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21 juin 2024 5 21 /06 /juin /2024 11:37
EP - Restriction - Ixion

 EP - Restriction - Ixion

michel

Label:     Independent

Atmospheric doom metal

La mythologie grecque a inspiré pas mal de groupes dans le milieu metal: Acheron ( du death de Pittsburgh) s'en tient au fleuve des enfers, Styx, de Chicago, aimait l'eau aussi, Hypnos, le dieu du soleil a inspiré Hypnos 69 de Diest, aux States, il y a eu quelques Proteus, tous adeptes d'un métal hurlant,  Medusa,  une des Gorgones est partie jouer du punk à Londres, dans le même ordre d'idée, tu as Chimaira qui crache le feu  à Cleveland, Titan c'est du costaud et du speed metal basque,  on élimine Aphrodite's Child et Dionysos, trop propres, et on se penche sur Ixion,  un duo du Finistère, né en 2004, et ayant comme nom de baptême le prince précipité dans le Tartare, attaché par des serpents, pour   avoir tenté de mystifier Zeus, un grand colérique.

Julien Prat est l'instigateur du projet, son complice se nomme Yannick Dilly.

Après avoir accouché d'une   démo en 2007, ce sont quatre albums qui atterrissent dans les bacs, le dernier ' L'adieu aux étoiles'  date de 2020.

En 2024, Julien imagine d'élaborer un triptyque, le premier panneau du retable, 'Extinction', paraît en avril, la peinture du  second tableau ' 'Restriction' n'est pas encore sèche.

Tracklist:

1.The Laws of Life
2.Breaking the Code
3.A Chimeric Dream Part 2
4.The Advent
5.Turning Point

 All music, concept and lyrics by Julien Prat qui s'occupe des guitares, synthés, keys, du programming et des growls .

Yannick Dilly, lui,  se charge des clean vocals.

Artwork by Vincent Fouquet ( Above Chaos) ,  un monsieur ayant signé des pochettes et visuels pour des groupes comme Tsjuder, Inquisition, Benighted, Nordjevel, Loudblast, Nightfall, Naglfar, Melechesh ou encore des affiches pour le Hellfest ou Headbanger Box.

Il se dit inspiré par Dali, Doré ou Rembrandt. 

Le design, futuriste, montre un cyborg, dépouillé de tout caractère humain, évoluant dans une galaxie abstraite.  

'The laws of life' ,  renvoie vers Isaac Asimov et ses lois de la robotique,  car oui, même  les androïdes  doivent respecter quelques codes.

Rappel, ci-dessous les lois  édictées par le maître de la science-fiction:   (1) un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ; (2) un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; (3) un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Sur un fond musical plus proche de Kraftwerk, de Jean-Michel Jarre, de la space ambient music, que du death doom  de My Dying Bride ou de Paradise Lost, Ixion nous balade dans un cosmos relativement  serein. La voix de Yannick n'inspire aucun sentiment de frayeur et  peut même  évoquer certaines compositions de Air. Cette plage, aérienne,  s'éloigne donc des efforts de groupes obscurs tels que Astral Lueur( Ukraine)  ou Fear of Eternity ( Sicile)   dont le propos est plus inquiétant, voire carrément gore.

'Breaking the code' présente les mêmes caractéristiques, avec une amorce presque prog rock, le ton change dès que Julien vient poser ses growls sur l'arrière plan planant, qui se transforme en marche cosaque majestueuse, semblant   inspirée par Richard Wagner.

' A Chimeric Dream Part 2', une suite à la première partie, audible sur l'EP 'Extinction', où il était question d'un phantasme sans doute irréalisable : l'immortalité!

Faust n'était pas le premier à en rêver, Prométhée, le voleur de feu, était devenu immortel avec l'aide de Chiron, l'aîné des Centaures. 

Ambiances vaporeuses et  vocaux  désincarnés, Ixion nous entraîne dans son univers mystérieux, une sphère où on a le sentiment d'avoir quitté notre enveloppe corporelle pour évoluer dans un éther où on risque de  croiser le Major Tom, un copain de David Bowie.

L'avènement!

Du RN?

Soyons sérieux, 'The Advent' , ses nappes atmosphériques, son chant, tantôt guttural, tantôt limpide,   nous escorte pendant près de six minutes dans une nébuleuse où tu rases  des centaines d'étoiles, plus ou moins camouflées derrière des nuages interstellaires, faits de poussières et de  gaz.

Tu peux songer à 'Astronomy Domine', mais aussi  au cantique  des anges, lorsque survient un mouvement liturgique.

Le groupe cite Klaus Schulze comme influence, on retrouve effectivement  des pointes de Tangerine Dream dans le travail d'Ixion.

'Turning point', si rien n'est irréversible, nos braves androïdes peuvent toujours faire volte-face.

Dans l'univers de la sci-fi tout est possible, c'est par un chant éthéré, quasi sacré,  collé  sur une  musique cosmique,   qu'aurait beaucoup appréciée Erik Satie, que démarre cette dernière plage.

Après un pont instrumental à la Mike Oldfield, la voix éraillée de Julien prend le relais, il n'est pas question de growls agressifs, la modération est de mise,  pour nous conduire un terme d'un trip sidéral qui te donne  envie de retrouver l'oeuvre de Victor  Vasarely, le peintre qui  a propulsé ses admirateurs  dans l'espace.   

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20 juin 2024 4 20 /06 /juin /2024 12:13
BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... The Smiths, titre: "This Charming Man"  1984

BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... The Smiths, titre: "This Charming Man"  1984

 

Flashback

Considérations périodiques... par NoPo!

BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... THE SMITHS - THE SMITHS LP 1984 - Titre 'This charming man'

Flashback

Bon les Smiths c'est un peu comme les Martin ou les Durand en France, on ne sait plus qui est qui, pas comme les Who quoi...
Ceux dont on va parler s'assemblent à Manchester en 1982, année du début de mon service militaire, adjectif qui ne leur correspond pas vraiment!
L'association démarre à 2 avec le chanteur et parolier Morrissey et le compositeur et guitariste Johnny Marr qui en avait marre de son nom Maher, déjà porté par le batteur des Buzzcocks.
Morrissey, le solitaire, possède 2 particularités : sa voix de baryton reconnaissable entre toutes et ses textes aux références érudites.
Mike Joyce à la batterie et Andy Rourke dans un 2è temps, à la basse, les rejoignent.
Le groupe n'existera que 5 ans avec 4 disques studio entre 1984 et 1987 mais qui marqueront l'Angleterre.

Leur popularité monte progressivement dès 1983 avec les singles 'Hand in glove' et 'This charming man' puis l'album éponyme, 2è dans les charts.

Comme François Hollande, Président, Johnny Marr confie :
"Nous voulions un nom très normal... pas quelque chose qui aurait sonné comme les hommes de l'espace ou ce genre de connerie..." (genre Président en scoot tu veux dire?)

'Meat Is Murder' sort en 1985, Morrissey interdit aux autres membres du groupe de se faire photographier mangeant de la viande.
Les autres ont les crocs mais les singles ne rigolent pas, pourtant l'album finit en tête des charts.

'The Queen Is Dead' (vive la reine!) sort en 1986 avec le king Alain Delon, en large, sur la pochette et c'est le début de la fin, Marr en a vraiment marre!
Néanmoins l'album figure second dans les charts alors que le meilleur single 'Bigmouth Strikes Again' ne dépasse pas la 25è place.
Johnny Marr se barre pour de vrai en 1987 et le disque 'Strangeways, Here We Come' (en référence à une prison de Manchester) parait comme une épitaphe.  

Johnny participe ensuite à The The puis le super groupe Electronic avec Bernard Sumner de New Order et Neil Tennant, membre des Pet Shop Boys qui produira le tube 'Getting away with it'. Il collabore aussi avec Jane Birkin, puis rejoint Modest Mouse.
Morrissey, de son côté, réussit sa riche carrière solo, allant jusqu'à 15 albums dont le dernier en 2024.

Rourke et Joyce jouent ensuite avec Sinead O'Connor, et Andy J. continue avec The Pretenders et Killing Joke et même dans un projet avec Dolores O'Riordan des Cranberries, avant de décéder en 2023.

Retour en 1982, où 'This charming man' joue son rôle séducteur. Les lignes vocales couplées aux soubresauts de la guitare débouchent sur une mélodie prenante.
L'intro de la guitare cristalline et néanmoins tranchante et joviale, interpelle de suite.
Ensuite, le chant, toujours très lyrique, nous surprend au premier abord, avec des cris de reine outrée, avant de s'en délecter.
La basse bondissante, escalade des frappes métronomiques sur un rythme rapide.

The Smiths? 'Enchanté'!

 

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19 juin 2024 3 19 /06 /juin /2024 11:49
Album - Bad Juice – Amour Noir

Album - Bad Juice – Amour Noir

NoPo

BAD JUICE - Amour noir LP 2024

 

David et Thomas Schmidt se connaissent... depuis la naissance et se complètent musicalement avec aisance depuis le lycée sans s'enliser ni lisser leurs influences.
Partis de la Lorraine pour un court voyage à Strasbourg, la fratrie se patine, croisant early 50's rock (à Billy notamment), blues, soul et même folk et passe de The Swamp à Bad Juice (un alcool pourri de contrebande) sur 2 albums :
- en 2016, leur heure sonne avec 'Ding-a-dong', loin du titre vainqueur de l'eurovision 1975 (Teach in) d'autant que ça parle de sexe,
- en 2019 'Stack-O-Lee' (un vieux titre de 1928) prouve qu'ils ont plus de blues américain chevillé en eux, malheureux que d'eurovision en vue.

'Amour noir' vient confirmer l'abandon des tirets pour un intitulé plus direct qui devait dessiner des traces noires, musicalement parlant.  
Tom aimant le rockabilly et David chérissant Johnny Cash, ils décident, en toute logique, de faire un disque de... soul et ... n'y arrivent pas.
Alors à  Berlin, au Candy Bomber Studio, ils collaborent avec Gemma Ray, une artiste forte de neuf albums, décrits comme pop noire, une so(u)l-itude plutôt donc. Bonne solution?
En tous cas, les traces noires encrent finalement les textes "Sur le fait que des êtres te manquent".

Tristan Thil (ancien bassiste de Swamp) réalise la pochette noire et blanc, dans un collage surréaliste, qui combine une tête de zèbre, coiffant 1 corps féminin nu, d'où émerge une 2è paire de jambes.
Tant qu'il y est, il coécrit la bonus track 'Cockroach', aux accents R&R américain à la Presley, enregistré plus tard en Alsace.

Autant ouvrir l'album par le morceau titre. Un truc à la guitare aussi noire que l'amour, un son blues vrombissant qui fait penser aux Black Keys.
On entend une nappe flottante de clavier, survolée par des chœurs qui hululent, le tout comme au fond d'une grotte où l'on découvre avec horreur le corps de l'affaire du Dahlia noir.

'Mad love' poursuit dans des airs country-rock américain, à la guitare perlant la reverb qui domine des arabesques de clavier au son Farfisa.
Les chœurs, omniprésents, inondent le morceau et l'entrainent dans un passage psychédélique juste avant le retour du refrain.

Et voilà un rockabilly vintage à la guitare folle avec 'Single Barrel' au rythme vif et millésimé. Une basse joue la contrebasse et la batterie son tic tac, tic tac comme un compte à rebours.

'City On Fire' sonne terriblement spectorien avec ses handclaps, chœurs féminins et rappel des chambres d'écho.
Oui, ici, le duo expectore ses influences avec force et évidence. On évoquait la solitude, c'est le thème de ce texte inspiré d'un roman de Garth Risk Hallberg (si vous le dites...).

Une ballade nostalgique 'Pretending To Have Someone', à clochettes et orgue discret, complète la panoplie 50's.

Et une dénomination à rallonge 'Scenes From The Very End Of The Universe (And What Happens Next…)' vient déverser sa tristesse beatlesienne ressentie dans un mellotron mêlé aux chœurs.
Le final s'envole avec un effet (-érique) au sifflement comme annonçant le décollage de personnages liés à l'univers Marvel (hommage).

'Délia' mélange tambourins, guitare saturée sur un rythme monocorde, et chants enfantins. Les percussions, plus loin, claquées, rappellent progressivement la méthode Spector, visiblement bien inspectée et maitrisée.

'Since You’ve Been Gone' ne consiste pas en une reprise de Rainbow. Il s'agit d'un morceau au parfum soul Ronettes/Supremes et son spectorien, à nouveau, chanté par la turque Zeynep Kaya (du groupe strasbourgeois Hermetic Delight).
Pas en reste, le twang tortueux de la guitare borde la jolie trame vocale.

La voix principale, soutenue par des chœurs angéliques, trace la mélodie mélancolique de 'Dark train' aux accents cowboy. La guitare raye une rythmique à vapeur perpétuellement au trot et ça marche...

'Cockroach ', en conclusion, ne file pas le cafard laissé aux titres précédents. Celui-là secoue les déprimés.

'Amour noir' tranche carrément avec les sons actuels tout en modernisant ses attractions rétros.
'Bad juice' mixe cette mixture magnétique qui s'accroche aux tympans au fil des écoutes et glisse finalement comme une bonne vieille cuvée que l'on déguste.

 

TRACKLISTING
    Amour Noir
    Mad Love
    Single Barrel
    City On Fire
    Pretending To Have Someone
    Scenes From The Very End Of The Universe (And What Happens Next…)
    Delia
    Since You’ve Been Gone
    Dark Train
    Cockroach (bonus track)

David Schmidt Chant, batterie
Thomas Schmidt Guitares, choeurs
Zeynep Kaya-Beraud aux chœurs,
Nick Wernert à la basse,
Gemma Ray chœurs, guitare et claviers

 

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18 juin 2024 2 18 /06 /juin /2024 16:00
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024

 Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024

michel

Un message datant de fin mai:

" Bonjour la France!!!

We’re coming to you directly from Chicago in June!! "
signé Poison Boys!
 
Coup de bol la tournée s'achève le 16 juin à Binic, forcément c'est Arnaud du Chaland Qui Passe qui doit accueillir those who are pumping  new life into the glam/punk/ rock scene, une scène  qui en avait bien besoin, depuis  que les Stooges, New York Dolls ou les Heartbreakers ont disparu pour des raisons diverses: hospice, cimetière, chaises roulantes ou accès d'Alzheimer.
A 17h pile, trois beaux gosses ( dixit Marine)  dans la force de l'âge  et arborant une crinière à faire peur à tous les figaros du monde ( tu penses à Slash, Alice Cooper, tous les membres de Cinderella, de Mötley Crue, de Stryper  ou à Marc Bolan, e a), se pointent et d'emblée une déflagration, dépassant allègrement le niveau sonore perçu lors du décollage de la fusée Ariane, vient chatouiller nos feuilles de chou.
Le signal est clair, ceux qui étaient venus pour entendre de l'ambient, style 'Music for Airports' de Brian Eno peuvent reprendre le chemin d'Orly. 
 Matt Dudzik: Vocals & Guitar, Johnny K: Bass & Backing Vocals et  Matt Chaney: Drums, qui constituent la version 2024 des Poison Boys ne sont pas venus pour nous conter fleurette.
 
Le combo existe depuis 2014, les membres fondateurs se nommaient Matt Dudzik et Mike Lippman , ce dernier est victime d'une overdose fatale la même année, Matt décide pourtant de poursuivre l'aventure et recrute de nouveaux complices. 
Une cassette démo  existe  de l'époque des débuts , d'autres singles ou EP's lui succèdent, il faut attendre 2019 pour la sortie d'un premier LP ( Out of my head), à l'époque, les deux Matt sont accompagnés par  Adam Sheets à la basse. 
2022, parution du second album 'Don't turn on me'  voyant Steve Elfinger comme second guitariste et Nico Bones ( couché Médor) à la basse.
Une compilation paraît en 2023 et un split record ( Poison Boys + Jonesy) voit le jour en février 2024, une première apparition pour l'actuel bassiste,  l'obligeant Johnny K.
 
T'es coincé, entre une grande bringue ( mot féminin), carburant très sec au pastis, avec glaçons,  et ton pote Gilles. Faut pas souffrir de claustrophobie au Chaland.
  Le trio, qui travaille à l'ancienne, aucune trace de pédales à effets, de synthés ou de bandes pré-enregistrées, attaque son laïus avec la bombe, bien - nommée,  'Headed for disaster'  .
Efficacité à toute épreuve: guitare raw power et dirty riffs,  basse qui cogne et Matt qui bûcheronne à l'arrière, ce n'est que le début,  ça va durer une bonne heure.
'Bustin out' et son intro stonienne  vient exploser à nos pieds et secouer nos entrailles, ... ready to go... qu'il dit sans nous expliquer où il se rend, en enfer, maybe!
La 'Little speedway girl' est encore plus excitée que la 'Sweet Little Sixteen', ils enchaînent sur DYTOM , c'est ce que dit la setlist, tu comprends 'Don't you turn on me'  qui fait passer les Kaiser Chiefs, Vaccines, Kooks, et autres Hard-Fi, pour des petits branleurs, bouffeurs de porridge.
Les grains du chapelet défilent, t'as déjà des ampoules au talon à force de battre le sol: ' Day by day'  ,'Can't get you out of my mind' , 'The searcher' , des trucs qui te renvoient à la belle époque,  celle de Blue Cheer, Cactus, MC 5, et plus récemment, les Ramones.
Elle est comment, ta ville?
Sordide, écoute ' Sleaze City', tu comprendras!
Un petit larsen pour appuyer le propos et on passe à 'Knocked down again', nous voilà acculés dans les cordes, heureusement le gong annonce la fin du round.
Deux secondes de répit, avant la reprise, 'Fast time rocker', attachez vos ceintures, virage sur les chapeaux de roue, avec une image en tête, celle de James Dean!
'Countdown love' est dédié à un  de leurs potes, un mec que nobody in the room knows, puis vient le remuant ' Take a chance with me' , suivi par 'Rubber band' .
On te signale, juste en passant,  qu'une matraque est faite en caoutchouc.
Johnny sourit, te fait un clin d'oeil, ne va pas imaginer qu'il drague, ça fait 20' qu'il est obligé d'élever sa basse vers le plafond pour ne pas blesser les dames qui défilent en direction des lavatories, brave homme!
'About that girl' , une fille que Matt a connue dans le temps, c'était peut-être le morceau le plus calme du set.
Retour au front avec la suivante intitulée ' Pub rock hit' sur la playlist,  ce qui ne dit rien, car ils n'ont pas précisé si c'était du Dr Feelgood, Count Bishops, Dave Edmunds ou du Eddie and the Hot Rods.
Par contre , 'Slow Down' de Larry Williams, repris par les Beatles  a bien été annoncé.
We've got a couple more songs, qu'il dit, en commençant par ' Set you free' qui fond dans le speedé  'Out of my head'  pour s'achever avec 'Motorhead'/ 'Another day'.
 
Une heure de furie, de sueur et de good vibes, mais le Chaland veut plus.
OK, one more for France, lâche Matt, du coup Loïc se tourne vers La Mecque et récite quelques versets d'un livre saint.
'Judy says'  des Vibrators, achève la messe, amen!
 
Qui a dit que le rock était mort?
 
(PS - la setlist n'est pas certifiée à 100%)
 
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 13:58
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024

 Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024

 

michel et Clelia Attanasio

 

Samedi 15 mars  dans le Trégor/Argoat/Goëlo, pour s'emmerder il fallait vraiment le vouloir, des concerts à profusion, des Fest-Noz ou Fest-Deiz un peu partout, des tournois de boules, des kermesses à tout ce que tu peux imaginer  et si t'étais du côté d'Yffiniac, tu pouvais même  te rendre à l'office  dans la paroisse Notre-Dame de la Baie.

Avec ta p'tite lady ( merci Vivien Savage), t'as opté pour le P'tit Bonheur à Guingamp qui programmait  Kingz Mansion.

Il niche où ce manoir royal?

Du côté  de Rennes, mais ne t'attends pas à participer à une chasse à courre dans un parc foisonnant de biches, sangliers, bécasses, perdreaux et autres morues,  Kingz Mansion fait du rock, de l'alternatif, qui lorgne vers  King Gizzard & The Lizard Wizard, Fugazi, Tomahawk, Jay Reatard , les Jacuzzi Boys..... donc, tu peux t' attendre à une grosse dose de garage, à des pincées psychédéliques, avec quelques incursions du côté de l'experimental rock.

Les protagonistes ( moins de 100 ans, si tu additionnes leur âge respectif):  Timeri Courtay ( c'est une demoiselle -   Google, please: Timeri en Polynésie = fleur de miel ): Guitare, Chant - Aodren Rüest : Guitare Lead, Chant - Orso Sansonetti : Basse - et  Malo Morvan : Batterie.

Le groupe est né il y a un peu plus de deux ans, les molaires du haut pointent, la dentition est presque complète.

Discographie?

Un premier single officiel a vu le jour en mai, sinon, sur bandcamp tu peux dénicher un EP comprenant des démos. 

19:45',  c'est parti, volume dans le rouge, madame pas toquée,  tique, il est vrai que vu la configuration des lieux, l'intensité sonore  risque de détériorer quelques pavillons ( pas de chasse), ça tombe bien  ce premier titre, troublant,  à la structure complexe,  a pour nom 'Borderline'.

Deux ans d'existence, à peine, mais une maîtrise admirable!

Une guitare ciselée  introduit 'Out of the blue' , la basse se fait mordante, la plage au démarrage groovy  vire soudain garage/ psychedelic rock, avec quelques piques de surf,  loin d'être désagréables.

A classer sur le rayon The Growlers, les Black Lips, Thee Oh Sees!

Timeri introduit la suivante 'Don't be a hero' à la guitare et au chant , bizarrement ce morceau te renvoie vers les Bataves Shocking Blue.

C'est joli et  aérien, le bridge permet à Aodren de placer quelques riffs virulents, histoire d'irriter davantage Madame Le Goff  dont les index  servent de bouchons anti- tintouin. 

'From time to time' ou une  triste histoire  rennaise narrant les mésaventures d'un SDF, victime d'une agression.

Timeri et Aodren se relayent au chant, les guitares cinglent, Malo frappe comme un saint breton, la basse d'Orso a réveillé un ou deux oursons slovènes, ayant  émigré du côté du Trieux, bref, ça bouscule sévère.

Un blanc trompeur incite à des applaudissements intempestifs, la reprise est anarchique, puis vient un mouvement apaisé, le chant se fait  soyeux,  c'est presque du garage prog.

Le bus ignore l'arrêt, ceux qui attendaient parlent de déposer une plainte, le groupe a  embrayé sur 'Pink' ( c'est ce que dit la setlist), même si ce n'est pas la couleur à laquelle tu songeais.

On arrive au dernier morceau du set 1, il est qualifié d'ambient.

Aodren le joue en solitaire.

A l'autopsie  on corrige la description, on garde ambient en y ajoutant fuzz, Marc De Backer de Mongolito, qui passait dans le coin , remarque: pas mal, une idée à creuser.

Break interminable, largement suffisant pour avaler six Ricard, coeur de Lion!

 

21:10' , reprise avec le single ' Mr Nightmare', aux forts  relents Arctic Monkeys , le final chaotique se fond dans la suivante tout aussi virulente  ' Sunken' .

Pas de quartier ce soir, mon cher Jacques, on secoue le cocotier, le prunier, les puces et  les vioques en passant!

'I'm wasting my time', du garage  punk  carnassier, précède ' Don't be a hero' déjà interprété lors de la première mi-temps.

Idem pour le kilométrique ' From time to time' avec fondu sur 'What you want' et 'Pink',  la voix enfantine de Timeri répondant au timbre fiévreux d'Aodren.

En vue du terme, après un solo de batterie farouche, la demoiselle s'accroupit et  manie les différents boutons du pédalier multi-effets pour créer un degré de saturation grinçant.

'Borderline' explique qu'il faut se méfier des amis toxiques et de Britney Spears, une approche hispanisante précède des jaillissements sismiques, et avec une seconde version du catchy 'Out of the Blue' c'est le fantôme de Jim Morrison, et des Doors, qui pointe le bout du nez.

Tarantino s'est dit impressionné, il compte tourner un film sur les berges de la Vilaine et utiliser le titre comme bande son, tout comme la suivante 'Quinn's mansion' ,    du surf psychédélique vicié  présentant quelques senteurs desert rock pas désagréables.

Quoi, le casting?

Anthony Quinn a été pressenti!

C'est la dernière, qu'il dit: ' Saturday night' ( Sunday morning, from dusk till daw), un titre inspiré par la vie nocturne foisonnante de Douarnenez, une ville qui sent plus  la sardine,  que la morphine.

Cette ' berceuse' à la Buffalo Tom  se termine sur un effet Larsen strident pour faire plaisir à Lupin.

A la demande générale d'un client allumé, le groupe propose une reprise foudroyante de ' New-York City cops' des Strokes.

Les cordes vocales d'  Aodren étant sur le point de rendre l'âme, le concert, fougueux, s'achève ici!

  Kingz Mansion sera aux Fêtes de la Musique à Douarnenez le 21 juin.

 

Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
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16 juin 2024 7 16 /06 /juin /2024 12:31
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024

 Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024

michel

Un jour avant l'ouverture officieuse des fêtes de la musique dans les Côtes-D'Armor, Bonjour Minuit accueille un double plateau:   Lescop et Jeanne Bonjour.

21:00, les Briochiens sont au rendez-vous, une jeune demoiselle,  blonde, au visage pouvant évoquer une Virginie Effira à 20 ans, se présente.. Bonsoir, je suis Jeanne Bonjour, c'est mon  nom véritable,  je sais, Jeanne Bonjour à  Bonjour Minuit, c'est singulier, mais pas plus que Vanessa Paradis au Paradiso.

Je suis seule ce soir , non, ce n'est pas pour vous seriner du Mireille Mathieu, c'est pour vous annoncer que mes acolytes habituels, Léo et Antoine, m'ont dit, débrouille-toi sans nous, il y a du foot à la télé.

Jeanne, de Rennes, va donc pianoter et/ou chanter sur des bandes, des titres extraits de son EP ' 13 ans' et de l'album  'Nouvelle ère', tout en nous exposant des pans de sa vie ou en nous déballant quelques vannes spirituelles, car la Miss,   malicieuse, ne craint rien, ni personne, ce qui donne du piment à son show.

Après une brève intro au piano, elle quitte les touches, empoigne un micro pour se balader près des premiers rangs en chantant 'De passage', à entendre sur le LP ' Nouvelle ère'.

Un titre synth pop  à la fois dansant et mélancolique, sur lequel Jeanne se pose des questions à propos de sa vie amoureuse.

C'est catchy,  frais, tonique,...on sait qu'elle ne raffole pas des comparaisons avec Angèle, Suzane  ou   Marie-Flore, pourtant,  on se promène dans les mêmes rayons. 

Le midtempo ' Silence'  chanté sur un mode détaché est plus profond qu'il n'en a l'air, lors d'un dernier mouvement, amorcé par une détonation assourdie, des beats soutenus changent la donne et t'invitent aux déhanchements, alors que la voix monte, monte et monte encore, pour exprimer son désarroi.

Retour au piano pour ' A mes amours' , encore un titre imprégné  d'un sentiment de   tristesse et  d'abandon,   sans tomber dans les excès qui mènent à la dépression .

Elle sourit, mais son univers  baigne dans un halo mélancolique, ..où est la puissance, quand je suis dans l'errance ....confie-t-elle.

OK, vous avez encaissé trois titres déprimants, avec 'Regrets' vous allez pouvoir danser.

Saint-Brieuc bat des mains pour accompagner la confession de la belle, qui fait preuve d'une spontanéité touchante.

Après une nouveauté toujours aussi troublante, elle enchaîne sur  ' Ce soir'  et ses sonorités arabisantes.

Elle ajoute , avec ce titre t'as toutes les chances de pécho cette nuit, elle joue à l'allumeuse, se déhanche, sourit sensuellement, tout Saint-Brieuc craque!

J'ai repris  Crip en français.

 Euh, en fait il s'agit de ' Creep' de Radiohead, la  cover décalée  tient presque du génie.

Voilà, je vous quitte avec 'Série B', un dance track  fringant.

T'as le bonjour de Jeanne, qui après ce set pétillant s'en va vendre sa marchandise au stand merch.

Lescop.

Matos prêt en moins de deux et pourtant il a fallu patienter jusqu'à 22:15 avant de voir arriver les musiciens...faut que le bar tourne!

 Mathieu Peudupin avait mis Lescop en pause,  il a fallu huit ans avant de le voir proposer un successeur à 'Echo', en février 2024 , la France découvre 'Rêve parti'.

Non, il ne percevait pas d'allocations chômage, Saint-Brieuc avait d'ailleurs eu l'occasion de le voir lors du Festival Art Rock avec le projet Serpent, qu'il qualifiait de groupe post-funk d'influence The Rapture.

Là, il revient à ses premières amours, la new wave saupoudrée de cold wave, qualifiée par la critique  de Frenchy but Chic.

Pour la tournée de promotion il a monté un  nouveau Lescop Band  très performant, seul hic, il faut engager un détective branché pour retrouver le nom de ces mercenaires. A la batterie augmentée d'éléments électroniques, il a conservé le fabuleux Cyprien Jacquet (aka Wendy Killman), à la basse, au synthé et secondes voix, on a vu une grande fille, douée: Camille Frillex, le troisième élément, encore un crack, manie la guitare et des synthés et si en fin  de concert Lescop a mentionné un nom, celui -ci était couvert par la musique et n'a pu être déchiffré par tes pavillons amoindris, sorry ( on avance toutefois le nom de Martin Lefebvre, un animal à sang froid).

Après une intro synthétique, suivie par des beats métronomiques, il entame 'Elle'  de son  phrasé caractéristique, détaché et aussi chaud qu'un glaçon perdu dans un verre de pure malt. 

 Ça faisait une paye que tu n'avais plus croisé la route du dandy de l'Indre ( le Brussels Summer Festival de 2017 et avant ça, au même programme que Daniel Darc, en 2012, aux Nuits Botanique) , ce premier titre t'a impressionné, et t'étais pas le seul à estimer qu'on allait assister à un grand concert.

'Exotica' confirme cette première impression,, une plage magnétique, portée par une basse tropicale. Oui, on sent encore et toujours l'influence d'Etienne Daho dans cette new wave à la française.

Sur l'album, Halo Maud donne la réplique à Lescop, sur ' La femme papillon' ce soir, ce rôle est repris par Camille. 

Fallait se méfier du baiser de la femme araignée, celui de la femme papillon est tout aussi empoisonné.

Un grand titre pour lequel l'élégant chanteur adopte une gestuelle de lépidoptère, empruntée à Annabelle Moore, que tu peux admirer dans la Butterfly Dance.

Un saut dans le passé avec 'David Palmer', un premier titre voyant apparaître la guitare.

Rien que pour la première ligne... Il ressemble à Pierre Clémenti... tu as apprécié ce David Palmer  qui évoque Serge Gainsbourg .

Un synthé grinçant amorce 'Radio' aux sonorités 80's  limpides, il est suivi par un des hits de 2012, ' La nuit américaine' qui voit le public, déjà chaud , s'embraser davantage.

Il n'y a pas que les States dans ses rêves, là,  il nous emmène au Japon, après les bruits de sirènes,   'Tokyo la nuit'  déboule,  l'obscurité, la vie nocturne  et les grandes métropoles,  hantent un  esprit  où tout tourbillonne sur un fond post punk.

Sur l'imparable et saccadé  ' La plupart du temps',  il entame un nouveau dialogue avec la mystérieuse Camille, Saint-Brieuc, envoûtée,  chaloupe aux sonorités de cette  valse  synth wave, suivie par 'Grenadine' à l'introduction majestueuse.

Même les boissons sucrées peuvent prendre une teinte sombre.

Basse et guitare en éclaireurs, Lescop bat des mains, le public l'imite, quelques effets caoutchoucs au synthé, c'est le lancinant  ' Le Vent' ,qui terminait l'album de 2012, qui vient ébouriffer les cheveux.

Deux notes ont suffi,  une voisine a reconnu 'les garçons' le tube du dernier album.

Petit rappel, en 1963, déjà, Richard Anthony avouait " les garçons pleurent", on est loin de l'idéal masculin, viril et insensible.

Après avoir rafistolé un micro récalcitrant, il vient chanter  'Dérangé'  au milieu de la foule, des dizaines de smartphones immortalisent l'instant.

Et 'Le jeu'?

Une dangereuse  chandelle, Isabelle, méfie-toi!

Dancing time pour suivre, ' Tu peux voir' avec le travail étourdissant, de celui qu'on appellera Martin aux claviers, voit la voisine de tout à l'heure transformée en danseuse étoile, sans tutu.

'Marlene' avait mis les bouts pour ne pas entendre le bruit des bottes, le chanteur rend un  hommage percutant  à celle qui fut 'Der Blaue Engel'  .

Une séquence philosophique précède celle que tout le monde attendait, surtout celles qui sont à la veille de passer le bac, Lescop  est facétieux ce soir: 'La Forêt'.

Merci qui?

Marie?

Euh, The Cure, plutôt!

Fin d'un concert étoilé, pas vraiment, il  nous accorde deux titres en rappel: le mélancolique  'Rêve parti'  et ' Un rêve'  une tuerie pondue en 2012.

D'après Lescop,   à  La Cigale le public était survolté , ici,  à Bonjour Minuit tous les plombs ont sauté !

 

Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
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16 juin 2024 7 16 /06 /juin /2024 12:06
BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... Pat Benatar  titre ' Anxiety (Get Nervous)'

BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... Pat Benatar  titre ' Anxiety (Get Nervous)'

Flashback

Considérations périodiques... par NoPo!

BACK TO BEFORE AND ALWAYS.... PAT BENATAR "GET NERVOUS" LP 1982 / Titre 'Anxiety (Get nervous)'

Flashback

L'Américaine Patricia Andrzejewski est Pat Benatar (sans ski) que je découvre en 1979, une nouvelle fois sur France Inter grâce à Lenoir.
Comme quoi, l'obscurité permet de détecter les stars! Et ça, s'en est une particulièrement charismatique.

Le premier album reste une usine à tubes avec ses reprises de John Mellencamp (le cougar pas connu à l'époque), Alan Parsons (avant 'Eye in the sky'), des glam The Sweet et des titres signés Mike Chapman, Nicky Chinn (compositeurs pour Sweet).
Des morceaux hard-FM catchy interprétés par une voix puissante, formée à l'opéra et couvrant 4 octaves (jetez une oreille à 'We live for love'!).
L'album est la septième plus grosse vente de l'année aux États-Unis avec le titre phare "Heartbreaker".

Elle cartonne jusqu'en 1983 (voir plus) et l'album 'Live from Earth' enregistré en partie en France dans des ambiances de feu.
Je me souviens de l'un de ses morceaux les plus musclés 'Hell is for children', une éruption crescendo.
2 inédits complètent le live dont 'Love is a battlefield' son plus gros hit (Il figure dans le jeu vidéo "Grand Theft Auto: Vice City Stories").
On entend aussi les chanson 'Treat me right' dans le film 'An Officer and a  Gentleman',  'Rescue me' dans 'Speed' et 'We belong' dans 'Deadpool II'.
Elle sort 11 albums studio jusqu'en 2003.

Neil Giraldo, guitare solo, clavier, slide guitare, produit et écrit une partie des morceaux, il gardera le meilleur pour lui en épousant la bonne Pat.
Elle, fera un petit coup de blues en 1991 avec l'album 'True love'. Elle donne encore quelques concerts aux USA.

Pat que penses-tu du succès?
"I would love to have one more time to try it all over again, to erase and start over, to start another band.
But you get into this cycle, this trap, even if you know better. It’s so hard to get out of it.
You’re addicted to the things that happen when you’re in the top five. It’s stupid, but you can’t help it once that happens."
J'aimerais pouvoir effacer et recommencer. Mais une fois dans le cercle, c'est un piège même si tu en as conscience. C'est tellement dur de s'en sortir!
T'es complètement addict au top 5. C'est stupide mais tu ne peux t'en empêcher une fois arrivé..."

Mais tu sais grâce à Tom Cruise dans 'Edge of tomorrow' que la boucle est bouclée ahaa!

A mon avis, l'album 'Get nervous' de 1982 reste le plus ambitieux.
On y trouve des titres accrocheurs comme 'Shadow of the night', une ballade 'Little too late' et des morceaux plus agressifs tels 'Fight it out' ou 'Anxiety'.
Cette dernière fait la part belle à la guitare qui démarre par un grattement frénétique enchainant sur un riff mémorable.
Les effets sur la voix de Pat l'embarquent vers un ton un peu hystérique et Benatar-abusque.
Les tintements de claviers éclatent comme des bulles qui nous montent la bave aux lèvres et patatras!

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14 juin 2024 5 14 /06 /juin /2024 15:07
EP How Will I - Nora Fox

  EP How Will I - Nora Fox

michel

 Brontosaurus Records 

folk/pop

 Nora Fox Blackall, du Connecticut,  a plusieurs cordes à son arc, elle joue de divers instruments, compose,  chante, danse ( freestyle ou ballet) , écrit , publie des poèmes, peint, dessine, fait du cinéma, du théâtre, de la télévision  et voyage!

Du tricot?

Oui, et de la confiture!

Elle a eu l'occasion de se produire au Carnegie Hall  où elle a interprété certaines de ses compositions, accompagnée par le Chamber Virtuosi Ensemble.

Elle a chanté du Haendel, a fait partie de la troupe ayant monté un Broadway revival de  The Sound of Music,  joué du Shakespeare,  dansé  aux côtés du maître du butô Takuya Muramatsu, a, pendant un temps,  fait partie du groupe de pop orchestral  Arc Iris...  et pourtant sa discographie est des plus discrètes. 

Sur soundcloud tu peux écouter quelques titres datant d'il y a 10 ans  et d'autres plus récents , une chaîne YouTube à son nom propose  des reprises telles que 'Why do fools fall in love' ou 'In Love' , un extrait d'un musical, signé Seth Bisen Hersh.

Il y a du changement à l'horizon, avec la sortie récente de l'EP 'How Will I ' sur Brontosaurus Records .

Quatre titres:

 1.How Will I 03:47

2As the .Sky Unfolds 03:50

3.I Just Met You Again 02:36

4.Home Again 05:00 

 - Produced by Nora Fox & Devon Yesberger
- Mixed & mastered by Devon Yesberger 

ou  pour Home again:  produced by Louis Cato & Nora Fox
- Additional arr. by Will Platt
- Executive produced by Lauren Henderson
- Mixed & mastered by Daniel Sanint, Flux Studios NYC 

Au chant: Nora Fox.

et  pour How Will I
- Piano, vibraphone, guitar, organ: Devon Yesberger
- Violin & viola: Chase Potter


pour Sky Unfolds
- Ukulele, flute: Nora Fox
- Charango: Will Platt
- Guitar & organ: Devon Yesberger
- Bass: Jayla Chee

pour I Just Met You Again
- Piano & organ: Devon Yesberger

pour Home Again
- Guitar: Louis Cato 

La pochette montre une Nora Fox enfant , très sérieuse et fixant le photographe. 

'How will I' débute par une intro mélodieuse au piano, sur laquelle  se pose la voix aérienne de Nora, les cordes viennent enjoliver harmonieusement la ballade en vue du terme.

La berceuse dégage  une impression de délicatesse, d'intimisme  et de légèreté  qui renvoie vers le chef-d'oeuvre de Carole King,  'Tapestry'.

C'est l'aube, le ciel se dévoile, les étoiles vont se coucher, un ukulele,  joué en retenue, amorce ' As the Sky unfolds' , le charango de Will Platt, la basse de Javla et  la guitare ou l'orgue de Devon se font tout aussi discrets, tandis que Nora salue l'aurore en gazouillant tel un troglodyte mignon.

Quand la flûte intervient pour accompagner le concert des oiseaux, les fleurs, jusqu'ici endormies, se redressent, le soleil les gratifie d'un clin d'oeil complice,...ça va être une belle journée!

On enchaîne sur une autre piano ballad,  'I Just Met You Again' est chanté d'une voix vibrante qui peut évoquer une autre Norah, fille de Ravi Shankar.

Un peu plus de deux minutes trente de fraîcheur, de tendresse et d'émotion: la simplicité,  l'absence d'accessoires excessifs ou pompeux, s'avèrent bénéfiques.

Pour ' Home again', Nora a changé d'optique, le piano est remplacé par une guitare acoustique, maniée subtilement par Louis Cato, un monsieur ayant  un beau bristol à présenter: Bobby McFerrin, Marcus Miller, John Scofield, Mariah Carey, John Legend.. .

Un soupir, un murmure, des cordes à peine effleurées, la nostalgie coule à grands flots, comme dans les plus grands succès des Carpenters, c'est le moment de fermer les yeux et d' écouter avec recueillement.

Inutile de t'inscrire au programme 'la félicité au quotidien ' pour te libérer du stress et des contraintes de la vie ' moderne' , il suffit d'écouter l'EP ' How will I' de Nora Fox!

 

 

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14 juin 2024 5 14 /06 /juin /2024 11:09
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024

Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024

NoPo + Noelle

DEAR CHEVREUIL au Bistrot de la poste à SAINT-BRIEUC le 1er Juin 2024

Pour en revenir à la naissance de nos petits chevreuils, en 2020, les gars, qui se croisent en forêt musicale, se disent "Tiens si on faisait un truc...", et ils écrivent une dizaine de titres.
Ils en bandcamp' aussitôt 5 (effacés aujourd'hui), puis campent sur leurs positions avec un EP 4 titres en Mars 2024 qui prend la place des premières démos(bilisées mais jouées en live).
Du coup, leur répertoire actuel (environ 15 chansons, reprises comprises) date un peu et ils ont bien envie de se remettre à table pour cuisiner du neuf.

Les gars c'est qui?
Jean-Marie Jouan à la guitare,
Vincent Despres à la basse,
Nicolas Leroman à la batterie,
Mickaël Pasquet au chant et clavier,
Mathieu Guyot à la guitare.

Dès qu'on arrive en ville, on ne poste rien mais on va direct au bistrot (téléphoné non?) où les chevreuils s'abreuvent devant leur matos, bien briqué, et prêt à engager les cartouches pour faire feu.
Une bande de proches (voir plus car affinités), pas moches, les encourage et les filme.
Des badauds passent, s'arrêtent, rentrent, s'assoient boire un verre et le verre balise, bon signe si la maréchaussée apprécie...
Ceci dit, le bistrot est une institution briochine, on connait leur programmation musicale, parfois bruyante, toujours alléchante et en plus, ponctuelle.

Un aveu pour ouvrir la chasse 'Me & me', un truc égocentrique qui renvoie le peu de lumière sur le groupe et éclabousse, de leur puissance noire, le carreau (sur lequel tu peux rester, comme leur setlist).

Il me faut moins de 3 secondes (si!) pour reconnaitre le tube 'Black glasses memories'. Ah ben ouais, je dis bien LE tube, pas moins, il suffit juste de le diffuser sur les ondes, un minimum...
Les 5, eux, font déjà le maximum. Vincent communie souvent yeux clos, en mouvement perpétuel, bouche ouverte pour l'oxygène, et la tête à queue de cheval bien secouée.

Où l'on apprend que le chevreuil se classe en 'Ennemi du serpent', morceau pourtant bien venimeux (extrait de la première démo bandcamp).

'Cash' ondule puis s'appuie sur un riff électrisant, bien battu sous les trombes de batterie.
Mickaël, très en voix, montre sa capacité à moduler, passant de hurlements à incantations quasi religieuses, et montées douloureuses, un vaste panel.
Grand, droit, la tête dans des nuages menaçants, il semble parfois possédé, levant un bras ou câlinant son micro plutôt que le ton de son chant.

'Casablanca' ne repeint pas les murs en blanc (ce titre m'avait fait haïr par mes voisins de Radioactiv' lorsque je le beuglais en studio).
Il commence par une basse tournoyante et répétitive qui t'hypnotise pendant que la batterie lâche les coups. Il progresse de façon lancinante avec des éraflures saignantes de guitare.
Puis Micka bosse, Micka-vale en un mot Micka-ptive!

Next song, une référence à l'Angleterre, ah mais... ça me dit quelque-chose... mais c'est bien sûr : The Cure avec une version agressive de 'Fascination street'.
Mon premier 'vrai' concert en 1981 (très longtemps avant cette compo) avec un effet certain (un peu plus que les cheveux en pétard!).
Il m'a fallu creuser un moment pour identifier leur interprétation nerveuse, quasi méconnaissable!

Autant la guitare laisse une place à la lumière (clair-obscur, faut pas exagérer quand même!), autant la basse sublime la morosité.
D'ailleurs, il faut aussi souligner la complémentarité des 2 guitares qui se font face, un plaisir pour les oreilles pendant que la rythmique creuse profondément.
Micka passe parfois au clavier pour épaissir une eau déjà bien boueuse. 'Dragon's eyes' ne quittera pas sa grotte.

'22 seconds' représente le modèle du post-punk, par sa tension et son urgence, en prenant tous les risques sur des guitares rageuses en dérapage. Un must du niveau de 'Black glasses memories'.

Une petite reprise et puis s'échappent... avec la satisfaction d'un magnifique travail accompli en toute simplicité.
Ils ont ça en eux les chevreuils! Vivement la suite!

Du coup, tu veux en savoir plus? http://www.concertmonkey.be/albumreviews/dear-chevreuil-ep-2024

 

SETLIST
01-Me & me
02-Black glasses memories
03-Ennemi du serpent
04-Cash
05-Departure
06-I'll do it later
07-Casablanca
08-Fascination street
09-Dragon's eyes
10-Sheley Mirage
11-22 Seconds

 

 

Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
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11 juin 2024 2 11 /06 /juin /2024 14:40
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024

 Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024

 

michel 

L'association Arpège des Arts propose, en ce mois de juin ensoleillé, une  escapade dans les Balkans.

Du 4 au 9 juin, les Balkans s'exportent à  Saint-Quay-Portrieux, le programme prévoit des expositions, du cinéma, des extraits littéraires, des conférences, de la goulash , de la banitsa,  du tarator, de la ciorba, du raki, du Nicoresti ou du Tcherga et... des concerts. 

Après avoir fait danser les convives du dîner dansant, au Kasino de la station balnéaire, le samedi soir, le plus balkanique ( du calme Joey et vous aussi les fraudeurs)  des groupes rennais, Tarafikants,   déambule en musique, le dimanche à l'heure de l'apéro, rue Clémenceau  avant de se poster au bar de la Marine pour terminer son périple. 

La mixité totale prévaut au niveau line-up: trois éléments féminins, trois messieurs: le boute-en-train Marie-Amélie Gayard mène le bal ( flûtes diverses: kaval, tárogató, traversière..  et chant en roumain) / Florica Sandu  et Marie Lemesle  au violon/ Olivier Lecointre au tuba/ Dimitri Halasz à l'accordéon et Frédéric Dupont au tambour tapan,  que tu frappes avec des baguettes, pas destinées à manger des sushis.

Donc tarafikants, que tu ne confonds pas avec trafiquants, un taraf en Roumanie étant un ensemble de musique traditionnelle, on ne t'apprend rien, tu connais le Taraf de Haïdouks et t'as vu l'admirable film 'Latcho Drom' de Tony Gatlif ou 'Skupljači perja' ( J'ai même rencontré des Tziganes heureux) d' Aleksandar Petrovic, interprète des airs des Carpates  comme on les joue lors de festivités diverses ou dans les tavernes du côté de Pitesti, de Craiova ou de Brasov.

Tu dis?

Oui, Dracula fréquentait ces endroits, et buvait un coup de vin avant de se désaltérer d'une autre manière.

T'étais attablé en terrasse, avec madame, au Bon Dieu sans Confession  quand le taraf a commencé son aubade, très vite un attroupement s'est créé, tandis que les violons virevoltaient allègrement, que Marie-Amélie faisait la nique aux mouettes et goélands avec sa petite flûte, que l'accordéon, pas rance, de Dimitri caracolait joyeusement, que le l'imposant tuba  d'Olivier et le tambour de Frédéric rythmaient la cadence.

Les passants ont vite accompagné les musiciens en tapant des mains et en frappant le pavé des talons, faut dire que des titres tels que 'Ce dor, ce chin, ce jale'  ou 'Joc țigănesc' invitent à la danse.

Les Bretons habitués aux Fest-Noz ne s'en sont pas privés et ont entamé une gavotte rom très réussie.

Un titre chanté ( ? 'La carciuma de la drum') a donné des ailes à Yvette et à  son compagnon, deux habitués des cours de danse tzigane donnés par Mariska.

La fête continue plus loin, clame le chef, suivez-nous, on descend vers le port, toujours en musique.

Un nouvel arrêt face à la Crêperie a rameuté davantage de badauds, ravis d'entendre des chants ou danses  tels que  'Brâul' ou  'Racenica'.

En apothéose le sextet a terminé son aubade au Bar de La Marine devant des clients enthousiastes.

 

 

Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
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