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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 21:52
Vu par Michel

Dernière soirée féérique dans le parc de Bruxelles.
Tu t'amènes tardivement (autres obligations musicales) et tu assistes à 25' de la prestation de Lucky Fonz III .Ce batave blondinet, seul à l'acoustique ou au piano , parvient , une nouvelle fois, à convaincre le public, par son humour et la qualité de ses compositions (cf avant programme de Jens Lekman à l'AB).
Il a réussi à faire monter sur le kiosque une aguichante bruxelloise, pour faire les choeurs d'un de ses titres. 'The Island' joué en rappel est vraiment une perle folk imparable.
Fonce, Alphonse , on te suit les yeux fermés.
Petit tour au bar et les inévitables connaissances : Greg et Lionel (fan numero uno du Jeff) , quelques assoiffés de la bande de mon fiston ( dont Nicolas le petit , pas celui de Carla, le mec qui vend des CD's chez Caroline ...) Le temps d'écluser une pintje et tu passes frontstage.

Jeffrey Lewis & the Jitters

Les Jitters , c'est son frangin Jack (bass) , Jeffrey et sa copine Fletcher aux drums et aux claviers/synthé.
Au programme tonight '12 Crass songs' . Crasseuses , elles le sont .
Crass , band punk anarchiste, revit grâce à nos messy new-yorkais, aimant les comic strips.
En route pour un voyage garage punk rock avec touches folky ou psychédéliques , accompagnées de lyrics anti-establishment. 'End Result' entame la lecture de ces chansons crasseuses... Je suis un produit, un symbole de jeux infinis et sans saveur... suis pas un héros de la magnifique race humaine ... ça commence fort.
Musicalement , c'est bordélique à souhait , du rock'n roll basique sans fioritures, du rentre dedans à la Pixies. On n'a jamais joué la seconde sur scène, they say 'I ain't thick, it's just a trick' rempli de oh yeah ,oh yeah . Un titre iconoclaste à propos de la société de consommation, la religion et autres leitmotifs moraux. 'Systematic Death' - 'The Gasman Cometh' avec petite flûte . Ce dernier titre te ramène vers Timbuk 3 'The future is so bright I have to wear shades' .
Un rock artisanal saignant et speedé , simpliste parfois ou réduit à l'essentiel (style Jonathan Richman). C'est énergique et pourtant le public reste sagement assis.
Tu ne t'envoles pas vraiment. C'est du low budget rock. La lecture de la plaque se poursuit. Quelques titres font à peine 1'30'' , d'autres reçoivent un traitement bruitages Jimy Hendrix, maltraitant the Star- Spangled Banner à Woodstock . 'Securicor' est un morceau psychédélique en béton armé te rappelant Jim Morrison ou le 'Volunteers' de Jefferson Airplane.



'Big A, Little A' lyrics anti -système enragés ... if you don't want to be a number , don't give them your name.... avec une rythmique lourde et une guitare, bariolée, sauvage.
'Punk is Dead' on est tous des récupérés , un cri de révolte. 'Walls' (fun in the oven) une dernière salve noisy à souhait.
Percutant, mais assez cheap musicalement.
ENCORE
2001 'The last time I did acid I went insane' de l'anti-folk punk radical. Une version trash d'anthologie. Une bombe incendiaire.
Diagnostic, Doc ?
Un bon petit concert . Bien brut , quoi ! Sans que l'on doive crier au génie !

Vu par Lio

Parc Royal de Brussel, 22h. Jeffrey, son frère Jack et leur couple d’amis montent le matériel, le temps de boire un verre avec Greg et Michel et un animateur nous présente la soirée en flamand… (Organisation  AB oblige)

Pas besoin de comprendre, on connait Jeffrey Lewis on l’avait déjà vu avant Soko et Adam Green, a qui il avait volé la vedette… de loin la meilleure prestation de la soirée à l’époque.

Ils viennent nous jouer exclusivement l’album « 12 Crass Songs », un des meilleurs albums de l’année ! !

Jeffrey Lewis nous signale que c’est la 1ère fois qu’ils jouent live l’entièreté de l’album. Ca va malheureusement un peut s’entendre… Tout n’est pas super au point (surtout un manque de cohérence lors des chants a deux voix avec la charmante Helen), mais la qualité des chansons et surtout la variété des arrangements  vont faire oublier ce manque de justesse et faire dandiner les plus récalcitrants. On passe de la balade au folk à la country et au punk rock acoustique avec une constante : la voix qui débite, telle une mitraillette qui jamais ne s’enraye, les textes vindicatifs de Crass.

12 Crass Songs ?? Non, on a eu droit a une 13ième qui ne se trouve pas sur l’album.

1h d’un très bon concert dans son ensemble et le public en redemande…

Jeffrey, Jack et le batteur rejoignent le kiosque sans Helen, la demoiselle au synthé, pour jouer deux compositions de Jeff et son frère. Et la… c’est la claque ! ! 2 incroyables morceaux bien punks cette fois ci, scandés avec son frère, des compos sautillantes, bourrées d’énergie et surtout jouées magistralement ! ! Dont le génial The Last Time I Did Acid I Went Insane entièrement retravaillé pour la scène. Voir le clip de la version originale sur youtube :




On est triste quand ça s’arrête ! ! On attend son prochain passage à Brussel pour le revoir dans une telle forme, avec ses compositions.

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Published by Lio et Michel - dans Concerts
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 21:08
Le Parc de Bruxelles sert à nouveau de cadre féérique pour les feeërieën, organisées à chaque fin d'été par l'Ancienne Belgique.
Assistance nombreuse pour une douce soirée en compagnie de charmantes gentes personnes.

The Ideal Husband

Le projet hawaïen de Sandrine Collard fait recette et tourne aux 4 coins de notre digne royaume.
Louise Peterhoff attise toutes les ardeurs masculines, dans sa virginale robe blanche et les garçons font impeccablement leur boulot. Isolde, jeune maman, n'a toujours pas repris sa place à la batterie. Patrick s'occupe donc du vibraphone et des percussions. Les habitués (Vinz: ukulele, backing vocals - Lazy Horse: guitare ou lap steel - René Stock :upright bass ou basse électrique et Olivier Cima :acoustique) sont au poste.



'Only the Moon' susurre la danseuse de chez Jan Lauwers ,et la magie ,accentuée par les arbres illuminés, opère d'emblée. 'I will stop to play with you' Louise toujours à la recherche de l'homme idéal. Il lui faut un éphèbe à la Rock Hudson. La batterie, au lieu du vibraphone, pour 'She' . Imagine the sea ,the sun and the waves (pas de sex, abrutis...) nous murmure l'enfant ,avant d'imiter, d'une danse suggestive, un surfer s'attaquant aux vagues gigantesques de Waimea Bay. 'Water Lily' une sucrerie nénuphar à l'ukulele. 'Where are kisses' un hawaïaan slow langoureux (saboté par d'horribles craquements ,provenant d'un jack mal branché). 'Terrified' à propos d'Andy Warhol. ,une mélopée pour faire dormir bébé ,avec backing graves de Vinz, pour faire contrepoint à la voix angélique de notre suédoise préférée.
'Lullaby for a betrayer' une guitare Honolulu , avec beaux vocaux de Vinz à nouveau. Mais qui est ce traître ?
'Objects in the mirror' sweet vocal duo fée clochette . 'We're together what a strange atmosphere'
chuchotent Louise et Vinz et, on se laisse bercer telle une vahiné au son de la lapsteel. Elegant et exotique.
'No bye No aloha' titre de l'album ,sorti en mai. Un cha cha cha surf imparable. Danse saccadée exubérante de l'ange blanc.
'Since you close the door' légèreté Badoit. 'The Ideal Husband' un hula hula instrumental tune. I wish I was on the island in the Pacific Ocean avec quelques beautés locales et un jus de fruit légèrement alcoolisé. 'The Ritornello' un madrigal doucereux magnifique. 'Moony' avec lalalala en choeur féminin (dont Sandrine Collard ,qui y va même de quelques joyeux coups de sifflets).
Une dernière, a capella 'Music Box' avec comme seul instrument la petite boîte à musique désuète....It's time to say goodbye' chante la fée et c'est ce que fait le groupe.
Beau succès.

Lonely Drifter Karen

Pseudo artistique de Tanja Frinta , originaire de Innsbruck, ayant abouti à Barcelone , après un détour par la Suède.
Avec son band cosmopolite , elle nous sert un cabaret/ folk succulent.
La blonde sylphide s'accompagne à l'acoustique, le magicien d'Oz du piano et Wurlitzer se nomme Marc Melia Sobrevias (Espagne) ,aux percussions: Giorgio Fausto Menossi (Italie) et à la contrebasse le français Johan.
Un album acclamé 'Grass is singing' en 2008.
'Passengers of the night' connaît-elle feu Pierre Rapsat ? Un funny English accent et une mélodie folk pop charmante et désuète. C'est certain ce truc est original. 'Angels sigh' une valse mélancolique ,avec Wurlitzer sonnant comme un accordéon à la Edith Piaf . 'Something's Scorching' la frêle demoiselle au look Twiggy nous balance un admirable blues /jazzy. 'Salvation' en cabaret style, le fantôme de Marlene Dietrich, l'Ange Bleu apparaît. C'est du Tom Waits ,Leon Redbone féminin....it's a one way street ..termine ce titre nostalgique. 'Professor Dragon' un archet fait pleurer la contrebasse. 'Season Things' Fleurs fanées, couleurs délavées, photos sépia :un monde suranné et délicat.



C'est du Kurt Weil, un rayonnement intemporel . 'Giselle' L'apparente timidité de la demoiselle ajoute du charme aux mélodies. Les sobres arrangements sont superbes et la voix de Tanja te rappelle Hanne Hukkelberg ou Joanna Newsom. Pour ce titre Miss Frinta est uniquement accompagnée par la contrebasse et handshakers, Giorgio tapotant la grand- mère de ses baguettes. 'Caroussel Horses' les chevaux de bois du manège, chantés sur le kiosque du Warande Park, une époque révolue .Mary Poppins is back in town. 'Stray Melodies' la Vienne de Johan Strauss. 'This World is crazy' elle s'abrite derrière une ombrelle pastel, pour fuir ce monde de fous. Un piano désaccordé ajoutant une touche retro à cette composition. 'Climb' au rythme saccadé et notes de melodica.
'The owl' il n'y avait que des pigeons dans le parc ,plus quelques fumeurs d'herbe.
'True Desire' ...saw you ...wanted you...danced with you....piano romantique pour cet hymne sensuel ... tonight is the night ... ça va se terminer au plumard, ce truc. Les applaudissements se font de plus en plus chaleureux. Ce mix cabaret allemand, guinguette parisienne, gipsy folk est magistral.
'La Hierba Canta' ibérique et chaloupé. Bucolique et poétique.
Triomphe et encore.
L'atmosphérique 'Casablanca': Humphrey Bogart et Ingrid Bergman s'embrassent tendrement , sous nos yeux.
'Eventually' met fin à ce concert envoûtant.
Grass is singing est le titre de l'album , je ne sais pas si le gazon piétiné du parc chantait mais, en tout cas, je suis tombé amoureux de Lonely Drifter Karen et de son folk européen.
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Published by Michel - dans Concerts
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 21:58
Curieus Schaarbeek entamait sa nouvelle saison par un concert/barbecue country, dans les magnifiques jardins de la Maison des Arts ,chaussée d'Haecht à Schaarbeek.
Une météo agréable. Une équipe douée et d'un professionnalisme' gouvernement belge', proposait un choix de hamburgers carbonisés ou de merguez et chipolatas décomposés.
Atmosphère garden party au château de Windsor. Jupiler, Maes, Hoegaerden remplaçant le mousseux.
Il est 20heures et des poussières lorsque les fringants et barbus cow-boys (ayant émigré à San Francisco) montent sur le podium , bricolé par Walter et ses comparses.
Ils semblent avoir digéré leurs brochettes , arrosées de litres de Jupiler ,et ont amené Marvin Cuvelier, des Moonshine Playboys dans leurs bagages.
Le Lucky Luke d'Anderlecht les accompagne avec sa magnifique dobro /mandoline. Les Pine Box Boys tournent un peu partout dans notre immense pays , they just love Belgium. Ils restent dans nos contrées accueillantes jusqu'à fin septembre.
Le public prend place face à la scène et nos gaillards (Lester, Alex , Timothy et Mr Dodds ) mettent le contact . Guitare acoustique, contrebasse électrifiée, banjo , la mandoline Brussels sprouts , drums et harmonies vocales Arkansas style pour un premier set de murder ballads ,de country/bluegrass, d'horrorbilly humoristique , d'anecdotes truculentes, de rootsy swamp music vous donnant une furieuse envie de danser la gigue.
Ils joueront des titres extraits de leurs 3 albums. Le dernier 'Child of Calamity' étant sorti en juillet.
Un petit break d'une demie-heure pour apaiser leur soif . On jette un coup d'oeil au public. Du beau monde: Roland , MrBelgian Blues, quelques musiciens de Fungus Imperator, Geneviève Dartevelle a envoyé son homme ,en daar is Fred,  des Soirées Cerises. Le bar fait recette.


Set 2, c'est reparti mon kiki. Toujours ces lyrics horribles: j'échange ta fille (15 ans) contre mon cheval. La gamine lui dit 'je ne vous aimerai jamais', il l'emmène dans les bois, la zigouille et garde son coeur. 'The Exorcist' c'est de la rigolade pour enfants de coeur à côté des PBB. Du banjo picking racé, une acoustique bien crunchy , une rythmique Kentucky style et l'apport de la mandoline bruxelloise. Un cocktail à consommer frais, les excès sont recommandés.


Nos barbus ont l'air de gunmen sanguinaires , ils chantent des faits atroces mais leur intelligence et humour second degré font passer la pilule, sans craindre des effets secondaires. A 21h50 ils terminent le second set. Walter les rappelle, ils joueront encore 5 à 6 morceaux , dont une incroyable chanson avec vocaux mongols (imagine un didgeridoo humain) qui nous a mis à genoux.
You want to see them, consulte leur myspace , ils passent sûrement pas loin de chez toi.
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Published by Michel (Photos : Clelia) - dans Concerts
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:35

J'ai découvert le groupe Lyonnais Carmen Maria Vega en écoutant la programmation du festival d'été et plus particulièrement ce qui se passait dans ce lieu magique sur la Place d'Espagne en se demandant à chaque fois comment on a pu le louper le reste du temps. C'est que le bâtiment ne pousse qu'une fois par an pour le festival !


J'avais bien prévu mon timing, me suis garé juste en dessous afin d'arriver un peu à l'avance, me suis retrouvé devant une grille fermée à la sortie nord, me suis tapé la sortie sud et en faisant surface entendu la voix de Carmen. Non ce n'était pas mon pendule qui me jouait un sale tour mais l'organisation qui avait déconné en la faisant commencer 1/2h avant l'heure annoncée. D'ailleurs je n'étais pas le seul râleur sur place, parmi d'autres j'ai rencontré Michel le photographe qui souffrait de la même frustration. Je n'ai donc pu assister qu'à la moitié du concert... mais quelle moitié !


Le concert de Carmen Maria Vega est en réalité un vrai spectacle de rue dans la tradition d'antan. La chanteuse est toute petite, très mignonne et expressive comme pas permis. Elle a sa langue bien pendue et bien que parlant beaucoup quand elle chante sa voix dégage une puissance rappelant celle d'Edith Piaf ; tuti rikiki maous costaud !


A ses cotés sur scène 2 grand gaillards faisant contraste. A la grande guitare (dixit Carmen, lisez « contrebasse ») Alain Arnaudet interprète un rôle plutôt passif tout en étant habité, tout comme Max Lavegie à la « petite contrebasse » qui fait plutôt le grand gars un peu bébête. C'est pourtant bien lui qui a écrit toutes ces mélodies.


Les paroles de ses sketches choqueraient parfois plus d'un Presse-bitère mais on s'en fout, l'essentiel est qu'on ne s'ennuie pas une seconde. C'est comme un spectacle d'un Disneyland moderne.


En consultant leur agenda des concerts sur Myspace vous remarquerez qu'il est bien changé, vous n'avez donc aucune excuse pour dire que vous les avez ratés, sauf bien sur si l'organisateur près de chez vous est mal organisé... des fois on se dit qu'il faut tout faire soi-même, râââ… je râle encore mais bon, gagerons qu'ils nous reviendront très vite... allo, le Bota ?... occupé cette fois encore ? ... bon, allo... le Bouche à Oreille ?...


Carmen Maria Vega Live-1



Carmen Maria Vega Live 2
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Published by Florin7 - dans Concerts
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 21:23
Place Rouppe - dimanche 24 août.
En dehors des Tellers ou Puggy , que tu vois partout en cette saison (f)estivalière sans soleil, il y avait ALI HARTER , une singer/songwriter en provenance d'Oklahoma. (real name Mary Allison Harter)
24 ans la petite dame, seule avec sa guitare acoustique, devant toutes les gamines bruxelloises ,agglutinées frontstage en attendant les Teen Idols : Tellers et Puggy.
Ali (pas une Baba, quoique....) a sorti un album : 'Worry the Bone' . Deux pressages différents, un pour les States et un pour le vieux (in)continent. Une tournée en France en 2007 ,hier Rouppeplein.
Pas de bol pour moi, le set commence à 17h50 au lieu des 18h annoncées, j'entends les dernières notes de:
'This might save your life' joli timbre, bien en place . 'You can keep'em' également sur l'album. Cela se confirme, une voix chaude et bluesy .Un jeu de guitare simple, voire minimaliste, mais les compositions tiennent la route. Et la nana a de la présence, elle dialogue avec le public. Il y a du Erin McKeown, du Ani DiFranco (moins enragée), Dawn Landes ou même Stevie Nicks et Sheryl Crow chez Miss Harter.
'What do ya do?' intonations chevrotantes à la Feist, chouette titre de folk pop velouté.
'Woman be Wise' excellente cover de Bonnie Raitt, une idole.


Le public est quelque peu dissipé, avec mon copain Philippe, on se fraye un passage vers les premiers rangs. Elle est mignonne ,Ali ,avec sa frange rebelle. 'Best Mess' a country song, annonce-t-elle. Son truc n'est pas du tout messy. Une voix envoûtante. 'Untitled n°3' de beaux ooh ooh ooh, et une guitare fringante. Son folk bluesy est bien trempé.
'Dumb ole things' , suivi d'une chanson sans titre, it's a new one! Cette dernière mélodie est plus élaborée ,la guitare plus sèche. Ali va conquérir notre heart . 'Lessons' ,les choses que papa et maman lui ont apprises. Un titre plus rock qui a fini par me convaincre ,je m'en vais acheter son album.
Just another singer/songwriter in the row? Pas vraiment, Ali Harter a un petit quelque chose d'attachant. Passez
écouter son myspace and listen by yourself !

Je suis resté pour PUGGY, la foule en délire pour un show en tous points pareils à celui du
Fespival de Kraainem, fin juin.
J'adore leur version de 'Vesoul', même Jacques assis à côté de Georges Brassens (au paradis laïque) a applaudi !
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Published by Michel - dans Concerts
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 21:57
Un nouveau samedi fifties rock'n roll & rockabilly, un autre free festival à l'Atomium.



Une nouvelle fois ,une météo chagrine retient les bruxellois devant leur petit écran. Les real rockers ,eux, affichent présents. Des noms: Stroff, Sebi Lee... et toutes les teddy girls et leurs boys gominés ,pour lesquels la vie s'est arrêtée lorsqu' Elvis est devenu le machin Las Vegas, gonflé de barbituriques.
Patrick Ouchene est ,once again, responsable de la programmation. Il place un de ses nouveaux projets on the bill.

The Bopatones

A 15h25, le groupe entame les débats ,ce sera leur premier gig ever ,mais ces gars ont des planches.
Michel 'Texas' Texier au chant -Patrick (Domino's -Running Wild ) : guitare - Marco Alvares (Domino's) : drums et Shaky à la basse. Cet Indonésien partage sa vie entre Londres et Bruxelles, il tient la guitare chez Made J and the Respectable Gentlemen.


Roots /Rockabilly à l'honneur.
'Ain't that nothing but right' 'Vampire baby' 'I gotta find someone' on est parti pour un trip nostalgique , du côté de Memphis. Pompadour hairstyle et tight jeans retroussés. Le temps s'est arrêté en 1958. 'Crazy about oldsmobile' les belles bagnoles ,les pépées affriolantes ,James Dean ...la tradition quoi! 'Jack the Ripper' ,un petit instrumental,Link Wray style. 'Tattle Tales' Eddie Cochran en vedette et qui fait la voix de gamine? Le beau gosse :Patrick Ouchene. 'Zombie Dance' , puis un peu de surf 'Watcha gonna do' .'Guitar Breaker' vas-y ,Paaatrick...
'Rockin Billy' nostalgie ,quand tu nous tiens.
Une compo à eux 'I bopped the blues with Mary-Lou' ,un boogie dans lequel Suzie Q fait la connaissance de Mary-Lou.


'Let's dance' merde, la fucking rain est revenue, les danseurs s'abritent.
Un petit rappel old school 'What a Dolly'.
Une mise en bouche de 35' ,pas dégueulasse !

Petit changement de programme The DADDY's DARLINGS & the Big Bang Boys joueront avant Hobo Jungle ,ils ont un autre concert ce soir in Oost-Vlaanderen.

Très longue attente,soundcheck interminable et séance de make-up. Mais ça valait le coup. Les Daddy's Darlings sont fabuleuses .Musicalement au point et visuellement le top.
Tu t'amuses à leurs facéties ou à leurs chorégraphies années quarante, quant aux Big Bang boys ,ce sont des musiciens hors-pair. T'es pas borné, tu veux voir un truc différent : sonne chez les Daddy's Darlings .Trois nanas : Marlies, Loesje, Sophie: chant ,pas de danse et sex -appeal - quatre gars: Stijn Wauters: piano (bagage jazzy) - Geert Hellings un guitariste pas manchot et une rythmique convaincante: Jonas Van den bossche: contrebasse et Bert Huysentruyt :batterie.

Une intro instrumentale 'It don't mean a thing' et on monte sur le navire .The girls are coming ,des robes rétro élégantes , à la Andrew Sisters. Au bout de 30 secondes ,tous les mâles se pressent face au podium. 'Joseph' won't you make your mind? Décide-toi ,Joseph ,moi c'est la Betty Boop ,cheveux noirs et mimiques suggestives que je préfère, mais elles sont toutes les trois désirables et douées. 'Beer Barrel' un salon où la bière coule à flots. Wouah ,du spectacle ,du fun et des frou- frou. 'Bounce me Brother' plus fort que Manhattan Transfer. 'Shoo Shoo Baby' (Andrew Sisters) ,dramatique histoire ,papa est dans la Navy ,he's off to the seven seas. Je verse une larme en pensant aux vieux films avec Miss Monroe. 'Oaktree' Betty Boop est irrésistible sous le chêne.
Boogie time 'Boogie Woogie Bugle Boy' a World War II radio favorite. Les filles tombent la robe et se retrouvent en naïades ,les mecs ,pintje en main, bavent. Passage au vestiaire ,place aux garçons: 'New Orleans' Stijn montre tout son savoir-faire ,'Taxes' Geert sait chanter. Welcome back les darlings ,en robes de mariée avec fourrure et coiffe art-déco, très kitsch.. La classe !
'Slippin around' un countrybilly. Un des clous du show 'Carmen's Boogie' Bizet swings. Mieux que Bohemian Rhapsody. Place aux garçons pour 'Yakety axe' la guitare en vedette. Du comedy capers hillbilly . Allez maskes ,grouillez-vous, on a fini. Elles s'amènent en Mexican lolitas avec salade de fruits en guise de couvre-chef. 'Rum Boogie' , je prendrai deux rasades. Rumba time. Les Teddy Boys ont largué leurs bonnes femmes et gueulent des messages d'amour aux darlings.
Du swing, à nouveau :'South American Clay' .



'Flat Feet Floogie' les lolitas descendent parmi nous .Pas de danse suggestif ,bel effet sensuel. On gueule tous shake baby shake et elles le shakent leur popotin. Grand show.
'Well allright' le bassiste aux vocals ,les filles en backing. Un jive diabolique, pas de danse émoustillant. Ce titre zoologique passe en revue tous les animaux du dierentuin ,avec cris adéquats, le drummer était superbe en babouin. 'Beat me daddy' (eight to the bar) Andrew Sisters à nouveau. 'Sentimental Gentleman' très Count Basie enfumé avec solo de kazoo de Betty Boop.
La dernière ,un swing culinaire , avec seafood lyrics. Champagne/cabaret swing. On ne tient plus en place, let's jive.
Un dessert 'It don't mean a thing' (if you ain't got that swing) 1931 Duke Ellington, pas une ride ,les gars. Sing Sing en choeur et grand numéro de gambettes en l'air des filles.
Bye ,bye darlings. Les boys terminent l'outro.
70' d'un show d'une autre époque. World War 2 music at his best.
Nostalgie? Maybe .Fun? For sure.

Hobo Jungle :19h10

Le band de Lawen Stark fait son chemin, depuis le support de Kleptomania à Watermael-Boitsfort.
Toujours Buzzin'Claude à la contrebasse ,Chris, cowboy hat, Cadillac :guitare et bien sûr, la Jeanne d'Arc de l'harmonica :Geneviève Dartevelle. Lawen chantant, jouant de l'acoustique ,du washboard et d'une belle Epiphone.



'Mopper's blues' direction le blues de Big Bill Broonzy. J'ai pas de pognon, pas de maison, je suis tout seul mais je suis le plus heureux des hommes. 'Worried about you baby' avec déjà de sérieuses flèches de Geneviève. 'Someday' Arthur 'pop' Crudup. Mississippi blues ,un twelve bar sans pils. Un harmonica larmoyant, style Little Walter. Beau doublé avec la guitare.
Intermède familial pour Lawen ,bisous aux filleules et 'C C Rider' avec une acoustique à la slide. Ce nouveau 12 bar est un classique. Direction la gare 'Mean ol train' un harmonica bien steamy pour ce shuffle track. Suivi ,naturellement, par 'Mystery Train' ,Geneviève se la jouant 'Room to Move' de John Mayall. Papy Cadillac y va d'un petit solo pas salaud.



'Corina Corina' un downtempo avec crooning vocals. Tommy Johnson 'Canned Heat Blues' Mississippi ,les années 20. 'Ride & roll' :Sonny Terry &Brownie McGhee ,un petit coup de washboard. Lawen aime Arthur Crudup: 'That's Allright, Mama' le fantôme d'Elvis hante Tintin au pays du blues. T'as fait des conneries? 'Jailhouse blues' avec maracas, il n'y a pas de batterie chez Hobo Jungle. Geneviève ira au paradis des harmonicistes, c'est sûr ! Des lignes célestes. Buzzin Claude assure stoïquement.
Robert Johnson 'LastFair Deal Gone Down' du Delta Blues ayant influencé Eric Clapton ou les Stones.
On termine par John Lee ,le pape du boogie 'This is Hip'. Miss Dartevelle ne joue pas le blues, elle est le blues.
Une heure de show ,un bis: 'Wine,whisky & women' excellent programme! Quoique, les femmes avant le bourbon, on y pensera !

Ruby ANN

La jolie Portugaise vit actuellement en France, et se fait accompagner par un trio de Frenchies, pas bidon. Gautier est un as à la guitare-Michael dompte sa upright bass comme les plus grands et le petit jeune (Nico?) assure aux drums. Ruby gratouillant une petite acoustique ,pour quelques titres. La rockabilly chick a commencé à chanter en 1998. Son dernier album 'Train to Satansville ' date de 2007.
Une voix étonnante , à la Wanda Jackson et, une belle présence scénique, elle dompte les mâles les plus audacieux par quelques répliques bien ajustées.

Elle nous servira du rockabilly aux teintes honky tonk, de la country nerveuse ,du hillbilly, du roots rock avec des balls, des ballades larmoyantes à faire pleurnicher la plus sombre brute ,un peu de boogie-woogie et du jump. It's damned cold in Belgium, elle nous lance avant de placer ses premières flèches. Une nouvelle fois ,l'élément masculin se serre frontstage....Your kisses were sweet when I first met you...chante-t-elle. De beaux salopards ,les mecs, aux States comme à Lisbonne !
'I need a man' poursuit-elle,et pas un petit minet! 'Kiss the baby ,goodnight' Gautier nous sort des riffs Scotty Moore de sa black Gretsch. La petite Ruby nous mène au doigt et à l'oeil . A marvelous throaty voice, des cordes vocales solides... Et elle poursuit .. My baby tastes like cherry wine ...my baby is sweet as he can be...tout en avalant bière sur bière. Un petit Patsy Cline, son idole, 'Seven lonely days' ,une country love song larmoyante. 'Dynamite' explosif, en effet. Les garçons bastonnent sec. 'Just for you' un délicieux bain fifties. Une autre ballade country 'I hear you talking' . Du vintage rock qui déménage: 'Eeny Meeny Miney Mo' pour retourner au hilbilly avec fingerpicking délicat.
Vous voulez du rock 'Jump Jack Jump' . Et maintenant Ruby, que joue-t-on :let's go pour 'Starlight'.
On veut du Elvis: tenez les petits :' Ain't that lovin you baby? 'Superbe solo de guitare. Elle a du coffre la Lusitanienne.
60' end of the show.
Bis :'Ronnie Blue' avec sifflements du guitariste et l'hymne rockabilly 'Razzle Dazzle' .Mieux que Bill Haley et sûrement plus sexy.
Show sulfureux.

MIKE SANCHEZ & the Portions

Il est 23h, lorsque le top of the bill monte sur scène. Public échauffé par une après-midi/soirée de libations incontrôlées.
Le premier morceau servira de soundcheck ,un rock frivole ,'I'm coming home , chante le gars qui trahit son nom ,il est assis sur 2 chaises (empilées ,les gars!).
Un band fantastique :Mark Morgan :drums- Nick Whitfield :upright bass et la perle, le jeune Oliver Darling à la guitare .Ce petit gars est époustouflant ,il a son propre groupe :the Dirty Robbers.
Mike ,quant à lui ,nous fait un show Jerry Lee Lewis/Little Richards au piano.
Ce mec est une bête, pas pour rien qu'il joue avec Bill Wyman et ses Rhythm Kings. Avec les Big Town Playboys, c'était déjà fabuleux.

'Girls all over the world' un piano sautillant ,une guitare efficace. Le little boy ne sourira quasi jamais ,mais il nous sortira des riffs prodigieux, pendant plus de 90'.
Un boogie pour suivre ,un nice slapping du contrebassiste. Un répertoire éclectique, Mike passe tout le rock en revue ,'Highway 60' de Johnny Guitar Watson. Saignant. Le petit Olivier chéri ne tient pas compte de la limitation de vitesse ,high speed. Hey people, we came to rock : 'Wild one' (real wild child) , message capté ,les Teddy Boys et leurs nanas entament une danse athlétique. Les photographes amateurs ont droit à des mimiques clownesques du maestro en sueur. 'Hurting inside' let's cool down a little bit, beau slow (Don Gibson) avec crooning parfait. On passe au blues sur la rhytmique de 'There's a riot going on' ...I told you baby how I feel ...don't you say yes don't you say no....bigrement efficace.
'Blue Boy' de Jimmy Reed ,a country ballad.
Un crochet par Memphis 'It'll be me' du rock qui déménage et on retourne à Nashville pour 'Lawdy Miss Clawdy' .Tu veux du Carl Perkins,O K :'Matchbox' ..let me be your little dog till your big dog comes...et je vous assure Mr Sanchez, c'est pas un caniche.
On continue le voyage: New Orleans ' what you do when the lights go out ?' .Fats Domino 'Hello Josephine' et 'I'm ready' ,je ne tiens plus en place. La furia.
Blues time ,direction la Louisianne ,un medley pas piqué des vers:'I'm a King Bee','Boom Boom' de John Lee Hooker ,'Oh Well', Peter Green est le meilleur, 'Do the Hip Shake , Baby' de Slim Harpo , rien n'arrête la guitare du gamin, ça chauffe.



Pas fini: 'Bo Diddley' et 'Brown-eyed handsome man' de Chuck Berry, qui vire 'Tequila' des Champs.
Sanchez est un monstre. Du swing 'She's my desire' et on passe à Howlin Wolf: 'You gonna wreck my life' du Mississippi blues .On revient au jeu Little Richards 'Sapphire', pour virer country ,en route pour le Texas ...'Deep in my heart in Texas ...,' qu'il nous fredonne. Il ne pleut plus, on entend les coyotes et les grey foxes. Slow time ,baby: 'There's something on your mind' de BB King, avec Oliver en vedette. Toujours le blues ...come back baby, bring your love to me ...be my companion drive away this misery...reviens baby ,j'ai le cafard.
Assez pleuré 'Red Hot Mama' du rock fiévreux . Mike Sanchez est une encyclopédie vivante.
85' de sueur et de rock époustouflant.
Il reviendra pour un quadruple encore ,il a la santé le mec.
'Roll'em Pete' un boogie nerveux, contrebasse en action ,relayée par Mark et sa batterie canon et enfin le little one mitraille tout ce qui bouge encore. Mike n'aime pas les lundis matins: 'Monday morning just don't look right still feels like Saturday night ...' c'est samedi aujourd'hui :la fête ;du rock, booze and chicks!
On passe sur la piste de danse 'In the middle of the night' ,je t'aime, mon chou!
Et l'endiablé 'Tallahassee Lassie' met fin à ce concert, à classer dans les annales.
Rock'n Roll will never die!


Un grand merci à Freddy Vandervelpen pour ses magnifiques photos disponibles sur son site : www.rootsville.be
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 21:42
Ce vendredi démarrait le Brussels Summer Festival (ex Eurit'mix).
En guise de Summer ,une exécrable météo 11 novembre.
T'es à peine sur le ring de Bruxelles, que tu peux actionner les essuie-glaces de ton tacot , tu choisis high speed. Tu te dis une averse ,on sera au Mont des Arts et finito la pluie.
Douce rêverie...

Strawdogs : 18:00 Mont des Arts.

Hans compte les spectateurs ayant bravé le sale crachin:20/25....
FM Brussel ,nous remercie d'être venus et annonce the STRAWDOGS.

Photo : Miss Vanderelst

Comme d'habitude,l'excellent 'The retarded son of Jesus' ouvre le feu (on en aurait bien besoin!).
Notre Vlaams-Brabants rock'n roll band favori nous servira 60' d'un American rock ,haut de gamme.
Ils sont rodés et le moteur tourne nickel, une limousine ,conduite par un driver stylé.Quelques jeunes bruxellois se sont placés à nos côtés (Fred et mon moi-même) frontstage .Ils sont tout bonnement subjugués par le jeu Tony Joe White de Gert.
Le répertoire connu défile,sans que l'on s'ennuie une minute.Les ploucs présents à 18:00 sont restés jusqu'au terme du set ,malgré de regen qui nous transforme en linge dégoulinant , sortant de la wasmachine.'Fallen from Grace' 'Mean Streets' 'Panic in Canal Street' ,étonnant nouveau titre.'Down the line' 'Carolina' 'Howling like the wolf' :downtempo et rocks bien crades se succèdent. Les rigolos à la table ,partis fumer de l'herbe,n'ont pas remarqué que Hans est passé derrière le piano et utilise donc un autre micro ,ils ne le branchent pas . Mr Van Campenhout s'époumone en vain ,pas de vocals audibles .Il doit arrêter de pianoter et reprendre le micro sur pied.Bande d'amateurs!
On continue :'Motel Chronicles' 'Me and Mr Davies' ,un juteux nouveau titre 'Johnny Barker' .
L'hymne du confessionnal:'Sinnerman' 'The laws of the Interstate' ,le loukoum'Turkish Delight'
'I'm the fast runner' en hommage à la silver medal de Kim & co.Et pour finir un doublé de tubes en puissance 'Sharleen' et la bombe blues/rock, avec harmonica cinglant de Gert :'Shotgun Blues'.
Les petits jeunes ,époustouflés ,viennent demander des autographes.
Strawdogs did it,once again.

Le temps de prendre congé de Fred,il va voir Mièle à St Job ,et tu te diriges vers St Géry.Il pleut toujours.Arrêt au Bizon bar ,10' au sec + pintje.

Du retard,peu de monde ...19h35' from Paris:
COCOSUMA

On avait annoncé un trio , ils sont 4.
Chab et Chimo sont les têtes pensantes (guitare, basse, melodica, samples, mini clavier) et à l'origine Jen H K au chant. Très vite remplacée par la Suédoise Kacey, qui, elle aussi ,se tire. Depuis 2007 , la délicieuse Amanda (London) assure les parties vocales. Sur scène un batteur (Jaune?) accompagne le trio.
Déjà 4(+ 1 EP) albums d'electronica /trip hop/pop sucrée aux relents Mama's & Papa's.
'The Servant' leur hit de 2004 lance le set. C'est joli ,élégant ,il ne manque que le soleil et les papillons.' Twilight Zone' tu penses aux Cardigans ,la blonde et grande Amanda ôte son sweat à capuche et nous dévoile ses blanches épaules. Jolie nana. 'My my my' du dernier album 'We'll drive home backwards' (Bruxelles - Paris en marche arrière!), Amanda passe au piano électrique.'Broken glass' avec melodica mélancolique. D'autres groupes marshmallow te traversent le cerveau : El Perro del Mar, Goldfrapp. C'est frais et dansant. 'Charlotte on Fire' bassiste et guitariste invertissent les rôles. Le titre atmosphérique démarre mollo, puis la basse devient sautillante à la Infadels ou eighties New Wave. Irrésistible.
Bon, on était en retard, faut se magner ,on va vous jouer la suivante en ultra rapide: 'Suffragettes'
Padapoum padapoum , handclappings ,et rythmes afro amusants. C'est pas pour rien que Marc Colin de Nouvelle Vague a remixé certains de leurs titres. 'Athletes' et 'Minefield' terminent ce concert chatoyant et soyeux.
And the sun is back!

MERZ 21:05

Merz, alias Conrad Lambert ,originaire du Dorset. Un singer/songwriter doué et attachant. Trois albums acclamés ,le dernier 'Moi et mon camion' ,2008, reçoit des critiques dithyrambiques.
On le compare volontiers à Beck ou à Coldplay.
Sur scène ,un trio: Merz:guitare électrique ou acoustique ,piano électrique et un Mac. Un batteur costaud, Frank,et un bassiste à la hauteur. Tout ce beau monde porte couvre-chef.
'Call me' second titre du dernier CD, un sens mélodique certain,accentué par les harmonies vocales du drummer. La balance se cherche,basse ronflante. Ce sera vite réglé ,et on assistera à un super show avec titres allant du folk ,à la pop ou au rock dansant. 'Shun'(Sad Eyes Day) une intro trip hop samplée ,quelques lignes de guitare ciselées ,une ou deux notes de piano et un drumming parfait. Du travail d'orfèvrerie.
Frank ouvre 'Presume too Much' par un jeu de batterie caressant ,'All I wanna say is if you disappoint me ...'chante Merz ,pour ce titre valant les meilleurs Radiohead. Une merveille! 'Lucky Adam' à la guitare acoustique, un catchy track, style Badly Drawn Boy, auquel le bassiste ressemble, même petit bonnet de laine. Next one is a song I wrote by the sea , je m'emmerdais ,j'ai loué un bateau et suis parti au large: ' Silver Moon Ladders' ,on le suit pour ce dreamy journey far from the harbour sight.Poétique et, à nouveau jeu de batterie impressionnant ,avec baguettes mailloches.Frank est une perle de batteur ,tu sens qu'il est à la fois puissant et fin, et pourtant he has flu,nous signale Conrad.



'Cover me' une chanson pour young lovers sur le point de se séparer,humour British. Nouvelle mélodie touchante à laquelle tu adhères sans restriction.'Many Weathers' de son tout premier album (1999).On envoie les beats, dignes de Moloko, un titre moins intimiste ,une basse et batterie bien groovy. De l'electro jazz au final chaud, chaud. Formidable. Coup d'oeil à l'horloge, on peut encore en jouer une? Réponse affirmative, conciliabule et le choix se porte sur 'Postcard from a Dark Star ' de l'album 'Lovehearts' , une merveilleuse ballade...Since I left I've been drifting through some distant space...nous chante le blond Conrad, mais il veut revenir ...it's no masquerade come back my only wish to come back... public ravi. Another one ,tant mieux. Un choeur féminin samplé et 'Blues became' démarre, un autre titre magnifique du back catalogue.
Fin d'un beau voyage onirique. (55')
Merci Merz.

 

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 21:13

Quatrième édition des doux vendredis d’août, il pleut sur Namur, pas possible de sortir sur la terrasse ce soir … le public est obligé de rester à l’intérieur … Ca commence de plus en plus tard …

 

20H15 Bambi Kramer , un couple, Loïc et Marie, une guitare, un synthé et un laptop qui assure la couche de fond … C’est de la pop très down tempo … sur certains morceaux, je dirais même que ca tire un peu sur le trip-hop … du Archive ralenti à l’extrême … Rien pour me déplaire à priori !


Mais il faut avouer que le tempo très (trop ?) lent, le manque de cassure rythmique, la longueur excessive des morceaux (certains atteignent les 10 minutes)  font qu’on s’ennuie un peu … ajouter à cela un chant très perfectible, un jeu de synthé et de guitare vraiment minimaliste, un visuel amorphe … ca va définitivement endormir l’audience qui après 40 minutes n’en redemandera pas !

 

 

S’ensuive de forts sympathiques parisiens (il va vraiment falloir que je revoie mes préjugés) : Centenaire . Ils se définissent eux même comme jouant du folk progressif, de la pop baroque.


Sur scène il y a les classiques batteries et guitares, les moins classiques orgue et violoncelle et les exotiques Charango (petite guitare à 10 cordes), fouet musical ou autres instruments innommables.



Tout cela pour nous emmener dans leur univers jazz-folk-pop … leurs influences : Mark Hollis, Van morrisson, Penguin Café Orchestra, Pentangle, Nick Drake … Malheureusement je n’ai retrouvé le talent d’aucun de ceux là … seulement une grande soupe agrémentée d’un chant vraiment pas convaincant. Il pleut toujours … on attend patiemment la fin !

 

On espère que The Ideal Husband  va sauver la soirée. Le titre de leur album « No bye no Aloha » annonce la couleur … ambiance hawaïenne … Ca sonne un peu country-pop … une ambiance unique pour un concert forcément différent.


La chanteuse suédoise (allez-y comprendre quelques chose) qui baillait sur sa chaise 5 minutes avant le début du concert a pris sa dose d’amphétamines et envahit littéralement la scène … y’a pas à dire, cette gamine a une aura, un truc qui vous captive (un peu à la Soko) … à en effacer complètement les cinq vieux croulants au look un peu vieillot (costard ringard et rouflaquettes, …) qui l’accompagnent.



Le ukulélé et le bottleneck sur la guitare m’irritent à la longue et c’est dommage car certains morceaux sont vraiment très beaux.



Il faut absolument les voir (idéalement dans un petit club avec une ambiance feutrée) tant il s’agit là d’un ovni dans le paysage musical actuel …
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 21:13

Le collectif BUZZ ON YOUR LIPS  a réussi à convaincre Made out of Babies à jouer dans le café le plus rock de Bruxelles : ze 'dé èn aa' ou' dii èn é' ,au choix. 20:30, file ,rue du Plattesteen .On annonçait le concert à 8PM. Bonne blague!

A 20:50' sold out ,une meute se masse aux vitres pour suivre le gig sur le pavement.

Au programme noisy rock, sueur ,sardines en boîte, bière à gogo.

KINGDOM

A 21:00 un casquetté barbu vient lancer un labtop. Une musique spaciale ,quelques notes de guitare atmosphérique .Après 5 minutes, Mathieu Van de Kerckhove est rejoint par Vincent Tetaert (batterie) et Colin H Van Eeckhout (basse) .'Cendre', sonnant bizarrement comme le 'Astronomy Domine' du Pink Floyd (de Syd Barrett à l'époque,album 'The Piper at the Gates of Dawn'), se poursuit psychédéliquement avant de virer cauchemar apocalyptique. Colin poussant des borborygmes délicats ,le titre devient hypnotique. Creepy drones et rythmes lourds hallucinants.
Kingdom est un nouveau projet, mais les West-Vlamingen ne sont pas des inconnus au bataillon. On les retrouve ,tous les 3 ,dans AMENRA, un post hardcore/trance/doom band formé en 2003.
Sans attendre les applaudissements ,le tétard lance 'Wiech' la seconde composition du Royaume. Un instrumental avec mur de guitare/basse en béton armé. Du heavy postrock brutal.
Le troisième opus 'Throne' ressemble comme 2 gouttes d'eau à ses frères. Lorsque le calme relatif revient, le bassiste entame une incantation médiévale fataliste ,murmurée par un damné.
Très vite la triste mélopée tourne à la marche belliqueuse d'Hannibal ,flanqué de ses éléphants. Personne ne survivra ,impressionnant!
20' ,trois morceaux .Les musiciens se lèvent et remballent leur brol, sans un mot. Ils auront passé plus de temps à monter/démonter leur matos qu'à performer leurs morceaux.
Een babbelke avec le bassiste nous apprend qu'ils n'ont que 3 titres, pour l'instant.
Kingdom ,excellent apéritif, un band à tenir à l'oeil!

21h40 Made out of Babies

Du méchant post metal/noise rock de Brooklyn. Deux albums chez Neurot et 'The Ruiner' 2008 chez 'The End'.



Matthew Egan aux drums et 2 athlètes tatoués ,style lanceurs du marteau,à la guitare et basse: Bunny(Brendan Tobin) et Cooper .Le personnage le plus attractif étant la petite et frêle chanteuse ,Julie Christmas. Euh: elle ne convient pas du tout pour décorer le sapin!
Tout ce beau monde joue dans d'autres combos: Julie chez Battle of Mice ,un Walt Disney band_Brendan chez Red Sparrowes -Cooper chez Pigs et le seul à ne pas faire le zoophile, le plus propre, Matthew, chez Clean Teeth.
'Cooker' ça commence fort , Julie te pousse un hurlement viril et la guitare (puissance sonore maximale) prend le relais .Basse et drums s'activent :c'est l'enfer ! Les bouteilles de Jupiler tremblent sur le comptoir.La petite headbange ,telle une démoniaque ,en tapant du pied tout en geignant ou vociférant des lyrics incompréhensibles. Le nom du groupe est déjà un poème gore ,leur présence scénique accentue le côté frightening. 'Invisible Ink' 'Buffalo' même topo ,la mignonne chante (braille) pliée en deux, elle se contorsionne frénétiquement, telle une artiste de cirque. Ses comparses maintiennent une cadence satanique. La tension est au zénith.



Le bassiste demande, en vain, à l'éclairagiste de mettre fin au clignotement d'un spot, l'assaillant depuis le début du set . On lance 'Mr Prison Shanks' qui débute calmement, Miss Noël chante vraiment. Pas pour longtemps, le ton monte ,place à l'artillerie lourde. Cooper, n'y tenant plus, éteint le spot récalcitrant avec sa basse. Julie ordonnant aux apprentis photographes, frontstage ,d'arrêter de flasher sans discontinuer. Le DNA, bondé, est transformé en étuve.
'Major '(Rhapsody) : une rhapsodie guerrière. Quelques cris de femmes brûlées vives .Temps mort :corde cassée .Bunny en démolira 3. Roulement de tambour et psalmodies gothiques pendant le bricolage. Que pasa :une mélodie avec guitare hispanisante. Une trêve? Un cessez- le- feu ? Le temps de recharger les canons et les obus explosent de plus belle.

Le bon peuple bruxellois écrasé ,reste coi ,tout en balançant la tête aux salves des bébés.
'Swarm' Julie arpente le mini-podium avant de reprendre son chant rageur. The last one ,Brussels ! 'Stranger' quelques soupirs,la fatigue? Le timbre se fait cajoleur et enfantin ,un piège....Les barrissements reprennent aussi sec, où va -t-elle chercher ce souffle? Les copains gardent le cap ,leur post metal à la Isis t'ensorcèle, même si ce heavy machin manque un peu de diversité . Tes yeux restent braqués sur cette possédée hystérique et tes pieds battent la mesure.
Rappel:
'Bigger'. 50' de show qui ont laissé la petite sur les genoux .En quittant la scène ,elle passe à côté de moi ,je lui fais un clin d'oeil et j'ai droit à un sourire 25 décembre.
Je quitte cette fournaise tel un innocent heureux.

Photos prises à Paris par  Chris CB Photographie | Le Hiboo  

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 21:55
Krotrock ,un festival à échelle humaine. 6 groupes pour 5€ (3€ en prévente!), le godet à 1€ 20 ,des toilettes correctes, une équipe de bénévoles au point et, une prairie épargnée par les intempéries (quelques bouses de vaches pour décorer...) En semaine le podium artisanal s'était envolé, suite à une mini -tornade. La nouvelle avait été relayée sur Ring-TV ,pub gratuite mais peu de monde à 16:30, pour le début de la fête.
Toute la Vlaamse jeunesse (15 /16 ans de moyenne d'âge) des bourgs voisins est au poste .Les garçons boutonneux picolent et jouent aux cartes!!! Les gamines mini-jupées font admirer leur grâce juvénile. Papa et maman vendent frites et hamburgers. Le curé est parti à Blankenberge avec sa copine.

FROZEN

Un tout jeune quartet ,de la région d'Aarschot/Rillaer, pratiquant un alt.guitar rock /bluesrock sentant bon les seventies.
Une moyenne d'âge de 16 ans et , déjà une belle assurance et une cohésion inouïe, pour des kets qui jouent depuis 7 mois ensemble. Ils ont terminé premier du Red Bull Music Academy et ont participé au Humo's Rock Rally. Jente Pironet est le singer/rhythm guitarist /harmoniciste-Wouter Melotte le bassiste -Michiel Vandendriessche l'incroyable drummer (à peine 15 ans) et l'atout majeur: Sebastian Leye, le left-handed guitarist.
Une intro instrumentale à consonance Celtic Rock, lorgnant du côté des Horslips. C'est bien parti.
'Come with me' un American rock avec guitare lyrique et chant énervé. Jente, avec son petit chapeau, a un petit air Pete Doherty ,sans le drug abuse. 'The break-up song' une rhythmique soutenue ,une guitare Pete Townsend, nous voilà replongés dans le London/Soho de la fin des sixties. Du garage/rock , du bon!
'I know you ain't no good', mais, on dirait le crapuleux Keith Richards à la Fender. Sans avoir l'air d'y toucher, Sebastian te sort des riffs stylés .Fortiche le ket, il a dû écouter Jimmy Page, Nils Lofgren et Danny Kortchmar. Du punch et des rythmes te donnant des fourmis dans les guibolles.
'Russian Roulette' a slower one démarrant sans batterie. Où va le kleine Michiel? Een piske? Pas du tout ,le jochie va se chercher une pintje, à l'aise! 'People crying, people dying....' hurle Jente, avec des intonations Eddie Vedder. Wolvertem s'en fout et ne pense qu'à s'enivrer.
Le menneke est revenu derrière ses fûts et le tempo s'énerve. Une grande maîtrise et un art de la composition certain. Tous les titres sont écrits par le band. 'Womanizer' du blues rock à faire pâlir ZZ Top , l'harmonica de Jente te renvoyant vers les Bob Dylan les plus vigoureux. Un autre downtempo: 'Backseat of my car', à quelle âge peut-on rouler in Vlaams-Brabant? Nouveaux riffs de guitare oniriques et chant inspiré.
'The Devil' du Southern rock avec seventies vibes. 'Hold on' un midtempo à la Neil Young & Crazy Horse, le fantôme de Danny Whitten hante Sebastian, Michiel tapote gentiment un tambourin. Insidieusement, on pousse sur le champignon et le truc éclate comme de la mélinite.
'Send us back 2 rock'n roll' titre limpide! Encore un seventies rock, élevé en fût de chêne.
Le dernier: 'Stella' (no comment!). Cette étoile te ramène ,nog eens, du côté des Who, époque 'I can see for miles' .
Frozen un groupe qui vous dégèlera. Un live-act passionné ,bien plus excitant qu'un clip d'une Madonna ménauposée.
45' de rock pur sang!

Daybreak

Vainqueur du Krotrockrally et une place sur la grande scène.
Un quintet (pas des novices) de joyeux tatoués (Kontich), pratiquant un hardcore/nu-metal/Tool rock solide. Un EP'Conversations dressed in black' et pas mal de concerts à leur actif. Le shouter de service est Steven, Gerben est le powerful drummer, Nick assure les backing vc.et les lignes de basse ,2 guitaristes: Tim et Yoeri (d'origine Indienne=les Indes) complètent le line-up.
'My so cold home' du headbanging impressionnant, avec malgré tout un côté mélodique. Yoeri semble le moins exubérant de la bande ,mais il assure des lignes de guitare tranchantes et stimulantes. 'Territory' ,leur territoire c'est pas le monde intime ou délicat d'un Vermeer ,c'est le champ de bataille! Steven braille tel un ours en rut et ses potes bétonnent dur. 'Teaching the Controversy' une rythmique lourde,décorée d'effets larsens stridents et toujours des vocaux grégoriens sacrés. 'Trip to my Grave' ce voyage vers la tombe inspire quelques mâles dans l'assistance ,ils font la parade d'amour devant les gamines peinturlurées. 'Stand your ground' imprécations sataniques sur fond de stoner/metalcore. 'Don't count me out' premier morceau du EP. Le peuple adore cette fougue destructrice ,les gamins se tapent dessus en rigolant. Une teenager se risque dans le pugilat et se retrouve les fesses à l 'air. Ambiance à Wolvertem! L'efficacité prime. Daybreak devrait pouvoir jouer au Graspop. Une cover 'Rather be Dead' de Refused, du hardcore/punk suédois. Le screaming man décide de faire un petit tour dans la plaine pour faire peur aux kids. Les autres font leur boulot de déménageurs.
'Insanity' le dernier cri ,guitares atmosphériques et exhortations à la démence.
30' de lavage de cerveau probant.

Gino's Eyeball

Un poppy punktrio potache originaire d'Antwerpen (Geoff, basse/vocals et Tom ,guitar/vocals) ,avec un mad drummer(Jake) anderlechtois.
Du folklore flamand plus que de la musique. Du punk,oui ,mais du Muppet show punk. Les 3 playboys, aussi élancés qu'un Sumo -fighter se nourrissant de frites (euh le batteur pèse vraiment 43 kilos) ,nous ont servi un numéro de cirque d'une finesse hippopotamesque.
Ok , on rigole grassement et honteusement ,mais what about the music?
Du Blink 182 , Nailpin, Janez Detd joué par des gars pratiquant l'humour lourd, pour agrémenter le côté superficiel de ce punk pour acnéiques.
Quelques titres (certains de 15'' ou 48'') 'You can't take my breath away' 'She ran away with my best friend and I really miss him'(sic!) 'Overweight' auto biographique. La cover 'I'm a believer' ,massacrée!
'Hey guys watch out for the girls' un hymne gay...et on en passe. Le bassiste, jaloux du chanteur de Daybreak, se promène parmi nous .Une bonne femme pas vraiment de première jeunesse entame un strip-tease...Du n'importe quoi! Pendant ce temps, le guitariste entame 'Summer of 69' de Bryan Adams, qui se transforme en minestrone punky oumpapa.
Oliver Hardy remonte sur scène et on reprend les singeries. Alleï une fois, on se marre à Wolvertem.
Les kets ont aimé!

NUNAN

On repasse aux choses sérieuses avec ce combo ,originaire de Grimbergen. Le chef ,c'est le lange Jeroen De Vliegher (Elgrandelgado) -aux drums ,un gars ayant du métier: Monsieur Herald -la basse est tenue par Zsenomsky (d'accord il ne vient pas de Grimbergen ,ni de Caracas) -les guitaristes alternant les soli saignants sont El Jefe et Uncle Kurt. Leur credo:le rock'n roll!
Des influences diverses: le psychédélisme (celui des Doors) et l'alt .rock (Creed ,Bush ,Pearl Jam...) avec guitares gluantes.



Un album en 2007 'Will you dance' et des tas de concerts (Marktrock ,une tournée en Hongrie et Slovaquie).
'Little Johnny' qui débute l'album ,premier diagnostic 'raw rock'n roll' avec un chanteur charismatique, une rythmique efficiente et des riffs de guitare frétillants. 'Bad Boys',
Elgrandelgado trouve le public amorphe et descend (lui aussi) parmi les buveurs. Kom vooraan ,godv....,ça a l'air de marcher ,on est une cinquantaine frontstage. 'The Destroyer' plus Pearl Jam que nature ... Let's drink some beer ...chante celui qui vole. Message reçu 5 sur 5. 'Meeting' chanté on his knees ,guitares saturées et heavy drumming. Du dirty rock qui fait du bien. 'Schyzo Fryzo' un nouveau morceau...'Where are you, my mirrorball I've been looking for you but you didn't answer my call...pleure le Lange. Un titre sec .'Night has fallen' c'est le cas. Toujours influencé par le gars ayant écrit le fabuleux soundtrack de 'Into the Wild'. 'Counting the cans' la bière, une obsession! Beau doublé de guitares. 'Bigger than' ça arrache vache.
'Automatic' rock'n roll' il veut du sexe automatique ,le mec .'Will you dance' title track de l'album aux lyrics inspirés ...I wanna see your bones tonight I wanna drink your soul tonight...Nunan ,un band qui mouille son T-shirt ,une musique qui déménage. 'Cokebroke' et 'Out of here' terminent ce show tonique et intense. 55' de rock 'n roll remuant et bien torché.

De Fanfaar

Brusselse dialect rock par un trio ,vêtu de black shirts et red ties.
Avant leur apparition 'Las Vegas' ,le DJ nous envoie 'The Final Countdown' .Prétentieux, fieu.
Jeroen, Tom et Sybren nous assènent du punk rock en Brusseleir. Ze zingen: ...'k hem een beitje compasse ... orthographe pas garantie. Ce 'bloosorkes' sans cuivres marche du tonnerre en Flandre. Zeg me eens waarom? C'est primaire et binaire ,tu peux ajouter vulgaire si ça te chante.
Notre nouveau single 'Televees' ,pas mieux qu'un slow de Clouseau. Ode au monsieur météo de la BRT (avant VRT,menneke), B=Belgisch ,Bart De Wever jouait encore aux billes et pissait dans son short quand il entendait un coq chanter: 'Armand Pien'. C'est con une fanfare sans majorettes.
Du Lange Jojo rock ,kermesse à Krotrock ,alleï geif ons nog een pintje. Et on dénombre déjà une cinquantaine de cadavres. Un zatte gamin rubicond veut m'emmener dans une farandole, j'ai failli lui écraser les parties sensibles. Une chanson politico-sociale engagée: 'Bush' bof... bof ,du caricoles rock pour frietkots freaks. La fanfare envoie les mesures de 'Smoke on the Water' ,la comédie a assez duré. J'ai ma dose ,je me tire.
Adieu Wolvertem,'t was plezant mais parfois trop gras.
Et KAWADA? Je n'attends pas. Dommage, car je les avais vus avant Rudy Trouvé à l'AB ,c'était super,mais ,je vais regarder le foot op de televees!
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