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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:55
Pas de comparaison possible, entre les festivités marquant la fin de l'abstinence à Bruxelles et les blocos parades à Copacabana, Ipanema, Lagao ou autres favelas surpeuplés de Rio.
Pas de samba, pas de métisses topless, au sexe couvert de 3 millimètres de tissu... les seuls parallèles éventuels, étant le nombre de touristes dévalisés et les centaines de coups de sifflet irritants (euh à Bruxelles, les déguisés au pipeau, portent uniforme et képi, et leurs chars sont décorés de gyrophares flashy).
A la Fnac, pour tout carnaval, on se contente d'une demi-douzaine de gosses, affublés de ballons multicolores.

A 16 h20 Box Story a terminé son soundcheck et est prête pour son showcase.
Tu reconnais certains de ses collègues dans l'assistance : Zoïa (Brain Snob or Sir), Philaretordre, Samir Barris (jeune papa, poupon sur les bras)....
Box Story en version light, ce samedi : pas de Renaud Lhoest, pas de violoncelle, pas de Didier Fontaine aux drums (le gars tourne avec Sioen en Afrique du Sud !), uniquement Laetitia Solimando, sa guitare et une loopstation.

Quoique, tu remarques un second siège, sur lequel gît une gratte !
'Catch the sun' une version sobre, épurée. Ambiance feutrée et intimiste... this is a story about me... when I was a young girl... Thérapie analytique.
Le premier titre qu'elle a composé pour le projet Box Story 'Away always' de beaux loops.
De la finesse et de la conviction. Laetitia cite Cat Power comme influence, le dépouillement de ses titres tient, effectivement, des premiers travaux de Miss Marshall.
'Hard way' que l'on retrouve sur la demo quatre titres, enregistrée il y a peu.

De beaux hummings dramatiques.
'The only thing' introspectif et profond. Les notes graves en loops en arrière-plan, décorés d'arpèges soyeux..... standing in a corner of my life with a picture of you in my mind.... désolant, la fin d'un amour. Sinistre, une rupture... je ne te verrai plus jamais, sauf peut-être dans mes rêves... Un monde féminin romantique et un final dur... I hope you just die !
Le mystère de la seconde guitare s'éclaircit : un invité. Grégoire Fray (Thot) accompagne Laetitia pour deux compositions.

'The Seasons' Ce n'est pas le Grégoire de Thot, agressif et flamboyant. Le duo de guitares proposé par Laetitia et Mr Fray est folky et délicat.
Les saisons, titre idéal pour un gars travaillant dans l'électro-végétal. Thot vient de sortir un nouveau single ravageur 'Ortie' et, se reproduira sur scène en mai.
'Nightmare' toujours en duo. Un folk/blues tourmenté, une plainte sinistre... Suddenly I wake in my bed.... sueurs, tachycardie, angoisses, désespoir ! Titre fort.
Laetitia termine seule 'Once again', une dernière ballade mélancolique magistrale.
Un coeur féminin mis à nu en 35' .

Bis
Une cover : 'The Fog' Girls in Hawaï
Première fois que je joue ce morceau live !... the ghosts dance, between trees... I feel warm in the stomach of the fog.... l'univers exalté de Box Story se retrouve dans ce titre brumeux des brabançons.

Merci Bruxelles !
En 10' tous les CD's sont vendus.
'Maman, je veux plus mon ballon, je veux un disque de la madame et un badge aussi !'

Le mot de la fin à Grégoire : 'tu remarqueras qu' à la Fnac, on ne vole pas mes pédales.'
Fred Cerise n'a pas relevé, mais pense organiser un benefit concert, à Wembley, pour l'achat d' une panoplie complète (stomp box, overdrive, pitch-stifting, wah wah, flanger, digital delay et 1 ou 2 ballons en prime, couleur au choix) !
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Published by Michel - dans Concerts
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 22:50

Des gradins remplis pour une soirée expérimentale, 2 groupes singuliers qui sortent chacun un nouvel album ce mois ci.

PaTTon

Groupe belge (deux frères virtonais) qui se fait un devoir du déstabiliser un maximum son audience par des cassures de rythmes, des morceaux alambiqués même parfois dissonants mais toujours étonnants ! ! Si on accepte d’emblée le refus de tout ce que l’on entend habituellement en musique (refrain, couplet ou mélodies) on prend un plaisir immense à écouter leurs créations. Si on n’arrive pas à entrer dans leur univers surréaliste on passe surement un mauvais moment. Personnellement j’ai beaucoup apprécié leurs méfaits ! ! Une voix chaude (magnifique), une voix plus aigue, des textes en français ou en anglais, des loops à gogo, une batterie et une guitare acoustique… et leur imagination infinie. 45minutes passionnantes ou énervante pour certain mais qui a le mérite d’avoir sa personnalité.

J’aimais déjà beaucoup la Gaume pour son saucisson, je vais continuer à l’aimer pour la musique de PaTTon.

NLF3

Trio français (dont fait partie Don Nino, roi de la reprise minimaliste de tubes des années ’80-’90) produisant une sorte de prog-rock-électro-instrumental. On continue donc dans l’expérimentation, même si NLF3 est moins déstabilisant que PaTTon. Beaucoup plus  facile d’accès mais tout aussi, voir plus, intéressant, NLF3 m’a beaucoup impressionné. D’habitude les seuls mots : « musique instrumentale » et « prog-rock » me donne des boutons, ici, ils m’ont donnés la pêche. A nouveau beaucoup de loops, une batterie (entêtante, triballe), une basse, une guitare, un synthé et des cloches frappées ont fait du set un pure moment de bonheur musical. La musique de NLF3 surprend tout en gardant une ligne de conduite rassurante et des mélodies implacables. J’ai été bluffé par leur talent et l’intensité de leur musique. Un groupe underground méconnu (3 abums déjà) qui mérite le détour et un retour aux nuits bota bientôt ??
 

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Published by Lio - dans Concerts
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:06
Un club bien garni : une cohorte de fraîches lycéennes (15/16 ans), sentant le talc et l'eau de toilette aux senteurs de roses. Elles profitent du congé de carnaval pour assister au gig d'une des nouvelles stars pour ados romantiques : Rachael Yamagata.

BoyShouting
assure l'avant-programme !
Wat is dat? Marc Wetzels, du groupe limbourgeois Coem!
Le groupe est sur le point de prendre une pause carrière, il faut bien vivre, donc un projet solo !
Le shouting boy a 37 piges, mais a le look d'un shouting teenager et son solo trip est assez brouillon.
Une acoustique ou une électrique, des loops, deux petits amplis : équipement acheté au Brico pour des bidouillages gentils et naïfs.

Il nous propose 7 titres, en commençant par un folk acoustique (avec quelques fausses queues!) : 'Travel in your head' ?, pas de setlist, donc titres devinés.
My first single suit (il en refile un à Tinneke, qui rougit jusqu'au nombril) : 'Slowly wake up'. Un manque de relief pénible et un jeu approximatif. Les loops, il ne maîtrise pas le boy !
On passe à l'électricité... sometimes it is good sometimes it is wrong... exact Markske ! Du bricolage post-pubère ! De jeunes Français sourient à mes côtés !
Un nouveau titre sans saveur suit, une ébauche à peaufiner.
Il refile 4 ou 5 gobelets d'un pinard immonde à de sages mineures et attaque un blues/rock hâché, qui pourrait devenir un bon titre avec arrangements adéquats... I'm the dark drinker...
Le mec à la table s'est endormi, mais le shouter poursuit... don't you ever get tired talking in the inside... ce titre te rappelle quelque chose, une cover de ? Pas mal, en fait, style Kings of Leon.
'A better day' il nous souhaite. Un bon blues/rock simpliste !
L'aimable barbu se tire. Direction le bar !

Rachael Yamagata
Singer/songwriter de 31 ans, Arlington, Virginie. Deux albums, le dernier (un double CD) 'Elephants...Teeth sinking into heart' 2008. La Japanese American a joué pendant quelques années avec le groupe funk 'Bumpus', avant de se lancer solo.
Des titres repris dans des films ('In her shoes' ft Cameron Diaz, 'Prime' ft Uma Thurman...) ou séries US.
Des duos ou backups pour Jason Mraz, Ray LaMontagne, Ryan Adams, Bright Eyes....
Et sur scène, tu te dis ?

Un band solide : Chris Giraldi : drums (Sophie B Hawkins) - Oliver Kraus : cello, le British (Beth Orton, Tom McRay, Sia) - Dan Carlisle : bass et Michael Chaves : guitars (Sarah MacLagan, John Mayer, Rufus Wainwright, Iggy Pop... excusez du peu !)
Rachael : vocals, piano, acoustique ou électrique !
En route pour un peu plus d'une heure de folk/pop aux accents bluesy, jazzy ou rock.
L'intimisme alternant avec le punch.
On se serait passer du sempiternel :'Hello Brussels how are you ?', mais les gamines étaient excitées et gueulaient 'Fine' en réponse.
Rachael au piano : 'Elephants', belle ballade, belle voix. 'Be Be your Love' sur le premier Cd 'Happenstance' violoncelle soyeux, du folk/pop sentimental pour collégiennes en âge de tomber amoureuses de leur prof d'anglais. La smoky voice est superbe, genre Bonnie Raitt, le titre se baladant du côté de Stevie Nicks ou K T Tunstall. Le mètre 56, au joli minois, passe à l'acoustique.
Elle s'essaye aux langues étrangères... Slaap met mij vanavond... et lance 'What if I leave', nouvelle ballade country easy listening. Et si je partais... Non reste ici, pleurent les meisjes.
Une angry song, un rock blues bien enlevé : 'Faster'. Le guitariste s'amuse. 'Worn me down' même veine. Du Fleetwood Mac, époque Nicks/Buckingham. Mes voisines chantent le chorus, c'est toujours mieux que Britney Spears, Rihanna et autres MTV r'n b indigeste !

'Even So' avec le violoncelliste, les autres vont boire un coup. Petite leçon de morale.. girls, don't cheat on your boyfriend... c'est pas bien ! Oui, maman !
...You're gonna hate me when I tell you everything.... Belle chanson d'amour.
Va rejoindre tes copains, Oliver.
Elle s'empare d'une Gretsch noire : 'The only fault' un blues/jazz mélancolique.
Le set gagne en profondeur, finies les rengaines pour vierges effarouchées.
Retour des garçons 'Sidedish friend'. Pierre, un ket boutonneux lui lance, je t'invite à dîner ce soir, Rachael se transforme en Roméo et lui chante une sérénade. De l'humour Miss Yamagata ! Hilarité dans le club. Un méchant rock pointu ce 'sidedish friend' .Elle ramasse son acoustique : 'Little life', Michael y ajoute quelques notes de clavier (de poche). Sa voix cassée te chatouille le bas-ventre, un downtempo accrocheur.
'Over and over' violoncelle en vedette,de beaux effets de voix, de jolis backings. Elle est vraiment au top pour les titres intimistes et introspectifs. Le titre se meurt et elle éclate de rire.
Une dernière 'Sunday Afternoon' basée sur la rage et l'obsession. Une longue intro atmosphérique, avant de voir Mr Chaves se lancer dans un solo époustouflant. Après cette fureur, retour au calme... I'm not gonna shed one more tear for you... Titre coup de poing magnifique. Les gamines en folie.

Un set bien construit allant du hors-d'oeuvre light au plat principal consistant.
Good job, girl !

Un bis, seule au piano.
'Reason Why' une dernière ballade stylée.
Bon petit concert, bon groupe, nana sympa !
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Published by Michel - dans Concerts
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:19
Concert sold-out depuis des lustres. D'abord prévu au bota, déplacé au Cirque (configuration rez-de-chaussée) pour le même tarif (9€ botacarte).
Tu te demandes pourquoi, ils n'ont pas donné accès à l'étage, la demande était telle que la salle entière pouvait être bourrée et les habituels revendeurs en auraient été pour leurs frais !
Ray a la cote, for sure!

Priscilla Ahn

Je me suis frotté les mains quand ce nom est apparu comme support act. Je connaissais la jolie américaine (Pennsylvanie) par le biais du net, son timbre cristallin m'avait conquis et, apprendre qu'elle avait ouvert le 'Nelson (Willy) family concert' à Santa Barbara m'indiquait que live, ça devait pas être mal non plus.
Pas de doutes, un talent est né ! Une prestation impeccable, une jolie fille et une présence scénique formidable.

Bruxelles (dont Florin, Milou et Guy, les vieillards lubriques) conquis.
Elle débute, seule à l'acoustique, avec son mini hit 'Dream', premier titre de l'album 'A good day'.
Un harmonica maîtrisé, des loops subtils, une démonstration vocale irréprochable. Son folk sensible atteint l'essence de la pureté... I had a dream, chante-t-elle, nous, aussi, on va rêver !
'Willow Weeping' composé avec Inara George, et chanté en duo en principe ! Une merveille de douceur et de poésie, déroutante de simplicité.

'I don't think so' avec harmonica te ramenant vers l'acoustic Bob Dylan. Le son est fantastique, la salle baigne dans un silence admiratif.
'Lullaby' l'histoire de l'officer X, le seul flic de son bled en Pennsylvanie, un asshole au cerveau creux qui a vidé son barillet sur le Labrador de sa copine. Celui-ci gambadait, sans laisse, dans les ruelles locales et n'a pas répondu aux injonctions du Marshall. Priscilla nous raconte son truc et malgré le tragique de la situation, tu ne peux t'empêcher de sourire. This is America...
Superbe mélopée !
Nouvelle anecdote hilarante pour 'The Boob song'. It's not about my boobs..., souligne la fine enfant.
Un titre jazzy irrésistible, te rappelant Norah Jones... Think of my boobs... dit la note dans le poetry book de son copain, we will think about your pitch-perfect voice and your devastating smile, baby !

Next song is about nothing at all.... 'Song about Nothing', fou rire au cirque... close your eyes please listen to the song... on obtempère et on se laisse bercer par sa tendresse.
La dernière à l'ukulele 'Find my way back home'

Amazing support, 40' de magie pure !

Ray LaMontagne

Ray LaMontagne, one of the most distinct and recognizable voices in music, annoncent les critiques aux States. Trois albums (le dernier 'Gossip in the Grain' nous vaut ce tour) : déjà un culte et un mythe.

La montagne a pourtant pas mal de détracteurs : ses shows performed in the dark, pour le séparer du peuple et, son manque de contact avec le public agacent plus d'un. Florin le traite d'ours arrogant et prétentieux (à tort, je pense). Ses silences austères et son attitude distante montrent que les grandes salles ne sont pas faites pour sa musique fragile.
Durant le set, les remarques stupides fusent 'Come on Ray' 'We love you, Ray'... Le barbu reste impassible. Lorsqu'un connard, bourré comme 6 Polonais, hurle 'Speak to us', le troubadour daigne réagir et susurre 'I'm here to sing for you, man'. Applaudissements des gens sachant respecter l'artiste.
Le grand et insolent Miles Davis jouait le dos tourné au public, il assumait... Foutons la paix aux vrais artistes, on n'a pas besoin de petits branleurs répétant les mêmes sornettes dans chaque salle... How are you : au choix Brussels, Paris, Barbezieux, Bergen op Zoom... You're a wonderful audience...
Léger reproche : il aurait pu présenter son band merveilleux !
On a repéré Jennifer Condos, au look masculin, à la basse - Eric Heywood s'occupait vraisemblablement des guitares (ac et électrique) - il est possible, que le producteur, Ethan Johns se trouvait aux drums, mais qui étaient les fabuleux lap steel guitarist et pianiste (+harmonica) ? Des sessionmen de classe internationale, anyway.
Un blues/shuffle pour démarrer 'Henry nearly killed me'. Une throaty voice magistrale te prenant les tripes, une plainte ténébreuse à faire frémir Dracula.
One two three two two... when you came to me with your bad dreams and your fears... 'Hold you in my arms' un country pur souche, avec lapsteel geignante.
'Let it be me' superbe, ce mec touche les cordes sensibles !

'I still care for you' une ballade sentimentale chantée d'une voix semblant essoufflée. 'Empty' sur le second Cd. Suivi de 'You are the best thing' du country/folk funky à la James Taylor ou The Band. Tu aurais aimé entendre des cuivres, pour donner de l'ampleur à ce titre proche du rhythm 'n blues à la Stax. 'You can bring me Flowers'... baby, when I'm dead and gone, un country/bluegrass, pas loin des Stones et de leur 'Dead Flowers'. Le band se tire, Ray en solo.. oh mama don't walk away I'm a goddam sore loser... 'Burn', poignant et plaintif. Jennifer ajoute de sobres notes de basse à 'Jolene', nouvelle perle country.

Retour des boys 'Meg White' pas de steel, 3 guitares. Un chouette petit rock pour le batteur (la batteuse) des White Stripes, génial ce titre avec un break de choeurs doucereux, d'étonnantes harmonies vocales et un clavier sucré. Le monde de George Harrison. 'Hey me, hey mama' un country guilleret avec piano sautillant. Nouvelle ballade magnifique 'Shelter' et il termine par 'Trouble' titletrack du second album. Un southern rock carré qui déménage.
75' pleines d'émotion, de mélancholie et de rock.

Trois bis valant à eux seuls le déplacement.
'When something is wrong with my baby' un slow soul de la plume d'Isaac Hayes/David Porter .
Une ballade interprétée par Sam & Dave en 1967. J'en pleure encore !
'Three more days' du rock juteux, pas loin de Leon Russell, Joe Cocker (époque 'Hitchcock railway') ou Delaney & Bonie, featuring Eric Clapton. Grand band !
'Gossip in the grain' met fin à la fête. On a la joie de revoir Priscilla Ahn assurer les choeurs de cet hymne fluet et léger, sentant bon l'ère hippie (cf Donovan).

Ray LaMontagne, un gars torturé mettant son coeur à nu, chantant avec ses guts, à ranger à côté d'un Van Morrison (autre caractère de cochon) ou d'un Nick Drake... n'en déplaise aux esprits chagrins qui préfèrent le cinéma à l'authenticité !

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Published by Michel - dans Concerts
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:37
Le Vaartkapoen, le Vlaamse centre communautaire en plein Maghreb bruxellois. Pas question de kefta, bourak ou thé à la menthe, ce soir on ne dîne pas à Marrakech, au menu : du rock et du méchant!

Daktari

L'amuse-gueule limbourgeois (Genk) commence son set à 20:15'
Du guitar power/pop rock, légèrement daté. Tu retournes le lion, tu lis: à consommer avant le 31 février 1991.

Band Members : Jan Bloemen (vocals+gt) - Bert Derhaeg (guitar) - Kristof Voets (guitar) - David Fraters (bass) - Adriaan Vervoort (drums)
Un EP (5 titres) enregistré en novembre : ‘Methods for measuring the heights of stars’. Des musiciens ayant fait leurs classes dans d'autres combos, illustres à Maaseik, Diest ou Sint Truiden.
Le set commence par une 'Intro', instrumental concis, au son plein (3 guitares). Efficace ce guitarrock, tu te dis.
'The Hive' Jan Les Fleurs, abandonne son instrument et se consacre au chant. Pas mauvais, mais banal.
Un powerpop essoufflé.
'Hold you back' : même topo ! 'Ghosts at bay' a slow one, plus mélodique. De légers relents Pearl Jam ou Snow Patrol.
'Halo' Clarence, fatigué, ne rugit plus ! 'The Arsonist' à nouveau 3 grattes, quelques belles envolées, te faisant penser à Kane, le groupe hollandais de Dinand Woesthoff. Malheureusement pour lui, Jan n'a pas la gueule à attirer les groupies en quête d'aventures one night stand.
On termine par 'Revolver', bien noisy.
Je préfère Hara Kiri, me souffle Fred ! Et moi Mata Hari !

T'as le temps d'aller te désaltérer (la serveuse est jolie), une bière à la menthe, une ! (Fred est malade, il boit un truc rouge sirupeux, veux pas savoir de quoi il s'agit!)

My Vitriol

Les Londoniens corrosifs s'étaient faits oublier, après leurs débuts tapageurs, fin 90' début 2000.
Cinq ans de silence, en pleine gloire. Beaucoup d'eau polluée, a coulé sous les bridges de Londinium, pendant leur retraite. Le peuple est-il encore friand de Nu Gaze, Post-Grunge joué à une puissance, mettant en danger tes tympans, nourris, depuis, au gentil neo-folk ?
My Vitriol prépare un nouvel enregistrement pour le printemps et est remonté sur scène, fin 2008, pour la fermeture de la mythique salle londonienne, l'Astoria.

Une mini tournée européenne commence au VK.
21h30 le quartet investit la scène : le chef Som Wardner (vocals, guitar) au centre-à l'arrière-plan, Ravi Kesavaram, une bête aux drums - à ses côtés, la rousse, Laura Claire à la basse (chouette robe noire collante et tatouage viril sur le bras), elle pulse sec - Seth Taylor, à la guitare agressive, complète la formation.

Au secours où sont mes earplugs, c'est Fred qui pleurniche.
Un wall of sound qui te surprend et te fait reculer de 10 mètres, un tsunami atomique infernal.
'Moodswings' c'est plus que du swing, c'est un ouragan. 'Losing touch' avec Seth à l'Ebow, tout aussi intense et dévastateur. Tes feuilles de chou s'habituent à cette agression sonore et tu entres dans le monde vitriolique, ta tête s'abandonnant au headbanging et tes mains triturant une guitare inexistante. 'Agonies' 'Grounded' 'Infantile' une folie maîtrisée.

La base rythmique, assurée par Laura et Ravi est époustouflante, les deux artificiers en profitent pour t'asséner des riffs sataniques, la distortion règne. En regardant bien, près du drummer, un roadie dissimulé ajoute encore quelques lignes de guitare au son déjà dense.
Infernal et sans temps morts. 'It's so damn easy' on veut te croire, Som !
'The Gentle Art of Choking' Quoi?
'Cast Aspersions' 'Falling off the floor' normal avec cette débauche de décibels. 'Ode to the red queen' : Laura ?
'Under the wheels' en dessous d'un char, ça fait pas du bien ! Des sirènes annonçant les missiles V2, dans le ciel bruxellois ! Un lyrisme strident. Un titre lancinant, tes oreilles entendent à peine les vocalises de Laura, mais ton cerveau les enregistre.
Ne crois pas que ce noise soit gratuit, le vitriol sait ce qu'il fait et t'entraîne dans son monde de fureur. Nous sommes les moutons de Panurge, heureux de suivre le leader.
Une killing cover noisy du 'Hey Hey My My' de Neil Young. On retourne au front 'War of the worlds' - 'Pieces' Hey Ravi, j'ai un ptit réglage à effectuer, montre à ces ploucs ce que tu peux faire... Un vache de petit solo musclé.

Du rock crasseux pour suivre 'If only', on continue 'Cemented Shoes' an old favourite, soundtrack parfait pour l'Apocalypse.
Un dernier titre instrumental 'Tongue Tied+ Outro' finit de nous mettre à genoux. Ravi y va d'un drumming méphistophélique, la belle rousse prend des poses sur son monitor et Som achève le truc en culbutant son ampli, il se tire et laisse sa guitare hurler sur le Marshall allongé !

Fin des hostilités !
80' toniques et exaltées !
Tu bois kekchos ? Un petit vitriol, bien tassé, mec !

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Published by Michel - dans Concerts
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:04
Vu par Michel

Affiche hybride à la Rotonde : du noise pop, couleur soleil levant, avec Asobi Seksu et du neo folk/americana tendance beatnik avec Vetiver.

20:10 Asobi Seksu

Du casual sex de New York, emmené par l'aguichante Yuki Chikudate (vocals et keyboards), la friponne nippone de NYC est accompagnée du sous-employé James Hanna aux guitares et vocals, du longiline William Pavone à la basse et de Larry Gorman aux drums.

On en attendait beaucoup, on fut déçu!
Entrée en matière majestueuse (claviers préenregistrés) suivi d'un boum boum boum à réveiller les moribonds à la batterie et, Yuki attaque son chant acidulé en s'accompagnant au synthé et glockenspiel : 'Sing tomorrow's praise' sur le nouveau CD 'Hush'. Le Hanna (pas le copain de Barbera, connu des Flintstones, Tom & Jerry...) ajoutant de méchants riffs noisy à la mélodie, ça fait de l'effet, mais on est à 100 lieues du shoegaze, annoncé pour décrire leur son.
Strawberries' confiture sautillante au goût de fraises. 'Me & Mary' nerveux !
Cloches bouddhiques pour 'Meh No mae', déjà ton esprit vagabonde, le côté répétitif et la structure similaire de chaque titre finissent par lasser.
OK, l'orientale enfant est agréable à regarder, tout ça est bien gentil, mais trop poppy!
'In the sky' une guitare et rythmique postrock sur vocaux petite fille, tendance Blondie 1980.

'Thursday' c' est dimanche!

  


 

'Gliss' laisse glisser. Une basse Simon Gallup et des claviers enfantins.
'Transparence' clair comme le discours de nos politiciens.
On continue la lecture du nouveau né 'Familiar light', un titre plus élaboré, à tendance psychédélique, façon Doors.
Our last song, bredouille Yuki 'Pink Cloud Tracing Paper' avec le Hanna aux vocals et Miss Chikudate aux vocalises : de l'indie plus méchant.

On est sur le point d'aller écluser une mousse, lorsque la soprano susurre.. I forgot one song, my favorite one... 'Red Sea' à nouveau du Debbie Harry 2009, Yuki vient prendre la place de Larry et tapote les fûts, telle une majorette heureuse de remplacer la grosse caisse.
Il n'y a que Scout Niblett pour jouer aussi faux.
Merci Bruxelles!
Clin d'oeil aux potes : Fred le Zamp, Lionel et Vincent : seksu la petite mais léger la musique!

Vetiver

Longue tournée pour le band du songwriter, Andy Cabic, et encore un passage au bota après les Nuits 2008.
Le tropical grass, utilisé par Guerlain pour son eau de toilette aux effluves épicées, vient de sortir un quatrième album 'Tight Knit', le premier chez Sub Pop.
A cinq sur scène le K Bique : chant, seconde guitare ou acoustique - une nouvelle organiste blonde (+ backing vc.) - Daniel, le bassiste est également un nouveau venu -Otto Hauser, le mec au chapeau:drums et un lead guitariste doué : Sanders Trippe? probablement.

'I must be in a good place' de Bobby Charles. Pas sûr que la Rotonde soit a good place question son, un feedback horrible, faut recommencer.
La balance sera d'ailleurs déficiente pendant 2/3 titres : piano électrique inaudible, basse trop évidente, son sourd.
Du folk /country relax, aux lyrics joyeux... what a good day to go fishing...
'Another reason to go' americana au background reggae, avec belles lignes de guitares.
Dreamy, gentle song.
Un petit folk/ blues groovy 'On the other side', t'es pas loin du Grateful Dead, ou des New Riders of Purple Sage de leur frontman, Jerry Garcia.
Un nouveau country/rock, sentant bon les seventies 'More of this'.
'You make me blue' tu peux être certain que c'est pas du rap.
Un excellent titre psyche blues/rock aux influences Doors, mais aussi Canned Heat, le guitariste reprenant les riffs de John Lee Hooker. Vetiver c'est une herbe non ? Le cannabis aussi, be sure to wear flowers in your hair.... Pas un hasard si Mr Cabin est un pote de Devendra Banhart.
Le set a atteint son rythme de croisière, l'ingénieur son a, enfin, réussi à trouver le bon équilibre.

'Sister' Andy à l'acoustique et le batteur au triangle, un downtempo à ranger dans le tiroir Ry Cooder, Jackson Browne ou Paul Simon.

  

 

 Une tendre ballade sentimentale à la America 'Maureen'.

  

 

 'Oh Papa' retour au West Coast acid sound.

  


 Un petit folk teinté d'harmonica (pas sur la setlist) 'I know no pardon'... Maria, please don't leave me now, I need you... there's nowhere I can go... on a déjà entendu ce style de plaintes des milliers de fois, chez les Eagles, notamment. 'Idle ties' suit.
Ces derniers titres, plus quelconques, rendent le set moins punchy. Trop d'uniformité assomme !

Une anecdote : on va vous interpréter un titre qu'un Parisien nous a vainement prié de jouer à la Maroquinerie, il est revenu à Tourcoing en pleurant. On lui a répondu, sorry, nos nouveaux membres ne le connaissent pas. We know it, now ! Donc, pour ce Titi absent aujourd'hui, 'Down at El Rio'. Fabuleux morceau sur l'album 'To find me gone'.

  

 
'Wishing well' un truc dansant, une nouvel fois à réminiscence Jackson Browne, achève ce set inégal de 65'.

Un double bis:
'Strictly rule' un bon petit rock à la Hot Tuna et 'Won't be me' plus Buddy Holly.
Ce dernier titre sympa et dansant, étant saboté par la table qui en fait une purée indigeste.
Au final, un chouette petit concert délassant, a beautiful collection of psychedelic California rock songs avec un arrière -plan country.
Pas révolutionnaire, simplement bon!

Vu par Lio

Vetiver et Asobi Seksu…. À la Rotonde du Botanique de Bruxelles le 22 février 09

Asobi Seksu nous vient de New-York, une jolie japonaise au synthé, xylophone et chant, un bassiste, un guitariste et un batteur. Leur musique est à classer dans Noisy-Rock post-apocalyptique, qui ne ferait pas pâle figure comme bande son d’un manga quelconque diffusé au festival du film d’animation qui se déroule au même moment à Flagey. Nappes de synthé, voix planante (pleine de réverb’) de Yuki Chikudate (en anglais ou en japonais), et un gros son de basse et de guitare, une batterie qui claque (trop !) et un set archi répétitif.. Au-delà du 3ème morceau on commence à se lasser… au bout d’une heure je vous dis pas… Malgré une énergie musicale assez impressionnante on reste un peu sur sa faim.. Manque de musicalité, de mélodies.. Dommage la jeune dame a du charme on ne demandait qu’à être conquis par sa musique..

Vetiver :
De l’americana, du vrai venu directement des states… Chemises à carreaux de bûcheron, chapeaux et barbes sont obligatoires pour ce genre de musique et le groupe n’y échappe pas ! ! Une bonne heure de folk varié (on ne s’ennuie pas une minute) parfois très léger, parfois plus rock, parfois country mais toujours bien maîtrisé, pensé et surtout joué par des musiciens d’une efficacité redoutable (prix spécial au batteur). Au trio guitares batterie se sont ajoutés un synthé et une basse. L’envie de siffloter ou de fredonner « na-na-naaa » vous démange ; assis sur les marches on prend du plaisir à écouter ces américains. Le set pourrait durer des heures, on se sent bien, l’esprit léger, serein. Un peu plus d’une heure d’un bon set, d’où l’on sort heureux, on a envie que la nuit ne s’arrête pas.. pourtant il faut affronter le froid de la rue royale pour regagner son doux logis, « na-naa-na-na-naaaaaaaa »

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 19:34
Bouchons sur nos autoroutes, cap sur les stations de ski, pour ce congé de carnaval. Pas nous, on a rendez-vous à Toogenblik, à Haren, pour un double bill intéressant. Pas des noms connus dans nos contrées, first time in Belgium pour the Bowmans et Tim Grimm.

The Bowmans.

Les jumelles, Sarah (guitare,vocaux) et Claire (vocaux,tambourins,shakers,glockenspiel) résident à Brooklyn, mais sont originaires de l'Iowa .
Les filles (belles comme c'est pas permis, même Di Rupo regrette d'être de l'autre bord) tournent régulièrement aux Pays-Bas et ont un full CD dans le tiroir, 'Far from Home'. Elles avaient déjà enregistré 'Chicks and families radio rocks' sur un home taperecorder. Une nouvelle rondelle est prête et sortira au printemps. Au mixage, Malcolm Burns, connu pour son boulot avec Emmylou Harris, U2, Bob Dylan, Midnight Oil...
Après leur concert à Haren, les soeurettes comptent une trentaine de fans belges. Des voix impressionnantes, un répertoire varié, du charme et du charisme !

'Southern Sky' ode à la Caroline du Nord. De l'americana sensible avec des harmonies vocales méticuleuses, de la dentelle de Bruxelles.
'Trouble' sonne plus folk/pop. Des effluves Shawn Colvin, Patty Griffin, Indigo Girls et autres grandes dames de la caste folksingers.
'Better of a rambler' une épopée basée sur les romans de John Steinbeck, composée par Sarah, qui écrit tout. Sarah et Claire alternant les vocaux. Du country/folk cinq étoiles.
'Diggin for gold' c'est notre version du bluegrass, façon Iowa. Du hippie/folk époque Peter, Paul & Mary.
Une nouvelle chanson : 'The time it takes' suivie de 'Slumber 20 days', ballade country sensible. Ton oreille et ton cerveau s'apprêtent à percevoir une intervention plaintive d'un fiddle absent. Grand titre!
'Train Meeden Station'. Meeden, province de Groningen, petite ville célèbre pour sa modestie.
Leur marque de fabrique, c'est les chansons new-yorkaises tristes : 'The Kitchen Song' exemple parfait!
......there's no room for love in this city... We know,girls ... Hate & competition!

Claire au glockenspiel pour 'Make it last'. 'Car & flight plans' chanson d'amour mélancolique.

'Me and Leah', si tu veux tout savoir des nouvelles locales, pas besoin d'acheter le canard du coin, tu écoutes les gossip du voisinage. Smalltown talk. Un altcountry te ramenant vers Carlene Carter.
Seul titre composé par Claire : 'The Porker's song'. Elle avait 8 ans. A capella... black and white are the colors of me Oh oh yeah I'm a porker I live under a tree... Mignon.
'On the road' termine le set. Un morceau jazzy fantastique, la voix de Sarah se fait aussi profonde que celle d'une black blues singer.
Evidemment qu'on désire un bis.
Les twin souriantes back on stage pour 'Bergen Street', nouveau titre sombre, à la Simon & Garfunkel, époque 'Wednesday Morning, 3 AM'.
Unanimité dans le club, concert magique!
Come back soon, Sarah & Claire!

Tim Grimm

Aucun lien de parenté avec Die Brüder Grimm, bien que Tim soit également un storyteller doué.
Singer/songwriter, fermier d'Indiana, acteur pendant quelques années, il compte 6 albums à son actif. Son dernier (2008-) a pour titre 'Holding up the world'.
En 2000, nous citons le Chicago Sun-Times: 'Best Discovery in Roots Americana Music'.
Mr Grimm est de la trempe d'un Tom Russell, voire Gordon Lightfoot, Terry Lee Hale, Steve Earle, John Prine et même le Boss, Nebraska-era...
Nous sommes prêts (pas de setlist, le farmer... n'ai pas dit la farmer, vilaine !).
Timbre chaud, jeu de guitare classique, textes intelligents... Ohio is taking me to China... c'est du bon!
Une ode au Farmer Jim, pour suivre : 'Better days'. Il aimerait apprendre les old ways du vieux fermier. Tim est un ardent défenseur de la vie rurale.

Nouvelle épopée à propos d'un ancêtre, un titre praising the wisdom of elder people, à écouter religieusement. Ce mec est convaincant dans son combat contre le cynisme moderne, il nous emmène pour un trip nostalgique 'Conquête de l'Ouest'.
Le title track du dernier né 'Holding up the world'... Sitting on a stone, nestled in a wall, staring at the moon like a distant crystal ball... La plupart de mes chansons traitent de 'Trouble', mes copains hollandais appellent ça 'Shit on the marble', ce 'Holding up the world', je l'ai écrit sur la route vers Albuquerque, je devais jouer là et après le 11 septembre plus question de voler, no way... Grand titre!
'Heaven' pour Tim, le humble : just an old farmhouse down a country way...
'Too hard driving' une protestsong vieille école!
Le monde est fou, soutient-il, la vitesse régit tout.
Des connards au volant, il y en a partout fieu!
'Squaw' = Molly... in the midst of making love She'd slip off into a trance..... titre retrouvé sur le Cd 'Wilderness Plots'. Une collection de 19 tracks de Tim Grimm, Krista Detor,Carrie Newcomer, Michael White et Tom Roznowski.
'Sometimes trouble is a gift' sur 'The Back Fields' 2005.
'So it goes' l'histoire du dernier fermier de la région. Usines et supermarchés remplaçant les fermes. 'So it goes' un miroir reflétant avec exactitude l'humanité contemporaine.
Tim Grimm : un visionnaire, muni d'un sens de l'humour vivace !
Ladies and gentlemen, la dernière, mais je reviendrai goûter vos trappistes : 'Coyote's dream'.
Ecrit à Chicago, en pleine nuit. Tim le coyote rêvait, assailli par une chanson en devenir, il se lève et couche les lyrics sur une feuille. A haunting track, aux influences Johnny Cash, Elliott Murphy.
Brillant!

On aura droit à un double rappel !
Une chanson d'amour 'Lost & Found' et une cover : 'Buffalo Skinners' titre que Rambin Jack Elliott lui a enseigné. Ramblin l'ayant connu par l'intermédiaire de Woody Guthrie.
Un traditionnal dont l'auteur est inconnu, mais ce truc rocke méchamment!
..so we let the bastard's bones to bleach On the range of the buffalo!
Ainsi se termine l'histoire du cattle drover qui refusait de payer les cowboys, engagés par lui.. ainsi se termine le show!
Tim Grimm highly recommended!
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:02

A peine une trentaine de personnes, pour assister au grandiose concert des Golden Glows au Gemeenschapscentrum de l'avenue Brugmann.

Dommage pour les absents , sous peu , le trio anversois va devenir énorme. Déjà repéré par Stef Kamil Carlens (Zita Swoon ) qui les invite pour sa Carte Blanche à l'AB, Bart , le programmateur ucclois, saute sur l'occasion et les signe pour son cosy club.

Bram van Moorhem (chant ,guitare), le créateur du projet, impeccable dans son costard sombre, s'est adjoint deux jeunes dames, aussi jolies que vocalement douées : Jyoti Singh, cheveux noirs, timbre soprano et Nel Ponsaers, la blonde, alto.

Ravissantes et sexy, dans leurs somptueuses robes de soirée, elles transforment tout l'élément masculin présent, en amoureux transis, baignant dans une douce ivresse.

 

Les lueurs dorées ont gravé deux albums, dédiés, l'un à la musique des années 20 (A songbook from the 20's), l'autre 'A Folksong book' ressuscite des poèmes victoriens du 19è siècle ou des chansons populaires irlandaises ,enfouies sous des tonnes de poussière.

Un travail archéologique impressionnant, des fouilles méticuleuses dans l'héritage musical anglo-saxon.

'When you wish upon a star' Walt Disney 'Pinocchio', composé par Ned Washington et Leigh Harline . On a enfilé notre tenue de plongeur commandant Cousteau et, avec le séduisant trio, par dix-huit mètres de fond, on visite le grand bleu de la comédie musicale.

Jyoti nous sort un minuscule violon de son décolleté et le groupe attaque 'Down on Penny's farm' un country traditionnel, déjà repris par la merveilleuse Natalie Merchant (ex 10000 Maniacs).

'Pick poor robin clean' un blues Fortis/ Dexia /BNP Paribas datant de la Grande Dépression. Fingerpicking racé et harmonies Andrew Sisters. Magnifique!

'Why there's always a tear in my eye' ballade country sentimentale,yodeling cowboy lines inclues, au répertoire de Jimmie Rodgers. 'Go away from my window' John Jacob Niles 1908.

'Them their eyes'un jazzy tune, que les Rhythm Boys (avec Bing 'White Christmas' Crosby) jouaient pendant l'entracte dans les salles de cinéma.

Nel en lead vocaliste ... Stars shining bright above you Night breezes seem to whisper 'I love you' ... le délicieux 'Dream a little dream of me', rien que ...birds sing in the sycamore trees ... me fait pleurer comme un adolescent découvrant l'amour.

Miss Singh is singing et ressort son violon de poche 'Tip Toe through the tulips' agréablement kitsch. Qui se souvient de Tiny Tim et de son falsetto?

Un blues 'The worried blues' , suivi de 'John the revelator' un gospel ,chanté a capella et rythmé par les handclappings!

Leadbelly 'Pick a bale of cotton' ,un pan de l'histoire du blues. Et le premier set se termine par 'No more, My Lord' un gospel/blues confessionnel de 1940 , dépressif et poignant !

Allons sécher nos yeux au bar , noyons notre chagrin dans le houblon!

 
 

Set 2

Une murder ballad tragique 'Pretty Polly', le fantôme de la jolie Polly, assassinée dans les bois, va nous hanter toute la nuit. 'Spike driver's blues' à propos du American folk hero mythique , John Henry. Titre symbolique.

Suivi d'une chanson casse-gueule, déconseillée aux bègues, chantée à vitesse éclair... Quit you, pretty mama ... acrobaties vocales périlleuses, menées à bien sans accrocs.

1927 'Willie (the Chimney) Weeper' l'histoire d'un doux rêveur qui, après absorption de douzaine de pastilles euphorisantes, réalise, dans son sommeil, l'American Dream, puissance dix .

'The gospel plow' titre chanté par Odetta,décédée en décembre 2008.

Bram au repos , place aux aristochats, a capella : 'The Siamese cat song' ,La belle et le clochard .

Chattes en chaleur, toutes griffes dehors, elles se marrent à leurs minauderies , nous aussi ...Fou rire général , elles parviennent à terminer leur numéro en ne se regardant plus!

'The demon lover' a popular folk tale du 19è siècle . Le diable , ayant pris les traits du mari défunt, vient torturer la veuve éplorée. Sombre et grave.

'Love's young dream' une mélopée du poète irlandais Thomas Moore ,chantée par Shirley Temple...there's nothing half so sweet in life than love's young dream...

'The Golden ball' chanson populaire basée sur un conte terrifiant ,une femme attendant d'être pendue .Après l'horreur , une Christian song, pleine d'espoir 'Mighty good leader' ..Let Jesus lead you , all the way.... Si Jésus est aussi aguichant que Nel et Jyoti , je lui tends la main et je le suis jusqu'en enfer!

Une dernière 'Hard time killing floor blues' de Skip James. Un blues sinistre datant de l'époque du krach boursier, émeutes face au New York Stock Exchange ! L'histoire se répète , dirait-on!

Public debout et bis!

'The Cuckoo' Un dernier traditionnel a capella , me rappelant ma jeunesse dans les folkclubs (Mallemolen-Hoeilaart) ...Oh the cuckoo she's a pretty bird She wobbles as she flies....

Doux et précieux comme un Sauternes 1926!

Superbe finale pour un concert divin.

 

Golden voices , glittering glows, in a dark age!

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 22:57
Boutik Rock remet le couvert. La grande braderie (organisée par Court-Circuit) du Rock, au sens très, très large, en communauté française. Un must pour tous les petits promoteurs, les artistes cherchant subvention et les Bruxellois, décidés à mettre en évidence leur ego, en affichant une rock'n roll attitude pète -aux -yeux (petzouille, si tu veux une traduction).

L'élite branchée , elle s'est attribuée elle-même ce titre , est aux abonnés absents. Pas de Serche Coos ... , le Narcisse Leonardo di Caprio , qui éjacule rien qu'en relisant ses subtiles épîtres . Pas de Louis XIV , alias Jérôme D, (ni aucun de ses 14 courtisans ayant l'honneur d'assister à ses ébats intimes en huis clos ) , qui pourtant eût trouvé matière à illustrer un de ses blogs 'A la recherche du groupe belge le plus nul' . Pas de responsable Nuits gothiques pour pèlerins black angels , le Standard passe à la TV... puis on va pas s'abaisser à saluer des minables , style Monsieur Mirabelle ou autre Floche 7.

La musique, connard... , ça vient, Alain!
Moins de monde que l'année dernière , l'affiche ne présentant pas grand chose de neuf.
7 groupes par soirée , 30' de set , 2 scènes (Rotonde/Orangerie).... Le marathon débute dans la Rotonde.


My TV is Dead

Un ersatz d'Attica , le trio étant mené par Amaury Massion (vocals et trompette).
Pour confectionner sa new wave electro poppy , il s'est adjoint un guitariste Joël Grignard et un bassiste/batteur + un mec s'occupant des visuals , parfaitement inutiles.
Il y quelques années l'engin moribond a gagné un Puredemo.
'As fast as you can' catchy et gentil , des handclappings et des ooh ooh oohs...'Any kind of heat' au programming discobeat , guitare dansante , ça pulse sobrement. On va sortir un nouvel album le 9 mars.
'Love in stereo' de l'electro mélodique , pas question d'amours bestiaux. 'Daydream' claviers préenregistrés sautillants . De la pop Wallace Collection aux relents Beatles.
'Rolling' un midtempo Pure FM , bien propre.
Sacrilège , une reprise electro pop du classique blues 'Strange Fruit' . Billie Holiday se retourne dans sa tombe. 'Thinking of you' avec quelques lignes de trompette poussive . Mêmes saveurs manquant d'épices , ça sonne , oh honte , comme du Enrique Iglesias.
Pas mauvais , mais insignifiant.

A l'Orangerie :
BaliMurphy
Pas des novices, né en 1999, pas dans les faubourgs de Belfast mais à St Gilles.
Groupe ayant connu Marie Warnant au chant. Une discographie comptant quelques plaques , dont 'Poussière ' en 2008.
Cedric Van Caillie : chant, guitares
Francois Delvoye : guitares
Rodolphe Maquet : basse
Martin Lauwers : violon
Mathieu Catala : batterie, cajon
Voilà la formule annoncée sur le myspace . Nous , on a vu un gars joué du trombone ou de l'accordéon.
Du folk/rock festif en français.
'Monsieur' qui ouvre le cd . ' Ton ex' balkanique et dansant (Louise Attaque, Tarmac , les Ogres de Barback , Têtes Raides ...). 'Testament', biblique.
... Est ce que ça va toujours? Vous allez bien? ... les clichés 'rock star' , Hollywood Porn Stars, ont la dent dure!
'Poussière + Plus belle sans moi' Accordéon musette pour cette chouette valse St Germain des Prés.....  Elle boit de la bière au goulot , elle est plus drôle sans moi ...  bon titre!
'L'appartement' légèrement macho ! Je veux une femme pour faire la vaisselle, repriser mes chaussettes et ramasser mes fringues lorsque je rentre beurré!
Un rock celtico/breton: ' N'oubliez pas' , joli violon tzigane. Et enfin 'J'hésite' à l'intro piano swing avant de virer farandole , fanfare du village.
Amusant , bon pour Dranouter ou Esperanzah!

Carl

L'avais déjà subi à une Cheap Thrills. Toujours aussi pseudo-intellectuel, pseudo-poète , le mec.

Chiant et creux. Evidemment, je suis d'une mauvaise foi crasse, mais Carl Bidon me donne des boutons inesthétiques. ... 'La maison me mangera'... Que la prophétie se réalise!







Auryn (+ Nightingales)

Toujours flanquée de ses rossignols (Elise : violoncelle- Meg: violon, glockenspiel -J Phi :drums et Pierre(ex Venus) :basse/contrebasse ), la belle Séverine aura été la première lueur lors de cette nuit obscure. Comme à la flûte enchantée en septembre , la tendre et rouge jeune dame débute par un a capella ténébreux , chanté dans la pénombre.... sweet wind blows on your face The sunlight is on the right place ... Superbe!
Le ton est donné: classicisme, intimisme, grâce!
'If I cry' cordes et piano féériques. Tu me fais pleurer parce que je t'adore ...  Beau comme un roman de Jane Austen! 'Rise to fame' Pierre largue sa contrebasse et devient électrique. Un violoncelle transformé en gadoulka bulgare , de fins arpèges lancinants , un classicisme élégant qui imperceptiblement évolue vers un cabaret/jazz distingué....life is not like a fairy tale...dommage!


Toujours l'amour: 'Between you and me' un waltz tempo , te ramenant vers l'univers de Joan as a Policewoman. 'Today' handclappings joyeux, glockenspiel malicieux , pour un titre tendre et raffiné. ... an angel came by my way and he said you're the one.... même les anges la draguent!
Une nouvelle fois , un piano inspiré 'Heaven Bird' une love song , en route pour l'Eden !
En français 'Prince' ! Faux départ , la contrebasse buvait un coup! On recommence ! Trou noir , la souriante enfant souffre d'une bouffée Alzheimer. Troisième salve , la bonne! ...Je cours toujours derrière la musique de l'amour... sujet omniprésent!


Vidéo par FLORIN7


'Neverending' tout a pourtant une fin , termine le set! De magnifiques arrangements et des vocalises dramatiques pour finir en beauté! Pendant 30' , l'Orangerie a baigné dans une atmosphère romantique d'une autre ère , tu te dis que tu ne pourras rien supporter après la pureté d'Auryn...

Scylla

son rap/hip hop : on fait l'impasse !


Cafeneon

Fin septembre , Soirées Cerises, excellent concert du quintet bruxellois, aussi remarqué au bota avant The Faint.
Bota , près de minuit, nouvelle prestation convaincante, ternie par d'ennuyeux problèmes techniques!
'La voix ' bruitages noise rock et grosse caisse lourde . Même si tu commences à connaître leur répertoire , ça fait de l'effet. 'Orange' Vaches de beats Noir Désir , comme toujours Catherine et les garçons s'échangent leurs instruments . De doubles vocaux sur fond d'arômes fruités probablement alcoolisés. Dansant, freudien et hypnotique... après les rêves , parle-moi de toi ...'Patine':  Catherine et son melodica charmeur. Une basse J J Burnel , des fuzz guitars , un programming New Order ...  ça décoiffe un max.
Rodolphe y va de son laïus 'je suis une star' et nous gratifie de quelques vannes débiles , avant de nous lancer un nouveau brûlot 'Bari/Pompéi' , sentant bon la cure Robert Smith.
Monsieur Coster à genoux , un transfo déconne , rien ne sort de son ampli , sa guitare est inaudible. Plusieurs chirurgiens sont quémandés , trois opérations à coeur ouvert , rien à faire , la tumeur est tenace . Tant pis ! On fera sans!
'Snoopy' le truc sucré filles sourires , voix sucette de Catherine .
'Shoegaze' toujours pas définitif , ce titre ! Percussions efficaces!  Et Cafeneon clôture avec 'Yssandon' toucher le ciel en Corrèze, à Yssandon! Le Nirvana sur nappés de claviers agressifs et noisy , petit côté rétro à la Taxi Girl et une voix suave à la Muriel Moreno (Niagara) . Mériterait de faire un hit alternatif.
Bruxelles n'a pas à rougir de son Cafeneon , même si le côté prétentieux de la démarche de Rodolphe agace parfois.

00:30 ! Pile : Le Baron 5 - Face : le lit conjugal ...
Face : bye bye le bota .... les tunnels , la périphérie et la chaleur douillette!


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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 22:07
Peu de monde dans la Rotonde (+/- 80 personnes, éclairagiste et ingénieurs du son inclus) pour la première venue à Bruxelles des New -Yorkais de O'Death!
Premières impressions de Brussels : just like the Big Apple...Dans l'après-midi , en déchargeant leur matos , leur van est fracturé , et des indélicats les débarrassent de leur GPS et GSM's. Même mésaventure pour Metronomy qui joue dans l'Orangerie. Le Botanique commence à avoir une sale réputation auprès des bands from abroad , ces avatars devenant monnaie courante! La security ? Ils jouent aux cartes ? On n'ose imaginer pire! Il sera 20h25 lorsque le gang des barbus investit la Rotonde.

Greg Jamie (vocals, acoustic guitar) -Gabe Darling (banjo, ukulele , backing vc) - David RB (drums , chaînes et fûts toxiques + acrobaties diverses) - Othar , l'effrayant bassiste tatoué (backing vc) et Bob Pycior (fiddle et backing vc) sont prêts à nous asséner leur weird folk country-punk sur fond de bluegrass décalé. Leur myspace signale' sounds like steam train , wet soil, dried blood , blackgrass' .... tu peux ajouter : sonne comme l'enfant né des amours poisseuses d' Arthur Brown et de Nina Hagen.

La renaissance du country= O'Death ! Les chantres de la Mort viennent nous présenter leur dernier testament 'Broken Hymns, Limbs and Skin' , qui fait suite à un album sorti en 2007 :'Head Home'. Avant d'entamer 'Home' , Othar estime qu'il est l'heure d'exhiber ses tattoos : topless , bide en évidence. Le joli timbre Neil Young , époque Harvest, de Greg est trompeur, tu penses assister à un nième gentil concert americana/country. Très vite le machin vire messy gypsy / punk endiablé. Les Violent Femmes et les Pogues sont dans le coin. 'Adelita' sur Head Home , banjo en évidence pour ce méchant country tournant drinking song. Les bassiste et violoniste,dingues, entament une danse hystérique chaotique, ils n'ont pourtant pas l'air sous influence. 'On an Aching Sea ' on a déjà le mal de mer , pépère!

Le banjo sonne fuzzy guitar et les malades entament un headbanging heavy metal , tout en gueulant le chorus , une gigue folle envoyée à un tempo supersonique. 'Only daughter' une ballade Crosby Stills Nash & Young avec belles harmonies vocales , le fiddler annonce une charge moins légère , sus aux lignes ennemies , baïonnette au canon. 'Spider home ' tout aussi fougueuse la spinnekop! 'Underwasser nacht' Bob vient chatouiller le banjo de Gabe le tordu avec son archet , et c'est reparti pour du country / punk à la mode Bierstube. David, debout sur ses caisses, nous invite à entrer dans la messe noire. 'I think I'm fine ' ils disent tous ça! 'Fire on Peshtigo' about something terrible that happened in Wisconsin (a forest fire, 1871).

Fiévreux! De l'americana macabre. 'Mountain Shifts' une valse intoxicante , oublie Johann Strauss et son' An der schönen blauen Donau'.. la valse devenant danse du sabre lorsque le violent violoniste s'excite sur son crincrin. 'Legs to sin' c'est sûr , un passage au Purgatoire s'impose. 'Grey sun' plus traditionnel . Le public, dérouté au début du set , entre dans le jeu des mortelles brutes et gueule, en réponse à leur énergie brutale, des borborygmes incongrus, à faire rougir Hippocrate . Pas question de finesse ou de minutie , l'objectif est de te rentrer dedans, afin de t'obliger à embarquer sur le navire fou.



'DTR'(Down to rest) de l'Appalachian garage tendance kasatchok, Gabe ayant abandonné le banjo pour martyriser un ukulele , et David martelant ses peaux avec les chaînes de Dracula. Effrayant, surtout que la basse et l'ukulele entament, crâne contre crâne, un combat de cerfs en rut. 'A Light that does not dim ' , suivi du premier titre du dernier CD ' Low tide' marée basse , avec ukulele et violons en arpèges. 'Angeline' une ballade Neil Young blend , avec violon aguichant. Ils peuvent jouer du pure americana sans le saloper. Last song ' Allie May Reynolds' , l'apocalypse , du bluegrass dément avec le batteur tel un prêcheur halluciné haranguant la masse , debout sur son kit , les bras en croix! Le banjo, piqué par un scorpion Lage Landen , saute sans prévenir dans la salle au risque d'éborgner une frêle damoiselle avec son instrument , devenu arme blanche . On a tous survécu à ces 65' brutales et chaotiques , mais diablement jouissives .

Rappel 'Nathaniel'.



La Rotonde a atteint le degré de démence des New-Yorkais et hurle, à qui mieux mieux, pour accompagner ce gospel satanique. Le violon amorçant une descente aux enfers en chute libre!
Concert fascinant!
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