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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:40

Yves, on s'en jette une avant le début des festivités?
Une Blanche de Bruges, t'as le droit d'avaler ça?
Il a pas répondu, il a bu.
20:00, c'est l'heure, en route vers la Rotonde, qui croisons-nous?
Vincent M, la soirée s'annonce tempérance zéro!
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20:05 :  The Static Jacks
DSC01609.JPGGood evening, we're the Static Jacks from New-Jersey!
Cinq gamins ayant formé le band en 2009, après la sortie de quelques EP, ils sont tout fiers de présenter, pour leur first European tour, un CD tout frais: ' If You're Young'.
Toutes les bios annoncent quatre éléments: Henry Kaye ( guitar)-Ian Devaney ( lead vocals) - Michael Sue-Poi( guitar) -Nick Brennan ( drums), on n'avait pas la berlue, on était sobre comme un animal du désert pas islamophobe, on vit un bassiste ( aux States, Andrew Santora maniait cet instrument).
Huit titres, un peu plus de trente minutes de retro pop énergique et sautillante, un frontman charismatique parcourant la scène de long en large, souvent des backings indie/punky effectués par tous les membres de la clique, heavy beats, guitares énervées et speedy... c'est frais, catchy, ça t'invite à te remuer les fesses , les gars sont heureux d'être sur scène, le font sentir, tu ne t'ennuies guère tout en ayant l'impression d'avoir goûté à cette potion des centaines de fois.
Un peu de Cold War Kids, de Tokyo Police Club, de We Were Promised Jetpacks, une once de Green Day, quelques influences Britpop, du power pop à la Flamin' Groovies et même des tonalités de hot rod rock sentant bon les sixties, un milk-shake réussi!
Le uptempo, handclapping, footstomping track ' Defend Rosie' ouvre.

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DSC01593.JPGBelle débauche d'adrénaline, même énergie juvénile pour la suivante ' Girl Parts' (?), puis une légère décélération .
Le drummer amorce le vif ' Walls' ( We can't work it out).
Elle est partie, comment vais-je survivre...“Babe, honey, darling, sweetheart, forget my name / My heart’s dead anyway”....
Une cinquième décharge concise et agitée puis 'Mercy, Hallelujah', prière aux relents The Cure, pour finir avec deux brûlots secouants dont 'Blood Pressure' et peut-être ' My parents lied'.
 The Static Jacks, groupe idéal pour les college boys ( and girls)!
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 I Break Horses
DSC01653.JPGChangement de cap, on quitte le New Jersey pour Stockholm!
Maria Lindén ( vocals, claviers) et Fredrik Balck ( drums, drummachine, ce soir- Vincent: on dirait Regi de Milk Inc. ) sont les initiateurs du projet, sur scène ils sont accompagnés d'une attrayante rouquine ( claviers, synthés et vocaux)- d'un guitariste et d'un multi-instrumentiste ( basse, claviers, synthé, guitare).
Un seul album à ce jour ' Hearts' que les critiques rangent dans le rayon shoegaze, faudra nuancer!
Pendant les cinquante minutes du set, la Rotonde baignera dans un non- éclairage opaque et ténébreux, propice à la mise en valeur du bronzage cadavérique de la belle Nordique, élégamment capée de rouge.
Gothique, tu as dit, effectivement de gaudriole il ne sera pas question!
' Empty Bottles': shoegaze OK, mais électronique, tendance cool-wave, devant plus à Sigur Ros ou Cocteau Twins qu'à My Bloody Valentine. Climats éthérés, immatériels, non dénués de tension, reverb sur les vocaux, les rendant plus gloomy, plus mystérieux.
Une longue intro carillon planant sur laquelle se greffent deux voix de fillettes, la drummachine amorce un virage percussif calqué sur nos heartbeats , cette mélopée se colle à tes cellules pour ne plus les lâcher.
' Wired' sera moins oppressant mais non moins hypnotique, certains citent, pas à tort, The Jesus & Mary Chain.
Toujours aussi énigmatique: ' Pulse'.
Peu à peu, pourtant, ton attention faiblit: répétitions des mêmes gimmicks, relative uniformité, timbre linéaire, une froideur certaine, contact inexistant avec l'auditoire... péché de jeunesse?
' Cancer' - ' Load your eyes' un déluge de synthés et groove captivant.

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Une incursion dans le royaume de la dreampop majestueuse avec 'Winter Beats' aux synth drums envahissants et un dernier jet, le répétitif et entêtant ' I kill love, Baby' .
Un à un, les jockeys quittent l'arène en commençant par Maria, Fredrik fermera la marche, en bon capitaine, il laissera les machines agoniser en boucles!
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Tous au bar où tu croises une faune bigarrée sortant du concert d'Azari & III.
M'est avis que c'était pas du shoegazing, avance Vincent en reluquant une petite black vêtue d'une veste Motörhead et d'un tutu rose!

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Published by Michel - dans Concerts
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 15:39

"I made my first suicide attempt when I was 12. I had fallen in love with a homosexual and when it didn't work out, I felt hurt"
"So you've got an ego, so what? That's okay. I got very angry today at the hairdresser, because he thought I was Sandra Dee."
Susan Ker Weld alias Tuesday Weld!
Stephen Coates voit la teen sex-kitten dans un rêve ( wet?), son groupe qui naît en 1999 s'appellera

 The Real Tuesday Weld!
Plusieurs albums, le dernier 'The Last Werewolf' ( soundtrack du roman écrit par Glen Duncan) est distribué sur le continent par Crammed Discs.
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 Une Rotonde à moitié pleine pour accueillir les dandies londoniens.
DSC01502.JPG20h20', dans une semi-pénombre, apparition de Stephen Oscar Wilde Coates, impeccablement vêtu et arborant d'étranges lunettes de ski: une 'Intro' samplée issue d'un long-métrage obscur des années 30, quelques notes de piano d'un classicisme aristocratique. Sortant des coulisses, jaillit une troublante créature drapée d'une seyante robe rouge: Geraldine McEwan, classically trained multi-instrumentalist working primarily with voice and violin.
Le duo entame le théâtral ' Save me'.
Bon Dieu, quelle voix, Miss Geri: profonde, jazzy, veloutée, implorante ... une ballade sortant tout droit d'un cabaret enfumé, début des forties, ambiance Kurt Weill, Tom Waits, Leon Redbone...
Entrée en matière prometteuse.
Arrivée discrète des complices: Don Brosnan à la basse - l'incroyable Clive Painter ( Broken Dog - Tram - Wolf... + du travail de production) à la guitare, il maniera également un glockenspiel et tirera quelques lignes d'harmonica - et selon, le chef, a new boy on drums ( Max?).
'The Hunt' , un swing nerveux chanté en duo, les Andrew Sisters versus Vaya Con Dios, reprenant 'Johnny tu n'es pas un ange' d'Edith Piaf, pour une partie de chasse mouvementée.DSC01469.JPG
Affriolant!
Visuals en background, un cartoon/manga/Triplettes de Belleville irrésistible pour un nouveau dialogue sur fond gypsy, ' Me & Mr Wolf'.
Geri en Petit Chaperon Rouge, Stephen en loup lubrique. Délicieusement désuet, avec final Comedy Capers.
Un membre de l'équipe est né un 11 février, faisceau de lumière sur sa personne, happy birthday...
Place au Frank Sinatra sings Cole Porter crooning, toujours en duet ' I always kill' (The things I love) , au piano cabaret succède un violon plaintif à faire pleurer une colonie de Roms en route pour les Saintes-Maries.
Brussels, you want a happy song or a depressive one?
Avis partagés, on aura droit à un mix forain rythmé, ' Kix', rien que la ligne... I don't get my kicks ( kix) out of you...valait le déplacement!
DSC01511.JPGGypsy jazz violin, elegant beats et scratching discret pour cette romance décalée!
Tiré du soundtrack de 'L A Noire', la fascinante ballade, chantée d'une voix d'allumeuse et décorée de lignes de guitare surf, ' Torched Song'.
Ladies and gentlemen, I think you upset Geraldine, elle se retire.
By the way, what's the French word for 'snails'.
'Escargots' réagit une timide voix, ne sais pas si ' You're going to live', pour lequel Stephen a piqué la guitare du peintre, qui tapotera un glockenspiel, a un quelconque lien avec les gastéropodes, mais ce titre est doté d'une coloration poppy, aux confins de Pulp et de David Bowie s'essayant à l'electro.
The lady in red is back, je lui chante l'aubade dans la langue de Gainsbourg: ' La Bête et la Belle' .
Jean Cocteau revisité par un peacock éclectique.
Une ritournelle synthpop proche de la Britpop de Suede ou Blur , taux de saccharine élevé.DSC01474
Any requests, Brussels?
Plaisantin!
Que joue-t-on, s'inquiète-t-il?
T'as une playlist.
Peux pas lire avec ses binocles, je les retire, si on s'éloignait du programme pour interpréter ' The Ghosts'?
Une valse sombre au chorus spectral, Divine Comedy ou Sleeping Years te viennent à l'esprit.
Petit sondage politique: ça va mieux depuis que vous avez un gouvernement, puis le splendide trip hop ' Let it come down', pendant lequel Geri vocalise sur le fil.

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Présentation des musiciens, puis la dernière, 'The show must go on' un cabaret track, avant de voir les rideaux se fermer.
55' distrayantes, un band sortant de l'ordinaire, loin de tous les clichés et carcans rock.
La Rotonde en veut plus!
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Bis
DSC01483.JPGStephen en piste sous un parapluie Mary Poppins, une guitare Wes Montgomery: ' I love the rain' , fabuleuse ondée old time jazz, virant Gene Kelly ' Singing in the rain' au final tourbillon.. Bruxelles aux anges!
Superbes entertainers!
Encore une?
On vous tourne le dos, if you want another one you'll have to clap!
Ainsi fut fait, toute la Rotonde debout pour un swing/charleston burlesque voyant Judy, Lauren, Ava & Tuesday entamer un numéro de lindy hop hésitant sur 'Terminally ambivalent over you'!
Feelgood music de haut niveau!

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:05

Ce soir à Molière les sympathiques programmateurs de  Muziekpublique présentent une icône du folk britannique :  Bellowhead.

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Le band de Jon Boden et John Spiers a vendu Outre-Manche plus de 70.000 copies de son dernier excellent opus Hedonism, enregistré aux célèbre studio Abbey Road et sorti sur Navigator, et sa réputation de formidable groupe live a depuis franchi les frontières.
Lorsque les 11 musiciens du groupe montent sur scène, vers 20h15, on sent tout de suite que l'accueil du public est plus que chaleureux et que chaque spectateur est venu ce soir avec une seule idée en tête: faire la fête.
Avec une prestation offerte en deux gigs de 45 et 60 minutes, le combo va littéralement mettre le feu et transformer Molière en une fête-gigue de folk populaire irrésistible.

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Piochant avec bonheur dans le répertoire de ses 3 albums Burlesque, Matachin et Hedonism, et faisant aussi la part belle à des traditionnels folk ainsi qu'à des classiques comme cette reprise très réussie du "Amsterdam" de notre edit_preview.php-copie-17.jpgJacques national, le band nous prouve bien vite qu'il est une machine à danser d'une redoutable efficacité.
Bellowhead vient de remporter de multiples récompenses aux BBC World Music Awards dont celle de "Best band of the Year" et pour la 5e fois de "Best live Act". La section de cuivres pète le feu et les musiciens souvent multi- instrumentistes dégagent tous une réelle joie de vivre grandement communicative.
Les vocaux et le storytelling de Jon Boden, qui possède réellement une solide voix, se marient excellemment avec l'accordéon, le fiddle, le cello, les percus et les cuivres déjantés qui ont forgé l'image de marque du band.
Bellowhead joue la carte du fun et on en redemande.
Un rappel d'anthologie qui verra toute la salle debout clôturera un concert "top fun"qui assoit définitivement en nos terres la réputation non usurpée de phénomène live qui désormais colle aux semelles du combo.
Un groupe à voir et à revoir, alors un conseil : lorsqu'ils reviendront, courrez y and join the party !

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Band members: John Spiers (melodeon, concertina) and Jon Boden (lead vocals, fiddle), Pete Flood (percussion) ; Justin Thurgur (trombone) ; Brendan Kelly (saxophone, bass clarinet) ; Andy Mellon (trumpet) ; Paul Sartin (oboe, fiddle) ; Rachael McShane (cello, fiddle) ; Ed Neuhauser (helicon, tuba) ; Benji Kirkpatrick (guitar, mandolin, bouzouki) and Sam Sweeney (fiddle, pipes).

JPROCK

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 21:16

Females rock... une soirée bigoudi punk dans le salon le plus branché des Marolles: la coiffure Liliane!
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 Baby Fire
P1190695.JPGn'a pas encore entamé son soundcheck but your ears are already on fire, la terreur de Molenbeek, RickyBilly et ses histoires à dormir debout, a décidé de t'abreuver d'un autre épisode épique de sa vie de parasite urbain, espèce empty brains sucker.
I wish I was deaf, is it normal, doctor?
Dominique Van Cappellen ( guitar/vocals) on l'a connue Naifu, Keiki, Doctor Nurse, d'aucuns se remémorent un groupe de metal, Green-Eyed Angels, et en versant une larme repensent aux festivals organisés par le collectif Rarefish.
Cha! ( drums) peut se targuer d'avoir organisé, avec son boyfriend, des dizaines de concerts indie à La Filature à Saint-Gilles, pendant un temps elle a assuré la programmation aux Ateliers Claus, sur scène elle s'ébat avec Lady Fucked Up ou LEM.
 Cheap Satanism Records a sorti leur premier devoir à l'attrayante pochette : ' No Fear'!
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21:05, les filles sont prêtes à en découdre!

 

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Quelques riffs bien pesants, une ou deux frappes sur une cymbale, let's go: ' Soap'.
Du savon aussi noir que du PJ Harvey époque 'Rid of me' .
Du rock décapant, acéré comme un Laguiole dessiné par Fernand les mains rouges, célèbre boucher de l'Aubrac.
'Insect/Flower' n'a rien d'un poème romantico-bucolique, climat oppressant, jeu de guitare rugueux, drumming binaire et voix névrosée, ça rigole pas!
' Hot Water' sera tout aussi efficace.
Un petit cours de littérature allemande?
' Sturm und Drang' le chant de Dominique évoque les Riot Grrls: Babes in Toyland, Bikini Kill, Le Tigre... ou le female post-punk à la Slits, X-Ray Spex ou les Au Pairs!
On passe au haché menu ' Fingers' ....Leave your fingerprint on me ... halète la gentille Dominique.
A boire, clame Cha!, ça tombe bien, la suivante se nomme 'Sober', dramatiquement sec.
Les femmes à la cuisine, bordel!
'I love to cook', ça sent bon, keske c'est?
..your heart is cooking in a fire...
J'ai plus faim!
'This baby'
She said no no no...
P1190693.JPGTu dis, RickyBilly?
Non, c'est pas une adaptation de Michel Polnareff, menneke!
Du punk lugubre!
Un drumming martial introduit l'infernal' Yellow wallpaper' suivi de 'Bunny' servi aux petits oignons.
Gifle suivante, un bouillon dur à digérer ' Bones Soup' assaisonné à la distorsion ou reverb avec une bonne dose de larsens.
' Dark Ages' ère obscure soulignée par un jeu agressif.
La suivante est nouvelle, annonce la guitariste, pendant qu'un arrière petit-fils de Charles Baudelaire, sous l'effet de l'absinthe, improvise un poème érotico-imbibé, voici ' Door of Mercy'.
On termine la messe noire avec ' Cockzilla', dernier jet de névrose traumatique.
Quarante minutes intenses à soigner à la Maes!
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Au comptoir, en pleine discussion avec Liliane , tu croises le professeur Choron, en commandant ton demi tu l'entends lui proposer " tu veux poser à poil pour  Hara'Kiri'?
P1190733.JPGPas aujourd'hui, monsieur, répondit Liliane.
Wat zegt die kale...
Laisse tomber, RickyBilly!
Sur ce, Hara'Kiri a pris place au fond du salon!
Sont que trois, où est le second guitariste?
Ivan Nervous Shakes te signale, en passant, que la batterie n'est pas sortie du port d'Anvers, le drummer empruntera celle de Cha!.
Toujours actives au sein du punkband, à l'origine uniquement féminin: Caroline Werbrouck ( Monokiri- Suspicious- Not Yet) à la guitare et aux vocals - Inneke 23 à la basse ( De Bossen- Inneke 23 & the Lipstick Painters) et aux drums, un Poltergeist: Dirk Wouters ( Dry Speed, du free jazz...)!
Le seul album de ces punkettes, 'Ha-haha', date de 2003!
Hara'Kiri ne répète jamais, joue sans setlist et n'a qu'une devise: casser la baraque en foutant le bordel!
Du sexe?

 

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Ce clitpunkcombo ne traite que de ce sujet: 'Castration' - 'Libido' - 'Sperm' - 'Ignore the tits' - 'Fruitful thoughts'... Dirk frappe toms, caisses et cymbales comme un poulet xénophobe tabassant un allochtone ayant tardé à lui montrer ses papiers, Inneke et son galurin, se souvenant que dans les bois elle écoutait les Cramps, martyrise fielleusement sa quatre cordes tout en bondissant comme un marsupilami au taux d'hématocrite plus élevé que celui de Contador ayant bouffé de la bibiche avariée, quant à la bombe blonde, elle hurle et aguiche les mâles comme en quatorze.
Vachement tonique, ce trio!
This one is called 'Macho Pig'!
Non, c'est pas un des trois petits cochons, ni Di Rupo!
P1190746.JPGOn joue pas assez vite, tu dis, OK, voilà 'Speed'.
T'es pas encore content...I'll make you explode...
Rock'n crolles chez Liliane, deux ou trois pas encore rasés entament un pogo décadent, s'agit de mettre son jus à l'abri!
' Liar'
You liar you bastard
You fuckin hypocrite
Felt better than others...
Pas contente, la petite, elle le hurle. Face à elle, le fils adopté de Béjart entame un ballet pas laid, Caroline, pour l'émoustiller, vient se coller à ses roupettes, avant de venir cogner les cymbales de sa guitare.
Fait chaud chez le coiffeur!
Encore une ou deux salves pas amidonnées et on passe à l'acte final: harakiri!

Méchant tapage dans le local et pour éviter une descente de la volaille bleue, la clique nous rejoue un hymne punk..I'll be your whore.. .
Jean-Hugues, né des amours de Johnny White et de Mieke Caricole, se saisit du micro pour implorer le retour des Anversois, rien ne bouge en coulisse, ça s'énerve grave, on craint l'émeute, ouf, la troupe rapplique et avec l'aide de Baby Fire et d'une autre nana recrutée à l'Armée du Salut, vient nous abreuver d'un dernier punk orgiaque!
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Il est temps de lever l'ancre, RickyBilly vient d'entamer la narration du tome 6 ( 569 pages, caractères minuscules) de ses mémoires!

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:13

The bird has a long and storied history in rock music: The Byrds - The Birds ( Avec Ron Wood) - Andrew Bird - Charlie Byrd ( du jazz, nous en convenons) - The Fabulous Thunderbirds- The Eagles- Eagles of Death Metal- The Black Crowes - Stone the Crows- A Flock of Seagulls- Ducks the Luxe- The Jayhawks- The Bird and the Bee.... chez nous: Birds That Change Colour- The Fell Ducks- Goose... et depuis peu   Love Like Birds!
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La Gantoise Elke De Mey, alias Love Like Birds, vole haut dans les charts du Nord du pays et participera ce 25 février au doublé AB/Bota. Ce midi, l' AB et  Broodje Brussel l'invitent au  Music Village pour un déjeuner musical tout en douceur.
DSC01429.JPGAprès la courte introduction d'Isabelle, Elke se saisit d'une acoustique et le contrebassiste, Benne Dousselaere ( The Violent Husbands - Tape Tum), tripote un sampler "ouvrez la cage aux oiseaux" pour nous faire entendre un frivole gazouillis devant annoncer le printemps.
Le duo amorce le chuchoté ' Oscar', ouvrant le EP cinq titres que l'oisillon a sorti en 2011.
A première vue, Oscar lives in a tree, probablement pas du côté d'Hollywood... il a disparu, où est-il passé ce volage, si tu le vois, préviens Elke... elle pleurniche: my sweet Oscar, marry me!
Du lo-fi dream folk intimiste, précieux et teinté de mélancolie juvénile.
Tendre comme un pastel de Mary Cassatt.
' Cold ground', oui, ma très chère, on se les gèle!
Un bluesy folk noir aussi tristement beau que du Emily Jane White.
On adhère également aux comparaisons avec cette autre perle soft uit Vlaanderen: Amatorski!
Benne au piano pour le feutré ' Hermit', il reprend la contrebasse et le duo engage ' Manic' , un chant vulnérable sur DSC01437.JPGbackground vaguement jazzy.
De vaporeuses effluves d'Alela Diane, de Cat Power quand elle se fait délicate, de Laura Marling ou de Soap & Skin flottent dans les airs, lorsque soudain, un couac... me suis trompée, faut recommencer!
DSC01436.JPGOn n'a pas l'habitude de jouer à midi, s'excuse Benne. L'oiseau a pris une teinte vermillon et reprend la ritournelle avec de jolis backups du contrebassiste.
Encore une fois, sorry voor de blunder, balbutie l'enfant qui, solo, interprète le raffiné ' Drink up', tout le charme de la dentelle hivernale.
Une cover pas vraiment étonnante: ' Train Song' de Vashti Bunyan, the godmother of freak folk, sera suivie du bref ' Cowboy George': une contrebasse, des fingersnaps, un western bluette.
Oui, Guy?
Son timbre te rappelle Suzanne Vega, t'es sûr, fieu, pas Nina Hagen?
Avec 'Sailorboy', on ne quitte pas le registre mélancolique.

 

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Love Like Birds termine ce set de 45' avec le hitsingle fragile ' Heavy Heart'... a salty sweater full of tears... on va tous chialer si elle la joue aux sentiments!
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Love Like Birds: du bedroom folk minimaliste, soyeux, frêle... idéal en cette saison frileuse .





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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:09

19h35', avec les gars de Rootstime, tu te présentes à l'accueil de la salle louvaniste, la charmante hôtesse du  Depot signale: geen foto's, geen films ( un journaliste barbu, qui s'est tapé 420 km pour fixer le gars des Black Crowes sur pellicule, n'apprécie que mollement) et le show commence dans 10', Rich Robinson a emmené son avant-programme, Dave O'Grady!
Résultat: trois concerts vanavond!

Dave O' Grady
Un Irlandais établi chez sa majesté Elizabeth Alexandra Mary et ayant sorti, récemment, un 5 titres ' Dirty Little Secret'.
Nous sommes 10 dans le hall quand ce brave gars, armé d'une acoustique, entame son set.
Il s'en fout, il a le moral, sur Twitter il s'épanche: Great night in Leuven, Belgium, drinking Stella where it's made... I tried to have some Stella tonight, but I'm pretty sure it had me...
En sept titres blues/folk, Dave O'Grady a réussi à convaincre l'auditoire de ses possibilités.
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' Bones' a bitter-sweet voice légèrement nasillarde pour ce blues à la slide.
'I don't want to love you', belle ballade amère sera suivie d'une version impeccable de 'If I were a carpenter' de Tim Hardin.

 

 

The titlesong of the EP ' Dirty Little Secret', un downtempo narratif, quand on y pense, c'était pas con de reprendre Tim Hardin, le gaillard trempe dans le même fleuve.
Coup d'oeil à la salle: approchez-vous, bonnes gens, I'm Irish, I'm not English, I'm not gonna bite you... et il ose 'With a little help fom my friends', murmuré en chorus par l'assistance.
Version épurée ne manquant pas de charme.
Next one is brand new, it's a song for my mother: amour filial...mama, you're my oldest friend...
Il débranche le câble, s'éloigne du micro, s'arrête à 20 cm du premier rang et attaque another new one, tu parles, une ballade qui soudain accélère méchamment, vient taquiner 'Billy Jean', avant de reprendre son cours lent... she was more like a beauty queen from a movie scene...!
Il termine par le nerveux country rock 'End of the line'.
Prestation appréciable!

 Beuzak
Pieter-Jan Desmet, tu le vis en novembre avant Justin Townes Earle, un concert attachant et nerveux.
Même topo à Louvain, armé de sa scintillante white Gretsch il salue l'assistance avant d'amorcer 'Smiles' une des perles du CD 'Homebrew' . Comme à l'AB, des flashes de Bowie ou Scott Walker viennent illuminer les toiles d'araignée, accrochées aux parois de ton encéphale.

 

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Place au noisy et dramatique ' Concussion' auquel succède le narratif ' Point', un titre film noir aux effets de guitare saturés.
Le vieux 'Car to crash' est toujours aussi impressionnant, du rock bien crade avec un PJDS en pleine crise de delirium tremens.
Registre complètement différent avec le Chocolate Genius ' My Mom' , elle aussi atteinte de démence.
Poignant!
La dernière à la mémoire de Chris Whitley : 'My soft spoken brother', un rock bluesy pour lequel tu oublies le qualificatif soft.
Beuzak, niemand is dit beu !
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Rich Robinson & Band

DSC01399.JPGIl sera 21h25' lorsque le  frangin de Chris Robinson et co-fondateur des Black Crowes se pointera sur scène, flanqué d'un trio de musiciens balèze: Joe Magistro aux drums (Darlahood- Ann Klein- Claudia Di Natale- Jeff Arundel...) - Brian Allen à la basse et le superbe Steve Molitz aux claviers ( Particle- Phil Lesh & Friends ...).
A tes côtés, des guitaristes indigènes bavent devant l'incroyable jeu de pédales de Rich, sans parler de ses amplis et autres gadgets techniques!
Le dernier album 'Through A Crooked Sun' servira de pierre angulaire au show de ce soir!
Les photographes, ayant reçu le feu vert pour les deux premiers titres, mitraillent à volonté, Rich, imperturbable, ayant entamé un premier Southern/country rock kilométrique décoré d'un break jazzy au piano électrique, pour repartir en guitar/vibes jam gluant.
Sans interruption, une seconde plage alors que la setlist annonce 'Lost and Found' on a eu droit à un instrumental auxDSC01342.JPG odeurs Allman Brothers Band.
Le poétique et visionnaire ' Lost and Found ' suivra: aucun cinéma, pas d'attitudes de rock star, Rich joue souvent les yeux fermés ou le regard tourné vers Steve, straight forward est la devise, le Depot l'a bien enregistré, écoute tout en se laissant pénétrer par le groove.
Un virage gros rock avec 'Station Man' que Fleetwood Mac grava sur ' Kiln House' en 1970, plus de Peter Green, mais encore les fameux Danny Kirwan et Jeremy Spencer.
' Falling Again', si l'entrée en matière est hachée, Rich nous régale avec une envolée lyrique digne de 'Jessica' des Allman Bros.
La machine tourne nickel comme en 70, Rich ajoute, pince-sans-rire, on vous joue des versions alternatives de nos titres, c'est toujours dur de s'y remettre after a day off!
Le roadie lui refile un nouveau jouet après chaque morceau et c'est parti pour le heavy ' Look through my window', que tu peux retrouver sur le EP ' Llama Blues'.
DSC01375.JPGIl reste dans la veine hard blues rock avec ' The Broken Stick Crown' ( même EP) , le truc présente certaines similitudes avec la version Cream de 'Spoonful', pas étonnant que le band enchaîne sur 'Politician' du premier supergroupe rock.
Du béton!
Fondu enchaîné sur 'Motherless Children', le traditionnel qui ouvre '461 Ocean Boulevard' de Clapton.
Hard driving riffs, soli époustouflants, ces mecs font preuve d'une efficacité redoutable.
' Standing on the surface of the sun' , un downtempo psychédélique, merci Pink Floyd, pendant lequel Rich et Steve alternent les vocaux.
Superbe titre!
Petit conciliabule, on a de suite compris qu'ils ne pourront interpréter toutes les plages mentionnées sur la playlist!

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There's a curfew ,you know, this is our last one: ' Gone away' qui ouvre l'album et finit le set!
Septante minutes!
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Un double encore.
'It's not easy' lazy psychedelic boogie, devant autant aux Byrds qu'à Buffalo Springfield ou au Quicksilver Messenger Service.
'War Drums' (plus de dix minutes), la Grateful Dead jam démarrant en hard/blues rock saccadé, style Black Sabbath d'avant 'Paranoïd', mettra fin à ce concert brillant.
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Un timide salut, thank you for coming!
Game over!


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:22

Didier, patron du  Montmartre, fin décembre:"Nous ne recommencerons les concerts que début mars, sauf ....miracle, avec au programme Fried Bourbon!"
Quelques aménagements pour améliorer votre confort s'imposent.

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Fin janvier, une opportunité impossible à refuser: un concert exclusif d' Ana Popović , la bombe de Belgrade.
En moins de deux, toute la communauté blues de notre radieux pays est au courant et le concert affiche sold-out avant l'impression des flyers!
Solution: dédoubler l'événement avec l'accord de la belle  Ana: un gig à 18h, un second à 22h.
Dans les deux cas, salle pleine à craquer!
Avec fotoman Luc, sa madame et ses gardes du corps, on opte pour le concert nocturne.
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anapopovic-318.jpg22:15, clameurs, le band se fraye un passage vers la scène: aux drums, le Marseillais Stéphane Avellaneda, batteur officiel de Miss Popović depuis 2009- claviers, Michele Papadia, Puglia, au background jazzy, ce fabuleux gaillard a travaillé avec Peter Green, Patti Austin, Brian Auger, Rudi Rotta e.a. - à la basse et poses rock'n roll, uit Holland, Ronald Jonker, qui quittera Ana en mars, après six ans de bons et loyaux services!
Ces killers sont suivis de près par la blonde guitariste/vocaliste, plus sexy qu'une Heineken, malgré des formes arrondies présageant d' un heureux événement!
Avec son dernier ' Unconditional', Ana cumule les awards: Contemporary Blues Album - Blues Female Artist et le DVD live 'An evening at Trasimeno Lake ' est voté Best Blues DVD.
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Un instrumental funky , volume sonore abasourdissant, sert d'intro.
La Jimi Hendrix au féminin, souveraine, hante la slide, Michele et Stéphane se concentrent sur leur sujet, pendant que anapopovic-327.jpgRoni fait son cinéma, Didier l'a sûrement emmené dîner chez les Viets , le Kaaskop aura exagéré sur l'usage de satay.
Un premier duel wah wah/ piano comme hors-d'oeuvre.
Marielle filme, dépose sa caméra pour applaudir, Marseille a déjà amorcé ' Work Song' emprunté à Nat Adderley, un méchant shuffle à l'orgue bien rond et à la Fender agressive.
Non, Marielle, ne te débarrasse pas de ton jouet, ils embrayent sur 'Business as usual' un blues signé Popovic, qui nous sort le grand jeu!
Ils ne prennent pas encore le temps de souffler, en pleine poire on ramasse le Chicago blues poisseux de Snooky Pryor 'How'd you learn to shake it like that?', que la Yugoslavian-born cat a enregistré sur ' Still making history'!
Comment tu fais pour te déhancher ainsi: my daddy was a preacher / Oh, but my mama was an alley cat ...
Brussels, next one is about doing everything that is not allowed in one single day: 'Count me in', a high-energy blues-rock tune, auquel succède une nouvelle rafale aux relents funk ' Your love ain't real', t'approche pas, mec, je peux lire le désir dans tes yeux but, your love ain't real... elle canarde gaiement, le pôv gars a intérêt à se tenir à carreau!
Premier blanc, changement de gratte, the titlesong: ' Unconditional' .
Timbre voluptueux, slide onctueuse, piano bien pute, un des highlights du set!

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'Summer rain', Place de la Petite Suisse le mercure est descendu à moins quinze, dans l'arrière-salle du troquet, c'est l'été.
Une Southern rock ballad collante, là où t'attendais un sax huileux , t'as eu une Fender lascive!
Super morceau!
Here's something for older ladies, j'sais pas pourquoi elle fixe Luc: 'Wrong woman'!
Tu dis, Rudy?
Ron en fait des tonnes, normal, il a suivi des cours chez Zean-Marie Pfaff!
anapopovic-557.jpgTime for a medley, three blues ladies: Big Mama Thornton ' You don't move me' - Koko Taylor ' Voodoo Woman' et Sugar Pie DeSanto 'Soulful Dress', une trilogie infernale, la Stratocaster crache des étincelles, les copains cognent ou tricotent comme des bêtes, le Montmartre bave!
La locomotive tourne à plein régime: ' Long way home'.
Ronald, menneke, ça fait une heure que tu joues à la rockstar en solo, on se fait un petit flipper à nous deux?
Une joute dantesque!
Let's go back to the roots, Buddy Guy, avec lequel j'eus le bonheur de jouer aux States, B B King était dans le public, le slowblues qui tue 'One room country shack'.
Un morceau magique, suivi de l'instrumental hommage à Stevie Ray Vaughan:' Navajo Moon' , d'un lyrisme latino jazz inégalable.
Ahurissant: Rhoda Scott meets Peter Green!
On revient au funk pour la dernière, 'Hold on', permettant la mise en valeur des mousquetaires.
Il est minuit, docteur, on emballe!
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Et le dessert?
Le soulful' Reset Rewind', au goût Clapton époque Delaney & Bonnie.
Luc, puisque t'es accompagné, on change les habitudes, c'est moi qui vais embrasser la chanteuse.
Il a pas dit "smeerlap", mais il l'a pensé!
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Photos: LUK STIENS

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:00

Une demoiselle de Cherbourg, un vendredi midi, à la  Maison des Musiques.
 Françoiz Breut chante, illustre pochettes de disques, opuscules destinés aux enfants et, éventuellement, expose ses oeuvres graphiques.

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Fin décembre, les Microbe Studios annonçaient que le mixage du nouvel album de Françoiz Breut était terminé, il devrait se trouver dans les bacs dans un futur relativement proche.
En ce frileux vendredi, rue Lebeau, Miss Brrr présentera un éventail de compositions se trouvant sur cette neuve plaque.
Pour se faire, elle sera accompagnée de Stéphane Daubery ( Mièle) à la guitare et backing vocals - Patrick Clauwaert ( Jef Mercelis - Woudloper) aux drums et Antoine Rocca au piano ou Rhodes.
Miss B: Gesang, Maracas, Casio und iPod mit Sample- Bänke!
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DSC01287.JPG' Cabinet' annonce la setlist: un salon, un ministère, un laboratoire, un réduit... sûrement pas un lieu d'aisance!
Du baladeur manipulé jaillit un bruitage de froide bise, de sa voix grave, presque rauque, au croisement d'une Jeanne Moreau et de Juliette Gréco, la Normande récite ... dans cet écrin de velours j'ai gardé pour toi des baisers doux et sucrés....: entrée en matière feutrée !
' Le don d'ubiquité' enregistré sur son premier album, en 1997.
Toujours ce timbre charnel, soutenu par une guitare surf et un drumming discret, climat 'Mocambo' club, exotisme filmique, t'étonne pas si au comptoir tu reconnais Humphrey Bogart feignant d'ignorer Lauren Bacall pour se concentrer sur un Bourbon bien tassé!
Antoine Rocca vient compléter le trio initial pour un premier titre anglais, ' Werewolf', que Françoiz entame a capella en frappant le sol d'une semelle énervée.
Un soundtrack parfait pour le prochain David Lynch ou pour un Tarantino décalé.
'A l'unisson' , même paysage de grande plaine aride, désolée, où l'on peut surprendre un DSC01305.JPGcrissement d'hyène.
Calexico, Giant Sand, Jean-Louis Murat et Françoiz Breut utilisent les mêmes pinceaux!
Mr. Rocca derrière le Rhodes, 'Bruxelles', village où vit l'artiste.
Bruxelles, attends- moi j'arrive
Bientôt je prends la dérive..
Non, ça c'est Annegarn!
C'était au temps du cinéma muet?
Non plus, le Bruxelles de F B est moins rétro, musicalement il est plus proche de Jesse Sykes que de Johan Verminnen!
'La gomme' sera sec, lancinant, sombre comme du Nico.
La suivante a pour titre ' L'Eclat du jour', Patrick Clauwaert s'échine à battre les airs à l'aide d'un instrument exotique, dans le petit auditoire règne un climat mystérieux propice au recueillement.
'Marie-Lise' ou l'histoire d'une jeune fille en fleur, un tango/blues, devant autant à Tom Waits qu'à Chris Isaak, qui serait interprété par Brigitte Fontaine, voire Marlène Dietrich.
Ensorcelant!
Seconde plage anglophone: ' Cold eyes', puis le formidable 'I'( Who have nothing) , que Leiber & Stoller ont adapté de ' Uno dei tanti', enregistré en 1961 par Joe Sentieri.
De Ben E King à Petula Clark en passant par Tom Jones, Percy Sledge ou Toots Thielemans, ils sont des centaines à avoir repris ce chef-d'oeuvre.
Grandiose version, tout en retenue mais ne manquant pas de sensualité.
Présentation de l'équipe pour terminer avec ' La chirurgie', un rock post-opératoire!
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Cinquante minutes appréciées et un double rappel en duo, Françoiz & Stéphane:
Tu veux qu'on fasse 'L'amour'?
Pardon?
En fait ça s'appelle ' La vie devant soi', un duo sous forme de collage, élégant comme du Françoise Sagan.

 

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La subtile ballade ' Km 83' achève ce concert poétique:... que la route était longue pour finir dans tes bras...!

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:14

Météo des plages: ciel dégagé, une pulsion d'air glacial déferlera sur le pays dans un flux de nord-est assez soutenu, la température sera abondamment négative.
Où vas-tu?
Saluer les manchots empereurs au Vaartkapoen, ne manquerai pas de remettre tes hommages à James Cook!
DSC01217.JPG( Maja)
19h40' un deejay s'affaire déjà sur scène:  Kids at the Bar, tu peux lire sur son PC!
Normalement un duo (Chad Raunborg & Matt Buckley), à l'évidence un des deux précités est resté coincé au comptoir, l'autre bricole derrière la console.
Mission: amuser la jeunesse avant les live gigs, ils( il) font ( fait) toute la tournée en support des Sounds et jouissent d'un crédit énorme dans l'univers de la musique électronique.
En 2010, ils sortaient le EP 'Exile' et depuis ils ont remixé une kyrielle de popstars ( Madison- Daft Punk- Passion Pit- Ellie Goulding...).

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Le techno/house/electro mix est bien torché, le VK danse, me demande pas quels ingrédients ont été introduits dans le cocktail, n'ai pas dépassé le stade Boney M, même si dans ma discothèque traînent quelques Carl Craig, Dave Clark, Cristian Vogel ou St- Germain... sinon, on a reconnu 'Lady' de Modjo habillé de très gros beats!

The Limousines
Un autre duo, en provenance de la Baie de San Francisco: un multi-instrumentaliste/jongleur sur laptop, Giovanni Giusti et une diva vocalisant, t'as vu mes cheveux bleus, Eric Victorino.
Leur musique est cataloguée indietronica , on note quelques 7 inches et un full CD ' Get Sharp'.
Dans l'obscurité retentit une sirène d'alarme anti-aérienne abrutissante, tous aux abris, on signale un escadron de Messerschmitts au dessus de la mosquée de Molenbeek.
Fausse alerte, ce gimmick devait servir à introduire les nouveaux Pet Shop Boys, backlit by LED towers ( full colour changing), entrée en matière flashy ' Dancing at her funeral' un disco apocalyptique, chanté au mégaphone, avec des lyrics empruntés au 'Nobody knows the trouble I've seen ' popularisé, notamment, par Louis Armstrong!
Hyper dansant!

 

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Autour de toi, rien que des gamines ( 17 à 20 ans) entamant une dance party échevelée.
Fondu enchaîné sur un second dancepop track aussi sexy que du Kylie Minogue.
Après un petit disco spatial ( ' Triangle Circle Square' ?) on a droit à l'amusant 'Flaskaboozendancingshoes', Signor Victorino se démène comme une meneuse de revue du Lido, son copain assure derrière les machines, tu ne peux que fredonner avec le jardin d'enfants... don't you worry... , dommage que tes dancing shoes traînent chez le cordonnier.
Paul Simon goes electro, une cover étonnante de ' You can call me, Al' .
' The Future': l'avenir c'est la techno foraine, ' Wildfires' sera théâtral et finira jungle.
Le title track, l'énergisant ' Get Sharp' sera suivi de la perle exubérante ' Very busy people' .
Eric s'approche de tes petites voisines , leur caresse la tête en susurrant "your hair is very smooth", heureusement il t'a ignoré, avant que les Limos n'achèvent la fête avec la parodie des Buggles ' Internet killed the video star'.
Amusant!

Place à la seconde intervention de Kids at the Bar et de sa bone -shattering mixtape, dans laquelle tu ouïs ' Internet Friends' (you blocked me on facebook) de Knife Party ou ' Save the World' de Swedish House Mafia.
Frieda, Annette, Belinda et Birgit euphoriques!
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21:28', le DJ: are you ready for the Sounds tonight, put your hands in the air...
Toutes les paluches dans les airs sauf celles qui tenaient une Stella!
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21:35'  The Sounds !
DSC01174.JPGSuperstars en Suède mais un VK pas rempli ce soir!
Création en 1999, 4 albums, le dernier ' Something to die for'.
Etiquette: poppunk/ glam rock/ new wave indie/synth pop , les héritiers de Blondie, des Go-Go's et dans une moindre mesure de Kim Wilde ou No Doubt.
Felix Rodriguez - Guitars/Vocals - Johan Bengtsson - Bass -Jesper Anderberg - Keys/Guitar/Vocals- Fredrik Blond - Drums , tous excellents, servent de faire-valoir à la bombe androgyne: Maja Ivarsson, une Amanda Lear pas fanée.
Me demande pas si je suis amoureux, on était tous amoureux sans distinction de sexe!
Elle suit les garçons tout en tirant sur une clope , un démarrage en douceur pour tromper l'auditeur car très vite ' It's so easy' va virer rock.
Faut se concentrer et arrêter de reluquer les guibolles de Maja ' vêtue' d'un short de cuir et d'un drapeau américain, the Sounds vient d'amorcer ' Dance with the devil' encore plus sautillant ( non, c'est pas un drum solo de Cozy Powell)!

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Deux guitares tape-à-l'oeil, le méchant glam ' Seven days a week', quelques flashes: The Sweet, Suzy Quatro... le VK adore!
Même scénario 'The no no song'!
Frayeur, la créature vient se coller aux premiers rangs, maman j'ai peur!
...You don't have to say you are sorry!
No, no, no...
DSC01272.JPGGros wall of sound: ' Something to die for', la suivante sent les Stones et AC/DC à la fois: ' Song with a mission'.
Six titres agités et bien gras, il est temps de balancer un downtempo dramatique, 'Better of dead', suivi de la superbe ballade piano/voce ' Night after night'.
C'est Woodstock, allumez les briquets ... Agnetha, ayant prévu le coup, a emmené tout un attirail pyrotechnique, le VK embrasé, youpie!
Retour au rock de stade ' Painted by numbers', Maja joue à l'allumeuse.
Où sont les pompiers?
'Queen of apology' pistonne à mort et 'No-one sleeps when I'm awake' est du même acabit.
' Dorchester Hotel' elegant metallic guitar parts pour finir en new wave.
Fredrik introduit le méchant et punky ' Living in America', le VK transformé en brasier!
Maja has got the whole crowd dancing!
Le bien nommé 'Rock 'n Roll' clôture le gig.
Enthousiasme généralisé!
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Après cinq minutes, retour des Sounds pour un double bis remodelant la salle en ballroom blitz: ' Tony the beat' et le disco rock infectieux' Hope you're happy now'!
Alanis?
I'm broke, but I'm happy!
Pareil pour moi!

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 21:59

Deux groupes de Birmingham étaient cette semaine à l'affiche des salles bruxelloises : Duran Duran dimanche à Forest National et  UB 40 ce soir à l'Ancienne Belgique.
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edit_preview.php-copie-5.jpg20h30, la salle est bondée et la sono crache un florilège de titres reggae : le ton est donné.
Sur le coup de 20h55 et avec une bonne vingtaine de minutes de retard sur l'horaire annoncé, le band apparaît enfin sur scène. Duncan Campbell qui a remplacé Ali au chant, suite au départ de ce dernier en 2008, a le bras en écharpe, ce qui ne l'empêchera nullement d'assurer les vocaux jadis tenus par son frère avec un certain brio tout au long du set, même s'il n'affiche pas le même charisme on stage que son frangin . Ma crainte de ne pas retrouver le son UB40 fut donc rapidement dissipée, d'autant que le band semble ce soir dans une excellente forme et que d'emblée le contact avec le public venu en masse - la salle est bondée - est immédiat.
La machine des dix musiciens est lancée et ne s'arrêtera que 110 minutes plus tard après un concert best of époustouflant durant lequel les hits se seront succédés à un rythme infernal.
Pas le temps de souffler, on est happé par cette section rythmique d'une efficacité redoutable , par la qualité mélodique du répertoire du band et par ces cuivres aériens caractéristiques qui sont sa principale marque de fabrique.

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Avec entre autres des compos de la trempe de "Cherry Cherry oh baby", "Dancing in the Morning Light", "Kingston town", "Red red Wine", "One in Ten", "Food for thought", "Maybe Tommorow"et notamment le fabuleux "Rat in my Kitchen" chanté par Astro et qui mettra le feu à la salle, on ne s'ennuie pas une seconde ce soir dans la salle bruxelloise. De plus le son salle est excellent et chaque musicien témoigne d'une virtuosité remarquable.
En rappel "Please don't make me cry", "Easy Snapping" et "Can't help falling in love" ponctueront avec panache devant un public enthousiaste un concert magique d'un des groupes majeurs du genre qui bien longtemps encore continuera à faire danser les foules.
A la sortie de la salle sur les visages on n'aperçoit que des sourires, ce qui fait plaisir à voir surtout en ces temps difficiles...
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JPROCK

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