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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 21:14
Une soirée acoustique, aux effluves teintés de féminité , à la flûte enchantée en ce doux dimanche automnal.

margaux H.

Wie? Margaux Hemingway (décédée en 1996) ? Petite- fille d'Ernest , je ne boirai plus de Château Margaux , please call me Margot, now ! Non, t'y es pas... Une jeune , mignonne et espiègle Lilloise , invitée de dernière minute, venue nous présenter ses fraîches compositions.


Vêtue d'une chemise de boy-scout et s'accompagnant adroitement à l'acoustique , elle nous balance illico presto .... I want to tell you that I don't love you ....ooh ...ooh... Pas de bol , nous, les mâles , on était déjà sur le point de tomber en pâmoison face à sa voix grave , décorée d'un touchant French accent. Ce titre 'I don't love you' te ramène, inévitablement, dans les eaux de Cat Power , mais aussi de cette autre Nordiste douée et aimant William Butler Yeats: Laetitia Shériff.
'Beautiful boy' a short and romantic song. 'Mum' elle n'est pas tendre avec sa môman ... you don't have any courage... Chanson caustique, un règlement de comptes ? ' LEO' nouveau titre court et fort .... I hope I will never die .... Qui est ce Leo , pas Tindemans, for sure...
'Don't cry my Death' marrant , elle voulait ne jamais passer l'arme à gauche . Un downtempo folky attachant . Pour la dernière , elle fait appel à un ami: Jesse , du groupe 'My Family' , qui lui chipe sa guitare. 'Soko's blue song'un titre enjoué et rythmé de ce band installé à Bruxelles. De belles harmonies vocales, sentant bon les sixties, flower power brand. On déménage tous à San Francisco (we'll wear some flowers in our hair...).
Vingt minutes d'un set qui parut bien trop court.
margaux H , un grand cru !

Dany Sand

On nous annonce un duo , on a droit à un trio .
Sandra Ferretti: chant - Daniel Vincke : guitare acoustique + à la basse : Monsieur Tino , le Serbe.
Dany Sand a vu le jour en 2007 , mais les musiciens ont dépassé le stade du noviciat .
Daniel Vincke , nom à consonance made in Vlaanderen, pour ce Belgian né au Congo, à l'ère Woodstock. Il a écumé les scènes nationales et planétaires avec 'Just One Shot' , 'Busty Duck' , 'l'Effet Doppler' , 'Tam Echo Tam' , 'Milmilada' , 'Bonobo' (il y rencontre miss Sandra), 'Sibel' .... etc ... (tu veux plus ? Va voir
sur sa page myspace)
Sandra Ferretti, chanteuse, auteur-compositeur italo-iranienne . Des planches , on te l'a déjà dit : quelques singles produits par Wilfried Brits (Kleptomania, Vaya Con Dios, Blue Blot...) , Bonobo, rencontre avec le génial et imprévisible Odieu et enregistrement de 'Maldoror' (Lautréamont 1868) , Pole Folder , Free Sofa ... Voilà le background.

'Feeling Good' une reprise jazzy du titre de Muse(qui l'a piqué à Nina Simone,bedankt Piet) . Sandra débute a capella ... birds flying high you know how I feel ... OK , we feel great.... it's a new day it's a new dawn (euh, il est 21h15') it's a new life... Excellente entrée en matière.
Sandra nous annonce une petite chanson rock : 'La Beauté' on se pose quelques questions : c'est quoi la beauté? Voix sensuelle de Miss Ferretti et beaux backing vocals de Mr Vincke . 'Bullet' un nouveau titre , une chanson terroriste nous souffle Dany Sand. Une balle dans la tête c'est tout ce que tu mérites. 'Baby don't know' un reggae suave et bilingue , lorgnant du côté de UB 40.
'Invincible' de facture classique avec de jolis effets de guitare . On signalera le boulot impeccable de François au mixage. Daniel à la slide pour 'My Man' , un titre dramatique sur rythmes syncopés . Sandra l'a dans la peau ce mec ... I got the fever ... je veux t'épouser, mais je te trucide si je te vois encore tourner autour de cette catin. Capito , Ernesto ?
'What if I' une basse galopante pour ce titre dansant.
'I must admit' une convaincante love song. Sandra dégage une présence scénique chaleureuse. Ok, c'est pas du rock . Tu classes dans le registre pop de qualité, sans tomber dans la mièvrerie ou les banalités dionesques et autres Star Academy clones.
'Rêves Abandonnés' à nouveau des accents jamaïcains , pour cette chanson reggae/dub révolutionnaire (sic!) . Une révolution dansante et sans bain de sang .
Cover time 'Relax' pas de Frankie goes to Hollywood , mais de Mika ... Took a ride to the end of the line Where no one ever goes ... repos pour Tino , pas de basse. 'Redemption song' du maître : Bob Marley! .. Emancipate yourselves from mental slavery ... message à méditer.
Mr Bassman nous fait une entrée Louis de Funès pour souligner de quelques lignes mélodiques les vocalises de Sandra, la guitare se faisant soudain arabo-andalouse pour enchaîner sur la perle du set 'Parande ' (Rêve de femme'). Titre au parfum oriental épicé , que Sandra a écrit avec sa grand-mère (décédée depuis) . A chaque fois qu'elle l'interprète une émotion intense la gagne.
Une belle touche world pour mettre fin à ce concert élégant.

Velvet Avenue

Cherche pas cette avenue veloutée à Los Angeles . HH la chanteuse/compositrice et Carl, ze guitariste , sont bruxellois et, pour leur acoustic tour, Yvan les accompagne aux claviers, harmonica et percussions. A leur actif, un CD auto-produit 'Maybe' en 2007 et, en 2008 , des gigs dans tous les bistrots musicaux de la capitale.
On démarre par un blues stylé et convaincant 'Blues Song' . La voix grave et soulful de la thin miss HH (cf Bonnie Raitt, Dani Klein...) se promène majestueusement sur les lignes d'harmonica texanes du terrible Yvan et la 6 cordes du sympathique marxiste , Carl , habille le blues d'une toilette seyante.
'Puzzled' claviers et shakers et la nana qui implore .. I wanna feel your touch I wanna make you blush .... a smart love song , terminée par un mouth harp 'Il était une fois dans l'Ouest' . Du bon boulot. Silence carcéral dans la salle , c'est l'instant choisi par Fred la Cerise pour faire craquer les marches de sa démarche fluette , style Babar à Limoges.


'Maybe' titre de l'album,poignant et enchanteur à la fois. 'Going Nowhere' entraînant, le théâtre ne s'y trompe pas et bat des mains en mesure.
'A Perfect Day' , pas celui du loup. Typical American folk , un downtempo te plongeant dans le Grand Canyon . La voix de Miss HH est vertigineuse. 'Breathe' après le saut à l'élastique, respire un bon coup, car le timbre de la lady passe allègrement du registre Janis Joplin à celui de Melanie en n'occultant pas quelques crochets du côté des grandes stars de la soul (Aretha Franklin, Irma Thomas...). Etonnant.
Carl peut aller se rouler un petit joint, je continue avec Yvan au piano 'High on Love' . Une ballade de la veine des meilleurs Billy Joel ou Elton , t'as vu ma perruque , John. Si, si... ces vieillards ont écrit de grandes choses! Carl rapplique pour quelques notes ciselées.
'Don't cry' plus nerveux... now it's time to pay the price....il est temps de payer pour tes conneries , fiston, pas la peine de chialer !
'Stay' nouvelle love song délicate et profonde.
Tous ces titres se retrouvent sur leur premier opus . Un second est en gestation, il contiendra e.a. 'Crossroads of love' avec un harmonica mélancolique et une voix implorante : emmène -moi loin d'ici , baby.
OK ! Je pars faire tourner le moteur, darling !
'Ghost of my past' on traîne tous nos fantômes derrière soi . Et, toujours cette voix chaude à te donner des frissons. HH me fait songer à une autre grande dame de chez nous, née avec le blues dans les entrailles et les cordes vocales : Kathleen Vandenhoudt !
'A million lies' , c'est pas moi le menteur !
Exit Yvan, pause pipi ?
'Try' fort et fragile à la fois.


Surprise: 'Condemnation' (de' Songs of Faith and Devotion') Depeche Mode en version blues/gospel: great !
Hey Yvan, quitte ton divan, fieu, we need your piano: 'Wish you well' à l'intro grandiloquente . Du bel ouvrage.
Et la dernière 'Not always' direction downsouth , Mozart transmué en Yankee . Public ravi , la fille présente ses potes et Carl , sosie de Jacques Duvel , annonce HH au chant : ovations et rappel .
On vous refait 'Going Nowhere' en version cul-de-jatte (le guitarman prenant place sur un tabouret). Hit potentiel évident ne demandant que de l'airplay.
Velvet Avenue bientôt aussi illustre que Hollywood Boulevard !

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Published by Michel (Photos : Marylin) - dans Concerts
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 21:54
19h30, on entre dans la petite salle du Club Soda de Montréal. Il n'y a pas grand monde, déjà qu'on s'attendait pas à avoir encore un ticket le jour même pour le premier soir en ville et le début de sa nouvelle tournée. C'est déjà pas comme chez nous, le concert commence dans une demie heure et c'est loin d'être la cohue; on a le temps de fumer une clope, de se prendre à boire et de venir à son aise s'installer tout devant, collés à la scène. Marie-Pierre Fournier, la bassiste, entre en scène et nous chante trois de ses titres, album solo en vue. Guitare puis piano, c'est doux. Pas mal mais très ressemblant. Est-ce le style Ariane Moffatt ou le style québécois?


 
La salle s'est remplie, mais personne ne bouscule, ambiance bonne enfant.
Typiquement d'ici, apparement. Le groupe au complet entre sur scène et Ariane commence à chanter dans l'ombre les premiers mots de 'l'Equilibre'. Puis elle s'assied au piano et là, ça pête! On entre dans l'ambiance, le groupe est électrique. Moi qui m'attendais (naïvement) à une fille douce et calme, rien à voir! La chanteuse saute, se tortille, grimace, elle se déchaine au piano, au synthé et devant son micro. Très bonne surprise! C'est vrai que son dernier album est différent, beaucoup plus rythmé que les deux autres. Ses premières phrases sont politiques: la soirée sera non-conservatrice (élections approchant au Québec). Le groupe est survolté: un batteur, un guitariste, la bassiste et la dernière recrue: un homme à tout faire! Synthé, guitare électrique, chant... En même temps, comme beaucoup de groupes, ils jonglent tous avec plusieurs instruments et passent de l'un à l'autre en quelques secondes. Ariane Moffatt n'attendra pas trois chansons pour les présenter. Ils sont complices et souriants, il y a une bonne ambiance, les morceaux nous emmènent dans une ambiance électro-rock où chacun bouge soit ses hanches, soit sa tête.
 
Après l'entracte, on reprend sur le même ton puis les ballades s'introduisent doucement. Chaque morceau a été revisité avec soin pour la version live, très intéressant. Et les installations de lumières sont originales. Le petit hic: quand elle est à son piano, une bonne partie du public ne la voit plus. Mais l'atmosphère réussi (presque) à nous le faire oublier.



En conclusion, un show des plus corrects, qui a réussi à nous mettre totalement dedans, de manière naturelle et professionnelle.
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Published by Malvina - dans Concerts
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:59

C’est à 21h00 tapantes que les cinq Londoniens d’Infadels débarquent sur la scène de l’Orangerie. Scène drôlement décorée avec un faisan empaillé près du claviériste, un renard devant la batterie, un mannequin vêtu d’une banderole style « miss quelque chose » où il était possible de lire Circus of Mad (titre se trouvant sur le second album du groupe). Un drapeau noir avec le nom du groupe couvre les jambes du mannequin, ainsi qu’une boule à facette pour office de tête.

 

            Dès son arrivée sur scène les Anglais ont mis l’ambiance avec deux titres du nouvel album intitulé Universe in Reverse. C’est habillé de costumes noirs, les visages maquillés en blanc et noir, que les Infadels chanteront pendant 1h20, revisitant les deux albums. Le troisième titre chanté est Love Like Semtex, morceau se trouvant sur le premier album, We Are Not The Infadels. Suivent Universe in Reverse (chanson éponyme de l’album), Make Mistakes, Things Free For Poor People, Give Yourself To Me

 

            Après le onzième morceau live du soir, Jagger ’67 ; un gars déguisé et complètement dingue débarque sur scène. Il porte un masque, un pantalon brillant et moulant, une cape sur le dos, et laisse apparaître son gros ventre. Un titre plutôt électro est alors joué ; le public conquis, saute et danse dans tous les sens.

 

            Pour Mad Of Sound, Bnann, le chanteur se retrouve tout seul sur scène pour une intro guitare. Au refrain, ses quatre comparses le rejoignent pour continuer à mettre le feu à l’Orangerie. S’il est vrai que si le chanteur est complètement dingue, qu’il saute dans tous les sens, qu’il dit au public « jump » et « make some noise », le claviériste est lui aussi remonté sur pile. Quand il ne joue pas du synthé, il attrape le tambourin, fait aller sa tête dans tous les sens, saute, etc.

 

            La surprise de ce concert est la reprise de Sweet Dreams du groupe  Eurythmics. Cover très bien faite, aux sons électro/rock que le groupe sait si bien rendre. Les fans sont ravis, l’ambiance est tout aussi dansante que durant le reste du concert.

 

            Après 16 chansons, le groupe se retire pour faire monter le bruit, les sifflements, les mains qui tapent… car il manque à la set list le single qui les a fait connaître, single qui est actuellement la bande sonore de la pub pour la Mazda 2 : Can’t Get Enough. C’est donc avec un seul morceau que les Londoniens font leur rappel, petit bémol de ce live. Mais quel concert ! Quelle ambiance !

 

 

©Samanta Siderius

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Published by Samanta - dans Concerts
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:09

BellX1, groupe irlandais en tournée en Europe cherchait une date entre Amsterdam et Paris. Ils rencontrent Micah P. Hinson sur la route qui les invite, sans les avoir écouté, à assurer sa première partie au Botanique. Il s’en mord encore les doigts ! 45 minutes de non-musique, des ballades pop insipides avec une voix à la Aaron. S’il s’était mis à pleurer on aurait pu croire que c’était James Blunt … tellement plat et inintéressant que j’ai eu du mal à tenir debout. 45minutes ça peut paraître long … très long, parfois…

 

Sur album, Micah P. Hinson, c’est une belle voix grave et des ballades Country, Folk ou Rock. En concert, il agrémente sa musique avec une sensibilité, une rage et une énergie incroyable qui démultiplie son talent de song-writer et en font un sacré performer (et non pas transformer … quoique … !?).

Pendant tout le concert sa femme derrière un synthé passe son temps à l’admirer, elle l’applaudit même entre les morceaux … accessoirement sur quelques morceaux elle l’accompagnera au clavier. Il est également affublé d’un incroyable batteur qui délaissera de temps en temps ses percussions pour jouer un peu de banjo ou de slide-guitar. Ce mec époustouflant sera très chaudement acclamé par le public en fin de concert. De son côté, Micah va nous bousculer pendant 1h20’, avec ses chansons tantôt blues, tantôt, folk, tantôt country, tantôt rock-noisy, susurrées, hurlées ou magnifiquement chantées, sans temps morts ni longueurs.


Ils nous bluffent aussi lorsqu’ils terminent un morceau par un duel guitare acoustique-banjo incroyable de technique et de vitesse, j’en suis sur le cul.

Une partie du public, sans doute un peu trop secouée par tant de talent, quittera la salle pourtant bien pleine en début de concert.

Une musique que j’adore, des talents de guitariste et de chanteur hors du commun font de ce soir un des meilleurs concerts de l’année.

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Published by Lio - dans Concerts
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 21:16

Le retour en force du funk ne nous vient pas de blacks américains comme on pourrait s’y attendre mais de 50enaires blanc-bec anglais. The Herbaliser font une bande son idéale pour les films Blaxploitation des années 70’s. Isaac Hayes, Marvin Gaye et James Brown dans les coulisses dictent le tempo…

 

Le band est intéressant : divers instruments à vent (saxos, flute, trompettes, …) une basse, un batteur et des claviers. Après 20 minutes, on est plutôt satisfait de notre déplacement, c’est un genre de musique que l’on n’a plus l’habitude de voir et d’entendre, on a la banane, ça groove, les trompettes et les cymbales scintillent, le son est parfait. On retourne 30 ans en arrière, on se repasse les images des « Saintes Chéries », séquence nostalgie … Dès le premier étonnement passé et quand on commence à gratter le verni on commence à s’ennuyer ferme. Les sons sont surproduits, les synthés passent peu (je n’ai jamais entendus d’aussi petits sons sortant d’un Moog ou d’un Clavia), les rythmes se répètent et une chanteuse les rejoints … elle a à elle seule le vulgarité cumulée des cinq dernières saisons de la Star Academy, son chant est harmonisé à coups d’effets, pour probablement combler son manque de talent. Un scractcheur à l’air prétentieux fanfaronne derrière ses platines mais sans vinyle. Le bigleux n’arrête pas de lorgner sur son laptop pour contrôler ses samples virtuels, ca manque de clic, de souffle, de spontanéité.  C’est laid, on s’ennuie encore plus, ca tourne en rond (comme dans la salle où les gens rentrent et sortent dans un balais incessant). Sur la fin on relèvera quand même le magnifique «On your knees » avec une intro-ligne de basse à la Lenny Kravitz. En résumé, The Herbaliser est au funk ce que Gotan Project est au tango, une remise au jour d’un genre presque disparu mais sans rien apporter de neuf. Une heure vingt de revival ‘70s répétitif qui ne nous laissera pas, j’espère, trop d’images négatives et nous permettra de retourner écouter tranquillement leur dernier excellent album.
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Published by Lio et Rudi - dans Concerts
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 21:26
Un monument à l'Ancienne Belgique: Stephen Stills , 63 ans.
Appréhension légitime : des critiques pas vraiment élogieuses après le show à l'Olympia, déjà lors de sa précédente prestation à Bruxelles (Forest National),  avec Crosby et Nash, il ne pétait pas la santé, une opération pour un cancer de la prostate fin mars....Tu attends toujours trop d'une légende !
20:15' salle quasi bondée (tous des jeunes gens et compagnes de 60 ans minimum) et Stephen , épaissi et légèrement dégarni , se pointe acoustique en mains. Il lance 'Helplessly hoping'. Stupéfaction : une voix cassée , hésitante et un band semblant mollasson. On craint le pire,et dire que ce gars était renommé pour son timbre vocal aérien (remember Buffalo Springfield, Crosby , Stills& Nash, Manassas, the Stills-Young Band...), autant que par son jeu de guitare racé.
Le band se tire après ce morceau de bravoure (sic) et Stephen continue en solo.
Un blues social , la voix enrouée de Mr Stills convient parfaitement pour 'Treetop Flyer' ... I'm a treetop flyer Born survivor .. tu l'as dit un rescapé (LSD , booze and so on...). OK , ça va aller, bon titre !
Comme les Byrds , ses potes, l'ex de Véronique Sanson aime Bobby : 'Girl of the North Country' ... she once was a true love of mine... triste à entendre , même Mr Dylan chante mieux (et Hugues Aufray ,ook) , il reste la nostalgie , les fans adorent , d'autres souffrent en silence. Philippe et moi on est dans la deuxième catégorie. 'Change Partners' voix haut perchée , Stephen massacre son propre chef d'oeuvre. Il nous explique ... I sound raspy after a night in Paris .... You sound raspy after years of smoking and drinking, my dear !
Nouvelle perle exhumée '4+20' a song about committing suicide . Crosby and Nash where are you ?
Time for an old blues song (250 ans) 'Blind Fiddler' , du bon boulot, un merveilleux titre.
'Johnny's garden' Manassas 1972. Excellent , mais quelques connards battent intempestivement des mains , stupid bastards.
'Find the Cost of Freedom ' avec une douloureuse fausse queue , qui a laissé le vieillard fuir la maison de repos?... Mother earth will swallow you lay your body down ... Prémonitoire?
Il se pose des questions : what's the use of staying sober ? ... It's getting to the point... on a tous reconnu 'Judy Blue Eyes Suite' ... What have I got to lose ... se demande-t-il? Plus rien, t'as plus de voix. Le band se ramène en stoemelings et Judy vire bamba.
Fin du premier set.




Nous aussi, on se pose des questions , il y a eu de grands moments et des flops gigantesques.

Set 2 avec le band

Luister eens : Joe Vitale: drums (Amboy Dukes, Barnstorm , avec Joe Walsh, Stills-Young Band, Crosby,Stills & Nash, Eagles (road band)..... Kenny Pasarelly : bass (Joe Walsh,Otis Taylor, Elton John, Dan Fogelberg...) des amateurs, quoi et pour la fine bouche , le young dude Todd Caldwell : keyboards .
Rockin time , kids!
' Love the one you're with' terrible son d'orgue. Pour suivre a Tom Petty cover , du southern rock convaincant. Et Stephen brillant à la guitare. Un petit Buffalo Springield 'Rock'n Roll Woman' , ça chauffe à l'AB. , enfin !
'Isn't it about time' amorcé par des effets reverb. Du rock bien saignant avec orgue juteux. Yeah Stephen, it was high time but it's great , man.
Blues time , avec sixties organ typique .. I can make my guitar sigh ... Fabuleux titre et la maffia transalpine bastonne sec.
On enchaîne illico presto avec Stephen à la wah wah ...Papy fait de la résistance , à l'assaut...
Les roadies lui amènent un piano électrique, il entame quelques mesures jazzy pour rigoler , Joe et Kenny le suivent dans son be-bop.
Let's go: soultime ! un slow crapuleux ,digne de Ray Charles et la voix de Stills se fait Joe Cocker. 'Old Man Trouble' ... there's a man you know they call trouble and he follows me everywhere I go ... comme ma femme! Todd , Kenny et Joe sont transformés en black female choir girls . Morceau magique et sweaty.
Exit le piano , un blues à la Peter Green 'Make love to you' . On ne tient plus en place , Stephen et Todd rivalisent d'adresse.
Une intro rock bien lourde .Yes , people : Buffalo Springfield 'For what it's Worth' . Stephen , on te pardonne tout , je retire toutes mes médisances ... you're the best !
And on drums, Joe Vitale . Vas-y , Joe, gare ton tacard , envoie la sauce. On est tous de jeunes et beaux hippies . Janis, Jim , Jimi... ne sont pas morts ! Vive l'acide , Allen Ginsberg et Timothy Leary et Easy Rider ...
L'apothéose 'Dark Star' . Stephen ressuscité , pas pour rien s'il est cité parmi les meilleurs guitaristes du monde . Aucun de nos groupes 2008 ne parviendra jamais à mettre le public dans une telle transe.
Rappels.
Deux blues/rock de classe mondiale 'Wounded World' sur 'Man Alive' 2005 et un titre canon de Joe Walsh 'Rockin Mountain Way', que Stephen joue à la slide.
Ovations , le band salue Bruxelles.
Everybody's happy, Papy.

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Published by Michel - dans Concerts
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 21:03

Le 5 octobre 1948, la radio Paris-Inter diffuse la première œuvre de musique concrète. Pour fêter cet anniversaire, un concert est organisé dans plusieurs villes du monde : Palerme, Montreal, Lyon, Sao Paulo, Paris, … et Bruxelles. Leur point commun, rejouer 60 ans plus tard les "Etudes de bruit" de Pierre Schaeffer.

 


Même si dans le domaine de la musique électro-acoustique, c’est Pierre Henry qui est le représentant le plus médiatisé, c’est bien Pierre Schaeffer qui ouvrait la première voie vers « une musique sortant des sentiers codifiés de la musique instrumentale : celles de la musicalité des objets quels qu'ils soient. »

 

En plus, ce soir, c’est le dernier concert d’inauguration du nouveau centre culturel dédié aux arts numériques, le Brass. C’est encore un demi-chantier puisque pour des impératifs politiques ils ont été obligés d’ouvrir en hâte mais ils promettent que tout sera bientôt complètement opérationnel.

L’entrée est accueillante, le personnel sympathique, le bar démocratique, les fauteuils confortables, il y a quelques ordinateurs connectés à Internet et une belle scène dans le coin … de quoi organiser de petits concerts – performances dans un endroit douillet. Puis, il y a la grande salle, là ou autrefois se trouvait les machines, les systèmes électriques de la brasserie. C’est grand, c’est très haut de plafond, les machines sont toujours là. Ambiance "steampunk" … « Musiques et recherche » a installé ses dizaines de haut-parleurs, ses amplis, sa grande table de mixage et quelques chaises pour le public.

 

A 21H, comme dans les autres villes, le concert commence avec la première œuvre du pionnier. Le volume est un peu bas et est partiellement couvert par le ruissellement de l’eau dans les gouttières (dehors il pleut à torrent). Suivent en contraste, deux pièces de Francis Dhomont qui datent de 1998, le son est beaucoup plus net, plus travaillé, quasi tonitruant. On regrette presque le côté artisanal, désuet des premiers morceaux.

 

Entracte. 

Une création belge: Tours et détours en 78 tours de Christian Zanési puis La tentation de Saint Antoine de Michel Chion,  Parola Volante de Annette Vande Gorne qui spatialise sa propre pièce, pour finir avec les Inventions de François Bayle en octophonie … ou en nanophonie devrais-je dire puisque la sirène-alarme du Brass pas encore habituée à voir des activités si tard s’est invitée, retentissant intempestivement sur ce dernier opus … à moins qu’elle n’aie pas apprécié l’œuvre de François Bayle … ?

Une belle soirée, un très beau lieu à découvrir.

 

Si vous êtes curieux de musique acousmatique, il y a bientôt un festival organisé au théâtre Marni entre le 16 et le 19 octobre.

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Published by Rudi - dans Concerts
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:55
La Maison des Musiques , rue Lebeau , à Bruxelles organisait en ce samedi venteux, le deuxième Festival comme à la Maison. Une programmation alléchante , deux scènes et du monde. (Bruxelles avait choisi le festival comme mise en bouche pour la Nuit Blanche).



17h30 Rue Royale

Ruth et Brookln Dekker, ou Rue Royale , pas celle de Bruxelles mais un axe important à Chicago, sont de retour à Bruxelles.
Leur longue tournée européenne (3 mois) les avait amenés à l'Ane Fou (comme en avril dernier) et à l'Atelier 210 . Hier, Le Sablon!
Le couple a gagné en assurance et nous servira un set succulent.
Brookln à l'acoustique et à la grosse caisse et la charmante Ruth aux shakers et percussions diverses , sans oublier des vocaux harmoniques.
'Lunacy' une nouvelle fois leur folk/pop doucereux et delightful te caressent les cellules nerveuses . Tu fermes les yeux et tu te laisses bercer par les close harmonies.
'Parachutes and lifeboats', sur leur EP 'The Search for where to go' , avec ooh ooh oohs chatoyants et Ruth tapotant un tambourin . Ce West Coast folk a des relents psychédélique attachants.
An old song, la première écrite ensemble 'Even in the Darkness' ... oh I will follow you even in the darkness .....: that's love , baby! Ruth a quitté ses Midlands (Staffordshire) pour suivre son mec chez l'Oncle Sam.
'These Long Roads' folk acoustique à la Roger McGuinn (les Byrds) ou Crosby and Nash. Rue Royale n'a pas à absorber des substances hallucinogènes pour nous faire planer, leur mellow and delicate tunes doivent énormément au Flower Power.
Insidueusement , le duo enchaîne sur le fabuleux 'Go your own way' de Fleetwood Mac, une influence majeure.... Lovin you isn't the right thing to do ... j'entends Stevie Nicks et Christine McVie/Perfect : parfait!
'Stars' leur tube myspace: imparable! Une seconde cover brillante 'Murderer ' de Low, les papes du lo-fi rock. Version magique et lyrics forts ... you may need a murderer someone to do your dirty work ... on aimerait tous , de temps en temps, avoir recours à un murderer, non ?
Plus joyeux ' Tell me when you go' avec percussions dansantes.
'On and on' vocaux éthérés , ambiances à la Mama's and Papa's, du neo-folk amène.
Et 'U F O' un dernier titre astral clôture ce set tout en douceur.
Rue Royale , mieux que Ségolène.

Merci à Zoïa pour la jolie photo.

The Sleeping Years 19h15

Dale Grundle (Coleraine, North -Ireland) était le frontman des Catchers , un indie-pop band irlandais brillant . Deux albums et un dernier show, au Garage à Highbury, en 1999.
Dale a formé les Sleeping Years en 2006. 'We're becoming islands one by one ' leur premier album est sorti en mars 2008, précédé par quelques EP's .
Le public se presse frontstage pour apprécier les perles folk/pop mélancoliques et intimistes , distillées par Dale et son band.
L'élégant irlandais entame le set seul, à l'acoustique, par 2 titres de folk émotif et introspectif 'The Sleeping Years/ Mascoquin, Coleraine' . Tu entendrais les mouches voler, si ce mois d'octobre n'était aussi glacé et cotonneux . Evidemment ce climat irlandais convient idéalement à ses mélodies propices aux songeries. Il y a du John Martyn ou Nick Drake chez Mr Grundle.
'The lockkeeper's cottage' toujours introduit par une guitare romantique , mais très vite Dale est rejoint par la magnifique violoncelliste asiatique , Michelle So et par un keyboard player (Dan Wood?) ajoutant une digne majesté à cette fantaisie similaire à the Divine Comedy. Le groupe de Neil Hannon paraissant bien pompeux en comparaison. Sleeping Years fait dans l'apparente simplicité. Un morceau magique. 'You and me against the World' avec Tom Page aux drums. Le titre est introduit par des battements de mains frétillants , accompagnant une guitare jouyeuse et un violoncelle joué en arpèges. Une composition enlevée, au texte poétique ... We've been running for so long from jaded hearts and broken love .... well it's you and me against the world... Cette plage devrait faire un hit single.'Islands' title track of the album , Ireland is an island , isn't she?
Ambiance feutrée et sifflements lyriques , violoncelle bouleversant et backing vocals discrets du keyboard player. 'Setting fire to sleepy towns' un midtempo sensible , de facture classique. Arty folk.
'Broken homes' ou comment quitter la verte île... leaving my home shores and north winds... bel hommage à la culture et aux paysages irlandais. 'The shape of things to come' pas celui des Yardbirds , du folk/pop symphonique raffiné. 'Clocks and clones' nouvelle mélodie chavirante , avec jeu de guitare incisif... this is the sound of dislocating this is the sound of distance overtaking .. une beauté intemporelle. 'Nearly got it made' guitare et violoncelle pour cette ballade ouatée.
Last song: 'Dressed for rain' il y a intérêt avec ces nuages menaçants. Morceau fragile, tout en émotion , d'une beauté simple.
The Sleeping Years ou comment occulter l'agressivité urbaine en savourant les oeuvres musicales d' un conteur élégant et fascinant .

Emily Jane White

Dans la salle exigüe à l'étage. Plus de 50 personnes n'auront pu assister à la prestation de ce nouveau phénomène dark folk/blues de San Francisco. Un album 'Dark Undercoat' (2008) et elle se retrouve à l'aube d'une grande carrière. Comme influences, on cite Nick Cave, P J Harvey , les grands bluesmen , la mythologie et les romancières /poètes Sylvia Plath ou Toni Morisson.



Sur scène trois gracieuses jeunes filles attendent le signal du départ : Emily Jane: guitare acoustique-Jen Grady: cello et Carey Lamprecht : violin.
En trio vocal , elles entament..; If you miss the train I'm on You will know that I'm gone You can hear the whistle blow a hundred miles . .., le magnifique '500 Miles' (de Hedy West) popularisé e.a. par Peter,Paul & Mary ou Sonny & Cher ou Richard Anthony (Et j'entends siffler le train). Toute ma jeunesse, j'en pleure encore. Une version ample, par l'apport des cordes , émouvante et grandiose. 'Dark Undercoat' après les habits de pluie de Sleeping Years. Un violoncelle sombre , pour ce folk grave. Le timbre ensorceleur de Emily Jane te ramenant irrémédiablement à la Cat Power dès débuts. It's our first show in Europe, nous balance la mignonne Jen. Emily passe au piano pour 'Frozen Heart', elle voit des fantômes danser avec son boy-friend . Titre poignant, frissons garantis. Silence austère dans la salle.



'Country life' retour à la guitare pour ce titre bucolique et dépouillé.
'Two shots to the Head' il y a du Hope Sandoval (Mazzy Star) dans cette noirceur gothique.
'The Stairs' , une mélopée lancinante et triste, soulignée par les plaintes des cordes... oh , My Catherine are you in heaven now ?.... ooh ooh ooh célestes et déchirants à la fois .
'Bessie Smith' ode à la grande chanteuse de blues. Titre visionnaire .. I saw Bessie Smith ... I'll die in heaven just to meet you soon... Profond et juste, public subjugué!
Elle questionne les responsables à la table in French ,'On peut encore jouer?' Deux morceaux ,OK!
'Victorian America' à propos de la condition féminine dans l'Amérique Victorienne. Titre ténébreux d'une lenteur pesante et solennelle.
La dernière au piano , one , two , three , four.. 'Ghost of a Horse' somptueux .
Qu'ajouter à cette énumération de qualificatifs vantant la qualité de ce concert ? Nothing, I suppose. La réponse vient du public refusant de quitter la salle pour assister au show suivant, dans la cour, et exigeant un encore, que Miss Blanche jouera seule ,au piano : 'Wild Tigers I have known' utilisé par Cam Archer pour le film du même nom, produit par Gus Van Zant.
..Silence is a power and a tool for you... et le silence règne, je vous le jure. Jen vient ajouter sa magnifique voix à celle d'Emily pour achever la mélodie ... wild tigers I have known They send me down messing around...
Fin de la messe . Back to reality !

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Published by Michel - dans Concerts
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:13

Jóhann Jóhannsson  avait participé en février 2008 à l’Iceland Airwaves au Bozar de Bruxelles. Enthousiasmés par sa prestation, nous avions acheté des places dès son apparition dans le programme du Vooruit (bien nous en ai pris, c’est sold-out). Il vient effectivement à Gand pour présenter son nouvel album à sortir début novembre. Bien que sa musique n’aie rien de liturgique, ca se passe dans une l’église. Drôle d’idée de programmer ce concert dans cet espace aussi peu adapté, mal éclairé et mal chauffé … pour l’acoustique ? La formation est identique à celle du Bozar : piano, électronique et cordes (trois violons, un violoncelle). A l’arrière, le même écran sur lequel se projettent de mystérieuses images en noir et blanc, quelques cierges éclairent la scène … ambiance …



Musicalement, Johannsson n’a pas changé sa manière de composer : une ritournelle électronique est triturée électroniquement pendant que les cordes, le Clavia ou le piano viennent l’harmoniser, le son et la tension montent, montent … climax … ca retombe … fin ! Morceau suivant …

Il faut bien reconnaître à certains nouveaux morceaux un caractère plus électro, il y a même parfois un "beat" qui tourne en boucle … ca change et on ne s’en plaint pas ! On voit que c’est une des premières fois qu’ils jouent ces compositions, un violoniste ne démarre pas, Johan le gronde, il devient tout rouge … quelques problèmes de crachotements dans les connexions viendront également pourrir le son de temps en temps. Ils reviendront en fin de concert sur des morceaux plus anciens dont le magique et envoûtant 'IBM 1401, A User's Manual'.  Une bonne heure et demi (un seul rappel) de musique minimaliste mixte sans surprise mais toujours aussi planante et délassante.

Le nouvel album Fordlândia sort en novembre 2008 et vous pouvez en écouter des extraits sur le myspace de Jóhann Jóhannsson.

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:59
Alastair Moock , un illustre inconnu par chez nous, vendredi au Toogenblik à Haren. Salle à demi-pleine: des connaisseurs et aussi quelques curieux.
Première apparition en Belgique pour ce folk singer/songwriter de Boston (35 ans).
Il a sorti son premier Cd 'Walking Sounds' en 1997. Sa discographie actuelle compte 5 plaques. La dernière est sortie en 2007 ' Fortune Street' . Alastair (le copain , Bert, s'imaginait voir une nana sur scène) est devenu l'heureux papa de jumelles , Clio et Elsa, en 2006. Son regard sur la vie a changé depuis et il tourne moins. Un coup de bol que kleine Luc aie pensé à amener ce gaillard à Haren.
Surprise agréable ce Mr Moock.
Une voix te rappelant Steve Forbert , ayant avalé des litres de whiskey (quoique le Alastair s'est mis à la dégustation de Duvel...) , un jeu de guitare valable (du fingerpicking), pour ne pas galvauder l'adjectif brillant et de chouettes chansons, ayant l'esprit des vieux titres folk des fifties. A time when American folk was relevant, even dangerous.... Voilà le topo concernant Alastair.
Aux States , Alastair Moock est un nom , il joue dans les festivals folk renommés (Newport, Great Waters...) et il a été nominé pour le Boston Music Award catégorie Outstanding Singer/Songwriter.
Il est 21:15 quand le Bostonian prend place sur la chaise vétuste trônant sur le podium du club , il ramasse la guitare qui traînait là and there we go.
'When the moon comes out' sur le CD 'Let it Go' . Merveilleuse chanson , du American folk pure souche. Ce mec dégage une aura de sympathie contagieuse, il est loin d'être un dikkenek.
Pour lui l'artiste n'est pas en haut sur la scène et le public en bas , sagement assis à écouter... le concert , on le construit ensemble. Je ne suis pas le curé vous tendant l'hostie , nous formons un tout sacré.
'Swing that axe' un bluesy/jazz aux accents de gospel avec bel échantillon de fingerpicking.
'God saw fit to make tears' cette chanson a une histoire. En voiture , écoutant le journal d'une oreille distraite , il entend une bonne femme prononcer cette tirade , bon titre de chanson, pense-t-il. Demi-tour , back home et il écrit le texte. Quelques lignes d'harmonica simples, mais efficaces et un texte biblique... your mother will love you whatever you do...
'Own way to heaven' Comment et pourquoi Alastair est-il devenu folk singer? Gosse , il accompagne daddy à un concert de Pete Seeger et Arlo Guthrie. Public et artistes chantent à l'unisson, une communion. C'est ça ma vie. Un singalong , il nous apprend le chorus... everybody's gotta find their own heaven there ain't anybody going to show you the way ...du folk traditionnel .
'Red Ribbon Waltz' magnificente ballade à la voix grave.. Would you dance with me , baby... Tu la vois la gentille et jolie jeune fille au ruban rouge? Sur l'album Kris Delmhorst fait la seconde voix.
On passe aux reprises : 'Fishin Blues' il a choisi la version de Taj Mahal . Il projette la réalisation d'un album pour enfants, full of animals et de chansons gaies . (pas Gay, Elio! )
'Chicken' de Mississippi John Hurt . A good song to learn to spell words. Nouveau truc joyeux qu'il nous prie de chanter avec lui. Du blues rural , transformant Toogenblik en poulailler. Une dernière avant les pintjes, 'Let it go'.  Du blues acoustique pur jus au texte philosophique et, à nouveau, fingerpicking élégant.

Set 2

Entamé par le titletrack de son dernier album 'Fortune Street' . Un harmonica décoratif et sa vision de la société. Suivra un blues joyeux, 'Pay Day' de Mississippi John Hurt , encore, chanté d'une voix cassée avec des riffs de guitare roots. Après quelques considérations sur nos stupides querelles communautaires et sur l'état du monde , il nous sert une des perles de Woody Guthrie , 'Pastures of Plenty'. Alastair est anachronique dans le bon sens du terme, disent les revues US spécialisées . Effectivement, un folksinger d'une autre époque , te faisant revivre Jack Kerouac et la Beat Generation... ce mythe traverse ton cerveau en entendant ... my poor feet travelled the old dusty road ... D'une beauté émouvante , des flashes de John Steinbeck t'illuminent.
'Union Maid' une adaptation d'un titre de Woody, écrite lors d'un workshop en Pologne. Il enseignait l'art du singer/songwriting aux gosses américains en résidence là-bas, ils ont retravaillé ensemble l'oeuvre de Guthrie, dédiée aux syndicats.. Et tout le club de chanter... I'm sticking to the union till the day I die... Fort.
'Woody's Lament' en hommage au troubadour. A perfect road song . Le Guide du Routard , version Moock.
Un titre pour les vaches 'A cow says Moo' ,Booh chez les zolandais et meuh chez Happart. La chorale de Haren est remise à contribution. Tous les animaux sont au rendez-vous, les spinnekoppen ont été refusées , ma voisine frôlant une crise de nerfs. Une dernière 'A life I never had' titre d'un de ses Cd's (2002). Une chanson à la John Prine avec Lyrics bibliques. Un chant d'espoir.

Luc nous sert son numéro hebdomadaire et réapparition de Mr Moock.
Un nouveau Woody Guthrie ' Hard Travelling' . Battements de pieds nerveux pour ce folk pré-Bob Dylan. Les protest songs existaient déjà avant Robert Allen Zimmerman.
Pour nous remercier d'avoir été a nice audience , il nous offre 'Freight Train' de Elizabeth Cotten (née en 1895!); J'en tremble encore , un fingerpicking Cottenstyle. La perfection.

Mille fois merci , Alastair.
J'ai rajeuni de 40 piges..

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