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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:24

Vingt heures et des poussières dans les caves du Bota devant quelques pelés: un torse nu, une basse barbue et une batterie prennent place:
The K.
Non, ce n'est ni Mademoiselle K, ni une nouvelle de Buzzati, ni le Joseph de Kafka, ni das Kapital, oublie le potassium ou une tire immatriculée au Cambodge et si tu pensais 'Lilali' de Kim Kay, t'étais encore à côté de la plaque..
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The K., récente signature JauneOrange, est un trio noise/punk viril à l'énergie débordante, loin de l'image pop sucrée/ chansonnettes pour gamines délurées de bon nombre de membres de l'équipe liégeoise.
Dans un passé pas si éloigné, Geoffrey Mornard: bass/backing vocals et Sebastian von Landau: vocals/guitar sillonnaient le pays sous le pseudo The Kerbcrawlers, ayant perdu leur drummer dans une fosse le long d'une départementale, jamais empruntée par Jean Yanne, ils recrutent Sigfried Burroughs et s'ébattront sur scène sous le patronyme  The K.
Mission: en 35' chauffer la salle avant le set de The Computers!
Verdict: une réussite totale, il y a longtemps que t'avais plus vu un groupe de souche wallonne aussi performant!
'Bald Woman' entrée en matière tonitruante, volume sonore niveau Destop débouche tout, un rugissement de gorille en rut à moins qu'il s'agisse d'un gargouillement intestinal de Bart De Wever venant d'avaler sa neuvième gaufre à la mayonnaise, une basse et des caisses martyrisées: c'est des méchants!
Seconde décharge, 'Fragrance' , tout aussi vitaminée et sentant la sueur.
Pas une sécrétion de tapette, l'animale qui pue!

 

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Torpille suivante 'Essential Chippendale', disto omniprésente!
Un background Black Sabbath meets Jesus Lizard pour le heavy rock 'Tour Operator': rire sardonique, quelques acrobaties pour décharger l'adrénaline, le grand écart ( on sait jamais, Béjart est peut-être dans l'assistance, d'ailleurs plus nombreuse) et Burroughs frappant comme un queer n'ayant pas digéré son déjeuner.
Virage punk revigorant, basse en évidence: ' Maneater', m'en vais prendre le pouls de l'assistance, je reviens, j'ai la colique, je me roule sur le sol, ça va pas mieux, j'escalade le drumkit...
On s'emmerde pas, l'image correspond à l'état civil!
Accélération rageuse: ' Untitled', jusqu'ici!
'Streaks in the sky' , nouveau numéro de voltige avant une seconde balade dans la fosse.
Julien, je te refile ma gratte!
J'sais pas jouer, monsieur!
Gratte, et toi, merde c'est moi, je t'embrasse!
M'étais pas rasé, si j'avais su me serais enduit de sent bon!
'[11/4]' amorcé par le cogneur, puis des vocaux aussi mignons que ceux des Beastie Boys et enfin on pique un sprint final, ' Shaved', la tondeuse folle épile tout sur son passage, nous on se tire backstage pour avaler une Maes, on vous laisse en compagnie de la famille Larsen!
Excellent boulot!
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Longue séance démontage, montage, soundcheck, maquillage... il sera 21:15' lorsque  The Computers, tout beaux, tout propres, tout blancs se pointeront sur scène au son de Johnny Cash' God's gonna cut you down'.
DSC00231.JPGSi il y a bien un groupe qui a décidé de tromper le monde avec le choix de son label, ce sont les Computers.
Tu penses à Kraftwerk, Iannis Xenakis, Tomita, Dopplereffekt, Eno, l'ambient, la laptronica, au sampling etc... et nos joyeux British d'Exeter agressent tes pavillons avec un hardcore punk/ garage rock'n roll des plus féroces.
Alex grande gueule Kershaw (guitar / main vocals), Sonny (guitar / vocals), Nic (bass / vocals) and Will (drums) forment les Computers, annoncent tous les sites. Au Witloof, ils étaient cinq, donc tu ajoutes un keyboardplayer pas bidon!
Dans Strictly Reading and Leeds Festivals tu lis en juillet 2011... They aren’t just good on record either, their live shows really pack a punch...
Le premier full CD ( recorded live to tape), 'This is the Computers', fait à peine 25 minutes pour onze titres, les critiques anglo-saxonnes sont plus qu' élogieuses et, après le set furieux donné hier au Bota, le nombre de fans européens ne peut que décupler.
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Pas de setlist, huit titres balancés en 25' et Alex annonçant that was it avant que lui et ses potes ne regagnent les loges!
Oui, mais 25 minutes tempétueuses, un ouragan pas tropical a dévasté le caveau hier soir.
Dès le premier titre ( probablement 'Where do I fit in?'), c'est le carnage, une sauvagerie brutale. Tout en éructant some screamo vocals et en maltraitant sa guitare, Alex vient se mêler aux premiers rangs.
Tu te tapes un bain de Maes te rappelant ton baptême à l'ULB en 1951/52, un petit nerveux s'acharne sur tes orteils en bondissant comme un marsupial nourri aux amphétamines, à ta gauche, un sosie de RickyBilly crache en direction de la basse, derrière toi, le spectacle est pareil, va falloir se trouver un coin plus tranquille si tu veux prendre des notes et immortaliser ces agités sur pellicule!

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Depuis Jim Jones Revue t'avais plus assisté à une telle corrida: ' Lovers, lovers, lovers' - ' Blood is thicker', un incroyable mix AC/DC / Black Flag/ The Ramones/ Screamin’ Jay Hawkins/ The Cramps/ Stray Cats... puis, l'énervé tatoué présente 'Teenage Tourette's Camp' au drumming forcené.
Pour la suite on doit deviner, probablement 'Cinco de Mayo' aux riffs surf exaltés - on n'est pas certain d'avoir reconnu le 'Surfin Birds' des Trashmen ( une honte), mais on a entendu les fameux "Papa Oom Mow Mow", popularisés par les Rivingstones - ''I've got what it takes' au tempo rockabilly et au refrain repris à quatre et la dernière, guess what?
'Music is dead' , le groupe à fond la caisse pendant que le frontman, pour la dixième fois, vient se mêler au bon peuple plongé dans un climat de folie pas tout à fait douce.
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Il faudra attendre près de 5 minutes avant de revoir les gars d'Exeter se repointer et expédier trois bis volcaniques, dans le désordre, une nouvelle fois les titres seront pris en mode point d'interrogation: ' Please drink responsibly' - 'Yeah yeah yeah but' et peut-être 'Rhythm Revue'.

Il est grand temps que t'ailles voir les Computers avant que ces voyous ne soient tête d'affiche lors des grands festivals.
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Chez toi, sain et sauf!
Etalée face au petit écran elle te dit sans sourire: c'est toi qui pues comme ça?
Avec les dents tu t'ouvres une Jupiler, sans daigner répondre!

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 16:18

 La Rotonde n'attend pas plus de 70 curieux pour ce premier événement 2012.
Nous serons plus nombreux, à 20h20', lorsque les New-Yorkais apparaîtront sur scène en nous saluant d'un Aïe de bienvenue!
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“Cymbals Eat Guitars” is a name spawned from a Lou Reed philosophy on rock bands, si tu te demandais où ils avaient déniché leur patronyme.
DSC00079Deux albums: 'Why There Are Mountains' ( 2009) et ' Lenses Alien' ( 2011).
Le line-up initial a subi quelques modifications, en 2012, C E G = Joseph D'Agostino – guitar, lead vocals/Matthew Miller – drums/Matt Whipple – bass guitar, vocals/Brian Hamilton – keyboards, vocals.
Classement?
Indie rock/noise/shoegaze!
'Indiana' démarre par une méchante intro noisy: un chant courroucé et vibrant, fiery, fuzzy guitars, reverb omniprésente, un clavier pour arrondir, et le drummer original qui se démène comme un sauvage.
On peut comprendre les rapprochements cités par la presse spécialisée: Modest Mouse, Pavement, Sonic Youth mais un peu moins Weezer que D'Agostino reprenait à ses débuts!
'Plainclothes' alterne les soft/loud tempi , 'Shore Points', qui lui succède, semble plus calme et sombre à la fois, voix DSC00123.JPGposée, guitare carillonnante, chorus liturgique...
Le titre ouvrant le premier effort discographique' ..And the hazy sea', longue plage épique ( près de sept minutes) multipliant les crescendos, au gré des vagues.
Un moment de quiétude dessiné par un piano serein sera suivi d'un vagissement soudain secouant les embarcations voguant sur les ondes houleuses, après une nouvelle accalmie, les guitares amorcent une envolée postrock annonçant un cataclysme théâtral.
Secouant!
' Definite darkness' et 'Another Tunguska' une suite moins agitée.
Time to play the white guitar tunes, now, changement de jouet, voici ' Riffle Eyesight' ( Proper Name), une structure toujours aussi complexe: feedback, disto, fuzz, falsetto... passages doux, montées en puissance, toboggan vertigineux, voix hantée...
Si ton dada c'est la pop mélodieuse, avec refrain que tu peux fredonner, oublie Cymbals Eat Guitars, ces gars prennent un malin plaisir à te surprendre en confectionnant des morceaux à rallonge sans que tu puisses affirmer avec certitude qu' ils ont changé de cap en plein exercice ou qu'ils viennent d'entamer un nouveau voyage.
Il est vrai qu'après 40' de ce régime ton cerveau aspire à l'évasion et se distancie, petit à petit, des efforts du quartette qui poursuit avec le martial ' The Current' , une accélération shoegaze amorce un ' Keep me waiting' aux accents noise à la Thurston Moore.

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Les premières mesures de 'Cold Spring' préludent une imagerie printanière aérienne, pas pour longtemps, des riffs de guitare tranchants lacèrent la jolie mélodie, on replonge dans les tranchées.
Scénario élastique désormais connu pour 'Secret Family' : moment paisible, crise brutale: razor-sharp guitar licks, un drummer qui cravache méchant, puis un final flegmatique.
' Wind Phoenix' une dernière épopée impressionnante.
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Un set de soixante minutes n'ayant pas ravi tout le monde, Vincent et sa tribu se dirigent vers le bar et n'attendent pas le rappel, d'autres sont enchantés et le font entendre!
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' Gary Condit' is a song we didn't play on this tour, we'll do it for you!
Une dernière salve intense avant d'ouvrir le stand merchandizing!

PS: merci à Matt d'avoir recopié la playlist!










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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:48

20h35', Place Cardinal Mercier, face à la Maison Communale et au commissariat, des dizaines de lampions bleus clignotent: une fête libérale?
Non, regroupement de toutes les forces de l'ordre locales: police montée, démontée, canine, mâle, femelle, androgyne...
Mesrine s'est fait la malle?
Non, il s'agit de remplir les caisses communales en verbalisant à tous vents, pas réjouissant dans l'optique de ton retour en terres flamandes, les autochtones quant à eux ont une solution, attendre le retour des poulets avant de quitter l'Excelsior .
A boire, c'est ma tournée!
Tu t'es pas tapé Jette pour te bourrer le citron, au menu:
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 Fred and The Retro Elliptic band
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Que tu ne confondras pas avec John Fred & His Playboy Band et sa 'Judy in disguise'!
Fred, c'est une blonde nana, born in Charleroi.
Fred/Fraise Dietrich foule ses premières scènes en tant que choriste, pour lancer, il y a quelques années, avec leP1190538.JPG guitariste/compagnon, Pipo Guarino, le rhythm'n blues/soul coverband: Fred & the Retro Elliptic Band!
Il sort d'où le pipeau?
Sa biographie signale Experience, un tribute à Jimi - et de multiples jam dans la région de Tchålerwè ( on retrouve souvent les mêmes noms pour l'accompagner, dont Fred, bien sûr, mais pointons aussi le batteur Marcus Weymaere, pas un âne).
Selon Fred, l'élément elliptique du band se nomme Marc Creten, le bassiste/basketteur que tu vis dans le même établissement s'ébattre avec The Rocking Vimanas.
P1190530.JPGA la batterie on aurait dû entendre Charly Cornez, empêché, on lui trouve un remplaçant pas manchot: David Zecca, un batterista ayant accompagné Helmut Lotti pendant son hommage à Elvis, Paul Michiels, Kate Ryan, Coco Jr., Sttellla, William Dunker e.a....
Moment de gloire de Fred & the REB: ouverture de la Nuit du Blues à Charleroi avec en têtes d'affiche Sharrie Williams & The Wiseguys et Kyla Brox!

A 21:15', le barman met Paolo Conte en sourdine, le REB et la charmante Fred attaquent 'I can't believe what you say' popularisé par Ike & Tina Turner, une version poppy de ce r'n'b track que tu retrouves sur l'album live 'The Ike & Tina Turner Revue 1964'.
Otis Redding's definitive collection 'Security', collant à souhait, la superbe voix, chaude, profonde de Fred et l'accompagnement blue-eyed soul de l'équipe font merveille.
A peine deux titres et l'Excelsior se frotte les mains.
Fuck the police, une Maes!
'Baby in touch' annonce le feuillet, du soul funk décoré de riffs gluants qu'1 ou 2 larsens intempestifs viennent ébranler.
Deux mesures de basse, les connaisseurs ont reconnu 'Fever' , pas besoin d'aspirine, ça se soigne pas!
P1190520.JPGUn virage country , une guitare allègre ' Cherry Wine'.
Ce truc déménage!
Quelques vannes politiciens de province...alors, Bruxelles, les fêtes se sont bien passées, tout va bien?
Tu réponds pas que ta femme t'a quitté pour aller vivre avec Soeur Antonella, que ton chien, souffrant de diarrhée, s'abandonne partout, qu'on t'a coupé le gaz et l'électricité et autres peccadilles du genre... donc, tout va très bien, madame la marquise!
Un petit twist/rock 'Do the dog' suivi d'une version charbonnages de 'I feel good', James Brown couleur carolo c'est mieux que Van Cau blanchi!
Le ton monte dans le troquet, les seniors s'agitent!
Félicien se retient de crier ' à poil', tellement il se sent bien!
'These boots are made for walking', un joli ballet improvisé par Jef et Antoine, chaussés de seyantes babouches made in Macao et imbibés de Jupiler made in Wallonie.
Allégresse générale!
On enchaîne sur une version no speed limit de 'Don't play that song ', Mud ou les Sweet s'attaquant à Ben E King avec une méchante volée de riffs envoyée par l'Inzaghi hennuyer.
Merci Fred: ' Midnight hour', on adore!
Bonnes gens, nous aussi on a une petite soif, une dernière avant la pause: ' I don't want much' ( ça doit être 'Just a little bit' d'Etta James'), du r'n'b poisseux à souhait!

Les accros de la sèche dehors, moins de monde au bar, moins de temps perdu pour te ravitailler!
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22:15', deuxième mi-temps que le REB entame par un instrumental surf de haute tenue.
Fred et son porto rappliquent: ...
When the night has come and the land is dark And the moon is the only light we see No, I won't be afraid, oh, I won't be afraid Just as long as you stand, stand by me..
pour se replonger dans le Harlem sound des sixties.
Aretha Franklin ' See Saw' , ton amour c'est comme une balançoire, baby.
P1190542.JPGDans la vie il y a des hauts et des bas, ma chère!
La même Aretha, en 1968: 'The house that Jack built', funky en diable.
Tchik, tchik, tchik, tchik... fait Pipo, puis un aparté basse/batterie que Zecca, devenu vas-y Gérard, poursuit seul. Bois un coup, petit, indique Signor Guarino, je prends le relais.
De la soul à la sauce Rital avec ou sans parmesan, c'est pas mauvais!
Bébert, Dédé, le gros Roger et Lange Jojo sont déçus, la petite ne s'est pas présentée, et toi, tu t'appelles comment?
Germaine, mais j'aime pas les bonbons, je préfère le porto!
Assez plaisanté, les enfants, vous êtes priés de reprendre na na na na na.. en chorus: Wilson Pickett 'Land of 1000 dances'.
Ainsi fut fait!
Un nouvel Otis Redding bouillant 'Hard to handle' sera suivi du standard 'Rock me baby' pour embrayer sur ' Gimme some lovin' qui prendra une teinte Pat Benatar, il est vrai que sans l'orgue de Stevie Winwood il est difficile d'approcher l'original.

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Un 'Soul man' efféminé, mais pas moins attrayant que la bombe de Sam & Dave, enchantera le bon peuple jettois avant de voir Fred la rejouer Pirette & co pour introduire ' Papa's got a brand new bag'.
A blonde haired blue eyed doll with a gorgeous warm black voice!
Soul/slow time avec un formidable 'Steal away' d'Etta James .
Une excellente playlist, une voix canon et des musiciens doués qui loin de se la péter te servent aux petits oignons une soul digne des Commitments, le soul band de Dublin formé en 1991 pour donner vie aux héros du film d'Alan Parker.
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On termine le second set ici, déclare la blonde enfant, mais a u b, restez pour les prolongations!

Coup d'oeil au chrono :23h05', la flicaille n'a pas regagné le poulailler mais il est l'heure de rejoindre ta cocotte.
A l'anglaise!

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 12:27

Le programme de ce vendredi prévoyait Splat Cats, du rock écrasé aus Nivelles, une collaboration Soirées Cerises/  Libre Air.
Las, l'avant- veille du concert un des membres du groupe annonce le split de Splat Cats, concert annulé!
Fuck the cat, moins de 36 heures pour dénicher un remplaçant!
Vendredi après-midi, le carillonneur de l'église du Parvis actionne toutes les cloches pour clamer la bonne nouvelle, ce soir récital des  TrollFuckerS dans le zinc le plus naze de la capitale.... venez nombreux, mais laissez vos moutards devant la télé!
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P1190490.JPGDans ta petite automobile tu prends la direction de St-Gilles, trois tours de manège pour dégotter un emplacement où fourguer ton char, il est 21h03' et à 150 mètres tu peux entendre que ceux qui copulate with unattractive women ont déjà entamé les vêpres.
Tu te retiens de blasphémer et pénètres dans l'antre déjà occupée par une meute pas catholique, faudra jouer des coudes pour atteindre le comptoir et, à première vue, bon nombre de citoyen(ne)s sont déjà loin dans leur trip Jupiler: un teint rubicond, un sourire béat, de la mousse aux commissures des lèvres et l'oeil hagard... j'avais pas le numéro de Zola, lui aurais envoyer un SMS!
Sur scène ( tu lis dans un coin près de la vitrine), trois Trollfuckers en action!
Dave, pas le copain de Vanina, à la basse- Toful aux drums et Chris ( alias Chris Sandona, ex barman du troquet) aux vocals et à la guitare.
Le rock alternatif, qu'ils avaient entamé pendant ta séance recherche de parking, se nomme 'Trip' s'il faut en croire le billet ( 4cm sur 4cm) leur servant de setlist.
Dans le sombre caberdouche règne un climat d'allégresse rimant avec ivresse, le peuple clame sa joie après le premier morceau, pas que le truc était exceptionnel, mais le rock sert d'alibi à leur exubérance post réveillons!

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'Awake' un éveil aux consonances reggae, un blanc, seconde tentative, rewind, la wah wah carbure, la basse ronronne et Toful bastonne, on citera les Clash plutôt que Police!
Tout va bien, ai réussi à commander une bière et me suis caché derrière Bertha, une frêle bourgeoise de 96 kilos!
1-2-3-4-3-2-1, un faux départ, on reprend, concentre-toi Toful: 'Storia', aux senteurs reggae/dub.
Même style, mêmes approximations ' Water', on te donne les titres sous réserve, il y a longtemps que tu as abandonné l'idée de prendre des notes, ta mission consiste à surveiller ta bière et à éviter de te faire arroser par les joyeux sautant verre en main.
Euh, Marie-Rose, c'est bien de grimper sur la table mais tu viens de faire chuter le Magritte qui pendait au mur!
Je t'aime, tu me dis!
Ceci n'est pas une pipe!
P1190492.JPGPause de dix secondes, Rasheed Kingstonman se saisit du micro pour nous demander si on est là, nous on est là, mais lui il est loin, bien haut, c'est pas des Belga qu'il fume, le rasta!
' Delay' un bouillon rock funky ayant le don d'euphoriser la Jamaïque qui tangue comme un rafiot défiant une mer houleuse.
Les fuckers poursuivent leur croisière: ' Lost in some', t'as bien fait de te replier, le cousin de Peter Tosh, en gesticulant, vient de balancer une méchante baffe à la pauvre Ginette, mal placée.
Pour la troisième fois il agrippe le Shure pour prendre de nos nouvelles, brave gars!
' Megalo', du reggae blanc orgueilleux que ne semble pas apprécier un clébard perdu dans le bastringue.
Vainement il cherche la sortie, introuvable, le lounge bar étant noyé dans un nuage de fumée.
Tu me parles d'interdiction de tabac.
D'accord en 2012, mais ici on est en 1976, tout est permis!
Ton voisin, Confucius, analyse la musique: c'est confus, estime-t-il.
C'est du vécu, fiston!
Si tu avais réussi à échapper à Rasheed, tu n'as pas pu empêcher Osman, un pas rasé sentant la vomissure, de t'embrasser dans le cou.
Poliment tu déclines son invitation, une crise aigüe d'hémorroïdes t'interdit la danse.
Bordel, c'est pire que l'Enfer de Hieronymus Bosch ce boui-boui.
Plus moyen de bouger, le coin a pris des allures de boîte à sardines à l'huile de ganja.
Revoilà Médor, toujours aussi paumé, il lui vient l'idée de lever la patte sur une nana aussi sexy qu'Annie Cordy, ça va dégénérer!
Les Trollfuckers ne se formalisent nullement de tous ces avatars dantesques et attaquent un nième rock/reggae bordélique, le bien- nommé ' Drunken ballad'.
C'est quoi cette symphonie en larsens majeurs?
Rien de grave, une nouvelle intervention de Kingstonman, on enchaîne, 'Try' et on ferme ' Get high'. La population était déjà high avant le début des hostilités, farceurs!
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Le mot de la fin, Mr Dreadlocks: 'good vibes, tonight!'
Et toi, Yves Raxola Kengen, qu'en penses-tu?
Il y a encore du travail en perspective avant de fouler les podiums de Werchter!
Sur ce, je prends congé, décide le rockeur.
Prudemment, tu le suis, car Osman tient à te raconter sa vie!

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:07

La tempête sévit, les flics, aussi, sévissent, le vent souffle, dans leur ballon tu souffles: safe indique l'éthylomètre... normal tu te dirigeais vers le bar!
A leur question vous avez bu, tu as répondu pas encore!
Pour te remettre de ces émotions, au  Bar du Matin un cordial tu t'envoies et t'attends sagement l'heure du concert!
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21:15', du mouvement au fond de la salle, les Bataves rappliquent au compte-gouttes: le chef n°1, Frank Montis, se coince derrière l'Hammond et Lean Robbemont derrière les drums, ils sont suivis de Guus Bakker, alias Gustave Boulanger pour les Wallons, à la basse 5 strings et de Peter Broekhuizen au sax baryton, la trompette ( Cees Trappenburg) sort de coulisses et, fermant la marche, le n°2, Rolf Delfos, armé de son sax alto:  DelMontis au complet en piste!
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De fameux requins, les Amstellodamois, dont tu vis quatre éléments comme Vipertones, accompagnant la pétillante Laura Vane.
P1190463.JPGThe Jazzinvaders, The Houdini's, Soul Snatchers, Auratones, Loïs Lane, Candy Dulfer, Artvark, AIFF, Eric Vloeimans, New Cool Collective, Pete Philly & Perquisite.... et quelques autres combos peuvent être associés à ce sextette de funky lads, t'attends pas à de la musique de chambre pendant laquelle tu peux à l'aise te tricoter une chaude écharpe en prévision des neiges prévues en juillet 2012!
En septembre 2011 DelMontis a sorti un premier CD, ' Straightforward fascination', il servira de matière première au bouillant cocktail concocté au Bar du Matin!
Dès le premier titre, le dancefloor improvisé est pris d'assaut par une saine jeunesse décidée à éliminer l'excès calorique, acquis en festoyant, en se bougeant les fesses aux rythmes effrénés de ce jazzdance mix juteux.
'Make it right', hormis ses extraordinaires talents d'organiste, Frank Montis est doté d'un timbre jazzy/soul pas dégueulasse: un croisement Michael Bublé/ James Morrison/Jamiroquai/ Bill Withers avec quelques pointes Stevie Wonder.
D'emblée tu trempes dans un marécage acid jazz groovy avec déjà un premier solo gluant du baritone sax, suivi d'uneP1190464.JPG poussée fiévreuse des 3 cuivres, avant de voir Montis s'adonner à un joyeux trip organique sur assise rythmique vibrante.
Jamiroquai, Brand New Heavies ou Matt Bianco version jazz!
'Crystal tears' a été écrit par une ex-petite amie en 1992/1993.
Une jolie sérénade de larmes de cristal cuivrées.
Tu sues, Eugénie?
Un downtempo charmeur pour te permettre de reprendre du souffle: 'Illusions', te rappelant au bon souvenir de Chicago Transit Authority ou Blood, Sweat & Tears, on était en 1969, plus tard on parlera de jazz fusion et les férus de rock commenceront à écouter Miles Davis, Herbie Hancock ou Larry Corryel!
'Façade' is about la nana de tout à l'heure, Peter va décorer la mélodie d'une flûte traversière façon Herbie Mann, Trappenburg relancera la machine par un assaut de trompette assassin et l'Hammond doit achever les rescapés!
Furieusement dansante cette façade!
P1190473.JPGTu veux du sirupeux?
'Fading', on avait mentionner Bill Withers, non?
'Right from wrong' is about me, peux pas faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal!
Du funk bestial et un break fluide glacial à la flûte!
'Life is short', donc tu profites un max, tel est le message!
L'alto en roue libre, les danseurs en sueur!
La vie est courte, ne perds pas ton temps, la suivante se nomme 'Wasted time', slow time sur background blue-eyed soul.
On revient aux upbeats: 'Truth', du smooth poppy jazz, Swing Out Sister sans le côté synthétique des eighties!
'We'll meet again', même tiroir!
Le titletrack enregistré avec Laura Vane ' Straightforward fascination': moite, funky, noir...

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Une formidable machine groovy!
La seule cover du set, une superbe version de 'Sunny' de Bobby Hebb.
Ambiance des grands soirs dans le bar, tes voisins de comptoir, des Frenchies, impressionnés se promettent de revenir sans tarder!

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La dernière, annonce Frank: ' Live my life', démarrant comme un late night slow jazz avec une intro de sax à la Gerry Mulligan, suivie d'un crooning Harry comique junior et d'une intervention liturgique de l'orgue, un brusque virage amorce un changement de tempo, les danseurs enlacés se voient obligés d' adopter un style s'éloignant radicalement d' 'Emmène-moi danser ce soir' pour se déhancher sur un swing délirant.
Petit solo de batterie pas débile, lignes de basse gluantes, reprise du thème et final rondement mené!
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110' enthousiasmantes!
Energie, créativité, savoir-faire et bonne humeur étaient au rendez-vous!
DelMontis est fin prêt pour les plus grands festivals de jazz!

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:40

Cecilia, You're breaking my heart
You're shaking my confidence daily
Oh Cecilia, I'm down on my knees
I`m begging you please to come home...
Non!
Ik zag Cecilia komen
op een zomernacht
twee oren om te horen
twee ogen om te zien
twee handen om te grijpen
en verre vingers tien...
Paul Van Ostayen, probable source d'inspiration!
DSC00034.JPG
Cecilia voit le jour en Flandre Orientale il y a quelques années, le curé du village baptise le trio dans une eau trouble et depuis, la petite Cecilia tricéphale égaye les bals folk dans toutes les provinces du nord du royaume, traverse de temps en temps la frontière pour faire danser Picards, Pas-de-Calaisiens, Artésiens et autres descendants de Jean Bart.
DSC00038.JPGEn ce mercredi venteux, le trio s'installe au  MIM, le magnifique immeuble Art Nouveau, autrefois occupé par l'enseigne Old England, pour y interpréter son répertoire de folk traditionnel dans un couloir consacré aux ancêtres de l'accordéon.
Le MiM annonçant: "Chaque premier mercredi après-midi du mois, le mim est accessible gratuitement à partir de 13 h.. La musique live vous est également offerte, ce 4 janvier: Cecilia!"
Résultat, le musée est bourré de gosses que leurs géniteurs partis, dépenser leur solde de janvier aux soldes de janvier, ont fourgué à papy et mamie, obligés de s'égosiller sans relâche: pas toucher, attention où tu marches, je ne sais pas où sont les toilettes, tu auras une glace si tu es sage.... conditions optimales, donc, pour assister au concert, assis sur une marche d'escalier, à ta gauche Gaëlle te tirant la langue, à ta droite Agathe se demandant si c'était vraiment une bonne idée d'emmener cette peste au musée!

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14:00: voeux de circonstances et début des hostilités: Greet Wuyts au trekzak, tu comprends accordéon ( diatonique) - son compagnon, Jan Leeflang qui vivra centenaire, au doedellzak ( il a 3 cornemuses) et à la flûte- le gamin, pas leur gamin, Thomas Hoste, à la vielle à roue ( hurdy- gurdy) ou au cistre.
Ils viennent de sortir l'album 'In Bad' et avant cela avaient enregistré la plaque 'Danser en couple, ensemble au bal' servant de toile sonore aux évolutions chorégraphiques de Micheline et Stéphane, maîtres à danser, présents Montagne de la Cour.
La majorité des morceaux interprétés sont de la plume du groupe, qui ajoutera quelques classiques du répertoire volksmuziek arrangés à la sauce Cecilia.
DSC00046.JPGUne Scottische comme mise en bouche, 'In Bad' ouvre, d'ailleurs, par une 'Badsuite' (Mominette / ScLOTisch / In bad) invitant les plus hardis au quadrille.
Tour à tour l'accordéon, la cornemuse et la vielle exigent un rôle à l'avant-plan, curieusement les auditeurs restent sagement assis.
Une gigue pour suivre ( 'Mistige jig/Dorothea' ?), face aux musiciens, les visiteurs déambulent, s'arrêtent, reprennent leur marche... bref, un va-et-vient assommant!
L'élégant cistre amorce une valse courtoise, Micheline et Stéphane ont entamé leur démonstration virevoltante et fébrile.
Changement de registre avec la raffinée 'Minikimonomazurka' qui doit enchanter les touristes nippons et leur Nikon fripon.
On poursuit avec une bourrée mettant en valeur les deux instrumentistes à bourdon.
Malheureusement, festif et scolaire ne riment pas, le cruel manque de spontanéité et le côté didactique de la prestation peuvent contrarier.
Cap sur le Nord, la Bretagne: un an-dro ( probablement le traditionnel ' Derrière de chez mon père').
Appel aux volontaires pour une ronde, plus cours de tango pour débutants que fest-noz.
Une dizaine de valeureux, appliqués comme des premiers communiants, progressent précieusement, plus ou moins en mesure, main dans la main.
Mention spéciale à Jules de Saint Guy pour sa touche personnelle hautement artistique.
'Cecilia' une valse mélancolique à huit temps que Micheline et Stéphane refondent en rock'n roll grand guignol.
Zont la santé les septuagénaires et ne semblent pas craindre le grotesque.
Le trio terminera le premier set par une pétillante et champêtre valse italienne pour laquelle Jan troque la cornemuse contre une flûte.
En fermant les yeux, tu peux oublier Mich et Stef ayant abusé du Soave et confondant danse galante et danse des canards boiteux pour t'imaginer accompagnant Lorenzaccio à Florence, au bal masqué donné au Palais des Médicis.
Exercice difficile, vu les circonstances!
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Cinquante minutes à écouter des musiciens doués et à supporter le jardin d'enfants, ça suffit! Direction le vestiaire et la ville sordide!

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:51

En ce premier jour des soldes, Bruxelles est aux abonnés absents, sommes pas 20 à peupler le  DNA!
DNA en mode retouches du printemps, attention peinture ( noire) fraîche, fais gaffe aux clous gisant sur le sol, dépose pas ton godet n'importe où... ce jeudi 5 janvier: grosse fiesta pour fêter le premier anniversaire du Nouveau Régime!
Une java monstre: quatre groupes au menu dont Sons of Disaster et White Fang + une cohorte de deejays, va y avoir du spectacle rue du Plattesteen.
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Pour débuter l'an neuf, Saint-Louis best punk band ( dixit Riverfront Times): Doom Town!
Après avoir éclusé quelques limonades en compagnie de Julie, Dominic ou David Altamontt, tu attends le bon vouloir du quartette du Missouri!
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21h15', les boys en piste, manque la bassiste/vocaliste partie peaufiner son make-up absent!
There she is, feu...

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' Walking through walls', du raw punk passe-muraille que tu peux entendre sur leur premier enregistrement, une demo tape devenue 7 inch!
Rien de tel qu'un bol de punk bouillant pour se remettre de tous les excès festifs de ces dernières 76 heures, le truc assaisonné à point dégage un excellent fumet.
Un méchant et acharné cogneur barbu ( Shaun Morrissey, actif au sein des P1190453.JPGHumanoids) - deux guitaristes aux riffs Gillette pas émoussés ( Ben Smith, un ex-Corbeta Corbata au chant ravageur et Bryan, tout comme Shaun membre des Humanoids), la touche féminine étant assurée par la bassiste/chanteuse Ashley Hohman, une nana que tu classeras pas au rayon pin-up écervelée, avec Ben, elle dirige Sodome ou Gomorrhe, me suis pas renseigné!
Pas question de mouiller ta moustache dans ta mousse, les furieux ont déjà amorcé ' No Rumours' tout aussi nerveux que le premier brûlot.
Les vocaux alternés ou accouplés font mouche et l'intensité des beats produits par Shaun, moins végétarien qu'un Moz proclamant 'Meat is Murder' , valait le déplacement.
Le bouton pause ne fonctionne plus, 'Shadowed' qu'Ashley décore de shrieking & harsh vocals.
La moteur tourne à plein régime, sans aucun raté ' Rat' et 'Shrouded in Mystery' se succèdent avant que Mr Smith nous annonce qu'ils sont heureux de fouler le sol belge pour la première fois, tout en ajoutant que la Chimay c'est vachement mieux que la pisse de chat servie à Hambourg.
P1190448.JPG'Sleep' un sommeil perturbé à première vue , suivi de 'Conversations with people I'll never meet' du punk surréaliste cardiotonique.
Une pointe de pop punk plus acéré que celui de Blondie, voilà 'On your own', suivi de l'énergique ' Worthless ones'... thank you for dancing, Clara!
Just a few more, Brussels.
Palabres, wat spelen we, een covertje?
Why not?
Le vivifiant ' Pink turns to blue' de Hüsker Dü.
Et pour mettre un terme à ce set concis, à peine une demi-heure, ' 'Ex-Military' , une dernière salve punk binaire et sautillante.

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On emballe: demain, mercredi: driving- jeudi: Zurich, Jugendkulturhaus Dynamo!

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 09:28

"Nos nouveaux missiles possèdent des caractéristiques qui les rendent invulnérables à toutes les étapes du vol"
"L'ennemi a tout intérêt à abattre le missile lors de la phase active, avant la séparation des charges. Car dès qu'elles se seront séparées, il faudra les détecter et les détruire une à une, en les isolant des leurres qui les accompagnent et en surmontant les brouillages actifs qui empêchent le guidage des antimissiles"...
Sergueï Karakaïev, danseur étoile au Théâtre Mariinsky, Saint-Pétersbourg!
La ballerine nucléaire a des fans jusqu'à Nivelles où est né le duo I C B M!
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Fred Cerise, après avoir programmé l'ogive wallonne au Live Music Café au printemps, la signe au Libre Air, le cosy bar branché ivrognes admis du Parvis saint-gillois!
Sur place: Bernard, la barbe ecclésiastique et Raphaël, La Madone aux Oeillets et une poignée de fans, espèce féminine majoritaire.
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P1190418.JPG21h10', ICBM en piste!
Une guitare, un Korg, un laptop, deux nivellés !
Avanti pour une bonne heure d'electro rock transformant le repère de clodos en discobar provincial ( Ze Number One à Zwevegem ou Ze Butterfly à Montignies sur Sambre), n'oubliez pas le portier, pour les slows et la bamba, changez de fritkot!
A en croire la setlist collée au mur, ils auraient balancé 14 projectiles, le programme n'indiquant pas forcément le début et la fin de la trajectoire atomique tu en comptas moins... détail futile!
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'Time to a dream'
De la French Touch troisième génération saupoudré de rock métal grassouillet.
Une seconde salve, 'All conviction' aussi légère que la charge de la brigade dirigée par Michael Curtiz en 1936.
Tendance dance -punk, donc de l'electro moins cheap que Chicory Tip mais moins évolué que Daft Punk, pour t'aider on le qualifiera d'electro Walibi!
'Fear to Traad' mentionne le feuillet, le truc est plus épais, l'ingénieur, qui jusqu'ici se contentait d'envoyer les beats et samples, s'excite sur un petit brol rectangulaire ressemblant à un séquenceur et produisant des sons Deadmau5.
C'est bien, non, me souffle, sans sourire, l'abbé Bernard!
Super, mon révérend, j'adore la oumpapa house servie saignante!
P1190416.JPGTu seras gavé: ' Dream Life' aux envolées de gratte Brian May.
Les chiptunes, embellis de riffs métallo FGTB, se succèdent: ' My Psychose' ,' Born to be a cosmonaut'... un vide sidéral, grève sauvage de la machine et reprise en electro gameboy: ' I be back'- 'Velvet Scrolls' - 'Mund Dispackt ' (?).. gimmicks spatiaux, Euro Playmobil beats, ostinato Paul Gilbert/Steve Vai/ Joe Satriani. De la techno plastique/synthétique/video games qui enchante Josette, Myriam, Jeanine et Arlette et te laisse de marbre, même si tes pieds battent la mesure.
Le plastique n'a jamais vraiment été ta tasse de thé, sauf Elmer Food Beat et, dans une moindre mesure, Roger Allen François Jouret!
Reconnaissons que Fred nous a déjà proposé de la daube plus dégueulasse, que la soupe volume frisant le rouge, doit pouvoir amuser les danseurs d'une boîte gay à Faux-les-Tombes ou d'un ladies bar à Sainte-Foy- la-Grande, éventuellement, on peut envoyer une démo aux couvents des Ursulines de Eulalie sur Rivoise, les nonnes, d'ailleurs, ont toutes les plaques de Justice, Martin Solveig, DJ Mehdi, Goose, The Subs, Simian, Vitalic et même de Legoparty... mais dans un bistro à 21h30', c'est pas la gloire!
ICBM poursuit son discours hard/disco/electro avec, de temps en temps, une pointe de lyrisme Oberbayern: ' No Reaspawn' ( ? ?) - ' First Striches' ( ??) , avant de nous annoncer après un coup d'oeill au réveil-matin, c'est la pénultième.
On suppose qu'il doit s'agir de 'Elite Soldier' aux senteurs Rammstein.
Sans lyrics, tu patauges!
Ite Missa Est avec 'Forteress' mourant sur une mélodie pastorale.
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Le salon de coiffure 'Josette & co' réclame un bis, la machine consent: ' Do you see me' , disco trance aux effluves Metallica!

2011 n'est plus!

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 09:44

T'as bien en tête les recommandations répétées de la dame à la pilosité Dali:
!!!ATTENTION LIVE ENTRE 20H00 ET 22H00!!! sans faute.

Donc tu sautes dans ton cabriolet 14 chevaux Celsius, affrontes les tracas de circulation inhérents aux plaisirs d'hiver, restes coincé pendant 14 minutes Quai du Commerce, un camion bloquant tout, trouves par chance un emplacement où stationner ta brouette pour te pointer à 20h08'  Quai au Bois à Brûler 5, chez Frau Whiskas!
On n'est pas 10, barmen inclus, dans le boui-boui!
Jupiler à l'aide!
Un programmateur te signale aimablement qu'il faudra patienter 1/2h!
Jupiler, au secours!
Sourire festif, voilà la tsarine, Catherine aus Elsene, on va pas mourir déshydraté!
Tu ne peux refuser un glühwein sous la grande roue et quand le cell phone lui apprend que le Grand Ben et Michel pas si grand se désaltèrent Au Vieux Port à 3 mètres de là, tu l'accompagnes pour un apéro à rallonges, trois mousquetaires et une milady, manquait d'Artagnan, il se pointe sous les traits de Vincent H ... 5 Jupiler, bitte!
On devise philosophiquement en perdant la clepsydre de vue, bordel d'Athènes: 22:08', vite chez Moustache!

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Sur scène un duo guitare + vocals/batterie: Délicieux Enfant!
Damnation, tu l'avais humée de loin, l'haleine pas Pepsodent de RickyBilly, on est plus que mal barré!
P1190386.JPGRevenons à nos moutons: Délicieux Enfant n'est pas une mimi tête blonde abusée par un Monseigneur de Bruges mais bien un projet musical né à Paris/Lille.
Google n'a pas grand chose dans ses archives et nous signale en passant qu'un certain Henri ( La Mort?), chanteur/guitariste de
 Teenage Moonlight Borderliners  est à l'origine du plan enfantin.
Teenage Moonlight Borderliners est également un duo ( guitare/guitare + grosse caisse) et s'ébat dans le garage/trash bordélique et tapageur.
Au vu des deux morceaux entendus hier soir, nous osons avancer que Délicieux Enfant mange au même râtelier: du noise bleu de travail, mains pleines de cambouis, artisanal, minimaliste, au taux d'agressivité élevé!
Pas indigeste mais quelconque!

Tous au bar, RickyBilly sur nos talons!
Tu me dis: sont dangereux tes copains, je rétorque que je les connais à peine en ajoutant qu'ils sont effectivement à craindre s'ils n'ont pas ingurgité leur dose quotidienne, devant tourner aux alentours de 25 pintjes et encore il manquait celui qui a la meilleure descente Vincent M on a encore confisqué mon permis!
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 La Secte du Futur!
P1190412.JPGNon Vincent (H), c'est pas de l'electro ou du hip hop abstrait, tu dois confondre avec le Peuple de l'Herbe.
Oui, Ben!
Ah bon, t'as vu ce film, 'Feel like the Devil' en VO, un dessin animé?
Non: horreur, sciences-fiction... c'est enfant admis?
Non!
RickyBilly naar bed, ket!
Les copains de
Lafayette Ronald Hubbard sont quatre ( guitare, vocals- drums- bass- et un clavier qui se pointera après deux titres), leur église de scientologie est érigée près de la Seine, dans la ville lumière, une honte pour ces obscurantistes.
Les membres du clan ont un passé musical: Catholic Spray, The Poo Attack, Les Dolipranes, Zyklon Beach, tous bands catalogués garage with thick reverb and delay on the vocals.
' Not my way' ouvre, un titre que tu peux entendre sur leur EP ' Les demos du futur proche' .
Du garage/pop parsemé de graines psychédéliques et de crème Chantilly made in punkland.
Pas mal!
'Burn the past' faisons table rase!
Le clavier se fraye un passage vers la scène en écrasant une patte de RickyBilly et prend place derrière son mini jouet: ' We'll go to space' , brumeux et aux agréables relents Yardbirds voire 'Arnold Layne' du Floyd.
Super titre.
Aux pieds de la scène ça dégénère: une casquette Texaco, aussi musclée qu'un squelette anorexique en pleine crise épileptique, gesticule comme un pantin robotique tout en envoyant sa bière dans tous les sens, ça pouvait pas rater, RickyBilly lèche le carrelage, tandis que Cath & co se marrent à 5 mètres.
Où va le monde?
'Feel like the devil', diabolique.

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Petite intro Virgin Prunes, chant Pierre Tombal: 'We've taken over skynet'.
Titre incisif, concis et mordant!
Le chaos règne: problèmes techniques, une demi-douzaine d'ostéopathes sur le podium, rafistolages, palabres avant de relancer le moteur.
'Chainsaw skies' massacre à la tronçonneuse, c'est salissant et ça colle.
'TNT' du lo-fi explosif.
Le spectacle est dans le public: l'agité de tout à l'heure se fait sodomiser par Jean-Hubert ayant abusé d'amphétamines prescrites à Ricco, le Grec en perd son couvre-chef, il a fallu attacher RickyBilly qui sortait ses crocs.
Heureusement, le Grand Ben avait pensé au ravitaillement!
'The sun is mine' on patauge dans l'huile solaire, tandis que Texaco ayant pris goût à la pénétration anale se cherche un nouveau partenaire, RickyBilly aboyant rageusement dans tes oreilles, tu n'as strictement rien compris à son histoire d'âne de Brigitte Bardot violé par le bouledogue de Bart De WV.
Pincez-moi, j'hallucine: un black souffre des mêmes maux que la casquette et mime un coït en noir et blanc, bonjour docteur!
LSDF continue son trip: ' We should make...'- 'Joey Shoar' et 'Future is better' pour finir sur une note optimiste.
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Bilan provisoire: trois ou quatre crises de delirium tremens, une patte écrasée, une casquette déchiquetée et trois Jupiler de retard sur les mousquetaires et Miss Clarick de Winter!
Musicalement: bof, pas mauvais, mais brouillon et anodin!

Un dernier pour la route?
Multiplie par dix, la route est longue!



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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 09:45

The holiday season in Las Vegas is a whirlwind of enormous decorations, festive shows and the musical jangling of slot machines.
Tu remplaces Las Vegas par Bruxelles, pas besoin de réserver la Rialto- Suite au Venetian pour ensuite dépenser ta petite monnaie in the Poker Room ou dans la Wheel of Fortune, tu te diriges vers le  Viage, boulevard Anspach: au premier, roulette et video poker machines t'attendent en se frottant les mains.
Si quelques billets traînent encore dans les poches de la jaquette de ton tuxedo, tu peux offrir une coupe à la blonde platine aux yeux de jade et au sourire coquin, que t'avais repérée en pénétrant dans la salle de jeu et ensuite l'éblouir en l'invitant au Christmas Show du Bing Crosby de Molenbeek-Saint-Jean, la star du Sporting Ettekijs (
Den echte ettekeis es duut, racheté par la fromagerie d'Herve), le crooner au coeur tendre:  Marka!
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20h10': ouverture des portes du théâtre!
Sur scène, la féerie de Noël: sapins, guirlandes, illuminations, boîtes de cadeaux, bonhomme de neige géant... le coeur glacé du misanthrope Scrooge eût fondu à la vision de ce décor magique. Seule une température ambiante, proche de 30°, t'empêche de t'attendrir davantage dans cette atmosphère de Christmas carol à la Charles Dickens!
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20h30': Marka and the Blue Orchestra

P1190349.JPG                                         (Michel)

Ou plutôt un Blue Orchestra, de noir et blanc vêtu, une élégance sobre pouvant facilement concurrencer les plus racés Big Bands des fifties: Tommy Dorsey, Gil Evans, Nelson Riddle, Artie Shaw ou The Frank Mane Orchestra, attaquant unP1190368.JPG instrumental de circonstance ' Jingle Bells Jazz', un standard popularisé par Benny Goodman.
Jean-Pierre Mouton (saxophones), Pierre Malempré (trompette, cornet), Angelo Abiuso (trombone basse), Denis Vernimmen (piano), Arne Van Dongen (contrebasse) et Luc Vanden Bosch (batterie)
s'en donnent à coeur joie, ta voisine trépigne déjà sur son siège tout en regrettant d'être assise alors que ce New Orleans jazz t'invite à la danse!
Arrivée du dandy: 'Come fly with me' , elle verse une larme en ayant une pensée émue pour Ol Blue Eyes.
Superbe crooning et cuivres charmeurs.. Merry Christmas, Frankie, paye toi un Bourbon, là-haut!
La suivante s'appelle 'Have yourself a merry little Christmas', comme nous sommes à Bruxelles et pas en Wallonie, je ne pense pas devoir traduire.
Vincente Minnelli/Judy Garland, c'est autre chose que Tintin en 3D.
Une rythmique sobre, un piano fragile, des cuivres mielleux et une voix de velours: l'esprit de Noël.
T'aurais dû inviter ton père, me souffle-t-elle, c'est fabuleux!                    
Dean Martin: ' Ain't that a kick in the head'?                                            
Yes, Dean Marka, a swinging kick in the head!

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Une acoustique et un sifflement mélodieux pour 'Grey Skies' un Stray Cats swing/rockabilly, je me fiche des cieux gris car les yeux de ma petite amie sont gris.
La prozaine zanchon, ma chère Véronique, sera ' White Christmas' en version bobsleigh dévalant la Utah Olympic Park Track à Salt Lake City en 42,952 seconds: record battu!
Equipage: Bing Crosby ( white) - Francis Blanche ( blanc, évidemment).
Quoi, tu préférais Dalida...
Je comprends, bambino!

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dec-2011-2177.jpgVous n'aurez pas droit à Tino Rossi mais comme meezinger on vous a concocté ' Super Papy Noël' , un yaourt pas allégé que vous êtes priés de fredonner avec nous.
D'abord intimidée, la patrouille, à présent hardie, roucoule le refrain ésotérique en même temps que le chef-scout, Markassou gaulois hilare.
En steeple-chase swing: ' It don't mean a thing' avant le Noël glam, certified platinum by the British Phonographic Industry en décembre 1980, même si ' Merry Xmas everybody' sortait en 1973.
Slade sans Noddy Holder n'est plus Slade!
Une version Nativité/ fingersnapping des 'Mondains', titre qui est resté des mois en tête des charts édités par la Boucherie liégeoise Mathot & Daerden , spécialisée dans le jambon tu l'as dans l'os.
Ambiance dossiers roses à La Mondaine!
'C'est la vie' ou le 'That's Life' de Sinatra, pas la pornstar mosane, mais le seul, le vrai, celui qui vit le jour à Hoboken!
Anvers?
New Jersey, béotien!
dec-2011-2207.jpgGouaille et savoir-faire, un V(o)iage en première classe!
Je dédie la suivante à mes poteaux De Wever/Maingain ' Ferme la bouche'!
Merci, George, très bien ta séance de scat!
Puisque tu mentionnes le cowboy de la Maison Blanche, voici un 'Winter Wonderland' ( 1934) country et bilingue( beau duo Marka/Malempré), un xylophone remplacera les sleigh bells et le trio de souffleurs nous la jouera marching band et tous les enfants de 7 à 77 ans seront ravis!
A propos Jean-Pierre Mouton Dupré Danfas ( sic!) fête son anniversaire ce soir: il a 32 ans! ( de scènes de ménage...), on lui dédie ce petit impromptu Dixieland avant d'attaquer 'Rudolph the rednosed reindeer' (Johnny Marks 1949, first recorded by Harry Brannon).
Papa, pourquoi il a le nez rouge le renne?
Il est sorti avec Michel Daerden, petit!
Un instrumental sentimental mood, bonnet rouge de Père Noël pour tous, ils vont vous régaler( vais faire un tour aux lavatories) avec ' Christmas time is here', tiré du soundtrack de 'A Charlie Brown Christmas' featuring all Peanuts characters!
Beau comme un Frank Capra starring James Stewart.
Retour du gigolo en smoking blanc ' Santa Claus is coming to town' dont il existe 6895 versions, c' est pas celle de Justin Bieber que je préfère.
Précision: le Santa Claus de Marka offre plus de similitudes avec le Saint chanté par Perry Como que celui magnifié P1190378.JPGpar Alice Cooper.
Nous sommes virils mais corrects!
Euh, kesk'il raconte, il a bu pendant l'instrumental?
Pas beaucoup Henriette, juste une larme de Jack Daniels, comme tous les Pères Noël devant affronter les frimas hivernaux et puis ça doit lui rappeler son passé à l'ABSSA.
C'est une citation empruntée à Victor le footballiste, on achève le récital par 'All I want for Xmas is you' de Mariah Carey.
La diva quitte la scène pour laisser le band achever en beauté ce shuffle grandiose!
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Bruxelles, émerveillée, réclame un dessert, elle ne sera pas déçue:
John Lennon 'Happy Xmas' (War is over') a fait pleurer toute la   salle.                                                                                                                         

           
Ton épiderme transformé en kiekebiche, des frissons dans le dos, un grand moment d'émotion.
Que dis-tu, Daniel?
Faut pas pleurer comme ça, fieu!
Il a raison ajoute Marka, tous avec moi, entonnons 'Minnie the Moocher' de Cab Calloway.
Hi De Hi De Hi De Hi... final rodéo, présentation des artificiers et une version alternative du scatologique et gastronomique ' Super Papy Noël' qui d'ailleurs se pointe pour une distributions de bonbons aux enfants sages et aux plus turbulents aussi!
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Super concert, liesse générale!

 

Photos:GREGORY NAVARRA

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Published by Michel/Photos Gregory Navarra - dans Concerts
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