuse et son père  ont été enterrés dans leur région natale en présence de milliers de fans en pleurs.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:40

Slash featuring Myles Kennedy And The Conspirators - 2012.06.18 - "Apocalyptic Love Tour". Etant donné que personne n'a jugé bon de le programmer chez nous, Slash le légendaire guitariste (Guns'n'Roses, Velvet Revolver) se produisait à la  Rockhal d'Esch-sur-Alzette et c'est tant mieux car la salle offre une proximité que peu d'autres salles de taille moyenne peuvent offrir. 

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179936_10150979228579301_241307922_n.jpgPendant deux heures, l'homme au chapeau haut-de-forme et ses acolytes vont faire "Rocker la Rockhal" qui n'aura jamais aussi bien porté son nom car, oui, Slash sait y faire en la matière et en voyant le plaisir qu'il a de jouer on comprend qu'il ait quitté le parano qu'est Axl Rose pour continuer une carrière en solo. 

Il s'est attaché les services du chanteur-guitariste Myles Kennedy (Alter Bridge) et le bonhomme à une voix extraordinaire et identifiable entre toutes, c'est un "vrai" frontman. 

Pour l'avoir vu avec Alter Bridge je peux vous dire qu'il dégage vraiment. Myles Kennedy avait d'ailleurs été pressenti pour accompagner Jimmy Page, John Paul Jones et Jason Bonham dans une aventure post Zeppelinienne au lendemain du concert de reformation du dirigeable en décembre 2007 (rien que çà).

 Les "Conspirators" le groupe qui accompagne les deux stars est composé de Brent FITZ (batterie, backing vocals) Todd KERNS (basse et chant) et un guitariste additionnel dont le nom m'échappe.

 Bref, ça secoue d'un bout à l'autre des deux heures de concert pendant lesquelles nous avons droit à un "best of" de la 319780_10150979228829301_1270832194_n.jpgcarrière de Slash parsemé d'un assortiment de 7 chansons d' "Apocalyptic Love" son dernier album en date.

 Le public a répondu présent et l'ambiance est là dès l'apparition du groupe sur scène. La sono est extrêmement bien balancée ce qui nous permet d'écouter du rock à un volume adéquat sans avoir mal aux oreilles comme quoi un bon ingé son peut vous faire passer une bonne ou une mauvaise soirée sans que les artistes en soient responsables pour autant, bien sûr, qu'ils soient eux-aussi à la hauteur. 

Et ils le sont, les bougres, impossible de rester stoïque, il faut se remuer le derrière et autres si affinités au rythme des chansons. Vous avez certainement compris que certains titres reçoivent une véritable ovation de la part du public car les Guns ont toujours la cote dans le coeur des fans. 

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Très bonne tenue scénique des 5 musiciens qui ne laisseront pas retomber la pâte, ils nous transportent avant que les notes reconnaissables des Gibson Les Paul de Slash ne nous propulsent au paradis des frissons. Vingt Dieux que c'est bon.

 Non, vous rigolez, on arrive déjà aux rappels?

 Comme quoi, quand c'est bon, le temps passe trop vite.

 Les deux rappels vont définitivement asseoir le succès du concert : "Mr. Brownstone", suivi de "Paradise City". 

N'en jetez plus, la cour est pleine. 

Slash termine le concert torse-nu, chapeau vissé au crâne, lunettes de soleil et anneau nasal. Cet homme est une bête quand il joue de la guitare comme dans ses plus belles années. Aucune démonstration de virtuosité inutile ni de soli traînés en longueur, on va à l'essentiel et c'est parfait.

 C'est à espérer qu'il vienne faire un petit tour en nos belles contrées d'ici la fin de la tournée. 

 

 

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Setlist :

 01. One Last Thrill (Apocalyptic Love 2012), 02. Been There Lately (Slash's Snakepit 2000), 03. Nightrain (Appetite For Destruction 1987), 04. Back From Cali (Slash 2010), 05. Ghost (Slash 2010), 06. Standing In The Sun (Apocalyptic Love 2012), 07. Rocket Queen (Appetite For Destruction 1987), 08. Dr. Alibi (Slash 2010), 09. Shots Fired (Apocalyptic Love 2012), 10. Halo (Apocalyptic Love 2012), 11. Watch This (Slash 2010), 12. Starlight (Slash 2010), 13. Apocalyptic Love (Apocalyptic Love 2012), 14. Just Like Anything (Slash's Snakepit 2000), 15. Anastasia (Apocalyptic Love 2012), 16. Sweet Child O'Mine (Appetite For Destruction 1987), 17. You're A Lie (Apocalyptic Love 2012), 18. Slither (Contraband 2004), 19.By The Sword (Slash 2010), 20. Mr. Brownstone (Appetite For Destruction 1987), 21. Paradise City (Appetite For Destruction 1987).

 


 Mitch "ZoSo" Duterck

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:39

 Tiny Ruins au  Bar du Matin: c'est pas la ruine, le concert te coûte pas un rond!

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Pas foule, Chaussée d'Alsemberg en ce moite lundi: l' Euro 2012 avec les Italiens et les Espagnols à l'affiche, les examens, absentéisme dû aux séquelles du vingtième épisode orageux du mois... who knows?

Avec Pipou et Osman, on est d'accord, les hésitants ont eu tort,  Tiny Ruins, le duo originaire d'Auckland, New-Zealand, a, sans peine, conquis la tiny assemblée présente avec son alt.folk intimiste, intense et authentique, chanté d'une voix claire, immaculée, doublée de choeurs sublimes.

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Tiny Ruins naît en 2007, Hollie Fullbrook, une native de Bristol ayant émigré chez les Kiwis, gagnait sa croûte en composant des arrangements musicaux pour des productions théâtrales, elle sort une démo et se produit live .

Très vite ses mélodies attachantes sont remarquées par les bookers néo-zélandais et la petite Hollie peut assurer des avant-programmes intéressants (Joanna Newsom ou Fleet Foxes..).

Elle obtient un contrat chez Spunk Records et un premier full CD, ' Some were meant for sea', sort en 2011.

Avant cela, elle avait collaboré au collaborative EP, avec Lieven Scheerlinck, ' Little Notes'.

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De juin à septembre 2012, la gentille Hollie s'est embarquée pour un European tour, dans ses bagages, une guitare et la séduisante contrebassiste,  Cass Mitchell!

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20:30', nous sommes prêtes, nous attendons le bon vouloir de l'ingé-son, il a disparu, there seems to be some power problems, 5' de patience, le gars rapplique, feu!

'Sew me a boat', plage feutrée, lancinante, interpellant tes sens et ton esprit, qui, c'est immanquable, te propose des rapprochements: Alela Diane, Nina Nastasia, Tara Jane O'Neil, Marissa Nadler...

DSC07082.JPGLe raffiné 'Old as the hills', qui ouvre le Cd, suit: soft acoustic guitar, suaves vocalises en background!

Pureté immatérielle, grâce, fragilité ne seront brisées que par les préposés au bar préparant tapageusement les cocktails commandés.

Message au public: it's great to be here and drink your lovely Belgian beer ( elles se sont attaquées à la Chimay!), next one is about a road trip in N- Z , la ballade ' Running through the night'.

' The death of a Russian' is a true story à propos d'un écrivain, guess who he is, on n'a jamais eu droit à son identité, mais la ligne ..you're still breaking hearts ..est restée imprégnée dans tes cellules.

By the way, this is my friend Cass on double bass, elle s'est forgée de solides biceps en trimballant l'instrument.

Hollie, t'exagères, Cass est loin de ressembler à un déménageur ou à une body-buildeuse que t'aurais les jetons de croiser dans le métro.

Place au mélodieux et poétique 'Bird in the thyme' auquel succède un titre composé en Espagne en 2010, elle tournait avec un de nos compatriotes, établi à Barcelone, Lieven Scheerlinck alias 'a Singer of Songs', le mélancolique ' Little Notes' se trouve sur le EP enregistré à eux deux.

Superbes harmonies vocales!

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A Gent, hier, on a pris conscience que personne ne parle le Belgian, je me suis sentie légèrement conne, voici ' Priest with balloons' narrant l'aventure de Father de Carli , connu au Brésil sous le pseudo Padre Baloneiro,  attaché à 1000 ballons, il s'est tué lors d'un exercice de cluster ballooning.

Toujours dans la veine folk intime 'You've got the kind of nerve I like' proche de certains titres de Nick Drake ayant pris une tendre teinte féminine.

Two new songs to end the set, on compte enregistrer un nouvel album à notre retour aux antipodes: ' Reasonable Man' et 'She'll be coming round', un downtempo te rappelant au bon souvenir de Leonard Cohen.

Une brusque accélération, un galop final, 60' captivantes!

 

Un bis

'Adelphi Apartments' un tableau social que Pipou compare volontiers au travail de Hope Sandoval ( Mazzy Star)!

Longue séance de dédicaces, plusieurs CD's ont trouvé acquéreur!

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 11:29

 The music is over:  Brian Hibbard (26 November 1946 – 17 June 2012)!

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Le gars, né à Ebbw Vale ( South Wales), exerce différents métiers ( prof, métallurgiste, barman, ramoneur...) avant de fonder, avec une troupe d'acteurs actifs au sein du '7:84 theatre group', le groupe vocal, les Flying Pickets, en 1982.

Le succès est quasi immédiat, ' Only You', de Yazoo, a cappella, restera pendant cinq semaines au sommet des charts anglais fin 1983... le cadeau de Noël idéal pour Mummy, Granny et la petite nièce!

Le successeur, "When You're Young and in Love", composé par Van McCoy, nichera à la 7ème place au UK.

Les Flying Pickets ( piquets de grève volants) ont toujours soutenus les mineurs pendant leur lutte contre le gouvernement Thatcher, ils donneront plusieurs benefit gigs au profit des coalminers.

Le groupe sortira quelques albums mais ce sont surtout les singles qui marqueront le public: ' Who's that girl' des Eurythmix  ou  'Only the lonely' de Roy Orbison, notons une cover juteuse de 'Les Yeux Revolver' de Marc Lavoine!

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Brian Hibbard quittera les Pickets en 1986 pour poursuivre une carrière d'acteur: les soaps 'Coronation Street' ou 'Emmerdale' , on le voit, également, dans le crime film 'Twin Town' ou dans des séries tournées en Gallois.

 

 

En 2000, les médecins diagnostiquent un cancer du pancréas, douze ans plus tard, la maladie a raison de lui!

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:55

A l'aise tu quittes Evere l'ensoleillée pour te diriger vers un des derniers vestiges de l'enceinte médiévale ceignant Bruxelles, la Porte de Hal.

Là-haut Tlalocantecuhtli pique une sérieuse crise, ainsi, arrivé à hauteur de la Place Stéphanie, la colérique divinité s'avise de déverser des trombes d'eau sur une Bruxelles pas encore sèche après les précipitations précédentes.

Ton antique véhicule transformé en arche te dépose à hauteur du Potemkine, bar branché où doivent se dérouler les festivités en l'honneur du Dop, DJ Saucisse, figure de proue, haute en couleur, des nuits bruxelloises avec comme amorce un concert de  Kriminal Hammond Inferno.

Renseignements pris auprès d'un barman , qui n'est pas Tom, le gig est prévu, dehors, à 20:30'.

Merci, mon brave, direction l'ancienne prison, devenue musée.

Première contrariété, sur place tu tombes sur le plus beau, le plus loquace, le roi des postillons: RickyBilly, sur le point de perdre son futal because ceinturon déficient, dommage qu'il n'ait pas perdu l'usage de la parole.

Deuxième désagrément, l'orage est revenu ...

L'orage a fait tomber sur nous toute la pluie du ciel

L'orage nous a surpris mais en attendant l'arc-en-ciel

Moi je me suis abritée sous ton grand ciré

Sous ton ciré tu m'as serré..

RickyBilly n'avait pas de ciré, de toute façon tu voulais pas être serré!

Ce concert aura-t-il lieu?

20h22', accalmie, arc-en-ciel et arrivée vrombissante d'un essaim de Vespas.

20h35', un trio masqué débarrasse Hammond, drumkit et vintage synthesizer d'une bâche protectrice.

L'Ange Blanc, Diabolix et le Bourreau de Béthune prennent la pose.

Impressionnant cérémonial satanique.

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Tu crois avoir reconnu de beaux jeunes gens, que tu ne savais pas adeptes de messes noires, sous ces déguisements Traumnovelle/ Eyes Wide Shut.

Un certain Simon, pas un saint, mais un as de l'Hammond aimant les jonquilles - Constantin, un bassiste Belgo-Grec plus amateur de pils que d'ouzo qui, de temps en temps, accompagne Domenico Solazzo dans ses délires et Dan, un vague cousin de Leonard Cohen, aux drums.

Comme tout artiste qui se respecte, ces maudits ont opté pour un nom de scène adéquat, écoute, ou plutôt lis: Kriminal Dan: Vale Tudo Drums/Diabolix Sim: Organ Ripper/Doktor K.Zoog: Slice & Dice Brain Surgery!

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Les cagoulés ont dans l'idée de t'emmener du côté de systèmes stellaires plus sombres que la Voie Lactée à bord de leur astronef de pacotille.

Belphégor s'est mis à tripoter son antique synthé qui déverse un bruit de fond B-Movie grandiloquent, ses comparses restent statiques: ' Dr Zoog Brain Surgery/First Men Intro'!, le truc prend des allures de requiem Saint-Sulpice electro, quelques  beats décorent le pro defunctis, l'Hammond et les drums entrent en piste, tu penses aux Nice croisant Brian Auger, puis tu devines un toucher André Brasseur, the early bird catches the worm, le précurseur et champion de la pêche à la truite saumonée.

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DSC07063.JPGRenseignements pris, la plage a pour titre 'Purcell ( March for the Queen Mary) Zara ( Also sprach Zarathoustra- R. Strauss)- Brasseur' , puisque c'est chez ces braves gens qu'ils ont piqué leur imagerie sonore.

Du travail soigné, il ne manquait que la créature nue et la croix renversée.

Une envolée jazzy 'Bumpin'',  suivie du James Bond theme traficoté 'Goldfinger'.

Simon, le sorcier aux doigts d'or .

Ce truc est ensorcelant, un ou deux clebs et leurs maîtres respectifs entament une danse rituelle sabbatique, RickyBilly tenait à t'inviter, tu dus prétexter une crise d'hémorroïdes aigüe et décliner l'offre.

Les Zombies 'She's not there', puis une basse pour le médecin: 'Dr Zoog Slice et Ooh Ooh' ( les Woo Woo's t'indiquera plus tard le maître de cérémonie).

  ' Les Kornichons' avec K comme Komédiens, Nino Ferrer vire messe swing et pour la première fois Diabolix s'adresse à la plèbe: 'Fire' d'Arthur Brown.

Titre brûlant et dantesque.

Leur mix est un véritable quizz, vingt fois tu te dis 'je connais' sans parvenir à coller une étiquette sur le produit, c'est DSC07066.JPGfrustrant!

Un freak-out synthétique sera suivi du déjanté, vicieux  et hypnotique' Ghost Rider' de Suicide.

Une romance après cette débauche de sons furieux, une suite filmique et cheesy, légèrement teintée de bossa nova: ' Adagio/ Bubbles/ Deep Down'  ( Ennio Morricone te souffle a movie buff), le final sera anarchique.

La dernière: Booker T , 'Green Onions', truffé de bruitages probablement émis suite à la consommation massive de ce condiment.

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Ite Missa Est!

 

 PS: Me suis converti...

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:03

 Evere en fête, édition onze: braderie, animations diverses, exhibition de la brigade canine ou de la police montée, ateliers bricolage, grimages, stands de dégustation de mets de provenance variée, manèges, carrousels, bière à gogo....le tralala habituel et sur le Square Hoedemaekers, à côté de la maison communale: un podium!

DSC06975.JPGPour l'horaire de passage des groupes programmés tu ne peux compter sur l'affichage local, la gazette communale  ne t'est d'aucun secours, le  timing y est fantaisiste, tu devras te fier aux annonces folkloriques d'une brave dame du cru, à l'accent Toone ayant froechelé avec Lange Jojo, promue Marion, sans Bébé Antoine ni Stéphane Steeman.

15h , sur le podium des joyeux s'échauffent pour un soundcheck laborieux, la mégère tient à nous expliquer en quoi consiste une balance et nous demande een beetje geduld car le peï à la table bafouille allègrement.

15h15', elle rapplique et présente le premier groupe, des Everois tropicaux et socialement engagés: Tissonegro!

 

 Sur scène, un trio de MC's , pas des Norvégiens, remarque Didier Reynders, le néo-Ucclois, qui n'en rate pas une, et à la table de mix un deejay/bidouilleur.

Pitchou Twité, Mavungu René et Ngoma Félix sont fin prêts, leur fanclub, des lycéennes de 13 à 15 ans, s'est agglutiné face à la scène, mais il y a comme un noeud, rien ne sort de la machine, ça craint, faut meubler ce silence ridicule pendant 5 bonnes minutes.

Eureka, Archimède a appuyé sur le bouton power on, c'est parti pour un zouk toasté, gentil tout plein ( 'Wine Wine'), on est très loin du rap hardcore viril et provocateur de NTM: mamzelle...continue comme ça tu me laisses pas de marbre... chorégraphie téléphonée en prime.

Un soca, Evere?

Le futur hit ' Mon coeur te réclame', my lady , te quiero...

Intellectuel, tu dis!

Tissonegro répond...I wanna touch your body!

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Ils enfilent quelques perles de poésie urbaine: ...on va sillonner le ciel, faire l'amour sur les nuages... avant d'entamer 'The roof is on fire', pas de chance les pompiers font la sieste.

Encore un petit zouk opérationnel, un signe de l'organisation, c'est fini, les petits et séance photo avec les gamines.

Tissonegro: ça va marcher, RTL et Radio Contact sont sur le coup!

 

Une petite Maes dans un troquet du coin, tu manques l'accouchement des  Nouveaux-Nés!

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DSC06993.JPGLe placenta a été éliminé, le cordon ombilical sectionné et un beau bébé s'ébat sur scène.

La bio mentionne: Constant singer, Edouard Guitare acoustique,Olivier basse guitare, Giuseppe Guitare solo, Prince Drummer.

Parrain et marraine leur ont offert de belles plumes et autres coiffes décoratives.

De l'Afro beat qu'elle disait Mamie Evere: bof... du flabby beat inconsistant et nigaud.

'Tout petit' ..quand j'étais tout petit, maman embrassait papa...Qui avait parlé de Bébé Antoine?

Constant promet un rap pour changer de style: ' L'année passée'.

 C'est pas du rap, c'est de la pape.

Un petit reggae/bamba pour pingouins, un autre machin édulcoré, puis vient l'heure du biberon!

A la télé, Dorothée marmonne... Fais dodo, Colas mon petit frère...

Vite, une Maes!

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Changement radical de cap avec le coverband  Take Over: du bon gros rock qui déménage, celui qui est prescrit par la faculté en cas de déprime.

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DSC07006.JPGSont cinq, quatre mousquetaires et une lady: Nath (Singer)/Didier (Guitar)/Vincent (Guitar)/Frank (Bass)/Dani (Drums) et dès les premières mesures de' Ca c'est vraiment toi' ( Téléphone), Evere a compris que le truc tourne rond, la nana est dotée d'un timbre à la Pat Benatar, elle bouge bien, tu lui payerais volontiers une limonade après le show et les bidasses connaissent la musique, une assise rythmique sans faille et deux artilleurs qui cartonnent.

La playlist est en béton, on s'emmerde pas une minute, la piste de danse accueille quelques voltigeurs!

'Bad case of lovin' you' Moon Martin, mais donnez nous la version de feu Robert Palmer.

' Summer of 69' le tube de Bryan Adams et Alanis ' You Oughta  Know' , c'est pas DSC06999.JPGde la fiente de crédule boutonneux.

Que dis-tu, Lenny?

' Are you gonna go my way?', ça dépend où tu vas, fieu!

Une parenthèse, une des guitares is detuned, pas de panique, Dani amorce ' We will rock you', Nath embraye.

OK, I'm ready: une  formidable et sensuelle version midtempo bluesy de 'Tainted Love'.

' I'm only happy when it rains' ( Garbage), t'as été servie, pas un jour sans drache en juin!

Lady Gaga 'Poker Face' en mode power pop, puis un signe du chef de gare, plus qu'une!

Un medley rock bouillant: 'Smells like teen spirit'- 'Seven Nation Army'- 'Beat it' - 'Enter Sandman'!

Gros succès, 100 x mérité!

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Strawdogs

Pour la dixième fois, tu croises la piste des chiens de paille, tu sais que tu auras droit à une saine dose d'Americana DSC07029.JPGsans enjolivures redondantes.

Le band a sorti un quatrième album fin 2011: "Bubblegum Heartache", produit par Luc Crabbe,  leur set débutera, toutefois, par un de leurs purs-sangs imparables: ' The retarded son of Jesus'.

Pas de doute, Hans Van Campenhout - Vocals, Piano, Harmonica/ Gert Taveirne - Guitars,Harmonica

/Bram Van der Stocken - Bass/ Bert Van der Elst - Drums, Percussion, tiennent une forme London 2012, on peut s'attendre au minimum à une médaille de bronze.

'Walking Talking Johnny Cash Blues' un petit rock saignant, signé The Godfathers.

Wah Wah Gert dégaine plus vite que Jesse James, derrière ça pompe rond et Hans s'époumone comme un cowboy à DSC07019.JPGqui on a fauché son paquet de Marlboro.

Au piano, maar pas op Gert begint: ' Jesus in the mall', sautillant comme du Alan Price.

A narrative murder ballad, ' Pale Moonlight', Evere,  capitale des Appalaches.

Sombre comme du Nick Cave, un harmonica lunaire et une vicieuse envolée de guitare.

He Hans, qu'est ce qu'elles ont tes mains?

..I've got blood on my hands...

Bordel!

' Ordinary Madness', nouveau rock dément, suivi d'une plage dégageant un agréable fumet Tom Petty ' Run and Go'.

Evere, it's time for a blues track: ' Johnny Barker' , il aboie dans un mégaphone, le Johnny!

Un clin d'oeil aux Fab Four, ' Girl', un ou deux couples on the dancefloor.

Un de leurs classiques, le downtempo ' Broken Promise'.

Pour la 20ème fois, tu te poses la même question, pourquoi on n'entend jamais les Strawdogs sur les radios nationales, ce band a tout compris, signe des titres athlétiques aux lyrics pas niais et pourtant il reste ignoré de nos programmateurs qui encensent moulte crabes et suiveurs insignifiants!

Nog twee, montre le chef scout!

Bob Dylan: ' Stuck inside of mobile with the Memphis blues again' , 1966 'Blonde on Blonde' et pour finir la bombe boogie ' Shotgun Blues'.

Un finish tonitruant!

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Des obligations du côté de St-Gilles t'amènent à quitter Evere et à manquer le set de Sarah Carlier et de Marka!

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:09

Lou Reed : "From VU to LULU" Tour 2012.06.15 - Ancienne Belgique, Brussels.

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Dscn5443.jpgC'est devant une AB "sold out" que Lou Reed se produisait à l'occasion de la tournée "From VU to LULU". Pour ceux et celles qui n'auraient pas encore fait le rapport, voyez du " Velvet Underground à LULU" dernier album en date de Lou Reed co-écrit avec le groupe Metallica. On commence avec 10 bonnes minutes de retard et en sachant que les concerts doivent finir impérativement à 22h30, on se dit qu'on aura pas tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un artiste avec une aussi longue carrière parsemée d'albums inégaux en qualité mais toujours sincères dans la démarche.

A la demande de Lou, le public ne peut entrer dans la salle avec des gobelets ni des boissons ! Je comprendrai pourquoi un peu plus tard.

Lou Reed est entouré de 9 musiciens dont une choriste qui assurait une première partie soporifique et linéaire qui n’avait que le mérite de nous permettre de socialiser et de faire connaissance avec ses voisins. Un couple américano-belge à ma gauche, un couple francophone à ma droite et un trio de flamands devant. Je ne vous dirai rien de mes voisins de derrière car depuis que la Grèce est en délicatesse avec l'Europe, j'évite de me retourner... Bref, voilà notre Lou qui arrive sur scène et, surprise, il marche péniblement entre des lignes phosphorescentes tracées au sol pour lui indiquer la voie (la voix ?) à suivre. C'est vrai, il à 70 ans depuis le 2 mars dernier et le physique semble accuser le coup. Je pense aussitôt à Johnny Winter et je me dis qu'un sprint entre ces deux grands s'apparenterait plus à une course d'endurance pour escargots mâles 3ème année qu’à un jumping international pour hippocampes nains à Velreye-les-Brayeux (entité d’Estinnes). Ca me fait rire de déconner tout seul, je suis comme ça.

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  Bon, le physique c'est plus çà mais le reste? On est fixés d'entrée avec "Smalltown". La voix a toujours ce léger tremblement caractéristique mais aussi ce côté narratif qui est propre à Lou Reed et qui fait son charme. 

J'entends des réflexions à côté de moi : « Il a toujours sa voix ! » Oui, c'est vrai, mais d'un autre côté compte tenu de ce qui précède, le contraire m’eut étonné puisqu’ il n'a jamais du vraiment la pousser, soyons honnêtes. Mais on n'est pas là pour s'étendre sur les arabesques vocales du ci-devant citoyen Reed mais plutôt sur les qualités d'écriture de l'homme. Et là, chapeau bas, il sait le faire. 

Dscn5447.jpgOn enchaîne avec "Heroin" et là le public exulte, on se croirait revenu au temps de "Rock'n'Roll Animal". Une chanson toute en climats qui tantôt s'emballe avant de retomber presque dans un souffle, très bon! Vient ensuite un autre très gros morceau avec "Waiting For The Man" et tout de suite on se rend compte du côté obsessionnel que peuvent avoir certaines compositions de l'artiste car il nous assène les 3 ou 4 mêmes accords en boucle sans jamais varier d'un iota, ça frappe sans vous laisser le temps de respirer et ça part en spirales qui vous vrillent le cerveau pendant plus de 6 minutes, c'est peut-être ça qui fait la magie du morceau, ce côté marteau pilon, qui ne cesse jamais.

 Le concert se poursuit et nous voici arrivés à ce qui crée la polémique parmi les fans tant de Metallica que de Lou Reed : les extraits de l'album "LULU". Les puristes des deux camps trouvent que c'est une association contre nature et pour avoir écouté l'album, j’avoue ne pas avoir pu arriver à la fin du cinquième titre! Je pensais devenir enragé, mais les goûts en matière artistique sont très subjectifs et liés à la sensibilité de chacun. On retrouve les riffs plombés de Metallica dans les titres "The View" et "Mistress Dread". 

Dès que le second morceau du triptyque "Lulu" se termine je comprend enfin pourquoi on ne pouvait entrer avec des gobelets ni des boissons. Ca hue et ça siffle autant que ça n'applaudit, surtout à ma droite et je me dis qu'avec des armes à caractère bibitif en mains, on aurait certainement vu voler autre chose que des mouches!  Sécurité donc. 

Concert très bien agencé car il est divisé en sections thématiques et on passe maintenant à des morceaux plus acoustiques, plus empreints d'une "Irish Touch", violon, guitare acoustique et toujours cette ambiance particulière dont Lou Reed joue avec tant d'aisance. Il se meut (du verbe se mouvoir) avec difficulté mais qu'est ce qu'il est efficace. Le bougre a du métier, il en a vu d'autres. 

Vient alors ce qui reste pour moi, le choc, le point fort du concert. Il ne s'agit pourtant pas d'un des grands classiques de Lou Reed mais bien d'une compo avec Metallica! Oui, vous lisez bien, je prends une vraie baffe en plein visage, je suis mis KO par la beauté du texte et par l'interprétation magistrale, le groupe est en fusion totale, c'est magique ce "Junior Dad" qui se termine en plongeant la salle dans le noir complet si ce n'est une poursuite qui envoie un faisceau blanc simulant la lune sur une des tentures de scène. Je retiens mon souffle et je n'ai plus un poil du corps en position couchée, je suis anéanti tellement c'est beau. 

Il est 22h32, fin du concert se dit-on. Que nenni! Le band revient sous les acclamations du public pour deux morceaux. L'obsédant "Beginning To See The Light" qui sonne parfois plus Byrds que les Byrds eux-mêmes suivi par l'inévitable et monumental "Sweet Jane".

 Ici, Lou Reed nous délivre une version plus proche de celle du Velvet Underground que de son fabuleux live "Rock'n'Roll Animal". 

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Voilà, la messe est dite et en tant que paroissien de Lou Reed pour la première fois, j'ai beaucoup aimé, adoré à certains moments mais je n'ai aucun point de comparaison me permettant une critique plus pointue. Ce sont donc les oreilles et le coeur qui ont dirigé ma plume. Je me demande ce que sera le concert de ce soir étant donné qu'avec la demande très importante, il a fallu dédoubler le concert et programmer une deuxième date. Serait-ce un signe? 

Ah, j'oubliais le jeu de lumière était très cool, pour une fois pas besoin de cligner des yeux à tout bout de champ. 

 

 

 Setlist : 01. Smalltown. 02. Heroine. 03. Waiting For The Man. 04. Senselessly Cruel. 05. The View. 06. Mistress Dread. 07. Street Hassle. 08. Slip Away (A Warning). 09. Cremation. 10. Think It Over. 11. Walk On The Wild Side. 12. Sad Song. 13. Junior Dad. Encores : 14. Beginning To See The Light. 15. Sweet Jane.

 

 Par Mitch “ZoSo” Duterck

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:16

Tim Mooney

October 6, 1958 - June 13, 2012!

Mark Eitzel  (American Music Club):

" He was absolutely instrumental in whatever sound we had. His style was absolutely unique and as an artist no one could match what he did. He was a good friend to so many people and will be missed. What an absolute loss. I wish all the best to his wife Jude and his daughter Dixie. I have spent all day in a fog thinking about him."

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Sur Facebook, un Tim Mooney Memorial  Fund: "Tim Mooney was a Dad, Husband, Drummer, Producer, Engineer, Musician, Great Friend and Great Man."

 

 

En 1978, Tim Mooney fait partie d'un des premiers ( short-lived) bands punk de la scène de San Francisco: The Sleepers!

Quelques EP's, singles, un album 'Painless Nights'.

Plus tard on le retrouve au sein d'autres punk combos californiens: Toiling Midgets ou Negative Trend.

Avant de rejoindre American Music Club ( il est crédité sur l'album 'San Francisco') en 1994, il s'essaye à la production et  joue avec différents groupes.

American Music Club - Mercury

Mark Eitzel dissout A M C après ce fait d'arme, le groupe se reformera en 2003, Tim Mooney participera à l'enregistrement de ' Love Songs for Patriots'.

Entre 1994 et 2003, Tim n'a pas chômé, il sévit e.a. chez Torcher , Hannah Marcus, Chuck Prophet (  'The Hurting Business' et 'No other love') , Mark Kozelek des Red House Painters, Dakota Suite... pour ensuite être embrigadé par le formidable Sun Kil Moon, toujours avec Mark Kozelek.

Après cet épisode il se consacrera davantage au travail de production ou de sound engineer ( Enablers, Whitey on the Moon, Facts about Funerals..)

 

En 2012, il tient les baguettes sur l'album 'Mutt' de Cory Branan, album qu'il mixe.

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The cause of death has not been officially confirmed and information about Mooney's passing is scarce (Exclaim.ca)!

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 13:43

 Paul Weller, Mister British, reste, à 54 ans, le porte-drapeau du Mod Revival.

L'AB affichera quasi complet ( la mod generation locale,  layered cut déjà rendue populaire par les Small Faces ou square -back hairstyle, venue en masse) lorsque, à 20h10', le Modfather et son band feront leur apparition sur scène.

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Pas de support, mais, en hors-d'oeuvre, Master Thierry Crammed Steuve derrière les platines avec sa collection de vintage 45 tours introuvables chez Media Markt.

Une voisine de Erpe-Mere: niet slecht diene deejay, ken je die?

Ja, geen ezel!

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PAUL_WELLER_-20120614_2877-.jpgA 20h pile, Thierry range sa panoplie, la table embraye sur un ou deux ska/cha cha cha/ rocksteady et dix minutes plus tard, extinction des feux, here comes Mister British in immaculate dark grey suit, cravate assortie, les traits burinés, pareils à ceux de Gérard Lanvin, mais Paulo n'utilise pas de teinture pour camoufler sa chevelure grisonnante.

Un band redoutable, des multi-instrumentistes super doués: on commencera par l'incroyable guitariste ( mais aussi keyboard player) Steve Cradock ( Occean Colour Scene)- à la basse, le solide Andy Lewis ( P W ne présente pas ses acolytes!) - aux claviers: Andy Crofts des Moons - deux batteurs, hommes-à-tout-faire: Ben Gordelier ( The Moons) et Steve Pilgrim ( ex The Stands) un crack. Paul aux guitares, claviers, tambourin, melodica et fume-cigarette Louise Brooks,  taille théâtre (14 pouces)!

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PAUL WELLER 20120614 2952)Le premier set sera consacré à la lecture intégrale du dernier CD, le 11ème studio album  de l'élégant  

 John William Weller: ' Sonik Kicks'.

' Green' offre à la fois des sonorités psyché/krautrock et funk grâce au jeu de basse et à la wah wah infectieuse. Solide entrée en matière.

Un petit tour au grenier: ' The Attic', surprenant mix  garage/electro rock.

Place au vaudeville mécanique, le uptempo 'Kling I Klang',  devant autant au David Bowie époque berlinoise qu'à Kraftwerk...I don't care about this old world... il a l'air de s'en foutre de son passé également, il innove!

Bye, bye les photographes!

' Sleep of the serene'  un instrumental B-movie, nappé de claviers majestueux, Paul en profite pour en allumer une et aller s'asseoir aux pieds d'un set de batterie.

La sirène s'éveille, l'équipe entame une ballade progrock ' By the waters' suivie d'un mod/psyché rock aux senteurs Stax prononcées, The Who meeting Wilson Pickett.( 'That dangerous age')

Grand!

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DSC06955(Michel)

PAUL_WELLER_-20120614_3050-.jpgUne ligne de melodica, apparition de sa charmante  épouse, Hannah Andrews, comme seconde voix pour l'atmosphérique ' Study in Blue'!

' Dragonfly' une libellule dub/surf, puis un petit rock à Ray Davies parsemé de touches Syd Barrett: ' When your garden's overgrown' .

Paul n'a pas encore adressé une seule parole au public, il enchaîne sur l'épique  'Around the Lake' .

Une courte intro crépusculaire qu'il souligne au tambourin ' Twilight' virant mysticisme sixties ' Drifters'.

Le band est exceptionnel, les rouages sont bien huilés, le moteur tourne nickel!

' Paperchase' chanté à trois voix, les critiques ont raison de tirer un parallèle avec Blur.

La soulful ballad ' Be happy children' met un terme à la première partie du show.

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Un break d'une petite dizaine de minutes pendant lequel les roadies s'affairent, cinq tabourets sur une ligne!

DSC06961.JPG(Michel)

Acoustic set!

Paulo en polo: il a troqué veston, chemise et cravate contre un T-shirt marron.

Mooie vent... te sort la voisine de tout à l'heure.

Quatre acoustiques, une basse semi-acoustique, un percussionniste.

DSC06964.JPG'Out of the sinking' superbe titre chantée d'une deep soulful voice, quand les musiciens ne s'y mettent pas à quatre pour nous la jouer Crosby, Stills and Nash.

'No tears to cry' une nouvelle ballade imparable suivie, après conciliabule( un titre abandonné), de 'All I wanna do' (Is be with you), beau comme du Allmann Brothers Band acoustique.

Bruxelles s'éveille, bat des mains pour accompagner 'All on a misty morning' qui met fin au mini-set acoustique.

Du rock pétaradant 'Moonshine': handclaps, doo doo doo doo's  ... ça cogne. Sur la même piste ' From the floorboards up' sentant bon le Ian Dury.

La wah wah  crache, c'est parti pour une nuit pleine de rêves: ' 22 Dreams'.

Paul derrière le piano, miracle il s'adresse à nous... a song from the nineties...le bondissant 'Stanley Road'.

Place au formidable slow 'Foot of the mountain', Steve Cradock et Paul Weller rivalisant aux guitares.

Un duel d'esthètes, Bruxelles jubile, Paul in French...' merci, beaucoup'!

C'est parti pour le nerveux et scandé 'Wake up the nation' un hymne punky/ Blur sounding, le titletrack de l'album sorti en 2010.

Sur la même plaque le concis 'Fast car/slow traffic' suivi de 'Echoes round the sun' bourré d'effets noisy.

On arrive au terme avec l'épique ' Whirlpool 's End'  dont les sha lala lala sont repris en choeur par toute la salle.

Il est 22h00, thank you, Brussels!

DSC06944.JPG(Michel)

Mini euphorie aux premiers rangs , des gars qui n'avaient pas encore  été conçus quand Colin MacInnes a écrit ' Absolute Beginners' entonnent un joyeux... we are the mods, we are the mods... faisant sourire Inge de Erpe-Mere!

 Bordel, se font attendre pour les rappels!

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Here they are!

'Broken Stones', et toujours cette voix soul te donnant des frissons dans le bas du dos.

The Jam, a classic: ' Art School' , méchant et imparable!

A fond la caisse, traffic Jam: 'In the city'.

Il ajoute: from the past to the present, pour terminer avec le terrible progrock 'Pieces of a dream' de 2010 .

 

Il est 22h20, the end?

Non, second retour et l'incroyable  'Start', des Jam au jeu de basse kangourou et lignes de guitare cinglantes!

 

 Quoi, Thierry?

...And what you give is what you get....

 

Indeed!

 

Grand concert!

 

Photos: JP DANIELS

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:28

 

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Golden Earring : "Private Showcase" 2012.06.14 - Classic 21, Auditorium Abel Dubois, Mons

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L'Auditorium Abel Dubois affichait complet en ce jeudi soir pour assister au showcase privé du groupe Néerlandais Golden Earring, un des plus anciens lineup encore en activité. En effet, les 4 membres actuels sont ensemble depuis 1968! 

Formé en 1961 à La Haye sous le nom de the Golden Earrings (le “s” final sera abandonné en 1969).

 Le moins qu'on puisse dire c'est que les papys ont encore la pêche et que le public présent est composé de connaisseurs et de fans purs et durs plus que de curieux.

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On commence en force avec un de leurs gros succès : "Twilight Zone" extrait de l'album "Cut" sorti en 1982, le ton est donné pense-t-on. Et bien pas du tout… 

Le concert en a peut-être déconcerté plus d'un car ils ne sont pas venu nous livrer un "Best Of" mais bien pour promouvoir "Tits'n Ass" leur dernier CD en date.

 Ils nous en interprèteront 7 titres sur les 11 du concert. Ca laisse peu de place aux morceaux que chacun attendait!

 Pas de "Buddy Joe", "Back Home", "Switch" ni de "Kill Me (Ce Soir)". 

Le concert est très bon, ne boudons pas notre plaisir pour autant et, pour ceux qui venaient se faire une idée sur l'état de forme du groupe, ils peuvent être rassurés, ça « Rock » toujours!

 Il faudrait assister à un des concerts de la tournée pour voir si le mariage entre les nouveaux opus et les grands classiques va tenir la route, gageons que oui. 

On se retrouve ensuite à l'étage après le concert, on discute, on socialise, on dédicace, on photographie, on Coca-Cola et au moment de rentrer on se dit que c'était une bonne soirée passée en compagnie de musiciens vraiment disponibles et sympas. 

 Barry Hay, le chanteur se servira même des cheveux de votre serviteur pour s'en faire une barbe postiche (voir photo).

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 Setlist : 01. Twilight Zone. (Cut 1982) 02. Identical. (Tits'n Ass 2012) 03. Little Timebomb. (Tits'n Ass 2012) 04. Another 45 Miles. (The Naked Truth 1969) 05. Flowers In The Mud. (Tits'n Ass 2012) 06. what Do I Know About Love. (Tits'n Ass 2012) 07. Radar Love. (Moontan 1973) 08. This Love. (Tits'n Ass 2012) 09. Avenue Of Broken Dreams. (Tits'n Ass 2012) 10. Still Got The Keys To My Cadillac. (Tits'n Ass 2012) Encore : 11. Long Blond Animal. (Prisoner Of The Night 1980) 

 

 Line-Up : George Kooymans : Guitar & Vocals Barry Hay : Guitar & Vocals Rinus Gerritsen : Bass Cesare Zuiderwijk : Drums

 

 

 

Mitch "ZoSo" Duterck

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