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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 10:20


 

Avantage du jour : le théâtre 140 est à une dizaine de minutes en voiture de chez moi.
Inconvénient : la salle mérite le prix de la salle de concert la moins accessible en voiture de Bruxelles. Impossible de trouver une place de parking à moins de 15 minutes à pied, ce qui est un comble quand on habite à 10 minutes en voiture !
Bref , c'est donc après avoir fait un footing hivernal forcé que j'accède enfin à l'antre culturelle chère à Jo Dekmine.
Le public est venu en nombre pour applaudir Keren Ann, artiste que j'avoue connaître assez mal et dont le dernier album '101' ne m'a pas réellement convaincu.
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Une voix s'échappe des enceintes pour nous annoncer qu'il y aura une surprise :   Doriand se produira en première partie accompagné à la guitare par Edith Fanbuena ( Etienne Daho, Bashung etc..)
Le public n'a à priori pas l'air ravi , et je le comprends.
Doriand c'est de la pop française sans grand intérêt et il faudra donc prendre son mal en patience pendant les 30 minutes de sa prestation teintée d'humour franchouillard et d'arrangements flirtant avec l'à peu près. Assister au plantage d'Edith Fambuena essayant désespérément de chanter juste l'intro d'"Attendre la vague"et obligée de s'y reprendre à 5 fois fut amusant, certes, mais tout de même assez pathétique .En résumé une première partie assez quelconque dont on se serait bien passé et qui a servi surtout à faire fonctionner le bar à l'entracte.

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Place maintenant à  Keren Ann, il est 21h30.
Tout de noir vêtue, portant à nouveau les cheveux longs, la chanteuse israélienne , guitare en bandoulière, se dresse quasi immobile derrière son micro. Pendant 75 minutes elle va nous proposer un rock indie version temesta pour bobos branchés et dépressifs en attente de se faire sauter la cervelle.
Keren Ann est tout sauf amusante. Je dirais même que parfois elle peut s'avérer réellement sinistre.
Connaissant peu son répertoire (ce qui parfois peut être un avantage pour pénétrer vierge dans l'univers d'un artiste) j'avoue m'être souvent copieusement ennuyé en attendant désespérément que quelque chose se passe et que le concert décolle. Hélas ce ne fut jamais le cas.
Baignant dans un light show jaune-orange, à la limite de la pénombre, Keren Ann communique avec son public en chuchotant quelques phrases quasi incompréhensibles ou en lui lançant des Bruxelles ! intempestifs. Parfois elle esquisse un semblant de sourire timide. C'est à se demander réellement d'où vient l'engouement émanant d'une certaine presse qui porte assez souvent la chanteuse aux nues depuis son travail sur l'album Chambre avec vue d'Henri Salvador !
Ses arrangements pop-rock sont bien fichus mais, mélodiquement, c'est peu inspiré et la scène n'apporte aucune dimension supplémentaire aux compos. Franchement j'ai dû me forcer à rester jusqu'au bout du set, et hormis sur quelques 2-3 titres plus enlevés; pour lesquels le public s'est levé et est sorti de sa torpeur, j'ai trouvé ça d'un ennui sidéral. Quelques titres sont à sortir du lot comme “Blood on My Hands”,“Je Fume Pour Oublier Que Tu Bois" et "My name is trouble".

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Malgré tout, les fans purs et durs présents ce soir semblaient eux très satisfaits de la prestation de leur artiste favorite qui reviendra par deux fois pour les rappels avec un titre acoustique (soporifique) avant de lâcher légèrement les chevaux en fin de concert avec “Que n’ai-je" et “Big Yellow Taxi” emprunté à Joni Mitchell .
Un dernier titre a capella "It's always you", et puis s'en va...
Il est 22h50, et je quitte le Théâtre 140 avec une seule idée en tête : mater une bonne comédie à la télé histoire de retrouver la banane après une soirée déprimante en diable dont je me serais bien passé. Une chose est certaine en tout cas : Keren Ann et moi ce ne sera jamais une grande histoire d'amour.
A me lire, j'en entends déjà qui protestent.
Je sais, je n'ai rien compris...

JPROCK

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:29

Didier a frappé en plein dans le mille en programmant  King King au  Montmartre, l'arrière-salle du zinc de la place de la Petite-Suisse affiche complet pour la seule venue belge du groupe featuring  Alan Nimmo ( sans kilt, déplore Marielle!).
Daniela, de Goodtime Booking, est tous sourires lorsqu'à 20h40' Didier s'empare du micro pour une introduction fantaisiste dont il a le monopole.
Bientôt le Montmartre sera trop exigu pour accueillir les blues fans du pays, la Flandre vient de le découvrir et a envoyé quelques journalistes/photographes influents, étonnés et ravis de l'accueil et de l'ambiance dans le studentenkroeg.
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A peine installé, Alan Nimmo nous regarde droit dans les yeux, un sourire entendu aux coins des lèvres, pour nous prodiguer un conseil judicieux: you guys, sitting on the first row, vous avez intérêt à vous boucher les oreilles, il ne sera pas question de fluettes slaapliedjes.
Le mec en impose avec sa carrure de docker et sa Les Paul, à ses côtés à la basse, le formidable Lindsey Coulson ( qui d'ailleurs tient la quatre cordes au sein des Nimmo Brothers, band redoutable formé par les frangins Alan et Steve)- aux drums, Craig Blundell, renowned clinician ( Roland V -drums) and educator, the busiest drummer around selon the rhythm studio ( London), ça fait 30 ans qu'il est sur la route, notamment avec le progrock band Frost*- aux claviers, un Hammond et un Kurzweil, un remplaçant hyper-doué et groovy: Johnny Dyke( Mark Butcher Band, Matt Taylor Band,..), à Peer les claviers étaient caressés par Dale Storr!
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Les présentations étant faites, passons aux choses sérieuses!
'Lose control' qui ouvre le CD' Take my hand', du bluesrock pied sur l'accélérateur et de savoureux accents Bad Company, dans ton dos les cris admiratifs fusent, le double roi a déjà embrayé sur 'Wait on time'.

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Une basse qui pompe, un Hammond gluant et la Les Paul en embuscade, lâchant de méchantes rafales.
La sueur perle du front du costaud, Lindsey refile un clin d'oeil à Johnny, pendant que Craig cogne sec.
Marielle, comment fais-tu pour gigoter en mesure et filmer, maske?
King-King-Le-Montmarte-04-12--11-100.JPG'Don't you get the feeling' Brussels, help us for the chorus!
A vos ordres, mon souverain.
Un nouveau titre coup de poing!
Un downtempo impeccable, le ' Feels like rain' de John Hiatt,...Down here the river meets the sea...
Bienvenue dans le Delta du Mississippi, climat subtropical propice à la langueur et à la majesté, un solo monstrueux, le truc qui arrache des larmes à tous les alligators du bayou!
Le Montmartre explose aux dernières notes.
Le titletrack, 'Take my hand'..
Funk time, baby, wah wah time, remember Band of Gypsys?
Il troque sa Les Paul pour une Fender, soultime, now: 'Heart without a soul'.
"Alan Nimmo, famed almost as much for his contagious energy as his dazzling guitar work."pour citer Harvest Time Blues, le compliment n'est pas usurpé, ce mec est sans conteste un des plus grands guitaristes de sa génération.
Le Montmartre ne s'y trompe pas et applaudit ce premier set à tout rompre.
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Courte pause et set 2
Démarrage funky à l'aube: 'Six in the morning', un titre enregistré sur le EP ' Broken Heal', désormais introuvable.
Le Bernard Crasson des claviers à la fête, la sève dégoulinant des touches.
Fondu enchaîné: 'Broken Heal': une tornade!
Another blend of hot funk: ' All your life', quelques touches Blind Faith, une envolée Ray Manzarek, suivie d'une démonstration du clinicien et la wah wah qui aboie: menu copieux que le Montmartre n'a aucune peine à digérer, une ou deux Westmalle, ça aide!
On embarque...on board, on board... sur le 'Gravy Train, une tuerie rock/swing au piano Jerry Lee Lewis, la locomotive turbine à plein régime, la guinguette guinche!
Pour reprendre son souffle, le chef-d'oeuvre ' Old love' ( Eric Clapton/ Robert Cray) qu'il dédie à son brother.
La corde sensible tendue à l'extrême, Johnny et Craig en choristes black, et la Fender qui pleure.
La bête souffre, volume au niveau zéro, silence absolu, le son métallique des cordes pincées en sourdine, t'as arrêté de respirer, t'oses pas toucher à ton verre de peur de briser l'enchantement, l'angoisse..
Une soudaine décharge d'adrénaline, toute l'émotion brimée éclate en soubresauts électriques, le band et le public, après avoir communié religieusement, s'emballent pour un final tempétueux!
L'euphorie, public debout, ovation monumentale!
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Bis
'Mr Highway Man', Howlin Wolf, à fond la caisse, tu oublies la speed limit!
Alan Nimmo, affable, présente le band, qui achève le voyage triomphal!
King King se fraye un passage dans le flot humain, direction la rue et une cigarette.

Bruxelles ne l'entend pas ainsi et continue à gueuler pendant cinq bonnes minutes, retour de King, King, King et King pour une claque magistrale: 'I wish' de Stevie Wonder, version volcan en éruption.

Un des concerts de l'année!

 

Photos: Philip Verhaege

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Published by Michel/photos Philip Verhaege - dans Concerts
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:30

Cinquième édition du bisannuel  Kampioenschap van Brussel.
Qui va succéder à Too Much and the White Nots qui reçut les lauriers en 2009 ( De Anale Fase, Black Box Revelation, Attica avant eux)?
Zes voorrondes selon la famille musicale ( hip hop/ indie/ rough/ dubvibes/ moody/ tropical), huit groupes retenus, disposant de 15' pour convaincre le jury.

Kick off: 19h30'

Deux minutes avant l'heure fatidique, l'arbitre/présentateur vient voir l'état du terrain et de ses dix doigts fait le décompte des présents, il arrive à sept, c à d à peu près autant que lors d'une séance plénière du parlement wallon, ordre du jour décret d'autorisation sur le purin d'ortie en zone suburbaine!
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Conditions pas optimales pour le premier band: AntiluX!
Des anti-Guy Lux? Des qu'aiment pas la lumière?
T'y es pas, papa!
Un projet électronique/ambiant imaginé par Thibaut Vanhacter, producer/bidouilleur, qui sur scène est flanqué de Misopoo, second bidouilleur/guitariste.
Le duo rapplique masqué: c'est Depotax assure Flupke Daffodils!
Mais non, fieu, je vois nulle part les jambes affriolantes de Petrushka et Manushka!
J'opte pour des fans d'Hannibal Lecter s'étant trompés d'Halloween!
Ils ouvrent avec un instrumental sans guitare, un soundscape qu'Abattoir Fermé présentant 'Monkey' au Beurs, à 100 mètres, eut pu utiliser comme bande sonore.
Moins boum boum boum que Deadmau5, plus énervé que la 'Music for Airports' de Eno.
Une deuxième salve chantée, avec apport de la guitare, quelques riffs cinglants, bien sentis, chouette titre proche du dark electro.
AntiluX achève par un trip hop incantatoire majestueux, décoré d'une étonnante guitare progrock/floydienne et d'un sifflement Ennio Morricone.
Encore un excellent morceau pour ce projet original qui nous a laissé une forte impression!
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Timing respecté à la seconde près, 20h00:  Horse Antlers!
Un quatuor rock classique: deux guitares, drums, basse!
Chris Fragala ( guitare, chant)
Koen Petitjean ( basse, backings) -
Vincent Tetaert ( guitare)-
Xavier Guissart ( drums).
Pas des petits bleus, on trouve trace de ces noms au sein de différentes formations: TJ & Vomitron, Molest, Tunnel Light Understanding, Amen Ra..., ils ne se sont pas qualifiés pour la finale dans la catégorie rap, ni dans celle consacrée aux schlagers, c'est de rock qu'il s'agit, de celui qui sent la sueur, les guitares qui attaquent sous la ceinture, des guitares dont les aïeux ont pour nom Rory Gallagher, Tommy Iommi, Josh Homme, Dave Wyndorf...
' Nobody knows a thing about anything' ouvre.
Une entrée en matière noisy virant blues rock pas dégraissé.
Aussi méchant que les Sore Losers!
L'incisif ' Inhaler' mélange Stoner et Metal, ces mecs ont de la gueule, leur motto: pas de fioritures, pas d'emballage chic pour masquer le vide, du rock servi saignant et épicé à souhait!
Une basse en béton introduit l'instrumental 'In Unison', quelques samples bruyants en fond sonore, c'est parti pour cinq minutes de pilonnage intensif aussi performant que Rage Against the Machine rencontrant nos Wallace Vanborn!
Vachement impressionnant et tu regrettes amèrement que Horse Antlers soit obligé de quitter la scène après ce hors-d'oeuvre.
Un potentiel gigantesque!

 Sons of Disaster
C'est en avril, à Laeken, que tu vis ces affreux Brusseleirs, des peïs qui ouvrent leur Jupiler avec les dents, tatoués jusque sur les parties génitales, des que ta maman t'interdit de fréquenter car pas catholiques, zétaient quatre alors, ils ont trouvé un autre sukkeleir au bureau de chômage et lui ont refilé un instrument: JT Paridaens s'appelle le mec ayant rejoint Greg, Selim, Gilles et Steve!
Couchez les marmots, ça va faire mal!
A côté de l'ampli de Selim tu comptes 26 Jupiler stagnant près d'une bouteille de Scotch, l'Armée du Salut, armée jusqu'aux dents!
'Whorehouse Queen', une qui a été vierge dans le temps, Gregory vient arroser les premiers rangs de whiskar, j'espère qu'il va pas les flamber comme une Suzette!
Leur profession de foi ' We are sons of disaster', suivie par trois sucreries éructées debout sur les monitors, dont

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SAM_0835.JPG'Drink, fight, rock and fuck' assaisonné de ...Take me down to the paradise city
Where the grass is green and the girls are pretty... pendant laquelle le Chippendale des Marolles vient draguer une brunette pas mal faite.
Les Beastie Sons of Disasters terminent avec le fumant ' Rock'n roll soldier' avant de jouer à St-Nicolas et de distribuer leurs cannettes de houblon au public à court de carburant.
Je parie qu'aux prochaines élections S o D aura plus de voix que la NVA!
De la graine de stars, en juin au Graspop?

 Senshey Shogun and The Oldschoold’ Man
A huit sur scènes: le rapper Senshey, some beatmakers, une basse ( a Polyphonic Size daughter), drums, percus, une vocaliste, un sax... tu te dis, ça va chauffer!
Ben, non... du rap/slam/French hip hop pompé sur MC Solaar, mais servi fade, nouvelle cuisine dégraissée, sans saveur, insipide!

 

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Tu quittes la table, tu payes l'addition, le seul truc salé, en ayant l'impression d'avoir rien bouffé.
Des musiciens sous- employés, de la poésie urbaine téléphonée... dommage, le clip de 'Showman', interprété pour ouvrir le set, n'est pourtant pas nul.
T'es pas le seul à t'octroyer un break Stella, Simon Daffodils et ses potes ont fui la salle avant toi!
C'est pas mon truc, avance-t-il!
A force de boire du mazout il se prend pour Zizi Jeanmaire!

 Airplane
SAM_0888.JPGRecord battu: neuf aéronefs pas neufs, fabrication 2004!
Ces joyeux ont emmené toute la bourgade pour un low cost flight, résultat un box bourré, t'as déjà pigé à qui ira le prix du public!
Précision, Airplane c'est pas Jefferson Airplane, ni Aeroplane, ni Jet, encore moins Led Zeppelin... c'est du gras festif à base de ska/fanfare/ kermesse du village, bref, le truc idéal pour te faire vomir la choucroute crème fraîche au vin de messe que t'as avalée à la Brasserie ' Bij Jeanine van Zaventem' en attendant le coucou qui doit t'emmener à Munich pour les fêtes de la bière!
Même sac qu'Alaska vu à Liedekerke!
Titre à recommander : 'Hoempa Hoempa'!
Oui, Simon!
Pantalonnade grotesque!
C'est pas ton truc, non plus, Zizi?

 OK Cowboy!
Tu les suis depuis 2008, une Soirée Cerise, et tu sais que Bineta Saware, Jean-François Hermand, Anne Fidalgo et Sébastian Philippe vont casser la baraque, il n'en a jamais été autrement avec ces flingueurs emmenés par la fougueuse Miss Saware!
Certains bands ont besoin de faire tourner le moteur au ralenti pendant une longue séance d'échauffement, pas OK Cowboy!: départ sur les chapeaux de roue: ' Trick or treat'. Jean-François au turbin derrière ses caisses, Anna altière à droite, Sébastian impérial à gauche et la panthère Bineta, scintillante, au centre, les Bellrays avec 15 ans de moins!
' Mushroom diaries' ces champignons vont pas te refiler la chiasse mais tu vas transpirer!
' Dr Jekyll & Mr Hyde' Robert Louis Stevenson goes rock!
Quelques accords, bordel, ma guitare déconne, pas le temps d'appeler un vétérinaire, vais soigner la bête avec un peu de vaseline!
Bineta: "t'énerves, mec, putain, on est sur la grande scène de l'AB, cool!"
Mordant!
La dernière ' Dance, dance, dance' (assholes): catwoman Bineta sexy en diable, un voisin en renverse son liquide jaune sur ses sabots du dimanche, l'AB trépigne.
Qui va leur voler la palme?

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Une seule question: pourquoi un groupe talentueux tel que OK Cowboy! doit-il encore se taper des concours semi-amateurs, il y a longtemps qu'ils mériteraient de fouler les plus grands podiums du royaume!
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 We Stood Like Kings
SAM_0970.JPGPan Spherics n'est plus, de ses cendres naît We Stood Like Kings!
Mathieu Waterkeyn et Judith Hoorens sont toujours de la partie, Steven Van Isterdael et Marijn Cobbaert complètent l'équipe.
Musicalement on flotte dans la même sphère post/space-rock/ambient que Pan Spherics, la structure des compositions ( deux titres de plus de sept minutes) est complexe, sophistiquée, filmique.
Un fond rythmique sans failles, une guitare te rappelant au bon souvenir d'Explosions in the Sky ou de Godspeed You! Black Emperor et des envolées de claviers/synthé d'un classicisme 'gnossienne'.
De loin, le band ayant proposé les sonorités les plus évocatrices de la soirée: tu passes du cotonneux au mélancolique, du bucolique au sidéral, du serein à l'agité en l'espace d'un seul titre.
La première plage, still 'Untitled', suggère aussi bien Mogwai que le minimalisme de Sigur Rós, la seconde ' People Say' fut tout aussi riche et exaltée.
We Stood Like Kings peut se targuer d'avoir réduit les fans éméchés de quelques groupes précédents au silence religieux et à l'écoute attentive: un exploit!

 Sabina Toll
Avant-plan: une planche à repasser couverte de bidules, deux micros!
Arrière-plan: une longue table sur laquelle trônent: laptop, platines et autres machines à sons!
SAM_1043.JPG23h: un bidouilleur et une gamine de blanc vêtue: Sabina Toll!
Tu te poses une question: où se trouve cette voie à péage et combien il faut cracher.. tu t'adresses à Sabina, son FB mentionne: parle Chukchansi, Chru, Énochien et Tongvas... je crois que l'Enochie doit te convenir, tiens ton clebs en laisse!
Et à part ça?
Il pleut sur le Lac Majeur!
Mais encore, Sabina Toll?
Elle chante, elle sourit, elle agite les bras...
Oui, Simon?
Ses jambes sont pas terribles...
C'était bien?
Sulfureux: Milk Inc./ 2 Fabiola/ Fioco/ Britney Spears en moins siliconée/ Vengaboys/ Sandra Kim sans saucisse Mora... avec même quelques plans piqués à Grace Jones!
Sabina Toll: le futur de l'Eurodance!

Minuit, distribution des prix!

First prize: OK Cowboy!, il y a une justice!
Second: Horse Antlers, mérité!
Third: AntiluX, pas immérité!

Prix de la paroisse: Airplane, no comment!

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 12:59

Extrait des mémoires non-écrites d'un certain  Bherman ( toute ressemblance avec un Bruce de Gent, maman ostendaise, papa du Yorkshire ne peut-être que fortuite):... à Ostende, dans les sixties, il n'existait que deux groupes: The Flight, le précurseur de Tjens- Couter, et un blues trio, ' Bluesy Rag', dans lequel je jouais de la guitare, une 5 cordes, j'avais pas les 20 francs nécessaires pour me payer une sixième!
Désormais, Tjens passe à Taratata et  Bruce Bherman, ex Bherman, a sorti un sixième CD, enregistré au Jet Studio, le double album ' Untagged Friends' , trois ans après 'Two boys' !
Avant un concert au Lotto Arena, en 2026, et le stade de Wembley en 2027, il se paye l'AB Club deux soirs d'affilée et pas avec la fanfare de Merelbeke!
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Au piano, un volatile noir de Nashville: Tony Crow ( Lambchop, Clem Snide, Bonnie Prince Billy, Andrew Bird...) - drums, from Nashville, Marc Pisapia (Josh Rouse, Chuck Prophet, The Pierce Sisters..) - bass, le petit ( 1m96) Dick Descamps ( Ozark Henry, Ugly Papas, the Whodads, the Revelaires...) - guitar, Tim Coenen ( Star Club West, Maxon Blewitt, Admiral Freebee, the Go Find..) - guitar, l'hidalgo WoWo Spaens - compositions, chant, guitare: Bruce black hat Bherman!
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20h35'
SAM_0628.JPGLadies & gentlemen, on the piano Tony Blackbird!
Un impromptu classique à rendre malade Billy Joel!
On enchaîne en duo claviers caressants/crooning voce ... have you heard the news... 'Rumours', non pas celui de Fleetwood Mac mais un futur late jazz classic.
L'équipe complète en action: ' White and Blue' dans la veine alt.country/americana, dominé par les guitares sombres, chères à la bande de Kurt Wagner.
Un coup de pédale sur l'accélérateur: ' I was smiling', avec toujours la voix traînante du Gantois et des riffs aux relents surf.
La classe!
'You said, you said' cinq voix, funky americana to move your ass.
Bruxelles, it's time for a slower shift!
Effectivement, Bruce, +/- 60000 promeneurs viennent de manifester dans les rues de la capitale, faut réduire la cadence et nous augmenter, fieu!
C'est pas ça, petit, je vieillis et peux plus tenir un rythme soutenu pendant 60 minutes.
Fais pas ton Rowan Atkinson et envoie la suite!
' Dreamer' un slow récitatif suivi de 'Darkened Canyon', un midtempo qui aurait pu servir de soundtrack pour David Lynch.
Where Calexico meets Willard Grant Conspiracy quelque part dans un désert de l'Utah!

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SAM_0737.JPGUn titre plus ancien ' Tinseltown ' ( sur 'Two Boys'), incompréhensible le peu d'airplay que cette merveille a connu.
Une certaine amertume, des odeurs Mark Lanegan ...in Tinseltown you pay for your pleasure... c'est partout pareil, menneke!
A slow melancholic ballad: ' I'll wait for you in a line', sans la seconde voix de Cortney Tidwell.
Sonne très Nashville, ce waterzooi au rosbif!
Travail incroyable des guitaristes, admirablement soutenus par une assise rythmique inébranlable, tu y ajoutes le doigté de Tony et la voix lancinante du Costello uit Gent et t'as le meilleur americana uit Vlaamse klei que tu puisses imaginer.
Tout en finesse: 'Radiogirl' un hit en puissance!
J'essaye de composer des titres joviaux, malheureusement le mieux que je puisse écrire pour m'éloigner de la SAM_0768.JPGnoirceur prend une teinte anthracite, voici le profond 'Slowdown' au final volcan en fusion.
Une étude morphologique de l'espèce féminine: énumération des cas de figures... la pas mal, la quelconque, celle qui ressemble à ta mère, le canon, la femme à barbe, le clone de Jane Birkin... et à Nashville, Mr Crow?
We have ' Big sized girls' , un rock aussi plantureux que la poitrine de Dolly Parton!

Thank you for coming, Brussels!
60', seulement... come back, Bruce!
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Double bis!
Ecrit en 2003, ' To the office' , longue plage jazz atmosphérique déchirée par de méchantes guitares bureaucrates mécontents, et on se quitte avec la bien nommée ' The goodbye song', piano austère pour cette country ballad, proche des titres les plus calmes de Ryan Adams!
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Hilde, une fan ( blonde), à propos du concert de jeudi:
"'t was leuk gisteren! mooie sound!"
Bhermie, le vendredi à 23:16':
" het was nog tien keer beter vanavond, gewoon te gek!!"
Mon épouse conjugale, même jour, même heure:
"t'es déjà là!"


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 09:53

Cette soirée du 30 novembre 2011 à  Forest National ne sera pas vraiment à marquer d'une pierre blanche.

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C'est un Forest Club garni au 3/4 qui accueille en avant-programme  Vetiver from California.

 

 

Pendant 45 minutes les cinq musiciens de San Francisco vont proposer un set non dénué de charme, mais très sage. Du folk indie un poil celtique de très bonne facture et aux harmonies vocales très réussies mais qui n'est pas du genre à rendre une foule hystérique. Avec Vetiver on est dans la douceur et dans l'apaisement. Au final, une prestation sympathique et efficace, idéale comme mise en bouche.

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Direction le bar pour se jeter une mousse avant de revenir s'installer dans les fauteuils pour assister au concert de  Fleet Foxes.
Le groupe ne m'avait pas vraiment convaincu à l'écoute de son premier EP suivi d'un premier album éponyme prometteur mais pas totalement abouti. "Helplessness Blues" sorti en février dernier, allait enfoncer le clou de la qualité et augmenter sensiblement la popularité du quintet de Seattle.
Monté sur scène discrètement et dans la pénombre, le band de Robin Pecknold démarre sur de jolies harmonies vocales sur fond de guitare acoustique et d'une flute traversière virevoltante.
On pense parfois à Jethro Tull, parfois à C,S,N & Y pour les arrangements vocaux.
Jolies références...

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Mais voilà, Fleet Foxes, bien que musicalement irréprochable n'a pas un répertoire de la qualité de ceux des deux ténors du rock précités. Les compos souvent assez semblables dans leur structure paraissent bien fades et d'interminables temps morts entre les différents morceaux ainsi qu'une absence totale de charisme et de contact avec le public doublé d'une présence scénique quasi inexistante émanant des membres du groupe n'aideront pas le band à imposer un rythme soutenu à sa prestation. Les enchaînement semblent hésitants et sur la longueur on s'ennuie ferme. Les musiciens semblent rivés au sol et d'un statisme mortuaire et il faut bien avouer que le band n'apporte aucune dimension supplémentaire sur scène à ce que l'on peut apprécier à l'écoute de leurs albums.
Et le public, lui aussi, semble avoir du mal a rentrer dans le jeu, écoutant respectueusement le band sans jamais s'aventurer vers un enthousiasme collectif.
edit_preview.php-copie-3.jpgDommage, car musicalement le combo fait du bon travail même si l'on se plait à souligner l'absence de hits et l'impression de non aboutissement de certains titres qui semblent se terminer de manière abrupte. Autre petit bémol: la lourdeur des percussions qui contraste souvent avec la légèreté des vocaux. Déroutant.
En résumé, ce concert fut pour moi une grosse déception qui m'a poussé finalement a quitter la salle après 70 minutes de show.
Le lendemain, un ami resté lui jusqu'au bout, me confirmera que le show n'a jamais réellement décollé et qu'il avait trouvé ça au final peu emballant.
Sans doute certains fans y ont ils trouvé leur bonheur, et c'est tant mieux, mais perso je me contenterai à l'avenir de l'écoute attentive de leurs albums.

JPROCK

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:52

Kongeriket Norge rules!

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Sauve qui peut, des vikings en jupon ont envahi la capitale européenne, et l'AB en particulier: profanateurs de sépultures, destructeurs d'église, paganistes libre-penseurs... suis pas sûr que la devise "Hann blótađi ekki, hann trúđi á mátt sinn eiginn ok megin" soit d'Hägar Dünor, mais c'est pas le moment de parler de la naissance du petit Jésus de Nazareth... ni Dieu, ni maître, est plus proche de leurs convictions!
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Pour ouvrir la soirée, une blonde vêtue lapon, coiffée d'une casquette en fourrure de loutre, bonjour Gaia, au nom imprononçable et hard to spell( sic!):  Unni Wilhelmsen!
Pas froid aux yeux, la madame, et diserte, pire que Léontine Vansteenbroek, la concierge mongole de Bart De Wever qui parle mieux le flamand qu'un futur premier ministre: Bruxelles, vous pouvez applaudir le support de Katzenjammer, c'est moi, une star à Oslo (Best Female Artist of the Year, Best Album of the Year).
Clap, clap... pas question de mettre la maîtresse de mauvaise humeur!
Sept CD's, le premier en 1997, le dernier ' 7 ' en 2010, à classer sur ton étagère acoustic folk/pop, pas loin d'Ane Brun, Nina Kinert, Fiona Apple, etc..
Deux accompagnateurs: un imposant et parfois envahissant bassiste, backing vocalist et un gars au cajon+ backings, Unni grattant une acoustique.
Le folk soyeux 'Won't go near you again', que tu retrouves sur son premier album, entame le set, suivi par 'Space Opera', moins baroque que La Castafiore, moins singulier que Bowie, mais joliment rythmé.
Derrière le piano, pour 'Orange'.
Bruxelles, une question: croyez-vous qu'il soit possible d'être jaloux d'un fruit?
Ma femme était jalouse d'une Rose, madame!
C'est malin, un ex était jaloux de l'agrume que je mangeais tous les matins...
Humour, second degré, un parfum Tori Amos.
La suivante a été co-écrite avec un amerloque, un certain Chris, lors d'un symposium pour singer-songwriters à Oslo, plus tard j'appris qu'il s'agissait de Chris Barron des Spin Doctors, un folk propret: 'Revolving Door'.
Trois minutes exotiques avec un titre en norvégien ' Til Meg' (?), l'histoire d'un jeune fille estimant que son boyfriend devrait lui proposer le mariage, Miss Wilhelmsen s'accompagne d'une minuscule guitare noire decorated with a red rose.
Mélodieux!
Pour les chroniqueurs: mon nom est compliqué, regardez ce panneau électoral, il est écrit en grands caractères, le sept qui le suit est le titre de mon CD.
Merci,  Unni, une stand-up comedian aussi rigolote qu'Els de Schepper.
Une dernière 'Both sides now' de Joni Mitchell, une influence majeure.

 

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35' plaisantes!

En attendant le hoofdact, Colalightfotoman Luk n'ose pas aller saluer Fientje, la brave dame des latrines, vu que Simon, le gars de Music in Belgium, se colle lubriquement à lui en espérant lui piquer sa position, stratégiquement idéale, pour shooter le quadruple synonyme féminin du Deutsche hangover: dure est la concurrence, chères sont les bonnes places!

21h05  Katzenjammer
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Quatre nanas à la tenue vestimentaire indescriptible, mais pour le moins olé olé, imagine des sauvageonnes sexy, prêtes pour la bachelorette party de Calamity Jane, dont au moins deux portent jupes s'arrêtant au ras des fesses, tandis que la coiffure afro de la plus ronde doit donner la nausée à Angela Davis.
Anne Marit Bergheim/Marianne Sveen/Solveig Heilo/Turid Jørgensen sont toutes multi-instrumentistes, elles doivent utiliser +/- 25 jouets différents, elles chantent toutes et leur énergie folle ( elles ne tiennent pas en place, changent constamment d'outil) n'a d'égale que leur joie de jouer et leur humour abrasif.
katzenjammer-1143.jpgIl y a longtemps que tu n'avais plus autant ri durant un concert, ajoutons-y que leur folk/polka/punk/jazz/balkan & gypsy swing/rock/ country/cabaret/ chanson / close harmonies/boogie woogie / lindi hop/ wartime swing tient plus que bien la route, elles savent jouer et t'auras compris que Bruxelles aura assisté à un événement hors norme qui restera dans les annales!
Au rayon discographique: deux albums, le dernier ' A kiss before you go' ( 2011).

Une courte intro cabaret ' A kiss before you go' : accordéon, contrebasse/balalaïka décorée de moustaches, banjo et drums , suivie de 'Ouch' un titre country/punky salement déjanté, Marit, Marianne et Turid viennent taquiner la petite Solveig, cachée derrière ses caisses, cette dernière tape comme une dératée pendant que Marianne excite les foules en gueulant à s'époumoner.. hit me !
Séquence jazz New-Orleans et jeu de jambes Moulin-Rouge pour prendre une teinte Andrew Sisters: 'Demon Kitty rag'.
Hilarant!
' I will dance' (When I walk away), ladies & gentlemen, a big hand for Anne Merit, elle va non seulement chanter mais jouer de l'harmonica, glockenspiel et accordéon en même temps.
Sorry, I don't speak French!
Nor, do we, gueulent les quatre provinces du Nord+ la moitié du Brabant!
But I know some Dutch: onze CD kost vijftien Euro, dertig pour les deux et twintig pour un T-shirt, this one is called ' To katzenjammer-864.jpgthe sea', un chant de marin sur fond polka.
Shane McGowan et les Pogues, mais légèrement plus sexy, Marianne déchaînée en Fraulein Helga Geerhart!
Un volksliedje en flamand, accent d'Oslo, pour exciter les masses, non c'était pas 'klein, klein kleuterke...', ni 'vier weverkens', voilà 'Rock paper scissors', aux odeurs Irish folk tune mêlé de sonorités Appalaches.
Une petite valse moins farfelue, quatre mains au piano, une voix haut perchée, un écho de trois timbres en vocalises: ' Lady Marlene' .
Quelques instants mélancoliques après ce déluge de loufoqueries.
Une ballade automnale nostalgique 'Wading in deeper', beau comme les Webb Sisters.
Hey ladies, connaissez-vous le meilleur chemin pour atteindre le coeur d'un mâle?
Adressez-vous à son estomac: 'Cherry pie', ukulele, washboard et minauderies à la Betty Boop.
Des vamps irrésistibles!
A Norwegian tune, interprété a capella, l'épique chant vire opéra bouffe.
Tu veux du Brecht ou ' Lulu' d'Alban Berg, voilà l'endiablé ' Mother Superior' décoré d'une trompette tonique.
katzenjammer-945.jpgMiss Sveen: j'ai 3 questions!
1° do you think my hair is real?
2° does it matter?
3° do you remember this one, folks?
'Land of confusion' ( Genesis) en version bluesy/cabaret à la Tom Waits!
Une claque monstre!
Petit speech quadrilingue de Turid qui ajoute sans rire, pas mal pour une blonde, non?
Brussels, are you ready for some rock'n roll?
'Loathsome M', tu te rappelles de Joan Jett?
Volle gas!
Pas de répit, même tempo, 'Cocktails and ruby slippers' , du méchant garage rock.
Fondu enchaîné sur 'A bar in Amsterdam': une charge furieuse, une cavalcade débridée, menée tambour battant, trompette agressive en tête.
A l'assaut!
Gogol Bordello c'est de la soupe pour bigottes à côté de ces nanas!

 

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Intro dramatique ' Der Kapitän' pour' Hey ho on the devil's back' un gospel conquête de l'Ouest à damner tous les saints de n'importe quelle croyance.
Voir Miss Marianne Sveen transformée en Jerry Lee Lewis, prise d'un fou rire sardonique, valait déjà le déplacement, mais quand elle imagine de grimper sur son tabouret pour sauter sur le piano, tout Bruxelles est devenu complètement nuts!
Une sabre dance norvégienne paillarde?
'Le pop' pour terminer ce concert ahurissant.

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Bis
A capella, le gospel grave: ' God's great dust storm', un break statues de sel et reprise du thème et, comme il est l'heure du couvre-feu, vite un dernier country punk avec solo de mandoline, 'Ain't no thang'.
Un final barnumesque: triple saut périlleux, kazoo fou, solo de balalaïka/contrebasse et de houleux "hell yeah" hurlés toutes les 30 secondes... la totale, quoi!
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Katzenjammer live: une expérience unique, pas réservée aux cardiaques, ni aux esprits chagrins!

 

Photos: LUK STIENS

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 22:42

 Zola Jesus est certainement LA diva gothique qui a le vent en poupe aujourd'hui.
Prévu initialement au Witloof Bar son concert fut finalement transféré à la  Rotonde du Botanique et affiche sold out depuis plusieurs semaines.

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Nika Roza Danilova aka Zola Jesus, petite diablesse de 22 printemps a amorcé avec son dernier album "Conatus" un virage vers l'electro dance qui s'éloigne quelque peu du côté obscur et des atmosphères sombres et glaçantes de son excellent 'album "New Amsterdam", sorti en 2009 et sur lequel sa voix envoûtante laissait augurer d'un talent plus que prometteur. Changement de look aussi avec cet album pour la jeune femme avec un passage capillaire du brun vers le blond platine.

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edit_preview.php-copie-39.jpgCe soir, accompagnée d'un batteur et de 3 claviers -dont un joue aussi des percus- disposés de part et d'autre de la scène, Zola Jesus nous a offert 55 minutes d'un show intense mais inégal. La demoiselle, vêtue d'une ample robe beige souvent arcboutée sur son pied de micro ou arpentant la scène d'un bout à l'autre avec une nervosité proche de la transe nous a démontré qu'elle possède une voix puissante au timbre très particulier mais que la qualité de ses compos n'est pas toujours au rendez-vous. Cet exercice de style qui consiste à chanter de manière incantatoire sur fond de synthés et de percussions tribales enivrantes se révèle souvent lassant et répétitif et on peut se demander comment la belle va pouvoir faire pour renouveler le genre sur son prochain album.
Ceci dit, le concert donné ce soir ayant été assez court je peux quand même affirmer avoir passé un bon moment, mais par rapport à l'attente que j'avais après l'écoute de sa discographie cette prestation bruxelloise me laisse malgré tout quelque peu sur ma faim.
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JPROCK

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:59

T'as un abonnement à l'AB , elle dit!
Je t'aime, répondis-tu!
Le chat a souri!

Grande salle bien peuplée ( pas loin du sold-out), public essentiellement féminin, limite d'âge: 19 ans + une dizaine de retraités s'étant trompés de concert!
Nneka is hot!

20:15, Y'Akoto
yakoto_promo_02.jpgUne bridée?
Tu confonds avec la base aérienne, Yokota!
Jennifer Yaa Akoto Kieck naît à Hambourg, père ghanéen et mère allemande, voyage pas mal (Ghana, Togo, Tchad, Cameroun, Barbès...) avant de revenir à la case départ.
Se lance dans la musique à 13 ans, diverses aventures en groupe, sort un premier EP sous son nom en août 2011 ( 'Tamba') , l'album 'Baby blues' est prévu pour février 2012.
Le moins qu'on puisse écrire est que la jeune femme a laissé une forte impression à Bruxelles: une voix grave, envoûtante, à la croisée Nina Simone/Lauryn Hill/ Erykah Badu, une présence scénique étonnante de maturité, des compositions nu-soul, groove, r'n'b, afro folk/jazz juteuses et un vibe communicatif.

Obscurité, un duo de casquettes/lunettes sur scène, un clavier ( Matthäus Winnizky ???) et une acoustique ( Amo Jr. ???), une petite intro et arrivée d'une séduisante mulâtre: Y'akoto!
Un premier titre de nu-soul chaloupé à faire danser un obèse unijambiste: 'Diamonds', superbe!
'Body movements' est introduit par un piano groovy , ton corps n'a qu'à suivre le mouvement.
La voix rocailleuse et engageante sur 'Talk to me' a déclenché une salve d'applaudissements, Y'akoto rayonne, Bruxelles vibre.

 

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Elle enchaîne sur un slow narratif insolent ( 'Baby Blues'), un mec l'a laissé choir pour a very old lady, elle conclut: I'm gonna find myself a very old man...
Vu son physique, les candidats ne manqueront pas, DSK va se payer un voyage du côté de l'embouchure de l'Elbe un de ces jours.
Le soulslow explose en final Queen haché menu.
Retour aux rythmes propices aux déhanchements: 'Moving', elle écrase sans problèmes toutes les Adele, Duffy et autres British soulstresses.
Y'akoto ne sent pas le fake, tu ne la verras pas en première page des tabloïds un oeil poché et le chignon de travers!
Authenticité, fraîcheur, grâce et a moody voice, elle va casser la baraque!
My first single 'Tamba' , about a child soldier.
Un témoignage social brillamment orchestré.
Une dernière, à propos de son départ du Ghana, le joyeux ' Good Betta Best'!
Y'akoto zwischen Soul, Jazz und World: une révélation!
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21:00:  Nneka
SAM_0560.JPGUn roadie s'empare du micro chant pour l'amener en coulisses.
Deux minutes plus tard, apparition de quatre musiciens, probablement Gros Ngo­l­lé Pokossi ( basse) - Kilian Soldat ( drums) - Nils Kötting ( keys) et un super guitariste, on est pas certain du tout qu'il s'agissait de Fontaine Burnett ( les mecs n'ont pas été introduits!).
Une intro low groove to tease the masses lesquelles se joignent au combo en tapant des mains, une voix off craquante et apparition de la minuscule  Nneka Egbuna, frisée (a scruffy pony-tail selon un critique anglo-saxon) , baskets blanches , chemise jeans, absence totale de make-up... les lycéennes réagissent par un chambard monstre, sans crainte des heures de colle, le pion est parti fumer une cibiche!
Il te faut pas longtemps pour comprendre l'engouement de la belle jeunesse, ce petit bout de femme est extraordinaire!
Du sang mélangé, Nigeria/Allemagne, trois albums ( le dernier 'Soul is heavy') , rave reviews dans le monde entier, elle empoche le premier prix in the reggae category of the Museke Online Africa Music Award 2010, on la compare aux plus grands: Bob Marley ou Neneh Cherry, un mix de hip hop/rap/nu-soul/ reggae/ragga qui plaît et un engagement social qui interpelle.
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SAM_0555.JPGC'est le premier titre du dernier CD, 'Lucifer' ( No Doubt) qui entame le set, du female reggae houleux, suivi par 'Walkin''un morceau plus ancien de l'album 'No longer at ease' , hip hop beats et message spirituel/humaniste, reçu 5 sur 5 par les adolescents... and though you lack physical richness... you have achieved spiritual growth.... !
Place au smooth 'Shining star' chanté d'un timbre ambré et onctueux, elle s'empare d'une guitare pour le bluesy/soul midtempo ' Your request' que le guitariste mâle embellit d'une envolée lyrique à la Carlos Santana.
Pendant le funky 'Babylon' , Nneka s'aventure au fond de scène près du drummer, s'assied sur un cajon et entame avec ce dernier un méchant échange tribal, la basse de Gros Ngo­l­lé Pokossi s'invite à la fête, on n'est pas loin d'une des influences de la généreuse jeune dame :Fela Anikulapo Kuti!
Un speech aux colorations engagement politique/ solidarité universelle annonce le formidable ragga/ afro rumba 'V I P' , tu traduis 'Vagabond in Power', dénonçant l'exploitation du Delta du Niger, où Nneka a grandi, par les grandes compagnies pétrolières et un gouvernement nigérien corrompu.
Salle en ébullition.
Heavy guitar riffs, cuivres samplés, un virage reggae ' My home' un single issu du dernier CD, des touches Ayo, Asa, un tempérament baroudeur en prime.
Solides riffs de guitare à nouveau: ' Do you love me now' te faisant penser à certains titres de Selah Sue.
Un rock qui arrache, ' Soul is heavy', le heavy se justifiant à 100%.
Pour suivre avec l'étonnant et nerveux ' Suffri', dans lequel elle introduit quelques lignes du 'Seven Nation Army' des SAM_0489.JPGWhite Stripes et un couplet de ' Sweet Dreams' des Eurythmics.
Les claviers s'envolent, la guitare grince, la petite vient se cacher derrière le flingueur, ça canarde à tous vents, Bruxelles jubile.
Efficacité et énergie!

 

 

Un piano classique amorce 'Hearbeat', Nneka a disparu backstage, la voix émerge des coulisses, cette ballade soul ( piano/voix) fait fondre les coeurs adolescents.
Halètements accentués en écho par ceux du bassiste, immense ovation, roulement de batterie, l'artillerie lourde rapplique, le morceau explose.
Un triomphe après 1h20' de concert!
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Bis
Cerise sur le gâteau: ' Africans', une guitare jazzy à la Joe Pass, sans transition elle mue Jimi Hendrix et Nneka entame sa prière incantatoire ...
Wake up, world
Wake up, world, wake up and stop sleeping
Wake up Africa, wake up and stop blaming
Open your eyes, eyes, stand up and rise...
pour terminer par une note d'espoir: it's time for love!
Bruxelles a enregistré le message.
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Concert sympa, nana crédible et attachante!

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 08:28

Fin novembre, à un mois des festivités de fin d'année, Bruxelles trempe déjà dans l'ambiance illuminations dispendieuses ( magie de pacotille Electrabel...), marchés de Noël à gogo, glühwein, péket, boudins ( figues, foie gras, asperges, kitekat...), jingle bells et autres âneries appréciées par le groupe facebook "Je déteste les fêtes de fin d'année" ( 176983 membres).
Rien à branler, si ce n'est qu'il te faut 25' pour dénicher un emplacement où larguer ta luge avant de te diriger vers l'AB!

20h15  Beuzak
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Pardon, t'insultes qui là, rotzak!
Calme tes nerfs, Robert: Beuzak c'est le nouveau patronyme de Pieter-Jan De Smet, pas un bleu dans l'univers rock made in frietjesland.
Ce gars est sur la route (66) depuis début 80, il fut Lionhearts avec son pote Geoffrey Burton, vu dans l'assistance avec sa compagne de Hong Kong Dong, puis Pieter-Jan De Smet, quelques CD's acclamés par la critique, ensuite PJDS ( toujours avec Tim Burton), à nouveau des disques de qualité aux ventes anecdotiques, un silence de 8 années, un changement d'identité, Beuzak, nom de sa firme de disque, un enfant 'Homebrew' et des scènes, solo ce soir!
PJDS n'a rien perdu de son talent, ni de sa hargne, en 1/2 h il a enthousiasmé Bruxelles (tu lis la Flandre émigrée).


Le superbe 'This Ship' ouvre le gala, des flashes de David Bowie ( époque Hunky Dory), des Walker Brothers, de Gavin Friday, voire de And Also the Trees te traversent l'esprit pendant que Pieter-Jan se sent comme a drunken monkey.
Sombre, lent, profond.
Un titre de l'album de Pjds 'Suits you', tout aussi lancinant 'Crumble beauty', au jeu des rapprochements on citera Elliott Murphy.
Avec son background bluesy, ' Smiles' est plus sec et tout aussi poignant.
A quote: A day away from her is like a month on ice...
Avec Luc Crabbé (Betty Goes Green), Beuzak est le flamand dont le timbre s'approche le plus de celui du Thin White Duke.
Une présentation trilingue, un coup de pub pour 'Homebrew' et on attaque un dark folk visionnaire...the future is falling around us...
Un autre titre plus ancien, incroyablement noisy, ' Car to crash', du TC Matic/Bowie tôles brisées.
Une cover de Chocolate Genius, ' My mom', à te donner la chair de poule...my mom, she can't remember my name... tout en émotions, frissons garantis!
Justesse de ton et sobriété.
PJDS achève le set avec un rock agressif ' My soft spoken brother'.
30' intenses!
Hosanna, salut et gloire: PJDS n'est plus, longue vie à Beuzak!

21:00  Justin Townes Earle
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Le fiston de Steve se pointe, il a pas encore ramassé sa guitare, il a touché à rien en fait, que 3 ou 4 larsens à réveiller la reine Fabiola qui vient de s'endormir après ses prières vespérales, à deux kilomètres de l'AB, retentissent en provenance d'on ne sait où.
 Justin Townes s'empare du micro: un écho alpestre!
Dedju, damnation.
Bricolage à la table, let's try if it's OK, now.
Djing, djing, la la la la... c'est pas la gloire, nouvelle séquence tripotage: Eureka!
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En 1982, Steve et Carol -Ann Hunter ( la 3ème épouse de barbe bleue) donnent naissance à un beau bébé, en mémoire de Townes Van Zandt, il s'appellera Justin Townes Earle.
Pendant que Dad poursuit son périple mariages en vue d'entrer dans le Guinness Book, Justin Townes se lance sur ses traces, sort un EP et trois full CD's ( le dernier ' Harlem River Blues'). Deux mois après son vieux et sa stepmother le voilà à Bruxelles, à l'AB, but upstairs, pour nous balancer son americana/alt.country /bluesy folk à la croisée de Woody Guthrie/ Ryan Adams/ Robert Earl Keen.
Le gars est prolifique, un album par an, une nouvelle rondelle est prévue en février, nous aurons droit à plusieurs titres de cette oeuvre.
Setlist, la grande absente, je joue à l'inspiration.
Grand, efflanqué, tatoué comme un marin, binocles, petite casquette et bottillons...un premier titre d'une voix de preacherman et un solide jeu en picking... sometimes a man just has to know when to go ...( 'Passing through Memphis in the rain' )
Séquence autobiographique: you know my father wasn't the first storyteller de la famille, mon grand-père Jack, un contrôleur aérien, en connaissait des histoires, ' They killed John Henry ' ( le gars who was born with a hammer in his hand), lui est dédié.
Jeu nerveux , cordes pincées sans douceur, doigts agiles et howled lyrics , le gars tient pas en place.
Le délicieusement désuet, relents ragtime à la Leon Redbone, ' Ain't glad I'm leaving ' succède à la page d'histoire John Henry, il poursuit avec une première tirade pas tendre pour son paternel....You know, I wouldn't want to fight my mother, she's a dangerous woman, elle m'a toujours protégé, I ain't the son of my father, c'est elle qui m'a élevé: le tendre et nostalgique 'Mama's eyes'.

 

 

Il a quitté Nashville pour s'établir à New-York: ' One more night in Brooklyn', bluesy guitar licks et soft voice, légèrement traînante.
Il enchaîne sur le sec ' Ain't waiting', un country blues à son image, le gars incapable de rester tranquille, il termine le titre par un coup de talon décidé.
Une ballade classique:'Christchurch woman' une dame qu'il a rencontrée à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
Vous voyez Bruxelles, pas de loops, pas de backing tracks, de beatbox... just me and my guitar!
Faut pas plus pour retenir notre attention, ajoutons un songwriting de qualité, une voix pas banale et un jeu de haut niveau!
SAM_0390.JPGUne reprise du grandiose Lightnin Hopkins: 'I been burnin bad gasoline', un blues inspiré s'adressant à tes viscères.
My starter won't start this morning..., kesk'elle a cette tire, bordel?
The man in the station: t'as fait le plein chez Aldi, du carburant pourri!
Impressionnante version: heavy guitar et vocaux enragés!
Pour le nouveau CD, the meanest song I ever wrote, ce sera le titletrack 'Nothing’s Gonna Change the Way You Feel About Me Now', suivi d'une seconde plage prévue pour cet album dans laquelle il règle ses comptes avec son géniteur, the bastard who broke my mother's heart!
Retour à 'Harlem River Blues' et au country folk traditionnel aux teintes Appalaches: ' Workin for the MTA'.
Un petit plongeon dans les fifties, the Beat Generation, Jack Kerouac, Ginsberg... avec 'Wanderin', pour ensuite changer de registre, a song about a nasty woman, pareille à celle que vous voyez sur mon avant-bras: ' South Georgia Sugar Babe', démarrant en récitatif vitesse de l'éclair pour virer folky swing.
Un autre morceau apprécié par les sexagénaires fut le standard 'Nobody knows you when you are down and out ' , une touche jazzy et un timbre plus proche de James Taylor que de papa Earle.
Sortez les kleenex pour l'émouvante waltzy ballad ' Learning to cry' qui anticipe une nouvelle flèche tirée en direction de papa, another new song... I hear my father on the radio sing: take me home again... ai coupé le son... ( 'Am I that lonely, tonight'). Sentiment de solitude, complexe d'Oedipe, frustrations, fuite dans la drogue... pas facile d'être le fils de quelqu'un!
La dernière, le superbe bluesy/gospel rythmé et suicidaire: ' Harlem River Blues'!

70' appréciées.
JTE: a natural talent!
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Bis
'Move over mama': when Jerry Lee Lewis crosses Johnny Cash, ça déménage, et on ferme la boutique avec une chanson de rupture amère sur un rythme enjoué ' Walk out'...I hope I never fall in love again...
Il a quel âge?
29 piges!

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 20:47

Depuis la création du groupe en 1965 à Hanovre,  Scorpions  a sortit 18 albums studio et cinq live et vendu plus de cent millions d'albums dans le monde.
Après 45 ans de bons et loyaux services et de tournées incessantes dans toutes les parties du globe, le band a décidé de jeter l'éponge et a entamé une tournée d'adieu mondiale qui devrait se terminer en octobre 2012.
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Il est bien loin le temps où je vis le groupe en concert en 1975 au Casino de Tervueren dans une petite salle qui surmontait le bistro du même nom. Ce soir là nous devions être une septantaine à assister au show dont la plupart des titres étaient tirés du fraîchement sorti dans les bacs Fly to the Rainbow.
Je me rappelle de cette discussion que nous avions eu avec Rudi Lenners et Klaus Meine dans cette petite pièce aux murs de béton qui leur servait alors de pseudo-loge. Je me souviens aussi de la gentillesse de Rudolph Schenker et d'Uli Jon Roth qui à cette époque ne parlaient qu'allemand, mais qui semblaient si heureux que des jeunes fans comme nous viennent les voir après le show. Ensuite, pendant presque six années nous étions chaque fois au rendez vous pour saluer le band après chacun de leurs concerts en Belgique ( Théâtre 140, Auditoire Paul Emile Janson, etc...) et une véritable complicité s'était créée entre eux et nous.
Les portes se fermeront à leur premier passage à Forest National car le succès planétaire de Blackout avait fait son oeuvre et les Scorpions étaient devenus des stars du hard rock mondial. Mais ce contact unique et sincère qu'ils ont avec leur public restera pendant toute leur carrière leur marque de fabrique. Scorpions fait partie de ces groupes qui ne trichent pas avec leurs admirateurs.
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Ce soir le Final Sting Tour 2012 passe par notre petit pays et par la mythique salle de Forest National qui affiche sold out depuis des lustres.

L'ambiance est électrique et on sent le public en attente d'un évènement important, d'une ultime grand messe avant que les dieux ne se taisent à jamais.
Ce soir les fidèles seront comblés : on peut même parler de miracle !


Après une première partie anecdotique servie par les belges de  Elvis Black Stars et leur power pop rock énergique, les Scorpions démarrent leur set par "Sting in the Tail" dans un déluge d'explosions pyrotechniques.
La scène est immense, le son monstrueux, et les 5 allemands se donnent comme à leur habitude à du 200% et les sourires immenses qu'ils arborent sur leurs visages en disent long sur le plaisir qu'ils ont d'être sur scène.
Ca bouge dans tous les sens : Klaus Meine harangue la foule, Rudolph Schenker maltraite sa flying V avec brio, Mathias Jabs fait hurler sa six cordes à tout va, et la section rythmique formée de Pawel Maciwoda et du charismatique James Kottak est tout simplement ahurissante. On en prend plein les mirettes et plein les oreilles car pour cet ultime tournée, les allemands nous ont concocté un show fabuleux, peut-être le plus impressionnant de leur longue carrière.
Pendant 135 minutes ils vont réellement nous porter à bras le corps et nous faire survoler leur carrière avec une setlist et une mise en scène d'une rare intelligence. Une succession de titres fameux: "The Zoo", "In Trance" qu'ils n'avaient plus joué depuis 2009, "Tease me please me", "Dynamite", "Blackout" (où Rudolpf Schenker se pointe sur scène dans le costume du guitariste bandagé de la pochette !),

 

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"Six String Sting" et "Big City Nights" où le nom de Bruxelles apparait sur les écrans lumineux. Quant au solo de batterie de James Kottak, tandis que les écrans géants diffusent des parodies mettant en scène le batteur dans des saynettes évoquant les différentes pochettes d'albums du groupe, il fut réellement un modèle du genre pendant lequel on ne s'est pas ennuyé une minute.
edit_preview.php-copie-34.jpgTous les hits sont exécutés de main de maître et l'osmose avec le public est omniprésente. Bref le band est à son top et nous offre un concert que je peux agrafer comme étant un des dix meilleurs que j'ai vu dans ma vie !
Lorsque Klaus Meine, drapeau belge sur les épaules et accompagné des autres membres du groupe viendra saluer la foule devant une marée de bras tendus, on ne peut s'empêcher d'avoir la larme à l'oeil sachant que c'est sans doute la dernière fois que ces cinq là nous transportent de bonheur à ce point.
En rappel un "Still loving You" majestueux précédant un "Wind of change" poignant seront suivi de "No One like you" adressé à leur fidèle public avant que "Rock you like a Hurricane" ne transforme Forest en véritable chaudron en ébullition.
C'est avec "When the smoke is going down" que les "Scorps" clôtureront un concert d'anthologie dont le souvenir restera imprimé à jamais dans le coeur de tous les spectateurs présents ce soir.
Le dard de l'animal nous a piqués une dernière fois et le délicieux poison qui se répand dans nos veines constitue pour chacun d'entre nous une blessure indélébile qui se ravivera à chaque nouvelle écoute future de leurs albums.
Un superbe et venimeux cadeau d'adieu ...
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setlist

Sting In The Tail / Make It Real/ Bad Boys Running Wild /The Zoo/ Coast To Coast/ Loving You/ Sunday Morning In Trance / The Best Is Yet To Come/ Send Me An Angel/ Holiday/ Raised on Rock/ Tease Me Please Me / Dynamite/ Kottak Attack / Blackout /Six String Sting/ Big City Nights

Encore: Still Loving You / Wind Of Change/ No One Like You/ Rock You Like A Hurricane /
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Encore 2: When The Smoke Is Going Down

JPROCK

 

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