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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 08:05
Album - Nervous Shakes – Walk Like A Lover
Album - Nervous ShakesWalk Like A Lover
 
Rockerill Records
 
 
 
Michel.
 
 
 
Larsen: liste des supports sonores sortis entre mai et septembre 2022!
 
Tu savais que la clique à Rockin' Cat Ivan ( je suis chanteur de rock'n'roll, et aussi chanteur de variétés italo-américaines; plus dj à mes heures perdues (DJ Rockin' Cat) et créateur du fanzine de rock'n'roll bruxellois SNOTREBEL) avait, enfin, ajoute Christine, une fan de la première heure, pondu un nouveau recueil.
 Dans la subdivision chez Larsen, t'as rien trouvé sous la rubrique garage/glam.
 
T'as tout vérifié: rap, reggae, metal, trucs pour les gosses, variété, expérimental, lounge, ambient, musique pour ascenseur... Nervous Shakes – Walk Like A Lover, s'est retrouvé entre ML ( qui?) et Pierre Vervloesem ( tiens , Pierre est devenu pop!) dans la section pop/rock/indie!
 
Leur production précédente, “Separate Beds? I Don’t Think So”date de 2004, on ne peut pas dire que les Bruxellois sont du genre prolifique, et pourtant ils tournent et peuvent compter sur un gang d'inconditionnels qui ne ratent aucun de leurs concerts, sauf s' ils purgent une peine d'emprisonnement pour délits mineurs répétés: ivresse sur la voie publique, outrage à agents, consommation de substances illicites ou saccage d'un établissement les ayant lâchement éjectés.
 
Donc, en ce beau mois de mai, ' Walk like a Lover' se vend dans toutes les bons commerces de plastic.
 
Pardon... si le lover est Egyptien, vais demander à Susanna!
 
Tracklist:
 
When things go wild
Hit the deck Joseph
Do you wanna
Stick mith me
Walk like a lover
Are you mine
Kamikaze baby
In the summer
The curse of lovers
Come back Lorraine
Don't cut me loose
Teenage Blues
 
 
 
Line-up:
Ivan Andreini: Lead vocals & harmonica
JP Neligan ( alias James Cain) : Guitar vocals / lap-steel / Percussion
Brüno V Gömpel: Bass / Vocals
Phil Felix: Drums / Percussion
 
 
Additional musicians:
Mike Mariconda: Harmonica
Spencer Evoy: Tenor Sax
 
 
Ivan, JP et Bruno font partie des Tremblements Nerveux depuis un bon bout de temps,  Philippe Félix est le dernier épileptique en date.
Parmi les autres malades célèbres ayant un jour joué aux côtés d'Ivan, on note Philippe De Clecq ( Narcotic Daffodils, Gabbalovers, Moon on Man,  e a )/ Patrick Bernhagen , un copain de l'Irishman J P Neligan/  Yvan Homez ( The Paperclip, now)/ le brillant Daniel Wang qui joue avec les Jenkinses
de James Neligan et Emmanuelle Roisin une copine de Meg White.
 
 
Classe, la pochette de Daniel Oeyen, graphic designer: une vamp des années 30, style Rita Hayworth , féline, intrigante et forcément fatale, elle adopte une pose acrobatique , un pont, que certains n'hésitent pas à mettre dans la catégorie des positions les plus chaudes du Kamasutra.
La photo sépia est plaquée sur un décor bleu et, en superposition, on découvre une dentelle rouge représentant, peut-être, un masque, on te laisse te faire ta propre idée.
 
Cachez vos filles, les fauves sont lâchés ' When things go wild'  , ils ont sorti la cravache et tout l'attirail bondage, désormais les Real rockin' Kids ne sévissent plus à Boston,  ils sont voisins de Manneken Pis.
Comme le band de John Felice, on peut les cataloguer de beautiful losers, c'est un genre qui plaît aux filles.
 Ils sont pas mal véloces, donc,  on préfère les comparer à Roger De Vlaeminck, le Gitan, qu'au gentil et brave Raymond Poulidor.
Les riffs de guitare cinglent, Bruno et Philippe, le petit nouveau, impriment une cadence qui doit mener le sprinter en bonne position avant l'emballage final, Ivan chante comme quand il avait 20 ans et son jeu d'harmonica  vient à point nommé pour nous rappeler que Mick Jagger lui aussi pouvait souffler comme une bête.
Qu'est ce qu'elle t'a dit, la fille?
' Hit the deck, Joseph' 
Tu lui as fait croire que tu t'appelais, Joseph?
Bordel, ce truc déménage méchant, il bouffe quoi votre drummer, c'est un lion affamé.
Ivan éructe tout ce qu'il a bu la veille, la guitare de JP crache des flammes et tu soupçonnes Bruno  de faire du bringue à la nana.
Il y a des années, c'était avant toutes les pandémies, rue Plattesteen, le DNA existait encore, tu y croisas un groupe local baptisé Nervous Shakes, ils avaient  mis le feu à l'antre punk, tu te souviens, en versant une larme, du titre' Do You Wanna' car il était question d'un real wild child.
Iggy Pop venait de trouver un concurrent redoutable, Ivan Andreini! 
Il n'a pas sorti son membre mais bien un harmonica qui a fait tout trembler, l'Irlandais, à ses côtés , balançait des lignes tranchantes, la rythmique en béton turbinait sans relâche, ça sentait la sueur et le rock'n'roll, on aimait ça, c'était au temps où Bruxelles vivait!
Tu te souviens des Undertones, écoute ' Stick with me' , tu vas baver surtout qu' Ivan, d'un coup,  se met à sonner comme Elvis avec son chant haletant et vicieux.
Le vintage rock'n'roll, il n'y a que ça qui compte!
Où il est le slow?
T'énerves pas ' Walk like a lover' n'est pas ' Can't Help Falling In Love', mais le tempo a sérieusement ralenti, enfin, on s'entend, au démarrage, car après ça remue tout de même sérieusement,  Spencer Evoy,  au sax, habille magistralement ce morceau qui renvoie vers les Stooges.
Si eux déploraient le manque de fun, c'est loin d'être le cas à l'écoute de ce ' Walk like a lover'.
Une guitare métallique introduit 'Are you Mine', un rock  qui aurait pu être composé dans les sixties,  ils connaissent ' Shakin All Over', for sure, Johnny Kidd ressentait .. shakes all over him , quivers down his  back bone...forcément cela interpelle nos Nervous Shakes!
Coup de chapeau à Bruno pour ses basslines démentes avant la reprise du refrain et les envolées fracassantes du hooligan,  Mr Neligan, et pendant ce temps le stray cat hurle... are you mine, I wanna know,...elle a souri mais n'a pas répondu.
Toutes des s...
Gaffe, à ce que t'écris, S. Rousseau nous lit!
M'en fous, suis pas chasseur! 
Et c''est parti avec  le fameux Oriental Riff pour amorcer 'Kamikaze Baby' , un titre qui doit plaire à tous les amateurs de Kung Fu et à ceux qui se souviennent du ' Chinese Rocks' de Johnny Thunders & The Heartbreakers.
Après cette séquence punk suicidaire, de teinte jaune, les garagistes bruxellois proposent une seconde rafale punk, très ensoleillée cette fois-ci.
 Leur 'In the summer', fatalement te renvoie vers Feargal Sharkey et ses Undertones, le pop punk  ' Here comes the summer' cassait la baraque en 1979.
La tirade des Nervous Shakes, qui dégage un fumet bourdonnant,  est sans doute moins poppy   que celle du gang de Derry, mais les oooh oooh  oooh  en background, proposent toutefois  une approche commerciale incontestable.
Un prochain hymne estival à inclure sur la compil  ' Nuggets, Belgian Garage Rock from the beginnings to the apocalypse'.
 
 T'as d'autres propositions pour ce futur collector's item?
'Please Give Me Something' · The Spanks / Annabel Lee ' Black Pudding' / Moonrakers ' Strange Birds'/ The Mudgang ' Dr Mushroom' et Zangeres zonder Naam ', le censuré ' Hij Was Maar 'n Neger'.
La suite: un midtempo  comme, le looser magnifique,  Johnny Thunders,  pouvait en pondre à la pelle, ' The Curse of Lovers', qui précède ' Come back Lorraine' , un garage country track,  décoré d'une slide ravageuse et de lignes d' harmonica  toniques.
Etonnant, ce titre, c'est pas vraiment  du Hank Williams, mais , pour rappel, les Stones ont pondu pas mal de morceaux aux senteurs country flagrantes.
Un riff affûté démarre le rocker explosif   ' Don't cut me loose'  qu' Ivan chant d'un timbre implorant  avant le  bridge, brillant,  à l'harmonica.
'Teenage Blues' met un terme au  trip abrasif proposé par un groupe ayant toujours eu le bon goût d'ignorer tous les accessoires électroniques. Pas de synthés, pas de loops, pas  de drum machines ou sequencers, que des instruments authentiques, de la conviction, de la sueur et de la sincérité.
Ce dernier morceau est tout simplement une profession de foi, I can't shake away the teenage blues.
Quand il aura 85 ans, Ivan sera encore un teenager, avec ses potes ils iront  foutre le bordel à la maison de repos.
 
 
Nervous Shakes, de dignes successeurs des Standells, des Seeds, des Fuzztones,  des New York Dolls ou des Fleshtones.
 
 
Le 23 septembre à L'Imposture à Lille ( in Frankrijk).
 
 
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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 13:47
Zach Person au Zik Zak, Ittre, le 10 septembre 2022

 Zach Person au Zik Zak, Ittre, le 10 septembre 2022

 Mitch ZoSo Duterck

 

ZACH PERSON – Zik Zak – Ittre (BEL) – 2022.09.10.
 
Enfin, le revoilà! Presque un an jour pour jour après sa première visite en notre beau pays où il a fait forte impression, le jeune bluesman, sociétaire d’Austin (Texas) et néanmoins prodige américain de la guitare remontait sur scène dans un des top clubs du pays : le Zik Zak. 
Comme à chaque à fois, toute l’équipe a fait un max pour continuer à nous offrir des spectacles de qualité et, ce qui ne gâche rien, pour un prix d’entrée toujours très abordable. Accueil personnalisé avec un mot gentil pour chacun et un grand sourire, ça joue beaucoup je trouve.
La période COVID n’est pas encore bien loin dernière nous que les médias font déjà état d’une nouvelle vague. Je me souviens qu’il y a peu, tout le monde râlait sec prétextant qu’on nous privait de sorties, de concerts, de liberté et que sais-je d’autre encore. Et pourtant, maintenant que nous avons à nouveau accès à tout ce qui nous semblait perdu, on ne peut pas dire qu’on se presse au portillon pour revenir aux concerts. Que ce soit à Liège pour le super festival consacré aux groupes des 70’s – 80s, la Fiesta City de Verviers ou encore ce samedi à Ittre, ce n’est toujours pas l’affluence espérée et surtout méritée. Alors quoi? Il faudrait savoir ce qu’on veut.
 
En tout cas, un qui ne se pose pas de questions existentielles, c’est Zach Person accompagné de son ami et batteur Jack Wyble. Une fois sur scène le mec te montre d’entrée qu’il est là pour te vendre ou plutôt, te donner son blues, peu importe le nombre de gens présents. Ce jeune gaillard est doué et généreux à souhait. Le blues des anciens, il l’a d’abord ingéré puis assimilé avant de se l’approprier et de lui apposer une signature toute personnelle. C’est puissant mais varié, à la fois sucré et salé, ombre et lumière. 
Des bluesmen, du moins de ceux qui croient l’être parce qu’ils ont des guitares faussement vieillies, il y en a par centaines. On en connaît même près de chez nous. Des identifiables qui laissent une empreinte indélébile comme Zach Person le fait, il y en a très peu.
Le jeune prodige n’a aucun scrupule à reprendre des standards du rock pour les déstructurer et en donner une interprétation phénoménale dans un nouvel habit de lumière dont il est l’unique styliste. C’est ainsi que nous aurons le plaisir d’entendre un medley de folie comprenant « Kashmir » de Led Zeppelin et « Helter Skelter » des Beatles. En fin de soirée ce sera le tour du « Fire » de Jimi Hendrix de recevoir une nouvelle parure scintillante. Le concert de l’an dernier était déjà fabuleux, celui de samedi a encore été supérieur. Certains habitués des lieux n’hésitent d’ailleurs pas un seul instant à dire que c’est le meilleur de tous ceux qu’ils ont vus ici. De l’avis général pourtant, le mixage n’était pas top et je partage cette opinion. Il fallait se déplacer pas mal avant de trouver l’endroit où la balance entre la voix et les instruments était équilibrée.
De l’avis des deux musiciens, cette prestation était sans conteste la meilleure de la tournée européenne qui a démarré chez nous, au Gevarenwinkel festival, à Herselt il y a deux semaines de cela. Pas de nouvel album commercialisé pour l’instant même si nous avons eu la primeur de trois nouveaux titres. En discutant avec Zach après le concert, comme je lui en faisait l’observation, il est bien dommage que son album studio n’arrive pas à captiver toute la puissance électrique dégagée sur scène, et que ce serait sans doute intéressant d’enregistrer un live. Ce à quoi il m’a répondu qu’il s’en rendait bien compte et qu’il comptait bien remédier à cela en enregistrant bientôt dans une petite salle à Dallas dont nous connaissons tous l’univers impitoyable.
Peu de fessées à distribuer pendant la soirée au grand dam de Marc, spécialiste des repas post-treks dans l’ex Sahara espagnol et de Jean Claude masseur de fondements et éleveur de chiens qu’il nourrit à coup de cd's qui ne lui appartiennent pas ! Quand je vous disais qu’il y avait moins de monde (private joke).
Merci encore pour cette formidable soirée et comme le dit le chez Peugeot : « jamais deux sans trois »
Mitch « ZoSo » Duterck
Zach Person au Zik Zak, Ittre, le 10 septembre 2022
Zach Person au Zik Zak, Ittre, le 10 septembre 2022
Zach Person au Zik Zak, Ittre, le 10 septembre 2022
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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 14:34
Regard chante Maxime Le Forestier au café théâtre des ballons rouges, Lamballe, le 10 septembre 2022

Regard chante Maxime Le Forestier au  café théâtre des ballons rouges, Lamballe, le 10 septembre 2022

 

NoPo 

REGARD aux Ballons Rouges à Lamballe, Samedi 10 Septembre 2022 20H


Une fois n'est pas coutume, pas de soirée rock endiablée ce soir, nous découvrons la jolie salle des Ballons Rouges à Lamballe où se produit 'Regard'.
Accueil chaleureux par le sympathique patron, homme à tout faire, Sébastien M'BAREK. Tel Vishnu ou Cali, il semble pouvoir faire plusieurs choses à la fois : programmation, son, électricité, restauration, accueil/placement... et même acteur à ses moments perdus (!).
La salle de style désuet (certains diront vintage), aux murs épais et escalier en bois ancien, dégage une atmosphère très agréable et le public a répondu présent.

Regard reprend des chansons françaises (Bashung, Thiefaine, Miossec...) en se focalisant, pour son nouveau spectacle, sur Maxime Le Forestier.

A 20H15, le rideau s'ouvre devant 6 musiciens.
Le décor reste sobre avec une simple projection, en hauteur, d'images ad hoc, 2 bouquins biographie de l'artiste posés sur pupitre et des albums vinyle essaimés sur la scène.
Face à nous, François, accordéon et percussions discrètes, à l'extrême gauche (non, on ne fait pas de politique!) et Luc, basse et guitare acoustique à l'extrême droite, encadrent, en partant de la gauche, Bertrand, gratteur en chef et chanteur, Marie-Laure au chant aérien, Pierre au chant profond et guitare acoustique et enfin, Max, posé sur son cajon (caisse en bois pour remplacer la batterie), djembe et percussions diverses.
Les musiciens ne sont pas nés de la dernière pluie (mais ils sont nés quelque-part) et assurent une prestation de haut vol (ce ne sont pas les perdreaux de l'année non plus!).

Le concert alterne titres de Maxime Le Forestier et pauses dédiées son histoire (rien à voir avec ces initiales MLF!) semée d'anecdotes très 'intéressantes' (le mot préféré de Pierre qui se fait bien charrier), en particulier, sa rencontre avec Joan Baez et la guitare offerte qui le conduira à ... San Francisco, le début du commencement.
Ceux qui racontent et chantent le font avec une passion palpable et contagieuse.
Le rythme ne dépasse, pourtant, pas celui du coeur au repos mais l'interprétation, au grand coeur, flotte jusqu'aux spectateurs/auditeurs où même les enfants se laissent bercer.
Les artistes y travaillent depuis plus d'un an et le résultat saute aux oreilles.
Le registre parcourt toute la carrière de Maxime, presque dans l'ordre chronologique, en s'attardant sur ses jeunes années cependant, quasiment tous ses albums sont représentés.

Bertrand joue comme un orfèvre. Il faut le voir tisser sa toile et faire danser les arpèges tel un habile manieur de marionnettes.
Marie-Laure dégage une voix puissante, capable de monter très haut en se mariant parfaitement à celle de Pierre, grave et chaude.
La présence de la basse m'a étonné, pour ce type de concert acoustique, sauf qu'elle apporte un liant et une assise chaleureuse.
Max multiplie les éléments de percussion à bon escient. Il frappe, parfois, avec force son djembe autant qu'il caresse son cajon (ne me faites pas dire ce que je ne pense pas!!) avec les doigts ou les balais et se contente parfois de secouer des oeufs (!).
L'accordéon de François enrichit les arrangements, par quelques touches satinées pleines d'émotion, et lui aussi, agite, sans le casser, un oeuf maracas de temps à autre.

Les deux guitares s'accordent admirablement. L'intervention ponctuelle de Luc avec une autre guitare ne dépareille pas.

Les mélodies, variées, laissent libre cours à la permutation des trois voix ou en duo mixte souvent.
La prestation coule sans heurts et surtout sans ennui jamais.


Après 17 chansons (si j'ai bien suivi, ne m'en voulez pas sinon...), on ne peut pas abandonner 'San Francisco' de cette façon et nous sommes invités à chanter cette superbe chanson sans âge (comme nous!).
Sorti de ma zone de confort, j'ai senti ce moment comme une respiration relaxante et une immersion dans de très beaux textes que je connaissais peu.
Bravo au groupe et à l'organisation qui ont, de plus, la gentillesse de ne pas oublier, dans leurs remerciements, les jeunes au service.
Le public, heureux, prend son temps en buvant un verre (et des photos) avec les musiciens.

Une vraie chance pour Lamballe de disposer d'une telle salle au programme varié et régulier!


Liste des morceaux (album, année de parution, ordre d'interprétation)

Album Mon frère 1972
--------------------
Education sentimentale (3)
San Francisco (2)
Comme un arbre (4)

Album le steak 1973
-------------------
Février de cette année-là (1)

Album Saltimbanque 1975
-----------------------
La poupée (5)
Caricature (6)

Album Hymne à sept temps 1976
-----------------------------
La chanson du jongleur (7)

Album Maxime Le Forestier no 5 1978
------------------------------

-----
Je veux quitter ce monde heureux (8)

Album Les Jours meilleurs 1983
------------------------------
Les jours meilleurs (9)

Album Bataclan 1989
-------------------
J'ai eu 30 ans (10)

Album Sagesse du fou 1991
-------------------------
Bille de verre (11)

Album Passer ma route 1995
-------------------------
Chienne d'idée (12)
Passer ma route (13)

Album L'Écho des étoiles 2000
-----------------------------
L'écho des étoiles (14)
L'homme au bouquet de fleurs (15)

Album le cadeau 2013
--------------------
Impasse des Oiseaux (16)
Le p'tit air (17)


San Francisco (reprise 18)
 
 

 

Regard chante Maxime Le Forestier au café théâtre des ballons rouges, Lamballe, le 10 septembre 2022
Regard chante Maxime Le Forestier au café théâtre des ballons rouges, Lamballe, le 10 septembre 2022
Regard chante Maxime Le Forestier au café théâtre des ballons rouges, Lamballe, le 10 septembre 2022
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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 11:42
Album - Goudi- Oostende

 Album - Goudi- Oostende

 Citysound

michel 

 

Ostende en musique: Pierre Goudesone, alias Goudi, bruxellois d'adoption comme Arno, n'est pas le seul à chanter sa ville,...Spinvis, De Mens, Spring, Louis Neefs, Kleine Sanders, Zwarte Pier, Connie Neefs l'ont glorifiée en néerlandais, Alain Bashung, Léo Ferré, Jacques Brel ( l'Ostendaise), Francois De Roubaix, Cali, Gribouille, Les Fils du Facteur, e a ,  ont magnifié la reine des plages dans la langue  de Voltaire.

Ostende, c'est aussi Marvin Gaye, Léon Spilliaert, James Ensor, Raoul Servais, Wendy van Wanten, Robert Van de Walle, sans oublier Léopold II qui voulait en faire la seconde ville de Belgique.

 

Que Monsieur Flesh & Fell et  Speaking -T,  qui , pendant un temps, a tenu la basse chez Niki Mono, décide de chanter sa ville in ' t Oostends, après avoir seriné en anglais et en français, n'est pas antinaturel.

' Oostende' qui vient de paraître sur son label ' Citysound' est le quatrième full album de Goudi, après "Goudi" en 2009, "Bissextile' en 2012 et ' Midnight Fever' en 2016.

tracks -

De tied

Me'n liefde nodig

Makkelijk gezegd

 Wind in m'n hart

Muzik min keure

Belgica

Keer op keer

Alles kan wachten

'T is wat het is

In us hoofd

Oender min vel 

 

Line-up ( selon les morceaux), sont cités...

Ron Reuman ( drums)  membre de Speaking-T   / Hans Helewaut,  oui, celui de Elisa Waut ( sax)  / Pierre Goudesone ( lead vocals) /le fidèle  Laurent Stelleman ( guitar)   / Esther Lybeert from The Antler King, ex- Hooverphonic and Flat Earth Society ( guest vocals)  / Inge Van Grembergen ( backing vc)  /  Axl Peleman ( bass)  , quelques noms,  Ashbury Faith, Camden, De Kreuners etc... / Joachim Saerens , le mari et claviériste de Selah Sue  ( keys)/ Luc Van Lieshout ( trumpet), actif au sein de Flat Earth Society et Tuxedomoon et enfin,   Igor Goudesone, a.k.a. IX,  zijn zoon,   (rap vocals). 

 

Pochette:  une photo du dandy, portant  redingote noire , foulard et un ouchanka emprunté à  Leonid Brejnev.

 Le cliché a   peut-être été  tiré dans des dunes proches du rivage, il montre  de vétustes  bâtiments, à l'architecture  fifties en background. 

Le temps, une illusion?

Après Einstein, Lee Smolin, Bergson, Pascal.... Goudi lui aussi donne sa définition du temps, ' De Tied 'die voor niemand stil staat.

Tu es tenté de le croire en considérant tes jambes, autrefois athlétiques, devenues molles et atones, et ne parlons pas de l'image que te renvoie le miroir, tu ne connais pas le type que te renvoie ce maudit rétroviseur .

Sylvia Plath, ' Mirror', la fin du poème:  

" In me she has drowned a young girl, and in me an old woman
Rises toward her day after day, like a terrible fish."

 Un brin de nostalgie s'échappe du chant parlé avec lequel Goudi interprète  cette  ballade new wave,  ornée d'un sax ( Hans Helewaut) , que tu compares à celui de David Bowie apparaissant sur la version de 'To know him is to love him' de Steeleye Span.

Du coup des flashes traversent ton esprit... Forest National , Frank Zappa, tu as assisté à ce concert, c'était en 1979.

Frank n'est plus, David Bowie, n'est plus, mais le temps ne s'arrête pas, il ne s'arrête pour personne, le crooner d'Ostende l'a bien compris, il  nous délivre une perle indémodable. 

C'est la guitare en mode Gary Moore de Laurent Stelleman qui attire l'attention sur 'Me'n liefde nodig', une ballade aux  subtils relents reggae. Toujours en mode spoken-word, Pierre Goudesone narre son chant d'amour désespéré, Ron, le métronome,   imprime une cadence régulière, les synthés frisent l'esthétique post punk,   alors qu'à l'arrière un choeur féminin frémit aimablement.

Brillant!

Allez, on se tape un tour sur le dancefloor,  'Makkelijk gezegd' features à nouveau Hans Hellewaut. Goudi y débite ses visions de vie sur un ton aigre, alors que le fond musical t'invite à la danse, le choeur masculin martelant ... gemakkelijk gezegd... vient s'imprégner dans ton cerveau, tandis que, tout en te trémoussan,t tu essaies de déchiffrer le message... 't es ne course zonder arrivée... bordel, faut continuer à tourner, indéfiniment, le manège est devenu fou.

Sur la côte le vent peut souffler,  dans son coeur aussi le vent souffle, ' Wind In M'n Hart' , ce n'est pas un cyclone, mais une brise agréable, la chanteuse Hebe assure les secondes voix, Hans Helewaut et Luc Van Lieshout ont sorti sax et trompette, le drumming est confié à Ron, les synthés de Joachim virevoltent,  la guitare  se fait discrète.

 Si Kloot Per W indique ' Goed' sous la vidéo, c'est que c'est bien, d'ailleurs jette un oeil à ce clip, Ostende  à la tombée du jour séduit , et comme la mer est calme, pourquoi ne pas se balader sur un brise-lames et rêver !

 ' Muzik Min keure', le dernier single en date, joue la carte danceable post punk . Pas aussi incisif que ce que faisait Test Icicles, les textures vocales sont incomparables, mais le morceau, à la fois sombre et lascif, aurait pu cartonner dans   les soirées Club New Wave, avec une playlist incluant Iam X, The Mission, The Sisters of Mercy, New Order, Liaisons Dangereuses, Nitzer Ebb,  Front 242  ou Snowy Red...

On poursuit avec 'Belgica' ou la version 2022 de ' La Belgiek est chic' , sorti sur le premier album du Dandy. Rien que pour avoir introduit Paul Van Himst dans sa liste de personnalités notoires, tu lui en seras à jamais reconnaissant.

Bien sûr, il y avait Pelé, mais  Polle Gazon, 234 buts, tu étais fan à 100%.

Oostende aurait dû paraître il y a deux ans, ' Keer op Keer' est sorti en 2019, la version retenue pour l'album a été remasterisée.

On y retrouve la patte de Goudi:  spoken word sensuel, backings sucrés ( ' k zoen et nie weetn)  et ambiances crépusculaires.

Monsieur se  pose des questions dans  son jargon natal, il n'est pas le seul, le hic, c'est que si tu fais entendre ses chansons à un gars d'Amsterdam il faudra faire appel à un interprète pour qu'il puisse découvrir toute la justesse du propos.

Essai: is de tied nu riepe én die me nu dwiengt 't is nu ol joarn dat da sjhoentje wriengt..

Qui traduit?

Mais il a raison: het is nu al jaren dat het schoentje wringt, le bât blesse depuis une éternité.

Comment sortir du merdier (surtout quand t'es coincé sur le ring)!

Un petit coup de Vlaamse dub?

Waarom niet.. hier is ' Alles kan wachten'!

Igor, ket, tu rappes?

Ja, vader!

Le dub, c'est cool, sur un rythme nonchalant 'Alles kan wachten' exprime bien l'idée: t'énerves pas pépé, on a le temps, tomorrow in another day , il y a pourtant un hic, en arrière-plan,, Goudi  extériorise quelques pensées sombres... van tijd tot tijd verlies ik mijn positiviteit... heureusement la nuit vient, en de nacht lacht ons toe, viens, que je te prenne dans mes bras!

En 2016, les méchants de chez  Fleddy Melculy  enregistrent 'Het is wat het is' , du hardcore  agressif  et gras.

2022,  Goudi lâche ' 'T is wat het is' qui deviendra le troisième single extrait d' 'Oostende' et un second titre nettement influencé par les sonorités en provenance de Kingston.

On n'ira pas jusqu'à comparer Goudi à Lou And The Hollywood Bananas, mais son ' 'T is wat het is' invite aux déhanchements.

L'année prochaine, Goudi au   Reggae Geel Festival plutôt qu'au W-fest?

Pour  'In us hoofd', l'exilé a à nouveau fait appel à Hebe qui assure les backing vocals.

Ici, il nous livre une tranche de synth pop soignée.

 Comme sur la plupart des titres, Laurent Stelleman est co-responsable du fond musical, quant au texte, l'Ostendais recoupe passé et présent et, en  psychothérapeute amateur,  te fournit quelques conseils gratuits, ...als je de wonden van vroeger niet soigneert dan  blijf je bloeden...

Du coup t'as décidé de passer à la pharmacie, il n'y avait rien dans les rayons pour soigner les peines de coeur, t'es passé au V and B pour te procurer  un Glenlivet 13 ans d'âge, ta bourse ne te permettait pas l'achat d'un Laphroaig 33 years old.

Avant de quitter  les Thermes d'Ostende, Goudi propose une relecture de ' My Dirty Little Heaven ', un titre qu'il avait inclus sur l'album 'Bissextile'.

En ostendais cela donne 'Oender Min Vel' , une traduction libre, comme tu peux le remarquer!

Pour la petite histoire, 'My dirty little heaven' est également une oeuvre de  Wangechi Mutu, artiste originaire du Kenya,  installée à New York, qui aborde la problématique de l'identité de la femme noire dans une civilisation blanche.

 'Oender Min Vel',  comme l'original de 2016, se balade dans un univers sombre, proche des productions dark wave de groupes tels que Xmal Deutschland, She Wants Revenge ou Love is colder than death .

 

Arno n'est plus, mais Goudi est toujours bien là , il peut roucouler en anglais, en français, en West-Vlaams ou en mandarin lanyin, son chant caractéristique et sa musique distinctive  font de lui un des artistes les plus originaux de la scène belge.

Si un jour Marc Didden devait s'amuser à réaliser un ' Ostend by Night', on lui proposera Goudi pour la confection de la bande -son et pourquoi pas lui attribuer un hoofdrol?

 

 

 

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11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 09:28
Album - Philosophobia - Philosophobia

 Album - Philosophobia - Philosophobia

 label SENSORY

NoPo 

PHILOSOPHOBIA 2022

C'est vu la belle pochette! Ah tiens, un nouvel album de (au choix) :
- Dream Theatre (possible),
- Pendragon (si, si c'est possible!)
- Rush (c'est mort là!)?
Négatif!

CV de l'équipe?
Kamelot, Pain Of Salvation, Wastefall, Mekong Delta, Axxis, Threshold, Powerwolf, Fates Warning, Redemption...
Du prog metal? Affirmatif!

Les allemands Andreas Ballnus (Perzonal war, Agrypnie) et Alex Landenburg (Kamelot, Cyrha, Mekong Delta, Axxis, At Vance, Luca Turilli’s Rhapsody, 21Octayne, Angels Cry, Systopia!!), potes, aimeraient comp(l)oter ensemble en 2007.
Ils composent mais pas le temps d'aller plus loin! Alex va cogner chez Annihilator et Andreas gratter avec Paul Di'Anno (premier chanteur d'Iron Maiden).
Puis, Andreas rencontre le suédois Kristoffer Gildenlöw (ex bassiste de Pain of Salvation, le frère de Daniel, leader) en 2018 sur un projet de bouquin et finalement, le déclic, ça claque musicalement en 2020.

FORMATION:
Alexander Landenburg: Batterie
Andreas Ballnus: Guitares
Domenik Papaemmanouil: Chant
Kristoffer Gildenlöw: Basse
Tobias Weißgerber: Claviers

2022, ils concrétisent cet album éponyme, 8 titres avec Tobias Weißgerber au clavier et Domenik Papaemmanouil au chant, issus du groupe grec Wastefall. 6 morceaux étaient déjà écrits en 2007.

Track List
1.      Thorn In Your Pride
2.      I Am
3.      Time To Breathe
4.      Between The Pines
5.      As Light Ceased To Exist
6.      Thirteen Years Of Silence
7.      Voices Unheard
8.      Within My Open Eyes
Guest vocals by Damian Wilson (Threshold, Headspace)
Mixed by Phil Hillen (Powerwolf and Kamelot)
Mastered by Alan Douches (Fates Warning, Redemption)

C'est parti...

Démarrage solennel et profond, voix posée sur clavier. La basse tringle vers la batterie qui fait une entrée en force. ça sent le Dream Theatre...
La guitare montre alors de sacrés dispositions, aériennes ou souterraines. Le clavier 'rudessien' (Jordan Dream T.) vient enrichir le tout.
Tardif, le chant délicat me rappelle Nick Barrett de Pendragon.
A mi-morceau, il voit double puis prend des intonations irritées, toujours à 2 voix comme des échanges agacés, avant de terminer avec une version plus apaisée.
'There's hope and believe Haunted in your dreams Where demons creep'.
Une navigation au long cours se développe avec des paysages variés et passionnants. Le clavier flotte entre piano et synthé et accueille des choeurs sur une superbe mélodie.
'Thorn In Your Pride' nous fait voyager durant 9 minutes sur des rouleaux de montagnes russes.

Une guitare bassement accordée et une cymbale font tomber une pluie radioactive. La guitare illumine d'arcs électriques le ciel orageux qui finit par gronder.
Otez-moi d'un doute 'So I pretend to be living But I'm not'. Pourtant 'I am' je veux bien le croire car eux croient en eux.
Ce second sillon prolonge une longue chevauchée inspirée. Dominik d'abord, puis 2 voix s'entremêlent, Damian Wilson de Threshold amène son organe aérien.
La batterie ne rechigne pas sur la double-pédale appréciée par la basse (é)tonnante de virtuosité pendant que la guitare feule avec impétuosité.
L'ensemble instrumental fait preuve d'un brio technique jamais saoulant. Un clin d'oeil raffiné de 8 minutes!

'Time to breathe' tombe à pic pour reprendre son souffle... ah ben non pas complètement! Le clip se promène dans des endroits favorisant la respiration mer, montagne, forêt.
Derrière un arpège doux accompagnant 2 voix croisées, tout en retenue d'abord, la plage invite la marée et l'écume. Fish (ancien chanteur de Marillion) y nagerait comme un poisson dans l'eau...
Plein centre, un duel fougueux clavier guitare, rempli d'éclats et sous les jets rythmiques, érupte tel un geyser brûlant coulant jusqu'au ravin. La respiration, on la retient!

'Between The Pines' sème ses effleurements de touches au piano qui nous touchent. A la fin de l'envoi, la voix, presque chuchotée puis plaintive, touche tout autant.
La gratte électrique pleure au risque de tout faire disjoncter.
Le clip évoque une errance à travers les bois tout au fond d'un esprit torturé 'Deep inside Of your mind You will find A place Between the pines If you fall If you crawl Lose control I will carry you'.

'As Light Ceased To Exist' ressemble à une réponse à 'Light Fuse and Get Away' (Dream Theatre encore).
La trame mélodique chemine magnifiquement au départ, en piano violoncelle, avant qu'un rythme saccadé ne vienne déséquilibrer cette belle harmonie et libérer une voix écorchée.
L'éclaircie revient au milieu du morceau mais ne reprend jamais totalement le dessus. A la surface, vient une effervescence clavier guitare, pulsée par une rythmique puissante vers un couloir heurté.
Après la dernière reprise du refrain, final a capella sur la mélodie première.

Un rythme, couvert ou amorti, inaugure 'Thirteen Years Of Silence', un instrumental plutôt éloquent.
Il s'éclaircit bien rapidement pour dynamiser un superbe développement prog vintage au clavier flutiste.
Plus loin, émiettement de grand piano exalté parfois en pluie sous les roulements tempétueux de la batterie et les rayons de guitare.
La composition entre alors dans sa partie la plus sombre, convulsive d'abord avant d'enchainer, après une rupture, vers un magma ardent de guitares échangeant avec le clavier sur des acrobaties à la batterie.

'Voices Unheard' se présente derrière un riff métallique frénétique puis un clavier emphatique. Chant âpre, au début, sur une plage hyper efficace!
Il s'agit d'un mouvement alternant noirceur à voix grasse et luminosité mélodique aux voix claires, à son summum sous les paroles 'Brothers and sisters, will you mourn for me? God is my witness, lay your wrath upon thee'.
Au milieu coule une rivière avec piano et guitare d'une finesse infinie. Carrément émouvant ce passage avant le retour du canevas principal tellement stimulant.

On entend piano et violoncelle, en accords mineurs, plomber l'atmosphère. Les vocaux plaintifs susurrent jusqu'à la première frappe, par surprise, violente et sèche!
'Within My Open Eyes' hésite entre moments tendus et passages mélancoliques. Esseulé, un solo de guitare, arachnéen et prenant, nous happe. Sape le moral, un battement de coeur fait croire à la fin.
Mais la dernière montée progressive et fébrile, multiplie les couches vocales courageuses et s'arrête abruptement dans le vide.


L'emballage esthétique?
Un personnage au look John Steed (Chapeau melon et bottes de cuir- The Avengers-, mais avec une plume sur le melon) de dos, avance, au milieu de papillons, vers une ville fantomatique, tout en marchant sur des cadres anciens, au sol.
L'un de ces cadres, à riches enluminures, ouvre un passage souterrain avec une échelle dont semble provenir le bonhomme et les insectes. Les lettres 'Philosophobia', noirâtres, se reflètent en haut à droite.

Voici bien l'ambiance de ce disque entre espoir et cataclysme, entre métal en fusion et délicatesse progressive.
Le groupe possède beaucoup d'atouts dans son jeu, du chant bien armé et nuancé à l'instrumentation élégante et maitrisée.
Morceaux travaillés et sans fausse note que l'on peut attribuer très haute.
Sédatif? Négatif! Séduit? Affirmatif! Un régal!

 

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 15:53
Arhios en sortie de résidence à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 8 septembre 2022

 Arhios en sortie de résidence à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 8 septembre 2022

 

michel.

 

Le groupe Arhios, basé à Rennes, vient de squatter Bonjour Minuit pour trois jours de résidence visant à mettre au point un live set qui s'annonce percutant.

La salle briochine a invité quelques privilégiés pour assister   à un  filage de sortie de résidence et à une rencontre avec les musiciens.

 

Arhios, tu dis, c'est du Grec?

Non, et ce n'est pas un fan de science-fiction ou de nouvelles romanesques, ce sont des gens qui pratiquent un post rock/math rock, épique, sonique et atmosphérique, proche des grands noms du genre: Mogwai, Explosions in the Sky , Maserati ou Mono, pour ne citer que quelques adeptes d'un rock instrumental réfutant la théorie du couplet, refrain, trois minutes maximum pour répondre aux exigences commerciales.

Ils étaient quatre à leur début, en 2018, ils sortaient un EP, simplement dénommé 'Arhios', ils ne sont plus que trois lorsque paraît 'Baïne', enregistré live.

En cette fin d'après-midi Thomas Rousset (basse), Arthur « Arty » Allard (guitare) et Raphaël Trehin (batterie) ont prévu de présenter cinq plages au maigre public invité par l'équipe dirigeante.

Un des pieds d'Arty, non il n'est pas chaud, écrase une des pédales de la loop station, , un bruit de fond monocorde s'échappe des enceintes, Raphaël s'active, basse et guitare le rejoignent, ' Gigi' démarre vraiment.

Tu dis....  La Belle Romaine?

Il n'est pas question de laitue, mec!

Le ton est serein, l'ambiance est proche de la dream pop ou du shoegaze feutré , tu peux penser à Sigur Rós ou aux titres les plus apaisés de God Is An Astronaut ou encore aux envolées cinématographiques de tes copains de We Stood Like Kings.

Insensiblement, les inflexions deviennent plus farouches, une accélération subite transforme le long fleuve tranquille en torrent tumultueux , ce n'était que passager, une accalmie survient, avant un nouveau mouvement presque métal qui coïncide avec un éclairage plus luminescent.

  Tout redevient posé et Arthur s'amuse avec les petits boutons de son pédalier pour terminer la plage en douceur.

T'avais compris 'Riff', c'était ' Reef' , un récif ,c'est forcément rocailleux, mais le processus de création ne change guère, instants majestueux alternent avec montées en puissance, plongeons vertigineux et nouvelles ascensions périlleuses. 

Le trio maîtrise remarquablement le jeu des contrastes, orages soniques et nuages blancs se succèdent dans un ciel,  tantôt embrasé,  comme chez William Turner , tantôt d'un bleu impressionniste, comme chez Eugène Boudin.

' Bara' débute par un fracas fulminant,  un petit gimmick à la guitare libère les fées, c'était avant l'arrivée de la section d'assaut, tout s'emballe, le drumming devient  lourd, la basse omniprésente et ronflante, et la guitare prend des accents  torturés.

Les musiciens pris par leur jeu, vivent intensément leur musique, ainsi ,Thomas, par de grands mouvements de bras incontrôlés, semble vouloir  chasser un   grand bombyle qu'il est le seul à voir.

La guitare d'Arty, bourrée de reverb se paye une séquence solitaire, ensuite Raphaël, qui s'était amusé à tapoter un drumpad, vient secouer les cymbales, la basse se concentre en vue de l'explosion finale qui nous terrasse tous.

Une bande amorce ' Monoï'  , un post rock polynésien aux saveurs, quoi de plus normal,  exotiques.

On ne peut te dire si la broderie de Tahiti vaut celle de Pont-l'Abbé,  mais encore une fois, Arhios , à l'instar du ' Quiet' de This Will Destroy You, avec cette longue pièce atmosphérique, aux couches de guitares bourrées d'effets et à la rythmique sulfureuse, parvient à te faire voir toutes les couleurs de l'arc en ciel  avant de terminer la composition de manière abrupte.

Le trio achève son showcase avec ' Daria', un morceau prévu pour leur prochain album.

En ajoutant des samples vocaux à cette dernière composition , le groupe marie  post rock, prog rock et metal symphonique et ajoute, ainsi,  une corde supplémentaire à son arc.

 ARHIOS sera le 23 septembre à La Villa Gregam à Grand-Champ.

 

 

 

 

 

 

 

Arhios en sortie de résidence à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 8 septembre 2022
Arhios en sortie de résidence à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 8 septembre 2022
Arhios en sortie de résidence à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 8 septembre 2022
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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 15:27
The Prehistorics @ Le Barbe, Plouha, le 7 septembre  2022

 The Prehistorics @ Le Barbe, Plouha, le 7 septembre 2022

 

michel

Faut-il remonter jusqu'au  Miocène pour retrouver les premières traces de l'homme, certains évoquent la province de  Yunnan en Chine, d'autres l'Afrique. N'ayant que très peu de connaissances en paléontologie,  on veut bien croire que les premiers humains, préhistoriques, viennent d'Australie!

Ces Prehistorics occupaient donc la Nouvelle-Galles du Sud bien avant l'arrivée de James Cook, déjà ils pratiquaient un garage rock teinté de punk à une époque où la petite Mia Rodriguez n'était pas encore arrivée au monde.

Ces rudes Australiens, menés par Brendan Sequeira, viennent d'entamer une tournée française, qui a démarré au Barbe à Plouha et doit se poursuivre jusqu'au 24 septembre.

A l'origine dans le line-up  des  hommes primitifs, tu retrouvais les frangins  Brendan et Jonathan Sequeira et quelques autres primates  des cavernes ayant des aptitudes musicales.

Comme, entre deux sessions, ils se tapaient dessus à l'aide de gourdins ou d'épieux , très vite cette première mouture du groupe se fond dans la nuit des temps, on connaît peu de vestiges de cette époque, si ce n'est le titre 'What You Need' sur un album hommage aux Sunnyboys ( 2005).

Renaissance en 2008, avec un line-up modifié, puis des hauts, des bas, des départs, des arrivées, Brendan épouse une belle française , Nathalie Ribiere, ce qui explique les nombreux passages des Aussies dans l'ancienne Gaule Celtique, et  des disques, cinq au compteur, le dernier paru en pleine pandémie, 'Racket du Jour'.

Il est 19:40, lorsque tu largues ta traction-avant  sur la place de l'église du bourg, ce ne sont pas les cloches qui ont attiré ton attention mais bien le barouf  en provenance du Barbe.

Les Néandertaliens peaufinent leur balance, sans raffinement, le sonomètre a rendu l'âme avant le début du concert.

A l'intérieur, que des gens bien:  cravates, costumes trois pièces, robes chics, et eaux de toilette Guerlain ou Hermès, le  haut de gamme!

Le temps de déguster un Sullivans Cove millésimé et les quatre gaillards issus du Down Under  investissent la scène.

Brendan Sequeira, foulard rouge retenant sa noire  tignasse ( guitar/vocals) , Zach Rembrandt ( bass, backings), Luke Dirckze, pumped to finally live out my dream of being a rockstar in a touring band, ( drums, backings ) et en guest, à la lead guitar, une légende:  Chris Klondike Masuak ( (Radio Birdman, Screaming Tribesmen, Hitmen, The Raouls, Chris Masuak and the Viveiro Wave Riders, New Christs, Juke Savages, Klondike’s North 40....).

Sont presque prêts, le temps pour Luke de se débarrasser de son futal, il tient à jouer en slip, le T-shirt sera balancé 5' plus tard.

Enorme déflagration sonore, ils viennent de lancer 'The silence is the strangest noise', pour se foutre de nous, sans aucun doute.  

Sauvagerie non contenue, guitares furieuses, un   clothes-hating drummer déterminé et  une basse écrasante, quant aux vocaux, vociférés, tu ne captes quasi rien, ils sont ensevelis sous le torchis sonore.

Tout le monde s'en fout, on sait que ça va cogner du début à la fin, le public était venu pour du rock'n'roll, il sera assouvi et peut-être légèrement assourdi.

One, two, three... lance Tarzan, à l'arrière, ' Heart in a blender' est lâché.

Eclairs, tonnerre, la terre tremble, I will never surrender, hurle Brendan, s'il faut crever, ce sera les armes à la main!

Et si on faisait la connaissance du ' Used Car Salesman' , un vendeur de voitures, normal quand on fait du garage rock.

Tandis que Brendan et Zach multiplient les duels, que le topless, bottomless,  frappe comme une bête, t'as Chris qui, sans s'énerver, te balance des riffs plus meurtriers les uns que les autres.

Derrière toi, le champion local de air guitar mime la scène, en t'envoyant sa guitare fantôme dans les reins, pour se faire pardonner il te tend sa bière et intime un ordre qui ne se refuse pas: Bois!

Next one is a very old one, effectivement 'Zombie Generation' s'entend sur 'Petrified' de 2009.

The Prehistorics et The Godfathers from London, même combat, même punkitude!

Zach se paye un petit solo, Chris actionne la pédale wah wah, les Zombies, pas ceux de  Rod Argent et   Colin Blunstone, ni les copains des Cranberries,  ont quitté le cimetière pour se se démener comme de beaux diables.

I think you might know this one, qu'il dit avant d'attaquer  'Hand Of Law' de   Radio Birdman, un hymne punk indémodable.

Ils reviennent vers leur dernier méfait et proposent  le bien -nommé 'Tour de Force' .

Toujours aucune baisse de régime à déplorer, ' Tales from the Underground' secoue tout.

' Already Gone' est fait de flux et de reflux, chaque fois que tu sors la tête de l'eau, une nouvelle déferlante vient te submerger .

Où est la bouée, merde, splirf...

Quoi, splirf?

Rien, ai recraché un poisson!

Après un  second Radio Birdman, ' Snake',  vient ' La Fleur de la Liberté', une plage légèrement plus calme, renvoyant vers Johnny Thunders. 

 Chris Klondike Masuak attaque le très méchant 'Attack of the Klingons' à la slide,.

Pas vraiment envie de croiser un de ces Klingons un soir au coin de la rue, sont encore pus affreux que les gars de chez Kiss et en plu,s tu ne dois attendre aucun secours car  Spock n'est plus de ce monde!

Il est encore question de monstres avec la suivante ' Green-eyed monster' , tandis que ' Trembling heart n'est pas recommandé aux patients de Christiaan Barnard.

 

On accueille un guest pour la suivante, ' What Gives' de Radio Birdman sera chanté par le grand ( par la taille) Gregory J Bowen , un amateur de pâtisserie.

Le bouillant ' Forged in the fires of hell' est pour Héphaïstos et on arrive au terme du trip avec le fumant 'Subterranean Nightmare'  pendant lequel Luke la main froide tabasse rudement  tout ce qui l'entoure.

Comme Brendan n'avait pas prévenu les clients qu'il s'agissait de la dernière salve,  tous se regardent  d'un air interloqué, en se posant la question légitime: c'est fini?

Zach; shall we do one more?

Bête question, of course, et fissa.

Gimme a beer et on vous balance une dernière pépite, la setlist annonçait 'Field of Mines', ils ont peut-être repris ' Trembling Heart'.

 

Cette fois-ci le chargeur est vide, ite missa est, chers fidèles,  rentrez sagement chez vous !

Deo gratias!

 

 

 

 

 

The Prehistorics @ Le Barbe, Plouha, le 7 septembre  2022
The Prehistorics @ Le Barbe, Plouha, le 7 septembre  2022
The Prehistorics @ Le Barbe, Plouha, le 7 septembre  2022
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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 11:24
Album - Drenalize – Edge of Tomorrow

 Album - DrenalizeEdge of Tomorrow

 Independent release

NoPo 

 

DRENALIZE Edge of tomorrow 2022

Avec Drenalize, on a droit à la fête lorraine. Le groupe se forme en 2013 à Briey près de Metz.
On sent que ces gars aiment Scorpions et la NWOBHM, en particulier, rappelez-vous, Def Leppard a sorti 'Adrenalise' en 92.
L'album des débuts 'Destination everywhere' fin 2015, respirait plutôt l'AOR frais et léché, jovial comme Jovi. La ballade 'I'll be there for you' emprunte notamment son titre (pas la compo) à l'américain.
Entre temps, les amoureux de ce style découvrent Heart Line, autre groupe français particulièrement marqué par le Hard FM mélodique.
La belle américaine sur leur pochette répond d'ailleurs, à celle visible sur le premier des lorrains.
On peut aussi citer leurs voisins Crystal Throne  d'autant que Max à la guitare et Alex, cogneur en chef, œuvrent dans les 2 troupes.
Y'aurait une concentration de métal dans le coin? Ben oui, la métallurgie fait bien partie de leur histoire!

Le sophomore 'Edge of tomorrow' met plus d'(h)ardeur dans son jeu en commençant par le visuel où le chanteur, Chris Voltage, se déchaine au sens propre.
Il apparait dans un triangle de feu, assumant son histéri(a)e à la mode Def Leppard de 87.
Le fond astral montre des éclairs semblant déclenchés par 2 pattes griffues.
Le nom du groupe s'écrit, entre deux maillons éclatés, dans un look électrique high voltage (évidemment), celui de l'album s'accroche en dessous dans un jaune flamme (je ne dirais pas Capitaine).
On pressent l'évolution vindicative du groupe plus mur et sûr de lui.

On ne déroge pas à une certaine tradition par une intro instrumentale, très courte, mais instructive pour la suite car déjà gorgée d'énergie communicative.

Perfect ou non, on connait 'Strangers in the night', ici, ça se transflète (?!) en 'Strangers in the mirrors' sur la piste des classiques.
Impossible de ne pas s'électriser au contact du riff principal imparable. La richesse de l'instrumentation et les vocaux de Chris dynamisent, encore, ce morceau tellement bien foutu qu'il rappelle ... tant de choses qu'on aime (en commençant par 'Dynamite' de Scorpions).
Julien et Max s'en donnent à cœur joie tels des shredders en folie. La rythmique osmose basse batterie en une colonne bien solide. Le clavier vient parfois ajouter un lien onctueux.
Le morceau atteint sa conclusion avec des chœurs en ouh-ha ouh-hey qui, bien loin d'être en trop, donneront, à coup sûr, l'occasion au public de participer activement aux live.   

'No miracle' contredit Bon Jovi qui affirmait 'Miracle' en 2009. Ces gars n'en ont pas besoin avec cette forme resplendissante.
Le rythme, mid-tempo, marque fortement, notamment par la basse de Rick (Thunder donc ça explique tout!) très en soutien et volubile. Les guitares éclatent dans tous les sens.
Le chant donne du grain à moudre ce qui ne lui empêche pas d'atteindre des notes astronomiques entre le modèle nasillard de Meine (Scorpions toujours) et les légères aspérités de l'organe de Bon Jovi.

Un clavier nous piège faisant croire à un ralentissement sauf qu'un riff mitraillette fait étinceler 'Eternal Eclipse'.
La basse ne se désolidarise pas des frappes puissantes provoquant un effet superbe de galop. Les guitares se passent le témoin avec brio et que dire du solo laser, carrément volcanique?
Le refrain mélodieux, mixant voix double (pourtant rien bu!?), et final sur la puissance de la gratte en font un majeur (Wouah!).

'Thirty More Seconds' nous balade un peu plus que quelques secondes au gré d'une guitare acoustique incontournable.
Des chœurs à double-effet (ah bon lesquels? A vous d'imaginer un peu!) soulignent la voix claire, haute et puissante. On ne peut que penser, une fois encore, à Scorpions (on disait 'slow' à l'époque).
Une section chaste à la sèche seule scinde (dur à à dire hein?) le morceau en 2 alors que l'électrique, plus voluptueuse, avait fait son apparition et se paie un joli solo.

Retour au frontal avec 'Passage en force', bourrin mais pas trop. Pied au plancher, un riff franc, cède la place à des guitares somptueuses et démonstratives. Les solos fusent et serpentent allègrement.
Cassures et dénivelés ahurissants caractérisent ce bref instrumental fièrement porté par les musiciens. Leur 'Transylvania' (Iron Maiden 1980) à eux.

L'Intro par des bruits métalliques suggère une plage plus ... métal.
Chris s'essaie à des vocaux extrêmes sur 'Into Madness' entre cris et chuchotements ou parfois tempétueux à gros grains.
Néanmoins, la mélodie demeure primordiale et, facile à mémoriser, elle transporte l'auditeur sur un bon rythme. Folie douce!

'Fast 'N' Lethal' poursuit dans cette direction un peu plus sombre (mais pas trop). Un passage parlé/scandé/crié intervient comme un coup de gueule.
Les guitares nous offrent de très beaux passages. La batterie, ultra efficace, se fait plaisir. Le refrain nous entraine avec une facilité déconcertante.

'Something To Believe In' démarre sur les traces d'une nouvelle ballade avec son ton larmoyant, son synthé scintillant et sa caisse claire en réverb.
Cependant, le titre alterne ces fractions avec d'autres plus emballées pendant lesquelles la batterie se tape la cloche. Elle obtient d'ailleurs l'autorisation d'achever, elle aussi en sobre solo, le morceau.
Au fil de l'eau, la guitare joue des harmoniques et se permet un solo fluide et décontracté.

Bonne idée de terminer 'Edge of tomorrow' avec 'Edge of tomorrow'! Le clavier enveloppe une mélodie soyeuse pleine d'emphase.
On s'approche des critères AOR chers à Journey ou Triumph. La composition nous trimballe dans une grosse américaine rutilante, confortable et bien huilée. La classe quand même!
Le solo de gratte, lui aussi, sonne beaucoup plus velouté et moins organique, le final fusionnant clavier et guitare dans un même souffle.



On prend tellement plaisir à découvrir des groupes français aussi pêchus à ce niveau de hard rock millésimé.
Ce disque aurait probablement pu marquer les années 80, il marquera, aujourd'hui, les esprits des nostalgiques de l'époque ou tout simplement les amoureux de ce style.
En tous cas, Drenalize draine l'adrénaline!

Les électriciens :
Chris Voltage chant
Julien Angel Brunello Guitares
Max Waynn Guitares
Rick Thunder Basse
Alex Gricar Batterie

Les décharges électriques :
01. 2049
02. Strangers In The Mirrors 
03. No Miracle
04. Eternal Eclipse
05. Thirty More Seconds
06. Passage En Force
07. Into Madness
08. Fast 'N' Lethal
09. Something To Believe In
10. Edge Of Tomorrow

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 15:46
Point Presse de reprise à Bonjour Minuit

 Point Presse de reprise  à Bonjour Minuit

 

michel

Septembre = rentrée des classes , mais septembre signifie aussi la reprise de toutes les activités culturelles.

A Saint- Brieuc, Bonjour Minuit repart en douceur mais aussi   avec des ambitions.

Le 15, l'équipe organise un apéro- recrutement de 18 à 20h, on y discutera de bénévolat devant un verre offert par la maison.

Etre bénévole à Bonjour Minuit  c'est...;
  • rencontrer de nouvelles personnes
  • acquérir de l’expérience et la valoriser sur son CV
  • participer à faire bouger Saint-Brieuc
  • se rendre utile dans le fonctionnement de la structure
  • voir des concerts gratuitement
  • découvrir un milieu professionnel et développer un réseau
  •  CONTACT : pour tout renseignement, contactez Sandrine Papon au 02 96 01 51 40 et 06 41 05 15 71, ou par mail à benevoles@bonjour-minuit.fr.

Le 22/09, un événement gratuit avec le retour du  Kameha Club et un d j set de Maitre Selecto.

 

GROSSE NOUVELLE le 24 , une collaboration ART ROCK / Bonjour Minuit pour   le 3e épisode du rendez-vous Hors Saison du festival briochin.

La soirée dans la Grande Salle de  B M  réunira : François Joncour et son projet entre art et science "Sonars Tapes", l'étoile montante afro soul Reinel Bakole, les rockeurs pop-yéyé de Requin Chagrin et  la DJ Glitter55. ( payant)

 

Le lendemain ( le 26), la fête continue au Légué à Plérin  avec le BD Concert "Algues Vertes" - joué par Mnemotechnic et Poing qui mettent ainsi en lumière le message porté par Inès Léraud et Pierre Van Hove. ( gratuit) 

 

 

Le 30 septembre ( Grande Salle) - une soirée métal avec Karras + Teska + Shade And Dust

Le 5 octobre,le grand retour de Bigflo & Oli.

Un concert sold-out depuis belle lurette, les tickets se sont écoulés en deux minutes.

Le 6 octobre, une session live de Radio Activ' avec SBRBS.

Le 15 octobre: un plateau indie avec  Park + Zaho De Sagazan.

Le 20 octobre, un événement gratuit labellisé 808 Club, une soirée rap avec L.u.x.h & Omega Zone  en showcase + open mic.

Le 26 octobre, la tant attendue release party de Moundrag

 

et le 28 octobre: une nouvelle soirée rap avec Zamdane  + Zinée + W & Z.

 

Bonjour Minuit, ce sont aussi des résidences:

Arhios/ Fleuves/ Uu Symphonie et WGZ viendront peaufiner leur live set à Saint-Brieuc.

 

Enfin le projet Studio 107 implique une collaboration entre divers artistes et des collèges armoricains.

 

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 13:19
Soul Lab aux Routes de Lanleff, le 4 septembre 2022

 Soul Lab aux Routes de Lanleff, le 4 septembre 2022

 

michel

Une tradition à Lanleff:  début septembre, le festival Les Routes de Lanleff qui se déroule dans l'énigmatique temple médiéval.

Du du 2 au 4 septembre 2022, pas moins de quatorze groupes ou deejays doivent faire vibrer les ruines et la jeunesse locale, l'édition  ( la quatorzième déjà) , qui  a,  d'après des connaissances, tenu toutes ses promesses, des groupes assurant un spectacle de haut niveau, une équipe de bénévoles au top, des torrents de  bière, et de la restauration proposant du local, donc  fabriqué  dans le Breizh, comme par exemple les cornichons de Saint-Goazec ( ayant peut-être transités par l'Inde)  ou le chachlik à base d'andouillette, que du bon,  donc, avec un point d'interrogation pour la provenance du ketchup.

Ton emploi du temps t'autorise à une visite sur le site le dimanche, le jour où pas mal de festivaliers digèrent le trop plein et s'adonnent au sport régional, le lancer du palet.

Une compétition qui n'est pas sans risque,   vu l'état d'ébriété affiché par des athlètes ne carburant pas toujours à l'eau gazeuse.

T'étais venu pour Soul Lab, prévu à  18h. 

Arrivé à 17h20, tu constates que tout ce que le canton compte comme musiciens est sur place, sauf peut-être le dernier survivant des Frères Morvan.

Tandis que Nena dénombre 99 ballons dans un ciel fort clément, tu assistes à la balance du trio.

Peu après 18h, la sémillante Pouppette, engagée comme speakerine,  annonce  le groupe avec éloquence. 

Soul Lab, ce sont Stéphane Le Dro  au sax tenor ( Yu Gen, Blue Tunes, Heat Wave  Badume's band....),    Clément Abraham  à la batterie, vu avec son propre band à Tréguier, ex- Combo ou Heat Wave   et Olivier Guénégo à l'orgue Hammond ( Combo - Heat Wave , Badume's Band ...), en lisant leur carte de visite, tu constates qu'ils ont transité dans les mêmes formations, dans lesquelles tu peux retrouver un autre mercenaire, client des Côtes-d'Armor, le guitariste Mathieu Crochemore!

Soul Lab, bien sûr, c'est de la soul, mais fortement teintée de jazz, de la soul jazz quoi, un genre pratiqué , e a , par Maceo Parker, Jimmy Smith, Gene Ammons, Jimmy McGriff, King Curtis  ou  Junior Mance.

Houston Person a composé 'The Son of a Man'  en 1970, à la guitare on entendait Grant Green, dont le trio reprendra plusieurs titres.

Ce  jazz boogaloo juteux permet à chaque intervenant de se mettre en évidence .

Parenthèse, ce grand monsieur ( 87 piges)  vit toujours!

Et voilà, un premier Grant Green, ' Big John', mais sans guitare , c'est l'Hammond qui se paye une digression onctueuse , les petits doigts d' Olivier, très appliqué, glissent sur l'orgue pour le plus grand plaisir des amateurs de groove, qui ne constituent que 10% de l'assistance, les autres prêtent une oreille distraite aux musiciens en balançant leur palet sur la planche ou en éclusant une Britt à la buvette.

Le sax prend le relais, il gambade joyeusement, Big John  a rangé ses flingues pour se déhancher en mesure, tandis que l'Hammond et l'orgue brodent joyeusement.

Quoi, Big John, n'est pas John Wayne , mais Big John Patton, une légende de l'orgue Hammond, un copain  de Grant Green.

D'ailleurs l'album  ' Blues for Lou' de Grant Green, sur lequel tu retrouves cette plage grandiose   est  l'une des oeuvres maîtresses   chez Blue Note.

Quoi, Grant?

C'est où Lanleff,  dans le Missouri?

Juste à côté, dude!

Ils poursuivent avec un second titre attribué à Grant Green, mais composé par Ben Dixon  ' Cantaloupe Woman ' qui ressemble comme deux gouttes d'eau au ' Watermelon Man' d Herbie Hancock , que Us 3 avait samplé pour leur tube 'Cantaloop'.

Simone, la soixantaine souple, chaloupe, Yvon, son conjoint, boit.

Pour rester en terrain hard bop funky, le trio propose 'Funk in Deep Freeze' de Hank Mobley qui précède ' Georgia on my mind' introduit à l'orgue pour Georgette,  elle  tangue en mesure, tandis que René s' allume une pipe.

Un chien, paumé, divague, cherchant son maître, il a failli arroser les palets, s'est ravisé pour disparaître dans le proche cimetière.

Non, Vian c'était J'irai cracher sur vos tombes!

Jimmy Smith a enregistré ' Mellow Mood' en 1969, Wes Montgomery l'accompagnait à la guitare.

Olivier tire la couverture mais Clément a droit à un petit solo pas cabot, le sax en arrière-plan, attend son heure.

Elle vient avec 'Everything I Do Gonna Be Funky (From Now On)' de  Lou Donaldson, lyricist: Allen Toussaint, tu parles, il s'est foulé, le texte comporte moins de 10 mots, par contre, si tu ne te déhanches pas au son de cette plage purulente, c'est que t'es grabataire.

Grant Green a la cote, ce soir, voici un de ses titres les plus hot, ' Sookie Sookie'.

Ze groove machine turbine sans avoir à craindre des pertes d'énergie, pas de problème d'acheminement du  gaz russe, pas de batterie  à recharger après 150 bornes,  une jam monstrueuse approchant des 10 minutes avec cependant un couac, léger, le responsable  imagine devoir gonfler le son sans prévenir les protagonistes qui finalement sourient à cette initiative malheureuse, qui n'a effrayé qu'un couple de goélands.

Virage rhythm'n'blues avec ' Teardrops from my eyes'.

Pas besoin de kleenex, le soleil a effacé nos larmes et on revient à Grant Green avec ' The Windjammer'  , comme demandé t'as enfilé ton ciré, le trio a poursuivi avec ' Hipty Hop' de  Lou Donaldson,  from the 'A man with a Horn' album, recorded in 1963. 

Superbement sautillant ce titre voit  tous les kangourous du coin bondir à l'unisson.... hop, hop, hop...

Pour finir en beauté, Soul Lab a opté pour James Brown, ' Ain't it funky, now?'  , que Public Enemy a emprunté pour son tube ' Gotta Do What I Gotta Do'.

 

La boucle est bouclée., et pour t'assurer qu'en 2022, le funk est toujours d'actualité , chez toi tu vas chercher ' Chinatown' de l'Italienne Manupuma sur YouTube!

 

 

 

 

Soul Lab aux Routes de Lanleff, le 4 septembre 2022
Soul Lab aux Routes de Lanleff, le 4 septembre 2022
Soul Lab aux Routes de Lanleff, le 4 septembre 2022
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