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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:45

Le billet de JPROCK:






Il est bien loin le temps où  Elvis Costello donnait des concerts de 35 minutes , refusait de faire un rappel, et s'en prenait aux photographes qui le shootaient sur scène ou ailleurs.
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Ce soir, c'est devant une  AB sold out depuis belle lurette que son excellent show intitulé "The Spectacular Spinning Songbook" dans le cadre du "Revolver Tour" fait escale à Bruxelles.

Sur scène une cage pour gogo-danseuses où se trémousse une jolie black pailletée et sexy, une immense roue sur laquelle apparaissent les titres de son répertoire et qu'il fera tourner par des spectateurs et spectatrices choisis parmi le public, et bien sur à ses côtés son band actuel : The Imposters !
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Composé de Steve Nieve (piano, organ, vocals), de Davey Paragher ( bass, vocals) et de Pete Thomas ( drums, vocals) The Imposters vont pendant 150 minutes se déchaîner autour d'un Elvis Costello réellement impressionnant.

A quelques mètres, à gauche de la scène , un bar jouxte les claviers de Steve Nieve. Chaque invité sur scène pourra s'y asseoir, y déguster une petite coupe de champagne, et regarder de près le maître interpréter la chanson désignée par la roue. Et pour les jeunes femmes qui ont envie de danser, la gogo-cage les attend !
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A presque 60 ans, l'homme n'a rien perdu de son âme rock et possède toujours cette voix particulière immédiatement reconnaissable. Après seulement quelques titres son costume trois pièces est trempé de sueur et il est vrai que Mister Costello en grand maître de cérémonie se donne à fond, blague souvent avec le public et enchaîne les titres avec une énergie toute particulière. La setlist balaie toute sa carrière de "Alison" figurant sur son premier album à "National Ransom". Durant ces 2h30 de spectacle on se rend compte à quel point le chanteur à lunettes possède un répertoire en béton et en maîtrise tous les recoins. Le band enchaine les titres à la demande avec une facilité déconcertante et une précision musicale diabolique. Et puis, ce Costello, quel guitariste impressionnant.Son set acoustique fut réellement magistral !

On stage, l'artiste ne fait aucune concession et nous livre l'essence même de ce que doit être un concert de rock : un véritable juke-box live alimenté pour la circonstance par le public.

Declan Patrick MacManus enchaîne les hits parmi lesquels on peut citer" Beyond Belief"," Almost Blue", "Watching the detectives ", " Oliver’s army ", " Everyday I write the book ", " Radio Radio ", s'attaquant même avec brio à des reprises comme "Purple Rain" de Prince et "Out of Time" des Stones.
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Les spectateurs présents ce soir ont eu la joie d'assister à un show époustouflant dont le point d'orgue fut sans doute cette étonnante et longue version de "I want you" que l'on garde encore longtemps en tête lorsque les feux de la rampe se sont éteints.

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Du grand art !

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Setlist :



I Hope You're Happy Now

Heart of the City
(Nick Lowe cover)

Mystery Dance

Uncomplicated

Radio Radio

Beyond Belief

Almost Blue

All This Useless Beauty

Monkey to Man

Watching the Detectives

Clubland

Stella Hurt

Cry, Cry, Cry
(Johnny Cash cover)

Good Year for the Roses
(George Jones cover)

Alison

Everyday I Write the Book

Purple Rain
(Prince cover)


Encore:

A Slow Drag With Josephine

Jimmie Standing In The Rain

Dr. Watson, I Presume

Indoor Fireworks

Strict Time

Out of Time
(The Rolling Stones cover)

I Can't Stand Up For Falling Down

High Fidelity

Oliver's Army

Pump It Up

Peace, Love And Understanding

I Want You

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 18:45

Dans le cadre de Shit Happens On Wednesday, un double concert au Beurs Kaffee: from Liverpool, un trio féminin,  Stealing Sheep- from Sandviken, Sweden, Simian Ghost !

 

 Premiers signes d'agitation sur scène peu après 21h10', il n'y a pas foule au Beurs, à deux pas de là, l'AB fait le plein pour Elvis Costello!

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Simian Ghost

DSC06678.JPG Sebastian Arnström, l'initiateur, lead vocals, synthé, keys, electronics -  Erik Klinga, drums - Mathias Zachrisson, guitar, backing vocals ( les deux derniers, members of Light Vibes) font figure de révélation dans le monde pop scandinave: un EP  et deux full CD's ( 'Infinite traffic everywhere' et le tout récent 'Youth') encensés par la presse... ' des mélodies fluides et évidentes rappelant Belle & Sebastian' - 'Une pop aux atours alambiqués' - 'Bright and breezy summer music' - 'scattered electronics, slight drums and cyclical guitar lines led with voices that possess an ethereal charm..'

 Après le set de 40' offert à nos oreilles, on ne peut qu'acquiescer à ces analyses élogieuses: fraîcheur, grâce, finesse... Simian Ghost séduit!

Un premier dreamy electropop ( 'Sequenced dreams of independence' ) doté d' harmonies éthérées, le drummer nous confiera après le gig que son frère, Sebastian, cite Beach House comme influence et que la Suède, en général, est devenue le pays de cocagne de la dream pop depuis l'avènement des Cardigans.

 Le single de 2011, ' Bicycle theme', adorable  et légère confiserie. Pas étonnant que la BBC y soupçonne des nuances Prefab Sprout , on ajoutera The Catchers, l'ancien groupe de Dale Grundle ( Sleeping Years).

Our next single 'Automation', suivi de l'acidulé 'Wolfgirl', la guitare découvrant des crocs acérés.

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Une  intro majestueuse aux nappés de synthé amorce la plage 'As you see fit' bourrées d'effets électroniques flottants.

' Gently submissive': doux -amer!

Une séquence bruitages ébauche 'The Capitol', pièce sautillante et maniérée rappelant certains Coldplay.

' Youth', le titletrack du second album, achève le concert, Sebastian pris d'une crise de timidité maladive va se coucher sous la table sur laquelle reposent samplers et laptop, continue à chanter à l'abri des regards pour refaire surface et achever la comptine dans le public.

Une longue plage au final truffé de gimmicks.

Concert apprécié et appréciable!

 

Stealing Sheep

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En moins de deux, l'équipe technique du Beurs a casé le matos des Suédois à l'arrière-plan avant d'installer l'équipement des Liverpudlians frontline.

Trois nanas semblant sortir tout droit d'un Volkswagen Microbus multicolore, arborant un peace and love symbol ☮énorme.

DSC06722.JPGKeyboards/vocals,  Becky Hawley -  Guitars/vocals, Emily Lansley- Drums/percussion/vocals,  Lucy Mercer

A  60’s hippie dress , un pied dénudé pour Emily, à la longue chevelure rousse, une parure noire pour Lucy, no diamonds, et un T-shirt noir  à motif coloré pour Becky.

Hello, Brussels, nous venons d'arriver en provenance de Berlin, I drove, annonce cette dernière, on a bien dîné et we loved Simian Ghost's gig.

Elles débutent par ' We like the dark' titre que l'on retrouvera sur le prochain album, prévu pour le mois d'août.

Quirky harmonies, accompagnement minimaliste( quelques coups de baguettes , deux ou trois riffs de guitare), atmosphère psychédélique, ça paraît simpliste mais le truc t'hypnotise d'emblée, tu es comme happé dans une spirale.

Elles enchaînent sans pause sur ' Tangled up in stars', puis ' Paper Moon' ( sur leur CD 'Noah and the Paper Moon' de 2011)  du folktronica à 3 voix.

Next one is called  'Noah's days'  toujours du lo-fi, do it yourself folk, teinté d'acide, un drumming tribal et une Fender West Coast.

Difficile de faire des rapprochements, tu pourrais avancer Fleet Foxes, les Byrds, Karen Dalton, Melanie ou Bodies ofDSC06726.JPG Water , les Inrocks tiennent à Warpaint... leur mix dégage, en tout cas, un je-ne-sais-quoi de féérique.

Unrecorded yet: 'Rearrange' , avec d'étonnantes vocalises de Becky sur fond d' harmonies célestes des copines.

'The garden' les paradis artificiels...avec 5 o'clock on Sunday morning... scandé à l'infini sur lignes de guitare caoutchouteuses

'Beak tracks' ( ?)  d'après la setlist, un morceau aux changements de rythmes incessants avec toujours l'admirable travail d' Emily à la Fender.

Un chant incantatoire aux accents jazzy,' White lies', puis ' Circles' proche du psychedelic West Coast rock cher au Grateful Dead.

Percussions à gogo, handclaps, un chant amérindien ' Gold' aurait pu être joué par Redbone au début des seventies ( remember 'Maggie'?).

'OID Intro' fondant en 'Liven up' , un titre de folk médiéval.

' Genevieve' a dancing tune suivi du feutré  'Bats'.

 Si tu n'avais pas mentionné la présence de la nuisance n°1 de Bruxelles, RickyBilly, c'est que le Don Juan de Molenbeek avait harponné une autre victime. Tandis que le malheureux trouve refuge aux lavatories, l' enquiquineur réussit  à te narrer un nouvel épisode scabreux de sa vie édifiante.

T'as beau dire ja, ja, ja... sans rien comprendre il continue à te lécher les pavillons!

Stealing Sheep arrive au terme de son set d'une heure et termine fort avec les hits imparables ' Shut Eye' et 'I am the rain' illustrant parfaitement la philosophie des filles!

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Chouette concert!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:44

Seattle, mercredi 30 mai, 11 AM, un individu ouvre le feu dans le Café Racer faisant quatre victimes, il prend la fuite et lors d'une tentative de carjacking abat une femme, pour finalement mettre fin à ses jours après une brève chasse à l'homme.

The Seattle Police Department identified the man as Ian Stawicki...

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Deux membres du folk band  God’s Favorite Beefcake seront dénombrés parmi les victimes du bar: Shmootzi the Clod  ( Drew Keriakedes): vocals, banjo, ukulele, accordéon et  Meshuguna Joe ( Joe  Albanese): basse.

 

Les deux musiciens faisaient également partie de la Circus Contraption performance troupe.

 "The Circus Contraption Band plays quirky-jerky loony-croony gypsy carnival opera music, both to accompany  full-circus shows"...

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God's Favorite Beefcake a sorti deux albums  d'alternative eccentric folk:' A Beautiful Trainwreck' et' 'Witches Bones 'n' Whale Skin', un mix de rootsy americana et de gypsy punk.

Le groupe s'était produit le 27 mai au Folklife Festival au Fun House,  Lower Queen Anne.

 

God's Favorite Beefcake était considéré comme le Thursday-night house band du Café Racer!

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 14:55

Le natif de Deep Gap, North Carolina, né Arthel Watson, est décédé dans un hôpital de la Nouvelle Caroline après qu'il ait été opéré à la suite d'une mauvaise chute, il avait 89 ans!

Atteint de cécité alors qu'il n'avait pas encore douze mois de vie, il se lance, adolescent, dans l'interprétation des standards bluegrass et se produit en rue.

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En 1953 il fait partie du Jack Williams'country and western swing band, on electric guitar.

C'est l'entame d'une longue carrière.

Il apprend à jouer les bluegrass fiddle tunes sur sa Les Paul, et sera un sessionman recherché.

Plus tard il se concentre sur le banjo et l'acoustic guitar.

En plein folk revival boom il sort son premier album solo: ' Doc Watson'.

Sa discographie comptera une cinquantaine de plaques, il collectionnera les Grammy Awards et, en 2004, il est honoré d'un Lifetime Achievement Award.

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Parmi ses gros succès, on pointe 'Tennessee Stud' - 'Whiskey before breakfast' - 'Tom Dooley'- 'Rising sun blues'- 'Shady Groove'....

 

 

 

Admiré pour son étonnante virtuosité et sa voix de baryton, il aura influencé pas mal de singer/songwriters dont Bob Dylan, Phil Ochs, Paul Simon,  ou le prodige australien,  Tommy Emmanuel.

 

Les spécialistes le placent en tête des greatest guitar pickers of all time.

Bob Dylan once compared the sound of his playing to "water running"!

 

Avec la disparition de Doc Watson nous perdons un musicien énorme!

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 13:40

La veille du concert, le site de l'AB annonce une double première partie au concert de Julia Holter: Chris Votek et Corey Fogel.

C'est qui ceux-là, te demande un quidam à l'entrée?

Chris et Corey s'avèreront être les musiciens accompagnant la résidente de L A.

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Le préposé à l'accueil t'indique que 190 tickets ont été liquidés en prévente, à 20h on est 20 à tout casser dans le club, dont la fine équipe: Greg, Lio et Rudi.

 

20:10' Corey Marc Fogel

DSC06566.JPGUn drôle d'oiseau californien qui prend place derrière un drumkit.

Il est concentré et peu loquace, il imagine de nous bassiner les tympas en grattant une cymbale avec un stick ..grrrr, grrrr , grrrr pendant de longues minutes, il la tapote, essaye de ramasser un bâton avec un pied dénudé, griffe un tom de ses ongles, actionne la pédale de grosse caisse au hasard... cette gymnastique expérimentale, pseudo-intellectuelle, a vite fait de t'énerver un max, tout comme tes voisins, tu bailles en admirant les contorsions du drôle qui se dit que si Jerry Lee Lewis joue du piano avec ses panards, il peut faire de même et battre toms ou caisse claire avec sa voûte plantaire, l'hallux et ses voisins.

A la rigueur, son improvisation, aussi mélodique que les sons produits par une tronçonneuse malade, pourrait servir de toile de fond pour une performance dansée mais, ici, ça frise le ridicule, le pédant.

Il ramasse une cowbell, la masturbe, la racle espérant la faire jouir, l'abandonne et continue ses expériences cacophoniques.

20 minutes de branlette... Saint- Nicolas aurait dû lui offrir un pipeau!

 

Au suivant:  Chris Votek!

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Un violoncelle, un jeu de pédales.

Bonne nouvelle, Chris est doué de parole et nous explique qu'il va s'attaquer à deux improvisations de musique classique indienne ( râga).

 

 

Un bourdon lancinant en background, on aura droit à d'intéressantes mélodies empreintes de mysticisme et de préciosité.

Chris Votek est loin d'être un abruti, sa chamber music, idéale pour la méditation transcendantale ou le yoga, impose le respect.

Une troisième composition, tout aussi envoûtante, nous conduit au bord du Gange où quelques fidèles psalmodient un chant à la gloire de Ganesh.

Something completely  different, now: un free electronic jazz ayant eu à souffrir du manque d'habileté technique de Chris s'empêtrant dans ses loops et effets.

Au jeu des comparaisons on avancera Catherine Graindorge, en supprimant le côté spirituel.

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21:20' Julia Holter

An L.A. artist who makes bedroom pop that's ethereal enough to fill a church ( Pitchfork).

La chanteuse/pianiste a sorti deux albums ' Tragedy' et  le tout récent 'Ekstasis' , elle cite Joni Mitchell, Robert Wyatt et le compositeur de musique électronique/ contemporaine Robert Ashley comme influences.

On a également reniflé des effluves Kate Bush.

Un ricanement en signe de salut, flanquée de Chris et Corey, la frêle enfant entame' Our sorrows' plage à l'ambiance feutrée, décorée de psychedelic drones.

Joli!

' Für Felix' , un feuillet doit l'aider à se souvenir des lyrics d'un titre nageant dans les eaux Kate Bush/ Joanna Newsom ou certains Björk aériens.

Le chant fluet se veut neutre, voire sacré , toute émotion ou passion étant proscrites.

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Elle enchaîne avec le sophistiqué' Marienbad' , une comptine,  hommage à Alain Resnais?

Le cello amorce une brusque accélération, un bridge explosif avant de revenir aux sonorités ouatées proches d'un clavecin médiéval.

Accroche-toi, la suivante s'intitule ' Try to make Yourself a work of art' ( sur le premier CD), du néo-classique murmuré et froid, fondant sur 'Four Gardens'.

'This is Ekstasis' tout aussi cérébral, esthétique et de structure en dents de scie.

Pas un mot au public depuis le début du set, distanciation et détachement hautain.

 L'angoissant ' Betsy on the roof' précède 'Boy in the moon' aux effets nébuleux t'invitant à la méditation. Ton corps et ton esprit  ont beau flotter dans une aura de mystères et d'ombres, hypnotisés par la  voix et les nappes boréales, le manque d'âme commence à irriter!

Imperturbable, le trio s'attelle à la suivante, scandée et saccadée à la Regina Spektor ( la playlist indique 'Gaston').

Retour à Ekstasy avec l'intrigant New Age track 'Moni Mon Amie' , à la fois proche de Enya et de l'ambient cabaret .

Sur disque, c'est passionnant, sur scène, tu n'accroches pas vraiment.

Un souffle amorce le lament mélodramatique ' Goddess Eyes'  qui précède le dernier titre , le catchy  ' In the same room' avant lequel elle nous adresse un thank you, Brussels murmuré et présente les musiciens.

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Applaudissements polis et un bis, solo, a ( very) short lullaby non repris sur le feuillet.

 

L'overdose de Julia Holter ne sera pas recommandée aux neurasthéniques!

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 06:28

Wesh wesh les ancêtres   ....
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J'étais à Werchter Boutique (c'est quand même naze comme nom de festival   ) hier.  J'y suis allé uniquement pour Soundgarden et Metallica (Mastodon m'intéressait moyennement et Channel Zero doit être un des groupes qu'on voit le plus en Belgique depuis 3 ans).

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 Soundgarden: superbe set-list (la part belle est faite à Badmotorfinger et Superunknown).  C'est amusant de retrouver Kim Thayil avec une barbe bien grise (en même temps, il a dépassé les 50 ans).  J'attendais beaucoup de ce concert mais j'avoue avoir été un poil déçu.  Chris Cornell n'était pas au top, vocalement (dur dur dans les parties aiguës).  Un jour sans, peut-être.  Et, globalement, le concert était assez mou.  Je me souviens avoir vu Cornell (en solo) en 2007, juste avant Aerosmith au Graspop, et ça pétait grave le slip.  Ici, j'avais l'impression que les morceaux étaient joués au ralenti.  Dommage !

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La setlist de Soundgarden:
1. Searching for my Good Eye C
2. Spoonman
3. Gun
4. Jesus Christ Pose
5. The Day I Tried to Live
6. My Wave
7. Ugly Truth
8. Fell on Black Days
9. Outshined
10. Beyond the Wheel
11. Rusty Cage
12. Black Hole Sun (version particulièrement lente, d'ailleurs)
13. Slaves & Bulldhozer


Passons à Metallica.  C'est la première fois que je les voyais.  Perso, je ne suis pas un grand fan mais le Black Album étant le seul de Metallica que j'arrive à écouter de bout en bout (et comme ils devaient le jouer en entier sur cette tournée), je me suis dit "why not".  Globalement, je suis assez content du concert.  Bon son, bonne pêche, bonne cohésion dans le groupe.  C'est la grosse artillerie qui est de sortie.

 


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La setlist:
1. The Ecstasy of Gold (The Good, the Bad and the Ugly - Ennio Morricone)
2. Hit the Lights
3. Master of Puppets
4. Ride the Lightning
5. For Whom the Bell Tolls
6. Hell & Black
The Black Album part
7. The Struggle Within
8. My Friend of Misery
9.  Of Wolf and Man
10. Nothing Else Matters
11. Through the Never
12. Don't Tread on Me
13. Wherever I May Roam
14. The Unforgiven
15. Holier Than Thou
16. Sad but True
17. Enter Sandman
Encore:
18. Battery
19. One
20. Seek & Destroy


Pas de photos, j'étais assez assez loin de la scène

 

 

 chronique par Molodoï ( Benoit Donnet)

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 21:08

Pour la seconde moitié du marathon, on retourne sous la grande tente où nous attend:

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Shirley Johnson

duvelblues2012-435.jpgL'archétype féminin du Chicago blues aux coloris gospel et soul, ayant comme des dizaines d'autres, débuté sa carrière vocale à l'église.

Née en 1949  à Franklin, Virginia, elle chante le gospel in the church choir dès l'âge de 6 ans.

Ses parents profondément religieux ne voulaient pas entendre parler de blues ou rhythm'n blues et pourtant...dans les seventies elle peut ouvrir pour Aretha Franklin!

Plus tard elle grave quelques singles et émigre vers Chicago.

En 1996 un album '  Looking for Love', d'autres suivront, en 2012 ' Blues Attack'.

Son band a pour mission de chauffer le public, déjà en sueur, pendant un round d'échauffement de trois titres de funky blues torride, dont un méchant Albert King ( merci Luk): sous les spotlights, le seul amerloque de la troupe, le superbe et costaud Luke Pytel ( Luke Pytel Blues Band, Cadillac Dave, Liz Mandeville...) au jeu de guitare souple et efficient- les locaux: la star, Marcus Weymare aux drums ( Julian Burdock, Froidebise Trio, Beverly Jo Scott et des centaines d'autres..) - le doué Gunter Callewaert à l'Hammond et le très demandé, Carlo Van Belleghem à la basse ( Marjan Debaene, Zina, Derek etc..).

Puurs put your hands together for Shirley Johnson from Chicago... clap, clap, clap...

' I'm gonna find me a lover' ( sur 'Blues Attack')  , merde, elle se tape 63 ans la madame qui n'a pas vraiment la silhouette Jane Birkin/ Kate Moss.

Gruff voice, du blues puissant à la Koko Taylor ou Katie Webster.

Elle enchaîne sur '  Peepin & hidin'  et le fabuleux Otis Redding, 'I've got dreams to remember'.

 

 

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Toujours dans un bain downtempo: ' The thrill is gone' ...aucune prise de risques mais un boulot de pro, efficace et sérieux!

 On accélère le tempo: 'Just like that ', du smooth funk ' Take your foot off my back' , puis l'immanquable slow blues ' You're wreckless',  sans faute de goût, ' As the years go by' puis le titletrack ' Blues Attack' pour finir par le terrible r'n'b de Wilson Pickett/ Eddie Floyd ' 634 5789' !

Thank you, Puurs

 

Direction Tiendenschuur ( il n'y aura pas place pour tout le monde): premier set ( un second, que tu manqueras, pause restauration) de  Guy Davis!

duvelblues2012-478.jpgActeur et musicien ( chanteur, guitariste, harmoniciste, banjo player).

Tu peux comparer son folky blues rural à Taj Mahal , Keb Mo ou Eric Bibb.

Ce parfait gentleman a répondu à toutes les attentes, son blues sincère, son timbre chaud et son approche humble ont ravi Puurs.

En 2012, il a sorti un double CD ' The adventures of fishy waters: in bed with the blues'.

Au moment où  tu te pointes, il vient d'amorcer en picking ' The chocolate man' , enregistré en 2006 sur 'Skunkmello'.

Il invite un  frêle et juvénile petit gars dans l'assistance, un certain Paul from Bulgaria, afin de l'accompagner à l'harmonica pour' Drifting Blues' , le standard West Coast Blues style de 1946.

Incroyable ket, un soufflé blues impeccable... Puurs admiratif!

 Blind Willie McTell, ' Statesboro blues' tout aussi racé, suivi d'un tribute à Sonny Terry, ' Did you see my baby', pendant lequel Guy se permet quelques déhanchements censurés par la ligue des femmes contre l'impudeur et la débauche.

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Luk me fait un signe:  tijd voor de grote tent, on quitte Guy Davis!

 

 Kenny Neal 

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duvelblues2012-569.jpgUn gars de la Louisiane ressemblant, vaguement, à Yannick Noah, physiquement, car son  furieux swampblues  n'a rien à voir avec la daube que le gars ayant triomphé à Roland Garros nous sert, depuis qu'il a troqué ses raquettes contre un micro.. Ye Mama Ye... carnaval au Cameroun!

Sur scène, le gars de Bâton- Rouge est soutenu par toute une smala familiale: Frederick Neal aux keys, le rigolard, Darnell Neal, à la basse, pas un slappe  slappeur et, aux drums, une bête qui jongle: Bryan Morris.

Kenny à la gratte, à l'harmonica et aux vocals, n'en rate pas une pour attirer l'attention du cameraman, un showman hors pair qui a enflammé la plaine!

Le set démarre par un blues vibrant au thème bleu  éternel ... since you've been gone... I got the blues.., la guitare crache des flammes, les frangins s'amusent comme des fous et Bryan martèle à mort.

Mot d'ordre: a fast one followed by a slow one.

Donc, le premier truc larmoyant tiré en longueur, plus de 12', il souffre, Kenny et Puurs tressaille!

Place au funk avec un solide solo du colosse aux drums, Kenny à la slide, puis a ballad ' You've got to hurt before you heal' de Bobby 'Blue' Bland, tout en doigté.

Accélération prévue, Jimmy Reed ' You got me runnin' , plein gaz, et un second Reed, le plakker ' Honest I do'.

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Faut pas déroger aux bonnes habitudes, du saignant suivi de ' Since I met you baby' avec choeurs liturgiques.

Encore deux salves, dont un medley blues incluant 'The blues is alright' pour lequel Luke Pytel rejoint le Kenny Neal Band.

Un duel homérique, une ovation monstre et un bis rouleau compresseur avec le sourire aux coins des lèvres... I feel alright... il chante, nous aussi, mec, nous aussi!

Kenny Neal is a killer!

 

Restauration rapide et saine pour retourner sous la toile pour l'apothéose : Roomful of Blues !

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Il est minuit quart, la Duvel a fait son oeuvre, on dénombre déjà une sérieuse dose d'imbibés soit exubérants, soit avachis!

duvelblues2012-838.jpg1967, Rhode Island, Al Copley et Duke Robillard créent Roomful of Blues , ils s'adjoignent a horn section.

45 ans plus tard, après d'incessants changements de line-up ( plus de 50 musiciens), Roomful of Blues se compose, sous la direction du guitariste Chris Vachon de: l'alto sax player Rich Lataille, Phil Pemberton aux vocals, du contrebassiste John Turner ( rouge rubicond dès l'entame) , Ephraim Lowell aux drums,  Travis Colby aux keys,  le baritone and tenor saxophonist Mark Earley et enfin, Doug Wolvertone à la trompette.

L'octet nous servira un juteux cocktail de jump blues, r'n'b, jazz blues ou swing, ayant réussi à faire danser les survivants.

L'instrumental  'Gate Walks to Board de Clarence Gatemouth Brown en hors-d'oeuvre.

Chris dirige et donne le signal pour ' It all went down the drain',  voyant arriver le shouter, impossible de ne pas se déhancher, idem pour ' I would be a sinner', ça balance un max.

Style The Blasters ' Allright, Okay', puis les cuivres en chômage technique, ' I smell trouble', nous aussi, un mec s'est débarrassé de ses godasses et danse sur des tessons de Duvelglazen, tout en tirant sur un joint!

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Hey, ça sonne comme du Big Joe Turner, pointe Luk: ' Boogie Woogie Country Girl' ensuite  'Two for the price of ten' servi chaud!

' Jambalaya' zatlappen en folie!

On décélère: ' Blind , crippled and crazy', crazy est le terme adéquat pour décrire ce cirque!

duvelblues2012-1025.jpgA guest , people, please welcome on guitar, Roberto Morbioli  de Morblus, et là, pendant quelques plages, on va assister à de méchants duels de gladiateurs doués: ' Good time Charlie', 'Your love was never there' ( digne de Chuck Berry) et un funk instrumental gluant ( 'Guitar slamjam').

Repos pour les guitaristes, les horns et le piano au boulot, un nouvel interlude instrumental.

Slow time sur leur dernier né ' Time brings back a change', le machin visqueux qui te donne envie de te coller à la moins moche du lot!

'Jona Lee' sait pas comment elle est, mais elle a la bougeotte!

Un dernier funk endiablé ' Blues Walk' et un coup d'oeil sur la tocante, je rêve: 01h50'!

On les met avant les bis et la cohue de sortie..

 

Merci  Duvel Blues, c'était fantastique!

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Sur le chemin de retour, en passant devant Le Carré, Luk, qui n'a pas réussi à lever un Bunny long legs, propose un dernier verre, lui ai rétorqué que c'était bientôt l'heure de la messe!

 

Photos: LUK STIENS

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 14:44

 Duvel Blues, un festival dont les fondements remontent à 1996, lorsqu'une bande de potes décident d'organiser des concerts blues dans les bistrots ou salles paroissiales de l'entité dirigée par un certain Koen Van den Heuvel ( une honte ce nom quand on sait qu'à Puurs on fabrique la Duvel que tu peux pas comparer à de la bête tafelbier), l'idée germe de lancer un véritable blues festival et, d'année en année, l'affiche est de plus en plus imposante.

Tu hésites pourtant quand fotoman Luk te propose de l'accompagner à Puurs, en 2005, tu assistas à un très chouette festival, mais tu eus toutes les peines du monde à regagner la capitale... la Duvel, une signalisation fantaisiste, le GPS n'existait pas, bref, tu t'es paumé dans la campagne où grandit une espiègle enfant, nommée Annemie Turtelboom, lorsque par hasard ton carrosse longea le Fort de Breendonk, tu eus des cauchemars et décidas à l'avenir d'oublier le Duvel blues.

Michel, ik rijd wel, m'a fait changer d' avis et comme Luk, un vague cousin de Francis Coppola, est du genre Spa Blues,  tu te dis que tu retrouveras sans problèmes le lit conjugal.

 

14h40' file à l'entrée de l'idyllique Hof van Coolhem, aanschuiven a.u.b, armé de nos bandelettes mauves on prospecte les lieux.

Inévitablement on tombe sur 150 connaissances, dont trois équipes de Keys & Chords, les ennemis de Rootstime et quelques autres journalistes ou photographes au nez rouge et à la descente vertigineuse... le 26 mai 2012, le jour de tous les dangers!

Et Luk?

Il a repéré une grande blonde, mensurations Dolly Parton, qui vend des hamburgers en les sauçant généreusement de ketchup curry, il m'a supplié de ne pas le signaler!

L'organisation sera impeccable de bout en bout, à 15h, richting chapiteau pour:

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Elmore D

duvelblues2012-126.jpgElmore, comme Elmore James?

 Daniel Droixhe, licencié en philologie romane et prof d'unif, n'est pas né du côté du Delta, il n'est pas de descendance mauresque, le bonhomme naquit à côté d'une fabrique d'armes du côté d'Herstal.

Tout petit , un sale microbe s'attaque à ses cellules: le blues, le vrai, celui d'Elmore James, Tampa Red ou T-Bone Walker.

Le valeureux D a sorti 5 cd's, dont certaines plages  sont chantées en mosan.

Sur scène, assis sur un tabouret, il slide à gogo tout en psalmodiant  d'une voix noire son blues authentique.

Les mecs qui l'entourent sont à classer dans la catégorie cracks: Big Dave et son harmonica, c'est déjà une tête d'affiche- guitare: Gilles D, son rejeton-  Patrick Indestege, basse  et Franky Gomez, batterie.

Un Texas blues suintant pour ouvrir, Daniel en picking, la resonator on his lap ' Drop down mama', suivi d'un stomping Bentonia Blues aux accents pre-war  prononcé.

Big Bill Broonzy ' Why did you do that to me' , nous voilà projeté dans un juke-joint enfumé en début d'après-midi, c'est là toute la magie dégagée par Elmore D et ses comparses.

L'harmonica suinte, les guitares gambadent, la voix nourrie au moonshine implore... babe, don't shout to others..

Le standard' Baby please don't go' avec solo de contrebasse, puis un slow blues social et enfin le traditional ,à la twelve-strings, un hommage au hobo anversois, Ferre Grignard ' What shall we do with the drunken sailor', une version matelot bourré époustouflante.

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Ovations!

 

Au pas de course vers le second podium, in de schuur: Lubos Bena ( and Peter Bonzo Radvanyi).

duvelblues2012-210.jpgSur scène un gars doté d'une fine moustache et d'une coupe Brian Jones ( d'un beau roux slovaque) , il est armé d'un dobro et s'exprime en anglais aussi exotique que le flamand de Laurette, pas celle de Delpech, Laurette O.

I'm sorry not to speak  Belgian, nous non plus, comique: this is a song about girls, 'Sweet woman blues' de Sonny Terry.

Je vous ai bien eus, hein, suis pas Lubos, le voilà, le Bena ( il prend place derrière une grosse caisse tout en agrippant une resonator), nous allons vous interpréter une collection de vieux blues à la manière de Blind Lemon Jefferson ou Robert Johnson, le tout agrémenté d'une sérieuse pointe d'humour.

Le duo qui participa au second European Blues Challenge à Berlin, en mars, a facilement conquis le public par son approche humoristique et l'authenticité de son acoustic blues .

Blues is about drinking, travelling, jail, women ... ils nous ont tout servi, plus un titre de la plume de Lubos, écrit à une époque où celui-ci était assez enveloppé,  'I had no hunger' .

Mention spéciale pour 'No expectations' des Stones, les oenologues ont préféré 'Drinkin Wine' , les amateurs de roseau: Jimmy Reed ' You got me runnin'!

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Good job, chaps!

 

King King featuring Alan Nimmo

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duvelblues2012-276.jpgComme prévu la  première grosse baffe qui fait très mal.

Kilts on the run avec Alan Nimmo ( des Nimmo Brothers) et ses sujets: Lindsay Coulson on bass,  Wayne Proctor on drums, voted British Blues Drummer of the Year in 2011,  et le petit blond, Bennett Holland, on piano.

En décembre 2011, King King avait enthousiasmé le Montmartre à Ixelles, rebelotte à Puurs.

Ce sont des monstres!

Pour ouvrir: ' Lose control' , sous le chapiteau il y a déjà une douzaine de joyeux ayant perdu tout contrôle.

Daniela, la booker des solides Ecossais, gigote comme une groupie adolescente.

Pas de pause, les bûcherons enchaînent sur un blues rock hargneux .

A peine terminé, un zozo enduvelé hurle: we want more , il sera servi , le funky ' Don't you get the feeling', aux accents Stevie Wonder.

Tout le monde sait que Fons aime les belles jambes, son Nikon est branché sur le mini-kilt du bassiste, personne ne lui a dit que c'était un mec.

A brand new one: ' A long history of love', premier slow blues qui tue.

 Du dégoulinant, ' Heart without a soul', puis du swing blues permettant à Bennett d'étaler son savoir-faire.

On poursuit dans la veine soulful white blues pour enfin asséner la bombe ' Old love'.

Puurs en délire, un bis qui rocke bien gras avec l'aide de Kenny Neal, et un cri immense. ( 'Mr Highway Man').

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Luk?

 Après avoir trempé sa moustache dans un coffee light: niet slecht!

Il est cool, Luk!

 

Schuur: Davina and the Vagabonds

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Qui?

 Davina Sowers, une apparition incroyable, un croisement Betty Boop/ Candye Kane/ Amy Winehouse/ Virginia Wolf , qui pianote comme un Fats Domino et swingue comme une Etta James.

Des tatouages sur tout le corps et une mantille noire, la faisant passer pour une grenouille de bénitier.

Et les Vagabonds?

Point un: pas de guitare!

duvelblues2012-307.jpgMichael Carvale: upright bass- Alec Tackman: drums- Dan Eikmeier: trumpet et Benjamin Archer Link au trombone, tous aux backing vc.

Ce combo a cassé la baraque avec son panaché de boogie/blues/swing/cabaret/ New Orleans/ Big Band jazz  absolument irrésistible.

La nana combine l'énergie d'un Mike Sanchez et la profondeur d'une Billie Holiday, bref une surprise de dimension!

Un album ' Black Cloud'!

Un boogie pour démarrer puis ' Finding a new baby'. Dans les jardins, on notait 25°, dans la grange le thermomètre indiquait 30°, il vient de grimper à 39°.

Dans dix minutes, Davina va dégouliner , un ruisseau de sueur se frayera un passage entre ses seins imposants pour dévaler vers des territoires dangereux.

Au cabaret, 'Black Cloud', et ensuite un Mardi-Gras pas allégé, on reste un instant du côté de la Nouvelle-Orléans avant qu'elle n'annonce 'I'd rather go blind'.

Jacqueline préfère la version de Christine Perfect avec Chicken Shack, on peut comprendre, anyway Davina has got a thrilling voice.

Retour dans les eaux Louis Jordan/ Louis Armstrong, puis un original 'Dirty Little Devil' décoré d'acrobaties vocales zoologiques, si tu peux, tu imagines La Castafiore!

Difficile de rester assis pendant cette pétarade bourrée de swing, un soulful slow apportera un léger répit avant de revenir au punch sulfureux: 'I'm walkin'.

J'étais furieuse quand j'ai écrit la suivante, c'est clair elle gueule...I'm gonna make a mess out of you..

Elle poursuit avec Chuk Berry, 'Back to Memphis', pour émouvoir avec 'Dream a little dream of me' le standard repris par Ella, Dinah Shore ou Mama Cass.

Encore un  jumping jazz track avant de finir en force avec 'St James Infirmary' .

Immense succès et un bis vite fait!

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Fin de la première mi-temps!

 

Photos:Luk STIENS

 

 

 

 

 


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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:00

Après le gig de Kadri Voorand, tu arpentes les artères bruxelloises te menant vers le bas de la ville à la recherche d'un établissement programmant un concert avant 22h. Un hasard édénique pas ta maman te conduit aux abords du Plattesteen, tes pavillons attentifs décèlent un rock bien épais en provenance de la Brasserie du Lombard.

 

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N'attendant pas un signe de ton cerveau malade, tes guibolles traversent le bitume, elles repèrent une table, une chaise, une Palm svp, pendant que dans un coin, près de la terrasse, des moyennâgés fringants, tout propres,  tout Kreuners, vêtus de noir, rockent joyeusement.

Coup d'oeil à l'affiche qui annonce:  Bluff 44!

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DSC06533.JPG44 n'est ni l'encolure, ni la pointure, ni la moyenne d'âge, mais probablement le chiffre suivant le 19 sur leurs papiers d'identité!

Il est 20:15', le début de leur show était prévu à 20:00, mais la gamine, t'apportant la mousse brunâtre, indique que le quartet vient d'entamer les hostilités.

Coup d'oeil circulaire: pas mal de bourgeois(es) nés avant la guerre du Vietnam, des ventres replets, des déplumés et des ex-reines de beauté paroissiales, en bruit de fond un blues rock graisseux des plus sympa.

C'est vendu, on reste!

La fiche mentionne: Stéphane Parent, vocals, guitare ( bonne voix) - Eric Vanderest: guitare, pas un maladroit- Olivier Poot à la basse, une bonne patte et le pas benêt, Didier Beyney, à la batterie!

' Born to love you' des Fabulous Thunderbirds, il y a pire comme choix!

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DSC06559.JPGOn est ici pour avoir du plaisir, on peut vous jouer n'importe quoi...

Un plaisantin propose Mireille Mathieu!

Assez ri: Depeche Mode ' It's no good', ces mecs avaient raison: blues, new wave, funk, java, cha cha cha,...alles kunnen ze aan!

Pour les sans-abris: Daran et les Chaises ' Je préfère dormir dehors'.

De fameux requins, nos  bluffeurs!

La basse démarre avant que le feu passe au vert, un funk gluant.

Les mecs se fixent, ça va pas, palabres...le son est merdique.. ( bof, ça allait, les retours sans doute );.. vaille que vaille ils poursuivent ' Save tonight', Eagle Eye Cherry version AOR.

Pause, on va régler ce merdier!

Pas 3' se sont écoulées, les flics rappliquent: ' I can't stand losing you', Germaine pleure en se souvenant qu'elle avait valsé avec l'agent 21 sur cette rengaine reggae.

Vais finir façon Snowy White, imagine le brave Eric pour enchaîner sur 'My Sharona', une petite qui travaille pas dans la dentelle.

Elle a failli se planter grave, un sale virage, heureusement elle a redressé et repris la route sans freiner.

Ladies ( ou laides dix?)   et gentlemen ( pour les sujets de sa majesté), une vieille saucisse..

Pardon?

' I feel good' du Godfather of Soul.

Hallo, hallo, James, quelles nouvelles?

I feel good, madame, merci!

L'euphorie gagne une créature à l'âge indéterminé, elle trépigne sur son siège, sa Rodenbach grenadine danse le tango.

Dommage qu'Emile Zola était aux lavatories!

Une nouvelle tranche de charcuterie fine ' Unchain my heart'!!

Ambiance à l'hospice!

Simone, c'est la chose dont on t'a parlé il y a peu, se prend pour Janis Joplin, elle ne regrette pas d'avoir manqué DSC06543.JPGl'Eurovision!

C'est le jazz marathon, non?

Il paraît!

' Moondance' de Van Morrison, superbe travail des guitaristes!

' After midnight', il n'est même pas 21h30'.

Fi des midtempo, un boogie pour reprendre des couleurs, suivi d'une reprise d'un groupe injustement oublié, Gruppo Sportivo: ' Hey Girl'.

Simone s'est enhardie, a quitté sa Rodenbach, et en plein milieu du bistrot a décidé de se déhancher en nous dévoilant des dessous pas affriolants et des jambes, euh, des jambes  Zizi Jeanmaire 2012 ( Zizi a vu le jour en 1924).

Résultat des courses: deux crises cardiaques!

Sagement, Bluff 44 impose un temps mort, fait chaud, fait soif, on revient dans 20 minutes!

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Au revoir, Madame Simone, la Palm c'est pas mon truc!

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:41

Dix-septième  Brussels Jazz Marathon: trois jours de musique, 4 scènes en plein air, des centaines de concerts indoor, 700 artistes disséminés aux quatre coins d'une capitale, baignée, une fois n'est pas coutume, d' un soleil généreux (sans risque d'orage), le tout agrémenté d'une légère et rafraîchissante brise : enfin!

 

Place du Sablon, une table aux abords du podium, une Palm, il est 18h30':

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Kadri Voorand + Jussi Kannaste Quintet

Un ensemble finno-estonien pratiquant un female vocal  jazz reposant sur une solide armature classique.

 Kadri Voorand, compositrice/interprète, collectionne les awards du côté de Tallinn, notamment le Young Jazz Talent of the Year 2008, elle a sorti deux CD's sous son nom, dont un album a capella, elle prête également  son organe impeccable en tant que guest sur des enregistrements de Anthony Bankers, Urmas Lattikas ou Tanel Ruben .

Jussi Kannaste, né en 1976, un des meilleurs saxophonistes en provenance de Finlande .

Jussi has played with top Finnish jazz musicians... mais aussi Maria Schneider, et autres stars internationales!

Le quintet compte également Ville Pynssi on drums, le subtil Joel Remmel on piano et Mihkel Mälgand  on bass or double bass!

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DSC06501.JPGLa blonde Kadri, fringues classiques ( tailleur bermuda)  noires et baskets sportives, du même ton, entame un premier vocal jazz de format traditionnel:' This is my dance'.

C'est clair, la fille maîtrise ses cordes vocales à la perfection, le band assure un max, tu y ajoutes une gestuelle passionnée,tu te rends compte dès les prémices que Kadri vit son jazz jusque plus profond des viscères.

A mellow ballad pour suivre: ' Different kind of love' , un soprano douceâtre, une voix caressante, puis les touches s'égarent pour un impromptu romantico/ Franz Liszt avant la reprise du thème au sax alto.

Certains parlent de Dianne Reeves ou de Cassandra Wilson, Kadri est de cette trempe!

Next one is about things that are not allowed, il y a trop de règles à suivre, trop de principes sévères, il faut montrer trop souvent un visage faux, un masque... ' Idee IV' , un scat à la Sarah Vaughan, quelques passages dissonants ou saccadés, elle jongle avec son timbre sur background aventureux, le sax se libère audacieusement, la rythmique et le piano assurant un fond sonore sobre.

Excellent boulot!

' Ego song', the lyrics are weird, annonce-t- elle, les relations avec autrui ( surtout si l'autrui est du sexe différent) neDSC06509.JPG sont pas toujours évidentes... du Ionesco/ Samuel Beckett estonien.

Le sax était au repos, il réapparaît pour ' Idee II', nouvelle réflexion philosophique sur background mélodique syncopé.

DSC06502.JPG' The Flame' les sonorités rauques de l'estonien, entrecoupées d'intervalles haletés, donnent une touche exotique à cette plage dissertant de midsummer night celebration dans les îles d'Estonie.

Je ne suis pas une Dolle Mina, mais la suivante traite de la femme ' Idee X' (?), amorce brumeuse pour une pièce musicale virant soudain latin swing, le travail méticuleux de Joel Remmel étant mis en évidence.

' Why can't I', aux pirouettes vocales périlleuses, fait place à ' Idee III' en balte, qu'elle nous traduit par ' Too much' , une nouvelle fois l'artiste travaille sans filet et sans se casser la gueule.

 Après une jolie ballade en balto-finnois servie sur  contrebasse austère,' Minn land' , le quintette achève le set par l'ensoleillé et sautillant 'Forbidden', a song about love, thème éternel!

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Rappel

Le tendre et émouvant ' A little love song'.

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Excellent concert: un band impeccable et une dame possédant un registre étendu, un  coffre fameux et un tempérament aussi bouillant que celui de certaines chanteuses nées dans des contrées latines!

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