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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 02:00
Obituary column: Sven Pohlhammer, Greg Trooper, Jim Mouradian, Charles "Bobo" Shaw, Steve Wright, Richie Ingui, Larry Steinbachek
Deux ans et demi après le décès de Schultz, Parabellum perd un autre de ses membres, Sven Pohlhammer est mort le 13 janvier.
Le guitariste de 60 ans faisait également partie du Bal des Enragés.
Aujourd'hui c'est tout le punk français qui pleure.
 
Tu avais croisé le singer-songwriter Greg Trooper à Toogenblik.
Luc avait eu le nez fin, comme d'habitude.
Le gars du New- Jersey est parti ce 13 janvier, il nous laisse treize albums, le dernier, un Live, date de 2015.
 
Jim Mouradian était le bassiste de Ronnie Earl and the Broadcasters depuis 2000.
Il a été victime d'une crise cardiaque fatale après un show donné samedi dernier dans le Connecticut.
Jim était également un luthier reconnu par ses pairs.
 
Le free jazz américain déplore la perte du batteur Charles "Bobo" Shaw.
Cet amateur d'avant-garde aura joué avec Lester Bowie, Steve Lacy, Anthony Braxton ou Michel Portal.
Il avait 69 ans.
 
 
Le bassiste Steve Wright est également décédé des suites d'un infarctus, il tenait la quatre cordes au sein du Greg Kihn Band.
Avant de rejoindre Greg Kihn il officiait chez Hades Blues Works qui a connu son heure de gloire dans les sixties.
 
Richie Ingui faisait partie du Philadelphia’s blue-eyed soul trio, The Soul Survivors.
Il est parti ce 14 janvier
Le groupe a connu le succès en 1967 avec “Expressway to Your Heart."
Ils ont enregistré quatre albums.
 
Larry Steinbachek a tenu les claviers chez Bronski Beat de 1983 à 1995, on l'entend donc sur tous les tubes de Jimmy Sommerville avant que ce dernier ne fonde The Communards: ' Small town boy' - ' Why' ou la version de ' I feel love' avec Marc Almond.
Il est décédé le 12 décembre.
Obituary column: Sven Pohlhammer, Greg Trooper, Jim Mouradian, Charles "Bobo" Shaw, Steve Wright, Richie Ingui, Larry Steinbachek
Obituary column: Sven Pohlhammer, Greg Trooper, Jim Mouradian, Charles "Bobo" Shaw, Steve Wright, Richie Ingui, Larry Steinbachek
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:00
Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017

Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017

 

EINZIGES DEUTSCHLANDKONZERT!

Das Ende von BLACK SABBATH ist nahe, sehr nahe!

 

RIVAL SONS / BLACK SABBATH – Lanxess Arena, Cologne (GER) -2017.01.17

RIVAL SONS Line up :
Dave BESTE : Bass Guitar - Backing Vocals
Jay BUCHANAN : Vocals
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals
Michael MILEY : Drums - Backing Vocals
Todd ÖGREN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals

RIVAL SONS Setlist :
01.The Good, The Bad and The Uggly (Intro).
02.Electric Man.
03.Secret.
04.Pressure & Time.
05.Open My Eyes.
06.Fade Out.
07.Torture.
08.Keep On Swinging.

Ca y est, enfin ! les Rival Sons sont de retour en Europe. Nous allons les supporter en première partie de « The End » la tournée d’adieu de Black Sabbath avant de les revoir en tête d’affiche, mais cela ne nous empêche pas de faire le déplacement jusqu’à la splendide Lanxess Arena, salle de 20.00 places de Cologne. Nous quittons notre chère Belgique vers 14h30. C’est l’équipe habituelle : Maria, Carine, Amélie, Carlo, Jieff, Mitch et Randy qui s’est joint à nous pour l’occasion. Deux heures trente et un bouchon de cinq kilomètres plus tard, nous voici garés dans le parking souterrain de la Lanxess.
On sent la fébrilité parmi les fans, on se pose des questions et on fait des paris sur la setlist de ce soir. On espère tous entendre un ou plusieurs titres de « Hollow Bones » le superbe nouvel album de nos Rival Sons adorés. Mais d’abord on va se réchauffer autour d’un bon café, d’un thé aux fruits ou de quelques bières pour les plus courageux. Ça y est, il est 18 heures, les portes sont ouvertes et nous gagnons nos places dans les gradins sur la gauche de la scène. Pour 113€ plus frais d’expédition on aurait pu être mieux placés, quand je vois le prix de certains billets VIP, certains se paient jusqu’à 2.500€, je ne me plains pas. Quand même, je me demande pourquoi pratiquer des prix aussi monstrueux. Black Sabbath manquerait-il d’argent à ce point? C’est vraiment discriminatoire pour les fans qui n’ont pas toujours les moyens de se payer de tels tickets. D’ailleurs, la salle n’est pas sold out, c’est tout de même significatif non ?
J’envoie un texto à Todd pour lui signaler que nous sommes bien en place avec notre célèbre bannière « Rival Sons Belgian Fans ».
Les lumières s’éteignent sur le coup de 20 heures et la sono balance le thème du célèbre western, cher à Ennio Morricone. C’est parti, premières notes de guitare de Scott, boum ! « Electric Man » résonne à nos oreilles. Première constatation, un tout gros son et notre Jay est en très grande forme. Ils enchaînent avec le très puissant « Secret » et puis voilà déjà un des hymnes du groupe avec « Pressure and Time » et son intro à la « Out On The Tiles » de Led Zeppelin. Le public se réveille un peu mais je trouve que c’est un peu mou par rapport à la qualité de la prestation des Sons, ils méritent beaucoup plus d’enthousiasme.
Voici déjà que se profile le monumental « Open My Eyes » un de mes morceaux préférés, rythmé par la frappe hyper puissante d’un Michael Miley au sommet de son art. Maintenant c’est une surprise puisque le traditionnel « Where I’ve Been » a laissé sa place au magnifique « Fade Out » sur lequel la voix de Jay fait merveille. Le Bird that Sings remercie Black Sabbath, le public allemand pour son soutien et puis ... l’énorme surprise de la soirée quand il se tourne vers nous et lance « a special thanks to our friends from Belgique » et nous salue d’un grand geste. C’est la folie, On se lève tous avec la bannière et pendant quelques secondes, nous sommes aussi les héros de la soirée, les gens autour de nous prennent des photos de notre bande de fans inconditionnels. Pour moi ce soir, c’est mon 20ème concert des Rival Sons, série en cours.
Merci Jay, merci à vous 5. On poursuit avec « Torture » dans une version plus courte que d’habitude et on termine sur « Keep On Swinging ». Voilà après quarante minutes d’un concert sans défauts, ils sont partis rejoindre les backstages. Pour nous c’est l’extase, que d’émotions ! Ce groupe est excellent et les musiciens sont véritablement parfaits. On se voit demain à Lille pour un concert complet cette fois, nous sommes vraiment impatients ! Thank you Sons, we love ya !

BLACK SABBATH Line Up :
Tony IOMMI : Guitars
Ozzy OSBOURNE : Vocals
Geezer BUTLER : Bass Guitar
Tommy CLUFETOS : Drums

BLACK SABBATH Setlist :
01.Intro
02.Black Sabbath.
03.Fairies Wear Boots.
04.Under The Sun/Everyday Comes And Goes.
05.After Forever.
06.Into The Void.
07.Snowblind.
08.Warpigs.
09.Behind The Wall Of Sleep..
10.N.I.B.
11.Hand Of Doom.
12.Rat Salad / Drums Solo.
13.Iron Man.
14.Dirty Women.
15. Children Of The Grave.
16.Paranoid.

Je n’avais plus vu Black Sabbath depuis la tournée « Born Again » en 1983 avec Ian Gillan de Deep Purple au chant, c’était Diamond Head qui assurait la première partie. Un peu d’appréhension, étant donné la tournure que John Michael « Ozzy » Osbourne avait donnée à sa carrière, surtout depuis « The Osbournes » série diffusée sur MTV, dans laquelle le natif de Aston (Birmingham) n’était plus qu’une parodie de mauvais goût de lui-même. À 68 ans, que pouvait encore nous réserver cette icône du métal ?

Réponse : une excellente surprise !
Énormément de concentration et de sobriété dans le chant, terminés les déplacements de vieillard courbé en deux d’un bout à l’autre de la scène, terminés aussi les jets de seaux d’eau sur les premiers rangs. Fini tout ce cirque inutile. Ozzy est concentré sur son job de chanteur et, il va assurer grave comme disent les jeunes. Mis à part dans « Children Of The Grave » et « Paranoid » où la fatigue vocale se fait un peu sentir, obligeant notre homme à chanter certaines lignes plus bas que la tonalité originale, le reste du concert est parfait. Tony Iommi prouve encore une fois pourquoi, sans être un grand technicien, il fait partie des légendes de la guitare : c’est un maître du riff. C’est avec plaisir que je redécouvre les titres de Black Sabbath première époque dont je suis fan. L’ensemble est bougrement bien soutenu par la section rythmique composée de Terence Michael Joseph « Geezer » Butler à la basse et de Tommy Clufetos, le petit nouveau, ex-batteur de Rob Zombie qui nous gratifiera d’un puissant solo après « Rat Salad ».
Selon moi, ils auraient pu remplacer certains titres plus récents par des chansons des superbes albums que sont « Sabotage » et « Sabbath Bloody Sabbath » mais ce n’est qu’une question de goût et de plus, je crois que la hauteur de chant de certains titres comme « Hole In The Sky » ou « Symptom Of The Universe » aurait posé quelques problèmes à Ozzy, donc, ils ont bien joué le coup. Un tout bon concert d’un des groupes majeurs du rock, un groupe qui en a influencé des dizaines d’autres et on comprend pourquoi. Il leur reste quelques dates en Angleterre pour boucler « The End » leur tournée d’adieu. Espérons qu’ils ne mettent pas cinq ans pour raccrocher, comme les pathétiques Scorpions. Autant partir en beauté.

Mitch « ZoSo » Duterck

Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017
Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017
Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017
Black Sabbath und Rival Sons - Lanxess Arena - Köln Am 17 Januar 2017
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:30
Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.

Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.

 

Le River Jazz Festival édition 3 en est à son quatrième concert.

Comme l'an dernier, l'Espace Senghor, la Jazz Station et le Marni ont retroussé les manches pour présenter une affiche infaillible.

En ce mardi toujours aussi sibérien, la salle ixelloise accueille Barbara Wiernik et Nicola Andrioli plus guests,  ils viennent présenter l'album ' Complicity', sorti chez Spinach Pie Records ( distribution Igloo) fin septembre.

 

Barbara, une chanteuse à multiples facettes, dixit les encyclopédistes, une description qui n'est pas erronée.

La jazzwoman  bruxelloise  en est à son troisième album en tant que leader ou co-leader, sans compter le disque de Wrap, on peut aussi entendre son organe vocal sur des enregistrements de Manu Hermia ou d'Alexandre Furnelle e.a..

Elle a rencontré le pianiste Nicola Andrioli à Libramont et bien vite l'idée s'est forgée d'enregistrer un album et de se retrouver sur scène ensemble.

Le natif de Brindisi a lui également côtoyé la crème du jazz de chez Manneken Pis, actuellement il doit faire partie d'une dizaine de projets.

Si dice?

 Des noms?

Lorenzo Di Maio, Mimi Verderame, Steven Delannoye, Filippo Bianchini....

En 2014, il a publié ' Les Montgolfières' sous son nom.

 

'Complicity' - line-up: Barbara Wiernik (chant, effets)/Nicola Andrioli (piano, Fender Rhodes)/Manuel Hermia (saxophones soprano et ténor, flûte, bansuri)/Marco Bardoscia (contrebasse) et  Antoine Pierre (batterie), on les verra tous ce soir!

A 20:20, c'est le tandem de base, Barbara et Nicola, qui entame le set  avec la ballade ' The secret circus' , une composition  du pianiste portugais Mário Laginha  pour laquelle Miss Wiernik a écrit des paroles.

La voix est limpide, immaculée, pareille au chant du rossignol souriant à l'aube naissante, le piano, de facture classique, court comme une eau vive.

Un titre  primesautier et frémissant.

Antoine Pierre et Marco Bardoscia rejoignent le duo, Barbara annonce un morceau de la plume de son complice, ' The water dance' .

Ambiance différente avec l'apport de la contrebasse et de la batterie, le chant se fait élastique, torrentueux, la contrebasse et le piano s'élancent pour un solo respectif, grinçant pour les cordes, sobre pour les touches, Barbara vocalise, le cours d'eau cabriole en suivant la fantaisie des musiciens avant de se jeter dans une rivière plus large et paisible.

Quand Barbara était enfant, elle pensait qu'offrir des oeufs aux dames sur la colline était une garantie de beau temps, Barbara est restée naïve et nous propose le charmant conte ' Queens of the hill'.

Après une échappée frivole du pianiste, la femme enfant achève la mélodie à la manière de Joe Dassin, en allant siffler sur le haut de la colline, euh, sans bouquet d'églantines.

Exit le bassiste et le batteur, apparition de Manu Hermia, à la flûte, pour le traditionnel 'Cradle song' du compositeur arménien Komitas, une berceuse déjà reprise par Norma Winstone.

Les effets de voix et le gazouillis charmant éloignent la plage de la formule jazz traditionnel, tu baignes en plein mystère et te laisses emporter dans des contrées où les oiseaux sont bleus et les papillons multicolores;

Un morceau empreint de majesté!

Formule quintet pour ' Empty Zone', l'histoire d'une jeune personne que ses parents ont baptisée June alors qu'elle est née en hiver.

June a désiré devenir Jude, Barbara nous narre cette transformation de manière pudique.

Solo fulgurant de Monsieur Hermia, chambre d'écho, piano en talk box à  la manière de Peter Frampton pour ' Show me the way', ça swingue sévère et, comme par miracle, la voix de Barbara devient mâle, elle entame un scat androgyne avant de retrouver un filet féminin pour achever la plage.

Exit sax et contrebasse, voici 'Lines', un cri émouvant  prônant  la liberté.

La ballade esthétique  ' If you' ( words and music N. Andrioli) est interprétée en duo.

Hé, revenez, les copains, s'écrie la madame, les musiciens s'exécutent, tandis qu'elle nous narre une anecdote d'enfance.

Le quintet attaque ' Sweet complicity' , un  morceau bouillonnant, teinté de coloris exotiques.

Voilà, avec ' Running through the wind'   on arrive au terme du voyage officiel.

La cavalière lâche la bride, les étalons gambadent joyeusement, le groove dégouline de partout, ce feu d'artifices musical est généreusement applaudi, il ne faudra pas patienter des heures pour les bis.

 

En duo , ' Ces petits riens' de Serge Gainsbourg , une version plus intimiste que celles de Françoise Hardy, Catherine Deneuve, Zaz , Stacey Kent, Jane Birkin ou Juliette Gréco.

Un second bis permet à toute l'équipe d'improviser à satiété, la demoiselle de Bruxelles en vocalises, la flûte en spirales, le piano au galop, la rythmique sans panique, cet exercice clôture un set généreux, apprécié par le public.

 

Barabra et Nicola pourront s'entendre au Propulse Pro le 2 février.

 

photos- jp daniels- concert monkey

 

 

 

 

 

Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.
Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.
Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.
Barbara Wiernik et Nicola Andrioli au Théâtre Marni, Ixelles, le 17 janvier 2017.
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:58
Steve Hill / Wishbone Ash - Spirit of '66, Verviers - le 16 janvier 2017

Steve Hill / Wishbone Ash - Spirit of '66, Verviers - le 16 janvier 2017

 

WISHBONE ASHSpirit of '66, Verviers (BEL) – 2017.01.16

Line up :
Andy POWELL : guitar - vocals
Bob SKEAT : bass - vocals
Muddy MANNINEN : guitar - vocals
Joe CRABTREE : Drums

Setlist :
01. Bona Fide. (Bona Fide - 2002)
02. Eyes Wide Open. (Clan Destiny - 2006)
03. You See Red. (No Smoke Without Fire - 1976)
04. Front Page News. (Front Page News - 1977)
05. The Spirit Flies Free. (Nouveau Calls - 1987)
06. The King Will Come. (Argus - 1972)
07. Throw Down The Sword. (Argus - 1972)
08. Rock'n'Roll Widow. (Wishbone Four - 1973)
09. Take It Back. (Blue Horizon - 2014)
10. Way Down South. (Blue Horizon - 2014)
11. In Crisis. (Power of Eternity - 2007)
12. Open Road. (Sometime World - 2003)
13. Deep Blues. (Blue Horizon - 2014)
14. Jail Bait. (Pilgrimage - 1971)
15. Blowin' Free. (Argus – 1972)
16. The Phenix. (Wishbone Ash – 1970)

Ca y est c'est reparti ! Quoi ? Le Foot ? Mais non idiot, les choses sérieuses, la saison des concerts ! Et comme chaque année, ce qui marque la reprise des activités après la trêve hivernale, c'est le retour de Wishbone Ash en terre wallonne. Ils sont bien là tous les quatre et en pleine forme. Andy Powell, le guitariste-chanteur est le seul membre restant de la formation originale du groupe créé à Torquay (Grande Bretagne) en 1969. Après 33 albums officiels, studio et live confondus, on peut à coup sûr affirmer que ce groupe fait partie du patrimoine de la grande histoire du Rock anglo-saxon. Rappelons une fois encore que c'est aussi le premier groupe à avoir aligné deux lead guitars (Andy Powell et Ted Turner) en même temps sur scène et sur album, chose impensable à l'époque. C'est une recette qui va pourtant ouvrir les portes à pas mal de formations telles que Thin Lizzy ou encore Iron Maiden. Ecoutez les harmonies de Wishbone Ash et vous allez entendre et reconnaître des lignes mélodiques et des phrasés que vous retrouverez plus tard au sein de bon nombre de formations à deux solistes.

La première partie est assurée par un homme orchestre canadien, le dénommé Steve Hill. L'homme de Montréal va nous délivrer un set de 30 minutes du feu de Dieu. Du pied droit, il joue de la caisse claire tandis que, du gauche il actionne la grosse caisse et le charley, et pour couronner le tout côté percussions, il joue de la cymbale par le truchement d'une baguette fixée à la tête de manche de sa guitare ! Attendez, ce n'est pas fini car, quand il ne chante pas, Steve joue de l'harmonica. Il ne manque plus qu'un lapin et des colombes et c'est Rémi Bricka mais en 10 fois mieux. Steve Hill joue le Blues et le Boogie avec foi mais aussi avec ses tripes ce qui nous donne un concert bourré de testostérone, sorte de Red Bull à six cordes. Clin d'oeil à Jimi Hendrix et à Led Zeppelin pour finir le set avec un mix de Voodoo Chile (Slight Return) et de Whole Lotta Love. Ecoutez d'urgence son dernier album en date « Solo Recordings – Volume 3 » sorti en 2016. En tout cas, on demande à le revoir en solo.
Il est 21 heures quand la bande à Andy Powell prend possession de la scène pour deux heures, comme à son habitude. Un pensée émue pour mon ami Marcel « Cello » Bohon parti trop tôt au paradis des musiciens et dont c'était probablement le groupe préféré. Coup d'oeil vers le balcon, j'ai cru reconnaître quelqu'un qui n'est pas là, faudra que je consulte un de ces jours, moi.
Pas besoin d'échauffement, d'emblée « tout cela est juste et bon » comme on dit dans la Bible.
Voici le cinquième morceau, celui pour lequel on ferait le déplacement, comme le dit si bien mon pote driver Philou. « En vérité je vous le dis » (tiens ça me reprend) ce morceau est un chef-d'oeuvre, mieux : une tuerie ! « The » morceau de Wishbone Ash. Il est suivi de « Throw Down The Sword » second extrait du fabuleux « Argus » sorti en 1972 et du légendaire « Rock'n'Roll Widow » paru sur « Wishbone Four en 1973. C'est la trilogie magique qui assied tout le monde. Trois extraits de l'album « Blue Horizon » de 2014 également et un monumental hommage à la guitare avec le « In Crisis ».
Fin de concert en apothéose avec le superbe « Blowin' Free » qui précède le monumental « The Phenix » qui frise les quinze minutes.
Un concert de qualité habituelle, ce qui signifie « top » pour un groupe que j'ai toujours un plaisir énorme à retrouver, tout le temps…

Mitch « ZoSo » Duterck

Steve Hill / Wishbone Ash - Spirit of '66, Verviers - le 16 janvier 2017
Steve Hill / Wishbone Ash - Spirit of '66, Verviers - le 16 janvier 2017
Steve Hill / Wishbone Ash - Spirit of '66, Verviers - le 16 janvier 2017
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:31
Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017

Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017

Une organisation Richard Walter et Live Nation!

 

Le premier volet de la tournée belge de Patricia Kaas s'achève ce dimanche, la madame de Forbach se produit à 18h à l'Aula Magna de LLN, une très belle salle, offrant une capacité de 1100 places.

Si tous les tickets avaient été écoulés, il subsistait cependant des sièges inoccupés, plusieurs personnes n'ont pas osé défier une météo et des routes peu clémentes.

Les vrais fans ont par contre répondu présent et se sont fait entendre pendant un spectacle généreux de près de deux heures.

Deux mois près la sortie de son dernier album ( 'Patricia Kaas') qui succède à ' Sexe Fort' de  2003, madame Kaas semblait en pleine forme, ravie de côtoyer un public belge qui lui est resté fidèle.

Pas question de burn out, de spleen ou d'esprit vindicatif,  un chroniqueur franchouillard, prix Goncourt, lui a cherché des noises sur un plateau TV, la diva a ébloui LLN avec un show en tous points parfaits, l'excellent band accompagnant la belle dame, vêtue d'une élégante robe noire au décolleté attrayant, laissant de temps en temps apparaître une jambe galbée, transformant certaines plages en morceaux rock de haute tenue.

Détail, ses jolis pieds ont été martyrisés par des  talons hauts qu'elle a quittés en fin de programme.

Line-up: guitare et violon: Thomas Moked Blum, un crack / basse, contrebasse: Antoine Reininger/ piano: Mathieu Coupat/ claviers et guitare:Guillaume   et aux drums: Adam.

 

Les musiciens se pointent un à un, au fond de la scène, le public aperçoit un rectangle lumineux, Patricia Kaas s'y engouffre, nonchalamment elle se dirige vers les premiers rangs et entame 'La langue que je parle', un extrait de son dernier né.

On le sait, sa voix rauque est extraordinaire, inimitable, elle te refile des frissons,  quant au texte la belle dame  l'exprime avec ses tripes.

Déjà Louvain-la-Neuve a compris qu'il passera un moment inoubliable.

A-t-elle des comptes à régler, ' Cogne' est chanté de manière sensuelle , du Kaas brut, 100% non allégé!

Avec ' Quand j'ai peur de tout' qu'elle débute par un pas de danse furtif, on revient à l'album 'Dans ma chair' de 1997.

Patricia a le bon goût de laisser de la place aux musiciens qui tricotent un fond vaudou tandis que la dame de Moselle déambule telle une panthère aux abois.

' La maison en bord de mer' traite de l'inceste, sujet toujours tabou, c'est en secouant une escarpolette qu'elle articule ce texte dramatique et profond.

Attention, tube: ' Kennedy Rose' , le public trépigne!

Avec l'agité ' Madame tout le monde' elle reprend la lecture du dernier disque ensuite  elle enchaîne sur ' Les hommes qui passent', applaudi à tout rompre dès les premières mesures.

Kaas combative, Kaas épique, Kaas la classe, enchaîne sur la ballade ' Entrer dans la lumière' et se transforme en danseuse de Degas.

Sa vision de l'amour:  ' Ne l'oublie jamais', une plage fiévreuse portée par des guitares furieuses, une basse obsédante et Kaas  femme gladiateur affrontant les fauves.

Tu veux du rock, voici ' Ceux qui n'ont rien', puis un technicien lui amène un tabouret, elle s'affale, prend des poses lascives et amorce le blues  ' Une dernière semaine à New-York'.

 Thomas Moked Blum nous place un solo vicieux, la salle vibre.

Vous la connaissez tous, la suivante, un grand numéro de vamp pendant ' Mon mec à moi'.

Un premier bouquet aboutit sur scène, elle sourit et embraye sur ' Ma tristesse est n'importe où' , Thomas a saisi un violon qu'il joue en arpèges, le félin se fait tendre et fragile.

L'autobiographique 'Une fille de l'est' a toujours eu le don de t'émouvoir.

Jalousie quand tu nous tiens, ' Je voudrais la connaître', typiquement féminin, typiquement Kaas, le public adore!

En duo avec le guitariste, ' Adèle' qui ouvre le plus récent album.

Après cette ballade limpide, nous avons droit à une déclaration d'amour presque sincère puis c'est accompagnée du violon et du piano qu'elle entame 'Marre de mon amant'.

Kaas volage, Kaas sincère, Kaas se la jouant Arno!

Elle s'éclipse et laisse les musiciens achever le morceau et entamer  'Le jour et l'heure' en hommage aux victimes des attentats de Paris.

Elle a changé de tenue et se donne entièrement à ce texte grave.

Adieu les talons aiguilles, je rebondis, je ricoche et envoie ' Mademoiselle chante le blues' .

Mademoiselle n'a rien perdu de son pouvoir de séduction, tu lui payerais bien un ballon de Mâcon!

Faut que je me rechausse pour la suivante, ' Il me dit que je suis belle', qui termine ce concert admirable.

Second bouquet de fleurs sur le podium, public debout, retour de la troupe, présentation des artificiers, et le bis ' Sans tes mains'.

Nouvelle sortie.

Personne ne quitte le théâtre, ils reviennent pour terminer par un dernier chef-d'oeuvre: ' D'Allemagne'.

 

Auf Wiedersehen, Lady Kaas!

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017
Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017
Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017
Patricia Kaas - Aula Magna - Louvain-la-Neuve , le 15 janvier 2017
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:33
BAD, the music from Michael Jackson featuring Eef Van Acker, Bram Weijters, Peter Verhaegen - Oud Gasthuis ( zolder)- Asse, le 15 janvier 2017

BAD, the music from Michael Jackson featuring Eef Van Acker, Bram Weijters,

Peter Verhaegen - Oud Gasthuis ( zolder)- Asse, le 15 janvier 2017

 

Un concert-apéritif à onze heures du mat. après un réveillon chez les Berbères et alors que la température avoisine zéro degré, t'es fou, elle a dit.

Soyons fou, partons à Asse où dans le grenier de l'Oud Gasthuis doit se produire un trio biberonné au jazz ( Eef Van Acker, Bram Weijters, Peter Verhaegen), qui a eu l'excellente idée de s'attaquer au répertoire de Michael Jackson en formule acoustique.

La voix: Eef, une blonde, croisée récemment, elle faisait partie du projet Mercury Rising exaltant les talents du chanteur de Queen.

Ze studeerde klarinet en jazz-zang aan het muziekconservatorium van Gent, cette nana est fort prisée en tant que choriste mais elle dirige également son propre Quartet dans lequel un certain Bram Weijters, de ses petites mains agiles, tapote les noires et les blanches.

Bram, tu l'as vu comme membre de Dez Mona emmené par le fantasque Gregory Frateur, mais ce jeune homme, à la chevelure aussi fournie que celle d' Helmut Lotti, a bien d'autres projets: le Chad McCullough- Bram Weijters Quartet par exemple, Zygomatic, Mistriohso, ou le Marjan Van Rompay Group, pour n'en citer que deux ou trois.

Le contrebassiste Peter Verhaegen est également une tête connue dans l'univers jazz tricolore: citons le Brussels Jazz Orchestra, Ali Ryerson, High Voltage sextet, le Bart Van Caenegem Trio etc..., il tourne également avec Napoléon XXIII, un sosie de Jelle Cleymans, certains l'ont vu aux côtés de Jo Lemaire, d'autres chez Johan Verminnen.

On n'a pas affaire à des cornichons, c'est clair!

Un mot sur la salle, ce grenier est superbement arrangé et peut facilement contenir une centaine de spectateurs.

Détail, il s'agit d'une première, pas de panique, pas d'hésitations ni d'accrocs, la machine, neuve, tourne nickel!

 

Le trio décide d'entamer le périple par ' Bad' , un titre qui, interprété pat les chauves et la blonde, swingue pernicieusement.

Une petite séquence de scat précède une échappée solitaire du pianiste, Michael de là-haut a applaudi tout comme nous.

Wist je que Prince devait chanter le titre avec le plus jeune des Jackson Five?

Non, Eefje, nous l'ignorions.

En nu, un medley, 1969/1970: ' I want you back'/' ABC'.

' Rock with you' même sans la patte de Quincy Jones fait toujours de l'effet.

Bram et Peter s'amusent, ils adorent le disco, Eef chante et enchante.

1992, ' Remember the time' , souvenez- vous, a nine-minute epic co-starring Eddie Murphy, Iman and Magic Johnson!

Une belle ballade, une version émouvante.

Chanté sans le micro, elle peut se le permettre, voici le magnifique ' Human Nature' , tout empreint de sensibilité et de grâce.

Quelques fingersnaps pour introduire ' Smooth Criminal' , cette tuerie fascine aussi bien par les acrobaties vocales de la chanteuse que par l'intervention lumineuse du pianiste, en arrière-plan la contrebasse assure le fond rythmique à elle seule.

Trois grammies, l'invention du moonwalk, attention chef-d'oeuvre... She was more like a beauty queen from a movie scene... 'Billie Jean'!

Tu peux ne pas aimer mais ne pas reconnaître que Michael Jackson était un génie est infâme!

Retour vers l'enfance du prodige, 1969, ' I'll be there', un titre au répertoire d'une certaine Mariah Carey .

' The Way You Make Me Feel' précède le monstrueux ' Beat it' .

Dis, Eddie ( Van Halen) tu veux ajouter un solo de guitare à ce morceau?

C'est une blague ou quoi?

Même pas, il l'a fait.

Pas de guitare ce matin, mais une version aussi dantesque que le clip de l'époque.

' Thriller', à cause duquel le gentil Michael a été viré des Témoins de Jehovah, sera une des pièces de résistance du show, la garniture, à base de piano et de contrebasse, lui a fourni tout le piquant nécessaire.

Changement radical de style avec la romance 'Ben' suivie par le titre dont Michael était le plus fier, 'Heal the world'.

Heureusement pour lui, il n'a pas connu Trump!

Bel exploit de Peter qui manie sa contrebasse tout en secouant un shaker et en écrasant une pédale .

Avec un peu de pratique tu peux même assurer les choeurs!

On termine avec ' Break of dawn' un morceau du dernier album.

A smooth ballad avant de se quitter?

 

Non, bien sûr, le public, debout, exige un bis.

K3 s'est inspiré de ' Don't Stop 'Til You Get Enough' pour une de leurs rengaines, on y associe 'Wanna Be Startin' Somethin' ' et on va boire un cava.

 

 

Une performance de haut niveau .

Ja, Stef?

Jazzy arrangementen , boeiende harmonieën, schitterende zang... en een terechte staande ovatie. Heerlijk!

 

Bien vu, Stef!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 
BAD, the music from Michael Jackson featuring Eef Van Acker, Bram Weijters, Peter Verhaegen - Oud Gasthuis ( zolder)- Asse, le 15 janvier 2017
BAD, the music from Michael Jackson featuring Eef Van Acker, Bram Weijters, Peter Verhaegen - Oud Gasthuis ( zolder)- Asse, le 15 janvier 2017
BAD, the music from Michael Jackson featuring Eef Van Acker, Bram Weijters, Peter Verhaegen - Oud Gasthuis ( zolder)- Asse, le 15 janvier 2017
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:59
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017

Eurosonic/Noorderslag est un événement incontournable de la musique actuelle en Europe, se déroulant du 11 au 14 janvier 2017. Durant quatre jours et nuits, les participants (tourneurs, labels, artistes, managers, média) sont présents à des conférences et show cases. C'est une réelle opportunité pour les artistes et groupes dans le développement de leur carrière. Cela se passe à Groningue, une ville située au nord des Pays-Bas. Les organisateurs visent à renforcer la présence de la musique actuelle en Europe et favorise l'échange de talents entre les pays. Eurosonic se consacre aux artistes visant une percée internationale (divers endroits à Groningue), tandis que Noorderslag est dédié au marché local (uniquement dans le complexe culturel Oosterpoort).

 

Groningue est situé à 400 kilomètres de mon domicile situé au sud de Bruxelles. C'est un peu l'aventure avec un trajet en bus de 9 heures comprenant un arrêt de 3 heures à Amsterdam

 

Crying Boys Café est un groupe, originaire de Rotterdam, mené par le chanteur Jasper Hupkens. Leur musique est un mélange de pop exotique des années quatre-vingt à des musiques plus actuelles. Leurs chansons sont extraites en grande partie de leur album The Keys Not The People. La voix monotone du crooner Jasper colle aux tons mélancoliques des compositions pop indie aux influences de blues et gospel. Le batteur Ruben van Asselt apporte de la dynamique et retient parfois l'attention du public qui me paraît distrait.

Leur chanson "I was a singer" donne une idée de leur style musical.

L'avantage du doute pour Crying boys Café concernant la réaction tiède du public, c 'est le premier concert de la soirée et la première programmation de Crying Boys Café à Noorderslag.

 

 

 

Rob Dekay - country pop

Rob Dekay est un artiste régional néerlandais - natif de Deventer, une ville de l'est des Pays-Bas - à comparer avec des artistes français comme Renaud qui nous raconte des histoires du quotidien. Sa bio nous informe qu'il a quitté l'école à quinze ans et qu'il a été éboueur. Entretemps, il s'adonnait à sa passion musicale. Il a travaillé avec d'autres artistes avant d'entamer une carrière solo. Les compositions avec des textes en néerlandais sont créées dans la simplicité. Sa présentation scénique, tenue vestimentaire décontractée (chapeau,cravate dénouée,..) correspond à sa musique super cool et folky.

 

 

 

Pip Blom - indie/garage pop

Pip Blom est entourée de trois musiciens et elle-même chante et joue de la guitare. Sa voix me fait penser à celle de Nina Elisabet Persson du groupe suédois The Cardigans.

Le riff de la guitare rythmique dans la chanson 'Truth' me semble largement emprunté de "Smells like teen spirit" de Nirvana. Le public composé majoritairement de jeunes autour de la vingtaine est très enthousiaste. Pip Blom réussit à faire oublier quelques lacunes durant le concert (voix monotone) par sa fraîcheur et spontanéité. Son timbre de voix convient mieux à la chanson "Hours".

Une jeune artiste, à suivre.

 

 

 

The Kik - pop

The Kik est un groupe orienté vers le public néerlandais et que nous retrouvons sur les scènes des événements et festivals intergénérationnels. Ils ont été programmés à Eurosonic/Noorderslag en 2012,2013, 2015 et 2017.

J'ai été étonné de voir autant de têtes grises, assis confortablement dans les fauteuils de la grande salle. Dave von Raven est une icône aux Pays-Bas, qui a une popularité comme Will Tura en Flandre ou le Grand Jojo, figure emblématique de la chanson populaire en Belgique.

Les musiciens ont des costards comme à l'époque des Beatles et The Kinks au début des années soixante et leur musique s'inspire intégralement de cette époque. Le groupe ne recherche nullement l'originalité, mais simplement à donner de bon temps à un public nostalgique. Le noyau dur de musiciens autour de Dave von Raven, (Arjan Spies à la guitare, Paul Zoontjes aux claviers, Marcel Groenewegen , Ries Doms à la batterie) est complété par des sections cuivres et cordes.

Le groupe The Kik est populaire et les musiciens ont pris le risque de donner une priorité aux chansons de leur dernier album "Stad en Land" et ne reprenant pas leurs anciens titres connus du public.

Noorderslag est l'événement durant lequel les groupes font connaître leurs nouvelles productions.

 

 

 

Rondé - pop indie

Rondé est un abonné au festival Noorderslag avec une présence en 2015,2016 et 2017. C'est un groupe issu d'un projet scolaire de la Herman Brood Academy à Utrecht, une ville au plein cœur des Pays-Bas. Les structures des morceaux pop à fredonner ont des formats identiques. Il n'y a pas beaucoup de surprises, mais cela convient à un certain public. La chanteuse Rikki Borgelt, vêtue d'un long manteau en cuir noir, fait une entrée remarquable et durant le concert exécute des mouvements chorégraphiques.

 

 

 

 

Jett Rebel - pop

Martin Garrix, le lauréat du Popprijx (Prix Pop) n'est pas présent. Jett Rebel a été désigné afin de le remplacer. Jett Rebel est une vedette locale aux Pays-Bas. Certains le comparent à Herman Brood, une icône néerlandaise décédé à cinquante-cinq ans. Il se joue la star sur la scène avec son imperméable rose. Il a certainement des connections avec le service météo, car dehors il tombe de la grêle.

Son look androgyne, genre David Bowie des seventies prend le dessus sur la musique.

Jett Rebel, a Dutch local hero

 

 

 

 

45 Acid Babies - garage electro punk

Le groupe, originaire d'Utrecht, est mené par la chanteuse Sophia de Geus (voix, guitare, claviers), entourée de Daniel Brem (basse, synthé, voix), Giorgio Paquay (batterie) et Marnix Wolmink (guitare)

Sophia de Geus a une bonne présence scénique.

La démarche du groupe est intéressante. Ils essaient de combiner l'électro, le garage rock et le punk.

La chanteuse pousse des aigus comme Nina Hagen. Le répertoire reste accessible, bien qu'expérimental.

 

 

 

Les organisateurs du festival Noorderslag ont bien compris qu'il est difficile de retenir l'attention des spectateurs. Nous voilà de nouveau servi avec du rock énergique.

Le power trio Paceshifters, composé des frères Paul et Seb Dokman et Jespers Albers, remplit bien son rôle. Pas de compromis, le son des guitares saturées avec des riffs incisifs remplissent l'espace de la salle. Le public vibre avec l'énergie explosant sur les murs. Seb Dokman chante de ses tripes . Sa voix a parfois les mêmes intonations que celle de Neil Young. A trois musiciens, ils tiennent bien la scène.

Pas que du bruit, leur répertoire comprend la chanson "Davis" nous racontant l'exécution de Davis Troy aux Etats-Unis. Il était accusé sur témoignages (certains des témoins se sont rétractés), sans preuve matérielle du meurtre d'un policier. Il clame son innocence dans ses dernières phrases "Que Dieu vous pardonne, vous tuez légalement un homme innocent".

Paceshifters ne restent pas inaperçus à l'étranger.

Le groupe Nirvana les a bien inspirés, mais les musiciens de Paceshifters ont crée leur propre univers ,un parfait équilibre entre le noise rock et le pop mélodique, dans le revival du rock alternatif des années nonante. Paceshifters jouera prochainement en Allemagne et en Tchéquie.

 

 

 

Un grand merci aux photographes accrédités et Eurosonic/Noorderslag pour la mise à disposition des photos.

 

Quatre heures du mat'. Je quitte le complexe Oosterpoort pour rejoindre l'arrêt de l'autobus, situé près de la gare, pour le retour vers Bruxelles. Le bus accuse un retard et je reste deux heures sous la grêle qui tombe et un vent sibérien soufflant sur Groningue. La solution: changer fréquemment de paires de chaussettes en laine évite d'avoir les orteils gelés.

 

Les groupes, présents au festival Noorderslag, se focalisent sur le marché national. Par conséquent, ils manquent le professionnalisme des groupes qui visent l'international.

Ils n'ont pas de set lists, ils chantent en anglais, mais présentent leurs chansons en néerlandais. Pas de temps à perdre pour les contacter, je dois courir entre deux concerts afin d'avoir une place dans les salles de concerts.

 

La musique actuelle a eu un âge d'or dans les décennies précédentes avec Golden Earring, Shocking Blue, Herman Brood, Focus,..........

Pour l'instant, les groupes sont devenus les champions européens pour copier les tendances des différents styles, à la limite du plagiat. Le succès restant local, cela ne pose aucun problème vu l'intérêt financier minime aux copyrights.

Je remarque que nombre de groupes sont sélectionnés plusieurs années de suite à Eurosonic ou Noorderslag. Je ne comprends pas toujours la logique de programmation. Qu'en est-il des autres groupes et artistes de la scène musicale néerlandaise.

Je m'imagine que les responsables de Noorderslag ont programmé des valeurs sûres afin de satisfaire le grand public (entrées payantes). Eurosonic, c'est le business, mais également la fête.

Étant présent à des show cases en France, en Espagne et en Belgique, je dois reconnaître que les groupes néerlandais bien soudés jouent avec un groove. La musique leur vient du cœur et cela me fait un grand plaisir.

 

Charles Eloy

Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
Eurosonic Noorderslag - Groningse binnenstad - 14 janvier 2017
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:21
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017

FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017

 

Pour fêter Yennayer 2967, le nouvel an berbère, célébré du 12 au 14 janvier 2017, l'Espace Magh, Rue du Poinçon, a vu grand: dans l'après-midi une conférence- débats avec plusieurs intervenants illustres dont Myriam Demnati; membre de l’Observatoire amazigh des droits et des libertés ou Ahmed Aassid, écrivain et militant politique amazighe.

Le soir, à partir de 19:30', des concerts festifs avec des artistes de différentes régions amazighes.

L' événement est organisé en partenariat avec les associations Tazdayt, Tifawin, la Fédération des Espoirs d'Al Hoceima et Hiwar.

La théâtre fait, naturellement, salle comble!

La présentation est confiée à deux charmantes hôtesses et au comédien Ben Hamidou, chargé de traduire en français les interventions de ses séduisantes collègues.

Le programme de la soirée s'avère des plus copieux: Hicham Massine, Lina Charif, Milouda Alhoceima, Karima Dakir, De Dans-«Ruh», Fatoum et le groupe Nagham Zikhrayet sont à l'affiche.

 

Les hostilités, en présence de la Ministre Fadila Laanan et de l'échevin Mohamed Ouriaghli, débutent avec une vingtaine de minutes de retard, de courtes allocutions des différents comités organisateurs, de la ministre-présidente et du responsable de l'Espace Magh précèdent les spectacles musicaux.

 

Le public, impatient, est donc déjà chaud dès qu'apparaît Milouda Alhoceima.

La native du Rif , désormais anversoise, est une star de la culture berbère.

Ce soir, elle est accompagnée par deux musiciens ayant abandonné les instruments rifains ancestraux, ils se présentent armés d'une guitare et d'un jeu de synthétiseurs.

Les sonorités occidentales ne terniront nullement les chants berbères chatoyants repris en choeur par une partie imposante de l'auditoire.

Il ne faudra pas plus de deux minutes pour entendre une de tes voisines, passablement fébrile, entamer des youyous joyeux qui ajoutent une note folklorique à l'expression musicale déjà fort colorée.

La première plage, longue de plus de quinze minutes, a permis au public de s'échauffer, le second chant proféré par Milouda est tout aussi expressif et loquace, les gosses assis derrière-toi ouvrent de grands yeux en reluquant quelques matrones ayant quitté leur siège pour se lancer dans une danse, sans l'habit traditionnel, souple et ondulante.

Bien vite, un quinquagénaire, agile, les rejoint tandis que la salle bat des mains. Miss Youyou, encouragée par ses copines, escalade les marches l'amenant sur scène et vient terminer le couplet avec la star amazighe.

Le set fort applaudi s'achève sur ce fait d'armes improvisé.

Toujours aucune trace de fotoman Michel requis à son boulot, il a déjà manqué un numéro dépaysant!

 

Après une présentation, humoristique, pour Ben ( les Flamands sont les Berbères de Belgique), consciencieuse, pour son pendant féminin, la seconde artiste, Karima Dakir, installée à Bruxelles, est invitée à investir la scène.

Un groupe imposant ( basse, drums, percussions, claviers, violon, guitare, flûte) précède l'arrivée de Karima.

Parmi les musiciens tu reconnais Esinam Dogbatse, la jeune flûtiste qui accompagne bon nombre de jazzmen ( et women) nationaux.

Grand cérémonial, Karima, magnifiquement parée, s'est installée dans un coin pour entamer un premier chant lancinant, tandis que les danseuses de l'ensemble de Dans - "Ruh" de la chorégraphe Annick Baillieul se présentent d'un pas majestueux, l'une d'entre elles est coiffée d'un plateau sur lequel reposent plusieurs cierges allumés.

Ce spectacle digne d'un conte des Mille et Une Nuits émerveille l'assemblée.

Après le départ de la troupe virevoltante, Karima prend place sur un siège installé au milieu de la scène, saisit un oud pour amorcer avec le groupe une composition arabo-andalouse ciselée, sa voix a le don de te transporter loin de la triste et froide Bruxelles vers un horizon plus gracieux et raffiné, où tu n'as qu'à tendre la main pour cueillir des dattes fraîches.

Après un mouvement mélodieux passablement mélancolique, la chanson s'agite et les danseuses resurgissent comme par enchantement.

Morceau achevé, le public se redresse pour ovationner cette éclatante prestation.

Nog geen fotograaf, il vient de louper un second numéro magique.

 

Interlude et nouveau tableau de la troupe Dans - "Ruh", une danse des foulards aussi séduisante que celle des sept voiles interprétée par une fille d'Hérodiade.

Michel est au balcon.

Waar ben je?

Rang trois, à côté de Diam's.

Ik kom!

 

En piste: Lina Charif avec les mêmes musiciens que ceux qui avaient accompagné Karima Dakir, c à d le groupe Nagham Zikhrayet, dirigé par le fabuleux violoniste Karim Lkiya.

Lina est jeune, 19 ans, est arrivée à Lille il y a peu et est considérée comme l'étoile montante du chant populaire rifain basé sur l'Izran ( des poèmes transmis transmis oralement de génération en génération).

Elle chante l'amour, la fierté d'appartenir à la société amazighe et les causes sociales, en s'accompagnant au bendir ou à la guitare, la mélancolie exprimée par ses mélodies est souvent renforcée par les accents d'un violon omniprésent.

Musicalement, son exposé peut être comparé à certaines complaintes originaires de Galice ou d'Irlande, de temps en temps, la jeune personne s'éloigne du patrimoine berbère pour proposer des titres plus modernes.

Sa voix claire, puissante et profonde a fait forte impression, la salle lui a fait un triomphe.

 

Ben Hamidou est chargé de meubler le temps mort instauré pour permettre aux techniciens de monter l'équipement de l'artiste suivant.

Ce mec est un génie, quand on a une grand-mère surnommée Geronimo, déclarée morte pendant près de deux heures avant de revenir miraculeusement à la vie sans que le tout Molenbeek ne se soit tapé La Mecque et que cette même auguste personne, à la caisse du Sarma, décide de marchander l'achat de cinq yaourts, d'un litre de lait et de deux boîtes de pois chiches, on en fait une pièce de théâtre et on la monte au Varia.

Quand t'as entendu ça, tu te dis que Pirette peut aller se rhabiller!

 

Fatoum , la Berbère devenue bruxelloise dans les années 80, fait son entrée sur scène, accompagnée, elle aussi, du band admirable monté par Karim Lkiya.

Ce dernier n'est pas le seul à manier les cordes, Katrien Van Remortel est assise à ses côtés , de même que Rik ( ?), à la contrebasse, on peut admirer Claire-Sarah Fouché, à la guitare, Olivier Crespel, sans doute Houssem Ben El Khadhi à la flûte ( ney) et deux percussionnistes ( derbouka, tar, bendir...) , peut-être Néjib Farjallah et un certain Imad.

Fatoum dédie le premier hymne à toutes les mamans du monde, les questions touchant à la féminité constituent un des thèmes essentiels du répertoire de la chanteuse qui a déjà deux albums à son actif ' Tarawin' ( 2014) et 'Urar-Inu'.

Sa world music teintée d'harmonies européennes peut plaire à tous et en l'entendant on n'est guère surpris que des gens tels que Brian Jones, Robert Plant ou Jimmy Page se soient intéressés de près à la culture berbère.

La seconde plage permet à Olivier Crespel d'étaler tout son talent, des éléments flamenco embellissent cette complainte étourdissante.

Musicalement, Fatoum peut se retrouver sur la même étagère qu'Angelo Branduardi ou Madredeus.

Après un message de tolérance, elle propose une nouvelle plage issue du patrimoine rifain, guitare et flûte se livrent à un duel amical qui aura le don d'enflammer l'auditoire.

Toutes ces compositions présentent une richesse instrumentale foisonnante.

Pour terminer son set, l'artiste invite Lina Charif à l'accompagner pour un dernier titre traditionnel repris en choeur par le public.

Une performance éblouissante.

 

Le dernier chanteur à se produire sur les planches de l'Espace Magh est venu en droite ligne d'Agadir.

En foulant le sol bruxellois, le brave Hicham Massine s'est tapé un rhume carabiné et c'est d'une voix rauque qu'il s'adresse à nous.

Ce soir, il a décidé de rendre hommage à l'icône du Haut Atlas, Ammouri Mbarek, l'innovateur de la musique berbère, décédé en 2015.

Dans la salle des fans se souviennent qu'Ammouri a fait partie du groupe Ousman, qui est passé au Palais des Beaux-Arts il y a belle lurette.

Le chanteur/guitariste avait emmené un excellent groupe dans ses bagages ( un violoniste incroyable, guitare, basse, et percussions) et une surprise de taille, la chanteuse Zora Tanirt qui aura fait chavirer quelques coeurs.

Après avoir réglé quelques problèmes techniques, le groupe entame le récital par un titre du natif de Taroudant traitant de la beauté de l' être humain.

Tu peux oublier les côtés folkloriques, il s'agit bien de pop rock sophistiqué, chanté en berbère, qui s'adresse à tout le monde.

La chanson dans son universalité parfaite.

' Jenvilier" ' , ou Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, une commune à forte immigration maghrébine.

Tous les Marocains de Bruxelles se reconnaissent dans ce chant et le font entendre.

La suivante est pour la grande Zora, la rengaine démarre de façon traditionnelle avant de virer rock et d'électriser l'assistance.

Le violoniste a saisit une sorte de banjo marocain, c'est l'heure du bluegrass de l'Atlas, ça va chauffer, mémé!

Puis on revient à l'arabo-andalou embelli, une nouvelle fois, par le chant, aussi délicat qu'une rose du désert, de mademoiselle Tanirt.

Hicham achève le set par un folk pop remuant se terminant en transe exaltée, l'euphorie est à son comble mais la fête est bel et bien finie.

 

On clôture la soirée au bar de l'Espace en fraternisant avec de nouveaux copains!

 

photos : Michel van Rhijn et Michel ( concert monkey)

 

 


 

FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
FOCUS AMAZIGH pour fêter le Nouvel An berbère à l'Espace Magh, Bruxelles, le 14 janvier 2017
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 13:44
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.

Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.

 

Oui, c'est un vendredi 13 et il neige.

Oui, on a rempli un bulletin de Lotto.

Non on ne sait pas ce qu'est la paraskevidékatriaphobie, ni la triskaïdékaphobie et si Satan est le treizième ange, on peut t'assurer qu'on n'est pas admirateur du 126è, Joséphine, ange gardien!

Sinon, c'est la reprise au Botanique.

Agar Agar , ni des cousins du terrible viking, ni un extrait d'algues marines fort prisées par Le Pen, mais bien un duo parisien, le nouveau chouchou des branchés, était prévu au Witloof, puis est passé à la Rotonde qui affiche complet.

20:15' disait l'annonce, JP était ravi, zo zal ik op tijd thuis zijn...

Bon, Clara Cappagli et Armand Bultheel se sont présentés avec un léger retard, personne ne leur en a voulu!

Tu dis, Juliette?

Genre?

Pop/techno/electro/synth pop/ indie/ une pointe de new wave, bref un mix abouti et innovant ( terme galvaudé, on sait!).

Le band est neuf, son premier morceau est sorti en avril 2016, et le EP ' Cardan' ( 5 titres) en octobre.

Clara, je me considère comme un singe ( un beau singe!)  avide de création, fille d'un papa guitariste, a fait partie de Betty Kiwi, a traficoté avec Jabberwocky, chante divinement, bouge beaucoup, boit du coca additionné de Johnnie Walker et manie un synthé.

Armand, sérieux, boit du Johnny Walker au goulot et manie ( fort bien) les machines.

Ne les vexe pas en leur disant qu'ils travaillent avec des bandes, t'as failli te prendre une gifle.

Ces jeunes gens ont amené plein de copains, peu disciplinés, qui boivent beaucoup ( de la Jupiler chaude), gesticulent, fument des cibiches ou des pétards, montent sur scène, la traversent pour se ravitailler dans les loges, se transforment en houba houba et font d'autres conneries auxquelles les sages Bruxellois ( sauf ceux du Magasin 4) ne sont guère habitués.

Pour t'aider, après le concert,  tu t'adresses à Clara, qui n'a peut-être jamais vu le film d'Arnaud Viard, et lui demandes une setlist.

Vous ne préférez pas un dessin, monsieur.

Elle a griffonné un truc qui n'ira pas au Musée des Beaux-Arts, t'a souri avant de récupérer son coca amélioré et de poursuivre une discussion avec les copines.

Clara et toi, ce ne fut pas une longue histoire d'amour!

Le set débute par ' Aquarium' , un gospel disco acide, le texte mi-récité, mi-chanté se greffe à merveille sur le midtempo confectionné par Armand, avec D pour ne pas le confondre avec Méliès.

Un dancetrack  fulgurant de près de  sept minutes évoquant Desireless, Giorgio Moroder et miss Kittin.

Toute la Rotonde ondule, la plus élégante est une grande bringue portant un tricot Jean-Paul Gaultier, le plus grotesque, un copain du band s'agitant à côté de JP.

La voix grave de mademoiselle Cappagli réussit à t'envoûter pendant 'I'm that guy', un peu comme pouvait le faire Grace Jones.

Et quand elle susurre ..I'm on fire... tu constates par un coup d'oeil circulaire, qu'elle n'est pas la seule.

De la bombe, ce cold wave track!

Une reprise French Touch au programme, 'You are my high', puis vient  le crépitant ' Symbiose' et ses parfums Kraftwerk.

Clara  se lâche et libère ses cheveux, la Rotonde aussi.

L'explicite ' Fire'   et ses relents new wave peut faire penser aux meilleurs Human League, la compétence du jeune  duo  bluffe un auditoire en proie à une fièvre collective.

Pourquoi, soudain, hurle-t-elle ' A table'?

A private joke, le T-shirt d'Armand est décoré du même libellé gourmand?

Vous êtes vulgaires.... les copains de Paname sans doute, les Bruxellois sont éduqués, ma chère!

Après ces rugissements, le duo amorce le hit des débuts ' Prettiest Virgin'.

Pas à dire, le pôle attractif c'est la petite Clara, et lorsqu'elle lance ..come on dance with me... trois pieds nickelés répondent à son invitation.

Quelques gimmicks Rudyard Kipling, perdu dans la brousse, ornent son chant, ils émoustillent davantage les indociles des premiers rangs.

' Lunatic' et l'implacable  'Cuidado, Peligro, Eclipse' achèvent le set.

Clara, après quelques exercices d'aerobics, entame l'espagnolade  à genoux, se redresse, imagine de prendre un bain de foule, se balade au dessus de nos têtes avant de terminer la plage en vocalises et de disparaître derrière les rideaux.

Elle est remplacée par un trio de pantins entourant l'alchimiste qui achève la rengaine.

 

Le public réclame un bis.

On a tout joué, le stock est épuisé, mais vous avez été obligeants, on vous en refait une avant de vous retrouver au merch.

 

 

Agar Agar va casser la baraque, c'est indubitable!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
Agar Agar à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 janvier 2017.
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:54
Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : III d’Electric Electric

Les coups de coeur discographiques 2016 de Florian Hexagen : III d’Electric Electric.

 

Des mecs en parlent:

La musique d’Electric Electric est plus sauvage que glaçante.

 

Troisième album du trio strasbourgeois, le bien nommé III opère sa révolution intérieure tranchant son arc électrique pour mieux développer la répétitivité constitutive du trio en une entité sonique de plus en plus singulière et affirmée, à la cohésion aussi massive, dense et transcendante qu’une pyramide.

 

‘III’, troisième album d'Electric Electric est un disque de luttes.

Du rock inclassable.

 

Merci, on sait qu'ils sont trois (Eric Bentz, Vincent Robert et Vincent Redel ), sont originaires du Bas-Rhin et font du rock qui dérange!

 

Florian a écouté III:

 

Un autre album de 2016, celui-ci absolument dantesque, avec le sobrement intitulé "III" de nos chouchous d'Electric Electric. Soit la bande sonore idéale d'un film qui se situerait au carrefour de Blade Runner, Akira, Mad Max et Running Man. Une oeuvre noire, dure, vrillée, stridente, transcendante mais tournée vers l'intérieur, n'offrant que peu d'espoir, d'espaces et d'éclaircies. Un monstre "technoïde" noise punk anxiogène, collant finalement assez bien à notre époque, embarquée dans une utopie virant progressivement au cauchemar. A ce jeu-là, le trio strasbourgeois a une grosse longueur d'avance sur ses confrères, à tel point d'ailleurs que l'on ne voit pas comment ce disque pourra être perçu favorablement dans une période où tout doit être vite consommable et capable de procurer un plaisir immédiat. Mais la vérité est bien ailleurs, et ça, Electric Electric l'a intégrée depuis longtemps. De notre côté, on a hâte de découvrir cette tuerie sur scène et de se perdre dans les méandres de ce "III" tout simplement phénoménal, probablement ce que l'on aura entendu de plus fort, broyant et radical en 2016...

 

Tracklisting:

Obs7

Pointe Noire

Black Corée

Klimov

The River

Dassault

Les Bêtes

17°00

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Published by florian hexagen - dans Albums
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