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18 juin 2024 2 18 /06 /juin /2024 16:00
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024

 Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024

michel

Un message datant de fin mai:

" Bonjour la France!!!

We’re coming to you directly from Chicago in June!! "
signé Poison Boys!
 
Coup de bol la tournée s'achève le 16 juin à Binic, forcément c'est Arnaud du Chaland Qui Passe qui doit accueillir those who are pumping  new life into the glam/punk/ rock scene, une scène  qui en avait bien besoin, depuis  que les Stooges, New York Dolls ou les Heartbreakers ont disparu pour des raisons diverses: hospice, cimetière, chaises roulantes ou accès d'Alzheimer.
A 17h pile, trois beaux gosses ( dixit Marine)  dans la force de l'âge  et arborant une crinière à faire peur à tous les figaros du monde ( tu penses à Slash, Alice Cooper, tous les membres de Cinderella, de Mötley Crue, de Stryper  ou à Marc Bolan, e a), se pointent et d'emblée une déflagration, dépassant allègrement le niveau sonore perçu lors du décollage de la fusée Ariane, vient chatouiller nos feuilles de chou.
Le signal est clair, ceux qui étaient venus pour entendre de l'ambient, style 'Music for Airports' de Brian Eno peuvent reprendre le chemin d'Orly. 
 Matt Dudzik: Vocals & Guitar, Johnny K: Bass & Backing Vocals et  Matt Chaney: Drums, qui constituent la version 2024 des Poison Boys ne sont pas venus pour nous conter fleurette.
 
Le combo existe depuis 2014, les membres fondateurs se nommaient Matt Dudzik et Mike Lippman , ce dernier est victime d'une overdose fatale la même année, Matt décide pourtant de poursuivre l'aventure et recrute de nouveaux complices. 
Une cassette démo  existe  de l'époque des débuts , d'autres singles ou EP's lui succèdent, il faut attendre 2019 pour la sortie d'un premier LP ( Out of my head), à l'époque, les deux Matt sont accompagnés par  Adam Sheets à la basse. 
2022, parution du second album 'Don't turn on me'  voyant Steve Elfinger comme second guitariste et Nico Bones ( couché Médor) à la basse.
Une compilation paraît en 2023 et un split record ( Poison Boys + Jonesy) voit le jour en février 2024, une première apparition pour l'actuel bassiste,  l'obligeant Johnny K.
 
T'es coincé, entre une grande bringue ( mot féminin), carburant très sec au pastis, avec glaçons,  et ton pote Gilles. Faut pas souffrir de claustrophobie au Chaland.
  Le trio, qui travaille à l'ancienne, aucune trace de pédales à effets, de synthés ou de bandes pré-enregistrées, attaque son laïus avec la bombe, bien - nommée,  'Headed for disaster'  .
Efficacité à toute épreuve: guitare raw power et dirty riffs,  basse qui cogne et Matt qui bûcheronne à l'arrière, ce n'est que le début,  ça va durer une bonne heure.
'Bustin out' et son intro stonienne  vient exploser à nos pieds et secouer nos entrailles, ... ready to go... qu'il dit sans nous expliquer où il se rend, en enfer, maybe!
La 'Little speedway girl' est encore plus excitée que la 'Sweet Little Sixteen', ils enchaînent sur DYTOM , c'est ce que dit la setlist, tu comprends 'Don't you turn on me'  qui fait passer les Kaiser Chiefs, Vaccines, Kooks, et autres Hard-Fi, pour des petits branleurs, bouffeurs de porridge.
Les grains du chapelet défilent, t'as déjà des ampoules au talon à force de battre le sol: ' Day by day'  ,'Can't get you out of my mind' , 'The searcher' , des trucs qui te renvoient à la belle époque,  celle de Blue Cheer, Cactus, MC 5, et plus récemment, les Ramones.
Elle est comment, ta ville?
Sordide, écoute ' Sleaze City', tu comprendras!
Un petit larsen pour appuyer le propos et on passe à 'Knocked down again', nous voilà acculés dans les cordes, heureusement le gong annonce la fin du round.
Deux secondes de répit, avant la reprise, 'Fast time rocker', attachez vos ceintures, virage sur les chapeaux de roue, avec une image en tête, celle de James Dean!
'Countdown love' est dédié à un  de leurs potes, un mec que nobody in the room knows, puis vient le remuant ' Take a chance with me' , suivi par 'Rubber band' .
On te signale, juste en passant,  qu'une matraque est faite en caoutchouc.
Johnny sourit, te fait un clin d'oeil, ne va pas imaginer qu'il drague, ça fait 20' qu'il est obligé d'élever sa basse vers le plafond pour ne pas blesser les dames qui défilent en direction des lavatories, brave homme!
'About that girl' , une fille que Matt a connue dans le temps, c'était peut-être le morceau le plus calme du set.
Retour au front avec la suivante intitulée ' Pub rock hit' sur la playlist,  ce qui ne dit rien, car ils n'ont pas précisé si c'était du Dr Feelgood, Count Bishops, Dave Edmunds ou du Eddie and the Hot Rods.
Par contre , 'Slow Down' de Larry Williams, repris par les Beatles  a bien été annoncé.
We've got a couple more songs, qu'il dit, en commençant par ' Set you free' qui fond dans le speedé  'Out of my head'  pour s'achever avec 'Motorhead'/ 'Another day'.
 
Une heure de furie, de sueur et de good vibes, mais le Chaland veut plus.
OK, one more for France, lâche Matt, du coup Loïc se tourne vers La Mecque et récite quelques versets d'un livre saint.
'Judy says'  des Vibrators, achève la messe, amen!
 
Qui a dit que le rock était mort?
 
(PS - la setlist n'est pas certifiée à 100%)
 
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
Poison Boys · au Chaland qui Passe, Binic, le 16 juin 2024
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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 13:58
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024

 Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024

 

michel et Clelia Attanasio

 

Samedi 15 mars  dans le Trégor/Argoat/Goëlo, pour s'emmerder il fallait vraiment le vouloir, des concerts à profusion, des Fest-Noz ou Fest-Deiz un peu partout, des tournois de boules, des kermesses à tout ce que tu peux imaginer  et si t'étais du côté d'Yffiniac, tu pouvais même  te rendre à l'office  dans la paroisse Notre-Dame de la Baie.

Avec ta p'tite lady ( merci Vivien Savage), t'as opté pour le P'tit Bonheur à Guingamp qui programmait  Kingz Mansion.

Il niche où ce manoir royal?

Du côté  de Rennes, mais ne t'attends pas à participer à une chasse à courre dans un parc foisonnant de biches, sangliers, bécasses, perdreaux et autres morues,  Kingz Mansion fait du rock, de l'alternatif, qui lorgne vers  King Gizzard & The Lizard Wizard, Fugazi, Tomahawk, Jay Reatard , les Jacuzzi Boys..... donc, tu peux t' attendre à une grosse dose de garage, à des pincées psychédéliques, avec quelques incursions du côté de l'experimental rock.

Les protagonistes ( moins de 100 ans, si tu additionnes leur âge respectif):  Timeri Courtay ( c'est une demoiselle -   Google, please: Timeri en Polynésie = fleur de miel ): Guitare, Chant - Aodren Rüest : Guitare Lead, Chant - Orso Sansonetti : Basse - et  Malo Morvan : Batterie.

Le groupe est né il y a un peu plus de deux ans, les molaires du haut pointent, la dentition est presque complète.

Discographie?

Un premier single officiel a vu le jour en mai, sinon, sur bandcamp tu peux dénicher un EP comprenant des démos. 

19:45',  c'est parti, volume dans le rouge, madame pas toquée,  tique, il est vrai que vu la configuration des lieux, l'intensité sonore  risque de détériorer quelques pavillons ( pas de chasse), ça tombe bien  ce premier titre, troublant,  à la structure complexe,  a pour nom 'Borderline'.

Deux ans d'existence, à peine, mais une maîtrise admirable!

Une guitare ciselée  introduit 'Out of the blue' , la basse se fait mordante, la plage au démarrage groovy  vire soudain garage/ psychedelic rock, avec quelques piques de surf,  loin d'être désagréables.

A classer sur le rayon The Growlers, les Black Lips, Thee Oh Sees!

Timeri introduit la suivante 'Don't be a hero' à la guitare et au chant , bizarrement ce morceau te renvoie vers les Bataves Shocking Blue.

C'est joli et  aérien, le bridge permet à Aodren de placer quelques riffs virulents, histoire d'irriter davantage Madame Le Goff  dont les index  servent de bouchons anti- tintouin. 

'From time to time' ou une  triste histoire  rennaise narrant les mésaventures d'un SDF, victime d'une agression.

Timeri et Aodren se relayent au chant, les guitares cinglent, Malo frappe comme un saint breton, la basse d'Orso a réveillé un ou deux oursons slovènes, ayant  émigré du côté du Trieux, bref, ça bouscule sévère.

Un blanc trompeur incite à des applaudissements intempestifs, la reprise est anarchique, puis vient un mouvement apaisé, le chant se fait  soyeux,  c'est presque du garage prog.

Le bus ignore l'arrêt, ceux qui attendaient parlent de déposer une plainte, le groupe a  embrayé sur 'Pink' ( c'est ce que dit la setlist), même si ce n'est pas la couleur à laquelle tu songeais.

On arrive au dernier morceau du set 1, il est qualifié d'ambient.

Aodren le joue en solitaire.

A l'autopsie  on corrige la description, on garde ambient en y ajoutant fuzz, Marc De Backer de Mongolito, qui passait dans le coin , remarque: pas mal, une idée à creuser.

Break interminable, largement suffisant pour avaler six Ricard, coeur de Lion!

 

21:10' , reprise avec le single ' Mr Nightmare', aux forts  relents Arctic Monkeys , le final chaotique se fond dans la suivante tout aussi virulente  ' Sunken' .

Pas de quartier ce soir, mon cher Jacques, on secoue le cocotier, le prunier, les puces et  les vioques en passant!

'I'm wasting my time', du garage  punk  carnassier, précède ' Don't be a hero' déjà interprété lors de la première mi-temps.

Idem pour le kilométrique ' From time to time' avec fondu sur 'What you want' et 'Pink',  la voix enfantine de Timeri répondant au timbre fiévreux d'Aodren.

En vue du terme, après un solo de batterie farouche, la demoiselle s'accroupit et  manie les différents boutons du pédalier multi-effets pour créer un degré de saturation grinçant.

'Borderline' explique qu'il faut se méfier des amis toxiques et de Britney Spears, une approche hispanisante précède des jaillissements sismiques, et avec une seconde version du catchy 'Out of the Blue' c'est le fantôme de Jim Morrison, et des Doors, qui pointe le bout du nez.

Tarantino s'est dit impressionné, il compte tourner un film sur les berges de la Vilaine et utiliser le titre comme bande son, tout comme la suivante 'Quinn's mansion' ,    du surf psychédélique vicié  présentant quelques senteurs desert rock pas désagréables.

Quoi, le casting?

Anthony Quinn a été pressenti!

C'est la dernière, qu'il dit: ' Saturday night' ( Sunday morning, from dusk till daw), un titre inspiré par la vie nocturne foisonnante de Douarnenez, une ville qui sent plus  la sardine,  que la morphine.

Cette ' berceuse' à la Buffalo Tom  se termine sur un effet Larsen strident pour faire plaisir à Lupin.

A la demande générale d'un client allumé, le groupe propose une reprise foudroyante de ' New-York City cops' des Strokes.

Les cordes vocales d'  Aodren étant sur le point de rendre l'âme, le concert, fougueux, s'achève ici!

  Kingz Mansion sera aux Fêtes de la Musique à Douarnenez le 21 juin.

 

Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
Kingz Mansion au P’tit Bonheur, Guingamp, le 15 juin 2024
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16 juin 2024 7 16 /06 /juin /2024 12:31
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024

 Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024

michel

Un jour avant l'ouverture officieuse des fêtes de la musique dans les Côtes-D'Armor, Bonjour Minuit accueille un double plateau:   Lescop et Jeanne Bonjour.

21:00, les Briochiens sont au rendez-vous, une jeune demoiselle,  blonde, au visage pouvant évoquer une Virginie Effira à 20 ans, se présente.. Bonsoir, je suis Jeanne Bonjour, c'est mon  nom véritable,  je sais, Jeanne Bonjour à  Bonjour Minuit, c'est singulier, mais pas plus que Vanessa Paradis au Paradiso.

Je suis seule ce soir , non, ce n'est pas pour vous seriner du Mireille Mathieu, c'est pour vous annoncer que mes acolytes habituels, Léo et Antoine, m'ont dit, débrouille-toi sans nous, il y a du foot à la télé.

Jeanne, de Rennes, va donc pianoter et/ou chanter sur des bandes, des titres extraits de son EP ' 13 ans' et de l'album  'Nouvelle ère', tout en nous exposant des pans de sa vie ou en nous déballant quelques vannes spirituelles, car la Miss,   malicieuse, ne craint rien, ni personne, ce qui donne du piment à son show.

Après une brève intro au piano, elle quitte les touches, empoigne un micro pour se balader près des premiers rangs en chantant 'De passage', à entendre sur le LP ' Nouvelle ère'.

Un titre synth pop  à la fois dansant et mélancolique, sur lequel Jeanne se pose des questions à propos de sa vie amoureuse.

C'est catchy,  frais, tonique,...on sait qu'elle ne raffole pas des comparaisons avec Angèle, Suzane  ou   Marie-Flore, pourtant,  on se promène dans les mêmes rayons. 

Le midtempo ' Silence'  chanté sur un mode détaché est plus profond qu'il n'en a l'air, lors d'un dernier mouvement, amorcé par une détonation assourdie, des beats soutenus changent la donne et t'invitent aux déhanchements, alors que la voix monte, monte et monte encore, pour exprimer son désarroi.

Retour au piano pour ' A mes amours' , encore un titre imprégné  d'un sentiment de   tristesse et  d'abandon,   sans tomber dans les excès qui mènent à la dépression .

Elle sourit, mais son univers  baigne dans un halo mélancolique, ..où est la puissance, quand je suis dans l'errance ....confie-t-elle.

OK, vous avez encaissé trois titres déprimants, avec 'Regrets' vous allez pouvoir danser.

Saint-Brieuc bat des mains pour accompagner la confession de la belle, qui fait preuve d'une spontanéité touchante.

Après une nouveauté toujours aussi troublante, elle enchaîne sur  ' Ce soir'  et ses sonorités arabisantes.

Elle ajoute , avec ce titre t'as toutes les chances de pécho cette nuit, elle joue à l'allumeuse, se déhanche, sourit sensuellement, tout Saint-Brieuc craque!

J'ai repris  Crip en français.

 Euh, en fait il s'agit de ' Creep' de Radiohead, la  cover décalée  tient presque du génie.

Voilà, je vous quitte avec 'Série B', un dance track  fringant.

T'as le bonjour de Jeanne, qui après ce set pétillant s'en va vendre sa marchandise au stand merch.

Lescop.

Matos prêt en moins de deux et pourtant il a fallu patienter jusqu'à 22:15 avant de voir arriver les musiciens...faut que le bar tourne!

 Mathieu Peudupin avait mis Lescop en pause,  il a fallu huit ans avant de le voir proposer un successeur à 'Echo', en février 2024 , la France découvre 'Rêve parti'.

Non, il ne percevait pas d'allocations chômage, Saint-Brieuc avait d'ailleurs eu l'occasion de le voir lors du Festival Art Rock avec le projet Serpent, qu'il qualifiait de groupe post-funk d'influence The Rapture.

Là, il revient à ses premières amours, la new wave saupoudrée de cold wave, qualifiée par la critique  de Frenchy but Chic.

Pour la tournée de promotion il a monté un  nouveau Lescop Band  très performant, seul hic, il faut engager un détective branché pour retrouver le nom de ces mercenaires. A la batterie augmentée d'éléments électroniques, il a conservé le fabuleux Cyprien Jacquet (aka Wendy Killman), à la basse, au synthé et secondes voix, on a vu une grande fille, douée: Camille Frillex, le troisième élément, encore un crack, manie la guitare et des synthés et si en fin  de concert Lescop a mentionné un nom, celui -ci était couvert par la musique et n'a pu être déchiffré par tes pavillons amoindris, sorry ( on avance toutefois le nom de Martin Lefebvre, un animal à sang froid).

Après une intro synthétique, suivie par des beats métronomiques, il entame 'Elle'  de son  phrasé caractéristique, détaché et aussi chaud qu'un glaçon perdu dans un verre de pure malt. 

 Ça faisait une paye que tu n'avais plus croisé la route du dandy de l'Indre ( le Brussels Summer Festival de 2017 et avant ça, au même programme que Daniel Darc, en 2012, aux Nuits Botanique) , ce premier titre t'a impressionné, et t'étais pas le seul à estimer qu'on allait assister à un grand concert.

'Exotica' confirme cette première impression,, une plage magnétique, portée par une basse tropicale. Oui, on sent encore et toujours l'influence d'Etienne Daho dans cette new wave à la française.

Sur l'album, Halo Maud donne la réplique à Lescop, sur ' La femme papillon' ce soir, ce rôle est repris par Camille. 

Fallait se méfier du baiser de la femme araignée, celui de la femme papillon est tout aussi empoisonné.

Un grand titre pour lequel l'élégant chanteur adopte une gestuelle de lépidoptère, empruntée à Annabelle Moore, que tu peux admirer dans la Butterfly Dance.

Un saut dans le passé avec 'David Palmer', un premier titre voyant apparaître la guitare.

Rien que pour la première ligne... Il ressemble à Pierre Clémenti... tu as apprécié ce David Palmer  qui évoque Serge Gainsbourg .

Un synthé grinçant amorce 'Radio' aux sonorités 80's  limpides, il est suivi par un des hits de 2012, ' La nuit américaine' qui voit le public, déjà chaud , s'embraser davantage.

Il n'y a pas que les States dans ses rêves, là,  il nous emmène au Japon, après les bruits de sirènes,   'Tokyo la nuit'  déboule,  l'obscurité, la vie nocturne  et les grandes métropoles,  hantent un  esprit  où tout tourbillonne sur un fond post punk.

Sur l'imparable et saccadé  ' La plupart du temps',  il entame un nouveau dialogue avec la mystérieuse Camille, Saint-Brieuc, envoûtée,  chaloupe aux sonorités de cette  valse  synth wave, suivie par 'Grenadine' à l'introduction majestueuse.

Même les boissons sucrées peuvent prendre une teinte sombre.

Basse et guitare en éclaireurs, Lescop bat des mains, le public l'imite, quelques effets caoutchoucs au synthé, c'est le lancinant  ' Le Vent' ,qui terminait l'album de 2012, qui vient ébouriffer les cheveux.

Deux notes ont suffi,  une voisine a reconnu 'les garçons' le tube du dernier album.

Petit rappel, en 1963, déjà, Richard Anthony avouait " les garçons pleurent", on est loin de l'idéal masculin, viril et insensible.

Après avoir rafistolé un micro récalcitrant, il vient chanter  'Dérangé'  au milieu de la foule, des dizaines de smartphones immortalisent l'instant.

Et 'Le jeu'?

Une dangereuse  chandelle, Isabelle, méfie-toi!

Dancing time pour suivre, ' Tu peux voir' avec le travail étourdissant, de celui qu'on appellera Martin aux claviers, voit la voisine de tout à l'heure transformée en danseuse étoile, sans tutu.

'Marlene' avait mis les bouts pour ne pas entendre le bruit des bottes, le chanteur rend un  hommage percutant  à celle qui fut 'Der Blaue Engel'  .

Une séquence philosophique précède celle que tout le monde attendait, surtout celles qui sont à la veille de passer le bac, Lescop  est facétieux ce soir: 'La Forêt'.

Merci qui?

Marie?

Euh, The Cure, plutôt!

Fin d'un concert étoilé, pas vraiment, il  nous accorde deux titres en rappel: le mélancolique  'Rêve parti'  et ' Un rêve'  une tuerie pondue en 2012.

D'après Lescop,   à  La Cigale le public était survolté , ici,  à Bonjour Minuit tous les plombs ont sauté !

 

Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
Lescop et Jeanne Bonjour à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 14 juin 2024
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14 juin 2024 5 14 /06 /juin /2024 11:09
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024

Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024

NoPo + Noelle

DEAR CHEVREUIL au Bistrot de la poste à SAINT-BRIEUC le 1er Juin 2024

Pour en revenir à la naissance de nos petits chevreuils, en 2020, les gars, qui se croisent en forêt musicale, se disent "Tiens si on faisait un truc...", et ils écrivent une dizaine de titres.
Ils en bandcamp' aussitôt 5 (effacés aujourd'hui), puis campent sur leurs positions avec un EP 4 titres en Mars 2024 qui prend la place des premières démos(bilisées mais jouées en live).
Du coup, leur répertoire actuel (environ 15 chansons, reprises comprises) date un peu et ils ont bien envie de se remettre à table pour cuisiner du neuf.

Les gars c'est qui?
Jean-Marie Jouan à la guitare,
Vincent Despres à la basse,
Nicolas Leroman à la batterie,
Mickaël Pasquet au chant et clavier,
Mathieu Guyot à la guitare.

Dès qu'on arrive en ville, on ne poste rien mais on va direct au bistrot (téléphoné non?) où les chevreuils s'abreuvent devant leur matos, bien briqué, et prêt à engager les cartouches pour faire feu.
Une bande de proches (voir plus car affinités), pas moches, les encourage et les filme.
Des badauds passent, s'arrêtent, rentrent, s'assoient boire un verre et le verre balise, bon signe si la maréchaussée apprécie...
Ceci dit, le bistrot est une institution briochine, on connait leur programmation musicale, parfois bruyante, toujours alléchante et en plus, ponctuelle.

Un aveu pour ouvrir la chasse 'Me & me', un truc égocentrique qui renvoie le peu de lumière sur le groupe et éclabousse, de leur puissance noire, le carreau (sur lequel tu peux rester, comme leur setlist).

Il me faut moins de 3 secondes (si!) pour reconnaitre le tube 'Black glasses memories'. Ah ben ouais, je dis bien LE tube, pas moins, il suffit juste de le diffuser sur les ondes, un minimum...
Les 5, eux, font déjà le maximum. Vincent communie souvent yeux clos, en mouvement perpétuel, bouche ouverte pour l'oxygène, et la tête à queue de cheval bien secouée.

Où l'on apprend que le chevreuil se classe en 'Ennemi du serpent', morceau pourtant bien venimeux (extrait de la première démo bandcamp).

'Cash' ondule puis s'appuie sur un riff électrisant, bien battu sous les trombes de batterie.
Mickaël, très en voix, montre sa capacité à moduler, passant de hurlements à incantations quasi religieuses, et montées douloureuses, un vaste panel.
Grand, droit, la tête dans des nuages menaçants, il semble parfois possédé, levant un bras ou câlinant son micro plutôt que le ton de son chant.

'Casablanca' ne repeint pas les murs en blanc (ce titre m'avait fait haïr par mes voisins de Radioactiv' lorsque je le beuglais en studio).
Il commence par une basse tournoyante et répétitive qui t'hypnotise pendant que la batterie lâche les coups. Il progresse de façon lancinante avec des éraflures saignantes de guitare.
Puis Micka bosse, Micka-vale en un mot Micka-ptive!

Next song, une référence à l'Angleterre, ah mais... ça me dit quelque-chose... mais c'est bien sûr : The Cure avec une version agressive de 'Fascination street'.
Mon premier 'vrai' concert en 1981 (très longtemps avant cette compo) avec un effet certain (un peu plus que les cheveux en pétard!).
Il m'a fallu creuser un moment pour identifier leur interprétation nerveuse, quasi méconnaissable!

Autant la guitare laisse une place à la lumière (clair-obscur, faut pas exagérer quand même!), autant la basse sublime la morosité.
D'ailleurs, il faut aussi souligner la complémentarité des 2 guitares qui se font face, un plaisir pour les oreilles pendant que la rythmique creuse profondément.
Micka passe parfois au clavier pour épaissir une eau déjà bien boueuse. 'Dragon's eyes' ne quittera pas sa grotte.

'22 seconds' représente le modèle du post-punk, par sa tension et son urgence, en prenant tous les risques sur des guitares rageuses en dérapage. Un must du niveau de 'Black glasses memories'.

Une petite reprise et puis s'échappent... avec la satisfaction d'un magnifique travail accompli en toute simplicité.
Ils ont ça en eux les chevreuils! Vivement la suite!

Du coup, tu veux en savoir plus? http://www.concertmonkey.be/albumreviews/dear-chevreuil-ep-2024

 

SETLIST
01-Me & me
02-Black glasses memories
03-Ennemi du serpent
04-Cash
05-Departure
06-I'll do it later
07-Casablanca
08-Fascination street
09-Dragon's eyes
10-Sheley Mirage
11-22 Seconds

 

 

Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
Dear Chevreuil au Bistrot de la Poste , Saint-Brieuc, le 1 juin 2024
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11 juin 2024 2 11 /06 /juin /2024 14:40
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024

 Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024

 

michel 

L'association Arpège des Arts propose, en ce mois de juin ensoleillé, une  escapade dans les Balkans.

Du 4 au 9 juin, les Balkans s'exportent à  Saint-Quay-Portrieux, le programme prévoit des expositions, du cinéma, des extraits littéraires, des conférences, de la goulash , de la banitsa,  du tarator, de la ciorba, du raki, du Nicoresti ou du Tcherga et... des concerts. 

Après avoir fait danser les convives du dîner dansant, au Kasino de la station balnéaire, le samedi soir, le plus balkanique ( du calme Joey et vous aussi les fraudeurs)  des groupes rennais, Tarafikants,   déambule en musique, le dimanche à l'heure de l'apéro, rue Clémenceau  avant de se poster au bar de la Marine pour terminer son périple. 

La mixité totale prévaut au niveau line-up: trois éléments féminins, trois messieurs: le boute-en-train Marie-Amélie Gayard mène le bal ( flûtes diverses: kaval, tárogató, traversière..  et chant en roumain) / Florica Sandu  et Marie Lemesle  au violon/ Olivier Lecointre au tuba/ Dimitri Halasz à l'accordéon et Frédéric Dupont au tambour tapan,  que tu frappes avec des baguettes, pas destinées à manger des sushis.

Donc tarafikants, que tu ne confonds pas avec trafiquants, un taraf en Roumanie étant un ensemble de musique traditionnelle, on ne t'apprend rien, tu connais le Taraf de Haïdouks et t'as vu l'admirable film 'Latcho Drom' de Tony Gatlif ou 'Skupljači perja' ( J'ai même rencontré des Tziganes heureux) d' Aleksandar Petrovic, interprète des airs des Carpates  comme on les joue lors de festivités diverses ou dans les tavernes du côté de Pitesti, de Craiova ou de Brasov.

Tu dis?

Oui, Dracula fréquentait ces endroits, et buvait un coup de vin avant de se désaltérer d'une autre manière.

T'étais attablé en terrasse, avec madame, au Bon Dieu sans Confession  quand le taraf a commencé son aubade, très vite un attroupement s'est créé, tandis que les violons virevoltaient allègrement, que Marie-Amélie faisait la nique aux mouettes et goélands avec sa petite flûte, que l'accordéon, pas rance, de Dimitri caracolait joyeusement, que le l'imposant tuba  d'Olivier et le tambour de Frédéric rythmaient la cadence.

Les passants ont vite accompagné les musiciens en tapant des mains et en frappant le pavé des talons, faut dire que des titres tels que 'Ce dor, ce chin, ce jale'  ou 'Joc țigănesc' invitent à la danse.

Les Bretons habitués aux Fest-Noz ne s'en sont pas privés et ont entamé une gavotte rom très réussie.

Un titre chanté ( ? 'La carciuma de la drum') a donné des ailes à Yvette et à  son compagnon, deux habitués des cours de danse tzigane donnés par Mariska.

La fête continue plus loin, clame le chef, suivez-nous, on descend vers le port, toujours en musique.

Un nouvel arrêt face à la Crêperie a rameuté davantage de badauds, ravis d'entendre des chants ou danses  tels que  'Brâul' ou  'Racenica'.

En apothéose le sextet a terminé son aubade au Bar de La Marine devant des clients enthousiastes.

 

 

Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
Tarafikants en déambulation à Saint-Quay- Portrieux , le 9 juin 2024
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9 juin 2024 7 09 /06 /juin /2024 14:44
Warm Up 2 du festival Attrap’Sons, avec Pepper Beef, à la Brasserie Distoufer, Guingamp, le 7 juin 2024

 Warm Up 2 du festival Attrap’Sons, avec Pepper Beef, à la Brasserie Distoufer, Guingamp, le 7 juin 2024

michel

L'édition 4 du  festival Attrap'sons doit se dérouler, du 23 au 25 août sur l' esplanade du château, à  Châtelaudren-Plouagat.

Un festival qui avait eu la malchance de voir son édition inaugurale de 2020 annulée suite à la situation sanitaire inquiétante, loin de se décourager, l'équipe de Fest in Leff a remis le couvert en 2021, avec un Cali éblouissant en tête d'affiche.

2024, promet de belles vibrations, la carte annonce Joey Starr, Superbus ou Asian Dub Foundation, pour ne citer que quelques noms.

La tradition veut que le groupe ou l'artiste lauréat du tremplin précédant le festival se retrouve à l'affiche, Morskoul a remporté tous les suffrages, devançant Pepper Beef.

Pepper Beef, invité par les organisateurs pour un second warm-up, se déroulant à la Brasserie Distoufer, à peine remise de son  festival WAR RAOK’N ROLL #3.

Un podium est installé sur la terrasse, le soleil est au rendez-vous, Guingamp aussi, les différentes bières proposées par la Brasserie coulent à flot, un fantaisiste a voulu commander une pepper beef pizza en confondant Distoufer et Domino's, le groupe breton ne s'en est pas formalisé et, à 19:30', pile, a entamé son prêche.

D'après les gazettes locales, Pepper Beef  se forme à Lamballe en 2020, juste après avoir avalé l'hostie  tendue par l'homme d'église, lors de leur communion solennelle.

Les jeunes gens donnent quelques concerts, très peu en 2020 ( va-t-en savoir pourquoi) , un peu plus en 2022 et encore davantage en 2023, année qui voit la sortie d'un premier EP ( Other Self).

En 2024, ça tourne  pas mal, merci!

Le line-up: au chant, Maïa Gasnier, alias Maïa pète une corde, aux guitares, Maelan Auvray et Baptiste Wagner, à la basse, Arthur Guinard et aux drums, Quentin ( arrivé en 2024) .

Une guitare, une voix, proche de celle de Sarah ( devenue Sam) Bettens de K's Choice, le midtempo ' Devil in Me' , aux accents vaguement grunge, est sur les rails.

Les guitares s'enflamment, basse et batterie se tendent, la voix de Maïa jouent à l'élastique, du coup on est plus proche de Hole que de Lana Del Rey.

 Une entrée en matière âpre et déterminée, ils en ont sous le capot, ces jeunes Bretons, leur steak au poivre arrache salement la gueule., normal,  quand on est possédé par le démon.

Une attaque sèche à la gratte amorce 'Frog', Maïa invective  un gars assis plus loin, tend un doigt vengeur dans sa direction, I see this man , celui qui porte un manteau noir,  elle s'énerve vachement, hurle, les garçons suivent le mouvement , ça mitraille sec...  des cuisses de grenouille au menu ce soir, en écoutant RATM?

Tac, tac, tac,.. fait Quentin pour amorcer ' The last clock' , un morceau plus funky décoré d'un solo de guitare incandescent.

Tous à genoux, ( sauf Quentin coincé derrière ses caisses), Arthur a saisi une guitare sèche pour entamer 'Another pill', un comprimé pas si dur à avaler car proposé en mode downtempo.

Baptiste tire quelques effets magnétiques, d'influence Pink Floyd,  de sa guitare Tokai, qui ne vient pas de Hongrie mais  du Japon, tandis que Maïa se fait  implorante. Insensiblement le ton monte car Arthur a repris la basse, pour nous mener vers le terme de cette chanson analgésique.

Dans l'oeil du cyclone:  t'es plus au moins protégé,  tu t'attendais au pire  car autour de toi l'orage gronde, il pleut des câbles,  d'effrayantes  ondes de tempête sévissent, mais non ' Eye of the hurricane' débute mollo et poursuit sa route paisiblement , on a échappé à un nouvel épisode catastrophe, prédit par les Verts.

Maïa: j'ai écrit ' My Mind' en pensant au mec qui m'a largué, il y a quatre ans.

Encore un titre qui part en sourdine pour monter crescendo.

Distoufer, tu chantes avec moi ou je te filme et envoie la vidéo à ta femme, à laquelle tu as dit que tu te rendais à la messe. 

25 gosiers s'époumonent, sans arriver à concurrencer vraiment Maïa, en scandant my mind, my mind, my mind ...

Un tube en puissance, t'as soufflé Frank Black.

Il y a du boeuf, des grenouilles, des pilules, 22, voilà les poulets: ' Chicken balls.

Car les poulets en ont de grosses  et de bien dures, le titre mordant et épicé frappe fort, du coup elle prévient...don't try to call the police... ce qui n'était pas notre intention.

Après un passage lyrique à la guitare, ramenant le calme dans le poulailler, soudain, le coq aperçoit Goupil et forcément , une débandade infernale  fait place au flegme relatif qui régnait dans la basse-cour.

La suivante se nomme ' Deep Inside' annonce la chanteuse et c'est parti pour une plage tout en saccades et soubresauts,  chantée d'un timbre agressif, rappelant le chant hargneux de Sandra Nasić ( Guano Apes).

Après un effort solitaire de Quentin, 'Fly Away'  s'élève haut dans les cieux,.

Encore un titre heurté au chant scandé que tu reçois comme une méchante claque en pleine poire.

Comme il fait plus de 7 minutes, les garçons en profitent pour partir en jam,  plus percutante que le truc qui dégouline et passe par les trous de la tartine, que s'enfilent tous les Frères Jacques chaque matin, sauf le dimanche, le jour du croissant chaud.

Voilà on est arrivé au bout des 50 minutes d'un concert intense, riche en émotions, donné par un jeune band enthousiaste et qui connait la définition du terme panache.

Après un quizz  intellectuel qui te permet de remporter quelques babioles, Pepper Beef revient pour un second set, quasi une copie conforme du premier, si ce n'est qu'ils ont eu la bonne idée de costumer  certains morceaux  de nippes différentes, en privilégiant l'improvisation, l'usage du fuzz  et  parsemée, parfois, d'une formule destroy.

La soirée se termine par le tirage de la tombola avec comme gros lot un passe trois jours pour le festival.

PS: t'as décroché un briquet !

 

Warm Up 2 du festival Attrap’Sons, avec Pepper Beef, à la Brasserie Distoufer, Guingamp, le 7 juin 2024
Warm Up 2 du festival Attrap’Sons, avec Pepper Beef, à la Brasserie Distoufer, Guingamp, le 7 juin 2024
Warm Up 2 du festival Attrap’Sons, avec Pepper Beef, à la Brasserie Distoufer, Guingamp, le 7 juin 2024
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4 juin 2024 2 04 /06 /juin /2024 14:44
Label Charrues, 9e - Mansion's Cellar - Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 mai 2024

Label Charrues, 9e - Mansion's Cellar - Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 mai 2024

 

NOPO

MANSION'S CELLAR - Label Charrues à Bonjour Minuit le 31/05/2024

Mansion’s Cellar fait l'actualité cette dernière semaine de Mai avec la sortie de  son premier EP 5 titres "Faces Sag Like Melted Wax".
Ben si les visages coulent, ce ne sont pas les leurs, lumineux, non, si quelque-chose coule, c'est leur musique trop cool!

Dès l'entrée sur scène, les 5 musiciens aux vêtements clairs, propagent une sacrée aura qui pourrait permettre d'économiser la lumière :
Axel Roudaut (guitare, Saz et vocaux), Louka Oprzinski (guitare et vocaux), Malo Le Goff (guitare et vocaux), Lény Roiné (basse et vocaux) et Thomas I Gusti. (batterie et vocaux), se présentant comme étant de Douarnenez.

Ils occupent tout l'avant de la scène à 4 guitaristes dont une basse et parfois un Saz turc, longiligne, du plus bel effet.
Tout le monde chante, comme le film, jusqu'au batteur qui y va parfois en lead et là où ils excellent, c'est au niveau des chœurs multiformes.

Comment décrire leur musique?
On peut la qualifier de psychédélique avec influences orientales et un énorme groove quasi funk.
Tout concorde pour diffuser joie et bonne humeur, c'en est bluffant!
Même enfermé au fond de la cave du manoir, le bonheur s'en échappe encore...

 

Les accords plaqués à la guitare posent les bases de 'World war Z' vivement rythmé. La basse, plutôt saturée, vibre (sans le masseur) et la batterie amène un liant goûteux.
Le chant opère en chœurs et déjà des parfums orientaux embaument jusqu'à favoriser la danse du ventre.

Guitare ondoyante et coups sur le cercle en ouverture du léger 'Working man Saz'. Thomas, à l'onctueuse voix zappaienne, se colle au chant lead, enveloppé par celui des autres ensemble.
La plage caracole joyeusement, traversée de nombreuses guitares bigarrées qui ne déclenchent aucune bagarre.  
Au contraire, tu planes pour un moment, secoué par une embardée de Saz et ça fait chaud aux chœurs.

'How many' part sur un nouveau rythme oriental, avec de la rverb sur la guitare. ça sent le sable chaud, l'évaporation, voire même les hallucinations.
Par contre, question vitesse, rien à voir avec les caravanes, cahincaha, dans le Sahara, la leur est tirée par un puissant 4X4 du Paris-Dakar.

La guitare cristalline éclaire les premières notes de 'Dusty boots' (un intitulé à la ZZ Top) parti sur un rythme rebondi, incitant au déhanchement.
L'ambiance soul-blues, très chaude, justifie la poussière désertique sur les chaussures. Les voix multiples, isolées, mêlées, en chorale, inondent de bien être.

Tu veux encore du Saz, écoute 'Faces Sag Like Melted Wax', parti chez Ali Baba voler des épices colorés et aromatiques. Survoltés, les chœurs font front loin de l'amer.

2 titres 'mid mid' et 'Space cookie' semblent être suffisamment récents (ou obsolètes?) pour qu'on ne les trouve pas sur les réseaux...
Les gars ne craignent pas d'étirer les morceaux et les enchainer jusqu'à plus soif. Dans ces paysages merveilleux, on les sent euphoriques allant les uns vers les autres se défier ou s'encourager.

'Oh my' diffuse une forte odeur psychédélique aux sons des instruments projetés et aux voix éclatantes, tel un feu d'artifice.
Les guitare passent de la saturation à la luminosité laser en traversant le même ciel clair.

Le groupe fait forte impression et l'unanimité au niveau du public. Leur cohésion, de tous les instants, dégage une puissance collective au service d'une musique chaude et voluptueuse.
Un riche melting-pot, particulièrement dansant et envoûtant, qui nous fait voyager avec grand plaisir. Magnifique!

 

1-World war Z
2-Working man saz
3-How many
4-Mid mid
5-Dusty boots
6-Faces Sag Like Melted Wax
7-Space cookie
8-Oh my!

 

Label Charrues, 9e - Mansion's Cellar - Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
Label Charrues, 9e - Mansion's Cellar - Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
Label Charrues, 9e - Mansion's Cellar - Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 17:05
Label Charrues - Championne à Bonjour Minuit - Saint-Brieuc, le 31 mai 2024

Label Charrues - Championne à Bonjour Minuit - Saint-Brieuc, le 31 mai 2024

NoPo

CHAMPIONNE - Label Charrues à Bonjour Minuit le 31/05/2024

On assiste au retour de la Championne rennaise ce soir à Bonjour Minuit, elle qui nous avait présenté ses compositions, un peu désespérées, lors de la tournée des Trans l'année dernière.

Elle reconnait avoir le trac mais on la sent prête à se livrer dès son entrée sur scène et ça fait plaisir.
Avec autodérision, elle se moque un peu d'elle-même qualifiant l'un de ces morceaux de 'Plus joyeux du set' (Joli cœur?), une gageure vu la morosité de ses textes.
Souriante, elle s'amuse aussi de ses cheveux défaits qu'elle n'arrive pas à attacher ou de ses commentaires qui pourraient durer, demandant de l'aide à Nics...

Ouverture tout clair-obscur avec le touchant 'Rien', ramené fermement au sol, à chaque fois qu'il cherche à décoller.

'La fête' a du sens avec sa grosse basse, sa belle mélodie, et ses paroles plombantes...

Un motif sautillant à la batterie balance 'Pride', en ritournelle, avec une voix flottante comme les cheveux de Mathilde. Le jeu effervescent, à plusieurs voix, avant la conclusion est délicieux.

Les guitares enivrantes de 'petite mort', bordées de basse lourde, nous emportent avec elle, un titre vraiment très beau!

Mathilde pousse fréquemment sur sa voix en l'étirant avec un effet lancinant. Le clavier se place en soutien des choeurs ou s'emmêle aux lignes de guitare.

L'enchainement conclusif 'Bilboquet' / 'Meute' nous entraine dans ce crépuscule, parfois douloureux, souvent émouvant, ambiance très cohérente et attachante.
 

Au final, ce concert nous rassure quant à la capacité du groupe à partager leur pop sensible et bien construite.
L'échange avec le public a matché et on a senti Mathilde heureuse d'être là en symbiose avec ses musiciens pétris de qualité.
On a aimé!

 

Equipe à l'identique de la tournée des trans :
Blanche Leblond, basse (DJ techno originaire de St Glen -22-),
Louis Kuipers, guitare (ex. feu Popopopops et Her, excellents groupes rennais),
Nics Soulatre synthés,
Flo Pardigon batterie (Bye Bye Panke, Abbaon Fat Trax).

SET-LIST
01-Rien
02-La Fête
03-Pride
04-Joli coeur
05-Petite mort
06-Banquet
07-Mélancholy
08-Bilboquet
09-Meute

Rappel tournée des trans : http://www.concertmonkey.be/reports/la-tourn%C3%A9e-des-trans-%C3%A0-bon...

 

Label Charrues - Championne à Bonjour Minuit - Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
Label Charrues - Championne à Bonjour Minuit - Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
Label Charrues - Championne à Bonjour Minuit - Saint-Brieuc, le 31 mai 2024
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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 11:55
WAR RAOK’N ROLL #3  - PURRS  - la Grande Ourse  - Saint-Agathon - 25 mai  2024

WAR RAOK’N ROLL #3  - PURRS  - la Grande Ourse  - Saint-Agathon - 25 mai  2024

NOPO (PHOTOS NOELLE)

PURRS - Samedi 25/05/2024 - La Grande Ourse - War R&R anniversaire Distoufer

Un peu d'émoi pour les angoulémois (ah merde on dit 'angoumoisins' c'est moisi!) nommés Purrs qui voient le ciel se décider à la purge.
Rassuré par la persévérance du public, Elliot Selwood (le chanteur guitariste) remarque "Chez nous, il resterait un seul spectateur bien bourré!".
Plein de bon sens et de répartie, un de nos voisins répond "On est tous bourrés!". Logique!

Sur scène, le front-man s'entoure de :
Charly Maitre à la batterie, Guillaume Genoud à la basse et Yassine Maman à la guitare.
Copains de lycée depuis 2011, Purrs a quand même 9 ans mais vient seulement de sortir son premier album 'Goodbye Black Dog' après 2 EPs.

Le groupe n'a pas eu la chance de profiter de l'intérieur de la Grande Ourse, bien plus confortable.
Mais bon, on arrive à s'abriter un peu sous les barnums et les nuages finiront par s'en aller, écœurés de ne pas provoquer plus d'effet.
On peut dire que les musiciens, même pas douchés, mettent du baume au coeur par leur enthousiasme suintant de tous leurs pores.
Pourtant, les conditions d'écoute n'atteignent pas le meilleur et on boit le calice jusqu'à la lie puisque la photo de la set-list disparait noyée dans la carte mémoire.
Après tout, cette atmosphère chaotique correspond bien à la puissante musique post-punk de Purrs, très imprégnée d'un climat anglais en commençant par l'accent hargneux de leur chanteur explosif.
On pense Idles, Sleaford Mods, Shame. Suffit d'écouter 'Serotonine' tellurique, à la guitare saignante, batterie boxeuse et chant emporté.

Donc, les paroles sont scandées, hurlées devant des guitares tendues sur une basse énorme pendant que la batterie claque comme un fouet et roule rugueusement.
Des textes aussi engagés qu'intelligents et clamés en slogans avec fierté et les arrangements s'arrangent avec leur rage.
Lorsque les morceaux démarrent lentement, c'est dans la douleur qui s'exprime ensuite par des cris.
Quant aux riffs, ils brillent en éclairs lorsqu'ils ne se retournent pas dans la plaie.
Tempétueuses, les mélodies soufflent le chaud et le froid. Les refrains s'entonnent avec vigueur.

'Badlands' à la basse aux airs d'enterrement et claquements lugubres, frappe plus méchamment que le boss. Après une retenue quelques secondes, la composition fait les comptes en additionnant toute ses douleurs. Fascinant!
'Wallflowers' monte des parpaings aux guitares exaltantes. La basse vrombit, la voix déprime. La batterie cogne, cogne, cogne. On laisse entrer...
Des saccades à la guitare saturée pour 'Brutal Round Here' soufflent l'émotion.
Un balancement plombé secoue 'To be enjoyed', du plomb transformé en or par l'alchimie de Purrs.

Au bout du compte, on s'installe devant un plateau plus consistant que celui de la télé.
Fabien, survolté, nous rejoint pour un final épique qui voit Elliot casser une corde et annoncer, qu'ayant oublié son matos de backup, il peut réparer en 20 secondes chrono.
Les paris sont ouverts comme les vannes tout à l'heure. Le prétentieux concédera une minute au meilleur chrono.

Après tout ça, l'eau de PURRS lave la scène comme le ponton d'un bateau sous les vagues démontées.
L'orage passe avec la fougue des charentais remontés qui n'ont pas enfilé leurs charentaises (oups, j'ai glissé chef!) alors que 'To purr' signifie 'ronronner. Bravo!
Un moment incroyable qui fera l'histoire, à peine romancée, de Distoufer à raconter dans les chaumières le soir au coin du feu (tu délires? Tout est filmé, plus rien à raconter et encore moins à romancer!).
On vit une époque formidable!

 

WAR RAOK’N ROLL #3  - PURRS  - la Grande Ourse  - Saint-Agathon - 25 mai  2024
WAR RAOK’N ROLL #3  - PURRS  - la Grande Ourse  - Saint-Agathon - 25 mai  2024
WAR RAOK’N ROLL #3  - PURRS  - la Grande Ourse  - Saint-Agathon - 25 mai  2024
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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 14:49
WAR RAOK’N ROLL 3 - DYNAMITE SHAKERS  à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 24 mai 2024

WAR RAOK’N ROLL 3 - DYNAMITE SHAKERS  à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 24 mai 2024

NoPo

DYNAMITE SHAKERS - Vendredi 24/05/2024 - La Grande Ourse - War R&R anniversaire Distoufer

BOPS déclare forfait à l'ouverture de la première grande soirée DISTOUFER pour cause virale, non, ne vous inquiétez pas, le COVID ne fait pas son come back mais vidé le gars l'est (pas celui de la plage)!
SBRBS (qu'on adore), les remplace (en duo acoustique), au pied levé alors que le nôtre n'était pas encore sorti de piscine (l'excuse!).
On arrive, tout mouillés, 30 minutes avant le petit groupe de jeunes, passé aux Trans et dont on entend beaucoup parler tellement il fait le buzz et comme Buzz l'éclaire... on le voit encore mieux!
D'ailleurs la fine fleur locale de la photographie ne s'y trompe pas, plus forts que Lucky Luke, ils dégainent leur appareil, au bon moment, pour nous partager des images dans l'action, toutes plus belles les unes que les autres.
Faut être au sommet de sa réactivité aujourd'hui car les artistes nous donnent des occasions d'être dans le flou si on ne suit pas le mouvement à la bonne vitesse.

Oui mais côté musique?
Bon déjà, ils sont vraiment très jeunes, les Vendéens, et le groupe a pourtant déjà plus de 4 ans. Vendée? Vendez nous du rêve surtout et pas du vent!
Elouan Davy (chant et guitare) et François Rocheteau (batterie) démarrent en 2019, rejoints en 2020 par Calvin Tulet (guitare) et Lila-Rose Attard (basse, chant).
Ils citent Sonics, Fleshtones, Flaming Groovies, Dogs, pour ma part j'ajouterais dans le chaudron les Lyres, Woodentops et nos blanc-becs locaux de (feu) Wankin' Noodles ou Fabulist des 2 Sèvres, pour ceux qui ont eu la chance de connaitre.
Précoces dans leur assimilation rock'n' roll non?
Ils viennent de sortir leur premier album 'Don't be boring', ça risque pas avec eux! Oui si tu rêves R&R, tu peux les écoutez les yeux fermés et les ouïes ouvertes (pour la bouche... ça dépend!)...

Les minots semblent pressés d'ouvrir le bal, faisant irruption quelques minutes avant le coup d'envoi prévu.
Entrée remarquée, on en aura pour notre pellicule (notre carte mémoire quoi!), carton plein! Quant à l'adrénaline... oui, j'ai crié, crié-é 'Aline' pour qu'elle revienne...

Présentation :
A notre gauche, look androgyne, courte jupe rouge et bottes cuir noir, 30 kgs tout mouillé (en sortie de piscine lui aussi) j'ai nommé Calvin.
En face, la colonne vertébrale stabilisatrice, le classieux Elouan, t-shirt blanc sous blouson noir (qu'il enlèvera);
A droite, la légère et faussement fragile, Lila-Rose, jupe grise sur pantalon noir, T-shirt Sonic Youth de bon goût, cheveux frisés et souples;
Au fond, l'homme à la fine moustache, cheveux longueurs et pointes, équipé d'une paire de lunettes et d'un chapeau melon, voici François.  

'Broken space spirit' ouvre le bal par un rock bien planté dans ses racines sixties.
Le chant de Elouan place un ton plein de naturel, claqué par le répondant de la rythmique. Les artistes ont le don pour faire monter la mayonnaise en fouettant des chœurs.

'I can't wait for you', très heurté, annonce la couleur, ce sera du solide rock. Le refrain, chanté tous ensemble, enthousiasme carrément alors qu'ils se laissent poliment le tour pour certain couplets.
Les guitares dégagent un max de puissance, enveloppées par une bomb'basse. Calvin entame un 400m face à François pendant que Lila-Rose reprend le chant au vol.

'Ridiculous' ne risque pas de l'être tant il assume son ton débridé et son rythme élevé. Les artistes échangent, de nouveau, le chant lead.
Calvin multiplie ses sauts soudains, François caracole plaçant même des relances en cognant ses baguettes entre elles. Un condensé d'énergie!

'The french top ten' montre à quel point la basse de Lila-Rose s'impose dans les compositions du groupe.
La musicienne, à l'allure un peu boudeuse et timide, n'hésite pourtant pas à venir au bord de la scène, planter l'épaisseur de ses lignes.

Moi qui ai beaucoup écouté les Woodentops, je vois un lien de parenté entre l'énervé 'What's going on' des Dynamite Shakers et 'Get it on' version Woodentops.
Batterie tribale, voix échevelées avec hurlements, guitares frénétiques, 'Hey what's going on' répété en boucle nous entraine dans sa passion.

'Ticket girl' nous ramène aux années 60 dans l'esprit mais avec un son bien contemporain. Les solos de guitare donnent l'occasion à Calvin de secouer sa crinière, sautant ou tentant un coup de pied à la carotide.
La mélodie nous aspire par sa spontanéité naturelle.

La complémentarité entre Elouan et Calvin se remarque. Ils se passent le relai avec une facilité instinctive et une tonicité de tous les instants.

'Split brain' saccade comme un forcené. La guitare s'offusque, sur le refrain, dans des cris aigus pendant que les voix entonnent ensemble.

'The Gates to that Sweet Song of Yours', presque murmuré, par Lila-Rose qui l'a composé et la débute à la guitare acoustique, trottine tranquillement et nous piège par sa douceur naïve qui s'échappe vers une dernière minute étincelante. Une madeleine proustienne.

Le chant de Lila sur la suivante 'All will be known' nous épate et j'irais même jusqu'à dire : nous charme. On se laisse aussi totalement prendre par le vibrato de la gratte et la mélodie mid-tempo drôlement bien troussée.  

'Black boots' rend hommage aux chaussures de Calvin, en mouvement perpétuel. Charismatique, il attire les regards et les objectifs.

Une basse, post-punk, lance 'Look how fast it goes'. Grosse basse, gros effets, les grattes rythment fortement et la batterie ne s'en laisse pas compter.
Il faut dire que François n'hésite pas à se lever et haranguer les spectateurs en brandissant ses baguettes.

Un solide groove à la batterie balance 'Leave this place' dans les cordes tel un combat sur un ring. Encore un bon rock aux racines sixties par son refrain à plusieurs et ses 'yeah yeah yeah yeah yeah' entrainants et traversés par un solo fougueux.

'Need to go' non pas déjà! François bourrine et ça secoue de ouf. Tout le monde suit derrière avec empressement sur une ligne de guitare fluide.
Le public, totalement emballé, donne de la voix et se trémousse, on se regarde, on sourit béatement, tous conquis.

Woaaah, le ton monte encore avec l'intro bourrasque de 'Blow my mind' dans un riff arpège époustouflant, secoué par les roulements de la batterie.
Le chant, un peu fragile, captive par son embrasement. Les musiciens font bloc et leur intensité fait vibrer chaque cm2 de notre peau.

Le rideau se tire officiellement après 'The bell behind the door' parti sur un riff entêtant.
Son rythme tellement roots rock and roll reste uniquement destiné à bouger ton corps 'shake shake' et ça marche, impossible de se retenir.
Le prolongement sur des guitares giflées et une batterie insistante, bien bordée par une basse en boucle qui te fait tourner en bourrique carrément et le public, emporté, répond présent!
Un rappel hystérique suit pour nous achever!

Quelle fraicheur! On vient de se prendre une sacrée vague écumante qui nous a emportés dans un rouleau de machine à laver (mieux que la piscine finalement!).
Dans 'Dynamite Shakers', y'a 'dynamite' et 'shakers', un double effet sans aucun pléonasme....

 

SET-LIST
01-Broken space spirit
02-I Can't wait for you
03-Ridiculous
04-French top 10
05-What's goin' on
06-Ticket girl
07-Split brain
08-The Gates to that Sweet Song of Yours
09-All will be known
10-Black boots
11-Look how fast it goes
12-Leave this place
13-Need to go
14-Blow my mind
15-The bell behind the door

WAR RAOK’N ROLL 3 - DYNAMITE SHAKERS  à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 24 mai 2024
WAR RAOK’N ROLL 3 - DYNAMITE SHAKERS  à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 24 mai 2024
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