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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:37

Dans le cadre des VW Spring Sessions 2012, le CC de Woluwe-St-Pierre accueille, salle Fabry,  Marianne Aya Omac.
Heureux que tu es, l'an dernier, celle qui partage ton lit et toi étaient aux anges après le tour de chant de M A O au Botanique, dans le cadre d'Entrevues ( devenu Propulse, depuis).
Cap sur la commune dirigée par le ( vieux) beau Willem Draps. Au bar, deux guignols, encore plus mignons: Guy et Milou, absorbés par l'une de leurs activités favorites, écluser une Westmalle!
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20:35'
DSC02749.JPGApparition de la Languedocienne: pieds nus, fringuée de noir, chevelure en bataille et sourire carnassier.
On doit être vachement sourd à Woluwe, elle nous a envoyé quatre bonsoirs.
Heureusement, après le quatrième salut les moins cons ont réagi.
'Le prophète' , un premier message humaniste, un peu baba remarquera Guy, qui se souvient du slogan: tous au Larzac.
Il y a du Jeanne-Marie Sens, Maxime Le Forestier, Brigitte Fontaine ou Catherine Ribeiro dans ces lyrics revendicatifs.
Déjà d'audacieuses et profondes vocalises te font frémir sur ton siège, ta compagne, les yeux clos, communie.
S'il y a un domaine dans lequel j'excelle, c'est 'Le chagrin d'amour', la môme réincarnée en gitane.
Elle se déplace pour aller déposer son séant sur un tabouret, de façon à ce que son 38 ex-fillette puisse piler une calebasse en mesure, cette demi-courge s'utilise comme couscoussier quand je ne suis pas sur scène.
Avertissement: si vous survivez aux trois premières chansons, c'est gagné!
' Homme/ Femme' un gospel groovy, au discours revendicatif ne tombant pas dans la caricature... parité, égalité.. c'est DSC02751.JPGen nous qu'il faut aller les chercher...
Dani Klein abordait les mêmes thèmes sur le dernier Vaya Con Dios.
Le tempo s'accélère, les premiers battements de mains soutiennent le jeu de guitare agité.
Le trou où je vis compte 140 âmes, elles reflètent l'humanité entière, 'Les Yeux' traitent de mesquinerie, d'intolérance, de préjugés... une description de l'homme dans laquelle chacun de nous se retrouve.
Premier titre en anglais ' Saved', un soul folk aux saveurs Tracy Chapman ou Selah Sue.
Pas étonnant que Marianne ait subjugué les publics canadiens et américains lors de sa tournée avec Joan Baez: une chanteuse passionnée, un timbre chaud et puissant et some guitar skills à rendre jaloux les aspirants Manitas de Plata.
DSC02746.JPGUn boxeur à la puissance de frappe explosive.
Elle poursuit avec l'incroyable 'Closer', démarrant par quelques claquements de langue, pour partir en powerful riddim.
Difficile de rester assis pendant ce gospel/ soul/reggae saccadé et quand elle attaque son solo de trompette buccale Dizzy Gillespie brand, la salle vibre à l'unisson.
Un phénomène, la réincarnation féminine de Louis Armstrong.
Un peu de douceur après cette débauche d'adrénaline, un morceau composé après une expérience ascétique dans les Cévennes, à 1000 mètres d'altitude, avec comme seul voisinage un troupeau de brebis... c'était l'enfer, ajoute l'Héraultaise, voici le lent et introspectif 'Yo vivo por la montaña', qu'elle avait enregistré avec le groupe Ginkobiloba.
Beau comme du Isabel et Angel Parra.

 

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Toujours dans la veine hispanique, 'Duele' à l'amorce lyrique avant un virage flamenco ardent.
Elle dédie ce titre à tous les peuples opprimés d'Amérique du Sud ou d'ailleurs, aux gens vivant pieds nus en essayant de rester debout, malgré tout.
Ce soir, les bourgeois de Woluwe se sentent l' âme gitane.
DSC02761Toujours des rythmes chiliens/Cordillère des Andes pour le morceau suivant, avant d'amorcer le traditionnel ' La Llorona de Montreal' ( la pleureuse), ranchera devenu flamenco intense...por que tanto dolor, por que tanto sufrir... toute la souffrance d'un peuple qui soudain se transforme en ouragan rythmé, les olé d'abord timides, puis fiévreux, fusent, tout Woluwe dans l'arène tandis que le toréador porte le coup fatal: olé!
Un ouragan, cette fille!
Plus de mensonges, non à la guerre, ' Pura Mentira', un titre coup de poing dans la gueule des gouvernants.
Marianne Aya Omac, c'est la Mano Negra à elle seule.
Puis vient la plage qui nous a tous fait sangloter, un texte issu du Cahier de Poésie, de Françoise, une voisine, poème écrit en pensant à son grand-père ayant survécu après la première guerre mondiale... je ne suis pas un héros, s'il vous plaît, pas de fanfare, pas de drapeau, j'ai tué...
Juste et poignant, un tout grand moment!
On va pas se quitter sur une note triste, voilà 'La Mouche' , chanson que j'ai composée quand j'étais encore une gamine naïve et farouche.
Humour, autodérision caractérisent cette valse/farandole participative, la chorale paroissiale est en forme.
Pas question de simuler, Marianne voit tout... vous, Monsieur, avec vos lunettes, vous ne chantez pas... pour finir par un sketch à la fois tendre et acerbe qui écrase les Roumanoff, Foresti ou Robin.
DSC02758.JPG
Fabuleux, public conquis!
Un double encore: une chanson d'amour à la Cabrel ' Epilogue' et enfin un instrumental psalmodié, au jeu ciselé mis en loops.
Cet élégant voyage aux couleurs africaines clôture la soirée.

Longue séance dédicaces!

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 13:37

Né à Palm Springs ( Californie) en 1943, Buddy Henderson grandit au Texas, dès l'âge de six ans il découvre la six-strings, à 16 ans tu le retrouves dans son premier groupe, The Sensors, puis avec son copain, Ronnie Weiss, il forme Mouse and the Traps, c'est en 1966 que son prénom Buddy doit céder la place à l' accrocheur "Bugs".

31699.jpg

 

Il devient house musician dans un studio local et accompagne une kyrielle d'artistes de tout poil.
Dans les seventies il se découvre un amour immodéré pour le blues, a quote: "Blues was all that mattered to me; no other music was worth a damn."!
Désormais, il joue dans la cour des grands et ouvre pour BB King, Leon Russell, The Allman Bros...
Son premier album sortira en 1978, ' At Last', enregistré live à Armadillo.
Sa discographie affiche 15 CD's, le dernier ' Blue Music' datant de 2008.
Bugs-Henderson---Stormy-Love--Front-.jpg
C'est surtout live que le gars impressionne, un jeu flamboyant, mixant blues, rock et funk.
Chaque année il se produisait 150 fois sur scène, ainsi, il a fréquemment foulé les scènes de notre petit royaume: le 23 octobre 2011, il jouait à Mol ( le Gompelhof) avec ses Shuffle Kings.
On le croisa un peu partout dans nos riantes contrées, de Hastière à Gooreind, en passant par le Crossroads à Anvers.
En 2008, il terrorisait le Nekkersdal à Laeken, concert auquel tu assistas!


Depuis quelques mois il souffrait d'un cancer du foie, dimanche dernier, ses amis organisaient encore un benefit concert au Palladium Ballroom de Dallas, plusieurs artistes de renom s'y sont produits, tels Smokin Joe Kubek - Ray Willie Hubbard- Andy Timmons...

Jeudi soir, Bugs Henderson rendait l'âme!

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:55

Une brève!

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Le monde de la soul pleure la disparition de Jimmy Ellis, le chanteur/frontman des Trammps, disco band, relativement sous-estimé, qui connut son heure de gloire en 1976/1977 avec le mega-hit, 'Disco Inferno'.
Titre deux fois classés dans le Billboard Hot Dance Club Play, la seconde après le carton du soundtrack de 'Saturday Night Fever' .
Le groupe de Philadelphie existe depuis les années 60 en débutant sous le nom The Volcanos, plus tard The Moods, il a gravé une dizaine d'albums, tout en ayant vu son line-up changer au fil des ans, mais toujours avec Jimmy Ellis aux joyous vocals.
En 1972, les Trammps squattaient les charts avec leur version de 'Zing! Went the strings of my heart', une formule pre-disco pour un titre popularisé par Judy Garland.
Quelques autres singles à succès: 'Where do you go from here' ou 'Hold back the night' !
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Les Trammps resteront attachés au Philly Sound sans connaître une notoriété comparable à celle de Billy Paul, des Intruders, O'Jays, Stylistics , Teddy Pendergrass , ou aux Three Degrees, ayant cartonné en Europe.


D'après sa fille, Erika Stinson, le décès de Jimmy Ellis serait dû à des complications de la maladie d'Alzheimer.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:14

PO: c'est Veerle Pollet( piano, guitar, vocals).
Tu la connais, Paulo?
"She's a one trick pony
One trick is all that horse can do
She does one trick only
It's the principal source of her revenue..
T'es sûr, Paulo?
C'est pas la même Veerle Pollet, à mon avis, celle qu'on connaît bosse à la muziekschool à St-Agatha -Berchem et, ce soir au Live Music Cafe, invitée par Fred Cerise, elle vient, en avant-première, présenter son premier CD, 'A long month of Sundays', qui devrait être disponible un de ces quatre, il traîne encore quelque part chez les Polacks!
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21h30': One Trick PO on stage.
Veerle et ses boys, le bassiste Julien Richez ( Papa Dada) - le drummer Toon Van Dionant ( il dirige son propre jazz trio, mais joue aussi avec e. a. The Sidewinders, Fred Delplancq ou 4 in 1..) et Jo Mahieu on guitar ( Beverly Jo Scott, Arno, Buscemi etc...).
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Damnation, tous aux abris, voilà RickyBilly, t'étais pas disposé à encaisser une avalanche homélique!
' Perception' une entrée en matière noisy, concoctée par Saint Mahieu, sur laquelle se greffe un piano jazzy et sautillant , la guitare se fait agressive, on est à mille lieues du jazz pop douillet que Miss Pollet nous servait l'an dernier.
P1190959.JPGLe saccadé 'Dog Face', pour ceux qui ressemblent à Milou,...mother nature sometimes can be cruel... il y a pire qu'une face de chien, pas vrai Ricky?
Une ballade classique, pour suivre,' Hope' , avant d'attaquer ' Sell out' un piano rock nerveux.
Seconde romance, ' Mockingbird', non ce n'est pas l'oiseau-moqueur de Carly Simon et James Taylor, mais les influences de ces ex-tourtereaux ou celles d'une Carole King, voire Janis Ian, sont bien présentes.
Une comptine/valse enfantine 'Switch' permet à Jo de recharger ses batteries en sifflant une Stella.
A tes côtés, RickyBilly est transformé en personnage de film muet sans sous-titres!
De temps en temps tu dis ja, ja... il est ravi!
'Two times more' à la Vanessa Carlton, soigné et catchy avec de beaux effets d'ebow.
Veerle est douée, un sens de la mélodie inné.
Le band attaque 'On my Way', le playboy de Molenbeek, venant de constater que tu ne piges rien à son sabir a trouvé une parade, il pique un stylo à bille au serveur pour se mettre à griffonner sur des sous-bock.
Quinze, il en a rempli, d'une littérature RickyByllienne trop intello pour ton cerveau malade, finalement, un point positif,P1190960.JPG au moins il ne te lèche pas les lobes.
Tu en oublies presque que tu assistes à un concert et que ce band se démène joliment.
Les deux derniers titres interprétés ne sont pas sur le CD, le bluesy et formidable' Time to move on', si!
La basse ronfle, la Gretsch déchire.
Place au groove avec ' Last Effort' qui n'est pas le dernier jet.
Un piano séducteur, une basse aux accents latins, super titre, profond et envoûtant que tu compares à 'I ( Who have nothing') de Ben E King.
Le single calibré Radio 1, qui le passe régulièrement: ' Fine & You' , puis ' Wrong foot' que ne renierait pas Billy Joel.
Veerle délaisse le Yamaha et ramasse une guitare,' E String', un blues slidé.
'Maybe Baby' rocke en douceur, faut pas éveiller RickyBilly qui vient de rejoindre Morphée.
Qu'il est beau quand il dort!

 

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Encore un single ' Best for me', toujours sur le sentier sweet rock'n roll.
'For the time being' achève le gig et permet à Toon de montrer son savoir-faire.
Julien, jaloux, décide qu'une petite fausse queue attirera les regards( féminins) sur son aimable personne.
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Bis
En duo élégant, basse/guitare ( Veerle) ,'Worst case scenario', pour Dieu et Tom Barman.
A quatre, le dansant ' The place to be' , rumba time au LMC.

Chouette concert!
Une dernière chope avec le plekpot pendant qu'un duo jamme sur 'Hit the road, Jack'. Quand un clone de Bob Marley se décide à massacrer le père de Ziggy, tu te dis qu'il faut suivre Richard Anthony à la lettre, lui qui adapta Ray Charles ...
Fiche le camp, Jack.
Et ne reviens plus jamais
Jamais, jamais, jamais
Fiche le camp Jack
Et ne reviens plus jamais...

Pas de bol, le gnome a retrouvé la santé et décide de t'accompagner jusqu'à ta charrette!
Ai adressé un appel au forum "Art de Séduire": comment larguer un mec collant?
Marie-Ange n'a pas encore répondu!







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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 12:19

C'est avec une semaine de retard que nous prenons connaissance de l'avis de décès d'Eric Poukens, l'ex-drummer du postpunk groupe limbourgeois De Brassers, il avait 53 ans!
De Brassers, que JPRock a vus en juin dernier avant P I L, sont originaires d'Hamont.
Né en 1979, le spleen-punk band arrive en finale du Humo's Rock Rally en 1980.
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Mark Poukens (vocals)- son fère, Erik Poukens (drums) - Willy Dirkx ( guitar)- Ben Deckers keyboards)- Marc Haesendonckx (bass), tout comme Sigloo XX, Gruppenbild ou Struggler terrorisaient les scènes belges avec leur cold wave que le NME encensait: “ De Brassers: mean and modern chaps.."
Leur existence fut courte, ils arrêtent les frais en 1982, pour se reformer occasionnellement avec un line-up différent en 1987, 1995, 1998.
Le Pukkelpop les invite en 2005, et en 2009, pour fêter leur 30è anniversaire ils sortent une compilation "Gesprokkeld en bespoten" et plus tard un double vinyle: "1979-1982"!

 

 

En 1980 ils connurent leur moment de gloire avec le single 'En toen was er niets meer' , l'AB les invite à ouvrir pour Killing Joke l'année suivante.
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Eric Poukens, 7 maart 2012:en toen was er niets meer !

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 09:06

Neige, verglas, vent, embouteillages... rien ne t'empêchera d'aller consommer ta dose de rockabilly au Sans Nom à Schaerbeek.
Un lundi, tu t'attends à voir une dizaine de braves Schoerbeikois amateurs de rock'n roll et de mousse, mais, à 20:15' , on se serre dans la cambuse. Public hétéroclite: alley cats à la banane gominée, quelques jolies nénettes, un ou deux assoiffés, et bien sûr, carnaval Bill ( un scoop, ce soir je carbure à l'Arabica) et Lange Curieus Schaarbeek Walter.
Où est Steven?
Il est pas encore remis de sa nuit au Roskam!

Une minute de silence pour rendre hommage au frère de Claudie, la patronne, dont les funérailles ont eu lieu ce matin et un trio juvénile prend place au fond du zinc.
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 The Moonlight Howlers!
Une histoire de famille: Raffael "Bones"Weatherly on German doghouse bass , née avant la seconde guerre mondiale ( l'instrument, pas le kid, il doit avoir 23 ans!) - his baby sister Ariel "Siren"aux drums ( Bill est déjà amoureux) et le cousin Tory "LEE TERROR" Putman à la Gretsch, instrument authentique se trouvant en de très bonnes mains, le ket a pas l'air d'une terreur, mais il dégaine aussi vite que Jesse James.
Pour surveiller toute cette marmaille: Tarry Weatherly ( MAMA HOWLER)!
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Sortent d'où ces mignons?
Un bled en Arizona: Williams!
P1190924.JPGBonsoir, Bruxelles, we're gonna play some rockabilly for you, are you ready?
Oui, gamin, balance la sauce!
Sur un feuillet, ils ont griffonné une quarantaine de titres, des standards ou des machins plus obscurs et quelques compositions personnelles, parmi lesquels ils piocheront pour nous confectionner deux sets de près de 50' méchamment bandants. Le Sans Nom en est resté sans voix, et on a failli appeler le SAMU lorsque Papy Ciske ( 65 piges au compteur), après nous avoir régalé d'un Jive acrobatique, ayant ébloui Lucinda et Clarisse, deux petites pas bidon, a, tout d'un coup, pris des teintes Petit Gervais, date de péremption passée depuis 3 mois.
Entrée en matière furieuse ( ' Stage coach'?) ressemblant au 'Rawhide' de Frankie Laine.
Tu t'en vas, quémande Bill?
Vais aller zyeuter ça de plus près, patje!
Les marmots chantent à tour de rôle ou combinent les voix: Tory, un croisement Johnny Cash/ Elvis- Raffael, un rockabilly sound traditionnel et la sirène, telle une gamine à la voix stridente, pire qu'une craie sur le tableau noir, style Millie Small, ' My boy Lollipop', pour te faire une idée.
Lee Terror derrière le micro pour ' Jackpot Maggie' au phrasé the King, les backings d'Ariel lave plus blanc que l'Omo utilisé par un gars né en Indiana et décédé depuis.
Juteux!
Le trio a pondu une rondelle, 'Rocket to the Moon', probable que ce titre soit repris dessus
A toi, Ariel... tell me, tell me why... oui pourquoi?
Old style rockabilly surf à la Wanda Jackson, suivi du standard ' Don't you rock me Daddy O', la grande époque skiffleP1190938.JPG avec Lonnie Donegan.
Un petit Elvis, les gars?
' Baby, let's play house':servi frais et printanier, c'est irrésistible, dans le coin, ça commence à remuer pas triste.
Une version frissons au clair de lune de 'Jackson', avant de sortir toutes les griffes avec le 'Stray Cat Strut', tirez-vous les souris, les matous sont en chasse!
On poursuit avec un petit country Cashien et bref avant de revenir au rockabilly brut.
Une question que ne se pose pas le brave Raffael c'est... how to play slap bass, le gamin s'en donne à coeur joie, les baffes volent sec.
Une nouvelle escapade country... on a long and dusty train... et une petite dernière avant la pause, un instrumental supersonique ( 'Havasu rockabilly' ?).
45' sulfureuses!

Seconde mi-temps
Après un break de 10', le clan reprend place en changeant la donne, la nana à l'upright bass, le frangin à la guitare et les baguettes pour le cousin: Keep your heads to the South... C'est où le Sud, on m'a fauché ma boussole!
Chacun à son poste initial pour 'All I do is cry' , 96 tears, encore bien!
Un ' Kansas City' quasi méconnaissable, départ laidback avant de voir la terreur te sortir une avalanche de riffs méchamment vicieux.
A fond sur le champignon pour un swing aussi minimaliste et rentre-dedans que les performances d'une autre troupe de siblings: Kitty, Daisy & Lewis!
Gymnastique vocale sans filet lors de 'Party Doll' puis on attaque Johnny, tu payes Cash: ' Folsolm Prison Blues'.
L'euphorie gagne les clients.

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Let's turn it down with a bluesy song, chaps... 'Always lie', dialogue fraternel incestueux, orné d'une séquence scat.
Assez ri, retour au front avec un rock sanglant ( ' Hep Cat' ?) et sur la lancée un missile encore plus fumant. Dans le bastringue sont déjà trois à être grimpés sur les banquettes et à se déhancher comme Elvis avant la déchéance Las Vegas.
Un slapping dévastateur, deux ou trois gamines te tirent sur le dancefloor.. la java!
Sont dopés à mort: 'Johnny Be Good' suivi d'un faux slow, démarrant en crooning... I see her at the party sibling all alone, très vite la leçon de drague vire twist endiablé, ça va pas calmer les équilibristes!
'Maybelline' c'est une sauvageonne et pour finir, un voyage spatial ' Rocket to the moon'.
Un feu d'artifice lunaire, Raffael et Tory sur la piste de danse, Mr Gretsch grimpant sur le jouet de son copain, ça canarde dans tous les sens!
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Un bis s'impose avant de regagner Gierle où le band crèche pendant cette tournée.
Un vrai slow, un qui colle : ' Please Mama please' de Go Cat Go!

 Les Moonlight Howlers sont encore chez nous pendant quelques jours, faut pas les manquer!

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 09:13

Flex semi-assis ce soir, pas de support, donc 20:30 et, lorsque  l'A B plonge dans l'obscurité, la salle est quasi pleine.
Tonton Luk a choisi un emplacement stratégiquement parfait, frontstage, légèrement décalé, à deux mètres du foyer/bar.
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 Zita Swoon Group
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ou les nouvelles aventures de Kuifje Stef Kamil Carlens in Afrika.
Je t'entends venir: non, fieu, Tintin n'est pas raciste, dixit la justice belge!
Un récapitulatif?
Il y eut la période dEUS, le départ, puis brièvement A Beatband, Moondog Jr. ("Everyday I Wear A Greasy Black Feather On My Hat") devenu Zita Swoon suite à des difficultés légales.

Cinq albums studio, des live, et des scores ( pour 'Sunrise' de Munau datant de 1927 et pour la music/dance play 'Plage Tattoo/Circumstances ' en 2000 et, récemment, ‘Dancing With the Sound Hobbyist’ un projet Rosas/Zita Swoon).
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zitaswoongr-276.jpg2012, le projet burkinabée 'Wait for me' ( album chez Crammed) une collaboration du, désormais, Zita Swoon Group et du balafoniste Mamadou Diabaté Kibié ( né en Côte d'Ivoire, mais ayant grandi à Orodara, petite ville du Sud Ouest du Burkina Faso) , flanqué de la chanteuse Awa Démé, née dans une famille de griots.
Zita Swoon group= Stef ( chant, dobro et une autre resonator guitar) - l'excellent Simon Pleysier, guitares ( ac. - él.) et banjo - Christophe Albertijn, basse - Amel Serra Garcia, afro cuban percussion ( un crack) - et les filles: la souple Karen Willems ( Sofa, Yuko) aux percussions et backings et la racée Kapinga Gysel à l'harmonium, claviers, glockenspiel,melodica et voix .

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zitaswoongr-326.jpgLe concert commence, sans Awa, avec deux instrumentaux, Stef introduit 'Momo le Magnifique' au dobro, Simon le rejoint à l'acoustique, l'AB baigne d'emblée dans une atmosphère arabo-andalouse, quelques percus discrètes s'invitent, la plage prend des intonations world chaloupées, après 4 ou 5 minutes un melodica mielleux entre en action, un irrésistible flow métissé s'installe.
' Sia Slide' sera bluesy, au croisement Ry Cooder et Ali Farka Touré, ton regard étant fixé sur le jeu reptilien de la séduisante Karen.
Je vous demande d'applaudir Madame Awa Démé, habillée d'une robe traditionnelle mauve, pas des plus recommandées pour le cake-walk: ' Sababu' chanté à deux voix, en anglais pour l'Anversois, en mandingue pour l'Africaine.
Mix épicé, vif et sautillant.
Mamadou, explique leur le sens de 'A Ni Baara'!
A Ni Baara, c'est un bon travail!
Un African blues traitant d'émigration, de recherche de boulot... Simon nous décoche de superbes riffs lyriques, les vocaux et les rythmes te font inconsciemment penser à Zap Mama.
' Ala Non Man Di' = c'est pas facile de connaître Dieu, une prière pendant laquelle les rythmes africains traditionnels sezitaswoongr-439.jpg mêlent à l'univers Zita Swoon.
Le timbre puissant, riche et passionné d'Awa et ses pas de danse colorés retiennent l'attention du public.
Un voisin, légèrement éméché ou sous d'autres influences, se pique de l'imiter, il devrait plutôt s'essayer à la danse des canards, style qui convient mieux à ses talents chorégraphiques.
' Negen' à propos d'un flatteur, sera décoré d'une subtile démonstration au balafon.
' Tasuma/Ji' ou le feu et l'eau.
Une plage 'sérieuse' traitant de la guerre, de la déforestation.
Imposant titre matraque pendant lequel la voix magique de Kapinga nous rappelle qu'elle n'est pas pour rien une des chanteuses phares de Zita Swoon.
Stef Kamil pour entamer 'Taare', entêtante mélopée, accélérant progressivement pour arriver au paroxysme hystérique et enfin s'éteindre à petit feu.
zitaswoongr-093.jpg' A Sera Aw Aara' est une chanson d'amour au background cajun, Stef passant du français à l'anglais.
Place au secouant instrumental' Ko Benna Waati' de l'African garage surf, la guitare de Simon et le xylophone en bambou de Mamadou rivalisent d'adresse.
Sur l'album une section de cuivres jazzy fait swinguer ce titre à mort.
' Nisondiya' prendra des teintes hawaïennes, un harmonium désuet viendra briser le tempo relevé pendant un break apaisé.
A lire toute cette pauvre prose tu te dis, wooah, ils ont assisté à un concert grandiose et varié, et bien, pas tout à fait, après 50' ton esprit se met à vagabonder, le truc ne s'attaque pas à tes tripes, t'es pas vraiment impliqué... c'est vachement bien foutu, ça balance un max, mais t'as l'impression, parfois, d'assister à un collage artisanal ou, pire, à un documentaire Exploration du Monde.
Dat vind ik ook, raconte Luk, heureusement, visuellement, il te reste les gesticulations d'Awa Démé.
' Taamala Fisa'= c'est bien de voyager, toujours ce flow groovy et une dernière: ' A Y'I Majigin' , autre morceau arc-en-ciel, carte postale, pendant lequel la chanteuse/danseuse amuse la galerie avec ses acrobaties périlleuses.
zitaswoongr-233.jpg
80', que des visages souriants à tes côtés!
zitaswoongr-483.jpg
Séance bis.
Elle débute par un impromptu de Mamadou au balafon.
Sadi, Cal Tjader, Lionel Hampton, Roy Ayers... version Burkina Faso!
Puis le band entier offrira au public une suite de deux titres fusionnels et dansants , probablement 'Teach Me' et une finale tribale névrotique ( 'Taman Ja'?).
zitaswoongr-114.jpg
La tournée se poursuit jusqu'en mai 2012, elle passera par l' Allemagne, Paris, les Pays-Bas pour finir au KVS, le 3 mai!

 

Photos: LUK STIENS

 

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Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 15:09

Les derniers tickets se sont vendus les jours précédents, la  Rotonde affiche complet!

20:10' le retour de Faustine Hollander.
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Toujours souriante, copain/copain et capable de déterrer des titres folk ensevelis sous des tonnes de glèbe.
Un cheval de bataille de son répertoire pour ouvrir le bal:' Missing Girl', une tranche de freak folk habité.
Séance tuning pour arriver au son voulu, à la limite du désaccord, en picking: 'Bury me down', ..enterre moi, tu as brisé mon coeur!

 

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Clarence Ashley, un banjo player des Appalaches, on a redécouvert ce gars dans les sixties lors du folk revival ( Dylan, Seeger, Baez..), il a composé 'Dark Holler' en 1929, je la joue mais pas au banjo.
Avant de dépoussiérer ce titre datant de la Great Depression, Miss Hollander s'excuse: "désolée, je suis fausse" avant d'éclater de rire.
Non, elle n'a pas changé!
Un agréable instrumental à la mélodie fredonnée, ' Untitled #2', sera suivi du gracile ' Dragonfly', pour mon cousin Julien qui adore les libellules.
T'en as ras-le-bol des éternels rapprochements, Alela Diane, Mariee Sioux et consoeurs..., je sais, mais on va pas te citer Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna ou Sandra Kim pour te faire plaisir!
Vous avez tous remarqué les feuillets gisant à mes pieds, c'est parce que je suis très distraite, en chantant je pense à autre chose, ma feuille d'impôts, par exemple!
1929, toujours ( d'autres sources citent 1927): 'Cocaïne Blues' de Luke Jordan, un ragtime en picking et un phrasé pirouettes.
Pour Clarisse et toutes les autres, a new song... my heart is made of stone... bluesy folk mélancolique.
Elle termine avec le cri déchirant: ' Had it coming'.
Brussels, enjoy Sharon, elle ramasse ses lyrics, nous sourit et regagne les coulisses!
Faustine, on t'adore!

 Sharon Van Etten
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DSC02670.JPGVan Gogh in Etten, tu veux dire?
Vincent, arrête les frais:  Sharon Van Etten nous vient de Brooklyn (approximately 2.5 million residents), a sorti trois CD's, le dernier en 2012, 'Tramp', avec des guests illustres, Zach de Beirut, Aaron Dessner ( The National), Matt Barrick ( The Walkmen), on la classe dans le casier singer/songwriter, indie, folk et selon NPR Music .... her elegant voice is wrapped in enough rasp and sorrow to keep from sounding too pure or confident...
Hier, elle a conquis le Bota, accompagnée de bandmates doués:Heather Woods je boude Broderick aux backings, keyboards, bass, guitar (Efterklang, Laura Gibson, Horse Feathers...) - Doug Keith: bass, guitar, melodica avec embout ( un CD sous son nom ' The Empty Ones', backing band de Little Scream...) et Zeke Hutchins aux drums ( Tift Merritt).
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Le concis et carré 'Warsaw' ouvre, il débute l'album, et ça déménage garage, un peu comme Nekko Case.
Les comparses, déjà, changent de jouet: ' Peace Signs' est amorcé.
DSC02680.JPGPutain, me souviens plus du début, stop on reprend.
Dans la salle, un fan gueule: I woke up I was already me
I was somewhat afraid I was something..
Merci, l'ami, on recommence, sans faute ce coup-ci!
Me souviens bien des lyrics de ' Save yourself' , jolie valse country.
Une conversation salon de l'agriculture ( comment composter?) avec quelques compatriotes paysans et on amorce a song about someone I broke with, ' Kevin's', close harmonies somptueuses, majesté et grâce, beau comme du du Liz Phair.
Place au midtempo hypnotique 'Magic Chords', bel exemple de poésie lyrique soulignée par le piano duveté de Heather.
I love Brussels and I'm happy to play this show with this fabulous band, c'est la première fois que je tourne avec eux dans votre beau pays.
'Don't do it', humming en écho pour ce titre répétitif et lancinant, dont la guitare nerveuse sonne Shannon Wright.
Time for a nice song ' Give out', deux voix, une électrique, une mélodie sobre et épurée.
Un slow velouté décoré d'un melodica plaintif, ' Leonard', qui tourne indie rock avec le scandé et âpre 'Serpents', truffé de guitares saturées à l'esprit Throwing Muses.

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Après cette débauche de violence, on revient à l'acoustique avec la face B du single 'Leonard', 'Life of his own', une ballade country.
L'amorce de 'I'm wrong' est bourrée d'effets noisy, Keith chatouille sa gratte à l'archet, une chambre d'écho défigure les vocaux, une ample broken-heart song à la structure complexe avec, notamment, un ahurissant bridge postrock pour fondre sur le feutré ' Joke or a lie' chanté d'un timbre magnétique.
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Septante minutes, Bruxelles réclame les bis!
Une nouvelle country romance ' All I can' et la mélopée ' Love More' qui clôt le EP 'Epic'.

Excellent concert, teinté d'émotion et de délicatesse, un personnage attachant et un band à la hauteur!




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Published by Michel - dans Concerts
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 09:05

He used to 'Rock the Nation', he's going to rock paradize.
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Les hard rock freaks pleurent la disparition de Ronnie Montrose, le guitariste était âgé de 64 ans.
Une réaction après l'annonce du décès, Slash: ''Myles just told me Ronnie Montrose passed. fn' shame. “Montrose” is one of the all time great R&R albums. Major influence. RIP man."

Ronnie avait, depuis un bon moment, engagé un combat contre un cancer de la prostate.

Sa carrière débute en 1969 avec Sawbuck, le band était sur le point d'enregistrer lorsqu'on propose à Montrose d'intégrer le groupe de Van Morrison, son nom est crédité sur 'Tupelo Honey'.
Après cet épisode, il travaille avec Boz Scaggs, Edgar Winter Group ( il est de l'aventure 'Frankenstein'), et, en 1973, forme son band: Montrose, avec un autre monstre au chant: Sammy Hagar, Bill Church à la basse et Denny Carmassi aux drums.
Montrose est un des premiers groupes hard rock américain pouvant concurrencer la suprématie britannique( le Zep, Deep Purple, Whitesnake et autres Nazareth, Uriah Heep , Queen etc...).

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Le groupe sortira quatre albums, seul Carmassi a accompagné Ronnie sur ces quatre brûlots, très vite Church et Haggar avaient mis les bouts et furent remplacés.
Après le split, Ronnie Montrose enregistre un album solo, l'instrumental ' Open Fire'.
Puis vient l'aventure Gamma, trois albums: Gamma 1- Gamma 2- Gamma 3!
En 1987, le natif de Denver ressuscite Montrose avec un line-up tout neuf , un album 'Mean', a one-off affair .
Un nouvel essai, une autre équipe, en 2002, également voué à l'échec.

Ronnie aura participé à de nombreuses sessions d'enregistrements pour e.a. Herbie Hancock, Sammy Hagar, Dan Hartman, les Neville Bros...

Depuis 2008 il souffrait d'un cancer de la prostate, ce 3 mars il nous quitte définitivement.

 

Un clip tourné en 2011, la maladie lui avait laissé un moment de répit:

 

 

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Published by Michel - dans Bad News
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:48

A 19h50' ,  l'AB club est anormalement désert, en vain tu cherches Photoman JP, lui qui habituellement fait l'ouverture des portes.
Un peloton rapplique quelques instants plus tard, non seulement JP, mais toute la Belgique roots, de Luc Toogenblik en passant par Ben, Roen & Natacha, et enfin la colonie Rootstime, avec en tête de file plastic knee Marcie, qui nous raconte ses déboires sur la route... fuck den Europese top, godv., on a été coincé de Schumann à Oud Heverlee!
L'ai toujours dit, vaut mieux habiter au Sud, fait plus chaud et il y a moins de stress!

20h00 pile, from Vancouver, British Columbia: Hannah Georgas!
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L'avant-programme roux ( belles jambes) fait partie du band de Kathleen Edwards et a sorti deux plaques : l'EP 'The Beat Stuff' 2008 et 'This is good' 2010.
Elle joue de la guitare, des claviers, envoie des samples et chante ( joliment, merci).
Pour l'accompagner, un membre de son groupe Hannah & the Sisters: Robbie Driscoll, non c'est pas le fils de Julie, aux claviers, guitares, backings et programming.
Quoi?
Genre, tu demandes: féminin, on t'a dit!
Mais encore?
Singer/songwriter - electro pop Americana - indie touche à tout!
'Elephant' ouvre ( enfin c'est ce que mentionne son parchemin playlist), aucune trace de ce pachyderme sur son dernier CD.
Chouette voix, les puristes tressautent vu l'apport électronique!
Pas nous!
Elle prépare un nouvel opus, on suppose que ' Somebody' ( titre peut-être incomplet) sera inclus sur cette rondelle.
Des loops, drum machine, une guitare saturée: attrayant female Americana trafiqué.
Bla bla bla... it's our first time in Brussels,... on sait, baby: nice food, nice town, nice beer, nice people, nice government, etc...
'Waiting game' balance agréablement et 'Enemies' malgré, ou à cause, de son titre est à classer sur l'étagère ballade gothique à la Emily Jane White.
Kathleen Edwards vient assurer les backings pendant 'Deep End', pendant lequel Robbie manipule un fragile ukulele.
Chouette titre épuré, feutré, sans gimmicks.
Hannah derrière le piano pour 'Fantasize', de l' electro dansant fort éloigné de l'image roots.

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Le lumineux' Shine' , aux accents Joan as Policewoman, met fin à ce set correct de 30'.


Kathleen Edwards
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La Canadienne (Ontario) vient de sortir un quatrième CD 'Voyageur' et, avec son band ( cinq éléments), nous a servi un set, en tous points, remarquable!
Incandescent, nerveux, rentre-dedans... de l'Americana valant les Neil Young, Tom Petty, Ryan Adams, ou Dawes, vu la semaine dernière!
Son band rocke solide, en commençant par l'imposant guitariste Gord Tough ( Weeping Tile, Oh Suzanna..) - le matador, John Dinsmore à la basse - Lyle Molzan aux drums - Jim Bryson aux claviers, guitare et trompette et Hannah Georgas aux secondes voix.
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Le show ouvre avec 'Empty Thread', Kathleen ( quelle nana, le gars de Bon Iver a du bol) à l'acoustique.
Solide entrée en matière, a tight band, des vocaux passionnés, on se serre frontstage.
' Chameleon/ Comedian', aux relents country et aux riffs de guitare hargneux, succède.
KATHLEEN_EDWARDS_-20120301_916-.jpgLes apprentis guitaristes bavent face au travail immaculé de Gord Tough, une dextérité comparable à celle de Ry Cooder, Richard Thompson ou Dickey Betts...
'Asking for flowers', la belle a reçu une électrique, Jim jouera de l'acoustique pendant cette longue plage laid-back, proche du Fleetwood Mac, époque Stevie Nicks/ Lindsey Buckingham.
Quelques mots en français, une ou deux anecdotes, I know this is Brussels, Belgium, mais ne me demandez pas où on a joué hier, et voici la ballade, pas vraiment pétillante, plutôt plaintive, 'Pink Champagne'.
La Guild pleure, on pense à Alison Krauss ou à Norah Jones en mode country.
Au violon, le mélancolique ' Goodnight California'. Superbe lament, la guitare prenant des intonations surf.
Un des ( nombreux) highlights du set.
Avec le mini hit 'In State', ouvrant 'Back to me' en 2005, on revient au roots rock sautillant.
Next one is a song about brushing your teeth, annonce la jolie bouclée, ne riez pas, it's also about night strategies: 'Mint', une publicité pour Colgate aux couleurs rock sudiste.
On te laisse seule, Kathleen, on va boire un coup.
Sur mon premier album, un titre pour lequel je me suis dit, enfin, j'ai pondu un truc qui n'est pas trop mauvais: ' Hockey Skates', ou l'histoire d'une partie de patinage, à 4 AM, avec mon boyfriend de l'époque, le thermomètre indiquait - 20° C.
Une ballade Elfstedentocht!
Un aparté avec quelques compatriotes s'étant perdus à Bruxelles, de nouveaux détails autobiographies: sa vie à Hamilton, son potager, ses chats, son clebs, les commérages... voici ' House full of empty rooms', aux jolies harmonies vocales et à l'instrumentation moins classique: une trompette et une espèce de mandoline douze cordes.KATHLEEN_EDWARDS_-20120301_933-.jpg
Jolie sérénade.
Moins angélique, 'Going to Hell', décoré d'un cinquième duel avec le rude Gord Tough, on ne le répétera pas assez, ce mec est un as!
Zont pas le temps de changer d'instrument, Lyle a déjà entamé le rock suivant 'Sidecar', du Sheryl Crow ou Shelby Lynne agité.
Trois guitares en action pendant le saignant 'Back to me', ça éclabousse!
Elle ressort le violon, on a droit à une séance de bruitages lugubres virant complainte ' A soft place to land'.

 

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Présentation des comparses et une dernière, le poppy single ' Change the Sheets'.
80' satinées!
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Un double bis!
Le countrysant 'Six o'clock news' et une request, 'For the record' , un downtempo soigné!
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Un coup d'oeil sur le calepin du mec de chez Gault & Millau: 5 toques, cuisine raffinée, présentation & service impeccables... à recommander!

 

Merci à JP Daniels pour ses photos!

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Published by Michel/Photos JP Daniels & Michel - dans Concerts
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