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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 21:28
Troisième sold-out d'affiliée pour le club.
Il faut dire que Paul Gilbert a l'habitude de jouer dans des salles de capacité plus vaste.

Paul Brandon Gilbert , one of the last guitar heroes. Membre fondateur de Racer X, le groupe s'est reformé en 1999. Et de 1988 à 1997, membre de MR BIG (hard rock mélodieux).
Mr Gilbert est considéré comme un chef du alternate picking ou de la string skipping technique. Son nom est cité aux côtés d'autres virtuoses: Joe Satriani ou Yngwie Malmsteen, il a toujours au minimum 5 grattes on stage.
A 20h35 le band se montre sur le podium.
Ladies first : aux keyboards , sa seconde madame : Emi Gilbert . Jeff Bowders on drums, powder eût été plus exact , tellement il est explosif. A la basse , le tatoué, Craig Martini. Il mélange allègrement lignes lourdes ,  expérimentales et funk.
Paulo se colle une paire d'écouteurs pour protéger ses feuilles de choux et c'est parti pour la démonstration. Brussels, are you ready for rock'n roll?
'Silence followed by a deafening roar' (ça rend sourd ?), son dernier album instrumental, servira de plat de résistance au show d'hier soir. On aura droit à trois instrumentaux d'affilée (dont 'Eudomoneia Ouverture') avant que le maître ne nous présente les musiciens . 'Silence followed by a deafening roar' le title track est impressionnant de dextérité. Mais ce hard pompier est sans relief et sans tripes . Visiblement Mr Gilbert est auto-satisfait et content de la réaction des Bruxellois. (On dénombre fort peu de bruxelloises au club, le hard c'est une affaire de mecs qui en ont dans le calebard).
Tous ces titres ont une texture similaire, destinée à mettre en évidence la maestria du cosmonaute. 'Norwegian Cowbell' Emy aux cowbells , pour un excellent titre à la Bad Company.
'Scarified' the Racer X sera ressuscité.



Après quelques gamineries à la guitare , un titre chanté 'Down to Mexico' . On le retrouve sur le live 'Acoustic Samurai'. Le samouraï ne peut cacher son admiration pour Jimi Hendrix. Chouette break avec Emy, l'asiatique, en vedette , un Ray Manzarek organ, suivi d'un duel conjugal subtil, le tout sur une rythmique balèze. Excellent morceau.
Ensuite on repasse à la lecture du petit dernier : 'Bronx 1971' , comme j'ai une petite faim, je bouffe mes cordes... Il est temps de changer d'instrument pour un titre plus calme aux effets de guitare plaintifs et piano classique en longue intro, la batterie amorçant un virage Metallica moins léger. ('Suite Modale' ).
Cette guitare-ci j'en ai fait le design, je l'appelle the Fireman. Il l'utilise pour une tendre ballade: 'I cannot tell a lie' . Un blues bien foutu, mais pas aussi élégant que le 'Still got the Blues' de Gary Moore. S'en suit une nouvelle démonstration 'poudre aux yeux' , ses copains et madame en sont réduits au rôle de figurants . Un instrumental issu de 'Spaceship one' : 'Jackhammer' le titre est clair: marteau-piqueur! Un solo de batterie traditionnel du Jeff (un petit verre...), je me pète un stick qui vole dans le public, je m'en fous je continue des pieds. Jeffke assure un max (la menace).

Nouveau petit blues (chanté ) pour se changer les idées .... It's Friday night , it's much too late ... le martini participe aux vocaux. Ce titre est extrait de 'Burning Organ', qu'ils joueront aussi. Excellent morceau aux effets jazzy et basse mélodique , agrémenté de' motherfuckers ', pour nous rappeler que NTM existe toujours.
Un petit singalong pour faire plaisir au public, du Ac/Dc blend. L'ouvrier sort une foreuse pour gratouiller sa six cordes, gimmick ...
Last one Brussels , un nouveau rock technique.
1h 30' de show.
Ils reviennent pour un rappel de 5 titres ....
En solo , un joyeux country 'Individually twisted' . Court et agréable.
On replonge dans le heavy headbanging, trois tonnes minimum: 'Viking Kong' ha ha ha...
Mr Big: 'Green tinted 60's mind' chanté à 3.
Sirènes en intro pour 'Suicide Lover' et pour finir dans la béatitude 'Bliss' .
Pas avare , Paul Gilbert, près de 2 heures de show.
Quelques très bons moments mais aussi des baillements. La technique sans le feeling, it's a little bit cheap.


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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:58
Un sold-out pour cette soirée suédoise, hier au club.

Wildbirds & Peacedrums

Un duo mixte. Andreas Werliin aux drums , percussions et programming (loops) et Mariam Wallentin, sa compagne, pour tout le reste: chant incantatoire, zither, instruments à bouche divers , tambourin et coups de baguettes énergiques sur tout ce qui se trouve à proximité.


Deux albums albums 'Heartcore' et 'The Snake', qui serviront de base au set intense présenté hier. 'There's no light' une batterie tribale , un timbre vocal singulier, allant du chant éthéré à la rage furieuse , un mix étonnant de folk noir, d' ambiance à la PJ Harvey ou My Brightest Diamond... De l'originalité attachante , nous sommes rapidement conquis par cette approche audacieuse. 'I can't tell in his eyes' , lent et exotique . Mariam triturant le zither, elle est attrayante dans sa petite robe au dessin patchwork. Le titre suivant sera long et allumé ...there ain't no saving .... susurre-t-elle. Un fracas de cymbales vient éveiller ceux qui s'étaient assoupis. Les compositions sont sur le fil, le funambule risque la chute fatale mais, si tu entres dans leur free blues, tu risques de t'y attacher à jamais.


Quelques connards n'ont pu intégrer spirituellement le vaisseau Wildbirds et discutent bruyamment au bar, couvrant les mélodies minimalistes. Shame on them! La belle tripote quelques petites boîtes musicales à la CocoRosie, tout en murmurant une mélopée avant-garde inventive. La batterie s'amplifie et le titre explose. Miss Wallentin dégage le même fluide que Cat Power mais, elle est moins imprévisible ou stoned sur scène.
Un cinquième et dernier titre pour clôturer ce concert, à la fois musclé, intimiste et aventureux.
Un gospel scandinave déchirant, le blues des Esquimaux. Aussi novateur que Björk .
Wildbirds & Peacedrums , un groupe déroutant et attachant, à revoir pour un set plus long!

Merci à Darren pour ses photos.

Une interminable et désagréable attente , une chaleur moite et une odeur fétide . Un mec ayant bu trop de gueuze et souffrant de gaz intestinaux? Promiscuité plébéienne...


Lykke Li

Lykke Li Zachrisson , née il y a 22 ans à Ystad, Sweden. Un album 'Youth Novels' et en route pour le vedettariat.


Sur scène accompagnée d'un trio de musiciens doués (qu'elle ne présente pas). Un gars alternant basse et guitare acoustique, un claviériste jouant du synthé ou du piano électrique et un batteur tapant sur différents objets hétéroclites . Lykke, la blonde (pas lick la blonde ...) venant souvent l'aider à martyriser cymbales, cowbells ou toms.
Le trio nous envoie une intro psychédélique majestueuse avant que Miss Li ne démarre avec 'Dance Dance Dance' . Elle a un look Woodstock captivant. Il ne lui faut qu'un titre pour avoir Bruxelles à ses pieds. Ici aussi les percussions sont reines , mais les apports du synthé peuvent rendre le truc plus progrock . Quant à la basse , elle transforme les morceaux en dancetracks irrésistibles , mieux que les Infadels. Le buzz créé autour de cette jeune personne est justifié: elle vaut le coup. 'Let it fall' , 'I'm good I'm gone ' la neo-hippie sait mener et captiver l'audience , les cris d'enthousiasme fusent . 'Hanging high' puissant et bone-shivering, c'est diablement efficace, impossible de rester sur place! Une cover dansante de 'Cape cod kwassa kwassa ' de Vampire Weekend , de l'indie rock New Yorkais.
'Little bit' : hit! Un truc chaloupé aux rythmes latinos et à la voix sucrée El Perro del Mar (...I think I'm a little bit in love with you...., nous aussi Lykke) . 'Complaint Department ' personne ne se plaint: du fun, quelques loops et des rythmes emballants. 'Window Blues' un blues car elle a eu le bad boyfriend. Voix transformée par un mégaphone et beau break de guitare , tous les mâles dans l'assistance ont le sourire béat de l'homme amoureux.
'Tonight' le YouTube catchy hit. Beau downtempo avec chorus masculin enfantin et cris mégaphonés .
45' se sont écoulées, ils quittent la scène.
Applaudissements et cris hystériques pour un double rappel : a love song ('Breaking it up'?) et une cover 'After laughter come tears', avec accompagnement sensible à la guitare acoustique, percussions binaires et battements de pieds nerveux de Lykke.

Bon concert !


A voir ici en live session.

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 21:17

CURRY AND COCO

Un Duo, synthé-batterie, français fort influencé vestimentairement parlant par le Yannick NOAH des ’80. Musicalement c’est assez difficile à situer, c’est de l’electro-pop chantée ?? C’est léger, fun, sur des trames de disco ou de dance. Pour ceux qui connaissent les Shy Child, c’est tout à fait dans la lignée.

Le début du set est assez froid et mou… Mais ces deux gars sont des diesels, il leur faut le temps de préchauffer, ils arrivent à s’installer sur la longueur… A tel point qu’on en aurait bien repris une louche.. Finalement une première partie plaisante.

 

CRYSTAL CASTLES


C'est avec quatre mois de retard (ils avaient reportés le concert) que les deux canadiens débarquent dans la petite salle de l'AB devant une salle sold-out ... les tickets se re-vendaient à près de 80 euros sur eBay.

Alors, vous allez me dire : « et alors ?? comment c’était, ils étaient là ? » :


Difficile de vous répondre si vous n’y étiez pas. Ceux qui l’ont vécu peuvent partager leurs points de vues mais les autres auront du mal à comprendre. Je vais faire mon possible pour vous expliquer.

 

Musicalement :

Pas grand chose d’impressionnant. Un gros gros beat synthétique soutenu par une batterie binaire. Quelques sons très basiques tirés de synthés assez classiques (KORG MS-2000) : on pense aux bruits que fait R2D2 dans Star Wars, des sons un peu angoissants ou stridents ajoutés par-ci par-là et les cris étouffés d’Alice (on à l’impression qu’elle crie dans la pièce capitonnée d’un asile d’aliéné)

 

Visuellement :

Le noir absolu, fumigènes (comment font-ils pour pouvoir jouer ?) et des flashs de lumière blanche (souvent stroboscopiques) et c’est tout ! ! Le batteur je ne l’ai même pas vu, quant à Ethan au synthé, on l’imagine statique et concentré sous sa capuche. La chanteuse, elle, apparaît au-dessus de moi comme par magie, disparaît, on la voit par terre, puis hop dans la foule, par terre dans la foule, le tout par flash plus ou moins rapprochés. Celui qui est derrière les premiers rangs ne la verra que très peu…

 

Alors vous allez me dire : « bien léger tout ça ! »

 

Et bien non ! Leur réputation scénique n’est pas usurpée, on est prit dans l’ambiance de folie furieuse, le beat vous hypnotise, les apparitions furtives d’Alice vous surprennent à chaque fois (on dirait Dracula sortant de la nuit !). Finalement je crois ne pas avoir assisté à un concert mais plus à un happening déstabilisant ou la foule fait partie du spectacle. A voir sur scène et à écouter sur CD car n’oublions pas qu’ils ont sorti un excellent album.

Un dernier détail, le concert a fait en tout et pour tout ... 30 minutes et pas de rappel !

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Published by Lio - dans Concerts
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 21:04
Hoeilaart : le troisième weekend de septembre , une tradition: les Druivenfeesten.
Kermis, rommelmarkt, élection de la Druivenkoningin, expositions , cortège , frites et bière à gogo...et dans le Ruusbroecpark : Nerorock!

Il y a quelques années, Wilfried Brits , célèbre manager du coin (Jezus Eik), était responsable de la programmation. Ce temps est passé , une jeune équipe a décidé de baptiser le festival du nom du célèbre personnage (Nero) de Marc Sleen , een striptekenaar, qui habite la commune depuis des années.
Au programme 2008: Sioen , Red Zebra en anderen... , mais je n'ai pu assister qu'au gig de SEBI LEE & the Flatfoot Monkeys.

Ce dimanche 21 était sans voitures !
Sébi Lee c'est le Jerry Lee Lewis de Bousval. Le Belgian king du piano rock'n roll ou du boogie, un showman d'une autre époque : énergie et passion sont son leitmotiv.
En 2007 , Sébi décide d'élargir la pallette et il monte un side-project : un swing / (mini) big band dans le style Louis Prima, Louis Jordan..: the
Flatfoot Monkeys.

Qui sont ces singes aux pieds plats? Aux cuivres: Ralph Burniaux : tuba , trompette et Renaud Lemay : saxophone. Steve Strawberry (à la chantilly) : guitare . Dirk Doyen: contrebasse et Magic Vince : drums.
Tous ces gaillards, au tuxedo impeccable, font les backing vocals.
Pour ajouter une touche Andrew sisters , le combo s'est adjoint un trio de choristes aussi agréables à entendre qu'à reluquer.
Une intro jingle humoristique pour 'The Elephant March'. Walt Disney : the Jungle Book. Hoeilaart a compris , ce sera un concert de feelgood music .
..Buena sera , signorina, buena sera It is time to say goodbye to Napoli.... la jeunesse locale quitte le bar et vient se poster face au podium. Les macaques ont déjà gagné leur pari, les druivenfeesten deviennent apenfeesten.
'Just a gigolo' 1956. Louis Prima, le Sicilien de la New-Orleans fait toujours recette.
Crooning time, baby. Tu repenses au projet 'Salix Alba' de Marc Hérouet , pianiste du Wallace Collection, qui en 1973 a eu un beau succès avec des titres similaires (Oh Mama).
Un petit rock, les gars et Sebi y va de son show Jerry Lee and his pumping piano...Yeah ..I got a girl ...a rockabilly standard. Les Hoeilaartois rockent ferme et, le little Wallich boy les remercie in zijn beste Vlaams, il remercie également les klanktechnici. Hoeilaart apprécie le geste .
Nouvel instrumental, style comedy capers , le Muppet show jingle. Beau numéro de tapdancing du Gene Kelly uit Waals-Brabant.
Louis Armstrong 'When you're smiling' , a swinging sax et apparition des ladies pour des ooh ooh oohs enjoleurs. Julie va vous chanter un Ray Charles : 'Mess around'. Julie , c'est celle du milieu , her name must be Dumilieu. Une vintage guitare, au goût de fraises, pour agrémenter son chant.

Quelques cris de babouin , une batterie jungle book et une trompette Tarzan ayant vu Jane prendre son bain pour 'I wanna be like you' . Onomatopées burlesques du ket ... oh qu'il est bo le lavabo .. oh qu'il est laid le bidet... il en a sorti d'autres que la morale risque de réprouver. Hoeilaart zingt mee , même le curé s'y met , il est sous le charme de Julie et pense vendre sa soutane sur Ebay.
Doo Wop time 'Teenager in love' Dion& the Belmonts, de la musique auto-scooters. Une version de 'BlueMoon' jouée presque a capella.
Assez de confiseries , du rock: 'Great balls of fire' . C'est là que Sébi est au top. Il est question de fire , je mets le feu au piano et je me grille des merguez.
'Rhythm is our business' du rythme , c'est ce qu'on vend. C'est pas du vent.
Sebi vient faire son numéro frontstage , il en fait des tonnes..mais it works.
50' de sueurs , le public rappelle la ménagerie, qui envoie 'Jump & jiving' en Hoeilaart springt mee.
Un show divertissant , des musiciens connaissant leur job et s'amusant , mais c'est un peu téléphoné...
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:39
Didier ,le patron du café Montmartre, place de la Petite Suisse à Ixelles , a décidé de fêter son anniversaire en musique.
Il invite trois groupes dans son arrière bistrot, transformé en vraie salle de concert.
Au niveau promotion de l'événement , ça reste artisanal: pas d'affiches,rien dans la presse... le bouche à oreilles et encore, tu ne sais pas à quelle heure débuteront les festivités.
Faut dire que chez ces gens -là tout est gratos ...pas la pintje , y faut pas rêver! Donc pas de pleurnicheries car t'as raté 2 morceaux de RUE HAUTE , ayant démarré son set à 19h35'

RUE HAUTE

C'est là , dans les Marolles , que naît Michel Kuyken (guitare acoustique). C'est ainsi ,en 2003 , qu'il a baptisé son nouveau projet de musique française /jazz manouche . Ce poussin brusseleir n'est pas un novice sur les scènes nationales: du blues, du rock ... Blue Valentine, Big Troble, Blanc Marié (3 CD's). En 1997 ce prof, auteur-compositeur se lance dans les musiques traditionnelles et le gypsy jazz (entraînant dans son sillage , un certain Laurent Bijnens, accordéoniste de son état) , et en 2003 naît : Rue Haute.
Accordéon: Laurent Bijnens, j'ai appris la musette chez Jo Destré.
Contrebasse: David Legley, uit Holland- Violon: Valentin Terechkov : musicien d'obédience classique , originaire de Minsk. Professeur de violon en Pologne et membre fondateur du trio 'Popular Classics' . Il a enregistré quelques albums avec 'The Absolut Orchestra' : un virtuose !


Mais Rue Haute ne serait rien sans Dounia Depoorter au chant et aux pas de danse sensuels .
La belle chanteuse, comédienne et danseuse, née à Kinshasa , participe à l'aventure ubuesque 'Les Frères Brozeur' (elle devait les rejoindre en soirée, pour une performance au théâtre de Poche). Elle a fait partie de la troupe du Magic Land Théâtre, chante pour Gadja ou avec Gwenael Micault et tourne dans quelques films....et elle donne encore des cours de chants polyphoniques!
Slaapt ze soms?
J'ai raté 'Comme une prière' j'étais à la messe et je prends place pendant 'Un jour de chance' : j'ai du bol , ce truc vaut à la fois le coup d'oeil (Dounia a une plastique plus agréable que celle de Laurette Onkelinx) et musicalement c'est loin d'être con. 'Valse Misère' encore une composition originale (il y aura 2 reprises). Une valse musette lutécienne colorée. 'La bouteille' le café Montmartre porte bien son nom ce soir! 'Gilori' un violon tzigane dolent pour cette ode à une petite gitane vendant ses fleurs fanées au marché. Dounia nous gratifie d'une danse bohémienne suggestive et l'élément masculin bat des mains , pendant que la rom tournoie gracieusement. Valentin nous balance une radieuse finale au violon . Nous baignons dans l'univers d'Edith Piaf, Juliette Gréco , Koen De Cauter , Waso Quartet ou celui de Dani Klein (Vaya con Dios). 'Tombé du Ciel' : une ballade nostalgique 'Dans une gare' .... Quand vient le soir je tends les mains vers nulle part... Désespoir profond !
Toujours cette mélancolie qui sied à merveille à la belle. 'C'est à Paris' Un titre te faisant penser à Régine, mais Dounia est méchamment plus sexy et moins imbibée d'alcool.
'Les Chevaux de bois' tourne manège. Titre virevoltant,expressive la môme.
Vous allez reconnaître ...'J'attendrai': une version manouche , coquine et magique. Silence religieux dans la salle, ce soir je fous ma version kitsch de Dalida dans mon sac poubelle brun.
3, 2, 1 start: lance David :'Une vie ensemble' : accordéon et violon allègres , choeur masculin mutin. Paris ,les années après-guerre: Marcel Cerdan va obtenir le titre mondial des poids moyens. Miss Piaf piaffe.
A -t-il des cornes? 'Le chef de gare' belle intro du kuiken des Marolles. Quelques intonations Patricia Kaas , la vulgarité en moins et un violon obsédant.
On doit terminer 'C'est la vie' , tu les voix les amants timides sous la tour Eiffel?

Rappel : Piaf évidemment 'Padam' .. Cet air qui m'obsède jour et nuit Cet air n'est pas né d'aujourd'hui... Peut-être , mais l'immortalité , ça existe.
De l'émotion , de la majesté , de la séduction. On est tous conquis! Nog eentje, pour les femmes mariées : 'La Mariée' un nouveau gypsy jazz enjoué. Ambiance Caf'Conc' ce soir.
Rue Haute a sorti un Cd 10 titres. On recommande.

21h20 John Lauwers Band

Un revenant sur scène à Ixelles Dans les années 60 avec Les Dollars, puis un LP , collectors' item, 'Love & Kisses'. Dis-toi que ta maman ne connaissait pas encore ton papa...

Ce vétéran singer/songwriter , bluesman (chant, guitare acoustique et cravate vert/rouge) est accompagné d'un duo de joyeux vétérans: José Cuisset, j'ai pas maigri, à la basse (si t'es né après 1952 , tu oublies) : Lagger Blues Machine- Dr Downtrip + Rendez-Vous... et déjà membre du John Lauwers Band en 90' . Guy Stroobant, le magicien de la guitare acoustique et , fils spirituel de Derrol Adams, au banjo.Guy a joué avec tout le monde à Bruxelles , il connaît tous les bistrots où les musicos peuvent jouer pour 10 pintjes . Watte ?Namen? Barry Mc Neese, le Duo des Nonnes, Bernard Degrave, Didier Courtmans, David Mc Neil....
On y va , ils ont, au moins, répété pendant 5 minutes avant ce gig: 'Satisfied and tickled too' Taj Mahal joue ce truc. Un country /blues avec fingerpicking guilleret. John a décidé de mettre le volume sonore au plus bas , les clients déjà houblonnés et, racontant leurs exploits d'avant 1963, font un raffut horrible. Ma voisine a beau gueuler 'Shut Up' de manière distinguée , ils ne pigent rien à son accent Oxfordien. 'Take a whiff on me' d'où vient cette fausse note? Dedjeu , c'est ma cravate , elle s'est prise dans mes cordes...'Long Haired country boy' , à toi de jouer, Guy . Arpèges séduisants et le cravaté de chanter ... some people say I'm no good coz I'm stoned in the morning and drunk in the afternoon... Qui sont ces gens méchants?
'Old Joe' de Allan Taylor . 'To see Leslie sing' , la rumeur confuse devient envahissante et le zatlap derrière moi hurle toutes les 2' : on veut du rock'n roll. Folklore Marolles , ça va cogner, je le sens...
'Love & kisses' pour calmer les nerfs, on joue pas trop fort , on vous dérange pas, tout de même. De la Brusselse zwanze.

Banjo time 'The last thing on my mind' Tom Paxton. 'Make me a pallet on your floor'plongeon dans les années 20. 'Acapulco Goldie' direction le Mexique. Très Willy Deville , il est question de tequila et de putas ... accent chicanos de Molenbeek en prime.
'Deep river blues' et 'Oklahoma Hills' de Woody Guthrie. Didier , il fait soif, fieu ! Interlude pour boire un coup , demain c'est dimanche sans voitures. Ils envoient un 'Happy Birthday , Didier' , pas de bol le baas n'a pas payé de tournée générale (son zinc est plein à craquer).
Deux pour le même prix 'The wreck of the old 97' et 'I ain't gonna work tomorrow' : heureusement, car ce serait encore un travail bâclé. Mr Stroobant continue de nous régaler de soli racés.
Kris Kristofferson : 'Me & Bobby McGee' , le grand jeu ! Nouvelle chanson intimiste 'A hole in my shoe' deux acoustiques en duel: une perle, digne du meilleur Lee Clayton.
La dernière, on a besoin de vous : je dis 'clap' tu tapes, je dis 'stop' tu stoppes'. C'est clair ? Pas pour tout le monde, fieu: 'Teddy Roosevelt' du western swing.
65' de blues/folk/country et, le John ne s'est pas démonté devant la grossièreté ambiante. Il a survécu à 46 guerres, le gars ...
Rappel 'My friend Jack' , pas celui des Smoke . Non, un brave gars du Tennesse dont le nom de famille est Daniels, et qui n'aime pas le Spa !

23:15 SPIRIT of the 70's

Tête d'affiche ce soir. (Loli est responsable de la programmation du Montmartre)
Loli=Olivier Decoene :chant,guitare ac. et lignes d'harmonica - Philippe Mobers ,un tueur aux drums- Alain Goutier : basse acoustique et backing vc., consulte l'encyclopédie du rock in Belgium pour voir avec qui il a joué , je te donne un nom: COS -Wim Hombergen (ouais celui de Kleptomania): vocals,guitare acoustique et, ce soir, en guest, Geneviève Dartevelle et ses harmonicas.
Un concert extraordinaire, uniquement des reprises de titres fabuleux.
'Two more bottles of wine ' Wim se rappelle avoir joué ce truc lorsqu'il était membre du John Lauwers Band. Le monde est petit. 'Muddy Waters blues' un joyau , avec Little Gene à l'harmonica. Du blues pur jus. Les bavards la ferment . America: 'A horse with no name' une des perles soft rock des seventies , des harmonies vocales superbes. Un petit solo discret d'Alain à la basse acoustique. Ma voisine ferme les yeux, l'ivrogne derrière moi lui pique son vin rouge... Wim , au galop sur ce canasson sans nom. Creedence Clearwater Revival 'Let the midnight special' un train nocturne, mieux que le TGV. Intro caractéristique de Loli: 'Summer in the City'. Let's go West Coast. Crosby,Stills and Nash , puisque Mr Stills vient nous voir en octobre : 'Helplessly Hoping', album Déjà Vu. Magie vocale pure. JJ Cale: 'Drifter's wife', a laidback Tennessee track.Eric Clapton + JJ: 'Ride the River' du country rock parfait.Clapton, encore 'Let it grow' période post Delaney & Bonnie.461 Ocean Boulevard, God prend congé de l'héroïne...
Crochet 60's: 'I'm a believer' plus nerveux que la version des Monkees , merci Mr Diamond.
An all time favourite 'The Weight' ,The Band. Il n'existe rien de mieux.
Wim enchaîne et rappelle Harmogene 'Lay down Sally' . Geneviève a enfin trouvé un groupe à la hauteur et exprime son talent.
Une improvisation diabolique.
Break de 15' , we hebben dorst.
On recommence par un doublé Beatles 'Norwegian Wood' et 'I saw her standing there' , toute ma jeunesse.
Neil Young 'Ohio' ...Tin soldiers and Nixon coming... , nous on a De Wever et sa clique...
Geneviève, please,on stage: 'Hoochie Coochie Man' une version dantesque de plus de dix ' , Loli à la slide. Ils ont réussi à réveiller les cadavres du cimetière d'Ixelles, situé à 300 m. Ils dormaient tranquille en écoutant le vent. Allez, lance la suivante Miss, 'After Midnight' , tu l'as dit Loli , il est 1 heure. Repos des guerriers, solo ludique de Mr Mobers aux drums. A ton tour Alain...eh , doucement les basses. C'est reparti...after midnight...Petit signe de Philippe: maintenant je le joue rien qu'avec Geneviève. Duo coquin. Slowhand devient slow mouth.
Une bonne femme, la cinquantaine bien entamée et passablement beurrée, entame une danse de Sioux. Ambiance à l'hospice.
Ils n'attendent pas le rappel, another one for the road 'Key to the Highway' . La piste de danse est prise d'assaut , cette clé ouvre les portes de la cure de jouvence. On remercie le Didier et on termine par un boogie 'I just wanna make love to you' . Peuvent encore faire ça, avec tout ce qu'ils ont ingurgité?
Surprise, insidueusement le truc vire 'Gloria' . Le zinc entier gueule G L O R aïe aïe....é , Gloria. La folie.
Les mamies viennent de perdre 40 ans. Fini les teintures et les crèmes anti-rides.
On revient à Love to You , avant de faire revenir Gloria.
Apothéose d'un concert épique.
Il est 1h35'.
On se tire , les irréductibles assoiffés continuent à vider les fûts et à danser sur Jacques Dutronc et son piège à filles.
Bordel , je suis à nouveau en 2008 et je n'ai plus 20 ans!
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:18

Un petit mot sur Freaky Age qui jouait lors de mon arrivée.

Une moyenne d’âge de 17 ans pour ce jeune groupe qui déborde d’énergie (les BB brune belges ??). Cheveux longs, chapeau à la Doherty, ray-bans, slims… une époque qu’ils n’ont pas connu mais qui revient. Ils ont beaucoup écouté le rock de leurs parents... on tout bouffé et le régurgite avec énergie sur scène. C’est pas mal pour des gars si jeune, mais c’est trop peu varié, trop carré. Tout les clichés y passent... mais on leur pardonne, c’est de leur âge. Le public fort jeune a l’air de s’amuser, le groupe aussi… ben je suis probablement trop vieux…

Tout le monde autour de moi parle d’Eve Angeli ! ! Elle était présente ?? Si quelqu’un l’a vue qu’il nous fasse un petit commentaire SVP… ca me ferait très plaisir !

The Bikinians :

Gagnants du Verdur rock, groupe de Bruxelles qui nous la joue 60’s surf-rock à fond la caisse. Ben… belle surprise, je ne m’attendais à rien et je me suis dandiné les fesses de bout en bout. Le chanteur est incroyable, il a une voix impeccable et un beau charisme, le guitariste assure tout comme le reste du groupe : basse et batterie (Seules quelques solos guitares m’ont semblés un peu pompeux…)  La voix est très typée mais très agréable, on pense un peu a Bret Anderson de SUEDE. Tous les morceaux ne sa valent pas, mais la majorité sont  très biens foutus et dansants. 45 minutes surprenantes… le nouveaux groupe belge à suivre… de près.

 

The Diplomat :

Après les décontractés, enjoués et naturels Bikinians, pas facile de placer son rock sérieux. Trop sérieux (prétentieux ?). Leur single qui tourne sur les ondes ne ressemble pas du tout au reste de leur musique. Pour ma part je n’adhère pas du tout… Beaucoup trop serrés dans leurs costumes noirs, leur musique leur ressemble : austère, enfermée, sombre, retenue. On ne peut que penser à Placebo, mais un bon cran en dessous. Leur son lourd ( à la Black Rebel motorcycle club) ne fait pas s’envoler leur musique. Bang Boum, le feu d’artifice des fêtes de Wallonie éclate... le spectacle est ailleurs…

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Published by Lio - dans Concerts
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 21:52

Les Tellers :

J’ai toujours été un fan des Tellers, leur folk-rock nonchalant mais inspiré à beaucoup tourné sur ma platine début d’année (leur cd : « hands full of ink »). On pense évidemment aux Libertines mais nos belges sont bien plus inspirés. Par contre, j’ai pensé que la scène n’était pas du tout leur truc après leur prestation à Dour en 2007 : Groupe pataud, set linéaire, les morceaux qui s’enchaînent et se ressemblent, pose pour les filles hystériques et saluts aux copains… décevant.

En plus, ce soir, ça ne va pas être facile : jouer devant un public plus intéressé par son verre de pecket à 1.60 euros vidé en trois secondes que par le groupe belge ! !

Mais belle surprise, c’est une tout autre prestation à laquelle j’ai assisté ce jeudi. J’écoute un véritable groupe, pas le duo de base qui était juste suivi par une basse et une batterie qui faisaient figuration.

Le tout est cohérent et le band joue parfaitement des morceaux entraînants qui dépassent rarement les 2min30’. L’apport occasionnel de la guitare électrique est, je pense, en grande partie responsable de ce changement de comportement du groupe sur scène, un set pro, pas trop propre et très convaincant. On en redemande…

 

Mais qui est cet homme à côté de moi d’une 50aine d’année, moustachu, avec son blouson en cuir comme on n’en fait plus depuis les années ’80 (Cfr Wham !) qui a l’air de s’ennuyer et de plus regarder autour de lui que du côté de la scène ??

 

Hollywood Porn Star :


Power-Pop.
C’est très Power et très Pop. C’est hyper au point, rodé, pro mais qu’est-ce que je m’ennuie… Trop pop, trop gentil. Le groupe joue très bien (mention spéciale au batteur toujours excellent) mais manque d’âme. Les morceaux semblent trop faciles, trop sucrés, les arrangements costauds n’arrivent pas à attirer mon attention. 30 minutes et je m’en vais.

Seul leur toujours excellent roadie mérite le titre de star ;-)

 

Mon ennui me permet de regarder à nouveau mon voisin moustachu.. il n’a rien bu de la soirée et zieute bizarrement mes autres jeunes voisins entrain de se faire un double feuille de première bourre…

 

Conclusion : je garde mon baril de Tellers contre deux Barils de Hollywood Porn Star… et que la police mette des agents en civil moins voyant svp, ça frise le ridicule ! !

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:30
Colbie Caillat : phénomène myspace (23 millions d'écoutes ...), le rêve californien devenu réalité. Blonde, sweet and sunny smile , 23 ans , star après un album (Coco) ....
Sold-out au Paradiso à Amsterdam et salle presque bourrée à l'Ancienne Belgique.
Appréhension légitime : ça va pas être un truc pour lycéennes boutonneuses s'identifiant aux pseudo -vedettes ' Star Academy ' ?
Effectivement, dans le public pas mal de teenagers agités , flanqués de leurs géniteurs , mais aussi des curieux de tous âges.

20:10
Jasper Erkens

Rien ne peut arrêter la marche triomphale du jeune Diestois (15 ans). Prix du public au Humo's Rock Rally, des tas de concerts (dont le Bruksellive) et hier l'AB.
Une assurance surprenante pour un ket si jeune.
En 40' il a conquis Bruxelles. Clelia gueulait comme aux plus beaux jours de sa tendre adolescence.
'Waiting like a dog' démarre le set , chant de clebard haletant. C'est déjà gagné, Jasper dégage une telle aura de sympathie que les fans de Colbie l'adoptent.
'When would you tell' il est so down , sa petite amie has been cheating . 'Dear Diary': son chant a des intonations Billy Corgan et l'amour tient une place de choix dans ses folk songs acrocheuses. 'Needed', il semble avoir amené quelques copines de classe poussant des cris hystériques. Cela ne trouble pas son aplomb juvénile , il n'arrête pas de sourire. 'Elliot'... for you I'm nothing more than smoke ... chante-t-il. Il cherche sa place dans ce monde cinglé. Une voix étonnamment ferme . Nick Drake: 'Black eyed dog' écrit en 1974 , peu avant la mort du folk-singer , à la gloire posthume édifiante. Le ket sait jouer, il nous sort quelques arpèges pas piqués des vers.
'The page's turner' mais pas pour Catherine Frot. Pas du tout intimidé par le public , il poursuit : 'The brighter story' et  'Stay alive' un singalong (Clelia s'avère être la championne des ooh ooh ooh ooh , le ket va l'engager comme choriste).
Pour clôturer le set , sa version de 'Crazy' . Les gamines étaient déjà crazy about him avant ce titre.


Jasper 's gonna make it, for sure !

Colbie Caillat (21:10)

Née à Newbury Park en 1985 - Jeunesse dorée pour cette Malibu dream girl , au look Paris Hilton . Le stéréotype californien des 'Desperate Housewives' . Un père, Ken Caillat, ayant co-produit 'Tusk' ou 'Rumours' de Fleetwood Mac. Enfant, la petite Colbie côtoie Mick Fleetwood, John McVie ou Stevie Nicks ... quoi de plus normal qu'elle devienne singer/songwriter et se lance dans la chansonnette.
A 22 ans, la gloire internationale avec seulement un album (Coco), disque de platine, à son actif. Elle compose et gratouille une six cordes .
Son folk/pop acoustique , tendance blue eyed soul envahit les ondes.
Les lumières s'éteignent , son live-band , 5 musiciens capables , s'amène.
Mike White (jouant en retrait) : basse - Michael Baker: drums - Will Gramling aux keyboards et 2 guitaristes doués : Tim Fagan et Justin Young. Colbie, coiffée d'un little hat, les suit de près . Tight jeans et chemisier blanc , le prototype de la saine et cool nana pratiquant le surf sur les plages ensoleillées de l'océan Pacifique. Elle n'a pas encore susurré une note que la salle est en ébullition.
Will lance la partie aux claviers, la batterie de Michael suit le mouvement , c'est parti pour 'Oxygen'.. I need oxygen ooh baby if I was your lady I would make you happy ...du female pop à la Michelle Branch, Kate Voegele... ou les folk/popsingers des seventies: Karla Bonoff, Nicolette Larson...
Deux guitares acoustiques sucrées. Son timbre te rappelle Sheryl Crow. La nana arpente la scène de long en large et sourit à tout le monde. 'The little things' cela sonne comme les Fleetwood Mac tunes les plus commerciaux (cf l'album 'Tango in the Night'). Une griffe Stevie Nicks/Lindsey Buckingham. Les trucs qui passent à l'émission California Dreaming sur Classic 21. C'est pas ça qui va changer le monde , mais c'est distrayant et le band est skillful.
'Midnight bottle' est plus rock, avec de beaux riffs inspirés de Tim, à la guitare électrique . La boisson a toujours aidé ...I've gotta midnight bottle I'm gonna drink it down...: good song !
Une chanson pour surmonter mon trac sur scène:  'One fine wire' . Toutes les Malibu girls, émigrées à Bruxelles, battent des mains et chantent à l'unisson. Musique idéale pour une série télévisée hautement intellectuelle , style 'Sex in the City'.
'Out of my mind' l'éloignement que tu ressens en tournée . A generic sad song. Heureusement , Tim nous gratifie, à nouveau, d'un petit solo séduisant et les nappés de claviers sont probants, pendant que la pauvre enfant pleurniche .. I'm so in love with you I don't know what to do , this time....Qui rigole dans la salle? Mais , c'est Clelia !Quelle girlish naïveté me murmure -t-elle , je vais me chercher un petit verre de vin! Elle a raison ce truc enfantin est sacchariné à 100%.
La suivante sera plus dansante , Justin s'empare d'un ukulele pour lancer 'Tied down' . Malgré des lyrics légers et prévisibles , tu te laisses séduire par le savoir-faire du band. Will et ses claviers en avant -plan , pour ce titre mixant blues et reggae. Enchaînement immédiat 'Battle, autre titre nerveux , avec batterie solide et claviers American seventies rock . Le groupe rocke ferme , mais la petite s'y met et le ton s'assagit.
On refile une acoustique à la girl. En solo , a song for my friend who had a baby : 'Capri' . (Cest pas fini et dire que c'était la ville de mon premier amour...). Ballade sensible pour jeunes mamans sages.
Si je me suis mis à chanter, c'est grâce à Lauryn Hill (the Fugees) et à sa chanson 'Killing me softly (with this song)' . Baby, cette perle a été créée en 1971 par Charles Fox et Norman Gimbel et, la version à retenir est celle de Roberta Flack en 1973...
Colbie s'y attaque , uniquement accompagnée par 2 acoustiques. Merde , le public bat des mains intempestivement et sabote cette merveille. Dommage, Colbie chante bien.
Nouvelle surprise 'Turn your lights down low' : Bob Marley.
Excellente version , beau duo vocal avec Justin ... I wanna give you some love I wanna give you some good, good lovin...  Que pasa , une gamine (17 ans) tombe dans les pommes à mes pieds ! Ses copines la conduisent au bar , Clelia me lance un regard noir. Je plaide non coupable.
Attention hit... 'Realize' une sucrerie assez écoeurante, mais foule en délire.
Trois guitares acoustiques pour le rengaine monstrueuse 'Bubbly' . Mes voisines ne se tiennent plus , les mamies se joignent à la wave et Colbie vient serrer les mains tendues. Un enthousiasme délirant pour une chanson boy-scout.
Let's dance now ... Jackson Five 'I want you back' , le band s'amuse , et nous, on replonge en 1969, le petit Michael était encore black à l'époque.
La dernière 'Feeling Show' un nouveau mellowcake à te donner le diabète. Belle envolée de Michael aux drums. Les musiciens seront contents quand la tournée sera finie , ils pourront jouer plus sec.
I love you Brussels , bye , bye ...
Encore :'Magic' nouvelle mélodie simple et béatifique... You've got magic inside your fingertips .. wake me up with your lips ... for sure this ain't no Bob Dylan , mais les petites bruxelloises adorent !
Colbie Caillat: à écouter sans se poser trop de questions . Le truc aseptisé pour les stations FM américaines. Plein de bons sentiments,de flashing smiles , mais pas mal foutu !
'You must be female to enjoy Colbie's simple melodies and lyrics'. Qu'en dis-tu Clelia ? Geef mij maar Jasper !
Rabat-joie!
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:24
Un concert intimiste au club , transformé en cabaret jazz hier soir. Tables et chaises et, à 20h, à peine 60 personnes. A 20h30 : 140 curieux pour voir et entendre cet enfant prodige.

Esperanza Spalding, née à Portland, Oregon, en 1984. Sa mère l'envoie , toute jeune, apprendre le violon , la clarinette et le hautbois. A la high school elle s'attaque à la contrebasse. A 16 ans , elle entre au Berklee College of Music de Boston. A 20 ans (!) , elle y enseigne.
A 23 ans elle a déjà joué avec des sommités: Joe Lovano, Charlie Haden, Pat Metheny ....

Pour sa première date chez Quick en Flupke , elle est accompagnée par un trio classe: Otis Brown: drums(actif avec Herbie Hancock, Ron Blake, Marc Ribot, Roy Hargrove ... ou les vocalistes : Jeannie Bryson, la fille de Dizzy Gillespie, Peter Cincotti e.a.) - Leo Genovese: piano et Fender Rhodes. Un fier argentin , également compositeur et arrangeur, il a son projet propre : 'Leo Genovese & the chromatic gauchos' - aux guitares (ac. et él.) : Ricardo Vogt , originaire de Santa Cruz (Brasil). A son palmares , des tournées avec Eliane Elias ou notre Toots national. Un guitariste pour lequel bossa nova et samba n'ont aucun secret.
Nos trois boys assurent des backing vocals élégants au chant racé de Miss Spalding. La demoiselle joue de la contrebasse ou de la basse acoustique et jongle avec ses cordes vocales.
(Ricardo , nous vous remercions pour votre précieuse aide et la setlist.)
'Jazz' titre prémonitoire . Du jazz vocal d'une grande fraîcheur, aux reflets soul. Du scatting et freestyling , digne des plus grandes : Stacey Kent, Cassandra Wilson.. She's blessed with talent , écrit Jeff Winbush . On ne peut qu'être d'accord.'She got to You' sur son second album 'Esperanza' Un titre de facture classique , avec un merveilleux petit solo de guitare, à la Joe Pass, de Ricardo. 'Body & Soul' la chanson jazz par excellence. La version d'Esperanza n'a pas à rougir face à celles de Billie Holiday ou d'Ella Fitzgerald. Le piano de Leo est lyrique et quand la contrebasse embraye , tu es abasourdi par la virtuosité de cette mignonne schtroumpfette se battant avec l'instrument tout en vocalisant. Instant magique:.. my heart is sad and lonely For you I cry...Quelques spectateurs ont la larme à l'oeil.



'Warm Sun' elle est étonnée du froid nordique sévissant dans nos contrées.
Sa voix nous réchauffera et le choeur masculin murmuré est chatoyant. Les lignes de guitare brésiliennes de Richard valent Joao Gilberto . La batterie active le tempo , les copains et la minuscule Esperanza, cachée par la grand-mère,suivent le mouvement.
Ricardo a droit aux notes finales. Les chaises bougent au rythme de la bossa nova.
'Sunlight' écrit par Esperanza pour sa mère. L'enfant le jouera à la basse acoustique. Leo se coupe en deux et pianote le Rhodes et le classique à la fois. Beau!
''Really very small' Autobiographique? Un piano déstructuré et grandiloquent entame cet hymne aux réduits. Belle improvisation du quartet . Le piano gambade sur une rythmique binaire tendue.
De tendres ooh ooh ooh pour finir en douceur et une outro nostalgique aux claviers et melodica plaintif , pour souligner le côté dramatique et cinématographique du titre.
'Wild is the Wind' Attention chef d'oeuvre, une exploration étonnante et ensorcelante du titre de Nina Simone. Love me Love me Love Me Say you do ... Esperanza, we all are in love, darling! Vocals et piano uniquement pour: 'Chacamera' composé par Mr Genovese . Exotisme gaucho , vocalises saccadées et un piano aventureux , sonnant comme du Astor Piazzola, le bandonéiste génial.
On reste en Amérique du Sud 'Ponta de Areia' premier titre de son dernier CD, écrit par Milton Nascimento. Une samba chaloupée irrésistible.
Brussels , this is our last one : ' I Adore You'. Une guitare joviale et une batterie frivole , quelques vocalises amazoniennes .
Break, l'oiseau reprend sa contrebasse , et la pirogue navigue en eaux moins agitées. Très vite, les flots se font impétueux , mais les marins mènent leur embarcation avec dextérité. Port en vue , un petit solo de guitare Bahia pour fêter l'événement. We need you, nous sommes mis à contribution pour un chant forêt sacrée . Bruxelles se débrouille plutôt bien et suit l'adorable enfant jusqu' au terme de l'expédition.
Ovations.
Rappel : Seule à la contrebasse : ' Look no further' (Betty Carter) ...... this is the journey's end... , chante -t-elle , en faisant swinguer son instrument avec raffinement. Elle disparaît.
De longs applaudissements et l'équipe au complet nous sert un dessert subtil : ' I Know You Know' .
Le public , ravi , a conscience d'avoir assisté à un event. La prochaine fois , ce ne sera plus au club qu'elle jouera.
She's gonna be a star!

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:24
Encore un dimanche soir à la flûte enchantée (rue du Printemps 18 -XL).
Les habitués au comptoir (Yves et ses Hoegaerden, je le soupçonne d'avoir passé la semaine au zinc de la petite salle).


Peu de monde à 20h, le Fred craint un fiasco.
20:40 salle bien remplie pour le premier groupe amerloque à jouer au mirliton ensorcelé.

LADYCOP

D'où sort cette femme flic, d'un film made in Hong Kong ?
T'y es pas : le trio est originaire de Brooklyn, Long Island.
La bio annonce quatre membres , où ont-ils perdu le n°4 ?
Cliff Rawson (vocals , bass et parfois guitar) et Kolby Wade (drums et programming) sont les instigateurs du projet. Le fantastique guitariste , Josh Riccio, est le cop n°3.
Cliff jouait dans Araby, un cult band de Boston et Josh et Kolby officaient dans The Symphony Case, un band citant Interpol ou Radiohead comme influences.
Une seule date en Belgique pour leur tournée européenne (UK, Espagne, Allemagne, Pays-Bas...), bien vu Fred.
Un seul titre et on a pigé: ce band a tout pour devenir énorme. Des compositions élaborées , un laptop utilisé judicieusement, une voix n'ayant rien à envier à Matthew Bellamy et une guitare inventive: du tout bon.
'Enemy Castle' Josh triture sa guitare avec un coffee whip ou la frotte de tout son bras . Des effets
singuliers , une belle virtuosité vocale. Le public est conquis d'emblée.
'Put down the racers' premier titre de leur EP de 2006. Quelques bruitages , une basse mélodique et un chant Coldplay.
'Weekend' de l'indie subtil , une longue plage atmosphérique. Beaux et efficaces soundscapes.
'Training Bible' Bassiste et guitariste échangent leurs instruments . Du Interpol sans le côté sombre, avec un bridge groovy et délicat à la fois.
'Suburban Fences Neverending' un titre à l'intro plus douce , la guitare , insidueusement, se fait plus lourde et répétitive et la ballade vire à la marche rock. Efficace.
'Dahlia' le band cite des influences aussi diverses que Fugazi, Sebadoh, Massive Attack ou Pink Floyd, mais le Julie Lescaut de N Y a son propre son.
'Words' très sec.
'How it Feels' des touches psychédéliques.
'Robot Sex' un programming surprenant , une guitare jouée avec un Ebow . Les robots sont des tendres , l'acte sexuel n'a rien d'un coït mécanique. 'Cool Runnings,la dernière , entamée par une boîte à rythmes, des ooh ooh ooh lyriques, des loops poignants , la guitare se fait dansante , le tempo monte d'un cran , la batterie entre en jeu , le titre devient hypnotique et lancinant. Un crescendo imparable pour un final explosif.
Nos flics quittent la scène un à un et les loops meurent à petit feu.
Un set passionnant.

Kung Fu 77

Deuxième passage à la flûte pour Jason , Arnaud et Gilles.
Déception : un concert mou , décousu ou, cousu de fil blanc , aussi prévisible que la pluie belge.
A 22h , Gilles lance, à la batterie, une intro style 'Sarabande' de Haendel , et rien ne laisse imaginer que tu vas sérieusement t'ennuyer pendant 45'. La basse est sautillante , la guitare frivole... Nobody knows ... nous chante Jason. Avions -nous pu savoir ...
Le second air sera pop, avec une fausse fin. Comme d'hab ., une partie du public se fait avoir et applaudit tandis que le trio en rajoute une couche. Après ça se gâte, pas de la tarte de passer après Ladycop. Le son est étouffé, les compositions sont faiblardes , bien moins élaborées que les arrangements des New- Yorkais. Il y a de nombreux temps morts , les backing vocals sonnent faux, le jeu de batterie est appliqué mais manque de feeling et Jason ne semble pas en pleine forme.
La délicieuse, Geraldine Buxant ( now, Plastic Thing et ex - membre de Michel Drucker Experience) se joint aux garçons (à la guitare) pour quelques titres plus enlevés , mais très vite on retombe dans la même panade bricolée.
Du sous Lou Reed , époque 'Vicious' ou du Johnny Thunders , tellement stoned , qu'il rate ses accords et chante faux. Du Velvet Underground asthmatique.
.. it's a bad dream... nous envoie Jason , effectivement , ça vire au cauchemar.
Suis-je le seul à ne pas digérer Bruce Lee et sa clique ? Les fans convaincus apprécient , les adeptes de la neutralité confirment mon point de vue: bof, bof , bof ... des arts martiaux pratiqués par les pensionnaires de l'hospice.
Pas de jus , pas d'étincelles , un rock artisanal pathétique , banal et fruste.
Kung Fu 77' nous doit une revanche.
Il joue le 20 septembre au Massif Festival à Braine l'Alleud.
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