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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 16:55

Un Sportpaleis en pleine effervescence pour accueillir la date belge de la tournée de Eric Clapton et  Stevie Winwood .
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On se bouscule dans les snack avoisinants, on tombe sur des têtes connues tous les 10 mètres ( clin d'oeil à la bande de Mc Cartney à Arnhem, si jamais ils lisaient ces lignes..) et on s'avale un godet et un p'tit Bicky Burger pour la route. Sûr que dans l'enceinte il va faire chaud, car le mercure en ce dimanche printanier affiche un bon 20 degrés Celsius.
dsc01910il.jpg
Pas de première partie. Les hostilités débutent à 20h10, lorsque nos 2 compères montent sur scène accompagnés de 3 musiciens et 2 choristes et entament "Had to cry today".
D'emblée on est stupéfait par le son, plus que correct pour le Sportpaleis et, qui permet de se parler sans devoir gueuler dans l'oreille de son voisin, ce qui est une agréable surprise.
Clapton s'approche du micro et balance un laconique : Good evening ! Ce seront ses seuls mots de la soirée.
L'homme n'a jamais été bavard et finalement ce qu'on lui demande surtout c'est de s'exprimer avec sa Stratocaster. Et bien sûr, sur ce plan là on ne sera pas déçu, car même si par moment la machine tourne parfois en roue libre, on aura droit à quelques chorus d'anthologie dont seul "God" a le secret. La touche divine quoi...
dsc01997o.jpg
Quant à Stevie Winwood, il est égal à lui même, beaucoup plus souriant que son compère et surtout très admiratif au vu des regards respectueux qu'il lancera à Clapton pendant tout le show.Aussi à l'aise aux claviers qu'à la guitare il se partagera le chant lead en alternance avec Clapton.
Vers la moitié du set il entamera un "Georgia on my Mind" très adapté à son style de voix soul et nous aurons droit à un solo claptonien ( sic !) du plus bel effet.
Chouette version, même si mon grognon de Philou déplorait à ce moment qu'ils n'aient pas plutôt interprété une autre pépite de leur énorme répertoire. Perso ce choix ne m'a pas déplu, étant assez fan de la version de Ray Charles.

Les lumières se tamisent, on sort les grattes acoustiques et voici bientôt une version de 'Layla' absolument magique, qui permet à la foule de constater, si ce n'était pas encore le cas, qu' Eric Clapton est presque plus impressionnant unplugged qu' électrique. Chouettes arrangements vocaux, on boit du petit lait.
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Ils ne joueront aucun morceau de Cream, piochant avec bonheur dans les répertoires de Traffic, Derek & the Dominos, Bind Faith, JJ Cale, du Band et de Leroy Carr, avec un petit clin d'oeil à Hendrix.
Le public est conquis et le show se terminera sur l'inévitable "Cocaïne", avant qu'ils nous assènent un "Dear Mr Fantasy" en guise d'au revoir.
On espère un 2e rappel, il n'y en aura pas.

Au final 2h15 de concert, aucune faute de goût, un son excellent, des musiciens grandioses....de la belle ouvrage.
On n'en attendait pas moins de vous Messieurs.., bravo et rendez vous au prochain croisement..



Setlist (probable)

  1. Had to Cry Today
  2. Low Down
  3. After Midnight
  4. Presence of the Lord
  5. The Shape I'm In
  6. Glad
  7. Well All Right
  8. Tuff Luck Blues
  9. Pearly Queen
  10. Forever Man
  11. Midland Maniac
  12. Going Down
  13. Georgia On My Mind
  14. Driftin' Blues
  15. How Long
  16. Layla
  17. Can't Find My Way Home
  18. Split Decision
  19. Voodoo Chile
  20. Cocaine
  21. Encore:
  22. Dear Mr. Fantasy

 

JPRock Keeponrockin

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:02

Une des communes les plus accueillantes (et rock'n roll: Klepto Bar, Geneviève Dartevelle...) de l'agglomération bruxelloise, Watermael-Boitsfort, vit chaque dimanche à l'heure de son marché dominical.
Depuis trois semaines, Loli( programmateur du Montmartre et chanteur/guitariste au sein des Spirit of the 70's ou des Bluesdealers), en collaboration avec La Vénerie , organise des free concerts 'Jazz au Marché' sur les terrasses de la Maison Haute.
En ce radieux Dimanche de Pentecôte, il a invité  Lightnin' Guy & the Mighty Gators à nous ouvrir l'appétit.
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13h15', pas trop de monde en haut, le marché bat son plein, c'est le moment de donner le signal de départ.
L'éclairé, Guy Verlinde (guitar, harmonica, vocals), est décidé à rameuter promeneurs, touristes, fidèles venant de quitter l'église St-Hubert et ménagères chargées d'emplettes.. face à la scène improvisée où d'accueillantes tables les attendent.
P1000342.JPGUn petit temps déjà que t'avais plus vu le bluesband le plus saignant du pays:   Arne  Demets a quitté les Gators.
Pour le remplacer un autre crack: Willy de Vleeschouwer (celui qui tient la gratte pour Jill Hilleger): pas de bol, peut pas venir à Bosvoorde, ce midi.
Aucun problème: un autre as est disponible: Bill Roseman, la plus Yankee des gâchettes bruxelloises. Le fidèle, Thierry Stiévenart (un voisin de Claudy Criquelion, à Deux-Acren) est toujours au poste derrière ses caisses et, ce midi, il a emmené un autre petit Walliche, hyper doué, à la 5-string bass: Philippe d'Hautecourt, le bassiste attitré du Bill Roseman Trio.
Un lazy blues va nous servir de soundcheck: 'Highway King'.
Michel Smets nous gratifie d'un son impeccable, et le roi de l'autoroute attire, illico presto, une jolie masse de curieux sur la terrasse.
'Going Down' Boitsfort escalade les marches au pas de course et toutes les tables sont occupées.
Good vibes, baby: soli juteux de Roseman et slide gluante.
Mon chou, on n'ira pas boire le pastis au Bar de la Rue, on reste ici!
'I got loaded' c'est pas un peu tôt, petit, pour s'enfiler a bottle of whiskey et une de gin?
Non, ça va passer avec le petit solo funky du prince d'Hautecourt.
Bill Withers: 'Ain't no Sunshine' , Bill, le soleil luit , les filles sont jolies...ouais, mais ma petite amie , she's gone away...
Bois un coup avec nous et écoute cette version collante, mec!
Place au funk: ''Cut you loose': envoie la salsa, fieu!
Epice le truc avec le 'Sex Machine ' du Godfather of Soul et ajoute une once de 'Shake your Money Maker' .
Le thermomètre n'indique pas 25° à Boitsfort, mais bien 125°, et madame de bouger son arrière-train en mesure.

 

 

Un shuffle: 'Me &My Blues': Linda Lou, ne me quitte pas, écoute ma Fender pleurer, baby.P1000345.JPG
'Do that Boogie' avec harmonica vicieux.
Fin du set 1.
Tiens, voilà Wim du Klepto.
Wat zeg je, Wim?
Les mecs qu'ont jamais vu Lightnin' Guy sont des arriérés mentaux.
T'es sévère, gars.

Set 2
Guy solo au dobro: 'Voodoo Child' et 'Bring it on Home to Me' la perle de Sam Cooke.
Les potes le rejoignent pour 'Stand by Me' de Ben E King.
Boitsfort vibre.
Retour aux choses sérieuses: ' Hipshake' un méchant boogie sentant le sexe moite.
'The Gator Bop' un petit rock pour Alli, Wally et Odile.
Et le Chicago blues, les gars?
Ca vient: ' 'I love my Baby' in D , Bill!
Le docteur m'a dit, faites du sport, jeune homme: vais escalader la table, gaffe à vos verres braves gens..
Une wah wah carnassière pour 'Hey Joe' et les joyeux wallons assurant un max.
Le joyau du set, le slow: 'Out of the Rain' , me souviens,la larme à l'oeil, de la version de Jessi Colter.
Paraît que le titre préféré de Thierry est 'Junko Partner', il traite de drugs and alcohol.
P1000351.JPGThierry, c'est un copain de Tom Boonen.
New-Orleans, on arrive:'Drink a little poison before you die', sympathique breuvage.
Logique on enchaîne sur le cheval de bataille' 'Bon Ton Rouler' : carnaval à Bosvoorde.
Tu veux: bonne humeur, good music, générosité, tu commandes Lightnin' Guy & the Mighty Gators, c'est servi à volonté.
Pour rire on va en mettre plein la vue aux mamies, 'Smoke on the Water' 'Whole Lotta Love ' et 'Whole Lotta Rosie' sont insérés dans l'hymne de la Nouvelle-Orléans, histoire que Bill puisse faire le mariole.
Ambiance Anderlecht champion, sur la place: olé, olé...
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Bis?
Ok, mais on vient s'asseoir parmi vous.
Le Guy a repéré une petite black pas nic nac!
Le jazzy blues larmoyant: 'Nine below zero' et 'Crazy about my baby' mettent fin à ces 140' de show!
Il est 15h40' on passe à table, l'apéro s'est un peu prolongé!

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 21:59

Vendredi 21 mai 2010, 2è date à Forest National ( version club) pour la tournée 2010 de Jacques Dutronc.
En effet, au mois de mars, c'est un Forest bondé qui lui avait fait un triomphe.
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C'est la 2è fois aussi que je verrai le show( j'étais présent le 13 mars), je décide donc de me placer cette fois dans le parterre, 5è rang, et à droite de la scène, histoire d'apprécier l'évènement sous un autre point de vue et de plus près.
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Le public semble chaud et, c'est sur le coup de 20h10, que Dutronc fait son apparition assis, nonchalamment, dans un fauteuil en cuir noir à gauche de la scène.Quelques signes au public, puis il se lève et rejoint le centre de la scène pour attaquer' Et moi, et moi et moi' !
Le band rocke comme un seul homme et le son est excellent, même dans les premiers rangs.
Dutronc paraît en forme et toujours aussi heureux d'être de retour sur scène et, malgré quelques gags qu'il doit faire à chaque concert, il ne peut s'empêcher de rajouter son petit grain de sel, par ci par là, en fonction des circonstances..

"J'aimerais rendre un hommage de chèvre à Serge Gainsbourg ". On en a fait des tournées ensemble, lui et moi,..pas celles que vous croyez, disons qu'il payait la sienne, puis moi la mienne, et lui la sienne....etc.."
"Quelqu'un a des nouvelles de Thomas ? " Ah oui il est en Corse, lui, le salaud ! " Avec mes chats qui ont la belle vie aussi ! "
Visiblement satisfait du public belge il le remerciera souvent au cours du spectacle, visiblement ému d'être là.

Pas beaucoup de changements au niveau de la setlist si ce n'est un duo cette fois, non plus avec Daho mais avec Vincent Lindon sur ''Tous les goûts sont dans la nature''. Lindon est mort de trac et Dutronc s'en amuse ostensiblement et lui adresse quelques sourires goguenards. "Encouragez le, il en a besoin, c'est pas un chanteur lui ! "dsc01807hb

Les lumières, tout en contraste noir/blanc sur jeux de miroirs et orchestrées par Jacques Rouveirollis, sont classieuses et se marient très bien avec la veste en cuir noir du grand Jacques. Les musicos sont au top. Jannick Top  est impérial à la basse et Yves Sanna,  aux drums, assure comme un beau diable.
On ne peut finalement que se réjouir que son fils Thomas soit parvenu à convaincre l' illustre papa de reprendre le chemin des planches.
Pas un temps mort pendant ces 2 h de concert, où l'on constate avec plaisir qu'aucune des chansons interprétées n'a subi le poids du temps, et les arrangements rock qui les servent les dynamisent avec brio.
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Dutronc reviendra pour le rappel, guitare à la main, et avant de nous quitter nous dira : A demain, à plus tard ..enfin, je ne sais pas...mais MERCI en tout cas !

Le reverra t'on un jour sur scène ? Avec lui tout est possible, même si c'est peu probable..

Merci à vous Mr Dutronc, vous êtes unique !


setlist:

  1. Intro
  2. Et moi et moi et moi
  3. On nous cache tout, on nous dit rien
  4. Comment elles dorment
  5. Qui se soucie de nous
  6. La Fille du Père Noël
  7. Gentleman cambrioleur
  8. L'Hymne a l'amour (moi l'noeud)
  9. Sur une nappe de restaurant
  10. Tous les goûts sont dans ma nature
  11. J'aime les filles
  12. Les Playboys
  13. Fais pas ci, fais pas ça
  14. Madame l'Existence
  15. 16 Les cactus (présentation des musiciens)
  16. Le Petit Jardin
  17. Il est cinq heures, Paris s'éveille
  18. La Compapade
  19. Merde in France



[*]Encore:

  1. 21 Et moi et moi et moi (Dutronc à la guitare)
  2. 22 Outro (départ progressif des musiciens)
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 20:53

Pas une sinécure pour rejoindre,un vendredi de Pentecôte, l' Ace Café à Rumst!
Tout le pays is on the road.
On n' a peut-être pas de gouvernement (fédéral), mais des bouchons, on en a à revendre.
350 km de files à 19h.
Que dis-tu, Charles?
La chienlit, mon cher!
Pas de panique, ça ira mieux avec De Wever & co!
Explique, menneke, pourquoi vas-tu te perdre sur le Rupel?

The Runaway Brides
.
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Four chicks on speed, que Gert (Surfing Airlines) a dénichées à Berlin.
Une berline royale datant de la république de Weimar?
Non: trois bonnes femmes ayant quitté leur natal Kentucky ou la Californie + une citoyenne de Maestricht, partie, comme les Yankees, respirer l'air prusse.
Iris Romen, la douce batave, manie la upright bass, sourit et chante- April Walz valse avec les clients, chante, joue de l'acoustique, carbure au Bourbon et aguiche tous les tatoués, affalés au comptoir (une dangereuse (fausse?) blonde )- Trinity Sarratt chante divinement , tapote une batterie ou un washboard, manipule des handshakers et joue de la guitare, tout en nous exhibant ses tatouages discrets - the red one, Laura Bean, n'est pas un fin haricot, ni la petite soeur du Mister britannique, elle joue, bien, de la mandoline, de la guitare et chante.
Ces copines de Julia Roberts ont sorti un EP, 6 titres, de female old school country /bluegrass/honky tonk music et, à partir de 20h45', vont faire tourner la tête à tous les mâles se désaltérant à l'abreuvoir local.
'Hey good looking' déjà en 1951, Hank Williams se demandait ce qu'il y avait sur le feu!
Plus country que ça, tu meurs!

 

 

P1000328.JPG'I love Jesus but I drink a little' tous les curetons picolent, mesdames!
Ces nanas ont tout compris: contralto voice à la Patsy Cline, ou close harmonies, petites touches de western swing ou de hillbilly, une contrebasse sérieuse, une guitare vivace , une mandoline aguicheuse et un verre de booze à portée de mains.
On s'amuse!
'Corn in Cornbread' romance culinaire du Missouri, interprétée par la rouquine, sur fond de washboard coquin.
'Runaway Bride' ...she ain't gonna marry him. Richard Gere, ou pas!
'Cheatin Woman', it's not me, nous raconte April.
T'es pas obligé de la croire.
'Pretty Lies' toutes des menteuses!
Le jazzy: 'Don't call me baby' , c'est pas parce que je suis serveuse que tu dois croire que c'est arrivé, dummy!
La guitare passe de mains en mains: à ton tour, Trixie (c'est le petit nom de Trinity): 'This ain't about you'. Fabuleuse mandoline.
Le classique 'Jambalaya' et la valse bluegrass, hymne du Kentucky 'Blue Moon of Kentucky'.
Et en province que fait-on? ' Small town Saturday Night' un six pack of beer and a bottle of wine pour commencer!
John Prine en duo avec Iris DeMent 'In Spite of Ourselves': brillant!

 

 

Nos délurées nous concoctent un country larmoyant: ' There he Goes'. Me faut un mâle, se dit April, qui arrache le Lange Walter de sa pintje et le fait tourner en se collant à lui!

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Encore une petite avant la pause boisson: 'Blame it on your heart'!
Le bar est pris d'assaut!

Set 2
With more songs we wrote ourselves.
'Drunk Dial' quand je suis bourrée, tous les 2 jours, j'appelle mes anciens flirts au téléphone (c'était avant fesse bouc!).
'Can't let go' je sais que c'est fini, but I can't let go.
Pot de colle!
'Ledge of Lonesome' y a pas que Lucky Luke qui soit seul...
'Red Eye to Jersey' le rêve américain devenu cauchemar, joué à la vitesse supérieure.
'Ditch the Bitch' ta petite amie, c'est une pute, je te l'explique en 30 secondes.
'One more night with you' le slow qui tue.
'You stole my heart' romance Marilyn Monroe, admirablement interprétée par la gentille Iris.
'Small Confession'/ la petite Iris a des problèmes avec notre accent et comprend 'Smoking Fish' , nous aussi, madame! Seul hic, regarde le carton: 'No Smoking', même pour les poissons!
Popular honky tonk !
'You only like me when you're drunk' salaud d'ivrogne, à la queue agitée, quand t'es chargé ...I'm not too fat...P1000333.JPG
Je t'aime, baby, urps...
'Hello, Mom, I'm in jail', besoin d'un petit dessin?
Elles sont hilarantes, nos brides.
'The Race is On' de George Jones, marié quatre fois, l'ex de Tammy Wynette.
On va saluer Lucifer? 'Hell's gonna have some company, tonight'.
S'emmerdent pas aux enfers!
Une dernière pour la route: 'Delilah':..you have been creeping round my man...
Salope!
P1000335.JPG
Un bis, perhaps?
OK, on vous refait notre titre fétiche:' Runaway Bride' , puis je vais m'amuser avec le pas rasé qui m'a fait un clin d'oeil, nous balance April.
Audacieux, le gars!

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 20:20

Dynamite, Narcotics, Alcohol et une bonne portion de rock'n roll au  DNA, rue Plattesteen, en ce chaud jeudi de mai.

 Brigitte Hanley & the Dark Shadows

P1000313.JPGun trio de nanas from Down Under (Sydney), pratiquant un punkabilly/garage/ new wave, noir, méchant,dynamique et vachement sexy.
Sais pas si  Brigitte, la frontwoman chanteuse/guitariste, s'est inspirée du Gothic Soap Opera pour son nom de scène, mais son look whiteface et thrashy makeup n'est pas vraiment bourgeoise de la bonne société.
A la basse et backing vocals, la redoutable: Carly Chalker et aux drums, backing vc., la bombe asiatique: Nerida Wu.
Wouah, tous les mâles à ses pieds... formidable drumming pour cette fille ne ressemblant pas vraiment à Margaret Thatcher.
First time in Belgium pour les Aussies, ayant déjà sorti un full CD ('Darkness Calls') et plusieurs EP's et, pouvant se targuer d' avoir fait la première partie des Stray Cats.
Notre Jack Fire national (présent ce soir, tout comme Patrick Ouchène ou Yvan Nervous Shakes..) a eu l'honneur de décorer quelques titres enregistrés par les Ombres Noires de sa wild contrebasse.
'Stand Off', Une Danelectro métallique, pour ce furieux punk/psychobilly: ça va saigner!
Shit, voilà RickyBilly qui compte me raconter la suite de son feuilleton.
Ai beau lui faire signe: 'k begrijp je niet, je t'entends pas mon mignon, va jouer plus loin, il persiste dans son exercice favori: te lécher les oreilles, de sa langue sentant le rance!
Pas de temps mort, on attaque 'Denial' .
De féroces Amazones, des guerrières fougueuses, des Lara Croft puissance 20!
' Sleeping with a Vampyre'
Sais pas s'il ronfle...

Un downtempo punky juteux, te rappelant la jeune Patti Smith.

 

 

'P1000305Requiem' Une missa pro defunctis ,du punk blues sentant bon les Cramps ou le Gun Club,
avec hargneux duel basse/guitare.
'Freedom of Choice' de Devo, entamé par un furieux grondement à la batterie.
One , two, three... La Brigitte fait le décompte avant la décharge de foudre... boum, boum, boum , basse et guitare embrayent.
Zeus est furax, Héra lui a refilé une choucroute indigeste!
'Time to fight back', les nanas ne comptent pas se laisser faire. Sus aux machos en poussant des cris stridents.
'Zombie Nation' les Clash ou les Damned avec une touche de Gene Vincent croisés avec Peggy Lee et Poly Styrene.
'Invisible' un nouveau bâton de dynamite.
Du punk psychédélique et hypnotique: 'Dark Shadow' .P1000311
'Pesticide' à la ligne mémorable, que vous pouvez replacer en société si vous êtes invités chez Isabelle Durant ...your love is like pesticide...
Du bien lourd :'Dave likes Dolls', semblerait que Dave ne soit pas le seul à avoir des fantasmes, quelques excités ayant éclusé des litres de mousse, viennent se coller frontstage pour reluquer les poupées de plus près.
Nos Ombres ne s'en offusquent guère et bastonnent de plus belle: ' Alien Moves' !
Vous n'êtes pas encore morts?
Nous, non plus, feu à volonté, dernière rafale: ' Mad at you' (de Mack Self).
Le DNA à feu et à sang!
50' de furie extrême!
P1000315.JPG
Bis
Un morceau de Portishead, 'Sour Times', que les filles ont enregistré avec The Quakes , un psychobilly band légendaire.
'Identity':..I don't wanna be your wife.... !
Vais me jeter dans le canal, après avoir ingurgité l'équivalent de bière que mes 20 derniers Euros peuvent me payer.
Attends mec, écoute ça: ' Let's go (Psycho)' , et Miss Handley de prendre les poses provocantes, teintées d'érotisme rock'n roll.
Le DNA en fusion!
Ok, je deviens psycho!

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 21:59

Hier soir, à l'AB, un public nombreux s'était donné rendez vous pour assister à la performance d'un show de  Deadmau5.
Car dans le cas du Canadien, il s'agit bien d'une performance, d'un happening faisant appel à tous nos sens.
Après avoir rempli 3 fois la Brixton Academy, Joel Zimmerman nous arrive avec le top du top en matière de technologie visuelle et auditive et, les camions imposants, qui jouxtent l'AB, laissent prédire un matériel pour le moins colossal.

Découvert en 2007 grâce à son titre "Faxing Berlin", l'homme n'est pas une souris de laboratoire et enchante plutôt les clubs electro et les night- clubs du monde entier.Ici, on est loin du rock classic, on surfe plutôt entre électro, progressive, techno et un zeste de trance.
Deadmau5 est, indubitablement, l'un des jalons majeurs de la musique électronique actuelle, sorte d'héritier contemporain d'un Tangerine Dream, dopé aux amphés et, la simplicité apparente de son style lui donne une patte immédiatement reconnaissable, et le rend appréciable, autant des afficionados de musique électronique que des nightclubbers amateurs de dance-floors.

Après une 1ere partie assurée par  dj Moguai (assez agréable d'ailleurs, sans être géniale) c'est sur le coup de 21h que la salle s'éteint, laissant place à l'univers de Deadmau5 (prononcez Dead Mouse !).

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Immédiatement c'est le délire dans la salle et, ce qui frappe au premier abord c'est la puissance du son ! Didioss !! Quel son ! les infra-basses décoiffent ( oui je sais, chez moi ça ne veut pas dire grand chose.. ) et, franchement, à coté d'une puissance sonore pareille les groupes de metal peuvent aller se rhabiller !
On supporte donc bien ses bouchons si l'on a + de 25 ans ...
Et le show ? Et bien il est gigantesque.
Juché sur une plate forme qui sert de support à ses délires lumineux et entourés de lights démentiels la souris apparaît, tour à tour, espiègle ou inquiétante.
dsc01719z.jpgAvec Deadmau5, on ne s'ennuie pas un instant, noyés que nous sommes dans un déluge de trouvailles visuelles, toutes plus inventives les unes que les autres. Techniquement, c'est du grand art et le déluge d'images est en osmose parfaite avec la musique.
Je me réfugie tout en haut du balcon car une chose est certaine, le public electro n'est pas des plus disciplinés et les spectateurs bougent sans cesse, allant chercher de quoi s'enivrer et passant de la position assise à celle du danseur désarticulé avec une constance métronomique. Le public, majoritairement, a entre 18 et 35 ans mais environ 20% de la salle est constituée de gens qui viennent écouter plus que danser et, qui doivent se situer bien au delà de cette tranche d'âge. Quoique il est quand même fortement difficile de rester assis pendant ce genre de set.
Ce qui frappe aussi c'est le nombre de pétards allumés dans la salle, sans aucune intervention de la sécurité, alors que l'AB est quand même une salle à grosse proportion de matériaux combustibles...(pas bien ça, la sécu !)
Il doit y avoir beaucoup plus de consommation de substances prohibées au sein de ce genre de public que dans le public rock classique.


Et la musique ? Et bien franchement je n'ai pas été déçu. La musique de Joel Zimmermann est réellement emballante. Les hits s'enchaînent sans temps morts.
Bien sur certains non-initiés pourront reprocher que, bien que compositeur Deadmau5 ne joue pas tout en ''live'' ( comme Tangerine Dream et Klaus Schulze d'ailleurs..), mais on s'en fiche car cette musique a été composée par l'artiste et il nous l'offre dans un emballage tellement grandiose qu'on ne regrette pas une minute le voyage...
J'ai rarement vu un public aussi déchaîné dans une salle de concert !
dsc01758d.jpg
Au rappel, Deadmau5 reviendra sans son masque, nous asséner l'estocade finale d'une heure trente d'electro dance géniale.
Mais personne n'a posé la question essentielle : Minnie était elle dans la salle ?
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 20:34

Concert organisé par le collectif  A Song A Place en collaboration avec l'Arrière-Scène, coquet petit théâtre, sis rue Chambéry, près de La Chasse.

 The Green Apple Sea
P1000260.JPGune mer vert pomme aus Nürnberg pour ouvrir les débats.
En principe, 5 maîtres nageurs pour porter secours aux baigneuses en difficulté. Sont seulement 2 à s'être tapés les 600 kms sur l'Autobahn pour jouer à Etterbeek.
Stefan Prange, le compositeur/narrateur, guitariste, lead vocalist et Wuschi aux claviers et harmonies vocales.
Ils sortiront un troisième album "Northern Sky/SouthernSky" en septembre.
Pendant 40', leurs douces folksongs vont baigner le théâtre dans un monde de silence, de recueillement et de douce mélancolie.
Pense aux titres les plus fragiles de Simon & Garfunkel ou à la délicate et subtile folk fjord de Kings of Convenience.
Close harmonies impressionnistes, piano romantique, compositions en clair-obscur, spleen impalpable: c'est sûr les voisins peuvent oublier les boules Quiès.
There's a story for each song, nous annonce Stefan.Vous pouvez choisir la version longue ou the short one
'There's always something bigger' sur 'Forever Sounds Great': a sweet soft melody respirant le paisible.
Un voyage en bus, collé à la fenêtre, tu rêvasses en regardant défiler les paysages.
'El Fin del Mundo', écrit en Argentine, à Ushuaia , 'The Uttermost Part of the Earth', au début du 20è siècle les forçats furent obligés d'y construire leur propre prison.
Sombre, lent et profond.
'Whale Watching' en Patagonie.
Les touristes peuvent se payer un whale watching tour et, éventuellement, dénombrer 8 cadavres de cétacés sur les plages de la Peninsula Valdes.
Dan Miller vient accompagner le duo à la guitare, dont il caresse les cordes d'un archet plaintif: l'agonie des baleines!
'How else can we escape' l'histoire d'un garçon who is in religion but likes to masturbate.
Pensais que tous les curés aimaient cet exercice.
Le légèrement plus nerveux:'Satellite Wings', pour ma grand-mère, le contraire d'une dolle mina: jamais sa bouche ne proféra une plainte.

 

 

'Sleep!Now!' pour mon fils (18 mois), une berceuse sentimentale.
'Rock'n Roll band' une cover de Shel Silverstein, poète, auteur de children's novels et singer-songwriter.
Petit rock aux sonorités The Byrds.
'I need you to save me forever' du country/folk joyeux, toujours dans la tendance McGuinn/Hillman.
Un titre aux suaves harmonies décalées:'From Under the Rooftops', le country boy quittant son village pour the Big City et le regrettant.
'Nightmares' même les Bavarois font des cauchemars.
Folk élégant à la Fleet Foxes.
A last one, Brussels, thank you for listening: ' How could I get you so wrong'.
Un piano, deux voix pour cette belle ballade dépouillée et désabusée.

Bruxelles veut un bis!
'A city and a woman' une soyeuse déclaration amoureuse.
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Tu peux oublier les Ein Zwei Drei Suffa... hurlés,, pendant l' Oktoberfest à München, chope d'un litre d' Augustiner Bräu valsant au dessus des têtes et éclaboussant ta Gretchen voisine.
The Green Apple Sea= distinction et esthétisme.

 Ann Arbor
P1000285Le Michigan après la Bavière?
Erreur pépère, Ann Arbor est le nom de scène d'un quintette, dirigé par la chanteuse/pianiste Véronique Jacquemein.
Le fidèle, Dan Miller l'accompagne à l'acoustique et assure les backings.
Dans une vie antérieure, ces braves jeunes gens se nommaient 'Daydreamer'.
A la contrebasse: Joey Lim- à la batterie, un ex-Monsoon: Stéphane Vandemaele et depuis peu aux claviers, le doué, Julien Vizzini (Doktor Caligari).
Un EP 'White Shore'
Du jazzy folk entraînant pour commencer 'People don't know'. La voix légèrement rocailleuse de Véronique fait mouche et déjà, mes voisines ont la bougeotte.
Décoré d'un glockenspiel,'Story of the enemy' une nerveuse gypsy dance.
Un piano classique pour 'White Shore'. Pas de marée noire, Deep Water Horizon n'a pas vicié cette blanche plage...time has come to live on my own... I used to cry but I'm feeling happy....de cette raspy voice, proche de Kim Carnes ou de Chrissie Hynde, de redoutables maneaters.
'Lost Expectations' chorégraphie tournoyante.
'Happy Times' une valse bluesy chantée d'une soulful voice.
'Sweet Surrender' Une sérénade automnale(...too many leaves are falling, I'm a naked tree...) jouée et chantée unplugged, en duo (Dan/Véronique).

 

 

Vais me débrouiller seule pour 'Secret Stone'.
Tire-toi Julien, vais pianoter à ta place. Profond, comme le 'Perfect Day' de Lou Reed.
Julien, on la fait à deux? 'Sorry', un slow comme en quatorze.
Attention, c'est pas le 'I'm sorry' de Brenda Lee. S'agit d'une autre souris tout aussi aguichante.
'My little demon', Dan, un petit gimmick, maybe?
OK, ai piqué une teaspoon à l'Ibis ce matin, vais l'utiliser comme slide et puis je transforme le truc en loops.
Ces petits démons ont le blues sur coulis d' orgue majestueux .
'The Guest' un female crooning charnel.
Hit potentiel, cet invité, accueilli par un handclapping de bienvenue.
La dernière: 'The Siren', un ballet aquatique mythologique. En piste Terpsichore, Melpomène et Stérope entament un rondeau lascif, tout en essayant d'entraîner les pauvres mortels dans leurs circonvolutions séduisantes.
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Ambiance au zénith, les copines exigent un bis.
On vous en offre deux:
le larmoyant et superbe 'Rose' et un dernier downtempo, piano en évidence, virant folk rock agité: 'Sparkling Ray'.
Un concert pétillant!

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 21:58

Hier soir, première date d'une série de 3 ( elle reviendra en novembre) du Monster Ball Show de Lady Gaga au Sportpaleis.
Comme pour tout évènement populaire, on "sent" la tension dans la salle remplie d'un public hétéroclite allant de la minette excitée à l'amateur de dance floors en passant par la communauté gay et l'amateur de rock curieux.
Je fais partie de la quatrième catégorie et c'est il est vrai la curiosité et l'envie de juger par moi-même d'un phénomène pop mondial ''on stage'' qui m'a guidé vers cette bonne ville d'Anvers et son Sportpaleis désormais célèbre.
20h pile, les  Semi Precious Weapons lancent le bal. Le chanteur , sorte de croisement glam entre dsc01572td.jpgLady gaga, Iggy Pop et Dave Vanian des Damned, en jupette argentée , bas résilles et bottes hauts talons façon honky tonk arpente la scène secoué par de vifs spasmes rock n' roll. Le gratteux et le bassiste se roulent rapidement par terre, agitant leurs petites jambes de (pseudo) rockers vers le plafond comme s'ils étaient attaqués par un bataillon de fourmis rouges. Le problème c'est que derrière tout ce ramdam, musicalement c'est creux comme une huitre !
N'ayant à leur actif qu'un seul maxi 3 titres (l'album sort en septembre), ces new- yorkais passeront 30 minutes sur scène à nous écorcher les oreilles, dont 1/3 à vanter les mérites de la Lady qui allait bientôt leur succéder..
Pathétique et sans grand intérêt !

Il est un peu plus de 21h lorsque la foule, après avoir improvisé une ola pour patienter, se dresse comme un seul homme lorsque les lumières s'éteignent.
Deux écrans géants de chaque coté de la scène et un plus grand au centre sous forme de rideau laissent apparaître en ombre chinoise une silhouette accrochée au bastingage d'une terrasse métallique. Ovation. Le rideau s'efface laissant place à un décor rappelant terriblement celui de la tournée 'Sign of the Times ' de Prince (plagiat?) : des échafaudages, des réverbères, une vieille carcasse de bagnole et au milieu de tout çà les danseurs et danseuses font leur apparition. Les musiciens du groupe sont eux planqués discrètement dans le décor.
 Lady Gaga est dos à nous, fesses tendues vers son public, elle lève le capot de la voiture qui laisse apparaître dsc01583rs.jpgun clavier de piano. Bel effet , le reste allait malheureusement être d'un tout autre niveau.
Passé donc la surprise de découvrir le décor et le joli popotin de la belle (sic!), force est de reconnaître que le son est assez approximatif, le band incolore et insipide ( playback par moments ?) et que ce show tant attendu par les fans du monde entier est surtout une addition de gimmicks sans grand intérêt servant la mégalomanie de la Miss Gaga !
Le rythme est cassé régulièrement par les changements de costumes fréquents de la star et interrompu toutes les 10 minutes par des speeches racoleurs à la gloire de son public chéri et de son personnage de diva.'' How are you little monsters ?! ''
Et la musique dans tout ça..et bien.. heu...c'est bien là que le bât blesse.
A part le dernier quart d'heure où Lady Gaga enchaîne ses 3 hits planétaires : Paparazzi, Pokerface et Bad Romance

 

 

dsc01597d.jpgqui mettront une grosse ambiance dans le Sportpaleis, le reste du répertoire est souvent proche du vide sidéral, au point que tèes rapidement on se surprend à bailler et à compter les minutes d'un show qui n'a d'intérêt que de savoir de quoi sera fait le prochain décor et la prochaine tenue farfelue de la Miss..
Bref, Lady qu'on aurait plutôt du appeler bla-bla (elle parle plus qu'elle ne chante!), passe difficilement le cap de la scène, se révélant une danseuse quelconque souvent vulgaire, ne distillant que très peu d'émotions et dont le talent se limite, bien vite, à un passage acoustique, seule au piano, qui révèle une excellente instrumentiste qui aurait pu avoir une carrière à la hauteur de son talent bien réel lorsqu'il est livré à l'état brut et sans artifices. Mais la lady aurait sans doute alors vendu beaucoup moins de disques et aurait sans nul doute été beaucoup moins Gaga..
Chaque époque a ses artistes, et notre société, de plus en plus superficielle et décadente, ne mérite sans doute pas mieux, comme religion musicale pour les masses, qu'un univers pop de carton pâte où la forme compte bien plus que le fond...
dsc01653v.jpg
Tout n'est pas perdu, j'ai dans la voiture un cd des Walkabouts et une demi- heure de trajet retour devant moi.
Cela suffira sans doute comme antidote, non ?

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 21:34

Des amateurs polonais chez Franz le déraciné?
Le Kafka café(rue de la Vierge Noire), autrefois littéraire, est plein à craquer(un lundi!) pour ce Stoemp caféconcert.

 Amatorski
P1000248.JPGLe quartet gantois a le vent en poupe, finaliste du dernier Humo's Rock Rally et prix du public.
Sortie d'un EP ('Same stars we shared' ), acclamé par les critiques et des concerts à la pelle!
Inne Eysermans (chant, programming, claviers, xylophone, guitare) -Sebastiaan Van den Branden(guitares et backings) -Hilke Ros (basse ou contrebasse) et Christophe Claeys (batterie, xylophone) pratiquent un indie/trip hop atmosphérique, tendance chill-out, voyageant dans les eaux Sigur Ros, Mùm, Lamb, ou nos Lunascape...sans tomber dans la caricature.
La voix flottante de la frêle Inne voyage sur des nappés de claviers, décorés de lignes de contrebasse sobres. Les délicates interventions à la guitare enjolivent les mélodies mélancoliques . L'accompagnement percussif est tout aussi discret et juste. Bien souvent un frottement de balais sur les toms ou caisses claires remplace l'usage des baguettes.
'Peaceful'. Titre bristolien, des plus adéquats pour décrire leur univers éthéré.

 

 

P1000250.JPG'Same stars we shared' .Spleen stellaire.
Les vocaux immatériels d'Inne te renvoient vers Hanne Hukkelberg ou Susanna and the Magical Orchestra.
Douceur et vulnérabilité.
'22 Februar' contrebasse et drumming jazzy, effets d'ebow à la guitare, petit xylophone fluet et claviers charmeurs.
Travail soigné!
'8 november' une valse automnale vaguement electro.
Du Hooverphonic, sans le côté commercial.
'Where will I be', une cover méconnaissable d'Emmylou Harris/Daniel Lanois, transformée en slow mélancolique.
'The King': une acoustique, une contrebasse feutrée, quelques touches de xylophone et la voix charmeuse de la blonde enfant. Une ballade/ritournelle conte de fées imparable.
'Come Home': classé numéro 4 dans de Afrekening sur Studio Brussel.
C'est clair, ce single est un petit chef-d'oeuvre.
Un old -fashioned slow, de ceux que t'entendais au début des sixties , lorsque, boutonneux, t'allais, lors de la kermesse du village, jouer au dur sur les auto-scooters.
Le jukebox passait 'Hey Paula' de Paul & Paula ou 'Sealed with a Kiss' de Brian Hyland.
Une friandise sucrée et collante.
Bedankt, Brussel!
35' , dat was kort!
P1000255.JPG
Un bis, misschien?
OK: 'Never Told' , une composition veloutée au final nerveux.

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Published by Michel - dans Concerts
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 11:29

La Hype du moment.. Concerts sold-out partout, leur musique en générique tv, dans les pubs, etc… On ne sait pas passer à coté de « The Drums ».

Sur album leur musique ma plait bien. Du surf-Rock frais, léger qui donne la pêche et envie de se trémousser le popotin au soleil.

Belle surprise de les voir aux Nuits Bota dans une des meilleures salles de Bruxelles. On est serrés comme des sardines dans la rotonde... le concert est archi-complet.

20h30’ montée sur scène des 4 new-yorkais qui vont être terriblement décevants.

Deux guitares, une batterie et l’excellent chanteur (Jonathan Pïerce) le seul à sortir du lot par son énergie et sa voix impeccable. Les synthés, la basse, la batterie électronique et la quasi-totalité du son provient de bandes… Ben oui., c’est bien la technologie quand c’est utilisé discrètement et parcimonieusement mais quand ça fait tache c’est désagréable. Ca permet juste au guitariste de sauter en l’air, de faire la toupie à profusion et de plus s’occuper de son look que de sa guitare mais point de vue musical on s’ennuie ferme.

Autant sur album leur musique est excitante, autant en concert elle sent le rance. Après le premier morceau je pense de suite à Echo and The bunnymen, même voix, même son de guitare, même ambiance…Mon voisin fait la même réflexion à sa compagne. (On a les même références l’ami ! ou le même age…)

Le band a beau se démener, le chanteur a beau danser, le lead guitare a beau lâcher quelques jolis effets, le reste du concert sera d’un ennui sans nom. Seul « don’t be a jerk, Johnny » sauvera une prestation décevante de près d’une heure.

Comme souvent avec les groupes « hype » le soufflé risque de retomber très vite…

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Published by Lio - dans Concerts
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