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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:47
Pas mal de monde dans le théâtre etterbeekois. Beaucoup de jeunes gens et de gamines délurées et souriantes (congé de Toussaint) pour un double bill alléchant.
Simon (manager des Vagabonds) et l'équipe de programmation du 210 font du bon boulot.

The Wave Pictures

Ces photos de vagues nous viennent de Londres et pratiquent un British pop à background bluesy, lorgnant de temps en temps vers le rock minimaliste, semblant nonchalant, de Jonathan Richman.
Sympa ce trio, qui joue pour la seconde fois à Bruxelles (la veille à La Filature/St Gilles).

Franic Rozycki : basse mélodique et backing vocals - Johnny 'Huddersfield' Helm, pas à la barre, mais aux drums et backing vocals (sometimes leads) et une petite merveille de guitariste/lead singer rentre-dedans : Dave 'Tintin' Tattersall.

Ces 3 souriants Cockneys n'ont pas de setlist, leur complicité naturelle fait qu'avec un clin d'oeil, ils savent quoi jouer. Ils ont déjà sorti une flopée d'albums ou de EP's mais n'avaient rien à nous vendre.
20:40 : marée haute, les vagues déferlent.
...I smile not to greet you ...nous chante Kuifje ...I'm waiting for the others ....de la folky/country pop te rappelant les Housemartins (tu te souviens que Norman Cook est devenu Fatboy Slim?) ou leur successeur the Beautiful South. Excellente entrée en matière. Le public se resserre frontstage. Une guitare rock à la Chris Isaak, de beaux effets de vibrato et des lyrics pas cons... You say you're tired of the life you're living... Un excellent rock aux accents Stan Ridgway.
Mr Tattersall s'avère être un super guitariste, martyrisant son axe et en tirant des vibratos déchirants, ses potes assurant un max. Le matériau du set d'hier soir provenait, mainly, de leur CD 'Instant Coffee Baby' et d'un tout nouvel EP 'Just like a drummer'. Le guitar virtuoso multipliera les interventions lyriques ou saignantes, 'he rocks to- and -fro on his heels' dixit Alice White décrivant un de leurs shows à Leeds et, c'est exactement the right (wave) picture, le ket est phénoménal et n'a pas, comme certains de ses collègues, le dikkenek ! Simplicité, honnêteté artistique sont les mots d'ordre.

'Hotels & Motels' (sur Just like a Drummer) sera joué à la mémoire du Brussels architect who killed himself (Joseph Poelaert, de Skieven Architek). Pour suivre un sensitive slow blues au chorus lancinant... If you leave it alone..., un sax soprano lascif ajoutant une touche sensuelle à la mélopée. C'est André H Düne (alias Stanley Brinks) sorti d'on ne sait où. Le truc se termine en funk torride. Jouissif!
A friend is going to sing the next tune, Clemence Freschard, une Berlinoise, née à Dijon, membre de la clique Düne, vient nous chanter un blues rock, pour lequel Dave te sort un solo digne de Peter Green. Mr Brinks se saisit d'une gratte et le duo commence un duel à la Wishbone Ash. Grand!
'Just like a drummer' a sweet title avec chouettes harmonies vocales. Johnny passe aux lead vocals pour 'Now you're pregnant', une ballade sentimentale. Johnny n'est pas le concepteur de la chose dans le belly de la nana, mais c'est sûr il a een boontje voor haar. Retour au rock nerveux, plein de ooh ooh ooh's et un sax venant taquiner le drummer.
Le Dave pète une de ses cordes, pas étonnant vu la hargne avec laquelle il maltraite son instrument, nevermind 5 strings is enough.
Une dernière avant la pause, a tender & melancholic love song : j'étais bourré mais tu t'en fichais, tu disais et au petit matin, tu dormais encore, j'ai dû partir bosser... common life, quoi !
Public déchaîné !
Un rappel !
a sculpture is a sculpture
marmalade is marmalade
un texte mêlant cuisine et poésie érotique ...with you inside of me comes the knowledge of my death... et nouvel affrontement guitaristique.
Une explosion.
Don't miss The Wave Pictures if they come back!

22:15 Stanley Brinks

Décembre 2006 André Herman Düne quitte le groupe de ses frérots (David -Ivar et le petit drummer Néman)' Herman Dune 'et se choisit une nouvelle identité : Stanley Brinks (cf chronique de son show au Belvédère à Namur). Il aime changer de peau, on l'a connu sous les patronymes les plus farfelus : Ben Dope, Ben Haschish... tu situes où il puise son inspiration. L'illuminé Jewish/Swedish/French/American monk (pas Thelonious...) lookalike gîte désormais à Berlin. En principe solo -act, ce soir il jouera accompagné par des long time friends : The Wave Pictures.

Les 3 rosbifs sont sur le podium et un sax jazzy retentit behind us, Stanley se promène parmi nous en soufflant dans l'instrument d'Adolf (de Dinant,mec). Une fois sur le podium, il entonne de sa cool voice ....if I tell you go again......will you love me more...if my ship comes in and I leave for good ... un titre doux-amer, avec une finale gospel a capella. Du lo-fi rock, cher à Mark Eitzel ou Iron & Wine.

Un calypso (dans la veine des titres de Herman Dune) pour suivre. Les Wave pictures n'ont pas eu besoin de répéter des heures pour maîtriser le répertoire du hippie de Berlin. En 2 ans il n'a pas chômé, il sort des albums à la pelle ('Dank U' est le dernier né), refuse d'entrer dans le système et vend ses galettes après le concert. Ce mec ne vit pas en 2008, le vedettariat : no way.... il préfère jouer dans un squat devant quelques parias rejetant la société de consommation que de se trouver sous les spotlights d'Hollywood.
Les chansons autobiographiques sur background bluesy paresseux vont se succéder, André laissant une part belle à ses musiciens. Il en profite pour griller cibiche sur cibiche en écoutant ses potes. 'Corinna Corinna' sera chanté par Johnny, le timide, Dave passant derrière les caisses. Une perle laidback, suivie par un folky tune, Byrds/Flying Burrito Bros blend, nostalgique, poignant et juste.... don't cry if I die don't cry... Une entrée en matière théâtrale pour une chanson de rupture, digne des vieux British blues bands (Fleetwood Mac en tête)...ooh Baby, I know we gotta part.... un blues cathédrale te prenant les tripes.

'Dreamboat' une chanson narrée aux accents jazz, Stanley en admirateur de Gerry Mulligan.
And now a blues in G, il sera sombre ,comme il se doit, avec guitares fragiles. A toi, drummer boy...
Et ils arrêtent tous de jouer pour fixer poor Johnny qui se voit obliger d'improviser une suite au morceau. Pris de pitié, Franic l'accompagne à la basse. André se roulant un nième joint, avant de reprendre le blues... You must leave someone on your mind... j'ai assez donné, continuez sans moi !
'Stanley Brinks' premier titre de 'Dank U', dans lequel il constate... things aren't what they used to be.... juste, Auguste! Une pintje à 2€ , c'est de l'arnaque, en quatorze t'en buvais 20 pour ce prix.
Allez les enfants, faites un petit tour au bar, je le joue seul ce titre philosophique. Maybe I just need you to teach me.... tu te construis un petit monde personnel et tu le démolis... André nous le fait a capella sans micro. Un grand moment. Retour du joyeux trio pour la dernière perle 'Don't leave me'. Les 210 spectateurs de l'Atelier ponctuent le refrain de battements de mains et de pieds. Une lovesong impeccable .
Un rappel qui voit revenir Miss Freschard, un autre calypso, dont le barbu est friand... too many rocks, too much snow... sur les accords de guitare de 'Brown-eyed girl' de Van Morrison.
23:30' fin du trip bruxellois, le juif errant est prêt à reprendre son bâton de pélerin.
On ne ratera pas la prochaine escale in België
Dank U (Danke Schön), Herr Brinks!
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Published by Michel - dans Concerts
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:59

Enfin, voilà Alister chez nous (il est déjà passé à la freaksville night il y a quelques jours mais en solo-acoustique), ses paroles géniales, son son 70’s et sa belle coiffure ! !

A force de l’attendre et d’écouter, réécouter et ré-réécouter son album j’avais une certaine appréhension… Je ne pouvais qu’être déçu du Live.

Pas de première partie, Alister (Piano et télécaster fender) et ses acolytes (guitares fender, basse et batterie) débarquent. La salle compte tout au plus 100 personnes. Les deux premières chansons sont fort bancales (dommage pour « ne fais pas attention au désordre »), j’ai eu l’impression qu’ils étaient fort stressés, mais au final je suis assez partagé sur l’ensemble de la soirée.

Un peu déçu puisqu’il ne va proposer (avec son band) que les chansons de l’album et une inédite « I’m stupid when i want sex » pour 45 minutes pesées, emballées. Toujours un peu déçu parce que la prestation manque un peu de consistance, et l’ensemble du groupe de prestance et d’assurance.

Mais plutôt agréablement surpris par le côté très rock du set (on pense aux Kinks et au Velvet), par les bonnes vannes très drôles entre les morceaux (bon.. s’il fait les mêmes à chaque concerts c’est un peu ringard évidement), par la simplicité du gars (j’avais peur qu’il soit aussi imbuvable que Jean-Louis Murat !) et par l’intensité de certains morceaux qui en concert claquent vraiment  bien : « 7 heure du matin » seul au piano, « filles à problème » , et un génial « bordel ». (« Qu’est-ce qu’on va faire de toi » que tout le monde attendait était bonne mais sans plus, même chose pour le rappel puisqu’ils l’ont rejouée une deuxième fois pour clôturer la soirée)

Donc au final je vous conseille surtout d’écouter son album « Aucun mal ne vous sera fait », et si vous devenez fan absolu comme moi d’aller le voir lors de son passage près de chez vous.

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Published by Lio - dans Concerts
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:57
Dans la grande salle on fête le come-back de Novastar : sold-out (pour 2 jours...) !
Au club pas plus de 130 personnes. Swell jouant encore au Factory Festival (Nivelles) le 1er novembre et au Cactus (Brugge ) le lendemain (avec Radar Bros).

Blaudzun

Un singer/songwriter barbu et binoclé d'outre-Moerdijk (Arnhem) , jouissant d'une bonne presse chez Beatrix van Oranje-Nassau.
Wat voor een naam , Blaudzun !  A la recherche d'un patronyme original, Johannes Sigmund, choisit le nom d'un illustre cycliste Danois : Michael Blaudzun, spécialiste de la course contre le chrono (3 x champion du Kongeriget Danmark). Freudien , n'est-il pas ?
A 20h20, flanqué du glacial batteur René Devries ,de Michiel Van Quelque Chose aux keyboards et à l'accordéon et de son broertje , Jacobus, aux guitares et xylophone (partagé avec le batteur) , le brave Blaudzun vient s'asseoir sur le stool face au public.
Le quartet nous interprétera plusieurs titres du CD éponyme, sorti chez V2 cette année.
En solo , s'accompagnant d'une acoustique 'Resident', morceau court et attachant . Une bonne voix , des accents Antony (sans les Johnsons), mais notre gaillard est moins maniéré.
'California' un downtempo lorgnant du côté de l'American folk religieux , quelques hallellujah décorant les lyrics . Beau travail à la lapsteel de son brother , l'accordéon restant discret.'t Is onze eerste keer in Brussel nous lance-t-il, maintenant il sait que l'Amstel ou la Heineken c'est du pipi de chat!
'Goodboy' ...You dressed me up like a good boy.... accompagnement musical sobre , quelques coups de batterie et une ou deux lignes de guitare déchirantes. Les musiciens sont réduits au rôle de faire-valoir: dommage!
Een hit op de Nederlandse radio : 'Blindspot' , nouveau titre mélancolique avec backing vocals de Jacobus. Que pasa , on s'énerve ... le truc vire country rock. Niet slecht. 'Tidal Wave' La voix se balade dans les hauts registres, titre atmosphérique explosant dans son final. Les plumitifs du Nord comparent, vocalement , Blaudzun à The Veils, Thom Yorke (?), Richard Ashcroft et Fred le Zamp entend des intonations Starsailor . Le truc est moins poppy (ou arty) toutefois. D'autres voient en lui le nouveau Elliott Smith , ze overdrijven. Son American folk ténébreux n'est pas mal foutu , mais très vite l'intérêt faiblit , car toutes les oeuvres sont construites dans le même moule.
'Black Thread' menaçant et very slow. 'Loveliesbleeding' jolie mélodie, couverte par les éternels bavards du bar , préférant la Stella pour soigner leur spleen. Quelques vocalises pour terminer l'aria et pas mal de reverb.
'Revolver' va-t-il abattre les indélicats soiffards? A sad lovesong, idéale en bagnole, en pilotage automatique sur les highways , en versant une larme émue sur le triste destin du Marlboro cowboy. Et pour finir une version cabaret de 'Resident' .
Probablement mieux sur album que on stage.

Swell : 21h20

Depuis 1989, David Freel , sillonne la planète avec son band californien qui ne gonfle pas. Une douzaine d'albums d' American indie rock , en 2007 : 'South of the rain and snow' et le dernier 'Be my Weapon' devrait être dans les bacs soon .
Si début 90 on cataloguait la musique de Swell de métissage post punk , folk (style vieux Pink Floyd), noise rock, voire de soundtracks à la Ennio Morricone, il semblerait que David Freel , le maussade , pour ce nouveau millénaire, soit devenu adepte du lo-fi movement (Sebadoh, Bill Calahan, Will Oldham, ou autres Mountain Goats, sans oublier Low).
Table rase et de nouveaux musiciens (non présentés) : un drummer, est-ce Nick Lucero? (Queens of the Stone Age), présent sur l'album et, un guitariste(de nombreuses effect pedals) /claviériste , responsable du laptop, qui nous tournera le dos pendant la quasi entièreté du set (Brian Mumford de Portland , membre de Haiku Ambulance).
Le pas frêle et barbu, David, à l'acoustique (sortant de l'infirmerie, tout le manche est pansé).
Quelques bruitages : bracelets sur cymbales et des jeux d'effets (Brian couché sur scène, tripotant les bidules à ses pieds) et le pas rasé lance quelques accords 'Good Good Good' sur 'South of the rain and snow'. Calme, envoûtant et nappé de synthé pour clôturer la ballade.
'Troubles love you' mais nous on ne veut pas d'ennuis , menneke. Un truc moins sombre, toujours dépouillé , un martèlement militaire sur une guitare presque joyeuse. Changement de tempo et un clavier sirène pour achever la comptine. 'Down' c'est sûr Freel n'est pas du genre Laurel et Hardy, ce' Down' est plus électrique et mordant.
Pour suivre un downtempo non-identifié (Bad?) avec de beaux beats soutenus du batteur, quelques riffs incisifs de guitare lacérant la calme mélodie. 'What I always wanted' sorti en 1997, les connaisseurs reconnaissent . David, le bougon, s'en fout et balance ses compos comme un métronome. 'Sunshine Everyday ' pas à Bruxelles, mec. Une longue intro et 'sunshine' répété à l'infini. Fans ravis. Roulement de tambour pour 'South of the rain and snow' , des claviers 'Le bal de Laze' de Polnareff , suivi de coups secs nous rappelant qu'on est pas ici pour rêver.
De bons morceaux , mais l'emballage manque d'éclat. Le trio effectue son boulot comme des fonctionnaires du service de taxation , attendant 17h pour pouvoir se tirer et allez boire une pintje au bistrot du coin . (Pas J P , le lange ne touche pas au houblon).
'What I saw' un titre plus rock, guitare à l'avant -plan avec effets de slide . 'Kinda Stoned' on préfère Sharon . Peu d'enthousiasme . David le Rhinocéros , fan d'Ionesco et adepte de l'incommunicabilité . Service minimum tonight , tu prends tel quel ou tu te casses , connasse!
'Song seven' et 'Saved by Summer' un titre folky où il est question de ...some stupid hippie bullshit ... pour mettre fin à un set de 60'. Les joyeux lurons se tirent sans un mot , le batteur nous gratifiant d'un petit signe de la main.

Les rappels (convenus) :
un petit laïus sur l'absence de malt ...it seems to be a whiskeyless show , tonight..., le bartender, endormi, fait la sourde oreille ! 'Bridgette,you love me' , qu'il faut recommencer :... shit,I forgot the chords...., on reprend (toujours sans conviction). Freel se remet à pleurer, il veut son whiskar . Une bonne poire leur paye trois verres du Scottich breuvage et on attaque un second rappel à la longue intro . Suddenly tout s'arrête : problèmes d'ampli ou de retour ...On remet le couvert pour un titre à la Lou Reed , époque Velvet Underground, au beau final nerveux . (At long last ?).
Ils quittent le podium , il est 22:30'.
Les fans en redemandent . Donc,une nouvelle couche : un enchaînement de 2 titres psychédéliques de bonne tenue. ' Livid ' (? , not sure , maybe a new title) une ballade lo-fi avec chambre d'écho et un rock nerveux 'Something to do' (?) achèvent le show.
Les héros paraissent fatigués et pourtant leur European tour est encore long.
Bilan mitigé: good songs mais aucune présence scénique et des approximations gênantes.
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Published by Michel - dans Concerts
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 22:52

Petite Rotonde, petitement remplie pour accueillir les français de Coming Soon. Pas mal de très jeunes gens dans l’assemblée plutôt hétéroclite.

Une jeune anglaise ouvre ponctuellement la soirée pour 40 minutes de chansons délicates, contemplatives et tendres. Seule avec sa guitare, sans quasi aucuns effets (hormis quelques loops), et sa voix sublime, elle va me faire tourner la tête. C’est très lent, calme et répétitifs mais on ne peut qu’être sous le charme d’une si jolie demoiselle à la voix parfaitement maitrisée. Ca manque d’un peu de variété mais seule à la gratte c’est toujours un challenge. Personnellement, j’ai été totalement conquis.

Seul bémol, si elle s’est présentée je n’ai rien compris et à la sortie je n’ai pas réussi à trouver son nom… si quelqu’un sait, qu’il s’exprime ! !

S’ensuivent les jeunes gars et la jeune fille de Coming Soon. Pour les avoir déjà appréciés au Belvédère de Namur je sais plus ou moins à quoi m’attendre. De la country-pop (arrêtez de dire folk, c’est vraiment de la country !) chantée par différentes voix ou en cœur et toujours bien pensée et entrainante. Sur la forme rien n’a changé, mais sur le fond, j’ai vu deux concerts biens différents. Ils ont changé quantité de leur répertoire et nous présentent déjà une grosse partie de leur nouvel album à venir et un bon paquet de reprises (classiques country, Cohen…). Pour faire une bonne heure et quart (dont 4 rappels !) de bonne humeur, de jovialité et de chansons variées (quelques une sont chantées en chorale à capella, tels les bons vieux gospels américains).

Ils sont six sur scène et n’hésitent pas à changer d’instrument ou de chanteur (seul le grand cow-boy, Howard Hughes, ne fait que chanter). La plupart du temps Léo, 15ans, s’occupe de la batterie, ses amis de +/- 18ans jouent de la guitare (2X) ou de la basse, et la charmante Carolina s’occupe du xylophone et de la clarinette. Leur moyenne d’âge ne doit pas dépasser 20ans et on a l’impression d’avoir un band qui tourne ensemble depuis 30 ans tant leur complicité est évidente. J’ai encore trouvé ces gens charmants et leurs nouveaux morceaux très frais, spontanés et entrainants. Les nouvelles compos sont au moins aussi bonnes que celles de leur excellent album « new grids », il faudra donc continuer à les suivre de près.

NB certains groupes américains qui devraient jouer dans la catégorie au dessus (tel les Calexico et autres Okkervil River) feraient bien de voir et d’écouter ces jeunes gens et arrêter leur musique devenue prétentieuse et chiante.
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Published by Lio - dans Concerts
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 22:45
Soirée 'mise en boîte' dans l'antique théâtre ixellois (soirée Cerise).
Les hostilités débutant avec un retard conséquent , une équipe de l'IAD ayant envahi le terrain.
Trois rangées de sièges sont condamnés pour installer leur imposant matériel.
Au bar les réserves de Jup et autres breuvages mousseux s'épuisent rapidos.

Il est 21h passée lorsque In A Box investit les planches.
Rien à voir avec Zita Swoon 'A Band in a Box' . Le boxon qui nous occupe est bruxellois, et compte 5 pensionnaires : 3 joyeux mâles : Yann : lead guitar, J F : drums et Yves: basse et claviers et 2 avenantes demoiselles : Flo à la basse et Olivia aux claviers et au chant.
Cette dernière s'étant fringuée alien/mutant pour l'occasion.
Le band vient tout juste de reprendre du service, après une interruption de quelques mois (une grossesse , si tu veux tout savoir).
Il attend toujours de pouvoir sortir une première démo , quelques mecs foireux ayant fait capoter leurs efforts précédents (5 titres en 2007).
Tous les titres interprétés hier sont des compos originales et méritent de se retrouver sur une rondelle.
'Dead Man 1' (Jarmusch?) excellent batcave sound (Bauhaus, Siouxsie & Banshees, Sex Gang Children...). En avant pour un bain early eighties, avec quelques touches Interpol ou Editors. La voix gothique d'Olivia lorgne du côté d'Anne Clark ou de Siouxsie. Titre convaincant. Tu entres d'emblée dans leur monde gloomy.
'Bizarre' effectivement l'emploi du masque anti- gaz n'est pas ordinaire , pépère. Il est vrai que l'atmosphère malsaine à la flûte tient du toxique gaz moutarde de 14/18. 'A thousandth' , nouvel hymne cold wave . Ahh le fantôme de Ian Curtis.
Un morceau culinaire 'Kitchen' , très Neon Judgment. Ou comment faire rimer chipolata, vitamine , ice cream, choucroute ou moambe sur une rythmique pesante (vive Simon Gallup) et des guitares Porl Thompson. Voce à nouveau déformée par l'oxygen mask et phrasé post-punk.
Un hit potentiel (en 1984), non ça reste criant d'actualité avec la nouvelle rage Joy Division.
'Contro' finies les saucissonneries , un texte en français (pas toujours audible), pour nous rappeler qu'avant Sarkozy , il y avait des adeptes 'vague froide' chez Giscard : Marquis de Sade, Charles de Goal ... le timbre de notre Olive me faisant penser à Bea Vandemaat dans Chow Chow. 'Dead Man II' basse élégante en évidence et effets de guitare pour ce titre atmosphérique plus lent....Wake up ' susurre le mutant , on ne dormait pas Miss....
'Answer Machine' nouveau titre sombre , ambiance tranchées : shrapnels, boyau de la mort , barbelés .. ça ne rigole pas. 'Trickster' au chorus ... pas peur , pas mal (?) ...
'Double' actionne ton clignoteur (quoi c'est pas français? nevermind , je double). Marrant, les gimmicks me rappelent 'Tout petit la planète' , ouais , ouais Plastic Bertrand! Travail admirable de Dan Lacksman (Telex).
La dernière salve ' Love Toy' à propos des difficiles rapports entre humains.
Pas de malices dans cette boîte mais des sons probants.
Les flûtistes ne s'y trompent pas et refusent de quitter le box.
Rebranche ton Jack, Yann.
Boum boum boum fait John Fitzgerald en tapant sur un tambourin que lui tend Newton John. Quelques effets de claviers subtils: 'Western' titre dansant , comme les Kraftwerk les plus sautillants. Krautrock sur l'autobahn....Du bon boulot.
Out of the box , everybody ...

22h40 Dashbox

Pas de pub , mais à y réfléchir j'échange mon stock entier de Dash , je laisse le Omo à Michael Jackson et je me mets à la lessive liquide.
Par un beau jour en 2005 , Benoît , Julien, Fabien et Olivier (beaux ,propres et jeunes kets de Bxl) décident de former un band : basse, guitare et chant , drums, claviers dans le désordre .
On va faire du rock dansant , on va se marrer et ce sera plus facile pour tomber les nanas.
Et si on jouait à la flûte?
Ouais , ouais , excellente idée .
'My little sins' nous sommes tous des pécheurs . Belle énergie , du brit- pop sur Zenne pas meuhchant , quelques relents Pulp , Dodgy , Boo Radleys et de zolies cravates sur coloured shirts.'John Mc Lane' toujours aussi nerveux et poppy , un petit saut marsupial speedé et on passe à 'Your pain is wrong' même scénario power-pop. Quelques traits d'humour potache pour meubler les temps morts , et on va à l''Hotel' sur un lit de synthé pop gluant.
On nous annonce que c'est le dernier gig avec Olivier (claviers) et on invite Guillaume , pas Tell , mais William Street à la guitare , pour un morceau ressemblant comme 2 gouttes de Dash aux précédents , si ce n'est que le drummer entame un truc festif à la Martin Circus , époque 'Je m'éclate au Sénégal' . Le machin finit par lasser , le côté cheap exaspère et tu ouvres le tiroir pop belge style Malibu Stacy, Two-Star Hotel , Piano Club et autres bands rigolos mais creux .
Banalité et ennui : allez les petits gars, battez des mains... un , deux , trois, tsoin, tsoin , tsoin .... aussi raffiné que les plus mauvais Slade (et encore Slade , avec son côté glam, en 1972 , ça déménageait).
Benoît Vrins, le chef, nous joue un brol à l'acoustique . On fait venir un second guest au sax , Cedric, et c'est reparti pour un tour de manège.
Je frôle l'indigestion, m'éclipse et vais noyer mon chagrin au bar, pendant que les Dashbox continuent à envoyer leurs titres sans envergure.
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Published by Michel - dans Concerts
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 21:09
Un vendredi soir sur la terre chantait le cas brel , (shit c'était un samedi) , nous avons, en tout cas , décidé de plonger dans notre passé.

Direction Gooik, la perle du Pajottenland !
C'est là , dans une grange (schuur) que Muziekmozaïk a résolu de faire jouer 2 monstres sacrés de la musique traditionnelle hexagonale : Evelyne Girardon et Jean Blanchard.
Pas un hasard , tous les ans , en juillet, Gooik vibre aux sons de la' Gooikoorts' , un festival folk international.
Salle impeccable, tu arrives pendant la balance (il serait malvenu de parler de soundcheck, face à ces traditionalistes ), OK pour le son. Tu oublies la boisson locale (geuze), propice aux gaz intestinaux, et tu avales une Jup en prenant place devant le podium.


Evelyne Girardon
chanteuse, musicienne et comédienne . Une longue carrière au service du folk et du chant populaire : La Guimbarde (avec notamment Steve Waring), la Kinkerne , la Bamboche (fondée par Jean Blanchard) : un groupe aussi influent que Malicorne , Mélusine ou Alan Stivell, Beau Temps sur la Province, Roulez Fillettes, Voice Union (avec LilianeBertolo et Sandra Kerr) et la Compagnie Beline (qu'elle fonde en 1999) etc..

Jean Blanchard
Un berrichon , installé à Lyon, le Roy sans couronne de la cornemuse: La Bamboche, Laissez Chanter qui Voudra, Blanchard Frères, Tricorne , Auvergnatus , la Quadrette .....
Des tonnes d'enregistrements pour les 2 complices.

20:35: Sortez macramé, sabots, barbes grises, longues robes fleuries ... Evelyne et Jeannot attaquent un nouveau répertoire de chants traditionnels, riches d'un lexique et de tournures François Villon et, portant l'empreinte de terroirs divers: Morvan , Jura, Haute-Savoie, Berry , Auvergne ....
Jean à la cornemuse et Evelyne aux vocaux et au Shruti (ou Surpeti) : un instrument en provenance des Indes . Ce truc ressemble à une mini-valise et te permet de guider ton chant grâce à différents bourdons, actionnés par un soufflet. Un accordéon sans touches si tu veux.
Cet instrument ancestral existe en version électronique que tu ne peux te procurer au rommelmarkt de Steenokkerzeel.
'Trinquons les verres' un chant à répondre (Jean en backing) ... 'Buvons , trinquons , caressons la bouteille Et laissons les plaisirs de l'Amour Laissons tous les coeurs infidèles Qui ne veulent pas nous donner de secours.... Suivi d'un break sautillant à la cornemuse 'Bourrées deux temps' .
Le ton est donné : une voix magistrale et un musicien hors-pair.
'La Jeune Sylvie' (repris sur l'album 'Répertoire' ) la bergère qui garde son troupeau , et dont l'amant est volage , titre associé à 'Minuit Cinq' joué sur l'instrument à anches.
Une chanson enfantine et 'gaie' (tout est relatif) ' Complainte de trois petits enfants' en canon avec l'assistance .. su'l bord de l'eau , près du ruisseau... l'horreur dans toute sa splendeur: maman morte , papa, en seconde noce, épousant une marâtre qui ne peut encaisser les petiots ... Sortez les mouchoirs. 'Mortempert' chanson du boisé Morvan, contant les galantes aventures d'une donzelle et d'un gentilhomme désireux de la déflorer . Pas de bol : la poudre de son fusil s'avère trop humide et le coup ne veut pas partir. Morale cette historiette.
'J'ai un petit voyage à faire' courte chanson courtoise.
Evelyne agrémente son set par de jolies interventions à caractère historique ou didactique (la madame dirige des stages de chant traditionnel , ce qui explique le côté pédagogique).
'Filles possédées du Démon' 'La fille du geolier' un panorama complet de la gent féminine moyenâgeuse: oies blanches ou petites sal. (et quelques notions des tarifs pratiqués pour passer à la casserole...).
Une gigue guillerette de la composition du maistre ' Suite 11 P 3T une oie deux oies' .
Evelyne peut se désaltérer (sobrement) . 'J'ai un oiseau qui vole' aérien et, ' Un beau soir de dimanche' sur Anthologie de la Chanson Française. Une chanson de Haute-Savoie: 'Elise , vous êtes un ange' toujours ces amants inconstants. 'Trois jolis bateaux' repris par tout Gooik. Pas tout à fait paillard , mais la gaudriole n'est pas loin.
A capella :' Apportez-moi à boire' le titre préféré de Michel Daerden! Une bourrée rustique ' Le Chauchillon' .
Et puis cap sur la Bretagne ' Trebeurden' un air marin revigorant.
Déjà, il y a des siècles , les grands financiers eurent à essuyer des revers ' L'Argent' ... est un dieu sur terre , maudit soit celui qui a dilapidé ses deniers.
Jean au chant 'Le jeune déserteur' écrit avant Boris Vian. Suivi d'un nouveau morceau de bravoure aux bagpipes: ' Scottiches', sans kilt.
'Je suis lasse de rester fille' euh, la gamine n'a pas 15 ans et ça la démange dans le bas-ventre...
'Les mensonges' titre du Berry . Le dernier doublé : 'Papa est en voyage' et le grivois ' Les Tétons' .
Avant le bis , Evelyne remercie les organisateurs et la charmante chanteuse de Kadril , ayant mis un micro à la disposition de notre pionnière de la chanson traditionnelle.
'Le gros Marchand', lubrique et fortuné, comme il se doit . Mais, la belle le roulera dans la farine sans perdre sa vertu. Pour finir en beauté 'La Place d'Arme' accompagné par les battements du public, ravi par cette brillante prestation.
... Tout en montant la place d'arme J'ai entendu ma Louison Ah qui pleurait versait des larmes D'avoir perdu son cher Amant...
Les polyphonies Gooikoises en forme olympique !
Une musique sur fond de bourdon pour éviter d'avoir le bourdon.
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Published by Michel - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:57

The Walkmen, groupe américain qui en est à son quatrième album original (ils avaient également réalisé un disque fait uniquement de reprises en 2006). On peut les classer dans la même lignée que les Cold War Kids, Tapes n Tapes, ou que les groupes indés américains en général. On imagine d’ailleurs plutôt bien les Walkmen en tournée avec les Tapes N’Tapes et les Headphones pour faire une belle affiche « baladeur ».


Leur musique est très marquée par la voix de leur chanteur très proche de celle de Nathan Willett  des Cold War Kids et par des guitares à la Joy Division ou And Also The Trees (Interpol ou Editors pour les plus jeunes).

Le début du concert est très impressionnant, ils enchaînent les meilleurs morceaux de leur nouvel album et on se dit qu’on va passer une excellente soirée.

Comme on l’a déjà dit le point fort du groupe c’est la voix extraordinaire (fort, voire trop, présente en début de concert) qui est parfaitement maîtrisée. Même dans les moments où le chanteur est plus proche du cri que du chant, il reste parfaitement dominé, impressionnant de technique sans pour autant délaisser la rage et l’intensité (tchuuu j’ai mal aux cordes vocales à l’écouter).

Il ne faut cependant pas occulter ses petits camarades, tout autant méritant :  un synthé, une basse, une guitare et un excellent batteur. Les morceaux sont variés, de la ballade guitare-chant a la chanson progressive plus noisy, en passant par le rock classique et quelques relents de folk-country. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer même si le milieu du concert a un petit coup de mou

Le groupe sera rejoint en milieu de set par deux cuivres bien placés sur certains morceaux, qui vont s’accorder parfaitement avec leurs belles et efficaces chansons.

Une heure d’excellente musique, qui n’a malheureusement pas rencontré un franc succès public (une petite demi-salle), clôturé par un rappel génial. On espère que la prochaine fois le public viendra découvrir ces artistes en plus grand nombre. En attendant, jetez vous sur leur dernier album « You and Me », probablement un des meilleurs disques de l’année ou allez voir ici pour vous en convaincre.

 


Oups, on a oublié de vous parler de la première partie Lady and The Lost Boys … un groupe qui porte bien son nom sauf que la Lady est aussi perdue que les Boys … un espèce de Cranbberies sans passion, sans charme, sans grand intérêt. Désolé !
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Published by Lio - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:47
Dans le cadre du Skoda Jazz Festival (ex Audi , l'année prochaine Lada Festival ou Deuche (Deux Poil) Festival), l'AB sous forme flex = des sièges pour tes fesses.



Dave Holland , un des maîtres de la contrebasse , compositeur de jazz avant-garde , né à Wolverhamton en 1946 et, son quintet (formé en 1997) de pointures.
Chris Potter aux sax (tenor, soprano) . Le duo accompagnait Herbie Hancock pour sa tournée estivale - Nate Smith aux drums . Pas un con , a accompagné la grande Betty Carter et est membre du quintet de Dave le Hollandais (pas le blondinet, Vanina, souriant et efféminé) depuis 2003 - Robin Eubanks au trombone (Art Blakey 'Jazz Messengers, Sun Ra, Slide Hampton, Stevie Wonder...) et aux vibraphones : Steve Nelson (Johnny Griffin, Kenny Barron, feu Jackie McLean ....).

A 20:30 pile extinction des feux et there they are.
Dév se saisit d'un micro et vient saluer Bruxelles , il introduit ses poteaux et annonce la première salve 'Pathways' une de ses 6 compositions, performed yesterday.
Mr Nelson, accompagné de la contrebasse du leader , attaque les premières notes . Les cuivres embrayent à l'unisson et Nate mouille ses peaux. Du travail de combo jazz typique mais, dont l'originalité réside dans l'usage du vibraphone instead of the piano. Le thème est lancé , place aux solos . Exit Mr Eubanks . Place au premier tenor solo, tout en retenue, de Chris, le grand frère d'Harry le binoclard . Lorsque le sax se meurt , le vliegende Hollander nous gratifie d'un intermezzo à la upright bass sur fond de cymbales discrètement percussif. Soigné et enjoyable.
Retour des instruments à vent pour la reprise du sujet.
'Last Minute Man' Le marimba, Tijl Uilenspiegel , caracole gaiement sur une marmelade exquise et c'est au tour de Robin de sortir des bois, pour nous envoyer de suaves notes de rouge-gorge jazzy. Brillant ! Repos Mr Eubanks ! Applaudissements , après cette descente de rapides tourbillonnants , le cours d'eau s'assagit en méandres sinueux , le steamboat arrive à l'escale. Un trip de plus de 15', comme le prédécesseur.
'Veil of Tears' ce voile de larmes est le soundtrack parfait pour un film noir , style The Maltese Falcon ou The Third Man. Une contrebasse sombre et lyrique , aux vapeurs 'Concerto d'Aranjuez' introduit ce titre tout en langueur et sensualité.
Le sax de Potter se fait Gato Barbieri et les percussions chastes de Mr Smith font place au trombone somptueux de Mr Eubanks. Ambiance orientale sensuelle . Un sax Stan Getz relaye l'instrument à coulisses et nous plongeons dans une niaise béatitude. Magiquement beau.
'How's Never' après un petit duel sax /batterie , le brave Nate a droit à son moment de gloriole . Un solo groovy et ludique . Ce mec, sans avoir l'air d'y toucher , est d'une dextérité folle. Le Dave rit dans sa barbichette en le voyant voltiger facétieusement.
Le gang au complet rapplique : tsoin , tsoin, boum, boum, pim, pim , pam et gratte , gratte ... Finito.
Joyeuses improvisations de gaillards au sommet de leur art.
La seule compo n'émanant pas du frontman: 'Soul's Harbour' de Chris Potter.
Pas égoïste le potier , chaque interprète aura droit à une place en avant-plan sous les spotlights.
Une nouvelle oeuvre moderne et créative . De la fougue et de la verve.
'Lucky Seven' sur l'album 'Critical Mass'. Un titre chaloupé et sweaty. Une incroyable démonstration de Mr Eubanks au trombone suivie d'une improvisation aux vibes, Nelson à Trafalgar !
Je peux encore avoir un petit solo demande le brave Nate. Bien sûr , menneke, joue à ton aise....
Grand numéro burlesque du black derrière ses fûts.
1h40 : 6 morceaux !



Un show parfait? Techniquement et musicalement : impeccable .. Et pourtant , au niveau des entrailles , tu n'as pas ressenti le tout grand frisson. Le truc manque un peu d'âme , de folie. C'est trop sérieux , trop accompli ... Ce n'est, évidemment, qu'un reproche mineur . Pas tous les jours que tu as l'occasion de voir 5 virtuoses sur le même podium. D'ailleurs le public enthousiaste se lève pour réclamer un encore .
'Easy did it' dédié à la Nouvelle-Orléans.
Un morceau plus court , également sur l'album 'Critical Mass'
Dave Holland Quintet did it !

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Published by Michel - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:22

Je l'avais remarqué en 2005 avec sa chanson « Cergy » figurant sur l'excellent album « La Chance ». Depuis lors je me demandais quand j'allais enfin le voir à Bruxelles et le voilà finalement à la Rotonde du Botanique où Anis a mis le feu à ce soir ! Je parle au figuré bien sur, bien que les nombreux infâmes fumeurs de pétards façon « indien fâché » aient échappé à la vigilance des gardiens. Le public était assez varié, allant du pépé râleur qui refusa qu'on le tamponne le « RO » à l'entrée et qui resta assis durant tout le concert malgré une salle debout, au rastas, passant par tous les âges et origines. Anis était également bien entouré, ce qui explique sans doute l'affiche « Anis + Band » ; 4 excellents musiciens, un assistant, 2 remarquables ingénieurs son et un ingénieur lumière qui n'a pas su tirer profit de la fabuleuse artillerie dont dispose cette salle en nous flashouillant un peu trop, employant des couleurs parfois dérangeantes et abusant de la fumée. Anis était très à l'aise sur scène et a su nous emporter dans ses voyages et ses trips. Il nous a proposé des morceaux de son dernier album « Rodéo Boulevard » mais aussi des chansons des son album précédent. Le style lui est assez propre, influencé par Tom Waits , Bo Diddley , John Lee Hooker et Billie Holiday mais aussi Edith Piaf et Colette Magny (tiens, connais pas ?) il distille un mélange de blues, reggae et jazz aromatisés à la sauce Anis. Certains morceaux en portugais expriment son attachement à cette culture. Après avoir résidé au Brésil en 2007 il compte bien passer un moment au Portugal très prochainement. Durant le concert j'ai bien cru un moment qu'il la jouait façon « française » quand son assistant a demandé à un spectateur d'arrêter de prendre des photos... il faut croire qu'il venait d'un autre groupe car l'ayant remarqué Anis a rectifié juste après en précisant qu'on pouvait en prendre tant qu'on voulait, car il aimait être pris en photo. D'ailleurs à la fin du concert j'ai demandé à sa manageuse si je pouvais publier les vidéos et elle m'a même remercié de le faire et de lui avoir demandé, c'est une première et un exemple de simplicité ! Quant à Anis, je l'ai croisé par hasard devant son hôtel quelques heures après le concert. Je sortais d'un bar que Filipe du « Bouche à Oreille » [pause pub : c'est là que j'organise parfois des concerts, dont celui de Cisco Herzhaft et Sofaï le 20 novembre] m'avais fait découvrir et le « Band » allait visiter Bruxelles. Anis m'a dit avoir adoré cette salle ainsi que notre ville et qu'il comptait bien passer une semaine de vacances début novembre... peut-être un petit solo au BAO ? hmmm... faut voir :)

Je vous laisse vous régaler de ces deux moments intenses dont la reprise de Ray Charles « I've Got a Woman » qu’il a interprété après le second rappel d’une salle frénétique et visiblement sous le charme de cet artiste élégant et talentueux.


Anis – José (Botanique – Bruxelles)


Anis - I've Got a Woman (Botanique – Bruxelles)


 

Rencontre avec un jeune couple photographes, Twane et Laeti. Ils ont pris des magnifiques photos de ce concert et vous pouvez les voir sur leur site.


« La scène, c’est l’endroit où j’ai le droit de frimer, d’avoir tous les excès, d’être mégalo, ce que je ne peux pas être dans la vie…( Sinon je serais un c…) » ANIS

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Published by Florin - dans Concerts
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 21:53
Peu de monde à la Rotonde pour une des perles du label Secretly Canadian. From Los Angeles :

Bodies of Water !

C'est quoi cette accumulation aquatique ? Un quintet formé de 3 braves gars et de 2 superbes nanas: le couple Meredith et David Metcalf (chant , guitare pour David, orgue et lead vocals pour Meredith) , les instigateurs de ce phytotelme - à la basse (et vocals, too) , le moustachu doué et maniant le français avec élégance: Kyle Gladden et 2 petits nouveaux : Julie Carpenter (guitare, violon et vocals) et le fabuleux drummer : Jamie Pitts.
Deux albums parus en 2008 'Ears will pop and eyes will blink' et au format vinyl 'A certain Feeling' .
Groupe difficile à cataloguer . Les spécialistes (souvent enthousiastes) les comparent à Arcade Fire, B 52's , the Decemberists, I'm from Barcelona, le choeur de l'Armée Rouge, les gospels choirs (style Five Blind Boys of Mississippi) ou même Abba.... Pléthore d'influences !
Anyway Bodies of Water va devenir énoooorme.
20:15' On est ready pour près d'une heure de rock choral aux exhalations Phil Spector, Ennio Morricone teintées de psychédélisme et d'oecuménisme kitsch.
Meredith , en bodysuit collant noir, suivie des autres bodies nous balance : Are you guys ready ? Quelques coups de batterie , relayés par une basse fringante: ' Even in a cave'... In the shelter of your car pinned by rubble... I cannot help the way I feel ... les sons sortant de cette grotte sont emphatiques et atmosphériques, tu entres de plein pied dans ce monde amphibien lyrique.
Le casio a des résonances orgue Farfisa pour introduire ' Water Here' une longue plage, chantée à 4, comme la majorité des titres proposés. Quelques relents Doors et des touches jazzy te transportent dans un cabaret enfumé, les riffs acides de distorted guitar de David attaquant tes viscères. Il a fallu deux titres pour que Bruxelles soit convaincu : that's something new : le Velvet Underground croisé avec Dave Brubeck.
'I guess I'll forget the sound , I guess , I guess' fascinants changements de rythmes et d'ambiances , un break choral digne des Frères Jacques , des arrangements adroits et osés : un nouveau joyau.
'Under the Pines' orgue timide suivi par une explosion sonore , elle-même contrebalancée par des ooh ooh oohs inspirés . Ce titre lancinant se fraye insidueusement un passage vers ton cerveau affaibli.
Mainteu nant on vaa vooo jouéh 'Seuleument Twa' , chez Bush (plus pour longtemps) 'Only You' . Beau downtempo pour lequel Julie s'est saisie d'un violon . Meredith est hyperactive derrière son orgue et Kyle martèle sa basse d'un tambourin.. Aah l'Amour .. In my eyes, only you On my fingers , only you In my shadows , only you...



'Keep me on' esthétisme introduit par une basse sobre pour une composition suivant les oscillations marines : flux et reflux . Grande chanson , nog eens !
'Darling , Be here' plus nerveux. Jamie se démène tel un Keith Moon ressuscité , le petit orgue s'agite et de méchantes guitares partent au galop. Un déluge sonore et toujours ces fines harmonies vocales à quatre ... just you stay the way that you are ... achève le titre.
Our last song : ' If I were a Bell' avec double lead vocals: Meredith et David. Encore un long morceau 'coup de poing' à la riche texture complexe et aux vocaux persuasifs . Captivant !
50' de show.



Un rappel, of course !
'These are the eyes' grand final , les Metcalf et leurs co-religionnaires répétant furieusement en accélérant le tempo ... Nature forgave but I cannot forget... jusqu'au bang ultime .
Les Bodies of Water ont laissé a bewitched audience aux pieds du podium.
Great set , maybe too short !

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Published by Mchel - dans Concerts
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