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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 06:34

 L'Ancienne Belgique en configuration Box, six cents préventes, il y aura plus de monde lorsque le top of the bill investira la scène.
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20:00 pile:  Horses on Fire
Le poulain de Peter Verstraelen a le vent en poupe et n'arrête pas de tourner.
Depuis la CD-release party au Central ( 15 février 2012), ils ont foulé quelques podiums Outre-Moerdijk, dont le Paradiso, assuré l'avant-programme des Stranglers à Lessines, et ce soir l'AB.
La machine est en marche, rien ne peut l'arrêter, les festivals d'été s'annoncent, on les croisera sans aucun doute.
Michélé, Alessandro, Thijs et Anthony entament le set furieusement, histoire de montrer que les canassons ne sont pas des bourrins mûrs pour l'abattoir: 'Violent highs' .
Le public, surpris et ravi, a compris d'emblée qu'il n'a pas à faire à un quelconque bouche-trou, Horses on Fire, c'est du solide.

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Tu t'attendais à uno, due, tre, quattro... Michélé vocifère, ein, zwei, drei, vier avant d'attaquer le bestial ' Machete Machine', suivi du single 'Raw Meat' qui a convaincu les plus dubitatifs.
'Glassmade Giants' un roulé de tambour dantesque, un doublé de guitares digne de Wishbone Ash et une basse qui pompe, rien de tel pour chauffer la masse.
' I miss to hate you': un petit Chuck Berry walk?
A la mode Buffalo ce sera un sprint, et ça continue à cogner sévère.
Pour Dracula & co: ' Your blood' et le sexy premier single ' Draw the line' pour clore le set de 30' en beauté.
Horses on Fire: un quarté dans l'ordre, toujours gagnant!

Peu avant 21h00, le deejay passe AC/DC, l'AB a compris que le signal du début des hostilités est donné,  

 Rival Sons rappliquent!
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DSC04593.JPGJay Buchanan (vocals), Scott Holiday (guitar), Robin Everhart (bass), Michael Miley (drums) nous viennent des States, L A, ont sorti deux full CD's, 'Before the Fire' et ' Pressure & Time' et portent bien haut l'étendard d'un blues/hardrock aux accents seventies prononcés, même leurs fringues ont le cachet ' Easy Rider' .
Ne crois pas avoir à faire à une bande de petits copieurs merdeux, Rival Sons have got great songs et sur scène c'est la totale, avec un Jay Buchanan presque aussi charismatique qu'un certain Jim Morrison, un Scott Holiday au look Steppenwolf te sortant des riffs visqueux à souhait, une basse ronde omniprésente et un showman tel que Michael Miley, impeccable aux drums.
Pendant 1h25' Bruxelles a vibré à l'unisson,  Rival Sons have raised the bar to a nearly unreachable height, écrit un gars les ayant vus à Atlanta en janvier, il a pas tort!
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Après deux lampées au goulot d'une bouteille de Bordeaux pas millésimé, Jay et le band entament ' Torture' que tu retrouves sur leur debut- EP, un premier bluesrock à la sauce Black Crowes/Bad Company.
Le timbre du Californien est d'ailleurs assez proche de celui de Paul Rodgers, avec des intonations Robert Plant et David Coverdale.
DSC04604.JPGLes crasseux effets de slide de Scott impressionnent, à tes côtés, les têtes se secouent .
Les volcaniques 'Burn down Los Angeles' et ' Gypsy Heart' ( du pur Zep) cognent méchant, il faudra attendre ' Face of light' pour entendre une première ballade atmosphérique.
Passion, intensité, raw power...tout y est.
'Tell me something', ouvrant l'album ' Before the fire', remet la locomotive sur des rails d'un rock huileux.
Avec 'Sleepwalker' tu risques pas de t'endormir, ça canarde dès les premières notes, Jay a sorti un mouth harp de sa poche et quand il arrête de s'époumoner, il en tire quelques lignes suintantes.
Un somnambule aimant Free, Paul Kossoff, son Back Street Crawler, Cream, Cactus, Humble Pie, Mountain et autres classic rock heroes of the seventies.
Pendant 'Get what's coming', on aura droit à une petite escapade psyche, suivies de grandes envolées à la Jimmy Page.

 

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Une seconde ballade 'On my way' vient calmer les esprits, puis Robin se dit que c'est une bonne idée que d'introduire le funky 'All over the road' avec les plans de basse de 'Papa was a rolling stone', les autres embrayent pour revenir au high-voltage rock.
' Young love' un singalong nerveux, puis 'Pressure and time' pour maintenir la pression.
DSC04664.JPGFaut se rincer les amygdales, le flacon se vide, pendant la séquence libations du frontman, Michael se débarrasse de son bandana et l'envoie sur le jeu de pédales de Scott.
Une blonde, audacieuse, escalade la scène et vient ramasser le trophée, le service d'ordre n'a rien remarqué.
Brussels, listen, on quitte pas le podium pour revenir 5' plus tard, les bis vous les recevez now, en commençant par le formidable slow blues 'Soul', décoré d'une séquence gospel, pendant laquelle Jay se transforme en Janis Joplin.
Grandiose!
La dernière, une bombe incendiaire, ' I want more', virant medley rock givré avec la guitare métallique de 'Baby, please don't go'.
La basse escalade un monitor, son pote mitraille de plus belle, ce morceau de bravoure entame un nouveau virage, 'Oh Well' de Fleetwood Mac, puis leur ' Save me' pour reprendre le thème initial ' I want more'.
Héroïque, monumental!

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Rival Sons va casser la baraque pendant les festivals!

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 01:31

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Superbe soirée hier à l'AB avec tout d'abord les Gantois de  HORSES On FIRE qui nous livrent le rock alternatif de leur album pendant une trentaine de minutes à peine. Ca mérite plus. Les titres comme "Violent Highs", "Draw The Line", Raw Meat", "Your Blood", "Machete Machine"ou encore "I Miss To Hate You" nous plongent au coeur d'un rock bien carré, énergique et très bien joué.
A (re)voir absolument, je vous les conseille.

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Vient ensuite le plat de résistance et mon coup de coeur : RIVAL SONS. C'est la 4ème fois que je les vois en 6 mois et...j'aime de plus en plus.
581952_10150733309424301_740899300_9310900_2137895310_n.jpgIls n'ont peut-être rien inventé et leur musique sent bon les seventies et des groupes comme Led Zeppelin ou les Doors mais c'est foutrement jouissif.
Les boys sont en super forme et les riffs sont bien lourds et gras, bluesy à mort.
Pendant 1h30 nous aurons droit à un show extraordinaire et quelle énergie.
Je vous livre la setlist ci-dessous.
Ils vont devenir grands! C'est tout ce qu'on peut leur souhaiter.
C'était sympa de se revoir après le concert, on dirait qu'ils n'avaient pas oublié la tête de votre serviteur et comme ils m'ont dit "we keep in touch man" pour sûr qu'on va rester en contact!
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Jay Buchanan : vocals & harmonica, Scott Holiday : guitar
Robin Everhart : bass & backing vocals, Mike Miley : drums & backing vocals
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01. Torture
02. Burn Down Los Angeles
03. Gypsy Heart
04. Face Of Light
05. Tell Me Something
06. Sleepwalker
07. Get What's Coming
08. On My Way
09. All Over The Road
10. Young Love
11. Pressure And Time
12. Soul
13. I Want More
14. Baby Please Don't Go Play Video (Them cover)
15. Oh Well (Fleetwood Mac cover)
16. Save Me
17. I Want More (Reprise)

 

 

Mitch “ZoSo” Duterck

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:50

Les circonstances du décès de Cynthia Dall restent obscures, un avis laconique paraît dans la presse spécialisée "Lo-Fi musician and producer, Cynthia Dall, has sadly passed away".
La Californienne, Cynthia Loya Dall, défraye les chroniques pour sa liaison avec William Rahr Callahan, alias Bill Callahan, alias Smog.
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Elle tourne( comme vocaliste/guitariste) avec Smog en 1995, participe à plusieurs enregistrements du projet lo-fi de Bill, dont les albums ' Wild Love' en 1995 et ' The Doctor came at dawn ' en 1996, et également au EP ' Burning Kingdom' de 1994, elle co-écrit ' Renée Died'.

 

 

Plus tard on la retrouve sur le remix de ' Torture Day' du German indie rock band, The Notwist.
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En 1996 sort son premier CD 'Untitled' featuring Bill Callahan et Jim O'Rourke.

 

 

Très vite, elle devient un chouchou de la presse underground, Pitchfork en tête.
Un second effort discographique voit le jour en 2002, 'Sound restores young men', disque démoli par les media.

Dans les nineties, c'est surtout en tant que photographe que le nom de Cynthia Dall fait la une des magazines, on cite la biographie " Her murder-glam aesthetic places her work firmly in the canon of other transgressive visual artists like Richard Kern and Nick Zedd. Her self-portraits were featured frequently in Lisa Crystal Carver's Rollerderby. "

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:56

Samedi de Pâques, Bruxelles: consternation suite à l'agression mortelle sur un superviseur de la STIB, après un banal accident de roulage ayant eu lieu, à 6h30' du matin à Molenbeek.
Conséquences immédiates: grève généralisée, pas de bus, ni tramways... ces faits déplorables, semblant devenir monnaie courante à Bruxelles, ont-ils retenu le public devant le petit écran, question mark?
Le  DNA, toujours dans le collimateur des flics bruxellois ( une double visite des uniformes bleus), annonçait le début des concerts à 20:00, moment horaire où à peine une vingtaine de rockers et 2 ou 3 enfants de choeur ( Kris, Vincent H, Dominic...) peuplaient le sombre bar du Plattesteen.
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Sagement, petit Ivan propose d'attendre 30' avant de lancer ses Shakes sur le podium!
20:35, les  Nervous Shakes en piste
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"Four snotrockin' sprouts out of Belgium" écrivait en 2004 un magazine de Boston pour entamer la critique de leur plaque 'Separate Beds' enregistrée au Studio Molière, the very same joint where the Real Kids 3rd album was recorded, ajoute le chroniqueur charmé.
En 2012, le glam/garage/boogaloo rock'n roll band bruxellois dégage toujours autant d'énergie, même si les snotrockin' sprouts ont probablement changé depuis 2004, l'âme du groupe, petit Ivan ( Retroff ou Andreini ou Ivan J. Thunders, ça dépend des jours) , chante, tire des lignes d'harmonica et se démène toujours comme un jeune puceau, malgré un âge avancé et les séquelles d'une bronchopneumonie ayant transformé son faciès de jeune premier en pastèque boursouflée- aux drums, le fidèle Yvan Homez et à la basse, le chouchou des petites, le ténébreux Bruno, assurent, depuis des lustres, une rythmique à rendre jaloux Jerry Nolan & Arthur Kane.
Depuis peu, les sales riffs de guitare sont assurés par l'Irish killer, que tu vis au sein des Droogies: James Neligan!

'Get the fear' ...shake your ass, kids, it's Saturday night... sexy & flamboyant garage, suivi du punky ' Do you wanna' décoré d'un harmonica sensuel.

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Premier tour dans la fosse, question de prendre la température, un appel à Iggy ou à Joan Jett...I'm a real wild child... ambiance au DNA, une nana en sueur a réussi à faire trébucher le godet qui avait à peine humecté tes lèvres, pas bien, Germaine!
P1200057.JPG' Love's a drag' et citations diverses I can see for miles, I can't explain... les Who en 1965/1967, la grande époque!
Dédié à Gary, un fan de la première heure, non pas Gary Cooper, ni Romain: ' Bad like me' vantant son cul ( celui d'Ivan).
Les brûlots ésotériques et expérimentaux se succèdent: ' Girl crazy'- 'Little girl' - ' Joseph'( ?) , puis a new one ' Spinning down the drain'.
Sur scène, ils ont sorti le grand jeu, toute la panoplie rock'n roll: grand écart, basse pointée vers le public, quelques figures Johnny Ramone, un drumming sérieux et un frontman excité.
All that glitter, all that glam, all that crazy rhythm...
'Cha cha twist' Chubby Checker revu par les Detroit Cobras, olé!
Celle qu'Ivan joue depuis qu'il est sorti du berceau ' Number one'...sha-la-la-la ... et sur la lancée une roquette fumante ' You hypnotize me' .
21h05', déjà, vite une dernière, a fast one ' Brat' , pour nous rappeler qu'ils aiment les Brats.

Nervous Shakes: the sound and the fury!

Sais pas si j'ai mentionné le nom de RickyBilly, mais ce volubile et adhésif jeune homme, beau comme un éphèbe athénien et frais comme un cendrier envahi de mégots et de crachats de tous poils, a, une nouvelle fois, rempli à la perfection son rôle d'ange gardien/garde du corps, te suivant jusqu'aux latrines, juste pour te dire que pendant la courte pause nous eûmes droit à quelques scoops juteux: The Vanilla Queen au local des chiromeisjes d'Erembodegem, The Jolly Butchers featuring Big Betty au Lupus Te Kalmthout et deux ou trois autres t'ayant échappé.
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 The Mobbs
P1200097.JPGUn trio mod originaire de la cité abritant le Edgar Mobbs War Memorial: Northampton ( Midlands).
Le très British, Joe B Humbled, sosie de Terry Thomas ( Big Moustache), roux, moustachu et fringué d'un seyant futal à carreaux d'un vert tentures de ma belle-mère, au chant et à la guitare- le petit et tout aussi élégant bassiste, Jimi the Dutch et le batteur, dégarni mais pas manchot, Cheadle forment ce punk/garage/beat/dirty soul combo sentant bon l'Angleterre des sixties, celles des Kinks, des Who ou des Pretty Things.
Leader Joe B. Humbled is a proper Billy Childish-style Renaissance Man, s'extasie un magazine de chez Cameron, il continue.. This is garage-with-no-limits music...
Ce gars a parfaitement raison, les Rosbifs ont régalé le DNA d'un set concis, abrasif et salement rock'n roll, apprécié par tous.
Un album à leur actif 'It's the Mobbs', une quinzaine de titres envoyés ce soir, en démarrant avec la bombe speedée ' Jolly Good' , histoire de chauffer le club dès l'entame.

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'Little Miss Twisted Gut', mêmes reflets The Who.
P1200092L'explosif ' Blast off!' sera suivi de 'Pull yourself together', amorcé par des lignes de basse sensuelles sur lesquelles se glissent une guitare métallique, les seuls lyrics étant pull yourself together, un surf à rendre Dick Dale jaloux.

'Old square eyes' ressemble au 'Can't Explain' de la bande à Pete Townsend, ils poursuivent avec ' You cannot tell which side your bread is buttered on' du garage culinaire.
Place à la première plage de leur LP ' Gad...it's the Mobbs', no speed limit, attachez vos ceintures, lads!
' Ghastly business' est à peine plus long ( 1'49"), a footstomper about Northampton.

Nouvel instrumental nerveux ' Bully', suivi d'une lovesong en mode upbeat à la The Jam ' Sweet Beatrice'.

Cadence combat pour ' Walking off the line' et 'Humbled' et nouveau Who feel avec ' This pounding heart'.

L'heure du curfew approche à grands pas, voici la dernière, un punk rock pas écrémé ' Muck'n bullets' !
Thank you, Brussels, you 've been darlings!
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M'enfin, il est pas 22h, reprenez vos brols et jouez-nous un bis!

Vite fait, alors!

Le haché menu ' All the rage', à la fin duquel Joe B se fend d'un cumulet audacieux pour finir aux pieds d'un Marshall, paix à son âme!

 

Solide soirée, en comité réduit avec Kris, Vincent H et Dominic, va jouer dehors Ricky, on décide de terminer le fût entamé!







Un contrôleur de la Stib agressé samedi matin à Bruxelles est décédé des suites de ses blessures
Un contrôleur de la Stib agressé samedi matin à Bruxelles est décédé des suites de ses blessures.
Un contrôleur de la Stib agressé samedi matin à Bruxelles est décédé des suites de ses blessures.
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 14:22

WE CAME BEARING ARMS : Too much pain for no gain.(Jack Studio 2012)

Chronique cd par JPROCK :
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Un ours brun qui fait du tricycle dans un décor désertique sur fond de ciel nuageux lourd et tourmenté, c'est ainsi que nous apparaît la pochette (très réussie) du premier opus de  We Came Bearing Arms. Et elle est très représentative du contenu...
Originaires de Namur, Dinant et Bruxelles les cinq musiciens de WCBA sont des nostalgiques d'un metal qui ne se cantonne pas à faire tripper une élite. Ils veulent sortir des sentiers battus et être écoutés par le plus d'oreilles possibles.
Jey, Flo, Stam, Dam's & Jesse pratiquent un hardcore-trash metal mélodique et inspiré dans la lignée de Nevermore ou Testament alternant vocaux gutturaux et voix claires sur fond de guitares lourdes et tranchantes. Les gratteux s'en donnent à coeur joie et la rythmique de plomb vous colle au mur. Avec 5 titres brûlants leur premier effort est un coup de maître. Les compos n'ont pas grand chose à envier à la plupart des productions metal majeures actuelles et certaines comme "Boom Headshot !" ou "Too much Pain for no gain" pourraient même faire office de classiques.
Bref, une auto production balaise qui prouve que le sud de notre petit pays peut être aussi le terreau de talents indéniables.
WCBA sera en concert ce 1er mai au Magasin 4 à Bruxelles.

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Avec WCBA le Jack-Daniels-Core ( hé oui, il fallait y penser !) a de beaux jours devant lui dans notre petit pays.

WE CAME BEARING ARMS: Too much pain for no gain (Mini Album)

1; May you live forever
2. Doyou have a problem with your horses Miss Mc Farlane?
3. Too much pain for no gain
4. The Last days og Genghis Khan
5. Boom Headshot !
(Jack Studio 2012)

Le cd est en vente au prix de 5 euros au Media Markt de Woluwe St Lambert (demandez Jissé) et via le site du groupe.


www.myspace.com/wecamebearingarms
http://www.facebook.com/pages/We-Came-Bearing-Arms/114281973627

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 13:44

Appelle ça Good Friday, Black Friday, Holy Friday ... it's a fast day , pense pas que les clients de l'Archiduc se soient beaucoup abstenus de toucher aux breuvages bien tassés.
L'affiche indique 7 PM, le barman corrige 19:30, il sera 19:50' lorsque
 Embracing Franki & Band rappliqueront pour s'installer dans le coin scène.
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Attente fastidieuse, donc, dans ce café Art Déco s'avérant rapidement trop exigu, une foule compacte se presse au comptoir, l'étage est blindé, le portier ouvre et referme les battants toutes les 12 secondes, une agitation fébrile dans un club, qui n'a jamais été idéal pour assister à un concert dans des conditions décentes!
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DSC04444.JPGLe Boy George uit Gent fut Franki ( un single 'Embrace' en 2000, avant ça une kyrielle de concerts en région gantoise) , puis un virage electro dance, Frankilizer, pour finalement être rebaptisé 'Embracing Franki' et revenir à la levenslied!
Tu croisas sa route aux Ateliers Claus ( à St Gilles, à l'époque), grosse claque!
Aussi quand tu apprends qu'il vient présenter, rue Dansaert, de nouveaux titres en prévision d'une plaque enregistrée au Jet Studio, tu décides de t'y pointer tôt, question de poser ton arrière-train à une distance respectable des musiciens.
Musiciens formidables d'ailleurs: Saar Van de Leest aux claviers ( Traktor, Capsule, Franco Saint De Bakker...) - la jazzlady Yannick Peeters à la contrebasse ( Steven Delannoye, Teun Verbruggen, Anoo, Eve Beuvens...) - Vera Claessens ( acoustic guitar, secondes voix), la copine de Teuk Henri, qui hante les guitares électriques ( pour te faire plaisir on te rappelle deux noms: Sharko, Makemake) et aux drums Patrick Clauwaert ( Makemake).
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Willkommen, bienvenue, welcome!
Fremde, étranger, stranger.
Gluklich zu sehen, je suis enchanté,
Happy to see you, bleibe, reste, stay.
Willkommen, bienvenue, welcome
Im Cabaret, au Cabaret, to Cabaret...

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' Love me or leave me' , Engelbert Humperdinck, présent, eût été jaloux.
Teuk agrémente la valse rétro de sales riffs de guitare.
Extravagance, bravoure, flashiness, l'androgyne maniéré ( pléonasme) affole la foule.
DSC04435.JPGCrooning time avec l'excessif ' Devotion' que Vera décore de backings sucrés.
Place à une séquence sentimental New Wave: ' A little more love', sorti sur un EP de Frankilizer.
'Can't help loving that man' where Tom Waits meets Frankie Goes to Hollywood. La jazzy upright bass, les lignes surf de Teuk et le ton dramatique hypnotisent.
Le single ' For granted' , exotisme latino pour cette plage aussi pute et rococo que le 'Copacabana' de Barry Manilow, tu connais pas?
Al Martino ' Spanish Eyes', ça te va?
Une ballade sirupeuse ' When I watch you in your sleep' .
Il tient pas la grande forme, Franki, pour la troisième fois il doit s'éclipser dans les coulisses et s'éponger.
Il avait le gosier en pente, suggère Teuk.
A sa décharge, son visage poupin subit les assauts brûlants d'une lampe autobronzante rouge le transformant en courge écarlate prête à exploser.
Le va-et-vient constant et la piètre acoustique n'arrangent pas les bidons.
Il revient en souriant résolument: 'Satellite lover', a new song aux fragrances sixties amènes, une touche de cha cha cha, un brin d' auto-tamponneuses rock , presqu'aussi rigolo que les tubes immortels des oubliés ( sorry) Mardi- Gras ( aaah ' Too busy thinking about my baby'!).
Une contrebasse Blue Note, une guitare métallique, voici le slow purulent ' Crying over You'!
A propos, Tom Jones se produira au Rimpelrock!
' All for you' chaloupé, théâtral, kitsch!
Wij spelen ' Shine on me' met z'n drieën: Vera, Teun en ik!
Belle romance comme le ' Sea of Love', version Honeydrippers.
Franki aime le miel!
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J'élimine la sueur perlant sur mon front et vous avez droit au bis réglementaire: ' Your love is like a crown', une dernière gâterie au taux de saccharose pas recommandé par la faculté, mais vachement agréable à déguster.
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A 21h30', Embracing Franki et groupe doivent répéter ce showcase, le bar étant inaccessible, tu décides d'étancher ta soif dans un autre bastringue!


 


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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:04

Un superbe appartement du côté du Boulevard du Midi, quartier animé où Annemie Turtelboom a, jadis, déclaré que la tolérance zéro était d'application, Bernard, le maître des lieux, et Fred Cerise organisent tous les mois un home concert, formule acoustique.
Le lieu permet d'accueillir 40 personnes sans que celles-ci aient l'impression d'être transformées en sardines à l'huile. Ce soir, bon nombre d'invités se sont désistés à la dernière minute ou n'ont pas daigné prévenir de leur absence... bienséance et courtoisie: les grandes inconnues!
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20:30:  Blanche!
Je te vois venir: oublie Hoegaerden, Lou Doillon, l'alt.country band de Detroit, Francis, la neige, la nuit, la maison, la came et tout le reste...

 Blanche = Stéphanie Blanchoud.
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DSC04371.JPGComédienne, playwright et chanteuse ( deux full CD's sous le nom de Stéphanie Blanchoud, 'A coeur ouvert' et ' Insomnies') qui en 2010 change de couleur et devient Blanche!
En principe, sur scène, elle est accompagnée d'un full band, pas des crabes, vise les noms: Jean-François Assy-Bass, cello, backing vocals/Didier Fontaine-Drums, backing vocals/David Piedfort-Guitar, lapsteel, dobro, backing vocals.
Nous verrons un duo: Stéphanie à l'acoustique et au chant- l'Anversois David Piedfort (Brock’s Blue Grass Bunch, Piet Van den Heuvel Band, Yield..) aux guitares et backings.
Un EP enregistré à L A devrait se retrouver chez les disquaires la semaine prochaine, nous aurons droit à plusieurs titres de cette plaque.

Elle ressemble à quoi, tu me demandes!
Jean Seberg dans 'A bout de Souffle'!
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La playlist mentionne 'La Fille', on penche pour un titre plus complet ' La fille du dernier verre'... elle se déhanche quand elle te voit...
Ce mec a du bol, on a l'impression qu'elle est pas mal cette gonze.
Deux guitares pour ce folk French touch, c'est irrémédiable, ce qui te sert de cerveau cherche des parallèles, il te propose Berry, Rose, Brune, Myrtille ( sans doutes à cause des coloris) mais aussi Constance Veruca, Coralie Clément ou Keren Ann, et autres artistes s'exprimant dans la langue de Voltaire adaptée au goût folk immatériel.
'Faux Pas' , titre autobiographique, propose la séduisante décolorée... faut pas croire aux apparences...

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Une National Resonator et un bottleneck pour le fantastique Sterkevoet, un country folk, ' Ephémère', qui te ramène autant vers Claire Denamur, que vers Cabrel.
Sensibilité sans mièvrerie, lucidité, douceur subtile: excellent!
Quelques accords hispaniques, proche de l'intro de 'Hotel California', voici le mythologique ' Dédale'. La vie est un dédale et si l'Eglise ne libère pas le pèlerin de ses angoisses, il va en baver, le pauvre hère.
Fait soif!
La suivante a été composée au resto, me faisais assez chier et ai commencé à observer un couple mûr: en ' Tête à Tête' ...madame/monsieur une fois par an.
Le poids des ans, la routine... Brel, Bashung, Ferré...ils connaissent également.
Magnifique accompagnement au dobro.
Vous allez la reconnaître: 'Oops! I did it again' de la Spears, version soft acoustic folk et envolée sévillane.
Co-écrit avec Catherine Feeny ( for the music): ' Serre-moi', une ballade distillée, dobro joué en lapsteel.
Chef-d'oeuvre est sans doute exagéré, mais, plage somptueuse.
Un petit air de Carla Bruni, ne riez pas cette fille a composé quelques morceaux plus qu'audibles, pour le rythmé, ' Sans raison particulière'.
La suivante est pour tous ceux qui savent toujours tout et qui décident pour toi, certains s'y reconnaîtront( je ne crois pas qu'elle connaisse ma conjugale): ' C'est toi qui dis'.
... tu parles et tu penses pour moi... pas facile, la vie de couple!
Final élastique, comme d'habitude, on s'est laissé avoir pour applaudir avant terme.
La dernière, écrite ce matin sous la douche:' Reste encore', une romance Rive Gauche!
45' de haute facture!
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Didier, Florin, Huguette, Jean-Hubert et le chat noir de la jolie voisine exigent un bis!
On est obligé de reprendre un morceau de la liste, lequel?
10 avis différents, ce sera 'La fille du dernier verre'.
Faudrait que je trouve le bar où elle termine ses sorties nocturnes!

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Published by Michel - dans Concerts
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 09:23

The Irish Times titre ce matin: "The music world was in mourning yesterday after the Dubliners’ Barney McKenna passed away aged 72."
Le tenor banjo player ( jouant également de la mandoline et du melodeon) forme les Dubliners, (merci James Joyce), initially known as "The Ronnie Drew Ballad Group" en 1962, avec Ronnie Drew ( singer/guitar), décédé en 2008 - Luke Kelly ( vocals, banjo), décédé en 1984 et Ciarán Bourke ( vocals, guitar), ayant lui aussi passé l'arme à gauche en 1988.
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Avant la création des Dubliners, Barney a joué quelques temps avec l'autre dinosaure d' Irish folk, The Chieftains.
La discographie du Dirty Old Town band impose le respect et compte près de 35 albums.


Les folk charts font état d'un nombre impressionnant de hits, allant des traditionals ' The Black Velvet Band' - ' Home boys Home'- la drinking song ' Whiskey in the jar'- dans la même veine alcoolisée, leur gros succès 'Seven drunken nights'- ' McAlpine's Fusilliers' ... les titres chantés en Irish "Peigín Leitir Móir", "Preab san Ól" ...., mais aussi leur version des meilleurs titres écrits par des compatriotes, tels ' Dirty Old Town' de Ewan MacColl, 'The town I loved so well' de Phil Coulter, 'On Raglan Road', poème de Patrick Kavanagh, mis en musique par Luke Kelly, la ballade' Finnegan's wake' ( merci James Joyce, bis) ...
Il serait injuste d'occulter leur marque de fabrique, les jigs et reels ('The Sligo Maid & Colonel Rodney', ''My Love is in America', 'The Foxrock Hornpipe/Ostinelli's Hornpipe', 'Doherty's Reel/Down the Broom/Honeymoon Reel'.... ) faisant danser toutes les foules lors de leurs nombreux concerts.
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Les Dubliners, one of Ireland’s biggest cultural exports, fêtaient leur 50 ans d'existence en 2012, vont-ils continuer en l'absence de membre fondateur?
En février ils devaient se produire à Bruges, Bilzen et Mechelen...concerts annulés ( la santé de Barney était déjà déficiente), la Belgique n'aura pas eu l'occasion d'entendre et de voir une dernière fois le jovial buveur de Guinness qui s'est éteint chez lui à Howth, dans la baie de Dublin!

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 09:15

 L'Atelier 210 a, depuis quelques années, eu l'excellente initiative de programmer des talents naissants.
On y a vu e.a. défiler Noa Moon, Faustine Hollander, Clare Louise ..., ce soir, le bar accueille, pour sa première prestation sur les planches, la toute jeune Liégeoise
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 Chloé Martens.
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Elle peut compter sur le support d'une bonne septantaine de copains/ines et d' éléments familiaux, le bar affiche presque complet, plusieurs étudiantes prennent place sur les marches d'escalier, menant à la salle d'exposition, pour assister au gig.
21h10', un duo intimidé vient s'installer derrière les micros, sur les sièges prévus pour leur performance.
Chloé Martens ( voix et guitare acoustique) et, pour l'épauler, Pierre Galhaut aux secondes voix, guitare acoustique, shakers et bongo.
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Un sourire crispé, bonsoir, nous débutons par une de mes composition,' Shoulder number one' .
DSC04318.JPGDu soft acoustic folk adolescent, la jolie Chloé est dotée d'un timbre clair, soyeux, bien dans l'air du temps, pense à Kina Grannis, Colbie Caillat, A Fine Frenzy et autres singer/songwriters en jupons.
... please, please, leave me alone...I'd ratherstay on my own... les mecs, ils peuvent pas comprendre qu'une jeune fille a besoin de rêver, seule!
Sont concentrés, deux guitares pour la suivante, Chloé en accompagnement discret, Pierre en lignes ciselées: ' Anyone Else' ... you're a part time lover and a full time friend.. légèrement fleur bleue.
Chloé n'est pas à ranger dans la catégorie Ani Di Franco ou autres revendicatrices, elle chante ses émois.
La belle enfant, debout, laisse Pierre assurer seul l'accompagnement musical pour une version folky, bourrée d'harmonies vocales célestes du 'Zombie' des Cranberries.
Du bon boulot, apprécié par le lycée.
'You're the man' est le premier titre que j'ai écrit, faudra excuser le côté naïf des lyrics
... sometimes I cry, sometimes I smile...
On a souri!
Mais qu'a ce micro à vouloir se barrer, il m'énerve.
Nouvelle cover: Lady Gaga ' Paparazzi' .
Charmant!
Ah, oui, j'oubliais, le garçon à mes côtés s'appelle Pierre et j'ai écrit 'Our song' aux Pays- Bas, pendant un moment de DSC04328.JPGsolitude désespérant.
D'affreux paysans, ces Kaaskoppen!
Une nouvelle romance juvénile... I love you, yes, I do...
On lui pardonne tout, et faut plus nous raconter qu'en 2012 les jeunes filles romantiques sont une espèce en voie de disparition, mais, c'est une autre histoire, le prince charmant, lui, semble bien définitivement enterré.
En duo vocal, l'analyse philosophique déplorant toute cette violence dans un monde qu'il faudrait revoir: ' Change it'.
Les politiciens, militaires, grands financiers, pollueurs de tous poils... étaient malheureusement au rayon absents!
Pierre, au secours, le micro se fait la malle, comment le faire tenir, il m'embête ce truc!
La seule plage en français, 'Etranger' , l'avatar du micro récalcitrant n'arrange pas les choses, faut que je recommence, désolé...pense à ta vie, pense à la mienne...
The future is bright!
DSC04315.JPGI gotta wear shades, ajoute un gars!
Le superbe 'Just the two of us' de Bill Withers.
Pierre, je crois que j'ai oublié les paroles, lui murmure Chloé.
Pas de problème, le garçon doué , assure et la petite se souvient de la suite.
Public tout sourire!
Je vous préviens déjà pour la suivante, je risque à nouveau le trou de mémoire!
Mais non, une version impeccable de 'New Soul' de Yaël Naim, ...zisis a happy end... la la la la...
L'indulgence est de rigueur, mais c'est loin d'être ridicule.
Un des tous grands moments du récital, 'The Rifle', d'Alela Diane et pour finir ce concert de 45', solo, le bien-nommé 'Bye Bye'.
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Public ravi, applaudissements nourris.
Un baptême du feu réussi!

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:32

L'AB annonce "garage" ,tu n'es guère surpris de voir arriver, un sourire éclatant éclairant son faciès d'éternelle adolescente, la grande Cath et sa cour: Léo, Kris, François et quelques obscurs Liégeois, rencontrés, une nuit, dans un bar du côté des Guillemins, t'ajoutes tous les dangereux copains de ton fiston, absent because séjour abroad, et tu te dis que le barman va pas chômer ce soir.

On apprend que le main act (  The Strange Boys) est arrivé tardivement ( ferry raté?). Effectivement, vers 19:45', ils se pointent, chargés de leurs instruments, paumés, ils cherchent le local où larguer ce fourbi, pas de soundcheck, car à 20h et des poussières un trio monte sur scène
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  Jacuzzi Boys
Sont de Miami, n'ont pas la gueule de rappers casquette et breloques dorées ou de hip hop freaks, ni d'un groupe de bal engagé pour égayer les octogénaires venus dilapider leurs économies sous le soleil de Floride, ce sont des teigneux, le singer/guitarist Gabriel Alcala - Diego Monasteri ( au look PPZ30) aux drums et Danny Gonzales à la basse.
Leur CD " Glazin' "est encensé par la presse rock qui n'hésite pas à citer les Stooges, le Velvet , Roky Erickson ou les Black Lips.
Le Gab se met à tripoter sa gratte et nous assène un récital d'effets larsen à faire sursauter le brave Jimi occupé à fricoter avec un ange quelque part au paradis perdu des rockers.
Bordel, tes pavillons n'avaient plus subi une telle agression depuis un concert de Black Sabbath à Forest National, à une époque à laquelle les décibels n'avaient pas encore été inventés.
Pas de ear-plugs, pas d'ouate... suis bon pour la surdité précoce, salope!
Une basse lourde, un drumming binaire, de la reverb et un chant cataclysme, c'est bien de garage qu'il s'agit avec quelques relents bluesy, 'No Seasons' se nommait cette gaie ritournelle.

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Enchaînement direct ' Cool vapors' encore plus speedé, primaire et efficace.
Cool c'était pas, des vapeurs nous eûmes, peur pour notre santé mentale, nous eûmes également.
Une dizaine de titres de 2' vont défiler, tu ne sauras pas quand ils débutent et se terminent. Fuzz, disto, cris sauvages... ' Dock'- le single ' Glazin' ' au clip vaginal - ' Hit' - ' Island Ave.'... un rouleau compresseur fou, tu peux comparer aux Ramones mais sans les mélodies et avec volume sonore rouge vif - ' Black Sand'- ' Guillotine' te rappelant vaguement Blue Cheer - le punky et bestial 'Coral Girls' pour les efféminés - ' Crush', après lequel il éructe we got three more- ' Planet' - ' Smells dead'- et ' Fruit', la famille larsen à nouveau de sortie, le truc est aussi mélodieux qu'une sirène antiaérienne sur canapé sonore décollage de la fusée Ariane.
Sont sympathiques, ces gamins.

Un bis
' Blow'
Soufflés, on était!
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 The Strange Boys
DSC04298.JPGUne balance improvisée, en utilisant le drumkit rempli de sueur, après une séance torride de Jacuzzi drumming, et quatre garçons bizarres sont prêts à affronter le public énervé du Club, il est 21h10'.
From Texas: Ryan Sambol (guitar, lead vocals, harmonica, piano) - l'enfant de choeur boudeur, Greg Enlow (guitar)- Mike La Franchi (drums)- Phillip Sambol (bass).
Le groupe, c'est étonnant avec ce look de lycéens, existe depuis 2001, divers changements de line-up et trois albums, le dernier 'Live Music' (2011) chez Rough Trade.
Pas de setlist, le chef, Ryan, joue à l'inspiration, les autres le suivent, cette façon de procéder crée de nombreux temps morts et donne une sale impression de confusion et de manque de rigueur nuisant à la qualité de la performance.
Autre bémol majeur ayant fâcheusement gâché cette soirée, juste derrière toi une pétasse, pire qu'une participante à Loft Story, n'a pas arrêté de beugler des conneries d'une voix de poulet égorgé, cette conne a pas dû avaler les bonnes pilules avant de se taper l'AB. On était plusieurs à vouloir la baffer ou lui immerger la tête dans un seau d'eau glacée, on s'est abstenu, on a eu tort, cette tarée a réussi à déstabiliser les musiciens et à foutre en l'air le concert.
Dire que cette chose a probablement une mère et un père... qui lui a transmis ces gènes pourris?
Tout commence par un faux départ, une valse au piano, avec interruption après 66 secondes, pour reprendre avec un southern/americana rock bien ficelé.
On nous annonçait du garage, on était plus près de Ryan Adams que des Black Lips.
Ryan agrippe une twelve-strings pour se rendre compte qu'il a oublié sa panoplie d'harmonicas dans la loge, l'arbitre demande un temps-mort, il y en aura une quinzaine, la folle entame son numéro en gueulant alternativement Strange Boys et Be Brave, mon copain uit Tervuren abandonne femme et enfants pour trouver refuge au comptoir, à distance DSC04258.JPGrespectable de cette neurasthénique.
Les Strange Boys attaquent une plage aux senteurs The Byrds.
On cite un critique de Leeds, qui semble partager notre opinion :... tonight they play with such a lack of interest ... The lead guitarist plays his Gretsch( j'ai vu une Rickenbacker) with deft skill, but he barely moves and holds an expressionless face throughout the entire set. ..
Pas qu'on leur demande des sourires béats, ni des sauts de kangourous, mais ils pourraient au moins faire semblant d'être concernés, du rock joué sans âme c'est de la muzak de chez Carrefour.
Deux guitares électriques pour un rock agressif comme les meilleurs Tom Petty, puis une plage aux odeurs The Band.
Les lyrics sont inaudibles, ne compte pas sur moi pour te citer des titres.
Un downtempo au piano et un titre pour la dingue ' Night Might', miracle elle la ferme pendant trois minutes.
Un petit rock cha cha cha suivi d'un shuffle rock un brin voyeur ' Laugh at sex, not her' .
Une pointe de sixties surf/doo wop 'Walking two by two' et un nouveau rock chaloupé.
Quoi, Leentje?
Tu veux enfiler un suppositoire à la gonze?

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Attends, ils vont jouer ' Be Brave'( sur l'album, il y a un chouette solo de sax) , ça va la calmer!
Illusions!
Greg baille, les simagrées de la piquée l'agacent ferme.
Encore une plage à la Crazy Horse suivie de 'Me and You' au piano cabaret et intonations vocales Ray Davies.
Le quartette prépare un nouvel album, la playlist, absente, contient pas mal de titres inédits.
Toujours au piano un downtempo fondant en ' What 'd I say' de Ray Charles.
Slowtime mélodieux avec (probablement) ' Over the River and through the woulds' puis une tentative ratée de contact avec l'assistance: anything you want to talk about?
After the gig, propose la nymphomane!
We'll play some rock'n roll et un singalong guilleret pour clore le chapitre ( 70 minutes).

Conclusion: de bonnes chansons non cantonnées dans un seul style, des musiciens doués, surtout le petit guitariste, mais un manque de conviction et une mollesse regrettables.

Le mot de la fin Barbara: Strange Boys, we love you!
Dix Stella pour se remettre!

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