Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 16:40

Surprise en arrivant rue Royale, en dernière minute le Bota a ajouté Hannah Miller, alias Hannah Moulette ( from the Moulettes), au programme prévu.
Je te vois venir, Samir, un mollusque anodonte de petite taille, t'es con, mon minou!
DSC00771.JPG
 The Moulettes
Nous viennent du South East of England et pratiquent un folk inclassable truffé d'éléments jazzy, baroques, médiévaux, avant-garde ou balkaniques, faisant la part belle aux instruments utilisés pour la grande musique: basson, violoncelle, violon, harpe e.a.
Un album, sorti en 2010: 'The Moulettes'.
Hannah Moulette Miller, qui fait également partie du groupe Modernaire, assure la première partie de Liz Green pendant cette tournée hivernale.
A 20h25', un sourire espiègle illuminant son faciès de bébé coquin, elle prend place sur un siège et se saisit de son violoncelle pour commencer par un chant a capella suivi du formidable 'Devil of Mine', un folk épique, romantique et hanté à classer dans la catégorie Sharron Kraus ayant copulé avec tous les membres d'Apolyptica. Elle agrémente le conte luciférien de quelques arpèges jazzy et d'un final folk/metal que ne renierait pas Ritchie Blackmore.

 

 

Hello I'm Hannah M., it's quite a scary room, isn't it?
Elle convient parfaitement à votre univers, chère Miss Moulette!
' Circle Song' te ramène au British prog acid folk de groupes tels que Pentangle ou Comus, la gente dame fait preuve d'une belle maîtrise technique, son chant est clair, elle accompagne son folk psychédélique de coups de talons rageurs envoyant dans les airs son ballon de rouge douteux!
This is my bell of nostalgia, une clochette miniature pour introduire ' Half-remembered old song', qu'elle interprétera à l'acoustique: a romantic ballad à écouter sur le Canale di Cannaregio en se laissant guider par un batelier au maillot rayé et au chapeau de paille.
I need to read the lyrics for this song I use to play with the band, elle feuillette un cahier ayant appartenu à Elizabeth Gaskell, à l'époque où celle-ci s'échinait sur 'Mary Barton', et amorce ' No-one is dead' dont elle ne mémorise, effectivement, pas le texte ce qui provoque un accès d'hilarité.
DSC00773.JPG' Unlock the doors', a fast one, un chant guerrier énergique aux loops sombres, footstomping et fingersnaps, l'escadron du Witloof imite la pucelle anglo-saxonne pour la suivre dans son offensive belliqueuse: à l'assaut!
Interrogation: je peux encore en jouer une?
Deux, madame!
Ok, voici Gus en guest, le saxophone de Liz Green: ' Conversation with Gus', un impromptu courtois!
Magnifique!
A sad one avant de se quitter: ' Some who you love' ( ?) a medieval waltz!
Pas con comme support!

Pause boisson, pendant laquelle tu perds ta place stratégique à côté du petit François et de Val d'Outsiplou les Bains et voilà:
 Liz Green,

DSC00845.JPG

from Manchester, a red-haired singer-songwriter, British jusque la pointe des oreilles, une héroïne timide sortie d'un roman d'une des soeurs Brontë!
Si elle tâte de la scène depuis 2007, a sorti quelques 7", il a fallu attendre début 2012 pour que naisse son premier album ' O Devotion!'.
En novembre elle assurait l'avant-programme d'Agnes Obel au Cirque Royal et est contente de jouer, ce soir, dans une salle de taille humaine.
Entrée en matière a capella, d'emblée elle en impose, silence admiratif: 'Grinning in your face' de Son House.
Après ce hors-d'oeuvre, Miss Green nous servira un cocktail de titres issus de son album, une ou deux covers et pas mal de nouveautés non gravées.
DSC00790.JPGA l'acoustique, un folk sobre chanté d'une voix traînante et hantée, à la Karen Dalton, suivi d'une cover de Blind Willie Mc Tell, ' Dying Crapshooter's Blues', he played it with a 12-string guitar, I'll manage with 6 strings!
Super charleston/jazz/blues!
Brussels, pouvez-vous imiter le hibou et hululer pour faire sortir mon band de coulisse?
On peut tout faire ...ou-ho, ou-ho....
Bordel, on a réveillé Archimède, et trois braves gars en pleine dégustation de Chardonnay: Biff Roxby au trombone - Gus Fairbairn au sax et Samuel Buckley: double bass!
Première grosse claque:'Midnight Blues', un vieux jazz tune tournant en 78 tours par minute et parfumé de senteurs folles années 30.

DSC00804.JPG

DSC00832.JPG

Next one is about war et sonne tout aussi désuet ' Displacement song' .
Quelques private jokes avec les boys, un petit côté Benny Hill sans la vulgarité et on ébauche une chanson traitant d'un homme aimant assister à des funérailles, la morale de cette historiette est enjoy living: 'Luis'.
'Hey Joe', non, pas . where you goin' with that gun in your hand.., le sien est moitié homme, moitié oiseau et illustre une chanson triste.
DSC00816.JPGAprès ce lament, la douce et spirituelle enfant enfile un masque dyscéphalie à tête d'oiseau pour nous bercer a capella avec la nursery rhyme 'Who killed Cock Robin'.
Un nouveau morceau au ton dramatique et arrangements spectraux sera suivi de l'homérique 'Penelope', se terminant en danse brechtienne sur accords helléniques.
Surprenant!
T'as pas perdu le fil, Ariane?
Eclat de rire, I tour with very silly people, et une ballade, à l'arrière-plan une fanfare de la New-Orleans: 'The Quiet'.
Nouvelle perle, le jazzy 'Bad Medicine', et tranche d'humour: let me introduce the mouth trumpet, Liz Armstrong!
La troupe termine le set par une nouvelle composition mixant habilement Tom Waits, Kurt Weill, Edith Piaf et Judy Garland.
DSC00854.JPG
Public conquis et triple encore d'excellente facture, précédé d'un épisode humoristique... dis, Bénédicte, pourquoi tu tousses, tiens, je te refile ma bouteille de Spa, je me contenterai du pinard!
' French singer' au charme suranné, puis on fait appel à Hannah pour un titre chantant la Mersey River et son coin de Liverpool d'où elle peut voir, au loin, le Pays de Galles: Hannah will be the sea and I'm the land!
Superbe morceau nostalgique.
La troupe rapplique pour clôturer avec l'enjoué 'Bei Mir Bist du Schoen', popularisé par les Andrew Sisters.
Belle sortie, fille attachante, excellent concert!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:26

 AB en configuration Box ce soir, pas de support, coup d'envoi prévu à 20:30' et, lorsque le cadran indiquera ce point horaire, on ne se marchera pas sur les pieds sous les étoiles du Box.
20h35', un roadie balance quelques T-shirts dans la fosse, mais sinon rien de concret sur scène!
20:42' , trois éléments ( keys, drums, guitar) de fDeluxe sur scène pour une méchante intro, dégoulinant de Minneapolis funk, c'est le signal attendu!
DSC00641.JPG
fDeluxe ou le retour de 'The Family' , le band formé par Prince après la désintégration de 'The Time'.
Rogers Nelson les signe pour son label Paisley Park Records et, en 1985, sort le seul album du groupe intitulé, 'The DSC00670.JPGFamily', avec la version originale de "Nothing Compares 2 U".
Très vite le groupe splitte, Paul Peterson, alias St Paul, supportant difficilement le contrôle total imposé par le tyran Tom Pouce, aka Joey Coco.
Juin 2011, reformation du groupe, nouvelle identité, fDeluxe, un album 'Gaslight', une tournée européenne en 2012!
Les premiers en piste, Oliver Leiber ( Guitare)- Mario Dawson ( drums) et un neveu de St.Paul, Jason-Peterson DeLaire, aux claviers, complètent le quartette original, qui ne tarde pas à se montrer: à la guitare, l'imposant Jellybean Johnson, drapé d' une redingote napoléenne et coiffé d'un haut- de-forme emprunté à Winston Churchill - St. Paul, sa voix et sa basse cinq cordes- la jumelle de Wendy Melvoin, copine du Prince et moitié de Wendy et Lisa, la sexy Suzannah Melvoin, seconde voix et évolutions érotico- suggestives et enfin, le dernier à se pointer, le professeur Tournesol, alias Eric Leeds, au saxophone!
L'instrumental, entamé en triplette,vire 'High Fashion' ( datant de 1984), la machine à danser est en marche, rien, désormais, ne pourra l'arrêter.
Je tombe la veste, décide Suzannah, un voisin ne peut réprimer un ooh admiratif, le combo attaque 'Gaslight' , les mecs à tes côtés se déhanchent, sauf le gars assis dans sa chaise roulante qui fait des bonds de 20 cm!
Le Minneapolis sound n'a pas pris une ride: le sax en vedette, heureusement, les claviers ne sonnent plus comme les cheap synthesizers des années 80, la basse ronfle, les guitares sont lourdes et agressives et les drums scellent le tout, tu y ajoutes le duo vocal mixte et t'as un cocktail explosif!

DSC00650.JPG

DSC00656.JPG

Fondu enchaîné ' Sanctified' , licks bouillants de JJ, un bridge instrumental, puis à propos de Laurel Canyon , L A , le chaloupé ' Over the Canyon', de la jazzy soul, légèrement pompée sur 'I can see clearly now' de Johnny Nash et popularisé par Jimmy Cliff!
DSC00628.JPGMiss Melvoin en mode teasing, après s'être frottée à St.Paul, avoir caressé le géant, elle vient titiller le sax.
Brussels, you probably know next one: 'Nothing compares 2 U' aux superbes lignes de sax.
St.Paul ajoute: a great song, yeah... personne dans la salle pour le contredire!
Un 'Madhouse Medley' ravageur, une wah wah tonitruante, des claviers fous et un sax à rendre jaloux Maceo Parker, cet instrumental s'attaque autant à tes boyaux qu'à ton cortex pour te laisser pantois.
Un drumming binaire annonce 'Desire' autre titre attribué à The Family, Susannah est revenue, arborant une tenue pour le moins alléchante, 'Desire' porte bien son nom, elle vient se coller à Paulo qui a toutes les peines du monde à aligner ses lignes de basse.
Garce!
Seconde ballade ' River run dry' suivie de ' @8' pendant lequel un blondinet, ayant faussé compagnie au service d'ordre, DSC00666.JPGvient se trémousser sur scène façon George Michael époque Wham.
Il lui prend l'idée d'aller poser ses lèvres sur la joue du bassiste qui sans ménagement le rejette dans les douves, n'importe quoi pour trois minutes de gloire!
Le truc a donné des idées à Susannah qui, pour nous encourager à chanter en chorus, vient généreusement balancer ses lolos au dessus de ton nez, difficile de se concentrer sur les lyrics dans ces conditions!
DSC00660.JPGBrussels, take a deep breath, let's slow things down: ' Lover' , un sax purulent et la nana qui minaude pour arriver à la pièce de résistance du set, l'irrésistible et sulfureux, plus Prince que nature: ' Drummers and Healers' en version extended play.
Eric Leeds, le maître d'école, Bruxelles en funky kids obéissants et enthousiastes ... What we got? The DRUMMER.... What we need? The HEALER...
Chaud, chaud, baby!
That was it!
70', tu rigoles, tonton?
DSC00718.JPG
Bis
Distribution de 3 ou 4 vinyles, un programming classique/élastique, voilà ' The Screams of Passion', voyant Big Brother Jellybean hanter les baguettes for another sexy dancetrack!
Le gluant 'Mutiny' mettra fin à la fête tout en transformant le Box en temple groove.
DSC00724.JPG
fDeluxe = funk my body, funk my brain & funk my soul!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 21:07

Effervescence des grands jours autour du Centre Culturel de Woluwe St Pierre.
Le public est venu nombreux pour la date bruxelloise de la chanteuse canadienne  Isabelle Boulay.

edit_preview.php.jpg

Il faut reconnaître qu'avec son dernier album "Les Grands Espaces" Isabelle a mis la barre très haut. Peu de chanteuses francophones peuvent se vanter d'avoir enregistré un album d'americana de cette qualité. Et sur scène la chanteuse aux cheveux de feu assure grave et allie simplicité et performance comme nulle autre.

edit_preview.php-copie-1.jpg

Epaulée par 4 musiciens talentueux, la rousse flamboyante dégage un charme fou. Elle possède une voix incroyable et puissante, mais reste toujours dans la retenue et l'émotion.

 

edit_preview.php-copie-2.jpg

Avec des titres comme "Les grands Espaces" à la pedal steel flamboyante, "Fin octobre-mi Novembre", très country, "Souffrir par toi n'est pas souffrir" empruntée au répertoire de Julien Clerc, passant par un clin d'oeil à Starmania et rendant hommage tantôt à des auteurs comme Richard Desjardin avec "Jenny" ainsi qu' aux traditionnels canadiens avec "Louise", Isabelle Boulay ravira le public présent ce soir. Les influences country sont très présentes avec "Guitars, Cadillacs" de Loretta Lynn, "Mille après Mille" un traditionnel de Gerry Joly , "Crazy" de Willie Nelson et le blues aussi n'est pas en reste avec "Atlas" à la mémoire de Etta James décédée quelques jours plus tôt. Une formidable interprétation de "Can't help falling in love" du King nous donnera aussi la chair de poule.
edit_preview.php-copie-3.jpgLa chanson française rock de qualité est aussi présente durant le set avec des titres comme "Amour aime aussi nous voir tomber"composé par Jean Louis Murat, le "All I want is love" d'Allissa Bonagura, suivis de "Dis moi " et "Voulez vous l'amour?" de la plume de Benjamin Biolay qui a aussi assisté Isabelle à la réalisation de son album.
Isabelle Boulay ,tantôt en tailleur bleu nuit, tantôt en chemise country et jean sombre, nous balade pendant plus de deux heures dans son univers avec un talent peu commun. Lorsqu'en rappel elle interprète en hommage à Barbara un "Dis quand reviendras-tu" qui arrache des larmes aux spectateurs présents on se dit que cette fille là peut tout chanter. Et en plus elle est craquante.
Que demander de plus..?

JPROCK

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 09:44

On attend pas grand monde, à peine une trentaine de préventes, clame le gars chargé du contrôle des tickets, stationné à l'entrée de la Rotonde .
Effectivement à 20h10', lorsque  Laura Gibson pointe le bout du nez, accompagnée de son band, deux mecs, le coin est sinistrement dégarni ( il se remplira honnêtement vers 20h30')!
La grande bringue, singer-songwriter, née en Oregon, vient nous présenter sa dernière oeuvre, ' La Grande', qui n'a aucun lien de parenté avec Zoa et son boa, il s'agit d'un bled autrefois nommé Brownsville, pour raison de copyright et pour rendre hommage à Charles Dause, un Christophe Colomb made in France, on opta pour La Grande comme identité.
Non, les habitants de cette belle cité ne sont pas des grands dadais!
DSC00513.JPG
Résumons, sur scène: la grande  Laura, sa Gibson, sa voix, de temps en temps un piano électrique ou des bâtons idiophones - Matthew Rubin Berger aux drums et programming et Brian Perez aux keys, lap steel, melodica, basse et backing vocals.
Dix titres d'indie folk/roots/americana bien foutu, aux habits musicaux soignés, des mélodies sentimentales ou syncopées, une ou deux échappées freak folk: le truc est soyeux mais predictable!
On en attendait peut-être trop en ayant lu les critiques élogieuses de France, après une prestation lors du festival itinérant Les Femmes S'en Mêlent...Une voix de velours, une folk à fleur de peau, vous avez rendez-vous avec l’enchanteresse L G...

DSC00494.JPG

DSC00496.JPG

'La Grande' the titletrack, ooh ooh ooh aah aah transformés par un micro/tube cuivré, rythme galopant, une horde de chevaux à demi-sauvages cavalant dans une plaine d'un Ouest cinématographique et poussiéreux, chouette alt.country tune proche d'Alela Diane.
Bon début!
DSC00516.JPGCan you give me more distortion on my voice, please?
A vos ordres!
' Milk-Heavy, Pollen-Eyed', belle ballade traditionnelle, suivie de 'Lion/Lamb' pour lequel Brian, le barbu, hante le melodica, quelques touches jazzy cha cha cha, une voix mélodieuse proche de la tessiture des chanteuses de jazz d'avant-guerre : Bessie Smith, Ethel Waters... titre satiné et délicat comme un agnelet.
Une lap steel plaintive pour le psalmodique et lent ' Skin,Warming Skin', on adhère lorsque certains évoquent Joanna Newsom.
L'élément féminin de Dear Reader ( au violon et vocals) se joindra à nous pour le léger et chuchoté ' Feather Lungs', un climat de douce mélancolie, souligné par l'instrumentation mélodramatique, une scie et un violon gémissants, sur l'emballage en caractères majuscules: attention fragile!
Intro samplée en catimini, voix dans les hautes sphères, craquements de vieux gramophone: ' Red Moon', suivi d'un titre de ' Best of Seasons' l'album précédent, le poppy singalong ' Spirited'.
En solitaire, 'In the pines' de Leadbelly, malgré les échos cuivrés, pas la meilleure version de ce classique.
Place au psych folk hanté de ' Time is not' avant d'achever les 45' avec ' The Fire' un upbeat joyeux.
Bon concert, sans étincelles!
DSC00571.JPG

Chers lecteurs, voici  Dear Reader!
DSC00532.JPGWikipedia, pas en grève: Dear Reader is an alternative/pop band from Johannesburg, South Africa.
Correction, Cherilyn, désormais, crèche à Berlin.
Du duo fondateur subsiste le boute-en-train Cherilyn MacNeil: voice, piano, guitar et fous rires intempestifs!
Elle est accompagnée de Jean-Louise Nel, it's her birthday, 25 printemps, au violon, guitare, claviers, backings et de 3 gars se partageant drums, basse, guitares, claviers (3), accordéon et trompette + choeurs : les Suédois Jacob Lind et Erik Sunbring ( du groupe Marching Band) et un troisième élément dont on ne peut assurer qu'il s'agissait de Martin Wenk de Calexico.
Trois albums, le petit nouveau à défendre en public: ' Idealistic Animals'.
55' de set, sans les rappels et des réactions mitigées, une importante partie de public a ovationné, d'autres se sont tirés après 3 titres ( Rudi et Greg avaient une petite soif) , certains ont enduré une demi-heure!
Il est vrai qu'après ce laps de temps, ton esprit vagabonde, le machin est gentil tout plein, propre, bien fignolé, la nana est souriante, mais le reproche majeur réside dans l' affolante candeur, le côté lisse des kindvriendelijke comptines et dans la relative uniformité des compositions malgré l'imposant attirail instrumental.
DSC00554.JPG
Chérie Line: Bonswar, je parle fraanséé très mal, nous venons de la frite du sud!
Excellente entrée en matière, des comiques vont dialoguer avec la gente dame pendant toute la soirée au détriment du musical!
DSC00569.JPGC'est parti pour la lecture du bestiaire: 'Fox' (Take your chances), Jean de La Fontaine sur fond de célestes harmonies, une lenteur sacrée.
'Bear' ( Young 's Done In) du Walt Disney from South-Africa.
Un titre plus ancien, le poppy ' Dearheart', suivi de la préférée des pêcheurs ' Earthworm' ( All hail our ailing mother): charmant!
'Elephant' (Hearter) un nouveau conte de fée poétique chanté d'une voix pure, un pachyderme rose bonbon!
'Whale' ( Boo Hoo) aussi intellectuel que Dorothée, elle éclate de rire après une intervention d'un gugusse même pas imbibé, faut tout arrêter, le drummer s'en mêle... pense à quelque chose de chiant, la politique par exemple, concentre-toi et on reprend!
La baleine replonge dans des eaux moins perturbées.
Toujours prise de hoquets 'Camel' (Not black or White but Camel), jolie chorale de chameaux à la croix de bois.
'Release me' date de 2009, titre sobre avec de jolis effets de voix sur fond de violon profond.
Nouveau blanc avant l'ours blanc ' Great White Bear'....He climbed into the belly of the great white bear It's very sticky and it smells a little fishy... non, c'est pas Pinocchio, lui c'était une baleine!
Finalement ces rengaines naïves te font penser à la Swedish pop inoffensive d'un Jens Lekman ou encore à un El Perro del Mar, groupe vachement plus sophistiqué toutefois!
'Man' (Idealistic Animals) , l'homme est un animal, petit côté A Camp!
'Mole' si pour la DGSE , une taupe espionne, à Vienne, d'après Miss Cherilyn, Moll = Gay!
Elle est pas molle, celle-là?
Mélancolie pour non-voyant!

 

 

On termine par 'Monkey' (Go home now), on partira pas, il y aura un rappel!
DSC00553.JPG
'Bend' une chouette lovesong en mode campfire!
Enthousiasme démesuré affiché par ce qui reste du public et un tout grand moment, Dear Reader solo pour une cover épurée de Bruce Springsteen ' Dancing in the Dark'!

Shut your books!

 

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 15:03

Jules Maigret enquête, ses investigations le conduisent au service Etat Civil -Population de la la ville, devenue capitale de la Wallonie, Namur!

DSC00462.JPG

1984, février, aucune trace d'un acte de naissance établi au nom de Claire Denamur... fausse piste, je m'allume une pipe!
Connaissez-vous  Claire Denamur?
Le limier prend contact avec Wikipedia, éléments de réponse... une maman d'origine ukraino-argentine, un paternel franco-néerlandais, une enfance aux States, Parisienne à 15 ans, la musique, 2 albums, le dernier 'Vagabonde' , enregistré à Montréal.
Elle se produit le 19 janvier, à Bruxelles, à la Rotonde du Botanique ( bien garnie en l'occurrence), on apprendra plus tard que la famille hollandaise traîne dans l'amphithéâtre, elle leur adressera, d'ailleurs, un "hello Nederland, alles goed" que Mark Rutte, qui comprit parfaitement l'italo-franco-flammouch-rigolo baragouiné par Di Rupo, jugea excellemment prononcé!
DSC00465.JPG
DSC00445.JPG20:15' après qu'un technicien ait jugé utile de compliquer la tâche du brave Jules en diffusant un asphyxiant nuage de fumée, trois musiciens, suivis de près par la blonde enfant, se pointent, acclamations!
Ces mousquetaires s'avèreront, en tous points, bluffant: drums, Gaëtan Le Carvez - basse, claviers, Ludwig Brosch ( actif au sein de Radiosofa) et à la guitare, le flamboyant Fabien Senay, également membre du normand Radiosofa!
Claire, à l'acoustique, nous sourit, j'ai promis de ne pas tomber amoureux, ça va être dur!
DSC00468.JPG
' Daemon' que Lucifer vient d'emblée déchirer d'une interférence grossière émanant de l'ampli guitare, ouf ça reprend... intro ballade bluesy, une voix éraillée, un arrière-plan rock David Lynch ...j'aimerais tellement que tu me vois vraiment... DSC00423.JPGje fonds, elle est blessée, quel con, faut la consoler!
' Bang, bang, bang' , le premier single issu de 'Vagabonde' , une guitare métallique, direction l'Ouest américain, Clint Eastwood ou Geena Davis et Susan Sarandon dans 'Thelma & Louise' , la Rotonde vibre!
'Tu m'as tuée' J L Murat à Nashville, en jupons, super, et que dire du désabusé ' Rien à me foutre en l'air' à l'intro surf ' Johnny Guitar', cette nana c'est l'équivalent féminin de Chris Isaak.
Ce sera la seule chanson d'amour de la soirée, ajoute Calamity Claire, d'un timbre Dani Klein, ayant rajeuni de 20 ans!
Elle amorce le downtempo mélancolique 'Le temps passé' en solitaire, Ludwig von Brosch parsème la mélodie de quelques notes de clavier, Fabien répond en lignes lyriques: c'est simplement beau!
Première salve en anglais 'Together' , un gospel/incantation cheyenne clap your hands, la Rotonde embraye et avec une larme au coin de l'oeil tu penses à Janis.
Cette fille est formidable!
La suivante n'a jamais été enregistrée, 'Unknown' mentionne sa playlist, cet inconnu donne dans le rock tribal et est DSC00393.JPGchanté en français... compte les jours, compte les semaines... un quidam, ébloui, évoque la possibilité de graver cet excellent titre sur une prochaine plaque.
Resplendissante et super sympa elle enchaîne solo sur un Bashung qui a refilé la chair de poule à toute la volaille du Botanique ' La nuit je mens'.
Cette nuit, elle m' a secoué, tu tremblais me dit-elle!
Oser s'attaquer à un monument et nous faire pleurer, bel exploit!
Une tranche philosophique, un chant d'espoir désespéré: ' A child' , un country voix/acoustique + l'électrique, une nouvelle perle.
Impossible de classer Claire Denamur sur l'étagère chanteuses françaises, même si d'aucuns la voient côtoyer La Grande Sophie, Zasie ou cette autre américanisée Marianne Dissart, à la rigueur on pourrait voir à l'associer aux anciennes: Valérie Lagrange ou Marie-France qui rockait garage/punk avec Bijou, ajoutons que Miss Denamur est moins glamour mais sûrement pas moins douée que M F!
DSC00425.JPGTu insistes: elle est pas la seule à sonner americana/ rock chez Sarkozy... pour te faire plaisir, on veut bien mentionner Jean-Louis Aubert, Paul Personne et Cabrel quand il tombe pas dans le franchouillard!
Une valse alt.country Calexico/ Giant Sand, 'Rien de moi', suivie d'un rock prophétique ' Le Ciel', cieux déchirés par un déluge de guitares.
Surprise, Claire au piano, à deux doigts pour quatre notes, une cover coup de poing de ' Hang  me  up to dry' des Cold War Kids.
Vingtièmes remerciements, nous fûmes formidables, voilà la dernière, le dramatique ' 34 septembre'!
Septante minutes brillantes, la Rotonde hurle!

Séance bis entamée solo, une nouvelle claque magistrale ' Video Games' Lana del Rey, d'une intensité magistrale.

DSC00477.JPG

DSC00472.JPG

Les boys rappliquent, une ballade lucide ' D'un autre monde', maman, quelle voix!
Le bis trois va nous achever, une version rhythm'n blues imparable du 'Hound Dog'!
Chaud, chaud... la salle transformée en piste de danse!
Le calendrier indique que l'année est vieille de 19 jours et déjà tu as l'impression d'avoir assisté au concert qu'il ne fallait pas manquer, t'es loin d'être le seul à partager cette idée, ça gueule à tout rompre et ... ils reviennent!
On n'a plus rien, mais celle-ci vous la connaissez, on l'interprète tous ensemble: 'Satisfaction', l'hymne imparable des Stones!
DSC00481.JPG
La Rotonde déchaînée!
We just can't get enough... no, oh no, no, no Hey hey hey, that's what I say!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 14:46

Shit happens on Wednesday, on cite le Beurs: "chaque mercredi des attaques artistiques inattendues de toute sorte. Gratuit"- ça se passe au  Beurskaffee!
Il y avait du monde rue Orts, pas pour fêter Saint-Athanase, mais pour assister au gig d'une des révélations flamandes de 2011:

 Oscar & the Wolf
P1190615.JPG
D'utiles précisions...
P1190627.JPGOscar n'est pas le chauffeur de de Funès.
T'as bien loup: c'est Oscar et le lu et pas Pierre, donc tu occultes Prokofiev!
Max Colombie ( Oscar), pas 21 ans, fut finaliste du Eurokids en 2005 ( il termina second), toutes les gamines, leurs mômans et mamies fondaient comme un esquimau double chocolat bronzant à Ibiza en voyant la gueule d'ange du ket.
En 2012, ça n'a pas changé, si t'en crois les réactions béates des minettes assises à tes côtés.
A part ça, Max est doté d'une voix pas banale, tu y retrouves des intonations séduisantes à la Damien Rice ou Chris Martin, époque 'Parachutes'. Sans cinéma superflu, le gars affiche, en outre, une présence charismatique évidente. Pour occuper ses mains, quand elles n'agrippent pas le micro, il tapote un piano électrique.
Le Blitz Wolf, le Chaperon Rouge et Mère- Grand vont se cacher derrière la batterie ( le doué Claudio Arduini qui se charge des backing vocals) ou s'échangent guitare électrique, acoustique et basse ( Filip Brans et Roland Spooren).
Il y a peu, un cinquième élément, féminin, s'ébattait avec les garçons mais Eva Vermeiren a quitté le groupe.
Un E P: ' Imagine Mountains' !
P1190634.JPG
Plug in à 21h15', courte allocution d'un maître de cérémonie boursier, c'est parti:

 

P1190630.JPG

' Pastures' du Steinbeck mélancolique, fragile et rêveur sur fond campfire/freak folk.
On adhère, plus ou moins, aux rapprochements proposés par la presse flamande: Fleet Foxes, Bon Iver.
Arrangements fluets, voix caressante, backings en écho: tu n'as aucune peine à te laisser séduire!
P1190629.JPG'All we want' ne s'entend pas sur le EP, il trempe dans les mêmes eaux détartrées.
Un uptempo, annonce le frontman, on ne doit pas avoir la même échelle de valeur, si ' Bony Weather' est légèrement plus rythmé, on reste dans l'acoustic folk élégant.
'Ribbons' est interprété pour la première fois en public, l'intro sera lente et le chant narratif, mais bien vite les rubans, sous l'impulsion de la basse ronronnante et d'un clavier entraînant, entament une joyeuse danse poppy.
Retour à la lenteur et à la nostalgie avec l'enchanteur ' Remember tour' ( ?), suivi d'une valse magique 'Moonshine'.
Claudio lance ' Bravery', le titre le plus nerveux et obsédant du set, des arrangements recherchés, des harmonies subtiles, encore un titre au potentiel radiophonique limpide.
Déjà le dernier morceau: 'Wash your face' , voix sépulcrale, d'un sombre romantisme byronien, instrumentation agitée, plus proche d' I Like Trains que d' Isbells ou de Marble Sounds, filant vers un climax théâtral, une fin abrupte!
P1190628.JPG
A peine quarante minutes, elles ont suffi à convaincre le public du café.
A l'évidence, Oscar & the Wolf est promis à un bel avenir!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:59

 Au Sans Nom, mais pas au sans bière, ce coin est un affreux chausse-trape surtout si t'as le malheur de tomber sur la clique de  Curieus Schaarbeek: Buffalo Michelin Bill, Walter le trappeur et, last but not least Steven, je ne bois pas, je me soigne et si tu ajoutes quelques potes, style Mister Day et Jacqueline avec un six, c'est la totale, bref il n'était pas question d'abstinence en ce pas chaud lundi de janvier!

P1190602.JPG

La motivation première n'était pas de revenir chez toi le nez rouge mais bien d'assister au concert des  

 Ultra Kings, un méchant trio originaire de Pennsylvanie, qui depuis plus de dix ans vient arroser le North-East P1190598.JPGet les mid-Atlantic States avec un rock'n roll/rockabilly/surf crasseux et addictif.
Après avoir ingurgité un plat turc traditionnel: des frites et une viande dégoulinante baignant dans un truc à faire grimper ton taux de cholestérol plus haut que l'Empire State Building, le frontman, Rick K. Kuebler, équipé d'une Telecaster à son nom - s'il faut croire les flyers, Zoots Szmigiel à la double bass et Carl Ehst, aux drums, backing vocals, de temps en temps lead vocals, prennent place dans le coin où gisait leur matos.
Il est 20h30', que la fête commence!
Tavernier, à boire!
Le band a déjà sorti quelques plaques, la dernière ' Gun Metal Gray'.
Un petit surf, écrit par Rick Kay, pour s'échauffer ' Crying song', quel son de gratte mes aïeux, ce Kuebler doit être le jumeau de Dick Dale!
On enchaîne sur un rockabilly pur jus, le classique 'Rockin in the coconut top' pondu par King Ivory Lee, un mec ayant entamé sa leçon de lindy hop a pas le temps de boire un coup, les Ultra Kings ont déjà envoyéP1190582.JPG 'Strikeout king' suivi d'un country rock sentant bon le Johnny Cash ( 'Streamlined Deluxe').
Sa copine, elle est sympa 'She never says no' en rythme... any time, any place, anywhere I go...
Vachement remuant, et ça donne soif!
Hank Williams Jr. ' My bucket 's got a hole in it', un peu comme la panse de Steven!
Une lampée de Duvel et on repart au turbin ' Who's pushing your swing': pas de sax, mais une sale guitare métallique, un bûcheron et une contrebasse au look placide, mais plus efficace que 26 ouvriers wallons supervisés par Bart De Wever.
Pendant ce temps, dans le troquet un marchand ambulant originaire de Valachie essaye de refiler, contre espèces, une batterie de cuisine tombée d'un camion, Bill n'en voulait pas et Steven lui a proposé de l'échanger contre sa belle-mère, sans succès!
Viens pas me dire que les Moldaves sont paresseux, t'en connais beaucoup des Ménapiens qui font des heures sup jusqu'à 21:10'?
Les Kings s'en battent et attaquent ' Tall Skinny Mama' puis le classique des classiques 'Brand New Cadillac' .
P1190595.JPGLe 'Flattop Joint' est un petit bar sympa en Californie, il a fallu refiler l'adresse à l'insatiable Steven.
Une vieillerie en hommage à Kirk Douglas, et un nouveau rockabilly au background country , je fais pleurer ma Telecaster en tirant sur le vibrato, une promesse électorale ..I'll be your ever loving child... j' appuie sur le champignon, restez sur le trottoir, le feu est vert et j'ai pas l'intention d'utiliser la pédale de frein, un nouveau rock speedé 'Take what I want', avant de reprendre le classique de Doc Starkes and The Nite Riders 'Women & Cadillacs' , pendant lequel Kuebler mitraille gaiement.
Avant les oranges le 'Little Buster' de Lee Rocker!
40' torrides, sur ta table, trois ou quatre Maes attendent d'être éclusées... fucking bastards!
P1190584.JPG
Courte pause avant de replonger dans la piscine
honky tonk-rockabilly aux sels de bain fifties odorants.
Drummer Carl Von Ehst au chant pour ' Rockabilly Boogie' de Johnny.
Johnny qu'est ce qu'elle a ma gueule?
Martien, Johnny Burnette!
P1190605.JPGEt Carl tu crois que c'est Marx, sans doute... 'Blue Suede Shoes' de C Perkins!
Putain, c'est l'artillerie lourde: 'Whole lotta shakin' , suivi du 'Mystery train' qui n'a plus aucun mystère pour le Sans Nom, la locomotive dérape en medley ' Abba on Stereo' que tu retrouves sur leur CD ' Streamlined Deluxe' .
Le danseur de tout à l'heure a la langue qui pend jusqu'au genou, pris de pitié les Yankees tricotent un slow ' Only make believe'.
Non, Bill je danse pas, Steven lorgne vers mon wagon de Maes, je l'ai à l'oeil!
La profession de foi ' I like rockabilly' puis My gal is 'Red Hot' .
Quoi, Lee?
Non, je crois pas qu'il s'agisse d'Amélie Poulain!
Bill, pourquoi tu me secoues, tu veux savoir en quelle année on est?
2012, fieu, pourquoi cette question stupide!
Ah bon, Carl Perkins a gravé 'Honey don't' en 1956, et les Beatles en 1964... t'as acheté une encyclopédie à Mircea?
Un blanc, vite une thune dans le jukebox: 'Love sick' , ça arrive avec les frites turques!
Un petit rot, deux gouttes de Badoit, à fond sur l'accélérateur: 'The Itch' - ' Miss Jesse Lee' - 'Your baby blue eyes' précèdent une suite instrumentale surf ( dont 'Rumble' ou 'Sleepwalk') sentant bon les Ventures/ Duane Eddy/ Link Wray avec une pointe de Johnny & the Hurricanes: sortez la brylcreem, le blouson de cuir, le 4 inches Layrite comb et un white dickie... it's boppin time, baby!
Les clients commençaient vraiment à faire la fête quand le combo annonce que c'était leur dernière salve, ça va pas la tête, gueule le Sans Nom, lâchez un bis vite fait!
P1190608.JPG
Zoots relance la machine pour l'ultime fois...I miss my baby too... fredonne la casquette, pendant que Steven drague la nana du bassiste en lui écrivant un poème en sanskrit..

P1190593.JPG
Le Sans Nom euphorique, demain, on rira moins: à 8h30', Jacqueline opère à coeur ouvert, on n'est pas obligé d'insister sur les 26 Palm qu'elle s'est enfilée, quant à Steven, the day after il connaît pas, son oesophage est arrosé abondamment tous les jours!

 

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:54

Claire Girardeau, alias Clare Louise, tu dois bien l'avoir croisée quatre ou cinq fois sur nos scènes, soit dans le périlleux exercice seul en piste, soit accompagnée d' un duo de musiciens pour draper son néo-folk d'une toilette plus thermique, lorsque les températures l'exigent.

 La Médiathèque de Braine-l'Alleud a l'excellente idée d'entamer l'année par un concert apéro gratuit, il se déroulera dans la somptueuse salle de la Bibliothèque et, pendant le soundcheck de  Clare Louise, de souriantes hôtesses te proposent une coupe de bienvenue, la bienséance te conduit à accepter l'offre pétillante!
DSC00366.JPG
18h30'  Clare Louise & band en concert semi-acoustique.
Pas de micros, amplification pour les guitares.
La ravissante néo- St-Gilloise au centre, à ses côtés, la merveilleuse Charlotte Danhier au violoncelle, xylophone, tambourin et seconde voix ( Diamond String Quartet, Dan Miller, Lilith...) et la casquette frondeuse, Cédric Van Caillie, la voix de Balimurphy que tu retrouves également dans l'équipe de Dan Miller, aux guitares, à la mandoline et aux backings vocals.
Le trio se propose de nous interpréter l'intégralité de l'album ' Castles in the Air' et quelques titres plus anciens!
DSC00355.JPG
DSC00365.JPGDès les premiers accords de 'Walking alone' tu peux te rendre compte de l'excellence de l'acoustique de la pièce, le timbre singulier aux inflexions amples et apte à atteindre des sommets vertigineux de la belle Française, adoptée par Manneken Pis, voltige et vient effleurer les plafonds de la magnifique galerie du Château de Diesbeck, une instrumentation minimaliste soutenant sobrement les cabrioles vocales.
Braine se tait et tend l'oreille en évitant tout bruit inopportun.
Un violoncelle auguste amorce l'enivrante valse 'Architecture' aux arrangements subtils et choeurs radieux.
' Two hearts' chante l'indécision.
Je suis obligée de jouer du glockenspiel à plat ventre, pas très élégant mais je ne sais où flanquer ce jouet qui reposera à même le sol, Charlotte/Charlot même combat!
La mélodie, décorée de lignes de mandoline guillerettes, soudain se brise et part en Irish jig endiablé, avant de retrouver son cours serein.
A lullaby/waltz: ' She's floating', arpèges flottants pour cette ritournelle boîte à musique, légère, troublante et charmante.
Une beauté intemporelle pareille au 'Norwegian Wood' des Beatles , à 'Those were the days ' de Mary Hopkin ou au DSC00368.JPGformidable 'Who knows where the time goes' de Sandy Denny.
Les rapprochements avec Alela Diane se justifient avec' Be' et, après un court conciliabule avec les complices, Clare décide d'ajouter ' Old Melody', un titre plus ancien, à la playlist.
De robustes senteurs Verte Erin embaument l'air.
' Black stars' démarre tout en douceur pour très vite virer sevillana, décélération soudaine et nouveau coup d'accélérateur.
Titre imparable et envoûtant.
Charlotte fait pleurer son instrument, climat dramatique, les guitares embrayent, le ton monte, la voix se fraye un chemin pour approcher l'avant-plan, guitares et violoncelles jouent du coude, ça s'énerve méchamment jusqu'à battre les instruments d'une paume vengeresse: 'Hard disk' dans la tourmente!
Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle... ' False mirror' .
Introspection, connaissance de soi...they don't know me at all, I don't know myself at all..., un souffle de violoncelle, une guitare caressée et un filet de voix aux méandres sinueux.
Pour les mouflets turbulents: 'This dance', un country folk rock virevoltant, à nouveau Alela Diane te vient à l'esprit.

DSC00367.JPG

DSC00373.JPG

Le titletrack ' Castles in the air' , une rêverie romantique, la construction de châteaux en Espagne , suivie d'une galopade ruée vers l'Ouest 'You don't know my name', au chant saut d'obstacles.
On termine le set en ressortant le xylophone pour le printanier ' A house' que tout Braine accompagne en snaps avant d'applaudir Clare Louise et acolytes à tout rompre.
DSC00375.JPG
Un bis!
Cédric, espiègle, entame 'Jeux interdits' puis attaque le nerveux 'How do you spell' enregistré, en 2009, sur un 6-track album sans titre.
DSC00371.JPG
Concert radieux, public sous le charme!
Le 4 février, Clare Louise sera au Centre Culturel d'Uccle et avant cela, le 2, un home concert organisé par les Soirées Cerises.

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 09:44

Comme tu ne souffres pas de paraskevidékatriaphobie, que le chat noir t'inspire autant de crainte qu'un pissenlit ensorcelé, tu te dis qu'un petit tour au  Music Village, le cosy jazzclub, logé à deux pas de la Grand' Place, n'est pas une idée déplaisante.
Etienne et les accortes hôtesses sont au poste, nous ne pourrons saluer le boss, Monsieur Paul, absent!
DSC00310.JPG
Au menu, du vocal jazz du platteland: K.I.M. ou  Kim In the Middle!
DSC00307.JPGKim Clijsters a troqué ses raquettes contre un micro et se prend pour Sandra Kim en manque de fricadelles?
Fais pas ton malin, Kim= Kim Versteynen, une jolie bouclée originaire de Poppel, illustre entité anversoise, célèbre depuis le 2 août 1831, jour où Willem Frederik Prins van Oranje-Nassau, alias Willem 1 der Nederlanden, décide d'envoyer ses troupes pour mater l'insurrection belge, les rouge/blanc/bleu horizontaux traversent la frontière à Poppel.
Pour la petite histoire, le sprinter orange Jean-Paul van Poppel, alias Popeye, l'époux de Leontien van der Lienden, est bien né à Tilburg et pas à Poppel!
Revenons à nos moutons frisés!
Etudes de Jazz singing au Conservatoire de Maastricht, devenue prof de chant dans diverses académies, des scènes DSC00346.JPGet un premier album, fin 2011 'Kim in the middle'.
Trois pointures l'entourent sur scène, les mêmes l'ayant accompagnée sur le CD:
 Arne Van Coillie au piano ( Jan Mues, Frank Vaganée, André Donni, Yvonne Walter, Alexandre Cavaliere...) - Flor Van Leugenhaeghe à la contrebasse ( Thijs Van Leer, Bert Joris, Frank Vaganée, Phil Abraham, Kathleen Van den Haut, Stef Bos...) et aux drums, le mec qui concurrence Castellucci pour le nombre de collaborations: Luc Vanden Bosch, pour t'épargner une énumération fastidieuse, un ou deux noms avec lesquels il n'a pas joué: Lady Gaga et Michel Sardou!
DSC00324.JPG
Set 1
DSC00316.JPG'Stepping out' de sa plume, un mainstream/ middle/ swing jazz rondement joué, une voix à la tessiture impeccable, au croisement d'une Anita O' Day/ Helen Merrill/ Shirley Horn ou Melody Gardot et Madeleine Peyroux si tu veux du sang neuf.
Une première grosse claque avec l'impeccable version bilingue ' Les feuilles mortes/Autumn leaves', en faisant abstraction du son produit par la coupe de champagne effleurée par les lèvres d'une jolie voisine, tu as pu ouïr Jacques Prévert applaudir et Vian lui souffler à l'oreille, elle est bien cette petite.
T'as rien dit, mais elle est pas si petite et elle sait prendre du recul pour laisser ses acolytes se démener: un solo de piano d'un classicisme racé, une contrebasse effleurée en souplesse , une séance de fitness aux drums et Kim qui repart en scat.
'Lazy Afternoon' about being free of duty on a sunny Sunday afternoon, les autres jours je trais les vaches de mes parents!
Là, je suis allongée dans l'herbe tendre aux côtés de mon boyfriend , personne à l'horizon, on contemple the blooming tulip trees.
Sensuelle romance sentimentale, piano/voce en évidence.
Direction l'exotique Belo Horizonte, Minas Gerais, une bossa nova: ' Canção do Sal' Milton Nascimento.
Surprise de taille avec le ' Little Wing' de Jimi Hendrix à la sauce Vanguard/Verve, une introduction majestueuse à la contrebasse, un chant te prenant aux tripes, le public acclame à tout rompre.
Fin du premier acte avec le standard 'Summertime', a lullaby indique Miss Poppel, d'accord, une berceuse pour bébés nourris au biberon Blue Note.
Fameuse voix et un fabuleux trio de requins s'amusant comme des chimpanzés.
DSC00313.JPG
Set 2
Il débute avec un autre classique 'He's my guy' , à tes côtés ça discute ferme: j'adore la version d' Ella, moi celle de SarahDSC00315.JPG Vaughan... tu pensais à Peggy Lee.
Arne, Luc et Flor en roue libre.
Moins connu, mais non moins formidable ' Melody for Alon' d'Omer Klein, un lament yiddish profond et solennel.
La suivante ( 'I rest my case') est basée sur les chords d'une vieille chanson, l'ai retravaillée en be bop et y ai collé de nouveaux lyrics, je paye une coupe à celui/celle qui retrouve l'original.
Tu n'oses pas annoncer 'Lullaby in Birdland', t'as bien fait, après coup Luc et Arne indiquent qu'il s'agissait de 'Bye, bye Blackbird'.
Cancre tu es!
On retourne au Brésil avec la perle de Jobim
Tristeza não tem fim, felicidade sim....
'A Felicidade' !
L'autre Jobim, Antonio Carlos: 'Dindi', version Sarah Vaughan, mellow crooning, la classe!
La palette de Miss Versteynen est vaste, la nana s'aventure sur plusieurs terrains avec un égal bonheur.
Arne et Kim en duo: l'écolo ' Being Green' pour Kermit, la grenouille du Muppet Show, du jazz batracien aux touches musical featuring Julie Andrews.
Le mainstream ' One for all' achève la seconde mi-temps, il y aura des prolongations!
DSC00314.JPG
Set 3
Un 'Moon River' de Mancini renversant, aquatique et lunaire pouvant facilement rivaliser avec le crooning violons admis d' Andy Williams, bien que totalement différent.
Virage pop soyeux, ' Close to you', des Carpenters, un coquin numéro de merle amoureux enlumine la rengaine.
Beau!
On déterre 'Close your eyes ', 1933, de Bernice Petkere et on sort les kleenex.
Du feeling, du coffre, des pros pour soutenir la cantatrice: un cocktail infaillible!

 

 

Merci d'être restés, Damen und Herren, la der des der: j'ai retravaillé 'Night Lady' de Francy Bolland, voilà ' A girl I know'!
Titre sautillant, apte à la mise en évidence des talents des collégiens.
Superbe performance, een bisnummer misschien?
DSC00319.JPG
'Twisted' d'Annie Ross.
Un casse-gueule vocal, exigeant une technique irréprochable.
No problem, says Kim, les copains se marrent et assurent à la vitesse supérieure!

Que disent les astres?
A star will arise in 2012 and she'll originate from Poppel!
Margriet Hermans a vu le jour à Turnhout!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 16:01

Encore parti?
Vais à la  Coiffure Liliane!
M'enfin, tu mets jamais les pieds dans un salon capillaire, c'est louche!
Vais saluer Ivan Nervous Shakes, lui souhaiter des trucs de saison et écouter les groupes que ce mariole a programmé dans les Marolles, ciao!
P1190558.JPG
Il sera 21h10' lorsque  Loïc B.O. prendra place sur la chaise, qui autrefois traînait dans une classe de l'école n°7, Impasse Canivet, paraît qu'en 1939 Lange Jojo s'est assis sur le même siège, plus de détail sur cette pièce de mobilier sur le site C'était au temps où Bruxelles Brusselait!
P1190551.JPG
Fin de la leçon d'histoire, occupons nous du cas Loïc B.O.!
Tu l'as connu et vu Flexa Lyndo, ex De Profundis, ou Bambi Kramer , tu n'as jamais croisé le projet F.L.A.M.E et c'est la première fois que tu verras le Namurois en mode solitaire.
Pas de Frantic Lovers pour habiller ses compositions, rue Haute!
Il a choisi de nous interpréter une poignée de titres de l'album ' Million Dreams' sorti en 2010.
En route pour une escapade folk intimiste, baignant dans un spleen mosan, d'un peu plus de trente minutes!
Démarrage tout en douceur avec un folk fluet, introspectif, lucide et dépouillé: une mise à nu de l'âme!
Serein et délicat à la manière de Spain ou des Rivulets.
'Punks', qui ouvre l'album, suit, le constat romantico-mélancolique... I'm so lonely... est décoré de boucles et d'effets d'ebow gracieux.
'Acorns & Orioles' l' élégante cover de Guided by Voices précède une lente mélodie à la fragilité de porcelaine trempée dans une climat de solitude, de trahison amoureuse... You were supposed to stay by my side...
Le brouhaha engendré par les assoiffés du comptoir altère considérablement l'atmosphère de recueillement demandée par cet indie slowcore chuchoté: dommage!

 

 

En principe 'Restless' est interprété au piano, vous aurez droit à une version guitare sobre et ciselée.
By the way, j'ai oublié tous mes disques chez moi, si intéressé je vous envoie une copie, frais de port à ma charge!
'Suddenfall' toujours aussi éthéré précède le bien-nommé ' One last song', une dernière rêverie douce-amère.
Sensibilité à fleur de peau!

 Tervuren
P1190569.JPG
P1190562.JPGQue des notoriétés: le Prince Laurent - Kloot Per W - Eddy l'ogre de Tervueren - Miel Puttemans - Marie, Charlotte, Amélie, Augustine, Victoire, Clémentine, Léopoldine, princesse de Belgique - le cousin du berger de Groenendael, sans oublier l'arboretum et le musée d'Afrique Centrale...
L'architecte, Jörn Aram Bihain, le graphiste, Philippe Koeune et le photographe, Patrick van Roy choisissent ce patronyme à l' origine étymologique aquatique, la localité Ter Voer se concentrant aux abords du cours d'eau Voer traversant l'actuelle commune brabançonne , comme nom de scène et, tous trois armés de guitares ( acoustiques ou électriques), se lancent dans l'aventure folk/atmospheric indie tendance postrock paisible.
Jörn, c'est la voix sombre, récitative , envoûtante- Philippe les choeurs et envolées lyriques, plus les lignes de guitare agressives- Patrick, le décoratif sans être péjoratif.
Un album à leur palmarès: 'Trommel' et quelques concerts intéressants, dont le support de Florent Marchet à Beauvais.
Première salve soft folk, deux acoustiques, une électrique: ' When you say' aux arpèges P1190572.JPGpeaufinés et d'emblée un timbre qui t'interpelle, tu y entends une vague ressemblance, Jim Yamouridis, autre poète/troubadour grave et habité.
'No better sound' même univers lancinant, entêtant, en utilisant deux électriques.
' Sun swims', il a enfilé un costume de bain fait de dentelle et s'est laissé sécher, paupières closes, allongé dans l'herbe tendre.
Elle est pas belle, la vie?
La prochaine est chantée en allemand, en mémoire de Michel Berger: 'Fünf Hunden'.
Sont bien calmes ces toutous, pas d'aboiements, même lorsque quelques méchantes décharges électriques déchirent la suave complainte.
Tous debout, ça va s'énerver!
Après 20 secondes: non, ça va pas, j'entends pas la patte de Patrick, sorry, on remet ça!
' You so brown' aux riffs acérés sera suivi d'une longue intro ( 'Visions') trois guitares volages, sur laquelle se greffe le nerveux et narratif ' Funeral' (? , à vérifier), sombre comme du Mark Lanegan ou comme certains Nick Cave.

P1190575.JPG

 

P1190570.JPGRéapparition de deux guitares sèches pour le dramatique 'Monster', c'est qui/quoi ce pumpkin monster hantant tes nuits?
Braves gens, nous implorons l'indulgence, ' Ping Pong' ( titre provisoire) est une nouvelle composition.
Elle sera tout aussi élaborée et propre.
On termine par l'instrumental 'Lol is delay': pizzicato Tchaikovski, soundscape Il était une fois dans l'Ouest ou blues du Sahara au final Tubular Bells, au choix..

55' intéressantes et appréciées, suivies d'un bis, 'Darling', tout en délicatesse!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents