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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:42
Television - Marquee Moon extrait de Marquee Moon (1977)

 Television - Marquee Moon extrait de  Marquee Moon (1977)

Elektra Records- rock alternatif

 

 

Flashback.

Considérations en période de reconfinement... par NoPo!

 

 

TELEVISION se forme aux Etats-Unis à la même période que Patti Smith Group, Talking Heads et Blondie.
Son penseur, Tom Verlaine fricote et boit des vers avec la poétesse pendant que son bassiste Fred Smith (homonyme du futur mari de la Patti) joue et fume avec la blonde... vous suivez toujours?
Tout ce beau monde se produit au CBGB, célèbre club de New-York, où on les baptise tous 'punk' et pourtant leur musique élaborée n'a pas grand-chose à voir avec celle des Anglais.
Dès 1977, TELEVISION ouvre son programme en fanfare avec 'Marquee Moon' et on peut mettre à leur œuvre, le grade de chef.
La pochette, aux couleurs fadasses (pas rassurantes quant au diagnostic santé basé sur les visages!), expose les 4 musiciens, pris au trois-quarts, debout, face à l'objectif.
Verlaine leader gringalet, se tient donc devant et me fait un peu penser à David Byrne (chanteur des Talking Heads).
Tout comme ce dernier, sa voix frêle, un peu nasillarde, semble hésitante, calquée sur sa stature grande mais fragile de poète maudit.
La photo (par le même auteur que 'Horses' de Patti Smith) qui ressemble à un espèce de griffonnage accentué aussi inquiétant qu'une radiographie flashy (effet obtenu, bien avant photoshop, au hasard d'une photocopie) s'insère dans une case encadrée par le nom du groupe en haut et le nom de l'album en bas, écrits en blanc.
Tout sauf accrocheur! Néanmoins, ce disque jouit d'un son sec et éblouissant à la fois, produit par Glyn Jones (Led Zep, Stones, Who... ben tant qu'à faire!).
L'album marque l'histoire du rock pour toujours par son originalité et sa puissance d'évocation poétique.
Au firmament, la fragrance du morceau titre envahit l'espace et parfume les sillons du vinyle comme une madeleine de Proust.
La poésie des paroles nous embarque dans un rêve hypnotique où se mêlent lumière et obscurité, joie et tristesse, vie et mort.
L'ovni décolle à la guitare, par 2 simples notes, rapidement débordées par un riff inoubliable joué 2 fois dans 2 tonalités différentes. Le frotté des cordes fait vibrer l'épiderme.
La basse et la batterie arrivent ensemble et nous incitent à balancer notre corps comme des autistes jusqu'au bout du bout et croyez-moi, c'est long, très long : plus de 10mns!
La voix aigrelette et fragile pourrait bien être celle de l'extraterrestre, conducteur de l'ovni, elle ne nuit pas à l'obscurité (oups!) parfois rayée d'éclairs.
Un pont sur la voie lactée interrompt le voyage quelques instants et l'oriente ('just waiting'), aux ordres de captain (pas 'Major') Tom , vers une autre planète sans doute la 'Marquee Moon'.
Le voyage reprend par une 2è boucle jusqu'à ... 'Hesitating'. Le solo, lui, n'hésite pas un seul instant, Richard Lloyd illumine.
On y retourne jusqu'à 'I ain't waiting uh uh'. Le second solo du pilote (y'en a un!) lui-même, n'attend pas et on sent bien qu'il sait voler... longtemps et très haut! La batterie en bégaie encore.
Vers la fin du cycle, le rythme monte en intensité avant une pluie de notes au piano et le chant plaintif d'un oiseau sous les cordes... de guitare.
Encore une boucle, puis l'atterrissage en courte explosion à la verticale. 'Marquee Moon', un kiff (oups) addictif!
Après çà, rideau (déchiré? 'Torn curtains')! On peut éteindre TELEVISION (reoups!), non pas que la suite soit mauvaise mais le meilleur est ailleurs... avant.
Pourtant le chanteur publie jusqu'en 2006, en solo, des albums de haute volée comme 'The wonder', magique, en 1990 toujours avec Fred Smith mais il doit manquer un Wesson pour faire vraiment mouche (oups oups!).
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais, emporté TELEVISION l'a été par la réputation d'un album définitivement intouchable.
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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 13:11
BLONDIE - Heart of Glass extrait de Parallel Lines 1978

 BLONDIEHeart of Glass extrait de Parallel Lines 1978

 

 

Flashback.

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS
BLONDIE Heart of Glass extrait de Parallel Lines 1978
Dans mes plus vieux souvenirs, Blondie, avant d'entreprendre, commence par reprendre du 'Ah Denis doo bee doo I'm in love with you' et 'Don't leave me hanging on the telephone' en pleine vague punk, des friandises!
Juste le temps de les digérer et les musiciens enfantent (plus facile avec Frank Infante à la guitare) 'Parallel Lines' dès 1978, déjà leur 3è album!
'Fade away and radiate' (avec le Robert Fripp de King Crimson!) flirte avec 'Privilege' de Patti Smith dans le jukebox et attire nos pièces dans la fente et, de son côté, ma sœur fait tourner en boucle 'Heart of glass'.
Quoi, moi, plutôt trépasser que d'écouter ce tube passé et repassé par ma sœur!
En même temps, dépassé, je ne peux m'en passer alors... passez-moi le tube ... d'aspirine! Dur dur!
L'album revigore comme une baignade dans une eau à 13 degrés et fait disparaitre tous les maux de tête.
Je dirai même plus, Dupont, ça rajeunit!
Jeunes, beaux et frais, les Américains envahissent les ondes où leur présence abonde de bonnes vibrations.
Non contents de faire des reprises érudites (assurément ils aiment Jack Lee ex Nerves), tous composent et réussissent à se fondre dans ce style poweromanticopoprock.
Costards noirs et blancs, ton sur ton sur fond de 'parallel lines' alternées à la verticale, l'équipe, tout sourire aux dents blanches et cheveux noirs bien peignés, semble accueillir son capitaine. Points sur les hanches et ton sérieux, Deborah Harry, blonde comme il se doit, robe à bretelles, légère, immaculée, apparaît au 1er plan. Faute de goût, les chaussures, un peu vracs, des hommes, ne s'harmonisent pas contrairement aux compositions colorées de l'album. La femme semble fière (et chiante) dominant de ses blanches chaussures, ouvertes et à talons qui la grandissent. La pochette en jette avec le rouge provoquant du titre et plus présent, le nom du groupe en lettres arrondies.
Le vinyle, caréné, remarquablement équilibré, distribue 5 titres par face qu'on peut écouter dans n'importe quel ordre (tout pile ou tout face, à l'envers ou à l'endroit) tellement tout s'enchaîne comme de vraies perles sur un collier brillant. Bien sûr, certain titres majeurs prennent une dimension supérieure (les rock 'Hanging on the telephone' 'One way or another' le sombre 'Fade away and radiate' et le poppy 'Heart of glass') mais les autres ne s'en laissent pas compter... enfin si, jusqu'à 10...
Conforté par la production de Mike Chapman, le voyage musical semble si facile et pourtant, on sait, depuis les Beatles, que simplicité ne rime pas avec facilité. L'orchestration soudée ne met aucun instrument en avant, excepté la voix de la diva pourtant classique.
Dans la lignée (parallèle), 'Heart of glass' commence par une boîte à rythme exotique très synthétique, programmée par Jimmy Destri, puis tous les instruments s'invitent ensemble sur un mouvement syncopé soutenu par un gimmick sautillant à la guitare. Le clavier dirige, la frappe (de Clem Burke qui devient bientôt Ramone) martèle dans une ambiance sucrée, explosive à l'oreille.
Morceau disco? Pas facile à danser en tous cas!
Deborah chante des paroles poétiques d'une sincérité confondante 'Once I had a love and it was a gas, Soon turned out had a heart of glass'(*) qui respire le déjà vu/déjà vécu voir le désabus (et j'ai plus soif!) de l'expérience. Je dois avouer, qu'aux premières écoutes, je n'arrive pas à saisir le texte à cause de la tonalité si haute qui rime avec la mélodie. Le morceau coule, sans heurts, avec tellement de naturel qu'on ne le sent pas glisser. Un pont file direct au paradis avec des nanana puis des ouhouh ohoh d'anges audacieux et développe son chemin sur une batterie qui s'enroule, étirée, jusqu'au bout des claviers éthérés.
Je n'ai qu'une chose à dire : merci ma sœur!
2017, pollinisés de nouveau, les Blondie se régénèrent après avoir eux-mêmes buzzé telle une abeille, délivrant le popollen à de nombreux groupes au fil du temps. L'album 'Pollinator' les ramène dans notre mémoire collective avec une fraîcheur désarmante.
Les grandes équipes ne meurent jamais!
(*) Autrefois, j'ai connu l'amour, c'était une ivresse très vite tournée en cœur de verre.
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:49
Bruce Springsteen and The E Street Band - Candy's Room extrait de Darkness on the edge of town 1978

Bruce Springsteen and The E Street Band  - Candy's Room extrait de Darkness on the edge of town 1978

 

Flashback.

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS
Bruce SPRINGSTEEN Candy's room extrait de Darkness on the edge of town 1978
1978, après avoir lu que SPRINGSTEEN était le futur du rock, j'emprunte le divin vinyle de 'Darkness on the edge of town' à une copine dont le frère détient une collection à en faire pâlir plus d'un... et en effet je change de couleur.
Toutes les dernières sorties (avant l'autoroute du tout venant commercial) que j'aurais aimé avoir en ma possession trônent à la verticale sur une commode... pratique! Bizarrement, mes yeux s'y accrochent plus qu'aux jambes de la copine.
Je n'y touche pas et pourtant je prends une claque... mais pas par la demoiselle.
Drôle d'effet loin d'être éphémère, j'en prends une 2è, grâce à Antoine de Caunes qui diffuse 'Rosalita' en live de folie sur Chorus. Je comprends alors d'où vient le surnom du patron, car il faut le voir, à genoux, haranguer le lion noir Clarence (feu Mr Clemons) pendant son solo de sax d'anthologie!
1980 parution de 'The river', mon meilleur pote me rabâche que rien ne vaut Bruce et Bob Dylan (encore aujourd'hui, ma meilleure pote me le répète...).
Je tends la joue à une 3è claque. Je rugis, je rougis, je change encore de couleur. Ce double album varié, bien écrit et puissant me promène avec une force indescriptible ('Point Blank' poignant).
Difficile d'extirper un titre dans cette discographie si riche et longue à défiler mais je fais une pause sur 'Candy's room'.
Un beau ténébreux imberbe à chevelure noire, cuir négligemment ouvert sur un t shirt blanc, mains dans les poches du blouson (sans les pouces), pose fièrement devant des persiennes fermées couleur glauque.
Appuyé négligemment sur l'angle d'un mur à tapisserie vieillotte, son regard toise, avec virilité, l'objectif. Quel est le sien?
Son nom et celui de l'album frappés comme sur ancienne machine à écrire, recouvrent en partie l'arrière plan en haut à gauche.
'Darkness on the edge of town'
L'album remarquablement équilibré groupe 5 titres sur chaque face pour la durée idéale de l'époque, une quarantaine de minutes. 'Obscurité au bord de la ville', même sombre, l'ensemble percute voir uppercute, je protège ma joue!
'Candy's room' frappe déjà par son titre simple et direct et ramène à la surface 'White room' de Cream.
Comme toujours chez l'artiste, les paroles s'imprègnent de la vraie vie, et souvent de la vie difficile de gens qui veulent, malgré tout, croire à des jours meilleurs.
Candy fréquente beaucoup d'hommes mais le narrateur se persuade qu'il est le seul qu'elle aime et il la veut. La vérité est suggérée mais pas imposée, d'ailleurs, mon interprétation n'engage que moi... mais... Pour atteindre la chambre de Candy, il faut traverser un couloir rempli d'ombre et la tristesse se cache dans son joli visage.
Le morceau démarre sur les chapeaux de roue avec une frappe ultra rapide sur la charley fermée, où viennent rebondir doucement les notes de piano de Danny Frederici et glisser la voix du Boss d'abord presque murmurée.
Dans une instrumentation subtile, des clochettes (ou glockenspiel) se fondent au piano léger. Le vrai chant commence dans le ton du passage sur la tristesse 'There's a sadness hidden in that pretty face'
avant de s'emballer sur 'We kiss...' avec un déboulé batterie-basse (Garry Tallent). L'accent insistant porte sur certains mots comme un souffle lourd pendant une course, avant l'explosion sur le simili refrain (la structure de la compo n'est pas traditionnelle) 'Baby if you want to be wild' où les instruments soudés font bloc dans un instant rugissant puis le galop reprend.
A mi- morceau, tel un coup d'épée dans une bataille, la guitare de Steve Van Zandt tranche ferme, accompagné par les puissants moulinets de massue par Max Weinberg toujours étonnamment droit.
Et juste après que Bruce ne déclame avec assurance en une phrase fragmentée '... they don't see- that- what she wants- is me', il enchaîne sans coup férir, 30 secondes de la même mitraillette qu'à l'ouverture mais sur la caisse claire cette fois.
Avant d'écrire les paroles, ce morceau s'appelait 'The fast song', 'Fast and furious' aurait été encore plus approprié!
Encore un effort au galop et derrière ça, le morceau bouillonnant s'interrompt dans un court envol de guitare partant d'un nid de clochettes et de piano. 2'48, Trop court!
SPRINGSTEEN écrit toujours des morceaux intenses qu'ils soient rock, folk, en balade, électriques ou acoustiques.
SPRINGSTEEN possède une chaleur profondément humaine et ne laisse le soin à personne de l'exprimer.
Assurément un homme dans toute sa force et aussi ses faiblesses et c'est bien la combinaison des 2 qui mène à ses chefs-d’œuvre.
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 15:15
BACK TO BEFORE AND ALWAYS .....Patti Smith

  Flashback.

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS
Patti SmithPrivilege (Set me free) extrait de Easter 1978
En 78 après l'explosion punk, je suis à l'affût de tout ce qui tonne (avec le sourire ou pas comme l'acteur Keaton, oups!) et qui sonne. Au lieu d'internet pas encore inventé, je développe mon réseau capillaire de potes branchés.
Le mercredi midi, nous galopons jusqu'au 'Cheval Blanc' pour retrouver notre serveur et mettre 1 ou 2 pièces dans le jukebox (Deezer avant l'heure). Place au vote pour l'élection du meilleur nouveau groupe de la semaine (ou du siècle)!
En cette période, nous plébiscitons 2 titres "Fade away and radiate" de Blondie et "Privilege" de Patti Smith.
Auparavant, 'Horses' sorti en 75 annonce déjà le bon cheval et 'Gloria', écrit par Morrison (Van pas Jim, pourtant d'une même sensibilité poétique), fait bien sonotoner les cloches lettre par lettre ('G' 'L' ...).
Patti aime Rimbaud mais s'entoure de Verlaine (Television) et de Lanier (Blue Oyster Cult) qui inspirent sans doute le titre la mer(de) tant ils se pouillent pour le cœur de la belle.
Le suivant 'Radio Ethiopia' contient de superbes compositions mais la poétesse prend l'habitude de faire de longs morceaux foutraques, expression de ses délires un peu déroutants.
Le 3è album, 'Easter' trouve sa voie et ne déboussole plus personne grâce à sa cohérence et sa détermination.
Sur un fond marron, la pochette présente la Patti (pourtant en mouvements gracieux... oups!), bras levés, les mains glissées négligemment dans ses cheveux, le geste permettant d'apprécier son épilation.
Un peu débraillée dans un top à fines bretelles, aussi léger que sa silhouette en liberté farouche, elle arbore simplement, un bracelet et un collier très discrets.
Son nom attribué à 'group' en minuscules et le nom de l'album en majuscules prennent une couleur rosée.
Produit par Jimmy Lovine, l’œuvre frappe d'entrée jusqu'à la victoire hargneuse ('Till Victory').
L'extraordinaire collaboration avec Springsteen pour 'Because the night' (la 'boss' du rock!) donne le la, et toute les partitions obtiennent la note maximale!
'Privilege', tiré et personnalisé à partir de la musique du film du même nom (1967), ouvre la 2è face.
Le christianisme, très présent chez l'artiste ('Easter' signifiant 'Pâques'), possède totalement ce morceau qui démarre en marchant sur des braises comme sur des œufs.
Un orgue d'église lancinant et un chœur lancent la cérémonie, puis la voix, profonde, transporte et porte une parole plaintive. Cependant, il s'agit d'une messe rock, la batterie l'atteste par 2 coups de grosse caisse et de flagrants roulements.
La voix balance jusqu'au refrain brûlant et glaçant qui réclame une raison de vivre 'Give me something, something to give oh God give me something a reason to live... Come on and love me come on set me free' dans un écrin de guitares discrètes.
Vient le psaume 23 au bord des lèvres tout naturellement et sans cassure. Puis la frappe leitmotiv rappelle durement Dieu à l'ordre. 'Hey Lord I'm waiting for you' tremble la voix avant de revenir au refrain comme une évidence.
'Set me free', libère moi, répète, à double voix et avec ferveur, la si jeune perdue 'I'm so young so goddamn young' puis à nouveau le psaume 23 qui s'évanouit dans une conviction d'existence ... bon Dieu, me voici! 'Goddamn, Goddamn Here I am'
La passion de Patti Smith... la messe est dite en 3'33, bouleversant!
Quelques années plus tard, au milieu des remparts de St Malo la Jeanne d'Arc du rock m'impressionne autant par sa simplicité et sa gentillesse hors scène que par sa virulence et son intensité sur scène.
Ni une saint,e ni un ange, ni un démon, elle vit son œuvre dans la vérité et la sincérité.
Autant de raisons de s'en souvenir dans la postérité!
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 09:25
BACK TO BEFORE AND ALWAYS .....PINK FLOYD

 Flashback.

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS...
PINK FLOYD  - Money extrait de The Dark Side of the Moon 1973
La musique imprègne mon foyer dès mon plus jeune âge comme d'autres respirent l'encens. Les sons tintinabulent dans toute la maison surtout le dimanche matin mais, malgré la proximité de l'église, ce ne sont pas les cloches de la messe.
A 13 ans, en fouillant curieusement les compilations vinyles, bon marché, loin d'être R'n'R, que mon père passe sur son imposant poste radio-tourne-disques 'Blaupunkt', un ovni tournoyant m'envahit les oreilles.
La jaquette indique 'Astronomy domine'(version live 'Ummagumma') de Pink Floyd qui n'en finit plus de crépiter en feu d'artifices pendant 9 minutes stroboscopiques!
Il est tard, je suis un peu perdu et je regarde les étoiles dans le ciel sans trouver la soucoupe volante responsable de mon état... (et même plus tard avec 'Interstellar overdrive', toujours pas de rencontre du 3è type!).
1975 un jeu télévisé plus terre à terre ('télé-fidélité' sur 'La une est à vous'), diffuse 'Money' pendant qu'un spot lumineux se balade sur un damier! Finalement ils semblent bien allumés aussi sur la une (non pas la lune!); drôle de façon de découvrir ce titre mythique...
2 ans plus tôt, la lune et son côté obscur s'était levée (bien avant la guerre des étoiles) et moi, jeune padawan... j'atterrissais seulement.
La pochette flamboyante, chef d’œuvre d'Hipgnosis reste unique. Faites entrer la lumière dans un prisme et 'The Dark Side of the Moon' se charge de la disperser en sonorités multicolores sur fond noir profond. La musique fait l'effet d'un ciel étoilé par une belle nuit d'été.
Le son de l'album, produit par Alan Parsons, ressemble à une démonstration de techniques méticuleuses, de savoir-faire et un peu de magie.
Roger Waters, le torturé, écrit des paroles aux thèmes sombres essaimées sur cette musique brillante (il finira carrément dans le mur 6 ans plus tard!).
Les textes de 'Money' n'éclaircissent pas le paysage mais le constat se veut particulièrement pertinent pour l'époque, 'Money it's a crime' 'It's the root of all evil today' (l'argent est un crime, la source de tous les démons aujourd'hui).
Une machine à sous ou une caisse enregistreuse démarre le morceau (prémonition?). La basse de Waters plante un régal de groove original avant l'habillage de la batterie dans une grande simplicité métronomique.
La guitare de Gilmour s'apprécie par petites touches légères et discrètes. Le synthé, plus bavard, de Rick Wright dessine des enluminures qui entrelacent la 6 cordes.
David Gilmour pose sa voix suave comme un glissé sur du velours.
Au bout de 2 mns, le chanteur se tait, le saxophone de Parry intervient par surprise et son grain de braise fait aussitôt monter la température. Sa manière donne un air de free jazz parfois présent chez King Crimson.
Le solo d'une bonne minute finit par provoquer la réaction de la guitare qui s'envole, gourmande, en surfant sur un clavier wah wah (on croirait qu'il crie miam miam) dans un passage effréné.
Un instant, ces instruments passent en arrière plan et laissent la lumière sur la batterie roulante de Mason puis la guitare repart de l'avant couplée à une seconde guitare jouant d'abord rythmique puis en double.
Enfin, retour au cœur de la mélodie et au chant qui s'évanouit lentement dans un 'away ...' répété et finalement cette drôle de séquence parlée relatant une altercation un peu folle en jointure avec le morceau suivant.
Un sacré instant, un instant sacré? Un Monument!
...79, je pleure de rire devant les délires absurdes de Monty Python et sacré Graal sorti en 75 et financé (en partie) par les ventes de l'album à succès que l'on sait... et oui... Pink Floyd rend la monnaie (oups)!
Cette année là, le groupe ajoute une brique à son mur... trop haut et qui volera vite en éclat...
Abats la monnaie monnaie monnaie (reoups), elle peut servir à ton bonheur mais surtout n'en fais pas ton Graal!
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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 12:31
BACK TO BEFORE AND ALWAYS .....Pat Benatar

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS

Pat Benatar - Anxiety (Get Nervous) extrait de Get Nervous 1982

79, accro aux branches de l'émission Feedback sur France Inter (une époque où 'Eruption' de Van Halen déchire dès le jingle choisi par l'animateur Bernard Lenoir), j'entends beaucoup de classic rock, voir hard FM, particulièrement chiadé (Foreigner, Styx etc). Certains artistes passent en boucle et parmi eux, Pat BENATAR, l'Américaine, pour son 1er album 'In the Heat of the Night' porté par une superbe voix puissante (formée à l'opéra avec un potentiel équivalent à celle de Kate Bush qu'elle reprendra dans 'Wuthering Heights').

Les 1ers titres mélangent reprises (notamment 2 morceaux qui se répondent : le titre de John Cougar 'I need a lover' et 'No you don't' signé du Chapman/Chinn pour Sweet!) et compositions du groupe ('We live for love' 'My clone sleeps alone' 'So sincere'). Le style s'appuie sur une interprétation mélodique et musclée avec une instrumentation léchée encore d'actualité à travers des groupes classés AOR ('Adult Oriented Rock', ceci dit, je ne vois pas trop ce qu'il y a d'adulte là dedans plutôt 'Aged' alors ?).

Les musiciens s'affirment en publiant leur second album sur lequel figure 'Hell is for children', fer de lance de leurs concerts (où seule une lance à incendie peut éteindre ce feu volcanique) que l'on peut l'apprécier sur Chorus, la messe dominicale et decaunesque d'Antenne 2.

Si leur 3è oeuvre se confirme en succès d'année... 81 ('Promises in the dark'), la sortie suivante, 1 an plus tard, beaucoup plus inspirée, marque leur sommet artistique (leur 'Best shot').

Sur la photo de la pochette, le ton est donné pour ce qui semble un bon trip r'n'r. La chanteuse assise et attachée dans une camisole de force, les yeux ronds, l'air ahuri, les cheveux comme des racines déséquilibrées sur la tête, tout concorde avec une ambiance de folie.

Ses jambes en collants et bottes noires montantes prennent une position en X écroulé sur un sol blanc.

Un mur capitonné marron accueille les titres qui forment 2 espèces de croix en enchevêtrant le nom de l'artiste à l'horizontale et son prénom à la verticale par un 'A' commun' et plus loin 'NERVOUS' à l'horizontale 'GET' à la verticale par un 'E' commun.

'Shadow of the night' ouvre le bal en trompe l’œil, la mélodie chatoyante joue la séduction (et ça matche!) mais sur les titres suivants, la puissance prend le dessus, sans oublier la mélodie. Benatar impose sa patte! (oups)

Dès le démarrage de 'Anxiety', les cordes sont frottées par un mouvement répétitif crispé et autiste. La belle, susurre un 'Get nervous' tendu que la basse souligne avant l'explosion d'un riff tournoyant (par le mari de la dame, Neil Giraldo).

La batterie rentre dans le jeu rageur avant que la tigresse envoie un chant trafiqué, torturé, écorché vif décrivant une crise de panique. Le clavier confirme cette ambiance inquiétante. Tout en restant nerveux, le refrain semble plus apaisé grâce au synthé sautillant et la voix plus naturelle. Un pont fait ralentir provisoirement le pouls mais le riff dont on raffole fulmine, puis, au bord de la crise cardiaque, la guitare hurle en furie. La batterie énervée fait croire à la fin mais non, le riff repart dans son effort enveloppé par des 'Get nervous' lascifs, des stridences de synthés et des flas (tchac tchac) de caisse claire et tout s'envole dans les palpitations de la basse accompagnée de claquements de cymbales et crash.

Au final un rock survitaminé, un Benatartare bien cru, c'est le Benatarif (outch, ça fait du bien!)

Après ce chef d’œuvre et malgré une poignée d'albums studios plus légers, mais dignes d'intérêt, la chanteuse n'atteindra plus ce pic de créativité.

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 14:48
BACK TO BEFORE AND ALWAYS ..... Kate Bush

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS -

Kate Bush  -Running up that Hill extrait de Hounds of Love 1985

78 une jeune chanteuse aux allures de poupée vintage souffle, avec une facilité déconcertante, Les Hauts de Hurlevent comme les bougies de ses 18 ans.

Je ne sais que penser du tubesque 'Wuthering heights' (pourtant loin de la mode), moi qui préfère le blouson noir, bien trempé de r'n'r, aux habits de poupée, mais j'en ai le souffle coupé!

J'enquête sur la Kate et je suis intrigué d'apprendre que David Gilmour (le 'David Gilmour' floydien) lance la carrière de la future star (durant les sessions de 'Wish you were here').

Je dois rapidement en convenir : Kate m'enlève les mots de la bouche en frappant fort avec 'The Kick Inside' qui contient des compos aussi emballantes que 'James and the cold gun' (et pas que).

'Lionheart' la même année me laisse bouche bée (et les oreilles grandes ouvertes, ça sent la grimace extatique!!), par son mélange de subtilité, de grâce, de musicalité et d'inventivité sans mièvrerie alors que la chanteuse roucoule des 'wow' (ouh wow ouh wow) de sa voix soprano.

Bien qu’excentrique, la diva maîtrise et jamais ne divague.

Elle aime aussi flirter en lisière du rock avec 'Don't push your foot on the heartbreak' mais sa force réside dans le contre-pied sans limite. Il suffit d'écouter 'Coffee homeground' et 'Hammer horror' pour perdre son chemin.

Et Ccomment passer sous silence les qualités d'esthétisme et les performances de danseuse de cette artiste complète, auteur-compositeur, interprète, productrice et pianiste ?

Sa 3è œuvre en 82, 'Never for ever' réussit à nouveau à nous surprendre et contredire cette sentence. Si Si Madame l'impératrice, on s'en souviendra toujours!

Pourtant l'apogée reste à venir avec 'The dreaming" en 82 qui, évidemment, nous fait rêver et plus encore 'Hounds of love' en 85, et là, je peux le dire sans honte : 'Elle nous en bouche un coin!!'

Audacieuse et déterminée, elle mêle sa poésie à des mélodies pleine de personnalité, les rendant totalement captivantes.

Le vieux rose et la sensation de rêve dominent une pochette en fond blanc. Une photo floue, à la David Hamilton, occupe un emplacement carré au centre.

Lascivement allongée, ses bras entourant les têtes marrons de 2 chiens de chasse-amour (les hounds of love), Kate Bush, les cheveux négligemment démêlés, porte une robe rose en mousseline et sa bouche fait la moue.

La prise de vue cadre au dessus de la poitrine. Son nom borde le trait du bloc supérieur à droite, le titre de l'album longe le trait inférieur à gauche, en rose dans une police aux arrondis sophistiqués.

L'album, très abouti, fait preuve d'une grande cohérence et de maturité. Curieusement 2 titres différents baptisent les 2 faces du vinyle (le titre de l'album et 'The ninth wave').

L'entrée en matière s'élève telle une montagne : 'Running up that hill' ou de l'autre côté du miroir 'Run to the hills'.

Là où la vierge de fer cogne et déchire en dénonçant la guerre, la Bush, en quête de pacte avec Dieu, chante en douceur et caresse dans le sens du cœur.

Une brume de claviers lance le morceau et accueille une batterie martiale tel un orage menaçant. Des notes synthétiques allègent l'ambiance comme des gouttelettes en zébrures. La voix aérienne s'envole poussée par le vent de chœurs discrets et enveloppants.

Souvent légère, la voix se veut plus tonique et intense à l'approche du simili refrain.

Sur le passage qui s'adresse à l'être aimé, la voix, doublée pour plus d'impact, annonce un coup de foudre bref dans un roulement de tambour qui revient 3 fois.

Quelques notes de guitares et des chœurs sibyllins aux allures fantomatiques transforment la pression en peur.

Enfin la tension s'évacue par la répétition d'un son au clavier et des chœurs posés en boucle "If I only could, running up that hill" qui se fondent dans la nappe de claviers introductrice.

La boucle est bouclée. On pourrait presque qualifier le style d' électro-pop avant gardiste.

La magicienne chante tout aussi divinement 'Hello earth' qui me ferait hurler à la lune (comme un hound of love). Le 'Morning fog' nous envahit dans un 'Big sky'. 'Cloud busting' fait flotter l'artiste sur des nuages gorgés de pluie. L'album de Kate, long en bouche, mérite une écoute attentive jusqu'à la fin.

En 86, surfant sur sa vague (la 9è) jusqu'à marcher sur l'eau (de mer ou de pluie), la Bush en cœur enchaîne 'Don't give up' en duo avec Peter Gabriel.

Il faudrait faire la fine bouche, pour nier que la suite, malgré moins de réussite, continue d'étonner et de semer un agréable trouble dans nos esprits.

S'imprégner de l’œuvre de Kate fait l'effet du bouche à bouche, une bouffée d'oxygène revitalisante!!

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 16:58
BACK TO BEFORE AND ALWAYS..... Blue Oyster Cult

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS

Blue Oyster Cult    After Dark extrait de Fire of Unknown Origin 1981

Ah BÖC gaga! Quelle puissance quelle finesse!

Une soirée de jeunes boutonneux fait monter ma tension lorsque qu'une batterie annonce 'She's as beautiful as a foot' sous influence orientalisante. Pour moi qui trouve un pied extrêmement moche (j'y peux rien!), ben .. c'est le pied, le vrai!!

 Capables de secouer le cocotier avec 'Transmaniacon MC' dès l'ouverture du leur 1ère publication éponyme aussi bien que de se salir d'un blues boogie crasseux 'Before the kiss, a Redcap' ou caresser avec délicatesse un 'Then came the last day of May', le Cult fait preuve de vigueur et d'inventivité. Les 1ersalbums jouissent d'un grand esthétisme, y compris sur leurs remarquables pochettes noir et blanc.

Le groupe développe une image originale par son style et sa collaboration avec Sandy Pearlman qui écrit des paroles teintées de Science Fiction.

76-78, au milieu d'un monde de brutes punkoïdes, le groupe s'oriente vers des douceurs musicales 'FM' qui viennent décrocher la timbale et les épingles à nourrice. Bien que mal perçue par la presse, l’œuvre est riche, variée, assumée, maîtrisée. En commençant par 'Cultösaurus Erectus' loin de transformer le groupe en dinosaure, mais plutôt en bête excitée, les 80's font la synthèse de ces 2 périodes avec une grande réussite.

La suite 'Fire of unknown origin' hante mon cerveau comme une balle de ping pong entre mes 2 oreilles.

Comme d'hab, la pochette s'observe de près tant elle contient de références!

Sur le recto, une secte de fidèles en soutanes (haute couture à la JP Gautier) recouvertes de signes ésotériques, semble provenir d'une ... 'unkown origin'. Les visages marqués autour des yeux et sur le front, les initiés tiennent, en leurs mains, la cultissime huître bleue. Le 'Grand Maitre', en avant plan, possède un collier en dents de requins. Les initiales du groupe, en (grand) blanc, en haut du design, font les présentations, la fin des mots figurant, en plus petit, sous chaque lettre. A l'opposé, en bas, le titre de l'album reprend un style d'écriture similaire. La teinte dominante indique l'heure bleue. Le logo, mêlant culte des croisés (pas les ligaments) et fétichisme de l'huître, affiche une perle au centre d'une croix inversée comme un point d'interrogation qui pose la bonne question : 'Pardon Grand Maître mais quelle est cette secte très étrange?'

Sur cet album,'Burning for you' brûle les ondes radio et chauffe nos oreilles. Malgré les qualités mélodiques (trop) évidentes de ce titre, je vote 'After Dark'.

Départ en fanfare, basse/batterie envoient la sauce montée en mayonnaise par le clavier d'Allen Lanier et sa terminaison gimmick en 2 notes. L'envol de la guitare de Buck 'Dharma' Roeser fouraille le tympan et trompe l'Eustache.

Eric Bloom chante le morceau marqué par sa voix plus brute que celle de Buck qui convient mieux aux morceaux léchés FM. Le rythme carré des frères Bouchard, est asséné tout au long du morceau. Un pont accueillant nous conduit vers un refrain ritournelle 'After dark I need you, After dark I want you, After dark I feel you' où les chœurs prennent de l'ampleur.

Comme les paroles qui décrivent l'emprise d'une chose indéfinie et maléfique sur le narrateur, la musique envahit progressivement l'auditeur jusqu'à le posséder. La composition contient l'essence du Cult, mélodie, énergie, délicatesse, personnalité.

A l'exemple de quelques tubes ('The reaper', 'Burning for you', 'Perfect water') BÖC aurait pu faire tourner les radio gagas mais, à l'origine d'une synthèse musicale métal, mélodieuse et progressive, il préfère entraîner, au fil du temps, des passionnés plutôt que la masse.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 17:16
BACK TO BEFORE AND ALWAYS..... Judas Priest

Flashback.

 

Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!

 

 

BACK TO BEFORE AND ALWAYS - Judas Priest Desert Plains extrait de Point of Entry 1981

80, je prends connaissance de la musique tranchante de Judas Priest en me coupant sur la lame de 'British Steel', pas rasoir pour 2 sous de métalleux.

De façon surprenante, la presse les rattache à la NWOFBHM et pourtant aucune new wave dans ce heavy estampillé 70's. A cette époque, chaînes, cuir clouté, et moto font bon ménage avec le look SM de leur HM.

En 81, direction IBIZA pour enregistrer 'Point of Entry', sacré souvenir semble-t-il, même si personne n'a pu les épier par le trou du Judas (oups)!

Certains crient à la traîtrise car le style baisse en agressivité. Pourtant, encore aujourd'hui, plusieurs titres figurent dans leur répertoire live classique.

La pochette sobre du fidèle designer, au style futuriste et ... métal (Roslav Szaybo), couche l'horizon d'un soleil levant (... ou couchant), bordé par une curieuse aile métallique.

Le logo de Judas Priest s'accroche dans l'angle supérieur droit, couleur rouge sang, souligné d'un trait irrégulier auquel se suspend le titre de l'album.

'Desert plains' plane sur l’asphalte comme une bouffée de liberté.

La lourde batterie résonne, par instant, dans les défilés zébrés de guitares qui électrisent le ciel.

Dans le clan, KK Downing et Glenn Tipton, tip top comme toujours, riment ensemble avec fluidité.

Les solos dessinent comme une trajectoire dynamique de moto.

Le rythme impose sa puissance imperturbable sans à-coups mais avec une double pédale.

On sent la chaleur étouffante et les longues distances poussiéreuses.

Dans cet enfer, la voix entonne sans en faire des tonnes, capable de montagnes russes en plein désert.

Rob Halford, le métal God, maîtrise avec facilité et raconte la route du biker vers sa bien aimée (qu'il ne laisse pas au clou). Rob porte le Priest (et vice-versa, ça s'appelle une soutane!)

Ce morceau écrase comme un rouleau compresseur, rien ne viendra empêcher ce voyage d'aller jusqu'au bout.

L'album n'est que le point d'entrée d'une longue série de disques or et platine jamais décevants pour qui aime l'évangile selon saint Priest.

Sortir son 1er album en 74 et publier un 'FirePower' à l'image de son titre, en 2018 (44 ans plus tard), sans jamais renier sa religion, pour des judas, c'est un tour de force!

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 15:38
BACK TO BEFORE AND ALWAYS..... The Psychedelic Furs

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Considérations en période de (post)-confinement... par NoPo!


BACK TO BEFORE AND ALWAYS
The Psychedelic Furs  -  President Gas extrait de Forever Now 1982
Une bonne critique happée par hasard m'oriente vers les Psychedelic Furs, nous sommes en 1980 et je ne les écoute pas en vain. Les frères Butler (Richard, chant et Tim, basse) enfilent des fourrures velvetiennes et proposent leur vision de l'Europe, de l'Inde et leur imitation du Christ. Le style énergique assez brut et brouillon donne une consistance plutôt punk à la musique. Saxophone omniprésent et basse puissante d'où émerge une voix rauque, couverte , fragile et chaude à la fois, apportent un ton sulfureux mais encore mal maîtrisé.
'Talk Talk Talk' en 81 fait parler de lui par son titre introducteur 'Pretty in Pink' qui adoucit le rose agressif du 1er album mais le 3è volet 'Forever Now' s'inscrit de façon plus durable dans leur histoire.
Retour du rose combiné au violet et au vert en losanges sur une pochette très kitsch (une habitude?). Le nom du groupe et de l'album écrits avec des étoiles jaunes forment un cercle autour d'une photo en noir et blanc des musiciens jouant live dans une flaque d'eau. Je n'aurais jamais choisi ce disque pour son visuel mais cette petite faute de goût n'annonce pas la qualité définitive de l’œuvre.
Todd Rundgren travaille à ce que le son ne soit pas comme d'habituuude ... et le radiophonique 'Love my way', aux arrangements plus riches, montre le chemin des étoiles. Toutefois très beau et charmeur, ce titre ne représente pas totalement le groupe, qui habituellement, chante plutôt son désenchantement.
A l'opposé de cette délicatesse, 'President Gas' déboule et dégueule son cynisme.
Ecrit pendant les années Thatcher et Reagan, le morceau déclame tristement la volatilité et l'inutilité des politiciens.
Démarrage par une guitare en accélération et dérapage à fleur de peau mais la batterie de Vince Ely ne s'en laisse pas compter et reste dans le coup. Elle appelle la basse à la rescousse et toutes deux enfoncent le clou. La guitare surfe, comme un alien, avec un écho déchirant. Richard semble parfois au bout de sa voix, rocailleuse, mélangeant tristesse et menace, elle glace autant qu'elle brûle.
Sur le refrain, la guitare de John Ashton sait se mettre en retrait et laisser le tempo groovy aux instruments rythmiques pour mieux tisser sa toile tout en couverture.
Suivant quelques chœurs bien sentis, un break semble accueillir un sombre violon et une guitare sèche comme des scies sinueuses avant la reprise de la cadence si noueuse.
Un solo à la guitare électrique chevrotante précède une fin prolongée par une voix plaintive, elle scande 'President Gas' puis s'évanouit dans des 'wooaah' douloureux.
Après 'Mirror moves' en 84 et 'Midnight to midnight' en 87, plus attirés par le chant des sirènes des radios, la troupe disparaît lentement des ondes.
Richard Butler et son frère iront cracher leur amour à travers 'Love Spit Love' et envoûter les belles de 'Charmed' en reprenant 'How soon is now' des Smiths.
Puis 2020, le comeback inespéré!
Loin d'être abattus, les Psy ont fait leur analyse et assumé leur fourrure infernale et ça s'entend!

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