Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 19:17

 Toogenblik à Haren, faudrait classer ce club comme monument historique, pas vrai Anny Celsi: Indeed, this small club has the charm of a sociable house chamber and one feels at home there immediately!
Mais pour le premier concert 2012, les bénévoles s'arrachent les trois tifs qui subsistent sur leur auguste crâne: une assistance misérable alors que le menu affiche un plat americana des plus succulents:  JP den Tex.
Un Texan amstellodamois ayant gravé une bonne quinzaine de plaques, la dernière 'Speak Diary' (2011), on dira pas que les absents ont eu tort, les absents sont des ânes, à la rigueur, on peut excuser Willy Big Moustache, malade comme un chien galeux, les autres, on le répète, des balourds indéfendables, fuck them all!
C'est dit, bastards!
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21:10' courte allocution de petit Luc qui cède le micro à  JP den Tex!
Jan-Piet uit Alkmaar arpente les scènes depuis des lustres, d'abord avec les bands Turquoise ( met Thé Lau!)- Tortilla - Electric Tear- un petit temps chez Vitesse- Attraction etc... en 1980 débute sa carrière solo, un collègue décrit ses productions de "Beatnik Americana", tu y retrouves tous les éléments chers aux Yankees: de la country, du blues, du Southern rock, du folk à la Guthrie... roots music at its best, quoi!
'Emotional Nomads' son auto-portrait, une photo sépia pleine de poussière ramassée sur les routes des States ou d'ailleurs.
P1190676.JPGA quote pour terminer la ballade philosophique: 'I'm so tired of the blues, man'.
Un mec lucide, au visage buriné, au chant traînard, qui a vécu, qui traîne un passé Jack Kerouac... ça s'annonce bien!
La vie est un voyage, professe le cowboy, c'est le thème de mes compositions.
'Speak Diary', mon dernier CD est truffé de vieilles démos, des ébauches écrites durant mon adolescence ou mes early twenties, je les ai dépoussiérées, le romantique ' Sad song in your mind' en fait partie.
'Angela' existe, ai fait sa connaissance à Florence, lors d'un voyage scolaire, love at first sight, et elle me trouvait un air de ressemblance avec John Lennon, l'aventure aura duré une soirée.
Jolie ballade pubère, romantico- acnéique.
Je suppose qu'on a tous une Angela enfouie quelque part dans le disque dur.
Le titletrack, l'agité 'Speak Diary'.. what happens to your life is what you make of it...
Retour vers l'introspectif, le moody 'Palermo' , une rupture, c'est pénible!
...The final ciao, the whistle goes

I turn around and find a seat

then look again

to find you gone...

Faut qu'il aille consulter un psy!

Non, il s'est soigné en contemplant chaque soir une photo d'Ophélie Winter, il lui dédie ' Ophelie', une rengaine frivole.P1190674.JPG

Un rock sec: ' I'm so shy', moi aussi, ça va mieux après 15 pintjes!

' The lights of Phoenix', superbe trip country désert noir!

La recette du bonheur: sillonner la highway 61 au volant d'une Toyota Corolla, rouge de préférence, et penser à la 'River of Hope'

... quand on n'a que l'amour...: le troubadour hippie attaque ' Alcatraz' et termine le premier set par l'hispanico/funky 'En roulant' ( La vue c'est la vie), qu'il n'a pas repris de Ray Charles!

Cinquante minutes se sont écoulées, t'as même pas pensé à te désaltérer, pas de file au bar, le seul point positif de l'absence de public!

 

Set 2

'The man, the woman and the dog' , ça te rappelle ' Me And You And A Dog Name BOO' de Lobo?

Rien à voir: le truc se passe dans le Nord des Pays-Bas , près des Wadden eilanden, 't is een soort country rock boerenliedje décrivant un couple de vieux ( 50 ans, à l'époque j'en avais pas 20!) qui tous les soirs, à 17:45' pile, partaient promener Whiske ( le clebs) pour son pipi nocturne, retour à 18:15' pile, un scénario indélébile et débile, un instantané noir et blanc signé Robert Doisneau.

 

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On embarque: 'Ferryboat song revisited' dont l'intro a été composée quand j'avais 17 ans.

Un bain de jouvence nostalgique?

' Teenage town revisited', on rêvait, on allait changer le monde, nous étions jeunes et beaux... un regard dans le rétroviseur, ouais, c'était mieux avant!

Même thème sur ' I don't want to live here anymore', j'aime mon bled natal, mais il faut que je m'arrache...

Ce super titre a été composé avec l'aide d'un singer-songwriter américain et de son pote, un certain Kevin Costner!

'Looking for Rosie'. Rosie, c'était une prostituée travaillant dans le rosse buurt d'Amsterdam, son mac l'emmène vivre à la campagne, quand ça la démange elle retourne voir ses copines in de Wallen, et le costaud part à sa recherche!

Maigret chez les putes ou the ballad of a Dutch pimp, au choix!

Avec le groupe, dans les seventies, on s'établit dans la capitale, le bassiste tient pas le coup longtemps, il se barre et retourne au village, ce mec n'ose pas aborder les filles, donc une nana qu'il connaît depuis le kindergarten décide de faire les avances et l'invite à dîner, un premier baiser, sur Radio Veronica: ' Muddy Waters on the radio' , ils vivent toujours ensemble, c'est pas beau, çà!

Un narrateur attachant ( 'les choses de la vie'), un jeu sobre et maîtrisé, une voix à la Lee Clayton, pas de grandes envolées, ni de cinéma, mais une justesse de ton et un sens mélodique inné: les caractéristiques d'un singer-songwriter doué!

En route vers la terre promise: 'American tune' , puis un country folk en clair-obscur, comme Rembrandt: ' Heart of darkness' .

You know I'm a serial monogamer, mais j'ai une chatte, blanche, elle ne supporte pas les dames que je ramène chez moi et n'a rien à foutre de la country, son dada c'est 'Le Caprice Bohémien', l'ai appelée Rachmaninoff , voici 'Chatting with Rachmaninoff', un blues félin.

On va terminer par un singalong: ' Life without television !

La mire de fin de programme?

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Non, un bis!

Le quadrilingue 'Olanda ti amo'.

Oranje! Hup Holland Hup!

...La vita è un'autostrada... celle-là tu l'as piquée à Sergio Leone, non, JP?

"La vita è un'autostrada a senso unico di marcia, impossibile invertire ne tornare indietro. Folle sarebbe accellerare."

 

 

Par Michel - Publié dans : Concerts
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:40

Surprise en arrivant rue Royale, en dernière minute le Bota a ajouté Hannah Miller, alias Hannah Moulette ( from the Moulettes), au programme prévu.
Je te vois venir, Samir, un mollusque anodonte de petite taille, t'es con, mon minou!
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 The Moulettes
Nous viennent du South East of England et pratiquent un folk inclassable truffé d'éléments jazzy, baroques, médiévaux, avant-garde ou balkaniques, faisant la part belle aux instruments utilisés pour la grande musique: basson, violoncelle, violon, harpe e.a.
Un album, sorti en 2010: 'The Moulettes'.
Hannah Moulette Miller, qui fait également partie du groupe Modernaire, assure la première partie de Liz Green pendant cette tournée hivernale.
A 20h25', un sourire espiègle illuminant son faciès de bébé coquin, elle prend place sur un siège et se saisit de son violoncelle pour commencer par un chant a capella suivi du formidable 'Devil of Mine', un folk épique, romantique et hanté à classer dans la catégorie Sharron Kraus ayant copulé avec tous les membres d'Apolyptica. Elle agrémente le conte luciférien de quelques arpèges jazzy et d'un final folk/metal que ne renierait pas Ritchie Blackmore.

 

 

Hello I'm Hannah M., it's quite a scary room, isn't it?
Elle convient parfaitement à votre univers, chère Miss Moulette!
' Circle Song' te ramène au British prog acid folk de groupes tels que Pentangle ou Comus, la gente dame fait preuve d'une belle maîtrise technique, son chant est clair, elle accompagne son folk psychédélique de coups de talons rageurs envoyant dans les airs son ballon de rouge douteux!
This is my bell of nostalgia, une clochette miniature pour introduire ' Half-remembered old song', qu'elle interprétera à l'acoustique: a romantic ballad à écouter sur le Canale di Cannaregio en se laissant guider par un batelier au maillot rayé et au chapeau de paille.
I need to read the lyrics for this song I use to play with the band, elle feuillette un cahier ayant appartenu à Elizabeth Gaskell, à l'époque où celle-ci s'échinait sur 'Mary Barton', et amorce ' No-one is dead' dont elle ne mémorise, effectivement, pas le texte ce qui provoque un accès d'hilarité.
DSC00773.JPG' Unlock the doors', a fast one, un chant guerrier énergique aux loops sombres, footstomping et fingersnaps, l'escadron du Witloof imite la pucelle anglo-saxonne pour la suivre dans son offensive belliqueuse: à l'assaut!
Interrogation: je peux encore en jouer une?
Deux, madame!
Ok, voici Gus en guest, le saxophone de Liz Green: ' Conversation with Gus', un impromptu courtois!
Magnifique!
A sad one avant de se quitter: ' Some who you love' ( ?) a medieval waltz!
Pas con comme support!

Pause boisson, pendant laquelle tu perds ta place stratégique à côté du petit François et de Val d'Outsiplou les Bains et voilà:
 Liz Green,

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from Manchester, a red-haired singer-songwriter, British jusque la pointe des oreilles, une héroïne timide sortie d'un roman d'une des soeurs Brontë!
Si elle tâte de la scène depuis 2007, a sorti quelques 7", il a fallu attendre début 2012 pour que naisse son premier album ' O Devotion!'.
En novembre elle assurait l'avant-programme d'Agnes Obel au Cirque Royal et est contente de jouer, ce soir, dans une salle de taille humaine.
Entrée en matière a capella, d'emblée elle en impose, silence admiratif: 'Grinning in your face' de Son House.
Après ce hors-d'oeuvre, Miss Green nous servira un cocktail de titres issus de son album, une ou deux covers et pas mal de nouveautés non gravées.
DSC00790.JPGA l'acoustique, un folk sobre chanté d'une voix traînante et hantée, à la Karen Dalton, suivi d'une cover de Blind Willie Mc Tell, ' Dying Crapshooter's Blues', he played it with a 12-string guitar, I'll manage with 6 strings!
Super charleston/jazz/blues!
Brussels, pouvez-vous imiter le hibou et hululer pour faire sortir mon band de coulisse?
On peut tout faire ...ou-ho, ou-ho....
Bordel, on a réveillé Archimède, et trois braves gars en pleine dégustation de Chardonnay: Biff Roxby au trombone - Gus Fairbairn au sax et Samuel Buckley: double bass!
Première grosse claque:'Midnight Blues', un vieux jazz tune tournant en 78 tours par minute et parfumé de senteurs folles années 30.

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Next one is about war et sonne tout aussi désuet ' Displacement song' .
Quelques private jokes avec les boys, un petit côté Benny Hill sans la vulgarité et on ébauche une chanson traitant d'un homme aimant assister à des funérailles, la morale de cette historiette est enjoy living: 'Luis'.
'Hey Joe', non, pas . where you goin' with that gun in your hand.., le sien est moitié homme, moitié oiseau et illustre une chanson triste.
DSC00816.JPGAprès ce lament, la douce et spirituelle enfant enfile un masque dyscéphalie à tête d'oiseau pour nous bercer a capella avec la nursery rhyme 'Who killed Cock Robin'.
Un nouveau morceau au ton dramatique et arrangements spectraux sera suivi de l'homérique 'Penelope', se terminant en danse brechtienne sur accords helléniques.
Surprenant!
T'as pas perdu le fil, Ariane?
Eclat de rire, I tour with very silly people, et une ballade, à l'arrière-plan une fanfare de la New-Orleans: 'The Quiet'.
Nouvelle perle, le jazzy 'Bad Medicine', et tranche d'humour: let me introduce the mouth trumpet, Liz Armstrong!
La troupe termine le set par une nouvelle composition mixant habilement Tom Waits, Kurt Weill, Edith Piaf et Judy Garland.
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Public conquis et triple encore d'excellente facture, précédé d'un épisode humoristique... dis, Bénédicte, pourquoi tu tousses, tiens, je te refile ma bouteille de Spa, je me contenterai du pinard!
' French singer' au charme suranné, puis on fait appel à Hannah pour un titre chantant la Mersey River et son coin de Liverpool d'où elle peut voir, au loin, le Pays de Galles: Hannah will be the sea and I'm the land!
Superbe morceau nostalgique.
La troupe rapplique pour clôturer avec l'enjoué 'Bei Mir Bist du Schoen', popularisé par les Andrew Sisters.
Belle sortie, fille attachante, excellent concert!

Par Michel - Publié dans : Concerts
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 14:26

 AB en configuration Box ce soir, pas de support, coup d'envoi prévu à 20:30' et, lorsque le cadran indiquera ce point horaire, on ne se marchera pas sur les pieds sous les étoiles du Box.
20h35', un roadie balance quelques T-shirts dans la fosse, mais sinon rien de concret sur scène!
20:42' , trois éléments ( keys, drums, guitar) de fDeluxe sur scène pour une méchante intro, dégoulinant de Minneapolis funk, c'est le signal attendu!
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fDeluxe ou le retour de 'The Family' , le band formé par Prince après la désintégration de 'The Time'.
Rogers Nelson les signe pour son label Paisley Park Records et, en 1985, sort le seul album du groupe intitulé, 'The DSC00670.JPGFamily', avec la version originale de "Nothing Compares 2 U".
Très vite le groupe splitte, Paul Peterson, alias St Paul, supportant difficilement le contrôle total imposé par le tyran Tom Pouce, aka Joey Coco.
Juin 2011, reformation du groupe, nouvelle identité, fDeluxe, un album 'Gaslight', une tournée européenne en 2012!
Les premiers en piste, Oliver Leiber ( Guitare)- Mario Dawson ( drums) et un neveu de St.Paul, Jason-Peterson DeLaire, aux claviers, complètent le quartette original, qui ne tarde pas à se montrer: à la guitare, l'imposant Jellybean Johnson, drapé d' une redingote napoléenne et coiffé d'un haut- de-forme emprunté à Winston Churchill - St. Paul, sa voix et sa basse cinq cordes- la jumelle de Wendy Melvoin, copine du Prince et moitié de Wendy et Lisa, la sexy Suzannah Melvoin, seconde voix et évolutions érotico- suggestives et enfin, le dernier à se pointer, le professeur Tournesol, alias Eric Leeds, au saxophone!
L'instrumental, entamé en triplette,vire 'High Fashion' ( datant de 1984), la machine à danser est en marche, rien, désormais, ne pourra l'arrêter.
Je tombe la veste, décide Suzannah, un voisin ne peut réprimer un ooh admiratif, le combo attaque 'Gaslight' , les mecs à tes côtés se déhanchent, sauf le gars assis dans sa chaise roulante qui fait des bonds de 20 cm!
Le Minneapolis sound n'a pas pris une ride: le sax en vedette, heureusement, les claviers ne sonnent plus comme les cheap synthesizers des années 80, la basse ronfle, les guitares sont lourdes et agressives et les drums scellent le tout, tu y ajoutes le duo vocal mixte et t'as un cocktail explosif!

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Fondu enchaîné ' Sanctified' , licks bouillants de JJ, un bridge instrumental, puis à propos de Laurel Canyon , L A , le chaloupé ' Over the Canyon', de la jazzy soul, légèrement pompée sur 'I can see clearly now' de Johnny Nash et popularisé par Jimmy Cliff!
DSC00628.JPGMiss Melvoin en mode teasing, après s'être frottée à St.Paul, avoir caressé le géant, elle vient titiller le sax.
Brussels, you probably know next one: 'Nothing compares 2 U' aux superbes lignes de sax.
St.Paul ajoute: a great song, yeah... personne dans la salle pour le contredire!
Un 'Madhouse Medley' ravageur, une wah wah tonitruante, des claviers fous et un sax à rendre jaloux Maceo Parker, cet instrumental s'attaque autant à tes boyaux qu'à ton cortex pour te laisser pantois.
Un drumming binaire annonce 'Desire' autre titre attribué à The Family, Susannah est revenue, arborant une tenue pour le moins alléchante, 'Desire' porte bien son nom, elle vient se coller à Paulo qui a toutes les peines du monde à aligner ses lignes de basse.
Garce!
Seconde ballade ' River run dry' suivie de ' @8' pendant lequel un blondinet, ayant faussé compagnie au service d'ordre, DSC00666.JPGvient se trémousser sur scène façon George Michael époque Wham.
Il lui prend l'idée d'aller poser ses lèvres sur la joue du bassiste qui sans ménagement le rejette dans les douves, n'importe quoi pour trois minutes de gloire!
Le truc a donné des idées à Susannah qui, pour nous encourager à chanter en chorus, vient généreusement balancer ses lolos au dessus de ton nez, difficile de se concentrer sur les lyrics dans ces conditions!
DSC00660.JPGBrussels, take a deep breath, let's slow things down: ' Lover' , un sax purulent et la nana qui minaude pour arriver à la pièce de résistance du set, l'irrésistible et sulfureux, plus Prince que nature: ' Drummers and Healers' en version extended play.
Eric Leeds, le maître d'école, Bruxelles en funky kids obéissants et enthousiastes ... What we got? The DRUMMER.... What we need? The HEALER...
Chaud, chaud, baby!
That was it!
70', tu rigoles, tonton?
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Bis
Distribution de 3 ou 4 vinyles, un programming classique/élastique, voilà ' The Screams of Passion', voyant Big Brother Jellybean hanter les baguettes for another sexy dancetrack!
Le gluant 'Mutiny' mettra fin à la fête tout en transformant le Box en temple groove.
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fDeluxe = funk my body, funk my brain & funk my soul!

Par Michel - Publié dans : Concerts
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:44

On attend pas grand monde, à peine une trentaine de préventes, clame le gars chargé du contrôle des tickets, stationné à l'entrée de la Rotonde .
Effectivement à 20h10', lorsque  Laura Gibson pointe le bout du nez, accompagnée de son band, deux mecs, le coin est sinistrement dégarni ( il se remplira honnêtement vers 20h30')!
La grande bringue, singer-songwriter, née en Oregon, vient nous présenter sa dernière oeuvre, ' La Grande', qui n'a aucun lien de parenté avec Zoa et son boa, il s'agit d'un bled autrefois nommé Brownsville, pour raison de copyright et pour rendre hommage à Charles Dause, un Christophe Colomb made in France, on opta pour La Grande comme identité.
Non, les habitants de cette belle cité ne sont pas des grands dadais!
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Résumons, sur scène: la grande  Laura, sa Gibson, sa voix, de temps en temps un piano électrique ou des bâtons idiophones - Matthew Rubin Berger aux drums et programming et Brian Perez aux keys, lap steel, melodica, basse et backing vocals.
Dix titres d'indie folk/roots/americana bien foutu, aux habits musicaux soignés, des mélodies sentimentales ou syncopées, une ou deux échappées freak folk: le truc est soyeux mais predictable!
On en attendait peut-être trop en ayant lu les critiques élogieuses de France, après une prestation lors du festival itinérant Les Femmes S'en Mêlent...Une voix de velours, une folk à fleur de peau, vous avez rendez-vous avec l’enchanteresse L G...

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'La Grande' the titletrack, ooh ooh ooh aah aah transformés par un micro/tube cuivré, rythme galopant, une horde de chevaux à demi-sauvages cavalant dans une plaine d'un Ouest cinématographique et poussiéreux, chouette alt.country tune proche d'Alela Diane.
Bon début!
DSC00516.JPGCan you give me more distortion on my voice, please?
A vos ordres!
' Milk-Heavy, Pollen-Eyed', belle ballade traditionnelle, suivie de 'Lion/Lamb' pour lequel Brian, le barbu, hante le melodica, quelques touches jazzy cha cha cha, une voix mélodieuse proche de la tessiture des chanteuses de jazz d'avant-guerre : Bessie Smith, Ethel Waters... titre satiné et délicat comme un agnelet.
Une lap steel plaintive pour le psalmodique et lent ' Skin,Warming Skin', on adhère lorsque certains évoquent Joanna Newsom.
L'élément féminin de Dear Reader ( au violon et vocals) se joindra à nous pour le léger et chuchoté ' Feather Lungs', un climat de douce mélancolie, souligné par l'instrumentation mélodramatique, une scie et un violon gémissants, sur l'emballage en caractères majuscules: attention fragile!
Intro samplée en catimini, voix dans les hautes sphères, craquements de vieux gramophone: ' Red Moon', suivi d'un titre de ' Best of Seasons' l'album précédent, le poppy singalong ' Spirited'.
En solitaire, 'In the pines' de Leadbelly, malgré les échos cuivrés, pas la meilleure version de ce classique.
Place au psych folk hanté de ' Time is not' avant d'achever les 45' avec ' The Fire' un upbeat joyeux.
Bon concert, sans étincelles!
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Chers lecteurs, voici  Dear Reader!
DSC00532.JPGWikipedia, pas en grève: Dear Reader is an alternative/pop band from Johannesburg, South Africa.
Correction, Cherilyn, désormais, crèche à Berlin.
Du duo fondateur subsiste le boute-en-train Cherilyn MacNeil: voice, piano, guitar et fous rires intempestifs!
Elle est accompagnée de Jean-Louise Nel, it's her birthday, 25 printemps, au violon, guitare, claviers, backings et de 3 gars se partageant drums, basse, guitares, claviers (3), accordéon et trompette + choeurs : les Suédois Jacob Lind et Erik Sunbring ( du groupe Marching Band) et un troisième élément dont on ne peut assurer qu'il s'agissait de Martin Wenk de Calexico.
Trois albums, le petit nouveau à défendre en public: ' Idealistic Animals'.
55' de set, sans les rappels et des réactions mitigées, une importante partie de public a ovationné, d'autres se sont tirés après 3 titres ( Rudi et Greg avaient une petite soif) , certains ont enduré une demi-heure!
Il est vrai qu'après ce laps de temps, ton esprit vagabonde, le machin est gentil tout plein, propre, bien fignolé, la nana est souriante, mais le reproche majeur réside dans l' affolante candeur, le côté lisse des kindvriendelijke comptines et dans la relative uniformité des compositions malgré l'imposant attirail instrumental.
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Chérie Line: Bonswar, je parle fraanséé très mal, nous venons de la frite du sud!
Excellente entrée en matière, des comiques vont dialoguer avec la gente dame pendant toute la soirée au détriment du musical!
DSC00569.JPGC'est parti pour la lecture du bestiaire: 'Fox' (Take your chances), Jean de La Fontaine sur fond de célestes harmonies, une lenteur sacrée.
'Bear' ( Young 's Done In) du Walt Disney from South-Africa.
Un titre plus ancien, le poppy ' Dearheart', suivi de la préférée des pêcheurs ' Earthworm' ( All hail our ailing mother): charmant!
'Elephant' (Hearter) un nouveau conte de fée poétique chanté d'une voix pure, un pachyderme rose bonbon!
'Whale' ( Boo Hoo) aussi intellectuel que Dorothée, elle éclate de rire après une intervention d'un gugusse même pas imbibé, faut tout arrêter, le drummer s'en mêle... pense à quelque chose de chiant, la politique par exemple, concentre-toi et on reprend!
La baleine replonge dans des eaux moins perturbées.
Toujours prise de hoquets 'Camel' (Not black or White but Camel), jolie chorale de chameaux à la croix de bois.
'Release me' date de 2009, titre sobre avec de jolis effets de voix sur fond de violon profond.
Nouveau blanc avant l'ours blanc ' Great White Bear'....He climbed into the belly of the great white bear It's very sticky and it smells a little fishy... non, c'est pas Pinocchio, lui c'était une baleine!
Finalement ces rengaines naïves te font penser à la Swedish pop inoffensive d'un Jens Lekman ou encore à un El Perro del Mar, groupe vachement plus sophistiqué toutefois!
'Man' (Idealistic Animals) , l'homme est un animal, petit côté A Camp!
'Mole' si pour la DGSE , une taupe espionne, à Vienne, d'après Miss Cherilyn, Moll = Gay!
Elle est pas molle, celle-là?
Mélancolie pour non-voyant!

 

 

On termine par 'Monkey' (Go home now), on partira pas, il y aura un rappel!
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'Bend' une chouette lovesong en mode campfire!
Enthousiasme démesuré affiché par ce qui reste du public et un tout grand moment, Dear Reader solo pour une cover épurée de Bruce Springsteen ' Dancing in the Dark'!

Shut your books!

 

Par Michel - Publié dans : Concerts
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:03

Jules Maigret enquête, ses investigations le conduisent au service Etat Civil -Population de la la ville, devenue capitale de la Wallonie, Namur!

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1984, février, aucune trace d'un acte de naissance établi au nom de Claire Denamur... fausse piste, je m'allume une pipe!
Connaissez-vous  Claire Denamur?
Le limier prend contact avec Wikipedia, éléments de réponse... une maman d'origine ukraino-argentine, un paternel franco-néerlandais, une enfance aux States, Parisienne à 15 ans, la musique, 2 albums, le dernier 'Vagabonde' , enregistré à Montréal.
Elle se produit le 19 janvier, à Bruxelles, à la Rotonde du Botanique ( bien garnie en l'occurrence), on apprendra plus tard que la famille hollandaise traîne dans l'amphithéâtre, elle leur adressera, d'ailleurs, un "hello Nederland, alles goed" que Mark Rutte, qui comprit parfaitement l'italo-franco-flammouch-rigolo baragouiné par Di Rupo, jugea excellemment prononcé!
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DSC00445.JPG20:15' après qu'un technicien ait jugé utile de compliquer la tâche du brave Jules en diffusant un asphyxiant nuage de fumée, trois musiciens, suivis de près par la blonde enfant, se pointent, acclamations!
Ces mousquetaires s'avèreront, en tous points, bluffant: drums, Gaëtan Le Carvez - basse, claviers, Ludwig Brosch ( actif au sein de Radiosofa) et à la guitare, le flamboyant Fabien Senay, également membre du normand Radiosofa!
Claire, à l'acoustique, nous sourit, j'ai promis de ne pas tomber amoureux, ça va être dur!
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' Daemon' que Lucifer vient d'emblée déchirer d'une interférence grossière émanant de l'ampli guitare, ouf ça reprend... intro ballade bluesy, une voix éraillée, un arrière-plan rock David Lynch ...j'aimerais tellement que tu me vois vraiment... DSC00423.JPGje fonds, elle est blessée, quel con, faut la consoler!
' Bang, bang, bang' , le premier single issu de 'Vagabonde' , une guitare métallique, direction l'Ouest américain, Clint Eastwood ou Geena Davis et Susan Sarandon dans 'Thelma & Louise' , la Rotonde vibre!
'Tu m'as tuée' J L Murat à Nashville, en jupons, super, et que dire du désabusé ' Rien à me foutre en l'air' à l'intro surf ' Johnny Guitar', cette nana c'est l'équivalent féminin de Chris Isaak.
Ce sera la seule chanson d'amour de la soirée, ajoute Calamity Claire, d'un timbre Dani Klein, ayant rajeuni de 20 ans!
Elle amorce le downtempo mélancolique 'Le temps passé' en solitaire, Ludwig von Brosch parsème la mélodie de quelques notes de clavier, Fabien répond en lignes lyriques: c'est simplement beau!
Première salve en anglais 'Together' , un gospel/incantation cheyenne clap your hands, la Rotonde embraye et avec une larme au coin de l'oeil tu penses à Janis.
Cette fille est formidable!
La suivante n'a jamais été enregistrée, 'Unknown' mentionne sa playlist, cet inconnu donne dans le rock tribal et est DSC00393.JPGchanté en français... compte les jours, compte les semaines... un quidam, ébloui, évoque la possibilité de graver cet excellent titre sur une prochaine plaque.
Resplendissante et super sympa elle enchaîne solo sur un Bashung qui a refilé la chair de poule à toute la volaille du Botanique ' La nuit je mens'.
Cette nuit, elle m' a secoué, tu tremblais me dit-elle!
Oser s'attaquer à un monument et nous faire pleurer, bel exploit!
Une tranche philosophique, un chant d'espoir désespéré: ' A child' , un country voix/acoustique + l'électrique, une nouvelle perle.
Impossible de classer Claire Denamur sur l'étagère chanteuses françaises, même si d'aucuns la voient côtoyer La Grande Sophie, Zasie ou cette autre américanisée Marianne Dissart, à la rigueur on pourrait voir à l'associer aux anciennes: Valérie Lagrange ou Marie-France qui rockait garage/punk avec Bijou, ajoutons que Miss Denamur est moins glamour mais sûrement pas moins douée que M F!
DSC00425.JPGTu insistes: elle est pas la seule à sonner americana/ rock chez Sarkozy... pour te faire plaisir, on veut bien mentionner Jean-Louis Aubert, Paul Personne et Cabrel quand il tombe pas dans le franchouillard!
Une valse alt.country Calexico/ Giant Sand, 'Rien de moi', suivie d'un rock prophétique ' Le Ciel', cieux déchirés par un déluge de guitares.
Surprise, Claire au piano, à deux doigts pour quatre notes, une cover coup de poing de ' Hang  me  up to dry' des Cold War Kids.
Vingtièmes remerciements, nous fûmes formidables, voilà la dernière, le dramatique ' 34 septembre'!
Septante minutes brillantes, la Rotonde hurle!

Séance bis entamée solo, une nouvelle claque magistrale ' Video Games' Lana del Rey, d'une intensité magistrale.

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Les boys rappliquent, une ballade lucide ' D'un autre monde', maman, quelle voix!
Le bis trois va nous achever, une version rhythm'n blues imparable du 'Hound Dog'!
Chaud, chaud... la salle transformée en piste de danse!
Le calendrier indique que l'année est vieille de 19 jours et déjà tu as l'impression d'avoir assisté au concert qu'il ne fallait pas manquer, t'es loin d'être le seul à partager cette idée, ça gueule à tout rompre et ... ils reviennent!
On n'a plus rien, mais celle-ci vous la connaissez, on l'interprète tous ensemble: 'Satisfaction', l'hymne imparable des Stones!
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La Rotonde déchaînée!
We just can't get enough... no, oh no, no, no Hey hey hey, that's what I say!

Par Michel - Publié dans : Concerts
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