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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:53
Le chanteur Johnny Kemp retrouvé sans vie sur une plage de Montego Bay

Les causes exactes du décès du chanteur de Nassau, Johnny Kemp, n'ont pas été déterminées, il aurait chuté d'un bateau de la Tom Joyner Foundation lors d'une croisière, une information contredite par la compagnie maritime.

Kemp est monté sur scène aux Bahamas à 13 ans, ensuite il émigre vers New-York où il se produit avec Kinky Fox.

Son premier album solo sort en 1986 avec un hit mineur, 'Just Another Lover'!

Le suivant 'Secrets of Flying' connaîtra plus de succès, 'Just got paid' atteignant le top ten du Billboard.

Après ce coup d'éclat on n'entend plus parler de Johnny Kemp jusqu'à son mystérieux décès.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 15:13
System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015

Une organisation: Live Nation.

Le billet de JPROCK :

Donc ce soir j’étais au concert de System of a Down à Forest National.
Concert archi sold-out avec une salle bondée à la limite de l’inconfortable.
Et c’était comment me direz-vous ? Et bien SOAD a fait le plein et a certainement convaincu ses fans venus nombreux, j'écris bien ses fans, car personnellement je me dois d’être honnête, je n’en fais pas partie.
Avec Slipknot et Korn, SOAD fait partie d’un trio de bands dont le succès populaire a toujours été pour moi une énigme.
Pourquoi ce groupe a-t-il acquis autant de célébrité auprès d’une certaine tranche du public métal ? Mystère…
Car autour de moi, si j’interroge les fans de métal, le band arménien ne fait pas vraiment l’unanimité. Beaucoup le trouvent surestimé et peu inspiré et ne sont pas séduits par ce nu-metal hybride peu mélodique qui bétonne sur des textes pseudo intellectuels au service des grandes causes ( reconnaissance du génocide arménien; faim dans le monde etc..)
Si les causes sont louables et l’honnêteté du groupe à les défendre incontestable, la musique elle me laisse complètement froid. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé vu que ce soir j’ai côtoyé la bête en live afin de la jauger et de constater par moi même l’ampleur du phénomène qu’elle déclenche.
SAOD est un groupe qui attire du monde, ça c’est certain. En effet les tickets se sont arrachés en un temps record et les déçus qui n’ont pas obtenu de sésame sont légions.
Dans la fosse le public est déchaîné et ça bouge intensément au rythme des pogos improvisés et des nombreux stage-diving qui sollicitent la vigilance des stewards de la sécurité.
Par contre sur scène c’est assez statique, ça bétonne avec un tout gros son et le band enchaîne les titres éructés plus que chantés et qui, à moins d'être un fan pur et dur, ce qu’était sans doute la majorité du public, laissent le spectateur lambda plutôt perplexe.
Mais que leur trouve-t-on me dis-je ?
Musiciens virtuoses, pas vraiment...compositeurs géniaux, heu.., bêtes de scènes, pas exactement ; franchement moi qui ai dépassé la barre des 3.000 concerts et vu une multitude de groupes en action, je m’interroge.
D’autant plus que question lightshow et spectacle c' est loin d’être exceptionnel avec une dominante verte, rouge et blanc peu inspirée sans aucun autre artifice, excepté trois écrans géants qui ne servent qu’à projeter quelques films illustrant certains titres politiques, notamment sur le génocide arménien.
Pas de gros plans des musiciens, comme ç’aurait été possible de le faire.
Vocalement Serj Tankian est un chanteur correct sans être génial, et les régulières interventions hurlées de Daron Malakian en doublon de la voix de son frontman sont à la limite du supportable.
Et pourtant la foule est comblée et apprécie visiblement cette grand messe de métal inclassifiable.
C’est donc pas plus convaincu qu à l’arrivée que je quitte après nonante minutes une salle en ébullition sous un son dantesque qui fait trembler Forest sur ses bases.
Pour moi System of a Down reste une énigme, un groupe ovni atypique dont je ne m’explique pas l’énorme popularité…
Rendez moi Slayer, please !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist:
Wake Up the Souls - Part 1
Holy Mountains
Jet Pilot
Suite-Pee
(incomplete)
Prison Song
U-Fig
Aerials
Soldier Side - Intro
B.Y.O.B.
I-E-A-I-A-I-O
Radio/Video
Bubbles
CUBErt
Hypnotize
Dreaming
(incomplete, middle breakdown only)
Needles
Deer Dance
Wake Up the Souls - Part 2
P.L.U.C.K.
Sartarabad
([traditional] cover)
Psycho
Chop Suey!
Lonely Day
Question!
Bounce
Kill Rock 'n Roll
Marmalade
Lost in Hollywood
Spiders
Mr. Jack
Wake Up the Souls - Part 3
Science
Chic 'N' Stu
War?
Toxicity
Sugar

System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015
System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 04:59
R.I.P. Mingiedi Mawangu, founder and former leader of Konono No.1

Mingiedi Mawangu, membre fondateur du Congotronics combo Konono No.1 est décédé à l'âge de 85 ans.

Le groupe existe depuis la fin des années 1960, Mingiedi Mawangu qui jouait du likembé, était considéré comme un virtuose de ce piano à pouces.

Konono No.1, signé chez Crammed Discs, était un habitué de nos scènes nationales, ayant notamment sorti en 2007 l' album 'Live at Couleur Café'.

La firme de disque a publié cet hommage:

" Respect and gratitude for your invaluable contribution to music. The sound of Konono (which you largely contributed to creating) has inspired and influenced countless fans and musicians around the world. Our deepest sympathies to Augustin Mawangu and to the rest of the band and family."

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:09
Rae Morris+ Roselien - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 avril 2015

Un crochet au Soul Inn, ex- DNA, avant de te rendre à l'AB.

Ce soir, c'est l'ouverture officielle de l'établissement pris en main par DJ Reedoo et Funky Bompa.

La sombre tanière, ex- repaire de punks, rockers de tous poils et d'assoiffés, interdits de séjour dans pas mal d'autres débits de boissons bruxellois, a subi un relifting total, même le pissodrome, jadis glauque, a pris une allure hygiénique.

Aucune trace de Mohicans, de Motorhead freaks, ou de goth girls blêmes au regard absent pour l'inauguration du nouveau temple soul, ils boudent et ont juré de ne jamais y mettre les pieds.

Détail, une bière pour 2€20, c'est honnête!

L'AB programme la nième révélation pop , reprise dans la liste '15 for the future de la BBC': Rae Morris.

Première partie, une habituée, Roselien que tu vis en 2010 assurer le support de Robert Francis.

Roselien Tobbackx komt alleen vanavond, une guitare, a loop station ( un boucleur, si tu préfères), sa voix et son sourire.

Le EP 'Truth', sorti fin 2014, a séduit la presse, certains n'hésitant pas à lancer les grands noms, Ella Fitzgerald ou Billie Holiday.

Un de ses titres s'intitule 'I wanna be someone', Roselien ce n'est pas n'importe qui, c'est un fait.

Bonsoir, vous êtes gentils, merci d'être aussi calmes et attentifs, ik ben Roselien, het eerste nummer heet 'Rhythm under my skin', qui démarre en indie folk ballad aux accents soul prononcés.

Une Adele louvaniste bien qu'elle préfère Trixie Whitley.

'You say that you’re true' et ses effets de voix éveille en toi des souvenirs de Joan Armatrading.

Next one is a cover, 'I can't help it' de M. Jackson, pas si surprenant, finalement.

Des arrangements jazzy donnent une teinte personnelle à la plage.

Elle doit interrompre la suivante, euh, sorry, a mistake, second take, 'Better define' , un titre pas vraiment linéaire, son jeu de guitare interpelle, tout comme sa voix d'ailleurs.

A new song, 'Want you so badly', un jeu bluesy, a soulful voice, een sterk nummer, décoré de loops opportuns.

Dans la veine nu soul, Roselien nous propose l'élégant 'Looking for the truth' suivi par l'agité 'I can feel you'.

Nouveaux remerciements pour l'attention portée à son set avant de terminer par 'Indian dance' à la gymnastique vocale osée ( style Camille ou tUnE-yArDs ), des vocalises mises en boucles, du beatboxing Cherokee, un rythme hypnotique, Roselien a rempli son contrat à la perfection.

Rae Morris.

Rachel Anne Morris, de Blackpool, après une série de EP's, vient de sortir un premier album, 'Unguarded'.

...Comparisons to Enya, Coldplay and Goulding may bring out a rash of snobbery in some, but the absence of cynicism and self-consciousness make this an endearing debut.... dit le Guardian, après le chouette concert donné à l'AB, my first headlining gig in Belgium, on peut comprendre le choix d'Ellie Goulding, un peu moins les autres noms proposés, on avancera Lana Del Rey ou Florence and the Machines.

Une grande et séduisante fille, vêtue d'une longue robe bleue, prend place derrière les claviers, à l'arrière, aux drums, drumpad, backings, l'incroyable Daisy Palmer - basse, contrebasse, guitare ou claviers, Chris Dagger - claviers, Curtis Stanfield.

L'équipe entame 'Skin' une des nombreuses ballades teintées de mélancolie que compte 'Unguarded'.

Smooth vocals, accompagnement sophistiqué, la palette musicale hantée par Rae Morris n'inclut pas la sueur.

Hi, Brussels, my name is Rae Morris, this song is called 'Grow', bizarrement le titre est absent de l'album, pourtant son potentiel radiophonique est énorme.

Pointons le superbe travail de Daisy, la fleur, en harmonies vocales et le joli sifflement final.

De sa voix claire, Rae amorce le vulnérable 'This Time' toujours en mode slow tempo avant de proposer le titletrack, 'Unguarded', au chorus majestueux.

Le single 'Closer' groove gentiment, tes petites voisines esquissent un timide pas de danse, activité que permet moins la prière 'Don't go' sur fond de piano/contrebasse discret.

Fait toujours beau comme aujourd'hui à Bruxelles?

Oui, une fois par an!

Le public apprécie le raffinement et la grâce dont fait preuve 'For You' avant le catchy 'Cold' interprété avec Fryars sur le disque.

Cette salle est splendide, I've been told it's one of the best venue in Europe, faudrait que je prenne place parmi vous un jour afin d'assister à un concert, this is 'Do you even know'.

Elle quitte son piano, God, she's so tall, elle agrippe le micro et lance 'Morne Fortune', un titre plus aventureux, presque déstructuré, pouvant rapeller Björk.

Composé avec Clean Bandit, dont on sent la patte, 'Up again' navigue dans cet univers nouvelle pop British lisse et élégante.

Le titre le plus applaudi du set, 'Love again', le clôture.

An unexpected bis ( menteuse), une nouvelle piano ballad ' Not knowing' suivie par le hit imparable 'Under the shadows'.

Rae Morris est déjà sortie de l'ombre depuis pas mal de temps et risque bien de jouer dans la grande salle de l'AB lors de sa prochaine visite à Bruxelles.

Photos: JP DANIELS

Roselien

Rae Morris

Rae Morris+ Roselien - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 avril 2015
Rae Morris+ Roselien - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 avril 2015
Rae Morris+ Roselien - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 avril 2015
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 14:40
Will Butler - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 14 avril 2015

La veille du concert, Anna-Hortense: Je cherche encore deux tickets pour Will Butler!

Effectivement, l'écriteau sold-out s'affiche à l'accueil de l'AB.

Will, le petit frère de Win Butler, après dix ans d'Arcade Fire, décide de sortir un premier album solo, Policy', et de le défendre sur scène.

Après le nouveau continent, c'est l'Europe qui accueille le multi-instrumentiste Texan, avec une halte chez nous.

Pas de support avait annoncé l'AB, 20:30, début des hostilités!

Et pourtant à 20:15', Will, tu peux pas te tromper, c'est indiqué sur son T-shirt, rapplique.

I'll play a few songs to warm up the crowd, sympa, le thermomètre indique 29° C.

Derrière le piano, une première ballade, manifestement un titre n'ayant pas trouvé place sur 'Policy',un brin asocial, William qui chante I wana be a liar...I don't want no friend...

Toujours derrière les touches, le même style d' exercice, un downtempo narratif et introspectif.

Il passe à la guitare et ajoute a lovesong, on a déjà entendu plus sympa que "I don't believe when you say you're innocent" comme mots d'amour.

Un quatrième morceau plus sec, toujours anonyme, avant d'être rejoint par deux petites nanas, une blonde et une noire, sur leur sweat, Julie et Sara, elles se partagent le piano, Will, grattant un güiro, attaque un latino rock nonchalant, style Willy De Ville, pendant lequel il confesse I've never been drunk, I've never been stoned...

T'es pas obligé, de le croire!

Voilà, on revient dans cinq minutes for the real show!

Après ce hors-d'oeuvre amusant, la même troupe rapplique.

William Butler, vocals, guitars, keys - la blonde Sara Dobbs ( claviers, tambourin, cymbale et backings) et la brune, Julie Shore, his wife's sister ( claviers, synthé, backings).

De gros beats electro, ' You must be kidding' est sur les rails, on est loin de l'indie aventureux d'Arcade Fire, Will nous plonge dans un univers rock garage/ paranoïd pop, bourré de sonorités Velvet Underground avec une solide pointe Talking Heads.

Etonnant et électrique.

A l'acoustique, 'Son of God', traditional American rock, un rien foutraque, un peu comme les Violent Femmes.

Au piano,'When the sun comes up', un titre dansant décoré de jolies harmonies vocales, sans oublier un emprunt au 'All along the Watchtower' de Bob Dylan ( there must be some way out of here).

' Madonna can't save me now' peut faire penser aux New York Doll, tandis que l'énervé 'Something's coming' rappelle à nouveau David Byrne, avec un clin d'oeil à Jules... I came, I saw, I conquered, and then I went to bed.

Le petit orgue New Wave d' 'Anna' nous renvoie vers Human League ou Taxi Girl, il n'y a pas à dire, Will Butler est du genre kaléidoscopique.

On passe au névrosé 'Clean Monday' qui par son côté DIY nous rappelle Kloot Per W, un autre iconoclaste notoire.

Après une romance gospel pour calmer les ardeurs, 'Sing to me', il attaque la valse marine 'Luckiest sailor d'une voix de falsetto.

'Cold' éveille des souvenirs 'Sweet Jane' du Velvet , après ce fait d'arme il lui prend l'idée de saluer l'audience, good evening, bonsoir, ses leçons de Dutch ne lui ont pas permis d'ajouter goedenavond, puis il présente, facétieusement, ses copines .

Après une reprise: 'The Death of Ferdinand de Saussure' des Magnetic Fields, le trio nous plonge en plein sixties pop avec 'Witness' , du coup il a décidé de prendre des intonations David Bowie.

'What I want' évoque en toi des images de Mott The Hoople, et la handclapping one 'Surrender' ravira les amateurs de feux de camp.

Le set se termine rageusement avec le fulgurant 'Take my side'.

Bis.

Unplugged, à trois dans la salle, c'est avec Smokey Robinson et 'Way Over There' qu'ils décident de prendre congé.

Un set pas toujours rationnel mais faisant preuve d'énergie et de joie de vivre.

Indéniablement Will Butler est ravi de jouer dans des salles de taille humaine.

photos

Will Butler - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 14 avril 2015
Will Butler - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 14 avril 2015
Will Butler - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 14 avril 2015
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 05:49
Flash: Percy Sledge est mort chez lui à Baton Rouge.

Percy Sledge qui, en 1966, a fait de 'When a man loves woman', composé par Calvin Lewis et Andrew Wrigh,t un hit mondial, n'est plus, il s'est éteint à 73 ans des suites d'un cancer du foie.

On cite Rock And Roll Hall of Fame Museum pour décrire son timbre incroyable: "Sledge’s forlorn, crying vocal style, which betrayed his roots in gospel, found him reaching into his upper register without breaking into falsetto. "

Sa marque de fabrique : les ballades brise-coeur!

Percy nous laisse une quinzaine d'albums, le dernier 'My old friend the blues' et de beaux souvenirs.

Christina, une fan: " RIP Percy...beautiful and timeless song!"

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 12:43
Denai Moore - Witloof Bar du Botanique- Bruxelles, le 13 avril 2015

Le 6 avril, sortie du premier album, 'Elsewhere', de Denai Moore, cataloguée révélation soul depuis ses précédents EP's et une participation remarquée sur le titre 'The Light' de SBTRKT.

Pas de support prévu au Witloof, la jeune Londonienne ( 22 ans), Jamaïcan roots, se présente vers 20:15, flanquée d'un trio de musiciens pas plus âgés qu'elle. Aux drums/drumpad: Joe Goss, un brave gosse coiffé de sa petite casquette - à la basse, keys, programming: Joss Ifan Brightwell et aux claviers + backing vc., une timide et mignonne jeune personne se faisant appeler Keeva ou Caoibhe.

Trois claviers pour la soul ballad 'I swore'.

Denai, what are your influences?

Lauryn Hill, Feist, Bon Iver...avec un brin de James Blake.

Profondeur, mélancolie, jolies harmonies vocales, brillante entrée en matière.

Elle ramasse une guitare électrique pour attaquer ' Feeling'.

Bruxelles est touché de plein fouet par ce timbre envoûtant et cette fraîcheur juvénile.

'Last time', la plage clôturant l'album, persévère en mode slow-tempo avec accompagnement minimaliste, la voix suffit pour captiver la quarantaine de curieux squattant les catacombes du Bota.

A l'acoustique, après avoir pris de nos nouvelles, ( ça va? = how are you all doing?) et affirmer this is my first headline show, this is an old one, 'Flaws'.

Ouille, un pain et un sourire radieux!

Exit les copains, solo, ' Never gone' d'une voix souple et modulable.

Ja, JP?

Goed...dat dacht ik ook!

La vidéo pour le single 'Blame' a été filmée en Islande, a gorgeous soul waltz habillée d'apprêts électroniques.

Elle reprend place derrière les touches et propose l'auguste 'Detonate'.

'Absent', une histoire de fracture, de relation chancelante. Il émane une sorte de morosité des titres proposés par la jeune Londonienne.

'Elsewhere' le titletrack de l'album confirme le bien-fondé du propos précédent.

L'obscur 'No light', ponctué d'un mouvement ample avant le retour à la quiétude, achève ce set attachant.

Thank you.

Un bis, solo, a piano ballad, ,'Gone', gravée sur son premier EP.

Fragile et touchant!

Photos Jp Daniels/Concert Monkey

Denai Moore - Witloof Bar du Botanique- Bruxelles, le 13 avril 2015
Denai Moore - Witloof Bar du Botanique- Bruxelles, le 13 avril 2015
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 09:15
POWERSOLO au Chaff- Bruxelles,le 13 avril 2015

POWERSOLO au Chaff - Bruxelles,le 13 avril 2015

Charles Eloy-

POWERSOLO est un groupe de garage, surf et country rock d’ Aarhus, Danemark. Sur scène, nous retrouvons les frères Kim Jeppesen « Kix » au chant et à la guitare, Bo Jeppesen « Atomic Child », guitare et seconde voix, ainsi qu’une bassiste et un batteur. Fondé en 1996, Powersolo s’est forgé une réputation du groupe de scène ainsi bien à l’aise dans un petit club que sur une grande scène de festival international. Les musiciens aiment jouer en Belgique, car nos spécialités culinaires du nord du pays collent bien à leur style de vie rock ‘n’ roll. Ils adorent les moules. Les Danois sont les descendants des Vikings qui effectuaient des expéditions aux IXe et Xe siècles le long de l’Escaut en vue d’acquérir du butin. Hareng, morue et poissons plats étaient de consommation courante représentant jusqu’à 25% des calories quotidiennes . Les Vikings ont découvert le plaisir de déguster les moules et le groupe Powersolo répètent les rituels de leurs illustres ancêtres guerriers, colonisateurs et commerçants.

J’arrive une demi-heure avant le début du concert et les musiciens terminent un copieux repas.

Début du concert. Kix, le chanteur communique avec le public en français et en anglais, dont il a retenu la phrase passe-partout « you all motherf……. », hérité des tournées dans les pays anglophones. « Boom Babba Di Ba Boom Babba”: un intro de surf rock se référant à Dick Dale avec un refrain encore plus répétitif que le tube « De Do Do Do, De Da Da Da » du groupe The Police . Powersolo a réussi à créer une chanson encore plus simple que The Police, chantée par Sting devenu un adepte du tantrisme. L’ éclectique Sting a simplifié son vocabulaire en émettant le son de la syllabe sanskrite « om,aum,om, aum ». « I love you, but I hate you”: La chanson est la bande sonore de la campagne publicitaire de la voiture Megane 2014 (Renault). « Canned love » est repris dans la publicité de RED SFR (services mobiles). Les chansons ne font pas partie d’une encyclopédie nostalgique. L’inspiration des compositeurs puisée dans les fifties, sixties et seventies est concrétisée par des créations d’excellente facture musicale du XXIe siècle. L’effet du copieux repas se fait sentir. Kix demande une bière pour ses musiciens. Puis il invite les filles à se placer au premier rang devant la scène. Le contact est direct. Il s‘adresse à ces dernières » Vous avez votre permis de danser ». Je constate qu’elles ont l’art de bien l’utiliser. Les fesses de l’assistance féminine se balancent sur « Canned Love » « New Fashioned girl » un blues torride. Le drug, and rock ‘n’ roll, the Belgian way refait surface. Un jeune couple devant moi s’enlace tendrement en dansant sur ce blues frottant. J’ai l’impression qu’ils ont consommé une bonne ration de moules en application d’un proverbe flamand « een in de mond, een in de hand en een in het oog. Zo eet men mosselen ». Traduction, une dans la bouche, une dans la main et une dans l’œil. C’est comme cela quand l’on mange des moules. Comme beaucoup de fruits de mer aux propriétés aphrodisiaques, elles boosteraient le désir grâce à leur teneur en iode et acides gras essentiels. Les épices ont de propriétés vasodilatatrices propices à des exercices en positions verticales ou horizontales, selon les préférences. Profitez des moules, la drogue qui fait rouler les Belges « , sex, drug,rock ‘n’ roll, the Belgian way ».

Le batteur se met en torse nu. Beau gosse, de quoi échauffer les sens du public féminin. Chaud comme un lapin ? Je n’ai pas d’opinion concernant ce sujet d’ordre personnel. J’ai l’impression que son repas de moules a amélioré la circulation sanguine en dilatant les vaisseaux pour nous offrir un jeu puissant et communicatif de « sex, drug, , rock ‘n’ roll », the Belgian way. Une fille s’éclate « I’m so excited ». Nous sommes à un concert de Powersolo, et non pas à celui des Pointers Sisters chantant leur hit international.

Sacrilège. Les musiciens prennent un whiskey, une boisson importée d’Ecosse. La mariage entre les deux alcools déclenche un cocktail explosif. La bière belge n’est pas de l’eau minérale. La bassiste, les yeux hagards lève son verre « Je vous aime, mes amis belges ». Les moules, la bière, le whiskey et vous êtes garantis pour une overdose «sex,drug, rock ‘n’ roll , the Belgian way » . Nos Danois sont devenus des allumés de première classe. Entretemps nous en sommes à la quatorzième chanson. « Oak tree girl » : une slide guitare, un harmonica. Les deux frères, Kix et Atomic Child maîtrisent bien leurs instruments dans ce style country blues. Les chansons suivantes oscillent entre du rockabilly, de la country , du garage rock. Un morceau de bass ‘n’ drums nous dévoile la complicité musicale entre la bassiste et le batteur pour une section rythmique de béton.

L’ ambiance déjantée s’amplifie au cours du concert. Les musiciens de Powersolo se sont pris un pied en nous offrant un concert de plus de 20 chansons sans interruption. Ils ont honoré l’esprit de sex, drug, rock ‘n’ roll, the Belgian way de mon grand-père qui a essayé de me transmettre la sagesse . « Que le créateur soit loué pour tous les bienfaits que nous apportent les moules fraîches, tendres, fermes et chaudes ».

POWERSOLO au Chaff- Bruxelles,le 13 avril 2015
POWERSOLO au Chaff- Bruxelles,le 13 avril 2015
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:33
Nneka - Het Depot - Leuven- le 12 avril 2015

Nneka Egbuna, vue à l'AB en 2011, vient de sortir 'My Fairy Tales', son sixième album, le plus personnel. Loin de narrer un conte de fées, les compositions traitent de la diaspora africaine, des difficultés d'adaptation/intégration, d'injustice sociale, de déracinement, de douleur...

Depuis quelques années Nneka a délaissé l'Allemagne pour retrouver ses racines et vivre à Lagos.

Sa tournée européenne passait par le Depot louvaniste, bien garni pour l'occasion.

Ne nous attardons pas sur le support, Subtropics, un duo de deejays, deux-tiers du collectif The Mixfitz (dixit le Depot), accompagné par un comique, MC Jaymee Blxks, passant son temps à haranguer la foule.

dj Damented et son copain, deux casquettes constipées, aussi sérieuses qu'un conférencier traitant de l'influence de la masturbation des cachalots nains sur l'érosion des falaises d'Etretat, nous ont, pendant 30', balancé une mélasse reggae/dubstep/ragga/zouk/riddim/rocksteady dans le plus pur style simili Kingston Sound System en démarrant par une version trafiquée de "Here Comes the Hotstepper" de Ini Kamoze.

Shit, man, rien à foutre de ces branleurs qui se la pètent!


Nneka.

21:30 et des poussières, le band s'active, drummer, claviériste, bassiste et guitar player, tous excellents, ne seront pas présentés et on n'a pas reconnu l'équipe de 2011, on n'ose affirmer que Nils Kötting, Gros Ngollé Pokossy étaient sur scène, le costaud derrière les fûts ne ressemblait pas au batteur entrevu il y a quatre ans et l'incroyable guitariste avait peu de chance de se nommer Fontaine Burnett.

Qui étaient ces gaillards?

Les éclaireurs ont entamé 'Book of job' sur fond reggae, quand Nneka apparaît, coiffée d'un foulard de tête en wax et fringuée températures polaires.

Elle est armée d'une guitare, entame le chant mais paraît tourmentée, le son ne lui semble pas optimal.

Louvain s'en tape et lui fait une ovation.

Elle amorce le plus ancien et chaloupé 'Walking' .

Everything looks so small, here, but I guess it must be my own perception, elle a peut-être vu les sept compagnons de Blanche-Neige.

Elle revient à 'My Fairy Tales' pour proposer 'Babylon' qu'elle va achever en s'asseyant sur un cajon qu'elle tapote pour souligner le rythme imprimé par le batteur.

Pointons les superbes envolées Gregg Rolie touch ( Santana) du keyboard player.

Un grand reggae.

Exit le foulard et un premier slow, 'Africans', appelant à l'éveil des peuples noirs. Aussi convaincant que du Neneh Cherry.

Elle se débarrasse d'une couche vestimentaire et entame le groovy 'Shining Star' , après avoir inséré quelques vers de la berceuse Twinkle, twinkle little star dans la compo, un rasta vient l'accompagner au chant, ce qui a le don d'enflammer les petites black passablement agitées se tenant à tes côtés.

C'est la guitare qui vole la vedette pendant l'infectious reggae 'Local Champion'.

Un signe à la table après avoir amorcé 'In me', I don't hear the keys in my monitor, on reprend ce titre obsédant et vachement remuant.

Agité 'My home' le sera encore plus, malgré la pointe d'agacement se lisant sur le visage de la chanteuse.

I'm on the verge of getting a serious cold, j'espère ne pas vous décevoir, ai profité du soleil cet après-midi, but we're not in Africa, j'ai pris froid.

On arrive à un des nombreux moments forts du concert, le soul blues déchirant 'Do you love me' pour changer foncièrement de style avec le rap 'Soul is heavy', le titre préféré d'Agnès, venue tout droit de Matonge.

Le hit 'Heartbeat' met fin à ce set de 75'.

Bis

Ils débutent avec le léger 'My love, my love' voyant le retour du rapper mâle et c'est le visage enfoui sous une serviette que Nneka suggère la prière au final époustouflant, 'Pray for you'.

Ite missa est!

Photos: JP DANIELS/Concert Monkey

photos- michel

Nneka - Het Depot - Leuven- le 12 avril 2015
Nneka - Het Depot - Leuven- le 12 avril 2015
Nneka - Het Depot - Leuven- le 12 avril 2015
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:23
Coalescaremonium au Bouche à Oreille - Etterbeek le 11 avril 2015

The Dark Feather ( JpRock) review :

Que signifie Coalescaremonium ?
Le site officiel nous donne quelques indices : « Coalescaremonium is a Coalescent Ceremony, a grandiose gothic happening that combines unseen international acts with local talent from the various sub-genres of Gothic nightlife into one grand day of celebration; with high focus on music, art, dance and fashion. » Tout est dit , on sait à quoi s’attendre…
Au fil des ans le Coalescaremonium est devenu incontestablement » le » happening gothique incontournable de la capitale.
Avec cette troisième édition baptisée « Industrial Decadence « et nichée au coeur d’un des plus beaux sites qui soit, l’ancien couvent entièrement restauré du 16 place Van Meyel à Etterbeek, les organisateurs ont une fois de plus créé l’évènement et attiré la foule avec une programmation de qualité dans une ambiance particulière et séduisante.
Ici chacun soigne son apparence, le dresscode est obligatoire et passé la porte on entre dans un monde qui possède ses codes, sa musique, sa culture et ses repères.
Diverses créatures gothiques en tout genre, cyber goths, vampires et sombres marquis déambulent dans les couloirs et les salles du bâtiment et croisent d'énigmatiques princesses aux crinolines attrayantes et aux regards mélancoliques maquillés de noir.
Ici et là , du studio d'Althreya jouxtant l’entrée aux alcôves tamisées des nombreuses pièces, chacun se plie à des séances photos improvisées, ou converse entre amis aux canines aiguisées. un verre de cava limoncello à la main.
Aucun autre évènement dans la capitale ne traduit mieux cette atmosphère gothique classieuse que le Coalescaremonium.
A l’étage sur le coup de 17h c’est le Candy Coates Circus qui ouvre le bal avec un florilège d’effeuillages burlesques très réussi qui captive l’assemblée assise autour de tables rondes éclairées aux chandelles.
Excellente idée d’ailleurs d’ouvrir le programme avec ces artistes avant la majestueuse cérémonie d’ouverture où l’on retrouve Telombre, La Dutchessa, Nocture et Discipulus, les quatre organisateurs, réunis sur scène, drapeaux à la main, et qui inaugurent la soirée avant qu' Herrschaft from France ne prenne possession des planches.
Forte d' un nouveau line up mené par Max au chant ( depuis le départ de BzD) et Zoé aux guitares, la bête bicéphale accompagnée sur scène par un batteur et un bassiste est rageuse à souhait et nous délivre un set d’electro-métal music porté par des titres percutants qui traitent d’une société en souffrance et du désarroi et de la décadence d’un monde où l’être humain se débat dans un magma de violence, d’extase et de perdition.
« Nous ne sommes pas des hommes en colère « me confie Max Lors d’une interview post concert , « nous sommes plutôt blasés, désabusés et meurtris par la vision d’une société qui va mal et qui nous donne la rage de la dénoncer » .
De » Im the One » qui ouvre le set à « Gates to Dreams « qui le conclut, Herrschaft explore l’âme humaine, réorganise le chaos , se perd dans l’oppression de ce monde, puis renaît dans la lumière de l’espoir. Sur scène ces quatre là se donnent à fond et le public présent vit un joli moment de cyber métal puissant et efficace.
Un très bon concert et un très bon band qui mérite assurément une plus grande reconnaissance médiatique.
La soirée se prolonge ensuite au bar ou dans la chapelle transformée en expo d’art et salle de cinéma intime où l’on peut apprécier quelques projections de films parmi lesquels « The Golden Embrace » de Christopher Johnsson leader de Therion et notamment un très passionnant « Deliverance of the Fall » de Dekadent autre band trop méconnu dont l’album « Veritas » est une pure merveille.
Puis à 21h00 c’est Schwarzblut qui monte sur scène devant une salle bien garnie et qui démontre dès son premier titre « Wer vom Ziel nicht Weiss » qu’il est un groupe de goth-electro industriel de grand talent.
Les hollandais sont une véritable machine de guerre scénique menée par Zeon au chant, leader charismatique dont la présence scénique et les convulsions hypnotisantes attirent tous les regards.
A sa droite, la voix féminine d’Angelika apporte une touche aérienne à une rythmique apocalyptique formée de Verstörungssyndikat à la basse et de Pascal à la batterie.
Le groupe se distingue aussi par la projection de vidéos étonnantes et artistiques qui soulignent ses titres et qui sont l’oeuvre de Sturm cinquième membre de Schwarzblut.
Il est étonnant de constater à quel point les titres de Schwarzblut vous vrillent le cerveau et vous incitent à danser comme c’est particulièrement le cas avec l’excellentissime « Bis Aufs Blut » joué en guise de final avant le rappel et « Zur Hölle «
Terminé donc pour la partie concerts de la soirée, et place maintenant dans la grande salle à la Fashion Performance ,aux DJ’s et à la danse avec Synthaesticx Cooperation jusqu’à 2h du matin.
Cette troisième édition s’est déroulée sous une météo clémente qui a permis au public de profiter aussi des extérieurs et fut au final une totale réussite. Elle installe une fois pour toutes le Coalescaremonium dans le top trois des évènements gothiques incontournables en Belgique de par son atmosphère particulière et la richesse de sa programmation.
Bravo aux organisateurs enthousiastes et dénicheurs de talents, et on ne peut déjà que se réjouir de participer en nombre à la prochaine édition 2016.
Rendez vous donc l’année prochaine, si vous aimez la culture gothique vous n’avez aucune raison de manquer ça !

Ps: merci à Wesley Kuypers pour sa gentillesse et ses contacts, à Max de Herrschaft pour sa disponibilité lors d’une interview quelque peu difficile à planifier et faite à l’arrache dans un contexte difficile, à Zeon Schwarzblut et Angelika pour leur super accueil et pour ce concert mémorable, et à toute l’équipe du Coalescaremonium pour leur professionnalisme et leur enthousiasme.
Take care guys, see you next year !

Texte : Jean+Pierre Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.
Photos : SURKYN Photographe.

Coalescaremonium au Bouche à Oreille - Etterbeek le 11 avril 2015
Coalescaremonium au Bouche à Oreille - Etterbeek le 11 avril 2015
Coalescaremonium au Bouche à Oreille - Etterbeek le 11 avril 2015
Coalescaremonium au Bouche à Oreille - Etterbeek le 11 avril 2015
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Published by Jean- Pierre Vanderlinden/SURKYN Photographe. - dans Concerts
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