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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 08:28

Fin novembre, à un mois des festivités de fin d'année, Bruxelles trempe déjà dans l'ambiance illuminations dispendieuses ( magie de pacotille Electrabel...), marchés de Noël à gogo, glühwein, péket, boudins ( figues, foie gras, asperges, kitekat...), jingle bells et autres âneries appréciées par le groupe facebook "Je déteste les fêtes de fin d'année" ( 176983 membres).
Rien à branler, si ce n'est qu'il te faut 25' pour dénicher un emplacement où larguer ta luge avant de te diriger vers l'AB!

20h15  Beuzak
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Pardon, t'insultes qui là, rotzak!
Calme tes nerfs, Robert: Beuzak c'est le nouveau patronyme de Pieter-Jan De Smet, pas un bleu dans l'univers rock made in frietjesland.
Ce gars est sur la route (66) depuis début 80, il fut Lionhearts avec son pote Geoffrey Burton, vu dans l'assistance avec sa compagne de Hong Kong Dong, puis Pieter-Jan De Smet, quelques CD's acclamés par la critique, ensuite PJDS ( toujours avec Tim Burton), à nouveau des disques de qualité aux ventes anecdotiques, un silence de 8 années, un changement d'identité, Beuzak, nom de sa firme de disque, un enfant 'Homebrew' et des scènes, solo ce soir!
PJDS n'a rien perdu de son talent, ni de sa hargne, en 1/2 h il a enthousiasmé Bruxelles (tu lis la Flandre émigrée).


Le superbe 'This Ship' ouvre le gala, des flashes de David Bowie ( époque Hunky Dory), des Walker Brothers, de Gavin Friday, voire de And Also the Trees te traversent l'esprit pendant que Pieter-Jan se sent comme a drunken monkey.
Sombre, lent, profond.
Un titre de l'album de Pjds 'Suits you', tout aussi lancinant 'Crumble beauty', au jeu des rapprochements on citera Elliott Murphy.
Avec son background bluesy, ' Smiles' est plus sec et tout aussi poignant.
A quote: A day away from her is like a month on ice...
Avec Luc Crabbé (Betty Goes Green), Beuzak est le flamand dont le timbre s'approche le plus de celui du Thin White Duke.
Une présentation trilingue, un coup de pub pour 'Homebrew' et on attaque un dark folk visionnaire...the future is falling around us...
Un autre titre plus ancien, incroyablement noisy, ' Car to crash', du TC Matic/Bowie tôles brisées.
Une cover de Chocolate Genius, ' My mom', à te donner la chair de poule...my mom, she can't remember my name... tout en émotions, frissons garantis!
Justesse de ton et sobriété.
PJDS achève le set avec un rock agressif ' My soft spoken brother'.
30' intenses!
Hosanna, salut et gloire: PJDS n'est plus, longue vie à Beuzak!

21:00  Justin Townes Earle
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Le fiston de Steve se pointe, il a pas encore ramassé sa guitare, il a touché à rien en fait, que 3 ou 4 larsens à réveiller la reine Fabiola qui vient de s'endormir après ses prières vespérales, à deux kilomètres de l'AB, retentissent en provenance d'on ne sait où.
 Justin Townes s'empare du micro: un écho alpestre!
Dedju, damnation.
Bricolage à la table, let's try if it's OK, now.
Djing, djing, la la la la... c'est pas la gloire, nouvelle séquence tripotage: Eureka!
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En 1982, Steve et Carol -Ann Hunter ( la 3ème épouse de barbe bleue) donnent naissance à un beau bébé, en mémoire de Townes Van Zandt, il s'appellera Justin Townes Earle.
Pendant que Dad poursuit son périple mariages en vue d'entrer dans le Guinness Book, Justin Townes se lance sur ses traces, sort un EP et trois full CD's ( le dernier ' Harlem River Blues'). Deux mois après son vieux et sa stepmother le voilà à Bruxelles, à l'AB, but upstairs, pour nous balancer son americana/alt.country /bluesy folk à la croisée de Woody Guthrie/ Ryan Adams/ Robert Earl Keen.
Le gars est prolifique, un album par an, une nouvelle rondelle est prévue en février, nous aurons droit à plusieurs titres de cette oeuvre.
Setlist, la grande absente, je joue à l'inspiration.
Grand, efflanqué, tatoué comme un marin, binocles, petite casquette et bottillons...un premier titre d'une voix de preacherman et un solide jeu en picking... sometimes a man just has to know when to go ...( 'Passing through Memphis in the rain' )
Séquence autobiographique: you know my father wasn't the first storyteller de la famille, mon grand-père Jack, un contrôleur aérien, en connaissait des histoires, ' They killed John Henry ' ( le gars who was born with a hammer in his hand), lui est dédié.
Jeu nerveux , cordes pincées sans douceur, doigts agiles et howled lyrics , le gars tient pas en place.
Le délicieusement désuet, relents ragtime à la Leon Redbone, ' Ain't glad I'm leaving ' succède à la page d'histoire John Henry, il poursuit avec une première tirade pas tendre pour son paternel....You know, I wouldn't want to fight my mother, she's a dangerous woman, elle m'a toujours protégé, I ain't the son of my father, c'est elle qui m'a élevé: le tendre et nostalgique 'Mama's eyes'.

 

 

Il a quitté Nashville pour s'établir à New-York: ' One more night in Brooklyn', bluesy guitar licks et soft voice, légèrement traînante.
Il enchaîne sur le sec ' Ain't waiting', un country blues à son image, le gars incapable de rester tranquille, il termine le titre par un coup de talon décidé.
Une ballade classique:'Christchurch woman' une dame qu'il a rencontrée à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
Vous voyez Bruxelles, pas de loops, pas de backing tracks, de beatbox... just me and my guitar!
Faut pas plus pour retenir notre attention, ajoutons un songwriting de qualité, une voix pas banale et un jeu de haut niveau!
SAM_0390.JPGUne reprise du grandiose Lightnin Hopkins: 'I been burnin bad gasoline', un blues inspiré s'adressant à tes viscères.
My starter won't start this morning..., kesk'elle a cette tire, bordel?
The man in the station: t'as fait le plein chez Aldi, du carburant pourri!
Impressionnante version: heavy guitar et vocaux enragés!
Pour le nouveau CD, the meanest song I ever wrote, ce sera le titletrack 'Nothing’s Gonna Change the Way You Feel About Me Now', suivi d'une seconde plage prévue pour cet album dans laquelle il règle ses comptes avec son géniteur, the bastard who broke my mother's heart!
Retour à 'Harlem River Blues' et au country folk traditionnel aux teintes Appalaches: ' Workin for the MTA'.
Un petit plongeon dans les fifties, the Beat Generation, Jack Kerouac, Ginsberg... avec 'Wanderin', pour ensuite changer de registre, a song about a nasty woman, pareille à celle que vous voyez sur mon avant-bras: ' South Georgia Sugar Babe', démarrant en récitatif vitesse de l'éclair pour virer folky swing.
Un autre morceau apprécié par les sexagénaires fut le standard 'Nobody knows you when you are down and out ' , une touche jazzy et un timbre plus proche de James Taylor que de papa Earle.
Sortez les kleenex pour l'émouvante waltzy ballad ' Learning to cry' qui anticipe une nouvelle flèche tirée en direction de papa, another new song... I hear my father on the radio sing: take me home again... ai coupé le son... ( 'Am I that lonely, tonight'). Sentiment de solitude, complexe d'Oedipe, frustrations, fuite dans la drogue... pas facile d'être le fils de quelqu'un!
La dernière, le superbe bluesy/gospel rythmé et suicidaire: ' Harlem River Blues'!

70' appréciées.
JTE: a natural talent!
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Bis
'Move over mama': when Jerry Lee Lewis crosses Johnny Cash, ça déménage, et on ferme la boutique avec une chanson de rupture amère sur un rythme enjoué ' Walk out'...I hope I never fall in love again...
Il a quel âge?
29 piges!

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 20:47

Depuis la création du groupe en 1965 à Hanovre,  Scorpions  a sortit 18 albums studio et cinq live et vendu plus de cent millions d'albums dans le monde.
Après 45 ans de bons et loyaux services et de tournées incessantes dans toutes les parties du globe, le band a décidé de jeter l'éponge et a entamé une tournée d'adieu mondiale qui devrait se terminer en octobre 2012.
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Il est bien loin le temps où je vis le groupe en concert en 1975 au Casino de Tervueren dans une petite salle qui surmontait le bistro du même nom. Ce soir là nous devions être une septantaine à assister au show dont la plupart des titres étaient tirés du fraîchement sorti dans les bacs Fly to the Rainbow.
Je me rappelle de cette discussion que nous avions eu avec Rudi Lenners et Klaus Meine dans cette petite pièce aux murs de béton qui leur servait alors de pseudo-loge. Je me souviens aussi de la gentillesse de Rudolph Schenker et d'Uli Jon Roth qui à cette époque ne parlaient qu'allemand, mais qui semblaient si heureux que des jeunes fans comme nous viennent les voir après le show. Ensuite, pendant presque six années nous étions chaque fois au rendez vous pour saluer le band après chacun de leurs concerts en Belgique ( Théâtre 140, Auditoire Paul Emile Janson, etc...) et une véritable complicité s'était créée entre eux et nous.
Les portes se fermeront à leur premier passage à Forest National car le succès planétaire de Blackout avait fait son oeuvre et les Scorpions étaient devenus des stars du hard rock mondial. Mais ce contact unique et sincère qu'ils ont avec leur public restera pendant toute leur carrière leur marque de fabrique. Scorpions fait partie de ces groupes qui ne trichent pas avec leurs admirateurs.
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Ce soir le Final Sting Tour 2012 passe par notre petit pays et par la mythique salle de Forest National qui affiche sold out depuis des lustres.

L'ambiance est électrique et on sent le public en attente d'un évènement important, d'une ultime grand messe avant que les dieux ne se taisent à jamais.
Ce soir les fidèles seront comblés : on peut même parler de miracle !


Après une première partie anecdotique servie par les belges de  Elvis Black Stars et leur power pop rock énergique, les Scorpions démarrent leur set par "Sting in the Tail" dans un déluge d'explosions pyrotechniques.
La scène est immense, le son monstrueux, et les 5 allemands se donnent comme à leur habitude à du 200% et les sourires immenses qu'ils arborent sur leurs visages en disent long sur le plaisir qu'ils ont d'être sur scène.
Ca bouge dans tous les sens : Klaus Meine harangue la foule, Rudolph Schenker maltraite sa flying V avec brio, Mathias Jabs fait hurler sa six cordes à tout va, et la section rythmique formée de Pawel Maciwoda et du charismatique James Kottak est tout simplement ahurissante. On en prend plein les mirettes et plein les oreilles car pour cet ultime tournée, les allemands nous ont concocté un show fabuleux, peut-être le plus impressionnant de leur longue carrière.
Pendant 135 minutes ils vont réellement nous porter à bras le corps et nous faire survoler leur carrière avec une setlist et une mise en scène d'une rare intelligence. Une succession de titres fameux: "The Zoo", "In Trance" qu'ils n'avaient plus joué depuis 2009, "Tease me please me", "Dynamite", "Blackout" (où Rudolpf Schenker se pointe sur scène dans le costume du guitariste bandagé de la pochette !),

 

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"Six String Sting" et "Big City Nights" où le nom de Bruxelles apparait sur les écrans lumineux. Quant au solo de batterie de James Kottak, tandis que les écrans géants diffusent des parodies mettant en scène le batteur dans des saynettes évoquant les différentes pochettes d'albums du groupe, il fut réellement un modèle du genre pendant lequel on ne s'est pas ennuyé une minute.
edit_preview.php-copie-34.jpgTous les hits sont exécutés de main de maître et l'osmose avec le public est omniprésente. Bref le band est à son top et nous offre un concert que je peux agrafer comme étant un des dix meilleurs que j'ai vu dans ma vie !
Lorsque Klaus Meine, drapeau belge sur les épaules et accompagné des autres membres du groupe viendra saluer la foule devant une marée de bras tendus, on ne peut s'empêcher d'avoir la larme à l'oeil sachant que c'est sans doute la dernière fois que ces cinq là nous transportent de bonheur à ce point.
En rappel un "Still loving You" majestueux précédant un "Wind of change" poignant seront suivi de "No One like you" adressé à leur fidèle public avant que "Rock you like a Hurricane" ne transforme Forest en véritable chaudron en ébullition.
C'est avec "When the smoke is going down" que les "Scorps" clôtureront un concert d'anthologie dont le souvenir restera imprimé à jamais dans le coeur de tous les spectateurs présents ce soir.
Le dard de l'animal nous a piqués une dernière fois et le délicieux poison qui se répand dans nos veines constitue pour chacun d'entre nous une blessure indélébile qui se ravivera à chaque nouvelle écoute future de leurs albums.
Un superbe et venimeux cadeau d'adieu ...
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setlist

Sting In The Tail / Make It Real/ Bad Boys Running Wild /The Zoo/ Coast To Coast/ Loving You/ Sunday Morning In Trance / The Best Is Yet To Come/ Send Me An Angel/ Holiday/ Raised on Rock/ Tease Me Please Me / Dynamite/ Kottak Attack / Blackout /Six String Sting/ Big City Nights

Encore: Still Loving You / Wind Of Change/ No One Like You/ Rock You Like A Hurricane /
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Encore 2: When The Smoke Is Going Down

JPROCK

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 13:41

Brahma est le Tout: Dieu, l' âme universelle....
T'as pas digéré le cassoulet?
Je me prépare spirituellement au concert des Rocking Vimanas à l'Excelsior à Jette, un bistrot/temple idéal pour pratiquer la méditation transcendantale en s'abreuvant à la pompe.
C'est Jean-Claude du Metteko qui a repris le zinc, il a déjà fait venir d'autres maîtres bouddhistes influents: Eddie & the Hot Rods!
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Au programme, ce soir, quelques oiseaux artificiel habités: The Rocking Vimanas!
Après avoir tourné 4 ou 5 fois autour de la Place Cardinal Mercier, moins zen, le Mercier et la place, un merdier, tu pousses la porte du troquet: un client, le boss, un serveur et quatre musiciens au comptoir.
Public restreint ( 2 paumés), donc, à 20h30', heure annoncée pour le kick off , sagement on décide d'attendre que la cloche de l'église sonne neuf fois, petit à petit l'endroit se peuple d'une faune que l'on ne peut qualifier ni d'aristocratique, ni d'intellectuelle, une star tout de même, le Dop, brillantiné, mais pas encore entamé!
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Trois Vimanas prennent place derrière leurs instruments, sont jeunes ( moins de soixante-dix, Simone), beaux et prêts à en découdre: JACK ( un ingé son/ régisseur, batteur à ses heures), un gars qui ne jure que par Frank Zappa ne peut-être que bon, il l'est- Marc , alias Marcàlabas, à la basse ( XRey, Fred & The Retro Elliptic Band + spécialiste es jam de toutes les couleurs) - l'incroyable  Steve Nielsen, à la guitare/chant ( un passé comme bassiste du Wallace Collection, début des seventies - guitariste du Mary-Ann Scott Band- ou compère de SAM_0364.JPGRoberto- The Studebakers et pas mal de participations, en tant que musicien, à des projets théâtraux...).
Un shuffle sentant Chicago pour se dégourdir phalanges et phalangettes.
Ladies & gentlemen, applaudissements pour le great singer: Little Johnny Stetson, un mètre 59 1/2 avec ses bottes, alias Johnny Biroute, l'instrument qu'il tient pour ne pas chanter les mains en poche est une guitare acoustique.
Un premier country rock, ' I said three' mentionne la playlist, le style de truc que tu peux ouïr au Wildhorse Saloon du côté de Nashville, si t'as de la chance, c'est la rousse Rita qui te servira ta Coors Light, ne t'assieds pas sur la pool table, tu pourrais te faire éjecter.
Pour ma soeur qui vient de goûter aux joies de la maternité: 'Oh Julie', même veine cowboy.
Superbes lignes, bien huileuses, de Mr Kert pendant 'It's alright, mama', suivi d'un burger King n°2, 'Big Boss Man', un cocktail à servir tassé.
Assise rythmique inébranlable, une méchante guitare et un shouter faisant honnêtement son boulot: le peuple est content!
John Fogerty's CCR ' Bad moon rising' , reverb et rockabilly touch: 'Stuck on you'!

 

 

Pour les âmes sensibles, Bill Monroe ' Little cabin home on the hill'...tonight I'm alone without you my dear... bois un coup, Johnny, ça va passer, menneke!
La country c'est pour les gonzesses, ça va chauffer maintenant: ' Johnny be good' mitraille serré et, avant la pause, Jean-Claude n'a pas daigné nous servir à boire et il commence à faire sec dans le coin: ' Blue Suede Shoes'.
Une petite frisée, chaussée de molières noires a des fourmis dans les jambes et vient gigoter face au bar, ambiance à Jette!

Pause syndicale et set 2
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Daschshunds, beagles, Redbone Coonhounds ... au choix ..you ain't nothing but a hound dog....
Tu danses?
'One night with you, version yaourt pas allégé!
Un, deux, quatre, huit... collégiens/iennes prennent l'Excelsior d'assaut, suivis de près par un bataillon d'anciens combattants décorés de la Légion d'Honneur par le général!
Pinochet?
Non, Hannibal Barca!
Le ton monte, la mer se retire, gaffe aux méduses!
'Whole lotta shaking going on' pour les épileptiques, furieuses rafales de guitare et une séance interactive/directive légèrement ringarde, si tu vois le style rock liégeois, tu peux te faire une petite idée... je te dis shék... vous répétez chéééék... d'abord les femmes, puis les hommes...
Quoi, Elio?
Tu chantes quand tu veux, mon grand: chééék!
Chic!
'Good rocking tonight'- 'Tutti Frutti' façon Roberto & his Rockers, en version spaghetti de 'Brand new Cadillac'.
Sinon, la guitare canarde à tous vents, un crack, Roland!
'Little Sister' en mode cha cha cha et un blues pour varier la nourriture 'Reconsider baby'!
Kert/Clapton même combat.
Retour aux premières amours, la country larmoyante, légèrement oumpapa: ' Wear my ring around your neck'.
Doc, ça va pas.
Peux rien pour toi: there ain't no cure for the 'Summertime Blues'.
L'Excelsior transformé en dancefloor, le barman te pique ta table au son des tchouk tchouk de 'Mystery train'.
Farandole monstre!
Johnny, t'es fatigué, je prends la relève, passe-moi le micro, signifie Steve Nielsen:'Be bop a lula'- 'Rip it up' avec solo de basse, puis 'Knockin on heaven's door' à la sauce Guns'n Roses' - 'Jambalaya' en duo vocal.
La croisière s'amuse, derrière toi Stef et Léonard exigent un Slade.
Sourde oreille, ce sera Fats Domino 'Hello Josephine'.
Robert, amoureux, me demande une rediffusion de 'Bad Moon Rising', on peut rien lui refuser.
Le Creedence, on adore: 'Proud Mary' et 'Susie Q' !
Faut qu'on passe au bar et Jean-Claude doit nous masser pour la troisième mi-temps, break!
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Coup d'oeil à ton cadeau de mariage, il est 23h15', temps de prendre congé si tu veux pas finir sous la table!
Je croyais qu'on avait piqué ta table...
M'étais installé à la table des musiciens, Félicien!

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:15

En 2002  Cunnie Williams sortait son excellent album Night Time in Paris sur lequel figure son imparable hit single " Come back to me". Un concert très réussi à l'Ancienne Belgique avait assis alors la réputation de performer live du soulman américain, dont le timbre de voix et l'univers rappelle quelque peu des artistes comme Isaac Hayes et Barry White.
Presqu' une décennie plus tard le revoici programmé au  C.C. de Woluwe St-Pierre et ce sans aucune réelle actualité musicale. Son dernier opus No place like home est sorti en 2008 et le public présent ce soir semble malgré tout lui être resté fidèle car la salle est bien remplie.
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Sur le coup de 20h40, l'immense Mr Williams, il mesure 2m05, prend possession de la scène.
edit_preview.php-copie-28.jpgUn band de quatre musiciens et deux choristes black l'entourent. Des arrangements funky à la Isaac Hayes emplissent l'espace sonore et les voix des 2 choristes donnent le ton sur fond de basse ronflante et d'une wah wah frénétique. La voix grave et chaude de Cunnie vêtu d'un jeans et d'un t-shirt crème se pose délicatement dans cet écrin musical. Il démarre le set avec "Praise you" enchaîné avec "Sister Sister" et "Family Curse". Le son salle est excellent et Cunnie bien sympathique mais malgré tout le public tarde à se lâcher. Ce sera chose faite avec le funky "Everything I do" qui lancera réellement le concert avant que le natif de Los Angeles ne nous explique avec le morceau suivant qu'il est dur d'être une "Superstar".
Petite chute de tempo et retour au calme avec le très beau "War Song" et sa jolie intro au piano tiré de Night Time in Paris. Avec "With or without you", Cunnie cuisine à la mode soul cette cover de U2 avant de s'attaquer à "Starlight" et à faire se lever la salle pour sa frénétique reprise du "Kiss" du nain de Minneapolis, Prince himself.

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Les nanas se trémoussent, les mecs dansent, le public se lâche enfin. C'est gagné !
Le bluesy "Suddenly it's magic" précède alors "Love or drug" avant que le funky en diable "Star Hotel" prépare la salle au premier gros hit de Cunnie Williams: "Saturday".
Avec "Thank You", titre plus lent, livré en remerciement au public pour sa présence, le chanteur prend congé et ramène sa grande carcasse en coulisses.
La salle en veut plus et c'est au son d'un "Life goes on" sexy et sensuel que Cunnie Williams revient sur scène avant de déclencher une mini hystérie avec une version brûlante et irrésistible de son mega hit ""Come back to me".
Woluwe est debout, mais c'est en vain que les spectateurs réclameront pendant de longues minutes un deuxième rappel.
Il est 22h05.
Un chouette concert, et en définitive on ne peut que souhaiter de bonnes choses à ce maître de la soul trop méconnu dont la voix exceptionnelle a une fois de plus enchanté le public présent ce soir.
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Line up :

Cunnie Williams : vocals
Drums : Didier Ottaviani
Bass : Nicolas Veysseyre
Guitars : Pascal Freslon
Keyboards : Julien Agazar
Background Vocals : Monique Thomas & Tiana Razafi


JPROCK

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:07

Un vendredi soir, tu traverses l'enclave turque pour te rendre au Honky-Tonk 'Au Sans Nom'.
T'es pas le seul, tous les ceusses bruxellois contaminés par le microbe country sont sur place, lavés et beaux comme des premiers communiants: Rocking Lee je sais pas servir une bière, Danny Cool et sa cool nana, Jacqueline, Jack & Bernadette + tous les lascars de  Curieus Schaarbeek  ( Steven, Walter und Bill), co-responsables, avec la patronne du troquet, de ce jumelage Nashville/Schaerbeek!

20:00
Comme d'hab., on t'annonce que le groupe est arrivé tardivement, accident sur l'autoroute, ils terminent le soundcheck et vont avaler un truc chez Kemal, l'oncle de Oğuz , début des hostilités prévu à 21h, après le rot du bébé!
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21:00: courte allocution d'un politicien local, Hoegaerden en main, et les Gin Palace Jesters peuvent entamer le premier set!
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 Gin Palace Jesters
Un des seuls country/hillbilly/rockabilly bands originaire de Chicago.
Carte de visite: deux CD's: 'Honky Tonk Fools' et ' Roadhouse Riot.. and other songs with words'.
Il est mené par "Pennsylvania" Dave Sisson, vise mes tatouages, ma liquette rouge, ma pommade capillaire et ma gratte.
SAM_0352.JPGCe mec maîtrise le twang à la perfection et son chant vaut celui de Buck Owens.
Seul autre "vrai" membre du groupe l'ayant accompagné pour la tournée européenne: 'Spider' Mike Hobson, upright bass, ce gaillard sévit également dans le groupe ska/soul 'Deals gone bad'.
Les autres pour raisons familiales ou peur de l'avion ont décliné l'offre.
Pis de panaque, Dave a recruté deux remplaçants, des supersubs plus efficaces que Tom De Sutter, au chant et à l'acoustique, l'incroyable Trevor McSpadden et aux drums: Lance Helgeson, faisant partie d'un autre Chicago honkytonk music band: The Hoyle Brothers!

On entre dans le vif du sujet dès l'entame ' You cry alone' : Bruxelles, bienvenue dans l'univers du chagrin, de l'amour, de la budweiser et des dancing honky tonk plakliedjes/weepers: old-fashion country at its best... get ready for misery... sortez les mouchoirs rouges à pois blancs, les DVD's noir et blanc featuring Alan Ladd, Roy Rogers ou Audie Murphy...
On déterre ' I hear you talkin' qu'un certain Faron Young, the Hillbilly Heartthrob, chantait en 1959.
Un histoire de couple connue 'Pomade on my pillow', j'ai senti l'odeur de la brillantine sur mon oreiller, c'était pas ma marque... tu peux même plus aller vider quelques godets et rentrer à 4h du mat. sans avoir des surprises, chienne!
Trevor au chant for some truck drivers' music: 'Six days on the road' .
Même scénario ' 18 days, 18 wheels', superbes lignes de guitare, relents de gasoline, une photo de Betty Grable collée sur le dashboard..en route!
'Drink one for me', message reçu 5 sur 5 pour Steven, le one est multiplié par ten!
A fast one, maybe?
Trevor s'y colle: ' Georgia on a fast train' de Billy Joe Shaver, bel exemple d'outlaw country expédié en TGV.
Un petit bluegrass, kids?
The Louvin Brothers, le larmoyant ' Are you missing me?'
Tout aussi cafardeux ' Losing her memory', hey bartender, désolé, demande leur de jouer plus fort, refile moi une pinte, her memory keeps following me, vais boire mon chagrin jusqu'au petit matin!
Un stéréotype?
Bien sûr, mais vachement bien joué!
Le classique 'Singing the blues' plus connu par ici dans la version de Dave Edmunds, aux States Guy Mitchell est resté des semaines en tête des charts avec sa version.
Another oldie but a goodie, le Cashien 'Big River'.
It rocks, chaps!
'Drunkard's blues' la préférée de Steven, un country/gospel/blues piquant quelques plans à 'St. James Infirmary Blues'.
'Here I am again' on attendait Dolly Parton ou Loretta Lynn pour seriner ce truc de bonnes femmes, propice aux petits tours sous la boule scintillante dans une boîte le long d'une highway texane.
Brillant!
On termine le premier set avec un titre that had some airplay on Satellite Radio: 'Nashville Penny'.
Un bain de 55' dans le golden age de la country music!
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A boire!
Les commentaires vont bon train, le public est satisfait, le houblon coule à flots, les CD's se vendent, merci, le premier est désormais hors stock!

Set 2

 

 

'Honky Tonk Fool' le titletrack du out of stock, le freightliner a repris son trajet, vitesse de croisière 65 MPH, radio branchée... Hank Williams sur Want FM 98.9.
Un uptempo Merlin l'enchanteur 'My blackbirds are bluebirds now' qui doit dater de 1920.
On continue le switch vocal, Trevor: 'Don't leave yet', un slow purulent, suivi d'un titre écrit par le bassiste... suis désolé de ce que je t'ai dit sous le porche, baby... the devil made me drinking....I must have made a few mistakes... aha, bien essayé, fieu, ma conjugale m'a baffé la dernière fois que je lui ai sorti ces salades!
SAM_0354.JPGJ'ai trouvé ce single dans un flea market:' I trusted you' un B-side de Jimmy Bowen & The Rhythm Orchids ( 1957), du rockabilly à la Johnny Burnette.
La boisson aidant, quelques nanas et une banane prennent d'assaut une piste de danse improvisée, ambiance rue Fiers!
A propos d'une copine de mon ex, le prototype maneater, elle s'envoie tout ce qui a une queue, nourrie au Viagra ou pas:' Johnny come lately'.
Elle habite où, questionne Lee?
Fortes odeurs Stray Cats, on adore!
' Lonesome, weary, heartsick and blue' a été écrit par un gars de Detroit, Rem Wall, c'est pas de la soul, mais bien du country/hilbilly pur jus.
De Billy Joe Shaver 'You asked me to' au répertoire de Waylon Jennings, Dale Watson, Alison Krauss... et d'Elvis!
On enchaîne avec 'Show me your tears' et 'Gone' écrits par "Pennsylvania" Dave Sisson.
I know there are 5896 songs called 'Gone', désolé, kids!
L'accident ferroviaire qui a coûté la vie à onze citoyens, 'The wreck of the old 97' , Johnny Cash a repris ce titre tragique en 1957.
Et une profession de foi, une: 'I'll be a cowboy all my life' de Marty Robbins.
...I got no home, I got no wife...
Lucky Luke avait un chien et pleurnichait moins.
Intermède comique, Steven a griffonné un billet avec une request, il vient déposer la note aux pieds du cowboy.
T'es gentil, menneke, on promet de l'apprendre d'ici lundi, on la jouera à l'Archipel.
Voilà un autre Jim Reeves ' He'll have to go'.
Tu connais la version de Charlie Rich, bravo gars, et Paul Brunelle 'J'attendrai ton retour', aussi beau que du Richard Anthony, tu connais?
On va accélérer le tempo, il n'y que des bluettes dans ce jukebox ,' One more day', nerveux et incisif comme du Buddy Holly.
On vous quitte avec a slow country song de Jimmy Martin ' I've got my future on ice' .
Le temps de sécher nos larmes, de vider notre Maes et on rappelle le quartet!

Bis
A rockin' boppin' one, 'High geared daddy', d'un autre popular honky tonk vocalist, Webb Pierce!
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Il est temps de seller ta monture pour regagner tes verts pâturages et de laisser les boit-sans-soif à leur labeur.
The Gin Palace Jesters restent dans nos contrées jusqu'au 4 décembre!

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 16:54

L'équipe habituelle: Broodje Brussel/l'AB et le Music Village pour un déjeuner musical rue des Pierres.
Du gibier au menu, enfin du bois de cervidé:  The Antler King!

Pas trop de monde lorsqu'Isabelle y va de son laïus introductif, il est question de caribou, de brame de cerf en rut, de daguet et accessoirement de bouffe pour nourrir ces mammifères, que tu peux commander à cette adresse: Todd Stittleburg (Owner) -Antler King Trophy Products, Inc.-Black River Falls, WI .
Détail ' Antler Feast' n'est pas recommandé pour les chats, ni pour ta belle-mère...
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Si tu ne veux pas de produits yankee on peut te recommander  The Antler King from Tienen/Gent, de l'americana/alt.country/semi-acoustic pop de haute tenue!
SAM_0284.JPGAu départ The Antler King est un duo de singer/songwriters: Esther Lybeert, vocals/piano/shakers/acoustique, bla bla bla et sourires avenants + Maarten Flamand, vocals et guitares.
Un passé?
Esther fut Mrs Hyde et la première voix de Hooverphonic, encore Hoover à l'époque, on la retrouve e.a. sur des enregistrements de Flat Earth Society ou An Pierlé.
Tandis que Maarten s'ébattait dans Cloon ou Stash et Bulls on Parade pour s'époumoner sur 'Killing in the name of..'.
Sur scène le couple est rejoint par Mathias Moors ( basse) vu avec Bad Cirkuz- Bruno Meeus ( guitares, banjo, backings), comme Mathias, il se produit avec Laun - Michael Deleersnyder ( drums, glockenspiel) actif chez Fosco.
Un album 'The Antler King', sorti il y a quelques mois , mais aussi le soundtrack du film/pièce de théâtre 'Send all your horses'.
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C'est la saison des airelles, du gibier: 'Hunter', ne pense pas trop à Albert King:
They call me the hunter, that's my name
A pretty woman like you, is my only game....
du soft acoutic folkpop aux harmonies soignées et à l'instrumentation délicate.
SAM_0304.JPGJacqueline ( 72 ans, 3 mois, 6 jours), ton habituelle voisine au Music Village, te souffle à l'oreille: prachtige stem, cette demoiselle..
C'est le moins qu'on puisse dire!
' Cats and clocks' vocalises à trois voix pour un tout nouveau titre intimiste que tu ne trouves pas sur le CD.
A melancolic lullaby, ' No colours no shapes', des arrangements subtils et de superbes et déchirantes lignes de guitare.
Les chroniqueurs du Nord avancent Radiohead, Elbow, Portishead, Amatorski, Crowded House... ils ont de l'imagination!
The Antler King a sa propre identité, évidemment tu peux faire quelques rapprochements, j'irais du côté de Marble Sounds, Isbells, la petite Sarah Ferri, Beth Orton, Heather Nova... toute une clique cataloguée 'highly orchestrated folk-rock'.
Un banjo pour Bruno:' Silk sounds', une soyeuse sad song about death dans la veine alt.country.
L'instrumental 'Walske' porte bien son nom, démarrage guilleret, piano dissonant, un passage plus lent accentué par l'ebow faisant pleurer la guitare et le glockenspiel chaste.
Beau comme une toile d'Henri de Braekeleer!

 

 

' Heroes', non c'est pas une cover, mais bien un singalong/clapalong avec la ligne du Thin White Duke...we could be heroes....
Particularité: Bruno utilise sa setlist pour coincer 2 cordes de sa gratte.
Emily Brontë: 'High waving heather', 1836, mis en musique par The Antler King, du romantisme anglo-saxon façon waterzooi sur fond jazzy: succulente recette!
Racé comme du Norah Jones!
SAM_0301.JPGSlowtime: 'Alone', harmonieux en diable.
Esther à l'acoustique pour l'uptempo ' Does anybody care' .
Un petit coup de slide, Maarten?
OK, bien servi!
Bizarrement le truc te fait penser à Katja Vandl, aujourd'hui actrice, mais qui sortit quelques chouettes plaques dans les mid-nineties.
Esther solo: ' Coffes and cupcakes', triste histoire d'un couple attablé dans une taverne qui n'a pas échangé une parole, ni un regard, pendant près d'une heure.
Zétaient muets?
Zavaient rien à se dire, fieu!
Maarten vient accompagner madame pour terminer ce superbe folk tune.
Une ballade, ' Thieves and beggars', s'énervant au final, suivie de 'Satchel' décoré d'une Gretsch lyrique.

Hoelaat is het?
13h35', madame!
On a déjà dépassé le temps imparti, mais on tient à vous interpréter ' The Virgins', is dat goed?
Pas de problème, on aime Madonna et Jeanne d'Arc!
Les gentilles vierges s'emballent pour finir en explosion noisy, pour rire Esther conclut par trois notes de piano enfantines.

Excellent concert, apprécié par Etienne, le barman, pourtant difficile à convaincre!
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Un bis, misschien?
Unplugged, a capella, Maarten + Esther: ' Roll over', une lovesong subtile.

Le 14 décembre The Antler King se produit à Strombeek ( Cultuur Centrum), avant cela à Berlare et Breda!








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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:16

Deux bands pour le prix d'un ce mercredi!
Alors que  Summer Camp était initialement prévu au Witloof, le  Bota, suite aux maigres préventes, a décidé d'associer le combo britannique aux natifs de Louisiane,  Givers.
La Rotonde accueillera un double bill, personne ne s'est plaint!
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20h15'  Summer Camp
SAM_0117.JPGUne entrée en matière inattendue et originale, alors que le public est toujours en phase d'allumage, une voix, une guitare se font entendre.
Elizabeth Sankey et Jeremy Warmsley pénètrent dans l'enceinte par l'accès spectateurs tout en jouant et chantant, ils traversent l'hémicycle en se frayant un passage parmi les Bruxellois ébahis pour ensuite escalader le podium où ils seront rejoints par un drummer, engagé pour la tournée. Le gentil, acoustique, campfire folktune gonfle de manière assourdissante avec l'apport du cogneur et l'usage de l'amplification.
Sur l'écran apparaît le slogan 'Welcome to Condale' ( titre du CD, sorti il y a peu), l'agréable rengaine, sentant les Shangri-Las et autres Californian girlgroups, se nommait ' Better off without you', elle ouvre l'album.
Elle est pas mal, Elizabeth, ose Vince ( sa copine n'est pas encore arrivée), tu acquiesces!
Le titletrack' Welcome to Condale' dégouline comme un bâton de candyfloss rose éphémère, le côté nostalgique étant accentué par le film fifties qui défile en background.
'Round the moon' ouvre un EP plus ancien.
Jeremy aux claviers, des boîtes à rythme pour accompagner le vrai drummer, du synthpop vaporeux à deux voix.
'1988', backed-up par des dancefilms de l'époque ( Patrick Swayze et Jennifer Grey dans 'Dirty Dancing' ), époque bénieSAM_0059.JPG et insouciante sur fond electro chatoyant.
Jeremy s'essaie au vocable roman, une chanson très vieux, maintenant: ' Veronica Sawyer'.
Vieux= 2010!
Quoi, Vince?
T'adores la voix d'Elizabeth.
Effectivement, elle a pas mal d'atout, Miss Sankey.
'Nobody knows you' marque un virage electro/rock, au croisement des Raveonettes, Blondie et d'Elysean Fields.
Une lente intro dramatique claviers/voix féminine pour 'Done Forever' qui part en dancetrack agité.
Jeremy, my dear, je n'ai pas de setlist, what's next?
'Brian Krakow': catchy, sautillant, hyperdansant!
Même veine avec 'Down', Elvis en noir et blanc essaye de suivre le rythme imposé par Summer Camp.

 

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'Ghost Train' revient aux ambiances Phil Spector et avec ' Losing my mind' le duo repart en balade dans la fosse.
Jean-François sera rouge pivoine lorsqu'Elizabeth viendra susurrer dans ses pavillons...you, you you're wasting my time...you don't like me like you used to...
A nice acoustic ballad.
La dernière annonce la colonie, le frais et pétillant ' Summer Camp' qui s'éteignait à petit feu lorsqu'une brise coquine ranime les cendres et le trio embraye sur un ' I want you' répétitif et addictif.
Un chouette concert!

La séance démontage, mise en place se termine à 21h45': Givers on stage!
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De l'indie from Lafayette, Louisiane: quatre gars ( Taylor Guarisco, vocals/guitar- Kirby Campbell, drummer- Nick Stephan, keyboards, flute et Josh LeBlanc, bass/guitar) et une fille: Tiffany Lamson ( vocals, percussion, petite guitare).
SAM_0226.JPGUn EP en 2009, l'album 'In Light' en 2011.
En route pour un set exubérant, tumultueux, vigoureux et confus de 50', à peine 7 titres!
'In my eyes' une entrée en matière noisy.
Tiffany s'énervant sur un genre de ukulele, pendant que Taylor te balance des riffs stridents et lacérés.
Après 2 ou 3 minutes, Miss Lamson s'empare de baguettes avec lesquelles elle s'acharne sur quelques caisses ou tambourins, telle une névrosée hystérique.
Démarrage explosif.
'Saw you first' même schéma: rythmes tribaux, acharnement viril (sorry, Tiffany), un mix Vampire Weekend, Animal Collective, un soupçon d'Arcade Fire et pas mal de Talking Heads, peu de mélodies, beaucoup d'énergie.

 

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'Meantime' un chant choral couvert par une orgie d'afrobeats fébriles.
OK, le truc tient la route, mais la coupe avec les groupes s'ébattant dans le même créneau va déborder un de ces quatre: School is Cool, Freelance Whales, Local Natives, Noah and the Whale, The Herfsts ... et des centaines d'autres!
L'indigestion guette, on est mûr pour 'Ripe', ...you like your man ripe...chanté/hurlé d'une voix suppliante par la petite Tiffany.
La suivante ( 'Ceiling of Plankton') est tout aussi échevelée et messy.
Le meilleur titre fut 'Atlantic, au chant bridé sirupeux et aguichant et aux envolées de flûte saïgonnaises, enfin une chanson me souffle un voisin!
Un final trampoline avec ' Up Up Up'!, vocal interplay et beats à la pelle...
Un méchant: they sound like La Compagnie Créole version New York hipsters... pas gentil, car ce single déménage!

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:59

La première fois que tu vis  Yes sur scène remonte à la préhistoire: le 9 août 1969 au Jazz & Blues Festival de Plumpton (regarde l'affiche: les Who, King Crimson et...Wallace Collection!).

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Une claque monumentale, on n'utilisait pas encore la marque 'progrock' à l'époque, mais t'avais l'impression d'avoir entendu un truc pas banal, sans parler de l'aura de Jon Anderson et son timbre inimitable, flanqué de Chris Squire ( bass, seul membre original ayant accompli tout le parcours)- Peter Banks (guitar) - Tony Kaye (keys) et Bill Brufford (drums), il a ébloui la foule massée sur le Plumpton Race Track.
D'autres concerts ont suivi, pour toi le dernier date d'un gig à Forest National avec le Russe Igor Khoroshev aux claviers.

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Revoir Yes dans une salle de petite dimension et avec un nouveau CD dans les bacs, après un hiatus de 10 ans, s'imposait à toi lorsque tu consultas l'agenda de l'AB!
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19h25', file Boulevard Anspach, pourtant le concert n'est pas sold-out.
Les fans, des jeunes de 55 à 69 piges, tiennent à arriver tôt pour se coller face au podium et retrouver leur glorieux passé, c à d la chevelure hippie, la fougue juvénile, le make love not war ( le SIDA n'avait pas encore été inventé) et d'autres images d'Epinal légèrement jaunies... Ne ris pas, ça va t'arriver un jour!
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20h05', lights off, une bande sonore à base de fifre- tambour, une musique de parade grandiloquente, puis un tonnerre d'applaudissements... yes, Yes on stage!
Yes 2011= Chris Squire (bass, vocals)- Steve Howe ( guitars,
Spanish laúd, backing vocals)- Alan White, vise mon nom sur la grosse caisse - le revenant ( 1980/81) et superbe, Geoff Downes aux claviers et celui qui a la lourde tâche de remplacer l'irremplaçable Jon Anderson, aux vocals, le gamin canadien: Benoît David, ex-chanteur du tribute band 'Close to the Edge'. Le petit David officie également au sein de Mystery, un progrock band du pays de la feuille d'érable.
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C'est parti, avec en background sur écran géant les visuals de Roger Dean, créateur des pochettes de Yes depuis 'Fragile' en 1971, le monstrueux ' Yours is no disgrace'.
P1190280.JPGFace à toi, Steve Howe, un vieillard décharné, aux cheveux filasses et petites lunettes de Tournesol absent mais qui n'a rien perdu de sa maestria.
Son jeu technique reste époustouflant.
Ce classique du répertoire Yes a vite fait de rassurer les diehard fans: harmonies vocales impeccables, maîtrise instrumentale bluffante et un Benoit David, qui loin de singer Napoléon Anderson, quoique aussi minuscule, tire admirablement son épingle du jeu.
Explosion admirative!
Avec 'Tempus Fugit' tu te rends compte que le son Yes doit presque tout à la basse phénoménale de Squire qui en profite pour nous demander de saluer le retour de l'ex Buggles/Asia, Geoffrey Downes.
A deux mains j'applaudis!
Un roadie refile un luth à celui qui remplaça Tony Banks en 1971: 'I've seen all good people', démarrant par une partie d'échec 'Your move' et quelques relents 'Give peace a chance' avant d' aborder la seconde phase de la suite, décorée de handclappings, sans oublier la répétition addictive de la phrase...
I've seen all good people turn their heads each day so satisfied I'm on my way... que le nain David récite aux côtés du géant Squire.
Superbement complexe!
A folky ballad au menu: 'Life on a film set', une première salve tirée de 'Fly From Here' (2011).P1190292.JPG
Une acoustique pour le lead singer et un travail énorme du chevalier rouge, Geoff Downes.
Annonce en acadien: voici un titre vieux de 40 ans, dédié à tous nos êtres chers.
Plus de dix minutes, 'And you and I' , OK c'est dur à digérer sans le trémolo caractéristique d'Anderson, mais la majesté de la composition nous a laissés pantois. Steve Howe switche constamment d'instruments: guitare, pedal steel, guitare sur pied... Squire y va de quelques lignes d'harmonica, le magicien Downes virevolte à droite, à gauche, il est encerclé par tout un attirail de claviers, synthés, moog, mellotron, White turbine sans rechigner et le gamin s'intègre parfaitement dans la famille.
Un final théâtral et Bruxelles, qui s'est recueilli sans broncher, peut laisser éclater son enthousiasme.
On va se calmer et vous laisser avec papy Steve et son acoustique, a galliard digne de John Dowland: ' Solitaire', suivi de 'Clap' en fingerpicking, un titre inspiré par le guitariste Davy Graham.
Retour de la clique qui se décide à nous servir le plat de résistance, six services: ' Fly from here' composé avec l'ancien compère de Geoffrey, Trevor Horn qui a produit la plaque!
"Ouverture- We can fly- Sad night at the airfield- Madman at the screens- Bumpy ride et We can fly (reprise)".

 

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Pour la dixième fois, le roadie, jolies jambes velues de rapper recalé, s'amène au galop pour remplacer la gratte du professeur.
Sur fond de claviers mélodieux, le savant fou nous tricote un chandail hispanique, l'aède du Saint-Laurent s'immisce dans l'épopée et pendant 20' tu traverses 26 océans, survoles tous les continents, combats des monstres marins, croises quelques types fêlés, pour finir ton trip sur un gentil thème pastoral.
P1190298.JPGMagistral, digne des 'Tales from Topographic Oceans'!
Pour la petite histoire la genèse de l'imposante suite est à chercher du côté des Buggles, en 1981 Horn et Downes avaient pondu une démo qui a servi de brouillon pour ' Fly from here'.
Tout le monde attendait ' Wonderous Stories', personne ne fut déçu.
Brillantes harmonies vocales pendant 'Into the storm' , basse ronronnante, drumming binaire et échappées aériennes de Howe.
Place au lourd, 'Machine Messiah' ( 'Drama' 1980), un des titres les plus heavy et noir enregistré par le band.
Howe goes metal sur fond de prière Black Sabbath..
Hold me, machine messiah
And show me
The strength of your singular eye...
On arrive à la fin de la messe avec un autre classique : ' Starship Trooper', pendant lequel Squire arpente la scène de long en large tout en frappant sa Rickenbacker.
J'arrive suggère Downes, en se promenant avec un keytar emprunté à Herbie Hancock.
Le vaisseau vire jam spatiale, qu'ils achèvent à quatre au garde-à-vous devant la batterie d'Alan White.
Howe décide d'en rajouter une petite couche pour arriver à 2h de show!
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Ovation immense!
edit_preview.php-copie-25.jpg(photo:JPROCK)
Bis
Tout le monde sait que ce sera 'Roundabout'.
Intro andalouse, sans frites: gagné!
edit_preview.php-copie-26.jpg(photo:JPROCK)
Verdict: la magie n'y est peut-être plus comme en quatorze, mais Yes reste un putain de bon groupe!






 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:30

Le 6 novembre 1976, j'étais à Forest National en compagnie de ma petite amie de l'époque pour assister à la tournée mythique qui a donné naissance à un des plus grands albums live de tous les temps et également l'album public le plus vendu au monde le fameux "Frampton Comes Alive !"
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Après avoir vécu un concert inoubliable nous nous sommes faufilés backstage car ma copine voulait absolument embrasser le beau et talentueux  Peter Frampton.

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Après une heure d'attente assis par terre devant la loge de Peter, elle réalisa son rêve et c'est par les escaliers de secours de Forest que nous furent raccompagnés ensuite par un security guard de l'époque, bien plus sympathique que ceux que l'on croise souvent de nos jours dans les salles obscures. Je me rappelle encore de l'engueulade que m'a passé mon paternel qui nous attendait depuis près d'1h30 sur le parking de Forest National et qui avait, avec angoisse, vu les portes de la salle se fermer sans qu'il ai pu récupérer sa progéniture bien trop occupée à vouloir contenter sa girlfriend.
edit_preview.php-copie-22.jpgChouette souvenir malgré tout et Peter Frampton est depuis cette soirée resté un de mes guitar heros favoris.
Impossible donc pour moi de manquer cette date à la  salle Reine Elisabeth d'Anvers dans le cadre du F.C.A. 35th Anniversary Tour.
Et cette soirée là aussi fut magique !
Pendant près de 3 heures Peter et son band nous ont régalés comme jamais.
Démarrant le show avec l'interprétation complète de son légendaire album live, Peter va nous donner souvent la chair de poule et raviver l'émotion qui nous habitait déjà il y a 35 ans.
Flanqué de musiciens incroyable dont le fidèle Stanley Sheldon seul rescapé de 76 ( Bob Mayo et John Siomos sont eux tous deux décédés) Peter a gardé son jeu de guitare flamboyant et sa voix reste inchangée. Alors que des extraits de concerts d'époque sont projetés sur l'écran géant on ferme les yeux et on est totalement replongés dans les seventies.
Après l'intro annonciatrice tirée de l'album live diffusée par la sono , "Something Happening" lance les hostilités et donne le ton. "Show me the way" fera se lever la salle et n'a pas pris une ride. "Lines on my face" (un de mes titres favoris) fut littéralement somptueux et les titres acoustiques comme "Penny for you thoughts" et le final avec "Jumping Jack Flash" et "Do you feel like we do" seront de véritables moments d'anthologie.

 

 

 

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Sourire aux lèvres, blaguant souvent avec son public Peter semble très heureux d'être là et après une pause d'une vingtaine de minutes, il revient pour un deuxième set où il nous offrira quelques instrumentaux tiré de Fingerprints , un très chouette "Asleep at the Wheel"tiré de son dernier opus "Thank you Mister Churchill", un "Black Hole Sun" en hommage à Chris Cornell, "Four day Creep" rappelant son passage dans Humble Pie et en rappel un gigantesque "When my guitar gently Weeps" de George Harrison qui mettra la salle à genoux.
Enorme, magnifique, exceptionnel, les superlatifs me manquent pour décrire cette soirée magique où Peter l'enchanteur nous a téléporté 35 ans plus tôt dans un déluge de notes féériques émanant de sa Gibson.
Le genre de voyage dans le temps dont il faudra plusieurs semaines pour se remettre.
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JPROCK
Sauf erreur de ma part la setlist fut la suivante :

Setlist:  

Set One
01 - Something's Happening
02 - Doobie Wah
03 - Lines On My Face
04 - Show Me The Way
05 - It's A Plain Shame
06 - Wind Of Change
07 - Penny For Your Thoughts
08 - All I Want to Be (Is By Your Side)
09 - Baby, I Love Your Way
10 - I Wanna Go to the Sun
11 - (I'll Give You) Money
12 - Shine On ( Humble Pie)
13 - Jumpin' Jack Flash ( Rolling Stones)
14 - Do You Feel Like We Do?

Second Set
01 - Asleep At The Wheel
02 - Float/Restraint
03 -
Boot It Up
04 - Double Nickels
05 - Black Hole Sun (Soundgarden)
06- Four Day Creep (Humble Pie)
Encore
07 - My Guitar Gently Weeps
( The Beatles)

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:08

Dans le cadre du Vrijheidsfestival/ Festival des Libertés, une organisation de l'ASBL Bruxelles Laïque, le  

 Théâtre National accueille Bernard Lavilliers, après avoir reçu Marianne Faithfull la veille.
En dehors de différents concerts ( au National ou au KVS), le public peut assister à des séances cinématographiques, à des débats, à des pièces de théâtre ou aller jeter un coup d'oeil à l'espace expositions.
Programme copieux étalé sur 10 jours ( du 17 au 26 novembre).

 Bernard Lavilliers
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est prévu à 21h, et, à ce point horaire, la salle est loin d'afficher complet, le public présent, n'étant pas forcément un assidu de concerts, se met à battre des mains nerveusement à 21:01', faudrait, un de ces soirs, les inviter chez Madame Moustache où le retard peut avoisiner 89'!
21h05', le deejay a choisi un thème world, arrivée imminente du Stéphanois?
Détrompe-toi, Godefroid... sur un écran, invisible pour les dizaines d'auditeurs collés au podium, on projette un docu/fiction sensé se dérouler au Yemen, la bande défile pendant 10', quelques applaudissements et nouvelle musique d'ambiance.
Admiratif, tu contemples l'impressionnante batterie d'instruments occupant le podium en te demandant combien de musiciens accompagneront l'ancien boxeur de Firminy, lorsque deux loustics se pointent pour une présentation bilingue concise.
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P1190256.JPGLights off, trois minutes dans l'obscurité, Bruxelles s'impatiente, ma voisine donne une baffe au gars derrière elle, me demande pas pourquoi et, enfin, Nanar et ses musicos apparaissent!
La fine équipe multi-instrumentiste: Xavier Tribollet: claviers, guitares, batterie ( Yael Naim, Clarika..) - Olivier Bodson : guitare, trompette, bugle ( Laurent Doumont, Marc Lelangue...)- Marco Agoudetse : saxes, basse, flûte, violoncelle, percussions ( Bob Sinclar, Michel Delpech...)- Gilles Gimenez : batterie, guitare, cajon ( Tonton Falcone, Murray Head, Tina Arena, Alizée, Mylène Farmer..) + le gladiateur sexagénaire (voix, acoustique, pas de danse, gestuelle dramatique...)
Une entrée en scène théâtrale, un accordéon langoureux, du fond de la scène retentit la voix caractéristique de l'éternel révolté:
Dans la brasserie du nord de style 1900,
Les voyageurs payaient en or trébuchant,
Rongés par le cancer infernal de la fuite.
Vivre déraciné, vivre tard, vivre vite...
'Eldorado' sur 'Nuit d'Amour', déjà un pincement de coeur et, à tes côtés, Lucille et Gaëlle reprenant les lyrics de cette P1190144.JPGplage pas trop connue.
Un seul titre et toute la salle, le sourire aux lèvres, est prête à vibrer.
Elle vibrera pendant près de deux heures, Lavilliers en fera ce qu'il voudra!
Présentation des complices, tout le monde a son ticket pour la Big Apple?
Go: ' New York juillet', titre chaloupé, moite, sensuel, vaguement reggae!
Quelques flashbacks illuminent les lyrics: Patti Smith, les New York Dolls... et un premier duel sax/trompette à vous couper le souffle.
La version album a été arrangée par le Spanish Harlem Orchestra: ' Causes perdues', salsa time avec le poing levé, horn & trumpet vont nous rendre fou!
Changement de continent: l'Angola, 'L'éxilé' toute l'angoisse de l'immigration sur background d'accordéon virevoltant, laisse Mylène chanter 'Désenchantée' pour ses désarrois amoureux, le désenchantement chez Lavilliers a d'autres racines!
Nordeste du Brésil, la musique du Forro, le formidable ' Sertão' aux images fortes:
...Pour te donner un avant-goût de vacances intelligentes. Ceux qui vendent du soleil à tempérament. Les cocotiers, les palaces, et le sable blanc, ne viendront jamais par ici. Remarque il paraît que voir les plus pauvres que soi, ça rassure. Alors allez-y, ici, tout le monde peut venir, ici il n'y a rien...
P1190236.JPGFilmique, mélancolique, authentique, à 1000 lieues du Club Med.
Sorti en 1980 ( 'O Gringo') ce titre conserve toute sa force évocatrice.
Bruxelles bat des mains, sautille, trépigne!
Une chanson d'amour pour une inconnue des Caraïbes: ' Sourire en coin', un violoncelle sensuel souligne le caractère lascif du morceau.
'Les aventures extraordinaires d’un billet de banque': Dexia, BNP... dans la tourmente, écoute, petit, me disait mon vieux, ne dis jamais du mal des riches, on ne sait jamais ce qui peut t'arriver...
Une histoire de maffioso en col/cravate de mèche avec le gouvernement.
Swing time: ' Funambule', un Hammond juteux et Bernard se la jouant Nougaro.

 

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Solo à l'acoustique pour la vulnérable et poignante ballade 'Betty'.
Engagement, générosité, tendresse: du grand Lavilliers!
P1190229.JPGEncore plus fort: 'Petit' décrivant l'univers de l'enfant soldat, l'enfant machine à tuer...Johnny Mad Dog en chanson, difficile de ne pas réprimer un sanglot, et ce bugle sinistre de s'attaquer à tes entrailles.
Retour aux rythmes enragés sur fond rock musclé ' Le clan mongol'.
Surprise avec la suivante qu'il ne jouait plus depuis des années: 'Idées noires' a une histoire, je devais l'enregistrer à Paris avec Rickie Lee Jones, elle était pétée et stoned tous les jours, c'est Nicoletta qui s'y est collée, c'est devenu un hit monstrueux, Bruxelles vous remplacerez Nicoletta!
Le délire!
Un impromptu trompette/sax pendant 'Identité Nationale, la plage préférée de Sarkozy et de sa brune oie blanche.
Ce pamphlet jazzy n'est jamais passé sur les chaînes nationales:
...La nuit sur internet partage tes insomnies et des flics des rois, tu deviens repérable sur ton adresse IPP1190215.JPG
t’es cerné en croyant que t’es libre.
Le blues..
Parano, Lavilliers?
Lucide!
Funk sur le tartan: 'Je cours' précédant 'Solitaire' ou Lavilliers goes Kingston, du ska bouillant!
G G au cajon pour ' Les mains d'or', de l'exotisme social, un superbe hommage aux prolétaires, aux manoeuvres, aux humbles s'échinant sur les machines mais refusant le chômage.
Chaleur humaine et émotions: sublime Lavilliers, malgré un début de grippe, Bruxelles à genoux!
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Un salut, bye, bye... ils vont revenir, aucun doute!
Bis
Solo à l'acoustique: 'On the road again', l'ai chantée en dormant.
Si j'avais su je t'aurais accompagné, te signale Madame le lendemain, tu souriais en la fredonnant.
Avec band, une effervescente 'La Salsa' pour finir en beauté!
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Pas question de le lâcher pense Bruxelles, une longue séance d'applaudissements et un second retour: en clair obscur, 'Attention fragile' .
Génial, soupire Fanfan.
J'ai failli l'embrasser!

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