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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 22:00
Un vendredi soir pluvieux, assemblée réduite à Toogenblik!
Luc nous a concocté un double bill:Inneke 23 ( Antwerpen) et Two Dollar Bash ( des Ecossais/Irlandais + un hexagonal, casernés à Berlin).

INNEKE 23

 
Ingrid Veerman arpente les scènes depuis pas mal d'années :1991, de Bossen, du garage noisy louchant vers les Jayhawks: la madame tient la basse.
Depuis, elle a parcouru du chemin( aux States, également), a changé de registre et a fondé Inneke 23 & the Lipstick Painters pour jouer son alternative country.
Deux CD's:'Elephant Crossing' et 'Charcoal', peut pas nous en vendre vanavond: uitverkocht, mais tu peux te procurer de beaux vinyls, si tu possèdes encore un Dual ou une Technics!
Elle avait déjà sorti un album solo'Not with the band'.
Pas de rouge à lèvres ce soir, la cowwoman jouera seule!
'Night at the crossroads'(sur Charcoal) lance les débats. Du country/folk inspiré des plus grands (es):Lucinda Williams, Gillian Welch, Hank Williams, Johnny Cash... avec pointes d'Americana style Jayhawks ou Blanche...I remember that night at the crossroads... en principe, Peter nous fait un solo d'accordéon, maar hij is er niet...
D'emblée, tu quittes Haren l'industrielle pour te retrouver dans un bled près de Nashville, il était cool ce mec et dark et son velvet smile was mine.
' Star car, une nuit dans le Joshua Tree desert, en compagnie des coyotes, près de la tombe de Gram Parsons, le Grievous Angel, ça te dit?A l'aube tu verras du gazon bleu et tu comprendras pourquoi je joue du bluegrass. Beau!
'Homegrown cowboy' pas encore enregistré. Inneke à la recherche du vacher idéal, elle trouvera Lucky Luke à Anvers et, fera un bout de chemin avec ce rêveur aimant Hank Williams.
Les histoires d'amour finissent toujours mal:'You won't see me with the drifter no more'!
'The last bottle of solitary wine', l'histoire de la bouteille de rosé australien, achetée au Delhaize du coin. Qu'a t'elle vu au fond de ce flacon? Son passé, son avenir,s es espoirs déçus, son foie imbibé, sa foi inhibée?
Le vin est triste ce soir!
'Fairy Girl' sur l'éléphant.Ballade incitant à la rêverie.
Une cover des Stranglers'No More Heroes',mais elle n'a pas les mêmes idoles, on adapte en version western.
'Black' chanson thérapeutique.
Encore une sombre, chers amis:' Some room for the blues in your heart', le mec l'ayant larguée lui chantait du Hank Williams...there's no room in my heart for the blues...., elle transforme la rengaine en let there be sorrow! Faut que je boive un coup, suis ému!
Elle invite les Two Dollar Bash (ils sont four) pour un bluegrass de Merle Haggard, poussant à la consommation:'The bottle let me down'! Du swing!
On termine par un gospel boy-scout enjoué:'The Fairy Man'.
Americana leeft in Antwerpen:Inneke, elle s'appelle!
 
Two Dollar Bash


Acoustic country/folk .
Trois albums chez Cannery Row, le dernier en date:'Lost River', produit par Craig Ward (oui, celui de dEUS!)



Multi-instrumentiste, cet essai à 2 dollars et des voix superbes.
Tony Rose, le barbu, à la guitare- Mark Mulholland:banjo, guitare, mandoline - Joe Armstrong: guitare, mandoline et Matt de Harp (non, ne mate pas la harpe absente),le Frenchie: guitare, mandoline et harmonica .
'Heavy Load' sur leur premier album. Fabuleux titre sonnant comme du Dylan, période acoustique, avec des harmonies vocales dignes de CSN &Y.



Une cover d'un gars de Louisiane, Jimmy Bozeman:'Honky Tonk Angel' du hillbilly juteux et intemporel.
Les habitués du Toogenblik échangent un clin d'oeil: c'est du bon!
John Prine:'Town this size'.Merci, messieurs de nous rappeler au bon souvenir de ce grand singer/songwriter, dans la lignée d'un Kris Kristofferson.
Pas moyen de se cacher dans une ville si minuscule, quoique tu fasses tu seras repéré, alors, ne reluque pas la femme du voisin!
'The Devil & The Angel' écrit par Tony. Du folk anglo-saxon typique.

La grande force du band réside dans le fait que chaque élément écrit ses propres chansons et peut chanter en lead singer, les autres faisant les choeurs ou les harmonies.
Le set y gagne en variété et en intensité.L' interaction entre les quatre protagonistes est phénoménale, sans oublier de mentionner leur magistrale maîtrise technique.
' Man in Black' une composition de Matt de Harp, dédiée au man in black,le grand Johnny. Hallyday? T'es bourré, mec? Cash!
Passe-moi ta guitare,Joe, je te refile ma mandoline!..he should have left his boots in a corne....l'homme en noir!
'So Blue' un mouth harp cafardeux, un bottleneck plaintif...du blues,baby!
A wedding song, pour suivre.Direction la Nouvelle- Orléans:'Roulez Roulez',les Cadiens se marient en Louisiane sur fond de cajun ou de zydeco....on tourne en rond dans sa cage... t'inquiète pas pour demain, aujourd'hui faut roule ... Tu danses,Melissa?
Un titre de Mr Mulholland, sans drive:' Hope it came your way', une romance sentant le British folk des sixties.
Pour tous ceux qui recherchent le succès à tout prix,un hymne à l'échec (Matt de Harp):' Peace of Mind', petite leçon de philosophie pour pas un rond.
'Bottle of Luck' duo de mandolines pour ce titre du premier CD.
'Needle Case' a été écrit par Dalton Stansbury de Joltwagon, un band de North Carolina pratiquant une roots music pur souche.
That's a song to dance on the tables, people: effectivement, ça déménage sec!
A toi, Tony:'The Bill Bunch Song',un hymne texan,chantant old Bill Bunch,un brave gars d'Austin. Aussi fort que Townes Van Zandt.
On termine par une train song typique:' Old Mail Train'(Matt de Harp) un country nerveux.

Pas besoin de l'aide de Luc pour demander un rappel, Toogenblik wants more!
Triple encore:
'The Old Man's Song' dedicated to Inneke.Shit, je croyais que c'était une bonne femme!
Une chanson à boire, ce sont des Ecossais,godv.... my throat is thirsty and dry...ça doit être contagieux, la mienne aussi!
Un singalong insulaire' Mountain Song', très Lindisfarne /Fotheringay et on invite Miss Anvers pour la dernière:' I saw the light',afin de retrouver le Seigneur après toutes ces libations païennes....Praise the Lord....Yeehah!

I saw
Two Dollar Bash, praised be the Lord!
 
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:20
Gros problèmes de circulation, mercredi soir, dans le quartier de la gare du Midi. Affaissement de voirie avenue Fonsny, en pleine heure de pointe.
A 19h30 tu te retrouves encore coincé dans les embouteillages, et tu sais que les concerts débutent à l'heure à l'AB, d'autant plus que Porcupine Tree/Robert Fripp affiche complet.
19h45', ouf, I'm on time, tu penses! Déjà un gars sur scène, une guitare, des loops. Merde, c'est le Robert.
Tu prends vite un cliché, une main se pose sur ton épaule, deux gars de la Security (polis et affables) te prient de les suivre, Canon confisqué pendant la durée des concerts: pas de photos aujourd'hui. Confus tu retournes assister au set du leader de King Crimson, il avait commencé à 19h30...
Robert, que nous présentes-tu là, du triste ambient, loopy, planant et endormant.
20h, applaudissements polis, Robert remballe ses fripes et salue l'assistance.
Lights on!
C'est de l'arnaque, murmure un voisin, pire que Klaus Schulze, il y a quelques semaines.
Triste de voir une légende produire de la musique de supermarché!

Porcupine Tree
est prévu à 20h20', peu avant l'entrée en piste des hérissons, nous avons droit à quelques consignes pré-enregistrées: pas de vidéos, ni de photos, même par mobile, pas d'enregistrements... Nous sommes priés de jouer aux délateurs et, de dénoncer un voisin qui enfreindrait la règle!
Des fachos, tu me dis...
Lights off, un son gigantesque, voilà la bande à Steven Wilson (vocals, guitares, piano): Colin Edwin: basse- Gavin Harrison: batterie - l'icône, Richard Barbieri (un ex- Japan), aux claviers, mellotron, synthés, sound processing et, depuis quelques années, pour les live performances, l'excellent guitariste et second vocaliste: John Wesley (Fish, Sister Hazel, John Wesley trio... ).
Des visuals esthétisants ou psychédéliques. Une entrée en matière tonitruante ('Occam's Razor'), avec bruitages industriels futuristes sur lesquels se greffe une basse anodine, avant de voir les autres porcs-épics entrer en action, à fond la caisse... if you wanna stay Always here All these years...: 'The Blind House', c à d les deux premiers titres ouvrant le premier disque de leur double 'The Incident', un concept-album, sorti il y a quelques semaines.
Porcupine Tree, l'étendard du progrock, trouve toujours son inspiration chez Pink Floyd, King Crimson ou le Krautrock (Tangerine Dream,Can...). Tu entends des relents d''Epitaph' (Fripp, McDonald, Giles, Lake, Sinfield) dans ces premières plages.
Steven nous salue en français et nous explique en quoi consistera le show. Première partie, lecture du dernier né, pause et, quelques' hits' pour suivre.
'Great Expectations' quelques accrocs pour Colin, Dr House à la rescousse, changement de jack, on recommence... A summer day In garlands I feel secure... Beau break au piano, tu baignes en plein seventies, les Moody Blues ou Supertramp.
Les titres de 'Incident' défilent en fondu enchaîné: 'Kneel and disconnect' - l'énergique et cru 'Drawing the line' - 'The Incident' aux beats industriels et vocaux implorants... I want to be loved...
Ce show est un édifice en construction, le groupe crée une atmosphère intense, alternant riffs heavy, proche du British metal (Led Zeppelin, Black Sabbath, Budgie...), sons urbains électroniques (Aphex Twin, Nine Inch Nails...), envolées lyriques typiques du rock progressiste (Barclay James Harvest, le Floyd et King Crimson, déjà nommés). Les vocaux sont sublimes, les arrangements complexes, la puissance d'évocation sidérante. Osons le mot: c'est beau! Le public silencieux, gorge nouée, écoute souvent avec les yeux fermés, même si les images défilant sur l'écran collent parfaitement à l'oeuvre reproduite.
Nouveaux mouvements de la suite: 'Your unpleasant family' - l'instrumental 'The yellow windows of the evening train' bucolique sur fond d'orgue sacré et guitare tout en majesté - le magnifique 'Time Flies', aux beaux effets de vibrato et, toujours ce travail gigantesque de Mr Barbieri - 'Degree zero of liberty' une intro lourde annonçant 'Octane Twisted' - ' The Séance' on a sorti la grosse artillerie sur beats actuels - 'Circle of Manias' (instrumental) et pour finir le set et l'album 'I drive the hearse', commençant à l'acoustique, telle une ballade folk à la Nick Drake, une ballade funèbre... when I'm down I drive the hearse...
Il est 21h20', un break de dix minutes, nous annonce Mr Wilson.
Décompte sur l'écran.

Pile à l'heure, le second set!
'The Start of Something Beautiful' 2005, 'Deadwing', titre adéquat.
Suivi d'une chanson qu'ils n'auraient plus jouée sur scène depuis longtemps: 'Stars Die', Copernic, Galilée... ou l'étude de la formation stellaire.
Après cet interlude céleste, retour au musclé: deux claviers, de méchantes décharges de guitare, le morceau le plus heavy du set: 'Anesthetize'. Une bombe, les poings se lèvent face aux guitaristes, headbangers à la fête. 'Remember me Lover' sur le second disque d' 'Incident'. It starts mellow, indique le chef hérissé, pendant un court instant les riffs pesants prennent le dessus, avant la reprise du thème amoureux.
'Strip the soul' et '3', mise à nu de l'âme, dans la noirceur.
Porcupine Tree mettra fin au set par 'Mother and Child Divided', un instrumental béton armé, cheval de bataille du groupe. Il débute par d'inquiétants craquements, Titanic rendant l'âme avant de sombrer au large de Terre-Neuve, suivis d'une offensive en règle des guitares, transformées en bulldozers, puissance 6000 chevaux.
Apothéose d'un grand concert.
Bonsoir Bruxelles!

Double bis
'The Sound of Muzak' et 'Trains', un folk ferroviaire délicat. Le tortillard prend de la vitesse et le merveilleux John Wesley nous accorde un dernier solo limpide.
Gare en vue, les passagers descendent en applaudissant l'équipage... superbe voyage, messieurs, merci!
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 21:32
Soirée groupes peu connus à l'AB Club, en ce mardi automnal.
A 20h03'46", Ungdomskulen se pointe, tu comptes 20 curieux dans la salle.
Toujours le même cinéma: le retard et les Bruxellois !
Ces indécrottables '... de partir tard, il broute, il se repose, il s'amuse à tout autre chose... ' ont eu tort, une fois de plus.
Les Norvégiens de Bergen, au nom imprononçable, en ont étonné plus d'un.
Ungdomskulen= junior high school. Mais, ce trio n'est pas acnéique, il a vécu, s'est appelé 'Standing Ovation', 'Thundersome' ou 'Goddamnit', a sorti deux albums et quelques seven inches et, en Norvège, ces freaks sans complexes, aimant le glitter, sont encensés par la presse rock: des trolls en folie!
Imagine un binoclard costaud, vêtu d'un calebard jaune, mettant en évidence des ustensiles géniteurs proéminents, à la guitare: Kristian Stockhaus - un bassiste six cordes (bass baritone), au look de jeannette moustachue: Frode Kvinge Flatland et Øyvind Solheim, un solide trommer, qui jouent un rock coup de poing, aux parfums spaghetti bolognaise, épicé avec six flacons de tabasco! Oublie, donc, le mouton aux choux (plat national à Oslo).
Comparaisons: Electric Six, Liars, Battles, Mars Volta, TV on the Radio, Zappa, Sonic Youth et Motorhead... réunis.
'Ordinary Son' titre à rallonge (comme quasi toutes les compositions jouées, hier), loufoque et dansant, mêlant disco, metal, post punk sur vocaux (à 3) délurés.
Ne t'y trompe pas ces gaillards savent jouer, une technique irréprochable. Le batteur est, tout bonnement, époustouflant.
'Idunno' sur leur dernier 'Bisexual', nouveau patchwork jazzy/progrock/jungle avec cowbells en évidence.
'Sleep over Beethoven' il n'y a que le brave et sourd Ludwig von à pouvoir s'endormir sur ce rondo rock assourdissant.
Notre 'Sweet Home Alabama' Brussels: ' Glory Hole', des comiques, on t'a dit.
Kristian: 'I'm a programmed robot from the rock school!' Zappa se tape la grande Zoa.
'Surfs up' nouveau titre déjanté .
Paraît que le drummer célèbre son anniversaire: 'Modern drummer', tribal et irrésistible.

La dernière, it will be a sad song, ajoute le pince-sans-rire: 'Spartacus', les gladiateurs dans l'arène! Combat inégal: Cassius Kristian Clay face au poids plume Flatland, le drummer surveille tout ça d'un oeil goguenard en t'envoyant des rafales dingues. Des vocaux Beastie Boys agrémentent la joute.
Tu m'emmerdes, Frode, je m'en vais taper du pied sur toutes tes pédales d'effets... Arrête, gros lard, ou j'envoie ma basse dans ton bide.
60' délirantes, Fred Cerise n'en revient pas!

21h30. Une assistance honnête pour Cougar.
Un collectif postrock nous venant des States.
Le leader = David Henzie Skogen (Youngblood Brass Band) aux drums, PC & electronic drumming.
A la basse: Todd Hill et trois guitaristes: Trent Johnson, Dan Venne et Aaron Sleator, s'occupant également des synthés.
Ce puma a signé chez Ninja Tunes, gage de qualité, et vient de sortir un second CD, 'Patriot'!
L' atmosphérique et mélodieux 'Stay Famous' ouvre le bal, un bal instrumental de bout en bout.
DHS envoie un chant grégorien samplé sur lequel il bat la mesure: 'Your Ex' mentionne la setlist, titre à la texture classique.
'Rhinelander' lent, planant, aux lignes de basse châtoyantes. Soudain, le félin, ayant aperçu une proie, part au galop dans la savane sonore. Composition complexe avec trois guitares distinctes, te ramenant vers le boulot solo de Steve Howe de Yes.
'Thundersnow' presque joyeux, au lieu du ski alpin, tu te verrais bien allongé sur une plage de Miami Beach en attendant le break agressif qui te ramènera vers le thème initial. Joli!
'Heavy Into Jeff' noisy jazz rock, court et intense.
'Strict Scrutiny' sur 'Law' tendance progrock aux choeurs enfantins. Tu t'attends à ce que le titre parte en jam, mais le quintet y met abruptement fin.
'Endings' un steeldrum donne un ton africain à cette plage pleine d'effets électroniques.
'Appomatoxx' joli voyage sidéral aux arpèges aériens, acoustique ou électrique. Un paysage paisible défile sur ton écran cérébral, tu erres sans but, l'esprit serein.
Evidemment rien de neuf, le postrock semble avoir atteint ses limites et Cougar connaît les classiques du genre ,Mogwai ou Tortoise, mais la richesse mélodique et les prouesses techniques du quintet retiennent ton attention.
'Pulse Conditioner'  - 'Florida Logic'  - 'Daunte vs Armada': rythmiques tribales, surcouche de guitares, passages acoustiques, contrebasse jouée à l'archet, crescendo et explosion finale: émotion et puissance alternent joliment.
Quelques private jokes et un certain manque de communication avec le public peuvent agacer .
We've got two more, dixit le boss: 'This is an affidavit' à l'intro heavy et 'Atlatl' sur le premier album.
Un trip de 75', suivi d'un bis: 'Merit', précédé d'une pointe d'humour pendant les réglages: this is called 'Tuning our Shit'.
Dernières envolées lyriques avant de remettre le Cougar dans sa cage.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:29
Vlaanderen boven chez Mozart, des griottes de Leuven et du Nord de Brussel au menu.
Résultat: deux francophones dans la salle (dont un amoureux transi de la petite Luna) en voor de rest: onze Vlaamse vrienden.

Elmer
Elmer Fudd, le petit chauve à la grosse carabine, décidé à se farcir Bugs Bunny et Daffy Duck ?
Bernstein? Composer, remember the soundtrack of ' the Scalphunters'.
Un gentil éléphant?
Les Food Beat mangeant léger?
T'y es pas, un trio bruxellois: Kristof Braekeleire: gitaar, stem - Mark Van Mileghem (c'est où?): basse, keyboards, laptop et Kenny Janssen (drums) travaillent dans l'indie guitar rock puissant, qui décape.
Elmer, le chasseur, existe depuis 2006, mais ses membres ont fait partie d'autres clubs de tir: Rapunzel, Made in Taïwan, Lowdown Slow...
'Enough said' effectivement, assez parlé, place aux choses sérieuses: un son énorme, Yves et moi devons nous accrocher aux vétustes sièges de la flûte et protéger nos Blanche ou Jupiler.
Le tromblon d'Elmer va nous exploser en pleine citrouille. Ce rock est dur et méchant.
Influences Shellac mentionne la bio. Bien vu, le noise rock d'Albini et consorts se retrouve chez Elmer.
'Birthday' du Nada Surf plombé et lourd, diantrement efficace.
Légère accalmie pour 'Tell me ', le titre complet sonne 'Tell me what is you are afraid of'. De quoi t'as peur, poulette?
'Sound Games' démarre en downtempo... for the better or the worse... je crois ce sera le pire, le batteur tape comme un gorille en rut. Dinosaur jr. croisant Buffalo Tom et Sonic Youth.
At the Drive In, gueule un voisin.
'It's your father they said'(titre pas encore définitif!): agressif. Au phrasé narratif, typique de Matthew Caws (cf 'Popular').
Solide morceau fusil mitrailleur.
'For life' toujours aussi rentre-dedans.
Un petit discours samplé amorce 'Ishi' (dernier indien Yahi?). Guitare rugueuse, rythmique solide et vocaux adéquats: du bon boulot.
Elmer termine par 'Begin the silence', titre hypnotique annonçant le silence absolu après distorsions tordues.
Fin du voyage: la pauvre Jacqueline, qui était prostrée et prise de panique derrière son comptoir, soupire: ils ont fini?

The Boy Outside
Louvain. Un groupe né des cendres de plusieurs formations plus ou moins connues.
Frédéric Baervoets, le chanteur/guitariste, a joué chez All Eyes West -Diederik Dumon, le batteur, a connu le même groupe, mais aussi Grim (qui jouait du Satie!) - Christophe Vandewoude (basse, backing vc.) a joué pour Soon et Confuse the Cat.
'Your past = your future'
Un alternative rock plus posé que celui de leurs copains, tendance postrock /artrock répétitif et lancinant. Joli soundscape futuriste basé sur le passé.
'Mistakes' downtempo aux ambiances sombres. De la dark wave (proche de Joy Division) sans les déguisements gothiques.
'New Window' une formidable rythmique te fait penser à Echo & the Bunnymen. Titre coup de poing.
'Big and scary' grave, désespéré, angoissant... I'm scared to death... Maman change de chaîne!
'Read my lips' à l'amorce andante... when you see me but also when you think of me... tu peux lire sur mes lèvres!
Tout doucement tu perds le fil, ton cerveau gambade ailleurs, une certaine uniformité au niveau composition en est la cause.
'Wind blow': pas le mistral,  la caresse d'une brise... to make you listen To make you keep your mouth shut... susurre le professeur, sur fond de guitare atmosphérique. Cette mélopée envahit ton cerveau et tu te laisses balancer au rythme de l'alizé(sans e, monsieur).
'She threw a stone' sera plus énergique et catchy.
Leve de rock'n roll, lancera le Fred sans rire!
'Stranger' du rock saccadé.
'In your bones' guitariste et bassiste s'échangent leurs accessoires pour ce titre démarrant, une nouvelle fois, tout doux... it's in your bones I didn't leave it It's in your bones... dans ta moelle!
C'était dédié au fraîchement canonisé: le père Damien! (sic).
Le garçon qui reste buiten nous envoie sa dernière plage: 'Your turn this time': je t'ai vu parler avec le diable, maintenant ton heure est venue... swallow the bitter pill... pas avec de l'eau, se dit Yves, vais me chercher une Blanche.
The boy outside, c'est évident, ne contemple pas les abeilles butinant les dahlias de ton jardin, si il est outside, c'est la nuit dans les ruelles sombres et sales.
Ce dernier titre s'énerve sec en fin de parcours et, tu repenses, à nouveau, à Echo & the Bunnymen, aux Cure ou à Jesus & the Mary Chain.
Tous au bar!
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:48

Soirée exclusivement Danoise à l’Orangerie… Nombre de Jolies blondes et jolis blonds vont défiler sur scène…

20h Mads Langer:

Seul à la guitare, il va nous assommer d’anodines et de jolies ballades folk-rock’mantiques, le sympathique garçon ne va pas du tout me passionner. Sa voix de chanteur de hard-rock des années ’80 est des plus irritante, ses chansons ultra-classiques m’ennuient… Bof Bof

 

21h : Our Broken Garden:

Un orgue, une guitare, une basse, un synthé, un violoncelle et une très jolie danoise en combi bleue moulante… houuuu on en a plein les yeux…

Musicalement c’est très calme, planant, la voix de la chanteuse est ensorcelante, telle une sirène elle vous attire dans l’eau et vous vous y noyez… Un set hypnotique, enchanteur, qui aurait pu ennuyer après 10 minutes mais ils avaient un je ne sais quoi qui fait qu’on est scotché, envoûté par tant de beauté, on plane avec eux... Un vrai beau voyage.

 


22h Under Byen:

Concerts-review les avait déjà vu il y a 2 ans, même configuration qu’à l’époque semble-t-il : 8 sur scènes, une bonne quinzaine d’instruments différents, deux batteries, une voix énigmatique et des foutrement bonnes chansons. Le live rendant celles-ci plus excitantes, les morceaux sont hyper variés, les instrumentations aussi, des rythmes tribaux vous prennent aux tripes, les montées en puissance vous secouent les jambes, et vous vous mettez à vous dandiner sur de la musique pas très facile d’accès mais terriblement prenante. Une bonne heure plus tard et après une ovation méritée de la demi-salle ils reviennent pour un rappel. Une chanson de rab’ pas plus…

Sans mots dire mais avec quelques saluts discrets le groupe quitte une orangerie comblée.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:33

Un concert à 11:45', un samedi matin, à l'heure où les noceurs viennent de regagner leurs pénates.

Fred Cerise est au rendez-vous: croissants et café et, face à nous:

Haleh

La belle Haleh Naziri nous vient de Téhéran, âgée de 8 ans, elle atterrit à Zaventem. Etudes d'art graphique avant de se lancer dans le monde musical.

Rencontre capitale: Marc Van Eyck, multi-instrumentiste, au palmarès éloquent: Studio Pagol (les ex Largo, le band de Mustafa Largo) -In the Ginza- Sharko- Vitor Hublot- quelques backing vc. pour les Woodentrucks, de Be Plouvier- des bidouillages pour le Zappa belge: Pierre Vervloesem etc...

Le duo décide de faire un bout de chemin ensemble. Sur scène un troisième larron, au PC: Arno, Clockwork Orange hat, Coclet (oui le fiston de Rudy), un ingénieur du son .

Ce midi, Marc jouera de la basse, de la guitare et des percussions (il n'a pas touché à la darbouka égyptienne traînant à ses pieds).

Une intro planante: 'Yareman' qui inaugure le CD également, annonce 'Highlands', un triphop orientalisant, envoûtant. Un chant soufi, d'une poésie mystique extatique. Beau comme du Natacha Atlas.

'Ague Yerousi' magnifique poème récité sur beats chaloupés.

Une intro indienne, virant jungle pour 'Boro Boro'. Un titre qui devrait faire un malheur en discothèque, des sonorités psychédéliques sur drones éblouissants.

Les Beatles croisant Transglobal Underground.

 

De gros beats pulsifs sur samples Kadhafi pour le disco hit potentiel: 'Bebin Jounam', dur de rester assis et de ne pas transformer la cafetaria en dancefloor.

Les clients quittent les rayons CD's/DVD's pour venir écouter la ravissante Haleh.

Marco sort quelques CD's de son attaché-case, ils changent, rapidos, de propriétaire.

'Hame Raftan' secular arabic music, la mélodie fleurs d'oranger faisant place à une prière déchirante. Haleh se muant en Oum Kalsoum. Magnifique et solennel.

Le trio termine le set de 35' par 'Harshe Gashti', démarrant cérémonieusement. Une basse ronflante et des beats insidieux invitant les caissières à une danse ethnique sensuelle, les transformant en ghazyias aguichantes. Soudain, Marc dépose sa gratte et s'en va battre le tambour. Un roulement militaire, l'armée perse de Darius III à l'assaut des troupes infidèles.

 

 

Haleh, pour le moral des soldats, se lance dans un ballet flattant nos sens.

Bruxelles capitale du Bristol sound, la FNAC transformée en Wild Bunch Sound System outfit.


Haleh se produira sur la Péniche Fulmar en novembre.
 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:27

Un peu moins de monde que pour le fabuleux concert d'Eilen Jewel, mais une bonne fournée pour: 
Bill Sheffield, le vibrant bluesman, natif d'Atlanta (1951). Une dizaine de rondelles à son actif.

Ce soir, au Toogenblik il alternera own stuff et reprises appropriées.

21h05 le gaillard est fin prêt et, comme nous tous, attend le bon vouloir du home speaker, Luc, le roi de l'introduction colorée.

Le zazou, Hawaïan shirt, rapplique avec son bla bla bla fantasque. Il nous apprend que le brave Bill sera acompagné, ce soir, par deux de nos meilleurs bluesmen: Steven (harmonica, vocals) et Tim (guitars, backing vc.) de Fried Bourbon.

C'est en solo que le colosse à la casquette envoie 'Walk On' de Sonny Terry & Brownie McGhee.

Une voix braillarde, une guitare, un harmonica. Le gars est habitué à se produire dans les bars les plus bruyants et, sait comment imposer son blues. Il s'agit bien de blues.... I can't get used to happiness ... pour ceux qui l'ignoraient.

 

En hommage à Sean Costello (d'Atlanta, également), disparu (trop tôt) en 2008, 'You're still on my mind', une acoustic folk/blues ballad.

Sur '1 cent Penny Candy': 'Down on me'. Un ragtime décrivant les aléas de la vie en couple: elle m'a traité de con, mais je suis le con dont elle ne peut se passer ...

Nouvelle ballade folk, au ton Elliott Murphy: 'Anna Lee', le Sheffield maîtrise toutes les facettes de l'Americana.

Richard Thompson, le fantastique '1952 Vincent Black Lightning', la triste histoire de Red Molly et James. Du Charles Dickens ou du Ken Loach en musique. Un fabuleux picking break de master Bill (admirateur inconditionnel de John Hurt).


People, maybe you know these guys: Tim & Steven from Fried Bourbon. Une chanson printanière: 'Cherry blossom time', alors qu'on ramasse les châtaignes. Un cakewalk cerisiers en fleur.

On embraye sur un Delta blues pur souche: 'Ernestine' ...Well, Ernestine, honey bee, why do you sleep so long ... qu'as-tu en tête, Ernestine?

Un petit dessin, Bill?

You know, Brussels, c'est notre premier concert à trois, on a répété quelques heures, vous êtes les cobayes et après, we're on the road for some weeks.

Tim et Steven en ont vu d'autres, accompagner Gene Taylor ou Roland n'est pas une sinécure.

Ernestine s'est tirée? 'Sweet Lorraine' la remplace. Du skiffle/ country/ folk aux senteurs Woodie Guthrie, Pete Seeger.

Il alterne folk et blues, le nounours, un plongeon dans le Mississippi, 'Help me to spend this dough' de Jimmy Reed. T'as combien en poche, Bill? Paye une tournée, fieu!

Le Bourbon frit en forme olympique, un harmonica rageur, et le Tim alignant les riffs boueux de Mr Reed. Toogenblik tape des pieds, le Bill accompagne sur son acoustique.

Un morceau des ptis belges, 'Angelina', elle est partie et ne reviendra plus, et pour cause, elle ne respire plus. Costards noirs de circonstance pour ce sombre blues belgo-américain.

Le trio met fin au premier set par un singalong aux teintes negro-spiritual... holy mother shake me down to the bone....

 

Bill Sheffield est un good entertainer, à la voix puissante, mais il manque un petit quelque chose: pas de message, pas d'emballage. La finesse ou la rage? Aux abonnés absents!

Anyway , Haren apprécie, les CD's se vendent, le gars est affable.


Set 2

En solo: 'New Tattoo' un country blues, suivi d'une chanson de rupture: 'Don't come crying to me' Un petit harmonica à la Neil Young, tu te tires, baby, ta valise est prête, OK, mais... don't come crying to me... Pigé, bébé!

Assez bu les Fried Bourbon, I need you on stage: Jimmy Reed, le classique 'Bright lights, big city' de 1961.

Le train entre en gare, 16 coaches long 'Mystery train'.

On poursuit la lecture des standards: Robert Johnson, 'When you got a good friend': Tim et Steven à la fête, ce blues, c'est leur dada.

In E minor, please! Surprise de dimension 'Eleanor Rigby' en version folky.

Bien vu, l'aveugle!

Au répertoire de Fried Bourbon, leur cheval de bataille: 'The River Styx'. Méchant footstomping blues pour ce fleuve de l'enfer. Un petit boogie à la John Lee Hooker, avant la traversée des eaux agitées, sur la barque dirigée par Phlégyas. Un récital de Timmeke, mon voisin martyrise des deux poings notre table commune, sauvons le houblon!

Sont fous ces Gaulois ou Ménapiens (Bill ne fait pas la différence, il vient du nouveau monde): let's slow things down. Il y a intérêt avec ce furieux bieroclaste, à mes côtés ... 'Back in my baby's arms', old style fingerpicking.


A la slide: 'It don't bother me', un gospel countrysant ... hell is raining in paradise... à Haren aussi, ça flotte!

'Kokomo' pas des Beach Boys, non de Mississippi Fred McDowell. L'épisode shuffle du set, avec steamy mouth harp et leçon d'arithmétique ... one and one is two .. two and two is four...

La turbine chauffe, le moteur dépasse les 86000 tours minute, ça va exploser ... Stop, gueule le Bill: game over!

 

Un intermède Geert Hoste du comique local et un bis époustouflant: 'Choctaw Bingo' de James McMurtry.

Une épopée épique: la traversée de tous les états dirigés par Obama en 10': l'Oklahoma (un peu de vodka, Uncle Slayton?), l'Arkansas, le Kansas, le Texas (un peu de whiskey, Uncle Slayton?), un petit tour à St Louis, puis on salue les Cherokees, avant d'aller se procurer un SKS rifle à Tushka (fabriqué par un bad ass Hebrew)... gonna have us a time ... gonna have us a time ... Je peux te l'assurer!

Incroyable phrasé pour ce upbeat southern rock démentiel!

Public debout pour applaudir cette performance.


Tous d'accord, certains titres, interprétés ce soir, resteront dans les mémoires et quand Bill et ses compères auront joué quelques gigs ensemble, ça risque de sentir la nitroglycérine!

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:58

Broodje Brussel en compagnie d'une marquise?

Suis partant: direction le Music Village, rue des Pierres, où Milann Lafontaine, fils du coeur de loup, et Didier Laloy, sorcier de l'accordéon diatonique (Laïs, Ialma, Urban Trad, Panta Rhéi ...), comptent nous présenter leur production, fraîche d'un mois: 'La Marquise'.

    

Ils ont emmené deux requins dans leur bestelwagen: Thierry Rombaux à la basse et son partner in crime: Didier Fontaine (que d'eau, madame la marquise, d'O, si tu veux) aux drums.

Le Milanais compose et s'accompagne, fort élégamment, à l'acoustique.

Isabelle, la programmatrice, nous les présente comme les premiers francophones à fouler le Music Village pour Broodje Brussel. Ces fantaisistes franskiljons ont mis les Brusseleir parlant le Vloams dans leur poche, en introduisant leurs compositions dans la langue de Vondel avec un cachet Lange Jojo.

Une pointe d'humour surréaliste au déjeuner, pas besoin de Badoit pour favoriser ta digestion.

 

Milann & Laloy en duo pour 'Geisha', un titre que Milann proposa à Puredemo, il y a quelques temps.

Un folk pointilliste, beau comme du Seurat... If I was in love with a geisha... euh, peut-être une touche de Gauguin, aussi. Ce folk te ramène vers les singer/songwriters des seventies: Al Stewart, Duncan Browne, Chris De Burgh... l'accordéon y ajoutant une pointe d'exotisme.

Arrivée de Didier et de Thierry pour 'Blackout Hotel', introduit par un piano à bretelle Pigalle touch. Cet hôtel est élégant, sa décoration sophistiquée.

Une petite java parisienne? 'Mont-Eiffel' ... au ras des Panthéons on aperçoit les fondations du Mont-Eiffel... effets de basse aquatiques et percussions en sourdine: orfèvrerie précieuse, pas du tout ridicule.

On enchaîne sur un petit rock funky: 'Innocent Boy'.

'Surprise' (prononce 'seupraïs' ) reprend le créneau folk, l'accordéon batifole, la guitare bien sèche embraye, basse et batterie durcissent la mélodie. Pas de mièvrerie, de l'efficacité.

'Bobos d'ailleurs' petite ballade à la Cabrel. Envolées mutines de l'instrument à anches.

' Word', précédé d'une introduction verbale, baignant dans une belgitude bon enfant (pas question de s'emmerder), sera joué en duo guitare/ diatonique. Titre saccadé avec superbe solo de guitare.

OK, een beetje lawaai, nu: 'In my tree', joyeuse cavalcade folkrock.

'Pousse Pousse' d'inspiration scandinave, c'est pas un jinrikasha... des obstacles si encombrants pousse pousse ... Traduction svp? Etranges similitudes vocales avec le timbre de Gérald De Palmas. Beau break instrumental à la guitare sévillane et accordéon auvergnat.

Excellent titre.

Un bain world: 'Jovano', aux sonorités Camelus (bactrianus ou dromadarius, au choix).

Du Mazel Tov rock entraînant, joué par des comiques connaissant la musique.

La dernière, après un nouveau talk show es me dâ ne zievereir: 'Overtown'. De belles joutes musicales sur la scène, downtown.


Le Music Village réclame un bis, Milann & Laloy, Fontaine et Rombaux nous en proposent deux.

De nouvelles chansons, dont le magnifique 'Playground', un Celtic Folk digne des Horslips.

'Surfing Wave' clôture le déjeuner. Une ballade de marin, sentant bon l'Irlande et ses embruns.

.. you don't have to explain How could you explain You don't know ... et tu te laisses emporter par le flux des marées.
 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:31

A 20h20', après avoir éclusé 1 Stella ou 2 avec Florin, vidéaste empirique, et Filipe Hortas, le patron du Bouche à Oreille, tu vois apparaître une séduisante jeune personne, armée d'un violon:
Liesa Van der Aa

Bonsoir, je suis l'avant-programme de Fredo Viola (qui? à quelle heure? ), peut-être parce que je joue du violon.

Au violon, les violeurs...

Arrêtons les conneries: Liesa Van der Aa, retiens bien ce nom, is Flanders next big thing.

Expérimentations au violon, loops grandioses (15 effect pedals, maniées adroitement) et effets de voix Mystère des Voix Bulgares, cette jolie blonde nous a épatés!

Sa bio mentionne qu'elle pratique l'archet depuis l'âge de 5 ans, elle maîtrise Mozart et Bach, avant de se tourner vers des sons plus actuels.

On utilise ses talents de compositrice au théâtre, elle grimpe, elle-même, sur les planches et monte un groupe, 'Louisa's Daughter', parallèlement à son solo-project.

Vlaanderen kent haar: de Kreun, De Singel, St Amour ...., la Wallonie va suivre.

'Sing me a song' un violon joué en arpèges, un folk lo-fi, puis la voix est triturée par les machines, des boucles transforment l'artiste solo en orchestre symphonique. Grosse claque dès le premier morceau.

 

'Louisa's Bolero', la danse andalouse, vieille de trois siècles, prend des allures de concerto expérimental.

Une cover de P J Harvey 'Rid of Me', pas un hasard, l'excentrique Polly Jean est une influence, l'univers sonore de Liesa est proche de celui de la native du Dorset.

Enervée, elle frappe son instrument, met les battements en boucle et attaque la mélodie d'une voix hâchée... lick my legs I'm on fire.... reste ici, Florin, c'est pas une invitation personnelle.

Du rock hargneux et envoûtant.

Un nouveau morceau, Brussel, basé sur Hamlet: 'Mother's Tears'. Lent, tragique, cérémonieux, la perfide Gertrude pleure ses crimes.

J'ai des demos (5€), pochette artisanale écrite à la main (elle en vendra un bon paquet pendant le break) et pour la suivante j'ai un invité: Stijn Cole.

Une ode à l'anarchie 'Lost Souvenir'. Let's go, wacht Stijn, je relance les loops. Goed, Liesa, je refais le vent dans les branches de sassafras. Les souvenirs virent trip hop, lorsque Stijn nous sort un numéro de beatboxing haletant. Lamb rencontrant Portishead avec rappeur blanc.

La dernière 'Mozart', een man naar mijn hart. Sorry, Wolfgang, me suis à nouveau trompé, je recommence. ....I love my baby ... I looked at him when the bullets left the gun .... dramatique, plaintif, lancinant, sur superbes vocalisations aux teintes Kirghizistan.

Faut de la technique pour manier toutes ces pédales, du souffle, aussi, pour arriver au terme de l'étape sans avoir recours à l'érythropoïétine. Liesa en a!

40' passionnantes!


Fredo Viola

Londonien, expatrié à N Y, soprano dans le Bob Mitchell Boy Choir, il se lance dans la réalisation de films, ensuite il décide, en 2004 (il avait déjà 34 ans), de voler de ses propres ailes musicales.

Deux EP's et un full CD 'The Turn' (décembre 2008), les critiques, surtout hexagonales, crient au génie.

The Flying Pickets, les Beatles, les Beach Boys, Sigur Ros, Nilsson, Boards of Canada, Belle & Sebastian, Chostakovitch, Stravinsky, Kate Bush, the Beta Band, Sufjan Stevens, Art of Noise ... sont cités à la queue leu leu.

Un mariage entre la technologie moderne et une voix liturgique magistrale.

Si sur l'album, Alfred a tout bricolé en solitaire, ce soir, il est accompagné d'un band dont les membres disposent également d'un filet de voix surnaturel.

Trois musiciens du groupe 'I am your autopilot', de braves gens se réclamant aussi bien de Simon & Garfunkel que de Air: Ben Evans (vocals, guitar, percussions) - Graeme Brooker (bass, quelques vocals ) et Jasper Wilkinson ( vc., drums, accordeon, electronics & slide guitar) + un Frenchie, watch my barefeet et mon tablier offert par maman: Scalde. Un véritable touche à tout: claviers de poche, clochettes, percussions incongrues, guitare, flûte, xylophone, une sitar médiévale, electronics et une voix modulable à l'infini.

 

En route pour une heure de folk, d'ambient, de doo-wop, de pop, de New Age et on en passe...

Fredo, sa barbe, son chapeau, des visuals, une intro samplée en provenance du Sacré Coeur: c'est parti. Le laptop au boulot, Fredo vocalise et Viola, multiplié par 3, en background sur l'écran fait (font) les backings. Un negro spiritual angélique: 'Moon after berceuse', berceuse en majuscule.

Les copains en piste: 'Revolutionary Son' d'accord pour Brian Wilson et ses garçons de la plage, mais avec une pointe de Blind Boys of Alabama. Une tapisserie de lignes vocales sur fond d'électronique, de percussions et de basse.

'Red States' un folk choral psychédélique.

Faut soigner nos cordes vocales: un coup de spray pour tous. Et toi, Florin? No, thank you, je suis végétarien. Ta voisine, alors? Ja, merci, Fredo!


 

Le gros hit 'The Turn'. Magistral, euphorique! Avec superbes vocalises en hébreu ou arménien.

'Little Guy' un Christmas Carol naïf, pompé sur 'Little Drummer Boy'.

Scalde à la batterie et Graeme à la slide: 'The Original Man'. Mélodie légère, volatile, harmonies ciel azuré, contrepoints fragiles: c'est joli, mais insidieusement, en opposition radicale au public, essentiellement féminin, d'ailleurs, le truc commence à te lasser.

La perfection vocale, la délitesse dentelle, la beauté glacée: ça use. C'est trop gentil, trop propre, faut parfois varier le menu et épicer tes mets. Light food: OK mais une bonne choucroute plébéienne, bien arrosée, de temps en temps ... tant pis pour ton taux de cholestérol.

A cover, du groupe 'I m your Autopilot:' All in our hands' (album 'Robots in the Orchestra'). Doux, soyeux: on se répète!

'Death of a son' nouvel hymne religieux majestueux. Un final orageux voit le violent Viola secouer quelques lames de scie.

'Puss' petit rock (j'ose) choral à la Bodies of Water. Joli accordéon.

Une ballade poppy et sucrée en ce moite mardi: 'Robinson Crusoe'.

Il pleut sur Bruxelles: 'Umbrellas', au ton judaïque.

Fredo et sa clique terminent par son You-Tube hit 'The sad song'. Un magnifique a capella, écrit suite au décès de son papa.

Un lament à quatre voix sur fond de batterie discrète. Rien que ce titre valait le déplacement.


 

Rappels

'Adventure song' en solo, en onomatopées. Les 4 évangélistes rappliquent en fin de morceau pour battre des mains et décorer la chanson aventureuse de ooh ooh ooh paradisiaques.

Surprise 'Downtown' de Petula Clark, en doo-wop. Magique.

That's it, Brussels, vous fûtes magnifiques, on vous immortalise sur la pellicule. Ciao!


Cris furieux, retour des apôtres, nouvelle reprise lumineuse: 'Our lips are sealed', des Go-Go's!

Nous quittons les anges, le Bon Dieu et l'AB les lèvres sealed, mais, avec le sourire.
 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 21:35
Roadhouse blues/rock from California (Los Angeles), et du meilleur, celui qui te travaille les entrailles, les jambes, et d'autres parties plus intimes de ton anatomie.
Kelly Zirbes n'est pas une nana ordinaire, c'est de la dynamite! Elle a mis tous les mecs (de 16 à 77 ans) à genoux, les bonnes femmes rêvent de prendre sa place.

Attention, Kelly Z n'a plus 20 ans, mais elle n'est pas dans la catégorie 'Sarah' de Serge Reggiani/George Moustaki non plus (... la bouche usée par les baisers trop souvent, mais trop mal donnés... ). La madame a vécu, et connu quelques déceptions... elle a beaucoup donné, et donne encore: un show de trois heures, et si, Didier, le patron du bistrot, ne vient pas l'implorer d'arrêter, à minuit trente (les voisins travaillent le lundi... ), elle jouerait encore.
Je te parle pas de son band, des cracks... à la guitare semi-acoustique (ryhthm guitar) et backing vc., son mari actuel: le costaud et souriant , Perry Robertson  - à la basse: Matt 'sunglasses' Mc Fadden et, à la lead, Rob Zucca, ce type, qui tenait un café du côté de L A, te sort des lignes de gratte (la sienne est née d'avant la Guerre de Sécession) pas piquées des hannetons.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, ajoutons que Miss Z court le Marathon en moins de 49' et, à ses moments libres, elle s'engage dans la lutte contre l'hépatite C. Elle est épatante, Kelly! Je suis sur la liste pour l'épouser quand elle en aura marre de Perry.

Premier set
'Train' une compo de la belle, sur l'album 'Trio' de 2003. (Elle a sorti 5 CD's).
Du blues funky et sexy avec un double solo de guitares. L'absence de batterie ne se fait pas sentir, le son est parfait. Très vite, tu compares le timbre chaud et raspy de la croqueuse d'hommes aux plus grandes: Bonnie Raitt (une de ses idoles), Yvonne Elliman, Rita Coolidge, Elkie Brooks ou Karla Bonoff... Ce train se retrouve sur le soundtrack de 'King of California' de Mike Cahill (featuring Michael Douglas... ). Une cover 'Brand New Key' Melanie (Safka) n°1 in the charts in 1972. Brillant!
'Come to this' toujours sur 'Trio' c'est du blues, pas question de l'ignorer... I woke up this morning... my soul is empty... solo juteux du Robbe.



Une nouvelle chanson: 'Better Way', maybe about killing your husband, clin d'oeil vers son homme... I'm gonna build me a wall, build it tall tonight... vous les durs, je vous préviens... nobody's gonna hurt me... pas tendre, la pussycat.
For the bikers, un jazzy 'Route 66'. Veille à respecter les 70 miles/h, Rob!
Celle-ci est pour Matt qui s'est amusé à rouler à 250 km/h sur le circuit du Nürburgring: 'Drive' du blues /rock énergique et speedé.
We are late bloomers, nous confie Mrs Zirbes et celle-ci est pour un ex-boss colérique: 'Close my eyes',  un tango/blues, introduit par un joli sifflet colibri.
James Taylor/Carly Simon: 'Mockingbird', étonnante version, tout en caresses et slicky guitar licks.
'Fair' petit singalong sautillant sur le dernier CD 'The Light'.
'Right now' chanson d'amour funky.
People, it's time to slow down: ' Woman's love' a sensitive slow blues, à t'arracher des larmes.
'Strong girl' un rock pas léger, the lady has balls.

Avant de fonder Kelly's Lot, I was 35, je jouais du folk. De club en club avec ma guitare, I was a folksinger, j'ai toujours suivi le credo de Janis Joplin: sing from the heart... 'Me & Bobby McGee'. Pas le seul à être parcouru de frissons, Loli lui fait un signe en pointant l'index vers le second micro: je peux?... freedom is just another word...Ovations! La salle est bondée, le public est chauffé à blanc.
Melissa Etheridge 'Let me go'... if you can't love me, let me go... pigé, gars!
'Tired' un genuine blues... I'm tired of being alone... syndrome Calimero 'Personne ne m'aime'... mais on t'aime tous, Kelly. Son Perry nous sort un récital acoustique canon. Jaloux, le Zucca, répond en lui montrant qu'il peut faire aussi bien à la slide. Pure jouissance, et la pauvre Kelly... baby, I'm so blue, yeah..
YEAH, 75' de bonheur!


Break et ravitaillement.

Les Cd's, 15€ pour deux pièces, se vendent à la pelle, séance autographes pour Kelly and her boys.

Set 2
Commencez sans moi les petits, le gentil Didier, m'a offert un verre de pinard...
'Little Wing', tu t'envoles.
Mijn glas is leeg: 'You're the only reason', un nouveau titre.
'Just a heart' de la country kasatchok, un ballet cosaque sur scène... forget words, coz words are lies...
Bonnie Raitt, 1972, 'Give it up'... tu rentres bourré et dégueulasse, où t'étais... if you want me to love you You got to give it up or let me go... compliqué, l'amour!
'I'm sure' toujours les doutes amoureux, pendant que Peter et Rob sortent les flingues. Une pétarade démentielle, un feu d'artifices étincelant.
A folksong, que j'ai écrite il y a 20 ans, ' Back to L A'.


Retour au rootsy blues, Bonnie Raitt, encore: 'Love me like a man', grandiose. Tirez les premiers, messieurs. Tu nous fais encore un solo, chouke ? Non reprend, baby... You can love me like a man... J'ai la chair de poule.
'Today': Carpe Diem disait Epicure.
Trois accords, on a tous compris et on fredonne avant elle 'House of the rising sun'. Le
Montmartre explose, Eric Burdon en jupe nous achève. Loli au pas de courses pour le chanter en duo, et on y insère 'Amazing Grace'. Stupéfiant!

 Perry: Eh, Rob, passe moi l'électrique... tchik, tchik, tchik... tous les bagnards pleurent. La wah wah nous assène le coup de grâce. Hurlements furieux, la Belgique a gagné la Coupe du Monde?
Ils enchaînent ' Nobody here but me', philosophique. C'est ta vie et t'en as qu'une, te fais pas chier!
Pas de répit: 'Crossroads', version Eric Clapton.
'Redbone' en hommage à Leon Redbone, un petit jazz distingué.
La dernière: 'The Light', title track du dernier né. La lumière, un sujet de prédilection. Nouvel espace laissé aux garçons, qui en profitent pour insérer John Lee Hooker et ZZ Top dans le track.
Folie dans le poulailler, ma voisine excitée fait sauter nos chopes sur la table, les trois coqs s'amusent comme des fous, la poule revient, elle a vu la lumière!
Personne ne veut croire que la fête est finie.
OK, OK, on se désaltère et on fait un troisième set, après... Bye Bye Europe,back to California...


Set 3

Des danseurs ont envahi l'espace face à la scène, c'est la fête: 'The House is a rocking', Stevie Ray Vaughan... Down around the corner Half a mile from here... Godv. 'Long Train Runnin' des Doobie Brothers, le meilleur du rock sudiste!
Surprise, an old jazz track: 'Why don't you do right' au répertoire de Peggy Lee... get out of here and get me some money too... Eh, you, oui toi, mec, dépose ton pognon... Le brave gars allonge sa monnaie aux pieds de la madame. Matt, Perry et Rob transforment le standard en 'Stray Cat Strut'... I don't bother chasing mice around... Faut la voir, la souris, avec ses poses de matou... she's got cat class and she's got cat style... for sure!

Un triomphe!
Plus de rappels, flicaille oblige.
Anyway, 180' de concert, qui dit mieux?
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