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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 18:12
Invité par MoodioTV, responsable d'une des premières vidéos du projet, tu te diriges vers le Waalse Kaai, Antwerpen, pour découvrir le magnifique complexe Zuiderpershuis. Beau bâtiment 19è siècle, bar ,resto et grande salle destinée à une programmation world.
Laïs Lenski : Uitverkocht!
Effectivement, foule vanavond, l'Anvers branché doit de se montrer (reportage TV !), tu reconnais quelques BV musicaux : Rudy Trouvé, Bjorn Erickson (natuurlijk) et d'autres musiciens de DAAU (dont Buni, officiant également dans Starboard Silent Side)....
Il est 20:45, lorsque le présentateur maison introduit les 3 jolies madames de Laïs, aux voix célestes (Nathalie, Annelies et Jorunn), et le sorcier du violoncelle, ne dédaignant pas l'expérimentation électronique : de Heer Simon Lenski (DAAU).
Tonight: CD-voorstelling à Anvers, la rondelle existe depuis quelques semaines, elle se vend bien, bedankt !

Simon se pointe seul, saisit son instrument, effectue quelques réglages électroniques et nous gratifie d'une intro mélangeant classicisme distingué, craquements hardis et envolées surréalistes. Ce mec est un génie, après une explosion cauchemardesque, retour à la quiétude et entrée en scène du trio vocal.

'Agamemnon' (Leda en de zwaan) sur 'The Ladies second song', une romance pre-raphaelite de William Butler Yeats, in't Vlaams. Pas de doute, tu vas assister à un concert magique et magistral : 3 voix et un violoncelle !

 

'Hymne' sur le dernier CD, l'original se trouve sur l'album 'Noise', un album de folk expérimental, sorti sur le label 'Kamikaze' du regretté Marc Moulin. Un canon délicat et charmant.

'Zandberg' écrit pour le film 'Ulu'. L'histoire d'une pauvre femme n'arrêtant pas de grimper une montagne. Une plainte, sans paroles (ooh ooh ooh ...), lugubre sur violoncelle mystique. 

 

 

 

Des trémolos de cantatrices, atteintes de démence. A force de recommencer leur escalade, elles se trouvent dans un état d'épuisement extrême, elles finissent leur complainte en haletant. Poignant !
'Joskesong' du disque précédent, du British folk épuré virant chant de pleureuses grecques.
Ecrit par Simon 'Désespérée', du neo-folk grégorien fragile et sombre.
'The Cuckoo's cry', un peu de Chostakovitch ? L'âme russe à nu !

'Blind boy' au violoncelle grinçant. Une mélodie composée par Jorunn sur texte archaïque. Travail époustouflant de Mr Lemski, un orchestre symphonique à lui seul.

 

'Tumbling' plus léger, cello en arpèges. Polyphonies raffinées.

'Liefdeskonkelarij' une improvisation avec miaulements de chats amoureux, râles de plaisir orgasmique, grognements animaliers sur background de cordes obsédantes.
'Requiem' douloureux. Jorunn l'a composé suite à la disparition de son père.
'Govorilla' un chant slave sacré, avec des touches baroques à la Henry Purcell.
Une cover de Nico 'All that is my own'... he who knows may pass on The word unknown And me on the desertshore.... des loops obsédants, une prière implorante et répétitive. Simon poussant le confiteor vers un paroxysme exacerbé.
Public subjugué.
Une dernière 'Go to sleep', een slaapliedje.

Bis
'The Woodlands' (The Wild Swans at Coole), W B Yeats à nouveau. Le poème reçoit un emballage gospel/country élégant.
Et pour finir en beauté les misses (Delcroix, Bauweraerts, Brosens) a capella: 'Angel Band'.
Les anges étaient de passage à Anvers, hier soir !
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Published by Michel - dans Concerts
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 21:48

A quelle heure ce soir, me demande Fred ze Kriek? Le site du Vaartkapoen annonce premier groupe à 19:45', vieux!

RV au Walvis, vers 19h20? Jawohl!
Schoolstraat, guichets pas ouverts ... Si, si, tu dois payer dans le corridor, nous signale le service d'ordre .
Que pasa à Molenbeek, capitale du Rif ? Le VK a enregistré 2 (deux) réservations pour le show de ce soir (Diane et Fred!), changement de programme radical: Black Heart Rebellion est prié de rester thuis (shit, ça fait 3 x que je voulais les voir) , les Amerloques commenceront la soirée, mais à 20h45 ', et kiss l'anus d'un chat noir la terminera !
C'est pas tout, mon minou, le concert aura lieu dans le bar du VK, histoire de ne pas se perdre dans la grande salle.
C'était annoncé sur leur site, me demandes-tu à juste titre .... Réponse négative.
Ok, je pense comme toi, on dirait Recyclart! Andrew et Vincent, présents depuis 19h12', ne rigolent pas trop.
20h50'

+/- trente curieux, there comes ... A Storm of Light !

Du doom metal, tendance post-rock, post-metal, from New -York City.
Josh Graham, artiste visuel (il s'est occupé de l'artwork de Neurosis pendant des années) et ex Red Sparowes, se charge des guitares (10 effect pedals), des vocaux et du programming et est responsable des visuals atmosphériques. Le tout aussi tatoué, orné d'une casquette noire, Domenic Seita (un ex Tombs, Asea, Speedloader) t'assène des lignes de basse tranchantes, et se charge, parfois, de backings rugissants. Aux drums: Andy Rice (ex Sinking Ships), ses baguettes, il les utilise pas pour bouffer du riz, le brave Andy.
Une intro film d'horreur, suivie d'une bastonnade d'Andy, annonce 'Thunderhead' (album 'And we kept the black ocean within'). Océan noir, bonne description! Un monde oppressant, sombre, effrayant. Tragédie marine, lamentations de baleines se mourant, sirènes (Aglaopé, Télès, Parthénopé, Joelle Milqué...) séductrices t'entraînant vers des profondeurs abyssales, sur instrumentation heavy lancinante. Intense et efficace!



'Leaden Tide' tout aussi fonds marins. Un wall of sound, tourbillonnant tel un maelstrom, imaginé par E A Poe, des lyrics Lord Byron. Tes neurones subissent un lavage au kärcher.

Une nana (la chanteuse de jazz, Nerissa Campbell) gravit le podium et se poste derrière Mr Graham, pour assurer des backings vocaux gothiques et profonds. 'Mass' un requiem diabolique et tendu. 'Brother' pour réveiller les défunts, suivi de 'Sister', Domenic caresse sa basse à la slide. Un break plus calme, avant de voir Andy envoyer un roulement terrifiant et Nerissa annoncer l'apocalypse de sa plainte lugubre.
Josh semble avoir quelques petits problèmes avec ses oscillateurs, le sound engineer à la rescousse, rien à faire, dans le public on ne remarque pas grand chose, le son demeure compact et massif.
'Midnight' à la Black Sabbath 1969. Une fabuleuse déferlante sonore, an epic metal track destroying your brain.
Un dernier obus ' Iron Heart', entamé sur fond de sirènes hurlantes, avant de voir Josh lancer de vibrants effets de guitare et Mr Seita aller chatouiller le haut-parleur de sa basse, et toujours ces vocaux obsédants....
A storm of noise in Molenbeek !
70' Que dis- tu, Vincent? Quoi? Il me montre les pompes, j'acquiesce et il me tend une pintje!

22:45' Kiss the Anus of a Black Cat
Un chat gantois à 4 têtes.

La tête miaulante = Stef Heeren (ou Irritant): guitares ac et vocals -Bart Reekmans, we suppose, electric guitar, banjo et keyboards - une basse six cordes et un drummer non présentés, shame on you black cat...
On avait fait connaissance avec ces givrés Gantois en 2005 (Feeërieën), avant-programme de Hanne Hukkelberg, ils nous avaient impressionnés! Leur dark/experimental /apocalyptic folk te prend aux tripes. Si les sorcières, d'une autre époque, léchaient le cul du chat noir, il devait y avoir une bonne raison. Stef, et sa bande nous ont, en tout cas, ensorcelés en 35' et 6 titres inspirés et denses.



'Miserere' sur 'The Nebulous Dream', une voix à la Stef Kamil Carlens, un banjo country, des rythmes lents, nébuleux, et hypnotiques. Nick Cave mâtiné de Woven Hand. Beau!
'Firesky' voit Bart à la guitare et Stef à la 12 cordes. Atmosphère moyenâgeuse, relents psychédéliques, style Tunng. Convaincant!
'Argonaut' à la recherche de la Toison d'Or, sur background de claviers mélancoliques, avec un petit côté vocal The Pogues.
'Turning Hegel on his head' drones, sons stridents, vocaux hallucinés. In Gowan Ring croisant Current 93.
'Auspices' nouveau psyché-folk sauce Pink Floyd en admiration devant un Hieronymius Bosch.
Notre dernière plage, kinderen.... 'Sevenfold' longue et planante, une plainte rituelle aux influences orientales.
Un trip mystique, au background acid-folk, hautement recommandable!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 21:55

Tiny Masters of today

17h - De très jeunes new yorkais prennent place sur la grande scène de l’AB… une guitare, une batterie et une basse sur certains morceaux. Découverts il y a 2ans déjà via leur bon album « Bang Bang Boom Cake », on était impatient de voir Ivan et sa sœur (15 et 13 ans) sur scène. Bon... ce sont des enfants... peu de charisme donc… mais une bonhommie, une simplicité, une humilité qui mérite le respect. De jolies mélodies, des refrains instantanés, des morceaux courts, 35 minutes de fraicheur dans une longue soirée qui en manqueraCa rapelle les Primitives ou les Transvision vamp ... la sensualité en moins ... forcément ! 13 ans !

Ada est un peu malade, elle s’excuse pour sa voix, le batteur abat du bon boulot, Ivan à la guitare s’en sort honnêtement… C’était très mignon… Un nouvel album annoncé sous peu.


Mi Ami

18h – Batterie (un blond torse nu), basse (un brun barbu) et guitare-chant (Daniel, le clou du spectacle)

La belle surprise de la soirée, les anciens de Black Eyes, nous surprennent par leur rythmes tribaux, répétitifs, jusqu’à l’excès, le tout couvert par un chant proche d’un bande son de film porno: Cris, ronronnement, le tout sous hélium. En plus Daniel fait l’amour sur scène, son corps ondule, c’est très expressif ! ! ! On espère juste que les « tiny masters » sont restés dans leur loge, c’était à la limite du carré blanc! Mis à part le coté sexuel du show, leur musique est vraiment excitante. La répétition jusqu’à plus soif de la ligne de basse, le rythme funky et les cris déstructurés se mélangent harmonieusement… 35 très bonnes minutes (il n’en fallait pas plus, ca commençait à tourner en rond), à revoir et à écouter.


19h – Pause souper…  peu vu de Handsome Furs, pas très passionnant, une fille qui lance un beat, un guitariste-chanteur qui nous la joue punk... rien de bien original.


HEALTH

20h – Timing tellement bien respecté qu’ils commencent 5 minutes en avance ! !

La salle s’est bien remplie pour assister au set des californien les plus « hype » des quelques mois passés.

Ouverture sur un morceau hyper-déstructuré, batterie devenue folle, guitares qui s’énervent, larsen, on ne sait pas trop où on va mais eux semblent savoir… Ca part un peu dans tout les sens. 35 minutes plus tard, on ne sait toujours pas où ils ont voulu en venir mais ils sont en nage, le batteur a du perdre 5 kilos de transpiration et ses bras ont doublés, le bassiste peu concourir pour l’oscar du meilleur acteur, il en fait des tonnes pour pas grand-chose, le chanteur a un peu susurré  béatement dans son micro et puis... ben c’est tout


MONO

21h – enfin… un peu plus tôt mais aux dernières nouvelles il semble que c’est l’horloge des back stage qui est un peu en avance…

Les maîtres japonais du prog-rock. Une ritournelle que l’on joue en boucle, la tension monte petit à petit et 15 minutes pus tard on termine le morceau dans un bruit d’enfer avec toujours cette ritournelle reconnaissable… Les Barclay James Harvest nippon ! Si on se prend au jeu ca peut être passionnant… il faut se laisser aller… mais on peut très vite être exaspéré et quitter la salle a 21h30... ou 21h25 sur l’horloge des back stage… après seulement 2 morceaux…


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Published by Lio - dans Concerts
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 21:47
Quel est ton programme pascal, me demande Fred Cerise.
Un camp scout à Borgerhout, je placerai quelques pièges pour capturer des belettes suédoises.
Suis partant, je prends mon couteau suisse, on sait jamais.
Après avoir vidé une Corsendonck dans un café turc, face au cinéma Roma, direction le Trix et sa chouette salle, destinée à contenir 432 spectateurs.
Nous n'étions pas si nombreux pour voir le show belge de la chanteuse des Cardigans!

20:40 Kristofer Åström

Inconnu au bataillon, mais une fameuse découverte, ce Svensk singer/songwriter. Déjà quelques albums dans son escarcelle, le dernier ' Sinkadus' vient de voir le jour. Il fait également partie des groupes 'Hidden Truck' et 'Fireside'.

Un songwriting classique dans la lignée lo-fi folk/rock. A la fois dense et d'une simplicité nordique,style Bonnie Prince Billy (a k a Will Oldham, Palace Brothers).
En une petite demi-heure, le Kristofer a mis le Trix dans sa poche, la petite chanteuse de Sin Alley, debout à mes côtés, le trouvant très cute et attachant, gelijk heb je Martinneke!
Il n'était pourtant pas à son aise, le Swedish boy, il suait à grosses gouttes et a complètement fucked up un de ses titres. Le Trix ne lui en a pas voulu et ses CD's se sont mieux vendus que les oeufs de Pâques.
'Defender' à la guitare électrique et feedback seyant. La Belgique vient se masser frontstage.



'Come out' sur le nouvel album, hij klinkt zoals Ryan Adams me souffle Miss Sin Alley.
'Devil' sur' Loupita ' 2004, il troque sa gratte contre une acoustique et décore le titre de quelques lignes d'harmonica. C'est ce merveilleux titre qu'il a, inconsciemment, saboté. Shit, j'ai chanté 2 x le même couplet, et merde je me souviens plus de mes propres lyrics ... File-moi a towel, Eugène, je sue comme un boeuf à l'abattoir! On va t'aider Chris ....Hey Chris, it's been so long are you still barely hanging on... un peu de philosophie ... it's not worth it growing old... A qui le dis-tu...
'Blind Motherfucker'. Fort!
'Twenty Seven' titre plus nerveux.
Une ballade nostalgique, 'One More Drink' ...One more drink and I'll go home ....Taux d'alcoolémie autorisé en Sverige?


Et une dernière 'All lovers hell' ... I'm not the first to sleep beside you in this bed .... Je peux sentir la sueur d'un autre idiot dans les draps ...I gotta start believing that you really love me ...
Kristofer Åström, on encadre ce nom!



A Camp

C'est en 2001 que Nina Persson, trouvant son cardigan trop étroit, donne naissance à ce projet parallèle. Mark Linkous, de Sparklehorse, l'aide pour la production de son premier album et, 8 ans plus tard, naissance d'un petit frère: 'Colonia'.
Tournée européenne, arrêt à Borgerhout.

A 21h30' ouverture majestueuse (style Star Wars) et, apparition de la diva, flanquée de son band. Deux habitués: aux guitares (8 ou 9 exemplaires!): Niclas Frisk, au look Raspoutine - basse, my husband (pas le mien, le sien !): Nathan Larson et pour ce tour: un drummer (Mr Johansson?) et une jolie canadienne, d'origine asiate, aux claviers.
'The Crowning' ouvrant 'Colonia'. Kitsch et pompeux, tendance glam à la Adam and the Ants. Te voilà plongé dans une comédie musicale américaine à gros budget. Grandiloquence pour cette valse rococo, arrangements alambiqués, gros son Las Vegas. Surprenant et amusant ...ça change des éternels plans rock'n roll.
'Love has left the room', même topo lyrique.
'Frequent flyer' un female crooning, sauce Shirley Bassey. 'Angel of Sadness' du premier album, une intro au piano et la star prenant des poses hollywoodiennes. Les photographes sont à la fête.
'Rock 'n roll ghost' de Paul Westerberg. Tu danses Ava, lance Humphrey, en vidant son bourbon. Le slow, cachet 1948, qui tue!
'Golden Teeth and Silver Medals' en duo vocal avec Kristofer Åström (sur l'album: Nicolai Dunger). Du Gene Kelly /Ginger Rogers.



'Here are many wild animals' le zoo est distant de quelques kilomètres, à peine. Cette joyeuse ritournelle te fait penser à ces chanteuses des sixties: Sandie Shaw, Lulu ou Dusty Springfield, ou aux groupes yé yé français: Les Surfs, les Parisiennes ...des refrains catchy, mais les bons sentiments finissent par lasser, dommage ! Pas toujours légère cette soupe!

On continue dans l'animalier 'Walking the cow' de Daniel Johnston.
'Done it again', suivi d'une comptine enfantine au piano lutin 'Bear on the Beach'.
'I signed the line' toujours un univers conte de fées. 'Algebra' ode à Diophantus.
'I can buy you' suis pas à vendre, suis périmé! Un petit rock avec Nina à l'harmonica et le roadie au tambourin, Kristoffer est dans le coup aussi.
'Chinatown' voit Mrs Personne se tirer, une longue intro psychédélique, et la pimpante suédoise rapplique pour chanter le quartier chinois.
'My America', elle est sucrée son Amérique et on termine par le single 'Stronger than Jesus', du glam/ powerpop sentant bon le Bowie Ziggy Stardust ou le Marc Bolan de T-Rex.
Richesse orchestrale, élégance et sophistication d'une autre époque, conduisant parfois à l'écoeurement.



Le band se montre généreux en offrant un triple rappel succulent!
' Song for the leftovers' suivi de 'Boys keep swinging ' du Thin White Duke. Génial et convenant parfaitement à l'univers A Camp. Et, enfin 'The Weed had got there first ', un dernier slow superbe.
Swedish glitter in Antwerp!

Ingrid Bergman as a rock star!


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Published by Michel - dans Concerts
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 21:47

L'Alphabet, Chaussée de Wavre, café-resto, soirée musicale tous les samedis...

Ce soir, Brahim a invité un pti jeune qui débute: Charlie Maker, alias Charles De Raedemaeker, bassiste de Kleptomania, plus tard de Burning Plague et je te cite pas tous les changements de nom, ni ses aventures de programmateur ou les maladies qu'il a attrapées en fréquentant des groupies, nymphomanes, dans les seventies....
Une page d'histoire du rock made in Brussels.
Ce soir le Charel est accompagné de 2 guitaristes hors-pair, membres de son band: Jean-Charles Massaux (de zoon van Nightrocker Armand ) et Jeff Allenbeck (non son père n'est pas Jeff Beck et sa maman c'est pas Lily Allen.....).


Revenons à la programmation de la brasserie de Brahim : le rock bruxellois, né avant toutes les guerres, y est passé: Marc Lelangue, Wim Hombergen et ses Nevergreens, Guy Stroobants, Geneviève Dartevelle, Barry Mc Neese, Roberto et Pipou Lacomblez, le comique de Two Men Sound, en veel anderen.....
A 21h40', toutes les tables sont occupées, les Brusseleirs engloutissent les bolognaises et le biefstuk met frieten, sauce au choix ...
Brahim fait un signe à Tonton Charles, tu peux commencer, fieu....

Sur 26 cm2, on a installé: 3 tabourets, 2 micros, les amplis archaïques de Charel, une basse, deux acoustiques et quelques baffles. La Leffe, pintje et le mojito aboutissent sur ma table et toutes les 49 secondes, je suis prié de tendre le verre vers un gosier sec ... Conditions optimales, quoi!
Jean-Charles subira d'affreux effets larsen et des reverb indésirables pendant les 2 sets .... c'est la vie de rocker in Brussels!
Charlie Maker commence par 4 de ses compos, certaines écrites lors de son séjour dans le fin fond de la péninsule ibérique (Tarifa): des rythmes exotiques et jazzy ('Tarifa blues '...she's the Queen of disaster....), de l'American rock tendance Steely Dan, Doobie Brothers ou un truc aux relents Eagles, Herman Brood, ' Sun on my back' et son hit qui swingue 'Greyhound bus'.
Le bassiste s'amuse et les gamins, à la gratte, nous sortent des lignes dignes de Joe Walsh ou Patrick Simmons. Du Southern rock made in Avergom.



Allez Jeff, t'es pas tout seul, arrête de pleurer, chante maintenant.... 'Sweet Home Alabama', Lynyrd Skynyrd ... Rien n'arrête Jean-Charles, tu le suis dans son trip en croisant Cherokees, Chickasaws et autres tribus peuplant le Yellowhammer State. Brillant!
Du grunge, why not? Le splendide 'Plush' de Stone Temple Pilots. Un petit Doobie Bros pour suivre et celle-là, vous la connaissez? ... there's a soft sweet space on the back of your neck... dat kennen we niet, mais c'est super: 'Beauty of who you are'. Marc Broussard, un singer/songwriter talentueux. J C nous fait une démonstration de dentellière.
Jason Mraz 'I'm Yours' du reggae. Papy Charles doit chercher la partition dans son calepin.
Tracy Chapman 'Revolution', les analphabètes hurlent le chorus, en postillonnant de la bolognaise dans les airs.
Et ça, les petits gars: 'Come Together'. Une bagnole de flics s'arrête et les poulets viennent chanter... right now over me... avec nous.
Charles, on refait un Jason Mraz. Sa fille, Shannen, est aux anges!
Brahim, on a soif, on joue une dernière, commence à servir .... Le splendide 'People get ready' de Curtis Mayfield! ... you don't need no ticket You don't need no baggage Get on board ....
Le train est bourré.
Un coca pour Shannen, une blanche pour Kathy, sa môman ...Pipou, arrivé il y a peu, vide sa troisième bouteille de pinard!


Set 2
Pour son ex 'Katama Kathy' au background andalou ...Kathy, do you have a soul... ne sais pas si elle a une âme, mais elle a une blanche!
Un plongeon blues dans les seventies 'No ,no, no' sans Wim , Dany et Roger ,les autres kleptomanes !
Et Pipou ,transformé en batteur virtuel ...Rock'n roll, baby!Un petit passage Sarkozy , très Paul Personne et c'est reparti ...no ,no, no .... I love you so...
A toi ,Jeff...well ,she's walking through the clouds....on a tous reconnu 'Little Wing' .
J C ,tiens mon micro, ket! Du blues: Elmore James .. I gotta bad feeling my baby she don't love me no more ... Comment on soigne, doc? Mojito, Leffe, pintjes ...Dose? Autant que tu peux!

Blues, again: 'Hoochie Coochie Man' , ça déménage ! Tiens, Pipou, dépose ton ballon, chante, vieux.... l'Alphabet, plié en deux, une impro verbale Manneken Pis. Muddy Waters fait appel à un traducteur breveté, le hoochie coochie devenant bouffeur de camembert et fumeur de havanes.....Le délire!
Mon daddy était un rocker, pense JC: 'Hounddog' et 'Rip it Up', la basse de Charlie en vedette. J'en ai raz le bol d'être assis ... let's have a ball tonight...
La demi- heure Jimi Hendrix :' Hey Joe' , 'Voodoo Chile' et 'All along the Watchtower'. JC Massaux au sommet de son art, duel élégant avec le Jeff!
Les assiettes voltigent, Brahim soupire, faut calmer ces zatlaps: ' The Spirit Carries On', Dream Theatre, bien vu Jefke! Les clients continuent à déconner! Je leur envoie 'Messing with the kid', c'est plus nerveux, se dit le jeune Massaux !
Les gars, 12 Leffes, je vais saluer madame Pipi... A ton aise, l'ancêtre, on continue sans basse ... Le magnifique et délicat classique jazz 'My funny Valentine', malheureusement altéré par une reverb infâme. C'est plus que chiant, nous souffle Jean-Charles. Charel, je vais noyer mon chagrin dans un 12ème mojito.
Break, on revient dans 20'.
Coup d'oeil à mon cadeau d'anniversaire d'il y a 18 ans, watte.... 1 heure 10', ik ben weg!
Salut en de kost!
Le lendemain, après la messe, je téléphone à Charlie: 'vous avez joué jusqu'à quelle heure ?'
C'est toi, Michel, on va terminer, fieu ...
Il était 11 heures!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 21:42

Vendredi Saint à Toogenblik, pas de trace de poisson au menu, mais un duo feuille d'érable: Madison Violet!

Le 11 novembre, tu avais déjà vu Brenley MacEachern (vocals, guitars) et Lisa MacIsaac (vocals, guitar, fiddle, mandoline) au bota, en support de Ron Sexsmith. A Haren, elles sont top of the bill, un bill avec un seul nom ...
L'avion se pose à Zaventem dans l'après-midi, les canadiennes se reposent quelques heures avant de monter leur tente à Toogenblik.
20:30' file dans le corridor, et sur l'escalier, du petit folkclub. Brenley et Lisa soundcheckent, nobody can enter the room except Willy, big Moustache, qui s'échine sur sa mini table de mix.
Le hall est plein de schtroumpfs ronchons et impatients ... à boire, godv ...!
Ouverture des portes, un rush direction comptoir, similaire à ce qui se déroule pour le début des soldes ... des mégères se crêpant le chignon pour s'acheter la petite culotte Aubade, vue, portée par Lio, lors d'une séance upskirt chez Fogiel!
Westmalle, Leffe, geuze et pintjes à volonté...
21:15' entrée en scène du curé, Luc Gheldof: from Toronto, dames und Herren: Madison Violet !

Elles ont sorti leur nouveau CD ' No Fool for trying', tu peux le commander en déposant 20€ sur la table, il te sera expédié dans les plus brefs délais si la poste ne fait pas grève!

'The Ransom' débute le set.... I'll pay the rent ... You'll pay the ransom ... tel est le deal. Comme au bota, nous sommes agréablement surpris par les superbes close harmonies des filles.
Rootsy americana loaded with vocal harmonies, ainsi décrivent-elles leur stuff ... Juste description.
'The Drink' (Best Part of your love), Brenley sort une harmonica de sa jupe. Elle nous raconte la prohibition, les cirques américains passant la frontière pour acheter some Moonshine, ensuite cacher la gnôle dans l'espace lamas, histoire de rouler les douaniers. On ne sait pas si Michel Daerden s'y trouvait, déguisé en trapéziste ou jongleur! Je n'ai pas suggéré clown....
Ma vie (toujours Brenley): j'avais un great job, me rapportant une paye de ministre, énorme baraque, 8 chambres à coucher, 4 salles de bain,18 garde robes remplies, jacuzzi, piscine externe et interne ... j'étais pas heureuse. J'ai rencontré Lisa, le coup de foudre ... bye bye boulot et vie de femme riche. Now I don't have a pot to piss in but I'm happy ... tout ça pour annoncer 'Skylight'.
La jolie petite Sara, au look Alanis Morissette en moins épaisse, nous sort un joli travail au violon.
'I'm your lady' une romance aux soupirs de violon langoureux.



'Hammer and nail' ressemblant au 'Sailing', popularisé par Rod Stewart. On apprécie.
Nous aimons le public belge, vous écoutez and you're so polite.... Not always, sweetheart!
Le nouveau disque a été enregistré dans une île des Caraïbes (Grenada). Ile ayant subi les outrages de quelques ouragans, 'Emily' traite de ce sujet.
'The Sage' mélancolique et lent à la Indigo Girls.
Une cover, il leur fut demandé pour un show 'Girls do Boys' de choisir un titre écrit par un duo masculin, we took 'Mrs Robinson' de Simon & Garfunkel! Une version émouvante. Le club chante à l'unisson.
L'histoire du frère de Brenley, assassiné: 'The Woodshop'. Un morceau fort de leur répertoire. Sortez les mouchoirs!
'Crying ' achève ce premier set. Faudra avaler quelques pintjes pour rincer nos larmes.


Set 2
'Haight Ashbury' sur l' EP de 2002. Elles s'appelaient encore 'Mad Violet'. Il existait un groupe psychedelique du nom 'The Mad Violets'. Changement de pseudo, donc.
Cette chanson trouve son inspiration dans le San Francisco des hippies sixties.
'No Fool for trying' title track du CD. Une mandoline pour 'Small of my heart', à propos d'une petite ville d'Ontario. Lisa et sa copine sont, toutes deux, des smalltown girls, elles nous demandent de chanter le chorus...Ok, girls ... oui, mais comme il y a des siècles à l'église, les femmes à gauche, les hommes à droite ... à vous, les garçons ...ooh, ooh, ooh.... ladies, now...ooh, ooh, ooh .... Guy n'a rien pigé, je pense, il s'est mis à faire des ouh, ouh, ouh avec les dames!
'Baby in the black and white' ou Brenley en tôle pendant 7 heures. Un violon acadien pour une fille au violon. Chouette!

'Never saw the ending' messing around in a small town ... c'est pas très malin!
Une nouvelle fois, Sara nous gratifie de jolies lignes de fiddle, le titre virant gigue endiablée. Ambiance irlandaise à Haren!
On se calme, les vieux...'Sore Heart' co-écrit avec Ron Sexsmith.
Un petit country entraînant 'Cindy Cindy' avec des bribes d'Elvis Presley ou Ricky Nelson ....
wish I was an apple hangin in a tree ... Get along home Cindy Cindy I'll marry you some day...Nice fiddle, once again!
Un singalong, encore: 'Men who love women', tu choisis la ligne du refrain ... there are men who love women who love men ...ou, ... there are women who love women.... Un titre pour hétérosexuels, homosexuels, Sappho et Bilitis ... amusant!
Elles terminent avec 'Lauralee' une nana se tapant un mec différent chaque soir. (Je ne la connais pas!)


Rappel, évidemment!
Simon & Garfunkel, 'The Boxer'. Fantastique, à la sauce Madison Violet.
Et la petite Lisa attaque 'BM Reels', a nervous fiddle tune. Footstomping et handclappings,Toogenblik déménage, avec tout son mobilier et ses clients, à Cork.
Arrivederci ragazzi!

Clap, clap, clap...
Un troisième encore, une belle ballade paisible '' Gonna catch cold'.
Dehors le thermomètre indique 20°Celsius.

 
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Published by Michel - dans Concerts
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 21:29

Louvain: la Stella Artois, le célèbre boxeur: Louis Tobback, les terrasses bondées et de fraîches et agréables jeunes filles partout (Fred Cerise parle de déménager et de s'acheter un tweedehandse fiets...), mais afspraak dans un vieux ciné, transformé en salle de concert: het Depot!


Amuse gueule: the Rones
Leopoldsburg/Beringen, Limburg. Un full Cd à leur actif 'Sinner Songs', des passages à Dour, au Pukkelpop, une longue tournée avec The Hickey Underworld ... ils ont des planches nos Vlaamse rockers. Trois guitares: Kris Verhelst, Ken Spranghers et le big boss: Lenn Van Meeuwen (cette mouette chante, normal, et ajoute des effets électroniques aux compos) -drums: Sven Bloemen (no comment floral) et un nouveau bassiste, backing vocaliste, depuis 3 jours (zeggen ze!)

Un guitar/stoner rock efficace et rentre-dedans (Queens of the Stone Age, Fu Manchu, Nebula...) avec des éléments industrial metal (Killing Joke, Ministry...).
Personne ne s'est emmerdé pendant leur set de 35'.
Les gamins (16/17 ans) frontstage, bourrés à la pils de chez Aldi, gueulent, tels des résidents de l'asile d'aliénés de Geel n'ayant pas reçu leur pudding de 16h.
Leurs copines, plus sages, avaient mis la Barbie pop au dodo pour s'attaquer à la Stella locale, tout en trouvant les kets vachement cons. Ambiance!


Une setlist :
'Break to hollow', 'Nonsense' (un titre plus ancien), ' Dilate', 'Liquid' aux vocaux stade de foot scandés, les kids aiment ce titre!
'The bitter taste', très Alice Cooper! La Cara pils, c'est amer ... Bart en Roel ont décidé de vider une fles de rosé d'Anjou ... 'Conscience' plus très conscients, les brave jongens.
'Silence/Violence' aux effets électroniques opérants, avec une énergie punk de bon aloi.
'Sinner Song' une longue plage heavy/stoner convaincante et 'Like a wolf' clôturant le bal.
Ce Canis Lupus Nubilus, des plaines du Minnesota, sort également de la ménagerie QOTSA .
The Rones, groupe idéal pour ouvrir un festival.


The Subways

Pas de metropolitan à Leuven, on invite les Subways, les stars de Welwyn Garden City (Hertfordshire).
Le trio (Billy Lunn: vocals, guitar - Josh Morgan: drums et la sexy Charlotte Cooper: basse et vocals) aime notre beau royaume: Werchter, Pukkelpop, le bota en novembre 2008.... les fans se comptent par centaines! Leur alternative/indie tendance garage/punk arrache dur.
Josh cogne sec, Billy au torse nu, dès l'entame, est charismatique à souhait, il sait comment manier un public de kids, quant à Charlotte, tout mâle normalement constitué falls in love at first sight. Elle saute comme une femelle kangourou, se déplace avec grâce, telle une gazelle anglaise, on l'adore, même si ses vocaux sont, euh... kitsch!
Une intro grandiloquente annonce l'arrivée du underground, on a tous nos tickets, ready pour un trip nerveux et énergique!

Les titres de leurs 2 albums 'Young for Eternity' (production Ian Broudie) et 'All or Nothing' (ahh les Small Faces!) produit par Butch Vig (Garbage) vont déferler at high speed sur le dépôt.
Les kets connaissent les lyrics par coeur, ils gueuleront pendant tout le set. Certains, plus audacieux, s'adonneront aux joies du stage diving. Paranoïa in Leuven!
'Kalifornia' amorce la vague séismique, suivi de 'Young for Eternity' leur morceau fontaine de jouvence! 'Holiday' pour nous rappeler les congés de Pâques!
'Obsession' pas de temps morts, la folie nous gagne ... Nous sommes redevenus des teenagers in love !
Leçon de gym: Billy escalade le drum kit et fait une tentative de record mondial de saut en longueur tout en jouant de la guitare. Louvain s'époumone sur le chorus. Dévastateur!



'Oh Yeah' c'est clair ... 'All or nothing' 'Alright' aux joyeux relents reggae. 'Mary' une brave fille... Mary is my best friend She makes my tea... 'Always tomorrow', suivi du brutal 'Shake Shake'. A fond la caisse 'I won't let u down'. Pas épuisés les kets, ils continuent à brailler et à sauter dans tous les sens!
'I wanna hear what u've got to say' rien à dire, mec, on apprécie!
'Turnaround' Belgians are so fucking crazy, let's go .... un peu de pommade pour électriser nos muscles, et c'est reparti! 'With you' au chorus ...it seems so easy.... repris par la salle entière. Je vais faire pleurer ma guitare sur l'ampli, se dit Billy et the Subways balancent le dernier brûlot:
'This is the club for people who hate people'. C'est combien la carte de membre?
55' d'hystérie collective !


Un triple bis
Mr Lunn revient seul et entame l'unique titre relativement calme 'Strawberry Blonde', Charlotte et Josh rappliquent et les fraises se transforment en purée.
Nouvelle salve dévastatrice 'Girls & boys', pour terminer en beauté par 'Rock'n roll Queen'.
Le Billy déposant sa gratte, escaladant le drum set pour la nième fois et piquant un sprint, avant de plonger dans la masse, sans maillot de bain!
Fin du rock'n roll circus! Leuven quitte la salle un sourire béat illuminant sa face juvénile!
Charlotte, I love you!
 
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 21:56

Un chouette festival, ce Domino ... chaque année des groupes intéressants concentrés sur quelques jours en prélude des Nuits Botanique ... un excellent échauffement !

Dilemme, ce soir, Johan Johannssonn dans la grande salle et A place to bury strangers dans le club ... On a déjà vu Johan il y a quelques mois dans une église à Gand, on va plutôt aller découvrir les fossoyeurs de Brooklin.


En avant programme, à 20H pétante :

Drums are for parades

A la création du groupe, dispute entre Piet et Jan ... « Moi, je veux être le batteur » ... « Non, c'est moi qui veux être aux Drums » .... « C'est moi qui l'ai dit prems » ... pour éviter le split avant la naissance, Piet et Jan joueront tous les deux de la batterie ! Ca prend de la place à l'avant scène, juste de quoi laisser un peu de place à Geert et Wim avec leur guitare. Sur leur Myspace, ils sont dans la catégorie « Rock - Enfants » ... des grands gamins, je vous l'avait dit ! Ils ont joués 40 minutes, j'ai cru qu'ils en avaient fait deux fois plus ... c'est pas bon signe ! Les morceaux ne sont pas mauvais, c'est juste que le chant est pitoyable ... Avec un rock aussi dur on attend une voix qui va avec, un truc qui percute ... et là rien ... de petit cris tout pourris ... presque risible ! Certaines parties m'ont fait penser à l'excellent « Louder than love » de Soundgarden mais sans le charisme de Chris Cornell. En plus, ils ne tirent pas bien parti des deux batteries ... en fermant les yeux on pourrait imaginer qu'il n'y en a qu'une seule ... ils jouent quasi toujours ensemble, pas de contre-temps, de désynchronisation ... on ne gagne même pas en intensité ... Un peu décevant donc !


Un peu avant 21H (on ne rigole pas avec l'horaire à l'AB), c'est

Amenra
 qui amènera son Hardcore sur la petite scène du club ... Les enceintes ronronnent, mur de son, beat à deux temps, les têtes chevelues s'agitent, le chanteur qui tournent le dos au public éructe des syllabes dans le micro, c'est l'apocalypse ... Un visuel sur un écran en fond de scène (un truc noir et blanc assez bateau) permet de patienter le temps que ce truc destructeur se termine ... Il jette son T-Shirt mais n'a malheureument pas les belles décorations à la Henry Rollins ... qui nous auraient distrait en attendant ...


A place to bury strangers

La scène est vide à 22H et en seulement quelques instants les trois musiciens montent eux même leur matériel, font quelques réglages et boom: Un son en complet décalage avec les deux groupes précédents ... un petit ensemble de batterie (dont un élément électronique), du delay, un énorme fuzzz sur la guitare et une réverbe monstrueuse sur la voix ... climat éthéré, visuel psychédélique et fumigène ... Ambiance enivrante ! Un pur régal ... Il y a un peu de Jesus & Mary Chain période Psychocandy ... Magnifique. Pas de pause, les morceaux s'enchainent, un final époustouflant: de quoi tuer les épileptiques présents en quelques secondes, stoboscopes, arrachages de cordes sur la malheureuse Jaguar ... Thurston Moore n'aurait pas renié cette conclusion !

Après le show, ils descendront causer avec les fans en buvant des bières : « Great gig, man ! »

 


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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:21

Les soirées cerises programmaient 3 groupes à la flûte enchantée: Graceland - Le Baron 5 et Sound XS.

Suite aux problèmes flicailles de la semaine précédente (une pauvre voisine a fait des cauchemars toute la nuit après le décès de son canari, qui commença par perdre ses plumes, conséquence du niveau sonore 4537 hertz émis par un woofer American Pitbull Terrier, utilisé par Joy de Vivre et A Final Sound, avant de voir sa finale heure sonner. Léontine appela ze cops et the firebrigade sur le champ, et un bataillon entier vint admonester Fred Cerise, lui donner un premier et dernier avertissement: écoute fieu, nog 1 keer et on ferme ta baraque et tu passes une semaine au cabanon .... Fredo a eu beau acheter un hibou à la vieille chouette, rien n'y fit ... désormais extinction des feux à 22h).
Accouche, tu me dis!

A 20h pile, une cloche, pas catholique, annonce: Graceland en piste.
Salle à moitié vide, les habitués connaissent les habitudes maison, et s'amènent à 21h.
Jerôme Delvaux, le Olivier Strelli des critiques rock, le chantre du renouveau eighties, la diva des platines, est toujours devant son grand petit écran à admirer Witsel et Mbokani profiter d'erreurs arbitrales magistrales et rate le set de son pote Raphaël.
Jean-Luc Demeyer (Front 242) est sur place, flanqué de sa smala de courtisan(e)s.
Plus tard, il fera un sort à 2 magnums de Martini blanc, que le patron de la Flûte stockait dans son bar depuis 1975.
On t'avait dit: accouche! Ca(= ça) vient, Firmin!
Graceland ... Paul Simon? No! 3734 Elvis Presley Boulevard? Non plus!
Le paradis de Grace Kelly? Assez!

Graceland=Raphaël Haubourdin! (une nana éméchée le trouvera assez peu élevé, le Haubourdin)
De la darkwave sur boucles, idéale pour être jouée au DNA ou lors d'une soirée gothique. Fredje, craintif, a décidé de réduire le volume sonore au plus bas (Léontine a encore un poisson rouge et un basset brun), ce sera de l'électro intime tonight.
'Colossal baroque' aux lyrics poétiques ... I'm gonna fuck you.... sur beats hypnotiques et claviers agressifs. 'Red Whore', c'est pas Anne-Marie Lizin! Alan Vega croisant Depeche Mode. Un bain aux pétales de roses noires New Romanticism, la flûte transformée en Blitz Club Londonien.
Well, well ,well pour introduire 'Fight your dreams', ce rêve ressemble d'ailleurs à Dracula's nightmare, sur fond de sirène Dachau. Effrayant!
'Vox' Du Fat Gadget (Collapsing New People) avec extravagances Nina Hagen! Xmal Deutschland rôdant dans les parages.

Un guest tonight: LOFI, alias Laurent Philipart à la guitare.
'African War' tchik, tchik, tchik ... des riffs réminiscents d''African Queen' d'Allez Allez, et Raphaël couché sur la scène ixelloise, qui n'a jamais su ce qu'était un aspirateur! Keski fout, me dit Yves? Je crois qu'il cherche des fourmis géantes pour son barbecue pascal!
C'est le bordel en Afrique, Mobutu harangue ses troupes, faut qu'on rase ce village. Une méchante slide vient gifler la six cordes. Une dernière, chantant le chômage en Wallonie (et ailleurs). Des beats Cockerill Sambre et toujours une guitare énergique. Constat sombre quant à l'héritage social, légué par Di Rupo, Van Cau et autres camarades... Qu'ils soient ensevelis sous un océan de lave en fusion.
Un set torride de 40'. Peut-être un peu confus!

Foule au bar, le chroniqueur transformé en barmaid sans tablier, se propose d'aider la sensuelle et charmante Luna. Mal lui en prit, 3' plus tard cloche pas zen et Le Baron5 en piste. 45 clients assoiffés font la file, on ne va pas laisser la rousse enfant seule devant la meute. Même cinéma pour Sound XS.
Je préférais les flics !
T'étais pas obligé de rester au bar, me souffle Fred, le comique! Luna me gratifie d'un magnifique sourire, ce qui n'a pas vraiment réussi à calmer ma rogne!
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:16

Singer/songwriters night au club , mais un trio de bands au background différent .


Krakow 20:00
Cracovie sur Vistule? Nee, mensen: Herk-de-Stad, Limburg! Naissance en 2000, le EP 'Home' en 2006, full album 'As the heart is' 2007 et un petit nouveau 'Far away look', nous vaut cette tournée.
Deuxième concert avec ce récent matériel! Mais Krakow a des planches, avant-programme de Lisa Germano, Great Lake Swimmers, Yo La Tengo, Joan as a Policewoman...
A classer dans quel rayon? Avec un patronyme aussi glacial, de l'industriel? T'es à côté de la plaque, gamin. Essaie Low, Sparklehorse, Lannegan + Isobel Campbell, Grandaddy....
Krakow foulera la scène du club à 5, Sara Gilis (claviers), la petite nouvelle, fait faux bond, ik ben ziek, souris! Sorry, bedoel ik .....

Piet De Pessemier (non c'est pas une marque de fourmi): vocals, guitare acoustique/électrique, lap-steel (un ex -Monza) - Niné Cipolletti (pas une marque d'oignon): vocals, claviers - Gert Cools: basse/guitare, backing vc., sometimes lead - Bart Ivens: drums et un fin lead guitarist: Wim Smets.
'While we're driving' un midtempo aux relents americana/country grâce à l'usage de la lap-steel.
'Spell on me', Niné au chant. Un titre lent et atmosphérique, avec jolis effets d'Ebow. Pink Floyd meets Willard Grant Conspiracy.
'What a woman' Piet troque son acoustique contre une Gretsch, de l'alt country made in Limburg, beaux backings de Miss Cipollini.
'Dragging me down' faut pas t'attendre à un truc festif, l'atmosphère est sombre et mélancolique, tu survoles le désert au ralenti.
'Dinosaur' un rock plus nerveux, tendance Crazy Horse, le band de Neil Young. L'ombre de Danny Whitten plane sur le club. Retour au calme 'It's true what they say', que Piet entame seul, avant d'entendre un chorus à 3 voix. Mooi !Le timbre de Mr De Pessemier te fait songer au Loner, époque 'Harvest'.
'Fucking Sue' un country traditionnel, c'est qui cette cowgirl?
'Far away look' title track du CD.


Un harmonica western style, du Neil Young tout craché.
'Song on request' Zonder bas, Gert à la guitare et aux lead vocals. Doux et ténébreux.
Krakow termine par 'Come on home' sur ' As the Heart is '. Un dernier joyau délicat.
Krakow l'antidote idéale au stress urbain!



Elvis Perkins in Dearland

Elvis, le folk/rock singer, est le fils d'Anthony Perkins et de Berry Berenson (photographe). L'élégant Anthony, grand fan du King, a décidé de baptiser son ket 'Elvis'. Et que devient le gamin? Right, une rock star!
Deux albums, déjà: 'Ash Wednesday' et 'Elvis Perkins in Dearland' ;

Elvis, tout de blanc vêtu, commence seul à l'acoustique et harmonica: 'All the night without love' ... and we go all the night without love in darkened lonely corners.... Une voix Leonard Cohen, une belle ballade.
Le club se presse frontstage. Arrivée du band barbu: Nick Kinsey: drums, backing vc -Brigham Brough, le mec qui ne tient pas en place: bass, upright bass, backing et Wyndham Boylan -Garnett: harmonium, claviers, trombone, guitar, backings....
Cette fine équipe va mettre le club à feu et à sang, on regrettera la brièveté de leur set (37'). Il faut les revoir en tête d'affiche!
'Send my fond regards to Lonelyville' un petit reggae/rock joyeux, agrémenté d'un trombone festif. On transpire !



'Hey' hey Nick, où vas-tu? Il quitte son kit, et vient se placer face à nous, avec sa grosse caisse. Il tape comme un forcené, tout en sautant comme un kangourou ayant avalé toute la réserve de cocaïne de Tom Boonen. Brigham martyrise une contrebasse ... shake your body... ça déménage dur. Le délire!



'Chains ,chains ,chains' un lullaby chicos sur nappé de claviers liturgiques.
'Stay Zombie' (le bonus track) un petit rock hawaïen, slow and cool. Le bassiste en balade et des backings cajoleurs. 'Shampoo' un titre coloré pour coiffeuses délurées ... yellow is the color of my true love's crossbow....black is the color of my blood ...des claviers Bob Marley pour ce titre brillant. 'While you were sleeping' un folk élégiaque, pour lequel Nick sort un harmonica de sa poche, le trombone y ajoutant une touche exotique. Beau comme du Elliott Smith.
Une dernière salve 'Doomsday' qui commence sur une plainte au trombone pour virer Mardi-Gras. Un marching band démentiel, Mr Kinsey, ayant repris une dose de stupéfiants, se remet à bondir dans tous les sens. Juteux!
Elvis in Dearland, un mec et son band n'ayant peur de rien!
Un grand merci à Elvis, qui après le gig me passe son GSM sur lequel est repris la setlist.
Sympa Mr Perkins!


Jessica Lea Mayfield: 22H10

19 ans, la petite, originaire de l'Ohio. Un EP 'White Lies' 2005. Un album
'With Blasphemy so Heartfelt', la protégée de Dan Auerbach (the Black Keys) va devenir une superstar, for sure!
Gisteren in Hasselt, today l'Ancienne Belgique.
Elle s'amène seule à l'acoustique 'Hold you close' suis déjà amoureux! Du folk, alt country seyant.



Le band s'amène: son brother (Dave) barbu et trapu (ont-ils les mêmes géniteurs?) à la basse, souvent envahissante. La mignonne, Anne Lillis aux drums, et le doué, Richie Kirkpatrick à la guitare.
Jessica mettra son coeur à nu pendant 60', sa grâce juvénile a facilement conquis Bruxelles, Vlamingen et Wallons confondus. (En un mot, nous insistons!)
'Kiss me again' je veux bien, baby! Une guitare pleine d'effets, sonnant comme un clavier céleste!
'Bible days' style Joan Osborne, lyrics nouveau testament.



'Grown man' plus sautillant, suivi d'une country song 'We've never lied', a teenage love song. Je veux bien être son confesseur.



I guess I'll play a couple of songs on my own, allez boire un pti coup, les gars...
... I didn't mean to feel the fire Now I'm alone watching flames go higher ... titre pas encore enregistré! Elle se débrouille plutôt bien la little shy girl, au look frêle et fragile..... there's no need for me to stay and be a burden...('Call Me'), tu rigoles bébé, un fardeau .... tu pèses 36kg, tout habillée!

'Greater Heights' une ballade te ramenant vers Cat Power, n'ayant pas encore viré Las Vegas! Shannon Wright est dans les parages, également. Vincent y voit des traces de Mazzy Star. Et moi, Liz Phair... Magnifique travail de Mr Kirkpatrick.
Une cover de Buddy Holly 'Words of Love', enregistré pour une compil., nos artistes reprennent leur favorite (American, not English) love song. Bon choix, Jessica.
'I'm not lonely anymore' encore une chanson d'amour poignante.
Thank you, Brussels, elle attrape une bouteille et avale trois gorgées de Chardonnay (pendant que Big Dave, ze big brother is watching you, a le dos tourné)!

'The one that I love best'...You're the sun and the moon and all the stars.... Ce mec c'est la mécanique céleste dans toute sa splendeur, c'est Pythagore, Aristote et Ptolémée,+ Newton et le pape qui ne veut pas que les Africains utilisent des Durex... You're the one that I need ...Un final explosif !
'I can't lie to you, love', même registre, une plainte lancinante. Miss Lillis vient accompagner frère Dave pour un duo vocal charmeur, elle regagne sa place derrière les caissons et le truc vire rock psychédélique détonant. Brother & sister, en plein trip acide, à genoux ...I can't lie to you ... Relève -toi, Marie-Madeleine, on te pardonne!
Strong song!
Une dernière, Brussels: 'For today'.
Tout l'album y est presque passé. 55' d'émotion, d'heartbreaking songs, de douleur, de peines d'amour, de souffrance ... et l'enfant n'a pas vingt ans.

Bis
Seule, no mike, plus d'électricité, le poignant 'White lies' ... I'm not perfect and I don't wanna be....
Stay as you are, baby!
 
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