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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:37

On s'en jette une ailleurs, car ici il n'y a pas de quoi se désaltérer!
Vincent a toujours soif!
Il sort un programme personnel sur lequel il avait pointé le  Music Village et, ne voulant pas abandonner ce brave menneke, tu le suis chez Etienne & co!
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 Birds That Change Colour
P1120988.JPGnous vient d'Anvers, connaît Jack Kerouac et le beta-carotène, le plancton, la vitamine A et le cardinal rouge, susceptible de troquer sa robe vermillon pour une couleur moins voyante!
Son habitat naturel est le psychedelic folk pimenté au blues, à l'acoustic folk pop avec des pointes de singer/songwriting sentant les troubadours énervés des sixties.
Koen Kohlbacher ( chant, acoustique) porte la barbe, est peu chevelu et fonde BTCC en 2007 avec Dave Schroyen, un batteur sévissant chez Evil Superstars, Vandal X, Creature With The Atom Brain, Millionaire e.a. et Christophe Albertijn, bassiste/producteur ( Zita Swoon...).
Un quatrième larron les accompagne sur scène à la guitare, lapsteel, shakers et backing vc., probablement Bram Moony, un journaliste et singer/songwriter sévissant sous le pseudo de Moony , on retrouve, également, son nom au sein des Floozies, Pale ou Dummy e.a....

Une 'Intro' planante et lancinante te rappelant au bon souvenir de feu Marc Bolan du temps où, avec Steve Peregrin Took, il sévissait sous le nom de Tyrannosaurus Rex.
' Woods' est tout aussi ciselé et tu te dis que les parallèles établis avec Syd Barrett ne sont pas usurpés.
' Stones'( glockenspiel pour Dave) est apaisé, doux, mélancolique et tu verrais bien ces gars portant uniformes de chef de gare ou de militaires au chômage ( merci I Like Trains) les substituer par des fringues hippies, style Donovan en 1967 ou Devendra Banhart en 2003.

 

 

P1120995.JPG'Tales from the Moon' le Dark Side of the Moon pop, presque groovy de nos oiseaux.
Christophe abandonne la 4 cordes pour une guitare, de beaux effets élastiques, on entame ' The Devil & me' qui bizarrement présente un côté 'In the Summertime' de Mungo Jerry.
Ce formidable groupe a donc plusieurs cordes à son arc.
Pas revenus de notre surprise, ils attaquent le tribal ' Vanilla Cyanide', présentant de gros rythmes jungle accouplés à une base bluesrock, avec un solo de guitare plus acide que vanille.
Le Music Village apprécie et le fait entendre!
Koen solo: 'Jack Hall'
Titre de 1707, devenu un folk traditional, repris notamment par Steeleye Span... aah Maddy Prior!
Un jeu en fingerpicking, un chant à la Nick Drake, silence monastique dans le club pendant que le barde narre la tragique histoire du pauvre Jack..
They tell me that in gaol I'll go dry, I'll go dry
They tell me that in gaol I'll go dry
They tell me that in gaol, I shall drink no more small ale
But be hanged if ever I fail till I die, till I die
But be hanged if ever I fail till I die...
Second titre voyant Koen esseulé: ' State of Confusion', un blues dylanien, pour les 70 balais du Zim!
Brillant!
Bram à la steel pour ' Playground' , du British folkpop aux effluves Incredible String Band et une dernière à la texture toujours aussi complexe, l'épique ' Never ending first of May' .
Cette lente mélopée gonfle avec l'apport de la basse, des drums et des shakers et décolle lorsque la lapsteel entre en action.
Du psychedelic folk secouant!
Une ovation méritée
Vincent, séduit, s'est procuré un exemplaire du CD ' On recording the sun', comme des dizaines d'autres auditeurs!
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 Birds That Change Colour une découverte étonnante!

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 10:06

Le 11 juillet 1302: la bataille des éperons d'or ( ou bataille de Courtrai) opposa l'armée du roi Philippe IV de France aux milices communales flamandes avec l'appui de milices venant de Namur et de Zélande... raconte les livres d'histoire, la conscience flamande est née, pas vrai Henri 'De Leeuw van Vlaanderen'!
Sortez les drapeaux jaunes/lion noir, refilez les à Antonio de Bilbao, Yà lì shān dé lín de Pékin, Boris de Mockba... qui seront tout heureux de brandir et secouer, en souriant, cet étendard, pour eux décoratif et sans allusions communautaires...
Et sinon, Gaston?
Tout va très bien dans notre beau royaume moins uni que celui de la maison des Tudor!
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Ce qui nous intéresse, c'est la rue des Pierres transformée en muziekstraat: tu pointes
 The Brothers Deere
au 23 de cette rue pavée, qui s'avère être l'ancien ticketshop de l'AB, transformé en agréable salon de concert.
Aux Brothers Deere l'honneur d'inaugurer l'endroit!
Le band voit le jour en 2008, du côté de Hasselt.
Aux commandes le craquant Krakow en chef: Piet De Pessemier( guitare/vocals), épaulé dans son entreprise par d'autres tondeuses ou moissonneuses-batteuses limbourgeoises: Gert Stinckens ( guitare, Benny Zen...) , Stijn Persoons ( drums: Captain Fantastic, Krakow..) , Tom Thijs ( basse) et Davy Jones ( Jansen), non pas Bowie, ni celui des Monkees, un gars qui chante, joue de la guitare et de la lapsteel!
Semblerait qu'ils sévissent tous, sauf le Stinckens, dans The Bottle Comets!
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Avec Vincent et la Cerise, on est fin prêt pour 55' de countryrock, alt.country, indie rock, americana..appelle ça comme tu veux, dans la lignée Neil Young, The Band, Wilco, Uncle Tupelo, My Morning Jacket...
De sensibles harmonies vocales et des guitares plus roots que funk.
'Tomorrow' une intro atmosphérique, deux voix ( Neil Young et Roger McGuinn), une assise rythmique Crazy Horse et trois guitares rivalisant d'adresse!
Un clin d'oeil de Vincent qui voit le band pour la quatrième fois: c'est pas du caca, hein!

 

 

P1120982.JPGTin soldiers and Nixon coming.... le formidable et agressif 'Ohio'!
'Side by side' sera plus poppy, style les Byrds époque 'Mr Tambourine Man'.
Baby, tu prends ce que tu veux, je m'en fous, mais tu me laisses les boots achetées à Amsterdam...
Une lapsteel geignarde et une chaise rose pour le gai Davy: ' A shiny day', une ballade , tu t'y attends, non... ensoleillée!
Que cherches-tu Davy?
Mijn mondorgel.
Ok: ' My little lady' une romance entamée solo par Piet, un harmonica plaintif s'immisce dans la nostalgique chanson de rupture.
Accompagnement discret pour jouer sur la corde sensible!
Le narratif 'True love survives' est un exemple parfait de countryrock au croisement de Willie Nelson et des Jayhawks.
' Hide' is a new one
...this is my house, the place where I live...au ton dramatique!
C'est du Lou Reed craché, suggère Vincent.
Effectivement le Lou mélancolique et sombre, époque Berlin.
Une cassure, une méchante envolée postrock; pour finir sereinement.
Excellent!
Le laidback ' Stronger' revient vers les espaces sillonnés par Band of Horses ou Grand Archives.
Et pour finir du Southern rock aux embruns Monterey Bay: 'West Coast' !
The Brothers Deere vs Allman Brothers Band!

En août, The Brothers Deere sera au Absolutely Free Festival de Genk!

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 20:41

En ce deuxième jour consacré au jazz, le Brosella programme à 17h35 sur la grande scène une "carte blanche" à  

 Bart Van Caeneghem.

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Le pianiste belge rêvait depuis longtemps de réaliser un vieux projet : former un quartette de piano. Aujourd'hui, c'est chose faite avec l'aide de Ewout Pierreux (piano) le pianiste attitré de Jazzisfaction (le quartette de Peer Baerlein), de edit_preview.php-copie-8.jpgNicolas Thys ( Dave Holland, Mark Johnson..) à la basse et de Lieven Venken aux drums.
Bart qui officia entre autre comme pianiste de la Framboise Frivole, comme interprète de récitals de musiques classiques et jazz et comme accompagnateur de chanteurs divers va nous proposer pendant soixante minutes un jazz plutôt smooth qui, bien que parfaitement exécuté, ne parviendra pas à faire émerger le public déjà nombreux d'une certaine torpeur. C'est ce que je qualifie de jazz d'ascenseur ou de salon de thé. Deux pianos qui se répondent de manière plutôt classique et agréable avec beaucoup de talent mais sans grande originalité. Prise de risque : zéro.
J'avoue n'être resté à l'écoute que pendant la moitié du set, mettant à profit l'autre moitié pour aller me jeter dans le gosier une cervoise tiède accompagnée d'un paquet de frites-mayonnaise.
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Et ce n'est pas sur  Lander Gyselinck qu'il faudra compter pour nous faciliter la digestion dans une ambiance calme et sereine. Le jeune musicien a bouffé du lion et ne tardera pas à nous le faire savoir.
edit_preview.php-copie-10.jpgPassionné par la musique depuis son enfance le jeune batteur, détenteur d'un Toots Thielemens Award, étonne par sa créativité et sa musicalité.
Ce soir, il propose un projet hétéroclite, sorte de mix de rap et de fonk axé sur le patrimoine du funk. Très actif dans la musique improvisée, teintée de jazz, de hip hop, de soul et de musique électronique, le collectif de ce soir est axé autour de Lander, bien sûr, accompagné entre autres de Joris Caluwaerts aux keys, de Dries Laheye impressionnant à la basse , de Andrew Claes ( ewi et sax) et d'un dj. Cerise sur le gâteau le young drummer a invité  Georgia-Anne Muldrow from USA au chant.
Le son est groovy et puissant, on baigne dans un trip électrique, épicé de dub-jazz-spoken words de bonne facture qui se montre parfois déroutant.
Georgia-Anne, coupe de cheveux à la Angela Davis, est impériale et enchante l'assistance par sa voix puissante et son chant incantatoire.
Le set est assez inégal, allant de l'excellentissime au moins convaincant, émaillé par quelques petits problèmes techniques au niveau du matériel et du son. Les compos décousues et les breaks nombreux peuvent dérouter mais dans l'ensemble la performance du band autour d'une basse monstrueuse d'efficacité laissera au public une forte impression.
C'est avec son jeune fils âgé de 3-4 ans dans les bras que G.A. Muldrow terminera un gig qui manifestement fut un des plus étonnants et inventifs de cette journée consacrée au jazz.

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JPROCK

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:08

Le dimanche à  Brosella: toujours du soleil et du monde.
Pour les deux jours de festival, le Théâtre de Verdure aura attiré +/- 30000 curieux!

A 15h, on commence fort avec le trio  Fly!

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Mark Turner: tenor saxophone; Larry Grenadier: double-bass; Jeff Ballard: drums.
Des pointures à la carte de visite impressionnante... Jeff Ballard: Ray Charles, Pat Metheny, Chick Corea, Lou Donaldson... et actuellement, en dehors de ses vols avec Fly, il accompagne Joshua Redman ou Brad Mehldau!
Larry Grenadier, fier militaire chez Gary Burton, Joe Henderson, Charles Lloyd, Betty Carter, John Scofield, Pat Metheny... en dehors de Fly, il tourne avec sa conjugale, Rebecca Martin et, comme Jeff, avec Brad Mehldau.
Mark Turner, surnommé the most influential jazz tenor saxophonist since John Coltrane, semble bien remis de l'accident ayant failli lui coûter deux doigts en 2008. Le gars a sorti plusieurs Cd's sous son nom, on note quelques collaborations pas bidon: Dave Holland, Kurt Rosenwinkel, Baptiste Trotignon, Billy Hart...
Faudra encore nous expliquer pourquoi cette potentielle tête d'affiche doit ouvrir le bal!
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Après un CD auto-produit, un sophomore CD 'Fly' et 'Sky & Country' en 2009, le trio prépare un quatrième enregistrement, plusieurs de ces nouveaux titres seront interprétés au bas de l'Atomium!

 

 

'Fly Mr Freakjar' signé par les trois compères ( sur 'Fly') ouvre les hostilités.
Du cool post-bop avec sax papillonnant, il est toutefois hors de question de mettre un musicien en exergue, ne cherche pas de frontman: cohésion est le maître mot.
Une alchimie parfaite, pas d'éclats grandiloquents, de démonstrations flashy , skill and technique au service du collectif!
'Child's play' un blues suave écrit par le drummer.
Avec beaucoup d'à-propos: 'Festival Tune' de Mark Turner, ce tune balance en douceur et fait étalage d'une esthétique Sonny Rollins.
Un coup d'archet sur la contrebasse, un thème déstructuré, le trio attaque un sombre requiem slave , alors que bizarrement la setlist mentionne 'Kingston'.
Sous la pulsion de la contrebasse, le sax se libère et la marche se termine au pas de course!
Next tune written by Mark has no title yet: un long be-bop fluide, pur, limpide!
Une architecture élégante sans extravagances baroques!
'J J' , du gars au
couvre-chef muni d’une bride, sera la dernière salve aux tonalités afro-cubaines!
La classe!
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Un bis, après aparté, on n'avait rien préparé, sorry!
'Year of the snake'. Les personnes nées durant l’année du serpent sont des gens profonds et sages...( 蛇 )!
Du jazz venimeux!


Andrzej Jagodziński Trio

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Andrzej Jagodziński - fortepian/Adam Cegielski - kontrabas/Czesław Bartkowski - perkusja.
One of Poland's leading jazz pianists interprets the music of the country's greatest composer: Fryderyk Franciszek Chopin!
D'après Henri VDB, Andrzej s'est déjà produit à Bruxelles en 2009 au Jazzolive, club dirigé par le directeur artistique de Brosella, de là à les inviter au festival il n'y a qu'un pas!
Verdict pour ce Chopin jazz?
Bof... de l'aseptisé, du stérilisé, de l'arrondi aux angles, idéal pour un dîner cosy aux chandelles avec ta madame, ta secrétaire, la femme de ton patron ou qui tu veux en fait... c'est inoffensif, rassurant et reposant.
Le talent des musiciens n'est pas mis en cause mais t'es loin des élans romantiques d'un des amants de George Sand.

 

 

P1120921.JPGLe 'Prélude en E mineur ', Chopin versus Michel Legrand, sera suivi du célèbre ' Nocturne en E-flat major', une adaptation après-midi musicale autour du kiosque, style les valses de papa Johann jouées au pied de son monument dans le Stadtpark à Vienne.
D'ailleurs des dizaines de festivaliers écoutent ( subissent?) d'une oreille distraite, assoupis sur le gazon, pendant que leurs toutous lèvent la patte sur un marronnier déshydraté.
'Mazurka in F minor' et la marche funèbre ' Sonata in B flat minor', ça risque d'être macabre prévient André.
Ce sera acrobatique, au début, pour virer décoratif. Louise se risque à une séance de yoga, histoire de déstresser avant de se taper la gueule de Frans Vandenfaillikasteel, son antipathique boss qui va la faire chier à 8h demain matin jusqu'à 18h vendredi soir!
Et Théodore?
Le bruit de scie que t'entends, c'est lui!
Chut, c'est beau...
C'est beau comme du André Rieu, ma chère, et comment se porte Madame votre Mère?
Que me dites-vous, toujours des hémorroïdes cérébrales.
Je vous laisse, il est 17h35', le trio achève Chopin, on nous attend au bar!

Carte blanche à Bart van Caenegem: pour JP!

Carte blanche à Lander Gyselinck: pour JP!

Renaud Garcia-Fons
'Linea del Sur'
P1120932.JPGDes superlatifs, pas exagérés: the greatest living master of the upright 5-string double bass
...
Le Parisien d'origine catalane nous a époustouflés par son jeu virtuose et innovant!
Un bagage classique ( Conservatoire de Paris) , une exceptionnelle technique d'arco, une connaissance d'érudit des musiques méditerranéennes ( flamenco, fandango, buleria, malouf, al-andaloussi, Ça'nâa ou autres formes de l'arabo-andalou...) et des comparses tout aussi talentueux: David Venitucci à l'accordéon- Kiko Ruiz à la guitare flamenca et Pascal Rollando aux percussions!
Nous commencerons en quartet pour être rejoints plus tard par une chanteuse/danseuse, annonce Renaud.
Un prélude pour contrebasse 'Aqa Jan' , dernière plage de l'album ' Entremundo' , un solo d'une richesse incroyable, passant du jeu de contrebasse traditionnel à tout l'éventail des subtilités propres au violoncelle: pizzicato ou arco, il maîtrise P1120933.JPGles deux techniques à la perfection.
En fondu enchaîné, l'orientalisant et envoûtant' Veré' .
Ensuite une lente et sombre complainte ' Cante del barco' sur 'La Linea del Sur', le chant de la barque se fond dans ' La Silhouette'.
P1120937.JPGL'instrument vibre, halète, gémit, frémit, simule l'orgasme sous les caresses ou frôlements d'archet que le maître lui accorde généreusement.
Le titre de l'album, ' La Linea del Sur', débute par un accordéon répétant une seule note à l'instar du Boléro de Ravel, la contrebasse surgit et la vision de Bo Derek nue s'évapore, d'ailleurs il est à craindre qu'en 2011 la belle Bo soit à l'hospice!
De fluides et sensuelles arabesques, un lyrisme fiévreux, une page torride des Milles et Une Nuits.
L'invitée,  Sabrina Romero, au chant.P1120950.JPG
Une Béatrice Dalle en 20 fois mieux.
JP, à bout, avait, déjà, mis les bouts, il va le regretter toute sa vie!
Quelle nana!
Le dramatique: ' El agua de la vida' : pour sûr, l'eau de la vie et le sel de la terre.
'Enamorada' , je suis... et profond, comme son timbre!

 

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' Caballera de mi Amor' débute par un chant allègre sur fond d'accordéon mutin, mais quand la sensuelle Sabrina quitte son siège pour entamer un flamenco exubérant, il te faut être très persuasif pour retenir tes voisins éméchés prêts à escalader le podium!
La dame quitte la scène sous une salve d'applaudissements et de olé virils!
On présente les artistes avant de nous offrir 'Valseria', une valse musette/buleria!
Réapparition de la Gitane de blanc vêtue et nouveau numéro de baile avec taconeados passionnés.
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Très gros succès!
Nous mettons un terme à Brosella après cette brillante prestation!

Sorry Saxafabra, sorry Toots!







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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:30

Juste après Luiz Carlos Borges direction la Theatre Stage de  Brosella pour assister au set de  Emballage Kado & The Fanfaar. Faire revivre des chansons populaires bruxelloises du 17e siècle, voilà le challenge qui anime ce projet qui fait cohabiter  Emballage Kado , groupe de musiciens de rue purement acoustique avec  De Fanfaar, band bruxellois officiant dans le registre pop rock électrique in brusseleir. Tout cela est bien sympa sur papier mais sera finalement peu convaincant.

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Avec des titres contant le mariage de deux aveugles, évoquant la fabrication du vin à Bruxelles ou la Zinneke Parade ce bâtard musical rappelle plutôt les Kreuners ou Raymond van het Groenewoud et est assez éloigné de l'esprit folk de ce premier jour de festival. Et ce ne sont pas les présentations humoristiques de Mars Moriau (Emballage Kado) pour annoncer les titres, ni même la très bonne voix de Tim Toegart ( de Fanfaar) ainsi que la bonne humeur que dégage le collectif qui sauveront la mise d'un set peu inspiré. Sympa mais anecdotique.


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Alors que Blink fut la révélation de la journée sur la Royal Stage ( voir la review de Michel), retour ensuite vers la grande scène pour applaudir  The Samuraï.
edit_preview.php-copie-5.jpgCinq accordéonistes de nationalités diverses pour un projet qui se colore de toutes les cultures. Autour de notre compatriote Didier Laloy, on trouve Ricardo Tesi ( Italie), Bruno Le Tron( France), Markku Lepisto ( Finlande) et Dave Munnelly ( Irlande).
Démarrant leur set de manière assez conventionnelle, assis en arc de cercle, les cinq instrumentistes vont peu à peu animer le Théâtre de Verdure et faire se lever le public de la Theater Stage, pour la première fois de la journée. Retraçant le parcours de l'accordéon diatonique au cours des 35 dernières années le groupe enchaîne les titres, parfois mélancoliques ou intimistes, souvent festifs et propices à la danse. Chacun y va de son petit moment de gloire et c'est debout que Didier Laloy et ses comparses termineront leur set dans la bonne humeur générale. Un vent de fraîcheur sur les plaines proches de l'Atomium et une très bonne surprise.
Un album est disponible chez Home Records intitulé tout simplement " The Samuraï ".
Le groupe sera en tournée en novembre 2011 en Flandres et en Wallonie.
Tous les renseignements sur http://the samurai.jimdo.com

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JPROCK

 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:20

Trente-cinquième édition de l'incontournable Brosella, toujours dans le vert écrin du Parc d'Osseghem!
Même si l'affiche proposée en 2011 n'est pas des plus alléchantes, tu dois t'y rendre pour l'ambiance familiale et pour revoir des centaines de têtes connues qui se nourrissaient déjà au biberon folk alors que Bartje n'avait pas encore digéré une de ses fameuses gaufres à la mayonnaise à la mode Elio papillon.
Sont tous là et s' il en manquait faut se référer au bon Georges:
Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort..
Salut Guy, Edwige, Henri, Witte, Luc, Els, JP, Dirk, René, Jack, Bernadette, Philippe... t'as vieilli, fieu (Miss)!
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Début des hostilités, 15h, main stage: Eliseo Parra & Coetus ( Catalogne)
13 percussionnistes sur le vaste podium, des instruments les plus divers et incongrus: tambours, tambourins, clochettes, shakers, casseroles, outils agricoles, triangles, harpes, couverts, flasques, gobelets, matracas, tamis, suppositoires etc..., ces barbus et une ou deux chicas attaquent un instrumental iberico-africain, égayé de taga taga tagada guerriers.
P1120843.JPGCoetus se nomme cette formation d'ethnologues percussifs.
Me demande pas si ce coetus est interruptus, suis pas sexologue!
Leur première salve traditionnelle s'intitulait 'Obertura, ils viennent de la finir et sont rejoints par Eliseo Parra et deux superbes chanteuses et attaquent un second chant du Nord de la péninsule ibérique, un titre répétitif et lancinant.
Même scénario pour le suivant 'Son d'Arriba': chant nasillard, cris stridents émis par l'élément féminin, rythme sautillant et pas de danse agité.
T'es en plein documentaire Exploration du Monde sans conférencier!

 

 

Hacia el sur propose Eliseo, deux Sevillanas sauvages ( dont Cogia Coles) aux teintes maures, tout n'est que rythmes exubérants.
Senor Parra, armé de Castañuelas, nous la joue El Cordobes et scande le flamenco sur tempo Tambours du Bronx ou Olodum, au choix.
Vachement impressionnant!
'La Solterita' premier titre chanté( magnifiquement, par une des deux choristes), triste histoire d'une jeune mère et de son bébé, lâchement abandonnés par l'homme.
P1120856.JPGSuperbe de tendresse et d'émotion.
La suivante est dédiée aux Belgo-Galiciennes de Ialma: trois voix, des influences berbères.... ton voisin en état de transe.
Les square drums que nous utilisons proviennent de Galice ou du Portugal: 14 musiciens utilisant ce tambourin carré, ça arrache: 'Panderos'
tic tic toc tac tic tac tac toc toc .... sont deux ou trois à troquer leur pandero contre un poêlon à tortilla ou une poêle à paëlla tandis que les chanteurs s'activent.
Eliseo en John Travolta vaut le coup d'oeil!
Un chant originaire de Castille Leon, 'Corrido Maragato', deux guimbardes rivalisent de tsoin tsoin tsoin, une planche à laver munie de cordes et deux ou trois triangles constituent les instruments mis en valeur pendant ce traditionnel.
'Verde Gaio' la Galice est verte et rurale, deux paysans armés de faucilles à clochettes volent la vedette à l'ethnomusicologue.
Petit à petit la ritournelle prend des accents brésiliens: carnaval à Brosella!
Une dernière danse populaire et on prend congé!
Joli succès et un bis: ' 'El mandil de Carolina', voyant l'apparition d'une guitare.
Au pied de la scène une dizaine de joyeux drilles entament une farandole frivole au moment où le set prend fin.
Gracias, Bruselas!
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Les passagers en route pour Rio Grande do Sul sont priés de gagner leur siège...
Suivez le guide:
 Luiz Carlos Borges!
Le vent de la Pampa descend sur les plaines du Nord.
Luiz, le Gaucho, arpente, armé de son accordéon, les scènes internationales depuis près de 50 ans, sa discographie est forte de 32 albums!
En ce bel après-midi, le guitariste Leandro Rodriguez lui prêtera main forte pour nous servir un copieux plat épicé à la Música Tradicional Gaúcha!

 

 

Chamamés pétillantes ou lentes et sentimentales aux figures proches du tango ( ' Suite para Ana Terra' - 'La Voz y el Piano' - 'Cadê o Alencar' - 'Delana) -, certaines au répertoire de l'immense Mercedes Sosa qu'il a eu l'occasion d'accompagner - vanerãos havanaises ( 'Quem è que vai dançar- Festança - Na Garupade Baiaõ) - du tango jazzy chanté et orné de lignes de guitare fringantes - une ou deux polkas ( 'Fotografia') - le profond ' Misionera' - du tango brésilien aka maxixe ( 'Cabelinho no Zoio') - una valsa Evita Peron ( ' Ingrata') ....
Tout ça est bien joli et impeccablement interprété, mais c'est un peu mou me signale JP, qui n'a pas choisi le patronyme de ROCK par hasard!
Concert agréable à consommer avec un Sauvignon argentin bien frais!

Emballage Kado & De Fanfaar: pour JP!
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 Blink!
P1120881.JPGTu confonds pas avec le skate band pour gamins:Blink 182!
Blink, c'est quatre étincelantes nanas originares des pays nordiques.
Four women from five counties nous confient-elles en étalant un sourire magnifique:

Emilia Amper (SWE) - nyckelharpa/Lotta Hagfors (FIN) - voice, percussion/Jullie Hjetland (DK/NO) - voice, autoharp/Johanna-Adele Jüssi (EST) - violin, viola.
Elles sont blinkantes ajoute le jovial Henri!
Le coup d'oeil elles le valent et musicalement ce fut la révélation du jour: un folk mélangeant la musique traditionnelle et les compos personnelles plus 'modernes'.
Du même niveau que Under Byen, Värttinä ou même Björk!
Un mot de l'instrument utilisé par la copine de Mathilde Renault , la grande Suédoise, Emilia Amper: c'est pas tous les jours que tu vois un nyckelharpa d'Uppland, une sorte de vielle à roue caressée d'un archet court.
Un dernier mot concerne l'imposante chevelure de la belle Jullie: longueur 119 cm!
Elles démarrent par un traditionnel suédois; ' Kom Lunkom' que tu trouves sur leur album ( 'Blink') sorti en début 2011.
Elles avaient 46 exemplaires à vendre, elles ont reçu 256 commandes!
Quatre voix superbes, du folk majestueux emmené par le violon de la petite estonienne!
Magistral!
Emilia a écrit 'Herr Lager' .
Pour un fabricant de pils, sans doute..
JP, t'es con, il s'agit d'une histoire d'amour qui tourne mal, he left, ce sale Viking!
Lotta nous gratifie d'un joli solo de melodica.
Un tour en Finlande?
'Ralli', dédié à Rimi Raikkonen, Jarko Nikara, Kristian Sohlberg et une vingtaine d'autres champions.
Une ballade accidentée et chronométrée, avec chant haleté.
Quelques virages crispants, une ligne droite prise à du 130 miles an hour...un folk proche de certains titres d'Alan Stivell.
Hans Christian Andersen a écrit cette danoise lullaby ' Agnetes Vuggevise'. L'autoharp de Miss Hjetland et les arpègesP1120882.JPG de Johanna et d'Emilia t'arrachent des larmes.
Toujours danois: 'Laeso', une petite île du détroit de Kattegat ( cul du chat)!
Cette gentille comptine subit un traitement infâme lorsqu'un roadie inspiré vient ôter le jack récalcitrant d'une des nanas.
Un crack immense suivi d'un boum terrifiant, une des boules de l'Atomium vient de se fracasser sur le sol.
Du coup la polka vire gigue virulente, volle gas!
En plus d'être séduisantes, ces Nordiques font preuve d' humour en nous présentant leur répertoire: ' Ma Kaïn Üles /Esmaspäev Ennast Ehitan' est un traditionnel d'Estonie, a circle game ajoute Miss Jüssi.
Une chanson d'amour avec Hollywood happy ending.
Ludique et se terminant par un a capella estonnant!
En Norvège: 'Hallig', une danse virile et hystérique, en fermant les yeux tu verras des trolls bouffant du reynsdyrsteik en ingurgitant des litres d'aquavit.
'Shoeprints/Autumn Leaves' une composition de Jullie et Johanna-Adele, i's about women and their broken heart, mais elles vont pas pleurnicher pendant des nuits, elles ont l'intention d'aller botter le cul de ces machos!
Vivifiant!
Un tango finlandais des années 40: 'Hiljainen Kyliätie/ Kuu Moon', tu prononces comme c'est écrit, pour t'aider tu avales une vodka de là-bas!
Sinon en anglais, ça donne 'The silent village road' et c'est magnifique.
Lotta et Jullie chantent ce tango en utilisant comme mégaphone un paquet de frites sans frites!
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Blink: le groupe de Brosella!

Un bis:
'Miss You' composé par la double nationalité, de l'indie folk inspiré!
45' pour signer tous les cd's!

The Samuraï: pour JP!


Fernhill- Naragonia
Un projet Brosella!
P1120906.JPGLes quatre Gallois de  Fernhill: la rousse Julie Murphy ( English, en fait) au chant- Christine Cooper au fiddle, backings- Ceri Rhys Matthews à la guitare, flûte et vocals et Tomos Williams à la trompette + le duo belge Naragonia: Pascale Rubens: accordéon diatonique et chant et Toon Van Mierlo: accordéon diatonique, flûte et uilleann pipes.
Un mariage réussi?
Oui, mais une union linéaire, jamais de coups de gueule, le calme plat... bref, c'est bien foutu, c'est beau et lisse, mais ça manque de sel et de tripes!
P1120895.JPGJulie entame le set de sa voix pure, surprise: in 't Nederlands, accent de Swansea ...ik hou van alle vrouwen...mijn hart is veel te groot...( Hans De Booy- Mama's Jasje), le volkslied se transformant en Welsh traditional, 'Diddan', que tu retrouves sur le dernier CD de Fernhill: ' Canu Rhydd'.
Une chanson narrant l'histoire de quatre bateaux, ' Cletwr' , du folk anglo-saxon traditionnel aux arrangements subtils et maîtrisés.
Pas d'extravagances, du soigné!
L' instrumental, une tendre berceuse au répertoire de Naragonia : ' Charlotte' ( sur l'album ' Carabel'), sera suivi par 'Le beau rosier', un chant populaire, interprété en duo vocal: Pascale/Julie.
Le combiné Fernhill/Naragonia enchaîne sur une engageante valse accouplée à la ballade ' Adar'.
Retour au dance tunes avec, notamment, une vaillante et athlétique gaillarde suivie dune alerte gigue avec cornemuse irlandaise.
Cet exercice de style/collage plaît au nombreux public qui écoute religieusement.
Les deux derniers titres seront: un élégant love poem gallois du 16è mis en musique par Pascale et une entraînante mélodie au vif tempo ( ' Seven ships' mentionne la setlist, cela reste à vérifier!).

Plaisant sans te faire courir au septième ciel car trop lisse, si pas superficiel.
On a l'impression que ce concert n'a jamais vraiment décollé, un petit côté scolaire agaçant et artificiel te reste sur l'estomac!
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Brosella n'est pas du même avis et souhaite un bis!
On n'a plus rien répété ensemble, on vous refait 'Diddan'!

Le premier jour de Brosella s'achève ici, nous faisons l'impasse sur Balkan Horses Band et nous oublions le bal folk, nous avions omis de cirer nos sabots du dimanche!

Rendez-vous demain pour le jazz!











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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:59

Comme la veille, tu choisis le Bar du Matin comme point de chute.
Cet établissement, un must de la capitale, célèbre son entrée à l'école maternelle en soufflant trois chandelles.
Cerise sur le gâteau: Laura Vane & the Vipertones!
 

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 Laura est British (Brighton), blonde, bouclée, menue et chante!
P1120808.JPGGnarls Barkley, The Street ou Omar ont utilisé ses talents et en 2009, l'enfant sort un album acclamé outre-Manche 'Laura Vane & the Vipertones'.
D'emblée ce qui frappe est la pochette ostensiblement retro, et celle qui décore le tout nouveau ' Sugar-Fix' est encore plus alléchante: Miss Vane en Jayne Mansfield/ pin-up des fifties t'expliquant how to blow a bubble!
Si t'étais venu pour du gentil acoustic folk, tu t'es trompé d'adresse, à 21h35', la pas vaine damoiselle, accompagnée de ses Vipertones va nous envoyer une vintage retro soul bien funky, style Alice Russell meets Motown en oubliant les gimmicks electro!
Les Vipertones uit Holland vont chauffer le bar avec une intro qui donne le ton 'Sugaloo': des cuivres bouillants ( Peter Broekhuizen (baritone) - Rolf Delfos (alto)- Nico Scheepers (trumpet) ) ,vandaag- un monstrueux keyboard player jouant avec deux pièces, dont un Hammond originaire de la chapelle du Vatican: Frank Montis- une basse soul: P1120814.JPGTon van der Kolk - Pieter Klaassen à la guitare, souvent rythmique, mais quand on le laisse s'envoler il atteint des sommets que tu peux pas voir avec des jumelles achetées pour 26€ sur Ebay- drums, un maître es rhythmus: Phil Martin !
On a déjà vu ce gars, te signale Miss Fabienne Picturelle.
Bien vu, avec Rolf, il se démène dans les Jazz Invaders!
Bref, ça va coller ce soir.
Fred l'a pigé et est parti au ravitaillement!
Ils terminent la mise en bouche et Laura se pointe, flanquée d'une sympathique et pas ignoble à reluquer choriste: Sanne Monster!
Monster veut dire échantillon aux Pays-Bas, un prototype de cette espèce je veux bien que la fille du Père Noël en dépose un dans mes petits souliers!
'About to blow' sexy sixties soulpop , une voix passionnée, un beau jeu de jambes...
Excellent blowjob!
P1120836.JPG'110%' du James Brown/ Bootsy Collins funk, on a même vu la Cerise esquisser un pas de danse!
..I have my feet on the ground... ça balance, baby!
Et un sax solo à remuer un moribond, un!
Je tombe ma rouge jaquette, si vous n'y voyez aucun inconvénient!
Go, baby!
Les soli de cuivres se succèdent pendant le rond 'Man of your word'.
'Stone me' Marie-Madeleine lapidée!
Commence à faire chaud dans ce club, je me débarrasse de mes moufles...
Non, Fred, téléphone pas à Florin elle va pas terminer en tenue d'Eve!
'Did it anyway' a handclapping one!
' Sugar Fix' le titletrack, du Phil Spector 1960 girl group sound sucré.
Bruxelles, je peux sentir la sueur dégouliner jusque dans vos talons, time for something sensitive: ' No Words', avec un solo de guitare bluesy et un Hammond poisseux.
Superbe plage!

 

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Vous êtes timorés dans le coin, elle vient chercher les clients comme une entraîneuse du Crazy Horse Saloon et les tire frontstage: le remuant 'Capsize'!
P1120819.JPGTu veux ou tu veux pas? ' In or Out', avec un méchant bridge 'Cold Sweat'!
'Floating' un uptempo vaguement ska suivi de 'Move no mountains' midtempo sentant bon le Dusty Springfield, puis un slow racoleur 'Just keep smoking'.
Une intro Full Monty ' You can keep your hat on' pour la bombe ' You give me what I want' , bourrée de tchik tchik tchik et de coulées de lave d'Hammond, avant un solo de sax monstrueux.
Une claque monumentale!
Laura décide de revenir au funk épais avec le saccadé 'Wicked Man'...it's crazy what you do me...
Ce que tu nous fait n'est mieux, petite: wicked girl!
Comment s'appelle ce comptoir?
Le bar du matin!
Dans ce cas: 'Good Morning', carnaval estival!
Et une dernière 'Roof off'.
Dansante cette décapotable!
Un final trampoline exubérant, la trompette écarlate est sur le point d'éclater, les clients, émoustillés, remuent en cadence.
Ambiance!
Bye, bye, sourit l'enfant.
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On peut pas se quitter comme ça, baby, reviens!
A une condition vous gueulez avec nous...'roof off',.
Envoyez la sauce, roof off , tout le zinc bondit, sauf Fred qui tient pas à envoyer sa Blanche dans les airs!

Prestation énergique, souriante et efficace!

 

 

les photos de Fabienne Cresens!

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:33

Vingt-cinquième édition de ce festival proposant, entre l'heure de midi, des concerts, essentiellement classiques, n'excédant pas 35', et ce pendant tout l'été!
Un droit d'entrée démocratique ( 4€) et un conservatoire impérial à l'acoustique parfaite, de quoi contenter le peuple!
Peuple venu nombreux en ce vendredi, 189e jour de l'année du calendrier grégorien, pour assister à la prestation de la violoniste    Deborah Nemtanu et du pianiste  Romain Descharmes.

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Au programme, le Liégeois César Franck et une de ses oeuvres les plus jouées: la Sonate pour violon et piano en la majeur ( 1886), que César Auguste Jean Guillaume Hubert dédia à Eugène Ysaÿe, aïeul du machiavélique Classic 21 Marc!
Il semblerait qu'il existe près de 200 enregistrements de cette pièce. L'exécution, proposée ce midi par le duo français, ne devrait pas être classée au rayon des déceptions par les spécialistes, style Stéphane Frédérich de Ecoute Comparée Classica!
Une version vive, claire, franche et souple!
deborah_nemtanu.jpgDeborah Nemtanu ( 1983), fille cadette du violoniste d'origine roumaine, Vladimir Nemtanu, tout comme son aînée Sarah, choisira le violon comme compagnon.
Depuis 2005, elle peut se targuer du titre de violon solo super soliste de l'Ensemble Orchestral de Paris.
Romain Descharmes ( 1980) obtient le Premier Grand Prix lors du Concours International de Dublin, en 2006.
Traces discographiques: 3 albums, Piano Works de Maurice Ravel ( Valses nobles et sentimentales - Gaspard de la nuit - Sonatine - La Valse) - Clarinet Trios/ Brahms Bartok Khatchaturian ( avec, notamment, Deborah Nemtanu au violo) et la Sonata n°3 in F minor op.5 / Sechs Klavierstücke op.118 de Brahms!


Sonate pour violon et piano de César Franck

Mouvement 1: Allegretto ben moderato.
Romain effleure les touches, le violon suit, aérien, songeur, mystérieux, tendre.
Le Gagliano de Mademoiselle Nemtanu se tait pour laisser libre cours aux méditations et escapades pianistiques avant de rejoindre son collègue et finir le mouvement sur un thème désormais commun.
Sobriété et équilibre!

Mouvement 2: Allegro.
Le tumulte: flots agités, houleux, un violon balkanique!
Sauvagerie maîtrisée faisant place à un verset intimiste.
Moment de sérénité passager, le final sera fougueux et dense.

Mouvement 3: Recitativo-Fantasia (ben moderato).
Un tableau pointilliste, délicat, satiné.
Une rêverie lyrique hédoniste sophistiquée!

Mouvement 4: Allegretto poco mosso.
Une amorce frivole, badine, débouchant sur d'impressionnantes cascades torrentueuses et effervescentes devant mener la sonate à son terme.
claudiorecords01.jpg
Un excellent concert, clôturé par un bref rappel joué à l'arraché!

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:43

The 'Golden Girl of Funk' en visite à Bruxelles, ça va chauffer, baby!
A 21h15', une foule bigarrée se presse dans l'exigu espace concert, confiné au fond du branché  Bar du Matin, pendant 80', elle vibrera aux sons d'un raw funk dynamique en diable!

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En 2009 la petite Gizelle Smith sortait 'This is Gizelle Smith & the Mighty Mocambos', une plaque fumante squattant les rhythm'n blues charts de Vladivostok à Surabaya.
P1120711.JPGDepuis, elle ne travaille plus avec les Mocambos de Hambourg, mais s'est entourée d'une méchante équipe résidant à Londres.
Un second album est en gestation et Miss Smith vient en tester les titres chez nous, après avoir fait un tabac au Festival International de Jazz de Montréal et avant de conquérir Paris lors des Soirs d'Eté, ce samedi 9 juillet!
L'honneur de présenter la sexy petite Londonienne revient au local, Dominic Ntoumos, un trompettiste démoniaque, que tu vis accompagner Jennifer Scavuzzo.
A ses côtés au trombone, from London, Patrick Hayes - guitare, le Danois: Jacob Quistgaard- basse: Jean Berthon ( Kalakuta Orchestra, The New Crusaders....) - drums: Benji Bouton (Blue Apple Quartet) et aux keyboards: Jackson Baird, formidable organiste, Bruxellois pendant quelques années.
Benjamin donne le signal de départ, les potes emboîtent, c'est parti pour du funk intense et passionné. La ballerine, P1120780.JPGGizelle, entre dans la danse et attaque le pas du tout démodé 'Out of fashion', même si on baigne dans la vintage soul, popularisée par la grande Aretha, Mavis Staples ou, plus proches de nous, Sharon Jones et Nicole Willis...
Hot!
'Hold fast' la sueur dégouline de partout et ce n'est que le second track: des cuivres omniprésents, un drummer créatif et habile, une basse Bootsy Collins, cool guitarlicks, un jeu de claviers sensuel et la voix flexible, profonde et authentique de Miss Smith, Bruxelles se fiche du négationniste ayant, encore, dit 'Nee Voor Alles' ( même Joëlle a pas fait pire!) et se déhanche en mesure!
Troisième titre du CD,' Coffee High', démarre comme un gospel mais le tempo monte en puissance...les cuivres en balade, une wah wah pâteuse et cette voix chaude transforment le bar en brasier incandescent, en Piton de la Fournaise en phase éruptive!
'Magic time machine' du Dap-Kings craché!
Une séquence exotique et narrative: ' Snake Charmer': cobras, najas, pythons, crotales... se tortillent voluptueusement, sit back and relax, Brussels!
C'est quoi cette sirène?
'Love alarm', fieu
..Yeah, Yeah, Yeah....
On a sonné la sécurité civile?
De Niro, William Baldwin, Scott Glenn et Kurt Russell enfilent leur tenue, l'autopompa Iveco Baribbi 190-26 est en route, pas de panique!
Un midtempo cuivres en vedette,' Free Vibes', se fondant dans 'Trainstation', le genre de smooth funk ne laissant pas insensible les chefs de gare, même cocus!
De la dynamite!

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P1120752.JPGA song for the ladies, le torride, provocant et ravageur: ' Working Woman' , ça souque ferme à tes côtés.
Real soul music, pas celle en plastique, mais celle qui parle à ton entrejambe.
Pour le nouveau CD: 'June', jazzy soul porté par une wah wah et un orgue rivalisant de lignes sexy.
Un grand moment d'émotion, le tribute à Gil Scott Heron 'We almost lost Detroit', une soul blues ballad irrésistible.
Merci, Gizelle!
Et pour terminer ce fantastique gig, le bondissant ' Hard', encore une nouvelle compo!
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65' , a great moment of soul & groove!
Un bis, bien sûr: ' Gonna get you' , du James Brown funk avec présentation du band et final feu d'artifice!
5' après la disparition des musiciens, le bar gueule encore en tapant des pieds et battant des mains, un second bis s'impose, une reprise de 'Free Vibes' version nitroglycérine!
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Un des grands concerts de 2011!

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:30

Simon & Garfunkel, le concert de Central Park, Mrs Robinson, le pont sur les eaux troubles... c'était toute une époque, toute une génération. Et j'adorais ça.
J'avoue être moins fan de la carrière solo du petit Paul Simon ( petit, mais grand par le talent !) et le concert de ce soir constitue pour moi une première.
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 Forest National est en configuration assise et affiche pratiquement complet.
Sur scène, un écran blanc sur lequel le nom de l'artiste apparaît en lettres noires dont l'encre aurait coulé au contact de quelques gouttes de pluie.
edit_preview.php-copie-42.jpgLorsqu'à 20h40 la salle se trouve plongée dans l'obscurité une immense clameur accueille Paul et sa dizaine de musiciens. C'est par "The Boy in the Bubble" et "Dazzling blue" que démarre le show.
Le son est moyen sur les premiers titres mais ça s'améliorera au fil du temps.
Question interprétation il n'y a rien à redire, les musicos sont excellents et font preuve d'une grande polyvalence : l'accordéoniste - claviériste passe à la trompette, le vibraphoniste au saxophone ténor et l'un des guitaristes au sax baryton. Chacun possède une panoplie incroyable d'instruments ce qui transforme la scène en immense showroom digne d'un magasin de musique. De cette manière le boss peut se permettre de proposer en public des versions qui intègrent la complexité de ses enregistrements studios. Parfois une section de cuivres fait son apparition avec bonheur.
De la belle ouvrage assurément, mais un petit bémol quand même est à souligner : le manque de charisme de Paul Simon. Il bouge peu, et mettre de l'ambiance n'a jamais été son point fort.
Et comme l'aspect visuel du spectacle n'est pas non plus très recherché il faudra attendre plus d'une heure avant que le public ne se décide à faire monter la température dans la salle bruxelloise.
Et la setlist ? Paul Simon pioche allègrement dans Graceland dont il jouera cinq titres, il évoquera l'assassinat de Martin Luther King avec "So beautiful or so what"à grand renfort d'images d'archives, et se fendra de quelques covers très réussies comme "Vietnam" de Jimmy Cliff et un superbe "Here comes the Sun" de George Harrison interprété durant le premier rappel.
Un peu de rock avec "Mystery Train", un très sympa "Slip sliding away", des rythmes latins avec "Obvious Child", l'homme propose un melting pot d'influences diverses empruntées ci et là à travers le monde.

 

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Epinglons aussi une interprétation acoustique solo de "Sound of Silence", très applaudie, une belle version de "Kodachrome" et un "You can call me Al" énergique en guise d'au revoir devant un public (enfin) debout.
En 27 titres et un peu plus de 120 minutes, rappels compris, le nouveau septuagénaire a démontré toute l'étendue de son talent et ravi ses fans.
J'ai donc assisté à un bon concert, musicalement irréprochable, même si le natif du New Jersey ne m'a jamais fichu la chair de poule contrairement à un Cat Stevens qui m'avait ému aux larmes il y a peu dans cette même salle.
Mister Simon est assurément un auteur-compositeur-interprète-producteur qui peut se targuer d'être musicalement un réel citoyen du monde !
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SETLIST
01 "The Boy In The Bubble"

02 "Dazzling Blue"
03 "50 Ways To Leave Your Lover"
04 "So Beautiful Or So What"
05 "Vietnam" (Jimmy Cliff cover)
06 "Mother And Child Reunion"
07 "That Was Your Mother"
08 "Hearts And Bones"
09 "Mystery Train" (Junior Parker cover)
10 "Wheels" (Chet Atkins cover)
11 "Slip Slidin' Away"
12 "Rewrite"
13 "Peace Like A River"
14 "The Obvious Child"
15 "The Only Living Boy In New York"
16 "The Afterlife"
17 "Questions For The Angels"
18 "Diamonds On The Soles Of Her Shoes"
19" "Gumboots"

1ST ENCORE
20 "The Sound Of Silence"
21 "Kodachrome"
22 "Gone At Last"
23 "Here Comes The Sun"
24 "Crazy Love, Vol. II"
25 "Late In The Evening"

2ND ENCORE
26 "Still Crazy After All These Years"
27 "You Can Call Me Al"


JPROCK

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