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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 10:11

"Je m'ennuie tellement ce soir que je suis allé trois fois de suite me laver les mains dans la salle de bain." Franz Kafka, 'Journal' 1932, le 23 mai.
Après ces séances d'ablution, toujours aussi lassé, tu quittes le domicile conjugal pour te diriger chez  Kafka, rue des Poissonniers,  Fred Cerise y programme The Album.
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The Album, c'est l'enfant adopté, en 2008, par Yann Luyckfasseel après avoir quitté Austin Lace.
David Berjonneau, autre image du recueil initial, est parti vers d'autres aventures et sur scène, Yann Lu ( chant, guitares et bandes), s'est adjoint quelques potes pour interpréter ses compositions: ce soir, pas son frérot à la basse ( période d'examens), mais deux membres d' Hey Yeah! : Julien McPisca: guitare et backing vocals et Bastian Edwards: melodica, shakers, tambourin.
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21h30'
P1060177Après un faux départ, faut faire coïncider séquenceur, voix et instrumentation live: 'Go ahead cry' !
De l'indie pop aux relents Weezer, un melodica enfantin et des guitares surf, le Yann interpellant une nana ...how did you dare to bring me down...
Le son n'est pas optimal, Fred Cerise sue à la table  mise à sa disposition par Franz  In der Strafkolonie.
'Bluefire' guitares noisy, refrain sucré, du Pavement from Nivelles!
Un nouveau titre, annonce Yann pas Solo 'Never felt so good' , un titre concis et catchy, riffs acérés et melodica sépia.
On attaque un downtempo aux accents rock ' Adoration', quelques riffs métalliques et cinglants enluminent la mélodie romantique.
'Excite me' du rock minimaliste joyeusement bordélique, style Jonathan Richman.
Le climat est foutu, madame, il n'y a plus de saison, c'est à cause de toutes ces fusées envoyées dans l'espace: résultat ' Sand in the sky'.
Chouette et harmonieuse ballade indie/ Britpop.
'Surrender' un conseil à Bart de Zever?
Non, un singalong poppy, avec Harrison Ford à l'acoustique.
Le Puredemo hit irrésistible, ' Vicious eyes', sera suivi d'un dernier titre, une P1060182.JPGversion guitarrock du 'Love is the drug' de Roxy Music.
Non, Yann n'est pas aussi sexy que Grace Jones , ils ne doivent pas fréquenter le même couturier.


40', un peu court, mais la majorité des albums affichent ce timing!
Le 11 février The Album partagera l'affiche avec The Big Hat Band sous le chapiteau du Magic Mirrors!

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:19

Premier roots gig 2011 pour Curieus Schaarbeek, toujours au Kriekelaar!
C'est à New York que Surfing Airlines a déniché le swing/rockabilly combo: Izzy & the Kesstronics!
Un conseil, ne ratez pas ces jeunes gens s'ils passent près de chez vous, top-tier roots musicians, dixit le Palm Beach New Times, ils dégagent une énergie et un savoir-faire pas banals.

14 h, Walter et Steven rappliquent, flanqués des New-Yorkais.
14h05, sans crier gare, le quintette monte sur scène et nous balance un swing juteux comme amuse-bouche, il y a à peine une vingtaine de clients, en plein travail digestif, dans le café!
Clin d'oeil à Jacqueline, on va pas se faire chier cette après-midi!
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Izzy Zaidman, le leader guitare/chant, n'est pas un tendre malgré son look de premier communiant.
Il s'est fait virer du groupe de Wayne Hancock , après avoir façonné une nouvelle tête au steel guitarist Tony Locke, ce dernier réduit à l'état de loque fut envoyé à l'hosto pour une séance de remodelage.
Les Kesstronics: Seth Kessel, basse et vocaux (The Black Market Band- The Blind Pharoas...) - Mark 'Mustache' Ettingoff aux drums et xylophone (Los Ogros Del Swing), un moustachu issu du milieu jazzy- Chapman Sowash, un spécialiste du ska ou reggae, au trombone et depuis quelques mois, Gabriel un nouveau saxophoniste.
Un CD à leur actif 'Elegant M F', un second est attendu 'Lucky Dragon Swing Buffet'.
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P1060157.JPGOn entre dans le vif du sujet: 'Big Bell Blues' (?) pas vraiment bluesy, mais un rockabilly décoré de cuivres swing.
Approchez, braves gens, don't be afraid, we're gonna rock da house!
'Bye bye blues' tu penses à Reverend Horton Heat, tu y ajoutes une pincée de Brian Setzer, quelques couches de cooking big band jazz et tu te mets à danser le Lindy Hop.
Un petit coup de kazoo, crooning time sur fond de western swing, le classique 'After you've gone' , tu oublies les versions de Frank Sinatra ou de Nina Simone, on est plus proche d'Elvis!
'If you knew' à deux voix, un mix irrésistible de country et de wartime close harmonies à la Andrew Sisters.
'Dirty Martini in a string bikini' inspiré par une danseuse ne ressemblant que très peu à Twiggy et sévissant dans le Burlesque, ne pense pas trop à Cher et à ses 96 séances de chirurgie plastique, tu vas vomir ta Duvel sur mes godasses.
Coloré Mardi-Gras, ce titre.
Un instrumental surf pimpant après les ébats amoureux avec Miss Martini et que dites-vous d'un Chuck Berry bien tassé?
'Thirty days' tous en piste, ça déménage sec!
'Blue Skies' d'Irving Berlin en mode surf Link Wray, un trombone pas malade nous conduit au firmament, le sax s'invite à la fête, Izzy nous gratifiant de quelques licks pas asthmatiques.
Une dernière avant la pause boisson, on viendra vous vendre nos CD's: ' They're red hot' de Robert Johnson.
Démoniaque, le cogneur mitraille dans tous les sens!
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15' de répit!
P1060144.JPGAvant de revoir les Kesstronics s'attaquer à Django Reinhardt 'Minor Swing' , une version pas piquée des hannetons avec un intermezzo Turkish rap hilarant, on est à Schaarbeek, non?
Un country larmoyant prévu pour le prochain CD.... I have no children to call my own, I have no loving wife... Tiens un kleenex, Calimero.
Soudain, la complainte vire New Orleans swing...I've had a lot of loving in my day...les cuivres s'emballent, les potes suivent le mouvement, c'est carnaval!
'Begging for Maggie' on reste en Louisiane...Maggie, ne me repousse pas, baby... Moustache te joue une aubade au xylophone et Gabriel l'accompagne d'un sax fringant.
Des rigolos dans le style Comedy Capers.
George Gershwin ' Oh Lady, be good', 1924, an old swing tune, version petit Gervais!
'24/7' formidable rockabilly pur jus.
Et on switche vers le country/hillbilly, en route pour Nashville avec 'The road is lonesome', rough honky tonk music.
Riche en flavonoïdes, l'instrumental 'Back Bay Shuffle' d'Artie Shaw, servi chaud!
L' inéluctable Johnny Cash, 'Big River', le Mississippi nous conduit au coeur de la paroisse d'Orléans, ça pouvait pas rater, les saints sont de sortie: keep marching in, guys!

 

 

Le point culminant du set: 'Mambo on your grave': juteux mambo, mais faudrait penser à faire surveiller les cimetières: saccage, profanation, vol de croix et des mecs dansant sur les tombes...
tout ça c'est de la faute à Boris!
L'araignée?
Merde, l'avais pas vu, l'enfoiré de RickyBilly!
Les cadavres ressuscitent et draguent 'Nadine', une copine du Chuck ..honey, is that you?
Incandescent!
Bruxelles, on vous aime bien, mais on est attendu à Bonheiden, 'Den Bromfiets', on y joue à 17h, vite un dernier instrumental de Charlie Parker et on saute dans la Cadillac.
P1060161.JPGGros numéro de Mr Ettingoff: amuse ces péquenots, Mark, on va faire un petit tour rue Gallait!
Retour en grande pompe des cuivres en marching band, guitare et basse sortent de leur trou et on a droit à un final free jazz iconoclaste, puis une reprise du thème de Charel.

Public aux anges et réclamant un bonus.
Il est 16h, Bonheiden can wait : cerise sur le gâteau aux baies, une version speedée de 'Johnny B Good'.
Poussez-vous braves gens: une exhibition de RickyBilly, transformé en canard laqué à la brillantine.
Béjart l'eût engagé pour Casse-Noisette (Щелкунчик), c'est sûr!

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:05

Encore une  Soirée Cerise, initialement prévue au Cuberdon, déplacée au   Live Music Cafe!
Le flyer annonce 20h, douce illusion, on retombe dans le flou le plus chiant pour le début des hostilités, le bar n' a pas prévu de second concert à 22h, donc, on patiente en guettant les clients potentiels. Pourtant à ton arrivée, sur le coup de 8 PM, le bistro était honnêtement garni, le gig pouvait démarrer!
Caca, cette attente interminable devient un calvaire avec à tes côtés le plekpot n°1 des deux côtés de l'Atlantique, le sinistre RickyBilly, présentant tous les symptômes d'une gastro mais, malheureusement, pas d'une extinction de voix.
Un an de purgatoire, c'est de la rigolade, à côté du châtiment imposé par les dieux: rester 90' à subir cette plaie postillonnant allègrement dans tes pavillons.
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21h30:  Libelul
fait mine d'entamer le concert.
Direction le fond du zinc, pas de bol, la sangsue te suit frontstage et se colle à toi comme une groupie de Justin Bieber, faut des nerfs à toute épreuve pour ne pas lui coller une beigne...
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P1060124.JPGLe zygoptère champenois n'est pas une demoiselle aquatique, mais un duo composé du créateur /guitariste/chanteur Matthieu Rondeau , un poème en deux rimes ayant étudié chez Manneken Pis (IAD) et de Aliocha Lauwers aux claviers, programming, chant et basse.
Cet insecte bicéphale voltige dans l'indie aérien et élégant.
'We're on the right side' effectivement , c'est moi qui suis du mauvais côté avec l'emmerdeur.
Une programmation discrète, quelques lignes de guitare incisives légèrement postrock, et un doublé vocal séduisant.
Une libellule c'est pas une mouche à merde, pas vrai RickyBilly.
Wat zeg je?
J'aime pas les ordinateurs, où sont les chiottes?
J'espère qu'il restera coincé sur la lunette!
'Screams of nations' la manif est prévue le lendemain, Messieurs les Français!
Une guitare saturée, une basse primesautière et une mélodie mélancolique: c'est bien foutu!

 

 

P1060116.JPGMatthieu à l'acoustique pour le folk épuré ' The endless store', pas aussi commercial que Cocoon mais on peut utiliser le qualificatif 'joli'.
'Reality' nouveau folk soyeux que les fans du groupe chantonnent en background.
'Beasts in a storm' tempête il y a , les animaux sont secoués.
'People Movin' une cover des Shoes, pas les chaussures hollandaises des sixties, ni le powerpop band des Murphy brothers, mais d'amies godasses rémoises .
Un petit côté Puggy, ce folkpop attachant.
'Junkies' même scénario avenant, malgré les connotations William Burroughs.
Une nana de leur connaissance escalade le podium et vient tripoter la table de mix, elle réussit à démolir la balance et à rompre le fragile équilibre.
Bien joué, Joséphine, je te présente RickyBilly!
'Spleen' tendance Muse, suivi d'une rengaine boyscout ' You're our way far away' aux P1060115.JPGintonations sucrées sur background electro poppy.
'About your life' les Beatles versus Notwist.
'Velvet feel' harmonies veloutées.
Et un alt.country fringant pour mettre un terme à cette agréable prestation ' In the sand'.

C'est le moment de filer à l'anglaise, le comique squatte à nouveau les lieux d'aisance.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:16

Il est à peine treize heures et tu te tires, c'est quoi le plan ce coup-ci?
Suis pas Ulysse, me suis pas bouché les oreilles avec de la cire, pas moyen de résister au chant des sirènes, elles font escale à la  FNAC, baby!

 Syrens Call
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P1060100.JPGen mini-concert acoustique à 14h!
C'est l'heure où tu largues les amarres à la cafétéria, les Nordistes peaufinent leur soundcheck annonçant un set mélodieux et esthétique.
Le mec à la table rame pour trouver la balance adéquate, les claviers sont difficiles à gérer, en façade le son est OK, il faudra mettre le volume au minimum pour les retours.
Le site du groupe annonce six membres, nous vîmes 5 matelots: Soraya HOSTENS Chant /Thibaut COISNE - Guitare Solo/Stéphane THURIOT - Guitare Rythmique/Sébastien PAUL - Batterie/Frank MANIER - Claviers.
Le bassiste Eric SERRE est aux abonnés absents.
Le groupe a 3 full CD's à son actif, le dernier 'Raging Waters' sortait en 2010!P1060096.JPG

A 14h10', l'élément masculin amorce une intro progrock majestueuse 'Abyss' ( In the Abyss of Sorrow), digne de Barclay James Harvest ou de Marillion.
Les envolées de Mr Manier te renvoyant au son de mellotron d'un Tony Banks, grande époque. Quant à l'extraordinaire dextérité du lead guitariste , elle te rappelle au bon souvenir d'un autre Genesis, Steve Hackett ou d'un autre Steve, officiant chez Yes dans les seventies: Steve Howe!
Soraya nous présente le concept de cette après-midi et enchaîne sur 'Brave Hearts' , du metal épique qui ouvre l'album 'Fantasea'.
Un timbre convenant au style, avec des réminiscences Epica ou Nightwish, voire Anneke van Giersbergen qui sévissait chez The Gathering.
Cet acoustic melodic metal attire les curieux, très vite le coffee-shop se peuple d'auditeurs attentifs.
Jolie performance en début d'après-midi!
'Hang on to life' accroche-toi, les guitares cognent.
'Storm' ballade tempétueuse et médiévale, que tu retrouves sur leur DVD 'Live from the Abyss'.

 

 

P1060087Des mélodies élaborées et riches, une base rythmique sans failles et deux équilibristes travaillant sans filet, tu ajoutes Soraya pour les yeux et les oreilles.
Passages robustes et élans sophistiqués se succèdent, difficiles de résister au chant des sirènes.
Mike Oldfield/ Maggie Reilly, un 'Moonlight Shadow' plus musclé que l'original.
'Cruel love' des claviers Roger Hodgson somptueux en intro, le titre monte en puissance, le chant de la charismatique blackhaired prêtresse s'immisce, insensiblement, dans tes cellules ...I give you my heart I give you my soul... Et ce con n'en a pas voulu!
Composition classique et magistrale.
'Your soul is mine' toujours aussi mélodique avec une finale à ressort.
'Far away' aux lignes de guitare hispanisantes mettra fin à ce brillant showcase qui aura duré 40'.
Certains nouveaux groupes se contentent d'un 'vrai' concert ne dépassant pas la demi-heure!
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Le soir-même, Syrens Call se produisait à l'Os à Moelle ( un concert électrique) avec Skeptical Minds à la même affiche!

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:31

't Vondel à Halle, une belle salle de concert dans laquelle la pils (1€50) est encore servie dans un verre.
En ce 21 janvier, coïncidant, en l'an 1793, avec l'exécution sur la place de la Révolution de Louis XVI ,Halle s'apprête à faire la java: l'affiche annonce  Vive la Fête à 20h30'.
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Il sera 20h58', lorsque le DJ de service occultera AC/DC, s'époumonant sur l'autoroute menant vers les enfers, pour nous emmener en bateau, une croisière sur le beau Danube bleu.
Introduction kitsch pour l'arrivée en scène du meest aantrekkelijke en sexy rock’n roll couple made in Belgium:

Danny Mommens et la bombe blonde, Els Pynoo, non, elle n'est pas originaire de Cognac!
Le doué Roel Van Espen aux keyboards- le lange, Gino Geudens aux drums et l'homme de Néandertal , Bart Buls à la basse.
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P1060028.JPGTu disais, Bertrand?
Que la fête commence!
Tu ne penses pas si bien dire: boum...boum...boum... de gros beats electroclash, c'est parti pour une 'Nuit Blanche'
...
Tous les jours des fêtes
Oui c'est excentrique
Je dis: vive la fête
Pour être héroïque..
Va te cacher, Sartre!
Tous les regards sont rivés sur la grande Els, qui fait passer Lady Gaga pour une nonnette frigide.
'Machine sublime' un second sexy dancefloor track.
Cool poseur Danny au chant pour 'Quatsch' , une New Wave sentant bon les eighties, la Neue Deutsche Welle, D A F en tête. Tu ne peux réprimer un pas de danse et les ja.. ja ...de Miss Pynoo sont une invitation lubrique.

 

 

P1060011.JPGQuelques riffs bien putes pendant 'Tokyo' et une pointe d'humour belgicain. Dames en heren, aan de keys Elio Di Rupo, aan de bas: Bart De Wever.
'Everybody hates me' coz I'm rock'n roll... ( sur le dernier CD en date 'Disque d'Or')
Du dance-punk implacable.
Un petit shampoing? 'Schwarzkopf'...dis-moi qui est la plus belle ce soir?...
Aucune hésitation, Els: c'est Danny!
Il est content du verdict et nous sort un numéro Angus Young graisseux: 'Naïve' , Els transformée en Muriel Moreno.
'Mon Dieu' minaude la Baby Doll.
Un flashback, annonce le guitar hero: 'Non, dis non' ( 2000 'Attaque Surprise')!
Un simili plastic slow sensuel.
Que dites-vous d'un petit instrumental bien gras, bourré de woooh ...ha...ha..ha et de déhanchements subversifs: 'Elsangel'.
'La Vérité' confession amoureuse sur fond de guitare punchy.
Oui, ils ont écouté Jacques Duvel composant pour Lio, et Gainsbarre, et les Cure, et Visage et le Zep ... on s'en fout, c'est bandant et vachement moins premier degré que les Editors ou autres clones de la bande à Robert ou à celle de Joy Division.
Les musicos assurent un max, le peuple s'amuse, faut pas craindre une révolution:panem et circenses...
Ca y est, ça le reprend: le Danne joue au Slash, une intro ,virant disco suintant, pour ' Assez'.
Elle a eu le coeur brisé, la grande Els, mais pas question de refaire son P1060075'Maquillage' car ...maquillage c'est camouflage et je n'aime pas...
Ce truc simpliste et répétitif rend tout Halle complètement nuts, une nuée de nanas sautent dans tous les sens, la pintje à 1€50 arrose tes godasses du dimanche que t'avais cirées il y a un mois.
Bordel, le chien du voisin va, une nouvelle fois, me lécher les pieds!
'Noir Désir' un cantique pas poli...Je veux être seule, reste-là, toi, ta gueule...
On dirait mon épouse!
Sur scène c'est la totale, Els en Monroe grattant un ukulele inaudible, Mommens en hardeux des seventies: du rock aussi distingué qu'un Isigny au bouquet prononcé.
Vais faire une prière dans la Basilique, annonce la poupée à la troupe, elle s'éclipse.
( PS: en ouvrant la gazette ce matin, ai lu que le curé de Halle avait démissionné) .
Les boys profitent de son absence passagère pour se mettre en évidence, avec un coup de chapeau au perruqué bassiste pour son solo groovy.
Bien joué, les gars.
Revoilà le sex-symbol: 'Touche pas', c'est ce qu'elle a dû raconter au cureton, regarder mais pas toucher... on a frisé l'apoplexie à l'église!
P1060046.JPGVive la Fête termine très fort, ils déterrent un ancêtre de la synth-pop (non, pas Chicory Tip), le fabuleux 'Pop Corn', composé par Gershon Kingsley, en 1969, et un hit monumental pour Hot Butter.
Ti ..ti..ti...ti... avec un country & western en background, ce soir on a droit à une version speedée et quelques effets Eurovision (Telex) avant l'invasion des pays de l'Est.
La folie à Halle, Vondel le puritain se bouche les oreilles!
Dank u, Halle, salut & tot ziens.
Outro: le retour de Strauss!
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On a beau applaudir à tout rompre, la fête est finie!

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 13:59

Dans le cadre du Festival  Norway Now, inauguré en novembre 2010 par Jonas Gahr Støre, le Ministre des affaires étrangères norvégien, er sønn av Ulf Jonas Støre, f. 1925, og Unni Gahr, f. 1931, un concert de noise improv music, featuring deux des artistes les plus recommandables dans le genre; Lasse Marhaug et Maja Ratkje.

Tu te pointes dans le  club à 19:45', t'es tout seul dans la salle si tu supprimes le préposé au bar, un gars du service d'ordre et un deejay assoupi au balcon.
Sur la scène: deux plans de travail sur lesquels gisent quelques vinyles, une platine, un laptop et autres electronic devices, sans oublier un jeu de clochettes multicolores reçues en achetant 46 lots de mini Babybel.
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20h15': le premier set va débuter, tu as dénombré 26 égarés lorsque  Lasse Marhaug, un inquiétant scientifique, chauve et barbu, se pointe, avec un laptop comme bagage.
Ce savant fou a contribué à la réalisation de plus de 200 albums d'electronic explorations: en solo, ou à la tête de groupes obscurs ( Jazzkamer- Nash Kontrol...), il traîne un passé d'extreme metal (Enslaved e.a.) et ne renie pas les aventures jazz ( Ken Vandermark's Territory Band..).
Tu y ajoutes quelques incursions dans le milieu théâtral ou chorégraphique, la confection de homemade electronics et la création d'un label de disques et tu pourras, plus ou moins, situer le personnage.

La séance d'improvisation domptée peut débuter: Lasse lance un soundscape futuriste tout en triturant manettes, boutons, câbles et en actionnant un pick-up grattant un vieux 45 tours nordique.
Vrombissements de moteurs malades, grondements de cratères d'impact , style Nes Garnas, sur fond electro astral.... Jules Verne eût apprécié.
L'odyssée sonore se poursuit, where stars collide...
Le Dr Mabuse tire, vigoureusement, sur un fil issu des entrailles de la machine qui hurle de douleur.
Le sadique accélère et amplifie le mouvement, pousse les graves au maximum, le plancher vibre et tes mollets flageolent. Ce dangereux et fêlé chirurgien poursuit la séance torture des robots, tu revois Metropolis de Fritz et tu sens que la machine va se rebiffer ou exploser, la tension atteint un summum.
Que fait le médecin, il refile une volée de baffes à la bête, ouvre toutes les vannes: résultat un foutoir noisy du tonnerre.
Steve Reich c'est Chantal Goya, le roi de la comptine enfantine, comparé à ce Marhaug.
En route pour l'abattoir. C'est horrible, un voisin parle de téléphoner à Gaia pour mettre fin à ces actes barbares de maltraitance électronique, pires que l'égorgeage à vif des moutons lors de la fête du sacrifice.
Le supplice aura duré trente minutes, les fidèles sont ravis, le bourreau va se doucher avant de vendre sa marchandise.

Je recommande pas aux âmes sensibles, mais si t'en as dans le slip, va voir ce phénomène!

 Maja Ratkje
Tu devises paisiblement avec les membres du groupe Nô, t'avais pas remarqué que la native de Trondheim avait pris place derrière ses jouets.
Cette vocaliste aventureuse étale, également, un palmarès pas banal: cinq albums solo, dont 'Voice' utilisant P1050971.JPGuniquement la voix comme instrument musical - plusieurs CD's avec Spunk, un groupe d'improv music, d'autres avec Fe-Mail ou Jazzkammer - quelques efforts avec Lasse Marhaug (Music for shopping- Music for gardening...) - music scores, décor sonore pour performances etc...
Un départ tout en douceur: un souffle murmuré, halètements, soupirs minimalistes sur fond de bruitages qui, insensiblement, deviennent hystériques.
Finie l'humble mélopée, direction la Pièce 101, chère à Orwell. Tu vas tout avouer: l'assassinat de Kennedy, le vol d'un mars à la superette du coin en 1964, le viol du chat du curé...
Du trip hop haché, décoré de vocaux gothiques, transformés par un mégaphone/broyeur miniature armé d'un rayon laser .
Alerte rouge, toutes les sirènes en action: quittez le navire...
Maja, une abeille énervée, s'excite et manipule tout ce qui traîne sur la table.
T'as droit à un fourmillement de sons saturés ou stridents, elle reprend sa séquence expirations/inspirations avec en arrière-plan quelques bruissements aquatiques et les humeurs d'une grenouille souffrant de diarrhée.
Après avoir tiré la chasse, l'idée nous traverse d'aller écarteler une chauve-souris, tout en marmonnant un requiem gothique du meilleur effet.
Public en transe, le commandant Cousteau rapplique en cachette.
Très physique l'electro de Miss Ratkje!
Le truc vire au carnage, un final apocalyptique, heureusement, une note d'espoir subsiste, une voix enfantine sort du néant, Maja nous offre un concertino de clochettes sur fond de lignes d'harmonica kindergarten.
Ce trip intense aura pris 40'.


Lasse Marhaug et Maja Ratkje en duo.
Une entrée printanière, une trille de rossignol, un glockenspiel samplé, un moulin à café musical multicolore de chez Ikea: un Ici Bla-Bla scandinave ?
Jeux vocaux, scratching hip hop, un musical tyrolien:extravagant collage Tristan Tzara.
Maja a une drôle de manière de se brosser les dents, elle a arraché un truc de sa panoplie électro et le mâchonne pour, ensuite, se lancer dans une acrobatique gymnastique vocale.
P1050972.JPGLe barbu n'est pas en reste, prestement il manie son artillerie de manettes pour en sortir du Einstürzende Neubauten electro-indus.
Un petit chant luthérien peut-être?
Je l'accompagne à l'harmonica, Lasse, si tu n'y vois aucun inconvénient?
Je t'en prie, j'ai du piano désaccordé sur mon échantillonneur.
Les I Muvrini nordiques se figent dans la glace, une tempête est annoncée sur la banquise.
La glace se fend, fracas quintuplé en chambre d'écho: j'aurais dû consulter mon horoscope, il prévoyait la fin du monde.
Merde, j'allais gagné à Euro millions!
Le tourne-disques doit subir les pires outrages pendant que la cantatrice raconte sa vie dans un chant mongol.
Sont inspirés ces deux-là!

 

 

Je te l'ai dit: tu veux du différent, de l'expérimental impressionnant, tu assistes à une de leurs performances, en laissant chez toi ta belle-mère mélomane, ne jurant que par André Rieu, elle gardera les gosses !

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 13:02

Soirée d'ouverture du  Winterjazz, un festival ( du 19 au 30 janvier) organisé conjointement par le théâtre Marni et  Flagey.
Un programme éclectique alléchant, rien que la première tête d'affiche, la pétillante  Robin McKelle, mérite tous nos battements de mains.
Le superbe Studio 4, à l'acoustique inégalable, est bien meublé pour accueillir le rouge-gorge de Rochester, qui en avril dernier avait mis KO l' Orangerie du Botanique.
Les murs de la salle de concert de la Place Sainte-Croix, plus habitués à être bercés par d' aristocratiques frémissements philarmoniques, risquent de trembler ce soir!
P1050959.JPG
20h30': un discours introductif mixte et concis pour annoncer la couleur.
Petite déception, la Miss ne sera pas accompagnée par la fougueuse section de cuivres, the Soul City Horns, son band sera réduit à trois musiciens.
P1050932.JPG
P1050939.JPGMadame Marni et Monsieur Flagey s'effacent, le trio mâle entre en piste:le génial, Moby lookalike, Sam Barsh au piano, claviers et mélodica à gaz - le placide et super- efficace Derek Nievergelt (Nublu Orchestra) , une devise utilisée du côté du Nieverland, à la basse et contrebasse - le racé, Mark McLean derrière les caisses ( Oscar Peterson, Diana Krall, Dewey Redman, Joe Sample... que dis-tu? Pas mal: on est d'accord!).
Les premières mesures de 'Mess Around', le titletrack du dernier CD, et la rouquine descend gracieusement les marches devant l'amener face au parterre: en français, bintje en bouche, dans le texte: merci ( on avait applaudi), bonsoir, ça va? ...
We're O K, Robin, on te chantera Happy Birthday à la fin du concert!
Son timbre soul en action et ce blues/rhythm'n blues fait mouche dès les premières secondes.
Clelia est ravie et ne semble pas regretter d'avoir préféré Robin à une autre rousse, une Julie sévissant sur le petit écran!
Certains la comparent à Amy Winehouse... si tu veux, mais elle ne se casse pas la gueule sur scène et n'est pas obligée de vider un Bourbon toutes les 3'.
La setlist mentionne 'Is you is' , Sam est passé aux claviers,  Miss McKelle en vocalises scat expressives...are you still my baby, too... pleurniche-t-elle, d'une voix te rappelant la grande Aretha Franklin.
Ta compagne piaffe sur son siège, c'est frustrant de rester assis aux sons de cette musique sensuelle, tous tes membres demandent à pouvoir se laisser entraîner à se mouvoir sans contrainte.
Bouge pas, mon ange, le costume/cravate, assis à 5 mètres , désapprouve tes déhanchements plébéiens.
Grosse claque avec le magistral et bluesy 'Lonely Avenue' qu'elle apprit par Ray Charles.P1050903.JPG
Un contralto ardent et le petit Barsh en fumeur de narghile musical.
It's rather strange, sans la section de cuivres, but c'est plus sophistiqué comme ça!
Don't you think so, braves gens?
Si tu le dis, baby!
Qui connaît les Bee Gees?
Moi, j'ai signé la pétition pour la sauvegarde des abeilles...
Chut, Clelia!
Voilà leur 'I can't see nobody' à la sauce Harlem.
Barry Gibb aime les chanteuses de jazz, après Nina Simone, voilà Miss McKelle gonflant son compte en banque.
J'ai composé 'Change' , un gospel imparable, aux arrangements Booker T.
Epoustouflant duel avec le Sam, ...I didn't change... le mélodica répond tantôt câlin, tantôt nerveux, espiègle, charmeur, poignant ... Une sonnerie de GSM vient se mêler au dialogue intime.
Hilarité dans la salle, le propriétaire, rouge de honte, transformé en autruche et Robin d'annoncer: je pense que j'ai fini....
P1050953Mr Barsh relance la mélodie qui explose en feu d'artifice.
Ovation!
Changement de registre: le tragique 'Don't explain' de Billie Holiday.
Sobriété et justesse de ton: la classe à l'état pur!
Swing time, du latin jazz, le public s'échauffe, il te faut 75'' pour reconnaître 'Eleanor Rigby' des Beatles.
Une claque magistrale! Chaque musicien se retrouve sous les spotlights: une envolée Herbie Hancock au piano, un superbe duo groovy de basse/batterie, Mark signifiant au brave Derek de la mettre en sourdine...tu t'es bien amusé, à mon tour, blanc-bec barbu et revoilà Eleonor en scat pour mettre fin à cette plage de 10'.
Les mecs se tirent.
J'avais promis de l'intime, so, all by myself, au piano ( désolé de vous tourner le dos): a kind of country lovesong I wrote : ' Since I looked in your eyes' !
Une romance classique, du bon Billy Joël!

 

 

P1050949.JPGRetour de l'équipe pour le blues entêtant: ' 'Until the day I die' , suivi d'une nouvelle chanson, le scabreux groove : ' Teacher, student, love affair'.
'Les risques du métier' d'André Cayatte version 'Hot Spot' de Dennis Hopper.
Calme relatif avec un conte de fée mainstream jazz ' Fairytale ending', avant le swing/twist 'You can have my husband'.
Flagey debout, ruée vers le podium et le carnaval se poursuit pendant le Leonard Cohen, 'Everybody knows', retravaillé en bombe, épicée d'une sauce soul suintante.
Sexagénaires en folie, transformés en Travolta déchaînés.
100°c: salle en ébullition!
Quelle nana, une nouvelle fois elle a réussi le coup de faire danser toute une assistance!
1 h35' de générosité, talent et bonne humeur communicative...

Un bis sous les vivats!
Ah non, certains ont profité de notre absence pour regagner leurs fauteuils... debout, bande de bourgeois!
A vos ordres, Fraulein McKelle.
Feu: ' Never make a move too soon', le BB King métamorphosé en irrésistible Motown funk gluant.
Sueur et énergie sur la piste de danse.
Un triomphe mille fois mérité.
P1050887.JPG
On viendra lui faire l'aubade au rez-de-chaussée, où la belle, tout sourire, dédicace ses CD's.
Happy birthday, baby!

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 12:33

Un petit poker à Rumst?
 Les Wildcards, un carré d'as sans dame, à l' Ace Cafe: jeu gagnant, of course!
P1050876.JPGC'est la quatrième fois que t'as l'occasion d'assister à un gig du British Blues & Roots band du South Devon, les trois précédentes, ils enflammèrent, à chaque coup, le Nekkersdal.
Vince Lee - Lead vocals & guitar
Martin Vowles - Guitar & backing vocals
Al Wallis - Bass & backing vocals
Kevin Crowe - Drums & backing vocals
ont sorti un troisième CD 'When the moon shines bright' en 2010.
D'après le bluesmagazine hollandais
"A performance that would even make Screamin' Jay Hawkins tremble!"
En ce janvier 2011, la moitié des Nightporters et l'autre du Vince Lee & the Big Combo parcourt le Benelux pour trois dates ( Hasselt - Tegelen in Holland et, finalement, Rumst)!
P1050857.JPG
20h15' le bikers kroeg est honnêtement garni de biceps tatoués et de nanas vidant la Jupiler au goulot, let's go, gentlemen: cartes sur table!
P1050869.JPG
Good evening Rumst, we are  the Wildcards et pan, dans le vif du sujet, sans préavis: 'Fools Advice' sur 'Raising Hell', un conseil pourri sentant le bluesrock frelaté.
Toujours ce jeu vicieux et enthousiaste, accompagné de vocaux éructés à la manière d'un Gene Vincent ou d'un Eddie Cochran.
J'enchaîne sur 'Big Boy' décide Kevin, le gladiateur des caisses claires.
Cet instrumental déchire.
Wouah, gueule Vince, un mélange de Bruce Lee et de Vince Taylor, coiffé d'une casquette plébéienne, t'y ajoutes un regard inquiétant à la Malcolm McDowell dans A Clockwork Orange et t'as le topo: 'Ain't that fine' ?
Super, petit, ce rock décoré d'un sanglant duel de guitares.
'Got sumpin' for you' sur le dernier né, j'espère que ça va te plaire, baby..
Duke Ellington: ' Chocolate Shake' , une mousse au chocolat remasterisée au goût du jour.
Spécialement pour vous, mes chers frères: 'Drunk' , Martin transformé en canard pour un Duck Berry walk.
Ils ont tourné avec Gary Primich, l'harmoniciste nous ayant quittés il y a quelques années, voici son 'Hoodoo Preacher' aussi terrifiant que Robert Mitchum dans 'The Night of the Hunter'!
On accélère d'un cran 'Look what you done to me' ... les bonnes femmes, que des ennuis!
'Gal from Kokomo' du rhythm 'n blues pioneer, Roy Brown. Guitares graisseuses pour cette big fat mama from Kokomo!
'Terra Mae' un thrashy gospel aux accents vaudou et pour permettre aux gosiers de se rafraîchir une dernière avant la pause: 'When the moon shines bright', torrides, les nuits de pleine lune, chattes en chaleur!
P1050875.JPG
Combien le CD?
10€, c'est donné!

Seconde mi-temps!
Du rockabilly mâtiné de blues ' Sweet baby of mine' et un hyperkinétique vintage rock pur sang ' She can rock' .
'Mellow down easy', de Willie Dixon, toujours dans la veine uptempo.
'Welcome to the Snakepit' pas slache, ce titre!
Il est où cet asile?
C'est un pub, dans leur coin, où ils jouent de temps en temps.
P1050861.JPGUn chouette tango/blues aux belles envolées surf.
Un petit tour au Vinmonopolet, suis à court de booze: ' Brown Derby Liquor' , faut que je m'achète a little peace of mind. Du Dr Feelgood craché!
Peggy Lee, ma grand-mère, dixit Vince, 'You came a long way from St Louis', élégant ballet de six cordes synchronisées, avant les extravagances en solo.
Faut se grouiller, les flics à chameau rôdent, l'heure de fermeture est proche, voilà une version métallique de 'Caravan'.
Shuffle time: 'My home' ...is not a home without your love...
Vais la replacer à Madame, un jour!
'Hell': cha cha cha blues, infernal, évidemment!
Et un rockabilly épicé, un !' Hang me out to dry': où sont les pinces à linge, ket?
Y a des pas bien portants dans ce bistrot, on leur dédie le classique ' St James Infirmary'.
Le seul hic, c'est que les infirmiers ont avalé toutes les amphétamines.
Bordel, l'ambulance navigue à du 195 miles an hour!


Voilà, terminus, à la prochaine!
Oooh, pas question de nous planter là sans un bis, crapules!
P1050878.JPGVite alors ' I'm on fire' le titletrack de leur première plaque.
Y a pas de pompiers à Rumst?
Showtime dans le bastringue: Martin, victime de crampes d'estomac, se roule dans la mare de bière, Al escalade le comptoir en écrasant les paluches des locaux voulant sauver leur Duvel et Vince se gratte la nuque avec son jouet.
Heureusement, le gladiateur ne s'est pas mis à marteler nos boussoles de ses baguettes!
Qui va éteindre cet incendie?

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 22:09

Une organisation du  Cultuurcentrum 't Vondel se déroulant à l'Oude Post , une coquette salle d'exposition, sise K. Cardijnstraat qui jouxte la Basilique Sint-Martinus, depuis l'ère médiévale lieu de pèlerinage dédié à la Vierge Noire .

 Karoline de la Serna
P1050846.JPG
Lien de parenté avec l'illustre écrivain Ramon Gomez de la Serna, un copain de Buñuel: aucune idée!
P1050851.JPGKaroline voit le jour à Bruocsella, étudie le chant classique, mais se lance dans la world music avec Dazibao, Urban Trad ou encore Aton Lua... Elle exerce ses talents de vocaliste au sein du Karim Baggili sextet, quoi de plus normal que le phénoménal fils d'une maman yougoslave et d'un papa jordanien rende la pareille à la señorita et l'accompagne, à l'acoustique ou à l'oud, dans son combo, Los Mapaches!
Les autres ratons-laveurs se nomment: Vincent Noiret ( basse-contrebasse) , un omnivore velu s'ébattant dans le milieu jazz (Tricycle, Traces..) ou celui de la musique traditionnelle (Ialma, Amorroma, Photis Ionatos..), tu le vis accompagner l'hirondelle Geneviève Laloy dans son récital enfants admis, et Frédéric Malempré (aux percussions diverses), ce mammifère/technicien de la propreté s'ébat, lui aussi, dans un environnement folk/jazz/traditions (Tangram, Musicazur, KV Express,+ de multiples projets avec Didier Laloy...).
Cette fine équipe vient nous présenter le CD 'Traduzca' (sorti chez Homerecords) de l'avenante
demoiselle.
P1050837.JPG
P1050844.JPG20;40 extinction des feux et mise en sourdine du décor sonore propice à l'attente.
Il faudra patienter 3 minutes dans l'obscurité et le silence carcéral avant de voir l'élément masculin prendre place sur le podium.
Une intro instrumentale arabisante et dramatique, judicieusement intitulée 'Abertura', qui n'a rien à voir avec Will , ni onze koning.
Apparition de la fée Karo, qui nus pieds telle une Ava Gardner comtesse, vient, cérémonieusement, allumer les imposants cierges, piqués dans le lieu de culte voisin.
Les vocalises profondes et liturgiques poussent ton esprit au jeu des comparaisons: Natacha Atlas et son Transglobal Underground ou Lisa Gerrard, la diva de Dead Can Dance!
L'improvisation meurt de façon inattendue et on attaque 'Libertad' aux sonorités flamenco, Karim, ayant abandonné le luth pour une guitare, se charge des backing vocals.
'Gracias por la vida' est dédié à mes parents, une ballade tout en retenue et en humilité.
Emotion à fleur de peau et accompagnement musical andalou, une guitare fluide à la Narcisco Yepes.
'Nosotros' combine sensualité et suavité.
'Katarina' ou le symbole de la femme naturelle, une déesse banissant le make-up.
Une interprétation théâtrale, une gestuelle Lia Rodrigues.
Karoline transformée en Katarina la felina: superbe!
'Opposicion' mélancolie et classicisme hispanique.
Le chaloupé 'Feminidad' , aux couleurs sud -américaines avec l'usage du cajon et des shakers, chante la jeune fille en quête de féminité.
La richesse de la palette musicale et l'authenticité des sentiments mis à nu forcent l'admiration, Halle ne s'y trompe pas et applaudit chaque plage pendant de nombreuses secondes.
'Traduzca' une tragédie arabo-andalouse met un terme au premier set.
P1050845.JPG
Break cerveza et set 2!
Un archet caresse la contrebasse, une nouvelle séance de vocalises graves, Karoline ne peut cacher son passé lyrique: 'Les Mots', un poème profond sentant la glèbe et l'animalité.
P1050842.JPG'Eres Tu' l'histoire d'une rencontre.
Un hommage à la douleur 'Dolor mi Amor', il y a du Goya ou du El Greco dans l'approche de la belle!
Un duo K K , oublie le suprémacisme , Nathan: Karoline et Karim sans Klan pour le poignant 'La Mama' , Cesaria Evora meets Misia avec voix en chambre d'écho.
Des frissons te parcourent l'échine dorsale.
'Bola de cristal' une séance chez Madame Rosa, médium à Saint-Gilles, pour le tarot tu reviens mañana.
A nouveau à quatre: 'La Buena Educacion' euh...passion rime avec éducation. Karoline muée en Victoria Abril tournant pour Almodovar!
Une dernière, le magistral et solennel: 'Blanco y Negro'!
P1050832.JPG
Pure classe ce groupe!
Les Vaantjesboeren réclament un cuajada: ils seront gâtés, une formidable version du tango douloureux du maître Astor Piazzolla: 'Vamos Nina'!

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:17

Janvier 2011: la capitale belge est certainement l'une des plus sympathiques pour faire les soldes. La plupart des magasins sont réunis dans la rue Neuve autour de l'Inno (le plus grand magasin de Belgique)... une pub française comme idée de sortie à Bruxelles.
Me fais pas rire, Charles!
Les français sont cons: les soldes c'est la chienlit , on te propose des fringues inmettables à des prix exorbitants. City 2 est transformé en souk sordide à côté duquel la Médina de Marrakech passe pour une île déserte.
C'est au dernier étage du shopping que t'es attendu: la FNAC programme  Isola, des Hutois pas zinzins, chère Anne-Marie!
P1050822.JPG
P1050827.JPG14h , une moitié d'île sur le podium décorant la cafétaria de la Fnac.
Me demande pas si c'est l'Ulster ou l'Eire, mais il y avait Frédéric Migeot: chant, guitare et Didier Dauvrin: percussions, choeurs.
Xavier Lesenfans : basse / choeurs et Pierre Constant: guitare pointant aux abonnés absents pour la mini-tournée acoustique de la chaîne.
Ils tiennent à nous jouer quelques titres de leur album 'Isola' sorti il y a peu.
Pure FM les programme 24h sur 24 et ils peuvent se targuer d'avoir été mixé par Chris Sheldon, le plus pakistanais des record producers sur Tamise ( Garbage, Foo Fighters, Pixies, Roger Waters, Jeff Beck, Mor ve Ötesi... qui dit mieux?), de plus le produit fut masterisé dans les Studio Abbey Road, les hypés Vismets ne peuvent étaler une telle carte de visite!
Un artwork magnétique et coloré pour ce produit flashy, le même logo estP1050813.JPG utilisé pour décorer la scène!

'Covet Me'
De la Britpop léchée, bien dans la tradition hutoise (Showstar, Bacon Caravan Creek...) et ce n'est pas péjoratif.
C'est aussi rafraîchissant et harmonieux que les compositions de Crowded House , eux-mêmes fervents admirateurs, au même titre que Jeff Lynne, des Fab Four de Liverpool.
Bon signe, ta madame qui comptait flaner au rayon bouquins te souffle, c'est bien foutu, je reste, tu veux un petit kawa?
Avec plaisir, mon ange!
'Never let me' tout aussi poppy et sucré.
Celle qui partage tes nuits insiste: ça me fait penser à Coldplay!
En mai, Pure FM l'utilisait comme Plan-Langue: pour améliorer votre anglais wallon!
...Did you ever see I'm still a little boy...
As-tu jamais remarqué Je suis toujours un petit garçon...
En 2089 on s'attaque à William:
...In peace there's nothing so becomes a man as modest stillness and humility...
(Henry V act 3)!
P1050814.JPG'This dream is gone' aucune prétention, une mélodie simplement imparable!
'Lightning to strike' un downtempo putassier.
Un éclair dans la grisaille ambiante.
Et une dernière avant de filer à la Fnac Toison d'Or, celle qui servit de premier single: 'Gravity'.

 

 

Un peu plus de 20' d'une pop fraîche, jouée par des gars n'ayant pas le cou enflé.
Isola: à consommer sans modération!
Cet aperçu te donne envie d'assister à un véritable show du groupe au complet.
P1050823.JPG
Le 5 mars, Isola assurera l'avant-programme de K's Choice au Lotto Mons Club!

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