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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 14:01
Dexter Goldberg Trio à L'Estran, Binic, dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 28 octobre 2020

Dexter Goldberg Trio à L'Estran, Binic, dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 28 octobre 2020

 

Le dernier volet de Jazz ô Châtaignes  est prévu le 28 octobre à l'Estran à Binic, alors qu'une bonne partie de la France est installée devant le poste en attendant l'allocution présidentielle, qui ne surprendra pas grand monde: un confinement généralisé comme en mars!

Dexter Goldberg, l'artiste à l'affiche ce soir, lui aussi l'avait pressenti, lui qui peu avant de monter sur scène placardait sur facebook en l'accompagnant d'une vidéo: 

"Ça fait tellement bizarre de savoir que l'on repart sûrement vers un nouveau vide musical pendant au moins un mois...
Au moins une chose est sûre : ce soir on va tout donner avec le trio !
Voilà un petit bout des balances...
Très content de ne pas avoir à se taper le moment où toute la France va être rivée sur ses smartphones...j'aurais été le premier à le faire mais là on n'aura pas le choix...."
Les véritables amateurs de jazz n'étaient pas rivés sur leur Samsung  ou Nokia, ils avaient fait le déplacement vers l'Estran, la salle  qui, à l'heure du coup d'envoi, était honnêtement garnie.
Bravo, l'organisation, le risque était énorme, vous avez gagné votre pari.
Après l'allocution du président ( Yvon, pas le petit à l'Elysée) , suivi d'un applaudissement nourri pour les bénévoles, le trio rapplique.
 Kevin Lucchetti à la batterie,  Bertrand Beruard à la contrebasse et Dexter Goldberg au piano et compositions.
A trois, ils n'atteignent pas l'âge de 100 ans, ces gamins représentent l'avenir du jazz cocorico.
Le jazz, Dexter ( oui, prénom choisi because Dexter Gordon)  est né dedans: papa, Michel, est saxophoniste ( à deux ils ont gravé le CD 'Family Business), le grand-père, Harry, était féru de jazz américain, maman, Patricia, est pianiste au conservatoire de Saint-Malo, une soeur compose, un tonton danse,.. à Paris, très vite, le petit ( 1mètre 90) Dexter fait le boeuf avec d'autres jeunes gens préférant Count Basie à la techno, il suit le batteur Sangoma Everett au Maroc... sa carrière est lancée!
Deux enregistrements avec Ricky Ford, un premier avec le quartet du paternel, avant 'Family Business'.
Des tournées aux côtés de Ralph Moore,  Jason Marsalis, Steve McCraven, Robin Mansanti, Marc Boutillot et, tout naturellement, une première oeuvre personnelle: "Tell me something new', qu' un critique décrit en ces termes: "Ce disque manifeste une réelle maîtrise et révèle un style tout personnel".
Carte de visite des acolytes : Kevin Lucchetti ( Chambéry), membre du Trio Enchant(i)er, de son Kevin Lucchetti Kintet, du Sur Ecoute trio, du Daeuk Heo trio ou du Christophe Blond Trio / Bertrand Beruard ( Lorraine)  : Les Amis d' ta Femme,  Acquaviva Trio, Mélanie Dahan Quartet, Max Hartock Quartet, LynX Trio, Tony Rabeson Trio etc... 
 
Mise en route avec une suite, le standard ' Out of Nowhere' ( Johnny Green ) auquel il a collé sa composition 'A Chord into me', remarquez le jeu de mots subtil, Dexter fera preuve d'humour pendant tout le récital, ce qui ne gâte rien!
Le jeu est raffiné, mélodieux et vif, les silences et les changements de rythme ont également leur importance, les doigts du  pianiste, qui se tient droit comme un I sur son tabouret,  caressent  les touches, semblent danser comme une ballerine de Degas. Il se dégage comme des relents impressionnistes à la manière de  Debussy,  dans l'approche du trio, dont la complicité fait plaisir à voir et à entendre.
D'emblée tu as compris que Dexter est à classer sur la même marche que des gens aussi inventifs que Brad Mehldau ou  Chick Corea.   
A Paris, j'étais un régulier du réseau express régional d'Île-de-France, plus particulièrement de la ligne RER B, ces trajets constants m'ont inspiré un impromptu, que j'ai tout naturellement baptisé ' RER B' .
Les train songs américaines de Johnny Cash, Hedy West, Merle Haggard, Elizabeth Cotten, Bukka White ou Bob Dylan ne lui ont probablement pas servi de modèle, mais d'autres jazzmen ont célébré les trains et lignes ferroviaires, Duke Ellington et son fameux A Train, Gerry Mulligan, lui  voyageait en Ecosse, "The Flying Scotsman", Blossom Seeley entendait le choo choo en chantant ' Alabamy Bound', bref, si Richard Anthony  pleurait en entendait siffler le train, ce n'est pas le cas de Dexter Goldberg, qui voit des paysages urbains défiler à grande vitesse, la machine s'emballe plus d'une fois, aujourd'hui, les clients de la SNCF arriveront à l'heure au boulot.
C'est après avoir assisté à un concert d'Ahmad Jamal, que l'adolescent décide de devenir musicien, ' One for Ahmad' rend hommage au maître de Pittsburgh.
Le midtempo, au groove sinueux, prend  subrepticement de la vitesse lors d'un second mouvement animé, pour décélérer dans un virage à épingle.
Le moteur se cabre, reprend du poil de la bête, c'est compte-tours dans le rouge que le terminus est rallié.
Kevin, tu choisis la pièce suivante.
'Waves of Sand'.
Un petit malin, Kevin, le morceau débute par un solo de batterie minutieux, démarrage lent, montée en puissance, petites secousses et galop effréné avant une accalmie.
Un yoyo musical!
Pas le temps de s'ennuyer avec ce trio, mariant concentration, connivence, savoir-faire et humour.
La ballade ' Camille' a été écrite pour ma copine.
Après quelques considérations (dé)masquées, l'escouade attaque la suivante, non présentée, Kevin qui amorce le morceau du plat de la main, t'as affirmé que la plage se nommait ' Nirvana'.
Pas retrouvée sur l'album qui contient un titre appelé ' Nostalgia'.
Chaque instrumentiste a droit à son moment de gloire, Dexter a le bon goût de ne pas étouffer ses comparses, ils en profitent pour rivaliser d'adresse et d'audace.
Brillant!
La valse des cerises' précède ' The leap' ( merci, Kevin), tu te mets à vouloir dresser un parallèle avec les pianistes belges les plus pointus, tu penses à Nathalie Loriers, Charles Loos ou à la relève, Marie Fikry.
J'ai une surprise pour vous, Binic!
Le trio propose un ' Take Five', en mode délié, ayant suscité l'enthousiasme de l'assistance.
Le set prend fin avec 'Tell me something new' , une composition  aventureuse et cérébrale,  donnant son titre à l'album.
 
Louis?
Du jazz de très haut niveau, Goldberg a de l'or au bout des doigts.
T'es taquin, Louis.
 
Un bis, ' I'll be OK'  sous forme de nocturne aux teintes Michel Legrand rencontrant Stravinsky au Café du Commerce, c'était avant le confinement,  ponctue le dernier concert avant la réclusion d'un mois
Dexter Goldberg Trio à L'Estran, Binic, dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 28 octobre 2020
Dexter Goldberg Trio à L'Estran, Binic, dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 28 octobre 2020
Dexter Goldberg Trio à L'Estran, Binic, dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 28 octobre 2020
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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 15:04
Coast ar jazz aux Cochons Flingueurs à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020

 Coast ar jazz aux Cochons Flingueurs à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020

 

En quittant le Casino, les mains dans les poches, accompagné de madame et d'une amie, tu profites de l'air iodé sur la plus connue des plages de Saint-Quay, le ciel est lumineux, deux ou trois courageux batifolent dans l'eau d'un bleu indigo, qui  attire l'oeil d'un impressionniste amateur,  la promenade sera brève car un second concert nous attend vers 19h aux Cochons Flingueurs.

Flanqué de Bertrand, un copain de Marc, nous prenons place en terrasse, non chauffée, écoute
Barbara Pompili : « On ne peut pas climatiser la rue en plein été lorsqu’il fait 30 degrés et on ne peut pas non plus chauffer à plein régime des terrasses en plein hiver lorsqu’il fait 0 degré pour le simple plaisir de boire son café en terrasse en ayant chaud. », un sextet s'échauffe ( elle est bien bonne) avant l'heure du kick off: Coast ar jazz!

Jazz ô Châtaignes annonçaient sept musiciens, le guitariste faisait défaut, les autres membres du groupe originaire de Lannion, mais formé aussi bien de locaux que de mercenaires à la solde de la perfide Albion sont présents: Rob Mitchell, piano/ Roland Giberti, sax tenor/ Simon Pocock, sax baryton et tenor/ Christian Sohié, contrebasse/ Gérard Blotteau, batterie et Pierre Claudé, sax alto de poche et baryton.

A la lecture de leur fiche d'identité et en scrutant leur faciès juvénile, tu te dis que tu connais certains de ces artificiers.

Les Trimarantes, voilà, Gérard, Rob et  Pierre Claudé accompagnaient les Andrews Sisters des Côtes -d'Armor lors d'un concert auquel tu as assisté à Tréguier.

Ils jouent également sous l'étiquette The Trio.

Simon, l'autre British du groupe, non seulement souffle fort et bien, mais il tient un blog destiné à ses compatriotes établis chez les Bretons, "Blues in Brittany".

Roland le Corse a perdu sa carte de visite, quant à  Christian, il officie au sein de Bla Bla Song et de Dans ma Valise.

Au programme ce soir: humour,  jazz et  rhythm and blues à gogo.

 Fait pas torride, te souffle madame, on se commande des accras de morue, ça peut dégeler nos phalanges, Roland a caché les siennes dans son pardessus, sur la grève, les pingouins  se dandinent, les angoras,eux,  se sont réfugiés près du radiateur.

19:00, sans préavis la brigade entreprend une première parabole dominée par les trois instruments chers à Adolphe.

Le fameux ' Work Song' ( Cannonball ) jaillit, le groove ruisselle à grosses gouttes, la température vient de grimper de plusieurs degrés.

Miles Davis succède à Monsieur Adderley, son 'Milestones', brûlant,  maintient le thermomètre dans le rouge.

Les Tower of Power du Trégor embrayent sur 'Footprints' de Wayne Shorter.

Une ballade laissant des empreintes sur le sable chaud, non, ce n'étaient pas celles du légionnaire poursuivi par Edith Piaf.

Pierre le bûcheron a ramassé le mini sax alto qu'il avait reçu de Saint-Nicolas pour ses six ans, la troupe se lance dans une jam monstre construite sur ' Perdido'.

Depuis l'entame du festival, Coast ar Jazz est le premier groupe à faire appel à un batteur, le brave homme, soutenu par Rob et Christian, imprime une cadence d'enfer tandis que les instruments à anche se tapent des envolées piquantes.

Bref, ça déménage dans la porcherie.

Et quand Christian Sohié se décide à jouer de la basse électrique, la narration devient encore plus nerveuse, ' Backlash' de Freddie Hubbard est du style jazz/r'n'b fumant.

Rien ne vaut la musique noire, Nougaro et Nino Ferrer le savaient!

Les canards se les gèlent, pas nous, ' Cold duck time', bien pimenté , t'invite aux déhanchements.

Lors d'un Gent Jazz, tu as eu l'occasion d'admirer Herbie Hancock, après le gig, tu t'es vite procuré 'Head Hunters' sur lequel on entend ' Watermelon man' , quel groove, messieurs, dames!

On les entendant, tu te souviens de cette époque bénie où les tubes se nommaient ' Soul finger' ( Bar-Kays) , ' Green Onions' ( Booker T) ou 'Out Of Sight' (James Brown), aujourd'hui on te gonfle avec Bigflo et  Oli, Maître Gims et Damso...

Après la ballade ' Nostalgia in Times Square' de Charlie Mingus, ils optent pour ' Now's the time' de Charlie Parker .


It's still the time, and it will forever be the time... ajoute un assidu!

Herbie rides again, ' Cantaloupe Island' demeure irrésistible et ensuite la troupe nous propose un trip vers la Nouvelle-Orléans avec ' Mack the Knife'.

Ce devait être la dernière salve, mais comme pas mal de gens avaient mal lu le flyer et se sont pointés à 20h, on demande à Coast ar Jazz d'ajouter un chapelet à la playlist initiale.

Tes compagnons se sont depuis un petit temps réfugiés inside, tu les rejoints pour écouter, d'une oreille distraite et fatiguée, les trois ou quatre ajouts proposés par les vaillants voltigeurs qui auront gratifié l'assistance d'un concert exemplaire!

 

Coast ar jazz aux Cochons Flingueurs à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
Coast ar jazz aux Cochons Flingueurs à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
Coast ar jazz aux Cochons Flingueurs à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 17:27
C.C Workshop au Kasino de Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020

 C.C Workshop au Kasino de Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020

 

Jazz ô  Châtaignes, seconde journée, retour à Saint-Quay-Portrieux, en mode vacances de Toussaint ( vacances d'automne, si tu n'aimes pas les saints, on ne  te fait pas un dessin), le Kasino accueille C C Workshop.

Un atelier à bureaux fermés, C C ( Caroline Crozat) et ses janissaires ont attiré la foule, t'as pas réservé, tu vas promener madame sur les remparts, mais, non, pas ceux de Varsovie....

16:00, petit speech du président avant l'entrée en piste de  Christian Harlé au  piano ( Les Amateurs, Four on Six, Transfert Unit, Play Time Trio etc..) et de son complice, Gilles Ferlier à la  contrebasse ( carte de visite identique).

Caroline Crozat, d'une élégance éblouissante dans sa tenue vestimentaire d'un noir romantique, seyant à merveille avec sa coupe à la garçonne, j'assume le gris, Annie Lennox aussi, merci, prend place entre l'élément masculin.

Ce n'est pas sa première prestation dans l'établissement où tu peux t'essayer au black-jack si ton compte en banque le permet, pas le trac, donc!

Caroline étale un parcours étonnant: peintre/graphiste, elle expose actuellement à Etables-sur-Mer, plusieurs recueils de poésie, des essais, des textes slam, comédienne et mise en scène au théâtre et du point de vue musical, choriste pour Ange ( si, si),  Salomé et  chanteuse au sein du Big Band de Metz, du groupe Coup d'Etat, plusieurs enregistrements avec Kaharo,  et plus récemment, création de C C Workshop.

Je viens du rock, je suis plus ou moins novice dans le milieu jazz, soyez indulgents!

Le trio entame l'après-midi notes bleues par la splendide ballade ' Angel Eyes'.

Accompagnement sobre et intonations rauques dans la voix, ce qui nous fait penser que la dame n'a pas dû ignore la cigarette durant ses années folles.

Excellente entrée en matière, suivie par "Out of Nowhere" ( music and lyrics by Johnny Greene and Edward Heyman), fallait oser la reprendre quand on sait quelles voix s'y sont frottées: Lena Horne, Ella, Patti Page ou Ole Blue eyes himself.

Piano fébrile, contrebasse souple et voix swing, on prend!

Exercice de trompette buccale pour introduire 'Summertime' qui s'étend en mode mainstream, ce qui se prête fort bien au lieu et au public présent.

Miss Crozat étale un registre vocal étendu, passant du grave au murmure, tout en ajoutant une gestuelle théâtrale au rendu.

'Beatrice' de Sam Rivers est adapté en français, le texte est de madame, il ne trahit pas la composition originale.

J'ai mis du temps à découvrir Charles Mingus, mon passé rock, voyez-vous, mes comparses me l'ont fait découvrir, j'ai mis un texte sur une de ses compositions, (était-ce ' Four Hands'?) , en mode narratif , l'exercice  semblait quelque peu prétentieux.

Art for art's sake ,  disait  Dorian Gray!

Finie la rigolade, elle entame des vocalises latino avant d'attaquer ' This Masquerade' ( Leon Russell) , la chorale masquée  du Casino à l'ouvrage, belle chanson!

Je dédie 'Nature boy' à mon chéri.

Non, Nathalie, pas les chocolats.

La version offre des teintes différentes de celles proposées par Pikey Butler la veille, le timbre, ici, se rapproche de celui de Marianne Faithfull, anno 2015, Caroline y ajoute quelques intonations lyriques, pas vraiment nécessaires.

Après 'All of me', en do, elle abandonne ses musiciens qui proposent ' El gaucho' de Wayne Shorter.

Revoilà Catherine Lara, sans violon, elle amorce la ballade 'Once I loved'.

Là, tu n'es plus d'accord, on est loin de la simplicité et du feeling d'Astrud Gilberto, cette approche détachée, à la Françoise Sagan, peut irriter!

' Georgia on my mind ' et ' Fly me to the moon'  pas mieux, elle ne t'emmènera pas au septième ciel.

Elles sont nombreuses à avoir tenter le jazz, avec plus ou moins de bonheur, Viktor Lazlo a réussi une superbe version de ' Cry me a river', même Lio ( à 18 ans) a transmis une adaptation écoutable de 'You go to my head' , il y avait Marc Moulin à la production, bien sûr,  mais d'autres s'y sont cassés les dents.

La dame en noir poursuit avec une improvisation baptisée ' Le peintre', un morceau  dont les aspirations littéraires n'ont pas convaincu tout le monde.

' Soul eyes' de Mal Waldron a été retravaillé lors d'un séjour à l'Ehpad de Pordic, les patientes souffrant de troubles de mémoire ont inspiré le texte français,.

C'est par  'Sad is to Live in Solitude' chanté en anglais bancal que s'achève un tour de chant ayant connu des hauts et des bas.

Les avis n'étaient pas unanimes à l'issue de la prestation du trio, les musiciens, sobres et talentueux, ont fait leur boulot en pro,  pas mal de gens ont été séduits par le travail de Caroline Crozat, d'autres ont regretté une certaine superficialité.

 

Pas de bis?

Si, un collage Dada monté en 2 minutes, nous prouvant que la dame a de l'imagination et des ressources!

 

 

C.C Workshop au Kasino de Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
C.C Workshop au Kasino de Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
C.C Workshop au Kasino de Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 25 octobre 2020
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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 08:17
Hurluberlu Sextet aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020 -

 Hurluberlu Sextet aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020 -

 

Pas le temps de faire une longue sieste avant le second concert  Jazz ô Châtaignes, prévu à 19h aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux.

L'ex-magasin Point Vert de la zone de Kertugal a été transformé en bar à vin et à bière en avril 2018, il est déjà devenu un incontournable pour les noctambules de   Saint-Quay.

Un patron accueillant, un service souriant et séduisant, des prix abordables, un endroit à marquer d'une croix, couleur au choix.

Concert gratuit et complet, Marc veille au bon déroulement des inscriptions, des bénévoles s'affairent au dessus du four pour les inévitables galettes/saucisses, crêpes et, pour la circonstance, marrons chauds.

Ce n'est pas une pluie battante et des secousses de vent à 110 km/h qui vont nous faire manquer la prestation de Hurluberlu.

Sont six et pas tous inconnus: trompette : Marc Rosenfeld ( vu avec Lalilou Quartet et Couleur Jazz, il était passé à Tréveneuc avec le Blue Up Sextet, ce philosophe fait aussi partie de Treb Doo Wap/ flûte traversière et caisse en bandoulière : Erwan Tassel, vu il y a trois semaines à Ploumagoar/ saxophone ténor : Jacky Tertre ( Lalilou quartet, Couleur Jazz) / guitare : Morgan Bonnot, vu avec le Lonely Schmitt Quartet et membre de SomeSwing Else de la merveilleuse Marion Thomas/ seconde guitare : Pierre Lemarchand, prof de guitare à Rennes, dirige son propre trio et enfin, le plus petit et le plus vaillant à la contrebasse : Guillaume Jurkiewicz ( e a Leïla and the Koalas ou Awake).

Hurluberlu, c’est du swing impromptu. dit la pub, elle n'est pas menti.

Le sextet nous enverra des standards qu'ils retravaillent à leur sauce en multipliant les improvisations, chaque plage dépasse largement les cinq minutes.

Les gars s'amusent et séduisent.

' Bye bye blackbird' ouvre le bal,  l'oiseau a virevolté pendant plusieurs minutes, les guitares en mode manouche balancent des soli pas débiles ou assurent la pompe, la flûte voltige, la trompette caracole tandis que l'homme à la casquette maintient le cap.

Le standard 'There is no greater love'  précède un swing remuant voyant les guitares se livrer à un duel épique, flûte et trompette s'octroient un aparté à your de rôle, Guillaume arbitre le tout , puis ils embrayent sur ' Caravan'.

Dans les dunes du Goëlo, pas de chameaux mais des goélands qui dansent aux rythmes latino proposés par l'extravagant sextet.

Sans mot dire, la troupe égrène son chapelet, un nouveau swing puis  une smooth  ballad, tandis que dehors la pluie redouble d'intensité.

Il te faut deviner les titres interprétés, rien n'est annoncé, peut-être, ' Night and day' et  'Softly, as in a morning sunrise' et, enfin, ' Les yeux noirs' pour clôturer le premier set.

L'ombre de Django plane au dessus de la verrière, les guitares canardent sans répit, la flûte papillonne, la trompette et le sax sont en position d'attente avant de rejoindre la troupe.

Ambiance klezmer à Saint-Quay, avant la pause.

Une mouche qui pète plus tard, ils reprennent leur croisière.

Quand tu veux, Erwan,.....1,2,3,  voici 'La rue du dauphin vert', beau comme du Jimmy Giuffre ou du Stan Getz.

La suivante est une composition originale de Pierre, il a écrit ' There will never be another you' avant sa naissance.

Ouais, d'accord, Sonny Rollins lui a piqué la partition.

' Minor Swing'  résonne et voit une dame masquée danser seule en pensant à Axelle Red.

Après Django unchained, il s'agit d'arriver à un accord,les partitions circulent, on fait quoi?

Une ballade?

Tu dis, Christiane, c'est du Brassens!

 Maybe, baby!

Un détour par l'Amérique latine avant de ramasser ' Les feuilles mortes'.

Petit à petit la salle se vide, la lassitude a gagné une partie de l'assistance, c'est compréhensible, ces garçons sont hyper doués, ils s'amusent comme des petits fous, un reproche, pourtant, ils semblent davantage  jouer pour se faire plaisir que pour satisfaire le public.

Depuis plus de deux heures ils font le boeuf et ils n'ont toujours pas l'intention de ranger leur matériel.

Au suivant, toujours avec enthousiasme, puis on annonce le dernier  acte, 'Tenor madness', pour les locataires de l'asile.

Dans la salle, les survivants leur font un triomphe et réclame un dessert, conciliabule avant de repartir au front.

T'as reconnu, Yvon?

Une bossa.

Et toi, Clelia?

Michèle Morgan.

Loïc?

Un truc chanté par Astrud Gilberto.

Non, Udo, pas Annie Cordy....

On est tous recalés, on n'essaye même plus de coller un titre sur une dernière salve envoyée avant le couvre - feu.

 

Un concert généreux et apprécié, malgré certaines longueurs, jazz et concision ne sont pas synonymes!

 

 

Hurluberlu Sextet aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020 -
Hurluberlu Sextet aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020 -
Hurluberlu Sextet aux Barriques sur Pattes à Saint-Quay-Portrieux dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020 -
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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 14:22
Pikey Butler à l' Église Saint-Colomban de Tréveneuc dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020

Pikey Butler à l' Église Saint-Colomban de Tréveneuc dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020

 

 Initialement prévu du 21 avril au 3 mai , le festival Jazz Ô château a été annulé à cause du confinement.

Les organisateurs, jamais à court d'idées , rebondissent et décident de mettre sur pied un mini-festival en automne, saison où les marrons et les châtaignes abondent, un passage à l'église pour bénir le petit, il lui faut un nom: Jazz Ô châtaignes!

La première a eu lieu ce 24 octobre à Tréveneuc, mais tout ne s'est pas déroulé sans encombres, les rassemblements de plus de six personnes étant proscrits depuis jeudi, le concert de Pikey Butler est déplacé à l'église Saint-Colomban.

De nombreux  bénévoles ont donc été obligés de guider les curieux vers le lieu de culte, à l'entrée: eau bénite, gel et Marc qui contrôle l'identité des visiteurs, Jésus est resté sur la croix.

Vu tous les avatars ayant précédé l'aubade, l'équipe est heureuse de constater qu'une petite cinquantaine de braves se sont rassemblés pour l'office célébré par Pikey.

Pikey, qui n'est ni bohémien, ni sans le sou, c'est le surnom donné à Peter John Butler, aussi stylé qu'un majordome dans son costume bleu marine, chemise claire et cravate de chef de service, est un citoyen britannique ayant déposé son bagage en Bretagne depuis plus de 30 ans.

La carte de visite du  musicien ( basse/contrebasse)/ chanteur  n'est pas banale, au UK, Pikey fait partie, pendant de nombreuses années, des Darts, pas des amateurs de fléchettes, mais un doo-wop revival band qui a fait des malheurs dans les seventies et dans le line-up duquel sévissait quelques pointures comme le batteur John Dummer.

Avant les Darts, Mr Butler a officié au sein des Realists et des  Electric Bluebirds, sa bio mentionne également un rôle de session musician chez Lowell Fulson ou Timmy Thomas, e a.

Il a en outre tenu le rôle de Buddy Holly dans  "Buddy Holly at the Regal".

Arrivé en France, il ne s'est pas converti en producteur d'artichauts mais a poursuivi une carrière musicale, l'amenant à enregistrer plusieurs albums, un des derniers étant ' Crescendo in Blue' du Peter Butler Quartet, et à sillonner les scènes du pays, avec ses projets ou comme membre de groupes tels que Les Scopitones,  Doo The Doo ou Big Bang Côté Ouest....

Pour l'accompagner, un autre crack, légèrement moins rôdé, Mathieu Crochemore ( 
Soulful People Quartet, Soulful Combo,  Cookin'Up...), un guitariste fulgurant, dont le CD 'We Want More' occupe une place de choix sur l'étagère jazz.

Le duo débouche le flacon avec 'Sack O Woe' de Cannonball Adderley, le petit jeune, Jamie Cullum, a lui aussi repris le thème chanté.

Le timbre de Pikey convient parfaitement à ce blues bourré de groove.

Ce n'est pas encore l'heure de l'eucharistie, c'est parti pour ' You'd be so nice to come to'  , une romance signée Cole Porter.

L'acoustique de l'édifice religieux dispense un écho liturgique à la ballade, le phrasé, limpide, de la guitare glisse comme  un ruisseau sage.

Du boulot d'esthètes!

Après un 'Makin' Whoopee' dégoulinant de swing vient ' Like a flame' , une de ses compositions enregistrée avec le Pikey Butler's Jumpin' Five.

Ray Charles et le early James Brown étaient des influences, confie l'élégant bassiste, la plage prend des coloris rock grâce  à la guitare de celui qui crochète comme un  mousquetaire.

' Everything But You' n'est pas le thème le plus connu de Duke Ellington, mais j'adore cette chanson, dit-il,  avant d'imiter les balais glissant sur une cymbale en caressant le bois de la contrebasse.

I wrote "Hope In My Heart" specially for the film "2 Graves In The Desert", c'est un slow qui tue, la voisine ( qui partage ton lit) chuchote, ' Je t'aime'.

Serge Gainsbourg étant absent, tu n'as rien répondu.

Le crooner par excellence se nomme Nat King Cole, la version veloutée de ' Nature Boy' proposée par Pikey et Mathieu n'était pas mal non plus.

Pikey gently  picks his strings, Mathieu brode.

Ta voisine ( encore): c'est beau!

Horace Silver: ' Sister Sadie' sans sax ou trompette, ce titre montagnes russes obligent les passagers à attacher leur ceinture.

Tu dis, Horace?

Au galop, Messala! 

T'es coriace, fieu, mais tu l'as piquée à Jules, non?

Un petit blues, homemade , ' Rollercoaster'  précède un bebop de Miles Davis, alors que la playlist prévoyait ' Just Friends'.

Ce n'est pas une mince affaire que de s'attaquer à Miles Davis au chant, il faut du souffle et un don d'acrobate, Pikey en est pourvu.

Enthousiasme chez les paroissiens qui applaudissent à faire trembler le crucifix.

Plus calme, voici le standard ' That's life', t'as versé une larme en songeant au paternel qui adorait ce morceau.

On avait pensé inviter Frank Sinatra pour les choeurs, il n'était pas libre, sorry.

Et les Monty Python?

Nouveau sursaut de ferveur chrétienne avec un ' I got a woman' brûlant pour terminer le sermon par ' Rat race' , une course de rats, pas prévue au PMU.

 

La grande classe.... que des fidèles au sourire béat à la sortie du temple!

 

 

Pikey Butler à l' Église Saint-Colomban de Tréveneuc dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020
Pikey Butler à l' Église Saint-Colomban de Tréveneuc dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020
Pikey Butler à l' Église Saint-Colomban de Tréveneuc dans le cadre de Jazz ô Châtaignes, le 24 octobre 2020
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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 07:28
Evelyne Gallet à Bleu pluriel - centre culturel de Trégueux, le 23 octobre 2020

 Evelyne Gallet à  Bleu pluriel - centre culturel de Trégueux, le 23 octobre 2020

 

Les Mots Dits-  Plusieurs soirées consacrées à la chanson française, à la musique et aux mots, des découvertes, du plaisir et de l'enchantement.

Le Festival débute le 23 octobre pour se terminer le 6 novembre, soit quatre vendredis où la télé se repose!

Au menu du 23 octobre: Evelyne Gallet + Le Cirque des Mirages.

L'organisation avait prévu une configuration cabaret et de quoi se restaurer, les nouvelles mesures sanitaires en ont décidément autrement, oubliée l'intimité  caf'conc' et la cuisine affiche "en congé", donc si tu avais prévu un ticket te donnant droit aux deux concerts, tu sors ton tricot et tu te confectionnes une écharpe.

Ton agenda prévoyait le concert de 19h ( Evelyne Gallet, sans galettes/saucisses), madame exigeait ton retour au foyer avant 21h.

La vie de couple, Evelyne née à Annecy connaît, elle la chante et la désenchante.

La lauréate du  Concours Jeunes Talents du Festival Jacques Brel à Vesoul, en 2011, affiche une carte de visite mentionnant cinq albums, le plus récent, 'La Fille de l'Air', est sorti fin 2018.

T'as lu Jacques Brel, tu as conclu que le concert ne sera pas forcément rap, ni variété simili-plastique, mais plutôt du style chansons à texte, bien vu, Gilbert, on ajoutera que la Madame fait preuve d'un sérieux sens de l'humour et que son discours peut se faire libertin.

Line-up: Chant, guitare acoustique et pas de danse:  Evelyne Gallet / Batterie: Elvire Jouve ( Ogino , Nathan Mollet Quartet, La Milca....)/ Tuba: Greg Julliard , un cousin d'Achille Zavatta ( The Fast Bastard Gang Band, Les Monstroplantes,The Very Big Experimental Toubifri Orchestra..) / Guitare et claviers: Clément Soto ( guitariste pour Morikan, ex-membre des   Pies ..).

 

Clément est le premier à fouler les planches pour balancer une intro vachement rock, Elvire, à  sa gauche, prend place derrière son kit, le tuba suit et enfin vomà que déboule Evelyne, de noir vêtue et portant une cape de boxeuse à son nom, la classe!

Elle commence fort... « Je ne crois pas que l’on puisse dire de moi que je me mets vite en émoi. Je ne crois pas non plus qu’on puisse me taxer d'être une vierge effarouchée... Serge Lama; assis devant toi, a ri.

Cette confession  ' Je ne sais pas' décrit parfaitement le phénomène, digne héritière des chansonniers d'une autre époque.

Elle ramasse une acoustique et lâche une première vanne, Bonsoir, la Normandie' alors que Vannes c'est dans le Morbihan, rendez-nous le Mont Saint-Michel, bordel!

Le tuba amorce 'La Fille de l'air' sur fond rock bleu blanc rouge, guitare tonitruante et jeu de batterie soutenu, comme Johnny, elle est née dans la rue!

Trégueux, on cause, Evelyne Gallet c'est mon vrai nom, c'est moins porteur que Zeta-Jones, mais j'assume, et vous, vos patronymes?

Le Cloarec, Le Goff, Queffelec, Le Bihan, Kervella, Van Geneugden ( ik kom uit Assenede)...

Assez ri, on continue, voici ' La Rumeur', Clément est passé derrière les claviers, puis  vient 'Va' traitant de l'infidélité, la guitare se fait acérée, le verbe acerbe... Je déteste sentir tes fesses, ton cul gelé contre le mien ... tu souris, tu réfléchis aussi, merde, elle a couché avec un autre, c'est pas marrant d'être cocu!

Le sujet ne fera pas l'unanimité lors du repas de Noël, mais, bon,  le démon de minuit ça existe.

Un duo guitare/voix, pour la ballade philosophique/écolo ' La fin du monde' extraite de l'album 'It's my life'.

Retour d'Elvire , Evelyne amorce une seconde ballade, fine, touchante, mélancolique  et juste, ' La Pluie' .

Une pluie qui ne fait pas de claquettes mais fait du bien.

'Copain' ( tuba/voix)  s'entend sur l'album 'Infidèle' , Evelyne ne te sera d'aucun secours si t'es dépressif, elle parle même de te filer un gnon ou de te botter le cul,  ta voisine se marre en douce, le tuba en rajoute une couche, un peu cabot, Greg, madame sert l'humour à grosses louches!

Tiens, Clément, refile moi ta Fender ou ta Gibson, et va tapoter le piano électrique, je vais jouer une chanson d'amour en demi-teinte '  On s'emb (a) rasse', suivi par 'Fais-moi risette', au texte écrit par son ami Matthieu Côte, décédé depuis.

Oui, j'ai des dettes de coeur et de cul, o k, passe l'éponge et allons boire un verre avant de s'envoyer en l'air.

Après d'autres considérations sur l'amour, c'est au tour de 'Poupée' d'entrer en piste, ni de cire, ni de son, mais des marionnettes fabriquées par une vieille dame.

La guitare lynchéenne et la   batterie revêche offrent un background agressif à la ritournelle nostalgique, le final sera explosif.

Avertissement parental: explicit lyrics, ' Infidèle' marie le grivois et l'imagerie d'Epinal, en passant du reggae au tango libidineux.

La liberté a ses cuisses qui me fait jouir  ou je suce le Père Noël , à toi de choisir le brocard qui te  fera éclater de rire.

Après cette leste tirade, le quatuor s'évapore, Evelyne réapparaît, seule, après 18 secondes pour entamer les bis. 'Cocotte', un auto-portrait à la Botero, précède 'Les Confitures'  aussi sucrées que du Pierre Perret tendre et moins dégoulinantes que celles des Frères Jacques. 

L'équipe conclut par un rumba rock  furieux, débutant par un roulement de tambour martial sur lequel Clément applique des riffs à faire pâlir les meilleurs guitar heroes, le tuba ramone, Evelyne y va de sa dernière pique satirique  ' De fil en aiguille'  avant le salut final, chaplinesque!

 

Un spectacle tonique!

 

 

Evelyne Gallet à Bleu pluriel - centre culturel de Trégueux, le 23 octobre 2020
Evelyne Gallet à Bleu pluriel - centre culturel de Trégueux, le 23 octobre 2020
Evelyne Gallet à Bleu pluriel - centre culturel de Trégueux, le 23 octobre 2020
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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 13:37
The Banging Souls @ Deb Fest' #3 - Centre culturel de Chênée, le 17 octobre 2020

The Banging Souls @ Deb Fest' #3 - Centre culturel de Chênée, le 17 octobre 2020

 

 Encore un organisateur qui ose, un comité qui se mouille et lève bien haut la bannière de l’entraide et de la culture qui forgent notre histoire et notre identité, non seulement aux yeux du monde mais aussi à nos yeux, alors que nos dirigeants semblent s’en détourner sans aucun remords. 

Ne vous y méprenez pas, le nom DEB et non « Dub » est un évènement résolument Rock, ça reste de la musique avant tout, pas un truc de mecs pris de convulsions devant des machines électroniques qui vomissent une kyrielle de sons plus abrutissants les uns que les autres. 

L’intérêt principal de ma venue c’était The Banging Souls, rien ne sert de le cacher, je suis un fan absolu, ce qui n’empêche pas la critique constructive quand c’est nécessaire. N’empêche que j’ai fait des découvertes intéressantes avec Minor / Minor et Thomas Frank Hopper. Tête d’affiche de l’évènement, The Banging Souls prend la scène avec une bonne demi-heure de retard, chose inhérente à toute manifestation lors de laquelle une manutention de matériel est nécessaire. En backstage, on ressentait une certaine nervosité, celle de renouer enfin avec les concerts, de sentir à nouveau les vibrations qui émanent du public, mais surtout cette volonté qu’ils ont de donner et de partager leurs âmes et de mettre leur cœur à nu, offrande suprême à ce public qui s’est déplacé malgré l’ombre du corona virus qui plane comme une ombre maléfique sur chacun d’entre nous. Comme pour tous les groupes qui renouent enfin avec le spectacle, on sent une certaine tension dans les rangs du trio namurois mais après une dizaine de minutes, les rouages se remettent à tourner et la machine se lance à plein régime, le public ne s’y trompe pas et porte le band à ébullition. Les trois visages du cerbère musical ruissellent de sueur, les corps se déhanchent, les notes tranchent l’espace sidéral comme des lames de rasoir. On monte vers les sommets. Oui, il y a bien eu quelques petites notes bleues, un accord ou l’autre qui cherchait sa place mais ce n’est rien en comparaison de ce que Ludwig, Pierre et Gaëlle nous ont donné : Leurs âmes!

 Superbe version de “Come Together” des Beatles avec deux musiciens de Minor / Minor en guests, et ça dépote mes amis, et ce sont des potes qui nous donnent tout ce qu’ils ont parce qu’ils sont comme çà. Ils ont joué comme si c’était la dernière fois, car personne ne sait de quoi demain sera fait. Merci à Pierre et à Ludwig pour les lifts et l’invitation, merci à ma sister Gaëlle pour trouver à chaque fois les mots qui me font tant de bien. 

See You soon, 

I know it. 

 

 Mitch « ZoSo » Duterck

The Banging Souls @ Deb Fest' #3 - Centre culturel de Chênée, le 17 octobre 2020
The Banging Souls @ Deb Fest' #3 - Centre culturel de Chênée, le 17 octobre 2020
The Banging Souls @ Deb Fest' #3 - Centre culturel de Chênée, le 17 octobre 2020
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 14:25
Laura Perrudin • Soren Canto à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 17 octobre 2020

Laura PerrudinSoren Canto à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 17 octobre 2020

 

Durcissement des mesures sanitaires pour enrayer le Covid-19, à Bonjour Minuit, plusieurs sièges sont marqués d'une croix, le public cède-t-il à une sorte de panique, car à 21h, la pièce est loin d'afficher complet alors que l'affiche proposée était des plus tentantes, deux artistes bretons,  qualifiés d'audacieux dans leur démarche musicale,  Laura Perrudin et Soren Canto.

Loin du macadam commercial, la dame de Rennes et François Colléaux, alias Soren Canto, ex- Fieffé Fou, ( Douarnenez), empruntent des sentes semées d'embûches où les ornières sont légion.

 Soren Canto.

Sur scène un malin kora,  un synthé, des claviers, un outillage electro ( échantillonneur, boucleur ...) attendent l'arrivée des artistes.

François rapplique, un timide salut avant de proposer un poème de Jean Vasca débutant ainsi ... J'ouvre des portes, comme on s'ouvre la poitrine en plein soleil,pour mieux respirer toute la viande de l'espace qui bourdonne....

Il s'accompagne à la kalimba, aux sonorités douces et harmonieuses caractéristiques.
Mise en route du synthé et quelques notes de piano, la fable prend de la consistance, l'approche évoque Léo Ferré et quand, arrivé au terme du texte, il débite ...
Je suis une île de face,
une île éclatée,
et J'AVANCE... tu te souviens que Léo avait acquis l'île du Guesclin près de Saint-Malo.
Marc Lardoux sort de coulisses pour s'installer à la kora, le duo amorce ' Mutine' , l'histoire 'un amour carcéral.
Une pièce envoûtante et sensible.
Le blues ' Minimalement' fait l' éloge de la sobriété, ensuite pince-sans-rire, le manieur de mots aux cheveux ébouriffés, annonce que d'accoutumée ses compositions sont empreintes de  groove purulent et flirtent avec le funk, ils ont été adaptés pour les concerts assis.
On n'était pas obligé de le croire, il a enchaîné sur le downtempo délicat   'En Nous' un premier extrait du EP  'En mode avion'.
T'as prêté attention au texte et, forcément, t'as entrevu Marilyn lorsque t'as cru entendre  ma rivière  est sans retour .
Exit Marc et changement de style, 'Les Oiseaux' voltigent au dessus des berges du Kourou  sur fond electro.
Il récupère le lamellophone et propose l'impressionniste  ' A refaire' avant de passer au morceau qui a donné son titre à l'EP  ' En mode avion', qui  décrit un monde où désormais tout va trop vite.
Bizarre de faire l'éloge de la lenteur sur une toile ' dance'.
Désolé de casser l'ambiance avec une chanson de rupture, 'Il ne reste rien' bouillonne et joue la carte  musicale indus.
Les plantes saxicoles ont causé la ruine de Rome, le savais-tu?
Soren Canto nous l'apprend, ce n'est pas commun de chanter les plantes qui percent sans racines, Soren Canto n'est pas commun!
Retour de Marc pour finir le set par une suite acoustique, 'Polarité a été composé par Gabriel de Villeneuve, du groupe La Goutte, polarité ou comment marier l'amour et l'électricité, et 'Echouer à l'aube' une autre pépite qui sonne comme du Feu!Chatterton.
 
Un récital apprécié, les plages acoustiques, s'adressant à l'âme, tenant superbement la route!
 
Laura Perrudin.
La chanteuse,  harpiste, compositrice, productrice et auteure vient de réaliser un troisième album solo . 'Perspectives et avatars' succède à  'Impression' ( 2015)  et  à 'Poisons et  Antidotes'( 2017).
Onirisme, originalité, expérimentations, éclectisme, maîtrise technique, étaient quelques uns des termes utilisés par les critiques analysant les premiers ouvrages,  'Perspectives et avatars' ne va pas déroger aux règles instaurées par une artiste intransigeante qui s'est fait construire sur mesure une harpe chromatique/électrique  par le luthier Philippe Volant.
Je serai seule sur scène, déclarait Laura, seule, mais pas démunie, ses richesses: la fameuse harpe, un maillet, un looper, des pédales à effet, une tige métallique,  différents amplis, une caisse claire reliée aux machines...bref tout un attirail lui permettant de bricoler une texture sonore qui ferait pâlir
Einstürzende Neubauten et autres bruitistes, fameux, style John Zorn, ou inconnus, comme IRèNE  ou encore  les pionniers, Pierre Henry et Karlheinz Stockhausen.
La blonde dame se présente, concentrée, pour ébaucher une amorce avant-garde, la voix, claire, précise, s'élève ' Well, they lied' est sur les rails.
Fingersnaps, boucles, effets liquides, ce trip hop jazzy a tôt fait de plonger l'auditeur dans l'univers particulier de la chanteuse qui nous expliquera que chaque titre de l'album est chanté à la première personne, mais il ne s'agit pas d'une autobiographie, ce sont douze personnages, improbables, qui se confessent, ainsi pour la première plage, c'est une grenouille ayant pris Monsieur Météo en grippe qui s'exprime.
Fondu enchaîné,  et fausse queue, je reprends, elle martyrise la harpe d'un coup de maillet, met en boucle et d'une voix trafiquée entame 'The W Word'  au flow hip hop irrésistible.
Puis vient l'histoire de l'oiseau ayant installé ses pénates en ville, 'Country townie bird',  les teintes asiatiques renvoient à la fois  vers Björk,  Bat for Lashes, Laurie Anderson ou tUnE-yArDs.
'Inks', au texte répétitif et phrasé rap, est extrait de 'Poisons and Antidotes', cette encre n'est pas vraiment celle utilisée par Francis Cabrel nqui a trempé sa plume dans l'encre des yeux de celle qu'il aime.  
Saint-Brieuc, prêts pour requiem chanté du point de vue du défunt, un lapin écrasé?
Une voix sépulcrale amorce 'From one dark side to another' , et tu te mets à penser à Billie Holiday qui, revenue parmi nous, s'essaye au trip hop.
Renversant!
Le trip se poursuit sous la neige, voici le feutré ' Follow Snow' ... à la recherche du silence perdu, merci Marcel. 
Elle se lance dans une séquence de vocalises acrobatiques, actionne le looper et attaque ' Le Poison', un nouvel extrait  ( en français) du second volume de ses oeuvres.
Quand  Baudelaire s'abandonne à l'absinthe...
La harpe sonne comme une contrebasse, 'MetaSong' est certainement la plage que les puristes du jazz apprécieront le plus, malgré l'apport électronique marquant.
Même les chansons se posent des questions, ajoute la jongleuse qui embraye sur 'Light players' , une aquarelle new age  où le flou domine.
Peut-être le titre le plus proche de cette autre harpiste de talent, Joanna Newsom.
Avant de prendre la direction du bar, où je viendrai marchander mes CD's à votre table,  j'interprète  le hip hop 'Push Me' ( Philippe Katerine en voix off), qui traite des enquêtes, laborieuses, s'enquérant de l'indice de satisfaction après un service quelconque ou l'achat d'un objet inutile.
 
 
C'est gentil de me rappeler, je compte sur votre participation pour assurer le fond liturgique du traditionnel folk  ' When I was a youg girl' ( Barbara Dane) que je compte vous chanter a capella.
Elle peut tout faire, Laura, et toujours avec grâce! 
 
 
 
 
Laura Perrudin • Soren Canto à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 17 octobre 2020
Laura Perrudin • Soren Canto à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 17 octobre 2020
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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 16:45
Fred and The Healers - Spirit of '66 - Verviers - le 16 octobre 2020

 Fred and The Healers - Spirit of '66 - Verviers - le 16 octobre 2020 

 

Premier Covidconcert de l'année dans ce lieu mythique qu'est le Spirit of '66 de Verviers.
Concert assis comme l'imposent les (dé)mesures prises par un gouvernement qui continue à "con-finer". Une cinquantaine de fans s'étaient donc rués sur les quelques places disponibles. 
A certains moments, en regardant le décor dans lequel nous étions séparés les uns des autres par des parois en plexiglas, on se serait cru en terrasse sur la digue à Blankenberge, il ne manquait plus que la Rodenbach grenadine et l'assiette de crevettes ou de langoustines à décortiquer et à déguster face à la mer. Pendant plus de deux heures, Fred,armé de sa Gibson 335, Bertrand, et sa Fender Telecaster, Cédric "le bassisse" commme on dit par là et Nico derrière ses fûts de batterie vont revisiter l'inépuisable catalogue du blues et nous faire vibrer à la manière de Freddie King, John Lee Hooker ou encore Junior Wells dont le célèbre "Messin' With The Kid" a reçu toutes ses lettres de noblesse entre les mains expertes de Rory Gallagher et sa Fender Stratocaster survitaminée qui ont laissé des souvenirs impérissables dans bien des mémoires. 
Alternant les passages plus tendres avec les morceaux plus couillus, notre Fred Lani , en mode animation cabaret avec un humour qui lui est propre à fait de cette soirée un très agréable moment de bonne musique live et de détente. 
A quelques secondes près, on frôlait la Jam Funk! 
Espérons que l'expérience ne s'arrête pas là en tout cas. 
Merci à Francis Géron pour nous avoir concocté cette quasi "Private Party". 
A bientôt alors?
P.S : Les photos sont de qualité moyennes, sorry c'est pris avec un gsm.
Mitch "ZoSo" Duterck
Fred and The Healers - Spirit of '66 - Verviers - le 16 octobre 2020
Fred and The Healers - Spirit of '66 - Verviers - le 16 octobre 2020
Fred and The Healers - Spirit of '66 - Verviers - le 16 octobre 2020
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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 08:32
Yael Naim à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 13 octobre 2020

Yael Naim à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 13 octobre 2020

 

Une première quinzaine d'octobre monstrueusement pluvieuse... en cette morne soirée, il a fallu  sérieusement se contraindre à quitter un chaud domicile, où le chat ronronne à 20 cm du poêle à bois tournant à plein régime.

Traverser Saint-Brieuc sous une pluie battante n'est pas un exercice te conduisant vers le nirvana, à peine 5 minutes de marche et tu dégoulines, mais pas d'amour.

Après avoir décliné ton identité et collecté ton ticket, tu prends place sur le siège H 17, les jeans trempés, que tu conserves, mais tu jettes  la veste détrempée à tes pieds, il te reste à attendre le coup d'envoi comme les centaines d'autres masqués ayant affronté les intempéries.

Derrière-toi, Yvonne glisse à monsieur: Assez glauque, l'ambiance...

Tu n'as pas souri!

20:15', obscurité intégrale, Yael Naim, précédée d'un technicien muni d'une lampe de poche, s'installe derrière le piano et les claviers, elle se produit en solitaire pour la seconde date d'une tournée entamée aux Nuits Botanique à Bruxelles.

La clef de voûte de son répertoire repose sur son dernier album ( le sixième) , le bien-nommé ' Nightsongs'.

Quelques notes parcimonieuses, histoire de se délier les phalanges, elle vient d'entamer le somptueux nocturne ' Shine', qui brille de mille feux dans une salle plongée dans une pénombre vert émeraude.

L'artiste passe du piano aux claviers, la complainte, majestueuse, céleste, déjà, te refile la chair de poule, à moins que ce soit tes frusques mouillées qui t'amènent à frissonner. Bonsoir, Saint-Brieuc, je suis si heureuse de retrouver la scène après un trop long silence, elle attaque ' How will I know' qui amalgame anglais et français.

La voix est ample, caressante, l'orchestration fastueuse, et pourtant, elle se produit seule, sur le disque un choeur féminin, aérien,  habille la composition.

Un sourire, un merci d'être là, la dame blanche, nous révèle la genèse des ' Nightsongs', l'album est le fruit d'un confinement personnel, il est en grande partie autobiographique et baigne dans une mélancolie et une gravité qui la rapprochent d'artistes de la trempe d'Agnes Obel, de  Soap and Skin ou de Marissa Nadler.

'She' , et ses touches Keren Ann, bouleverse, 'Familiar' marie douceur, émotions,  sensualité et grâce.

L'album contient deux plages en français, 'Miettes' en est une, Yael fait astucieusement rimer la langue de Molière et celle de Shakespeare, cette comptine minimaliste va droit au coeur, ellet est capable d'attendrir la brute la plus sombre. 

Le pointilliste 'Des trous' est le second morceau en langue romane et si tu pensais au "Poinçonneur des lilas", tu t'es fourvoyé, elle esquisse avec pudeur la difficulté d'aimer. 

C'est à 39 ans que l'on se pose des questions, qu'on sent sous soi la terre trembler, qu'on réfléchit au sens de la vie...  mon père s'est envolé vers un ailleurs, cette chanson ( ' Daddy')  s'est imposée à moi. 

Close your eyes, listen to your heart beat... une liturgie en clair obscur, tu suis son conseil, tu fermes les yeux et  écoutes le chant de la pluie, par la fenêtre, tu entrevois des arbres, quasi dénudés, qui oscillent au gré des vents d'automne, tandis que Yael murmure puis vocalise et laisse la mélodie s'estomper.

Saint-Brieuc, pas trop déprimé, voici un uptempo.

Pourtant ' My Sweet Heart' démarre paresseusement avant de s'activer et de prendre de l'envergure.

Au terme de 'Watching you' et de ses  allures de gospel gothique, elle propose au public de choisir la suivante.

'Coward' ou ' Go to the river' ( écrit par David Donatien)  sont proposés, c'est ce dernier titre, extrait de l'album  "She Was A Boy" qu'elle entreprend après quelques balbutiements.

Superbe souvenir, rythmé et optimiste, accompagné par nos battements de mains, Yael enchaîne sur le hit 'New Soul' à la grande joie de l'assistance.

Toujours dans le réservoir du passé, elle ressuscite la ballade  'Lonely' avant de se diriger vers la guitare pour revenir au dernier album et interpréter le lumineux 'The sun', une chanson parlant de regrets, de conscience et de gratitude.

Eclairagiste, pouvez-vous plonger la salle dans le noir?

Ell a emmené une lanterne, s'éclaire, divise la salle en trois groupes, priés de démarrer un canon biblique, elle se promène au bas de la scène pour chanter ' Leave it there'  a capella  et terminer ce concert fascinant.

 

Saint-Brieuc la rappelle, elle nous rejoint, hésite, piano/guitare ?, le roadie a escamoté les trois micros installés près de l'instrument à cordes, elle en déniche au dessus du piano pour amorcer ' Paris', chanté en hébreu.

Une pure merveille suivie par ' Coward' au piano.


How did I become a coward ?, tu t'es posé la question en reprenant le chemin du retour, Stromae ne t'a fourni aucune réponse!

 

Anyway, un grand concert!

Yael Naim à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 13 octobre 2020
Yael Naim à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 13 octobre 2020
Yael Naim à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 13 octobre 2020
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