Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 21:51

Le billet de JPROCK:


Marc Isaye déclarait hier soir devant les caméras de la Rtbf : "avoir la chance de voir
 Paul Mc Cartney jouer live est un privilège, un peu comme ceux qui en une autre époque ont pu écouter Mozart ou Bach de leur vivant". Il exagère à peine...
560156_186605131456093_100003198218121_274854_636847628_n.jpg
Ca fait presque dix ans que Sir Paul n'a plus joué dans notre bon pays.
544379_186613941455212_100003198218121_274874_788363798_n.jpgLa dernière fois ce fut ici même au Sportpaleis pour son "Back in the world tour" en 2003. Personnellement j'ai eu l'occasion de le voir entretemps à Arnhem en Hollande fin 2009 et ce fut un très grand moment musical bourré d'émotion.
Ce soir le Sportpaleis est bondé pour accueillir le "On the Run Tour".
Vers 20h30 les lumières s'éteignent et c'est une standing ovation qui accueille l'ex Beatles qui démarre le set par "Venus & Mars" avant d'enchaîner avec "Rock show" deux titres des Wings. Pendant près de trois heures, Paul va nous balader dans son univers sans aucune faute de goût. On assiste à un véritable juke box vivant dont la plupart des titres sont devenus des classiques intemporels. Sous un light show magnifique et gigantesque et servi par des projections qui habillent avec bonheur chaque titre, Paul semble de très bonne humeur, cabotine un peu, et tente même de s'adresser au public anversois dans la langue de Vondel avec presque autant de bonheur que notre premier ministre en fonction.
427931_186615181455088_100003198218121_274877_1569863413_n.jpg
Dans l'ensemble le show est plus rock que lors du "Good Evening tour" de 2009. Entouré d'un band de rêve inchangé depuis presque 10 ans et formé de Rusty Anderson ( guitars), Brian Ray ( bass & guitar), Paul"Wix" Wickens (keys ) et Abe Laboriel Jr ( drums & backing vocals) le célèbre presque septuagénaire au look d'éternel jeune homme affiche une excellente forme et nous régale de son immense talent.
Dans les gradins les visages sont illuminés, quelques larmes coulent, de très jeunes filles dansent et d'autres hommes et femmes toutes générations confondues chantent les paroles à plein poumons. L'osmose est totale entre l'artiste et son public. Les titres défilent : "Jet", "All my loving", "Paperback writer", "The Long & Winding Road", "Blackbird"," Mrs Vandebilt", "Eleanor Rigby", "Ram on", "Something", "Yellow Submarine", "Band on the Run", "Back in the USSR"," A day in the Life", "Give peace a chance", "Let it be" et bien sur un "Live & Let die" sous fumigènes et explosions en tout genre suivi d'un " Hey Jude chanté en choeur par 15000 âmes.

551565_186615561455050_100003198218121_274879_1677206715_n.jpg

562336_186600888123184_100003198218121_274838_624786726_n.jpg

En 43 morceaux et deux rappels durant lesquels le public put encore applaudir quelques chefs- d'oeuvre de plus comme "Get Back" ,"Drive my car","All tou need is love", "Yesterday", "Day tripper", "Carry that Weight" et "The End" Macca a écrit une page de plus de son histoire et gravé un peu plus au fer rouge son nom dans le coeur d'un public tout entier acquis à sa cause.
559222_186601198123153_100003198218121_274840_992860498_n.jpg
Un coup de maître de plus pour cette légende vivante au destin hors du commun.
Un concert quatre étoiles, la touche d'un géant.
557220_186602574789682_100003198218121_274846_1057736353_n.jpg
Setlist:

Venus and Mars / Jet / All My Loving / Junior's Farm / Got To Get You Into My Life / Sing the Changes / The Night Before / Let Me Roll It / Foxy Lady / Paperback Writer / The Long and Winding Road / Let 'em In / My Valentine / Nineteen Hundred and Eighty Five / I'm Looking Through You /And I love Her / Blackbird / Here Today / Dance Tonight / Mrs Vandebilt / Eleanor Rigby / Ram On / Something / Yellow Submarine (fragment) / Band on the Run / Ob-La-Di, Ob-La-Da / Back in the USSR / I've Got A Feeling / A Day in the Life + Give Peace A Chance (fragment) / Let It Be / Live and Let Die / Hey Jude.
 

389604_186605561456050_100003198218121_274858_40293293_n.jpg

Encore 1: The Word + All You Need Is Love (fragment)+ She loves you(fragment) / Drive My Car / Get Back.
Encore 2: Yesterday / Day Tripper / Golden Slumbers / Carry That Weight / The End.

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:28

Billboard titre: Chet Atkins played the guitar. Bob Wills played the fiddle. Earl Scruggs played the banjo... pour bien nous faire comprendre que Earl Eugene Scruggs, né le 6 janvier 1924, a révolutionné l'art du jeu de banjo.
Il a popularisé le three-finger banjo-picking style, désormais connu sous le nom de "Scruggs style".
Avec Bill Monroe, Wade Mainer, les Stanley Brothers, Ervin T ' Orange Blossom Special' Rouse et son pote Lester Flatt, il fait partie de la première génération de bluegrass musicians, active juste après la guerre jusqu'à la fin des sixties.
image.php.jpg
Earl rejoint le chef, Bill Monroe, et ses Blue Grass Boys, en 1945.
On le retrouve sur quelques enregistrements du maître, qui ont été réédités sous le nom de 'Bill Monroe & His Blue Grass Band – The Early Years'.
En 1948, Earl et le guitariste/mandoliniste Lester Flatt quittent les Blue Grass Boys pour former les Foggy Mountain Boys qui deviendront Flatt and Scruggs!
Ils joueront ensemble ( avec une kyrielle de grands noms country, tels que Chubby Wise, Josh Graves, Mac Wiseman...) jusqu'au split en 1969.
Plus de 20 albums et des singles squattant les country charts, tels 'Foggy Mountain Breakdown' ou 'The ballad of Jed Clampett' .

 

 

Scruggs monte la Earl Scruggs Revue avec ses fils et continue à publier des old style country albums.

51jtB5XhdAL._SL500_AA300_.jpg

En janvier 1973, un Tribute Concert est organisé en son honneur à Manhattan (Kansas).
De grands noms y contribuent: les Byrds, Joan Baez, le Nitty Gritty Dirt Band, David Bromberg, Doc Watson...la crème country/folk/rock de l'époque.
On retrouve Earl pour la dernière fois dans les charts en 2003 avec le disque "Three Pickers" featuring Doc Watson et Ricky Scaggs.

The Segovia of the five-string banjo, the Paganini of bluegrass s'est éteint, apparemment de mort naturelle, au Nashville hospital.
Il avait 88 ans!

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:58

Un sold-out pour la venue bruxelloise de la nouvelle sensation from Sydney: The Jezabels!
DSC04012.JPG
Déjà à 20:00 le Club est bien garni pour l'avant-programme assuré par les locaux:
 Coffee or Not.
DSC03872.JPG
Coffee or Not ou l'union de deux habitués des scènes de la capitale, la séduisante singer/songwriter Soho Grant ( qui collabora également avec Pierre Castor), guitare, claviers, vocaux et Renaud Versteegen ( Another Belgian Band, BOw, Ruacutane...), guitares, vocaux.
En 2010, Rudy Coclet ( Jet Studio) sort l'album ' Not alone in our Mind', un nouveau CD, 'Gone', doit éclore un de ces jours.
Sur scène, le duo est secondé par un formidable bassiste/contrebassiste, Nicholas Yates ( Samir Barris, Ruacutane, Thomas Champagne trio...) et un batteur non moins talentueux, Jordan Greenwood ( The Grievous Angels, Pierre Castor, Geezer Young...).
'City Lights', une entrée en matière tout en douceur, les lumières urbaines sont tamisées, l'arrière-plan musical baigne dans des tonalités soft subtiles.
Grâce et légèreté sont au rendez-vous.
L'ensoleillé ' Summer' succède, de la pop soignée et entraînante reposant sur de fragiles harmonies vocales .
Sensibilité et savoir-faire!
DSC03874.JPGUne intro ciselée à l'acoustique amorce le plus ancien 'Home again', Soho hante les claviers, ce folk délicat prend des teintes Syd Matters ou Peter, Paul & Mary pour les plus anciens.
A new one, le soyeux 'Somewhere I belong'.
Au jeu des rapprochements, on avance Simon & Garfunkel ou certains titres des Carpenters.
Un switch de guitares, l'acoustique pour Miss Grant, l'électrique pour son compagnon, voici 'Inside our bones', une plage indie rock enlevée.
La formule quartette convient parfaitement au rendu des compositions de Coffee or Not, les mélodies sont plus percutantes.
Le Club se dandine et apprécie.
Une plage au ton dramatique ' Like a shadow' met une nouvelle fois en évidence le mariage parfait des voix, féminine et masculine.
Bel ouvrage d'orfèvrerie.
'Wake up', aux climats passant du grave à l'insouciant pour ensuite secouer sévère et terminer en douceur à l'approche du terminus, mettra fin à ce set convaincant de 30'.


Coffee or Not se produit au LR6 ( Rue Haute) le 6 avril.

 The Jezabels
DSC03916.JPG
DSC03884.JPGDeux ( jolies) filles, deux garçons: Hayley Mary – vocals, Heather Shannon – piano/keyboard, Nik Kaloper – drums, Samuel Lockwood – guitar.
Après quelques EP's sortis en 2009/2010, un premier full cd, ' Prisoner', fin 2011.
Un critique irlandais résume assez justement leur style..they switch from slow-burning gothic emo-rock to floor-stomping indie with ease... !
Ajoutons-y que les trois musiciens fournissent un boulot impeccable permettant à celle qui attire tous les regards, Hayley Mary, noire, de la chevelure de jais luisant, jusqu'au combat shoes en passant par le futal de cuir moulant et le vernis à ongle, de placer en avant-plan son ramage multi-octave et sa gestuelle scénique fascinants.

 

DSC03887.JPG

'Endless Summer', au potentiel hymne emo évident, ouvre, tu essaies des rapprochements, le timbre te faisant, à la fois, songer à une jeune Chrissie Hynde, à Cindy Lauper ou Sharin Foo, des Raveonettes.
Le paysage sonore impressionne, t'es loin des Polders ou des plaines du Pô: vallons, collines, cascades, pics escarpés se succèdent en déferlantes sauvages.
'Cherry Pie' c'est pas de la tarte. Comment une frêle créature telle que Hayley peut-elle s'époumoner avec autant deDSC03885.JPG punch?
Le groupe s'assagit pendant 'City Girl', la guitare se fait épique, le chant narratif.
Petit bémol, les claviers ne s'entendent guère.
Miss black leather tombe la veste pour arborer un top, noir évidemment, scintillant: un titre plus ancien, ' Mace Spray' .
Kate Bush, murmure un voisin, The Cranberries ajoute son copain, Lykke Li annonce une autre voix.
Il y a un peu de tout ça!
'Horsehead', même scénario avec un assaut vocal aussi périlleux que dramatique.
Décidément, cette nana n'a peur de rien.
Heather introduit ' Easy to love', un roulement de tambour succède à l'amorce au piano, les fans reprennent ce titre plus ancien et plus lent en chorus.
Nouvel épisode épique: 'Rose Bud'
DSC03962.JPGMore keys, please...Merci, Hayley, nous n'étions pas les seuls à avoir constaté la mise en sourdine du piano.
Toujours aussi musclé, ' Sahara Mahala', avant d'entendre Samuel proposer a dancing one, le single secouant ' Try Colour', il se met à sautiller pendant que la frontwoman se tortille, le drummer et la pianiste restant concentrés.
Chaud, chaud!
'Long highway' démarre comme une ballade avant d'exploser en indie rock dynamique.
La leading lady indique que 'Hurt Me' sera la dernière.
Le corps mince de Hailey, une Nikita Aussie, s'anime en suivant les accélérations du rythme, ses mouvements saccadés et hypnotiques collent au tempo pendant que la voix fait frisonner nos échines.
DSC03997.JPG
Public bouillant et bis!
'She's so hard' aux senteurs Pretenders et le tempétueux 'Dark Storm'.
DSC04009.JPG
The Jezabels, un groupe ayant tout pour se retrouver en tête d'affiche des grands festivals dans un avenir proche!

 

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:39

Le bluesman Jerry McCain, harmoniciste, singer/songwriter est décédé le 28 mars 2012, il était âgé de 81 ans.
Né à Gadsden, Alabama, très vite comme plusieurs de ses frères ou soeurs ( ils étaient cinq enfants), il se lance dans la musique.

Jerry_McCain-The_Jigs_Up-Front.jpg

Sa rencontre avec Little Walter, en 1953, sera décisive, il jouera de l'harmonica.
La même année sort le single "East of the Sun" /"Wine-O-Wine" gravé sous le nom de Jerry 'Boogie' McCain, dans le groupe on retrouve son frère Walter à la batterie.
Ensuite il obtient un contrat avec le label Excello, qui sort d'autres singles, tels que "My Next Door Neighbor".

 

 

En 1960 paraît l'instrumental 'Steady' qui devient un blues harmonica classic et inspira Kim Wilson des Fabulous Thunderbirds.
Les firmes de disques se succèdent ( Columbia, Okeh Records, Jewel, qui plus tard sortira une compilation de ses 45 tours) , Jerry gravant surtout des singles.
A cette époque, il tournera avec les Drifters, Freddy King ou William Bell.
Les seventies furent une période sombre pour les musiciens de blues, la discographie du gars d'Alabama est difficile à répertorier , on note cependant un premier LP en 1978 ' Living Legend' .
Il signe chez Ichiban Records, the most popular in the blues record business, pour lesquels il enregistre plusieurs albums.
Dans les 90's, jouissant d'un regain de notoriété, il tourne en Europe et passe par la Belgique.
Sa dernière trace discographique date de 2004 ' «Boogie » Is My Name'.
41T7ZQPWHNL._SL500_AA300_.jpg
Durant sa longue carrière, Jerry a collectionné les awards dont l'Alabama Folk Heritage Award en 2007, sa ville de Gadsden l'a également honoré en créant un Jerry McCain's day pendant son annuel festival rock, le River Fest Event, se tenant habituellement au mois de juin.

Jerry McCain n'est pas repris dans le top ten des All-Time blues-harp players édité par 'Modern Blues Harmonica', mais il est juste en dessous!


Little Walter (Jacobs)
Big Walter (Horton)
James Cotton
John Lee “Sonny Boy” Williamson (aka, Sonny Boy I)
Rice Miller (aka Sonny Boy Williamson, Sonny Boy II)
Sonny Terry
Junior Wells
Jason Ricci
Paul Butterfield
George “Harmonica” Smith

Repost 0
Published by Michel - dans Bad News
commenter cet article
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:30

 The Tangerines
DSC03757.JPG
Rotonde, 20:00: cinq mandarines hurlus sur le podium, 13 badauds disséminés dans l'hémicycle.
Sont très jeunes Simon Gastout: Chant, guitare, analogique • Bazil Urbain: Chant, piano • Pierre Gastout: Chant, guitare • Nathan Chevalier: Basse • Pierre Yernaux: Batterie qui fondent Tangerines en 2010.
Ils définissent leur rock de psychédélique, tu peux carrément y ajouter des éléments hard, alternative metal ou stoner, selon les titres!
DSC03794.JPGPeu de monde, peut-être, mais les présents ont assisté à un show de 30' d'un groupe prometteur, montrant une belle maturité sur scène et dont les compositions, bien structurées et énergiques, tiennent plus que bien la route.
Ces gamins n'avaient pas de setlist, d'ailleurs plusieurs de leurs morceaux sont toujours untitled, après le gig de Sound of Guns, ils consentent pourtant à te griffonner quelques titres sur un bout de papier.
Ce qui frappe d'emblée c'est le son énorme et les teintes seventies des deux premières plages ( no titles), des effets psyché parsèment ce heavy rock bien torché.
Ils poursuivent avec 'The way with no end ' (?) , un downtempo pesant et obsédant, le clavier te rappelant au bon souvenir d'un Ray Manzarek, doors of perception.
Le singer annonce 'Illusions', le papier reçu mentionne ' Sex', on conclut le sexe est une illusion, mais ce titre mordant DSC03777.JPGpète le feu.
Une intro electro amorce la suivante, très vite le truc vire garage crado. ( c'était peut-être 'Sex' , car le scribouilleur a oublié un titre).
' Trip in your eyes' (?) est entamé par un orgue à la Electric Prunes, qui connut son heure de gloire dans les sixties avec 'Mass in F Minor', une méchante basse en disto annonce un final fougueux.
Excellent!
Pour terminer, les mandarines nous envoient ' Lost in your end', plus métallique et au phrasé Zack de la Rocha. Le drummer hargneux se démène comme un ours en rut, les guitares sont pas malades, la basse tourne rond et Buzz, au chant, assure un max.
Juteuses, ces Tangerines!
DSC03801.JPG
Après Mons, Liverpool:  Sound of Guns
DSC03860.JPGQuintette existant depuis 2008, deux efforts discographiques long playing: 'What came from fire' et 'Angels and enemies', venant d'être baptisé.
Line-up:Andrew Metcalfe ( vocals) Lee Glynn (Guitar )Nathan Crowley ( Guitar )John Coley (Bass ) et Simon Finley (Drums)!
Classement: anthemic rock bourré de powerful riffs, de lyrisme, de deep and emotional vocals, et d'un rien de glamour.
Les critiques citent U2, époque October, on ne leur donnera pas tort, en y ajoutant The Verve, et quelques mastodontes à la limite du hard/glam: Aerosmith, Mötley Crue, certains avancent Iron Maiden, on ne les suit pas, mais on accepte The Cribs, The Rakes ou autres seconds couteaux de la scène indie.
Malgré un public maigrichon, les gars du Merseyside nous ont servi un set musclé et réjouissant, loin d' être novateur, néanmoins.
It's only rock'n roll, but I like it, a sorti la petite Frances, une rousse pétillante.
Pense pas qu'elle était déjà née en 1974!
DSC03823.JPG
'Sometimes' amorçant ' Angels and enemies' ouvre le feu, du rock de stade généreux. Les guitares s'entrelacent, le drummer pile ses fûts et cymbales, la basse sautille, le phrasé d'Andrew se fait véhément, ses potes reprennent en chorus, tu frappes le sol des pieds et ta tête se secoue en suivant le rythme imposé par le sound des Guns.
Le frontman, profitant de l'espace offert face à lui, traverse l'enceinte et vient chanter l'aubade à une gamine assise aux pieds de la table de mix.
Binaire et efficace!
'Elementary of Youth' même scénario, même tir nourri.
'Lightspeed',299 792 458 m/s mieux qu'une Porsche!
Le downtempo folky aux touches Oasis ' The Whites of Your Eyes' sera suivi du méchant ' Collisions'.
Une nouvelle promenade dans la fosse, t'as même droit à la bénédiction de Monseigneur Metcalfe apposant ses DSC03829.JPGmains sur ton auguste crâne.
Toujours dans la veine épique ' 106 - Still the words' avant de voir un roadie refiler une acoustique au shouter.
La chouette ballade ' Bottled in Birkenhead' sera introduite par un clavier majestueux, un instant de tendresse après le canardage en règle.
Retour au front avec ' Silicon', John se remet à pianoter pour une intro à la 'Baba O'Riley' ( The Who), voici le glacial et symphonique 'Antartica'.
'Bullets in the Bloodstream': toi, kid, qui fredonne tous les lyrics depuis le début, attrape le micro et chante.
Pas de bol le mélomane est victime d'un trou de mémoire ou souffre du trac des débutants, rien ne sort de sa gorge, il refile le Sure à Andy qui poursuit le trip en souriant.
Next one is called ' The Leaning', suivi de 'Architects' , qui n'est pas une cover de dEUS, ni le soundtrack d'un Peter Greenaway.
Architecture baroque flamboyant!
Place à ' Of your own imagination, un downtempo solennel engagé par un son de cloche auguste.

DSC03830.JPG

 

Une dernière salve impétueuse, 'Alcatraz' , mettant fin à ce set de 60'.
DSC03851.JPG
Au stand merchandising, les membres du band se montrent des plus disponibles, dialoguent avec les fans et ne semblent pas faire une maladie du manque de public.
Sympa!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 21:28

ELLE, un des magazines les plus hot question rock ( juste un cran sous 'Vive les Rondes'), titre en mars: "Nos trois coups de coeur de l'hiver..Brooke Fraser, la bombe - Alex Winston, la branchée et Liz Green, la folkeuse ".
On croisa Liz Green au bota, on espère désamorcer la bombe un de ces jours et samedi, on se pointe au Club pour assister au show de la petite Alex Winston!
DSC03728.JPG
20:15: Adomas and The Mittens
DSC03632.JPG
un collectif lithuanien, écumant les petites salles bruxelloises, dont on dit ( à raison après la performance à l'AB) le plus grand bien!
DSC03619.JPGSur scène la diva au chant maniéré, Adomas Laurinatis, keys and electronics - à ses côtés, le discret mais ensorcelant, Leonas Somovas au laptop, electronics & effects.
En background des visuals psychédélico -décadents créés par June Peduzzi et Pascal Mouri.
Pendant 40' Adomas & The Mittens nous auront servi du trip hop/ambient/cabaret electro novateur d'un haut niveau.
Un des trucs les plus intéressants proposé dans le genre depuis des lustres, mixant Gavin Friday, Brian Eno, David Bowie, Fad Gadget, Soft Cell, Depeche Mode, Massive Attack, Robert Görl, Amanda Lear et Marlene Dietrich...
Les compositions soignées, en mode downtempo, baignent dans un climat ouaté sans jamais sombrer dans le chill -out bon chic bon genre ni dans la muzak de supermarché.
Le light-show retient ton attention sans occulter la musique, quant à Adomas, il vit son rôle d'androgyne habité en utilisant une gestuelle de mime ou de pantin au croisement d'un Marcel Marceau et de Klaus Nomi.

 

DSC03615.JPG

En l'absence d'une setlist on peut supposer que le duo a interprété, dans le désordre, des versions work in progress des morceaux ' For June' ( avec piano classique), 'Rice', ' Confession', 'Circus', 'Nothing will get in my way', 'Rumours', tous titres dans lesquels les éléments symbolistes ne sont pas absents.
Excellente entrée en matière!
DSC03688.JPG
21h10'  Alex Winston & Band!
DSC03711.JPGSur fond de marche enfantine, sont six à entourer le mètre 58 ( 24 ans) de Bloomfield Hills, Michigan.
Elle ne les présentera pas: drums, basse, claviers, guitare ou banjo ou mandoline, un homme à tout faire: claviers, acoustique, mandoline... et celle qu'elle nomme sa sister wife ( Sarah) aux secondes voix et shakers.
Quelques singles et EP's sortis en 2010/2011 précèdent le premier full CD ' King Con' sorti cette année.
' Fire Ant' ouvre les (d)ébats, de la pop nerveuse et saccadée. D'emblée une ambiance de party exubérante s'installe.
Une fausse fin, le fans applaudissent et le band reprend la route pour un final débridé.
Alex, pieds nus, se démène comme une petite excitée, son dynamisme gagne tes voisines, ça gigote ferme frontstage.
L'amusant ' Run Rumspringa' te rappelle au bon souvenir d'un groupe tel que Freelance Whales, en moins bordélique,DSC03729.JPG le guitariste a droit à un petit solo pas bidon, les harmonies vocales coulent de source, la croisière s'amuse.
Le band enchaîne sur 'Host', titre pétillant au chant choral et aux rythmes exotiques.
Musicalement ça ne vole pas très haut, mais l'énergie déployée et la joie de vivre sont communicatives.
Un titre plus ancien, le chaloupé 'Velvet Elvis' , a handclapping one que la femme enfant va chanter en grimpant sur le drumkit.
Une nouvelle invitation à la danse 'Locomotive', qu'Alex interprète d'une voix enfantine tout en bondissant comme Skippy le kangourou.
Une boule de nerfs, cette gamine.
La seule ballade du set, 'Guts', un titre sobre, superbement chanté.
The band is tight and powerful!
DSC03733.JPGElle dédie ' Sister Wife' à sa choriste Sarah, c'est reparti pour une séquence d'aerobics et de sourires ravageurs se poursuivant pendant ' Choice Notes'.
'The Fold' qui clôture l'album est tout aussi naïf et entraînant.
Après avoir escaladé les hauts-parleurs, la schtroumpfette vient se mêler au public qui se trémousse en l'entourant.
Sur scène les claviers virent Farfisa et la mélodie prend des couleurs sucrées, un peu comme les plages de Little Joy, le band de Fabrizio Moretti ( les Strokes) et Rodrigo Amarante( de Los Hermanos) flanqués de Binki Shapiro.

DSC03692.JPG

 

DSC03735.JPG

C'est la dernière, Bruxelles, le mini-hit vaguement oriental: 'Medicine' .
Un grand numéro sur scène: elle commence à genoux pour escalader une nouvelle fois la grosse caisse et enfin, terminer allongée sur le sol. ( Non, pas de sombrero!).

A peine 45', hurlements désapprobateurs des Bruxellois.
DSC03741.JPG
Listen, kids, je me change et on continue outside, en acoustique!
Une cinquantaine de personnes l'attendent sur le boulevard Anspach et, effectivement, la troupe rapplique pour interpréter trois titres façon boy scouts, le mielleux 'Don't care about anything', une version alternative de 'Velvet Elvis' pendant laquelle un travesti black vient entamer une danse lubrique.
Les curieux s'arrêtent pour se joindre à la fête, le public a doublé et le groupe envoie une dernière salve ( 'Locomotive' bis) avant de récupérer our shit on stage.
DSC03751.JPG
Simpliste, sûrement, mais hyper sympa!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:48

Pas une figure très connue dans no contrées, le natif de Fremantle, Australia, et pourtant il est considéré comme un des pionniers du rock chez les Aussies.
skynews_732643.jpg
En 1966, à 18 ans il forme The Valentines, un groupe pop/rock s'inspirant des Beatles ou des Stones mais aussi des stars locales les Easybeats.
Il est intéressant de noter que le co-vocaliste se nommait Bon Scott, celui qui deviendra lead singer d'AC/DC en 1974.
Les Valentines vécurent de 1966 à 1970 et connurent quelques hits pendant cette brève carrière.

The-Valentines-300x225.jpg

 

Un album compilation posthume, simplement intitulé 'The Valentines' sortira en 1987, il sera réédité plusieurs fois.
Valentines-front.jpg
Après cet épisode, Vince se lance dans le journalisme et devient manager, notamment des Divinyls ( featuring Christina Amphlett ) ou de Jimmy Barnes ( ex Cold Chisel).

Vince Lovegrove n'a pas été épargné par le sort puisqu'il perd sa seconde femme et son fils, Troy, victimes du SIDA.
Le 24 mars au petit matin son van quitte la route et prend feu, Vince Lovegrove avait 64 ans!

Repost 0
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:05

S'il gèle au vingt-quatre mars, les poiriers diminuent d'un quart.
En 2012, on aura des poiriers gigantesques, 19° à l'ombre, tous au jardin sauf les irréductibles se tapant la  

 FNAC City 2 pour le mini-concert de l'Orchestre du Vent!
Abstiens- toi s v p, pas de commentaires débiles, pas d'autant en emporte le vent, ni de vent dans les branches de sassafras... du vent, du balai, basta, referme ton dico des citations.
DSC03558.JPG
Nous disions L'Orchestre du Vent.
Combien d'exécutants?
Cinq!
DSC03565.JPGIls étaient Caravane, ils sont Orchestre du Vent!
Cécile Gonay ( Seesayle e.a.): Basse, Choeurs/Guillaume Montulet ( I'm bad like Jesse James): Claviers, Choeurs/Bernard Ronveaux ( Five to One, Mister Wood and the Cadillac... ): Guitares, Choeurs/Jérôme Danthinne ( Marc Morgan, Phantom, Miam Monster Miam, Jacques Duvall, Tsuki Moon...): Batteries, Choeurs et Didier Bourguignon ( au départ illustrateur/graphiste): Chant, Banjo 5, Harmonica!
Cette bise nâga à cinq têtes ne vient pas d'Angkor, elle a vu le jour, il y a quelques années, en terre mosane et a sorti un CD 7 titres auto-produit, ' L'Orchestre du Vent'!

14 h10'
Bonjour, on déclare grand-ouvertes les portes de l'univers de l'ODV.
Cet univers est pour le moins loufoque, imagine un fond musical country dessiné par Maurice de Bevere, alias Morris, et des lyrics décapants ou poétiques selon les directions indiquées par la rose.
Sirocco, mistral, tramontane, ponant... un milkshake surprenant.
' La vie': il est question de monstres et de dieux fébriles... c'est une évidence, la normalité est une notion relative, mon cher Albert.
L'orchestration est ample, l'harmonica gambade et les riffs de guitare sonnent americana.
' 1, 2, 3 fusées', à propos d'une nuit, en juillet 1969, qui nous a marqués ( fallait être déjà né, fiston), Apollo 11 se poseDSC03559.JPG sur la lune!
Kubrick, Hergé, David Bowie, l'Orchestre du Vent: même combat.
Une aventure spatiale sur fond forain. Sais pas pourquoi, mais ça me rappelle l'hilarant Bonzo Dog Doo-Dah Band!
Le subtil ' Ce soir' hante la veine mélancolique, les secondes voix aériennes de Cécile, aux grands yeux bleus, et l'harmonica plaintif du cowboy aimant la fondue et le Gevrey-Chambertin t'arrachent une larme.
' Françoise' un copain d'enfance avec lequel je pataugeais dans une bassine en zinc, tu sais une espèce d'abreuvoir pour vaches.
A cette époque tu pouvais pas t'acheter une piscine hors-sol rose ou bleue chez Carrefour, d'ailleurs Carrefour n'existait pas, il y avait que le Sarma!
Françoise, c'était mon poteau!
Belle tranche de country/pop Quick et Flupke, espiègle et irrésistible.
Tiens, c'est aussi beau que du Joe Dassin!
' Mange la route' en pensant à Norman Rockwell, décédé en 1978.
Faut clore les paupières et imaginer une blonde, Jayne Mansfield ou Mylène Demongeot, au volant d'une décapotable, une Dauphine pour la Frenchie, elle double un Berliet, elle s'en fout de la ligne blanche et sourit au camionneur à l'étroit dans son marcel, pas lavé avec Ariel.
DSC03584.JPGOui, elle portait des bottes et une mini-jupe en cuir, tu la connais?
Non, c'était pas Jean Seberg!
' Léonie'
Une copine de Charles!
Le Prince de Galles?
Non, les fleurs du mal.
Un uptempo crinière au vent, solo de slide glissant, tirade d'harmonica dylanien et poussée de fièvre des claviers.
Du funk baudelairien!
' Rien que pour moi' égratigne tous les présentateurs de TV cannibales et boulimiques.
Pense à Hugues Aufray virant René Magritte, et pour la séquence swing, téléphone à Vian!

DSC03591.JPG

DSC03575.JPG

Dernière salve ' Knock-Knock'.
On heaven's door?
Sais pas, Jules, mais c'était désopilant!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:03

Le billet de JPROCK :

La salle forestoise en version club n'a pas vraiment fait le plein ce soir.
Bizarrement les gradins sont bondés et la fosse est à moitié remplie. Un public principalement composé de familles, de jeunes ou de très jeunes attend avec impatience que le show commence.
314202_184220801694526_100003198218121_269190_493143715_n.jpg
292225_184221741694432_100003198218121_269196_1693150338_n.jpgLorsque la jolie franco-martiniquaise apparaît sur scène entourée de six danseurs et danseuses et épaulée par quatre musiciens et une choriste, on sent que le parti pris du show a l'américaine a été choisi par la production.
Tantôt perchée sur un immense gâteau à la crème poussé par ses danseurs ou assise sur un trône surdimensionné, tantôt habillée d'une robe immense piquée à Kylie Minogue et alternant tenues sexy et chorégraphies en tout genre on sent  Shy'm animée d'une réelle envie de bien faire et d'une volonté de proposer un show qui en jette.
Hélas au final tout cela sent plutôt le déjà vu et ne tient pas la route en comparaison avec les superproductions américaines. Dans ce genre de spectacle il faut mettre le paquet sous peine de décevoir. Et malgré une plastique irréprochable, beaucoup de talent, une jolie voix et un charme évident, Shy'm ne parvient pas vraiment à convaincre sur scène. Même si la jeune femme est une excellente danseuse les chorés sont peu inspirées et bien souvent les danseurs ont du mal à remplir l'espace d'une scène sans doute trop grande pour ce qu'ils nous proposent.
Et puis il y a les compos, et c'est là que le bât blesse.
Hormis "Femme de couleur" livrée en début de set , "Je sais", "Ne pars pas", "Prendre l'air" et un "En apesanteur" piqué à Calogero, le reste dépasse rarement le niveau d'une pop sympa mais peu inspirée.

524669_184222185027721_100003198218121_269198_2013297376_n.jpg

525805_184220471694559_100003198218121_269187_2114822726_n.jpg

Pourtant Shy'm se donne à fond et la jeune femme jouit indubitablement d'un capital sympathie grandissant auprès du public enthousiaste, qui ce soir lui donne beaucoup d'amour et de chaleur. La fin du concert, toute en énergie, sera d'ailleurs d'un nettement meilleur niveau.

555030_184221538361119_100003198218121_269194_680114328_n.jpg

Malgré ces quelques défauts qui seront certainement gommés sur la prochaine tournée,il y a fort à parier que la majorité des spectateurs présents sont sortis ce soir de Forest National le sourire aux lèvres et satisfaits de leur soirée. Et finalement n'est ce pas là l'essentiel?

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:29

Jehovah's Witnesses express opposition to the very idea of celebrating birthdays.
Ben n'a qu'une religion: vivre en s'amusant, sans faire chier son voisin. En tant que fan de roots music, pour célébrer son anniversaire, il invite ses potes à un concert au  Toogenblik.
Consignes formelles, pas manger avant de venir: Gerrit prépare un buffet et il y aura à boire!
T'as déjà compris que si Ben attend 60 personnes, il y aura de la bouffe pour 120, bière et pinard couleront à grands flots.
Haren, here we are!
Initialement, Ben avait signé le singer/songwriter yankee Chris Cook pour égayer ses nombreux amis, las, quelques jours avant la party le Cook, malade, annule sa tournée!
Ne crois pas que Ben pinaque, en moins de deux il trouve un remplaçant de haut niveau:
 Paul Batto Jr.

DSC03549.JPG

20h10', tu te pointes dans le club, Guy entame sa 3ème Westmalle, Gerrit s'affaire en cuisine, le buffet breughelien est impressionnant, Ben drague une blonde pas horrible, te refile des bons te permettant d'aller t'abreuver au comptoir... c'est clair on va pas s'emmerder!
21h30' , celui qui, comme Chaka Khan, vit le jour le 3è jour du mois de germinal vient annoncer que ni Chris, ni Cook n'arpenteront la scène ce soir, en revanche, nous verrons: from Slovenia,  Paul Batto Jr. ( voice- guitars) and from Czech republic, Ondra Kříž ( piano)!
Un fabuleux duo qui t'émerveilla, un beau soir de juillet 2009, du côté de Rumst ( Ace Café).
DSC03502.JPG
DSC03519.JPGLes deux représentants de la Mitteleuropa démarrent le set avec un blues décoré de lignes de slide vicieuses et d'un jeu de Kurzweil bien rond, le Tchèque se permettant, d'emblée, une petite escapade en solitaire.( ' Watcha gonna do' qui ouvre le CD ' Ain't but one way'))
Sur ce background bluesy, la barbichette/casquette nous colle un timbre rauque et noir, idéal pour narrer les déboires du pauvre cottonpicker dont la bonne femme soit, se fait la malle, soit, fricote avec le voisin chômeur.
...every single morning I called you on the telephone ... et tu décroches, jamais!
Même veine avec le twelve-bar qui suit, ' Smilin' .
Muddy Waters a fait un gosse en Slovénie!
Place au downtempo aux relents gospel ' Put your load down', écrit pour une de ses connaissances ( from East- Germany) ayant tenté de mettre fin à ses jours lors d'un sérieux passage à vide dans sa vie d'agent des services secrets.
Le comble pour ce pro, il rate son suicide.
Superbe titre chanté à la Joe Cocker.
On revient au blues avec le sautillant ' Slow train to nowhere' . Ce train va nulle part, mais la notion "slow" n'est pas la même en Europe Centrale et en Belgique, le Jacques Lantier local a dû forcer sur la Pilsner Urquell, la machine dévale la pente à toute vitesse.
Ondra Smetana en démonstration!
Le laidback ' A voice cried in the wilderness' est proche de certains blues de Clapton.
Next one, ' Through the fire', is about learning the hard way.
Un piano classique introduit ce titre dramatique pour lequel Ondra hante le mélodica, la plage se teinte Edith Piaf/Marianne Faithfull/Tom Waits, la crooning voice du sieur Batto prend des accents Kurt Weill et transforme le folkclub en cabaret berlinois des années 20.

DSC03538.JPG

DSC03517.JPG

Le duo achève la première mi-temps par une version poignante de 'Georgia on my mind'.
La classe!

Pause profiteroles, religieuses, choux à la crème, bourrelets & co et merde pour le bikini!
DSC03529.JPG
Set 2
Le standard ' Ain't nobody's business': un crooning occupe toi de tes oignons, si je vais à l'église le dimanche et voir les filles le lundi, ça te regarde pas, gars!
DSC03536.JPGLe duo poursuit avec a love ballad, écrite pour the sweetheart of mine, indique Paul Jr et toujours pour la même madame ' She's alright' un blues frétillant.
Le doux-amer et introspectif 'Down on memory lane' joue sur la corde sensible tout comme la suivante, le classique 'Motherless Children', le petit pianiste y introduit, en douce, les mesures de 'Summertime', les deux mélodies fondent en un tout cohérent.
Un magicien, le Praguois!
Retour au blues, au vrai, celui qui décrit les nanas comme étant de belles salopes, imaginant tous les coups les plus bas: ' Dirty low down & bad'!
Tout comme Norah Jones, le duo exhume la perle de Hoagy Carmichael ' The nearness of you', un plakker irrésistible.
On adhère à 100% lorsque certains comparent le timbre de Paul Batto Jr. à celui du Genius, Ray Charles.
1944, Louis Jordan, du swing: 'Is You Is Or Is You Ain't My Baby'!
I hear you all want a fast one to end the show, voici un dernier blues crapuleux 'Long distance runner', slide et piano entamant une joute pas courtoise.
DSC03552.JPG
Public debout, Ben n'a pas besoin de micro pour demander ce que tous désiraient, un bis!
Out of the Great American Songbook 'Over the rainbow', ce titre typiquement féminin ( la divine Judy Garland) ne perd rien de sa grâce entonné par la mâle voix du bluesman slovène.

A thousand thanks, Ben, une soirée parfaite!
Alors qu' Ondra et Paul prennent la route direction Eindhoven où ils jouent le lendemain, on décide avec le staff de Toogenblik de vider les dernières pintjes pour la route!



Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents