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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 11:17
A chaque semaine son lot de décès: Grady Tate, Skip Haynes, Jimmy Beaumont, Alvin DeGuzman!

Le batteur et chanteur Grady Tate est mort à Manhattan, le 8 octobre, à 85 ans!

 

Il avait fait ses débuts dans le monde du jazz en tenant les sticks chez Quincy Jones, Charles Mingus ou Gary McFarland.

 

Parmi les autres grands noms qu'il a accompagnés, il faut citer Jimmy Smith, Wes Montgomery Ella Fitzgerald, Tony Bennett, Della Reese ou Roberta Flack…

 

Celui qui est cité comme un des maîtres du soul-jazz style a sorti une petite dizaine d'albums comme leader and was nominated for Grammy Awards comme chanteur de ' She's out of my life' de Jimmy Smith.

 

Sa prestation vocale sur ' Windmills of my mind' ( Michel Legrand) avait également frappé les imaginations.

 

L'homme était atteint de la maladie d'Alzheimer.

 

 

Skip Haynes, qui était le seul survivant du groupe de Chicago,Aliotta Haynes and Jeremiah, est décédé le 2 octobre.

 

Il suit ainsi John Jeremiah ( mort en 2011) et Mitch Aliotta en 2015.

 

"Lake Shore Drive," aura été le plus gros succès d'un band ayant pondu quatre albums en 7 années d'existence.

 

 

Pittsburgh online... : Silky-voiced Jimmy Beaumont, frontman for Skyliners, dies at 76.

 

Le groupe de doo-wop avait connu son heure de gloire en 1959 grâce à 'Since I don't have you' que Guns 'n' Roses a repris en 1994.

 

Le groupe s'était formé en 1958 pour arrêter cinq ans plus tard.

 

En 1974, une nouvelle mouture des Skyliners refait surface, en 2017 le groupe se produisait toujours avec comme line-up Jimmy Beaumont ,Nick A. Pociask, Donna Groom, Mark Groom et Frank Czuri.

 

Si tu trouves l'album 'The Skyliners' ( mono) pour un prix raisonnable sur une brocante, tu achètes!

 

 

Alvin Deguzman, le bassiste/guitariste du groupe de post -hardcore The Icarus Line, est décédé des suites d'un cancer il y a 6 jours.

 

Il avait 39 ans.

 

Le groupe s'était séparé en 2015 après avoir enregistré huit albums et quelques EP's.

A chaque semaine son lot de décès: Grady Tate, Skip Haynes, Jimmy Beaumont, Alvin DeGuzman!
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 12:06
Ben Mazué - Showcase- Fnac Toison d'Or - Ixelles - le 11 octobre 2017

Ben Mazué - Showcase- Fnac Toison d'Or - Ixelles - le 11 octobre 2017

 

 

La FNAC Toison d'Or n'avait plus programmé de mini-concert depuis un petit temps, Raphaël y était passé en septembre, c'était pour une séance dédicaces.

Ce mercredi, Ben Mazué est annoncé à 17:30 pour présenter son dernier album, "La femme idéale".

Connaissant les lieux, tu empruntes l'escalier mécanique pour trouver, à l'étage, l'espace réservé aux showcases.

Plus rien, ni sièges, ni mini-scène, rien!

Faut passer par l'accueil où un jeune fille nous met au courant, désormais l'emplacement prévu pour les concerts se trouve à l'entrée du magasin, côté Galeries, là où le va-et-vient d'entrées et de sorties est constant.

Est-ce judicieux?

A 17:30', une quarantaine de curieux, dont plusieurs collégiennes revenant de leurs cours, se trouvent agglutinés face à Ben Mazué, accompagné par le claviériste Robin Notte ( Ben l'Oncle Soul, Corneille, Melissa Laveaux, Frero Delavega, Marina Kaye, Kenza Farah, Kayna Samet, David Linx, Dre Pallemaerts, Manu Katché, Julie Saury... bref, un musicien fort demandé).

Comment un médecin devient-il chanteur, Ben?

Euh, Yannick Noah jouait au tennis et Polo Montañez abattait des arbres!

 

Bonjour, je suis Ben Mazué, je suis français ( c'est pas une tare, te souffle Cyrille), j'ai sorti un nouvel album, ' La femme idéale', ce qui me vaut ma présence ici.

'La femme idéale' succède à 'Ben Mazué' ( 2011) et '33 ans' ( 2014).

'J'arrive' ouvre le dernier né et le récital.

Robin pianote et se charge du programming, alors que le Niçois nous chante l'espoir, l'appétit de vivre, la soif de bonne humeur   ... attends-moi le monde j’arrive j’arrive j’arrive . Je réveillais l’espoir j’arrive j’arrive j’arrive...

Tu penses à Cali ou à Charlie Winston, la poésie latente découlant du texte et le phrasé clair du jeune homme atteignent leur cible, l'assistance entière sourit et est  séduite par cette mélodie optimiste, qui est suivie par 'La femme idéale', plutôt une quête qu'un tableau illustrant la perfection féminine.

Ben est passé derrière les touches, son complice s'occupe du sampler/ beatmaker .

Il l'aime, sa compagne!

Même si  elle a changé, la maternité, quelques plis, quelques rides, désormais elle est mère/femme et soeur,  ils ont déjà fait un bout de chemin ensemble, pourtant aucune lassitude ne pointe!

Sensibilité, tendresse, justesse de ton, c'est tout ça, Ben Mazué!

A la manière de  Gaël Faye ( 'Ma Femme'), voici '10 ans de nous', un chef-d'oeuvre de finesse et de pudeur, dans un autre style que l'immortel ' Sarah' de Moustaki/Reggiani, l'ex- carabin fait mouche.

Il décide de poursuivre avec un titre de l'album précédent, '25 ans', un slam/slow amusant qui démystifie la drague.

Tu te surprends à sourire, tu as eu 25 ans, t''avais oublié les scènes de marivaudage dans les boîtes, le jeu de la séduction, les échanges de regards  et autres comportements de petit coq.

 En souriant tu repenses au slow de Guy Bedos et Sophie Daumier... vas-y Jeannot,  attaque!

Quelques accords de guitare sont mis en boucle pour amorcer 'La liesse est lovée', avec traduction pour analphabètes.

Un titre chaloupé qui devrait plaire à Témé Tan!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je serai au Botanique en mars 2018, merci, Bruxelles!

 

Une spectatrice l'implore, une petite dernière?

OK, puisqu'on est chez lui, je vous propose 'Sommeil' de Stromae.

 

Ils étaient nombreux à souhaiter une dédicace sur le CD!

 

 


 

Ben Mazué - Showcase- Fnac Toison d'Or - Ixelles - le 11 octobre 2017
Ben Mazué - Showcase- Fnac Toison d'Or - Ixelles - le 11 octobre 2017
Ben Mazué - Showcase- Fnac Toison d'Or - Ixelles - le 11 octobre 2017
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:55
My Baby - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 9 octobre 2017

My Baby - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 9 octobre 2017

 

My Baby, la nouvelle sensation amstellodamoise, a fait le plein à l'AB Club en cette veille de grève nationale.

Un petit hic pour les usagers de la SNCB, plus de train à partir de 22h!

Pas de support prévu et concert annoncé à 20:45', il faut s'armer de patience avant de voir débouler Cato et Joost van Dijck et Daniel Johnston, le guitariste néo-zélandais,  au chapeau boule décoré de plumes.

Après une intro commandant Cousteau, Daniel se pointe et ramasse une guitare, Joost est sur ses talons, il se cache derrière les caisses et cymbales.

Ladies and gentlemen, My Baby is here, are you ready for that, Cato surgit, fringuée voodoo/hippie, une tunique fleurie, un top assorti laissant apparaître une poitrine inexistante, des colliers indiens et, pour couvrir ses pieds, du vernis bleu, elle attire tous les regards cette nana qui évoque les filles que l'on admirait dans le film/documentaire que  Michael Wadleigh avait réalisé sur le Woodstock festival.

Le groupe a trois full cd's à son actif, le dernier  'Prehistoric Rhythm' est sorti en  2017.

Après l'intro, dominée par la slide du gars des antipodes et le drumming sauvage du frérot, la belle enfant saisit un violon et lance ' Love dance'.

Du psychedelic blues reposant sur des beats hypnotiques, un violon à la East of Eden et les riffs groovy du guitariste.

Il n'a pas fallu deux minutes pour que l'assemblée se mette à tanguer sur les rythmes tribaux irrésistibles.

Il s'agit bien d'une love dance!

'Remedy II' se fond dans la plage initiale... Strange,how I feel this way You're stuck in my brain like an endless melody... c'est exactement ce qu'on ressent, baby!

Le côté indien de 'Electrified' nous renvoie vers des groupes tels que Redbone ou Norman Greenboom, quelques flashes de Janis Joplin transpercent ton cerveau, la plage, étirée, permet aux musiciens de jammer à coeur joie tandis que l'assistance entre en transe.

Il n'y a pas de basse, constate un quidam, c'est vrai, Cato passe du violon à la guitare, le frangin s'occupe des percussions et le barbu au petit chapeau des soli de guitare, mais à côté de la table de mixage, un quatrième élément ajoute un florilège d' electronic beats dans lesquels on entend un son de basse.

Un fond r'n'b s'ajoute aux sonorités swamps dans les titres suivants,  ' Luminate' et  ' Same Wave'.

Retour du violon pour ' Haunt me' et 'Moon shower' qui te plongent dans un désert aride et évoque aussi bien Tinariwen  que certains British folk singers des sixties  influencés par la musique indienne.

Cette gigue mystique te transporte vers un passé lointain, à une époque où on pensait qu'on pourrait changer ce monde pourri!

La mosaïque ' Cosmic radio'  part dans tous les sens, tu y entends du Skip and Die, des accents voodoo, une prière chamanique, du tribal, un phrasé hip hop, du blues et du funk, sans oublier un violon tzigane.

Da Freez, le guitariste, fait de grands signes vers l'ingé-son, il n'est pas satisfait du volume produit par ses riffs, Cato a entamé le mystique ' Sunflower Sutra' qui se fond dans le uptempo ' Make a hundred' , dans lequel tu entends aussi bien du ZZ Top que du Rick James.

Tes voisines n'ont plus un poil de sec, elles n'ont pas arrêté une minute de gesticuler, Didier est tout aussi enthousiaste que ces gamines et gueule yeah à la fin de chaque tirade.

La slide, vicieuse, entame 'Uprising' et lorsque la charismatique chanteuse  entame son incantation et se met à haranguer le parterre, ses copains décident de pousser davantage sur le champignon pour transformer le gospel en rondo infernal.

Elle tombe la tunique, ce qui permet à l'élément mâle de mieux apprécier son look Twiggy, le mannequin poids plume qui avait affolé le monde de la mode dans les sixties, ' Seeing red' et 'Ancient tribe' nous conduisent au terme d'un concert dément.

C'est une certitude, il ne faudra plus attendre des lustres avant de retrouver My Baby dans la cour des grands, les festivals vont s'arracher ce combo sulfureux.

 

Pendant le, rappel, 'Mad Mountain Thyme',  Daniel Johnston vient prendre la température dans la fosse, Joost, topless depuis 25', vient épauler sa soeur au chant et ce dernier gospel/boogie/ voodoo trance achève une soirée mémorable!

 

 

 

 

My Baby - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 9 octobre 2017
My Baby - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 9 octobre 2017
My Baby - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 9 octobre 2017
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 13:23
Nile On waX à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 8 octobre 2017

Nile On waX à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 8 octobre 2017

 

En mai 2017, Catherine Graindorge annonce: "Dear friends, NOX becomes Nile On Wax".

Faut-il voir dans ce changement d'identité l'existence d'un death metal band baptisé Nox aux Pays-Bas, d'un black metal outfit colombien, d'un trio féminin de Washington DC, d'un pop band slovène, d'un combo hongrois passé par l'Eurovision, d'un autre trio établi dans le Massachusetts, d'une babiole industrielle française, ou d'un émulateur pour android, voire d'un jeu vidéo... les trois lettres semblent  fort prisées!

 

Bref, si 'Bell Dogs', qui nous vaut cette release party, est le premier album enregistré sous l'appellation Nile On waX, le label bruxellois dEPOT 214, fondé par Joël Grignard (Monsoon, My TV is Dead), avait déjà sorti les albums 'Nox' et  'Freaks', ainsi que l'enregistrement solo de Catherine Graindorge ' The Secret Of Us All', on y entend  Hugo Race, avec lequel elle a concocté 'Long Distance Operators', et  Marc A. Huyghens.

 

Les complices de la violoniste au sein de  Nile On waX se nomment David Christophe ( David Lund) à la basse/contrebasse et Elie Rabinovitch ( également réalisateur)  à la batterie.

Le concert est annoncé à 20:15', sous la coupole a pris place un public d'âge mûr, moins habitué à fréquenter les salles de concert.

Une mégère, guère  apprivoisée, laisse échapper des assis, assis, assis ...hargneux en nous voyant prendre poste au premier rang, les formules de politesse sont sans doute absentes de son lexique verbal, mais comme nous sommes d'humeur commode nous obtempérons à ces injonctions impérieuses.

Une intro ténébreuse et quelques visuels psychédéliques annoncent l'arrivée imminente du trio.

La basse amorce ' Rhapsody', le violon s'élance, les timpani mallets caressent les cymbales, cette rhapsodie aux accents mélancoliques est plus proche d' Antonín Dvořák que de George Gershwin, le soundscape avant-garde repose sur un jeu de batterie répétitif sur lequel le violon et la basse digressent, soit en touches lyriques, soit en envolées postrock chères à Godspeed You! Black Emperor.

Pendant plus de dix minutes le trio nous propose de concevoir  nos propres images sur ce tapis musical envoûtant.

' The Monsoon' date de l'album ' Freaks' et démarre en mode largo, le ton est à la gravité, une nouvelle fois les musiciens, à l'instar d'Ennio Morricone ou de Mogwai, te laissent le loisir de créer ton propre film, soudain le violon exacerbé amorce un virage nerveux annonçant une fin explosive, la mousson sera dévastatrice!

Une voix off, prophétique, engage ' Eternity', après une séquence de bruitages  industriels, la plage prend une tournure classique.

Faux départ, David avait saisi la contrebasse à mauvais escient, on reprend 'Huit' qui se fond dans 'Nightride', une virée nocturne turbulente mixant des éléments Pink Floyd, époque 'Astronomy Domine' , Krautrock et ambient.

'L'oeil silencieux' est le titre d'un court-métrage de Karim Ouelhaj, récompensé à maintes reprises, la bande-son était signée NOX.

Si on te signale que le film avait été sélectionné pour le BIFF tu peux imaginer qu'il ne s'agissait pas d'une comédie et que le support musical n'est pas à classer sur le même  rayon que les oeuvres immortelles de Rihanna ou de Nicki Minaj.

Le seul à adresser, épisodiquement, la parole à l'assistance  est David Christophe, la violoniste se contente d'un sourire énigmatique et Elie est caché derrière son kit, ce qui se traduit par un rendu, certes  lustré, mais également particulièrement glacial.

Pendant plus de dix minutes, des créatures excentriques vont prendre possession de l'espace, les 'Freaks' tourbillonnent, sautillent, voltigent tel un essaim de coccinelles asiatiques envahissantes, venues hiberner dans l'hémicycle, ça grouille de partout, Catherine a dû en apercevoir une dans les entrailles de son violon dans lequel elle vocalise pour faire fuir le coléoptère intrusif.

Après ' Pixelated dreams' récité d'une voix off, caverneuse,  que le bassiste étiquette ' La rotonde du botanique', le trio propose un dernier voyage sensoriel énigmatique et épique, baptisé 'Bell dogs'.

75' se sont écoulées, c'est l'heure des remerciements, le Botanique où ils sont restés en résidence est mentionné, ils s'évaporent!


Un double encore terminera la soirée:

'Grillons' et 'Dédale' , deux titres plus anciens combinant expérimentations, classicisme , folklore balkanique ou oriental,  jazz et minimalisme à la Philip Glass, nous plongent une dernière fois dans un univers tantôt éthéré et onirique,  tantôt froid et hermétique.

 

Un petit mot sur le clebs illustré sur la pochette, il est moins  à plaindre que le three-legged dog de celui qui se voit sur l'album d'Alice in Chains, à peine moins effrayant que celui de 'Tusk' de Fleetwood Mac, mais moins docile que le toutou figurant  sur 'Pampered Menial' de  Pavlov's Dog.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 





 

 

Nile On waX à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 8 octobre 2017
Nile On waX à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 8 octobre 2017
Nile On waX à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 8 octobre 2017
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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:55
Rival Sons + support Warbly Jets - Cultuurpodium Boerderij - Zoetermeer ( NL) - le 7 octobre 2017

Rival Sons + support Warbly Jets - Cultuurpodium Boerderij - Zoetermeer ( NL) - le 7 octobre 2017

 

Rival Sons Set List :

01. Hollow Bones (Part I).

02. Electric Man.

03. Good Luck.

04. Tied Up.

05. Memphis Sun.

06. Breakdown. (Tom Petty cover)

07. Jordan.

08. Face Of Light.

09. Torture.

10. Soul.

11. Open My Eyes.

12. Hollow Bones (Part II).

13. Keep On Swinging.

Quand nous nous sommes quittés après le fabuleux concert de Tilburg le 1er août dernier, on s’était fait à l’idée qu’on ne reverrait nos amis des Rival Sons que d’ici un an, au mieux.

Le fait qu’ils changent de label, ils quittent Earache Records pour une major américaine fondée en 1947 par Ahmed Ertegun et Herb Abramson et établie de l’autre côté de « L’ATLANTIC » va générer des obligations.

Cela implique bien évidemment un nouvel album et certains changements dans l’entourage immédiat du groupe.

Mais, comme Jay nous le disait hier soir après le concert : « Lorsqu’on nous a proposé d’ouvrir pour quelques dates de la tournée européenne des Rolling Stones, on ne pouvait qu’accepter, c’est le genre d' invitation que tu ne refuses pas! » Rendez-vous compte, sur leur carte de visite, les Rival Sons affichent les premières partie de AC-DC, Deep Purple, Black Sabbath, Aerosmith et les Rolling Stones! C’est carrément une quinte flush au poker, avec ça, impossible de perdre. Hier soir, les « Sons » comblaient un « day off » en donnant un concert en tête d’affiche à Zoetermeer.

La bande des aficionados quitte Ciney vers 14.00, il fait moche, le ciel est gris, plombé, et le plafond trop bas ne tarde pas à s’ouvrir pour libérer une pluie d’octobre, froide et pénétrante, trop longtemps retenue. Près de 270 Kms plus tard, après un arrêt destiné au ravitaiIlement chez le « Roi du Burger » où c’est bien bien meilleur que chez ses concurrents « Rapide » et « McCanard », comme ça, je ne fais pas de pub. Après cet arrêt disais-je nous arrivons devant « La Ferme », « de Boerderij » en néerlandais. Pince-moi! les parkings sont gratuits!

Il reste 1h30 à tuer avant l’ouverture des portes et au moment où nous nous dirigeons vers la salle, il y a un mec là-haut qui ouvre les écluses du ciel et on se prend le déluge, ça pleut tellement fort que je brise mon serment et que je mets à... courir! Oui, vous lisez bien, je l’ai fait!

Nous voici groupés, serrés sous un toit de fortune, prêts à jouer les acteurs forcés du remake d’ « Autant en emporte l’auvent ». Nous sommes bientôt rejoints par nos homologues et non moins amis français et allemands. On bat le pavé « to beat the bush » en anglais et on passe le temps en s’échangeant les dernières nouvelles de nos "chez nous" respectifs. Dix minutes avant l’ouverture des portes, il y a moins de spectateurs bataves qui attendent pour entrer que d’étrangers!

Ca y est, muni de mon invitation « Guest » et de mon passe photo je pénètre, je le fais très bien paraît-il, dans la salle où nous squattons pratiquement les deux premiers rangs, en tout cas, les meilleures places.

La première partie est assurée pas Warbly Jets, from Los Angeles, California. Un rock agréable et bien ficelé, avec un petit côté psyché qui nous fait passer le temps de fort belle manière avec des titres comme « Alive » ou encore The « Lowdown ». Le premier album sort d’ici une semaine, le 20 octobre exactement. Une belle découverte en tout cas.

Peu avant 21 heures, le volume de la diffusion musicale monte un peu dans la salle et pour les habitués, on sait que quand l’excellent Neil MacDonald, l’ingé-son canadien des « Sons » balance « What is Hip » de Tower of Power, c’est le signal que, directement après, « The Good, The Bad and The Ugly » lancera le concert, dont acte!

« Hollow Bones (Part I) » te heurte de plein fouet, et si tu as survécu, « Electric Man » te cueille juste derrière. Le public est chaud et le band, idem. On voit qu’ils s’amusent tous les cinq et c’est contagieux. Une énorme surprise avec cet hommage vibrant au regretté Tom Petty, décédé le 2 octobre dernier à Malibu, Californie, « Breakdown » est plein d’émotions, magique, je revois Tom comme il y a trois mois à Londres, c’était un de mes artistes préférés. Le concert de ce soir est basé sous le signe de l’improvisation et en cette matière, c’est Jay qui va être le pilote du vaisseau Rival Sons, et le groupe va le suivre, comme son ombre. Les Sons fonctionnent comme une seule entité, sorte d’ectoplasme musical compact qui dévore tout sur son passage. Todd y va même de son « Superstition » de Stevie Wonder, c’est discret mais l’oreille de votre serviteur a détecté, ce qui me vaudra un « high five » de Todd après concert.

« Face of Light » est à nouveau une merveille de sensibilité et d’improvisation, j’adore.

« Torture » reprend une formule plus compacte un peu comme à l’origine.

« Soul » : un miroir de l’âme, large, énorme, un miroir qu’on a envie de traverser vers un pays des merveilles où les Héros ne s’appellent pas Alice, ni le Chapelier Fou ou la Reine de Pique mais peuvent être tout simplement vous et moi.

Et voici l’énorme « Open My Eyes », le frère jumeau de « When the Levee Breaks » qui déboule, majestueux, immense rouleau compresseur. C’est le Mississippi qui déborde et sa boue envahit les rues de ta vie, s’insinue dans les allées de ton cerveau, masse en mouvement, gluante, épaisse qui fige ton esprit et le focalise sur le mouvement très lent de cette nappe sonore qui t’étouffe.

« Hollow Bones (Part II) » et « Keep on Swinging » mettent fin à un autre concert, qui n’est pas juste un concert de plus, même si pour moi c’était le 31ème. Tous les concerts des « Rival Sons » sont différents.

Comme d’habitude, nos « héros » nous retrouvent après le spectacle, toujours aussi dispos, et on discute, comme le font des amis de longue date qui se retrouvent, toujours avec le même respect et le même plaisir.

Cette fois, je crois qu’il faudra se résoudre attendre 2018 pour se revoir et découvrir le nouvel album qui ne sera, ni un double, ni un live me confie Jay.

Retour sous la pluie avec le sommeil qui me gagne, exit de ma torpeur et je réalise que le préposé du magasin de nuit à la station d'essence parle français. "Le mec parle français! où est-on?" demande-je à Carlo qui, tout sourire, me réponds "à Bierges". On est à 60 de la maison! j'ai dû faire une "petite soquette".

Mitch "ZoSo" Duterck

Rival Sons + support Warbly Jets - Cultuurpodium Boerderij - Zoetermeer ( NL) - le 7 octobre 2017
Rival Sons + support Warbly Jets - Cultuurpodium Boerderij - Zoetermeer ( NL) - le 7 octobre 2017
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 12:06
Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017

Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017

 

Un concert coorganisé par le Botanique et Intersection Booking!

 

Le groupe hutois Bacon Caravan Creek vient de sortir un troisième album, "Odd Places", qui succède à « wolfwolfwolfsheepwolf » vu dans les prairies mosanes en 2010.

Pour célébrer l'événement avec les crowdfunders, venus en autocar, une release party a été organisée au Botanique.

 

Support: Monday Penny!

Des jeunes gens qui ne se perdront pas dans les couloirs du complexe bruxellois qu'ils squattent pour la troisième fois.

Ils sont quatre:Alex (  Alexandre Portois ) aux claviers/ Benny Lust ( Va à la Plage/ Finger Lick) à la basse/ Dimitri Lemmens, pas celui qui a occis la maman de sa petite amie, au chant et à la guitare et Seb à la batterie, ils ont pondu un EP ( Quid)  grâce aux dons généreux d'une tribu de fans, ils confessent jouer du pop rock pétulant, ce qui s'est vérifié pendant leur 30' de gymnastique musicale.

Verdict: plaisant,  mais on ne criera pas au génie, leur but est d'amuser sans se prendre la tête et en se donnant du bon temps, ce qui n'est déjà pas mal en ces temps de sinistrose ambiante.

Pas trop de monde dans la Rotonde, lorsque les Bruxellois entament leur exercice, mais quelques plaisantins, un fan de naturisme les accueille en proférant un "à poil" incongru.

Une courte intro avant ' Who are you people'. 

Si t'es fan de Brian Molko, de Puggy, de pop sautillante et musclée, tu peux tendre une oreille.

Les relents Placebo sont encore plus manifestes à l'écoute de ' Instant Dream' qui précède leur second single ' To the limit', porté par un orgue frivole, batifolant sur une assise rythmique solide, tandis que Dimitri tient à nous pousser au bout de nos possibilités.

A examiner les visages souriants qui t'entourent tu te dis que Monday Penny a fait mouche.

Les deux prochaines ne sont pas reprises sur l'extended play, confie le chanteur/jardinier, ' English trees'  et ' Glorious' se succèdent, tes pieds battent la mesure, tu ne penses à rien si ce n'est aux petits moineaux qui se font rares dans nos cités polluées , le penny du lundi a déjà amorcé sa dernière tirade, leur premier single ' Wonder'. 

Le 18 novembre au Rock for Life à Laeken!

 

Les crowdfunders ont quitté la buvette, l'amphithéâtre est bien garni lorsque Bacon Caravan Creek déboule.

 Vincent Volon : bass/ Xavier Schmitz : drums mini keys laptop/ Nicolas Perat : vocals, bass/ Benjamin Maternik : claviers  laptop et Jimmy Piérot : guitar, tiennent une forme pré-olympique et vont donner le show que les admirateurs attendaient: énergique, surtout dans le fief de Nicolas qui n'a rien à voir avec celui qui chantonnait ' So far away from L A', efficace et catchy.

Ceux qui ont mis six ans à peaufiner leur nouvel ouvrage ouvrent par 'The saddest man on earth', une très longue plage issue de 'Odd Places', elle est bourrée de climats renvoyant aussi bien vers Muse, Radiohead ou Placebo, comme pour le groupe précédent.

Ici, toutefois, l'approche est plus ambitieuse, le fond plus consistant, ça ne rigole pas.

Nous sommes ravis de retrouver le Botanique, la dernière fois qu'on a déposé nos instruments ici, c'était en 2011, Intergalactic Lovers étaient à la même affiche, voici 'Hert'.

Un gars de Londerzeel  a cherché le cerf, en vain.

Le morceau dégage une belle impétuosité, les ruminants bondissent à droite et à gauche, la basse ronronne, la guitare cingle, Xavier passe du drumming électronique au traditionnel, ...we'll never be down... promet Nicolas, moins minuscule que Sarkozy, qui pensait la même chose avant de ramasser une raclée électorale.

'Diamonds' ouvrait l'album précédent, si Marilyn estime que c'est bien foutu, tu ne vas pas la contredire.

Voilà ' Cassandre' en mode midtempo, elle ne souffre d'aucun complexe cette nana, soudain elle accélère, tu dois presser le pas pour ne pas perdre sa trace.

Avec ' Into the light' BCC nous propose une tranche de British pop nous revoyant vers les glittering sixties, un refrain engageant, des choeurs un peu pute, et des clac clac clac poppy, comme si Herman's Hermits  et Placebo s'étaient entrelacés en cachette.

Retour en 2007 avec le nerveux  'Jack's Unique Welfare', suivi par ' Miracle', sorti 3/4 ans plus tard.

Bizarrement ton attention se relâche, le groupe ne parvient pas à te surprendre, tu contemples une araignée intrépide qui traverse la scène avec célérité pour aller se réfugier sous la veste de jogging que Nadine avait déposée à 50 cm du bassiste.

Le groupe a-t-il enclenché le pilote automatique où c'est toi qui divagues?

Un nouvel extrait ( 'Chapter Seven', c'était le huitième morceau, bad timing),  atmosphérique, du second album est lâché, tu n'as plus vu l'aranéide, faut se concentrer, merde!

Ils ont déjà entamé le single 'Bloody' qui te colle dans les oreilles, il peut marcher ce morceau, les choeurs font un écho gracieux au chant nonchalant de Nicolas et  l'intervention à la guitare  contraste avec le côté léger de la mélodie.

Une voix off se fait entendre pour introduire 'Grass ballad', Vincent a refilé la basse au chanteur et a ramassé une acoustique, après cette intro bucolique, chacun reprend son rôle et tu te dis que cette plage est assurément un des sommets de l'album, mixant progrock, indie, ambient et pop.

Le hit ' I wonder', en mode rollercoaster, inspire la petite Ingrid qui plane sans se poser de questions.

'WolfWolfWolfSheep ' termine les 75' de concert, le quintet quitte la scène.

 

Les fans battent le plancher du talon, le batteur est le premier à reprendre sa place, suivi par la basse, la troupe au complet ne tarde pas à proposer l'étonnant 'Shaking river' pendant lequel Nicolas nous la joue Roger Whittaker, avant d'entendre la guitare grinçante nous déchirer les tripes.

Accrochez-vous, les eaux sont tumultueuses!

Merci, au revoir, ne ratez pas l'autocar!


Revenez, merde!

Le stock est épuisé, si on creuse on peut, à la rigueur, vous jouer 'Echoes' le seul morceau d' 'Odd Places' que vous n'avez pas entendu.

Celle jolie ballade met un terme à la soirée, tu regagnes ta province, 129 fans attendent leur tour pour recevoir leur CD.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 


 

 

Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017
Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017
Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017
Bacon Caravan Creek - Monday Penny à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 octobre 2017
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 13:34
Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder..een hommage aan Ramses Shaffy avec e a Della Bosiers, Bert Verbeke, Jelle Cleymans et, en invitée Sabien Tiels - Westrand - Cc Dilbeek - 5 octobre 2017

Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder..een hommage aan Ramses Shaffy avec e a . Della Bosiers, Bert Verbeke, Jelle Cleymans et,  en invitée, Sabien Tiels - Westrand - Cc Dilbeek - 5 octobre

 

Ramses Shaffy a quitté ce bas monde le 1 décembre 2009, quelques jours après son décès des milliers de fans de 7 à 77 ans sont venus  rendre un dernier hommage devant sa dépouille exposée au Carré à Amsterdam.

Normal: Shaffy was an icon of the cultural society, especially in Amsterdam. His extravagant lifestyle was accepted, because he was Ramses Shaffy ...publiait le NL Times le 26 août 2013, jour où l'on célébrait le 80è anniversaire de sa naissance.

Aux Pays-Bas et en Flandre, personne n'a oublié ce fantasque artiste, il est naturel que des artistes néerlandophones aient pensé à lui rendre un hommage .

L'idée est venue à   Bert Verbeke et Jelle Cleymans, ils projetaient d'inclure Liesbeth List dans le line-up, malheureusement la chansonnière a mis fin à ses activités suite à des problèmes de santé.

Pas question d'abandonner décident les deux lascars, Della Bosiers, une protégée de Ramses, sera la voix féminine de  "Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder", une chanson de l'Amstellodamois qui a donné son titre à l'entreprise.

Il fallait embrigader des musiciens, logiquement le choix s'est porté sur le pianiste Dirk Schreurs qui se débrouille aussi bien dans le monde classique, que dans l'univers de la note bleue ou comme accompagnateur de kleinkunstartiesten dont Liesbeth List.

C'est lui qui a signé les arrangements et recruté le contrebassiste Henk de Laat, qui, contrairement à Ramses, n'arrive jamais en retard,  et Ron van Stratum aux drums, un monsieur qui accompagne Jo Lemaire, e.a.

 

Le coup d'envoi a été donné le 20 septembre à Herent, la tournée s'achève le 16 décembre à Brasschaat.

En ce jeudi pluvieux, une matinée est prévue au CC Westrand de Dilbeek.

Hormis, Sven Kums, assis à ta gauche, son amie, et une poignée d'autres salariés ayant pris congé, la salle est garnie de seniors enthousiastes!

 

14:00, les musiciens pointent le bout du nez, confectionnent une intro jazzy avant l'arrivée de Jelle Cleymans qui n'est pas venu acheter des bonbons à la Kotmadam mais interpréter 'Sammy' un titre de 1966, qui a lancé le chanteur d'Amsterdam.

Les arrangements jazzy évoquent un autre Sammy, un petit gars de Harlem, grand copain de Frank Sinatra.

Il n'aura fallu qu'un titre à Dilbeek pour comprendre que le spectacle sera d'un niveau largement au dessus de la moyenne.

Que Jelle Cleymans n'est pas dépourvu d'humour se vérifiera rapidement, Ramses Shaffy is de farao van de kleinkunst, comme il s'adresse à la maison de repos, il croit utile d'ajouter, vous avez pigé?,  Mevrouw Vandenest vient de tomber du nid et se frappe sur la cuisse.

Une courte biographie s'impose: papa égyptien, consul à Paris, maman polonaise, du sang bleu, naissance à Paris, séjour à Cannes et à 6 ans, envoyé par le train, seul, chez une tante aux Pays-Bas, qui le place en famille d'accueil.

Ces aventures ont donné la naissance à la chanson ' De trein naar het Noorden' que Jelle interprète accompagné par Bert Verbeke à la guitare.

Un sommet minimaliste!

Exit Jelle, Bert et le trio de musiciens attaquent ' Alfabed'.

Ramses ne buvait pas de la limonade, il aimait les femmes.... j'étais dans un lit, son nom commençait par A, ou non, par T,  je ne connaissais pas cette chambre, j'avais mal au crâne.. en mode cabaret!

Du Tom Waits avant la lettre!

Della Bosiers, toute menue, est annoncée, elle a choisi la ballade ( face B de 'Pastorale' )  ' Zo hoog in de hemel'  de Cees Nootenboom , l'écrivain connu pour avoir eu une relation amoureuse avec Liesbeth List.

Della enchaîne sur ' In oktober' , une chanson de saison.

Il n'y a pas que Jacques Dutronc a chanté le petit matin, ' 5 uur' , que Wim De Craene  a repris sur l'album ' Alles is nog bij het oude', fait partie des incontournables  de Ramses Shaffy.

Bert, solo, a réussi à nous refiler des frissons avec cette sombre mélopée de l'aube.

' Het is stil in Amsterdam', il y a du Brel, du Aznavour, du Gilbert Bécaud et du George Simenon chez Ramses Shaffy.

Dilbeek, sortez de votre léthargie, het is tijd om te zingen, ' Zonder bagage' ( de wereld heeft mij failliet verklaard), ce swing évoque Ray Charles.

Jelle amorce ' Ik drink'; le titre préféré de Miossec, que Frank Boeyen a inclus dans son répertoire.

Le pharaon avait le sens de l'humour, ' De een wil de ander' illustre ce propos , c'est Della Bosiers qui achèvera le premier acte par le bucolique ' Aan de andere kant van de heuvels'.

 

Pause

 

Ramses sur l'écran pour entamer la seconde mi-temps, il cède le relais  à la Fleur de Buda, qui, tout naturellement, amorce ' Er was een jongetje' qu'elle avait interprété en duo avec le fils du consul, cet après-midi, c'est Bert qui se charge du canon.

Après ' Hee Meneer', Della annonce l'invitée du jour, Sabien Tiels, dont l'époux pianote sur scène.

L'élégante madame, la chanteuse du  'Mannelijk Schoon', a opté pour 'Ik laat jou niet voor de poort' , une chanson moins connue du poète, mais certainement pas moins forte.

Sabien enchaîne sur 'Eens in de 100 jaar', un single sorti en 1974, avant de nous servir une anecdote concernant Dirk Schreurs, qui, un jour, lors d'un gala de Liesbeth List à Anvers, a remplacé au pied levé le pianiste de la chanteuse, celui-ci  était coincé dans les embouteillages.

Hij was in de zaal, en jeans et col roulé, on lui a prêté un veston et une chemise blanche, il  a accompagné la grande dame sur ' Ne me quitte pas', un grand souvenir... le lendemain, un vase accueillait un bouquet de tulipes.

"Zeg me dat het niet zo is"  achève la trilogie Sabien.

Jazz time, à nouveau, avec le mélodramatique ' Loop door' qui  a peut-être inspiré Paolo Conte.

'Heintje' interprété par Jelle n'a rien à voir avec le  niederländischer Schlagersänger qui a fait pleurer ta grand-mère avec sa version de 'Mama', ce titre raconte l'histoire d'une pauvre petite dame  qui, pour fuir la solitude, tricotait des messieurs pour lui tenir compagnie.

'Johnny van de Vier Seizoenen' est chanté par Della et c'est à Bert qu'échoit l'honneur de présenter le chef-d'oeuvre immortel 'Laat me'.

Sous l'oeil attentif de Dirk Schreurs, Jelle Cleymans , le futur Geert Hoste, sans hauts-talons, donne,  la réplique à Sabien Tiels pour het mooiste nummer van "De Lage Landen",  'Pastorale' .

Dilbeek, we zijn aan het laatste liedje gekomen.

Dilbeek soupire avant de reprendre le refrain de 'Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder'.

 

La salle se lève , la brigade reparaît, 'We zullen doorgaan' et en dessert, la ' Shaffy Cantate', mettent un terme à ce spectacle éclatant!

 

 

 

 

 

 

 

Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder..een hommage aan Ramses Shaffy avec e a Della Bosiers, Bert Verbeke, Jelle Cleymans et, en invitée Sabien Tiels - Westrand - Cc Dilbeek - 5 octobre 2017
Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder..een hommage aan Ramses Shaffy avec e a Della Bosiers, Bert Verbeke, Jelle Cleymans et, en invitée Sabien Tiels - Westrand - Cc Dilbeek - 5 octobre 2017
Zing, vecht, huil, bid, lach, werk en bewonder..een hommage aan Ramses Shaffy avec e a Della Bosiers, Bert Verbeke, Jelle Cleymans et, en invitée Sabien Tiels - Westrand - Cc Dilbeek - 5 octobre 2017
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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 04:19
Musikeren Tom Petty er død et il n'est pas le seul: Gérard Palaprat, CeDell Davis, Joy Fleming, Tom Paley!

L'annonce du décès de Tom Petty a fait l'effet d'une bombe sur les réseaux sociaux ce matin!

Rien ne laissait prévoir que Thomas Earl Petty allait succomber à une crise cardiaque le 2 octobre!

En apprenant le décès de son ami, avec lequel il avait joué au sein des Traveling Wilburys, le supergroupe comprenant encore George Harrison, Jeff Lynne et Roy Orbison, Bob Dylan a confié :"It’s shocking, crushing news,” I thought the world of Tom. He was great performer, full of the light, a friend, and I’ll never forget him.”.

En juillet, Tom Petty s'était produit au British Summer Time Hyde Park pour fêter ses 40 ans de carrière, ce concert aura  été son dernier en Europe.

Il nous reste treize albums avec ses Heartbreakers, trois albums solo et le couple de disques des Traveling Wilburys.

Difficile de répondre à la question, quel est ton morceau préféré de Tom Petty?

' Refugee' sans doute, pour des tas de raisons, mais il n'y a rien à jeter sur 'Damn the Torpedoes'.

People come, people go... disait Tom  sur 'You know how it feels', il aurait pu rester un peu plus!

 

 Gérard Palaprat est mort d'un cancer dans la soirée du 25 septembre, il avait 67 ans.

Palaprat avait connu son heure de gloire au début des années 1970 avec ' Fais-moi un signe' ( Rose d'Or à Juan-les-Pins)  et 'Pour la fin du monde'.

Très baba cool, il  était de la distribution de 'Hair', il voyage en Inde pour apprendre le sitar et méditer.

Il ne parviendra pas à réitérer ses succès initiaux mais reviendra en 2010 en participant à la tournée Age Tendre et Têtes de Bois avant de connaître des ennuis avec la justice pour violence conjugale.

 

 Delta blues guitar giant Cedell Davis has died,  he was 90 years old, publiait American Blues Scene il y a quelques jours.

Le guitariste était connu pour sa technique particulière, souffrant de polio, il utilisait un couteau en guise de slide.

Pendant une dizaine d'années il joue avec Robert Nighthawk.

En 1957 il est piétiné par la foule dans une boîte de nuit, il poursuivra sa carrière en chaise roulante.

Plus récemment, le bluesman est signé par Fat Possum , Robert Palmer produisant son album de 1994 Feel Like Doin’ Something Wrong.

Even The Devil Gets The Blues , sorti en 2016 sera son dernier enregistrement.

 

Joy Fleming, bürgerlich Erna Raad geb. ist tot!

La chanteuse avait représenté l'Allemagne à l'Eurovision en 1975, 'Ein Lied kann eine Brücke sein ' terminait à la 17è place.

Par trois fois Joy a tenté de revenir à l'Eurovision en participant au Deutschen Vorentscheid , sans succès.

Elle est décédée le 27 septembre, elle avait 72 ans.

 

Tom Paley was one of the pioneers of the American folk revival of the 1950s , au même titre que Lead Belly ou Woody Guthrie.

Il est mort le 30 septembre à 89 ans.

Le folk singer qui avait inspiré Bob Dylan ou Ry Cooder, faisait partie des  New Lost City Ramblers avec John Cohen et Mike Seeger, un groupe qui nous laisse une discographie imposante.

Tom quitte le groupe en 1962 mais pas sa guitare, il forme the Old Reliable String Band et  enregistre encore plusieurs albums solo après avoir quitté les States pour s'établir, d'abord en Suède, ensuite au UK.

Son dernier disque date de 2012, sous l'appellation Tom Paley's Old-Time Moonshine Revue ( son fils Ben joue du fiddle)  il enregistre "Roll On, Roll On".

 

 

 

 

 

 

 

Musikeren Tom Petty er død et il n'est pas le seul: Gérard Palaprat, CeDell Davis, Joy Fleming, Tom Paley!
Musikeren Tom Petty er død et il n'est pas le seul: Gérard Palaprat, CeDell Davis, Joy Fleming, Tom Paley!
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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 08:24
Living Hero - Bruce Springsteen. - CC ‘t Vondel - Halle- le 30 septembre 2017

Living Hero - Bruce Springsteen. - CC ‘t Vondel - Halle- le 30 septembre 2017

 

Le saxophoniste Koen Garriau a remis le couvert et monté un nouveau Living Hero, il s'était déjà attaqué avec succès à Tom Waits et à Neil Young avec son équipe baptisée Living Roots, ce soir au CC 't Vondel à Halle, c'est la première de l'hommage à Bruce Springsteen.

Le sujet avait été rôdé à Nieuwpoort et à Nazareth avant de débuter officiellement.

Koen a fait appel à une belle brochette de BV pour mener à bien son nouveau projet: au chant, à la guitare acoustique et aux shakers, Klaas Delrue (Yevgueni)/  Hannelore Bedert au chant, au piano, à l'harmonica, ou au glockenspiel/ Jan De Campenaere (Venus in Flames), chant et acoustique/ Senne Guns (Admiral Freebee), piano, chant et balivernes/ Thomas Vanelslander (Helsinki) guitare et chant/ Jasper Hautekiet (Bony King), le fils de...  à la basse/ Laurens Billiet (Zimmerman/Buurman) aux drums et Dirk Naessens (Urban Trad) au violon ou à la mandoline..

Koen s'est placé à côté de Dirk avec ses saxes.

 

Wat zeg je, Luk?

La merde pour tirer des photos, une lumière diffuse et une impression de brume. Chacun ses problèmes, ik zie zelfs niet wat ik schrijf!

A l'arrière une image du Boss, à ses pieds les neuf protagonistes, flous pour nous, honneur aux dames, Hannelore se tape ' Because the night', Klaas se charge des backings, les autres, du fond musical, léché.

Mooi begin!

A toi,Senne!

Il  a choisi ' It's hard to be a saint in the city' , un extrait du debut album de Bruce, 'Greetings from Asbury Park, N.J', car il a un faible pour  les crapules.

Belle intervention de Dirk à la mandoline, Hannelore a déniché un harmonica dans une poche de sa robe, Thomas nous balance un solo torturé, l'équipe a étoffé ce grand morceau d'arrangements soignés.

Venus in Flames amorce le standard 'Hungry Heart', Luk mitraille, la dame assise devant lui glisse dans l'oreille de son conjoint, die kan wel zingen, ce qui ne signifie pas que les précédents étaient des casseroles.

Au tour de Klaas d'hériter du micro, il a sélectionné ' The River', probablement un des titres les plus forts de l'homme de Long Branch, la formidable intro à l'harmonica  puis les lyrics naturalistes, c'est un roman de  Steinbeck brossé en cinq minutes.

Living Hero nous sert une  version mémorable.

'The Ghost of Tom Joad' chanté par Jan est tout aussi sombre et enivrant, on avait mentionné  Steinbeck, son fantôme réapparaît.

Fantastique!

Bruce avait une télévision, la télédistribution, un pack de Budweiser, il était pas content car  '57 Channels (And Nothin' On)', Senne adapte et comme il a une  tendance à l'exagération, ça devient ' 900 zenders en geen zak te zien', au nightshop il n'a pas déniché de Budweiser, il a vidé 24 Stella.

Puis vient Hannelore solo, au piano, pour une version berceuse de 'I'm on fire', en het gaat niet over pedofilie!

 Thomas Vanelslander est non seulement un excellent guitariste, mais également un gars capable de chanter, en solitaire, il nous livre une version destroy de  ' Nebraska' .

T'as pensé à Chris Whitley pendant son effort.

Au complet, avec Jan derrière le micro, voici ' Human touch' et pour achever le premier acte, ' State trooper' , chanté par Klaas.

 

Un vin blanc, une pintje, la cloche retentit, regagnez vos cabines!

 

Set 2.

Il débute par ' Highway patrolman' , l'histoire de  Joe Roberts et de son frangin Franky, une petite frappe, est chantée par la tête pensante de Yevgueni.

Hannelore nous invite à une visite de son 'Secret garden ', une ballade que le Boss n'interprète que rarement live.

Senne, le roi des bindteksten bidon, nous rappelle que Springsteen n'a jamais placé un single au sommet des charts, son seul titre à avoir atteint la première place est 'Blinded by the light' interprété par Manfred Mann.

Guns a dû être maître d'école avant de se lancer dans la musique, il nous donne une leçon d'histoire, d'étymologie,de slang, de sexualité et d'hygiène, on le corrige et l'informe que Manfred Mann n'a que rarement chanté, il s'adonne parfois aux backings, Chris Thompson s'était chargé des vocals sur 'Blinded by the light'.

C'est le timbre de Jan qui se prête le mieux au répertoire du champion du New Jersey, c'est lui qui  se colle au chant pour 'Atlantic City';

Hannelore aime le feu, logiquement, elle s'attaque à 'Fire', un gros hit pour les Pointer Sisters.

Ce titre inspire un descendant de Shakespeare qui pendant le blanc lance "Romeo and Juliet" sans parvenir à déconcentrer la madame.

Le prince carnaval quitte son siège et profite du vaste espace séparant podium et rangées de sièges pour nous montrer ses talents de danseur.

Béjart ne l'a pas retenu pour sa prochaine production.

' Bobby Jean' est pour Klaas, tandis que Senne se charge du profond' Streets of Philadelphia'.

' If I should fall behind' reçoit un traitement waltz comme lors de la tournée  Bruce Springsteen with The Seeger Sessions Band et c'est avec ' Born to run',  interprété par Thomas, que le show touche à sa fin.


Bis.

Hannelore et Jan, tous deux armés d'une acoustique, dessinent ' Dancing in the dark', et, avant le point d'orgue', Klaas peut s'amuser avec le jouet qu'il a reçu de Saint-Nicolas, puis vient 'The rising' , un titre que le Boss avait composé après le 11 septembre  noir de 2001.

 Ce vibrant  hommage aux pompiers héroïques,  luttant pour sauver des vies humaines, termine une prestation de haut niveau!

 

photos- Luk Stiens/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Living Hero - Bruce Springsteen. - CC ‘t Vondel - Halle- le 30 septembre 2017
Living Hero - Bruce Springsteen. - CC ‘t Vondel - Halle- le 30 septembre 2017
Living Hero - Bruce Springsteen. - CC ‘t Vondel - Halle- le 30 septembre 2017
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 11:35
SIMO - RHEA à l'Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 29 septembre 2017

SIMO - RHEA à l'Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 29 septembre 2017

 

Organisation: AA Productions/Next Step

 

Tandis que la Grand-Place se prépare pour le grand cirque que d'autres ont baptisé Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ( chaque artiste annoncé interprétera quelques titres), le Club compte attirer un public différent avec le power trio de Nashville, SIMO.

 

Le support est confié à  RHEA!

Non, aucun rapport avec Chris!

Le groupe de Gand n'a pas encore soufflé deux bougies, mais fait déjà couler pas mal d'encre, finaliste de De Nieuwe Lichting 2016, du Maanrock Rally la même année, un passage au Humo's Rock Rally, la plus grosse médaille lors du Battle for Boa aux Pays-Bas, ces adeptes d'un hard rock à l'ancienne ont sorti deux singles et annoncent un album pour 2018.

Ils sont six à se présenter sur les planches:  - Jorge Van De Sande ( le remuant chanteur) - le frisé et bouillonnant  Guillaume Lamont ( guitare, vu avec Jacle Bow) - Nathan Ysebaert ( guitare, electronics) - Matthijs Machtelinckx ( basse) - Dajo Vlaeminckx ( drums) et  Simon Lamont, qui fait presque de la figuration, aux percussions.

Comme ils n'ont que 30' pour montrer leur savoir-faire, ces jeunes gens décident d'oublier le round d'échauffement et de  rentrer dans le lard dès l'entame, c'est acculé dans les cordes, que tu reçois 'Two man's party' en pleine poire.

T'es qu'un poids léger, eux t'envoient du heavy avec une pointe de Beastie Boys.

Babe, babe, this is rock'n'roll ...hurle Jorge, on avait bien capté que c'était pas du easy listening!

Drums et basse entament 'Everything you need' , si t'avais besoin d'un câlin, tu oublies, ça cogne lourd et sans répit!

Puis vient leur avant dernier single' Change'  , un doux mélange de Triggerfinger et de Queens of the Stone Age.

Guillaume n'a pas d'arbalète, ce méchant jeune homme fait tournoyer sa guitare comme s'il s'agissait d'une épée et comme il nous trouve assez amorphes, il nous incite à bouger davantage.

Te cache pas, 'Gonna get you'!

Un faux départ n'empêche nullement 'Something good'  de faire mal, très mal.

Tous au front et pas de quartier... Jean-Marie et Jacques ont applaudi!

Jorge: de volgende heet ' When I think of you', cette douce rêverie précède leur nouveau single' Tell me now'.

Une ligne de basse crapuleuse, un drummer ayant pris des leçons chez Mario Goossens et des guitares rentre-dedans, sans oublier le chant agressif, font de cette plage un morceau qui passe sur Studio Brussel et mériterait de se faire entendre sur Classic 21.

 'Screaming' est précédé de quelques blasphèmes proférés par l'irascible Guillaume et suivi par une dernière bombe, 'Never out of sight'.

Le Club a vu, entendu et apprécié ce band soudé, qui semble promis à un avenir rose!

 

Un signal lumineux, les Stones se taisent pour faire place à l'intro de SIMO, ils ont bon goût et ont choisi 'Superfly' de Curtis Mayfield.

Si SIMO n'est pas (encore) trop connu dans notre plat pays, le gang de Nashville has built a name aux States, les Pays-Bas ont craqué, toute l'Europe va suivre!

Si l'incontestable pôle d'attraction est JD Simo, que certains n'hésitent pas à qualifier de best guitarist in Nashville, ses complices Adam Abrashoff ( drums) et Elad Shapiro ( bass) sont loin d'être des ânes. La logique veut que de grands noms tels que Cream, The Jimi Hendrix Experience, James Gang, Taste ou West, Bruce and Laing soient cités, effectivement SIMO est de cette trempe!

Leur dernier album, 'Rise and Shine' est sorti il y a quelques semaines, il nous vaut cette tournée et servira d'assise pour la setlist de la soirée.

La wah wah régnera en maîtresse absolue lors de ce concert, dès le premier morceau , JD en use et en abuse, tandis que les comparses lui confectionnent un soubassement d'une étanchéité à toutes épreuves, tu y entends du blues rock, des éléments psychédéliques, une pointe de grunge, comme si Rare Earth et Pearl Jam s'étaient invités à la même table. JD Simo étant probablement jaloux des jams interminables de Grateful Dead, cette première plage ( 'The climb'?) approche allègrement des 10 minutes.

'Return' opens our new album, qu'il dit avant de nous proposer cette bombe qui évoque à la fois Hendrix et Prince.

Le groove dégoulinant de  'Meditation' impressionne, JD et Adam entament un de leurs nombreux duels, Elad, impassible, les contemple tout en cimentant une rythmique implacable.

Un mec dont la collection de disques comprend les Alabama Shakes, Wilco, Isaac Hayes, Funkadelic et Bob Dylan ne va pas te proposer de la merde, ' People Say' et 'Don' t waste time' confirment le bien-fondé du propos.

Et sur scène?

Monsieur remue un max, nous fait le coup de la guitare derrière la nuque et vient émoustiller ses petits camarades,  mais ne va pas croire qu'il fasse du cinéma, tout se produit naturellement, rien de fake dans son attitude.

'I want love' is the most personal song on the new record,  en mode  slow blues/soul ballad, le guitariste impressionne, la slide plaintive vient te remuer les entrailles, il doit l'aimer très fort, cette madame.

Retour au groove avec la plage kilométrique ' Light the candle', dont les riffs et les intonations vocales renvoient vers le 'Spoonful' de Cream.

Du blues, du heavy rock, du rock fusion, SIMO réunit le tout en un seul morceau.

Après cette déferlante, le trio a la bonne idée de nous proposer une ballade immaculée .

 'Be with you', joué avec les tripes, te cloue sur place.

Ensuite JD passe au blues/gospel  classique avec le fragile  'The light'  qu'il exécute solo et c'est avec le chef-d'oeuvre épique  ' I pray', une plage de 13 minutes, permettant au trio de jammer à  satiété, que s'achève ce concert mémorable.

 

Enfin, tout le monde croyait que c'était fini, il était 22:35', le curfew étant de rigueur à l'AB, tu t'apprêtais, comme Adam et Elad d'ailleurs, à quitter la  salle, quand JD décide de faire des heures supplémentaires et de nous envoyer une version affutée de 'With a little help from my friends'.

Impossible de ne pas verser une larme en pensant à Joe Cocker.

Ja, Willem?

 . "Eén van muzikaal de beste optredens die ik dit jaar gezien heb."

 

Inderdaad, c'était fameux!

 

 

 

 

 

 

SIMO - RHEA à l'Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 29 septembre 2017
SIMO - RHEA à l'Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 29 septembre 2017
SIMO - RHEA à l'Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 29 septembre 2017
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