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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 06:56
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015

Chronique du concert de Tiny Legs Tim et Guy Verlinde à De Roma Borgherout (Antwerpen) le 13 mai 2015. Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Nous sommes de retour à De Roma pour un double concert, celui de

Tiny Legs Tim, en première partie apéritive et celui de Lightnin’ Guy Verlinde and The Mighty Gators en pièce de consistance. Ce concert a lieu dans le Foyer de ce lieu mythique.

Souvenirs, souvenirs, TLT est venu il y a deux ans à Vilvoorde dans le cadre des concerts du Far West, et il m’avait particulièrement impressionné par son jeu de guitare, pickings et rythmiques endiablés, bottleneck pour des slidings mélodieux, et des bonnes compositions qui font de ce gars un bluesman de référence dont la Belgique peut être fière.

Il utilise trois guitares dont l’une a appartenu à son grand-père et est très vieille. Elle serait d’origine belge et Tim De Groeve a beaucoup composé sur cet instrument dont il sort des tonalités aussi diverses qu’impressionnantes avec une dextérité du diable, accompagnant sa musique du rythme d’un Charleston et du claquement du pied sur une planchette de bois.

Ce soir, il présente dans son show quelques compositions qui émaillent son nouvel album « Stepping Up » sorti en février sous son propre label « Sing My Titles »

TLT annonce qu’il est là pour son ami Guy Verlinde et entame sa session par « Happiest Man In Town ». Le public aime, et pas pour rien, ce gars a quelque chose de magique.

Il poursuit son set par “Get It back” (new), “Standing On The Sideline”, “Death Of A Parasite ”, “When I’m Gone” (new), “You Can’t Win Them All”, “Big City Blues” (new), “Standing At The Cross Road”

Il quitte la petite scène du Foyer pour faire place à son ami gantois.

Lightnin’Guy And The Mighty Gators était présent au Rock Oasis à Evere il y a quelques années et nous avait bien plu par le charisme de leur chanteur, sa présence sur scène et l’effet hypnotisant qu’il suscite. Il lance un cri et tout le monde répond présent, un geste de la main et il conquiert l’assistance. Il a un sourire qui emballe, un regard qui tue et une voix chaude et envoûtante. Ajoutons à cela des qualités musicales, joueur de dobro, de slide guitare, d’harmonica et surtout de kazoo, son instrument préféré selon ses dires, il a ce qu’il faut pour passer une bonne soirée musicale.

Nous l’avions apprécié encore dans ce même foyer de De Roma il n’y a pas longtemps, lors du concert de la Britannique Joanne Shaw Taylor dont il assurait la première partie.

Ce soir Lightnin’ Guy est là pour nous présenter son nouvel opus « Better Days Ahead ». Un album de blues bien sûr, mais avec une âme différente, une façon plus intime d’exprimer son vécu. Comme il l’indique, il s’est produit et a sorti des albums pendant 7 années sous le nom de Lightnin’ Guy, mais qu’à l’heure actuelle ses productions deviennent de plus en plus personnelles il ne voit plus la nécessité de se cacher derrière un nom de scène et nous devrons à l’avenir nous habituer à son nom, Guy Verlinde.

Sa musique est bonne, le personnage est d’une gentillesse extrême et c’est avec un immense plaisir que nous le retrouverons comme l’annonce l’affiche au prochain Rock Oasis d’Evere le 5 septembre 2015.

Je reprendrai ici ses mots qui caractérisent ce bluesman d’exception : « Mon blues ne trouve pas ses racines dans la boue de Clarksdale / Mississippi ou les rues de Chicago / Illinois mais prend ses origines sur les pavés de Gand / Belgique ».

Accompagné de Toon Vlerick à la guitare solo, de Karl Zosel à la basse et de Thierry Stiévenaert aux drums, il entame son concert par sept titres de son nouvel album puis se replonge dans quelques anciens morceaux de choix, dont certains sortis de son opus de 2013, Inhale My World, produit sans les Mighty Gators à l’exception de Karl Zosel et il repasse alors à trois titres encore de son petit dernier dont bien entendu le titre phare « Better Days Ahead ».

Sortie de scène avant le rappel pour lequel il nous gratifie de deux titres dont le dernier est chanté par le public heureux. Il ne peut quitter le podium et concède encore un last call « Stand By Me », presque a capella, en hommage aux trop nombreux bluesmen et amis du blues disparus ces derniers temps citant entre autres Christian Moriamé du Grain d’Orge qui a toujours cru en lui.

La soirée est terminée, Guy Verlinde sort de scène et nous retournons chez nous, du bon blues plein les oreilles et un sourire béat sur les lèvres.

Set list :

Feel Alive

Into The light

Sacred Ground

Heaven Inside My Head

Call On Me

Wild Nights

Learnin’ How To Love You

Me & My Blues

Mr Maxwell Street

No Time To Waste

Inhale My World

Lovestrong

If You Walk With The Devil

Rock & Roll On My Radio

The One

Release Yourself From Fear

Better Days Ahead

Rappels

Don’t You Cry

Bon Ton Roulet

Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
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Published by Pierrot et Margaret Destrebecq-King - dans Concerts
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 08:03
von Stroheim - EP Sing for Blood

von Stroheim - EP Sing for Blood

Aus nie geklärten Gründen verließ Erich von Stroheim um 1910 herum seine Heimatstadt Wien.

Et il a abouti à Bruxelles, sans doute?

Son fantôme en tout cas...

Dominique Van Cappellen a le chic pour choisir des labels inusités, on l'a connue Naifu ( un couteau fermant traditionnel japonais), déjà avec Raphaël Rastelli à la guitare, puis Keiki ( un rejet poussant sur la hampe d'une orchidée) , avec le même Raffaello, ni peintre, ni jongleur.

Baby Fire ne fréquente pas encore le kindergarten et In Heaven, même s' il semble toujours en période hibernatoire, n'a pas encore rejoint Ásgard, quant à LAS vegas, son actualité signale la sortie d'un album homonyme début avril.

Revenons à von Stroheim featuring Raphael Rastelli (guitar), Christophe Van Cappellen (voice, drums) et Dominique Van Cappellen (voice, guitar, theremin) et au EP Sing for Blood !

Quatre titres que les protagonistes nous proposent de qualifier de cinematic doom!

Comme toujours Dominique Van Capellen-Waldock soigne la présentation de l'objet en confiant, cette fois-ci, la confection de l'artwork aux bons soins de l'artiste David Crunelle.

On a droit à une pochette symboliste du plus bel effet.

'The Tree' ouvre.

L'arbre: "les troubadours, conteurs et poètes de toutes les époques le chantent comme l’axe du monde, la flamme de la vie, le pont du ciel, l’image de l’éternelle vigueur. De par sa verticalité, l’arbre est le lieu sacré où le ciel s’enracine à la terre. .."

L'arbre signe de vie, donc, et pourtant cette plage de plus de sept minutes, sur fond sludge, d'une lenteur de char d'assaut modèle Renaut FT 17, habillée par les vocaux hantés de la dame, évoque plutôt l'angoisse et l'épouvante que l'allégresse et l'espoir.

von Stroheim nous avait mis sur la voie en indiquant 'The Tree' features samples from 'Fear in the Night' a 1947 American low budget black-and-white film noir mystery film directed by Maxwell Shane and starring Paul Kelly and DeForest Kelley.

Pas de rapport avec un autre long-métrage featuring Charlotte Gainsbourg!

' Sacrificial lamb'

Puis Dieu désigna un bélier à la place d' Isaac. Ainsi le bélier mourut au lieu et à la place du fils d'Abraham.

D'aucuns avancent Neurosis, Jarboe ou Hexvessel en guise de comparaison... pourquoi pas, nous on sait que Dominique entretient des liens étroits avec Dana Schechter ( Bee and Flower), une jeune personne proche de Michael Gira et, forcément, de Jarboe.

Et l'agneau?

Il n'a pas été sacrifié à Broadway, mais ça ne rigole pas des masses, les vocalises illuminées de Dominique et la lourdeur imposante du fond sonore amènent tes neurones à confectionner des estampes pas roses.

L'étiquette haunted rock s'applique à cette plage torturée.

'In her Loneliness'

Mise en garde, it features samples from ʺThe stranger" from Orson Welles (1946), it is the first Hollywood film to present documentary footage of the Holocaust!

OK, si tu préfères 'The Sound of Music' avec Julie Andrews, on déconseille!

Ici, également, le chant monotone, atone, se greffant sur les thick and sick guitar riffs, caractéristiques du funeral doom, produisent un effet de tension extrême.

Faut aérer la pièce, on étouffe ici.

'Pale Man'

Une dernière tranche de satanic rock minimaliste où les instants de silence ont autant d'importance que la plainte sinistre et malsaine psalmodiée par la voix féminine sur background âpre et dépressif.

von Stroheim - EP Sing for Blood: un disque sans concessions pour amateur de paysages désolés, de répétitions lancinantes, de voyages introspectifs..

PS: von Stroheim se produit au Café Central ( Bruxelles) le 13 mai.

von Stroheim - EP Sing for Blood
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:07
Rutger Gunnarsson, Jerome Cooper et Umberto Arlati sont partis vers d'autres horizons!

Umberto Arlati ist nicht mehr; der Jazzer verstarb dieser Tage im Alter von knapp 84 Jahren, titre le Solothurner Zeitung.

Ce trompettiste avait marqué la scène jazz helvète , faisant notamment partie du George Gruntz Concert Big Band.

Umberto Arlati a été désigné meilleur trompettiste au Festival de jazz de Zurich à trois reprises.

C'est en Allemagne qu'il a fait carrière, enregistrant notamment avec Klaus Doldinger ou Peter Baumeister.

En 1985 il crée son propre groupe basé à Olten où il enseigne au conservatoire.

Le master percussionist Jerome Cooper était bien connu dans l'univers free jazz. Avec Leroy Jenkins et le bassiste Sirone, il était membre du Revolutionary Ensemble, un trio qui dans les seventies était catalogué comme one of the most crucial outfits to form in the decade.

Ce multi-dimensional drummer a également collaboré avec Lester Bowie, Cecil Taylor ou Anthony Braxton.

Rutger Gunnarsson s'était fait un nom comme bassiste d'ABBA.

Celui qui vient de décéder à 69 ans avait également colla­boré avec d’autres grands noms: Céline Dion, Elton John, Westlife, Adam Ant ou encore Gwen Stefani.

Avant l'aventure Abba, Rutger avait déjà côtoyé Björn Ulvaeus au sein du groupe folk Hootenanny Singers ayant cassé la baraque en Suède avec le hit "En sång en gång för längese'n" , une adaptation de 'Green, green grass of home'.

Rutger Gunnarsson, Jerome Cooper et Umberto Arlati sont partis vers d'autres horizons!
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:37
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais

Après un "soundcheck" rapide, les quatre membres de Fugitives (basse, batterie et deux guitares) s'éclipsent en coulisse le temps d'enfiler leurs costumes. Costumes gris/bleus et chemises blanches pour tout le monde, le batteur ayant tout de même troqué la veste contre la cravate. Il faut dire qu'il fait chaud à 17 heures sur la place des Palais à Bruxelles, où le soleil tape encore très fort. Fête de l'Iris et beau temps obligent, le public, éclectique et familial, est au rendez-vous. Aux abords de la scène, l'air chaud et sec aux accents de crème solaire sent bon les vacances et finit de convaincre les derniers réticents à sortir lunettes, casquettes et sourires pour l'occasion. Au milieu de la bonne humeur ambiante, le concert commence.

Les deux premiers morceaux nous plongent dans un bain pop rock vigoureux, nappé de guitare « disto’ » et de lignes de basses lourdes et grasses. Le tout est servi sur une batterie légèrement en retrait, aux rythmes saccadés et réguliers. A travers l’univers musical des quatre jeunes hommes, on décèle aisément l’influence des Strokes et autres Kooks. Après une courte présentation au public, le groupe enchaîne sur une version de A girl like you d’Edwin Collins bien maîtrisée, avant de jouer une composition intitulée Sweet dreams of Tenderness dont la mélodie entraînante jouée au clavier n’est pas s’en nous rappeler certains sons du début des années 70. C’est aussi l’occasion pour les quatre jeunes hommes de faire étal de leurs talents de musicien, le bassiste et le guitariste échangeant leurs instruments le temps de deux morceaux.

Aux solos de guitare plein de fraîcheur et d’énergie des chansons suivantes, les groupies du premier rang répondent désormais par des cris enthousiastes et spontanés. Il faut dire que dansant, bondissant et appliqué sur scène, les Fugitives entraînent désormais une bonne partie du public dans leur univers. C’est le moment qu’ils choisissent pour fédérer tout le monde autour d’Are you gonna be my girl, reprise de Jet, profitant même de l’excitation ambiante pour s’offrir un petit « selfie-souvenir » dos au public.

Le concert s’achève alors sur un morceau à la sonorité plus « blues » et à la batterie plus chaloupée, après une dernière interpellation vigoureuse envers le public pour réclamer des derniers instants de folie et des « soutiens-gorge sur scène ». Au final, Fugitives nous a servi un concert propre et rock’n’roll, avec l’assurance et la fougue d’un groupe déjà prometteur, malgré la jeunesse des quatre garçons.

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:26
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Forte d’une expérience musicale importante malgré ses 25 ans, Sarah Carlier joue à domicile sur la scène de la Fête de l’Iris, place des Palais à Bruxelles. Parmi les spectateurs présents en cette fin de dimanche ensoleillé, nombreux sont ceux qui viennent voir l’évolution artistique de la petite perle locale. La native de Bruxelles est accompagnée par quatre musiciens (guitare, basse, batterie, clavier) pour interpréter ses compositions folk et soul sur fonds de sonorités africaines.

Avec Misty pour débuter, on retrouve d’emblée ce qui compose la richesse de la musique de la jeune chanteuse. Des pincements harmonieux de guitare posés sur une batterie chaloupée à l’africaine accompagnent parfaitement un chant juste et chaleureux. L’effet est immédiat. Dans le public, les bassins tanguent et les genoux se plient aux coups francs de la caisse claire. S'ensuit My Counsellor, sorte de ballade plus folk et mélodique façon Tracy Chapman, la justesse et le timbre chaleureux de Sarah en plus, qui a délaissé sa guitare pour l'occasion. Après une chanson au ton plus soul, on retrouve une version sobrement revisitée d'All Along the Watchtower de Bob Dylan, que le groupe se réapproprie avec brio. Big Girl nous désarçonne un peu avec des couplets reggae entrecoupés d'un refrain au groove funky. Les musiciens profitent alors des transitions et des changements de rythmes pour nous démontrer leur aisance technique. On les sent d'ailleurs monter en température, batteur en tête, arborant une complicité et une maîtrise musicale qui ne laissent personne indifférent.

Arrive Chorus Man qui marque le retour aux titres du premier album intitulé For Those who believe, les chansons jouées jusqu'à présent étant issues de SMS, sorti en octobre 2014. Avec Tenderness et son refrain chanté et entraînant, la chanteuse fait participer le public qui ne se fait pas prier pour répondre en chœur aux "Oh Ooh, oh ooh" si chaleureux du chant. L'atmosphère est désormais douce et plaisante et le public communie parfaitement avec l'artiste. Le moment est donc bien choisi pour attaquer My Dear dont le savoureux mélange des styles et l'énergie positive qui s'en dégage, emportent définitivement un public conquis. Les visages affichent de larges sourires et les bassins coupent, décalent et balancent, tandis que le clavier dialogue avec le batteur. Au milieu de la béatitude générale qui s'est installée et qui force le respect, Sarah Carlier conclut le show sur Save my Soul, tube de son dernier album, non sans nous avoir présenté auparavant ses musiciens, afin qu'ils reçoivent l'ovation qu'ils méritent.

C'est donc un concert complet et enivrant qui s'achève. Sarah Carlier et son groupe nous ont offert une prestation de haut vol. Grâce à des textes en anglais remarquablement chantés et une richesse sonore stupéfiante, les Bruxellois ont pu constater tous les progrès et la maturité de ce talent brut local qui à travers sa voix et sa musique, symbolise parfaitement toute la beauté du métissage culturel, physique et musical. On attend la suite avec impatience.

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:55
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015

Deux juments de l'écurie Entreprise dans l'amphithéâtre bruxellois à l'occasion des

Nuits Bota: Grand Blanc et Bagarre!

Kom je, JP?

Serai au poste!

Les premiers à monter sur le ring ont choisi Bagarre comme nom de scène, pas plus con que Le Bourreau de Béthune ou Rocky!

Les lutteurs sont cinq, le seul qu'on oserait affronter dans les arènes est du genre féminin, la jolie Emma Le Masne se charge des claviers et parfois de la seconde voix, les autres déclinent l'identité suivante: Cyril Brossard: boîte à rythme - Thom Loup ( Thomas Loupiac) : chant, claviers - l'inquiétant La-bête Fauves ( alias Arthur Vayssie) : chant, guitare, claviers- et enfin aux drums, un blondinet combatif que leur facebook nomme Mus Bruiere.

Préambule: 1°les instruments sont interchangeables, excepté pour Emma et le moineau qui reste à la place choisie dès l'entame du premier round.

2° Cyril, Thom et la bête alternent les lead vocals.

Genre?

French electro dance music englobant des éléments synthpop/ hip hop/house et techno.

Soyons concis: le composé invite à la danse et séduit , un léger reproche, la recette utilisée se retrouve dans chaque plat.

Bonsoir, bonsoir, bonsoir ... ouais, bonsoir!

Bonsoir, bonsoir, nous sommes Bagarre.

Bonsoir, Bonsoir, Bonsoir, nous sommes Bagarre.

Comment déjà, bangard, bulgare, bongare?

'Minuit' ouvre, vaguement Daho, la plage remue, tes voisines aussi.

Sur leur EP ' Bonsoir, nous sommes Bagarre', ' Nous étions cinq', ils le sont toujours.

Agréable mix de voix mâles combinées à celle d'Emma qui vocalise.

Un hit potentiel.

Plus sombre, un conte digne des frères Grimm ' Belle et moi'.

Jean Marais et Cocteau ont applaudi.

Virage new wave ' L'étrange triangle' , à rapprocher de Depeche Mode ou de Lescop pour rester chez le père François.

23è bonsoir, Cyril au chant,voici l'angoissé et narratif 'Querelle' suivi par' Faim de loup' forcément chanté par Thom Loup.

Bonsoir n°46.

Puis place au morceau hypnotique sur fond tribal 'Mourir au club' pour finir par le frénétique 'La bête voit rouge' qu' Arthur termine dans la fosse en pointant un doigt vers chaque auditeur en lui affirmant je t'aime.

Une belle découverte!

Grand Blanc.

En passant par la Lorraine avec mes sabots

En passant par la Lorraine avec mes sabots

Rencontrai trois capitaines, avec mes sabots dondaine...

Nous, on a croisé Grand Blanc un quatuor pratiquant une cold wave ni blafarde, ni sanguinaire,mais d'une beauté désespérée.

Pas qu'on pense à Alfred de... Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.... car l'univers torturé de Camille, Benoît, Vincent et Luc est plus proche de celui de Joy Division ou de Charles De Goal, même si le groupe ne peut nier des influences romantiques.

Pas de batterie, Grand Blanc= la frêle Camille Delvecchio : clavier, chant / Vincent Corbel : basse / le frontman, Benoît David : chant guitare et Luc Wagner : claviers et drumpad.

Une composition dramatique portée par la voix fluette de Camille, ' Degré zéro', entame le set.

Benoît prend le relais, 'Nord' , aux intonations Bashung, te glace les sangs, tandis que les gros beats émaillant ' L'homme serpent' tranchent avec le timbre fragile de la jeune fille.

Ici aussi on aperçoit l'élégance d'un Etienne Daho.

'Montparnasse' baigne dans une brume nonchalante d'où émerge le chant sobre du sieur David. Tu sais que la mélodie va finir par éclater, la surprise ne sera pas totale lors de la déflagration annonçant un changement de ton.

Le titre Sigur Rós du set.

La suivante, 'Au revoir chevaux', est une adaptation de 'Goodbye Horses' de Q Lazzarus mais c'est l'émouvant et rageur 'Feu de joie' qui fera forte impression avec les lyrics "Embrase, embrase, embrase... Braise moi!"te dévorant le cerveau.

Les 'Petites frappes' t'emmènent dans les ruelles les plus sordides de Metz, ville d'où ils sont originaires.

Le concert prend fin avec ' Samedi la nuit', titre fiévreux, vénéneux et cinglant.

Seulement 45' de set, mais aucun temps mort, pas de remplissage, de titres faiblards, de l'intensité et de la conviction.

Une belle découverte, bis!

photos- JP Daniels/ concert monkey 1

et 2

Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 13:22
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015

A Live Nation event.

The Dark Feather’s report :

Sold out en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les deux concerts de Nick Cave au

Cirque Royal ces 9 et 10 mai 2015 affichent archi-complet depuis des lustres malgré le prix assez élevé des tickets.
Normal lorsque l’on parle d’un des artistes les plus influents de notre époque, une icône en quelque sorte...
C’est d’ailleurs à un petit miracle que je dois ma présence ce soir pour un concert que je ne voulais absolument pas rater.
Je m’attendais à du très bon, je n’étais que bien loin de la réalité, ce fut tout simplement éblouissant !

Pas de première partie, avec Nick Cave et ses quatre musiciens (issus des Bad Seeds) Martin Casey à la basse, Thomas Wydler à la batterie, Larry Mullins, et non pas Barry Adamson comme annoncé, aux claviers et le fidèle Warren Ellis au violon et à plein d’autres instruments on a droit à un full show.
Dès son entrée sur scène, c’est une immense ovation dans la salle. Nick, costume sombre et chemise noire se dirige vers les premiers rangs, serre quelques mains puis s’assied au piano et démarre le set avec « Water’s Edge « .
L homme n’a pas son pareil pour interpréter ses titres et traiter le côté sombre de l’être humain. Sa voix grave et habitée parfois caverneuse est à elle seule toute une histoire. Le public comme fasciné respire ses paroles et vibre quand le « maître » se rapproche de ses fans tel un acteur dont la gestuelle emphatique complète justement ses mots lourds de sens.
Au fil du spectacle il alterne ballades « The Weeping Song » , « Brompton Oratory « » Into my Arms » , « Love Letter » et titres plus tendus comme « Red Right Hand » , « Tupelo », « Black Hair « ( superbe Warren Ellis à l'accordeon !) et « The Mercy seat » .
La totalité de la scène baigne dans une lumière assez tamisée ce qui renforce la puissance de l’interprétation de l’Australien.
Conteur d’exception, musicien génial, Mister Cave est au fil des ans devenu une icône respectée de tous et chacune de ses prestations scéniques se transforme en une grand messe durant laquelle l’osmose entre l’artiste et son public est totale.
Nick émeut, Nick séduit, Nick fascine, et lorsque quelques fans sont invités à le rejoindre sur scène pendant " Tupelo" on ressent dans leurs regards admiratifs cette fascination respectueuse qu’engendre la chanteur.
Et lorsqu’après 105 minutes de show l'homme salue la foule et regagne les coulisses on sait qu’il va revenir et qu’avec lui les rappels sont toujours longs et généreux.
Le public s’est massé contre la scène et l’ambiance est à son comble. Chaque mouvement de l’homme au cheveux corbeau est capté par les smartphones tendus dans les airs, des offrandes lumineuses qui cette fois ( contrairement à la veille où il avait parait il confisqué un smartphone à un fan) ne dérangent pas l’Australien qui se prête de bonne grâce à ce rapprochement avec son public et descend par deux fois dans le public.
« Up Jumped the Devil « est magistral puis « Jack the Ripper « et « Push the Sky Away « enfoncent le clou d’un rappel dantesque de sept morceaux.
Après 2h20 de show les lumières se rallument. Certains restent là debout hébétés comme s’ils sortaient d’un rêve éveillé, un couple s’embrasse, d’autres semblent avoir vécu un rêve éveillé.
Etonnant et fascinant.
Pour ma part je me sens ému, ce type là m’a toujours bouleversé et au fil du temps sa musique et ses textes me mettent de plus en plus dans un état second proche de la béatitude, sorte de bonheur intérieur assez indéfinissable.
Ce fut un immense concert, un de plus de la part du longiligne australien.
Merci Mr Cave, vous êtes unique et on vous aime…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka The DARK FEATHER.

Setlist :
Water's Edge
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Weeping Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Red Right Hand
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Brompton Oratory
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Higgs Boson Blues
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Mermaids
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Ship Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
From Her to Eternity
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Nobody's Baby Now
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Love Letter
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Into My Arms
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
West Country Girl
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Tupelo
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Black Hair
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Mercy Seat
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jubilee Street
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Encore:
We No Who U R
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
People Ain't No Good
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Breathless
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Stranger Than Kindness
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Up Jumped the Devil
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jack the Ripper
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Push the Sky Away
(Nick Cave & The Bad Seeds song)

Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 14:48
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015

Après un passage au drink d'ouverture des Nuits Botanique coïncidant avec le vernissage de l'exposition "Penser", un petit tour dans les jardins balayés par les sbires d'Éole, fort courroucé en ce samedi où Charles Piqué lors de la séance académique d'ouverture de la fête de l'Iris postule "Ce n’est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains, qu’un mot – génocide- désigne un drame historique. La réalité historique a des droits.", tu prends la direction du Musée, devenu Grand Salon le temps du festival, pour assister aux concerts de Wild Classical Music Ensemble, Gontard! et Facteur Cheval, une soirée Humpty Dumpty.

Facteur Cheval.

A 19:55' quatre pelés, pas de tondu, disséminés dans le coquet boudoir, attendent le bon vouloir des saltimbanques ayant usurpé l'identité de Joseph Ferdinand Cheval, le brave moustachu ayant édifié, à Hauterives, son Palais Idéal.

20:02, les visiteurs se comptent sur les doigts de deux mains, 20:05, Jésus a multiplié les pains, vingt bâtards attendent le bon vouloir de Carl Roosens ( Carl et les Hommes en Boîte): slam, gestuelle épileptique, machinerie bruitiste/ Damien Magnette : batterie/ Nicolas Gitto: guitare et Christophe Rault: claviers.

Damien et Nicolas ne sont pas soft mais Zoft, un duo math-rock ne dédaignant pas les aventures empiriques,Christophe Rault, alias Tanakan, se dit collectionneur de sons de cloches.

Oublie le conventionnel, ça va chier!

Préavis, t'es pas fan du tout de Carl, déjà croisé à maintes reprises, sa scansion détraquée et son discours pseudo-branché te refile des boutons, il a tout de l'imposteur essayant de te vendre une camelote qui pue vachement le fake.

Premiers hennissements de Carl déjà sérieusement ébranlé, comme en état de tension extrême, sur fond noise rock avant-gardiste, assez proche des efforts de Castus. Clément Nourry derrière-toi apprécie le travail de Nicolas Gitto et de ses comparses, tandis que Carl semble entamer une lutte sans merci avec le câble du micro, comme s'il voulait tordre le coup d'un adversaire haï.

En l'entendant et en le voyant gesticuler c'est 'Le Cri' d' Edvard Munch qui s'imprime sur la voûte de ton crâne.

'Comme Robocop'/ 'Stupide homme blanc' , non, tu n'accroches pas plus qu'auparavant aux lyrics faussement intellectuels clamés façon slam par l'illuminé.

'Trois cailloux': tour à tour, le Petit Poucet, les Rolling Stones, Marguerite la vache de Fernandel, Di Rupo faisant les yeux doux à Merkel, un burcht anversois, Jolly Jumper et Tristan Tzara se bousculent au portillon, les divagations de l'onaniste ont au moins le mérite de mettre au boulot tes cellules sclérosées.

'Boucle' il dit, tu rêvais, t'essayais d'attacher la ceinture.

Levez-vous, clame la guitare.

Suis pas Lazare, je reste assis, son copain nous narre les aventures sordides d'un pigeon crève-oeil, trois ou quatre agités s'en viennent bousculer Nicolas, t'as décidé de ne pas participer à la sauterie commençant furieusement à ressembler à une séquence de Vol au dessus d'un nid de coucou.

Dernière diatribe ( 'Dieu l'organique'?) du disco math rock invitant à la dépense d'énergie.

Rien à faire t'encaisseras jamais les élucubrations de ce poseur!

Gontard!

L'évêque de Valence ayant fait ériger la Cathédrale Saint-Apollinaire?

Un descendant!

Des gens de Grenoble tiennent à te mettre au parfum:

"Connu pour être le frontman du groupe Nubuck, le Rhônalpin Chris Gontard débarque seul avec un album décalé et ludique."

Un album?

'Bagarres Lovesongs', sans doute!

'Bagarres Lovesongs' atteste de l’élan vital d’un MC entre pop et punk..A découvrir !! dixit des gens en Drôme.

Dromen- dream- rêver: nous, on a supporté un magouilleur masqué adepte du sampling iconoclaste te balançant de vieux titres pourris, les malmenant et ne les laissant pas arriver au terminus.

Tu te dis, c'est quoi ce bourrin que même ton arrière-grand-mère n'aurait pas voulu comme passeur de 78 tours pour animer la soirée d'anniversaire de son perroquet, grand fan de Maurice Chevalier.

Une nouvelle fois, tu dois amèrement constater que t'as rien compris, que t'es vieux, dépassé, avachi, facho, et probablement pire encore, car ce que certains de tes voisins cataloguaient de génial, t'as trouvé ça tellement merdique que soudain tu t'es pris une envie d'aimer Rika Zaraï et même, pour faire chier les bonnes consciences, Michel Sardou!

Donc Gontrand Pilchard est un poète et toi, t' es un analphabète!

On ne va pas te citer de titres, ni te décrire cette performance foireuse car on risque d'utiliser un vocabulaire scatologique.

Tout au plus, parlera-t-on d'un ramassis de conneries sur fond musical hétéroclite: 'Jeux interdits', 'Careless Whispers', une valse de Strauss..., de citations cinématographiques "je suis parti de rien pour arriver nulle part" ( Groucho Marx), nulle part, il aurait mieux fait d'y rester, souffle Marie-France, une vieille, à sa copine, une pas jeune.

Ringard, précieuse ridicule, pingouin gaffeur, C Jérôme du pauvre, Donald Duck sur Rhône, Sandra Kim barbu, branleur, tête de noeud, gland, niqueur de moustique nain ... tu choisis, on manque d'imagination!

Wild Classical Music Ensemble

Un groupe dirigé par Damien Magnette ( de Zoft), composé de musiciens aux handicaps mentaux divers.

Pas comme dans Ex-Drummer, un handicap physique, Kim Verbeke : guitare et sampler/

Rudy Callant : trompette, chant /Linh Pham : claviers, flûte, sampler, chant/ le fantasque Sébastien Faidherbe : une basse sous forme de steel guitar tapotée à l'aide de sticks, chant et Johan Geenens : mélodica, cor tibétain, flûte, chant, souffrent de troubles mentaux à des degrés divers.

Humpty Dumpty vient d'éditer un second album, 'Tapping is clapping' que la clique, magnifiquement soutenue par Damien Magnette aux manettes et aux drums, défend ce soir.

Difficile de faire abstraction de leur infirmité mais force est de reconnaître que l'Ensemble a réussi à sauver la soirée du naufrage en nous offrant un concert haut en couleurs, énergique et vachement au point.

On ne partagera pas les élans d'enthousiasme, proches de la crétinerie orchestrée, d'une partie du public, mais le show nous a plu, ému et souvent amusé.

Départ indolent, 'Slowly' oblige, une guitare saturée, un chant incantatoire puis la plage vire funk rock tribal avec des pointes de free jazz ou de punk, devant autant aux Talking Heads qu'à James Chance and the Contortions ou à Ornette Coleman.

C'est non seulement audacieux mais aussi terriblement hypnotique.

'De werkers' voit Linh, la néerlandophone, au chant, d'emblée tu penses à TC Matic, mais une nouvelle fois les interventions de Rudy te ramène vers un funk blanc désorientant.

Johan semble être le plus dépendant, entre chaque morceau la gentille Linh vient manier la plaquette munie de dessins lui indiquant quel instrument manier.

'Koppig', l'obstiné de la bande c'est Sébastien, un Gilbert Montagné coiffé punk, c'est à nouveau Linh qui marmonne ce lament entêtant.

Comment ça va? Vous n'avez pas trop chaud? Si vous avez soif, dirigez-vous vers le bar... Sébastien s'inquiète de notre santé avant d'entamer ' Lindsey' suivi par 'The Wind' qui n'est pas sans rappeler Tuxedo Moon.

Linh manie un bâton de pluie tout en ponctuant un chant saccadé et inquiétant, à nouveau la trompette du calme Rudy nous mène sur des sentiers jazzy, tandis que la guitare sulfureuse du grand Kim rappelle Geoffrey Burton jouant avec Arno.

'Les Indiens' propose le chef, du rap explosif.

Vas-y, Rudy, souffle, grand..

'Souffle' s'intitule ce morceau étonnant, proche de la musique improvisée ou de l'avant-garde pratiquée par un John Zorn.

Voici Tapis, marmonne le Mod.

Bernard? Tonton?

Vérification, il s'agit de 'Tapping'.

La rock star c'est bien Sébastien, il annonce, donne des ordres, s'enquiert de notre bien-être et s'énerve quand Damien Magnette vient régler son attirail.

Plus d'une fois il aura fait rire toute l'assemblée.

Un, deux, trois, quatre.. ' Pussy Junky' est sur la voie.

Merde, il veut pas que je joue 'Enquête policière', je suis déçu, on vous en joue une nouvelle mais je suis déçu... un dernier funk emballant, 'Water'.

Merci, vous avez été bien, le premier groupe était super, l'autre aussi et nous on a été excellents!

Salut!

Franche rigolade et un bis, ' Enquête policière' sur fond d'afrobeats énervés.

Allez encore une, bien allumée, 'Champignon'.

Une magnifique réussite, un travail admirable de Damien Magnette qui a fait en sorte que l'auditeur fasse abstraction de la différence, de la notion de déficience, pour applaudir un vrai concert de rock.

Aussi touchant que 'Le Huitième Jour' de Jaco Van Dormael!

Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:22
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique

Le billet de JPROCK:

Chaque année au mois de mai les Nuits Botanique sont le rendez-vous musical incontournable des amateurs de musique .
Avec une programmation qui va de la présentation de nouvelles pousses qui pointent le bout du nez aux prestations d’artistes confirmés, chacun y trouve son compte selon ses goûts et ses envies.
Ce soir, en ce samedi 9 mai, le chapiteau affiche sold out et bien sûr Benjamin Clementine n’y est certainement pas étranger.
Le nouveau prodige londonien étonne et fascine, et il est clair que le gros du public a fait le déplacement pour lui.

Mais avant de pouvoir admirer le natif de Crystal Palace « on stage « la soirée démarre avec

Le Colisée .
Ce très jeune groupe belge drivé par David Nzeyimana propose une pop indé légère et dansante qui lorgne du côté d’Animal Collective .
Et même si c’est parfois approximatif en début de set le groupe constitué aussi de Raphaël D ,Clément M, Simon M et Vivian A se bonifie au fil des minutes et démontre qu’il a un potentiel certain.
Ils sont ( très) jeunes, tous les rêves leur sont donc permis.

Changement de style et d’ambiance ensuite avec Adrian Crowley que j’attendais personnellement avec impatience tant son album « Some Blue Morning « sorti en 2014 est une petite perle .
Voix grave à la Leonard Cohen qui vous chatouille l’échine, présence scénique incontestable malgré qu’il se présente seul sur scène, l’Irlandais né à Malte va se mettre le chapiteau en poche tout en douceur avec des compos magnifiques et une simplicité touchante.
Passant de sa guitare électrique aux claviers, Adrian nous emmène dans un trip mélancolique magnifique.
Son style est souvent comparé à Bill Callahan et Nick Drake , mais Crowley pose une empreinte dans votre coeur dont il reste toujours une trace lorsque vous réécoutez l’artiste.
Actif depuis 1999, (eh oui ce n’est pas un débutant ! ) gageons que cette fois le talent incontestable de ce musicien talentueux et sympathique soit enfin reconnu à sa juste valeur.
En tout cas ce soir il a conquis le public et obtenu un rappel et ce n’est à mon humble avis que le début d’une jolie histoire d’amour entre Crowley et la Belgique .

C’est finalement vers 21h30 que Benjamin Clementine pieds nus et vêtu d’un long manteau sombre traîne sa silhouette longiligne sur scène sous une immense ovation du public.
Quelques instants de silence et de concentration extrême, puis ses doigts caressent les touches d’un piano qui immédiatement rentre en amour avec sa voix si particulière.
La foule retient son souffle car incontestablement le charisme du Londonien est énorme.
On le compare souvent à Nina Simone ou à Antony Hegerty pour certaines intonations de sa voix, et même si son jeu de piano doit sans doute une éternelle reconnaissance à Eric Satie, l’homme est une éponge d’influences prestigieuses qu’il magnifie en apportant sa touche personnelle.
Mais j’arrête là les comparaisons car Benjamin Clementine est unique et fait du Benjamin Clementine, un point c’est tout !
Totalement habité par sa musique et souvent inattendu dans son comportement sur scène, il demande à l’éclairagiste un bleu plus pastel, ( non pas autant, oui, comme ça , ça va…) admire longuement son piano et se tient debout, droit comme un « i « comme hypnotisé pendant de longues secondes devant l'instrument avant de jouer avec le couvercle du clavier et d’en sortir des sons étouffés en le frappant en rythme. Puis il se rassied et démarre l’intro d’un nouveau titre. Et lorsque l’apport d’une violoncelliste répondant au joli nom de Barbara s’ajoute à la maestria de l’artiste, le public est aux anges.
Après 80 minutes de concert, c’est avec une reprise étonnante et bourrée d’humour dans son interprétation du « Emmenez moi » de Charles Aznavour (avec qui il vient d'enregistrer une version très personnelle de « You’ve got to learn « sur l’album « Encores ») qu’il clôture un concert d’une classe folle et qui aura tenu toutes ses promesses.

Benjamin Clementine sera de retour chez nous au mois d’août dans le cadre du BSF où il se produira à la salle de la Madeleine le lundi 17 août.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 13:27
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015

Il était Lightnin' Guy depuis une dizaine d'années, sous ce nom d'artiste il a sorti sept albums, il redevient Guy Verlinde uit Aartrijke, grave un huitième recueil, 'Better days ahead', et tourne pour promouvoir l'objet.

Une escale à l'AB Club.

On s'y rend avec JP, qui malgré son patronyme ne touche pas au Bourbon, ça ne veut rien dire, ta carte d'identité mentionne que tu es preux, en remplaçant le pr par gu, on est plus proche de la vérité.

Pas la peine d'essayer d'inventorier le nombre de concerts de Guy Verlinde auxquels tu as assisté, tu n'as que dix doigts.

Guy sourit en contemplant la foule, petit laïus introductif bilingue, un clin d'oeil vers trois ou quatre groupies, son band, des caïmans bruts, se colle près d'un mur car le frontman décide d'entamer le récital en la jouant cavalier seul.

Don't you mind people grinnin' in your face,

Don't mind people grinnin' in your face..

Comme Son House, il y a des siècles, Guy s'attaque à 'Grinnin' in your face' a capella, le Club, époustouflé, bat des mains.

Après des années sur les routes, le timbre du hardest working performer within the Belgian blues scene ( timbre qu'il doit ménager, d'ailleurs) a acquis toute la maturité requise pour interpréter les monuments.

Il ramasse une resonator, toujours esseulé, il choisit d'interpréter 'Don't you cry', une plage illustrant 'Blood for Kali', un gospel chantant le sort sinistre des boat people.

'Blood for Kali' date de 2012, trois ans plus tard, aucune amélioration, la situation s'est aggravée.

Please, welcome The Mighty Gators, des sauriens vaillants ayant fait leur preuve et secondant le flamboyant Flandrien depuis belle lurette, aux drums, le plus fidèle, Monsieur Thierry Stiévenart, un Cubain voisin de feu Claudy Criquielion - à la basse, Karl Zosel un Germain se cachant à Sint-Niklaas, und à la lead guitar, le préféré des jeunes filles en fleurs et des matrones, Toon Vlerick.

Un premier extrait du bébé, on commence par le laidback 'Sacred Ground'.

Toon caresse son jouet à l'ebow, Guy nous la joue en douceur et s'éloigne insensiblement de l'univers purement bluesy pour atterrir dans un americana pouvant lui amener de nouveaux fans.

Un kazoo décore 'Heaven inside my head' , une première note d'optimisme après une entrée en matière sombre et profonde.

Je paraphrase le grand Louis en insérant What a wonderful world' dans mes lyrics.

A la slide, le gluant 'Feel alive' déménage autant que 'Brown Sugar' des Stones et comme le feu était vert on continue sur la lancée avec le remuant alt. rock ' Into the light' , la wah wah agressive venant chatouiller nos entrailles.

Quoi, Didi?

C'est bon, je te le fais pas dire, fieu!

Guy ne suit pas la playlist à la lettre, il embraye sur un titre mélodieux datant des Banana Peel Sessions, 'No time to waste', permettant la mise en valeur du doué Toon Vlerick.

'Call on me' is a song about friendship, à rapprocher de 'You've got a friend' composé par Carole King ou de 'Lean on me' de Bill Withers.

Souvenirs de jeunesse, Aartrijke, 52 m au dessus du niveau de la mer, on a vérifié, Guy, 22 tout au plus, donc tes exploits à la Lucien Van Impe c'est bidon, fermons la parenthèse, chante ton downtempo nostalgique, 'Inhale my world'.

Avec 'Wild nights' , une première plage pendant laquelle il manie l'harmonica, on plonge dans une sphère voodoo tandis que le blues 'Learnin' how to love you' décrit les vaines tentatives de l'homme bien intentionné pour plaire à madame.

Je fais ce que je peux, bébé...

Jeanne l'attendait impatiemment, le slow blues qui remue les tripes, 'Me and my blues' qui sent le vécu à plein nez, déclenchera des cris admiratifs.

Dédié à Monsieur Marino Noppe, son mentor que tu as vu accompagner Guy lors d'un concert de Johnny Winter à Lessines, voici le formidable, vicieux et corrompu 'Mr Maxwell Street'.

Vas-y, Thierry, attaque: un cheval de bataille de la clique, échappé des Cascade Stable à la New-Orleans et servi à la sauce cajun/ zydeco ,'Bon ton Roulet'.

110' pour finir en ambiance mardi-gras.

Revenez gueulent les meufs et leurs gamines.

Pour éviter l'émeute, Guy reprend sa guitare, les copains le suivent, allez, nog eentje, de titletrack de la dernière livraison, 'Better days ahead', un Southern rock des Polders.

Prochaines dates: le 11 Ruiselede, le 13 De Roma ( Borgerhout) puis une étape parisienne, trois jours au Méridien.

photos: JP Daniels - Concert Monkey

Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
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