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Quelques Festivals

 

Mardi 7 juillet 2009


Crosby, Stills & Nash
, 40 années de vie commune, quelques infidélités: Stills part s'amuser avec Chris Hillman (Manassas), visite la France et ses Sanson, retrouve le jeune Neil pendant un petit temps ... Les autres vieillards font également des escapades, solo ou en couple, David Crosby réussit même à faire un gosse (biologique) à Miss Lesbos. On prête main forte à des petits jeunes (David Gilmour...). On se bat pour des anti-nuclear causes (No Nukes)...
Nous ne pouvons occulter leurs ébats pré-nuptiaux: Hollies, Byrds, Buffalo Springfield ou Bloomfield/Kooper/Stills...
Lorsque Luc Toogenblik t'appelle pour te proposer de l'accompagner à Vorst Nationaal, tu annules tous tes rendez-vous et tu lui achètes 76 roses en seconde main!
'Déjà Vu'! 9 juin 2005, toujours dans le bunker, un concert mémorable!
Four years later .... nouveau moment d'émotion intense!



Set 1
A 20:15' the lights go out, clameur immense (tous les rescapés des sixties et quelques bébés, ayant, à peine passé, le cap des 40 piges..).

Sur scène: 3 claviers (il y a un piano pour Graham), une basse, un drum kit.
Le trio s'amène, tout sourire (paraît que la veille chez Heineken à A'dam, c'était pas la joie!): 'Helplessly Hoping'. Pas une ride, harmonies vocales célestes. Public debout après un titre!
The first song we ever sang together 'You don't have to cry', Luc à la recherche de ses Kleenex.
Le band, faut en parler, le fidèle Joe Vitale aux drums - le formidable Todd Caldwell aux claviers (dont un superbe Hammond) - James Raymond (birth father=David Crosby): keyboards également et Bob Glaub, un session bass player de L A (Jackson Brown, Bruce the boss, Linda Ronstadt, Warren Zevon et autres John Fogerty...), fournit un boulot sobre mais d'une redoutable efficacité.
Quelques covers! Rick Rubin doit produire un album de reprises qui sortira en automne.
'Ruby Tuesday', un Graham Nash aristocratique. James Taylor: 'Close your eyes', c'est ce qu'on fait, tout en se laissant bercer par ces close harmonies.
Tim Hardin 'Reason to believe' a little bit too mellow. Un jukebox softrock rétro!
Bob Dylan 'Girl from the North Country', avec de dérangeants trémolos dans la voix de Stephen. David et Graham à la rescousse .. she once was a true love of mine..
Stephen s'éclipse et laisse ses potes nous charmer avec leurs wispy vocals: 'Guinevere', d'une délicatesse à vous couper le souffle. Premier temps fort du set. De la pure magie.
Pour tous les enfants qui vous posent des questions 'Dream for him', Stills à la basse et grandiose solo de keyboards pour cette leçon de morale.

'In your name' titre plus récent, ballade à l'habillage country/gospel, it sounds like a prayer ... Lord can you help me Help me deal with the pain Can you stop all this killing In your name.... La Gretsch White Falcon de Mr Stills pleure, Dieu écoute et apprécie. Va -t-il se bouger le cul?
Ce truc je voulais pas le chanter, jamais, pas dans un million d'années dit Crosby en rigolant. Dédié à Jerry Garcia ' Uncle John's band': Grateful Dead. Du rock sudiste, inspiration bluegrass.
Le show gagne en intensité: Graham derrière le piano 'Our House'. Superbe!
Et une bombe Stills épique pour terminer la première partie 'Southern Cross' !
50', ce premier set soit- disant 'calme' et 'acoustique' ...
Break de 20'

Set 2: électrique!

Are you ready for some rock'n roll? Buffalo Springfield 'Rock'n Roll Woman', qu'est ce qu'il a avalé pendant la pause le Stills? Déchaîné, le mec, un vibrato cinglant, des riffs balèzes ... feu à volonté!
En 1966, ai fait un petit voyage au Maroc, nous dit Nash: 'Marrakesh Express'. Nouvelle perle 'Just a song before I go'.
Crosby under the spotlights: 'A long time gone'. Un petit tour du côté de Woodstock, pépé?


'Déjà Vu' vocalises atmosphériques , guitare fluide, petit solo d'harmonica de Nash, doublé de claviers majestueux, basse élégante ... we have all been here before... Fin! Une merveille!
Intro cléricale somptueuse à la the Nice/Pink Floyd: 'Cathedral'. Titre mélodramatique souverain (1977) écrit par Nash. Forest vibre, le son n'a jamais été aussi bon dans le blockhaus.


'Bluebird' Buffalo Springfield, again! Stills à la fête!
Deux accords, tout le monde a reconnu 'Almost cut my hair': a political statement il y a 40 ans, pas de quoi sourire aujourd'hui, ce truc est tout bonnement grandiose. C S& N sont inégalables.
Pour la dixième fois, la salle se lève.
Tous sur une ligne, guitares agressives, l'apothéose 'For what it's worth' ..... Stop, children, watch that sound... anti-war song, par excellence, reprise par tous les vieux hippies de Forest.


Magistral, les derniers rangs ont accouru frontstage: Graham, David et Stephen serrent les mains tendues, visiblement heureux ...Thank you Brussels!
Il n'y a pas de quoi, les petits gars, ce fut fabuleux!
55'

They're back!
'Wooden Ships' longue plage homérique, un Crosby cristallin, Stills agressif et Nash dirigeant le tout de main de maître.
Pas de naufrage pour le navire,
C S &N les Tabarly du rock.
The end?
Non, nouveau retour, un dessert: 'Teach your children' !
Vais leur raconter à mes enfants, petits- enfants, arrière petits -enfants ... ce qu'était le rock dans les seventies!



Pas des branleurs, mais des gars généreux qui savaient jouer et te
donner du plaisir!
Hats off, guys!  Même Crosby a ôté sa casquette!
 
Par Michel - Publié dans : concerts-review
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Samedi 4 juillet 2009

Hee Tervuren, 8è édition, 3 jours de festival gratuit: vrijdag (les Truttes, j'en vois tous les jours, merci, et the Belpop Bastards)- samedi: rock -dimanche: soupe populaire!

Samedi chez Eddy Merckx, donc!
Festival à l'organisation impeccable, public nombreux (des youngies, majoritairement), ambiance et soleil.
Et pourtant à 16h35', début des festivités, ça s'annonçait pas trop bien. Une quinzaine de curieux sur la place du marché, des centaines de mouches(variante thysanoptère) se collent à ta peau , des nuages menaçant, ça sent le cataclysme diluvien!
Fausse alerte, Godelieve ressort le Nivea!

Swamp Gas Boogermen

en piste, l'affiche annonce The Boogermen, ce sont les mêmes! 5 jeunes gens, originaires du Delta de la Dyle, vouant un culte au swamp blues! Naissance 2005!
Tim Besson: vocals, Gretsch- drums: Maarten Degeest (Mighty Gordinis) est mentionné sur une vieille bio - Wim Vanderlinde: basse -Jeroen Bornauw: lapsteel- mouth harp-guitar-vocals et un accordéoniste/claviériste non cité (faut mettre vos sites à jour, les ptis gars!).
Une intro blues rock juteuse pour mettre l'eau à la bouche: 'Fuck Decaf', pub pour l'Arabica pur souche!
'Ain't no sunshine' osé de commencer par une cover, excellente version. Tervuren rapplique, sauf Laurent, qui fait sa sieste: Claire, demande aux gosses de la fermer, c'est infernal! Oui, Loulou!
'Sahara Mel' titre tropical, annonce Wim! Faut pas rigoler avec les djebels ou les Touaregs se pointent.
Double vocaux, accordéon charmeur de scorpions, guitare flamenco, handclappings ... We like that stuff!
'Johnny Guacamole', intro' Once upon a time in the West': cactées, rattlesnakes et Tequila! Bon western, série B!
Une romance 'Lover'. Leur leitmotiv 'Boogermen Surf', effectivement, guitares surf!
A footstomping jive tune: 'Eloise' ... shake that ass You sexy Motherfucker... déjà entendu quelque part ! Du Mardi-Gras bluesrock: 'Road Trash', pas de caïmans dans les étangs de Tervuren, quelques crapauds ...Pour finir, shuffle time: 'One kind of favour'.
The Boogermen, une machine dont le moteur tourne à haut régime. Et un joli petit solo de trekzak pour présenter les garçons, un!
40' convaincantes!

The Galacticos

Indie pubère uit Hasselt.
Vincent Loenders: bass, backings- Jan Geelen: drums -Siegfried Smeets: keyboards, programming, backings et Thibault Vaninbroukx: guitar, vocals.
Jong geweld qui sévit depuis 2/3 ans dans nos plates contrées. Un Brit pop joyeux, sautillant, enthousiaste ... Pas besoin de se prendre la tête, we wanna have fun et on s'amuse, geloof me!
'Battlestar Galactico' d'une voix de fausset, les Flaming Lips croisés avec Weezer! 'Tokyo Rose' noisy punkpop juvénile et pétillant. 'Average Beverage' enchaîné sans pause, 'Dance of the Titans' Crios, Cronos sur le dancefloor! 'He said, she said', Afrekening hit!
.. he said he wanna fight the system ... révolution au son d'orgue catchy! Irrésistible!
'I'm with my girl' toutes les gamines en raffolent. Frontstage, trois lycées en folie!
Un tour dans le garage 'The headless (k)night'. 'Rap Battle' sur leur EP 'Phone Home' tu te surprends à siffloter la mélodie. 'Ride' basse funky, relents Kooks.
'Humble Crumble' autre hit, que mes voisines connaissent par coeur. Les Galactiques ne manquent pas d'humour et leurs ritournelles dérident les plus sinistres râleurs. Sourires Pepsodent à Tervuren! Une dernière :'Xerox Generation', Ok on est loin de la Beat Generation, mais c'est rigolo de retrouver ses 15 ans au détour d'une scène en Vlaams-Brabant!

The Black Box Revelation

Dries Van Dijck (drums) et Jan Paternoster (vocals/guitar) sont toujours impressionnants!
Une claque en pleine poire, à chaque fois que nous assistons à un de leurs gigs!
Plus fort que les White Stripes, aussi percutant que les Black Keys.
Dilbeek doit leur ériger un monument, à ces kets!
Le méchant, rough 'Love, Love is on my mind' met le feu aux poudres. L'embrasement, puissance thermique 52MW, ne fait que commencer! Dank u, we zijn de Fixkes, balance Jan! Comédien!
'Gravity Blues' pour nous rappeler que l'essence de leur musique, c'est le blues!
L'Ave Maria change de gratte à chaque titre, il en a au moins 5. Faut refixker les cymbales toutes les 3', Dries est un fauve dangereux! 'Stand your ground' lourd et efficace!
'High on a wire' équilibristes hardis. Nouveau titre '5 o'clock', heavy bluesrock.
'We never wondered why' rugueux, pas étonnant qu'aux States on les compare à un runaway train fou.
Slow blues crapuleux 'Never alone/always together'. Jan te balance des riffs style 'All right now' pour amorcer le brûlot suivant: 'I don't want it' .. if you want to tell me something that I need to know tell me now, right now ... accouche, bébé! Furieux, qu'il est le Jan!
Et ça continue à bastonner, 'Kill for peace & peace will die' avec na na na belliqueux. Un petit nouveau ... it was you who wanted to change me... Suivi du hit infernal 'I think I like you'. Pour finir, 'Set your heart on fire', feu de charbons ardents. Du mouvement frontstage, des gamins, ayant allègrement dépassé la dose admise de Jup, viennent faire chier les lycéennes en les poussant à droite et à gauche. Sempiternel et stupide jeu qui ne gâchera pas notre plaisir. Dries et Jan, cascadeurs givrés, terminent leur set fumant.

Jasper Erkens

Pause restauration ... Ai croisé Jasper quelque fois et connaissais son set et ses jeunes talents de singer/songwriter.
Après avoir absorbé some junkfood, tu vas jeter un oeil sur scène. Jasper est arrivé en trombe, revenant de Werchter, où il avait joué en début d'après-midi. Jasper is erkend! Il est désormais assisté d'un band: guitare/basse ou contrebasse/drums. Ses chansons ont perdu leur côté folk pour virer folkpop gentillet et bien habillé. On vise les charts et le public de Jason Mraz. Les fillettes connaissent à fond tous les titres de son album 'The Brighter Story'. On a reconnu 'The Page Turner', l'inévitable 'Crazy', 'Stay Alive' et le radio hit 'Waiting like a dog'.
Effet de surprise passé, Jasper= een middenmoter (style S K Lokeren) de la compétition!

Freaky Age

Un ouragan vert tendre dévaste Tervuren. En quelques années, les kets de Ternat sont devenus des incontournables de la scène rock belge.
Lenny, watch my hat, Crabbe (fils de Luc: Betty Goes Green/Telstar ...): vocals, guitar- Mathias (watch my hair) Declercq: guitar- Jonas Pauwels: drums et le nouveau bassiste: Wouter sont des bêtes de scène. Normal qu'une horde de nanas excitées les suivent de festival en festival, ils ont tout: belles gueules, charisme, show explosif et when the show is over, ils n'hésitent pas à se mêler à leurs fans pour signer les autographes, poser sur les pictures en donnant een lieve kus à Ghislaine, Lut, Marie-Rose ou Frieda ... les mamans jalouses et envieuses regrettent leur 15 ans!
... you gotta watch out ... premier titre court, intense . Indie guitar rock nerveux (cf The Strokes, the Kooks, Arctic Monkeys ...) des influences que tu retrouves chez des centaines de bands, mais ça marche.
'Play the games', 'Where do we go now' sur le CD 'Every morning breaks out' de l'uptempo speedy rock, mélodies craquantes, rythmique tendue, riffs de guitare pointus ...: ça sautille ferme à mes côtés.


Les sixties (Who, Kinks, Pretty Things ...) revivent. Si le papa est un inconditionnel de David Bowie, les gamins ne jurent que par le British boom. C'est sec, carré, tranchant, nerveux!
L'album continue à défiler, 'Time is over'. Aïe, Matty tire la gueule, j'entends plus ma guitare, où est le garagiste? Lenny ne perd pas le Nord: une petite improvisation, sur laquelle sautent basse et drums.... I would like to leave this city .... my body feels young but my mind is very old... Oasis 'Half the world away'. Ok, c'est réparé! Le bolide reprend la piste 'They never lie', 'Weekend' 'John's what's the use' un gars que j'aimais pas trop, le John. Les Afrekening hits se succèdent (dont 'Time is over' ou 'Me & You' ), les attitudes rockstars aussi.
We'd like to play a cover. Une version sauvage, magistrale du 'Pinball Wizard' des Who.
Mexican wave op de Marktplein pour la seule ballade du set suivie d'une dernière bombe électrique ... What's in your mind ... qu'il demande le Lenny?
Ai plus d'esprit, just wanna have fun like the kids!


A Brand

Tout beau, tout scintillant! Kitsch, mesdames!
Des stars en Flandre, messieurs Dag Taeldeman, Frederick Heuvinck, Frederick De Lepeleere, Tim Bekaert et Tom Vermeir. Des guitares, une basse, une batterie, des voix: tous sur une ligne horizontale. Et ça chante quoi? Du disco/glam lorgnant du côté d'Electric Six ou Scissor Sisters (en moins comique) ou Earth Wind & Fire et même les Bee Gees (en moins bon, vocalement).
Trois plaques à leur actif, avec une préférence pour la pochette de 'Hammerhead' (2006). Le dernier 'Judas' en 2008.
T'as retenu quelques titres, fieu?
Ja, 'Beauty Booty Killer Queen'. C'est qui ce beau cul? Ta petite soeur!
'Time' et Reynders devrait les engager, ils peuvent compter en anglais ... one, two, three... forty ..! Et en arabe? Méchante!...You're a deceiver... ils répondent.
Et des slows? Oui, oui ...you're not allowed to get old... la boule clinquante de la boîte de Nieuwekerke tournoie au dessus de nos têtes. De temps en temps, t'as droit à des boum boum teutons avec charge de la cavalerie Bierstube.
Fais gaffe au cholestérol trop élevé!
'Judas' Que dis-tu, espèce de pouf.? C'est le titre suivant!
Finalement le glittering disco c'est pas trop mon truc, 'Can't help it' qu'ils chantent!
Me tire. Et Monza?
J'aime bien
Stijn Meuris, mais ai déjà vu son truc 20x, puis tu sais, la Formule 1, c'est plus ça, pas écologique!

Lâcheuse!
Par Michel - Publié dans : concerts-review
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Vendredi 3 juillet 2009

Soirée Svenska pour inaugurer la Présidence Suédoise de l'Union Européenne (dans le cadre du Brussels XL Flagey Summer Festival).

Trois groupes célèbres du côté de la Baltique et inconnus au bataillon chez nous. Trois univers diamétralement opposé: du folk New Age, un(e) singer/songwriter et du seventies psychedelic/prog rock énergique.
Du monde en cet ensoleillé vendredi de juillet. C'est flanqué de Miss Fabienne Cresens, dont nous vous recommandons les clichés artistiques, que nous assisterons à ce triple événement nordique.

Sofia Jannok

La blonde (cliché saga Les Bronzés) Sofia naît en 1982 à Gällivare, in the top of Sweden, a sorti deux albums (White/Ceaskat et Assogattis (il y a des accents presque partout, devine où)/By the embers). Exotisme assuré, Miss Jannok chante en Sami (me demande pas quelle variante) et est adepte du Yoik (rien à voir avec le yoga, c'est un chant pentatonique!). Mari Boine est l'élément le plus connu de ce style vocal.
Pour accompagner la compatriote de Carl XVI Gustaf: à la contrebasse et backing vc.: Juanpa Mendoza - au piano, le jazzman, Peter Tikkanen-aux drums: Andreas Ekstedt.
'Arvas' une intro jazzy avant l'apparition rougeoyante de la belle. Voix chaude, claire, elle nous dépeint la toundra nordique. Du Enya suédois.



'Sami Eatman Duoddariid' lente mélopée d'origine uralique.
'Golle Maze' à propos d'une ville au Nord de la Norvège, ayant déjà inspiré Bjork. Du world/jazz évoluant en rondo tournoyant. 'Liekkas' it means: Warm! Malgré le titre, cette mélodie chante la poésie hivernale arctique. Joli, quoique un petit côté commercial/ Eurovision d'avant l'apparition de la mafia de l'est.
'Suoma' a summer dance, intro a capella pour virer chant tribal africain. Magnifique Yoiking!
On termine le voyage en Norbotten County avec 'Irene' le single du dernier album.


Peaceful music for relaxation? Vachement bien foutu, anyway!
Pour inconditionnels de Edgar Froese, Lisa Gerrard, Secret Garden et autres Vangelis!

Wendy McNeill

Une Canadienne, adepte de l'edgy folk/noir, ayant émigré chez Abba, les Hives, Peter-Bjorn& John ou la Norvégienne de Stockholm: Ane Brun pour laquelle, elle a composé 'Such a common bird'.
Wendy chante, joue de l'accordéon et de l'acoustique. A sa gauche: Cecilia Linné, musicienne classique: violoncelle, instruments battant l'air, clochettes,bodhran - aan de andere kant, à l'est, pas au nord d'elle: Andreas Nordell: contrebasse.
'Stop' Quoi, stop? D'accord, tu aimerais que l'ivrogne débitant des insanités à nos côtés et, maltraitant la gentille Fabienne, arrête ses conneries? Non, c'est le premier titre!


Halètements, battements de pieds, accordéon cabaret intimiste et sorrowful, je veux bien come over et prendre une cup of tea with you, mademoiselle!
'Ask me no questions' comme le précédent sur le dernier Cd 'A dreamer's guide to hardcore living', beau programme! Accordéon, 'Les Filles du Bord de Mer'. Une petite valse, Fabienne? Jamais entre les repas, Michel!
Un petit côté Melanie (Safka Schekeryk) désuet, intemporel et charmant.
'Lutetia' a story about a city! Ah bon, Ouagadougou?



Wendy s'est emparée d'une acoustique et Andreas caresse la contrebasse d'un archet sensuel.
Romantisme, vulnérabilité, de beaux loops pour ce folk tourmenté.
'Crossing Hearts/Cutting Threads' plus tranchant, avec choeurs aériens.... talk to me, baby...Sorry, j'ai rien à dire,suis intimidé!
'Such a common bird' de l'album précédent. Elle sort un petit Horner de sous sa cowgirl dress. Vais acheter le CD!
'Holly O' an adventurous woman, nouvelle valse risquée.
Pimpon Pimpon..., la lutte anti-incendie in action, l'espiègle enfant fredonne sur ces rouges sirènes!
La dernière 'Building a castle' en pensant aux kids sur la plage... spring in November..., il n'y a plus de saisons, madame!
Set poétique trop court.
I'll be there next time you play Belgium,
Wendy!

The Soundtrack of Our Lives (TSOOL)

Formé en 1995. 6 albums, le dernier 'Communion' étant un double. Groupe né sur les cendres insecticides de Union Carbide Production, joyeux psyche punk rock band,que même Sonic Youth loue publiquement.

Le chef, le guru, le druide Viking=Ebbot Lundberg, massif chanteur, harmoniciste et harangueur de foules -Frederik Sandsten: drums- Martin Hederos: keyboards, backing vc- Ake Kalle Gustafsson Jerneholm: basse, backing vc et deux méchants guitaristes: Ian Person et la bête bondissante: Mattias Bärjed.
'Babel On' Lautstärke =Rot =Geräusche ... mais godv., ça déménage dur. C'est comme si tu replongeais dans les seventies: AC/DC pour le coin bluesrock- Iron Butterfly, Steppenwolf pour les touches psyché, les Who pour la fureur....
'Instant Repeater 99' un single de 1996. Putains de guitare, un métronome aux drums et un clavier énervé, et Friar Tuck au chant. Le sheriff de Nottingham est prévenu: ça va saigner!



'Thrill me' à te donner des frissons. Mattias vient d'effectuer son quinzième saut, il y a des kangourous en Suède s'enquiert ma voisine? Flagey danse et gueule, comme si on était revenu à l'époque Bilzen.

'Fly' Machiavel? Déconne pas, Germaine! Nick Drake! ... Please give me a second grace Please give me a second face ... Du progrock tendance psychedelic folk (Incredible String Band, Spirogyra).
Retour au double album 'Communion': 'Second Life Replay', intro aux orgues harmonium, quelques lignes de mouth harp pour ce downtempo à la Jethro Tull.
'Flipside' du rock poisseux, accents Southern blend, avec une acoustique allègre ... the flipside of it all ... qu'il chante le barbu, visceral beats, flower power lyrics ... just great!
'Big Time' 2004, riffs graisseux, énergie virevoltante. Une longue plage épique, aux odeurs apocrines tenaces. Machine bien huilée, masse ravie de voir ce band généreux se donner à fond. Et ils sont photogéniques, me glisse Bettina Rheims.
Last one, il y a un timing à respecter, après le gig, projection d'un film en plein air, place Ste Croix: 'Sister Surround'. Feu d'artifice final, coup de pied au micro, poses Jimi croisant Angus Young et le ventru sur les baffles, face à nous. L'hystérie nous gagne.
Fin du trip nostalgique.



Rappel, of course!
'Jehovah Sunrise' sur leur second opus. Une ballade rock avec slide californienne.
Yahweh, le soleil se couche sur les étangs d'Ixelles, nous te saluons!
Grand gig et des mecs sympa, pas la grosse tête comme certains bands se produisant à Werchter ... Des noms?
Vais pas à nouveau m'attirer des ennuis ou me faire insulter!


Par Michel - Publié dans : concerts-review
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Jeudi 2 juillet 2009

2 juillet, les pavés séculaires de la Grand Place voient défiler l'Ommegang. L'Ommegang Oppidi Bruxellensis perpétue la tradition. Pour la 661è fois, Béatrice Soetkens ramène la statuette miraculeuse in Brussel.

A deux pas de là, rue de la Violette, le café Dada, pas vraiment littéraire, ni artistique, plutôt antre d'ivrognes et de paumés. T'as fait 2 pas dans le bastringue et ...merde, la plaie, Rickybilly, te voilà bon pour 2 heures d'anecdotes incompréhensibles, postillonnées dans tes feuilles de choux.
Que dire, si ce n'est ..;ja ,ja ,ja toutes les 10 secondes.

A 21h Bill & Moi

Quoi? Boule et Bill ? Clinton et Hillary? Buffalo Bill Cody et Calamity Jane?
T'y es pas, mon brave, un quintet Tonnerre de Brest pratiquant un rock musclé et suave.
Line-up:
Pas de basse... Un chanteur/guitariste rigolard: Victor Thomas - un guitariste/choriste incisif: Bidi Bicci -un claviériste au background médiéval (aurait dû participer à l'Ommegang): Kevin Le Saint (pas de la famille de Roger Moore) et deux batteurs énergiques: Quentin Paugam et Yves Jégo (également responsable des samples).



Pas trop de monde, lorsque les Bretons attaquent 'Bowser Castle'. Du crossover rock, style Red Hot Chili Peppers, Faith No More, Living Colour. ... De la distortion, une voix grasse, on va pas s'emmerder!
Un noisy punky rock pour suivre, l'élément tribal te secoue.
Les marins se marrent en voyant Rickybilly, à la recherche d'une masseuse Thaï, consulter les petites annonces d'une gazette de 1963 traînant sur une table. 'Julietta' petite valse rock mélancolique ... dans les bras de Julietta le jour se lève sans moi... Retour au rock carré, percus en béton et synthé moelleux 'Amiets' (?).
Du grunge, virant fusion 'Dirty Joke', tu cherches la bagarre, mec... you wanna fight with me ... belliqueux dans le Finistère, vais passer un SMS à Astérix ou à Mike Tyson, si le Gaulois est à table!
Claviers Manzarek ('Riders on the Storm') pour introduire 'Bill et Moi', voix samplées, riffs Link Wray, rock narratif et massif à la Noir Désir.
'Napoléon' impérial, enchaînement sur 'Chien Rouge' du cha cha cha Jacques Higelin, tournant au Balkan rock festif.
Bill & Moi sont des adeptes inconditionnels du second degré, donc 'Toxic' de la poupée gonflable Spears ,en version cabaret rock .Je prends une petite douche à la Jup, se dit Victor ,faites nous un solo de batterie, les Pieds Nickelés. OK, les voilà transformés en Michael Shrieve/Chepito Areas, époque 'Soul Sacrifice'. Et, que fait Victor, le gamin? Un sketch Grande Vadrouille, sur la piste de danse! Les copains en profitent pour remplir sa chope (1/2 l) d'un mélange de Westmalle/Duvel/Gueuze/Pils pour le guérir de sa constipation chronique.
'Bordering the line' c'est l'histoire d'un mec bourré, rendant visite à sa belle-mère et il la saute! Politiquement correct? Du rumba rock joyeux.B D (bidi) doit changer de gratte, corde cassée, il revient à temps pour le riff final.
'Death 'n Life of David Carradine' Kung Fu rock aux lignes surf et vocaux Rage Against the Machine.


Les matelots ont soif: cure de Trappiste, la barque tangue dangereusement, le plus sobre (Kevin) entame un solo de basse aux claviers: 'Pam Pam'.
Pour vous les Belches, dédié à un Lion des Flandres. Le gras Bart De Wever? Nein, 'Peter Van Petegem', déçus qu'ils sont, quand on leur signale que le brave gars a troqué son bicycle pour un bistrot à Petegem. Un nouveau crossover, sans dose d'epo. Faudrait toute même pas passer au contrôle antidopage après avoir avalé ces litres de Westmalle!
Ceci était notre dernier morceau, Brussel!
Faut pas rigoler, les mecs, vous reste 5'.
Vous l'aurez voulu: une version foutraque et putassière de 'It's now or never'. Elvis fait des cauchemars au paradis!
Chouette concert se terminant en kermesse Ommegang.
Bonne humeur générale!
 
Par Michel - Publié dans : concerts-review
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Mercredi 1 juillet 2009
Alerté par un mail 'Matamore', tu décides d'assister à ce concert privé, boulevard Lemonnier, près de la place Fontainas.
Le myspace de Miss Dissard annonce 'secret show', effectivement tu te dois de laisser tes coordonnées pour obtenir un passe-droit.
Face à un bel immeuble de maître, tu hésites, à quel nom faut-il sonner? Heureusement, Catherine, l'accorte bassiste de Cafeneon, se trouve dans le même embarras face à cette dizaine de possibilités. Appel au GSM, Sésame Ali Baba, à droite, troisième étage: bingo!
Magnifique appartement, un salon pouvant facilement accueillir une centaine de spectateurs. Ce nombre est atteint à 21h (le mail annonçait 20h, mais le frigo était alimenté en bières à 1€) lorsque débute le show. Public assis face aux musiciens, chacun fait comme chez soi, ne pas pisser dans les plantes, please!

V.O. (solo)

c à d: Boris Gronemberg sans équipiers (Aurélie & Thomas de Soy un Caballo- les copains de Raymondo- et quelques autres).

Moustache Boris is as busy as a bee: en dehors de V.O. ou Raymondo, il accompagne Françoiz Breut à la batterie, on l'a croisé chez Grandpiano, Chacda, Venus, Zop Hopop, Grinberg, Stars of the Lid ...
En 2005 sort 'Pictures' et plus récemment 'Obstacles'.
En route pour 1/2h d'indie/folk intimiste et mélodieux. Boris s'accompagne à la guitare, 'Those things in the box' une version épurée, minimaliste, par rapport à celle de l'album sonnant Beach Boys.Aérien, floconneux, charmant.
Toujours aussi soft, mouvance The Sleeping Years, 'Green Snow'.
Suivi d'une long folk harmonieux et pudique 'Sample Song'.
Les chevaux s'emballent, une mouche espiègle: 'Horses'.
Un titre plus ancien , en demi-teinte ,'There's Something'
...you didn't see me wake up at night.... murmure the Spider dans 'Constant Changes', nostalgie, quiétude, douceur, rayons de soleil timides, rien à voir avec cette fournaise estivale ... Tu te mets à rêver aux jeunes filles de David Hamilton.
Une chansonnette allègre pour clôturer le set 'Ciel Cuivré'.
Apéritif à bulles !

Andrew Collberg

On quitte Bruxelles pour Tucson, Arizona!
Andrew naît en Suède. En 2006/7 à la sortie de son self-titled CD, les critiques sont élogieuses, les comparaisons audacieuses: a younger Bob Dylan, un sens de la composition digne des Beatles, lui-même citant les Kinks ou les Zombies de Colin Blunstone/Rod Argent comme influences ... Et ? Effectivement, un mec attachant, d'excellentes compositions, catchy à souhait et une voix au timbre John Lennon se la jouant crooner .
'Got off' Andrew s'accompagne à l'acoustique ,le silence s'installe dès les premières mesures ,de l'indie folk mélodique,un sens de l'émotion remarquable .C'est du bon!
'Little tiny my love' un songwriting proche du regretté Elliott Smith.
'Clouds of all your vain' du Crowded House dénudé.
'Oh Why' ..don't lie about not coming around ... Lennon ressuscité, ne le dites pas à Yoko!


Andrew reçoit un coup de main de Boris aux drums et de Jameson Clay Koweek ,encore une moustache, à la guitare(Will Elliott & the Heretics): 'Dream Tonight' de l'Americana enjoué et ensoleillé.Les Beatles (specially George & John) ne savaient pas qu'ils étaient les précurseurs de ce style .' The Water Fell' pas ici ,fait moite mais pas une goutte d'eau.
Punchy comme du Vetiver.



This one is a kind of country song ' Begin to fall' ,great honkytonk music, outlaw country sautillant.
Il m'en reste une , what shall we play, guys ? 'Over and over'? OK!Petits relents Buddy Holly.
Andrew Collberg :talent prometteur!


Marianne Dissard

Une Française de l'Ouest.Emigrée à Tucson ,après un passage à Phoenix (papa muté aux States). Ado rêvait d'Hollywood,rencontre Howe Gelb et toute la bande de Giant Sand (dont les futurs Calexico: Joey Burns et John Convertino), tourne un docu sur le géant et reste à Tucson.



2008, Joey Burns coproduit l'album 'L'Entredeux' de Miss Dissard. Des pointures sur cette plaque :le Joey, Sammy Decoster, Mr Convertino et l'ex de la madame: Naim Amor ....
Du French Touch Americana, style Jean-Louis Murat au féminin. Edith Piaf ou Jeanne Moreau dans le désert, côtoyant Yaquis ou autres Amérindiens et, revisitant 'Rio Bravo' (Je revois la plantureuse Angie Dickinson...).
'Indiana song' non pas le Marguerite Duras (India...), Clay a laissé son futal in the bedroom et accompagne la Frenchie en shorts.
'Trop Exprès' Andrew, shorts too, aux drums. Un chant grave, plein de cassures pour ce soft rock calexique. Tu repenses à ces chanteuses hippies des sixties (cf Valérie Lagrange) ou à la jeune Françoise Hardy.
'
Les confettis', faudrait supprimer le S, baby!
Un petit twist minuscule ,plus petit que 'Les petits papiers' de Régime ,euh Régine!
'Le lendemain' cachet D Lynch 'Mulholland Drive' rive gauche.
'Les Draps Sourds' jazzy swing musette ... et dans le lit mouillé on a continué ... la porte s'est ouverte sur ton meilleur ami ... du Juliette Greco pour voyeurs.


Le hit, 'Cayenne' un slow blues, veine Françoiz Breut,Isabelle Adjani ('Pull Marine'), Carla Bruni en moins pute!
Un titre xérophyte, acéré, emprunté à Jacques Dutronc 'Les Cactus'.

'Ce visage-là' du tango-blues dépressif, au jeu de guitare jazzy.
'L'embellie' jonction chanson/americana.
'Merci de rien du tout' ... merci les pieds glacés, tes mains pour les masser .. 'Flashback', écrite à l'origine pour Fr. Breut. Beau travail de Mr Koweek, une nouvelle fois. Le Yankee ajoutant des backings exotiques à la voix âpre du bonnet phrygien. Une nouvelle composition 'Italian Song'(?), ritournelle théâtrale, proche du 'Viens Simon' de Marie-Laure Béraud.
'La saison des Sans-Façon' ça commence à sérieusement chahuter côté frigidaire. Eh, les rustres, pouvez-vous baisser le ton, celle-ci sera calme! Tendre, impressionniste, univers Souchon 'Sous les jupes des filles', du canotage libertin au Bois de la Cambre.
Et une dernière, composée par un petit gars de Tucson sur mes lyrics: 'Woman'. In English.
Du rock acéré sentant bon le Velvet Underground ou Patti Smith.
Sexy voice la Miss!
 
Par Michel - Publié dans : concerts-review
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