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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:51

 Ian Siegal au  Nekkersdal deux jours avant le réveillon de Noël: risqué?
L'opération s'avère une réussite totale, bingo pour la Brussels Blues Society ( en collaboration avec le VK et le G C de Laeken), une salle bourrée malgré la journée de grève nationale.
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Ian Richard Berry, même pour une prestation solo, c'est pas rien!
iansiegal-042.jpgLe gars du Hampshire aime la Belgique qui le lui rend bien, notons, notamment, 4 invitations au Belgian Rhythm & Blues Festival de Peer.
Après l'avoir déjà croisé quelques fois avec son band ( dans lequel officie le talentueux Matt Schofield) , ce sera une première expérience all by himself.
2011, une année fastueuse pour Ian Siegal: Best Male Vocalist lors des British Blues Awards, un sixième album 'The Skinny', enregistré au Mississippi, encensé par la presse spécialisée "There are Blues singers. There are good Blues singers. And then there is Ian Siegal, who is in a class of his own." ( Blues in Britain) et la reconnaissance des aînés des deux côtés de l'océan:" Ian Siegal,The Real Deal"( Eddie Floyd).
Autre innovation lorsque à 20h50', après le laïus de circonstance, le young Mickey Rourke look-alike prend place sur le siège installé à un mètre du premier rang, il paraît sobre et, à ses côtés, traînent deux verres d'une eau aussi plate que les platte voeten de fotoman Luk, qui déjà peste sec, car les lights font dans l'intime.
On apprendra plus tard que la mouette vit une fraîche romance avec une blonde Patti, de là à penser que les raisons de cette sobriété soudaine sont à chercher dans cette relation amoureuse, il n'y a qu'un pas vite franchi!
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Sur le plancher gisent deux guitares, Ian opte pour l'antique Resonator et une slide pour entamer le premier set: ' The Silver Spurs' ( sur son album 'The Dust') , pas vraiment du pure blues, mais un formidable titre roots with crazy bends et la slide qui glisse à la vitesse d'un étalon vicieusement éperonné.
La sueur dégouline de son front... je tombe la veste avant la suivante: en picking, le traditional ragtime 'Take me back'.

 

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Next one is close to rock'n roll: une autre vieillerie indémodable 'TV Mama' au répertoire d'Elmore James ( le blues slider number one), Big Joe Turner, Johnny Winter ou Taj Mahal...le rock tu oublies, c'est du blues de balayeur, le timbre rocailleux de Mr Siegal convenant parfaitement à ce son des fifties.
Un negro spiritual datant de la Guerre Civile 'Mary don't you weep' puis une influence majeure, the great Charley Patton: ' Down the dirt road blues'.
Silence religieux dans le club: concentration et admiration, le British nous encourage même à échanger quelques paroles pendant qu'il accorde sa guitare.
Il ramasse d'ailleurs son second jouet et le tambourine pour ' Don't you mind people grinning in your face' un gospel répétitif de Son House terminé par trois accords de guitare.
Le formidable 'Dublin Blues' de Guy Clark à l'intro lyrique prodigieuse:
“Well, I wished I was in Austin, mmm-hmm, in the Chili Parlor Bar drinkin’ Mad Dog Margaritas and not carin’ where you are...fera place au pape du Delta Blues, Robert Johnson et à son hymne à l'infidélité, l'abus de confiance ou à l'abandon: ' Come on in my kitchen'.
...Champagne don't drive me crazy.
Cocaine don't make me lazy
Ain't nobody's business but my own...
Eight-bar vaudeville blues composé en 1920 par Porter Grainger, version Taj Mahal et puis une surprenante cover de Nick Lowe 'All men are liars', ton cerveau flashbacke sur Rick Astley et son 'Never gonna give you up' de 1987.
Une dernière avant le break boisson, à la mémoire d'Hubert Sumlin, décédé il y a peu, a kind of medley reprenant ' Dirt Road'/ ' Call me the Wolf', des relents de boue du Mississippi, de Bob Dylan et de Howlin Wolf avec la voix de Tom Waits!
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Courte sera la pause, les inconditionnels de la clope partis polluer les latrines rappliquent au pas de course car le referee a déjà sifflé le coup d'envoi de la seconde mi-temps.
Une amorce confédérée virant gospel baptiste: Son House 'Preachin Blues' , les indigènes sont ravis car l'aumônier décide de nous balancer some Duvel music, le sermon virant ' You gotta move' ( Mississippi Fred McDowell), dans l'assemblée personne ne se sent low, la tendance est high!
Version roots de Steve Earle , 'Cocaïne cannot kill my pain' et message de l'artiste: Brussels, you inspire me to play quiet as you listen so carefully, I have to thank you , therefore!
Y a pas de quoi, Ian!
Robert Johnson, bis: ' Hellohound on my trail', suivi de quelques vannes politico/economico/ sociales visant à nous débarrasser de nos minables Euros pour acheter ses galettes de Noël et voilà un titre datant de 1854, but still relevant:' Hard times come again no more' de Stephen Foster .
Une troisième guitare au ventre aussi plat que celui de Vanessa Paradis et il attaque 'Gallo del Cielo' , l'épopée gallinacée écrite par Tom Russell: un chef-d'oeuvre!
Au tour d' un autre immense singer-songwriter, Kris Kristofferson, et le magistral 'The silver tongued devil and I' , le meilleur du country folk.
Une seconde séquence gospel/ guitar drumming, chantée de sa voix de whiskey drinker en mode a capella: 'Revelator' ( John the Apostle).
Ce mec peut tout te jouer et te chanter, il secouerait tes intestins en interprétant 'Jef, un petit verre on a soif'!
Tu veux du Emile Zola, écoute ' House rent blues' featuring Ian pas un rond, la coriace et virile propriétaire de son kot pourri, un bookmaker, un canasson à 46 contre un qui gagne le Hopeful Stakes à Saratoga Springs, un barman et quelques seconds rôles indéfinis... une histoire sordide, pire que les films avec James Cagney et George Bancroft .
Entre deux couplets récités à la vitesse de l'éclair, Siegal égratigne Joe Bonamassa, Gary Moore et Eric Clapton avant d'enchaîner sur ' One Bourbon, One Scotch, One Beer' et de finir sous la table!
Fin des libations, enthousiasme délirant dans la taverne!
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Bis
' Christmas Card From A Hooker In Minneapolis”: Tom Waits comme cantique de Noël frelaté!
Brillant!
Second rappel pour sa copine, Patti, 'Somebody cares for me ' ( Nick Lowe), une note optimiste au final cha cha cha.
Encore plus fort: Johnny Cash 'The beast in me' , a crooning waltzy ballad et un quatrième encore dédié à Hubert Sumlin et à tous les êtres chers qui vous ont quittés en 2011: 'I'll fly away'.
Moments d'émotions intenses clôturant de belle manière cette prestation éclatante.

Ian Siegal & Band reviennent en janvier par chez nous: Antwerpen et Hasselt!

Quant à la Brussels Blues Society, elle vous donne rendez-vous le 3 février: Tail Dragger & Rockin' Johnny & Giles Robson & Band au CC Cité Culture à Laeken!

 

Photos: LUK STIENS

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Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:38

 Au B’Izou, un café-théâtre dédié à la chanson française, rue de la Promenade ( métro Bizet) à Anderlecht, commune plus célèbre pour ses mauves et blancs du proche Stade Constant Vanden Stock que pour son aura culturelle.
Belle salle de dimension moyenne, équipement technique impeccable et un accueil chaleureux ( Izou, alias Iza Loris), on ne peut qu'applaudir à cette initiative audacieuse ayant vu le jour il y a quelques années désormais!
En ce frileux samedi de décembre, à une semaine du Réveillon de Noël, le collectif programme Auren et Tristan Moreau, une soirée caritative ' Children for Life', donnée au profit des enfants défavorisés et des animaux en voie d’extinction en Afrique du Sud (Tristan Moreau et ses musiciens se produisent d'ailleurs gratos, laissant leur cachet à la fondation).
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Du monde à 20h15' lorsqu'  Auren investit la scène!
SAM_1615.JPGUne séduisante Lyonnaise, pas 30 ans, révélée par les rencontres d’Astaffort ( patrie de Francis Cabrel).
Palmarès: un CD ' De la tête aux pied' en 2009, un second album est prévu pour début 2012 et quelques scènes pas banales: support pour Chris Isaak ou Grégoire!
Sur scène, la chanteuse/guitariste/pianiste est accompagnée par Romain Galland, acoustique, choeurs et arrangements ( un gars au background rock/ rock electro: Krisha), pendant une cinquantaine de minutes le duo enchantera un public bon enfant avec de l' acoustic variété pop nouvelle scène française mousseuse, rafraîchissante, pas dénuée d'intérêt que tu classeras dans la mouvance Claire Keim, Elodie Frégé, Julie Zenatti, Claire Denamur, Daphné, Pauline etc..
'Frida' ouvre, pas Frida la blonde de notre Jacques national, mais un titre mélodieux dédié à Frida Kahlo.
' Changer la donne' morceau amusant traitant des relations au sein du couple sera suivi du premier single prévu pour le nouvau CD, ' Crocodile'. Une ballade Lacoste douce amère, décorée d'une slide country, composée par Romain.
Premier passage derrière les touches noires et blanches, la valse féministe ' Monsieur'.

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'J'ose' opte pour un rythme cadencé.
Le Bizou battra des mains pendant la ritournelle 'Moi d'abord', image d'une génération égocentrique.
Le titre lui ayant permis de briller sur les terres de Cabrel ' J'aurais dû me méfier' .
Légèreté, intimisme, une histoire d'amour et de rupture soulignée par un piano sobre.
Public à contribution pour un passage au cirque: 'Funambule' sur fond musical petite rengaine boîte à musique offerte à Mandarine, ta nièce de 7 ans.
Un virage rock, 'Lilly flat' (?) et un pas de danse émoustillant face aux premiers rangs, suivi d'une reprise étonnante et énervée de 'Ring of Fire' ( Johnny Cash/June Carter).
Nouveau titre volatile ' Il était une fin' pour terminer fort avec 'En face' aux teintes Noir Désir.
Sans prétentions et sympa!

Pause, changement de décors:  Tristan Moreau!
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SAM_1653.JPGTristan Moreau n'est pas un chanteur, mais un tout terrain!
Celui qui, pour RTL, a repris le rôle wallon de Geert (en Samson) sous le nom de Fred est une bête de scène, mille fois plus drôle que tous les Pirette, Bigeard ( euh sorry, Bigard), Lagaf', Cougnet, Geert Hoste, Alex Agnew, Ben Weyts rechterarm van De Wever... de cette planète.
Il chante, enchante, rit de lui et sait s'entourer de fabuleux musiciens. Ce soir, pour son tour de chant 'Couronnes & Roses', un trio: l'arrangeur/pianiste/ comparse de toujours: Benoît Paradis- contrebasse: Daniel Justens- batterie: Olivier Haesevelde.
En tant que parrain belge de l'association 'Children for life', Fred Tristan Moreau a convaincu tout ce beau monde de jouer pour le sourire des spectateurs, sans gage, si ce n'est deux Leffe tempérées!
Un exploit que je n'ai plus accompli depuis des lustres, il a fait rire ma conjugale aux larmes!
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Intro music-hall style, haut de forme, costume rayé 1930 et une mini version de 'Le jour où j'aurai tout vécu', splendide chanson qui aurait pu être interprétée par Gréco, Barbara, Jeanne Moreau ou Anne Sylvestre!
Des larmes pour débuter, vite séchées par un bonsoir cocasse.
' Le bon moment' baigne dans un climat de dérision pompes funèbres/ Philippe Clay irrésistible. L'hilarité sera à son comble lorsque mort aux vaches introduit les deux suivantes, écrites pour maman ( sic) après avoir parodié Renaud, Oedipe et Johnny.
' Veuve Cliquot' et une version Oberbayern de 'J'ai toujours voulu être grand-mère'.
Les spectateurs bras dessus bras dessous pour une farandole breughelienne, bière ( glouglou) rimant avec bière ( cimetière).
SAM_1644.JPGKermesse à Anderlecht, manquait qu'une ou deux danseuses de cancan aux jambes affriolantes et aux frou frou Vie Parisienne.
Je dédie la suivante aux enfants présents dans la salle: 'Salope'.
Brassens ressuscité... salope va montrer tes trompes de Fallope... le Médicis ou le Goncourt!
Il y a pire: le jazzy ' Saligaud', du Nougaro paillard.
Seconde citation... les hommes n'écoutent que leur zizi..., une voisine se tape un hoquet tout en tapant dans le dos de son compagnon.
Enchaînement dramatique: ' Cela sera-t-il beau?' , un petit sketch tordant suivi de 'Emeraude', du cabaret Belle Epoque.
Retour au swing inspiré: ' Tu ne m'inspires pas' pour embrayer sur le chef-d'oeuvre machiste, cynique, lubrique, gestes à l'appui (RTL avait oublié le carré blanc): ' A genoux, chienne'!
Une crise de désespoir soudaine, 'J'veux m' suicider', puis le rythmé 'Reviens' avec quelques trémolos baignant dans l'univers Guy Marchand.
Préparez-vous à encaisser une histoire d'amour atroce, 'Tout est fini', sur arrière-plan musette.
Un conte de fée ayant mal tourné précédant la version longue de l'impeccable ' Le jour où j'aurai tout vécu', proche du ton 'Variations sur l'herbe tendre' de Bobby Lapointe/Serge Gainsbourg.
Ce fait d'arme achève le tour de chant, applaudi à tout rompre par une assistance conquise!

Rappel!
... J'ai tout fumé le chocolat...
Lapsus voulu ou non, les musiciens, l'interprète et le public se marrent tellement qu'il faut reprendre!
... j'ai tout mangé le chocolat... 'Les bêtises' le hit monstrueux de Sabine Paturel, repris par toute la salle retombée en enfance!


Olé, olé... la queue, les oreilles et les couilles pour Manolo Cortés de Los Santos et ses banderillos!
Aficionados debout et retour de l'équipe pour une version alternative de 'J'ai toujours voulu être grand-mère' et une seconde farandole sentant la bière!
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J'ai été obligé de la secouer six fois durant la nuit, elle chantait en dormant...
Fallait pas m' quitter tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
Des bêtises quand t'es pas là...

 

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Published by Michel/Photos Clelia & Michel - dans Concerts
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:04

Premiers flocons de neige sur la capitale, synonyme de merdier sur les artères.
Pour se remettre des émotions causées par les frimas, les frimeurs ou papys au volant, quoi de tel qu'un ballon de vino mis en bouteille sur les terres gouvernées par José Luis Rodríguez Zapatero: direction le Supermercado, rue de Florence, à Ixelles, un bar à vin, débauché par Fred Cerise pour organiser de petits concerts entre amis.
Endroit accueillant, clientèle ( féminine) souriante et séduisante, tout va bien, si ce n'est qu'à 20h, le booker le plus imaginatif des Marolles n' a pas encore atterri à Firenze et que le groupe prévu est coincé dans un bus quelconque se dépêtrant dans les embarras de circulation.
Ballon n°2!

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SAM_1572.JPGArrivées successives de la Cerise et du duo  Bluewine, accompagné de quelques potes.
A table, miam miam, soundcheck, cibiche en rue pour éliminer le stress... 21h35' le Bluewine est tiré, il faut le boire en comité restreint!
Deux guitares électriques, une voix!
Tu as reconnu Kevin, le fabuleux petit guitariste de The Gin, vu à la Flûte Enchantée il y a plus de trois ans.
Le ket t'explique que Bluewine ( en principe un quartette) correspond plus à ses aspirations musicales blues/country rock/Southern rock sentant bon les States et les seventies. Avec Mathieu, belle gueule et superbe voix, il a rencontré le compagnon de route idéal.
Pendant plus d'une heure la paire de Bruxelles a enchanté la quinzaine de clients du wine bar, Fred et l'équipe de Curieus Schaarbeek n'ont d'ailleurs pas hésité à les signer en avant-programme de la légende, ex- Canned Heat, Gene Taylor au Kafka ce 19 décembre!
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Faut pas avoir froid aux yeux en commençant par un Jimi Hendrix: 'Red House'.
Sobriété, justesse de ton... bien joué, les gamins!
Les jolies nanas accoudées au comptoir affichent un éclatant sourire qui en dit long!
Une de leurs compos ' A little longer' , du bluesrock attachant dans la lignée Black Crowes, le timbre de Mathieu n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Chris Robinson.
' Music on your back' sonne roots à la Ryan Adams, le duo se complète à merveille, la voix accroche et les lignes de gratte de Kevin étincellent.
' In the meantime' est tout frais éclos, pas encore baptisé mais ne sent pas le talc.
Ce qui est certain c'est que dans la discothèque de Bluewine tu ne risques pas de trouver Rihanna, Mariah Carey, Justin Bieber, David Guetta, LMFAO ou autres squatteurs de charts bidons.
Une première ballade ' Drop a tear': pas dans mon pinard, please!
C'est pas marrant d'être plaqué par une souris, surtout si t'as pas 23 ans, le midtempo ' Ain't that love', avec une pointeSAM_1573.JPG d'ironie, est dédié à une ex-girlfriend volage dont je tairai le nom.
Un sens mélodique évident, une maturité étonnante, John Mellencamp croisant les Hooters.
Un blues à la sauce Rolling Stones: ' Sweet loving' suivi d'une seconde ballade de circonstance ' Until the sun is back'.
Un country rock dont on a emprunté la mélodie aux Allman Bros ( 'Rambling Man') mais dont on a adapté les lyrics à la sauce vin bleu ' Rolling bad all alone'.
Un western featuring Lucky Luke, John Wayne, Willie Nelson et Ronald Reagan avant son séjour à la Maison Blanche, mais aux résonances Poco, Eagles, J D Souther...
Conciliabule Gilbert Bécaud 'Et maintenant'.... , va pour ' All the nights' un country rock McGuinn/Hillman/Clark sans les harmonies vocales à plumes.
Seconde cover, surprenante et magistrale: 'Stuck in the middle with you', Stealers Wheel.
Une larme à la mémoire de Gerry Rafferty.


Un break tabac et dernière ligne droite: Little Feat 'Long distance love', incroyable que ces teenagers non seulement écoutent Little Feat mais le jouent à la perfection, à deux svp!
Fred, gimme some reverb pour la dernière, une grosse claque ' Everybody's trying to be my baby' des Beatles, méchant rock déchiré par de furieuses rafales!
Pour finir en douceur, la romance ' Follow me'.
Samira venant d'arriver: il chante bien, non?
Oui, madame!
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Un petit dessert avant d'affronter le verglas?
Un dernier blues paradisiaque ' She talks to angels' des Black Crowes.
Bluewine, un futur grand cru!

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:46

T'as lu:
...Ce qui inquiète davantage les prévisionnistes, c’est la forte quantité de pluie qui devrait s’abattre sur le pays cette nuit, précisément entre 19h et 7h demain matin. Des risques d’inondation sont à prévoir et la voiture est à éviter... et tu sors?
J'ai mes palmes et ma bouée!

 Le Bar du Matin: rendez-vous des pingouins, cormorans, goélands, sternes, macareux et autres volatiles à la démarche bancale, jaloux des rapaces nocturnes, en quête de boisson brassée et de musique.
Au programme:  Gaëtan Streel!
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Il caresse qui le Gaëtan?
Qui, ik weet het niet, quoi: tes pavillons auditifs avec un folkpop léger et lisse comme une plume de canard barboteur qui vient de faire trempette dans les eaux du lac de Warfaaz.
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21:00: hello, V7nce.
21:15' à huit sur la scène improvisée!
belleclose aux backings- cachée derrière les forwards, Emma Meurice au claviers ( Me and My Machines, Nicola Testa, Loïc B O...) - Sara Lumberjack, squelette de contrebasse ( Mr Zout) - Salvio la Delfa ( Malibu Stacy, Piano Club...) aux percussions- Julien Paschal aux drums( Grandpiano- Rawfrücht, David Bartholomé...)- David d'Ascenzo à la guitare électrique (Arkham Meha, Libertas Gentes...)- Jérôme Magnée à l'acoustique (Dan San), hormis les baguettes tout ce beau monde fait partie de la chorale G S- le huitième élément étant Gaëtan Streel: lead vocals, acoustique, compos, une célébrité dans la Principauté mosane: Me and My Machines, Piano Club, Jeronimo...!
SAM_1548.JPGLa mafia d'Ougrée tu me dis en questionnant Jaune Orange est dans le coup?
Affirmatif, le conglomérat Tchantchès doit sortir un premier full CD de Gaëtan Streel début 2012!
Pour la petite histoire ce mini big band a déjà foulé la scène du Botanique en support de Miles Kane, les avis quant à la prestation fournie divergent selon qu'on soit au nord (...
flauwe folkpop...zagerige folkliedjes...) ou au sud (...il chante sans doute les mélodies les plus intéressantes et réussies depuis longtemps dans le pays (et peut-être au-delà)...) de la frontière linguistique.

Cinq/ six voix harmonieuses: ' Go and see the lights' , joli et léger comme un cantique de Noël, d'une pureté angélique.
Un second titre ' Whatever I shall say' au parfum Beatles/Crowded House pop mixé au dreamfolk des Fleet Foxes ou Dan San.
Une nouvelle fois les close harmonies enchantent l'assistance.
Une ballade bourrée d'effets reverb sur la voix de GS pour suivre, 'Wake up the man', beau comme America chantant 'I need you', un piano sautillant pavoise sur un nappé de guitares et de percus en demi-teintes, le mec va s'éveiller dans l'ouate, c'est mieux que la sirène de l'usine ou la sonnerie tonitruante du réveil-matin bondissant sur la table de nuit, la dernière fois il a chuté dans le pot de chambre!
'Here's a thought' de l'easy listening pop aussi digeste que les Mamas & Papas, accent mis sur les prouesses vocales.

 

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Le futur hit ' Happy Place', le bonheur est dans la douceur.
'Scar' un sixième titre immergé dans le même bassin: downtempo, mélancolie...: du satin!
Claude Monet et ses meules de foin le matin, en hiver ou meules de foin au coucher du soleil, près de Giverny, ou encore, meules de foin éclairées par la lampe de poche d'Alice Hoschedé par une nuit sans lune, en automne...
Multiples variations.
Après cinq toiles, que tu regardes d'un oeil de vache voyant éternellement passer le même train, tu passes dans la galerie suivante, consacrée à Félicien Rops!
'Song 84', même scénario, une pincée de Kings of Convenience, une once de Nick Drake, deux poils de dreampop. Au suivant, qui, on le suppose, sera tout aussi inoffensif, prosaïque, soigné, propret et émasculé!
Un morceau de Me & My Machines, similaire aux précédents, ne te fie pas au titre: ' Different'!
Sorry, si, le guitariste a utilisé un ebow!
Un chant choral nativité, adoration des bergers, sapin décoré, cougnou... 'Words', du Simon & Garfunkel à six voix.
'July' Noël en été.
Un titre plus intéressant 'The well and the key', un country folk évoquant des paysages désertiques, des images de solitude et de sécheresse.
Beau soundtrack!
La dernière sera interactive: ' I'm gonna get through fall' , une rengaine optimiste soulignée par des battements de mains boy-scouts!
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Un encore:
' Cadavre exquis'
Oublie le superbe long-métrage de Francesco Rosi et pense au jeu inventé par la clique à Jacques Prévert ou André Breton: Le cadavre – exquis – boira – le vin – nouveau.
Cette valse Marabout- bout de ficelle... ( merci V7nce)- sels de bain- bain de sang- sans papiers...s'énerve sec avant de reprendre le thème initial.

Tu ramasses tes rames et regagnes ta barque!

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 14:12

Bruxelles anormalement dépeuplée en ce mercredi venteux et pluvieux, la Grand Place balayée par des rafales, les échoppes de Noël tristement abandonnées et un Beurskaffee attendant une hypothétique clientèle, probablement confortablement installée devant un écran illustrant les exploits d'un Sporting mauve!
Programme pourtant attrayant dans le cadre d'Europalia Brasil:  Tulipa Ruiz!
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A 21h, madame s'inquiète, où restent les Amazoniens?
SAM_1499.JPGTu lui avais caché le quart d'heure académique et tenté de l'amadouer en lui offrant une Grimbergen!
Comme pressenti, à 21h20' un quartette monte sur scène, ces musiciens s'avèreront de premier ordre: Luiz Chagas ( le papa de la belle) et Gustavo Ruiz, irmão de la tulipe, aux guitares- Caio Lopez à la batterie et Marcio Arantes à la basse, claviers et programming.
Une courte intro et arrivée de la donzela Tulipa Ruiz, imposante et vêtue décontractée, tout comme les mâles, d'ailleurs.
Oui, mon ange?
Elio, vu dans une brasserie place St-Jean, même sans noeud rouge est plus élégant!
Epouse le!
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SAM_1512.JPG18ª edição do Prêmio Multishow de Música Brasileira ( septembre 2011):Melhor Cantora - Tulipa Ruiz!
Son premier album 'Efêmera' voted the best Brazilian album of 2010 by Rolling Stones Brasil!
Au vu de la prestation d'hier soir on peut le comprendre: un concert rafraîchissant, souriant, dynamique assez éloigné de l'image brésilienne traditionnelle: de la pop tropicale ( MPB= Música Popular Brasileira) teintée de jazz, de rhythm'n blues, de rock ou de funk ayant ravi le Beurs!

Le pétillant 'Efêmera' entame le récital: voix claire, refrain sucré, un rythme appelant à l'insouciance, à la nonchalance, la Sao Paulista y ajoutant un bref concerto de trompette SAM_1513.JPGbuccale.
Celle qui il y a longtemps a dit oui devant le maire se dandine sur son siège: c'est gagné!
Tout aussi chaloupé et enchanteur: ' Da Menina'.

 

 

SAM_1502.JPGQuelques mots en français coloré pour se présenter et la fleur d' attaquer 'Pontual'.
Un couple a décidé de se trémousser aux sonorités vaguement bossa nova de cette plage sensuelle, le Beurs a le sourire aux lèvres, bye bye la morosité ambiante et le sentiment de nausée provoqué par une actualité tragique.
Bruxelles, my English is broken, my French, too, Marcio servira d'interprète: music transcends the language, voici ' Pedrinho', ritournelle foraine soudain alourdie par une guitare surf et une basse de plomb pour virer carrément rock.
'Do Amor' une première ballade romantique drapée d'effets vocaux accordéon, faisant rougir la tulipe plastifiée jouxtant son verre d'alcool.
On reprend le tracé MPB avec l'enjoué 'Aqui'.
Un superbe Brazilian jazz: ' Só Sei Dançar Com Você', suivi du highlight du set, une cover sensationnelle de 'Da Maior Importância' de Caetano Veloso.
Du r'n'b torride et dégoulinant, avec une sulfureuse envolée de guitare, proche des accords de 'Day Tripper' des Beatles.
SAM_1523.JPGTu y ajoutes une interprétation physique et théâtrale, Tulipa à quatre pattes, puis couchée, pour donner vie au texte.
Un grand moment!
'Às Vezes' rayon jazz/funk/pop, la voix se baladant dans les zones haut perchées.
Dancing time, now: ' Brocal Dourado', de l' humour, une bonne humeur communicative et du swing.
'Sushi': oublie les Nippons, le vinaigre de riz et abandonne toi aux rythmes SAM_1527.JPGveloutés de cette romance raffinée.
Séquence gazouillis oiseau des îles pour amorcer la dernière, le funky 'A Ordem Das Árvores', pour lequel Gustavo et Marcio se sont échangés leurs instruments.
Superbe tableau de carioca funk, servi bouillant!
65' ayant semblé fort courtes!

Bis
'Cada voz', du rock!
Guitares en virée, basse et drums vrombissants; une tulipe énervée: final éblouissant!
Un pousse-café avec une amie, Mira, en guest: une version slidée de
'Efêmera, la rengaine coquine donnant son titre à l'album.
Les copines se marrent en duo de trompettistes sans instrument.
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Désormais, Tulipa Ruiz compte une cinquantaine de nouveaux fans!

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 14:02

Pour la jolie  Geike Arnaert il y a une vie après Hooverphonic.

edit_preview.php-copie-13.jpg

Faisant suite à un album avec Spinvis sorti sous le nom de Dorleac, Geike nous a offert son premier album solo cette année, précédé en septembre par la sortie de l'excellent single Rope Dancer.
edit_preview.php-copie-14.jpgCe soir  l'Orangerie est bien remplie pour accueillir la native de Heuvelland.
Pendant environ septante minutes, Geike va nous charmer avec sa voix superbe, magique et envoûtante. Oeuvrant dans un univers proche de Martina Topley Bird , elle enchaîne les titres de son dernier album avec énormément de talent et, musicalement, les arrangements sont magnifiques.
Habillée plutôt sexy et faisant preuve d'une classe naturelle "on stage", le charme évident de la chanteuse conquiert rapidement un public visiblement aux anges.
Lorsque le single "Rope Dancer" survient en fin de concert la foule est à ses pieds.
Alors qu'Hooverphonic remplira par six fois la salle Reine Elisabeth dans quelques mois, gageons que Geike elle aussi saura continuer à conquérir, en solo, un public fidèle qui lui a fait ce soir un triomphe dans la salle bruxelloise.
On attend avec impatience le prochain album...
edit_preview.php-copie-15.jpg

Setlist : You don't have to, Strange Disorder, Icy, Dizzy, Smile, Blinded, A Ballad, For the beauty of confusion, Night Time around here, Unlock, This Page, In Gold.
 

DSC06090.JPG

Encore: 107, Rope Dancer.

DSC06083
JPROCK

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 21:11

Cela fait 36 ans que je n'avais plus vu le band hollandais sur scène.
La dernière fois c'était en 1975 à l'Ancienne Belgique, le jour de l'anniversaire de Georges Kooymans et pour la tournée Switch.
A l'époque le band jouissait d'une réputation non usurpée de fameux groupe de scène et il est vrai que leurs shows étaient de purs moments de rock énergique où les quatre musiciens se donnaient à 300%.
On les surnommait les Hollandais volants car les bonds qu'ils faisaient d'un coté à l'autre de la scène lors de leurs shows étaient réellement impressionnants et constituaient leur marque de fabrique.
Aujourd'hui les Hollandais ne volent plus, mais restent un putain de bon groupe de rock.

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Mais place tout d'abord au supporting act les étonnants  Vintage Trouble.
Le band originaire de Los Angeles est le bébé de Ty Taylor (vocals) et de Nalle Colt (guitar). Influencés par leur amour de la soul et du rhythm & blues et habillés de costards vintage très seyants, les musiciens de Vintage Trouble vont littéralement nous scotcher avec une prestation époustouflante. Rick Barrio Dill (bass) et Richard Danielson (drums) constituent une section rythmique hyper efficace, mais ce qui surprend d'abord l'auditeur c'est la voix magique du chanteur black Ty Taylor. A l'entendre on pense à Otis Redding, à Sam & Dave ou à James Brown. Excusez du peu !

 

 

Le groupe vient de sortir son premier album déjà récompensé d'un award et avec des titres comme "Gracefully", "Nancy Lee", "Still & Always Will" et "Blues Hand Me Down" il démontre un énorme potentiel. Auteur de prestations hautes en énergie et démontrant une volonté de faire bouger leur public du début à la fin de leur set, Vintage Trouble s'est forgé une réputation de live band qu'il mérite grandement tant ce combo est bourré de talent.
Une révélation qu'il faudra tenir à l'oeil dans l'avenir car ils ont tout pour devenir énormes.

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edit_preview.php-copie-10.jpgLorsque  Golden Earring monte sur scène c'est un gros sentiment de nostalgie qui s'empare du  Lotto Arena. Enfin un concert du band hollandais en Belgique dans une salle digne de ce nom et à la hauteur de sa réputation ! Plus moyen de mettre âme qui vive dans la salle tant celle-ci est bourrée, le public s'est déplacé en masse et c'est tant mieux.
Pendant environ 120 minutes le "Golden " va nous proposer une setlit de rêve où singles et morceaux phares seront présents. Bien sûr, César Zuyderwijk ne saute plus au dessus de sa batterie, Georges Kooymans prend encore de temps à autre quelques poses de guitar-hero et assure backing et lead vocals avec talent mais bouge moins qu'avant, Rinus Gerritsen est toujours aussi effacé hormis pendant son solo à la basse double-manche et Barry Hay reste égal à lui même, mais le groupe constitue toujours une formidable machine rock vraiment impressionnante.
D'abord assez calme en début de set, le public se laissera séduire peu à peu pour finalement offrir un triomphe à ses chouchous après une interprétation très attendue de l'incontournable "Radar Love".
En rappel," Long Blond Animal" et "Holy holy Life" viendront clore un excellent concert dont pas grand monde n'est sorti déçu.
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Setlist : Identical , Going somewhere, Another 45 miles, Buddy Joe, Twilight zone, Making love to yourself, She flies on strange wings, The devil made me do it, Back Home, Going to the Run, vanilla Queen, When the lady smiles, Liquid Soul, Johnny make believe, Bass solo, Radar Love including drum solo.
 

 

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Rappel : Long Blond Animal, Holy holy Life.

JPROCK

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:06

Retour des habitués au  Toogenblik, bousculade au bar... Dirk, Bert & co ont retrouvé leur place de prédilection.
Un grand nom?
Une fameuse découverte quoi qu'il en soit:  David Philips!
Un singer-songwriter de Nottingham ayant abandonné Robin Hood et ses Merry Men pour s'établir en Catalogne.
Finis les fish & chips, remplacés par l' esqueixada de bacallà ou le suquet de peix!
Deux albums: ' Heal yourself alone' et 'The rooftop recordings' enregistré chez lui, in a roof top apartment en pleine ville!
Un passé comme sideman, notamment pour Hook Herrera ou
Alvin Youngblood Hart.
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21:00
Courte allocution de Luc et une première bordée d'acoustic blues/folk/country/americana intimiste, mélancolique ou socialement lucide, chanté d'un timbre riche, convaincant, par un cowboy barbu à l'accent de Sherwood.
SAM_1406.JPGTu ajoutes un jeu de guitare, sans overdubs, passant du fingerpicking à une large palette de rural blues styles qui devrait attirer l'attention de tout ethno-musicologue qui se respecte, some footstomping et une ou deux lignes d'harmonica pour varier les plaisirs... le bonheur est dans l'authenticité!
' You didn't make me' ouvre le bal: du folk dans la lignée d'un Gordon Lightfoot, Chris Smither ou Ray LaMontagne pour les plus jeunes ( des accents vocaux fort proches de ceux de l'autiste du New Hampshire).
Assis à deux mètres, Roen, caméra au poing l'empêchant de se frotter les mains, t'adresse un clin d'oeil de connivence: on a bien fait de braver le trafic du vendredi soir et de se taper Haren!
Un blues pour suivre: 'Tied up, tagged and bound', formidable picking et harmonica décoratif.
Next one is a new song composée à Barcelone pour un émission télévisée , Nit de Blues, on m'a demandé d'écrire 9 titres d'inspiration bluesy en quinze jours, j'ai relevé le défi, voici 'Lonely', du blues campagnard traditionnel.
Séance striptease,..it's hot under the spotlights!
Oui, Randy?
You can leave your hat on!
What about my socks?
They suck, man!
Sur le premier CD ' Spring song' :
spring cleaning avant l'heure!
Une anecdote se rapportant aux joies de la route aux Pays-Bas et en Belgique, 7 embouteillages en deux jours, réaction désabusée du public: 7, seulement et retour à la dernière plaque: ' Help me to forget', du basic blues mordant.

 

 

Un moment inattendu, la reprise de 'Freedom' le megahit composé par George Michael du temps de Wham, une version country style destinée à effacer le côté cheesy et trop orchestré de l'original!
Etonnant!
SAM_1419.JPGUn nouveau blues écrit pour la TV catalane, il décrit la situation politico/économique de l'Espagne où est né le mouvement Indignados: 'I ask you', une histoire vieille comme le monde, tu travailles dur jour et nuit, the taxman comes along, te pique la moitié de ta paye ... it's getting harder and harder.... et c'est pas la faute à pas de chance ou au destin!
Cigar Box Nation n'est pas un site dédié à Fidel Castro, si tu y retrouves le nom de David Philips c'est que ce bricoleur s'est fabriqué une cigar box guitar munie de trois cordes et d'un boîtier kitsch, il utilise cet engin électrifié pour sonner comme Seasick Steve croisant ZZ Top et nous balancer, à la slide, le rugueux et vicieux 'Right back' qui termine de manière énervée ce premier set ayant ravi le club!

Break: 22€ pour les 2 CD's!

Set 2
A gentle British folk tune pour entamer la seconde mi-temps de manière raffinée: ' Kind Stranger', du John Martyn courtois!
A song about fishing ' Rod and line', t'es sûr qu'il s'agit de truites et de carpes?
Euh..
Et ça mord?
Ai attrapé un pretty little fish, vais le ramener chez moi.
Du Dylan grivois!
SAM_1424.JPGUne touche mélancolique à la James Taylor/ Jackson Browne et une guitare à la John Renbourn: 'Love in a jar', puis un petit détour du côté de Montserrat ou Montseny, histoire de se décrasser: ' Mountain to climb'.
En escaladant un pic il se pète une corde et ramasse sa boîte de cigares pour l'existentialiste 'What am I' orné d'un subtil bridge arabo-andalou!
Slide ' Would you believe', Ben Harper et John Martyn te viennent à l'esprit.
Haren, give me 2 minutes pour remplacer la corde, je passe d'abord un coup de fil à Antonio, un gars qui refile des pilules à Contador, pour qu'il enregistre ma tentative de record du monde de changement de roue.
Voilà: 92 secondes, 7 dixièmes, I'll be in the Guinness Book!
'Raised in the North' nouvelle perle folky aux effluves Dylan, avec l'escapism comme toile de fond.
Certains pensent que 'Doggy talk' ne concerne pas les animaux... yes, I'm a pussycat et je me frotte à tes jambes...I'm a snake, baby, je me glisse en toi... I'm a horse, tu peux me monter toute la journée...
Stoefer!
Enfile ta robe rouge, suis un taureau maintenant...
Olé, estocade finale, vivats exubérants en provenance des barreras, contrabarreras, palcos, gradas et de Cristiano, parti aux aseos!
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Apparition de Luc pour le bis réglementaire!
'Our own hands' au message dynamique:
...Got to take it in our own hands
The future's in our own hands
We got to take it in our own hands
...
Pour finir par un bluesy ragtime des années trente mettant en valeur ses réels talents et sa célérité de picker.

David Philips: dextérité, warm & passionate vocals, une approche sobre et un contact chaleureux avec l'auditoire... une combinaison gagnante à tous les coups!






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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:59

Un rosbif au Bataclan, Paris, la veille: the pit is packed but there are seats left on the balcony upstairs!
Ancienne Belgique: même scénario!
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Et à 20:00, la salle est quasi déserte pour accueillir  Cerebral Ballzy!
Du hardcore punk en provenance de Brooklyn!
What a rubbish name, what a bad taste... mentionne le Guardian, mais sur scène ce quintette déménage méchant et crache un rough punk aux relents metal. Leur hymne le plus long doit faire deux minutes 29 secondes, en 35 minutes impétueuses ils ont balancé 12 bâtons de dynamite, insérant de courtes pauses pour passer à l'abreuvoir!
The new Bad Brains pour citer la presse new-yorkaise, pas uniquement pour leur musique raffinée, mais également car trois de ses membres sont black.
SAM_1241.JPGA commencer par le frontman/shouter charismatique, Honor Titus- Crazy Abe ( un B pas un P) aux drums- Melvin Honore à la basse et deux guitaristes fougueux: Jason Bannon et Mason.
Un album chez Cooking Vinyl: 'Cerebral Ballzy' en 2011.
Honor Titus avant de lancer la machine: the harder we play the more fun we have..vous êtes prévenus!
Me demande pas de te citer les titres éructés, les lyrics sont couverts par une façade sonore, bardée de panneaux en fibrociment, qui non seulement isolent mais protègent également contre une éventuelle attaque au bazooka.
Energie brute, acrobaties juvéniles, on saute toutes les 30 secondes sur les retours, foules haranguées, pinard, à 1€50 la bouteille chez Lidl, ingurgité après chaque salve, puis, pris de coliques, je me roule sur le sol ou je hurle de douleur dans la position génisse vêlant... un show coloré et agité.
Un des guitaristes émet quelques doutes sur le bon fonctionnement de son monitor et, tout en malmenant son jouet, l'utilise comme oreiller.
Le roadie après avoir ramassé le Mouton Rothschild millésimé gisant sur le sol et vidé d'un trait la moitié de son contenu, se prenant pour Icare, plonge dans la foule qui se marre et n'a vraiment pas le temps de s'emmerder.
3 ou 4 punks locaux entament un pogo comme en quatorze.

 

 

Honor dédie un titre aux Black Flag, un autre à la bière, annonce ' On the run' à genoux face à une punkette ravie, attaque le méchant 'Junky for her' , Brussels this song is about puking: 'Puke song' et pour finir, this one is about pizza!
Une présence scénique tonique, une vitesse d'exécution te rappelant au bon souvenir du old-school hardcore punk de la Big Apple, ou d' ailleurs aux States, un beau plongeon dans les eighties ( Dead Kennedys, Black Flag, Minor Threat, The Dicks...) , sans oublier les pères du punk, les Pistols!
On est à mille lieues du fake, style The Offspring ou autres poppunk outfits à la Blink 182.
Merci de nous avoir supportés, Bruxelles, we were The Junkie Prostitutes...
Auto-dérision en bonus!
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Crénom, plus de 40' de glande à guetter le bon vouloir des Britons de Southend on Sea, le matos est disposé depuis vingt bonnes minutes mais nos nerfs devront patienter jusqu'à 21h15' avant de voir  The Horrors, enfin, sortir de coulisses!
SAM_1373.JPGLe noir et le cuir dominent: Faris Badwan s'en va agripper le micro -Joshua Hayward se charge de l'entrée en matière noisy à la guitare- le métronome, Joe Spurgeon prend place au fond de la scène- extrême droite, claviers, synths, samples: Tom Cowan et à ses côtés, le seul ayant opté pour la couleur, le bassiste Rhys Webb!
Light show atmosphérique, le sombre prévaut, le ton est donné!
Ils amorcent avec ' Changing the rain' qui ouvre leur troisième CD ' Skying' , après l'intro Sonic Youth place aux baggy beats, nappes de claviers ondulants, riffs métalliques qui, malheureusement, occultent quelque peu la voix de Faris.SAM_1289.JPG
Un mix My Bloody Valentine/The Smiths, du shoegaze aristocratique.
Même drumming pesant pour ' Who can say', The Horrors s'est éloigné de la mouvance Interpol/Editors et autres férus de Joy Division.
Un break narratif, des guitares brouillées, un brin psychédéliques!
Impressionnant!
Premiers mots de Mr Baldwan, this one is called ' I can see through you'.
Une intro décollage d'hélicoptère et un nouvel acid trip nerveux.
Définitivement plus Stone Roses que post punk.
'Scarlet Fields' ( sur 'Primary Colours') démarre sur une guitare industrielle que n'aurait pas renié Blixa Bargeld, pour virer ballade obscure et lancinante à la, euhSAM_1279.JPG oui, Joy Division!
Un plan Primal Scream/The Jesus and Mary Chain pour 'Dive in', aux effets de guitare tailladants.
Le contact avec les fans reste distant, mais ceux-ci ne boudent pas leur plaisir, l'énergie déployée par la basse, la guitare et le formidable travail de Joe aux drums servent de contrepoint aux attitudes un brin poseuses du frontman.
Un morceau marteau-pilon 'Endless blue' sera suivi de ' Sea within a sea' avec son intro interminable, qui à lui seul valait le déplacement: du dantesque post-punk nucléaire!
L' hymne scandé, le single 'Still life', met fin à la prestation.
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Chiches les British, à peine 45' et ils se tirent, les horribles nous laissent en compagnie d'un loop tourbillonnant!
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Bis

 

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Des samples aquatiques annoncent un ' Mirror's image' en béton, suivi du fiévreux 'Three Decades'.
Derrière toi, des joyeux se bousculent euphoriquement et cognent Ursula, ma voisine, qui peste rageusement contre ces demeurés ayant renversé sa Stella à peine entamée sur ses pompes achetées à crédit, encore trois traites!
Un troisième bis à rallonge, ' Moving further away', repris en canon par l'AB convaincra les plus réticents.
Une plage frénétique, une symphonie New Order/grunge/Krautrock bourrée de feedback sur drumming binaire qui s'attaque fielleusement à tes sens!
Brillante finale!




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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:35

Merci Saint-Nicolas pour Di Rupo I!
Question: on peut l'échanger jusqu'à quelle date?
Merci le  Bota pour  Sallie Ford and the Sound Outside!
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20h20', une Rotonde bien gavée lorsque l'équipe de Portland, Oregon, investit la scène!

Sallie Ford ( chant, guitare), un look invraisemblable: la gamine nunuche des fifties, la godiche aux lunettes d'oeil-de-chat et robe griffée Les Petits Riens, celle qui tient la chandelle pendant les surprise-parties, qui rit niaisement, mais qui possède une voix incroyable - Tyler Tornfelt ( basse) - Jeffrey Munger (guitare) et Ford Tennis( drums).
Un EP en 2009, l'album ' Dirty Radio' vient de sortir!
"Découverte de cette édition 2011 des Trans Musicales de Rennes: Sallie Ford, une jeune américaine de 22 ans.", Bruxelles est curieux!
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SAM_1108.JPGLe drummer amorce 'Nightmares', la petite ouvre la bouche, la claque: pitchy & unique vocals comme si elle avait ingurgité trois flacons de Bourbon et grillé un paquet de Marlboro, la nième nouvelle Amy Winehouse ( ?), si ce n'est que musicalement on est plus proche du son vintage à la Kitty, Daisy & Lewis, du blues, roots rock ou de la country!
'Cage' du rockabilly/doo wop/ gospel qui swingue, ' Danger' aurait pu être enregistré chez Sun Records dans les late fifties.
Elvis se tape Wanda Jackson: attention danger!
Next song is about what I'd do if I was a murderer, but I'm not or maybe I am, minaude la silly secrétaire: 'Milk Poison'.
Superbe guitare métallique, ooh ooh ooh liturgiques, mais méfie-toi, elle a un flingue in her pocket et, un conseil, évite le lait!
A handclapping one: 'Write me a letter' , instrumentation minimaliste, inflexions pointues pour un morceau exprimant la solitude et le désenchantement.
Demain on termine la tournée , on rentre chez nous, on espère voir le musée Rin Tin Tin avant de quitter Bruxelles.SAM_1203.JPG
Bien vu, la myope, hilarité sur scène et dans la fosse!
This one is about Portland: 'This Crew' , du rockabilly nu avec un sale son de gratte!
'Where did you go' Adele dans le bayou, puis une première reprise: 'With a girl like you' des Troggs, version boueuse!
On jouait 'Against the law' lors d'un private show à Paris, les poulets se pointent, heureusement personne n'a fini au cabanon.
Guitares mordantes, un blues poisseux: Jon Spencer croisant Chris Isaak!
Tout serait parfait si on ne commençait pas à ressentir une impression d'uniformité, de schéma répété ad infinitum, même les intonations de la petite finissent par agacer, la construction du set est bancale, l'ordre des titres aléatoires, on ne se dirige pas vers un climax, la surprise passée, certains se mettent à bailler!
Péché de jeunesse, la CI de Sallie n' indique que 22 printemps!
' Not an animal' et 'Fried green tomatoes' cuisine à la sauce swing jazz/blues, la Rotonde se trémousse!
Next one is called 'Devil', le diable, de duivel, el diavolo précise Miss Ford.
Démoniaquement remuant!
SAM_1179.JPGUn problème?
Le diable s'est vengé & broke one of my strings, je refile ma guitare au roadie et on vous joue la plage pendant laquelle je ne gratte pas, mais que dois-je faire de mes mains: me cacher le visage, les tortiller, tirer sur ma robe...?
'In the middle' au son surf.
Merci, monsieur le roadie: ' Oh Boy'!
People say I'm the girl Buddy Holly...
'The boot' is a brand new one et 'Rock'n roll' is about dancing!
Toujours cette touche faussement naïve, la collégienne timide à grosses lunettes qui rit bêtement lorsque la maîtresse l'envoie au tableau.
Encore une toute nouvelle: 'They told' mentionne la playlist, un final bâclé et fou rire nerveux.
Honky Tonk rock/skiffle blues suivant, titre à vérifier ' Party', ni sur l'album, ni sur le EP et pas catalogué new!
Le twist iconoclaste et frondeur 'I swear' achève le set
...Cause I can't help but be a mess
I'll never be like the rest....
Vérité sautant aux yeux!

 

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Finalement un concert sympa, une grande voix, mais un cruel manque de rigueur, faudra resserrer quelques boulons pour éliminer le côté bordélique!
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Bis
Le downtempo 'Miles' et une version rough, craquante de 'Whole Wide World' de Wreckless Eric un des piliers de chez Stiff Records.

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