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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 14:36
Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!

Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!

Tracklist:

1 Premier pot 00:08:01

2 Kablouna 00:08:20

3 King Pong 00:06:53

4 Tmesh 00:09:48

5 Danse des oursins 00:03:41

6 Ouf ouf copain 00:06:42

7 Parjania 00:04:27

8 Perturbato 00:04:31

"Ecouter voir", le troisième album de MuZiek de Singe sortira le 28 avril.

Pas besoin de te rendre au jardin zoologique pour l'entendre, le même soir, les primates se produisent à Lille, la release-party officielle aura lieu au C C Jacques Franck ( Saint- Gilles) le 9 juin.

Du jazz, vous n'y pensez pas, c'est une musique de singes, madame!

Martin Chemin (batterie et percussions), Benoit Dumont (contrebasse), Martin Kersten (saxophones), Gilles Kremer (guitares jazz, bouzouki, bugle, tuba et harmonica) et Maxime Tirtiaux (guitares classique et électrique, sarod, FX) font du jazz, mais pas celui qui plaît aux puristes.

Oui, tu entends des vestiges de swing ou de manouche, mais aussi de l'ethnique, du tribal, du balkanique, de la global fusion, de l'ambient, du festif, du folklorique, bref la palette est vaste, elle s'étend des teintes pastel aux carnations vives, pour preuve ' Premier pot' qui ouvre ce nouvel exercice.

Un rythme fringant et en arrière-plan une contrebasse Blue Note, puis vient une digression au bouzouki, ça remue allègrement pendant huit minutes avec un intermède percussif, afin de permettre aux autres babouins d'aller tremper les lèvres dans le Limpopo, de là, sans doute, l'intitulé ' Premier pot', un titre pas pourri!

'Kablouna' , heureusement Google existe, plusieurs possibilités, 'Kablouna' = homme blanc, un récit de Gontran de Poncins ou le souci Kablouna, une plante annuelle avec des fleurs orange à centre noir et de longues tiges rigides, il y a aussi un mec qui loue la villa Kablouna à la côte belge ( Vlaamse kust pour toi, Bart) 1500€ la semaine/haute saison!

Sinon, cette plage, relativement paisible et onirique, se révèle la bande son idéale pour rêver d'horizons lointains, de plages de sable blanc où les indigènes n'ont jamais entendu parler de Le Pen ou de Macron, leur seule préoccupation étant de savoir ce que Madame compte servir à table ce soir après l'apéro!

'King Pong', un jeu de mot?

Jean-Michel Saive? Le copain de Jessica Lange?

Avec comme bruit de fond comme un vent sec étouffé, tandis que Martin nous fait le coup du crissement de la craie sur le tableau noir, le truc qui a refilé la chair de poule à des milliers de pauvres gosses assis face à un instit malade du cerveau, un saxophone se promène tranquille dans les airs, le simoun s'est tu pour faire place à un grouillement aquatique, tu ne sais plus si tu regardais Lawrence d'Arabie ou 20000 lieues sous les mers, tandis que le brave Martin poursuit son trip serein, accompagné par ses copains tout aussi zen.

Une plage reposante!

Avec 'Tmesh' on vogue en plein lyrisme, le saxophone nous rappelant la grande époque bebop, celle de Charlie Parker , Gene Ammons ou Johnny Griffin.

Le second mouvement de cette pièce, longue de près de 10 minutes, sera plus leste, l'harmonica de Gilles lui procurant des effluves bluesy avant un final tout en rondeur.

Si 'La danse des oursins' est moins ringarde que celle des canards, les hérissons de mer semblent pourtant apprécier un rythme soutenu, on les comprend, il faut penser à se dégourdir les piquants!

Les sonorités orientales de 'Out of copain' évoque le célèbre ' Night in Tunesia' de Dizzy Gillespie, c'est assurément le style de composition pouvant servir de soundtrack pour illustrer un film noir.

Louis Malle avait d'ailleurs confié la bande-son d' 'Ascenseur pour l'échafaud' à Miles Davis.

'Parjana' démarre en mode surf/funk puis vire ska, voire klezmer, comme si Tarantino ne pouvait se décider, je prends Dick Dale, The Lively Ones ou le New York Ska Jazz Ensemble?

La virée prend fin par ' Perturbato', une farandole frivole, agrémentée d'une escapade manouche qui te donne envie de revoir un long-métrage featuring Buster Keaton.

 

MuZiek de Singe reste fidèle à ses principes: tu ne nous colles aucune étiquette, s v p , nous, on est comme le Max d' Hervé Cristiani ...on a le sourire facile même pour les imbéciles!

 

 

 

 

 

 

 

Album - MuZiek de Singe - Écouter voir!
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:46
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017.

 

Marcus King, le nouveau phénomène de la scène blues, a bien évidemment rempli la petite salle du Boulevard Anspach,

Désormais tous les aficionados de soul-influenced psychedelic southern rock savent que le jeune protégé ( à peine 21 ans)  de Warren Haynes ( Allman Bros, Gov't Mule) est la nouvelle étoile de la guitare, une pépite douée d'une maturité invraisemblable, en tenant compte de son âge, à ne rater sous aucun prétexte.

Il fallait arriver tôt pour avoir la chance de se caser en première ligne et de patienter plus d'une heure avant le coup d'envoi d'un concert  pour lequel aucun support n'était prévu!

 

20:35', ils sont là, tous les six: Dean Mitchell - sax / Justin Johnson - trompette, trombone, chœur, tambourin / Matt Jennings - orgue, claviers / Marcus King - guitare, voix / Stephen Campbell - basse  et  Jack Ryan - batterie.

Aucune trace de setlist ( à chaque concert, il innove), le marathon, basé sur les deux albums du jeune homme au galurin décoré de plumes ( Soul Insight et The Marcus King Band) et sur quelques reprises pétries à leur sauce, très confiture, peut commencer!

C'est par un bref, hey, how are you doing, que Marcus salue l'assistance avant d'adresser un one, two, three, four à ses copains et de lancer la machine à fond la caisse.

Les sonorités Southern rock graisseuses (auxquelles s'ajoutent un trombone et un sax noirs)  du premier titre  rappellent aussi bien les frères Allman que le Band of Gypsys de Jimi et quand Matt Jennings vient pianoter son Hohner Clavinet D6, t'as les entrailles  retournées.

Morceau à peine achevé, le gamin implore put your hands together, Brussels. Jack, une bête, imprime un rythme soutenu, toute l'équipe le rejoint  pour 'Ain't Nothing Wrong With That', a soulful track rappelant la grande époque de Stax, la guitare se permet une envolée lyrique du plus bel effet, les cuivres nous renvoient du côté de Memphis, la salle savoure.

You know, it's our first time in Belgium, sourit-il, mais on sent qu'il n'a pas de temps à perdre en racontant des balivernes, il a déjà entamé un downtempo dégoulinant, de sa voix plaintive il marmonne  ... don't cry teardrops... la madame à tes côtés, du coup, sèche une larme récalcitrante!

Next one comes from our first album, l'instrumental ' Fraudulous Wave' mixe groove et Santana riffs, Justin nous place un solo de trompette dans la lignée de Blood, Sweat and Tears , l'orgue se fait jazzy, le sextet jamme à gogo, Bruxelles vibre.

Pas de pause, la plage se fond dans un méchant rock pendant lequel les musiciens improvisent de manière impertinente, après un duel guitare/orgue, le saxophone place une digression juteuse, il n'y a pas à dire, Marcus laisse la porte ouverte et les acolytes s'en donnent à coeur joie.

Sans prévenir le morceau vire 'A change is gonna come' de Sam Cooke, cela suinte de partout, la marée monte et redescend, ce flux et reflux incessant comble les estivants venus profiter de la grève.

Un signe aux copains semblant signifier on joue ça, ok, et c'est parti pour un slow blues , 'Opie' (?) dans la lignée de Stevie Ray avant de revenir au rock sudiste vagabondant entre les cactées et genévriers.

La mécanique est bien huilée, tous les maillons de la chaîne exécutent leur boulot à la perfection, pas de pétarades inutiles, tout tourne à merveille!

On n'avait pas encore eu droit au gospel, ça vient, ' Wade in the water' doit dater de 1901 et se retrouve au répertoire de braves gens comme Bob Dylan, le Golden Gate Quartet, les Staple Singers, Tedeschi Trucks Band ( tiens, tiens) ou PJ Harvey.

Matt nous ressert un solo de Hohner plus piquant que ceux d'Yvette, l'accordéoniste.

Il a à peine fini son laïus que la guitare embraye, puis une trompette jazzy sort ses atouts, sans prévenir la clique a abordé une nouvelle salve rappelant le 'Roxane' de Police, Marcus et Justin se partageant les vocaux.

La température dans le club avoisine à présent  86°  ( Fahrenheit, hein), le cowboy ne s'en plaint pas et repart de plus belle, le voyage offre toujours des paysages roots variés: du blues, parfois heavy,  de la soul, du rock sudiste, de la fusion, du funk, du swamp, du Dixie rock, lorsque tu crois que le morceau va s'éteindre à petit feu, un coup de vent inattendu transforme la dernière braise en flammes vives et le feu reprend de plus belle.

Matt Jennings nous la joue Gregg Rollie, la guitare gémit, le chanteur pleure, le flot de larmes s'interrompt pour faire place à un solo de batterie, sans crier gare, le guitariste revient à la charge, puis les cuivres, le public ne sait plus où porter son regard, ça canarde de partout.

Après ce baroud, Marcus annonce un titre qu'il a composé l'automne dernier suivi par ' So cold'  un r'n'b ruisselant qui est prévu pour le prochain album.

Les jams se succèdent, la suivante permet aux Bruxellois d'étaler leurs talents vocaux grâce à un refrain proposé en singalong.

Tu dis, Marcus?

...I can't waste my time... on l'a bien compris, fieu, toujours sans escale, la tribu  a entamé un passage où les cuivres nous rappellent au bon souvenir des JB Horns du Godfather of soul.

Soudain, l'assemblée reconnaît les mesures de 'Papa was a rolling stone' et se joint aux choeurs ...wherever he laid his hat was his home.... euphorie générale.

En jetant un coup d'oeil à sa tocante, la trompette s'est rendu compte de l'heure: 22:30', heure fatidique signifiant le baisser de rideau.

Il fait signe au chef qui décide d'en placer encore une avant d'aller vider sa bouteille de Jack Daniels, pour la dernière fois le timbre si particulier du guitariste te prend à la gorge , et cet ultime  rhythm'n'blues,  traitant  de la solitude qui tue un homme, achève un set de deux heures qui a laissé le Club K O.

Sans curfew le Marcus King Band jouait jusqu'à minuit!

 

Quasi unanimité dans les réactions d'après concert: two hours of musical bliss!

 

 

 

 

 

 

 

 

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:51
Décès récents: Martin Funderud, William Tolley, Cuba Gooding Sr., Patrick Fitzpatrick, Allan Holdsworth!

Martin Funderud, le chanteur du death metal band norvégien Kraanium s'est donné la mort le 20 avril.

Le groupe, dans lequel joue également son jumeau Mats Funderund, a annoncé la triste nouvelle sur facebook.

 

William Tolley, le batteur de Internal Bleeding, un autre death metal combo, venant de Long Island, est décédé en tombant d'un toit alors qu'en tant que pompier il avait été appelé pour maîtriser un incendie.

Bill avait 42 ans, le dernier album du groupe, 'Imperium' datait de 2014, un single 'Final Justice' était sorti cette année.

 

L'acteur et chanteur Cuba Gooding Sr. a été retrouvé sans vie dans son véhicule à L A  ce 20 avril .

Le gars de Harlem était le chanteur du r'n'b/soul group The Main Ingredient qui a placé deux titres dans le top ten US dans les années 70: 'Everybody Plays the Fool' repris plus tard, également avec succès,  par Aaron Neville et 'Just don't want to be lonely'.

Il était  le père du fameux Cuba Gooding, Jr.!

 

 Patrick Fitzpatrick a tenu les claviers au sein du groupe irlandais Aslan durant de longues années.

Son décès a été annoncé sur la page facebook du groupe:

 

We are saddened to let you all know that our good friend and keyboard player Patrick Fitzpatrick (Fitzy) passed away peacefully this morning.

Pat played keyboards with us for over 20 years and was there with us on all the gigs and recordings that we did.

He was not ours alone , he played with Something Happens, The Blades , Van Morrison and lots of other great bands but we liked to think of him as ours.

As recently as 11 days ago he was rocking the roof off The Cork Opera House with us and stayed up for drinks with us and his wife Rebecca. We have great memories of all the great gigs we did together, Vicar st, Made in Dublin Revisited last Chrismas . The Olympia on paddy eve , The INEC Killarney and lots more.

We will miss you Pat , R I P from all in the Aslan camp, Christy, Alan , Joe, Billy, Rod, Svenn , Mark, Smokie, Edgee, Archie and Frank!

 

 

Le guitariste de Bradford Allan Holdsworth a succombé des suites d'une attaque cardiaque  la semaine dernière, il avait 70 ans.

Il était considéré comme un des plus grands guitaristes de jazz fusion, il a collaboré avec plusieurs grands noms du style: Nucleus, Tempest, Soft Machine, Tony Williams, J L Ponty, Jack Bruce, U K, Gong, Krokus ....

Sa disco personnelle compte douze albums, le dernier 'Flat Tire: Music for a Non-Existent Movie' date de 2001.

Décès récents: Martin Funderud, William Tolley, Cuba Gooding Sr., Patrick Fitzpatrick, Allan Holdsworth!
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 15:04
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017

The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017

 

19:15', vise un peu ula file interminable, partant du 110 Boulevard Anspach, tournant dans la rue des Pierres pour s'arrêter à la Grand Place.

T'avais oublié que Loïc Nottet allait présenter un premier show, sold-out en douze minutes, dans la grande salle du temple bruxellois.

Heureusement, un membre du service d'ordre, bienveillant, t'ouvre la porte de service pour gagner le Club où The Monotrol Kid vient fêter la sortie vinyle de son dernier délit: Rain In The Face!

 

Comme il y a cinq ans à Toogenblik, Erik Van den Broeck a invité Lara Leliane pour assurer son avant-programme.

Lara Driessens, is het nu Lara Leliane of Lara tout court, comme semble l'indiquer une nouvelle page facebook, a, elle aussi, sérieusement bossé cet hiver, un nouvel album est prévu pour le mois de mai, il doit succéder à ' Free' datant de 2015.

A l'époque, tu avais assisté au lancement du projet à l'Art Base, Lara était entourée de Boris Schmidt, Nicolas Dechêne et Sep François.

Ce soir, seul l'excellent guitariste Nicolas Dechêne lui prêtera main forte!

Vêtue d'un élégant ensemble pantalon, d'un blanc virginal, d'un chemisier et de baskets tout aussi chastes, Lara entame 'The call' , un extrait du futur disque .

En mode indie folk introspectif, elle se pose quelques questions existentielles, une vie peut-elle se résumer en une lettre de huit pages?

Quelques bribes de Suzanne Vega, de Feist ou d'Aimée Mann viennent effleurer ton cerveau tandis que la jeune dame du Condroz attaque 'Prayer for land', basé sur un poème de Thich Nhat Hanh, un aète vietnamien, en fermant les yeux tu l'entends ce howling wind, mais, tu n'as pas rêvé, le doux sifflement de Nicolas t'a bien transporté vers des terres inconnues.

' I'm your child' au ton grave et poignant te frappe en plein coeur et lorsqu'elle profère d'une voix dramatique ... I surrender to you ... tu as l'impression d'assister à une scène déchirante d'une tragédie de Racine.

Place au solennel ' We are creators', au phrasé proche de Kate Bush ou de Regina Spektor et dont tu as retenu la formule qui ne plaira pas à tous les patrons ...I declare you more free than the birds in the sky... et enfin, en solitaire, en s'accompagnant à l'acoustique, un dernier texte explicite, ' Aleppo'!

Pas de mélodies naïves au programme ce soir, les chansons de Lara baignaient dans une sphère dramatique.

Allez l'écouter le 28 avril à Oupeye!

 

The Monotrol Kid

Rain in the Face war ein berühmter amerikanischer Indianerhäuptling, on te l'annonce dans l'idiome cher à Friedrich von Schiller, car Erik Van den Broeck est un habitué des scènes allemandes.

Après l'EP 'Today was a good day', l'album 'What About The Finches', l’ EP ‘The Merchant’, l'album ' My talk, my song', The Monotrol Kid vient présenter 'Rain in the face' à la pochette rehaussée par un portrait du warchief de la tribu Lakota.

A 21:00 pile, Erik van den Broeck und seine Band, Dries Vanhove , un formidable guitariste/ Bart Strubbe à la basse et Philip Mathuis aux drums se pointent et, après avoir salué un public relativement conséquent, entament ' Mountain me' un roots track proche de ce que faisait Lee Clayton.

Tu dis JP?

Si je suis certain que ce Kid amoureux des monotrol pedals vient bien de Kapelle-op-den-Bos, d'après toi, il nous vient d'un bled perdu du côté des Wichita Mountains, écoute, on ira lui poser la question après le gig car ils viennent d'amorcer 'Call my name', décoré d'effets ebow par le playboy de Napoli.

Les petits soli de Meneer Vanhove, la rythmique solide et le chant aux accents yankee du gars qui ne deviendra jamais adulte, ont le don de te transporter dans un coin poussiéreux où ne poussent ni tulipes, ni muguets. En t'approchant de l'immense organ pipe cactus, fais gaffe de ne pas éveiller un rattlesnake sournois.

Comme il vient de sortir un harmonica de sa poche, tu sens que 'The Rain' va te rappeler Bob Dylan.

' Fine looking lady' est dédié à toutes les madames présentes dans la salle, ce titre mélodieux, orné d'un petit solo lumineux de Dries, évoque les Jayhawks ou les Byrds de Roger McGuinn.

Après quatre extraits du dernier né, Erik revient au CD précédent en envoyant la plage qui ouvre cet effort discographique, 'Misty Morning Song' .

Un soleil blême filtre au travers d'un ciel embruiné, tu retournes dans la cuisine te servir un café brûlant, tu la liras plus tard, la lettre beside the bed.

Bruxelles, we have a guest, et pas n'importe qui, Neeka apparaît et prend place aux côtés du troubadour à la chevelure indomptable.

C'est la première fois que j'ai à mes côtés une dame sans robe.

D'accord, mais elle porte un jeans!

Dries à la lapsteel, c'est parti pour une ballade country, ' The coming down', suivie par ' Clouds' , un titre cotonneux.

' Greenville' date du premier Cd, comme j'ai reconnu pas mal de têtes dans l'assistance, je ne vous raconterai pas l'histoire qui accompagne ce morceau, je ne tiens pas à leur casser les burnes une nouvelle fois.

Beau comme les meilleurs morceaux d'America, ceux qui n'ont pas baptisé leur canasson.

Ready to dance, people?

Un twist, un rock.. désolé, j'ai oublié mes red shoes!

Si ' Tuscan moon' invite à la danse, ne crois pas que tu pourras inviter madame à tournoyer sur une tarentelle, ce country rock nous rappelle Douglas Firs.

Exit Neeka!

Vous avez vu ce porte-harmonicas, il me me permet de souffler dans deux mouth harps simultanément, Dries, tu brodes, pendant que je règle ce truc.

O K, 't is in orde, voici 'From the start' , a slow one que Willie Nelson aurait pu chanter.

Be ready for some drum'n' bass, folks, 'Overnight' et ses effets de guitares postpunk secoue sérieusement.

Là en bas, Loïc Nottet a estimé que ce titre était trop bruyant!

' Stone Skyway' est suivi par 'The writing' pour lequel j'utilise ma quatrième guitare, il faut bien que j'explique à ma femme que j'ai vraiment besoin de tous ces instruments.

Oui, ça prend de la place dans le flat, mais une guitare ne pisse pas sur le sofa!

Après une escale à Broebelgem, l'émotion sans doute, Bruxelles a droit aux deux dernières salves du set 'normal':' Hands touching sound' et pour finir en douceur, le mélodieux ' Your voice'.

 

Bis

'Tous en selle pour ' The horse ride' , suivi par le tout premier morceau composé par le outlaw flamand, 'Almost', basé sur une lettre reçue il y a 25 ans.

 

Un concert ayant enchanté tous les amateurs d'Americana.

Il est grand temps que dans ce petit pays, les promoteurs importants prennent conscience de la valeur du Monotrol Kid et le fassent jouer lors de nos grands festivals!

Sitting Bull, Crowfoot, Black Kettle et Little Hiawatha, eux, sont fans!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:45
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017

Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017

 

The little ginger cookie from Berkshire a fait salle pleine à l'AB Club.

A 19:15, les premiers rangs sont déjà monopolisés par une cohorte de jeunes filles en fleur, l'une d'entre elles se pavane d'ailleurs dans un T-shirt à l'effigie d' Ed Sheeran.

Hormis quelques parents accompagnant leur progéniture, tu seras le doyen dans l'assistance!

 

20:00 Eli Goffa

Tu as croisé la route d' Elie De Prijcker en 2013, il se produisait à l'époque avec son blues rock trio Band of Eli, le garçon avait, auparavant, déjà participé à The Voice, depuis il a changé de cap et se produit désormais sous l'étiquette Eli Goffa, parfois accompagné d'un band, ce soir il agit en loup solitaire.

En 2015 il est nominé à De Nieuwe Lichting de Studio Brussel, en 2016, sous un ciel étoilé,  'Written in the stars', un premier single voit le jour.

Le jeune homme se tape quelques supports de choix, Hooverphonic,  Bent Van Looy ou Tom Helsen, à l'AB,  il ouvre pour la rouquine nominée au BBC sound of 2016.

Armé d'une acoustique, un tambourin calé sous un pied,  Eli entame un indie folk pop, truffé d'éléments americana, la voix est modulable, le jeu de guitare ciselé séduit, les lycéennes, à tes côtés, lui sourient!

Il enchaîne sur un gospel bien foutu dont on a retenu la phrase ... let me play the blues just to deal with the rain... comme il pleut souvent dans le pays de Waas on suppose qu'il joue le  blues fréquemment!

Après quelques louanges à l'adresse de Sophie Frances Cooke, histoire de se faire bien voir par les gamines, il propose un titre dédié à sa conjugale, qui chaque soir l'attend devant la TV, ' On my way home', a country flavoured ballad.

Une pertinente intro à la Allan Taylor amorce ' When all hell breaks loose' qui suscite des images d'America ou du Zep acoustique.

Nice song, dude!

Il passe à l'électricité, remercie Dave, qui lui a confectionné la light box avec son nom qu'il espère voir accrochée au mur du Fillmore, un jour, et attaque 'Emma's room' au background jazzy.

Oups, j'ai merdé, ça ira mieux si vous pouviez claquer des doigts, ce que fit l'AB!

Comme Louis Armstrong n'était pas disponible, il se tape un solo de trompette buccale pour  achever le morceau, fort apprécié par les collégiennes.

Je savais que j'aurais affaire à un public attentif, je termine par un message d'amour universel: 'How about a little love', démarrant en country rock pour virer groove.

Tiens le truc peut rappeler ' Love the one you're with' de Stephen Stills.

Eli prend congé sous des applaudissements nourris.

 

L'an dernier Frances (  Sophie Frances Cooke) cassait la baraque avec le single 'Say it again' , co-écrit avec Greg Kurstin, déjà responsable de hits pour Adele, Sia, Pink, Ellie Goulding ou Beck..., ce soir la rouquine, découverte par le label Kitsuné,  vient présenter son premier album, 'Things I have never said', sorti en mars.

Avant de la voir arriver, tu pressentais un spectacle en solitaire, un Steinway occupant une position centrale sur la scène du club, pas de traces d'autres instruments.

Effectivement, pas de musiciens, après le Hi introductif, la demoiselle va sagement prendre place derrière les touches pour attaquer 'Grow' , une ballade romantique chantée d'une smooth soulful voice, capable d'attendrir l'être le plus fruste.

N'ayant pas vraiment l'allure, ni le côté glamour de certaines pop stars, Frances fait rêver les jeunes filles simples qui se reconnaissent dans cette jeune personne semblant vulnérable.

Wouah, there's a lot of people here, s'exclame l'enfant  qui annonce ' Cloud 9', un piano pop au fond jazzy.

J'ai besoin de votre aide pendant ' Let it out' , pouvez-vous faire le chorus?

Yeah, répondent simultanément Leentje et Alicia, elles ne seront pas les seules à susurrer oooh oooh oooh!

Toujours en mode mainstream  ' Drifting' et  'Under your feet' défilent.

Elle se souvient de son précédent passage dans la salle bruxelloise ( avant Bastille), regrette que ce soir elle ne soit pas accompagnée par un band puis nous narre sa rencontre avec le sosie de Nile Rodgers à la cantine ( sic) de l'AB, sans doute le bassiste de Ben L'Oncle Soul, bass players are so cool,    et amorce ' Borrowed time'  qui, en version dénudée, n'a plus rien à voir avec le synth pop entendu sur l'album.

Bruxelles, vous n'allez pas me croire mais je n'ai pas encore goûté à une de vos gaufres...

Et Manneken Pis, tu l'as vu, et le chocolat, et les moules et Yvan le Terrible et son célèbre  piétonnier ...?

Je bavarde, je bavarde, mais il faut poursuivre, voici ' No matter', même remarque que pour le titre précédent, à voir et à entendre avec band pour se trémousser!

Demain je me tape Cologne, réaction incongrue et niaise d'un pilier de comptoir, fou rire  puis le tube marshmallow ' Say it again' .

Bla bla, bla..., à Amsterdam il y avait cette gamine qui pleurait, je l'ai revue à un autre concert, why were you crying?

Mon fiancé m'avait quittée mais j'en ai retrouvé un autre..

Tout va bien, la vie est un conte de fées!

' Sublime', ' The last word' , l'histoire de l'Ecossais gâteux  qui lui a confectionné un gâteau, ' When it comes to  us' et le majestueux  'Don't worry about me' , entamé a capella, nous conduisent à la fin d'un show  de 50' fort apprécié par la jeunesse locale!

 

Pas de bis!

 

 

Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 09:41
Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017

SAGA - Spirit Of '66, Verviers (BEL) - 2017.04.21

Line Up :
Michael SADLER : Vocals, keyboards, Bass
Ian CRICHTON : Guitar
Jim CRICHTON : Vocals, Keyboards
Jim "Daryl" GILMOUR : Vocals , Keyboards
Mike THORNE : Drums , Vocals

Setlist:
01.Take A Chance
02.Will It Be You (Chapter 4)
03.On The Loose.
04.Give 'em The Money.
05.Generation 13 (Theme #1)
07.The Learning Tree.
08.Help Me Out.
09.Time's Up.
10.Keep It Reel.
11.What's It Gonna Be?
12.Book of Lies.
13.Careful' Where You Step.
14.Drum Solo.
15.Someone Should.
16.Humble Stance.
17.Scratching The Surface.
18.You're Not Alone.
19.Don't Be Late (Chapter 2)
20.The Flyer.
21.Wind Him Up.
22.Mouse In A Maze.

Fondé en 1977 à Oakville, Ontario, Canada par Jim Crichton et, le Gallois de naissance, Michael Sadler, le groupe s'adjoint les services du guitariste Ian Crichton (qui a également joué avec Asia) et complète sa formation la plus populaire en 1979 avec Jim Gilmour, le natif d'Ecosse, venu remplacer Greg Chad, parti vers d'autres cieux. Le dernier arrivé dans le line-up actuel est le batteur Mike Thorne qui rejoint le groupe pour l'album "Spin It Again" en 2012.

Saga c'est quelque 38 albums studio, live et best of confondus en 40 ans de carrière, pas mal non? Personnellement, c'est la période comprise entre 1978 et 1981 qui reste ma préférée avec les albums "Saga", "Images at Twilight", "Silent Knight" et le live "In Transit". C'est à mon sens la plus riche du groupe et la meilleure au niveau des compos. Je ne dois pas être le seul à penser de la sorte si je m'en réfère à l'applaudimètre qui monte dans le rouge quand un titre des trois premiers albums studio est joué.
Hier soir, Saga était de retour en nos murs pour un ultime concert, en effet, si la tournée actuelle marque le 40 è anniversaire du groupe, Saga a annoncé par communiqué de
presse le 19 janvier dernier que le groupe mettrait fin à ses activités en fin d'année. Malheureusement, voilà encore un grand groupe qui s'en va alors que d'autres qui persistent (non je ne cite plus de noms) devraient raccrocher.
Au niveau vocal, c'est toujours parfait, Michael Sadler reste au top. Avec ses trois claviers, Saga a probablement rebuté pas mal de rockers réfractaires à ce type d'instruments et pourtant, les Canadiens n'en ont jamais fait une overdose. Oui, ils sont présents, c'est indéniable, mais c'est hyper bien géré et jamais complaisant. Pour durcir un peu le tout, on a toujours pu compter sur le jeu tranchant du guitariste Ian Crichton dont la ressemblance avec l'acteur Peter Dinklage (Tyrion Lannister dans "Game of Thrones") est plus que frappante. Ian est le genre de guitariste que tu n'oublies pas de si tôt, spécialiste des harmoniques artificielles, il allie à la fois mélodie et virtuosité sans excès. Ian à également un point commun avec Gary Rossington de Lynyrd Skynyrd. Vous avez trouvé? Tous deux arrivent à jouer un concert entier sans prononcer un seul mot mais surtout sans esquisser le moindre sourire. D'un autre côté, comme on dit chez nous "Ce n'est pas pour voir la marque des vêtements des acteurs que tu vas voir un film porno!" Et tu as raison.
Hier, ça sentait un peu les premières effluves du printemps sous les aisselles, et ne croyez surtout pas que les odeurs étaient exclusivement masculines... Il y avait du peuple au Spirit Of '66. Des Allemands, un des pays les plus loyaux en matière de Rock et aussi des Français, très faciles à repérer même sans accent, ce sont ceux qui parlent plus fort que les autres, même pendant le concert. Mixez le tout, laissez reposer et "Pan", envoyez le concert.
Grosse clameur pour accueillir le band dont les membres dotés d'un micro nous ferons l'honneur de s'adresser à nous en français, ce qui fait toujours plaisir vous en conviendrez. Michael Sadler aura le sourire pendant tout le show car il lui suffit de tendre le micro vers la foule pour entendre des dizaines des gorges chanter ses textes. C'est bizarre tout de même la vie, je me souviens en 1983, alors j'accomplissais mon devoir de milicien en Allemagne, Cologne pour être précis, j'avais vu Saga avec Supertramp et Nena au Mungersdorf Stadion, le stade de foot du FC Cologne emmené par Pierre Littbarski, si tu te souviens. Un stade d'une capacité de 50.000 personnes! Hier, ils jouaient devant un peu plus de 300 personnes...
On s'en tape, après tout, car Saga nous a offert un grand concert avec tous ses "tubes". Pendant 2h05, nous avons pu voir et nous souvenir une dernière fois de ce groupe canadien dont les mélodies restent ancrées à tout jamais, quelque part dans un coin de notre mémoire et ressurgissent un jour.

Thank you guys and...

Don't be Late!

Mitch "ZoSo" Duterck

Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017
Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017
Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:13
Album: "Avant/Après" par Thea and the Mugs

Thea and the Mugs - Avant/après

 

Artist: Thea and the Mugs

Record Label: Théa Music

Album "Avant/Après"

style: chanson française pop folk

Date : 28 mars 2017

Reviewed by: Charles Eloy

Album: "Avant/Après" par Thea and the Mugs

 

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La première chanson "Entre bleu et gris" nous plonge de suite dans l'un des thèmes récurrents de l'album. La voix limpide de la chanteuse nous raconte la rupture dans le refrain en reprenant la phrase " une page se tourne aujourd'hui“.

La seconde chanson pop/rock "Contrepoint" est plus rythmée, mais reposante comme le morceau "Sultans of Swing" des Dire Straits, avec l'omniprésence des guitares (soli, arpèges, riffs, balayage des accords overdrive) appuyé par un jeu de batterie puissante.

Théa nous décrit plusieurs types du genre masculin avec des mots joueurs dans "le prince charmant", tandis que "Les garçons dans les festivals" est un constat contemporain des comportements des hommes aux événements festifs.

Nous retournons vers les sentiments à fleur de peau de la ballade "ça fait mal quand même", dont l'inspiration nous semble sortie des épreuves d'une histoire personnelle, mais qui est également le vécu de nombreuses personnes. L'arrangement musical est plus dépouillé donnant toute la valeur aux mots simples, mais percutants.

L'attention de l'auditeur est retenue par les arrangements musicaux devenant plus complexes avec des apports d'instruments traditionnels ou exotiques comme la vielle à roue, l'ukulélé donnant des couleurs musicales surprenantes.

Théa ne renie pas sa belgitude avec la chanson "Plagen is liefde vragen" en se référant aux lieux Oostende, Leuven, Hoeilaert et Laeken. Arno va aimer.

Les sonorités médiévales de la vielle annoncent la chanson "la cour des grands", tandis que la chanson "Avant/Après", également titre de l' album est plus intimiste. Les couplets sont courts, les textes sont en profondeur, les refrains mélodiques répétitifs accentuent les expériences de tranches de vie exprimées par l'interprète qui semble essayer d'en tirer une conclusion pour le futur.

Sans prétention de revendication d'expression intellectuelle, le vocabulaire de la chanson entraînante "Les canards", qui vient conclure l'album d'une belle manière, est plus riche que "la danse des canards", la chanson la plus vendue en France dans les années 80, qui a bercé notre jeunesse. Le seul point commun entre les deux, la chorégraphie rétro décalée du clip sur Youtube nous donne envie de danser et d'aller voir le spectacle musical de Théa and the Mugs.

Le premier album "avant/après" de Théa and the Mugs est résolument écrit au féminin. Les textes retracent le parcours d'une fille qui se cherche, s'égare et se retrouve dans le labyrinthe de la vie. Théa confirme ses talents d'auteure- compositrice-interprète pleine de générosité.

 

 

Titres de l'album "Avant/Après"

1. Entre bleu et gris

2. Contrepoint

3. Le prince charmant

4. Les garçons dans les festivals

5. Ca fait quand même mal

6. Mai 2013

7. Le soleil

8. Plagen is liefde

9. Un peu de vent

10. La cour des grands

11. Avant/Après

12. Les canards (bonus)

 

Thea and the Mugs

jp Daniels - concert monkey

jp Daniels - concert monkey

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 14:14
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017

 Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017.

 

A la lecture des noms Magazine, The Birthday Party, Nick Cave and the Bad Seeds, Visage, on pouvait s'attendre à la présence de têtes grisonnantes et de dames d'un âge, qualifié de mûr, dans l'hémicycle de la Rue Royale.

Nos prévisions étaient supérieures à celles des responsables météo sur les chaînes nationales, ce qu'on n'avait pas pressenti, par contre, c'était le chaos expérimenté dans les tunnels bruxellois, il ne pleuvait pas, on était jeudi, aucun sommet n'était annoncé, pas de manifestations au programme et pourtant c'était le bordel!

 

Résultat des courses peu de monde dans la salle lorsque Esinam entre en piste!

Esinam Dogbatse est devenue une des  protégées des programmateurs de la région Wallonie- Bruxelles.

Elle s'est fait les dents en accompagnant, à la flûte traversière, un nombre incroyable de musiciens  issus de tous les univers: jazz, musiques métissées, funk, soul, blues du désert... tu l'as croisée chez Cassandre, aux côtés de Teme Tan, au sein des Elements ou  lors de Focus Amazigh pour fêter le Nouvel An berbère, à chaque fois sa virtuosité a impressionné le public.

Ce soir, elle est seule en piste pour présenter des extraits de son premier EP, 'Kalimba Soul', qui devrait se trouver dans les bacs incessamment.

Rectifions, seule en piste mais entourée d'une loop station, d'une drum machine, de synthés, de sa flûte, d'un  kalimba, d'un tambourin, sans oublier  sa voix!

Après une  longue intro jazzy/africaine à la flûte ( c'est Herbie Mann qui te vient à l'esprit),  que  la séduisante  Belgo-Ghanéenne met  en boucles, elle saisit un tambourin, le tapote, insère les sonorités produites dans le programming puis passe derrière le synthé pour peaufiner ' Dawn' , une plage ethnique aux coloris chamarrés, il ne manquait que les senteurs exotiques pour que le dépaysement ne soit total.

'Kalimba soul', démarré au synthé, est lesté de vocalises lancinantes, le morceau mélange savamment éléments ethniques/techno/fusion et trip hop.

Un must pour les deejays branchés!

La femme-orchestre  poursuit l'exploration en terres vierges avec ' Ari Mo' ( titre à vérifier), une plage construite sur de gros boxing beats, sur lesquels elle greffe un impromptu à la flûte, avant de manier le délicat kalimba. Pour accroître l'impression de voyage aux frontières de l'inconnu, le public a droit à un sample de gazouillis de moqueurs polyglottes, une espèce appréciée par Olivier Messiaen.

Très séduisant, ce soundscape partant en arabesques!

Il est suivi par une mélopée noire baignée dans une sauce électro  et c'est avec 'Birds are flying under a heavy sky' que s'achève ce voyage sensoriel.

T'as scruté la voûte de la Rotonde pour chercher, en vain, le vol des oies bernaches que suggérait cette construction complexe!

A la fin du mois, Esinam participe au Live in Accra Jazz Festive ( Ghana).

 

' I've been called the outsider's outsider' a, un jour,  confié Barry Adamson au Guardian.

Le Bota ne savait pas trop à quoi s'attendre du concert du gars de Manchester  à la carte de visite étonnante: Magazine, Buzzcocks, Visage, Pete Shelley, Nick Cave + Bad Seeds, Iggy Pop, il est catalogué singer-songwriter, composer ( documentaires, spots publicitaires, jeux vidéo, séries TV), filmmaker, photographer, writer of short stories... à 21h, en attendant son bon vouloir, les conjonctures sont multiples, un duo, un trio?

 Sur scène, outre les deux micros et les mini-amplificateurs, on remarque un piano électrique, une basse, une guitare et un pédalier.

Dix minutes plus tard, la réponse: Barry Adamson tourne en solitaire, la musique est pré-enregistrée!

Quelques craintes effleurent les esprits!

Si le gars tourne sur le continent c'est pour promouvoir son dernier EP, baptisé 'Love sick dick'!

Bonsoir, un pied pas tendre écrase la pédale d'accélérateur, un batteur, un ou deux  guitaristes, une basse, tous invisibles, entament 'Still I rise' ( de 1998)  mi-chanté, mi-hurlé, à la manière d'un rappeur excédé, par le brave Barry coiffé d'un seyant galurin.

Après cette prouesse, le gars nous salue puis prend place derrière les touches et envoie ' I got clothes' habillé du même bruit de fond.

Ce chant narratif le rapproche du regretté Bobby Sichran.

' The beaten side of town' un crooning blues évoque aussi bien Tom Waits que Dr. John.

La voix est sublime, mais il te faut clore les paupières pour apprécier le morceau, sinon tu risques d'imaginer te trouver sur un plateau de TV pour une émission de Michel Drucker où l'artiste reçoit un micro pour chanter en playback.

 OK, Barry chante vraiment et plutôt bien, mais le voir gratter une acoustique alors que c'est un piano que tu entends, cela la fout mal, c'est du niveau concert bricolé au bistro du coin!

' Cine city' précède l'abrasif  'Sweet Misery' qu'il décore d'un étonnant solo de guitare exécuté à l'aide d'un Rubik's Cube.

Rien à dire, le mec est doté d'un sérieux sens de l'humour, sa présence charismatique réussirait presque à faire oublier les gimmicks utilisés sur scène, mais cela ne convainc pas tout le monde, une dizaine de ploucs se sont déjà tirés.

Retour au piano désaccordé, sans la cacophonie samplée ce coup-ci, pour 'Claw and wing' qu'il est obligé de reprendre.

Tu dis, Francis?

Billy Joel!

Pourquoi pas Frank Sinatra, en tout cas, sans les artifices, il impressionne le presque pensionné!

Toujours en veine crooning, il propose 'Come hell or high water'  un slow sombre qui te fait regretter de ne pas te trouver installé à une table, face à Kim Basinger,  dans un bar enfumé quelque part du côté de Manhattan.

Et là tu piqueras la phrase du brave Barry, et tu lui souffleras... your  silence is louder than a H bomb!

Il nous lâche quelques images d'une époque révolue où, dans le public, des épinglés se crachaient dessus puis gueulaient go fuck yourself , avant de proposer 'Turnaround' suivi par 'Destination' d'inspiration post-punk, à la fin du morceau il introduit quelques bribes du 'Transmission' de Joy Division,à  la plus grande joie des vétérans, adulant Factory, présents dans la salle.

From punk rock to doo-wop, tout est permis ce soir, voici .'On golden square' .

Comble de malchance, Ruth,  la concierge d'un skyscraper de Harlem a pris place juste derrière nous et d'une voix aussi précieuse que celle d'une marchande de poisson au marché de Setubal raconte sa vie avec force détails.

..what the fuck is going on ... se demande Barry!

Ruth nous les casse et pas un peu, papa!

Tiens, voilà les Memphis  Horns attaquant un r'n'b gluant, 'Civilization'.

Tom Hanks se tire à l'anglaise, pas de bol, l'aigle l'a remarqué et tout en chantant lui lance un 'Goodnight' espiègle.

Comme Tom est revenu, Mister Adamson doit s'excuser, ce qu'il fait en se repentant avant d'attaquer le nerveux ' You sold your dreams', alors que depuis 10', Ruth réclame le diable!

Les deux dernières sont issues du dernier EP, le sombre et groovy 'They walk among us', pour illustrer son propos il déambule de long en large et enfin, 'One hot mess", une plage chaotique et dansante.

 

Si une vingtaine  de spectateurs ont mis les bouts, déçus, les autres, ravis, verront revenir le chanteur qui enchantera Ruth  et lui dédiera un 'Jazz devil' forcément diabolique et vaudou!

A la basse, comme lors de mes débuts, j'achève la soirée par la bombe signée Magazine, ' The Light Pours Out Of Me'.

 

Barry Adamson  n'a pas présenté les musiciens  avant de regagner sa loge!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 08:29
Sell Me Your Coat - Jeugdhuis Blizzard - Melsbroek - le 20 avril 2017

Chronique du concert de « Sell Me Your Coat » à la salle « Jeugdclub Blizzard » à Melsbroek.

Chronique et reportage : Pierrot et Margaret Destrebecq-King – 20 avril 2017

 

Il n’aura fallu qu’un petit post d’une amie sur Facebook pour nous embarquer vers Melsbroek et sa maison de jeunes pour assister au « mini-concert » d’un groupe de jeunes dont fait partie son fils.

“Sell Me Your Coat”  ou SMYC est un band débutant qui propose ce soir un concert pour tester la réaction du public face à leur musique avant de se lancer vers des horizons plus larges.

 

Sans plus d’information sur le type de musique à laquelle nous allons avoir droit, nous pénétrons dans la petite salle où quelques personnes attendent le moment révélateur. Sur un podium trônent quelques fûts et cymbales et chauffent déjà deux gros Marshall. Sur le côté de la scène on peut apercevoir quelques guitares, tout cela nous dit qu’on ne va pas avoir droit à de la musique classique.

 

Les musiciens sont prêts à monter en piste et branchent leurs guitares, testent leurs micros, accordent une dernière fois leurs instruments et saluent le public.

 

Composé de Toby Vanhaecht, long bonhomme filiforme qui prend la part du chant et de la guitare, de Michaël Claessens au long cheveux bruns et aux allures de rockeur à la guitare, du blondinet souriant Sven Ruymaekers à la basse et de l’énergique Liam Vanhaecht à la batterie, SMYC entame sa prestation par une petite intro qui nous met clairement en face d’une réalité, nous avons en face de nous un band de hard rock qui déménage méchant.

 

Ils sont interprètes des titres composés par Toby Vanhaecht, à l’exception d’une reprise des Monkees revue et corrigée qui sonne pas mal du tout et présentent entre autres tous les titres de leur premier EP éponyme qui propose 6 titres de pop rock / punk rock alternatif de très bonne facture.

 

Voilà un bon petit groupe bien de chez nous qui cherche un promoteur et qui a déjà un deuxième EP en chantier.

Le band se produira en concert le 5 mai 2017 à la Jeugdhuis TonzenT, Hutstraat 22 à Kampenhout

https://soundcloud.com/sell-me-your-coat

 

Set list :

Intro, Monster In The Closet, I’m A Believer, Modern Day Love Song, When Stars Are Blinding, Please Hols Me, Escape Your Head, Think Twice, Never Been Alone, Drown, Newborn Sixth Fixed Machine, Things Get Weird.

Rappel : untitled yet,

Sell Me Your Coat - Jeugdhuis Blizzard - Melsbroek - le 20 avril 2017
Sell Me Your Coat - Jeugdhuis Blizzard - Melsbroek - le 20 avril 2017
Sell Me Your Coat - Jeugdhuis Blizzard - Melsbroek - le 20 avril 2017
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 13:31
UMM au Bonnefooi- Bruxelles, le 19 avril 2017

UMM au Bonnefooi- Bruxelles, le 19 avril 2017

 

Le nombre de jeunes groupes prometteurs naissant chaque mois en Flandre est absolument fabuleux.

Ainsi UMM de Gand, un band né en 2016, déjà particulièrement au point et ayant le mérite de présenter un projet original!

Ils sont cinq: Lise Daelemans ( keys, voice) , Marie Van den Bogaert ( keys, voice) , Brent Cliquet ( drums), Hanne Vandekerckhove( moog, bass) et Jonas Everaert ( guitar).

Ils ne sont pas tous inconnus, tu as croisé Hanne au sein de Mermaid ou de The Blues Vision, Jonas aurait été vu au sein de Woolf, Brent a tenu les sticks chez Appamada, Marie avait son projet, Via Maris, et Ilse, le chef, a commencé en tant que Ilse D.

 

Pas évident d'obtenir une balance correcte, pendant 50' , le jeune homme, bombardé ingé-son, a manipulé les 126 boutons ou manettes de la table de mix pour atteindre un son plus ou moins adéquat, des dizaines de tentatives à peine ébauchées avaient avorté car le résultat s'avérait peu concluant.

Il sera 21:35' lorsque UMM entamera le concert!

Lise invite les clients à s'approcher, het moet in 't Engels, son français, avoue-t-elle, n'étant pas amazing!

' Paprika', porté par trois voix gracieuses, barbote dans un univers éthéré, raffiné, jamais l'étiquette dream pop n'aura été plus justifiée.

Cette plage chaloupée et ensoleillée invite ta barque à osciller gentiment sans se poser de questions.

L'eau est tiède, le ciel si bleu, si calme doit inspirer les poètes symbolistes.... tu rêves!

' I'm not here', effectivement tu as disparu dans le pays des songes, ...it's all in my head, it's all in my head ...fredonne Lise, et dans ton crâne, aucune trace de tourments ou de contrariétés. Mec, tu peux corner comme un malade dans ta Golf tape-à-l'oeil, je m'en tape, justement, puisque je plane!

Scénario identique pour le flottant 'Thin blue line' qui soudain monte en intensité avant de reprendre un cours plus paisible.

Roisin Murphy est une influence majeure, nous reprenons 'The time is now' de Moloko.

...flowers blossom.... sunshine ...: le nirvana!

Toujours en mode ambient pop/trip hop, voici 'Blood Orange' auquel succède 'Picture', elle doit souffler le titre à Brent qui n'a pas reçu de setlist.

Le public apprécie le travail subtil de Jonas à la guitare tandis que Lise a déjà annoncé 'This day,' un conte de fée aux teintes pastels.

La suivante est une mise en musique de 'I dream awake', un poème signé par le cubain José Marti, un texte convenant à merveille à la sphère romanesque dans laquelle évolue le quintet.

Ils enchaînent sur une berceuse marine,' Sealife', que le public n'a pu applaudir car quelques secs coups de baguette de Brent ont amorcé 'Papercut', le seul titre audible sur leur soundcloud.

Une plage superbe d'ailleurs, évoquant les Mama's et Papa's ayant viré électro.

Jonas introduit la dernière, 'Beggar' , au fond smooth jazz nous renvoyant vers des groupes tels que Swing Out Sister ou Prefab Sprout!

 

Un concert chatoyant donné par un groupe au potentiel évident!


 

UMM au Bonnefooi- Bruxelles, le 19 avril 2017
UMM au Bonnefooi- Bruxelles, le 19 avril 2017
UMM au Bonnefooi- Bruxelles, le 19 avril 2017
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