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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 11:25

1er mai 1886 : à l'appel de l'American Federation of Labor, 350 000 travailleurs débrayent aux États-Unis pour réclamer la journée de travail de huit heures.
1 mai 2011: 1° ton épouse espère un brin de muguet- 2° à Lessines, fière bourgade hennuyère au passé glorieux, la fine équipe de Boogietown organise le second  Roots & Roses Festival.
Une affiche à faire baver le gourmet le plus raffiné, un droit d'entrée démocratique, des stands offrant une nourriture saine, une organisation impeccable et souriante, un astre solaire généreux, un public Belgique unie ( 40% de flamins, 40% de Walen, buiten puisque le soleil luit, 126% de dikkeneks uit Brussel, 6 chiens bilingues et 2 ou 3 curés à la recherche de chair fraîche: que du bonheur disait l'autre à la TSF.
Deux chapiteaux: roots et roses, un horaire respecté, Roots & Roses c'est le festival sympa à échelle humaine.
Pas de grabuge?
Quelques coups de soleil, sur la plaine y avait que des buveurs de grenadine, sauf deux gars de la gendarmerie, en civil, carburant à la trappiste.
Douze groupes qu'il faudra se farcir, Gargantua a de l'appétit!
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11h00,  Ganashake!
Onze heures, t'imagines, la Belgique ronfle ou soigne une gueule de bois jour de sabbat, le blues rock trio d'Erps-Kwerps, fabuleux avant Eric Burdon, ouvrira le marathon devant une assistance, forcément, réduite.
Un petit retard, les mecs à la table sont arrivés en courant après la messe dominicale, un bref discours en Flaçais ou Franmand, me souviens plus, et Bert Minnaert, Jess "Mr Chin" Jacob, Sander Goethals attaquent leur set.
Jess:' Lessines, je vais vous réveiller', et ce salopard, bien remis de la Nacht du blues à Wuustwezel, hurle comme une bonne femme ayant aperçu une spinnekop dans sa baignoire 'Bonjour, Lessines' avant d'envoyer 'Indian Chief' .
On est d'emblée dans le vif du sujet, ça pompe, ça groove, ça cogne, ça rugit, c'est pas du genre mélasse.
Ganashake vient de sortir un premier CD produit par Jean-Marie Aerts, ils vont nous en balancer quelques titres.
Un triste individu a piqué la perruque de Hound Dog Taylor, 'Gimme back my wig' gueule J J.
Une version fracassante. Le single 'Plastic Scene' aux relents Stevie Ray.

 

 

P1100373.JPGUn truc pour réveiller les cadavres ' Graveyard Shuffle' suivi d'une intro à la rythmique d'enfer pour 'Special Sauce'.
La guitare rapplique et tu revois le flamboyant Rory Gallagher en action.
'Shuffle' annonce la playlist... un morceau écrit pour les éjaculateurs précoces... why don't you come, baby, why don't you come when I come... sur un rythme va et vient lascif.
'We messed it up' c'est pas du gâchis.
Lessines, ça va toujours?
Joue, ket!
Le speedé ' Bobby Hitchhike'.
Un petit signe venant des coulisses, plus qu'une!
'Arrogant girl' enchaîné sur 'Swink'.
Brillante entrée en matière. Avec Ganashake , la Belgique blues tient un diamant brut, style Lukaku!


Changement d'igloo pour les  Moonshine Playboys.
P1100376.JPGT'as déjà croisé quelquefois la route des Chippendales d'Anderlecht, des jeunes gens beaux comme des camions.
Marvin: Banjo, Mandolin, Guitars & Vocals/Bronson : Guitar, Squeeze Box & Pretty Nice Vocals
/Gable : Doghouse Bass, Vocals, tous des Cuvelier, cuisinent country/bluegrass et leur grande spécialité c'est la transformation de hits interplanétaires en plats rustiques home-cookin' Texas/St Guidon flavour.
Donc t'auras les Beastie Boys ' Fight for your right' façon frijoles borrachos, 'Come as You Are' aux oignons frits et plein d'autres mets succulents, épicés second-degré truculent: le Floyd, Melanie, les Pistols par exemple...
Toute cette nourriture végétarienne interpelle ton estomac qui te signale qu'il est l'heure de se restaurer.

Un truc mauricien pas dégueu et on reprend la route, direction la Principauté: Dan San.
P1100380.JPGEncore un collectif déjà entendu à plusieurs reprises.
Surprise, en ce premier jour de mai, ils sont six sur scène, dont une avenante et douce damoiselle.
Ce poulain Jaune Orange a sorti un EP 7 titres, 'Pillow', et, effectivement, leur acoustic folk/pop peut s'écouter couché avec un pillow sous la nuque.
C'est soigné, propret, joli, bourré d'harmonies vocales sentant bon Simon & Garfunkel, les Byrds ou America, pour les aînés- Bright Eyes, King of Convenience, pour les boutonneux.
A écouter d'une oreille distraite en sirotant une blonde, pour faciliter la digestion.

13h20', tape ton mot de passe pour  Bob Log III
P1100383.JPGaxiome I: Bob est amerloque
postulat II: Bob est un one-man band
théorème III:  Bob a plus qu'une araignée dans le plafond
A part çà, tu t'amuses pendant 45' avec son blues/punk/boogie déjanté.
Avec des centaines d'autres braves gens, t'es là à attendre patiemment l'arrivée du gars, quand sorti du néant, tu peux ouïr un grand brrrraaanngg , une guitare maltraitée en coulisses, 30 secondes de ce traitement thérapeutique et un alien rapplique: costard noir seyant, bottines noires, chaussettes rouges empruntées à Axel Witsel et un casque de cosmonaute sur le crâne, à l'avant de cette coquille, le rigolo a fixé un cornet de téléphone, aussi antique qu'Alexandre Graham Bell, qui lui servira de micro.
Donc il nous interprète à une vitesse supersonique un blues slidé venu de Mars tout en piétinant un kickdrum et un tambourin.
Morceau à peine achevé, il y va d'une séance de striptease pour se retrouver en tenue d'homme-canon échappé de chez Barnum.
Il reprend place sur son tabouret et recommence sa gymnastique post-natale.
Musicalement tu peux pas le comparer à Remy Bricka mais plutôt à un Captain Beefheart ayant passé la nuit avec Jon Spencer en avalant quelques litres de P1100387.JPGmauvais Bourbon.
Plus givré que ce gars, ça existe pas, mais tu vibres et rigoles à son numéro humoristique et à son blues artisanal.
Setlist?
Connais pas, mon cher, je joue à l'improvisation ou je demande à ma guitare 'Bla bla' ce qui lui ferait plaisir.
Il puisera dans son album de 2009 'My shit is perfect'. ( dont 'Bump Pow')

 

 

Pour varier, il passe de la slide au fingerpicking pour nous prouver qu'il n'est pas pingouin.
Tout en tapant de ses godasses sur sa pédale, il étale sa bière maison et conclut qu'il ne peut continuer sans mousse.
Garçon, à boire!
Comment va-t-il avaler le liquide avec son bassinet?
Fermez les yeux Lessines, I drink!
On poursuit dans le frénétique, le Delta Blues distordu, le scatologique et l'absurde.
Sa pendule spatiale n'étant pas un modèle d'exactitude, il quitte le podium après 35'.
P1100392.JPGNon, non, retourne là-bas, t'as encore dix minutes à tenir.
OK, boum, boum, boum.. fait la drum machine, et puis non vais leur interpréter a lovesong: ..shake it, shake it...
Le délire à nos côtés.
Veux bien en jouer encore une mais I want two ladies on my knees...
Deux intrépides gravissent le podium pour prendre place sur les quadriceps fémoraux du phénomène, une troisième a fait le déplacement pour rien: complet!
Et avanti pour le boogie women on my knees que j'appelle : ' I want your shit on my leg'.
Fou à lier!

Second soliste d'affilée,  Bjørn Berge, au style complètement différent.
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C'est en 2007, que tu vis le bluesman Norvégien à l'AB club. Depuis, sa discographie s'est allongée: onze CD's , le dernier 'Fretwork' en 2009, mais un nouveau produit doit sortir de l'usine un de ces 4.
Le costaud débarque avec une paire de guitares acoustiques, une six cordes mais aussi une twelve strings.
Ce gars combine maîtrise technique, finesse, feeling, jeu clair ou alambiqué, sobriété ou vélocité tout en chantant d'un timbre chaud à la Tony Joe White.
B B, de Haugesund, est à la guitare ce qu'un autre B B nordique (Bjorn Borg) est à la raquette: un virtuose.
Quelques instrumentaux ( dont probablement 'Fretwork) énervés, musclés ou lorgnant vers le classique avec un superbe jeu andalou , un ou deux titres folk et des covers ( superbe version laidback du 'Woodstock' de Joni Mitchell, ou le nerveux 'Give it away' des Red Hot Chili Peppers...) :voilà le mix proposé par le gars du fjordenland.
Une plume pour le Delta slide blues 'Drifting Blues' de Charles Brown.

 

 

La Gaule a apprécié!

 The Sore Losers
P1100409.JPGDes copains de Mourinho?
Non, des Limbourgeois nourris aux Stones, Led Zep, Guns, Black Crowes et autres adeptes du rock aux accents blues, garage avec quelques touches psychédéliques ou Southern rock.
Du vettig rock'n roll comme on l'aime, pas aussi gras que Bart, de man van 785 776 (Vlaamse) stemmen, toutefois.
Leur début (titelloos), produit par Pascal Deweze, regorge de hits et les singles squattent De Afrekening depuis des mois.
Ils ont fait grosse impression à Lessines et comptent bien enflammer un bon nombre de podiums de festivals cet été.

 

 

P1100412.JPG'Juvenile heart attack' méchant bluesrock avec quelques touches grunge, ça canarde vache dès les premières lignes.
Et ils ont de la gueule ces petits gars de Hasselt: pensez à cacher les pucelles, on annonce une période de défloraison massive!
'Girl' ...I'm ready to play with you...on vous aura prévenus!
Guitares ravagées, rythmique en béton et une voix à la Chris Robinson: ça bétonne dur.
'Guiding Hand' prend ma main, je t'emmène faire un tour.
'Hollow Tree' aux teintes Doors bluesy, travail éblouissant de Cedric Maes à la lead ( by the way, les autres mauvais perdants se nomment: Kevin Maenen - bass & backing vocals, Alessio Di Turi - drums et le sale gamin de rue, Jan Straetemans - vocals & rhythm guitar).
Bluestime, baby: 'Into your head' , un truc que même Classic 21 blues passe en boucle.
Pas le temps de battre des mains, Alessio a déjà enchaîné sur 'Silver Seas', si les flots sont sereins au début, la mer s'agite sérieusement et je te préviens petite, ...this is gonna P1100417.JPGhurt you more than it's gonna hurt me...du power rock avec refrain catchy à la Cheap Trick.
'Your smile' du Gioconda rock, sexy et souriant.
Le track ouvrant la plaque: 'Beyond repair'. Gros hit , clip crapuleux: du sang partout, un obus plus imposant que ceux que la Grosse Bertha propulsait sur Paris en 1918... ça fait très mal, tu pourras pas réparer!
La dernière puisqu'il fait beau, 'Goodmorning sunshine' , tu peux entendre le gazouillis des petits oiseaux accompagnant une slide bucolique. Le truc te faisant penser au 'Dead Flowers' des Stones.
Les  Sore Losers, c'est du solide. Ces gars ont tout compris au rock et sont à l'aube d'une belle carrière.


 Hayseed Dixie
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Une autre paire de manches, tricotées façon country/bluegrass/hillbilly: les  Appalachian hellraisers vont tondre le gazon ras, très ras!

P1100444.JPGBarley Scotch : Singer, Guitar, Fiddle/Reverend Don Wayne Reno : Banjo/Deacon Dale Reno : Mandolin, Guitar/Jake 'Bakesnake' Byers : Acoustic Bass naissent au Tennessee en 2000 et pondent huit amniotes hautement recommandés pour la bonne santé des zygomates, le plus jeune 'Killer Grass' 2010.
Encore un band qui a fait l'unanimité sur la plaine jouxtant l'Ancien Chemin d'Ollignies.
Seize titres mixant covers délirantes et compositions personnelles infectieuses.
Pendant une heure tes panards vont battre le plancher des vaches, tes mains vont se cogner, ta tête va headbanger dans tous les sens et ta rate risquer l'explosion à force de rire comme une baleine: une java incroyable!
Leur message pontifical: on est ici pour se marrer et pour boire.
Reçu 5 sur 5, messieurs!
Un peu de AC/DC ( 'Have a drink on me' - 'You shook me all night long' façon Hank Williams) suivi d'un square dance en surmultipliée ...noticed what you think of me ... et un Kiss my country ' Detroit Rock City' avec un solo époustouflant du Deacon. Sais pas si ce diacre a collaboré avec l'évêque de Bruges aimant les enfants, mais bordel, il sait manier une guitare.
Une nouvelle chanson à boire ouvrant leur dernier CD: 'Tolerance' ça s'appelle, puis on s'attaque à Aerosmith 'Walk this way'.
Quelques anecdotes familiales à propos du supposé géniteur des frangins,une virée gospel pour ivrognes, une remarque admirative à propos de Chris Martin: 'we say Coldplay sucks', can you repeat after me...Coldplay sucks, allelujah... Barley Scotch sans soda, c'est mieux que tous les Monty Python réunis!
Ecoute Reverend de mes deux, ta barbe colle dans la contrebasse, viens ici je vais t'aider pendant ton aubade, je fais les accords, tu grattes...
Ambiance Oktoberfeesten dans le wigwam.
Une séquence crooning pour annoncer the greatest killing song on earth: ' Bohemian Rhapsody' de Queen.
P1100450.JPGRien que d'y penser, je pleure!
Ces quatre comiques font mieux que les Nylons ou les Flying Pickets.
'Corn Liquor' la meilleure c'est celle fabriquée par mon bompa, the meanest & ugliest man in the States. Le cirque continue avec e.a. 'Bad moon rising' du CCR , pour finir en medley rock anthems introduit par 'Dueling Banjos'.
Dale, montre à ces bouseux comment on joue de la mandoline derrière la nuque!
Si t'insistes, fieu!
Gros succès, cent fois mérité et en rappel: 'Highway to hell' sans péage!
Tous au bar!









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Published by Michel - dans Concerts
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 06:59

C'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais le grand retour sur scène de  Sade, ce 1er mai au Sportpaleis d'Anvers, après dix années d'absence.

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La soirée s'annonce excellente surtout qu'en première partie, ô excellente surprise, sont programmés  

 The Jolly Boys, groupe de mento ( style précurseur du reggae né dans les 50's) jamaïcain dont le récent album de reprises de standards du rock, "Great Expectation", fut une des bonnes surprises de la fin 2010.
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Les fringants septuagénaires, conduits par Albert Minnot, vont en trente minutes faire étalage de tout leur talent et séduire un Sportpaleis sous le charme évident de ces papys adeptes des guitares acoustiques, banjos, rumbas box, maracas et bongos." It's beautiful to be here !" lance Albert avant d'attaquer une version d'anthologie du "Passenger" d'Iggy Pop qui enflammera littéralement la salle.


Une prestation formidable qui me laisse hélas un petit arrière goût de trop peu. Avec une telle énergie dégagée par le band j'aurais aimé en voir plus.
J'espère pouvoir les revoir un jour dans un show complet.

edit_preview.php-copie-9.jpgUne petite demi-heure de pause et voici l'évènement du jour: la sensuelle Sade Adu.
Il est 21h30, lorsqu'un orage éclate en fond de scène. De lourds nuages surplombent les musiciens qui apparaissent dans la pénombre et entament "Soldier of Love". La voix soul de Sade est accueillie par une immense ovation. Vêtue d'une combinaison noire moulante la reine du smooth enchaîne de suite avec " Your love is King" et son saxo plaintif.

"Skin", chante la belle qui ne semble pas avoir pris une ride. Sensuelle, lascive et terriblement classe durant "Kiss of Life", elle ébauchera quelques petits pas de danse pendant "Love is found" tandis que sur l'écran blanc en toile de fond un couple de danseurs effectue un étrange ballet.
Derrière Sade, le band est parfait, royal , et même si nous vivons ce soir ce qui n'est que la deuxième date européenne( la première fut Nice, le 29/04), tout semble parfaitement au point, réglé comme du papier à musique.
"In another time": la belle s'assied près de son claviériste tandis que la scène est baignée dans un halo jaune, puis rouge.
S'ensuit alors le premier gros hit de la soirée avec "Smooth Operator", ville illuminée de nuit, ambiance boites de jazz et chaleur moite.Très réussi.

 

 

"Jezebel" nous replonge quelques années en arrière , ambiance black & white servi par un saxo monstrueux. On boit du petit lait.
edit_preview.php-copie-10.jpg" Bring me home", une route défile sur les écrans géants de la salle filmée la nuit au travers de la vitre d'une voiture...
Ma voisine pousse un soupire d'aise, Sade entonne maintenant son titre préféré "Is it a Crime". Le genre de titre qui donne envie de faire l'amour... Un nappé de rideaux pendants à la romaine et nappés de rouge entourent la scène tandis qu'une poursuite blanche illumine la chanteuse.
"Still in love with you" susurre t-elle tandis qu'un écran lumineux style cabaret de Broadway affiche Sade Live in Antwerpen en lettres rouges. Classieux.
"All about your Love" précède "Paradise" annoncé par un bruit de pales d'hélicoptère et un riff de guitare sur lequel la belle s'en va rejoindre ses choristes sur leur petit podium. Le public adore ça et se lève tandis que les backing men assurent le show avec "Nothing can come between us" le temps pour Sade de réapparaître quelques instants plus tard vêtue d'une sensuelle robe crème en satin.
"Morningbird" émeut la salle en formule piano-voix avant que "King of Sorrow" ne se voit habillé d'un écrin de lumière edit_preview.php-copie-11.jpgorangé. Superbe !
"Sweetest Taboo" transformera ensuite la salle anversoise en chaudron avant que "The Moon & the Sky" ne ramène de lourds nuages menaçants sur les écrans.
Chaque titre est un véritable tableau impressionniste très réussi comme dans "Pearls" ou la sobriété d'un cercle de lumière recouvre la scène sur laquelle Sade semble réellement isolée et nous envoûte par sa voix cajoleuse.
"No ordinary Love" et 'By your side' clôturent alors un spectacle en tous points parfait au service d'une Sade radieuse de bout en bout du show.
En rappel "Cherish the day" verra la chanteuse habillée d'une robe rouge sang s'élever via un élévateur et chanter à plusieurs mètres du sol comme une icône inaccessible et adorée avant de redescendre edit_preview.php-copie-13.jpglentement vers son public émerveillé.
Une dernière présentation des musiciens, suivie d' un salut collectif et la belle quitte la scène nous laissant quelque peu pantois après les 120 minutes magiques que nous venons de vivre.
La prestation de Sade ce soir fut à son image: classieuse, sensuelle, magique, émouvante, quelque peu distante et jazzy en diable.

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Merci, Madame, pour ce pur moment de bonheur

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:12

Dans la série des showcases organisé par le  Media Markt de Woluwe St Pierre, après Idemm, Suarez et dsc00308wyMademoiselle Luna et avant DJ Daddy K et Maëlan, programmés pour les 7 mai et 4 juin prochains, voici aujourd'hui le tour de 

Lucy Lucy d'arpenter les planches du forum de la chaussée de Louvain.
Il est 15h30 et peu de monde se presse aux alentours de la scène.
Le groupe entame donc son 1er set devant une vingtaine de personnes mais, malgré cette carence en public, il laisse une bonne impression aux présents.
Très à l'aise dans les vocaux qui sont un peu sa marque de fabrique, Lucy Lucy propose un folk-rock teinté d'influences sixties-seventies du plus bel effet. On pense aux Byrds, à Simon & Garfunkel, à C, S , N & Y, le tout saupoudré d'influences beatlesiennes.
"Bien sûr qu'on a écouté les Beatles et les bands folk des sixties déclare le groupe, c'est une filiation que l'on ne renie pas.."A les entendre c'est une évidence et c'est loin d'être désagréable.
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Du folk rock léger, aérien et enjoué voici ce que le band va nous proposer pendant 2 sets d'environ 25 minutes. Le son repose en grande partie sur les voix dédoublées et la superposition des guitares électriques et acoustiques.
Privé de bassiste cet après- midi ,le groupe se produit à 4 et nous interprète quelques titres de son premier album aux compositions plutôt abouties et facilement mémorisables.
Comment rester insensible à des titres comme "I can Give it", titre déjà présent sur l'EP, mais volontairement durci dans la nouvelle version de l'album, "Amelie" ou "Clock" aux harmonies vocales superbes. Une chouette reprise de "Love Potion", des Searchers, sera inclue dans le second set inévitablement clôturé par le dernier single" I can give it", promo oblige.

 

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Il est loin le temps des Vagabonds (premier nom du groupe) et il est évident que Lucy Lucy s'est taillé, petit à petit, une place de choix dans le paysage des groupes bruxellois promis à un bel avenir. Il ne leur reste plus maintenant qu'à porter la bonne parole en dehors de nos frontières, ce qui sera bientôt le cas, leur album sortant dans quelques mois en France et en Suisse.
Souhaitons leur bonne chance !

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Lucy Lucy se produira en mai aux Nuits Botanique et aussi un peu partout aux quatre coins de notre beau pays.
Tous les renseignements sont disponibles sur le site officiel du groupe : http://www.wearelucylucy.eu/

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:34

Un DNA désespérément vide à 21h10', pour la première visite de FeelAbouT à Bruxelles.
Le band de Tel Aviv décide cependant d'entamer le concert pour les deux copines les ayant accompagnés, l'ingé son , deux barmaids( dont une barbue) et deux clients.
Il faudra attendre le quatrième titre pour que quelques curieux pénètrent dans le troquet, attirés par les good vibes sur scène.
P1100331.JPG
Guy Fisher - Guitar, Nitzan Eisenberg - Bass, Dror Rostami - Drums, Eldar Cohen - Guitar et la fabuleuse Roni Weinstock - Vocals, constituent FeelAbouT.
P1100333.JPGUn combo qu'on recommande vivement. Malgré la désaffection du tout Bruxelles, le quintette nous a gratifiés d'un show explosif, leur classic heavy rock secoue et la powerful voice de Roni a ébloui la maigre assistance.
Elle est super cette nana!
FeelAbouT a sorti l'album 'Point of You' en 2010, nous en entendrons quelques extraits.
'Bite my tong' (?) d'emblée une pièce brûlante voyant Roni bondir et vibrer comme si elle P1100342.JPGaffrontait un public de 6000 personnes.
Moins provocante que Skin de Skunk Anansie , mais tout aussi performante.
Imagine le timbre d'une Pat Benatar, s'envolant sur un rock moins lourdaud que celui de l'Américaine.
'Slave' présente un petit côté Guano Apes pas désagréable.
'Small Mind' du grunge mixé avec Rage Against The Machine, chanté d'un timbre pour le moins expressif.
'Sing ' excellent boulot de la paire de guitaristes, alternant les soli sur une assise rythmique blindée.
Le titre ouvrant l'album 'Colors and shapes' présente des accents indie catchy.
'Break Even' un downtempo racé sera suivi de l'excellent 'Jail Back' lorgnant du côté de Soundgarden.

 

 

P1100338.JPGA quiet one, notifie la petite: ' Follow me down'.
Effectivement l'archétype de la rock ballad comme peuvent les pondre les Yankees (Guns'N Roses ' Civil War' - 'Bed of Roses' de Bon Jovi - ou le 'Dream On' d'Aerosmith...).
Sans transition, le band enchaîne sur 'This is me' un rock qui déménage sec.
Tiens, qui voilà?
Marc ayant déserté l'AB, ça cognait lors du concert de Staff Benda Bilili.P1100350.JPG
C'est bon ce truc, d'où ça sort?
תֵּל־אָבִיב-יָפוֹ
Pardon?
Tel Aviv, mec!
Allons-y pour un méchant uptempo punky avec guitares qui arrachent : 'Insane'.
Titre approprié, Roni pointe vers l'affreux RickyBilly qui compte nous raconter l'épisode 45689 de sa passionnante existence, on aura droit à une version bilingue.
Tous aux abris!
Une dernière bien rentre-dedans avant les dix coups d'horloge: ' 108'!
Ce 30 avril, FeelAbouT se produit à Torhout au Back2Roet Festival pour achever sa tournée européenne.
P1100355.JPG
Quant à nous une longue nuit de beuverie nous attend, un véritable traquenard: RickyBilly, Marc W, Marc Mongolito, Selim et l'outre logeant au dessus du zinc, tous d'insatiables crapules!

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Published by Michel - dans Concerts
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 21:38

Vu par Michel:

P1100313.JPG

P1100290.JPGUne Algéroise centenaire racontait que : «Lorsque l’arc-en-ciel, se montre après une averse, on défendait aux enfants de pointer l’index vers lui, car des serpents aux couleurs variées peuvent surgir et les mordre !
Tiffany, la grande, aux souliers scintillants et Danny, le petit, au feutre mou pègre marseillaise anno 1930, connaissent-ils la légende Kous Kouzah et s'inspirent-ils des sonorités arabiques?
Probablement.
Le couple californien aura, en tout cas, fait forte impression dans les  caves de la Rue Royale, transformées, après quelques titres, en dancefloor Gay Brussels.
Le premier album de Rainbow Arabia ' Boys and Diamonds' vient de P1100298.JPGsortir chez Kompakt, on nous le servira cuit à point.
Danny, caché derrière ses synthés, claviers, laptop, boîtes à rythme, lance la première salve ' Boys and Diamonds'. Tiffany, en première ligne, se chargera d'accrocher les regards, quelques riffs de guitare décoratifs, des poses rock'n roll à la Chrissie Hynde, époque 1978, et un chant agité.
De l' electro exotique, tribal vaguement psyché, mixant joyeusement Pit Er Pat, Yeasayer, Gang Gang Dance, Animal Collective et Kula Shaker.
Pas mauvais, constate Vincent.
Léo et Kevin opinent, les gamines, déjà, dandinent!
'This life is practice' coulis de claviers, electrobeats ronronnant et vocalises asiatiques , un 'Hong Kong Garden' version clubbing.

 

 

P1100318.JPG'Mechanical' Tiffany doit nous trouver un peu mous du bide et entame une séance d'aerobic/fit tonic téléphonée.
Un instrumental sexy ' Techn-Step', aux pas trop compliqués pour nous.
Retour à Nagasaki pour le déstructuré ' Hai'.
Trois ou quatre jeunes pousses viennent se trémousser frontstage en écrasant les pompes de Vincent.
L'ambiance monte d'un cran.
De l'electro chevaux de bois, une voix enfantine: ' Blind' , Tom Tom Club meets Depeche Mode ( era 'Just can't get enough').
'I know I see I love I go', va chercher du côté de Fad Gadget, ce truc est bourré de petites trouvailles aux claviers, les samples percussifs sont tout bonnement addictifs.
Impossible de rester statique.
'Nothin' gonna be undone' tout aussi irrésistiblement dansant.
Gros beats, un melodica enfantin, le single 'Without you' , un petit joyau synth pop.
Rainbow Arabia termine par l'excellent ethno-trance 'Sequenced' de The Field.
45' plaisantes.
P1100323.JPG
Rappel
'Jam' une confiture disco, taux de sucre 78%, virant Kraftwerk croisant Talvin Singh.
Un peu pute sur les bords, mais on s'amuse!

Vu par zzero 79:
DSC00260.jpg
Rainbow Arabia présentait son album “Boys and Diamonds” hier soir au Witloof Bar du Bota.

Public très enthousiaste durant les 50 minutes de concert, même Michel a dansé ;-)

Un mélange de The Knife et Yeah Yeah Yeahs (pour la voix) sous influence ethno pop dance (en voyant large). Un peu de Siouxsie , beaucoup de machines (pour monsieur) et un peu de guitare pour la forme (pour madame).

“Boys & Diamonds” pour entamer le concert et mettre tout le monde d’accord sur le fait que c’est nettement mieux qu’il y a quelques années en première partie de Telepathe. Les morceaux avec madame à la guitare se révèlent tout de même beaucoup plus intéressant que lorsqu’elle s’agite sur scène (vazy que je me roule par terre, mais sans me faire mal, attention…). “Sequenced”, reprise de The Field, a clôturé le set principal en beauté avant une Jam pas tout à fait improvisée en rappel, qu’on va vite oublier d’ailleurs.

Deux, trois morceaux dispensables, mais une excellente surprise dans l’ensemble et à revoir en festival probablement.

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Published by Michel/Zzero79 - dans Concerts
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 13:19

Le tiercé dans le désordre: l' AB, le  Music Village,  Broodje Brussel.
Le canasson le plus en vue:  Root!
Jockey: Isabelle.
Course courue à 12h30, hippodrome de la rue des Pierres, spectateurs ravis..
Petit discours: nous accueillons Root , un band atypique qui avait fait grosse impression avant Jeff Beck!
On ajoute, idem avant Hindi Zahra ou au Gent Jazz 2010 e.a.
P1100266.JPG
C'est une racine de quoi?
Une racine cubique, fieu!
Lubrique?
Va te faire soigner, obsédé...
 Root, c'est trois requins ayant nagé dans tous les bocaux de cette planète polluée.
P1100282.JPGAux keyboards: Dominique Vantomme.
Sais plus combien de fois j'ai croisé la route de ce sorcier du Fender: Marc Lelangue, An Pierlé, Theresa Malenfant au feu Pajot Blues, Roland, Laïs, Ana Popovic ... et j'en oublie un bon millier!
Mirko Banovic: basse.
Pas de longue énumération, pointons Arno- Pieter Jan de Smet - 2000 Monkeys...
Et le strangero , le peï qui prononce Victorrr Hugggggo, s'habille d'Orange et prend ses patates dans ses bagages quand il part en vacances: Geert Roelofs aux drums.
Une ou deux collaborations?
Michel Bisceglia, Corneille ( pense pas au Cid!), Candy Dulfer en haar vader, Lee Konitz..
Satisfait?
P1100269.JPG
Atypique, elle disait?
Jazz, rock, fusion, classique, pop, samba, expérimental, prog, danse des canards... si tu veux des détails.
Un CD dans les bacs ('Root'), vont en interpréter quelques titres.
Go: ' Two Stores High' c'est la hauteur de l'immeuble le plus élevé de Menen, le patelin dont Dominique est originaire.
Une longue plage (+/- 10') sentant le Miles Davis époque 'Bitches Brew', ou le Tony Williams Lifetime, la basse de Mirko remplaçant la guitare de McLaughlin, tu peux ajouter Weather Report sans Wayne Shorter ou Chick Corea, époque Return Forever ...
La classe avec un C majuscule.
Dur de rester assis quand Vantomme y va d'une envolée funky à faire danser un paralytique aveugle et sourd.
Le trio entame un thème classique aux claviers saturés, un peu à la manière de Deodato.
Tu te tritures les méninges: Liszt? Stravinsky? Grieg?
Tilt, bande de salopards ...
Must be funny
In the rich man's world
Money, money, money
Always sunny
In the rich man's world ...
Abba: 'Money Money Money' , une version audacieuse, élégante, présentant de curieuses similitudes avec les mélodies de Michel Legrand.

 

 

P1100272.JPGPas à dire, on a à faire à des phénix ne reniant pas une dose d'humour.
'Greetings from Béram Sowe' , le Kaaskop fait crisser les cymbales, le piano siffle avant de virer Debussy.
Trois esquisses symphoniques, les flots sont sereins, un jeu de vagues en do dièse mineur, quelques tendres caresses d'une brise gentille frôlent toms et cymbales, la basse en sourdine, manque que les naïades en bikini...
Nouvelle direction, Rio de Janeiro, un lyrisme à la Eliane Elias, tout baigne dans un oase de sérénité. Rien ne pouvait prédire ce final tempétueux, d'impétueux alezans au galop s'arrêtant abruptement en plein steeple-chase. Le signal a dû passer au rouge, les cavaliers ont failli faire panache en passant par-dessus la crinière de leurs montures.
Pire que le chauffeur du 38 faisant la course avec une Kawasaki sur l'Avenue Defré!
' Bibi' , une ballade en forme de sonate fin de soirée automnale, au coin du feu: rêverie mélancolique en flattant un Labrador, sexe au choix.
Quelques grondements orageux, un carillon lointain ne vont pas gâcher ton plaisir.
Pouvez-vous, Eléonore, je vous prie, me verser encore une goutte de ce flacon d'Armagnac?
Place au groove: 'Room 111'.
Dans cette chambre, il y avait Booker T, George Duke et quelques autres potes au Zappa, ils se sont mis à jammer que les voisins se sont tous invités au cent-onze, faisait torride dans ce dortoir et pas moyen de régler la clim.
Un fringant solo de basse, un petit break tout en finesse dentelle de Bruxelles, pour reprendre un rythme TGV/funk jusqu'au terminus.
Une dernière avant que vous retourniez admirer la sale tronche du chef de service: ' Golden toads look into the moon' , un voyage spatial chahuté et groovy.

Root: maîtrise technique, tension, lyrisme, sensualité, souplesse, cohésion, inventivité, punch ...un cocktail sophistiqué!

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 21:53

Bonne surprise donc que la prestation agréable de Tiger Lili en première partie du premier concert belge de  Medi, mais passons maintenant au plat de résistance : the man himself.
edit_preview.php.jpgMedi, je l'ai découvert en 2005 lors d'un séjour à Paris. Son album d'alors intitulé Medi & the Medicine Show trônait en facing de la Fnac des Champs Elysées. Je fus immédiatement attiré par cette pochette blanche et ce visage qui laissaient augurer d'un style musical sorti tout droit des seventies. Il ne me fallut pas plus de quelques minutes d'écoute avant de repartir avec le cd sous le bras.
Hélas, on ne peut que regretter le peu de retentissement médiatique qu'a eu cet album en Belgique.
Pourtant, il m'arrivait fréquemment de ressortir la galette en question ou de tenter de la faire découvrir à des amis lors de soirées d'écoute entre passionnés de rock. Et souvent avec bonheur.
C'est donc avec une énorme satisfaction que j'accueillis la sortie dans les bacs du récent album intitulé You got me (moving).Pas d'erreur sur le produit la Medi's touch est bien là.
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Disque racé, groovy et nerveux le dernier opus de Medi mélangeant avec bonheur rock, soul et folk laissait augurer de prestations scéniques flamboyantes.
Et en effet, le public présent ce soir à l' AB Club fut loin d'être déçu par la prestation du globe-trotter niçois et, les absents, une fois de plus, ont eu tort.

21h00, Medi s'empare de la scène et pendant plus d'une heure il va y mettre littéralement le feu !

 

 

edit_preview.php-copie-2.jpg"The woman I used to love" tiré du dernier album ouvre le bal. Flanqué d'un band groovy à mort, un guitariste-claviériste, un bassiste qui tue, un percussionniste et un batteur(son frangin), Medi semble évoluer on stage comme un poisson dans l'eau..
"Say the word"ralentit quelque peu le tempo mais la voix reste très soul et bourrée
d'émotion.
"You take the weight" voit Medi s'installer aux claviers. Multi- intrumentiste de talent (il fut le batteur de Charlie Winston et le guitariste d'Emilie Simon) l'homme excelle, tant avec une guitare à la main que face à des claviers.
Retour à la guitare pour "I'm not giving up on you", titre pendant lequel le band monte encore en puissance et les jeunes femmes présentes dans la salle ne se tiennent plus. Ca et là, ça hurle, ça se trémousse, ça danse, l'ombre de Stevie Wonder plane sur l'AB Club. Coté guitare on se prend à penser à Steve Cropper, à Ben Harper aussi et à Kravitz bien sûr.
"I know what you did " chante Medi.. raaah..le band explose de partout...c'est jouissif !
C'est une évidence ce gars là a des planches et se révèle être un redoutable performer.
Et les titres s'enchaînent, Medi passant d'un instrument à l'autre avec une facilité déconcertante.
"I Like a runaway" Bluffant !
Nous aurons ensuite droit à un titre incroyable , inédit sur album, le brûlant "Feed me" dédié à 2 nanas qui sont venues de Lille et dans lequel le band met la barre encore plus haut question énergie. Funk en diable, hot, et irrésistible. Plus personne dans la salle n'a un poil de sec, on a même vu des paralytiques se lever de leurs chaises et danser, c'est tout dire.
Mais non je n'exagère pas ! Qu'est ce qui vous fait dire ça?
Outre ses influences soul incontestables la musique de Medi me fait parfois penser aussi à certains titres du grand Leon Russell, que les plus jeunes ne doivent sans doute pas connaître mais dont l'oeuvre , soit dit en passant, vaut plus que la peine d'être découverte.

 

 

Suit l'ironique "Excuse my French" qui on stage prend une autre dimension et prépare la salle au single imparable "How would you do it" matraqué sur les radios françaises.
"Bizarre me souffle Michel, pour moi c'est le moins bon titre de tout le show jusqu'à présent !"
Mouais..le plus commercial c'est certain, mais perso je le trouve très bien moi ce titre, le genre de morceau qui s'incruste dans vos méninges et que vous fredonnez plusieurs fois au cours d'une journée.
edit_preview.php-copie-3.jpg
Retour à la gratte acoustique pour "Goodbye" avant de regagner une première fois les coulisses.
"On vous remercie grandement Bruxelles ! " lance Medi.
Il est 21h50 et l'AB club en veut plus ! Les cris fusent de partout.
Il suffit d'un simple regard autour de soi pour comprendre que la salle a adoré.

En rappel, une version à couper le souffle de "Working day & night" nous est lancée en pâture avant le down tempo "Soon or later" qui permet à l'assistance de souffler un peu.
Les musiciens regagnent ensuite les coulisses laissant Medi seul nous jouer un dernier titre en acoustique "One of these days".Le public de l'AB n'est toujours pas repus et c'est avec une cover d'Otis Redding que le band portera l'estocade finale laissant son public pantois mais heureux.
edit_preview.php-copie-4.jpg

Medi, retenez ce nom, car s'il y a une justice en ce bas monde l' homme ne devrait pas tarder à faire parler de lui et devenir une référence soul scénique incontournable.
De la bombe !

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:56

Un Club où les francophones sont majoritaires, situation guère courante à l'AB, mais  Medi, star montante en république hexagonale, n'a pas encore franchi ce cap stellaire chez Leterme & Co.
En dehors de JP et de quelques autres paumés, obligés d'utiliser la lame Gillette, le public se compose de jolies nénettes, attirées par le charme tout méditerranéen du globe-trotter ayant abandonné son Medicine Show en cours de route.

En dernière minute, le programmateur de l' AB ajoute Tiger Lili au line-up.
P1100250.JPG
P1100257.JPGPrécisions: lili et pas lily, donc tu oublies Peter Pan, la botanique, le glam rock, La Roux, Natalie Merchant ou Lily la Tigresse, célèbre catcheuse, stripteaseuse à ses heures perdues.
 Tiger Lili: c'est Ben Van Camp, un Gantois dont le papa travaillait chez Esso.
Ben chante, bien, merci , et gratte une acoustique.
La petite Lili n'est pas son premier projet musical: on l'a connu golfeur auP1100253.JPG sein de Augusta National Golf Club, boursier jaune chez Hong Kong Dollar, guitariste chez Lalalover ou Els De Schepper, une autre rousse, fréquentant les cabarets dans lesquels elle lève quelques pans de sa vie sexuelle ou encore membre de Saint-Marteau, projet qui le vît côtoyer le drummer le plus sexy de Flandre: Isolde Lasoen.
Ce soir il sera accompagné du doué pianiste Luk Vermeir, de Matthias Debusschere à la basse (Kartasan- Kiss the anus of a black cat...) et d'un percussionniste ( cajon, clochettes, triangles, shakers, xylophone...), probablement

Olaf Janssens.
'How we thought' de l'acoustic soul avec de seyantes touches de claviers aux accents jazzy.
C'est propre, frais, agréable à l'écoute, ça sent le G. Love comme suggéré par les pubs introductives, mais aussi le P1100252.JPGeasy listening poprock, AOR si tu préfères, ensoleillé des seventies, et c'est pas péjoratif... Carole King, Carly Simon pour les nanas, la clique des Eagles: Don Henley, Glen Frey ou Dan Fogelberg... pour les barbus.
'Sunny Side' ce titre sautillant est limpide, on y retrouve la philosophie baba de Donovan Leitch ('Mellow Yellow'- 'Sunshine Superman'- 'There is a mountain'...) mais aussi le côté psyché 'Barabajagal' avec la bande à Jeff Beck à l'instrumentation.
'Brand new day' le soleil luit toujours!
Un petit reggae pas trop pesant?
'A whole lotta heat'.
Les fans de Medi sont contentes, Tiger Lili s'avère être un support idéal.P1100264.JPG
Un petit singalong cabaret aux lignes d'harmonica artisanales: ' Hummer'.
Simplicité, bonne humeur, décontraction, coolitude, et des musiciens pas manchots: idéal à l'heure de l'apéro sur une terrasse estivale.
C'est pas Lili que tu verras bazarder un cocktail -molotov sur les CRS, lors d'une manifestation contre le nucléaire, à la rigueur, tu la verras assise à poil, fumant un joint, lors d'un sit-in pour la protection des platanes de l'Avenue du Port.
Me dis pas que tu la connais, c'est pas la Lily de Pierre Perret!
'Tiger' catchy et naïf.
Nouvelle escapade au cabaret, un piano pop séduisant: ' Summer Girls' ...sexy ladies all around me... C'est vrai qu'elles sont pas moches nos jeunes voisines!
'Maybe Me' pour finir sur un rondo joyeux.
Quoi JP?
C'est' La groupie du pianiste ', ce truc!
Il est pas mort le pianiste?
T'es con...
P1100249
Si tu le prends ainsi, tu pondras le compte-rendu du concert de Medi!
Na!

 

Vidéo d'un concert au Charlatan:

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 10:16

Le Parlement flamand s'ouvre au rock.
Au 99 rue de la Croix de Fer, à deux pas de Madou, il dispose d'un espace public où il organise des expositions et où les visiteurs peuvent se restaurer dans le coin eetcafé tout en feuilletant journaux ou magazines (du Nord).
Pour ce premier déjeuner en musique on avait invité presse écrite et TV et un demi-groupe: SX en duo.
Le soir-même, le band complet devait se produire au Bonnefooi dans le cadre des  Stoempconcerten.
Un petit discours de circonstance: on remercie Poppunt, le public s'étant déplacé, essentiellement des lycéens venus déjeuner avant la cloche annonçant la seconde mi-temps leur permettant d'aller faire la sieste sur les bancs de leur établissement scolaire et on fait place à Stefanie Callebaut ( impressionnant zang et keyboard ) et Benjamin Desmet ( keyboard, guitare, backings).
Jeroen Termote les rejoindra en soirée.
P1100228.JPG
P1100237.JPG12:15 le showcase des Courtraisiens peut débuter!
'Graffiti' deux claviers pour ce titre electro/trip hop mélodieux et il ne te faut que 30 secondes pour être conquis: la voix de Stefanie est prodigieuse ( elle a pris des cours de chant au jazzstudio d'Antwerpen...)
On peut comprendre l'enthousiasme affiché par Studio Brussel: c'est de la bombe dans la veine Moloko, Sneaker Pimps, Goldfrapp..
Pieter Van Dessel, figure de proue des Marble Sounds, tout aussi séduit, ajoute Beach House comme parallèle musical.
Benjamin agrippe une guitare pour 'Stop', un midtempo chaloupé et funky, chanté à deux voix, le soprano de Stef faisant passer Amy Winehouse pour une des petites P1100214.JPGchanteuses de Scala.
Profondeur et âme noire.
'Detroit' introduit par un programming atmosphérique au synthé, un petit son d'orgue poppy et toujours ce chant à te donner la chair de poule!
Irrésistible!
Mais que dire de la suivante: 'The Future' , un titre hallucinant à l'atmosphère éthérée. Des effets de guitare ciselés, un nappé de claviers vaporeux et un ramage Bagdad Café.
Magistral!

 

 

P1100221.JPG

 

P1100227.JPGJ'envoie le disco drum annonce Benjamin et le duo termine par leur Studio Brussel hit 'Black Video' .
Ce titre devrait faire un tabac similaire au 'Come Home' d'Amatorski.
On n'a entendu que cinq morceaux, mais déjà on peut prédire un bel avenir à SX, un band au potentiel énorme!

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:05

Fin de saison: dernière soirée 'Comme un lundi' au Bar du Matin.
A l'affiche un poulain de l'équipe  A Song A Place, souffrant de syndromes psychomoteurs schizophréniques: uit Gent,  The Catatonics!

P1100196.JPG

Le jockey attitré se nomme Filip Huyghebaert ( auparavant il chevauchait une pouliche baptisée Galope). Flupke compose, interprète et joue de l'acoustique, son groupe est à géométrie variable: aux claviers et backings suaves nous vîmes et ouïmes la fraîche Eva Houtekiet ( oui, fille de Jan), un membre essentiel - le drummer et le bassiste ne furent pas présentés: probablement Dieter Vanmarcke et X( Jan Dhaene?).
Le groupe fait partie de la scène gantoise et entretient des relations incestueuses avec The Bony King of Nowhere, Everyman, The Antler King e.a., dont certains éléments viennent étoffer les Catatonics sur scène.
Titres de gloire: gagnant de 'Het Groot Geweld', een liedjeswedstrijd co-organisée par l'AB, FM Brussel et Poppunt. Lauréat du 'Band in Residence' organisé par le 4AD, du Ten Vrede Talent ou du Verse Vis...où vont-ils chercher tous ces contests?
Trace discographique: un EP, trois titres.
Ramifications: americana, lo-fi/ indie folk, alt.country..

P1100190.JPG
20:35' terrasse bondée, bar déserté.
P1100195.JPGPremières notes, dix curieux pénètrent dans la salle.
Faudra attendre le second morceau pour combler l'espace prévu au fond de la salle.
Dès lors le public sera attentif, respectueux, séduit!
Normal, les Catatonics commencent fort avec leur mini-hit 'Endless Sway' , une voix que les critiques du Nord comparent à celle de Tony Dekker (Great Lake Swimmers) ou à Robin Pecknold (Fleet Foxes) , d'onctueuses harmonies, un melodic folk propice à la rêverie, à l'évasion.
Le 51, remontant la Chaussée d'Alsemberg, n'est plus un immonde et puant tramway de la STIB, mais un chariot bâché de jaune parcourant une piste du côté de Santa Fe.
Oui, Olivia de Havilland était du voyage!
'Imaginary Bars' sonne très Isbells.
Filip entame 'One Man Guy' en solo, quelques délicates harmonies viennent orner la mélodie en fin de morceau.
Et, c'est bien un petit reproche à formuler: The Catatonics, c'est F Huyghebaert + dans une moindre mesure, le piano sobre et la voix d'Eva.
Les autres musiciens sont réduits au rôle de comparses, pas d'envolées de guitare, ni de rythmique solide, nous sommes dans un univers feutré, dirigé par un maître despotique.
Une ballade dominée par le piano: 'Go Far' ...it tastes a lot like summer...
A qui le dis-tu, très cher!
Damien Rice: 'Lonely Soldier', suivi de 'Me & You' aux arrangements sages mais ne manquant pas de grâce.
Le drummer à la fête: een, twee, drie..avanti: oh pas un assaut, simplement une introduction plus rythmée: ' Uptown'.

 

 

P1100188.JPG'The Door': nostalgique..you came down in the morning rain... Incroyables, tous les accents américains que tu retrouves dans ces formidables compositions.
Un mec doué ce Huyghebaert, tous les Philippe ne sont donc pas aussi maladroits que le fils d'Albert.
'Hopefully' un soft rock aussi avenant que les perles d'America dans les midseventies.
Retour au calme, à la mélancolie: 'Sometimes'
..Sometimes, I'm lonely Sometimes I'm sad...
Lui aurait bien refilé ma chope, je voyais le fond du verre!
A guest pour la formidable cover de Ryan Adams, 'Oh my sweet Carolina' : Dieter Christiaens (?) à l'harmonica.
Aussi beau que le 'Desperado' des Eagles!
'The Morning Paper'.
Que dit la gazette?
..My nights are cold and empty... you can shelter me...
Et à la page sportive?
Samuel Brown caught a huge Rainbow Trout in Summerville Lake.(42 lbs - 2 oz = +/- 18,99 kilogrammes).
Mazette!
La dernière: 'Blue Hotel' ,pas le même établissement que celui de Chris Isaak.
Un trois temps syncopé.
P1100206.JPG
Beau succès ( mérité) auprès de l'assistance et un bis, solo: ' I will be there when you die'!

The Catatonics: du travail soigné, précieux, attachant... encore un joyau made in Vlaanderen!

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