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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 20:41

En ce deuxième jour consacré au jazz, le Brosella programme à 17h35 sur la grande scène une "carte blanche" à  

 Bart Van Caeneghem.

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Le pianiste belge rêvait depuis longtemps de réaliser un vieux projet : former un quartette de piano. Aujourd'hui, c'est chose faite avec l'aide de Ewout Pierreux (piano) le pianiste attitré de Jazzisfaction (le quartette de Peer Baerlein), de edit_preview.php-copie-8.jpgNicolas Thys ( Dave Holland, Mark Johnson..) à la basse et de Lieven Venken aux drums.
Bart qui officia entre autre comme pianiste de la Framboise Frivole, comme interprète de récitals de musiques classiques et jazz et comme accompagnateur de chanteurs divers va nous proposer pendant soixante minutes un jazz plutôt smooth qui, bien que parfaitement exécuté, ne parviendra pas à faire émerger le public déjà nombreux d'une certaine torpeur. C'est ce que je qualifie de jazz d'ascenseur ou de salon de thé. Deux pianos qui se répondent de manière plutôt classique et agréable avec beaucoup de talent mais sans grande originalité. Prise de risque : zéro.
J'avoue n'être resté à l'écoute que pendant la moitié du set, mettant à profit l'autre moitié pour aller me jeter dans le gosier une cervoise tiède accompagnée d'un paquet de frites-mayonnaise.
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Et ce n'est pas sur  Lander Gyselinck qu'il faudra compter pour nous faciliter la digestion dans une ambiance calme et sereine. Le jeune musicien a bouffé du lion et ne tardera pas à nous le faire savoir.
edit_preview.php-copie-10.jpgPassionné par la musique depuis son enfance le jeune batteur, détenteur d'un Toots Thielemens Award, étonne par sa créativité et sa musicalité.
Ce soir, il propose un projet hétéroclite, sorte de mix de rap et de fonk axé sur le patrimoine du funk. Très actif dans la musique improvisée, teintée de jazz, de hip hop, de soul et de musique électronique, le collectif de ce soir est axé autour de Lander, bien sûr, accompagné entre autres de Joris Caluwaerts aux keys, de Dries Laheye impressionnant à la basse , de Andrew Claes ( ewi et sax) et d'un dj. Cerise sur le gâteau le young drummer a invité  Georgia-Anne Muldrow from USA au chant.
Le son est groovy et puissant, on baigne dans un trip électrique, épicé de dub-jazz-spoken words de bonne facture qui se montre parfois déroutant.
Georgia-Anne, coupe de cheveux à la Angela Davis, est impériale et enchante l'assistance par sa voix puissante et son chant incantatoire.
Le set est assez inégal, allant de l'excellentissime au moins convaincant, émaillé par quelques petits problèmes techniques au niveau du matériel et du son. Les compos décousues et les breaks nombreux peuvent dérouter mais dans l'ensemble la performance du band autour d'une basse monstrueuse d'efficacité laissera au public une forte impression.
C'est avec son jeune fils âgé de 3-4 ans dans les bras que G.A. Muldrow terminera un gig qui manifestement fut un des plus étonnants et inventifs de cette journée consacrée au jazz.

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JPROCK

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:08

Le dimanche à  Brosella: toujours du soleil et du monde.
Pour les deux jours de festival, le Théâtre de Verdure aura attiré +/- 30000 curieux!

A 15h, on commence fort avec le trio  Fly!

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Mark Turner: tenor saxophone; Larry Grenadier: double-bass; Jeff Ballard: drums.
Des pointures à la carte de visite impressionnante... Jeff Ballard: Ray Charles, Pat Metheny, Chick Corea, Lou Donaldson... et actuellement, en dehors de ses vols avec Fly, il accompagne Joshua Redman ou Brad Mehldau!
Larry Grenadier, fier militaire chez Gary Burton, Joe Henderson, Charles Lloyd, Betty Carter, John Scofield, Pat Metheny... en dehors de Fly, il tourne avec sa conjugale, Rebecca Martin et, comme Jeff, avec Brad Mehldau.
Mark Turner, surnommé the most influential jazz tenor saxophonist since John Coltrane, semble bien remis de l'accident ayant failli lui coûter deux doigts en 2008. Le gars a sorti plusieurs Cd's sous son nom, on note quelques collaborations pas bidon: Dave Holland, Kurt Rosenwinkel, Baptiste Trotignon, Billy Hart...
Faudra encore nous expliquer pourquoi cette potentielle tête d'affiche doit ouvrir le bal!
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Après un CD auto-produit, un sophomore CD 'Fly' et 'Sky & Country' en 2009, le trio prépare un quatrième enregistrement, plusieurs de ces nouveaux titres seront interprétés au bas de l'Atomium!

 

 

'Fly Mr Freakjar' signé par les trois compères ( sur 'Fly') ouvre les hostilités.
Du cool post-bop avec sax papillonnant, il est toutefois hors de question de mettre un musicien en exergue, ne cherche pas de frontman: cohésion est le maître mot.
Une alchimie parfaite, pas d'éclats grandiloquents, de démonstrations flashy , skill and technique au service du collectif!
'Child's play' un blues suave écrit par le drummer.
Avec beaucoup d'à-propos: 'Festival Tune' de Mark Turner, ce tune balance en douceur et fait étalage d'une esthétique Sonny Rollins.
Un coup d'archet sur la contrebasse, un thème déstructuré, le trio attaque un sombre requiem slave , alors que bizarrement la setlist mentionne 'Kingston'.
Sous la pulsion de la contrebasse, le sax se libère et la marche se termine au pas de course!
Next tune written by Mark has no title yet: un long be-bop fluide, pur, limpide!
Une architecture élégante sans extravagances baroques!
'J J' , du gars au
couvre-chef muni d’une bride, sera la dernière salve aux tonalités afro-cubaines!
La classe!
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Un bis, après aparté, on n'avait rien préparé, sorry!
'Year of the snake'. Les personnes nées durant l’année du serpent sont des gens profonds et sages...( 蛇 )!
Du jazz venimeux!


Andrzej Jagodziński Trio

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Andrzej Jagodziński - fortepian/Adam Cegielski - kontrabas/Czesław Bartkowski - perkusja.
One of Poland's leading jazz pianists interprets the music of the country's greatest composer: Fryderyk Franciszek Chopin!
D'après Henri VDB, Andrzej s'est déjà produit à Bruxelles en 2009 au Jazzolive, club dirigé par le directeur artistique de Brosella, de là à les inviter au festival il n'y a qu'un pas!
Verdict pour ce Chopin jazz?
Bof... de l'aseptisé, du stérilisé, de l'arrondi aux angles, idéal pour un dîner cosy aux chandelles avec ta madame, ta secrétaire, la femme de ton patron ou qui tu veux en fait... c'est inoffensif, rassurant et reposant.
Le talent des musiciens n'est pas mis en cause mais t'es loin des élans romantiques d'un des amants de George Sand.

 

 

P1120921.JPGLe 'Prélude en E mineur ', Chopin versus Michel Legrand, sera suivi du célèbre ' Nocturne en E-flat major', une adaptation après-midi musicale autour du kiosque, style les valses de papa Johann jouées au pied de son monument dans le Stadtpark à Vienne.
D'ailleurs des dizaines de festivaliers écoutent ( subissent?) d'une oreille distraite, assoupis sur le gazon, pendant que leurs toutous lèvent la patte sur un marronnier déshydraté.
'Mazurka in F minor' et la marche funèbre ' Sonata in B flat minor', ça risque d'être macabre prévient André.
Ce sera acrobatique, au début, pour virer décoratif. Louise se risque à une séance de yoga, histoire de déstresser avant de se taper la gueule de Frans Vandenfaillikasteel, son antipathique boss qui va la faire chier à 8h demain matin jusqu'à 18h vendredi soir!
Et Théodore?
Le bruit de scie que t'entends, c'est lui!
Chut, c'est beau...
C'est beau comme du André Rieu, ma chère, et comment se porte Madame votre Mère?
Que me dites-vous, toujours des hémorroïdes cérébrales.
Je vous laisse, il est 17h35', le trio achève Chopin, on nous attend au bar!

Carte blanche à Bart van Caenegem: pour JP!

Carte blanche à Lander Gyselinck: pour JP!

Renaud Garcia-Fons
'Linea del Sur'
P1120932.JPGDes superlatifs, pas exagérés: the greatest living master of the upright 5-string double bass
...
Le Parisien d'origine catalane nous a époustouflés par son jeu virtuose et innovant!
Un bagage classique ( Conservatoire de Paris) , une exceptionnelle technique d'arco, une connaissance d'érudit des musiques méditerranéennes ( flamenco, fandango, buleria, malouf, al-andaloussi, Ça'nâa ou autres formes de l'arabo-andalou...) et des comparses tout aussi talentueux: David Venitucci à l'accordéon- Kiko Ruiz à la guitare flamenca et Pascal Rollando aux percussions!
Nous commencerons en quartet pour être rejoints plus tard par une chanteuse/danseuse, annonce Renaud.
Un prélude pour contrebasse 'Aqa Jan' , dernière plage de l'album ' Entremundo' , un solo d'une richesse incroyable, passant du jeu de contrebasse traditionnel à tout l'éventail des subtilités propres au violoncelle: pizzicato ou arco, il maîtrise P1120933.JPGles deux techniques à la perfection.
En fondu enchaîné, l'orientalisant et envoûtant' Veré' .
Ensuite une lente et sombre complainte ' Cante del barco' sur 'La Linea del Sur', le chant de la barque se fond dans ' La Silhouette'.
P1120937.JPGL'instrument vibre, halète, gémit, frémit, simule l'orgasme sous les caresses ou frôlements d'archet que le maître lui accorde généreusement.
Le titre de l'album, ' La Linea del Sur', débute par un accordéon répétant une seule note à l'instar du Boléro de Ravel, la contrebasse surgit et la vision de Bo Derek nue s'évapore, d'ailleurs il est à craindre qu'en 2011 la belle Bo soit à l'hospice!
De fluides et sensuelles arabesques, un lyrisme fiévreux, une page torride des Milles et Une Nuits.
L'invitée,  Sabrina Romero, au chant.P1120950.JPG
Une Béatrice Dalle en 20 fois mieux.
JP, à bout, avait, déjà, mis les bouts, il va le regretter toute sa vie!
Quelle nana!
Le dramatique: ' El agua de la vida' : pour sûr, l'eau de la vie et le sel de la terre.
'Enamorada' , je suis... et profond, comme son timbre!

 

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' Caballera de mi Amor' débute par un chant allègre sur fond d'accordéon mutin, mais quand la sensuelle Sabrina quitte son siège pour entamer un flamenco exubérant, il te faut être très persuasif pour retenir tes voisins éméchés prêts à escalader le podium!
La dame quitte la scène sous une salve d'applaudissements et de olé virils!
On présente les artistes avant de nous offrir 'Valseria', une valse musette/buleria!
Réapparition de la Gitane de blanc vêtue et nouveau numéro de baile avec taconeados passionnés.
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Très gros succès!
Nous mettons un terme à Brosella après cette brillante prestation!

Sorry Saxafabra, sorry Toots!







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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:30

Juste après Luiz Carlos Borges direction la Theatre Stage de  Brosella pour assister au set de  Emballage Kado & The Fanfaar. Faire revivre des chansons populaires bruxelloises du 17e siècle, voilà le challenge qui anime ce projet qui fait cohabiter  Emballage Kado , groupe de musiciens de rue purement acoustique avec  De Fanfaar, band bruxellois officiant dans le registre pop rock électrique in brusseleir. Tout cela est bien sympa sur papier mais sera finalement peu convaincant.

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Avec des titres contant le mariage de deux aveugles, évoquant la fabrication du vin à Bruxelles ou la Zinneke Parade ce bâtard musical rappelle plutôt les Kreuners ou Raymond van het Groenewoud et est assez éloigné de l'esprit folk de ce premier jour de festival. Et ce ne sont pas les présentations humoristiques de Mars Moriau (Emballage Kado) pour annoncer les titres, ni même la très bonne voix de Tim Toegart ( de Fanfaar) ainsi que la bonne humeur que dégage le collectif qui sauveront la mise d'un set peu inspiré. Sympa mais anecdotique.


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Alors que Blink fut la révélation de la journée sur la Royal Stage ( voir la review de Michel), retour ensuite vers la grande scène pour applaudir  The Samuraï.
edit_preview.php-copie-5.jpgCinq accordéonistes de nationalités diverses pour un projet qui se colore de toutes les cultures. Autour de notre compatriote Didier Laloy, on trouve Ricardo Tesi ( Italie), Bruno Le Tron( France), Markku Lepisto ( Finlande) et Dave Munnelly ( Irlande).
Démarrant leur set de manière assez conventionnelle, assis en arc de cercle, les cinq instrumentistes vont peu à peu animer le Théâtre de Verdure et faire se lever le public de la Theater Stage, pour la première fois de la journée. Retraçant le parcours de l'accordéon diatonique au cours des 35 dernières années le groupe enchaîne les titres, parfois mélancoliques ou intimistes, souvent festifs et propices à la danse. Chacun y va de son petit moment de gloire et c'est debout que Didier Laloy et ses comparses termineront leur set dans la bonne humeur générale. Un vent de fraîcheur sur les plaines proches de l'Atomium et une très bonne surprise.
Un album est disponible chez Home Records intitulé tout simplement " The Samuraï ".
Le groupe sera en tournée en novembre 2011 en Flandres et en Wallonie.
Tous les renseignements sur http://the samurai.jimdo.com

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JPROCK

 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:20

Trente-cinquième édition de l'incontournable Brosella, toujours dans le vert écrin du Parc d'Osseghem!
Même si l'affiche proposée en 2011 n'est pas des plus alléchantes, tu dois t'y rendre pour l'ambiance familiale et pour revoir des centaines de têtes connues qui se nourrissaient déjà au biberon folk alors que Bartje n'avait pas encore digéré une de ses fameuses gaufres à la mayonnaise à la mode Elio papillon.
Sont tous là et s' il en manquait faut se référer au bon Georges:
Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort..
Salut Guy, Edwige, Henri, Witte, Luc, Els, JP, Dirk, René, Jack, Bernadette, Philippe... t'as vieilli, fieu (Miss)!
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Début des hostilités, 15h, main stage: Eliseo Parra & Coetus ( Catalogne)
13 percussionnistes sur le vaste podium, des instruments les plus divers et incongrus: tambours, tambourins, clochettes, shakers, casseroles, outils agricoles, triangles, harpes, couverts, flasques, gobelets, matracas, tamis, suppositoires etc..., ces barbus et une ou deux chicas attaquent un instrumental iberico-africain, égayé de taga taga tagada guerriers.
P1120843.JPGCoetus se nomme cette formation d'ethnologues percussifs.
Me demande pas si ce coetus est interruptus, suis pas sexologue!
Leur première salve traditionnelle s'intitulait 'Obertura, ils viennent de la finir et sont rejoints par Eliseo Parra et deux superbes chanteuses et attaquent un second chant du Nord de la péninsule ibérique, un titre répétitif et lancinant.
Même scénario pour le suivant 'Son d'Arriba': chant nasillard, cris stridents émis par l'élément féminin, rythme sautillant et pas de danse agité.
T'es en plein documentaire Exploration du Monde sans conférencier!

 

 

Hacia el sur propose Eliseo, deux Sevillanas sauvages ( dont Cogia Coles) aux teintes maures, tout n'est que rythmes exubérants.
Senor Parra, armé de Castañuelas, nous la joue El Cordobes et scande le flamenco sur tempo Tambours du Bronx ou Olodum, au choix.
Vachement impressionnant!
'La Solterita' premier titre chanté( magnifiquement, par une des deux choristes), triste histoire d'une jeune mère et de son bébé, lâchement abandonnés par l'homme.
P1120856.JPGSuperbe de tendresse et d'émotion.
La suivante est dédiée aux Belgo-Galiciennes de Ialma: trois voix, des influences berbères.... ton voisin en état de transe.
Les square drums que nous utilisons proviennent de Galice ou du Portugal: 14 musiciens utilisant ce tambourin carré, ça arrache: 'Panderos'
tic tic toc tac tic tac tac toc toc .... sont deux ou trois à troquer leur pandero contre un poêlon à tortilla ou une poêle à paëlla tandis que les chanteurs s'activent.
Eliseo en John Travolta vaut le coup d'oeil!
Un chant originaire de Castille Leon, 'Corrido Maragato', deux guimbardes rivalisent de tsoin tsoin tsoin, une planche à laver munie de cordes et deux ou trois triangles constituent les instruments mis en valeur pendant ce traditionnel.
'Verde Gaio' la Galice est verte et rurale, deux paysans armés de faucilles à clochettes volent la vedette à l'ethnomusicologue.
Petit à petit la ritournelle prend des accents brésiliens: carnaval à Brosella!
Une dernière danse populaire et on prend congé!
Joli succès et un bis: ' 'El mandil de Carolina', voyant l'apparition d'une guitare.
Au pied de la scène une dizaine de joyeux drilles entament une farandole frivole au moment où le set prend fin.
Gracias, Bruselas!
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Les passagers en route pour Rio Grande do Sul sont priés de gagner leur siège...
Suivez le guide:
 Luiz Carlos Borges!
Le vent de la Pampa descend sur les plaines du Nord.
Luiz, le Gaucho, arpente, armé de son accordéon, les scènes internationales depuis près de 50 ans, sa discographie est forte de 32 albums!
En ce bel après-midi, le guitariste Leandro Rodriguez lui prêtera main forte pour nous servir un copieux plat épicé à la Música Tradicional Gaúcha!

 

 

Chamamés pétillantes ou lentes et sentimentales aux figures proches du tango ( ' Suite para Ana Terra' - 'La Voz y el Piano' - 'Cadê o Alencar' - 'Delana) -, certaines au répertoire de l'immense Mercedes Sosa qu'il a eu l'occasion d'accompagner - vanerãos havanaises ( 'Quem è que vai dançar- Festança - Na Garupade Baiaõ) - du tango jazzy chanté et orné de lignes de guitare fringantes - une ou deux polkas ( 'Fotografia') - le profond ' Misionera' - du tango brésilien aka maxixe ( 'Cabelinho no Zoio') - una valsa Evita Peron ( ' Ingrata') ....
Tout ça est bien joli et impeccablement interprété, mais c'est un peu mou me signale JP, qui n'a pas choisi le patronyme de ROCK par hasard!
Concert agréable à consommer avec un Sauvignon argentin bien frais!

Emballage Kado & De Fanfaar: pour JP!
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 Blink!
P1120881.JPGTu confonds pas avec le skate band pour gamins:Blink 182!
Blink, c'est quatre étincelantes nanas originares des pays nordiques.
Four women from five counties nous confient-elles en étalant un sourire magnifique:

Emilia Amper (SWE) - nyckelharpa/Lotta Hagfors (FIN) - voice, percussion/Jullie Hjetland (DK/NO) - voice, autoharp/Johanna-Adele Jüssi (EST) - violin, viola.
Elles sont blinkantes ajoute le jovial Henri!
Le coup d'oeil elles le valent et musicalement ce fut la révélation du jour: un folk mélangeant la musique traditionnelle et les compos personnelles plus 'modernes'.
Du même niveau que Under Byen, Värttinä ou même Björk!
Un mot de l'instrument utilisé par la copine de Mathilde Renault , la grande Suédoise, Emilia Amper: c'est pas tous les jours que tu vois un nyckelharpa d'Uppland, une sorte de vielle à roue caressée d'un archet court.
Un dernier mot concerne l'imposante chevelure de la belle Jullie: longueur 119 cm!
Elles démarrent par un traditionnel suédois; ' Kom Lunkom' que tu trouves sur leur album ( 'Blink') sorti en début 2011.
Elles avaient 46 exemplaires à vendre, elles ont reçu 256 commandes!
Quatre voix superbes, du folk majestueux emmené par le violon de la petite estonienne!
Magistral!
Emilia a écrit 'Herr Lager' .
Pour un fabricant de pils, sans doute..
JP, t'es con, il s'agit d'une histoire d'amour qui tourne mal, he left, ce sale Viking!
Lotta nous gratifie d'un joli solo de melodica.
Un tour en Finlande?
'Ralli', dédié à Rimi Raikkonen, Jarko Nikara, Kristian Sohlberg et une vingtaine d'autres champions.
Une ballade accidentée et chronométrée, avec chant haleté.
Quelques virages crispants, une ligne droite prise à du 130 miles an hour...un folk proche de certains titres d'Alan Stivell.
Hans Christian Andersen a écrit cette danoise lullaby ' Agnetes Vuggevise'. L'autoharp de Miss Hjetland et les arpègesP1120882.JPG de Johanna et d'Emilia t'arrachent des larmes.
Toujours danois: 'Laeso', une petite île du détroit de Kattegat ( cul du chat)!
Cette gentille comptine subit un traitement infâme lorsqu'un roadie inspiré vient ôter le jack récalcitrant d'une des nanas.
Un crack immense suivi d'un boum terrifiant, une des boules de l'Atomium vient de se fracasser sur le sol.
Du coup la polka vire gigue virulente, volle gas!
En plus d'être séduisantes, ces Nordiques font preuve d' humour en nous présentant leur répertoire: ' Ma Kaïn Üles /Esmaspäev Ennast Ehitan' est un traditionnel d'Estonie, a circle game ajoute Miss Jüssi.
Une chanson d'amour avec Hollywood happy ending.
Ludique et se terminant par un a capella estonnant!
En Norvège: 'Hallig', une danse virile et hystérique, en fermant les yeux tu verras des trolls bouffant du reynsdyrsteik en ingurgitant des litres d'aquavit.
'Shoeprints/Autumn Leaves' une composition de Jullie et Johanna-Adele, i's about women and their broken heart, mais elles vont pas pleurnicher pendant des nuits, elles ont l'intention d'aller botter le cul de ces machos!
Vivifiant!
Un tango finlandais des années 40: 'Hiljainen Kyliätie/ Kuu Moon', tu prononces comme c'est écrit, pour t'aider tu avales une vodka de là-bas!
Sinon en anglais, ça donne 'The silent village road' et c'est magnifique.
Lotta et Jullie chantent ce tango en utilisant comme mégaphone un paquet de frites sans frites!
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Blink: le groupe de Brosella!

Un bis:
'Miss You' composé par la double nationalité, de l'indie folk inspiré!
45' pour signer tous les cd's!

The Samuraï: pour JP!


Fernhill- Naragonia
Un projet Brosella!
P1120906.JPGLes quatre Gallois de  Fernhill: la rousse Julie Murphy ( English, en fait) au chant- Christine Cooper au fiddle, backings- Ceri Rhys Matthews à la guitare, flûte et vocals et Tomos Williams à la trompette + le duo belge Naragonia: Pascale Rubens: accordéon diatonique et chant et Toon Van Mierlo: accordéon diatonique, flûte et uilleann pipes.
Un mariage réussi?
Oui, mais une union linéaire, jamais de coups de gueule, le calme plat... bref, c'est bien foutu, c'est beau et lisse, mais ça manque de sel et de tripes!
P1120895.JPGJulie entame le set de sa voix pure, surprise: in 't Nederlands, accent de Swansea ...ik hou van alle vrouwen...mijn hart is veel te groot...( Hans De Booy- Mama's Jasje), le volkslied se transformant en Welsh traditional, 'Diddan', que tu retrouves sur le dernier CD de Fernhill: ' Canu Rhydd'.
Une chanson narrant l'histoire de quatre bateaux, ' Cletwr' , du folk anglo-saxon traditionnel aux arrangements subtils et maîtrisés.
Pas d'extravagances, du soigné!
L' instrumental, une tendre berceuse au répertoire de Naragonia : ' Charlotte' ( sur l'album ' Carabel'), sera suivi par 'Le beau rosier', un chant populaire, interprété en duo vocal: Pascale/Julie.
Le combiné Fernhill/Naragonia enchaîne sur une engageante valse accouplée à la ballade ' Adar'.
Retour au dance tunes avec, notamment, une vaillante et athlétique gaillarde suivie dune alerte gigue avec cornemuse irlandaise.
Cet exercice de style/collage plaît au nombreux public qui écoute religieusement.
Les deux derniers titres seront: un élégant love poem gallois du 16è mis en musique par Pascale et une entraînante mélodie au vif tempo ( ' Seven ships' mentionne la setlist, cela reste à vérifier!).

Plaisant sans te faire courir au septième ciel car trop lisse, si pas superficiel.
On a l'impression que ce concert n'a jamais vraiment décollé, un petit côté scolaire agaçant et artificiel te reste sur l'estomac!
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Brosella n'est pas du même avis et souhaite un bis!
On n'a plus rien répété ensemble, on vous refait 'Diddan'!

Le premier jour de Brosella s'achève ici, nous faisons l'impasse sur Balkan Horses Band et nous oublions le bal folk, nous avions omis de cirer nos sabots du dimanche!

Rendez-vous demain pour le jazz!











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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:59

Comme la veille, tu choisis le Bar du Matin comme point de chute.
Cet établissement, un must de la capitale, célèbre son entrée à l'école maternelle en soufflant trois chandelles.
Cerise sur le gâteau: Laura Vane & the Vipertones!
 

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 Laura est British (Brighton), blonde, bouclée, menue et chante!
P1120808.JPGGnarls Barkley, The Street ou Omar ont utilisé ses talents et en 2009, l'enfant sort un album acclamé outre-Manche 'Laura Vane & the Vipertones'.
D'emblée ce qui frappe est la pochette ostensiblement retro, et celle qui décore le tout nouveau ' Sugar-Fix' est encore plus alléchante: Miss Vane en Jayne Mansfield/ pin-up des fifties t'expliquant how to blow a bubble!
Si t'étais venu pour du gentil acoustic folk, tu t'es trompé d'adresse, à 21h35', la pas vaine damoiselle, accompagnée de ses Vipertones va nous envoyer une vintage retro soul bien funky, style Alice Russell meets Motown en oubliant les gimmicks electro!
Les Vipertones uit Holland vont chauffer le bar avec une intro qui donne le ton 'Sugaloo': des cuivres bouillants ( Peter Broekhuizen (baritone) - Rolf Delfos (alto)- Nico Scheepers (trumpet) ) ,vandaag- un monstrueux keyboard player jouant avec deux pièces, dont un Hammond originaire de la chapelle du Vatican: Frank Montis- une basse soul: P1120814.JPGTon van der Kolk - Pieter Klaassen à la guitare, souvent rythmique, mais quand on le laisse s'envoler il atteint des sommets que tu peux pas voir avec des jumelles achetées pour 26€ sur Ebay- drums, un maître es rhythmus: Phil Martin !
On a déjà vu ce gars, te signale Miss Fabienne Picturelle.
Bien vu, avec Rolf, il se démène dans les Jazz Invaders!
Bref, ça va coller ce soir.
Fred l'a pigé et est parti au ravitaillement!
Ils terminent la mise en bouche et Laura se pointe, flanquée d'une sympathique et pas ignoble à reluquer choriste: Sanne Monster!
Monster veut dire échantillon aux Pays-Bas, un prototype de cette espèce je veux bien que la fille du Père Noël en dépose un dans mes petits souliers!
'About to blow' sexy sixties soulpop , une voix passionnée, un beau jeu de jambes...
Excellent blowjob!
P1120836.JPG'110%' du James Brown/ Bootsy Collins funk, on a même vu la Cerise esquisser un pas de danse!
..I have my feet on the ground... ça balance, baby!
Et un sax solo à remuer un moribond, un!
Je tombe ma rouge jaquette, si vous n'y voyez aucun inconvénient!
Go, baby!
Les soli de cuivres se succèdent pendant le rond 'Man of your word'.
'Stone me' Marie-Madeleine lapidée!
Commence à faire chaud dans ce club, je me débarrasse de mes moufles...
Non, Fred, téléphone pas à Florin elle va pas terminer en tenue d'Eve!
'Did it anyway' a handclapping one!
' Sugar Fix' le titletrack, du Phil Spector 1960 girl group sound sucré.
Bruxelles, je peux sentir la sueur dégouliner jusque dans vos talons, time for something sensitive: ' No Words', avec un solo de guitare bluesy et un Hammond poisseux.
Superbe plage!

 

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Vous êtes timorés dans le coin, elle vient chercher les clients comme une entraîneuse du Crazy Horse Saloon et les tire frontstage: le remuant 'Capsize'!
P1120819.JPGTu veux ou tu veux pas? ' In or Out', avec un méchant bridge 'Cold Sweat'!
'Floating' un uptempo vaguement ska suivi de 'Move no mountains' midtempo sentant bon le Dusty Springfield, puis un slow racoleur 'Just keep smoking'.
Une intro Full Monty ' You can keep your hat on' pour la bombe ' You give me what I want' , bourrée de tchik tchik tchik et de coulées de lave d'Hammond, avant un solo de sax monstrueux.
Une claque monumentale!
Laura décide de revenir au funk épais avec le saccadé 'Wicked Man'...it's crazy what you do me...
Ce que tu nous fait n'est mieux, petite: wicked girl!
Comment s'appelle ce comptoir?
Le bar du matin!
Dans ce cas: 'Good Morning', carnaval estival!
Et une dernière 'Roof off'.
Dansante cette décapotable!
Un final trampoline exubérant, la trompette écarlate est sur le point d'éclater, les clients, émoustillés, remuent en cadence.
Ambiance!
Bye, bye, sourit l'enfant.
P1120816.JPG
On peut pas se quitter comme ça, baby, reviens!
A une condition vous gueulez avec nous...'roof off',.
Envoyez la sauce, roof off , tout le zinc bondit, sauf Fred qui tient pas à envoyer sa Blanche dans les airs!

Prestation énergique, souriante et efficace!

 

 

les photos de Fabienne Cresens!

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:33

Vingt-cinquième édition de ce festival proposant, entre l'heure de midi, des concerts, essentiellement classiques, n'excédant pas 35', et ce pendant tout l'été!
Un droit d'entrée démocratique ( 4€) et un conservatoire impérial à l'acoustique parfaite, de quoi contenter le peuple!
Peuple venu nombreux en ce vendredi, 189e jour de l'année du calendrier grégorien, pour assister à la prestation de la violoniste    Deborah Nemtanu et du pianiste  Romain Descharmes.

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Au programme, le Liégeois César Franck et une de ses oeuvres les plus jouées: la Sonate pour violon et piano en la majeur ( 1886), que César Auguste Jean Guillaume Hubert dédia à Eugène Ysaÿe, aïeul du machiavélique Classic 21 Marc!
Il semblerait qu'il existe près de 200 enregistrements de cette pièce. L'exécution, proposée ce midi par le duo français, ne devrait pas être classée au rayon des déceptions par les spécialistes, style Stéphane Frédérich de Ecoute Comparée Classica!
Une version vive, claire, franche et souple!
deborah_nemtanu.jpgDeborah Nemtanu ( 1983), fille cadette du violoniste d'origine roumaine, Vladimir Nemtanu, tout comme son aînée Sarah, choisira le violon comme compagnon.
Depuis 2005, elle peut se targuer du titre de violon solo super soliste de l'Ensemble Orchestral de Paris.
Romain Descharmes ( 1980) obtient le Premier Grand Prix lors du Concours International de Dublin, en 2006.
Traces discographiques: 3 albums, Piano Works de Maurice Ravel ( Valses nobles et sentimentales - Gaspard de la nuit - Sonatine - La Valse) - Clarinet Trios/ Brahms Bartok Khatchaturian ( avec, notamment, Deborah Nemtanu au violo) et la Sonata n°3 in F minor op.5 / Sechs Klavierstücke op.118 de Brahms!


Sonate pour violon et piano de César Franck

Mouvement 1: Allegretto ben moderato.
Romain effleure les touches, le violon suit, aérien, songeur, mystérieux, tendre.
Le Gagliano de Mademoiselle Nemtanu se tait pour laisser libre cours aux méditations et escapades pianistiques avant de rejoindre son collègue et finir le mouvement sur un thème désormais commun.
Sobriété et équilibre!

Mouvement 2: Allegro.
Le tumulte: flots agités, houleux, un violon balkanique!
Sauvagerie maîtrisée faisant place à un verset intimiste.
Moment de sérénité passager, le final sera fougueux et dense.

Mouvement 3: Recitativo-Fantasia (ben moderato).
Un tableau pointilliste, délicat, satiné.
Une rêverie lyrique hédoniste sophistiquée!

Mouvement 4: Allegretto poco mosso.
Une amorce frivole, badine, débouchant sur d'impressionnantes cascades torrentueuses et effervescentes devant mener la sonate à son terme.
claudiorecords01.jpg
Un excellent concert, clôturé par un bref rappel joué à l'arraché!

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:43

The 'Golden Girl of Funk' en visite à Bruxelles, ça va chauffer, baby!
A 21h15', une foule bigarrée se presse dans l'exigu espace concert, confiné au fond du branché  Bar du Matin, pendant 80', elle vibrera aux sons d'un raw funk dynamique en diable!

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En 2009 la petite Gizelle Smith sortait 'This is Gizelle Smith & the Mighty Mocambos', une plaque fumante squattant les rhythm'n blues charts de Vladivostok à Surabaya.
P1120711.JPGDepuis, elle ne travaille plus avec les Mocambos de Hambourg, mais s'est entourée d'une méchante équipe résidant à Londres.
Un second album est en gestation et Miss Smith vient en tester les titres chez nous, après avoir fait un tabac au Festival International de Jazz de Montréal et avant de conquérir Paris lors des Soirs d'Eté, ce samedi 9 juillet!
L'honneur de présenter la sexy petite Londonienne revient au local, Dominic Ntoumos, un trompettiste démoniaque, que tu vis accompagner Jennifer Scavuzzo.
A ses côtés au trombone, from London, Patrick Hayes - guitare, le Danois: Jacob Quistgaard- basse: Jean Berthon ( Kalakuta Orchestra, The New Crusaders....) - drums: Benji Bouton (Blue Apple Quartet) et aux keyboards: Jackson Baird, formidable organiste, Bruxellois pendant quelques années.
Benjamin donne le signal de départ, les potes emboîtent, c'est parti pour du funk intense et passionné. La ballerine, P1120780.JPGGizelle, entre dans la danse et attaque le pas du tout démodé 'Out of fashion', même si on baigne dans la vintage soul, popularisée par la grande Aretha, Mavis Staples ou, plus proches de nous, Sharon Jones et Nicole Willis...
Hot!
'Hold fast' la sueur dégouline de partout et ce n'est que le second track: des cuivres omniprésents, un drummer créatif et habile, une basse Bootsy Collins, cool guitarlicks, un jeu de claviers sensuel et la voix flexible, profonde et authentique de Miss Smith, Bruxelles se fiche du négationniste ayant, encore, dit 'Nee Voor Alles' ( même Joëlle a pas fait pire!) et se déhanche en mesure!
Troisième titre du CD,' Coffee High', démarre comme un gospel mais le tempo monte en puissance...les cuivres en balade, une wah wah pâteuse et cette voix chaude transforment le bar en brasier incandescent, en Piton de la Fournaise en phase éruptive!
'Magic time machine' du Dap-Kings craché!
Une séquence exotique et narrative: ' Snake Charmer': cobras, najas, pythons, crotales... se tortillent voluptueusement, sit back and relax, Brussels!
C'est quoi cette sirène?
'Love alarm', fieu
..Yeah, Yeah, Yeah....
On a sonné la sécurité civile?
De Niro, William Baldwin, Scott Glenn et Kurt Russell enfilent leur tenue, l'autopompa Iveco Baribbi 190-26 est en route, pas de panique!
Un midtempo cuivres en vedette,' Free Vibes', se fondant dans 'Trainstation', le genre de smooth funk ne laissant pas insensible les chefs de gare, même cocus!
De la dynamite!

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P1120752.JPGA song for the ladies, le torride, provocant et ravageur: ' Working Woman' , ça souque ferme à tes côtés.
Real soul music, pas celle en plastique, mais celle qui parle à ton entrejambe.
Pour le nouveau CD: 'June', jazzy soul porté par une wah wah et un orgue rivalisant de lignes sexy.
Un grand moment d'émotion, le tribute à Gil Scott Heron 'We almost lost Detroit', une soul blues ballad irrésistible.
Merci, Gizelle!
Et pour terminer ce fantastique gig, le bondissant ' Hard', encore une nouvelle compo!
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65' , a great moment of soul & groove!
Un bis, bien sûr: ' Gonna get you' , du James Brown funk avec présentation du band et final feu d'artifice!
5' après la disparition des musiciens, le bar gueule encore en tapant des pieds et battant des mains, un second bis s'impose, une reprise de 'Free Vibes' version nitroglycérine!
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Un des grands concerts de 2011!

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:30

Simon & Garfunkel, le concert de Central Park, Mrs Robinson, le pont sur les eaux troubles... c'était toute une époque, toute une génération. Et j'adorais ça.
J'avoue être moins fan de la carrière solo du petit Paul Simon ( petit, mais grand par le talent !) et le concert de ce soir constitue pour moi une première.
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 Forest National est en configuration assise et affiche pratiquement complet.
Sur scène, un écran blanc sur lequel le nom de l'artiste apparaît en lettres noires dont l'encre aurait coulé au contact de quelques gouttes de pluie.
edit_preview.php-copie-42.jpgLorsqu'à 20h40 la salle se trouve plongée dans l'obscurité une immense clameur accueille Paul et sa dizaine de musiciens. C'est par "The Boy in the Bubble" et "Dazzling blue" que démarre le show.
Le son est moyen sur les premiers titres mais ça s'améliorera au fil du temps.
Question interprétation il n'y a rien à redire, les musicos sont excellents et font preuve d'une grande polyvalence : l'accordéoniste - claviériste passe à la trompette, le vibraphoniste au saxophone ténor et l'un des guitaristes au sax baryton. Chacun possède une panoplie incroyable d'instruments ce qui transforme la scène en immense showroom digne d'un magasin de musique. De cette manière le boss peut se permettre de proposer en public des versions qui intègrent la complexité de ses enregistrements studios. Parfois une section de cuivres fait son apparition avec bonheur.
De la belle ouvrage assurément, mais un petit bémol quand même est à souligner : le manque de charisme de Paul Simon. Il bouge peu, et mettre de l'ambiance n'a jamais été son point fort.
Et comme l'aspect visuel du spectacle n'est pas non plus très recherché il faudra attendre plus d'une heure avant que le public ne se décide à faire monter la température dans la salle bruxelloise.
Et la setlist ? Paul Simon pioche allègrement dans Graceland dont il jouera cinq titres, il évoquera l'assassinat de Martin Luther King avec "So beautiful or so what"à grand renfort d'images d'archives, et se fendra de quelques covers très réussies comme "Vietnam" de Jimmy Cliff et un superbe "Here comes the Sun" de George Harrison interprété durant le premier rappel.
Un peu de rock avec "Mystery Train", un très sympa "Slip sliding away", des rythmes latins avec "Obvious Child", l'homme propose un melting pot d'influences diverses empruntées ci et là à travers le monde.

 

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Epinglons aussi une interprétation acoustique solo de "Sound of Silence", très applaudie, une belle version de "Kodachrome" et un "You can call me Al" énergique en guise d'au revoir devant un public (enfin) debout.
En 27 titres et un peu plus de 120 minutes, rappels compris, le nouveau septuagénaire a démontré toute l'étendue de son talent et ravi ses fans.
J'ai donc assisté à un bon concert, musicalement irréprochable, même si le natif du New Jersey ne m'a jamais fichu la chair de poule contrairement à un Cat Stevens qui m'avait ému aux larmes il y a peu dans cette même salle.
Mister Simon est assurément un auteur-compositeur-interprète-producteur qui peut se targuer d'être musicalement un réel citoyen du monde !
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SETLIST
01 "The Boy In The Bubble"

02 "Dazzling Blue"
03 "50 Ways To Leave Your Lover"
04 "So Beautiful Or So What"
05 "Vietnam" (Jimmy Cliff cover)
06 "Mother And Child Reunion"
07 "That Was Your Mother"
08 "Hearts And Bones"
09 "Mystery Train" (Junior Parker cover)
10 "Wheels" (Chet Atkins cover)
11 "Slip Slidin' Away"
12 "Rewrite"
13 "Peace Like A River"
14 "The Obvious Child"
15 "The Only Living Boy In New York"
16 "The Afterlife"
17 "Questions For The Angels"
18 "Diamonds On The Soles Of Her Shoes"
19" "Gumboots"

1ST ENCORE
20 "The Sound Of Silence"
21 "Kodachrome"
22 "Gone At Last"
23 "Here Comes The Sun"
24 "Crazy Love, Vol. II"
25 "Late In The Evening"

2ND ENCORE
26 "Still Crazy After All These Years"
27 "You Can Call Me Al"


JPROCK

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 15:04

Malines: le marché aux poissons sur la Dyle, quatre jours de festivités gratuites: de  Dijlefeesten!
C'est le dimanche que tu te rends sur le Haverwerf, car, petite déception le podium ne flotte plus sur la rivière, mais est érigé face aux anciennes brasseries Lamot sur le Quai aux Avoines, que tu atteins en traversant une passerelle.
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19:00
Une présentation mystique et  Avi Buffalo!
Avigdor Zahner-Isenberg, le petit guitariste/singer du groupe de Long Beach n'a conservé que Sheridan Riley ( aux drums et backings) de l'équipe que tu vis aux Nuits Bota en 2010.
P1120618.JPGLe site annonce George Bucio - second guitar/Barbara Kramer - bass!
Le band d'Avi vient de sortir un nouveau CD et d'amorcer une tournée européenne, qui repassera par la Flandre, ils joueront au Boomtown (Gent) le 19/07!
En une heure de set, ils auront conquis Malines et vendu des dizaines de plaques, leur Southern soft psychedelic rock, bourré de lignes de guitare fluides et de vocaux te rappelant au bon souvenir d'un Neil Young de 20 ans, aura fait l'unanimité.
Avi, placé sur un tréteau à 50 cm du sol, entame 'Sleep on the floor', un des nouveaux titres.
Peut pas cacher ses origines californiennes: du folk rock ensoleillé, chanté d'une voix de fausset: Albert Hammond croisant les Shins, tout en pensant à d'autres buffalos: Buffalo Springfield.
Leur gros hit 'What's in it for?', aux lignes de guitare lyriques, a fini par persuader les sceptiques.
L'approche sympa et souriante d'Avi contribuant à l'ambiance feelgood.
' 5 little sluts' sonne Pavement.
Le nouveau single 'How Come?' , une ballade romantique à la Mercury Rev, sera suivi d'un rock plus musclé aux effluves REM ('Spring can be the time' à vérifier).
Avi faisant de grands signes au roadie, qui revient avec un tournevis, une vis de son instrument avait le dessein de se barrer!

 

 

'Jessica' pourquoi rends-tu les choses si malaisées...Une ballade juvénile décorée de brillants riffs .
Presqu'aussi beau que la 'Jessica' des Allman Bros.
Shit, il vient de péter une corde.
Il continuera avec les 5 restantes pendant plus d'1/2h!
'Won't be around no more' a sad one à la Crazy Horse!
'Julian Rios' avec Barbara comme seconde guitare.
Titre théâtral et agité pour lequel la voix du gamin prend des intonations Mark Lanegan.
' OK Cupid' quelques flèches radieuses, puis ' Remember last time' que les Byrds auraient pu composer en 1967.
Un Southern rock, une cover: 'Born into the city life' et pour terminer la face B du dernier single:' Good I'm wishing' , destiné à une ex- girlfriend partie former un groupe avec son nouveau mec ( Rebecca?- Pageants?)!
Du rock ligne claire avec fameuse explosion finale voyant Avi entrer en transe!
Du grand boulot!
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L'organisation leur permet de jouer un bis: Avi pique la guitare de son pote et nous balance 'Summer Cum' solo en prenant la voix d'Asaf Avidan!
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P1120632.JPGOver the bridge, direction Brooklyn, fish market, un kiosque, une apicultrice:  She Keeps Bees!
Groupe né en 2006, formé par le couple Jessica Larrabee on vocals and guitar and Andy LaPlant on drums!
Pour la petite histoire Jessica a prêté sa voix à Groove Armada.
Le troisième LP ' Dig On' doit sortir bientôt et servira de pierre angulaire pour le set de ce soir, pas de setlist, donc une croix sur les titres!
Le duo démarre avec 'Release' ( sur 'Nests) un blues cru, une smoky voice
Tu penses immédiatement à PJ Harvey et à la jeune Patti Smith, d'aucuns lancent the White Stripes, duo oblige, tu préfères Janis Joplin ou Cat Power, quand elle n'est pas stoned!
Malines a pigé que ce sera intense et s'approche, d'autant plus que Jessica n'est pas informe, une jolie nana aimant blaguer!
Un troisième larron se pointe, le frère de Jess à la guitare,: 'Saturn Return' prévu pour le P1120640.JPGnouveau CD, un slow psychedelic blues au ton sombre.
Le concis 'Found you out', toujours sur 'Dig On' , lo-fi blues de femme trompée mais :..I'm not breaking your balls.. ...don't call me names!
Pour suivre, le calme, campagnard et hanté 'Farmer' avant de revenir à 'Nests' avec la plage sèche, agressive et entêtante 'Gimmie' : dirty and raw blues rock, devant plus à Howlin Wolf qu' aux Kills, auxquels quelques critiques paresseux les comparent!

 

 

Une ballade plaintive suivie de ( probablement) ' All or none/Dark Horse' un lament profond, sinistre, murmuré quasi a capella, avec uniquement un drumming discret en background.
On est proche du minimalisme de Scout Niblett.
Une nouvelle tranche confessionnelle d'une rare intensité 'Blind to the cup' ...what makes you think you can judge... suivie d'un bavardage anodin à propos de ces maudits jeans pour filles n'ayant pas de poches à l'avant, à cause desquels j'ai perdu tous mes Euros sur les montagnes russes à la foire.
Deux derniers titres pour arriver au terme des 35' de gig: un uptempo excité avec d'incroyables riffs du frangin ( ' Make you my moon') et une lente mélopée vox and drums( 'Burn' ?).
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Grosse ovation, il faudra aller récupérer le brother au bar pour un bis véhément, bestial, frénétique, ...I don't believe you... s'époumone-t-elle à te faire dresser les poils de l'épiderme, avant de nous gratifier d'un dernier sourire et de dédicacer ses disques!
Grand set!
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Retour au Haverwerf:  The Heavy!
P1120659.JPGLes gars de Bath sont arrivés une dizaine de minutes avant le kick-off. Ici, également, aucune trace de setlist et un nouveau Cd prévu qui servira de base au gig!
Vocals: Swaby, la bête de scène/Guitar: Dan "T" Taylor/Bass: Spencer "Big Daddy Spence" Page/Drums: Chris Ellul=  The Heavy du Northern soul/du r'n'b qui sue/du garage qui suinte/du blues/ du funk rock/du ska punk/du hard rock qui cogne... le tout finement mixé pour rendre le brassage digeste!
Malines a dansé, sauté, battu des mains, chanté... en un mot, a passé un excellent moment!
Une entrée en matière filmique avant de voir arriver le frontman black, Kevin Swaby, la star!
Une voix soul de preacherman au croisement d'un James Brown ou d'un Curtis Mayfield ayant grandi au UK.
Bon, Mechelen, il prononce mèjelen, on a commencé mollo pour pas vous faire peur, but we don't do anything easy, on s'appelle The Heavy...
Vlan, du bon gros rock bien lourd et qui salit, style The Bellrays meets Led Zeppelin ' What you want me to do'.
Les headbangers à la fête.
Le Swaby harangue les paroissiens, I wanna hear you mèjelen: 'Big bad wolf'! Living Colour meets the Red Hot Chili Peppers, je plains le Petit Chaperon Rouge!

 

 

P1120674.JPGAnd now a tale about the devil, une valse soul pompée sur 'I put a spell on you' et chantée d'un timbre Eric Burdon: 'Sixteen' .
Carabiné!
Un virage reggae plein de ooh ooh ooh racoleurs: ' Cause for alarm' , diversité étonnante!
Sur leur premier CD 'Colleen', une nana qui veut tout , écoute-moi, elle va te laisser sur le pavé . Qansant et sexy!
Une cowbell country programmée pour un rhythm'n blues bien pute: 'Set me free' !
Nouveau sample heavy et pompeux à la 'I will rock you' pour une plage voyant le Swabbe, qui s'est débarrassé de sa voyante camisole rouge pour circuler en marcel, mettant en évidence son anatomie de Chippendale, nous faire un numéro scénique de haut vol....say more, say more... répète-t-il 20 fois!
Vous vouliez du metal puisque l'affiche annonçait The Heavy, vous allez être servis... if you're looking for danger... vous êtes à la bonne adresse.
Allez une dernière, le hit sauvage 'That kind of man', cf. Aerosmith versus Beastie Boys!
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Un signe de l'organisation: deux!
Et ce seront deux bâtons de dynamite: 'Where's the girl' et le funk qui tue ' How u like me now'.
On t'aime Swaby : heavy show, heavy band!







 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:49

Edition dix pour ce free festival se déroulant en plein centre de la riante Tervuren, et, une nouvelle fois, 'Heter Vuren' a fait un tabac!
Le 30 juin: Milk Inc. , de la soupe VTM- le 1er juillet: Les Truttes, carnaval et beuverie- le 2 juillet: du rock- le 3: Will Tura...
Pour tous les goûts, quoi!

C'est à 16h30' que débuteront les festivités du samedi, la Belgique attend encore l'arrivée victorieuse de Philippe Gilbert, le nouveau prince de Monaco et, sur scène, Tintin annonce The Herfsts!

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Ok, c'est pas les chaleurs tropicales, mais le soleil luit, et, excepté pour les marronniers malades, les feuillages n'ont jamais été aussi verts!
The Herfsts, un combo louvaniste, a gagné sa place sur le podium en remportant, tambours battants, le free podium dans la jeugdhuis Den Troemel.
Sont venus en force, à sept: Koen Saelemaekers, Michaël Cloet, Stijn De Mulder, Wim Raes, Jannes Jaspers, Sam Gyselen, Pieter T'Jampens!
Presque autant du monde sur le podium que dans le public.
P1120500.JPGTrois guitares, une basse, drums, un Korg + un gars se tournant les pouces et chantant de temps en temps.
Sont d'ailleurs quatre à fredonner des mélodies indie pop agréables à l'oreille: une pincée de Britpop, style Arctic Monkeys, ou les plus commerciaux Maximo Park, un poil de Editors, de la cold wave comme Customs, du choral, des envolées Wolf Parade, on s'ennuie pas!
Le poppy 'Japan Rats' (?) ouvre le bal, il sera suivi de 'Hands crossed over your heart' à l'intro Interpol, aux claviers electro et au tempo soutenu.
Petit à petit, Jannes Jaspers, le guitariste/chanteur s'octroie le rôle de frontman.
' Eyes like sunken ships', que tu retrouves sur le EP 'The Dead Beaver', croise à nouveau dans des flaques Interpol/Customs, insensiblement tes Adidas battent la mesure et ta tête se dandine: plutôt bon signe.
Une valse, annonce le Jannes.
OK, ket, une Celtic Waltz dans ce cas: 'Make Waves', tu surfes sur des vagues Arcade Fire ou Broken Records et te dis que ce 'Make Waves' pourrait devenir un hit.

 

 

Un petit harmonica pour 'The Rapture' pas le dance-punk band new-yorkais, mais un titre saccadé aux acrobaties vocales proches de School is Cool ou de Freelance Whales, tout en étant moins bordélique et naïf que les baleines du Queens.
Une dernière: ' Two Dancers' , un glockenspiel puéril pour cette plage sixties pop acidulé.
Frivole et entraînant!
Bonne entrée en matière, band prometteur!
P1120508.JPG
A Tervuren, le timing est respecté: 17h30'  Steak Number Eight!
C'est en 2009 que tu fais leur connaissance ( Bruksellive), une grosse claque!
Ces gamins gagnent le Humo's Rockrally alors que Juffrouw Haeldermans ( de belles jambes), leur institutrice de quatrième primaire, gemeenteschool Wevelgem, les croyait à la messe!
P1120509.JPGZont arrêté le cirque optredens pendant un petit temps pour enregistrer une seconde plaque: 'All is Chaos', derrière les manettes: Mario Goossens (Triggerfinger), mix amerloque: Matt Bayles (Mastodon).
Résultat, cinq étoiles au Gault et Millau et reprise de la ronde infernale de concerts avec Graspop il y a une semaine!
Le steak a mûri mais n'est pas pourri, un concert d'une classe folle, même si Brent, le chef, le qualifie de snert optreden ( quelques pépins techniques)!
'Black Fall', début paisible avant de sérieuses envolées stoner, grunge ( Pearl Jam est proche), noisy postrock.
Tervuren estomaqué!
'Stargazing' il n'y a pas beaucoup d'étoiles à cette heure, les astres, ils les contemplent au volant d'un rouleau compresseur tournant à plein régime: impressionnant!

 

 

Du headbanging metal dans la foulée de Channel Zero pour suivre: ' Dickhead' !
Sais pas à qui s'adresse ce qualificatif amical, mais les riffs en béton de cette gentille comptine arrachent grave, le Brent ( Vanneste) est pas content il le fait entendre en hurlant comme un putois qui vient d'apprendre que sa femelle fait la pute, rue de Stassart, et n'allonge pas les billets sur la table de la cuisine.
Ses potes ( Joris Casier/Cis Deman/Jesse Surmont) ne sont pas en reste, ça cogne mauvais!
Lourd: l'adjectif est faible!
P1120510Sorry, Tervuren, faut changer de câble et cette sangle me fait chier, allez, on y va: ' Track into the sky', un chant molosse ayant vu un caniche, style Di Rupo, et voulant se le farcir, et une atmosphère fin du monde sur bande sonore post-metal/ sludge à la Neurosis, A Storm of Light.
Les cieux ne sont pas sereins!
'The sea is dying' une construction devant amener la plage vers un climax tempétueux, des vocaux, disons expressifs, pas question de servir de la viande attendrie, c'est du coriace!
Je pète une corde, m'en fous, m'en reste 5, d'ailleurs vais les arracher toutes pour n'en garder qu'une et lui faire subir les pires outrages.
Changement de jouet pour le sombre et inquiétant ' The Perpetual' !
En fondu: ' Pyromaniac' !
Vont foutre le feu au temple et ce sera épique!
Toute grande prestation!
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 Mintzkov
vient de fêter ses 10 d'existence avec un box 4 CD's, '10 years Mintzkov', et tient à célébrer l'événement à Tervuren.
Rien de neuf depuis le 'We are O'pen' au Trix, en 2009.
Toujours cet alternative pop bien ficelée, mélodieuse, propre, catchy, à mi-chemin entre Placebo et les dEUS les plus calmes ( la voix nasale de Philip Bosschaets...) , Zornik, sans la face grosse gueule ou les Manic Street Preachers, voire Ash!
'J'aime bien' te susurre celle qui partage tes nuits.
Tu peux comprendre cette approche féminine, mais pour les fans de soccer ou de Jupiler à forte dose, ça manque furieusement de couilles!
Philip Bosschaerts (guitar + vocals)/Lies Lorquet (bass + vocals)/Min Chul "The Cowbell" Van Steenkiste (drums)/Daan Scheltjens (guitar)/Pascal Oorts (synths) entament le set par 'Return and Smile' et poursuivent avec 'All at once' , gravé du temps où ils s'appelaient encore Mintzkov Luna.
Le sautillant 'One equals a lot' et puis un downtempo plus Molko que nature, avant un allègre virage disco beats pour le single ' Author of the play' qui pulse agréablement.

 

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Même rythme de croisière pour le chouette titletrack de l'album de 2010 ' Rising sun, setting sun' .
Un essai de singalong bien timide pour le carton Studio Brussel: 'Opening Fire'.
Un TC Matic, on attend Arno, une version rose de 'Putain, Putain' suivie du funky 'The state we're in' , terrible basse!
Un downtempo? N'oubliez pas de les arroser: ' Mimosa'!
Passe-moi le poivre de Cayenne, Lisette, et la sauce piquante, svp!
'Ruby Red' de 2008 et dans la même casserole, la cabriolante et avenante 'Violetta' qui contribue à la bonne humeur générale.
Une dernière, entamée solo, le calme ' Gemini' qui explosera lorsque toute l'équipe se joindra à Mr. Bosschaerts.
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 Daan
P1120528.JPGHonneur aux dames, Isolde Lasoen est la première à se montrer pour prendre place derrière son kit, suivie de près par l'élément masculin: Steven Janssens: Guitar & backings ( un crack: the Whodads/the Revelaires...)/le jazzman, Otti Van Der Werf : Bass /Jeroen Swinnen : Synths & backings et Jo Hermans : Trumpet& backings (Savanna Station, Deux accords diront...), ce brave gars, armé d'un marteau tabasse, de temps en temps, des tubular bells, piquées à Mike Oldfield, et quand il fatigue, le dandy,   Daan Stuyven, prend la relève!
Cette fine équipe aura livré un concert en tous points remarquable, Tervuren leur a réservé un triomphe!
Après une première popsong stylée, l'élégante formation attaque le hit 'Exes' , résumant bien sa philosophie de tombeur désabusé:
exes I've got no access to my exes
I'm sure by now they've moved to Texas...
Le Bryan Ferry du platteland, émigré à Manhay ( titre du CD dont est extrait 'Exes'), poursuit dans le synthétique distingué 'Crawling from the wreck' , plus Roxy Music que nature!
Le grandiloquent et agrémenté d'une trompette jazzy 'Brand New Truth' réinvente l'histoire des Beatles ou de John Travolta, Tervuren trépigne.
Genoeg gemoraliseerd, annonce le playboy, qui ne fera pourtant aucune allusion à son différent avec la NVA et son slimste mens, suite à la sortie de son pamphlet 'Landmijn'!
Daan goes Cash avec l'imparable country 'Icon': formidable!
Un doublé de cuivres ( Jo et la délicieuse Isolde, multi-instrumentiste qui frappe et souffle en même temps) pour le single kamikaze et machiste 'Wifebeater'!
Le métallique 'Smokesucker', enregistré sur 'Profools' en 1999, du nicotine surf fumant, sera suivi du gros hit de l'époque Dead Man Ray 'Chemical' , pas une ride, cette ritournelle!
Public ravi, sur scène aussi on s'amuse!
Le set gagne encore en intensité avec l'incroyable 'Jamais Neutral' , pendant lequel Isolde et Daan nous gratifient d'un duo vocal Vive la Fête.

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P1120543.JPGToujours dans la veine electro/disco, Daan se la joue diva avec 'The Player' , la folie gagne tes voisines: 50 balais, taux de sex-appeal frisant l'horizontale, aisselles non épilées et cure de Jupiler et ça va pas se calmer avec 'Victory', tout en chantant, ces braves dames postillonnent joyeusement sur tes péniches acquises soldées chez Bata en 1922.
Ambiance au zénith, surtout que le charmeur a entrepris l'escalade d'un haut-parleur!
Il nous présente ses acolytes avant de nous faire bondir avec le disco purulent '50%' et terminer le set par le sacral et protocolaire 'Protocol'.
Daan und Isolde go Queen... d'incroyables vocalises kitsch et haut-perchées de l'ange Lasoen!
Merci Tervuren!

Bis
Le bluesy et sexy 'Boots' suivi de l'infernal instrumental ' Housewife' transformant la place en discothèque géante!
Après quelques dates en France, Daan sera, notamment, à La Semo, aux Francofolies et aux Lokerse Feesten!
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L'apothéose: Arno!
Un Hintjens en forme: rugueux, bourru, brutal, dégingandé et un band efficace, robuste, coriace avec en contrepoint les envoûtantes interventions de la choriste.
Peu de concessions, pas un best of, du méchant!
P1120553.JPGAux keys, le pilier: Serge Feys- un autre habitué tient la basse: Mirko Banovic- aux drums, Sam Gysel - à la guitare, l'Allemand Philipp Weies et aux backings, la surprenante Sabrine El Koulali!
Le set commence par les vocalises arabisantes de Sabrine ouvrant 'Brussels':
Let's sing this song for Linda, Mustapha,
Jean-Pierre, Fatima, Michel and Paul
The brain of God, les flamands
Et les wallons
You and me and Mr Nobody...
Du Arno pur jus, traits d'esprit et vocaux éructés, ça cogne d'emblée.
Alleï, je vois que tout le monde a payé sa place, allons-y...
' God save the kiss' un crapuleux funk blanc, suivi de ' Meet the Freaks' tout aussi abrasif.
L'Ostendais de Bruxelles poursuit avec une version adaptée Hintjens, donc sexy, vicieuse, berbère de 'See-Line Woman' de Nina Simone avant de nous balancer le tango plébéien 'Chic et pas cher' .
En pensant à Naguy, le virulent 'Ratata' sur rythmique atomique et Feys se la jouant Einsturzende Neubauten.
Hintjens battant des pieds, hurlant tout en s'agrippant au micro tel un frénétique pantin désarticulé .
Ubuesque!
'Black dog day' :
Losing your pride
Is like losing your pants...
Si c'était vrai, t'aurais souvent circulé en calebar!
Un virage métallique haché menu avec 'Rock them out' datant de la période Subrovnicks , ta tête ballote comme un punching ball frappé par Mike Tyson!
Toujours sur le même album de 1994 ' Watch out boy': le vieux Feys sous les spotlights et Sabrine transformée en chanteuse soufi, ton corps est sillonné de frissons, tu planes!

 

 

Un TC Matic funk et puis, d'une voix éraillée, 'Je veux nager' suivi sans transition par ' Oh la, la', la ronde des hits immortels, l'énorme 'Putain, Putain' ne peut manquer à l'appel.
Sur fond Eurovision grotesque, le plus belge des Belges introduit les musiciens qui terminent l'hymne européen sous forme de gros rock.
Serge a sorti l'accordéon, Tervuren a pigé et se prépare pour le refrain: 'Les filles du bord de mer', suivi du tendre ' Les yeux de ma mère'!
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Amen, l'Ultima Cena a vécu, le pain est mangé, le vin bu... arrivederci Tervuren!









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Published by Michel - dans Concerts
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