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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 21:46

Si vous êtes un habitué du Botanique vous devez vous demander: « Grand salon ? Mais c’est où ?? ».

En fait le Grand Salon est le musée aménagé en magnifique salle lounge: immenses tapis, coussins, poufs, fauteuils confortables, lampadaires, lumières cosy et un petit espace en plein milieu du salon pour qu’un groupe puisse s’installer. Ce soir c’est Clare and the Reasons qui se prête au jeu du concert intimiste, unplugged  comme le faisait MTV lorsqu’il passait encore de la musique.

Le public est assis autour des artistes, de minuscules baffles pendent du plafond et les conditions sont idéales pour écouter la douce Clare.

Toute de rouge vêtue Clare MULDAUR est accompagnée par les "Reasons", eux aussi, tout de rouges vêtus, trois multi-instrumentalistes (guitare, violoncelle, violon, synthé, flute, tambourins, Glockenspiel) qui vont l’accompagner 1 heure durant.

J’avais déjà vu le band il y a quelques mois à la Rotonde, j’en avais gardé un bon souvenir… Même effet pour le même résultat ce soir: musique sans âge, sorte de mix entre jazz, chansons des années 40-50 et pop moderne. Les arrangements sont simples, efficaces et la variété des instruments permet de changer les sonorités de chaque morceaux… on ne s’ennuie pas. Ajoutez la voix fluette de Clare et vous pouvez vous laisser aller dans votre confortable divan, méditez ou rêvez, le voyage est compris dans le prix. Ça fond dans les oreilles, leur musique est une friandise dont le gout reste en bouche longtemps. Une belle heure de douceur et de tendresse pour calmer la tension qui était montée dans les bouchons de Bruxelles sans voitures...

Ajoutez un magnifique moment pour clôturer le set: la reprise de « Everybody want to rule the worl » de Tears for fears.

L’idée du concert au musée-grand salon est géniale, recommencez ces concerts dans cet endroit, le son est nickel, l’ambiance incroyable et le lieu magnifique... A refaire en dehors des nuits...

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Published by Lio - dans Concerts
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:59

Si vous enleviez les photographes, les invités, Tom Barman et son harem ... il ne restait pas grand monde dans la Rotonde ce soir pour accueillir :


Jennifer Gentle

Si vous vous attendiez à voit débarquer une jolie brune en allant voir JENNIFER Gentle vous aurez été surpris de découvrir un groupe composé d'un batteur sosie de Robert Plant, un claviériste avec les moustaches de « Justice » et d'un chanteur avec la voix de Johnny Rotten période PIL ! Musicalement, ca tire un peu dans tous les sens et c'est probablement ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas ! La presse qui recopie les dossiers de presse vous racontera qu'ils sont les dignes héritiers de Pink Floyd ... on n'a pas du écouter la même chose ! C'est bien plus rock, c'est bien plus fun, ca vous remue le derrière; pour preuve mon voisin de concert était pris de spasmes à la Ian Curtis. 40 minutes seulement, mais 40 minutes intenses ... biens sympathiques ces italiens !


John & Jehn

J'étais fan avant d'arriver au concert ! Leurs morceaux sur Myspace m'avaient réellement enthousiasmés ... j'étais impatient ... et comme souvent dans ce cas là ... la déception a été au rendez-vous! Deux parties : Jehn au piano électrique pour commencer et à la basse dans un second temps ... ca donne deux ambiances différentes mais aucune ne m'a passionné! Elle prend des pauses et une attitude de frimeuse, pas très naturelle et ça m'a franchement agacé ... Côté communication avec le public, comme ils sont français, on aurait pu s'attendre à des trucs plus originaux que « Merci », « Vous allez bien » , « On aime beaucoup la Belgique » ... c'est étrange mais elle m'a fait penser à l'attitude déplorable de Yelle l'année passé (peut-être à cause de la coupe de cheveux) ... vulgarité comprise! Le pauvre John qui a mon avis mérite mieux que ça n'arrive pas à récupérer l'affaire ... il n'a plus cette magnifique voix arrogante (à la Mark E. Smith) qu'on retrouve sur l'album ... tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est qu'ils splittent et que ce brave Nicolas Congé trouve enfin son Alison Mosshart ...


Joe Gideon & the Shark

Ce soir « The Shark » s'est déguisée en panthère ... sexy ! Joe nous annonce le premier morceau, une histoire vraie, celle de « Kathy Ray » ... j'en ai encore des frissons rien que de citer ce titre, une tuerie!


Suivent les « Dol », « Civilisation », ... des morceaux magnifiquement mis en scène, The Shark y est pour beaucoup, elle joue habillement de la pédale de loop (qui pour une fois était bien utilisée, discrètement), du clavier et surtout de la batterie en changeant continuellement de rythme et de tempo ... 50 minutes de bonheur total ! Ils ont été accaparé de toute part à la fin du concert par de fans qui voulaient se procurer T-Shirts, Cds, pins et cie ... un gage de qualité ! Les amis d'Archie Bronson Outfit sont nos amis.


A la sortie Abl al Malik terminaient sont concerts avec ses deux tubes « Les autres » et « Gibraltar » accompagné d'une formation impressionnante (guitare, percussions, accordéon, ...) et même si ça n'est pas le genre de truc que j'écoute d'habitude, il faut avouer que ça le faisait, même sous un chapiteau moyennement rempli!
 

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Published by Rudi - dans Concerts
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:58

En ce samedi fête de l'Iris, le bota faisait grise mine: public clairsemé pour les 4 salles, du jamais vu aux Nuits. Pas de file au bar, aucun glandeur dans les couloirs!

Dans l'Orangerie:

Pit Er Pat
On nous annonce un trio de Chicago, on reçoit un duo mixte: Miss Fay Davis-Jeffers à la guitare/vocals et un mec aux percussions et programming (Butchy Fuego?).
4 CD's, quelques EP's, chez Thrill Jockey. Ce soir, pourtant on aura droit à de nouveaux titre, prévus pour une future plaque.

'Summer Rose' un chant haletant, des samples atmosphériques dark, un mini-clavier frappé, quelques lignes de guitares indie style .... Fay, d'une voix enfantine, répétant inlassablement ... going deep, going deep .... sa guitare prend des coloris orientaux, les beats deviennent hypnotiques. Très vite, tu adhères à cette sonorité Nu-Jazz esthétisante.
'Chavez Ravine' boîte à rythmes groovy, guitare rugueuse. Un hymne répétitif hypnotisant et dansant, les percus à caractère tribal te donnent des fourmis dans les jambes. Comment ressortir de ce ravin?
Tiens, voilà Yves! Petits yeux, mine pâle.... ils ont commencé à quelle heure? 20h00 pile, t'as raté 2 morceaux, fieu! Bourré, hier? Bête question concernant Yves, il revient d'une Pilgrimage Party, qu'il a quittée quand les réserves de Hoegaerden étaient épuisées.
''Flexible Entertainer' chant ritournelle, beats à la Battles.
'Water' hip hop Aqualibi, légèrement funky.
'Dark Room' en duo vocal sur arrangements subtils, toujours aussi dansant.
'Heartbeat' mélodie harmonieuse sur base rythmique puissante.
Pit er Pat termine par 'Specimen', qui voit la fée nous sortir des riffs Mars Volta et le mec nous enjôler, tels des crotales, en soufflant dans un melodica Marrakech blend.
Le specimen virant soudain en dub joyeux, style Big Audio Dynamite!
40', ils auraient pu jouer plus longtemps, rien à redire, leur trip aux influences diverses n'est pas du genre à emmerder!

Battant
Trio from the UK, mené par la charismatique Chloé Raunet (vocals). Tim Fairplay (style Wesley Sonck...) guitare et Joël Dever (synthé). C'est Mister Ivan Smagghe (Kill the DJ) qui a découvert ce post punk band et a produit le CD 'No Head'.
Un seul mot: allez les voir rapidos, ils vont devenir very big!



'Mark Twain' pas vraiment Tom Sawyer leur punk sur beats electro. Une vitalité ayant le sens du direct, un phrasé Siouxsie, un rythme binaire d'une efficacité redoutable.
'The Butcher'méchante guitare hâche boeuf.
'Radio Rod' Chloé, Soeur Sourire, fait fondre tous les coeurs masculins et ceux de la coterie évitant les hommes. Hyperdansante cette chaîne radiophonique.


'Highway hopeful' carré et brut. 'The Lurker' tu penses à tous ces groupes new wave/post punk avec chanteuse, nés à la fin des seventies, les merveilleuses Slits en tête. Mais aussi les Plasmatics (ha, Wendy O.!), Siouxsie et ses Banshees, bien sûr, ou encore Bow Woh Wo, un produit Malcolm McLaren.
'Rerinse' ce titre ressemblant légèrement au 'Hong Kong Garden'.
'Socket' vocaux scandés, guitare lourde, claviers espiègles (style The Stranglers).
'Kevin' (1989) le bonustrack frais et juvénile, les Undertones revivent.
'Bruise' plus lent, plus long, au phrasé récitatif.
'Human Rug' aux sonorités Fad Gadget/Suicide met fin au gig.
On adore!
Yves tient à guérir sa gueule de bois: une Blanche en een pintje. C'est quoi ce groupe qui suit: Beast'Sound System', ça craint pas un peu?
On va faire connaissance, Yveke!


Beast 'Sound System' (Montreal)
Un mec derrière ses petits claviers et laptop (Jean-Phi Gonçalves) envoie son electro/trip hop et voilà une nana chapeautée qui rapplique: Betty Bonifassi!

Elle chante! Mec, tu tombes presque à la renverse, une voix soul charnelle, parlant à toutes les parties intimes de ton vieux corps pourri.
'Fingerprints' s'appelle ce truc fabuleux te rappelant Blueboy ('Remember Me'!).
Paraît que cette créature a prêté sa voix au soundtrack des 'Triplettes de Belleville'. Anyway, Beast va nous servir un plat 5 étoiles. Je ne me rappelle plus depuis quand mes guibolles se sont mises à danser toutes seules, sans en avoir reçu l'autorisation de mon cerveau, ça doit remonter au siècle défunt, mais j'étais pas le seul à me trémousser comme une gogo girl ivre.
'City' aussi sexy que mamie Grace Jones.
'Ashtray' je sors un megaphone de mon sac Delvaux (pas Jérôme, un autre) et je vous emballe. C'est une sorcière maléfique, Miss Betty, elle nous a tous envoûtés.
'Ennio' ...my skin is black...elle n'est pas black, c'est her sensual voice qui est noire. Moite ce truc!
Petite intro 'classique majestueux' pour introduire 'Out of Control'. Il y a longtemps qu'on a perdu le contrôle, dérapages incontrôlés sur piste de danse bestiale.



La dernière 'Satan', satanique, en effet! Toute l'Orangerie bat des mains, Yves a déposé son houblon à même le sol, et ose un pas de danse charnel, où va le monde!
Irrésistible, et quand le duo mime une dispute conjugale sur scène, c'est la folie .
Rare de voir l'Orangerie transformée en dancefloor.
Ovations!

MVSC
Montevideo versus Compuphonic.
Nos bruxellois uruguayens + le producteur /DJ (Dirty Dancing).
30 secondes de soupe, Yves et moi avons pigé: du bluff, une grandiloquence dikkenek ridicule.
Après 2', un fou rire nous prend, ces peï se prennent au sérieux et ont l'arrogance de minables, ayant vendu une centaine de plaques à leur famille et copains!
Pour vous madame? Une double choucroute et une chope de six litres! Monsieur prendra? De la daube et de la purée Montevideo!
T'as bien mangé, chouke? Me sens un peu lourd, bobonne !
Et ce truc était servi niveau sonore dans le rouge! Un bouilli bourré de clichés, du disco purulent, on se tire, sinon on devra dégueuler!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:58

Second concert au G C De Kriekelaar, ce samedi 9, cette fois organisé par Les Soirées Cerises.

Rendez-vous dans le café, à 17h15', après la tornade United Steel Workers of Montreal.
Malheureusement, très peu de spectateurs sont restés pour ce double gig indie/alternative folk.
En cause, une programmation tardive et donc, une promotion nulle.
Un concert ne s'improvise pas!
C'est d'autant plus triste que les artistes à l'affiche allient talent, sincérité et profondeur.

Franklin

Benjamin, Aretha ? Non, le dernier (side) projet de Franck Rabeyrolles (Ile de France, mais originaire de Montpellier), membre solitaire du groupe Double U. (4 CD's catalogués folk/psychedelic/melodramatic popular song!).



Franklin vient de sortir l'album 'Every Now and Then' chez Wool Recordings.
Franck, guitare électrique, laptop, casquette, assis sur une chaise, démarre le mini-set par 'Greenland', apparaissant sur un album de Double U.
Bizarre de passer à l'intimisme glacé et esthétique de Franklin après le gig musclé de USWM.
Question d'adaptation ...Très vite, tu pénètres dans ce monde pastoral, impressionniste, léger, élégant, proche de Nick Drake, mais aussi des planants Tangerine Dream ou Syd Barrett.
'Golden Heart' toujours ce folk minimal et ténébreux, chanté d'une voix discrète.
'Magic' Franck reçoit l'aide charmante de sa compagne, s'installant derrière un clavier ou jouant du glockenspiel. It's magic... effectivement: éthéré, beau, raffiné, apparemment simple. Des allures Notwist, The Postal Service ... un programming électronique délicat, un glockenspiel discret et des lignes de guitare mélancoliques.

'Song for Tara', la charmante demoiselle aux vocals, pour ce titre baignant dans l'univers d'Anne Clark ou d'Anna Domino. 'Family' clôture ce mini -set doux, fragile et vaporeux... We used to play a lot in your garden ..... What kind of kid I was I can't remember .... nostalgie de l'enfance perdue, du bonheur simple, de l'insouciance ....
Braves gens, qui nous avez quittés pour votre film du shabbat, vous avez eu tort: Franklin eût pu vous offrir un voyage séduisant!

Sarabeth Tucek

Singer/songwriter de Brooklyn.
Un album éponyme en 2008, choriste du Brian Jonestown Massacre, ex girlfriend de Bill Callahan (Smog) et, backing vc. sur l'album 'Supper', avant-programme de Bob Dylan qui aimait son album... pas de la petite bière et, pour sa première à Bruxelles, 10 spectateurs....
Cherchez l'erreur!



Sarabeth s'accompagne à l'acoustique et, prenant place sur le second siège, niemand minder dan Luther Russell à la guitare électrique.Luther , un autre singer/songwriter New-Yorkais, leadsinger des Freewheelers ,avant de virer solo :4 albums ,le dernier 'Repair' produit par Ethan Johns (Kings of Leon, Jayhawks...).De plus, Calvin est un producteur recherché dans le monde alternative/ roots .Il a produit la plaque de Sarabeth.
Expérience scénique? A partagé quelques podiums avec de vagues célébrités :Johnny Cash, Etta James, Tom Petty,Los Lobos .... Rocking Bruxelles wist van niets !
'Something for you' ouvre le feu. Dark folk sur lequel plane l'ombre du Velvet Underground. Une voix au phrasé impeccable, un accompagnement discret à l'acoustique, sur lequel les lignes de guitare ciselées de Luther viennent glisser.
La perfection!


'Holy Smoke' noir: ...and the killing will be done... Certains voient en elle une nouvelle Hope Sandoval (Mazzy Star) , il y a du vrai dans ce parallèle .La guitare lyrique de Mr Russell s'attaque ,impercebtiblement , à ton cerveau .Tu t'abandonnes , tu planes loin de la ville barbare ,au dessus d'un paysage de sable et de cactus .
'The Doctor' nouveau titre, toujours ce folk ,joué en demi-teinte, empreint de classicisme et de pureté.

'Overnight sensation' titre obsédant ,lancinant ,majestueux ,te ramenant à l'univers d'Elysean Fields.Les arpèges ciselés de Mr Russell faisant un contrepoint magique à la voix feutrée de Sarabeth.
'Hot Tears' dernier titre .Une longue plage d'une mélancolie romantique ,mixant la finesse d' America au jeu de guitare Crazy Horse de feu Dany Whitten.
Sarabeth remercie la poignée de spectateurs étant restés jusqu'au terme du gig.
Nous sommes à la fois ravis d'avoir découvert une artiste d'exception et honteux du peu de réponse du public bruxellois .
Sarabeth ,we hope that next time you play our dwarf country it will be in a suitable hall !
Shame on us a thousand times!
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:20

Curieus Schaarbeek nous offre un free gig dans la cour ensoleillée du Gemeenschaps Centrum de Schaarbeek.

Odeurs de merguez grillées inclues dans le prix... Smakelijk Brussel!
La sono, envoyée par Gert de Surfing Airlines, est impeccable, conditions idéales, à 15h, pour entamer ce concert country/bluegrass tendance punky.
United Steel Workers of... nous vient de.... Montreal. C'est pas la FGTB ou la CSC, c'est 6 alertes jeunes gens, débordant d'énergie, d'humour et de classe, décidés à t'envoyer leur alt.country dans les gencives pour que tu n'éprouves aucun regret à ne pas avoir accompagné madame au Cora, bourré de familles colorées, pour les achats de la semaine.

Aux vocals/accordéon: Miss Felicity Hamer, une rousse Bécassine tatouée et souriante (I just love her!) -Eddy Blake: double bass -Matt Watson: Telecaster, de temps en temps, banjo ou mandoline, un crack -Christopher Reid: mandoline, banjo, guitar - Gus Beauchamp: vocals ,ac . guitar, harmonica, T-shirt Steve Earle et la brute au coeur tendre, Gern F: vocals puissants et ac guitar.
No drums, people!
Gern introduit le band... We're gonna play real fast, Brussels ... Attachez vos ceintures!
'Sad Lover's Lament' sur le CD 'Kerosene & Coal'. D'emblée la voix Shane McGowan de Gern t'interpelle. 'Green means go', pas à dire, ça déménage. On se fait des clins d'oeil dans le public: c'est du bon, Gaston!
Sur le troisième et dernier album 'Glen Jones' a song about drinking. Il semblerait qu'à Montreal on ne boit pas que du jus d'érable.
For the working folk 'The Line' a slower one.
Le band a le chic de ne pas se cantonner dans un seul genre: tu passes de la romantic country ballad au bluegrass, puis au rockabily, ou au punkrock virant rootsy americana. 'Son, your daddy was bad' du swing, de l'émotion et un magnifique travail à la slide de Matt.
'Out in the cold' about going out and getting drunk ... janvier, -26° C, après avoir bu toute la nuit, tu t'endors dans ta bagnole .. you could die therein, rugit l'ours Gern. Tous des ivrognes!



'Small Town Banks' pour les Jesse James ou Clyde & Bonnie Parker, parmi nous. Irrésistible, ce sextet ferait danser la gigue à tous les Lazare.
'Little girl' a sweet jazzy tune, que Felicity nous chante d'une voix de velours.
'Big Ol Dirty Tattoo'. Comment se retrouver un matin avec un tatouage atroce sur le bras, après une nuit de beuveries. Gus à l'harmonica juteux et, solo racé et soulful de Mr Watson.
La dernière pour ce set: 'Tracie Dean', qui a fixé le diable dans le blanc des yeux, c'est Lucifer qui a craqué en baissant les paupières.
Les CD's se vendent à la pelle.
De Kriekelaar a craqué pour cet urban cowboy punk et, après être passé à table,revient pour le second set.
'Three hard knocks' un banjo et un rythme diabolique, let's stamp a hole in the dancefloor!
'The ballad of Mary Gallagher' une galante vendant ses charmes, who lost her head. Beau doublé guitare/mandoline.
'Emile Bertrand' lorgnant du côté de Daniel Lanois. Un accordéon sinueux et duo vocal immaculé.


'Shot Tower' nouvelle page sociale, à l'introduction lente virant danse folle.
'Wandering Eye' pour celui qui louche vers la sexy serveuse, tout en tenant sa petite amie par la taille. Footstomping citybilly.



'Union Man' méchant country rock syndical. 'Meaner than you' voit King Kong Gern, the meanest man in the whole world, venir effrayer les petits allochtones, revenant d'une fête Ottomano/Schaarbeekoise donnée dans la salle du bas. Felicity en rougit de honte. Hilarité générale!
Fête des mères ... 'For love and your mother's sake', tendre.
'Lorelei', Heinrich Heine vu par les Québecquois. 'Jesus we sweat', fable biblique, narrant l'éternel combat entre le bien et le mal. Une slide méchante et des vocaux délirants transforment la mélopée en gospel paillard.
La dernière, ladies & gentlemen: 'Place St Henri', du Flying Burrito Brothers ou Nitty Gritty Dirt Band canadien.
Excellent concert, un rappel bien sûr!
'Goddamn the CPR' a very fast song, du Ramones à la sauce bluegrass.
One, two, three, four .. Zodiac blames the stars I blames the CPR....
Well done, chaps!
Le temps de vendre d'autres CD's et d'écluser quelques pintjes et, en route pour Bonheiden 'den Bromfiets', un bikers bar, où
USWM va casser la baraque ce soir!
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 21:44

20h, l’Orangerie est à peine peuplée de 20 personnes pour le début de set des sud-africains. Ce pays n’excelle pas que dans le Rugby, ses habitants tentent de faire leur trou dans la folk-rock avec :
Dear Reader

On peut réduire le groupe à la seule présence de Cherilyn Macneil tant sa voix fait la particularité du band. On pense à « Cœur de pirate » (bientôt dans la même salle) ou à Innocence Mission. Lorsqu’elle s’accompagne au piano les chansons se font comptines, quand elle prend sa guitare les morceaux se font plus folk-rock mais c’est dans la première configuration qu’elle sera la plus convaincante, dans la deuxième, les chansons sont plus classiques et mille fois entendues, seule sa voix arrive à vous scotcher au sol. Le groupe (batterie, synthé et la violoniste et le trompettiste de « Get Well Soon ») lui se fait discret mais précis derrière la dame. J’aurais aimé un peu plus de folies et d’originalité dans ce bon set varié qui ouvrait les hostilités.

Art Brut

Pour les avoir déjà vu deus fois je savais qu’attendre du band de Londres : La gouaille de Eddie ARGOS et sa grosse (dans tout les sens) présence scénique et le R’N’Roll carré pour teenagers du band (à noter que le batteur joue toujours debout, j’ai mal pour lui à la jambe gauche ! !).

Pas de surprise ce soir, c’est efficace, enjoué, hilarant (écouter les paroles de Rusted Guns of Milan c’est à mourir de rire),  carré, précis et surtout rodé. C’est sans génie mais c’est terriblement entrainant (ca peut être du génie parfois). Le band parfait pour les festivals d’été…

NB : Leur dernier album « art brut vs satan » a été produit par Frank Black. Et le groupe a créé une franchise qui permet à n’importe quel  groupe de porter leur nom et de chanter leurs chansons... Incroyable !

Get Well Soon

C’est ici que les choses sérieuses commencent… et qu’elles se terminent… Pas grand-chose à dire du set de Konstantine Gropper et de son band (batterie, violon, guitare, synthé, accordéon et trompette)… enfin si pleins de choses à dire… mais un Génial pourrait suffire.

Génial, superbe, grandiose, émouvant… ajoutez ce que vous voulez derrière, ça ne reflètera de toute façon pas les 50 minutes du bonheur musical d’hier.

Le set était plutôt rock, parfois violent et parfois très calme, mais dans tout les cas le gars vous fout des frissons dans le dos. De l’ouverture « prelude » en passant par la reprise quasi sensuelle de « Born Slippy » de Underworld, au presque joyeux « If this hat is missing » et surtout le magnifique « Tick Tack » qu’il termine sans amplification… on s’extasie devant sa magnifique voix, ses arrangements, ses morceaux variés et sa présence… on pense : « Brrrr Quel talent ! ! »

Il était venu l’an passé dans la Rotonde, il était ce soir dans l’Orangerie, on peut parier qu’il sera au cirque d’ici quelques année, c’est ce qu’on lui souhaite…

Après 50 minutes extraordinaires et une ovation  de la salle il est temps de prendre un peu l’air, récupérer et tenter d’aller écouter et voir autre chose.

Je quitte l’Orangerie qui était définitivement bien remplie pour jeter un œil dans la Rotonde. Les Brakes terminent leur set par une reprise punk de « Jackson », classique country américain. Le public sautillant à l’air ravi, le set devait être bon... ou les gens biens bourrés?

AU s’installe avec un peu de retard, mais leur musique complètement barrée, expérimentale et bruyante ne parvient pas à attirer mon attention…  Asteroid Galaxy Tour à beau être la « hype » du moment, c’est terriblement mauvais sur scène (habits ridicules, musique funk-dub insupportable, voix énervante)… et Das pop peuvent jouer leurs meilleurs tubes dans le chapiteau, rien ne me fera sortir de mon extase du magnifique concert de « Get Well Soon ».

A noter quand même qu’il y avait beaucoup de monde dans toutes les salles, la traditionnelle « soirée toutes salles » était une réussite cette année encore.

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:51
La veille, le duo Belgo-British se produisait au Candelaershuys (Uccle), ce vendredi à Haren.
Un projet, 'Before We Forget', permettant aux 2 singer/songwriters de jouer des morceaux choisis dans le riche héritage traditionnel.
Deux vétérans le la scène Americana ,made in Europe.
Le palmarès de Brendan, la barbichette de Leeds, est éloquent, il a participé à des enregistrements avec Eric Clapton, Mark Knopfler, le regretté Kevin Coyne, Chet Atkins and many more...Il a sorti 12 albums sous son nom ou avec son band 'the 5 o'clock shadows', a foulé les scènes du monde entier et bien sûr a participé à l'aventure 'The Notting Hillbillies' (Mark Knopfler, Guy Fletcher, Steve Phillips, Ed Bicknell...), leur unique album (1990' Missing... presumed having a good time') sert toujours de référence comme disque country made out of the States.
Bruno Deneckere, le Gentenaar, n'affiche pas une carte de visite aussi imposante, mais ce mec nonchalant jouit de critiques élogieuses : de Vlaamse Bob Dylan.
Dans les eighties, il fait partie des Pink Flowers (3 Cd's). Lorsque le groupe jette l'éponge, il crée 'Bruno & the Blue Period', avant de se la jouer solo 'Beyond the Pink Flowers'. Il a accompagné les plus grands uit klein Belgenland : Roland, Wigbert, Perry Rose, H T Roberts... noem maar op.... Un génie méconnu, et il tient à le rester, dank u !

 

21h club bien rempli !
Daar komt Luc : 'je vous prie de couper vos zé es èm et de ne pas fumer'.
Et le Bruno s'allume une clope, derrière le dos du petit Luc !
Brendan nous explique le plan du jour, first set on joue chacun quelques titres de notre répertoire en solo, deel 2 à deux pour les 'covers', I hate that word , c'est pas des reprises , c'est notre manière d'interpréter ces chansons. Elvis ou Sinatra n'ont quasi rien écrit et personne ne parle d'eux comme des copieurs ! Right, man !
René, passe -moi one Euro ! A pile ou face, pour voir qui débute.
A toi l'honneur, Croker ! Pas de setlist.... Koen, tell me, what should I play ?
'Darling' sur 'A Close Shave' 1986, un hit n'ayant pas pris une ride. Du pub folk.
'Joshua gone Barbados' (Johnny Cash) un calypso social, chantant la grève des coupeurs de canne à sucre. Une folky protest song... I've been rich I've been poor I don't need no country or a flag to hold on to....
Haren, au boulot, un singalong ! 'That's where I belong' sur l'album des Notting Hillbillies, tout comme 'Bewildered', devenu un classique.
Ma dernière, alone : un blues aux effluves gospel 'Morning Train' (Precious Bryant), les zatlaps du Toogenblik transformés en Church Choir... I'm going home on that morning train... that evening train it might be too late...
Brendan s'est pas trop fatigué, il a joué en pilote automatique !
Bruno, menneke, you now !
'Laura' après une request burlesque de Lukske 'Arrivederci Roma'.
'Laura' se trouve sur l'album 'Crescent of the Moon'. De l'Americana haut de gamme, chanté d'une voix nasillarde, pas pour rien qu'on le compare à Bobby. Jeu de guitare sobre, lyrics intelligents. Magnifique !
'Beatrice'... Beatrice is my lady and she wears a pretty ring... le problème, c'est que ce n'est pas moi qui le lui ai offert, cet anneau, godv.... She was someone else's wife... country folk magique à la Kris Kristofferson !
La grosse claque, un nouveau titre 'I'm the Captain of my Ship'. Ce truc va faire un malheur lorsque le CD sortira. Public debout, a masterpiece hurle un fan !
Un rock dylanien pour terminer 'Hard to tell' sur 'Beyond the Pink Flowers', plus de punch que Mr Croker et the right attitude.
Un singer/songwriter d'exception, de heer Deneckere !

Part 2 'Before we forget'
En souvenir des Everly Brothers 'Songs our Daddy taught us' !
Un traditionnel, au répertoire de Bob Dylan, 'Troubled and I don't know why'. Deux guitares, deux voix. Ok, mais loin d'être parfait !
Une ballade sentimentale fredonnée pour suivre et, on passe à Woody Guthrie 'Along in the sun and the rain'.
Une valse, vous êtes priés de choisir votre partenaire, (heureusement Guy est absent, m' aurait invité ce gigolo), une horrible child song 'Babes in the Wood', narrant le massacre des innocents, une ballade du 16è siècle.
On quitte l'Angleterre médiévale pour Nashville et la country : Joe Sun 'Old Flames'.
Brendan et Bruno n'ont pas l'air d'avoir répété pendant des heures. Si les timbres différents (warm voice et voix nasale) offrent une combinaison intéressante, souvent un décalage se produit au niveau harmonie, le duo doit lire les lyrics étalés sur le pupitre et, Brendan a l'air de le prendre par dessus la jambe. Un exercice de style en somme !
Une nouvelle romance... I still hear a voice so soft and sweet.... suivie de 'Don't think twice it's allright' de Dylan. Une version streetband folklorique et bâclée, ne rendant pas justice à l'original.
Another waltz, du Yorkshire... crazy is the only place I think I've never been... et puis une romance à l'eau de rose... a rose is a rose is a rose... a tear is a tear is a tear...
Une scie country, larmoyante à souhait 'Dreaming my dreams' de Waylon Jennings. Jeu délicat de Bruno.
Sympa, mais légèrement cabot !
'The House of the Rising Sun' une excellente version slow blues.
Et une dernière 'Ramblin Round' Woody Guthrie. Cette country song étant au répertoire de tout Nashville : Linda Ronstadt, Indigo Girls...
That's it, folks !
Un rappel
'I dreamed I saw St Augustine' du Zim, encore !
Brendan à la guitare et Bruno, ayant cassé une corde de son acoustique, à l'harmonica.
Fin de la veillée feu de camp, les cowboys ont vidé tous les flacons  de booze, ont grillé 2 paquets de Marlboro chacun, ils vont pisser sous la lune et ronfler sous les étoiles !
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Published by Michel - dans Concerts
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:58

Peter Broderick

Musicien confirmé (beaucoup de collaborations, de EFTERKLANG à HORSE FEATHERS) Peter nous a présenté un set romantique, un mix de jolies ballades chantées et de morceaux instrumentaux prenants (parfait pour une BO) à la Yann Tiersen: Il passe du piano à la guitare, au violon, à la scie musicale et au chant sans difficulté. Il utilise beaucoup de boucles et tente d’installer un contact avec le public en jouant quelques passages dans la salle. Les morceaux instrumentaux sont bien plus passionnants et émouvants que ses morceaux chantés (faut dire qu’il n’a pas une très jolie voix) mais le set est plutôt bon dans l’ensemble… Bonne première partie donc. 

FINN.

Dans le genre « Chanteur romantique qui brise tous les cœurs » Finn. (n'oubliez pas le point à la fin de son nom) doit être sur le podium des championnats du monde. Sa magnifique voix aiguë semble venir d’une autre planète, son jeu de guitare est aérien et les accompagnements (contre basse et violon) sont légers et discrets. Tout est en finesse chez Finn. : ses chansons douces et hors du temps, son attitude, ses vêtements (il est aussi créateur de mode).

Ne le confondez pas avec Liam Finn qu'on a vu à l'AB il y a trois jours, c'est le Finn. qu'on avait vu il y a quelques mois au Botanique, dans la Rotonde ... un concert enchanteur ... 

Cette soirée aurait pu être parfaite si les arrangements avaient été un peu moins linéaires (il ne changeait pas de micros comme au Bota et avait une set list moins bien équilibrée) et surtout si le bar avait été fermé pendant le concert. Pour ce genre d'ambiance, c'est tout bonnement inadmissible! Mais le niveau musical était tel qu'il arrivait à nous faire oublier ces malotrus qui décapsulaient leurs bières et faisaient grincer la porte du frigo. A noter les 2 reprises magnifiques (les mêmes qu'au Bota), à pleurer: « Moon River » et  « I just call to say i love you » de Steve Wonder. Un conseil, écoutez “The best low priced heartbreakers you can own », son dernier album, une vraie perle ! 


NB : si vous suivez le championnat du monde des « Chanteur romantique qui brise tous les cœurs », le 1er (à mon goût) sur le podium est une autre « pleureuse allemande »: Maximilan HECKER et il est le 02/06/09 au Bota.

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Published by Lio et Rudi - dans Concerts
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:32

Deuxième soirée pour les Nuits Bota, toujours au Cirque Royal.

Si hier, Beirut affichait sold-out, c'était loin d'être le cas pour Woven Hand (ou Wovenhand).
Etage fermé, everybody downstairs. Bonne nouvelle, car nous avions reçu une place dans les loges.
20:00 pile: Grails

Le band ténébreux, originaire de Portland, Oregon, sillonne l'Europe pour une longue tournée.
Ils étaient au Trix, Antwerpen, le 26 avril 2009.
En principe quatre membres: Alex John Hall (gt ac ou él) - William Zakary Riles(gt) - Bill Slater (bass, electric piano, some vc.) - Emil Amos (drums/guitar), mais ils étaient 6 sur la piste, un drummer/percussioniste supplémentaire (Dave Abramson) et Randall Dunn au synthé et claviers.

Au menu, leur dernier CD (le 6ème) 'Doomsdayer 's Holiday', de l'instrumental rock progressiste, tendance Mars Volta/Omar Rodriguez-Lopez avec touches psyche à la early Pink Floyd ou envolées progrock, aux senteurs King Crimson, sans oublier quelques pointes postrock ou effluves avant-metal. Grails faisaient partie de l'écurie Neurot Recordings.
Une intro 'Once upon a time in the West' à l'harmonica, un synthé grinçant, la batterie en mouvement, c'est parti pour des vacances jugement dernier ('Doomsdayer 's Holiday').
Rythmique lourde, nappés de claviers aquatiques et guitares acides, un petit salut à Timothy Leary en passant, histoire de se réapprovisionner en substances hallucinogènes.
Emil laisse sa guitare traîner à même le sol, se vide une petite Maes et vient prendre la place de Dave, qui reçoit une caisse, une cymbale et quelques clochettes afin de ne pas être obligé de se tourner les pouces.



On poursuit la lecture de l'album, de longues plages bourrées de reverb, de riffs de guitares vibrants. Une noirceur Black Sabbath combinée au blues de Fleetwood Mac, époque Blue Horizon (ex: le titre 'Reincarnation Blues'), des effets indiens euphoriques (Ravi Shankar): ça sent l'acide à plein nez.
De temps en temps, Mr Slater nous gratifie de vocalises lugubres et le Korg te fait entendre du vent dans les branches de Sassafras. Quelques gimmicks 20 000 lieues sous les mers sur fond de cloches sikhs, ce voyage intersidéral obsédant durera 50'. A l'approche du terme, le passager aura droit à une accalmie passagère (arrêt pipi) avant de voir guitares, basse et percussions repartir en force. Un final carnassier, Alex venant caresser les cymbales de sa guitare (un son strident, tu peux l'imaginer) et la complainte explose en boum éruptif.
Intéressant, même si tu n'accroches pas pendant 50'.

21:15 Woven Hand

David Eugene Edwards est un habitué de nos contrées, on peut presque le considérer comme un petit belge. En 2002/3 Woven Hand collabore à Blush, le spectacle de Wim Vandekeybus/Ultima Vez, il en reste un Cd. 2003, toujours, nouvel effort collectif avec la compagnie Ultima Vez 'Sonic Boom' et en 2006 'Puur' avec le chorégraphe de Lier.
Lors de ses dernières tournées européennes, David était accompagné par le guitariste Peter van Laerhoven.
Ce n'est pas le cas pour ce tour consacré à la sortie du dernier CD 'Ten Stones'.
Woven Hand foulera la scène du Cirque en trio. A la basse, le formidable froggy, Pascal Humbert, déjà de l'aventure 16 Horsepower. Un ex Passion Fodder et membre actuel de Lilium.



Aux drums et percussions, Ordy Garrison, une perle, membre de Slim Cessna's Auto Club.
Ce soir, chaque titre interprété sera précédé d'une incantation indienne, propice à la méditation.
'Heart & Soul' une cover magistrale de Joy Division. Une intro de guitare, suivie de l'entrée en action d'une rythmique dense. Un chant Cheyenne hypnotique te donnant froid dans le dos ... Heart & soul, one will burn... Prophétie sombre, prêche habité. Le prédicateur fou est monté en chaire, tremblez, braves gens!
'Kicking Bird' un premier titre extrait de 'Ten Stones'. Nouvelle prière que Mr Edwards joue tel un possédé en trance. Son corps entier tremble, ses yeux exorbités semblent vouloir quitter leur orbite. Effrayant et convaincant!



'Beautiful axe' de l'Americana biblique noir, au texte inspiré par le Livre de Job.
Changement de guitare: ' Not one stone', ça cogne sec, une force persuasive imposante. Ce type est dangereux, il peut te mener au combat par ses sermons délirants et son jeu de guitare démoniaque.
'Tin Finger' sur 'Consider the Birds', nouvel hymne d'une violence barbare .... only his shadow stands by him... the love of him is law... Hallucinant!
'Your Russia' (without hands) sur' Blush'. Prière cosaque sur fond végétal, on fait appel aux éléments naturels, l'orage éclate: violent, purificateur. La basse entamant une danse échevelée, le Cirque en transe. Ce mec est un dangereux médium!
'Whistling girl' seul, à la mandoline. D'une force brutale.
'Cohawkin Road' basse lourde, drumming serré, guitare mystique.
'The Speaking Hands' un son métallique, une vibrato grinçante, la Gretsch rouge hurle de souffrance, le Shaman vibre sur sa chaise et martyrise son instrument. Où est le rédempteur?
Cet alternative country/gospel/blues déchirant s'attaque à ton cerveau, tu dandines de la tête et tu suis le berger.
Retour à la mandoline pour 'Kingdom of Ice', une ballade mystique devant te conduire au royaume glaciaire.



Le Kyrie Eleison sera 'Winter Shaker'. Un rugissement de larsen et une slide vicieuse, la basse saute dans le wagon, le drumming se fait heavy ... the circle is vicious of Thoughts altogether .... annonciateur de fin du monde, tel le 'The End' des Doors.
La furie gagne la salle .... Hallelujah, Hallelujah hurle le forcené.
60' intenses, le trio nous quitte en nous laissant un Sacred Spirit Chant Amérindien en background.

Bis
'Horse Head Fiddle' avec basse et guitare à la slide. David Eugene nous récite une dernière prière rageuse .. Exhausted I sleep in steppe... On comprend l'épuisement, mais le désaxé se ressaisit et conduit son gray horse, qui venait de lui parler en rêve, vers une dernière explosion sonore rageuse et cauchemardesque. le calme définitif succède à la démence.
La main tissée salue et remercie Brussels.
We wave Woven
Hand goodbye!
Grand show!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 21:26

A 20H l'AB club est presque vide, un grand maigre à lunette monte sur scène et nous annonce qu'il n'est pas Eleni Mandell ... on l'a bien vu grand sot ... on sait bien qu'il y a une première partie ... Il accorde sa guitare, puis arrivent deux autres musiciens et ... Eleni Mandell ... on se regarde avec Greg ... et Liam Finn ? Le matériel est pourtant sur scène ?

Un petit laïus en français pour nous amadouer et c'est parti ... « Girls » devant moins de cinquante personnes ! Les retardataires vont s'en mordre les doigts ... surtout qu'après les deux magnifiques morceaux d'ouverture, elles va enchainer les titres de son dernier album ... bien en dessous du reste, à mon avis, c'est plus pop, il y a moins d'émotion, ... passage à vide ... Heureusement ses « tubes » viennent sauver le concert en nous réconciliant avec ce show ... On l'avait déjà vue beaucoup plus inspirée ... en méforme Eleni ? Pas un seul rappel ... Bref, un peu décevant !

 

On range le matériel, Eleni et ses musiciens viennent vendre leur marchandising et signer des autographes ... pendant que Liam Finn se prépare ... pourquoi intervertir les noms à l'affiche, sans prévenir ...

Il est 21H30
Liam Finn et sa choriste percussionniste débutent leur set. A nouveau (par soucis d'économie?) on utilise les pédales de loops pour construire les morceaux ... ca commence à nous saouler ces pédales de loops ... ca foire souvent, le musicien se focalise la dessus et y perd en énergie et en conviction !



Malgré un excellent « Better to be » et son intro à la Nirvana, la sauce ne prend pas. Il tente bien de réveiller le public en sautant derrière la batterie et en nous éblouissant de ses talents de batteur ... mais cette esbrouffe ne parvient pas à nous convaincre ... Dommage, je suis certain qu'avec un groupe au complet et des arrangements un peu plus musclés, ses jolies mélodies auraient pu faire mouche ...

 

 

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