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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 14:54

Une soirée we're gonna fuck you to the bone au  Bota, en ce vendredi 24 février.
Consignes à la préposée vérification des tickets : ouverture des portes, pas avant 20:00, cinq minutes après les huit coups à l'église paroissiale on te laisse enfin pénétrer dans l'hémicycle.
Moins de 10' plus tard, quatre canidés turbo-propulsés, made in Bristol, viennent nous saluer:

 Turbowolf!
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DSC02125.JPGBlake Davies aux drums - Andy Ghosh à la guitare- Joe Baker à la basse et le charismatique Chris Georgiadis, au look improbable (Frank Zappa croisé avec Alice Cooper et Grigori Efimovitch Raspoutine), aux punk-injected vocals , synthé et theremin.
Ce docteur fou a l'intention de nous secouer: Are you ready for some rock'n roll tonight, Brussels?
Pas content de notre yes timoré, il nous oblige à éructer 5 yeah King Kong-esques avant de cracher le premier obus: 'Ancient Snake' que tu retrouves sur leur unique CD, 'Turbowolf', et qui d'ailleurs en décore la pochette psyche/stoner/ heavy metal.
Du punch infectieux, frantic vocals, des riffs furieux sur un soubassement rythmique combinant punk, garage, classic 70's hard rock et une touche acide pour pimenter le plat.
Imagine Kyuss, Mötorhead, Black Sabbath, Alice Cooper , At The Drive-In, les Dead Kennedys, un peu de cheap glam à la the Darkness...tout ça condensé dans le turbo.
Tu ne peux occulter les talents de prédicateur halluciné de Mr Georgiadis et t'auras compris que les braves Bruxellois auront eu droit à une fameuse claque dans la tronche.
'Seven-Severed Heads' sera tout aussi anarchique, un train fou dévalant une pente en risquant à chaque coup de dérailler.
Next one is a headbanger, kids, raise your fists in the air: 'The big cut' , la jeunesse locale les poings levés!
Nouvelle explication, this one will groove, so move your ass: ' Bag O'Bones' , un grondement stoner suivi de leur premier single ' Rose for the crows' , à prendre avec les épines sur riffs métallurgistes, Tommy Iommy blend.
'Read & Write' utilise la même recette, puis vient la cover incroyable 'Somebody to love' de Jefferson Airplane, pleine d'effets psychédéliques, de reverb et d'oscillations stridentes produites par le thérémine.
Une version Apocalypse Now!
Le prêtre a repéré deux nanas croquignolettes venant d'arriver, il leur serre la pince et annonce a lovesong, le hardcore suant ' Things could be good again' pour finir en transe avec 'Let's die' , ultime et mortelle décharge .
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Turbowolf: un nom à retenir, ce band va devenir énorme.
Ils seront à Dour en juillet!

Pause, 21:15' lights off, musique symphonique annonçant:
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P
ulled Apart by Horses
DSC02221.JPGVicieux et nerveux post hard-core de Leeds.
Sur leur FB, le line-up: Thomas Hudsons - Vox/Gitsars & James Browns - Gitsarz & Lee Vincents - Tubs/Barrels & Rob Lee - Bassss!
Discographie: 2010 'Pulled Apart by Horses' - 2012 ' Tough Love'.
Un avis: The most exiting British rock album in years' Q Magazine!
Et?
Le truc déménage, la jeunesse s'est défoulée, la bière a giclé, les artistes ont sué, tous les plans rock'n roll y sont passés, personne ne s'est emmerdé, même si, comme le remarquent judicieusement les facétieux Greg et Lio, la recette manque d'originalité.
Rabat- joie, réplique la petite Tatiasha, seins juvéniles pointant sous un T-shirt mouillé.
La guitare de Thomas et les drums de Lee amorcent le single de 2011, ' I punched a lion in the throat', ça canarde dur, le chant est déchiqueté, les guitares sont acérées, frontstage, déjà, quelques gamins se libèrent d'un excès d'agressivité accumulé à force d'encaisser les remarques blessantes de parents obsolètes.
'Wolf Hand', même schéma, pointons la tirade:..when I was a kid I was a dick, but nothing changes...
Le roadie doit s'affairer, le bassiste et le frontman accumulent les problèmes techniques.
Déflagration suivante, 'Bromance ain't dead', le chef scout se débarrasse rageusement de son jouet pour sauter dansDSC02233.JPG la fosse et se frotter aux fans, il déboule sur scène pour se rouler aux pieds du drum kit, le cogneur, tatoué du crâne au petit orteil, reste imperturbable et continue à tabasser son brol.
A la fin de cette tournée je divorce de cette guitare, elle me fait chier.
C'est combien la pension alimentaire pour une Fender?
Un pogo joyeux pendant 'Meat Balloon', un ou deux coups se perdent, mon voisin, Roger Rottentand, se frotte les mains en comptant les futurs clients.

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Les morceaux percutants se succèdent: le répétitif ' Shake off the curse'- le sauvage et enflammé 'Wildfire' - ' V E N O M', je reprends le pouls de la salle, armé de ma guitare ce coup-ci, ambiance de feu!
Bordel, il y a un con qui a renversé son godet sur mes baskets neuves ( je soupçonne Greg).
Salopard!
Remonté sur le podium, le gars du Yorkshire s'ouvre une canette et la balance dans les douves.
Merde, on aurait pu comprendre avec une Heineken, c'était une Guinness!
Crapule, tu dis, ben, la suivante a pour titre ' The Crapsons' , puis vient le tour du bondissant et catchy 'Some Mothers'.
Pile driving riffs et basse galopante pour le brutal 'Moonlit Talons' .
Ici, aussi, on peut citer At The Drive-In, mais encore McLusky, Future of the Left et We Were Promised Jetpacks avec quelques pointes de Rage Against the Machine comme points de repère: du punk, du metal, une féroce débauche d'énergie sur scène, mais il est peu probable que l'album trouve plus de trois fois le chemin du lecteur.
A consommer cru et live!
Le marteau pilon poursuit sa besogne: ' Epic Myth' - 'Everything dipped in gold' et, après s'être douché au Spa Reine et débarrassé de son maillot de corps, 'High Five'.
Euphorie aux pieds de la scène après ces 55' enflammées!
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Double bis
Il sera punk et viril: 'Tourette' de Nirvana et 'Den Horn' qui achève leur premier album!
L'hippodrome ferme ses portes.
A l'écurie, les canassons!

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:20

Vers 19h tu interceptes un avis FB de Fred Cerise, le concert d'Andromakers/The Monotrol Kid au Libre Air est annulé.
RTL, The Voice ou le 489365ème programme culinaire...: pas question!
Heureusement, il y a ce bon vieux  DNA, Julie & co ont l'excellente idée de programmer un bluesman bordelais clinquant, même si sa casquette ne ressemble pas à celle de La Fouine et qu'il s'est fait piquer sa chaîne ostentatoire par un copain de Lil Wayne :
 Eric Bling!
20h et des poussières, le coin est salement mort, un plan à flanquer le bourdon à tout blueseux noir et aveugle, il faudrait se fendre d' un Pessac-Léognan millésimé pour noyer toute cette misère, malheureusement, ta bourse ne te permet qu'une mâle Jupiler!
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20:50' il s'agit de penser à entamer le concert.
 Eric Bling prend place sur le vétuste siège jouxtant quatre guitares, au sol traîne toute une panoplie d'effect pedals, sur P1190833.JPGun tabouret: un sampler, un harmonica et un rouleau de bande adhésive pour accoupler un duo de micros.
A la mosquée tu te déchausses, Bling est respectueux, mais on ne dira pas de ses nougats qu'ils sont aussi attrayants que ceux d'Ava Gardner, the Barefoot Contessa!
A la table de mix, le fidèle Valoy attend le bon vouloir du Girondin qui vient de sortir un troisième CD "A room over my head"!
Il tripote le sampler qui balance une boucle rythmée, gratte une de ses six cordes, une voix virile et âpre de fumeur de Gitanes vient taquiner le noir plafond du DNA, c'est bien de blues qu'il s'agit, tu peux lui coller, comme certains journalistes de chez Sarkozy, l'étiquette nu-blues, trip hop blues, Brico blues ou transe blues, ' Keep on laughin' sent le vécu, l'authentique.
Le bottleneck et l'harmonica transforment, tour à tour, la mélodie en boogie artisanal puis en shuffle bouillant.
Il poursuit avec le lancinant 'How many times', toujours à la slide sur rythmique électronique.
Sa compagne, depuis le début de la tournée, se demande où est passée sa râpe à parmesan, elle aurait dû voir le barbu l'utiliser comme idiophone et la battre en mesure.
Il y a du Seasick Steve ou du C W Stoneking dans la démarche, à la fois roots et expérimentale.
Beau travail de picking avec ' It's too late' avant d'annoncer un traditionnel pour lequel il change de jouet, ' Sad Blues P1190823.JPGSong', une adaptation personnelle, style incantation indienne, du 'Rolling and tumbling', décorée d'une voix off récitative, de vibrations de tambourin, tout en frelatant son propre chant.
Muddy Waters en visite dans l'estuaire de la Gironde...
Sur ' What's Nu' ( 2007): le rugueux et répétitif 'Wood guitar', ça sent les marais poisseux , les eaux stagnantes puantes, infestées de moustiques, de crocodiliens pas sympathiques: un swamp blues humide.
Une troisième guitare pour ' Going home' with the morning train, après avoir erré une vie entière, le Delta bluesman revient toujours au point de départ: Skip James, Mississippi John Hurt, Robert Johnson, Elmore James... dans un champ de sugar cane, Mr Bling du côté du Médoc.
Vraiment étrange impression que de voir l'antre punk transformé en juke-joint pour un soir: ' I don't wanna', un Croate enthousiaste et aussi disert que RickyBilly vient abreuver le lonesome singer pleurant son cafard...I don't wanna stay if she wanna go... , épouvantables sont les nanas!
Rien à voir avec Paul McCartney, la poussiéreuse et interminable ' Winding road' ne te conduira pas jusqu'à la porte de la bien-aimée, tu risques bien d'y mourir de soif et de solitude.

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Merci, Bruxelles, 'Stereo Blues' sera le dernier titre de la soirée.
Profond, énigmatique, légèrement vicieux et addictif!
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Soixante minutes intenses!

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:10

19h25', Boulevard Anspach, tu pénètres dans l'enceinte de l'AB en même temps que JP, le photographe de Keys & Chords, pas trop de monde au bar, direction la salle, caca, les cinq premiers rangs sont déjà occupés, une coterie saphiste tient à voir son porte-drapeau de près!
Consignes de Live Nation destinées aux Cartier- Bresson, Newton, Ronis et autres Bettina Rheims... : clic, clic uniquement pendant le premier morceau!
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20:00  Melissa Etheridge!
DSC02024.JPGArrivée du band, trois pointures: Blair Sinta aux drums ( Alanis Morissette, Damien Rice, Annie Lennox...) - Brett Simons à la basse ( Brian Wilson, The Beach Boys, Gary Jules, Jennifer Love Hewitt, Anastacia, Liz Phair, Fiona Apple...) et l'incroyable guitariste Pete Thorn (Chris Cornell, Alicia Keys, Jewel, Courtney Love..).
Un drumming barbare, Pete et Brett rejoignent le cogneur, son énorme, hurlements de Dominique, Marcel(le) et Justin(e), sympathiques catcheuses et voisines occasionnelles, voici  Melissa Etheridge armée de sa black acoustic guitar bombée: one, two, three, c'est parti, le titletrack du CD de 2010 ' Fearless Love', un rock Springsteenien chanté d'une raspy voice.
Une entrée en matière flamboyante, l'AB est déjà conquise, un climat de connivence s'installe entre la dynamique quinquagénaire et la salle, le ton est aux confidences entre amis de longue date.
Bruxelles mise à contribution, communion totale entre public et auntie Melissa: ' If I wanted to', un Southern rock datant de 1993 ( CD 'Yes I am'), dans lequel elle confirme les rumeurs quant à son homosexualité.
Brussels, I feel great, it took me 50 years to feel OK, you know... this one is called ' Chrome plated heart' , Melissa goes DSC01976.JPGwah wah funk, c'est vachement torride!
Première ballad mettant en valeur sa throaty voice 'I want to come over'.
Bordel , that gal has balls!
What do you think of the boys, ça fait deux ans que je tourne avec eux, they're fine, no?
Fine, ces mecs sont des cracks, Miss.
Elle est d'humeur espiègle ce soir,... Hello, hello / This is Romeo / Calling from a jackpot telephone..., le fantastique 'No Souvenirs' de 1989.
La trempe d'un Springsteen ou d'un Tom Petty, elle tue, Melissa!
Blair a déjà embrayé sur 'The wanting of you', attends, attends, menneke, je m'amuse ce soir, on va en faire une autre, j'ai envie de leur jouer 'You can sleep while I drive', une fantastique love ballad.

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La suivante a bien marché dans mon petit pays, elle traite d'une fenêtre: 'Come to my window'.
Le roadie a du boulot, Melissa et Peter changent constamment de gratte, la nana alternant l'acoustique et l'électrique.
DSC02020.JPGOn a droit à quelques grimaces faisant passer Jim Carey pour un crabe, puis elle se décide pour 'Indiana', encore un titre de 'Fearless Love'.
It's a song about choices, à propos d'une fille en fait, un démarrage tout en douceur à l'acoustique, les boys s'invitent et le titre explose pour swinguer vache, maligne comme un chimpanzé, Miss Etheridge tout à coup chantonne ..I saw her today at a reception... on est 600 à avoir reconnu 'You can't always get what you want' des Stones, l'AB hystérique, mais les artistes reprennent la direction de l'Indiana avec un solo ravageur de Peter.
Ils ont à peine balancé 7 titres en 60 minutes de show, pas un seul moment faible!
Ladies and gentlemen, la suivante date de 1988, mon premier album, ne savais même pas que la Belgique existait à l'époque, it is called ' Don't you need', et ça n'a pas pris une ride.
Les envolées exaltées de Mr Thorn sont tout bonnement sublimes.
Any requests, Brussels?
25 propositions!
Shit, I didn't imagine vous connaissiez autant de titres, voici ' Yes I am' ( titletrack du quatrième album) :...Am I yourDSC02071.JPG passion your promise your end/I say I am/ Yes I am..
Passion convient très bien!
Melissa nous rappelle sa bataille contre le cancer, I'm cancer free now, donc pas la peine de vous apitoyer sur mon sort, j'ai un message, vivez votre vie pleinement: ' Drag me away' :..
Did you think I was leaving My ticket was just one way The angels I believed in Were gonna carry me away... honey, tu t'es trompé, on se débarrasse pas de moi comme ça... fameux titre coup de poing, super combattive la bonne femme, du punch et un message d'espoir, just a great song!
Hey Melissa, il y a quoi dans ton flacon, lance un quidam?
Water, just water, mec, what did you think, je carbure pas à l'alcool et elle attaque le bluesy ' Must be crazy for me' , wah wah tonitruante, petite joute avec Peter, méchant duel avec le bassiste puis elle délaisse la guitare pour aller taquiner Blair, boum boum boum ... quatre baguettes sur les fûts.
Me suis bien amusée, François je te refile mes sticks, prends en soin gamin, je continue à la gratte.
DSC02059.JPGTrois guitares/basse à genoux pour un final Hiroshima.
Une plage de 15'!
Elle continue en wah wah avec le crapuleux ' Nervous', un blues boogie imparable, propice aux jams, elle commence avec le drummer pour tout à coup insérer ' Fever' dans la fiévreuse comptine, je continue avec la basse et termine avec la lead guitar.
A te couper le souffle!
Après avoir présenté les artilleurs, elle amorce le sec ' Bring me some water' datant de 1988, un rock dantesque la voyant entamer un duel avec le bassiste et la guitare.
Peter, je me colle à tes fesses et je joue tes accords, gratte fieu.
Carré blanc: charge sexuelle intense, salle en ébullition: on atteint le climax.
Le délire!
1h50' de show ( 14 titres), on sait qu'ils vont revenir!
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Bis
'Like the way I do', près de 15', pendant lesquelles Melissa arpente la scène dans toute sa largeur, pointant sa guitare à 5 cm des visages du premier rang, le morceau finissant en feu d'artifices/ tourbillon rock digne d'un Neil Young & the Crazy Horse!
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Un show très pro d'une artiste en pleine maturité, n'ayant pas peur de se vider les tripes. Bruxelles a adoré!

Melissa is 50, no age to rock'n roll!
Forget it, baby, she rocks like a hurricane!




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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 14:44

 Julie LaRousse flashback..

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DSC01908.JPGTu vas pas nous relancer Lafforgue et son refrain "Fais-nous danser, Julie la Rousse. Toi dont les baisers font oublier..., ni le long-métrage de Boissol ou encore les aventures de Lescaut, tu nous as déjà fait le coup!
Shut your big mouth... flashback, décembre 2008, Julie LaRousse au Montmartre, petit concert sympa!
Février 2012, avec un CD maxi dans les bacs ( 'Dans ce Monde'), Julie en showcase à la  FNAC City 2.
Tu t'y pointes à 13h50' en plein soundcheck.
Une formule trio: Julie, qui se souvient qu'avant d'entamer une carrière solo elle accompagnait les deux Spirit of the Seventies, Wim Hombergen ( Kleptomania, The Nevergreens..) et Loli De Coene ( The Bluesdealers) au sein des "Evadés de l'Hospice", au chant et à l'acoustique- Jamm Silverey aux percussions et le jazzman Piotr Paluch aux claviers.
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DSC01899.JPGBalance: OK, on aménage la playlist et à 14h10', feu vert pour le mini-récital!
Quelques accords de guitare, de doux halètements, quelques doo doo doo sucrés, on démarre avec le velouté ' Je te donne mon âme', un cajon sobre relayé par un piano groovy, de la French soulpop qui balance agréablement.
Points de repère: certains Véronique Sanson ou France Gall , deux muses de Michel Berger, Françoise Hardy quand elle swingue ou Nanette Workman, pre-Starmania!
Je dédie la suivante' Abuelo' , à mon grand-père, l'ai composée avec Joséphine, une copine andalouse.
Senteurs de Sierra Nevada, de jardins maures, visions d'Alhambra, d'enfance heureuse sur rythmes épicés.
Le titletrack du maxi, une mélodie satinée pour un constat philosophique: ' Dans ce monde'.
Jolie voix et accompagnement musical tout en frôlements!
'Pas d'ici' t'invite à l'évasion, au rêve, ne va pas croire, toutefois, que l'escapism suggéré dans ces lyrics soit aussi naïf que celui dépeint dans Alice au Pays des Merveilles, la lucidité est au rendez-vous!
Solo, une version décalée incroyable de ' Whole Lotta Love' du Zep.
Julie se fait Janis, Joplin la Rousse!
Superbe!
En trio pour le chaloupé, sensuel et vaguement latino ' Dévoilés'.
Brise légère, vagues caressantes sur lesquelles tu te laisses bercer au gré du clapotis, tu clos les paupières, doux instants d'éphémère bonheur...

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En pensant à 'Belle de Jour' de Luis Buñuel, j'ai écrit ' Rue Interdite': du swing d'alcôve, Catherine Deneuve de 5 à 7, vachement sexy le 128 de la Rue Interdite!
Pour ma fillette, ' Tessa', un titre en demi-teinte, message d'amour d'une jeune maman imaginant le futur envol de son enfant.
Classicisme serein, tendresse et justesse de ton!

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'Juste un peu de fantaisie', un morceau participatif, mettra un terme à ce mini-concert des plus agréables!

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:11

Quelques craintes à Haren, c'est le quatrième concert bruxellois de Hymn For Her, le public va-t-il suivre?
A 21h10' le club est honnêtement rempli, Walter Curieus Schaarbeek et les bénévoles de  Toogenblik se frottent les mains.
Dans l'assistance, on note un duo de Parisiens ayant voyagé en Thalys pour assister au gig des Yankees, ils ne l'auront pas regretté!
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 Hymn For Her
DSC01815.JPG21:10', sermon hésitant de Pater Luc et le duo prend place.
Sur scène traîne une panoplie hétéroclite d'instruments: une acoustique, un banjo, un ukulele, bass drum/cymbals, un harmonica et une three strings cigar box guitar + une dizaine d'effect pedals... pas le genre de capharnaüm que les habitués sont accoutumés à voir dans l'antique folkkroeg.
Wayne Waxing et Lucy Tight sont Hymn For Her, a band that hails from anywhere they can park their trailer ( a 16 foot, 1961 Bambi Airstream), dans lequel ils ont enregistré leur dernier effort discographique ‘Lucy & Wayne and THE AMAIRICAN STREAM’, partout ils emmènent leur 5 years old cute daughter qui passe son temps à griffonner pendant les concerts quand elle ne boude pas!
Le couple se partage tous les instruments sauf la mouth harp dans laquelle crache Wayne la moustache.
Pas de setlist, une feuille sur laquelle ils ont gribouillé 36 titres que tu retrouves sur leurs 3 albums!
Entrée en matière noisy rock tuning , elle à l'ukulele, lui à l'acoustique et bass drum, elle au chant, lui aux backings, le truc vire poppy americana à la Sheryl Crow...there's a secret on your lips when you smile... chantonne la skinny blonde DSC01868.JPGLucy.
Toogenblik a déjà compris que ce ne sera pas le nième concert folky, propre et sage.
It's our last date in Belgium, on va en faire a special night: ' Slips', une slide démente, un harmonica vicieux, some claps pour ce country rock déjanté au son énorme.
'Grave' pour ceux qui prennent note, j' épelle G R A V E ( djii aaa éé viii iii). Merci Miss, du bluesrock Pierre Tombal, Z Z Top visits the graveyard.
Artisanal, mais vachement performant!

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Une perle non reprise sur le CD, 'Pearly', ça déménage sec, sont aussi cinglés et unconventional que Slim Cessna et sa clique.
Lucy: ''Peter ( soundengineer), more guitar in the monitor, please!"
Euh, ma chérie, il n'y a pas de monitor ce soir!
Sorry, Peter, voici ' Human Condition' inspired by Bobby D and Woody G, but not J Lo, un Southern wah wah cigar rock phénoménal.
Où vas-tu, Wayne?
Vais pianoter à la Jerry Lee, cet archaïque Steinway me fait de l'oeil depuis 25'.
Superposition des plans, voici ' Ballad of Hollis Brown' de Dylan, transformé en blues gothico-psychédélique lancinant, la voix déformée de Wayne doit autant aux Cramps qu'à Woven Hand.
Le banjo amorce un bluegrass, ' Fiddlestix', qui déraillera en méchant country punk décoré de perfides couches de wah wah, t'es pas à l'aise quand le mec se voit ...suckin your bone..., les clients du coin sont pas immunisés contre cet excès de violence.
We switch instruments, la nana au banjo, le gars au cigare, une intro à la slide, de jolies harmonies country sur fond musical malade: frantic banjo et la Lowebow guitar ( fabriquée par leur pote, Johnny Lowe) toujours aussi agitée.
' Cave' ..I'm going to the cave... normal un tremblement de terre se prépare.
On est quel jour?
Friday.
Well next one is called 'Thursday', imagine les White Stripes en mieux, d'ailleurs, en plein milieu du morceau, une séquence slow motion voit Lucy passer derrière la grosse caisse et Wayne s'amuser avec les distortion pedals pour, ensuite, reprendre leur place initiale et finir au galop.
Après 55' bordéliques, décousues, efficacement rock'n roll, ils ont droit à une pause!
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File au merchandising, tof, moins de monde au bar!

22:30', set 2
'Chemicals' une mixture pas catholique , puis le duo tient à nous faire visiter le désert: ' Mohave' , it's so bright there you have to wear shades, le trip prend des accents Black Keys prononcés.
Neil Young a écrit 'Cowgirl in the sand', notre 'Cowgirl' se balade in the sun, joli background jazzy.
Une bouchée surf au dialogue théâtral ' Trash Sun' virant abruptement vers un collage dadaïste, fond sonore apocalyptique.
Leur country trash secoue un max, la limonade du cowboy reposant sur l'ampli fait un bond de 36 cm pour venir mourir à ses pieds.
Enchaînement andalou nous prouvant que Wayne n' est pas à classer dans la catégorie manchot, la délicate sevillana dégénère en heavy trash gospel allumé.
DSC01863.JPGCe duo est imprévisible!
Une ballade countryrock à la Crazy Horse, 'Land Escape', accélération soudaine... yippee-i-ay-i-ya, yippee-i-o... Pecos Bill rides a tornado, attachez vos ceintures!
Puis vient une accalmie inattendue, un moment de tendresse imprévu, une vraie ballade acoustique et mélancolique: ' Not' ..I love you, but you don't hear me... .
Beau comme du Jeannie C Riley.
Vous appréciez, here is another lovesong, a country oumpapa singalong.
Il faudra prendre l'annonce au second degré car les lyrics ironiques n'ont rien à voir avec "je t'aime mon amour" ou alors les allusions au Ku Klux Klan et à Poison Ivy sont les nouvelles armes de Roméo.
John Prine,' In spite of ourselves', un magnifique travail de fingerpicking digne de Chet Atkins suivi de ' Lucy Fur', un rock pétaradant.
On finit en beauté en ressuscitant Led Zeppelin ' Bron-Y-Aur-Stomp' , d'une sauvagerie campagnarde!
Soixante minutes emballantes!
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Un bis?
Ok, mais on a rangé tout notre brol, a capella alors?
Incroyable mise en scène: Wayne se couche sur le dos, pieds levés, sa compagne vient prendre place sur ses boots et entame le traditionnel ' Don't fence me in'.
Encore plus fort, le mec assure les lignes d'harmonica sans l'usage des mains.
Mieux que chez Bouglione, applaudissements nourris et une seconde volée unplugged, mais côte à côte,' Highway Maggi', a genuine country tune, suivie de 'Pink Lady', un joyeux ragtime que tu retrouves également sur leur CD ' Year of the golden pig', un petit pas de danse Elvis the Pelvis pour amuser la galerie et on arrête les frais!
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Plus de deux heures de show, une performance généreuse et énergique, les clients quittent Toogenblik le sourire aux lèvres!

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 14:29

Tout va très bien, Madame la Marquise
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise....

Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi
Valet modèle,
Comment cela s'est-il passé ?
P1190790.JPG
 Horses on Fire
P1190769.JPGva nous l'expliquer au  Café Central pour la Cd release de 'Horses on Fire', leur premier album chez V2 Records!
Pour ne pas déroger aux habitudes du bistrot, l'horaire sera flou, c'est à 21h35 que le band de Gent prendra place sur le podium avec un premier guest aux claviers: Dominique Vantomme ( Root).
Les canassons sentant le cramé se nomment:Thijs De Cloedt, un ex-Aborted, ( guitar, backings) - Michélé De Feudis ( lead vocals - guitar) - Alessandro De Feudis( drums) et Anthony Statius ( bass- backings), l'avoine qu'ils ingurgitaient avait un goût prononcé de 70's rock, accent mis sur les guitares hard ou bluesy: Free, Cactus, Mountain, Ten Years After, James Gang... pour les plus actuels, on citera les Black Crowes, la bande à Axl Rose, Govt. Mule, les White Stripes et chez nous: Triggerfinger ou les Sore Losers.
P1190805.JPG
' Violent highs': la mer est agitée, une houle furieuse secoue l'arche du bon Noé, c'est du lourd ruisselant de guitaresP1190803.JPG grasses, imagine Humble Pie fin 1969, avec un Steve Marriott excité et agressif.
Un drummer hyperactif, une basse qui pulse, un lead singer attirant le regard des nanas comme un étron frais les mouches à merde et Thijs te sortant, posément, des riffs crapuleux, tu ajoutes le fond sonore produit par Mr Vantomme et t'as compris que les clients du Central ne risquent pas de s'assoupir!
One, two, three, four... avanti pour le belliqueux ' Machete Machine' : ça mitraille méchant, sais pas s'ils ont repéré des Viêt- Congs au comptoir, mais il vaut mieux s'aplatir!

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On la bouffe à pleines dents,' Raw Meat', avec le frontman de Zender en guest, avant de voir Alessandro introduire ' Glassmade Giants', les guitares embrayent, direction le front la fleur au fusil.
Sont hargneux, ces étalons!
P1190807.JPGVous reconnaissez le gars qui va pousser la chansonnette avec nous?
Ian Clement, de Wallace Vanborn, encore un band qui ne jure que par les guitares saignantes, voici ' Wolfman in disguise', un surf bluesy ..waiting for a full moon to rise... le howling wolf implore sa louve de regagner la tanière conjugale, les guitares pleurent, la femelle se fait désirer.
Sale bête!
' Closer' et ' I miss to hate you' cognent comme du Queens of the Stone Age ou les Foo Fighters, nourris au waterzooi , tandis que la suivante, le wagnérien, tendance Alice Cooper fucks Golden Earring, ' Your Blood', te fouettera salutairement le sang.
Une primeur, Bruxelles, ' Plagued by vertigo' had never been played live before tonight.
Un démarrage tout en douceur, une acoustique dans les mains de Zender, pour virer heavy rock pesant et brutal.
Le catchy single ' Draw the line', très proche de Triggerfinger, Sore Losers ou Drive Like Maria, devrait cartonner sur nos ondes.
Horses on Fire clôt avec ' Season to hate' en sortant toutes les images d'Epinal rock, chanteur à genoux, bassiste escaladant le drumkit et lead guitar grimaçante.

Cinquante minutes appréciées, le Central se fait entendre, le bis ne se fera pas attendre!
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Un bluesrock, pas repris sur l'album, ' Raise hell and shake your boots', à servir cru comme le bon Taste!

Horses on Fire, un band à suivre!
Le 31 mars, ils assurent le support des Stranglers à Lessines!

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:48

Ascension fulgurante pour l'adorable  Kina Grannis.
En octobre 2011 elle remplit le Witloof, 4 mois plus tard, une Orangerie quasi bondée lui fait un triomphe.
Elle commença en grattant de la guitare dans les coffee shops, mais en 2011 devient a web sensation , 80 millions de YouTube hits, Best Web-Born Artist at the 2011 MTV O Music Awards!
Son dernier album ' Stairwells' casse la baraque des deux côtés de l'Atlantique.
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A 19h40', l'Orangerie est prise d'assaut par un essaim de collégiennes, accompagnées de puceaux imberbes, une dizaine de vieux pervers et quelques quadragénaires, retombées en adolescence, se perdent dans la masse, it smells like teen: le talc, le savon d'Alep, les aisselles imbibées d'antisudorifique...
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20h10' Imaginary Friend
Un romantique barbu ayant déjà assuré le support de Miss Grannis en octobre.
Un petit bonnet, une acoustique, un sourire irrésistible ( he's so cute, dixit Francine, taches de rousseur et queue de cheval): Jesse Epstein doit chauffer la salle ( tu entends: faire passer la t° de 25°C à 35°C) en 25'!
A son palmarès un EP 6 titres: 'The Imaginary'.

 

 

' We'll be okay' guitare traitée en douceur, mélodie romanesque, ce gars est encore plus sentimental que Benjamin Francis Leftwich.
Ovation!
Jesse ému: I'm so happy to be here, I'll play you a sad song: ' Chasing Ghosts' , another melancholic low-key tune.
Un petit commentaire culinaire, non pas les gaufres, les moules... et voici ' Wherever you go', une ballade hivernale.
' Fire Escape' is a new title... que veux-tu ajouter à cette ligne...I'll never leave you behind...,Clothilde pleurait, tout comme sa copine Mandarine!
Je la chante sous la douche: ' Fly me to the the moon', chouette cover aux intonations Jose Feliciano, tu oublies les arrangements à la Ol' Blue Eyes.
Déjà la dernière, encore une lovesong à l'eau de rose: ' I knew this would be love'.
Bonne voix, belles mélodies, tu offres l'EP à ta maman, elle sera ravie!

Longue attente, la classe s'excite et chahute pour s'exclamer dès l'apparition de

 Kina Grannis
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DSC01755.JPG26 ans, of Japanese, English, Irish, French, and German descent.
Elle est mignonne tout plein cette enfant, tu craques au premier coup d'oeil.
A ses côtés, au violoncelle, le brillant Keith Tutt II ( Brooke Fraser, Switchfoot, Jon Foreman...).
' The world in front of me', joli timbre, modulable, passant sans peine du fry au falsetto , mélodie agréable, arrangements subtils.
De la pop bien ficelée.
Elle poursuit avec le rythmé 'Strong enough' , même veine que Priscilla Ahn , A Fine Frenzy, Ingrid Michaelson, avec, étonnamment, des intonations Alanis Morissette.
Elle sort une caméra de sa poche: Brussels, smile, je vous filme tout en ne quittant pas un sourire délicieux.
This is a love ballad called' Cambridge' , suivie du premier gros hit, l'irrésistible ' The one you say goodnight to' décoré de handclaps saccadés.

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Britney Spears ' Oops, I did again', violoncelle en arpèges, la colonie en délire, ça va pas se calmer avec la ritournelle sucrée ' In your arms'.
DSC01774.JPGAvec Kina, tu retrouves l'insouciance de tes quinze ans.
Fait trop chaud, ici, faut que j'ôte ces bottes, fermez les yeux, je vérifie si j'ai enfilé des chaussettes propres, ok, away the boots!
Elle est marrante, en plus!
Solo: 'This far' is a new song, puis vient la cover de K's Choice, un band qu'elle adule depuis ses 13 ans, ' For all this'.
Keith rapplique pour un titre de circonstance, le soyeux ' Valentine'.
Cette petite a le grand mérite de rendre les gens heureux sans sombrer dans la niaiserie.
Place au mélancolique ' Without You' (pas celui de Nilsson), suivi de 'The goldfish song'.
Une anecdote: ma soeur est mon premier public, lorsque j'ai composé une DSC01801.JPG nouvelle mélodie, je la lui fais entendre et lui demande ce qu'elle en pense, elle me sort cette histoire de poisson rouge dans les cabinets, j'ai gardé le titre, même si elle était complètement à côté de la plaque, pour la petite histoire, il n'est pas question de chips ou de pretzels, non plus!
Give Keith a big hand, j'interprète la dernière seule, le participatif 'Message from your heart', écrit à Austin, il y a 4/5 ans.
Unplugged, à 10 cm du premier rang, don't mind my socks, toutes les oranges acnéiques reprennent l'hymne adolescent!
55', la salle hystérique!
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Faudra pas attendre 25 secondes, elle revient!
This is a song about my life , I was a shy girl, l'émouvant ' Heart and mind' et pour finir en beauté avec l'aide du violoncelliste et de Jesse, à qui elle refile sa guitare, elle s'est emparée d'un ukulele, on aura droit à 'Fix You' de Coldplay, après un faux départ, la guitare étant désaccordée.
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Tout le monde il est beau, gentil et heureux.
Kina Grannis a réussi en 65' à te rajeunir de 40 ans!
Merveilleuse crème anti-rides !

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:40

Yves, on s'en jette une avant le début des festivités?
Une Blanche de Bruges, t'as le droit d'avaler ça?
Il a pas répondu, il a bu.
20:00, c'est l'heure, en route vers la Rotonde, qui croisons-nous?
Vincent M, la soirée s'annonce tempérance zéro!
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20:05 :  The Static Jacks
DSC01609.JPGGood evening, we're the Static Jacks from New-Jersey!
Cinq gamins ayant formé le band en 2009, après la sortie de quelques EP, ils sont tout fiers de présenter, pour leur first European tour, un CD tout frais: ' If You're Young'.
Toutes les bios annoncent quatre éléments: Henry Kaye ( guitar)-Ian Devaney ( lead vocals) - Michael Sue-Poi( guitar) -Nick Brennan ( drums), on n'avait pas la berlue, on était sobre comme un animal du désert pas islamophobe, on vit un bassiste ( aux States, Andrew Santora maniait cet instrument).
Huit titres, un peu plus de trente minutes de retro pop énergique et sautillante, un frontman charismatique parcourant la scène de long en large, souvent des backings indie/punky effectués par tous les membres de la clique, heavy beats, guitares énervées et speedy... c'est frais, catchy, ça t'invite à te remuer les fesses , les gars sont heureux d'être sur scène, le font sentir, tu ne t'ennuies guère tout en ayant l'impression d'avoir goûté à cette potion des centaines de fois.
Un peu de Cold War Kids, de Tokyo Police Club, de We Were Promised Jetpacks, une once de Green Day, quelques influences Britpop, du power pop à la Flamin' Groovies et même des tonalités de hot rod rock sentant bon les sixties, un milk-shake réussi!
Le uptempo, handclapping, footstomping track ' Defend Rosie' ouvre.

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DSC01593.JPGBelle débauche d'adrénaline, même énergie juvénile pour la suivante ' Girl Parts' (?), puis une légère décélération .
Le drummer amorce le vif ' Walls' ( We can't work it out).
Elle est partie, comment vais-je survivre...“Babe, honey, darling, sweetheart, forget my name / My heart’s dead anyway”....
Une cinquième décharge concise et agitée puis 'Mercy, Hallelujah', prière aux relents The Cure, pour finir avec deux brûlots secouants dont 'Blood Pressure' et peut-être ' My parents lied'.
 The Static Jacks, groupe idéal pour les college boys ( and girls)!
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 I Break Horses
DSC01653.JPGChangement de cap, on quitte le New Jersey pour Stockholm!
Maria Lindén ( vocals, claviers) et Fredrik Balck ( drums, drummachine, ce soir- Vincent: on dirait Regi de Milk Inc. ) sont les initiateurs du projet, sur scène ils sont accompagnés d'une attrayante rouquine ( claviers, synthés et vocaux)- d'un guitariste et d'un multi-instrumentiste ( basse, claviers, synthé, guitare).
Un seul album à ce jour ' Hearts' que les critiques rangent dans le rayon shoegaze, faudra nuancer!
Pendant les cinquante minutes du set, la Rotonde baignera dans un non- éclairage opaque et ténébreux, propice à la mise en valeur du bronzage cadavérique de la belle Nordique, élégamment capée de rouge.
Gothique, tu as dit, effectivement de gaudriole il ne sera pas question!
' Empty Bottles': shoegaze OK, mais électronique, tendance cool-wave, devant plus à Sigur Ros ou Cocteau Twins qu'à My Bloody Valentine. Climats éthérés, immatériels, non dénués de tension, reverb sur les vocaux, les rendant plus gloomy, plus mystérieux.
Une longue intro carillon planant sur laquelle se greffent deux voix de fillettes, la drummachine amorce un virage percussif calqué sur nos heartbeats , cette mélopée se colle à tes cellules pour ne plus les lâcher.
' Wired' sera moins oppressant mais non moins hypnotique, certains citent, pas à tort, The Jesus & Mary Chain.
Toujours aussi énigmatique: ' Pulse'.
Peu à peu, pourtant, ton attention faiblit: répétitions des mêmes gimmicks, relative uniformité, timbre linéaire, une froideur certaine, contact inexistant avec l'auditoire... péché de jeunesse?
' Cancer' - ' Load your eyes' un déluge de synthés et groove captivant.

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Une incursion dans le royaume de la dreampop majestueuse avec 'Winter Beats' aux synth drums envahissants et un dernier jet, le répétitif et entêtant ' I kill love, Baby' .
Un à un, les jockeys quittent l'arène en commençant par Maria, Fredrik fermera la marche, en bon capitaine, il laissera les machines agoniser en boucles!
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Tous au bar où tu croises une faune bigarrée sortant du concert d'Azari & III.
M'est avis que c'était pas du shoegazing, avance Vincent en reluquant une petite black vêtue d'une veste Motörhead et d'un tutu rose!

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 15:39

"I made my first suicide attempt when I was 12. I had fallen in love with a homosexual and when it didn't work out, I felt hurt"
"So you've got an ego, so what? That's okay. I got very angry today at the hairdresser, because he thought I was Sandra Dee."
Susan Ker Weld alias Tuesday Weld!
Stephen Coates voit la teen sex-kitten dans un rêve ( wet?), son groupe qui naît en 1999 s'appellera

 The Real Tuesday Weld!
Plusieurs albums, le dernier 'The Last Werewolf' ( soundtrack du roman écrit par Glen Duncan) est distribué sur le continent par Crammed Discs.
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 Une Rotonde à moitié pleine pour accueillir les dandies londoniens.
DSC01502.JPG20h20', dans une semi-pénombre, apparition de Stephen Oscar Wilde Coates, impeccablement vêtu et arborant d'étranges lunettes de ski: une 'Intro' samplée issue d'un long-métrage obscur des années 30, quelques notes de piano d'un classicisme aristocratique. Sortant des coulisses, jaillit une troublante créature drapée d'une seyante robe rouge: Geraldine McEwan, classically trained multi-instrumentalist working primarily with voice and violin.
Le duo entame le théâtral ' Save me'.
Bon Dieu, quelle voix, Miss Geri: profonde, jazzy, veloutée, implorante ... une ballade sortant tout droit d'un cabaret enfumé, début des forties, ambiance Kurt Weill, Tom Waits, Leon Redbone...
Entrée en matière prometteuse.
Arrivée discrète des complices: Don Brosnan à la basse - l'incroyable Clive Painter ( Broken Dog - Tram - Wolf... + du travail de production) à la guitare, il maniera également un glockenspiel et tirera quelques lignes d'harmonica - et selon, le chef, a new boy on drums ( Max?).
'The Hunt' , un swing nerveux chanté en duo, les Andrew Sisters versus Vaya Con Dios, reprenant 'Johnny tu n'es pas un ange' d'Edith Piaf, pour une partie de chasse mouvementée.DSC01469.JPG
Affriolant!
Visuals en background, un cartoon/manga/Triplettes de Belleville irrésistible pour un nouveau dialogue sur fond gypsy, ' Me & Mr Wolf'.
Geri en Petit Chaperon Rouge, Stephen en loup lubrique. Délicieusement désuet, avec final Comedy Capers.
Un membre de l'équipe est né un 11 février, faisceau de lumière sur sa personne, happy birthday...
Place au Frank Sinatra sings Cole Porter crooning, toujours en duet ' I always kill' (The things I love) , au piano cabaret succède un violon plaintif à faire pleurer une colonie de Roms en route pour les Saintes-Maries.
Brussels, you want a happy song or a depressive one?
Avis partagés, on aura droit à un mix forain rythmé, ' Kix', rien que la ligne... I don't get my kicks ( kix) out of you...valait le déplacement!
DSC01511.JPGGypsy jazz violin, elegant beats et scratching discret pour cette romance décalée!
Tiré du soundtrack de 'L A Noire', la fascinante ballade, chantée d'une voix d'allumeuse et décorée de lignes de guitare surf, ' Torched Song'.
Ladies and gentlemen, I think you upset Geraldine, elle se retire.
By the way, what's the French word for 'snails'.
'Escargots' réagit une timide voix, ne sais pas si ' You're going to live', pour lequel Stephen a piqué la guitare du peintre, qui tapotera un glockenspiel, a un quelconque lien avec les gastéropodes, mais ce titre est doté d'une coloration poppy, aux confins de Pulp et de David Bowie s'essayant à l'electro.
The lady in red is back, je lui chante l'aubade dans la langue de Gainsbourg: ' La Bête et la Belle' .
Jean Cocteau revisité par un peacock éclectique.
Une ritournelle synthpop proche de la Britpop de Suede ou Blur , taux de saccharine élevé.DSC01474
Any requests, Brussels?
Plaisantin!
Que joue-t-on, s'inquiète-t-il?
T'as une playlist.
Peux pas lire avec ses binocles, je les retire, si on s'éloignait du programme pour interpréter ' The Ghosts'?
Une valse sombre au chorus spectral, Divine Comedy ou Sleeping Years te viennent à l'esprit.
Petit sondage politique: ça va mieux depuis que vous avez un gouvernement, puis le splendide trip hop ' Let it come down', pendant lequel Geri vocalise sur le fil.

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Présentation des musiciens, puis la dernière, 'The show must go on' un cabaret track, avant de voir les rideaux se fermer.
55' distrayantes, un band sortant de l'ordinaire, loin de tous les clichés et carcans rock.
La Rotonde en veut plus!
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Bis
DSC01483.JPGStephen en piste sous un parapluie Mary Poppins, une guitare Wes Montgomery: ' I love the rain' , fabuleuse ondée old time jazz, virant Gene Kelly ' Singing in the rain' au final tourbillon.. Bruxelles aux anges!
Superbes entertainers!
Encore une?
On vous tourne le dos, if you want another one you'll have to clap!
Ainsi fut fait, toute la Rotonde debout pour un swing/charleston burlesque voyant Judy, Lauren, Ava & Tuesday entamer un numéro de lindy hop hésitant sur 'Terminally ambivalent over you'!
Feelgood music de haut niveau!

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:05

Ce soir à Molière les sympathiques programmateurs de  Muziekpublique présentent une icône du folk britannique :  Bellowhead.

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Le band de Jon Boden et John Spiers a vendu Outre-Manche plus de 70.000 copies de son dernier excellent opus Hedonism, enregistré aux célèbre studio Abbey Road et sorti sur Navigator, et sa réputation de formidable groupe live a depuis franchi les frontières.
Lorsque les 11 musiciens du groupe montent sur scène, vers 20h15, on sent tout de suite que l'accueil du public est plus que chaleureux et que chaque spectateur est venu ce soir avec une seule idée en tête: faire la fête.
Avec une prestation offerte en deux gigs de 45 et 60 minutes, le combo va littéralement mettre le feu et transformer Molière en une fête-gigue de folk populaire irrésistible.

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Piochant avec bonheur dans le répertoire de ses 3 albums Burlesque, Matachin et Hedonism, et faisant aussi la part belle à des traditionnels folk ainsi qu'à des classiques comme cette reprise très réussie du "Amsterdam" de notre edit_preview.php-copie-17.jpgJacques national, le band nous prouve bien vite qu'il est une machine à danser d'une redoutable efficacité.
Bellowhead vient de remporter de multiples récompenses aux BBC World Music Awards dont celle de "Best band of the Year" et pour la 5e fois de "Best live Act". La section de cuivres pète le feu et les musiciens souvent multi- instrumentistes dégagent tous une réelle joie de vivre grandement communicative.
Les vocaux et le storytelling de Jon Boden, qui possède réellement une solide voix, se marient excellemment avec l'accordéon, le fiddle, le cello, les percus et les cuivres déjantés qui ont forgé l'image de marque du band.
Bellowhead joue la carte du fun et on en redemande.
Un rappel d'anthologie qui verra toute la salle debout clôturera un concert "top fun"qui assoit définitivement en nos terres la réputation non usurpée de phénomène live qui désormais colle aux semelles du combo.
Un groupe à voir et à revoir, alors un conseil : lorsqu'ils reviendront, courrez y and join the party !

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Band members: John Spiers (melodeon, concertina) and Jon Boden (lead vocals, fiddle), Pete Flood (percussion) ; Justin Thurgur (trombone) ; Brendan Kelly (saxophone, bass clarinet) ; Andy Mellon (trumpet) ; Paul Sartin (oboe, fiddle) ; Rachael McShane (cello, fiddle) ; Ed Neuhauser (helicon, tuba) ; Benji Kirkpatrick (guitar, mandolin, bouzouki) and Sam Sweeney (fiddle, pipes).

JPROCK

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