Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 14:55

Place Flagey un jeudi soir, pas une sinécure pour larguer ta voiture, Arthur!
Tu l'abandonnes aux environs du Bois de la Cambre pour te diriger, avec madame, vers le  Marni qui propose du jazz au Club ( c à d le bar).

 Big Noise
Pas heureux le choix du patronyme, les gars: depuis 1990, Big Noise Records ( Bill Evans, Debra Mann, Bill Fulton....) - Big Noise Films - Big Noise Radio ( rap, hip hop...)- The Big Noise Chorus Ltd- Big Noise ( punk rock aus Colmar) - The Big Noise, 1944, Stan & Ollie- sans compter 'Big Noise from Winnetka' de Bob Haggart et repris par une kyrielle de pointures, tous styles confondus, pointons Bette Midler, Eddy Mitchell, Bob Crosby, The Ventures...
P1180299.JPG
A 21h, le club est blindé, te faut 10' pour commander à boire.
A 21h05, le quartette vient présenter son jouet: ' Power Jazz New Orleans', sorti chez Igloo Records.
Piano, Johan Dupont/trompette et chant, Raphael D'Agostino/batterie, Laurent Vigneron/ contrebasse, Max Malkomes.
Embarquez sur le Natchez Steamboat, ladies & gents, direction le berceau du Dixieland, la Nouvelle- Orléans anno 1920: ses shotgun houses, balcons de fer forgé au Vieux Carré, et, marches, quadrilles, blues ou ragtimes...
P1180290.JPG
Une trompette funèbre, un drumming militaire, une procession noire, l'instrumental blues ' The New Orleans Function', suivi du classique, ' Oh didn't he ramble',
Un piano sautillant, une trompette en délire, typical creole jazz !
Un bain de vase?
'Mississippi mud' avec double scatting.
Oui, darling?
C'est bien, mais tu préfères Bing Crosby.
Moi, la version du Muppet Show!

 

 

P1180310.JPGUn steeple-chase nerveux ' Dinah', une mignonne donzelle s'essaye au charleston.
Ambiance dans le kot et ça ira crescendo.
Slowtime, mes chéris: 'Just a closer walk with thee', encore une des plus jouées lors des jazz funerals.
Séquence handclappings durant 'You rascal you'
...I'll be glad when you're dead, you, rascal, you...
Je sais que tu connais, mon trésor: Gainsbourg/Mitchell: ' Vieille canaille' .
C'est amusant, ça swingue: le piano et la batterie déménagent un max.
Fait soif, mon ange!
Un impromptu signé Dupont, un copain d'Hergé.
Chopin vire ragtime, on enclenche le turbo, pour un speedé 'Saint-Louis Blues', ne ressemblant en rien au classique interprété par Bessie Smith.
Ambiance Mardi-Gras!
Let's slow things down, vous me paraissez fatigués, le mellow tune sentimental ' After you've gone' , le premier pressage date de 1918.
On termine le premier set avec la charge de la brigade légère: ' Tiger rag'.
Le Thalys est arrivé à destination, tout le monde descend, Shere Khan aussi!
Voyage retour dans 20 petites minutes!

P1180285.JPG

Tu parles, Charles, la mi-temps se prolonge... 20 minutes extensibles.
Mailys, la kiné massant les athlètes prend son temps, à moins qu'un druide de la Louisiane leur injecte la même hormone que celle qu'il avait inoculée, jadis, au brave Ricco.
Résultat, quelques vieillards ont déserté le club, l'endroit devient plus respirable, la cohue Rue Neuve un samedi après-midi c'est pas ce que tu préfères!
Si ça continue on suit leur exemple, t'indique, légèrement ulcérée, ta compagne.
Au même instant BN refait surface.
On l'attendait, la suivante, 'Shine', huileux et légèrement bateau.
Les barmen, sous l'impulsion d'une nerveuse jeune personne, dégagent les tables face au podium pour créer un espace danse, aussitôt envahi par des amateurs de Lindy Hop, Balboa, Jitterbug,Charleston, ou St Louis Shag, il manquait Joséphine Baker et quelques chiquitas: chaud, chaud, les marrons,' Hotter than that'!
Pas retrouvé la suivante sur la playlist, mais j'entendis la 'Bourbon Street Parade'.
On ne criera pas au génie, Big Noise est à classer dans le tiroir artisan habile, spécialiste en contrefaçons diverses: Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Kid Ory, Fats Waller, Chick Webb..
P1180307.JPGLe Marni s'en tape, l'assistance fait preuve d'un enthousiasme démesuré et gigote frénétiquement.
' Bright Mississippi' plus posé, puis un des plus vieux blues existants 'Buddy Bolden Blues' , qui a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce à Dr House.
La croisière s'amuse, la trompette se paye un bain de foule.
Deux minutes classiques au piano pour introduire la ballade ' Black and blues'.
Non, Marie-France, je ne danse pas!
Que dis-tu, darling?
Blankenberge by night!
Changement de registre, une purée swing: 'The man from the south' ( with a big cigar in his mouth), ça fumait le calumet dans les cabarets, à l'époque!
Un gospel?
' Jesus on the mainline', vont pas passer avec un panier pour déposer une obole afin de retaper le toit de la chapelle, j'espère... entendis-je derrière moi!
Sur fond Gilles de Binche, on nous annonce 'Basin Street Blues'.
Il est temps de mettre les bouts, des confetti en novembre c'est pire que des moules en février.

Bye, bye le Marni!
De loin, tu peux entendre  Big Noise interpréter sa dernière tirade ( avant les probables bis)!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:27

Il n'y a définitivement qu'un seul et unique Alice Cooper !

edit_preview.php-copie-7.jpg

Cela fait plusieurs décennies que Vincent Furnier incarne son personnage d'Alice et jamais personne n'a su faire mieux. Comme disait Cyrano à propos de ses vers et de son art : "Je me les sers moi même avec assez de verve, mais je ne permet pas qu'un autre me les serve !"
Alice Cooper c'est le hard rock théâtral à son apogée, c'est ce mélange d'humour noir et de dérision porté au rang de culte.

Ce soir, alors que le concert à l'AB affiche sold out depuis bien longtemps, en première partie nous aurons droit aux excellents The Treatment déjà vus la semaine dernière en opening act de Motörhead.

edit_preview.php-copie-6.jpg

Le quintet de Cambridge livrera ce soir une meilleur prestation qu'avant la bande à Lemmy et nous assènera un hard rock survitaminé pendant 35 minutes.
Excellente manière de se préparer au grand show barnum du Maître.
edit_preview.php-copie-8.jpg
C'est la voix de Vincent Price qui résonne dans la pénombre avant qu'Alice Cooper n'apparaisse à quatre mètres de hauteur sur les premiers riffs de' Black Widow'.
Bluffant !
edit_preview.php-copie-9.jpgPour ce "No More mister Nice Guy Tour", son band est composé de 3 guitares et non des moindres: Steve Hunter celui là même de "Welcome to my Nightmare" (avec l'ami Dick Wagner) Orianthi Panagaris, jolie demoiselle blonde platine et pendant féminin de Yngwie Malmsteen, et le tatoué Tommy Henriksen .
A la basse on retrouve l'efficace Chuck Garric et aux drums l'incroyable Glen Sobel.
Tout ce joli monde va nous estomaquer pendant les 90 minutes d'un show d'anthologie.
Alice ressortira son boa, trucidera un (faux) photographe plutôt envahissant, se fera décapiter, violentera sa poupée de paille, nourrira son Frankenstein (un grand moment théâtral!), arborant des tenues excentriques du plus bel effet, comme cette chemise maculée de sang durant "Only women bleed". Et que dire de ses vestes dont le dos affichait un "New Song" lors des nouveaux titres.
En rappel c'est en chapeau gibus à paillettes armé de sa canne avec laquelle il crèvera de gros ballons remplis de confetti et serpentins ou arborant un drapeau belge qu'il fera virevolter au dessus du public pendant "Elected"( mon titre préféré) que le fringuant sexagénaire nous portera l'estocade.

 

edit_preview.php-copie-10.jpg

Une ambiance de feu, un band hallucinant, une set list de rêve, Alice ce soir nous a emmené une fois de plus aux pays sombre des merveilles...

JPROCK


SETLIST:
The Black Widow
Brutal Planet
I'm Eighteen Under
My Wheels
Billion Dollar Babies
No More Mr. Nice Guy
Hey Stoopid
Is It My Body
Halo of Flies
I'll Bite Your Face Off
Muscle of Love
Only Women Bleed
Cold Ethyl
Feed My Frankenstein
Clones (We're All)
Poison
Wicked Young Man
I Love the Dead
School's Out (Another Brick in the Wall part II)

Encore: Elected

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:19

Molenbeek c'est pas le désert de Mojave, Philippe Moureaux, le maïeur, l'article 39 du code marocain de la famille n'autorise pas le mariage d'une musulmane avec un non-musulman, n'est pas Baylin Oscar Goodman et pour trouver des abeilles du côté du canal tu peux te lever avant l'aube.

Pourtant le  Vaartkapoen a décidé de programmer Vegas et  Belleruche dans la belle salle installée Schoolstraat.

P1180065.JPG

File à la caisse, Vegas a mobilisé et invité quasi tous ses fans et, finalement, le VK sera bien garni à 20h20', lorsque le quartet montois investira le podium.
Fort d'un second album dans les bacs, "An Hour With ...", Fox ( drums)- Jon (basse) - Seb( guitare) et Alix, la star, vocals vont pendant un peu plus de 40 minutes ravir les aficionados, déjà conquis avant les premières mesures!
Un mix de power/electro rock se nourrissant à la fois chez Limp Bizkit, Rage Against the Machine, Living Colour ou les popstars: Ghinzu, Hollywood Porn Stars, A Brand etc...
Efficace? oui- Original? euh, joker!
Didier a aimé, a gueulé, a acheté le CD, se l' est fait dédicacer- Wouty a baillé- Sabrina a souri - Dieter s'est taillé, direction le bar!
Une setlist de neuf titres:
le sampler balance une intro gros beats sur lesquels se greffe la batterie poil de carotte du Renard, la troupe quitte la table de blackjack pour prêter main forte au vaillant drummer, l'éclairagiste a décidé de nous aveugler avec un jet lumineux en pleine poire, voilà Alix et le titre ' Just lovers', du power/disco/pop.
'Katy Spears' un javelot aussi brûlant que Britney.
P1180083.JPGUn démarrage en douceur pour 'Welcome on the deadfloor' pour virer hard FM/crossover.
'The fool' moins aveuglant que celui de Montagné, et il se promène pas sur un terril.
Le syndrome rock made in Wallonie commence à se faire sentir, un break pendant lequel tous les Vegas ont le temps d'aller saluer Yvonne, 40 cents dans la soucoupe, merci, pendant que les machines tournent au ralenti.
Une guitare lyrique en filigrane, le fool plaît à la foule!
'Livin' in a shadow' tu parles... boum, boum, boum, Alix superstar sous les spotlights...clap your hands.... (aha, aha..) ...tchik, tchik, tchik.... et une rythmique bien grasse.
Même recette pour 'Another day' et 'Feel high', me sens pas trop high, vais me quérir une Stella pendant 'Fashion song', on est 30 au bar!
Que sous-entends-tu?
Bruxelles a soif!

 

 

Et pour finir, un titre participatif: ' Better days' aux couleurs Britpop.
Gros hit d' Ath à Hornu.

Un bis!
Deux ou trois comiques lancent un ' A poil' intellectuel avant que Vegas décide de nous servir une dernière rasade radiophonique, probablement ' An hour with...'.
Oui, Sabrina?
Anecdotique!
Je te paye une limonade?
P1180130.JPG
Le temps pour les apiculteurs de se désaltérer et  Belleruche se trouve on stage!
P1180158Seulement trois abeilles: la voix, belle blonde au larynx noir ( on est 129, ce soir, à être tombés amoureux), Kathrin deBoer ( non, elle n'est pas originaire du platteland in de Vechtstreek, celle qui prête son timbre à D J Vadim boit son thé Caledonian Road ou Kensington Palace) - turntables, mixers, programming: un humble crack, D J Modest - à la basse ou à la guitare, l'incroyable, le bondissant, le grungy, la bête de scène: Ricky Fabulous!
Cet essaim londonien a mis le VK à genoux en fabriquant un nectar à base trip hop/ soul/ jazz/ hip hop/ chill out absolument délectable et hyper sexy.
Turntable soul music, ont-ils baptisé l' enfant!
Trois albums à ce jour, le dernier, '270 Stories', date de 2010, un quatrième enfant devrait voir le jour au printemps 2012, l'embryon promet, d'après les titres entendus hier!
P1180262.JPG
P1180129.JPG21h25: Modest et Ricky, armé d'une basse, déboulent, une séquence bruitage et, de noir moulée, apparaît Miss deBoer: 'Bonswar, Bruxelles, comment ça va?'.
On ne peut mieux, Kathrin!
' Clockwatching', un trip hop mélodieux pendant lequel les doo wop vocals de la belle jouent au ping pong avec la basse flottante sur fond lounge élégant.
D'emblée, une grosse claque!
Rickske à la guitare, une ruée vers l'or aux accents rap saccadés 'Goldrush' , Coldcut versus Jimi Hendrix!
Méchant et irrésistible!
'Fuzzface' ouvre '270 Stories', fuzzy et noisy sera l'intro de ce scratchy rock.
A la Sneaker Pimps, Portishead, Alice Russell: ' Northern Girls'.
Tu ne peux empêcher tes hanches de chalouper, en te retournant tu constates que P1180235.JPG99% de la salle tangue en mesure.
'Bird Mess' extrait de leur premier CD.
Great jazzy vibes, four A M chic nightclub music pour oiseaux de nuit, where Moloko meets Sarah Vaughan .
Superbe!

 

 

P1180112.JPGSur la lancée, ' Anything you want' , groovy, sensuel, des scats magiques et déhanchements suggestifs.
La setlist mentionne un cool mix: ' 13.6.35- Alice- Balance' , puis 'Limelight' du smooth Charlie Chaplin!
Grand numéro à la basse de Ricky Fabulous, copyright Marsupilami, pendant '3 Amp Fuse' et une nouvelle débauche d'énergie avec 'The Itch'. A minuit, je ne parvenais toujours pas à retrouver chez qui DJ Modest avait pompé la funky bassline, ce matin, Eureka, le formidable 'Listen' de Chicago Transit Authority!
La folie dans la salle, transformée en discothèque géante. Et ça continue ' 56% proof' suivi de 'Late train'.
Le point d'orgue: une version electro époustouflante du ' Minor Swing' de Django Reinhardt!
Un triomphe!

Bis
Une nouvelle, 'Get more', suivi d' 'Alice' , au flow prodigieux.
A tomber par terre!
P1180115.JPG
Le VK en ébullition.
Le trio visiblement heureux refait surface pour une bombe: ' 'Sparkles theme', des étincelles il y eut!
Une voix à ressusciter Amy Winehouse, une guitare rock et des jongleries aux manettes: la totale!
P1180273.JPG
Le trio souriant, vient s'asseoir sur le podium et dédicacer ses CD's.
Super concert!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:08

Disons le tout de suite, les spectateurs présents ce 1er novembre au  Viage ne sont pas prêts d'oublier l'éblouissant concert archi sold-out donné ce soir là par Paul Anka dans cette excellente salle bruxelloise.
edit preview.php
Lorsque je passe chercher mon pass-press à l'accueil vers 19h30, les instructions sont claires: photos pendant les 3 premiers titres et défense de franchir la ligne blanche qui nous confine irrémédiablement dans le coin gauche de la scène. Légère grogne donc parmi les photographes, comment allons nous faire pour le photographier de face ? Et justement un steward vient nous préciser que Mr Anka rentrera par la foule et qu'il est interdit de le photographier lorsqu'il vient vers nous. Pas de photos avant qu'il ne soit sur scène !
Décidément, c'est à croire que la star ne veuille réserver à la presse que son meilleur profil.
edit preview.php-copie-1
edit preview.php-copie-2Mais trêve de plaisanteries, lorsqu'après quelques images en noir et blanc évoquant les débuts de sa carrière projetées sur l'écran lumineux, placé en fond de scène les lumières s'éteignent, et que le chanteur apparaît au milieu de la foule, tous les a-priori sur les caprices de la star vont rapidement voler en éclats. Immédiatement toute la salle est debout et le crooner canadien ne se prive pas de prendre lui-même quelques appareils photos afin de se photographier avec leurs propriétaires ravis.
L'homme semble en très grande forme et affiche une sympathie évidente et communicative.
Exit donc les consignes photos, que nous respecterons malgré tout, les spectateurs ne se privent pas eux de shooter leur idole qui ne semble nullement dérangée par la chose. Le natif d'Ottawa n'hésitera d'ailleurs pas pendant le show à faire plusieurs incursions parmi le public, chassant tantôt un spectateur de son siège afin d'y grimper pour saluer la salle, tantôt en invitant une spectatrice aux anges à un petit pas de danse.
edit preview.php-copie-3
C'est avec "Diana" que Paul Anka démarre le show, et pendant 105 minutes il va nous emmener dans son monde où les hits succèdent aux hits : "Destiny"," For Once in my life - Come rain or come shine","Mack the knife", "My Hometown", "My heart sings", "Adam & Eve", "Jump!" cover du groupe hard Van Halen !, "This is it" co-écrit avec Michael Jackson,"Puppy Love","Put your head on my shoulder", mon titre préféré, "Lonely Boy", "Eso beso (that kiss !)", "She's a lady", popularisé par Tom Jones, "Smells like teen spirit" de Nirvana dans une version jazzy irrésistible, la liste est longue, très longue.
En tout 33 titres et aucun temps mort. A tout juste 70 ans, Paul Anka démontre qu'il est encore un des meilleurs "entertainers" de la planète. L'homme est svelte, habité d'une classe folle, et sa voix est toujours fabuleuse, d'une puissance et d'une précision inouïes.
Souvent il nous fiche la chair de poule, car il sait s'y prendre pour faire passer groove et émotion. S'installant quelquefois au piano, jouant de sa guitare acoustique pour un hommage à l'ami Buddy Holly, il nous charme avec ses hits intemporels qui défilent : "It does'nt matter anymore", "Lonesome me", "Bye bye love", "Crazy Love", "I'm not anyone" en hommage à son pote Sammy Davis Jr. ,"Let me try again" clin d'oeil à Sinatra et bien sûr l'inévitable "My Way" qui chanté par Anka reste un très grand moment d'émotion.

edit preview.php-copie-4
Standing ovation, tout le Viage est debout, j'en ai les larmes aux yeux.
Le band de 12 musiciens composé de cuivres, percus et tout le toutim, sorte de mini big band, assure de bien belle manière et le swing dégagé tout au long du set est tout bonnement irrésistible.
"New York, New York" précèdera un medley rock n' roll avec "Twist & Shout" et "Proud Mary"avant que Paul Anka ne quitte la scène, tandis que le band continue à swinguer de plus belle.
Retour on stage pour la présentation des musiciens au son de "Diana" suivi de "Behind my Smile" et "You are my Destiny".
Le crooner après avoir une dernière fois salué la foule quitte alors définitivement la scène laissant son public heureux et le chroniqueur curieux que je suis absolument ébahi.
J'ai eu la chance de voir ce soir un immense artiste, un des derniers témoins d'une génération d'exception qui nous a offert Sinatra, Tom Jones, Sammy Davis Jr... et Elvis !
edit preview.php-copie-5
Merci l'artiste !

JPROCK

 

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 10:40

Oui, Felix?
Halloween me casse les couilles, j'aime pas les chrysanthèmes, les citrouilles me refilent l'urticaire et les gonzesses à barbe me font gerber...
OK, j'irai seul chez Madame Moustache!

L'endroit est désert pendant le soundcheck. A peine terminé, Iacopo ( l'ingé son) vient t'annoncer un truc qui ne t'amuse pas des masses et qui risque de gâcher vachement ta soirée: le premier concert qui devait en principe prendre fin vers 10 PM ne commencera que dans ces eaux.
1h1/2 à se faire chier, t'aurais dû rester avec Felix et ouvrir une bouteille de Margaux, caca!
Le site de Moustache n'arrête pas d'annoncer que les concerts se terminent impérativement à 22h, à qui/quoi se fier? Tu pestes, blasphèmes en 5 langues en te disant que l'AB programmait McCoy Tyner et que là, le timing est respecté!
Jupiler, au secours!
P1180041.JPG
22:00 du mouvement sur scène, 3 ou 4 ferrailleurs ont enfilé leur tenue de campagne et affuté leur fleuret, ils ont l'air aussi frais que les Grognards revenus de la bataille de Borodino.
Espoir vain, un ou deux braves manquent encore à l'appel.

22:10'  Les Spadassins!
P1180038.JPG
Six bretteurs bretons (Rennes) ayant déniché leurs fringues aux Petits Riens du côté de Soho: au choix, Sgt Pepper's style, sans oublier la moustache et sideburns, copies conformes Ringo Starr ou l'attirail mod The Who/Quadrophenia.
Me demande où ils ont largué leurs scooters.
P1180055.JPGWho's who?
 BLOODY BOULGA : basse-CAPTAIN BEAT : fûts-DOCTEUR LOVE : Silvertone guitar, chœurs
-FRED ERNEST : vox populi-MONSIEUR MOUSTACHE : biff / bang / pow, chœurs, harmonica
-PROFESSEUR ZORINO : Philicorda organ, Vox Jaguar... annonce leur site!
Ces copains du Capitaine Fracasse ou de Henri de Lagardère ont un passé sur les scènes de l'ex-royaume de France: Bikini Machine, Sudden Death of Stars, Bumble Bees, A Cake A Room ou Dadds, dans leurs bagages, outre leurs lames, un EP 4 titres, sorti en mai 2011.
Disons le tout de suite , l'Ille-et-Vilaine a sauvé ta soirée: un sixties soul groove juteux, jubilatoire, un brin insolent mais également second degré!
Du panache, du savoir-faire, du punch, de l'humour...
Que disait le Comte d’Anterroches?
Tirez les premiers, Messieurs les Anglais!
Les Small Faces, Animals, Georgie Fame, Kinks, Geno Washington... tirèrent à volonté, lorsqu'ils furent à court de cartouches, les Spadassins prirent la relève.
Tout avait pourtant mal commencé, trente secondes de 'Give me all', un son d'orgue sublime, vlan, un larsen abominable déchire tous les tympans.
On désamorce la bombe, on tripote, on reprend, le son reste merdique, mais la basse sonnant 'Dead end street' desP1180054.JPG Kinks retient ton attention.
Ouf, Iacopo maîtrise, enfin!
'All your secrets' formidable beat soul, suivi d'une première salve en français ' Christine', impayable, un clavier British r'n'b fou ( Brian Auger), des lyrics mixant Jacques Dutronc/Nino Ferrer/ Les Chaussettes Noires ou les Chats Sauvages sur fond percussif attrayant.
A tes côtés, des perruqués oranges twistent à Sainte-Catherine.
Moustache transformé en Flamingo Club anno 1966!
' Wigmaker' pour Kojak, Michel Blanc, Jugnot et Brigitte Fontaine!
Bruxelles, vous devriez reconnaître..
Personne n'a reconnu ' In the heat of the morning' de David Bowie , le titre date de 1967 et est sorti en 2010.
Bowie faisait du Kinks/ Small Faces.
Une chatte sur un toit brûlant, ' Pussy cat calls' , est-ce Elizabeth Taylor?
' One more heartache' enregistré par Detective, le band de Michael des Barres et Tony Kaye, album produit par Jimmy Page.
Sulfureux!
'Verrines, tu m'assassines' même rayon que 'Les Cornichons' de Nino Ferrer.
Verrine de coco au roquefort.... verrine de lézard à la bière de gingembre... verrine de chicons au chutney de pissenlit mauve...
Blurps!
Pardon, madame, ne voulais pas souiller vos brodequins.
Chauffe, Marcel...' Amour Trésor', qui te rappelle au bon souvenir de Patrick Coutin, Moustache, pas Madame, le gars aux rouflaquettes, saute dans la fosse tout en secouant un tambourin, folle ambiance dans le bastringue!
P1180030.JPGUne petit instrumental mod/jungle/twist?
' Soul stomp'
Slow time, ladies & gents: ' Can't stop losing you'.
Where Eric Burdon & the Animals cross the Yardbirds!
' Two times' à secouer deux fois.
Audrey, enfile tes 'Black gloves' on va saluer Garry Grant en pensant à Van Morrison!
' Can't get you out of my head' oublie Kylie, pense à Georgie et à ses Blue Flames, yeh yeh...
Qui est au bout de fil?
Bliip, bliip, il est naze ce téléphone: ' L'effet que ça fait'.
C'est décidé je m'achète un portable, Jean-Louis!
Encore une et on retourne dans nos terres celtiques: 'Diabolique' !
Boileau- Narcejac? Clouzot? Sharon Stone + Adjani, Angela and Luciana Giussani?
Essaye Dutronc, Martin Circus, Triangle, Les Terribles, The Mockers, Question Mark!



Un doublé de bis!
L'instrumental ' Bert 's apple crumble', croustillant, et un ultime slow aussi urgent que ' Don't let me be misunderstood' pour se quitter: 'This heart of stone', ça pouvait pas rater le machin dégénère en extravagance furieuse, avec bain de foule!
P1180048.JPG
23:25', pas le courage d'attendre le band suivant et rien à cirer de la fiesta Halloween pour ploucs et plouquettes...
Buona notte, signora Moustache!

 

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:18

Un concert de  Lenny Kravitz est un évènement en soi qui attire toujours la grosse foule.
edit_preview.php-copie-53.jpg
C'est donc devant un Sportpaleis bondé que  Raphael Saadiq ouvre les hostilités avec une bonne demi-heure edit_preview.php-copie-54.jpgd'avance sur l'horaire annoncé. Je n'ai donc pu assister qu'à la moitié de son set mais ce que j'en ai vu a confirmé tout le bien que je pensais du natif d'Oakland à l'écoute de ses albums.
Une bonne voix, une présence scénique incontestable, un band plus qu'efficace de cinq musiciens et une choriste pour l'épauler en live, Raphael a livré une excellente prestation clôturée de main de maître par la reprise de "Let the Sunshine in" tiré de l'Opera rock 60's Hair. Le public ravi lui a fait un triomphe.


La salle était donc chauffée à blanc pour accueillir l'Américain aux lunettes noires.
edit_preview.php-copie-55.jpg
A 21h30 Lenny Kravitz déboule sur scène et attaque "Come and get it".
Pendant près de deux heures il va nous convier à un show best of au son de classiques de son répertoire comme "Always on the Run", "American Woman", "It ain't over til' it's over", "Mr Cab Driver", "Black & White America", "Fields of Joy"," Stand by my woman", "Believe", "Stand", "Rock n roll is dead" et "Rock Star City Life" avant qu'un dernier quart d'heure de folie ne nous achève avec"Where are we runnin", "Fly Away" et un "Are you gonna go my way" d'anthologie qui verra TOUT le Sportpaleis debout frapper des mains.

edit_preview.php-copie-56.jpg
Retour on stage pour un rappel constitué d'un "Belong to you" livré en version acoustique en bord de scène avant un "Let Love Rule" interminable qui permettra à la star de se balader dans le public du Sportpaleis pendant de longues minutes. La boucle était bouclée avec ce titre de 1989 qui le révéla au public.
Mention spéciale au band qui une fois de plus fut impeccable, drivé par Craig Ross son fabuleux et fidèle guitariste et une Gail Ann Dorsey à la basse en attente d'une hypothétique prochaine tournée avec David Bowie.
Un concert agréable, d'une efficacité redoutable, mais sans surprise pour celui qui avait déjà assisté ces dernière années à un show du chanteur-guitariste new-yorkais.

JPROCK

 

 

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 12:40

Une fin d'automne printanière pendant que New York est paralysée par une tempête de neige précoce, 2,7 millions de personnes privées d'électricité!
Y’a plus de saison ma bonne dame... tant pis on prendra une Leffe!
P1170961.JPG
 Le Botanique avait initialement programmé Mads Langer à la Rotonde, de pauvres pré-ventes ont conduit le jeune Danois au Witloof.
Faut-il également chercher du côté d' une désaffection massive du public pour l'annulation du concert parisien, prévu au Nouveau Casino, le lendemain?
Who knows, anyway, le Mads ne paraissait nullement dérangé, ni du cerveau, ni physiologiquement.
P1180003.JPG
Le caveau bruxellois sera honnêtement rempli pour accueillir le singer-songwriter de Skive ( Region Midtjylland), désormais Londonien.
Une fameuse cohorte d'adolescentes, touchées par le côté poète mélancolique de celui dans lequel certains découvrent un nouveau Jeff Buckley.
Ce doit être la 86 ème réincarnation du fils de Tim.
Discographie: trois albums, le dernier 'Behold' chez Sony et une flopée de singles.
Il y a une dizaine de jours, à Bonn, il se produisait avec band, ce soir il s'accompagnera à l'acoustique ou au Kurzweil, pour deux morceaux.
P1170984.JPG
20:35', au piano, un titre plus ancien 'Helpless'
My flawless shadow is haunting me
It chases me all the way up to the hill with the lilac trees
I look down from the hill and I see a silver lake
And imagine that this is the last time my heart breaks...
Un romantisme exacerbé, un timbre impressionnant et versatile, capable de laisser une note en équilibre instable pendant une dizaine de secondes avant de virer falsetto ou crooner.
P1170986.JPGCe 'Helpless' est un superbe folk/pop de facture classique , moins putassier que James Blunt, James Morrison et consorts.
Un coup d'oeil vers Marilyn: un sourire radieux, c'est clair, elle accroche!
Le jeune homme timide se fait disert et, tel un storyteller expérimenté, nous explique la genèse de ses compositions, ou ses aventures amoureuses: you know, I used to live with a Belgian girl in London, she spoke both of your languages, so I know about your country... non, la nana, c'était pas Laurette!
Le superbe 'The river has run wild' à l'acoustique.
Les premiers rangs se sont assis à même le sol, une intime atmosphère feu de camp règne dans le Witloof.
Une nuit je cogitais à une chanson, j'étais sûr d'avoir pondu un truc génial, me lève et griffonne dans un carnet , vais l'appeler 'She loves Aerosmith and wine', le lendemain, je relis: du caca... je retravaille les lyrics, c'est devenu 'Bowie and Champagne', que je dédie à une jeune Danoise devenue junkie.
Alors là, Mads, tu viens de conquérir le coeur de ma voisine!
Une intro bluesy/jazz en picking, le jeune homme manie plutôt bien l'instrument.
Grosse surprise, on reconnaît 'You're not alone', le mega electro hit d'Olive ( 1996) , une formidable adaptation que Bruxelles accompagne en fingersnapping.
Un bridge avec une séquence Peter Frampton finit par te convaincre, Mads Langer a plus d'une corde à son arc.
Me demande pourquoi je me suis tapé d'une setlist, je ne la respecte jamais, voici: ' Microscope' a happy sad song au faux final auquel Bruxelles se laisse avoir.
Un plaisantin, le petit Mads!
Une aura de sympathie évidente, de l'humour, un excellent contact avec l'assistance, le troubadour captive et enchante.
A tribute to life, composé en 10 minutes: ' Death has fallen in love', une country romance.
Il reprend place derrière le piano, quelques gammes pour se dégourdir les phalanges, voici le jazzy, 'Remains of you', aussi fort que les meilleurs Billy Joël.
Il y a quelques mois, mon manager me trouve un contrat pour un grand festival, un heavy metal festival.
Tu vois le style, Motorhead, Slipknot, Sick of it All, une foule de tatoués, bedonnants, rotant, arborant des chaînes, pissant contre le podium... avec mon physique à la Twiggy, ma petite guitare, mes rengaines proprettes, suis bon pour servir de cible à leurs cannettes de Budweiser... respire un bon coup et balance leur un machin cheesy en diable: ' I love you'.
Il aurait pu la chanter en duo avec Milow!
Un couplet agressif vient lacérer la romance... we're killing in the name of... ou ... fuck you... c'est pas du Justin Bieber, et étonnamment la voix prend des intonations Paul Simon.

 

 

Composé dans l'ascenseur du fameux Chelsea Hotel ( Leonard Cohen, Patti Smith, Bob Dylan, Janis Joplin et Zean-Luc Dehaene ont tous séjourné dans ce lieu mythique) , un des titres les plus forts du set, le catchy : 'Riding elevators'.
Sur le CD, les backing vocals sont assurés par Justin Hawkins (The Darkness), je demanderai à l'un d'entre vous de le remplacer.
Un audacieux s'y risque, résultat probant.
Ovation!
Le set aurait dû s'achever ici, vous n'y voyez pas d'inconvénients si je poursuis, je m'amuse?
Nous, aussi, menneke, go on playing and singing!
La magnifique ballade 'Last Flower', composée pour une jeune fille ayant mis fin à ses jours , Mads à sa demande l'a interprétée lors des funérailles.
Emotions à fleur de peau!
Un blues nerveux: ' This is how love is made' sera suivi de la jazzy ballad, 'I'm leaving', le titre préféré de Noémie Wolfs, la chanteuse de Hooverphonic, avec lesquels il a tourné cet été.
Final acrobatique: Paul Simon passe le relais à Julien Clerc qui le refile à Dean Martin.

75' attrayantes, un concert des plus sympathiques!
P1180007.JPG
Bis
Question: combien de temps faut-il laisser écouler avant de revenir sur scène pour les bis?
I never know...
Unplugged, à 20 centimètres du premier rang: 'Fact-Fiction', une nouvelle ballade transformant les auditeurs en hummingbirds.

Second retour.
'Better place' n'est pas sur l'album, mais sur la version iTunes, en bonus track.
Un ou deux couplets, refrain:
go, go
do what you need to do
and maybe in the end
you'll find a better place...
Stop, désolé, je la sens pas!
Un sourire, vais finir avec une toute nouvelle, écrite pour un TV Commercial... sail away with me...take a snapshot of my life... léger comme une douce brise marine, pas celle, désespérée et cynique, de Stéphane Mallarmé qui a lu tous les livres et qui estime la chair triste, hélas!

Mads Langer: a gifted singer, un personnage attachant!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 13:41

Un samedi soir à Bruxelles, Boulevard Anspach, pour une fois, une tenue correcte, tu t'es rasé, remarque finement celle qui supporte tes ronflements, tu ne relèves pas, direction le casino!
Table gaming, poker, machines à sous, play it again, Sam?
No, Bogey, level 6, le cosy théâtre où doit se produire

 Level 42
DSC04432.JPG
La veille, la bande à Mark King écumait un autre casino du royaume, le Kursaal à Oostende, faut-il y chercher la raison pour les dizaines de places inoccupées au  Viage?
DSC04454.JPG
DSC04439.JPG20:35' après la voix off annonçant, please, no pictures, no filming, mobile au point mort, no smoking, no fucking etc..., on nous balance une marche militaire, jouée au niveau 42, 45 secondes de cette daube mais où donc est passée la septième compagnie ( une larme pour le grand Robert Lamoureux) et Level 42 rapplique sous les vivats du bon peuple, Mark King, royal, se joint aux battements de mains, ses acolytes prennent place derrière leurs instruments.
A gauche, le fidèle et hyper doué, Mike Lindup, falsetto voice et keyboards, membre originel- à l'extrême droite, au saxophone et backing vocals, Sean Freeman (Lulu, The Foundations, Geri Halliwell, Martha Reeves, Kid Creole, on en passe et pas des crabes...) - à ses côtés à la guitare et backings: Nathan King, le frérot de Marco ( Frost, It Bites) - aux drums, le formidable Pete Ray Biggin ( Robbie Williams, Chaka Khan, Amy Winehouse, Adele, Lily Allen... n'en jetez plus, allez, si les groupes: Incognito et PB Underground, pour la petite histoire, il jouera lors du Prince's Trust le 23 novembre, deux ou trois noms: Pete Townsend, Imelda May, Midge Ure..).
Un countdown, de cinq à zero, feu: la basse scintillante galope au rythme Ascot, un premier white funk bondissant: ' DSC04445.JPGHeaven in my hands' , le typical & unique Level 42 trademark sound, qui ouvre l'album de 1988 ' Staring at the sun'.
C'est clair le quintette est en forme, la soirée s'annonce groovy.
Sur l'écran géant apparaît le logo "Level 42, 1980-2010 , 30th Anniversary World Tour", fin 2011, la recette reste d'application.
Enchaînement immédiat: ' All over you' , 1994 ( 'Forever Now') , a disco dance track, des poussées de sax saccadées, des nappés de claviers flottants, funky bass lines, juicy guitar licks.... dur, dur de rester assis!
Quelques vannes avant d'entamer la troisième rafale, Brussels is our favourite town in Belgium... s'il en connaît trois autres j'arrête la Jupiler pendant deux jours: 'To be with you again', une sucrerie au chorus efféminé.
Polished and commercial, mais impeccablement joué.
Premier tout gros hit ' Running in the family'
...Looking back it's so bizarre
it runs in the family
all the things we are
on the backseat of the car...
l'ai fredonné en dormant.
DSC04469.JPGLes photographes de presse ont regagné leur siège et la secu a abandonné l'idée d'interdire les flashes et les photos d'amateur, ça crépite à tous les niveaux.
Terrible, ce morceau!
Démonstration de slapping bass, marque déposée Mark King, sur fond de claviers pudiques pour amorcer ' Love Games', encore un de ces titres baignant dans le son eighties avec un chorus à la Hall & Oates, un sax suintant vient t'achever.
A mellow ballad à faire pâlir Chicago ( le groupe, hein, Al Capone) ' Leaving me now' et un second downtempo au taux de saccharine pas recommandé par les diététiciens, ' Love in a peaceful world' .
Sans être péjoratif: de la musique de casino, de la sensiblerie qui fera pleurer Madame Alphonsine, la concierge de ton immeuble qui a six enfants ingrats et gras et 14 petits-enfants, pires encore.
L'ebow lyrique accentue la dose d'affectation.
Le méchant instrumental 'Mr Pink', malgré sa teinte Jeannette,viendra effacer cette impression de racolage: du funk, du vrai, celui qui détache les relents de sirop agglutiné sur ton épiderme.
Aussi horny que du Average White Band!
1994, 'The Sunbed Song' , un soleil se couchant sur du funk Johnny Guitar Watson meeting Sly & the Family Stone, blanchis à l'occasion.
Un des highlights du set.
Le ton monte dans l'amphithéâtre, les premiers rangs se lèvent, des fourmis dans les jambes, ça gigote ferme, Mark King descend de l'estrade pour souker avec la masse, laissant le chant à Mike: ' Starchild', au croisement Kool & the Gang / Earth, Wind & Fire.
Folie dans les gradins.
DSC04480.JPGUne blonde pas immonde,vestimentée paillettes, a dans l'idée d'escalader le podium, mais Kojak, sans lollypop, veille au grain. J'ai failli perdre mon pari ' tu verras, elle montera sur scène', car elle a attendu le dernier morceau pour aller piquer toutes les setlists.
La voix du King toujours au repos pendant ' The sun goes down', encore un disco/funk chanté à la manière des Bee Gees par Mr Pianoman.
Plus de la moitié de la salle est debout.
Level 42 = du travail de pro, soigné jusque dans le plus petit détail.
Une machine bien huilée.
Nouveau tube, me souvenais plus qu'ils en avaient pondu autant: ' Something about you', pour finir avec 'Lessons in Love', leçons bien enregistrées par le Viage.
Ambiance discothèque, champagne, cotillons...
80' de plaisir, il y aura des bis, c'est certain!

Mark King en bass slapping s'adresse à la foule: what do you want to hear?
'Oye come va' - ' Banana Split' - ' La vie en rose' - ' Strangers in the night'- 'Ma pomme' - ' Twist à Saint-Tropez'- ' In the summertime' - 'Vee van boma' et 86 autres propositions fusent!

 

 

Ce sera 'Hot Water' pour mettre tout le monde d'accord et pour infuser le Ceylan.
Sexy, ce titre, suivi de 'The Chinese Way' pour Jun, Shin- Mu, Xiao Hong ayant délaissé le quartier Saint- Géry pour applaudir Level 42!
DSC04460.JPG
S'en suit une longue séance de hand shaking pendant laquelle JP et moi on se dirige vers le bar et sa Carlsberg scandinave!

Repost 0
Published by Michel/photos JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:59

Pas facile de trouver une place de parking aux alentours de  Forest National ce vendredi soir.
Une fois de plus pour son The World is Yours Tour Motörhead attire la grosse foule. Il faut reconnaitre que le band possède un noyau de fans fidèles et qui se renouvelle régulièrement avec le temps. Bikers, metalleux, fan de rock sixties le public de Motörhead a une fois de plus fait le déplacement et le Forest Club affiche pratiquement complet.

edit_preview.php-copie-49.jpg
Sur le coup de 20h c'est  The Treatment qui déboule sur scène.
Ce jeune band britannique originaire de Cambridge va s'avérer être la révélation de la soirée. Leur premier album "This might hurt" sorti sur Spinefarm Records est ce que j'ai entendu de plus excitant en matière de hard rock depuis bien longtemps.
Vous aimez Aerosmith, Def Leppard et AC/DC ? The Treatment est pour vous !
Les 5 jeunes gars de Cambridge vont nous asséner un set puissant et efficace de trente cinq minutes et se mettre le public en poche en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Un combo redoutable, des compos efficaces le tout drivé par un chanteur-hurleur de haut vol, ces gars là sont lancés pour une belle carrière.

 

 

Après leur set j'eus l'occasion de les rencontrer et en plus d'être doués ils sont super sympas, ce qui ne gâche rien.
The Treatment fera aussi la première partie du concert sold out d'Alice Cooper à l'AB ce 2 novembre. En voilà une bonne nouvelle !
edit_preview.php-copie-50.jpg
Après cette mise en bouche de haut vol, la salle est donc chauffée à blanc pour accueillir Lemmy Kilmister et son gang: Motörhead.
edit_preview.php-copie-51.jpgLorsque les premiers accords de "Bomber "se font entendre, le son est à couper le souffle et je suis bien content d'avoir emporté mes bouchons. J'ai beau voir le band pour la cinquième ou sixième fois, je suis toujours surpris par sa puissance sonore. "Damage case" enfonce le clou et il faut un petit temps d'adaptation avant que le son se mette en place comme il faut.
On stage, Phil Campbell lâche ses solos incendiaires et Mikkey Dee martelle ses fûts comme un beau diable.
Le band semble tenir la forme, seul petit bémol à mon sens un light show qui laisse le groupe dans une semi pénombre ce qui rend la prise de photos très difficile.
La machine de guerre est toujours aussi efficace et une fois de plus on se rend compte que les compos de Motörhead sont diablement bien fichues. "Metropolis", "Stay clean", "Orgasmatron" qui reste toujours un moment clé d'un set de Motörhead, les titres s'enchaînent sans aucun temps mort pour nous laisser KO debout avant de nous achever d'un uppercut au foie bien appuyé avec "Ace of Spade"s et "Overkill" en seul et unique rappel.


"We are Motörhead and we gonna kick your ass" disait Lemmy.
Rien à dire, man, c'est fait !
edit_preview.php-copie-52.jpg
JPROCK

 

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 14:19

Second concert de la saison pour la Brussels Blues Society, en collaboration avec le V K et le Nekkersdal.
Un beau nom: Meena Cryle qui termina à la seconde place à l’European Blues Challenge 2011 à Berlin, et pourtant le Nekkersdal est peu garni.
Bruxelles et le blues ne font pas bon ménage, sauf si tu t'appelles Joe Bonamassa et que tu te produis au Cirque Royal.
Le manque de curiosité des Bruxellois est effarant et, dès que tu quittes le centre ville, le kiekefretter ne se déplace plus.
Quelques habitués tout de même: Marielle et sa bande, Foto Luk Waterman qui se fait draguer par une blonde et offrir un vin de Moselle, Steven et ses flyers de Curieus Schaarbeek et quelques autres irréductibles.
Louis Chedid:
Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...
Mais non, Louis, les absents sont pas morts , ils baillent devant le petit écran!

A 20:50' un gars du collectif se farcit d' une présentation exaltée et annonce la diva autrichienne et son band:
P1170910.JPG
 Meena & Chris Fillmore Band.
P1170935.JPG
P1170956.JPGCHRIS FILLMORE: guitar/MARLENE LACHERSTORFER: bass/FRANK CORTEZ: drums rappliquent et balancent une intro bien juicy avant de voir arriver la madame qui vient de sortir le CD ' Try Me' ( produit à Memphis) chez Ruf Records.
Un premier CD mais ne croit pas avoir à faire à une groentje, à peine âgée de 15 ans, elle fonde son premier ( psychedelic) band, déjà accompagnée du fabuleux guitariste Chris Fillmore.
Sa soif d'aventures la conduit à Chicago, à son retour elle s'installe à Vienne, the first thing I did was putting a band together.
Depuis sa rencontre avec Thomas Ruf, elle a eu l'occasion de se produire avec des pointures de l'univers blues: Coco Montoya, Joanne Shaw Taylor, Erja Lyytinen ou Eric Sardinas qui lui prêtent main forte sur le CD.
D'emblée sa voix chaude et forte t'interpelle ' You can have my husband', prends le, rien à foutre, j'en veux plus, mais fais gaffe à toi ... don't mess with my man..( un titre interprété en 1960 par Irma Thomas)
Une tigresse bouclée, sortant ses griffes.
Tu dis, Steven?
Quelle salope!
Un seul morceau et toute la salle se frotte les mains, c'est du tout bon.
Détail non négligeable, Meena et la petite Marlene à la basse ( elle joue comme un chef) sont des plus agréables à reluquer.
Après le blues funk, un tango blues mettant en évidence le jeu Peter Green de Chris Fillmore: ' If you got a diamond'.
La classe!
Et que dire du classique ' Slow blues' ?
Rien, fermez les yeux et vibrez!
Sur l'album, la loveballad mélancolique, chantée d'une soulful voice : 'This song is for you', une acoustique pour Fraulein Cryle et des lignes de guitares Devadip pour son compagnon.
La suivante a été écrite par la grande Bessie Smith, quelques riffs, tu reconnais 'Ode to Billie Jo' de Bobbie Gentry.P1170890.JPG
De deux choses l'une: ou l'équipe du Witte/Winne/Philippe lui ont fait bouffer des champignons pas catholiques avec un vin dans lequel ils ont glissé une pastille, car ces drôles avaient des desseins libidineux, ou la dame se fout de nous.
Version bluesrock du classique à peine terminée, que la Viennoise nous confirme que c'est bien le succès de Bobbie Gentry, que Joe Dassin a transformé, sans trop le trahir, en 'Marie-Jeanne'.
Changement de fusil, du swampy rock am Donau, graisseux à souhait ' I shoot you down' suivi d'un 'vrai' Bessie Smith ' Empty bed blues'... I woke up this morning with an awful ache in my head... mon nouveau mec s'est tiré, désespoir bleu!
Meena Cryle: Eine der besten Bluesstimmen weltweit, dixit Klaus aus Wien.
Pour finir avec une version rock pur jus, chantée en duo avec Lily Marlene, du 'Early one morning' d'Elmore James.
On a pas vu passer les 40' de ce premier set!
P1170884.JPG
Set 2
Il débute par le classique de Slim Harpo ' Ti-Na-Ni-Na-Nu', idéal pour éveiller les mecs qui s'étaient assoupis.
'One man' sent le Janis Joplin à plein nez. On a adoré le duo basse/acoustique, quant à Luk il fut impressionné par la vue plongeante dans le décolleté de la généreuse madame.
A la slide 'Beg like a sinner' et puis un all time favorite, je l'ai chantée 489 fois en trois ans, confie -t-elle, l'immortel 'I'd rather go blind'.
Danke Schön, Meena!

P1170924.JPG

 

De sa plume: le sensuel 'Stay away from me, baby'.
La guitare vient te chatouiller les entrailles, la voix te caresse autre chose. Un titre sensationnel, du blues haut de gamme, applaudi à tout rompre.
Ouais, tu peux comparer à Bonnie Raitt, si t'as envie, Steven, à Etta James aussi!
Mon frère avait 17 ans quand il est décédé, j'en avais 11, ' If I meet you one more time' lui est dédié.
La corde sensible a vibré, l'expressive et énergique lady a réussi à émouvoir les plus durs.
You know Brussels, you should pay more attention to the female blues scene, we know about the blues... personne n'en doute, chère enfant, elle attaque ' Long John', encore un bluesrock bien senti.
La seconde salve prend fin avec 'Singing Songs', une profession de foi trempant à nouveau dans un bain Janis Joplin.
P1170950.JPG
Superbe performance, acclamée par l'assistance qui veut son dessert.
' C C Rider' à fond la caisse et la bien-nommée ballade 'My performance' is all over!

P1170894.JPG
Une grande soirée!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents