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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 12:40

Pendant deux jours, Aarschot fait la fête en musique: quatre podiums disséminés dans l'imposante bourgade du Hageland!
Les kasseistampers ont le choix: Demervallei pour le Hageland festival ( avec e.a. The Van Jets) - un peu plus loin, ' Pop in Aarschot', de jeunes groupes locaux saisissent l'occasion pour étaler leur savoir-faire - de Grote Markt, le karaoke géant 'Vlaanderen zingt' et enfin, ta destination, le coquet parc de la ville avec Rootstown.
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Superbe endroit, super free festival!
A 19:00 le présentateur introduit volk uit eigen streek:
 Kirri's Way Back!

Des nostalgiques des seventies, qui à l'instar du Spirit of the 70's de Wim Hombergen, se sont construits un répertoire d'oldies imparables.
70' en compagnie de Kris (Kirri) Valvekens zang, gitaar/Marc Steenbergen piano, backing vox/Erik Hermans bas, backing vox/ Luc Willems percussie ( congas et cajon), backing vox, c'est mieux que 2 h de Classic 21 avec le snul Eric Laforge derrière le micro.
Bref, tout le monde il était content et en redemandait.
Faut dire que ces peïs c'est pas des crabes: Kirri, par exemple, joue dans The Moose, le blues band préféré de Milquet ou  5 O'Clock Shadow Bluesband.
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Qui se souvient d'Albert Hammond et de son 'Free electric band'?
On embraye sur ' Love the one you're with' de Stephen Stills et on a déjà compris qu'on va s'amuser.
'Do it again' Steely Dan, premier hit de Becker & Fagen - Kirri sort un harmonica de son chapeau ' Long may you run' du Loner- et encore une datant de l'époque où tu devais te lever pour changer de chaîne à la TV, le formidable ' After midnight', que tu ne peux t'empêcher de chanter avec eux- a sad one, Mink De Ville 'Mixed up, shook up, girl' , une larme pour Willy-

 

 

 

en souvenir d'un Neil Diamond Tribute joué à Herk-de-Stad ( avec 35 musiciens!) en février: ' Solitary Man', pour nous rappeler que Neil a sorti quelques joyaux - Warren Zevon 'The Hula Hula boys' décoré d'une petite flûte péruvienne- à la mandoline, en mémoire de Janis: 'Mercedes Benz', version folky singalong et solo de kazoo - Mungo Jerry 'In the summertime', ta jeunesse, celle des cuites honteuses- un medley Steve Miller Band: 'The Joker'- 'Fly like an eagle' et ' Jet airliner', ça rocke sec - ils déterrent 'If you can't give me love' de Suzy Quatro , une version dylanisée, puis la basse introduit un all-time favourite, ' Stuck in the middle with you' de Stealers Wheel pour terminer en force avec 'Brown-eyed girl' de Van Morrison!
Du bon boulot!
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Un bis, le symphonique 'Out of time' de Mick et Keith:
...Well, baby, baby, baby, you're out of time I said, baby, baby, baby, you're out of time..
On s'en tape, c'était le bon temps!
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21:00:  Jimmy Molière Quartet
Plaquemines, Louisiana, the banks of the Mississippi River, les pêcheurs d'huîtres et de crevettes, le bayou, l'ouragan Katrina... c'est de là-bas que nous vient Jimmy Molière qui, pendant 25 ans, fut le guitariste attitré de Fats Domino, il accompagna d'autres grands noms du Sud: Professor Longhair ou King Floyd e.a.
Depuis 2005, le petit Molière réside, avec sa conjugale, uit Vlaanderen, et progéniture, à Oostende et c'est ici qu'il réalise un vieux rêve, il dirige son propre jazz quartet et enregistre un CD à son nom 'Thank You'.
C'est cette légende vivante que nous verrons sur le kiosque, flanqué de vieux briscards de la scène jazz in Belgium:Marc Alleyn ( Swing Time Society) au piano ( malheureusement électrique) - Marc Blieck au sax ( Swing Time Society) - Xavier Rau à la contrebasse ( Gilbert Isbin Group) et Jean-Pierre Pitteljon aux drums.
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Au menu, 60 minutes de jazz d'un haut niveau technique et émotionnel, avec un ou deux blues pour varier les plaisirs.
Dès l'entame, le public est séduit par la finesse et le doigté du vétéran qui ne semble pas connaître les problèmes d'arthrose de notre cher Toots.
Jazz van de bovenste plank et un style comparable à celui de son influence majeure: Wes Montgomery!
Pour suivre, deux compositions ( 'Black Fox' et 'Comin' home', probablement) aux teintes Brazilian jazz, le sax te baladant du côté de Stan Getz et les arpèges du sexagénaire chez Pat Martino.
Du smooth swing séduisant, légèrement mainstream. Manquait qu'un long drink et Ava Gardner ou Liz Taylor à tes côtés pour contribuer à l' atmosphère lounge.
La rythmique est formidable de sobriété et de justesse, Jimmy a le grand mérite de souvent laisser la voie libre aux envolées des deux Marc: un sax langoureux, un piano bondissant ou mélancolique, le maître les relayant d'un jeu d'une pureté inaltérée: du grand art!
Le band poursuit avec un slow blues lyrique, superbe de langueur et de précision, le sax purulent te donnant des frissons dans le dos.
Aarschot écoute religieusement et vibre intérieurement.
Un groovy Wes Montgomery: 'Sun Down'( ?) et puis le standard 'Fly me to the moon', une locomotive du bon vieux Frankie, que dans ton ignorance crasse tu mis 5 bonnes minutes à reconnaître et à fredonner ...
In other words, please be true
In other words, in other words
I love you...
Mellow, racoleur, imparable... un grand moment, suivi d'une version époustouflante d'Eleonor Rigby' .

 

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Roen, qui était parti voir le concert de Sore Losers, te souffle , dedju, j'aurais mieux fait de rester ici, ce gars, c'est la classe à l'état pur!
Rien à ajouter, tu ne peux qu'acquiescer!
Ladies, je vous dédie la ballade ' That's all', vous présente mes comparses et je sais qu'il y a une centaine de blues lovers dans le parc, 'Blue rondo à la Turk' ,bien connu dans la version de Dave Brubeck, est pour eux.
Intro classique, swing agité, un méchant solo de sax et un jeu de guitare tout en souplesse et agilité.
Puur genieten, me souffle Roen!
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Public ravi et un bis, le standard ' For heaven's sake'!

Un petit tour au bar en pensant à un autre Molière:
Buvons, chers amis, buvons:
Le temps qui fuit nous y convie;
Profitons de la vie
Autant que nous pouvons...

Santé, Jean-Baptiste!
Cheers, Jimmy!

 Elliott Murphy & the Normandy All Stars
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P1140067.JPGUne nouvelle fois du grand  Elliott, ce mec est infatigable et t'as beau connaître son répertoire par coeur, il réussira toujours à t'avoir, à chatouiller tes tripes, à te faire sautiller, battre des mains et fredonner ses chansons imparables!
The last of the rock stars?
Mis à part qu'il n'a pas le dikkenek et même quand c'est gratuit t'en as pour ton argent: après 135' de show, il reste fringant comme un premier communiant, souriant et disponible pour les dédicaces!
He did it once again...
Ses fans, le suivant de Semarang à Ploegsteert avec un crochet par Bichkek, ont été comblés!
Les Normands, Alain Fatras aux drums- Laurent Pardo à la basse et le king des pirouettes, Olivier Durand, casquetté vanavond, à la guitare, ont assuré le spectacle tout autant que le chef de la meute.
'Gone gone gone' ouvre les débats depuis quelques mois et est suivi de ' A touch of mercy', datant de 1975 ( Lost Generation).
Le public s'est collé au kiosque et peut toucher le Ricain from Paris en tendant le bras.
La séquence Icare avec l'épique 'Sonny' avant de voir Olivier sortir du rang et la P1140037jouer à la slide: le lyrique 'Pneumonia Alley'.
Hey people, you look good, tonight...we're trying to look good, plaisante le sexagénaire et il amorce 'Take that devil out of me', j'ai des mauvais côtés, confesse Murphy pendant qu'Olivier
jongle périlleusement.
Place au midtempo: 'You don't have to be more than yourself'.
Reste comme t'es, on t'aime!
Et le duo Elliott/Olivier entame une troisième joute de coqs sur le gallodrome, l'avancée du podium leur permettant de se trouver dans le public.
Je prends tous les paris à partir de 100€!
Non Elliott, pas 'Rain, rain, rain', ça fait deux mois que ça dure!
Chantez avec moi, please: la partie AAR: ooh ooh ooh - la partie SCHOT: rain rain rain...
Capito?
Yes, madame!
P1140043.JPGLe curé et sa bonne murmuraient les ooh ooh..., le commissaire les rain rain...
'Take your love away' version Las Vegas et l'inévitable ' You never know what you're in for', le cachet Murphy en bas du tableau, aucune date de péremption!
La machine tourne nickel: ' Last of the rock stars' et un medley rock ' Shout' et le Cubba Cubba Cubba des Sonics ( ' Don't you just know').
Du cinéma grand public, on adore!
Pas le temps de souffler, Monsieur Fatras a déjà entamé le vitaminé 'Rock'n Roll'n Rock'n Roll'...
I don't look back Yaketi Yak ... merci Leiber and Stoller!
Sur l'album, je la chante en duo avec Bruce Springsteen, il a raté l'avion, on la fera avec le Normand, non pas Gérard!
' Everything I do leads me back to you' une ballade sentimentale.
Merde, une fine pluie arrose le parc!
Une intro Dreiklangsdimensionen, Aarchotte bat des mains pour le bondissant: 'With this ring'.
Place au lourd pour finir en force:' Diamonds by the yard'!

Ἦλθον, εἶδον, ἐνίκησα
Pardon?
I came, I saw, I conquered!
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Bis
Une séquence unplugged débutant par le formidable 'Blind Willie McTell' de Tonton Bob, suivi d'un non moins précieux 'Green River', orné d'un colossal numéro de Monsieur Alain Fouillis et retour à l'électricité pour une version feu d'artifices de 'Heroes' de David Bowie.
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Danke Schön, à la prochaine!

Les flics et une pas moche fliquette le supplient de revenir, il obtempère sans faire de chichis et emmène une demoiselle dans son sac à dos ' Come on Louann' et la dernière rien que pour Maureen: ' Sicily'.


Taormina rime avec Madonna, Murphy avec meurci Elliott!








 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 11:51

Flashback, avril 2010, Indigo Studio,  Sarah Carlier en opening act pour Folks Divine, déjà sous le charme!
Depuis lors, un full CD, 'For those who believe' , 801 fans et 758 producteurs sur Akamusic et le 18 octobre, un passage au Botanique... pas mal pour une réservée jeune personne affichant 21 printemps.
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 Au Bar du Matin, elle sera toujours accompagnée de Frank Baya à la batterie ( Saule, Auryn...) mais pas de trace de Pierre Jacqmin à la contrebasse, nous vîmes un barbu à la basse funky et, en prime, aux guitares le squale à l'appétit féroce: Laurent Stelleman ( Monsoon, Garner, Auryn, Goudi, Aaron Blond, The Claude Zac Ensemble...., paraîtrait que Joe Dassin l'ait contacté pour son comeback...)!
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P1130927.JPG21h15, coup d'envoi devant une foule compacte.
Le soft nu soul ' Chorus Man' aux accents calypso/pop à la Des'Ree!
Pas d'éclats, ni d'agressivité, de la tendresse, un doux roulis: la chaloupe balance gentiment sous l'effet d'une brise légère.
Une slide caressante pour le cool ' For those who believe' le titletrack de l'album.
Un groove sentimental et des backings sucrés embellissent ' A bit of tenderness' avec la confession...I know I'm awkward... mais non, Sarah, you're delightful!
Slow time: ' Let's believe' , une guitare délicate , une voix sensuelle, une petite merveille de fraîcheur et de subtilité.
Le syncopé et très féminin 'He said' ..I was born to love him... avoisine les plages proposées par Selah Sue, quelques nuances de reggae ou de ragga agrémentent ce r'n'b élégant.
Sarah poursuit avec le chaloupé 'Little Sister' à la philosophie positiviste avant de défier les éléments ' Let the thunderboom'.
Tu peux facilement ranger l'album de la jolie métisse à côté des efforts de Dionne Farris, Indie.Arie, Lauryn Hill ( sans le dérapage hip hop), Beverley Knight ( moins disco) ou Erykah Badu ( moins exhibitionniste et engagé)...

 

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Au tour du hitsingle imparable ' Backstage', présentant de vagues arrangements country folk.
Superbe titre.
Retour à la sérénité avec la mellow ballad 'Since', suivie de 'Maëva' aux accents Hindi Zahra.
Le highlight du set, le funky et hyper dansant ' Going back to my roots' composé par Lamont Dozier.
De la bombe!
Toujours dans la veine uptempo bien enlevé, 'Mr Ray' et un groovy rhythm'n blues pour mettre fin à ce concert de 50': 'My Dear'!
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She's on the path to glory!

 

Les photos de Fabienne Cresens.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:32

Une nouvelle Soirée Cerise au  Live Music Café, bien rempli en l'occurrence, c'était le calme plat du point de vue concerts en ce 23e jour du mois de thermidor!

 Skioubay

C'est qui Houbet?
Un gars avec lequel Fred Cerise a parcouru 968km sur le chemin de St-Jacques, en s'arrêtant à chaque taverne proposant de la Kriek?
Un moniteur de sports de neige?
Un poète chinois de l'époque Tang?
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On sait rien, fieu, on a vu un mec avec deux guitares et un jouet rectangulaire qui sortait des sons en plastique.
Ce drôle chantait, enfin il croyait chanter, vocalisait en équilibriste pachydermique et grattouillait et ce pendant 50'.
Tu le classes dans quelle rubrique?
De préférence: objets perdus que personne ne réclamera jamais!
Il nous a arrosés de onze divagations absconses, artisanales, grotesques, se voulant zappaesques mais frôlant le grand- guignolesque.
Casse-roubignoles?
Assez, d'autant plus que le plekpot de Molenbeek s'est pointé pour saliver dans nos portugaises.
RickyBilly?
RickyBilly + Skioupette, c'est pas de la tarte!
Tu connais Roland Barthes?
Le gardien de but?
Connard, un sémiologue, 'Le degré zéro de l'écriture': c'est lui.
Exquis ooba ooba, c'est le degré zéro de la musique!
Saint-Nicolas aurait jamais dû lui offrir une guitare, de la pâte à modeler eût mieux convenu!


22h, Fred Cerise s'empare du micro, voilà vous avez entendu ( subi, il voulait dire) Skioubay dans 20' vous aurez droit à Nathan Follet Project.

Bernard, ton verdict?
Avec le conseil de classe, on a estimé qu'un changement d'orientation s'impose.
Oui, et?
Le couvent ou hôtesse de l'air!
C'est noté, mon grand!
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Ceux qui sauvèrent la soirée du naufrage: The Nathan Follet Project!
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Explique, après l'autre zique, parle-nous de ce Nathan.
Nathan y a pas, oublie Ken Follett, le feu follet, les tamouls et les hot-dogs.
P1130905.JPGNous vîmes six musiciens sur scène: au chant pour le moins expressif , Yves Beerten un adepte du neuvième art, semble-t-il, - piano, guitare, clarinette, glockenspiel: Raphaël Dodemont ( vu chez Bistro Palace, devenu Mathias Bressan et chez Bend it!) -Marie Merckling au violoncelle ou melodica- Brian Hartley à la basse/guitare- Samuel Laenen aux drums.
Le sixième élément n'est pas repris dans la bio, il prêta sa voix pour les choeurs et tâta de la guitare.
Quant à Aurore Marchand, elle s'occupa brillamment de la table de mix.
Et Fred Cerise?
Il carburait à la Blanche!
Tu subissais, vaillamment, les coups de langue répugnants de RickyBilly quand sans crier gare le N F P attaque son set par le profond 'Lullaby'.
Une grosse claque, de l'art rock/prog rock soigné, sonnant très British: Peter Gabriel, Peter Hammill, Gentle Giant, la Canterbury School...
Des vocaux torturés et un emballage classique à faire passer Marc Isaye et son Machiavel pour des boy-scouts boutonneux.
' Fragments' ton cerveau perturbé par les attaques incessantes de RickyBilly te propose Divine Comedy, voire les meilleurs moments de Wallace Collection, P1130912.JPGqui était un grand groupe, bande de gamins incultes.
..stormy weather... no thunder , no lightning... l'angoisse est palpable!
Une illumination, le timbre du sieur Beerten te rappelle au bon souvenir d'un certain Roger Chapman (Family).
'Hungry Sink' tout aussi théâtral, obsédant et sombre... ferme pas les yeux, tu vas cauchemarder et visualiser un évier qui veut t'avaler!
' Glory Days' au chant récitatif et voix off inquiétantes.
Doivent aimer Nick Cave, ces braves gens!
'Dead man's dream' un tango d'outre-tombe.
Dodemont au glockenspiel: ' Quidamnapper': this is a story I've read dans un livre pas encore écrit, Tom Waits n'est pas loin!
The Nathan Follet Project est aussi génial que le légèrement plus extravagant Mr Diagonal.
'Vampire's Ode': Christopher Lee dans 'The Curse of the Crimson Altar', heureusement tous les gosses sont au lit, sauf le petit Ricky, pis de panaque, il est sourd!
P1130914.JPG'O Momma', piano/voce, sera suivi du délicat downtempo 'Dreaming'.
'The roar' of the dinosaur, ajoute le frontman.
Impressionnant prêche du mésozoïque.
Le seul point noir de cette fin de soirée se situe au niveau de la faune s'étant tout à coup donné rendez-vous au LMC, des créatures ignorant l'usage du savon et de la brosse à dents et dégageant un fumet nauséabond, comparable à celui d'une charogne infâme..
Envoie Charles:
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons...
Tu y ajoutes une visite pas amicale de trois poulets venus dresser procès-verbal pour tapage nocturne, alors que ce concert est un des plus soft, au niveau décibels, auxquels j'ai assisté et tu comprendras que les conditions n'étaient pas optimales.
' Super Science' voit un Yves toujours aussi habité et le band achève sur ' Hang on', un folkrock sautillant mixant Lindisfarne et les Levellers!

The Nathan Follet Project, un groupe brillant!
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Pour la petite histoire, un troisième band est annoncé après la Soirée Cerise: du rockabilly japonais anonyme, tendance ethnique, puisque sur scène, pendant le montage du matos, tu mates un black débridé, muni d'un djembé pas nippon.
Il est près de minuit, docteur Schweitzer, grand temps de quitter RickyBilly et ses histoires à dormir debout pour aller te coucher après avoir jeté un oeil sur le cours comparé de tes actions à la Bourse de Tokyo et à celle de Kisii!



 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 13:16

Deutsche Spätbarock au festival Midis-Minimes: Georg Philipp Telemann und Johann Sebastian Bach sont au programme concocté par l'ensemble  Il Convito.
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Ce trio français, composé de Maude Gratton au clavecin/ Claire Gratton au violoncelle et Stéphanie Paulet au violon, naît en 2005 et se spécialise dans l'interprétation d'oeuvres baroques.
Les jeunes musiciennes ont déjà eu l'occasion de se produire aux quatre coins du monde avec ce projet ( Canada, USA, Amérique Centrale et CEE bien sûr...).
Toutes trois elles font partie de l'ensemble Aliquando qui devrait sortir, en 2011, un album consacré au musicien du 18è siècle Louis-Gabriel Guillemain.
Ce midi, elles ont invité le flûtiste alsacien, Georges Barthel (traverso) pour les accompagner, un autre spécialiste des musiques anciennes au palmarès éloquent , membre e.a de La Petite Bande, Anima Eterna, Collegium Cartusianum, Holland Baroque Society ou Akademie für Alte Musik Berlin.
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A midi dix, le Conservatoire affiche complet et nous serons témoin d'un furtif épisode comico- buté: une brave dame s'est mis dans l'idée, puisque tous les sièges sont quasi occupés, d'assister au concert dans la loge réservée aux responsables du festival et/ou des enregistrements.
Malgré la double intervention du comité d'accueil, elle refuse obstinément de quitter son fauteuil privilégié: j'y suis, j'y reste... j'ai payé ma place (4€)!

Sonata prima en la majeur de Georg Philipp Telemann
Un des six Quatuors Parisiens que le maître de Magdeburg composa lors d'un séjour de six mois sur la Seine, en 1737/1738.

Soave
Un mouvement léger et pétillant comme le jaune paille produit dans le Veneto.
Fantaisie galante.

Allegro
Un violon tonique, un cembalo discret, une flûte pastorale, un violoncelle sobre.
En 1738, Telemann était à l'apogée de son art, ce mouvement aux rythmes vivaces, à la palette colorée brille par son élégance et par l'audacieuse virtuosité exigée des musiciens

Andante
Superbe et sombre

Vivace
Plein de sève, d' effervescence maîtrisée.

Interprétation magistrale

Après Telemann, place à celui qui lui demanda de devenir le parrain de son fils, Carl Philip Emmanuel: Johann Sebastian Bach !
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Maude Gratton et le clavecin seuls en piste pour Das Sechsstimmiges Ricercare [Musikalisches Opfer, BWV 1079 n. 5, 1747] dont le thème a été proposé ( imposé) au compositeur par Friedrich der Große, König von Preußen.
Une longue improvisation complexe dans laquelle se succèdent mouvements paisibles, ruptures brusques, épisodes de tension extrême et autres rebondissements tourmentés.
Maestria technique époustouflante.


J S Bach: Sonata Sopr’il Soggetto Reale (Musikalisches Opfer, BWV 1079) pour flûte, violon et basso continuo ( clavecin et violoncelle).
Après un travail de chirurgien, ou de sommelier, avec une clef d'accord en T pour régler l'antique harpsichord, le quatuor entame le premier mouvement de la Kirchensonate:

Largo
Sehr langsam, grave et solennel!
Irrémédiablement te revient en mémoire 'La Petite Fugue' de Maxime Le Forestier:

C'était toujours la même
Mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois

On était malhabiles
Elle était difficile
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois...

Si ce n'est qu'ils sont quatre en scène et loin d'être malhabiles...

Allegro
Entamé par un violon vaillant, schnell, bitte!

Andante
Serein et cotonneux.

Allegro
Aristocratique et vif.
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Ovations cent fois méritées, saluts, et retour des mousquetaires baroques pour:
le bref ' Canon Perpetuus' achevant cette sonate de l'Offrande Musicale.

Le récital s'achève après 45'.

Tu quittes les élégants salons de Frédéric II pour retrouver les joies du trafic urbain et de la grossièreté contemporaine!


 





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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 15:45

Une tragédie!

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Ce qui devait être l'apothéose du onzième free festival  Blues Oan Daa Stoazze prend fin de manière dramatique.
Il est près de 21h45', lorsque Jeanne Carroll qui a entamé un sixième titre, le standard 'All of me', soudain s'écroule sur scène en tombant sur le dos, les musiciens jouent encore quelques accords avant de s'en rendre compte.
Un membre de son équipe, chargé de filmer le concert, saute sur scène, Jeanne ne se relève pas, des coulisses on peut entendre sa fille Karen, qui aurait dû l'accompagner plus tard, hurler en pleurant, des poignants ...Mum, come back, come back, mother...
L'effroi dans l'assistance, les secouristes de la Croix-Rouge pratiquent un massage cardiaque, en vain.
Le 100 est appelé et les organisateurs, d'un sang-froid et d'une dignité impeccables, dissimulent la scène d'une bâche noire, tenue pendant 20' à bout de bras.
Il faudra attendre un bon quart d'heure avant de voir arriver la police et les services de réanimation.
Pendant tout ce temps, le public, silencieux, s'est comporté de manière admirable ne gênant en rien ni les ambulanciers, ni les services d'ordre.
Tout ce qu'on sait d'après une nouvelle publiée dans Het Nieuwsblad local c'est que l'octogénaire a été transportée dans un état critique au Sint-Blazius ziekenhuis de Dendermonde.

Ce qui suivra de cet article est dérisoire, futile et insignifiant!

C'est vers 17h55' que tu rejoins la Stationsstraat où les Moonshine Playboys, déjà vus quelques fois, achèvent leur pastiche bluegrass sur les notes de 'Born to be wild'.
Il faudra patienter jusqu'à 18h50 pour:
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 Mátyás Pribojszki Band
P1130853.JPGUn band hongrois n'ayant plus foulé notre sol humide depuis cinq ans.
Ici aussi, un événement douloureux a failli annuler ce concert: Robert Kepes, le bassiste du groupe est victime d'un infarctus et décède en début de semaine, Mátyás tient toutefois à honorer son contrat en mémoire de son ami.
Quinze heures de trajet dans un van aussi confortable qu'une antique Lada et le Mátyás Pribojszki Band offrira à Hamme un concert inoubliable: de la dynamite!
Aux vocals et harmonica: Pribojszki Mátyás- keyboards: Kovács Erik- aux drums: Molnár Dániel et à la guitare: Ferenc Szász, voilà la fine équipe de Budapest!
Un shuffle en intro pour nous prouver que c'est pas un hasard si on le cite parmi les meilleurs souffleurs européens, puis 'She wants to sell my monkey' un singe de bataille de Junior Wells.
Une grosse claque!

 

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Le piano embraye sur un funky blues avec l'éternelle ligne...woke up this morning... les hongroises, les amerloques, P1130854.JPGles chinetoques, les papoues.. c'est partout pareil, elles te quittent un beau matin!
Solo, un train shuffle à faire rougir de honte la SNCB et le 'Mystery Train' souligné d'une slide vicieuse.
Swing time, du rockabilly à la Mike Sanchez...you're my kind of woman, you know what it's all about..., solides interventions du pianiste qui en même temps reprend le rôle de la basse.
Erik poursuit par une intro classique annonçant un numéro de crooning, interprété en duo: 'Rockin Chair' , clin d'oeil à Clapton?
Bravo, mec!
A quatre, un instrumental furieux, puis un safari audacieux ' Tiger Man', Elvis se dandine in heaven.
Dédié à leur ami disparu, le superbe 'I'll play the blues for you'.
Quelques bonnes femmes, la cinquantaine épanouie, transforment l'espace devant le podium en dancefloor d'une autre époque.
Ambiance du côté de la Dendre!
Retour au Sunday evening funk: tchik, tchik, tchik mouline la guitare, les madames s'en donnent à coeur joie!
Une petite incursion dans la soul' Good time Charlie' de Bobby Blue Bland, vais y introduire quelques mesures de 'Summertime', c'est l'été non?
Un signe des coulisses, plus qu'une, les gars!
Feu... I'm gonna love you babe, you don't need another man.. shake it right, baby, shake it ...en bas, ça remue ferme!
Vite une dernière avant d'emballer, un 'Hound dog' magyar, ce chasseur a probablement vu un lapin, il cavale comme un lévrier dopé à la benzedrine.
Grand final, immense concert!
Public conquis!
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Bis
Un requiem à l'harmonica pour Robert, les bénéfices des nombreux CD's ( 'Flavours') vendus après le show iront à la famille et pour ne pas se quitter la larme à l'oeil, un rock sanglant 'I'm going home' ( to see my baby).
Mátyás Pribojszki Band, une révélation!

Pause à 21:00 Karen & Jeanne Carroll

 Jeanne Carroll: 1931 Ruleville, Mississippi, chante le gospel à l'âge de trois ans.
Se produit au Number One Jazz Club ( Chicago) en 1950, aux côtés de Lester Young, Charles Mingus, Ben Webster... plus tard côtoie les grands bluesmen: Muddy Waters, Willie Dixon, Memphis Slim.
Vit en Allemagne depuis 1998, comme sa fille  Karen Carroll, guitariste et blues singer, dernier CD 'Karen Carroll Blues Collection'.

Soundcheck: du Chicago blues classe, ça promet!
Karen à l'acoustique- le fantastique Christian Jung aux keys ( ça sonne pas Mississippi, tu dis...: normal la plupart des musiciens viennent de Nuremberg où vivent Karen et Jeanne, Christian fait partie des Alligators of Swing) - Jürgen Schottenhamml à la guitare ( Carey Bell)- Güven Sevincli aux drums et Quincy Phelps à la basse ( TBridge).
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On revient dans cinq minutes, annonce Mrs Carroll mère!
En duo avec Christian ' This can't be love'.
80 piges, mais une présence incroyable, même si elle cherche la table de mix ( se trouvant à 60 mètres) car elle est pas contente des retours.

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Avec le band au complet, sans Karen, un petit Fats Waller, Hamme, 'Ain't misbehaving'!
This piano is too loud, man, je dois m'entendre chanter.
Christian, que joue-t-on ensuite?
Ah, oui: ' God bless the child', Billie Holiday, j'étais fan!
Un musée sur scène, qui après chaque titre nous remercie par un double Danke Schön!
' Fine and Dandy' au répertoire de Louis Armstrong, le band est fabuleux et Jeanne assure.
Une formidable version funk de 'The Letter' des Box Tops, une histoire d'amour narrée par une arrière-grand-mère et puis le fatal 'All of me' et la tragédie finale!



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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:50

Quatrième édition de ce free festival mis sur pied par  Bellah vzw, il a toujours lieu au Stroppen, un coin perdu dans les champs de maïs à Halle.

A l'affiche: cinq groupes, un amuseur public ringard et, après 22:00, des dj's ou stars locales du drum & bass ou dubstep.
Avec Fred Cerise, déboussolé car sans compas indiquant le nord, nous assistâmes aux concerts rock.
Son impeccable, bière à prix démocratique et défection inexplicable du public, certains groupes ont joué devant 13 personnes, personnel du bar et techniciens inclus... alors qu'en quittant les lieux nous aperçûmes une soixantaine de gamin(e)s attablés dans le jardin, sans compter un imposant peloton se rendant vers le local pour assister à l'afterparty!
A te dégoûter d'organiser un festival 'rock', engage un bête deejay, refile lui 200€ et t'auras 150 personnes picolant à rendre jaloux feu Amy, tu te rempliras les poches sans stress aucun!
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15h30'  Callosity
Un duo souffrant de cors aux pieds?
Quoi, Fred?
Tu leur conseilles l'onguent du laboratoire Diabelle... ça marche pour les hémorroïdes cérébrales ta vaseline?
Assez ri: Dries Decoster: Vocals and Guitar et Roeland Gijsens: Drums ( Halle) sont des kets de 18 ans à peine, ayant fondé Callosity il y a 10 mois, ils ont donné 3 ou 4 gigs et ouvrent pour celle qui rit.
Ces gamins furent loin d'être ridicules, leur indie rock lorgnant aussi bien vers la Britpop, que le blues garage à la Black Keys ou White Stripes, tient la route.
D'accord le truc est artisanal, appliqué et scolaire. Roeland, derrière ses caisses, ressemble à un étudiant envoyé au tableau sans connaître sa leçon, mais il assure!
Dries possède une excellente voix, son jeu de guitare est pas nul, même si il n'ose aucun solo et joue quasi tout le set en rythmique.
Contact avec le public: nihil... pas un mot, pas un signe: le trac sans doute!
Sinon rien à redire, c'est sympa, tu t'ennuies pas une minute et malgré 2 ou 3 pannes d'éclairage et une corde pétée, Callosity a réussi à intéresser la maigre assistance.
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Setlist( eigen nummers):' Still you are here' de l'indie minimaliste- ' The end and the beginning' même scénario- ''Tomorrow' aux reflets Kooks- le nerveux ' For better or for worse' joué dans le noir, la vache, zont pas prévu de bougies !- on joue à cache-cache: 'Playing hide and seek' sonnant sixties - ' Summer' sans soleil - les bluesy ' Selfmade man' et ' Smoke and...(?)- 'December' un midtempo hivernal- ' Born to run away from you' veine Arctic Monkeys et retour au dirty bluesrock avec 'Life is roundabout'!
Du bon boulot, encore 'rough', mais le potentiel existe!
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 My Lai
16 mars 1968: le massacre de Mỹ Lai ( présumé repaire de Viêt Côngs): 504 victimes de 1 à 82 ans... What's in a name!
Sont trois, originaires de Roosdaal: Koen Devits: Drums & Vocals/Matthijs Verstegen: Guitar & Vocals/Brent Van Lierde: Bass, ils remportent le prix du band le plus prometteur lors du récent
Zennetoer et, après ce qu'ils ont étalé hier, ce titre ne semble pas volé.
Leur noise/crossover rock fait mal, très mal: ça cogne dur, s'agite ferme, c'est solide comme un menhir de Carnac. Faut être fan de Mireille Mathieu pour ne pas headbanger ou se déhancher à l'écoute de leur cocktail.
Le rugueux ' Rough Music' entame le set, suivi d'un ' Catwoman ' aussi sensuel que Halle Berry.
P1130722.JPGUn son gros comme dikke Bart et une énergie virile.
Une version hargneuse de 'Come together', puis l'incendiaire 'Molotov' pendant lequel le chant, étrangement, prend des tonalités Bob Dylan.
'John in the cage' est un vieux titre retravaillé, on y a inséré une valise affirme Koen, qui, d'ailleurs, tabasse une Vuitton made in Taiwan.
Sais pas si ce Johnny dans la cage est le même que celui d'Antoine le fourrant à Médrano, mais cette élucubration noise déménage un max.
'Princip' du hard funk sentant les Chili Peppers.
'Boudewijn'
Qui? de Koning? de Groot?
Non, Boudewijn de Kwade, un tueur!

 

 

Un groove redoutable pour finir: 'Batman' .
Chauve qui peut!
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 R I B ( Roll in Babe)
Déjà présent à l'édition 2, à laquelle tu assistas en 2009!
Un nouveau bassiste depuis quelques semaines, line-up 2011: Fré: drums, Bram: gitaar, Michael: zang en gitaar, Arun: bas!
P1130742.JPGC'est toujours la belle/grande gueule Michael qui joue à la vedette, mais c'est Bram qui te sort les soli les plus saignants.
Au programme du rock sans artifices, bien gras et juteux avec des traces Rolling Stones, Bad Company mais aussi Bon Jovi, Bachman Turner Overdrive et quelques éléments stoner.
Pas super original, mais les gamines affectionnent, Fred un peu moins, on peut pas le ranger dans le rayon pucelles!
' Baby Baby' pour les petites justement, ensuite, d'après eux, 'Money is black', viens pas ajouter et n'a pas d'odeur!
'Road 69' , le moteur ronronne, le paysage est sympa!
Ouais, ajoute Fred, mais le chauffeur se la pète!
Si peu!
' So give it to me'
Keske tu veux, de l'amour?
' I'm gone'
Halle, vind je het een beetje leuk?
Ja, mevrouw.
' Chillamonica': beau numéro du petit Bram, la rythmique est sans failles, le playboy chante juste!
Tout le monde il est heureux!
'Sex' un copier/coller des Stones époque 'Bitch'!
'My radio', branchée sur la bande classic rock, comme terminus!
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Keep on rollin, babe!
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 Let Lewis Live
P1130778.JPGAprès le Crisis Festival le 16 juillet, seconde rencontre avec Let Lewis Live de Roosdaal.
Comme à Erps Kwerps, mais ici devant à peine une quinzaine de curieux, Jochen, Matthias et Bart n'ont pas travaillé dans la dentelle, leur roots/blues/garage rock a fait de nouveaux convertis, dont un Fred Cerise estomaqué.
'The double room' ouvre à la Humble Pie en 1968, Jochen te rappelant au bon souvenir du fringant Steve Marriott, aussi bien vocalement qu'à la gratte.
...and I cry, cry in this double room.... sur coulée de guitare infernale!
Fabuleux.
' Night' pas un nocturne de Chopin, mais du rock qui arrache.
Du Led Zep craché avec 'Nothing to lose' et un bluesy 'Moan' te baladant du côté des Black Crowes.
'While you're gone': une once de Cactus bien mûr, quelques fleurs de 'Mountain' , du Joe Walsh de 1967, époque James Gang et, bien sûr, l'énorme Rory et de la 'Cream' brûlée comme dessert: tu mélanges bien, c'est Let Lewis Live!
Les Black Keys,' No Trust', pas confondre avec 'Anti Social' de Trust!
Ain't go no trust in your mama
Ain't got no trust in your daddy
Ain't got no trust in your sister...
La confiance règne, quoi!

 

 

Boogie time et slide vicelarde: ' Coming back home', et pour se calmer le lunaire 'Moonlight Shining'.
Après ce virage pris de manière sereine, pied au plancher, volle petrol, le heavy ' The snakehip' et finalement un conseil pour les ménagères: 'Keep your eyes on the price'.
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LLL aussi performant que Triggerfinger, sans le cinéma de Ruben Block!

 Motion Glue
Provenance du produit? Lier.
Ingrédients: Werner Godon - bass/Vincent Vandenbulck - drums/Laurens Primusz - gtr & vox/Sanne Primusz - gtr & vox.

Usage: lessive sans impact sur l'environnement, pas de phosphates, du rock passe-partout convenant aux ménagères de 30 à 69 ans.
C'est pas de la colle alors?
Tu veux les coordonnées de Test-Achat?
Ces braves gars se sont pointés relativement tard, résultat, Fred et moi, et une Kriek et une Pils, nous sommes allés zyeuter un clown se faisant appeler Danny Appoloni et alignant une centaine de Tien om te Zien schlagers, propices aux farandoles, style... dans met mij tot morgen vroeg, dans met mij de hele nacht... on a dû refuser trente-six invitations provenant de bobonnes aussi attrayantes que Martine Aubry affublée de bigoudis multicolores.
On aime le danger, mais faut pas exagérer.
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21h05', Motion Glue démarre son récital!
P1130821.JPGQuoi, Fred?
Pas génial: de la pop à la A Brand, Das Pop, Team William, De Mens...
Effectivement, c'est pas emballant, mais les gars savent jouer.
T'es gentil, c'est de la soupe TMF manquant de sel et de vermicelle, c'est fade et inconsistant.
Tu y vas fort, mec, c'est radiovriendelijk non?
Le saccadé 'Motion Glue' sonne même Red Hot passé à la moulinette et ' Good' baigne dans l'univers The Knack.
'So sorry' vaut pas Brenda Lee.
C'est mieux que Malibu Stacy tout de même?
Avec quoi tu viens?
Ecoute un peu ce rock pompé sur 'Oh Well' de Fleetwood Mac...( 'Break the idea')
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'Shall we, then' c'est pas mal, non?
Vais me chercher une Kriek.
Motion Glue achève par un truc qui ressemble à 'After Midnight', version Meat Loaf, au final emballant.
Quoi encore, Fred?
Motion Glue: ni colle, ni cravate!
T'es en verve, mec!





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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:24

20h30. Un inattendu rayon de soleil illumine le Parc Duchéhof et pas mal de monde a fait le déplacement pour assister au concert de ce soir.

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Au menu ,  Professor Deaf & the Swingaholics !
Ce band se porte garant de vous faire passer une excellente soirée en puisant dans un répertoire allant du West Coast-Swingblues au Jump-Blues en passant par le Rhythm-and-Blues.
edit_preview.php-copie-1.jpgLa fête est lancée et sur scène le groupe attaque "T Bone Shuffle", titre groovy & jazzy qui donne le ton.
Neuf musiciens on stage: un quatuor de cuivres, un chanteur guitariste, un contrebassiste,un harmoniciste et l'impayable Professor Deaf au sax et à la guitare, affublé d'une inévitable toque de professeur d'université et d'une toge.
On enchaîne avec "Choo Choo", un boogie irrésistible et efficace qui vous oblige à taper du pied. "Lick my shoes" , les cuivres pètent le feu ! Showtime ! annonce le professeur et c'est un slow bluesy intitulé "Need your love".
Titre après titre le band démontre une excellente cohésion et rend hommage à ses maîtres. Epinglons au passage une superbe cover de Van Morrison avec "No work, No play".
Magique !
Du jazz rampant, une section de cuivres qui attaquent, du swing, on sent que petit à petit le groupe conquiert son public. Un efficace "All right , Ok" chanté par Rudi Vanderelst, lead singer et lead guitar viendra ponctuer de belle façon un premier set prometteur.
Direction la buvette histoire de se jeter quelques Hoegaarden Rosée.
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Une petite demi-heure plus tard revoici les Swingaholics sur scène.
"Jump Jive" attire le public qui se lève et se rapproche de la scène et précède un "House of Blue Lights" swingant. S'en suivront "Endless Road" et un magistral hommage à James Brown ( It's a man, man's world-I feel good-Sex Machine) qui mettront le feu au public. Les gens dansent et l'ambiance a monté d'un cran.

 

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"Soulman", "Minnie the Moocher" et "Chickens" ( une compo du groupe) viendront enfoncer le clou devant des spectateurs ravis.
Le band obtiendra plusieurs rappels dont le country "Hot Rod Lincoln" qui verra des spectateurs amorcer un square dance et un medley "All Shook Up, Blue Suede Shoes, Jailhouse rock", festif en diable.
En résumé, le groupe nous a offert un set énergique rempli d'humour et de swing qui a enchanté le parc et osons l'affirmer ce fut le meilleur concert, à ce jour vu, cette année dans le cadre des Far West Concerten du mercredi soir.
Professor Deaf & the Swingaholics prévoient de sortir un premier album en octobre.
S'ils passent près de chez vous, allez sans hésiter les applaudir, ce band casse littéralement la baraque !
Un must.
Infos et concerts du band sur leur myspace ici : http://www.myspace.com/professordeaf

JPROCK

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:03

Une petite visite à Fred Cerise?
Le booker bruxellois a programmé  Leila Albayaty au Live Music Café.
Leila, la prolifique, celle qui chante, compose, dirige, interprète, manipule divers instruments, peint, deejaye, voyage sans cesse et tricote?
Celle-là même, cher ami, nous la connûmes Adeldone au Café Central en septembre dernier, elle nous revient Albayaty au mois d'août!
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Encore un plan cinéma?
Pas exactement, mais le propos s'annonce flou, définitivement underground et arty!
Avec Fred et Fabrice, le barde à papa, on a le temps de s'en jeter quelques unes avant le générique de début de séance.
A 22h20' , l'half Iraki lève un coin du voile: je commence solo, pendant une trentaine de minutes, ensuite, pour la seconde partie, je serai rejointe par quelques musiciens que j'ai rencontrés en faisant la file à la caisse du Lidl, rue Van Artevelde, on vous promet un happening comme en quatorze!
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Il fut fait comme l'annonça la belle enfant.
Leila solo, armée d'une Epiphone, un indie folk mélancolique et fragile, 'Train' indique la setlist, il semblerait que ce tortillard elle l'ait raté et que quelqu'un le déplore.
Un accent Frenchie attachant, si tu veux cataloguer, cherche le rayon Feist, She & Him, Emily Haines...

 

 

'Traumend' une rêverie Lorelei-Rheinklänge, pas dans l'emballage André Rieu, mais plutôt dans celui de Lonely Drifter Karen découvrant Marlene Dietrich.
Joli!
'Waiting for a signal' minimaliste et attachant, une Cat Power Frenchie.
Pendant le léger' Blind Time', Miss Albayaty s'essaye à des vocalises casse-gueule, cette apparente fragilité et ce travail d'équilibriste font tout le charme de ce funambule souriant.
Fabrice n'est pas le seul à être envouté, l'établissement s'est bien peuplé, les touristes s'agglutinent près de la scène.
'Alone' , réflexion sur la solitude et l'angoisse.
Version 786 de 'Bang Bang', elle sera émouvante et, si Percy Adlon pense à un remake de 'Out of Rosenheim' ( Bagdad Café), on la lui conseille comme soundtrack.
'I've seen..', que je vous interprète à la manière de Marianne Dissard, a été composé par Nicolaï bourré à 5 heures du mat., ici présent.
Jef, tu m'accompagnes?
P1130687.JPGJef Mercelis prend place derrière le drum kit, Leila s'emparant d'une guitare au son fuzzy: ' Fall in love', du P J Harvey rock, malheureusement altéré par de maudits effets larsen.
On termine ce set, toujours en duo, avec le yéyé hilarant 'Ok Ok':
..j'ai eu un mec bizarre au téléphone
et moi j'étais aphone
il m'a dit petite conne...
Allo Brigitte?
Il n'y a pas de Brigitte ici... désolé!
Et Dani?
Casse-toi, Etienne, pas de Dani, non plus!
Bien joué, Leila, même si elle est prise d'une crise de fou rire aigüe en fin de morceau.

Break!
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Leila & guests.
Le déjà cité Jef Mercelis, un gars dont le superbe 'The Hopes And Dreams Of A Drunk Punk' ( 1996) traîne dans ta discothèque ( il doit en avoir vendu 1352 exemplaires) , un singer/songwriter qui se fait rare depuis quelques années.
P1130704.JPGVéronique Binst, musicologue, comédienne, violoncelliste, prof à ses heures et Jorge Piquer Rodriguez, soundtracks pour chorégraphie, performances, courts-métrages...
Voilà les invités!
Le but du jeu, on crée, sous vos yeux et pour vos pavillons, des titres improvisés, ne dépassant jamais 3 minutes, en changeant à chaque coup d'instrument ( deux guitares, une batterie, un violoncelle, un melodica) et d'auteur/interprète.
Le jeu des chaises musicales sans suppression de siège, quoi!
Résultat?
Le grand n'importe quoi?
Nein!
De la masturbation intellectuelle?
Nein!
Du collage Dada?
Non plus!
Leur boeuf, pas tout à fait blanc bleu belge, tient la route et le public présent s'est souvent enthousiasmé à ces recettes aux saveurs rock prononcées.
Leila et Jef aux guitares, Jorge caché derrière les caisses et Vero au violoncelle démarrent par un trance rock digne de P1130707.JPGPolly Jean.
Moi je dis que c'est du Kills, réagit Fabrice.
Et toi, Fred?
J'hésite: Sandra Kim ou Enrique Iglesias!
Pas con, Fredo!
On tourne pour virer Brigitte Fontaine en pleine déprime, j'y ajoute un filet blues, se dit Jef.
Stop, gueule Leila, les 3' sont écoulées, changer!
C'est reparti pour un trip à la Grateful Dead, quand un sosie de Doherty, arrangé comme un libertin, vient jeter ses grolles sur scène. Le blues vire Doors of Perception, le cirque Bouglione doit avoir décrété une journée portes ouvertes car une hyène pas vilaine vient ricaner en mesure.
Sur le boulevard les flics ont décidé d'ajouter leur grain de sel à la création collective en actionnant une sirène moins attrayante que celle de Copenhagen.
Quelle soirée!
P1130712.JPGLe spectacle est partout, l'hyène a enfilé ses chaussons et nous la joue Anne Teresa De Keersmaeker.
Sur scène, ils ont entamé un titre Rive Gauche que n'aurait pas renié Marie-Laure Béraud.
Nouveau virage: de l' alt.country sombre.
Doherty, se souvenant qu'enfant il adorait Urbanus Van Anus, gravit la marche le menant sur scène, se saisit du micro de Leila et envoie une version destroy des zoziaux dans les bois .
On a pas vu de boy-scouts, plié en deux on était.
Pris d'un besoin pressant, Pete abandonne le quatuor pour aller saluer Madame Pipi.
Encore une ou deux expérimentations dont un rumba rock incantatoire et le tram arrive à destination: the end of the world!
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Un grand moment de rock!

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 09:38

De  Fonnefeesten, le petit frère du grand Lokerse Feesten, grosse différence: c'est gratuit!
Et tous les ans, quelques noms à rendre jaloux des festivals plus prestigieux.
Ce soir, par exemple: Peter Pan Speedrock...

C'est à 20h qu'on ouvre le bal avec le band ayant remporté le Fonnererockconcours, des locaux:
 The 5th Season!

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Sais pas si c'est après avoir ingurgité, du côté de Leuze-en-Hainaut, une cinquième saison non filtrée et tirant 8% que le trio a choisi son patronyme, mais cette cinquième saison, c'est sûr, n'a rien à voir avec du Vivaldi!
Tim Meganck - Vocals/Guitar, Dominique De Brauwer - Bassguitar/Backing vocals, Frederik De wilde - Drums/Backing vocals ont commencé à répéter ensemble fin 2009 ( de 2007 à 2009 Frederik et Dominique s'ébattaient dans Skinny Pride), ont sorti un EP 'Dance of the naked people' et écument les salles qui veulent d'eux en leur vendant un power/grunge/punk pop remuant, débridé mais aussi juvénile, acnéique et relativement quelconque.
Leur fougue et leur foi font plaisir à voir, mais subir 17 titres de cette mixture, pendant près de 75', peut conduire à l'indigestion.
P1130529.JPG' The loveshow' c'est du lourd, et les deux kets, en avant plan, gueulent à s'éclater les poumons- ' Wrong decision' power pop à la Jimmy Eat World, tous aux abris, le thermomètre indique 30° mais il pleut sur le Lac Majeur- ' Sensitive pressure' un downtempo au goût Golden Earring - 'Message to my friends' ils sont nombreux sur la Vismijn- ' Tolerate your destiny', même moule, sans vin blanc, mais Tim s'agenouillant pour faire sa prière du soir- une touche grunge, Nirvana: ' Territorial Pissings' - 'Queen of the ants' , la femme du 'Roi des fourmis' de Polnareff, elle aime le trampoline et Green Day - ' Choke on bullets' more balls...- ' How are you today', ça allait, merci- ' No answer'... what the hell is going on...bonne question: une poussée de fièvre, un excès de Cristal Alken, un mauvais trip...il répond: ...you don't need an answer to survive... judicieux et philosophique- ' Some other time', d'accord- de beaux effets de gratte et ' Dance of the naked people' du hippie punk - 'Rose' romance sans épines- ' Down the drain' pour notre prochain EP - 'Little Angels' séraphique - 'Don't wait' et 'City people' pour conclure.
..I'm on the sidewalk, he's on the sidewalk... et le chien?

 



Sont jeunes, quand ils parviendront à doser, à varier, et prendront de la bouteille, ça devrait aller.
En vitesse, un bis pour les potes et les lycéennes, un titre déjà joué, me demande pas lequel!
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 Wallace Vanborn
Encore un trio originaire de nos plates contrées, né en 2006, celui-ci.
P1130541.JPGUn solide parcours: 2008, représente la Belgique au Battle of the bands à Londres, demi-finale du Humo's rock rally, des tournées in het buitenland ( les States, les PB , le UK, en 2010 support pour la tournée de Blood Red Shoes...)- un CD ' Free Blank Shots' ( 2010) encensé, pas des bricoleurs, ces WV!
Dries Hoof ( basse)/Ian Clement ( guitare, chant) et Sylvester Vanborm ( batterie) ont tout balayé sur leur passage, leur stoner à la Queens of the Stone Age, Kyuss ou autres Monster Magnet t'écrase et t'hypnotise. Ces mecs tissent une toile sonore, gluante dans laquelle tu t'empêtres et le moment venu, l'épeire tricéphale vient te mordre et t'engourdir, ton compte est bon.
Diabolique!
Dès les premiers accords de ' Marching sideways' , t'es dans le vif du sujet.
Une machine infernale, massive, un wall of sound sombre: la basse pèse des tonnes, le drumming n'est pas en reste, la guitare se complaît dans les thick tones, caractéristiques du doom metal, bourrés de disto et de reverb, les vocaux pénètrent tes neurones, c'est parti pour une séance de headbanging de 50'.

 

 

Les abrasifs 'Atom Juggler' et ' Shallow' que tu retrouves sur le CD suivent.
'Cougars' , gaffe à ces dangereux prédateurs!
P1130569.JPGLe redoutable premier single sorti en 2010 'Rite hands' pour tous les goodlooking people de Lokeren.
Tu parles, ma voisine rousse est édentée, arbore un tatouage de Popeye sur un biceps plus costaud que les cuisses de Lukaku et son mec, un Richard Gere dormant sous un pont de la Dendre, vient d'avaler une quinzième Cara Pils ouverte avec une molaire.
Pour les laids( pardon...), une nouvelle chanson ' Deathsteppdeluxxx', du Soundgarden uit Gent.
Rien n'arrêtera la déferlante force dix d'une brutalité intense, une basse ouragan, des riffs carnassiers, ça canarde méchant: ' We are what we hide' (?)!
Une guitare stridente et un chant hanté pour une 'White River', encore plus agitée que ce qui a précédé.
Sylvester 'Rocky' n'attend pas que le cours d'eau se calme et attaque la suivante, le frénétique 'Enemy of Serpentine' suivi de 'The Lair' tout aussi fignolé
Pour finir en beauté, un instrumental stoner/postrock ' Cowboy Panda's Revenge' véritable feu d'artifice noise!
Les efféminés se tirent en laissant la guitare agoniser sur scène.
Pas de bis!

Une très longue attente avant l'apparition du groupe suivant, tu peux te permettre un pèlerinage à Scherpenheuvel, allumer un cierge au pied de la statue de Notre-Dame du sanctuaire, avaler en vitesse une Nondedju de Montaigu ( 10,7%) et être revenu à temps pour la fierté punk d'Outre-Moerdijk: Peter Pan Speedrock!
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Depuis 1997, ces joyeux bataves terrorisent les scènes rock, refilent un boulot monstre aux gentils membres de la security et fournissent une clientèle nombreuse aux dentistes locaux devant rétablir le clavier détérioré des participants aux mosh pits fleurissant au bas de la scène où sévit le trio.
Peter van Elderen ( gitaar, stem)/Bart Nederhand ( twee handen, drums) et Bart Geevers ( bass) ont sorti huit plaques, la dernière, au titre romantique ' We want blood', en 2010.

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A minuit cinq, précédés d'une petite musique mexicano/country trompeuse, ils investissent le podium.
P1130665.JPGPendant cinquante minutes ils vont enfiler quinze minauderies raffinées et précieuses te laissant à moitié mort au pied de la scène.
Des crapules!
Imagine un croisement entre Motorhead, les Ramones, AC/DC, les Nashville Pussy, Vader Abraham et De Smurfen, pour te faire une petite idée.
Tu veux des titres...
Impossible de reconnaître les lyrics, Peter éructe des borborygmes inintelligibles, heureusement, à tes côtés, les fans scandent ces hymnes barbares entre deux gorgées de Maes, d'ailleurs après Iggy à Tirlemont, c'est le second shampoing au houblon que ta chevelure supportera.
Ta conjugale en t'accueillant vers les 02:30 AM te dira: tu pues!
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PPS c'est du pure rock ‘n’ roll that makes you want to drink fast, drive fast and fuck hard.
Ne t'attends pas à de la fleur bleue, ni à de la littérature, il est question de beuveries, de sexe et de baston..
On va avancer quelques morceaux:
pour décrire une de leurs groupies' Cockteaser' - ' Alta Female'- ' Domino'- ' Pay the fuckin bill'- ' Better off dead', c'est sa gratte qui rend l'âme, un roadie lui refile un autre jouet, c'est reparti, au boulot ' Ressurection' - du super lourd de chez Mammouth, joué superfast... yeah, yeah, yeah.. larsen et disto en prime - pour la Croix-Rouge, 'We want blood' - ' Go Satan go' également au répertoire de leurs copains les Batmobile- et pour finir, 'Black Bone', j'imagine!
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Peter Pan va rejoindre la fée Clochette mais Lokeren wants more, les artificiers rappliquent pour un triple encore saignant.
Tu crois que la fête est finie, pourtant après cinq minutes ils réapparaissent.
Une lueur de lucidité et tu te dis: c'est le bon moment pour filer à l'anglaise et éviter la cohue pour quitter le village!
Bye, bye..




 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 12:49

Je te cueille à Drogenbos, le long de la Senne, avance Vincent.
Armé d'une canne à pêche écologique et d'un aimant comme hameçon, tu attends sagement l'arrivée du Fittipaldi de Ronse, puis, direction Brugge, le parc Astrid et, dans le cadre de Klinkers ( een feestelijk en avontuurlijk parcours door de binnenstad...), le free festival Vama Veche, organisé par  Het Entrepot.
Sur place, faut glisser 4€20 dans un automaat pour laisser dormir le bolide pendant 2 heures maximum et tu plonges dans l'ambiance ensoleillée et bon enfant de ce magnifique espace vert, ayant pris le nom de la bien aimée reine des Belges encore unis en 1935 .
Un petit podium, à l'ombre, pour les concerts de l'après-midi, un plus grand dans le parc, de la Stella, de jolies jambes bronzées, un agréable air de vacance!
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15:00  The Catatonics
Fin avril tu vis le groupe, comptant quatre éléments, au Bar du Matin.
P1130503.JPGEn ce premier jour du mois d'août: full band, ils seront cinq à accompagner Filip Huyghebaert, la tête pensante: on suppose qu'il doit s'agir de Eva Hautekiet /Dieter Vanmarcke/ Jan Dhaene/ Maarten Flamand, un guitariste sévissant e.a. chez Cloon, Stash, The Antler King ou Mrs Hyde et Jasper X (?) à la basse.
L'admirable 'Endless Sway' ,titre que Radio 1 a été sélectionner sur vi.be, ouvre le set.
En route pour +/- 50' d'Americana mélancolique: un chant murmuré, de graciles harmonies vocales, des arrangements subtils... mix idéal par ces douces températures estivales.
'Imaginary bars', on reste dans les downtempi chers à Isbells ou Marble Sounds.
'One man guy' ( de Loudon Wainwright III): alt. country autobiographique que Filip joue quasi solo.
'Go far' sera plus habillé et les immanquables comparaisons pointent le bout du nez: Bon Iver, M Ward ( cité comme une influence), Iron & Wine ou les Jayhawks pour les plus anciens.
Tout comme à Forest, les Catatonics reprennent de belle manière le 'Lonely Soldier' de Damien Rice avant de séduire P1130497.JPGl'assistance avec l'éthéré 'Me & You'.
'Uptown' baigne dans les eaux Neil Young, époque Harvest et 'The Door' vole dans les mêmes cieux azurés que les Eagles de 'Peaceful Easy Feeling', la lente valse épurée prendra de l'ampleur lorsque l'équipe rejoindra l'acoustique de Filip soutenue par de subtiles interventions de Maarten.
On te parlait du 'Harvest' de Neil Young, voilà ' Harvest Moon', pendant lequel un septième élément vient ajouter de sémillantes notes d'harmonica.
'Hopefully' du romantisme exacerbé... y a un truc que je peux pas tolérer c'est de passer une seule journée pendant laquelle ta main ne serait pas dans la mienne...
Quoi, Vincent?
Tu la sors tous les jours celle-là..
Ouais, mais à des nanas différentes, une Stella, mec?
'Oh my sweet Carolina', la perle de Ryan Adams et puis le nostalgique 'The morning paper' pour mettre un terme au rêve avec 'Blue Hotel', une country waltz au final ' Crazy Horse' nerveux.

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Prestation appréciée!

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Courte pause et  Say Say
P1130507.JPGA Strasbourg vit un black qui rappe, c'est pas 'l'Ange Blanc' le pseudo qu'il choisit pour monter sur le ring, mais bien SaySay.
A Londres en 1955, naît Mark Hollis.
Tu parles, il fonde Talk Talk!
Barbara Sarmentero et Judith Van Eeckhout sont copines, elles fréquentent la même université gantoise, elles aiment la musique: Barbara ( guitare, vocals) a fait partie de Maya's Moving Castle et Judith ( claviers, chant) tâta de la colombophilie avec pigeohn ( elle amadouait les palombes en jouant du bugle et de l'accordéon), elles décident de former un duo: Say Say est né!
A Bruges, les jolies nanas ont enchanté les badauds pendant une trentaine de minutes en leur offrant neuf titres, concis, d'indie/electro pop attrayante, aérienne et digeste.
Vincent, légèrement déshydraté, pointait présent à la buvette lorsque S S entama son set: ' Queen Beat'.
Armé de deux blondes débordant de mousse, il ose: c'est pas mal, hein, on dirait du Bat for Lashes!
Pas mal, c'est!
Pas étonnant que même Dark Entries s'extasie et décrit leurs efforts de heerlijke indiemuziek.
'Hell no' electro édénique, vaguement New Wave.
Si tu veux tout savoir, les petites citent Herman Hesse comme inspiration et pas les rednecks gueulant Hell Yeah P1130513.JPGpendant un doublé banjo/fiddle démoniaque.
' Burla' en sachant que Barbara est née dans le sud ibérique, on peut supposer qu'il s'agit d'une blague.
Leur electro me fait penser à Fujiya & Miyagi, indique le chauffeur, pour ta part, tu y sens de légères touches Pit er Pat.
Esthétisme pop, moins expérimental que Soap & Skin ou The Knife mais assez proche de SX, avec une voix moins soul que celle de Stefanie Callebaut.
Sale bête...
Où?
Sur mon synthé: ' Spider' !
Jolie toile arachnéenne.
Un message humanitaire, sécheresse en Afrique, versez vos dons sur le compte :00 ....
Non, Vincent c'est pas celui de Bart D W.
Et puis 'Archives' suivi de 'Grey', titres aussi brefs que leur exécution avec final souvent abrupt.
Quelques beats épais amorcent le synthétique mais contrasté: 'Hillary What ?'
'Oh my head' du DIY tendance cold wave, pas éloignée du projet Colder de Marc Nguyen Tan.
Le duo termine fort avec le nerveux ' I don't wanna live in a car' pour lequel Barbara délaisse son Epiphone et s'amuse avec un jouet Fisher Price jaune ( 36€ sur Ebay, à moins qu'elle l'ait reçu de Pere Ubu...) !
Voilà, Brugge, merci!
Meisjes, dat was heel kort.
Allez, on vous refait ' Queen Beat' puisque ce parc porte le nom de la reine Astrid!
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Une dernière pintje et on regagne Bruxelles, à 21:00 je dois être à l'Archiduc pour Sophia.
T'as encore changé de copine, Vincent?
T'es con, fais gaffe où je te laisse chez Guido Gezelle.
Me suis tu!

 

 

 

'grey 'en écoute sur soundcloud

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Published by Michel - dans Concerts
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