Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 14:42

Mechelen, trois jours de festival gratuit en plein coeur de la riante cité épiscopale.
n119486864749224_8013.jpgParticularité: un podium flottant sur la Dyle, faut avoir le pied marin...
Een zwoele avond, fait doef en ce dernier vendredi de juin, le liquide à mousse coule à flots, les lycéens noient la fin des examens dans des hectolitres de Carolus ou autre breuvage brassé.

20:00 un comique local annonce  Willow!

Le sextet d'Erps-Kwerps
Tom Brewaeys on keys
Pieter Dhaenens on bass
Jonas Goddeeris on drums
Vincent Buelens on a guitar
Nils Goddeeris on another guitar
Pieter-Jan Van Den Troost on vocalsP1000679.JPG
a le vent en poupe depuis leur place en finale du Zennetoer, il y a 18 mois.
Troisième du récent Humo's Rock Rallye, après avoir remporté le Rockvonk, une tournée en Ecosse et pas mal d'airplay ('Blind') sur Studio Brussel.
Leur indierock catchy et dansant plaît à la jeunesse, et la fougue déployée sur scène est bien sympa.
OK, ils pompent allègrement du côté d'Interpol, des Editors, de Robert Smith, de Bloc Party, du postrock et de la New Wave en général... Sont-ils les seuls?
45' énergiques pour ouvrir un festival: iedereen tevreden!
Quelques titres proposés: ' Weekend', 'Blind' , la nouveauté 'My Define' (?) un bref uptempo aux gros beats, 'Gold' , suivi d'une ballade sombre ...you're my divine..., une cover de New Order pour étaler ses influences, un singalong: le vieux titre '15 Minutes' , et un dernier morceau brutal, aux nappés de claviers poisseux, guitares acérées et percussions hargneuses...De la belle ouvrage!
Willow a droit à un bis: 'Boys don't cry' des Cure!
Et les Weeping Willows?

Une heure de pause avant le groupe suivant, c'est pas pousser à la consommation ça?

 65daysofstatic
4528950715_9bb8da17be.jpgL'attente fut récompensée par une performance haut de gamme du quartet de Sheffield.
De furieux voltigeurs sonores , messieurs Paul Wolinski (guitare, electronics)- Rob Jones, le batteur fou- le fondateur: Joe Shrewsbury( guitare, claviers) et Simon Wright (basse, claviers)!
Une sévère intro, noisy à souhait, quelques gimmicks aux claviers, un son lourd comme la cathédrale Saint Rombaut, c'est parti et bien parti: 'Go Complex'!
65daysofstatic révolutionne le postrock en y introduisant aussi bien des éléments de techno que de heavy metal tout en déployant, sur scène, une énergie carnassière.
'Piano Fights' un wall of sound pire que le mur de Berlin, pas moyen d'y échapper, les agents de la Stasi guettent et tirent à vue!

(photo de Megathud)

'Await Rescue' tu peux toujours espérer des secours.
Quelques essais de communication en ménapien et une nouvelle déflagration sonore annonce la débandade: 'Retreat Retreat' , un doublé de synthés démentiel.
Intensité âpre!
Toujours sur le dernier CD ( We were exploding anyway) , 'Crash Tactics': trois claviers et de gros beats militaires, bel exemple de mathrock tribal. Une sirène hurle, on abandonne les synthés, place aux guitares saturées, ça va faire mal.
'Dance Dance Dance' , la jeunesse malinoise transformée en Iroquois fous, entamant une danse tribale hypnotique avant de partir au combat sacré.
'Weak4' nouvelle décharge électrique.

 

 

Intro grandiloquente pour un titre du premier album ' Fix the sky a little' sur fond de choeurs angéliques , c'était la période ambient/postrock extatique.

Un son de piano classique amorce 'Debutante', Chopin le King de l'electro sauvage cède la place à Couperin pour une fugue fragile.

Beau comme du Mike Oldfield.
Adieu frivolité, retour au lourd: 'Radio Protector' , le caterpillar écrase tout sur son passage. Pour rire on insère un extrait de menuet gracile dans la broyeuse.
Super efficace, la machine!
'Failsafe' un one man show de Rob Jones... the drums are beaten half to death... écrit un rosbif.
'Mountainhead' et 'Tiger Girl' (aux beats répétitifs) mettent fin à ce show épique de 75'.

65daysofstatic: the new Sheffield sound, après la white soul de Joe Cocker et l'industrial postpunk de Cabaret Voltaire.

23:45'  Archie Bronson Outfit
Et quel outfit: un croisement toge de druide/ boubou dessiné par Mobutu.
Cet accoutrement sied particulièrement bien à leur rock/blues aux couleurs psychédéliques.
Sam Windett – vocals, guitar-Dorian Hobday – bass, guitar-Mark (aka Arp) Cleveland – drums se sont désormais adjoints un keyboard player arrondissant la sécheresse du rock carré d'antan.
'Cherry Lips' met le feu aux lèvres, ça martèle sec, du Kula Shaker puissance 10. Ton cerveau va-t-il exploser après un seul morceau?

 

 

4581355414_2b19416410.jpgL'hypnotique duo space rock 'You Have A Right To A Mountain Life / One Up On Yourself'.
Un groove Jérôme Bosch frénétique.
Les bombes de 'Coconut' et de 'Derdang Derdang' vont se succéder .
Tu passes du rock binaire sanguinolent à la Therapy?, aux titres super dansants plein d'effets soniques et bourrés de reverb ou d'oscillations,sans omettre quelques touches disco groove, des drones à la Aphex Twin, du post-punk style Gang of Four...un catalogue rock complet.

 

(photo de Kasper)

 

Quelques autres titres:le saccadé 'Magnetic Warrior', au chant hanté - ' Shark's Tooth' aux gimmicks disco- 'Chunk' à la Tom Tom Club- le bien pute 'Dead Funny' ...I am a disco dancer I'm gonna dance for you..., vachement addictif - 'Kink' - 'Hoola' du funk blanc- 'Dart for my Sweetheart'.....

60' de gig, 13 morceaux, dont le dernier 'It's only love' sur le EP 'Cherry Lips' : du hard fulgurant aussi proche de Black Sabbath que de Oasis.
C'est une évidence Archie Bronson va enflammer les festivals d'été, c'est le groupe idéal pour ce genre de festivités!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 10:49

Youpie, c'est l'été, en avant pour un plongeon dans un bain bouillonnant, parfumé aux essences Hot Club de France.
Direction Forest, le Bar du Matin, au menu :

Le Comptoir du Désir.
P1000659.JPG
Een zeskoppig gadjo swing collectief, emmené par la pétillante et talentueuse Gudrun Roos, une nana prêtant sa voix aux groupes Cafe con Leche ou Douce Ambiance et, ayant assuré les backings pour dEUS ou Kiss the Anus of a Black Cat.
Au saxophone tenor: Johan Ruyters - au cajon:Ben Forceville- à la contrebasse: Garif Telzhanov (Born in Alma-Ata USSR), actif e.a. dans le Wayne Shorter Tribute Band - guitare rythmique:Jef Gravez, que tu peux entendre chez Los Callejeros et à la lead-guitar, l'artificier:Karel Goddaer, actif au sein du Dirk Joris Quartet et prof au kunsthumaniora à Bruxelles.
P1000664.JPG
21h15' l'élément masculin attaque le 'Blues in Mineur' de Django Reinhardt .
P1000662.JPGVersion voluptueuse, on a déjà vu pire comme soundcheck.
Sur les basques de la madame à laquelle tu as dit 'oui' devant le maïeur, il y a des lustres, tu te colles face aux musiciens.
Gudrun, souriante et polissonne, annonce 'Lover come back to me' un classique de 1928.
La voix de la rouquine est impeccable et Karel nous gratifie, déjà, d'un petit solo lumineux.
Nouvelle manoucherie 'Them Their Eyes', un swing irrésistible.
Pour tous les papas: ' My heart belongs to daddy' de Cole Porter. Aaah, Marilyn draguant Yves Montand...
Hommage à la plus grande, Billie Holiday: 'Comes Love', un blues indolent te donnant des frissons dans le dos , malgré les températures estivales.
Du swing scatté, datant de 1918 'After you've gone', grand numéro de sax !
La terrasse se vide petit à petit, Forest se massant dans l'arrière salle du bar pour écouter cet étonnant combo.
L'ambiance monte d'un cran, ça gigote ferme à tes côtés.
Faut calmer tous ces excités, pour âmes sensibles, amoureuses de Pigalle' Si tu savais' de Georges Ulmer.
Combien j'ai pleuré...
A ukulele country song (Ukulele Ike) , sans ukulele 'Good little, bad little you' , un petit charleston désuet et rafraichissant.
La perle du set: ' Alone together', un formidable exercice de voltige de Gudrun, accompagnée aux percussions par Ben.
Epoustouflant, acclamations admiratives!
Retour au swing: la playlist mentionne ' Sweet Sue', Le Comptoir du Désir n'a pas interprété le classique de Fats Waller, mais bien une irrésistible chanson d'amour mélancolique, sentant les années 30 ... sans toi, je suis complètement foutue....
Non, je ne danse pas, mon ange: genoux ankylosés, sorry!
Le blues popularisé par Louis Armstrong: 'Saint-Louis Blues'...I hate to see that evenin' sun go down... I loves my man lak a schoolboy loves his pie.... Source d'ennuis, évidemment!
Une méchante intro de sax pour l'hymne des femmes abandonnées: 'Je suis seule ce soir'.
Version immaculée.
C'est quoi ce bruit?
P1000674.JPGSnif, snif...
Tiens,un kleenex, bébé!
Le juteux 'I see a different you' déjà repris en version electronic jazz par Koop.
Retour au répertoire de Django :' When Day is Done', pas une ride!
Un clin d'oeil aux sixties: France Gall chantant le beau Serge 'Laisse tomber les Filles' .
Folie au bar.
On présente les jongleurs avant d'attaquer un 'I've found a new baby' collant , le slow vire ' Minor Swing'. Le cajon se cabre et entame un galop sur la piste de Longchamp, les autres canassons suivent le rythme infernal.
Du jamais vu, à cinq sur la ligne d'arrivée: quinté dans l'ordre ou dans le désordre, c'est kif kif...ça paye un max!
L'exotique 'Bei Mir Bist Du Shein'.
Clelia, reste ici... Elle virevolte sur la piste comme une meneuse de revue sans bananes.
Nog eentje: ' Recado Swing' !


Un triomphe mérité et comme bis le standard des standards: 'All of Me'.
Une dernière rafale de guitare, un solo de sax piquant et une contrebasse frivole: that's all folks!

Vociférations, beuglements, vivats... une serveuse vient souffler un message aux oreilles de la rose Miss Roos.
Luister, c'est l'anniversaire du DJ, pour lui on se paye tous une escapade dans la jungle:
' I wanna be like you' (the monkey song) .
Enthousiasme délirant: Mowgli , King Louie, Rudyard Kipling et autres baboons... tous en piste pour une danse infernale!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 15:31

Dimanche 20 juin.
Faibles averses. Max. : 15° Min. : 9°.Vent: 25 km/h NNO.
Quelle chance, sommes à court de Nivéa.
T'avais planifié un concert retro au Markten , place du Vieux Marché aux Grains.
Dans ton incommensurable candeur, t'avais oublié que vers 14h50' la place Barra n'est pas encore dégagée du marché dominical coloré.
Coincé! Pas la peine de jurer, t'en as pour 30'!
T'arrives au Markten pour constater que les festivités approchent de leur terme. Shit!
Par pur désoeuvrement, tu te diriges vers St-Gilles, l'ancienne poste et son annuelle  Fête de la Musique.
15h50' , peu de monde, mais de dangereux clients: ton fils et sa bande de soiffards, Vincent, Vince7 et quelques autres glandeurs professionnels.
Sur scène, des Suisses:

 S tevans
P1000644.JPGUn trio power-pop de Genève, deux albums dans leur escarcelle.
Yvan Franel:chant, guitare- John Chirico: batterie, backings et Bruno Tancredi : basse, backings.
Sont jeunes, sont propres, sont gentils.
Ils nous balancent un Britpop (Stereophonics, Keane, Starsailor, Razorlight...) convenu et sentant la naphtaline.
Zont pas la grosse tête, nos genévriers, et leur pop n'est pas indigeste, l'originalité, évidemment, est aux abonnés absents.
Une petite cover des Kinks, pour rire en ce radieux dimanche 'Sunny P1000646.JPGAfternoon' et puis ils décident de la jouer putasse: 'Hit me baby' de la Spears, qui devient 'fuck me baby'.
Une vodka suisse pour nous aider à digérer la daube: ' Vodka Red Girls' et Stevans termine son set en virant disco.

 

 

Faut choisir son camp, les petits gars!

Tu fais l'impasse sur les liégeois de  Dan San, que t'as déjà vu quelques fois.
Du bar, nos Simon & Garfunkel de chez Jaune Orange ne sonnaient pas mal, mais il eût fallu un machin plus nerveux pour nous réchauffer...
Reste la boisson et les commentaires sur cette piètre World Cup. Dans les bistrots voisins les tiffosi se rongent le frein en voyant la squadra se casser les dents sur une équipe de rugby.
 
The Bony King of Nowhere

P1000647.JPGEncore un groupe que t'as déjà eu moult occasions d'entendre, mais là, Bram Van Parijs & co t'ont vachement impressionné.
Un show pro jusqu'au bout des ongles, des titres au potentiel hit évident, une grande richesse musicale et des harmonies vocales sublimes.
Un produit exportable dont la Belgique n'aura pas à rougir.
Bram est l'âme du groupe, le gentil roi, il compose, chante divinement, joue de l'acoustique ou de l'électrique. La charmante Cleo Janse s'occupe des claviers et des secondes voix. Gerben Hemelsoen se charge des lignes électriques et des backings, Jan Dhaene du drumming et des percussions et la basse est tenue par Stijn Tondeleir.
Leur album 'Alas my Love' servira de charpente à leur set brillant.
'The Sunset' pas encore Bram, n'est que 18h, de toute façon on l'a pas vu, l'astre!
Du folk pop ciselé dans la lignée de Damien Rice.
'Everything I like' doux, envoûtant, soyeux.
Le subtil 'There I am' aux relents Blue Note.
Un nouveau titre, annonce le souverain: 'Eleonore 2' aux superbes close harmonies.
Le minimaliste et contemplatif 'Alas my love', une guitare et cinq voix angéliques. Impressionnant!

 

 

P1000651.JPG'Taxidream' avec Cleo à la guitare, une basse groovy et un rythme jazzy proche du 'Fever' de Peggy Lee. Excellent titre.
'Favourite' suave comptine enfantine, décorée d'un doublé de glockenspiel et d'un triangle discret sur fond de sifflement joyeux.
Encore une nouveauté, nog geen titel, Stijn et Bram en évidence pour cette ballade champêtre romantique....the garden is beautiful...
'Eleonore 1' la soeur de l'autre.
'Visitor' poésie céleste soulignée par quelques nappés de claviers éthérés.
'Maria' d'une beauté austère et touchante.
La grande force du Bony King est l'apparente simplicité ou fragilité des mélodies , mais chaque morceau est orné d'enluminures délicates et esthétiques.
Certains reprocheront une certaine froideur à Bram, un inconditionnel de Thom Yorke, mais en ces temps d'exhibitionnisme vulgaire, la discrétion ou la retenue sont des vertus à encourager.
Une dernière, non enregistrée, 'Some are Fearful' , avec de jolis effets de slide.
Le 2 août, The Bony King of Nowhere jouera à l'Absolutely Free Festival à Hasselt.

On s'en jette une, me souffle Vincent.
Pas question d'être grossier, direction le bar.
Sur scène:  Lucy Lucy!
Encore un groupe (autrefois Les Vagabonds) qui multiplie les petits concerts à Bruxelles.
Donc vu 3/4 fois.
Aurelio et François et leurs potes ne nous en voudront pas d'avoir préférer la Maes à leur folk/pop aux senteurs Tellers, Puggy, ou autres troubadours imitant la British folk des sixties.
Quand tu rappliques, le quintette balance une chouette cover des Turtles ( 'Elenore') confirmant leur côté poppy avec de jolies harmonies vocales.
Pourraient reprendre les Hollies, les Searchers, les Tremeloes ou les Marmalade.
Ils terminent leur gig par quelques titres folk/rock fringants et nerveux.
Zont pris de la bouteille nos Jack Kerouac du Brabant Wallon et avec 'Clock' c'est le jackpot!

Les potes se tirent.
J'arrive, madame!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 21:54

Météo presque automnale hier sur Bruxelles, il fait frisquet et il pleut... et nous sommes en juin....putain de réchauffement de la planète !
Bravant donc les conditions climatiques(dont une solide drache) j'arrive vers 19h devant le Cirque Royal.
Petite causerie avec le beau-fils de Freddy Piette de la sécu qui est au contrôle billets et je rejoins la salle.
Le parterre est en configuration debout et on attend du monde, le Cirque affichant pratiquement complet ce soir.
La salle se remplit doucement d'une foule tendance rock.Beaucoup d'anglophones et de néerlandophones remplissent les gradins. Il faut dire que le dernier album de  Charlotte Gainsbourg, composé avec Beck, a convaincu aussi en dehors de la francophonie et que la belle parle couramment la langue de Shakespeare.

20h, une silhouette féminine longiligne apparait dans la pénombre et commence à chanter a capella.
Vas y Charlotte, scande une admiratrice ! sauf qu' il ne s'agit pas de Charlotte mais de Auryn qui assure la 1ere partie.
dsc03145z.jpgDotée d'une jolie voix et d'une présence incontestable, la jeune chanteuse bruxelloise, dont l'album principalement en anglais "Winter Hopes" est dans les bacs et lui a permis un sold out à l'Orangerie du Bota, est visiblement ravie d'être là. Epaulée par un guitariste tantôt acoustique , tantôt électrique, elle séduira 25 minutes durant le public du Cirque par des mélodies pop rock, blues bien agréables..
Une bonne surprise.

 

  La pause sera un peu longuette, plus de trente minutes avant que les lumières ne s'éteignent sur le coup de 21H.
Dans une semi obscurité, le band se met en place, calmement, sous l'ovation du public.
Et c'est parti... le groupe attaque avec I.R.M.
Charlotte Gainsbourg est tout sauf une actrice qui chante. Charlotte aime le rock, en écoute depuis toujours, fréquente des musiciens, va voir des concerts etc... Charlotte est une enfant de la balle.
dsc03077p.jpg
On sent le public tendu et prêt à savourer sa présence en musique. Jouant par moment d'un petit Korg et maniant quelques percussions la chanteuse livre les compos de son excellent dernier album IRM avec une touchante intériorité.
Totalement habitée par ses chansons elle laisse le public s'imprégner de la magistrale performance musicale de son band., ne cherchant jamais à se mettre en vedette.
Mais le magnétisme est bien là et ce touchant mélange de retenue et de timidité fait qu'elle irradie et nous enveloppe de son charme.
dsc03139t.jpg
Habillée d'un boléro noir sur t-shirt blanc et d'un jeans de cuir noir Charlotte incarne la simplicité classe.
Souvent étonnée de la ferveur d'un public très chaud elle n'hésitera pas à déclarer: "C'est ma première tournée en Europe, mon premier concert en Belgique...merci d'être venus ."

Sa musique live nous plonge dans un climat éthéré, intime et organique, sorte de tableau urbain actuel sous des lights rouges, bleus, ocres tragico-envoûtants où poésie et puissance s'entrechoquent.
On pense parfois à l'univers de Mazzy Star et à Hope Sandoval ( en plus souriante..).
La voix de Charlotte est veloutée et toujours infiniment juste et bourrée d'émotion.

"Heaven can Wait" est irrésistible dans sa version scénique, "Time of the Assassins" plus doux est magique.

 

 

Puisant principalement dans ses 2 derniers albums IRM et 5:55 elle nous offrira un moment exquis par son interprétation émouvante du "Just Like a Woman" de Dylan dans une version presque supérieure à l'original.

" J'ai la chance aussi de pouvoir piocher dans le répertoire du plus grand, du plus beau, du meilleur.." et d'enchaîner avec "Hotel Particulier" de feu son célèbre papa. Touchant.

"Je ne suis pas très bavarde, ne m'en veuillez pas..." s'inquiète t'elle... T'inquiète Charlotte c'est comme ça qu'on t'aime.

Le concert prendra ensuite une dimension plus rock dans sa dernière partie.
Une mention particulière au "Chat du café des artistes" de Ferland offert sur scène dans une version magistrale.

Le rappel se clôturera par une reprise festive et emballante du gainsbourien "Couleur Café ".

Examen réussi donc hier soir au Cirque avec cette soirée magique pour le public et, sans doute, aussi pour Charlotte qui de retour d'une tournée américaine et canadienne, acclamée par la critique et le public, s'impose aujourd'hui dans le monde du rock, sans avoir une seconde à en rougir.
1h30 de pur bonheur !

Vers 23h15, elle quittera le Cirque par la sortie des artistes, acclamée par quelques dizaines de fans et grimpera dans son tourbus.
dsc03148y.jpg
La tournée continue: le 20 juin elle sera à l'Aéronef de Lille et le 22 au Shepherd's Bush Empire de Londres.


 jprock keeponrocking

 

Charlotte G Tour 2010:








Repost 0
Published by JP Rock - dans Concerts
commenter cet article
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 21:08

Bye, bye Laeken, direction le centre ville, le Beurs programme un festival alternatif, ciné/concerts, sous le nom de Out Loud (du 2 au 26 juin).
Ce soir (22h) au grenier,first time chez De Wever/Elio:

 Solange La Frange.
P1000629.JPGPour couper court au gossip: ce n'est ni une stripteaseuse, ni une coiffeuse, mais bien un trio suisse (Vevey) s'ébattant dans l'electronica clash remuant.
Solange: y a pas... la figure de proue est la peinturlurée et délurée Julie Hugo, mon cher Victor!
Un passé de deejay et un pied dans le design (une ligne de T-Shirts), la nana s'associe avec Tristan Basso aux claviers, percussions et machines et Luca Manco à la basse ou guitare et backing vc.
Melle Hugo chante énergiquement, vocifère, charme, tape sur une caisse, secoue un tambourin et harangue la belle jeunesse bruxelloise.
Il est 22h, me souffle Valérie, sont pas ponctuels ces Suisses, dedju où va le monde, elle ajoute: je les soupçonne occupés à faire un sort à une bouteille de gnôle tout en fumant des épices euphorisantes....
Il sera 22:45' lorsque le trio, flanqué d'un gaillard chargé d'illustrer leurs élucubrations sur écran, rapplique.
Vont nous balancer, pendant 70', un show hyperdansant dans lequel la techno côtoie le punk, le glam, le hard , le garage et le tribal ... tu penses à Peaches( en moins poseurs) , Chicks on Speed, DJ Hell mais aussi aux Clash ou à Black Sabbath.
Les deux transalpins sont des bêtes: une basse qui secoue tes tripes et des beats inventifs irrésistibles.
Julie, maquillée comme un Navajo prêt à affronter Kit Carson, reste l'élément visuel le plus attractif: sautillante, lascive, teigneuse, inquiétante, bondissante et prolixe.
Onze titres issus de leurs deux efforts discographiques: 'Reykjavik'( trois titres et plusieurs remix) et leur premier CD éponyme, sorti en mars.
Le truc démarre fort, après 30 secondes, l'apache helvète descend prendre le pouls du public...allez Bruxelles, je viens.... sur fond de basse vrombissante et de samples tribal house, assez proche des Liars.
Quelques beats aquatiques, on balance ' Give me a reason to say yeah,yeah...' scandé belliqueusement.
Trashy et hâché!
Le premier titre de l'album :'Love affair' ..you bla bla bla all day long.... you cha cha cha all night long...aussi catchy que Miss Kittin.
P1000631.JPGA mes côtés, d'attrayantes gamines se démènent joyeusement et le batteur de 1982, vodka orange en main, essaye de les imiter, résultat: des pompes risquant un retrait de permis en cas d'alcotest.
Nouvelle virée dans la foule pendant 'Elektrik City' .
Vais laisser les boys faire leur truc pendant que je grille une Gitane: une méchante pièce('Morse' ?) t'attaquant sous la ceinture, et faisant passer les Naive New Beaters pour des enfants de choeur boutonneux.
Pas un hasard que Luca arbore un magnifique T-Shirt ' Cannibal Corpse'.P1000640.JPG
T'as un problème, Tristan?
Mon Korg est mort! Il sonne comme une vieille sirène de pénitencier.
T'as d'autres jouets, non?
Let's go...Retour au front.
Transe totale, les brûlots sauvages défilent: 'President', l'épileptique 'Grind'...are you the best dancer... shake it shake it, now... Carole, Marjorie et Grietje ont compris le message.

 

 

Faut varier les plaisirs, te refile ma basse, Julie, vais jouer de la guitare.... I'm not your fucking dog... de l'electro Doberman rock et pour suivre le seul downtempo de la soirée, de l'electro psychédélique/bluesy, 'The Black Rocks'.
La suivante est nouvelle, Tristan à la basse pour un gros rock, style 'Seven Nation Army' . Les headbangers à la fête et la nana de hurler...you make me crazy...
Pour terminer sur un hymne hystérique irrésistible au final iconoclaste ('Wakawak'?).
Solange La Frange un élixir explosif orgastique!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 20:12

Le solstice d'été coïncide avec la Fête de la Musique, que l'on célèbre de Tataouine-les-Bains à Babadag en passant par la rue du Champ de l'Eglise à Laeken.
C'est là, dans l'ancienne gare, que niche la  Maison de la Création, Centre Culturel de Bruxelles- Nord.
En ce frileux samedi,à partir de 13h, on y organise diverses activités: danse, ateliers, expositions, théâtre, performances, parades et concerts.
Un programme chargé devant se dérouler indoor et outdoor. Les températures automnales interdisent toutefois les festivités externes: tout aura lieu à l'intérieur, avec comme résultat fâcheux un retard conséquent sur l'horaire prévu.
Faudra patienter en attendant le concert de Cheresse, initialement pointé à 20h.
C'est à cette heure qu'on monte à la fois le matos de Dizorkestra( prévu à 20:45') et celui du trio bruxellois, tout en réduisant l'espace destiné au public.

20:45'  Cheresse
P1000622.JPGà pied d'oeuvre, sans soundcheck préalable.
Cheresse c'est un power trio( basse,guitare, batterie) instrumental, énergique et inventif.
Ne nageant pas vraiment dans les eaux Cream, Blue Cheer, Taste, Beck, Bogert& Appice ni Therapy?... mais s'exprimant dans les envolées jazzcore avec des touches de mathrock, de free jazz et même de groove.
On n' est pas loin des efforts de Fred Frith et de Bill Laswell, flanqués de Fred Maher aux drums.
Arnaud Paquotte (basse)- Jean-Philippe De Gheest (batterie) et Hugues Warin (guitare) ne sont pas vraiment des 'noviter veniens' dans le paysage musical bruxellois.
Karkass', Maelström + quelques montages musico-visuels pour le premier- Joy as a Toy, Auryn, Attica, aMute, Lyenn etc... pour le batteur et Rawfrücht, Daniel Hélin et autres collaborations pour Mr Warin: ça situe les cocos.

Les musiciens ont décidé de jouer leur truc en cercle, du roux Paquotte, le dos tu verras!
Une intro mélodieuse à la guitare, la basse s'insinue dans le jeu. En douce, le batteur s'associe au duo pour créer un soundscape énigmatique, vaguement jazzy. Boum, un gros coup sur un tom, à l'assaut, c'est 'La Curée', la meute a senti la chair fraîche, les Rougon-Macquart sont prêts pour le dépeçage de l'animal.
Faut s'attacher, les images sont saignantes.
'Valse cocotte' entamée par quelques samples vocaux, style Pirette jouant au paysan gaumais.
Très vite le trois temps vire jazz rock/avant-garde rageur. Revoilà le petit François: 'Fait bon, hein, c'est le printemps' ... Doit être bourré, le mec!
'Muezzin' il se rend à la mosquée en pétrolette,avant de grimper au minaret.
Vroum, vroum.., une jolie guitare andalouse, style Gilmour se la jouant Narcisco Yepes, accompagnée par une basse P1000624.JPGsaturée, car martyrisée avec une aiguille à tricoter, empruntée à une faiseuse d'anges, le tout sur fond de drumming infernal.
Abrasif et tonitruant, ce truc.
'Kari' entame fragile, mais tu sais que ça va éclater.
Prédiction confirmée, un rythme diabolique, Cheresse c'est un sorcier tricéphale.

 

 

'Les voisins' une compo presque guillerette, basse et guitare batifolent sur couche de percussions tsoin, tsoin... Une caravane de chameaux au pas lent et balancé...en route pour le caravansérail.
'Scheut' Quel rapport avec Anderlecht? Va savoir, Médard..
Vais gratter ma basse avec une pièce de mikado géant, et, en avant pour un groove sonique entêtant, idéal pour une séance de transe extatique.
'La Hola' s'était mieux que ces conneries de trompettes sud-africaines.
Rythmique de plomb et guitare vicieuse pour un nouveau trip reconstituant.
On termine, en finesse, ce set magique par un petit tango/blues lyrique, agrémenté de bruitages crissants sur les cymbales: 'La Chtouille'.

P1000626.JPG

45' d'errances psychiques, physiques et poétiques, vachement décapantes!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 07:43

 

Ayant assisté au formidable concert donné par Crowded House à Forest National en 2007 ,devant une salle comble et un public conquis, je suis assez étonné du peu de monde présent ce soir dans la salle forestoise.
Forest est en configuration club et environ 4000 personnes garnissent les gradins. Est ce la concurrence de la World Cup ou le fait que le nouvel album " Intriguer " n'est dans les bacs chez nous que depuis quelques jours ? Mystère..
A moins que le sold out de 2007 fut dû à la bonne nouvelle de la reformation du group, séparé depuis près de 10 ans. Allez savoir...

Mais revenons au concert de ce soir..
Il est 20H lorsqu'un petit blondinet kitsh accompagné d'un groupe coloré dont chaque musicien porte une perruque blonde à la coupe Mireille Darc , s'approche timidement du micro, accompagné de quelques applaudissements polis. Le band semble s'accorder quelques longues secondes pour s'accorder, puis une musique étonnante surgit et le moins qu'on puisse dire c'est que ça surprend...fallait voir la tête de Phil et Waldorf, c'était grandiose !
Le public aussi semble surpris, même si le band a son noyau de supporters dans les premiers rangs.
Méchamment déjanté, proche de l'univers de feu Syd Barret , Connan Mockasin mérite pourtant une oreille attentive, une fois passé l'effet de surprise et l'écoute post concert de son myspace ne me laisse pas indifférent.
Entre psychédélisme et surréalisme, ce néozélandais aventureux, établi en Grande Bretagne, chouchou du NME, vous fera découvrir une musique agréable et soft tout en frisant l'expérimental, qui vous permettra de planer sans forcément avoir à fumer la moquettel.
Vous voilà avertis !
DSC02947
Le temps de reprendre nos esprits et voici les 4 Crowded House on stage attaquant " Everything is good for you ".
DSC03002.JPGLa scène est entourée de lampes animalières orangées, en forme de biche, nounours, oie, etc...histoire de recréer l'ambiance de la pochette du dernier album.
Il faudra 2-3 morceaux pour que le son se mette en place mais ensuite, la qualité sonore sera assez bonne pour la salle forestoise..
Neil Finn, l'âme du groupe, s'est acheté un petit Korg, dont de temps à autre il extirpera de petits sons étonnants, visiblement satisfait de son nouveau jouet. Mais ne vous y trompez pas, Crowded House n'a pas viré electro, le groupe propose toujours cette pop classieuse, teintée de rock aux harmonies vocales grandioses et aux arrangements millimétrés.
CR jouera ce soir 5 titres du nouvel album dont le très emballant "Amsterdam" et nous présentera une sorte de best of de sa carrière reprenant aussi en forme de clin d'oeil " Message to my Girl" de l'époque Split Enz.
Certains titres sont réorchestrés ce qui est souvent le cas avec CH, qui essaie toujours d'apporter une dimension musicale différente sur scène en comparaison avec ses albums studios.
Mark Hart fidèle à son habitude met son talent vocal et instrumental au service du band, souvent dans l'ombre et de manière assez effacée. Il est néanmoins un élément essentiel de Crowded House.
Après 1H35, de show ils termineront le set par " Its only natural", avant de revenir pour de longs rappels de plus de 30 minutes, ponctués par les inévitables " Weather with you, Don't dream it's over et Better be Home soon", repris en choeur par tout Forest.
130 minutes de prestation, 23 titres, un bon concert , peut- être moins emballant que celui de 2007 ,en cause un public qui aura mis un peu de temps à s'enflammer avant de pousser le groupe à donner le meilleur de lui même.
DSC03026.JPG
Le temps de s'avaler un petit bicky burger, et zou en route pour la casa.

DSC03014.JPG

SET LIST









  1. Everything is Good For You
  2. World Where You Live
  3. Saturday Sun
  4. Private Universe
  5. Either Side of the World
  6. Say That Again
  7. Amsterdam
  8. Whispers and Moans
  9. Four Seasons in One Day
  10. Inside Out
  11. Message To My Girl (Split Enz cover)
  12. Archer's Arrows
  13. Fall At Your Feet
  14. Sister Madly
  15. Don't Stop Now
  16. Distant Sun
  17. It's Only Natural
  18. Encore:
  19. Locked Out
  20. Into Temptation(Played in response to an audience request )
  21. Fingers of Love
  22. Weather With You
  23. Don't Dream It's Over
  24. Better Be Home Soon

JPRock keeponrocking

Repost 0
Published by JP Rock - dans Concerts
commenter cet article
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:42

La salle Henry Le Boeuf est certainement ce qui se fait de mieux en Belgique sur le plan de l'acoustique avec la salle Reine Elisabeth à Anvers. 
Lorsque comme ce soir les grandes orgues peu propices à la décoration d'un concert rock sont ocultés par un rideau de velours noir on se dit que l'on est dans l'endroit idéal pour apprécier Jackson Browne et son band featuring David Lindley.
Confortablement installé à hauteur de la table de mixage je me remémore les temps forts du concert donné à la salle Reine Elisabeth il y a quelques années pour la tournée Time the Conqueror, concert en tous points parfait..

 

DSC02837.JPG

 

20 h précises, Jackson Browne et David Lindley montent sur scène pour ce qui constituera la premi!re partie du concert, soit 2 morceaux acoustiques ensemble dont la reprise de Warren Zevon Seminole Bingo. Jackson laissera ensuite son vieux compère seul sur scène pour 3 morceaux de son cru, ce qui permettra au public d'apprécier les magnifiques chaussettes blanches du sieur Lindley plus doué à la guitare et au slide que pour assortir ses vêtements. avec un minimum de goût..
30 minutes intimistes avant les choses sérieuses.

 

 
21H Jackson Browne & son band entament Off the Wonderland. Le son est stupéfiant de clarté, absolument for-mi-da-ble ! On distingue chaque note, chaque chorus offert par ces zicos rivalisant tous de virtuosité.

Ici pas de chichis, on est là pour la musique, juste pour la musique et il est vrai qu'elle se suffit à elle mème. 
Un premier moment magique avec " Time the Conqueror", un de mes morceaux préférés,harmonies vocales de grande qualité, solo de guitare incisif, on en prend plein les oreilles et lorsque nos portugaises sont charmées de telle manière on n'a pas vraiment envie que ça s'arrète..

  Jean Hub, me dit: " j'ai bon espoir pour mon morceau préféré, et quelques secondes plus tard, comme s'il l'avait entendu, JB entame l'intro de l'excellent "Before the Deluge". Version purement magnifique.

  La deuxiéme partie du concert verra le band monter en puissance et enchaîner les classiques tels que" Doctor my eyes", et le magistral "Runnin on Empty"qui cloturera le set de fort belle manière.

 

DSC02905


En rappel, moment de gloire pour Lindley avec son Mercury Blues offert dans une version brûlante.
Ovation de la salle qui en redemande. Plusieurs titres fusent du public: Rosie ! crie un spectateur...
Il ne sera pas exaucé, Jacson Browne annonçant : " This is an old song I've written with Glenn Frey from the Eagles". Et d'entamer Take it Easy repris en coeur par la foule.

Quelques signes de la main, quelques saluts et les lumières de la salle se rallument malgré les applaudissements nourris des fans.

Au total de la soirée, plus de 2H de musique intemporelle, jouissive, interprétée de main de maître par un songwriter exceptionnel.


Jackson Browne a été égal à lui mème, impérial oserais écrire, comme toujours ?!


Set List

 


Off To Wonderland
Time The Conqueror
Giving That Heaven Away
In the shape of a heart
Your Bright Baby Blues
My Problem is You
Too Many Angels
I'm alive
Before The Deluge
Doctor My Eyes
For A Dancer
Running On Empty

[*]Encore:


Mercury Blues
Take it easy

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:10

 

L'Ancienne Belgique affichait complet en ce 16 juin pour le show de la tournée 2010 de:

Chris Isaak

Le crooner et guitariste américain sillonne l'Europe du 26 mai au 5 juillet et un passage à l'AB, qui est un peu sa salle fétiche s'imposait d'emblée, histoire de faire découvrir en live son nouvel album Mr Lucky, sorti dans les bacs il y a quelques mois, et aux accents country, bluesy et bien sûr rock n' roll.

Sa dernière prestation dans la salle bruxelloise datait de 2007 et fut vraiment exceptionnelle,

pas de raison donc de faire la fine bouche sur le show de ce soir.

 

La soirée débute par une 1ere partie acoustique assurée par le songwriter australien Rob Sawyer qui, malgré une bonne voix et un savoir-faire évident à la six cordes, ne nous donnera pas un souvenir impérissable, ceci dû en grande partie à des morceaux peu inspirés, mélodiquement aux thèmes assez similaires.

Pas désagréable, mais loin d'être génial, le genre étant quand même assez exploité par moult artistes de toutes sortes et bien plus talentueux.

DSC02804

20h20, une musique foraine, genre carrousel, s'échappe des enceintes de la sono et Chris et ses zicos s'emparent de la scène.

Immédiatement, je retrouve ce sentiment de bonne humeur et de classe musicale hyper-pro qui se dégage, immanquablement, de chaque prestation du Chris (c'est la 6e fois que je le vois live) et ce n'est pas pour me déplaire. L'homme est hyper sympa, très fort vocalement (il est capable de tenir la note sans faiblir de longues dizaines de secondes..) et propose des chansons de qualité, que son band de vieux routiers ayant tous le sens de la scène (ça bouge pas mal et chacun ''fait le show'') contribue à magnifier.

DSC02796

La foule est aux anges.

Chris s'offrira même un bain de foule agrémenté d'une petite promenade aux balcons de l'AB, histoire que son public féminin ait la chance de le voir de + près : "Somebody touched me ! ..and I like that !" s'exclame t'il.

DSC02752

On se dit qu'il doit sans doute faire les mêmes vannes chaque soir, mais son charisme et sa bonne humeur prennent le pas sur le côté éminemment professionnel du show.

 

 

Les morceaux de Mr Lucky passent bien la scène, et nous aurons droit bien sûr aux incontournables hits que sont: Blue Hotel, Wicked Game, San Francisco days etc.. et une reprise bien enlevée de Pretty Woman durant les rappels, où Chris Isaak porte bien sûr son habituel costumé lamé argenté.

DSC02793

120 minutes d'un rock hyper agréable en compagnie d'un artiste parmi les meilleurs du genre, le public de l'Ancienne Belgique quittera la salle heureux d'avoir passé une excellente soirée.


 

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 19:43

Pour la 14ème fois, Capdenac-Gare sur le Lot, à 10km de Figeac, est le théâtre du Festival ' Derrière le Hublot', rendez-vous incontournable des arts de la rue: parades musicales, théâtre forain, danse, installation plastique, ateliers divers, concert bal, merguez/frites, bonne humeur et cervoise à volonté.
Seul hic: une météo apocalyptique... le vendredi 11 juin, les départements 12 et 46 sont sous eaux.
La Dépêche titre 'Le Lot en bave' et tu oublies ta sortie aveyronnaise.
Heureusement, le lendemain, Tlaloc s'est calmé, cap sur Capdenac et le parc de Capèle.

19h: Les Ennuis Commencent!
P1000570Quoi encore?
Un accouchement? Une panne? Un tremblement de terre?
Non, mémé: un combo rockabilly, originaire de Decazeville, auteur de quatre plaques. La dernière 'Superfriends' vient de sortir.
Le temps de trouver l'espace vert et de garer ta trotinette et la bande à Atomic Ben (guitare, chant) a déjà enchaîné deux petits rocks pas piqués des hannetons.
C'est chouette, rigole ta compagne.
Petit pas de course, on se faufile frontstage: ils ont de la gueule nos greasers Midi-Pyrénées. Atomic Ben, c'est un sosie de Buddy Holly ayant enfilé un cuir Rebel without a cause.
A la contrebasse: Gus Tattoo. Non, c'est pas un Modigliani qu'il a sur les biceps!P1000572.JPG
Deux petits jeunes complètent le line-up: Hugo, le Kid, aux drums et Arno KLX à la lead guitar.

'My Psycho Girl' un joyeux psychobilly dans la lignée des Trashmen.
Le charismatique Ben nous annonce un Chuck Berry pour suivre, avant d'attaquer le classique 'Come On'. Clelia ne se fait pas prier et entame un Jitterburg décadent.
A la mémoire de mon chat: ' Spoutnik my cat' . Un méchant western bluesy, décoré de lignes d'accordéon à la Flaco Jimenez , ajoutées par deux guests: Charly Feix et Cyrille Brotto, deux neveux d'Yvette Horner.
Pure jouissance!
Après les matous, on déterre les Dogs, le meilleur camembert que la Normandie n'ait jamais produit: 'La Belle Saison'. Génial!
Let's have a ball, Capdenac: 'Great Balls of Fire':!
Oh, what a thrill!
Manquait un élément féminin: on a invité Mademoiselle Diabolo Pop, alias the Soviet Secret Bomb, pour un 'Route 66' en roue libre.
1974, Jeannette:'Porque te Vas' , aussi irrésistible que Roberto & his Rockers interprétant 'O Sole Mio'.

 

P1000571

Ambiance au zénith, ça guinche ferme sur la piste en gazon!
Retour au rock pour le juteux 'You don't love me' de Willie Cobbs, avec de solides soli du duo de gratteurs.
De nouveaux invités: la section de cuivres de l'école de musique de Capdenac-Gare pour un 'Peter Gunn Theme' (d)étonnant. Le standard d'Henri Mancini façon aligot de Rouergue.
Pour finir, en enchaînement immédiat, par une 'Tequila' vachement épicée.
Libations païennes sur fond chicano rock.

P1000573.JPG

Des Champs nos rockers aveyronnais!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents