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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:14
Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges-Brassens, le 26 août 2016

Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges Brassens, le 26 août 2016

Soirée de clôture de la quinzième édition des Nocturnes - Saint- Brieuc, le festival des arts de la rue et de toutes les musiques, proposé chaque été par la Ville de Saint-Brieuc et Saint-Brieuc Animations.

En ce vendredi ensoleillé, la soirée débute par la prestation de la rose Fanfare Électrique qui déambule en musique, tantôt surf, tantôt rock, de la place du Martray vers les halles Georges Brassens.

On a vu des Apaches, des ghostbusters, des skateurs, les cloches de l'enfer et autres bêtes au cerveau fêlé.

Grosse ambiance.

A 21:40' ,Thomas Howard Memorial

Un quartet originaire de Guingamp ayant fait la une dans la presse locale pour avoir enregistré l'album live ( à huis clos) ' In Lake' au fond du lac de Guerlédan ( asséché).

Elouan Jégat ( guitare, claviers) actif au sein de son projet Skøpitone Siskø et de Fingers and Cream, Yann Olivier ( chant, guitare), batteur chez The Craftmen Club, Vincent Roudaut ( basse, claviers) et Camille Courtes ( drums) avaient sorti deux EP's avant l'aventure du lac, une petite musique introductive Il était une fois dans l'Ouest précède leur arrivée ainsi qu'un énoncé illustrant la vie de Thomas Howard, alias Jesse James!

Le chef barbu arbore un T-shirt pas neuf des Violent Femmes, tu te dis que c'est un bon signe!

Ils décident d'entamer le concert par le morceau initial de ' In Lake', 'Murder for fun', une plage atmosphérique, chantée d'un timbre crépusculaire, mixant post rock et psychédélisme, tout est dans les ambiances, feutrées , réservées, il n'y a que la basse à vouloir partir en groove.

Déjà plus de six minutes de bonheur!

Démarrage postpunk pour 'Round and round', après quelques effets ebow produits par Elouan vient le chant lancinant et sombre du barbu. Archive et le Floyd rôdent dans le coin, Saint-Brieuc plane.

Vincent et Elouan prennent place derrière leurs claviers respectifs, le brumeux 'Rupture' est lancé.

Un héron s'envolant avec fracas vient troubler les eaux calmes de l'étendue aquatique, une guitare cinglante lui répond, Jean et Louis, que tu n'avais pas aperçus, la brume, pestent dans leur barque, pas moyen de pêcher à l'aise, bordel!

Place au plaintif 'Alive', lacéré, lors d'un second mouvement, par des guitares nerveuses aux sonorités shoegaze.

Le périple se prolonge avec le fulgurant ' Bad things' et le plus ancien 'Nobody knows'.

Une intro surf, un chant frelaté, ' Cruel' est lâché, t'as pas le temps de battre des mains car le sieur C C, d'une frappe agitée, entame ' How to kill kids' , un titre furieux montant ostensiblement en puissance et qui te laisse assommé pour le compte...arbitre, merde, quoi, il a frappé sous la ceinture!

Sur fond de brise marine tiède, un piano amorce ' Ground attack', malgré le titre guerrier tes pavillons réceptionnent une ballade progrock floydienne, c'est à nouveau le bassiste chauve qui donne le signal tandis que son copain répète it's a ground attack, les poilus sortent des tranchées pour en découdre avec un adversaire sournois.

Pas de quartier, Jacques, ça va saigner!

Si ce n'est quelques mercis proférés après 2 ou 3 morceaux,Yann, le réservé, ne nous a pas adressé la parole, du coup il devient disert: c'est la dernière, voici Six pieds sous terre, 'Six feet under' sur l'album,

Tu veux du dramatique, des changements de rythme, de l'abyssal puis une ascension vers des sommets vertigineux, écoute ' Six feet under'.

Comme il le chantait, it's time to go, ils se tirent, pas de bis au programme!

Thomas Howard Memorial, hautement recommandable!

23:10, Dominic Sonic, l'enfant ( terrible) du pays, la légende ayant débuté, à l'aube des années 80, au sein du groupe punk Kalashnikov, le rockeur Frenchie but Chic qui a accompagné les Stooges et dont le premier disque ( Cold Tears de 1989) a fait un tabac, est revenu sur le devant de la scène: un nouvel album, 'Vanités #6', le mec a pondu six plaques en trente ans de carrière solo, on ne peut le qualifier de prolifique, et des festivals ( Francofolies, Vieilles Charrues..), aussi quand il revient dans son département et que le concert est gratuit, tu peux t'attendre à du monde.

Du monde il y eut ( pas mal d'imbibés dans la masse), de l'ambiance aussi!

Pour l'accompagner, rien que du solide, Franck Hamel ( Bikini Machine), Patrick Sourimant ( Bikini Machine) et Romain Baousson aux drums.

Les deux derniers nommés sont les premiers à se présenter sur scène, Frank les suit de près, le chef se pointe 26 secondes plus tard, bien conservé pour un mec de 52 balais, ' All you men' de 1991 est sur les rails, du rock sans fioritures, du vrai, musclé et sexy, c'est ce que les Briochins voulaient, ils sont ravis!

Il ramasse une acoustique pour ' What I'm waitig for', si ta tasse de thé c'est les New York Dolls, Television, le Velvet, tu vas adorer ce titre datant du premier album.

Il enchaîne sur la ballade léchée 'Never learned' , tu te surprends au bout de 2' à fredonner le refrain , ...you never taught me how to love you, you never taught me how to fly..; alors que tu n'avais jamais entendu le morceau auparavant.

' Scared' secoue, les trois pieds nickelés à tes côtés, sifflant un blanc infâme, secouent également, Adèle, la bousculée, n'apprécie pas des masses et quand en trébuchant un des drôles brûle son compagnon avec sa cibiche on risque la castagne généralisée.

Dominic s'en fout et attaque une première rengaine en français, la valse/rock nonchalant 'La loi des pauvres gens' suivie par un rock vitaminé, une belle tranche d'amour filial ' Dad'...daddy, daddy why did you treat me so bad...

Seconde plage en roman, ' J'en fais des longueurs' .

Quoi, Benoît, ça sonne Plastic Bertrand... ben, oui, un mélange de punk, de garage, de glam et de na na na na's bien putes, ça décoiffe sévère et énerve passablement les éponges dont les orteils trempent dans un liquide jaune pisse.

Après 'Replace the sun', un titre toujours aussi flamboyant, le gars de Dinan propose un cadeau aux plus âgés de l'assistance en reprenant T Rex, '20th Century Boy'.

Après avoir versé une larme pour Marc Bolan, les bougres, qui se marrent comme une colonie de Moby Dick se fichant du harponneur minable, balancent ' Miracles' suivi par le kilométrique ' Fuel' qui achève un set athlétique.

Faudra pas patienter des heures pour la séance de rappels.

Dominic solo, je vous en joue une bien chiante, vous pouvez hurler, ' A s'y méprendre' .

On dirait Capdevielle murmure Gisèle, 38 balais depuis 20 ans, à sa copine.

Les durs reprennent du service, le chef ramasse une resonator, ils se tapent "Gun Called Justice" des Lords of the New Church et ça fait mal.

' When my tears run cold' ne va pas calmer les ardeurs du bon peuple et enfin le sulfureux et noisy ' Acid Sonic' achève la soirée.

Il est minuit trente-cinq, tu évites d'écraser trois ou quatre ivrognes étendus sur le pavé pour tenter de retrouver ton véhicule garé à l'autre bout de la cité .

Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges-Brassens, le 26 août 2016
Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges-Brassens, le 26 août 2016
Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges-Brassens, le 26 août 2016
Thomas Howard Memorial et Dominic Sonic, Les Nocturnes - Saint- Brieuc, Halles Georges-Brassens, le 26 août 2016
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 16:40
Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016

Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016

20e édition des Jeudis en fête de Plouha, organisés par le Comité des Fêtes de la commune qui s'enorgueillit de posséder les plus hautes falaises de Bretagne.

Du 21 juillet au 25 août, chaque jeudi soir, le centre du bourg fait la fête en musique, les rues sont occupées par un marché nocturne, une dizaine de commerçants ambulants ou locaux proposent à boire et à manger, on n'oublie pas les gosses: un petit tour à dos de poney, une grimpette sur le mur d'escalade et des stands de maquillage leur sont proposés, bref si la météo est clémente, on se presse au balcon.

Menu ( copieux) de la dernière fiesta: la Fanfar'ô Pruneaux - The Black Leaders - Hawaiian Pistoleros et Thomas Howard Memorial!

On atterrit vers 19:20 près de l'église, le temps d'aller vider une Grimbergen à La Civette, et l'apéritif musical est annoncé: Fanfar' ô Pruneaux.

Ils sont beaux, ont tous, femelles et mâles, gagnés le tour de France, ils sont drôles, le préféré de Clelia, c'est un sax viril, mollets de cycliste au chômage, tresses africaines, mini-jupe ras des fesses, biceps d'un fort-des-halles et lunettes de soleil de chez Kiabi, 2€50, sans garantie, il est presque aussi sexy que Miley Cyrus suçant une tétine, et ils sont doués.

Sur fond jazzy, l'orphéon propose des tubes retravaillés far breton: ' Les Cornichons', 'See you later, alligator', 'I love you baby', 'l'irrésistible 'Soul finger', 'Vanina' etc...

Tu ris de bon coeur tout en appréciant les talents musicaux de cette troupe excentrique!


19:50', à l'arrière de l'édifice dédié à Saint-Pierre, les Hawaiian Pistoleros viennent d'entamer leur exposé.

Six gâchettes provenant de Rennes ou Nantes, que dit facebook: Vassili Caillosse : Lap Steel Guitar And Guitar / Vincent Dupas : Lead Vocal - Baritone Guitar / Adrien Dutertre : Guitar / Eric Le Guichard : Double Bass / Bertrand Thepaut : Ukulele -Backing Vocals / Matthieu Lesiard : Drums.

Le groupe, constitué de quelques vieux briscards, est né en 2011 mais sa mouture actuelle date d'il y a un an avec l'ajout non négligeable de Vincent Dupas ( My Name is Nobody, Binidu...) au chant.

Veston bleu azur, cravate jaune kaki, chemise immaculée, froc couleur d'éléphant nettoyé au jet par le gardien du zoo, binocles, barbe et une casquette ramenée d'une high school du Nevada, il en jette!

Les Pistoleros ont sortir deux EP's 5 titres, il s'en vendra pas mal d'exemplaires à l'issue d'un set, également, exemplaire.

1931, ' Home' ( When shadows fall) de Harry Clarkson, Geoffrey Clarkson and Peter van Steeden.

Cette douceur n'a pas pris une ride, la voix de crooner de Dupas, avec S pour ne pas confondre avec le père de Cubitus, a immédiatement conquis ta fière compagne, dont l'humeur n'était pas au beau fixe après quelques remarques pas gentilles durant le court trajet en automobile.

Pour décrire leur produit, ils avaient collé une étiquette "Hawaiian Tunes/ Western Swing" sur l'emballage, une fois n'est pas coutume, le libellé est valable.

Le country, tremolo garanti, ' Bouquet of roses' popularisé par Eddy Arnold nous amène à penser que Rennes n'est pas loin de Nashville.

'Sweet Sue', t'es comme Johnny Cash, t'aimes pas le prénom Sue à cause d'Eugène, mais ce western swing que Django avait intégré dans sa playlist est tout bonnement somptueux.

Un coup d'oeil au matos, un ampli Fender et un Vox d'époque, rien de tel pour garantir un vintage sound.

Vassili troque la lap steel contre une guitare, les cowboys amorcent 'Just because', t'essayes de te souvenir d'un nom, ah oui, Brenda Lee.

Ces mecs ont la classe, nous replonger dans une ère révolue bénie alors que le monde actuel ne jure que par la technologie et passe son temps à chasser des Pokémons, on adore!

'It's now or never', bordel, ça fait du bien, puis un de leurs plus récents enregistrements ' My blue heaven' (Walter Donaldson, George A.Whiting).

A la croisée des Traveling Wilburys, de certains Ringo Starr ou de ce que notre Wim Hombergen faisait avec The Nevergreens, ces revivalistes bretons tapent juste.

Tu dis, Clelia?

C'est qui la Molly dont il parle?

Une cowgirl qui doit être bien mimi!

Plouha, vous pouvez danser si ça vous chante, voici 'Dinah' , un petit rock aux accents western swing super efficace!

Vous à droite, c'était bien.

Le short orange à l'arrière, pas mal.

Vous, monsieur le poseur, avec vos lunettes de soleil dans les cheveux ( pas permis lors du shabat) , pas terrible!

Le censeur et sa clique nous proposent un vol vers Hawaï, 'On a coconut island', exotisme fleurs d'hibiscus, rhum et curaçao plus jus d'ananas, wouah, je veux!

Le ukulele lance la suivante, une nouvelle tranche d'exotica, l'instrumental ' Hawaïan war chant', puis vient ' Little Grass Shack in Kealakekua' un gros hit pour Johnny Noble, un des papes du hapa haole sound.

On a raté le bateau, on reste à Honolulu, un petit bain, Alain,' On the beach at Waikiki'?

OK, après je m'achète quelques cartes postales 'Aloha from Hawaï', stamped in Honolulu, mon boss sera jaloux!

Quelques vannes pour annoncer le bluegrass tune ' Pick me up on your way down' qui ne date pas de 1952 mais de 1958 puis vient la perle de Roy Orbison, 'In Dreams' .

T'as caressé ton nounours on lui fredonnant ce slow!

' Bubbles in my beer' , pour contredire les idiots qui préfèrent la bière plate, précède un nouvel instrumental décoré de soli judicieux, ' Steel guitar rag'.

La suivante, ' Lonely at the top' est de Randy Newman, elle rocke.

Un doigt levé, plus qu'une signale un organisateur.

Comme la playlist en mentionnait encore deux on entendra ' You're a heartbreaker' et le country nerveux 'Act Naturally', pendant lequel Vincent fausse compagnie à ses frères d'arme et par un saut périlleux atterrit à nos côtés pour venir chatouiller quelques spectateurs médusés de sa gratte utilisée comme une baïonnette, et tant pis, Louis, si le câble plus fou qu'une vive vipère t'as fait trébucher.

Ite missa est.


Une dernière bière avant de quitter Plouha, sorry pas vu les autres groupes programmés!

Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016
Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016
Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016
Hawaiian Pistoleros au Jeudi en fête, Plouha ( FR 22), le 25 août 2016
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 06:56
Décès de Marcel Bohon de So'N'So.

La nouvelle du décès de Marcel Bohon, guitariste/ lead and backing vocalist de So'N'So, nous est parvenue par Mitch ZoSo Duterck de Cover Age.

Hier il publiait sur sa page facebook:

"Notre frère d'armes Marcel Bohon nous a quittés cet après-midi, tu nous manqueras toujours Cello."

So'N'So s'était produit Place Monseu à Ciney le 13 août dernier.

Mitch avait relaté un concert de janvier 2016, cf lien ci-dessous:

http://concerts-review.over-blog.com/2016/01/so-n-so-au-central-bar-a-profondeville-le-29-janvier-2016.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=music-entertainment

Rest in peace, brother, tel est le bref message laissé par les membres du groupe!

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 12:00
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers

Jean-Baptiste Frédéric Isidor, Baron Thielemans, notre Toots, s'est éteint ce lundi matin, il avait 94 ans.

La triste nouvelle a été communiquée par son manager, Veerle Van de Poel!

Toute la Belgique souffre de Bluesette.

Le plus bruxellois des grands noms du jazz, c'était la simplicité, le bonheur de jouer, les sourires, un regard profondément humain, la joie de voir éclore de nouveaux talents, et surtout un harmoniciste inégalable.

Toots, t'as été copain avec Charlie Parker, Benny Goodman, Sidney Bechet, Miles Davis, Max Roach, Dinah Washington, Edith Piaf, Jaco Pastorius, Paul Simon, Astrud Gilberto ....mais aussi avec la vendeuse de caricoles, Toots, t'étais notre grand-père à tous!

Toots, tu nous manques déjà!

Le guitariste King Koen est parti sans que la presse n'en parle, il a été membre du garage band The Way Outs très fier de jouer sur du matériel des années 60 de la marque VOX.

La firme de disque ayant sorti le single Can't Take No More les présente
WAYOUTS
The WayOuts, an absolutely amazing garage combo from Belgium, a gang of garage punk misfits fronted by King Koen, the garage legend of Belgium, with a sound and look s traight outta 1966!
They are so dedicated to the sounds and sights of the era, that they refuse to use any instrument or equipment that hasn't got the mighty VOX logo on it! Yeah, that's right, The Way-Outs are the ultimate VOX band!!!! The 45 has two fuzz killers, "Can't Take No More" a snarling farfisa'n'fuzz piece of 60's punk dementia and "I'll Walk Away" which is a raving no-holds-barred cover of The Miracle Workers fab song. The 45 is strictly limited and pressed in 500 copies!

Matt Roberts, membre fondateur de 3 Doors Down, est décédé le 20 août, vraisemblablement a drugs overdose.

Matt , lead guitar, avait quitté le combo de Escatawpa en 2012, on l'entend sur les cinq premiers albums du groupe et donc sur le hit monstrueux "Kryptonite".

Sa place au sein de 3 Doors Down est occupée par Chet Roberts.

Tom Searle ( 28 ans) était le guitariste de Architects un metalcore band britannique , il est décédé des suites d'un cancer de la peau la semaine dernière.

Son frère jumeau a laissé un long message sur facebook, il laisse entendre que l'avenir de Architects est incertain.

Le guitariste de jazz irlandais Louis Stewart nous a quittés le 20 août.

Ce grand monsieur a accompagné Benny Goodman, JJ Johnson ou George Shearing et a sorti une vingtaine d'albums comme leader, le dernier 'Tunes', featuring Jim Doherty, en 2013.

Le 17/08, Preston Hubbard was found dead at his home in St. Louis at the age of 63.

Preston a été le bassiste des Fabulous Thunderbirds de 1985 à 1993, enregistrant quatre albums avec le blues combo.

Avec la disparition de Bobby Hutcherson, le jazz perd un grand vibraphoniste.

Sa disco est impressionnante, en 2014 Blue Note sortait ' Enjoy the View' qui sera son dernier album.

On l'entend également sur des enregistrements de Abbey Lincoln, Kenny Baron, Donald Byrd, Dianne Reeves, Eric Dolphy, Joe Sample, Dexter Gordon, pour n'en citer que quelques uns!

Lorenzo Piani,( Lorenzo Piattoni), est décédé à Rimini le 14 août.

Ce singer-songwriter, au passé de musicien classique, a longtemps travaillé pour la RAI, il sortira un premier album en 1990 contenant le succès 'Vecchio Poeta' .

Il s'installe en Scandinavie et enregistre encore 6 albums, le dernier 'Shades of Music'.


Un cancer a eu raison de Connie Crothers, pianiste de jazz.

Son plus grand mérite est d'avoir accompagné Max Roach, cette reine de l'improvisation a sorti plusieurs albums dont un 'Live in Paris' fort apprécié par la presse française.

Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
Une semaine noire: Toots Thielemans, King Koen , Matt Roberts, Tom Searle, Louis Stewart, Preston Hubbard, Bobby Hutcherson, Lorenzo Piani, Connie Crothers
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 16:54
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016

Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016

Cinquième édition de La Fête des Vieux Gréements, à Paimpol, trois jours de festivités, 80 vieux gréements, dont des prestigieux, tels le Mutin ou la Belle Angèle, un marché artisanal, des maquettes de bateaux, des expositions, des pirates, des jeux bretons, des huîtres, des escargots, des sardines grillées, du soleil et ...de la musique, plus de 40 groupes!

On s'y rend le dimanche vers onze heures, le soleil se fait attendre, mais non, Nicoletta, il n'est pas mort, avant l'heure, c'est pas l'heure, 20' de patience et il se pointe, généreusement.

Pas de programme établi, on déambule en s'arrêtant au hasard devant une scène ou à un coin de rue où se produit un groupe ou un artiste solitaire.

Première halte, la scène Michel Tonnerre, sur le podium, un imposant groupe vocal ( une vingtaine d'individus, chanteurs et musiciens) , A Virer, tuniques de marin rouges et une devise: la musique dans le cœur, des embruns dans la voix.

Une foule compacte devant le podium, elle reprend en choeur des textes de Michel Tonnerre, Hervé Guillemer, François Budet, Gérard Jaffrès, Jean-Paul Ferrec, Patrick Ewenn ou Jean-Luc Roudaut!

Le groupe compte quatre albums à son actif , et des titres tels que 'He Ho Matelot', 'Chacun sa mer, chacun son vent' , ' Cap Espérance' , 'Jean-François de Nantes' mettent l'ambiance, le public, déjà nombreux avant midi , les acclamera avec enthousiasme!

T'as vu, des huîtres au barbecue et du vin blanc, ta compagne ne résiste pas, elle s'attable, se fait draguer par un descendant d' Olivier Levasseur dit La Buse, face à l'échoppe un autre ensemble largue les amarres pour interpréter quelques airs salins, Mille Sabords, originaire du Pays de Loire, une trentaine d'individus des deux sexes, marinière bleu marine et blanc, une majorité de voix, quelques instruments: accordéon, flûte, guitare, harmonica, même modus vivandi , des chants de matelots.

Le récital débute par 'Larguer les amarres' qu'une auditrice se rappelle avoir chanté à l'école en 1958 sous le nom de 'Il était temps' , il se poursuit par 'La mouette' et le paillard 'Allons à Messine' pour la sardine et à Lorient pour le hareng, et pourquoi pas à Espelette pour la crevette ( basque)!

Après ces 3 airs, la troupe plie bagage, mille millions de mille sabords éructe un forban qui s'amusait!

Pas de panique, importunés par l'odeur des huîtres brûlant sur feu de bois, la chorale s'installe dix mètres plus loin pour égrener la suite du rosaire, ainsi on fait la connaissance de Fanchon de St Malo, une petite qui n'a pas lu Victor Hugo et qui clôture ce mini récital, les mousses passent à table!

Notre flânerie nous emmène sur les quais face à un voilier antique, ketch ou goélette, tu te renseignes auprès du capitaine, à bord' Les Mat'lots du Vent' , des petits gars de Lorient préférant la marine au chemin de fer.

Depuis 2002 ils parcourent les côtes bretonnes pour chanter leur répertoire à qui veut l'entendre, ces marins ont enregistré quatre cd's.

On se faufile parmi les badauds, la troupe vient d'entamer ' Les gars de Terre-Neuve' une composition du normand Daniel Bourdelès, puis comme il fait soif, une halte s'impose au 'Café du port'.

'Kenavo' de Gérard Jaffrès est repris par tous sauf par deux touristes de Dortmund et par leur berger malinois.

Grosse ambiance, mais c'était leur dernière flèche.

Face au bar de la Falaise on avise un musicien de rue au visage tanné, armé d'une acoustique il enchaîne en anglais ou français coloré des folksongs pas débiles, à ses pieds un haut-de-forme noir et une dizaine de cd's , 'Red Sky at Night' Jackstraws, dit la pochette.

L'explication viendra plus tard, David C Kendall, un Californien exilé chez les bouffeurs de grenouilles, fait partie du combo Jackstraws depuis plus de trente ans, il se produit souvent en solitaire, Paimpol il connaît bien pour avoir participer au festival Chant de Marin, les sea songs n'ont plus de secret pour lui.

Après 'Rio Grande do Sul' il annonce a song about sailing to Brazil where the waters are warm. La voix est chaude, le gars est doué, bien vite un attroupement s'amorce face à lui, les pièces atterrissent dans son galurin et trois ou quatre albums ( 10€) trouvent acquéreur.

Il enchaîne sur 'Ali Alo' ( Saint-Malo), titre bilingue que tu connais depuis longtemps, Rum ayant enregistré ' Ali alo pour Maschero' dans les seventies.

La suivante est une valse cajun rappelant l'exode des Acadiens, abandonnés par le roi de France, superbe titre que ce 'Deux voyages'.

David C Kendall, une belle découverte, qui part se payer une Lancelot avec la menue monnaie traînant dans son couvre-chef.

Il est temps de se restaurer avant d'aller écouter Djiboudjep sur la scène Hervé Guillemer.

La table de mix bat le beurre, le soundcheck s'étire, manifestement un gros couac au niveau retour pour un des guitaristes, après bien des tergiversations on lui place un micro face à son instrument et on supprime le jack.

Enfin Djiboudjeb, qui est considérés comme LE groupe breton de chants de marins, sur la brèche depuis 1970, est prêt.

Mikaël Yaouank ( cistre et chant) est toujours là , son copain Michel Tonnerre lui ne l'est plus, un cancer l'a emporté en 2012.

En 2016, le grisonnant Mikaël est flanqué de deux acoustiques se chargeant également des choeurs ( Nicolas LE Rallic et le jeune gars, doué, trahi par la technique).

Après un premier titre servant à peaufiner la balance, le trio propose le classique ' Quinze marins'.

La voix cassée de Mikaël fait merveille, il ne manquait que la bouteille de rhum et une ou deux filles pas farouches et on montait à bord du rafiot.

Ils enchaînent sur la triste mésaventure du 'Gabier Noir', plumé par quelques poules à Liverpool, avant de déposer leurs instruments pour proposer, a capella, le traditionnel ' A Lorient la jolie', un titre également repris par Gilles Servat.

On quitte le Morbihan pour Terre-Neuve et entamer 'Ceux qu'on nommé les bancs', après deux mesures, un blanc, euh, un trou de mémoire, désolé, ça arrive aux meilleurs marins, c'est moins grave qu'un trou dans la coque, on reprend!

La préférée de Théodore, le gars à tes côtés qui reprend toutes les rengaines interprétées, ' Mon petit garçon'.

Rien que pour la tirade ...quand on sera saouls comme des bourriques on ira chanter sur les quais...t'as applaudi à tout rompre.

Paimpol, peut-on se permettre un titre en anglais?

Yes, répond un Rosbif égaré et le trio entreprend sans instruments le sea shanty ' Sam's gone away'.

Depuis 20' ces braves gens réclamaient de la bière, le comité organisateur faisait la sourde oreille avant de déposer six demis sur scène, malicieux, barbe grise questionne: avez-vous soif?

Oui, répondent Lucien et Hervé.

Pas nous, on vous emmène faire la connaissance de 'Fanny de Laninon' , une Brestoise qui fréquentait un bistrot rempli de matelots ensuite on reste dans le Finistère pour une balade sur ' Le pont de Morlaix' .

'John Kanaka', version française, est proposé a capella avant le mouvementé ' Satanicles' , rythmé par les battements de mains de toutes les Paimpolaises et de leurs conjoints hilares.

Il est l'heure de céder la place au groupe suivant, on se quitte avec 'Jean-François de Nantes' ...Oué, oué, oué, Jean Franswé...

Quoi, vous en voulez encore?

Michel, svp, tu montes sur scène pour chanter 'Les filles de Lorient' avec nous!

Cette dernière salve est chaleureusement applaudie par le bon peuple, visiblement heureux!

On y va, dit-elle, je veux me baigner.

T'as acheté une bouée et tu l'as suivie à la plage!

Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
Fête des Vieux Gréements à Paimpol ( troisième journée) le dimanche 21 août 2016
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:29
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016

Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016

Pléguien: commune rurale du canton de Lanvollon, 1 233 habitants, à 5 km des plages de Saint-Quay-Portrieux.

Le patron du Bar des Sports, situé à 75 mètres de l'église, perpétue la tradition en organisant, après le 15 août, la fête de l'été.

Tout le village et les habitants des localités voisines s'y donnent rendez-vous pour ingurgiter des litres de bière, de cidre ou de vin ( couleur au choix) face à un moules-frites ( saucisses pour celui qui ne digère pas les mollusques) et relater entre amis qui se rencontrent 3 ou 4 fois par ans tous les derniers événements.

En 2016, l'animation musicale précédant le bal est confiée aux frères Morvan, Soasica et The Kov.

19:30' disait le tract, à cette heure, la file au comptoir moules mesurait 98 mètres, à 22:30' , le métreur indiquait encore 43!

Les Frères Morvan ( Henri et Yvon) graviront les marches, bricolées, devant les mener à la scène dressée dans une remorque peu avant 20h., t'as eu le temps de faire la connaissance des barmen.

Les Frères Morvan: ils étaient quatre, agriculteurs, ils ont décidé de former un groupe de chants traditionnels en 1958, Yves s'éteint en 1984 et François en 2012.

Henri et Yvon, 167 ans à eux deux, tiennent le coup, ils ont toujours bon pied, bon oeil et ne dédaignent pas un Lambig vieille réserve à l'occasion.

Pour leur huitième passage à Pléguien, ces mémoires vivantes d'un passé glorieux vont abreuver les jeunes et moins jeunes de chants a capella en kan ha diskan, incompréhensibles pour les non-initiés.

Ils ont déniché leurs nippes chez le même tailleur, malheureusement enterré au cimetière de Saint-Nicodème depuis 1999: une casquette foncée, une chemise à carreaux bleus et blancs, un pantalon noir, des godasses du même ton, il n'y a que la boucle du ceinturon et leur taille qui peut les différencier.

Les pas morveux occuperont le podium par deux fois, deux sets de +/- 25' chacun, un premier chant à danser anachronique et chevrotant, pendant lequel les deux voix se répondent, est suivi par une lamentation interprétée avec simplicité, entrain et conviction.

Si Henri et Yvon, internationalement, sont moins célèbres que les Frères Karamazov, ce n'est pas le cas en Bretagne où tout le monde désire poser à leurs côtés durant l'entracte ou à la fin du show, après une troisième tirade, probablement déjà chantée par leur arrière-grand-mère, un premier danseur, Loïc, deux bouteilles de cidre de Paimpol dans le citron, se met en mouvement sur la place.

Pas résistant, le Travolta local abandonne ses exercices après 2' pour regagner la buvette.

Les frangins ont entamé une quatrième complainte, revoilà Loïc requinqué, il se cherche une partenaire, après 12 invitations poliment refusées, Marie-Rose se laisse débaucher.

La madame te tend la main, lâchement tu te replies vers le bar.

Les ancêtres ont entamé une dernière incantation bretonne voisine d'un chant Cheyenne avant d'aller se restaurer et de boire un coup.

Trente minutes plus tard: "Nous voilà de retour!"

Le scénario n'a pas subi de modifications, toujours des airs a capella sur lesquels les indigènes dansent, un plinn ton doublé, puis vient un rock breton médiéval, un galop favorisant la production laitière des ruminants de l'Argoat et une polka cuculus canorus réclamée depuis 40' par Yvan et Nolwenn.

Le coucou s'est couché, les papies ne comptent pas faire de même, ils saluent l'assistance, se font prendre en photo et retrouvent leurs verres de cidre!

Respect de l'horaire est une notion inconnue dans le coin, après de très longs préparatifs le duo acoustique Soasica prend place sur le podium improvisé.

Les charmantes Soazig Daniel ( chant, guitares) et Jessica Delot ( chant, violon) ont décidé de faire de la route sous l'appellation Soasica en 2014.

Mariages, fêtes, vins d'honneur, concerts dans les bars, les deux jeunes demoiselles de Lannion ont déjà étalé leur talent à plusieurs occasions.

Leur répertoire et constitué de covers anglo-saxonnes ou françaises, de jigs et reels sentant bon la verte Irlande et de quelques compositions signées Soazig.

Elles démarrent par un instrumental fougueux d'inspiration celtique avant de reprendre joliment 'Prayer in C' de Lilly Wood And The Prick, le violon fait merveille, les voix se complètent esthétiquement.

'Hippy Hippy Shake' annonce Miss Delot, tu penses aux Swinging Blue Jeans, erreur il s'agit d'un petit folk gentil tout plein, il est suivi par une première mélodie de leur plume, l'aérien 'Ton absence'.

Major Lazer, 'Lean on' plaît à la jeunesse, la rengaine précède ' Haste to the wedding' dont on recommande la version des Corrs.

Cette gigue endiablée déclenche l'enthousiasme, elle est suivie par une adaptation plaintive de 'Sweet Dreams' de Eurythmics.

Les filles ont la bonne idée de ne pas singer les groupes couverts, mais d'apporter une note personnelle aux thèmes empruntés.

Après le léger 'Serre-moi' de Tryo vient une seconde compo signée Soazig Daniel tenant bien la route , 'Cold Water'.

Dès les premiers accords, Fabrice a reconnu 'Dust in the wind' la ballade de Kansas, après cette incursion chez Trump on revient en Irlande avec une version instrumentale de 'Drunken sailor'.

Pour les fans de Meghan Trainor., 'All about that bass' en mode minimaliste, puis elles enchaînent sur une ballade, 'So long ago' écrite not so long ago par la demoiselle à la guitare.

S'attaquer à ' Talking about a revolution 'de Tracy Chapman, ce n'était peut-être pas une si bonne idée, la version Soasica était bien plus lisse que l'original.

Tu t'étais dit que oser ' Smells like teen spirit' était encore plus audacieux, les filles s'en tirent bien et l'audience répond avec enthousiasme.

Toute la Bretagne adore 'Santiano' que Hugues Aufray a enregistré en 1961 en adaptant un sea shanty antique.

Elles terminent par une dernière gigue fougueuse, accueillie avec ferveur, avant de céder la place aux suivants.

Pléguien réclame un bis, il aura les couleurs d'un reel emmené par un violon fébrile.

Sympa ce concert, les filles sont énergiques, souriantes, le potentiel est bien présent même si tout n'était pas parfait, notre monde l'est-il?

Pas le courage d'attendre le concert de The Kov, direction la couche conjugale!


Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
Les frères Morvan et Soasica à la Fête de l'été sur la place de la mairie à Pléguien ( FR - 22) - le 19 août 2016
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 18:49
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016

Colline Hill et Miossec auFestival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016

Le festival de la Saint-Loup, à Guingamp, se déroule du mardi 16 au vendredi 19 août 2016, il fait partie du patrimoine des Côtes-d'Armor. Créé en 1853, il disparaît, momentanément, un siècle plus tard pour renaître en 1957, initialement les festivités sont d'un ordre religieux ( un pardon suivi d'un bal populaire), au fil des ans c'est la danse bretonne qui se taille la grosse part du gâteau, la musique ( essentiellement celtique) n'est pas oubliée.

Au menu musical 2016: Marina Kaye, Kabardino-Balkarie, Treizour (cercle celtique de Douarnenez, Annie Ebrel, Marthe Vassalo), Miossec, Colline Hill, Denez Prigent et Nolwenn Korbell.

Pour se mettre dans l'ambiance, on décide de s'arrêter à la Place du Centre où se déroule un fest-deiz animé par les cercles celtiques de Saint-Alban et Saint-Brieuc avant de se diriger vers la Place du Vally pour les concerts.

Colline Hill a beau résider à Liège, son coeur et son âme exhalent un parfum breton, en effet, Blandine Coulet est née dans le Morbihan, elle tient à le rappeler à quelques journalistes mal informés.

'Skimmed' son second album a reçu un accueil fantastique de Saint-Malo à Lorient en passant par Lannion et Roscoff, il a obtenu le grand prix du disque du Télégramme 2015.

Colline, tu l'as croisée maintes fois, mais toujours en solitaire, ce soir, elle est accompagnée par un band solide qui va donner un éclat neuf aux compositions cataloguées folk/pop de la demoiselle de Plumelec.

Jérôme Mardaga, alias Jeronimo ( 5 albums), guitares/claviers, Anthony Marcon ( Man On Fire and The Soul Soldiers), basse, Midas Wouters ( Milo Meskens, Laura Tesoro...) batterie, Martin Saccardy (Ibrahim Maalouf e.a.), trompette, sont les complices de Colline, qui décide ( sans trompette) d'entamer la soirée par ' Oh hey was' , la plage ouvrant 'Skimmed'.

Oui, Clelia?

Belle voix et un petit fond Suzanne Vega!

Un brin Tracy Chapman, aussi, ajoute-t-elle!

' But in my days' opte pour des teintes plus groovy et permet d'admirer le travail tout en finesse des musiciens.

Un changement de cap pour suivre, la ballade/ valse ' To die like a king' joue la carte de la délicatesse, accentuée par une trompette lumineuse comme pouvait en utiliser Sigur Rós sur scène.

Toujours en mode douceur, 'The Greatest', sans basse et, comme seul élément percussif, un tambourin agité discrètement.

En picking, 'Old friend' ne peut dissimuler l'amour de Colline pour la folk music des sixties ou seventies.

Ce titre est aussi fluide que les meilleurs C S et N avec ou sans Neil Young.

Solo et sans pluie, qui ne se manifestera pas avant la seconde moitié de la nuit, ' Where you are', titre plus ancien, d'inspiration bretonne, fait toujours autant d'effet, puis une seconde salve sans la brigade, 'Banks of the Ohio' de Joan Baez qui aura refilé la chair de poule à plus d'un auditeur.

Confidence: ma première expérience avec la Saint - Loup date de 2001, j'y étais venue pour assister au concert de Mary Black, l'équivalent irlandais de Joan Baez.

Une slide pour Jéronimo, 'Wish you were here' prend quelques accents roots/country rehaussés par une trompette mélancolique.

Elle poursuit par ' Random skies' ( I'm afraid of dying) , une confession solennelle, avant de ramasser une guitare électrique pour attaquer le morceau le plus musclé du set, ' For the last time' qui mixe americana et shoegaze.

Avec en mémoire les vagues venant se fracasser sur la presqu'île de Rhuys, le majestueux et profond 'And the sirens' offre des éléments postrock agités et un final grandiose.

Ce superbe concert prend fin avec 'Back again' ponctué par les battements mains d'une assistance conquise.

Il faudra près de 30' à Colline Hill pour signer tous les albums vendus.

Miossec.

Christophe Miossec pour Guingamp est un voisin et pourtant le gars de Brest ne s'était jamais produit à la Saint-Loup.

Muni d'un dixième disque dans son escarcelle ( 'Mammifères'), celui qui ne boit plus achève une tournée de festivals accompagné par trois musiciens d'exception: Mirabelle Gilis ( mandoline, violon, backings), le Londonien Leander Lyons ( guitare, claviers) et Johann Riche ( accordéon, claviers).

En route pour le rendez-vous avec les mammifères vus au travers des yeux, parfois cyniques, du cinquantenaire au petit chapeau.

A quatre assis sur un siège au devant de la scène,ils amorcent 'On y va', dominé par le violon et l'accordéon sur lesquels se greffent le timbre traîne-savates du gars du Finistère.

'Après le bonheur' et 'Le roi' déambulent dans une ambiance tango/musette, Astor Piazzolla n'aurait peut-être pas apprécié les envolées agressives de la guitare de Leander, Guingamp, si!

Constat: Guingamp: 7000 habitants et un stade prévu pour 17000 fans de foot, un sourire moqueur avant d'amorcer 'L'innocence' pour lequel la juteuse Mirabelle a troqué son violon pour une mandoline.

Les amateurs de rock risquent d'être déçus par le virage folk métissé emprunté par Miossec, les partisans de chanson française de qualité ne s'en plaindront pas.

Arno ne fait pas que du trash, non plus!

Avec 'Le défroqué' on aborde un titre plus ancien il sera habillé d'apprêts gypsy.

L'English passe derrière l'Hammond pour 'La nuit est bleue', un jazz musette, lent et poétique, adapté de 'The thrill is gone' de Chet Baker, assurément un des points forts du nouvel album.

'Cascadeur' sera plus sautillant et après les cabrioles, Guingamp a droit à une chanson estivale, 'Les écailles', où cigale riment avec littoral, vertical, horizontal, signal, transversal, pédale, sandale, mistral et rafale ... et nudité!

Violon joué en arpèges pour le faussement frivole 'La vie vole' et ses images jardin d'éden frelaté .

Ce soir, vous l'aurez remarqué une majorité des titres interprétés sont neufs, sorry, braves gens, pas de best of au programme, voici 'Des touristes'.

Une plaisanterie gratuite et un dicton malmené précèdent 'Le mouches'.

A l'arrière quelques voix s'élèvent réclamant 'Brest' ou d'autres plages plus connues, elles seront plus ou moins entendues puisque Miossec achève le set 'normal' avec le succès ' Je m'en vais' que Madame Boëdec connaît au bout des doigts et fredonne à contretemps.

Tous backstage pendant 5'.

Leander et Miossec reviennent en duo et lâchent le rock de 1995 'Que devient ton poing quand tu tends les doigts', suivi par la chanson tendre de la soirée, la valse d'amour filial 'Papa' .

Un souvenir d'une époque révolue 'Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement' et l'extrait de l'album précédent 'Nos morts' ont fait monter l'ambiance d'un cran et c'est la Bretagne entière qui pousse un cri de joie en entendant 'Brest'.

On reprend tout depuis le début annonce le pince-sans-rire avant d'achever la soirée avec 'Après le Bonheur'.

Le Miossec nouveau n'a rien à voir avec le Beaujolais de l'année, tel un vin ample il dégage une large palette aromatique et se déguste en connaissance de cause!

Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
Colline Hill et Miossec au Festival de la Saint-Loup - Guingamp ( FR- 22) - le 18 août 2016
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 13:08
Rubrique décès: Ruby Wilson, Glenn Yarbrough, Pádraig Duggan, B. E. Taylor!

B. E. Taylor, lead singer du B. E. Taylor Group, qui a eu un mini-hit en 1983 avec "Vitamin L", est décédé la semaine dernière à l'âge de 65 ans.

Le groupe aura sorti quatre albums avant de voir B. E. Taylor se lancer pour une carrière solo pendant laquelle il a surtout enregistré des Christmas songs.

Pádraig Duggan et son jumeau Noel ont acquis un début de notoriété internationale en faisant partie de Clannad, mais les frérots avaient déjà écumé les pubs de leur Irlande natale en tant que duo, 'The Duggans'.

Pádraig laisse son frère bien seul, il est décédé le 9 août.

A noter que toute la famille a la musique dans le sang puisque Moya Brennan et Enya étaient les nièces du disparu.

Glenn Yarbrough, du Wisconsin, était le lead singer du groupe folk The Limeliters de 1959 à 1963, après avoir entamé une carrière solo, il se retrouve en tête des charts avec "Baby the Rain Must Fall" (the theme tune from the film of the same name, 'Le sillage de la violence' en français).

Il classera quelques autres singles dans les hitparades et laisse une discographie imposante.

Glenn est parti pour d'autres cieux le 11 août, le compteur indiquait 86!

The Queen of Beale Street, Ruby Wilson est morte le 12 août à 68 ans.

Cette chanteuse de blues et de gospel était considérée comme la petite protégée de BB King qui l'a fait chanter comme artiste en résidence dans son blues club.

Ruby a eu l'honneur de pouvoir monter sur scène devant quelques grands de ce monde, la reine Elizabeth, Bill Clinton, Rainier de Monaco, c'était également une figure appréciée lors des grands festivals internationaux de blues et de jazz.

On lui doit neuf albums.

A noter également une carrière cinématographique pas débile: Larry Flynt, The Chamber ou Cookie's Fortune.

Rubrique décès: Ruby Wilson, Glenn Yarbrough, Pádraig Duggan, B. E. Taylor!
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 12:46
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL 14.08.2016.
Kortrijk.
Sport Campus Lange Munte

Le billet de JPROCK :

L’Alcatraz est devenu à ce jour le meilleur festival metal à taille humaine de Belgique.
Depuis son déménagement vers le Sport Campus Lange Munte à Kortrijk l’évènement a trouvé ses marques et son rythme de croisière.
Espérons toutefois qu’il ne grandisse pas trop vite et que l'appât du gain et l'envie d'attirer un nombre plus important de spectateurs ne prennent pas le pas sur la qualité.
Si l'envie de grandir est présente pourquoi alors ne pas rajouter un troisième jour, mais surtout prions pour que les organisateurs gardent la capacité journalière actuelle du site.

Cette année le line up du samedi annonce une belle série de groupes intéressants avec en headliners Whitesnake et Within Temptation.
Pas possible pour moi d’être présent ce premier jour mais le programme du dimanche avec Twisted Sister et Avantasia en têtes d’affiche se révèle incontournable.

Je vous passe mon début de journée catastrophique et plombé par une séries de contretemps désagréables qui finalement m’amènent à ne pointer ma tronche sur le site du festival qu' aux environs de 16h alors que sur scène LITA FORD et son band nous envoient un « Cherry Bomb » de derrière les fagots.
Aaaah les Runaways !
J’ai eu la chance de les applaudir sur scène plusieurs fois, dont notamment lors de ce concert mythique au Cirque Royal le 1er décembre 1977 avec les Kids de Ludo Mariman en support act. Toute une époque !
Je les revois déchainées sur scène et sexy en diable : Cherrie Currie (vocals), Joan Jett (guitars), Vicky Blue (bass) , Sandy West (drums) et bien sûr Lita Ford (lead guitar).
Ces filles furent un des fantasmes brûlants de mes 18 ans !

Après une belle ovation réservée à sa version de " Cherry Bomb" Lita nous propose encore deux titres avant de nous quitter : « Close my Eyes Forever » clin d'oeil à son pote Ozzy Osbourne et " Kiss Me Deadly » .

Je n’aurai finalement assisté qu’à 3 titres sur les 8 qu'elle a interprétés aujourd'hui, mais vu les circonstances j’en ai bien profité tout de même. Cool !

Après cette bonne entrée en matière, direction la VIP-Press area histoire de faire le plein de tickets boissons et de profiter du buffet sympa qui nous est proposé.
Au menu quelques plats de viandes, poissons et salades variés et de très originales moules au Jack Daniels !

Pendant ce temps sur scène c’est CHILDREN OF BODOM qui s’époumone et secoue la foule à grands coups de décibels.
Pas mal dans le genre, mais j’avoue que ce groupe m’a toujours laissé assez froid et que je les ai écoutés assez distraitement le nez plongé dans mon assiette.
Je me passerai donc de donner un avis éclairé mais visiblement au vu des mouvements de foule les fans ont apprécié.

On reste ensuite dans le lourd avec SOULFLY.
Depuis son départ de Sepultura Max Cavalera continue sa route avec Soulfly et de belle manière.
Son trash metal teinté d’influences tribales brésiliennes reste efficace et on se réjouit d’entendre le frontman au pied de micro recouvert de cartouchières reprendre des titres de Sepultura comme « Refuse/Resist » , « Arise /Dead Embryonic Cells » ou le génial « Roots Bloody Roots ».
Et quand Soulfly ne pioche pas dans son propre répertoire il picore dans celui des autres avec cette reprise étonnante de " Iron Man " piqué à Black Sabbath « avant de faire un sort à « The Trooper » le classique d' Iron Maiden pour clôturer le set.
Du beau boulot.

Sur scène on à juste le temps de s'affairer à changer le matos et installer un lightshow particulier que voici KREATOR qui déboule sur scène à grand coup de fumigènes et autres canons à confetti.
Après plus de trente ans de bons et loyaux services à la cause du trash metal teuton le combo de Mike Petrozza envoie toujours du lourd et même du très lourd. D'ailleurs ce metal sans concession sera fatal au groupe électrogène qui les lâche durant « From Flood Into Fire « .
Plus de jus !
Ca se bouge en coulisses pour renvoyer du courant rapidement et après 2 minutes d’angoisse ça repart de plus belle .
Douze titres , une énergie à vous couper le souffle et un final dantesque avec « Violent Revolution » et « Pleasure to Kill » .
Ouf !
C’est jouissif , mais je suis aussi tout de même content quand ça s’arrête histoire de faire respirer quelque peu mes feuilles de choux vachement surchauffées.

Le soir tombe lentement sur le site du festival et je décide d’assister au set d’AVANTASIA depuis la terrasse VIP-press légèrement surélevée.
D'ici on surplombe la foule et la vue est imprenable.
Car Avantasia c’est un des gros morceaux du jour !

Le collectif de Tobias Sammet maîtrise avec brio l’art de vous sortir des albums pépites à l’image du dernier opera rock en date le formidable « Ghostlights « .
Mais ce soir c’est plutôt à une setlist best of que nous aurons droit, festival oblige.

Dès la fin de l’intro d'Also sprach Zarathustra diffusée en ouverture , le power hard rock metal opera se met en route et va nous en mettre plein la vue et les oreilles durant 90 minutes.
Des compos heavy et épiques de qualité interprétées avec panache dans un décor majestueux, des mélodies ultra accrocheuses et des envolées vocales hallucinantes notamment grâce aux présences sur les planches de Michael Kiske ( Halloween) , de Bob Catley (Magnum) , d’un Jorn Lande très en voix et bien sûr de Tobias lui-même qui n’est pas en reste ; Avantasia impressionne l'auditeur.
Car "on stage" c’est une réunion de grandes voix et de musiciens époustouflants ( Ah les solos de Sascha Paeth à la guitare !!! ) auxquels vient s’ajouter en fin de set le talent d'Eric Martin from USA, le chanteur de Mr Big et la jolie voix D'Amanda Sommerville.
Certains ( comme moi ) se mettent à rêver de l’arrivée de Dee Snider sur scène ( il chante sur l’album et est présent en coulisses), mais ce rêve ne deviendra pas réalité.
Sans doute se réserve t’il exclusivement pour son show avec Twisted Sister.

« Reach Out for the Light » est sublime, et « Let the Storm Descend on You » joué en final et déjà magnifique sur l’album, prend en live une dimension encore plus grandiose.

Le band nous revient alors avec tous ses invités pour un rappel composé de « Sign of the Cross/ The Seven Angels ».
Pari gagné, le public est aux anges et Tobias promet de revenir.

Incontestablement Avantasia nous a offert LE set de la journée, un des grands moments du festival .

Setlist Avantasia :

Also sprach Zarathustra
Mystery of a Blood Red Rose
Invoke the Machine
Ghostlights
The Scarecrow
Promised Land
The Story Ain't Over
Farewell
Reach Out for the Light
Dying for an Angel
Let the Storm Descend Upon You

Encore:
Sign of the Cross / The Seven
Angels

Mais ce qui allait suivre avec TWISTED SISTER allait encore faire monter le curseur de plusieurs crans sur l’échelle du plaisir.

Il est environ 23h30 lorsque » It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) » d’AC/DC retentit dans la sono du festival.
Des explosions et fumigènes à gogo annoncent l’entrée en scène de Twisted Sister emmené par un Dee Snider bouillonnant et surexcité.
L’ homme est certainement l’un des meilleurs "frontman" qu’il m’ait été donné de voir en action.
Sans cesse en mouvement mais aussi parfaitement en voix, il se démène comme un beau diable, harangue la foule et reste durant tout le set l’essentiel pôle d’attraction du groupe.
« The Kids are Back », « You Can’t Stop Rock n’Roll’ » , " The Fire Still Burns" , les hymnes se succèdent devant une foule surexcitée qui ne rate pas une miette de ce dernier concert européen du band américain.
Pas le dernier de la tournée, mais le dernier tout court, " the latest" !

« Nous ne ferons pas comme les Scorpions déclare Dee Snider , Twisted Sister arrête vraiment…définitivement.
C’est la dernière fois que vous nous voyez sur scène ! «

Dans la foule des gorges se nouent.

Et le band donne tout à ce public belge à qui il accorde un deuxième passage sur ses terres en moins de deux mois et une médaille d’or pour lui avoir fait reprendre ce soir… 5x d’affilée le refrain de « We’re Not Gonna Take it « , mon titre préféré.

« Un record ! , déclare Snider…
Personne ne nous a jamais demandé de reprendre ce titre 5x !
Thank you Belgium ! «

Et le band se fend d’un « It’s Only Rock n’ roll but I like it « fédérateur avant de quitter la scène pour revenir quelques minutes plus tard pour un rappel avec « Comme Out and Play «.

Vers la fin de ce titre je me dis qu’il sera sans doute le dernier joué ce soir ( le groupe joue en moyenne 1h30) et qu’il est temps de rejoindre mon carrosse histoire de ne pas être coincés dans les bouchons.

Et tout en marchant je réalise que le groupe rajoute un titre supplémentaire « Tear it Loose ».
Putain ils continuent, je râle un max.

Et voilà qu’ils remettent ça avec l’inévitable S.M.F.
Raaaah…. c’est pas vrai !

Arrivé à ma voiture j’entends Dee Snider saluer la foule une toute dernière fois tandis que dans le ciel un modeste feu d’artifice clôture en beauté cette édition 2016.

Pourquoi suis je parti deux titres trop tôt ?
Je m’en veux à mort...

Mais finalement je me console en me disant que je n’aurai pas vu le dernier titre de Twisted Sister joué sur une scène européenne, mais je l’aurai ENTENDU et imaginé.
Peut être est ce là la plus belle manière de voir partir un band essentiel qui nous a tant fait rêver.
La douleur est moins grande...

Mais une chose est certaine ce concert de l'Alcatraz fut un moment historique que je suis heureux d'avoir vécu.

Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2017.
Gageons qu'elle sera certainement aussi passionnante que ne l'a été sa petite soeur de 2016.

Texte et photos : JP Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist Twisted Sister :

It's a Long Way to the Top (If You
Wanna Rock 'n' Roll) ( enregistré)
What You Don't Know (Sure Can
Hurt You)
The Kids Are Back
Burn in Hell
Destroyer
Like a Knife in the Back
You Can't Stop Rock 'n' Roll
The Fire Still Burns
I Am (I'm Me)
I Wanna Rock
The Price
I Believe in Rock 'n' Roll
Under the Blade
We're Not Gonna Take It
It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It)

Encore:
Come Out and Play
Tear It Loose
S.M.F.

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 19:49
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

17:00, 23°, du soleil et des nanas, darladirladada, youpie, on va voir Pony Pony Run Run, on va danser sans se prendre la tête!

Gaëtan et Amaël Réchin Lê Ky-Huong, d'Angers, France, sont les deux bidets galopant joyeusement, sur scène ils sont épaulés par un batteur et un guitariste/claviériste remuant.

Enorme hit, 'Hey you' en 2009, troisième album 'Voyage Voyage' , comme Desireless, en 2016.

Genre?

Inoffensif, de l'electro /Eurodance/French touch comestible à petites doses.

Les funambules sont de sortie, 'Walking on a line' suivi par un second synth pop pour minets, lisse et futile.

C'est l'été, tout est permis, du coup t'as une envie de milk-shake aux framboises.

La summer party se poursuit avec un premier singalong cérébral ' Oh no', pa pa pa pa.... fait le jardin d'enfants!

Le nombre de groupes s'inquiétant de notre de santé est inouï... tout va bien, Bruxelles...

Les ritournelles faciles se succèdent: 'Alright', 'Stop', 'Show me, show me', , les poneys s'ébattent sans furie, pas de ruades mesquines, parfois ils s'ébrouent davantage et bondissent , sur les pavés la jeunesse fait de même.

Une boîte de nuit, plus de 25 ans refusés, en plein jour!

T'as un peu perdu le fil en contemplant les gamines gesticuler, sur scène ils sont à trois à tapoter chacun leur synthé et amorcent un dream pop timoré avant d'accélérer et de virer electro/glam.

Des danseuses volontaires pour nous rejoindre sur scène, des motivées, please!

Elles se bousculent, accès à gauche, 16 Clodettes ont répondu à l'appel et se trémoussent avec plus ou moins de bonheur sur 'Hey You'.

Après 126 secondes, Samia se désiste et quitte les copines, mais non, la revoilà munie d'un Kleenex, je peux remonter, Monsieur?

Un brave type, le gars de la Sécu!

Au revoir les filles, tu veux un bisou, Josiane, smack, un selfie, Laurence, clic clic, c'est quoi ce papelard Béatrice, O473 259709, je t'appelle demain!

Let's dance, Brussels, 'First date mullet' et pour se quitter une cover minute soup et tabasco de 'Tainted Love'.

Au revoir, les poneys, take care!

Caravan Palace

Seconde fois que tu croises la route de Caravan Palace qui perpétue l'esprit zazou au 21è siècle, leur electro swing a, à nouveau, fait mouche, même les gardes du palais royal dansaient.

Les Parisiens ont sorti un troisième album depuis leur passage à Couleur Café, au nom parfois refusé par les sites pour raisons techniques, pour faciliter la tâche des moteurs de recherche on mentionnera 'The Icon', peak position in the US, n°3 in the category dance/electronic albums.

Un instrumental scratchy, au son pourri, histoire de nous montrer de quoi il retourne, pour entamer le gig.

Tout l'élément masculin était au rendez-vous, Arnaud Vial: guitare, programmation - Charles Delaporte: contrebasse, programmation - Hugues Payen: violon, programmation, scat - Mighty Mezz : machines, trombone, programmation - Chapi: clarinette, sax baryton - Paul-Marie Barbier: vibraphone, piano, brushes, il manquait la folle de Chaillot, le papillon égaré, la pétulante Zoé Colotis.

Elle rapplique et attaque un second remue popotin pervers, ' Lone digger', une clarinette facétieuse, un rap comedy capers, tes voisines ont des fourmis dans les guibolles.

Hey, salut, vous, vous êtes rayonnants si j'enlève mes lunettes de soleil...c'est moins con que tout va bien, Bruxelles!

On a une revanche à prendre, la dernière fois que nous sommes passés ici, il pleuvait, comme toujours chez vous, d'ailleurs, aujourd'hui le soleil luit, on va s'amuser!

Hugues, le païen, entame un baloo swing pour répondre à Zoé qui nous chante les mésaventures de 'Suzy'.

Du manouche surréaliste.

Voix off ...it's midnight... piano classique, un sax inquiétant, ' Midnight' est le genre de truc à ne pas passer aux habitants du cloître, ils risquent de louer d'autres idoles.

'Wonderland' , bonjour Alice, tout va bien, bébé... tire-toi, clochard!

Zoé entame une danse démente, s'affale aux pieds de Mighty Mezz, se redresse, reprend son trip, nous fait Mowgli se trémoussant avec les chimpanzés, le zoo en folie!

Des cris enthousiastes fusent de partout.

Nouvelles acrobaties vocales pendant 'Clash', un mouvement French Cancan , ça remue sur toute la largeur de la scène, et maintenant on va danser, dit-elle, tu parles, on sue pire qu'Eugène, voici ' Je m'amuse' .

Nous aussi, elle termine à genoux, secoue sa bouteille de Spa, faut penser à vous déshydrater, la dingue nous arrose en riant.

' Wonda', voit Zoé muée en poupée mécanique mais c'est la reprise de 'Black Betty' qui déclenche l'hystérie collective.

Ces jeunes gens sont non seulement doués mais en Zoé, ils ont trouvé la chanteuse idéale, un boute-en-train qui dériderait la brute la plus sombre.

Attachez vos lacets et sautez, un trampoline géant pendant 'Jolie Coquine', puis une légère accalmie illustre la comédie musicale 'Aftermath', pour reprendre les cabrioles pendant 'Tattoos' qu'elle ne nous a pas dévoilés.

'Star scat', le scatteur malade, c'est Hugues. Zoé se dit que c'est l'heure de la leçon de Lindy Hop, Jane Fonda étant chez l'esthéticienne, la petite nous explique.

En bas, nous ne sommes pas tous doués mais on a tous ri.

Voilà, au revoir, Bruxelles.

La place hurle, une bande laisse présager le retour de la caravane, ce qu'il advint.

Un interlude instrumental suivi par un ' Brother swing' infernal.

Si Bruxelles n'obtient pas une médaille aux jeux c'est que les autres sauteurs étaient dopés!

Ils s'en vont en souriant et en dégoulinant de sueur.

T'es attendu pour dîner à la campagne, tu quittes le BSF!

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
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Published by michel - dans Concerts
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