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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 22:34

Déjeuner au Music Village en ce jeudi printanier. Pas d'Edouard Manet au programme, mais bien un fabuleux singer/songwriter uit Gent: H T Roberts.

La semaine dernière, Isabelle, la responsable programmation de Broodje Brussel, s'était vue obligée d'annuler Marie Koop, la brave dame, en pleine période escapist, est restée au Mexique ou Guatemala et ne désire plus vivre in klein Belgenland ...Trop tard pour un vervangact!
Hier midi, geen probleem, Mr Roberts et son band sont au poste !
HT vient nous présenter son dernier né, 6 gosses il a pondu ce lapin: 'Motion/Still'.
Il commence solo, à la guitare et à l'harmonica: 'Gospel Hill' eerste titel van zijn pasgeboren baby!
Pas de doute, le Gentenaar est de la race des grands songwriters: Elliott Murphy, le Zim, Richard Thompson ... Il t'emmène dans son univers de vie calme, d'eau, de prairies ... où la technologie est absente.
'Woodsmoke' voilà le band : Peter Ryckeboer, (ça existe encore des fermiers plein de blé?), aux keyboards. Tout comme HT, Peter a collaboré à l'album 'Trouble with Park Avenue' de Gabriela Arnon. A la contrebasse: Arne Van Dongen, premier prix au Conservatoire, joue aussi bien dans des formations classiques (I Fiamminghi...) que jazz (Diederick Wissels, Eric Vermeulen ...) ou des groupes world (Anja Kowalski...), c'est pas lui qui a peint Brigitte Bardot aux yeux d'autruche!
Gijs Hollebosch est l'homme à tout faire, hyper doué: guitare, dobro, mandoline. Tu peux le voir avec Lieven Tavernier, Olla Vogala, Mel Dune e.a.
'Woodsmoke' ouvre l'album 'Fingernail Moon' de 2007....I've seen life from a suitcase... nous chante le dichter des choses simples. L'odeur du café fumant le matin, par exemple. Back to the roots, tel est son motto.
' Queen of the detours', Gijs à la mandoline, pour ce country track sensible.
'Slow Moving Rivers' l'Escaut, la Lys ... I was born in the country of slow moving rivers... nostalgique et pictural: l'ombre d' Emile Claus plane dans le club de jazz. Une slide racée et un piano fragile. Mooi en breekbaar, zeggen ze in Vlaanderen.
'The Potter'... Her eyes can tell the lover from the liar ... magique et délicat.
'Railroad Man' Mr Roberts nous rappelle l'historique de la première ligne de chemin de fer en Europe: 1835, le 5 mai: Mechelen-Brussel. Déjà un retard d'une heure sur l'horaire, euh... pas à cause de la SNCB/NMBS ... Non le canon prévu pour fêter l'événement ne fonctionnait pas, et c'était pas les saucisses de VDB (Polleke, où est ma pipe, est né en 1919!) qui bouchaient la gueule de Bertha ...Un singalong, dont nous fredonnons le chorus avec plaisir.
Une intro andalouse pour ' Adobe Walls', un titre profond et atmosphérique, te donnant la kiekebich. Une perle d'émotion!




Arthur et Fred se passent un kleenex en reniflant.
'Dark from Light' chanson métaphysique. HT est un fantastique créateur de climats sereins.
'Motion/Still' une valse pastorale.
'Massey-Ferguson' l'histoire d'un vieux tracteur. Le mec a l'habitude d'écrire ses titres le matin en avalant son Douwe- Egberts, sa femme est au turbin. Le soir, il lui dit: j'ai écrit une nouvelle lieke. Aah, ça parle de quoi, demande-t-elle invariablement ... D'habitude la réponse est: du sens de la vie, ou un truc de ce style .. Elle a tiqué, quand HT lui a parlé d'un tracteur...
Evidemment le Massey-Ferguson archaïque est comparé à un coeur en bout de course....
Tu fous HT sur un podium à Nashville et, il n'y aura pas un chat pour te croire si tu leur dis qu'il vient de Ghent, Belgium!
Isabelle lui fait un signe, plus qu'une, menneke!
'Saints & Outlaws' dring dring dring ...Que pasa ? Le Gsm d'un quidam sonne intempestivement, HT arrête de jouer et balance au gars: répond à ton aise, fieu, we wachten maar!
De l'humour, le peï!
Il reprend son chant à propos des saints et des hors-la-loi: Johnny Cash, et tous ses potes au paradis des musiciens (Elvis, Hank Williams ....)
... Elvis is not dead he has just left the building ...t'as compris Patrick Ouchène!
Un country rock allègre.
That's it !
Un grand monsieur ce petit Roberts !

Un bis
Deux guitares! Ga maar een Duvel drinken, Peter en Arne!
'Clear blue mornings' a slow folksong!
Fantastic work!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 22:14

 Le Vaartkapoen transformé en gay discothèque. Welcome at Gigi's: the best gay entertainment in town....

Go go boys & girls, pulsating dance floors, beaucoup de sueur, disco/punk garage music .....bref une soirée clin d'oeil où tu te prends pas la tête, let's have some fun on Wednesday night !

Romano Nervoso
Mise en bouche idéale pour ce festin culturel pasta et hamburgers bien gras.
Le band de Giacomo Panarisi (lead singer), un croisement improbable de Sylvain (Wallace Collection /Two Men Sound) Van Holme et Noddy Holder (Slade), a le vent en poupe. Un EP 'Un-Tuned' et pas mal de concerts. Résultat, un noyau de fans fidèles.
Un trio basse (Luca) /batterie (un petit nouveau)/guitare(Mick) efficace, au son gros comme une mamma des Pouilles et aux backing vocals, dignes des Rubettes ou Mud.
Entrée en matière disco paillettes et brillantine, mariage à l'italienne. Le ton est donné: du second degré et du glam rock'n roll à la Gary Glitter.
'The Feeling' et 'Party time', Molenbeek a reçu le message 5 sur 5, on va faire la fête et se sentir bien!
'Funky Pills' du méchant disco/punk, dansant à souhait. Faut pas se leurrer, nos nervosi savent jouer, du bon rock catchy !
'Italian Stallions' raffiné comme du Sylvester Stallone. Fred se marre plus que devant les pitreries d'Aldo Maccione, le Maschio Latino ridicule et fanfaron.



'Spanky Wanky' I look at you You look at me .... Do you wanna spanky wanky..., du spaghetti rock à la sauce safety pins ... Irrésistible!
'Let the beat go on' Les Ramones virent disco. Si on te dit que le guitariste est le sosie parfait de Billy Pumpkin et, que le bassiste a tout du mafioso en retraite, t'as pigé que personne ne s'emmerde près du canal!
Quelques effets psyche pour varier le menu ....I saw the Christ ...'In the name of the Lord'. Ce sont des Italiens, merde!
Après avoir flingué 2 ou 3 éléments, ayant trahi la Cosa Nostra, ils vont à la messe et allument 3 cierges à la Vierge....brothers and sisters ...hallelujah ... Hilarant.
'You don't know me' tu me connais pas, baby... I can be fucking nasty because I love spaghetti....
Tirade qui leur vaudra le prix Nobel, s'il y a une justice!



'Mangia Spaghetti' du punk rock Squadra Azzuri. Elio Di Rupo y côtoie Berlusconi et la Cicciolina, ne me demande pas qui il craignait le plus ...
Et une dernière ' The Flood' ode à T -Bone Burnett.
Giacomo vient prendre un bain de foule et gueule' Ouah ' 'Ouah' dans nos belges oreilles.
Belle prestation !

Electric Six

Un petit temps déjà, que les plaisantins de Detroit n'avaient foulé une scène nationale.


Leur heure de gloire remonte à 2003, 'Danger! High Voltage' est au sommet de tous les charts. Leur mix improbable de garage/disco/punk/glam/new wave/hard rock secoue le monde.
De nombreux changements de line-up suivent, mais en 2009, le band est prêt à reconquérir la planète. Après une tournée au Uk et en Europe en mars, ils attaquent les States en avril, mai.
Un cinquième album traîne dans les bacs 'Flashy' (Octobre 2008) et, vendu pendant la tournée, un disque de raretés 'Sexy Trash'.
Entrée en matière Las Vegas: Dick Valentine s'amène recouvert d'une cape de boxeur, d'un rouge torero exubérant. Deux méchants guitaristes: Johnny Nashinal (John Nash) et The Colonel (Zach Shipps) - un bassiste qui pompe: Smorgasbord (KeithThompson) - Tait Nucleus (Christopher Tait) aux synthé et claviers et aux drums, from Antwerp d'après big Dick, Percussion World (Mike Alonso), un solide frappeur.
'Flashy Man' tu ne pouvais rêver un meilleur début: ça pulse sec. Mr Valentine nous regarde d'un air lubrique et moqueur, le Vk entame un pogo dément .
'It's Showtime' pour celui qui ne l'avait pas compris.... Don't tell me what time it is now (2x) I know what time it is now (2x) It's showtime ....Union contre nature: Freddie Mercury /David Byrne/Devo dans le même plumard ...
'Dance Commander' 'Mr Woman' d'une voix de fausset le Dick annonce : 'We're Electric Six We're from Moscow Russia ...' il y a effectivement de légers relents de 'Moskow Diskow' (Telex) dans leur panade.
A mes côtés, une nana saute comme une puce robotisée, tu te surprends à gueuler comme à la belle époque de Slade ou T Rex.
'Down at Mc Donnellzz' pour ceux qui n'avaient pas assez bouffé, après le spaghet de Romano.
Le VK l'attendait: '
Gay Bar ' suivi de 'Gay Bar part II' (non, pas partouze...), folie dans la salle, même sans les backings de Jack White .... Let's start a war, start a nuclear war at the gay bar ... En moins de deux, tous les clients du Plattesteen rappliquent. Du disco/punk pour moustachus.
'She's White' des lyrics macho rock et de la feel good music, on adore!
'Dirty Ball' sur le dernier Cd, de gros riffs gluants, un synthé sautillant.
Retour au vieux matériau 'Improper Dancing', belle tirade en faveur des végétariens et les bodies se remettent en mouvement ...Improper dancing in the middle of the street ..que fait la police?
Le tube 'Danger ! High Voltage' , le VK en feu!
'Future is in the Future' disco philosophique et, Dick de nous balancer salades sur salades. Il n'y a pas que le drummer qui soit Belgian, Joan Collins et Peter (Frankenstein) Cushing aussi...Un mec à interner d'urgence.
A partir de là, le show s'émousse, les hits ont été joués et cette soupe commence à bien faire. Tu sens que les musiciens ont du potentiel, il est inexploité!
La star, c'est Valentine !
'Dance pattern' une nana grimpe sur un haut -parleur et applique à la lettre les paroles du messie, le Dick vient se serrer à elle pour un petit disco/tango polisson.



'Naked pictures' une intro de guitare à la Kiss, suivi d' une dernière pour toutes les lesbiennes 'We were witchy witchy women' un glamrock furieux et nerveux à la Sweet (Ballroom Blitz).
Aussi léger qu'un cassoulet de Castelnaudary, arrosé de vin de pays de Carcassonne, ou, à la rigueur d'un petit Fitou.

Bis
'Formula 409' Pour faciliter la digestion, Mr Dick nous fait 10 pompes, avant d'aller marteler des toms qui traînaient dans le coin, le tout sur guitares agressives.
C'est bien reparti.
Un gros funk pour suivre: 'Dance Epidemic', dancefloor bondé, on se mélange .....
'I buy the drugs' un ket grimpe sur scène, veut piquer le micro de la star pour chanter à sa place. Sans aucun ménagement, Dickie le repousse off stage...Rock'n Roll,baby!
'Germans in Mexico' un dernier sermon halluciné de Mr Freud, les guitaristes dos à dos pour un tango/reggae surréaliste ...sing everybody "Deutsche Deutsche" Vaya Con Dios amigos....
et pour nous belgicains ... French guys help the Dutch guys, Dutch guys help the French guys....
Mr Valentine avait été reçu en audience chez le brave Herman, avant de se taper Molenbeek.
Ovation!




Surprise: retour des six électriques! 'Watch Evil Empires Fall Apart ' pas au programme, cet hymne stade de foot sur fond country.
Et encore une, avec de jolis effets de synthé pour 'Synthetizer'.. You can laugh You can cry You can live You can die... un dernier prêche généreux de nos machos flamboyants!
90' de high -energy, outrageous rock!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 22:46

ARS MUSICA n'a pas beaucoup de chance cette année. Ils annoncent un hommage à Henri Pousseur ... il sera posthume puisque le pauvre homme décède une semaine avant. Samedi soir, Mark Andre devait venir présenter sa soirée, il est gravement malade et hospitalisé. Aujourd'hui, c'est soirée Stockhausen au Studio 4, on espère qu'il ne lui arrivera rien ...

Deux musiciens: Stéphane Ginsburgh au piano et Miquel Bernat aux percussions et vibraphone.

Le choix des pièces est équilibré; pour commencer Vibra-Elufa, un très beau morceau récent (2003) pour vibraphone, histoire de laisser au retardataire la chance d'entendre les Klavierstück VIII, IX et XVI. La dernière étant composée pour piano et bande. Ginsburgh est parfait, une interprétation sans reproche !

 

Pas de pause, un léger réaménagement de la scène et on sort la grosse pièce: le mythique Kontakte. L'oeuvre est diffusée en quadriphonie, on est idéalement placé au milieu de la salle devant la table de mixage, le son sera parfait, idéalement balancé, laissant la juste part aux instruments acoustiques par rapport à l'électronique. Des temps très forts, de magnifiques résonances, l'acoustique de la salle ajoute sa magie. Une interprétation de tout premier choix, un grand moment du festival.
 

Il est 21H30, on va boire quelques Vedettes au foyer en attendant 22H30 pour descendre jusqu'au café ARS MUSICA, studio 1, découvrir Jean-Philippe Collard-Neven.

 

Il a décidé ce soir d'improviser sur piano et électronique. Déception, sur la scène, il n'y a qu'un grand Steinway et un petit clavier midi ... mais où sont donc passé les clavecin, Fender Rhodes et autres synthés promis par le programme ? Choix délibéré de l'artiste ou restriction budgétaire du festival ? Mais au diable le superflu, Collard-Neven n'a pas besoin de cela ... c'est un grand improvisateur. De petites pépites de quelques minutes chacune, pas le temps de s'ennuyer, il change à chaque fois de style, de registre ... du grand art ! Pour justifier son clavier supplémentaire, il inventera une petite histoire pianistique sur un long enregistrement de bruits de rue ... une « Musique pour un film absent ». Ce gars est incroyable, il a le talent d'un Keith Jarrett, à re-voir d'urgence !

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Published by Rudi - dans Concerts
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 22:43

La Flûte Enchantée is rocking tonight ...

Deux fleurons de la scène rock bruxelloise avaient rendez-vous rue du Printemps: the Holsters et Ok Cowboy.
Du monde, de l'ambiance, une kyrielle de jolies jeunes dames (empêchant Yves d'atteindre son quota de 20 Hoegaerden....), des collègues musiciens (l'élément féminin de Too Much & the White Nots, Thot, No, Nervous Shakes ....), Fred Cerise se frotte les mains!
L'horaire est une nouvelle fois respecté, tant mieux!

20:30 The Holsters
Déjà pendant le soundcheck, que tu pouvais entendre jusqu'à la Place Fernand Cocq, tu avais saisi que ce ne serait pas un service light!
Le rock /raw r'n b trio arpente nos scènes depuis peu, et pourtant ils ont une présence scénique digne des vétérans, l'énergie furieuse en plus !
Phyl, a k a Edouard, assure les lead vocals et nous assène de méchantes lignes de guitare. A la basse et backing vc.: Nico et à la batterie, l'ancien et chevronné, Fabian Bonetti, une dizaine de formations comptent sur ses violentes baguettes (Luna -Blow Up -Nehal- Burning in Vegas - Kashmir Motel -The Pet Shop Boys etc.... PS: veuillez vérifier par vous-même!).
Come on... gueule Phyl, 'Kill the Mighty Scenester', Patrick Ouchene, qui devrait nous représenter à l'Eurovision, a pas mal d'ennui avec le Vlaamse fanclub d'Elvis pour moins que ça!
Du rock pur et dur, sentant bon les sixties, pas un hasard si Nico arbore un magnifique vintage T-shirt 'The Who', qu'il a récupéré dans les fringues léguées par son bompa!
Carré et droit dans les gencives. Après 30 secondes, toute la salle est debout et gueule comme si la flûte était transformée en Marquee 1966. Enchaînement immédiat sur 'She's got me spinning', ça déménage sec !



'Downtown groove' dans le bas de la ville, c'est des méchants, des blousons noirs. T'avise pas de mater leur meuf, tu risques de prendre un rendez-vous urgent avec ton dentiste!
'Lazy' bonne blague, une basse galopante pour un truc dansant et énervé. Les Small Faces, Pretty Things, Kinks (Really Got Me)... ressurgissent dans ton écorce cérébrale. Pas moyen de tenir en place!
Faut se calmer, sinon le théâtre sera transformé en zone sinistrée, après passage du cyclone Holsters...'Give me' débute en mode mineur et crasseux; ..show me how long .... gimme a hard time ... nous chante Eduardo, tu penses aux vieux trucs, bien ficelés, des Scabs !
Ils ont tout compris nos Holsters: un batteur fougueux, un chant expressif et une interaction basse/guitare garage et en prime, the right attitude.
'Get out' du punk rock agressif.
'Too much cafein' Oh Yeah, hurle le fil, une basse vicieuse sur drumming béton armé, quelques ooh ooh oohs décoratifs. Percutant !...some kind of monster... qu'ils nous chantent. Monstrueux, en effet. Aussi rentre-dedans que les Bikinians!
'Sweet Carolina' pas de Neil Diamond, fieu. Ce truc saccadé, chauffé au fer rouge n'est pas vraiment sweet !
'Don't drive' pour Yves, qui en est à sa blanche n°15! ...you'd better put yourself together if you want to be with me... pigé, mamzelle!
'Voiture' la dernière! Don't drive ma voiture, c'est des petits rigolos, nos étuis de revolver! Un clin d'oeil aux Who, époque 'Substitute'.
40' de rauque'n raule brut.
Mozart n'a pas eu sa dose ...Un bis: 'Buddy Noise' noisy et sec!
Grand band!

Pause bar

21h50' OK Cowboy !
C'est pas la plaque sortie par Vitalic, copain du Hacker, en 2005. Tu oublies le blog 'tendances', qui te suggère d'utiliser les produits Helena Rubinstein, pour faire disparaître les boutons noirs disgracieux, ornant ton poupon faciès.
Notre cowboy est un band bruxellois, né en 2008, qui selon Nostradamus va devenir énooooorme!
Finaliste du Concours Circuit, des concerts chauds, des critiques élogieuses, des fans excités ....
- Bineta Saware (chant, tambourin, shakers.)
- Sébastian Philippe (guitare.)
- Anne Fidalgo (basse, chant.)
- Jean-François Hermand (batterie, chant.)
sont les vachers et vachères de service !
Bineta a le profil sexy et l'énergie débordante d'une jeune Tina Turner (époque Nutbush City Limits). Miss Fidalgo, mini-jupée, a mis tous les fiers hidalgos à genoux. Quant à Sebastian et J F, ces mecs t'envoient des rafales de batterie, ou de guitare semi-acoustique, infernales.
Tu me souffles, quel style? Un mix original de rock/soul/rhythm 'n blues (pas Beyonce... , le vrai!) /punk/country / tribal/ roots /blues rock.... C'est tout ? Euh, il y a un petit côté minimaliste dans la jupe d'Anne !
T'es vraiment très con!
'My heart is in a bottle' powerful et noir comme du James Brown. 'Bla Bla Bla ' c'est clair: des faits, pas du bla bla bla.
'Mushroom Diary': un chant narratif, une basse juteuse ... même scénario que pour les Holsters, oublions les vétustes fauteuils mités, position debout! Pied à fond sur le champignon, au choix: russule, vesse, amanite... De la dynamite sur riffs 'My Sharona' (The Knack)!
'Schyzophrenia' ...I know what's in your mind... séance musclée chez le psy !
'Sorry' ...I feel alone ... chante Bineta. On arrive, baby, ça va aller, pleure pas! Titre fiévreux, style Skunk Anansie. Ouah... Skin, la panthère ... Miss Saware dégage la même force suggestive.
'Superstar' shakers mutins sur rythmique lourde ...Are you ready to dance with me ... ouais, ouais ... Take off my clothes ... devant tout le monde ?.... et backings punky ... I wanna be a superstar... Une danse échevelée, une guitare gluante. Ce morceau tue!
'Black Baby Doll' longue plage dans la lignée Led Zeppelin. Un break instrumental fulgurant, les cowboys ont décidé d'étaler le stairway to heaven. Tous, les yeux fermés, on suit la black baby doll! Heaven or hell, on s'en balance, let's go!
Belle intro de guitare, pour le downtempo 'Never again'. Le titre s'enflamme, Bineta hurle sa douleur, ses comparses achèvent la complainte sur fond sonore cauchemardesque!
Une dernière: 'Dance Dance Dance (asshole)' du rock brutal et, uiteraard, dansant. Pour assholes
endurcis !
50' de furie, un orgasme intense!
Merci les soirées cerises!



Les fans exigent un bis!
Les tropeiros rappliquent un à un, et nous balancent une nouvelle version de 'Mushroom Diary'. Bineta dansant sur les décors, en chantant no no no no ... I was walking in the middle of the desert .... J'ai pris un ticket pour la Death Valley, m'en vais la rejoindre pour faire un bout de chemin avec elle!
Obama here we come!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:56

Le showcase d'Assunta Mano est prévu à 17 h, tu te dis qu'en arrivant à 17h30 dans la cafetaria de la Fnac, tu seras encore trop tôt.

Petit détour Leffe au Corbeau, avant de reprendre l'escalator vers les toits de City 2.
Encore 10' de patience et le duo entamera son set.

Assunta Mano
En principe un quartet. Pas de Chryster Aerts (drums), ni d' Antoon Offeciers (keyboards) cet après-midi. Le groupe anversois est réduit à son kern: Geert Vaneynde: contrebasse/basse et la dark-haired Assunta(Suzy) Mandaglio (Italian roots) au chant et à la guitare acoustique.
La transalpine, ayant grandi chez Brabo, compose depuis 2000.
En 2006 premier CD et en 2008, un petit frère 'Say It', production: le Londonien, Matt Foster (The Corrs, Coldcut...)
Des gigs en Flandre (natuurlijk), mais aussi en Tchéquie ou Bulgarie et des avant-programmes prestigieux dont Bebel Gilberto !
Injustement méconnue dans la partie francophone du pays, elle passe régulièrement sur les ondes de la VRT.

'Mingo Mango' sur le premier CD 'A get well balloon' une formidable soulful voice, une composition proche du monde de Baï Kamara Jr. Des lyrics passant de l'anglais au latino, superbe.
'Just Before' tout aussi convaincant. Le titre,sonnant Tracy Chapman, voire Jose Feliciano, mélange allègrement les éléments blues, jazz, soul ,rock et pop. Une voix expressive, venant des tripes. Si Duffy, Adele, Amy Winehouse... marchent chez les sujets de Queen Elizabeth, je ne vois pas pourquoi Assunta ne serait pas au sommet des charts chez Albert Parkinson.
'Say it' un slow tempo, au timbre black .
'Never been' une basse électrique pour un titre dansant, au groove accrocheur.
La signora seule, pour un morceau court, débutant en français .... Si tu prends ma robe moi je prends ta poupée .... Radiophonique!


Elle poursuit sans Geert: ' Wizard' ...wizard could you help me Could  you change the colour of my skin.... Nino Ferrer, aussi, voulait être noir!
Une prière déchirante...wizard, give me some wings so that I can fly...Et toujours cette voix troublante!
Retour de la contrebasse pour un dernier morceau mélancolique...being so bad in my head... ('A get well ballooon'?).
En 25', tu peux te faire une idée, mais c'est court!
Il serait intéressant de voir le groupe de la belle singer/songwriter en formation complète!
 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:35

Un showcase à la Fnac, City 2 = la cohue du samedi rue Neuve + les aléas du parking introuvable.

Ton épouse ne rigole pas des masses lorsque à 15h, heure prévue pour débuter le mini-concert, tu t'aperçois que les musiciens sont présents, mais aucune trace des responsables table de mix. Pas de micros, d'amplis, de retours .... le boxon ! Plaisanterie récurrente à la Fnac.
La dernière fois le rigolo de service prétexta une fausse couche de sa grand-mère, hier, le gars fut moins imaginatif: une panne de voiture! Tu traduis, il était au resto avec la smala, le beau-père se propose de payer, il a choisi le menu à 95€. A 14:49' il en est au sabayon, il a commandé un ristretto et un armagnac 30 ans d'âge ... Merci beau papa! Et son job ? C'est samedi mec, tu travailles le samedi, petit connard?
15h10 Zorro est arrivé, faut tout installer et procéder au soundcheck ...
Si tu souffres d'hypertension, va faire du jogging Bois de la Cambre! Pas question de gueuler 'Rembourser', c'est gratos.
La chienlit, me souffle Clelia! J'opine en avalant un dixième arabica!
Imagine l'état de tension dans lequel se trouvent les musiciens!
A 16 h05, après un soundcheck bâclé, Zanga commence son concert!

Zanga
vainqueur d'un récent Puredemo, c'est Mathilde Renault (Malmedy): piano, compositions, chant. T'as déjà eu un aperçu de son talent à Brosella, où elle se produisait avec Jonas Knutsson. Elle fait aussi partie du groupe Overoceans.
A la batterie: Stijn Cools (Anvers) il était avec Mathilde est revenue sous l'Atomium. Tu l'as déjà vu avec Pierre de Surgères, il accompagne nos jazzmen les plus stylés: Laurent Blondiau, Alexandre Cavaliere, Bart Maris...
Contrebasse: Janos Bruneel (Anvers) le complice de Stijn. (Casimir Liberski, Del Vita Group...)
Et une invitée: Anke Verlinden: claviers/vocals (Transpirandansa).
'Heart in a box' du jazzy pop, au gentil swing et aux perfect close harmonies. Un petit côté Everything but the Girl, sans l'apport électronique. Joli!



'Snowing over you' du mellow jazz à samba touch. Voix sinueuses, orchestration limpide.
'Once in the sky' titre plus risqué au niveau vocal. Anke est hors du coup, elle continue la lecture de la BD, piquée en attendant le comique de la table.
Finies les mélodies mainstream. Excellent titre, beau boulot des Anversois!
'Cameleon boat' piano et deux voix. Ce titre aventureux se trouve sur la demo que le groupe vient d'enregistrer.
C'est notre dernière, nous balance Mathilde, passablement énervée. Contrebasse et batterie couvrant le son des claviers. L'armagnac semble agir négativement sur les facultés auditives...
'L& H song' bossa nova swing à la Eliane Elias, distingué et élégant


On vous en fait encore une, hier on était 'Vendredi 13'. Une samba sautillante, des vocalises cariocas, le brazilian jazz rencontrant la pop.
Zanga, on recommande ... dans de bonnes conditions!
Le son était impec., nous sort le farfelu de service. Que dis-tu, Clelia? Il est de mauvaise foi... Te fais pas de bile, petite !

 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 22:09

Peu de monde, en ce vendredi 13, dans le folkclub proche des dépôts de la STIB et du siège de l'Otan. Bruxelles souffre de paraskevidékatriaphobie....

C'est pas Bart Peters au menu, braves gens, ni la fille du Vlaamse Minister President (j'inaugure une Flanders House à NewYork) Kris PEEters ...Non, la mignonne Vanessa Peters est originaire du Texas et vient de sortir un sixième CD (enregistré avec son band Ice Cream on Mondays): 'Sweetheart, keep your chin up'
La belle enfant passe son temps entre Austin et la Toscane (Castiglion Fiorentino). Les membres de son groupe 'parla italiano e inglese'.
Le multi-instrumentaliste Alex Akela: basse, mandoline et fiddle et Manuel Schicci, un fantastique guitariste forment les Ice Cream on Monday, accompagnant Vanessa pour cette longue tournée européenne (Pays-Bas, Allemagne et pour la première fois en Belgique: Toogenblik et 't Ey à Belsele).
21:15, après le speech coloré de maître Luc, Toogenblik est prêt pour un premier set de folk/pop acoustique agrémenté d'Americana et de country.
'Good News' sur le nouveau CD entame le show. Une joyeuse mandoline et des backings virils de Manuel, pour une mainstream ballad à la Sheryl Crow.
'Big time underground' un titre plus ancien, l'histoire d'un petit gars désirant quitter son bled campagnard pour la big city. Beaux riffs de guitares, sans chichis, de Mr Schicci.


'Fireworks' Alex au violon, tu classes dans le tiroir Aimee Mann, Edie Brickell.
'Drowning in Amsterdam' il paraît qu'il pleut par là-bas! Méchant petit rock aux effluves the Byrds.
'Austin, I made a mess' aux senteurs country. Manuel nous gratifie d'un petit solo brillant.
'Medals' ode aux jeux olympiques .... it's always been such a contest with you The score is never final till you say we're through... Life is a competition, baby!
'Gone' un de ses premiers titres, écrit la larme à l'oeil, lorsqu'elle dû quitter Castiglion et sa douceur de vivre, pour retourner chez les cowboys, leurs rodéos et leur accent John Wayne.
'Amelia' nouveau female rock nerveux.
Une cover, avec Alex à la mandoline 'Jolene' Dolly Parton.
... Jolene I'm begging you please don't take my man.... One of the best country songs ever!
'Saint Antony' composé dans la botte. Titre traitant de la Basilica de Sant Antonio (Padova). Saint Antoine le patron des choses perdues, ne vas pas pleurer chez lui parce que t'as égaré les clés de ton tacot pendant une nuit de libations. Une mandoline sensible.
Le set prend fin avec 'Such Good Actors', elle n'a pas cité Reynders, Leterme, Di Rupo et autres comédiens de chez nous....

Break



Les accros de la nicotine buiten, et une petite mousse pour éclaircir ses pensées...
'Sweetheart, keep your chin up' deux guitares, Alex au repos. Vanessa est douée pour l'écriture, c'est une évidence.
'Just down' retour de Signor Akela. Composition basée sur la légende d'Icare, une lettre d'un père à son fils... ket, fais ce que je te dis et pas ce que je fais....Violon plaintif et émouvant.
'First lesson' titre mélancolique sur fond rock. 'Coming to meet me' pure americana! Vont-ils venir à ma rencontre, attendent-ils mon retour?
'The Grammar of a Sinking Ship' du folk sérieux.
Nouvelle reprise, le formidable 'Reason to believe' de Tim Hardin. Selon la texane, Rod Stewart aurait trahi le feeling de l'original. Pas du tout, baby, la version de Rod the Mod était plus convaincante que ce que vous avez servi à Toogenblik.
L'enfant souffrirait-elle d'un syndrome 'gros cou', elle s'était déjà moquée de la filiforme Dolly....
'The War' un retour à son travail récent. Titre ambitieux : Ulysse présente ses excuses à Pénélope. L'Iliade et l'Odyssée d'Homère, c'est pas Harry Potter.
Pénélope répond ' The next big bang' sur nappé de guitares et d'harmonies vocales.
On termine avec 'Little Films' title track d'un album sorti en 2006. Poppy and cheery!


Trois bis
Un midtempo 'After I'm gone' sur Thin Thread (2005).
Manuel sort un harmonica de sa poche pour 'So What'. Une country song aux influences Bob Dylan.
On fait appel à la chorale de Toogenblik pour 'Can't help falling in love'.
La rengaine se transforme en purée grotesque : chiens hurlant, imitations de la Castafiore, sans oublier Willy qui joue avec tous les boutons de la table de mix.
Quelque part, là haut, Elvis pleure... Stop this mess, please!
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Published by Michel - dans Concerts
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:51
Un des meilleurs concerts vu ces derniers temps.
Super public, groupe en grande grande forme !
Première partie du set jouée sans temps morts, bourrée de tubes et un public à fond dedans reprenant presque chacun des titres. Seconde partie, le groupe joue pour se faire plaisir, plus "expérimental" (houuuuu le vilain mot) dans la manière d'interpréter les morceaux, surtout 
Lucid Dreams que je n'ai reconnu qu'au refrain. Et un final d'anthologie avec This Fire où le groupe s'arrête de jouer pour laisser faire le public, et puis le stage diving des 4 Ecossais en remerciement. Allez non, le bassiste est resté sur scène mais on a eu droit à un stage diving de guitare, suivie de très très près par le roadie qui voulait la récupérer au grand dam des pauvres qui étaient sous lui....



setlist :
01. Come On Home
02. Do You Want To?
03. No You Girls
04. Matinée
05. Twilight Omens
06. Walk Away
07. The Fallen
08. Tale Me Out
09. Turn It On
10. 40'
11. Bite Hard
12. Michael
13. Ulysses
-- Encore--
14. Lucid Dreams
15. What She Came For
16. Outsiders
17. This Fire
 

 
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Published by Nivek - dans Concerts
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:34

Pas mal de monde pour un concert au Witloof, une 50aine de personne… La crise ne touche pas le public du bota, j’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de monde dans les salles…

1ère partie venant des States nous annonce le site du bota.. ben non, les 3 membres de The Kerbcrawlers sont belges…

A peine le temps d’aller chercher une bonne Chimay au bar que le set démarre… une basse une batterie et une dame aux cheveux longs et au Tshirt à paillette à la guitare… oh pardon c’est un garçon… il m’a quand même fallu une chanson pour m’en rendre compte… désolé…

Comment paraître Rock N Roll sur scène :

  1. vous porterez des jeans slims
  2. le bassiste jouera en faisant le grand écart
  3. autant que possible tu sauteras en l’air pour marquer les temps forts du set
  4. si tu portes les cheveux longs tu les feras bouger au rythme de la musique
  5. tu crieras plus que tu ne chanteras
  6. tu prends ta musique au 1er degré même si elle mérite un peu de recul
  7. etc…

Les Kerbcrawlers appliquent à la lettre ces commandements. Leur musique est pechue, le batteur est excellent, le style y est mais c’est mille fois entendu. C’est du R’N’Roll basique avec un peu de noise et de métal… Ils sont sympathiques mais ils ont malheureusement joué 9 fois le même morceau sur un set de 10 chansons. L’autre était plutôt bon, un morceau plus calme qui ressemble à du Stooges, Iggy l’aurait peut-être adopté.


Titus Andronicus

Découvert par hasard chez Lenoir sur France Inter, leurs chansons me faisaient penser au Cribs, un de mes groupes préférés, je me devais donc d’aller voir ces américains de Glen ROCK (déjà). J’étais un peu déçu de voir qu’ils étaient programmés au Witloof mais c’était la meilleure idée qui soit, il faut être à 50cms du quintet pour profiter pleinement du spectacle.

Leur punk-garage-pop est implacable, irrésistibles, l’énergie qu’ils déploient pour le reproduire sur scène est tout aussi infaillible, des litres et des litres de transpiration en sont la preuve. Il fait chaud dans la salle et ce n’est pas du qu’au chauffage..

Trois guitares, une basse, une batterie, un petit synthé, des harmonicas et une chaussette sur le micro pour déployer une des plus belle énergie vue en concert cette année. Un chanteur qui hurle, se jette par terre ou frappe sur les cymbales de son comparse, des « hou houuuuu » repris en cœur, quelques solos de guitares et une rythmique impeccable.. Tout pour nous faire vivre des morceaux entraînants mais très sombres, « you life is over », dans un esprit punk…

Un concert quasi parfait, pour un album quasi parfait par un groupe quasi parfait… donc probablement un des tops concerts de l’année.
 

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Published by Lio - dans Concerts
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:11

Soirée psychedelic/progressive rock dans une orangerie au public clairsemé.

20h10': sonnerie, les éternels assoiffés sont priés de quitter le comptoir !

Zechs Marquise
Personnage de manga ? Un markgraf aus Brandenburg? Non, un American band, formé en 2003, à El Paso, Texas !
Marfred Rodriguez-Lopez - Bass/Marcel Rodriguez-Lopez -Drums/Marcos Smith - Guitar et Matthew Wilkson - Guitar.
Le Marcel jouera, plus tard dans la soirée, avec son hermano, il tiendra les claviers.
Dès les premières notes, t'as pigé que ce ne sera pas de la dentelle. Un son mammouth.
Une guitare (celle de Marcos) Jimi Hendrix sur couche de fond plombée. Un habile mélange de funk, rock traditionnel et d'improvisations jazzy. Loud est un maître mot pour les 6 compositions instrumentales (+intro), balancées hier.

Le premier morceau n'a pas encore de titre, it's nameless nous confiera le serviable Matthew.
Nameless mais pas worthless, des guitares bourrées d'effets, un duel chimérique sur base funky, style Billy Cox et Buddy Miles du Band of Gypsies, du grand Jimi.
Une petite intro 'electronics', faisant place à une guitare dramatique : 'Black Ark Dub' que l'on trouve sur le premier studio album 'Our Delicate Stranded Nightmare' sorti en 2008. Marcel estime qu'il est l'heure de sonner le glas, on quitte les tranchées, tous au front.
'Electric Soil' ces gars écoutent King Crimson, Frank Zappa, Weather Report, Captain Beefheart et sont imprégnés de ces influences. Un gros beat samplé, on accorde les guitares. Nouvelle fusillade: deux artificiers sanguinaires sur basse et batterie fumantes. Marcos décide de partir seul au combat, très vite les troupes rappliquent. Le sol est peut-être électrique, mais certainement jonché de cadavres. Une jam bouillonnante.


'Mistress Abyss' Le vent se lève sur le désert d'El Paso, une basse mortuaire annonce la fin du monde, les guitares se font métalliques, répétitives. Une marche funèbre ! Insensiblement les brancardiers, conduisant le corps vers le corbillard, accélèrent le pas. Le fourgon mortuaire, transformé en race car, fonce vers le cimetière . Petit ralentissement, un crotale traversait la piste, on reprend du rythme. Mount Carmel Cemetery: terminus!
'Paul Harvey' et 'Sirenum Scopuli' deux dernières salves psychédéliques, bien ficelées mettent fin au set de 50'.


Omar Rodriguez-Lopez Group :21h20'
Line up:
Omar Rodriguez-Lopez (guitar)
Ximena Sarinana Rivera (singer :from Mexico)
Marcel Rodriguez-Lopez (mulitinstrumentalist / keyboards)
Juan Alderete de la Pena (bass)
Thomas Pridgen (drums)
Mark Aanderud (keys)



La plupart de ces musiciens jouent dans Mars Volta, autre band progressif d'Omar (from Puerto-Rico), qui rappelons le, était de l'aventure At The Drive-In jusqu'en 2001.
Prolifique, le Omar, en six ans plus de 10 albums sous son nom. Trois galettes en 2009! (Megaritual/Despair et Cryptomnesia qui sortira en mai).
'Boiling Death Request a Body to Rest its Head on' tout un programme. Un instrumental que tu peux trouver sur 'Se Dice Bisonte, No Buffalo', compris, petit belge!
Une basse funky, des claviers lancinants et surtout un batteur bestial :Thomas Pridgen! Un rondo infernal et hypnotique, avec break paisible pour mise en valeur des claviers. Douze minutes d'acid jazz, de rock planant, de guitare psychédélique sur fond de visuals alcaloïdes.
Arrivée de la mignonne Ximena, chanteuse et actrice. 'Victims del Cielo' à l'ouverture majestueuse. Un chant torturé et un solo poisseux du maître. Thomas,le monstre, se déchaîne sur ses toms et cymbales.
Ximena disparaît, un instrumental juteux :' Dyna Sark Arches', du premier album.
'Las Flores con Limon' effets grandes orgues, chant liturgique. Une peinture expressive et colorée à la Frida Kahlo, vite transformée en rituel satanique. Inquiétant!
'Ila Hysteria' du Santana, première époque avec Greg Rolie, Michael Shrieve, José 'Chepito' Areas ...Un orgue qui swingue et des percussions tribales.
'Locomotion Capilar' nouvelle jam nerveuse, avec chant haché et reverb à la David Gilmour.
'Here the tame go by' long downtempo bluesy. Une guitare Gary Moore, des claviers aquatiques, une basse et batterie ethniques. Titre langoureux et inspiré.
'Population Council 's Wet Dream' tous les spotlights sur le drummer, pour ce rêve mouillé.
'Builderberg Group': longue plage planante, commençant sur un rythme rock saccadé au chant enfantin, pour voir des claviers célestes t'emmener batifoler dans les nuages.
'Jacob Van Lennepkade', période amstellodamoise du guru. Titre torride: une wah wah funky, des effets fuzzy et un drumming diabolique.


'New York City' sera le dernier morceau de bravoure. Intense et sauvage !
Omar Rodriguez -Lopez à consommer avec modération, ce truc agit sur tes neurones et peut te rendre paranoïaque.
80' de ce traitement, tu baignes dans l'euphorie, plus tu risques une suractivation du cortex.
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Published by Michel - dans Concerts
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