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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 11:33
Sari Schorr and the Engine Room feat Innes Sibun - Spirit of 66 - VERVIERS - le 17 avril 2017

SARI SCHORR and THE ENGINE ROOMSpirit of '66, Verviers (BEL) – 2017.04.16

Line Up :
Sart SCHORR : Lead Vocals.
Innes SIBUN : Guitar - Backing Vocals.
Kevin JEFFRIES : Bass Guitar &-Backing Vocals.
Anders OLINDER : Keyboards.
Kevin O'ROURKE : Drums

Setlist :
01.Ain't Got No Money.
02.Demolition Man.
03.Cat And Mouse.
04.Where Did You Slep Last Night. (Nirvana Cover)
05.Roack And Roll. (Led Zeppelin Cover)
06.Lettin' Go.
07.Kiss Me.
08.Untitled Instrumental.
09.I'll Be There.
10.Oklahoma.
11.Black Betty. (Ledbelly Cover)
12.Damn The Reason.
13.I Just Want To Make Love To You. (Etta James Cover)
14.Work No More. (Walter Trout Cover)
15.Stop In The Name Of Love. (The Supremes Cover)
16.Aunt Hazel.
17.Odrinary Life.

Soirée découverte en ce lundi soir, cela fait à peine deux semaines que j'ai découvert Sari Schorr. La New-Yorkaise de Brooklyn est ni plus ni moins considérée comme la nouvelle étoile montante du blues. J'en veux pour preuve que c'est le célèbre Mike Vernon qui à produit son album. Je vois que tu te poses des questions, je t'entends cogiter jusqu'ici. Mike Vernon, ça te dis quelque chose hein ? Allez, je t'aide, c'est le gars qui a produit des albums de Fleetwood Mac, Ten Years After, John Mayall + The Blues Breakers, Savoy Brown ou encore David Bowie pour ne citer qu'eux. Tu avoueras qu'il y a pire pour ton premier album, d'autant plus que c'est Mike en personne qui a offert ses services à Sari après avoir assisté tout à fait par hasard à un de ses concerts à Memphis. Douze chansons trouvent place sur le premier album « A Force of Nature ». Et pour couronner le tout, les guests se bousculent au portillon pour jouer avec Sari. C'est ainsi que nous retrouvons Innes Sibun à la guitare (ex Robert Plant, Roger Chapman, Chris Farlowe), le guitariste Walter Trout (plus besoin de vous le présenter), et son homologue Oli Brown (RavenEye), Mike Vernon aux percussions ou encore le claviériste John Baggott (Robert Plant, Portishead, Massive Attack). On aurait tort de se plaindre ! Ca c'est pour l'album studio, maintenant il faut assurer la même cohésion sur scène sous peine de perdre tout l'influx et c'est Innes Sibun qui sauve la situation en proposant de tourner avec le band. Il faut encore trouver trois musiciens. T'inquiètes pas car le bassiste c'est Kevin Jeffries, c'est le bassiste de Roger Taylor de… Queen. Au claviers, nous retrouvons Anders Olinder, le pianiste de jazz suédois et à la batterie, Kevin O'Rourke (ex Loyd Cole). Ca c'est fait !
Sari qui s'estime bénie des Dieux s'embarque donc pour la
première fois en tant que leader d'un groupe pour une tournée européenne et anglaise de quatre mois. Nous avons rendez-vous pour une interview à 19.30 et nous rejoignons le backstage du '66 que tous ceux qui y ont joué un jour connaissent. Pendant trente minutes nous allons faire connaissance et Sari se révèle être une des artistes les plus enthousiastes et les plus sympathiques qu'il m'ait été donné de rencontrer. Nous avons un groupe commun préféré : Led Zeppelin ! Ceci explique sans doute cela. Elle me dit « Hé tu sais, on reprend « Rock And Roll » ce soir, je te le dédicacerai, ce qu'elle fera, thanks Sari. Alors qu'elle est Américaine, d'origine russe, c'est vers le blues anglais qu'elle se tourne dès son plus jeune âge, c'est là qu'elle trouve ses favoris. Et on sent toutes les influences dans ses compositions.

Il est déjà temps de rejoindre la salle, le concert va bientôt commencer. Peu de monde ce soir mais quelle ambiance mes enfants ! C'est du tonnerre de Dieu! La voix éraillée de Sari qui s'orne d'un vibrato naturel, n'est pas sans rappeler la grande Janis Joplin. La belle alterne le blues profond et le heavy blues, soutenue à merveille par ses Engine Room boys. Au cours des 95 minutes que nous passerons en sa compagnie, Sari alternera les compositions personnelles e les reprises avec le même bonheur. Une mention spéciale au titre « Black Betty » de Ledbelly que Ram Jam avait popularisé en son temps. Pour ce titre qu'elle a été invitée a interpréter sur la scène du prestigieux Carnegie Hall lors d'un concert hommage à l'artiste, Sari s'est dit qu'elle ne pouvait pas l'interpréter à la Ram Jam. C'est pourquoi elle s'est plongée corps et âme dans le texte de la version originale et surtout dans le contexte politico-social de l'époque pour en faire une version toute personnelle que vous pourrez découvrir sur l'album. Au niveau des reprises, Led Zeppelin, Etta James, The Supremes ou encore Walter Trout ont chacun droit à une magnifique interprétation d'un de leurs standards. La version de « I Just Want To Make Love To You » d'Etta James est toutefois beaucoup plus proche de celle de Foghat que de l'originale. Les quatre musiciens s'en donnent à coeur joie et Innes Sibun prouve à ceux et celles qui ne le connaissaient pas encore, pourquoi c'est un grand guitariste. Son jeu est tranchant à souhaits, sans recourir à une débauche d'effets, juste un peu de distorsion là où il faut, Innes nous embarque dans son univers, celui du blues qu'il possède à merveille. Un gros coup de coeur pour le fabuleusement heavy « Damn the Reason » et le très saignant « Demolition Man »

On se quitte sur le très beau et très poignant « Ordinary Life » au cours duquel Sari nous montrera qu'elle peut également se faire tendre et câline. C'est un merci à la vie qui lui sourit. Espérons que nous la reverrons bientôt. En tout cas, moi j'y serai.

Retour sur les autoroutes presque désertes avec mon pote Dominique en Mr. Cab driver de luxe qui maintien l'aiguille du compteur de vitesse à la verticale, et moi, j'ai en tête une voix qui m'enchante et des notes qui s'envolent tout là-haut, tout le temps…

Mitch « ZoSo » Duterck

Sari Schorr and the Engine Room feat Innes Sibun - Spirit of 66 - VERVIERS - le 17 avril 2017
Sari Schorr and the Engine Room feat Innes Sibun - Spirit of 66 - VERVIERS - le 17 avril 2017
Sari Schorr and the Engine Room feat Innes Sibun - Spirit of 66 - VERVIERS - le 17 avril 2017
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:10
Gnod au Magasin 4 - Bruxelles le 16 avril 2017

Gnod au Magasin 4 - Bruxelles le 16 avril 2017

 

Pâques au magasin 4, pas d'oeufs en chocolat mais Gnod, le Krautrock /Psychedelic / Drone / Improvisation combo de Salford ( Manchester).

Le band, à géométrie variable, a entamé une longue tournée depuis ce 13 avril elle doit prendre fin le 9 juin.

Au UK on les présente ainsi:

GNOD's music rotates and expands around a constantly changing line-up, summoning the freak 'n' roll of Ash Ra Tempel, the motorik beat of Neu! and the groove of early Can.

Leur discographie, pléthorique, pour un groupe né en 2006, compte de nombreux cd’s, des cassettes, des vinyles enregistrés sur différents labels.

Dernier méfait, retiens ton souffle: Just Say No To The Psycho Right-Wing Capitalist Fascist Industrial Death MacHine est sorti en mars !

 

Florian Hexagen présent au Magasin 4 nous livre quelques impressions;;;

 

GNOD = DRUGS. Encore une bonne grosse claque hier soir au Magasin 4, assénée cette fois-ci par les British de Gnod, qui ont une fois encore pris possession de nos cerveaux et de nos corps et nous ont offert un voyage interne dont eux seuls détiennent la clé. Psyché, dub, noise, drone, les éléments utilisés pour créer ce magma sonore étaient variés et ont abouti à une recette dévastatrice. D'ores et déjà l'un des grands concerts de cette année!

 

Notons un avis moins dithyrambique de Vincent Z

Je ne suis pas pour les limitateurs sonores... Mais si tous les ingé-sons étaient aussi débiles que celui de GNOD, je vais devenir pour ou préférer rester dans mon salon à regarder des lives sur YouTube.

 

Demain, le 21/ 4, le Magasin accueille les Russes de Messer Chups!

Gnod au Magasin 4 - Bruxelles le 16 avril 2017
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:05
Austra - Pixx - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 16 avril 2017

Austra - Pixx - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 16 avril 2017

 

Austra et Pixx achèvent une épuisante tournée, longue de six semaines, dans une AB en configuration Box, la salle n'est pas tout à fait remplie!

 

Pixx est le nom de scène choisi par Hannah Rodgers depuis 2014, elle avait débuté comme singer-songwriter.

Signée chez 4 AD, le premier full album de la demoiselle, 'The Age Of Anxiety', est prévu pour le mois de mai, il doit succéder au EP 'Fall In’ ,sorti il y a deux ans.

Ils sont quatre sur scène, la frêle Hannah, une blonde péroxydée, coiffée à la garçonne, vêtue d'une cape vermillon, d'un top scintillant, de bas rayés, troués, d'un petit short et de boots punky, deux garçons ( un batteur, un guitariste/claviériste) et une autre représentante du sexe opposé, Amy?, aux claviers ou à la basse.

Tout ce beau monde arbore un make-up à paillettes, scintillant, destiné à mettre les yeux en valeur, musicalement le quartet propose une synth pop futuriste tourmentée et non dénuée d'intérêt.

Le nom de Grimes a été quelques fois prononcé derrière toi.

Pas de setlist, plusieurs nouveaux titres, la chienlit!

Elle démarre en balançant a creepy tune avec plein d'effets sur la voix, on ose avancer un titre sans aucune certitude,' A Big Cloud to Float Upon', pour enchaîner sur un downtempo pas moins impressionnant. La petite semble vouloir jouer le rôle d'une jeune fille possédée, ouvrant grand la bouche et roulant des yeux, le cocktail proposé ne manque pas d'épices.

La suite, basée sur des synthés atmosphériques et des percussions subtiles, demeure énigmatique.

'Grip', sorti en single, s'avère plus poppy, et peut rappeler une Kate Bush devenue electro!

Elégance scénique et théâtralité, une voix magnétique partant en escalade pour ensuite dévaler la pente en prenant tous les risques, Hannah Rodgers a le mérite de sortir des sentiers battus.

Pixx sera cet été au Pukkelpop.

 

Austra.

Ta dernière rencontre avec Katie Stelmanis date de fin 2013, c'était à l'Orangerie du Bota.

Depuis Austra a sorti un troisième album, 'Future Politics'.

En 2013, on avait prédit que la dame de Toronto allait cartonner, elle semble plafonner si l'on se réfère au public pas trop nombreux s'étant déplacé vers le Boulevard Anspach.

Les présents n'ont pas regretter leur passage à l'AB, Austra aura répondu à toutes les attentes.

A 21:05, les lights s'éteignent, la table propose une mise en condition exotico dream pop, trois musiciens, suivis de près par Katie, rappliquent.

Ils ont tous fréquentés le même magasin de farces et attrapes que les artistes précédents, carnaval à Pâques!

La Canadienne est vêtue d'une longue robe victorienne, d'un jaune à faire pâlir un canari, son maquillage n'est pas des plus sobres, mais tout ça n'est rien en comparaison du look offert par Ryan Wonsiak ( claviers): un chemisier rose, un bermuda bleu à fanfreluches, des chaussettes vertes, baskets blanches, un maquillage outrancier et des cheveux teints en blond platine, pour couronner le tout, il tenait à disposer de son skateboard, vert, à côté de son attirail, ce mec est un génie inspiré par les Marx Brothers.

A la batterie, l'impressionnante Maya Postepski et à la basse et synth, Dorian Wolf!

Après un bonsoir poli , le groupe entame le set par la plage ouvrant le dernier opus, ' We were alive'.

La voix flottante éblouit d'emblée.

Elle s'approche des premiers rangs pour entamer 'Future politics', de l' indietronica dansant.

Derrière ses touches, Ryan, un brin givré, en fait des tonnes, une gestuelle maniérée et des pas de danse, qui Chez Maman lui vaudraient des tonnes de soupirants.

' Utopia' précède 'I'm a monster' pour lequel la diva a repris place derrière le piano.

Les effets de voix vertigineux et l'electronic drumming viennent te secouer, ce maelstrom gigantesque risque bien de t'entraîner vers les profondeurs de l'océan.

Où est la bouée, capitaine?

' Forgive me' est joué solo , il est suivi par le plus ancien 'The Choke' , un dancetrack allumé.

Avec 'Freepower ' et 'Gaia' on revient au matériau récent puis elle reprend place derrière les touches pour un ' Home' joué tout en retenue.

A chaque concert, il y a toujours un abruti pour lancer une banalité débile, ça n'a pas raté, l' imbibé du jour lâche un ' We love you' cruche et déplacé.

Mi figue, mi raisin, la cantatrice répond ' je vous aime aussi', ça doit être chiant de répéter ces âneries soir après soir.

Avec ' I love you more thant you love yourself' on reprend le chemin du dancefloor, que l'on ne quitte pas avec le hit des débuts, saccadé et vibrant, 'Beat and the pulse' '.

L'ambiance est montée d'un cran, le public vibre, 'Lose it' ne va pas le calmer .

Le trio magique s'achève par 'The villain' pendant lequel Katie fait tournoyer sa longue robe de velours avant de virevolter telle une toupie.

 

Après ce final subjuguant et un merci beaucoup, au revoir, la troupe s'efface pour revenir au bout de 65 secondes balancer un quadruple bis.

'Habitat', 'Painful like', 'Darken her horse' non prévu au programme initial, mais interprété pour rendre hommage à Elsa, l'ingé son bruxelloise du groupe et enfin, après avoir appeler Pixx au complet sur scène pour une séance d'embrassades, le titre précédant l'habituel curfew de 22:30', ' Hurt me now' .

 

Ce show mixant dark wave, electronica, énergie, comédie mais aussi vulnérabilité, laissera de bons souvenirs à une grande majorité des spectateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Austra - Pixx - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 16 avril 2017
Austra - Pixx - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 16 avril 2017
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:59
Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017

Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017

 

Après le UK tour, célébrant la sortie de 'Different Creatures', terminé début avril, l'indie rock band de Liverpool s'attaque au vieux continent, il a emmené, quelle excellente idée, InHeaven pour assurer l'avant-programme.

 

Halte belge au Bota en ce samedi pascal, dans une Rotonde affichant complet!

Vers 19h, une trentaine de groupies fébriles, françaises, allemandes, locales, s'alignaient déjà sur une queue, pas tout à fait droite, face aux portes de l'hémicycle.

 

20:00 InHeaven, un des groupes préférés de Michael Cimino, s'installe face au public d' une Rotonde déjà remplie à 85%.

Les anges ont pour identité: Chloe Little, une enfant blonde pas horrible ( basse, vocaux) - James Taylor ( rien à voir avec l'ex-copain de Carly Simon) ( guitare, lead vocals) - Jake Lucas (lead guitar) et Jack McGruwer aux drums.

Traces discographiques: plusieurs 7" , pas encore de full CD!

Brussels, how are you, it's good to be here, on a dévalé l'échelle pour vous divertir avant le set de nos potes de Circa Waves.

Ils ouvrent par le remuant 'All there is' au fond punk pop, baptisé dream punk par la presse Brexit.

Ces jeunes gens et la gracieuse Chloe, pas si petite au fond, n'ont pas l'intention de révolutionner la planète musicale mais leurs guitares bourrées de fuzz, leur son de basse bien rond et leurs compositions fredonnables, les rendent très attractifs!

' Baby's alright', quelle basse, confirme le propos précédent, le morceau pulse joyeusement.

Chloe entame les parties vocales de 'Vultures', James relaye, les charognards ont aperçu une proie et se préparent pour une curée pascale.

Solide morceau, suivi par ' Treats', pendant lequel un timide pogo se dessine à deux mètres du podium.

Chloe ne semble pas impressionnée et entame un chant rappelant les Breeders.

Nous sommes déjà passés dans le coin, se souvient le tailleur, c'était avant Jamie T, voici 'Drift' qui invite les autochtones et touristes à battre des mains.

Chloe fait voltiger sa petite robe noire en sautillant, ce qui a le don d'émoustiller un voisin.

'Bitter town' précède a new one, l'agressif ' World on fire' aux guitares saturées et à la basse lourde et c'est avec 'Regeneration' que le quartet achève un set qui aura convaincu l'assemblée!

 

21:04, une bande-son cinématographique antécède l'arrivée de Circa Waves.

Pendant les préparatifs minutieux nous étions trois à nous demander à quoi pouvait bien servir le petit carré ( 15cm sur 15,) façonné à l'aide d'adhésifs multicolores par un roadie consciencieux, tatoué de la tête au nez.

Réponse en voyant arriver le bassiste, il a coincé son vin blanc, servi dans un gobelet prévu pour une pils, dans cet espace restreint, oui, on a ri!

Kieran Shudall ( vocals, guitar) - Colin Jones ( drums) - Sam Rourke, oublie Mickey ( bass) et Joe Falconer ( guitar), viennent présenter leur second album, 'Different Creatures' , sorti en mars.

Dès la première salve, 'Wake up' les groupies du premier rang s'agitent telles des pucelles ayant aperçu un sexe en érection, l'hymne est repris par la moitié de la salle.

' Get away', qui succède, est forgé de la même manière, le rythme est soutenu, Colin cogne joyeusement avec ses maillets, les guitares claques, mais t'as l'impression désagréable d'avoir déjà goûté à ce cocktail des centaines de fois, du post - post Britpop, ça doit être la seventh wave ou plus même!

Les gosses se foutent de tes considérations de vieux schnok et prennent un plaisir fou à l'écoute de ces hymnes parsemés de clichés rock'n'roll trouvant leur origine dans les sixties.

Good evening, we are Circa Waves, you are Circa Waves, everybody is Circa Waves... un petit malin, le chouchou des lycéennes, qui entame 'Young chasers'.

Nouvelle séquence risible, le roadie avait bien dessiné la place de la consommation de Sam, mais par contre il n'avait pas prévu que le jack allait déconner, résultat la chasse se déroule sans basse.

Tout est rétabli, les morceaux punchy, sans être essentiels, se succèdent: 'Lost it', le turbulent 'Goodbye' rappelant aussi bien Placebo que les Vaccines, 'Fossils', 'Stuck', poussé par une basse obsédante, font grimper la température. La jeunesse se montre de plus en plus impétueuse, des coups se perdent!

Let's slow it down, propose the cute one, Circa Waves attaque un downtempo baptisé 'Out on my own'.

Deux accords de gratte, les gamins ont reconnu ' Stuck in my teeth' et entament le chant avant Kieran.

Celui -ci sourit et embraye.

Tu dis, Melissa?

Oui, c'est con qu'on n'ait pas reçu le feuillet avec les lyrics, nous sommes les seuls à ne pas chanter.

C'est moche de se sentir exclu!

' Different creatures' , 'A night on the broken tiles' une plage plus intéressante s'éloignant du moule anthem et 'My love' nous conduisent au terme du set.

Tiens, Hugh, attrape ma basse, on se tire, déclare le grand Sam!

Direction les coulisses.

 

Colin est le premier à se représenter, il amorce un exercice solitaire anodin, les copains rappliquent pour balancer 'Fire that burns'.

Pour échapper aux flammes, la basse escalade le drumkit, Kieran n'a pas peur et le fait savoir...I'm not scared at all...

La salle bout, un binoclard boutonneux, pour impressionner la copine de son frangin, décide d'aller se promener sur scène, le frontman l'enlace ( demain 4269 likes sur facebook) , mauvaise idée, du coup ils sont sept ou huit à envahir le podium, le tatoué s'escrime à les repousser dans la fosse, le calme rétabli , Circa Waves tire une dernière cartouche ' T-shirt weather'.

 

Distrayant, sans plus!

 

photos- Cindy DK - concert monkey

 

 

 

 

 

 

Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017
Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 12:30
Flora Seigle à WZC Eureka Evere le 14 avril 2017

Flora Seigle à WZC Eureka Evere le 14 avril 2017

 

Organisation: Curieus Schaerbeek/ Soirées Cerises

 

WZC Eureka?

Archimède, une piscine à Chaumont-Gistoux, un programme ayant pour objectif de renforcer la compétitivité européenne, une galerie d'art?

Tu n'y es pas , Paoline, il s'agit d'une maison de repos et de soins, située à deux pas de la gare d'Evere.

C'est là que Curieus Schaerbeek organise des concerts, se déroulant l'après-midi, où sont conviés résidents et touristes.

Tu ne fais pas encore partie de la première catégorie, c'est donc en curieux que tu viens assister au récital de Flora Seigle!

 

Jésus dit: . Laissez croître ensemble le bon grain et l'ivraie jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. »

Il y avait également un champ de seigle non touché par l'oscine, un épi en pleine floraison a atterri dans la cafétéria du home: Flora Seigle Murandy!

Flora naît dans le Vercors, là où Bashung saute à l'élastique, après un passage par la botte et par Paris, elle débarque à Bruxelles et dépose ses bagages du côté de la Place Flagey.

Pour vivre, elle joue la comédie, fait partie d'une troupe musico-théâtrale, "L’écume des songes", tâte de la mise en scène avec e.a. La Troupe du Possible, puis acquiert un ukulélé et décide de pousser la chansonnette en solitaire.

Etagère?

Chansons oscillant entre le poétique, le fantaisiste, le Amélie Poulain, les Marx Brothers , le tendre, le semi-sérieux, le politiquement pas correct, le hors-modes, la relation du fait divers etc....

 

Les pensionnaires sont installés, la collation arrive, Flora se présente et propose l'histoire d'une coiffeuse passionnée , Samantha'.

Tu dis... si elle a un renard...

Un vison?

Je suis con, je le savais!

Tu veux une murder ballad bigoudis, mise en pli, raie au milieu, lotion de brushing, tu aimes Simenon, Manon Ache et Marie-Paule Belle, le sang et les tripes à l'air, tu vas adorer!

On passe à la cuisine, sur la table: de la pâte feuilletée, de la cassonade, des pommes, du beurre, de la cannelle, un citron, un rouleau à pâtisserie, soit les ingrédients indispensables pour confectionner une 'Tarte Tatin' .

Bocuse a apprécié, ta voisine, Hortense, a souri, son dentier a failli se faire la malle, tu me prends pour une quiche a dit Flora, Hortense a répondu, je suis flamiche, Walter a commandé une Orval, Puis Flora a proposé 'Pepette', où les aléas de la chirurgie esthétique .

Dolly a répondu, ils sont vrais, mes seins et ajouté quelques injures lipocensurées!

Je vais vous chanter un mauvais rêve, un jour, les gens ont perdu leurs couleurs, ils sont devenus ternes, inodores et insipides, ' Bonhomme' se nomme cette triste mélopée, faussement naïve.

Jules a avalé son bodding et cherche la serveuse, sa voisine achève un tricot entamé il y 19 ans, pas très attentif cet auditoire.

Mademoiselle Avoine attaque un punk écologique et subversif , ' C'est celui qui dit, qui y est'.

C'est sans doute le ukulélé qui te fait penser au Kiss and Drive d'Elisabetta Spada, tu souris à l'écoute de ces historiettes, pas si candides, cher Voltaire!

Un jour j'ai lu Daniel Pennac, 'Chagrin d'école' , la phrase "Statistiquement tout s'explique, personnellement tout se complique" m'a marquée à jamais et a inspiré 'Si tu fais, tu gouttes' .

' Le moche'.

Non, Walter, c'est pas toi qu'elle fixe!

Une chanson à morale amorale: faut pas se beurrer le citron lorsque t'es invité à une soirée déguisée, tu risques d'avoir de mauvaises surprises!

Le boute-en-train poursuit son laïus et propose en enfilade, 'Coup fourré' et ' L'échappée belle' un titre escapiste ayant fort plu à Sigmund.

Le train approche de l'ultime station, il reste une halte, la gare a pour nom 'Il me dit', une chanson à texte élitaire, d'une grande complexité littéraire.


Walter lui fait un signe, encore une!

Flora a vu trois doigts et nous refait, chronologiquement, 'Le bonhomme' , ' Tarte Tatin' et ' C'est celui qui dit, qui y est', puis salue, sort dans le jardin d' Alexandre pour se confectionner un joint.

Sagement, les internes regagnent leurs quatre murs, dehors l'astre luit, les pâquerettes et les vers fleurissent,Georges qui aimait Peynet les a vus, les amoureux qui s'bécotaient sur le banc public.

C'était charmant, t'as jeté un coup d'oeil à ta Rolex, et pensé faut galoper pour ne pas manquer le train te ramenant chez Madame.

Arrivederci, Flora!




 

Flora Seigle à WZC Eureka Evere le 14 avril 2017
Flora Seigle à WZC Eureka Evere le 14 avril 2017
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 09:34
Yanu  au Tatwala, Dilbeek,  le 14 avril 2017

Chronique du concert de Yanu le 14 avril 2017 au Tatwala à Dilbeek.

 

Pierrot et Margaret Destrebecq - King

Depuis leur concert de 2013, au P’tit Café de la Place de la Vaillance, Yanu a toujours réussi à nous échapper, profitant de nos périodes de congés pour se produire à gauche ou à droite dans de petites salles sympas de Belgique.

Mais cette fois-ci, c’est à Dilbeek que nous parvenons enfin à renouer le contact, dans la petite salle Tatwala.

Ce soir, Yanu va nous présenter un programme varié qui nous transportera sur les ondes aux résonances exotiques, typiques de ce groupe d’amateurs très « professionnels ».

Déjà le 20 septembre 2009, ils nous avaient charmés à l’occasion d’une prestation sur podium couvert lors de la journée sans voitures, puis nous les avions revus lors des festivités du 90è anniversaire des « Foyers Collectifs » de Moortebeek en octobre 2011, puis en 2013 au P’tit Café. Une apparition éclair de 8 minutes lors d’un concours à Evere a été la dernière fois que nous avions eu le plaisir de vibrer aux rythmes des sambas, rumbas et autres salsas.

La soirée s’annonce chaude et nos artistes montent sur scène, au chant Patricia Viste et Céline Goblet, au saxophone et chant Amandine Crespy, à la guitare Serge Bontemps, aux claviers et percussions Thierry Wégria, à la batterie, cajon, percussions et guitare Nicolas Installé, et à la basse Simon-Pierre Dumont. Tout ce beau monde trouve sa place sur le petit podium et le voyage commence avec 'Vas-y', donc nous y allons.

Yanu nous invite à découvrir certains titres de leur deuxième album nommé « YAPAKA » avec le titre « Igbarago » puis ils nous font revisiter des chansons de leur premier opus et d’autres morceaux qui ne figurent pas (pas encore ?) sur un album, dont « Mettre les Voiles » présenté en première mondiale et surtout « Dulce da Brazil » une Bossa Nova d’enfer.

Céline et Patricia reprendront aussi « Le Vent Nous Portera » de Noir Désir, dans une interprétation rythmée par une samba décoiffante, complètement décalée par rapport à l’originale mais qui tient vachement bien la route et invite à la danse.

Le groupe se permet des touches d’humour, aussi, et pourquoi pas, la musique est aussi source de joie et de bonheur, la « Zinneke Samba » mettra tout le Tat en fête. Nous avons en face de nous des Brazillois heureux.

La session se termine par un morceau qui ne doit rien à personne, une « Samba » endiablée qui ne se retrouve hélas sur aucun de leurs albums mais qui clôture de façon magistrale ce concert « bonne humeur » laissant à chaque musicien un espace-temps pour se livrer entièrement et sans retenue à son public. A quand un enregistrement live de ce joyau ?

Nous aurons droit en rappel à « Salut à Toi » chanson engagée, rappelant à chacun qu’il existe de par le monde des personnes et des peuples opprimés dont il est bon de se souvenir.

Un groupe à voir et revoir, à découvrir aussi sur https://soundcloud.com/user-363484797[PD1]

Set-list :

Vas-Y – Igbarago – Cocktail – Cimetière – Jama – Courdo – Pump Up La Confiture.

A La Côte – Dulce Da Brazil – Le Vent – Debout – Mettre Les Voiles – Zinneke Samba – Samba.

Rappel : Salut A Toi

Yanu  au Tatwala, Dilbeek,  le 14 avril 2017
Yanu  au Tatwala, Dilbeek,  le 14 avril 2017
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:27
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

 

Une soirée sous le signe de l'electro-soul au Botanique, dans une Orangerie peuplée à 80% de dames ou de demoiselles pas insensibles aux charmes du natif  d'Hørsholm ( Denmark), mais désormais based in London, Alex Vargas.

Le jeune homme exhibe un physique à la George Michael et un falsetto délicat capable de faire tomber en pâmoison  midinettes ou femmes mûres.

L'élément mâle présent ne sera pas  oublié grâce à  l'avant-programme proposé, Kiah Victoria, une jeune personne sexy en diable et dotée d'une voix soul pouvant se faire soyeuse ou voluptueuse.

 

 

Dès l'entrée en piste de  Kiah Victoria, accompagnée aux synthés par un petit gars dreadlocké, tous les regards des garçons se fixent sur cette attrayante  jeune personne aux cheveux bouclés, sa voix, superbe, est modulée par un processeur vocal, ce qui la rend encore plus mystérieuse, elle a entamé ' I Ain't Goin Nowhere', le single extrait du EP 'Everybody'.

Cette nu soul électronique la rapproche d'Indie Arie, Beyoncé ou de Solange la frangine de Miss Knowles.

Une entrée en matière radieuse.

L'heure est aux présentations, hello, je m'appelle Kiah Victoria, that's all the French I know, sourit l' éblouissante New-Yorkaise, désormais établie du côté de la Tamise, the next song is called 'Melancholy', I have to tell you, it will be a short set tonight, but a sweet one!

La sensualité et le soft groove de ce titre dégoulinant rappellent les plus grandes voix de chillout soul, des flashes de Sade,  Toni Braxton ou Aaliyah déchirent ton esprit.

Kiah enchaîne sur 'Hollow', écrit quelques jours après l'attaque terroriste à Paris, le thème sombre est habillé d'un fond musical rythmé, comme si elle voulait nous aider à sortir de l'obscurité.

'Cold War' envoûte l'Orangerie.

La jeune personne est des plus expressives et convainc aisément un public s'étant déplacé pour le bel Alex.

Un mec écrivait quelque part:  She is going to definitely murder the game one day...., c'est une certitude!

Une petite séquence pub précède le chaloupé  'Treat me' adressé à un gars qui ne semble pas la traiter avec tous les égards qu'elle mérite.

Laisse tomber ce connard Kiah, je te refile mon numéro, tu appelles quand tu veux.

Bruxelles lui a fait une ovation, elle la méritait!

 

21:00, tes jeunes voisines frétillent, lights off, Alex Vargas déboule.

Il n'est pas seul, Tommy Sheen ( guitare, synthé, keys) l'accompagne.

Le beau ténébreux ( papa uruguayen)  s'installe derrière la machinerie pour amorcer une première plage énigmatique aux choeurs vaporeux,  samplés,  c'est lorsqu'il se met à chanter d'un falsetto, qu'il module à son gré, que tu comprends l'engouement du sexe opposé, cette voix te refile des frissons au plus profond de la moelle épinière.

Pas normal, ça!

Quant à cette première plage ( probablement extraite du tout récent 'Cohere') , dramatique, elle évoque Boy George chantant 'The Crying Game'.

Il saisit une guitare pour le titre suivant, Tommy passant derrière les claviers, le duo entame ' 7 sins' un single  dansant aux beats addictifs et à l'orchestration électronique grandiloquente.

Fucking irresistible!

Un groupe de pleureuses, pas très grecques, entament un récital geignard, le bel Alex les imite avant de lancer les oooh oooh oooh mélodiques démarrant le hit 'Shackled up', un r'n'b sophistiqué et catchy.

Dancing time avec 'Tidal' après lequel il salue Bruxelles.

Un roadie lui tend une acoustique, il va prendre place sur une chaise pour proposer, solo, une ballade classique, 'Inclosure' est ainsi dépourvu de tous les contours electro dispensés sur l'album.

Il poursuit toujours à l'acoustique par le titletrack du tout récent CD, le déchirant  'Cohere' au final secouant.

Le plus ancien et saccadé ' Giving up the ghost' s'avère être une tranche d'electrified soul sérieusement épicée à laquelle personne ne peut résister.

Avec 'Indivisible' Cupidon revient au dernier né, si la plage démarre en douceur, toute la salle sait qu'un changement de rythme est hautement prévisible.

'Oh love, how you break  me up' joue la carte de la séduction et se rapproche de certains titres de The Weeknd, les gamines à tes côtés, en sourdine, fredonnent ' Wear our demons out'  avec lui .

... When the earth is quaking I feel the tremors too,  believe me ... on te croit, Alex, on a senti le plancher trembler!

An old one, now!

'Solid ground' chanté d'un timbre cassé.

Judith et Béatrice ont versé quelques larmes en entendant sa confession.

Pause pour louer l'avant-programme et, qui sort de derrière les rideaux pour entamer un somptueux et brûlant  duo vocal avec la nouvelle star electro soul?

Kiah Victoria!

Un tout grand moment que ces 'Warnings'!

La belle disparaît, le public est prévenu, we don't play encores, so ' Higher love' will be our last song.

Laura l'attendait, Laura a pleuré de joie!

Il y a gros à parier qu'Alex Vargas   dans un futur proche sera  le chouchou de centaines de milliers de fans.

Il est temps de lui prêter une oreille!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:38
C'est dur de mourir au printemps, tu sais....Lonnie Brooks, Clarence Breeveld, Paul O'Neill, Brenda Jones, J. Geils et Keni Richards

L'univers blues a appris avec tristesse le décès de Lonnie Brooks, guitariste et chanteur, qui avait donné nouvelle vie au “Sweet Home Chicago,” de Robert Johnson.

C'est Clifton Chenier qui l'avait déniché et invité à rejoindre son groupe, peu après, Lonnie  se fixe à Chicago et démarre une carrière solo qui le verra graver une vingtaine de plaques.

L'homme a également été vu dans les films 'Blues Brothers 2000' et 'The Express'.

Il a quitté ce bas monde début avril, à 83 ans.

 

Clarence Breeveld, chanteur né au Suriname, mais ayant fait carrière aux Pays-Bas, est parti  ce 6 avril.

Son répertoire, varié, allait du bluegrass au gospel en passant par la country music ou le kazeko, populaire du côté de Paramaribo.

Clarence venait d'être décoré par le président surinamien, Eugene van der San, pour avoir diffusé dignement  la culture du pays à l'étranger.

 

Le producer  Paul O'Neill ( 61 ans) s'est éteint des suites d'une 'chronic illness' selon les magazines musicaux américains.

Il était un des fondateurs du  Trans-Siberian Orchestra, connu pour son progressive rock aventureux.

Avant de démarrer une carrière de producteur ( pour Aerosmith ou Savatage e.a.) il tenait la guitare chez Slowburn , il est également monté sur scène comme guitariste lors des musicals ' Jesus Christ Superstar' ou 'Hair'.

 

 Brenda Jones est la seconde, après sa soeur Valorie,  des Jones Girls  à quitter la scène.

Brenda, 62 ans, s'est fait écraser en traversant une rue à Willmington.

Le rhythm 'n' blues trio avait assuré les choeurs pour de grands noms de la soul, Aretha Franklin, Diana Ross ou Lou Rawls e.a.

Les soeurs ont également enregistré plusieurs albums sous leur nom, classant  'The Jones Girls' et ' At Peace with Woman' dans le top ten des albums charts.

'You Gonna Make Me Love Somebody Else' est leur tube le plus joué!

 

 J. Geils fondateur du J Geils Band est décédé le 11 avril.

Le J.Geils Band, c'était pas du pipi de chat, 14 albums indispensables, des hits tels que ' Centerfold'  (n°1)- ' Must of Got Lost' ou 'Freeze-Frame' .

Outre le guitariste J Geils, le groupe comptait d'autres stars en son sein,  Peter Wolf au chant ou  Magic Dick à l'harmonica , sans minimiser le rôle de Seth Justman, le claviériste du combo, compositeur de plusieurs morceaux.

Malheureusement les conflits étaient légion et la rupture était logique.

J Geils  a, par après, monté Bluestime et joué avec Duke Robillard avant de sortir des albums de jazz.

Une perte incommensurable!

 

Keni Richards était le premier batteur du groupe de glam Autograph, il s'entend sur les trois premiers albums des Californiens.

Le groupe se sépare en 1989, Keni rejoint Dirty White Boy.

Lorsque Autograph reprend le collier, en 2013, Keni est à nouveau de l'aventure.

Des problèmes au dos et une addiction à la drogue  force, toutefois, le combo à le remplacer par Marc Wieland, en 2016 la formation sort l'album 'Louder'.

Ultimate Classic Rock a annoncé le décès du batteur( 60 ans) hier!

 

C'est dur de mourir au printemps, tu sais....Lonnie Brooks, Clarence Breeveld, Paul O'Neill, Brenda Jones, J. Geils et Keni Richards
C'est dur de mourir au printemps, tu sais....Lonnie Brooks, Clarence Breeveld, Paul O'Neill, Brenda Jones, J. Geils et Keni Richards
C'est dur de mourir au printemps, tu sais....Lonnie Brooks, Clarence Breeveld, Paul O'Neill, Brenda Jones, J. Geils et Keni Richards
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 12:48
Dvkes - Café le Coq - Bruxelles,le 11 avril 2017

Dvkes - Café le Coq - Bruxelles,le 11 avril 2017

 

Une nouvelle saison des Stoemp! Brusselse Caféconcerten démarre ce 11 avril, quatorze établissements bruxellois, ou de la périphérie, accueillent des artistes prometteurs et des talents confirmés, puisque lors de la toute première saison, en 2009, le concert inaugural proposait Roland et Douglas Firs, encore inconnu à l'époque.

Ce soir Le Coq reçoit Dvkes, un quartet anversois, demi-finaliste du Humo's Rock Rally il y a quelques années et auteur d'un album louangé en Flandre, 'Push Though', produit par Mario Triggerfinger Goossens.

L'objet succède au EP 'Let Me Go Into The Wild', de 2013.

 

Line-up: Joos Houwen - Gitaar, Zang / Antoni Foscez - Drums / Maxim Helincks - Gitaar, synth/ Pieter-Jan Janssen - Bas/synth.

Ces jeunes gens ont un passé, Joos chez Helsinki, Statue ou les Brabançons The Tellers / Antoni sévissait chez Go March/ Pieter-Jan chez Psycho 44 et Maxim, en Grèce, chez Stavros!


Kick off à 21:10', Bruxelles, quelque peu farouche, reste en retrait, nous sommes peu nombreux à nous approcher d'un podium toujours coincé, peu stratégiquement sur le chemin des lavatories, au fond du zinc.

Ouvrez la cage aux oiseaux and let the 'Mockingbird' fly, il s'en donne à coeur joie ce moqueur , il virevolte de manière agitée sur fond d'indie rock aux accents britanniques incontestables.

On a entendu un gars murmuré Franz Ferdinand, on ne l'a pas regardé de travers!

Plus guitar rock, voici 'Monsters', au nom de F F on peut ajouter ceux des Arctic Monkeys, le chant de Joos étant proche de celui d'Alex Turner, de the Vines, et d'autres chantres d'une Britpop de qualité.

Approchez-vous, braves gens, implore-t-il, trois pelés et deux jolies blondes obtempèrent, les aristocrates proposent 'Dirty D' un morceau mordant;

Ils ont baptisé la suivante krautrock sur leur papelard, on peut t'assurer que ce titre débutant par quelques gimmicks au synthé et des effets de guitar noisy, avant qu' Antoni ne donne le vrai signal de départ, rockait et tournoyait sérieusement. ( il s'agit de 'We Finally Pushed Through')

Les plaisantins ont griffonné 'Tietenlied' sur la setlist, a private joke sans doute, 'Untie your hands' aux accents psychédéliques, et décoré de choeurs californiens, prouve que le groupe a plusieurs flèches dans son carquois.

Ce n'est pas en lui faisant écouter ' Put to bed' que tu mettras ton petit-fils au lit, cette longue plage aux divers changements de tempo, aux guitares stridentes, et aux cris rageurs d'hyène, à laquelle on a arraché ses petits, constituait un des points forts du set.

Le gentil ' Happy , que le groupe avoue ne plus jouer souvent sur scène, va calmer les esprits, on a pourtant apprécié le doublé de guitares attrayant.

'What are the odds' entamé à l'orgue peut évoquer certains morceaux d'Oasis, il est suivi par 'Lucy called my name' démarrant en mode atmosphérique, avant de prendre des coloris psyche que n'auraient pas reniés Ocean Colour Scene.

Antoni a soif, il a hâte d'en finir, il a oublié l'arrêt pour entamer le frénétique ' The boy who cries wolf' qui termine un set fougueux.

Avant d'aller vendre sa marchandise, Joos grimpe sur le comptoir en pointant sa gratte vers le public, histoire de montrer qu'un duc ne souffre pas du vertige!

 

Prochain Stoemp: le 13/4, Ivy Falls à l'Archipel!

 

Dvkes - Café le Coq - Bruxelles,le 11 avril 2017
Dvkes - Café le Coq - Bruxelles,le 11 avril 2017
Dvkes - Café le Coq - Bruxelles,le 11 avril 2017
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 08:49
Album - THE NARCOTIC DAFFODILS - Summer love

Album - THE NARCOTIC DAFFODILS - Summer love

 

William Wordsworth:

I wandered lonely as a cloud

That floats on high o’er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host, of golden daffodils;

Beside the lake, beneath the trees,

Fluttering and dancing in the breeze...

 

Trois ans après ' Cellex' , six ans après 'The Narcotic Daffodils', les jonquilles préférées des abeilles junkie reviennent à l'avant-plan avec une nouvelle livraison: ' Summer love' .

D'accord, le titre évoque 1967, les hippies, Haight-Ashbury, Be Sure to Wear Flowers in Your Hair... ce n'est probablement pas un hasard, le groupe n'a jamais caché son intérêt pour le psychédélisme.

Parlons-en du groupe, il a été fort secoué ces dernières années avec le départ simultané d' Irene Csordas (vocals, keyboards) - Hakim Rahmouni (guitar) et de Merlin Fourmois (drums), après le Cellex-tour.

Les vétérans et membres fondateurs, Flupke Declerq (bass) et Simon Rigot (Hammond/sitar), ont mis du temps à dénicher des remplaçants. Maria Van Assche, une vieille connaissance, était un choix logique, il lui incombe de succéder à Hakim à la guitare, lourde tâche, elle assure également des choeurs.

Plus tard vint Luna Dop, oui la fille du Dop, déjà guest sur 'Weathered, une plage de Cellex, elle s'occupe désormais des lead vocals et manie l' orgue. Les baguettes, bien cuites, sont entre les mains d'Arne Schollaert, un beau jeune-homme amateur de muscat ( le raisin) belge.

Toute l'équipe a travaillé d'arrache-pied, ' Summer love' est le fruit de ce dur labeur, désormais, les Narcotic Daffodils sont fin prêts pour reprendre la route.

 

Ils se produiront d'ailleurs au Prog-Resiste Festival à Soignies le 22 avril.

 

Summer love tracklist-

 

Summer Love (4:30)

Naturally High (5:57)

Guardians (4:17)

Hypnotized (3:06)

You Can't Get (5:37)

Bruxelles (3:20)

Atomic 53 (9:06)

Distribué par Musea Records et it's Oh!Music en Asie!

 

L'album démarre avec le titletrack ' Summer love' , un morceau coup de poing, mixant garage et acid rock, évoquant des légendes telles que The Electric Prunes, les 13th Floor Elevators ou les Blues Magoos.

Le chant scandé de Luna et les choeurs à la Yardbirds accrochent, le jeu binaire d'Arne contraint tes pieds à quitter la table, sur laquelle ils reposaient, pour battre la mesure, l'Hammond de Simon est omniprésent, quelques riffs de guitare, appuyés ou grinçants, viennent te bousculer et la basse de Flupke ronronne comme à ses plus beaux jours.

Avant de passer à la suite, un doigt a appuyé trois fois sur replay!

Le titre suivant, 'Naturally High', risque effectivement de t'emmener dans des sphères élevées, avec ou sans aide de substances illicites.

Tu dis, Timothy?

Turn on, tune in, drop out...

Jolis choeurs, nous rappelant les Zombies, les Byrds ou Love ( d'Arthur Lee) et nouvelle envolée de guitare pas bidon, tu y ajoutes pas mal de changements de tempo amorcés par Meneer Schollaert et tu obtiens une plage de six minutes aux contrastes intenses.

L'Hammond de Simon Rigot vient à l'avant-plan pour le nerveux 'Guardians' , qui a le don d'éveiller chez toi des lueurs, tu revois des groupes oubliés tels que Greenslade ou Atomic Rooster.

Round and around... tu es pris dans ce tourbillon et, si du bateau, on ne te lance pas une bouée, tu risques bien de finir ta vie avec les sirènes qui ont failli causer la perte d'Ulysse!

A peine sorti de la baignoire et pas encore tout à fait sec, les Daffodils t'envoient 'Hypnotised', un rock garage fébrile.

Me demande qui est ce Flower Power Man aux mains magiques, un rescapé des Flower Pot Men, il paraît que Jon Lord et Nick Simper ont fait partie de ce combo psychedelic pop!

Mais non, le Flower Power Man des Narcotic Daffodils est plus rugueux.

' You Can't Get' étale de subtils accents progrock/psychedelic rock , l'Hammond et la guitare se partageant les petits soli incisifs, tandis que le chant de mademoiselle Luna passe de l'éthéré au martelé.

If you dig Birth Control ou les Ecossais de Beggar's Opera, tu pourrais succomber aux charmes des jonquilles nouvelles.

Virage surprenant avec le tweetalige titel ' Bruxelles' , un chant d'amour, musclé, à notre belle ville, tristement gouvernée par une bande d'abrutis.

Amusants gimmicks que ces annonces samplées de la STIB.

Un hommage plus rock que celui de Dick Annegarn, ici on retrouve le punch de certains morceaux de Triangle et, pourquoi pas, de Jacques Dutronc!

L'album prend fin avec ' Atomic 53', un long poème démarrant sur les sonorités orientales de l'instrument popularisé par Ravi Shankar, sur lesquelles se greffent les vocalises énigmatiques de la chanteuse, avant de monter en puissance et d'éclater sur fond de wah wah tonitruante.

Après un bref retour au calme, de nouvelles vagues viennent soulever le rafiot, heureusement, le capitaine a du métier et réussira à dompter les éléments!


Si au jardin, les jonquilles ont fait place aux tulipes, aux asters, forsythia ou myosotis, les Narcotic Daffodils, eux, risquent bien de fleurir jusqu' au prochain hiver avec ce superbe album!

 

 

 

Picture by Natacha Coppe

Picture by Natacha Coppe

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