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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:21

Les soirées cerises programmaient 3 groupes à la flûte enchantée: Graceland - Le Baron 5 et Sound XS.

Suite aux problèmes flicailles de la semaine précédente (une pauvre voisine a fait des cauchemars toute la nuit après le décès de son canari, qui commença par perdre ses plumes, conséquence du niveau sonore 4537 hertz émis par un woofer American Pitbull Terrier, utilisé par Joy de Vivre et A Final Sound, avant de voir sa finale heure sonner. Léontine appela ze cops et the firebrigade sur le champ, et un bataillon entier vint admonester Fred Cerise, lui donner un premier et dernier avertissement: écoute fieu, nog 1 keer et on ferme ta baraque et tu passes une semaine au cabanon .... Fredo a eu beau acheter un hibou à la vieille chouette, rien n'y fit ... désormais extinction des feux à 22h).
Accouche, tu me dis!

A 20h pile, une cloche, pas catholique, annonce: Graceland en piste.
Salle à moitié vide, les habitués connaissent les habitudes maison, et s'amènent à 21h.
Jerôme Delvaux, le Olivier Strelli des critiques rock, le chantre du renouveau eighties, la diva des platines, est toujours devant son grand petit écran à admirer Witsel et Mbokani profiter d'erreurs arbitrales magistrales et rate le set de son pote Raphaël.
Jean-Luc Demeyer (Front 242) est sur place, flanqué de sa smala de courtisan(e)s.
Plus tard, il fera un sort à 2 magnums de Martini blanc, que le patron de la Flûte stockait dans son bar depuis 1975.
On t'avait dit: accouche! Ca(= ça) vient, Firmin!
Graceland ... Paul Simon? No! 3734 Elvis Presley Boulevard? Non plus!
Le paradis de Grace Kelly? Assez!

Graceland=Raphaël Haubourdin! (une nana éméchée le trouvera assez peu élevé, le Haubourdin)
De la darkwave sur boucles, idéale pour être jouée au DNA ou lors d'une soirée gothique. Fredje, craintif, a décidé de réduire le volume sonore au plus bas (Léontine a encore un poisson rouge et un basset brun), ce sera de l'électro intime tonight.
'Colossal baroque' aux lyrics poétiques ... I'm gonna fuck you.... sur beats hypnotiques et claviers agressifs. 'Red Whore', c'est pas Anne-Marie Lizin! Alan Vega croisant Depeche Mode. Un bain aux pétales de roses noires New Romanticism, la flûte transformée en Blitz Club Londonien.
Well, well ,well pour introduire 'Fight your dreams', ce rêve ressemble d'ailleurs à Dracula's nightmare, sur fond de sirène Dachau. Effrayant!
'Vox' Du Fat Gadget (Collapsing New People) avec extravagances Nina Hagen! Xmal Deutschland rôdant dans les parages.

Un guest tonight: LOFI, alias Laurent Philipart à la guitare.
'African War' tchik, tchik, tchik ... des riffs réminiscents d''African Queen' d'Allez Allez, et Raphaël couché sur la scène ixelloise, qui n'a jamais su ce qu'était un aspirateur! Keski fout, me dit Yves? Je crois qu'il cherche des fourmis géantes pour son barbecue pascal!
C'est le bordel en Afrique, Mobutu harangue ses troupes, faut qu'on rase ce village. Une méchante slide vient gifler la six cordes. Une dernière, chantant le chômage en Wallonie (et ailleurs). Des beats Cockerill Sambre et toujours une guitare énergique. Constat sombre quant à l'héritage social, légué par Di Rupo, Van Cau et autres camarades... Qu'ils soient ensevelis sous un océan de lave en fusion.
Un set torride de 40'. Peut-être un peu confus!

Foule au bar, le chroniqueur transformé en barmaid sans tablier, se propose d'aider la sensuelle et charmante Luna. Mal lui en prit, 3' plus tard cloche pas zen et Le Baron5 en piste. 45 clients assoiffés font la file, on ne va pas laisser la rousse enfant seule devant la meute. Même cinéma pour Sound XS.
Je préférais les flics !
T'étais pas obligé de rester au bar, me souffle Fred, le comique! Luna me gratifie d'un magnifique sourire, ce qui n'a pas vraiment réussi à calmer ma rogne!
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:16

Singer/songwriters night au club , mais un trio de bands au background différent .


Krakow 20:00
Cracovie sur Vistule? Nee, mensen: Herk-de-Stad, Limburg! Naissance en 2000, le EP 'Home' en 2006, full album 'As the heart is' 2007 et un petit nouveau 'Far away look', nous vaut cette tournée.
Deuxième concert avec ce récent matériel! Mais Krakow a des planches, avant-programme de Lisa Germano, Great Lake Swimmers, Yo La Tengo, Joan as a Policewoman...
A classer dans quel rayon? Avec un patronyme aussi glacial, de l'industriel? T'es à côté de la plaque, gamin. Essaie Low, Sparklehorse, Lannegan + Isobel Campbell, Grandaddy....
Krakow foulera la scène du club à 5, Sara Gilis (claviers), la petite nouvelle, fait faux bond, ik ben ziek, souris! Sorry, bedoel ik .....

Piet De Pessemier (non c'est pas une marque de fourmi): vocals, guitare acoustique/électrique, lap-steel (un ex -Monza) - Niné Cipolletti (pas une marque d'oignon): vocals, claviers - Gert Cools: basse/guitare, backing vc., sometimes lead - Bart Ivens: drums et un fin lead guitarist: Wim Smets.
'While we're driving' un midtempo aux relents americana/country grâce à l'usage de la lap-steel.
'Spell on me', Niné au chant. Un titre lent et atmosphérique, avec jolis effets d'Ebow. Pink Floyd meets Willard Grant Conspiracy.
'What a woman' Piet troque son acoustique contre une Gretsch, de l'alt country made in Limburg, beaux backings de Miss Cipollini.
'Dragging me down' faut pas t'attendre à un truc festif, l'atmosphère est sombre et mélancolique, tu survoles le désert au ralenti.
'Dinosaur' un rock plus nerveux, tendance Crazy Horse, le band de Neil Young. L'ombre de Danny Whitten plane sur le club. Retour au calme 'It's true what they say', que Piet entame seul, avant d'entendre un chorus à 3 voix. Mooi !Le timbre de Mr De Pessemier te fait songer au Loner, époque 'Harvest'.
'Fucking Sue' un country traditionnel, c'est qui cette cowgirl?
'Far away look' title track du CD.


Un harmonica western style, du Neil Young tout craché.
'Song on request' Zonder bas, Gert à la guitare et aux lead vocals. Doux et ténébreux.
Krakow termine par 'Come on home' sur ' As the Heart is '. Un dernier joyau délicat.
Krakow l'antidote idéale au stress urbain!



Elvis Perkins in Dearland

Elvis, le folk/rock singer, est le fils d'Anthony Perkins et de Berry Berenson (photographe). L'élégant Anthony, grand fan du King, a décidé de baptiser son ket 'Elvis'. Et que devient le gamin? Right, une rock star!
Deux albums, déjà: 'Ash Wednesday' et 'Elvis Perkins in Dearland' ;

Elvis, tout de blanc vêtu, commence seul à l'acoustique et harmonica: 'All the night without love' ... and we go all the night without love in darkened lonely corners.... Une voix Leonard Cohen, une belle ballade.
Le club se presse frontstage. Arrivée du band barbu: Nick Kinsey: drums, backing vc -Brigham Brough, le mec qui ne tient pas en place: bass, upright bass, backing et Wyndham Boylan -Garnett: harmonium, claviers, trombone, guitar, backings....
Cette fine équipe va mettre le club à feu et à sang, on regrettera la brièveté de leur set (37'). Il faut les revoir en tête d'affiche!
'Send my fond regards to Lonelyville' un petit reggae/rock joyeux, agrémenté d'un trombone festif. On transpire !



'Hey' hey Nick, où vas-tu? Il quitte son kit, et vient se placer face à nous, avec sa grosse caisse. Il tape comme un forcené, tout en sautant comme un kangourou ayant avalé toute la réserve de cocaïne de Tom Boonen. Brigham martyrise une contrebasse ... shake your body... ça déménage dur. Le délire!



'Chains ,chains ,chains' un lullaby chicos sur nappé de claviers liturgiques.
'Stay Zombie' (le bonus track) un petit rock hawaïen, slow and cool. Le bassiste en balade et des backings cajoleurs. 'Shampoo' un titre coloré pour coiffeuses délurées ... yellow is the color of my true love's crossbow....black is the color of my blood ...des claviers Bob Marley pour ce titre brillant. 'While you were sleeping' un folk élégiaque, pour lequel Nick sort un harmonica de sa poche, le trombone y ajoutant une touche exotique. Beau comme du Elliott Smith.
Une dernière salve 'Doomsday' qui commence sur une plainte au trombone pour virer Mardi-Gras. Un marching band démentiel, Mr Kinsey, ayant repris une dose de stupéfiants, se remet à bondir dans tous les sens. Juteux!
Elvis in Dearland, un mec et son band n'ayant peur de rien!
Un grand merci à Elvis, qui après le gig me passe son GSM sur lequel est repris la setlist.
Sympa Mr Perkins!


Jessica Lea Mayfield: 22H10

19 ans, la petite, originaire de l'Ohio. Un EP 'White Lies' 2005. Un album
'With Blasphemy so Heartfelt', la protégée de Dan Auerbach (the Black Keys) va devenir une superstar, for sure!
Gisteren in Hasselt, today l'Ancienne Belgique.
Elle s'amène seule à l'acoustique 'Hold you close' suis déjà amoureux! Du folk, alt country seyant.



Le band s'amène: son brother (Dave) barbu et trapu (ont-ils les mêmes géniteurs?) à la basse, souvent envahissante. La mignonne, Anne Lillis aux drums, et le doué, Richie Kirkpatrick à la guitare.
Jessica mettra son coeur à nu pendant 60', sa grâce juvénile a facilement conquis Bruxelles, Vlamingen et Wallons confondus. (En un mot, nous insistons!)
'Kiss me again' je veux bien, baby! Une guitare pleine d'effets, sonnant comme un clavier céleste!
'Bible days' style Joan Osborne, lyrics nouveau testament.



'Grown man' plus sautillant, suivi d'une country song 'We've never lied', a teenage love song. Je veux bien être son confesseur.



I guess I'll play a couple of songs on my own, allez boire un pti coup, les gars...
... I didn't mean to feel the fire Now I'm alone watching flames go higher ... titre pas encore enregistré! Elle se débrouille plutôt bien la little shy girl, au look frêle et fragile..... there's no need for me to stay and be a burden...('Call Me'), tu rigoles bébé, un fardeau .... tu pèses 36kg, tout habillée!

'Greater Heights' une ballade te ramenant vers Cat Power, n'ayant pas encore viré Las Vegas! Shannon Wright est dans les parages, également. Vincent y voit des traces de Mazzy Star. Et moi, Liz Phair... Magnifique travail de Mr Kirkpatrick.
Une cover de Buddy Holly 'Words of Love', enregistré pour une compil., nos artistes reprennent leur favorite (American, not English) love song. Bon choix, Jessica.
'I'm not lonely anymore' encore une chanson d'amour poignante.
Thank you, Brussels, elle attrape une bouteille et avale trois gorgées de Chardonnay (pendant que Big Dave, ze big brother is watching you, a le dos tourné)!

'The one that I love best'...You're the sun and the moon and all the stars.... Ce mec c'est la mécanique céleste dans toute sa splendeur, c'est Pythagore, Aristote et Ptolémée,+ Newton et le pape qui ne veut pas que les Africains utilisent des Durex... You're the one that I need ...Un final explosif !
'I can't lie to you, love', même registre, une plainte lancinante. Miss Lillis vient accompagner frère Dave pour un duo vocal charmeur, elle regagne sa place derrière les caissons et le truc vire rock psychédélique détonant. Brother & sister, en plein trip acide, à genoux ...I can't lie to you ... Relève -toi, Marie-Madeleine, on te pardonne!
Strong song!
Une dernière, Brussels: 'For today'.
Tout l'album y est presque passé. 55' d'émotion, d'heartbreaking songs, de douleur, de peines d'amour, de souffrance ... et l'enfant n'a pas vingt ans.

Bis
Seule, no mike, plus d'électricité, le poignant 'White lies' ... I'm not perfect and I don't wanna be....
Stay as you are, baby!
 
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 21:30

Début des congés de Pâques, pas de low cost fly pour les chroniqueurs. Rendez-vous à Beersel, Vlaams-Brabant: pays de geuze, lambik, kriek en plattekaas... sans oublier le magnifique kasteel, datant de 1300/1310. Les Paretters comptent, parmi eux, pas mal de têtes connues: Karel Van Miert, feu Renaat Van Elslande (Lot/Beersel), Stéphane Demol (Mexico, Mexico...), Morten Per Olsen, et l'écrivain Herman Teirlinck (décédé en 1967).

Une fois par mois, le vendredi, la maison de jeunes 'Moesjebaaz' organise, sous les auspices du CC De Meent (Alsemberg), un concert gratuit avec des talents du terroir.

Vanavond: STRAWDOGS !

Des Brusseleirs, des dikkeneks dus et des kiekefretters, dont le guitariste (Gert) habite Alsemberg. Sam Peckinpah in de rand, va y avoir foule ... Forget about it, une promotion inexistante, des villageois adeptes du cocooning ou de la pintje in de Oude Pruim of bij Jeanine ... Tu comptes à peine une vingtaine de curieux, dont un des organisateurs du Blues & Rock Festival in Beersel, aujourd'hui rayé de la carte des festivals de blues. Wat jammer!
Le groupe de Hans Van Campenhout (vocals, piano, harmonica, tambourin), Gert Taveirne (guitar, harmonica), Bert Van der Elst (drums) et Bram Van der Stocken (bass), non c'est pas Bram Stoker, le papa de Dracula, Bram vient de monter son propre groupe 'Chloe & the Lonesome Cowboy', continue à tourner dans tous les bleds, flamands et wallons, (ze zijn niet vies voor een concert in het buitenland ), qui veulent entendre leur roots American rock mélodieux, mais ne dédaignant pas les méchantes envolées de guitare.
'Me & Mrs Davies' le train est sur les rails, les gamins s'occupant de la sono nous gratifient d'un son 'garage' qui sied au cadre, une vieille ferme transformée en local de jeunes.
'Mean Streets' un petit côté punk rock pour ces sales rues. Hans doit en connaître pas mal, il loge près du canal!



Un nouveau titre à leur répertoire 'Panic in Canal Street' ... I heard a shotgun in the evening I heard a shotgun late at night .... le Bronx? Molenbeek? Gert nous sort un premier solo wah wah cinglant. B & B, la rythmique, pompent joyeusement et Hans pianote comme un petit Mozart. Grand titre.
'Shipwrecked' un morceau Titanic op de Zenne! Piano en évidence. 'Innercity Girl' un classique de leur playlist. C'est inouï le nombre de tubes potentiels que Meester Hans a composé.


La perle: ' The retarded son of Jesus'. Fred, à mes côtés, ne se tient plus, il connaît le titre sur le bout des doigts. ... Ce fils de Jésus .... made a hooker dress like a monk.... Je me demande s' il s'est occupé de la garde robe de Fabiola?
'Fallen from grace' an oldie ....baby, je suis fatigué, tu me dis que je suis un lâche ... aaah les femmes qui rêvent de Brad Pitt! Il sonne très Scabs, ce morceau.
'Howling like the Wolf' un slowtempo, ce titre Arsène Lupin .... I've been stealing from the rich.... Strawdogs baigne dans l'univers de David Lynch, FF Coppola, Steinbeck, Faulkner, Johnny Cash, Tom Waits ... vergeet maar Clouseau, Helmut Lotti, Goedele Liekens, dikke Sergio , Tien om te Zien enz....'Down the line' à l'acoustique, suivi du blues/rock ravageur 'Shotgun Blues' (my favourite track). Gert mitraille tout ce qui bouge. 'The laws of the Interstate' une valse poignante.

Le titre à rallonge 'A kiss so cold it frose on her lips' tout un programme, madame!
Hans nous a concocté de nouvelles plages qui confirment son immense talent de songwriter.
'Broken Promise' au piano mélancolique.
Du rock saignant 'Johnny Barker'. Gert à l'attaque, tous aux abris, sauvons nos pintjes...
'Sharleen' celle qui brise nos coeurs, geif gas, Gert ... la ligne d'arrivée est en vue. Fais gaffe Cavendish se pointe, accélère!

Bisnummers!
'Carolina ' ... you never treated me like a woman should ... on voit que tu connais pas ma femme, Hans! Arrête de pleurnicher, menneke! Slowtime in de Moesjebaaz, et un couple sur le dansvloer, un...
Hans, alleen pour le tendre 'Fishing for moon' et un dernier, avant de replier bagage: 'This part of town'. Une première, car Mr Van Campenhout nous sort une magnifique guitare rouge de ses bagages. 2 à 3 minutes pour la brancher et ... We're the fucking Stooges ... rock'n roll, baby ...

Strawdogs, un groupe qui ne déçoit jamais.
Le 23 avril au VK (Vaartkapoen), la 1/2 finale Emergenza et le 9 mai in 't Vondel, Halle!
 
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 21:53
Des étudiants de la classe de musique électroacoustique d'Annette Vande Gorne (Koninklijk Conservatorium de Mons - Belgium) sont invités à interpréter une oeuvre de leur choix, choisie dans le vaste répertoire électroacoustique.
Le truc est subventionné par la Communauté française et est co-produit par le CC d'Etterbeek.
Le programme :

Maxim Holod interprète Helix Stair Helve 2 de Richard Devine
Paul Miquet interprète Twitch for Twitch d’Antony Pateras
Jeremy Janssens interprète Anechoic Pulse de P. Kokoras

Rudi Giot interprète Come Out de Steve Reich
Loup Mormont interprète Tours et détours en 78 tours de Christian Zanési
Daniel Perez Hajdu interprète Caravaggio de Denis Dufour


Notons l'inversion des pièces 5 et 6.
La salle du Senghor est idéale pour ce projet acousmatique.L'interprète est collé à une immense table de mix au milieu de la salle, les auditeurs = les autres étudiants, le(s) prof(s), 1 ou 2 membres de la famille et 2 pigeons ayant payé un prix exorbitant pour écouter un récital/ examen de fin d'étude.
Tu me dis, de toute façon Reynders et sa clique auraient piqué ton blé ou, c'est tout de même un truc qui arrache pour frimer auprès de ta nouvelle compagne : 'je t'invite à un concert 'acousmonium' à l'Espace Senghor, darling...
Evidemment si ce soir, ta compagne se nomme Fred Cerise, ça devient dubieux !
Une vingtaine d'enceintes acoustiques devant et derrière les artistes : la classe !
Annetteke vient nous présenter le récital. Plus tard, elle nous parlera de son futur opéra et de la conférence qu'elle donnera pour inaugurer l'événement. Elle introduira, également, les concerts futurs, dont celui d'un maître suédois. Elle ne se souvient plus de son nom, mais voit bien l'image dans son cortex, et, d'ailleurs, elle a écrit la biographie du Scandinave.
Que dis-tu ? Oui, elle cuisine, cette perle... Spécialité ? Cube Knorr dans un peu d'eau et du vermicelle Soubry !
Numéro uno : hyper courte la pièce !
Pas de visuels... Déjà, tu te poses des questions.
C'est bien beau, mais cela a-t-il un sens devant public ? C'est du travail d'ingénieur du son,de bruitiste ,voire de DJ. De la masturbation intellectuelle, me souffle-t-on !
Tu pourrais écouter ces compositions, chez toi, allongé sur ton sofa, un bourbon à portée de main et laisser ton esprit vagabonder et créer son propre écran !
Un mec qui joue avec des boutons, où sont les émotions ? Et en plus, si un de tes voisins se parfume à l'eau de javel et que la prof, affalée devant lui s'est aspergée d'Eau Jeune ou de Davidoff, ton sens auditif est vachement perturbé par tes facultés olfactives.
Trêve de plaisanteries, nous ouïmes des balles de ping pong rebondissant sur des marches, un flipper sur le point de faire tilt, des portes grinçantes, un aiguiseur de couteaux, une mobylette tournant au ralenti, du vent sifflant dans les cimes de cyprès, une plainte lancinante, répétée à l'infini et transformée en gospel/lament,un train traversant un tunnel de 196km de long, des vagues déferlantes, un nouveau train (sorti du tunnel) de 57 wagons, nous vîmes un chef de gare les compter et quelques vaches limousines impassibles. Ensuite,un souffle de vieux microsillon, une chanteuse d'opéra malade, la cuisson d'oeufs frits sur tranche de bacon, des cris 'Attenzione' étouffés, une bande son de film d'épouvante, starring Bela Lugosi...
Bref un joyeux collage sonore dadaïste, idéal pour illustrer une exposition futuriste, à la rigueur un documentaire sur la spéléologie, ou une musique de fond pour hôpital psychiatrique....
Emotionnellement, c'est proche du vacuum, tu ne ressens pas grand chose...

Il est à signaler qu'un des artistes nous a salués: 'Bonsoir' et, que Madame Van Quelquechose a félicité les 5 intervenants... ils étaient six!
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:29

Showcase acoustique exclusif de la nouvelle star US:

Jason Mraz !

Rootsville est invité par la charmante Ine Swartenbroekx de Warner Music Benelux.
Direction Schaarbeek, les immeubles de RTL, Radio Contact, Plug TV....
Zakouskis, vin ... et à 14h, avec une flopée de gamines de 16/18 ans (invitées par Radio Contact) direction le studio, prévu pour le mini-concert .
Ce soir Jason Mraz se tape l'AB, sold-out depuis des mois, cet après-midi quelques priviligiés verront le wonderboy van dichtbij.
Un chauve local vient chauffer l'assistance et lui prodiguer quelques conseils: no pictures allowed, le truc est filmé et passera sur Plug RTL. Jason va s'amener dans quelques minutes, so, please: shout loudly quand je dirai: Dames en Heren, Jason Mraz !



Il a fallu 3 répétitions, car les cris des petites étaient mous.
Tu rigoles un bon coup en te disant que t'es devenu vachement vieux!
Il est l'heure: and here is Jason Mraz ... Clameurs ! (tu vérifieras sur plug tv!)
Jason, au petit chapeau et guitare acoustique, n'est pas seul, il a emmené le percussionniste, Toca Rivera, qui assure les backing vocals, too !
' It's my girlfriend, she's 19', nous lance t-il!
Le duo nous envoie 'Lucky' dans les gencives. Un des hitsingles de son troisième album 'We sing. We dance. We steal things'.
Sur le CD ,il est accompagné, au chant, par Colbie Caillat , autre hot teen star .Toca remplacera la Californienne.
Cet acoustic folkpop est idéal par ces températures printanières.
Une mélodie commerciale catchy aux lyrics d' ado amoureux! De la blue-eyed soul pour midinettes, bien foutue!
'You and I both' qui ouvre le premier CD (2002) 'Waiting for my rocket to come'. Nice voice, sweet song !
Il enchaîne sans pause sur un titre plus nerveux: 'The Remedy'. Lyrics pas cons... The remedy is the experience. This is a dangerous liaison I say the comedy is that it's serious.... Pierre Amboise François Choderlos de Laclos ...
De jolis mmh mmh mmhs et les radio contact fans battent des mains pour accompagner ce rythme chaloupé attrayant.
A écouter sur une plage exotique en sirotant un batida de coco et en reluquant les Pamela Anderson locales!
Interruption radiophonique ..... Jason, I heard you speak French, say some words, please (accent Antoine de Caunes!). 'Meeu si bô cooo ' says Mr Mraz.



Wat is différent (toujours Antoine...) wizz yoor zeurd alboum? Eh bien, mec, je passe à la radio et à la TV belge! Il a de l'humour, Jason. Il en a vu d'autres: avant-programme d'Alanis Morissette, de James Morrison et des Stones....
J'ai présenté ma maman à Mick Jagger, mec!
Ah bon !
Un quatrième titre, le superhit (3 x platinum) ' I'm yours'. Un calypso suave, dont les premières lignes sont chantées par Toca.
C'est décidé, je me prends un ticket pour Hawaï!
Beau solo de conga de Toca!
That's it, on se tire, direction l'Ancienne Belgique!
4 chansons, c'est court, mais tu peux te faire une idée ...
Jason Mraz est sympa et a la 'perfect gueule' pour se taper toutes les nanas de 12 à 77 ans. Son acoustic folk/pop est, ma foi, agréable aux oreilles!
Dank u, Ine (leuk meisje, by the way!).
 
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:20

Ars Musica aux Bozar (con et gamin, ce nom) !

En ce dernier jour du mois guerrier, le chef d'orchestre français, Sylvain Cambreling, dirige le SWR Sinfonienorchester Baden-Baden und Freiburg aus Fritz, Horst und Greta länder.
Au programme deux oeuvres frivoles et vaporeuses: le solo pour trombone et orchestre de Luciano Berio et "...Auf..." de Mark Andre.

Cambreling est un spécialiste du baroque et de la musique actuelle.

Luciano Berio (1925- 2003) pionnier de l'électroacoustique.
Son phénoménal solo pour trombone et orchestre (1999) dure 22' et, Frederic Belli soufflera pendant 21' 36'': époustouflant!
Un dialogue entre l'instrument à vent et les cordes, trompettes, tuba, hautbois...On ne les a pas comptés, Fred et moi, mais la bio du transalpin mentionne 14 winds,12 brass and 34 strings !
Un bourdonnement sur bise printanière et lyrique, un soundtrack pour documentaire Frison-Roche!
Captivante pièce pour un instrument rarement mis en évidence dans le classique!
Pause


Mark Andre 'Auf... I II III'
Compositeur français, né en 1964 !
Cette oeuvre intrigante et indescriptible est plus proche du monde de Einstürzende Neubauten que de Mozart!
Ici aussi, un nombre incroyable d'instruments: cordes (violons, violoncelles, contrebasses), quelques flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, trompettes, trombones, tuba, 2 pianos et quatre percussionnistes, une harpe et encore des trucs cachés...
Tous ces instruments sont manipulés d'une manière pour le moins originale.
Les entrailles du piano sont martyrisées au marteau ou frottées avec une bouteille recyclable. Les cordes sont grattées avec la carte bancaire des musiciens, les percussionnistes jouent de l'archet ou font vibrer des feuilles d'aluminium...
Ce triptyque est tout bonnement un chef d'oeuvre énigmatique et novateur.
Les mots sont insuffisants pour décrire ce que tu ressens ... tu perçois des craquements de meubles archaïques, des bruits de chasse (lieu d'aisances, pas chasse au fox...), une scierie, des frottements, un couinement de souris, le silence monacal altéré par une feuille voltigeant, puis le vide... avant d'être agressé par une seule note de piano, puis deux, dissonantes.... Le deuxième clavier répond en écho, le néant à nouveau ... Une asthmatique vient troubler le recueillement par une toux intempestive!
La nature s'éveille, les éléments reprennent vie. Te voilà dans la toundra! C'est angoissant, tous ces bruits qui peuplent le monde du silence!
Ton cerveau t'envoie des flashes de Kandinsky ou Malevitch... Abstraction, futurisme, espaces vides...
Quelques percussionnistes se tirent en catimini et prennent place dans les loges, où sont installés cymbales, cloches, triangles, caissons.
Nous sommes encerclés et attaqués en quadriphonie!
Une armée de sauterelles, voraces et affamées, surgit .
Va -t-on survivre à ce cauchemar?
Fin, nous sortons du trou noir...
Ovation du public.
Nous venons d'assister à un morceau de la musique de l'extrême et sommes vivants!
 
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 21:59

Concert historique à Eine, Oost-Vlaanderen: dernier gig en Belgique pour le folk band mythique: Magna Carta!

Avant la dissolution définitive, encore deux dates: Londres en avril et le 11 mai, le Carré à Amsterdam.
Une belle aventure (40 years on the road ) prendra fin!
Luc 'Toogenblik' Gheldof (le band est venu 3x à Haren) ne voulait pas manquer l'événement. Michel, kun je me in Laeken opppikken? Mais oui, fieu, on sera tous deux invités par Herwig de Misty-Music House et tu pourras faire la bise à Linda et Chris!

De Boerderij -Eine
Un cadre idyllique, un accueil chaleureux, une petite salle bien remplie, un public de connaisseurs, une ambiance familiale...
Quel dommage que Herwig parle d'arrêter l'organisation de concerts ! Meneer De Noyette, please don't stop!

18h10 Next of Kin
C'est quoi ce parent proche? A movie, avec Liam Neeson et Helen Hunt? Un autre de Atom Egoyan?
Nee, mensen ... Un trio anversois pratiquant un alt-country/americana chatoyant, qui sent bon les honky -tonks des bords de l'Escaut (non pas Julie, ignare... De Schelde!).
Dirk De Bruyn (lyrics, guitars, vocals) -Jef Van Gool (upright bass) et la jolie demoiselle: Katrien De Lombaert (vocals, some lyrics and fiddle) vont nous charmer, pendant une bonne heure, avec un répertoire de compositions personnelles et de titres extraits du Great American Songbook.

'Over You' .. there's a fine line between love and hate... T-Bone Burnett! Ils sont wat zenuwachtig nos Next of Kin, mais très vite, tu es séduit par les close harmonies et le jeu juste des Scaldéens.
'Steel Mill' de Dirk, avec Katrien, the smiling red girl, au chant. Titre émouvant, souligné par un archet plaintif, caressant la contrebasse.

'Please don't bury me' de John Prine. Un titre entraînant, malgré le sujet enterrement de première classe.



T'es pas à Anvers, mais au Greenwich Village, anno 1963!
'You'll never leave Harlan alive ' direction le Kentucky, une épopée 'coalminers' à propos d'un bled où le soleil se lève à 10h et se couche dans l'après-midi, à 15h. Dur, dur la vie à Harlan!
Katrien nous sort un glockenspiel de gosse et nous interprète un de ses titres, une chanson d'amour mignonne: 'With you by my side'.



'Dealin with the devil' un titre de Dirk, un copain de Faust. A un moment, il faut payer l'addition si tu marchandes avec Lucifer!
'Deed I do' a traditional. Un ragtime, au violon Stéphane Grappelli. Great job!
'There is no other way' nouvelle chanson d'amour (rather sad) de Katrien. Beau et classique, comme du Joan Baez.
'Highway of regrets' vieillir c'est pas évident, les mauvais souvenirs, les cuites .....Dirk nous sort une photo du passé, prise sur l'autoroute du regret. Fort comme du Kris Kristofferson!
Willie Nelson 'Home Motel'. Willie le nostalgique!
On a rassemblé tous les clichés de la country, en hier is 'Good old way of life'. Elvis rencontrant Linda Ronstadt, le bluegrass mixé au crooning et, Marilyn en duo avec Dean Martin sur fond Andrew Sisters. Funny!
'The Wayward Wind' au répertoire de Patsy Cline ....and I was born the next of kin The next of kin to the wayward wind... un titre Jack Kerouac. J'ai essayé de me fixer quelque part, la fille est seule maintenant et elle a le coeur brisé ....
Un blues de Steve Earle pour finir: 'Hometown Blues'. Ma ville natale me donne des hauts- le- coeur ... I wish I'd never come back home... Petit fingerpicking pas piqué des vers de Dirk.
Grand...Le public ne s'y trompe pas, un bis!



Toujours Steve Earle ' Halo ' round the moon'. Le meilleur de l'americana!
Herwig monte sur scène, ik wou graag 'Jackson' (Leiber and Wheeler) horen...
Dont acte, et toutes les fermières et les boeren chantent .. we got married in a fever hotter than a pepper sprout.... Tu choisis ta version: Nancy Sinatra/lee Hazlewood (celle que je préfère), Kingston Trio, Johnny Cash/June Carter...



Excellent gig!


Magna Carta
En 1969 Chris Simpson forme Magna Carta avec Lyell Tranter et Glen Stuart.
Leur British folk mystique et poétique, tendance rock progressiste fait sensation.
Le UK folk est à son apogée: Amazing Blondel, Al Stewart, Fairport Convention, Pentangle, Incredible String Band, Comus ..sans oublier la star, Donovan...
J'ai la chance de voir La Grande Charte,début 70, dans un petit club bruxellois, rasé depuis des lustres. Ce concert est toujours imprégné dans my old brain.

2009: Magna Carta = Chris Simpson et sa compagne (depuis 1983, mais ils vont se séparer) Linda Taylor + en principe, Matt Barnhoorn. Le Matt n'a pas pu venir à Eine, nous, on ne voulait pas rater ce dernier concert en Belgique, avant la dispersion des cendres!
Le bonheur, un concert empreint de magie !
Du folk, du blues, du rock, de la poésie,de l'émotion, de la tendresse, de la rage, de la virtuosité, des mélodies d'un classicisme serein, de la bonne humeur et un humour (British) décapant ... Luc Gheldof s'en souviendra, Chris Simpson a fait voeu de le pendre au premier arbre croisé sur la route ...So I had to protect poor little Luke, pour le ramener chez sa môman!



19h45'
Linda et Chris lancent le premier set. La playlist prévue est abandonnée, suite au désistement de Matt.
Une petite road song pour commencer et, déjà, Chris nous gratifie d'un solo élégant.
Bob Dylan 'Make you Feel my love'. Linda réussit à nous faire pleurer dès le second titre!
Chris s'avère un orateur né, il aurait dû être politicien! Il nous raconte salades sur salades, le public se marre à chaque intervention. Les piques, destinées à son ex-compagne ou à quelque spectateur prenant des notes, sont dignes des Monthy Python.
Linda au chant 'Only love knows how' ... do you miss my love Do you miss my body ... Chris répondant par un fingerpicking délicat. Ouille, petite floche, ... this song is also called 'Everybody makes mistakes'! Fou rire général!
Une ballade, 'Forever' sur 'Prisoners on the Line' .. forever is tomorrow in a day... petite leçon de philosophie amère.
Look at Linda's guitar, it's 5000€ worth, depuis qu'elle a été signée par Paco Penã, el rey du flamenco!
'Coyotte' le chef d'oeuvre de Joni Mitchell, entrecoupé par deux sonneries de GSM. Chris taquinera l'une des madames pendant les deux sets.
'Pictures in my pillow', titre emprunté à une fillette de 6 ans. Chris à l'harmonica et un chorus repris par toute la boerderij ... they're just pictures in my pillow... Stop singing people, Luc Gheldof will sing solo.... Pas de bol, Luc transformé en Manneken Pis est parti se soulager aux lavatories. Rigolade monstre.
'Ticket to the Moon' fingerpicking et handshaker pour ce ragtime.
'The bridge at Knaresborough town' une histoire de sorcière dans cette petite ville du Yorkshire.
British folk at his best.
'Shine' que Linda a écrit pour son père en phase terminale. Chanson d'espoir admirable. Magnifique accompagnement de Mr Simpson. La classe!
Rodney Crowell 'Boulder to Birmingham', on la fera sans safety net, sans equipment et sans Chris ... Katrien (de Next of Kin), viens chanter avec moi, maske, c'est une histoire de femmes! Brillant et sentimental!
Chris au bar met een glaasje witte wijn!
Le premier set s'achève sur ce moment de grâce.



Tirage de la tombola (des CD's du groupe et un bouquin écrit par Chris), suivi du set 2.
Linda commence seule, deux de ses compositions délicates, aux relents Judy Collins ou Sandy Denny ... too many roads lead to this place ... Chris vient la rejoindre pour la seconde 'Perfect Lovers', un lament, il y ajoute des lignes de guitare élégantes.
Pour suivre deux chansons collées l'une à l'autre. La première,mystique, écrite en arrivant en Afrique du Sud, voit Linda a capella .... I've seen God's face in South Africa ... et la seconde une commande pour un bébé à naître ... hey little man, your eyes are shining ... avec Chris au chant, avant de voir Linda l'accompagner ...in your mama's eyes... Selon Chris, le plaisantin, elles s'appellent toutes deux 'This time around'. Can we believe him?
Blues time, kids : JJ Cale ' Call me the Breeze'. Linda assure une rythmique infernale et Chris fonce à toute vitesse down the road. Great, man!
Retour au folk léger et subtil, un titre co-écrit avec un ancien bassiste du groupe: Jonathan Barratt ... She's been low ... she's down again ...
Et le duo poursuit avec une épopée narrant la rude vie des mineurs d'un village du Yorkshire aux 32 pubs et situé dans les nuages, 2000 feet high précise Mr Simpson. What's that in Euro, nous balance la futée Linda!



Tragique, poignant, dans la lignée des grands conteurs britanniques!
Un gars (Samuel) m'ayant acheté un double Cd, m'a fait a request, nous dit Chris. On est pas certain de se souvenir des lyrics. It's gonna be a disaster, soupire madame! Scène conjugale, mais ils attaquent le truc.... now, the old man was a fighter, his face was burned by summer sun ... 'Some Kind of a Man' est le titre de cette perle qui te prend les tripes. Des vocalises grandioses, un jeu de guitare sobre. Pas de désastre, mais un instant béni. Chris termine la chanson en pleurant.
'The same rain' morceau existentialiste.
'Ordinary man' un rock bien sec, voit Mr Simpson déchainé.
A last one, people! Une intro hispanisante pour une pièce maîtresse de l'oeuvre de
Magna Carta (+/- 40 albums) : 'Paradise Row'. Un titre épique exceptionnel.
Mieux que le 'Streets of London' de Ralph Mac Tell, aussi fort que 'American Pie' de Don McLean.
Finale explosive.



Un bis s'impose, à 6 sur scène: Chris, Linda, les 3 membres de Next of Kin et Herwig en very special guest. Mais toute la ferme: vaches, cochons, poules, canards, ânes et Luc Gheldof... chante à l'unisson 'Good Night Irene' !
Concert anthologique!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 21:42

       C'est Madensuyu (qui signifie eau minérale en turque), un groupe gantois, qui a assuré la première partie du concert de Ghinzu. Le groupe est composé d'un batteur et d'un guitariste, qui jouent un rock agressif, très brouillon et criard. En effet, le chanteur, Stijn De Gezelle, chante ou plutôt crie, de manière très saccadée et énergique. Il est difficile d'étiqueter correctement le style musical de ce nouveau groupe qui se montre sur scène depuis déjà 2005. Cette première partie aurait pu être mieux appréciée si le son avait été mieux réglé, et surtout si le volume des hauts-parleurs avait été réduit. A voir ou à revoir dans de meilleures conditions. 

      John Stargasm & co apparaissent sur scène vers 20h40 avec un titre du troisième et nouvel album « Mirror Mirror ». Titre dont s'est inspiré le groupe pour le décor scénique puisqu'on y trouve des miroirs inclinés en arrière plan. Ces derniers sont accompagnés de néons formant un demi cercle, qui donne un très bon jeu de lumières lors de certains sets électros. Les fans remarquent alors que c'est le charismatique Jean Monte, du groupe Montevideo dont John Stargams avait produit l'album, qui remplace Kris Dane. Comme à son habitude, le leader du groupe porte un costume noir et des lunettes noires.

      Le troisième morceau joué est le succulant « High Voltage Queen (the reign of) » de l'album « Blow », suivi du single actuel « Cold Love ». Avec ce nouveau titre, la température au sein du public monte encore plus et les pogos commencent à arriver. John annonce le titre suivant, « Take it Easy », qui est aussi une nouvelle chanson remplie de dynamite et pêcheuse à souhait. Les fans se rendent encore mieux compte que les nouveaux morceaux ont été composés pour du live tout comme le groupe l'est et l'a toujours été.

      Quand Ghinzu entame les premières de notes de « Do You Read Me », la foule ne se tient plus, une grande partie du public bouge, danse et saute à souhait tout en reprenant ces paroles bien connues. C'est avec plein d'humour et un déhanché assez surprenant, que John demande au public de chanter comme pour un concert de Patrick Bruel. Le titre suivant provient aussi du nouvel album, il s'agit de « Kill the Surfer ». Ce morceau est lui aussi taillé pour la scène, avec un jeu de de lumières et de sons extraordinaires qui permettent au groupe d'exploser en live. Le groupe remercie son public et sort de scène pour revenir avec deux rappels d'une chanson chacun. Le premier rappel se fait avec l'éternel « Blow », titre éponyme du deuxième album. Et le deuxième et dernier rappel se fait avec l'excellent « Mine », titre aussi tiré de l'album « Blow » et qui ne donne pas les sons auxquels les fans sont habitués. A force de vouloir donner trop de puissance, trop d'explosivité sonore, le groupe fini par se perdre dans sa musique brouillonne et oublie les jeux de de synthé solos essentiels à certaines chansons.

      Ces deux rappels n'en n'ont pas vraiment été, puisqu'un seul titre a été chanté à chaque fois et que les temps de pauses étaient assez courts. Pour ce retour tant attendu, John a d'ailleurs remercié la foule pour sa patience, Ghinzu a réussi encore une fois à démontrer qu'il est un groupe inventif fait pour la scène. 
 

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Published by Samanta - dans Concerts
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 21:18

Je devais vous parler du concert organisé au Schip par Maxime Lê Hùng du Label Matamore. Attiré par le concept « concert dans mon salon » j’ai été porte de Flandre écouter Paul LABRECKE et Peter WALKER.

Dès 18h le premier nous infligeait une musique indienne-psyché-méditative et improvisée pas des plus intéressante. Ça se laisse écouter, avachi dans un divan de préférence avec des substances illicites mais dans certaines limites tout de même. L’archet et le banjo ne font vraiment pas bon ménage ! !

Vers 20h Peter WALKER venait nous faire une démonstration du « comment frimer avec une guitare ». Basé sur des techniques Flamencos, indienne et folk, il nous impressionne par son jeu mais la performance terminée, on reste sur sa faim… 

Je devais vous parler de tout ça mais, pour moi, l’événement de la journée a été la lecture de Mathias ENARD (« Zone » chez acte sud) mise en musique par Dominique A à la Bellone dans le cadre du festival littéraire Passaporta. Un magnifique endroit, une cour intérieure couverte où l’on a mis quelques gradins et des coussins, un ampli une guitare fender et deux micros.

Mathias ENARD a prévu de lire quelques passages percutants et rythmés de son roman « Zone », Dominique A l’accompagne suivant les ambiances du texte. Après chaque extrait Dominique A enchaîne avec une de ses chansons se rapportant de près ou de loin à ce qui a été lu auparavant.

Le livre parle des guerres du 20ème siècle et semble sombre et sanglant, Dominique A joue des morceaux librement, s’arrête de temps en temps. Et surtout Mathias ENARD donne un rythme à sa lecture... Bravo à lui, on pourrait presque dire qu’il chante Mathias… il hausse le ton, parle plus bas, ralenti et augmente le rythme pour coller au riffs du chanteur. IMPRESSIONNANT ! ! Et Quand Dominique A se lève pour interpréter un de ses morceaux, vous tombez en pâmoison ! ! Des frissons parcourent votre dos…

200 personnes ont assisté à cette performance qui m’a laissé sans voix ! !. Ca donne envie de revoir Dominique A au plus vite sur scène et lire « Zone » de Mathias ENARD.

Houllebecqu et Burgalat avaient déjà fait un bon album, il y a quelques années en associant la pop yé-yé et les poèmes ciselés de l’écrivain. L’association de ce jour est au moins aussi bonne avec quelques imperfections due au manque de répétition. Ca pourrait donner quelques chose de bien sur album !?


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Published by Lio - dans Concerts
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 22:51

Gemeentelijke feestzaal, Machelen: un festival blues consacré aux ladies.

Belle salle, programmation alléchante, excellent son et une équipe organisatrice remarquable ... que demander de plus? Niks, tu supposes ...
België heeft tegen Bosnië verloren, ça t'étonne encore?
Sur place, les habitués Blues in Belgium: les fondateurs de Rootsville, Bobtje's blues et d'autres organisateurs (Bierbeek, Vilvoorde and so on ....). Résultat: volk aan den toog , faut faire gaffe de ne pas être entamé avant le début du show, prévu à 18h.

18:15' The Excello's featuring Geneviève Dartevelle
Première surprise, Pat, le singer is weg ... Un nouveau chanteur/guitariste: Al C. Un gars ayant vécu et dont les artères charrient un sang bleu. Claude, Jerry, Mr Gibson Jumpin'J et Al attaquent 'San-Ho-Zay' en C, un instrumental juteux. Gene, + harmonica, apparaît et Machelen a déjà pigé que le jump blues qu'on va leur servir ne sera pas du réchauffé. Freddie King est content, quelque part là-haut , il siffle d'admiration!
'Swingin' in the street' Buzzin Claude et sa contrebasse amorcent le bal. La Gibson de Mr J fait un petit tour en solo et ce rockabilly/swing vient chatouiller tes guibolles.
'Just like a woman' écoutez bien, vous les machos dans l'assemblée. Jeanne d'Arc nous gratifie d'un premier festival de mouth harp.



'Don't leave me baby' les mecs, ils font les durs et après ça pleurniche comme des gamins...
'Love and Money' Rod Piazza!
Avec le nouveau chanteur, le répertoire a changé. Les Excello's ont encore gagné en intensité et, le petit côté groupe de copains, jouant au bistrot au coin de la rue, a disparu. Désormais, ils peuvent se produire sur n'importe quelle scène internationale et porter haut l'étendard du blues belge.
'Wasting Time' vas-y Jean Genie, blow your harp...
Repos pour Al: ' Don't slow me down' un shuffle démoniaque.
Slow time 'Cried last night' de Charles Brown .... I cried last night, baby. I cried the night before....
Snif, snif, snif... Miss Dartevelle nous sort toute sa collection d'harmonicas, que le Père Noël a fourgué sous le sapin. Du feeling et de la douleur ...it rained last night but there was no cloud in the sky... Beau à pleurer!
'Big Fat Mama' une locomotive de leur setlist.
'Sad young girl' un blues/jazzy aux relents Stray Cats.
Our last song ' Twenty-nine ways' de Willie Dixon, au répertoire de Dr Feelgood. 29 chemins mènent à la porte de ma baby, si elle m'appelle car elle est mal, je peux encore en trouver 1 ou 2 de plus...
Un bis, natuurlijk, et un bouquet pour Gene, la grande!
Little Walter 'Can't hold out much longer'
Tu bois quelque chose, Michel, me souffle Roland, n'ai rien répondu et ai reçu une pintje....

Mariëlla Tirotto & the Blues Federation
Mariëlla est une douce ragazza, long dark hair and deep jazzy voice.
Elle vit depuis des lustres in Nederland, chante le Wilhelmus mieux que Leterme la Brabançonne. La jolie madame a épousé un autochtone (Heins Greten), bassiste de son état. Après une carrière jazz (un Cd 'Stranger' ), elle s'attaque au blues.
Première apparition in Belgenland.
Un band connaissant la musique: Heins, le conjugal: basse, piano.
John Kakiay: drums. Michel de Kok aux fourneaux ... sorry, à l'harmonica et Harald Koll à la guitare ou basse. Ce soir Miss Tirotto a emmené un percussionniste dans ses bagages, question de gonfler la base rythmique.



'Come to me' j'arrive, baby. Mais, que fait-on de Heins, du ketchup ? Une voix superbe, un registre Eartha Kitt, Etta James.... pour une lady paraissant fragile et vulnérable. Machelen se serre frontstage.
'Playing the game' qui ouvre leur album 'Somewhere down the road', ça déménage, Gaston!
'Somewhere down the road' Heins au piano et Harald à la basse pour ce downtempo soul/blues.
Un harmonica exotique et des lyrics de femme amoureuse ... I wanna be soft and tender But I'm scared, too scared to lose control... Laisse-toi aller, Mariëlla!
'Wintertime Blues' vivement l'été!
Des percus estivales et une guitare Carlos Santana. Du latino/blues.
'Confused woman's blues' un harmonica Ennio Morricone, une guitare qui pleure. Ce blues lancinant s'attaque à tes tripes, et cette voix....
' You don't care' solo de basse funky, vocaux jazzy. Dancing time !
Un classique 'I just wanna make love to you', à quelle heure, baby?
Un superbe morceau de Harry Muskee, vocaliste de Cuby & the Blizzards, (un des tout grands groupe de blues batave des sixties, avec Livin Blues) : ' Window of my eye'. Une slide ravageuse, un titre sensible te donnant des frissons.



'Bad Soul' un petit truc voodoo style et, à nouveau, des sonorités Carlos 'Devadip' le moustachu.
Shuffle time: 'Room to Move', rendu célèbre par John Mayall. Des fourmis dans les jambes !
Miss Tirotto termine avec 'House on the Hill'. Je vide ma chope et je grimpe la colline, baby...
Chaud, chaud Mariëlla !
Fleurs, bises et bis!
'Little Wing' Jimi Hendrix.
Excellent set !

Ici une video de Roland Cardoen

21h40 Dede Priest
originaire d'Austin, Texas. Dede joue autant aux States qu'en Europe.
A Machelen, elle est accompagnée par une bande de sessionmen Hollandais: the Backbones!
Richard van Bergen, il vient pas de Mons...., guitare. Un petit gars qui maîtrise à fond la roots guitar.
Aux drums, le jeune Jody Van Ooijen - Le pas petit, Roelof Klijn à la basse, et un keyboard wonderboy: Govert van der Kolm.



Miss Priest, aux vocals époustouflants, nous servira un délicieux cocktail de Texas blues, soul, funk, jazz aux relents gospel. De la passion, du savoir-faire et de la sensualité ....
'Blues Gypsy' elle a l'air d'une gitane, notre Texane.
'Wade in the water' qui ouvre son album 'Candy Moon' 2008. Un negro spiritual, ancien testament, lié avec une sauce funky .
'Cotton candy' sucré mais pas écoeurant. Des claviers juteux.
'Palace of the Queen', ne sais pas si Fabiola habite là. Full blooded soul!
Un blues pur jus... you're playing with my heart ... why did you do this to me.... encore un petit salaud qui joue avec ton coeur!
'Baby's gone fishing' dans le canal de Willebroek?
'Did you plan to leave me low?' ça pulse sec!
'I got it' Pourquoi me raconter que tu m'aimes ... le female blues, c'est des mecs qui racontent des salades et des nanas qui ont le coeur gros!
'Room 239' c'est dans la chambre de ce minable motel que tu te l'es envoyée? Is she on the pill?
Pleure pas Dede (tu prononces diidii), c'est qu'un connard!
'Must've figured wrong' aussi stylé qu'un Boz Scaggs.
'I'll go crazy', si tu me quittes! Top artist, top voice!
'Dandelion in the breeze' guitare funky, tchik tchik tchik ..., un numéro aristocratique de l'organiste, et un registre vocal impressionnant. Immense!
'Needy girl' un creamy slowblues .
' Your husband is cheating on us' ce mec te trompe, il me trompe. A qui se fier? Duel orgue/guitare épique.
'Jive man' suivi d'un dernier classique ' Ti Na Nee Na Noo' au son de keyboards te ramenant à Brian Auger, à sa grande époque avec Julie Driscoll.
Set brûlant !
Séance kisses and flowers et double bis !
'Blues is running red' Dede et son guitariste, pour voir le band complet servir ' Further up the road'
85' de powerful soul blues, balancé par une Queen sans couronne: Dede Priest!

CoraLee & No Trouble
montera sur scène à 23h40'.
Public déjà plus clairsemé, des litres de Jupiler, ça assoupit, Johnny!
Cora Lee jette ses béquilles, empoigne un harmonica et attaque 'First Time', un instrumental pas dégueulasse. Un second harmonica dynamite: Eric Nobels. Une basse: le Jules de C L, Ronald Burssens. Un drummer: Dominique Christens et à la guitare: Alain Counye (Chilly Willy).
No Trouble, et sa puissante vocaliste, vont nous servir un set solide de classiques du blues, mixés avec du rootsy rock.



'Messing with the kid', suivi d' un Shemekia Copeland dévastateur. Le classique 'Stormy Monday' de T -Bone -Walker.
Un petit cajun blues ' You can't judge a book', une compo personnelle ' So Fine'. Le band assure et la lady se démène comme une Koko Taylor uit Vlaanderen. Ce qui reste de Machelen danse, la chope à la main.
Une petite chanson féministe. Les femmes se rebiffent! Et puis un slowblues écrit met manlief ... my man is never coming back.... He left with my best friend ... ça arrive tous les jours, lis les gazettes!
'Rendez-vous with the blues' au répertoire des Allman Brothers.
Qui se souvient de Janis? Tout le monde, maske...'Move Over' .
Un petit détour par le bayou, Creedence Clearwater Revival: 'Born on the Bayou' ! Les lions sont lâchés, ça rocke dur!
Retour à la langueur moite ' Right as rain' et on termine par 'Shakey Ground', en souvenir des earthquakes ayant secoué le Brabant Wallon, il y a quelques jours.
Tiens, je vais y ajouter quelques lignes de 'Sex Machine', histoire de vous rappeler que James Brown était un crac!
Le fleuriste n'était pas fermé !
CoraLee, je krijgt een beis, maske !



Un bis cadeau surprise :
CoraLee, Dede Priest et Miss Dartevelle + No Trouble, pour une version féminine de ' I got my mojo...'
Ladies power !



On vous en fait une dernière, improvisée. De Vlaming et la Texane se querellant sur fond d'harmonica ... ton mec, he lied to you ... et connasse, he lied to you too... You know what, I don't give a damn!
Merde alors!
 
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Published by Michel (photos de Freddy Rootsville) - dans Concerts
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