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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 22:23
Plus moyen de caser une mouche, hier soir. Un Toogenblik plein à craquer.
Des visiteurs (teuses) en provenance de Rotterdam/Sluis . Ces groupies (de 45 piges) ignorent nos charmes latins , elles sont là pour Doug. La Wallonie a envoyé quelques spécimens aussi sexy qu'Anne-Marie Lizin. Dirk, Bert et Cisse ont été obligés de pousser du coude pour atteindre le comptoir.
Troisième prestation à Haren pour
Doug MAC LEOD , ses boots en serpent et sa National Reso-Phonic guitar.


Dubb, ainsi le nomme -t-on chez lui , tourne en Europe jusqu'à la mi-décembre (P-B, Allemagne, Italie, Autriche et Sancta Belgica). Des collègues ont assisté à sa prestation à Hoegaarden , ils étaient ravis.
Mr Mac Leod vient présenter son dernier rejeton : ' The Utrecht Sessions' . Ce bluesman /songwriter jouit d'une excellente réputation , son goût pour le roots/blues est connu de tous les afficionados.
Doug Mac Leod=la tradition et la virtuosité. Ce mec est un storyteller né , il en fait parfois légèrement trop d'ailleurs . Durant le set 1 , il a interprété 7 titres en 70' , trop de blah blah blah....
L'emballage n'a pas plu à tout le monde, il a reluqué quelques ladies aguichantes dans la salle et s'est pris pour Mick Jagger ,... Je vais leur en jeter plein la vue à ces nanas ....!
Dans son trip, il s'en est pris de façon véhémente au soundman car il y avait trop de reverb dans son micro . Une fois passe encore, mais 5 fois is veel , meneer. J'avais assisté au soundcheck et tout était ok.
Dirk , à la mi-temps , vient me trouver et le qualifie de 'Fafoel', de Monsieur Cinéma .
Bon , ce mec sait jouer, ses chansons baignent dans l'authenticité, il est capable d'émouvoir , d'émerveiller et ses anecdotes peuvent être humoristiques , mais what would have happened si à la table se trouvait Willy l'habitué (absent hier) au lieu du gentil et posé remplaçant? War , je suppose.
Un Delta blues ouvre le feu 'The Long Black Train' une voix swampy en pleine maturité, une guitare nerveuse. Epique ce titre. 'Walking while I bleed' chanson à propos de la condition humaine. Footstomping et jeu ciselé . Philosophie typiquement blues.... I want my woman to be true.... On adhère ,des femmes fidèles au foyer , des hommes moins fidèles , niet waar Castro? 
'Big city woman' elle parle beaucoup trop,she makes me tired... Je crois que je la connais!
'Old country road' hommage au one eyed-man qui lui a tout appris . Une chanson traitant du having the blues , un cafard monstrueux , t'es si solitaire et déboussolé que tu te mets à parler aux arbres.
Ici commence les incidents techniques et la mauvaise humeur de Dubb. 'North County Woman' comment aimer 2 femmes en même temps?
Bizarre mes accords , non? Je les appelle des too many D's . Un petit cours sur les accords de guitare , plus tard on aura droit à une leçon de morale. Son of a preacherman?
'Angel of Hell' écrit pour une prostitute, a nightbird, qui prenait soin de lui lorsqu'il était in the Navy (pas avec les gay Village People!). Le set se termine par un blues humoristique 'Dubb's talking Barnyard Blues'. Des stupid rhymes et some animal talk , on rit tous et lui-même ne parvient pas à garder son sérieux.
OK guys, you can smoke your cigarette outside!

Les albums se vendent bien et le natif de Virginie rapplique de bonne humeur. 'Since I left Saint-Louis' suivi de 'You can't take my blues' un titre accrocheur à la John Lee Hooker.
Une séance de fingerpicking, 'The nature on the demand' influencé par le king du ragtime , Arthur Blind Blake. Pour la suivante,on peut sentir la griffe des grands bluesmen noirs : Big Bill Broonzy, Blind Willie Mc Tell ou Elmore James ... 'The addition to blues' . Doug sent le blues et le joue avec son coeur. 'The devil beats his wife ' un proverbe au Texas ou en Virginie . Du travail de slide fantastique , le bottleneck glisse sur les cordes. 'Brand new eyes' comment voir le monde avec d'autres yeux ,un nouveau fingerpicking ,appris de Casey Bill Weldon,membre du Memphis Jug Band , renommé pour son adresse à la slide. 'Horse with no rider' un peak du set . Le titre a sa petite histoire, c'est George Harmonica Smith qui le lui a enseigné. Ce chromatic blues harmoniciste est cité comme source par Rod Piazza ou Charlie Musselwhite .
On plonge dans un hameau perdu du Mississippi , on voit ce canasson sans cavalier avec en background a harvest moon. Images fortes !
On termine, people! Un gospel/blues 'Welcome in your home' .
Un set 2 puissant et captivant. Luc se fraye un chemin jusqu'aux pieds de la scène , broebel un truc inaudible et le grisonnant remonte sur le podium , se saisit de sa National pour 'Coming your brand new day' inspiré par Brownie McGhee.
Le titre vire ' the Blues is Allright' et tout le bistrot : petits,gros, grands, comiques, grincheux , sourds, muets... reprennent en hurlant : the blues is allright....
C'est sûr le blues est allright, joué par un performer de la trempe de Doug Mac Leod, l'héritier de la tradition!
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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 12:34
Il fallait réserver pour assister au lunch -concert (12:30) , organisé par le Conseil de la Musique, dans la magnifique salle de la rue Lebeau.
Gradins remplis pour MURDER , un duo Danois (Copenhague) pratiquant un dark folk esquimau boréal.
Qui sont ces assassins ?


Au chant (et piano), sailor cap and beard , Jacob(us) Bellens , on lui suppose des ancêtres mossel en frietjes. Un look zeeman immortalisé par Constant Permeke, le Jacob chante aussi dans 'I got you on tape' . A l'acoustique et seconde voix , le blond Anders Mathiasen.
Ce soir , Murder , se produit au N9 à Eeklo , en décembre ils tournent avec Tindersticks en Allemagne. En 2005 sort le Cd 'One year from now it's my birthday' , et en 2006 'Stockholm Syndrome'
It will be a slow opener nous balancent-ils , tout leur set sera lent et grave...
'Queen of calm' calme , indeed!
La voix caractéristique de Mr Bellens est bouleversante , les accords sobres et les harmonies d'Anders forcent l'admiration silencieuse des spectateurs.... there's no need to talk... chantent-ils ,damned right , guys!
A new song 'Age of milky teeth' , la moitié du répertoire sera composé de nouveaux titres , normalement  prévus pour être joués en band (avec electric guitar ou cello). Des musiciens de Under Byen ont déjà accompagné les compères sur scène. Malgré les dents de lait, de sublimes harmonies vocales et une mélancolie poétique, pour cette superbe ballade... her body will die without a warning...
Le monde lyrique d'America, 'Sister Golden Hair' 'Ventura Highway' 'Muskrat Love', refait surface . 'Ember song' (nouveau). Je suis surpris , dit Anders, how serious our music sounds et pourtant nous sommes de joyeux lurons . Pince-sans -rire, les mecs! S'agit-il d'un hommage au groupe acoustique ' Ember' ?
'Sounds below the sun' en close harmony. Quiétude,plénitude, félicité scandinaves...


A song about sex...'Bodies Collide' (sur Stockholm Syndrome) Eh Guy , ne te colle pas à moi , fieu !
Oops.... un micro rend l'âme , en plein effort. What happened? C'est pas moi , je n'ai touché à rien , chuchote le gars à la table. Jacob termine le chant en solo, accompagné par la guitare sage d'Anders.
Titre plus ancien, plus pop 'Telegraph' . Nouveau contretemps , Anders a les doigts ensanglantés , normal pour un meurtrier, me souffle Guy . Mais non , vieil hibou , il joue sans pick.
Cet air bucolique ciselé te transporte du côté de Nick Drake , voire Cat Stevens .
Le nounours au piano pour un titre miel Meli 'When the bees are sleeping' , au chorus.... it doesn't have to take so long to win it back .... d'un classicisme intimiste captivant.
Intro de guitare majestueuse pour 'Subrosa' et des vocaux dignes des Buffalo Springfield ou de Crosby & Nash.
Another new song , qu' Anders entame allègrement à la guitare . Sorry , mec , je rêvassais , faut que tu recommences , j'ai oublié de chanter lui souffle meneer Bellens.
On remet ça 'Supervalu' (?) ... I keep my fingers crossed....the sun is here to keep us warm.... Heaven will help us.... des lyrics mystiques.
Une dernière tout aussi biblique 'Help the Dead' , en l'honneur de Saint-Paul , vous connaissez en Belgique?On n'est pas de Tarse , on connaît Paul Van Himst ou feu Pol Lenders du Pol's Jazz Club , c'est pas le même?
... Fleshes decaying... mais c'est du El Greco , du Francis Bacon ...des visionnaires nos Jutes .
Rien à voir avec Hans Christian Andersen et sa petite sirène.
C'était notre dernier titre !


Le public , conquis par le duo immobile , adepte du folk noir , implore un rappel. Murder nous l'accorde volontiers : 'Feast in my Honour' un titre presque frétillant et doté d'une palette impressionniste .
Une heure de douceur , de délicatesse en compagnie d'un duo doué.
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 15:05
Johnny Berlin, le Trudonnaire , descend sur Bruxelles.
Johnny Berlin n'est PAS le documentaire comique produit par Michael, REM , Stipe.
Ce quintet de Sint-Truiden fait dans l'indie/new wave et, a sorti un EP 'I am Johnny Berlin' en 2006 et un full CD en 2008 'Find what you love and let it kill you' (chez Kinky Star Records).
Ce midi, à la FNAC , on aura droit à un show acoustique , à 1000 lieues de leur real live sound ou de leurs enregistrements.
Si Roberto Beck est bien derrière la batterie, celle-ci est réduite à la portion congrue (pour le transport , elle était dans la poche de son veston). Jean Latour, groot als een toren, à la basse. Pas de synthé , pas de lead guitar mais 3 acoustiques pour les Renner Bros (Laurens en Paul) , les chanteurs berlinois, le troisième gratteur se nomme Tom S Downing.
A 12h40 on est ready pour une version light de JB sans glaçons.
'Bender Parts' ouvre le festival , ce sera un ballroom dancing track , nous balance un des frérots.
Sais pas ce que c'est , anyway , ce 'Bender Parts' sonne joliment Crosby/Nash ou America. Les harmonies vocales sont grandioses et l'instrumentation sobre est d'une élégance Bowie à Berlin. Evidemment on est à des bornes de la comparaison avec Joy Division ou Editors , mais la chanson épurée te rappelle The Church et leur guitar interplay.
'Dirty Tackles' en ai vu sur Ronaldo (Villareal/Man United) hier !
Une intro pendant laquelle un des Renner martèle sa guitare, avant d'être rejoint par la famille, pour de nouveaux vocaux harmoniques.
Imagine René Vandereycken chanter .. As I grow cold , so cold As I grow old , so old...avant de finir par la ligne ..We don't deserve this 'cause we're not worth it .... Pas de fausse modestie, Johnny , vos compos sont bien foutues et mémorisables.

'Jenny C' godv. se dit Roberto,  j'ai un kit ridicule et ça déconne encore , à la FNAC ils n'ont pas de médecin spécialisé en batteries.
Au revoir Jenny C , mais non , on a tous applaudi trop tôt , ze komt terug. Un titre plus long , avec break, ça doit être super en version électrique.
''Echoes' non pas le best du Floyd... ce titre atmosphérique sera joué à 2 (Tom /Paul) , le frérot est prié d'aller s'asseoir à 25 mètres de là (ga verder zitten , menneke , ik wil je niet tegenover mij). Roberto a fini de bricoler et rejoint le duo pour le final. ...don't go .... chante le Polleke... We zijn niet weg, gars!
'Minus Eder' titre hispanisant , Mr Downing sait jouer, pour lequel Laurens et Paul alternent les vocaux. Du folk/pop catchy et attrayant .
Pour finir ce mini-set , leur Studio Brussel hit 'Four' avec ooh ooh oohs rafraîchissants et effectivement radiovriendelijk.
35' qui nous ont donné envie de voir Johnny Berlin sur scène pour un vrai concert , Fred des Soirées Cerises est sur la même longueur d'onde!
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 22:59
20h : les organisateurs de La Filature (rue de la Filature-St Gilles) craignent le fiasco : pas un chat dans leur salon aménagé en salle de concert , des routes enneigées , pas de nouvelles de Mr Boyd...: ça craint !
A 21 h on respire , des courageux ont bravé les intempéries et CJ vient d'arriver , flanqué d'Aine et de sa harpe.

21h30
David Celia & band

David Celia : singer/songwriter de Toronto , aussi à l'aise dans le monde de la country, du folk , du rock ou de la pop. Deux albums à ce jour : 'Organica' et 'This isn't here' . Des revues élogieuses dans la presse canadienne et allemande. David jouait en solo , la semaine passée lors des soirées cerises . Ce soir un trio.
Une Fender, un kazoo et un harmonica pour la feuille d'érable . Aux drums: Sacha Toorop (a k a Zop Hopop) , multiinstrumentiste ayant 6 Cd's et un prix du Conseil de la Musique à son actif . Parenthèse : Jan Toorop , Hollandse schilder, est de la famille. Kunstenaars , les Toorop ! A la basse: Calogero Marotta , pas un con : 48 Cameras,  Anorak Supersport , Soldout , Jéronimo ... sa basse s'est promenée d'Arlon à De Panne en passant par Galmaarden et Templeuve.
Dès les premiers riffs de Fender , tu es conquis , un country rock 5 étoiles , sheriff ! 'The Wind' (album Organica) est un instrumental fabuleux, laissant présager le meilleur.
'Afraid to change' sonne comme du Tom Petty , les backing vocals de nos Belgicains (what does it mean?) font mouche et Mr Celia décore son rock allumé ... I'm missing feeling in such a bad way The world is getting colder And the mirror 's growing older .... d'un kazoo enfantin . (Je n'ai plus de miroir chez moi ! )
'Best thing ever' nous emmène du côté de Roger McGuinn et de ses Byrds. Calogero et Sacha s'amusent comme des petits fous , nous aussi !
'Don't keep it all inside ' pour lequel David s'est mis un tambourin au pied . Une guitare hargneuse et un conseil : n'intériorise pas tout , il n' y rien à cacher .. believe me 'cause I've tried...
'Fill my empty cup' l'esprit des 60's /70's le hante : the Eagles, Joe Walsh, Poco, Flying Burrito Bros ou Wilco ... 'Turnout' est plus jazzy et touche au monde de Tom Waits . David a probablement ingurgité moins de Bourbon que le copain de Jim Jarmusch , mais son timbre vocal est idéal pour ce blues cabaret.
'This isn't here' title track du dernier en date , plus mélodique . Les loops apportant un élément catchy amusant. 'Procrastination' arrangements impeccables , Lennon & McCartney doivent être d'autres influences. 'She's a Waterfall' sera plus funky . David's music is eclectic !
Le set se termine par une chanson country à propos de sa bagnole 'Evidently True' . Chouettes lignes d'harmonica et lyrics second degré.
40' d'excellent American roots rock !

Rappels :
Une nouvelle chanson pour sa jeune compagne: 'Severine'(=Auryn, sans ses Nightingales) a joyful and jazzy lovesong. Calogero lui souffle: sorry , ma Maes m'attend , mais Sacha poursuit l'aventure: 'Jolie Louise' d'un autre Canadien redoutable : Daniel Lanois. Vive l'Acadie !
A request (en solo) pour finir en beauté , un titre quasi autobiographique et humoristique 'I'm not Texan' à la texture Hank Williams .
Tasteful country /folk rock recommandé en cas de déprime ou de syndromes économico-suicidaires !

Il est 22:50 lorsque le
C J Boyd Sexxxtet monte sur scène.

Au Rhaaa Lovely, fin mars , à quatre on stage . Ce soir le bassiste barbu , Mr Boyd , a amené une harpie , euh .....harpiste : l'Irlandaise Aine O'Dwyer.
Le temps de nous saluer et le duo entame sa séance de strip -tease . C'est nus qu'ils nous interpréteront quatre compositions, improvisées, d' ambient chamber music . Du minimalisme alliant l'élément classique aux loops et overdubbing. Une basse acoustique mélodique , des incantations envoûtantes , quelques lignes d'harmonica sirène et une harpe chromatique(?) new age féérique , tels sont les ingrédients d'une musique fluide et spatiale.
Entre chaque morceau, Aine resserre les cordes de son instrument, cher à Pleyel , avec un trousseau de clés plus imposant que celui d'un gardien de geôles moyenâgeuses.
L'usage de balais ou d'un archet modifiant parfois la tonalité de la lyre . Quelques bruitages industriels peuvent interrompre la limpidité des caprices , dignes de Saint- Saens ou de Debussy. Si ton médecin te recommande un traitement pour soigner ta tachycardie ou ton hypertension , va assister à un concert du CJ Boyd Sexxxtet , les sons harmonieux calmeront tes fibrillations auriculaires et ton système mésolimbique influencera favorablement ton rythme cardiaque.
Tu baigneras, comme nous , dans la béatitude et l'amour du prochain.
We just love C J Boyd Sexxxtet !
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 22:09
Premières escarmouches hivernales , allant de pair avec de gros tracas sur les routes.
Moins de monde à Haren , mais le clan des Siciliens affiche présent. Maître Luc nous annonce un last minute act , en provenance de la région parisienne : SOFAï !
Elle se produit au Toogenblik contre pitance et pinard : comment vont réagir les irréductibles vis-à-vis d'une musique qui n'est pas précisément leur cup of tea ?
No problem, la Miss aux longues jambes s'est bien débrouillée et les durs lui ont offert de chaleureux applaudissements. Du charme , de la présence , des titres annoncés en English et français et un' Dank oe wel ' en guise de touche finale . Elle s'excuse de ne pas manier la langue de notre Marseillais local , mais Willy , le Mixman , la rassure tout de go ... Vous parlez très bien le belge... Après un set de 6 titres , Toogenblik lui accorde un bis et Sofaï se voit déjà à Forest National.
Playlist identique à celle du Bouche à Oreille (la veille) , ordre différent: 'Ici ou ailleurs' 'Artistic Draught' 'Sweetest Illusion' 'Les 5 à 7 ' rien ne vaut une petite partie de jambes en l'air ...'Le pays des ex' et le nostalgique 'les belles choses' ...bis: 'J'attends' !
Au suivant, nous souffle Jacques Brel , en l'occurrence une suivante !

Sarah McQuaid

De père espagnol, mère américaine. Elle est âgée de 2 ans , ses parents quittent l'Espagne pour Chicago. Elle grandit chez les descendants d'Al Capone mais le microbe du voyage s'est immiscé dans ses entrailles. La chanteuse/guitariste va vivre en Irlande de 1994 à 2007. Un mariage , deux kiddies et , avec son compagnon , elle s'installe dans les Cornouailles.
Discographie: 1997 'When two lovers meet' réédité depuis , un long break et, en 2008, 'I won't go home till morning'.
Un bouquin (manuel) 'The Irish Dadgad guitar book' . Au UK elle se produit dans tous les bons folkclubs, outre-Moerdijk on l'aime bien aussi, ce qui explique sa connaissance du néerlandais.
Son sourire éblouira le Toogenblik pendant plus de 2 heures.
'The Wagoner's lad' a capella , un traditionnel américain , au répertoire de Bob Dylan ou John Renbourn. Une classe époustouflante, une voix similaire à celle des plus grandes: June Tabor, Maddy Prior ou feu Sandy Denny... Oh hard is the fortune of womankind... John , au paradis , en écho .. Woman is the nigger of the world...!
La setlist qu'elle m'offre gracieusement mentionne 'When a man's in love' en G Capo 5. Elle sait jouer , la jolie petite Sarah. Une ballade irlandaise , les Chieftains la jouent, chantée d'une voix profonde.
Une compo personnelle pour suivre 'Charlie's gone home' Nostalgique et fort.
On passe en Ecosse 'Johnny Lad', elle a appris ce titre lors d'un Irish folkfestival à Philadelphie , plein de Germains bouffant Schnitzels mit Sauerkraut . Une version jazzy.
Ma mère m'a enseigné celle-ci 'Sprig of thyme' .. In my garden grew plenty of thyme it would flourish day and night.... un jeune galant est passé par là et a piqué tout le thym: salopard !
Claque magistrale 'Ode to Billie Jo' : 1967, Bobbie Gentry . A en pleurer , mon voisin René est prêt à jeter Marc (le photographe maison) par la fenêtre, ses clic clacs troublent l'atmosphère solennelle qui s'est installée dans le cabaret.
Une chanson enfantine espagnole 'Ya se Murio El Burro' (the donkey is dead) . Dieu a libéré l'âne de ses souffrances , l'Espagne et son pathos ! A Haren , les enfants chantent .. Klein, klein kleuterke...
On retourne aux States : 'In the pines' chant des Appalaches. Voulez-vous faire le chorus ? Bien sûr Madame , on l'aurait fait pour Leadbelly , le tueur, aussi! ..In the pines, in the pines where the sun never shines I shivered where the cold winds blow ... il neige sur Haren (on connaît Mort Shuman aussi).
Elle termine le premier set avec 'When two lovers meet', nouvel air irlandais sentant les Moorlands brumeux. Une voix de velours et une technique guitaristique limpide!

 

Sarah McQuaid - The Wagoner's Lad


Set 2

'The chickens they are crowing ' premier titre sur son dernier CD . Ce traditionnel se joue normalement au banjo . On reste dans le rayon volaille , nous sommes des kiekenfretters, non? 'Shady Grove/Cluck old Hen' un instrumental bluesy, elle sait manier une 6 cordes , Miss Mc Quaid !
'Wondrous love' un psaume Gaëlique , qu'elle a retrouvé dans les 'American Folk Tales & Songs' de Jean Ritchie . Louanges au Seigneur , chantées a capella. Lorsque ce titre devait être enregistré pour le Cd , à Dublin, dans le home studio de Trevor Hutchinson (Waterboys), il n'a suffi que d'une prise et la chanson était en boîte.
'Only an Emotion' de sa plume. Elle réclame le droit à la tristesse.
'It never entered my mind' par le célèbre duo Rogers & Hart , les rois des comédies musicales, les chouchous des cabaretiers. Un air poppy/jazz grand public.
'The Holy Ground' titre connu par les Clancy Brothers ou les Dubliners , mais aussi Pete Seger ou Mary Black. Toogenblik au charbon .... You're the girl that I adore And still I live in the hope to see the Holy Ground... la terre sainte où coulent la Guinness et la Kilkenny?
Un titre judicieux pour finir 'The Last Song' . Il existait une époque où 'Singing songs before bedtime ' était de mise . Playstation , Matrix , iPod , Facebook .... c'était de la science -fiction ! Chansons qu'on enseignait à ses enfants pour des générations.
Qui a dit: A l'hospice , Papie ?
Astonishing voice.
Enthousiasme dans l'assistance , une triple Orval bien tassée en rappel !
'The Parting Glass' nouveau joyau a capella.
La suivante, je ne l'ai plus interprétée depuis janvier, lance-t-elle toute souriante 'Mr Bojangles': 1968 , Jerry Jeff Walker, hit pour le Nitty Gritty Dirt Band , chanté par Bob Dylan, David Bromberg , Nina Simone, Harry Nilsson , John Denver.... Magnifique version et on termine en beauté par un punchy 'Tangled up in blue' de Bob Dylan. Le cabaret entier reprenant le chorus .
Nouvelle soirée réussie pour Luc & Co.
Un coup d'oeil à la tocante, minuit dix , djuu ... A last one for the road , une causette avec la souriante Sarah et je file vers le lit conjugal...
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Published by Michel (Vidéo : Florin) - dans Concerts
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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 22:53
Florin, l'organisateur ne sait plus à quel saint (tu choisis le théisme selon tes convictions) se vouer.
Ce concert , ça fait des mois qu'il le bichonne , son chapeau lui-même en est devenu tout gris (aigri) , et hier soir , la magnifique salle du Bouche à Oreille n'accueille qu'une trentaine de spectateurs . Des passionnés du blues (Miss Dartevelle et friend, Milou sans Tintin ...) ou des amis , venus soutenir la folle entreprise de Mr Utopia. Fred, sans sa Kriek, Rudy (tout, sauf un bluesman) délaissant son Brabant Wallon et Greg, abandonnant son Deltaplane . Même , ma dulcinée occulte Julie Lescaut pour faire clic clic.
Tu organises le même concert dans une salle de province et tu refuses du monde.
Mais à Bruxelles ...'Fleet Foxes' : sold out à l'AB, Doctor Nurse au DNA , les théâtres, les cinés , les restos... et j'avais un ticket pour 'Fujiya & Miyagi' au Vooruit.



A 21h (Rudy a contrôlé tous les cachets) on passe dans la salle ...

SOFAÏ (Ile -de -France) nous attend, avec sa gratte, ses chansons et ses longues jambes. Pas une novice: Sofaï ...

Un album vient de voir le jour 'Ici ou ailleurs' . Des collaborations diverses : Gregsky , un trio jazz, Mathieu Johann ...des premières parties intéressantes: Beverly Jo Scott ,Tom Poisson ... pas à en rougir!
La belle a du culot et de l'humour . Peu de monde , qu'à cela ne tienne , approchez-vous les petits , on va mettre de l'ambiance.
'J'attends' et où attend -t-elle? 'Sur le quai de la gare de l'Est Pas un regard Pas un geste...' Bonne voix ,phrasé jazzy . OK, pas très rock , ni vraiment blues , même légèrement variété , style Patricia Kaas , mais la nana a de la présence , Milou est conquis!
''Ici ou ailleurs' les voyages forment la jeunesse, dit-on.
'Au pays des ex' très série française , texte subtil , facilement mémorisable.
Les 20 pelés sont mis à l'ouvrage : taper des mains, faire le chorus ... Quelques madames s'y prêtent volontiers , Rudy est dur à la détente , il se souvient qu'il a quitté le nid conjugal sans avoir eu sa pitance , direction frietkot , place Jourdan (je crois). Sacré Rudy , tout, sauf faire la choriste.
Connaissez-vous le 1/4h américain ? Je connais le filet américain, madame !
Paraît que dans les boîtes de la ville lumière , c'est 15' de slows d'affilée : Robin et Jean-François en profitent pour se rouler des pelles.Ici ce sera 2 titres in English, des compositions radieuses écrites par BJ Scott ou Sal Bernardi (New- York born but living in Pariiiiis). Ce mec a composé pour Rickie Lee Jones et Willy De Ville. ''Artistic Drought' et 'Sweetest Illusion' sont des folky blues d'excellente facture.
Retour chez le petit Nicolas : 'Les 5 à 7' : Agnes Varda? Les rencontres libertines avec ou sans Earl Grey et pâtisseries diverses ...Mes désirs font désordre ... elle manie le second degré et le clin d'oeil ,Miss Sofaï.
'Les Belles Choses' pour sa grand-mère , d'un classicisme désuet.
Bien joué, madame.

Le temps d'avaler un breuvage national et on nous prie de regagner nos places pour :
CISCO HERZHAFT.

Ce Bordelais (aimant le whiskey!), né après la seconde World War, est une des figures de proue du blues hexagonal. Un véritable bourlingueur , sur la route depuis des lustres . Ses titres de gloire : guitariste pour John Lee Hooker (il nous l'a répété quelques fois), guitare sur des albums des Haricots Rouges , albums folk (il est copain de Mr John James) avec Marie Courcelle, et depuis 1991, retour au blues et albums solo: dernier en date 2007 'Cisco's Cooking'.
Ce soir : Patrick Cassotti (batterie) , Rémy Sagot (contrebasse) et Xavier Laune (harmonica) l'accompagnent.
En route pour un trip historique et didactique dans le monde du blues/ragtime/fingerpicking.
'Boom Boom' en hommage à celui qui nous a quittés le 21 juin 2001.
'Good morning blues' et la vie de Leadbelly , ventre de plomb , le mec qui, lors d'une rixe en 1918 , descend un mari jaloux et se retrouve au bagne . Merci Alan Lomax de l'avoir sorti de cette galère. Impressionnant travail de fingerpicking de Mr Herzhaft. 'Rock me Baby' version laidback , pleine de feeling .(La table vient de se rendre compte que le mouth harp de Xavier était couvert par les boum boum rock'n roll de Mr Cassotti).
Nouvel exposé : la genèse du ragtime ... C'est dans la famille, de tout vouloir expliquer . Son grand frère, Gérard, est une encyclopédie du blues . Une compo de Cisco : ' Fontainebleau rag' car Melun rag , ça sonnait pas bien. Un crack du rag . Autre chose que du rap et du crack...
Un shuffle 'I want to walk you home' enchaîné avec 'love me baby' sur mode susurré.
On passe à la resonator guitar pour nous éblouir davantage , à la slide:'Highway 61' de Mississippi Fred McDowell , celui qui a pu s'acheter a gas station , grâce aux royalties de ' You Gotta Move', joué par les Stones.
Petit historique de l'autoroute 61 , je revois Charles Trenet nous expliquer la genèse de 'Nationale 7'.
La prohibition et 'Canned Heat Blues' , c'est pas bon l'essence de térébenthine?
On va laisser jouer les potes qui s'ennuient un peu ...I got the blues ,baby ... à vous la rythmique , et toi, Xavier , t'as droit à 70 secondes ... Retour à la démonstration du maestro.
'See See Rider' en ragtime.
'Poor Home Cisco' pompé sur 'Sweet Home Chicago', pompé sur 'Sweet Home Baltimore', pompé sur 'Jeff , un petit verre ...'. Geif beuze , Cisco....
Il faut toujours un peu de boogie, nous disent Patigny et de Paduwa : ' Cooking the Boogie' .
Du country fingerpicking avec 'Freight Train' , admirez ma dextérité!
Un autre classique des classiques , non Fred c'est pas 'Love me two times' des Doors...
'Baby, please don't go' Patrick a droit aux projecteurs, ça faisait 70' qu'il attendait, sagement, ce moment.
Je vais y enfiler quelques riffs de 'Caravan' se dit el virtuoso , avant de murmurer à nouveau : Baby , please ne t'en va pas...
On reprend la steel et la slide et on nous rappelle que tous les black bluesmen sont de descendance Cherokee: 'Indian Whiskey Blues' pour Barak Obama , Tina Turner, Muddy Waters, Jimi Hendrix et Bart De Wever (cherchez l'erreur!).
Il est 23:30' , fait soif ..
Si on m'apporte un Scotch , je vous fais mon numéro de chez Barnum. Le patron du BOA obtempère , et le Ciske nous joue d'une main en avalant la gnôle de l'autre . Tiens, je vais utiliser mon verre comme bottleneck . Joli étalage de savoir-faire , Patrick Sébastien et Michel Drucker se battent pour l'avoir dans leur émission. Retour de la cavalerie pour l'assaut final: 'Ce n'est qu'un au revoir' ('Auld Lang Syne'), version John Wayne et ses boy-scouts. 
Le BOA tape des mains , ravi!
Fausse sortie et 'Everyday I have the Blues' (BB King) met un terme à un concert de 2 plombes.
Clelia , espiègle, lance :'Un petit whiskey et t'en refais une....'.
Cisco , un virtuose , for sure, mais le manque de public et un répertoire archi -connu n'ont pas rendu ce show mémorable.
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Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 22:53

Double affiche HYPE anglaise ce mardi. Les nouveaux rappeurs en vogue et le nouveau groupe à voir absolument si tu veux frimer dans quelques mois quand il fera les grandes salles et les grands festivals. Late of the Pier est en représentation sur le continent pour une des premières fois de leur courte existence...

Il ne fallait en tout cas pas arriver en retard ce mardi si on voulait voir une des meilleures premières parties de l’année.



DAN Le Sac
debout derrière son PC, son micro et ses quelques modulateurs de sons et Scroobius PIP assis sur une chaise, bouteille de rouge en main, casquette à pompon sur la tête et barbe de 3 ans sur le visage (digne du concours de beard and moustache contest). Intro musicale, gros beat, plutôt dansants, Scroobius PIP se lève à la dernière seconde pour rapper son texte. Le gars a une sacrée présence, assène ses textes violemment et à toute allure. Le beat s’accélère et tourne en Drum N’Bass, le son est noisy à souhait, c’est rapide et efficace. Une claque. Les morceaux s’enchaînent, on ne peut que bouger au rythme des textes scandés. Scroobius PIP met en scène certains textes, tableau de Mendeleev, lunettes intellos, grosse bible, etc… pour appuyer son propos… « Led Zep, Oasis, The Smiths.. JUST A BAND ! » Le public apprécie, la salle est surchauffée… étonnant pour une première partie…




40 minutes intenses, bruyantes, speedées, il faudra être très fort pour faire mieux : les Late of the Pier tremblent dans leurs slips…

 

Les 4 ados de Late Of The Pier (ont-ils l’age légal pour boire de la guiness en Angleterre ??) se font longuement attendre. Une attente aussi longue que leur concert, 30 minutes en comptant large !

Les gamins se débrouillent bien avec leurs instruments (batterie, basse, synthés, guitare) pour déverser leur musique énergique, teintée de son 80’s, qui repose entièrement sur leur excellente section rythmique (basse incroyable). Bon, leur prestation est certes fort énergique, le son est lourd et imposant mais musicalement ça ne casse vraiment pas la baraque. C’est plutôt confus, brouillon, ils jouent tellement vite qu’on a un peu de peine à s’y retrouver. Seule la rythmique variée et élaborée retient mon attention. Ils sont jeunes, ont la pêche mais manque indubitablement d’expérience… peut-être seront-ils au point pour les tournées d’été…

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Published by Lio - dans Concerts
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 22:28
Le Hungarian Culture Brussels , 10 Treurenberg, accueillait hier un des groupes chauds en Hongrie : 3OY.
Après quelques exposés (en magyar) annonçant l'ouverture de l'exposition 'Story of line 4' , en l'honneur du nouveau métro à Budapest , le public composé de jeunes magyarok (élément féminin en masse)  , de curieux et de pique-assiettes sans vergogne, venus se sustenter et vider les excellents cépages du terroir hongrois , place à 3OY....

3OY

Un quintet de Pecs , né en 2000, auteur de 4 albums (le dernier,'n°4', en 2008 ). Des stars chez Laszlo Solyom. Leur hit 'bogozd ki' en 2006 fait un malheur chez Liszt et Bartok, et depuis, les groupies de 14/15 ans tombent en pâmoison devant Zoltan Beck le frontman (chanteur/compositeur/second guitar) du groupe. Une Beatlemania transportée à Budapest !



Laszlo Beck : drums - Adam Varga: bass - le rouquin Edre Gradvolt : lead guitar et Zoltan Sarkozy (aucun lien de parenté ...) : keyboards.
Keske ça vaut, 3OY ?
Bof , tu dois pas t'attendre à une déferlante internationale de rock hongrois !
C'est de la pop 'Eurovision'énergique mais stéréotypée. Tu fais un lien avec l' Italian rock , enfin 'rock' est audacieux ! Pense plutôt aux trucs que tu entends au festival della canzone italiana à San Remo. Dans le meilleur des cas , ça sonne comme Eros Ramazzotti ou Jovanotti , voire Adriano Celentano.... Le rock hispanique, style 'Heroes del Silencio' , est également une référence.
Quelques titres bluesy sortent du lot , l'organiste et le lead guitariste se débrouillent , mais ils sont confinés à un rôle de figurants.



La vedette , c'est Zoltan (le Beck hongrois) ! Et franchement , des fois, c'est du niveau Clouseau ou pire : le groupe local , signé pour animer la kermesse annuelle du village.
Du rock 'goulash' manquant furieusement d'épices...
On vous refile quelques titres, en omettant tous les foutus accents : 'hajora szallt' -'teremtos'-'kutyak meg emberek' -'rubikerno' -'felho' -'bogozd ki' -'ver veritek'........
A 21h45' , ils sont priés d'arrêter de jouer (couvre-feu) , au grand dam des gamines ayant sauter sur un trampoline inexistant pendant 60'.
Fred, on se boit un dernier produit viticole avant de retourner à Bruxelles ?
Too late , alles is leeg , il reste quelques chips....
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 22:27
Dans le cadre du festival latino /parcours de la diversité et des concerts 'mujeres', de Pianofabriek, centre culturel flamand de St Gilles (rue du Fort) , a invité la chanteuse Bolivienne Carmiña.
Originaire de Santa Cruz de la Sierra , Carmiña Cabrera atterrit en Europe à 18 ans. Après un passage par Londres , Bruselas l'accueille, elle , sa guitare, sa belle voix et ses compositions. Très vite repérée par Francis Goya , une notoriété guitaristique (active depuis des lustres: Liberty Six, J J Band,Plus... avant de travailler pour Demis Roussos, Vicky Leandros ,Three Degrees e.a. ...et puis à son compte: 35 albums ! ), elle arpente les scènes nationales et européennes et enregistre 5 albums. Le dernier en 2003. (Mirando al Sur).
Ce soir Miss Cabrera est accompagnée par deux pointures : Henri Greindl à la contrebasse (Cheiro de Choro, Parfum Latin, des musiques de film , un label de sa fondation 'Mogno Music' et des tournées, en Belgenland ou chez les cariocas, avec Denise Blue, Marito Correa , Weber Iago ...). A la guitare (nylon strings) , un Napolitain, diplômé au Conservatoire de Bruxelles : Paolo Loveri. Il a côtoyé les plus grands jazzmen de notre petit royaume : Guy Cabay , Fabrice Alleman , Calvin Owens (un Amerloque, adopté chez Kuifje), Bruno Castellucci, Michel Herr, Richard Rousselet etc... Des Cd's à la pelle pour notre meilleur guitariste brésilien, pigmenté à la salsa napolitano.

20h35': les artistes en piste, Carmina au centre , armée d'une acoustique.
Salle remplie , public multiculturel.
'Cosas de la vida' une de ses compositions , ouvre le feu. Du latin jazz limpide dans la grande lignée des Brazilian stars : Antonio Carlos Jobim, Luiz Bonfa, Toquinho... et des chanteuses Astrud Gilberto, Nara Leão, Elis Regina....
Une voix admirable, des musiciens sachant ce qu'est la bossa nova , un pathos latin fait de tristeza inevitabile , nous voilà transportés du côté de São Paulo ou Boa Vista.
Un Chico Buarque rythmé pour suivre 'Essa moça ta differente' . Elle est différente cette fille , elle danse la samba comme personne. Une fabuleuse guitare pour accompagner la danse de la moça.
On passe en Argentine 'Pedro Canoero' de Teresa Parodi. Une ballade nostalgique. St Gilles danse la milonga.
'Deixa Falar' lyrics Carmiña /music H Greindl, un nouveau Brazilian jazz.
En route chez Fidel ' Veinte Anos' des créateurs de 'Chan Chan' le Buena Vista Social Club. Invitation au voyage ! T'as fumé ton havane , direction Paris pour une coupe de Champagne et Michel Legrand, 'Les Moulins de mon Coeur' décoré d' une touche vocale exotique ...comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau... aussi beau que la version de Françoise Hardy.
Retour au Brésil :'Isaura' de H Martinez termine le premier set .
Ma Vlaamse voisine en pâmoison :wat een stem ...Juist,madam ,ze kan zingen !

Un tube pour entamer la seconde partie:'Dindi' de Jobim,hit pour Flora Purim .Beau et profond.
Isolina Carrillo 'Dos Gardenias'..te quiero,te adoro,me vida ...même Bart De Wever comprend ce tango poignant repris par Ibrahim Ferrer ou Omara Portuondo.
'Vocè e eu' de Vinicius de Moraes,le petit poète de Rio de Janeiro.
Carmiña a le mérite de laisser la part belle à ses musiciens d'exception , l'adresse des 2 compères n'a d'égale que leur complicité musicale. Un régal musical.
Mexico 1947 : Henri pique la guitare et le siège de la girl from Santa Cruz, c'est debout qu'elle interprète 'Obsession'de Pedro Flores... Amor es la cosa divina... Amor es el pan de la vida.... compris Zorro ?
Second hit de Jobim ' Chega de Saudade' (no more blues..): la batida dans toute sa splendeur. La tristeza suprême. Sortez les Kleenex , une merveille.
Repos des guerriers : Carmiña seule à l'acoustique , un titre péruvien 'La flor de canela' épice caramélisée au parfum subtil.Délicieux.
Astor Piazzola 'Vuelvo al sur' pas de bandonéon, mais une guitare et contrebasse lyriques et un chant dramatique.... Como un destino del corazon.. des flashes de Carlos Gardel et de la force noire du destin : tragôdia !
On ne va pas finir sur une note sombre ' A Felicidade' , Jobim à nouveau, pour ce chant de bonheur. Un solo de guitare Hergé 'ligne claire' et des images d'Orfeu Negro de Marcel Camus sur ton écran cérébral. Bye bye la tristesse, place à la félicité.
C'était notre dernière chanson ... Tu rigoles , lui envoie la nana assise devant moi..


Rappel
'Estate' une chanson italienne de Bruno Martini, chantée en espagnol.
Un bolero élégant, comme tout ce concert classe.
Zaventem ,attachez vos ceintures, l'aéronef en provenance de Bahia va se poser, on nous signale un brouillard intense et des problèmes financiers délicats.
Caca, rien n'a changé !
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:59

La première partie du concert était assurée par les Français d’Adam Kesher,  groupe formé en 2002 et qui fait totalement penser à du Montévidéo : la voix du chanteur, le style pop/rock/punk mélangé à de l’électro … Néanmoins, le groupe est dynamique sur scène et les morceaux de leur premier album, « Heading for the Hills, Feeling Warm Inside » mettent le public en forme pour accueillir Soldout.

 

C’est vers 22h30 que le duo Bruxellois formé par Charlotte Maison et David Baboulis montera sur la scène de La Brasserie. Le groupe commence avec un titre du troisième et dernier album, « The Call ». Suivent ensuite « We Are Soldout » et « I Can’t Wait », que l’on retrouve sur le premier album intitulé « Stop Talking » (sorti en 2005). Malgré un son parfois chahuté par quelques bruits sourds, ce début de concert est puissant et dynamique à souhait. Le public apprécie beaucoup et n’hésite pas bouger surtout sur le dernier single, « Build It Up ». C’est peu avant ce morceau que la chaleur monte dans la salle et que Charlotte tombe la veste. Cheveux attachés, vêtue d’un T-shirt gris, elle entame le reste du concert avec beaucoup de dynamisme et se donne à fond en chantant dans ses différents micros. Le duo fera (re)découvrir ses titres aux fans en mélangeant des singles tels que « You’re Different », « Cuts », « I Don’t Want To Have Sex With You ». Pour cet opus, l’intro qui était délicieuse à écouter et à vivre a duré quelques minutes. Il faut dire que c’était le morceau le plus attendu par la plupart du public. Petit bémol cependant, la voix de la chanteuse était presque inaudible lorsqu’elle changeait de micro.

Le reste du concert, c’est-à-dire les 5 dernières chansons dont 3 pour le rappel, était beaucoup moins prenant. Le groupe a continué avec des chansons du dernier album, « Cuts », qui sont beaucoup moins pêcheuse et dansantes. Ce qui a fait retomber la fièvre qui était présente chez les fans. C’est donc après une quinzaine de titres et 1h10 de concerts que se termine la prestation de Soldout à l’Eden.

 

 ©Samanta Sidérius

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