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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 08:24


Ce soir l'excellente salle du Centre Culturel de Woluwe St Pierre accueille la troisième date de la mini tournée belge du Cirque des Mirages.
Après Huy et Ath, demain ils seront à Arlon.
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La salle n'est remplie qu'aux 2/3 et une fois de plus on peut déplorer, ô injustice, que talent ne rime pas systématiquement avec notoriété. Et du talent Parker et Yanowski en ont à revendre.
C'est réellement par hasard, qu'il y a quelques années, je les ai découvert via internet, et ce fut le début d'une véritable histoire d'amour entre l'auditeur curieux que je suis et la richesse de leur oeuvre.

"Le cabaret expressionniste du Cirque des Mirages n'est pas un quelconque clin d'oeil nostalgique aux spectacles d'autrefois, mais plutôt une réponse violente, absolument moderne, tissée à coup de beauté , de poésie et de fantastique à la puissance écrasante d'une société."Voici comment se définit le duo.
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Sans cesse créatifs, Fred Parker( Frédéric Aliotti à la ville) et son comparse Yanowski ( Yann Girard) tissent les mailles d'un répertoire poétique et inquiétant qui touche l'auditeur en plein coeur.Impossible de ne pas être happé par cet univers tragico-burlesque qui fait appel à tous vos sens.

Pensez donc... Il est 20h30 et la pénombre se fait dans la salle.
Parker s'installe au piano et lentement Yanowski s'avance vers le micro..

"Mais...ils sont tous là !!" hurle t'il.

"Regarde, Freddy

Y sont tous venus ce soir

Ils ont tous accompli les pires forfaits

Pour pouvoir se payer leur ticket

Comme l'autre gueux là-bas

Il a vendu ses yeux

Pour faire la manche ça rapporte mieux

Couillon maint'nant t'y vois plus rien

Y t'reste le son c'est déjà bien

Tu pourras toujours répliquer

Qu'au moins toi t'as eu ton ticket

Quant à vous public illusoire

Que la débauche et le foutoir

Ont ramené dans ces bastions

Épargnez-moi vos réflexions

Plutôt mourir que de connaître

La liste infâme et malhonnête

Des forfaits et des fourberies

Qui vous ont menés jusqu'ici

Car moi j'ai ma moralité

J'ai pas eu besoin d'mon ticket

Pour pouvoir entrer dans cette cage

Où sévit le Cirque aux Mirages".
(Le Ticket)



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D'emblée le duo crée le silence dans l'auditoire.
Performer né, Yanowski déploie son immense carcasse avec la précision d'une horloge suisse. Chaque expression, chaque geste témoigne d'une sensibilité à fleur de peau et touche là où il faut.
On pense au grand Jacques, à Léo à l'univers de Tim Burton, on est transporté dans un monde magique, parfois cruel, souvent cynique, sorte de miroir nous révélant nos rêves, nos angoisses et nos espoirs.
On n'en sort pas indemne.
Véritable mime chantant, jouant avec nos humeurs comme un chat avec une souris, le grand Yann se pose en Monsieur Loyal, terriblement humain aux frontières de la transe, qui nous cracherait nos reflets déformés en plein visage. Lyrique, théâtral, habile à explorer les tréfonds de l'âme humaine, ce magicien du verbe autopsie nos vies sous le regard complice et les notes virevoltantes de son alter ego pianiste Fred Parker.
Tant Yanowski est immense (il ne doit pas être loin de mesurer 2 mètres)...tant Parker est petit par la taille mais grand par le talent. Ses mélodies belles et inquiétantes servent de décor et de faire valoir aux textes de son partenaire.
Oui ses deux là ont du génie.
Quelques draps sombres en toile de fond, un éclairage subtil composé de quelques rares lumières blanches et rouges suffit à nous faire rêver.
Nous sommes conviés dans le cabinet du Docteur Goldberg, à rencontrer un huissier de justice impitoyable, dans le boudoir d'un bordel où vit une pute chimérique ou à une partie de cartes avec le Diable. On rit franchement, on angoisse, on a peur, on soupire de bonheur, on écarquille les yeux... on vit !
On s'évade lors d'une jam session d'anthologie (Fred Parker chez les Corses), on se soigne chez l'inquiétant Docteur Jean Lebrun et vous savez quoi ?
Il paraît que les barbares sont dans Paris !!!

Apres nonantes minutes lorque le spectacle se termine il nous faut quelques minutes pour émerger de ce cirque et n'en garder que les mirages...

Après un rappel et une standing ovation bien méritée, Parker et Yanowski prennent congé dans la pénombre, avec simplicité, comme ils sont venus.

"C'est l'amour qui vous rentre au coeur Mais c'est la mort qui, chante encore Et qui chante à crever bien que tout soit passé Comme un long rêve qui vous mord Et lorsque l'amour se taille
Comme d'un feu de paille
C'est le coeur qui défaille
Si bien qu'on ne sait plus
Si c'est l'amour qui meurt
Ou bien la mort qui tue"
(L'amour à mort)



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Que votre nuit soit douce ! clame Yanowski.

Quelques minutes plus tard il me révèlera qu'un troisième album est en chantier et sortira fin 2011. Voilà une excellente nouvelle !

Si cette chronique vous a plu et suscite en vous l' envie de découvrir plus en détail Le Cirque des Mirages, j'aurai modestement posé ma petite pierre à l'édifice de la notoriété d'un duo d'artistes uniques à côté duquel vous ne pouvez pas passer.
Allez parcourir leur site, laisser la magie opérer en vous, et si comme moi vous devenez accro vous pourrez toujours précommander leur nouveau cd ou en devenir le co-producteur.
Tous les renseignements ici : http://www.cirquedesmirages.com
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Chapeau bas, Messieurs et revenez vite nous enchanter en Belgique, on n'attend que ça !

 


Setlist:Le ticket

Le fonctionnaire

Comme si tu étais là

 

Professeur Goldberg

 

Le désinvolte

 

J'ai vu Dieu...

 

La femme fantôme

 

Ceux qui savent s'aimer

 

La partie de cartes avec le diable

 

Fred Parker contre les Corses

 

Le cabinet du Docteur Lebrun

 

Les barbares sont dans Paris

 

L'aveugle

 

L'amour à mort

(auteurs : Aliotti et Girard)

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Published by JPROCK - dans Concerts
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:08

Well-known on the international stage, this quartet took the evening to another level and made a big impression on the audience...compte-rendu de la performance d'Howlin' Bill au 1st European Blues Challenge, s'étant déroulé les 18/19 mars à Berlin.
Le jury délibère après avoir entendu les 16 groupes....Time now for Ronny Salewski, master of ceremony for both evenings and the EBU president, Tom Ruf, to come back on stage and name the winners: cocorico, sortez les drapeaux, envoyez le Prince Laurent, Leterme & co...
Second place went to the Austrian quartet, Meena, whilst the first European Blues Challenge top gong went to the Belgian Howlin' Bill!
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Et Howlin' Bill est l'invité de cette sixième bluesnight concoctée par la Brussels Blues Society.
L'Essegem n'affichera, pourtant, pas complet, why?
Der Prophet gilt nichts in seinem Vaterland...
Les températures Costa del Sol? La veille du congé pascal? Le prix du carburant?
Les blues addicts ont quelque peu boudé l'événement, ils ont eu tort, Michèle!
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7avril-018.jpg20:40 l'usuel laïus introductif et voilà Howlin' Bill et ses Daltons.
Le loup est en fait un renard: Wim De Vos: vocals, mouth harp - à la basse, le John Entwistle belge: Walkin Winne Penninckx- Little 'Ace' Jimmy aux guitares et Ken Hontelé (aka Uncle T), le broer du petit Jimmy, aux drums.
Zêtes bien assis, on attaque à fond la caisse: ' Don't wanna go home' un bluesrock ( qu'ils ont enregistré en 2004 sur l'album 'Cool it') qui pompe vache.
Pas le temps de t'enfiler une gorgée de mousse, Jimmy a déjà amorcé le méchant 'Midnight Hero'.
Brussel, wij zijn Howlin' Bill et nous venons de la communauté Bruxelles-Antwerpen, if you see what I mean... t'es piqué, Charles?
On va vous jouer 'The devil & the deep blue sea' (Holland K Smith). Démonstration éclatante du petit Jimmy.
Difficile de cataloguer Howlin' Bill, pour les puristes ils ne seront jamais assez blues, l'éclectisme est leur point fort: jump, shuffle, boogie, rockabilly, bluesrock, swing, country, surf, jive... ils mixent tout.
Tu veux du Fabulous Thunderbirds, du Little Walter, du Gary Primich, du Bo Diddley, du Stray Cats, du John Lee Hooker un peu de Johnny Cash ou de Stevie Ray... tu seras servi.
Et Helmut Lotti?
Aussi, quand ils auront vidé 6 fûts de Stella.
Un boogie blues :'Big daddy's coming home' et un country blues d' Hank Williams III t'amenant du côté du Mississippi :' 7 months 39 days'.
Une chanson printanière 'She moves me' ( Muddy Waters) et un morceau qu'on joue depuis des lustres, il est dédié à 7avril-002.jpgtous ceux qui ont quitté cette terre avant l'heure, 'Gone too soon'.
Un slow blues aussi émouvant que le 'Christo Redemptor' de Charlie Musselwhite.
Uncle T c'est quand tu veux, menneke, envoie le jus: ' The circus is coming to town' , un cirque rockabilly avec la femme à barbe, l'homme canon, le jambon Daerden, Bartje Mayonnaise et le Prince va au Congo sans son papa...une fameuse bande de tarés.
Je dédie la suivante à la ligue Alzheimer, godv. ik ben de titel vergeten!
Quoi Winne?
Juste: ' Remember the day' .
Un solo lumineux de Jimmy Frey!
On vient de sortir un EP, un vinyl, pour emmerder tous ces connard qui downloadent la musique: 'Night Nurse' est un des morceaux de cette plaque.
Une ode rock à Nurse Betty, une mini-jupée infirmière dont tu devines les appâts au travers de la blouse blanche.
Un voodoo rock: ' A date with the devil' ,... she had eyes like an eagle... a red pony tail... t'as rêvé de Milquet, pôv gars!
Une petite dernière avant le break tabac, l'instrumental 'Sipido', un shuffle harmonica en goguette.
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La pause Jaffa/Belga se prolonge jusqu'à 22:10', heure de la seconde mi-temps.
..I'm gonna tell you a story... celle du Petit Chaperon Rouge?
Non, une 'Foxy Little Lady', encore une Lolita, Lio, Lady Gaga ...a nasty little girl.
7avril-006.jpgGros riffs de guitare: 'Six feet five'. Les dimensions de son bâton?
Little Jimmy sur le sentier de la guerre, ça va saigner.
Le titletrack du EP: 'Howl, le retour des loups à Bruxelles.
Un slow pour se débarrasser d'une nana qui te colle au cul : ' Get outta of my life' .
Ecoute: tu m'écris pas, tu me téléphones pas, je veux pas te voir, c'est pas parce qu'une fois j'ai été gentil qu'il faut croire que c'est arrivé, pétasse!
Avec en fond musical un truc pute à te coller à une nana sous la boule scintillante du King's Club à Steenokkerzeel.
Pas destiné à la même: 'Don't you know' (that I love you), un blues qui racle.
Vous semblez pas saisir ce que je vous chante, je descends du podium et viens souffler de mon Mississippi saxophone fumant dans vos pavillons mal nettoyés.
Ce mec a pas besoin de micro, il avise son verre vide, le ramasse,va se servir à la pompe tout en continuant sa gueulante.
Une bête, ce gars: du coffre et du feeling!
Public ravi.

 

Vous êtes venus pour un concert de blues, Jette, are you ready for the blues?
Oui, madame!
' A man's got to do' une coulée de lave bleue incandescente envahit le club.
Chaud, chaud!
You know, le petit c'est un crack à la guitare, mais en plus il chante, vas- y Jimmy: 'Let's roll', a railroad track suintant.
Sur le EP: ' Bellboy John' un straycat strut sur Schelde.
Dedju, il est tard, ma femme m'attend, une dernière.
D'habitude c'est 'Que sera, sera', à la sauce Brabo c'est 'Hell freezes over' , un boogie rock gaillard.
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Salut en de kost!

Le Witte n' a pas besoin de nous encourager pour rappeler la meute, Jette gueule à pleins poumons.
Bis:' You've got it' un rock participatif, joué volle gas, les flics sont déjà couchés, mort bourrés!
Et en pousse-café une séance d'aérobics aux anchois: 'Hip Shake' en mode Bo Diddley.
La solide rythmique sous les spotlights.

Game over!
Howlin Bill, Petit Caniche, Dog Bull et Kid Ordinn se tirent...

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Published by MICHEL - dans Concerts
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:56

C'est quoi cette odeur de chanvre flottant dans les couloirs du Bota?
Une déferlante vert/jaune/rouge, dreadlocks, spliffs en route vers une Orangerie (sold-out) accueillant Danakil.
C'est pas du yaourt, c'est le chef de file de la mouvance reggae in France.
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La Rotonde doit se contenter d'un public restreint pour Paramount Styles.
Paramount Styles est le fiston, né en 2007, de Scott McCloud, vocaliste/guitariste de Girls Against Boys.
Deux albums dans les casiers:' Failure American Style' et 'Heaven's Alright', plusieurs passages in Albert II land.
Sur scène, le line-up diffère selon les continents, ce soir pas de Julia Kent (cello) ni de John Schmersal (Enon, Caribou)... mais un drummer : on croit avoir reconnu Alexis Fleisig des Girls Against Boys et deux locaux, les fabuleux Simon Lenski au violoncelle (DAAU, Laïs...) et Chris Smets à la lead guitar (Star Club West).
6avril 018
6avril-021.jpgOn classe dans le même rayon que GAB, de l'indie/post-hardcore noisy et rageur?
Pas vraiment, Paramount Styles sévit dans un style différent: moody American alt.rock noir et ténébreux, lorgnant aussi bien du côté de Mark Lanegan, Sophia, Sparklehorse, Black Rebel Motorcycle que des classiques Tom Petty ou même un John Mellencamp moins rustique.
Verdict: un bon concert de 70' , bis inclus, ayant ravi l'assistance, dans laquelle on a pointé quelques musiciens du cru: Yann ex Austin Lace, ex The Album ou Caroline HaraKiri, Monokiri e.a..
'Race you till tomorrow' sonne très Lou Reed, le cello de Simon donnant une dimension classique au titre explosant en formidable crescendo sonore.
Un second titre carrément rock vient agresser ton cortex, ' Desire is not enough', dans lequel Scott, vindicatif, dénonce le matérialisme 6avril-013.jpgambiant.
Frontstage, ça gigote ferme.
'Alleyesareonyounowmypet'= all eyes are on you now my pet, démarre par une acoustique folky pour virer rock tendu.
Il sera suivi d'un downtempo mélancolique dans la veine Elliott Murphy: ' Stay Alive'.
Le timbre crooner éraillé vient s'incruster dans tes cellules, tandis que ton corps tangue sur les sonorités entêtantes de l'amère ballade.
A song about lonely people avise le New-Yorkais 'The girls of Prague', faudra qu'on aille faire un tour en Bohème, ces donzelles qui... make me want to go to jail ...doivent pas être des boudins.
Guitares et violoncelle bruts, drumming orageux: titre obsédant.

A bluesy number, Brussels.
6avril-016.jpgCe ne sera pas un I woke up this morning rural et plaintif, ' I keep losing you' est du genre bluesrock vicieux, le truc qui t'emmène sur une route désolée dans un désert d'Alabama. Mais, va pas t'imaginer un gars à bicyclette....I got a long black Cadillac says I'm coming back...
Note la teinte de sa limousine.
Le chevelu Chris ne travaille pas dans la dentelle, il vint de sortir la Kalachnikov, les incendieurs de Gilly peuvent se terrer.
La lassitude du musicien on the road ' Amsterdam again' , suivie d'un instrumental Lynchéen 'One last surprise'.
'These starry nights' sombre ballade folk rock emplie de spleen nocturne. La nuit sera trouble: guitares, violoncelle et drums éclatent en orage tumultueux avant le retour au calme après l'accès de fureur des éléments.
Superbe morceau.
'Come to New York' Lou Reed vient à nouveau chatouiller tes entrailles.
Et chez le Tout Puissant comment ça va? 'Paradise Happens' , un rock semblant laidback mais qui te tenaillera toute la nuit avec ce paradise happens répété et répété.
'Come to where you are' dernier titre du dernier album, ultime titre du set.
Longue plage lente, narrative virant postrock infernal.

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Sous les applaudissements nourris, le band revient pour ' The Greatest' , an anthemic tune avec toujours ce timbre grave de fumeur de Marlboro, ayant un flacon de booze à portée de main.
Une dernière décharge de rock noir et impulsif, puis générique de fin, Paramount Styles quitte l'écran.

 

photos de Bourgol

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 08:57

En juillet 2010, le Avishai Cohen Quintet avait enflammé le Brosella Folk & Jazz Festival en livrant une prestation étonnante devant un public subjugué.
Ce mardi le New Yorkais d'origine israélienne a mis la barre encore bien plus haut. Il est devenu sans nul doute une figure importante du jazz et LE contrebassiste qui fait entendre sa différence sur les scènes du monde entier. Très influencé par ses origines, celles -ci le poussent vers l'Orient et ses richesses mélodiques.
L'Ancienne Belgique en configuration théâtre affiche complet ce soir pour accueillir le trio : Avishai Cohen (contrebasse/piano/voix), Shai Maestro (piano) et Amir Bresler (drums.)
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Fort d'un nouvel album " Seven Seas",sorti il y a quelques semaines, Avishai est attendu par un public chaud-bouillant et très impatient car vers 20h20 la foule tape des mains et réclame son favori.
Le trio fait son entrée sur scène et d'emblée le ton est donné.
S'accompagnant d'onomatopées jazzy, Avishai fait ronfler sa contrebasse tandis que le génial Shai Maestro pose ses gammes virevoltantes et aérées sur le beat asséné par Amir Bresler.
Après quelques minutes on sait qu'on va vivre un immense concert, de ceux qui vous marquent une vie.
Les doigts d'Avishai courent sur le manche de sa contrebasse avec une dextérité incroyable et lorsque le trio monte en puissance il en devient réellement magistral.
Après chaque titre le public se lâche et transforme la salle en un véritable chaudron.
"Last Night we played in Paris at the Olympia... but..it's better here !Visiblement ravi de l'accueil de folie qui lui est réservé, Avishai et ses acolytes vont littéralement se lâcher et porter le concert à un niveau rarement égalé.
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D'impros prodigieuses en grooves hypnotiques, le trio régale son public, chaque musicien ayant son moment de gloire. Arc-bouté sur son instrument, utilisant sur certains titres un archet de violoncelle, le maestro fait littéralement parler sa contrebasse.
Son énergie nous rappelle qu'adolescent après avoir étudié le piano classique, il s'est mis à la basse électrique influencé par des groupes rock comme ELP , Deep Purple et bien sur l'immense Jaco Pastorius.
Mais Avishai est aussi un adepte de la force tranquille : "Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de crier en musique"...déclare t-il dans une récente interview.

 


"This is the title track of my new record ! This one is called "Seven Seas" ,annonce t-il, titre pendant lequel il transforme sa contrebasse en instrument de percussion en alternance avec ses lignes de basse.
"Aurora" tiré de son précédant album sorti chez Blue Note, "Halah", "Dreaming"... impossible de citer tous les titres joués ce soir mais à chaque fois la magie opère.
Ces trois là sont des extraterrestres du jazz !
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edit_preview.php-copie-26.jpegEn rappel, Avishai Cohen s'installera seul au piano pour un titre latino "Tres Hermanicas eran" avant de reprendre sa contrebasse pour un deuxième titre et que les 2 autres le rejoignent sur scène pour un troisième.
Trois rappels, dont un après que les lumières aient été rallumées, une AB debout, presque hystérique, un public conquis, une ambiance digne d'un concert de rock et un band subjugué par cet accueil exceptionnel : ce concert fut en tous points pro-di-gieux !
C'est le poing levé et heureux d'avoir ravi une assistance subjuguée puis déchaînée que le nouveau dieu de la contrebasse prit congé de nous.
Déjà un des meilleurs concerts de l'année sans aucun doute !

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Published by JPROCK - dans Concerts
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:14

 The Blackberry Bushes Stringband, un rootsband de grungy Seattle, a passé près de trois semaines dans nos plates contrées. Surfing Airlines les a fait jouer e.a. au Bacchus Café (Geel), à l'Ace Café( Rumst), à Tavigny ( la Truite d'Argent)- Au Sans Nom pour Curieus Schaarbeek, au Merlo, à l'Oerkroeg Schiller chez Beatrix van Oranje- Nassau etc...le circuit habituel forgé par Gert, El Presidente.
Il leur restait une soirée avant d'embarquer pour deux dates à Berlin et puis monter dans l'aéroplane direction Obamaland, contact est pris avec le booker le plus débrouillard du côté des Marolles:  Fred Cerise!
OK, pour le Live Music Cafe le 4 avril, mais Fredje pense faire jouer et loger un duo: Kendl Winter-banjo et

Joe Capoccia-bass. Samedi, on lui demande d'ajouter un second duo au menu, des amis:Jakob Breitbach-violin et Jes Raymond-guitar, en fait le chaînon manquant des Blackberry Bushes.

A partir de 22h, les clients du LMC auront donc droit à un triple concert pour le prix d'un seul ( tu jettes ce que tu v(p)eux dans le panier tendu par la Cerise).

4avril-003.jpgJessica Raymond & Jakob Breitbach( aka Famous Jake).
Jes, en dehors de ses activités mûriers, fait partie de la grande famille singer/songwriter( un album: ' Even the Trees' )- Jake, quant à lui, sévit dans les Asylum Street Spankers ou le House House Band , un blues jugband d'Austin.
Ils vont divertir Bruxelles d'un set concis et coloré: 3 covers, 3 compositions de Jessica.
' The Cuckoo', le traditionnel British folk, que même Roy Gallagher a repris, lance le gig.
Une bonne voix, que Fred a du mal à maîtriser sur sa petite table, et un jeu sobre.
On va pas s'emmerder, d'autant plus que Vincent , devenu Westmalle, rapplique, il en avait marre des pitreries de Stéphane Pauwels en plein délire chez le bon comte.
'Bee Charmer' charmante compo apis mellifera /alt.country de Jes.
'Atlanta', toujours écrit par Miss Raymond, aux lignes de fiddle sonnant comme le 'Hurricane' de Bob Dylan.
'One promise' country traditionnel, décoré de belles envolées lyriques au violon.
Oui, on pense à Lucinda Williams ou Gillian Welch!
Un instumental bluegrass exalté (Bill Monre) 'Jerusalem Ridge' , devine qui danse comme un dératé derrière notre table?4avril-002.jpg
Exact, l'amateur de Nescafé: le beau George .
Et l'autre?
Mais bon sang, bien sûr: John Turturro!
Une valse country de John Hartford, ' Tall Buildings', avant de céder la place à nos potes.
Un local vient souligner d' une plainte au mouth harp les mesures boston envoyées par le duo sur scène.
Marconica....le gars a toujours au minimum 12 Hohner dans ses poches et vient accompagner tous les cowboys de passage à Bruxelles.

Kendl Winter & Joe Capoccia ( aka  Southern Skies)
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Un banjo, une guitare, deux voix exceptionnelles.
4avril-006.jpgUn CD ' Broken Down'
Joe, a songsmith, a sorti un CD sous son nom: 'Everything that's big always happens a little at a time'. Il joue également chez Kite ou The Pasties...
Kendl, une collectionneuse de chaussettes cite sa bio, peut se produire solo ( 4 CD's) ou faire partie de groupes: les Blackberry Bushes, The Pasties, It's all gotta go...
En duo, ils nous balancent un americana racé.
Un titre dynamique pour démarrer: 'Peter', de belles harmonies de voix complémentaires, un banjo manipulé de maîtresse façon, une guitare country/folk.
Vincent conquis d'emblée!
About bad drinking! Connaissent pas Louis Jouvet /Arletty, c'est pas la boisson en cause, c'est le jambon! ' Curse the day I was born' ..it's whiskey at night & whiskey in the morning... banjo galopant pour faire passer la gnôle.
Un downtempo invitation au voyage, de la plume de Joe: ' Trucks' ..they come & go...
Grandiose bal(l)ade sur les routes des Appalaches, avec un léger falsetto dans le timbre de Mr Capoccia.
Kendl aux lead vocals pour un ' Tight Rope' aux intonations Alison Krauss.
'Depends' (? à vérifier) ...you can't buy me love but you can always pay the price... apparente simplicité combinée à un réel talent de banjo plucking: les clés pour une roots music vivante et captivante.
Une version époustouflante de 'Jackson' de Leiber and Wheeler, à classer aux côtés de Johnny Cash/June Carter ou Nancy Sinatra/Lee Hazlewood.
Marconica fait figure de basketteur à côté des small Kendl & Joe, lorsqu'il se faufile derrière eux avec son mundharmonika.
C'est maladif chez lui, peut pas s'empêcher d'escorter les musiciens country en visite à Bruxelles.
S'il ne s'invite pas on stage, il joue en sourdine sur sa chaise.
Chez nous, il pleut tout le temps, si tu veux voir le soleil, t'escalades la montagne, et une fois au dessus des nuages...you've got the sun..., une dernière ballade country/folk ( 'Story My'- (?)).
Tout simplement lumineuse!
4avril-007.jpg
Vincent, une Westmalle?
Merde elle est passée à 4€, une pintje plébéienne svp...


The Blackberry Bushes Stringband.

4avril-012.jpg
Quoi encore, Vincent?
Cherchez l'erreur...
Jes, Jakob, Joe et.... Kendl.
C'est mieux que Ku Klux Klan Jendl( = Japanese Evaluated Nuclear Data Library).
Joe est heureux: ai trouvé une basse électrique qui traînait à côté de la batterie, d'accord ce sera moins acoustique, mais plus rock'n roll.
Moi, je veux une planche, annonce Jessica, vais faire du tap dancing.
Et toi, Jakob?
Une pinte de 50cl, c'est bon!
Nous aussi on veut des pintjes, Fred...
'Take it slow' , quatre voix , un bluegrass allègre.
Cling, cling, cling...c'est rien, Marconica s'est mué en Spoonman après avoir piqué deux cuillères trouvées dans la cuisine, elles traînaient dans un spaghetti bolognaise de la veille.
Townes Van Zandt ' White Freight Liner Blues', vivace.
Jakob, le philosophe annonce: we are self-unemployed ....c'est quand l'ouverture de la chasse aux chômeurs ?
Comme pour les perdrix: le 1 septembre!
'Mermaid' Jes, la sirène country.

 

 

' Salt Creek'...one of these days I'm gonna make a dance... et ça swingue sec en chantant hallelujah.
Un bluegrass instrumental musclé pour se dégourdir les phalanges et les gambettes (' Clinch(?) , suivi par un titre de Joe, 'Wasting away' , avec le banjo de Kendl en vadrouille.
Les yeeha's fusent.
Nouvelle claque de dimension: 'I'm on fire' de Bruce Springsteen.
Superbe doublé vocal féminin.
'9LB' et 'Bluebird' continuent à enchanter l'assistance.
Their songs have wings... pour citer un chroniqueur de Washington.
Ce mec n'a pas tort, de fougueux instrumentistes et des voix fraîches, ne reniant pas la tradition tout en la colorant de teintes innovantes.
Tu t'emmerdes pas à un concert des Blackberry Bushes.
'Cotton Skies' , au background jazzy et final fingersnapping, te ramène dans les eaux Fleetwood Mac époque Stevie Nicks.
Une dernière, Bruxelles, thanks for coming, alors qu'un fils Marley joue à 1OO mètres: ' Poor black sheep' , mouton noir à quatre pattes chanté, au départ, à quatre voix a capella .
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Près de deux heures de show et un double bis.
Jes et Kendl en duo a capella pour un gospel glorieux 'Rust'.
Tout le band descend de scène et nous joue une dernière et imparable pièce unplugged...I surely miss that heartache tonight...

Le syndrome du coeur brisé doit être pris au sérieux: deux pintjes, svp!

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Published by MICHEL - dans Concerts
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 06:24

"James Last, the most successful orchestra in the world Live 2011"
James"Hansi" Last est né à Brême le 17 avril 1929. Célèbre à travers le monde pour ses arrangements orchestraux edit_preview.php-copie-20.jpegde pop songs dans un esprit festif et toujours accompagné par des musiciens d'exception, l'artiste a vendu plus de cent millions d'albums dans le monde et sorti plus de 190 albums. Il est incontestablement une icône de "l'easy listening" qui a bercé le coeur de plusieurs générations.
Au début des années 70, mon oncle et ma tante ainsi que mes parents possédaient des disques de James Last, de Bert Kaempfert,et de Mantovani. Malgré moi j'ai baigné dans cette musique orchestrale alors que mes oreilles d'adolescent découvraient Led Zep, Deep Purple, Pink Floyd, Grand Funk, Yes et Genesis. Conflit des générations. Rejet de la musique des parents estimée trop conventionnelle pour le jeune beat que j'étais. Mais , sans le savoir cet environnement allait développer en moi, insidieusement, le goût pour la musique orchestrale et rallier à mes héros musicaux des génies de l'arrangement comme l'immense Lalo Schifrin, le talentueux Henri Mancini et l'excellent John Barry. Leurs albums trônent fièrement au coeur de ma discothèque et côtoient sans aucune honte des icônes du rock comme les Stones, les Beatles, Joe Cocker, Iggy Pop, Cat Stevens, Kiss ou Bowie pour ne citer que quelques artistes parmi les milliers d'albums que je possède. Certains ont disparu (Mancini, Barry), d'autres comme Schifrin sont avares de prestations scéniques. Je me devais donc de profiter de la visite du James Last Orchestra dans notre petit pays pour assister au moins une fois à un de ses shows.
Et visiblement je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, car devant l'entrée du Lotto Arena quelques potes habitués des concerts rock cherchent un ticket ou s'apprêtent à passer le contrôle. " Je suis curieux me dit l'un d'eux".... "j'aime encore bien les big bands me dit un autre"...
Ouais les gars n'en dites pas plus vous êtes animés comme moi par un mélange de nostalgie bienveillante et de curiosité. On ne se refait pas.
edit_preview.php-copie-21.jpeg19h00. Des lights de couleur verte balaient la salle tandis qu'une voix annonce le show et que les musiciens prennent place dans la pénombre.
L'orchestre commence à jouer et quelques minutes plus tard James Last fait son apparition sous les applaudissements du public.
A presque 82 ans, Mister Last se contente sur scène de vaguement conduire un orchestre de pointures qui pourraient très bien se débrouiller sans lui mais sa présence est la marque de fabrique incontournable d'un des arrangeurs les plus populaires de sa génération. Après avoir été de 1948 à 1955 le leader et renommé bassiste du Last-Becker Ensemble il devint l'arrangeur attitré de Polydor Records et de nombreuses stations de radio pendant une décennie. Ensuite vers la fin des sixties et le début des seventies, sa série d'albums "Non stop dancing" remaniant des titres pop en versions orchestrales dansantes enregistrées en public le rendra mondialement célèbre. La recette James Last était lancée.
Et le James Last Orchestra est resté fidèle à cet esprit.
On dit qu'un titre devient réellement populaire lorsqu'il figure un jour sur une setlist du JLO !

Empruntant aux popsongs d'aujourd'hui comme ''I got a feeling''(Black Eyed Peas), "Pokerface", "Bad Romance "( Lady Gaga), aux Beatles avec "Yesterday" en passant par une interprétation géniale de la "Csardas de Monti" , un medley de titres country et quelques touches classiques, le JLO est une formidable machine de guerre de l'orchestral. On se prend rapidement au jeu et quel plaisir d'entendre tous ces titres revisités, interprétés avec maestria par des musiciens habités par une réelle joie de jouer.
Le public prend du bon temps, les musiciens s'amusent sur scène, le show est millimétré flattant autant les yeux que les oreilles et James Last n'hésite jamais à blaguer et à serrer les mains qui se tendent vers lui.
Une rasade de bonne humeur par les temps qui courent ça ne se refuse pas !
Apres 1h20 de show agrémenté d'effets pyrotechniques en tout genre et d'un superbe lightshow, le band prend congé pour une vingtaine de minutes après avoir interprété un emballant "Ritual Firedance".
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20h45, retour de l'orchestre et d'un James Last très élégant, arborant un superbe costume immaculé en satin blanc. Après avoir présenté quelques musiciens (mention spéciale au guitariste et au lead trompettiste tous deux prodigieux) James et son orchestre font appel au talent de plusieurs vocalistes qui se succèdent au micro pour une succession de titres très réussis parmi lesquels "Forever Young", "Love the Way you Lie" (Eminem) et un superbe "I believe I can Fly" interprété en voix-piano.
edit_preview.php-copie-23.jpegL'ambiance est à son comble lorsque le trio de trompettistes descend dans la salle tandis que l'orchestre enflamme le Lotto Arena par ses rythmes endiablés.
Le "Waka Waka" de Shakira mettra tout le monde d'accord avant que le band ne prenne congé au son de "I just want to say I love you" de Stevie Wonder sous une pluie de confetti.
James et l'orchestre viennent saluer une dernière fois en bord de scène tandis que le public se lève. Standing ovation.
Le James Last Orchestra 2011 ? Une bouffée de fraîcheur m'sieurs-dames, 2h20 de show et des solides pointures !
Et je ne regrette en rien mon déplacement.
Oserais je même écrire que j'ai adoré ça...?!!

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 08:22

Une-organisation Beurs/VK en ce samedi estival: terrasses bondées, trafic Croisette en plein festival, le Boulevard Anspach et les marches de la Bourse noirs de monde, quelle idée d'aller s'enfermer dans le sombre Beurskafee pour ce concert Soundbits?
Primo: c'est gratos, secundo le programme est super cool: deux indie punk bands US que t'as pas l'occasion de voir toutes les semaines à 300 mètres de Manneken Pis.
Passons sur l'horaire flou, le VK annonce 22H, le Beurs jusqu'au 1 avril: 20h...

Le matin du gig:WIJZIGING AANVANGSUUR!!!!!Doors: 19:30-
22:00/ 22:45: The Coathangers -23:00 / 24:00: The Thermals.
Respecté à 100% et les 2 nanas fonctionnant sous le patronyme DJ Deer Pony ne sont pas des ânesses, ma chère Cléo!
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22h, The Coathangers.
2avril-015.jpgDes portemanteaux?
Tu peux en douter, paraît que les nanas ont choisi ce patronyme pour les connotations 'abortion'...by thrusting a coat hanger or other dangerous object into the womb...
Ces méchantes nous viennent d'Atlanta, se font appeler
Crook Kid Coathanger (Julia Kugel): vox | guitar -Minnie Coathanger( Meredith Franco ): vox | bass ( la plus mimi)- Rusty Coathanger (Stephanie Luke) : vox | drums( la plus dingue!) -BeBe Coathanger( Candice Jones): vox | keys ( la plus mignonne).
On cite le instruments, mais sache qu'ils sont interchangeables, Rusty a tout maltraité.
Pendant 45' elles vont agresser le Beurs avec un female punk/postpunk/garage rageur, bordélique et jouissif, dans le plus pur style riot girls.
En 2009, elle ont sorti l 'album 'Scramble', il y a quelques semaines 'Larceny and 2avril-018.jpgold lace' , le moins qu'on puisse dire c'est que leur truc bouscule tes sens.
Quatorze titres sauvages, sharp, chantés ( ?) d' une shrieky voice, le couteau entre les dents, nous ramenant au bon temps des Slits, de Poly Styrene et de ses X- Ray Spex...
Feu: 'Haterade' - avant de balancer 'Hurricane', la tatouée hurle en direction de la table...mec, it needs to be louder, much louder... on s'appelle pas Scala, you, jerk...
Minnie Mouse aux lead vocals, pour un shoutalong catchy' Stop Stomp Stomping' -

 

 

 

2avril-006.jpg'Johnny': elles en font du haché de ce mec, effrayante qu'elle est Rusty, la basse galope, BeBe te tire des notes stridentes de ses touches, Crook Kid éructe pire qu'un boeuf amené à Cureghem contre son gré et tout le Beurs saute sur place.
Une petite guitare surf pour varier les plaisirs? 'Toomerhead' -tu veux un punk déstructuré: ' My Baby' - vous êtes bien calmes à Bruxelles: 'Gettin mad and pumpin iron' - un hommage à Jay Reatard (?)'... It's such a shame... - un petit mix Pixies, Stranglers, noise rock ou garage rock et les nanas qui gueulent... I don't want to go ..oh no, no, no... et c'est parti pour l'échange des instruments, le show gagne encore en intensité et en fureur: 'Jaybird' terminé par un rire sardonique.
Passe moi ta gratte, Crook Kid. T'as oublié ta Maes, ma jolie, vlan, un coup de panard dans la bouteille qui termine sa course dans les fûts. Une cintrée iconoclaste, on t'a dit.
'We'll alright' - ' Pussy Willow' pas pour les minets, Minnie venant danser à nos côtés, laissant la basse à l'allumée.
Brussels, just two more and it's over, vais venir chanter à vos côtés 'Cheap Cheap' et pour la dernière je reprends mon poste 2avril-001.jpginitial.
Bordel, Minnie, t'as esquinté mes baguettes, salope.
Une dernière secousse tellurique et les Coathangers regagnent la garde-robe.

 The Thermals
2avril-023.jpgPortland,Oregon, 2002, naissance des  Thermals.
Cinq plaques, la dernière 'Personal Life' -personnel actuel:présents depuis 2002, Hutch Harris ( chant, gt.) -

Kathy Forster ( bass, backings) et Westin Glass( drums) depuis 2OO8.
En route pour 60' d'indie rock/indie punk au background power rock.
'I don't believe you' un titre catchy et speedé pour donner le ton.
Pas 2' ne se sont écoulées et t'es déjà amoureux de la formidable bassiste au jeu hyper sexy.
Westin bastonne comme une bête , les riffs de guitare sont cuits à point, l'énergie dégagée est tonique, on est reparti pour une seconde séance de jumping sur place.
'Not like another feeling' confirme ce qu'on pensait.
Ils vont en semer une vingtaine du même acabit, sans qu'aucune trace2avril-021.jpg d'ennui ne vienne ternir le set.
'It's Trivia' qui ouvre l'album 'More parts per million', 2008, Kathy transformée en Skippy bondissant - le vicieux ' Brace and break'- un peu de disto? ' St Rosa and the shallows' - a punk anthem? ' We were sick' - un singalong punky/poppy ' I let it go' - on accélère un coup: ' Our trip' aux formidables lignes de basse -

 

 

2avril-024.jpg

2avril-027.jpgpas de répit: 'Never listen to me', toujours aussi addictif - 'Here's your future' style chant de stade aux touches Green Day - 'I might need you to kill' besogne effectuée en moins de 120 secondes - vous êtes essoufflés? pas nous... 'A stare like yours' - 'End to begin' - des relents Sex Pistols mixés avec Sebadoh: 'Power Lies' - le pesant 'Your love is so strong' - 'Returning to the fold' dansant en diable - tout aussi speedé ' How we know' - séance handclappings: ' Overgrown, overblown' répété à l'infini et un dernier spasme ' Now we can see' .
Heureusement que tu pouvais compter sur Catherine pour le ravitaillement houblon , penser à vous hydrater indiquait la faculté.

The Thermals revient pour un double encore furieux( dont ' A pillar of salt') , ignorant allègrement la zone 30 instaurée dans le Pentagone.
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Encore une petite soif, on va saluer Fred Cerise au Live Music Café.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:47

Soyons clairs dès le départ : je ne suis pas fan de Aaron. Je dirais même que l'écoute attentive de leurs deux albums a suscité en moi un sentiment plus que mitigé.
C'est vrai leur musique est agréable, c'est bien fichu, c'est dans l'air du temps , mais qu'est ce qui déclenche un tel engouement autour de ce duo français ?
Une question à laquelle j'espère une réponse via l'occasion qui m'est donnée ce soir d'aller jauger de visu ce que le band a dans le ventre en live.
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C'est un Forest National en configuration club et rempli au 3/4 qui accueille ce soir le duo français.
Beaucoup de (très) jeunes filles dans l'assistance et des gradins qui se garnissent doucement pour finir bien remplis lorsque sur le coup de 20h,  Roken is Dodelijk s'empare de la scène.
Derrière ce patronyme se cache un groupe d'indie-pop lillois, composé de six membres: 5 garçons et 1 fille. Adeptes des instrumentations addictives, comme le glockenspiel et la clarinette, le groupe repose essentiellement sur les harmonies vocales féminines et masculines et le folk des années 60.
Agréable, sans être génial, leur gig de 25 minutes incluant quelques essais de participation du public ( taper des mains, faire le louuuup...) ne laissera pas un souvenir impérissable même si le groupe mérite qu'on s'intéresse à son évolution future et témoigne d'un solide potentiel.


A 21h pile, Aaron fait son entrée sous l' accueil hyper-enthousiaste du public.
C'est ici que je me dois de prévenir les fans purs et durs du groupe qui seraient amenés à lire cette chronique : abstenez vous, car ce qui va suivre ne va pas vous faire plaisir et vous risquez même de me haïr...
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edit_preview.php-copie-18.jpegLa voix grave de Simon Buret remplit l'espace sonore et on se dit que ça démarre bien.
A cinq sur scène, accompagnés d'une claviériste-guitariste, d'un batteur et d'un bassiste, Simon Buret et Olivier Coursier font leur apparition dans un halo bleuté.
Cris de la foule en délire. Tout ça semble donc parfait pour les fans inconditionnels des jolis minois de nos 2 Français, mais pour l'observateur neutre que je suis l'ennui et la lassitude ne vont pas tarder à me gagner.
Mon impression live ne rattrape malheureusement guère celle que m'avait laissé l'écoute des albums : les compos sont vraiment faiblardes et, à part 'U Turn(Lili)' et 'Seeds of Gold', on s'ennuie ferme à l'écoute de titres semblant pour la plupart inachevés et excessivement répétitifs dans la structure.
 

 

 

edit_preview.php-copie-19.jpegLe band a beau rajouter 3 choristes et nous faire un petit set acoustique tout cela nous est livré sans humour et avec un sérieux emplit d'autosatisfaction qui dessert le band et lui donne une image suffisante. Ajoutons qu'aucun des musiciens ne possède un réel charisme "on stage" ( être mignon ne suffit pas !) et que Simon se la joue parfois trop Monsieur Loyal "allumez vos portables ça ira bien avec le titre suivant qui parle de la nuit"(sic!)...d'habitude les gens qui prennent des photos avec flash c'est chiant mais là ça me plait...(oups !).
Bref, j'ai tenu 60 minutes et ensuite j'ai plié bagage, Aaron c'est décidément pas ma came, mais le public lui semblait ravi.
Une chose est certaine en tout cas, c'est qu'avec le concert de ce soir le berger Aaron a sans nul doute bien gardé ses moutons.
Aaron, Aaron petit patapon...

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:33

1960, Astor Piazzola restructure le tango traditionnel pour le rendre plus malléable, le tango nuevo est né et compte pas mal d'adeptes, les plus connus: Gotan Project ou Pablo Ziegler.
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Chez nous, depuis 1993, le Sexteto Tanguedia ( devenu  Orquesta Tanguedia) s'attaque à l'héritage du génial argentin en y ajoutant de subtils arrangements personnels.
La presse est enthousiaste , l'ensemble collabore avec Het Ballet van Vlaanderen et, plus récemment, avec le duo comique Kommil Foo.
En été, l'  O rquesta Tanguedia prévoit la sortie d'un second CD, après 'In boca al lupo' ( 2006). En octobre 2011, l'AB accueillera la première du nouveau show, un try-out aura lieu au  Candelaerhuys en ce 31 mars.
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Line-up: Gwen Cresens, l' instigateur, bandonéon -Wietse Beels, violon- Ben Faes, contrebasse - Hendrick Braekman, guitare - et un pianiste, ne ressemblant pas du tout à l'annoncée Karla Verlie qui se chargera des vocaux, on entendra donc Bart Van Caenegem.
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20h30, les cinq musiciens se serrent sur l'exigu podium installé dans le salon de la bourgeoise maison de maître uccloise.
31mars 004Une première oeuvre, une rhapsodie de Maurice Ravel, lente, d'une majesté symphonique, déjà l'émotion gagne tes deux voisines.
On enchaîne sur un double Piazzola ' Fuga y misterio' et ' La Mufa' , en route pour Buenos- Aires sans souffrir des symptômes du mal de l'air.
Envolées énergiques, violon geignant, bandonéon sombre, piano et contrebasse sobres: l' accablement fait place à la vivacité, la mélancolie à la passion... toute l'âme argentine ressentie du côté de l'estuaire de l'Escaut.
Karla se faufile parmi les spectateurs pour s'emparer du micro: ' los Mareados' , les ivrognes...
Rara!… como encendida,
la vi bebiendo: linda y fatal;
bebía y en el fragor del champan
lo que reía x no llorar....
Un tango ancestral mélodramatique au répertoire de Mercedes Sosa.
'Juanito' : fougue, coeur déchiré, désarroi, déraison, émotion à fleur de peau.... faut boire un coup pour te guérir des signes cliniques de spasmophilie.
Repos pour l'actrice: ' Feestje', une brillante composition du contrebassiste, le titre n'est pas définitif!
Une longue introduction pathétique au violon avant l'entrée en action du piano et de la contrebasse, la morosité fait place à la légèreté, la guitare embraye et finalement l'instrument à anches.
La composition prend de l'envergure, tourbillonne, tortille pour prendre une vitesse de croisière et éviter les radars repérés par le GPS, un petit bridge jazzy et reprise du thème: une fête animée!
Retour au tango chanté:le véhément 'Pedacito', suivi de la zamba classique 'Alfonsina y el mar' , écrit pour Alfonsina Storni et sa fin tragique.
Poignant duo: un bandonéon lyrique et une voix bouleversante.
Pour mettre fin au premier set, un titre de Raymond van het Groenewoud traduit et adapté aux couleurs bleu ciel, bande blanche et sol de Mayo: ' Contigo Estar' .
El tango Raymundo Del Bosque !

Set 2
Il démarre avec une seconde oeuvre musicale de Ben Faes, une pièce allègre et vive:' Concerto zonder onderbroek', ou 'concert écossais', non ce n'est pas une pub William Lawson...
La diva et le piano, le douloureux :' Garganta con arena' qui sera suivi du coloré ' Maria de Buenos Aires' , tiré de l'opéra du même nom.
Pour la petite histoire, cette Maria fait le trottoir comme la Marie de Magdala que Jésus délivra des sept démons.

 

 

Une suite instrumentale complexe au background romantique,de la plume de Gwen: ' Pompeya' combiné à ' Ognat Amor'.
Alfonsa Storni a écrit ' Adios' (Las Cosas), poésie sévère et noire, chantée/déclamée avec frénésie par Miss Verlie.
Le set s'achève sur un cri social solennel : ' Rinascero'.
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Des applaudissements nourris rompent le silence religieux ayant régné pendant ce formidable récital, un encore est inévitable:' Oblivion', le chef d'oeuvre de Piazzola, en version française: 'J'oublie '.
Une claque magistrale, un chant à te couper le souffle, à arracher des larmes au scélérat le plus endurci.

Et que tangue la nuit...

 Lourds, soudains semblent lourds les draps, les velours de ton lit
Quand j'oublie jusqu'à notre amour
Lourds, soudain semblent lourds tes bras
qui m'entourent déjà dans la nuit
Un bateau part, s'en va quelque part
Des gens se séparent, j'oublie, j'oublie....
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 08:33

Assistance honnête dans le caveau du Bota pour assister au premier gig de la tournée européenne de

Horse Feathers.
T'es lourd avec tes sabots: c'est pas la comédie Groucho, Chico, Zeppo & Harpo, ni une marque de fringues née quelque part en British Columbia, il s'agit du band de Justin Ringle , un copain de Peter Broderick, parti s'établir en Oregon.
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 Horse Feathers a connu quelques changements de line-up depuis les débuts en 2006.
En 2011: Justin ( guitare acoustique, mandoline, lead vocals) s'entoure de Catherine Odell (cello, backings) - Nathan Crockett ( violon, scie musicale, backings) et Sam Cooper ( drums, acoustique, mini zither, percus).
Traces discographiques: 3 CD's ( le dernier: ' Thistled Spring'), quelques EP's.
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Pas de support, on démarre à 20:15'

 

 

29mars-015.jpg'Belly of June' sur 'Thistled Spring' ouvre les débats.
De l'alt. country/americana sans le nonsense des Marx Brothers. L'atmosphère est à la mélancolie, au recueillement, à la profondeur dans la simplicité. Le falsetto d'un lyrisme brumeux de Justin, le barbu, impose le silence. Les premiers rangs l'ont bien compris et vont sagement s'asseoir pour écouter les lentes mélodies aux arrangements soignés.
Sorry, si on paraît quelque peu fatigué, the jetlag, you know, on a quitté Portland ce matin , et c'est comme si on avait avalé un camion de pilules tombées hors de la pharmacie de Timothy Leary.
'Dustbowl' à la mandoline, des traces d'Iron & Wine ou des Great Lake Swimmers dans ce slow-coustic folk stylé.
This is a new song , 'Waltz' s'il faut croire la setlist. Cette valse a le blues: un violon geignant, des lyrics pas vraiment optimistes ...where will you go when there's nowhere to be... un mouvement nerveux en staccato pour revenir au ton nostalgique.
Lumineux!
'Mother's sick' te renvoie ver le gothic folk d'Emily Jane White.
Comment guérir les blessures de l'enfance?
L'écriture, une thérapie?
Une suite superbe: la valse ouatée 'Thistled Spring' et 'Helen' , une histoire de rupture au final tempétueux.
'Cascades' de douces harmonies vocales, une scie plaintive, un léger frottement de l'archet sur les cordes du violoncelle... un ouvrage de ciseleur.
Séance tuning pendant laquelle la timide Catherine tente de nous expliquer les différences existant entre ce qui est 29mars-011.jpg'large, big' aux States et ici en Europe.
La large car louée chez Avis était vachement trop petite pour nous quatre et notre matos.
Une C4 c'est pas une Lincoln Town Car...
'The Drought', la sécheresse...the birds complain... sur un lit de cordes d'un classicisme sobre.
Une vieillerie nous indique le peu disert Justin: ' Heathen's Kiss', voyant réapparaître la scie.
'Curs in the weeds' toujours ces touches d'americana minimaliste, lent, solennel, grimpant graduellement vers un climax émotionnel.
Le Witloof est subjugué, Mr Ringle annonce la dernière: ' Starving Robins', ultimes instants de magie pure.
Les bravi giclent après ces 60' d'un haut niveau.

Bis
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'Vernonia Blues' le seul uptempo de la soirée, handclappings et violon partant en Irish jig, non, nous signale Justin, l'influence est à chercher du côté des Appalaches.
D'accord, mec, mais l'Appalachian fiddle music s'est inspirée des traditionnels irlandais ou écossais, anyway, a 1000 thanks for the setlist!

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