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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:30

Sur les portes vitrées de l'AB on a placardé: sold-out!
Deux singer-songwriters foulant pour la première fois le sol de notre royaume remplissent la petite salle de l'AB: hype?

 Benjamin Francis Leftwich
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Contactmusic.com suggère:"There has been a lot of hype surrounding the work of B F L"... et donc autour de son premier album 'Last Smoke Before the Snowstorm', l'engouement a traversé the Channel et une ribambelle de gamines, prêtes à tomber en pâmoison, se pressent frontstage.
Le natif de York ( 22 piges) est beau gosse, catégorie romantique timide, ça a toujours plu à la gent féminine, ce qui ne gâte rien il est affublé d'un timbre lisse, apaisant et soyeux convenant à ses mélodies empreintes de mélancolie et de spleen, en 25' ( sept titres) il a conquis Bruxelles avec ses romances plaintives et son humble sourire.
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20h05,  Benjamin agrippe une acoustique et, sans adresser la parole aux fans, amorce ' 1904', que Godelieve, à tes côtés, fredonne paupières closes.
Soft acoustic folk à la Ben Howard ou James Vincent McMorrow.
Dans la même veine mélancolique, après avoir vanté la qualité de nos bières, il attaque ' Pictures'.
Le murmuré ' Stole you away' au jeu légèrement plus animé t'amène à croire que Benjamin a pas mal écouté Nick Drake.
' Maps' une ballade plus ancienne... I named a star just for you... , à genoux, t'aurais dû lui énoncer çà, il y a vingt ans, au lieu de 'tu bois quelque chose'... rustre, tu es et tu resteras!
' Snowship' is about people in London, they're half human/half dragon, ' Box of Stones' est tout aussi aimable.

 

 

Une dernière rengaine gentillette ' Atlas Hands' et le gendre idéal prend congé de l'assistance.
Charlotte: he's so cute!
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30' à patienter tel un chameau, le bar est inaccessible, puis  Radical Face!
Prends ça dans ta gueule... Ben Cooper approche de trente ans, nous vient de Jacksonville , fait partie de Electric President, Iron Orchestra et Mother's Basement, il a sorti plusieurs plaques avec tous ces projets.
Il vient de sortir 'The Roots' sous un nouveau pseudo ' The Family Tree', le dernier Radical Face     ' Ghost' datant de 2007.
Pour ce tour, il est accompagné de Jeremiah Johnson ( keys, melodica, guitar, sometimes drums) et du farfelu, t'as vu ma moustache, Jack Stranger ( drums, yo-yo , key et percus)!
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21:00, le gang des barbus en piste.
Hello, my name is Ben!
Hi, Ben, répond le club!
DSC01061.JPGDois m'asseoir, me suis démoli le dos lors d'une séance à la salle de gym, il présente ses potes et annonce un nouveau titre pour démarrer le gig ( en fait 'A Pound of Flesh' sur 'The Roots') : it is about a walk home after you murdered someone.... le ton est donné, murder ballads à prendre au second degré et chantées d'une voix angélique.
Deux guitares qui déchirent et un drumming oppressant, un chant choral proche d'Arcade Fire, brillante entrée en matière.
'Wrapped in piano strings', nouvelle tranche de gothfolk à structure complexe, il y a du Vic Chesnutt ou du Sparklehorse dans cet americana folk déjanté!
Vous pouvez pas vous imaginer comme vos salles de concert sont superbes, chez nous elles ressemblent à des chiottes, voici ' Ghost towns', handclaps, melodica mélancolique , le monde vu au travers des yeux d'un train operator.
C'est l'histoire d'un mec se réveillant en pleine nuit pour se rendre compte que sa conjugale s'est tirée avec les gosses, il veut la retrouver et pas pour l'enlacer: ' Black eyes'.
Jeremiah s'est attaché un tambourin au mollet et frappe le sol comme un taureau rêvant de se farcir le matador.
Petit coup d'oeil dans mon calepin, O K , on leur balance 'Family Portrait', qui est normalement introduit par toute une chorale, je ferai le choeur liturgique tout seul, and you, Jack & Jeremiah don't fuck it up like you did last time!
Portrait pas flatteur de ses géniteurs, flashback sur sa naissance dans le lit parental transformé en river of blood, six ans plus tard, le père agonise dans le même plumard: du Faulkner 2012!

 

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' Doorways' composé pour 3 pianos, quelques guitares, une section de cordes, on la jouera à trois.
Un cauchemar symphonique aux relents Arcade Fire ( encore!) et décoré d'un bridge noisy!
Le dramatique, saccadé 'Winter is coming', where Animal Collective meets Zappa, Pavement & The Mountain Goats.
Shit, j'ai pété une corde, Jack, amuse les avec ton yo-yo!
DSC01076.JPGUn numéro Barnum sur fond jazzy.
Après 5 minutes: j'en ai marre, it's pretty boring, je leur fais un solo Ginger Baker!
A ta guise, mec!
Suis prêt, bon, there's too much fun in this room, this song is about a guy watching is twin brother die, oui, Jack, tu peux pianoter!
'Severus and Stone' , l'horreur chantée with some cheerful vocals.
I know this voice doesn't match with my face, c'est de la faute de mes parents!
En voilà une sans cadavres: 'Always gold', bourré d'effets orageux, on termine par l'irrésistible hit participatif: 'Welcome home' , tous autour du feu de camp pour une unstoppable folk/popsong aussi ensorcelante que les meilleurs Simon & Garfunkel!
Soixante-cinq minutes d'un très haut niveau!
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Trois bis!
Introduits par de nouvelles pitreries de l'ineffable batteur.
L'incroyable murder ballad 'Glory', décrivant un jeune gars appelé au front, désertant pour se faire assassiner dans son bled.
Poignant!
' A little hell' sur le EP 'Touch the Sky' , encore une rêverie douce-amère imaginée par ce storyteller d'exception.
Un final Walt Disney : 'Robin Hood Medley', voyant Jack Dali se mêler aux Merry Men et Jeremiah, pris d'une crise épileptique, se rouler sur le sol.

Le club fait un triomphe aux Pieds Nickelés!

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:23

Plusieurs fois repoussé depuis juin dernier pour cause de problèmes de voix du chanteur Simon Le Bon le concert de  Duran Duran annoncé à  Forest National commençait de plus en plus à ressembler à l'Arlésienne. Finalement la date du 29 janvier 2012 fut la bonne et c'est donc ce dimanche soir que le groupe de Birmingham a enfin rendez-vous avec son patient et fidèle public dans une arène remplie aux 3/4.
Je ne parlerai pas des Tellers qui assuraient la première partie pour la bonne raison que je ne les ai pas vus, un "Fangio du dimanche" ayant eu la bonne idée de percuter l'arrière train de ma limousine alors que j'étais tranquillement arrêté à un cèdez-le-passage. Résultat des courses, de la tôle froissée et un chroniqueur qui foule royalement le sol de la salle bruxelloise sur le coup de 21h10. Juste le temps de trouver une place assise plus ou moins bien située dans les fauteuils et les lumières s'éteignent accompagnées d'une immense ovation qui s'élève de la fosse.
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Les Duran Duran ont promis un concert exceptionnel à leur public belge, vont ils tenir leur promesse ?
Démarrant le show par "Before the rain" suivi de "Planet earth" et "A View to a kill", Simon Le Bon et ses acolytes Nick Rhodes (keys), John Taylor (bass) et Roger Taylor( drums) épaulés par 2 zicos (guitar & sax) et 1 choriste se démènent comme de beaux diables devant une fosse tout d'abord sceptique (oui je sais le jeu de mot est facile et de mauvais goût...) mais qui va rapidement se dégeler. Les premiers réglages-son passés, la foule réagira relativement bien pendant toute la durée du set. Vêtu d'une veste noire et argentée, Simon The Good la voix (presque) totalement recouvrée arpente la scène de long en large, se repose sur la rythmique béton de son band et démontre une volonté de bien faire évidente.

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edit_preview.php-copie-13.jpgPourtant à trop vouloir en faire le groupe ressemble parfois à une caricature de lui même même si les bons moments sont plus fréquents que les moini bons et que le répertoire en béton du groupe constitue un atout majeur redoutablement efficace. Mentions spéciales à "Blame the machine" sur fond d'images tirées du Metropolis de Fritz lang, à "the Reflex" démarré avec le concours hésitant d'un spectateur des premiers rangs et qui transporta littéralement la salle, ainsi qu'aux inévitables "Notorious" et "Reach Up for the Sunrise"précédents un "Wild Boys" incluant quelques mesures sympa du "Relax"de Frankie goes to Hollywood. Une bien belle manière de clôturer une prestation correcte dans son ensemble mais un peu trop attendue au regard de la setlist totalement sans surprises. Le band invitera aussi son public à twitter durant sa prestation et à lire ses messages sur écran géant et dédiera un titre aux victimes du naufrage du Costa Concordia.
En rappel les très attendus "Girls on Film" et "Rio" achèveront de contenter la majorité des fans du band visiblement heureux de leur soirée.
En résumé, un chouette concert d'excellente facture, mais certainement pas le concert exceptionnel auquel on aurait pu s'attendre vu les circonstances, même si à aucun moment on ne s'est ennuyé ce soir dans la salle forestoise.
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Setlist:

BEFORE THE RAIN
PLANET EARTH
VIEUW TO A KILL
A YNIN
BLAME THE MACHINES
COME UNDONE
SAFE
REFLEX
LEOPARD
NOTORIOUS
GIRL PANIC
TIGER TIGER
WHILE LINES
ORDINARY WORLD
HUNGRY LIKE THE WOLF
SUNRISE
WILD BOYS
....................................................
GIRLS ON FILM
RIO


JPROCK

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 08:03

The Beat are back!
Direction Louvain, het Depot, toujours au 47 Kapucijnenvoer, pour une dose bien tassée the 2 Tone ska salubre et vivifiant!

 The Beat
Naissance en 1978/ break-up en 1983- une reformation éphémère en 2003 - Dave Wakeling ( le guitariste/chanteur), sur la lancée, forme, aux States, The English Beat - 2006, Ranking Roger, au UK, rebondit et relance  The Beat avec son fiston comme second toaster!
T'as tout suivi?
OK, entre 1983 et le 21è siècle on pourrait mentionner General Public- Fine Young Cannibals -The International Beat - Big Audio Dynamite- Special Beat - Dexys Midnight Runners etc..., on va pas te casser les burnes!
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Dans le hall, honnêtement garni, des nostalgiques de l'ère skinheads, des bedonnants nourris à la Newcastle brown ale, des rudies à la retraite, quelques pork pie hats ou robes à damier, et une folle envie de faire la fête!
Personne ne sera déçu!
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DSC00996.JPG20h55' le deejay balance une bouillie ska, niveau sonore agressif.
Sept Beat fendent la foule pour investir le podium, ska va chauffer!
Emmenés par dreadlocks Ranking Roger et son ket, Murphy' Ranking' jr. , il y a un drummer, le membre original, Everett Morton - Mickey Billingham aux keys- un sax (Saxa est à l'hospice) , Simeon Murray- une basse, le costaud Andy Pearson et une guitare, Steve Harper!
Attachez les ceintures: 'Whine & grine'; et sa diatribe contre la dame de fer, introduit par le sax et décoré d'une petite démonstration d'Everett.
Déjà les jambes te démangent et à tes côtés, Tania, une Sicilienne pas bidon, se trémousse énergiquement avec ses copains/pines espagnols tout en avalant houblon sur houblon.
Next one is all about you, people: 'Too nice to talk to' , suivie de my favourite blast anti-racist song ' Two Swords' , timeless message DSC01012.JPGsautillant sur fond post punk/new wave/ska!
L'argent, le pouvoir et la cupidité, voilà ce à quoi s'en prend ' Big Shot' , a fucking anthem!
L'euphorie gagne le Depot, the Beat goes on : ' How do you do', suivi de 'Rock the Casbah', la bombe des Clash reprise en chorus fumant...The sharif don't like it Rockin' the Casbah Rock the Casbah...
Un calypso chaloupé sentant bon les Caraïbes: 'Dangerous' et Roger d'annoncer, Ok, vous avez eu votre sieste, voici ce qui fut notre premier single 'Tears of a clown' de Smokey Robinson and the Miracles, ambiance au zénith!
Vous êtes prêts pour a little stroll?
Tu parles, un sprint Cavendish ' Click, click' .
Quoi Roger?
Faster, faster, faster...
Le moteur va exploser, mec!
DSC00985.JPGUn reggae pervers: 'The doors of your heart', Steve Harper sous le feu des projecteurs.
Je dédie 'Best Friends' à Bart et Elio, deux mecs, présents dans la salle, qui s'aiment bien!
En surmultipliée ' Hands off she's mine' , allégresse généralisée dans la fosse et galopade familiale sur scène!
Un zeste de ragga ' Spar wid me' , tu te souviens de Shaggy ou de Shabba Ranks?
Next one will be a bit noisy, déclare le black.
Après les chimpanzés, on craint rien: 'Noise in this world'.
Pas évident de danser avec une pintje en main, Tania et l'Espagne viennent de transformer les premiers rangs en rigole spongieuse, caca, ce soir elle va encore me dire que je sens la bière!
C'est l'Etna en fusion, cette petite.
Si j'étais Haroun Tazieff, je lui proposais le mariage!
Place à la bombe: 'Ranking full stop', pompe, Raymonde, pompe!

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Et la dance craze se poursuit avec 'Mirror in the bathroom' avec un méchant break bass& drums , papa et junior bounding across the stage!
Bye,bye, Leuven, les Beat retraversent le fleuve formé par les godets renversés par mes voisins.
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DSC00969.JPGPas 60', pas sérieux, messieurs, la salle en ébullition et retour des monstres, par les coulisses cette fois!
Où est Junior.. parti pisser sans doute, et Everett aussi, tant pis on commence sans eux..it's me the original D ... 'It's Weird', enregistré par General Public, freestyle toasts envoyés à la vitesse de l'éclair par le petit revenu des latrines, puis un duel avec le paternel, en bas, c'est la folie!
Vous en voulez encore: 'Sooner or later' et pour prendre congé: 'Jackpot'.
Who wants a free Beat T-shirt, Ranking Roger balance le sien dans la salle, son ket fait de même avec la taille S, le band accélère un coup, les toasters se tirent et le sax achève la tirade!
On s'est pas emmerdé!

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Tu dis, Tania?
C'était sympa, mais c'est pas du ska, les Skatalites, eux font du ska!
OK, petite, tu as raison, c'est de l'hybride: ska, ragga, rocksteady, reggae, post punk, dub, Afro-Caribbean, Chutney... on s'en fout, the Beat are back!

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:38

On reste à la Fédération Nationale d'Achats des Cadres après le récital de Machiavel, la chaîne  annonce un concert de  Noa Moon à 14h.
Se sustenter, un petit noir, une heure de glande dans les bacs de soldes où t'as failli acquérir un best of de Las Chicas Dementes afin de l'offrir à RickyBilly et retour à la case départ!
Moins de monde dans le forum qui très vite se remplira, des badauds attirés par la voix et le jeu de la mignonne Noa, secte Moon, s'arrêtent et prennent place près de la scène!
Quoi de neuf depuis le mois de juillet au Live Music Cafe où tu succombas au charme ( je te vois venir, vieillard lubrique) et à la spontanéité de la jeune Noa?
Des concerts à la pelle ( La Semo, le Bota...), partout des éloges et on prévoit la sortie d'un EP en mars!
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Soundcheck vite expédié, coup d'oeil à la tocante, 14h02': j'y vais?
Yes!

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'Now' , trois notes, trois phrases, t'es à nouveau conquis par ce folk frais, sémillant, satiné et guilleret comme un passereau au lever du jour.
'It's OK' au jeu sec, au phrasé scandé, de l'indie folk/pop nageant dans les eaux A Fine Frenzy/ Rachael Yamagata.
' One More Night' se trouvera sur le prochain EP, amours adolescentes et une prière implorante sur fond printanier.. please, please stay one more night to me ... j'ai pleuré so many nights, so many tears..
Bordel, j'ai pas de mouchoir!
DSC00927.JPGNoa Moon versus David Hamilton: souvenirs de jeunes filles en fleur!
Nouvelle page sentimentale: 'Tonight' suivie de 'River', a handclapping one traitant du même sujet, t'as l'impression de feuilleter son journal intime... if you only knew the love I've got to hide...toujours les pleurs..there's a river in my bed..
Romantique, tu dis!
T'as pas tort, mais sans mièvrerie, ni infantilisme!
Un uptempo bruineux ' Rain' et une visite guidée du jardin céleste ' Paradise': des tchik, tchik, tchik radieux, un petit côté Charlie Winston sans feutre mais en jupon, on adore!
Le morceau le plus rock du set, Noa Moon en phase Calamity Jane: 'Kill', sera suivi d'un tout nouveau titre ' Oh Oh Oh', l'ai terminé ce matin sous la douche, il est pas encore tout à fait sec !
... you change your mind every single day... je te cours derrière, t'es pire qu'un courant d'air...
C'est pas évident l'amour à 20 ans, un conseil, mademoiselle?
Take your pride, leave it behind!
Enregistré!
On termine avec le single pétillant ' Magic ' (Is in the air)!
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Le 3 février, dans le cadre de Propulse, Noa Moon sera au Botanique!

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 14:01

Un concert à 11:45' un samedi matin, à l'heure où les braves essayent de se remémorer ce qu'ils ont bien pu ingurgiter pour se taper une gueule de bois canon, voilà ce que propose la FNAC City 2.
Sur place à 11h30', tu constates que le forum/cafeteria est généreusement peuplé, un showcase gratuit de  Machiavel, ça vaut la peine de se lever à l'aube!

 Machiavel
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DSC00875.JPGLe groupe qu'il est de bon ton de détester, de traiter de ringard, de fossile boursouflé, de vieux (prog)rockers poussifs et laborieux...n'en jetez plus, messieurs les bien-pensants, it's only rock'n roll!
Un nouvel album, 'Eleven', après un silence discographique prolongé, et un nouveau guitariste pour remplacer Thierry Plas parti à Panama: Christophe Pons, un gars hyper-doué, maniant e.a. les six cordes au sein de CannonBall , le tribute band de Supertramp, il accompagne également Chris Denerfs, a joué avec Bobby et, euh, son nom est crédité sur un CD de Belle Perez!
Les fondateurs, Marc Ysaye ( au cajon pour la circonstance) et Roland De Greef ( basse ou gt acoustique) sont toujours présents, ainsi que Mario Guccio, la voix du prince depuis 1977.
Aux claviers, le sosie de Robert Plant, Hervé Borbé qui, en 2011, a sorti l'album ' The man who saw himself from behind'!
En creusant ta mémoire défaillante, tu revois Machiavel dans la salle Malakoff à Linkebeek, avec à l'époque Jack Roskam à la gratte et aux claviers Albert Letecheur, on devait être en 1974/75.
Tu les revis plusieurs fois et assista au virage Eurock vers un son plus américain, avec quelques escapades charts ( 'Fly') aux effluves reggae, Police cartonnait à l'époque!
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11:45' Marc Classic 21: Ok, tout le monde est là?
Ja!
On y va, larguez les amarres!
'Sail away' the wind is blowing...., le dobro de Christophe en évidence, Mario concentré, Marc et Roland aux backings, du American FM dans toute sa splendeur , soyeux à l'instar des Firefall, Ambrosia, Seals & Crofts, Loggins & Messina, pour ne pas citer les sempiternels C S & N!
Tout simplement superbe!

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Une ballade ensoleillée: 'Feel the sun' sera suivie de l'hispanico-classico-latino ' Never-ending day' , racoleur et imparable comme les meilleurs Vaya con Dios, Marc et Dani Klein ont d'ailleurs collaboré au projet Purple Prose.
DSC00874.JPGUne guitare sèche lyrique, un son d'accordéon/ bandonéon tango à la Gardel, un Mario plus pute que Lady Gaga et un ultime olé pour terminer l'aubade.
Ce titre devrait pouvoir passer sur les ondes, fréquence 93.2 à Bruxelles!
On habille 'Over the Hill' d'un habit 2012, sans supprimer l'arrière-plan reggae et tout le tea-room chante!
Pas une ride, cette rengaine!
Le batteur aux vocaux, comme en quatorze: ' Hope to see you again' , deux acoustiques, une mélodie limpide irrésistible.. Baby Blue, je l'aime déjà .
Un Sauternes millésimé!
Un Château d'Yquem, tu sous-entends?
Je bois que de l'eau, mec!
Une once de blues?
' Lay down' , du Allman Brothers from Brussels.
Ce Pons est vraiment pas con, des envolées exaltées à te laisser baba!
She's completely naked on the floor.
Qui, Mario, tu rêves, gars?
...Naked, she’s a snake on the floor
Naked, naked; would like to beg for more..
'She's a snake' , un classic rock reptilien, sensuel et bien balancé te ramenant à l'époque bénie du 'Captain and Me' des Doobie Brothers.
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Les vivats fusent, le groupe vient de mettre un terme à 30 minutes de haut niveau.
Que du bonheur, susurre ton voisin.
T'as déjà entendu ça quelque part!


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 18:17

 Toogenblik à Haren, faudrait classer ce club comme monument historique, pas vrai Anny Celsi: Indeed, this small club has the charm of a sociable house chamber and one feels at home there immediately!
Mais pour le premier concert 2012, les bénévoles s'arrachent les trois tifs qui subsistent sur leur auguste crâne: une assistance misérable alors que le menu affiche un plat americana des plus succulents:  JP den Tex.
Un Texan amstellodamois ayant gravé une bonne quinzaine de plaques, la dernière 'Speak Diary' (2011), on dira pas que les absents ont eu tort, les absents sont des ânes, à la rigueur, on peut excuser Willy Big Moustache, malade comme un chien galeux, les autres, on le répète, des balourds indéfendables, fuck them all!
C'est dit, bastards!
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21:10' courte allocution de petit Luc qui cède le micro à  JP den Tex!
Jan-Piet uit Alkmaar arpente les scènes depuis des lustres, d'abord avec les bands Turquoise ( met Thé Lau!)- Tortilla - Electric Tear- un petit temps chez Vitesse- Attraction etc... en 1980 débute sa carrière solo, un collègue décrit ses productions de "Beatnik Americana", tu y retrouves tous les éléments chers aux Yankees: de la country, du blues, du Southern rock, du folk à la Guthrie... roots music at its best, quoi!
'Emotional Nomads' son auto-portrait, une photo sépia pleine de poussière ramassée sur les routes des States ou d'ailleurs.
P1190676.JPGA quote pour terminer la ballade philosophique: 'I'm so tired of the blues, man'.
Un mec lucide, au visage buriné, au chant traînard, qui a vécu, qui traîne un passé Jack Kerouac... ça s'annonce bien!
La vie est un voyage, professe le cowboy, c'est le thème de mes compositions.
'Speak Diary', mon dernier CD est truffé de vieilles démos, des ébauches écrites durant mon adolescence ou mes early twenties, je les ai dépoussiérées, le romantique ' Sad song in your mind' en fait partie.
'Angela' existe, ai fait sa connaissance à Florence, lors d'un voyage scolaire, love at first sight, et elle me trouvait un air de ressemblance avec John Lennon, l'aventure aura duré une soirée.
Jolie ballade pubère, romantico- acnéique.
Je suppose qu'on a tous une Angela enfouie quelque part dans le disque dur.
Le titletrack, l'agité 'Speak Diary'.. what happens to your life is what you make of it...
Retour vers l'introspectif, le moody 'Palermo' , une rupture, c'est pénible!
...The final ciao, the whistle goes

I turn around and find a seat

then look again

to find you gone...

Faut qu'il aille consulter un psy!

Non, il s'est soigné en contemplant chaque soir une photo d'Ophélie Winter, il lui dédie ' Ophelie', une rengaine frivole.P1190674.JPG

Un rock sec: ' I'm so shy', moi aussi, ça va mieux après 15 pintjes!

' The lights of Phoenix', superbe trip country désert noir!

La recette du bonheur: sillonner la highway 61 au volant d'une Toyota Corolla, rouge de préférence, et penser à la 'River of Hope'

... quand on n'a que l'amour...: le troubadour hippie attaque ' Alcatraz' et termine le premier set par l'hispanico/funky 'En roulant' ( La vue c'est la vie), qu'il n'a pas repris de Ray Charles!

Cinquante minutes se sont écoulées, t'as même pas pensé à te désaltérer, pas de file au bar, le seul point positif de l'absence de public!

 

Set 2

'The man, the woman and the dog' , ça te rappelle ' Me And You And A Dog Name BOO' de Lobo?

Rien à voir: le truc se passe dans le Nord des Pays-Bas , près des Wadden eilanden, 't is een soort country rock boerenliedje décrivant un couple de vieux ( 50 ans, à l'époque j'en avais pas 20!) qui tous les soirs, à 17:45' pile, partaient promener Whiske ( le clebs) pour son pipi nocturne, retour à 18:15' pile, un scénario indélébile et débile, un instantané noir et blanc signé Robert Doisneau.

 

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On embarque: 'Ferryboat song revisited' dont l'intro a été composée quand j'avais 17 ans.

Un bain de jouvence nostalgique?

' Teenage town revisited', on rêvait, on allait changer le monde, nous étions jeunes et beaux... un regard dans le rétroviseur, ouais, c'était mieux avant!

Même thème sur ' I don't want to live here anymore', j'aime mon bled natal, mais il faut que je m'arrache...

Ce super titre a été composé avec l'aide d'un singer-songwriter américain et de son pote, un certain Kevin Costner!

'Looking for Rosie'. Rosie, c'était une prostituée travaillant dans le rosse buurt d'Amsterdam, son mac l'emmène vivre à la campagne, quand ça la démange elle retourne voir ses copines in de Wallen, et le costaud part à sa recherche!

Maigret chez les putes ou the ballad of a Dutch pimp, au choix!

Avec le groupe, dans les seventies, on s'établit dans la capitale, le bassiste tient pas le coup longtemps, il se barre et retourne au village, ce mec n'ose pas aborder les filles, donc une nana qu'il connaît depuis le kindergarten décide de faire les avances et l'invite à dîner, un premier baiser, sur Radio Veronica: ' Muddy Waters on the radio' , ils vivent toujours ensemble, c'est pas beau, çà!

Un narrateur attachant ( 'les choses de la vie'), un jeu sobre et maîtrisé, une voix à la Lee Clayton, pas de grandes envolées, ni de cinéma, mais une justesse de ton et un sens mélodique inné: les caractéristiques d'un singer-songwriter doué!

En route vers la terre promise: 'American tune' , puis un country folk en clair-obscur, comme Rembrandt: ' Heart of darkness' .

You know I'm a serial monogamer, mais j'ai une chatte, blanche, elle ne supporte pas les dames que je ramène chez moi et n'a rien à foutre de la country, son dada c'est 'Le Caprice Bohémien', l'ai appelée Rachmaninoff , voici 'Chatting with Rachmaninoff', un blues félin.

On va terminer par un singalong: ' Life without television !

La mire de fin de programme?

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Non, un bis!

Le quadrilingue 'Olanda ti amo'.

Oranje! Hup Holland Hup!

...La vita è un'autostrada... celle-là tu l'as piquée à Sergio Leone, non, JP?

"La vita è un'autostrada a senso unico di marcia, impossibile invertire ne tornare indietro. Folle sarebbe accellerare."

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 16:40

Surprise en arrivant rue Royale, en dernière minute le Bota a ajouté Hannah Miller, alias Hannah Moulette ( from the Moulettes), au programme prévu.
Je te vois venir, Samir, un mollusque anodonte de petite taille, t'es con, mon minou!
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 The Moulettes
Nous viennent du South East of England et pratiquent un folk inclassable truffé d'éléments jazzy, baroques, médiévaux, avant-garde ou balkaniques, faisant la part belle aux instruments utilisés pour la grande musique: basson, violoncelle, violon, harpe e.a.
Un album, sorti en 2010: 'The Moulettes'.
Hannah Moulette Miller, qui fait également partie du groupe Modernaire, assure la première partie de Liz Green pendant cette tournée hivernale.
A 20h25', un sourire espiègle illuminant son faciès de bébé coquin, elle prend place sur un siège et se saisit de son violoncelle pour commencer par un chant a capella suivi du formidable 'Devil of Mine', un folk épique, romantique et hanté à classer dans la catégorie Sharron Kraus ayant copulé avec tous les membres d'Apolyptica. Elle agrémente le conte luciférien de quelques arpèges jazzy et d'un final folk/metal que ne renierait pas Ritchie Blackmore.

 

 

Hello I'm Hannah M., it's quite a scary room, isn't it?
Elle convient parfaitement à votre univers, chère Miss Moulette!
' Circle Song' te ramène au British prog acid folk de groupes tels que Pentangle ou Comus, la gente dame fait preuve d'une belle maîtrise technique, son chant est clair, elle accompagne son folk psychédélique de coups de talons rageurs envoyant dans les airs son ballon de rouge douteux!
This is my bell of nostalgia, une clochette miniature pour introduire ' Half-remembered old song', qu'elle interprétera à l'acoustique: a romantic ballad à écouter sur le Canale di Cannaregio en se laissant guider par un batelier au maillot rayé et au chapeau de paille.
I need to read the lyrics for this song I use to play with the band, elle feuillette un cahier ayant appartenu à Elizabeth Gaskell, à l'époque où celle-ci s'échinait sur 'Mary Barton', et amorce ' No-one is dead' dont elle ne mémorise, effectivement, pas le texte ce qui provoque un accès d'hilarité.
DSC00773.JPG' Unlock the doors', a fast one, un chant guerrier énergique aux loops sombres, footstomping et fingersnaps, l'escadron du Witloof imite la pucelle anglo-saxonne pour la suivre dans son offensive belliqueuse: à l'assaut!
Interrogation: je peux encore en jouer une?
Deux, madame!
Ok, voici Gus en guest, le saxophone de Liz Green: ' Conversation with Gus', un impromptu courtois!
Magnifique!
A sad one avant de se quitter: ' Some who you love' ( ?) a medieval waltz!
Pas con comme support!

Pause boisson, pendant laquelle tu perds ta place stratégique à côté du petit François et de Val d'Outsiplou les Bains et voilà:
 Liz Green,

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from Manchester, a red-haired singer-songwriter, British jusque la pointe des oreilles, une héroïne timide sortie d'un roman d'une des soeurs Brontë!
Si elle tâte de la scène depuis 2007, a sorti quelques 7", il a fallu attendre début 2012 pour que naisse son premier album ' O Devotion!'.
En novembre elle assurait l'avant-programme d'Agnes Obel au Cirque Royal et est contente de jouer, ce soir, dans une salle de taille humaine.
Entrée en matière a capella, d'emblée elle en impose, silence admiratif: 'Grinning in your face' de Son House.
Après ce hors-d'oeuvre, Miss Green nous servira un cocktail de titres issus de son album, une ou deux covers et pas mal de nouveautés non gravées.
DSC00790.JPGA l'acoustique, un folk sobre chanté d'une voix traînante et hantée, à la Karen Dalton, suivi d'une cover de Blind Willie Mc Tell, ' Dying Crapshooter's Blues', he played it with a 12-string guitar, I'll manage with 6 strings!
Super charleston/jazz/blues!
Brussels, pouvez-vous imiter le hibou et hululer pour faire sortir mon band de coulisse?
On peut tout faire ...ou-ho, ou-ho....
Bordel, on a réveillé Archimède, et trois braves gars en pleine dégustation de Chardonnay: Biff Roxby au trombone - Gus Fairbairn au sax et Samuel Buckley: double bass!
Première grosse claque:'Midnight Blues', un vieux jazz tune tournant en 78 tours par minute et parfumé de senteurs folles années 30.

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Next one is about war et sonne tout aussi désuet ' Displacement song' .
Quelques private jokes avec les boys, un petit côté Benny Hill sans la vulgarité et on ébauche une chanson traitant d'un homme aimant assister à des funérailles, la morale de cette historiette est enjoy living: 'Luis'.
'Hey Joe', non, pas . where you goin' with that gun in your hand.., le sien est moitié homme, moitié oiseau et illustre une chanson triste.
DSC00816.JPGAprès ce lament, la douce et spirituelle enfant enfile un masque dyscéphalie à tête d'oiseau pour nous bercer a capella avec la nursery rhyme 'Who killed Cock Robin'.
Un nouveau morceau au ton dramatique et arrangements spectraux sera suivi de l'homérique 'Penelope', se terminant en danse brechtienne sur accords helléniques.
Surprenant!
T'as pas perdu le fil, Ariane?
Eclat de rire, I tour with very silly people, et une ballade, à l'arrière-plan une fanfare de la New-Orleans: 'The Quiet'.
Nouvelle perle, le jazzy 'Bad Medicine', et tranche d'humour: let me introduce the mouth trumpet, Liz Armstrong!
La troupe termine le set par une nouvelle composition mixant habilement Tom Waits, Kurt Weill, Edith Piaf et Judy Garland.
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Public conquis et triple encore d'excellente facture, précédé d'un épisode humoristique... dis, Bénédicte, pourquoi tu tousses, tiens, je te refile ma bouteille de Spa, je me contenterai du pinard!
' French singer' au charme suranné, puis on fait appel à Hannah pour un titre chantant la Mersey River et son coin de Liverpool d'où elle peut voir, au loin, le Pays de Galles: Hannah will be the sea and I'm the land!
Superbe morceau nostalgique.
La troupe rapplique pour clôturer avec l'enjoué 'Bei Mir Bist du Schoen', popularisé par les Andrew Sisters.
Belle sortie, fille attachante, excellent concert!

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:26

 AB en configuration Box ce soir, pas de support, coup d'envoi prévu à 20:30' et, lorsque le cadran indiquera ce point horaire, on ne se marchera pas sur les pieds sous les étoiles du Box.
20h35', un roadie balance quelques T-shirts dans la fosse, mais sinon rien de concret sur scène!
20:42' , trois éléments ( keys, drums, guitar) de fDeluxe sur scène pour une méchante intro, dégoulinant de Minneapolis funk, c'est le signal attendu!
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fDeluxe ou le retour de 'The Family' , le band formé par Prince après la désintégration de 'The Time'.
Rogers Nelson les signe pour son label Paisley Park Records et, en 1985, sort le seul album du groupe intitulé, 'The DSC00670.JPGFamily', avec la version originale de "Nothing Compares 2 U".
Très vite le groupe splitte, Paul Peterson, alias St Paul, supportant difficilement le contrôle total imposé par le tyran Tom Pouce, aka Joey Coco.
Juin 2011, reformation du groupe, nouvelle identité, fDeluxe, un album 'Gaslight', une tournée européenne en 2012!
Les premiers en piste, Oliver Leiber ( Guitare)- Mario Dawson ( drums) et un neveu de St.Paul, Jason-Peterson DeLaire, aux claviers, complètent le quartette original, qui ne tarde pas à se montrer: à la guitare, l'imposant Jellybean Johnson, drapé d' une redingote napoléenne et coiffé d'un haut- de-forme emprunté à Winston Churchill - St. Paul, sa voix et sa basse cinq cordes- la jumelle de Wendy Melvoin, copine du Prince et moitié de Wendy et Lisa, la sexy Suzannah Melvoin, seconde voix et évolutions érotico- suggestives et enfin, le dernier à se pointer, le professeur Tournesol, alias Eric Leeds, au saxophone!
L'instrumental, entamé en triplette,vire 'High Fashion' ( datant de 1984), la machine à danser est en marche, rien, désormais, ne pourra l'arrêter.
Je tombe la veste, décide Suzannah, un voisin ne peut réprimer un ooh admiratif, le combo attaque 'Gaslight' , les mecs à tes côtés se déhanchent, sauf le gars assis dans sa chaise roulante qui fait des bonds de 20 cm!
Le Minneapolis sound n'a pas pris une ride: le sax en vedette, heureusement, les claviers ne sonnent plus comme les cheap synthesizers des années 80, la basse ronfle, les guitares sont lourdes et agressives et les drums scellent le tout, tu y ajoutes le duo vocal mixte et t'as un cocktail explosif!

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Fondu enchaîné ' Sanctified' , licks bouillants de JJ, un bridge instrumental, puis à propos de Laurel Canyon , L A , le chaloupé ' Over the Canyon', de la jazzy soul, légèrement pompée sur 'I can see clearly now' de Johnny Nash et popularisé par Jimmy Cliff!
DSC00628.JPGMiss Melvoin en mode teasing, après s'être frottée à St.Paul, avoir caressé le géant, elle vient titiller le sax.
Brussels, you probably know next one: 'Nothing compares 2 U' aux superbes lignes de sax.
St.Paul ajoute: a great song, yeah... personne dans la salle pour le contredire!
Un 'Madhouse Medley' ravageur, une wah wah tonitruante, des claviers fous et un sax à rendre jaloux Maceo Parker, cet instrumental s'attaque autant à tes boyaux qu'à ton cortex pour te laisser pantois.
Un drumming binaire annonce 'Desire' autre titre attribué à The Family, Susannah est revenue, arborant une tenue pour le moins alléchante, 'Desire' porte bien son nom, elle vient se coller à Paulo qui a toutes les peines du monde à aligner ses lignes de basse.
Garce!
Seconde ballade ' River run dry' suivie de ' @8' pendant lequel un blondinet, ayant faussé compagnie au service d'ordre, DSC00666.JPGvient se trémousser sur scène façon George Michael époque Wham.
Il lui prend l'idée d'aller poser ses lèvres sur la joue du bassiste qui sans ménagement le rejette dans les douves, n'importe quoi pour trois minutes de gloire!
Le truc a donné des idées à Susannah qui, pour nous encourager à chanter en chorus, vient généreusement balancer ses lolos au dessus de ton nez, difficile de se concentrer sur les lyrics dans ces conditions!
DSC00660.JPGBrussels, take a deep breath, let's slow things down: ' Lover' , un sax purulent et la nana qui minaude pour arriver à la pièce de résistance du set, l'irrésistible et sulfureux, plus Prince que nature: ' Drummers and Healers' en version extended play.
Eric Leeds, le maître d'école, Bruxelles en funky kids obéissants et enthousiastes ... What we got? The DRUMMER.... What we need? The HEALER...
Chaud, chaud, baby!
That was it!
70', tu rigoles, tonton?
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Bis
Distribution de 3 ou 4 vinyles, un programming classique/élastique, voilà ' The Screams of Passion', voyant Big Brother Jellybean hanter les baguettes for another sexy dancetrack!
Le gluant 'Mutiny' mettra fin à la fête tout en transformant le Box en temple groove.
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fDeluxe = funk my body, funk my brain & funk my soul!

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 21:07

Effervescence des grands jours autour du Centre Culturel de Woluwe St Pierre.
Le public est venu nombreux pour la date bruxelloise de la chanteuse canadienne  Isabelle Boulay.

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Il faut reconnaître qu'avec son dernier album "Les Grands Espaces" Isabelle a mis la barre très haut. Peu de chanteuses francophones peuvent se vanter d'avoir enregistré un album d'americana de cette qualité. Et sur scène la chanteuse aux cheveux de feu assure grave et allie simplicité et performance comme nulle autre.

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Epaulée par 4 musiciens talentueux, la rousse flamboyante dégage un charme fou. Elle possède une voix incroyable et puissante, mais reste toujours dans la retenue et l'émotion.

 

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Avec des titres comme "Les grands Espaces" à la pedal steel flamboyante, "Fin octobre-mi Novembre", très country, "Souffrir par toi n'est pas souffrir" empruntée au répertoire de Julien Clerc, passant par un clin d'oeil à Starmania et rendant hommage tantôt à des auteurs comme Richard Desjardin avec "Jenny" ainsi qu' aux traditionnels canadiens avec "Louise", Isabelle Boulay ravira le public présent ce soir. Les influences country sont très présentes avec "Guitars, Cadillacs" de Loretta Lynn, "Mille après Mille" un traditionnel de Gerry Joly , "Crazy" de Willie Nelson et le blues aussi n'est pas en reste avec "Atlas" à la mémoire de Etta James décédée quelques jours plus tôt. Une formidable interprétation de "Can't help falling in love" du King nous donnera aussi la chair de poule.
edit_preview.php-copie-3.jpgLa chanson française rock de qualité est aussi présente durant le set avec des titres comme "Amour aime aussi nous voir tomber"composé par Jean Louis Murat, le "All I want is love" d'Allissa Bonagura, suivis de "Dis moi " et "Voulez vous l'amour?" de la plume de Benjamin Biolay qui a aussi assisté Isabelle à la réalisation de son album.
Isabelle Boulay ,tantôt en tailleur bleu nuit, tantôt en chemise country et jean sombre, nous balade pendant plus de deux heures dans son univers avec un talent peu commun. Lorsqu'en rappel elle interprète en hommage à Barbara un "Dis quand reviendras-tu" qui arrache des larmes aux spectateurs présents on se dit que cette fille là peut tout chanter. Et en plus elle est craquante.
Que demander de plus..?

JPROCK

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 09:44

On attend pas grand monde, à peine une trentaine de préventes, clame le gars chargé du contrôle des tickets, stationné à l'entrée de la Rotonde .
Effectivement à 20h10', lorsque  Laura Gibson pointe le bout du nez, accompagnée de son band, deux mecs, le coin est sinistrement dégarni ( il se remplira honnêtement vers 20h30')!
La grande bringue, singer-songwriter, née en Oregon, vient nous présenter sa dernière oeuvre, ' La Grande', qui n'a aucun lien de parenté avec Zoa et son boa, il s'agit d'un bled autrefois nommé Brownsville, pour raison de copyright et pour rendre hommage à Charles Dause, un Christophe Colomb made in France, on opta pour La Grande comme identité.
Non, les habitants de cette belle cité ne sont pas des grands dadais!
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Résumons, sur scène: la grande  Laura, sa Gibson, sa voix, de temps en temps un piano électrique ou des bâtons idiophones - Matthew Rubin Berger aux drums et programming et Brian Perez aux keys, lap steel, melodica, basse et backing vocals.
Dix titres d'indie folk/roots/americana bien foutu, aux habits musicaux soignés, des mélodies sentimentales ou syncopées, une ou deux échappées freak folk: le truc est soyeux mais predictable!
On en attendait peut-être trop en ayant lu les critiques élogieuses de France, après une prestation lors du festival itinérant Les Femmes S'en Mêlent...Une voix de velours, une folk à fleur de peau, vous avez rendez-vous avec l’enchanteresse L G...

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'La Grande' the titletrack, ooh ooh ooh aah aah transformés par un micro/tube cuivré, rythme galopant, une horde de chevaux à demi-sauvages cavalant dans une plaine d'un Ouest cinématographique et poussiéreux, chouette alt.country tune proche d'Alela Diane.
Bon début!
DSC00516.JPGCan you give me more distortion on my voice, please?
A vos ordres!
' Milk-Heavy, Pollen-Eyed', belle ballade traditionnelle, suivie de 'Lion/Lamb' pour lequel Brian, le barbu, hante le melodica, quelques touches jazzy cha cha cha, une voix mélodieuse proche de la tessiture des chanteuses de jazz d'avant-guerre : Bessie Smith, Ethel Waters... titre satiné et délicat comme un agnelet.
Une lap steel plaintive pour le psalmodique et lent ' Skin,Warming Skin', on adhère lorsque certains évoquent Joanna Newsom.
L'élément féminin de Dear Reader ( au violon et vocals) se joindra à nous pour le léger et chuchoté ' Feather Lungs', un climat de douce mélancolie, souligné par l'instrumentation mélodramatique, une scie et un violon gémissants, sur l'emballage en caractères majuscules: attention fragile!
Intro samplée en catimini, voix dans les hautes sphères, craquements de vieux gramophone: ' Red Moon', suivi d'un titre de ' Best of Seasons' l'album précédent, le poppy singalong ' Spirited'.
En solitaire, 'In the pines' de Leadbelly, malgré les échos cuivrés, pas la meilleure version de ce classique.
Place au psych folk hanté de ' Time is not' avant d'achever les 45' avec ' The Fire' un upbeat joyeux.
Bon concert, sans étincelles!
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Chers lecteurs, voici  Dear Reader!
DSC00532.JPGWikipedia, pas en grève: Dear Reader is an alternative/pop band from Johannesburg, South Africa.
Correction, Cherilyn, désormais, crèche à Berlin.
Du duo fondateur subsiste le boute-en-train Cherilyn MacNeil: voice, piano, guitar et fous rires intempestifs!
Elle est accompagnée de Jean-Louise Nel, it's her birthday, 25 printemps, au violon, guitare, claviers, backings et de 3 gars se partageant drums, basse, guitares, claviers (3), accordéon et trompette + choeurs : les Suédois Jacob Lind et Erik Sunbring ( du groupe Marching Band) et un troisième élément dont on ne peut assurer qu'il s'agissait de Martin Wenk de Calexico.
Trois albums, le petit nouveau à défendre en public: ' Idealistic Animals'.
55' de set, sans les rappels et des réactions mitigées, une importante partie de public a ovationné, d'autres se sont tirés après 3 titres ( Rudi et Greg avaient une petite soif) , certains ont enduré une demi-heure!
Il est vrai qu'après ce laps de temps, ton esprit vagabonde, le machin est gentil tout plein, propre, bien fignolé, la nana est souriante, mais le reproche majeur réside dans l' affolante candeur, le côté lisse des kindvriendelijke comptines et dans la relative uniformité des compositions malgré l'imposant attirail instrumental.
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Chérie Line: Bonswar, je parle fraanséé très mal, nous venons de la frite du sud!
Excellente entrée en matière, des comiques vont dialoguer avec la gente dame pendant toute la soirée au détriment du musical!
DSC00569.JPGC'est parti pour la lecture du bestiaire: 'Fox' (Take your chances), Jean de La Fontaine sur fond de célestes harmonies, une lenteur sacrée.
'Bear' ( Young 's Done In) du Walt Disney from South-Africa.
Un titre plus ancien, le poppy ' Dearheart', suivi de la préférée des pêcheurs ' Earthworm' ( All hail our ailing mother): charmant!
'Elephant' (Hearter) un nouveau conte de fée poétique chanté d'une voix pure, un pachyderme rose bonbon!
'Whale' ( Boo Hoo) aussi intellectuel que Dorothée, elle éclate de rire après une intervention d'un gugusse même pas imbibé, faut tout arrêter, le drummer s'en mêle... pense à quelque chose de chiant, la politique par exemple, concentre-toi et on reprend!
La baleine replonge dans des eaux moins perturbées.
Toujours prise de hoquets 'Camel' (Not black or White but Camel), jolie chorale de chameaux à la croix de bois.
'Release me' date de 2009, titre sobre avec de jolis effets de voix sur fond de violon profond.
Nouveau blanc avant l'ours blanc ' Great White Bear'....He climbed into the belly of the great white bear It's very sticky and it smells a little fishy... non, c'est pas Pinocchio, lui c'était une baleine!
Finalement ces rengaines naïves te font penser à la Swedish pop inoffensive d'un Jens Lekman ou encore à un El Perro del Mar, groupe vachement plus sophistiqué toutefois!
'Man' (Idealistic Animals) , l'homme est un animal, petit côté A Camp!
'Mole' si pour la DGSE , une taupe espionne, à Vienne, d'après Miss Cherilyn, Moll = Gay!
Elle est pas molle, celle-là?
Mélancolie pour non-voyant!

 

 

On termine par 'Monkey' (Go home now), on partira pas, il y aura un rappel!
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'Bend' une chouette lovesong en mode campfire!
Enthousiasme démesuré affiché par ce qui reste du public et un tout grand moment, Dear Reader solo pour une cover épurée de Bruce Springsteen ' Dancing in the Dark'!

Shut your books!

 

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