Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 18:45
Un Cyrin sinon rien.


1er mai 2009 – Les belges fêtent le travail sur fond de cocktails détonants – rhum et vodka en mode occidental. Mirano Continental. Nous y sommes. La boîte au passé mythique et sulfureux et temple des superbes productions Dirty Dancing, accueille en ses murs Maxence Cyrin, pianiste et déconneur né.

Venir. Il est venu, le Cyrin. Il connaît peu Bruxelles, la chaleur de son peuple, son urbanisme délirant, son Ring, ses trois lignes de métro. Le gars s’est produit à Hong-Kong et Tokyo, et c’est en plein Saint-Josse qu’il croise le savant chemin de Renaud Deru (Cosy Mozzy) et toute sa bande. Ca veut marquer l’histoire. Et ça va envoyer dans l’ancien cinéma de la Chaussée de Louvain. Grave. 

 

 

Voir. Maxence (quel prénom !) ouvre le bal à 23 heures pétantes. Il fait péter les cordes savamment frappées d’un Yamaha blanc coke. On reconnaît ses interprétations de Moby, Aphex Twin et autres Massive Attack, toutes parues en 2005 sur l’incontournable « Modern Rhapsodies ». Il se démène, l’artiste, et enchaîne – en avant-première – quelques perles tirées de son nouvel opus (« Novö Piano », à paraître sur un obscur label japonais – de très bonne augure). Très en jambes, il transfigure Cure – Cosy succombe –, les Cocteau Twins et même la grenobloise Miss Kittin. Jeu extrêmement physique, spectaculaire mais tout en rondeurs.

 

 

Vaincre. Cyrin a dû s’employer. S’employer à vaincre et dompter les beats overdosés déversés par la sono de la « main room ». Pas une mince affaire. Il a pu compter sur le support efficace et déjanté d’une dizaine d’aficionados, gardiens du temple. On se dit : mais comment a-t-il pu tenir la distance ? Ne pas fuir son exigence, se foutre un peu de nous, s’épaver dans Saint-Josse avec quelque hôtesse bacardisée ? C’est qu’il avait un plan B : je fonce, je défonce, je livre et délivre mon œuvre. A fond, la tête dans le guidon. Ça a payé. Les curieux et autres de passage ont été conquis.



Triangle équilatéral. Triple V donc pour Maxence Cyrin, que l’on dit bientôt plus souvent sur Bruxelles, et qui s’est bien amusé ce soir-là !
Repost 0
Published by Patrick - dans Concerts
commenter cet article
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:43

A 20:10 ,

25 pelés (invités, photographes, pseudo-journalistes ...) et 1 chevelu (Jean-Paul), ayant refilé à la caisse du bota, les Euros qu'il confisque, légalement, au bon peuple, se sentent perdus dans la Rotonde.
Au programme deux jeunes groupes Britons, hype NME/Drowned in Sound du moment. The xx et the Big Pink!
Faut se grouiller de les voir, car, dans 15 jours, les tabloïds de sa majesté vont sortir 6 nouveaux must see & hear.

The xx (' se xx y' mentionne leur myspace)

Ils sont 4 sur scène: two girls, two boys ... 19 ans à tout casser, timides et immobiles, un silence abbatial, gênant s'installe. Un craquement monstrueux provenant des haut-parleurs, Romy (guitare, vocals), Oliver (bass, vocals), Jamie (beats) et la mignonne Baria (guitare et mini-synthé) vont entamer leur set, sans nous adresser la parole.
Les retardataires affluent, La Rotonde se peuple décemment.
Les amis d'enfance (South East London) ne devront pas jouer devant une salle vide.
'Shelter' voit Romy au chant, de l'indie gloom fragile, minimaliste, folky avec quelques pointes de British r'n b, un chant Cat Power. Accrocheur! Malheureusement, une balance déficiente fait trembler baffles et objets métalliques traînant dans la coquette salle.
Des drums samplés introduisent 'Heart skipped a beat', Baria a troqué sa guitare contre le mini-keyboards. Romy et Oliver alternent les vocaux tendres aux harmonies complémentaires.


Leur single 'Crystalised', avec de chouettes riffs à la Jesus & Mary Chain. Morceau d'une simplicité touchante, d'une grâce juvénile.

'VCR', aux claviers asiatiques, est suivi de 'Infinity'. Une composition mélancolique, aux lignes de guitare David Lynch, voire surf rock, le clavier prodiguant un joyeux background reggae à la mélodie.
Une nappe synthétique amorce 'Night Time', une basse et une guitare sombres et épaisses,  donnant de la profondeur à ce titre posé et lancinant ... can I confess these things to you .... se demande Romy.
'Stars' mettra fin à ce set de 30'. La basse sonne 'Psycho Killer' de Talking Heads, les voix sont ténébreuses, un clavier espiègle faisant un contrepoint léger à la noirceur vocale.
Support charmant et intéressant.
Un CD doit voir le jour en septembre.


The Big Pink

1968 The Band: 'Music from Big Pink' (avec 'The Weight') chef d'oeuvre du backing band de Bob Dylan.

2008 naissance à Londres de The Big Pink, pas vraiment' roots', malgré la référence au groupe de Robbie Robertson, Rick Danko ou Levon Helm.
Robbie Furze and Milo Cordell, sont les instigateurs roses.
Robbie n'est pas né de la dernière pluie: du metal industriel: Panic DHH, guitare chez Alec Empire, petit passage chez UNKLE, sans oublier son rôle de consolateur pour Lily Allen ... c'est pas rien! Son pote, Milo, grand frère de Venus, est l'artisan principal derrière le label MEROK (Klaxons, Metronomy, Teenagers, Crystal Castles...), il se chargera de l'élément electronics du set.
Sur la scène bruxelloise, les compères reçoivent l'aide efficace du grand Leopold Ross à la basse, à la batterie et aux backing vocals, ils ont emmené la charmante Miss Akiko Matsuura (voir Comanechi, du garage, ou Pre, de la noise).



Quelques bruitages poules pondeuses en batterie annoncent 'Too young to love'. Sombre, lourd, psychédélique, noisy et intense. De puissants effets narcotiques.

'Frisk', l'arbitre de foot suédois? Du shoegazing, de la distortion, une fuzzy guitar sur beats électroniques épais, une Akiko déchaînée derrière ses fûts et Leopold en King of the bass, ça déménage sec.
'Crystal visions' la guitare se fait épique. Méchante plage de plus de 6', les backings lugubres de la petite asiatique en contrepoint des vocaux plus nerveux de Robbie.
Ici aussi des influences, of course: My Bloody Valentine, Black Heart Procession, Jesus & Mary Chain, nog eens, Spacemen 3 pour le côté psyche...
'Count Backwards' une soufflerie cryogénique, une batterie métronomique, basse et guitare accentuant le côté industriel. De la noise-dance.
'Stop the world' un programming digne de Blixa Bargeld pour ce titre fin du monde, lourd et secouant.
'At war with the sun' dark wave percutante.
Le single 'Velvet' .. I seen it in my head Burning my heart ... Visionnaire!



Une violence exacerbée sur fond vocal éthéré. Efficace!
'Dominoes' sera le dernier titre proposé. Toujours aussi puissant et dansant, sur lyrics scandés à trois voix.
Les jurés, Olivier et J P, rendent le même verdict: un bon petit concert d'un band à suivre.
Un full CD en juin!

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 21:14

La toute grande foule pour le pénultième concert organisé par Roots Music Brussels, avant la mort annoncée du dernier blues club bruxellois.

Dominique, le manager aus Benelux de Watermelon Slim, arbore un sourire présidentiel.
A 20:30' tapante, tant pis pour les éternels retardataires, Slim, la pastèque d'Oklahoma et ses 3 ouvriers sont à pied d'oeuvre.
Bill Homans est un vieux de la vieille, même s'il existe peu d'albums sous son nom. Ce maître de l'harmonica, une collection à rendre jaloux le Mississippi State Museum of Mouth Harps, et as de la dobro lap-style, jouée au bottleneck, est associé à quelques grands noms du blues: Henry Vestine (Canned Heat), J L Hooker, Robert Cray, Champion Jack Dupree ...
Pas un con, le truck driver, vétéran du Vietnam (mais anti-war activist ): diplômé en histoire et journalisme et doué pour les langues (un français melon d'eau délicieux!).
The Workers: Ronnie Mc Mullen jr: guitare et bandana - Cliff Belcher: basse -et le vétéran, Chris Stovall Brown: un drummer ganté (tu veux des noms ? Big Mama Thornton, George Harmonica Smith, Bo Diddley (il jouait de la guitare à l'époque..), Weepin Willie....).
Des ouvriers qualifiés pas fainéants !
'Bonsoir Bruxelles, nous sommes venus joués de la musique pour vous ..' accent inimitable !
...baby step inside my car ... A cruisin song ('Cruisin'), soulignée par un harmonica juteux. Electrifying southern blues! Rythme de croisière sur une sunny avenue, en route pour un trip in the Deep South.


On passe à la lap-steel, installée sur une valise métallique. 'Smokestack Lightning': comme slide, des mini-bouteilles d'Irish Whisky, de Bourbon, some flat stone ... Un rough sound qui arrache et une voix de mâcheur de tabac ayant avalé des hectolitres d'alcool frelaté. Tight band, c'est du solide. Pour suivre un 'Oklahoma Blues ' nerveux, te rappelant le grand Rory Gallagher. Slim alternant slide et harmonica dégoulinant.



Un petit Little Milton 'I know one ', sur l'album 'The Wheel Man'. Du soul/blues sautillant.
Chris enchaîne sur un méchant rock à la Little Richard (sans piano). Slim fait le malin et jongle avec ses harmonicas. Un knipoog ...  even an old man like me can rock'n roll... personne n'en doute, peï!
'Ash tray' ... my coffeecup is empty and the ash tray is full... un swampy blues. Pas évident de vieillir et de contempler cette maudite horloge collée au mur.
'Devil's Cadillac' une Limousine diabolique, pour un tango/blues chicos.
'Archetypal Blues N° 2' comme le capitaine Achab à la recherche de Moby Dick, on a poursuivi notre rêve: to play the blues! Quelques références illustres sont citées ... Howling Wolf, Junior Wells .....
Fin du premier set, 40' on les a pas vues passer. Un workingman blues passionnant.

Set 2
Slim et sa pastèque en piste, le band termine ses Duvel ....
A capella, sa chanson épitaphe 'This Traveling Life'. Le pied de micro servant de levier de vitesse pour le camion imaginaire. Moment de vive émotion. 'Highway 61' qu'il commence à la slide, accompagné d'une batterie discrète, basse et guitare s'amenant après 5'. La voix du truck driver se faisant Tom Waits.
...I'm ready ... I hope you're ready for me.... le diatonique et l'Epiphone de Ronnie se répondent en duel fraternel.

Mr Brown attaque un truc, reconnu par tous, le formidable 'Mannish Boy' popularisé par Muddy Waters. Une longue version démoniaque, d'une intensité brutale, mettant le Nekkersdal à genoux.
Une imitation de CB (Citizen Band) radio, nous rappelant qu'il a parcouru la route vers Memphis des milliers de fois 'Blue Freightliner' (des watermelons comme cargaison, of course...). Un camion fou descendant la route at high speed.
J'ai été nominé pour la Blues Foundation Awards. Pas gagné, je m'en fous car c'est le grand Charlie Musslewhite qui a eu le prix. Un conseil, anyway, les petits gars ... always tip the bartender and the waitresses, they might be the last friends you have... merci pour le tip, mec!
'Hard times' sur cet album nominé (Watermelon Slim & the Workers), un méchant blues rock traçant les méfaits de la vie.
'Tomorrow Night' Mr McMullen nous gratifiant d'un petit solo pas salaud.
Ce band est tout bonnement parfait.
'Fast Eddie', Eddy Merckx ? Non, c'est rapide Edouard nous souffle Slim, pendant que le bottleneck pique un sprint Cavendish.
De l'electric blues à la Johnny Winter.
La suivante je l'ai écrite dans l'esprit d'Elmore James 'Bad Sinner' .. sometimes I think I'd be better off lying 6 feet underground...
Un set de 70' plein de sueur, d'enthousiasme, de blues rageur, d'humour et d'émotion.

Bis
'Truck Driver Mama' un cha cha cha blues exotique, dédié à Philippe Verstraeten, le programmateur du Nekkersdal. Celui-ci est obligé de se cacher en coulisse pour maîtriser son émoi.
Watermelon Slim, un grand bonhomme!
 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 21:05

La grande foule était attendue, ce dimanche, à la Flûte Enchantée.

Les amateurs de sensationnalisme espéraient assister à un pugilat au finish entre Milk, le combo hennuyer, emmené par la frétillante Aline, et le critique dandy, (agent provocateur numero uno), le plus influent du territoire bruxellois: Sa Majesté Jérôme Delvaux, qui à la sortie du premier effort discographique du band, avait trempé sa plume dans un vitriol sulfureux.

Du monde, ok, mais pas l'affluence espérée par Fred Cerise et ses bénévoles du sexe dit faible.
Depuis les avatars flicaux d'il y a quelques semaines, les boxeurs sont priés de monter sur le ring à l'heure. Diane joue de la cloche à 20h pile et Plastic Think entame son set à 20h15'.

Plastic Think

Ce trio cancérigène est mené par Miss Géraldine Buxant (vocals, claviers). Gégé a déjà une jolie carte de visite (Michel Drucker Experience, guest musician pour des tas de bands amis dont Kung Fu 77, ex -manager d'Otherwise, organisation de concerts à la M J de Rixensart, cours de guitare et participation au contest Miss Duvel ou Miss Jupiler, à vérifier ... une sommité en somme, euh ... à Bruxelles, I mean, pas dans la baie!).
Pour l'accompagner, un cygne barbu à la basse, guitare, clavier et programming: Fred van der Zwaan - Yvan Trani se charge des sons de guitare pointus.
Après nous avoir salués, comme une jeune fille bien élevée, Géraldine nous envoie la première salve: 'Molecules'. Du trip hop élégant, tendance Portishead, Zero 7. C'est plus convaincant que Yoko Sound, qui jouit de l'aide de la communauté française.
'Sensored' un parfum lounge, parfait comme bruit de fond dans le bar du Marriott's Hotel. Géraldine, câline et féline, se dandine telle une black sensuelle. Elle quitte son micro et prend place derrière un mini keyboard.

La setlist mentionne 'Odezu', mais la charmante enfant a l'écriture d'un médecin souffrant de Parkinson, aussi je te refile son n° de GSM si tu désires être certain de l'exactitude de mes propos (0473 15 02 89). Titre acid jazz lorgnant du côté de Morcheeba, Sneaker Pimps.
'Whatever', foutez le bordel, hurle le barbu. Fred Cerise pinaque à mort, mais la Flûte reste calme. Groovy et sexy ce 'Whatever', rien à voir avec Oasis!
'Diamonds' en prévision de leur passage au Lotto Arena à Antwerpen!
Fred, à toi de chanter, petit: 'Oiseaux', on dirait du Cafénéon! Des riffs de guitare funky et un clavier espiègle.
Une guitare saturée, des beats épais pour 'Just U & Me'. Dansant ce truc!
'Love' un downtempo pour lequel la guitare sonne bizarrement Chris Isaak. Langueur minimaliste.
La dernière 'Texas', on nous l'annonce claquante et on veut des Go Go girls. Trois illuminés, ne sachant que faire, sur scène! Yves se marre en voyant le pull rouge sur bermuda, chaussé d'une paire de skis de fond ... Pas bien de se moquer de ses semblables, mec!
Tu vas pas être méchant, me souffle Gégé... Mais non, baby, votre truc est bien foutu, encore un peu hésitant, mais on aime.
Le 9 mai Plastic Think sera à la Maison des Arts, Schaarbeek!

Direction le bar, pintjes et chat avec Jérôme Roxy Ferry et son voisin Stéphane (Sound XS).
Ambiance cool!

21h20' The bells are ringing ...

Milk
Tu ne confonds pas avec Milk Inc, les infâmes flamouches servant une house VTM imbuvable....
Une intro Nostalgia envoyée plein volume 'Faisons l'amour avant de nous dire adieu ...' (Jeane Manson). Le batteur (Hervé Tricot) attendant sagement la fin de ce slow qui tue, derrière ses caisses!



Jeane met fin à sa séance de baise et Milk s'amène. On te rappelle qu'Hervé était déjà en piste, il drumme aussi chez Mister Cover, Rock King Chair, Acta, et a officié chez Lezardecho.
A la basse, le flashy Sebastien Preaud (Kashmir Motel) - à la guitare Michael Leemans.
Georges, on a gardé pour la fine bouche, Miss Aline Renard. Une foxy lady habillée en panthère, s'amenant au son d' un programming méchant, aux beats pesants. D'emblée, elle nous assène un 'Come on me' accrocheur et érotique, sur jeu de scène aguichant.

Un petit côté Call Girl à rendre jaloux toutes les jeunes filles BCBG.
Musicalement, tu fouilles du côté de Blondie ou Garbage, le look est similaire.
'Be yourself' du eighties disco rock bien épicé, aux lyrics scandés.
'J'suis à bout', tiens voilà Muriel Moreno, armée d'un mégaphone. Aline Barbarella en vamp fatale.
'Body Harmony'... I like to feel your hands on me ... les plans electro rock les plus éculés, mais ça marche. Percutant et amusant (plus que les Kills), on applaudit la démarche second degré.
'Protection' sombre et dramatique.
'Forget': excellent boulot d'Hervé, même si ce titre est pompé sur 'My Sharona' (The Knack). Du power pop teinté d'electro.... I wanna forget .... hurle la baby doll. Pas mal de mâles aimeraient l'aider à oublier.
'Lisa' voit Miss Renard dédier le titre à l'ennemi: l'abominable Delvaux ... dis -moi pourquoi tu ne m'aimes pas ... sur chorus na na na na.... catchy, et boum boum boum Boccaccio (Destelbergen 1989).
Rigolo .... Jérôme, toujours en quête de notoriété, frontstage!
Wolfgang Amadeus se marre!

'I want you' clair et tribal. Fucking danceable!
'Oui', du glamrock (Sweet, T Rex ...) en français. She's a teasing fox, Aline!
Une dernière ' Love you leave me '.
Ecoute ça, me souffle Mr Delvaux, c'est 'Fade to Grey' Visage.
Dialogue de sourds ... I love you... , dit le pauv gars.... I don't care about you .. réplique cinglante de la hot girl..
Jérôme sursaute, t'as entendu ... 'The sound of C' The Confetti's. L'heure de gloire de la Belgian new -beat. Aline imitant les mimiques du Lange Peter Renkens. Dommage qu'il n'y avait pas de choristes mini-jupées, Alain!
Prestation efficace, même le méchant Jérôme doit reconnaître qu'il s'est amusé. C'est aux sons de la blonde Jeane que Milk quitte la scène ...
... Encore une fois toi et moi puisque l'amour s'en va ...
Adieu!

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 21:22
Haren un samedi, au lieu de l'habituel vendredi.
20:30 Luc en piste. Le concert commencerait-il plus tôt, également ? Braves gens, c'est la semaine Amateurkunsten, ce soir nous accueillons Borrris, une improvisatiegezelschap. Cette spinnekop à 5 têtes y va d'une impro de 40', allant du débile au spirituel en passant par le vulgaire. Une plume pour les maskes : An en Nathalie ... ai oublié le nom des jongens... Bert, Yves et Zean-Marie misschien, autres Queens of the Improvisation. Pas important, en fait !

A boire, gueule Toogenblik !
21:30 la famille Guthrie sur scène.



Mr Gheldof, jalousant Borrrris, y va de son impro incompréhensible et place au duo !
Février 2005, même lieu, on avait déjà assisté au gig de Sarah Lee Guthrie & Johnny Irion. Concert impressionnant.
2009 retour à Haren, mais la tribu s'est agrandie : two kids : Sophie et Olivia. La cuisine sera transformée en crèche. La maternité n'a en rien altéré le physique de la fille d'Arlo, petite- fille de Woody : jolie nana !
Elle et son Johnny de mari savent apprécier les bières d'abbaye belges : Chimay et Westmalle (à volonté) au menu, pas pour les petites...

'
When the lilacs are in bloom' si chez nous c'est le printemps, il faudra attendre juin pour voir le lilas en fleur dans le Massasuchetts où Sarah Lee et Johnny ont acheté une propriété.
Deux guitares et de fines harmonies vocales. Superbe folk acoustique.
A country ballad '
In Lieu of Flowers' sur 'Exploration'. Un petit bijou, digne d'Emmylou Harris/Gram Parsons.
Un singalong pour charpentiers, pour suivre. Pas de carpenters à Toogenblik, quelques zatlaps qui chanteront le chorus... '
Hurry up and wait'. Du pur Neil Young, décoré de lignes d'harmonica viriles.
'
Holdin back' Johnny à la slide. Ce mec sait jouer ! Oublie le cinéma, sa devise 'straight to the point', sa madame continuant à nous émouvoir de son timbre pur.

A lovesong '
Never far from my heart', sur le petit dernier 'Folksong'.
'
River' une ballade sombre et profonde. Sarah Lee en lead vocalist et Johnny assurant les choeurs. Magnifique chanson 'trance' que tu trouves sur le LP' Sarah Lee Guthrie' 2001... one of these days I'm gonna find that river and maybe I'll go down... je t'en supplie Sarah Lee, don't do this, reste avec nous.
En juin, lorsqu'ils auront réintégré les States, ils plongeront en studio pour enregistrer une nouvelle plaque avec Vetiver (
cf concert bota 22 février), le titre 'Angels fly lightly ' sera un des tracks de ce CD. Un bain dans les seventies, le soft/rock d'America (Ventura Highway ou Don't cross the river en n'omettant pas le hit universel 'A horse with no name'). Toogenblik just loves it.
'Bright examples' un rock tendu, harmonica tranchant.
'Playing the clown' inspired bij MASH (la série). Le set 1 arrive à son terme: 'Good cry', l'histoire de la dame, tenancière d'un coffeeshop (South Carolina, le couple y vivait à l'époque), tous les matins, la brave ménagère épluchait 25 kg d'oignons pour décorer le hamburger des clients. So a good cry, every morning!
Stories of deep America, gens simples, textes attendrissants. Le titre se termine par un final rock'n roll brutal, à la Allmann Brothers Band. Fantastique jeu de guitare de Mr Irion.
Back in the kitchen pour retrouver les gamines.



Le set 2 commence à 22:55
Pas un mot sur la prestation Barnum de Lukske.
'Eyes like a level' écrit après le passage de l'ouragan Katrina sur la New Orleans.
Sarah Lee & Johnny ont donné pas mal de free gigs dans la région, à l'époque.
Une anecdote pour 'Folksong', un texte de Woody Guthrie, jamais enregistré. Coup de fil d'une tante (92 balais...), S L je t'envoie un mail avec les lyrics, pouvez- vous en faire une chanson? Euh, il me la faudrait pour lundi! .... We'll do it with a C-chord to impress the ladies, as grandaddy used to say. 'Folksong' deviendra le titletrack du denier CD. La petite Olivia vient chanter le chorus avec papa et maman.
'Daddy's shoes' du folk traditionnel et toujours Olivia aux backings.
'She cast fire' un titre nerveux, à la sauce Bob Dylan, sur un CD de Johnny Irion: ''Ex tempore' !
Sarah Lee sous les spotlights pour une version lumineuse de 'If I were a carpenter'.
A capella, no mic 'Birds and ships'. Arrête, baby, on a tous les larmes aux yeux et personne n'a épluché d'oignons!

Co-écrit avec Gary Louris des Jayhawks ' First Snow', on le retrouvera sur le prochain album!
... first snow brings old love into the picture again.... Impressive!
La suivante n'a pas encore de titre définitif 'Edge of love' ou 'Lookin for you', un travail vocal immaculé du couple. Francis a failli en tomber de son siège.
'Lower valley road' a mesmerizingly beautiful harmony of guitars and voices, voilà ce qu'écrit Stratton Lawrence du Charleston City Paper. Rien à ajouter!
'DC Niner' country à la Roger McGuinn. Chanson écrite lors d'un vol tumultueux pour Fargo, North Dakota.
Sarah Lee, que joue -t-on? Une request de l'espiègle Olivia : Daddy, 'Fisher Pole' please!
O K!
Kraak Kraak Kraak.... , l'horreur, les micros déconnent un max. Rien à faire !
On les repousse, on se colle aux premiers rangs, voilà 'Fisher Pole'. Le folk dans toute sa magistrale simplicité.
On vous en fait une dernière, avant de casser la croûte avec les petites: 'Morning over', une slide démentielle de Johnny.

Un bis, d'un gars qui n'a pas vraiment émerveillé Forest, il y a peu: 'Forever Young'. Une version épurée, nue, convenant idéalement à ce texte biblique.
La beauté existe en ce bas monde.

Un petit dernier pour la route, Michel? Volontiers!
Gerrit, Francis, toute l'équipe de Toogenblik and me avons droit à un récital de la smala entière, Sophie Pampers au piano ..; Badalona ain't Barcelona ... chante le quatuor. La veille, ils jouaient à Badalona, Catalogne.
Que dit mon bracelet montre: 1h 45' ... Godv., faut encore ramener Gerrit, le coq, à Uccle ...
Bisous aux bambins et à la jolie maman, see you, Johnny!
Dans 10 ans une nouvelle Guthrie sur les scènes, la relève est assurée!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 20:31
Sold-out en configuration flex.
Normal, Mad Line Pear Roo est hot, aussi bien dans les milieux jazz que blues, mais aussi chez les amateurs de 'chanson'.
On l'aime bien pour son low profile, malgré le nombre démentiel d'albums vendus et, bien sûr, pour sa wonderful voice.
La gentille hippie daughter a choisi Chis Monen, comme support.

Chris est un pote uit Holland, qui, il y a 20 ans, jouait comme elle op straat. Le hollandais continue ce petit jeu, Miss Peyroux ne peut, contractuellement, plus.

 

 

Le brave Chris a servi d'amuse-gueule léger pendant 30'. (C 'était suffisant !)

7 titres en s'accompagnant à l'acoustique. Des reprises : 'In the Summertime', Mungo Jerry ou un ragtime de Bessie Smith, 'Cake Walkin Babies (from home)' notamment, mais aussi des titres de sa plume : 'Lousy haircut' (il est sorti sous forme de hérisson d'un salon de coiffure où le barber était une nana pas douée) ou un petit blues 'I want some love from you, baby' et un titre pour sa fille Joséphine, too.
Bilan : pas méchant et quelconque. Il amusera les pleins de fric en short Calvin Klein, dégustant un cocktail sur une terrasse à St Jean de Luz.

 

A l'AB, l'horaire est respecté, il sera 21h lorsque Madeleine Peyroux and band monteront sur scène.

Jim Beard : piano, Wurlitzer, Hammond, la classe, ce gars ! - Le jeune, Darren Beckett : drums et emballage en carton - Jon Herrington : guitar, mandoline - Barak Mori : bass, upright bass (l'israelien joue aussi avec Peter Cincotti) et Miss Peru : vocals, petit chapeau et guitare acoustique.

 

 

La madame vient de sortir un album 'Bare Bones' pour lequel, une fois n'est pas coutume, elle a composé les morceaux.

Elle débutera pourtant le set par le chef d'oeuvre de Leonard Cohen 'Dance me to the end of love'. Magnifique, un solo racé de Mr Herrington.

 

 

You can cry a million tears You can wait a million years... 'Don't wait too long' co-écrit avec Jesse Harris et Larry Klein.

Premier titre du dernier né 'Bare Bones' bluesy et laidback (Walter Becker est dans le coup!), avec un brillant travail de Mr Beard à l'orgue Hammond, après le bridge. Ce 'Bare Bones' offre une curieuse similitude avec le 'Spill the wine' d'Eric Burdon. Cool, ce truc, vais acheter l'album !
'River of tears' toujours extrait du new one, another drinking song, she says. Juicy Hammond !

'I'm Allright' a happy break- up song, ouvrant 'Half the perfect world', toujours le son Steely Dan.

 

 

Hey Brussels, you look like a rock'n roll crowd, here's 'All you need is a little bit' toujours écrit avec Mr Klein et Mr Harris, ce truc sentant le Bob Dylan électrique. Je veux danser, me souffle Clelia, il est vrai que ça donne envie de bouger.

 

 

Tout le monde debout, on vient entourer la lady, Barak à la contrebasse, Jon à la mandoline, Jim a sorti un melodica de son mouchoir et Darren est passé par le Carrefour, a piqué un carton (vide) de Pampers et... J'avoue j'en ai bavé pas vous mon amour... Clameurs, Bruxelles a reconnu 'La Javanaise' de Serge Gainsbourg. Grand moment et joli solo de melodica.

Encore, encore du Gainsbourg hurlent quelques farfelus, la gentille Madeleine leur répond en français, nous n'en avons plus au répertoire et puis nous sommes à Bruxelles, je ne connais pas la 'Madeleine' du grand Jacques, mais connaissez-vous ceci ?... il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards Moi je m'en fiche j'ai ma mie auprès de moi... 'Il peut pleuvoir' un titre moins connu de Monsieur Brel, bedankt Madeleine !
Retour à la setlist 'Don't cry baby', Bessie Smith, une influence majeure.
Nouvel intermezzo en français suave... et au soleil là-haut qui nous tourne le dos... toujours de notre Brusseleir, le plus connu aux Marquises.
Véronique, et sa copine d'Arlon, sont aux anges et veulent escalader le podium, malgré un dos endolori. Restez ici, les filles, c'est des méchants à la Security !

Madeleine en solo 'I must be saved', elle a écrit ce titre toute seule, elle le joue seule.

 

 

'Our Lady of Pigalle' : guitare ac, mandoline, piano. Titre fabuleux, sonnant comme du Joni Mitchell. Joli couplet en français 'Notre Dame de Pigalle'.

'Love and Treachery' encore une chanson triste, la slide ajoutant une note plaintive supplémentaire aux vocaux black de Miss Peyroux.
J'abandonne mon instrument, je jongle avec mon melon et 'You can't do me', du jazz plein de swing et de punch.
Et la dernière pour ce soir : 'Instead', pendant laquelle elle nous présente les boys, qui ont droit, à tour de rôle, à un petit solo élégant .
Bye, bye Brussels, elle laisse le band achever ce titre rock juteux.
80' pendant lesquelles, on ne s'est pas emmerdé une seconde !

Bis
Bruxelles la voulait... en solo : 'La vie en rose', déjà sur son premier album en 1996.
Clelia se serre à moi !
My Barak Obama song, 'Somethin grand'... there's something grand coming...
Tu parles : the show is over !

L'AB ne l'entend pas de cette oreille et continue à applaudir.

Retour de Madeleine & band pour un troisième bis exceptionnel, 'Walking after Midnight' Patsy Cline. Highlight of this perfect evening ! Un Hammond impérial, un groove diabolique.

 

 

Thank you, Miss Peyroux, un show généreux et osé, comprenant plusieurs titres inconnus de la masse.

PS : merci à Isabelle pour l'invitation, too bad she couldn't attend it (Vive les bébés !).
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:15
Concert prévu à 12h30' rue Lebeau, à 12h31' coup de fil du groupe : nous quittons l'autoroute et entrons in Brussel. Le band s'était produit à Utrecht, gros bouchons à Anvers...
Panique au Sablon, tedjeu on devra tout monter à une vitesse supersonique.

Ainsi dit, ainsi fait : à 13h 03', le sextet de Clermont-Ferrand est sur scène, les spectateurs sur leurs sièges.

 

The Delano Orchestra

A. Delano : vocals, gt acoustique-Matthieu Lopez : gt électrique-Clement Chevrier : basse, claviers, electronics -Baptiste Fick:batterie - Julien Quinet : trompette et Guillaume Bongiraud : violoncelle.
Du folk introspectif, de la pop planante, du post-rock mélodique .... dans un écrin de douceur.

Une belle découverte.

 

 

'Frozen Lake' ouvrant l'album 'A little girl,a little boy and all the snails they have drawn'. Une intro (acoustique, claviers) d'une lenteur majestueuse, un murmure vocal, tu entres dans le monde minimaliste des Puydômois : fraîcheur thermale, volcans éteints, foehn sec et bienfaisant ... nous baignons d'emblée dans un climat de quiétude et d'intimisme à la Sigur Rós.

Une intro au violoncelle annonce 'As anyone will do' (nouvel album 'Will anyone else leave me') : titre mélodique et soyeux. Atmosphère ouatée, relents de Sparklehorse.

 

 

'Kill me twice' toujours cette indolence paisible, ces vocaux susurrés et une trompette alanguie sur fond de mellotron discret ... I ask you to kill me ... Mélodie en apesanteur et lyrics sombres ... Préciosité.

'Between day & night' superbe morceau crépusculaire, B O idéale pour film contemplatif.
'The Escape' sera plus lourd. Un cello gothique, une trompette marche funèbre .... soudain, le silence,déchiré par un chant récitatif, nasillard, quasi neurasthénique... I wanna kill you... please come with me I'll remember the best...

Classicisme orchestral empreint de majesté.

 

 

 

 

'Bubbles of soap' joué à trois : gt acoustique, électrique et trompette menue.

Un folk champêtre, bucolique, léger et mélancolique. De la grâce et de la grandeur.

'On the shore' douce ballade, décorée d'un violoncelle fluet et de soundscapes volatiles sur trompette Haendel baroque. Charmant menuet.

 

 

'An idea of the end' tout aussi lo-fi !

The Delano Orchestra termine par un enchaînement superbe : 'A little girl & a little boy' suivi de 'Outro'.
Un départ fragile et mélodieux (cf Low) avant de voir la batterie annoncer une symphonie plus énergique, le titre explose en post rock tendu.
The Delano Orchestra, à ne pas manquer lors de leur prochain passage dans notre radieux royaume !
Le dernier album est distribué par le label qu'ils ont créé, Kütu Folk Records.
Quatre groupes ont été, à ce jour, signés : The Delano Orchestra, Leopold Skin, St Augustine et Pastry Case.
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 22:55
Isabelle nous a concocté un déjeuner fragile et émotionnel pour le Broodje Brussel du jeudi 23 avril.
L'actrice, Antje De Boeck, accompagnée à l'accordéon, par son compagnon, Rony Verbiest.

Antje restera pour l'éternité Jeanne, la wattmadam du tram 55, dans 'Manneken Pis' de Frank Van Passel. La belle flamande tourne sans arrêt dans les séries TV, que tu peux voir sur la VRT, Vtm, Vt4, enz.... Tu peux l'admirer dans tous les Vlaamse schouwburgen et elle vient de terminer une tournée 'Tom Waits until Spring', pendant laquelle, flanquée de Ronny et du virtuose Jeff Neve, aan de piano, elle a repris le grand Tom à la sauce De Boeck.

 

 

Ronny est né avec un accordéon dans les mains, il peut tout te jouer et, ce salopard réussit à faire pleurer les plus endurcis, comme une Marie- Madeleine, séchant les pieds du Christ de sa longue chevelure.
Le programme annonçait : gedichten en verhaalfragmenten, décorés de musique d'ambiance.
Fred Cerise craignait de ne rien comprendre, il est rentré chez lui, la larme à l'oeil, en racontant à sa maman que c'était le concert le plus fort et le plus attendrissant qu'il avait vu en 2009. Gelijk heeft ie !
Antje, grande comme Edith Piaf, prend place sur un tabouret, sort un feuillet de sa poche et nous lit une poésie de Remco Campert : 'Lamento'. Pas besoin de maîtriser la langue de Vondel pour ressentir la force de ce texte, l'artiste a les mains tremblantes en récitant l'oeuvre. La fourchette du client, ayant commandé un bolognaise, reste suspendue dans les airs, le temps s'arrête... dat sneeuw nooit de cipres dat je nooit meer.... fin. Le non dit est aussi fort que l'écrit.
Je bois une gorgée et, la méchante attaque d'une voix rauque, sur accordéon cabaret 'Lullaby' de Tom Waits....sun is red, moon is cracked... aussi sensuel que Marlene Dietrich ou Marianne Faithfull et cet accordéon déchirant. Ovation !
Ronny alleen, il a décidé de nous transporter à Ménilmontant : 'Sous le ciel de Paris' ! Des flashes de la môme, d'Yves Montand ou de Juliette Gréco te traversent le cerveau. Emotion, tendresse, virtuosité.... Meneer Verbiest : le Marcel Azzola uit Vlaanderen.
Antje s'approche du micro... Elle fréquentait la rue Pigalle Ell'sentait le vice à bon marché ...(non, pas Elvis au bon marché, c'est pas Patrick Ouchene, fieu!). L'inégalable Edith Piaf, tu fermes les yeux, tu la vois (en noir et blanc, façon Marcel Carné) la dame de petite vertu, tu vis son aventure sentimentale, tu espères avec elle que ce mec-ci sera le bon... mais non, elle doit y retourner dans son Pigalle... Y a des larmes dans ses grands yeux bleus... On n'ose pas vous le dire, mais Fred et moi, nous pleurions aussi !
Sanglots, gorge nouée, envie de pisser...
Heureusement, l'accordéoniste entonne un air plus joyeux, tu reconnais 'La chanson des vieux amants' de Jacques Brel, à laquelle Ronny colle sa composition 'Café Accordeonist', un musette fringant. Manneken Pis en pélerinage à la Java, rue Faubourg du Temple.
Nouvelle tranche poétique 'Kindeke' (Antje est mère depuis peu), sonnant comme les oeuvres les plus tendres de Paul Van Ostaijen.
'Little man', Tom Waits again (album 'Orphans'), sur une musique de Teddy Edwards. Antje murmure le texte, le public est muet. Magie !
Maman est dans la salle, c'est son anniversaire, 'Zeker' est pour elle. Amour filial !
Les doigts de Ronny papillonnent sur les anches. Nouveau voyage, vers l'Amérique du Sud cette fois. Ton coeur chavire quand Antje chante 'Pensi a me'. Accordéon et voix entament un dialogue amoureux charnel.
Le silence, brisé par un souffle, une humeur, Ronny couché sur son instrument, le visage tendu... Une plainte, un soupir, c'est insoutenable ! Le lament vire au drame noir et violent, Antje récite... he says that I'm a candle that burns at both ends... elle continue en allemand... revient à l'English... baby girl go home as my dear German mama says... le grandiose 'Anna's dream - Baby Girl' de la plume de miss De Boeck. L'émotion t'étrangle !
Ronny à la rescousse, nog eens, direction Buenos-Aires : 'Beja Flor', suivi d'un Tom Waits exotique 'Tango 'til they're sore'... well you play that tarentella... ce texte Shakespearien contenant la perle... I'll tell you all my secrets but I lie about my past.... le fier caballero accompagnant la chaude senorita... et cet accordéon obsédant entamant 'Outro tango', avec une gymnastique digitale périlleuse.
Olé !
La dernière en Vloamse djalekt, 'Den Artiest'. Dans l'intimité d'Antje De Boeck et de son mec, pour finir par une belle leçon de philosophie... iedereen is een artiest !
Fabuleux concert.
Tu as eu l'impression qu'Antje chantait pour chaque spectateur en particulier, lui faisait un clin d'oeil, le prenait par la main, le laissait pleurer sur son épaule...
Le public l'a bien compris et le duo revient pour un bis souverain : 'Besame Mucho'.
Autre chose que la version 'gay' de Dalida .
...besame, besame mucho
como si fuera esta la noche
la ultima vez ....
Antje De Boeck, Ronny Verbiest, complices parfaits sur scène et dans la vie.
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 21:28

Bienvenue au hall de la foire au boudin de Forest, Ce n’est pas le bal du bourgmestre, pas de Felix Gray ou de Desireless ce soir, mais bien la légende vivante : Bob DYLAN.

Comment peut-on recevoir une telle légende dans une salle aussi médiocre ? Où les meilleurs ingé-sons ont perdu toutes notions d’aigus, de basses et abandonnés tout contrôle des curseurs. Encore une grande démonstration ce soir. Impossible d’avoir un son potable ! ! Le band a été passé dans un « assourdiceur », la batterie a été trop présente et la voix donnait l’effet d’un mégaphone criard ! ! Pfff il est temps d’abandonner ce Forest-National à sa destination première : un parking et une grande surface ! !

20h30, Bob DYLAN (une chanson à la guitare, le reste à l’orgue) et son band (2 guitares une batterie, une basse et un multi-instrumentaliste : Violon, banjo, slide-guitar) débarquent. Tous vêtus de costumes noirs, fond noir et Bob costume noir à liserés jaunes et chapeau mexicain sur la tête (le ridicule ne tue pas)

Je dois avouer que le show m’a paru mou du genou, sans âme et très impersonnel. Certes les chansons sont ce qu’elles sont mais les orchestrations donne le même ton au 2 heures du set. En plus l’éclairage était inexistant (3 positions : jaune, blanc ou avec des effets tapisserie, le tout immobile) et le son pourri n’arrange rien, bref mauvaise pioche hier.. C’était mon premier concert de Dylan, probablement mon dernier tant j’ai été déçu. Le groupe était en roue libre, le batteur s’ennuyait tellement qu’il se grattait sans arrêt, le public était amorphe

Ajoutez une bouteille de coca de 50cl à 3,50 euros comme cerise sur le gâteau... j’ai décidé de ne plus retourner au Hall des foires de Forest et d’écouter Bob à la maison, j’économiserai mes sous et mon temps.

A noter quand même « Highway 61 Revisited » très roots et le jazzy «Spirit On The Water » qui sortaient du lot sur un set de 17 chansons listées sur http://www.boblinks.com .


1.The Wicked Messenger (Bob on keyboard, Donnie on electric mandolin)

 

2.It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard and harp)

 

3.Man In The Long Black Coat (Bob center stage on guitar)

4.Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again (Bob on keyboard)

5.Blind Willie McTell (Bob on keyboard, Donnie on banjo)

6.Desolation Row (Bob on keyboard and harp, Donnie on electric mandolin)

7.Honest With Me (Bob on keyboard)

8.Sugar Baby (Bob on keyboard)

9.Highway 61 Revisited (Bob on keyboard)

10.Ballad Of A Thin Man (Bob on keyboard and harp)

11.I Don't Believe You (She Acts Like We Never Have Met) (Bob on keyboard and harp)

12.Ain't Talkin' (Bob on keyboard, Donnie on viola)

13.Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)

14.Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15.All Along The Watchtower (Bob on keyboard)

16.Spirit On The Water (Bob on keyboard)

17.Blowin' In The Wind (Bob on keyboard and harp, Donnie on violin)



 

Repost 0
Published by Lio - dans Concerts
commenter cet article
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 18:05
Classic 21 Session, RTBF Mons, la cité dirigée par le noeud papillon rouge et les cheveux teints.
Soyez présents à 19h30'... tu parles ! Diane, Fred , me myself and I, et une centaine de Borains pouvont entrer dans le sanctuaire du bel Abel à 20:15'.
A 20h30', un gugusse, payé par la communauté, vient nous faire son cinéma à deux balles... 1, 2, 3 vous criez à réveiller le curé qui crèche à 3km d'ici. Plus ringard que ça, tu passes chez Drucker !
Les Doudous sont doués pour la gueulante et voilà ATOMIQUE DELUXE !
Un band nucléaire de Lîdge sur Meuse, chantant en franzözisch.
Quatre valeureux gaillards, venant de tous les coins de la planète : Erwan, le plus beau, ze big boss : guitare/chant- Sergio, caché derrière grosse caisse et cymbales - Toto (Salvatore), le bassiste chapeauté et Esteban, l'équatorien de la 6 cordes, au look Sepultura.
Les 4 mecs arborant de zolis T-shirts au nom du combo.
Le groupe qui, dans 10 ans, sera plus grand que Noir Désir, nous avait dit le clown maison.
Ha ha ha ....
'Nations désunies' tu admires le jeu de mots Achille Talon et tu te dis, qu'effectivement, on a pas mal écouté Cantat et Trust.
...on est tellement fort qu'on a créé de nouvelles maladies.... poésie Cockerill Sambre !
'Latex', je préférais Elmer Food Beat... moi, ce que j'aime chez Daniela C'est que l'on peut y mettre les doigts... Quoi ? Mysogine... moi ?
'Quand tu ne m'aimes pas' quelques plans téléphonés et des lyrics citant Ben Harper.
'Vingt' chantant les progrès technologiques, tu t'imagines que ton bompa a pu vivre sans connaître Britney Spears, pauvre homme !
C'est cliché, pépé, me souffle Fred, qui, tout en tenant tendrement la frêle Diane, reluque quelque Montoise bien montée !
'Mon voisin le chanteur', celui qui fait du bruit à toutes les heures... Rock franchouillard, tendance hard, légèrement puéril.
Erwan en solo acoustique 'Guerre éclair' = les news RTL passant à la RTBF.
Un invité pour 'Bang Bang' (non pas Sheila !), un rappeur, casquette et training inclus dans la location. ...J'ai pas besoin d'un flingue .... un peu de slam, Mons ?
'La vie est belle' du Sandra Kim atomique, avec solo de guitare metalleux.
'Les chimères' aux riffs lourds et prévisibles.... des Chimay, des Chimay... nous chante l'ivrogne !
'La bobine' titre pas con, à propos d'un pote projectionniste et haïssant le 7ème art.
Du Kinepolis rock, tendance Jéronimo... chauffe Marcel !
Une dernière pensée philosophique de nos Sartre wallons 'Il faut quand même bien exister' !

Break
21:55' the aiM

Depuis leur passage aux Soirées Cerises (février 2009),changement de personnel : Axel Marcelis remplace Nico à la basse.
Guillaume (chant et guitare) et Gilles (batterie) sont restés au poste !
Le power rock trio a enchanté Abel Dubois, Mons et les touristes aus Brüssel, en leur offrant un show (75') généreux, énergique et tranchant.
But atteint !
'You're the monkey', précédé d'une intro atmosphérique, ouvre le bal. Suivi, comme en hiver, par 'Star'. De gros beats, un jeu de scène rock'n roll, un batteur cognant sec et juste et un bassiste, qui en moins de 2 mois, s'est parfaitement intégré au rock mélodieux du band !
'New days' une basse et batterie groovy doivent céder place à une guitare insidieuse. Efficace !
'Matches on the ice' qui ouvre l'album 'Emergency' .
Une séance chez le medium : 'Where are the spirits ?' : lyricisme imprégné de spiritualité.
'Welcome inside' avec chambre d'échos. Psychedelic space rock, tendance Hawkwind ou le Floyd.
Pour les extra-terrestres 'Are the Ummits back ?' ! Un trip spatial dans le Milky Way.
'Coming Youth' à la slide et au vibrato. Boulot fantastique de la rythmique !
Le 1/4h humanitaire : petit speech en faveur de la cause des enfants Tibétains (concert 'Rock for Tibet' à l'Os à Moelle, le 9 mai !) et on envoie 'Springs to come' a slow one, à la basse/guitare.
'Save us' avec un orage et divers chants de volatiles en background. Du prog rock style Fish (Marillion) ou Steve Howe.
'When you cry' à l'intro orientale... she said to me your heart is made of stone... she said to me I love you as you are... Joli, soudain le truc vire British reggae aux couleurs Police et le band nous livre son dernier titre 'Emergency'.
A écouter d'urgence : the aiM!
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents