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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 22:45
Soirée 'mise en boîte' dans l'antique théâtre ixellois (soirée Cerise).
Les hostilités débutant avec un retard conséquent , une équipe de l'IAD ayant envahi le terrain.
Trois rangées de sièges sont condamnés pour installer leur imposant matériel.
Au bar les réserves de Jup et autres breuvages mousseux s'épuisent rapidos.

Il est 21h passée lorsque In A Box investit les planches.
Rien à voir avec Zita Swoon 'A Band in a Box' . Le boxon qui nous occupe est bruxellois, et compte 5 pensionnaires : 3 joyeux mâles : Yann : lead guitar, J F : drums et Yves: basse et claviers et 2 avenantes demoiselles : Flo à la basse et Olivia aux claviers et au chant.
Cette dernière s'étant fringuée alien/mutant pour l'occasion.
Le band vient tout juste de reprendre du service, après une interruption de quelques mois (une grossesse , si tu veux tout savoir).
Il attend toujours de pouvoir sortir une première démo , quelques mecs foireux ayant fait capoter leurs efforts précédents (5 titres en 2007).
Tous les titres interprétés hier sont des compos originales et méritent de se retrouver sur une rondelle.
'Dead Man 1' (Jarmusch?) excellent batcave sound (Bauhaus, Siouxsie & Banshees, Sex Gang Children...). En avant pour un bain early eighties, avec quelques touches Interpol ou Editors. La voix gothique d'Olivia lorgne du côté d'Anne Clark ou de Siouxsie. Titre convaincant. Tu entres d'emblée dans leur monde gloomy.
'Bizarre' effectivement l'emploi du masque anti- gaz n'est pas ordinaire , pépère. Il est vrai que l'atmosphère malsaine à la flûte tient du toxique gaz moutarde de 14/18. 'A thousandth' , nouvel hymne cold wave . Ahh le fantôme de Ian Curtis.
Un morceau culinaire 'Kitchen' , très Neon Judgment. Ou comment faire rimer chipolata, vitamine , ice cream, choucroute ou moambe sur une rythmique pesante (vive Simon Gallup) et des guitares Porl Thompson. Voce à nouveau déformée par l'oxygen mask et phrasé post-punk.
Un hit potentiel (en 1984), non ça reste criant d'actualité avec la nouvelle rage Joy Division.
'Contro' finies les saucissonneries , un texte en français (pas toujours audible), pour nous rappeler qu'avant Sarkozy , il y avait des adeptes 'vague froide' chez Giscard : Marquis de Sade, Charles de Goal ... le timbre de notre Olive me faisant penser à Bea Vandemaat dans Chow Chow. 'Dead Man II' basse élégante en évidence et effets de guitare pour ce titre atmosphérique plus lent....Wake up ' susurre le mutant , on ne dormait pas Miss....
'Answer Machine' nouveau titre sombre , ambiance tranchées : shrapnels, boyau de la mort , barbelés .. ça ne rigole pas. 'Trickster' au chorus ... pas peur , pas mal (?) ...
'Double' actionne ton clignoteur (quoi c'est pas français? nevermind , je double). Marrant, les gimmicks me rappelent 'Tout petit la planète' , ouais , ouais Plastic Bertrand! Travail admirable de Dan Lacksman (Telex).
La dernière salve ' Love Toy' à propos des difficiles rapports entre humains.
Pas de malices dans cette boîte mais des sons probants.
Les flûtistes ne s'y trompent pas et refusent de quitter le box.
Rebranche ton Jack, Yann.
Boum boum boum fait John Fitzgerald en tapant sur un tambourin que lui tend Newton John. Quelques effets de claviers subtils: 'Western' titre dansant , comme les Kraftwerk les plus sautillants. Krautrock sur l'autobahn....Du bon boulot.
Out of the box , everybody ...

22h40 Dashbox

Pas de pub , mais à y réfléchir j'échange mon stock entier de Dash , je laisse le Omo à Michael Jackson et je me mets à la lessive liquide.
Par un beau jour en 2005 , Benoît , Julien, Fabien et Olivier (beaux ,propres et jeunes kets de Bxl) décident de former un band : basse, guitare et chant , drums, claviers dans le désordre .
On va faire du rock dansant , on va se marrer et ce sera plus facile pour tomber les nanas.
Et si on jouait à la flûte?
Ouais , ouais , excellente idée .
'My little sins' nous sommes tous des pécheurs . Belle énergie , du brit- pop sur Zenne pas meuhchant , quelques relents Pulp , Dodgy , Boo Radleys et de zolies cravates sur coloured shirts.'John Mc Lane' toujours aussi nerveux et poppy , un petit saut marsupial speedé et on passe à 'Your pain is wrong' même scénario power-pop. Quelques traits d'humour potache pour meubler les temps morts , et on va à l''Hotel' sur un lit de synthé pop gluant.
On nous annonce que c'est le dernier gig avec Olivier (claviers) et on invite Guillaume , pas Tell , mais William Street à la guitare , pour un morceau ressemblant comme 2 gouttes de Dash aux précédents , si ce n'est que le drummer entame un truc festif à la Martin Circus , époque 'Je m'éclate au Sénégal' . Le machin finit par lasser , le côté cheap exaspère et tu ouvres le tiroir pop belge style Malibu Stacy, Two-Star Hotel , Piano Club et autres bands rigolos mais creux .
Banalité et ennui : allez les petits gars, battez des mains... un , deux , trois, tsoin, tsoin , tsoin .... aussi raffiné que les plus mauvais Slade (et encore Slade , avec son côté glam, en 1972 , ça déménageait).
Benoît Vrins, le chef, nous joue un brol à l'acoustique . On fait venir un second guest au sax , Cedric, et c'est reparti pour un tour de manège.
Je frôle l'indigestion, m'éclipse et vais noyer mon chagrin au bar, pendant que les Dashbox continuent à envoyer leurs titres sans envergure.
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Published by Michel - dans Concerts
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 21:09
Un vendredi soir sur la terre chantait le cas brel , (shit c'était un samedi) , nous avons, en tout cas , décidé de plonger dans notre passé.

Direction Gooik, la perle du Pajottenland !
C'est là , dans une grange (schuur) que Muziekmozaïk a résolu de faire jouer 2 monstres sacrés de la musique traditionnelle hexagonale : Evelyne Girardon et Jean Blanchard.
Pas un hasard , tous les ans , en juillet, Gooik vibre aux sons de la' Gooikoorts' , un festival folk international.
Salle impeccable, tu arrives pendant la balance (il serait malvenu de parler de soundcheck, face à ces traditionalistes ), OK pour le son. Tu oublies la boisson locale (geuze), propice aux gaz intestinaux, et tu avales une Jup en prenant place devant le podium.


Evelyne Girardon
chanteuse, musicienne et comédienne . Une longue carrière au service du folk et du chant populaire : La Guimbarde (avec notamment Steve Waring), la Kinkerne , la Bamboche (fondée par Jean Blanchard) : un groupe aussi influent que Malicorne , Mélusine ou Alan Stivell, Beau Temps sur la Province, Roulez Fillettes, Voice Union (avec LilianeBertolo et Sandra Kerr) et la Compagnie Beline (qu'elle fonde en 1999) etc..

Jean Blanchard
Un berrichon , installé à Lyon, le Roy sans couronne de la cornemuse: La Bamboche, Laissez Chanter qui Voudra, Blanchard Frères, Tricorne , Auvergnatus , la Quadrette .....
Des tonnes d'enregistrements pour les 2 complices.

20:35: Sortez macramé, sabots, barbes grises, longues robes fleuries ... Evelyne et Jeannot attaquent un nouveau répertoire de chants traditionnels, riches d'un lexique et de tournures François Villon et, portant l'empreinte de terroirs divers: Morvan , Jura, Haute-Savoie, Berry , Auvergne ....
Jean à la cornemuse et Evelyne aux vocaux et au Shruti (ou Surpeti) : un instrument en provenance des Indes . Ce truc ressemble à une mini-valise et te permet de guider ton chant grâce à différents bourdons, actionnés par un soufflet. Un accordéon sans touches si tu veux.
Cet instrument ancestral existe en version électronique que tu ne peux te procurer au rommelmarkt de Steenokkerzeel.
'Trinquons les verres' un chant à répondre (Jean en backing) ... 'Buvons , trinquons , caressons la bouteille Et laissons les plaisirs de l'Amour Laissons tous les coeurs infidèles Qui ne veulent pas nous donner de secours.... Suivi d'un break sautillant à la cornemuse 'Bourrées deux temps' .
Le ton est donné : une voix magistrale et un musicien hors-pair.
'La Jeune Sylvie' (repris sur l'album 'Répertoire' ) la bergère qui garde son troupeau , et dont l'amant est volage , titre associé à 'Minuit Cinq' joué sur l'instrument à anches.
Une chanson enfantine et 'gaie' (tout est relatif) ' Complainte de trois petits enfants' en canon avec l'assistance .. su'l bord de l'eau , près du ruisseau... l'horreur dans toute sa splendeur: maman morte , papa, en seconde noce, épousant une marâtre qui ne peut encaisser les petiots ... Sortez les mouchoirs. 'Mortempert' chanson du boisé Morvan, contant les galantes aventures d'une donzelle et d'un gentilhomme désireux de la déflorer . Pas de bol : la poudre de son fusil s'avère trop humide et le coup ne veut pas partir. Morale cette historiette.
'J'ai un petit voyage à faire' courte chanson courtoise.
Evelyne agrémente son set par de jolies interventions à caractère historique ou didactique (la madame dirige des stages de chant traditionnel , ce qui explique le côté pédagogique).
'Filles possédées du Démon' 'La fille du geolier' un panorama complet de la gent féminine moyenâgeuse: oies blanches ou petites sal. (et quelques notions des tarifs pratiqués pour passer à la casserole...).
Une gigue guillerette de la composition du maistre ' Suite 11 P 3T une oie deux oies' .
Evelyne peut se désaltérer (sobrement) . 'J'ai un oiseau qui vole' aérien et, ' Un beau soir de dimanche' sur Anthologie de la Chanson Française. Une chanson de Haute-Savoie: 'Elise , vous êtes un ange' toujours ces amants inconstants. 'Trois jolis bateaux' repris par tout Gooik. Pas tout à fait paillard , mais la gaudriole n'est pas loin.
A capella :' Apportez-moi à boire' le titre préféré de Michel Daerden! Une bourrée rustique ' Le Chauchillon' .
Et puis cap sur la Bretagne ' Trebeurden' un air marin revigorant.
Déjà, il y a des siècles , les grands financiers eurent à essuyer des revers ' L'Argent' ... est un dieu sur terre , maudit soit celui qui a dilapidé ses deniers.
Jean au chant 'Le jeune déserteur' écrit avant Boris Vian. Suivi d'un nouveau morceau de bravoure aux bagpipes: ' Scottiches', sans kilt.
'Je suis lasse de rester fille' euh, la gamine n'a pas 15 ans et ça la démange dans le bas-ventre...
'Les mensonges' titre du Berry . Le dernier doublé : 'Papa est en voyage' et le grivois ' Les Tétons' .
Avant le bis , Evelyne remercie les organisateurs et la charmante chanteuse de Kadril , ayant mis un micro à la disposition de notre pionnière de la chanson traditionnelle.
'Le gros Marchand', lubrique et fortuné, comme il se doit . Mais, la belle le roulera dans la farine sans perdre sa vertu. Pour finir en beauté 'La Place d'Arme' accompagné par les battements du public, ravi par cette brillante prestation.
... Tout en montant la place d'arme J'ai entendu ma Louison Ah qui pleurait versait des larmes D'avoir perdu son cher Amant...
Les polyphonies Gooikoises en forme olympique !
Une musique sur fond de bourdon pour éviter d'avoir le bourdon.
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Published by Michel - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:57

The Walkmen, groupe américain qui en est à son quatrième album original (ils avaient également réalisé un disque fait uniquement de reprises en 2006). On peut les classer dans la même lignée que les Cold War Kids, Tapes n Tapes, ou que les groupes indés américains en général. On imagine d’ailleurs plutôt bien les Walkmen en tournée avec les Tapes N’Tapes et les Headphones pour faire une belle affiche « baladeur ».


Leur musique est très marquée par la voix de leur chanteur très proche de celle de Nathan Willett  des Cold War Kids et par des guitares à la Joy Division ou And Also The Trees (Interpol ou Editors pour les plus jeunes).

Le début du concert est très impressionnant, ils enchaînent les meilleurs morceaux de leur nouvel album et on se dit qu’on va passer une excellente soirée.

Comme on l’a déjà dit le point fort du groupe c’est la voix extraordinaire (fort, voire trop, présente en début de concert) qui est parfaitement maîtrisée. Même dans les moments où le chanteur est plus proche du cri que du chant, il reste parfaitement dominé, impressionnant de technique sans pour autant délaisser la rage et l’intensité (tchuuu j’ai mal aux cordes vocales à l’écouter).

Il ne faut cependant pas occulter ses petits camarades, tout autant méritant :  un synthé, une basse, une guitare et un excellent batteur. Les morceaux sont variés, de la ballade guitare-chant a la chanson progressive plus noisy, en passant par le rock classique et quelques relents de folk-country. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer même si le milieu du concert a un petit coup de mou

Le groupe sera rejoint en milieu de set par deux cuivres bien placés sur certains morceaux, qui vont s’accorder parfaitement avec leurs belles et efficaces chansons.

Une heure d’excellente musique, qui n’a malheureusement pas rencontré un franc succès public (une petite demi-salle), clôturé par un rappel génial. On espère que la prochaine fois le public viendra découvrir ces artistes en plus grand nombre. En attendant, jetez vous sur leur dernier album « You and Me », probablement un des meilleurs disques de l’année ou allez voir ici pour vous en convaincre.

 


Oups, on a oublié de vous parler de la première partie Lady and The Lost Boys … un groupe qui porte bien son nom sauf que la Lady est aussi perdue que les Boys … un espèce de Cranbberies sans passion, sans charme, sans grand intérêt. Désolé !
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Published by Lio - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:47
Dans le cadre du Skoda Jazz Festival (ex Audi , l'année prochaine Lada Festival ou Deuche (Deux Poil) Festival), l'AB sous forme flex = des sièges pour tes fesses.



Dave Holland , un des maîtres de la contrebasse , compositeur de jazz avant-garde , né à Wolverhamton en 1946 et, son quintet (formé en 1997) de pointures.
Chris Potter aux sax (tenor, soprano) . Le duo accompagnait Herbie Hancock pour sa tournée estivale - Nate Smith aux drums . Pas un con , a accompagné la grande Betty Carter et est membre du quintet de Dave le Hollandais (pas le blondinet, Vanina, souriant et efféminé) depuis 2003 - Robin Eubanks au trombone (Art Blakey 'Jazz Messengers, Sun Ra, Slide Hampton, Stevie Wonder...) et aux vibraphones : Steve Nelson (Johnny Griffin, Kenny Barron, feu Jackie McLean ....).

A 20:30 pile extinction des feux et there they are.
Dév se saisit d'un micro et vient saluer Bruxelles , il introduit ses poteaux et annonce la première salve 'Pathways' une de ses 6 compositions, performed yesterday.
Mr Nelson, accompagné de la contrebasse du leader , attaque les premières notes . Les cuivres embrayent à l'unisson et Nate mouille ses peaux. Du travail de combo jazz typique mais, dont l'originalité réside dans l'usage du vibraphone instead of the piano. Le thème est lancé , place aux solos . Exit Mr Eubanks . Place au premier tenor solo, tout en retenue, de Chris, le grand frère d'Harry le binoclard . Lorsque le sax se meurt , le vliegende Hollander nous gratifie d'un intermezzo à la upright bass sur fond de cymbales discrètement percussif. Soigné et enjoyable.
Retour des instruments à vent pour la reprise du sujet.
'Last Minute Man' Le marimba, Tijl Uilenspiegel , caracole gaiement sur une marmelade exquise et c'est au tour de Robin de sortir des bois, pour nous envoyer de suaves notes de rouge-gorge jazzy. Brillant ! Repos Mr Eubanks ! Applaudissements , après cette descente de rapides tourbillonnants , le cours d'eau s'assagit en méandres sinueux , le steamboat arrive à l'escale. Un trip de plus de 15', comme le prédécesseur.
'Veil of Tears' ce voile de larmes est le soundtrack parfait pour un film noir , style The Maltese Falcon ou The Third Man. Une contrebasse sombre et lyrique , aux vapeurs 'Concerto d'Aranjuez' introduit ce titre tout en langueur et sensualité.
Le sax de Potter se fait Gato Barbieri et les percussions chastes de Mr Smith font place au trombone somptueux de Mr Eubanks. Ambiance orientale sensuelle . Un sax Stan Getz relaye l'instrument à coulisses et nous plongeons dans une niaise béatitude. Magiquement beau.
'How's Never' après un petit duel sax /batterie , le brave Nate a droit à son moment de gloriole . Un solo groovy et ludique . Ce mec, sans avoir l'air d'y toucher , est d'une dextérité folle. Le Dave rit dans sa barbichette en le voyant voltiger facétieusement.
Le gang au complet rapplique : tsoin , tsoin, boum, boum, pim, pim , pam et gratte , gratte ... Finito.
Joyeuses improvisations de gaillards au sommet de leur art.
La seule compo n'émanant pas du frontman: 'Soul's Harbour' de Chris Potter.
Pas égoïste le potier , chaque interprète aura droit à une place en avant-plan sous les spotlights.
Une nouvelle oeuvre moderne et créative . De la fougue et de la verve.
'Lucky Seven' sur l'album 'Critical Mass'. Un titre chaloupé et sweaty. Une incroyable démonstration de Mr Eubanks au trombone suivie d'une improvisation aux vibes, Nelson à Trafalgar !
Je peux encore avoir un petit solo demande le brave Nate. Bien sûr , menneke, joue à ton aise....
Grand numéro burlesque du black derrière ses fûts.
1h40 : 6 morceaux !



Un show parfait? Techniquement et musicalement : impeccable .. Et pourtant , au niveau des entrailles , tu n'as pas ressenti le tout grand frisson. Le truc manque un peu d'âme , de folie. C'est trop sérieux , trop accompli ... Ce n'est, évidemment, qu'un reproche mineur . Pas tous les jours que tu as l'occasion de voir 5 virtuoses sur le même podium. D'ailleurs le public enthousiaste se lève pour réclamer un encore .
'Easy did it' dédié à la Nouvelle-Orléans.
Un morceau plus court , également sur l'album 'Critical Mass'
Dave Holland Quintet did it !

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Published by Michel - dans Concerts
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:22

Je l'avais remarqué en 2005 avec sa chanson « Cergy » figurant sur l'excellent album « La Chance ». Depuis lors je me demandais quand j'allais enfin le voir à Bruxelles et le voilà finalement à la Rotonde du Botanique où Anis a mis le feu à ce soir ! Je parle au figuré bien sur, bien que les nombreux infâmes fumeurs de pétards façon « indien fâché » aient échappé à la vigilance des gardiens. Le public était assez varié, allant du pépé râleur qui refusa qu'on le tamponne le « RO » à l'entrée et qui resta assis durant tout le concert malgré une salle debout, au rastas, passant par tous les âges et origines. Anis était également bien entouré, ce qui explique sans doute l'affiche « Anis + Band » ; 4 excellents musiciens, un assistant, 2 remarquables ingénieurs son et un ingénieur lumière qui n'a pas su tirer profit de la fabuleuse artillerie dont dispose cette salle en nous flashouillant un peu trop, employant des couleurs parfois dérangeantes et abusant de la fumée. Anis était très à l'aise sur scène et a su nous emporter dans ses voyages et ses trips. Il nous a proposé des morceaux de son dernier album « Rodéo Boulevard » mais aussi des chansons des son album précédent. Le style lui est assez propre, influencé par Tom Waits , Bo Diddley , John Lee Hooker et Billie Holiday mais aussi Edith Piaf et Colette Magny (tiens, connais pas ?) il distille un mélange de blues, reggae et jazz aromatisés à la sauce Anis. Certains morceaux en portugais expriment son attachement à cette culture. Après avoir résidé au Brésil en 2007 il compte bien passer un moment au Portugal très prochainement. Durant le concert j'ai bien cru un moment qu'il la jouait façon « française » quand son assistant a demandé à un spectateur d'arrêter de prendre des photos... il faut croire qu'il venait d'un autre groupe car l'ayant remarqué Anis a rectifié juste après en précisant qu'on pouvait en prendre tant qu'on voulait, car il aimait être pris en photo. D'ailleurs à la fin du concert j'ai demandé à sa manageuse si je pouvais publier les vidéos et elle m'a même remercié de le faire et de lui avoir demandé, c'est une première et un exemple de simplicité ! Quant à Anis, je l'ai croisé par hasard devant son hôtel quelques heures après le concert. Je sortais d'un bar que Filipe du « Bouche à Oreille » [pause pub : c'est là que j'organise parfois des concerts, dont celui de Cisco Herzhaft et Sofaï le 20 novembre] m'avais fait découvrir et le « Band » allait visiter Bruxelles. Anis m'a dit avoir adoré cette salle ainsi que notre ville et qu'il comptait bien passer une semaine de vacances début novembre... peut-être un petit solo au BAO ? hmmm... faut voir :)

Je vous laisse vous régaler de ces deux moments intenses dont la reprise de Ray Charles « I've Got a Woman » qu’il a interprété après le second rappel d’une salle frénétique et visiblement sous le charme de cet artiste élégant et talentueux.


Anis – José (Botanique – Bruxelles)


Anis - I've Got a Woman (Botanique – Bruxelles)


 

Rencontre avec un jeune couple photographes, Twane et Laeti. Ils ont pris des magnifiques photos de ce concert et vous pouvez les voir sur leur site.


« La scène, c’est l’endroit où j’ai le droit de frimer, d’avoir tous les excès, d’être mégalo, ce que je ne peux pas être dans la vie…( Sinon je serais un c…) » ANIS

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Published by Florin - dans Concerts
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 21:53
Peu de monde à la Rotonde pour une des perles du label Secretly Canadian. From Los Angeles :

Bodies of Water !

C'est quoi cette accumulation aquatique ? Un quintet formé de 3 braves gars et de 2 superbes nanas: le couple Meredith et David Metcalf (chant , guitare pour David, orgue et lead vocals pour Meredith) , les instigateurs de ce phytotelme - à la basse (et vocals, too) , le moustachu doué et maniant le français avec élégance: Kyle Gladden et 2 petits nouveaux : Julie Carpenter (guitare, violon et vocals) et le fabuleux drummer : Jamie Pitts.
Deux albums parus en 2008 'Ears will pop and eyes will blink' et au format vinyl 'A certain Feeling' .
Groupe difficile à cataloguer . Les spécialistes (souvent enthousiastes) les comparent à Arcade Fire, B 52's , the Decemberists, I'm from Barcelona, le choeur de l'Armée Rouge, les gospels choirs (style Five Blind Boys of Mississippi) ou même Abba.... Pléthore d'influences !
Anyway Bodies of Water va devenir énoooorme.
20:15' On est ready pour près d'une heure de rock choral aux exhalations Phil Spector, Ennio Morricone teintées de psychédélisme et d'oecuménisme kitsch.
Meredith , en bodysuit collant noir, suivie des autres bodies nous balance : Are you guys ready ? Quelques coups de batterie , relayés par une basse fringante: ' Even in a cave'... In the shelter of your car pinned by rubble... I cannot help the way I feel ... les sons sortant de cette grotte sont emphatiques et atmosphériques, tu entres de plein pied dans ce monde amphibien lyrique.
Le casio a des résonances orgue Farfisa pour introduire ' Water Here' une longue plage, chantée à 4, comme la majorité des titres proposés. Quelques relents Doors et des touches jazzy te transportent dans un cabaret enfumé, les riffs acides de distorted guitar de David attaquant tes viscères. Il a fallu deux titres pour que Bruxelles soit convaincu : that's something new : le Velvet Underground croisé avec Dave Brubeck.
'I guess I'll forget the sound , I guess , I guess' fascinants changements de rythmes et d'ambiances , un break choral digne des Frères Jacques , des arrangements adroits et osés : un nouveau joyau.
'Under the Pines' orgue timide suivi par une explosion sonore , elle-même contrebalancée par des ooh ooh oohs inspirés . Ce titre lancinant se fraye insidueusement un passage vers ton cerveau affaibli.
Mainteu nant on vaa vooo jouéh 'Seuleument Twa' , chez Bush (plus pour longtemps) 'Only You' . Beau downtempo pour lequel Julie s'est saisie d'un violon . Meredith est hyperactive derrière son orgue et Kyle martèle sa basse d'un tambourin.. Aah l'Amour .. In my eyes, only you On my fingers , only you In my shadows , only you...



'Keep me on' esthétisme introduit par une basse sobre pour une composition suivant les oscillations marines : flux et reflux . Grande chanson , nog eens !
'Darling , Be here' plus nerveux. Jamie se démène tel un Keith Moon ressuscité , le petit orgue s'agite et de méchantes guitares partent au galop. Un déluge sonore et toujours ces fines harmonies vocales à quatre ... just you stay the way that you are ... achève le titre.
Our last song : ' If I were a Bell' avec double lead vocals: Meredith et David. Encore un long morceau 'coup de poing' à la riche texture complexe et aux vocaux persuasifs . Captivant !
50' de show.



Un rappel, of course !
'These are the eyes' grand final , les Metcalf et leurs co-religionnaires répétant furieusement en accélérant le tempo ... Nature forgave but I cannot forget... jusqu'au bang ultime .
Les Bodies of Water ont laissé a bewitched audience aux pieds du podium.
Great set , maybe too short !

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Published by Mchel - dans Concerts
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 21:14
Une soirée acoustique, aux effluves teintés de féminité , à la flûte enchantée en ce doux dimanche automnal.

margaux H.

Wie? Margaux Hemingway (décédée en 1996) ? Petite- fille d'Ernest , je ne boirai plus de Château Margaux , please call me Margot, now ! Non, t'y es pas... Une jeune , mignonne et espiègle Lilloise , invitée de dernière minute, venue nous présenter ses fraîches compositions.


Vêtue d'une chemise de boy-scout et s'accompagnant adroitement à l'acoustique , elle nous balance illico presto .... I want to tell you that I don't love you ....ooh ...ooh... Pas de bol , nous, les mâles , on était déjà sur le point de tomber en pâmoison face à sa voix grave , décorée d'un touchant French accent. Ce titre 'I don't love you' te ramène, inévitablement, dans les eaux de Cat Power , mais aussi de cette autre Nordiste douée et aimant William Butler Yeats: Laetitia Shériff.
'Beautiful boy' a short and romantic song. 'Mum' elle n'est pas tendre avec sa môman ... you don't have any courage... Chanson caustique, un règlement de comptes ? ' LEO' nouveau titre court et fort .... I hope I will never die .... Qui est ce Leo , pas Tindemans, for sure...
'Don't cry my Death' marrant , elle voulait ne jamais passer l'arme à gauche . Un downtempo folky attachant . Pour la dernière , elle fait appel à un ami: Jesse , du groupe 'My Family' , qui lui chipe sa guitare. 'Soko's blue song'un titre enjoué et rythmé de ce band installé à Bruxelles. De belles harmonies vocales, sentant bon les sixties, flower power brand. On déménage tous à San Francisco (we'll wear some flowers in our hair...).
Vingt minutes d'un set qui parut bien trop court.
margaux H , un grand cru !

Dany Sand

On nous annonce un duo , on a droit à un trio .
Sandra Ferretti: chant - Daniel Vincke : guitare acoustique + à la basse : Monsieur Tino , le Serbe.
Dany Sand a vu le jour en 2007 , mais les musiciens ont dépassé le stade du noviciat .
Daniel Vincke , nom à consonance made in Vlaanderen, pour ce Belgian né au Congo, à l'ère Woodstock. Il a écumé les scènes nationales et planétaires avec 'Just One Shot' , 'Busty Duck' , 'l'Effet Doppler' , 'Tam Echo Tam' , 'Milmilada' , 'Bonobo' (il y rencontre miss Sandra), 'Sibel' .... etc ... (tu veux plus ? Va voir
sur sa page myspace)
Sandra Ferretti, chanteuse, auteur-compositeur italo-iranienne . Des planches , on te l'a déjà dit : quelques singles produits par Wilfried Brits (Kleptomania, Vaya Con Dios, Blue Blot...) , Bonobo, rencontre avec le génial et imprévisible Odieu et enregistrement de 'Maldoror' (Lautréamont 1868) , Pole Folder , Free Sofa ... Voilà le background.

'Feeling Good' une reprise jazzy du titre de Muse(qui l'a piqué à Nina Simone,bedankt Piet) . Sandra débute a capella ... birds flying high you know how I feel ... OK , we feel great.... it's a new day it's a new dawn (euh, il est 21h15') it's a new life... Excellente entrée en matière.
Sandra nous annonce une petite chanson rock : 'La Beauté' on se pose quelques questions : c'est quoi la beauté? Voix sensuelle de Miss Ferretti et beaux backing vocals de Mr Vincke . 'Bullet' un nouveau titre , une chanson terroriste nous souffle Dany Sand. Une balle dans la tête c'est tout ce que tu mérites. 'Baby don't know' un reggae suave et bilingue , lorgnant du côté de UB 40.
'Invincible' de facture classique avec de jolis effets de guitare . On signalera le boulot impeccable de François au mixage. Daniel à la slide pour 'My Man' , un titre dramatique sur rythmes syncopés . Sandra l'a dans la peau ce mec ... I got the fever ... je veux t'épouser, mais je te trucide si je te vois encore tourner autour de cette catin. Capito , Ernesto ?
'What if I' une basse galopante pour ce titre dansant.
'I must admit' une convaincante love song. Sandra dégage une présence scénique chaleureuse. Ok, c'est pas du rock . Tu classes dans le registre pop de qualité, sans tomber dans la mièvrerie ou les banalités dionesques et autres Star Academy clones.
'Rêves Abandonnés' à nouveau des accents jamaïcains , pour cette chanson reggae/dub révolutionnaire (sic!) . Une révolution dansante et sans bain de sang .
Cover time 'Relax' pas de Frankie goes to Hollywood , mais de Mika ... Took a ride to the end of the line Where no one ever goes ... repos pour Tino , pas de basse. 'Redemption song' du maître : Bob Marley! .. Emancipate yourselves from mental slavery ... message à méditer.
Mr Bassman nous fait une entrée Louis de Funès pour souligner de quelques lignes mélodiques les vocalises de Sandra, la guitare se faisant soudain arabo-andalouse pour enchaîner sur la perle du set 'Parande ' (Rêve de femme'). Titre au parfum oriental épicé , que Sandra a écrit avec sa grand-mère (décédée depuis) . A chaque fois qu'elle l'interprète une émotion intense la gagne.
Une belle touche world pour mettre fin à ce concert élégant.

Velvet Avenue

Cherche pas cette avenue veloutée à Los Angeles . HH la chanteuse/compositrice et Carl, ze guitariste , sont bruxellois et, pour leur acoustic tour, Yvan les accompagne aux claviers, harmonica et percussions. A leur actif, un CD auto-produit 'Maybe' en 2007 et, en 2008 , des gigs dans tous les bistrots musicaux de la capitale.
On démarre par un blues stylé et convaincant 'Blues Song' . La voix grave et soulful de la thin miss HH (cf Bonnie Raitt, Dani Klein...) se promène majestueusement sur les lignes d'harmonica texanes du terrible Yvan et la 6 cordes du sympathique marxiste , Carl , habille le blues d'une toilette seyante.
'Puzzled' claviers et shakers et la nana qui implore .. I wanna feel your touch I wanna make you blush .... a smart love song , terminée par un mouth harp 'Il était une fois dans l'Ouest' . Du bon boulot. Silence carcéral dans la salle , c'est l'instant choisi par Fred la Cerise pour faire craquer les marches de sa démarche fluette , style Babar à Limoges.


'Maybe' titre de l'album,poignant et enchanteur à la fois. 'Going Nowhere' entraînant, le théâtre ne s'y trompe pas et bat des mains en mesure.
'A Perfect Day' , pas celui du loup. Typical American folk , un downtempo te plongeant dans le Grand Canyon . La voix de Miss HH est vertigineuse. 'Breathe' après le saut à l'élastique, respire un bon coup, car le timbre de la lady passe allègrement du registre Janis Joplin à celui de Melanie en n'occultant pas quelques crochets du côté des grandes stars de la soul (Aretha Franklin, Irma Thomas...). Etonnant.
Carl peut aller se rouler un petit joint, je continue avec Yvan au piano 'High on Love' . Une ballade de la veine des meilleurs Billy Joel ou Elton , t'as vu ma perruque , John. Si, si... ces vieillards ont écrit de grandes choses! Carl rapplique pour quelques notes ciselées.
'Don't cry' plus nerveux... now it's time to pay the price....il est temps de payer pour tes conneries , fiston, pas la peine de chialer !
'Stay' nouvelle love song délicate et profonde.
Tous ces titres se retrouvent sur leur premier opus . Un second est en gestation, il contiendra e.a. 'Crossroads of love' avec un harmonica mélancolique et une voix implorante : emmène -moi loin d'ici , baby.
OK ! Je pars faire tourner le moteur, darling !
'Ghost of my past' on traîne tous nos fantômes derrière soi . Et, toujours cette voix chaude à te donner des frissons. HH me fait songer à une autre grande dame de chez nous, née avec le blues dans les entrailles et les cordes vocales : Kathleen Vandenhoudt !
'A million lies' , c'est pas moi le menteur !
Exit Yvan, pause pipi ?
'Try' fort et fragile à la fois.


Surprise: 'Condemnation' (de' Songs of Faith and Devotion') Depeche Mode en version blues/gospel: great !
Hey Yvan, quitte ton divan, fieu, we need your piano: 'Wish you well' à l'intro grandiloquente . Du bel ouvrage.
Et la dernière 'Not always' direction downsouth , Mozart transmué en Yankee . Public ravi , la fille présente ses potes et Carl , sosie de Jacques Duvel , annonce HH au chant : ovations et rappel .
On vous refait 'Going Nowhere' en version cul-de-jatte (le guitarman prenant place sur un tabouret). Hit potentiel évident ne demandant que de l'airplay.
Velvet Avenue bientôt aussi illustre que Hollywood Boulevard !

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Published by Michel (Photos : Marylin) - dans Concerts
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 21:54
19h30, on entre dans la petite salle du Club Soda de Montréal. Il n'y a pas grand monde, déjà qu'on s'attendait pas à avoir encore un ticket le jour même pour le premier soir en ville et le début de sa nouvelle tournée. C'est déjà pas comme chez nous, le concert commence dans une demie heure et c'est loin d'être la cohue; on a le temps de fumer une clope, de se prendre à boire et de venir à son aise s'installer tout devant, collés à la scène. Marie-Pierre Fournier, la bassiste, entre en scène et nous chante trois de ses titres, album solo en vue. Guitare puis piano, c'est doux. Pas mal mais très ressemblant. Est-ce le style Ariane Moffatt ou le style québécois?


 
La salle s'est remplie, mais personne ne bouscule, ambiance bonne enfant.
Typiquement d'ici, apparement. Le groupe au complet entre sur scène et Ariane commence à chanter dans l'ombre les premiers mots de 'l'Equilibre'. Puis elle s'assied au piano et là, ça pête! On entre dans l'ambiance, le groupe est électrique. Moi qui m'attendais (naïvement) à une fille douce et calme, rien à voir! La chanteuse saute, se tortille, grimace, elle se déchaine au piano, au synthé et devant son micro. Très bonne surprise! C'est vrai que son dernier album est différent, beaucoup plus rythmé que les deux autres. Ses premières phrases sont politiques: la soirée sera non-conservatrice (élections approchant au Québec). Le groupe est survolté: un batteur, un guitariste, la bassiste et la dernière recrue: un homme à tout faire! Synthé, guitare électrique, chant... En même temps, comme beaucoup de groupes, ils jonglent tous avec plusieurs instruments et passent de l'un à l'autre en quelques secondes. Ariane Moffatt n'attendra pas trois chansons pour les présenter. Ils sont complices et souriants, il y a une bonne ambiance, les morceaux nous emmènent dans une ambiance électro-rock où chacun bouge soit ses hanches, soit sa tête.
 
Après l'entracte, on reprend sur le même ton puis les ballades s'introduisent doucement. Chaque morceau a été revisité avec soin pour la version live, très intéressant. Et les installations de lumières sont originales. Le petit hic: quand elle est à son piano, une bonne partie du public ne la voit plus. Mais l'atmosphère réussi (presque) à nous le faire oublier.



En conclusion, un show des plus corrects, qui a réussi à nous mettre totalement dedans, de manière naturelle et professionnelle.
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Published by Malvina - dans Concerts
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:59

C’est à 21h00 tapantes que les cinq Londoniens d’Infadels débarquent sur la scène de l’Orangerie. Scène drôlement décorée avec un faisan empaillé près du claviériste, un renard devant la batterie, un mannequin vêtu d’une banderole style « miss quelque chose » où il était possible de lire Circus of Mad (titre se trouvant sur le second album du groupe). Un drapeau noir avec le nom du groupe couvre les jambes du mannequin, ainsi qu’une boule à facette pour office de tête.

 

            Dès son arrivée sur scène les Anglais ont mis l’ambiance avec deux titres du nouvel album intitulé Universe in Reverse. C’est habillé de costumes noirs, les visages maquillés en blanc et noir, que les Infadels chanteront pendant 1h20, revisitant les deux albums. Le troisième titre chanté est Love Like Semtex, morceau se trouvant sur le premier album, We Are Not The Infadels. Suivent Universe in Reverse (chanson éponyme de l’album), Make Mistakes, Things Free For Poor People, Give Yourself To Me

 

            Après le onzième morceau live du soir, Jagger ’67 ; un gars déguisé et complètement dingue débarque sur scène. Il porte un masque, un pantalon brillant et moulant, une cape sur le dos, et laisse apparaître son gros ventre. Un titre plutôt électro est alors joué ; le public conquis, saute et danse dans tous les sens.

 

            Pour Mad Of Sound, Bnann, le chanteur se retrouve tout seul sur scène pour une intro guitare. Au refrain, ses quatre comparses le rejoignent pour continuer à mettre le feu à l’Orangerie. S’il est vrai que si le chanteur est complètement dingue, qu’il saute dans tous les sens, qu’il dit au public « jump » et « make some noise », le claviériste est lui aussi remonté sur pile. Quand il ne joue pas du synthé, il attrape le tambourin, fait aller sa tête dans tous les sens, saute, etc.

 

            La surprise de ce concert est la reprise de Sweet Dreams du groupe  Eurythmics. Cover très bien faite, aux sons électro/rock que le groupe sait si bien rendre. Les fans sont ravis, l’ambiance est tout aussi dansante que durant le reste du concert.

 

            Après 16 chansons, le groupe se retire pour faire monter le bruit, les sifflements, les mains qui tapent… car il manque à la set list le single qui les a fait connaître, single qui est actuellement la bande sonore de la pub pour la Mazda 2 : Can’t Get Enough. C’est donc avec un seul morceau que les Londoniens font leur rappel, petit bémol de ce live. Mais quel concert ! Quelle ambiance !

 

 

©Samanta Siderius

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Published by Samanta - dans Concerts
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:09

BellX1, groupe irlandais en tournée en Europe cherchait une date entre Amsterdam et Paris. Ils rencontrent Micah P. Hinson sur la route qui les invite, sans les avoir écouté, à assurer sa première partie au Botanique. Il s’en mord encore les doigts ! 45 minutes de non-musique, des ballades pop insipides avec une voix à la Aaron. S’il s’était mis à pleurer on aurait pu croire que c’était James Blunt … tellement plat et inintéressant que j’ai eu du mal à tenir debout. 45minutes ça peut paraître long … très long, parfois…

 

Sur album, Micah P. Hinson, c’est une belle voix grave et des ballades Country, Folk ou Rock. En concert, il agrémente sa musique avec une sensibilité, une rage et une énergie incroyable qui démultiplie son talent de song-writer et en font un sacré performer (et non pas transformer … quoique … !?).

Pendant tout le concert sa femme derrière un synthé passe son temps à l’admirer, elle l’applaudit même entre les morceaux … accessoirement sur quelques morceaux elle l’accompagnera au clavier. Il est également affublé d’un incroyable batteur qui délaissera de temps en temps ses percussions pour jouer un peu de banjo ou de slide-guitar. Ce mec époustouflant sera très chaudement acclamé par le public en fin de concert. De son côté, Micah va nous bousculer pendant 1h20’, avec ses chansons tantôt blues, tantôt, folk, tantôt country, tantôt rock-noisy, susurrées, hurlées ou magnifiquement chantées, sans temps morts ni longueurs.


Ils nous bluffent aussi lorsqu’ils terminent un morceau par un duel guitare acoustique-banjo incroyable de technique et de vitesse, j’en suis sur le cul.

Une partie du public, sans doute un peu trop secouée par tant de talent, quittera la salle pourtant bien pleine en début de concert.

Une musique que j’adore, des talents de guitariste et de chanteur hors du commun font de ce soir un des meilleurs concerts de l’année.

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Published by Lio - dans Concerts
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