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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:42
Brussels Summer Festival 2017 - day four - Lescop/ Fishbach/ Jain - Mont des Arts -Bruxelles, le 9 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day four - Lescop/ Fishbach/ Jain - Mont des Arts  -Bruxelles, le 9 août 2017

 

Mercredi, ouverture  de la troisième scène du festival avec  un programme hexagonal comprenant Lescop, Fishbach et Jain, le jeune public était surtout attiré par la Toulousaine Jeanne Galice qui a littéralement embrasé la place, Lescop et Fishbach n'ont pas déçu, bref, une réussite totale!

 

 

Lescop

 Mathieu Peudupin a pris son temps pour sortir un second palet, 'Echo', surgit quatre ans après ' Lescop',  fameux grâce au single ' La Forêt'.

Toujours en 2012, il était au même programme  que son inspirateur, Daniel Darc, lors des Nuits Botanique, tu t'en souviens en versant une larme, forcément, Daniel Darc n'est plus.

Lescop se présente sur scène accompagné par Cédric Le Roux, Antoine Rault,  Wendy Killmann et  Maud Nadal.

Cédric, le flamboyant  guitariste, tu l'as croisé aux côtés de Phoebe Killdeer, il accompagne également Saez ou Mélanie Pain.

Antoine accompagnait Daniel Darc, et tient la guitare chez Forever Pavot, l'énigmatique Maud se partage entre les synthés ou la guitare et se charge des backings, elle dirige son propre projet, Halo Maud.

Le mystérieux ' Echo' ouvre, et tu dis que peu de choses ont changé en quatre ans, l'ombre d' Etienne Daho ou de  Taxi Girl  plane toujours, Lescop n'a manifestement pas abandonné la sphère post punk, son esthétique de dandy distant et glacé n'a pas disparue.

La basse amorce ' David Palmer' et on remercie Lescop de nous avoir rappelé que Pierre Clémenti a existé.

Terrible morceau, au demeurant, le style de plage obsédante qui  t'étreint et ne desserre pas sa prise.

Retour au premier album avec 'Ljubljana' , Cédric, un sosie de Phil Lynott, nous la fait guitar hero tandis que la basse typiquement New Order fait mal, très mal.

Après ' Quelqu'un à qui penser' et son imaginaire à la Pier Paolo Pasolini, vient un second titre issu du premier LP, ' La nuit américaine' , il n'a pas pris une ride.

' Flash', qui évoque les boîtes de nuit aux lumières stroboscopiques, précède ' Marlène', une insolente, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, qui ne passe pas inaperçue.

'Dérangé', au ton narratif, pourrait être autobiographique, Lescop est  forcément plus proche d' Oscar Wilde que de Sylvester Stallone.

L'inquiétant 'Suivie'  dominé par la basse et 'Un rêve'  nous conduisent vers la dernière ligne droite.

Un comble pour un artiste cold wave, il nous demande comme un vulgaire funambule issu du monde de la   variété si on est chauds, on te pardonne, Mathieu, si tu nous joues ' La Forêt'.

Prière exaucée et c'est avec ' Le vent' que s'achève le dernier concert de sa tournée estivale.

Bon vent, Lescop!

 

 Fishbach

Quand le 9 août 2016, lors du même BSF,  tu fais la connaissance de Flora Fischbach, tu l'avais pressenti, cette fille ne mettrait pas 10 ans avant de se trouver en tête d'affiche.

En France, il n'y a qu'à Saint-Bonnet-le-Chastel que les autochtones ignorent son nom, sinon elle était de tous les festivals et comme Fishbach est de consonance germanique et que la demoiselle va rendre visite à Berlin à la fin du mois, on peut supposer que, à l'instar de Patricia Kaas, elle devienne rapidement une grande madame chez Fraulein Angela.

Sans crier gare, elle entre en scène, l'air hautain, comme un garçon, les mains dans les poches, en 2016, elle s'amusait toute seule à la Madeleine, ce soir elle est escortée par une équipe solide: Alexandre Bourit (machines, claviers, guitare) / Michelle Blades basse, claviers, vocalises ( a Mexican-Panamanian artist raised in Miami, dont le nom est sur toutes les lèvres du côté de la Seine)  et  Nicolas Lockhart (claviers).

Un premier full album ( A ta Merci) est dans les bacs depuis début 2017.

La demoiselle de Charleville ouvre les débats par le plus ancien et brumeux ' Tu vas vibrer', Michelle, raide, vocalise, la voix grave semble venir d'outre-tombe, l'accompagnement musical est réduit au minimum, bienvenue dans l'univers magnétique de  Fishbach.

Miss Blades a saisi sa basse, Flora une guitare, on peut fixer les étoiles et contempler  ' Ma voix lactée' , sur fond d'electro/new wave aux consonances 80's.

Titre emballé, Bruxelles est salué, bonjour, je m'appelle Fishbach, un salut qu'elle répétera plusieurs fois, comme si elle se foutait de nous.

C'est fou le nombre de  groupes français actuels qui remettent le post punk au goût du jour, on ne peut pas dire que Lescop ou Fishbach soient analogues, mais du moins ils s'inspirent du même genre musical.

Une ballade, Bruxelles?

' Un beau langage', il y a du Françoise Hardy dans cette belle  chanson.

Exit les complices, c'est en solitaire que la séduisante Flora interprète le sensible et poétique 'A ta merci' .

Elle allume une cigarette, dans les volutes, se dirige vers le synthé (c'est Lauren Bacall, cette nana aux attitudes affectées) pour entamer un titre non inclus sur le LP, ' Boîte en papier', qu'elle achève assise sur le bord du podium, c'est dans cette position que démarre ' Le meilleur de la fête'.

La sensualité glacée et la gestuelle théâtrale troublent nos esprits, elle s'en balance, nous toise , tandis que le guitariste lance quelques riffs lynchéens pour amorcer le surf rock brûlant ' Feu'.

Je vous laisse deviner le thème réjouissant de la suivante, ' Le château' .

Tu savais, pour l'avoir déjà vue sur scène, qu'il s'agissait du suicide.

Le dansant et à la fois romantique 'On me dit tu' est suivi par les aboiements prétentieux annonçant 'Invisible désintégration de l'univers' .

Présentation des complices avant ' Mortel' évoquant ' Voyage Voyage' de Desireless.

Ils s'échangent des regards, la qualité du son n'est pas top, qu'à cela ne tienne, le voyage arrive à son terme, ' Y crois-tu' , la reprise allumée de Bernard Lavilliers, 'Night Bird' ( Petit Monstre), et enfin ' Un autre que moi' terminent un concert ayant tenu ses promesses!

 

Jain

Celle que tout le monde attendait se pointe avec près de 20' de retard.

Jeanne Galice peut être considérée comme un phénomène, elle foule les scènes depuis quelques années à peine, mais sa carte de visite mentionne déjà plusieurs récompenses aux Victoires de la Musique, un MTV award comme meilleure artiste française, un European Border Breakers Award etc...

 Mérité, produit préfabriqué?

Amplement mérité, tu ressors d'un concert de Jain le sourire aux lèvres, comme des milliers d'autres, tu as dansé, sauté, hurlé, chanté et ri, sa bonne humeur est communicative, son énergie débordante ( une gazelle bondissante) et son sourire est désarmant!

Tout le monde est d'accord pour reconnaître ses mérites?

Non, une rédactrice du Standard, présente à Werchter, n'y voit qu'un' marketing plan' , ze leek op een overgroeide peuter...

D'accord l'image de la jeune fille prude, look les soeurs Brontë, petit chignon, collerette, ensemble short élégant, est étudié, mais nous on s'en fout, on l'aime comme ça, le globetrotter de Toulouse.

Grosse clameur dès son apparition, elle lance les bandes, un voisin, fan aveugle, a reconnu ' Hob', sur l'écran géant tu remarques que toute la place se trémousse aux sonorités electro/africaines de cette rengaine.

Oui, Simon?

JAIN est une pépite d'une autre galaxie.

Un météorite?

La pile électrique  enchaîne sur 'Mr Johnson' mixant afrobeat/hip hop/pop.

Le jeu de lumière impressionne, elle vient de lancer ( sans doute) 'Son of a sun', avant d'accueillir  quatre musiciens qui vont l'accompagner pour la suite du concert, Jean-Michel Coret ( basse), Thomas Broussard ( gt) , Feed Ferbac ( percus) et Olivier Soumali ( keys).

Toute cette smala envoie ' Hope', l'ambiance vient de monter d'un cran.

' Heads up' et sa chorégraphie  africaine ne va pas calmer la foule en délire, puis Jain reçoit une guitare et entame la ballade ' All my days' apportant un semblant de calme sur le Mont des Arts.

Composé avec Don Corleone à Kingston, voici le reggae ' Lil Mama' suivi par la bombe 'Come'.

Elle descend de scène pour tendre le micro vers tes voisins qui hurlent le refrain, la foule lui mange dans les mains.

Revenue sur scène, elle nous propose une sortie en boîte dans les années 90 et envoie le disco tune' Dynabeat' rappelant les Jackson Five.

Vous êtes le meilleur public de France...

Ouh, ouh...réplique Manneken Pis!

C'était une blague, voici 'Paris' une ville que j'ai appris à aimer sur le tard, le nom des victimes des attentats défilent sur l'écran, Jain a encore fait mouche.

Retour sur la piste de danse avec l'efficace ' Makeba', tout Bruxelles saute sauf le Roi Chevalier sur son canasson.

La dernière pour se quitter l'âme en paix, ' So peaceful'.

 

Mais non, reviens, Jain, reviens!

Elle nous a entendus et propose ' Soldier' qu'elle chante en s'accompagnant à la guitare, le titre fait référence au massacre d'Orlando.

Puis elle se permet un petit clin d'oeil à l'Inspecteur Gadget avec 'Imposter Gadget' un hip hop basé sur un sample du générique du dessin animé.

Bruxelles, on peut vous refaire '  Makeba' avant d'aller se doucher?

D'une voix la foule hurle 'Oui' avant de rebondir en mesure!

Quelle fête!

 

photos- jp daniels/michel ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day four - Lescop/ Fishbach/ Jain - Mont des Arts -Bruxelles, le 9 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day four - Lescop/ Fishbach/ Jain - Mont des Arts -Bruxelles, le 9 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day four - Lescop/ Fishbach/ Jain - Mont des Arts -Bruxelles, le 9 août 2017
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 17:57
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Calypso Rose - Salle de la Madeleine -Bruxelles, le 8 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day three - Calypso Rose - Salle de la Madeleine -Bruxelles, le 8 août 2017

 

 

Direction la Madeleine, après le concert de Part-Time Friends, tu te présentes rue Duquesnoy alors que Wuman arrive à la seconde tranche d'un set impressionnant.

Il n'y a pas photo, les compositions du groupe de Tournai tiennent vachement mieux la route que les ténues fredaines du duo d'outre-Quiévrain, vu il y a dix minutes!

 

Calypso Rose.

Pas de bol pour les nombreux et avides photographes, seul trois d'entre eux sont autorisés à shooter  Linda McArtha Monica Sandy-Lewis, alias Calypso Rose!

La légende  de Trinité-et-Tobago affiche 77 balais au compteur, mais la madame tient une forme du tonnerre, son Far from Home Tour a débuté en avril et se poursuivra jusqu'au 20 août, le BSF est la seule date belge, pas étonnant que les fans de calypso se soient déplacés en masse pour saluer la reine incontestée du genre!

Du monde sur le podium: des musiciens et choristes français, africains, guadeloupéens, certains d'entre eux faisant partie de Radio Bemba, le groupe de  Manu Chao, qui a produit le dernier album de la diva.

 On avance quelques noms, Jam'ba, un fabuleux guitariste,  Gregory Louis (batterie), Corey Wallace (basse), David Aubaile (claviers), Fabien Kisoka (saxophone), Sylvain Bardiau (trompette, trombone), Corey Wallace ( basse) et les superbes filles  Pascale Kameni Kamga et Audrey Gbaguidi (chœurs).

La troupe a pris place, Calypso Rose, appuyée sur l'épaule bienveillante d'une accompagnatrice, se dirige vers le micro planté au milieu de la scène, sourit et entame 'I am African' . Les sonorités tropicales ont tôt fait d'enflammer le public, Mamie Rose déploie une énergie étonnante, le chant est juste et puissant, elle ose déjà quelques déhanchements carré blanc, on est loin de la personne âgée qu'il fallait soutenir pour arriver face au public, un public qui se frottera les yeux en voyant  la sémillante  grand-mère se mouvoir.

 Bien accompagnée par les choristes,  la reine enchaîne sur l'ensoleillé ' Zoom, zoom'.

Elle est toujours coquette et rayonnante  dans sa tenue traditionnelle, d'un vert synonyme d'espoir.

Madames in the room, l'une d'entre vous a -t-elle été domestic servant?

Non, et bien la chanson suivante, ' No Madame' date de 1974, une époque où les domestiques travaillaient 18 heures par jour pour un salaire de misère, cette chanson a réussi à faire changer les lois de l’archipel de Trinité-et-Tobago.

Cet appel à la désobéissance a mis le feu à la salle, le brasier ne s'éteindra qu'à la fin du show!

Elle décore ' Leave me alone' de quelques gestes suggestifs, cocasses en tenant compte de son âge, nous montre son ventre en coinçant le micro dans le pantalon, se retourne pour nous montrer comment bouger la partie la plus charnue de l'anatomie aux rythmes du calypso, fait un clin d'oeil au gamin qui se dandine devant toi, puis revient aux choses sérieuses en narrant la vie de son arrière-grand-mère.

Son ancêtre, africaine,  avait été kidnappée et vendue comme esclave pour arriver à Tobago, elle n'a jamais revu sa terre natale, Calypso Rose était âgée de 5 ans lors du décès de l'ancienne esclave, ' Back to Africa' lui est dédié.

Fabien Kisoka nous place un solo de sax prodigieux, la diva en profite pour offrir un CD à une gamine du premier rang invitée à monter sur scène.

Un petit signe de la main, à tout à l'heure, je vous laisse en compagnie du band!

Celui-ci envoie un ' Calypso blues' bouillant et funky en diable, chaque instrument se paye un laïus, mention spéciale à la trompette de Sylvain Bardiau et, une nouvelle fois, au sax  de Fabien.

Jam'Ba ne veut pas rester à la traîne, sa digression, digne de Carlos Santana, a ravi les amateurs de guitare.

Aucun clown parmi ces musiciens, des mecs et des filles pouvant passer du calypso, à la rumba, au mambo, au reggae, au jazz fusion ou au funk, sans mollir!

Retour de sa majesté, elle choisit de reprendre le fil avec ' Far from home' et ' Abatina' précédé de deux messages, aux gentlemen, ne levez jamais la main sur une femme, aux dames, never marry a man for his money.

Toute la salle sourit en la voyant mimer une querelle conjugale!

Avant, dans l'archipel, il y avait un Calypso King, par après, en 1977,  le titre s'est appelé The Calypso Monarch, moi, je suis la ' Calypso queen'.

Personne n'en doutait, Miss Rose!

Terminus?

 

 

Nous revenons dans 5 minutes, kids!

Gregory Louis est le premier à resurgir, il lance la boîte à rythmes, la Madeleine bout, l'équipe rapplique, Calypso Rose a repéré une fillette près de l'escalier, la demoiselle reçoit également un CD, tandis que le groupe a entamé le brûlant  ' Give me more tempo' suivi par la bombe  'Fire in me wire'.

Quoi, Shaggy?

Shaggy, tu rigoles, c'est du pipi de chat à comparer à Calypso Rose!

Un souk impérial sur scène et dans la salle, mucho caliente, constate la reine,  la fête bat son plein, il faut pourtant prévoir d'éteindre les feux, vite ' Wah fu dance' pour terminer ce concert magique!

Bien après le départ de la clique et de la grande dame, toute la salle chantait encore Calypso Rose, Calypso Rose...

 

 

 

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day three - Calypso Rose - Salle de la Madeleine -Bruxelles, le 8 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Calypso Rose - Salle de la Madeleine -Bruxelles, le 8 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Calypso Rose - Salle de la Madeleine -Bruxelles, le 8 août 2017
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 09:58
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Part-Time Friends - Magic Mirrors- Bruxelles, le 8 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day three - Part-Time Friends - Magic Mirrors- Bruxelles, le 8 août 2017

 

 

Première pluie sur le BSF, pour cette troisième soirée, le public a une nouvelle fois deux possibilités: la Madeleine ou le Magic Mirrors, avec JP on convient de démarrer sur la place du Musée pour faire connaissance avec Part-Time Friends!

Il n'y a pas que le boulot qui se pratique à temps partiel, l'amitié aussi a adopté ces règles.

Florent Biolchini est d'Aix  mais il ne fréquente pas les chapelles, à Paris ou ailleurs, il tombe  sur Pauline Lopez de Ayora, tous deux fouinaient au marché aux puces, ils se sont trouvés des goûts communs et se sont payés, lui, une chemise à motif de homards, elle, une robe décorée du même crustacé, ils se sont souris et ont monté le projet Part-Time Friends en pensant, d'après les biographes, à Moldy Peaches.

Après un EP, ces jeunes gens bohèmes enregistrent l'album 'Fingers Crossed', la presse hexagonale est sous le charme: pop ingénue et fraîche pimentée d'un brin de perversité, pour amateurs de bonbons sucrés ou de limonade pétillante, lit-on!

Sur le podium: des guitares, un élément de batterie, un laptop, un synthé.

C'est parti, la drum machine ronfle, le barbu égrène ses notes, deux voix aériennes entament une mélodie légère ( ' Home') te donnant envie d'effeuiller une fleur des champs.

 On ne va pas se prendre la tête mais rêvasser en écoutant les ritournelles bourrées de la la la de ces adolescents attardés.

Ils enchaînent sur 'All the roads' , toujours en mode dream pop/anti folk volatile.

Pour meubler les temps morts ( accorder la guitare, lancer le programming), le duo en vient aux confidences, ils avouent ne pas avoir un passé sportif donc ils ne sont pas dopés et, en douce, nous envoient 'The stain', Pauline ne va pas à la plage, elle a ramassé des baguettes pour tabasser une grosse caisse qui traînait derrière elle.

' Johnny Johnny' ou quand une groupie se met à composer une chanson pour l'idole.

Jolie ballade!

Florent, c'est à toi!

Etes-vous déjà sortis avec une salope?

Euh, c'est pour un sondage?

Celle-ci a été baptisée ' Hello, I love you' mais n'est pas au répertoire des Doors.

Tout ça est bien sympa mais guère transcendant, tu rétorqueras que là n'est pas le dessein du couple, mais des Part-Time Friends tout mignons, tu peux en ramasser des tonnes, un peu comme les feuilles mortes en automne.

A tes côtés, Bruxelles sourit, les musiciens font de même, tout le monde il est beau!

En français: ' Summertime burns', pas de panique, me suis enduit de Nivea!

Puis vient le tube ' Here we are', fredonné par les lycéennes derrière toi.

Bruxelles, vous déchirez...tout le monde il est gentil!

Tu voulais de la profondeur, de l'intensité, de l'ésotérisme, tu passes ton chemin!

Il nous en reste deux, on débute par ' Be my baby' des Ronettes, pas mal,  et on achève le set par l'electro twist ' This city', vous pouvez danser, ce que Josiane et Augustin ont fait!

Nous serons au Botanique en février 2018, bye, bye, des bisous tout plein!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

Brussels Summer Festival 2017 - day three - Part-Time Friends - Magic Mirrors- Bruxelles, le 8 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Part-Time Friends - Magic Mirrors- Bruxelles, le 8 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day three - Part-Time Friends - Magic Mirrors- Bruxelles, le 8 août 2017
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 11:34
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS-  Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017

 

Seconde soirée au BSF, ton choix s'est porté sur le Magic Mirrors, Place du Musée, comme la veille, il fallait arriver tôt pour espérer pouvoir se faufiler sous le chapiteau, très vite complet!

Deux groupes à l'affiche: Wild Shelter et les Pierce Brothers!


Wild Shelter.

Tu connaissais  l'abri parachute, l'abri de chaume, de feuillages, l'abri appentis, le végétal, l'abri cot, le polaire, l'antiatomique, l'abri oche, voilà le Wild Shelter, modèle déposé par les frères Waeyenbergh!

Un premier EP ( All is bright) sort en 2015, un full album ( Wild Shelter) au printemps 2017.

Ils sont cinq à monter sur le podium du sauna,  Alexandre je me suis viandé Waeyenbergh ( chant, guitare) , Adrien Waeyenbergh ( seconde voix, guitare) , Olivier Detroz ( drums) , Alan Delanghe pas si lange, ex Ladylo ( keys, backings) , Sebastien Collette, le blagueur de la troupe, ex-Noa Moon, (basse, backings).

Ils se cataloguent dream/indie pop band, comme l'album est produit par  Gordon Delacroix, qui n'est ni peintre, ni brasseur, mais membre de Recorders, on les croit sur parole!

Ils ouvrent le bal par le mélodieux 'Time', la basse ronflante se promène sur fond harmonieux , la voix te caresse les pavillons, les guitares et le synthé ont signé le pacte de non-agressivité, c'est joli!

' My very own madness' ignore le sens du mot ska, les tonalités demeurent atmosphériques, vaporeuses.

Alexandre, le plâtre: on est super contents de pouvoir jouer dans la yourte de Las Vegas Parano, les nombreux copains ont applaudi, il a poursuivi en tentant de nous faire croire que chaud se dit hot en bruxellois.

Euh, Bruxelles, si t'as de l'imagination tu peux signer ma moulure après le gig.

' Leaning on you' , ' Sleep in Grace' pour la Belle au Bois Dormant, l'electro pop  ' Crushed', qui sera bientôt clippé, se succèdent, personne ne baille, sauf Nathalie!

Ils caractérisent ' Blood moon' comme une plage rock'n'roll, ' A horse with no Name' d'America, c'est rock?

Reconnaissons qu'il y a eu une sérieuse montée en puissance lors d'un second mouvement.

Slow time dans les brumes de la Forêt de Soignes, ' Mist', beau comme du Dan San.

Une acoustique est refilée à l'handicapé qui annonce ' Horizon', pour une raison peu claire tu songes à ' Lucky Man'  d'ELP.

' Memories' est extrait du premier EP ,  ' I see you alll around', avec son intro ' My Generation', ses effluves psyché, sera le titre le plus sec du set, set qui s'achève en présence d'un invité, Gordon, leur producteur, vient fredonner le tube pop ' Feel the way you do' avec eux!

Sympa, ces jeunes gens!

 

Pierce Brothers.

Jack and Pat Pierce, de Melbourne, sont des stars aux Pays-Bas, la Belgique devrait suivre, ils ont impressionné l'AB en juin et sont passés à Esperanzah il y a quelques jours.

Les deux barbus,( des jumeaux),  issus d'une famille nombreuse, débutent comme buskers dans les rues de Melbourne, ensuite ces adeptes du DIY sortent quelques plaques (  latest EP ‘The Records Were Ours’) et parcourent le monde pour propager leur indie folk pop/rock nerveux.

Après un interminable soundcheck, compensé par un sens de l'humour aiguisé, les Aussies, dont l'un manie fort bien le vocable de Louis Aleno de Saint-Aloüarn qui, en 1772, accoste en Nouvelle-Hollande qui, comme tous les kangourous le savent, deviendra australe, démarrent le combat avec ' It's my fault'.

L'intro à l'acoustique et au  didgeridoo est relativement calme, mais très vite le truc s'énerve, Jack a sorti un harmonica de sa liquette de bûcheron, se met à souffler comme un dératé, son frangin, moins féru de linguistique, accélère le mouvement, tes voisines battent le sol, le mercure du  thermomètre vient de monter à 42!

On a besoin de votre aide, braves gens, vous nous accompagner à ' Amsterdam', une plage fougueuse te rappelant le folk rock des Levellers.

Jack se tape un premier bain de foule, histoire d'encourager la chorale.

' Black dog' a été composé à l'occasion d'un mariage,' Only one' is a quieter song prédit le percussionniste, tout comme la suivante, ' Keep in mind', écrit après le décès du père d'un ami, nous la jouons rarement sur scène confie-t-il!

Cette ballade americana est suivie par leur dernier single ' Follow me into the dark' qui déménage vivement.

C'est pendant 'Overdose' que Jack se démène comme un beau diable, je frappe sur tout ce qui m'entoure, cymbales, caisse claire, djembé, ta gratte, Pat, le plancher, un spot, clac... sabotage, plus de jus, même pas peur, on continue sans électricité.

Un vétérinaire rapplique, opère à vif, le duo achève sa prière.

On va modifier la setlist en espérant que la P A tienne le coup.

' The records were ours' is a hilarious song, kiddies, it's a waltz.

Bras dessus, bras dessous, Bruxelles valse, les frangins fredonnent...I don't care much for you anymore... tu bois trop, tu m'appelles à 3h du mat, c'est fini, bébé!

L'allumé ' Take a shot' rocke  à gogo, il est suivi par un western aborigène, ' Blind boys run', il n'y a pas que les aveugles à galoper, toute la faune de la Terra Australis Incognita cavale à une vitesse à faire pâlir Usain Bolt, ça s'énerve à OK Corral!

Pour faire honneur à la famille, voici le singalong ' Brother'.

John Butler est une influence, l'instrumental ' Ocean' est particulièrement inspirant, on vous en fabrique un du même style!

Gaffe à vos pieds, je viens tapoter  dans la salle!

Sont infatigables en Australie, ils enchaînent sur le furieux ' Golden times' pour achever leur démonstration par ' Flying home' joué en picking.

Comme l'avion était annoncé avec une heure de retard, ils sont revenus pour tirer quelques clichés et balancer un titre dédié à leur frangine,  ' Geneviève'!

On mentionne le commentaire d'une  certaine Sarah  These guys thrive on the stage and the amount of energy they bring to a show is simply amazing.

 

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 14:33
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017

 

Pour l'ouverture de la 16è édition du BSF , la Madeleine propose Mia Lena et Nouvelle Vague, tandis qu'au Magic Mirrors, Bruxelles peut entendre Octave Noire et Magyd Cherfi.

Un premier sold-out à la rue Duquesnoy oblige les festivaliers à se présenter tôt aux guichets, sous peine d'être refoulés!

 

 

L'honneur d'ouvrir la soirée revient à Mia Lena, une des artistes nationales ayant le vent en poupe, on la voit dans tous les coins de la Wallonie et il y a fort à parier que la Flandre finira par craquer,  après sa prestation au BSF.

Déjà en mars dernier, en avant-programme de Jenifer,  Marie Benmokaddem ( solo), avait frappé les esprits, ce soir, entourée d'un band à la hauteur,  Loukas Avgoustinatos ( vu avec Sttellla) à la batterie/ Olivier Fanuel à la basse ( Julie Compagnon, Annie Cordy,  Mathilde Renault e a...) et, celui qui couve la jeune pousse,  Didier Dessers aux claviers ou à la guitare, elle a confirmé tout le bien qu'on pensait d'elle et  conquis le BSF!

Jolie robe rouge, sourire éclatant, Mia prend place derrière le piano électrique pour entamer ' Come on' .

Guy: ' elle est bien cette petite, Typh Barrow va avoir une concurrente!', tu savais, d'autres voisins l'ignoraient et ont ouvert de grands yeux et acclamé la jeune fille après cette première salve.

Pour le second  chapitre il y a déjà une demande de participation, Bruxelles acquiesce sans rechigner,  ' I don't need you' ,... the city is too small.... gars, ne crois pas que j'ai besoin de toi, je veux décider who I wanna be... elle a du tempérament, la gamine, et si Adele estime devoir faire un long break on peut conseiller Mia Lena pour la remplacer au pied levé!

Elle abandonne le piano pour déambuler sur toute la largeur du podium pendant ' Don't you stop'.

Ce petit bout de femme fait preuve d'une belle assurance pour ses 19 ans.

Les fans du début connaissent ' Pick me up' et accompagnent Mia pour le refrain.

' Free of mind' chante les amours compliquées, et avec ' Back to you' elle fait ressurgir des souvenirs d'enfance, on peut sortir de la maternelle et souffrir d'un coup de blues...

' Bring me down' traite du mal-être, il est suivi par ' Habits', puis en duo, guitare/voix vient  la superbe ballade crépusculaire ' The day after'.

' Middle of nowhere'   et le dansant ' Blind' nous conduisent vers la fin d'un set qui s'achève tout naturellement avec le tube 'Dancing on my own'.

Charme, talent et fraîcheur, Mia Lena sera bientôt incontournable, la Madeleine l'a bien compris et ovationne le groupe!

 

Nouvelle Vague

Les photographes sont contrariés, un seul d'entre eux est autorisé à prendre place dans le pit, JP se tire... trop tôt , car le scénario habituel sera de rigueur, trois morceaux, no flash, il aura manqué le dernier concert de la tournée estivale du groupe que Marc Collin et Olivier Libaux avaient monté comme une plaisanterie en 2004.

Pour leur dernier méfait, ' I could be happy', le duo a décidé d'ajouter des compos personnelles aux reprises, réarrangées façon Rio de Janeiro.

La dernière fois que tu avais croisé le projet new wave à la française, c'était lors du M-idzomer 2013 à Louvain, un tout grand concert!

Et la performance bruxelloise?

Le public a apprécié, tu n'as pas été épaté, un bon moment sans plus, pas de grain de folie, pas d'extase, du travail de fonctionnaire, bien fait, pour lequel il manquait la touche d'enthousiasme, Bénédicte, ta petite voisine, n'était pas de ton avis, elle a adoré.

Les protagonistes: Olivier Libaux ( acoustique), claviers: Marc Collin est remplacé aujourd'hui, une contrebasse électrique, une percussionniste ( Julien Boyé?) et les deux vamps, la rousse, Elodie Frégé et la brune, Mélanie Pain!

' I could be happy' d' Altered Images ouvre, les filles se partagent les vocals, Elodie séduit, Mélanie est à croquer, les arrangements sont policés,  les photographes mitraillent, tout baigne!

' Blue Monday', de New Order, qu'ils avaient inséré sur 'Bande à part', est d'une élégance crasse et ' Love comes in spurts', de Richard Hell, voit Miss Frégé minauder à faire hurler tous les matous en chaleur.

Après Gary Numan, ' Metal', psalmodié par le produit du boulanger, vient 'I wanna be sedated' des Daltons du punk, pour lequel Elodie confie avoir besoin d'une cure, paraît qu'on a des spécialistes dans notre beau pays fédéralisé.

Les Buzzocks étaient à Lessines il y a 8 jours, Nouvelle Vague le savait et, tout naturellement, propose ' Ever fallen in love' avec un individu  qui ne te convenait mais alors pas du tout!

Une version chaloupée de ' No one is receiving' séduit la colonie brésilienne puis Julien tabasse ses engins sauvagement tandis que les félines s'approchent de nous d'une démarche sensuelle et attaquent ' Grey day' , à l'origine un ska chanté par une bande d'aliénés.

Il semble qu'à Paris tous les chats soient gris, et à Bruxelles,?

Cha pue, d'après Baudelaire!

Le grave ' All cats are grey' ( The Cure) précède 'Escape myself' ( The Sound) qui voit Mélanie s'associer à Julien pour martyriser  bongos, casseroles et timbales, tandis que la rousse femme fatale,  après avoir affirmé que son corps est une cage, roucoule son message.

Après une invitation que tu aurais bien voulu accepter, mais le mec de la sécu t'avait à l'oeil, 'Dance with me' des Lords of the New Church, les Frenchies décident de s'approprier Depeche Mode, ' Just can't get enough'.

Bruxelles bouillonne, oui, Godefroy aussi!

Une nouvelle compo signée Libaux/Frégé signifie un premier titre chanté en français, ' La pluie et le beau temps' évoque la délicatesse de Blues Trottoir.

Toujours en vocable roman, voici 'Maladroit' suivi par la bombe des Cramps ' Human fly' .

C'est mieux de voler sans ses pompes, de toute façon j'ai brisé un talon, lance la sexy rouquine avant de se tirer avec toute la smala!

 

Bis

Tuxedo Moon vient de perdre un élément, Mélanie et Olivier, en duo, nous offrent un doux ' In a manner of speaking' et c'est par l'hymne new wave, ' Love will tear us apart', que la messe prend fin!

Sur la pointe des pieds Nouvelle Vague s'éclipse, Bruxelles termine la rengaine, comme d'habitude tu penses à Annik Honoré en fredonnant Joy Division!

 

photos- jp daniels/michel ( concert monkey)

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:21
They will be missed: Victoria Scalisi, Goldy McJohn, Chuck Loeb!

Victoria Scalisi, la chanteuse du sludge metal band Damad, est décédée des suites d'un cancer le 2 août.

Phil, le guitariste du groupe a laissé un message sur facebook: Phil here, I'm sure many of you have heard but if not I just wanted to let folks know that unfortunately Victoria has lost her battle with cancer and passed. It is with a massively heavy heart I pass this news on. Please feel free to post any thoughts, pictures, etc. I will leave the sight up in memoriam.!

Victoria avait rejoint le groupe Karst lorsque Damad avait quitté la scène, en 2016 le groupe de Savannah avait repris le flambeau malheureusement, la maladie avait tenu la chanteuse éloignée des scènes.

 

L'organiste de Steppenwolf,  Goldy McJohn a succombé après une attaque cardiaque ce 1 août, il était âgé de 72 ans.

Simon Rigot des Narcotic Daffodils nous rappelle le rôle important que tenait son Hammond B3 dans le son spécifique des Steppenwolf.

C'est en 1965 que John Kay l'invite à rejoindre le groupe, auparavant John Raymond Goadsby ( his real name) était actif au sein de Little John and The Friars, Mynah Birds, The Diplomats ou The Sparrows.

En regardant les cieux vous le verrez peut-être sur son magic carpet!

 

 Chuck Loeb, (December 7, 1955 – July 31, 2017), était guitariste de jazz, il faisait partie des groupes Steps Ahead ( avec Michael Brecker et Steve Gadd e a ) ou Fourplay ( comprenant e a Harvey Mason et Bob James).

Le New-Yorkais a également tenu la guitare aux côtés de Stan Getz et accompagné Ray Barreto ou Chico Hamilton.

En 1988 il débute une carrière solo et nous laisse une vingtaine d'albums!

L'homme combinait humilité et talent, il se souvient d'un gig donné aux côtés de Bob Dylan qui l'a regardé après un bref solo pour déclarer ‘Yeah, Chuck,’, sa réaction ..; I thought, ‘OK, I can die now!’”

They will be missed: Victoria Scalisi, Goldy McJohn, Chuck Loeb!
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:41
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017

Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017

 

36ème édition du Jazz Middelheim, du 3 au 6 août, avec de prestigieux noms au menu: Randy Weston, Bill Frisell, Mingus Big Band , Tony Allen Quartet, Van Morrison, Charles Lloyd , The Cinematic Orchestra, Joshua Redman ,  Matthew Herbert, Portico Quartet, Dans Dans ou Mark Guiliana...

Une bonne raison pour aller se perdre dans le magnifique parc Den Brandt: château romantique, fontaines admirables et  nymphes formant une ronde, jardins à l'anglaise ou à la française, étendues d'eau et parterres fleuris...le paradis!

On y va, JP?

Ok, voor mij, le vendredi 4, c'est bon?

 

MAIN STAGE
21.30u The Cinematic Orchestra
19.30u Matthew Herbert's Brexit Big Band
17.30u Mark Guiliana Beat Music
15.30u Portico Quartet

CLUB STAGE
23.00u Chantal Acda Big Band
20.50u Chantal Acda  Bill Frisell
18.50u Translation
16.50u Chantal Acda Arc Sonoré

 

Emballé!

 

Le temps de saluer quelques têtes, de siroter une Vedett, de contempler les lieux et d'admirer l'organisation impeccable et on se dirige vers la grande tente, à l'acoustique impeccable, pour le concert de Portico Quartet. 

 Mercury Prize-nominated Portico Quartet have always been an impossible band to pin down. Sending out echoes of jazz, electronica, ambient music and minimalism, the group have created their own singular, cinematic sound over the course of four albums... dit la fiche annonçant leur concert à Bristol!

Rien ne peut mieux définir la musique du combo Londonien.

Nick Mulvey a quitté le groupe en 2011, en cet après-midi ensoleillé, Anvers entendra: Jack Wyllie (aux saxes), Keir Vine (keys, hang), Duncan Bellamy (drums, electronics) et  Milo Fitzpatrick (bass/double bass).

Leur dernier album ' Living Fields', enregistré sous l'étiquette Portico, date de 2015, un nouvel effort, 'Art in the Age of Automation' est prévu pour la fin du mois.

Le set débute par une nouveauté, 'Endless', à l'intro filmique lancinante, les amateurs de downtempo house ou de postrock cuvée  Sigur Rós ne seront pas désarçonnés, les férus de hard-bop un peu plus!

Le hang ajoute quelques touches exotiques à un  soundscape aux motifs irisés de tons pastel délicats.

La contrebasse, en grattant les cordes avec une carte de de crédit, probablement périmée, lance ' Ruins' de 2011, drums et percus le rejoignent en utilisant des baguettes sans connotations bancaires, le sax s'immisce dans le récit et soudain tu te remémores le concert que Bill Laurance a donné à Brosella il y a quelques semaines.

Duncan s'adresse au public, il ne peut cacher des origines londoniennes, annonce les premiers titres et propose ' Current history' un acid jazz/lounge que tu peux comparer à du St Germain.

' Visitor' t'invite au voyage, une aura de mystère plane sous la tente, le timbre doux du hang t'invite aux songeries.

' Clipper' puis l'onirisme de la  suite ' Line'+ 'Rubidium' te laissent toujours divaguer au coeur du pays des songes.

 ' Objects' is another new tune.

Après une courte incursion du côté des Hauts du Hurlevent, à moins que ce ne soit chez René de Obaldia  qui a entendu du vent dans les branches de sassafras, le quartet attaque 'A luminous beam' à la rythmique électro funk.

' Spinner' et ' City of glass' achèvent ce concert envoûtant et énigmatique à défaut d'être palpitant.

 

Tu décides de te passer des concerts de la club stage pour flâner sur le site au cadre idyllique.

 Au Middelheim tu es à mille lieues du festival crado où tu dois éviter les ivrognes qui te crachent dessus et pissent n'importe où, les camés qui te fixent sans te voir, sans oublier les effluves de junk food que la fermière n'oserait pas refiler à ses poules, ici la correction et le savoir-vivre  sont de rigueur.

Quoi, mec?

Sale bourgeois...

On assume!

 

 Mark Guiliana Beat Music

Le batteur Mark Guiliana est artiste en résidence au Jazz Middelheim, la veille il se produisait  avec son Jazz Quartet et dimanche, il jouera aux côtés de Penny Freeman, ce grand copain de Brad Mehldau, feu David Bowie ou d' Avishai Cohen, se présente aujourd'hui avec son projet Beat Music.

Chris Morrissey  ( basse) et le sorcier Jason Lindner ( keyboards and synthesizers) l'accompagnent dans ses chimères improvisées.

Un album est né de ces jams, ' The Los Angeles Improvisations'.

Pas de setlist, évidemment!

Dire que Mark Guiliana est un surdoué inventif est une lapalissade, la technique de ce mec est époustouflante, croches ou triolets d'une rapidité à faire taire Speedy Gonzales, changements de tempo inattendus, agressivité ou subtilité, sa palette est incroyablement riche, il s'est choisi des complices à son niveau, Chris Morrissey peut se vanter d'avoir joué avec The Bad Plus, il allie lui aussi sobriété ou fulgurances, quant à l'exubérant  Jason Lindner , un autre acolyte de David Bowie , il mélange electro groove, audaces avant-garde et doigté, ce n'est pas pour rien que Chick Corea le décrivait  de cette simple phrase "Jason Lindner is a musical universe".

La première plage débute sur fond de vibrations et de crissements , ( 'This is your chance to make things right', sans doute), une voix samplée se fait entendre...this is my belief... de sulfureuses envolées du moog ou du synthé s'appuient sur une rythmique soutenue, on vient de plonger dans un univers electro/fusion où l'on croise des bribes de Soft Machine/ Mahavishnu Orchestra/ Medeski Martin and Wood ou  Paul Bley.

Le trio enchaîne les morceaux sans prévoir d'arrêt pour prendre les passagers leur faisant de grands signes, un tourbillon caoutchouteux t'entraîne vers les profondeurs de l'océan, tu remontes péniblement à la surface pour constater que quelques éléments du drumkit ont lâché prise.

Temps mort, puis la machine reprend vie avec ' Strive' un texte de Meshell Ndegeocello mis en musique.

La célèbre bassiste avait écrit ce poème pour la naissance du fils de Mark Guiliana.

Arrivée d'un premier guest, Jason Rigby au saxophone, à quatre ils nous proposent la ballade ' Johnny Was' de Bob Marley.

Un second guest apparaît, Fabian Almazan au Wurlitzer, comme Jason Rigby il avait accompagné le batteur la veille, à cinq ils nous concoctent une seconde ballade d'un classicisme royal.

Exit les invités, Jason Lindner en vedette pour un rondo ronflant, virant dub.

' Public interest' voit le retour du saxophone. En plein effort, le drummer envoie une coupole, qui traînait sur une caisse, à ses pieds,  il la ramasse pour nous asséner un solo judicieux, sur la bande un politicien débite un discours rasoir, ce n'est pas le cas de l'accompagnement sonore.

Plage achevée, le public se lève pour applaudir le dernier exploit d'un groupe ayant offert un set dense, varié et parfois déconcertant!

 

 Matthew Herbert's Brexit Big Band.

Matthew Herbert c'est le Tryphon Tournesol de la musique contemporaine.

 Doctor Rockit, un de ses nombreux nicknames, ose tout, sampler la vie d'un cochon, enregistrer un album avec comme instruments de ? musique'?, une friteuse, une brosse à dents, un grille-pain, une pomme ou un hamburger, sa dernière trouvaille : le Brexit Big Band qui a vu le jour quand  le UK a fait appel à l'article 50 "Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union" et prendra fin avec la sortie d'un album qui coïncidera avec la sortie des Anglais de l'UE, en 2019.

Cet activiste politico/comique est donc monté sur le podium entouré d'un peloton de musiciens et de choristes plus important que le nombre de parlementaires présents à une séance de la Chambre des Représentants lors d'une journée pluvieuse.

Pour te faire une idée  on te colle le nom des gens ayant participé au North Sea Festival: Maartje Meijer, Peter Wraight, Peter Wraight (conductor); Matthew Herbert (musical director, electronics); Rahel Debebe-Dessalegne, Rahel Debebe-Dessalegne (vocals); Aagje de Vries, Anouk Tuijnman, Arnout van Krimpen, Bianca Stokman, Chrisje Catlender, Christina Kim, Floor de Wit, Gabrielle Waal, Jesse van Mourik, Jessica de Boer, Jet Steen, Kasper Soeters, Koen Smit, Laurita Oleinikova, Lida Meijer, Lotte Sarembe, Luuk van Rosmalen, Manon Nijenhuis, Marit van der Lei, Paul Disbergen, Pepijn van der Sande, Poppea Prenen, Remy van 't Hoff, Rennie Lammerts, Sarel Hamelzky, Simeon Jeliazkov, Susan van Praag, Susanne Blokhuis, Sybren van Doesum, Tineke Meijer, Ton Meijer, Vivienne Preemen, Wakaba Otsu, Willem de Beer (choir); Bo van der Werf, Gemma Moore, Howard McGill, Phil Meadows (saxophone); Amy Roberts (saxophones); Howard McGill, Philip Meadows (alto saxophone); Amy Roberts, Gemma Moore (tenor saxophone); Adam Linsley, Adam Linsley, Alexandra Ridout, Alexandra Ridout, Freddie Gavita, Frederick Gavita, Stuart Brooks, Stuart Brooks (trumpet); Gordon Campbell, Gordon Campbell, John Higginbotham, Lode Mertens, Lode Mertens, Rob Harvey, Robert Harvey (trombone); John Higginbothan (bass trombone); Rachael Johnson (piano); Neil Charles (bass); Espen Laub Von Llienskjold Broderslev-Dr Lund (drums).

En ajoutant qu'à Anvers on a vu Steven Delannoy au sax. 

Les premiers mots prononcés sont clairs.... the only word left is goodbye... 

Goodbye Great-Britain, amusez-vous sans nous!

Matthew va tripoter son brol électronique et confie la baguette de chef, non pas à Herbert von, mais à Pete Wraight qui agite le bout de bois pour amorcer une pièce symphonique dominée par les nombreux instruments à vent.

Les crécelles sont de sortie, the European Union isn't perfect, mais c'est ce qui m'a apporté le plus de satisfactions, confie le savant fou avant d'introduire la fabuleuse chanteuse Rahel Debebe-Dessalegne qui va vous chanter a legal document pretending to be a poem.

Chaque musicien reçoit une copie du Daily Mail ( a piece of shit) avant de déchirer la gazette, le petit Matthew met ce crissement en boucles puis Rahel entame un big band blues suave avant de voir apparaître les New Amsterdam Voices, une chorale menée par la séduisante Maartje Meijer.

Le discours anarchiste se poursuit sous forme de comédie musicale délirante....tell me yes... chante Rahel, tout Anvers, éberlué, se marre et apprécie le savoir-faire du Big Band.

Le maître s'en va tapoter une vieille Remington.

 Après cette intro littéraire, la pièce vire latino, les musiciens/comédiens  revêtissent des masques pas comparables à ceux du carnaval de Venise et poursuivent leur trip smooth jazz.

Présentation humoristique des 159 intervenants, suivie par un gospel, une séquence de scratch et une bossa nova.

Aidé du conductor, le trublion élève un micro à 5 mètres de hauteur, tend la perche vers le public qui est prié de participer à l'electro swing qui suit en criant ' US'.

C'est aussi  irrésistible que la danse de Baloo dans le Jungle Book.

 Une dernière séquence participative clôt ce concert mémorable, digne d'un show des Monty Python!


The Cinematic Orchestra.

18 ans d'existence, à peine trois albums, l'ensemble nu-jazz  de Londres n'est guère fécond.

Sept ans après 'Ma Fleur', Jason Swinscoe annonce un successeur, 'To believe' doit sortir avant la fin de l'année.

Cinématique, le mot est lancé, il convient admirablement aux bandes-son imaginées par le sextet spécialisé en downtempo/chillout music.

Tom Chant (saxophone)-  Larry Brown (guitar, keyboards) - Dominic J. Marshall (piano) -  Oliver Johnson (keyboards)-  Sam Vicary (bass) - Luke Flowers (drums) et  Jason Swinscoe (turntables) sont annoncés, il en manquait un, sans doute Oliver Johnson!

L'opérateur de prises de vue rapplique, 'The man with a movie camera', après une digression orientale du saxophone, les percussions entrent en piste, le rythme s'accélère, quelques ' ya ya ya' samplés décorent cette plage cosmique, tout baigne, si ce n'est que, debout face au podium, un illuminé,  ayant sniffé quelque substance, illicite de ce côté -ci du Moerdijk, se secoue tel un prunier en pleine bourrasque, faut lui refiler un sédatif vite fait, il risque de gâcher notre plaisir!

Deux ou trois braves gens assis derrière lui ont déjà obliqué vers des horizons plus calmes.

' Flite' s'envole, la girouette, prise d'un coup de fatigue, la compo initiale approchait des 10', s'est installée sur un siège, ouf!

Merde, il a sucé une pastille et reprend son numéro, le groupe vient d'attaquer un extrait de leur tout premier méfait, le fabuleux trip hop  ' Channel 1 suite'.

En plein conte des Mille et Une Nuits, tu lévites sur ton tapis magique, en fermant les yeux tu écartes l'image du connard déraillant à dix mètres de ton fauteuil.

Arrivée de deux chanteuses, Bev Tawaih et  Heidi Vogel .

'Reveal' est chanté par Beverly Tawiah ( Mark Ronson, Corinne Bailey Rae...) , et là, le set gagne en chaleur grâce à la voix soul de la madame, l'autre oiseau, Heidi, assure les backings avant de se charger des lead vocals sur ' Familiar ground', une ballade nu-soul  majestueuse.

Tom Chant, sans doute jaloux, se paye un ' Tom sax Loop' en solitaire, Larry refile sa gratte à Bev, le Cinematic Orchestra a embrayé sur ' Lessons' , une pièce prévue pour le nouvel LP.

' Ode to the big sea' et ses climats mouvementés réjouit les fans du début, tout comme ' Burn out' aux sonorités africaines.

Un English à tes côtés... great music for cruising... je lui ai promis d'essayer la prochaine fois que je fais du pédalo à Huizingen.

En 2007, Fontella Bass s'occupait des vocaux sur 'Breathe', ce soir Heidi s'y colle, la magie reste identique!

Un superbe morceau qui précède le final, ' All that you give'.

Ils ont tout donné, ils sont partis, tu es parti, sur la Club Stage, Chantal Acda donne son dernier set!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 14:55
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017

 Parc en Musique  - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017

 

L'affiche disait: programmation des concerts acoustiques...

 

18h00 : The Pinkertons

21h15 : Mothership Connection

Au Parc du Château Cheneau - 210 Avenue Alphonse Allard!

 

Tu arrives  vers 18:45' sur la plaine derrière le  Château Cheneau, pour la toponymie on te renvoie vers le site BLA ( Braine-l'Alleud, ma commune), comme promis tu distingues: un foodtuck, quelques buvettes, des brocanteurs et deux scènes, c'est pas la grande foule mais l'ambiance est bon enfant.

Un trio improvise sur la scène ouverte, casée sous d'augustes feuillus la protégeant des intempéries.

Qui?

Aucune info, aucune d'affiche, d'ailleurs tout le monde s'en fout et écoute d'une oreille distraite.

19:00 sur le mini-podium bâché situé à 50 mètres, un autre trio va entamer un set acoustique, Chris Willems ( From Kissing)  les présente: Keep Yourself Alive!

On suppose que les petits gars de Braine-le-Comte,  Youri Delmoitiez: singer, bass ( une acoustique aujourd'hui)/ Christophe Blachère : guitar, chorus et Tom Moury : drums, chorus ( au cajon, ce soir) aiment Queen et leur premier single.

Le groupe s'est formé en 2012, il pratique une pop mélodique qui lui a permis de remporter le tremplin de l'Envol des Cités.

Si tu t'aventures sur  soundcloud, tu  peux entendre quelques titres enregistrés lors d'un passage au Bateau Ivre, non, Rimbaud n'était pas à la console.

Pendant 25 ' le trio a diverti la clientèle en proposant une musique ensoleillée sous un ciel gris et maussade. Youri, qui n'a rien d'un cosmonaute, chante juste, ses copains assurent sans faiblesse, si en mode électrique les morceaux tels que ' London town' ou ' Stupid and  Crazy Morons' ( merci Jacques Dutronc et la fille du Père Noël) présentent des teintes Britpop incontestables, sans l'apport des amplis, pédales et cymbales, le cocktail paraît moins robuste.

La mélodie catchy de ' Sweet Valentine' pourrait intéresser les programmateurs de Pure M, Braine a également eu droit à une ballade folk pop et a pu pousser la chansonnette avant d'entendre une version intimiste de ' Stand by me'.

Le 5 août au Ronquières Festival! 

 

Reprise de la jam jazzy sous les frondaisons, Portishead passait par là, puis à 20h, demi-tour pour le Gang des Lapins sur le podium acoustique.

Le groupe est né en 2016, a donné un premier concert à la MJ Le Prisme, a enregistré une démo, est déjà passé chez Annick au Zik- Zak et va faire un tabac du côté d'Agen, si un chasseur fou ne les prend pas comme cible.

T'as des noms?

Euh, ce ne sont pas les lapins crétins: Duracell, Oswald the Lucky Rabbit, Jeannot, peut -être?

Dorian Florent, Esteban Argüelles Garcia et Adrian Argüelles Garcia te confie un cuniculiculteur dont on taira le nom, il lui est arrivé de dépecer des chats!

Quoi de mieux que de se présenter en musique'?

' Gang de lapins' ouvre, le trio aux grandes oreilles poussent une pointe de nez hors du terrier, remue ce fragile organe olfactif et gambade dans la prairie voisine, dans laquelle il laisse des traces de son passage sous forme de crottes dures, car tout éleveur un tant soit peu au courant sait que  les caecotrophes sont signes de mauvaise santé.

Amateur de rock français alliant humour et grosses guitares ( acoustiques aujourd'hui), on te conseille ce Gang qu'on peut comparer à Luke, Dolly ou Blankass.

' Terre promise' confirme les dires précédents.

Dans la Bible, personne n'a hurlé ' A poil', à Braine, si!

 Tout le monde sait que le corps d'un lapin n'est pas couvert d'écailles, donc on n'a pas relevé!

' Meilleure vie' et l'agressif ' Country cookie' se succèdent, les groupies, pas encore mûres pour figurer en page centrale du Playboy, reprennent les lyrics, tu bats des pieds, tu t'amuses!

Ils embrayent sur 'Cette fille' suivi par 'Changer d'air' aux accords Nirvana unplugged, puis vient 'Tueur d'ours', le titre préféré des bergers pyrénéens, pour finir en beauté par 'Le Geek', au second degré salvateur.

Le 4 août aux Apéros Fermiers à Braine-le-Château!

 

Un nouvel interlude est dirigé par un ganjaman local avant le concert de  The Lovecats plays The Cure!

L'an dernier, tu avais eu l'occasion de voir et entendre the obsCURE plays the Cure, à Braine, trois éléments de The Lovecats vont offrir un mini-set de reprises de Robert Smith au maigre public présent.

The Lovecats jouent The Cure depuis 2013, le groupe, un habitué des Soirées Cerises a connu quelques changements de line-up. En 2017 il consiste de: chant et guitare: Eric Marchand/ claviers: Valérie Waterlot/ guitare: Laurent Debeuf/ basse: Olivier Peckels et batterie: Eric Pletinckx.

Ils ne seront que trois sur la scène exiguë, Laurent  Classic 21  à la guitare acoustique ( un pédalier impressionnant à ses pieds), Eric P au cajon et Eric M au chant.

The Cure à la sauce acoustique, une thérapie qui fonctionne?

A merveille, Alice!

Le trio entame le trip par ' Lovesong' , un morceau de 1989 ayant pris moins de rides que Robert.

En principe nous sommes cinq,  dont un élément féminin, du coup on vous propose '  Three Imaginary Boys'.

Une superbe version même en toilette dépouillée.

Question: qui revient d'Amsterdam?

Explique!

Euh, ça sent très bon et ce n'est pas le parfum des tulipes!

Le hareng, alors!

T'as déjà fumé du hareng?

Tu veux savoir pourquoi je te déteste, chérie?

' How beautiful you are' et je déteste tous ces gens qui te fixent!

Seulement quatre morceaux étaient prévus au programme, le tube ' In between days' devait, en principe, achever cette prestation, mais sous l'insistance d'une assistance conquise,  The Lovecats nous proposent le majestueux ' Lullaby' et c'est cette berceuse que tu as chantonnée sur le chemin du retour.

Le 26 août à la Ducasse du Pont à Trivières!

 

 

 

 

 

 

Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 07:11
Ils se sont éclipsés: Billy Joe Walker Jr., Michael Johnson, Sam Shepard, Jeanne Moreau!

Billy Joe Walker Jr. était probablement plus connu comme producer ou comme songwriter que comme musicien, mais le Texan, décédé le 25 juillet à l'âge de 65 ans, a tout de même sorti sept ou huit LP's sous son nom.

Il a produit plusieurs albums de Bryan White ou de Travis Tritt , des artistes renommés de la country music et il est crédité comme co-auteur du hit ' I wanna dance with you' de Eddie Rabbitt.

 

La musique country déplore aussi la disparition de  Michael Johnson, auteur de deux n°1 singles dans les country charts, "Give Me Wings" et "The Moon Is Still Over Her Shoulder" et du tube 'Bluer than blue' qui a caracolé en tête des pop charts du Billboard en 1978.

Sa disco se chiffre à une vingtaine d'albums, le dernier 'Moonlight Déjà Vu' datant de 2012.

 

L'acteur, réalisateur, Pulitzer Prize-winning playwright,  Sam Shepard ( 'Steel Magnolias'/ ' The Pelican Brief'... co-writer pour 'Paris Texas' /'Zabriskie Point' ....) était également connecté à l'univers country , il jouait le mari de Dolly Parton dans Steel Magnolias, il avait utilisé la musique de Merle Haggard pour sa pièce 'Fool for love' que Robert Altman a plus tard filmé.

Sans oublier qu'il a été l'époux de Jessica Lange, une formidable Patsy Cline, qu'il a co-écrit 'Brownsville Girl' avec Bob Dylan et joué du banjo sur ' Smells like teen spirit' dans la version de Patti Smith.

Un grand Monsieur est parti ce 27 juillet!

 

Et que dire de Jeanne Moreau, décédée à 89 ans, ce 31 juillet?

Rien, sinon, mille fois merci!

Merci pour ' Ascenseur pour l'échafaud', ' Jules et Jim' , ' Les liaisons dangereuses', ' La Notte', 'Eva', ' Mata Hari', ' Monsieur Klein', ' Les Valseuses', 'La Mariée était en noir' et tous les autres films que vous avez illuminés par votre talent.

Et vous chantiez, madame, et on adorait  vous entendre murmurer  ' J'ai la mémoire qui flanche' , 'La peau Léon', 'Aimez moi mieux' ou ' Le tourbillon' ...

D'après la presse, vous étiez une icône, c'est un peu bête, réducteur, même, non, madame, vous étiez une femme, belle, sensuelle et intelligente!

Ils se sont éclipsés: Billy Joe Walker Jr., Michael Johnson, Sam Shepard, Jeanne Moreau!
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Published by michel - dans Bad News
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:28
PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017

PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers  Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017

 

Etrange pari en pleine période de festivals, les organisateurs de Roots and Roses décident d'organiser une soirée regroupant trois légendes  de la British punk scene, les Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers. Encore plus étonnant, la messe punkoïde se déroule dans la cour, des miracles,  de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, un édifice fondé au 13è siècle par  Alix de Rosoit, une mécène, dame d'honneur de Blanche de Castille, dont la nourrice se nommait Sancie Lopez.

C'est donc en pensant à cette nourrice qu'on fît venir à Lessines les punks wallons, bruxellois et flamands, plus quelques égarés, dont les parlementaires ont voté le Brexit, qui se plaignaient de l'absence de pubs à proximité de l'Hôtel-Dieu.

 En déclinant l'identité de quelques individus présents à l'office, Catherine la Grande, Yves H, Vincent H, Jean-Luc B et d'autres Gabbalovers, tu auras facilement deviné qu'il valait mieux éviter les contrôles policiers sur la route du retour!

 

19:00 et des poussières, léger retard, never mind voici  les Bollock Brothers,  emmenés par le toujours sémillant Jock McDonald, un gars dont le tailleur s'occupe également de la garde-robe de Rod Stewart.

A la guitare, from Glasgow, Chris McKelvey, Rick Collins ( London)  à la basse, Pat Pattyn, un ex-voisin d'Arno aux drums et  Morgan Michaux, un cousin éloigné d'Henri qui, tout le monde le sait, a voyagé en Grande Garabagne, aux claviers.

Les amis je vous encourage à vous planquer in 'The Bunker', ça va chauffer ce soir!

Il y a là un mec qui se balade sans froc,  'Count Dracula Wheres Your Troosers', et il balance la tête comme un cinglé, cachez les vierges!

Any Celtic fans in the audience?

Toi, t'es habillé de vert?

Je m'appelle Hulot, monsieur!

On se paye un ciné?

' Horror movies'  est suivi par  le singalong ' Jesus lived six years longer than Kurt Cobain' et pour rester dans le biblique on réunit tous les apôtres pour ' The last supper'.

Comme Pat a joué dans le temps avec Patrick Marina Nebel, on vous balance l'incroyable ' Beats of love', avant un détour dans les ruelles sordides de l'East London pour aller saluer 'Jack the Ripper'.

Sur le podium, l'arrière-petit fils de l'éventreur vient faire un numéro qui n'effrayerait pas ta voisine qui fait des bonds de deux mètres de haut à la vue d'une araignée naine.

Voilà une autre bestiole, 'King Rat', ça cogne joyeusement, tout le monde s'amuse puis Jock accueille Willie Brady, un copain ayant traversé la Manche à la nage ( avec une bouée), le vieillard vient nous chanter un traditionnel écossais que tu peux entendre tous les samedis dans le Celtic Park.

Questionné après coup, l'ancêtre affirme avoir fait partie des Dubliners, on a fait semblant de le croire.

Une soirée punk exige un titre des Sex Pistols: ' Pretty vacant', Chris et Rick s'échangent leurs jouets, Jock part s'en jeter une ( pour commencer), les autres achèvent la berceuse, Lessines applaudit et va s'en jeter une ( pour commencer).

 

File à la buvette, que tu quittes à 20:20' car les Buzzcocks sont prêts à en découdre!

Un jour, en 1976, Pete Shelley ( Peter Campbell McNeish), un romantique, fan de Frankenstein, et Howard Devoto ( Howard Andrew Trafford), décident de concurrencer les Sex Pistols en jouant du punk, ils embrigadent Steve Diggle et John Maher et deviennent les Buzzcocks.

Très vite Howard se tire et lance Magazine.

Quarante ans plus tard, le punk combo de Bolton est toujours sur la route pour prêcher anarchie et désordre, aux commandes: Pete Shelley et Steve Diggle, infatigables, et deux recrues plus récentes, le batteur Danny Farrant ( ex The Alarm, ou Spear of Destiny) et  Chris Remington,  un faux blond, un vrai tueur à la basse.

Il y a trois ans le groupe pondait un 9è album, ' The Way' et cette année Domino a ressorti leur premier EP, ' Spiral Scratch', qui venait de fêter un quarantième anniversaire.

Un pogo se met en place dès les premières mesures de 'Boredom', d'emblée on ajoute que personne ne s'est emmerdé une minute pendant le set agité de ces vieilles gloires, même le placide Yves H rythmait la cadence du talon.

C'est pas avec une Lada qu'ils se sont amenés en terre wallonne, à fond sur la pédale, ils envoient  'Fast cars' , puis 'Love battery'.

 'Orgasm addict' voit 25 kangourous s'adonner aux joies du trampoline sans filet, on observe,  à dix mètres, en protégeant nos pils.

' What ever happened to', quelle basse, mes aïeux, 'Autonomy' et 'Get on our own' défilent, en bas, les petits jeunes fléchissent, en haut, Steve continue à mouliner à la manière de Pete Townsend et Danny à frapper comme une bête, cette machine n'a pas l'air d'avoir été équipée de freins, elle dévale la pente à une vitesse aussi vertigineuse que la descente du brave Robert qui vient d'enfiler sa cinquième bouteille ( 75 cl) de bière artisanale.

' Why she's a girl from the chainstore' et le super excité ' Soul survivor' nous tombent dessus et on en veut plus, ' Why can't I touch it' et ' I don't mind' passent la revue.

Catherine est partie au ravitaillement, ' Sick city sometimes' est annoncé par le barbu, c'est Steve qui se colle aux vocals.

Le bien crasseux ' Nothing left', un morceau étonnamment long pour un groupe punk, et l'uppercut ' Noise annoys' vont nous laisser KO pour le compte, mais les brutes, impitoyables, poursuivent leur martèlement, ' You say you don't love me' puis  ' Love you more' et ses oh oh oh bien putes.

Le terminus est proche, le TGV accélère davantage, faut s'accrocher, ' Promises' est suivi par l'infernal ' What do I get', qui rend dingue un musclé de 36 kilos, bronzé comme un petit Gervais, il nous dévoile un thorax impressionnant puis grimpe sur les épaules de sa petite soeur et  brandit le poing en direction de Steve Diggle.

On a failli rire, le groupe se tire!

Double bis et faux pugilat, alertant un mec de la sécurité, désemparé, ' Harmony in my head' et 'Ever fallen in love' clôturent une prestation impeccable!

 

Il y a quatre ans, lors du Roots and Roots, les Stranglers avaient terminé le festival par un set acoustique qui n'avait pas convaincu tout le monde.

Réhabilitation ce soir, tout Lessines a vibré aux hits immortels que sont ‘Something Better Change’, ‘Peaches’, ‘No More Heroes’ ou 'Golden Brown' et pourtant les ex- Guildford Stranglers se sont montrés relativement distants, peu de contact avec le public, pas de rappel, ils sont partis en coup de vent et entre eux cela ne semblait pas être l'amour fou.

Nous, on s'en fout, ce qui compte c'est l'intensité du set, elle était présente, les vieux titres n'ont rien perdu de leur vigueur, la masse, hommes et femmes à l'unisson, was  singing all the right words avec enthousiasme.

Evidemment il y aura toujours des puristes qui regretteront  Hugh Cornwell ou Jet Black mais Baz Warnes a de la gueule et du tempérament et Jim MacAulay frappe comme un chef.

Après 'Waltzinblack’ les étrangleurs du Surrey enchaînent sur 'Toiler on the sea' , un putain de bon morceau.

Ils enchaînent sur ' Get a grip on yourself', les fans  ont droit à un sec ' Goodnight, Lessines, we're The Stanglers, from England', histoire de ne pas les confondre avec Puggy.

' Nice'n sleazy', avec ce son de basse reconnaissable entre mille, précède 'Relentless' et  le brutal ' Five minutes' ...and you're almost dead... qu'il dit, en regardant un pauvre hère allongé dans sa bière.

Quoi?

Non, pas un cercueil!

' 15 steps', de 2012,  est suivi par  le tube 'Golden brown', un premier titre plus serein qui annonce 'Always the sun' alors que les premières gouttes font leur apparition, c'est pas demain qu'ils vont remplacer Monsieur  Météo!

Orgue à l'honneur pendant le Shakespearien ' MSD' ( Midnight summer dream)   et ' European female'.

Puis c'est au tour de J J Burnel de se trouver sous les feux de la rampe avec ' Norfolk Coast' et ce qui restera une gifle magistrale, ' Peaches'.

Tu dis, Vincent?

Ah oui, l'intro de 'Bear Cage' rappelle ' Baba O'Riley' des Who.

Et pour moi ' Walk on by' c'est une boîte de striptease à Soho, l'effeuilleuse se débarrassait du superflu sur Dionne Warwick.

C'est incroyable le nombre de tubes que ces braves gens ont aligné en 40 ans, voici 'Skin deep', ' Duchess', ' Hanging around' et ' Tank'.

L'euphorie est à son apogée, un oiseau rare est parvenu à se hisser sur le podium  tandis que le quatuor lance sa dernière salve, ' No more heroes'.

On a applaudi, gueulé, sifflé, rien à faire ils ne sont pas revenus, donc on a bu!

 

photos- Philip Verhaege ( Liveacts Belgium/ Keys and Chords/ Concert Monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017
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Published by michel - Philip Verhaege - dans Concerts
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