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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:38

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

Nostalgie yéyé: Mademoiselle Age Tendre, Daniel Filipacchi, le transistor (rouge) branché sur Europe n°1, les filles portant du Courrèges ou Mary Quant, 'If I had a hammer' devenant 'Si j'avais un marteau' ou ' I only want to be with you' muant en 'A présent tu peux t'en aller', sans oublier 'l'Idole des jeunes' piqué à Ricky Nelson....

Sortez les kleenex!

Eric Charden, le 29 avril 2012: fin de l'aventura, il rejoint Albert Raisner, Cloclo, Dalida, quelques Surfs, Mike Brant e.a. au paradis des idoles shalala  wohoho ou shi bi di bip bip ( au choix).

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Jacques Puissant/ Eric Charden naît en Indochine, redevenue Vietnam, en 1942, atterrit dans la métropole âgé de sept ans et sort un premier Extended Play quatre titres en 1963: ' Symphonie en bleu'.

Contrairement aux Johnny, Richard Anthony, Frank Alamo, Sheila, Dick Rivers, Lucky Blondo, Danyel Gérard , les Gam's et des dizaines d'autres, Eric Charden composait lui-même ses titres.

Les durs lui reconnaissent, en début de carrière, une crédibilité rock au même titre qu'un Ronnie Bird.

Ainsi, il est accompagné de Hadi Kalafate, bassiste attitré de Jacques Dutronc ou du guitariste, Jean-Pierre Alarcen, autre habitué de l'équipe à  Jacquot et membre des Mod's, avec un certain Alain Legovic, alias Alain Chamfort.

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C'est en 1966 qu'Eric fait la connaissance d'Annie Gautrat, qui deviendra, avec sa coupe Brian Jones, Stone!

 

Stone et Charden: banco!

Des hits à la pelle: 'L'aventura'- 'Il y a du soleil sur la France' ( ma préférée) - 'Laisse aller la musique' - 'L'amour, pas la charité' - le prix Nobel ' Comme le meunier fait son pain' etc...

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En 2007, le couple participe à la tournée 'Age Tendre et Têtes de Bois' , partageant l'affiche avec quelques autres membres de l'hospice SLC : Pascal Danel, Pierre Groscolas, Michèle Torr , Marie Myriam ou celle qui est à l'origine de toutes les conneries culinaires télévisées: Rika Zaraï.

 

Atteint de la maladie de Hodgkin  depuis 2009, il s'éteint à l'âge de 69 ans!

 

 

"Le monde est gris le monde est bleu

Et la tristesse brûle mes yeux..."

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:27

Un showcase à 11h45' ( AM), est-ce bien sérieux?

A cette heure où le volatile préféré de Jean-Luc vient d'ouvrir un oeil  vitreux, suite aux excès de la veille,et se gargarise

en vue de son chant des matines, la cafétéria de la  FNAC est honteusement désertée pour accueillir le duo  

 The Craving Deer.

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C'est en 2010 que Rein Vanvinckenroye ( guitare, voix), que tu vis au début du siècle au sein du folkband expérimental Troissoeur, et Natalie De Man ( voix) décident de former The Craving Deer , un projet "naked  slowcore".

Depuis, le cervidé ardent a sorti deux full cd's, ' The Craving Deer' - ' Eye-Shaped Spots', et tourne sans arrêt.

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Natalie et Rein entament leur mini-concert par 'Lilith', une plage folk teintée de sonorités psychédéliques / blues.

Les deux voix se marient merveilleusement, un timbre grave à la Leonard Cohen / Mark Lanegan pour le guitariste et un accent chaud et attachant pour sa muse.

Les lignes de guitare sont nerveuses, Lilith est synonyme de démon sexuel ..you are the one who drinks my soul...you are the one who drives me mad... 

 A dangerous beauty, comme la Lady Lilith représentée par Dante Gabriel Rossetti.

La douzaine de clients attablés dans le snack est tout ouïe après un seul titre, bel exploit! 

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Une ballade satinée et gently whispered pour suivre: ' Your heartbeat'  , beau comme du Nick Drake.

DSC05168.JPGNext one is a dance, mais ne t'attends pas à du rock endiablé,  le tempo sera lent et sombre.

Au chant mâle ténébreux, succède un roucoulement doux, avant de voir les deux voix fusionner en harmonies te rappelant au bon souvenir de Mark Lanegan/ Isobel Campbell.

Minimalisme exquis!

' Deception and Haughtiness' du blues/americana proche de Howe Gelb, Terry Lee Hale ou Willard Grant Conspiracy.

La météo se prête à une rêverie automnale poétique, légèrement mélancolique: 'The leaves' .

Qui a dit Leonard Cohen et Anjani Thomas?

Une douceur veloutée, un alcool de poire tempéré par trente années de repos dans la cave d'un castel, éloigné des confusions urbaines.

L'amorce de ' The Rose' sera sèche.

L'amour en question:..Why do I mention the same questions... I'm your slave and you're my master... et pour paraphraser Hugues Aufray, le rossignol y va d'un couplet DSC05177.JPGen français.

Brillant!

Le délicat ' Stars are Suns' traite du pardon en mode murmuré. Close harmonies, guitare fluette, intimisme, ambiance feutrée... le soleil se couche, le bois crépite dans la cheminée...chut, écoute, hear me whisper!

Le narratif  'French kisses' baigne dans un climat bluesy tout en t'emmenant loin...to the skies and far beyond, en passant par Barcelone ou Venise.

Avant de s'envoler vers d'autres cieux ( la FNAC in Gent) la chrysalide et l'argus bleu nous proposent un dernier blues/folk  virevoltant: ' Butterfly of Death'.

 

Une guitare, deux voix: what else do we need?

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The Craving Deer, you made my day!





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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:28

Le billet de JPROCK:

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536351_211226278993978_100003198218121_329132_1796612853_n.jpgL'avantage de la salle Reine Elisabeth, c'est qu'elle se situe à un jet de pierre de la Centraal Station d'Anvers. Le désavantage c'est que les voyages en train dans notre petit pays sont dignes d'épopées semblables à un épisode de Pekin Express. Ca commence par un train en retard, ça continue avec d'incessants changements de numéros de voies, et ça se confirme lorsque tu te rends compte que le train annoncé comme un direct est en fait un omnibus qui s'arrête toutes les cinq minutes. C'est donc après une découverte ferroviaire forcée de la région anversoise que tu arrives enfin à destination vers 19h15. Juste le temps de savourer un plat thaï dans un resto du coin et direction la salle pour un concert qui comme les cinq autres prévus ici même, affiche complet depuis des lustres. Le groupe a rajouté une date au Sportpaleis et une à l' Ancienne Belgique à la rentrée. Impressionnant succès pour un groupe excellent qui atteint presque le sommet de sa carrière. Car au vu du concert de ce soir il lui en reste encore sous le pied !

 

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A 20h15, le groupe démarre avec "Battersea" que Noémie Wolfs interprète seule en voix-piano. Pendant 105 minutes Hooverphonic va aligner une flopée de hits sublimés par l'orchestre classique qui accompagne le groupe. La voix sensuelle de Noémie ainsi que les orchestrations peaufinées présentées ce soir sur fond d'un light show magnifique vont emporter le public du début à la fin avec une maestria incontestable. Un seul mot te vient à l'esprit : classe !
Et si on ajoute à cela un son absolument parfait comme toujours dans cette salle on n'est pas loin du concert parfait. Seule petite ombre au tableau, un public qui ce soir là fut assez discret durant les trois quart de la performance et qui finalement s'est réveillé pour les rappels avant d'ovationner le groupe durant de longues minutes.
Dans son style Hooverphonic est devenu un groupe majeur dont la carrière internationale ne fait que commencer. Bravo !
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Setlist:
Battersea
One two three
Heartbroken
The night before
Club Montepulciano
The last thing I need is you
2Wicky
Anger never dies
Unfinished sympathy
Expedition impossible
George's café
Happiness
The world is mine
Jackie Cane
Mad about you
Sometimes



Encore
Vinegar & salt
Eden
Renaissance Affair
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Encore 2
la Horse ( Gainsbourg cover)
Danger Zone ( John Barry)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:28

C'est en 2008, lors d'un concert à Toogenblik à Haren, que tu fais connaissance avec la folksinger,

Sarah McQuaid, qui jouit de la double nationalité Américaine et Irlandaise.

A l'époque , elle venait de sortir un second album 'I Won’t Go Home ’Til Morning', qui succédait à' When two lovers meet', sorti en 1997. 

Printemps 2012, une troisième plaque à son actif :' The plum tree and the rose' , produite par le singer/songwriter, guitariste irlandais, Gerry O’Beirne qu'on retrouve comme musicien e.a. chez Alan Stivell, Luka Bloom, Sharon Shannon et comme producer pour Patrick Street, Fiona Joyce ou Andy M Stewart.

 Comme ingénieur du son, Sarah s'octroie les services du  bassiste/contrebassiste Trevor Hutchinson ( Lúnasa, The Waterboys, Sharon Shannon...).

Outre ces deux pointures, on note la présence de Bill Blackmore ( flugelhorn, trompette)- Rod McVey ( claviers)- Rosie Shipley & Máire Breatnach ( fiddle) - Noel Eccles, Liam Bradley ( percussions) et Niamh Parsons, Tom Barry, Frances Hutchinson, Emer Ní Bhrádaigh pour seconder Sarah aux vocals.

Tous ces musiciens étant des habitués des musiques celtiques traditionnelles.

L'élégante  et mélancolique pochette a été dessinée par l'artiste Mary Guinan , déjà responsable de l'artwork des albums précédents de Miss McQuaid.

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'The plum tree and the rose' contient treize titres: nine originals, parfois co-crédité Sarah McQuaid/ Gery O'Beine, une cover, le formidable' Solid Air' de John Martyn, et trois traditionnels ou ballades élisabéthaines, arrangés par la jolie chanteuse.

 La délicate ballade 'Lift up and let you fly' ouvre l'album, le thème de la maman voyant s'envoler le fruit de ses entrailles n'est pas neuf, mais l'alto aux consonances Sandy Denny/ June Tabor de Sarah, combiné à la sobre orchestration dominée par le bugle de Bill Blackmore, accroche d'emblée l'auditeur.

 Le superbe ' Hardwick's Lofty Towers' te ramène au folk d'inspiration élisabéthaine à la Pentangle, John Renbourn, Fairport Convention ou Maddy Prior.

 Le duo trompette/voix jazzy sur 'Solid Air', que John Martyn avait composé en hommage à son ami Nick Drake, subjugue tout en te donnant des frissons au bas de l'échine.

Tout comme 'Hardwick's Lofty Towers', 'Kenilworth ' baigne dans un mystérieux et raffiné climat aux senteurs Tudor.

Le majestueux ' In Derby Cathedral' termine la trilogie 16ème siècle en pensant notamment à Bess of Hardwick, enterrée dans la célèbre cathédrale du Derbyshire.

Le titre se meurt en polyphonie liturgique.

Beau!

 

 

 Le socialement engagé et, vocalement proche de certaines compositions de Joni Mitchell, ' The sun goes on rising' traite, selon les propres dires de Sarah, des hard economic times we've all been going though of late.

Cadenet, circa 1200, '  S'Anc Fuy Belha Ni Prezada', chanté en vieil occitan et pour lequel Gerry utilise un tiple ibérique élégant sur fond de bourdon.

Retour en Angleterre, John Dowland, 1597, ' Can she excuse my wrongs', une chanson courtoise, déjà enregistrée par Elvis Costello ou Sting, que Sarah interprète seule: vocals & guitar.

C'est tellement beau que tu ressors le vinyle ' Tabernakel' que Jan Akkerman a sorti en 1973.

  A peine 60 secondes: ' New Oysters New', un canon  ostréicole, published in 1609.

 'So much rain'  du  piano folk avec quelques intonations Janis Ian et 'What are we going to do', à la Joni Mitchell à nouveau, hantent le Tin Pan Alley style.

 Sarah solo pour le titletrack, ' The plum tree and the rose', qui reprend la veine old British ( love) folk songs.

Tasteful!

Le canon à six voix ' In gratitude I sing' clôture de belle manière cet album brillant.

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Respect de l'héritage musical anglo-saxon, orchestration subtile et un timbre impeccable: la classe!

 

 

 

 

 

 

 

 


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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:22

Chronologiquement, le 19: Greg Ham ( 58 ans), saxophoniste et organiste de Men at Work et Levon Helm ( 71 ans), le batteur/vocaliste du Band.

Le 20, le guitariste Bert Weedon ( 91 ans).

Le 23, Chris Ethridge ( 65 ans), bassiste des Flying Burrito Brothers et Tommy Marth , le saxophoniste des Killers qui se suicide à l'âge de 33 ans.

 

La flûte de Greg Ham et Men at Work resteront à jamais célèbres pour le hit 'Down Under' ( 1982)

...Buying bread from a man in Brussels

He was six-foot-four and full of muscles

I said, "Do you speak-a my language?"

He just smiled and gave me a vegemite sandwich

And he said,"I come from a land down under..

 

 

 

Ham quitte le groupe en 1985 pour le rejoindre en 1996. Plus tard il joue avec Relax with Max, un rhythm and blues combo from Down Under, pour ensuite donner des cours de guitare.

 

 

Levon Helm

Levon-Helm-Levon-Helm-478334.jpgRick Danko - Garth Hudson- Richard Manuel- Robbie Robertson & Levon Helm= The Band!

Tous ils ont joué avec les Hawks de Ronnie ' Suzie Q' (merci brother Dale ) Hawkins, devenus Levon & the Hawks. Ensuite, en 1965, Bob Dylan recrute tout le groupe avec lequel il tourne dans le monde entier et enregistre 'Self Portrait' - 'Planet Waves' et 'The Basement Tapes'.

C'est en 1968 que paraît un des hits les plus monstrueux de la planète, 'The weight', écrit par Robbie Robertson, qui assoira définitivement The Band comme un des groupes phares du rock.

En 1976, exit The Band: 'The last waltz' !

Levon Helm continue solo, comme la plupart de ses compères ( près de 15 albums).

Meanwhile, le Band s'était reformé et a sorti 3 albums, même après le suicide de Richard Manuel, en 1986.

Le 20 avril, Libération titrait "Dernière valse pour Levon Helm"!

 

 

 

Bert Weedon

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Qui?

Le Vif: Paul McCartney, Eric Clapton et Brian May lui doivent leur carrière, c'est lui qui leur a donné la passion de la guitare.

On l'a surnommé Mister Guitar, il défraya les British charts dès 1959 avec ' Guitar Boogie Shuffle', il a accompagné Stéphane Grappelli, George Shearing, Frank Sinatra, Nat King Cole, Judy Garland... influencé les Shadows, George Harrison, Mark Knopfler, Jimmy Page, Keith Richards...

Celui dont le bouquin " Play in a Day: Guide to Modern Guitar Playing" reste de nos jours un ouvrage de référence s'est éteint le 20 avril 2012, following a long illness, d'après les canards anglo-saxons.

 

Chris Ethridge

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Le bassiste, pianiste, songwriter de Meridian (Mississippi) est décédé des suites d'un cancer du pancréas.

Il n'avait pas encore 17 ans lorsqu'il se lance dans la carrière musicale, son premier band d'envergure, International Submarine Band, comprend Gram Parsons comme guitariste.

Ensuite on le retrouve chez les Flying Burrito Brothers, un géant du country rock, qu'il quitte en 1976. Il débute une fructueuse carrière de sessionman et joue ou enregistre avec Willie Nelson, Emmylou Harris, Randy Newman, Linda Ronstadt, Ry Cooder ou Johnny Winter e.a.!

 

Tommy Marth

Le saxophoniste Tommy Marth accompagnait l' indie rock band The Killers ( 15 millions d'albums vendus) sur scène, il a également participé à l'enregistrement de 'Sam's Town' et 'Day and Age', les deux derniers albums studio de la bande à Brandon Flowers.

Tommy Marth s'est donné la mort à Las Vegas ce 23 avril.

 

 

 

"Don't take your band name literally." commentait un fan!

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:41

Le billet de JPROCK :
 
 
 
Daniel Melingo est le prince du prototango, le tango des origines comme il le définit lui même.
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Personnage intrigant à la voix rauque d'insomniaque, chargée de mélancolie et de passion, on le situe entre Tom Waits et Nick Cave avec une touche de Paolo Conte.

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Melingo chante le tango des origines comme un animal, persuadé que la modernité du genre s'inscrit dans les traditions.
Ex membre du groupe punk culte argentin des 90's Los abuelos de la Nada, l'homme retourne aujourd'hui à ses racines.

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Après "Santa Milonga" et "Maldito Tango" tous deux disponibles en cd, il vient ce soir dans le cadre des Spring Sessions nous présenter son dernier opus "Corazon Y Huezo", sans doute le plus abouti, le plus étrange aussi.

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L'excellente salle du Studio 4 est bien remplie, lorsque, vers 20h30, Melingo et ses 5 excellents musiciens investissent la scène. Immédiatement l'homme nous happe dans son univers et ne nous lâchera plus pendant les 100 minutes de sa prestation.
Clown étrange, saltimbanque iconoclaste, interprète hors pair et rocker des bas fonds Melingo tel un charlot désarticulé semble flotter sur les planches de la scène. Chaque mot, chaque phrase est servie comme si sa vie en dépendait et l'homme nous suspend littéralement à ses lèvres.
Pas besoin de comprendre l'espagnol (même si ça aide) pour être séduit et emporté dans l'univers magique de cet être exceptionnel à nul autre pareil. Triste, cynique, joyeux, poète, dramaturge, le personnage se décline sous nos yeux ébahis en une multitude de tableaux illustrant chaque titre de son répertoire. Rarement un concert fut empreint d'autant d'émotion, et le public nombreux ne s'y est pas trompé en lui réservant un triomphe.

 

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Hallucinations, rêves et songes, spirales de l'esprit, tantôt grave et lyrique, tantôt joyeux et spirituel, le diable d'argentin se pose aujourd'hui en un maître du genre réussissant la gageure de joindre rock, tango et émotion en un art impossible ivre de séduction dont il est incontestablement le maître du genre.

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Chapeau bas l'artiste !

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 06:45

 

Le billet de JPROCK

 

Concert complet ce soir à l'AB club.
En première partie nous avons droit à Nelson Novela.

561341 203122793137660 100003198218121 311241 842511783 aExcellent choix de la programmation car ce guitariste-chanteur originaire du Mozambique mais résident à Bruxelles fut la bonne surprise de la soirée. Son afro-funk teinté parfois de reggae est réellement bluffant et il est bien difficile de résister à ses compos aux rythmes envoûtants et à la fulgurance de sa wah wah incendiaire.
"I wanna love you tonight", un reggae endiablé ou un "Joy" tres funky feront bouger le club au propre comme au figuré.
"Step to the left, step to the right..get up yeah !!"lance t'il en sautant d'un pied sur l'autre.
Ce diable de bonhomme nous aura fait danser du début à la fin de son set épaulé par un band irréprochable.
Vivement l'album sur lequel il travaille actuellement.

Il est 21h10 et Marlon Roudette, visiblement tres attendu par la gent féminine présente en masse dans le club déboule sur scène flanqué de son band.

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Tres charmeur, Marlon a le contact facile avec son public et tente de s'exprimer en français et plus péniblement dans la langue de Vondel. Finalement il choisira l'Anglais pour le reste du show et personne ne s'en plaindra.
Né à Londres, puis ayant migré vers les Caraîbes dont sa mère est originaire, le jeune homme s'est imprégné de divers courants musicaux comme la pop et le reggae qui composent sa musique aujourd'hui.

 

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Ce soir il nous interprètera la totalité de son premier album solo "Matter Fixed" avec en point d'orgue l'excellent single "New Age".
Tout celà passe bien en live, mais sans nous apporter beaucoup de surprises musicales si on se réfère à l'album. Marlon fait du bon boulot, sans plus, mais sans cette touche d'émotion attendue qui apporte parfois un plus "on stage".
Qu'importe, le public est heureux et Marlon,lui, semble prendre son pied. C'est avec "Big city Life" de Mattafix son ancien band que le beau fils de Neneh Cherry cloturera un concert frais et sympathique mais qui ne restera pas non plus dans nos mémoires comme un grand concert .

 

 

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Ah oui, ma voisine me souffle que le claviériste est craquant...eeuhhh...
Oui, ok, ok....promis, je l'écrirai dans ma chronique.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:34

Le billet de JPROCK

Nightwish est devenu un des fleurons de la scène métal symphonique actuelle. 

Le groupe finlandais a surmonté avec brio l'épreuve difficile du départ de sa chanteuse original Tarja Turunen en 2005 pour rebondir avec succès dans un nouveau line up incluant la chanteuse suédoise Anette Olzon. Pas étonnant donc que la salle foresoise en version club ai pratiquement fait le plein ce soir.

Lorsque je pénètre dans les lieux c'est Battle Beast qui est sur scène.

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Emmené par une chanteuse hurleuse au look tres masculin répondant au doux nom de Nitte Valo, le band scandinave pratique un heavy metal dans la lignée des Udo, Wasp ou Judas Priest. Ce n'est pas des plus original mais on ne s'ennuie pas une minute pendant leur prestation d'environ trente minutes. Un bon point donc qui nous prépare au plat consistant de la soirée.

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A 20h50 précises, Nightwish démarre un show qui va nous séduire de bout en bout pendant 120 minutes.

Lorsque le rideau de lambeaux translucide derrière lequel le band apparait en ombres chinoises tombe sur le sol, c'est à grand coups de lance-flammes et d'effets pyrotechniques que le groupe entamme sa prestation. Immaginaerum, le show, est à la hauteur de la musique magnifique développée par Nightwish.

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Grandiose, sans etre pompeux, le spectacle enchante nos yeux et nos oreilles par la qualité des arrangements parfaitements reproduits sur scène et par la sympathie et le charisme qui se dégage des musiciens. La voixd'Anette Olzon est parfaite, parfois secondée par celle de Marco Hietala le bassiste et chaque titre se mue en un véritable tableau sonore et visuel d'une précision diabolique.

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Il n'est pas étonnant que le band propose sur la version limitée de son dernier album une interprétation instrumentale de celui ci, car les musicos du groupe sont loin d'etre des manchots. Tuomas Holopainen, maître de cérémonie incontestable derrière ses claviers est magistral et orchestre de main de maître tout ce beau monde. On est en plein metal symphonique jubilatoire fortement saupoudré d'influences celtiques.

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En fin de set le band rendra hommage à Gary Moore en reprenant son "Over the Hills & Far away" avant de revenir pour les rappels et une fois de plus nous émerveiller par un final tout en paillettes, explosions et fumigènes se posant en écrin de lumières pour cette musique que l'on peut qualifier d'imaginaire post-gothique et qui ne présente aucun fil rouge tant elle est libre d'inspiration.

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A part peut etre celui de l'enchantement, ce qui n'est pas pour nous déplaire...

Setlist:

Intro : Taikatalvi    

1. Storytime    

2. Wish I Had An Angel    

3. Amaranth    

4. Scaretale    

5. Slow, Love, Slow    

6. I Want My Tears Back    

7. Come Cover Me    

8. The Crow, The Owl And The Dove    

9. The Islander    

10. Nemo (acoustique)    

11. Last Of The Wilds    

12. Planet Hell    

13. Dead To The World    

14. Ghost River    

15. Over The Hills And Far Away   

---------------- 

16. Finlandia    

17. Song Of Myself    

18. Last Ride Of The Day    

Outro : Imaginaerum

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 17:17

Le billet de JPROCK:
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 Laura Pausini est toujours aussi populaire.
557819_197373773712562_100003198218121_299749_2017050592_n.jpgPour son "Inedito Tour", Forest National affiche complet ce soir et une deuxième date belge prévue au Lotto Arena le 20 mai prochain devrait bientôt subir le même sort. Il faut dire que la pop star italienne est devenue une artiste internationale et que sa réputation live n'est plus à mettre en doute.
Lorsqu'on pénètre dans la salle, on découvre une scène impressionnante qui pendant presque 2h30 sera le théâtre d'un show époustouflant qui allie mélodies pop, titres rock et même quelques touches dance sans aucune faute de goût.
Sur le coup de 20h40, Laura Pausini fait son entrée sur scène avec "Benvenuto" et enchaîne avec "Io Canto". Immédiatement c'est la grosse ambiance dans la salle.
Visiblement en grande forme et très en voix la chanteuse italienne au charme évident est très sexy dans une veste lamée à franges du plus bel effet. Chez elle pas de tenues légères à la Rihanna, pas de poses suggestives mais une classe innée et une bonne humeur contagieuse qui la transforme en bête de scène pour le plaisir évident de son public.
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Les titres s'enchaînent sans temps morts et le band assure plutôt bien durant les quelques fois où la jolie transalpine quitte la scène pour changer de tenue. Avec des titres efficaces comme entre autres "Resta in Ascolto", "Bastava", "Un' emergenza d'amore", "La solitudine", "Il ritorno da te", "Invece no", "Non ho mai smesso", on ne s'ennuie pas un instant.
Et même si le spectacle sur scène en jette, Laura n'en fait jamais trop alliant la sophistication à la simplicité et l'émotion à une énergie pop-rock purement irrésistible. Le show est principalement articulé autour du dernier album Inedito et propose souvent des tableaux lumineux du plus bel effet privilégiant le rouge et le noir.
Trois écrans géants permettent au public de ne rien manquer des différentes facettes du talent évident de la jolie italienne.
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577475_197370647046208_100003198218121_299734_972778953_n.jpgUn set grandiose, un son excellent, et une artiste qui ne triche pas et se donne à fond pendant plus de 140 minutes. Que demander de plus ?
Vivement le cd-dvd pour pouvoir revivre ce show exceptionnel chacun pour soi bien installé dans son canapé, car avoir un peu Laura Pausini chez soi n'est ce pas le désir de beaucoup de ses fans?
Mais non, je ne fantasme pas...mais non.
Eh oui elle me fait craquer... Et alors ? Un chroniqueur aussi a le droit d'avoir ses faiblesses , non?
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Setlist :

 

 

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Benvenuto
Io canto Resta in ascolto
Con la musica alla radio
Bastava
Un'emergenza d'amore
Medley Passione
Troppo tempo
Il tuo nome in maiuscolo
Casomai
Volevo dirti che ti amo (after March 18th)
Il coraggio che non c'è
Medley Dance
Surrender
Belissimo così
Nel primo sguardo
E ritorno da te
Medley Primi Singoli
Incancellabile
Strani amori
La solitudine
Inedito
Primavera in anticipo (It Is My Song)
Come se non fosse stato mai amore
Mi tengo (after March 18th)
Non c'è
Medley Luna
Celeste
La geografia del mio cammino
Nessuno sa
Gente
Vivimi
Tra te e il mare
Invece no
La mia banda suona il rock
Non ho mai smesso
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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 05:32

En dernière minute, le Bota programme un support pour ce concert du samedi dans une Orangerie bien remplie:  Playboy's Bend!
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Hugh Hefner vire sa cuti?
Une faute de frappe, un Boys Band illettré?
Un jeu de mot à la Duvall?
Non, un synthpop/playmobil duo liégeois, comprenant le playboy/minet/garçon coiffeur, Xavier maudit Gazon et l'ingénue marinée, Caroline Dehareng.
Monsieur Gazon est spécialiste en ' circuit bending', activité qui consiste à court-circuiter de façon volontaire des instruments de musique électroniques de faible tension électrique, fonctionnant sur piles, t'indique Wikipedia.
En dehors des jouets maltraités, lui, et sa compagne, tripotent synthés, boîtes à rythme, secouent des shakers et chantent des protest-songs sibyllines, voire absconses.
Sur scène, ils sont épaulés d'une bassiste et d'une moissonneuse batteuse métronomique.
Deux albums ' Lovetoys' et 'K I S S'.
Un peu plus de trente minutes, huit titres baignant dans l'univers Stereo Total, Vive la Fête, Chicks on Speed, mais n'arrivant pas à la voûte plantaire des précités.
Nous aurons droit à une resucée creuse et inconsistante, qui amuse pendant 115 secondes avant de lasser mortellement.

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' Interface' - 'Je t'aime'...menteur - le patékitsch ' You' - la chinoiserie, bourrée de glutamate monosodique, 'Barbapapa' - une chorégraphie à faire blêmir Rosas ' Needs' - un CD balancé dans la foule, puis le Shakespeare pop ' Leave' - 'Globetrotter', le Polyphonic Size du pauvre - une nouvelle tentative pour battre le record de Wallonie du lancement du disque et une dernière niaiserie recyclée.
Où t'étais, Didier?
Dehors pour tenir compagnie au Cowboy Marlboro!
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Faudra patienter jusqu'à 21h10' avant de voir du mouvement sur scène, un claviériste des Danois,  

 The Asteroids Galaxy Tour, seul en piste pour une intro cathédrale, les cuivres, drums et basse le DSC05034.JPGrejoignent et entament un acid jazz/pop au son épais, lorsqu'une une frêle apparition blonde et bouclée sort de coulisses, l'Orangerie hurle à s'éclater les poumons, elle fait entendre une soulful voice aux accents enfantins, sax et trompette, sentant bon le James Brown, embrayent, le truc balance rond.
Ouf, on a déjà oublié le fade hors-d'oeuvre.
'Dollars in the night' s'appelait cette première plage et tu la trouves sur le second CD du groupe: ' Out of Frequency'.
C'est en 2006 que
Mette Lindberg( vocals) et casquette rap Lars Iversen (bass, keys, producer et composer) forment  The Asteroids Galaxy Tour et s'entourent d'une fine équipe multi-instrumentiste, seul l'excellent drummer, Rasmus Valldorf, DSC05059.JPGne quittera pas son tabouret, les autres changeront constamment de jouet: l' asiatique Mikkel Baltser Dørig à la guitare, basse, keys et Miloud Carl Sabri (trumpet, keys).
Le Facebook annonçait 7 musiciens, sur scène, ils étaient six: Sfen Dam Meinild (sax, keys) ou Rasmus Fribo (Percussion, keys, sax), lequel manquait à l'appel?
' The sun ain't shining no more' un r'n'b/jazz filmique avec la voix de gamine de Mette.
Un cocktail sexy et hyper dansant, tes voisins se déhanchent, tes guibolles suivent le mouvement.
La petite tombe la veste et quitte ses lunettes de soleil, quelques sifflements de mâles carburant à la Maes.
Basse et guitare métallique introduisent 'Lady Jesus', un coup de trompette, le train soulpop est sur les rails, les wagons tanguent.

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DSC05039.JPGStomping flashy disco ' Heart Attack', trois claviers/synthé en action... bang, bang, bang... big fun in the room!
Un groove vénéneux, horn section going full blast, à la The Commitments, 'Satellite' pompe rond. Where Adele meets Dee-Lites!
Rasmus amorce l'irrésistible 'Around the bend' aux envolées de cuivre infectieuses, le Bota euphorique!
Le poppy 'Suburban Space Invader' te ramène aux sons de claviers des eighties sur lesquels se greffent la voix sucrée de Mette.
Un brin de psychédélisme?
Intervention à la flûte, noisy psych soul aux pointes Sly & the Family Stone ou George Clinton, l'incroyable: ' Theme From 45 Eugenia '.
You want some horns, vous allez en avoir: l'upbeat ' Ghost in my head' avant de revenir à la pop pubère, bourrée de aah aah ooh ooh...: 'When it comes to us'.
Le titletrack 'Out of Frequency', claviers vintage, démarrage blue-eyed soul mais chantée with high squeals et nouveau virage Europop.
'Push the envelope' Gwen Stefani on the r'n'b tour!
Brussels, here's the last one, another footstomper: 'Fantasy friend forever' .
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Brussels still wants to dance!
Un triple bis, mais d'abord je vous immortalise avec mon Canon.
' Hero' avec une intro cuivrée pareille aux bons vieux Wilson Pickett, suivi du syncopé de 'Golden Age' , gros hit depuis qu'il a été utilisé pour un Heineken commercial.
Ambiance des grands soirs!
Les Danois achèvent le set avec leur dernier single, le funky 'Major'.
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Concert généreux, énergique et plaisant!


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Published by Michel - dans Concerts
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