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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:31
GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017

GOV'T MULE - L'Atelier, Luxembourg (GDL) - 2017.06.08

Line Up:
Warren HAYNES : Guitars - Vocals.
Matt ABTS : Drums.
Danny LOUIS : Keyboards, Backing Vocals - Guitar.
Jorge CARLSSON : Bass - Backing Vocals.

Set 1
01. Mule.
02. Painted Silver Light.
03. Whisper In Your Soul.
04. Devil Likes It Slow.
05. Child Of The Earth.
06. No Need To Suffer.
07. Fool's Moon.
08. Dreams & Songs.
09. Stone Cold Rage.

Set 2
01. Game Face / Mountain Jam (Medley).
02. Travelling Tune.
03. Foresaken Sailor.
04. Lively Up YourSelf.
05. Beautifully Broken.
06. Wich Way Do We Run.
07. Lola, Leave Your Light On.
08. Broke Down On The Brazos.
09. Statesboro Blues.

Ca y est, on est repartis pour dompter la mule, enfin, c'est ce que nous croyons, jeunes éphèbes optimistes que nous sommes. Cette fois ce sont les terres Grand Ducales qui ouvrent les portes de Den Atelier à Monsieur Warren Haynes venu nous montrer l'état de forme de Gov't Mule que nous avions eu le bonheur de voir en ces lieux le 9 mai 2016. Depuis, qu'est-il donc arrivé de neuf à notre animal qui je te le rappelle est le fruit de l'accouplement d'un âne et d'une jument. Quand tu compares la différence de taille entre les deux, tu comprendras aisément que l'expression « monté comme un âne » prend ici tout son sens. Il y a une nouvelle mule qui sort le 09.06 et elle porte le nom de « Revolution Come...Revolution Go » que nous nous empressons d'ailleurs d'acquérir en édition double et « De luxe » s'il vous plait, pour la somme de 20€. Pour les plus chanceux, nous avons déjà pu écouter l'album en avant-première début de semaine. Alors « quid » Eh bien, comme disait mon ami Clovis, pour être tout à fait franc, nous tenons là le meilleur album de la discographie de Gov't Mule, sans blaguer ! Je te rappelle tout de même que notre sympathique animal n'était au départ qu'un "one shot" comme on dit dans le métier, cela devait être un album et puis basta. Mais voilà, avec le succès récolté par le premier opus, il y en eut un second, puis un troisième et de fil en aiguille...tu connais la suite. C'était il y a 23 ans déjà.
J'entends déjà rire sous cape nos détracteurs Massey-Fergusson : « Ils sont fous ! Aller voir le même groupe et entendre les mêmes chansons… Je t'arrête d'un geste sec et péremptoire, style archers du roi accompagnant le questeur royal, qui, comme son nom l'indique : quête ! Oui, c'est le même groupe, mais ta jubilation intérieure va être de courte durée, comme un titre de champion pour le Standard de Liège, car si l'autre point commun est que la setlist comporte 19 titres également, au niveau des chansons, il n'y en a qu'une en commun « Stone Cold Rage » celle qui ouvre le nouvel album ! Tu y es ? Allez va pleurer maintenant. Et pour t'achever, sache
encore que par rapport au concert de l'an passé il n'y a aucun morceau qu'ils rejouent. Tu en connais beaucoup des artistes capables de faire ça toi ? Le Boss. Lors de l'interview qu'il m'accorde (de guitare) avant le concert, Warren me confie que par souci de respect des fans, ils mettent un point d'honneur à ne jamais jouer la même setlist deux soirs de suite et surtout à ne pas rejouer celle de l'an passé dans la même ville. « Je veux que ceux qui assistent à nos concerts repartent en étant assurés d'avoir vécu un moment unique qui n'appartient qu'à eux. » Je dis chapeau ! Et ce nouvel album ? Le titre déjà, explique-moi, dis-je, franc-battant. « C'est tout simplement une constatation du sentiment de non achevé de la politique américaine. Une administration prend le pouvoir et commence à mettre des choses en place pendant son mandat, et puis un nouveau gouvernement arrive et s'empresse de défaire ce que le précédent avait commencé et ainsi de suite, on ne termine jamais rien, c'est navrant. Mais, au point où nous en sommes aujourd'hui, c'est le sommet. Les gens réclament déjà le changement, nous verrons bien conclut-il pensif. » En fait, sur cet album qu'il aurait voulu entièrement consacré à poser un regard sur le passé du groupe et de sa carrière de musicien, Warren s'est senti inspiré par la politique actuelle de son nouveau président auquel la Mule décoche d'ailleurs quelques ruades bien appuyées.
Allez, vite, en salle garçon, çà va commencer. « Mule » ouvre les hostilités et c'est électrique à mort. « Good to see you », bras droit levé, les doigts en signe de « V », tel un Winston Churchill des temps modernes, c'est là le bonsoir habituel de Warren. L'homme de Caroline du Nord est plus disert avec une de ses nombreuses Gibson (enfin un homme de goût) qu'en longues diatribes au micro. « Fool's Moon » et « Stone Cold Rage » achèvent ceux qui sont encore debout, le quatuor est magistral. Pause de vingt minutes et puis retour sur scène, à ce moment là, nous ne savions pas encore à quelle sauce nous allions être dévorés. Je consulte mon gsm, il est 21h58. La première pause que le groupe marquera, il sera 22h40 ! Tu ne rêves pas, ces quatre fous vont enchaîner et jammer comme seuls les ricains savent le faire et ce pendant 42 minutes non-stop ! On n'avait plus vu ça depuis Led Zeppelin ou encore le Allman Brothers Band. Et en plus, crois-moi ou pas, jaloux épidermique (Jagger) que tu es, on ne s'est pas ennuyés une seconde ! Une superbe impro sur le « Lively Up Yourself » de Bob Marley. Et puis un morceau qui tue dès les premières notes : « Broke Down On The Brazos » extrait de l'album « By a Thread » de 2009 sur lequel on trouve notre Billy Gibbons de ZZTop. C'est la première fois de ma vie de concertiste que j'entends un mec capable de jouer du Billy Gibbons presque mieux que lui ! In-croy-able, j'en avais des frissons, tu avais l'impression que le texan barbu se cachait quelque part en coulisses pour jouer les soli. Et ça c'était avant « THE » rappel, unique, terrifiant, la folie dans la salle, la température monte de10 degrés alors qu'on crevait déjà de chaud comme ça ! « Statesboro Blues » l'hommage aux Allman Brothers dont Greg, le second frère nous a quittés le 27.05 dernier, Duane était décédé dans un accident de moto en 1971. D'où il repose, au Rose Hill Cemetary de Macon en Géorgie, il devait être fier de voir ce diable de Warren lui aussi un ex membre de la fraternité, leur rendre un tel hommage. Nous voilà tous sur les fesses après ces 2h55 de concert.. De mémoire de ceux qui ont vu la Mule plus de 10 fois, c'est la meilleure prestation à laquelle ils ont jamais assisté. Je le crois sur parole ! Vivement le prochain ! On y sera.

Mitch "ZoSo" Duterck

GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 08:42
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)

NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)

 

8 juin!

 

  • NOS
  • Cigarettes After Sex (17h55)
  • Miguel (20h00)
  • Run the Jewels (22h20)
  • Justice (00h45)
  • Super Bock
  • Samuel Úria (17h00)
  • Rodrigo Leão & Scott Matthew (18h50)
  • Arab Strap (21h10)
  • Flying Lotus (23h30)
  •  
  • Florian Hexagen au Portugal...

 

NOS PRIMAVERA SOUND JOUR 1: La MEGA CLAQUE hier soir au NOS Primavera Sound 2017 est venue des revenants écossais d'Arab Strap, avec un set mâtiné de shoegaze, post-rock, spoken word et folk juste idéal.
Aidan Moffat a gardé toute sa verve, et le géant bonhomme, accompagné par un band renouvelé mais qui assure, était visiblement aussi heureux d'être sur scène que l'assemblée qui lui faisait face, la nuit tombant sur la colline rendant le tout encore plus pastoral. Tout simplement imparable, on avait oublié à quel point ce groupe est immense.
Sinon Run The Jewels a bien assuré sur la grande scène, pour un concert très politisé, fun et rentre-dedans, et Flying Lotus a balancé ses beats sombres sur des visuels simplement déments. Courte soirée certes, mais que du très bon au final.

NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 18:26
Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017

Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017

 

GOV'T MULE - De Roma, Antwerp (BEL) - 2017.06.06

Line Up:
Warren HAYNES : Guitars - Vocals.
Matt ABTS : Drums.
Danny LOUIS : Keyboards, Backing Vocals - Guitar.
Jorge CARLSSON : Bass - Backing Vocals.

Set 1
01.Hammer and Nails.
02.Rocking Horse.
03.Time To Confess.
04.Million Miles From Yesterday.
05.I Believe To My Soul.
06.Sco-Mule.
07.New World Blues.
08.Revolution Come, Revolution Go.
09.Slackjaw Jezebel.

Set 2
01.World Boss.
02.Mother Earth.
03.About To Rage.
04.Sarah, Surrender.
05.Stone Cold Rage.
06.Drums Solo.
07.Dark Was The Night, Cold Was The Ground.
08.Thirty Day In The Hole / I Don't Need No Doctor (Medley)
09.Feel Like Bush.

J'adore ce côté imprévisible de la vie, un jour où tu te demandes en soupirant ce que tu vas bien pouvoir faire pour meubler une soirée qui ne s'annonce pas des plus animées. Et puis tu reçois un message d'un pote qui te demande : "Ready for tonight, Gov't Mule in Antwerp?" Mon sang ne fait qu'un tour comme on dit dans les romans et me voilà trépignant d'impatience, attendant 17:45 comme l'heure de la libération. Et hop, let's go avec Paul, compagnon musical de longue date et de Luc, autre pote et collègue du rail. Direction Anvers ou Antwerpen si tu es chatouilleux au niveau orthographe communautaire. La salle De Roma, une découverte en ce qui me concerne. C'est marrant cette dénomination latine dans un quartier qui ne l'est pas, mais alors là, pas du tout. C'est rempli de barbus! Un instant je crois apercevoir ZZ Top sur le trottoir, mais je me suis gouré, les Texans portent des jeans et pas des djellabas. On se trompe parfois. Alors, pour trouver une place où caser ton véhicule parfois biliaire, il faut tuer quelqu'un, ou presque. C'est une folie! Enfin, au bout d'une longue période de "là? Non, merde c'est un garage. Et là? Non c'est trop court" la chance qui sourit aux débutants nous fait un gros clin d'œil et nous nous garons enfin à côté d'une Porsche. Si une bagnole doit être volée sur le parking, ce sera celle-là, alors autant te garer
à côté, la seule chose que tu peux craindre, c'est quelques griffes sur ton capot, là où les "emprunteurs" auront déposé leurs outils de travail. Mais laissons de côté ces stéréotypes éculés (toi-même !) et cheminons de concert vers la salle...de concert. Nous pénétrons dans cet antre qui a vu passer des artistes prestigieux si on se réfère aux tickets exposés dans les nombreuses vitrines de la galerie d'accès. Au niveau des prix c'est à te rendre fou. On se fait arnaquer depuis des années par des promoteurs avides et rapaces pour qui seul le bruit du tiroir caisse est source d'orgasmes. La salle peut accueillir 1.850 personnes mais ce soir et vu la publicité exclusivement faite en terre néerlandophone autour de l'événement, on se retrouve environ 400 fans à avoir fait le déplacement. Après un vestiaire obligatoire/verplicht mais gratuit nous voici appuyés sur les barrières du premier rang, un peu sur la droite de Warren, ça tombe plutôt bien vu que c'est lui que nous sommes venus voir et écouter. Ce soir, nous aurons droit à 2h30 de concert réparti en deux sets. Le son est impeccable et surtout, pas assourdissant. Nous découvrirons ainsi quelques titres de "Revolution Come, Revolution Go" le nouvel album de Gov't Mule qui est sur le point de sortir. Ah oui, j'avais oublié de te préciser que le groupe de Warren s'appelle Gov't Mule, il n'a pas fait que jouer dans le Allman Brother Band. Le premier set, long d'environ soixante minutes est un peu "light" dans le sens où l'approche est plus psyché dans les sonorités et les ambiances. Certaines impros vont même déconcerter pas mal de curieux non coutumiers de ce type d'exercice. Les deux derniers opus du premier set sont pourtant avant-coureurs de ce qui nous attend après la pause de vingt minutes pendant laquelle le natif d'Asheby, Caroline du Nord, mange sa lasagne en toute décontraction. Retour sur scène, toujours avec ce signe "V" exécuté à l'adresse du public. Au niveau dialogue, c'est assez limité mais de toutes façons c'est par sa musique qu'il nous livre ses plus belles phrases. Si on excepte le latino-funky "Sarah Surrender", ce deuxième set est beaucoup plus heavy blues, et ce, pour le plus grand bonheur du public qui manifeste sa satisfaction de façon notoire. Quelques grands moments de bravoure dans les soli de guitare de Warren qui reste un maître en la matière. Modification de la setlist juste avant le rappel, "Elmo" passe à la trappe au bénéfice du medley "30 days in the hole / I don't need no doctor" de Humble Pie et ce pour le plus grand bonheur de tous. On aurait tant voulu un petit hommage au défunt Duane Allman avec la reprise d'un ou deux titres des ABB mais il n'en fut rien. On se quitte heureux et satisfaits de cet excellent concert qui a fait la part belle aux deux albums que sont « Revolution Come, Revolution Go » et « Dejà Voo Doo » donc au revoir sur le titre « Feel Like Bush.» On prend rendez-vous pour Luxembourg ce jeudi 8 juin. Alors, à ce soir pour une nouvelle ruade de la Mule?

Mitch "ZoSo" Duterck

Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017
Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 15:53
Rayon défunts: Bidi van Drongelen, Walter Mets, Vin Garbutt, Sandra Reemer

Daniël 'Bidi' van Drongelen, une figure connue dans l'univers du metal néerlandais, est décédé il y a quelques jours lors du Rock Hard Festival en Allemagne.

L'homme, à peine âgé de 49 ans, dirigeait Bidi Bookings et était manager de plusieurs groupes dont Sisters of Suffocation, Vanderbuyst, Bliksem, Sólstafir ou les Bruxellois, Dario Mars and the Guillotines.

Bidi était actif chez Astroniq, qui laisse le message suivant sur facebook:

A pivotal member of our band has been ripped away today. Bidi will be remembered throughout the rest of our existance. Every coming gig will be in his honor. I guess we will have to name our coming record Bidi, because like Ron and me he was at the core of what is Astrosoniq. Every note will be in tribute to you dear friend. R.I.P!

 

Le batteur Walter Mets ( 58 ans) est mort samedi dernier à Wilrijk.

Son nom est associé à plusieurs groupes de la scène flamande et pas des moindres: Clouseau, The Radios, Soulsister, Natalia, Raymond van het Groenewoud, les Dinky Toys ou Will Tura.

Adamo ou Toots Thielemans ont également fait appel à ses services.

Walter Mets avait également enregistré un album solo, "Looking for Paradise", et monté son propre band, Faith.

 

 

Le folk musician anglais Vin Garbutt ( 69 ans) est parti ce 6 juin, quelques semaines après une opération cardiaque

Cet adepte des protest songs aura enregistré un peu moins de 20 albums, le dernier 'Synthetic Hues' en 2014.

"Vin didn’t want to become a big star but he was…and he was far brighter than those that happily call themselves stars today" .indique le magazine FRUK.

 

Sandra Reemer (Barbara Alexandra Reemer, née en Indonésie) , également décédée le 6 juin ( 66 ans) , a représenté par trois fois les Pays-Bas à l'Eurovision.

'Als het om de liefde gaat' chanté en duo avec Andres avait terminé à la quatrième place d'un concours remporté, en 1972, par Vicky Leandros.

En dehors de sa carrière de chanteuse, Sandra Reemer était également actrice et présentatrice à la télévision.

Rayon défunts: Bidi van Drongelen, Walter Mets, Vin Garbutt, Sandra Reemer
Rayon défunts: Bidi van Drongelen, Walter Mets, Vin Garbutt, Sandra Reemer
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 14:00
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017

Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017

 

Agenda de Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017:

Vide- Grenier organisé par l'école Notre-Dame-de-la-Ronce - Concert de musique classique avec la pianiste Claudine Philippé et les violonistes Lucienne Ganez-Lopez et Jean-Pierre Martin. à la chapelle Saint-Marc de Tréveneuc - Salon des Arts de Saint-Quay-Portrieux jusqu'au 7 juin - Nouvelle édition des « Printemps du Port » organisés par le comité de quartier du Portrieux,17h : concert de Ze Maple Bridge (pop-folk)

Météo: Dimanche 04 juin ... 14°C Minimale / 18°C Maximale; Rares averses. Vent nord-ouest. Vent 20 km/h.

Bigre, pas terrible!


Un passage par le vide-grenier, déserté suite à une averse perverse puis le retour au port, un arrêt au Bistrot de la Marine avant de s'installer face au podium, érigé dans les Jardins du Port.

A 17h pile, Ze Maple Bridge est en piste!

 

Ze Maple Bridge= William Prigent - chant, acoustique /Emmanuel Albert - fingerstyle guitare+ gt électrique, choeurs et Richard Prézelin -lead guitare, choeurs.

En 2016 le même trio se produisait sous l'étiquette Farewell.

William Prigent n'est pas inconnu dans la région de Saint-Brieuc, membre, e.a., du trio Cameron, du Play Time Trio, de Recife, de Early Blue, des Nighbirds et dans les années 70 de l'Arbre.

Manu Albert, originaire de Lorraine, fait également partie du trio Cameron, quant à Richard Prézelin, qui peut aussi bien te jouer du Bach, du tango ou du Clapton, il a, e.a., accompagné Caroline Crozat, Jean-Michel Caradec, Bernard Lavilliers... et a fait partie du progrock band Clearlight.

Bref, on n'a pas affaire à des novices.

 

Le menu du jour, du blues, du rock, de la country, du folk, du jazz, de la chanson française, le tout arrangé à leur sauce!

Démarrage en former de murder ballad avec le traditionnel ' Banks of the Ohio' au répertoire des plus grands artistes folk ou country, de Joan Baez à Dolly Parton en passant par Pete Seeger ou Johnny Cash, sans oublier le plus Frenchie des singer-songwriters américains, Elliott Murphy.

Déjà une intervention éblouissante de la guitare blanche et il insiste, cocorico, française, de maître Richard.

Après ce titre magnifié par Miss Baez, il est logique de proposer du Dylan, ' Don't think twice it's alright.

' Fragile' de Sting reçoit un traitement lounge jazz des plus idoines, puis le ' Freight train' d'Elizabeth Cotten nous transporte du côté de la Caroline.

Le jeu d'une finesse diabolique du duo de guitaristes frappe les imaginations, ce qui frappe nos crânes, parfois dégarnis, est moins drôle, la pluie a fait une réapparition peu goûtée.

1969, les Stones, 'Honky Tonk Women', même sans la cloche de vache, le titre interpelle.

Dylan bis, ' Knocking on heaven's door', Saint-Pierre étant sourd, Bob est redescendu parmi nous.

Ils enchaînent sur une version swing de 'Route 66', une artère sur laquelle s'invitent Gene Vincent chantant ' Be bop a lula' et Carl Perkins, chaussé de pompes en daim, ' Blue Suede shoes'.

Le doublé de guitares sur ' Hotel California', laisse rêveur, ton épouse pousse un sifflement admiratif tandis qu'une nana, légèrement imbibée, brave les éléments pour se trémousser avec une élégance de godiche face à la scène.

Lennon, un peu/McCartney, beaucoup: 'Michelle' a ravi les sexagénaires, la ballade est suivie par l'Irish folksong ' Carrickfergus', malheureusement couverte par la pluie battant la toile et se mêlant aux bavardages indélicats de clients peu mélomanes.

Une séquence à la française débute par ' La Javanaise', suivie par le superbe ' La complainte du phoque en Alaska' de Beau Dommage pour s'achever par 'Le Sud' de Nino Ferrer.

Changement de cap avec ' Lodi' de Creedence Clearwater Revival, qui nous rappelle la prochaine tournée européenne de John Fogerty.

On retraverse les océans pour retrouver le UK, le grand Manchester, et le classique ' Dirty Old Town' de Ewan MacColl.

Ils embrayent sur le titre qui t'a toujours mis une larme à l'oeil, ' Stand by me' de Ben E King.

Malgré les averses et une température plus que fraîche, Saint-Quay reste au poste et applaudit à l'étonnante performance des musiciens, une grande bringue, carburant au Muscadet, se sent pousser des ailes en estimant que l'heure est venue d'exhiber ses talents d'ex- go go girl sur ' Proud Mary'.

Les mouettes ont ri, nous, aussi, ambiance sur le port!

Une petite brise timide se déclare, fort logiquement, Ze Maple Bridge revient à Bob Dylan avec ' Blowin in the wind'.

L'heure du repentir a sonné pour les pauvres pécheurs, un gospel s'impose, ' Go down Moses'.

Oui, Christiane, Nougaro en a fait une adaptation glorifiant Louis Armstrong.

Ils sont sur scène depuis 115', pour clôturer les deux heures de show , ils choisissent un dernier Bobby, rendu célèbre dans la version de Jimi Hendrix, l'immortel ' All along the watchtower'.

 

Merci, Messieurs, un répertoire sans faille, un jeu mêlant virtuosité, finesse, jazz et rock, une voix impeccable et un humour convivial, tout ça avant l'apéro, on applaudit chaleureusement!

 

 

 

 

Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 09:17
Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017

Barika au Burlington Discover Jazz Festival, Burlington, Vermont (USA) – 4 June 2017

 

Le groupe Barika se produit dans le cadre du Burlington Discover Jazz Festival, se déroulant du 2 au 11 juin 2017. L’événement rassemble plus de 70.000 personnes ayant le choix entre plusieurs scènes réparties dans divers endroits de la ville.

Burlington est une ville universitaire, au bord du lac Champlain, dans l’état du Vermont, un état atypique aux États-Unis. Les citoyens majoritairement d’origine française, britannique et irlandaise ont gardé un farouche esprit d’indépendance.

Barika, le sextet indie sous la direction de Craig Myers trempe dans le psychédélique, le funk et des sonorités de l’Afrique de L’Ouest (notamment du Wassoulou, une région du Mali). Le groupe se produit sur le toit du Lakeview Parking Garage.

L’ensemble des instruments (n’goni – le luth du griot, batterie et percussions, basse électrique, guitare électrique et claviers, trompette, baryton) donne un aperçu des possibilités d’exploiter ces derniers

Les musiciens du groupe ont de la maturité et abordent les compositions d’une manière décomplexée.  « When the time comes » est leur troisième album.

Craig Myers est inspiré par Sekou Kouyate, le Jimi Hendrix de la Kora. Il a sillonné différents pays africains, lui permettant de s’imprégner des différentes formes polyrythmiques. Il nous délivre quelques soli, riffs efficaces et des mélodies qui s’entrelacent aux rythmes.

« Ditto » est une composition, qui nous emporte dans un trip hypnotique invitant le public à la danse. L’hiver a été rude (- 20° Celsius) et les quelques rayons de soleil traversent les nuages en cette fin de journée printanière. Malgré les conditions météo, les jeunes filles ont sorti leurs tops ou shorts de leurs tiroirs et les personnes de forte corpulence exposent leur beauté toute ronde.

Durant cet après-midi, nous avons pu profiter d’une musique éclectique et dansante, et de la vue panoramique sur le lac Champlain, la sixième plus grande étendue d’eau douce des États-Unis.

Certains prétendent que le lac Champlain abriterait Champ, une créature aquatique, un lointain cousin du monstre du Loch Ness.  Est-ce la vérité ou une légende importée par les premières vagues d’immigrants écossais?

 

Charles Eloy

Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017
Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 11:19
Louie- EP Movin' On

Louie- EP "Movin' On"

 

Louie , cherche pas sur Google, ils vont t'envoyer dans une maison de prêt à porter ou te proposer une série télévisée et, si tu fouilles davantage, un French restaurant à Brooklyn.

Le Louie qui nous intéresse est Gantois, l'hydre a six têtes, baptisées Annebel Depoorter ( voix) / Jolien Bové ( voix)/ Brecht Ingels ( basse) / Leander Leenders (guitare)/ Tom Valcke ( keys) et Ilja Cooreman ( drums).

En 2015, Louie accroche deux médailles au revers de son veston: winnaar ZwinRock 2015 et winnaar Bruudruuster Rockrally 2015!

En 2017, leur carte de visite se complète et mentionne leur debut EP ' Movin' On' , qui sera officiellement baptisé lors d'une release party à Gand ( Trefpunt) le 2 juin!

 

Tracks:

1. Monday 3:44

 

2. Movin' On 3:14

 

3. Flow 2:30

 

4. Drowning 4:11

 

La semaine débute on 'Monday'.

En général, t'as la gueule de bois et t'es pas en état de digérer des trucs trop lourds, ça tombe bien, le 'Monday' de Louie groove gentiment, tu souris en avalant ton jus d'orange, ton épouse, revenue de la salle de bain, marmonne...c'est bien ce que tu écoutes, frais, ensoleillé, sexy, ça m'inspire je vais passer une jupe à fleurs et mon top rose.

Tu veux du café, mon ange?

Ce titre te donne envie de tracer un parallèle avec un autre indie/alternative pop band souriant: Little Dots!

Avec 'Movin'on', Louie t'invite sur le dancefloor pour replonger dans les années glorieuses du disco pop, en passant des Bee Gees, époque 'You should be dancing', aux morceaux les plus poppy de Earth, Wind and Fire, mais en y ajoutant, également, de subtiles touches d'acid jazz/ chillout, les rapprochant de Jazzanova ou Thievery Corporation.

Addictive stuff!

Dans la même veine, tu te laisses aller avec le flux et reflux proposés par Annebel et Jolien lors de 'Flow,'.

Pour se sentir vivant il suffit de suivre le mouvement, jour et nuit, just let it flow!

La dernière plage de l'extended play, 'Drowning', calme le jeu , la mélancolie latente émanant de ce titre évoque les climats chers à Ben Watt et Tracey Thorn d'Everything but the Girl.

C'est rudement agréable de se laisser dissoudre dans ces douces effluves soul pop reposant sur un groove chatoyant imprimé par la basse tandis qu'une guitare funky brode subtilement.

' Don't cry for Louie' chantait Dani Klein ...well, baby, I'm not crying, I'm enjoying Louie!

 

' Movin' on', un début prometteur d'un band sur lequel il faudra, dorénavant, compter.

(c) Michiel Devijver

(c) Michiel Devijver

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:46
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

 

Florian Hexagen ging naar Kortrijk...

 

Et donc hier à Concertzaal De Kreun on a pu (re)voir, dans des conditions club idéales, le trio noise rock culte US Shellac.

Situé à moins de 2 mètres des lascars pendant tout le concert, il était effarant de voir la dextérité et le plaisir dont ils font toujours oeuvre à jouer leurs morceaux toujours aussi bizarrement géniaux. On a eu droit à deux petits nouveaux d'ailleurs, qui ont envoyé méchamment du bois. Le sommet du concert pour moi, un "Riding Bikes" complètement métronomique et frappadingue à la fois, du pur délice. Malgré un petit souci technique, force est de reconnaître que le set a été bien monstrueux encore une fois. Bref, Shellac est aussi important en 2017 qu'il l'était il y a 20 ans, on vous conseille de ne pas les rater, comme d'hab'!
A noter que la première partie assurée par les lyonnaises de DECIBELLES a été une mise en bouche parfaite, avec leur noisy pop acidulée et franche du collier. Une énergie et un plaisir déployés réellement communicatifs, et un concert sans temps mort. Bravo à elles, elles ont su séduire une salle qui n'était venue pourtant que pour les papys au départ. On imagine bien la baffe joyeuse qu'elles ont dû se prendre lorsqu'elles ont appris qu'elles avaient été choisies pour tourner avec le trio infernal chicagoan durant plusieurs jours!

Prochaine fois par contre, faudra jouer le morceau "Le seum", merci d'avance les filles, et bravo pour votre dernier album!

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 14:42
R I P Kenny Cordray, Gregg Allman, Curtis Womack, Roman Gungrind

Le décès du  guitariste/ songwriter Kenny Cordray est pour le moins suspect, la police cite un murder/suicide, Curtis aurait été tué par son fils qui se serait ensuite suicidé.

Son principal fait d'armes aura été d'être co-auteur du hit 'Francine' de ZZ Top.

L'homme a également joué avec Jaco Pastorius et plus tard formera son propre band  'Cordray' , suivi par 'The Civilians'.

Son dernier album 'It Takes Everything' date de 2012.

 

C'est samedi, pendant le Duvelblues Festival, que tu apprends la triste nouvelle, Gregg Allman est décédé, maudite  hépa­tite C!

Les Allman Brothers, le groupe qui pour beaucoup personnifie le Southern Rock, perd donc encore un de ses membres fondateurs, Duane étant parti en 1971 et Butch Trucks il y a quelques mois.

Combien de fois as-tu écouté l'incroyable ' Jessica'?

Et ' Rambling man' , 'Come and go blues' ou ' Midnight Rider'?

Une certaine presse se rappellera surtout son mariage avec Cher, d'autres insistent sur la carrière exemplaire de l'organiste qui aura sorti  six albums solo!

Low Country Blues, en 2011, est le dernier en date!

 

Il ne reste plus grand monde des Valentinos plus connus sous l'appellation The Womack Brothers,  après Harry,  Cecil et Bobby, Curtis Womack vient de s'éteindre à l'âge de 76 ans.

On se rappelle tous les ennuis qu'ont connu les Valentinos, un changement de nom, car un groupe australien se produisait déjà sous cette étiquette, des tracas après le décès de Sam Cooke lorsque Bobby épouse sa veuve, etc..

Si Curtis a continué à chanter après l'aventure des Valentinos il n'a toutefois signé aucun disque à son nom.

 

Le Moscovite Gungrid (  Роман Михайлович) , décédé durant le week-end, avait tenu la basse au sein de plusieurs groupes de death/doom metal russes.

Citons Decay of Reality, Mare Infinitum, Who Dies in Siberian Slush ou Unmercenaries!

Un avis sur sa page facebook annonce son décès:

On the night of May 27 to May 28, we suffered an irreparable loss. Roman left this vain world. Rest in peace, brother. See you on the other side.

R I P Kenny Cordray, Gregg Allman, Curtis Womack, Roman Gungrind
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Published by michel - dans Bad News
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:20
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

 

Retour sous la tente pour le chapter two: Walter Wolfman Washington!

73 piges, mais toujours une élégance de jeune premier, casquette rouge, falzard vermillon, pompes blanches et boucle d'oreille, sans oublier un sourire pub dentifrice, ce mec a attiré plein de madames en première ligne.

Il a emmené une fine équipe dans la plaine flamande: ses Roadmasters devant être  Jack Cruz ( bass, depuis 40 ans aux côtés du guitariste), Wayne Moureau (drums), Steve De Troy (keys),  Tom Fitzpatrick ( sax) et  Antonio Gambrell( trumpet).

Histoire de faire tourner le diesel, l'équipe envoie un instrumental funky, torride, pour commencer le voyage, ils enchaînent sur ' Heatin' it up', ce qui n'est pas malin, la bouilloire vient de siffler.

Le mec a un timbre soul, chaud comme une patate, son croon velouté  évoque aussi bien Al Green que Teddy Pendergrass, ça colle, souffle une madame bien roulée à sa copine.

En souriant, le Wolfman annonce ' Two dollars', un truc qui groove à mort et ne laisse pas les candidats danseurs, aux yeux pas nets et aux mouvements désordonnés, indifférents.

Ils sont une dizaine à se trémousser, une Duvel en main, près de la barrière les séparant des photographes.

Après un nouvel instrumental jazz/funk, on revient à un uptempo mixant funk et disco, les cuivres nous en mettent plein la vue dans un style Tower of Power, basse et drums assurent un rythme démentiel, l'orgue ajoute une note romantique et les bluesy licks de WWW impressionnent les puristes.

' Funk is in the house' disait la playlist, elle n'a pas menti,  la classe, tout simplement.

Je vous sens nerveux, constate Papy qui décide de ralentir le rythme en balançant un soul slow poisseux.

Comme à la grande époque des soul revues, les slows et les titres balancés se succèdent à la plus grande joie des spectateurs, tu veux du James Brown sexy, tiens, et toi, du Percy Sledge, écoute..

Tout doucement le set arrive à son terme, 'Ain't no love in the heart of the city' invite au corps à corps langoureux.

'Please come back to me' pleure-t-il avant d'annoncer aux locaux qui n'ont pas placé tout leur blé dans l'achat de Duvel, we have cd's for sale.

Encore deux bombes, un salut , direction les coulisses où un organisateur les attend pour les repousser sur scène à la plus grande joie du public.

Un set généreux!

 

Dernier passage dans le petit local des copains de Baden Powell pour assister au gig de Matt Andersen.

Le Canadien, dont le nom devient Matt Anderson pour certains, est considéré comme une des valeurs montantes du blues, l'annonceur parle d'un timbre à la Otis Redding,on va lui proposer un coca light, et d'un jeu de guitare époustouflant, il peut reprendre une Duvel.

Le brave gars du New Brunswick collectionne les lauriers , son dernier méfait ' Honest Man' fait l'unanimité chez les blues critics.

It's my first time in Belgium, prévient-il, avant de poser les fesses sur un siège pour entamer  'The gift' , ce qui inspire une madame assise à deux mètres, his voice is a gift.

Joli picking, too!

La seconde, 'I'll make you stay' s'avère plus nerveuse, ce gaillard robuste a des cervicales en caoutchouc, lorsqu'il incline son crâne vers l'arrière, sa chevelure bouclée vient chatouiller ses talons.

Le gymnaste propose ensuite un titre décrivant un de ses amis et sa copine, l'acoustic  blues ' Play the fool for you' le voit slider avec bonheur.

La suivante est la préférée de maman, la ballade ' Quiet company', d'une sensibilité féminine, est effectivement belle à pleurer.

 'Working Man Blues' est vachement plus énervé, Matt épate et combine virtuosité, agilité, vitesse et conviction.

Là où tu l'as moins apprécié, c'est dans sa version acrobatique de 'Ain't no sunshine'.

Trop de gymnastique, pas assez de sincérité, dommage!

Il poursuit ses exercices de jongleur avec ' Come by', mais tu as décroché, l'acrobate te fait autant d'effets qu'un striptease de ta voisine édentée.

Et quand il entame un titre débutant par ...stepping outside into the night...tu suis son conseil pour humer l'air de la nuit tombante avant de te diriger vers le bar.

So long, Matt!

 

Place à l'acte final:  Rick Estrin and the Nightcats!

Rick Estrin, un vieux beau, né en 1949, best harmonica player en 2013, des tas d'autres awards, est une des figures de proue de la scène blues de la  West Coast.

Le gars est accompagné par une solide équipe de chats de gouttière en commençant par le guitariste norvégien Chris “Kid” Andersen , un ours aux pattes de velours, aux claviers, Lorenzo Farrell, il a laissé sa basse aux States, et aux drums, on annonce Alex Peterson.

Il y a trois ans, smart Rick et ses nightcats ont sorti l'album live 'You asked for it', une plaque qui te donne une bonne idée de ce que ces Messieurs délivrent sur un podium, tu y ajoutes que l'harmoniciste ne manque pas d'humour et ,si il est fringué à la Tony Bennett, il bouge mieux que le  grand-père de Lady Gaga.

Pas de playlist, ces gens connaissent leur boulot, leur set est huilé jusque dans les plus petits rouages, même si quelques problèmes techniques ont exaspéré Lorenzo en début de  set.

Des titres tels que 'Handle with care'', le rigolo ' Dump that chump' , ' Don't do it' , 'Never trust a woman' ont mis le feu à la salle. Son jeu d''harmonica, proche de celui de Charlie Musselwhite, les prouesses du Kid à la guitare, le savoir-faire de la rythmique, ont souvent déclenché des cris d'enthousiasme.

Sans compter que tu passes du blues au garage surf,p uis au boogie.

Tu dis, Rick?

Combien de gens ici ont déjà divorcé, 432 mains se lèvent, les deux nonnes  sirotant une pils à la paille sont les seules à ne pas avoir réagi, c'est alors qu'il envoie 'My next ex-wife'.

C'est sur les accents d'un vintage rock que n'aurait pas renié Chuck Berry que tu quittes le chapiteau pour aller en vider une dernière backstage, en te retournant tu vois le Norvégien jouer de la gratte derrière son dos avant de se mettre à bouffer ses cordes, tandis que le playboy nous entraîne... in the danger zone...

Un grand spectacle clôturant un grand festival!

See you next year, Puurs!

 

photos- luk stiens/concert monkey

 

 

 

 

 

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
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Published by michel - luk stiens - dans Concerts
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