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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 04:03
Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!

 Chuck Berry 

Nombreux étaient ceux qui pensaient que  Charles Edward Anderson Berry n'était déjà plus de ce monde.

Le pionnier du rock n'avait plus sorti d'album depuis belle lurette et ironie du sort , un nouveau disque ( Chuck) devait sortir en juin, ce sera un album posthume puisque Chuck Berry est parti ce 18 mars, à l'âge respectable de 90 ans.

Pas question de retracer la carrière de celui qui aura influencé des centaines de rock stars et laissé des monstres tels que "Maybellene", "Roll Over Beethoven" , "Rock and Roll Music", "Johnny B. Goode", "Too much monkey business" , "Sweet little sixteen" ou " No particular place to go"....

Celui qu'un journaliste a un jour décrit comme étant  the rock musician who most closely captured the essence of rock and roll, laissera un vide immense!

 

 Jean Paul Dellaert, alias Pol ou Curly, était une figure appréciée dans la région ostendaise, il a fait partie de groupes aussi divers que The Swallows ( een van de eerste pure gitaargroepen in België) plus tard le groupe devient The Bunch, Sir James Company, The Sixties, The White Formation ou le Broadway Jazz Gang.

La presse flamande a annoncé son décès il y a deux jours.

 

L'harmoniciste James Cotton est mort le 16 mars, à 81 ans, des suites d'une pneumonie.

James a accompagné plusieurs grands noms du blues dont  Muddy Waters, Sonny Boy Williamson II et Howlin' Wolf.

En 1965 il avait monté son propre Jimmy Cotton Blues Quartet dans lequel Otis Spann pianotait.

En 2015   Superharp avait encore joué au Festival international de jazz de Montréal.

Sa carrière solo est riche d'une trentaine d'albums dont  Deep in the Blues qui lui a valu un Grammy.

 

Le dernier groupe dont faisait partie  le batteur  Rudy James Steinhauser, alias Rudy, était Tirefire pratiquant un black trash satanique.

L'homme décédé le 18 mars avait également tenu les baguettes chez Otesanek plutôt sludge/doom.

 

 

Le guitariste du power metal band  Realm, Paul Laganowski  a succombé à un cancer du pancréas il y a quelques jours.

Paul avait rejoint White Fear Chain lorsque Realm avait déposé les armes.

 

Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!
Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:46
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

 

Organisation: Live Nation!

Warpaint, en 2010 à l'AB Club, en 2013, dans la grande salle et en mars 2017, à nouveau au même droit qui n'affiche pas sold-out.

Les filles De L A viennent présenter 'Heads up', leur troisième album sorti l'an dernier.

 

Le support est confié à Dear Reader, que tu as eu l'occasion de voir à la même affiche que Laura Gibson au Botanique, c'était en 2012.

Le groupe de Cherilyn MacNeil, from Johannesburg, mais établie à Berlin, vient de sortir 'Day Fever', la madame est heureuse de le faire entendre en Europe... I'm super excited to be going on tour in Europe next week with my killer new band. It's going to be a blast!

Le new band en question: Cherilyn MacNeil ( vocals, keys, guitar) - Evelyn Saylor aus New- York ( keys, backings) - Stella Veloce, une Sarde multi-instrumentiste ( electric cello, small percussion instruments) et Olga Nosova ( from Russia) à la batterie et percussions .

Ce groupe cosmopolite et fleuri pratique une chamber pop exquise.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, un mot sur nos voisines d'un soir, une Gantoise légèrement éméchée et sa compagne, une Basque rousse dans le même état, qui en attendant le lever de rideau nous ont narré de manière colorée l'essentiel de leur vie sentimentale.

Le quatuor féminin démarre en douceur par un dream pop poétique, mélodieux et serein, sans setlist, on avance 'The Run' qui clôture 'Day Fever'.

Our next tune is a song about moving North, 'Then, not now' et ses sonorités vaporeuses désuètes nous plonge à nouveau dans un douceâtre état de rêverie.

L'indie folk ' Mean well' par son phrasé précieux évoque aussi bien Kate Bush que Mary Hopkin, on admire le travail remarquable d'Olga aux percussions.

On suppose que les filles ont enchaîné sur 'So petty, so pathetic' un titre plus amer.

Après 'Tie me to the ground' et son chant choral, le chef de choeur saisit une guitare pour entamer 'I know you can hear it'.

Entendre quoi?

The beat of my heart!

Le moment le plus fort et également le plus apprécié sera le canon 'Victory', rappelant le folklore irlandais, mais ce chant revisite les racines sud-africaines de Cherilyn en traitant de la guerre anglo-zouloue.

Le set prend fin sur un fond tribal probablement avec 'Took them away'.

Un avant-programme apprécié pour la chaleur qu'il dégageait.

 

Warpaint.

Le voisinage trépigne et hurle de joie.

Emily Kokal, vocals, guitar/Theresa Wayman, vocals, guitar/Jenny Lee Lindberg, bass, vocals et la petite dernière, l'excellente Stella Mozgawa, drums, keys, vocals se pointent avec un léger retard.

Theresa - Bonsoir, tout le monde.

Miss gay Gent: 'Oh, my God, you're so cute'

Emily fait la moue, c'est qui cette dingue?

Jenny Lee et Stella ont été larguées à l'arrière, dommage!

Le show démarre tout en retenue avec ' Heads up', jusqu'au moment où Stella donne le signal d'un changement de tempo par quelques coups de baguettes magiques, dancing time, Brussels.

Argh, la basse de Jenny Lee!

Sans transition, elles enchaînent sur 'Krimson' aux sournoises effluves post punk.

La longue plage qui suit, ' Undertow', envoûte, le venin fait son effet, un chant faussement céleste, des guitares rappelant les Smiths, t'es pris dans les mailles du filet, plus question de fuir.

' CC' est chanté par Jenny Lee et nous rappelle les grandes heures du psychédélisme ricain, Jefferson Airplane te vient à l'esprit.

Stella lance les samples introduisant 'Above control', Gand plane!

Les sonorités étouffées de 'No way out' nous plonge dans un écrin brumeux, cette autre plage de près de 9' vire dance lors d'un second mouvement agité, l'Ancienne Belgique tangue tandis que Theresa murmure ...I can't find my way...

Un grand morceau, suivi par 'The Stall' et 'Bees' présentant des touches new wave/white funk étonnantes.

Question, vous souvenez-vous de celle-ci?

Elles entament 'Stars' un titre peu joué live ces dernières années.

Après ce petit tour dans l'amas stellaire, Warpaint propose 'Whiteout', la plage ouvrant 'Heads up'.

Une basse pour Theresa, une guitare pour Jenny Lee, voici l'hypnotique et pourtant catchy ' So good' aux étonnantes harmonies vocales.

Avec 'Elephants' un extrait d'un EP de 2008 on revient aux tout débuts du groupe.

Bruxelles jubile, tu recules, car quand la Gantoise saute t'as intérêt à te protéger les orteils et à éviter les mains qui gesticulent gauchement, elle a failli éborgner la gentille et blonde Stéphanie se tenant à ses côtés.

Le set grimpe encore en intensité avec les suivantes, 'Love is to die' et ' New song'.

Emily nous prévient, il n'y aura pas d'encore, on ne quitte pas la scène, tout doit être emballé à 22:30', l'heure du curfew, ' Dre', aux teintes shoegaze lancinantes, termine donc ce concert qui n'aura pas déçu grand monde.

Le seul regret: la playlist prévoyait encore un titre!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 22:04
Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

 

Avec un léger retard sur le timing initial, Nico présente The Synd!

Il y a quatre jours, les Liégeois étaient reçus chez le pape Pierre Paulus pour Génération 21, ils y avaient fait la promo du festival.

Ce soir ces amateurs de Médoc, le vin, pas les pilules, vont fournir la prestation la plus appréciée du festival.

Les syndiqués ont autrefois sévi sous l'étiquette Bleeding Hearts Syndicate, lauréat Puredemo, pour d'obscures raisons, certains ont mentionné Publifin, en 2015, ils deviennent The Synd. Musicalement leur rock touche-à-tout reste super efficace, tu y ajoutes une attention particulière destinée à soigner le look et un brin d'humour surréaliste et tu passes un excellent moment en compagnie de David Lefrançois ( vocals, rhythm gt) , Olivier Rahir ( drums) , Roberto Cimino, pas un malfrat bien connu du côté de Jumet, mais un racé guitariste , et de Sébastien Mentior, le bassiste.

Tout récemment, le combo a sorti un EP 3 titres baptisé ' 136', il n'effectue pas le trajet Anderlues - La Hestre.

Mise en scène Broadway sur fond Paul Anka croonant ' Black Hole Sun'.

Le petit David se débarrasse de sa liquette pour arborer un T-shirt ' Fuck rock'n'roll' très second degré, après ce préambule, ils dépêchent le décapant 'I'll be gone' datant de l'époque BHS.

Le matador lance une intro Danse du Sabre se fondant en ' Dying dream'.

Ensuite vient le single ' Raise you' qui déménage joyeusement, un gars à tes côtés cite Green Day.

' Alcoojazz' sent bon le Nirvana unplugged, il précède ' All to nothing' qui lui nous renvoie vers Placebo.

Le punk bien carré ' This man is free' énerve tes voisins, ...fuck you, imitation... les inspire!

Dans la même veine No Future, ils enchaînent sur' Shot down on the way to hell' et sur ' Lost in Amsterdam' .

Leur discours s'achève par ' This is the band' décrivant tous les périls que tu peux encourir durant le week-end.

On vide le pinard et on vient tailler une bavette, saignante, sans oignons, avec vous.

Sont sympa!

 

Raxola.

Le groupe d'Yves Kengen , Yke Raxola, pas Rexona, connard, à l'époque, fait partie de la première vague du punk belge, leur album de 1978 se vend à des prix fous sur les sites de seconde main.

Split et reformations fugaces caractérisent son histoire, Yves, le journaliste, a traîné chez Sttellla lui qui ne buvait que de la Wiels, et récemment tu l'as croisé au sein des Piglets.

Avant de se retrouver en maison de repos, il remonte Raxola avec de nouveaux potes ( dont Phil Bertran, ex Klang à la guitare/Fab Giacinto à la basse ( Von Durden, Romano Nervoso...) et un autre rescapé de toutes les guerres derrière la batterie) , va sonner chez Thierry Plas qui co-produit un nouvel album 'Guts out'.

Ce soir, Ittre va trembler.

Yke, fringué Rod Stewart époque 'Smiler' , respire la classe et la bonne santé, les punks sexagénaires entament le show par ' Strip on my mind' suivi par l'antique ' Son of a bitch' avec la ligne .. I was born a son of a bitch. I can't explain myself. The point I've reached. I was born a son of a bitch... qu'un jour tu chantonnais dans la cuisine, c'était ton tour de faire la vaisselle, avant que ta maternelle t'en balance une pas douce en pleine poire.

Tu revois les Damned, Generation X , Chelsea et d'autres gloires des mid-seventies.

' Waiting WW 3', c'est quoi WW mémé?

Demande à Trump, Erdogan, Poutine et aux autres marionnettes!

' Come back shoes' précède ' Back on wild' qui a la particularité d'exhiber un guest invisible, puisque Mingus, un hip -hopper sud africain, a raté l'avion devant le parachuter dans le Brabant Wallon, son chant samplé sera lancé par le batteur, vive la technologie qui n'existait pas aux temps héroïques des crachats et pinces de nourrice.

Une belle réussite que ce mariage punk/hip hop, aussi heureux que les Clash s'appuyant sur des sonorités reggae.

Kengen a vendu le Stradivarius mais gardé l'archet.

Oei, ça grince à l'orientale pour amorcer 'Rolling Son' qui évoque le Sensational Alex Harvey Band.

On nous signale qu'il faut restreindre la playlist, donc, on supprime le superflu pour conserver l'essentiel, ' Kill your son' qui a 40 ans et pour prendre congé, en emballage cadeau, voici 'Paranoized'.

Un set ayant enflammé une bonne partie de l'auditoire mais aussi chagriné quelques uns.

 

Il est 21:35', en piste: Z, les protégés de Nico.

Après le Rock for Life de novembre 2016, une deuxième rencontre avec les justiciers du Brabant wallon.

Ils ont une mission, dis- nous, Mr Woody: our mission is to make some fucking noise!

Noddy Holder, right, kid, we can feel it!

La Pub: sortie d'album prévue pour le premier avril, soutenez-nous sur KissKissBankBank.

  1. Tuizir, guitares et backings/ Mich Vrydag ( encore lui!) à la basse./ Matthieu ' Mr Woody' Van Dyck, au chant et Jerry Delmotte à la batterie, ouvrent, comme à Laeken, avec ' I got a mission'.

Bénédicte: il est mignon le chanteur!

Mr Woody ignore les flatteries, ce sont Jerry et Michel qui, en éclaireurs, attaquent 'Diamonds in the rough', un bijou concis.

La playlist annonce ' YYYY'ld' , sur fond wah wah, le chanteur se pose des questions, why, why, why, soudain la plage vire crossover, Bénédicte s'agite!

La suivante est nouvelle: 'Always running', le starter est derrière les caisses.

Faux départ, j'ai plus de son, constate Véronique à la guitare.

Changement de Jack, Z reprend sa course.

RATM est dans le coin, pris d'une petite fatigue Mr Woody se couche sur le podium pour entamer 'Sweet fruit', des agrumes pas pourris.

Tout ça est bien beau, mais Z ne te surprend plus, la machine tourne nickel, mais chez toi, l'émotion est, à présent, absente!

Apparition d'un mégaphone pour ' Right here right now', catalogué blues par le frontman, on hésite sur blues!

Saluons la présence de Black Sabbath, 'War Machine', étant du genre non violent, tu vas t'acheter une saucisse.

Tu reviens, les hostilités semblent terminées, tu entends encore 'No loose behavior' et ' Mozzarella' qui ne convenait pas avec la sauce andalouse dégoulinant de ton pain qui allait faire grimper le taux de cholestérol.

Ittre conquis, toi, un peu moins!

 

Les résultats du contest sont communiqués, tâche ardue pour le jury, Philippe termine 3è, Karma Nova et The H of Horse n'ont pu être départagés, un ex-aequo pour la première place, donc!

 

SteeLover, le groupe que tous les metalleux, chevelus ou chauves, nés avant 1960 et quelques jeunes pousses, attendaient!

Quand on compte en son sein un monsieur affichant une carte de visite mentionnant Scorpions, Such a Noise ou K-West , on attire du monde.

Rudy Lenners est entouré d'autres vétérans: Pat Freson( gt), Nick Gardi ( bs), le chanteur Pheel Coibion et d'un petit jeune John L ( gt et vocals).

Une bande symphonique annonce l'arrivée de SteeLover qui, d'emblée, entre dans le vif du sujet en attaquant ' Need the heat' datant de 1985.

Question chaleur, ils sont servis, la salle est bourrée, il n'y a pas qu' Eugène qui sue, ça sent la bête et la bière, de Londres à Ittre.

' Heartbreaker', suis curieux de savoir combien de groupe ont un titre baptisé ainsi dans leur catalogue.

' Rock  bottle' , tous les plans du hard façon Scorpions, Montrose, UFO, Michael Schenker Group, etc... défilent , guitares viriles, chant puissant et mélodique à la fois, assise rythmique infaillible, avec SteeLover tu replonges au coeur des belles années du hard/heavy, les années 70/80.

Originalité?

Non, classicisme!

Un doublé de guitares, suivi d'une déferlante batterie/basse, entame 'Fire and passion' qui n'a pas usurpé son nom.

Après avoir salué Dante, 'Inferno' , on lâche la bride ' Wild and free' , puis on retourne où ça brule pour prendre des nouvelles de 'Satan sister', une fiction basée sur une histoire vécue, dixit Pheel.

Après 'Speedy's coming' de Scorpions, titre très bien chanté par John L, qui n'est pas une pute, on nous annonce une petite dernière pour la route, 'Forever' .

Rien de neuf sous les ponts, la rivière charrie tous les poncifs du genre, c'est ce que demandaient les fans qui obtiennent un bis, que tu écoutes d'une oreille distraite, accoudé au comptoir.

 

La Polizia, tu évites, tu avais déjà trop bu et on annonçait des contrôles d'alcoolémie à Tubize.

 

Bye, bye Ittre, bravo à Nico, Annick, Manu et tous les autres, votre premier festival a comblé les plus difficiles!

 

photos- ManuGo ( concert monkey)

 

 

 


 

 

Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:12
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

 

Organisation- Rock Nation Music Agency, en collaboration avec la salle Zik Zak!

 

La Rock Nation Music Agency, fondée par Nico Sand et quelques amis, grandit vite, leur but:

soutenir les groupes de rock indépendants et les aider à se développer, pour se faire, ils organisent un premier festival se déroulant chez d'autres fervents défenseurs de la même cause, le Zik- Zak.

Avant d'analyser le programme substantiel qui attend le public à partir de 16h, un coup de chapeau à toute l'organisation, ce premier festival s'est révélé exemplaire à tous points de vue.

 

L'horaire-

 

16h00 – 16h20 : 1st band contest

16h30 – 16h50 : 2nd band contest

17h00 – 17h20 : 3rd band contest

17h35 – 18h00 : Electric Feel

18h20 – 19h00 : bUNNY bLACK bONES

19h20 – 20h00 : The Synd

20h20 – 21h00 : Raxola

21h20 – 22h00 : Z

22h20 – 22h30 : Résultats concours

22h30 – 23h15 : SteeLover

23h30 – 00h30 : La Polizia

 

Le premier groupe du Contest est originaire de Villers-la-Ville où il a été déclaré à la maison communale sous l'identité Philippe.

Naissance en 2015, centres d'intérêt: bières, transpiration et volume à fond.

40 jours sans alcool et sans rock, c'est pas pour eux!

Ils sont cinq, tous jeunes, beaux et sportifs: Wom, Nico, Jag, Gui, Saki, leur rock sans fioritures éclabousse et tache.

'Projet 9' secoue déjà dès les premières mesures, les guitares bourdonnent, basse et drums impriment un tempo rapide, le chanteur agrippe son micro et relate son dessein, soudain le truc vire farandole folle.

Ittre a déjà compris que ces gamins en veulent.

'70' est tout aussi fougueux, ils disent aimer The Hives et Blood Red Shoes, ça s'entend.

' Crash 66' et ses relents hard seventies précède le punk dédié à Einstein ' E=MC2', ils terminent leur 20' de set par 'Stregteuh' , un titre destiné aux lapons et aux lapines.

Un groupe prometteur!

 

N° 2: uit Mechelen, The H of Horse!

Ils sont quatre, ont l'intention de conquérir la Flandre mais aussi la Wallonie avec un old skool hard rock qui dépote, par ailleurs, un conseil du jardinier, attendez avant de sortir les géraniums.

Le groupe a sorti un EP 6 titres en juin 2016 ( audible sur bandcamp).

Feu...' Relinquish all disdain', Nico, lors de la présentations, avait promis un rock couillu, elles sont plus grosses que des noix.

Une basse funky introduit 'Nine to five' et si tu pensais à Dolly Parton tu t'es gouré, par contre tu peux tracer un parallèle avec des bands tels que Drive Like Maria.

This next song is for everybody except you, en pointant du doigt un brave gars sirotant sa pils à l'aise, ' Hypothetical you'.

Le drummer en solitaire ébauche 'Mercenaries', les autres soudards le rejoignent, l'exposé ne manque pas de sel, le général en chef décide de manier les foules, puis le régiment termine en force.

The H of Horse a impressionné!

 

N°3: en provenance de Verviers/Liège, Karma Nova!

Un power/blues rock trio ne refusant pas les envolées psychédéliques ou les rythmiques obsédantes du stoner.

Line-up: Fabien - Guitar/Vocals, Martin - Drums et Steph - Bass/Backings.

Le groupe est né en 2013, sa disco compte un EP et l'album '41'51"', sur lequel tu peux ouïr ' I'm your son' dominé par une wah wah ravageuse.

Plus personne ne subsiste du trio The Jimi Hendrix Experience, il faut rechercher les héritiers en terre mosane.

' Groovy suicide' démarre souplement avant un virage funky, à la surprise générale un kazoo enfantin apparaît, ajoutant une touche originale à cette composition suintante.

Leur set ne comporte que trois titres, le dernier est baptisé ' 42' , une longue plage pendant laquelle les gamins se défoulent sur le podium.

Sueur, énergie, groove et rock'n'roll, un carré d'as, ils devraient rafler la mise!

 

Premier bilan, aucun tocard à l'affiche, la relève rock nationale est assurée!

 

Après ce hors-d'oeuvre estimable, place au festival, débutant avec le projet "Electric Feel" de Philippe Thibaut.

Bio: Philippe began playing guitar at the age of 15, entirely self-taught, he used the music of AC/DC, Van Halen, Joe Satriani and Steve Vai as early inspiration.

Electric Feel est le nom de son dernier CD qui succède aux désormais collector's items: Free Play, Guitar Planet et Eventful World .

Pour accompagner ce guitariste hors-pair sur scène, deux ténors, Marcus Weymaere à la batterie, un petit gars de Charlerwe ayant tenu les baguettes pour des célébrités diverses, au hasard quelques noms: Beverly Jo Scott, Admiral Freebee, Guy Swinnen, Julian Burdock, Barbara Dex etc... , et Michel Vrydag à la basse ( Bruno Grollet, Louvat Brothers, LM4....).

Les amateurs de Steve Vai seront à la fête avec ce concert purement instrumental mixant progrock, hard mélodique, space age guitar, mysticisme et groove cosmique.

Le trio ouvre avec l'homérique ' Odyssey' , technique irréprochable, les sonorités cristallines alternent avec des bouffées heavy, ne t'attends à aucune concession, ici t'es en présence d'orfèvres, pas de bouffons!

'Outside limit' précède ' Inside hurricane' aux effets wah wah tempétueux.

Petit intermède promotionnel, si tu peux te passer de quatre bières, le dernier CD est dans ton petit sac de courses et chez toi, tu planeras!

Pour Platon, voici 'Idyllic love' et on termine par 'Heart of the earth'.

Brillant, mais à programmer plus tard!

 

 

A Visé, les lapins sont avisés, bUNNY bLACK bONES!

Avant de faire équipe sous l'étiquette BBB, les musiciens de ce groupe revivaliste officiaient au sein de formations diverses, Shah Mat, JJ Dogs, Da Familia, Aum, Versus Club, Vox Populi, Casual Sanity ...à en croire la bio.

Ils n'ont plus vingt ans depuis longtemps, comme la madame allongée à côté de Serge Reggiani, mais dans leur tête ils ont à peine quinze ans.

Ils=Jp Devox (guitars) Marc Ilari (drums) Laurent Liégeois (vocals) Philippe Collard (bass).

En 2015, ils sortaient l'album ' Electricity', titre non emprunté à OMD, en cette fin d'après-midi, Ittre en entendra plusieurs fragments, sans court-circuit.

Un premier power rock ( Are you here to stay), globalement sympathique, ouvre.

Tu dis, Michel?

Lou Reed à la basse?

Il a ri, le batteur!

Ils ne tiennent pas compte de nos commentaires niais et passent à un hard rock ( Daytona) aux saveurs Aerosmith/AC DC.

Amusant!

La vieille locomotive s'échauffe en risquant l'emballement et propose ' Rock the nation' avant de s'attaquer aux Osmonds montant des ' Crazy Horses' , ou comment un boys band, membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, voit le rock.

Un synthé samplé, BB et B attaque le groovy ' Till I bury you' .

Merde constate L L , mon pied de micro se fait la malle,un photographe attentif l'attrape au vol et le redresse.

On passe au disco rock ' Real thing' avec un extrait de ' Why did you do it' de Stretch suivi par un truc non repris sur le papelard, on y a entendu comme des relents de 'Bad case of loving you'.

Ce sont les rois de l'adoption, ces braves gens qui enchaînent sur un collage dada, ' War lotta love', piqué à Black Sabbath et au Zep.

Ce punch n'a pas plu à tout le monde.

Nico tente de leur signifier qu'ils ont dépassé leur temps de prestation, ces joyeux ignorent superbement le signal et poursuivent leur trip avant que le rideau ne se baisse définitivement.

Distrayant, pas essentiel!

 

Fin de la première partie!

 

photos- ManuGo et Michel ( concert monkey)





 

Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:09
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017

One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017.

 

20:30' et quelques poussières, le théâtre est bien garni.

Sur l'écran se lit: “Before Elvis there was nothing.”, signé John  Lennon.

Mise en condition: des films d'époque en noir et blanc, le groupe s'installe!

10 musiciens: une section de cuivres, The Brass Monkeys ( dirigée par Katie Parker, saxophoniste et flûtiste), le fabuleux Jon Beedle à la lead guitar, sans doute Alan Parker à la basse, Jon Donovan aux claviers,  James Elliott Williams aux drums et percus, un guitariste rythmique introduit comme étant  Tim et deux choristes attrayantes dont la petite amie du King: Jill Schoonjans ( yes, it sounds Flemish), par contre pas sûr du tout que la seconde chanteuse soit Emma Norman, comme annoncé sur les flyers.

Cette troupe engage ' Trouble', Lee Memphis King, alias Elvis, connu à Wrexham comme Roy Evans, ex- représentant de commerce, se pointe.

Ressemblance frappante, même gabarit, même coiffure, jeu de jambes et de pelvis peut-être moins souple, pas étonnant que Lee Memphis King ait été choisi comme best Elvis impersonator et qu'il a réussi à remplir l'Hammersmith Apollo.

'Trouble' vire soudain 'Guitar man', tes voisins, Stijn et Kristel, 148 ans à eux deux, se revoient dans les années 60, sur leur His Master's Voice Model 6 M ( sur pieds), aujourd'hui au musée, doté d'une petite antenne leur permettant de capter la BBC, par temps clair, ils avaient vu le King se déhancher lascivement,ils s'étaient promis d'aller le voir sur scène, cela ne s'est jamais fait, quel bonheur, ce soir , Lee Memphis King recrée la magie de l'époque.

Après ce premier medley,  le groupe s'attaque au classique de Carl Perkins, ' Blue Suede Shoes', Jon Beedle nous balançant une rafale pas bancale.

Le band est à la hauteur et recrée les sonorités d'époque, une époque où tu jouais aux billes.

' Don't be cruel' suit, le sosie a abandonné la guitare décorative qu'il manipulait pendant les premiers titres.

Good evening, tout va bien à l'hospice, excuse me for not speaking your language, c'est mon premier passage dans votre pays, énonce le Gallois avant de s'attaquer à ' Memories'.

Kristel laisse échapper une larme, Stijn lui murmure ik hou van u!

Son coeur bat la chamade, Elvis veut l'emmener au  ' Heartbreak hotel'  pour ensuite la traiter de ' Hound dog'.

' All shook up', des voix s'élèvent: Elvis, come back, we need you, make America great again!

Il s'éclipse, changement de set up, cinq chaises sont installées à un mètre du premier rang, exit le piano, les cuivres et les choristes, les autres entament une séquence acoustique démarrant avec 'Baby what you want me to do'.

Qui était déjà né en 1954?

Quatre mains se lèvent,  les autres ne se souviennent plus de leur date de naissance, le King propose ' That's alright, mama', le titre faisant partie de l'histoire du rock'n'roll.

Lee Memphis King n'est pas Britannique pour rien, son sens de l'humour est plus proche des Monty Python que de Jim Carey, tant mieux, il fait rire quand il dit ...I can feel your enthusiasm... alors que le public se montre timoré et peut-être surpris par le moment acoustique.

'Lawdy Miss Clawdy' et  la bombe de 1960 ' Are you lonesome tonight'  impressionnent, puis vient ' One night with you' pour achever la session assise.

Jon entame pour la seconde fois ' Baby what you want me to do' , toute la clique refait surface, le King est parti rejoindre l'habilleuse et la maquilleuse, laissant les filles chanter la rengaine façon r'n'b.

Vous voulez du rock, on le sert à point, ' Jailhouse rock' pour terminer le premier set par le gluant ' If I can dream'

 

Asse doit se dégourdir les jambes et s'altérer, 15' avant d'obtenir une pils.

Les commentaires déferlent, 't is goed, he, Fons!

Oui, peut-être un petit manque de folie, j'ai pas souvent ressenti quelque chose au fond des tripes.

La seconde partie contentera ce difficile à 100%!

 

Dans l'obscurité le groupe a envoyé les premiers accords de 'C C Rider', quand la lumière surgit, Asse constate que les choristes ont enfilé d'élégantes robes scintillantes, Elvis a ressorti sa tenue Las Vegas.

' I got a woman' précède 'In the ghetto' .

T'as pleuré?

Bien sûr!

Jon, le guitariste d'Elvis jouait de la guitare derrière le cou pendant ' Johnny B Goode', tu peux le faire?

Of course!

Ambiance au théâtre!

Ecrit après la séparation avec Priscilla, ' Always on my mind' touche à la corde sensible.

Rocks et slows se succèdent, pas le temps de s'ennuyer.

Piano folies pendant '  A big hunk o' love' , l'ombre de Jerry Lee Lewis plane sur la plaine.

Avez-vous une idée du plus gros succès d'Elvis?

Plusieurs titres fusent dont ' One night with you' lancé par Yvonne, ex-vendeuse au Sarma.

C'est une proposition, mon chou?

Mais, non, il s'agit de 'It's now or never'.

...Kiss me my darling,

be mine tonight... Yvonne a craqué!

Retour au rock suintant avec Tony Joe White, ' Polk Salad Annie' , suivi par par la ballade immortelle ' The wonder of you'.

Le documentaire ' That's the way it is', l'avez-vous vu?

Elvis y racontait qu'il ne se souvenait plus des paroles de 'I just can't help believing' qu'il avait besoin d'un feuillet pour la chanter, je vais faire comme lui!

' Burning love' a atteint la seconde place des charts en 1972, le n° 1, quelqu'un?

' La lambada', ' La danse des canards', ' Ce soir je serai la plus belle pour aller danser', 'Arme Joe'... tout défile, c'était le stupide 'My Ding-A-Ling' de Chuck Berry.

Un malade hurle ' Fever' , une autre voix lance ' Muss I Denn', le titre qu'Elvis a chanté pour Merkel.

 Lee Memphis King sourit et réagit, j'ai pas demandé s'il y avait des requests voici , extrait de  Live in Hawaï, le country/ gospel  ' An American trilogy'.

Un des grands moments du show avec une jolie intervention de Katie à la flûte.

Ils étaient nombreux à l'attendre, ils ont été récompensés, le band  envoie ' Suspicious minds' avant d'achever la représentation par l'émouvant 'Can't help falling in love' que la star termine à genoux alors que toute la salle se lève.

 

Tous les abonnés réclament, pendant de longues minutes, le retour du King, en vain!

It's over!

 

Foule au merch où des groupies de 70 ans, plus excitées que des pucelles, veulent se faire tirer le portrait aux côtés du Gallois.

 C'est en chantonnant...  We can't go on together with suspicious minds.  And we can't build our dreams on suspicious minds ...que tu as retrouvé madame et le chat.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 12:05
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017

Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017

 

La météo printanière que Bruxelles connaît depuis plusieurs jours convenait parfaitement à la prestation des deux formations accueillies, ce mercredi soir, au Witloof.

Pip Blom, un gemme amstellodamois nous rappelle que le Keukenhof va bientôt ouvrir ses portes, quant à Surfer Blood, ils ne peuvent cacher leurs origines, ils viennent de l'Etat aux 1 600 Km de plages de sable blanc, bordées de cocotiers, non, ce n'est pas l'Alaska!

 

Pip Blom.

S'il te plaît pas de vulgarité, l'enfant s'appelle vraiment Pip Blom et si ton esprit dérangé t'envoie des images de Monica Lewinsky, tu dois te faire soigner.

Le lo-fi indie de Pip et de son band a rapidement frappé les imaginations aux Pays-Bas, l'Angleterre a vite suivi, nul doute que la Belgique va craquer dans un avenir proche: le produit est frais, réjouissant, sans présenter ce côté lisse qui parfois énerve, ze kan rauw klinken!

Sur scène, Pip ( guitare, chant) est accompagnée par trois garçons, le frangin Tender Blom ( guitare, backings), Beren Kok, non rien à voir avec Piet Huysentruyt, Beren, un ursidé sérieux, tient la basse, et Bowie Thörig à la batterie.

Première visite à Bruxelles, on a adoré votre beau jardin, et première salve: ' Taxi driver' , moins dramatique que le long-métrage de Scorsese.

Ce catchy pop tune évoque d'autres Néerlandais ayant fait fureur dans les nineties: Bettie Serveert.

La suite, ' Pussycat' et ' Come home', est tout aussi pétillante, pendant ce dernier titre Pip alterne guitare rythmique et synthé.

Le brother entame ' Truth' façon Nirvana , le morceau cogne davantage que les précédents, du coup tu penses à Hole.

Vachement attractif ce DIY pop!

Puis vient le sapide 'Honey' suivi par 'Hours'.

Au premier rang, un farceur questionne le bassiste introverti...Jullie zijn niet gaan stemmen vandaag?, il le gratifie d'un semblant de sourire et envoie ' Babies' avec les copains.

' I think I'm in love' is our new single et on termine le show par 'Misty from heaven' démarrant comme du Liz Phair avant d'entrer en éruption.

Pip Blom, un nom à retenir!

 

Surfer Blood.

Le groupe de West Palm Beach fait le buzz à ses débuts, en 2009, le single' Swim' est encensé par Pitchfork et dans la foulée, un premier album, 'Astro Coast', assure leur break-out!

Deux autres CD's lui succèdent, le band fait du surplace.

2016, un coup du sort, le guitariste Thomas Fekete décède d'un cancer, certains ne voyaient pas le groupe survivre à cette perte, pourtant en 2017 sort un nouveau CD, 'Snowdonia' et le groupe traverse l'Atlantique pour le présenter sur l'ancien continent.

Line-up actuel: John Paul Pitts, le chef, ( guitare, vocals) /Tyler Schwarz, le batteur d'origine/ Mike McCleary, le nouveau guitariste et enfin la mutine Lindsey Mills qui a remplacé Kevin Williams à la basse.

Ils décident d'ouvrir le feu par le leste instrumental 'Neighbor riffs' , un truc qui d'emblée te met de bonne humeur.

' Frozen' , un extrait de 'Snowdonia' ne va pas te glacer le sang, au contraire, tu rêves de sable fin et de filles en bikini. De belles envolées lyriques, des ooh ooh ooh racoleurs susurrés par la mignonne bassiste et une rythmique qui assure, Bruxelles sourit!

Avec 'Weird shapes' on revient en 2013, l'album 'Pythons' , les duels de guitares sont au point, John Paul est en forme et nous demande si pour nous tout va bien.

Pas trop mal, pour un lundi, réagit un illuminé, perplexe le band se demande quel jour on est, mais non, lundi nous étions chez Merkel, t'es malade, mec, ils enchaînent sur ' Miranda' suivi par ' Voyager reprise' , deux titres de 2011 qui se trouvent sur l'EP ' Tarot' .

On n'était plus passés par Bruxelles depuis un petit temps, trois ans je crois, certains d'entre vous étaient-ils présents?

Deux mains se lèvent.

Les autres étaient probablement trop jeunes, juge le frontman en te fixant.

'Island' et son doublé de guitares séduit, t'es pas étonné d'entendre des voix citer The Feelies et leur jangle-pop chahuteur.

' Snowdonia', le titletrack du dernier album, précède l'ancien ' Floating vibes' rappelant Weezer.

J'ai pris deux leçons de français, s'exprime le meneur de jeu, écoutez: "je suis un canard", Lindsey est pliée en deux, Bruxelles se pose quelques questions.

Daffy Duck attaque ' Take it easy' qu'il vient crooner à nos côtés, pris d'une inspiration loufoque il enfonce une jambe dans une poubelle avant de déambuler gauchement, il doit s'appuyer sur une épaule bienveillante, pas de bol, c'est la tienne.

Il présente ses coéquipiers, reprend la rengaine, remonte sur scène pour déclarer 'je t'aime', comme tu ne savais pas à qui s'adressait ce message amoureux, tu as reculé de deux mètres.

Après ces instants burlesques, le Witloof a droit à un surf/rockabilly apportant une note différente au contenu offert jusqu'ici, ' Six flags in F or G' étonne.

'Demon dance', aux senteurs Phil Spector , 'Taking care of Eddy' en mode steeple-chase, et 'Matter of time' se suivent et c'est avec ' Swim' que s'achève la baignade.

Merci, au revoir!

 

Le Witloof les rappelle, ils proposent 'Harmonix' une plage bien charpentée aux facettes multiples, un des meilleurs moments d'un concert n'ayant pas déçu!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 16:12
Elles/ils sont décédé(e)s: Joni Sledge, Joey Alves, Tony Lorenzo, Ángel Parra, Evan Johns, John Lever!

Vendredi dernier, un ami découvrait Joni Sledge sans vie à son domicile.

La chanteuse de 60 ans faisait partie de Sister Sledge dont le tube ' We are family' a fait les beaux jours de la période disco.

' He's the greatest dancer', ' Lost in music', ' All American girls' sont d'autres succès alignés par le groupe de Philadelphie.

En 2015, les soeurs avaient encore joué devant le pape.

 

 Joey Alves, guitariste rythmique, chez Y and T ( Yesterday and Today) est décédé le 12 mars.

Joey a fait partie du heavy metal band d'Oakland depuis leurs débuts en 1974.

En 1989 il est remplacé par Stef Burns, avant de revenir brièvement en 2004 et de devenir a touring guest en 2016.

Joey avait 63 ans.

 

Tony Lorenzo, le guitariste de Sons of Azrael, un death metal band de Buffalo, est décédé début mars, il avait à peine 30 ans.

En 2011 on lui avait tiré dessus, il était resté paralysé.

Après Joe Siracuse, il s'agit du second membre de Sons of Azrael à passer l'arme à gauche.

 

Angel et Isabel Parra étaient des figures aimées dans la musique folk des seventies, on ne parlait pas encore de world music.

Angel et Isabel s'étaient expatriés en France pour fuir le régime chilien de Pinochet.

Pendant des années, le duo  a défendu la chanson populaire chilienne en Europe.

Angel qui vient ed décéder ne remettra les pieds au Chili qu'en 1989.

Il était non seulement musicien mais également romancier, le fils de la grande chanteuse Violeta Parra avait écrit un livre narrant l'histoire de la figure légendaire du folklore chilien, Andrés Wood en a fait un biopic, 'Violeta se fue a los cielos', Prix du jury international pour une fiction au Festival de Sundance 2012.

 

Le guitariste  Evan Johns était une figure de proue de la scène  rockabilly/ roots-rock d'Austin.

Il est parti vers d'autres cieux le 11 mars.

Durant sa carrière il aura travaillé avec Danny Gatton, les Leroi Brothers, et avait monté son propre  the H-Bombs.

Son addiction à l'alcool l'a empêché de continuer à jouer, en 1998 il met un terme à sa carrière.

 

John Lever était le batteur du post-punk combo The Chameleons, devenu ChameleonsVox en 2009.

Il s'est éteint ce lundi après une courte maladie.

John avait également tenu les drums pour The Sun and The Moon, monté par Mark Burgess après le break-up des Chameleons.

Elles/ils sont décédé(e)s: Joni Sledge, Joey Alves, Tony Lorenzo, Ángel Parra, Evan Johns, John Lever!
Elles/ils sont décédé(e)s: Joni Sledge, Joey Alves, Tony Lorenzo, Ángel Parra, Evan Johns, John Lever!
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:48
EP Fake The Effort by Fake The Effort ( April 2017)

EP  Fake The Effort by Fake The Effort

 

Ce matin, un message du bassiste, pas forcément gauche,  Filip Lemberechts:

"Nous allons sortir notre nouvel EP la semaine prochaine. 

Enregistré à Beersel (studio Pyramide), mixé à Soundwave Studio et mastering à Liège par JF Hustin. Nous sommes contents du résultat, donne-nous ton avis?"

 

Des bourreaux du travail, les petits gars de Fake The Effort, leur précédent effort discographique datait de novembre 2015.

Après avoir donné une série impressionnante de concerts et être arrivés en finale d' Emergenza, Bart Van Weyenberg ( Guitar - vocals) - Joren Van Damme ( Drums) -et Filip Lemberechts ( Bass) ont donc pris le chemin des studios pour façonner une nouvelle rondelle de trois titres.

 

1.Dead Girlfriend 02:40

2.Come With Me 03:16

3.Home 02:25

 

 Recorded at Studio Pyramide

Produced and Mixed by Olivier Lemaître

Mastered bij JF Hustin

 

' Dead girlfriend', tu parles, le macchabée a des ressources, il cogne  joyeusement.

On l'avait déjà constaté à l'écoute de l'effort précédent, avec Fake the Effort pas de tralala, ni de déguisements, pas de simili rock, on te sert  de l'authentique qui sent la sueur et le prolétariat.

La suivante, ' Come with me', est fabriquée dans le même moule, et quand Bart hurle ...come with me... et que ses copains lui font écho, t'as bien pigé qu'il n'y avait pas d'autre issue que de les suivre, ils sont décidément persuasifs, ces jeunes gens!

Le canasson sent l'écurie, il passe en mode galop pour ' Home', le jockey, comme pour l'encourager davantage, a sorti la cravache, la bête a failli le désarçonner, mais non, ....I'm going home.... et quand j'aurai atteint la baraque j'écluse un six pack  de Maes, les pieds sur la table, ma conjugale est au turbin!

 

Trois titres, huit minutes trente, c'est court, une seule solution, touche Replay!

 

Sortie officielle en avril, tenez leur page facebook à l'oeil!

https://www.facebook.com/FakeTheEffort/

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 14:02
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017

Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017

 

The Norwegian rock bands Spidergawd and Woodland are touring together, un petit passage par Liège et ils embrigadent Taïfun pour se produire dans le club underground le plus célèbre d'une capitale que le monde entier nous envie depuis la prise de pouvoir de celui qui qualifie ses administrés hostiles au piétonnier de cons ou de malveillants!

 

Au Magasin 4, les concerts débutent à l'heure annoncée, à 19:15 Taïfun s'est installé sous le podium, au même niveau que les spectateurs, ils sont près à en découdre.

Non il ne s'agit pas de fun en Thaïlande, ni d'une collection de vêtements féminins, ni d'une entreprise culinaire travaillant à base de tofu, il semblerait que Cédric Brüll/Julien Dubois/ Pierre Maréchal et Franky Malsano se soient inspirés d'un titre de Motorpsycho pour se choisir un nom de guerre.

Heureusement qu'ils n'écoutent pas Georgette Plana, on aurait eu droit à Riquita!

Après les présentations... bonsoir, on s'appelle Taïfun... le quartet entre immédiatement dans le vif du sujet avec ' Whirlwinds', titre extrait de l'album ' Of coyotes and men', pondu en 2015 chez Honest House Records.

Les deux guitares ( Pierre, Francisco), le bassiste/lead vocaliste( le petit Julien) et le batteur (Cédric), s'ébattent dans un univers indie/post rock sous tension, cette première plage étale deux mouvements, le second plus lent, sous forme instrumentale, pour attester que le tourbillon s'est amenuisé.

Une basse en disto entame ' MasterFuck' peu recommandé au moins de quinze ans et aux fils de politiciens.

Aucune trace de ' Slut' (?) sur le CD, il était question de coffins, on ne s'est pas aventuré dans le cimetière.

Sinon, le public, pas très nombreux, vibre et communie, les mecs sont doués, leur rock con cojones interpelle.

' Fences' est suivi par ' Feretrin,' parsemé de riffs surf par une guitare, l'autre étant métallique.

Le mordant ' Built to spill' et ' Windsor' mettent fin à une prestation prisée.

 

 

Woodland est originaire de Trondheim, ils sont relativement jeunes et déclinent les identités suivantes: Gisle Solbu (Vocal, guitar) - Hallvard Gaardløs, caché à l'arrière, (double bass) - Hallvar Haugdal (Piano) - Espen Kalstad (Guitar, vocal) et Espen Berge (drums).

Ils ont sorti un CD, ' Go Nowhere', mais ce n'est pas Therapy? qui les a influencés, ils ne jurent que par le Delta blues, sur scène ce sera plutôt du bon blues rock aux fortes senteurs seventies.

Ils ouvrent en maniant un dobro, une slide, le timbre vocal sonne Robert Plant, il s'agit de bon blues rock qui remue.

Sont aimables, ils t'ont refilé une setlist, malheureusement elle est passée dans le milkshaker, si le papelard annonce ' Dead set' c'est bien 'Making me' qui a entamé les débats.

' Set me free' suit et sur la lancée ils proposent ' It's alright', tu aimes Humble Pie, James Gang, Mountain, le Free, tu vas adorer ces Norvégiens.

' White Denim' is a working title, on réfléchit à une appellation définitive, ' Shake it off', comme le laisse sous-entendre le libellé, secoue pas mal.

' Wild eyes' évoque les Stones avec des accents funky et les deux dernières ' Got me wrong' et ' Dead Set' confirment tout le bien ressenti lors des premiers morceaux.

Rien de bien neuf à l'horizon mais personne ne s'est plaint, la roots music parfumée de blues rock a encore de beaux jours à vivre.

Woodland vient de le prouver.

 

Spidergawd

Au départ un sideproject de deux membres de Motorpsycho, line-up actuel: Per Borten, Kenneth Kapstad, Rolf Martin Snustad et Hallvard Gaardløs.

Kenneth, le batteur délirant, à l'attirail imposant trônant au milieu de la scène, est désormais le seul à combiner Motorpsycho et Spidergawd, le bassiste Bent Sæthe a été remplacé par Hallvard Gaardløs, vu avec le band précédent.

Pour compléter la formation, deux autres méchants: à la guitare et aux vocaux, Per Borten ( The Moving Oos, Cadillac, New Violators) et Rolf Martin Snustad.

Snustad spiller saksofon i bandene Hopalong Knut, Samvirkelaget, Northern Star Groove Alliance og Spidergawd. apprend-on sur le net.

L'apport de son baryton est essentiel au son d'un groupe qui a déjà quatre full albums à son actif.

T'avais pas encore achevé ta petite mousse que les Vikings envoient 'Tourniquet', un truc aussi musclé que ce que faisait MC5 avant les guerres de Sécession.

Pas des marionnettes, ces gens du Nord, qui enchaînent sur le vicieux ' Heart of the sun'.

La devise sonne, on n'est pas ici pour rigoler, nous avons un train à prendre, de plus on annonce un curfew, accélérons, voici ' Best kept secrets' .

Kenneth est du genre indomptable, il se lève à la fin de chaque salve, Hallvard reste dissimulé à l'arrière, le sax est démoniaque et Per, hargneux, chante comme si sa vie en dépendait, sa voix tend à disparaître au fur et à mesure.

Son jeu de guitare est tout aussi fiévreux, d'ailleurs une corde vient de rendre l'âme, ce qui ne l'empêche pas de placer une tirade fulgurante.

Des bêtes!

' What have you become' is our latest single, on ne conseille pas à belle-maman qui ne jure que par Julio Iglesias.

Les drums en locomotive viennent d'aborder ' Loucille', et Lou cille , ce sont des sauvages!

Rolf Martin Snustad se décide à amorcer en solitaire 'The Inevitable', pour une raison inexpliquée, tu penses au classique 'Summertime', les copains palabrent avant de se décider à rejoindre Kojak, heureusement qu'il est chauve, car ce machin décoiffe sérieusement.

On avait eu du stoner, du heavy metal, on a également droit à du progrock épique, comme si les Foo Fighters et King Crimson avaient fabriqué un bâtard.

Bon, j'ai perdu ma voix, pas grave, voici ' Lighthouse', a very, very, long tune!

Effectivement, une épopée construite sur des climats changeant constamment.

Après un petit blues proposé par Per,' Is all she says' , l'équipe termine en force par le percutant ' Is this love' avant de rejoindre la table de merch et de discuter avec les fans.

 

Encore une belle soirée avenue du Port!

 

photos- Natacha Joveneau/ concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 12:30
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017

Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole le Petit Théâtre, Frameries (Bel) – 2017.03.11

 

Jo Burt : guitars, keyboards, vocals

Setlist :

01.Angel Hurricane.

02.Paranoid.

03.King of Fools.

04.Free.

05.Take Me To Heaven.

Ça y est, nous y voilà enfin ! Nous attendions ce concert événement depuis des mois. À l’initiative de Gallows Pole, c’est à une soirée placée sous le signe évident du grand dirigeable à laquelle nous allons participer corps et âme. Tout est bien en place et les nombreux bénévoles sont tout sourire pour nous accueillir dans le Petit Théâtre qui affiche archi-complet avec quelque 500 places qui se sont vendues à la vitesse éclair de sandwiches au jambon en cas de disette. Mon ami Jean-Marie et moi quittons Mons vers 18.00 et à 18.30, nous entrons dans ce qui sera la Mecque du Rock en Hainaut pour quelques heures en cette soirée toute printanière.

C’est Jo Burt qui ouvre les festivités, âgé de 60 ans, le sympathique bassiste de Deborah Bonham a une carte de visite qui ferait baver d’envie n’importe quel musicien, rendez-vous compte, l’homme a joué dans Black Sabbath pour la tournée « The Eternal Idol » mais aussi sur l’album « MR. Bad Guy » de Freddie Mercury, oui, celui de Queen, pourquoi ? Il y en a un autre ? Sans oublier The Troggs, Bob Geldof, Virginia Wolf avec Jason Bonham, le fils de John, ou encore le Tom Robinson Band, excusez du peu ! Pendant une demie-heure, le très souriant multi-instrumentiste va nous faire découvrir une autre facette de son talent puisqu’il va nous interpréter des titres de ses deux albums solo dont « Indestructible », paru en 2013, est le plus connu. Il passe avec autant de bonheur de la guitare acoustique au piano. Sa voix est douce, très mélodieuse et notre Jo va en surprendre plus d’un avec une reprise acoustique du monumental « Paranoid » de Black Sabbath complètement désacralisé pour en faire une version de toute beauté que je vous conseille vivement d’écouter. Une première avec le très beau « King of Fools » que Jo nous interprète au Piano, bravo encore une fois. Trente minutes, ça passe très vite quand on est en bonne compagnie, qui plus est quand le musicien fait l’effort de s’adresser au public en français. Rideau ! Coca bien froid et, hop, c’est parti voici le : Deborah Bonham Band.

Line Up :

Deborah Bonham : Vocals and Acoustic Guitar

Peter Bullick : Guitars, Mandolin and Backing Vocals.

Jo Burt : Bass Guitar, Mandolin and Backing Vocals.

Gérard Lewis : Keyboards and Backing Vocals

Richard Newman : Drums

Setlist :

01.Shit Happens.

02.What We’ve Got.

03.I Need Love.

04.Feel So Alive.

05.Painbirds.

06.Take Me Down.

07.Fly.

08.What It Feels.

09.Grace.

10.Jack Past Eight.

11.Pretty Things.

12.Heaven.

13.No Angel.

14.Rock And Roll.

La revoilà chez nous, en Belgique qui devient petit à petit sa seconde terre d’accueil, au même titre que la France. Debbie Bonham est de retour. Pour ceux qui l’ignorent, la sœur de John Henri « Bonzo » Bonham de Led Zeppelin a une carrière solo déjà bien remplie. C’est avec une grande joie qu’elle a répondu à l’invitation de Gallows Pole pour faire de cette soirée un événement aussi inoubliable que le 20ème anniversaire que le groupe Montois avait fêté dignement en ces lieux mêmes en 2014.

Lorsque nous nous étions vus, fin janvier, à Henin-Beaumont, Debbie sortait de trois mois de silence forcé à la suite d’une infection aux cordes vocales, elle avait d’ailleurs évité l’opération de très peu. À l’époque, elle m’avait confié son inquiétude de ne plus jamais pouvoir atteindre les notes les plus hautes de ses chansons car elle éprouvait d’énormes difficultés à pousser sa voix. Le concert de ce samedi nous a pleinement rassurés, the Voice is back ! Et de fort belle manière. Si on peut encore déceler un léger voile ci et là, ce ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Et la guérison tombe à point nommé étant donné que Debbie et son band vont entamer la tournée anniversaire de maître Paul Rodgers, le légendaire frontman de Free, Bad Company et de Queen.

Notre blonde Britannique est en forme et après une bonne sieste en début de soirée, c’est toute rayonnante qu’elle fait son apparition sur scène. Toujours ce souci d’être proche du public en nous parlant en français, d’ailleurs le « Flemish je ne parle pas, non non » nous confie-t-elle sous les rires du public très vite acquis à sa cause. Le répertoire est classique et c’est dans les longues pièces maîtresses que notre Debbie révèle toute l’étendue de son talent. «Painbird », « Heaven » et « No Angel » sont pour moi les pièces maîtresses de la soirée. C’est toujours un plaisir de revoir des amis tels que ce sympathique groupe. Rendez-vous est pris pour se voir à Londres pour une petite virée entre amis en juillet.

On change rapidement le matériel qui doit l’être et ce sont les locaux de Gallows Pole qui vont mettre le feu pendant près de deux heures pour terminer la soirée comme une cerise sur le gâteau, le sel sur les frites, le baiser avec moustache ou encore Milan mais avec Remo cette fois.

Line Up :

Thierry Lebon : guitars, Mandolin, backing vocals

Franco Cravotta : guitars ans Mandolin

Jacques Estievenart : vocals and harmonica

Emmanuel Gualano : Keyboards

Vincent Nicotra : Drums

Mario Maffeo: bass guitar

Setlist :

01.No Quarter.

02.Ramble On.

03.Heartbreaker.

04.Misty Mountain Hop.

05.Good Times, Bad Times.

06.Gallows Pole.

07.Since I’ve Been Loving You.

08.That’s The Way.

09.Going To California.

10. The Battle Of Evermore.

11.Immigrant Song.

12.All My Love.

13.Black Dog.

14. Whole lotta Love.

15.Stairway To Heaven.

16.Kashmir.

Qu’est ce que je pourrais encore vous dire de Gallows Pole en toute impartialité depuis vingt ans que je les suis régulièrement ?Qu’ils sont bourrés de talent ? Forcément, tu ne peux pas t’attaquer à Led Zeppelin si tu ne sais pas jouer parfaitement de ton instrument. Qu’ils ont compris l’esprit du Dirigeable ? Oui, il faut insister sur ce point précis, Led Zeppelin n’était pas un clone de lui-même qui se recopiait, se déclinait et se parodiait soir après soir devant des foules en délire, non, c’était avant tout un groupe qui jouait avec son âme et ses tripes et cela influait sur les prestations du band, à chaque fois différentes. Gallows Pole joue dans le même état d’esprit, menés de main de maître par leur guitariste soliste et chef d’orchestre Franco Cravotta qui, derrière son petit sourire décontracté, cache une rigueur et une implication personnelle de chaque instant. Un engagement qu’il réclame également à ses troupes. Il a fallu des années pour que ce groupe belge soit enfin reconnu et pourtant il y a encore des gens qui font la sourde oreille préférant privilégier la prestation de clones physiques au détriment du vrai talent et c’est bien dommage car Gallows Pole mérite les plus belles scènes, les endroits les plus réputés pour s’y produire. Alors de ce concert, je ne parlerai que de deux chansons. La première c’est « The Battle of Evermore » pour laquelle Debbie Bonham rejoint le groupe sur scène pour endosser le rôle de Sandy Denny, la défunte chanteuse de Fairport Convention qui apparaît sur la v.o. du quatrième album de Led Zeppelin. Avec un Jacques Estievenart, au sommet de son art, dans le rôle ô combien difficile de Robert Plant, le duo va sublimer la chanson portée par des musiciens en état de grâce qui vont faire de ce moment un instant éternel pour lequel le déplacement à Frameries valait la peine. Nous avons touché au sublime. Merci Messieurs. Le second morceau que je voudrais mettre en avant c’est le très controversé « All My Love » extrait du dernier album de Led Zeppelin, un album qui fait polémique car il est porté à bout de bras par un John Paul Jones pratiquement seul pour assurer le boulot alors que Jimmy Page et John Bonham semblent s’en désintéresser complètement. Mais cette chanson me touche, elle est Belle parce que c’est l'au revoir d’un père à son fils décédé, pas un adieu non, simplement un au revoir, comme une sorte de paix qui s’installerait dans l’âme de Robert. Malgré tout ce qui entoure cet album, le public de ce soir va pratiquement en faire son morceau favori en le reprenant acapela pendant de longues minutes. Que dire encore ? Oui, juste un petit bémol personnel, mais si les gens qui viennent aux concerts pouvaient fermer leurs grandes G****** en signe de respect quand les musiciens jouent, qu’est ce que ce serait bien, pour raconter vos conneries, le bar c’est dans le fond, alors restez-y svp. Il y aurait dû y avoir le fameux « Bron-Yr-Aur Stomp » qui est malheureusement passé à la trappe mais cela ne ternit en aucun cas la qualité de la prestation de Gallows Pole, ni des groupes qui ont fait de cette soirée un instant magique.

Mitch « ZoSo » Duterck

Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
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Published by Mitch Zoso Duterck - dans Concerts
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