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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 22:28
Le Hungarian Culture Brussels , 10 Treurenberg, accueillait hier un des groupes chauds en Hongrie : 3OY.
Après quelques exposés (en magyar) annonçant l'ouverture de l'exposition 'Story of line 4' , en l'honneur du nouveau métro à Budapest , le public composé de jeunes magyarok (élément féminin en masse)  , de curieux et de pique-assiettes sans vergogne, venus se sustenter et vider les excellents cépages du terroir hongrois , place à 3OY....

3OY

Un quintet de Pecs , né en 2000, auteur de 4 albums (le dernier,'n°4', en 2008 ). Des stars chez Laszlo Solyom. Leur hit 'bogozd ki' en 2006 fait un malheur chez Liszt et Bartok, et depuis, les groupies de 14/15 ans tombent en pâmoison devant Zoltan Beck le frontman (chanteur/compositeur/second guitar) du groupe. Une Beatlemania transportée à Budapest !



Laszlo Beck : drums - Adam Varga: bass - le rouquin Edre Gradvolt : lead guitar et Zoltan Sarkozy (aucun lien de parenté ...) : keyboards.
Keske ça vaut, 3OY ?
Bof , tu dois pas t'attendre à une déferlante internationale de rock hongrois !
C'est de la pop 'Eurovision'énergique mais stéréotypée. Tu fais un lien avec l' Italian rock , enfin 'rock' est audacieux ! Pense plutôt aux trucs que tu entends au festival della canzone italiana à San Remo. Dans le meilleur des cas , ça sonne comme Eros Ramazzotti ou Jovanotti , voire Adriano Celentano.... Le rock hispanique, style 'Heroes del Silencio' , est également une référence.
Quelques titres bluesy sortent du lot , l'organiste et le lead guitariste se débrouillent , mais ils sont confinés à un rôle de figurants.



La vedette , c'est Zoltan (le Beck hongrois) ! Et franchement , des fois, c'est du niveau Clouseau ou pire : le groupe local , signé pour animer la kermesse annuelle du village.
Du rock 'goulash' manquant furieusement d'épices...
On vous refile quelques titres, en omettant tous les foutus accents : 'hajora szallt' -'teremtos'-'kutyak meg emberek' -'rubikerno' -'felho' -'bogozd ki' -'ver veritek'........
A 21h45' , ils sont priés d'arrêter de jouer (couvre-feu) , au grand dam des gamines ayant sauter sur un trampoline inexistant pendant 60'.
Fred, on se boit un dernier produit viticole avant de retourner à Bruxelles ?
Too late , alles is leeg , il reste quelques chips....
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Published by Michel - dans Concerts
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 22:27
Dans le cadre du festival latino /parcours de la diversité et des concerts 'mujeres', de Pianofabriek, centre culturel flamand de St Gilles (rue du Fort) , a invité la chanteuse Bolivienne Carmiña.
Originaire de Santa Cruz de la Sierra , Carmiña Cabrera atterrit en Europe à 18 ans. Après un passage par Londres , Bruselas l'accueille, elle , sa guitare, sa belle voix et ses compositions. Très vite repérée par Francis Goya , une notoriété guitaristique (active depuis des lustres: Liberty Six, J J Band,Plus... avant de travailler pour Demis Roussos, Vicky Leandros ,Three Degrees e.a. ...et puis à son compte: 35 albums ! ), elle arpente les scènes nationales et européennes et enregistre 5 albums. Le dernier en 2003. (Mirando al Sur).
Ce soir Miss Cabrera est accompagnée par deux pointures : Henri Greindl à la contrebasse (Cheiro de Choro, Parfum Latin, des musiques de film , un label de sa fondation 'Mogno Music' et des tournées, en Belgenland ou chez les cariocas, avec Denise Blue, Marito Correa , Weber Iago ...). A la guitare (nylon strings) , un Napolitain, diplômé au Conservatoire de Bruxelles : Paolo Loveri. Il a côtoyé les plus grands jazzmen de notre petit royaume : Guy Cabay , Fabrice Alleman , Calvin Owens (un Amerloque, adopté chez Kuifje), Bruno Castellucci, Michel Herr, Richard Rousselet etc... Des Cd's à la pelle pour notre meilleur guitariste brésilien, pigmenté à la salsa napolitano.

20h35': les artistes en piste, Carmina au centre , armée d'une acoustique.
Salle remplie , public multiculturel.
'Cosas de la vida' une de ses compositions , ouvre le feu. Du latin jazz limpide dans la grande lignée des Brazilian stars : Antonio Carlos Jobim, Luiz Bonfa, Toquinho... et des chanteuses Astrud Gilberto, Nara Leão, Elis Regina....
Une voix admirable, des musiciens sachant ce qu'est la bossa nova , un pathos latin fait de tristeza inevitabile , nous voilà transportés du côté de São Paulo ou Boa Vista.
Un Chico Buarque rythmé pour suivre 'Essa moça ta differente' . Elle est différente cette fille , elle danse la samba comme personne. Une fabuleuse guitare pour accompagner la danse de la moça.
On passe en Argentine 'Pedro Canoero' de Teresa Parodi. Une ballade nostalgique. St Gilles danse la milonga.
'Deixa Falar' lyrics Carmiña /music H Greindl, un nouveau Brazilian jazz.
En route chez Fidel ' Veinte Anos' des créateurs de 'Chan Chan' le Buena Vista Social Club. Invitation au voyage ! T'as fumé ton havane , direction Paris pour une coupe de Champagne et Michel Legrand, 'Les Moulins de mon Coeur' décoré d' une touche vocale exotique ...comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau... aussi beau que la version de Françoise Hardy.
Retour au Brésil :'Isaura' de H Martinez termine le premier set .
Ma Vlaamse voisine en pâmoison :wat een stem ...Juist,madam ,ze kan zingen !

Un tube pour entamer la seconde partie:'Dindi' de Jobim,hit pour Flora Purim .Beau et profond.
Isolina Carrillo 'Dos Gardenias'..te quiero,te adoro,me vida ...même Bart De Wever comprend ce tango poignant repris par Ibrahim Ferrer ou Omara Portuondo.
'Vocè e eu' de Vinicius de Moraes,le petit poète de Rio de Janeiro.
Carmiña a le mérite de laisser la part belle à ses musiciens d'exception , l'adresse des 2 compères n'a d'égale que leur complicité musicale. Un régal musical.
Mexico 1947 : Henri pique la guitare et le siège de la girl from Santa Cruz, c'est debout qu'elle interprète 'Obsession'de Pedro Flores... Amor es la cosa divina... Amor es el pan de la vida.... compris Zorro ?
Second hit de Jobim ' Chega de Saudade' (no more blues..): la batida dans toute sa splendeur. La tristeza suprême. Sortez les Kleenex , une merveille.
Repos des guerriers : Carmiña seule à l'acoustique , un titre péruvien 'La flor de canela' épice caramélisée au parfum subtil.Délicieux.
Astor Piazzola 'Vuelvo al sur' pas de bandonéon, mais une guitare et contrebasse lyriques et un chant dramatique.... Como un destino del corazon.. des flashes de Carlos Gardel et de la force noire du destin : tragôdia !
On ne va pas finir sur une note sombre ' A Felicidade' , Jobim à nouveau, pour ce chant de bonheur. Un solo de guitare Hergé 'ligne claire' et des images d'Orfeu Negro de Marcel Camus sur ton écran cérébral. Bye bye la tristesse, place à la félicité.
C'était notre dernière chanson ... Tu rigoles , lui envoie la nana assise devant moi..


Rappel
'Estate' une chanson italienne de Bruno Martini, chantée en espagnol.
Un bolero élégant, comme tout ce concert classe.
Zaventem ,attachez vos ceintures, l'aéronef en provenance de Bahia va se poser, on nous signale un brouillard intense et des problèmes financiers délicats.
Caca, rien n'a changé !
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Published by Michel - dans Concerts
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:59

La première partie du concert était assurée par les Français d’Adam Kesher,  groupe formé en 2002 et qui fait totalement penser à du Montévidéo : la voix du chanteur, le style pop/rock/punk mélangé à de l’électro … Néanmoins, le groupe est dynamique sur scène et les morceaux de leur premier album, « Heading for the Hills, Feeling Warm Inside » mettent le public en forme pour accueillir Soldout.

 

C’est vers 22h30 que le duo Bruxellois formé par Charlotte Maison et David Baboulis montera sur la scène de La Brasserie. Le groupe commence avec un titre du troisième et dernier album, « The Call ». Suivent ensuite « We Are Soldout » et « I Can’t Wait », que l’on retrouve sur le premier album intitulé « Stop Talking » (sorti en 2005). Malgré un son parfois chahuté par quelques bruits sourds, ce début de concert est puissant et dynamique à souhait. Le public apprécie beaucoup et n’hésite pas bouger surtout sur le dernier single, « Build It Up ». C’est peu avant ce morceau que la chaleur monte dans la salle et que Charlotte tombe la veste. Cheveux attachés, vêtue d’un T-shirt gris, elle entame le reste du concert avec beaucoup de dynamisme et se donne à fond en chantant dans ses différents micros. Le duo fera (re)découvrir ses titres aux fans en mélangeant des singles tels que « You’re Different », « Cuts », « I Don’t Want To Have Sex With You ». Pour cet opus, l’intro qui était délicieuse à écouter et à vivre a duré quelques minutes. Il faut dire que c’était le morceau le plus attendu par la plupart du public. Petit bémol cependant, la voix de la chanteuse était presque inaudible lorsqu’elle changeait de micro.

Le reste du concert, c’est-à-dire les 5 dernières chansons dont 3 pour le rappel, était beaucoup moins prenant. Le groupe a continué avec des chansons du dernier album, « Cuts », qui sont beaucoup moins pêcheuse et dansantes. Ce qui a fait retomber la fièvre qui était présente chez les fans. C’est donc après une quinzaine de titres et 1h10 de concerts que se termine la prestation de Soldout à l’Eden.

 

 ©Samanta Sidérius

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Published by Samanta - dans Concerts
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:15

L’horaire est suffisamment inhabituel pour signaler que le concert est prévu à 22H ! Ca nous donne le temps d’aller tranquillement à Gand (un vendredi soir, c’est malgré tout prudent de partir tôt) et d’aller manger un morceau avant Le Concert tant attendu Du Groupe de l’année :

 

MGMT

 

A 21H la file est déjà longue avant d’arriver à la porte du Vooruit, les portes s’ouvrent et c’est la ruée pour occuper une bonne place dans cette magnifique salle … On doit alors patienter jusqu’à 22H10 pour devoir supporter pendant une bonne demi heure une première partie dont on n’annonce pas le nom et pour lequel on n’a même pas fait de recherche pour le découvrir … devinez pourquoi …

 

C’est enfin aux alentours de 23H10 que retenti l’hymne qui annonce l’arrivée du buzzz de l’année. J’adore les intros musicales qui ouvrent un live … à condition qu’il soit enchaîné subtilement avec le premier morceau … ici, le temps d’attraper sa guitare, de dire bonjour, ca gâche tout … premier effet … à l’eau ! Le son est assez mauvais, vocalement le chanteur est parfois à la ramasse … deuxième impression … bof ! Le public pourtant arrivé en masse, ne bouge pas, applaudit poliment … ambiance … froide ! Le claviériste en fait trop, le guitariste (sorti tout droit d’un groupe de Heavy Metal) n’impressionne pas et le bassiste s’emmerde … et nous aussi ! Quand arrive, « Time to pretend », le son est (enfin !) au point, le public se réveille timidement et ca décolle tout doucement. Mais on est déjà proche de la sortie. Il reste deux morceaux pour le rappel, dont le « Kids » qui sera joué en quasi playback… une espèce de karaoké de fortune qui ironiquement sera celui qui aura réveillé définitivement la salle … heureusement, il reste une heure de route et il est déjà minuit quart !


(c) Wannabes

Ajoutez à cela un décor en carton pâte, le genre que vos enfants peuvent vous fabriquer pour votre fête des pères, un light-show passe-partout et vous aurez probablement le concert que vous attendiez le plus cette année et qui vous aura le plus déçu ! Il nous reste toujours leur excellent album à ré-écouter pour essayer de se consoler …

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Published by Rudi - dans Concerts
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:59
Quatre bands au menu de cette Now Serie aux couleurs Caraïbes/Jamaïque à l'Ancienne Belgique.
Au club : Campina Reggae et the Moon Invaders , dans la salle, ce qui nous branchait: the Aggrolites et the Skatalites.

19h the Aggrolites en piste.

Dirty reggae from Los Angeles.
5 jeunes gaillards , issus de 2 groupes reggae/ska : the Vessels et the Rhythm Doctors.
Jesse Walker: chant, guitare - Brian Dixon : gt - Korey Horn: pas aux cuivres mais aux drums - Jeff Roffredo : basse et l'excellent organiste: Roger Rivas.
Une petite heure de ska/reggae/rocksteady avec des accents Tamla Motown soul ou James Brown funk . Un truc sans prétention , mais diantrement revigorant.
Explosivité et bonne humeur sont les idées maîtresses . Ces joyeux surfeurs nous font revivre l'époque Madness , the Specials , the Selecter, the Beat et autres toasting bands en y ajoutant des touches black from the States : the Meters ou Jackie Wilson , sans oublier le côté punk , style Rancid.
Ok , on repassera pour l'originalité et une bonne partie du set était un medley des hits du genre, mais ce groupe est idéal pour un festival.
On a reconnu'funky fire' - 'I ain't too proud to beg' des Temptations - 'what you give is what you get ' 'Countryman fiddle' avec la profession de foi ...I got to have reggae reggae music I don't need no countryman fiddle ... y avait pas de rednecks dans l'assistance !
'Police and thieves' the Upsetters ou the Clash,bien sûr et autres tubes de Kingston.
Une musique festive explosive . Le petit côté vulgarisation peut gêner , mais l'AB était bourrée de gosses ne connaissant pas forcément les originaux. 'On my radio' , the Selecter reste imparable , mais une des claques sera la version reggae de 'Don't let me down' Lennon/McCartney repris par la salle entière. Le bassiste piqué par un insecte antillais sautant comme un forcené .



Tof , zegt Luc de Toogenblik.
Pour être certains d'avoir une bonne place pour les Skatalites , on oublie Campina Reggae.


21h The Skatalites

On commence par la fin : Luc et moi , nous sommes d'accord : un des tous grands concerts de 2008 , donné par un band de rescapés, d'aïeux généreux au sommet de leur forme. Une ambiance extraordinaire, toute la salle vibrait et dansait au son de ce Jamaïcan rooty ska. Jeunes , vieux , rastas , little white boys , avec ou sans l'aide de chanvre (un nuage épais comme les vapeurs de Doel) , une grande fraternité régnait à l'AB.
1964 année de naissance officieuse à Kingston, enregistrement du premier album au Studio One.
Il en reste des originaux me demandez-vous à juste titre? On se souvient que Johnny Moore , trompettiste, membre fondateur nous quittait en août dernier. D'autres l'avaient précédé dans ce voyage sans retour , mais, sur les 8 super musiciens on stage hier , on comptait 2 originaux: Lloyd Knibb , fabuleux batteur et Lester Sterling: alto sax + madame Doreen Shaffer au chant pour quelques titres.
Les 6 autres : Kevin Bachelor : trompette, Ken Stewart : le fabuleux organiste , Val Douglas: basse , Devon James: guitare , Cedric Brooks : tenor saxophone et un trombone stupéfiant : Andrea Murchison. Le dessus du panier , un régal musical.

 The Skatalites is in the house lance un des vieillards , un countdown repris par 1000 personnes et un assaut de cuivres ahurissant. Suivi de soli de trompette et de trombone. Après 2' Luc est déchaîné et se prend pour John Travolta. Il se trémoussera pendant 90' avec une pause pipi syndicale. Ska, reggae, calypso, jazz, rocksteady, tout y passe et Lester nous baragouine que la plus grande partie des titres (des instrumentaux) a été enregistrée au Studio One .
'Occupation' , 'James Bond' machiavélique version, sans les Bond girls (on aurait voulu Ursula Andres) , mais avec solo de trompette Ian Fleming et incursion dans 'A Night in Tunesia' style Dizzie Gillespie . 'Pussy cat' pussy en chaleur , les matous bavent . Un go go dancer (doué) se retrouve sur le podium pour une démonstration réussie. La sécurité laisse faire .
'Latin goes ska' sur le rythme de 'Si tu vas à Rio' . Dario Moreno passant par la Jamaïque avant son trip carnaval. 'Two for one' , suivi par l'arrivée de Doreen ... I told you once I told you twice... et du travail prodigieux du white boy à l'orgue.
Public en transe. ...if I fall in love it will be forever ...Elle a atteint le cap des 70 piges , mais de jeunes mecs lui envoient des messages d'amour. 'On the right track' et un titre beurre de cacao repris par tout Bruxelles 'Simmer down' .
Exit Doreen. La fête se poursuit . Mini envahissement du podium . Come on Brussels , make some noise : Say Yeah Say Yeah Ooh , manneken pis et ses potes en écho Yeah Yeah Ooh ... Ken entame 'Blue Rondo à la Turk' (Dave Brubeck) . Un triomphe.
'Jump jump jump ...' on n'en peut plus les mecs.
Bon , il est l'heure (22:45') time for the next band.
Tollé général , on retourne au front. Le trombone entame un nième solo splendide et toute la salle chante lololololo , une trompette blanche vient se joindre aux 4 cuivres et on est parti pour un final démentiel.
Mr Stewart , en français, vient nous présenter le groupe , tout en nous invitant à Couleur Café en 2009 . Et en dessert on nous offre 'Guns of Navarone ' l'hymne ska par excellence.
Plus le courage d'aller voir les Moon Invaders , et de faire des comparaisons risquant d'amoindrir leur set.
Dernier verre dans le bar de l'AB, ayant des allures de clinique depuis le lifting, et dodo.

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Published by Michel - dans Concerts
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:38
Broodje Brussel , quelle excellente initiative !
Ce jeudi le temple bruxellois du jazz (The Music Village) accueillait une des légendes du rock belge:
William Souffreau
.

Een kosteloos concert, merci l'AB!
A midi 35', le citoyen le plus célèbre d'Erembodegem, accompagné de ses amoureux de la lune, prend place sur la scène.
Ben, Guy et kleine Luc sont au rendez-vous : William est le fondateur d'Irish Coffee , un des premiers groupes Hard made in Belgium , auteur d'un album culte en 1972 et surtout de 'Masterpiece' un single imparable, resté aux sommets des charts belges pendant des mois, en 1971.
Mr Souffreau , tout gris , tient une forme olympique et sa voix est meilleure que celle de Ian Gillan.
Son band actuel est sensass.
Dieter De Mits : basse- Gino Campenaerts: batterie et Jan Blieck , een virtuoos op de snaren, à la lead ou à l'accordéon. Ce mec a un beau palmares: Soul Sucker, Guido Belcanto ou de Laatste Showband op de VRT.
Les Moonlovers existent sans William Souffreau et tournent dans tous les bons clubs in Vlaanderenland.
Hier , une place importante est réservée au dernier CD : William Souffreau & the Moonlovers. Le septième que W S enregistre sous son nom.
'Broken Heart' ouvre les débats. Une slicky slide pour un country rock /Americana made in Aalst . Tu penses à cet autre vétéran, Roland Van Campenhout et tu te dis 'ça va saigner' ... don't you treat me like a stranger You're not the only one with a broken heart ... William a raison : Petula Clark est dans le même cas. 'Black cat' du CD 'Been away too long' chat noir sur un toit brûlant ..., chaud , chaud ...'Beware' titre funky , William abandonne son acoustique et accompagne Jan à la rythmique, Tony Joe White n'est pas loin. 'Where have you been last night' sur le dernier CD, t'étais où , femme?
'Doesn't bother me' background jazzy/blues à la Blue Blot ....ça m'ennuie pas que tu piques mon blé , que tu ne cuisines pas , que la maison est une porcherie ... je m'en fous, baby!
'Everybody said' un rock autobiographique , plus Creedence que nature . Ben et Guy pleurent de plaisir. Led Zeppelin, Black Sabbath, Bad Company , le Purple , les Yardbirds..... revivent!
'I want your love right here' du latin rock 'bossa nova' blend. Jan'Carlos' Blieck met Santana en boîte. Juteux.
Du blues: ' Ain't no road too long' .. wherever you are Wherever you go... je te retrouverai , baby , aucune route ne sera trop longue ! Jan lyrique !
'Gardenman' le Blieck à l'accordéon. 'We all must get together' un singalong avec sifflements guillerets (pas de kazoo,dommage) , style 'In the Army , now' de Status Quo . Les titres de Stealers Wheel (Gerry Rafferty) refont surface.
'Suburban Road' du folkrock gaillard.
Pour sa fille 'Like Kerouac' , lorsque les gosses quittent le toit familial. Vas-y , Jack ! Belle intro à l'acoustique pour cette ballade attrayante . Le voyage 'on the road' recevant un décor élégant grâce aux riffs distingués de Master Jan.
William nous rappelle qu'un Irish Coffee c'est lourd à digérer. Place au rock 'I'm tired' , il a pas l'air crevé ... well I'm tired of being a fool ... on comprend mieux ! Du Free (Paul Kossoff) pur jus.
'Mr Taxman' pour Didier Reynders. On travaille comme des bêtes jour et nuit et tu piques notre pognon pour t'acheter d'horribles cravates. Du méchant hard !
Je vais vous jouer un vieux morceau de mon premier groupe : 'Masterpiece' . Pas une ride , un chef d'oeuvre ! Apothéose d'un excellent gig . La salle hurle .
Nog eentje , vous la connaissez peut-être , Elvis ou Jerry Lee la jouent/jouaient 'Move on Down the Line ' de Roy Orbison. Une bombe rock'n roll.

1 heure d'effervescence ! Du rock à midi , rien de tel pour faciliter la digestion.

William Souffreau, pas un petit souffreteux....
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Published by Michel - dans Concerts
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 22:39
Vu par Michel :

Peu de monde à la Rotonde, assez normal..... Luka Bloom à l'Orangerie et Chuck Berry, à 300 mètres, au Cirque Royal , ton portefeuille commémore l'armistice.

A 20h : Madison Violet

Duo féminin (ex Madviolet) de Toronto . La grande , Brenley Mac Eachern : vocals and acoustic guitars et sa copine : Lisa Mac Isaac : vocals, acoustic guitar & fiddle. Parenthèse: elles font partie de la grande confrérie...
Du country/folk acoustique élégant. Leur 3ème CD 'No fool for trying' devrait sortir en Europe incessamment.



'The Ransom' titre roots dans la lignée d'Alison Krauss , de l'Americana faisant la part belle aux harmonies vocales.
'No fool for trying' titre du prochain CD. Morceau mélancolique , les filles chantent les peines de coeur, les amours désespérés : relationship-based songs.
'I'm your lady' sur l'album 'Caravan' . Elles sont restées pendant 3 semaines dans une caravane pour composer cet album.
Lisa au violon et Brenley devant recommencer 3 fois ses accords de guitare: ... You know what , nous lance l'espiègle violoniste ... she used to be blonde ... il paraît qu'elles ont vu pas mal de blondes par chez nous!Lionel et Rudi sont hors course !
Accent mis à nouveau sur les harmonies vocales.
Un instrumental traditionnel au violon (Acadian fiddling) pour suivre , sur la East Coast du Canada , tu nais avec un violon en main. Entraînant.
'The Woodshop' titre fort , écrit à la mémoire du frère de Brenley , assassiné . Les news à la TV canadienne mentionnant qu'il était le 52ème homicide de l'année. Titre catharsis.
'Sore Heart' une tendre ballade , composée avec l'aide de Ron Sexsmith.
'Lauralee' leur nouveau single, plus nerveux.
'Haight Ashbury' un coin de rencontre pour hippies à San Francisco. Pour terminer 'The Drink' (Best Part of Your Love) .
Du folk agréable , de bonnes voix , des nanas sympa : chouette avant-programme !

Ron Sexsmith

Le Canadien (Ontario) vient de sortir un onzième album ' Exit Strategy of the Soul'. Ce songwriter , chéri par ses pairs (Bob Dylan, John Hiatt , Elvis Costello...), tourne en trio : Tim Bovaconti : lead guitares, backing vc et tambourin et Jason Mercer : electic upright bass ou basse et backing vc. (il a travaillé avec Ani Di Franco). Le forgeron du sexe à l'acoustique et au chant.
'There's a rhythm' ouvre les hostilités .... it's the sound of one drummer , one drum ... tu parles il joue sans batteur. On a tous compris que l'accent sera mis sur la puissance des chansons et pas sur une interprétation glam. Tim décorant la mélodie de lignes de guitare sobres mais soignées.
'Just my heart talking' album 'Blue Boy' .
'Brandy Alexander' premier titre tiré du dernier né. Pas besoin de cinéma , Ron, le charismatique laisse ses chansons s'imprégner dans ton encéphale.
Annoncé en français : 'Poor Helpless Dreams' , il demandait une traduction. Intimidé le public ne réagit pas , il propose pauvres rêves !
'Seem to recall' la similitude vocale avec Jackson Browne est évidente. Lyrics introspectifs, discrétion et second degré.
'Dandelion Wine' est introduit par son acoustique , les trémolos plaintifs de Tim rejoignant le boss ... such sweet and simple days Though bitter tasted the wine We drank it anyway... il y a du pinard au Canada?
'Hands of time' les downtempos se suivent , le set a un côté uniforme et monocorde , mais , c'est le monde doux-amer d'un spectator of life, pour qui le culte du rock hero est une vaste blague.
Ron Sexsmith ne suit aucune mode et est donc indémodable .
'Nothing Good' suivi du prophétique 'How I know' . Sur mon dernier album il y a une section de cuivres, nous dit-il , Tim la remplacera par ses effets à la gratte. 'One last round' une dernière tournée , on descend en ville ?
Beau fingerpicking pour la ballade suivante . Romantisme poétique : je vois le futur dans ses yeux , pas besoin de boule de crystal . ('Tomorrow in her eyes'). Une perle de douceur, accentuée par une slide glissante. 'Tell me again' si je te promets d'écouter tu me le racontes à nouveau?
Une mandoline (10 strings) pour Tim: 'Strawberry Blonde' , mère et fille : Amanda et Samantha: two strawberry blondes!
'Brighter Still' et 'Disappearing act' plus nerveux.
All in good time' 'Secret Heart' le voyage se poursuit paisiblement . Des chansons intelligentes portées par une voix onctueuse et un accompagnement dépouillé.
Encore 2 titres pour arriver à 19 chansons interprétées 'Hard bargain' et 'Music to my ears' : à la poésie automnale...when October comes with his hair all greying...
70' de pur bonheur, disait l'autre sur Classic 21.

Rappels

On commence par a request (Tim n'a jamais joué le titre) : 'While you're waiting' , pour continuer avec 'Cheap Hotel' . Petit solo judicieux de Bovaconti et on termine par 'Gold in them hills' sur album un duo avec Chris Martin de Coldplay .
Ron Sexsmith l'anti-star , all the focus is on the songs and they are great...

En video
sur liberation.fr ...

Vu par Lio :

Une rotonde dont seule les gradins sont complets pour assister confortablement assis au concert du génial canadien.

 

Deux charmantes demoiselles provenant aussi du Nord de l’Amérique ouvrent la soirée par 30 minutes de Folk soignée. C’est superbement chanté à deux voix (assez différentes), parfaitement maîtrisé à la guitare (dont une guitare acoustique 4 cordes) et au violon. Les demoiselles sont en plus mignonnes mais… Je ne sais pas trop pourquoi je n’accroche pas vraiment. C’est sans doute un peu trop monocorde, sans variations. Et surtout je pense que c’est une musique qui s’apprécie dans un contexte particulier … dans un bar d’Edmonton, avec un peu de Lager, le froid à l’extérieur et les caribous dont les yeux scintillent dans les phares des voitures roulant lentement dans la neige. Bref à des milliers de kilomètre de la Rotonde…

Déjà deux albums au compteur de ses jolies canadiennes… Qui finalement sont une publicité idéale pour le grand Nord de l’Amérique… on a vite envie de s’y rendre…

 

20h50’, Ron Sexmith débarque pour 1h30’ d’excellence, de beauté, de classe pure. Accompagné par deux gars (à la contrebasse électrique et à la guitare semi-acoustique), Ron SEXMITH (à la guitare acoustique) va nous interpréter une bonne 20aine de chansons de son répertoire étendu et développé dans 8 albums. Son dernier opus, plus tourné vers la soul, va être largement développé. Les cuivres abondamment présents sur cette plaque vont être remplacés (et pas désavantageusement) par la guitare électrique. Ron s’exprime peu entre les morceaux et préfère enchaîner les titres pour un set bien pensé qui aurait pu lasser (toujours les mêmes instruments, la même voix, la même mélancolie) mais qui au contraire passe à une vitesse folle. Pas de batterie, pas de cuivres mais les orchestrations impeccables font oublier toutes ces absences.

La voix de Ron est magnifique (et c’est peu dire), ses chansons intemporelles sont délicates, elles nous transportent dans un espace temps fait de douceurs et de rêveries enchantées. On ne peut que se taire, écouter et de temps à autre applaudir.

22h20’ Ron remercie l’audience (vraiment trop peu nombreuse pour autant de talents) et s’en va colporter ses chansons vers d’autres âmes.



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Published by Michel et Lio - dans Concerts
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 21:42

Quand les Ting Tings avaient annoncé leur participation au Pukkelpop, j’avais failli craquer pour un ticket à 70 euros rien que pour les voir … bien m’en ai pris, pour une fois, d’attendre, d’être raisonnable … Quelques semaines plus tard, le Bota les annonce dans l’Orangerie, j’y cours … heureusement le sold out n’était pas très loin. Les Ting Tings, c’est probablement l’album le plus réjouissant de cette année, des petites mélodies pop/rock qui accrochent directement et ne vous quittent plus de la journée. Ils étaient encore aux MTV Awards il y quelques jours … ca va être la cohue au Botanique ce soir, les tickets se revendaient 40 euros pièce sur eBay, prudent, je me pointe à 19H … il n’y a personne, ils sont encore en soundcheck … je profite déjà de deux morceaux … sympa … 19H30, à peine plus de monde, ils ouvrent les portes … deux batteries sur scène, un petit clavier, quelques guitares et pédales …Derrières nous de très jeunes anglophones picolent ferme à la Vodka, je prédis qu’il y en aura un qui tombera avant la fin du show … à 20H, la sonnerie retentit … on sera au lit à 21H !

 

(c) Kritof Acke

Jules se glisse derrière sa batterie harnaché d’une guitare, c’est parti … « We Walk » … projection à l’arrière scène … insignifiant, répétitif, on finit même par l’oublier. Katie White joue du clavier, change de guitare à chaque chanson … c’est varié, efficace. Les morceaux sont bien arrangés pour le live, les loops en support … ils ne sont que deux sur scènes … enfin … 4 ! Ils ont chacun leur roadie personnel omniprésent sur scène … on se demande s’ils ne devraient pas plutôt se faire accompagner de musiciens invités pour les tournées … ca pourrait apporter une pêche supplémentaire, même s’il faut l’avouer, Katie occupe plutôt bien la scène. Elle reste très stoïque quand le public l’arrangue de « Bitch … Smile … You’re a superstar, now ! » Cinquante minutes plus tard, c’est déjà fini, presque tout l’album y est passé, ils quittent la scène …contre toute attente, les poivrots sont toujours debout et mettent des petites tapes amicales sur la tête de Lio … qui a quand même du leur expliquer, dans son meilleur anglais, que s’ils continuaient, ils allaient avoir du mal à expliquer à leur médecin comment ils avaient pu se coincer une bouteille de Smirnoff dans l’anus …

Un seul rappel, deux chansons et on clôture en beauté avec « That’s not my name » …Un concert rafraichissant …il est 21H10, les enfants peuvent rentrer se coucher.

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 22:00
A 19:45: les organisateurs n'ont pas le sourire , 5 entrées payantes au Garcia Lorca (rue des Foulons). Nathan et David (de bénévoles taxidermistes ) , secondés par une cerise empaillée (Fred) , en ont gros sur la patate : ils ont dû nettoyer café et salle , laissés dans un état Dour un lundi matin, et l'aide promise par le Garcia Lorca est aux abonnés absents . Tout repose sur leurs trois épaules (x 2 ).



Heureusement à 20:35' , pour le début du set de PHILARETORDRE , la salle s'est honnêtement remplie.
On est loin du fiasco et finalement, le peuple had great fun . A 1h du mat , plus une goutte de houblon , ceci expliquant l'euphorie des night flies.

Philaretordre and his big band of pedals (rien à voir avec les folles!).
On aime bien Phil Lerot (cf une soirée cerise, 17 février 2008) et sa basse accompagnée d'une loopstation , d'une boîte à beats , de loops instrumentaux ou vocaux ...
Ses compositions peuvent être planantes , répétitives , synthétiques, dansantes ou atmosphériques , faisant appel à la distorsion ou aux vocaux kobaïens à la Christian Vander.
De temps en temps, il appuie sur la mauvaise pédale et le morceau qui devait se terminer continue ses boucles , mais c'est un détail!
40' de soundscapes t'emmenant loin de la cité tentaculaire.

Casse Brique

Un jeu vidéo pour gosses scotchés à leur ordi? Non , un duo instrumental , uit Brussel: batterie et guitare.
Particularité : ils s'installent dans la salle , public autour d'eux. Genre, pépé? Math rock , postrock, style Graffen Völder, vu au Rhaaa Lovely Festival.
Ils ont écouté Chevreuil et autre Don Caballero , mais leur truc binaire ne décolle jamais. Du rock franc-maçon , loge royale vide!
Yves , qu'en dis-tu? No comment !
Wat zeg je? Vacuité! Wat? Dentelle de Bruxelles sans ficelles.
Hermétique, fieu! Mais encore? De l'énergie! Tu nous emmerdes , Yves et toi, Gainsbourg? Ce mortel ennui...Et toi Alberto (Moravia)? L'ennui !
Casse -bonbon .... Direction le bar!

Momo Lamana

Nouveau duo (Kortrijk) , mixte ce coup-ci! Momo (ze geul) : basse, vocals, organ -Lamana (ze mec) :sunglasses, guitar, vocals , organ et , en troisième larron, une beatbox dirigeant le show.
Du garage/punk/minimaliste amusant et dansant. Tu penses aux Cramps, Kills (en moins sexy) , Alan Vega (post Suicide period).....
Garcia et Lorca pogottent gaiement aux sons du sixties rollercoaster rock de Momo et Lambada.
Guitares fuzzy , accords' 3 chords' et cheap organ sound à la '? and the Mysterians'. Une énergie Blondie , des vocaux alternés ,boy /girl ... on s'amuse , surtout que Momo , exotique, chantonne en Spanish pour Garcia et Lorca, ça me rappelle 'Caca de Vaca' de l'irrésistible Joe King Carasco.
Quelques 'motherfucker' décorant les lyrics et tu replonges du côté des New York Dolls . Deux ou trois instrumentaux fêtes foraines . Auto-tamponneuses à la kermesse de Wevelgem et du pubrock , style Eddie & the Hot Rods ! The right attitude et des titres ne dépassant pas les 2 minutes:simple , mais efficace.
Le truc a ses limites , les bandes pré-enregistrées lassent et on se dit que la présence d'un drummer pourrait être bénéfique , m'enfin ce 'geif mo beuzze,Gerard' rock n'est pas désagréable.

Sport Doen

Des copains de Bert Anciaux?
Des Brusseleirs distingués , fervents amateurs de bière, frites mayonnaise et de la zwanze estampillée Michel Demaret , non peut-être.....
Ils font du sport à 4 : trois instrumentistes basiques (guitare,drums,basse): Yves, Fred, Gaston et le dikkenek Fred (il a été ' Jeune 'pendant 7 ans,pas à jeun) au chant et pitreries rock'n rolliennes. (Fred la cerise a vu et senti de quoi il est capable). Un conseil si tu vas voir leur show , dis à ta maman de laisser le costume du dimanche dans la garderobe.
Deux albums 'We are Sportdoen and you are not' et 'More Love songs'
Du punk comme en 14 , sans les safety-pins , mais sueur, rage , buzzsaw drones et shampoing à la Maes sont au rendez-vous. Le drummer est torse nu dès les premières notes de 'Pretty Vacant' . Et , si Fred , le chicos, est encore on stage pour 'I am a Leprechaum' , il vient prendre son bain de foule dès 'Maggots' . T'es pas encore à poil , hurle un comique! Il se débarrasse du haut et nous fait admirer une bidoche Gargantua musclée . Participera pas à la nouvelle campagne publicitaire d'Evian , Babar!
'Do you remember' ouais on se souvient de 1974 et de ce cirque , je me roule par terre , sur le sol que je viens d'arroser de cerveza , je me colle à un spectateur et éructe en postillonnant dans sa face . On se souvient de Johnny, Sid , Joe Strummer, Dave Vanian, Billy Idol....
'Back to work' 'Bangers & mash' ça déménage sec.
Je vous fait la fontaine de Trevi en crachant ma Maes dans les cieux. A boire, fiston , les sportifs doivent se désaltérer!
'New Rose' the Damned , reste un truc imparable. 'Island of the damned' ils sont sur une île?
'Speed City' 30 à l'heure, près d'une école.
'Kevin Spacey' 'Girl with sideburns' 'May' 'Santo's revenge' . Je suis le Carlos des Marolles hurle le poète bedonnant. Tous les poncifs y passent , tu mets ton cerveau au point mort et tu regardes Bruxelles participer à la joyeuse riot gig.
Un petit Dead Kennedys 'Holiday in Cambodia' et 'There's no curfew' .
On ferme la salle de sport . Merde ils ont coupé l'eau chaude, geen douche , je rentre gluant et puant chez Madame.
D'où tu viens? J'ai fait du sport, chouke!
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 22:50
A 21:10 Toogenblik est plein à craquer ,Luc , le maître de cérémonie est fier de nous présenter la petite soeur de Steve Earle et son conjoint : STACEY EARLE & MARK STUART.

De l'Americana intimiste haut de gamme . Stacey arbore un brillant black T-shirt au nom d'Obama.
Bref historique: Stacey accompagne son frérot Steve , country singer engagé, dans ses Dukes. Mark écume les honky tonk de Nashville pour y jouer son folk/blues/rock /country . Il rejoindra le band de feu Freddie Fender ('Before the next teardrop falls').
Mr Stuart est un as de la 6 cordes.
Stacey et Mark se rencontrent en 1991 lors d'une songwriters night à Nashville. Love at first sight,on passe chez le curé en 1992.
Ensemble ,ils tournent,enregistrent des disques et ronflent dans le même lit. Dernière plaque à ce jour : 'Communion Bread' . Tous deux ont sorti des disques en solo : Madame 'Simple Gearle' , de l'humour , l'enfant ! et 'Dancing with them that brung me' , et le royaliste : 'Songs for a corner stage ' et 'Left of Nashville'.
Avanti ! 'Are you ready' la mignonne , au look gamine , Stacey aux lead vocals . Une voix nasale et enfantine, pas désagréable. Du folkie hillbilly /bluegrass aux formidables harmonies vocales. Mark cite Chet Atkins comme influence majeure , son picking est de cette qualité.
Toogenblik a déjà compris que la soirée sera riche !
Mark aux lead vocals et à la slide 'Looking for Fool's Gold' . Très Neil Young countrysant avec des accents swamp music , chers à Tony Joe White.
Stacey est de la race des storytellers : Lovesongs last longer than flowers & they are cheaper too'
Ouais , mon portemonnaie crie 'J'aimerais être un lovesong writer. Son sens de l'humour crée une atmosphère familiale dans le club. Une chanson d'amour simple , donc! 'Is it enough'
Craac Craac , le micro de Mark déconne . Que pasa, Willy? Le moustachu bondit sur la scène , peine perdue .. Craac Craac ! Changement de programme, on oublie la setlist (absente d'ailleurs) . Mark derrière le vieux piano, décorant la scène depuis 3 siècles et Stacey , off stage , parmi nous. Un titre splendide 'The Note' . Frémissements dans la salle.



J'ai écrit la suivante pour une oeuvre de bienfaisance (cancer) : 'Spread your Wings' . Un truc jazzy émouvant. Mark a développé une technique personnelle de jeu . Il forme ses accords en tenant les doigts par dessus le manche . Impressionnant.
Les accords de la suivante ('The Wedding' ) ont été empruntés à Bobbie Gentry , nous murmure Minnie Mouse. Effectivement, 'Ode to Billie Jo' refait surface. Magnifique fingerpicking work de Marco.
Mon mec il peut écrire sur tout , une valise par exemple. La valise que Stacey , à 16 ans, avait emmenée lors d'une fugue pour 'destination unknown'. Le bagage existe encore , plus pour contenir des fringues , non , juste des souvenirs! Tendre ballade.
Une nouvelle chanson d'amour , typiquement féminine,.. I'm helplessly in love ... chante Stacey . Imagine James Hetfield, chanter ça ! On range du côté de Emmylou Harris , Gillian Welch ou Alison Krauss... Le micro fait à nouveau des siennes, fuck...
Je descends du podium, se dit Mark, sa moitié se tirant en douce.
.. There's something happening inside of me ... un morceau bluesy de sa plume. Il termine le set par le nerveux ' You didn't know Diddley' en hommage à Bo Derek.
Tous au bar , sauf Willy, le bricoleur , sur scène, Jugnot!
Les CD's se vendent à la pelle.



22h15 set 2

'I don't wanna have to run' que Mark a écrit, dans les nineties après avoir assisté à un concert de REM.
A toi Stacey ..I'm here entertaining No room for complaining In a fishbowl swimming in a circle... son poisson rouge à l'honneur. ('Fishbowl').
C'est parti pour 10' de narrative poetry . Une fête de famille, un 4th of July, barbecue , bla bla bla , sacs poubelle pleins de restes de junk food , retour chez soi ... le téléphone .. drame , accident d'auto, décès d'un jeune de la famille , sombres pensées (perdre un enfant) ...15' plus tard , téléphone , il n'est pas mort... Le journal intime de Stacey.
Le titre qui suit sera émouvant et fort ...silence is screaming damned loud ... musical poetry!
Surprise ; 'While my guitar gently weeps' . George Harrison , parti côtoyer les anges bien trop tôt.
Troublants effets de slide.
'Cry night after night' co-écrit par Stacey , Mark et Steve Earle. 33% de royalties pour chacun d'eux. Lyrics puissants.
Nouvelle pause syndicale pour Willy , nos troubadours à nouveau off stage , sans micro. Un dernier titre traitant d'amour , que la simple Gearle nous chante de sa voix fluette . Mark se chargeant du décor sonore adéquat et des harmonies. Country roots/ bluegrass stylé.
Chapeau , les tourtereaux.

Rappels
Vous pouvez faire le chorus! Une version époustouflante de 'You ain't going nowhere' Bob Dylan & the Band 1967 (Basement Tapes) et un hit pour les Byrds 1968 sur' Sweetheart of the Rodeo'.
..Who Eeh , Ride me high Tomorrow is the day my bride's gonna come... Toogenblik se lève et applaudit au solo Zaventem de Mr Stuart.
Le virtuose y va d'un intermezzo instrumental pas piqué des vers ' Music to watch the girls go by' . Et on termine par 'Next door down' , un titre aux allures Stevie Nicks.

Il est 23h10 , une nouvelle soirée réussie au Toogenblik!

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