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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 02:59
dälek au VK - Molenbeek- le 3 mai 2015

dälek au VK - Molenbeek- le 3 mai 2015

Une organisation BuzzOn YourLips

Impressions à chaud d'Hexagen Bxl...

Quel plaisir de retrouver hier soir le dark-hip-hop-indus de dälek au VK . Peut-être un poil moins incisif que dans mon souvenir, mais toujours ce son dense, âpre et néanmoins totalement trippant, invitant à une plongée délicate mais nette dans leur univers sombre et désenchanté. A noter en première partie l'excellente surprise Moodie Black, qui nous a bien impressionnés avec son mix de breakbeat, hip hop et noise indus (post-rap??!!), et une présence scénique de tous les instants. Quant à Lorn, bah on ne va rien en dire, c'était juste pas notre truc du tout!

Au final, une très bonne soirée, merci à Buzz On Your Lips pour l'orga' et bon anniv' encore une fois (8 ans déjà!)

dälek au VK - Molenbeek- le 3 mai 2015
dälek au VK - Molenbeek- le 3 mai 2015
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 08:15
Patachou est morte ce jeudi 30 avril à Paris, à l'âge de 96 ans.

Née Henriette Ragon, Patachou débute dans la chanson au début des années 50, elle venait d'ouvrir un cabaret du côté de Montmartre.

Un établissement qui a accueilli la fine fleur, Georges Brassens, Piaf, Brel, Aznavour, Sardou..

Sous le nom de Lady Patachou elle reprenait des chansons populaires, de grands classiques du répertoire français, tels 'La Complainte de la butte' ou 'Nini Peau d'chien'.

Elle interprète également plusieurs titres de Brassens (Le Bricoleur, La Chasse aux papillons...).

En 1952, elle sort son premier enregistrement et foule la scène de Bobino tout en continuant à animer les soirées dans son cabaret.

Une carrière internationale l'attend, Londres, New-York, les grandes villes européennes, l'Asie.

Le cinéma la repère, on la voit dans une quinzaine de longs-métrages, dont 'French Cancan' ( Renoir) ou 'Napoléon' ( Guitry), la télévision fait également appel à ses talents de comédienne.

Elle arrête la chanson à la fin des années 80 nous laissant une discographie imposante.

Patachou a été promue Officier de la Légion d'honneur en 2009.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 21:08
Gov’t Mule - Het Depot - Leuven - 1 mai 2015

Mitch ZoSo Duterck

GOV'T MULE - 2015.05.01 - Het Depot, Leuven, Belgium
Set # 1 :
01. Thorazine Shuffle.
02. Million Miles From Yesterday.
03. Monkey Hill .
04. Bad Little Doggie.
05. About To Rage.
06. Brand New Angel.
07. Captured.
08. She Said, She Said.
Set # 2 :
01. Cortez The Killer.
02. Mule. (Medley)
03. Little Toy Brain.
04. Thelonius Beck.
05 Drum Solo.
06. Whisper In Your Soul.
07. Driving Rain.
08. Soulshine / Tupelo Honey / Soulshine (Reprise)
09. Blind Man In The Dark.

Tiens, c'est la Fête du Travail, le jour où on offre du muguet mais ce n'est pas férié en musique pour autant alors, direction Louvain pour une première avec Warren Haynes le légendaire guitariste du Allman Brothers Band et de Gov't Mule. L'avantage d'arriver tôt c'est qu'on peut voir les choses se mettre en place en sirotant son Orval assis en terrasse à trois mètres de la porte d'entrée, objet de tant d'acharnement de la part de certains. Je ne sais pas si vous l'avez déjà constaté mais c'est symptomatique chez certains bipèdes théoriquement dotés d'une intelligence supérieure, mais une porte fermée qui donne accès à une salle de concert exerce une véritable fascination chez eux.
Même si on annonce partout : "portes/deuren/doors 20h00" le premier quidam à se présenter deux heures avant, généralement escorté de sa dame ou de la meilleure amie de celle-ci qui lui sert de maîtresse ainsi que d'un couple d'amis à qui "il va montrer comment on fait", cet homme à, comme les marins, une propension à faire des phrases (dixit Michel Audiard). Et le quidam en question de s'agripper aux mains courantes chromées qui en ont vu d'autres. L'huis ne cède pas plus à la pression, qu' à la traction puisque il est clos et ce, à la grande surprise de notre homme qui se refuse à le croire. Comment est-ce possible, il est là, lui, le pro de la clé Yale et c'est fermé? Incroyable. Et comme si cela allait changer le cours des choses, une main en éventail de chaque coté de la tête, il colle son visage au double vitrage béant sur "l'accueil/onthaal" plongé dans la pénombre et sur lequel il dépose généreusement la buée de son haleine d'homme sceptique. C'est toujours fermé! Il consulte sa montre pour la troisième fois en moins d'une minute et se retourne alors, l'air offusqué vers sa troupe qui interloque, soliloque en aparté et sourit sous cape, avant de l'emmener au large prendre une collation en néerlandais, nous sommes à Leuven, dames en heren.
J'ai la chance d'assister au soundcheck assis confortablement derrière la console de mixage et quelques minutes après la fin des opérations d'affinage (ce concert vaut bien un fromage sans doute), Pete, le manager vient me quérir ce qui revient à venir me chercher mais en moins bien dit. Warren Haynes va me recevoir! Le natif d'Asheville, Caroline du Nord se montre très gentil, très accueillant, à l'américaine. Il m'invite à faire mon choix parmi le contenu bibitif du frigo dévolu à la conservation des boissons fraîches à température constante. Pepsi, ça me va (je vous jure) et je commence mon interview pendant que Marc, mon compagnon de route, interviewe lâchement la deuxième Orval que j'ai dû laisser en terrasse, succombant à la pelle des six reines (t'as qu'à comprendre, tu me connais non?). Rien qu'avec le passé musical de Warren, il y a de quoi passer des heures mais on doit parler d'un peu tout. On trouve un terrain d'entente en la personne de son ami John Paul Jones et de Led Zeppelin dont il est un fan absolu, la référence absolue à ses yeux, ça tombe bien. On parle guitare, étonnant hein.. on parle de ce qu'on aime, etc. Je préfère discuter librement avec un artiste et le laisser aller où il à envie plutôt que de toujours poser les "boring questions" comme ils le disent eux-mêmes sur le dernier album, etc. Mais le temps passe vite en Belgique aussi et après une photo avec le maître et une dédicace sur un cd de Mule je rejoins la salle déjà plongée dans une semi-pénombre qui va certainement stresser notre quidam de cet après-midi, je le sens.
Extinction des feux, éclairage de scène qui respecte les rétines et volume fort agréable pour les tympans, nous voilà partis pour le premier set. On attaque avec le classique "Thorazine Shuffle", le son de la guitare de Warren est reconnaissable entre mille et nous sommes transportés par le fingerpicking du maître. Le voyage est comme un trip de LSD mais sans la descente, tu planes tout là-haut mais tu y restes. Il faut dire que l'homme compose rarement des chansons de courte durée donc si tu es du style diesel, c'est le style qu'il te faut, aussi non, il te reste les Ramones. "Million Miles From Yesterday" quand je vous le disais qu'on voyageait loin avec Warren Haynes. On se laisse flotter et c'est le pied total. Le 1er set s'achève sur les notes serrées de "She Said, She Said". J'ai pourtant bien cru que le concert allait être gâché par les beuglements redondants d'un veau aviné (tu as remarqué l'allitération). Ce bovin qui n'était malheureusement pas le seul représentant de sa race BBB (Belge Bourré Borné) trouvait sans doute intéressant de réclamer "Djohnnybigoutte" chaque fois qu'un climat un peu plus émotionnel s'installait. A mon avis quelqu'un a dû lui expliquer que ce n'était pas un concert de Chuck Berry, et encore moins de Johnny Winter et pour cause. Il faudrait vraiment faire quelque chose pour virer ces abrutis des salles de concert et faire un pack avec ceux qui continuent à y fumer impunément comme si le monde leur appartenait. Tant qu'à faire, ajoutons-y une bonne dose de ceux et celles qui n'ont rien de mieux à faire que d'acheter un ticket d'entrée pour venir raconter leur vie et vous aurez un cocktail détonnant de ce que la connerie humaine fait de mieux en matière de non-respect de ceux qui viennent pour écouter un artiste. "Au large Messieurs, Go Home!" comme le disait Gabin, baïonnette au canon dans "Le Tatoué". Le moins qu'on puisse dire c'est que ce 1er set déconcerte pas mal des habitués qui s'attendaient à quelque chose de plus tranchant, plus bluesy alors qu'ici, on s'est retrouvés un peu dans un trip psyché à certains moments Moi ça m'a plu.
Le petit break d'un quart d'heure passé, re-lights out et cette fois les fans du genre vont être comblés, l'électricité revient, le blues transpire. Nous entamons avec une version monumentale de "Cortez de Killer" de Neil Young dans laquelle nous allons tourbillonner pendant 21 minutes (je te jure, je viens d'écouter à nouveau le concert. C'est fa-bu-leux! ensuite, sans reprendre son souffle Warren enchaîne sur "Mule" un medley de douze minute trente. On est époustouflés par la qualité d'interprétation du band, c'est géant. Il en sera de même pendant tout le reste de ce concert qui flirte avec les deux heures trente et finira de nous achever par un sublime "Soulshine". Il ne nous reste plus qu'a remonter le courant du flot humain qui migre vers le bar, toutes les mines sont approbatrices, c'était un excellent concert. J'y retournerai, je vous le garantis, quitte à reprendre une ruade de la Mule.

Mitch "ZoSo" Duterck

Gov’t Mule - Het Depot - Leuven - 1 mai 2015
Gov’t Mule - Het Depot - Leuven - 1 mai 2015
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 19:41
Fête du Premier Mai 2015 avec Izia - Place Rouppe- Bruxelles

Charles Eloy

Izia

La fête du premier mai tire son origine des combats du mouvement ouvrier, principalement aux Etats - Unis pour obtenir la journée de huit heures suite aux manifestations, grèves, émeutes entre 1884 –1886 et le massacre du 4 mai 1886 à Haymarket Square, Chicago. Les acquis sociaux obtenus par les sacrifices de la classe ouvrière sous le libéralisme américain ont été largement récupérés mondialement, par des partis politiques revendiquant un modèle plus social.

C’est comme les albums des artistes/groupes, ne vous fiez pas à l’emballage.

La fête se déroule à la place Rouppe non loin des Marolles à Bruxelles. La présentatrice s’adresse à la foule : « les francophones, levez les mains, puis « De Vlamingen, de handen omhoog ». Les réponses du public sont tièdes. Elle a omis de citer les "babbeleirs" bruxellois, bien présents. « Alleï, les Brusseleirs, levez les mains », génère un effet fédérateur.

Izia, une chanteuse française accompagnée de ses quatre musiciens (guitare électrique, guitare basse, piano, orgue, synthé, batterie rock classique et électronique, module de générateur de sons), nous propose un répertoire puisé dans ses trois albums: Izia, So much trouble, et le dernier en date, La Vague, sorti en mars 2015.

« Silence Radio ». Une chanson pop au tempo lent annonce le changement de cap linguistique, les paroles de ses deux premiers albums étant en anglais. La voix d'Izia est exacte, conforme au format radio FM.

« So much trouble ». Izia, habillée en pantalon et haut en cuir avec une veste courte bleue à dessins, entame un chant avec une attitude plus rock, correspondant plus à l’ambiance de son premier album éponyme, grunge et mélodique.

Observant le public alors amorphe, elle harangue la foule: « le premier mai sous le signe de la bière hein? On ne va pas se mentir, je vous vois ».Elle a raison. La place Rouppe est entourée de "stameneïs". Plein de cannettes roulent à mes pieds. En revanche, lors de mes passages à Paris je remarque que les Parisiens se ravitaillent en carafes de vins, afin de favoriser la digestion du casse-croûte.

Question de culture : vous carburez à l’alcool à différents degrés selon les jours fériés ou les jours ouvrables.

Elle commence à utiliser sa voix en montant puissamment dans les notes perchées sans en perdre les nuances ou la limpidité des phrases. Fille de Jacques Higelin et d’Aziza, une danseuse tunisienne, elle chante, sautille, pivote sur la scène, une vraie pile électrique.

« Bridges » : extrait tiré de l’album La Vague. Les paroles sont en français et en anglais. J’y reconnais les grasses lignes de basses synthétiques chères aux années 80'. Sa voix devient plus convaincante.

Débordante d’énergie, elle se sort les tripes et réussit à conquérir un public hétéroclite. Des fans, des personnes à la découverte d’artistes, des rescapés du précédent concert reggae enfumés comme des lardons aux épices de tante Marie-Jeanne, et des familles venues en nombre accompagnées de boma et bompa, qui espèrent avoir la surprise d’un invité vedette comme le Lange Jojo bruxellois pour un bal musette ou une farandole.

Elle bout dans son ensemble serré en cuir, et laisse tomber la veste.

Après quelques morceaux plus calmes durant lesquels Izia s’accompagne au piano, suivent des chansons rock plus rageuses. Sa voix devient plus grave et rauque, nous rappelant parfois Janis Joplin. L’ambiance monte d’un cran.

Le concert se termine en douceur après tous les efforts vocaux qu’elle a déployés durant plus d’une heure.

Une reprise de Niagara « Que les champs brûlent » en guise de rappel. Quelques vers de la chanson « Accrochés aux branches », l’air me semble alors plus doux.

Vingt cinq ans et déjà une grande expérience scénique (première prestation publique en 2005), lui permettant de rebondir, au sens propre et figuré, elle s’est bien accrochée pour nous offrir, avec ses musiciens, une seconde moitié de concert énergique.

Fête du Premier Mai 2015 avec Izia - Place Rouppe- Bruxelles
Fête du Premier Mai 2015 avec Izia - Place Rouppe- Bruxelles
Fête du Premier Mai 2015 avec Izia - Place Rouppe- Bruxelles
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:57
Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two

Roots and Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two.

Il est passé 16h, back to the roses, gaffe aux épines, voilà The Computers.

Peu connus des amateurs de blues, d'americana ou de roots, mais t'avais déjà croisé ces machines au Witloof en 2012.

A l'époque tu notais: Il est grand temps que t'ailles voir les Computers avant que ces voyous ne soient tête d'affiche lors des grands festivals....

Depuis les gamins ne se sont pas assagis et ont sorti quelques galettes chez One Little Indian, dont le LP 'Love Triangles Hate Squares ', plein de rock carré teinté de soul pop, de garage, d'éléments bluesy et de genuine rock'n' roll.

Alex Kershaw – lead vocals, guitar/ Fred Ansell - guitar , piano/ James Mattock – guitar/Thomas McMahon – bass guitar et Aidan Sinclair– drums, voilà le line-up annoncé , une formation bien différente de celle que tu vis au Bota, mais une énergie encore plus débordante.

Ils se pointent, impeccablement fringués Mod, Paul Welller est jaloux, après la petite musique d'ambiance, une déflagration assourdissante, ils nous balancent 'Weighed Down' ( pas sur le CD) scandé à trois voix.

Certains citent les Hives, pas con, on peut aussi voir du côté des British bands des sixties, Pretty Things, Small Faces, etc...

Alex a déjà escaladé les enceintes avant de venir saluer les photographes dans le pit.

Jeannot, j'utilise ton crâne pour regagner le podium, bouge pas, petit!

'Bring Me The Head Of A Hipster', il compte le scalper ou carrément utiliser une hache?

Salement méchant surtout qu'ils insèrent you keep on knocking but you can't control dans cette berceuse.

La foule s'agite, les petits gars d'Exeter passent à la suivante, 'Love Triangles, Hate Squares', un brin de Stones, de Britpop excité, de garage crasseux , a motherfucker beat, clap on it, braves gens, et toi aussi, pépé.

Sont hargneux, ces Rosbifs, notons le travail impeccable de Fred au piano, forcément, tu penses à Jim Jones Revue.

Yeah, 'Mr Saturday night', Alex campe sur les hauts-parleurs, les roadies suent à tirer le câblage ou à ramasser les pieds de micro, nouvel emprunt aux origines du rock, 'Tutti Frutti', ces sauvages ont tout compris, le seul mec dans la tente à ne pas apprécier se nomme Mario, un fan de Mike Brandt.

Keske il fout, vlan, il catapulte sa guitare dans la fosse où un technicien la réceptionne adroitement.

Un petit jeu répété trois fois, les photographes paniquaient.

Sur leur premier CD, 'Rhythm Revue', d'une bestialité Little Richard.

Un bref moment de quiétude suit grâce à la teenage romance 'CRUEL' , tu épelles sii aa iou ii èl.

Le piano attaque ' Call on you', aussi bon que les meilleurs The Jam.

Alex, où tu vas, il a aperçu un mulot et escalade l'échelle le menant vers les projecteurs.

On s'emmerde pas un poil de seconde à un show des Computers.

L'apothéose avec 'Music is Dead', hurlé dans une foule en délire qui est chargée d'élever James Mattock dans les airs pendant qu'il balance ses riffs carnassiers.

Un show athlétique qui fait du bien!

Hell's Kitchen

Changement de cuisine sur la scène roots, des compatriotes à Guillaume Tell pratiquant un blues urbain rocailleux lorgnant vers le country rock.

L'équipe travaillant aux fourneaux: Monney B. : voix, guitare/ Ryser C : contrebasse et Taillefert C : percuterie, drums.

Explication, percuterie = tambour de machine à laver, poubelle récupérée à la décharge de Genève, ville réputée pour sa gestion des déchets.

On démarre au petit trot, faut ménager sa monture, ' Hey Ho Chica', sympa, exotique, mais après The Computers, ça la fout mal.

Bottleneck et dirty boogie blues 'GIGE' , Monney B en formule rocking chair.

On poursuit en mode boogie râpeux, ' Teachers' , quelques intonations Tom Waits en prime.

Sur notre dernière plaque, 'Since I was a child', une petite rengaine que vous pouvez accompagner en battant les mains.

La suivante se nomme 'Let's go cat go' un blues félin aux relents Neil Young.

Les amateurs de blues bricolé sont ravis, d'autres paroissiens estiment que cette tambouille manque d'épices, faut pas demander ce qu'on va nous servir au paradis.

Les cuistots laissent mijoter à petit feu d'autres blues comestibles: 'Stay in my block', 'Monkey' pour les amateurs de corned beef qui n'est pas fabriqué à base de boeuf, etc...pour toi, il est l'heure de passer à table, tu te tires sans régler l'addition.


Romano Nervoso ( Roses)

.. j'ai les cheveux couleur corbeau...
Je viens du fond de l'Italie,
et j'ai l'accent de mon pays,
''italien jusque dans la peau''...
en choeur
je suis rital et je le reste,

arrivedercci roma

Bienvenue à La Louvière, capitale mondiale du Spaghetti Rock.

Giacomo Panarisi et compagnie viennent de sortir un second album, 'Born to Boogie', ce sont de bons copains à Fred le maréchal, le public, zowel de Walen que les flamands les ont plébiscités pour le haut de l'affiche du Roots and Roses.

Pas besoin de se prendre la tête avec Romano Nervoso, les rois du second degré, du glam de pacotille, du rock baraki à consommer avec du Bardolino ou du Sangiovese bas de gamme, si t'as vraiment les moyens, essaye le Brunello.

Une intro hilarante, histoire de situer le personnage, "A la moutouelle, que la vie est belle", gaffe à la NVA tout de même..

Voilà le playboy de La Louvière et ses sbires, 'Not born in the USA', tous les clichés glam sont là, et histoire de faire la nique au Boss, on parodie à gogo.

L'histoire d'un garçon et d'une fille, non pas Bob et Bobette, ni Roméo et Juliette, 'The Story' sur fond de gros rock voit Romano montrer son futal à paillettes, membre mis en valeur, aux nanas des premiers rangs, le fil du micro ne lui permettant pas d'aller chanter l'aubade à Simone Van der Slagmolen, planquée au fond de la tente.

Les titres intellectuels se succèdent, 'The feeling', 'Glam rock Christmas' avec brins de muguet, 'Superstar', le slow pour tomber les baisables comme il dit, 'Psicotico blues', puis pour Myriam et Fred, la reprise personnelle, pimentée Wallonie profonde, de l'hymne composé par son copain Fred Lani, 'Roots and Roses'.

Autodérision rime avec rock'n'roll ce soir.

Une cover?

OK, 'Nice boys' ( don't play rock'n'roll) avec en guest un autre spécimen échappé du zoo, Gregory Triest des Sons of Disaster.

L'artillerie lourde en action: 'In the name of the Lord', 'Power of love' , la perle' Straight out of Walifornia'et bien sûr l'imparable 'Mangia Spaghetti'.

Aline c'est pas rital, on la transforme en 'Maria', direction la spiaggia.

Un triomphe.

Vite vers la Roots stage pour le clou du festival: The Excitements.

Les Catalans avaient été forcés d'annuler leur venue l'an dernier suite à un décès, ils avaient promis d'être présents en 2015, et le moins qu'on puisse écrire c'est qu'ils ont rempli leur contrat à la perfection.

Jean-Claude de l'Excelsior à Jette, qui devait les couver:

"Que rico conocerlos, gracias for those great moments of soul!".

Prélude, lors du tour de chauffe ( 'Fatback') , tu ne reconnais pas tous les musiciens, leur facebook dit Adrià Gual - Rhythm Guitar; Daniel Segura - Bass Guitar; Jordi Blanch - Tenor sax; Nicolás Rodriguez-Jauregui - Baritone sax; Antonio Torres - Drums, donc déjà une équipe différente de celle croisée au Depot en novembre 2013, lead guitar, Albert Greenlight lit-on , il y a un hic, le seul à disposer d'une setlist est le lead guitariste, il n'a pas l'air d'un green light, on le questionne plus tard, il s'agit de Sebastià Burguera, un hidalgo talentueux qui à Lessines se produit pour la seconde fois avec The Excitements.

Voilà la sexy Koko-Jean Davis, petite robe moulante noire s'arrêtant juste sous les fesses, un sourire carnassier, la fiesta peut commencer, hello everybody, I'm gonna make you move, promet ce démon!

'Take the bitter with the sweet'.

Envoie tout, bébé.

Toujours ce chant persuasif et ces déhanchements lubriques, et derrière elle, ce band nickel.

Il n'y a pas mieux comme soul act en 2015, et toute l'écurie de chez Daptones, rétorques-tu?

Oui, oui, ils sont fameux, mais trouve-nous une chanteuse aussi hot que Koko-Jean chez les Ricains et on te paye une cerveza... Naomi Shelton, Sharon Jones, super chanteuses, mais pour les wet dreams, tu oublies!

' Don't you dare tell her', I am no sinner, babe, affirme Koko, peu de gens la croient!

A la Sam and Dave, ' Sometimes too much ain't enough', le moteur turbine à haut régime, les photographes se bousculent pour prendre le cliché le plus affriolant, derrière les nadar, Lessines danse, le pari est gagné après trois morceaux.

' I found a little girl- Found myself a man', elle n'a pas dû chercher longtemps, te glisse Hubert.

Koko se pose des questions: ' Tell me where I stand', je suis quoi pour toi?

Dans l'assistance, ils sont 429 à vouloir prendre la place de ce connard, Koko, pleure pas, ne le supplie plus, I need you babe, etc... on va s'occuper de toi, juste le temps de se débarrasser de madame!

Le hit 'Ha Ha Ha' est accueilli avec des cris d'allégresse, Sebastià mitraille comme Steve Cropper, les cuivres s'échauffent, les autres assurent un train infernal.

A lovesong, 'I've bet and I lost again', le style de slow qui arrache les tripes et te refile des frissons même si le thermomètre indique 36°.

D'un pas sautillant elle se dirige backstage, sa robe se dégrafe, un mec tient à l'aider, ' Keep your hands off me' .

M'enfin, je voulais aider!

'Fishing pole', vais émoustiller le nouveau guitariste, pas de jaloux, après je m'occupe des sax.

Le trip vintage soul se poursuit avec l'agité 'Right now' suivi par ' That's what you got' et puis elle jure ' I believe you', un truc que ta conjugale ne pense plus depuis cent ans.

The Excitements terminent ce set sulfureux par 'Whip it on me', Koko Jean d'un petit saut délicat se retrouve dans le pit des photographes, vient serrer une trentaine de mains tendues, un costaud la dépose sur scène où elle achève cette dernière bombe.

Toute la tente gueule, le band revient pour un bis, le slow dramatique ' I need you', elle pleurniche couchée sur le sol, c'est poignant, t'es sur le point de lui balancer un kleenex quand le morceau vire uptempo et prend une tournure 'Shout' agitée.

Un dernier salut avant la douche.

Quelle corrida!

Dernier passage du côté Roses pour Mudhoney.

Le band de Seattle ne fait pas partie du big four du grunge, Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et Alice in Chains, pourtant ils sont là depuis le début, 1988.

Un trou de 5 ans après les huit premiers albums et en 2013 sortie de 'Vanishing Point'.

En 2015, ça dit quoi Mudhoney?

On te rassure ils sont loin d'être usés, chez eux l'énergie et la simplicité priment, ça bastonne méchant du début à la fin, une puissance sonore jubilatoire, dixit Alexis, qui ne jure que par le grunge, tu ajoutes la voix de faucon de Mark Arm et tu comprendras que les survivants du festival ont failli se faire broyer par un rouleau compresseur.

Mark Arm, Steve Turner, Dan Peters et Guy Maddison débutent par 'Into the drink', de boisson ils ne sont à court, chacun dispose d'une bouteille de pinard.

'I like it small' sonne punk,les quatre mots martelés pénètrent dans ton petit cerveau pour ne plus le lâcher.

Place au midtempo massif, 'Where is the future', tous les premiers rangs headbangent en mesure, sur scène, pas de fioritures, de l'efficacité , et surtout un boulot incroyable du guitariste Steve Turner, déjà présent au sein de Green River.

A 50 balais, ce gaillard maîtrise son sujet à fond.

Les morceaux rageurs défilent, un condensé de leur 25 ans de carrière: "F.D.K. (Fearless Doctor Killers)",'1995', ' Judgement, Rage, Retribution and Thyme', 'Flat out fucked', 'Sweet Young Thing '(Ain't Sweet No More), la reverb et/ou la disto règnent en maître, Mark le blond scande ses lyrics, on te le répète, ces gars sont aussi dangereux que Roberto D'Orazio dans son caterpillar.

'Touch me I'm sick', Francine vas-y, je souffre d'aphenphosmophobie.

Quoi encore, Mark?

' What to do with the neutral?'.

On les élimine, fieu!

Les spectateurs des premiers rangs ne donnent pas l'impression d'être neutres, ils se sont mis à secouer sévèrement les barricades, les bénévoles de la sécu en renfort, faut calmer ces émeutiers.

En haut, la fusillade continue, 'I'm now' puis 'The final course'.Le chef vient s'asseoir sur une enceinte pour admirer ses potes qui amorcent ' The Money Will Roll Right In' de Fang.

Faux départ, second faux départ, un cri furieux, le bref 'Chardonnay', le titre préféré des viticulteurs.

Une dernière cartouche est tirée, le vicieux 'The Only Son of the Widow from Nain'.

Salut, merci,à la prochaine.

Heureusement, ils reviennent pour un double bis, la foule parlait de lyncher un ou deux bénévoles, dont 'Here comes sickness', un constat lucide.

Dernier chapitre, bienvenue dans l'univers mystique de Wovenhand.

David Eugene Edwards, tu l'as vu avec 16 Horsepower, tu l'as croisé pour une aventure solo, ici à Lessines, aux Halles de Schaerbeek, il assurait la partie musicale de Blush de Wim Vandekeybus, un grand souvenir etenfin, tu l'as connu Wovenhand.

Ce grand copain de Bert Dockx,, The Flying Horseman, est un habitué de nos terres.

Fred et Myriam sont fans, même si lors de sa dernière visite, il a libéré les lapins du jardin d'enfants, endroit où les artistes se changent et se délassent avant ou après le spectacle.

Que David soit légèrement allumé et que sur scène il ne discerne pas le public mais entre en contact avec des forces de l'au-delà ne change rien à l'admiration que lui porte des milliers de fans.

2014, un nouvel album, 'Refractory Obdurate', sur scène de nouveaux accompagnateurs, on avance dans le noir: Charles Edward French, guitar/Ordy Garrison, drums et Neil Keener, bass.

Les photographes ne rigolent pas, trois photos, une scène baignant dans l'obscurité quasi totale, un halo lumineux éclairant la batterie, puis auf Wiedersehn.

Première incantation 'In the temple' , coiffé de son éternel chapeau décoré d'une plume, le shaman impressionne, une voix trafiquée, un look absent, la messe a débuté, mes chers frères!

'Hiss' sur le dernier né, du stoner psychédélique avec un grand guitariste, nettement plus agité que le pasteur.

Toujours aucune concession, geen bindtekst, une gestuelle psychotique, des petits pas de ballerine mécanique, voici le redoutable 'Closer'.

Même intensité pour les suivantes, 'Maize' , 'Masonic Youth', 'King O King', laisse ton âme suivre celui qui te guidera vers le salut.

Merde, Marie-Jeanne, je planais et tu renverses ta moinette sur mon froc, connasse!

Wat zeg je, Luk?

Encore un ou deux morceaux et on prend la route de Bruxelles pour éviter la cohue finale.

Ok, fieu!

Après 'El-bow' et 'Corsicana Clip' nous quittons l'arche et laissons à regret David Eugene Edwards achever son trip mystico-tribal.

Roots and Roses 2015?

Un cru impérial!

Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two
Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two
Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two
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Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two
Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part two
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 08:28
Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part one.

Sixième édition du Roots and Roses Festival.

A l'aube, le gazouillis des troglodytes, pinsons, fauvettes et chardonnerets annoncent une journée radieuse, cap sur Lessines en compagnie de fotoman Luk en familie.

Sur place à 10:45', le temps de saluer le comité organisateur sur la brèche depuis des heures, Fred a manqué l'office des Laudes, on fonce vers la Stage 'Roses' où The Glücks doit entamer le marathon dès 11:00.

Fait inhabituel, suite à quelques embarras techniques le concert commencera avec 20' de retard.

Voyons le côté positif, ce laps de temps a permis de peupler décemment la tente, ainsi la pas répugnante Tina Ghillebert (drums, vocals) et le chevelu Alek Pigor (guitar, screams), alias The Glücks, winnaars van Westtalent 2013, joueront devant une assistance honnête qu'ils n'auront aucune peine à séduire.

Genre?

Non, Philippe, pas de l'opéra à l'esthétique gluckiste mais du garage neurasthénique à l'esthétique Jon Spencer meets Madensuyu und ze Black Box Revelation.

Un grognement de bienvenue, le garage ouvre ses portes, les mécanos n'ont pas peur de se mouiller, ni de se salir, le cambouis est à l'honneur.

Pas de setlist, niet nodig, mais plusieurs extraits de leur EP au titre explicite 'Blow my mind'.

Une guitare échevelée ne dédaignant pas la disto, un jeu robuste à la batterie, un chant impulsif et vicelard, le garage dans toute sa splendeur, quoi!

Some rock'n 'roll at 11 in the morning, c'est comme avaler un pur malt au petit déjeuner, mais finalement ce mix de blues crasseux à la Cramps et de rock binaire, parfois punky, peut remplacer la leçon de gym à la TV.

This song is about something we don't have annonce Alek avant d'attaquer 'Money', plus hargneux que celui des Beatles.

Tina au chant pour 'On the road' pendant lequel son copain se paye un tour sur les enceintes, ils nous balancent encore deux brûlots incandescents, l'un avec quelques relents Janis Joplin puis ce breakfast rock se termine par un plongeon audacieux d'Alek sur la batterie de la petite Tina, surprise par l'idée saugrenue de son copain.

Rock'n'roll!

Scène 'Roots': Boogie Beasts

Nos deux ardennais et leurs copains limbourgeois ont déjà fait cinq fois le tour de la scène blues belge, tu les as croisés trois ou quatre fois, leur boogie /garage/blues plaît aux masses, il te laisse assez indifférent.

A Lessines, Jan Jaspers ( chant, guitar), Lord Bernardo ( mouth harp) , The Goon Mat ( vocals, guitar) et Gert Servaes ( drums) ont fait ( et bien fait, il faut le reconnaître) ce qu'on attendait d'eux: chauffer le chapiteau à l'heure de midi .

La t° agréable pousse à la consommation, les bières locales, servies par une équipe de bénévoles souriante, a coulé à grands flots.

'BRMC', un premier boogie pas dégraissé, précède ' Would you please shut up', une prière adressée à une madame dont nous tairons l'identité, si tu reconnais les talents jacasseurs de ta conjugale dans la description donnée par BB, nous déclinons toute responsabilité.

Le blues enflammé ' Soul on fire' précède 'Who'll be the next one' de Howlin' Wolf, une version musclée.

Pour les apiculteurs, 'Honey White' et pour les amateurs de Monopoly, 'The game'.

La Wallonie et la Flandre alternent le chant, le brave Gert assure la rythmique à lui seul, le Lord digresse à foison, tout baigne, voici 'Vegas', 'Running like a dog' et le handclapping track 'Hey hey hey'.

On termine façon farandole avec ' Disco blues' dont on aurait pu se passer, ceci dit c'était le titre préféré des folles du coin.

'Roses' Stage : Louis Barabbas and the Bedlam Six.

La foule à Pilate: "Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas.", on crucifia Jésus, Barabbas entre dans l'histoire.

Aber, Louis Barabbas n'a rien à voir avec la Bible, ce gars coiffé d'une casquette plébéienne, grattant une guitare et se démenant comme un beau diable, dirige un combo, the Bedlam Six, proposant un cocktail bien foutu de cabaret/rock/gypsy swing/polka/folk/jazz haut en couleurs et festif.

Myriam te glisse, ils sont de la famille Urban Voodoo Machine, ces derniers étant plus loufoques toutefois.

Sur scène, probablement: Louis Barabbas aux vocals/guitar - Matthew Cleghorn, coiffure Marty Feldman, pas de strabisme, guitar - Tom Cleghorn, drums - Fran Lydiatt , claviers - Biff Roxby aux trombones et Dan Watkins, basse.

JP Smismans nous éclaire: London hospital first to specialise in the mentally ill and origin of the word "bedlam" describing chaos or madness, attendez-vous à un traitement psychiatrique!

L'inquiétant 'Mother' ouvre les hostilités, on sent l'influence de Tom Waits dans ce gypsy rock burlesque.

Merci, bonjour, voici, ' I ain't done' tout aussi déjanté que sa mère, à Tom Waits, on ajoute Gogol Bordello.

Pendant 'Thick Carpets', le petit Louis se prend pour Zizi Jeanmaire faisant admirer un jeu de jambes agile qui aurait pu l'amener au Crazy Horse s'il n'avait été chauve.

Les fringants 'Woe Betide You' et 'Tonight' sont tout aussi divertissants, ils précèdent une valse mortuaire, 'The debtor's wife'.

Next one is about a dog, un chien, pour les flamands, ' The tell-tale hound', un charleston canin.

Harry réagit: I feel like I need to get drunk and have the Big Bad Wolf punch me in the mouth for never hearing this band before.... tu comprends fort bien et commande deux Moinettes, une pour usage immédiat, la suivante pour dans 5 minutes!

Faut se calmer, une ballade, ' Dripping with dew' avant de cavaler avec le diable 'The devil and the hole'.

Il y en a pour tous les goûts, on continue avec une torch song, 'Let me down slow', suivie par l'horrible histoire de 'Matilda and Claude'.

Retour du côté des tziganes fous avec 'Mary', ça déménage sérieusement sur le podium, ça rigole sec plus bas, puis un gars leur fait signe: plus qu'une, messieurs.

Ce sera le dramatique 'On your own now'.

Louis Barabbas and the Bedlam Six: hautement recommandable!

The Hackensaw Boys. ( 'Roots Stage')

La coutume veut que Roots and Roses programme un bluegrass act, le choix ( excellent) s'est porté sur les gars de Charlottesville, les Hackensaw Boys, un groupe écumant plus les podia néerlandais que nos scènes nationales.

Le band est né en 1999, le line-up a été fluctuant, David Sickmen, hello I'm Cassius Clay ( guitare, chant) semble diriger l'ensemble - aux percus ( charismo) Brian "Nugget" Gorby - fiddle, barbe imposante, Ferd "Four" Moyse - Jimmy "The Kooky-Eyed Fox" Stelling au banjo et Jon Goff est annoncé à la upright bass.

Comme il se doit, ils sont tous sur une ligne pour entamer le set par un uptempo bien emballé.

Le banjo attaque le country suivant, tes pieds battent la mesure, Carole, la cinquantaine pas avachie, lance un ‘yééhaa’ qui en dit long, l'enthousiasme des Ricains est communicatif, leurs harmonies vocales sont impeccables, au loin deux vaches se font les yeux doux en entendant ce bluegrass appétissant, il est temps de passer à une romance, sinon le lait risque de tourner.

Ce moment de quiétude est vite oublié, les Boys passent à la vitesse supérieure , pour te faire une idée tu écoutes 'F D R', un véritable tourbillon t'invitant à la farandole.

Faut pas venir nous raconter que la country c'est ringard: accords bravaches, cavalcades périlleuses, banjo bondissant, violon plaintif ou allègre, chant choral enjoué et dans ce cas-ci un percussionniste s'amusant avec son brol bricolé appelé charismo, Lessines ne s'est pas emmerdé une minute aux facéties des ces bouseux farceurs et talentueux.

' Ruby Pearl' doit faire fureur dans les saloons en Virginie et ' Dance around' voit quelques madames entamer une country dance improvisée.

Le terminus est proche, deux dernières cartouches dont le midtempo 'You want me to change but I won't' avant de remballer le matos.

Un set apprécié à sa juste valeur.

Au pas de course vers la 'Roses' stage car tu ne veux rien manquer du gig des

Daddy Long Legs.

L'an dernier le trio mené par Brian Hurd ( mouth harp, vocals) s'est affirmé comme étant la révélation du Sjock Festival, à Lessines ils ont été le premier groupe a créé un accès d'enthousiasme fort compréhensible, leur trash blues énervé a secoué toute l'assistance.

Ryan Henriquez écrit "Brian Hurd ( aka Daddy Long Legs, car il n'est pas du genre nain de jardin) is the best blues harmonica player I've ever seen or heard", ses complices valent le déplacement également. Ryan, Murat Aktürk est du genre guitariste flamboyant aussi à l'aise à la slide que dans le power blues aux riffs assassins, aux drums ( un kit allégé) John Styles a un style bien personnel qui groove un maximum.

Le trio débute par l' enragé ' Death train blues', un tortillard qui risque de t'emmener sur les rives du Styx.

On cite la bande annonce judicieuse du Kilkenny Roots Festival: " Daddy Long Legs growls, barks, yelps, and wails without sounding like an imitation of anyone or anything."

Le trio poursuit par une seconde salve tout aussi fiévreuse impliquant une visite chez le toubib...I went to the doctor... les bluesmen ont une santé fragile.

Lessines bout, après un troisième rock énervé, le lange décide de calmer le jeu avec le slow blues qui tue, 'Blood from a stone', Murat faisant admirer tout son talent à la gratte.

Un petit boogie, les gars, dans la lignée du 'Boom Boom' de John Lee Hooker, 'Evil eye', une plage de leur premier LP.

A fond sur la pédale d'accélération, la mobylette sonne comme un hélicoptère survolant les lignes ennemies, voici le pétaradant 'Motorcycle madness'.

John Styles, au devant de la scène, secoue ses maracas, ce ' Chains a rattlin' c'est pas du jus de pissenlits. On passe à un rock fébrile style ' Shakin all over' et sans pause, 1, 2, 3, 4, 'Flesh Eating Cocaine Blues' pour celui qui tient à maigrir.

Le secouant 'Shackin' up' et sa slide qui patine voit une voisine se taper une crise épileptique, tout le monde s'en branle.

A deux sur les enceintes, en laissant John Styles derrière sa batterie, ils nous balancent un 'Big road blues' fumeux avant le rock saignant qui termine ce set brillant.

Détail, John fait allusion à nos Kids en se référant à leur 'Bloody Belgium', nous prouvant que les Ricains ne sont pas tous incultes.

Ne rate pas ce combo s'il remet les pieds chez nous.

Rory Block ( Roots stage)

Aurora Block, au service du Delta blues déjà depuis 51 ans, 5 Times Blues Music Award Winner, indique que cette tournée is the ‘Final Farewell Tour', une information que JP Smismans semble contredire après avoir causé avec la madame.

Anyway, on voulait y être après avoir, pour la dernière fois, croisé sa route en 2009 au Swing Wespelaar.

Une vieille chaise d'école attend l'arrivée de la frêle sexagénaire, la voilà portant lunettes de soleil et bottes à talons aiguilles, pas vraiment l'air d'une mamie, Rory!

Celle qu'on qualifie de "one of the greatest living acoustic blues artists” débute par 'Crossroad blues', ce ne sera pas le seul titre de Robert Johnson de la soirée.

Une voix toujours assurée et un jeu impeccable, ça s'annonce bien.

Elle remue sur son vétuste siège, I need another chair, mon arrière-train délicat souffre, tous les responsables sont au bar, aucune réaction, ok, je planque la serviette, ne vais pas suer, sous mes fesses.

Next blues is from Son House ,'Death letter blues' , Rory la reine du Delta, faut pas croire ses papiers qui indiquent born in Princetown.

Un petit exposé expliquant les connexions du blues et du gospel pour introduire 'Preachin' blues' du même Son House.

Elle poursuit la lecture de l'héritage Delta Blues avec notamment une reprise de McKinley Morganfield, mieux connu sous l'appellation Muddy Waters.

Ensuite elle s'attaque à un autre géant, Mississippi John Hurt, et à son 'Frankie and Albert', un country blues rythmé.

Après avoir révélé avoir collaboré avec Steven Johnson, petit-fils de Robert, elle nous propose le fameux 'Me and the devil' avant de choisir Rev. Gary Davis et le gospel 'Lo, I be with you always'.

Les confessions d'une blues singer se poursuivent, Lessines entendra également une Irish ballad aux consonances 'Amazing grace'.

C'est avec son hit 'Lovin' Whiskey' que Rory Block prendra congé de nous.

Un set relativement court, sobre et attendrissant.

End of part one!

Roots & Roses Festival - Lessines - le 1 mai 2015 - Part one.
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:37
It was announced on May 1, 2015, that Ben E King had died...

Bien sûr pour tout un chacun Ben E King c'est l'immortel 'Stand by me', mais Benjamin Earl Nelson qui vient de décéder, de causes naturelles selon les dépêches, c'est une très longue carrière comme chanteur de r'n'b.

Elle débute en 1958, il avait 20 ans, au sein des Five Crowns, un groupe de doo-wop, puis il se retrouve chez less Drifters relooké et participe à une série de tubes ( "Save the Last Dance for Me", "This Magic Moment", "I Count the Tears" e.a).

King quitte les Drifters en 1960 pour se produire sous son nom et immédiatement atteindre les sommets avec deux hits magistraux 'Spanish Harlem' et 'Stand by me'.

Dans la même veine, Don't Play That Song (You Lied)", "Amor", "Seven Letters", "How Can I Forget", "On the Horizon", "Young Boy Blues", "First Taste of Love", "Here Comes the Night", "Ecstasy", "That's When It Hurts" et 'I, who have nothing' se classent tous dans les charts.

Celui qui was inducted into the Rock and Roll Hall of Fame nous laisse une trentaine d'albums, il avait continué à se produire jusqu'en 2014 malgré une santé précaire.

Ben E King avait 76 ans!

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 08:36
Fin avril, trois décès: Jack Ely, Guy LeBlanc, Marty Napoleon!

Le pianiste de jazz Marty Napoleon ( (June 2, 1921 – April 27, 2015) est surtout connu pour avoir fait partie des Louis Armstrong's All Stars, en 1952 il prendra la place de Earl Hines au sein du combo de Satchmo.

Il a également joué aux côtés de Gene Krupa, Coleman Hawkins ou Nat King Cole ( e.a.) et a dirigé son propre quartet comprenant le drummer Buddy Rich, le bassiste Chubby Jackson et le saxophoniste Charlie Ventura.

Le keyboardist Guy LeBlanc (October 16, 1960 – April 27, 2015) est associé avec le progrock band Camel qu'il rejoint en 2000.

Le Canadien a également sorti deux albums sous son nom et en début de carrière il a fait partie de Nathan Mahl, du jazz/progressive rock en provenance d'Ottawa.

Guy LeBlanc souffrait d'un cancer rénal.

Dans un autre registre, Jack Ely était guitariste et chanteur chez les Kingsmen, c'est sa voix qui s'entend sur le megatube 'Louie Louie'.

A la suite d'une sombre dispute avec Lynn Easton qui avait les droits sur le nom du groupe il est obligé de le quitter.

Ely se retrouve dans the Courtmen avant d'être envoyé au Vietnam.

Revenu aux States il est confronté à des problèmes de drogue et d'alcool, il s'en sort et rejoint l'association Rockers Against Drugs.

Jack a quitté ce bas monde le 28 avril, à 71 ans.

Fin avril, trois décès: Jack Ely, Guy LeBlanc, Marty Napoleon!
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 21:51
Nuits Botanique 2015: Godspeed You! Black Emperor au Cirque Royal- Bruxelles, le 29 avril 2015 - BIS

Nuits Botanique 2015: Godspeed You! Black Emperor au Cirque Royal- Bruxelles, le 29 avril 2015

The Dark Feather's review :

Godspeed You ! Black Emperor est un groupe étonnant .
Etonnant aussi le succès qu’il récolte malgré une musique difficile d’accès et des titres très longs (certains avoisinent les 15 minutes !) qui bien sûr ne passent pas sur les ondes. Et doublement surprenant à une époque où tout est formaté et industrialisé pour appâter le chaland sans qu’il n’ait trop d’efforts à faire.
Comme quoi la culture underground est toujours capable de faire de la résistance et même parfois de sortir avec bonheur quelques pépites au grand jour.

Ce soir le Cirque Royal affiche complet et après une entrée en matière sympathique mais un peu longuette avec la prestation de Xylouris-White duo improbable formé d’un batteur post rock de Melbourne ( Jim White ) et d’un joueur de luth grec (George Xylouris) le collectif canadien monte sur scène dans la pénombre.
C’est d’ailleurs dans une quasi obscurité qu’ils vont officier pendant environ 110 minutes devant un public statique, presque prostré, et tout à l’écoute de cette cérémonie qui fait office de grand messe.
Pour rentrer dans l’univers sombre des Canadiens il faut indiscutablement se faire mal et lâcher prise, bouleverser les codes et se laisser transporter dans un trip musical dont on ne ressort pas indemne.
Musique instrumentale torturée et images chaotiques projetées sur l’écran géant placé en fond de scène GY!BE nous fait planer avec quelques titres inédits, d’autres tirés de son premier album et bien sur la totalité de son nouvel opus «Asunder, Sweet And Other Distress».
Dans l’ensemble on passe un très bon moment avec des instants magiques et même parfois éblouissants.
Du grand art.
Pourtant on ne peut pas non plus parler de concert parfait. Car si le band musicalement est irréprochable il est aussi d’une froideur et d’un statisme ( la plupart des musiciens jouent assis et de côté, même parfois tournant le dos au public) qui ajoutés à l’obscurité ambiante ne donnent pas beaucoup de valeur ajoutée à une prestation live qui en revient à peu de choses près à une écoute d’album en public.

GY!BE en live c’est un peu comme regarder couler un filet d’eau dans une baignoire à la lueur d’une chandelle. A la longue c’est loin d’être passionnant.
On imagine pourtant ce qu’aurait pu être ce même concert servi par des éclairages plus recherchés et un minimum de contact entre le groupe et son public.
Pas un mot adressé à la foule, juste quelques signes discrets de la main avant de quitter la scène et pas de rappels bien sûr.
Certains justifierons ça par l’excuse d’une certaine approche artistique qui ne souffre d’aucun compromis ou par une volonté de baser tout sur la musique et uniquement la musique. Soit, ça se discute !
Pour ma part rester deux heures à tenter de repérer les musiciens dans l’obscurité alors qu’il ne se passe quasiment rien sur scène et que chacun se retrouve en fin de set exactement là où il était au début me laisse quand même un goût de trop peu.
Quand on parle de musique « live » on attend un plus par rapport à l’album, non ?
Mais rendons à César ce qui lui appartient, on tient là un énorme band d’une créativité évidente, grandiose et épique, qui casse les normes souvent avec bonheur avec une musique qualifiée de post rock mais qui bien souvent est inqualifiable.
Une excellente soirée donc et un public qui dans son ensemble, au vu des visages radieux, est sorti plus qu’heureux du voyage.

Texte et photos : Jean+Pierre Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.

Setlist:
Hope Drone
(Unknown)
(New song)
Mladic
(Unknown)
(New song)
Asunder, Sweet and Other Distress
Peasantry or 'Light! Inside of Light!'
Lambs' Breath
Asunder, Sweet
Piss Crowns Are Trebled

Nuits Botanique 2015: Godspeed You! Black Emperor au Cirque Royal- Bruxelles, le 29 avril 2015 - BIS
Nuits Botanique 2015: Godspeed You! Black Emperor au Cirque Royal- Bruxelles, le 29 avril 2015 - BIS
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 21:40
RIVAL SONS - Le Plan, Ris- Orange (FR)- le 29 avril 2015

Mitch ZoSo Duterck


RIVAL SONS : 2015.04.29, Le Plan, Grande Salle, Ris-Orangis (91), France
Setlist :
01. THE GOOD, THE BAD and THE UGGLY.
02. ELECTRIC MAN.
03. GOOD LUCK.
04. SECRET.
05. ALL OVER THE ROAD.
06. YOUNG LOVE.
07. PRESSURE & TIME.
08. MANIFEST DESTINY PART 1.
09. BIRDS INTERMEZZO.
10. NAVA.
11. BURN DOWN LOS ANGELES.
12. THE MAN WHO WASN'T THERE.
13. WHITE NOISE.
14. TORTURE.
15. TELL ME SOMETHING.
16. RICH AND THE POOR.
17. WHERE I'VE BEEN.
18. GET WHAT'S COMING.
18. OPEN MY EYES.
19. DRUM SOLO.
20. KEEP ON SWINGING.
Qu'est ce qu'on pourrait bien faire pour occuper agréablement un mercredi ensoleillé de la dernière semaine de ce mois d'avril tout printanier? Aller voir nos amis de Rival Sons?

Bonne idée que voilà, surtout qu'ils jouent la dernière date de la tournée française ce soir à Ris-Orangis.
"C'est où çà?" j'entends déjà ta question résonner à mes oreilles, ô toi jeune mortel pour qui la géographie fait partie d'un passé scolaire que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. C'est dans le département des Essones (91) près d'Evry. Non pas Evry-body, Evry au sud de Paris. Au niveau distance ça fait 365 kms au départ de Ciney mais quand on aime, on ne compte pas.
On a réuni l'équipe de choc qui a fait ses preuves au niveau efficacité depuis le concert au Trix cette année. Deux véhicules, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, c'est plus pratique quand on pousse le volume de la sono à fond pour réécouter les concerts de Bruxelles et de Lille. Ca pêche mes enfants, je ne vous dis pas, vous voudriez venir avec nous.
Dans le second véhicule "Phine" s'est occupée de l'intendance, c'est une garantie que même en se retrouvant bloqués pendant une semaine en pleine nature, on n'aura ni faim, ni soif! Grazie mille "Phine" bacioni per te. 3h30, on démarre via Bouillon, Sedan, Reims "et tout va bien" comme le criaient de loin en loin les sentinelles au moyen-âge.
Un peu avant 17h00 nous investissons le parking de ce tout nouveau complexe destiné à la culture, c'est beau, c'est propre, c'est sympa. On nous offre même de l'eau, vu qu'on vient de loin. On sait soigner les relations internationales au Plan. J'ai la chance d'être invité par les "Sons" et de bénéficier d'un passe-photo alors pourquoi m'en priver? J'explique tout çà à la préposée aux accréditations qui me dit que "non" et que je n'ai droit à rien même si je lui assure que "si". Le temps de contacter le staff des Rival Sons qui intervient personnellement et comme par enchantement, tout s'arrange. Merci les gars. Mais voilà déjà Todd qui vient me chercher pour l'interview. Plongeon vers le coffre de la Seat, on sort le bac de Trappistes d'Orval, les verres ad hoc, les Hoegaarden grand cru et le bouquin (en anglais svp) sur l'historique de la-dite Orval et de son abbaye et, hop, en route.

Petit détour par les backstage et un gros "hug" aux musiciens et puis Todd et moi nous installons en terrasse d'où nous dominons l'entrée devant laquelle se massent (non ils ne se tripotent pas, on peut se masser sans se toucher) déjà les fans parmi lesquels certains visages souriants ne me sont pas inconnus. Super interview avec un Todd plein d'humour et d'une gentillesse extrême. C'est plus une discussion entre potes qu'une interview formelle et c'est ce qui est génial avec les "Sons". Ils sont tellement sympas et disponibles que jamais vous ne sentez de fossé entre la Star et son fan, c'est un fait assez rare que pour être noté. Les Rival Sons respectent leurs fans et leurs ADM (Administrateurs qui gérons les pages Facebook du groupe, j'en fais partie depuis le tout début, un des trois plus anciens à coup sûr). Après une vingtaine de minutes, je libère Todd car le repas est annoncé et il faut qu'ils prennent des forces nos gaillards, un concert des Rival Sons c'est physique, ça ne ressemble pas à un copié/collé de ce que vous avez en cd, c'est vraiment une expérience unique, à chaque fois différente et c'est génial pour nous les fans.
Retour à l'entrée auprès de mes potes et je fais enfin la connaissance de Valéri mon alter-égo Français parmi les ADM.

C'est mieux que par gsm et signes de loin comme au Trianon hein? Voilà qu'un double-mètre épais comme un baobab et noir comme l'ébène nous signale que nous pouvons pénétrer les lieux dans le calme et la dignité. Une stature pareille n'incite d'ailleurs pas à faire autrement. Et nous voilà bientôt dans la salle. Il y a eu 600 préventes jusqu'à ce jour, ce qui est beaucoup pour un concert rock en dehors de Paris nous dit-on, les organisateurs sont contents. Nous aussi, nous sommes heureux puisque vous voulez tout savoir.
La première partie est assurée par les jeunes français de Last Train. C'est énergique mais il ne faudrait tout de même pas confondre énergie et "débordements inutiles" lancer sa guitare par terre et la maltraiter, franchement c'est du n'importe quoi, même si c'est une Danelectro à 349 € TTC je trouve ça déplacé, surtout que le contexte ne s'y prêtait même pas. Hendrix à Monterey, en pleine guerre du Vietnam, oui, il y avait toute une symbolique et un côté émotionnel justifié. Blackmore en 1974 aux USA qui massacre sa Fender Strato sur une caméra de TV on peut encore comprendre à tout le moins l'énervement du ténébreux Ritchie même si la finalité est débile, mais ce mercredi soir, çà m'a franchement énervé et je ne suis pas le seul. Au lieu de détruire un instrument, apprends d'abord à le respecter et à t'en faire un ami, il te le rendra un jour.
Enfin, les Rival Sons sont annoncés en voie principale, le TGV sonore et émotionnel de Long Beach va débouler d'un instant à l'autre et je suis en 1ère ligne avec les photographes pro croulant sous le poids de leurs monstres de technique qui me regardent d'un oeil bizarre (les photographes), presque un regard dans lequel on décèle un "qu'est ce qu'il fait là celui-là avec son petit appareil de merde?". Eh bien justement, celui-là, il n'est pas là pour faire du pognon, il est là parce qu'il est fan des Rival Sons et qu'il à besoin de ses clichés pour habiller son reportage. Non je n'ai pas shooté 527 photos en trois chansons mais qu'est ce que j'ai pris mon pied! Et mes photos? Personne ne m'a jamais fait de reproches, alors qu'il y ait du "bruit" sur mon cliché, que l'ouverture soit faible où que la vitesse d'obturation soit ceci ou cela, je m'en tape.
Electric Man! Si tu n'as jamais pris le bus (en pleine face) c'est à peu près ce qu'on doit ressentir la première fois qu'on voit les Rival Sons. Rassure-toi, les fois suivantes (j'en suis à 15) ça fait encore le même effet. Ce groupe tue littéralement. La setlist est exactement la même qu'à Bruxelles, c'est le côté émotionnel, la charge véhiculée qui est différente. Jay me confie après concert que cette soirée à été une des plus difficiles à ce niveau tellement c'était fort et quand on voit la manière dont il habite ces textes et vit les chansons on comprend aisément ce dont il est question.
Jay Buchanan est un chanteur et un frontman exceptionnel, et les autres musiciens sont de la même trempe, croyez-moi. Comme le proclament les onglets de guitare de Scott Holiday "Follow Your Dreams, Fool!" Et il a bien raison, foncez mes amis, allez conquérir le monde, "The Sky Is The Limit" comme on dit chez vous. Comme à chaque fois, je reçois le choc de "Pressure and Time" avant de succomber au fabuleux "Manifest Destiny Part 1" un monument! Vient ensuite le set acoustique qui une fois de plus prouve la valeur du groupe. Mention spéciale à "White Noise" et à ses accents orientaux. Si vous voyez un jour des actions "Rival Sons" en bourse, achetez-en, ça va battre tous les records. On repart avec "Torture" un morceau dévastateur qui achève n'importe quel sceptique ou des retardataires qui viendraient d'entrer dans le chaudron. Petit incident pour notre Todd qui est pris de crampes tellement violentes qu'il va terminer le concert en jouant du clavier d'une seule main. C'est sans doute la fatigue, le jetlag, il y a quelques jours à peine les "Sons" étaient au Brésil pour le Monsters of Rock Festival. Comme d'habitude, on termine avec "Keep on Swinging". La salle dégouline sous des tonnes d'émotions, d'ombre et de lumière, sous le talent de Rival Sons qui vient encore de conquérir de nouveaux fans.
On repasse ensuite par les backstages pour la petite réception avec les musiciens et nous bénéficions même d'une séance de shooting privée. On se congratule, on échange ses adresses mails privées "to stay in touch" et on se dit "à bientôt". Au revoir aux ADM français. Demain à Lucerne (Suisse) c'est la fin de la tournée Européenne et retour aux States, seulement quatre jours de congés me dit Scott et puis on repart au "boulot".
A bientôt mes amis, on se revoit cet été, promis.
Retour au domicile vers 4 heures du matin, avec de la musique plein la tête et des souvenirs plein le coeur. On planifie nos prochains concerts et pourquoi pas suivre la prochaine tournée Française? Carlo, Jeff, on y va? Allez, soyons fous...

Mitch "ZoSo" Duterck

RIVAL SONS - Le Plan, Ris- Orange (FR)- le 29 avril 2015
RIVAL SONS - Le Plan, Ris- Orange (FR)- le 29 avril 2015
RIVAL SONS - Le Plan, Ris- Orange (FR)- le 29 avril 2015
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