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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:20

Curieus Schaarbeek nous offre un free gig dans la cour ensoleillée du Gemeenschaps Centrum de Schaarbeek.

Odeurs de merguez grillées inclues dans le prix... Smakelijk Brussel!
La sono, envoyée par Gert de Surfing Airlines, est impeccable, conditions idéales, à 15h, pour entamer ce concert country/bluegrass tendance punky.
United Steel Workers of... nous vient de.... Montreal. C'est pas la FGTB ou la CSC, c'est 6 alertes jeunes gens, débordant d'énergie, d'humour et de classe, décidés à t'envoyer leur alt.country dans les gencives pour que tu n'éprouves aucun regret à ne pas avoir accompagné madame au Cora, bourré de familles colorées, pour les achats de la semaine.

Aux vocals/accordéon: Miss Felicity Hamer, une rousse Bécassine tatouée et souriante (I just love her!) -Eddy Blake: double bass -Matt Watson: Telecaster, de temps en temps, banjo ou mandoline, un crack -Christopher Reid: mandoline, banjo, guitar - Gus Beauchamp: vocals ,ac . guitar, harmonica, T-shirt Steve Earle et la brute au coeur tendre, Gern F: vocals puissants et ac guitar.
No drums, people!
Gern introduit le band... We're gonna play real fast, Brussels ... Attachez vos ceintures!
'Sad Lover's Lament' sur le CD 'Kerosene & Coal'. D'emblée la voix Shane McGowan de Gern t'interpelle. 'Green means go', pas à dire, ça déménage. On se fait des clins d'oeil dans le public: c'est du bon, Gaston!
Sur le troisième et dernier album 'Glen Jones' a song about drinking. Il semblerait qu'à Montreal on ne boit pas que du jus d'érable.
For the working folk 'The Line' a slower one.
Le band a le chic de ne pas se cantonner dans un seul genre: tu passes de la romantic country ballad au bluegrass, puis au rockabily, ou au punkrock virant rootsy americana. 'Son, your daddy was bad' du swing, de l'émotion et un magnifique travail à la slide de Matt.
'Out in the cold' about going out and getting drunk ... janvier, -26° C, après avoir bu toute la nuit, tu t'endors dans ta bagnole .. you could die therein, rugit l'ours Gern. Tous des ivrognes!



'Small Town Banks' pour les Jesse James ou Clyde & Bonnie Parker, parmi nous. Irrésistible, ce sextet ferait danser la gigue à tous les Lazare.
'Little girl' a sweet jazzy tune, que Felicity nous chante d'une voix de velours.
'Big Ol Dirty Tattoo'. Comment se retrouver un matin avec un tatouage atroce sur le bras, après une nuit de beuveries. Gus à l'harmonica juteux et, solo racé et soulful de Mr Watson.
La dernière pour ce set: 'Tracie Dean', qui a fixé le diable dans le blanc des yeux, c'est Lucifer qui a craqué en baissant les paupières.
Les CD's se vendent à la pelle.
De Kriekelaar a craqué pour cet urban cowboy punk et, après être passé à table,revient pour le second set.
'Three hard knocks' un banjo et un rythme diabolique, let's stamp a hole in the dancefloor!
'The ballad of Mary Gallagher' une galante vendant ses charmes, who lost her head. Beau doublé guitare/mandoline.
'Emile Bertrand' lorgnant du côté de Daniel Lanois. Un accordéon sinueux et duo vocal immaculé.


'Shot Tower' nouvelle page sociale, à l'introduction lente virant danse folle.
'Wandering Eye' pour celui qui louche vers la sexy serveuse, tout en tenant sa petite amie par la taille. Footstomping citybilly.



'Union Man' méchant country rock syndical. 'Meaner than you' voit King Kong Gern, the meanest man in the whole world, venir effrayer les petits allochtones, revenant d'une fête Ottomano/Schaarbeekoise donnée dans la salle du bas. Felicity en rougit de honte. Hilarité générale!
Fête des mères ... 'For love and your mother's sake', tendre.
'Lorelei', Heinrich Heine vu par les Québecquois. 'Jesus we sweat', fable biblique, narrant l'éternel combat entre le bien et le mal. Une slide méchante et des vocaux délirants transforment la mélopée en gospel paillard.
La dernière, ladies & gentlemen: 'Place St Henri', du Flying Burrito Brothers ou Nitty Gritty Dirt Band canadien.
Excellent concert, un rappel bien sûr!
'Goddamn the CPR' a very fast song, du Ramones à la sauce bluegrass.
One, two, three, four .. Zodiac blames the stars I blames the CPR....
Well done, chaps!
Le temps de vendre d'autres CD's et d'écluser quelques pintjes et, en route pour Bonheiden 'den Bromfiets', un bikers bar, où
USWM va casser la baraque ce soir!
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 21:44

20h, l’Orangerie est à peine peuplée de 20 personnes pour le début de set des sud-africains. Ce pays n’excelle pas que dans le Rugby, ses habitants tentent de faire leur trou dans la folk-rock avec :
Dear Reader

On peut réduire le groupe à la seule présence de Cherilyn Macneil tant sa voix fait la particularité du band. On pense à « Cœur de pirate » (bientôt dans la même salle) ou à Innocence Mission. Lorsqu’elle s’accompagne au piano les chansons se font comptines, quand elle prend sa guitare les morceaux se font plus folk-rock mais c’est dans la première configuration qu’elle sera la plus convaincante, dans la deuxième, les chansons sont plus classiques et mille fois entendues, seule sa voix arrive à vous scotcher au sol. Le groupe (batterie, synthé et la violoniste et le trompettiste de « Get Well Soon ») lui se fait discret mais précis derrière la dame. J’aurais aimé un peu plus de folies et d’originalité dans ce bon set varié qui ouvrait les hostilités.

Art Brut

Pour les avoir déjà vu deus fois je savais qu’attendre du band de Londres : La gouaille de Eddie ARGOS et sa grosse (dans tout les sens) présence scénique et le R’N’Roll carré pour teenagers du band (à noter que le batteur joue toujours debout, j’ai mal pour lui à la jambe gauche ! !).

Pas de surprise ce soir, c’est efficace, enjoué, hilarant (écouter les paroles de Rusted Guns of Milan c’est à mourir de rire),  carré, précis et surtout rodé. C’est sans génie mais c’est terriblement entrainant (ca peut être du génie parfois). Le band parfait pour les festivals d’été…

NB : Leur dernier album « art brut vs satan » a été produit par Frank Black. Et le groupe a créé une franchise qui permet à n’importe quel  groupe de porter leur nom et de chanter leurs chansons... Incroyable !

Get Well Soon

C’est ici que les choses sérieuses commencent… et qu’elles se terminent… Pas grand-chose à dire du set de Konstantine Gropper et de son band (batterie, violon, guitare, synthé, accordéon et trompette)… enfin si pleins de choses à dire… mais un Génial pourrait suffire.

Génial, superbe, grandiose, émouvant… ajoutez ce que vous voulez derrière, ça ne reflètera de toute façon pas les 50 minutes du bonheur musical d’hier.

Le set était plutôt rock, parfois violent et parfois très calme, mais dans tout les cas le gars vous fout des frissons dans le dos. De l’ouverture « prelude » en passant par la reprise quasi sensuelle de « Born Slippy » de Underworld, au presque joyeux « If this hat is missing » et surtout le magnifique « Tick Tack » qu’il termine sans amplification… on s’extasie devant sa magnifique voix, ses arrangements, ses morceaux variés et sa présence… on pense : « Brrrr Quel talent ! ! »

Il était venu l’an passé dans la Rotonde, il était ce soir dans l’Orangerie, on peut parier qu’il sera au cirque d’ici quelques année, c’est ce qu’on lui souhaite…

Après 50 minutes extraordinaires et une ovation  de la salle il est temps de prendre un peu l’air, récupérer et tenter d’aller écouter et voir autre chose.

Je quitte l’Orangerie qui était définitivement bien remplie pour jeter un œil dans la Rotonde. Les Brakes terminent leur set par une reprise punk de « Jackson », classique country américain. Le public sautillant à l’air ravi, le set devait être bon... ou les gens biens bourrés?

AU s’installe avec un peu de retard, mais leur musique complètement barrée, expérimentale et bruyante ne parvient pas à attirer mon attention…  Asteroid Galaxy Tour à beau être la « hype » du moment, c’est terriblement mauvais sur scène (habits ridicules, musique funk-dub insupportable, voix énervante)… et Das pop peuvent jouer leurs meilleurs tubes dans le chapiteau, rien ne me fera sortir de mon extase du magnifique concert de « Get Well Soon ».

A noter quand même qu’il y avait beaucoup de monde dans toutes les salles, la traditionnelle « soirée toutes salles » était une réussite cette année encore.

 

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Published by Lio - dans Concerts
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:51
La veille, le duo Belgo-British se produisait au Candelaershuys (Uccle), ce vendredi à Haren.
Un projet, 'Before We Forget', permettant aux 2 singer/songwriters de jouer des morceaux choisis dans le riche héritage traditionnel.
Deux vétérans le la scène Americana ,made in Europe.
Le palmarès de Brendan, la barbichette de Leeds, est éloquent, il a participé à des enregistrements avec Eric Clapton, Mark Knopfler, le regretté Kevin Coyne, Chet Atkins and many more...Il a sorti 12 albums sous son nom ou avec son band 'the 5 o'clock shadows', a foulé les scènes du monde entier et bien sûr a participé à l'aventure 'The Notting Hillbillies' (Mark Knopfler, Guy Fletcher, Steve Phillips, Ed Bicknell...), leur unique album (1990' Missing... presumed having a good time') sert toujours de référence comme disque country made out of the States.
Bruno Deneckere, le Gentenaar, n'affiche pas une carte de visite aussi imposante, mais ce mec nonchalant jouit de critiques élogieuses : de Vlaamse Bob Dylan.
Dans les eighties, il fait partie des Pink Flowers (3 Cd's). Lorsque le groupe jette l'éponge, il crée 'Bruno & the Blue Period', avant de se la jouer solo 'Beyond the Pink Flowers'. Il a accompagné les plus grands uit klein Belgenland : Roland, Wigbert, Perry Rose, H T Roberts... noem maar op.... Un génie méconnu, et il tient à le rester, dank u !

 

21h club bien rempli !
Daar komt Luc : 'je vous prie de couper vos zé es èm et de ne pas fumer'.
Et le Bruno s'allume une clope, derrière le dos du petit Luc !
Brendan nous explique le plan du jour, first set on joue chacun quelques titres de notre répertoire en solo, deel 2 à deux pour les 'covers', I hate that word , c'est pas des reprises , c'est notre manière d'interpréter ces chansons. Elvis ou Sinatra n'ont quasi rien écrit et personne ne parle d'eux comme des copieurs ! Right, man !
René, passe -moi one Euro ! A pile ou face, pour voir qui débute.
A toi l'honneur, Croker ! Pas de setlist.... Koen, tell me, what should I play ?
'Darling' sur 'A Close Shave' 1986, un hit n'ayant pas pris une ride. Du pub folk.
'Joshua gone Barbados' (Johnny Cash) un calypso social, chantant la grève des coupeurs de canne à sucre. Une folky protest song... I've been rich I've been poor I don't need no country or a flag to hold on to....
Haren, au boulot, un singalong ! 'That's where I belong' sur l'album des Notting Hillbillies, tout comme 'Bewildered', devenu un classique.
Ma dernière, alone : un blues aux effluves gospel 'Morning Train' (Precious Bryant), les zatlaps du Toogenblik transformés en Church Choir... I'm going home on that morning train... that evening train it might be too late...
Brendan s'est pas trop fatigué, il a joué en pilote automatique !
Bruno, menneke, you now !
'Laura' après une request burlesque de Lukske 'Arrivederci Roma'.
'Laura' se trouve sur l'album 'Crescent of the Moon'. De l'Americana haut de gamme, chanté d'une voix nasillarde, pas pour rien qu'on le compare à Bobby. Jeu de guitare sobre, lyrics intelligents. Magnifique !
'Beatrice'... Beatrice is my lady and she wears a pretty ring... le problème, c'est que ce n'est pas moi qui le lui ai offert, cet anneau, godv.... She was someone else's wife... country folk magique à la Kris Kristofferson !
La grosse claque, un nouveau titre 'I'm the Captain of my Ship'. Ce truc va faire un malheur lorsque le CD sortira. Public debout, a masterpiece hurle un fan !
Un rock dylanien pour terminer 'Hard to tell' sur 'Beyond the Pink Flowers', plus de punch que Mr Croker et the right attitude.
Un singer/songwriter d'exception, de heer Deneckere !

Part 2 'Before we forget'
En souvenir des Everly Brothers 'Songs our Daddy taught us' !
Un traditionnel, au répertoire de Bob Dylan, 'Troubled and I don't know why'. Deux guitares, deux voix. Ok, mais loin d'être parfait !
Une ballade sentimentale fredonnée pour suivre et, on passe à Woody Guthrie 'Along in the sun and the rain'.
Une valse, vous êtes priés de choisir votre partenaire, (heureusement Guy est absent, m' aurait invité ce gigolo), une horrible child song 'Babes in the Wood', narrant le massacre des innocents, une ballade du 16è siècle.
On quitte l'Angleterre médiévale pour Nashville et la country : Joe Sun 'Old Flames'.
Brendan et Bruno n'ont pas l'air d'avoir répété pendant des heures. Si les timbres différents (warm voice et voix nasale) offrent une combinaison intéressante, souvent un décalage se produit au niveau harmonie, le duo doit lire les lyrics étalés sur le pupitre et, Brendan a l'air de le prendre par dessus la jambe. Un exercice de style en somme !
Une nouvelle romance... I still hear a voice so soft and sweet.... suivie de 'Don't think twice it's allright' de Dylan. Une version streetband folklorique et bâclée, ne rendant pas justice à l'original.
Another waltz, du Yorkshire... crazy is the only place I think I've never been... et puis une romance à l'eau de rose... a rose is a rose is a rose... a tear is a tear is a tear...
Une scie country, larmoyante à souhait 'Dreaming my dreams' de Waylon Jennings. Jeu délicat de Bruno.
Sympa, mais légèrement cabot !
'The House of the Rising Sun' une excellente version slow blues.
Et une dernière 'Ramblin Round' Woody Guthrie. Cette country song étant au répertoire de tout Nashville : Linda Ronstadt, Indigo Girls...
That's it, folks !
Un rappel
'I dreamed I saw St Augustine' du Zim, encore !
Brendan à la guitare et Bruno, ayant cassé une corde de son acoustique, à l'harmonica.
Fin de la veillée feu de camp, les cowboys ont vidé tous les flacons  de booze, ont grillé 2 paquets de Marlboro chacun, ils vont pisser sous la lune et ronfler sous les étoiles !
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:58

Peter Broderick

Musicien confirmé (beaucoup de collaborations, de EFTERKLANG à HORSE FEATHERS) Peter nous a présenté un set romantique, un mix de jolies ballades chantées et de morceaux instrumentaux prenants (parfait pour une BO) à la Yann Tiersen: Il passe du piano à la guitare, au violon, à la scie musicale et au chant sans difficulté. Il utilise beaucoup de boucles et tente d’installer un contact avec le public en jouant quelques passages dans la salle. Les morceaux instrumentaux sont bien plus passionnants et émouvants que ses morceaux chantés (faut dire qu’il n’a pas une très jolie voix) mais le set est plutôt bon dans l’ensemble… Bonne première partie donc. 

FINN.

Dans le genre « Chanteur romantique qui brise tous les cœurs » Finn. (n'oubliez pas le point à la fin de son nom) doit être sur le podium des championnats du monde. Sa magnifique voix aiguë semble venir d’une autre planète, son jeu de guitare est aérien et les accompagnements (contre basse et violon) sont légers et discrets. Tout est en finesse chez Finn. : ses chansons douces et hors du temps, son attitude, ses vêtements (il est aussi créateur de mode).

Ne le confondez pas avec Liam Finn qu'on a vu à l'AB il y a trois jours, c'est le Finn. qu'on avait vu il y a quelques mois au Botanique, dans la Rotonde ... un concert enchanteur ... 

Cette soirée aurait pu être parfaite si les arrangements avaient été un peu moins linéaires (il ne changeait pas de micros comme au Bota et avait une set list moins bien équilibrée) et surtout si le bar avait été fermé pendant le concert. Pour ce genre d'ambiance, c'est tout bonnement inadmissible! Mais le niveau musical était tel qu'il arrivait à nous faire oublier ces malotrus qui décapsulaient leurs bières et faisaient grincer la porte du frigo. A noter les 2 reprises magnifiques (les mêmes qu'au Bota), à pleurer: « Moon River » et  « I just call to say i love you » de Steve Wonder. Un conseil, écoutez “The best low priced heartbreakers you can own », son dernier album, une vraie perle ! 


NB : si vous suivez le championnat du monde des « Chanteur romantique qui brise tous les cœurs », le 1er (à mon goût) sur le podium est une autre « pleureuse allemande »: Maximilan HECKER et il est le 02/06/09 au Bota.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:32

Deuxième soirée pour les Nuits Bota, toujours au Cirque Royal.

Si hier, Beirut affichait sold-out, c'était loin d'être le cas pour Woven Hand (ou Wovenhand).
Etage fermé, everybody downstairs. Bonne nouvelle, car nous avions reçu une place dans les loges.
20:00 pile: Grails

Le band ténébreux, originaire de Portland, Oregon, sillonne l'Europe pour une longue tournée.
Ils étaient au Trix, Antwerpen, le 26 avril 2009.
En principe quatre membres: Alex John Hall (gt ac ou él) - William Zakary Riles(gt) - Bill Slater (bass, electric piano, some vc.) - Emil Amos (drums/guitar), mais ils étaient 6 sur la piste, un drummer/percussioniste supplémentaire (Dave Abramson) et Randall Dunn au synthé et claviers.

Au menu, leur dernier CD (le 6ème) 'Doomsdayer 's Holiday', de l'instrumental rock progressiste, tendance Mars Volta/Omar Rodriguez-Lopez avec touches psyche à la early Pink Floyd ou envolées progrock, aux senteurs King Crimson, sans oublier quelques pointes postrock ou effluves avant-metal. Grails faisaient partie de l'écurie Neurot Recordings.
Une intro 'Once upon a time in the West' à l'harmonica, un synthé grinçant, la batterie en mouvement, c'est parti pour des vacances jugement dernier ('Doomsdayer 's Holiday').
Rythmique lourde, nappés de claviers aquatiques et guitares acides, un petit salut à Timothy Leary en passant, histoire de se réapprovisionner en substances hallucinogènes.
Emil laisse sa guitare traîner à même le sol, se vide une petite Maes et vient prendre la place de Dave, qui reçoit une caisse, une cymbale et quelques clochettes afin de ne pas être obligé de se tourner les pouces.



On poursuit la lecture de l'album, de longues plages bourrées de reverb, de riffs de guitares vibrants. Une noirceur Black Sabbath combinée au blues de Fleetwood Mac, époque Blue Horizon (ex: le titre 'Reincarnation Blues'), des effets indiens euphoriques (Ravi Shankar): ça sent l'acide à plein nez.
De temps en temps, Mr Slater nous gratifie de vocalises lugubres et le Korg te fait entendre du vent dans les branches de Sassafras. Quelques gimmicks 20 000 lieues sous les mers sur fond de cloches sikhs, ce voyage intersidéral obsédant durera 50'. A l'approche du terme, le passager aura droit à une accalmie passagère (arrêt pipi) avant de voir guitares, basse et percussions repartir en force. Un final carnassier, Alex venant caresser les cymbales de sa guitare (un son strident, tu peux l'imaginer) et la complainte explose en boum éruptif.
Intéressant, même si tu n'accroches pas pendant 50'.

21:15 Woven Hand

David Eugene Edwards est un habitué de nos contrées, on peut presque le considérer comme un petit belge. En 2002/3 Woven Hand collabore à Blush, le spectacle de Wim Vandekeybus/Ultima Vez, il en reste un Cd. 2003, toujours, nouvel effort collectif avec la compagnie Ultima Vez 'Sonic Boom' et en 2006 'Puur' avec le chorégraphe de Lier.
Lors de ses dernières tournées européennes, David était accompagné par le guitariste Peter van Laerhoven.
Ce n'est pas le cas pour ce tour consacré à la sortie du dernier CD 'Ten Stones'.
Woven Hand foulera la scène du Cirque en trio. A la basse, le formidable froggy, Pascal Humbert, déjà de l'aventure 16 Horsepower. Un ex Passion Fodder et membre actuel de Lilium.



Aux drums et percussions, Ordy Garrison, une perle, membre de Slim Cessna's Auto Club.
Ce soir, chaque titre interprété sera précédé d'une incantation indienne, propice à la méditation.
'Heart & Soul' une cover magistrale de Joy Division. Une intro de guitare, suivie de l'entrée en action d'une rythmique dense. Un chant Cheyenne hypnotique te donnant froid dans le dos ... Heart & soul, one will burn... Prophétie sombre, prêche habité. Le prédicateur fou est monté en chaire, tremblez, braves gens!
'Kicking Bird' un premier titre extrait de 'Ten Stones'. Nouvelle prière que Mr Edwards joue tel un possédé en trance. Son corps entier tremble, ses yeux exorbités semblent vouloir quitter leur orbite. Effrayant et convaincant!



'Beautiful axe' de l'Americana biblique noir, au texte inspiré par le Livre de Job.
Changement de guitare: ' Not one stone', ça cogne sec, une force persuasive imposante. Ce type est dangereux, il peut te mener au combat par ses sermons délirants et son jeu de guitare démoniaque.
'Tin Finger' sur 'Consider the Birds', nouvel hymne d'une violence barbare .... only his shadow stands by him... the love of him is law... Hallucinant!
'Your Russia' (without hands) sur' Blush'. Prière cosaque sur fond végétal, on fait appel aux éléments naturels, l'orage éclate: violent, purificateur. La basse entamant une danse échevelée, le Cirque en transe. Ce mec est un dangereux médium!
'Whistling girl' seul, à la mandoline. D'une force brutale.
'Cohawkin Road' basse lourde, drumming serré, guitare mystique.
'The Speaking Hands' un son métallique, une vibrato grinçante, la Gretsch rouge hurle de souffrance, le Shaman vibre sur sa chaise et martyrise son instrument. Où est le rédempteur?
Cet alternative country/gospel/blues déchirant s'attaque à ton cerveau, tu dandines de la tête et tu suis le berger.
Retour à la mandoline pour 'Kingdom of Ice', une ballade mystique devant te conduire au royaume glaciaire.



Le Kyrie Eleison sera 'Winter Shaker'. Un rugissement de larsen et une slide vicieuse, la basse saute dans le wagon, le drumming se fait heavy ... the circle is vicious of Thoughts altogether .... annonciateur de fin du monde, tel le 'The End' des Doors.
La furie gagne la salle .... Hallelujah, Hallelujah hurle le forcené.
60' intenses, le trio nous quitte en nous laissant un Sacred Spirit Chant Amérindien en background.

Bis
'Horse Head Fiddle' avec basse et guitare à la slide. David Eugene nous récite une dernière prière rageuse .. Exhausted I sleep in steppe... On comprend l'épuisement, mais le désaxé se ressaisit et conduit son gray horse, qui venait de lui parler en rêve, vers une dernière explosion sonore rageuse et cauchemardesque. le calme définitif succède à la démence.
La main tissée salue et remercie Brussels.
We wave Woven
Hand goodbye!
Grand show!
 
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 21:26

A 20H l'AB club est presque vide, un grand maigre à lunette monte sur scène et nous annonce qu'il n'est pas Eleni Mandell ... on l'a bien vu grand sot ... on sait bien qu'il y a une première partie ... Il accorde sa guitare, puis arrivent deux autres musiciens et ... Eleni Mandell ... on se regarde avec Greg ... et Liam Finn ? Le matériel est pourtant sur scène ?

Un petit laïus en français pour nous amadouer et c'est parti ... « Girls » devant moins de cinquante personnes ! Les retardataires vont s'en mordre les doigts ... surtout qu'après les deux magnifiques morceaux d'ouverture, elles va enchainer les titres de son dernier album ... bien en dessous du reste, à mon avis, c'est plus pop, il y a moins d'émotion, ... passage à vide ... Heureusement ses « tubes » viennent sauver le concert en nous réconciliant avec ce show ... On l'avait déjà vue beaucoup plus inspirée ... en méforme Eleni ? Pas un seul rappel ... Bref, un peu décevant !

 

On range le matériel, Eleni et ses musiciens viennent vendre leur marchandising et signer des autographes ... pendant que Liam Finn se prépare ... pourquoi intervertir les noms à l'affiche, sans prévenir ...

Il est 21H30
Liam Finn et sa choriste percussionniste débutent leur set. A nouveau (par soucis d'économie?) on utilise les pédales de loops pour construire les morceaux ... ca commence à nous saouler ces pédales de loops ... ca foire souvent, le musicien se focalise la dessus et y perd en énergie et en conviction !



Malgré un excellent « Better to be » et son intro à la Nirvana, la sauce ne prend pas. Il tente bien de réveiller le public en sautant derrière la batterie et en nous éblouissant de ses talents de batteur ... mais cette esbrouffe ne parvient pas à nous convaincre ... Dommage, je suis certain qu'avec un groupe au complet et des arrangements un peu plus musclés, ses jolies mélodies auraient pu faire mouche ...

 

 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 21:46

Un duo Batterie-Guitare de Blues-Grarage qui nous vient d’Israël: TV Buddhas. De passage a Namur sur le trajet qui les conduits de loin à très loin avec presque un show par soir ! ! Courageux ! !

Malheureusement la semaine passée à Bordeaux le guitariste se casse la jambe… Dur dur pour un duo qui a l’habitude de jouer debout au milieu du public. Ce soir le guitariste (juval haring) et la  batteuse (mickey tries) joueront assis... mais ils demanderont au public de les entourer au coin du bar du Belvédère.

Une nouvelle fois, le concert annoncé a 20h30 commence à 22h… on a pris l’habitude avec le belvédère mais ça commence tout doucement à énerver ! ! (la veille 1h30 de retard aussi pour le set de Françoise BREUT)

Une 30aine de personnes pour écouter le blues énervé du duo aux habits scintillants. Des morceaux assez longs, des riffs et solos très garages, la batterie réduite au plus simple (cymbale ride-tom basse et caisse claire) qui claque comme un fouet mais qui vous donne des fourmis dans les jambes et un son très très fort ! ! ! 30 minutes de Rock’N Roll bien sale, qui sent le souffre, mais il manquait un petit quelque chose pour que ce soit très bien… qu’ils jouent debout ??? probablement…

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 21:13

Soirée Cerise 47 à la Flûte Enchantée, un programme hybride concocté par Fred ze Kriek.

20h et des poussières, Jaloose en piste.
Secret précieusement dévoilé par Fred, la piste aux étoiles.
Manuela d'Ovar nous vient d'un pays ibérique, dans lequel la langue romaine est transformée au moyen de diacritiques (style colusão ou manifestações ...).
La madame chante et est accompagnée par Eduardo à l'acoustique.



'D'image en image' ... juste une autre façon de faire ... de la variété Linda De Souza ('Dans ma valise en carton')
Une ballade folky en anglais exotique 'I wanna ride', sera suivie d'un fado pas fadasse 'Roubaram me Ocoracao'.
Retour à l'English 'Everything is over', accent Mourinho, époque Chelsea! Mais c'est pas over, un Amalia Rodrigues, la reine du fado ' Lagrima'. Un petit Moscatel dans un boui -boui de la Baixa à Lisbonne?


En duo vocal, une chanson populaire du folklore lusitanien 'Malhao Malhao'.
Que dis-tu, Yves? Ah, où a -t-il trouvé ces gentils Portugais? Une fancy-fair, place Flagey, à la terrasse de l'Algarve, près de la Barrière de St Gilles, dans une bouche de métro?
Fred nous surprendra toujours, fieu...

Landing Grace

Jazzy pop made in Brussels.
Pas des extra-terrestres inconnus, ce vaisseau gracial atterrissant à la flûte.
Au chant: Natacha Wallez (Elliott Drop) - aux drums et vocals, installé sur un bidet Louis XIV, Domenico Solazzo ( Panopticon, Unity, Fungus Imperator enz... , ce beau jeune homme démolit également (par écrit) toutes les niaiseries que Rif Raf lui demande de critiquer. Basse: Marc Lognard - au sax, from Sweden, Anders Olsson et la tête pensante, François Vanvinckenroy: guitare acoustique et compositions. Suske zingt ook !



'After the rain' cool et solo de sax élégant. Accent mis sur les mélodies et les arrangements léchés.
Un passage vers le folk mélodieux ' Never turn your back on me', pas loin du monde d'Elliott Drop.
'Lunacy for free' chaloupé, des relents Sergio Mendes & Brasil 66. Un sax lounge très classe.
'Released' François au chant (pas vraiment top), Natacha aux choeurs. Mainstream jazz, swinging gently, avec touches d'American pop soigné (David Gates). Toujours ce sax Paul Gonsalves, Johnny Hodges.
Domenico sings 'Among the dead men'. Excellent titre, avec un petit côté Flash & the Pan.
Le background jazzy du batteur expliquant la force insidieuse du morceau.
'Race against time' toujours Mr Solazzo au micro. Groovy et rythmé.
'Lead you Astray' zing maar, Swa! Assez léger. Le point faible du groupe est le manque de spontanéité. C'est pas un groupe en fait ... Un amalgame d'excellents musiciens ayant décidé de vivre une aventure together. A chaque coup, il faut trouver les lyrics ou partitions dans une collection de feuillets. Une nouvelle fois, les bouffées de sax sauvent ce titre lisse.
'Speak Freely' fin du repos forcé pour Miss Wallez. ' Earthbound'- 'Secrets' - 'Soundless Noise' - 'Polling day' le smooth jazz faisant place au soft rock ou à des rythmes plus sautillants.
Mozart a apprécié, un bis!
'The night is my friend now'.
Ben, oui, du cool after midnight jazz, aux petites touches soul (Luther Vandross), du Chet Baker gluant, du Grover Washington jr /Chuck Mangione, idéal pour siroter un long drink en contemplant les longues jambes d'une madame poussant à la consommation.


Daydreamer

Le megatube de la petite Adele?
Nein, un quartet de doux rêveurs. Guitare acoustique et backings vocaux: Dan Miller (déjà passé à la Flûte avec le projet sous son nom) - piano: Philippe Mullier qui, il y a des lustres, martyrisait une guitare chez Wise Up, groupe de hardcore de notre belle capitale - au chant et mini -claviers, l'expressive et énergique Véronique Jacquemein.



La gracieuse celliste, Anja Naucler, n'est plus de l'aventure, mais, ce soir, un excellent drummer, ayant officié chez Monsoon!
'People' ... Singing to speak with the angels ... d'accord j'ai compris, on va s'asseoir près de Florin7, frontstage. Une pop intimiste, bien foutue et une voix accrocheuse s'attaquant à tes points sensibles.
'Catch the moon' je préfère accompagner Véronique que Dirk Frimout pour ce trip lunaire.
'The guest' Véro pianotant son petit synthé et le Danne décorant la mélodie de vocalises Michel Polnareff. Bien ficelé et catchy.

'Silent Storm' Nostalgique... the day is over my love It's time to turn the page.. avec des intonations graves dans le timbre de la petite.
'Driven away' toujours de l'indie pop lent et lancinant. Un petit côté Britpop classieuse, style The Verve, ça lorgne, également, du côté de Joan as a Policewoman, voire de notre nationale, An Pierlé.
'The Sirene' à l'intro de piano majestueuse ... you're killing her with your velvet eyes... Dramatique. Belle envolée lyrique pour revenir au calme inquiétant, souligné par de mâles vocalises célestes.
La sirène bruxelloise quittant la scène, armée d'un tambourin indien, pour entamer une danse aquatique parmi les spectateurs terriens éberlués ....are you coming, are you coming... implore Mélusine. Je vide ma pintje et j'arrive! Attendez-moi, belle apparition, transformé en triton, je vous suivrai au plus profond des mers les plus noires, nous pourrions, éventuellement, batifoler dans les lagunes les plus saumâtres.
'White Shore' un nouveau titre, le batteur le joue pour la première fois. Chanson de rupture, avec un timbre Kim Carnes ('Bette Davis Eyes').
Une voix, un piano: 'Rose', a killing song d'un classicisme solennel. Un chant sensuel à t'emmener aux enfers, à te briser le coeur ... I'll be your Queen ... Une profondeur romantique, digne de Lord Byron, des backings passionnés et esthétiques. Tu te sens petit, nu, insignifiant comme devant une toile de Caspar David Friedrich.


La dernière 'Sparkling rain', sombre, avec final épique.
Daydreamer prépare un album, je l'achète dès sa sortie!
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:19

13h, un samedi à City 2. La FNAC a invité le Verviétois le plus célèbre après feu Pierre Raepsaet (devenu Rapsat), o k, il est né à Ixelles ....: la référence de la six cordes:
monsieur Jacques Stotzem!

A 12h30, Jack est au poste, évidemment, comme d'hab., pas d'ingénieur son. Tu sembles connaître les lieux, brave gars ... Ikke? Ce truc arrive souvent ? A peu près 10 x sur 10, Jack!
Caca (c'est du wallon), je dois jouer à Antwerpen à 16h!
Un gars arrive en courant, le bidouilleur maison. Tutti va bene, on commencera à l'heure.
Du monde à la cafetaria, tu connais, me souffle Laetitia de 'Box Story', venue avec maman et papa ? Mon père me dit que c'est un génie. Ton père n'a pas tort, baby!
Je vais vous interpréter des extraits de mon album 'Catch the Spirit' nous serine le génial chauve, ayant trouvé sa vocation, à 16 ans, le jour où il vit un concert de Stefan Grossman, en noir et blanc, sur son petit écran.



Depuis lors une dizaine de plaques portent son nom, et il a prêté main forte à quelques artistes de chez nous ou d'ailleurs: Miam Monster Miam, alias Benjamin Schoos, (qui, avec Jacques Duvel, est responsable du Copycat Eurovision 2009), Sophie Galet, Jacques Pirotton.... On le retrouve sur l'album hommage à Marcel Dadi, autre adepte du fingerpicking, décédé en 1996.
Jacky est également co-fondateur, avec les gens du Spirit of 66, du Festival de la Guitare de Verviers.
Un mordu, autodidacte, à l'aise dans tous les styles: blues, rock, fingerpicking, jazz, folk ...
'Catch the Spirit ' est un album instrumental de reprises, nous indique Mr Stotzem.
Feu: 'Fire' de Jimi Hendrix, une de mes idoles. L'esprit Hendrix y est. Du punch, une maîtrise parfaite, un blues/rock nerveux, te donnant envie de taper du pied. Version pointue et efficace. Les gens s'arrêtent, la cafetaria se remplit.
U2 'With or Without You', dénudé, fragile, magique. Tu ne peux t'empêcher, mentalement, de chanter cet hymne à Bono & co.


Je vais vous jouer une ballade bucolique, pour suivre: 'After the Goldrush' Neil Young.
Auf Wiedersehn Brüsel, on s'envole vers les mines aurifères de Sutter's Mill. Une version ciselée, que même la machine à café de la FNAC ne peut altérer. Une pépite!
Rory Gallagher 'Moonchild'. L'ombre du génial irlandais plane sur le coffeeshop.
Jacques, le flingueur, mitraille dans tous les sens, tous aux abris. Ce mec, c'est Cold Hand Jack and he caught the spirit, for sure...
Epoustouflant de dextérité, l'émotion en prime. Public subjugué!
Je change de gratte, 'Fields of Gold' Sting. Mais, il va nous faire pleurer, ce crapuleux lézard!
Lyricisme sur Vesdre flamboyant!
Une surprise: Radiohead 'No Surprises'! Ce titre est évident à l'acoustique, tu fermes les yeux et, tu te laisses transporter dans les airs. Ton âme s'est détachée de son enveloppe corporelle trop lourde, tu flottes en apesanteur.
J'ai commencé par Jimi, je terminerai avec Hendrix ' Purple Haze'.


Acoustic rock'n roll. Tout simplement grandiose, pas d'esbroufe, pas de superflu ni d'artifice, mais de la grâce, de la finesse, de la technique bien sûr (il joue avec les 10 doigts) et de la sensibilité.
Il avait droit à 1/2h, il a joué 35', le public l'ovationne et, ce maître nous offre un bis racé 'Oasis' sur son album 'Simple Pleasure'. Nous voilà partis vers le Maghreb, une guitare arabo-andalouse, aux accents manouche, réminiscente du 'Kashmir' de Led Zep ou 'Spanish Caravan' des Doors. Une Pavane à la Rodrigo. Jacques Stotzem, le Paco de Lucia aus Verviers.


Jean-Paul me souffle, il n'y a que Philippe Catherine que l'on puisse classer dans le même tiroir ...

40' de pur bonheur disait l'autre sur Classic 21!
Un régal, ce récital déjeuner frugal!
 
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 21:05

Pas de brin de muguet à la boutonnière, pas de discours rouges mais un concert au Moesjebaaz.

Initialement, nous aurions dû assister au gig de Jae, à La Filature, mais les pratiques inélégantes des hôtes de la maison St Gilloise, nous ont obligés à rayer ce lieu de notre carte 'scènes musicales'.

Beersel, dus!

Attic Sweat

Un band (Halle/Lembeek) né en 2008, fondé par le singer/songwriter Guido Springael (vocals, guitare acoustique).

Il s'est entouré d'un vétéran à la basse: Filip (Flupke, de Prins) Grijseels et de deux jeunes pousses (16 ans). Aux drums: Springael nummer twee: Neil (ce ket a de l'avenir!) et aux claviers Roland, la souriante Lalina Goddard, da maske zingt ook!
Wat volk dans la jeugdhuis: parents, amis et copains de classe !
'A minute of your time' ouvre le bal, comme il entame le EP 5 titres, sorti par le band.
Ce pop/rock sonne très British, avec ses intonations Kaiser Chiefs/the Kooks.
Sterke song, beaux vocaux, piano et acoustique se répondent élégamment. Mériterait de passer sur FM Brussel.



'Upon a star' intro de la petite, nappés de synthé majestueux. Guido cite les Beatles ou David Bowie comme influences, ses compositions naviguent dans ces eaux. Pas le Bowie expérimental, le Bowie Ziggy Stardust.
Une nouvelle chanson 'We will be lovers' a lovesong. Nice soft rock, style Bread ou David Essex.
'You're an angel' un petit rock nerveux, comme peut en écrire Guy Swinnen ... you're a nasty girl in a nasty world .... même les anges peuvent être vilains!
'Lay down your arms' une ballade mélancolique avec mise en évidence du keyboard.
La jeunesse se débrouille plutôt bien, Neil assure et Lalina pianote telle une Tori Amos, uit het Lemmens Instituut voor muziek.

Retour au rock acoustique catchy: 'My Evil Mind'!Onze sprinkoet sait, potferdeke, écrire une bonne chanson, une fois!
'Thunder & rain' titre météorologique.
'I'll never let you go' aux teintes country rock harmonieuses.
Lalina, on va tous boire une Stella, kind, débrouille-toi!
La little girl nous envoie une de ses compos 'Phillip'. Une mélodie 'My Fair Lady' à la Julie Andrews. ... Phillip was a lonesome man ... la gamine a l'âge de tomber amoureuse de son English teacher, d'ailleurs son English n'est pas mal, merci! Charming, kid!
'Don't waste my time' on n'a pas perdu son temps, fieu!
Dans la salle, tout le monde se demande quand Guido va se taper la tête contre la poutre qui pend 15 cm au dessus de lui. Il saute comme une sauterelle nourrie à la gueuze. Paf, 'tes gebeurd. Flupke rigole, zeede fafoel, tu l'as cherchée, ta bosse!
On refait 'Upon a star' pour terminer, car j'ai les doigts en sang. Mais non, peï, het komt van haa kop! Lalina nous refait les grandes orgues, la messe est presque finie.
Chouette petit groupe, bonnes chansons, un peu trop Middle of the Road, maybe ...

Les amis veulent un bis. On a soif, mais Lalina est trop jeune pour la pils. Joue leur un truc, fille!
'I feel fine' de sa charmante voix enfantine. Lalina nous chante les pommiers en fleur, les arcs en ciel et les cieux azurés .... I feel fine I don't want to cry anymore ... ça tombe bien, j'ai pas de Kleenex.
Sueur dans le grenier, bon groupe!
Vais écouter leur EP.
 
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