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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:24
Un concert intimiste au club , transformé en cabaret jazz hier soir. Tables et chaises et, à 20h, à peine 60 personnes. A 20h30 : 140 curieux pour voir et entendre cet enfant prodige.

Esperanza Spalding, née à Portland, Oregon, en 1984. Sa mère l'envoie , toute jeune, apprendre le violon , la clarinette et le hautbois. A la high school elle s'attaque à la contrebasse. A 16 ans , elle entre au Berklee College of Music de Boston. A 20 ans (!) , elle y enseigne.
A 23 ans elle a déjà joué avec des sommités: Joe Lovano, Charlie Haden, Pat Metheny ....

Pour sa première date chez Quick en Flupke , elle est accompagnée par un trio classe: Otis Brown: drums(actif avec Herbie Hancock, Ron Blake, Marc Ribot, Roy Hargrove ... ou les vocalistes : Jeannie Bryson, la fille de Dizzy Gillespie, Peter Cincotti e.a.) - Leo Genovese: piano et Fender Rhodes. Un fier argentin , également compositeur et arrangeur, il a son projet propre : 'Leo Genovese & the chromatic gauchos' - aux guitares (ac. et él.) : Ricardo Vogt , originaire de Santa Cruz (Brasil). A son palmares , des tournées avec Eliane Elias ou notre Toots national. Un guitariste pour lequel bossa nova et samba n'ont aucun secret.
Nos trois boys assurent des backing vocals élégants au chant racé de Miss Spalding. La demoiselle joue de la contrebasse ou de la basse acoustique et jongle avec ses cordes vocales.
(Ricardo , nous vous remercions pour votre précieuse aide et la setlist.)
'Jazz' titre prémonitoire . Du jazz vocal d'une grande fraîcheur, aux reflets soul. Du scatting et freestyling , digne des plus grandes : Stacey Kent, Cassandra Wilson.. She's blessed with talent , écrit Jeff Winbush . On ne peut qu'être d'accord.'She got to You' sur son second album 'Esperanza' Un titre de facture classique , avec un merveilleux petit solo de guitare, à la Joe Pass, de Ricardo. 'Body & Soul' la chanson jazz par excellence. La version d'Esperanza n'a pas à rougir face à celles de Billie Holiday ou d'Ella Fitzgerald. Le piano de Leo est lyrique et quand la contrebasse embraye , tu es abasourdi par la virtuosité de cette mignonne schtroumpfette se battant avec l'instrument tout en vocalisant. Instant magique:.. my heart is sad and lonely For you I cry...Quelques spectateurs ont la larme à l'oeil.



'Warm Sun' elle est étonnée du froid nordique sévissant dans nos contrées.
Sa voix nous réchauffera et le choeur masculin murmuré est chatoyant. Les lignes de guitare brésiliennes de Richard valent Joao Gilberto . La batterie active le tempo , les copains et la minuscule Esperanza, cachée par la grand-mère,suivent le mouvement.
Ricardo a droit aux notes finales. Les chaises bougent au rythme de la bossa nova.
'Sunlight' écrit par Esperanza pour sa mère. L'enfant le jouera à la basse acoustique. Leo se coupe en deux et pianote le Rhodes et le classique à la fois. Beau!
''Really very small' Autobiographique? Un piano déstructuré et grandiloquent entame cet hymne aux réduits. Belle improvisation du quartet . Le piano gambade sur une rythmique binaire tendue.
De tendres ooh ooh ooh pour finir en douceur et une outro nostalgique aux claviers et melodica plaintif , pour souligner le côté dramatique et cinématographique du titre.
'Wild is the Wind' Attention chef d'oeuvre, une exploration étonnante et ensorcelante du titre de Nina Simone. Love me Love me Love Me Say you do ... Esperanza, we all are in love, darling! Vocals et piano uniquement pour: 'Chacamera' composé par Mr Genovese . Exotisme gaucho , vocalises saccadées et un piano aventureux , sonnant comme du Astor Piazzola, le bandonéiste génial.
On reste en Amérique du Sud 'Ponta de Areia' premier titre de son dernier CD, écrit par Milton Nascimento. Une samba chaloupée irrésistible.
Brussels , this is our last one : ' I Adore You'. Une guitare joviale et une batterie frivole , quelques vocalises amazoniennes .
Break, l'oiseau reprend sa contrebasse , et la pirogue navigue en eaux moins agitées. Très vite, les flots se font impétueux , mais les marins mènent leur embarcation avec dextérité. Port en vue , un petit solo de guitare Bahia pour fêter l'événement. We need you, nous sommes mis à contribution pour un chant forêt sacrée . Bruxelles se débrouille plutôt bien et suit l'adorable enfant jusqu' au terme de l'expédition.
Ovations.
Rappel : Seule à la contrebasse : ' Look no further' (Betty Carter) ...... this is the journey's end... , chante -t-elle , en faisant swinguer son instrument avec raffinement. Elle disparaît.
De longs applaudissements et l'équipe au complet nous sert un dessert subtil : ' I Know You Know' .
Le public , ravi , a conscience d'avoir assisté à un event. La prochaine fois , ce ne sera plus au club qu'elle jouera.
She's gonna be a star!

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:24
Encore un dimanche soir à la flûte enchantée (rue du Printemps 18 -XL).
Les habitués au comptoir (Yves et ses Hoegaerden, je le soupçonne d'avoir passé la semaine au zinc de la petite salle).


Peu de monde à 20h, le Fred craint un fiasco.
20:40 salle bien remplie pour le premier groupe amerloque à jouer au mirliton ensorcelé.

LADYCOP

D'où sort cette femme flic, d'un film made in Hong Kong ?
T'y es pas : le trio est originaire de Brooklyn, Long Island.
La bio annonce quatre membres , où ont-ils perdu le n°4 ?
Cliff Rawson (vocals , bass et parfois guitar) et Kolby Wade (drums et programming) sont les instigateurs du projet. Le fantastique guitariste , Josh Riccio, est le cop n°3.
Cliff jouait dans Araby, un cult band de Boston et Josh et Kolby officaient dans The Symphony Case, un band citant Interpol ou Radiohead comme influences.
Une seule date en Belgique pour leur tournée européenne (UK, Espagne, Allemagne, Pays-Bas...), bien vu Fred.
Un seul titre et on a pigé: ce band a tout pour devenir énorme. Des compositions élaborées , un laptop utilisé judicieusement, une voix n'ayant rien à envier à Matthew Bellamy et une guitare inventive: du tout bon.
'Enemy Castle' Josh triture sa guitare avec un coffee whip ou la frotte de tout son bras . Des effets
singuliers , une belle virtuosité vocale. Le public est conquis d'emblée.
'Put down the racers' premier titre de leur EP de 2006. Quelques bruitages , une basse mélodique et un chant Coldplay.
'Weekend' de l'indie subtil , une longue plage atmosphérique. Beaux et efficaces soundscapes.
'Training Bible' Bassiste et guitariste échangent leurs instruments . Du Interpol sans le côté sombre, avec un bridge groovy et délicat à la fois.
'Suburban Fences Neverending' un titre à l'intro plus douce , la guitare , insidueusement, se fait plus lourde et répétitive et la ballade vire à la marche rock. Efficace.
'Dahlia' le band cite des influences aussi diverses que Fugazi, Sebadoh, Massive Attack ou Pink Floyd, mais le Julie Lescaut de N Y a son propre son.
'Words' très sec.
'How it Feels' des touches psychédéliques.
'Robot Sex' un programming surprenant , une guitare jouée avec un Ebow . Les robots sont des tendres , l'acte sexuel n'a rien d'un coït mécanique. 'Cool Runnings,la dernière , entamée par une boîte à rythmes, des ooh ooh ooh lyriques, des loops poignants , la guitare se fait dansante , le tempo monte d'un cran , la batterie entre en jeu , le titre devient hypnotique et lancinant. Un crescendo imparable pour un final explosif.
Nos flics quittent la scène un à un et les loops meurent à petit feu.
Un set passionnant.

Kung Fu 77

Deuxième passage à la flûte pour Jason , Arnaud et Gilles.
Déception : un concert mou , décousu ou, cousu de fil blanc , aussi prévisible que la pluie belge.
A 22h , Gilles lance, à la batterie, une intro style 'Sarabande' de Haendel , et rien ne laisse imaginer que tu vas sérieusement t'ennuyer pendant 45'. La basse est sautillante , la guitare frivole... Nobody knows ... nous chante Jason. Avions -nous pu savoir ...
Le second air sera pop, avec une fausse fin. Comme d'hab ., une partie du public se fait avoir et applaudit tandis que le trio en rajoute une couche. Après ça se gâte, pas de la tarte de passer après Ladycop. Le son est étouffé, les compositions sont faiblardes , bien moins élaborées que les arrangements des New- Yorkais. Il y a de nombreux temps morts , les backing vocals sonnent faux, le jeu de batterie est appliqué mais manque de feeling et Jason ne semble pas en pleine forme.
La délicieuse, Geraldine Buxant ( now, Plastic Thing et ex - membre de Michel Drucker Experience) se joint aux garçons (à la guitare) pour quelques titres plus enlevés , mais très vite on retombe dans la même panade bricolée.
Du sous Lou Reed , époque 'Vicious' ou du Johnny Thunders , tellement stoned , qu'il rate ses accords et chante faux. Du Velvet Underground asthmatique.
.. it's a bad dream... nous envoie Jason , effectivement , ça vire au cauchemar.
Suis-je le seul à ne pas digérer Bruce Lee et sa clique ? Les fans convaincus apprécient , les adeptes de la neutralité confirment mon point de vue: bof, bof , bof ... des arts martiaux pratiqués par les pensionnaires de l'hospice.
Pas de jus , pas d'étincelles , un rock artisanal pathétique , banal et fruste.
Kung Fu 77' nous doit une revanche.
Il joue le 20 septembre au Massif Festival à Braine l'Alleud.
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 21:09
Le Murmure Café, 18 rue du Belvédère (place Flagey): un bistrot sympa , organisant des concerts gratos , avec légère majoration des prix des breuvages servis.
Samedi soir, ça s'annonce mal , le concert de Mom's Belly était prévu à 20:30'. Tu t'amènes pile à l'heure devant le zinc, dag Fred..., mais, bordel, un papier collé à la porte indique: fête privée , concert retardé , commencera à 22:00. Jurons et blasphèmes....
Petit tour place Flagey, on a vraiment pensé à se tirer et se faire un ciné.
21:45, on y retourne pour prendre place face à la batterie , basses et claviers.
Le débit est enfumé, bruyant et nerveux. 3/4 gosses, le plus mauvais âge: 7/8 ans, se sont installés à la batterie et font un raffut tellement horrifiant que tu commences à apprécier Sandra Kim.

22:15 le quartet MOM'S BELLY envoie la sauce.
Un son assourdi , des vocaux peu audibles, heureusement compensés par une belle énergie et un savoir-faire indiscutable.
Pas de guitare dans le ventre de maman : 2 basses jouées par Fabien Claus et Jean -Luc Guyot, les deux premières génitrices, elles chantent aussi. Ces 2 costauds jouaient déjà dans le prédecesseur : Pawnshop. J.L Monster Guyot a participé à l'aventure PPZ30, en tant que guitariste. On a compté 16 effect pedals sous les menus petons du monstre. Aux drums , l'hellénique , Nassos Drouvis, pas un tendre et aux claviers (Korg, Yamaha et electronics) , Hugues Peeters (je pianote aussi chez Thot).
'Captain Dick' clin d'oeil au Thin White Duke et son Major Tom de Space Oddity. Efficace , même si tu ne piges rien aux lyrics , le Murmure café est plutôt le brouhaha staminei.
'Here she comes' , la basse de Jean-Luc sonne guitare et, le mec saute comme un marsupilami, nourri aux amphétamines. Tu as digéré la piètre acoustique et tu entres gaiement dans leur rock , sentant bon les eighties (Stranglers,Stan Rigway et ses Wall of Voodoo...une New Wave tendance rock!)
'Swell' sautillant à souhait, de petites touches de claviers pointues , pas gonflant du tout.... I don't want it anymore nous chante Mr Fab., nous on en veut encore. 'Thumper' les lignes de Fender basse de J L sont phénoménables, tu penses à Gang of Four ou aux Cure de l'époque 'Jumping on someone else's train' Echo & the Bunnymen et Teardrop Explodes rôdent dans les parages, ook.
'Fridge' un titre chaud. Punk/New Wave cachet Buzzcocks.
'Morphine' qu'ils joueront pour ceux qui ont mal aux dents. Marianne Faithfull a beaucoup souffert de ces maux. Stupéfiante cette pastille.
'Bossa' pas nova , l'intro est vachement heavy.
Qui a des couilles? 'Balls 6' zes ballekes à la sauce tomate épicée. Une basse tendue, une batterie allègre et des vocaux catchy, a hell of a song avec de beaux tou tou tou tou, mooi en radiovriendelijk.
'Mondo Disco' il est question que Mom's Belly entre au studio pour le graver , avec Luc Crabbe (Telstar, Betty Goes Green) aux manettes.
Ce truc, dédié à Plastic Bertrand , est brut et juteux à la fois.
La dernière 'Rescue' pas celui d'Echo & the Bunnymen, mais un machin au final Hiroshima . Quelques B52's survolent Ixelles et lâchent de joyeux missiles atomiques.
Tintin , au secours , maman fait une fausse couche.
Mom's Belly jouera au Dada , rue de la Violette le 26 septembre.
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:47
Le 11 11 2008 : Sept ans après l'effondrement des 2 tours du World Trade Center, nous rappelle la native de Gand.
Micheline Van Hautem , une voix et des tripes,une présence scénique théâtrale , comparable à celle des plus grandes : Edith Piaf (1m 46, avec hauts talons) Julie London, Marlene Dietrich ...
The Times: 'Micheline Van Hautem is in a different league. She is , simply, fabulous.'
Et personne ne le sait en Belgique, what a shame....
Merci à l'AB, et à Broodje Brussel, de la ramener pour une date à Bruxelles au Music Village, et ce concert de midi pour pas un kopeck.
Micheline, après un détour à New York , vit maintenant à Amsterdam.

Elle nous présente son CD 'Chocolat' premier vrai solo- album, puisque 'Nostalgia' (devrait bientôt sortir) est constitué de reprises de chansons nostalgiques des années 30 /40.
Et , bien sûr , les 2 albums enregistrés sous le nom de MICH en Scène, le premier consacré à Jacques Brel (Songs of Jacques Brel) et ensuite , 'Madame' sur lequel on retrouve du Brel, du Piaf ou des titres immortalisés par Ella Fitzgerald.
Avant le trip à New York , Mich chantait le blues ou le rock un peu partout chez nous : remember Sable Black 'n Blonde , db & The Groove Quartet , et quelques aventures avec Kloot Per W.
Sur la merveilleuse scène du Music Village , elle est accompagnée par l'excellent guitariste hollandais: Erwin Van Ligten. Pas n'importe qui , il joue avec les Alessi Brothers, Mathilde Santing , Julya Lo'Ko .....
Micheline nous présente son nouveau CD et nous offre des chocolats en guise d'accueil. Diane a, au minimum, piqué 6 pralines , heureusement elle est au régime ! Clelia, tu ne manges pas ton chocolat? Je le prends!
Vêtue d'une magnifique robe de soirée rouge , la diva commence par les friandises 'Chocolate' ... You can eat your chocolate , chocolate is good for you... Diane a capté le message et, entre 2 gorgées de Hoegaerden , elle croque un Leonidas. La guitare acoustique est sucrée et Micheline agrémente le titre de quelques lignes de flûte traversière. Tu te retrouves, illico , plongé dans le monde de ces merveilleuses chanteuses que sont Carole King ou Carly Simon. 'Paris' sur le Cd enregistré avec les Alessi Brothers, on se souvient de 'Oh Lori' et de ces harmonies vocales West Coast superbes .... I know you hate flying but don't you miss that plane ... et je te ferai visiter Paris.
'A Storm' nouveau folk/pop élégant. Michke soulignant la mélodie au tambourin et Erwin nous stupéfiant par sa sobre adresse. De l'intimisme et de l'enthousiasme.
Edith Piaf 'Padam Padam' , émouvant , on chante avec notre parisienne de Gand. Micheline n'interprète pas Piaf , elle rend vie à la Môme. Elle ne l'imite pas , son accent l'en empècherait , elle la transcende . ''Strong Enough' on quitte Pigalle , direction Los Angeles.... Are you strong enough to be my man..., demande-t-elle. Somptueux duo vocal et guitaristique avec Erwin. Départ pour la Louisianne: 'Blue Bayou' en pensant à Roy Orbison et Linda Ronstadt.
Du rock acoustique 'Zimbabwe' , a killer of a song.
Tammy Wynette chantait 'Stand by your man' , Mrs Van Hautem chante' Stand by your own' . Une ballade sensible, non dénuée de passion. 'I do Fine' une voix jeune répond au téléphone chez toi, encore une nouvelle fille .... tu te sens rajeunir, sans doute, mais est-elle assez âgée pour s'occuper de toi? Une chanson de femme trompée , écrite par dirk Blanchart.
'Si un jour' pour un amour de jeunesse, titre plus commercial à la Diane Dufresnes.
Pour suivre la claque, en Zuid Afrikaans 'Moenie Weggaan' = 'Ne me quitte pas' de Jacques Brel. Je ne suis pas le seul à avoir versé quelques larmes. Un chef d'oeuvre d'émotion avec un jeu de guitare hispanisant. Lorsque Micheline nous chuchote les dernières lignes en français, la salle entière sanglote. Jacques, tu es une crapule!
Miss Van Hautem prépare une tournée, avec Bruno Brel , pour célébrer les 30 ans du décès du belge le plus célèbre , après Raymond Goethals .(L'esprit de Jacques).
Piaf encore, 'La Foule' entamé par une danse gitane du plus bel effet. Un tourbillon, une chanteuse sensuelle et aguichante.
Nouvelle ovation.


Retour au calme, on lui refile son bébé (10 mois), Alexandre, sage comme le Grand. Il se laissera photographier sur les genoux de maman , en faisant un clin d'oeil complice à toutes les mamies émues de la salle, pendant que mère Micheline nous chante 'Alexander' . Du pur James Taylor.
On appelle la nounou , une amie , à la rescousse: reprends le, la suivante sera plus violente. Effectivement 'Amsterdam' de maître Jacques en anglais/français, une version dantesque. Tu la sens la morue , ils te pissent dessus les marins ivres... Expressif et coloré : James Ensor ou David Teniers 'Le Roi Boit'. La version de David Bowie , c'est du pipi de chat à côté de ce cri chanté de Micheline.
65' exceptionnelles, public debout !
Clelia hurle , telle une possédée (Diane lui pique son dernier chocolat).
Allez une dernière avant que vous ne retourniez au turbin: 'City of Diamonds' co-écrite avec Frederik Caelen, son accordéoniste.
I'm from the city of diamonds and sin , je ne fabrique pas de diamants mais, les péchés je connais... Tu m'étonnes, Fred , à Anvers, des péchés ?
Une guitare jazzy pour ce dernier titre folk aux relents gospel.
Un tout grand concert , une grande madame: Micheline Van Hautem is haar naam!

Son site: http://www.michelinemusic.com/

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Published by Michel (Photos : Clelia) - dans Concerts
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 21:48

Soirées Philo-Expérimentale aux Halles (dans le bar, sous la grande salle) : « Apaches #21 Free improvisation pour faire attention ».

 

C’est une soirée hybride, entre la conférence et la performance eRikm derrière ses platines et Bernard Stiegler aux commentaires. Peu de chaises, beaucoup de monde (étonnant pour une telle soirée) … des coussins au sol, une petite sono, ambiance cool …

 

C’est eRikm qui commence avec une improvisation d’une quinzaine de minutes.
Ce garçon a travaillé avec  Christian Marclay, Luc Ferrari, Mathilde Monnier et pratique depuis plusieurs années SON instrument. En bon luthier, il s’est « imposé » ses contraintes de jeu : deux platines, deux effets (des Kaos Pad ?), un mixeur et une pile de vinyles, toujours les mêmes. Ca ressemble à un DJ set déglingué, il ralentit ou accélère les platines à l’extrême, dans les deux sens de rotation, freeze ou boucle certains passage et tout cela sans filet (on le soupçonne quand même d’avoir bien rangé ses disques à l’avance, pour ne pas attraper n’importe quoi). Impossible de reconnaître un quelconque morceau, ils sont tellement distordus qu’on n’entend que des sons qui se complètent plus ou moins harmonieusement. Il a une gestuelle parfois un peu exagérée, forcée, limite ridicule … Personnellement, ca m’a plutôt crispé, ennuyé, malgré les seulement 15 minutes de show …

 

Bernard Stiegler enchaîne sur une improvisation verbale sur … l’improvisation … tout un programme !
Ca n’est pas n’importe qui Stiegler : philosophe, directeur actuel du développement au Centre Georges Pompidou, ancien directeur de l’IRCAM, auteur de nombreux ouvrages sur la technique, le capitalisme, la culture, … on lui doit le respect. Pendant un peu moins d’une heure, enrhumé, il va nous entretenir à coup de « Philosophie pour les Nuls ». Heureusement pour moi … j’ai presque tout compris … mais venant d’une telle personnalité, on aurait pu s’attendre à une réflexion plus poussée et moins académique. Il n’empêche qu’après cet exposé, certes un peu léger, il nous a laissé une série de pistes de réflexion et surtout l’envie d’aller LIRE pour en savoir plus … le problème, c’est qu’il ne nous a même pas laissé une bibliographie !

 

On pensait alors qu’eRikm allait prendre le relais et nous refaire une petite impro pour clôturer la soirée … mais non … FIN !

 

Le programme promettait « un dialogue inédit », moi je n’ai vu que deux monologues assez convenus et pas très originaux.
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Published by Rudi - dans Concerts
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 21:58
La toute grande foule a retrouvé le chemin du théâtre de la flûte enchantée pour cette nouvelle saison des soirées cerises.
Les vétustes sièges, tous occupés , les gradins transformés en places assises additionnelles et, des spectateurs suivront la prestation des groupes depuis les guichets
Au programme: Led Zeppelin ? James Last ? André Rieu ? Sylvie Vartan ? Forget about it... 3 jeunes groupes belges prometteurs.

Brain Snob or Sir

Un nouveau projet de Samir Barris amorce la soirée.
Appelle-moi comme tu veux : snobinard du cerveau ou Monsieur : ça m'est égal. D'accord , madame !
Samir : guitare acoustique, lead vocals et speaker de service. Oui, c'est le brave petit gars qui joue sous son nom ou dans Melon Galia et, a même accompagné Bright Eyes sur scène. Sans compter XX, de l'acoustic French pop. (avec , on en parlera later : Auryn). Cette soirée est une soirée incestueuse !



Trois gentes demoiselles l'accompagnent: Louise Robinson (Zoïa) : lyrics, choeurs et tambourin - Laetitia (Box Story): basse, choeurs - Julie Rens: choeurs, tambourin . Eléments mâles: les 2 François (Legrain et Cronenberg) trombone/bugle/choeurs et percussions.
Le (bon) grain a un background jazz seyant et souffle pour le One More Time Quintet . Julie (ça vient de BX) a un projet chanson française.
En 3 jours Mr Snob et sa smala ont donné 3 concerts , leurs trois premières prestations live ever.
Ils sont sélectionnés pour le Concours Circuit , faut roder la machine.
Répertoire light , normal pour un nouveau né. 'Think of it this way' de la pop acoustique mélodieuse, lorgnant du côté des Mama's & Papa's.
Le Snobbish boy s'inquiète de son accent rosbif : les membres de Rue Royale (ils ont fait leur avant programme) le caractérise de 'cool strong French accent' , style Charles Aznavour chantant 'She'.
'Walk Away', belle voix , un air folk sixties au goût de miel , très Art Garfunkel , époque 'Breakaway'. 'Nice Sigh' (ou sign?) avec cocktail bar shakers. De la bossa-nova , lounge music, idéale pour s'enfiler un Batida de Coco, en reluquant les beautés exotiques déambulant sur le sable fin , cocotiers si tu payes un supplément. Le choeur des girls est divin et le bugle de Franske suave à souhait. 'To &Fro', mais que pasa? Samir ne se souvient plus des paroles , au secours Louise.... On remet le truc en marche et ... ça marche. 'High' et 'Centerboard' achèvent ce délicieux voyage 'sunshine pop', aussi agréable aux tuyaux auditifs que les meilleurs Herb Alpert ou The Association .

Joliet (21h20)

Joliet : a city, Illinois ? No , a Brussels indie band, dirigé par Kristel Lowagie.
Kristel, une mignonne jeune dame mini-jupée , tu lui donnes 19 ans à tout casser (elle en a un peu plus...). Un look petite teenager sage, venant tout juste de refiler ses poupées Barbie à sa jeune frangine. Faut pas se fier aux apparences! L'enfant dirige ses male companions, Vlaamse jongens en Fransquillons, de maîtresse façon. Vise un peu chez qui elle s'est promenée: Skeptical Minds (Gothic metal) ou Valkyre(même créneau).
Le band peut compter sur ses deep female vocals. Aux drums :Dirk Vandenbulcke (7th Circle) -claviers, le tout jeune Laurent Vleminckx (Radiohead Cover - Absolution) - basse: Rémy Issner et 2 guitaristes : son compagnon Kirsten'ik zie er als Billy Pumpkins uit) De Keyser et Xavier Rossey (AmAndA).
Joliet a sorti un EP 'Wandering my Path'
'Mother' une intro sépulcrale aux claviers, des vocaux liturgiques. Le ton est donné, fini les sucreries , on déménage dans un univers mélancolique et ténébreux. Un timbre Tori Amos , souligné par le jeu sobre du ket , mais aussi des riffs de guitares incisifs. Un batteur et un bassiste ne faisant pas de la figuration: du sérieux, quoi !
'I don't give a shit' elle le répète à l'infini, pour les mecs qui n'avaient pas bien pigé. Claviers catchy et boum boum boum annonçant les vocaux... Baby you try you tell me you're gonna save myself ... mais elle n'en a rien à branler...goodbye , I don't give a shit... Impressionnant.
'Jasmina' nouvel hymne aux résonances Kate Bush, Tori Amos. La voix est accompagnée par le petit Harry Potter et son piano, avant l'arrivée des troupes en renfort .. I'm a soldier all alone .. elle chante , mais l'infanterie rapplique , un break instrumental solide.
'Wrong Place' ce sera plus calme , dit-elle. Effectivement , piano et voix pour une composition , style Regina Spektor. Une cover de Bjork 'Venus as a boy.' A nouveau , uniquement, avec Laurent. Emouvant! Retour des copains : 'Wildwood' pas celui de Paul Weller, un titre enjoué de baroque pop , avec onomatopées stimulantes.... All is quiet All is peace..: on quitte la forêt. 'Desillusion' on admire , once again, l'efficacité , très pro, des musiciens . Un roulement de batterie amène le titre vers une chute vertigineuse.
'New Monday' une guitare agressive pour marquer la fin du week-end et, la reprise métro/ boulot/ dodo. Méchant morceau. 'Underground Club' un club vibrant aux sons d'une basse et batterie funky. Les vocaux dark angel transforment le club en gothic groovy place . Ouah!
Last one 'Handsome Machine' : un sécateur électronique? un vibromasseur parlant 6 langues? En tout cas , ça déménage . Le jeu de Dirk est fabuleux et les guitaristes, aussi chevelus que Popa Chubby , nous sortent des lignes imaginatives.
Joliet: jolly good!

Un soundcheck de 50' avant la prestation d'AURYN & the NIGHTINGALES

ou Séverine Cayron et les rossignols . 'Nightingale ' est une superbe chanson de Carole King.
Il est 22:40, on peut envoyer la dernière salve ,elle sera douce, du classical indie.
Auryn , piano et vocaux angéliques, commence le set par un a capella divin.
'Devil of love' voilà les oiseaux : Meg : violon, glockenspiel - Elisa: violoncelle, backing vc.- (les 3 zoiziaux femelles sont rouges vifs ) - Pierre : contrebasse et Jean-Philippe: batterie.
Voix céleste, musique de chambre mélancolique, Benjamin Britten chez Mozart!
'If I cry' sobre mélodie nostalgique, du Tori Amos de Wavre... I lost my soul in your eyes I lost myself in your words.... un coeur brisé , qui va consoler cette jolie jeune fille? Il y a pas mal d'amateurs aux premiers rangs tonight.
'Rise to fame' un classicisme radieux . Tu râles de ne pas reconnaître le thème ,archi-connu, pianoté pendant quelques mesures. Silence magistral dans la petite salle surchauffée.
'Here comes' shakers et piano , mais qu'est ce qui s'amène? The rain . Morceau plus nerveux. 'Trust Me' don't worry , aie confiance ... Un blanc... Je recommence , non c'est pas ça. Une nouvelle fois on remet le couvert , le public, bon enfant , sourit. Un univers intemporel , loin de la fureur technologique ou de la violence urbaine. Une majesté baroque convenant merveilleusement au petit théâtre ixellois.
Le craquement des articulations des spectateurs agenouillés vient s'ajouter, en écho, aux partitions précieuses.
'Between you and me' un menuet désuet charmant. 'Today' 1 2 3 4, battements de mains et contrebasse dansante . Un titre badin , presque gai. Le public accompagne les pulsations manuelles. 'Heaven Bird' grâce édénique. 'Prince' pas celui de Minneapolis , non, en français dans le texte. Beau music-hall tune.
'Neverending' tu rigoles ... elle nous dit que ce titre met fin au set. Quelques touches d'electro et un violon sublime. La mélopée glisse sur la piste lisse. Un monde flou, fait de rêveries et de songes . Une époque pastel , où les dames évoluent avec l'aisance de Marisa Berenson dans Barry Lyndon .
50' de douceur.
Le rappel :
'Over my Shoulder' un violon plaintif, un piano bucolique et une voix ... .
Merci.
On ouvre les yeux , pour être confrontés à la triste réalité: demain (dans quelques minutes) c'est lundi !
Les rossignols chantent , mais pas rue du Printemps à Ixelles !
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 21:22
La commune d'Uccle, et son échevin de la Jeunesse, organisait, ce samedi, un événement vert et gratuit, dans le cadre romanesque du Parc du Wolvendael: un free concert avec les groupes bruxellois Attica et Mud Flow. Dimanche , pour les bambins : 'Jeunesse en Fête'.
Nous battons des mains , Mesdames et Messieurs les politiques. N'ayez crainte, braves gens, pas de Michel Daerden, rubicond , affalé au comptoir , racontant des histoires salaces ....
On disait 20h30' , il est 21h05 ' lorsque ATTICA monte sur scène. Heureusement, mon pote Rudi regarde les Diables Rouges sur son maxi écran surround sound (dans 15 mois il aura payé toutes les traites), car il aurait, allègrement, démoli l'organisation.

ATTICA

1972 Archie Shepp sort 'Attica Blues' , en référence aux émeutes dans la prison d'Attica (New York)
2002 naissance d'Attica à Bruxelles.



2008 des concerts par dizaines , dont un festival en République Tchèque, une ukulele session pour 'Le Soir' .
2 albums : 'You are in Danger' 2004 et 'The Bitter Lessons of Attica ' 2007.
Quatre musiciens sur scène hier . Waar was nummer 5 ?
Amaury Massion : chant,trompette - Colin De Bruyne: drums , backing vc. - Gilles Mortiaux : guitar ou basse et backing vc., un gars au background jazzy, jouant dans pas mal de projets (Mrs Okkido, Bruno Vansina, Claude Zac.....) et le lange Jérôme Vandenbril , guitare ou basse, backing vc. : joue chez Soul Age et a son jazz quartet.

Une intro flamboyante , les musiciens sont vêtus de chemises ou T-shirts incarnats, suivie de 'Cry for the Moon': un rock lyrique aux lyrics profonds .... I will love you to death... des arrangements rejetant la banalité , une voix envoûtante , l'ombre de Jeff Buckley est dans les parages. De saines envolées rock . Excellente entrée en matière, d'ailleurs ma conjugale est conquise d'emblée, elle qui ne jure que par Bryan Ferry.... et euh, Celine Dion ( lol , don't be afraid , elle ne lit pas les chroniques). 'Sister Savior' introduit par une batterie jazzy... so long to the stars... balance Amaury, la nuit n'est effectivement pas étoilée. Efficace et mélodieux. 'High Life disguise' un petit disco, dixit Mr Massion. Titre sautillant , pas loin de Mad Dog Loose , ce band trop tôt disparu: Plouvier où êtes-vous?

'Masquerade' premier morceau du dernier album, une perle tango rock. L'univers d'Arno, Zita Swoon ou dEUS..... I don't care I just walk away today I don't care... le timbre d'Amaury pénètre insidieusement dans tes pédoncules cérébraux, l'habillage musical machiavélique te transporte loin de Bruxelles l'humide vers une soirée masquée à Venise. Un tango électrique hypnotique avec une fausse sortie Certains s'y sont laissés prendre et ont applaudi intempestivement.
'Bitter love' vieux titre , extrait d'un EP . Bassiste et guitariste échangent leurs instruments pour ce downtempo grave.
'SoberBlues' c'est pas une contradiction ce titre du premier album? Amaury souligne la sobriété de la mélodie par quelques lignes de trompette, Chet Baker blend. Son phrasé sonne parfois comme celui de Jasper Steverlinck (Arid) , en moins pleurnicheur. 'Borderline Dream' titre nerveux , with flugelhorn, once again. 'Give me more' . Que veut-il? Des clopes et de l'alcool .Un titre punchy aux accents Muse.
La dernière 'The Wind's Cry' atmosphérique , une bise aigre et sifflante.
45' d'art rock de qualité.
En Flandre on dit d'Attica : 'de groep heeft alles in huis om het te maken'.
Sortons Attica de la mansarde. Originalité, savoir-faire et pas la grosse tête... En route pour la reconnaissance internationale.

22h35' après un soundcheck mortel , MUD FLOW

Vincent Liben a mené sa coulée de boue aux sommets du rock communauté française.
Le band a des allures de superstar internationale.
Notre petit Ixellois est devenu un incontournable de la scène bruxelloise (c'est lui qui a , notamment, mis la carrière de Marie Warnant sur les rails).
1994, année de création du band , est loin désormais.
Les musiciens ont défilé (même Marc De Backer de 10000 Women Man, Suture, Mongolito ....a usé ses guitares, sur scène, avec Mud Flow), seul Vincent est resté.
En 2008, Mud Flow est un quintet.
Vincent : vocals et guitare - Blazz: basse - Charly deCroix: drums - Fred Donche: keyboards , samplers et last but not least , de schitterende Vlaming, Frederik Leroux-Roels à la guitare flamboyante.
Un palmarès discographique éloquent: un EP et 4 CD's . Le dernier 'Ryunosuke' en 2007.
'My Fair Lady Audrey' une longue plage à l'intro noisy ouvre le feu. Des effets larsens maîtrisés , des sirènes tonitruantes , des guitares Sonic Youth , des arrangements dEUS ... I'm coming I'm coming... I'm late I'm late (indeed , mec! )... every second counts... de l'énergie nucléaire. Convaincant !
'Monkey Doll' plus mélodieux , on peut même y percevoir des saveurs country. Mud Flow a atteint l'âge de raison.
'Trampoline' titre catchy avec de beaux et harmonieux ooh ooh ooh . La guitare cinglante offrant un contrepoint sec aux vocaux sucrés. 'Oh Yeah' sur' Re*act' en 2001. Pas une ride. ... You're so courageous You look so gorgeous ... c'est pas Ugly Betty. Pour suivre, un autre morceau de 8' (sans basse et batterie au début!), lent et hypnotique. Un final explosif, Vincent aime Radiohead. ('Five against Six').
On passe à un hit single 'Today' (a very bad day). Fans ravis.



''In Time' très radiophonique. De la pop suave(Flaming Lips) avec basse galopante . Dancing time , à Uccle, quelques lalalala, jardin d'enfants, joviaux. Une guitare saturée vient troubler la fête.
'Tribal Dance' la danse continue. 'Chemicals' sur l'album 'Life on Standby' alchémie réussie.
Bonne nuit Uccle ... 60' d'indie -rock bien ficelé.
Les fans gueulent et nos Muse belges rappliquent pour 'Ryunosuke' . Vin San Li Ben entame la nipponerie seul à la guitare , avant d'être rejoint par la troupe . Un dessert savoureux pour une soirée réussie.
Pas de saké au menu , mevrouw wil terug naar huis.
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Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 21:19
Le Roots Music Belgium au Nekkersdal,avenue E Bockstael à Laeken, entamait sa nouvelle saison en accueillant The Excello's , un groupe roots de chez nous , adepte du Jump ou Swing blues.
Pas la grande foule, les réserves sont épuisées après les vacances et les frais scolaires des bambins, mais un public de connaisseurs.
A 20h55', Philippe, le maître de cérémonie est fier de nous présenter:
* Pat aux vocals et à la rythmique
* Jan à la lead guitar et backing vocals
* Jerry aux drums
* Claude , l'élégant , à la contrebasse .... et ....
* Geneviève Dartevelle : la fée clochette au blues harp.

Excello est le label de blues créé par Ernie Young en 1953 à Nashville. Il a permis à Lonnie Brooks, Slim Harpo, Lightnin' Slim d'enregistrer leurs albums. Le blues des années 40 /50 est l'inspiration majeure du quintet brabançon, il y ajoute quelques touches de rockabilly ou de Chicago blues, Little Gene étant une inconditionnelle de Little Walter.
There we go : 'Somedays' . Bruxelles n'est plus la capitale européenne , mais une mecca du urban blues.
Enchaînement immédiat :... one ,two , three , four, five , six , seven... lâche Patrick et 'Glad I don't worry no more' est sur les rails. Miss Dartevelle nous en met plein les oreilles , elle n'a pas l'air de se faire du mouron.
'Bye Bye' une de leurs compositions . 'I can't seem to shake this blues' a slow one du Gary Smith Blues Band, un harmoniciste de la baie de San Francico. Un récital de Geneviève, la guitare de Jan prenant le relais. Du travail d'orfèvrerie.
'Chitlin con Carne' genre différent , un instrumental aux relents Stevie Ray Vaughan.
'Don't you tell me' un jump blues écrit par le groupe. Des lyrics estampillés blues : dis moi la vérité baby , arrête de me foutre le cafard.... les bonnes femmes ont l'art de te donner le bourdon , quoi d'étonnant si après tu t'attaches au bourbon.
'Big Fat Mama' un foot stomping track. Kate Moss est hors course.
'Black Night' un frotting blues , nous annonce Pat.Sortez les kleenex ... Nobody cares about me ... My baby left me ... la nuit est noire, plus noire que celle de Deep Purple. Jan nous régale d'un petit solo stylé, tandis que Geneviève arrache des plaintes déchirantes de son aérophone. 'Something smelling good' encore un titre construit pour permettre à la lady de se mettre en évidence. Ils sont galants nos garçons.
'Don't jump back' repos pour la Miss , quelques handclappings frétillants pour ce morceau sautillant.
La dernière sucette du set 'Lollipop mama' . Ode au cunnilingus.

Een pintje Michel en Freddie? On travaille au Spa pétillant vandaag. Zijn jullie ziek?



Set 2 (22h20')

On redémarre avec 'Pat's instrumental' , suivi par 'What love did to me' de BB & the Blues Shacks.
'Party girl', pourquoi ne peux-tu pas rester à la maison baby? Le feu au cul?
'Taste of my own medicine' un jazzy tune , sentant bon le Count Basie , bluesy period.
'You're no good for me'un titre cajun, trilingue, virevoltant .T'es pas bon pour moi, baby , zingt onze Pat , avant de passer à une traduction en Brusseleir . 'Too late' permet à la virtuose du Mississippi sax, de nous servir, en clin d'oeil, un solo, medley' stade de foot' . Jan enchaîne avec des riffs Z Z Top, Canned Heat pour transformer le truc en boogie ravageur. Du bon boulot!
''It's too easy ,baby' c'est bien trop facile de me blesser, mon chou. Après la fureur , la douleur et la langueur. Ce deuxième set est diversifié à souhait.
'You got me' On repart au front , la guitare se fait baïonnette , Pat a, lui aussi, droit à un petit solo fripon.... You got me ...  I hope , pretty baby , you're satisfied... le public semble satisfait. 'Don't slow me down' un instrumental écrit par mademoiselle G.Du Brussels shuffle !
Pour Claude: un rockabilly. 'I want her to know' , slapping time , people. Les Stray Cats passent par chez nous pour leur Farewell Tour .
Un petit dernier 'Too many times' pour présenter les artistes. Bye Bye Baby Bye Bye ... ils prennent congé.
On les rappelle 'Didn't do me no good' et le merveilleux 'Little Wheel' de J L Hooker : ça roule, Raoul.... let me roll with you baby , chante John Lee et la little lady souffle , souffle son blues away.
Il est 23h30'.
Espérons que mon little tacot a encore ses four wheels pour me ramener back home.

Article également publié sur
Rootsville et Music in Belgium.

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Published by Michel (Photo : Roland Cardoen) - dans Concerts
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 21:34
C'est la rentrée.
T'es à peine à la hauteur de la Colonne du Congrès: le déluge ! Quel pays !
A 20h il y a une quinzaine de personnes à la Rotonde ...
A 20:15 la salle est à moitié remplie pour CAFENEON.

Ce band bruxellois avait déjà joué au bota lors des Nuits.
Un quintet (sur scène) qui fait dans l'éclectisme: noisy post-punk, disco pop, electroclash, jerk pop, 80's new wave ....
Au chant, guitare, claviers la séduisante: Catherine Brevers - Un excellent batteur: Marc Lhommel- Aurélien Chouzenoux : basse , electronics, percussions et, au male vocals , style déclamatoire : Rodolphe Coster (Flexa Lyndo, Poni) . Rodolphe tire également des shoegazing riffs de sa guitare . Depuis peu, Gregory Carette (guitare) s'est joint au groupe pour les prestations scéniques.
Titre de gloire: l'album 'Cafeneon' produit par Cristian Vogel, la techno star , coupable de remixes pour Radiohead ou Maximo Park.
'L'Instant' , merde le son est pourri, une bouillie, tu cherches le sound engineer des yeux (celui qui s'occupe des retours sur scène). Oh nouveauté, le bota a mis la table du côté de l'entrée des artistes! Ce mec est, soit sourd dingue, soit bourré/stoned (on a vu pas mal de' pipl', flûte de champagne en main, perchés au balcon. Réception cocaïne?)
Les voix sont inaudibles , la batterie omniprésente, les trois guitares et la basse font un joli son de moissonneuse-batteuse au moteur surchauffé.
'Patine' ouf, ça ne patine plus et, on apprécie le son très eighties , style Factory ou Crépuscule. Beau nappé noisy de guitares, percus convaincantes et claviers New Order.
L'opposition des vocaux enfantins de Miss Brevers et du style Leo Ferré , envoyant ses partisans sur les barricades de Mr Coster, est aussi juteuse que Gainsbourg /Bardot (ou Birkin) chantant' je t'aime moi non plus''La Voix', basse affriolante , drumming dansant , tu repenses à Allez Allez, avec la belle blonde, Sarah ,au chant, et le petit Marka , tout propre, à la basse.
Un hic , les séquences pré-enregistrées freinent l'élan du groupe, le titre s'arrête abruptement , car le laptop en a décidé ainsi.
Les petits gars, vous êtes 5 musiciens sur scène , pas besoin d'un PC dictateur.
'Snoopy' , finito le noise , on vire Stereo Total ou Vive la Fête , avec synthé poppy. Du disco mécanique amusant et sucré. 'Bari-Pompei' .. au départ , à l'avance (bis) on quitte les hôtels ..., un nouveau pop synthétique dansant avec un arrière -plan reggae/dub.
'Orange' une basse omniprésente , des vocaux Daniel Darc. 'Shoegaze' pas sur l'album , ça redevient plus nerveux, une belle énergie sur scène et ça bouge pas mal en bas , too. Quelques bruitages dignes de Einsturzende Neubauten.
'Yssandon' la dernière valse new wave. J'adore le timbre suave de Catherine, mais la légèreté initiale tourne aux beats techno/electro et les guitares se font fuzzy. Un robotic dance track allumé.
Cafeneon jouera aux Soirées Cerises fin septembre.


The FAINT
21h30 Rotonde bondée.

Retour au devant de la scène des dance punk /new wave heroes de Omaha (Nebraska), qui, en 2001, ont fait danser la terre entière sur leur 'Danse Macabre' CD. Quatre ans sans albums , mais en 2008 sort 'Fasciination' , ce qui nous vaut cette tournée fascinante.
Le médecin chef de l'asile d'aliénés , c'est toujours Todd Fink (vocals et danses tribales + quelques touches de clavier,pour rire). Jacob Thiele (claviers) est la seconde vedette, phénoménal ce magicien. Jouant de la basse ou de la guitare: Dapose (un gars qui pratique également du death metal ) et Joel Petersen. Clark Baechle à la batterie.
The Faint existe depuis 1995, leur dance music est toujours d'actualité.
'Agenda Suicide' from Danse Macabre. Todd , lunettes de souffleur de verre et blouse de carabin, se démène déjà comme un diable. We all move our ass, dès les premières mesures , il en ira ainsi jusqu'à la fin du show.
'Drop Kick' Todd se tortille ,sautille dans tous les sens et ses potes t'envoient des beats bien lourds , décorés de lignes de guitares agressives et de trouvailles kitsch aux synthé. C'est pas aussi fou que !!! , mais c'est tonique et, visuellement tu ne t'ennuies pas.(projections new wave sur un écran derrière les musiciens). 'Take me to the Hospital' titre adéquat,  vu la tenue vestimentaire du pantin. D'autres groupes (plus vieux) refont surface : Fad Gadget, Devo , et pour les plus récents 'The Rapture'. Energie, charisme, adresse et fun sont les mots d'ordre.
'Forever growing Centipedes' un premier nouveau titre. 'Psycho' un second . 'In concert' de 1999.
Les filles, à nos côtés, tombent la veste et se trémoussent, telles des oies blanches. Les techno beats font vibrer ton cerveau et travaillent tes entrailles. 'Posed to death' 'Desperate Guys''Get Seduced' 'Worked up so Sexual' ' la danse folle se poursuit.
Ce mélange efficace de rock sounds (les guitares) et techno beats (claviers et rhythmique) est la marque de fabrique de The Faint.
'I Treat You Wrong'...I treat you wrong You call me out ... les nanas sont comme ça.
'Machine in the Ghost' les titres de Fasciination reçoivent le même traitement speedé que les vieilleries. 'Mirror Error' Bruxelles s'excite. 'Paranoïa Attack' Bruxelles entre en transe.
'I Disappear' et, ils disparaissent.
We want them back : un triple encore , dont 'The Geeks were right ' et en final le 'Glass Dance ' démoniaque. La Rotonde entière bondit et ondule , comme si on participait à une messe dansante , dirigée par un scientiste fou.
70' de gymnastique freudienne salutaire.
Sachez le , braves gens, The Faint is back in town.
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Published by Michel (Photos : Connor) - dans Concerts
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 21:16
The Summer Holiday is over.

Début du périple: le Mont des Arts.
Surprise pas de salade niçoise DJIEL , remplacée au pied levé par une marmite bruxelloise, YOKO SOUND.
Personne dans le public n'est prévenu et ,comme la gentille Yoko ne se présente pas, les spectateurs (sauf les nombreux copains de la girl) croiront avoir entendu Djiel.
Qui a dit amateurisme?

Aurore , la copine de mon fiston, me souffle : 'tu verras , elle chante bien, je la connais depuis le jardin d'enfants'. Critère rejeté, bébé !
Yoko Sound c'est de l'electronica/trip hop gentil et léger. On cite Portishead, Morcheeba mais aussi Joan as a Policewoman ou Feist comme influences.
Sur scène: Yoko au chant et sampler et Arker : piano électrique, synthé et guitare acoustique + quelques backing vc.
ARKER : tilt ! C'est un nom ça: un remix pour Peter Gabriel, une cover de REM, un album 'Them & I' , des concerts à la pelle.


Yoko Sound doit sortir un album en octobre.
Pendant 45' on prêtera une oreille distraite à ces chansons agréables , loin d'être transcendantes . C'est glabre et inoffensif , mais effectivement , l'enfant dispose d'un beau filet vocal. De la 'Fuse' music gentillette , idéale pour siffloter un cocktail sirupeux.
Quelques titres ' I feel alone' - 'My sole wish' 'Reflections in the mirror' , des pas de danse mécaniques , des sourires pepsodent , un fond sonore agréable , de temps en temps un disco beat plus nerveux ... Everybody knows I'm trying to say no , no ....quelques handclappings sur scène et dans le public.
Un hors d'oeuvre light , cuit à la vapeur, sans assaisonnement.

Place d'Espagne

DAN SAN

Un quartet from Liège (sur Meuse) pratiquant un folk acoustique bien torché.
Les initiateurs du projet se nomment Jerôme Magnée et Thomas Médard (chant et guitare acoustique), depuis peu, Max les rejoint à la basse . Vincent les accompagne , depuis 2 ans , au cajon ou à l'acoustique, il prête également sa voix aux compositions de Dan San. Un album 'Twenty fingers on the wood'
'Pillow' une sirène samplée qui fait ronfler outrageusement un haut-parleur , quelques notes d'acoustique ... en avant la musique, la ressemblance avec Simon & Garfunkel est frappante , un folk mélodique agrémenté d'harmonies vocales célestes. Plus de samples, plus de ronflements. Ouf ! 'Equilibrium' qui sonne comme America. Un titre à rallonge 'Girls that I saw , the friend that I know' à propos des relations hommes/femmes. Les deux acoustiques entament un duel mélodique sensuel , quelques accords jazzy agrémentent la composition.


'Irony' une belle campfire song ... like an old truck riding on this young road .... direction les States et les routes abandonnées , tu ressens la solitude et l'ennui , mais soudain accélération du vieux camion , lignes de guitares ciselées et vocaux primesautiers.
'The letter' cette chanson n'est pas une chanson , zeggen ze .... Cette missive country/swing est ludique.
''Golden girl' une ballade lente et inspirée , digne de Roger McGuinn. 'Jacky' pour un surfer australien. Titre océanique de haute voltige. Une combinaison de deux chansons 'Love/Upstairs' , avec lignes d'harmonica. 'Peace' back in the late sixties, hippie time , Crosby , Stills and Nash époque 'Marrakesh Express ' . Et toujours cette belle euphonie. 'Nothing ever shine' et puis trois titres interprétés en solo. Jérôme' My rising in the human's world' . Jérôme est le petit gars capable d'envoyer sa voix vers des sommets belcanto. A toi , Thomas. 'Balcony to Mars' , a sad song avec voix chevrotante. Aussi beau que Cat Stevens (pas encore converti à l'Islam) ou Nick Drake (pas encore transformé en ange). One man band pour Vincent (ses potes viendront l'épauler pour le chorus final) 'Beauty Spot' . C'est pas le X-spot, obsédés! Un old school American folk tune.
'Leaders of the world' the 4 of them. Un truc catchy . 'Song for shouting' c'est du Eagles ou Doobie Bros acoustique , allez on y ajoute quelques percus au tambourin. 'Crash' toujours ce folk soft et mélodieux.
Une dernière, pour Amélie Mauresmo 'Horses Head' , sarcastique.
Un bon concert de 60' , un petit reproche, un peu trop propre , quelques arrangements plus rock rendraient le set moins uniforme.
Mais vocalement et musicalement , Dan San est au point.
Ils joueront à la Maison des Musiques (Bruxelles) en octobre.

Phoebe KILLDEER & The Short Straws

Phoebee est une ex-chanteuse de Nouvelle Vague, le projet lounge/bossa-nova de Marc Colin et Olivier Libaux. Ce collectif qui nous a concocté des covers chaloupées d'hymnes punks , tels 'Too drunk to fuck' ou 'Teenage kicks' . Leur version de 'Love will tear us apart ' est un autre coup de génie. Bref , tu t'attendais à un truc New Wave chic.
Erreur monumentale , et de la part des organisateurs too , car leur sauvagerie ne cadrait pas avec la salle assez cosy. Phoebe et son gang nous ont servi un rock pervers , sexy , viscéral , digne des Bad Seeds ou de P J Harvey.
Une claque monumentale, ce show plein de sueur et de poses rock'n roll stars.
Les Short Straws sont tout bonnement fabuleux. Cedric LR : fuzzy guitar. Un look Phil Lynott, des riffs venimeux et une attitude vicieuse. Raphael S : drums. Un kit énorme , ça cognait sec et méchant. A la basse , Alex 'King' M , doué comme les autres.
Phoebe, T-shirt collant noir, veste de cuir noire et froc rouge sort tout droit d'un film de Tarantino. Légèrement vulgaire et vachement sensuelle. Un chant dépravé, un jeu de piano guerrier et un maintien aguichant. Rock and Roll avec majuscules.
'Intro' une guitare David Lynch , écoute son album Blue Bob ,... two birds on the highway driving too fast ... chante Phoebe . Du Velvet Underground bluesy . Une gestuelle expressive, des rythmes tribaux. La vibrato fait pleurer la guitare. Quelques lignes d'harmonica de l'ange noir.
Mes voisines (17 ans) se lèvent et se postent face à la scène, en hurlant. Chaleur moite , on est transporté down south . 'He's gone' , Phoebe se promène avec une lampe baladeuse rouge , pour nous montrer le chemin du honky tonk. Du Patti Smith sans moustaches.
Les 4 musiciens se saisissent de baguettes , shakers, maracas pour 'Paranoïa' un psaume vaudou psychotique. Les danseurs se retrouvent à 20 frontstage.... take it easy .. qu'ils chantent tous , tu parles 'easy ', c'est plutôt à fond la caisse! Le piano souffre sous les coups acharnés de la nana.
A song about dancing : 'Jack' , elle se passe un collier de fleurs autour du cou , mais ce truc n'est pas vraiment hawaïen ... I like you baby , I like you very much.... pas de l'amour platonique, du wild love.
He ... je connais cette intro ,'What I say' Ray Charles . Crapuleuse version , un guitar bridge meurtrier et nos petites bruxelloises de hurler... and I wanna know Baby I wanna know right now And I wanna know... jusqu'aux... Tell me What I Say ... infernaux. 'Walter' un nouveau voodoo rock ensorcelant. Powerful breathy vocals. 'Looking for a man' shit, suis déjà marié !



Le bassiste au piano , une intro cabaret . Un machin langoureux et charnel , elle le veut vraiment ce mec.. I'll do anything I'll live in a hut I'll learn to play the gong.... 'Licorice Skies' à l'intro film d'horreur. Un chant female jazz bar veteran, un rock enfumé aux assises Tom Waits ou Nick Cave . 'Light that match' I'd like to invite Q on stage. Ce Q est un vétéran saxophoniste qui te sort des lignes Archie Shepp tonitruantes. La folie dans la salle, le rythme devient démoniaque , impossible de rester assis , je rejoins les gamines, my feet are shaking. 'How Far' nouveau remue fesses , sleazy rock gluant.
A last song Brussels' 'Never tell a lie' , Q revient avec son sax agressif et,  DonQuichotte flanqué de son fidèle Sancho, viennent danser avec nous face à cette bombe, nommée Phoebe Killdeer. The end !
Applaudissements et cris , les Short Straws et celle qui a été remballée de Nouvelle Vague pour bad behaviour se rappliquent et, nous rejouent 'Jack' , celui dont elle aime la façon de marcher, celui qui est like dynamite.
Les danseuses relancent la machine pour un dernier rock hypnotique.
So long, Phoebe, come back soon !
Un album 'Weather's Coming'
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Published by Michel (Photo : Stéphanie) - dans Concerts
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