Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:10

T'as sorti les serviettes de bain reçues en échange de 3225 points Plus chez Delhaize, piscine?
La Floride, Holiday Shores, où sont mes raybans et mon bermuda rose ?
Le jet de la Gulfstream International Airlines se pose sur le tarmac, le temps d'un contrôle des bagages, confiscation de tous mes Charlie Hebdo, direction le Witloof!
P1180903.JPG
 Holiday Shores
P1180935.JPGterminent leur European tour à Bruxelles, métropole visitée pour la première fois depuis leurs débuts.
Un album en 2009, 'Columbus'd the Whim', précédé d'un EP en 2008 et, tout frais pondu: 'New masses for squaw peak' qui servira de colonne vertébrale au show de ce soir.
Nathan Pemberton ( lead vocals, keys, guitar) , Josh Martin ( multi-instrumentalist), John Frank ( drums) + Keegan Nugent, annonce leur FB, il est catalogué guitariste, nous vîmes une basse!
Pendant 45', ces gars de Tallahassee nous ont proposé un set pas banal d'indie difficile à cataloguer: des touches de surf pop, jazz-chords, funky basslines, du prog, des guitares Southern rock, des harmonies vocales dignes des Beach Boys, des mouvements dissonants, du tribal... imagine Talking Heads mixé par Brian Eno !
Pas question de s'emmerder avec ce quartet!
P1180915.JPG
20:15' quatre college boys pas trop bronzés amorcent 'Airglow', first song of the latest CD, un Roland noisy sur drumming binaire, on vire rengaine ensoleillée, faussement surf pop, au chant sucré, malheureusement quasi incompréhensible. Le son est confus, Nathan nous confiera avoir eu la même impression après le gig.
Dommage!
Remède: reculer de plusieurs mètres!
Le titre, complexe, se choisit une nouvelle voie, emmené par une basse bien ronde, une guitare volage et des claviers omniprésents.
Début prometteur!
Une nouvelle compo: ' Purse', titre majestueux, lent et élégant avec final chaotique pour brouiller les pistes.

 

 

P1180919.JPGL'influence de Talking Heads est tangible dans le morceau intitulé ' Spells' , des lignes de basse entraînantes sur nappé de clavier serein, un chant saute-moutons... le truc est hyper bien torché.
'We couldn't be together' is about our hometown: orgue délicat, background jazzy, une nouvelle réussite!
Nathan oublie ses claviers et ramasse une guitare pour nous balancer un rock tropicalia, groovy et nerveux ( 'Threepeat got old' ?).
Slowtime avec 'Cord-du-Roi', reverb sur la voix et sophistication raffinée, pour terminer with another new one: ' Pleasure', un midtempo décoré de lignes de guitare dignes des Allman Bros.
Performance étonnante, un band à suivre!

Petite pause avant :  Twin Sister!
P1190009.JPG
Dreampop from Long Island annonce la pub!
P1180988.JPGDeux EP's et un premier CD en 2011: ' In Heaven'.
Voted n°3 as Best Hope for the new year chez Pitchfork.
Andrea Estella ( vocals) , Bryan Ujueta ( drums) , Eric Cardona ( guitar- vocals) , Gabel D'Amico ( bass) and Udbhav Gupta ( keys) ont enchanté le Witloof pendant 50' avec leur indie-pop minimaliste aux vagues relents r'n'b de qualité brassé au typical synth-pop from the eighties sound.
Le funky ' Stop' ouvre le bal, un doublé vocal presque soul, une wah wah discrète et des claviers Hall & Oates.
Tous les regards se fixent sur Andrea, la petite blonde aux lèvres pulpeuses.
Les rangs se resserrent frontstage.
Un uptempo disco, dansant en diable, 'Bad Street' se colle à 'Stop', Prince n'est pas loin!

 

 

Un titre plus ancien, mélancolie et haute dose de saccharine ' Meet the Frownies' .
' Lady Daydream' sweetness à la Sugarcubes ou Broadcast, suivi du dramatique 'Spain' aux guitares surf pouvant servir de soundtrack à Sergio Leone.
'Gene Ciampi' suit la même piste désertique, le timbre d'Andrea prenant des accents asiatiques délurés sur fond de guitares Tarantino.
P1190021Une mélodie irrésistible.
On n'est pas loin des meilleurs titres de Little Joy, le band formé par Rodrigo Amarante et Fabrizio Moretti (The Strokes) avec l'ingénue Binki Shapiro.
'Milk and honey' et ' Ginger' , deux recettes de milk shake crémeux.
Encore un morceau plus ancien, 'I want a house', qui mérite le qualificatif de dreampop séduisante.
Exit keys, drums & bass, un duo Andrea/Eric: ' Nelt' , superbe folky ballad proche d'America, prouvant que Twin Sister a plus d'une corde à son arc.
' Dry Hump' toujours à deux.
Tu oublies les connotations sexuelles, et tu te laisses bercer par la douce voix de Miss Estella susurrant... If you’re all alone/Bring over your bones/and pay me/Anyway you want to/Pay me.... les potes rejoignent le couple pour donner de l'ampleur à la légère et sensuelle ballade qui se fond dans le titre ' Daniel' délicieusement chaloupé.
Double drumming pour la dernière: ' All around away we go' , un groovy dance track coloré.
P1180990.JPG
Agréable soirée dans les caves du Bota!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:52

 Stage Guides, une nouvelle booking agency dont les bureaux sont situés à Beersel, organisait un showcase avec cinq de ses pouliches en ce radieux samedi automnal.
Adresse du jour: la magnifique Boesdaelhoeve à Rode, 18h30', please!
En tant que pique-assiettes professionnels, François vive la France, Nico Garner Rambo et quelques autres éternels assoiffés se sont donnés rendez-vous à proximité immédiate du bar afin de faciliter la tâche des serveurs!
P1180832.JPG
 The Narcotic Daffodils
P1180788.JPG
étaient sensés ouvrir le feu à 18h30', en cette heure virginale les nightbirds n'ont pas encore englouti leur petit-déjeuner, le cheptel peuplant la grange ne compte qu'une vingtaine de bêtes.
P1180751.JPG19h00, le programme étant copieux, Irène : vocals& keys-Simon : sitar-Hammond organ, el.piano-Flupke : bass&backing-Hakim : guitar-Merlin : drums&percussions sont en piste et auront l'excellente idée d'agrémenter leur set de nouvelles compositions augurant d'un prochain album de haut niveau.
Miss Csordas a refermé le bouquin d'Aldous Huxley que Simon lui avait prêté, s'est déchaussée à l'instar d'une Sandie Shaw blonde, agrippe le micro pour déclarer ouvert le bal des jonquilles: 'Surfer Boy'!
En route pour un trip cosmique d'une quarantaine de minutes pendant lequel tu croiseras quelques fantômes ayant connu Amougies, the Isle of Wight et dont un recoin du grenier regorge de 'Rock & Folk' ou de 'Best' poussiéreux.
Si Flupke arbore sa tenue Sgt Pepper moins colorée que celle des Fab Four, Simon son galurin, Irène son 36 fillette, Hakim et Merlin travaillent dans la sobriété.
La valse progrock 'Weathered' est moins inspirée par André Rieu ou Strauss que par Procol Harum, les Moody Blues, ou les Dutch psychedelic bands des early seventies: Earth & Fire, en tête, mais aussi le Brainbox dans lequel tu retrouvais quelques fameuses pointures: Jan Akkerman, Kazimir Lux ou Pierre van der Linden ( qui comme Jan, accompagna Thijs van Leer dans Focus). Elle sera suivie du désormais connu 'Happens all the time', un hit au pays du soleil levant.
Ce titre, aux riffs percutants et au phrasé haché, a le don de transformer ta boîte crânienne en punching ball rythmé par un mouvement de va-et-vient maladif.

 

 

 

 

P1180710.JPGLa séance Joe Frazier sur le ring, ta caboche en sparring-partner, va se poursuivre avec 'Go fuck yourself with your cat on the roof'. Souffrant de vertiges tu n'as pas jugé sain d'escalader le toit de la ferme, ce qui a eu le don d'énerver Simon Rigot martyrisant brutalement son Hammond.
Hakim le relayant par un jeu Floydien.
Pour éviter le courroux du reste de la clique, tu te dis qu'il est l'heure d'aller s'abreuver d'une Primus sympathique.
A peine revenu face à la scène, les jaunes narcisses entament un tout nouveau titre dédié au Figaro: ' Barber': méchant doublé de claviers, un virage mesquin exige de décélérer pour repartir de plus belle.
Irène moins Papas que Laurie Anderson, au chant narratif ensorcelant, Hakim en poème oriental cher à Victor Hugo....C'est l'essaim des Djinns qui passe, Et tourbillonne en sifflant.... et Flupke en fier Croisé, sus aux Cathares!
Impressionnant!
' Shout' si tu pensais à Tears For Fears tu te goures, Timour!
Vocalises frénétiques, claviers tortueux, riffs hystériques, assise rythmique sombre, P1180811.JPGun break, un envol liturgique de l'organiste, dérapant en final fusion.
Where Nucleus meets Soft Machine avec Julie Tippetts/Driscoll aux vocals.
La dernière, on ne pourra pas vous jouer 'Riding the drag, timing oblige, ce sera' Back from Calcutta with Mister Jacky', voyant Simon transformé en George Harrison embrassant l'Hindouisme et pinçant les cordes du sitar pour laisser son Hammond à la frêle Irène.
Après la longue intro Bangladesh, les poussées progrock émergent du néant, le truc s'agite un max, il te faudra trois Primus pour effacer la vision d'Irène, ébranlée par d'affreuses secousses, comme victime d'une crise d'épilepsie.
Epoustouflant!

 Tax Clan
François émet quelques craintes au vu de la dégaine fonctionnaires du ministère des finances de trois membres du Tax Clan!
A juste titre: Guy Brisaert: zang et Ritch Leroy /Rob Hagerbaum: guitares, ne sont pas dans le catalogue jeunes premiers mais plutôt dans le stock vieux chevaux sur le retour.
P1180831Leur CI indique naissance en 1960!
Sur scène, ce soir, ils seront soutenus par deux My Lai et deux charmantes choristes, dont Veerle, la chanteuse des Skangoeroes.
Menu: muzak bal van de burgemeester aux relents De Kreuners, Clouseau, Willy Sommers, Jimmy Frey, Sandra Kim et pire encore...
Une dizaine de schlagers tien om te zien. J'aurais dû emmener ma belle-mère, elle serait tombée en pâmoison!
Notons deux adaptations osées du répertoire Jagger/Richards ' Under my thumb', devenu 'Ik weet nu waarom' et 'Paint it black' version produit blanc!
Un doublé The Scene : 'Iedereen is van de wereld' et, pour le fils De Croo, 'Blauw'!
Un nederreggae, un slow qui colle, une ou deux compos originales, dont une rengaine pour une certaine Nelly, qui tient un frietkot à Maldegem, leur single, que je vais offrir à ma conjugale à Noël, ' Liefde die begint'.

 

 

Pour finir nous eûmes droit à une chanson à texte profonde... wat doe ik hier vannacht...
François, perspicace, avait la réponse: drinken!

 My Lai
Tu fis la connaissance du trio de Roosdaal dans une autre étable du Pajottenland, à Halle, le festival La Vache.
Grosse impression qui se bissa en ce samedi houblonné.
Koen Devits: Drums & Vocals/Matthijs Verstegen: Guitar & Vocals/Brent Van Lierde: Bass ont fait fort, très fort!
Pas étonnant qu'ils se retrouvent en finale du Rockvonk, avec My Lai c'est pas deux ou trois étincelles vite éteintes que tu verras, c'est un magnificent firework made in Indochine.

P1180855.JPG

P1180844.JPG

Une 'Intro' musclée et rageuse précède le rugueux 'Princip', si tu peux imaginer un croisement Black Box Revelation/ Foo Fighters/ Red Hot Chili Peppers ,tu peux te faire une idée du son My Lai.
P1180851.JPGLa suivante est claire: 'Rough Music' , quant à leur version vicieuse du ' Come together' des Beatles, elle a convaincu les plus réticents.
De la bombe!
Dédié à Baudouin, feu roi des Belges: ' Boudewijn' un nectar royal, carré et dansant.
Plus félin, ' Catwoman' et une première pour le Rand, un morceau terminé cette nuit, 'Untitled' yet, mais qui risque de cartonner dans les chaumières du Brabant flamand avec ce refrain accrocheur...you're OK, you're OK...
Le comic strip rock 'Batman' achève le set.
Flupke, ayant à peine avalé 26 Cava, se sent pousser des ailes de mammifère volant et vient faire la cour au frontman de My Lai.
On dira rien à sa femme car on aime bien Hergé!

 Hell & Dash
Il est 22h30', en principe heure à laquelle était prévu le dernier groupe, un trio se pointe.
Un mec va se cacher derrière un set de machines ( Julian Hell), un frisé ( Mr. Thongcore?) ramasse une guitare ( d'après Nico, le gars aurait joué dans un groupe se faisant appeler Quintessence: pas le Raga/progrock band de Notting Hill, des autres!) et à la basse futuriste et au chant, la star: dAVE dA$H!
Ces joyeux vont nous balancer une soupe electro/techno/rock à la limite du grotesque (François) et du pathétique (Simon).
Boum, boum, boum...

 

 

C'est du Dash avec du Persil dans les oreilles et du Omo dans l'anus!
Ecoute François, on va être censuré, gamin!
T'as pas fini, ah bon, du Prodigy nourri au Mika.
Pas d'accord Simon?
Mylène Farmer + Mireille Mathieu à la moulinette drum'n bass avec un zeste de Pavarotti.
Qui dit mieux?
P1180888.JPGUne chose est évidente, la guitare a des bases hard mélodique et pourrait remplacer Brian May au sein de Queen.
Quoi encore, François!
La reine est morte!
Oui, j'ai lu de Montherlant, je sais!
Que bois-tu à sa santé?
La même chose, et toi Simon?
Un mazout.
Bonne idée de carburer au diesel.
On demande pas à Flupke, il est arrivé au Cava 86 pendant que Hell & Dash achève la parodie Daft Punk.

Le signal des adieux est donné, on manquera Beats don't kill!
Pas Flupke, qui avait vu qu'il restait 19 bouteilles de mousseux, sa review du set:

Een Tecno DJ set om U tegen te zeggen...
PS: Fini soirée au POTEMKINE , j'avais encore une petite soif!

Excellent compte-rendu, Flupke!




Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:49

C'est devant une AB Box survoltée qu' Erasure a donné ce soir un concert réellement jubilatoire et sans aucun temps mort.

edit_preview.php-copie-15.jpg

Loin d'être has-been, le duo magique composé de Andy Bell au chant et de Vince Clarke aux claviers-machines-guitares nous a offert 90 minutes d'un electro-pop de grande classe et totalement réjouissant.
Andy Bell, personnage fantasque et haut en couleurs, au charisme indéniable, possède toujours cette voix incroyable qui sert magnifiquement le répertoire du groupe. Flanqué de 2 choristes black hyper souriantes (quel plaisir de voir un band qui ne fait pas la gueule !) le duo va littéralement prendre le public à bras le corps d'entrée de jeu et ne plus le lâcher jusqu'aux rappels.
Sur certains titres Vince délaisse ses consoles et claviers cachés derrière une énorme tête de dragon pour venir frontstage gratter un peu de guitare acoustique. La comparaison avec Martin Gore ( avec qui il a officié dans Depeche Mode il y a bien longtemps) saute aux yeux, et on se dit que ce petit bonhomme à la veste pailletée rouge sang a bien du talent.
Dans le public, ça danse et ça chante des premiers aux derniers rangs.

edit_preview.php-copie-16.jpg

edit_preview.php-copie-17.jpg

La scène décorée de têtes de dragons et de colonnes futuristes sert d'écrin kitch au défilement de titres tirés de l'excellent dernier opus Tommorrow's World et d'une série interminable de hits comme "Ship of fools", "Drama", "Chorus", "Blue Savannah","Sometimes","I love to hate you" et bien sûr le génial "Little Respect" qui déclenchera une petite hystérie et remplira de bonheur les spectateurs présents.
edit_preview.php-copie-18.jpgEn rappel, les 3 premières notes de "Oh l'Amour" jouées sur un mini synthé par Vince Clarke seront accueillies par une grande clameur alors que la salle se transformera littéralement en piste de danse et que "Stop" ponctuera le set de fort belle manière.
Mention particulière à Andy Bell qui nous a ravis par ses chorégraphies atypiques genre pantin désarticulé et ses tenues flashy (dont un t- shirt Mickey-Minnie, so nice !) et qui s'est forcé à parler "in French" tout au long du set . A l'aube de la cinquantaine ce gars là reste un showman d'exception hyper sympa.
Une soirée formidable donc, qui ne fait que confirmer une fois de plus le retour en grâce de l'electro pop tendance 80's sur la scène actuelle.

 

 

edit_preview.php-copie-19.jpg

Il est clair qu' Erasure y aura toujours son mot à dire, et pour bien longtemps encore.

JPROCK

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:59

19h50', t'as mis un pied dans la Rotonde, au lieu du Witloof, tu te trouves face à une colonie d'adolescents, 15 à 17 ans à tout casser, lycéennes en fleur largement majoritaires.
Où t'es-tu fourré?
Le Bota n'annonçait pourtant pas un show de Justin G Labibber, coup d'oeil à mon ticket: One Night Only!

19h55' une déflagration atomique émanant de l'ampli de la basse, un traitement homéopathique s'impose!
P1180582.JPG
20:00, lights off:  The Waow!
Que dit le urban dictionary made in London?
Waow: Used by a Wanker, who has no 'real' friends or life...
Les nombreux lycéens anglophones ayant une tendance au monosyllabisme et à l'exagération utilisent l'interjection "wow" comme syntagme nominal.
Point un: suis pas anglais- Point deux: suis pas dans la catégorie lycéen, plutôt dans la section vieux baba cool, ayant l'âge de se retrouver en maison de repos!
Probablement la raison majeure pour laquelle la muzak de The Waow , gentil groupe liégeois, qualifiée de power pop, t'a autant marqué qu'une apparition de Hans Van Zeebroek jr., membre de de la NVA, secteur Gierle, sur le petit écran, après une pub pour un tampon hygiénique.

Julian : Chant/clavier-Gianni : Chant/Guitare-Gil : Batterie-Anthony : Guitare-Laurent : Basse peuvent pourtant étaler une carte de visite scintillante: Les Ardentes, les Francofolies, Brussels Summer Festival, l'avant-programme de Mass Hysteria, un EP 7 titres, deux singles, some airplay sur Pure FM... mais encore une fois, ça sent le subventionné, le Malibu Stacy, Atomique DeLuxe ou Vegas, entendu il y a peu!
35', neuf titres, des poses rock'n roll, de l'énergie, des ' ça va toujours, Bruxelles', des mercis à la pelle et des gamines amourachées: olé!
' Guide of love' un manuel pour pucelles, radiophonique à souhait- 'Orange Supergreen' mieux que les Jaffa - ' Who's she' question sartrienne - ' Landscape' bal(l)ade à Ougrée -
Tiens voilà, Thot!
Tu t'es perdu comme moi?
Gil est mon batteur!
Le seul qui tire son épingle du jeu.
'Pretty Princess', no comment - 'Heartbreaker' le mythe Don Juan- 'Answer yes or no', question suivante- 'Rosewood' j'escalade les monitors, se dit Gianni, la faculté m'a recommandé de l'exercice physique- 'Sound Victim' du Das Pop wallon - et la dernière: ' The bear & the bees' un Walt Disney mosan!
Conclusion: t'es vachement vieux, pépère!
Quoi, Sylvain ( même catégorie d'âge)?
Du rock lotissement social, du préfabriqué, clés sur porte, piscine hors sol, diamètre: 3 mètres- profondeur: 86 cm, en option!

 One Night Only
P1180680.JPG
Extinction des feux , une fébrilité juvénile s'empare de tes petites voisines, voilà One Night Only, emmené par le P1180638.JPGmannequin George Craig, qui défraya les chroniques people pour sa liaison avec Emma Watson.
L'indie rock band du Yorkshire existe depuis 2003 mais n' a sorti que deux full CD's, le dernier 'One Night Only' en 2010.
George Craig, lead vocals, guitar-James Craig, drums-Mark Hayton, guitar, backing vocals-Dan Parkin, bass-Jack Sails, keys, backing vocals: handsome young men, elegantly dressed.
Normal que les ados pensent à échanger leur teddybear pour une seule nuit sous la couette avec cute George ou, à la rigueur, un de ses acolytes!
Musicalement, le projet tient bien la route, de l'indie avec une solide assise de guitares rock, bien soutenues par un clavier pointu, un drumming nerveux et efficace, bref, un son imposant et brut....strictement rien à voir avec les balbutiements poppy de The Waow.
Pas que le produit soit d'une originalité spectaculaire, plusieurs morceaux sont construits sur le même canevas, la méthode a ses limites, mais on a à faire à some tight musicianship et à de la poprock efficiente avec de solides mélodies et des guitares tranchantes.
Le Britpop 'You and me' ouvre le set, tu peux classer sur la même étagère que les Kooks, The View, les Vaccines...
P1180611.JPG'Forget my name' est encore plus percutant, frais et sautillant, idem pour 'Chemistry', la formule accroche.
Le midtempo aux riffs attachants 'It's alright à peine éteint, James, le frangin du model, après un 1 2 3 4 carnassier, amorce 'Games', un jouet, a priori, non enregistré mais qui pistonne violent.
Une intro agressive pour 'Bring me back down' qui vire pop juteux.
'It's about time', effectivement, depuis 20' tu te demandais à qui George Craig te faisait penser. Tilt, avec ses petites lunettes et ses boucles, à John Lennon anno 1966, époque 'Revolver'.
Une ballade romantique légèrement pompier, 'Never be the same', avant de revenir au rock cyclone tropical 'Hurricane'.
' Nothing left' amours adolescentes et la la la la...I'll never let you go!
Un roadie refile une acoustique au bellâtre, le downtempo 'Long time coming', un nouveau titre.
La nuit s'achève avec 'Just for tonight' un rondo rock ouvrant leur premier CD ' Started a Fire'!
50' agréables!
P1180627.JPG
Les gamines chialent, le band rapplique!
'Can you feel it tonight'
Tu oublies les Jacksons, ce titre a été utilisé pour un Coca Cola commercial.
Le hit scandé et pugnace 'Say you don't want it' met fin à la prestation.
P1180683.JPG
George, marry me... hurle Deborah, charmante petite rousse au visage pigmenté d'éphélides!





Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 21:28

Fort d'un très réussi deuxième album intitulé Bichon  Julien Doré à donné ce soir devant une  Ancienne Belgique sold out un concert bien équilibré et fort sympathique.
l.jpg
Tout avait d'ailleurs extrèmement bien commencé avec un avant-programme d'excellente facture : Les  Waterllillies .

 

l-copie-1.jpg

Le band parisien propose un rock tres frais tendance rock-indie-garage fait de belles harmonies vocales et de mélodies accrocheuses. On pense aux Lovetones ou au Real Ones et les français auront vite fait de s'attirer la sympathie d'un public conquis par ces 35 minutes d'un set fort bien enlevé.
l-copie-2.jpg
A 20h40 Julien Doré monte enfin sur scène.
Des nappes d'orgue, quelques notes de piano, l'homme, très à l'aise et décontracté , va démontrer une fois de plus que la scène est réellement sa deuxième maison.
"Ce qu'on va vous proposer ce soir c'est un mélange entre du théâtre et...Justin Timberlake !Vous pensez que je plaisante ?" lance t-il hilare.
l-copie-3.jpg
Le genre de déclaration ironique qui fera bien s§ur réagir son public.
Epaulé par d'excellents musiciens et fort d' un répertoire composé de titres comme "Laisse Avril", "Vitriol", "Les limites", "L'Eté summer" ( histoire de fêter le départ de Silvio Berlusconi), "Kiss me Forever", "Winnipeg" ou "Bleu Canard", Julien Doré fait corps avec son public, joue avec lui, pète parfois un plomb, bref sa réputation de bête de scène n'est pas usurpée. Il n'hésitera pas d'ailleurs à partir se balader dans le public, ni à sauter du premier balcon sur la scène, manquant d'ailleurs de se faire bien mal.

 

l-copie-4.jpg

Un petit intermède acoustique, guitare-ukulélé viendra quelque peu calmer l'atmosphère et sera prétexte à une interprétation simple et dépouillée du "I need someone" de nos compatriotes de Sharko.
" D'habitude je fais croire que ce titre est de moi, car il est excellent, mais ce soir à Bruxelles, je ne peux pas tricher !"
Tenu par un couvre-feu musical imposé pour l'A.B., à 22h30, il décidera en deuxième rappel de continuer de chanter totalement unplugged, sans amplis ni micros, perché au beau milieu de la fosse sur les épaules d'un spectateur particulièrement costaud.
Le natif d'Alès clôturera ainsi de belle manière et par un "Just a deal" jubilatoire un concert bien ficelé et placé sous le signe du fun et de cette folie douce qui le caractérise.
Un bon moment !


JPROCK

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:42

A 18h30' chez toi, Michel?
Ja, Luk, je t'offre un coca light une fois sur place!
On passe sous silence notre longue attente à l'info du Palais.
Un drink vite fait, direction la  salle Henry Le Boeuf pas bourguignon, étrangement désertée.
On troque nos places Q quelque chose contre des C 75€ le siège tout en s' étonnant du manque d'intérêt du public, vraiment clairsemé ( euphémisme), pour la seule date belge du Best Acoustic Guitar Player on this planet and beyond:  Tommy Emmanuel!

tommyemmanuel-004.jpg

Une sonnette signifiant qu'il faut vider son godet en wij binnen!
tommyemmanuel-057.jpg
20h05'
Un gugusse rapplique, c'est pas le Tommy, ou bien il s'est tapé une cure de jouvence à base de ginseng, thalasso et fangothérapie recommandée par Test-Achats.
Un avant-programme pas annoncé qui après le second instrumental se présente en français teinté d'un accent viking, hello, je suis  Jimmy Wahlsteen, from Sweden et j'assure la première partie de Tommy Emmanuel pour ce European tour!
Huit titres, 35' plaisantes, un gars doué ce Jimmy!
Deux CD's sortis chez Candyrat records, le dernier tout frais: 'All time high'.
Avant de nous expliquer qu'il continuera en anglais, because French is too difficult to play guitar, il a interprété deux titres non nommés, probablement ' 181st song' et ' A lily in May'!
Le premier filmique et d'inspiration John Martyn, la seconde salve débutant en travail percussif, la paume gauche battant le corps de sa guitare.
Un jeu limpide et aéré.

 

 

'Tranquillity' se trouve sur le second CD, le titre clair se meut dans la mouvance Leo Kottke avec des loops habillant la mélodie.
En G-minor, 69 % des spectateurs sont des guitaristes pro, semi-pro ou débutants, 'Tickle down FX', raffiné et mélodieux.
Pour suivre, l'agité 'Halifaxation' composé à Halifax, ' Rapid Eye Moment' pour la bande à Michaël Stipe, le truc sonne Steve Hackett.
Lasse Hallström 'Le Chocolat', Juliette Binoche, sa fameuse réplique 'It's your favorite' donne son titre à la suivante, légère comme une mousse onctueuse.
'12 rooms' en D minor clôture le set sur background rock!
Well done, chap!
tommyemmanuel-299.jpg
Courte pause et à 20h50': Tommy Emmanuel!
Un bonsoir théâtral et souriant pour son first show in Brussels ever.
Interview accordée à un journaliste de son pays d'origine:
Without a setlist?
tommyemmanuel-416.jpgTommy Emmanuel: I never work to a setlist! Except of course when I work with an orchestra. But even then I get off the road, because I like to be absolutely in the moment...
Va falloir se creuser la tête, 80% des titres interprétés seront des instrumentaux... et quand tu sais que l'as du fingerpicking a pondu +/- 25 albums, ça risque d'encore compliquer ta tâche!
Pendant 1h45' en excluant le rappel, l'Aussie va éblouir la capitale, bon nombre de gratteux amateurs risquent de planquer leur instrument au grenier après le show fracassant de ce gars qui fait corps avec son instrument: maîtrise, virtuosité, showmanship, enthousiasme, énergie... ces mots sont trop faibles pour décrire le jeu du type que Clapton qualifie de meilleur guitariste que j'ai jamais entendu!
Une entrée en matière bolide lancé à du 1019,25 km/h en plein désert du Nevada, un jazzy tune virant rock sur lequel tu ne parviens pas à mettre un titre: super frustrant!
Quelques fantaisies pour amuser la galerie, puis une ballade allègre suivie d'un uptempo en voltige. La vitesse d'exécution frise l'insolence, la dactylo de Monsieur Vandenklet, se targuant d'être la plus rapide de Bruxelles, aurait dû assister aux mouvements des doigts du prodige , elle se serait fait porter malade pour trois semaines, minimum!
Et tout ça avec une pointe d'humour: entre deux accords ou shreds supersoniques, il jette un coup d'oeil à sa Rolex et accélère la cadence.
Après trois morceaux seulement la salle est en extase!
Un titre chanté, le formidable ' 16 tons' de Merle Travis, décoré d' un numéro de palm spinning éblouissant.
T'as pas vu, Frida, o k je recommence, regarde bien ce coup-ci!
Plus fort qu'Houdini et David Copperfield,T E devrait jouer au poker, fortune assurée!
A travel song 'Roll on, Buddy', a bluesy ragtime, nouvelle démonstration scintillante.
D'une main les accords, l'autre gratte le corps de la Maton guitar déjà creusé jusqu'à la moelle.
Mon idole depuis que je suis âgé de 7 ans c'est Chet Atkins, I heard him play on the radio, it changed my life, I owe him everything, petite leçon de technique et un Chet Atkins ( 'Smokey Mountain Lullaby' ???).

tommyemmanuel-398.jpg

 

Un 'Classical gas' bouillant et puis un titre de son dernier CD 'Little by little', composé dans le hall d'un aéroport, où une gamine le regardait faire et fredonnait la mélodie, I titled it with her first name ' Ruby's eyes' , tout en caresses.
Une berceuse en arpèges et une nouvelle tranche d'esprit: 'I'd like you to meet my band... my bass player, le pouce gauche- the drummer: la paume de la même pogne, the rhythm guitar player, quelques doigts grattant les cordes and me playing 'Blue Moon'!
Superbe!
Sur 'Little by little': 'The Trails' written to raise money for the Native Americans pour que leurs kids puissent être scolarisés, le chef Navajo jouant de la flûte a inspiré cette composition expérimentale et envoûtante, véhiculant un souffle chaud et des images de canyon et de cactées.
Encore plus fort, le tribal 'Mombasa', guitare, micro, cordes, chaise frappés d'un balai de batterie, pour finir par un riff meurtrier, public en ébullition!
Changement de jouet: 'Half way home' précédé d'une page philosophico-biographique!
'Angelina' my universal song, I play it everywhere, pour sa fille cadette!
Beau comme le 'Tears in heaven' d'Eric Clapton.
Le country speedé 'Tall Fiddler' est dédié à Byron Berline et 'The Claw' est de Jerry Reed, je la joue sur un instrument tout neuf, c'est sa première apparition en public, elle a un trac fou!
Une ballade romantique et l'histoire de sa rencontre avec Chet Atkins, un conte de fée se terminant par l'interprétation de ' I still can't say goodbye' que Chet écrivit en l'honneur de son père décédé.
Emotions intenses!
Dernière ligne droite, l'attendu 'Beatles medley' avec notamment 'Here comes the sun', 'When I'm 64' ,' A taste of honey' , 'Day Tripper' et 'Lady Madonna', un véritable Beatles quizz joué en rafales cinglantes.
tommyemmanuel-195.jpg
Toute la salle est debout!

Retour du phénomène, les requests fusent, finalement ce sera l'autre cheval de bataille du chef' Guitar Boogie', un mix de blues/blues rock saupoudré de Stevie Ray Vaughan ou Jimi Hendrix à la sauce Emmanuel, pas celle de Just Jaeckin, obsédé... Tommy Emmanuel, un wizard pas adepte du pinball!
tommyemmanuel-105.jpg
Niet slecht, te confie Luk en quittant la salle!

 

photos courtesy Luk Stiens!

Repost 0
Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 22:00

Veronica Falls, annoncé comme support-act, jouait le même soir à Berlin, ce sera une soirée sans première partie, en clair t'as le temps d'aller écluser quelques mousses au bar.

20:40'
Ils sont tous là dans la Rotonde: Rudi et Lio, les Taloches de CR, Catherine,+/- sobre, et ses groupies: Yves Hoegaerden, Léo, Wouty + 180 mélomanes amateurs de longues jambes!
P1180525.JPG
 Dum Dum Girls

Hype from California: la frontgirl, Kristen Gundred, alias Dee Dee ( merci les Ramones), chant, rhythm guitar et moues diverses- Jules: guitare et backings- la rousse Bambi à la basse et backings et  Sandy cachée et vocalisant derrière les caisses et cymbales.
Deux albums, acclamés, chez Sub Pop, 'I will be' et ' Only in dreams' , à la production Richard Gottehrer, gage de qualité!
P1180548.JPG
Verdict mitigé: 42' de lo-fi indie/garage/post-punk/surf/noise/teenage nostalgia/ sixties girls melodramatic pop bien ficelé, mais joué sans passion, sans âme.
Contact avec le public: trois merci, et un sourire malade!
Les fans furent conquis, la Suisse, neutre, se dit: 15€ c'est cher payé pour un boulot de fonctionnaire ayant atteint la dernière barre sur l'échelle barémique.
P1180550.JPG
Des oohs admiratifs dès l'apparition des nanas, bas résilles, mini-shorts en cuir: tous les regards mâles braqués sur les guiboles des Dum Dum.

P1180538.JPG'Always looking'... at our legs, those male chauvinist pigs.... chouette titre garage, concis et sautillant.
Intro de basse en disto pour 'Bhang, bhang I'm a burnout ' .
Le jeu cherchez les influences commence: au choix et dans le désordre: les Bangles, les Go Go's, les Shangri-Las ou les Ronettes, les Pretenders, les Raveonettes... les Dum Dum ne sont pas les seules à tremper dans cette eau: Vivian Girls ou Crystal Stilts utilisent la même huile de bain.
Les titres carrés vont se succéder sans aucune annonce: ' Catholicked' - le plus épais 'I will be', après lequel on a droit à un temps mort, Dee Dee d'un coup de pied malheureux a fait choir son gobelet de Jameson et un des trois chaperons, plus ou moins virils, surveillant les donzelles vient éponger le liquide s'immisçant dans les câblages et, par la même occasion, remplir la timbale de la cheftaine.
'Rest of our lives' aux relents Velvet ,avec de belles harmonies à la Phil Spector.
Punky, sucré, dansant, plus Bangles que nature:' Bedroom eyes' .
Quelques effets wah wah/fuzz/psyche pour ' He gets me high', avant de revenir à la pop aux senteurs twist avec ' In my head' .

 

 

P1180533.JPG

En 1963, ce titre serait resté 18 semaines au sommet des charts avec ce refrain accrocheur ... ooh don't you tell me I am your baby... kiss me, tell me you miss me....
Irrésistible!
'Hold your hand' écrit pour la maman décédée de Dee Dee, elle décore la pochette des deux albums.
Un grand merci à Chrissie Hynde pour 'Wasted Away', titre idéal pour un tour sur les auto-tamponneuses.
La suivante doit faire 72 secondes à tout casser ' It only takes one night' et on termine avec 'Heartbeat' qui tout comme 'Wasted Away' doit tout aux Pretenders.
P1180489.JPG

46 secondes dans les vestiaires et un bis!
'There's a light that never goes out' que Yves avait, en tant que fan des Smiths, reconnu aux premières lignes.
Lio soutient que les Smiths désacralisés c'est un crime de lèse-majesté!
Tu crois que Dee Dee est végétarienne, avance Catherine?
Aucune idée quant à son signe astrologique: pucelle, sûrement pas!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:20

"This band is a group of subversives. They belong in the same class of scum bag communist anarchists Gilman and the Feathered Fucktard are in. Arrest them. We don't need them or their terrible music in our town."
Signé: One Pissed off American!

Et c'est ces communistes de mes deux qui se produiront dans la salle Jacques Brel de la  Maison Communale d'Evere.

P1180424.JPG

Non, ce n'est pas le Vlaams Belang, ni le Front National qui invitèrent  The Haymarket Squares à se produire près du siège de l'Otan.
Curieus Schaarbeek est dans le coup et le SP local a embrayé.
Le band, booké par Surfing Airlines pour le Benelux, se tapera trois concerts en ce dimanche automnal, normal pour des travailleurs rouges.
A midi: Evere- début de soirée: Hulshout- fin de soirée: Schoten!
P1180475.JPG
Midi, t'es au poste, tout comme Steven et ses flyers, il a emmené Fred Cerise dans ses bagages, l'hospice local a donné quartier libre, jusqu'à 15h, à ses pensionnaires, ils/elles se sont dits que les chips vermillons sont les meilleurs et se sont installés chez Jacques près des édiles communaux, ceux qui ne vont pas à l'office. On est tous là, sauf les gars de Phoenix, Arizona, un incident matériel, un clou vicieux abandonné par le Vlaams Belang on the freeway, a crevé un de leurs pneumatiques du côté de Mechelen Zuid...
Après une prière adressée à tous les saints laïcs, ils se pointent dans la salle communale, il est 12:20', on jouera unplugged, ce qui n'est pas une mauvaise idée!
Fred Cerise et Steven ont déjà éclusé quatre ballons d'un infect pinard socialiste, l'euphorie les gagne, ils seront bruyants et joviaux!
P1180454.JPG
Une cravate se saisit du micro et amorce une présentation historico-politico documentée du combo.
The Haymarket Riot!
Le 1 mai 1886, Chicago, May Day, un mouvement de grève est lancé aux usines McCormick, charge des policiers, un mort et des dizaines de blessés.
Manifestation ' pacifiste' le 4, nouvelles charges des forces de l'ordre, une bombe est lancée tuant un policier, the police immediately opened fire, riposte armée et gros bordel!
Procès: des innocents condamnés à mort, une page noire de la lutte sociale chez Tonton Sam!

Un groupe psychédélique de Chicago avait déjà choisi ce patronyme à la fin des sixties.
Le quartette de Phoenix, quant à lui, existe depuis 2 ans et se meut dans la mouvance social punkgrass with tight vocal harmonies.
P1180434.JPG
' All along' premier singalong angry bluegrass ouvrant leur album ' Dancing in the streets' .
Trois voix en harmonie, la mandoline, Mark Sunman- la guitare, John Luther Norris et la contrebasse, Marc Oxborrow - un drummer placide et endormi, le coq de Gert l'a tenu éveillé toute la nuit, Josh Garber.
Le drumkit tient dans une beauty case: une caisse, la sacoche tenant lieu de bass drum et un tambourin cloué sur un bout de bois pour le pied gauche de Josh.
La suivante is about the evils of marijuana ' Gateway drug', les Pogues from Arizona.
A bluegrass classic composé par Gilmour/Waters.
T'es sûr de ce que tu avances, gamin?
C'est pas les Monty Python?
Un accordéon pour l'homme du soleil, 'Hey you', velocity et punk font bon ménage.
' Radical' a protest song, ' Part of the problem' about liberal guilt, ' Let's get fucked up'...raise up your glass it's time to get fucked up...alléchant programme électoral, sauf qu'il n'est pas 13h et être mort bourré à cette heure c'est pas catholique, bande d'anarchistes!
Johnny paye Cash ' Folsolm Prison Blues'.
Dieu, tu dors encore?
This one is for you: 'I wish there was a God', les ennuis de Charlie Hebdo ont commencé ainsi!

 

 

Phoenix is paradise on earth: ' I hate this city'...because it's so dirty... Venez vivre à Bruxelles, les petits gars, on nettoie les rues tous les six ans!...there's an accident on every freeway... un, seulement?
Pour enjoliver la rengaine, John Luther a sorti un kazoo vert de son chapeau noir.
Du gypsy bluegrass des Balkans avec final à rallonge pour tromper l'électorat et puis un standard bluegrass, tu parles, Charles: les Clash 'Death or Glory'!
Voilà la fast loudy song du set: ' Bullet Catcher'.
Ambiance punk à l'asile, Louise, Henriette, Germaine et Fabiola ont pas bien compris le chorus, elles scandent ... go salope..go salope... en salopant leurs godasses de leur vin de messe giclant du verre secoué.
Le sale boulot à la boerderij, 'Down on the farm', et une invitation à l'émeute avant la pause ' Burn it down'.
Les pyromanes au bar, les autres aussi et putain de bordel de Molenbeek, voilà RickyBilly, sortez les parapluies!

Voilà le n° de RB si tu veux des nouvelles de Los Pantalones, Los Exoticos, The Hell Bitches of ze Canal - Dead Fish and the Purple Cat - Rosy aus Wuppertal und Las Vaginas Chiquitas: 0419/569735!
P1180480.JPG
Set 2
' Say', sur arrière-plan Irish drinking song allègre, sera suivi de 'The Rapture' un gospel satirique enfants non admis, sauf RickyBilly, il a une dérogation.
A summertime tune ' Outside' légèrement bordélique et retour de l'accordéon pour le classique ' 16 tons' de Merle Travis.
Oui, oui Louis Neefs l'a adaptée pour le petit Bart De Wever en 1964, sans oublier la version française 'Seize Tonnes' que tes parents fredonnaient en même temps que John William sur le poste de TSF.
' Plow these fields' de la musique de bouseux, dirait Yves occupé à vider son six-pack d'Hoegaerden comme apéritif, quelque part du côté de Genappe.
An anti-war song, écrite pendant le règne Bush.
Gott mit uns ...it's okay to kill if the reasons are good... : 'Forgotten'.
Pas piqués des hannetons, les lyrics!
Phoenix stories bis: 'This Town', un second degré décapant!
Vous nous avez signés comme bluegrass band, faut qu'on balance un genuine bluegrass tune: ' Blue Moon of Kentucky'!
Un petit tour dans la salle pour vous chanter notre credo: 'I believe'!
En quoi croyez-vous?
In nothing!
La ballade dégénère en chanson à boire avec la voix de stentor de Steven couvrant les harmonies.
'Oligarchy' : non, RickyBilly, il a pas dit: au lit, Ricky,!
Aux pieds, petit, couché, sage...
Vite, a happy song about the end of the world: 'Goodbye' et une dernière promenade de santé avant de sauter dans la camionnette, le sensationnel 'Tell it to me' du Old Crow Medicine Show, avec la ligne qui tue..cocaïne 's gonna kill my honey dead!
P1180436.JPG
L'hospice est debout et réclame un bis.
Vite alors, décide l'échevin du troisième âge: 'Light', une tranche lumineuse d'optimisme pré-électoral!

 The Haymarket Squares: Woody Guthrie goes punk et envoie son message en souriant!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 21:12

Ryuichi Sakamoto  , je suis son parcours depuis l'époque du Yellow Magic Orchestra.
Je me souviens d'un concert exceptionnel au Cirque Royal en 1990, l'année de naissance de ma fille, (tournée "Beauty"), au terme duquel le génial japonais nous avait laissés réellement pantois.
Depuis, vingt et un ans ont passé et entre interprétations diverses de l'oeuvre d'Antonio Carlos Jobim, tournées solo, écriture de musiques de film (Furyo, le Dernier Empereur, etc...) , expérimentations piano-électronique avec Alva Noto, et reformation épisodique de YMO, le sorcier des claviers est toujours là et bien là.
Restant sur une performance qui fit l'unanimité il y a quelques mois à l'Ancienne Belgique dans le cadre du festival Silence is Sexy (en compagnie d'Alva Noto), le voici de retour en trio dans la merveilleuse salle Henry le Boeuf du  Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

edit_preview.php-copie-11.jpg

Celle ci est d'ailleurs copieusement garnie. Il est vrai que le maestro ne déçoit pratiquement jamais et draine un public inconditionnel et fidèle.
Au programme de ce soir un best of de sa carrière comprenant musiques de films et extraits d'albums solos .
Il est l'heure, le silence se fait et les lumières s'éteignent.
Ryuichi entre seul en scène et improvise un titre d'ambiance en lissant et pinçant les cordes de son piano, puis s'installe lentement devant le Yamaha de concert.
edit preview.php-copie-12Pendant 1h30, il va nous emmener virevolter dans son univers de douceur, de délicatesse et d'émotions en tout genre.
Son jeu, souvent lent, inspiré de Satie et de l'impressionnisme de Claude Debussy tient en haleine par sa perfection et les harmonies qu'il dégage. L'apport du travail du violoncelle de Jacques Moerelenbaum et de la violoniste Judy Kang constitue tout simplement un magnifique écrin pour le jeu subtil et inspiré du Japonais.
Souvent la salle écoute dans un silence proche du recueillement, mais lorsque les titres finissent c'est un déluge d'applaudissements qui vient les saluer. Peu expansif, presque maladivement timide, Ryuichi Sakamoto est tout à son art, immergé dans chaque note, noyé dans chaque accord harmonique. Ses doigts se promènent avec grâce et sensualité sur les touches blanches et noires du piano avec une facilité déconcertante et une légèreté inouïe.
Des titres comme "Merry Christmas Mister Lawrence", "The last Emperor", "1919", ainsi qu' "Ichimai" et "Parolibre", tous deux joués lors des 2 premiers rappels exploseront l'applaudimètre.
Le maestro reviendra une troisième fois, seul au piano, nous interpréter quelques derniers titres portés par la beauté et la lenteur indolente de son jeu.
La salle est debout, une fois encore le miracle a opéré et le génie a fait son office. Un court salut, quelques remerciements, une rare dédicace à une fan qui l'a littéralement supplié et le natif de Tokyo disparaît dans les coulisses.
Christine H. qui l'avait déjà applaudi il y a quelques mois à l'AB me déclare: "j'ai encore plus apprécié ce concert ci...c'est fou, il me fait vraiment vibrer ce petit bonhomme !"C'est tout dire...
edit_preview.php-copie-13.jpg

En résumé: une soirée mémorable et un concert d'une beauté indéfinissable qui longtemps encore hantera nos mémoires.
edit_preview.php-copie-14.jpg
Sayonara !

JPROCK



Setlist: Improvisation, flukushima, nostalgia ,aria for openheimer,bibo no aozora,seven samourai, tango, amore,solitude, merry christmas mister lawrence,the sheltering sky, the last emperor,happy end, may in the backyard, 1919. Encore/ichimai, parolibre, ipponnatsu, 1000 knives, behind the mask.

 

Repost 0
Published by JPRock - dans Concerts
commenter cet article
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:42

 

La Place de la Petite Suisse, à Ixelles: cuisine thaï, vietnamienne, chinoise, tibétaine... saveurs asiatiques à volonté.

344 Chaussée de Boondael: le café- concert  Le Montmartre, le vilain canard, l'irréductible gaulois où se retrouvent tous les students, amateurs de guindaille et de choppes vendues à un prix abordable.
Depuis plusieurs années, Didier, le patron féru de blues, programme de grands noms dans l'arrière-salle du zinc, ce soir, une locomotive de la booking agency de Zottegem 'Goodtime Booking':
P1180385.JPG
Maurizio Pugno Organ Trio feat. Mark DuFresne
en tournée européenne ( Belgique/France/Hollande/Suisse/Italie jusqu'au 17 novembre)
P1180382.JPG
Maurizio Pugno, la sua chitarra e la sua musica parleranno per lui...,vive a Gubbio ( Umbria) et a déjà accompagné P1180381.JPGquelques stars: Kellie Rucker, Tad Robinson, Sugar Ray Norcia, Mark Hummel ... lorsqu'il n'écume pas les scènes blues transalpines avec son trio ou son large band, including a horn section.
Des traces discographiques depuis début 90: Wolves Blues Band- Rico Blues Band- Giovanni Bartolini- un CD sous son nom avec Sugar Ray Norcia et 'Kill the coffee' ( 2010) avec Sugar Ray et Mark Dufresne.
Aux drums, le souriant, farceur et super efficace Gio Rossi, l'ai déjà vu avec Egidio Juke Ingala, t'indique Jacqueline, Alex Schultz ou Tino Gonzales ont également utilisé ses talents.
Organ, un autre génie, que Didier, tout excité, nous présente comme étant Marcello Marsico, ( fou rire pour Mr Rossi), il s'agit d'Alberto Marsico, convié en son temps pour un workshop avec Ian Paice, il joue avec Alex Schultz, Tad Robinson, Finis Tasby... et sort trois cd's sous son nom.
P1180317
21h 15 : la Bella Italia va chauffer la salle avec le gluant et espiègle instrumental jazzy 'Opening act', un son d'orgue à la Rhoda Scott, une guitare Wes Montgomery et un swing irrésistible derrière les caisses.
Un hors-d'oeuvre prometteur.
Maurizio introduit la star, from Seattle: Mr.  Mark DuFresne, surtout connu pour sa période Roomful of Blues.
P1180399Plusieurs fois awarded en tant que Best Blues Vocalist, mais également un harmoniciste talentueux.
En Europe, il tourne avec Maurizio Pugno, aux States, il a son propre band.
' A mind to give it up', hot R'n'B , un timbre proche des intonations Robert Cray, une guitare funky et des nappés de clavier célestes.
Irrésistiblement soulful!
'The Lion's Den' qui ouvre 'Kill the coffee' Mark Dufresne rugissant le blues.
Une ou deux plaisanteries ayant comme cible le signor Rossi, the most wanted drummer all over Europe, mise à prix 25000€ ( dead or alive), le gars de Seattle se saisit d'un harmonica et attaque ' 13 Weeks', vaguement oriental et orné d'une intervention Palio de Sienne multicolore du clavier.
Du blues haut de gamme.
Un premier Junior Parker: ' Drowning on dry land', a velvet-smooth voice, telle était la description des critiques pour le timbre unique du Junior, on pique l'expression, on la colle à la bio de DuFresne.
' That's what I found out', c'est bien de blues qu'il s'agit....you're breaking my heart...
Vous semblez en forme, Brussels, un petit rock?
En fait du Norwegian black metal écrit dans les bois: ' Just enough'. Quand George Thorogood rencontre Little Richard et que les deux invitent Keith Richards: des étincelles!
Retour au blues:' Pray for me', je vous demande la permission, bonnes gens car si j'écoutais les Ritals vous étiez prêts à vous farcir 'Smoke on the water' ou Donna Summer.
Du blues qui s'adresse à tes boyaux.
On termine le premier set avec le graisseux , ' Brick pit' .
Une des spécialités de Kansas City c'est les BBQ géants, des dizaines de kilos de barbaque, ayant bronzé sous les rayons d'un astre généreux, que la population végétarienne du Missouri engloutira, saupoudrée d'andalouse, de mayonnaise et de tartare, en avalant des litres de Budweiser.
Buon apetito!
Toi, t'as vu la pub des Snuls!

Break
P1180340
Set 2
Merci d'être restés, braves gens!
You know I blame it all on the bossa-nova, c'est pas la faute de ma femme, c'est la bossa-nova, voilà le latino-blues 'Addicted' tiré de l'album ' Have Another Round' du  Mark DuFresne Band, 1999.
Vous avez de jolies filles en Belgique, à Kansas City elles sont pas mal non plus, la différence c'est que là-bas elles sont armées de la tête aux pieds: ' Jealous Women'.
'There's a song in there' is a Howlin Wolf song played backwards, du Chicago blues version spaghetti, on recommande avec ou sans parmesan!
Ecrit par Jerry Ragovoy, décédé il y a quelques mois, interprété par Howard Tate ' Keep cool' ( don't be a fool). Le rhythm'n blues qui tue au même titre que 'I heard it through the grapevine' de Marvin Gaye.
La classe!
We've got a guest, une enfant du pays, a big applause for Miss Geneviève Dartevelle.
Little Gene et son harmonica, la voix du Yankee et l'Italie comme ciment, un formidable ' It must be you'.

 

P1180404.JPG

On descend en Louisianne ' It's a sin to tell a lie' de Charles Sheffield sur lequel on greffe le funky 'Little honey', un orgue rond et voltigeur relayé par un morceau de bravoure à la guitare, la voix du maître et une assise rythmique canon.
Le Montmartre en extase.
Un coup de gnôle, some lubrification is necessary, et un slowblues assassin ' Send me someone to love' de Percy Mayfield ( 1950).
Ces crapuleux attaquent la corde sensible, le bistro debout!
Modeste: 'it's not the singer, it's the song'... n'empêche que le Bon Dieu l'a gratifié d'un organe vocal pas banal.
On termine avec Junior Parker et son gospel/blues 'Seven days'!
P1180347.JPG
Clap, clap, clap...;
You want us back to work?
Exactement!
I feel in a psychedelic mood, voilà un titre enregistré avec Roomful of Blues:' One for the price of ten', jolie guitare surf avant de voir le titre virer swampy.
Maurizio s'amuse, un détour par Tokyo pour une woman de là-bas et encore une ou deux escapades avant de retourner dans les marais!
P1180390
On est tous d'accord, très grand concert!

Les 19 et 20 novembre, à l'occasion de la St-V, Dr Feelgood et Fred Chapelier au Montmartre, il vaut mieux réserver!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents