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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:15

Deux tranches de pain beurrées, garniture: du rôti de renard en papier!
Qui sert ce canapé pas végétarien?
 Broodje Brussel en collaboration avec l' AB, au  Music Village, le jeudi à 12h30'.
Quand le cadran indique ce temps, Isabelle agrippe le micro et nous assène une présentation lyrique, teintée d'allusions à la guerre des sexes avant de céder la place à

 Paper Fox
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Donc il y avait Reynaert de Vos, né au 13è siècle et puis, du côté de Gent (Gand) naît, à la fin du siècle dernier, juffrouw  Rein De Paepe.
P1170822.JPGDe Paepe est devenu Paper - Rein est devenue Fox, un projet musical voit le jour.
Début 2011, sortie du EP 'There was a time', bien accueilli sur les ondes du Nord du Royaume.
Sur scène, le doux canidé joue du piano, du synthé, de la guitare, tripote plein de boutons, chante et sourit.
Elle est accompagnée par de gentils et doués hobereaux: Tom Viaene au violon, glockenspiel, melodica, synthés et Stijn Claeysier aux percussions (sample drums).
Pendant 55', ceux qui profitent de la pause de midi pour aller se rincer les oreilles auront été bercés aux sons d'un folktronica soyeux, délicat, charmant et candide.
Une intro programmée, de légères frappes sur le module de samples, un violon P1170824.JPGromantique, puis quelques notes de synthé grandiloquent: ' Birth' .
De l'ambient minimal pas aussi pompeux que Mike Oldfield ou feu David Bedford , une naissance tout en douceur, sans cris, sans césarienne... l'éclosion d'un iris.
Cet instrumental est suivi de 'Touch me now', plus intime:... take me down to your darkest thoughts...
Une valse en forme de comptine:'Goodbye', aussi éthérée et fragile que le folk mélancolique de The Bony King of Nowhere.
Lorsqu'un journaliste du Nieuwsblad s'enquiert de ses influences, Rein cite The Postal Service, The Go Find, mais aussi Lali Puna ou Amatorski, l'attrait pour les derniers nommés est évident.
Une nouvelle rêverie de jeune fille sentimentale: 'Thunderstorm'.
Aucune mièvrerie toutefois, une naïveté proche de Paul van Ostaijen lorsqu'il écrit ' Marc groet 's morgens de dingen'.
'Our Greenhouse' bienvenue chez Die Gebrüder Grimm: Rotkäppchen, Das tapfere Schneiderlein
ou Sneewittchen, frissons garantis!
Un splendide trip hop, interprété à deux, Rein et Stijn: ' Wonderful', where Bat for Lashes meets Sneaker Pimps.
En pénétrant dans le club nos yeux se sont immédiatement fixés sur le piano à queue, l'occasion était trop belle, on abandonne l'électronique et à quatre mains, Tom et moi , on part à la chasse ' Hunter', une frêle mélodie, dénaturée par une floche du gars à la table, un waou strident ayant fait fuir le renard.

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On revient derrière les machines, Rein ramasse une acoustique, voici 'Loved/Left', une ballade electro acoustique aux accents hispano/gypsy.
Vaya con Dios goes electro.

 

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Le hitsingle' Fire in your house' , puis comme la baraque est en cendres on va se consoler ' In a bar' pour noyer sa peine.
Superbe titre.
Une dernière, mensen, avant de retrouver le faux sourire de votre patron: l'enjoué ' Not enough'.
Couic, plus rien, mon piano est mort, faut réparer, sortez la pharmacie, le mercurochrome, appelez le Mobile Army Surgical Hospital, de préférence le Major Hot Lips, et pendant ce temps mort, allez saluer Madame Pipi!
Le renard est fortiche en plomberie, l'appareillage électronique est rafistolé en moins de deux, on reprend 'just can't get enough'.
T'avais dit 'Not enough' !
Juste, Dave!
Vas-y, Martin!
On t'a dit c'est pas 'Just can't get enough', ça suffit, mon ami!
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Game over.
Le renard regagne sa tanière, le corbeau récupère les restes de son camembert!

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 14:13

Avec octobre, on peut dire adieu aux fruits d'été, mais nous avons à foison les coings odorants, les nèfles, noix et marrons. La température baisse et l'appétit augmente, deux choses favorables pour le réveil gastronomique....
 Fred Cerise sait tout çà, il t'a concocté un menu période de chasse devant contenter tous les Gargantua ou Bart De Wever de la planète, fouleront les planches du Live Music Café en ce mercredi Coupe de Belgique, bue jusqu'à la lie par les Mauve et Blanc de Neerpede, Makemake et Neven.
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P1170782.JPGPendant qu'Admiral Freebee balance son Worst Of à 100 mètres de là,  Makemake grimpe sur l'estrade.
Je sais: Talk Talk- Say Say - Tin Tin - Ga Ga - Man Man - Duran Duran- The The - Xiu Xiu ... en nu: Makemake!
Naissance: 2010!
Members "MAKEMAKE" : TEUK HENRI Guitar - STEFAN HUBER Vocals and guitar - FRANK PAY Drums - FLORIS STEYAERT: Bass - TRICKY: Percussion, voilà ce qu'annonce leur F B.
Ces noms ne te sont pas inconnus, tu as raison: le Teuk c'est celui de Sharko, Chacda, Rawfrücht, IH8 Camera et 153 autres... quand il ne gratte pas, il peint ou organise des concerts au Daringman, rue de Flandre- son pote Stefan Huber, alias Vinz, est à peine moins touche à tout, ai oublié de lui demander où était passé the Ideal Husband- Frank Pay , tu retrouves sa trace au Kaaitheater, il jouait dans Catch 22, le collectif Poni ( multidisciplinaire), c'est lui aussi - Floris Steyaert tenait la basse dans le Absolut Rock Band de Tim Vanhamel ou chez Sister Rose - Tricky n'est pas Adrian Thaws, et à première vue, pas un gars qui te fait tes propositions vénales dans un bar louche.
Merci, Google.
Et musicalement, rayon schlagermuziek?
Pas vraiment, madame... essayez l'étagère rock/artrock aux relents postpunk, industrial, noise mais aussi psychedelica.
Un fait est établi: le truc déménage, envoûte, s'attaque à tes sens et à tes neurones comme une pieuvre affamée.
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21h20'
'The shift' une intro à la The Church puis la sombre voix caractéristique de Vinz, des envolées dark wave , tu penses à Joy Division, aux Cranes mais, bizarrement, également au Family de Roger Chapman.

 

 

'Medusa' sur le premier EP, on avait mentionné un poulpe, c'était une méduse, sorry!
Les eaux sont sombres, agitées, les guitares métalliques, le texte, récité, pénètre insidieusement dans les espaces les plus fragiles de ton hypothalamus, tu ne maîtrises plus tes réactions, le monstre, aussi effrayant que celui du Caravaggio a pris possession de ta matière cérébrale.
Sigismond, est- ce là l'image de la castration?
Une Maes, vite!
P1170774.JPGVinz, ironique, dédie 'Sealand' à l'Amiral qui remplit l'AB.
Where David Gilmour meets Echo & the Bunnymen.
'The wind'... we sail to a distant shore.. une brise aquatique, faussement sereine.
Insidieusement, les guitares montent en puissance pour une nouvelle agression de ton psychisme.
Ta voisine, une black à la chevelure rousse, semble plus gravement possédée, et entame, en état de transe, une danse décharnée et frénétique dont toute élégance est absente.
Fondu enchaîné sur 'Liquids' ... let's have a drink... excellente idée, Vinz.
Toujours ces sonorités eighties, pour un titre plus catchy.
Il y a du Interpol, The Fall, Cocteau Twins ou The Smiths dans les parages, sans parler de copié/collé.
Makemake est moins typé que, disons, Customs!
'Blackism' plus aérien, sera suivi de ' Grimm' , un conte à ne pas mettre aux mains de nos chérubins.
Le set prendra fin avec 'My Way' qui n'est pas l'adaptation de 'Comme d'habitude' mais un rock métallique et haché, scandé par Herr Huber.
Vinz et Teuk en phase Tin Machine, on aime et on recommande!
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On recommande à boire, too et à 22:20' les gars de  Neven sont on stage!
 Neven, n'est pas de la famille des Cousins... kili kili kili kili watch watch watch watch ké um ken ké ala ali a tsalma, a tsalma poli watch ali a tsalma, a tsalma poli watch... mais le combo de Peter Clasen fait tout de même partie de la Belgische popgeschiedenis!
1995: Godfried Danneels, pas encore emmerdé par les plaintes pour abus sexuels sur mineurs pas borains, baptise Neven.
Une carrière en dents de scie, une dizaine d'albums, des changements de line-up, une cure de silence... Peter collabore à d'autres projets: Glyth, Bix Medard, Monsieur Smits... bandes sons pour le théâtre, la danse ou performances de tous poils, ce mec fourmille d'idées.
En janvier sortait le CD " Use your handclaps"!
Qu'annonce FB?
Membres:

Peter Clasen, Tariq, Toon Derison, Marc Bodart, Dominiek Vermeiren, Johan Clasen!
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Toon Derison n'était pas avec son compère Generals Jacks, Marc Bodart, pas de drums.
Johan Clasen et son sax: pas vu!
Etaient présents: Jo Tariq Maartense à la double bass - Marc Bodart: guitares- un percussionniste: Dominiek Vermeiren( ?)- le chef, Peter ( samples, mixing, synths...) et un second bidouilleur aux electronic beats .


Avanti la musica.
'Le ciel est blue foncé' , un groove irrésistible, une jam electro/dub sweaty en diable, un remue- fesses idéal pour une séance de gym tonic.
Pour Tintin, Ric Hochet, Christopher Marlowe, Prudence Petitpas:'Theme for young detectives'. De l'acid jazz/lounge /avant-garde au croisement Jazzmattazz/ James Taylor Quartet/ John Zorn.
Good vibes tonight!
Un détour par la place De Brouckère?
'Hotel Metropole Affair', que disent les notes de Mr Bongoman?
Dubby & freaky...AB/AB/ AA/ BB uptempo...
C'est clair?
Non!
Explications: A = dub groove - B= thema!
Merci, Brigitte!
Le truc sonne Big Audio Dynamite et secoue sec.
Beau dard en évidence dans les embouteillages: ' Trip on the ring'.
Des problèmes de joint? Tu t'énerves dans ta charrette?
P1170808.JPGRetour de la tigresse de tout à l'heure, audacieuse, elle escalade le podium pour émoustiller la cavalerie en se contorsionnant comme une anguille ayant lu toute l'oeuvre d'Heidegger en une nuit et sentant le besoin urgent de se défouler en public.
Exhibitionnisme post-hippie, happening sixties, ça sent l'herbe fraîchement tondue!
Une pointe de disco/Eurovision/Kraftwerk: ' Tell your friends about us' suivi du jazzy ' Around the corner is more'.
Tu tournes le coin, tu tombes sur Transglobal Underground, 'Ngoni beat tapper', ethno Asian techno beats fusionnels.
'Skanking at Tour & Taxis' : où sont les platanes?
Beats lourds, guitare wah wah Watson funky et noire.
'Viva Bruxel', un petit surf sur le canal?
' Didge' ( Crazy over the top), Georgio Moroder versus DJ Shadow.
Where Benny B meets Chicory Tip, cheap synthesizers & italo disco!
' Assata' un titre plus ancien ( 'Beat that Jazz') composé pour honorer l'activiste Assata Shakur, membre de la Black Panther Party.
Neven clôture la session avec le techno blues ' Afrikaan beat' piqué à Bert Kaempfert et mixé à la sauce Tintin au Congo, écoutant Booker T pendant que Milou drague Rin Tin Tin.
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60' juteuses.
Un danceable cocktail relevé aux épices saveurs du monde, à consommer frappé!





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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 20:24

Affiche étonnante ce soir aux Ateliers Claus ( TAG)

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Devant un public venu nombreux c'est  Quattrophage qui ouvre les hostilités ce soir.
Ce trio français composé d'Olivier Hue (cordes et bricophonie), de Nicolas Lelièvre (percussions et artisanat sonore) et Mathieu Safatly (cello electr.) va mettre nos oreilles et nos nerfs à rude épreuve 40 minutes durant.
Plutôt bruitiste et expérimentale, la musique de Quattrophage (si on peut appeler ça de la musique !) est une superposition de sons et de rythmes provenant de l'utilisation de différents objets, outils, plaques métalliques, amortisseurs de voiture, clous et autres pinces à linge que les musiciens utilisent en frappant dessus ou en les coinçant dans leurs instruments, comme cette latte passée entre les cordes d'un cello électrique que son propriétaire martyrisera tout le set durant avec un archet, des tiges métalliques, des clous et autres accessoires qui lui tomberont sous la main jusqu'au moment fatidique ou plus aucune corde ne survivra à l'expérience.
De l'eau qui coule sur une caisse claire, des couvercles métalliques qui servent de percussions, Quattrophage officie sur une scène qui ressemble plus à un tapis de vide grenier qu'à un plancher artistique. Au sol une quantité d'objets, de vis, d'objets hétéroclites tout droit sortis d'une poubelle dont le groupe se servira pour martyriser nos pauvres feuilles de choux.
Certains bien sûr crieront au génie et se pâmeront devant tant d'inventivité (sic!), en ce qui me concerne j'appelle ça plutôt du foutage de gueule.

 

 

"Ladies & Gentlemen, Quattrophage ! Dress code obligatoire, entonnoirs en vente à l'entrée !"
Le plus grand fou-rire nerveux de mon existence !
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Après avoir repris nos esprits et goûté à la bière au fût servie bien fraîche par les madelons du coin, voici sur le coup de 22h10, les très attendus  FAUST.
edit_preview.php-copie-45.jpgEt ça commence fort avec un hommage à Antonin Artaud.
"Le dieu Caca ! " hurle Jean Hervé Péron le bassiste, grand énervé sympa devant l'éternel.
On savait FAUST capable de prestations étonnantes et inattendues, celle de ce soir va tenir toute ses promesses.
On est en plein Krautrock saupoudré d'expérimental à tendance bruitiste, eh oui ma bonne dame Faust ne fait pas dans la dentelle. Et je ne vous parle pas des épisodes perceuse et disqueuse qui appliquées contre un vieux tonneau métallique envoyèrent des arcs de feu vers la foule tandis que le band balance un rock débridé. Faust c'est du rock barjo, du rock habité et foldingue pour grands malades !
Derrière ses fûts, le géant Werner "Zappi" Diermeier, en short et t shirt, martelle sans cesse et sans répit. Et des invités se joignent au groupe.Ils seront jusqu'à sept musiciens sur scène. Parmi eux une François Breut, hilare, manifestement heureuse de venir taper le boeuf avec les dingos franco-teutons.
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"En veux tu des effets ? En voilàààà ! " Péron martelle sa basse, agité par un balancement presque spasmodique.

A Mich : allo ? Tu m'entends ?....allo ? tu m'entends ?... Vous devez composer le numéro de votre département...
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Chaque titre tend un peu plus vers cette folie légendaire propre à Faust, ce déferlement hypnotico hystérique, ce rock de la marge qui secoue les entrailles du public avant de s'attaquer à se neurones.

"C'est l'histoire d'un chat....Ah bon? et il fait quoi le chat ?Il regarde un tigre. Quoi le chat regarde un tigre? Et alors ?
C'est compliquéééé......
Quoi !?
C'est compliquééé..."


Du rock en absurdie, de haut vol, aux frontières du prog et de la musique électronique.
Une grand messe païenne.
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En fin de set, clou du spectacle, Jean Hervé tronçonneuse à la main viendra découper quelques plaques de frigolite au dessus d'un public effrayé, hilare et en transe.
Ma voisine en renverse sa bouteille de vin qui mêlée à la poussière émanant de la disqueuse transforme vite ma veste posée sur le bord de la scène en serpillère noirâtre.
Le public ovationne le band.

"Pour les autographes, on se retrouve au toilettes !" lance Jean Hervé.

C'est en effet aux toilettes où je tentais tant bien que mal de me débarbouiller que les deux compères dédicacèrent ensuite mon album tandis que ma veste terminait sa vie rock 'n roll au fond d'une poubelle.
Faust venait de donner ce soir un concert de fou, imprévisible et brûlant qui a laissé son public à genoux. Je ne sais pas si ceux là ont vendu leurs âmes pour être toujours aussi allumés après 40 années d'existence, mais une chose est certaine, ce soir ils avaient le diable au corps !

SETLIST:
Kundalini- Accroché- Ce chemin est le bon + Oberton - Petits Jons - Effets - "a"Mich- Compliqué.



JPROCK

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:59

Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, ainsi que l'espérance....
Depuis cette boîte magique a abouti, par quels chemins détournés?, dans les douces mains de Mademoiselle

 Laetitia Solimando/  Box Story.
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Depuis 2008, un concert intimiste donné à La Maison des Musiques ( avec de fameux musiciens: Sigrid Vandenbogaerde/cello- Renaud Lhoest/violon et Didier Fontaine/drums), tu suis, pas toujours à la loupe, la carrière de la jeune native de Dour.
Des Soirées Cerises, une FNAC, un duo avec le dieu lunaire, Grégory Fray, alias Thot... tu as dû assister à une demi-douzaine de concerts, pour la perdre de vue en 2011.

Laetitia en dehors de ses talents de singer/songwriter est graphiste de formation, ( sous le pseudo de Tia, elle s'est chargée du site web de Renaud Lhoest ou de la promo pour un magasin spécialisé en élevage avicole et cunicole : The Wise Little Hen courtisée par Bugs Bunny) et aimerait se lancer dans la photographie.
En apprenant la sortie d'un nouvel EP ' Straight as the rain', après 'The only thing I'll keep', en 2006, et 'Hard Way', en 2009, une troisième trace discographique, tu décides de refouiller dans le coffret!

Les cinq titres ont été enregistrés au
Red Drop Studio, sauf le dernier 'I try to forget' à l' Air Studio où Lionel Capouillez s'est chargé du mixage.
La pochette a été réalisée par Tia.
A l'écriture on retrouve Laetitia Solimando, Grégoire Thot a collaboré aux arrangements.


Droit comme la pluie débute par un cauchemar: 'Nightmare'.
Enfin enregistré, ce titre oppressant qu' un jour d'hiver, en 2009, tu entendis à City 2.
Lente et somptueuse intro à la guitare, l'héroïne s'éveille en sursaut, dans ses rêves c'est pas le prince charmant qu'elle vit, le coeur bat la chamade, la sueur perle sous les aisselles, angoisse omniprésente, accentuée par un décor sonore indie rock superbe.
Du travail d'esthète.
Oui, on ose Emily Jane White, Mariee Sioux ou les adeptes du folk noir, style Espers ou Meg Baird!
'The place', si l'amorce est éthérée, l'endroit serein est soudain secoué par un tremblement agité, des coups de batterie secs, des guitares incisives, la voix s'irrite, scande les lyrics névrotiquement pour mourir en anti-climax:... here is the place I want to exist!
Fort!
Un cheval de bataille que le troisième morceau, 'Away Always' , il produit toujours le même effet sur ton épiderme, une pilo-érection n'ayant aucun rapport avec le degré de température, ni avec le fait qu'une épeire diadème velue et à l'abdomen arborant une croix aussi fière que celle d'Enguerrand Ier de Coucy en route vers Jérusalem, se promène sur ton avant-bras, c'est le jeu de guitare tout en finesse, avant une explosion finale, et le murmure vocal qui ont le don de hérisser tes poils au garde à vous.
Zeus, Héra, Aidônéus et Nestis inspirent Miss Solimando: ' The Seasons', une aquarelle délicate digne d'un membre de la Society of Painters in Water Colours fondée, en 1804, quelque part du côté de la Tamise.
Tu préfères Fragonard, c'est ton droit!
L' ultime pièce ' I try to forget' baigne dans une mélancolie toute féminine, une lente valse aux teintes pastels.

Disque idéal à l'aube de l'hiver, à écouter en sirotant une infusion, pour Madame qui, distraitement, flatte le Labrador, un single malt pour Monsieur qui se dit qu'elle était pas mal à 25 ans!

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:25

C'est un duo de D.J. les  Boppin' Benvis Brothers qui accueille à coup d'une programmation rock sixties le public de l'AB  qui petit à petit se masse dans la salle.
Celle ci a été quelque peu réduite pour la circonstance, les balcons latéraux ont été occultés par des draps noirs, seuls donc le balcon places assises et la fosse vont être le théâtre de la prestation très attendue du nouveau phénomène rockabilly-roots dont on parle dans les chaumières : Imelda May .
Depuis son passage à un Jools Holland Show le phénomène semble promis à une fulgurante ascension dans son Irlande natale et ailleurs. Avec la sortie de l'album Mayhem en 2010 l'Angleterre aussi a craqué pour la belle irlandaise au look burlesque, et ensuite les States. C'est dire si l'attente du public présent ce soir est forte...
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Avant toute chose il faudrait qu'on m'explique pourquoi programmer un dj depuis 19h, moment de l'ouverture des portes, jusqu'à 20h45 heure de démarrage du show ?
Une heure quarante cinq à attendre sans réelle première partie c'est un peu long, non ?
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Mais revenons à notre combo irlandais qui prend place dans la pénombre.
Une contrebasse virevoltante et Imelda May, perchée sur des talons hauts et moulée dans une robe bleue à ceinture rouge seyante totalement glamour, attaque immédiatement à cent à l'heure. Pas de séance de chauffe, le band est lancé pied au plancher.
Le son de la demi caisse électrique de Darrel Higham, guitariste et pour la petite histoire époux de la belle, claque dans l'espace. La basse vrombit et la voix rauque et sensuelle d'Imelda croisement entre le chant de Billie Holiday et l'énergie rockabilly se pose de manière impressionnante.

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La section rythmique est super efficace et l'apport de la trompette donne une coloration jazzy des plus savoureuse.
Malgré tout on peut lui reprocher de ne pas être très souriante sur scène et de ne pas toujours donner l'impression de s'amuser. Elle fera néanmoins participer le public sur "Proud & Humble", très, très bon titre tiré de son dernier album.
Et là aussi, la dame en fait des caisses, genre vous avez vu la voix que j'ai et ce que je peux faire avec ? Pas besoin de ça pour s'en rendre compte, du talent elle en a, ça c'est certain.
Nous aurons droit à un nouveau titre sympa 'Gipsy' assez prometteur et à un enchaînement de compos toutes plus efficaces les unes que les autres.
La salle semble conquise.
Lorsqu'elle s'adresse au public pour le remercier d'être venu si nombreux Imelda May le fait avec un accent à couper au couteau qui fait sourire la salle : "Thank you very mOUch !" Ce mOUch est une pure merveille !
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Après 65 minutes de show "Mayhem"redoutablement efficace fera monter la température avant un "Johnny got a boom boom" très attendu pour lequel Imelda s'empare d'une sorte de tambourin géant.
L'AB désire un rappel et l'obtiendra avec un titre en voix solo et ukulélé suivi de l'inévitable cover "Tainted Love" livrée dans une version bien personnelle et irrésistible.


"Merci d'être venus, on ne s'attendait pas à jouer devant autant de monde !" lance t-elle avant de rajouter: "Elvis , the King is in the building !" Et d'interpréter "My baby left me"-" That's allright my mama "dans un medley de classiques durant lequel nous aurons droit à un solo de batterie court mais efficace.
Imelda May n'a donc pas déçu son public ce soir même si le phénomène annoncé par les médias pouvait laisser augurer d'une performance encore plus bluffante qu'elle ne l'a été.

JPROCK


 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 08:56

On a beau être dimanche soir, il y a toujours autant de circulation dans Bruxelles !
Malgré tout, après plusieurs minutes de recherche pour trouver à me garer, je me dirige enfin vers l' Ancienne Belgique.
A l'affiche ce soir  Apparat Band, le nouveau projet de Sascha Ring célèbre producteur berlinois de techno qui a sorti il y a quelques semaines un excellent album intitulé The Devils Walk chez Mute Records.
Initialement prévu dans l'AB Box, le concert aura lieu finalement dans la grande salle en raison de la grosse demande de tickets. Mais avant de pouvoir juger de la valeur du groupe en live il nous faudra d'abord subir  SHRUBBN !! le projet de Marco Haas et Ulli Bomans.
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Planqués derrière leur console, les deux compères vont nous décliner un electro ambient bruitiste et minimaliste qui peut sans doute instaurer une belle ambiance sur disque mais qui n'apporte absolument rien en live. Deux mecs qui triturent les boutons de leur machines pendant tout un set, j'aurai toujours du mal avec ça. Insignifiant, sans grand intérêt, et à peine visible car baignant dans 2 halos de lumière blanche tamisée, le duo n'a offert que trente minutes bien longues d'un réel ennui mortel. Le peu d'applaudissements à la fin de leur set confirma mon ressenti.

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Prévu à 21h, Apparat Band sera quasi ponctuel.
Le combo berlinois fera son entrée au son d'une mandoline électrique et de la voix belle et haut perchée de Sascha Ring.
Pouvant être décrit comme un croisement entre un electro minimaliste et une pop contemplative à la Sigur Ros ou mélancolique à la Maximilian Hecker, le rock de Apparat band plonge l'auditeur dans des titres où l'émotion est omniprésente.
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"Thank you Brussels , this is the last show of our tour ! We are here to play for you and to play some tunes from our new record." lance Sascha.
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Les titres s'enchaînent souvent lents et tristes avant de laisser place à une montée en puissance musicale jubilatoire, mais basés sur une structure de morceau quelque peu répétitive ce qui peut être un bémol à relever qui dessert le band sur la durée totale d'un concert. Il y a du Steve Reich dans la musique d'Apparat band, un sens du contrepoint évident.
En cours de show, le groupe est rejoint par un duo violon-violoncelle qui renforce la comparaison et apporte une touche classique agréable.
Après 70 minutes de spectacle le groupe revient pour un rappel et interprétera "Black Water".
Un bon concert d'un projet qu'il faudra tenir à l'oeil dans l'avenir car son potentiel est réel.


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SETLIST (sous réserve)

 

 

  1. Your House Is My World
  2. Arcadia
  3. Sayulita
  4. Ladies
  5. Song Of Los
  6. Candil De La Calle
  7. Ash Black Veil
  8. Escape
  9. Black Water
JPROCK
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 21:10

Disons le tout de suite, je ne suis pas un spécialiste de musique classique.
J'ai pourtant toujours été fasciné par la musique baroque, et si aujourd'hui je m'y intéresse avec plus d'assiduité c'est en grande partie à  Leonardo Garcia Alarcon que je le dois.
Son interprétation formidable de l'Ave Maria de Giorgi, compositeur jusqu'ici quasi inconnu, contemporain de Vivaldi m'a littéralement époustouflé. Dans la foulée j'ai exploré l'oeuvre discographique du chef argentin, et j' y ai trouvé des perles qui aujourd'hui font partie de ma discothèque.
Plusieurs disques sont parus chez Ambronay éditions et il n'y rien à jeter.
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En 2010 une convention fut signée entre Ambronay éditions et Leonardo Garcia Alarcon et les ensembles qu'il dirige de manière privilégiée, la Cappella Mediterranea et le Chœur de Chambre de Namur dont il est le directeur artistique jusqu'en 2013.
edit_preview.php-copie-33.jpgCe soir, à  Flagey, dans l'excellent studio 4, c'est son interprétation de Il Diluvio Universale de Michel Angelo Falvetti qu'il va nous offrir, programme ancré dans la vocalité et l'expressivité italiennes.
Un sujet emblématique: les quatre éléments viennent plaider auprès de Dieu la destruction de l'homme ; la mort intercédant en sa faveur, l'homme ne connaîtra que le déluge et sera finalement sauvé des eaux.
Il Diluvio Universale, c'est une musique à la hauteur de la Sicile, terre métissée bien connue pour avoir mêlé des chants et des influences d'Orient et d'Occident.
D'emblée on est conquis par l'interprétation de la Cappella Mediterranea et du choeur de chambre de Namur. L'ajout de percussions, par le percussionniste iranien Keyvan Chemirani est d'une grande originalité (à l'époque on utilisait des percussions dans les églises explique Alarcon) et les différents solistes sont parfaits, avec une mention toute particulière pour les sopranos Caroline Weynants et Mariana Flores ainsi que le ténor Fernando Guimaraes et le contre-ténor Fabian Schofrin qui joue la mort et dont la voix exceptionnelle nous a ravis.
Alarcon convainc réellement avec cet oratorio très inventif du baroque sicilien.
edit_preview.php-copie-34.jpgLa construction de la partition témoigne d'un génie musical oublié et superbement révélé avec cette oeuvre . La partition chorale est étonnante, la mise en scène très réussie et le son à Flagey est purement magistral.
Bref, un concert exceptionnel qui ne donne qu'une seule envie: revoir le maestro dans d'autres exercices.
Si vous aimez le baroque, deux dates sont à noter dans vos agendas : le 9 décembre à 20h à l'église des Minimes pour un programme avec l'ensemble Clématis consacré à Böhm et Bach et le 17 janvier même endroit, même heure, pour des Psaumes et des Motets à la chapelle de Louis XIV avec les Agrémens.Vous trouverez les détails sur le site www.bozar.be.


edit_preview.php-copie-32.jpgLa soirée fut aussi rehaussée par une rencontre-interview au studio 1 avec Leonardo Garcia Alarcon toujours souriant et disponible lorsqu'il s'agit de rencontrer son public.
Très bel échange aussi avec Fabian Schofrin, toujours en habit d'apparat mortuaire et faux en main, qui s'est avéré fort sympathique et m'a confié beaucoup aimer le rock et en particulier Patrick Moraz ex claviériste de Yes qui, comme lui, habite la Suisse.
Comme quoi, peu importe les styles, lorsqu'elle vous touche, la musique elle aussi est universelle...

JPROCK

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 07:38

La pagaille sur les routes devant te conduire au centre ville en ce samedi d'octobre!
Enumération sommaire:sur le Ring, la sortie Industrie fermée, détour par Molenbeek et Koekelberg, accident et file monstrueuse dans le tunnel devant te mener à Sainctelette, le merdier habituel Boulevard d'Ypres, impossibilité de larguer ton cabriolet du côté de Sainte-Catherine... Bonsoir Clara, les Chinois, Vietnamiens, Thaïs, Mongols, I Latini ou fritkots affichent complet.
Trois tours de manège sans attraper la floche et ouf, une place se libère, course vers l' AB, il sera 20h15'
P1170719.JPG
 Stanton
a entamé son set devant un public attablé, renseignements pris, tu t'es pointé pendant la seconde salve, t'iras te consoler au bar à la mi-temps!
Stanton: des turntables, headphones, software?
Un bled au Nebraska? au Dakota?
Une radicale féministe, aussi sexy qu'Alice Sapritch en bikini?
Arrête, tu fatigues!
Stanton, c'est le jouet du guitariste/chanteur Geert Hellings!
Un gars qui a déjà eu l'honneur de se retrouver dans le band de Jim White, qui accompagne Guido Belcanto, les Golden Glows, les New Radio Kings, Tutu Puoane, Brazzaville ou Eddy & les Vedettes ( ouais ceux qui reprennent 'ça plane pour moi' ou Françoise Hardy!).
Ce soir il est accompagné par un des meilleurs contrebassistes du royaume: Nicolas Rombouts ( Dez Mona).
P1170728.JPGNormalement le band compte d'autres pointures, telles le drummer Bert Huysentruyt, mais au club, Stanton se produira en duo!
Discographie: en 2009, un EP 6 titres- un CD est prévu en avril 2012.
T'as pas entendu 'Moving South' et t'arrives en plein milieu de ' Closer.
Premières impressions: de l'alt.country/americana baignant dans la tradition, un timbre roots, des atmosphères proches de Lambchop, Giant Sand, Bonnie Prince Billie ou Willard Grant Conspiracy.
Le lent et narratif 'Weather' décoré d'une slide aussi visqueuse qu'un kingsnake de la Sierra Nevada te conforte dans ton jugement.
J'ai écrit ce titre pendant un voyage d'Ostende à Anvers: okay, tu remplaces le crotale par un orvet, le désert par les Polders.
' Mississippi Song' un lazy blues aussi swampy que du J J Cale.
' Real Far' même veine laidback: Knopfler meets Clapton, époque Slowhand.
Le truc est plus que bien foutu et si tu veux faire croire à un Tchétchène que Stanton est flamand, il te fout deux beignes en pensant que tu te payes sa poire.
Une dernière ' I have not thought of you today' à l'acoustique et une contrebasse caressée à l'archet pour Nicolas.
Stanton, un projet à tenir sérieusement à l'oeil!


 Lindi Ortega
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P1170731.JPGMa C I indique 28 printemps, je suis née au Canada, dans mes artères coule du sang mexicain et irlandais, my favorite color is red, look at my boots and my ruby red lipstick... call me 'Indie Lindy'!
Et cette nana incendiaire, à la voix claire et puissante (a gorgeous whiskey-and-honey voice, merci NPR music) , nous a abasourdis: une présence de chevronnée, un sourire malicieux, des jambes.....euh, de belles jambes, on lui donne pas trois ans avant de la voir tête d'affiche des festivals d'été.
Love at first sight?
Love at first sight and first sound!
Wet dreams?
Carré blanc sur fond rouge!
Elle sort d'où ta Lindi?
Elle a tourné avec Kevin Costner ou Brandon Flowers ( The Killers), comme backup singer, mais avant ça, la belle écumait les clubs de Toronto avec sa guitare, ses bottes et ses aguichantes guibolles: quelques EP's, self-released albums, mais en juin 2011, Last Gang Records sort son premier CD sur une major: ' Little red boots'.
La presse s'extasie : au croisement Dolly Parton/Linda Ronstadt/Emmylou Harris, a new star is born:  Lindi Ortega.
Ils y vont fort les Yankees!
Ils n'ont pas tort, Victor!
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'Angels' ouvre le feu
Well I think I'll drink myself right back to sleep
When I awoke no-one was missing me...
J'étais pas là, sweetie!
A typical country song about despair.
Anecdote: j'aime les gaufres et le chocolat...
P1170736.JPGLindi, on nous l'a déjà racontée 5896 fois celle-là!
This one is about late night paranoïa: 'All my friends' avec la ligne ... we'll stay up until the rooster crows... à Bruxelles, il n'y a plus de rooster, sauf sur les drapeaux wallons!
Roots music d'un haut niveau!
'Little red boots' ( les ai achetées à Nashville, pour la petite histoire) , un auto-portrait criant de vérité, suivi du mélodramatique ' Dying of Another Broken Heart', à prendre au second degré.
Le style de country lament qui te donne envie de serrer cette enfant blessée et vulnérable dans tes bras virils.
J'ai connu un type, a real jerk, j'ai mis fin à notre relation, il n'a jamais voulu comprendre que it was over,' Little lie ' est pour lui.
Wouah, madame, j'adore vos escarpins vermillons, je les veux, on s'arrange après le gig.
Lindi, je chausse du 46!
'Little lie' disait-on, aussi vicieux que le 'These boots are made for walking', version Nancy Sinatra, à laquelle on peut comparer notre mexicano-irlandaise.
Super!

 

 

Bla bla bla et un grand sourire: cette eau minérale va me faire faire des blurps vulgaires pendant que je chante, sorry, Bruxelles.
J'ai écrit la suivante pour un autre gars qui me manque beaucoup, il ne le sait pas.
Un country larmoyant t'attaquant sous la ceinture, un truc digne des meilleurs Tammy Wynette... I'm missing you like crazy... (' Cigarettes and drugstores' ????)... solitude, état dépressif, alcool, tabac, weed, the wrong men...toute la sainte thématique country avec un sourire au coin des lèvres.
Johnny Cash, prévisible, une version féminine speedée de 'Folsolm Prison Blues'.
Le public devient de plus en plus chaud.
' Blue Bird', les musiciens sont comme les oiseaux!
Pas tous, Lady, pas tous!
Encore un classique countrytune à la Loretta Lynn.
Soyez indulgents, people, vais essayer un Aretha Franklin: ' I never loved a man'.
Bordel, heureusement que j'étais debout, je serais tombé de mon siège.
La chair de poule, elle t'a refilé et le thermomètre de la salle indique 28° C.
Pas froid aux yeux Miss red boots!
La recherche de l'amour, un thème privilégié, it's hard for me, you know, I'm such a weirdo: ... I'm just wild and free... mais.... all I hope to do is find someone....
Du tempérament, de la sève latine, elle dit admirer Frida Kahlo, on comprend!
Un nouveau lament à t'arracher des pleurs, 'Lead me on', précède l'ultime titre du set, l'ironique ' I'm no Elvis Presley', en réponse à un gars, costume et cravate qui, lors d'un showcase à L A, lui trouva une bonne voix mais lui prédit qu'elle ne deviendrait jamais légendaire.
Un countryrock vengeur...I'm no Elvis Presley, but who the hell are you...
De la bombe, Bruxelles ne s'y trompe pas et acclame la cuntry grrrrl!
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Bis
Que voulez-vous, une reprise, un original?
Both!
Ok
Le fiévreux 'I'm on fire' du Boss suivi d'un gospel à la Alela Diane, 'Heaven has no vacancy' (?????), pas de place pour moi au paradis, qui peut m'accueillir?
J'ai compté pas moins de 36 mâles et un(e) indéterminé(e) prêts à la loger pour la nuit et pas forcément dans le bathtub comme elle le suggérait.

Fameuse performance, applaudie à tout rompre et un second retour!
Hank Williams, la plus belle chanson country, 'I'm so lonesome I could cry', chantée par une fille formidable!

Une seule plainte à formuler: il n'y avait pas de merchandising, pas de CD's à vendre!

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:05

Programmation jazz ce soir à l'AB Club.

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Tandis que Seun Kuti investit la grande salle le  Pascal Schumacher Quartet   vient défendre son dernier album Bang my can devant un AB Club moyennement garni.
Le P.S.Q. c'est Pascal Schumacher( vibes-glockenspiel),
Christophe Devisscher(contrebasse), Franz von Chossy ( piano) et Jens Düppe (drums).

 

 

Le jeune instrumentiste luxembourgeois, âgé de 32, ans sort réellement des sentiers battus en proposant un jazz au frontières des influences world-jazzy, ambient, via des compos originales, sorte d'histoires musicales sans paroles, exotiques et inventives laissant une grande place à l'improvisation.
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Vers 20h35, le show démarre. Une basse ronflante, les premières notes de vibraphone, quelques coups de cymbales, un piano hanté, le ton est donné. Un jazz léger, envoûtant, sensuel et novateur.
Véritable showman lorsqu'il est sur scène, Pascal domine son instrument et fait preuve d'une virtuosité réellement bluffante. Son jeu est teinté de délicatesse, de sensibilité, d'énergie et de dextérité. Le band l'accompagne avec maestria multipliant les breaks, les changements de tempos, les ambiances et les effets.
edit_preview.php-copie-28.jpgDémarrant par "Water like Stone" suivi par "Bang my Can" et "Metamorphosis", le vibraphoniste nous proposera ensuite "Elmarno" une compo de Christophe Devisscher écrite lorsqu'il s'était trouvé bloqué en Finlande par l'éruption d'un volcan dont on a beaucoup parlé.
"Seven fountains" titre évoquant le village de 7 Fontaines au Grand Duché de Luxembourg, village où habite Pascal, installera une ambiance plus feutrée, plus aérienne avec ce dialogue étonnant entre le vibraphone et le piano. Le quartet instaure aussi des ambiances bruitistes et inquiétantes utilisant chaque instrument de manière détournée et inventive comme dans "30 Little Jelly Beans" extrait d'un triptyque composé par Jens Düppe, où le concert atteint son apogée et dans lequel le même Jens nous gratifie d'un solo de percussions tout en edit_preview.php-copie-29.jpgdouceur et en touché. Magistral !
"A fisherman's tale" compo écrite par Christophe pour son papa décédé récemment nous amènera ensuite aux portes de l'ambient music , tout en atmosphère et en précision.

Deux mots viennent immédiatement à l'esprit en regardant Pascal Schumacher jouer : panache et flamboyance ! L'homme possède un jeu très physique et mouille réellement sa chemise au propre comme au figuré. Ce soir le quartet clôturera le set par leur version très personnelle du "Sing" de Travis.
Petit à petit le public s'est laissé séduire et demande un bis.

Les quatre compères reviendront interpréter "Personnal legend" tiré de leur deuxième album et écrit en hommage à l'Alchimiste de Paulo Coelho.
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Pari gagné pour Pascal Schumacher qui aura ce soir enchanté le Club de son immense talent.

JPROCK

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 14:52

La VUB en pleine période de baptême des bleus ou bleuettes ( schachten), le houblon coule, des stigmates de vomissure et des odeurs d'urine sur les trottoirs et le gazon de la plaine universitaire: folklore pas mort!

Pas le temps de jouer, t'es attendu au  Kultuur Kaffee où doit se dérouler un double concert en ce frais jeudi d'octobre.
P1170621.JPG
21:00  The Herfsts
P1170638.JPGC'est début juillet ( Hee Tervuren) que tu fis la connaissance du sevensome de Louvain.
On te rappelle leur identité: Koen Saelemaekers, Michaël Cloet, Stijn De Mulder, Wim Raes, Jannes Jaspers, Sam Gyselen, Pieter T'Jampens.
Ces braves gars chantent ( pas tous), jouent de la guitare ( 3 ou 4), de la basse, des claviers ( 2 ou 3), du glockenspiel et l'un d'entre eux s'agite derrière des fûts.
Comme durant l'été, tu apprécias leur indiepop faisant la part belle au chant choral et aux refrains aguicheurs avec, quelques fois, de solides escapades noisy à la guitare.
Ils aiment Arcade Fire, Weezer, la Britpop, The National, Interpol, Beirut, Vampire Weekend... peut-être les Wild Mocassins ou Sufjan Stevens.
Trente minutes de set, sept titres frais et sautillants parmi lesquels tu as reconnu 'Eyes like sunken ships ' ou ' The Rapture', du choral mixé à de la cold wave.
' Make Waves' flux et reflux d'eaux agitées.
Un rondo flamboyant mené tambour battant et pour prendre congé 'Two dancers' , une boîte à musique décorée de deux figurines déguisées en ballerines, le côté enfantin étant souligné par l'usage d'un glockenspiel que Jannes vient tapoter assis au devant du podium, comme le brave écolier en culottes courtes assis à son pupitre et le tambourinant en attendant l'heure de la récré.
La jolie comptine finira en tourmente de guitares énervées.


Changement radical de registre avec

Reverend Peyton's Big Damn Band

a three-piece outfit, tout droit sorti du musée d'anatomie pathologique fondé grâce au legs du chirurgien Guillaume Dupuytren.
Le père, le personnage central jouant de plusieurs guitares ( en picking ou à la slide), de l'harmonica et chantant comme un Raspoutine de l'Indiana, quand il ne harangue pas les foules assistant à ses prêches, c'est  

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 Reverend Josh Peyton - au washboard et second vocals, sa moitié, la coquette Breezy devenue Peyton ( non ne pense pas à Mia Farrow, aucun rapport...), chaussée de bottes d'un rouge aussi écarlate que son lipstick et enfin aux drums, le mignon Aaron “Cuz” Persinger, un gars qui, comme les Asiatiques, bouffe tout avec ses baguettes: gigot de mammouth et cuisses de vautour....
A propos des jouets du pasteur, pointons une pièce de collection, une Resonator datant de 1935!
A juste titre tu te demandes si on va assister à un concert de chants grégoriens, détrompe-toi, Eustache, leur truc c'est de la nourriture pour les blueseux, les rockab's intégristes, les psychobillies, les country-punkeurs et ceux qui pensent que le rock'n roll est mort quand Elvis a découvert Las Vegas!
5 ou 6 albums ( le dernier en hommage à Charlie Patton: 'Peyton on Patton') et un EP !
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P1170682.JPGUn drumming martial afin de bien montrer que l'office vient d'être entamé: ' My soul to keep', âmes sensibles s'abstenir!
Mes chers frères, mes chères soeurs sing with me... oh when the saints go marchin in... version punkabilly.
' My old man boogie' is a drinking song à la mémoire de mon vieux que je n'ai jamais vu sobre et, forcément, dans son bled il était l'ami de tout le monde.
A peine moins cintrés que Slim Cessna et sa clique.
' Worn out shoe' is a travelling song et, avant de commencer, je tiens à vous annoncer que je ne parle ni le flamand, ni le français, que mon anglais est incompréhensible et que I play guitar like a son of a bitch.
Bénie soit votre mère, mon révérend!
Quelques problèmes techniques ne vont guère gâcher le plaisir des students.P1170714.JPG
'Glory glory hallelujah' du gospel/bluegrass speedé.
Vous avez vu, je joue du bottleneck derrière my redneck.
Breezy: moi j'utilise Ariel pour mon linge, c'est mieux qu'Omo, pas vrai Elio!
' Sure feels like rain' du pur Creedence Clearwater Revival sur une National, fabuleux!
L'effervescent 'Fort Wayne Zoo' pour suivre, quelqu'un a probablement ouvert la cage aux ours, ça cavale dans tous les sens.
' Plainfield blues' sonne, à nouveau, John Fogerty.
Une leçon de guitare en trois épisodes, ouvrez vos mirettes, péquenots: pas de pédales, pas d'IPod - pas d'ebow... mon pouce fait la basse et mes doigts virevoltent en picking: vu?
Ja!
Je continue la démonstration: 'Peter Gunn', puis 'Yankee Doodle' combiné à 'Dixie'.
Une fameuse tricoteuse barbue!
P1170685Un protest bluegrass ' Everything's raising', sauf nos salaires.
Un titre participatif: clap your hands, stamp your feet and shout... t'as intérêt à obéir!
'Elder Greene Blues' de Charlie Patton, joli duo vocal, les Peyton devenus les amoureux de Peynet.
Même disque, le concis 'Shake it & break it'.
Pendant 'Mama's fried potatoes', un zouave imbibé entame une danse de Saint Guy sur scène, il a droit à un coup de botte rouge dans les parties génitales.
Ouais, ça fait mal!
A spiritual à la sauce Peyton ' Prayer of death, part one' enchaîné sur 'Born bred corn fed' l'hymne de l'Indiana rural pimenté au punk.

 

 

Un blues ferroviaire ' Train song' interrompu par un chef de gare local, cocu comme il se doit, qui d'un larsen strident impose le silence.
Un instant de surprise, mais très vite la locomotive reprend sa course folle.
La dernière, kids: ' Your cousin's on cops' , mieux que Laurel & Hardy, surtout quand le chef joue de la slide avec son harmonica.
C'est fini, je refile un coup de santiag dans la grosse caisse.
Fameux show, tonique à souhait.
P1170687.JPG
Un bis, vite fait: 'Two bottles of wine', par personne, pour commencer la soirée.
Breezy, qu'est ce que tu fous?
Elle met le feu à sa planche à laver.
Plus dingue qu'Arthur Brown, cette nana!



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