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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 12:00
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers

Jean-Baptiste Frédéric Isidor, Baron Thielemans, notre Toots, s'est éteint ce lundi matin, il avait 94 ans.

La triste nouvelle a été communiquée par son manager, Veerle Van de Poel!

Toute la Belgique souffre de Bluesette.

Le plus bruxellois des grands noms du jazz, c'était la simplicité, le bonheur de jouer, les sourires, un regard profondément humain, la joie de voir éclore de nouveaux talents, et surtout un harmoniciste inégalable.

Toots, t'as été copain avec Charlie Parker, Benny Goodman, Sidney Bechet, Miles Davis, Max Roach, Dinah Washington, Edith Piaf, Jaco Pastorius, Paul Simon, Astrud Gilberto ....mais aussi avec la vendeuse de caricoles, Toots, t'étais notre grand-père à tous!

Toots, tu nous manques déjà!

Le guitariste King Koen est parti sans que la presse n'en parle, il a été membre du garage band The Way Outs très fier de jouer sur du matériel des années 60 de la marque VOX.

La firme de disque ayant sorti le single Can't Take No More les présente
WAYOUTS
The WayOuts, an absolutely amazing garage combo from Belgium, a gang of garage punk misfits fronted by King Koen, the garage legend of Belgium, with a sound and look s traight outta 1966!
They are so dedicated to the sounds and sights of the era, that they refuse to use any instrument or equipment that hasn't got the mighty VOX logo on it! Yeah, that's right, The Way-Outs are the ultimate VOX band!!!! The 45 has two fuzz killers, "Can't Take No More" a snarling farfisa'n'fuzz piece of 60's punk dementia and "I'll Walk Away" which is a raving no-holds-barred cover of The Miracle Workers fab song. The 45 is strictly limited and pressed in 500 copies!

Matt Roberts, membre fondateur de 3 Doors Down, est décédé le 20 août, vraisemblablement a drugs overdose.

Matt , lead guitar, avait quitté le combo de Escatawpa en 2012, on l'entend sur les cinq premiers albums du groupe et donc sur le hit monstrueux "Kryptonite".

Sa place au sein de 3 Doors Down est occupée par Chet Roberts.

Tom Searle ( 28 ans) était le guitariste de Architects un metalcore band britannique , il est décédé des suites d'un cancer de la peau la semaine dernière.

Son frère jumeau a laissé un long message sur facebook, il laisse entendre que l'avenir de Architects est incertain.

Le guitariste de jazz irlandais Louis Stewart nous a quittés le 20 août.

Ce grand monsieur a accompagné Benny Goodman, JJ Johnson ou George Shearing et a sorti une vingtaine d'albums comme leader, le dernier 'Tunes', featuring Jim Doherty, en 2013.

Le 17/08, Preston Hubbard was found dead at his home in St. Louis at the age of 63.

Preston a été le bassiste des Fabulous Thunderbirds de 1985 à 1993, enregistrant quatre albums avec le blues combo.

Avec la disparition de Bobby Hutcherson, le jazz perd un grand vibraphoniste.

Sa disco est impressionnante, en 2014 Blue Note sortait ' Enjoy the View' qui sera son dernier album.

On l'entend également sur des enregistrements de Abbey Lincoln, Kenny Baron, Donald Byrd, Dianne Reeves, Eric Dolphy, Joe Sample, Dexter Gordon, pour n'en citer que quelques uns!

Lorenzo Piani,( Lorenzo Piattoni), est décédé à Rimini le 14 août.

Ce singer-songwriter, au passé de musicien classique, a longtemps travaillé pour la RAI, il sortira un premier album en 1990 contenant le succès 'Vecchio Poeta' .

Il s'installe en Scandinavie et enregistre encore 6 albums, le dernier 'Shades of Music'.


Un cancer a eu raison de Connie Crothers, pianiste de jazz.

Son plus grand mérite est d'avoir accompagné Max Roach, cette reine de l'improvisation a sorti plusieurs albums dont un 'Live in Paris' fort apprécié par la presse française.

Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 16:54
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016

Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016

Cinquième édition de La Fête des Vieux Gréements, à Paimpol, trois jours de festivités, 80 vieux gréements, dont des prestigieux, tels le Mutin ou la Belle Angèle, un marché artisanal, des maquettes de bateaux, des expositions, des pirates, des jeux bretons, des huîtres, des escargots, des sardines grillées, du soleil et ...de la musique, plus de 40 groupes!

On s'y rend le dimanche vers onze heures, le soleil se fait attendre, mais non, Nicoletta, il n'est pas mort, avant l'heure, c'est pas l'heure, 20' de patience et il se pointe, généreusement.

Pas de programme établi, on déambule en s'arrêtant au hasard devant une scène ou à un coin de rue où se produit un groupe ou un artiste solitaire.

Première halte, la scène Michel Tonnerre, sur le podium, un imposant groupe vocal ( une vingtaine d'individus, chanteurs et musiciens) , A Virer, tuniques de marin rouges et une devise: la musique dans le cœur, des embruns dans la voix.

Une foule compacte devant le podium, elle reprend en choeur des textes de Michel Tonnerre, Hervé Guillemer, François Budet, Gérard Jaffrès, Jean-Paul Ferrec, Patrick Ewenn ou Jean-Luc Roudaut!

Le groupe compte quatre albums à son actif , et des titres tels que 'He Ho Matelot', 'Chacun sa mer, chacun son vent' , ' Cap Espérance' , 'Jean-François de Nantes' mettent l'ambiance, le public, déjà nombreux avant midi , les acclamera avec enthousiasme!

T'as vu, des huîtres au barbecue et du vin blanc, ta compagne ne résiste pas, elle s'attable, se fait draguer par un descendant d' Olivier Levasseur dit La Buse, face à l'échoppe un autre ensemble largue les amarres pour interpréter quelques airs salins, Mille Sabords, originaire du Pays de Loire, une trentaine d'individus des deux sexes, marinière bleu marine et blanc, une majorité de voix, quelques instruments: accordéon, flûte, guitare, harmonica, même modus vivandi , des chants de matelots.

Le récital débute par 'Larguer les amarres' qu'une auditrice se rappelle avoir chanté à l'école en 1958 sous le nom de 'Il était temps' , il se poursuit par 'La mouette' et le paillard 'Allons à Messine' pour la sardine et à Lorient pour le hareng, et pourquoi pas à Espelette pour la crevette ( basque)!

Après ces 3 airs, la troupe plie bagage, mille millions de mille sabords éructe un forban qui s'amusait!

Pas de panique, importunés par l'odeur des huîtres brûlant sur feu de bois, la chorale s'installe dix mètres plus loin pour égrener la suite du rosaire, ainsi on fait la connaissance de Fanchon de St Malo, une petite qui n'a pas lu Victor Hugo et qui clôture ce mini récital, les mousses passent à table!

Notre flânerie nous emmène sur les quais face à un voilier antique, ketch ou goélette, tu te renseignes auprès du capitaine, à bord' Les Mat'lots du Vent' , des petits gars de Lorient préférant la marine au chemin de fer.

Depuis 2002 ils parcourent les côtes bretonnes pour chanter leur répertoire à qui veut l'entendre, ces marins ont enregistré quatre cd's.

On se faufile parmi les badauds, la troupe vient d'entamer ' Les gars de Terre-Neuve' une composition du normand Daniel Bourdelès, puis comme il fait soif, une halte s'impose au 'Café du port'.

'Kenavo' de Gérard Jaffrès est repris par tous sauf par deux touristes de Dortmund et par leur berger malinois.

Grosse ambiance, mais c'était leur dernière flèche.

Face au bar de la Falaise on avise un musicien de rue au visage tanné, armé d'une acoustique il enchaîne en anglais ou français coloré des folksongs pas débiles, à ses pieds un haut-de-forme noir et une dizaine de cd's , 'Red Sky at Night' Jackstraws, dit la pochette.

L'explication viendra plus tard, David C Kendall, un Californien exilé chez les bouffeurs de grenouilles, fait partie du combo Jackstraws depuis plus de trente ans, il se produit souvent en solitaire, Paimpol il connaît bien pour avoir participer au festival Chant de Marin, les sea songs n'ont plus de secret pour lui.

Après 'Rio Grande do Sul' il annonce a song about sailing to Brazil where the waters are warm. La voix est chaude, le gars est doué, bien vite un attroupement s'amorce face à lui, les pièces atterrissent dans son galurin et trois ou quatre albums ( 10€) trouvent acquéreur.

Il enchaîne sur 'Ali Alo' ( Saint-Malo), titre bilingue que tu connais depuis longtemps, Rum ayant enregistré ' Ali alo pour Maschero' dans les seventies.

La suivante est une valse cajun rappelant l'exode des Acadiens, abandonnés par le roi de France, superbe titre que ce 'Deux voyages'.

David C Kendall, une belle découverte, qui part se payer une Lancelot avec la menue monnaie traînant dans son couvre-chef.

Il est temps de se restaurer avant d'aller écouter Djiboudjep sur la scène Hervé Guillemer.

La table de mix bat le beurre, le soundcheck s'étire, manifestement un gros couac au niveau retour pour un des guitaristes, après bien des tergiversations on lui place un micro face à son instrument et on supprime le jack.

Enfin Djiboudjeb, qui est considérés comme LE groupe breton de chants de marins, sur la brèche depuis 1970, est prêt.

Mikaël Yaouank ( cistre et chant) est toujours là , son copain Michel Tonnerre lui ne l'est plus, un cancer l'a emporté en 2012.

En 2016, le grisonnant Mikaël est flanqué de deux acoustiques se chargeant également des choeurs ( Nicolas LE Rallic et le jeune gars, doué, trahi par la technique).

Après un premier titre servant à peaufiner la balance, le trio propose le classique ' Quinze marins'.

La voix cassée de Mikaël fait merveille, il ne manquait que la bouteille de rhum et une ou deux filles pas farouches et on montait à bord du rafiot.

Ils enchaînent sur la triste mésaventure du 'Gabier Noir', plumé par quelques poules à Liverpool, avant de déposer leurs instruments pour proposer, a capella, le traditionnel ' A Lorient la jolie', un titre également repris par Gilles Servat.

On quitte le Morbihan pour Terre-Neuve et entamer 'Ceux qu'on nommé les bancs', après deux mesures, un blanc, euh, un trou de mémoire, désolé, ça arrive aux meilleurs marins, c'est moins grave qu'un trou dans la coque, on reprend!

La préférée de Théodore, le gars à tes côtés qui reprend toutes les rengaines interprétées, ' Mon petit garçon'.

Rien que pour la tirade ...quand on sera saouls comme des bourriques on ira chanter sur les quais...t'as applaudi à tout rompre.

Paimpol, peut-on se permettre un titre en anglais?

Yes, répond un Rosbif égaré et le trio entreprend sans instruments le sea shanty ' Sam's gone away'.

Depuis 20' ces braves gens réclamaient de la bière, le comité organisateur faisait la sourde oreille avant de déposer six demis sur scène, malicieux, barbe grise questionne: avez-vous soif?

Oui, répondent Lucien et Hervé.

Pas nous, on vous emmène faire la connaissance de 'Fanny de Laninon' , une Brestoise qui fréquentait un bistrot rempli de matelots ensuite on reste dans le Finistère pour une balade sur ' Le pont de Morlaix' .

'John Kanaka', version française, est proposé a capella avant le mouvementé ' Satanicles' , rythmé par les battements de mains de toutes les Paimpolaises et de leurs conjoints hilares.

Il est l'heure de céder la place au groupe suivant, on se quitte avec 'Jean-François de Nantes' ...Oué, oué, oué, Jean Franswé...

Quoi, vous en voulez encore?

Michel, svp, tu montes sur scène pour chanter 'Les filles de Lorient' avec nous!

Cette dernière salve est chaleureusement applaudie par le bon peuple, visiblement heureux!

On y va, dit-elle, je veux me baigner.

T'as acheté une bouée et tu l'as suivie à la plage!

Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:29
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016

Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016

Pléguien: commune rurale du canton de Lanvollon, 1 233 habitants, à 5 km des plages de Saint-Quay-Portrieux.

Le patron du Bar des Sports, situé à 75 mètres de l'église, perpétue la tradition en organisant, après le 15 août, la fête de l'été.

Tout le village et les habitants des localités voisines s'y donnent rendez-vous pour ingurgiter des litres de bière, de cidre ou de vin ( couleur au choix) face à un moules-frites ( saucisses pour celui qui ne digère pas les mollusques) et relater entre amis qui se rencontrent 3 ou 4 fois par ans tous les derniers événements.

En 2016, l'animation musicale précédant le bal est confiée aux frères Morvan, Soasica et The Kov.

19:30' disait le tract, à cette heure, la file au comptoir moules mesurait 98 mètres, à 22:30' , le métreur indiquait encore 43!

Les Frères Morvan ( Henri et Yvon) graviront les marches, bricolées, devant les mener à la scène dressée dans une remorque peu avant 20h., t'as eu le temps de faire la connaissance des barmen.

Les Frères Morvan: ils étaient quatre, agriculteurs, ils ont décidé de former un groupe de chants traditionnels en 1958, Yves s'éteint en 1984 et François en 2012.

Henri et Yvon, 167 ans à eux deux, tiennent le coup, ils ont toujours bon pied, bon oeil et ne dédaignent pas un Lambig vieille réserve à l'occasion.

Pour leur huitième passage à Pléguien, ces mémoires vivantes d'un passé glorieux vont abreuver les jeunes et moins jeunes de chants a capella en kan ha diskan, incompréhensibles pour les non-initiés.

Ils ont déniché leurs nippes chez le même tailleur, malheureusement enterré au cimetière de Saint-Nicodème depuis 1999: une casquette foncée, une chemise à carreaux bleus et blancs, un pantalon noir, des godasses du même ton, il n'y a que la boucle du ceinturon et leur taille qui peut les différencier.

Les pas morveux occuperont le podium par deux fois, deux sets de +/- 25' chacun, un premier chant à danser anachronique et chevrotant, pendant lequel les deux voix se répondent, est suivi par une lamentation interprétée avec simplicité, entrain et conviction.

Si Henri et Yvon, internationalement, sont moins célèbres que les Frères Karamazov, ce n'est pas le cas en Bretagne où tout le monde désire poser à leurs côtés durant l'entracte ou à la fin du show, après une troisième tirade, probablement déjà chantée par leur arrière-grand-mère, un premier danseur, Loïc, deux bouteilles de cidre de Paimpol dans le citron, se met en mouvement sur la place.

Pas résistant, le Travolta local abandonne ses exercices après 2' pour regagner la buvette.

Les frangins ont entamé une quatrième complainte, revoilà Loïc requinqué, il se cherche une partenaire, après 12 invitations poliment refusées, Marie-Rose se laisse débaucher.

La madame te tend la main, lâchement tu te replies vers le bar.

Les ancêtres ont entamé une dernière incantation bretonne voisine d'un chant Cheyenne avant d'aller se restaurer et de boire un coup.

Trente minutes plus tard: "Nous voilà de retour!"

Le scénario n'a pas subi de modifications, toujours des airs a capella sur lesquels les indigènes dansent, un plinn ton doublé, puis vient un rock breton médiéval, un galop favorisant la production laitière des ruminants de l'Argoat et une polka cuculus canorus réclamée depuis 40' par Yvan et Nolwenn.

Le coucou s'est couché, les papies ne comptent pas faire de même, ils saluent l'assistance, se font prendre en photo et retrouvent leurs verres de cidre!

Respect de l'horaire est une notion inconnue dans le coin, après de très longs préparatifs le duo acoustique Soasica prend place sur le podium improvisé.

Les charmantes Soazig Daniel ( chant, guitares) et Jessica Delot ( chant, violon) ont décidé de faire de la route sous l'appellation Soasica en 2014.

Mariages, fêtes, vins d'honneur, concerts dans les bars, les deux jeunes demoiselles de Lannion ont déjà étalé leur talent à plusieurs occasions.

Leur répertoire et constitué de covers anglo-saxonnes ou françaises, de jigs et reels sentant bon la verte Irlande et de quelques compositions signées Soazig.

Elles démarrent par un instrumental fougueux d'inspiration celtique avant de reprendre joliment 'Prayer in C' de Lilly Wood And The Prick, le violon fait merveille, les voix se complètent esthétiquement.

'Hippy Hippy Shake' annonce Miss Delot, tu penses aux Swinging Blue Jeans, erreur il s'agit d'un petit folk gentil tout plein, il est suivi par une première mélodie de leur plume, l'aérien 'Ton absence'.

Major Lazer, 'Lean on' plaît à la jeunesse, la rengaine précède ' Haste to the wedding' dont on recommande la version des Corrs.

Cette gigue endiablée déclenche l'enthousiasme, elle est suivie par une adaptation plaintive de 'Sweet Dreams' de Eurythmics.

Les filles ont la bonne idée de ne pas singer les groupes couverts, mais d'apporter une note personnelle aux thèmes empruntés.

Après le léger 'Serre-moi' de Tryo vient une seconde compo signée Soazig Daniel tenant bien la route , 'Cold Water'.

Dès les premiers accords, Fabrice a reconnu 'Dust in the wind' la ballade de Kansas, après cette incursion chez Trump on revient en Irlande avec une version instrumentale de 'Drunken sailor'.

Pour les fans de Meghan Trainor., 'All about that bass' en mode minimaliste, puis elles enchaînent sur une ballade, 'So long ago' écrite not so long ago par la demoiselle à la guitare.

S'attaquer à ' Talking about a revolution 'de Tracy Chapman, ce n'était peut-être pas une si bonne idée, la version Soasica était bien plus lisse que l'original.

Tu t'étais dit que oser ' Smells like teen spirit' était encore plus audacieux, les filles s'en tirent bien et l'audience répond avec enthousiasme.

Toute la Bretagne adore 'Santiano' que Hugues Aufray a enregistré en 1961 en adaptant un sea shanty antique.

Elles terminent par une dernière gigue fougueuse, accueillie avec ferveur, avant de céder la place aux suivants.

Pléguien réclame un bis, il aura les couleurs d'un reel emmené par un violon fébrile.

Sympa ce concert, les filles sont énergiques, souriantes, le potentiel est bien présent même si tout n'était pas parfait, notre monde l'est-il?

Pas le courage d'attendre le concert de The Kov, direction la couche conjugale!


Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 18:49
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016

Colline Hill et Miossec auFestival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016

Le festival de la Saint-Loup, à Guingamp, se déroule du mardi 16 au vendredi 19 août 2016, il fait partie du patrimoine des Côtes-d'Armor. Créé en 1853, il disparaît, momentanément, un siècle plus tard pour renaître en 1957, initialement les festivités sont d'un ordre religieux ( un pardon suivi d'un bal populaire), au fil des ans c'est la danse bretonne qui se taille la grosse part du gâteau, la musique ( essentiellement celtique) n'est pas oubliée.

Au menu musical 2016: Marina Kaye, Kabardino-Balkarie, Treizour (cercle celtique de Douarnenez, Annie Ebrel, Marthe Vassalo), Miossec, Colline Hill, Denez Prigent et Nolwenn Korbell.

Pour se mettre dans l'ambiance, on décide de s'arrêter à la Place du Centre où se déroule un fest-deiz animé par les cercles celtiques de Saint-Alban et Saint-Brieuc avant de se diriger vers la Place du Vally pour les concerts.

Colline Hill a beau résider à Liège, son coeur et son âme exhalent un parfum breton, en effet, Blandine Coulet est née dans le Morbihan, elle tient à le rappeler à quelques journalistes mal informés.

'Skimmed' son second album a reçu un accueil fantastique de Saint-Malo à Lorient en passant par Lannion et Roscoff, il a obtenu le grand prix du disque du Télégramme 2015.

Colline, tu l'as croisée maintes fois, mais toujours en solitaire, ce soir, elle est accompagnée par un band solide qui va donner un éclat neuf aux compositions cataloguées folk/pop de la demoiselle de Plumelec.

Jérôme Mardaga, alias Jeronimo ( 5 albums), guitares/claviers, Anthony Marcon ( Man On Fire and The Soul Soldiers), basse, Midas Wouters ( Milo Meskens, Laura Tesoro...) batterie, Martin Saccardy (Ibrahim Maalouf e.a.), trompette, sont les complices de Colline, qui décide ( sans trompette) d'entamer la soirée par ' Oh hey was' , la plage ouvrant 'Skimmed'.

Oui, Clelia?

Belle voix et un petit fond Suzanne Vega!

Un brin Tracy Chapman, aussi, ajoute-t-elle!

' But in my days' opte pour des teintes plus groovy et permet d'admirer le travail tout en finesse des musiciens.

Un changement de cap pour suivre, la ballade/ valse ' To die like a king' joue la carte de la délicatesse, accentuée par une trompette lumineuse comme pouvait en utiliser Sigur Rós sur scène.

Toujours en mode douceur, 'The Greatest', sans basse et, comme seul élément percussif, un tambourin agité discrètement.

En picking, 'Old friend' ne peut dissimuler l'amour de Colline pour la folk music des sixties ou seventies.

Ce titre est aussi fluide que les meilleurs C S et N avec ou sans Neil Young.

Solo et sans pluie, qui ne se manifestera pas avant la seconde moitié de la nuit, ' Where you are', titre plus ancien, d'inspiration bretonne, fait toujours autant d'effet, puis une seconde salve sans la brigade, 'Banks of the Ohio' de Joan Baez qui aura refilé la chair de poule à plus d'un auditeur.

Confidence: ma première expérience avec la Saint - Loup date de 2001, j'y étais venue pour assister au concert de Mary Black, l'équivalent irlandais de Joan Baez.

Une slide pour Jéronimo, 'Wish you were here' prend quelques accents roots/country rehaussés par une trompette mélancolique.

Elle poursuit par ' Random skies' ( I'm afraid of dying) , une confession solennelle, avant de ramasser une guitare électrique pour attaquer le morceau le plus musclé du set, ' For the last time' qui mixe americana et shoegaze.

Avec en mémoire les vagues venant se fracasser sur la presqu'île de Rhuys, le majestueux et profond 'And the sirens' offre des éléments postrock agités et un final grandiose.

Ce superbe concert prend fin avec 'Back again' ponctué par les battements mains d'une assistance conquise.

Il faudra près de 30' à Colline Hill pour signer tous les albums vendus.

Miossec.

Christophe Miossec pour Guingamp est un voisin et pourtant le gars de Brest ne s'était jamais produit à la Saint-Loup.

Muni d'un dixième disque dans son escarcelle ( 'Mammifères'), celui qui ne boit plus achève une tournée de festivals accompagné par trois musiciens d'exception: Mirabelle Gilis ( mandoline, violon, backings), le Londonien Leander Lyons ( guitare, claviers) et Johann Riche ( accordéon, claviers).

En route pour le rendez-vous avec les mammifères vus au travers des yeux, parfois cyniques, du cinquantenaire au petit chapeau.

A quatre assis sur un siège au devant de la scène,ils amorcent 'On y va', dominé par le violon et l'accordéon sur lesquels se greffent le timbre traîne-savates du gars du Finistère.

'Après le bonheur' et 'Le roi' déambulent dans une ambiance tango/musette, Astor Piazzolla n'aurait peut-être pas apprécié les envolées agressives de la guitare de Leander, Guingamp, si!

Constat: Guingamp: 7000 habitants et un stade prévu pour 17000 fans de foot, un sourire moqueur avant d'amorcer 'L'innocence' pour lequel la juteuse Mirabelle a troqué son violon pour une mandoline.

Les amateurs de rock risquent d'être déçus par le virage folk métissé emprunté par Miossec, les partisans de chanson française de qualité ne s'en plaindront pas.

Arno ne fait pas que du trash, non plus!

Avec 'Le défroqué' on aborde un titre plus ancien il sera habillé d'apprêts gypsy.

L'English passe derrière l'Hammond pour 'La nuit est bleue', un jazz musette, lent et poétique, adapté de 'The thrill is gone' de Chet Baker, assurément un des points forts du nouvel album.

'Cascadeur' sera plus sautillant et après les cabrioles, Guingamp a droit à une chanson estivale, 'Les écailles', où cigale riment avec littoral, vertical, horizontal, signal, transversal, pédale, sandale, mistral et rafale ... et nudité!

Violon joué en arpèges pour le faussement frivole 'La vie vole' et ses images jardin d'éden frelaté .

Ce soir, vous l'aurez remarqué une majorité des titres interprétés sont neufs, sorry, braves gens, pas de best of au programme, voici 'Des touristes'.

Une plaisanterie gratuite et un dicton malmené précèdent 'Le mouches'.

A l'arrière quelques voix s'élèvent réclamant 'Brest' ou d'autres plages plus connues, elles seront plus ou moins entendues puisque Miossec achève le set 'normal' avec le succès ' Je m'en vais' que Madame Boëdec connaît au bout des doigts et fredonne à contretemps.

Tous backstage pendant 5'.

Leander et Miossec reviennent en duo et lâchent le rock de 1995 'Que devient ton poing quand tu tends les doigts', suivi par la chanson tendre de la soirée, la valse d'amour filial 'Papa' .

Un souvenir d'une époque révolue 'Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement' et l'extrait de l'album précédent 'Nos morts' ont fait monter l'ambiance d'un cran et c'est la Bretagne entière qui pousse un cri de joie en entendant 'Brest'.

On reprend tout depuis le début annonce le pince-sans-rire avant d'achever la soirée avec 'Après le Bonheur'.

Le Miossec nouveau n'a rien à voir avec le Beaujolais de l'année, tel un vin ample il dégage une large palette aromatique et se déguste en connaissance de cause!

Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 13:08
Rubrique décès: Ruby Wilson, Glenn Yarbrough, Pádraig Duggan, B. E. Taylor!

B. E. Taylor, lead singer du B. E. Taylor Group, qui a eu un mini-hit en 1983 avec "Vitamin L", est décédé la semaine dernière à l'âge de 65 ans.

Le groupe aura sorti quatre albums avant de voir B. E. Taylor se lancer pour une carrière solo pendant laquelle il a surtout enregistré des Christmas songs.

Pádraig Duggan et son jumeau Noel ont acquis un début de notoriété internationale en faisant partie de Clannad, mais les frérots avaient déjà écumé les pubs de leur Irlande natale en tant que duo, 'The Duggans'.

Pádraig laisse son frère bien seul, il est décédé le 9 août.

A noter que toute la famille a la musique dans le sang puisque Moya Brennan et Enya étaient les nièces du disparu.

Glenn Yarbrough, du Wisconsin, était le lead singer du groupe folk The Limeliters de 1959 à 1963, après avoir entamé une carrière solo, il se retrouve en tête des charts avec "Baby the Rain Must Fall" (the theme tune from the film of the same name, 'Le sillage de la violence' en français).

Il classera quelques autres singles dans les hitparades et laisse une discographie imposante.

Glenn est parti pour d'autres cieux le 11 août, le compteur indiquait 86!

The Queen of Beale Street, Ruby Wilson est morte le 12 août à 68 ans.

Cette chanteuse de blues et de gospel était considérée comme la petite protégée de BB King qui l'a fait chanter comme artiste en résidence dans son blues club.

Ruby a eu l'honneur de pouvoir monter sur scène devant quelques grands de ce monde, la reine Elizabeth, Bill Clinton, Rainier de Monaco, c'était également une figure appréciée lors des grands festivals internationaux de blues et de jazz.

On lui doit neuf albums.

A noter également une carrière cinématographique pas débile: Larry Flynt, The Chamber ou Cookie's Fortune.

Rubrique décès: Ruby Wilson, Glenn Yarbrough, Pádraig Duggan, B. E. Taylor!
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 12:46
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL 14.08.2016.
Kortrijk.
Sport Campus Lange Munte

Le billet de JPROCK :

L’Alcatraz est devenu à ce jour le meilleur festival metal à taille humaine de Belgique.
Depuis son déménagement vers le Sport Campus Lange Munte à Kortrijk l’évènement a trouvé ses marques et son rythme de croisière.
Espérons toutefois qu’il ne grandisse pas trop vite et que l'appât du gain et l'envie d'attirer un nombre plus important de spectateurs ne prennent pas le pas sur la qualité.
Si l'envie de grandir est présente pourquoi alors ne pas rajouter un troisième jour, mais surtout prions pour que les organisateurs gardent la capacité journalière actuelle du site.

Cette année le line up du samedi annonce une belle série de groupes intéressants avec en headliners Whitesnake et Within Temptation.
Pas possible pour moi d’être présent ce premier jour mais le programme du dimanche avec Twisted Sister et Avantasia en têtes d’affiche se révèle incontournable.

Je vous passe mon début de journée catastrophique et plombé par une séries de contretemps désagréables qui finalement m’amènent à ne pointer ma tronche sur le site du festival qu' aux environs de 16h alors que sur scène LITA FORD et son band nous envoient un « Cherry Bomb » de derrière les fagots.
Aaaah les Runaways !
J’ai eu la chance de les applaudir sur scène plusieurs fois, dont notamment lors de ce concert mythique au Cirque Royal le 1er décembre 1977 avec les Kids de Ludo Mariman en support act. Toute une époque !
Je les revois déchainées sur scène et sexy en diable : Cherrie Currie (vocals), Joan Jett (guitars), Vicky Blue (bass) , Sandy West (drums) et bien sûr Lita Ford (lead guitar).
Ces filles furent un des fantasmes brûlants de mes 18 ans !

Après une belle ovation réservée à sa version de " Cherry Bomb" Lita nous propose encore deux titres avant de nous quitter : « Close my Eyes Forever » clin d'oeil à son pote Ozzy Osbourne et " Kiss Me Deadly » .

Je n’aurai finalement assisté qu’à 3 titres sur les 8 qu'elle a interprétés aujourd'hui, mais vu les circonstances j’en ai bien profité tout de même. Cool !

Après cette bonne entrée en matière, direction la VIP-Press area histoire de faire le plein de tickets boissons et de profiter du buffet sympa qui nous est proposé.
Au menu quelques plats de viandes, poissons et salades variés et de très originales moules au Jack Daniels !

Pendant ce temps sur scène c’est CHILDREN OF BODOM qui s’époumone et secoue la foule à grands coups de décibels.
Pas mal dans le genre, mais j’avoue que ce groupe m’a toujours laissé assez froid et que je les ai écoutés assez distraitement le nez plongé dans mon assiette.
Je me passerai donc de donner un avis éclairé mais visiblement au vu des mouvements de foule les fans ont apprécié.

On reste ensuite dans le lourd avec SOULFLY.
Depuis son départ de Sepultura Max Cavalera continue sa route avec Soulfly et de belle manière.
Son trash metal teinté d’influences tribales brésiliennes reste efficace et on se réjouit d’entendre le frontman au pied de micro recouvert de cartouchières reprendre des titres de Sepultura comme « Refuse/Resist » , « Arise /Dead Embryonic Cells » ou le génial « Roots Bloody Roots ».
Et quand Soulfly ne pioche pas dans son propre répertoire il picore dans celui des autres avec cette reprise étonnante de " Iron Man " piqué à Black Sabbath « avant de faire un sort à « The Trooper » le classique d' Iron Maiden pour clôturer le set.
Du beau boulot.

Sur scène on à juste le temps de s'affairer à changer le matos et installer un lightshow particulier que voici KREATOR qui déboule sur scène à grand coup de fumigènes et autres canons à confetti.
Après plus de trente ans de bons et loyaux services à la cause du trash metal teuton le combo de Mike Petrozza envoie toujours du lourd et même du très lourd. D'ailleurs ce metal sans concession sera fatal au groupe électrogène qui les lâche durant « From Flood Into Fire « .
Plus de jus !
Ca se bouge en coulisses pour renvoyer du courant rapidement et après 2 minutes d’angoisse ça repart de plus belle .
Douze titres , une énergie à vous couper le souffle et un final dantesque avec « Violent Revolution » et « Pleasure to Kill » .
Ouf !
C’est jouissif , mais je suis aussi tout de même content quand ça s’arrête histoire de faire respirer quelque peu mes feuilles de choux vachement surchauffées.

Le soir tombe lentement sur le site du festival et je décide d’assister au set d’AVANTASIA depuis la terrasse VIP-press légèrement surélevée.
D'ici on surplombe la foule et la vue est imprenable.
Car Avantasia c’est un des gros morceaux du jour !

Le collectif de Tobias Sammet maîtrise avec brio l’art de vous sortir des albums pépites à l’image du dernier opera rock en date le formidable « Ghostlights « .
Mais ce soir c’est plutôt à une setlist best of que nous aurons droit, festival oblige.

Dès la fin de l’intro d'Also sprach Zarathustra diffusée en ouverture , le power hard rock metal opera se met en route et va nous en mettre plein la vue et les oreilles durant 90 minutes.
Des compos heavy et épiques de qualité interprétées avec panache dans un décor majestueux, des mélodies ultra accrocheuses et des envolées vocales hallucinantes notamment grâce aux présences sur les planches de Michael Kiske ( Halloween) , de Bob Catley (Magnum) , d’un Jorn Lande très en voix et bien sûr de Tobias lui-même qui n’est pas en reste ; Avantasia impressionne l'auditeur.
Car "on stage" c’est une réunion de grandes voix et de musiciens époustouflants ( Ah les solos de Sascha Paeth à la guitare !!! ) auxquels vient s’ajouter en fin de set le talent d'Eric Martin from USA, le chanteur de Mr Big et la jolie voix D'Amanda Sommerville.
Certains ( comme moi ) se mettent à rêver de l’arrivée de Dee Snider sur scène ( il chante sur l’album et est présent en coulisses), mais ce rêve ne deviendra pas réalité.
Sans doute se réserve t’il exclusivement pour son show avec Twisted Sister.

« Reach Out for the Light » est sublime, et « Let the Storm Descend on You » joué en final et déjà magnifique sur l’album, prend en live une dimension encore plus grandiose.

Le band nous revient alors avec tous ses invités pour un rappel composé de « Sign of the Cross/ The Seven Angels ».
Pari gagné, le public est aux anges et Tobias promet de revenir.

Incontestablement Avantasia nous a offert LE set de la journée, un des grands moments du festival .

Setlist Avantasia :

Also sprach Zarathustra
Mystery of a Blood Red Rose
Invoke the Machine
Ghostlights
The Scarecrow
Promised Land
The Story Ain't Over
Farewell
Reach Out for the Light
Dying for an Angel
Let the Storm Descend Upon You

Encore:
Sign of the Cross / The Seven
Angels

Mais ce qui allait suivre avec TWISTED SISTER allait encore faire monter le curseur de plusieurs crans sur l’échelle du plaisir.

Il est environ 23h30 lorsque » It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) » d’AC/DC retentit dans la sono du festival.
Des explosions et fumigènes à gogo annoncent l’entrée en scène de Twisted Sister emmené par un Dee Snider bouillonnant et surexcité.
L’ homme est certainement l’un des meilleurs "frontman" qu’il m’ait été donné de voir en action.
Sans cesse en mouvement mais aussi parfaitement en voix, il se démène comme un beau diable, harangue la foule et reste durant tout le set l’essentiel pôle d’attraction du groupe.
« The Kids are Back », « You Can’t Stop Rock n’Roll’ » , " The Fire Still Burns" , les hymnes se succèdent devant une foule surexcitée qui ne rate pas une miette de ce dernier concert européen du band américain.
Pas le dernier de la tournée, mais le dernier tout court, " the latest" !

« Nous ne ferons pas comme les Scorpions déclare Dee Snider , Twisted Sister arrête vraiment…définitivement.
C’est la dernière fois que vous nous voyez sur scène ! «

Dans la foule des gorges se nouent.

Et le band donne tout à ce public belge à qui il accorde un deuxième passage sur ses terres en moins de deux mois et une médaille d’or pour lui avoir fait reprendre ce soir… 5x d’affilée le refrain de « We’re Not Gonna Take it « , mon titre préféré.

« Un record ! , déclare Snider…
Personne ne nous a jamais demandé de reprendre ce titre 5x !
Thank you Belgium ! «

Et le band se fend d’un « It’s Only Rock n’ roll but I like it « fédérateur avant de quitter la scène pour revenir quelques minutes plus tard pour un rappel avec « Comme Out and Play «.

Vers la fin de ce titre je me dis qu’il sera sans doute le dernier joué ce soir ( le groupe joue en moyenne 1h30) et qu’il est temps de rejoindre mon carrosse histoire de ne pas être coincés dans les bouchons.

Et tout en marchant je réalise que le groupe rajoute un titre supplémentaire « Tear it Loose ».
Putain ils continuent, je râle un max.

Et voilà qu’ils remettent ça avec l’inévitable S.M.F.
Raaaah…. c’est pas vrai !

Arrivé à ma voiture j’entends Dee Snider saluer la foule une toute dernière fois tandis que dans le ciel un modeste feu d’artifice clôture en beauté cette édition 2016.

Pourquoi suis je parti deux titres trop tôt ?
Je m’en veux à mort...

Mais finalement je me console en me disant que je n’aurai pas vu le dernier titre de Twisted Sister joué sur une scène européenne, mais je l’aurai ENTENDU et imaginé.
Peut être est ce là la plus belle manière de voir partir un band essentiel qui nous a tant fait rêver.
La douleur est moins grande...

Mais une chose est certaine ce concert de l'Alcatraz fut un moment historique que je suis heureux d'avoir vécu.

Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2017.
Gageons qu'elle sera certainement aussi passionnante que ne l'a été sa petite soeur de 2016.

Texte et photos : JP Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist Twisted Sister :

It's a Long Way to the Top (If You
Wanna Rock 'n' Roll) ( enregistré)
What You Don't Know (Sure Can
Hurt You)
The Kids Are Back
Burn in Hell
Destroyer
Like a Knife in the Back
You Can't Stop Rock 'n' Roll
The Fire Still Burns
I Am (I'm Me)
I Wanna Rock
The Price
I Believe in Rock 'n' Roll
Under the Blade
We're Not Gonna Take It
It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It)

Encore:
Come Out and Play
Tear It Loose
S.M.F.

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 19:49
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

17:00, 23°, du soleil et des nanas, darladirladada, youpie, on va voir Pony Pony Run Run, on va danser sans se prendre la tête!

Gaëtan et Amaël Réchin Lê Ky-Huong, d'Angers, France, sont les deux bidets galopant joyeusement, sur scène ils sont épaulés par un batteur et un guitariste/claviériste remuant.

Enorme hit, 'Hey you' en 2009, troisième album 'Voyage Voyage' , comme Desireless, en 2016.

Genre?

Inoffensif, de l'electro /Eurodance/French touch comestible à petites doses.

Les funambules sont de sortie, 'Walking on a line' suivi par un second synth pop pour minets, lisse et futile.

C'est l'été, tout est permis, du coup t'as une envie de milk-shake aux framboises.

La summer party se poursuit avec un premier singalong cérébral ' Oh no', pa pa pa pa.... fait le jardin d'enfants!

Le nombre de groupes s'inquiétant de notre de santé est inouï... tout va bien, Bruxelles...

Les ritournelles faciles se succèdent: 'Alright', 'Stop', 'Show me, show me', , les poneys s'ébattent sans furie, pas de ruades mesquines, parfois ils s'ébrouent davantage et bondissent , sur les pavés la jeunesse fait de même.

Une boîte de nuit, plus de 25 ans refusés, en plein jour!

T'as un peu perdu le fil en contemplant les gamines gesticuler, sur scène ils sont à trois à tapoter chacun leur synthé et amorcent un dream pop timoré avant d'accélérer et de virer electro/glam.

Des danseuses volontaires pour nous rejoindre sur scène, des motivées, please!

Elles se bousculent, accès à gauche, 16 Clodettes ont répondu à l'appel et se trémoussent avec plus ou moins de bonheur sur 'Hey You'.

Après 126 secondes, Samia se désiste et quitte les copines, mais non, la revoilà munie d'un Kleenex, je peux remonter, Monsieur?

Un brave type, le gars de la Sécu!

Au revoir les filles, tu veux un bisou, Josiane, smack, un selfie, Laurence, clic clic, c'est quoi ce papelard Béatrice, O473 259709, je t'appelle demain!

Let's dance, Brussels, 'First date mullet' et pour se quitter une cover minute soup et tabasco de 'Tainted Love'.

Au revoir, les poneys, take care!

Caravan Palace

Seconde fois que tu croises la route de Caravan Palace qui perpétue l'esprit zazou au 21è siècle, leur electro swing a, à nouveau, fait mouche, même les gardes du palais royal dansaient.

Les Parisiens ont sorti un troisième album depuis leur passage à Couleur Café, au nom parfois refusé par les sites pour raisons techniques, pour faciliter la tâche des moteurs de recherche on mentionnera 'The Icon', peak position in the US, n°3 in the category dance/electronic albums.

Un instrumental scratchy, au son pourri, histoire de nous montrer de quoi il retourne, pour entamer le gig.

Tout l'élément masculin était au rendez-vous, Arnaud Vial: guitare, programmation - Charles Delaporte: contrebasse, programmation - Hugues Payen: violon, programmation, scat - Mighty Mezz : machines, trombone, programmation - Chapi: clarinette, sax baryton - Paul-Marie Barbier: vibraphone, piano, brushes, il manquait la folle de Chaillot, le papillon égaré, la pétulante Zoé Colotis.

Elle rapplique et attaque un second remue popotin pervers, ' Lone digger', une clarinette facétieuse, un rap comedy capers, tes voisines ont des fourmis dans les guibolles.

Hey, salut, vous, vous êtes rayonnants si j'enlève mes lunettes de soleil...c'est moins con que tout va bien, Bruxelles!

On a une revanche à prendre, la dernière fois que nous sommes passés ici, il pleuvait, comme toujours chez vous, d'ailleurs, aujourd'hui le soleil luit, on va s'amuser!

Hugues, le païen, entame un baloo swing pour répondre à Zoé qui nous chante les mésaventures de 'Suzy'.

Du manouche surréaliste.

Voix off ...it's midnight... piano classique, un sax inquiétant, ' Midnight' est le genre de truc à ne pas passer aux habitants du cloître, ils risquent de louer d'autres idoles.

'Wonderland' , bonjour Alice, tout va bien, bébé... tire-toi, clochard!

Zoé entame une danse démente, s'affale aux pieds de Mighty Mezz, se redresse, reprend son trip, nous fait Mowgli se trémoussant avec les chimpanzés, le zoo en folie!

Des cris enthousiastes fusent de partout.

Nouvelles acrobaties vocales pendant 'Clash', un mouvement French Cancan , ça remue sur toute la largeur de la scène, et maintenant on va danser, dit-elle, tu parles, on sue pire qu'Eugène, voici ' Je m'amuse' .

Nous aussi, elle termine à genoux, secoue sa bouteille de Spa, faut penser à vous déshydrater, la dingue nous arrose en riant.

' Wonda', voit Zoé muée en poupée mécanique mais c'est la reprise de 'Black Betty' qui déclenche l'hystérie collective.

Ces jeunes gens sont non seulement doués mais en Zoé, ils ont trouvé la chanteuse idéale, un boute-en-train qui dériderait la brute la plus sombre.

Attachez vos lacets et sautez, un trampoline géant pendant 'Jolie Coquine', puis une légère accalmie illustre la comédie musicale 'Aftermath', pour reprendre les cabrioles pendant 'Tattoos' qu'elle ne nous a pas dévoilés.

'Star scat', le scatteur malade, c'est Hugues. Zoé se dit que c'est l'heure de la leçon de Lindy Hop, Jane Fonda étant chez l'esthéticienne, la petite nous explique.

En bas, nous ne sommes pas tous doués mais on a tous ri.

Voilà, au revoir, Bruxelles.

La place hurle, une bande laisse présager le retour de la caravane, ce qu'il advint.

Un interlude instrumental suivi par un ' Brother swing' infernal.

Si Bruxelles n'obtient pas une médaille aux jeux c'est que les autres sauteurs étaient dopés!

Ils s'en vont en souriant et en dégoulinant de sueur.

T'es attendu pour dîner à la campagne, tu quittes le BSF!

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 07:35
LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016

LA MUERTE au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016

Le billet de JPROCK :

Vendredi 12 août 2016, Brussels Summer Festival, Mont des Arts.

Comme chaque année le BSF propose un jour orienté plus spécialement vers le rock plus dur et plus alternatif avec ce soir au programme The K , LA MUERTE et pour clôturer la soirée Caribbean Dandee le nouveau projet de Joey Starr.
J’aurais pu chroniquer cette journée par un papier similaire à ce que j’ai fait pour la journée d’ouverture du festival mais j’ai choisi de retarder volontairement mon billet et de l’orienter exclusivement vers LE band de la journée auteur d’une des prestations les plus énergiques de cette édition 2016:

LA MUERTE !

LA MUERTE, groupe mythique de la scène rock alternatif belge a fait son grand retour avec un concert à l ‘AB en mars 2015, concert qui avait attiré la grosse foule et ravivé la flamme dans le coeur de ses aficionados.

Depuis, les choses se sont accélérées et le band a foulé les planches de moult festivals incontournables ralliant à sa cause un public de plus en plus nombreux et enthousiaste.
Ce succès inattendu a même poussé le combo à enregistrer un nouvel opus trois titres intitulé « Murder Machine » excellemment produit et dont le son énorme vous colle au mur dès les premières notes.

Bref, LA MUERTE est de retour et je ne peux résister à l’envie d’aller les saluer backstage environ trente minutes avant leur prestation prévue à 20h45 sur la grande scène du Mont des Arts.

La porte s’ouvre et ils sont presque tous là, seuls Michel et Tino manquent à l'appel.
Marc du Marais ( chant) est attablé et ne porte pas encore sa fameuse cagoule en toile de jute. Assis non loin de lui on reconnaît Christian Z ( batterie) et à quelques mètres d'eux dans un coin de la pièce Didier Moens semble fouiller dans une valise dans laquelle reposent quelques effets personnels.
Il se retourne et je me dirige spontanément vers lui.

Quelques embrassades plus tard, j’évoque avec lui ce retour incroyable de LA MUERTE sur scène et dans les médias depuis 2015.

" Formidable ce retour , non ? "
« On a vraiment été étonné de cet accueil incroyable, on ne s’attendait pas à ça… » me confie-t-il ... et finalement ça a donné une multitude de concerts sur des grandes scènes et ce nouvel EP « Murder Machine » dans la grande tradition du format des autres oeuvres du groupe. "

« Vous êtes prêts pour ce soir ?
« Oui me répond Dee-J, j’espère qu’il y aura du monde …«

En effet pour le moment The K joue devant un Mont des Arts assez clairsemé mais au fil des minutes le public arrive en nombre et les t-shirts LA MUERTE sont de plus en plus nombreux dans la foule.

On évoque alors les concerts de l'époque héroïque et ce fameux concert comeback de Dour en 1997.
" C'était bien aussi Dour " , me dit il.
" En effet j'y étais, lui dis-je, et j'en garde un super souvenir."
" Je m'en serais voulu de rater ça !"

Nostalgie quand tu nous tiens...

Quelqu’un me tape alors amicalement sur l’épaule, je me retourne et c’est Michel Kirby ( guitares) ex Deviate, et membre de Length of Time et Arkangel qui vient de rentrer dans la pièce.
« Salut JP c’est cool d’être passé nous saluer me lance -t-il «
" Avec plaisir my friend, bien remis de ton concert avec Arkangel il y a deux jours aux Lokerse Feesten ?J'ai vu que vous avez investi la scène Red Bull Electropedia Room ... "
" Oui ça va, c’était terrible, l’ambiance était top ! " me répond-il avec un grand sourire en s’affalant dans un confortable canapé.
« On s’est bien éclatés ! «

C’est le moment que choisit Tino De Martino ( basse et aussi membre de Channel Zero) pour se pointer.
Embrassades.


"Hello, tu vas bien me lance-t-il ?
Affirmatif .
" Je suis impatient de vous voir on stage les gars !", comme à chaque fois..."
Sourire de Tino.
Ce mec est super sympa !
Une formidable recrue pour LAMUERTE au même titre que Michel Kirby et Christian Z.
Car une chose est certaine, avec ce nouveau line-up LA MUERTE tient son tout meilleur line-up ever.

" Et tout fonctionne parfaitement explique Didier, chacun amène des idées, il n’y a pas de problèmes d’ego on bosse comme un band à part entière...
" Je ne me suis jamais considéré comme un super guitariste, mais je lance des riffs et des idées et chacun fait pareil, puis les choses prennent forme et ça marche...».
Modeste l’ami Dee-J…

J’échange encore quelques mots avec Marc du Marais dont le calme et la gentillesse contrastent avec la fureur qu’il peut dégager sur scène puis Laurent l'attaché de presse me fait signe qu'il est temps de prendre congé.
Re-embrassades et poignées de main, je quitte la loge et laisse les héros du jour se concentrer avant leur set.

Quelques minutes plus tard LA MUERTE déboule sur les planches où trône un autel couvert de bougies, de crânes et de bâtons d’encens.
La grand messe peut commencer.

En quelques secondes la machine à tuer se met en branle et dégage une puissance phénoménale .
« I Lost MY Hand « secoue tout.
Marc du Marais totalement habité et épileptique arpente la scène tandis que Didier et Michel plaquent des riffs meurtriers.
Tino secoue sa basse comme jamais et Christian Z frappe ses fûts avec fureur.
Un set de La Muerte se prend comme un claque en pleine face et on adore ça !

Le show est intense et le son étonnement bon .
Petit à petit, le soir tombe et la fumée recouvre la scène transformant les acteurs en ombres mouvantes et inquiétantes.

J’ai beau avoir vu le band de nombreuses fois dans des sets assez semblables, le plaisir que je prends lors de leur show ne faiblit pas.
Et le public semble ressentir les choses comme moi car après un peu plus d’une heure de concert lorsque le groupe quitte la scène il est salué par une formidable ovation.
Pari gagné une fois de plus.

Franchement, au vu de la prestation de ce soir LA MUERTE aurait mérité de terminer la soirée en tête d’affiche.

Mais rassurez vous si vous les avez ratés en live cette année , et même si cette prestation au BSF constituait le dernier concert du groupe en 2016 , l’année 2017 sera une année importante pour LA MUERTE qui nous prépare une belle surprise que je ne peux pas encore vous révéler officiellement aujourd’hui.
Mais c'est promis, je vous tiendrai au jus.

Patience, patience, 2017 sera l’année de LA MUERTE ou ne sera pas !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

INTRO
I LOST MY HAND
WACK THIS GUY
BLACK GOD WHITE DEVIL
COUTEAU DANS L'EAU
SHOOT IN YOUR BACK
JE SUIS LE DESTRUCTEUR
EVIL LAND
KKK
I WOULD DIE FASTER
L'ESSENCE DES CHOCS
ECOUTE CETTE PRIERE
GET WHIPPED
LUCIFER SAM

LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016
LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 20:28
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016

Cela devait arriver, il pleut et pas un peu, à l'entrée on te refile un K-way orange, pas made in Utrecht mais avec le logo d'un sponsor, utile, mais pas pratique.

Sur le podium D J Billy Jones s'amuse dans l'indifférence générale, pas sûr que ces conditions climatiques pourries attirent la grande foule face au palais royal.

Sur le podium, les roadies ont reculé le matos au maximum, les groupes devront se produire en retrait, tout le devant de la scène est arrosé par les averses.

Démarrage tardif pour Hyphen Hyphen.

Zac, le batteur, est le premier à apparaître, suivi par Adam (guitare et clavier) et Line (basse et chœurs), la blonde Santa arrive au pas de courses.

OK, on peut vraiment commencer , oui les peintures de guerre sont là, la pluie risque de les effacer!

Les Niçois ont fait un sacré chemin depuis leur passage à Bruxelles les Bains en 2012, ils sont devenus une figure incontournable de la scène rock hexagonale.

'Times', leur premier album, sortait l'an dernier, addiction assurée, chroniquait un mec qui a sorti son stylo!

Deux mesures de ' I cry all day', un blanc, le titre ouvrant le set est explicite, il y a de quoi pleurnicher, après deux minutes les laptops défaillent à nouveau, longue coupure, ça s'annonce mal.

Santa se voit transformée en stand-up comedian et improvise, se déchausse, rigole avec un barbu chagrin, on résout le problème et la machine à tubes est en route.

Elle a déniché une guitare, le band amorce ' I see myself' , la technologie tient le coup, ce midtempo léché accroche, tout va bien.

C'est pas vrai, plus de jus, quel happening constate le chef de la tribu, tu parles, ça craint.

Rafistolage et ' Cause I got a chance' chanté avec Adam, de l'electro pop saccadé, irrésistible.

'We light the sunshine' , toute la confusion du début de set est oubliée, Hyphen Hyphen redouble de vigueur, Bruxelles vibre.

Santa se mue en véritable bête de scène, courant à droite, à gauche, invectivant la masse, une bombe désamorcée, cette nana.

Grosse claque avec la cover improbable de Chris Isaak, 'Wicked Game', radieuse, musclée et audacieuse.

La suite sera furieuse, une séquence maniement de foule, des rythmes tribaux, une débauche d'énergie, je me prends pour Beyoncé mais sans godasses, le BSF, êtes-vous prêts à danser, je vous rejoint, un bain de foule, les GSM's crépitent, elle revient aidée par la sécurité, Line, relativement calme jusqu'ici, se lâche, le titre se meurt en outro, ils se tirent.

Ben, merde, il n'est que 19:20'.

Retour de Zac qui place un solo carré, il est rejoint par le reste de la clique qui envoie une version fiévreuse de 'Just need your love' que la Wichita Woman aux cheveux dorés termine sur la place, les cameramen ont toutes les peines du monde à la débusquer parmi les canards oranges.

Cette dernière salve termine une performance athlétique, estimée à sa juste valeur.

20:15' Tindersticks.
Tu ne te rends pas à un concert de Stuart Staples pour te tordre de rire, va plutôt visionner un navet avec Jim Carrey ou Les Charlots, si tel était ton dessein.
Communication avec le public réduite au strict minimum, cinq ou six thank you lâchés à l'aveuglette et quelques mots en fin de concert.
Les fans s'en tapent, ils sont venus écouter les chantres de la mélancolie et du vague à l'âme, ça fait près de 25 ans que ça dure.
Leur dernier album 'The Waiting Room' est sorti en 2016, il respecte l'univers forgé par Stuart et ses acolytes.
Mr. Staples, qui a choisi un seyant veston bleu se mariant avec sa guitare rouge vif, David Boulter au piano, Neil Fraser aux guitares, Dan McKinna à la basse et backings, et enfin, caché à l'arrière-plan, le sombre Earl Harvin aux drums, entament le set par 'Like only lovers can' , une plage d'une langueur infinie contrastant avec les débordements du groupe précédent.
Tindersticks et Hyphen Hyphen n'attirent pas la même clientèle.
Le brumeux 'Second chance man' précède ' Were we once lovers' qui s'énerve furieusement lorsque Stuart pose la question "how can I care if it’s the caring that’s killing me?".
Torturé, le monsieur!
Après ' Say goodbye to the city' , tout aussi incisif, Neil se choisit une acoustique , Tindersticks propose le nacré 'If You're Looking for a Way Out'.
Tout empreint de majesté, la valse ' The other side of the world' chante la solitude et les regrets.
Pas étonnant qu'il passe par la pharmacie pour se procurer some 'Medicine'.
Chez Tindersticks, pas d'éclats de voix ni de mouvements héroïques, tout baigne dans des climats feutrés, subtils, pas de couleurs vives mais des tons pastel, des demi-teintes, de la retenue!
Stuart de sa voix douce, parfois voilée, poursuit la lecture de son chapelet nostalgique, une prière murmurée, 'Boobar come back to me' , puis 'Hey Lucinda' et son xylophone discret et enfin ' How he entered', récité!
Bruxelles écoute attentivement et pourtant on ne peut affirmer que Tindersticks soit un groupe de festival.
Dan passe derrière les claviers, David et Neil disparaissent, d'une voix chevrotante sur fond de sonorités d'harmonium, le duo attaque 'The Waiting Room', en fin de voyage le drummer ajoute quelques coups discrets sur ses cymbales, histoire d'habiller cette morne mélodie.
A nouveau en quintette, ' We are dreamers' , un morceau entêtant, presque rock, suivi par l'électrique 'Show me everyhing' et l'élégant 'This fire of autumn'.
Stuart, en verve, nous soumet une phrase entière, it has been an extremely nice experience playing here avant d'exposer sa dernière tirade, 'A night so still' aux ambiances nébuleuses.
Un concert racé!

Balthazar

Voor velen dé Belgische band van het moment.

Ils font tous les festivals, même ceux où ils n'étaient pas prévus, ils ont remplacé The Kooks à Ronquières.

Les Lokerse Feesten les ont déjà mis par trois fois sur leur affiche, c'est là que tu les croisés en 2013.

Depuis ils ont sorti un troisième album 'Thin Walls'.

Maarten Devoldere, gt. and vocals ( un album sous le nom de Warhaus sortira en septembre), Jinte Deprez ( barbe, vocals, gt) , Patricia Vanneste ( grâce, violon, claviers, backings) , Simon Casier ( bass, backings, copain de Noémie) et Michiel Balcaen uit Kaster ( drums) jouent un thuismatch ( et ça s'entend, acclamation monstre dès leur apparition), même si ils proviennent de Gand et Courtrai.

Ils ouvrent le feu par 'Nightclub', et c'est exactement ce que l'espace face au domicile de nos souverains est devenu, une boîte de nuit.

Une basse galopante illustre 'The oldest of sisters' puis viennent les wouh ouh ouh de 'Then What' , tes voisines, pas moches, se déhanchent, leurs copains picolent, tandis que le chant nonchalant rappelle certaines intonations de papy Jagger.

Un peu de 'Decency' mesdames et messieurs, chouette violon, puis an older one ' The boatman'.

Sur scène, c'est un véritable manège, ça bouge sans relâche, les poses guitar heroes se succèdent , une grimpette sur les enceintes succède à un voyage pour aller saluer le drummer, Balthazar n'est pas un roi sage!

'Last Call' sonne Britpop et 'The Man Who Owns The Place' est dédié aux VIP's qui dégustent leurs coupes derrière les grilles.

Jinte seul en piste pour aborder ' Wait any longer' nous rappelant Johnny Thunders, Patricia vient lui prêter main forte, ils seront cinq en piste pour faire exploser la ballade qui prend des touches 'Sympathy for the devil'.

En nu 'Bunker' , een hit!

Après ce fait d'armes apprécié, ils enchaînent sur ' Blood like wine', les gobelets se lèvent, de vin pas question, de sang encore moins, de mousse, oui!

Quatre voix attaquent 'Fifteen floors', un electro rock à ne pas écouter dans le cellier.

' I looked for you', où vas-tu Maarten?

J'ai vu une nana bien roulée, là en bas, je vais la saluer, il me faut 45 mètres de câblage!

Le Velvet est dans les parages, voici 'Sinking Ship' qui pourrait leur plaire.

C'est au tour de Simon de grimper, non pas sur un casier de Jupiler, mais sur un haut-parleur pour faire entendre ses lignes de basse illustrant 'Do not claim them anymore'.

BSF, merci d'être venus, c'était notre dernière chanson, see you!

Tout doucement, tu te diriges vers la sortie située à 846 mètres et sur un écran tu vois un doublé de violons introduisant le bis, en passant, tu te dis que même à l'arrière le son est très bon.

Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 18:36
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016

Tu l'as jouée à pile ou face.

La pièce est tombée sur l'effigie du Baudouin 1er ( c'était 20 francs belges de 1981), direction la rue Duquesnoy!

Les autres t'ont dit, Thiéfaine il ne fallait pas le manquer, t'as rien répondu et souri, H F tu l'avais vu l'an dernier à Namur, concert grandiose, mais Jay-Jay J., lui, t'as fait pleurer comme une Madeleine, je sais c'est con, mais tu y étais chez Madeleine et puis t'aimes Proust.

Quoi, Grégoire, non, pas Alain, on te cause du copain de Dave!

La soirée débute avec Fishbach!

Flora Fischbach est Carolomacérienne, si comme moi t'es du genre analphabète, on t'explique: une habitante de Charleville-Mézières, elle est séduisante, un brin canaille et affiche une morgue farouche et effronterie littéraire.

Elle affirme passer à Bruxelles pour la première fois de sa courte existence ( 1/4 de siècle), certains l'ont connue punk avant son aventure solo.

A se mettre sous la dent jusqu'ici: un EP quatre titres!

Au bout d'un set de 40' ( bis non inclus), on peut avancer que la demoiselle a laissé une excellente impression aux indigènes.

19:00, tapante, une frêle jeune fille se dirige vers le micro, un orteil écrase le footswitch d'une loopstation, elle salue, c'est parti.

La voix est profonde, caverneuse même, dramatique, elle vient d'entamer ' Tu vas vibrer', nous, on ne vibre pas, on frémit et on l'aime déjà cette lolita au regard intense.

Changement d'univers après ce titre gothique, de gros beats remplacent les climats byroniens...ce soir je dors à l'hôtel... ' Béton mouillé' joue la carte cold wave rencontrant Mylène Farmer, et ça marche.

Attitude glacée, gestuelle théâtrale, je me la joue diva, je prends des poses affectées et Bruxelles aime ça.

Question, Flora, quel hôtel?

'Le château', où comment faire danser en relatant en second plan l'histoire d'un suicide.

T'entends murmurer Christine and the Queens, Yelle, Brigitte...tu dis, sorry, Fishbach est moins bidon!

Elle ramasse une guitare et amorce 'Feu',... un pauvre corps qui se consume qui tient à toi jusqu'à la mort...les Ardennes, la Moselle, Rimbaud, Verlaine, une idée de la décadence, des excès en tous genres, sensibilité exacerbée et anti-conformisme, tout y est!

Le programming a déjà envoyé la suivante, ' Ma voie lactée'.

Morceau emballé, elle décide de nous expliquer la genèse des chansons qu'elle a bricolées seule dans sa petite chambre alors que, vraisemblablement, papa et maman s'imaginaient qu'elle étudiait ses leçons.

Après un nouveau titre quasi post punk elle décide d'en jouer une sans l'apport de la beatbox, à la guitare, une ballade morbide..la passion dévorante ressemble à la mort lente... tiens, elle a lu Pierre Alexis de Ponson du Terrail, le papa de Rocambole.

Le pied écrase l'accélérateur, les beats réapparaissent, allons visiter un château magique.

Elle entame un pas de danse mécanique avant de balancer un dancetrack tropical rappelant JP Mader, dont elle reprenait d'ailleurs ' Disparue'.

Grosse claque avec la reprise rugueuse et tremblante de Lavilliers, ' Night Bird', et pour achever ce trip magnétique, 'Mortel'.

C'était Fishbach, merci, à la prochaine!

Bruxelles, vous avez été sympa, je reviens et vous interprète ' La Babouche'.

Non, ce n'est pas Kate Bush mais bien une reprise de l'irrésistible oriental disco hit de Salim Halali , elle la joue Edith Piaf rencontrant Patricia Kaas et te fixe droit dans les yeux!

Elle est bien, cette fille!

Sage

Si t'es sage, St Nicolas t'apporte un revolver à pétard!

Donc, le Revolver s'est enraillé, Ambroise Willaume est devenu encore plus Sage, a sorti un EP pour se mettre en jambes, puis l'album intitulé 'SAGE'.

A 20:30', il rapplique, seul, à la guitare, il entame la ballade 'Time never lies' '.

Tout le monde va te bassiner avec James Blake, c'est évidemment plus judicieux que d'avancer Shamir ou Jake Owen.

Belle voix, maîtrisée, ta voisine défaille déjà!

Arrivée des complices, deux batteurs travaillant dans l'électronique, Antoine Boistelle et Victor Le Masne, Ambroise passe derrière les touches et amorce 'Don't tell me', de l'electro pop symphonique et satiné.

'Fall in love' lui permet de crooner sur une tapisserie duveteuse et raffinée.

Encore une ballade' Only Children' avant de revenir au EP ' In Between' et proposer ' Last call couples' , un midtempo aux climats vaporeux.

C'est le style de truc à passer dans le lounge bar du Marriott, on te recommande un Wheated Bourbon Flight!

Et pour se dégourdir, après avoir ingurgité quelques cocktails, on te propose une promenade sur les berges de la rivière, tiens ta compagne par la main, laisse-la sautiller, 'To the river' introduit au xylophone électronique ne va pas effrayer les truites.

Romantisme désuet et délicieux, les nanas adorent!

Exit le duo de batteurs, Ambroise attaque ' Summer rain', elle est annoncée pour la seconde moitié de la nuit.

Torpeur, éclairage tamisé, délicatesse extrême, voici le lyrique 'In between' suivi par le plus turbulent 'August in Paris'.

'One last star', son piano sautillant et ses effets de voix acrobatiques, voit quelques téméraires battre des mains puis Sage tire sa dernière flèche, le tribal ' Drifted', un morceau des Shoes pour lequel il avait été invité à participer au chant.

Bruxelles a apprécié, le fait entendre, Ambroise revient sans ses copains, un bis, pourquoi pas, mais le stock est épuisé, ne riez pas je vous chante un Phil Collins, ce n'est pas une punition.

Au contraire, c'était courageux et sympa de reprendre 'Against all odds', nous étions nombreux à psalmodier la mélodie en background.

Jay-Jay Johanson

Le cliché le plus entendu pour décrire le long et blond Jäje Johansson, 46 ans - né à Trollhättan, 46,457 âmes, est: le crooner venu du froid;

Oui, Jay- Jay est un dandy, androgyne, à la voix de miel, sensuelle à mourir, il paraît fragile, délicat, ce qui éveille l'instinct maternel chez toutes les personnes du sexe dit faible, elles veulent le protéger ce grand garçon, tendre, qui a souffert 196 peines de coeur et nous, les rustres, les balourds, les campagnards, nous n'osons guère l'affirmer, mais nous l'adorons aussi, en cachette, comme on aimait Bronski Beat, Dean Martin, Frank Sinatra ou Gene Pitney!

Son dixième album, 'Opium', est sorti l'an dernier, il le défend sur scène accompagné par deux musiciens talentueux, Erik Janson aux claviers et programming et Magnus Frykberg aux drums.

Sur l'écran, en noir et blanc, une jeune fille au look Françoise Hardy 1967, Jay- Jay sur la pointe des pieds s'avance, saisit le micro, place un good evening de bienvenue et entame 'I love him so'.

Pourquoi tu trembles, Sandrine?

Sandrine n'est pas la seule à avoir été touchée en plein coeur par ce premier trip hop mélancolique et caressant.

Pendant près de 85', toute la salle sera pendue aux lèvres du chanteur suédois, tu lui donnes la déclaration des droits de l'homme à chanter il en fait un poème amoureux.

Que dire de la suivante, 'It hurts me so', la température de la salle indique 28° et pourtant le public a la chair de poule.

Profondeur, élégance, grâce... tu le vois sortir son mouchoir immaculé pour sécher les larmes de la séduisante personne qu'il a blessée.

Sur fond 'Fever', voici 'Dilemna' suivi par ' Escape' aux grésillements Portishead.

Tu dis, Julie?

Non, ce n'est pas du jus de pomme qu'il sirote, après avoir déposé ce long drink, il amorce 'NDE' et quand il arrive au refrain ... Oh it's frightening (it's frightening)

But yet so delightful (delightful)....tu te sens pousser des élans lyriques, toi le terre à terre, le sans âme.

Oh douce douleur, oh agonie sublime!

Jay-Jay nous balade dans son oeuvre, Bruxelles se laisse dériver sur 'She doesn't live here anymore' ( Bonjour Tristesse), 'I don't know much about loving' ( confession, I've never been a seducer..), puis piano/voce 'She's mine but I'm not hers' ( elle était difficile, on était malhabiles...) , l'electro 'I miss you most of all' et le dansant ' On the radio'.

Soudain, c'est Yoko Ono qui apparaît sur l'écran et l'esthète revient au crooning, ' Milan, oh! Madrid, Chicago, Paris' suivi par 'Tomorrow' qui une nouvelle fois nous permet d'admirer le travail extraordinaire de ses accompagnateurs.

'Far away' , Jay-Jay aime les climats jazzy, nous aussi, pas le jazz aventureux issu du free mais le smooth jazz celui des grandes voix suaves, Andy Williams, Nat King Cole, Johnny Matthis ou pour s'approcher de notre siècle, Sade.

Après une plage issue de 'Spellbound' de 2011, 'Driftwood', il s'adresse à nous se souvenant que sa dernière apparition à Bruxelles date d'il y a 18 ans, I hope I can come back earlier, sinon je viendrai avec une canne.

A capella, il amorce 'Skeletal' qui devient 'I'm older now' lorsque Magnus et Erik le rejoignent, il les laisse s'amuser avant d'entamer son aveu.

Une dernière perle, 'On the other side' met fin au set normal.

Bruxelles le supplie de revenir, les rappels débutent par la rêverie érotique ' I fantazise of you' qui permet au pianiste de s'évader pour une escapade groovy éclatante, et se terminent par le nerveux 'Rocks in pockets'.

Pousse-toi, dit-il à Erik, il vient tapoter le Rhodes, son copain passant derrière le Roland, Bruxelles bat le plancher du talon.

L'aventure se termine ici, tandis que les musiciens s'éclipsent, Jay-Jay, visiblement heureux, vient serrer 79 mains tendues et embrasser deux gosses du premier rang.

Un dernier signe de la main, see you again, soon!

Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
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Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
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