Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 19:28
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.

Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.

Chaque année lors du dernier du dernier samedi de septembre, Lot organise son marché annuel, cette fête villageoise ravive l'âme breughélienne de la commune faisant partie de l'entité de Beersel: brocante, animations de rue, kermesse, expositions diverses, deathride, clowns, grimages, trampoline, poneys, accordéonistes ambulants, pensenworp et concerts: 13h45 Lobstar - 15h30: Soulbrothers - 16h45: The Mono's!

Le soleil aidant, la grande foule est au rendez-vous , tu pestes en arrivant, tardivement, près de podium érigé près de la Sint-Jozefkerk, tristement abandonnée par les fidèles, Lobstar a déjà bien entamé son premier set!

Ni homard, ni shériff, le groupe du Pajottenland évolue depuis quelques temps sur les scènes locales, ils sont désormais quatre, la dernière arrivée, la ravissante Nayat Sari, look Amy Winehouse, background lyrique et actrice, a rejoint, il y a deux mois, les deux membres fondateurs, Bart Bijns ( vocaux, acoustique, harmonica) et Philippe Rossignolo ( guitare, vocals) et le contrebassiste Branko Capla, qui pratiquent un folk/jazz/swing allègre et réjouissant.

Leur répertoire est constitué de reprises arrangées à leur sauce et de compos personnelles à écouter sur leur tout récent CD, 'Walk with me' ( quinze titres).

La rondelle se vend ( bien) après les shows ou chez 'Orthopedie Bijns', le magasin que Bart gère à Sint-Pieters-Leeuw.

Le groupe achève un medley reggae ' Stir it up' /'I'm gonna send him to outta space' tandis qu'avec madame et ton petit-fils tu te colles frontstage.

Le gamin apprécie, quant à toi tu es surpris par leur version jazzy de ' Need your love so bad', un classique blues.

Nayat en évidence pour la cover impeccable d'Amy, ' Back to black' qui précède un extrait de leur album, 'Walk with me', un swing infectieux.

La contrebasse introduit 'Stand by me', Lot chante!

B B nous propose un ticket pour Cuba, 'Chan Chan' du Buena Vista Social Club, le rythme exotique inspire deux chicas, pas vierges, qui entament une danse exotique sur le macadam, ils enchaînent sur une autre pièce latino de leur plume, suggérant que today is a perfect day pour s'aimer.

'C'est un beau roman' de Fugain prend des coloris Michel Legrand et on reste du côté de la douce France avec 'La vie en rose', comme la Kriek que Berthe vient de renverser sur ses mocassins du dimanche.

' Goodbye, my little friend' (? pas sûr du titre) achève le premier set, le morceau se trouve sur leur album et permet d'admirer la richesse vocale de la souriante Nayat.

Une Beersel à la buvette!

Set deux, Leen, une locale, tenait absolument à en chanter une avec nous!

Kom, Leen, en duo avec Bart, 'The sound of silence'.

Toutes les voisines de la Dorpsstraat en ont la larme à l'oeil!

Mooi, Leen!

Michael Jackson au menu, ' I want you back' des Jackson 5 et quelques années plus tard, 'Blame it on the boogie'.

Pas à dire, l'éclectisme est roi à Lot, à tes côtés cinq madames sont incapables de contrôler their feet et glissent sur les pavés.

Filippo au chant pour 'Tu vuo fa L´Americano', moins sexy que Sophia Loren, mais vachement amusant.

Plus mainstream, pour les lycéennes, le tube ' Good Feeling' de Flo Rida et le folky 'Wake me up' de Avicii, il faut contenter tout le monde!

Let's hip hop, qu'il dit en proposant 'No diggity' de Blackstreet avant de plonger bien profond dans les sixties avec 'I'm a believer' ( Neil Diamond/The Monkees).

We kunnen het ook in het Vlaams, pour Miss Lot de 2014, ' Sexy als ik dans' et enfin une dernière tirade en Italien ' Perdono' de Tiziano Ferro qui met un terme à ce chouette concert.

Un bis, vite alors: The Weeknd, 'Can’t Feel My Face'!

Un band à suivre de près, surtout lorsque Nayat sera plus intégrée!

Soulbrothers.

Un partyband composé de Charles Van Domburg ( Magical Flying Thunderbirds) , Wim Soutaer ( ex Bodhi, derde plaats Idool 2003, une star à Lot) et Vincent Goeminne ( The Dinky Toys).

Des bandes et un franche rigolade, musicalement ça ne vole pas plus haut qu'un manchot empereur, mais question ambiance, ces trois entertainers s'y connaissent à fond!

De l'énergie, de l'humour raffiné, de l'explosif, si ton truc ce sont les films d' Ingmar Bergman, tu oublies.

Par contre, si t'aimes la tarte à la crème flanquée en pleine poire d'un politicien ( au choix), tu risques de te tordre de rire.

La foire débute avec 'Sweet Caroline', heureusement Neil Diamond faisait la sieste, puis vient le chef-d'oeuvre de Clo Clo, 'Alexandrie Alexandra', sur scène trois Clodettes périmées s'agitent, heureusement, elles sont rejointes par de la chair fraîche.

Lucien s'esclaffe et renverse sa Leffe ( 3€50) sur ses Nike achetées sur Ebay.

'Out of sight' façon calypso de Grand Bazar précède 'Rat in the Kitchen', Leentje grimpe sur une chaise.

Lobstar en renfort pour 'Sexy als ik dans'.

Charel, Tante Sidonie, selon ses faux copains, est, indiscutablement, le plus sexy du trio.

Une invitation: bailar, bailar , 'The only way is up', ça bouge, ça bouge...

A prendre au degré ultime de l'échelle, bitte!

On va s'aimer , On va danser , On va chanter, la la la, oui, 'C'est la vie'.

Ringard?

Sans doute, mais Lot est transformé en Camping Paradis!

Vincent descend draguer un fossile sur 'Wake me up' déjà entendu il y a une heure, Jeanine, 62 balais, vient danser à la corde avec le câble du micro, youpie, iedereen springt.

Avec les Chiro meisjes, un hit de Wim Soetaer, 'Allemaal'.

Vous avez ri, sortez les mouchoirs, voici Sardou et 'Les lacs du Connemara', là, t'as failli t'étrangler de rire!

Mieux que les bierfeesten à Wieze.

Nouvelle escapade de Vincent, le célibataire, il vient susurrer 'I can't take my eyes of you' ( version disco) à une blonde bien foutue.

Pas de fête sans 'Disco Samba', Two Men Sound se dit, à nous les royalties, Lot a entamé une polonaise monstre.

La kermesse s'achève avec ' Je hoeft niet naar huis vannacht' de Marco Borsato.

The Mono's.

Un coverband né du côté de Heist-op-den- Berg en 2004, il pratiquait du garage à l'époque, le line-up a subi quelques modifications, en 2016, ils sont cinq à monter sur scène: leur site mentionne: ( l'étonnante) Marijke Van den Eynde (vocals) - De Pips (lead-gitaar)- Gerd Van Woensel (rhythm-gitaar) - Nico Stouten (basgitaar) et Raf Maris (drum).

Facebook énonce Thomas Heremans, est-il le fameux De Pips, who knows, en tout cas le mec vu sur scène était du genre virtuose.

On te prévient de suite si le terme coverband te donne la nausée, The Mono's comme Lobstar ont la bonne idée d'adapter les emprunts à leur sauce et pas de les singer, les derniers à monter sur scène sont toutefois plus rock'n'roll que le crustacé et si Nayat possède un timbre lyrique, Mademoiselle Van den Eynde n'a rien à lui envier dans un registre rocailleux, proche d' Anouk, Bonnie Raitt, Pat Benatar, c'est presque honteux de l'entendre s'ébattre en reprenant des titres pondus par ou pour d'autres voix, souvent son chant surpasse l'original.

Et comme la nana n'est ni moche, ni molle, ni statique on ne doit pas te faire un dessin, on a apprécié!

Démarrage en force avec une version country rock de 'Jolene' suivie par ' Stuck in the middle with you' que la voix éraillée de Marijke élève vers des sommets.

Si ta belle-soeur te dit que c'est bien foutu, c'est que c'est bien foutu!

Une version splendide et remuante de KT Tunstall 's 'Black Horse And The Cherry Tree' convainc les derniers sceptiques.

Amy Winehouse, ' Valery', de la bombe, puis vient le bien à propos 'Summer in the city', très rock!

La basse introduit un nouveau Dolly Parton ' From 9 to 5' .

Quoi, Albert?

105 double D!

Euh, non 42 fillette, mec!

Le titre qui nous a refilé des frissons fut le tube des Isley Brothers, 'Shout'.

On adorait Lulu, la version de Marijke and co a été incroyable, quelle nana!

Après 'I'm a believer', seconde fois de l'après-midi, on a droit à une pause qui permet à la foule de se bagarrer pendant le lancer des boudins.

Comme t'avais pas la foi, t'es rentré bredouille, ni boudin, ni compote, donc une bière!

Le second set démarre en mode disco, 'Le Freak' et "I'm Coming Out" de Diana Ross.

Changement de registre avec ' A hard day's night' de Lennon/McCartney, puis on escalade the mountain top pour saluer la déesse 'Venus'.

Une larme est versée en pensant à Mariska Veres mais le groupe a déjà embrayé sur Cheap Trick,' I want you to want me'.

Lot cuve, The Mono's ignorent et s'en donnent à coeur joie en appuyant à fond sur le champignon.

Se succèdent ' Go your own way' ( Fleetwood Mac), 'What I like about you ' ( The Romantics), ' Travelling band' ( CCR), trois couples de line-dancers du troisième âge en piste, la Vierge sourit, puis vient une nouvelle claque magistrale, ' Rolling in the deep' ( Adele), une plage convenant parfaitement à la voix rauque de la blonde qui a abandonné ses raybans.

In het Nederlands, ' Iedereen is van de wereld', une nouvelle larme pour The Lau pendant cette version crapuleusement noisy.

Pas de danse tribal tandis que la base et la batterie amorcent 'Another one bites the dust' pas vraiment poussiéreux.

Il est 19h, les marchands ferment boutique, une dernière, is AC/DC okay?

Tu parles, Charles!

L'enfer est pavé de bonnes intentions on prend la ' Highway to hell'.

Pas de bouchon sur cette autoroute!

Salut en de kost!

Et le bis?

En vitesse, alors: 'Mercy' de Duffy... bluesy, rugueux, impeccable!

Pas de pousse-café, 't is echt gedaan, on emballe!

Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Jaarmarkt Lot 2016 ( Lobstar - Soulbrothers - The Mono's) - Lot- le 25 septembre 2016.
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 12:38
Chiyoda Ku / Memory Of Elephants au Labokube, Bruxelles le 24 septembre 2016

Chiyoda Ku / Memory Of Elephants au Labokube, Bruxelles le 24 septembre 2016

Préliminaires...A message from Bang Bang Booking,

We're just having two last shows before stopping our booking activities.

The facebook page will still be active for others adventures, still around music and we'll let you know more about all that soon.

BUT, for now we have these two excellent shows coming, with four incredible acts (Chiyoda Ku, Memory of Elephants, Upcdownc and HAG).

Florian Hexagen a assisté à la première de ces soirées!

Bonne soirée hier au Labokube, c'est simple, ça faisait un bout qu'on avait été aussi impressionnés par deux groupes que l'on ne connaissait pas du tout. Chiyoda Ku, ou trois gamins anglais qui ont déjà tout compris au math rock, d'une cohésion, puissance, intelligence et précision juste incroyables, puis Memory of Elephants et son rock psyché/metal dense virant par moments à la transe totale, direction le cosmos pour tous à la fin du concert. Bref, du très très haut niveau au Labokube, le tout dans une ambiance à la cool, comme d'habitude avec les copains de Bang Bang Booking.

Chiyoda Ku / Memory Of Elephants au Labokube, Bruxelles le 24 septembre 2016
Chiyoda Ku / Memory Of Elephants au Labokube, Bruxelles le 24 septembre 2016
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 08:16
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016

CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016

par Charles Eloy

La seconde partie de la journée du Crossroads Festival débute avec le duo Numérobé + Loup Blaster dans un répertoire touchant l’électronica, l’ambient et le dancefloor.

Numérobé est le compositeur et Loup Blaster est l’animatrice/réalisatrice projetant des vidéos animées sur un écran. Le duo est installé derrière un écran transparent. Les artistes expriment leurs rêves, leurs désirs, leurs pensées dans un mode parfois psychédélique. Ils interpellent votre conscient et subconscient dans une dimension sonore et visuelle. Le public est conditionné par une basse hypnotique omniprésente et des mélodies faciles

Set list : Shape, Swaze, Jointure, Rotation, Sudanese, Witch

Ensuite suit le duo électro-pop Edgär, alternant entre guitares et claviers, s’accompagnant de loops (batterie, basse) et autres effets sonores et distillant un son symphonique, alternativement baroque.

Les deux musiciens/chanteurs sont originaires d’Amiens. L’alchimie entre les membres du duo est palpable quand ils chantent en harmonie. Les morceaux défilent et le public ne voit pas passer le temps.

Set list : Teacup, TV, One way, Slowmotion, The hunter, Two trees.

Ellah A. Thaun réveille les spectateurs avec un rock plus puissant dans un style déstructuré, mais mélodique. C’ est une blonde transsexuelle/transgenre. Avant elle s’appelait Nathanael et son œuvre est liée à la transformation de son corps. Le thème de l’identité est récurrent.

Ellah (nom officiel Nathalaelle Hauguel) est une boulimique du travail et produit une quinzaine d’albums en trois ans. Des influences des Smahing Pumpkins, du folk, du gospel, de musique électronique et expérimentale se retrouvent dans sa prestation scénique, remplie d’intensité, par la présence de deux batteurs.

Set list : Kill your friends, Love parts, Ghost, Supergirl, Nuclear kiss

John and The Volta

Les influences sont présentes des groupes électro-pop des années 80 que nous retrouvons sur le label britannique Mute (Depeche Mode, Yahoo, Erasure) et celles de groupes plus récents comme Radiohead. Pop indé, synth-wave, electonica se mélangent. La basse jouée d’une manière funky dans certains morceaux nous invite à danser. Une partie du public au-devant de la scène ne se prive pas de s’éclater. Le chanteur ne bouge pas beaucoup, quelques pas basiques et quelques balancements de bras. Un peu de chorégraphie pourrait contribuer à une plus grande adhésion du public.

Set list : Howling waterfall, Bad dreams, 20”, (No) far from love, Paralized, Be there

Une clôture festive avec le groupe Black Bones, originaire de Reims, autour de l’auteur-compositeur Anthonin Ternant. Maquillés en zombies phosphorescents, les musiciens coiffés d’un sombrero nous offrent une aventure musicale et visuelle, haute en couleur, ayant la même excentricité que celle des B52, un groupe américain déjanté des années 80. Leur brassage du rap, musique électronique, rock et chanson pop mélodique est bien réussi.

Set list : You’re the tomb, The shaggs, I’m gay, I like to do it, Black bones, Kili Kili

Une première édition prometteuse du Crossroads Festival avec un rayonnement dans les pays limitrophes. Une très belle initiative culturelle et expérience positive. Les Belges y étaient bien présents. Les professionnels ont pu se rencontrer . « La Condition Publique » est facilement accessible. Dans les rues avoisinantes, il y a des parkings gratuits. L’accueil à la réception est très chaleureux et les personnes sont très disponibles en répondant aux questions. Le public a découvert les talents des différentes régions créant des musiques variées dans la conception et le style.

CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour deux - Roubaix (FR)- le 24 septembre 2016
Published by charles eloy - dans Concerts
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 13:06
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016

CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016

Par Charles Eloy

La première édition du Crossroads festival, se déroulant du 23 au 24 septembre, favorise la mise en relation des professionnels de l’industrie du spectacle en Hauts-de-France. Les organisateurs ont également invité plusieurs régions limitrophes : Normandie, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, Luxembourg, la Flandre, Wallonie et Bruxelles.

Durant trente minutes, les talents émergents de ces territoires défendent leur répertoire devant les professionnels et le public dans la salle de concert de la « La Condition Publique », située à Roubaix.

Bâtiment à l’architecture unique, initialement affecté au conditionnement de la laine et des soies, la Condition Publique abrite aujourd’hui une véritable « manufacture culturelle », lieu de travail et de diffusion artistique, lieu de vie et de fêtes, comprenant des salles de spectacle, des studios de répétitions, une maison pour les artistes, un café-restaurant, des salles d’expositions, une rue couverte et des terrasses sur les toits.

Très pratique, deux scènes dans la même salle. Les spectateurs effectuent une rotation de 180° et les concerts s’enchaînent de suite sans interruption. Après avoir subi les aléas de la circulation près de la frontière française (venant de Bruxelles), je reçois une récompense dès mon arrivée. Une jeune dame très serviable m’indique l’endroit du bar de la salle de concert. Un coup de rouge (un seul) me met dans la condition de m’acclimater à l’ambiance française.

Tim Fromont Placenti entame la série des concerts.

Le quintet électrique nous offre une indie-pop entêtante, appuyée par un groove moderne . L’inspiration du groupe évoque The Smashing Pumpkins, Jeff Buckley. La mélodie de la chanson « Song for today » nous accroche. Tim, auteur-compositeur-arrangeur dévoile ses diverses facettes dans un morceau acoustique en début de la chanson. A la fin du morceau, l’ambiance devient plus rock. Le tout est savamment orchestré, mais conserve une approche instinctive et spontanée de la musique. Il me fait penser à le démarche de groupes des seventies (Genesis, Pink Floyd) qui composaient en toute liberté, en repoussant les limites dans la créativité.

Le concert se termine avec « Soon Enough » dont la construction de la chanson à des similitudes avec le morceau « Yous in mornings », agrémenté de solo électrique à la Dire Straits.

Quelques voix harmoniques, suivi d’un solo de violoncelle en guise d’introduction du morceau « Mono no aware ». Tim nous fait une démonstration vocalisante, expressive et équilibrée à la Matt Bellamy de Muse, contribuant à l’ originalité du groupe.

Tim Fromont Placenti, un groupe agréable à écouter qui retient l’attention du public par ses ambiances musicales contrastées.

Set List : Brain of Sound, Song for today, Yous in mornings, Cappuccino,Mono no aware, Soon enough

Nous enchaînons avec Louis Aguilar qui nous plonge dans les seventies. Dès la première chanson « Seventeen », nous ressentons le style de musique « Americana ». La batterie est bien carrée comme Creedence Creedence Revival.

Le décor est planté. Le chanteur originaire de Lille est un digne héritier de cette époque (chemise à fleur, barbe, la casquette, bras tatoués). Il est accompagné par son groupe, les Crocodiles Tears.

« When I’m gone » est représentatif de son répertoire. Une chanson naïve, que nous aimons à fredonner, comme les cow boys, autour d’un feu de camp dans la vaste plaine du Missouri.

Dans le morceau « Kill me tonight », Louis Aguilar nous charme avec sa voix de crooner et partage son rêve américain. Je tiens à préciser celui des seventies. Times are changing.

Louis continue à nous chanter ses histoires et états d’âme dans « Memories ». Pour les sensibles au répertoire de Chris Isaak , prenez vos mouchoirs.

Musicalement, rien de neuf, mais Louis réussit à nous transmettre son American Dream.

Set list : Seventeen, Something new, When I’m gone, Monsters, Kill me tonight, Stucking my head

Une rotation horizontale de 180° avec le public et nous voyons June Bug sur scène. Ce soir, Sarah June et son guitariste Béryl nous distillent un répertoire folk teinté d’électro.

Ils sont multi instrumentistes, collaborant étroitement dans les arrangements.

La première chanson m’a touché. Les créations suivantes sont souvent alourdies d’arrangements musicaux, qui dans le contexte de la salle de concert de « La Condition Publique » interpellent dans une moindre mesure le public.

June Bug est une chanteuse entière. Sarah June et le guitariste Béryl ne rentrent dans aucune catégorie existante. Elle n’a, à ma connaissance, aucun lien familial avec le personnage de bande dessinée Donald Bug. Elle nous raconte des histoires (psych folk stories) et émotions, recueillies de son environnement et nous amène dans un univers intimiste ou festif.

A revoir dans d’autres conditions afin de savourer leur liberté musicale, fraîcheur et énergie scénique.

Set list : Freaks, Let it rest, Mama, You don’t know who I am, Not so fairy fishy tale, By the fire

Deux groupes de musique essentiellement instrumentales suivent:

Ed wood Jr : Le duo lillois, influencé par les Battles et Don Caballero ou Mogwai joue des compositions, expérimentant entre le math rock, le post-rock et l’électro. Le chant primal, les riffs de guitares et les lignes de claviers et samples s’entretissent et accrochent le public non-averti. Les ambiances passent du clair à l’obscur, du simple au dantesque., du calme à un cyclone de décibels.

Fragments : le trio rennais est sur scène jouant une musique électronique, sans chant, cinématographique qui se rapproche de celle de Chassol. Les musiciens s’inspirent de la nature, de la rue, de la vie quotidienne pour nous servir une musique ambiante.

La soirée se clôture avec le power trio The 1969 Club, du gros garage rock subtil et puissant, sans concessions avec des ingrédients de punk ou psychédélique. Les musiciens adorent envoyer du lourd. On retrouve les influences des White Stripes, Led Zeppelin ou Supergrass. Ce soir, The 1969 Club, tournant depuis 2009, confirme son statut avec une prestation scénique débordante et communicative avec le public.

Demain, une bonne dose de musique et décibels nous attend.

CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
CROSSROADS Festival de showcases ( LA CONDITION PUBLIQUE ) - jour un - Roubaix (FR)- le 23 septembre 2016
Published by charles eloy - dans Concerts
commenter cet article
22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:58
Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016

Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016.

Une organisation de la Brussels Blues Society qui a eu du mal à digérer l'organisation du 5th European Blues Challenge, tenue à l'Ancienne Belgique en mars 2015, plus d'un an de léthargie, mais l'équipe ne se décourage pas et avec Le Montmartre est quasi le seul organisateur à proposer des concerts blues aux Bruxellois.

Les Bruxellois qui se font tirer l'oreille, pas la grande foule ce soir, heureusement les étudiants, fougueux, du Kunsthumaniora eux sont venus en masse pour encourager leurs copains de 2 Times Nothing qui assurent l'avant-programme et les séduisantes Blue Sisters qui les suivront.

C'est beau la jeunesse, et tu te dis, qu'en entendant 35 gorges de moins de 18 ans reprendre 'I'd rather go blind' en choeur, tout espoir n'est pas perdu, ils ne sont pas tous accro à Tomorrowland!

Parenthèse, notons la présence de quelques pontes de la politique bruxelloise dans la grande salle de l'établissement scolaire de Laeken, Guy Vanhengel, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale ( Finances, Budget et Relations extérieures), avait emmené quelques relations et semble s'être bien amusé ce soir, il tenait d'ailleurs à se faire prendre en photo avec la sculpturale Tasha Taylor à la fin du show!

2 Times Nothing.

Ils sont cinq, ne péteront pas un mot, mais nous balanceront pendant une petite demi-heure un contemporary jazz/hip hop/ funk/fusion/ avant-garde de haute tenue, qui a tenu les plus âgés en haleine et a été accueilli avec enthousiasme par les copains.

Line-up: Maurice de Clerck - Sax, keys+ une sorte de melodica électronique/ Arto Van Roey - Guitar ( plutôt lead) /Jorick Hens - Guitar ( rythmique) /Jacob Hus - Bass et Jef Cruyssaert - Drums.

Ils nous confieront après coup avoir interprété toutes des compos personnelles ( il existe un EP 5 titres sorti chez Perron Zes) , en tout cas la première plage proposée ressemblait sérieusement à 'Feel like making love' de Roberta Flack, mais jouée à la manière de Gato Barbieri, avec un sax sensuel et une basse bien ronde.

Trois autres compositions suivront, fusionnant funk, électronique, acid jazz, hip hop ou nu-jazz. Une ballade romantique avec des envolées de sax à rapprocher de Jimmy Giuffrè ( ' Lady Bird' ), un jazz inventif ( Fuck Box) tel que peut le pratiquer Lander Gyselinck, lui aussi amateur de Frank Zappa, comme le quintet de ce soir probablement, et un jazz-funk digne de Herbie Hancock, voyant la guitare d'Arto prendre des sonorités John Scofield.

C'est une certitude, 2 Times Nothing a devant lui un bel avenir et risque sous peu de se voir programmer lors des festivals de jazz les plus importants.

THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA).

Depuis 2005, Ruf Records a lancé le projet d'une tournée 'Blues Caravan' voyant trois 'jeunes' artistes blues arpenter les scènes du monde, de beaux noms ont ainsi eu l'occasion de se retrouver à la même affiche pour interpréter quelques titres en groupe, mais aussi présenter leur travail personnel, e.a.: Deborah Coleman, Joanne Shaw Taylor, Erja Lyytinen, Cassie Taylor, Dani Wilde, Samantha Fish, Sue Foley, la regrettée Candye Kane, Oli Brown, Roxane Potvin, et bien d'autres!

En piste pour la douzième édition de l'entreprise, trois sémillantes nanas, auxquelles on a collé l'étiquette Blue Sisters, la Canadienne, une star chez nous, Layla Zoe, Ina Forsman, une grande copine de Guy Verlinde et rising star of the Finnish blues scene et la fille cadette de Johnnie Taylor, The Philosopher of Soul, l'actrice, guitariste et chanteuse Tasha Taylor, qui aura fait le plus d'effets sur l'élément mâle, autant attiré par une plastique étonnante que par sa prestation torride.

Elles sont trois au devant de la scène, avec derrière elles un autre trio redoutable, Davide Floreno ( le mari d' Erja Lyytinen) à la guitare, le Néerlandais Walter Latupeirissa ( Snowy White, Dana Fuchs, Alquin ( oui, ça date), Ambeon...) à la basse et sans doute Markku Reinikainen à la batterie, pour entamer le tube d'Aretha Franklin 'Chain of fools', les sisters alternent les vocaux, assument les choeurs en trio et gagnent les coeurs du public venu se coller face à la scène, car les madames sont loin d'être hideuses.

Exit le Texas et le Canada, il reste la pin-up finlandaise qui choisit la plage qui ouvre son unique album, 'Hanging Loose', pour débuter son exercice solitaire, la voix chaude interpelle, ce r'n'b saignant séduit d'emblée la tribu de collégiens (nes) à tes côtés, ils ( elles) se déhanchent sincèrement.

Ina enchaîne sur ' Farewell' qu'elle adresse à tous les gens qu'elle ne veut plus voir, un petit fond reggae ajoute une pointe d'exotisme à cette plage remuante.

Un premier slowblues très jazzy ' Bubbly Kisses' évoque des cabarets fréquentés par Humphrey Bogart et autres tombeurs cyniques et élégants, laissant des pourboires conséquents aux vendeuses de cigarettes bien roulées.

La suivante ( ? 'Don't hurt me now' ou 'Devil may dance tonight') , laid-back, permet la mise en évidence des excellents musiciens entourant les trois grâces et c'est avec une impeccable version de 'I'd rather go blind', first recorded by Etta James, superbe solo plein de feeling de Davide Floreno, que prend fin la prestation solitaire de Miss Forsman, acclamée comme il se doit.

Tasha Taylor prend la relève, c'est dur de ne pas rester fixé sur ses jambes galbées, mais quand elle amorce 'What difference does it make' sur 'Taylormade' de 2011, ce sont tes jambes et tes hanches qui ont la bougeotte, de la soul, de la vraie, celle qui sue, qui sent le sexe, qui fait du bien.

My taylor is not rich, my taylor is hot, very hot!

Jamais de pluie ou de gel avec son 'Weatherman' qui groove à mort.

'Try a little tenderness' d'Otis Redding, chanté avec ses tripes, t'arrache une larme, puis la soul diva

enchaîne sur deux titres que chantait papa, le formidable 'Last two dollars', un soul blues dégoulinant et la bombe Stax ' Who's making love to your old lady' qui met fin à son formidable set.

Troisième acte, Layla Zoe, la rouquine flamboyante est une habituée de nos scènes nationales, elle n'a jamais déçu!

A peine a-t-elle lancé, a capella, d'une voix rocailleuse ...if you believe in love put your hands in the air...qu'une vague agitée de mains adolescentes se lèvent dans les airs, les vieux se contentant de lever leur pils, après ces invectives, le band embraye sur un blues tournoyant, 'Leave you for good', un extrait de 'Shades of blue' de 2006.

Elle aura pas de mal à retrouver un autre mec, il y avait une cinquantaine de candidats dans la salle.

L'ardente enfant nous annonce a funky one to move our hips, 'Workhorse' , un canasson pas vache, décoré d'un solo de basse gluant de Walter le batave.

Après avoir attribué une tape sur la croupe de la bête, Layla, qui aime Clapton, amorce le slow blues 'Don't wanna hurt nobody'.

Elle se fait, tour à tour, charmeuse, tendre, poignante et agressive en questionnant ...babe,where did you go last night... t'as failli lui dire que t'étais à la messe, mais ton haleine t'a trahi.

McKinley Morganfield, qui connaît?

Huit mains se dressent.

Et Muddy Waters?

59 mains dans les airs.

Voici son 'Hoochie Coochie Man', devenu woman pour l'occasion!

On rappelle toutefois aux puristes que le standard est de la plume de Willie Dixon!

Une version de feu, titillant les sens et des parties intimes de l'anatomie mâle, avec, une nouvelle fois, la mise en exergue du travail effectué par Davide Floreno.

Ovation monstre, la firegirl invite ses copines à la rejoindre sur le podium, le trio attaque le poisseux r'n'b 'Tell Mama' d'Etta James et termine le set avec un autre classique au répertoire de Miss Peaches, 'Down in the basement' .

Si Markku était resté en retrait jusqu'ici, la troupe lui accorde un drum solo pas con avant de terminer la party dans les sous-sols.

Un bis s'impose, ' Come together' termine ce show apprécié par tous.

Les prochaines haltes de la caravane auront lieu aux Pays-Bas ( Bosch Blues le 25/09) et en France ( plusieurs dates)!

foto's Luk Stiens ( concert monkey)

Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016
Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016
Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016
Ruf’s Blues Caravan 2016 THE BLUE SISTERS featuring Ina Forsman (Finland), Layla Zoe (Canada), Tasha Taylor (USA) - Kunsthumaniora Brussel - Laeken- le 22 septembre 2016
Published by michel/luk stiens - dans Concerts
commenter cet article
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 04:01
Album - R.ariel "Identified Demon"

Album - R.ariel "Identified Demon"

Rachel Crocker ( aka R.ariel), originaire de Phoenix, est une artiste prolifique et multidisciplinaire: photographe, femme de lettres ('In North America', écrit pendant une tournée aux States et au Canada) , vidéographe et musicienne.

La jeune singer-songwriter vient de sortir un cinquième effort discographique, "Identified Demon", qu'elle viendra présenter au public européen à partir du 7 octobre.

Lors d'une interview à la question how to tag your music, elle a répondu:

Recently, I’ve been trying to not care about people who are trying to label my music. For the people who have been following my discography, I’ve been changing it up every album. One of my last albums was more guitar and drums, another more keyboard driven, and the first was mostly acoustic. It’s nice to be dynamic....

Et "Identified Demon", ça donne?

' First' baigne dans une atmosphère vaporeuse aux relents trip hop/ambient, la voix éthérée flâne sur des arrangements electro subtils, une plage que tu peux rapprocher de l'univers de Notwist ou Lali Puna.

'Slipping' est tout aussi spacey et envoûtant, avec le cri étouffé et répété... baby, baby, you got me...!

Les mêmes climats nébuleux imprègnent 'Not You', nonchalamment, tu laisses une main traîner dans la piscine, en t'amusant à créer de gentils remous à la surface de l'eau, quand, de manière inattendue, quelques riffs de guitare plus appuyés viennent te tirer d'un état de torpeur béate.

Rachel a vécu en France, ce qui éclaire le choix de l'intitulé de l'impromptu suivant, 'Doux', 55 secondes de bruitages annonçant 'Control' , un trip hop industriel qui nous renvoie vers ce que faisait Soul Coughing à la fin du siècle précédent.

Ahanements rythmiques, chant scandé, 'Loveless' réitéré à l'infini, ce titre s'incruste dans ton cerveau à la manière du clou frappé méthodiquement par une main insensible.

Il est suivi par ' Body' aux beats et bleeps minimalistes forgés par les synthés.

Le soundscape, quasi instrumental, ' Single Mother' ( 1'37"") est propice aux songes, que ce soit par une nuit d'été ou en plein hiver.

On ne s'éloigne guère du slow-core cotonneux avec 'Ready' tandis que 'After' et 'Her' mixent dream pop synthétique et electro évanescent, on ne s'étonne pas de voir certains tracer des parallèles avec Zola Jesus ou Esben and the Witch.

L'instrumental cosmique 'Southwest' amorce le titletrack de l'album,' Identified Demon', soutenu par des riffs de guitare addictifs sur lesquels se greffent les bruissements légers de la voix de Miss Crocker.

Puis vient le délicat ' Actual Fuck' qui, tout en évoquant Anohni Hegarty, manifeste la même légèreté qu'une brise discrète caressant les ondulations timides d'une mer paisible.

L'album s'achève avec ' Toi', une rêverie sans paroles qui permet à ton esprit de vagabonder loin du monde trivial et mercantile.

R.ariel se produira au Chaff à Bruxelles le 9 octobre, à ne pas manquer!

Album - R.ariel "Identified Demon"
Published by michel - dans Albums
commenter cet article
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 11:45
Mont-Doré / Quadrupède / Ed Wood Jr à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 17 septembre 2016

Mont-Doré / Quadrupède / Ed Wood Jr à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 17 septembre 2016


Promo:


Les Bruxellois de Mont-Doré sont apparus sur les radars en 2013, avec un premier EP (Escalades) sous forme de brûlot hardcore DIY qui a vu le groupe multiplier les scènes en bonne compagnie (Birds In Row, ’68, Celeste, ZZZs,…) à travers une bonne partie de l’Europe.
Désormais armé d’un nouveau guitariste, le groupe marque son retour avec FRACTURES, un nouvel album urgent et à fleur de peau. Loin d’être apaisé, Mont-Doré continue de s’attaquer frontalement à leurs sensibilités intérieures, quelque part aux confins du screamo, du post-rock et du post-hardcore. Une expérience intense et sans respirations qui prend tout son sens sur scène, où le groupe peut compter sur le renfort d’un VJ aux productions spectaculaires.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Quadrupède, ce sont deux minots du Mans avec full idées, full instruments et un peu trop de notes dans la tête. Trop facilement assimilés à la galaxie math rock (Battles, Papier Tigre et autres Three Trapped Tigers), ils se révèlent bien plus ambigus aux oreilles plus finaudes qui prennent le temps de se plonger dans leurs morceaux feuilletés comme la pâte d'un pithiviers. Dans Togoban, leur premier album sorti chez Black Basset Records, il y a moults roulements de toms et riffs de gratte joués à l'index sur le manche mais aussi beaucoup de montées synthétiques, de moments-émotion très amples et de power chords qui tiennent au corps.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Hautement addictif, oscillant entre math rock, post-rock, electro et expérimentations maison,

Ed Wood Jr frappe là où ça surprend. Entre équations et énergie pure, le duo lillois pose des ambiances éthérées, transpercées de passages tendus et psychotiques. Plus que jamais, lignes de claviers, chant, loops et riffs dantesques s’entrechoquent pour se mettre parfaitement en place et fasciner l’auditeur.

Florian Hexagen y était...

Une toute bonne soirée à l'Atelier 210 hier pour une "label night Black Basset Records improvisée ", trois prestations au top, dont un set de Quadrupède de plus en plus "dur", à mi-chemin entre Battles et Electric Electric (ce qui n'est pas pour nous déplaire). ED WOOD JR. nous a notamment dévoilé un nouveau morceau ultra épique et puissant (à retrouver sur le prochain album) tandis que Mont-Doré nous a défoncé la tête avec la découverte pour nous sur scène de son deuxième album ultra intense (ah ce début sur "Before We Go").

Allez checker les disques ici, y a que du bueno: http://blackbassetrecords.com/

Mont-Doré / Quadrupède / Ed Wood Jr à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 17 septembre 2016
Mont-Doré / Quadrupède / Ed Wood Jr à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 17 septembre 2016
Mont-Doré / Quadrupède / Ed Wood Jr à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 17 septembre 2016
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article
12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:06
On ne les verra plus sur scène: Prince Buster, Clifford Curry et Leonard Haze

Cecil Bustamente Campbell, plus connu sous le pseudo Prince Buster, a rejoint d'autres stars du reggae ou de ska, ce 8 septembre à Miami, il avait 78 ans.

Sans Prince Buster pas de Madness, The Beat ou de Specials, le gars de Kingston fait pour la première fois parler de lui avec sa reprise de 'Oh, Carolina', bien avant Shaggy, mais c'est 'Al Capone' qui casse la baraque et se hisse dans les charts anglais.

Plus tard, Prince Buster délaisse le ska pour se tourner vers le rocksteady et le reggae.

Sa discographie est abondante et son travail de producer est reconnu internationalement ( Big Youth, Dennis Brown, John Holt, Alton Ellis...).

Le vétéran de la soul, Clifford Curry s'est éteint à 79 ans à Knoxville.

He was best known for his hit, 'She Shot a Hole in My Soul', pour citer 'Soul and Jazz and Funk', avant ce fait d'armes Clifford a été actif au sein de plusieurs formations: The Echoes, The Five Pennies, Hollyhocks ou the Bubba Suggs Band.

Ensuite il est signé par la firme de disques Excello Records qui sort le single 'Things Got To Get better' crédité à Clifford Sweet!

En 1967, bingo, 'She Shot a Hole in My Soul' est classé dans les r'n'b charts, il est surnommé The King of Beach Music mais les enregistrements suivants ne décollent pas.

Il se tourne vers le circuit des clubs, on lui connaît un album, 'Tennessee R and B Live' enregistré avec Roscoe Shelton et Earl Gaines.

Le batteur originel du heavy metal combo Y and T (Yesterday and Today) , Leonard Haze est décédé le 11 décembre, il avait 61 ans.

Il tient les baguettes du groupe de 1972 à 1986 et de 2001–2006, année où il est remplacé par Mike Vanderhule.

C'est en tout cas lui qui se trouve derrière les caisses pour le premier disque ' Y&T ' qui fait connaître le groupe en 1976.

En 1991, le band splitte mais reprend sporadiquement la route en 1995, en 2001, lors de la réunion officielle, Leonard reprend sa place avant d'être viré en 2006.

On ne les verra plus sur scène: Prince Buster, Clifford Curry et Leonard Haze
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:40
Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016

Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016

Septième édition de la Fête de l'Huître à Paimpol, un soleil radieux, la grande foule et des tonnes d'huîtres avalées, des plates, des creuses, des énormes, plus grosses qu'une paluche de grizzly, servies grillées à l'huile d'olive ou à la crème et comme en Bretagne toute fête digne de ce nom se déroule en musique, trois groupes sont proposés: Sacré Bordée, Trio Cornic et Red Cardell!

14:20', Paimpol, nous voilà, Les Frères Cornic, que tu avais croisés lors d'un Fest Deiz à Pontrieux déambulent déjà sur le quai, à la plus grande joie des curieux.

Cet après-midi, François ( bombarde) et Julien Cornic ( biniou) sont accompagnés par Romain Pansard au tambour.

Les sonneurs et leur comparse s'y entendent à merveille pour créer une bonne humeur générale.

Ils s'arrêtent face à chaque échoppe, prennent place à la table d'Yvonne Goëllec et de son amant, Yann Kerouarn, le conjoint d'Yvonne est au foot, leur balancent un plinn énervé, reprennent leur chemin, attaquent une gavotte puis une mazurka, ils sont désormais suivis par tout un cortège, battant des mains, sauf ceux qui se promènent armés d'une bouteille de bolée de Paimpol, et riant à gorge déployée.

Leur route s'achève, provisoirement, face au podium, une ronde se forme, 46 Paimpolais(es) et une touriste bronzée, tournoient aux airs de ce Rond de Saint-Vincent. L'heure du concert de Red Cardell approche, le trio reprend sa procession en sens inverse, toujours talonnés comme le font les mouettes et goélands filant le bateau de pêche retournant au port, par une nuée de badauds conquis par leur entrain et talent.

Red Cardell

Groupe né à Quimper en 1992, considéré, à juste titre, comme un pilier du rock breton, une flopée d'albums, le dernier 'Un monde tout à l'envers' de 2016, des milliers de concerts mais toujours une fougue juvénile et une efficacité à toute épreuve.

En 2016, le line-up de Red Cardell consiste en Jean-Pierre Riou, chant virulent, guitare et casquette- Jean-Michel Moal à l'accordéon, deux membres d'origine ( avec une pause carrière pour ennuis de santé pour Jean-Mi) et Pierre Sangra ( guitare, violon, mandoline, ukulele) , homme à tout faire pour Thoms Fersen + le Nantais Hibu Corbel, à la batterie et programmation.

Une équipe redoutable à laquelle il a été proposé de donner un concert en deux parties.

Un rock celtique bien torché et un brin nostalgique , ' J'entends souffler', sert de balance.

Paimpol a déjà pigé qu'il va passer un excellent moment.

Pierre troque sa guitare contre une mandoline, les fumiers rouges nous emmènent à Paris, 'A Rochechouart', une ancienne salle de boxe reconvertie en salle de spectacle, puis, toujours sur le dernier ouvrage, le titletrack ' Un monde tout à l'envers'. Un soupçon de Téléphone, un brin de Lavilliers, quelques relents de Noir Désir , deux pincées de The Silencers ou de Horslips , un clin d'oeil aux précurseurs, Alan Stivell, Dan ar Braz, Red Cardell brasse toutes ces influences et impressionne.

'Une autre vie' réfère à Alan Vega, disparu il y a peu, l'accordéon virevolte, les rimes en ume se succèdent, tu tangues gentiment quand soudain le rafiot est pris dans une houle furieuse, le final rock'n'roll nous a tous salement secoués.

'Juste se le dire' démarre sous forme de ballade mais comme tout slow rock qui se respecte le morceau se termine en orage épique.

Sangria passe au violon.

Tu dis?

Sans gras, ah, bon, Sangra, d'accord, la suivante se nomme 'A Montparnasse' et cet air nerveux date du second album, 'Douleur', de 1996.

T'avais rien demandé à tes talons, ils battent le pavé, t'avais rien demandé à ton bras gauche, il se redresse poing fermé, tu te retournes, le mec derrière toi fait pareil, plus loin, madame a entamé une danse tribale.

Et toi, Roger?

Tout gaze, ça plane pour moi, qu'il dit!

On termine le premier set par un singalong, annonce la casquette avant d'entamer 'Fantômes', un reggae/Higelin armoricain, agité et frondeur.

Intermède et nouvelle intervention des ineffables Frères Cornic.

La seconde mi-temps est entamée avec ' Cinéma' un titre Nouvelle Vague, composé à Locquirec.

Après cette rengaine dédiée au septième art, les gars de Quimper décident de replonger dans leur passé et proposent le punk rock ' I closed my eyes', un morceau tourbillonnant propice au cercle circassien.

Je dédie la suivante, un fox trot, à tous les bouledogues, au programme du ' Petit bistrot': le PMU du dimanche, de la musette, un verre de vin blanc, puis un autre, patron, la bouteille s'il te plaît, et du plaisir, beaucoup de plaisir.

Sur le chemin du retour, un képi, pas de bol, tu viens de perdre trois points.

Sur la lancée punk, ' Kas Ha Bar', rock de casbah à fond la caisse, précède celle qu'une dizaine de joyeux réclamaient depuis 10', l'héroïque ' Rock'n'Roll Comédie'!

L'odyssée rock se prolonge avec un nouveau titre véhément, scandé en anglais ( 'Andro') , dont on extrait un emprunt à Blue Suede Shoes...one for the money two for the show ... le plancher de bois est envahi par une troupe furieuse entamant une ronde fiévreuse.

Après ce morceau de bravoure, Jean-Pierre Riou déclare qu'on arrive au terme de la noce.

Cest l'heure du galop, Messala, une chevauchée fantastique baptisée 'We've got to be alone', à couper le souffle à Gary Cooper , John Wayne, Alan Ladd et autres visages pâles bouffant du peau rouge.

Pas question de se quitter sans un rappel.

Regardez ce qu' on a trouvé à côté de la scène, deux premiers communiants, les Frères Morvan, Yvon et Henri ont reçu l'autorisation d'en chanter une ou deux avec nous.

Folie générale pendant la version rock de 'Joli Coucou' et; comme ils tiennent une forme post-olympique, ils étaient aux jeux de 1936, on vous balance un andro de derrière les fagots.

Essouflée après sa danse sauvage, ta compagne se dit qu'une petite bière et une huître géante ne peut que la requinquer.

Ce que femme veut...

Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016
Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016
Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016
Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016
Fête de l'Huître sur le port de plaisance de Paimpol, le 11 septembre 2016
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:51
Gaëlle Caro Corbin, soprano et Yuri Higuchi, piano - Eglise St-Pierre de Plérin ( 22) - le 10 septembre 2016

Gaëlle Caro Corbin, soprano et Yuri Higuchi, piano - Eglise St-Pierre de Plérin ( 22) - le 10 septembre 2016

Un concert de musique sacrée à Plérin, l'église Saint-Pierre accueille la soprano

Gaëlle Caro-Corbin, accompagnée au piano par Yuri Higuchi, pour un répertoire de prières et Ave Maria!

Pas foule en ce samedi soir de septembre, à peine une trentaine de mélomanes et deux touristes prennent place dans la coquette église de Plérin centre.

Le comité organisateur fait grise mine mais contre mauvaise fortune, bon coeur, à 20:10' une aimable et érudite personne introduit les artistes et lève un coin du voile sur le programme de la soirée, le récital se déroulera en deux parties.

La première à se présenter, vêtue d'une élégante robe de soirée noire est Yuri Higuchi, une pianiste japonaise collectionnant les médailles et les prix en France, elle s'est spécialisée dans l'accompagnement de lied mais a également figuré à l'affiche comme interprète des oeuvres de Schumann, Franck, Debussy ou Poulenc ou comme pianiste ayant notamment accompagné l'opéra 'Les Noces de Figaro' de Wolfgang Amadeus.

La séduisante Asiatique est accompagnatrice dans les Conservatoires des 10e et 17e arrondissements de Paris.

Yuri entame "Litanei auf das Fest Aller Seelen" de Franz Schubert avant que la voix de Gaëlle Cao Corbin qui surgit de la sacristie se fasse entendre, la chanteuse lyrique d'un pas lent se dirige vers un pupitre placé sur les marches du choeur de l'édifice religieux .

Vêtue d'une longue robe bleue, scintillante, la soprano/ harpiste et infirmière parisienne impressionne d'emblée.

La seconde prière composée par l'amateur de truites autrichien, ' Pax Vobiscum, est plus mouvementée, elle précède 'Gebet während der Schlacht ' un chant d'un romantisme grave et dramatique, le jeu de Yuri fait preuve d'agitation, la voix de Gaëlle, profonde, convaincante, héroïque, inspire le respect .

Le cycle Schubert s'achève par une interprétation sans failles du poignant 'Ave Maria' soutenu par un piano d'une sobriété souveraine.

Second chapitre: Ludwig von Beethoven- Sechs Lieder von Gellert, op.48

Six poèmes de Christian Fürchtegott Gellert mis en musique par le maître du classicisme viennois:

1 Bitten - 2 Die Liebe Des Nächsten - 3 Vom Tode - 4 Die Ehre Gottes In Der Natur - 5 Gottes Macht Und Vorsehung - 6 Bußlied

Gravité liturgique, théâtralité extrême, passages enflammés, le chant semble sourdre du plus profond des entrailles de la cantatrice, concentrée sur son sujet, quant au piano il alterne grâce et attaques agressives.

Le silence religieux n'étant interrompu que par quelques lascars actionnant leurs flashes ou déclencheurs bruyants aux moments les moins opportuns.

Chapitre trois, Gaëlle Cao Corbin quitte l'abside pour prendre position au bout de la nef, le piano entame "Allmächtige Jungfrau hör mein Flehen!"" la prière d'Elisabeth extraite de 'Tannhäuser', l'opéra de Wagner.

Du fond de l'église émerge un chant épique te clouant sans voix sur le petit banc inconfortable sur lequel tu as pris place, d'une démarche lente, empreinte d'une majesté seigneuriale, la soprano rejoint le choeur et son accompagnatrice pour achever la complainte de la comtesse amoureuse du ménestrel.

Pause et acte deux!

Il démarre au vingtième siècle par le ' Cantique sur le bonheur des justes et le malheur des réprouvés', un des airs extrait du second recueil de 20 mélodies de Reynaldo Hahn, le compositeur originaire du Venezuela, devenu un des chouchous des salons parisiens fort apprécié par Marcel Proust, une deuxième oeuvrette tout aussi désuète, le bucolique ' La douce paix' lui succède.

La grande naïveté au niveau du propos prête à sourire, l' interprétation acrobatique force l'admiration.

Toujours en France, une prière quasi contemporaine, que la présentatrice et le responsable du feuillet attribuent à Petitgerard, mais il s'agit probablement de Laurent Petitgirard, responsable de musiques de films et créateurs de deux opéras, l'air se nomme ' Une prière oubliée' et fait songer aux tableaux de Jean-François Millet.

Deux pièces de Gabriel Fauré constituent la suite du programme, 'En prière' et le céleste 'Ave Maria' dominé par les sonorités d'orgue.

Pour beaucoup la pièce maîtresse du récital aura été l''Agnus Dei' attribué à George Bizet mais que les musicologues supposent être de la plume de son ami Ernest Guirard qui aurait retravaillé le mouvement de l'Intermezzo de L'Arlésienne Suite No. 2.

L'interprétation magistrale du duo en piste ce soir aura fait vaciller les flammes des cierges dédiés à la Sainte Vierge. Le morceau à peine achevé, ta compagne, s'imaginant à un concert de rock, s'est mise à pousser des vivats bruyants, au grand dam des paroissiens locaux.

Direction l'Italie pour un 'Ave Maria' signé Luigi Luzzi, nacque ad Olevano di Lomellina ( en 1824).

L'étonnante gestuelle des mains de la chanteuse accentue l'éloquence de son discours, elle enchaîne sur un quatrième 'Ave Maria', fougueux, extrait de l'opéra 'Cavalleria Rusticana' de Pietro Mascagni,

Le concert se termine en beauté avec Giuseppe Verdi, Desdemona's "Ave Maria" un aria tiré d' Otello.

Emouvant à en pleurer.

Cette performance de choix est acclamée comme il se doit.

Debout, le maigre public attend un rappel, il sera exaucé et entendra le célèbre 'Ave Maria' de Gounod avant de quitter Marie, Saint-Pierre et le bedeau!

Gaëlle Caro Corbin, soprano et Yuri Higuchi, piano - Eglise St-Pierre de Plérin ( 22) - le 10 septembre 2016
Gaëlle Caro Corbin, soprano et Yuri Higuchi, piano - Eglise St-Pierre de Plérin ( 22) - le 10 septembre 2016
Gaëlle Caro Corbin, soprano et Yuri Higuchi, piano - Eglise St-Pierre de Plérin ( 22) - le 10 septembre 2016
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents