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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:19

Le Gemeenschapscentrum de Kriekelaar, rue Gallait 86, Schaarbeek.

Plan d'accès, demandes-tu à ton Global Positioning System. Réponse: pas d'accès, plus de rue Gallait ... des galets, des tranchées, des excavatrices, des grues, de la poussière ... désolation post-atomique et pourtant, la salle est honnêtement garnie, à 20h25', lorsque débuteront les concerts.


BASta!

Quoi basta, ça a pas encore commencé, faut arrêter la picole, vieux...

T'y es pas, papa, BASta! c'est Joris Vanvinckenroye (Sint-Niklaas), le Hieronymus Bosch de la contrebasse, le pendant flamand de Frida Kahlo.

Son projet précédent 'Troissoeur' sortait déjà des sentiers battus, on reparlera d''Aranis" sous peu et, son trip solo 'BASta!' n'entre dans aucune catégorie connue.

Les artistes les plus aventureux, à la recherche d'une contrebasse, viennent sonner à sa porte: Bjork, Robby Lakatos, Satoshi Takeishi .... De temps en temps, il travaille avec les gens du spectacle, 'Het Paleis' par exemple.

 

Une contrebasse, une loop station, delay effect pedals et Joris: pendant 40' tu auras l'impression d'avoir un quatuor à cordes expérimental sur scène.

Du folk? Si tu veux, mais truffé d'éléments minimalistes, de plans jazzy, de classique contemporain, de new age ou de musique balkanique...

Il nous présente ce soir son CD 'Cycles' sorti chez Homerecords.

'Delayed' quelques notes Charlie Mingus, un coup d'orteils sur la pédale de loops, voilà un fond sonore adéquat pour une suite d'improvisations ingénieuses. Un archet classique plaintif, je le balance à mes pieds pour tapoter mes strings, je les fais geindre ... Etonnant, de la Chamber Music combinée à l'avant-garde, John Cage blend.

'Cycles' titre du Cd, vague à l'âme slave. 'S 20' si vous vous sentez inspirés, vous pouvez me proposer un titre. Lent, langoureux!

'Sonan' intrigant, insidieusement le thème s'imprègne dans ton cortex fatigué.

 

'SRP' du Brian Eno, Klaus Schulze à la contrebasse.

'Folky Tune' plus classique, monologue intérieur furtif.

'Basta' le bien-nommé, clôture la prestation. L'homme et son imposant instrument se livrent à un corps- à- corps charnel acharné et furieux.

Novateur et intéressant!


Aranis

Tu n'avais pas eu l'opportunité de les voir au Brosella, les échos étaient flatteurs. Le Kriekelaar t'offre une nouvelle occasion, tu la saisis!

Retour aux sources de la musique: pas de micros, an unplugged gig!

Sept musiciens, trois chanteuses, une baffe!

Le chef/ compositeur/ contrebassiste: Joris Vanvinckeroye (nog eens!)



Deux violons: Liesbeth Lambrecht, Linde de Groof -un accordéon: Marjolein Cools - une flûte traversière: Jana Arns -une droite pianiste: Axelle Kenes - un mâle guitariste: Stijn Denijs et trois voix sublimes: Els Van Laethem, Anne-Marie (accroche-toi) Honggokoessoemo (rien à voir avec un Sumo, je te le jure!) et Herlinde Ghekiere.

Tout ce beau monde se déplaçant sur scène tels des acteurs d'une tragédie grecque.

Au programme pour les Cerises Schaarbeekoises: le dernier CD (n° 3): 'Songs from Mirage'.

Ce concert de 60' sera une suite, composée de 13 à 14 mouvements, avec une 1 ou 2 interruptions pour permettre aux mortels d'applaudir.

Acoustic Chamber Music dénoncent les critiques anglais!

Joris brasse tout, un cross-over universel: le classique, le rock, la pop, le folk, le jazz, la world, l'ambient, le minimalisme, l'expérimental, l'avant-garde, la Renaissance, le chant grégorien, Satie, Sigur Ros, Michael Nyman, Debussy, Explosions in the Sky, Die Anarchistische Abend Unterhaltung, Laïs, Benjamin Britten, Wim Mertens ... Un melting-pot stupéfiant!

Et on n'oubliera pas de mentionner la langue imaginaire utilisée pour véhiculer cette musique extra-terrestre.

Je sais, tu vas me rétorquer que Magma avait déjà imaginé le Kobaien!

Ici les sonorités linguistiques sont proches de l'Ukrainien, ou du Mongol, et c'est vachement mélodieux.

Tu veux des titres, l'album 3 on t'a dit (mais certaines plages sont plus étoffées sur scène): Ouverture- Fresia- Chamber rock- Reprise- Lullaby- Airesym- Aynu-Lever in plakjes- Jelimena- Keria- Out Ama- Enjuminenna- Ilah- Fama-Planta ...

A toi de rayer les intrus!

 

Intros légères, chants éthérés en harmonie, duel de violons, envolées d'accordéon, piano Jane Campion, arpeggios from heaven ou sortant de l'enfer, guitare andalouse, cordes agressives, flûte champêtre, piano discordant, vocaux dramatiques ou frondeurs, marches funèbres, bruissements steppe du Kazakhstan ..... ça part dans tous les sens: une richesse et une complexité inégalables.

Indescriptible, tu ne sais qui ou où (je sais, un peu con) regarder.

Tu passes de l'obscurantisme à la luminosité impressionniste, de la tension au relâchement, du frivole au tragique, de l'espoir à l'angoisse, de la rage à la délicatesse ...une panoplie surréaliste de sensations neurologiques.

Pas sûr que tous les spectateurs soient entrés dans cet univers singulier, mais la fin du set voit une bonne partie du public debout et, les 10 branches de l'arbre dépouillé remontent sur le podium pour un dernier soundtrack expressif.

Que dis-tu, Steven?

Ik heb even moeten slikken!

Bois une pintje, ket!
 

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Published by Michel - dans Concerts
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 21:50

Le Sazz'n Jazz, rue Royale 241, club de jazz/lounge belgo-turc.

L'endroit est chicos, les tarifs appliqués restent abordables.

 

Le site annonce concert à 21h, sur place un carton affiche 21h30'.

Va pour une Jupiler (pour commencer) ottomane!

Pas trop de monde sur le coup de neuf heures, mais Fred et sa bande (Yves Hoegaerden et Florin, je vole des concerts ) doivent encore se pointer.


 Soho Grant (= Patricia), une ravissante Louviéroise, aux origines (non menneke, pas Romulus ou Remus) philippines, émigrée chez Manneken Pis où elle côtoie (non, pas les touristes nippons!) les musiciens gravitant autour de l'îlot sacré: Kris Dane, Peter Clasen (Bix Medard) ou Pierre Castor (avec lequel elle se produit régulièrement)....

Soho, la grande, officie dans l'acoustic folk, tendance alternative pop/rock, elle s'accompagne à la guitare.

'Crazy Diamond' (en solo) ouvre le bal ... river of dreams .... une rivière aux méandres sinueux, invitant à la flânerie. Soft folk aimable et délicat, tel que peuvent le pratiquer Heather Nova, Nerina Pallot ou même Suzanne Vega.

Renaud (Versteegen): Ruacutane, Bow, Cinnamone, Another Belgian Band, Calaminotaure ... prend place derrière les cymbales et toms: 'Already Dead', un folk pop mélodique attachant.

La suivante, filmée devant le mur des laments, est devenue un concert volé: 'Impossible'. Très Roger McGuinn cet amour impossible.

'Loneliness' beau duo vocal (harmonies décalées) et duo de guitares, Renaud ayant abandonné les caisses pour une guitare à caisse arrondie.

'Julian', ballade co-écrite avec un ami anglais.

Renaud, brave petit, va boire un coup, pour la suivante Pierre Castor viendra tapoter le piano et chantera avec moi: 'Tired of the lust'... someone will take care of your soul..... Oups: le vide, le néant, le silence carcéral ....Shit, we failed, la tragédie tourne en fou-rire irréparable ... damage is done ... tu l'as dit Soho, ce titre mélodramatique, proche de Joan as a Policewoman, a viré eau de boudin. Ce sont des choses qui arrivent, non?

Euh, que bois-tu, Yves? Une Blanche, fieu, tu devrais le savoir!

''Song 3' retour de Renaud pour cette mélodie poppy, sentant le Fleetwood Mac, époque Stevie Nicks, Lindsey Buckingham.

'Only time could kill eternity', avec moue rageuse et timbre Patti Smith, achève le premier set.

Set 2

Blind test: une bière à qui trouve?

Faudra débourser 15€, chère enfant ...'Glory Box' de Portishead.

 

Retour du beaver au piano: 'Tears and Fall', nocturne lent et pathétique.

Renaud et Soho pour 'Fusion': gentle West Coast folk ensoleillé.

En trio ' Thursday of Love', un jeudi amoureux bilingue et sucré.

'So tired I can't feel', du folkrock nerveux, style Ani DiFranco.

La dernière 'Who will we be if we die' titre métempsycosis sombre et métaphysique.

Pense au salut de ton âme, oh toi mortel!


Bis

Blind Test 2.

C'est du belge ... Before I lose my head, I'll make you find....

Dur, dur Miss Soho: Sharko 'No contest' (I am the best)!
 

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Published by Michel - dans Concerts
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 21:59

C'est la rentrée au Botanique, après un long été à arpenter les Festivals, retour à une échelle plus humaine pour découvrir de nouveaux groupes dans des conditions optimales. Et ça recommence pas mal puisque c'est déjà sold out pour la tête d’affiche de cette rentrée du Bota. Etonnant de voir encore autant de monde alors qu’ils ont déjà écumé une bonne partie des festivals de l’été…

Wye Oak ouvre la soirée, Mme Wasner au chant et à la guitare et Mr Stack à la batterie et au synthé,  je dis bien « et » parce que ce surhomme joue de la batterie avec son bras droit et ses deux pieds et du synthé avec sa main gauche, en même temps… impressionnant. L'homme araignée s'enfoncera même de temps à autres, un tuyau dans la bouche pour souffler dans son mélodica. Impressionnant de virtuosité.

 

Par contre, leur musique est moins spectaculaire: la voix trainante, chaude et plaintive de la chanteuse a le don de m’énerver et leur musique rock-folk très classique n’a pas su attirer mon attention. Quelques envolées plus rock auraient pu me réconcilier avec leur set, mais l’ensemble semblait bien lisse et ennuyeux.
 

The Dodos

 Après un excellentissime « Visiter » sorti l’an passé, ils enchainent avec « Time to Die » cette rentrée. Album bien moins excitant que le précédent, même après trois écoutes, j’ai toujours du mal à accrocher … Mais bon, en concert, ça va le faire.

Surtout que le duo batterie-guitare s’est adjoint les services d’un troisième larron. N’importe quel groupe aurait choisi un bassiste, un guitariste ou un banjo (c’est fort à la mode pour l’instant), mais non, ils nous surprennent avec un percussionniste et son vibraphone (ou marimba - je n'arrive pas à faire la différence) …

Malheureusement les nouveaux morceaux étant la base du set, le son étant pourri et l’énergie du groupe pas vraiment au rendez-vous, j’en ai vu plus d’un bailler dans le public, moi le premier.

La batterie a beau claquer et surprendre par ses rythmes changeants et sans temps morts, la guitare a beau être parfaitement jouée, et le xylophone a beau agrémenter discrètement le tout, je m’ennuie ferme. Passé les deux premiers morceaux, on a l’impression de tourner en rond, même les tubes de « visiter » se noient dans l’ensemble plutôt fade.

Après une heure de set, le public demande un bis mais perso, on n'en redemande pas et il est temps de partir se boire une bière et de laisser le rappel à ceux qui ont apprécié.

 

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Published by Lio et Rudi - dans Concerts
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 21:53

We Were Promised Jetpacks, new coming band, a tenu toutes ses promesses!

Les très jeunes Scots sillonnent les terres de Gordon Brown depuis des semaines, et recueillent partout des critiques élogieuses: a blueprint (photocalque) for pure British indie.

Mais Adam Thompson (guitar, vocals and gallons of sweat )- Michael Palmer (guitar, xylophone)- Sean Smith (basse, xylophone) et Darren Lackie, thanks for writing down a setlist, (drums, backing vocals) sont bien plus qu'une nième et pâle copie des Arctic Monkeys, Bloc Party, Editors et consorts.

D'abord ils y croient et 'dikkenek' ne se lit pas dans leur dictionnaire, leur alternative rock a des relents shoegaze, post-rock, combinés à une énergie punk démoniaque. Du noise? Pas uniquement, les mélodies sont irrésistibles, des éléments pop, folk, stoner, voire rock épique se retrouvent dans leurs longues compositions, aux nombreux changements de cap.

De plus ces gamins dégagent une aura de sympathie magique.

Bref, une nouveauté intéressante et un band qui va devenir big, pas uniquement in Japan!

Ils ont l'air assez tired en sortant de derrière les rideaux de la cave du bota, this is our last date, avant de retrouver papa et maman à Glasgow ou Edinburgh. Ouais, et ta maman va pas te reconnaître Adam, t'as perdu 23 livres et t'es tout rouge d'avoir folâtrer dans les jardins botaniques cet après-midi, lance Darren.

Trêve de plaisanterie, place à la musique...

'It's thunder and it's lightning' qui ouvre leur album 'These four Walls', ça démarre mollo, une guitare calme, quelques gentils coups de baguettes, mais quand le second guitariste et la basse entrent en action, ton cerveau est sur le point d'exploser et tu repenses à 'A place to Bury Strangers'.

Fameuse claque!

 

'Roll up your sleeves' il y a intérêt à les remonter, à l'assaut!

Enthousiasme, énergie, vigueur, passion ... le public a compris qu'il assistera à un show pas commun.

'Conductor' plus lent, quelques légères notes de xylophone, un titre aérien que tu fredonnes avec Adam ... you're a conductor A simple conductor With electricity Just pouring through me ...

'Keeping warm' très longue intro shoegaze (+de 4'), les deux guitares rivalisant d'adresse. Lorsque Adam attaque les lyrics, la frénésie a gagné tout le Witloof. Titre furieux!

'Quiet Little Voices' leur debut single accrocheur.


Pas de temps morts, Darren attaque 'Moving clocks run slow' .. I was restless I was restless.... hurle le compagnon d'Eve.

 

'This is my house, this is my home' nouvelle plage fabuleuse, démarrant en downtempo avant d'exploser en shout-out lyrics.

Il y a du Biffy Clyro chez nos Ecossais, mais aussi, bizarrement, du U2, époque 'October'.

'Ships with holes will sink' sagacité Scottish.

Et le dernier: 'Short Bursts'. Adam s'époumone, les guitares galopent, tels des étalons sauvages, et Darren martyrise fûts et cymbales, une orgie sonore dont tu as peur de ne pas ressortir vivant.

Pas de bis, 50' d'énergie brute!

Vaine file au merchandising, tous les CD's ont été vendus lors des dates précédentes.


Merci au Bota de nous avoir permis de découvrir un futur grand!
 

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Published by Michel - dans Concerts
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 21:05

Brocante dans tout le quartier: de la place de la Petite Suisse jusqu'au Mont-Blanc, la croix (rouge) et la bannière (au choix) pour garer ton Oldsmobile!

Malgré ces problèmes, récurrents, de mobilité dans la riante (jaune) commune ixelloise, une bonne chambrée à la flûte, De Volanges a sa tribu (pas volage)...


Fred la cloche en action et Parallax View en piste (sans Warren Beatty ou Paula Prentiss).

Le Hainaut (La Louvière/Mons ) in Brussel.

Le band naît en 1982, tourne dans toute ze Wallonie, insère une période de recueillement philosophique dans son parcours et, reprend son bâton de St. Jacques en 2007.

Juillet 2009: Dour, ça décore une carte de visite!

A la barre, les anciens: Philippe Pelateri: voix et gt acoustique - Antonio Barindelli: basse et backing vc.+ les nanas: Stephanie Napoli: batterie (ex Smooth) et la future maman, Noemie Stevens (M'ZEF, accessoirement prof de violon!): programming, claviers et violon.

Créneau : de la pop indie mélodieuse avec passages planants. Pour l'ambiance: des visuals sur drap noir.

'I hear' une rythmique batterie/basse d'une solidité à toute épreuve, des lignes d' acoustique transformées par un carré d'effect pedals, un synthé symphonique et des vocaux à la Barclay James Harvest.

Arrangements soignés.

The Sound: 'Total Recall', petit détour cold wave.

'Blue Planet' atmosphérique sera suivi de 'Blue Screen', c'est les Schtroumpfs, me souffle l'ineffable Thierry. Yves est parti nous chercher de quoi nous désaltérer.

T'en penses quoi? Le groupe fait illusion à l'entame du set, mais au bout de quelques titres, tu accroches moins: le même schéma structurel réapparaît à chaque coup, la batterie impressionne, mais son jeu est rock dur et, les vocaux finissent par ressembler à du Pierre Rapsat, période la moins intéressante.

Dommage!

Roulement de tambour pour attaquer 'Believe me', même rengaine!

'Raise a smile' pourquoi pas? Mais c'est un fou rire qui nous prend avec l'arrivée d'un guest (Mike) aux vocals/mégaphone ... ça va bien, Bruxelles ? ..... il s'y croit le maïk, il a trop vu Malibu Stacy et la bande des Hollywood Porn....: 'Forsake Me': prévisible et légèrement cucul!

Heureusement 'Missing' remet le groupe sur une voie moins provinciale et 'Nightmare' termine le set en beauté.

Eliminons quelques imperfections et ça devrait tenir la route!


De Volanges

d'autres vétérans, sortis d'une école romantique à la Lord Byron, avec références Choderlos de Laclos/ John Malkovich: du post punk, de la new ou cold wave et des pointes gothiques. Période 1: de 1989 à 1997 - période actuelle depuis 2002.

Yvan (Vanrechem): basse - Renaud (Debast): guitares- voix et Ludovic (Desclin): batterie ont beaucoup écouté Joy Division, the Chameleons, the Cure, And Also the Trees ou Echo& the Bunnymen et ont sorti 2 albums ‘SDSS J090745.0+24507 (the Outcast)’ et tout récemment, 'Caryatids'.
 

Un set brut, compact, dur, profond, sans artifice aucun, qui te tient en haleine pendant plus d'une heure.

Quelques problèmes techniques, au niveau retours, ne terniront en rien la prestation du trio.

Un solide jeu de batterie, une basse sombre, omniprésente et une guitare punk, noisy ou acérée, piquant juste, sans oublier la voix fascinante de Meneer Debast.

'New European Princess' une caryatide noire.

'The Clear Night' pleine lune, les esprits maléfiques sont de sortie, couchons les enfants!

'The Overall Picture'... dream on, dream on.... the Chameleons, on disait? Hypnotique, cette guitare à la Bernard Sumner.

 

 

'The Distance' longue plage dépressive et fascinante.

'Sentimental Carnage' roulement militaire, ebow industriel, the Cure rencontrant Einstürzende Neubauten.

'Romanesque' intrigues dark.

'Static on the Run' plus nerveux et noisy, un méchant punk empoisonné ... poison everywhere: dans tes yeux, ongles et cerveau et, ce produit s'immisce dans les pores de chaque spectateur: pandémie, mot à la mode!

'Caryatid' guitare saturée, vocaux torturés, travail titanesque du batteur... un chef d'oeuvre gothique et épique, digne de Shelley.

Merci, nous étions De Volanges!


Bis

Excusez-nous pour les tracas de retours. Les retours, on s'en fout, gueule un quidam éméché, joue, peï!

'Cerulean Darkness' ..all of the silence... all has blackened.... oppressant et sauvage !


De Volanges: un bain (de jouvence) eighties ne sentant pas le rance!
 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 21:16

Le Théâtre des Tanneurs, rue des Tanneurs, Marolles, fête sa première décennie d'existence.

Discours, présentation de la nouvelle saison, animations rurales, gâteaux, olives a gogo ... sur fond d'Alain Souchon .... j'ai 10 ans j'te casse la gueule à la récré ...


19h, le nombreux public est invité à gagner la salle afin d'assister au numéro de:
TIBIDI

 

Joyeux trio de comédiennes/chanteuses délurées, poussant, a capella, la chansonnette cabaret /burlesque !

Elles se nomment Muriel Legrand, Julie Leyder et Ariane Rousseau et, manient à merveille l'art du clin d'oeil.

On débute générique dessin animé /comptine pour gosses 'l'Inspecteur Gadget'. Mamies, papies et enfants ravis! Les Frères Jacques au féminin.

Au piano pour un titre: Johan Vekemans (médecin sur sa CI), Ricet Barrier .... nous sommes 300 millions massés derrière la porte .... horrible histoire d'une lutte sanglante, un carnage vaginal, un seul élu .. 'Les Spermatozoïdes'. Irrésistibles, les talents scéniques des demoiselles combinés à la maîtrise vocale et aux mimiques tragico-comiques .... Ovation!

'Quisas, quisas, quisas' choisi par Almodovar pour 'La Mala Educacion', grandiose.

Du Nougaro, 'Le jazz et la java'.

Gainsbourg, 'Ces petits riens' sera suivi d'un petit swing aux couleurs Harlem, tout en onomatopées sur claquements de doigts.

Cloclo: 'Chanson populaire: ça s'en va...' dramatique et loufoque, à la fois. Un autre grand philosophe yé yé: Joe Dassin 'La vie se chante, la vie se pleure', pour mettre un terme à ce show amusant.

Bis

Un merveilleux chant sacré de Purcell 'Music for a while', la chair de poule !

 

 

Le public ne s'y trompe pas et rappelle les madames, ok, mais ce titre arabisant est toujours en chantier, on vous aura prévenus !


Excellente mise en bouche!

Tout le monde rue des Tanneurs, bulles offertes par le jubilaire!

Prosit au prosecco!


Faudra patienter pour:
MONSIEUR SMITS

Dîner, bla bla bla, ça donne soif !

Portes ouvertes à 21h20, le concert était prévu à 21h....

Thierry Vassias: guitare, backing vc. (ex Légitime Démence, les Vaches Aztèques) ) -Peter Clasen: electronics (un ex Neven!, les Vaches Aztèques) - Philippe Rygaert: drums et la délirante Bénédicte Chabot (les Vaches Aztèques): chant, violon, ukulele = Monsieur Smits.

Lauréat des Franc'off 2007, un album 'Rue de Verdun'. De la French electro pop/rock de qualité et une présence scénique tonique!

'Entre départ et arrivée' pas une ligne droite... parfois on s'égare ....

'Futur Ex' pas sur l'album. Pas simple l'amour parfait, souligné au violon! Bénédicte se démène, telle une sauvageonne, les riffs de Thierry te laissent pantois et les beats concoctés par Peter, associés au jeu solide de Philippe habillent cette chanson française de coloris rock seyants.

'Les Mouches' discorock (relents The Faint) aux accents Jean-Paul Sartre.

La suivante sera encore plus glauque, prévient miss Chabot: une cover irrésistible du 'Lullaby' des Cure, ... l'homme araignée qui cherche ses victimes.... sur loops Spiderman. Coïncidence? Le français araignée: Alain Robert et la coiffure arachnide: Robert Smith.

'Là-bas' orientalisant, lent, théâtral!

'L'absence' duo vocal Bénédicte/Thierry pour cette longue plage symphonique.

Un petit funk électrique? 'Moi je dis' morne vie .... ces amours sans passion ...et tous ces gens, nés quelque part, pauvres cons... un ukulele espiègle désamorçant l'amertume.

'Aïwa' reggae aux gros beats, à la Gainsbourg, met fin à cet excellent concert!

Sexy et dansant ce Monsieur Smits!


Kris Dane

 

Tiens voilà, Alexia, fan numéro 1 et groupie acharnée de son ex-groupe Ghinzu.

Kris & band, ce soir?

Ne pense pas, uniquement avec Rodrigo !

Pas de Banned ce soir, effectivement, dommage pour Catherine De Biasio ou le merveilleux Eric Tatepokembo à la guitare.

Le set y gagnera en intimité, l'americana anversois deviendra du folk/indie rock tendance Bob Dylan, Leonard Cohen ou Tom Waits croisant Nick Cave.

La voix pleine de reverb de Kris t'emmenant vers l'aridité désertique High Sierra. La guitare discrète, mais oh combien efficace, de Rodrigo Fuentealba (Fifty Foot Combo, Novastar, Barbie Bangkok...) soufflant un vent chaud dans la tannerie bruxelloise.

Pas de setlist, un répertoire non pas  cueilli parmi les titres de 'Rise & down of the black stallion' ou de son prédécesseur 'Songs of crime and passion', mais prévu pour un prochain CD 'Rose of Jericho' .(merci à John pour le tuyau!)

D'emblée le duo nous plonge dans un univers hanté, parsemé de yuccas, de ferocacti glaucescens, ou de jojobas et, peuplé de rares chuckwalla's, de mesquins scorpions ou de renards sournois. (une des songs porte le titre adéquat 'The Lizard of Bethlehem')

L'ombre de Grant Lee Buffalo ou de Mojave 3 plane sur nos paysages urbains.

... you can kill me ... I'm not strong .... susurre- t-il,vulnérable et fragile.

Un harmonica pour 'Rose of Jericho' qui sera suivi d'une ballade nostalgique, dédiée à un ami, disparu dans la nature. ....give me a reason not to do what I've been doing .... I'm on the road to little Chicago ... le loner, avec pour tout bagage un vieux sac à dos et quelques bucks.

 

Le désert omniprésent, next song is about the dirt .... sun warms your soul, sun burns your heart ... t'es loin de Bruxelles, l'humide. L'angoisse te serre la gorge, tu vérifies si tes gourdes contiennent bien assez de liquide, tout en tapotant ton canasson, pour ensuite remonter sur ton nez le foulard cramoisi, devant te protéger de cette poussière suffocante.

Rodrigo, le fier hidalgo, y va d'une intro hispanique ou pare les narrations torturées du cowboy, mettant, impudiquement, son âme à nu, de lignes acoustiques superbes (cf America, Little River Band, Dan Fogelberg...). Tandis que le sombre poète poursuit son travail d'auto-psychanalyse pour essayer d'exorciser ses démons ... Babylon, the greatest I love you....

Sa voix passe du nasillard à la Dylan, au crooning Nick Cave, ou au timbre black à la Richie Havens, du travail d'esthète!

Un bis, et les compères récupèrent leurs black stallions, laissés à l'étable.

En route vers d'autres crimes passionnels!


Pornorama

Finies les atmosphères sombres, finie l'inquiétude métaphysique, place au rock!

From Ghent: Pornorama!

Né en 2002, deux albums: 'Under the second' et en 2009 'Click Here'.

Sebastian Omerson: vocals, guitar-Jurgen Dewaele: bass, backing vc.- Maarten Ketelaar: drums et

David Bratzlavsky (ex Sioen) à la lead guitar.

'All that we can' sur le premier CD, du power rock'n roll bien rentre-dedans, style Kyuss ou Dinosaur Jr.

'Long hot shuffle' c'est parti pour une longue séance de headbanging ... do the long hot shuffle, baby .... ouais, on fait ça!

 

 

'Boom Boom' hyper dansant, diantrement efficace, lignes de guitare catchy, Mick Ronson, époque Spiders of Mars. Hit, hit ce boom, boom!

'It's my fit' du Das Pop sans claviers, du Betty Goes Green imitant le maître: David Bowie!

'Pull my trigger' pas de temps mort, baby, allez, appuie sur ma gâchette!

'Moisture' tout le monde sur la piste et c'est pas du Béjart!

'You're not ready' d'une simplicité redoutable.

Pas besoin de se prendre la tête, Pornorama n'a d'autres ambitions que de vous faire danser sur du rock immédiat. Oublie le cérébral, passe à l'animal.

'Sugar' on balance 1 ou 2 CD's dans l'assistance, avant d'envoyer 'Kicking'.

'Get you off' tribal et brutal.

Bruxelles, notre dernière: 'Lo Fi' visqueux et salace!



Les danseurs en redemandent une couche: 'Fuck things up' !

Fucking rock'n roll!


Bye, bye, Bruxelles, les DJ's sont en place et une foule dense obstrue la sortie ,pour certains la nuit ne fait que commencer.

We gotta get some sleep!

Quelques photos supplémentaires ici.
 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 17:35
Nouveau déjeuner frugal avec Klara .Accompagnement musical assuré par le Quartetto di Cremona. Menu proposé par ces quatre Génois : Haydn et Stravinsky.
Premier violon : Cristiano, Simone et Paolo sont les Stradivarius deux et trois, le violoncelliste, Giovanni, complète cet orchestre de chambre.

 

 

'String Quartet n°42 opus 54/2,H.3/57'.(1788) de Joseph Haydn, protégé du prince Nicolas Esterhàzy, à l'époque.

Ce quatuor 'grand public' classique est l'un des 12 'Tost Quartets', ainsi nommé d'après Johan Tost, premier violon à la cour des princes austro-hongrois.
Oeuvre populaire en quatre mouvements : vivace, adagio, menuetto & trio et adagio presto.
De la musique de chambre pré-romantique, conventionnelle et accessible.

Stravinsky 'Three pieces for String Quartet'.(1914)
Nettement plus aventureux ,voire énigmatique.
'Dance' un violoncelle transformé en contrebasse Charlie Mingus, une ambiance clair/obscur comparable à celle hantée par Fritz Lang dans son 'Metropolis'.
'Eccentric' titre sans équivoque, et ' Canticle' d'une lenteur convoi mortuaire avec soupirs désespérés du premier violon.
Fort !

'Haydn' String Quartet n° 66 ,opus 77/1 (H .3/81).(1799)
Un quatuor écrit pour le prince Lobkowitz.
Du Papa Haydn classique, à nouveau, alternant frivolité, envolées lyriques, intimisme, bravoure et sobriété.
Quatre mouvements : allegro moderato, adagio, menuetto presto et finale presto.

Le nombreux public (sold out) réclame un bis :
Une fugue de Bach composée pour clavecin, mais retranscrite par Mozart pour être jouée par un quartet à cordes.
Intermezzo comico, faut attendre le retour d'un Génois gêné, parti satisfaire un besoin pressant. (En cause : la Blanche de Hoegaerden sifflotée entre Haydn et Stravinsky?)
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 16:53
Nouvelle saison au Gemeenschapscentrum ucclois.
Kleinkunst uit West-Vlaanderen : Hannelore Bedert !
Elle collectionne les récompenses, la native de Deerlijk : Nederpopprijs - Nekkaprijs ...... quelques valeurs confirmées du Nord Belgenland s'acoquinent à la gente demoiselle pour pousser la chansonnette en duo (Raymond van't Groenewoud ou Bart Peters), et son CD 'Wat als', sorti en 2008, reçoit les éloges des Vlaamse media.
Dans le coquet club de l'avenue Brugmann, elle sera accompagnée par Bart Van Lierde aux basses (Zita Swoon, Nona Mez) et l'excellent Thomas Vanelslander (lead guitar, percussions, piano et backing vocals). Ce garçon se démène chez Raymond van het Groenewoud, Woodface, K's Choice, Arno, Stijn ou Garage Sauvage...

Juffrouw Bedert zingt, joue de l'acoustique, de l'électrique et du piano.
Prêt pour 70' de chansons sombres,mélancoliques traitant de rupture, de vengeance, d'émotions intimes... bref des choses de la vie (merci Paul Guimard et Claude Sautet).
'Smaak' Tu expliques à ton petit ami que l'histoire est finie, la porte est là, mais ce cornichon reste planté sur le pas de cette porte.... ik heb aan de kuisvrouw gevraagd je op te ruimen... j'ai même voulu te vendre sur Ebay, en vain : slechte marchandise !
Du Vlaamse folk/ indie rock de qualité, admirables décorations à la basse et guitare.
'Helemaal' Hannelore au piano pour ce titre sonnant comme du Jacques Brel au féminin.
'Janker' titre de l'EP sorti en 2006. Du Westvlaamse rock, moins énervant que Fixkes. Pleurnicheuse, lui disait een ex-liefje, sa réponse en chanson !
On continue en dialecte d'Harelbeke, is Yveke in de zaal ?
'Ol de mens'n', elle s'en prend à tous les gentils profs et élèves de l'école qui se foutaient de son accent boerinneke. Jolis effets de slide.

'Met uw ogen toe' ballade mélancolique avec ebow plaintif.
'Vocabulaire' toute la province d'Anvers est dans le collimateur, pire que des Brusseleir, ces bourgeois, hautains, te regardant d'un air condescendant, toi la provinciale, incapable de prononcer les g et le h aspiré... essaie un coup 'muggengeheugen' euh.... meurereeuren... ha, ha, ha... retourne à Deerlijk, maske!Amusant petit swing vengeur.
'Au revoir' sur fond de boîte à rythmes. 'Dissolvant' nouvelle chanson thérapeutique. Comment faire dissoudre un ex, l'éliminer comme un terne vernis à ongle.
Chouette slow aux lyrics acerbes.
'De kloten' elle a des balls, Hannelore. Pas de gezever, pas de gants : t'es un couillon, je te le dis bien en face !
'Imaginaire', sur le Cd avec le grand (1m 62) Raymond de la forêt verte, ce soir en duo avec Thomas. Cette romance sobre te ramène, étrangement, vers Michel Legrand 'Les Moulins de mon Coeur'.

'Feest' fête tournant à l'azijn, ça rigole pas à Deerlijk.
Valse lente et nostalgique au final ttt ttt ttt ttt 'Walk on the Wild Side'. Brillant.
Une dernière 'Altijd nooit meer', encore des relations compliquées... gij, gij zijt niet goed voor mij... d'ailleurs tu ressembles à ma mère.... guitare et basse s'énervent, le titre file vers un crescendo infernal, miss Bedert hurle sa rage. Steven, pris de panique, renverse son pinard sur ses Timberland neuves. De schoenen, da's nikske, mais mon verre est vide, godv. !

Double encor e!
'Onze vader' nouveau titre(triste), écrit pour sa maman, malade à l'époque.
'Meneer' dernière flèche, trempée dans le vitriol, destinée à un pauvre con que je ne prends même plus la peine d'appeler par son prénom, désormais il se nomme Meneer !
Le concert se termine sur un cri électrique déchirant !

Hannelore et ses mecs :suite sur le prochain cd !
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 17:25
Depuis le 28 août le Klara Festival 2009 a débuté. Une quarantaine d'événements, dont des concerts gratuits (à 22h), place Ste-Croix (XL) et des lunch-concerts à 5€50 au Studio 1 de Flagey, salle à l'acoustique impeccable.
Ce mercredi, la resplendissante Yang Xuefei, guitariste chinoise (award winner Chinese classical guitar), née à Beijing !

A 14 ans, la belle Pékinoise est repérée par Joaquin Rodrigo. Le compositeur du Concerto d'Aranjuez n'est pas le seul à être emballé par le toucher de Xuefei Yang, elle tape dans l'oeil de John Williams, qui lui fait cadeau de deux ses Greg Smallman guitars.
2000, en route pour Londres : 'The Royal Academy Music', grande distinction et récitals dans toutes les grandes salles de notre planète.
Deux albums chez EMI, précédés de deux plaques chinoises.

C'est vêtue d'une seyante falda à volants et d'un chemisier blanc immaculé que la divine ressortissante du Zhonghua entamera le programme choisi, il sera ibérique.
'Asturias' de Isaac Albeniz, pièce,à l'origine, écrite pour le piano. Délicatesse, grâce, brio, pureté, la belle caresse les cordes, les accords sont limpides, Flagey retient son souffle, avant d'applaudir à tout rompre.

Seconde oeuvre d'Albeniz (toujours prévue pour être interprétée au piano) : un tango espagnol en suite (six feuillets) : 'España' .
Composition nettement moins connue et plus ardue : les prélude, tango, malagueña, serenata, capricho catalàn et zortzico ne posent aucun problème à la talentueuse et séduisante technicienne.
De Francisco Tarrega, j'ai pris la liberté de modifier le programme, je n'interpréterai pas le 'Capricho Arabe' mais une 'fantaisie sur des thèmes de la Traviata'. ( "Fantasia para guitarra sobre motivos de la opera Traviata de Verdi"). Ce travail devrait être édité sur le prochain CD.
'Recuerdos de la Alhambra' tremolo lisse, la beauté émergeant de derrière le rideau rouge exprimant la présence musulmane à Grenade. C'est ma préférée, confie t'elle.
Finesse et dextérité t'éblouissent.
Dernière pièce, plus agitée, 'Variations on the Carnival of Venice', toujours de Tarrega.
Arpèges en tonalité mineure, variations, rêveries, commedia del arte, déguisements frivoles,.... sur ces thèmes l'artiste se lance dans une gymnastique digitale époustouflante, faite de bonds, de trilles et d'arrangements précieux avant d'égayer nos pavillons d' une dernière note limpide.
Une dentellière !

Un bis
Une oeuvre chinoise : 'Yi Dance' composée en 1960 par Wang Huiran et conçue pour être jouée à la pipa (luth chinois).

Une allègre et majestueuse danse traditionnelle des Yi People provenant du Yunnan, Sichuan et Ghuizhou mais aussi du Vietnam ou de Thaïlande.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:41

Organisation Ask 4 pour ce free rock'n roll/rockabilly festival.

Une affiche peut-être moins clinquante que celle de 2008 (Mike Sanchez, Ruby Ann...) mais une garantie de bonne humeur arrosée, de flash-backs good old times, et bien sûr de roots music au taste petrolium jelly cream ou denim corset pencil dresses.

Le spectacle est tout autant dans le public que sur le podium, sans oublier le Old Cars show.

 

Le maître de cérémonie, Patrick 'Copycat' Ouchène (au bras d'une nana différente toutes les heures, la main libre tenant une Jupiler fles ...) a concocté un programme international en ce doux samedi.

 

14:55 - From Russia (with love?): The Sputnik

Un quartet classique: drums, contrebasse, lead guitar, acoustic guitar/vocals, que Paaaatrick a rencontré lors de son trip Eurovision en Россия.

Ces moscovites ne manient ni flamand, ni français et chantent en anglais caucasien.

Ne cherche pas de bio, mais ils ont sorti une plaque et, pendant 50', ils vont nous donner leur version des standards du rock.




Verdict, docteur? Les Tsars du rockabilly ne doivent pas trembler, cet engin spatial n'a pas l'âme révolutionnaire.

Flaave plezanten ... me souffle Lee, zont rien inventé ... Sois pas rustre avec ces Russes, fieu!

Répertoire? 17 titres, bis compris! 'Baby Doll' - 'Look at that moon' - 'Who took my baby' ... t'as déjà pigé, les bolcheviks ne rêvent pas d'une Volga 70 chevaux, leur aspiration ultime: une Cadillac 63 DeVille et Martine Carol comme passagère. ('Stolen Cadillac Boogie'), un autre boogie 'Boogie Beat in Rock' - un instrumental ou deux ' Sombrero' - de la country 'Say when' ou 'Blue Moon baby' - du Jerry Lee Lewis 'Whole lotta shaking going on' - du cha cha cha rock 'I want to love you pretty baby' - du bop 'Bathroom bop'.... bref une collection bigarrée de Wurlitzer oldies.

Encore Lee, qui confond rap et rock .... Spout nique ta mère!

No comment!

Faut meubler les temps morts, une brave dame (Geneviève) flanquée d'un tatoué, chemise hawaïenne, vient amuser le peuple en lui offrant une leçon collective de jive. Ce Radio Modern truc marche pas mal au nord du sillon Sambre et Meuse, merci.

Le bar tourne à plein régime!

Le hic c'est que ces pitreries amusent pendant 20', mais 3/4 h de pas étudiés, ça fatigue. Consulte leur site, et assiste à une séance, avec madame, si le programme cathodique ne te branche pas. (Tu pourras reluquer d'attrayantes créatures).

 

The Whodads

Frantic Frankie le speaker multilingue annonce 'a live soundtrack'. Le mini Big Band (11 musiciens) de Gand n'a pas son pareil pour faire monter l'ambiance d'un cran. Un mix irrésistible de surf/mambo/limbo/latin jazz/ son jarocho ou calentano/bolero rancho et swing jazz des forties...

Pendant une heure ton cerveau est en standby, tes quilles ont pris la commande des opérations: dancing time avec un sourire niais sur ton faciès rubicond!

Cinq cuivres (saxes divers, trompettes), on a reconnu e.a. Marc De Maeseneer (Eva De Roovere) ou Tom Callens (Lady Linn) - un bassiste (Dirk Descamps?) - un pianiste, le fantastique Niels Verheest (Kathleen Vandenhaudt- Little Criminals...) - un percussionniste: Danny Van Rietvelde - la mignonne Isolde Lasoen (Daan- Novastar- The Ideal Husband...) aux drums - le lead guitariste: Filip Wauters (Eva De Roovere, the Revelaires...) et le fondateur du projet: Steven Janssens: guitare, shakers!

Première vague 'Third Star TTL', suivi du génial 'A shot in the dark' (Henri Mancini -la panthère rose, loufoque Peter Sellers).

'Mambo Parisienne' toujours du brave Henri.

Mel Brooks: le bref et parodique 'Springtime for Hitler'. Un petit déjeuner au Tiffany's avec Blake Edwards, why not?

Un méchant 'Rumble' métallique, suivi d'un coconut tune avec basse groovy' El Bajo' (forcément).

'The Wedge' parfum Dick Dale. Direction La Havane: 'Taboo', langoureux ce machin avec sax Tijuana Brass et quelques Johnny Guitar riffs. Tiens, voilà Robert Mitchum et Deborah Kerr!

'Peter Gunn mambo' c'est un quizz, ce truc!

Ouchène, enfile ton smoking et pousse la chansonnette: 'Sway'. Un crooning parfait.

Envoie la sauce, Niels: 'El Cumbanchero'. La préférée de ma môman 'A Taste of Honey' Herb Albert!

Attaque, Isolde ... 'Hawaï Five-O', His Master's Voice en noir et blanc.

 

On reste devant le petit écran 'The Avengers' (Chapeau Melon et Bottes de Cuir', aaargh Diana Rigg). Vous n'avez pas trop chaud, Bruxelles? Non, la jungle nous attend 'Crocodile go home'. Du swing Tarzan. 'Experiment in Terror' et un ska oo7 'James Bond is black' avant la mire de fin d'émissions.

 

Frankie: 'Do you want more ?' .... Yes!

From New-Orleans: 'Samara' et 'I could have danced all night', nous aussi, avec Julie Andrews, tiré de 'My Fair Lady'.

Faut balayer le ballroom dancefloor, tous au bar!

 

Surprise act

Pour l'anniversaire de maman (une ex de Patick le tombeur) - le gominé à la guitare, un drummer et contrebassiste et la fifille à papa, Crystal, au chant: 'Down the line'.

Une larme émue coule des yeux de la blonde madame.


Patience et Jupiler avant l'arrivée des:
Rock-A-Bops (http://www.myspace.com/rockabops)

Du wild 50's/60's rock en provenance de Stockholm.

Autre chose que la fade vodka moscovite. Le quatuor nordique (Tom: vocals, guitar- grey hair Steve: drums- Juan: lead gt et Jumpin Axel: basse ) a bien l'intention de conquérir l'Europe avec son genuine rock'n roll sound.

 

'Get hot' ça commence fort et chaud. 'Johnny Machine' une machine tournant à haut régime. A stroller 'Say I'll be' suivi d'un 'Be bop a lula' Gene Vincent revisited.

Et ainsi de suite pendant une petite heure, 18 titres explosifs, de moins de 3', ne jurant que par Eddie Cochran, Carl Perkins, Crash Craddock, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis ou Little Richard.

Pas de bâillements pathologiques: de l'énergie communicative et du punch!

'Hep Cat' - 'Tree top' (premier titre de leur cd de 2007)- 'Bye Bye' 10 copies vendues en Suède, zauraient dû naître à Meknès, si chaque membre de la famille achète un exemplaire, t'es millionnaire!

Un petit Elvis quadri- vitesse 'Blue Moon' et un 'Tahallassee Lassie' nerveux. Un tour en Californie où les filles sont hot 'California Sun', avant de plonger dans le Tennessee 'Shotgun Boogie'. Un petit hop ... put your books away et viens avec moi on va danser le hop.

Et toi, 'Johnny Brown', t'approche pas de ma baby où je te fais une grosse tête...

 

Triple encore à fond la caisse: 'I go ape', 'Rollin Pin Min' et 'Right behind you'!

Excès de vitesse, retrait de permis, game over!

 

C'est pas vrai: les animateurs redonnent un cours de mambo. Bordel, et Rickibilly rapplique, tous aux abris!

 

From Charleroi:
Charlie Roy & the Black Mountain Boys

De l'humour terril, nos carolos!

L'an passé, ils jouaient au Rock around the Atomium sous le nom 'The Bepops'.

Mario cowboy Mattucci (guitar, pedal steel, vocals) est le Charel, il s'est adjoint Jack Fire à la contrebasse (Three Lost Maniacs, the Wild Ones...) - Vandy aux drums et Drus moustache au piano.

Une nouvelle fois ils ont mis Bruxelles à genoux par leur set country/rockabilly/boogie/ jazzy roots de grande classe.

Ici aussi 18 titres imparables, le repas commence par 'What's the matter with the meal' (Muddy Waters) pas indigeste. Hank Williams 'Hey, Mr Cotton Picker' nous baigne, à nouveau, dans le Tennessee, après un passage bluesy et un crochet par Nashville, Charley nous invite à un jump 'Counry Jonction', puis il nous fait guincher le 'Boogie Woogie Country Girl'. Drus, joue leur un petit ragtime. Ok, chef, je cherche la partition et j'attaque.

Une invitée: Laurie (14 ans?), un titre countrysant de Janis Martin 'Bad Blues Baby'.

Et le pays noir reprend la route: Jimmie Logsdon 'I got a rocket in my pocket', titre favori de Van Cau (célèbre peintre naïf du coin) et toujours le cafard ... I woke up this morning with the blues around my head... j'ai pleuré toute la nuit et la veille pareil!

Nouvelle invitée, 62cm, Miss Emma 'Rock the Bop', du Wanda Jackson miniature. Sa soeur, Laurie, rapplique, à deux= les Ukulele Girls: 'Shortnin Bread rock' et un 'Let's have a party' festif.

Les petites font un tabac.

On a encore quelques morceaux pour vous, les capitalistes: let's take the jelly road et visitons les honky tonks.. les petites sont couchées, Charel?

'I got a girl' tu l'as trouvée dans ce boui-boui? Et on termine par 'Stomping on Saturday Night'

                                                               (Koen,aka Johnny Trash)


Charleroi revient pour un bis: 'Catfish Boogie', voyant Jack Fire partir en flammes!

Tout le monde est d'accord, tout n'est pas pourri à Charleroi!

 

Petit tour dans le public, tout le rocking Bruxelles est au poste (posté à un endroit stratégique, pils =1 Bon ...), 20' pour saluer ces joyeux vétérans et tu te dis, OK, je les cuite avant de m'en taper une, let's go face au podium ... Insupportable attente, plus de 70', pas d'éclaircissements ...

Après coup, tu apprends qu'Isolde, vue avec les Whodads, avait joué avec Daan à Soignies et qu'il fallait attendre son retour pour entamer la revue. (Trois gigs en un jour pour Miss Lasoen!).

 

The Buddy Holly Tribute

Le 3 février 1959: plane crash à Clear Lake (Iowa), à bord: Buddy Holly (à l'apogée de sa jeune carrière)- Ritchie Valens et le Big Bopper.

Cinquante ans plus tard Koen, aka Johnny Trash, a l'idée d'un tribute sous forme de revue, le BrockXL 58 doit voir éclore ce projet.

En piste les Runnin'Wild, avec ses potes Patrick et Lenn, mais Koen ne hantera que rarement la batterie, il laisse ce soin à Isolde. Au sax: André De Laet - au piano électrique et au violon: Bernard Van Craeynest (The Domino's ...).

Ready for the Johnny Trash All Stars Revue? Frankie, on patiente depuis des plombes, toi, tu t'en fous, tu bois gratos...

Première période de Charles Hardin Holley, du hillbilly: 'Gotta get you near me blues', Koen aux vocals.

A toi, Pat 'Raining in my heart', ballade reprise en son temps par Leo Sayer.

Du gospel 'Early in the morning'.

Premier guest: Nathalie Delcroix 'Everyday' petit piano enfantin, contrebasse, handclappings et la voix sucrée de la Laïs-girl. Emotion!

Guest two: Willy 'Keith' Willy: 'Not Fade Away', la face rock de Buddy. Métallique!

Sergeï a quitté son spoutnik: 'Love me', violon en vedette.

Du rockabilly 'Rock around with Ollie Vee', Michel des Bopatones aux vocals.

Frantic Frankie, attrape ce micro, en zing: 'Rave On', fameuse rave sans techno music, un happening foutoir, des plus sympa.

'Blue days, black nights' Patrick, again.

Le Big Bopper mérite un coup de chapeau: 'Chantilly Lace' de la dentelle rauque en raul.

Tom from Stockholm: 'Mailman, bring me no blues', een hoogtepunt, a killer of a song, crasseuse à souhait.

 

 

'It doesn't matter anymore' pas vrai, Nathalie?

C'est pas compliqué Willy: 'It's so easy'. Le public devient nuts et gueule les lyrics à faire trembler les boules de l'Atomium.

Et maintenant? Koen, c'est toi le chef... Vais demander aux gens en bas .. Quoi?

'Oh, boy', bonne idée!.. all of my love all of my kissin ... les criquets chantent avec nous et Nathalie qui danse le French cancan, la folie!

Une collection Buddy Holly sans 'Peggy Sue': impossible!

Fin du périple!

 

Koen, reviens, on t'aime...

Ritchie Valens: 'La Bamba'. Kermesse breughelienne. Suis trop ému, j'ai un trou, je vais truffer ma bamba de lasagnes et de sauce napolitaine. Passe-moi, le micro, ivrogne, et Bopatone Michel nous la fait version Vera Cruz sur fond de violon mariachi.

Yo no soy marinero

Soy capitan, Soy capitan

Bamba Bamba

Bamba Bamba

 

That's all, folks!

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