Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:16

Deux bands pour le prix d'un ce mercredi!
Alors que  Summer Camp était initialement prévu au Witloof, le  Bota, suite aux maigres préventes, a décidé d'associer le combo britannique aux natifs de Louisiane,  Givers.
La Rotonde accueillera un double bill, personne ne s'est plaint!
SAM_0112.JPG
20h15'  Summer Camp
SAM_0117.JPGUne entrée en matière inattendue et originale, alors que le public est toujours en phase d'allumage, une voix, une guitare se font entendre.
Elizabeth Sankey et Jeremy Warmsley pénètrent dans l'enceinte par l'accès spectateurs tout en jouant et chantant, ils traversent l'hémicycle en se frayant un passage parmi les Bruxellois ébahis pour ensuite escalader le podium où ils seront rejoints par un drummer, engagé pour la tournée. Le gentil, acoustique, campfire folktune gonfle de manière assourdissante avec l'apport du cogneur et l'usage de l'amplification.
Sur l'écran apparaît le slogan 'Welcome to Condale' ( titre du CD, sorti il y a peu), l'agréable rengaine, sentant les Shangri-Las et autres Californian girlgroups, se nommait ' Better off without you', elle ouvre l'album.
Elle est pas mal, Elizabeth, ose Vince ( sa copine n'est pas encore arrivée), tu acquiesces!
Le titletrack' Welcome to Condale' dégouline comme un bâton de candyfloss rose éphémère, le côté nostalgique étant accentué par le film fifties qui défile en background.
'Round the moon' ouvre un EP plus ancien.
Jeremy aux claviers, des boîtes à rythme pour accompagner le vrai drummer, du synthpop vaporeux à deux voix.
'1988', backed-up par des dancefilms de l'époque ( Patrick Swayze et Jennifer Grey dans 'Dirty Dancing' ), époque bénieSAM_0059.JPG et insouciante sur fond electro chatoyant.
Jeremy s'essaie au vocable roman, une chanson très vieux, maintenant: ' Veronica Sawyer'.
Vieux= 2010!
Quoi, Vince?
T'adores la voix d'Elizabeth.
Effectivement, elle a pas mal d'atout, Miss Sankey.
'Nobody knows you' marque un virage electro/rock, au croisement des Raveonettes, Blondie et d'Elysean Fields.
Une lente intro dramatique claviers/voix féminine pour 'Done Forever' qui part en dancetrack agité.
Jeremy, my dear, je n'ai pas de setlist, what's next?
'Brian Krakow': catchy, sautillant, hyperdansant!
Même veine avec 'Down', Elvis en noir et blanc essaye de suivre le rythme imposé par Summer Camp.

 

SAM_0080.JPG

'Ghost Train' revient aux ambiances Phil Spector et avec ' Losing my mind' le duo repart en balade dans la fosse.
Jean-François sera rouge pivoine lorsqu'Elizabeth viendra susurrer dans ses pavillons...you, you you're wasting my time...you don't like me like you used to...
A nice acoustic ballad.
La dernière annonce la colonie, le frais et pétillant ' Summer Camp' qui s'éteignait à petit feu lorsqu'une brise coquine ranime les cendres et le trio embraye sur un ' I want you' répétitif et addictif.
Un chouette concert!

La séance démontage, mise en place se termine à 21h45': Givers on stage!
SAM_0199.JPG
De l'indie from Lafayette, Louisiane: quatre gars ( Taylor Guarisco, vocals/guitar- Kirby Campbell, drummer- Nick Stephan, keyboards, flute et Josh LeBlanc, bass/guitar) et une fille: Tiffany Lamson ( vocals, percussion, petite guitare).
SAM_0226.JPGUn EP en 2009, l'album 'In Light' en 2011.
En route pour un set exubérant, tumultueux, vigoureux et confus de 50', à peine 7 titres!
'In my eyes' une entrée en matière noisy.
Tiffany s'énervant sur un genre de ukulele, pendant que Taylor te balance des riffs stridents et lacérés.
Après 2 ou 3 minutes, Miss Lamson s'empare de baguettes avec lesquelles elle s'acharne sur quelques caisses ou tambourins, telle une névrosée hystérique.
Démarrage explosif.
'Saw you first' même schéma: rythmes tribaux, acharnement viril (sorry, Tiffany), un mix Vampire Weekend, Animal Collective, un soupçon d'Arcade Fire et pas mal de Talking Heads, peu de mélodies, beaucoup d'énergie.

 

SAM_0184.JPG

'Meantime' un chant choral couvert par une orgie d'afrobeats fébriles.
OK, le truc tient la route, mais la coupe avec les groupes s'ébattant dans le même créneau va déborder un de ces quatre: School is Cool, Freelance Whales, Local Natives, Noah and the Whale, The Herfsts ... et des centaines d'autres!
L'indigestion guette, on est mûr pour 'Ripe', ...you like your man ripe...chanté/hurlé d'une voix suppliante par la petite Tiffany.
La suivante ( 'Ceiling of Plankton') est tout aussi échevelée et messy.
Le meilleur titre fut 'Atlantic, au chant bridé sirupeux et aguichant et aux envolées de flûte saïgonnaises, enfin une chanson me souffle un voisin!
Un final trampoline avec ' Up Up Up'!, vocal interplay et beats à la pelle...
Un méchant: they sound like La Compagnie Créole version New York hipsters... pas gentil, car ce single déménage!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:59

La première fois que tu vis  Yes sur scène remonte à la préhistoire: le 9 août 1969 au Jazz & Blues Festival de Plumpton (regarde l'affiche: les Who, King Crimson et...Wallace Collection!).

P1190274.JPG
Une claque monumentale, on n'utilisait pas encore la marque 'progrock' à l'époque, mais t'avais l'impression d'avoir entendu un truc pas banal, sans parler de l'aura de Jon Anderson et son timbre inimitable, flanqué de Chris Squire ( bass, seul membre original ayant accompli tout le parcours)- Peter Banks (guitar) - Tony Kaye (keys) et Bill Brufford (drums), il a ébloui la foule massée sur le Plumpton Race Track.
D'autres concerts ont suivi, pour toi le dernier date d'un gig à Forest National avec le Russe Igor Khoroshev aux claviers.

plumpton-69-drayton-advert

Revoir Yes dans une salle de petite dimension et avec un nouveau CD dans les bacs, après un hiatus de 10 ans, s'imposait à toi lorsque tu consultas l'agenda de l'AB!
P1190266.JPG
19h25', file Boulevard Anspach, pourtant le concert n'est pas sold-out.
Les fans, des jeunes de 55 à 69 piges, tiennent à arriver tôt pour se coller face au podium et retrouver leur glorieux passé, c à d la chevelure hippie, la fougue juvénile, le make love not war ( le SIDA n'avait pas encore été inventé) et d'autres images d'Epinal légèrement jaunies... Ne ris pas, ça va t'arriver un jour!
P1190294.JPG
20h05', lights off, une bande sonore à base de fifre- tambour, une musique de parade grandiloquente, puis un tonnerre d'applaudissements... yes, Yes on stage!
Yes 2011= Chris Squire (bass, vocals)- Steve Howe ( guitars,
Spanish laúd, backing vocals)- Alan White, vise mon nom sur la grosse caisse - le revenant ( 1980/81) et superbe, Geoff Downes aux claviers et celui qui a la lourde tâche de remplacer l'irremplaçable Jon Anderson, aux vocals, le gamin canadien: Benoît David, ex-chanteur du tribute band 'Close to the Edge'. Le petit David officie également au sein de Mystery, un progrock band du pays de la feuille d'érable.
P1190287.JPG
C'est parti, avec en background sur écran géant les visuals de Roger Dean, créateur des pochettes de Yes depuis 'Fragile' en 1971, le monstrueux ' Yours is no disgrace'.
P1190280.JPGFace à toi, Steve Howe, un vieillard décharné, aux cheveux filasses et petites lunettes de Tournesol absent mais qui n'a rien perdu de sa maestria.
Son jeu technique reste époustouflant.
Ce classique du répertoire Yes a vite fait de rassurer les diehard fans: harmonies vocales impeccables, maîtrise instrumentale bluffante et un Benoit David, qui loin de singer Napoléon Anderson, quoique aussi minuscule, tire admirablement son épingle du jeu.
Explosion admirative!
Avec 'Tempus Fugit' tu te rends compte que le son Yes doit presque tout à la basse phénoménale de Squire qui en profite pour nous demander de saluer le retour de l'ex Buggles/Asia, Geoffrey Downes.
A deux mains j'applaudis!
Un roadie refile un luth à celui qui remplaça Tony Banks en 1971: 'I've seen all good people', démarrant par une partie d'échec 'Your move' et quelques relents 'Give peace a chance' avant d' aborder la seconde phase de la suite, décorée de handclappings, sans oublier la répétition addictive de la phrase...
I've seen all good people turn their heads each day so satisfied I'm on my way... que le nain David récite aux côtés du géant Squire.
Superbement complexe!
A folky ballad au menu: 'Life on a film set', une première salve tirée de 'Fly From Here' (2011).P1190292.JPG
Une acoustique pour le lead singer et un travail énorme du chevalier rouge, Geoff Downes.
Annonce en acadien: voici un titre vieux de 40 ans, dédié à tous nos êtres chers.
Plus de dix minutes, 'And you and I' , OK c'est dur à digérer sans le trémolo caractéristique d'Anderson, mais la majesté de la composition nous a laissés pantois. Steve Howe switche constamment d'instruments: guitare, pedal steel, guitare sur pied... Squire y va de quelques lignes d'harmonica, le magicien Downes virevolte à droite, à gauche, il est encerclé par tout un attirail de claviers, synthés, moog, mellotron, White turbine sans rechigner et le gamin s'intègre parfaitement dans la famille.
Un final théâtral et Bruxelles, qui s'est recueilli sans broncher, peut laisser éclater son enthousiasme.
On va se calmer et vous laisser avec papy Steve et son acoustique, a galliard digne de John Dowland: ' Solitaire', suivi de 'Clap' en fingerpicking, un titre inspiré par le guitariste Davy Graham.
Retour de la clique qui se décide à nous servir le plat de résistance, six services: ' Fly from here' composé avec l'ancien compère de Geoffrey, Trevor Horn qui a produit la plaque!
"Ouverture- We can fly- Sad night at the airfield- Madman at the screens- Bumpy ride et We can fly (reprise)".

 

P1190317.JPG
Pour la dixième fois, le roadie, jolies jambes velues de rapper recalé, s'amène au galop pour remplacer la gratte du professeur.
Sur fond de claviers mélodieux, le savant fou nous tricote un chandail hispanique, l'aède du Saint-Laurent s'immisce dans l'épopée et pendant 20' tu traverses 26 océans, survoles tous les continents, combats des monstres marins, croises quelques types fêlés, pour finir ton trip sur un gentil thème pastoral.
P1190298.JPGMagistral, digne des 'Tales from Topographic Oceans'!
Pour la petite histoire la genèse de l'imposante suite est à chercher du côté des Buggles, en 1981 Horn et Downes avaient pondu une démo qui a servi de brouillon pour ' Fly from here'.
Tout le monde attendait ' Wonderous Stories', personne ne fut déçu.
Brillantes harmonies vocales pendant 'Into the storm' , basse ronronnante, drumming binaire et échappées aériennes de Howe.
Place au lourd, 'Machine Messiah' ( 'Drama' 1980), un des titres les plus heavy et noir enregistré par le band.
Howe goes metal sur fond de prière Black Sabbath..
Hold me, machine messiah
And show me
The strength of your singular eye...
On arrive à la fin de la messe avec un autre classique : ' Starship Trooper', pendant lequel Squire arpente la scène de long en large tout en frappant sa Rickenbacker.
J'arrive suggère Downes, en se promenant avec un keytar emprunté à Herbie Hancock.
Le vaisseau vire jam spatiale, qu'ils achèvent à quatre au garde-à-vous devant la batterie d'Alan White.
Howe décide d'en rajouter une petite couche pour arriver à 2h de show!
P1190289.JPG
Ovation immense!
edit_preview.php-copie-25.jpg(photo:JPROCK)
Bis
Tout le monde sait que ce sera 'Roundabout'.
Intro andalouse, sans frites: gagné!
edit_preview.php-copie-26.jpg(photo:JPROCK)
Verdict: la magie n'y est peut-être plus comme en quatorze, mais Yes reste un putain de bon groupe!






 

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:30

Le 6 novembre 1976, j'étais à Forest National en compagnie de ma petite amie de l'époque pour assister à la tournée mythique qui a donné naissance à un des plus grands albums live de tous les temps et également l'album public le plus vendu au monde le fameux "Frampton Comes Alive !"
edit_preview.php-copie-20.jpg
Après avoir vécu un concert inoubliable nous nous sommes faufilés backstage car ma copine voulait absolument embrasser le beau et talentueux  Peter Frampton.

edit_preview.php-copie-21.jpg

Après une heure d'attente assis par terre devant la loge de Peter, elle réalisa son rêve et c'est par les escaliers de secours de Forest que nous furent raccompagnés ensuite par un security guard de l'époque, bien plus sympathique que ceux que l'on croise souvent de nos jours dans les salles obscures. Je me rappelle encore de l'engueulade que m'a passé mon paternel qui nous attendait depuis près d'1h30 sur le parking de Forest National et qui avait, avec angoisse, vu les portes de la salle se fermer sans qu'il ai pu récupérer sa progéniture bien trop occupée à vouloir contenter sa girlfriend.
edit_preview.php-copie-22.jpgChouette souvenir malgré tout et Peter Frampton est depuis cette soirée resté un de mes guitar heros favoris.
Impossible donc pour moi de manquer cette date à la  salle Reine Elisabeth d'Anvers dans le cadre du F.C.A. 35th Anniversary Tour.
Et cette soirée là aussi fut magique !
Pendant près de 3 heures Peter et son band nous ont régalés comme jamais.
Démarrant le show avec l'interprétation complète de son légendaire album live, Peter va nous donner souvent la chair de poule et raviver l'émotion qui nous habitait déjà il y a 35 ans.
Flanqué de musiciens incroyable dont le fidèle Stanley Sheldon seul rescapé de 76 ( Bob Mayo et John Siomos sont eux tous deux décédés) Peter a gardé son jeu de guitare flamboyant et sa voix reste inchangée. Alors que des extraits de concerts d'époque sont projetés sur l'écran géant on ferme les yeux et on est totalement replongés dans les seventies.
Après l'intro annonciatrice tirée de l'album live diffusée par la sono , "Something Happening" lance les hostilités et donne le ton. "Show me the way" fera se lever la salle et n'a pas pris une ride. "Lines on my face" (un de mes titres favoris) fut littéralement somptueux et les titres acoustiques comme "Penny for you thoughts" et le final avec "Jumping Jack Flash" et "Do you feel like we do" seront de véritables moments d'anthologie.

 

 

 

edit_preview.php-copie-23.jpg

Sourire aux lèvres, blaguant souvent avec son public Peter semble très heureux d'être là et après une pause d'une vingtaine de minutes, il revient pour un deuxième set où il nous offrira quelques instrumentaux tiré de Fingerprints , un très chouette "Asleep at the Wheel"tiré de son dernier opus "Thank you Mister Churchill", un "Black Hole Sun" en hommage à Chris Cornell, "Four day Creep" rappelant son passage dans Humble Pie et en rappel un gigantesque "When my guitar gently Weeps" de George Harrison qui mettra la salle à genoux.
Enorme, magnifique, exceptionnel, les superlatifs me manquent pour décrire cette soirée magique où Peter l'enchanteur nous a téléporté 35 ans plus tôt dans un déluge de notes féériques émanant de sa Gibson.
Le genre de voyage dans le temps dont il faudra plusieurs semaines pour se remettre.
edit_preview.php-copie-24.jpg
JPROCK
Sauf erreur de ma part la setlist fut la suivante :

Setlist:  

Set One
01 - Something's Happening
02 - Doobie Wah
03 - Lines On My Face
04 - Show Me The Way
05 - It's A Plain Shame
06 - Wind Of Change
07 - Penny For Your Thoughts
08 - All I Want to Be (Is By Your Side)
09 - Baby, I Love Your Way
10 - I Wanna Go to the Sun
11 - (I'll Give You) Money
12 - Shine On ( Humble Pie)
13 - Jumpin' Jack Flash ( Rolling Stones)
14 - Do You Feel Like We Do?

Second Set
01 - Asleep At The Wheel
02 - Float/Restraint
03 -
Boot It Up
04 - Double Nickels
05 - Black Hole Sun (Soundgarden)
06- Four Day Creep (Humble Pie)
Encore
07 - My Guitar Gently Weeps
( The Beatles)

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:08

Dans le cadre du Vrijheidsfestival/ Festival des Libertés, une organisation de l'ASBL Bruxelles Laïque, le  

 Théâtre National accueille Bernard Lavilliers, après avoir reçu Marianne Faithfull la veille.
En dehors de différents concerts ( au National ou au KVS), le public peut assister à des séances cinématographiques, à des débats, à des pièces de théâtre ou aller jeter un coup d'oeil à l'espace expositions.
Programme copieux étalé sur 10 jours ( du 17 au 26 novembre).

 Bernard Lavilliers
P1190185.JPG
est prévu à 21h, et, à ce point horaire, la salle est loin d'afficher complet, le public présent, n'étant pas forcément un assidu de concerts, se met à battre des mains nerveusement à 21:01', faudrait, un de ces soirs, les inviter chez Madame Moustache où le retard peut avoisiner 89'!
21h05', le deejay a choisi un thème world, arrivée imminente du Stéphanois?
Détrompe-toi, Godefroid... sur un écran, invisible pour les dizaines d'auditeurs collés au podium, on projette un docu/fiction sensé se dérouler au Yemen, la bande défile pendant 10', quelques applaudissements et nouvelle musique d'ambiance.
Admiratif, tu contemples l'impressionnante batterie d'instruments occupant le podium en te demandant combien de musiciens accompagneront l'ancien boxeur de Firminy, lorsque deux loustics se pointent pour une présentation bilingue concise.
P1190241.JPG
P1190256.JPGLights off, trois minutes dans l'obscurité, Bruxelles s'impatiente, ma voisine donne une baffe au gars derrière elle, me demande pas pourquoi et, enfin, Nanar et ses musicos apparaissent!
La fine équipe multi-instrumentiste: Xavier Tribollet: claviers, guitares, batterie ( Yael Naim, Clarika..) - Olivier Bodson : guitare, trompette, bugle ( Laurent Doumont, Marc Lelangue...)- Marco Agoudetse : saxes, basse, flûte, violoncelle, percussions ( Bob Sinclar, Michel Delpech...)- Gilles Gimenez : batterie, guitare, cajon ( Tonton Falcone, Murray Head, Tina Arena, Alizée, Mylène Farmer..) + le gladiateur sexagénaire (voix, acoustique, pas de danse, gestuelle dramatique...)
Une entrée en scène théâtrale, un accordéon langoureux, du fond de la scène retentit la voix caractéristique de l'éternel révolté:
Dans la brasserie du nord de style 1900,
Les voyageurs payaient en or trébuchant,
Rongés par le cancer infernal de la fuite.
Vivre déraciné, vivre tard, vivre vite...
'Eldorado' sur 'Nuit d'Amour', déjà un pincement de coeur et, à tes côtés, Lucille et Gaëlle reprenant les lyrics de cette P1190144.JPGplage pas trop connue.
Un seul titre et toute la salle, le sourire aux lèvres, est prête à vibrer.
Elle vibrera pendant près de deux heures, Lavilliers en fera ce qu'il voudra!
Présentation des complices, tout le monde a son ticket pour la Big Apple?
Go: ' New York juillet', titre chaloupé, moite, sensuel, vaguement reggae!
Quelques flashbacks illuminent les lyrics: Patti Smith, les New York Dolls... et un premier duel sax/trompette à vous couper le souffle.
La version album a été arrangée par le Spanish Harlem Orchestra: ' Causes perdues', salsa time avec le poing levé, horn & trumpet vont nous rendre fou!
Changement de continent: l'Angola, 'L'éxilé' toute l'angoisse de l'immigration sur background d'accordéon virevoltant, laisse Mylène chanter 'Désenchantée' pour ses désarrois amoureux, le désenchantement chez Lavilliers a d'autres racines!
Nordeste du Brésil, la musique du Forro, le formidable ' Sertão' aux images fortes:
...Pour te donner un avant-goût de vacances intelligentes. Ceux qui vendent du soleil à tempérament. Les cocotiers, les palaces, et le sable blanc, ne viendront jamais par ici. Remarque il paraît que voir les plus pauvres que soi, ça rassure. Alors allez-y, ici, tout le monde peut venir, ici il n'y a rien...
P1190236.JPGFilmique, mélancolique, authentique, à 1000 lieues du Club Med.
Sorti en 1980 ( 'O Gringo') ce titre conserve toute sa force évocatrice.
Bruxelles bat des mains, sautille, trépigne!
Une chanson d'amour pour une inconnue des Caraïbes: ' Sourire en coin', un violoncelle sensuel souligne le caractère lascif du morceau.
'Les aventures extraordinaires d’un billet de banque': Dexia, BNP... dans la tourmente, écoute, petit, me disait mon vieux, ne dis jamais du mal des riches, on ne sait jamais ce qui peut t'arriver...
Une histoire de maffioso en col/cravate de mèche avec le gouvernement.
Swing time: ' Funambule', un Hammond juteux et Bernard se la jouant Nougaro.

 

P1190223.JPG

Solo à l'acoustique pour la vulnérable et poignante ballade 'Betty'.
Engagement, générosité, tendresse: du grand Lavilliers!
P1190229.JPGEncore plus fort: 'Petit' décrivant l'univers de l'enfant soldat, l'enfant machine à tuer...Johnny Mad Dog en chanson, difficile de ne pas réprimer un sanglot, et ce bugle sinistre de s'attaquer à tes entrailles.
Retour aux rythmes enragés sur fond rock musclé ' Le clan mongol'.
Surprise avec la suivante qu'il ne jouait plus depuis des années: 'Idées noires' a une histoire, je devais l'enregistrer à Paris avec Rickie Lee Jones, elle était pétée et stoned tous les jours, c'est Nicoletta qui s'y est collée, c'est devenu un hit monstrueux, Bruxelles vous remplacerez Nicoletta!
Le délire!
Un impromptu trompette/sax pendant 'Identité Nationale, la plage préférée de Sarkozy et de sa brune oie blanche.
Ce pamphlet jazzy n'est jamais passé sur les chaînes nationales:
...La nuit sur internet partage tes insomnies et des flics des rois, tu deviens repérable sur ton adresse IPP1190215.JPG
t’es cerné en croyant que t’es libre.
Le blues..
Parano, Lavilliers?
Lucide!
Funk sur le tartan: 'Je cours' précédant 'Solitaire' ou Lavilliers goes Kingston, du ska bouillant!
G G au cajon pour ' Les mains d'or', de l'exotisme social, un superbe hommage aux prolétaires, aux manoeuvres, aux humbles s'échinant sur les machines mais refusant le chômage.
Chaleur humaine et émotions: sublime Lavilliers, malgré un début de grippe, Bruxelles à genoux!
P1190213.JPG
Un salut, bye, bye... ils vont revenir, aucun doute!
Bis
Solo à l'acoustique: 'On the road again', l'ai chantée en dormant.
Si j'avais su je t'aurais accompagné, te signale Madame le lendemain, tu souriais en la fredonnant.
Avec band, une effervescente 'La Salsa' pour finir en beauté!
P1190176.JPG
Pas question de le lâcher pense Bruxelles, une longue séance d'applaudissements et un second retour: en clair obscur, 'Attention fragile' .
Génial, soupire Fanfan.
J'ai failli l'embrasser!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:51

Le concert mensuel de la Brussels Blues Society ( en collaboration avec le  VK, comme le précédent) se déroule au  Nekkersdal.
Constatation amère, une nouvelle fois, les organisateurs déplorent la désaffection massive des bluesfans bruxellois, que leur faut-il!
Un show exclusif de  Marcus Malone, c'est pas une affiche alléchante ça, bordel de ce que tu veux?
Les absents eurent tort, mais c'est pas une consolation, fiston!
marcusmalone-294.jpg
20h50'
Le temps d' avaler quelques mousses et une ou deux eaux plates pour Foto Luk Waters, un cousin éloigné de Roger, et un responsable local saisit le micro pour une présentation bilingue plus que fantaisiste, on cite: Marcus Malone, un type avec une voix comme une cloche... heureusement, l'empereur de Detroit ne semble pas comprendre le grec!
marcusmalone-247.jpg
 Marcus Malone
is a hard rocker turned soulful blues man...dixit Pete Feenstra qui chronique son dernier CD 'Let the sunshine in'.
Bien vu, peï!
marcusmalone-315.jpgUne voix chaude, un mix Paul Rodgers, Robert Plant, Robert Cray et des compos qui suintent ou rockent méchant, on s'est pas emmerdé à Laeken, surtout que la lead guitar de Stuart Dixon valait à elle seule le prix d'entrée, un crack ce mec!
A l'aube du 21è siècle M M quitte le Michigan pour s'établir à Londres, il avait déjà sorti un LP, ' Marcus', rangé sur l'étagère heavy metal.
'Let the sunshine in' est le n°5 de la série et navigue dans les eaux blues/soul/bluesrock/boogie.
Il viendra défendre cette plaque accompagné par le déjà nommé Stuart Dixon ( Never the Bride, Geno Washington, Eddie Floyd, Pauline Black...) à la lead guitar- le discret Norvégien Sjur Opsal à la basse et Chris Nugent aux drums (The Royal Cartel, Ellie Lawson, Imma...).
marcusmalone-110.jpg
From the 'Blue Radio' album, le très rock et juteux 'Hear my train' , le flamboyant marcusmalone-297.jpgStuart sous les spotlights, façon de parler les lights sont fades, c'est pour l'ambiance, zei de gast aan de tafel, Luk, le pacifiste, a voulu l'étrangler: deep toned solos and speedy licks et tu ajoutes le timbre noir de Marcus , le récital ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices.
' If I had another chance' , si le shuffle à la Stevie Ray Vaughan c'est ton dada, tu vas aimer cette galopade.
C'est du blues?
Ouais, écoute ça: baby, c'est pas moi que t'as vu avec une autre nana, c'est Stuart, il me ressemble un peu, non?
Tu parles, Charles: comme James Brown ressemble à James White!
Une petite séquence de sexy soul sur fond 'John Lee Hooker' façon Johnny Rivers.
Bien joué, les gars!
Funk time: 'Back to paradise', gluant et poisseux l'Eden!
Même veine: ' All that love'.
Surprise de dimension, they wrote it for Otis Redding qui n'a jamais eu l'occasion de la chanter : 'To love somebody' des Bee Gees en superbe version r'n'b.
marcusmalone-064.jpgLe slow purulent te donnant des frissons dans le bas du dos.
A tes côtés, Daniel mime tous les soli du guitariste, il a pas fait une seule fausse note!
Ready for a singalong, Brussels?
Jamais entre les repas, Marcus, mais pour te faire plaisir... la locomotive 'Got my mojo working'.
Semblerait que le mojo de Laeken ne soit pas en panne.
Un showman ce MM, il doit connaître tous les trucs utilisés par Patrick Sébastien pour animer une fête villageoise quelque part en Lozère... I wanna see you wave your hands... bien essayé, pour que Luk pique ma pintje!
Un petit slowblues?
Ok, envoie, papa!
'Whiskey talkin', des problèmes avec madame ... don't send me no more letters..I'm leaving you right now..
Ok, baby, ferme la porte en sortant!
Excellente voix ( le Jack Daniels?), un jeu de guitare pas con ( celui de Marcus), un partenaire (Stuart) étincelant et une combinaison basse/drums classique et infaillible... le peuple ne veut rien de plus, Elio!
Une ou deux plaisanteries et c'est reparti sur la piste funk, sexy comme du James Brown.
Tchik, tchik, tchik ... Dixon mouline tel un Philippe Gilbert décidé à fausser compagnie au peloton tout en souplesse et, comme il fallait franchir trois fois la ligne d'arrivée, on a droit à un final à rallonges.
Un boogie cognant sec avant la pause 'Blue Radio'.
55' bien enlevées!
marcusmalone-200.jpg
Set 2
'One more time' du soulful blues aux nuances latino, puis ' 99 tears' trois de plus que Question Mark & the Mysterians, un titre bondissant voyant Klaas et Ginette quitter leur tabouret pour s'essayer à un rock décadent pendant que les guitares giclent.
Sur l'album 'Hurricane' : ' Going back to Detroit' , du Jimi Hendrix époque Band of Gypsies, nouveau morceau de bravoure du tueur à la guitare.
A little fun song, braves gens: ' Double D' ...I gotta woman, elle a été fabriquée pour faire l'amour...
Watte, Luk?
Tu crois, vraiment, que c'est une poupée gonflable.
Méchant bluesrock décoré de quelques facéties du chef, apte à remplacer un politicien de la Cité Ardente dont le nez est toujours rouge vif et l'oeil lubrique.
Le Beaujolais nouveau est arrivé, santé!

 

 

Le slowblues du second set: ' Redline blues', très longue plage visqueuse à souhait, Daniel en est encore tout remué.
Du swamp rock pour varier le menu : ' Blue jeans', qu'est ce que t'as foutu with them blue jeans + un juron que la rédaction a refusé de publier.
Well, that was some good Detroit shuffle..
Indeed, Marcus, ça cognait vache, comment va ton froc?
On vous a promis quelques covers, voici ' Messin with the kid', le chef-d'oeuvre de Junior Wells.
Vous semblez apprécier l'adhésif, slowblues n°3: 'Would it matter', un son proche du Led Zep bluesy ou des Animals d'Eric Burdon, en 1964.
Grand!
Le titletrack de mon dernier enfant:' Let the sunshine in' .
Tu pensais à Aquarius, tu oublies, ce morceau sent le boogie à plein nez et termine le show.
marcusmalone-257.jpg

Faudra pas nous encourager des masses pour exiger un bis, Marcus Malone & band nous balancent un ' Find me somebody' qui pistonne gaiement et permet au drummer de se mettre en évidence pendant un exercice solitaire réprouvé par la morale chrétienne.
Concentré il était, le Nugent!
marcusmalone-167.jpg
Excellent concert, le prochain aura lieu le 22 décembre: Ian Siegal, toujours au Nekkersdal!

 

photos: courtesy of Luk Stiens

Repost 0
Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 08:52

'Laurel Canyon The Inside Story of Rock and Roll's Legendary Neighborhood' Michael Walker!
Joni Mitchell and Graham Nash lived there, in the cottage that inspired Nash to write “Our House” and in which Nash, David Crosby and Stephen Stills sang together for the first time.

La liste des résidents de Laurel Canyon est longue: Frank Zappa, Mama Cass, Chris Hillman, Roger McGuinn, Jackson Browne, Don Henley and Glen Frey, Mark Volman, Robby Krieger and John Densmore.....
Jonathan Wilson s'est inspiré de son séjour dans ce quartier de L A pour la confection de l'album 'Gentle Spirit'.
P1190106.JPG
C'est ce neo-hippie, nourri au seventies West Coast sound, que l' AB club accueille en ce mercredi 16 novembre.

 Omar Velasco
P1190023.JPG
a charge d'ouvrir les hostilités.
20h05, un gars longiligne, fringué grunge, sort de coulisses.
I'm waiting for the sound guy, nous sort-il gauchement. On lui fait signe, c'est trop tôt, fieu, retourne d'où tu viens, bois un coup de gnôle et fume un joint.
Sorry, Brussels, not yet...il disparaît.
20h15', même scénario, l'ingénieur et l'éclairagiste sont au poste.
Omar Velasco, qui vient de sortir le EP ' See Lion Run', a 30' pour convaincre Bruxelles de ses capacités.
Verdict: diplôme obtenu avec distinction, du folk/roots/americana attachant et intimiste te rappelant au bon souvenir de l'écorché vif, Ray Lamontagne.
Pour la petite histoire, Omar a collaboré avec A Fine Frenzy, vue il y a plus d'un an dans la même salle.
Le mélancolique 'Wait for me' ouvre les débats: lyrics abordables, jeu de guitare sobre, voix posée.... le photographe de Cutting Edge me fait un signe: 't is goed!
Approuvé!
Intro en arpèges pour le soft acoustic folk 'Great big house'.
Une leçon récitée en High School French pour se présenter et introduire 'It's not over', suivi d'un premier uptempo entraînant ' So Far' , beau comme un western en noir et blanc.
I'm quite excited to play here, c'est la première fois que je joue hors de Californie, retour aux tempi plus lents avec 'Boarded up', a moody ballad.
Un petit signe du manager: only one left to play!
Référendum: a loud one, a soft one?

 

 

Bruxelles opte pour l'énergie, Omar nous interprète le nerveux 'You're mine' aux senteurs Ennio Morricone meeting America ( le groupe: 'A Horse with no Name').
Entrée en matière bien sympa!

21:05,  Jonathan Wilson
P1190088.JPG
Un album Frankie Ray in 2007 ( never officially released) et puis en 2011 l'explosion médiatique avec 'Gentle Spirit'.
Le gars faisait partie du groupe Muscadine, a collaboré avec quelques noms pas idiots: Jackson Browne, Graham Nash, Erykah Badu... et a produit e.a.: Mia Doi Todd, Jason Boesel, Dawes...
P1190062.JPG
A cinq sur scène, tous de super musiciens: Omar Velasco à la 12-strings, electric guitar, keys et backings, il fut tout bonnement époustouflant - drums, probablement Richard Gowen, un mec qui joue avec Robert Francis- Gabe Noel ( Mia Doi Todd..) à la basse - le fantastique Jason Borger (Chuck Prophet, American Music Club, Eleni Mandell, Matt Nathanson...) aux claviers et J W aux lead vocals et guitares.
P1190069.JPGPrêt pour le grand plongeon dans les glorieuses années septante ( soixante-dix, Nicolas), une sérieuse dose de California Dreaming baignant dans un halo psychédélique favorisé par la consommation de substances, illicites par ici, mais achetées à A'dam?
Question ' Can we really party today'?
Démarrage en douceur: une douze cordes sobre, un chant aérien McGuinn/Gene Clark, changement de cap après quelques quatre minutes, un orgue majestueux, une basse qui pompe, un drumming plus sec mais toujours ce chant euphorique.
Déjà une première plage de 7 minutes qui s'attaque à tes entrailles, elle sera suivie d'un country rock pour lequel Omar a troqué sa douze cordes contre une électrique qu'il caresse à la slide: ' White Turquoise'.
Un élégant menuet introduit par un piano désuet 'Your ears are burning', à trouver comme la précédente sur son premier CD.
Superbe!
' Dear Friend' pour un ami qui ne comprend rien à rien, une valse lacérée par deP1190111.JPG déchirants riffs de guitare, le morceau vire trip psychédélique avec duo de guitares à la Allman Brothers Band pour tourner à la jam pétaradante comme à la bonne époque de Grateful Dead.
' Mission in the rain' annonce la playlist, un titre lent, aérien, planant avec doublé de claviers.

 

 

P1190081.JPGPlace à la plage la plus longue, la plus épique du set: ' Natural Rhapsody' , à l'amorce acide lente et sinueuse, tu peux imaginer aussi bien Jerry Garcia que George Harrison en action.
Un douillet lit de claviers, des guitares lyriques qui, bien évidemment, vont se déchaîner en fin de morceau pour atteindre un degré de sauvagerie barbare.
Jason s'allume un pétard aussi imposant qu'un Havane fumé par Fidel Castro en 1966, on attaque ' Gentle Spirit', le titletrack.
Le cigare s'avère être un bâton d'encens âcre destiné à nous plonger dans une ambiance mystique, j'enfile mon bikini et j'arrive les gars... beau comme les Moody Blues ou les titres calmes de King Crimson, sans oublier les Ricains de Spirit ou ceux de Crazy Horse et bien sûr, la crème, Crosby, Stills & Nash.
L'ensorcelante ballade 'Rolling Universe' sera suivie de ' Canyon in the rain' à la majesté Pink Floyd époque soundtrack de 'More'.
Une cover pas vraiment surprenante, Quicksilver Messenger Service: ' Just for love', avant une escapade dans le désert ' Desert Raven', sonnant plus C S N & Y que nature, avec quelques pointes Buffalo Springfield.
Un duel de guitares dantesque, public en transe!
Présentation des artistes, coup d'oeil à la tocante, va falloir achever, l'AB est stricte question timing, que joue-t-on?
Une dernière tranche psychédélique, 'The way I feel', aux crunchy guitars et au son d' orgue à la Iron Butterfly ou Vanilla Fudge, mettra fin au set de 90'.
P1190112.JPG
Bruxelles, aux anges, veut plus, Jonathan Wilson reviendra, solo, interpréter une ballade acoustique gracieuse ' Lovestrong'.

Performance éclatante d'un futur grand nom de la scène rock!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:10

T'as sorti les serviettes de bain reçues en échange de 3225 points Plus chez Delhaize, piscine?
La Floride, Holiday Shores, où sont mes raybans et mon bermuda rose ?
Le jet de la Gulfstream International Airlines se pose sur le tarmac, le temps d'un contrôle des bagages, confiscation de tous mes Charlie Hebdo, direction le Witloof!
P1180903.JPG
 Holiday Shores
P1180935.JPGterminent leur European tour à Bruxelles, métropole visitée pour la première fois depuis leurs débuts.
Un album en 2009, 'Columbus'd the Whim', précédé d'un EP en 2008 et, tout frais pondu: 'New masses for squaw peak' qui servira de colonne vertébrale au show de ce soir.
Nathan Pemberton ( lead vocals, keys, guitar) , Josh Martin ( multi-instrumentalist), John Frank ( drums) + Keegan Nugent, annonce leur FB, il est catalogué guitariste, nous vîmes une basse!
Pendant 45', ces gars de Tallahassee nous ont proposé un set pas banal d'indie difficile à cataloguer: des touches de surf pop, jazz-chords, funky basslines, du prog, des guitares Southern rock, des harmonies vocales dignes des Beach Boys, des mouvements dissonants, du tribal... imagine Talking Heads mixé par Brian Eno !
Pas question de s'emmerder avec ce quartet!
P1180915.JPG
20:15' quatre college boys pas trop bronzés amorcent 'Airglow', first song of the latest CD, un Roland noisy sur drumming binaire, on vire rengaine ensoleillée, faussement surf pop, au chant sucré, malheureusement quasi incompréhensible. Le son est confus, Nathan nous confiera avoir eu la même impression après le gig.
Dommage!
Remède: reculer de plusieurs mètres!
Le titre, complexe, se choisit une nouvelle voie, emmené par une basse bien ronde, une guitare volage et des claviers omniprésents.
Début prometteur!
Une nouvelle compo: ' Purse', titre majestueux, lent et élégant avec final chaotique pour brouiller les pistes.

 

 

P1180919.JPGL'influence de Talking Heads est tangible dans le morceau intitulé ' Spells' , des lignes de basse entraînantes sur nappé de clavier serein, un chant saute-moutons... le truc est hyper bien torché.
'We couldn't be together' is about our hometown: orgue délicat, background jazzy, une nouvelle réussite!
Nathan oublie ses claviers et ramasse une guitare pour nous balancer un rock tropicalia, groovy et nerveux ( 'Threepeat got old' ?).
Slowtime avec 'Cord-du-Roi', reverb sur la voix et sophistication raffinée, pour terminer with another new one: ' Pleasure', un midtempo décoré de lignes de guitare dignes des Allman Bros.
Performance étonnante, un band à suivre!

Petite pause avant :  Twin Sister!
P1190009.JPG
Dreampop from Long Island annonce la pub!
P1180988.JPGDeux EP's et un premier CD en 2011: ' In Heaven'.
Voted n°3 as Best Hope for the new year chez Pitchfork.
Andrea Estella ( vocals) , Bryan Ujueta ( drums) , Eric Cardona ( guitar- vocals) , Gabel D'Amico ( bass) and Udbhav Gupta ( keys) ont enchanté le Witloof pendant 50' avec leur indie-pop minimaliste aux vagues relents r'n'b de qualité brassé au typical synth-pop from the eighties sound.
Le funky ' Stop' ouvre le bal, un doublé vocal presque soul, une wah wah discrète et des claviers Hall & Oates.
Tous les regards se fixent sur Andrea, la petite blonde aux lèvres pulpeuses.
Les rangs se resserrent frontstage.
Un uptempo disco, dansant en diable, 'Bad Street' se colle à 'Stop', Prince n'est pas loin!

 

 

Un titre plus ancien, mélancolie et haute dose de saccharine ' Meet the Frownies' .
' Lady Daydream' sweetness à la Sugarcubes ou Broadcast, suivi du dramatique 'Spain' aux guitares surf pouvant servir de soundtrack à Sergio Leone.
'Gene Ciampi' suit la même piste désertique, le timbre d'Andrea prenant des accents asiatiques délurés sur fond de guitares Tarantino.
P1190021Une mélodie irrésistible.
On n'est pas loin des meilleurs titres de Little Joy, le band formé par Rodrigo Amarante et Fabrizio Moretti (The Strokes) avec l'ingénue Binki Shapiro.
'Milk and honey' et ' Ginger' , deux recettes de milk shake crémeux.
Encore un morceau plus ancien, 'I want a house', qui mérite le qualificatif de dreampop séduisante.
Exit keys, drums & bass, un duo Andrea/Eric: ' Nelt' , superbe folky ballad proche d'America, prouvant que Twin Sister a plus d'une corde à son arc.
' Dry Hump' toujours à deux.
Tu oublies les connotations sexuelles, et tu te laisses bercer par la douce voix de Miss Estella susurrant... If you’re all alone/Bring over your bones/and pay me/Anyway you want to/Pay me.... les potes rejoignent le couple pour donner de l'ampleur à la légère et sensuelle ballade qui se fond dans le titre ' Daniel' délicieusement chaloupé.
Double drumming pour la dernière: ' All around away we go' , un groovy dance track coloré.
P1180990.JPG
Agréable soirée dans les caves du Bota!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:52

 Stage Guides, une nouvelle booking agency dont les bureaux sont situés à Beersel, organisait un showcase avec cinq de ses pouliches en ce radieux samedi automnal.
Adresse du jour: la magnifique Boesdaelhoeve à Rode, 18h30', please!
En tant que pique-assiettes professionnels, François vive la France, Nico Garner Rambo et quelques autres éternels assoiffés se sont donnés rendez-vous à proximité immédiate du bar afin de faciliter la tâche des serveurs!
P1180832.JPG
 The Narcotic Daffodils
P1180788.JPG
étaient sensés ouvrir le feu à 18h30', en cette heure virginale les nightbirds n'ont pas encore englouti leur petit-déjeuner, le cheptel peuplant la grange ne compte qu'une vingtaine de bêtes.
P1180751.JPG19h00, le programme étant copieux, Irène : vocals& keys-Simon : sitar-Hammond organ, el.piano-Flupke : bass&backing-Hakim : guitar-Merlin : drums&percussions sont en piste et auront l'excellente idée d'agrémenter leur set de nouvelles compositions augurant d'un prochain album de haut niveau.
Miss Csordas a refermé le bouquin d'Aldous Huxley que Simon lui avait prêté, s'est déchaussée à l'instar d'une Sandie Shaw blonde, agrippe le micro pour déclarer ouvert le bal des jonquilles: 'Surfer Boy'!
En route pour un trip cosmique d'une quarantaine de minutes pendant lequel tu croiseras quelques fantômes ayant connu Amougies, the Isle of Wight et dont un recoin du grenier regorge de 'Rock & Folk' ou de 'Best' poussiéreux.
Si Flupke arbore sa tenue Sgt Pepper moins colorée que celle des Fab Four, Simon son galurin, Irène son 36 fillette, Hakim et Merlin travaillent dans la sobriété.
La valse progrock 'Weathered' est moins inspirée par André Rieu ou Strauss que par Procol Harum, les Moody Blues, ou les Dutch psychedelic bands des early seventies: Earth & Fire, en tête, mais aussi le Brainbox dans lequel tu retrouvais quelques fameuses pointures: Jan Akkerman, Kazimir Lux ou Pierre van der Linden ( qui comme Jan, accompagna Thijs van Leer dans Focus). Elle sera suivie du désormais connu 'Happens all the time', un hit au pays du soleil levant.
Ce titre, aux riffs percutants et au phrasé haché, a le don de transformer ta boîte crânienne en punching ball rythmé par un mouvement de va-et-vient maladif.

 

 

 

 

P1180710.JPGLa séance Joe Frazier sur le ring, ta caboche en sparring-partner, va se poursuivre avec 'Go fuck yourself with your cat on the roof'. Souffrant de vertiges tu n'as pas jugé sain d'escalader le toit de la ferme, ce qui a eu le don d'énerver Simon Rigot martyrisant brutalement son Hammond.
Hakim le relayant par un jeu Floydien.
Pour éviter le courroux du reste de la clique, tu te dis qu'il est l'heure d'aller s'abreuver d'une Primus sympathique.
A peine revenu face à la scène, les jaunes narcisses entament un tout nouveau titre dédié au Figaro: ' Barber': méchant doublé de claviers, un virage mesquin exige de décélérer pour repartir de plus belle.
Irène moins Papas que Laurie Anderson, au chant narratif ensorcelant, Hakim en poème oriental cher à Victor Hugo....C'est l'essaim des Djinns qui passe, Et tourbillonne en sifflant.... et Flupke en fier Croisé, sus aux Cathares!
Impressionnant!
' Shout' si tu pensais à Tears For Fears tu te goures, Timour!
Vocalises frénétiques, claviers tortueux, riffs hystériques, assise rythmique sombre, P1180811.JPGun break, un envol liturgique de l'organiste, dérapant en final fusion.
Where Nucleus meets Soft Machine avec Julie Tippetts/Driscoll aux vocals.
La dernière, on ne pourra pas vous jouer 'Riding the drag, timing oblige, ce sera' Back from Calcutta with Mister Jacky', voyant Simon transformé en George Harrison embrassant l'Hindouisme et pinçant les cordes du sitar pour laisser son Hammond à la frêle Irène.
Après la longue intro Bangladesh, les poussées progrock émergent du néant, le truc s'agite un max, il te faudra trois Primus pour effacer la vision d'Irène, ébranlée par d'affreuses secousses, comme victime d'une crise d'épilepsie.
Epoustouflant!

 Tax Clan
François émet quelques craintes au vu de la dégaine fonctionnaires du ministère des finances de trois membres du Tax Clan!
A juste titre: Guy Brisaert: zang et Ritch Leroy /Rob Hagerbaum: guitares, ne sont pas dans le catalogue jeunes premiers mais plutôt dans le stock vieux chevaux sur le retour.
P1180831Leur CI indique naissance en 1960!
Sur scène, ce soir, ils seront soutenus par deux My Lai et deux charmantes choristes, dont Veerle, la chanteuse des Skangoeroes.
Menu: muzak bal van de burgemeester aux relents De Kreuners, Clouseau, Willy Sommers, Jimmy Frey, Sandra Kim et pire encore...
Une dizaine de schlagers tien om te zien. J'aurais dû emmener ma belle-mère, elle serait tombée en pâmoison!
Notons deux adaptations osées du répertoire Jagger/Richards ' Under my thumb', devenu 'Ik weet nu waarom' et 'Paint it black' version produit blanc!
Un doublé The Scene : 'Iedereen is van de wereld' et, pour le fils De Croo, 'Blauw'!
Un nederreggae, un slow qui colle, une ou deux compos originales, dont une rengaine pour une certaine Nelly, qui tient un frietkot à Maldegem, leur single, que je vais offrir à ma conjugale à Noël, ' Liefde die begint'.

 

 

Pour finir nous eûmes droit à une chanson à texte profonde... wat doe ik hier vannacht...
François, perspicace, avait la réponse: drinken!

 My Lai
Tu fis la connaissance du trio de Roosdaal dans une autre étable du Pajottenland, à Halle, le festival La Vache.
Grosse impression qui se bissa en ce samedi houblonné.
Koen Devits: Drums & Vocals/Matthijs Verstegen: Guitar & Vocals/Brent Van Lierde: Bass ont fait fort, très fort!
Pas étonnant qu'ils se retrouvent en finale du Rockvonk, avec My Lai c'est pas deux ou trois étincelles vite éteintes que tu verras, c'est un magnificent firework made in Indochine.

P1180855.JPG

P1180844.JPG

Une 'Intro' musclée et rageuse précède le rugueux 'Princip', si tu peux imaginer un croisement Black Box Revelation/ Foo Fighters/ Red Hot Chili Peppers ,tu peux te faire une idée du son My Lai.
P1180851.JPGLa suivante est claire: 'Rough Music' , quant à leur version vicieuse du ' Come together' des Beatles, elle a convaincu les plus réticents.
De la bombe!
Dédié à Baudouin, feu roi des Belges: ' Boudewijn' un nectar royal, carré et dansant.
Plus félin, ' Catwoman' et une première pour le Rand, un morceau terminé cette nuit, 'Untitled' yet, mais qui risque de cartonner dans les chaumières du Brabant flamand avec ce refrain accrocheur...you're OK, you're OK...
Le comic strip rock 'Batman' achève le set.
Flupke, ayant à peine avalé 26 Cava, se sent pousser des ailes de mammifère volant et vient faire la cour au frontman de My Lai.
On dira rien à sa femme car on aime bien Hergé!

 Hell & Dash
Il est 22h30', en principe heure à laquelle était prévu le dernier groupe, un trio se pointe.
Un mec va se cacher derrière un set de machines ( Julian Hell), un frisé ( Mr. Thongcore?) ramasse une guitare ( d'après Nico, le gars aurait joué dans un groupe se faisant appeler Quintessence: pas le Raga/progrock band de Notting Hill, des autres!) et à la basse futuriste et au chant, la star: dAVE dA$H!
Ces joyeux vont nous balancer une soupe electro/techno/rock à la limite du grotesque (François) et du pathétique (Simon).
Boum, boum, boum...

 

 

C'est du Dash avec du Persil dans les oreilles et du Omo dans l'anus!
Ecoute François, on va être censuré, gamin!
T'as pas fini, ah bon, du Prodigy nourri au Mika.
Pas d'accord Simon?
Mylène Farmer + Mireille Mathieu à la moulinette drum'n bass avec un zeste de Pavarotti.
Qui dit mieux?
P1180888.JPGUne chose est évidente, la guitare a des bases hard mélodique et pourrait remplacer Brian May au sein de Queen.
Quoi encore, François!
La reine est morte!
Oui, j'ai lu de Montherlant, je sais!
Que bois-tu à sa santé?
La même chose, et toi Simon?
Un mazout.
Bonne idée de carburer au diesel.
On demande pas à Flupke, il est arrivé au Cava 86 pendant que Hell & Dash achève la parodie Daft Punk.

Le signal des adieux est donné, on manquera Beats don't kill!
Pas Flupke, qui avait vu qu'il restait 19 bouteilles de mousseux, sa review du set:

Een Tecno DJ set om U tegen te zeggen...
PS: Fini soirée au POTEMKINE , j'avais encore une petite soif!

Excellent compte-rendu, Flupke!




Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:49

C'est devant une AB Box survoltée qu' Erasure a donné ce soir un concert réellement jubilatoire et sans aucun temps mort.

edit_preview.php-copie-15.jpg

Loin d'être has-been, le duo magique composé de Andy Bell au chant et de Vince Clarke aux claviers-machines-guitares nous a offert 90 minutes d'un electro-pop de grande classe et totalement réjouissant.
Andy Bell, personnage fantasque et haut en couleurs, au charisme indéniable, possède toujours cette voix incroyable qui sert magnifiquement le répertoire du groupe. Flanqué de 2 choristes black hyper souriantes (quel plaisir de voir un band qui ne fait pas la gueule !) le duo va littéralement prendre le public à bras le corps d'entrée de jeu et ne plus le lâcher jusqu'aux rappels.
Sur certains titres Vince délaisse ses consoles et claviers cachés derrière une énorme tête de dragon pour venir frontstage gratter un peu de guitare acoustique. La comparaison avec Martin Gore ( avec qui il a officié dans Depeche Mode il y a bien longtemps) saute aux yeux, et on se dit que ce petit bonhomme à la veste pailletée rouge sang a bien du talent.
Dans le public, ça danse et ça chante des premiers aux derniers rangs.

edit_preview.php-copie-16.jpg

edit_preview.php-copie-17.jpg

La scène décorée de têtes de dragons et de colonnes futuristes sert d'écrin kitch au défilement de titres tirés de l'excellent dernier opus Tommorrow's World et d'une série interminable de hits comme "Ship of fools", "Drama", "Chorus", "Blue Savannah","Sometimes","I love to hate you" et bien sûr le génial "Little Respect" qui déclenchera une petite hystérie et remplira de bonheur les spectateurs présents.
edit_preview.php-copie-18.jpgEn rappel, les 3 premières notes de "Oh l'Amour" jouées sur un mini synthé par Vince Clarke seront accueillies par une grande clameur alors que la salle se transformera littéralement en piste de danse et que "Stop" ponctuera le set de fort belle manière.
Mention particulière à Andy Bell qui nous a ravis par ses chorégraphies atypiques genre pantin désarticulé et ses tenues flashy (dont un t- shirt Mickey-Minnie, so nice !) et qui s'est forcé à parler "in French" tout au long du set . A l'aube de la cinquantaine ce gars là reste un showman d'exception hyper sympa.
Une soirée formidable donc, qui ne fait que confirmer une fois de plus le retour en grâce de l'electro pop tendance 80's sur la scène actuelle.

 

 

edit_preview.php-copie-19.jpg

Il est clair qu' Erasure y aura toujours son mot à dire, et pour bien longtemps encore.

JPROCK

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:59

19h50', t'as mis un pied dans la Rotonde, au lieu du Witloof, tu te trouves face à une colonie d'adolescents, 15 à 17 ans à tout casser, lycéennes en fleur largement majoritaires.
Où t'es-tu fourré?
Le Bota n'annonçait pourtant pas un show de Justin G Labibber, coup d'oeil à mon ticket: One Night Only!

19h55' une déflagration atomique émanant de l'ampli de la basse, un traitement homéopathique s'impose!
P1180582.JPG
20:00, lights off:  The Waow!
Que dit le urban dictionary made in London?
Waow: Used by a Wanker, who has no 'real' friends or life...
Les nombreux lycéens anglophones ayant une tendance au monosyllabisme et à l'exagération utilisent l'interjection "wow" comme syntagme nominal.
Point un: suis pas anglais- Point deux: suis pas dans la catégorie lycéen, plutôt dans la section vieux baba cool, ayant l'âge de se retrouver en maison de repos!
Probablement la raison majeure pour laquelle la muzak de The Waow , gentil groupe liégeois, qualifiée de power pop, t'a autant marqué qu'une apparition de Hans Van Zeebroek jr., membre de de la NVA, secteur Gierle, sur le petit écran, après une pub pour un tampon hygiénique.

Julian : Chant/clavier-Gianni : Chant/Guitare-Gil : Batterie-Anthony : Guitare-Laurent : Basse peuvent pourtant étaler une carte de visite scintillante: Les Ardentes, les Francofolies, Brussels Summer Festival, l'avant-programme de Mass Hysteria, un EP 7 titres, deux singles, some airplay sur Pure FM... mais encore une fois, ça sent le subventionné, le Malibu Stacy, Atomique DeLuxe ou Vegas, entendu il y a peu!
35', neuf titres, des poses rock'n roll, de l'énergie, des ' ça va toujours, Bruxelles', des mercis à la pelle et des gamines amourachées: olé!
' Guide of love' un manuel pour pucelles, radiophonique à souhait- 'Orange Supergreen' mieux que les Jaffa - ' Who's she' question sartrienne - ' Landscape' bal(l)ade à Ougrée -
Tiens voilà, Thot!
Tu t'es perdu comme moi?
Gil est mon batteur!
Le seul qui tire son épingle du jeu.
'Pretty Princess', no comment - 'Heartbreaker' le mythe Don Juan- 'Answer yes or no', question suivante- 'Rosewood' j'escalade les monitors, se dit Gianni, la faculté m'a recommandé de l'exercice physique- 'Sound Victim' du Das Pop wallon - et la dernière: ' The bear & the bees' un Walt Disney mosan!
Conclusion: t'es vachement vieux, pépère!
Quoi, Sylvain ( même catégorie d'âge)?
Du rock lotissement social, du préfabriqué, clés sur porte, piscine hors sol, diamètre: 3 mètres- profondeur: 86 cm, en option!

 One Night Only
P1180680.JPG
Extinction des feux , une fébrilité juvénile s'empare de tes petites voisines, voilà One Night Only, emmené par le P1180638.JPGmannequin George Craig, qui défraya les chroniques people pour sa liaison avec Emma Watson.
L'indie rock band du Yorkshire existe depuis 2003 mais n' a sorti que deux full CD's, le dernier 'One Night Only' en 2010.
George Craig, lead vocals, guitar-James Craig, drums-Mark Hayton, guitar, backing vocals-Dan Parkin, bass-Jack Sails, keys, backing vocals: handsome young men, elegantly dressed.
Normal que les ados pensent à échanger leur teddybear pour une seule nuit sous la couette avec cute George ou, à la rigueur, un de ses acolytes!
Musicalement, le projet tient bien la route, de l'indie avec une solide assise de guitares rock, bien soutenues par un clavier pointu, un drumming nerveux et efficace, bref, un son imposant et brut....strictement rien à voir avec les balbutiements poppy de The Waow.
Pas que le produit soit d'une originalité spectaculaire, plusieurs morceaux sont construits sur le même canevas, la méthode a ses limites, mais on a à faire à some tight musicianship et à de la poprock efficiente avec de solides mélodies et des guitares tranchantes.
Le Britpop 'You and me' ouvre le set, tu peux classer sur la même étagère que les Kooks, The View, les Vaccines...
P1180611.JPG'Forget my name' est encore plus percutant, frais et sautillant, idem pour 'Chemistry', la formule accroche.
Le midtempo aux riffs attachants 'It's alright à peine éteint, James, le frangin du model, après un 1 2 3 4 carnassier, amorce 'Games', un jouet, a priori, non enregistré mais qui pistonne violent.
Une intro agressive pour 'Bring me back down' qui vire pop juteux.
'It's about time', effectivement, depuis 20' tu te demandais à qui George Craig te faisait penser. Tilt, avec ses petites lunettes et ses boucles, à John Lennon anno 1966, époque 'Revolver'.
Une ballade romantique légèrement pompier, 'Never be the same', avant de revenir au rock cyclone tropical 'Hurricane'.
' Nothing left' amours adolescentes et la la la la...I'll never let you go!
Un roadie refile une acoustique au bellâtre, le downtempo 'Long time coming', un nouveau titre.
La nuit s'achève avec 'Just for tonight' un rondo rock ouvrant leur premier CD ' Started a Fire'!
50' agréables!
P1180627.JPG
Les gamines chialent, le band rapplique!
'Can you feel it tonight'
Tu oublies les Jacksons, ce titre a été utilisé pour un Coca Cola commercial.
Le hit scandé et pugnace 'Say you don't want it' met fin à la prestation.
P1180683.JPG
George, marry me... hurle Deborah, charmante petite rousse au visage pigmenté d'éphélides!





Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents