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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:35

Un showcase à la Fnac, City 2 = la cohue du samedi rue Neuve + les aléas du parking introuvable.

Ton épouse ne rigole pas des masses lorsque à 15h, heure prévue pour débuter le mini-concert, tu t'aperçois que les musiciens sont présents, mais aucune trace des responsables table de mix. Pas de micros, d'amplis, de retours .... le boxon ! Plaisanterie récurrente à la Fnac.
La dernière fois le rigolo de service prétexta une fausse couche de sa grand-mère, hier, le gars fut moins imaginatif: une panne de voiture! Tu traduis, il était au resto avec la smala, le beau-père se propose de payer, il a choisi le menu à 95€. A 14:49' il en est au sabayon, il a commandé un ristretto et un armagnac 30 ans d'âge ... Merci beau papa! Et son job ? C'est samedi mec, tu travailles le samedi, petit connard?
15h10 Zorro est arrivé, faut tout installer et procéder au soundcheck ...
Si tu souffres d'hypertension, va faire du jogging Bois de la Cambre! Pas question de gueuler 'Rembourser', c'est gratos.
La chienlit, me souffle Clelia! J'opine en avalant un dixième arabica!
Imagine l'état de tension dans lequel se trouvent les musiciens!
A 16 h05, après un soundcheck bâclé, Zanga commence son concert!

Zanga
vainqueur d'un récent Puredemo, c'est Mathilde Renault (Malmedy): piano, compositions, chant. T'as déjà eu un aperçu de son talent à Brosella, où elle se produisait avec Jonas Knutsson. Elle fait aussi partie du groupe Overoceans.
A la batterie: Stijn Cools (Anvers) il était avec Mathilde est revenue sous l'Atomium. Tu l'as déjà vu avec Pierre de Surgères, il accompagne nos jazzmen les plus stylés: Laurent Blondiau, Alexandre Cavaliere, Bart Maris...
Contrebasse: Janos Bruneel (Anvers) le complice de Stijn. (Casimir Liberski, Del Vita Group...)
Et une invitée: Anke Verlinden: claviers/vocals (Transpirandansa).
'Heart in a box' du jazzy pop, au gentil swing et aux perfect close harmonies. Un petit côté Everything but the Girl, sans l'apport électronique. Joli!



'Snowing over you' du mellow jazz à samba touch. Voix sinueuses, orchestration limpide.
'Once in the sky' titre plus risqué au niveau vocal. Anke est hors du coup, elle continue la lecture de la BD, piquée en attendant le comique de la table.
Finies les mélodies mainstream. Excellent titre, beau boulot des Anversois!
'Cameleon boat' piano et deux voix. Ce titre aventureux se trouve sur la demo que le groupe vient d'enregistrer.
C'est notre dernière, nous balance Mathilde, passablement énervée. Contrebasse et batterie couvrant le son des claviers. L'armagnac semble agir négativement sur les facultés auditives...
'L& H song' bossa nova swing à la Eliane Elias, distingué et élégant


On vous en fait encore une, hier on était 'Vendredi 13'. Une samba sautillante, des vocalises cariocas, le brazilian jazz rencontrant la pop.
Zanga, on recommande ... dans de bonnes conditions!
Le son était impec., nous sort le farfelu de service. Que dis-tu, Clelia? Il est de mauvaise foi... Te fais pas de bile, petite !

 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 22:09

Peu de monde, en ce vendredi 13, dans le folkclub proche des dépôts de la STIB et du siège de l'Otan. Bruxelles souffre de paraskevidékatriaphobie....

C'est pas Bart Peters au menu, braves gens, ni la fille du Vlaamse Minister President (j'inaugure une Flanders House à NewYork) Kris PEEters ...Non, la mignonne Vanessa Peters est originaire du Texas et vient de sortir un sixième CD (enregistré avec son band Ice Cream on Mondays): 'Sweetheart, keep your chin up'
La belle enfant passe son temps entre Austin et la Toscane (Castiglion Fiorentino). Les membres de son groupe 'parla italiano e inglese'.
Le multi-instrumentaliste Alex Akela: basse, mandoline et fiddle et Manuel Schicci, un fantastique guitariste forment les Ice Cream on Monday, accompagnant Vanessa pour cette longue tournée européenne (Pays-Bas, Allemagne et pour la première fois en Belgique: Toogenblik et 't Ey à Belsele).
21:15, après le speech coloré de maître Luc, Toogenblik est prêt pour un premier set de folk/pop acoustique agrémenté d'Americana et de country.
'Good News' sur le nouveau CD entame le show. Une joyeuse mandoline et des backings virils de Manuel, pour une mainstream ballad à la Sheryl Crow.
'Big time underground' un titre plus ancien, l'histoire d'un petit gars désirant quitter son bled campagnard pour la big city. Beaux riffs de guitares, sans chichis, de Mr Schicci.


'Fireworks' Alex au violon, tu classes dans le tiroir Aimee Mann, Edie Brickell.
'Drowning in Amsterdam' il paraît qu'il pleut par là-bas! Méchant petit rock aux effluves the Byrds.
'Austin, I made a mess' aux senteurs country. Manuel nous gratifie d'un petit solo brillant.
'Medals' ode aux jeux olympiques .... it's always been such a contest with you The score is never final till you say we're through... Life is a competition, baby!
'Gone' un de ses premiers titres, écrit la larme à l'oeil, lorsqu'elle dû quitter Castiglion et sa douceur de vivre, pour retourner chez les cowboys, leurs rodéos et leur accent John Wayne.
'Amelia' nouveau female rock nerveux.
Une cover, avec Alex à la mandoline 'Jolene' Dolly Parton.
... Jolene I'm begging you please don't take my man.... One of the best country songs ever!
'Saint Antony' composé dans la botte. Titre traitant de la Basilica de Sant Antonio (Padova). Saint Antoine le patron des choses perdues, ne vas pas pleurer chez lui parce que t'as égaré les clés de ton tacot pendant une nuit de libations. Une mandoline sensible.
Le set prend fin avec 'Such Good Actors', elle n'a pas cité Reynders, Leterme, Di Rupo et autres comédiens de chez nous....

Break



Les accros de la nicotine buiten, et une petite mousse pour éclaircir ses pensées...
'Sweetheart, keep your chin up' deux guitares, Alex au repos. Vanessa est douée pour l'écriture, c'est une évidence.
'Just down' retour de Signor Akela. Composition basée sur la légende d'Icare, une lettre d'un père à son fils... ket, fais ce que je te dis et pas ce que je fais....Violon plaintif et émouvant.
'First lesson' titre mélancolique sur fond rock. 'Coming to meet me' pure americana! Vont-ils venir à ma rencontre, attendent-ils mon retour?
'The Grammar of a Sinking Ship' du folk sérieux.
Nouvelle reprise, le formidable 'Reason to believe' de Tim Hardin. Selon la texane, Rod Stewart aurait trahi le feeling de l'original. Pas du tout, baby, la version de Rod the Mod était plus convaincante que ce que vous avez servi à Toogenblik.
L'enfant souffrirait-elle d'un syndrome 'gros cou', elle s'était déjà moquée de la filiforme Dolly....
'The War' un retour à son travail récent. Titre ambitieux : Ulysse présente ses excuses à Pénélope. L'Iliade et l'Odyssée d'Homère, c'est pas Harry Potter.
Pénélope répond ' The next big bang' sur nappé de guitares et d'harmonies vocales.
On termine avec 'Little Films' title track d'un album sorti en 2006. Poppy and cheery!


Trois bis
Un midtempo 'After I'm gone' sur Thin Thread (2005).
Manuel sort un harmonica de sa poche pour 'So What'. Une country song aux influences Bob Dylan.
On fait appel à la chorale de Toogenblik pour 'Can't help falling in love'.
La rengaine se transforme en purée grotesque : chiens hurlant, imitations de la Castafiore, sans oublier Willy qui joue avec tous les boutons de la table de mix.
Quelque part, là haut, Elvis pleure... Stop this mess, please!
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Published by Michel - dans Concerts
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:51
Un des meilleurs concerts vu ces derniers temps.
Super public, groupe en grande grande forme !
Première partie du set jouée sans temps morts, bourrée de tubes et un public à fond dedans reprenant presque chacun des titres. Seconde partie, le groupe joue pour se faire plaisir, plus "expérimental" (houuuuu le vilain mot) dans la manière d'interpréter les morceaux, surtout 
Lucid Dreams que je n'ai reconnu qu'au refrain. Et un final d'anthologie avec This Fire où le groupe s'arrête de jouer pour laisser faire le public, et puis le stage diving des 4 Ecossais en remerciement. Allez non, le bassiste est resté sur scène mais on a eu droit à un stage diving de guitare, suivie de très très près par le roadie qui voulait la récupérer au grand dam des pauvres qui étaient sous lui....



setlist :
01. Come On Home
02. Do You Want To?
03. No You Girls
04. Matinée
05. Twilight Omens
06. Walk Away
07. The Fallen
08. Tale Me Out
09. Turn It On
10. 40'
11. Bite Hard
12. Michael
13. Ulysses
-- Encore--
14. Lucid Dreams
15. What She Came For
16. Outsiders
17. This Fire
 

 
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Published by Nivek - dans Concerts
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:34

Pas mal de monde pour un concert au Witloof, une 50aine de personne… La crise ne touche pas le public du bota, j’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de monde dans les salles…

1ère partie venant des States nous annonce le site du bota.. ben non, les 3 membres de The Kerbcrawlers sont belges…

A peine le temps d’aller chercher une bonne Chimay au bar que le set démarre… une basse une batterie et une dame aux cheveux longs et au Tshirt à paillette à la guitare… oh pardon c’est un garçon… il m’a quand même fallu une chanson pour m’en rendre compte… désolé…

Comment paraître Rock N Roll sur scène :

  1. vous porterez des jeans slims
  2. le bassiste jouera en faisant le grand écart
  3. autant que possible tu sauteras en l’air pour marquer les temps forts du set
  4. si tu portes les cheveux longs tu les feras bouger au rythme de la musique
  5. tu crieras plus que tu ne chanteras
  6. tu prends ta musique au 1er degré même si elle mérite un peu de recul
  7. etc…

Les Kerbcrawlers appliquent à la lettre ces commandements. Leur musique est pechue, le batteur est excellent, le style y est mais c’est mille fois entendu. C’est du R’N’Roll basique avec un peu de noise et de métal… Ils sont sympathiques mais ils ont malheureusement joué 9 fois le même morceau sur un set de 10 chansons. L’autre était plutôt bon, un morceau plus calme qui ressemble à du Stooges, Iggy l’aurait peut-être adopté.


Titus Andronicus

Découvert par hasard chez Lenoir sur France Inter, leurs chansons me faisaient penser au Cribs, un de mes groupes préférés, je me devais donc d’aller voir ces américains de Glen ROCK (déjà). J’étais un peu déçu de voir qu’ils étaient programmés au Witloof mais c’était la meilleure idée qui soit, il faut être à 50cms du quintet pour profiter pleinement du spectacle.

Leur punk-garage-pop est implacable, irrésistibles, l’énergie qu’ils déploient pour le reproduire sur scène est tout aussi infaillible, des litres et des litres de transpiration en sont la preuve. Il fait chaud dans la salle et ce n’est pas du qu’au chauffage..

Trois guitares, une basse, une batterie, un petit synthé, des harmonicas et une chaussette sur le micro pour déployer une des plus belle énergie vue en concert cette année. Un chanteur qui hurle, se jette par terre ou frappe sur les cymbales de son comparse, des « hou houuuuu » repris en cœur, quelques solos de guitares et une rythmique impeccable.. Tout pour nous faire vivre des morceaux entraînants mais très sombres, « you life is over », dans un esprit punk…

Un concert quasi parfait, pour un album quasi parfait par un groupe quasi parfait… donc probablement un des tops concerts de l’année.
 

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Published by Lio - dans Concerts
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:11

Soirée psychedelic/progressive rock dans une orangerie au public clairsemé.

20h10': sonnerie, les éternels assoiffés sont priés de quitter le comptoir !

Zechs Marquise
Personnage de manga ? Un markgraf aus Brandenburg? Non, un American band, formé en 2003, à El Paso, Texas !
Marfred Rodriguez-Lopez - Bass/Marcel Rodriguez-Lopez -Drums/Marcos Smith - Guitar et Matthew Wilkson - Guitar.
Le Marcel jouera, plus tard dans la soirée, avec son hermano, il tiendra les claviers.
Dès les premières notes, t'as pigé que ce ne sera pas de la dentelle. Un son mammouth.
Une guitare (celle de Marcos) Jimi Hendrix sur couche de fond plombée. Un habile mélange de funk, rock traditionnel et d'improvisations jazzy. Loud est un maître mot pour les 6 compositions instrumentales (+intro), balancées hier.

Le premier morceau n'a pas encore de titre, it's nameless nous confiera le serviable Matthew.
Nameless mais pas worthless, des guitares bourrées d'effets, un duel chimérique sur base funky, style Billy Cox et Buddy Miles du Band of Gypsies, du grand Jimi.
Une petite intro 'electronics', faisant place à une guitare dramatique : 'Black Ark Dub' que l'on trouve sur le premier studio album 'Our Delicate Stranded Nightmare' sorti en 2008. Marcel estime qu'il est l'heure de sonner le glas, on quitte les tranchées, tous au front.
'Electric Soil' ces gars écoutent King Crimson, Frank Zappa, Weather Report, Captain Beefheart et sont imprégnés de ces influences. Un gros beat samplé, on accorde les guitares. Nouvelle fusillade: deux artificiers sanguinaires sur basse et batterie fumantes. Marcos décide de partir seul au combat, très vite les troupes rappliquent. Le sol est peut-être électrique, mais certainement jonché de cadavres. Une jam bouillonnante.


'Mistress Abyss' Le vent se lève sur le désert d'El Paso, une basse mortuaire annonce la fin du monde, les guitares se font métalliques, répétitives. Une marche funèbre ! Insensiblement les brancardiers, conduisant le corps vers le corbillard, accélèrent le pas. Le fourgon mortuaire, transformé en race car, fonce vers le cimetière . Petit ralentissement, un crotale traversait la piste, on reprend du rythme. Mount Carmel Cemetery: terminus!
'Paul Harvey' et 'Sirenum Scopuli' deux dernières salves psychédéliques, bien ficelées mettent fin au set de 50'.


Omar Rodriguez-Lopez Group :21h20'
Line up:
Omar Rodriguez-Lopez (guitar)
Ximena Sarinana Rivera (singer :from Mexico)
Marcel Rodriguez-Lopez (mulitinstrumentalist / keyboards)
Juan Alderete de la Pena (bass)
Thomas Pridgen (drums)
Mark Aanderud (keys)



La plupart de ces musiciens jouent dans Mars Volta, autre band progressif d'Omar (from Puerto-Rico), qui rappelons le, était de l'aventure At The Drive-In jusqu'en 2001.
Prolifique, le Omar, en six ans plus de 10 albums sous son nom. Trois galettes en 2009! (Megaritual/Despair et Cryptomnesia qui sortira en mai).
'Boiling Death Request a Body to Rest its Head on' tout un programme. Un instrumental que tu peux trouver sur 'Se Dice Bisonte, No Buffalo', compris, petit belge!
Une basse funky, des claviers lancinants et surtout un batteur bestial :Thomas Pridgen! Un rondo infernal et hypnotique, avec break paisible pour mise en valeur des claviers. Douze minutes d'acid jazz, de rock planant, de guitare psychédélique sur fond de visuals alcaloïdes.
Arrivée de la mignonne Ximena, chanteuse et actrice. 'Victims del Cielo' à l'ouverture majestueuse. Un chant torturé et un solo poisseux du maître. Thomas,le monstre, se déchaîne sur ses toms et cymbales.
Ximena disparaît, un instrumental juteux :' Dyna Sark Arches', du premier album.
'Las Flores con Limon' effets grandes orgues, chant liturgique. Une peinture expressive et colorée à la Frida Kahlo, vite transformée en rituel satanique. Inquiétant!
'Ila Hysteria' du Santana, première époque avec Greg Rolie, Michael Shrieve, José 'Chepito' Areas ...Un orgue qui swingue et des percussions tribales.
'Locomotion Capilar' nouvelle jam nerveuse, avec chant haché et reverb à la David Gilmour.
'Here the tame go by' long downtempo bluesy. Une guitare Gary Moore, des claviers aquatiques, une basse et batterie ethniques. Titre langoureux et inspiré.
'Population Council 's Wet Dream' tous les spotlights sur le drummer, pour ce rêve mouillé.
'Builderberg Group': longue plage planante, commençant sur un rythme rock saccadé au chant enfantin, pour voir des claviers célestes t'emmener batifoler dans les nuages.
'Jacob Van Lennepkade', période amstellodamoise du guru. Titre torride: une wah wah funky, des effets fuzzy et un drumming diabolique.


'New York City' sera le dernier morceau de bravoure. Intense et sauvage !
Omar Rodriguez -Lopez à consommer avec modération, ce truc agit sur tes neurones et peut te rendre paranoïaque.
80' de ce traitement, tu baignes dans l'euphorie, plus tu risques une suractivation du cortex.
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Published by Michel - dans Concerts
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:35

Peu de monde à La Flûte Enchantée, ce dimanche. Au programme : Alkalys et Pixel Race.


Alkalys
Band français, originaire d'un trou normand, existant depuis 2003. Deux albums à son actif, le dernier 'Choeur Delys' vient de voir le jour.
Ces havrais sont quatre : Speet : batterie, parfois basse - Ben: basse - Jimmy: basse et le petit Max, la menace: guitare.
Avant-hier, ils jouaient à l'Os à Moelle, ce soir chez Mozart.
'Intro' du postrock spatial, n'ayant rien à voir avec 'La tactique du Gendarme' d'un autre Normand célèbre... Non, pas Gérard ...Yves, t'es vraiment nul: Bourvil, mec!
Sonorités décalées, par l'usage d'archets chatouillant les basses.
Alka -Seltzer poursuit avec 'Sink', un titre salle de bain. Le batteur quitte son tabouret, ramasse une basse, nous tourne le dos, comme tous ses poteaux, sauf le Max et c'est parti pour un trip instrumental aux influences Explosions in the Sky et autres Mogwai.
Quelques vocaux samplés mélodieux et évasifs, avant de voir guitare et basses s'emballer pour pousser la composition vers un paroxysme exacerbé. Longue plage typique d'un style qui tourne en rond et s'essouffle. Entendu des milliers de fois!



'Shamalow' ' Happy' 'DB 3,14' ... même topo! De temps en temps un petit gimmick préenregistré, et toujours cet esprit de distanciation: ils sont beaux nos dos!
C'est obsédant et répétitif, bien foutu, mais je n'accroche plus! Nos Cecilia Eyes, de Morlanwez, bricolent dans le même créneau planant.
Alka lisse en rajoute une cuillère 'La constellation des Kilapayoun' un truc de BD pour adolescents attardés.
Il y a comme un mécanicien dans le tas, ce gars a emmené tout un attirail de tournevis, pinces à épiler et vibromasseurs, qu'il utilise pour jouer de la basse. Makske, jaloux, nous sort une arme factice en plastique, un espèce de canard avec lequel il gratouille sa 6 cordes. Saint-Nicolas est passé en Normandie !
'Main courante' et une dernière chanson (dixit le batteur) sans paroles achèvent le set !
Baguette et camembert au menu!

Pixel Race - 22:05
Pour une fois, un horaire respecté chez Fred & co.



Un quintet chou de Bruxelles, emmené par Kevin Raymaekers au chant. /Guitare et synthé, backing vc: EricRenwart /Drums:Nicolas d'Haeveloos /Basse:Olivier Calmeyn et celle qu'on préfère: Jessica Giordano: guitar, backing vocals.
Cette course de px est bien sympa, son rock est bien gentil, mais ce machin est d'une banalité affligeante .
Je cite Jeremy de 'Perverted by Language': c'est aussi rock qu'Avril Lavigne, il ajoute malicieusement, le chanteur des Pixel est aussi sexy que la canadienne et a plus de poitrine!
Sept titres joués en 35': 'Reasonable Option' de l'indie carré. 'Blown away' power pop catchy et sautillant, formaté Pure FM. 'Secret Flavour ' dansant. 'The 8 bit song' aux gros beats, un synthé synthétique, de la pop trampoline.
'K -Oxyde' plagiat de Placebo, sans le côté androgyne ambigu.
'Tao' philosophique et contemplatif, on te passe les débilités débitées entre les morceaux...
Taïaut taïaut ...jump, jump, jump... sugar, sugar.... Je préférais le bubblegum des Archies!
La dernière 'Perfect Gender' pour Hugh Grant. Légèrement puéril !
L'habile batteur tire son épingle du jeu et nous avons een boontje pour Jessica!
Fred Cerise s'égosille pour un rappel. On a soif, répondent les Pigs L.
La scène les inspirant, ils nous font un truc boy scout Grand Guignol, a capella !
Qu'est ce qu'on joue à La Flûte? Les Précieuses Ridicules ...
 
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Published by Michel - dans Concerts
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:18

Jazz on Sunday, at 5 PM, au café Belga, place Flagey.

Premier soleil, terrasse et café bondés. Une demi- heure de queue, au bar, pour espérer obtenir une pintje! Un va- et -vient constant, et Dans Dans qui entame un soundcheck avant-garde.

Dans Dans

Un ballet?
Non un trio alternatif, signé par l'écurie Bestov, pratiquant un jazz /fusion psychédélique et expérimental, tourmenté.
Des connaissances : Ivo Sans ,drums, vu l'avant-veille avec Mortons Object - Fred Jacques ,basse, aussi connu sous le pseudo de Lyenn, déjà vu avec la merveilleuse Lynn Cassiers et, à la guitare, le sorcier: Bert Dockx (The Flying Horseman, Work et des centaines de collaborations..).
Dans un passé récent le groupe se nommait Trio Rosso.
Soundcheck fini, pas de monitors ...c'était comment? Ok, les gars, votre musique survole le brouhaha ambiant !

Set 1 (17h20)

'El is a sound of joy ' de Sun Ra, le cosmique. Une guitare John McLaughlin, une basse galopante et une batterie sautillante. Aux pieds de Fred ou de Bert une dizaine d'effect pedals et autres gadgets électroniques. Un jazz rock furieux, décoré de belles envolées lyriques. Du solide.
'Serene' Eric Dolphy Serein ce titre....
Légèreté, sobriété, élégance ..une compo ensoleilée parfaite pour ce printemps naissant.
Un petit truc dansant, tendance latino, le 'The Sicilian Clan' d'Ennio Morricone. Bert se la joue Devadip Carlos Santana.
' Miss Ann' retour à la fusion, pour ce nouveau titre d'Eric Dolphy.
Méchant jazz/rock noisy, aventureux et bourré de distorsion. Une explosion vibrante.
Tom Waits: 'Yesterday is here' du rock à la sonorité Link Wray, qui vire aux ambiances surf à la Chris Isaak. Un western ixellois starring Frit Flagey met ketchup.
On termine le premier set avec 'Driva Man' du batteur Max Roach. Un titre série B, en noir et blanc, avec effets de glisse Courchevel. Et Bert qui scande 'Driva Man '. Ouille, le chauffeur voit rouge, brûle tous les feux, en se prenant pour Juan Manuel Fangio au volant de sa Mercedes- Benz W196. La sirène des flics, alertés, rugit et, réveille tous les fidèles, assoupis à l'office de l'église Ste Croix.

Break




Le set 2 démarre à 18:25'

'Oska T' de Thelonious Monk. Pas de piano pour ce cool jazz, ayant des difficultés à couvrir le vacarme des conversations animées. Bert a compris qu'il fallait accentuer le rythme, Fred saute dans le wagon et entame un solo sulfureux. Le Belga se tait!
'Time of the barracudas' pièce maîtresse du pianiste Gil Evans. A l'écriture : Evans/Miles Davis. D'un classicisme old school, Bert y va d'une démonstration d'une dextérité phénoménale. Ses doigts agiles filent sur les cordes, du pied il appuie sur la wah wah, les barracudas sont lâchés! L'Ibanez, martyrisée, pleure de douleur. On fait appel à un médecin électronique qui ausculte. L'animal hurle, tel une femelle mettant bas. Naissance du bébé. Silence salvateur!
Un thème pastoral pour suivre , le quiet 'Ik heb mijn hart gesloten' de feu Wannes Van de Velde, notre Vlaamse chansonnier qui jeta une passerelle entre chanson populaire et jazz.
On poursuit dans le frivole et Sud Américain avec 'Green Chimneys' de T Monk. Solo racé de Yvo et bruitages aciérie en feu de Bert. Fred y ajoute une couche, les pompiers tardant à arriver, tu crains le pire, une cheminée, même verte, en feu ... mauvais!
L'apocalypse. L'enfer de Dante, c'est un dessin animé pour gosses de 3 ans, à côté de ces râles horribles. Après la fureur, sur les ruines fumantes, le trio reprend le thème initial, à la vitesse maximale autorisée sur nos autoroutes.
'Waterpoort' compo van de Heer Dockx, un nouveau soundtrack Sergio Leone.
Merci, Mesdames et Messieurs, notre dernier morceau : Duke Ellington 'Caravan'. Rythmique tribale et guitare tout en finesse. Au paradis, Duke applaudit.
Epoustouflante performance!

Un bis : 'The Mooche' du même duc. Un jazz vaporeux, évanescent et addictif !
C'est beau, me souffle ma jeune voisine. Tiens, mouche-toi!
 
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 22:19

Longue tournée française pour Jennifer et Oren, deux arrêts dans notre gai royaume : Kortrijk et l'Orangerie du Bota. Bruxelles n'affiche pas complet!


Joy

Nouveau projet de Marc Huyghens, ouvre les hostilités.
Mr Huyghens est revenu sur terre, après un long séjour sur Venus. Il est tout joyeux (hum ... ce patronyme' Joy' ne convient pas trop au band : l'univers de Marco n'étant pas des plus allègres et, de plus, un obscur disco band polonais, ou kazakh, a choisi la même identité).
Pour l'accompagner deux superbes jeunes dames : Françoise Vidick au chant et percussions (Zap Mama, Adamo et ..en 1992 sélection belge pour l'eurovision, avec le titre 'Ne me dis pas que tout s'éteint ', interdit d'antenne suite à une plainte d'Electrabel. Sa bio signale des backings pour Sandra (saucisses Mora) Kim, Pierre Rapsat et BJ Scott....



Au violoncelle, la fantastique Anja Naucler (Suède): master en musique, licenciée en Sciences Po, musicienne classique pour le Vlaams Radio Orkest et autres groupes de musique de chambre, du jazz et de la world avec e.a. Ghalia Benali, Marco Locurcio, Nicolas Kummert .... Une sommité en somme et, agréable au regard, me souffle Rudi (Jean-Paul et Fred Z acquiescent!).
Le Venus de Bruxelles chante et gratte sobrement une guitare électrique.
C'est parti pour 40' de soft/rock sombre et minimaliste.
Joy n'a pas encore d'album, des demos existent.



Une intro de guitare, Marc attaque ses vocaux ... un trou de 20 secondes ! Gênant!
On reprend, Françoise assure les backings et tous les regards convergent vers un violoncelle élégant ... take the long way around the sea ... marmonne le duo ! Enchaînement immédiat, une ouverture obscure au violoncelle pour un nouveau titre lancinant 'Empire', un refrain choral élégant. Vachement bien foutu!
Une prière mystique ...Oh my lord...avec, une nouvelle fois, Anja en évidence.
Le jeu de Marc s'avère artisanal. Si le chant de Françoise est impeccable, tu te poses des questions quant à l'utilité de tout cet attirail percussif sous-employé : un tambourin et des shakers auraient pu suffire. Les compositions tiennent la route mais demandent, maybe, un habillage plus profond. Heureusement il y a le violoncelle!
En arpège pour le quatrième morceau, des percus tribales et Marc qui pleure... give me an explanation if you think you can... Superbe titre finissant crescendo.
Toujours cette lenteur grave: une mélopée.: ça rigole pas avec Joy!
Un violoncelle Dvorak ...you're my grave I'm digging like a slave ...('N°7') c'est sûr t'es loin de Lange Jojo!
Sur les mesures de 'Et maintenant': une ballade mélodramatique magistrale, une marche funèbre grandiloquente, un requiem choral (3 voix): 'Flesh' ! Un hit en puissance.
On continue dans le registre lugubre ... I forsake nothing... pour terminer par un jazz minimaliste avec vocaux éthérés.... she's never been able to live on her own .... chuchote Mr Huygens.
Support, ténébreux et glacial , intéressant.
Un potentiel énorme !

Longue attente et à 21h20, trois musiciens d'Elysian Fields rappliquent. Une intro piano/ batterie/ contrebasse!
Les stars se font désirer : Oren Bloedow met hoed se pointe, guitare bluesy et, en titubant, verre de vin en main, entrée de Miss Jennifer Charles !
Fred Z craint le pire, hier au Kreun, ce n'était guère brillant, le couple avait plongé dans le pinard et le set fut mollasson!
Un premier titre de 'The Afterlife', sorti en ce début 2009 : 'Drown those days', du jazzy/blues à la Cowboy Junkies. Voix sensuelle de femme fatale et accompagnement classe.
Kenneth Salters, le batteur from New York, respire le savoir-faire. Il a travaillé avec quelques pointures du jazz (Chris Potter, Reggie Sullivan ...) et a eu l'honneur d'officier pour Aretha Franklin. Aux claviers, synthés ou à la basse : Chris Vatalarro et, from Paris , Sarah Murcia , contrebassiste de jazz , jouant également du synthé (Magic Malik, Fred Poulet, Georges Moustaki, Sebastien Martel ...).
Excellent band!
'Where can we go but nowhere' du noir rock en demi-teinte, cachet typique des Elysian Fields.
'Condenser' une lenteur moite et une acoustique réservée. Jennifer, les yeux fermés, t'emmène dans des rêves érotiques carré blanc! Sarah nous quitte.
'Bayonne' sur Queen of the meadow, un downtempo basque et morose, voix doublée en chambre d'écho.. By the time I reach tomorrow I won't be me anyway... pas rigolo et tranchant...Is your pride too big to swallow?....
Mr Vatalaro délaisse ses claviers et se saisit d'une basse pour un titre plus nerveux ... like a falling star...across the great divide ... la setlist annonce 'Chance'! Jennifer adopte des poses aguichantes, style Jane Mansfield ou Marilyn dans 'Some Like it Hot'. Un crooning féminin irrésistible, du jazz enfumé plus lascif et licencieux que celui de Tom Waits.
Effets de reverb étonnants pour le titre suivant (ne pas oublier que Mr Bloedow a fait partie de la mouvance Lounge Lizards et est friend de Mr Marc Ribot), une nouvelle torch song pour film noir .... I can hear the wild west ... minaude Jennifer.
'Bend your mind' voit le retour de la Parisienne au synthé. Un rock crépusculaire !


Essai de communication avec le public, avorté par une intervention maladroite de l'éclairagiste.
'Climbing my dark hair' single du denier né, nouveau morceau morbide qui tue.
'Turns me on' du jazz à la Doris Day, mais aux lyrics moins guillerets. Un piano désaccordé et Jennifer envoyant quelques riffs de guitare tout en faisant pleurer le vibrato. Petit solo admirable de Kenneth.
'How we die': piano bar, lumière tamisée, une effeuilleuse fait son numéro sur un jazz langoureux et dramatique ... hopeful and then hopeless ... La guitare d'Oren se fait acérée, agressive à la Thurston Moore pour virer Carlos Santana. Ce mec est un génie!
'Lame Lady of the Highways' ambiance David Lynch, long titre hypnotique aux relents d'acide (cf the Doors) . ..You don't have to look if she's ugly now 'cause you never loved her anyhow ... lucidité macabre!



Une heure de jazz/blues/dark rock dérangeant et sensuel. Le band se tire!
Bis
Sourires béats de la diva 'Anything you like' sur Bleed your Cedar (1996). Nouveau numéro exceptionnel de Bloedow.
Un frêle 'Meuwci beaucoup' et elle annonce /...next song is a kind of roleplay, basé sur le petit chaperon rouge, joué par Jennifer. Le grand méchant loup sera interprété par Oren.
Magnifique duo vocal, titre ravageur .... sexualité, violence, fantasmes, ambiguïté ... Les Champs Elysées retournent à New York et l'orangerie termine le chant par des ooh ooh oohs charmeurs.
Grande finale, ovations!

Surprise, retour des artistes heureux : 'Ashes in Winterlight' qui clôture le nouvel album. Une ballade folk à deux voix, style Elliott Murphy. Belle lovesong.
Quatrième encore : un titre léger à l 'acoustique, basse et chant, pas sur la setlist : 'Madeleine' (?).
Fred et Jean-Paul sont réconciliés avec Miss Charles, bon concert!
Bruxelles refuse de quitter l'Orangerie et Jennifer, flanquée de son compagnon, rappliquent pour une dernière salve magique 'I cover the waterfront' immortalisé par Billie Holiday, Frank Sinatra, Sam Cooke. Une perle de tendresse au jeu de guitare en arpèges, digne de Joe Pass .
Elysian Fields nous quitte sur ce bijou et, nous retrouvons des artères bruxelloises moins illuminées. Face au botanique, trois véhicules ont les vitres déflecteurs brisées.
Back to reality, finie la volupté !
 
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:32

Rue de la Charité, St Josse, les Ateliers Mommen : cité d'artistes et, accessoirement, d'élite branchée, post Woodstock, ne dédaignant ni une bonne Leffe, ni un joint parfumé !

Vernissage d'une expo ('Sens'), chips, chou-fleur, herbes et concert/improvisation de Mortons Object!
Tu te pointes peu avant 21h : une Maes, please (1€ , comme avant la crise), et tu te mêles à la faune colorée. Quelques danseuses improvisent une performance, 2 ou 3 illuminés s'extasient devant les oeuvres exposées, des musiciens d'une autre époque (Frank Wuyts , Musique Flexible) déambulent nonchalamment , un clebs noiraud gambade joyeusement parmi nous ...Un happening , à la John Lennon/Yoko Ono.
Hé, mec, t'es là ... C'est Guy Segers. A quoi on peut s'attendre, gars? Ce sera totalement improvisé, fieu, comme en quatorze!
Ah bon, expérimental ? Dans quel tiroir on classe? On fait de la musique, gars, point!

Mortons Object
Un one shot, composé de vieux requins, ayant bouffé des petits poissons dans toutes les flaques de ce bas monde.
Le trio national : Guy Segers: basse 6 cordes (Univers Zero, Present, Moving Tones, Musique Flexible, The Morton Fork Gang.... et fondateur du label Carbon7) - Michel Delville (The Wrong Object, Trank Zappa Grappa in Varèse, Purple Vishnu .... chargé de cours et poète !): guitare/guitare-synthé /electronics (7 à 8 effect pedals, un orchestre à lui seul) - Ivo Sans : battterie (Work , Animus Anima , Ypsilon, Moving Tones, Dans Dans....). Pas des mecs qui jouent dans le groupe de bal du village.
Et en guest, from Great Britain, la légende : Geoff Leigh (sax soprano, flûtes, electronics, sifflets et autres instruments ethniques + vocals trafiqués ).
Ce pape de l'avant-garde est un des piliers de la Canterbury scene : Henry Cow (avec Fred Frith et Chris Cutler e.a.) , il collabore à Slapp Happy, Hatfield and the North , aide Mike Oldfield puis forme Radar Favourites, Black Sheep ,The Morton Fork Gang e.a....
Fin 80, il séjourne in Brussels et, travaille avec la réalisatrice Chantal Akerman , il enregistre avec Frank Wuyts.... si tu veux enquêter sur sa vie et ses oeuvres, engage Sherlock Holmes , Hercule Poirot et la commission Fortis, tu m'appelles dans vingt ans pour me communiquer les résultats.

Il est 21h10 quand Jefke, dans un français à la Mick Jagger, annonce :'Improvisation number one'. Courte plage de 45 minutes .
Une intro classique à la flûte, avant l'entrée en service des indigènes : ça déménage sec.
De l'expérimental, une esthétique avant-garde, un trip musical sidérant. Mr Leigh se démène comme un Arthur Brown machiavélique, se saisit d'une flûte indienne à deux becs et nous sort des sons stridents surréalistes. Guy attaque un phrasé groovy. Ivo, imperturbable, assure et Michel se la joue Frank Zappa.
Le rosbif entame des vocaux lugubres vocodérisés sur fond de guitare cathédrale. Indescriptible, imagine David Bowie ,époque berlinoise.
Des bruitages diaboliques et riffs marteau-pilon, la compo semble s'éteindre sur une incantation cherokee, faite de vibrations électroniques, lorsque, soudain ,les belgicains relancent la machine. Retour au front!
Geoff en profite pour sortir le sax de son étui et se lance dans un solo débridé.
Sauvagerie maîtrisée. Le grand-prêtre amorce un chant divinatoire, accompagné de mouvements hallucinés. Charles Manson à St Josse!
Une dernière explosion et applaudissements des fidèles!
Impro 2
Elle démarre tout en délicatesse. Une flûte champêtre, une basse câline, une guitare printanière et des percussions espiègles. Joli!
Break

Foule au bar et chapeau circulant pour payer à boire aux artistes.



Set 2
Flûte amplifiée et vocaux brumeux samplés, bande son rêvée pour un long métrage de Werner Herzog (en noir et blanc!). Titre abstrait de 20'.

Compo 4
Une guitare Shakespearienne sur rythmique pesante. Mr Leigh nous sort une collection de sifflets ethniques à rendre jaloux l'agent 221. Tu planes, mais qui s'amène en catamini, Frankie Wuyts, le Lucky Luke flexible. Je m'en vais ajouter des notes de melodica des Andes à votre plat, déjà épicé.
Le colibri, nourri à la Maes, s'envole sur fond musical à l'esprit Sri Chinmoy. Dieu est à l'intérieur de chacun de nous! Médite cette pensée!

Compo 5
D'un voyage à Pondichery, Geoff a ramené des cloches en cuivre. Le guru les tapote et c'est parti pour un titre atmosphérique à tendance onirique. Entouré d'ibis, tu voltiges, désinvolte, au dessus de l'Orénoque . C'est du Robert Wyatt, du Gong.. Boum boum , la chasse est ouverte? Un méchant coup de baguette brise la songerie, une basse violente accentue notre émoi. En route pour un trip perturbé, le Geoff amorce un ...I can't get no satisfaction... effrayant. Mr Wuyts entame son numéro de charmeur de reptiles et les potes transforment le titre en reggae brûlant.
Peter Tosh ressuscité. Une nana, sous influence, se sent des talents de cantatrice, à la Janis Joplin. Elle vient pousser un chant/prière profane, papillonnant au dessus des sonorités jamaïcaines du quintet.
Frankie connaît les classiques, en route pour le désert du Kalahari sur nappé de 'Caravan'. Les crotales regagnent leur boîte, le sapera range son pungi, les voltigeurs terminent en beauté.
Fin du trip! Le tapis amorce un atterrissage en douceur.
St Josse, Belgique, terminus: tout le monde descend !

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:33

Pas facile à dénicher le Gemeenschapscentrum de Sint-Agatha-Berchem.

Rue J B Vandendriessch, telle est l'adresse indiquée: tu te retrouves dans un dédale de ruelles, de sens interdits, de travaux, ze big bordel.
Sur place, tu trouves un café accueillant et une petite salle (capacité 50 spectateurs) bien équipée.
On te prévient que le band ne pourra pas jouer avant 21h15, il y a une Nederlandse les à l'étage, donnée par Bart De Wever, pour Onckelinckx, Milquet , Maingain. ..et autres franskiljons ne maniant pas la pure langue de Vondel.
Een pintje, maar !

On te fait signe d'entrer dans la salle de concert : One Trick Po est sur scène.
1980 : Paul Simon 'One Trick Pony' : film et soundtack superbes.
One trick pony : slang pour décrire un gars ayant des oeillères, manquant de vue d'ensemble.
Tu oublies tout ça !



One Trick Po : un trio jazzy/pop/rock, emmené par la frêle Veerle Pollet (tu prononces Paulette) : piano, guitare, lyrics et vocals -à la basse ou contrebasse : le kale Chris Carlier (Cro Magnon, Kiss of Life) - aux drums : le lange Toon Van Dionant, un jazzman au palmares éloquent : Robin Verheyen, Fred Delplancq, Four in One, New Groove Sextet, Tuesday Night Orchestra..., il touche au blues avec les Belbouchos.

Une trentaine de spectateurs, essentiellement des vrienden ou des membres de l'académie de musique du coin.
'Hope' une intro de batterie subtile, un piano alerte et une contrebasse sobre pour un pop/jazzy track doucereux à la Michel Legrand. Bon début!
'Dog Face' un petit côté Tori Amos, disparaissant lorsque le trio amorce un break instrumental musclé, Mr Carlier martèle sa contrebasse et le chien, devenu enragé, s'emballe et pique un sprint à la Tom Boonen cocaïné. Fabuleux titre.
'Time to move on' Un gospel/bluesy. Veerle étant passée à la guitare.
Un petit rock, aux relents K's Choice de par le timbre de Miss Pollet: 'All the things' .
Retour au calme, à l'élégance, et aux claviers: ' Two times more' .
Un tango, dames en heren, ' Last Effort' . En fermant les paupières, tu te retrouves dans un bar new-yorkais enfumé (si tu préfères Buenos Aires , prends le parachute). Sur le comptoir, un mousseux tiède à côté de ton bourbon. Une allumeuse, plus très fringante et maquillée outrancièrement, te caresse le menton, un pimp chicanos te surveille du coin de l'oeil. Batterie et contrebasse en sourdine, accompagnent un piano fatigué .. c'est une nana qui le tapote avec délicatesse, en chantant sa mélopée ..
Retour au jazz/pop ' Wrong Foot', suivi d'un blues en demi-teinte; ' Worst Case Scenario', repos pour Toon, une guitare et une contrebasse !
'Best for me' un rock carré et pour terminer le set, une formidable version de la perle soul 'Baby I love You' Aretha Franklin(1967). Les années Atlantic, toute ma jeunesse!
Pas de solo de guitare gluant : dommage! Mais de grands frissons, anyway.
Iedereen in de kroeg , pintjes au menu !

Set 2
'Perception' un petit côté Sioen et des lyrics Freudien...I'm sorry I destroyed your last hope...
'Fine and you' du jazz/samba et Veerle reprend sa guitare pour 'Maybe Baby' pas le rock de Buddy Holly, mais une compo de la maske, Chris aux backing vocals, sans micro .C'est comme Amanda Lear avec micro, en playback! En entendant cet air, tu penses à Marjan Debaene, autre singer/songwriter de chez nous.
Toon abandonne ses caisses et passe à la basse, deux guitares électriques, pour un titre coup de poing: 'Give me a reason' de Tracy Chapman. Le chauve nous assène un solo bluesy pas bidon!
'Mocking Bird', c'est une manie tous ces titres de chansons célèbres? Mélodique et seyant.
'Switch', Godv. Golden Earring , nu... Non, à l'écriture, Pollet Veerle! ...can I borrow your head... tu fais pas une affaire avec mon cerveau! Du classical piano pop.
'On my way' qui finit au galop.
On switche vers un blues pur jus: 'E String' ... j'espérais un baiser, j'ai même pas eu droit à un sourire... Tous des salauds, on ne le répétera jamais assez!
La dernière, mensen :' For the time being', chacun y va de sa performance mise en valeur !
Well done, meisje!


Un rappel, on rejoue 'Dog face' et Chris se remet à battre la grand-mère!
Sauvage!
Band à surveiller !
 
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