Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:53


Kania Tieffer 

Aux risques d’encore se fâcher avec la nouvelle scène belge…  Kania Tieffer.

La belge va nous présenter ses chansons courtes, électro-clash, bourrées de sons 8 bits, sensées faire danser ?? Rire ?? C’est pas Peaches (moins sexy), c’est pas Sttellla des débuts (moins drôle), c’est un mélange de tout ça mais complètement raté… Quand elle joue de la guitare le niveau descend encore d’un cran, si elle chante c’est pire… Pas grand-chose à ajouter, sinon que j’aurais du arriver 35 minutes en retard.

Ou alors j’ai rien compris... Mais alors qu’on m’explique…

Lost Valentinos

Groupe australien composé de 2 guitares, une basse, un synthé, une batterie et un chanteur. Ils semblent avoir déjà fait leur trou de l’autre coté de la planète, ici ils ont encore tout à prouver.

Leur set m’a en tout cas beaucoup plu: très pro, très bien joué, bien chanté et une belle présence scénique, les morceaux sont un peu bateaux mais ils sont tellement bien foutus qu’on se prend au jeu… Musicalement ça ressemble à Ian Brown ou à Primal Scream. Parfois c’est tout électro parfois c’est toute guitares en avant, c’est en tout cas très dansant et efficace à défaut d’être innovant. 50 bonnes minutes qui auraient pu mettre le feu à la rotonde s’il y avait eu plus de 50 personnes présentes. 

The Cocknbullkid

Annoncée comme la nouvelle vedette anglaise j’attends impatiemment le set d’Anita Blay. Elle est accompagnée d’un guitariste (aussi au synthé) d’un bassiste, d’un batteur et d’une bande qui, musicalement, prend quasi toute la place.

Mon avis sur son set est très partagé :

Outre deux trois tubes (dont « I’m not sorry ») les morceaux manquent de pèche, c’est dansant mais pas enivrant.

La diva chante merveilleusement bien mais le revival disco c’est pas trop mon truc…

C’est bien foutu, mais Santigold a déjà marqué le territoire et il faudra être plus costaud pour l’en déloger.

Et surtout… surtout, comment peut-on se foutre de notre gu**** en ne jouant que 30 minutes sous prétexte qu’il y a peu de monde et qu’elle a joué dans la rotonde plutôt que dans l’orangerie comme prévu… On est pro ou on ne l’est pas chère diva de la soul et du disco…

Verdict : Recalée ! !  (Mais je vais quand même réécouter secrètement "I’m not Sorry" de ce pas…)

Repost 0
Published by Lio - dans Concerts
commenter cet article
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:27

Fred Zamp, qui avait assisté au gig de Clare & the Reasons, m'avait confirmé tout le bien que collega Lio pensait du Grand Salon. Il ajoute: viens tôt pour te trouver au plus près de l'artiste.

Nous suivîmes ses judicieux conseils et vîmes, en effet, un salon 'hotel lounge' d'une autre époque, style Metropole ou Hôtel du Palais à Biarritz (il ne manquait que le Spa pour compléter la touche Reine Victoria). Tu prends place à côté d'accortes jeunes personnes et tu attends Emilie Jeanne-Sophie Welti Hunger et son band.

Un mot résumera cette fabuleuse soirée, Miss Hunger ne nous a pas laissés sur notre faim, un récital somptueux, rien ne manquait: apéritif à bulles, repas fin et pour conclure digestif(s) à volonté: la totale!

Sophie Hunger

Berne/Zurich, 2 albums, le dernier 'Monday's Ghost' 2008. Le secret le mieux gardé de Suisse se dévoile.
A 20:15, la jeune dame intimidée, petite robe rouge, prend place sur un haut tabouret. Quelques accords de guitare, elle interrompt soudain son introduction, gênée par un photographe intempestif, couché à 36cm d'elle, elle le prie d'aller cliquer Madonna ou Bruni/Sarkozy et reprend 'Travelogue', accords limpides, timbre Suzanne Vega, du folk délicat.

Entrée du band: le petit nouveau, Simon Gerber: basse,contrebasse - Julian Sartorius: batterie, percus et glockenspiel - le grandiose Michael Flury: trombone, glockenspiel et aux guitares, flûtes, piano: Christian Prader.
Ces quatre virtuoses assurant des backings distingués. 'Shape' minimaliste et profond à la fois. Haunting trombone en background, basse et percussions sobres, Julian battant des mains pour accompagner le chant léger de Miss Hunger. 'Drainpipes' voit Christian s'attabler au piano, le trombone de Michael colorant le thème d'une pointe jazzy, le chant se fait halluciné, l'instrumentation agitée: fascinant!



'Boat is full' une flûte pour ce female rock nerveux. Le bateau est plein: on ferme la frontière Suisse, s'exclame un politicien ultra-nationaliste (Dedecker/ Filip Dewinter helvète).
Une nouvelle chanson 'Mr Shades', groovy avec glockenspiel fluet. Des arrangements et une intonation Joni Mitchell, avec de belles envolées du cuivre.
'House of Gods' une ballade slowtempo.
'Market Place' que Sophie entame seule au piano ... She's so ugly... Qui? Un trombone aux effluves end of the night vient accompagner ce jazz fragile.'Walzer für Niemand' en dialecte alémanique. Une versalité étonnante et magique. Un titre lent, poétique, précieux. Nous tombons amoureux, le charme de son univers folk/ jazz/ soul agit de manière contagieuse, le public boit à ses lèvres.


'Spiegelbild' (avec S Eicher sur l'album) l'allemand rocailleux mêlé au français suave: une étonnante palette musicale d'une richesse inouïe, alors que la Zurichoise n'a que 26 ans. Tu penses à Madeleine Peyroux, Leonard Cohen, Jeff Buckley ou même, à Tom Waits...



Nous ne sommes pas au terme de nos surprises, ni de notre émerveillement: une formidable version de 'Le vent l'emportera', nous laissant des larmes dans les yeux.
'Birthday' décoré de lignes d'harmonica charmeur.

L'artiste nous présente son band en français, teinté d'une charmante pointe d'accent Suisse. 'Round and Round' un rock énergique. Suivi d'une longue intro, faite de bruitages percussifs sur fond de basse frappée du plat de la main: 'City Lights'. Encore un nouveau titre impressionnant. Dix bonnes secondes s'écoulent, avant que nous osions rompre le silence pour applaudir.
Pour mettre un terme au concert: le chef d'oeuvre: 'Rise and Fall'! Une symphonie entamée au piano, Michael en vocaliste russe... daï daï daï ....., suivi d'un chant choral somptueux, que les garçons entament, rassemblés au milieu de la scène. D'un classicisme souverain, le titre serait inspiré par une nouvelle de Johan Peter Hebel, poète suisse du 18è/ 19è siècle, encensé par Heidegger.


65' radieuses, émouvantes, magiques.
Public debout, musiciens heureux...

Bis
'Hotel Belfort' titre plus ancien, qu'elle joue seule à l'acoustique. Pas contente des sonorités, elle débranche l'électricité, éloigne le micro et continue en version nue. Communion totale avec la salle.
'Monday's Ghost' titre de l'album, joué à trois. Une flûte champêtre, un piano discret, soudain un break, la composition explose, une furia slave, avant le retour au calme ... Bring me back to your frontdoor... Magistral!

Once upon a time you dressed so fine You threw the bums a dime... hé, on connaît, mais bien sûr 'Like a Rolling Stone' Dylan. Une version coup de poing. Triomphe!
Non, ils ne partent pas! Bis 4: ' D'Red' une ballade au piano, citant en Zurichois élégant .. Rosa, Matrozen, immer neue ...
Elle nous quitte, on se rhabille, le band se ravise, un cinquième encore: 'Tell the Moon'. Sophie se tourne vers la partie du public ayant admiré son dos pendant tout le show. Aucune amplification, une contrebasse mélancolique, des harmonies célestes, un trombone charmeur ... very, very close to heaven ... chante-t-elle, mais non, baby, c'était le paradis!
Du jamais vu un sixième morceau, une claque phénoménale, ridiculisant les Duffy, Adele, Joss Stone et consoeurs: 'Ruler of my heart', immortalisé par Irma Thomas. Un soul/ blues grandiose, chanté d'une voix impeccable.
Simply gorgeous!
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:56

Que c'est triste les Nuits Bota quand il pleut. Personne sur les marches à l'extérieur, tout le monde entassé dans les salles, la chaleur moite et les odeurs se font sentir ...

20H sous le chapiteau Fujiya & Miyagi ouvre le bal. On les avait découvert chez nos amis de listen2fight. Sur scène, la formation est classique : clavier – basse – batterie – guitare, chant. C'est plutôt pop avec des accents très funk par moment. Des paroles raz des pâquerettes ... Ca me fait penser un peu à Day One, ça swing plutôt bien même si la balance n'est pas très bonne; un peu trop de basse, pas assez de voix ... Une voix qui du reste est un peu terne et monotone. Un vanilla-strawberry enjoué et un final énergique, en apothéose, ont quand même sauvé ce prélude. Dommage que l'ensemble n'aie pas été du même niveau.

Bonobo a emmené l'artillerie lourde, le band au complet ... genre big band de jazz ... non, j'exagère un peu mais c'est juste pour souligner le caractère jazzy du groupe. Par moment, ça Trip-Hop légèrement, ça Soul délicatement mais ça globalement, ça « jazzouille » beaucoup. Un groupe qui aurait eu sa place au Belga-Audi Festival ou même à couleur café. Le son était assez pourri, la chanteuse souvent à côté de la plaque et certains morceaux n'en finissaient pas ... Bref, ça m'a fatigué au bout de quelques tracks et surtout après l'interminable instrumental avec solo de saxophone ... à faire fuir les plus valeureux!

Ez3kiel (prononcez comme vous pouvez) propose deux batteries, une guitare, une basse et un visuel (projecteur sur écran à l'arrière de la scène). Ez3kiel, c'est un groupe touche à tout, expérimental, qui allie plusieurs techniques (photos, vidéos, installations, musique, ...). Leur prestation de ce soir était malheureusement fort (trop ?) carrée, classique et pas très innovante. Même si certains visuels, sont particulièrement léchés et collent parfaitement au beat, musicalement, ca se répète continuellement. On dirait parfois du NIN sans le charisme de Trent Reznor, du Massive Attack sans subtilité, du Unkle sans inspiration ... un emballage sans contenu. Ces gars pourraient faire la BO d'un James Bond, beaucoup de cascades mais pas de scénario! Franchement, un groupe avec une telle réputation, j'en attendais vraiment plus ... beaucoup plus !

 

Dans le grand salon, ils ont déposé leur « installation » composée de trois parties, qui permettent de jouer d'instruments virtuel de manière originales, ça ressemble à un Elektroplankton steampunk ... mais le steampunk est passé de mode et Elektroplankton est plus accessible et portable ... un peu déçu de ce côté là aussi !

Repost 0
Published by Rudi - dans Concerts
commenter cet article
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:37

Intempéries = embarras de circulation gigantesques, nervosité électrique, 1/2 h pour te mener de la gare du Midi à la place Rouppe, rien ne bouge ... Panique à bord!

Tu t'en sors, et arrive à l'heure à l'AB pour le concert sold-out de PJ (Polly Jean, pas Police Judiciaire).

20:00 Tom Brosseau

C'est la troisième fois que tu assistes à un gig du gentil Tom (North Dakota). Il est prolifique, le blondinet, 8 albums en 8 ans, le dernier 'Posthumous Succes' sortira en juin.
John Parish, ayant produit certains de ses albums, l'a choisi comme support pour cette tournée.



1/2h et 7 titres d'acoustic/ folk minimal, le timide et charmant singer/songwriter a parfaitement rempli son rôle d'amuse-gueule.
'Here comes the water' gentle picked notes, voix chuchotée agréable, les nanas,maternelles, adorent! 'My favorite color blue' qui ouvre le nouveau né. Le récit de ses amours juvéniles.. ..in love avec la grande soeur de son meilleur ami.
Dedicated to P J and John 'How to grow a woman from the ground', un tendre midtempo chanté d'une high-pitched voice. Le syndrome de l'élève secrètement amoureux de son prof.
'You don't know my friends' gently rocks.
Le traditionnel 'Darling Corey', qu'il termine a capella, lui vaut une ovation.
Son look efféminé et attachant ravit mes voisines.
'Commited to Memory' sur l'album 'Cavalier', voix légèrement saturée.


Il termine par une lovesong 'Been True'.
Du soft folk élégant.


P J Harvey & John Parish

C'est pas un concert de Polly Jean, mais bien du duo Harvey & Parish.



Donc pas de 'Sheela Na Gig', 'Dry' ou 'Down by the Water'.... La setlist est basée sur les 2 CD's conçus avec John: 'Dance Hall at Louse Point' 1996 et 'A Woman a Man Walked by' 2009.
21h le band, chapeau et sobrement de noir vêtu, s'amène, suivi de little PJ, pieds nus, robe noire!
John Parish: gt électrique, dobro, banjo - Eric Drew Feldman: bass guitar, keyboards - Giovanni Ferrario: guitar, bass et le Frenchie aux drums: Jean Marc Butty (Venus- J L Murat...).
'Black Hearted Love' ouvre le bal. Gros son maîtrisé, voix puissante, balance impeccable ... bon début.



John au banjo, pour un titre aux relents country 'Sixteen, Fifteen, Fourteen', on suit l'ordre du dernier album.

Polly Jean choisit un timbre différent pour incarner un nouveau personnage, des poses théâtrales, un chant maniaque, proche de Captain Beefheart, sur fond de claviers (Mr Feldman, redoutable d'efficacité, ajoutant des backings Dr John aux incantations habitées de Miss Harvey ). De 1996 'Rope Bridge Crossing', un blues/rock mystique aux lyrics récités ... And I remember everything sunrise on a blue horizon.... Giovanni à la slide, John balançant de gros riffs, une atmosphère Jim Morrison.
'Urn with flowers in a drained pool' guitare métallique, vocaux hallucinés. 'Civil War Corespondent' est enchaîné sans pause, ce rock vibrant, un des highlights de la soirée, te rappelle la grande Patti Smith. Sweaty rock!

Changement de registre: ukulele pour John, melodica pour le transalpin: 'The Soldier', lyrics visionnaires chantés d'une voix enfantine ... It's the year when the troops entered the 39th parallel..., La diva se transforme en gosse fragile, vulnérable ...Poignante chanson.
'Taut' .. Jesus save me, hurle la damnée. Titre apocalyptique et sauvage. PJ couchée, supplie, gémit, se relève, s'égosille ... C'est l'artiste torturée, la witch effrayante de 'To bring you my love'.
Retour au calme 'Un cercle autour du soleil' lent, lancinant. Arthur Rimbaud croisant James Whistler.
'The Chair' une belle intro aux claviers/batterie, PJ épileptique hurle ... weeeh, weeeh, weeeh ... Effrayant. Une Janis Joplin amphétaminée, hagarde, à la recherche d'une bouteille de Four Roses, un chant hystérique, plaintif se terminant sur l'horreur ... pieces of my life are gone Washed away in water that took my son .... infanticide médiéval?
'Leaving California' chanté d'une voix pointue, John au dobro pour cette valse hantée.
Le title track 'A woman a man walked by' ('the crow knows where all the children go') débutant de manière récitative pour virer rock frénétique, la Miss enragée hurlant sa fureur ... just stick it up your fucking ass....! PJ entamant une gypsy dance endiablée, avant de disparaître en coulisses et laisser les chapeaux donner libre cours à leurs instincts rock. La virevoltante ressurgit et présente son band.
Une mélopée plaintive 'Passionless, Pointless'. John retourne au banjo pour le spoken-word poème 'Cracks in the Canvas'. Mystique, mystérieux, troublant, sombre, dense... cracks in the canvas look like roads that never end ...



Et on approche de la fin 'Pig Will Not' un rock/grunge voyant une nouvelle transformation du caméléon, non pas en cochon, mais en chien fou aboyant furieusement ... I WILL NOT ... répète-t-elle à l'infini! Titre agressif et fort!
65' d'un concert inégal, ayant connu des moments d'une intensité bouleversante mais aussi des morceaux anodins.

Bis
Un titre ne se trouvant pas sur les 2 CD's du duo: 'False Fire'! Un Southern rock avec John au chant et PJ au tambourin. Pour terminer par une chinoiserie minimaliste, chantée de voix nasale 'April'.
La femme fatale a, une nouvelle fois, envoûté son public.

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 21:50

Le chapiteau en ce mardi pluvieux, pas vraiment une grosse tête d'affiche, des seconds couteaux.

A 20h, la tente est affreusement vide, public clairsemé, moche pour le premier band. Heureusement, le public s'amène en masse 10' plus tard. En cause: problèmes de circulation et difficultés de parking.
A 22h50', à l'heure du bilan: pas une soirée mémorable, des bands quelconques sans plus!

Naive New Beaters

Un joyeux trio Parisien à l'humour aussi fin qu'un hippopotame sumo, qui aura amusé Bruxelles avec un cocktail d'electro/rap/indie dansant voire heavy metal criard.

Aussi raffiné qu'une mitraillette (pain français (baguette pour Titi)- cervelas ou merguez selon ta religion- frites pas light- sauce andalouse), t'avales et tu fais ton petit renvoi, ta pilleke anti-cholestérol, tu la fais passer avec 1/2 litre de houblon.
Ces beaux jeunes gens kitsch se nomment: David Boring, au look Jackass: chant et pas de danse Béjart, Eurobelix (moins épais que Dehaene): claviers, programming et Martin Luther BB King: guitare. BB King, my ass ... son jeu est Slashy.

Entrée en matière rocambolesque et scintillante, c'est Noël! Envoie la sauce, Eurobelix: 1, 2, 3, 4 de l'electro hip hop déjanté, du rap fête foraine. On retrouvera les titres proposés sur un Cd devant sortir à la fin du mois: 'Wallace'. Les gamines pré-pubères, à mes côtés, adorent.
Le hit 'Get Love', de l'electro pour shampouineuses et garçons coiffeurs, mais ces potaches sauvent la mise par un esprit d'auto-dérision délirant. 'Just another day' sonne très nu-rave, te ramenant vers les British: Shitdisco, Shy Child...


Un solo acéré de BB King from Paris, des vocaux scandés, de (très) gros beats à la Beastie Boys, tu sautilles avec ta voisine de 15 ans.
Parfois, tu te dis: merde, c'est comme si t'étais arrêté au feu rouge, t'as une Golf rouge rutilante (Azziz au volant, Mohammed, Bachir, Bilal, Larbi sur les sièges passagers) à côté de ton sobre véhicule, elle vibre aux sons MTV Rap volume maxi. Vite que ça passe au vert et que la Golf me laisse sur place en crissant des pneus....
Encore deux ou trois salves King Kong et les comiques se tirent.
Il leur restait 2': un bis! On remet le moteur en marche pour un nouveau tour de manège d'electro/nintendo/festif. Un de leurs titres se nomme judicieusement 'The last Badaboum' ... tsoin tsoi
n!

We Are Wolves

Trois loups québecquois! Comme les Naïfs, une entrée théâtrale (sur fond à la Kraftwerk), des plumes (?) cerf-volant gigantesques trônant au dessus de leurs têtes Lycaons.



Alexander Ortiz: basse (parfois gt), vocals -Vincent (Castus) Levesque: claviers, programming, vocals et Antonin Marquis (sado-maso) :batterie, vocals.
Deux albums, le dernier 'Total Magique' 2007.
Ici aussi, un son énorme, allant de l'electronica lourde, au punk, en passant par le synthpop déjanté (Devo) ou le glam (Gary Glitter) et le tribal/jungle.

Pas de setlist, 10 titres de leur cru, plein d'artifices (vocoder) et de bestialité canine.
Klaxon croisant Talking Heads, the Sweet épousant Kraftwerk, avec trip pubrock/punkrock end of the seventies, the Stranglers vs Eddie and the Hot Rods, sans oublier des relents Sex Pistols.
Des drum beats massacrants, clashing bass or guitar riffs et claviers orgasmiques.
Pourquoi la sauce ne prend-t -elle pas vraiment? Déjà entendu mille fois, et ça sent légèrement le fake.
Pas d'accord me souffle la petite à mes côtés, c'est dansant et funny.
Ouais aussi marrant qu'une musique cacophonie foire du Midi.
Simplisme creux et effets cheaps: sauvagerie calculée, high -voltage rock sans jus.
Des titres: 'Come and kiss me' 'Coconut 155' 'I wrote your name on my kite'....
Sortant du lot, une longue plage instrumentale tribale aux effets psyche et cris Romulus & Remus. Pour revenir à l'electro clash/punk énergique et épais.
Un dixième et dernier titre, le robotique et percussif 'Magique' clôture la prestation, batteur et claviériste ayant échangé leurs instruments.
Les loups quittent la bergerie, repus. Repos!


Metronomy

Le band de Joseph Mount (composer, singer, gt et keyboards) est un habitué du bota, dernière visite en février.
Ce soir à quatre on stage: le mont Joseph, Oscar, je paye, Cash: claviers, sax, backing et deux petits nouveaux: Gbenga Adelekan: basse et Miss Anna Prior, estampillée: drums!



'Intro' à 3 autour des claviers et Jef à la guitare. Original! Tu risques de voir un truc plus intéressant!
Chacun à sa place, 'Heart Rate Rapid', ça bastonne sec, pas de l'electro bidouillé, un vrai live band. Frétillant et synthétique, les fans entament une danse synchronisée.
'On the motorway' intro instrumentale new wave pour 'Back on the Motorway' ... I've set out to find her I'm back on the motorway ... sax solo, bruitages mécaniques. Pas mal.
'Holiday' belles harmonies à 3 voix. Ces morceaux se trouvent sur le dernier né 'Nights Out'.
'Radio Ladio' idem, gros son de basse, synthé strident ... What's your name? Vais vous l'épeler R A D I Oooooh L A D I Ooooooh, pigé?
'A thing for me' Kraftwerk style synthetic dancing track. Tu commences à lâcher prise, l'effet de surprise s'est éteint, t'as pigé les gimmicks, cette poppy electronic music est fort légère finalement.
'Heartbreaker' Coeur blessé, torturé Par tout le mal que tu m'as fait...



'What do I do now?' Chacun fait ce qu'il lui plaît! Porte de la Chapelle Je me sens pas belle...
'The end of U2', un petit vocoder, un clavier Chicory Tip désuet, un medley moulinette.
Last song, you know Bruxelles, c'est le second gig avec le new line-up!
'On dancefloors' un des meilleurs titres, un truc qui pompe, on recommande aux DJ's.



Bis
Un vieux machin, 'You could easily have me ' 2006. Un instrumental.
Fuzzy guitar, batterie métronomique, ooh ooh ooh racoleurs et claviers jardin d'enfants.
45' rappel compris ... On emballe!
 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 21:24

Vu par Lio:

Beaucoup de monde ce soir dans l’orangerie surchauffée. Un public chamarré de 7 à 77ans, probablement le même que celui de l’avant veille pour Charlie Winston, un public chaud qui ne demande qu’à s’enflammer. 

20h : Loane

Chanteuse parisienne, nouvelle venue dans la grande famille de la chanson française, de celle qui s’accompagne au piano et qui parle d’histoires personnelles.

Loane a une jolie voix, son accompagnateur à la guitare joue très bien, mais le tout manque cruellement d’ampleur. Au début ça se laisse écouter mais je m’ennuie très vite, les textes ne me touchent pas, les mélodies ne sont pas très passionnantes, son jeu au piano est trop discret, le tout se ressemble et en plus elle se plante complètement en voulant créer un lien avec le public en racontant des anecdotes entre les chansons. Elle manque cruellement d’assurance sur scène, mais le public semble apprécier tous ces défauts... au point de réclamer un rappel non prévu…

Je dois probablement être blasé et cynique pour ne pas apprécier cette jeune vedette à sa juste valeur. 

21h : Cœur de Pirate

C’est évident, malgré la triomphe de Loane, la salle comble attend la jeune perle québecoise. Son tube implacable « Comme des enfants » a déjà pas mal inondé nos radios nationales, et on attend de pied ferme la très jolie Béatrice Martin. Elle est accompagnée par Manu (ETHIER) à la guitare et au violon, tous deux vêtus de chemise de bûcheron, Canada oblige…

La jeune Béatrice a une formation de pianiste classique, une voix forte, typée, très jolie et des compositions magnifiques. Par rapport à Loane, le niveau musical grimpe fortement ! ! (y’a pas photo)

Les morceaux de son album défilent, elle place deux nouvelles compos dans un set sans temps morts, les morceaux sont courts, sans fioritures : la musique commence avec les paroles et se termine de même. Elle parle beaucoup entre les morceaux, avec une assurance digne d’une actrice de One woman show, elle n’a vraiment peur de rien cette jeune fille. Même quand quelqu’un s’évanouit dans le public elle reste charmante et souriante… nous avouant que ça lui est déjà arrivé aussi… mais je ne peux pas vous dire à quel concert... ça doit rester un secret (honteux) entre elle et le public bruxellois...

Elle nous jouera en plus de ses jolies ritournelles une magnifique reprise de Rihanna, « Umbrella » avec son drôle d’instrument pour arthritiques (un omnichord), une autre de « I kissed a gril » de Katy Perry et une de « bords de mer » de Julien Doré. (qui n’était pas là malgré les rumeurs… pourtant il était dans le centre de  Bruxelles ce WE (avec Emma Decaunes))

 

Une heure de concert, deux rappels, un public charmé (moi aussi) et sa présence inattendue dans les couloirs du bota pour quelques photos et autographes font de la présence de Cœur de Pirate aux nuits du botanique une belle fête, pleine de fraîcheur, de spontanéité et de charme, comme ses chansons…

Vu par Florin:

Last minute, j’ai abandonné la seule émission que je regarde encore à la TV malgré les taxes que je suis obligé de payer pour toutes les chaînes que je ne regarde jamais… celle où on entend parfois un vrai artiste chanter un air du passé remis à sa sauce personnelle sans pour autant avoir le droit de choisir son répertoire… Mais c’est mieux que l’autre émission qui en a fait une académie !

Me voilà donc au Botanique pour la première Nuit Bota à laquelle j’assiste, sous un ciel plutôt morose et un vent assez frais. Au programme Cœur de Pirate et Loane, toutes deux des découvertes de la veille sur le site du Botanique, elles-mêmes découvertes sur Internet par des maisons de disques assez prestigieuses. Finalement c’est risque zéro aujourd’hui, les labels n’ont plus qu’à venir cueillir le fruit des labeurs des artistes alors qu’avant il fallait tout construire… Et ils râlent encore sur les dégâts que fait Internet dans le milieu musical … Enfin, je m’emporte sur un sujet qui me tient à cœur, revenons à nos brebis.

Je vais chercher mon billet et retrouve Jacques (un ami venu de France pour passer une année sabbatique à Bruxelles et chercher l’inspiration). Dans la salle, Alexia, la manageuse de Grand Ben (surtout à ne pas confondre avec Big Ben) et Mikachu venu me faire des cliquetis avec son appareil photo durant mes séances de tournage.

Dans les couloirs j’ai vu déambuler Béatrice Martin (vrai nom de Cœur de Pirate) et en ai profité pour lui demander si je pouvais la filmer. Fallait s’y attendre, outre un regard assez vide bien que grossi par ses lunettes, elle m’a renvoyé vers son management : Barclay/Universal Music…Comme elle n’en a pas franchement besoin, je me suis dit que j’allais laisser tomber l’idée promotionnelle et préférer un bon petit article de mon cru, pour lequel je ne dois demander aucun droit.

Mais avant de parler d’elle revenons à nos moutons, ou plutôt à notre première vedette : Loane.

A ne pas confondre avec Loana, l’une est brune et chante bien, l’autre est blonde ! Cette ressemblance de nom m’a longtemps empêché de découvrir son profil sur Myspace en la confondant avec l’autre. Elle est grande, elle est jolie, porte des bottes à talons hauts avec lesquelles elle frappe la mesure durant tout le concert, façon accompagnement de blues. Assez particulier d’ailleurs pour une pianiste ! Elle s’installe derrière le clavier rouge, nous dit être un peu stressée avant de dire bonsoir. A ses cotés Philippe Begin l’accompagne à la guitare.

Le sujet de ses chansons est assez porté vers le couple et ses problèmes. Très belle voix, jolis sourires, la gentille damoiselle enchante le public et le distrait. Elle nous raconte qu’elle arrive de Paris avec le train de 14h35 et qu’elle a mangé un sandwich au poulet sans vouloir répondre à la question de savoir s’il était bon. Sur la chanson suivante elle nous apprend à faire un truc un peu différent en claquant des mains, au début c’est clac clac mais ensuite c’est clac-clac clac … y’en a qui se sont un peu embrouillés pendant la chanson, mais elle n’avait qu’à faire plus simple quoi ! « c’est vrai que parfois on entend de ces trucs » dit-elle à la fin « surtout en Belgique dit un mec dans la salle »… « non non, je ne dirais pas ça ici maintenant, je dirais ça demain » lui rétorque-t-elle. Jolie voix de tête, toujours souriante, belles chansons … La salle redemande des nouvelles du sandwich, la perturbe, elle dit qu’elle nous racontera après, qu’il faut qu’elle trouve un truc .... Vite… Chante une chanson … Son guitariste se taille pour une pause … Elle nous raconte qu’en fait le sandwich, « c’était des oignons, des poivrons et des haricots verts … Ah voilà ! Mais on est là, faut qu’on chante ! » « Ah la Belgique ! » :) « Ca suffit ! » … Elle a raison, on veut l’entendre chanter quoi.

A la fin du concert elle nous a remerciés, pour les questions sur le sandwich, le festival, L’Orangerie et les gens gentils tout ça. Personne ne lui a dit qu’elle chantait au Botanique ? Pour dire au revoir elle préfère le faire en anglais avec un certain accent sur « Everytime we say goodbye ». Au rappel elle nous dit que demain elle nous informera dans son blog sur le contenu de son repas et nous ressert la même sauce anglaise en laissant un arrière-goût de déjà entendu.

Je n’ai pas pu avoir son autorisation pour publier les vidéos car elle voulait d’abord les visionner, que cela ne dépendait pas juste des droits de sa maison de disques mais qu’elle voulait s’assurer elle-même de la qualité … Enfin, le discours assez typique des parisiens et même de certains autres artistes qui pensent devoir « filtrer » le contenu qui circule afin d’assurer une bonne image d’eux-mêmes…Heureusement qu’on peut encore écrire  et dommage pour elle, les images étaient pourtant très belles et le son très agréable…

Après la pause arrive Coeur de pirate, une petite Québécoise (Béatrice Martin) mimi comme tout, surtout sans lunettes, joviale, chemise à carreaux bien déboutonnée, par après elle remontera même les manches afin de mieux dévoiler les tatouages interminables qui remontent le long de ses bras, laissant même entrevoir au hasard d’un mouvement une épaule tout aussi tatouée, short très short laissant voir les élastiques de ses bas résille, petites bottines, cheveux très blonds, grands yeux, joli sourire façon petite fille pas très innocente … Et avec tout cela une impression de show time. Le public marche à fond et ne voit rien, tellement il peut en voir ! Ses textes ont un parfum de prédigéré. Quand elle nous dit qu’elle nous aime, y’a bien un mec qui la traite de « niaiseuse », la fifille n’apprécie pas et lui rétorque qu’il ne sait pas ce que ça veut dire et c’est lui le niaiseux … Mais elle l’aime quand même ainsi que « toi toi toi et toi » … Mais nous aussi on t’aime, surtout avec tous les efforts que tu as faits pour nous plaire ! « Que d’amour, que d’amour » dit-elle … En ajoutant « je ne m’attendais pas à autant d’amour, mais finalement on joue devant 600 personnes ! » Elle nous explique, avec l’accent qui la trahit, qu’elle ne vient pas d’ici du tout mais plutôt d’une ville de l’autre coté de l’Atlantique qui s’appelle Montréal…Visiblement y’en a qui connaissent !

Sur scène à ses cotés, vêtu d’une chemise à carreaux très à la mode genre « bûcheron canadien » de la même série que celle que porte la miss, Manu Ethier, à la guitare et au violon, charmant et souriant.

Justement la prochaine chanson parle de Montréal mais puisqu’elle est avec nous, elle parlera de Bruxelles … Il faut franchement aimer très fort pour faire ce genre de concessions, je le concède.

Elle est aussi là pour nous raconter ses problèmes « ça fait partie du prix du billet, je suis désolée de vous l’apprendre, je vais donc chialer » Bien sûr elle veut parler des problèmes de couple et des façons modernes pour rompre ; Facebook, eMail, Twitter « vous connaissez Twitter ? … non ? hmm… vous allez voir, ça va être révolutionnaire bientôt » quant à elle c’est en écrivant la charmante chanson « Ensemble » qu’elle casse avec sa douce moitié, tellement adorable que cet air persiste dans la tête toute la soirée tel un tube de Mika.

En plus de jouer admirablement du piano, elle joue aussi de l’Omnichord, un instrument cocasse inventé dans les années 80 pour les gens qui avaient de l’arthrite mais qui voulaient jouer de la musique, ce n’est pas son cas et elle vient d’apprendre à y jouer hier… Nous lui pardonnerons bien sûr si elle le fait mal … Mais elle l’a bien fait ! Un autre instrument exotique, un xylophone portable, pour une chanson de duo qu’elle jouera seule, car Julien Doré, que la salle lui fait croire ne pas connaître, ne pouvait pas être présent ce soir. Il suffisait de demander un plus gros cachet et il serait venu voyons ! Dyonisos arrive bien à déplacer une ribambelle d’artistes qui n’ont rien à avoir avec ses délires…

Elle nous apprend qu’elle était fan de musique punk, qu’elle avait vu un mec dans un festival et l’avait pris pour l’homme de sa vie mais qui, des années plus tard, avait plutôt mal vieilli. Compliquée et superficielle la petite en plus !

Il fait chaud dans la salle, elle demande à un assistant de la débarrasser  de son bracelet qui commence à lui couper la circulation dans le bras droit. « Francis, qui que tu sois, la prochaine chanson est pour toi » bizarre, elle s’appelle justement Francis ! Quelqu’un s’évanouit dans la salle … Mais quel effet as-tu donc sur nous !? Elle court lui porter secours avec sa bouteille d’eau. C’est la première fois que ça lui arrive dit-elle, en ajoutant qu’elle n’oubliera pas Bruxelles. Tu vois bien comme on t’aime énormément !

Elle nous gâte aussi, elle nous fait 2 nouvelles chansons et demande à la salle d’être juge pour savoir si elle doit rayer la seconde du répertoire. « Place de la république » fait un tabac ! Attendez vous donc à la retrouver sur son prochain album. « C’est vraiment pas bon pour mon égo de venir à Bruxelles … pfff… Mon Dieu, quel accueil » soupire-t-elle.

C’est la dernière chanson, elle nous explique le concept du rappel « nous on va se cacher là, puis on attend et on juge si vous voulez vraiment une autre chanson » … « alors vous savez ce que vous avez à faire »… 3 minutes plus tard elle revient sous les acclamations d’une salle en furie  en demandant « vous en voulez une autre ? OK, cadeau » C’est donc son tube « parapluie » qu’elle va nous chanter, pas en français comme un mec le demande, mais on va aimer ça et l’accepter de toute façon nous impose-t-elle. « personne ne veut s’évanouir ? » … ça lui est personnellement même arrivé une fois dans un concert de Tryo nous avoue-t-elle, mais ça doit rester entre nous ! Bien sur que nous garderons tous le secret, on t’aime ! Elle n’est pas prête du tout pour chanter mais ce n’est pas grave « on t’aime quand même » lui crie une fan, « tant mieux, moi aussi je vous aime ».

Et moi qui cherche l’amour sur Meetic, je me disais bien que c’était une arnaque ce site ! Maintenant j’ai vu la lumière et sais que je dois aller le chercher au Québec.

On la rappelle plutôt deux fois qu’une … A ça elle ne devait pas s’attendre la coquine !;)

La salle demande bruyamment le retour de Manu, c’est qu’on l’aime aussi lui ! Elle semble quand même jalouse mais elle s’en remettra. Son disque ne durant que 30 minutes, elle est en manque de ressources. Elle nous fait sa petite fille avant de nous dire qu’elle nous chantera une reprise, qu’elle nous plaise ou non et espérant que Manu se souvient encore des accords… Et toc ! Ce sera « Les bords de mer » … Elle semble aimer ce qui est de Doré.  Pour finir elle cède à la demande de la salle pour chanter « I kissed a girl » tout en rougissant un peu. « vous êtes drôles, vous êtes ambitieux » Xavier, son chien va bien, l’interactivité est totale et bien comprise par la salle. Elle nous remercie d’avoir été n°1 sur iTunes aujourd’hui grâce à nous, mais non, c’est grâce au buzz !

Ce petit bout de future femme est bourré de talent, une voix toute fraîche, un physique adorable mais elle laisse quand même un arrière-goût de faux semblant, allez savoir pourquoi.

Cela dit je vous conseille son album mais cherchez à l’acheter en négociant son prix au PMPM*, vous devriez l’avoir à moitié prix !

 

* Prix Moyen Par Minute (concept que je viens d’inventer qui révolutionnera la façon de ne plus pigeonner les honnêtes clients qui refusent de s’adonner au crapuleux usage du téléchargement pirate) 
Repost 0
Published by Lio - dans Concerts
commenter cet article
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 21:59

Chapiteau sold-out depuis des semaines. Faut arriver à l'heure pour avoir une vue optimale, pas le seul à avoir imaginé ce projet: en moins de deux, suis entouré d'humains du beau sexe, pas toutes sexy d'ailleurs. Tranche d'âge: de 15 à 77 ans! Me suis trompé de soirée? Réunion Tupperware, un Chippendales show? Non, les nanas veulent voir de près la nouvelle sensation British: Charlie (Chaplin) Winston (Churchill)! Une pensée les traverse: un copain à Di Rupo, ce mec? Les gratifie d'un sourire carnassier!


20:00 Hugh Coltman & the Persuaders

Hugh Coltman est l'ex-chanteur du fabuleux British bluesband 'The Hoax'.En 1993, la légende Mike Vernon les signe sur Code Blue (Warner). Ils sortiront quelques albums et le Hugh sera chosen best male blues vocalist, en 1995.



En 99, bye, bye the Hoax, je m'en vais vivre à Lutèce et apprendre le français.Tout récemment un album voit le jour ' Stories from the safe house'. Critiques élogieuses chez Sarkozy et Hugh se met à tourner avec un band solide et classique (drums, basse, guitare électrique et piano électrique): The Persuaders! Pas des manchots, ils sont persuasifs: le guitariste Thomas Naïm et le bassiste Aurélien Calvel, Nicolas Leisnard: piano, Raphaël Chassin: drums et tous aux backings vocals.
Mr Colman gratte une acoustique et chante merveilleusement , une soulful voice magique, arrivée à maturité!
Il débute par un folky pop chaloupé, tendance blue-eyed soul. Le public est conquis après un titre, le mec est sympa et, ses interventions, en français impeccable, ravissent mes voisines. Commence déjà à faire très chaud!

'On my hands' très vite tu susurres avec lui ... come to me my love... un timbre de velours, proche de Paul Young. Des accords simples, un crooning mielleux: ce mec a une voix!
Une nouvelle chanson 'On this summer morning ...' a mellow one.
On passe à l'électricité après cette mise en bouche soft, du blues rock nerveux. Du travail de pro, soigné et carré, les petits soli d'orgue ou de guitare au bon endroit. Diantrement efficace. Le pédigrée bluesy du Parisien refait surface, le ton monte. Un truc sonnant comme les rocks écrits dans les sixties par le duo Jacques Dutronc/J Lanzmann ('On nous cache tout, on nous dit rien').
Une claque pour suivre, une version soul, cool et un peu pute du 'Jealous Guy' de Lennon. Un final sweaty à la Joe Cocker. Beau!
Pour terminer, à l'ukulele, en hommage à Desmond Dekker, un petit ska jouissif 'Magpie' ... upside down ... hurlent tous les jupons! Le pianiste s'envole, le public bat des mains.
Mission accomplie, les Persuaders et leur lead singer ont chauffé le chapiteau à blanc, en utilisant une recette ayant fait ses preuves. Rien de neuf, un peu de folk, de la soul, du blues et du ska. Romances et punchy songs.

Grace

Un band multiculturel (The Victory Riders): batterie (Brésil) - guitare ac et basse (Jérôme Degey- France ) - percussions, mandoline, guitare: Latabi Diouani et deux choristes black: Caroline Loial (Guadeloupe) et Philippe Aglae.

La grâce (un mannequin, digne de faire la cover de Vogue), née en Nouvelle-Ecosse, au chant suave et à l'acoustique. I'm a citizen of the world, nous laisse -t-elle entendre: suit maman, papa en Ethiopie, Kenya, Sénégal, Californie, Montana pour aboutir en Alsace, avec passages à Paris.
Elle offrira au public bruxellois un message d'amour et de paix sur fond de rhythm'n blues lisse, de soul glacée, de reggae suppositoire européanisé (made in Paris ) et du hip hop arrondi aux angles.
Décoratif, bon chic bon genre, métissé sans être agressif... ça doit pouvoir passer chez Drucker!
8 titres, pour la plupart extraits de son album 'Hall of Mirrors'.



Des sucreries arômatisées au miel mille fleurs, des loukhoums sur fond de guitare sévillane, des backings Amadou & Mariam, c'est bien propre, javelisé! Du Macy Gray, produit blanc!
On aura entendu e. a. 'Imagine one day '(le hit) 'Open Road' 'Lost', une chanson pour mon papa 'Sit down rock'n roll man', style ballade Bon Jovi ....
La belle dansera sensuellement ou, en duo tribal avec Caroline et elle terminera par un ragga Radio Contact, à message humanitaire, Justice For All.
Politiquement correct: fraternité, tolérance, Peace & Love!

Petit break d'1/2h, ça s' énerve dans les gradins, ça fleure la sueur et le sent bon pas frais, horribles ces effluves d'eaux corporelles mélangées!

22:15 ' lights out ...l'hystérie:

Charlie Winston, chapeau, chemise jaune, cravate rouge ... et ça lui va, en plus.
Le frérot de Tom Baxter commence très fort, à l'acoustique 'Gone Gone', un charisme étonnant, une voix soul, aussi proche de Ben Harper que de Stevie Wonder, un petit folk/pop gaillard.
Le band en piste: Medi: drums - Daniel Marsala basse apéritive et backing vc. et le crack, Benjamin Edwards: harmonicas, dulcimer, percussion + backings.
'In your hands' ... I'm gonna put my whole world in your hands.... du gospel blanc, gueulé par tout Bruxelles. Charlie n'a enregistré qu'un album ('Like a Hobo' ) et est déjà une superstar.
'Tongue tied' Désolé mon français est un peu kung fu, euh confus I mean ... Une mamie, à mes côtés, s'égosille: 'Charlie, tu es formidable'. Fou rire du barbu. L'harmonica de Ben sonne comme une guitare bluesy et attaque tes tripes, le Charel en rajoute une couche... voulez-vous coucher avec moi, ce soir... Un petit malin, Winston!



Une cover cinq étoiles de 'Im a man' Spencer Davis Group/Stevie Winwood.
Là, mec, tu m'as eu, je suis conquis!
'Allo, Allo' un petit reggae, harmonica speedé !
The band off stage, le bariolé au piano 'Boxes' .. As a child ocean eyes I smiled... tendre ballade, à la Eric Carmen, un crooning digne de Sinatra.
'My name' une intro majestueuse, des effets vocaux Freddie Mercury ...You won't forget my name... Grandiloquent, dramatique ... t'en fais pas un peu trop, gars, ça risque de virer Music Hall Las Vegas?
'Generation Spent' grand numéro de Mr Edwards au dulcimer. Titre génial, mixant marche militaire écossaise au psychédélisme George Harrison.



Numéro de human beatbox crachotant pour entamer 'Kick the Bucket', un nouveau reggae enjoué, ça s'énerve vachement lorsque le band s'y met. Charlie délaissant son acoustique pour s'exciter sur un jouet électronique bruyant: un showman de première!
C'est rien par rapport à la suivante 'My life as a duck', mes voisines deviennent dingues, il y a des canards (ai pas dit connards!) partout. Tu crois que t'as atteint le summum, que la furia est à son point culminant, mais non, il nous balance le hit gigantesque 'Like a hobo', ce vagabond, ce voyou!


Le band explose, l'harmoniciste sort le grand jeu.... Nothing's gonna stop me... j'ai bien peur qu'il ait raison.
That's it, Brussels!



Evidemment, les mamies, mamans, ados et pisseuses ne l'entendent pas de cette oreille.
Retour du dandy.
'Every Step' pas de basse, Daniel à la guitare, Benjamin aux claviers. Un titre pour serrer, bien fort, ta bien-aimée contre toi, sonnant comme les ballades des Who, quand Roger Daltrey se fait chanteur de charme.
Charlie reprend place derrière le piano, une autre lovesong 'Your Smile', au final feu d'artifice, proche du 'Hitchcock Railway ' popularisé par le petit Cocker de Sheffield.
Il en a pas marre, il enchaîne sur un boogie endiablé en y introduisant des lyrics de 'In your hands' pour finir en gospel déjanté.
Un show généreux, qui a le mérite d'avoir mis Bruxelles de bonne humeur.
La sexagénaire de tout à l'heure n'est pas encore au lit: 'Charlie, tu es formidable!'
 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 21:46

Si vous êtes un habitué du Botanique vous devez vous demander: « Grand salon ? Mais c’est où ?? ».

En fait le Grand Salon est le musée aménagé en magnifique salle lounge: immenses tapis, coussins, poufs, fauteuils confortables, lampadaires, lumières cosy et un petit espace en plein milieu du salon pour qu’un groupe puisse s’installer. Ce soir c’est Clare and the Reasons qui se prête au jeu du concert intimiste, unplugged  comme le faisait MTV lorsqu’il passait encore de la musique.

Le public est assis autour des artistes, de minuscules baffles pendent du plafond et les conditions sont idéales pour écouter la douce Clare.

Toute de rouge vêtue Clare MULDAUR est accompagnée par les "Reasons", eux aussi, tout de rouges vêtus, trois multi-instrumentalistes (guitare, violoncelle, violon, synthé, flute, tambourins, Glockenspiel) qui vont l’accompagner 1 heure durant.

J’avais déjà vu le band il y a quelques mois à la Rotonde, j’en avais gardé un bon souvenir… Même effet pour le même résultat ce soir: musique sans âge, sorte de mix entre jazz, chansons des années 40-50 et pop moderne. Les arrangements sont simples, efficaces et la variété des instruments permet de changer les sonorités de chaque morceaux… on ne s’ennuie pas. Ajoutez la voix fluette de Clare et vous pouvez vous laisser aller dans votre confortable divan, méditez ou rêvez, le voyage est compris dans le prix. Ça fond dans les oreilles, leur musique est une friandise dont le gout reste en bouche longtemps. Une belle heure de douceur et de tendresse pour calmer la tension qui était montée dans les bouchons de Bruxelles sans voitures...

Ajoutez un magnifique moment pour clôturer le set: la reprise de « Everybody want to rule the worl » de Tears for fears.

L’idée du concert au musée-grand salon est géniale, recommencez ces concerts dans cet endroit, le son est nickel, l’ambiance incroyable et le lieu magnifique... A refaire en dehors des nuits...

Repost 0
Published by Lio - dans Concerts
commenter cet article
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:59

Si vous enleviez les photographes, les invités, Tom Barman et son harem ... il ne restait pas grand monde dans la Rotonde ce soir pour accueillir :


Jennifer Gentle

Si vous vous attendiez à voit débarquer une jolie brune en allant voir JENNIFER Gentle vous aurez été surpris de découvrir un groupe composé d'un batteur sosie de Robert Plant, un claviériste avec les moustaches de « Justice » et d'un chanteur avec la voix de Johnny Rotten période PIL ! Musicalement, ca tire un peu dans tous les sens et c'est probablement ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas ! La presse qui recopie les dossiers de presse vous racontera qu'ils sont les dignes héritiers de Pink Floyd ... on n'a pas du écouter la même chose ! C'est bien plus rock, c'est bien plus fun, ca vous remue le derrière; pour preuve mon voisin de concert était pris de spasmes à la Ian Curtis. 40 minutes seulement, mais 40 minutes intenses ... biens sympathiques ces italiens !


John & Jehn

J'étais fan avant d'arriver au concert ! Leurs morceaux sur Myspace m'avaient réellement enthousiasmés ... j'étais impatient ... et comme souvent dans ce cas là ... la déception a été au rendez-vous! Deux parties : Jehn au piano électrique pour commencer et à la basse dans un second temps ... ca donne deux ambiances différentes mais aucune ne m'a passionné! Elle prend des pauses et une attitude de frimeuse, pas très naturelle et ça m'a franchement agacé ... Côté communication avec le public, comme ils sont français, on aurait pu s'attendre à des trucs plus originaux que « Merci », « Vous allez bien » , « On aime beaucoup la Belgique » ... c'est étrange mais elle m'a fait penser à l'attitude déplorable de Yelle l'année passé (peut-être à cause de la coupe de cheveux) ... vulgarité comprise! Le pauvre John qui a mon avis mérite mieux que ça n'arrive pas à récupérer l'affaire ... il n'a plus cette magnifique voix arrogante (à la Mark E. Smith) qu'on retrouve sur l'album ... tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est qu'ils splittent et que ce brave Nicolas Congé trouve enfin son Alison Mosshart ...


Joe Gideon & the Shark

Ce soir « The Shark » s'est déguisée en panthère ... sexy ! Joe nous annonce le premier morceau, une histoire vraie, celle de « Kathy Ray » ... j'en ai encore des frissons rien que de citer ce titre, une tuerie!


Suivent les « Dol », « Civilisation », ... des morceaux magnifiquement mis en scène, The Shark y est pour beaucoup, elle joue habillement de la pédale de loop (qui pour une fois était bien utilisée, discrètement), du clavier et surtout de la batterie en changeant continuellement de rythme et de tempo ... 50 minutes de bonheur total ! Ils ont été accaparé de toute part à la fin du concert par de fans qui voulaient se procurer T-Shirts, Cds, pins et cie ... un gage de qualité ! Les amis d'Archie Bronson Outfit sont nos amis.


A la sortie Abl al Malik terminaient sont concerts avec ses deux tubes « Les autres » et « Gibraltar » accompagné d'une formation impressionnante (guitare, percussions, accordéon, ...) et même si ça n'est pas le genre de truc que j'écoute d'habitude, il faut avouer que ça le faisait, même sous un chapiteau moyennement rempli!
 

Repost 0
Published by Rudi - dans Concerts
commenter cet article
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:58

En ce samedi fête de l'Iris, le bota faisait grise mine: public clairsemé pour les 4 salles, du jamais vu aux Nuits. Pas de file au bar, aucun glandeur dans les couloirs!

Dans l'Orangerie:

Pit Er Pat
On nous annonce un trio de Chicago, on reçoit un duo mixte: Miss Fay Davis-Jeffers à la guitare/vocals et un mec aux percussions et programming (Butchy Fuego?).
4 CD's, quelques EP's, chez Thrill Jockey. Ce soir, pourtant on aura droit à de nouveaux titre, prévus pour une future plaque.

'Summer Rose' un chant haletant, des samples atmosphériques dark, un mini-clavier frappé, quelques lignes de guitares indie style .... Fay, d'une voix enfantine, répétant inlassablement ... going deep, going deep .... sa guitare prend des coloris orientaux, les beats deviennent hypnotiques. Très vite, tu adhères à cette sonorité Nu-Jazz esthétisante.
'Chavez Ravine' boîte à rythmes groovy, guitare rugueuse. Un hymne répétitif hypnotisant et dansant, les percus à caractère tribal te donnent des fourmis dans les jambes. Comment ressortir de ce ravin?
Tiens, voilà Yves! Petits yeux, mine pâle.... ils ont commencé à quelle heure? 20h00 pile, t'as raté 2 morceaux, fieu! Bourré, hier? Bête question concernant Yves, il revient d'une Pilgrimage Party, qu'il a quittée quand les réserves de Hoegaerden étaient épuisées.
''Flexible Entertainer' chant ritournelle, beats à la Battles.
'Water' hip hop Aqualibi, légèrement funky.
'Dark Room' en duo vocal sur arrangements subtils, toujours aussi dansant.
'Heartbeat' mélodie harmonieuse sur base rythmique puissante.
Pit er Pat termine par 'Specimen', qui voit la fée nous sortir des riffs Mars Volta et le mec nous enjôler, tels des crotales, en soufflant dans un melodica Marrakech blend.
Le specimen virant soudain en dub joyeux, style Big Audio Dynamite!
40', ils auraient pu jouer plus longtemps, rien à redire, leur trip aux influences diverses n'est pas du genre à emmerder!

Battant
Trio from the UK, mené par la charismatique Chloé Raunet (vocals). Tim Fairplay (style Wesley Sonck...) guitare et Joël Dever (synthé). C'est Mister Ivan Smagghe (Kill the DJ) qui a découvert ce post punk band et a produit le CD 'No Head'.
Un seul mot: allez les voir rapidos, ils vont devenir very big!



'Mark Twain' pas vraiment Tom Sawyer leur punk sur beats electro. Une vitalité ayant le sens du direct, un phrasé Siouxsie, un rythme binaire d'une efficacité redoutable.
'The Butcher'méchante guitare hâche boeuf.
'Radio Rod' Chloé, Soeur Sourire, fait fondre tous les coeurs masculins et ceux de la coterie évitant les hommes. Hyperdansante cette chaîne radiophonique.


'Highway hopeful' carré et brut. 'The Lurker' tu penses à tous ces groupes new wave/post punk avec chanteuse, nés à la fin des seventies, les merveilleuses Slits en tête. Mais aussi les Plasmatics (ha, Wendy O.!), Siouxsie et ses Banshees, bien sûr, ou encore Bow Woh Wo, un produit Malcolm McLaren.
'Rerinse' ce titre ressemblant légèrement au 'Hong Kong Garden'.
'Socket' vocaux scandés, guitare lourde, claviers espiègles (style The Stranglers).
'Kevin' (1989) le bonustrack frais et juvénile, les Undertones revivent.
'Bruise' plus lent, plus long, au phrasé récitatif.
'Human Rug' aux sonorités Fad Gadget/Suicide met fin au gig.
On adore!
Yves tient à guérir sa gueule de bois: une Blanche en een pintje. C'est quoi ce groupe qui suit: Beast'Sound System', ça craint pas un peu?
On va faire connaissance, Yveke!


Beast 'Sound System' (Montreal)
Un mec derrière ses petits claviers et laptop (Jean-Phi Gonçalves) envoie son electro/trip hop et voilà une nana chapeautée qui rapplique: Betty Bonifassi!

Elle chante! Mec, tu tombes presque à la renverse, une voix soul charnelle, parlant à toutes les parties intimes de ton vieux corps pourri.
'Fingerprints' s'appelle ce truc fabuleux te rappelant Blueboy ('Remember Me'!).
Paraît que cette créature a prêté sa voix au soundtrack des 'Triplettes de Belleville'. Anyway, Beast va nous servir un plat 5 étoiles. Je ne me rappelle plus depuis quand mes guibolles se sont mises à danser toutes seules, sans en avoir reçu l'autorisation de mon cerveau, ça doit remonter au siècle défunt, mais j'étais pas le seul à me trémousser comme une gogo girl ivre.
'City' aussi sexy que mamie Grace Jones.
'Ashtray' je sors un megaphone de mon sac Delvaux (pas Jérôme, un autre) et je vous emballe. C'est une sorcière maléfique, Miss Betty, elle nous a tous envoûtés.
'Ennio' ...my skin is black...elle n'est pas black, c'est her sensual voice qui est noire. Moite ce truc!
Petite intro 'classique majestueux' pour introduire 'Out of Control'. Il y a longtemps qu'on a perdu le contrôle, dérapages incontrôlés sur piste de danse bestiale.



La dernière 'Satan', satanique, en effet! Toute l'Orangerie bat des mains, Yves a déposé son houblon à même le sol, et ose un pas de danse charnel, où va le monde!
Irrésistible, et quand le duo mime une dispute conjugale sur scène, c'est la folie .
Rare de voir l'Orangerie transformée en dancefloor.
Ovations!

MVSC
Montevideo versus Compuphonic.
Nos bruxellois uruguayens + le producteur /DJ (Dirty Dancing).
30 secondes de soupe, Yves et moi avons pigé: du bluff, une grandiloquence dikkenek ridicule.
Après 2', un fou rire nous prend, ces peï se prennent au sérieux et ont l'arrogance de minables, ayant vendu une centaine de plaques à leur famille et copains!
Pour vous madame? Une double choucroute et une chope de six litres! Monsieur prendra? De la daube et de la purée Montevideo!
T'as bien mangé, chouke? Me sens un peu lourd, bobonne !
Et ce truc était servi niveau sonore dans le rouge! Un bouilli bourré de clichés, du disco purulent, on se tire, sinon on devra dégueuler!
 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents