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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 22:08

Metronomy fait la première partie du concert … j’ai déjà vu ce groupe, il me semble … les copains me chambrent … mais non c’était Menomena et mettent ça sur le compte de mon âge et mon alcoolisme naissant … Sauf que quand Metronomy débarque sur scène à 20H pétante, ca y est … tilt ! J’ai vu ces trois gars aux Nuits Bota en mai, avec Audio Bullys et Peaches ! Je ne suis pas encore si sénile que ça finalement … Ouf  !

 

Les trois Gay lurons restent pareils à eux-mêmes, toujours cette bonne humeur, ces petites chorégraphie improbables, le même lampadaire autour du coup mais un nouvel opus sous le bras : « Nights Out ». Un album qui ne casse pas la baraque mais sur scène, c’est amusant, dansant, festif … une belle entrée en matière pour :

 

Ladytron, c’est une longue histoire, après leur tube « Seventeen » j’avais acheté des places pour leur concert prévu au Bota il y a quelques années … finalement annulé ! Puis, on nous en avait fait cadeau en première partie de NIN à l’Ancienne Belgique, on en était sorti avec un avis mitigé et surtout les oreilles en bouillies ! Ce soir on ne prend pas de risque on sort la protection maximale (-20dB) sur les Alpines et on s’accroche à la scène. La préparation du show est très pro, triple check des connexions, « test-tessssssst » des micros, accordage minutieux des basses et guitares et on débouche les bières juste avant la montée sur scène pour qu’elles soient encore fraiches et mousseuses … un boulot d’être roadie !

 

Ils sont 6 sur scènes : batterie, guitare, basse, claviers, claviers, claviers … et quels claviers : De beaux gros semi-modulaires vintages : du Moog Voyager, deux Korg MS-20, Prophet et Cie … que du lourd … Ca va encore arracher les tympans … et puis … finalement, non … à part sur les deux premiers morceaux où les basses décoiffent littéralement, le reste de la prestation va être un peu froid, éthéré … comment font-ils pour aseptiser leur son à ce point en utilisant de tels synthés ? C’est un peu comme si vous retiriez le gras d’une entrecôte, le goût est là mais sa manque de saveur … L’ambiance est glaciale, les deux chanteuses restent très statiques  et très peu communicatives … on aura juste droit à un : «  on va vous jouer … euh … non … hihihihi … c’était une blague …» trop drôles ces Lady Tronc !


(C) Olliec
 

Les interventions de Mira donne un côté très électro-rock année’90, ca fait penser à un groupe comme X-Mal Deutschland mais d’autres morceaux (comme Predict The Day ) ont des sonorités plus actuelles à la Massive Attack … globalement c’est varié, bien équilibré. Du côté de la SetList c’est aussi maîtrisé que le reste: on commence avec Runaway, on alterne, au chant, les paroles en bulgare (avec Mira) et en anglais (avec Helen) … on termine avec Seventeen, un seul rappel prévu pour clôturer définitivement avec « Destroy everything you touch ». Professionnel !

 

Assurément un beau concert mais sans doute trop lisse à mon goût … dommage !

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Published by Rudi - dans Concerts
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 22:53
Grosses Problem pour arriver au Nekkersdal (Laeken) hier soir , ring encombré suite à un accident .
Sur place , du monde : une bonne programmation et Bruxelles abandonne le foot sur petit écran pour un bain roots/blues authentique.

WES MACKEY

pas un petit jeune, le natif de Yamacy (South Carolina) .He has paid his dues to the blues... Depuis près de 50 ans sur la route . Il a appris tous les trucs grâce aux vieux bluesmen avec lesquels il tournait : John Lee Hooker, Muddy Waters , Jimmy Reed... Pas mal de pérégrinations pour, en 1971, aboutir au Canada (Toronto) .



Le guitariste n'a sorti que 3 albums sous son nom, mais il tourne sans arrêt. Ce European tour le conduit en France, Allemagne et Belgique . Son band pour l'occasion est formé de 2 Parisiens, pas cons . A l'harmonica (influence Chicago) : Vincent Bucher. A son palmares , des gigs avec Louisanna Red ou Jimmy Johnson , l'ethnique Tao Ravao et la crême blues made in Hexagone: Paul Personne, Bill Deraime, Patrick Verbeke.
Aux drums: Simon Boyer (aka Simon Shuffle), né à Limoges. Son jeu n'est pas vraiment porcelaine, Germaine.
A 20:45 le band investit la scène.
Wes , costard noir rayé, chapeau noir et cravate rouge, ôte ses magnifiques pompes Cotton Club et s'assied sur un tabouret. Quelques réglages pour sa Fender , un ampli archaïque et tu piges pourquoi il nous fait admirer ses chaussettes , il n'y a pas de bassiste . C'est Mackey , qui assure la basse des pieds, sur pédalier Roland.
Sourire béat, quelques notes senties : .... I'm a poor boy I'm a poor boy long way from home... 'Poor Boy Blues' a traditional. Bruxelles sur Mississippi . Un jeu d'une grande pureté , du feeling pour cette version gospel jazzy. On se frotte les mains,c'est bien parti , Vincent Bucher nous a déjà envoyé quelques lignes respectueuses.
La suivante raconte ma vie , nous sort l'ancien. 'Born in Carolina' avec drumming jazzy et harmonica pur jus , ça suffit Vincent (tu prononces à l'américaine) à moi maintenant, un solo lumineux sans effets faciles. 'You don't have to go ', Jimmy Reed , la moelle du blues .... I give you all my money Then ya go downtown You get back in the evening... et tu me racontes des salades ! Des lignes dignes de Peter Green (en sachant que Fleetwood Mac , époque Blue Horizon , doit tout aux vieux bluesmen US) . Papy n'est pas arthrosé. Fabuleux!
Changement de cap , du blues jazzy 'Shame Shame Shame' 1963 , Jimmy Reed . La honte, baby , la façon dont tu comportes. Je t'attends toute la nuit , tu rappliques à 6 plombes du mat: shame on you !  'Mr Blues' une de ses compositions à la T-Bone Walker et des lyrics estampillés blues ... Mr Blues , sorry but you gotta go I got a letter from my baby You can't live here anymore ... Mathilde est revenue, bougnat tu peux garder ton vin.... Une nouvelle perle , agrémentée de riffs racés.
Wes a le chic de ne pas se cantonner dans un style , en route pour New Orleans et ses rites voodoo .. I went to New Orleans trying to find a Voodoo Queen... Tu montes , baby? Un shuffle à la John Lee Hooker , grand numéro de mouth harp.
Temps pour un slow blues crapuleux 'I was born by the river' Sam Cooke . Du rhythm 'n blues poignant , des arrangements similaires au 'Need your love so bad' version Fleetwood Mac. On pleure.
On termine le set par un nouveau shuffle efficace: 'What's wrong with me?' se demande le poor old nigger . Quelques jongleries à la batterie pour amuser la galerie et, file au bar pour s'envoyer quelques Duvel. Les 43' ont semblé 43'' .



Longue pause pour redémarrer à 22h05
Une nouvelle cravate ! Coquet le Mickey!
On repart avec une guitare laidback , pour un blues downtempo ... I'm so glad I found something to love... Quoi? Music, sweet music!
Du rhythm 'n blues/soul façon Stax.
Retour au shuffle , Sam Cooke (encore) 'Baby's coming home' (ain't that good news). For sure, man , ça devrait faire la une des journaux: elle revient chez nous!
Un classique 'I'll play the blues for you' . Joué avec le feeling adéquat , Wes et ses acolytes nous emmènent du côté d'Albert King.
Tout le club a reconnu l'intro de 'Georgia on my mind'. 1930, hymne de la Georgie , une version différente de celle de Ray Charles , mais tout aussi profonde.
Les durs du Nekkersdal sortent les kleenex. L'ambiance monte d'un cran , les fidèles ne forment qu'un avec le pasteur.
Jazz time 'Old Mackie's back in town' sur les accords de 'Mack the knife'. Louis Armstrong ressuscité. La classe, Max! Look out Mackie's back . Fais gaffe il est en ville! Le Nekkersdal frétille de bonheur.
En B-flat? OK!
Un blues de derrière les fagots , tout en finesse. 'Since I met you baby' 1956 Ivory Joe Hunter. Stevie Winwood le chantait avec Spencer Davis Group. Tous les grands le jouent : Jerry Lee Lewis, BB King, José Feliciano ....Le Nekkersdal a le blues.
Boogie time, we'll make some fuzz ladies and gentlemen... Je t'en prie papy, envoie la sauce : 'Boom Boom' John Lee Hooker. Vous vous sentez bien? La forme olympique, mec!
Temps de présenter les Frenchies, ovation méritée ! Et ma guitare, her name isn't Lucille, tiens tiens...Et on attaque 'How blue can you get' de B B King. Un blues royal. Je t'ai tout donné : une nouvelle Ford, tu voulais une Cadillac ...Un dîner super chicos , tu aurais préféré le MacDo ... Je t'ai fait 7 enfants , tu veux me les rendre...Our love is nothing but the blues!
Enchaînement: 'Rock me Baby' .. rock me all night long .. c'est bien parti ! Petit transit du côté de JL Hooker , pour faire plaisir aux piliers de comptoir 'One bourbon, one scotch, one beer'. Bien joué, Pépé. Message enregistré !
Allez, je vous en fait encore une , les petits gars , coz I've been bad! De l'humour , le vieux!
Try 2 , hurle un zatlap!
I wasn't that bad , fuse la réplique. Le jeu continue: 'Take Five' dit un comparse et Wes nous joue le tube de Dave Brubeck . Il a du répondant , le croulant.
Passons aux rappels après l'interlude comique .
Encore un shuffle à vous couper le souffle 'I've been bad' .
Exit le batteur , il n'a pas fait 3 pas, qu'il doit revenir au pas de course , car le boss , heureux , en rajoute une couche: 'What a wonderful world' , Louis Armstrong. Mr Bucher te sortant des lignes d'harmonica à faire rougir Toots Thielemans.
Un show généreux et, nous quittons Laeken émus et confiants .
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

Wes Makey is his name!

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Published by Michel - dans Concerts
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 22:26
Orangerie au 4/5 pleine pour Mariee et Syd.
Ce dernier ayant joué à Nivelles (le 1 novembre, Factory Festival) pour moins de monde !

Mariee Sioux

Une singer/songwriter californienne , tendance psych folk. Des ascendants polonais/hongrois (dad) et Hispano/Paiute/Mexicano Indian (Felicia , her mum).
Une guitariste, auto-didacte , et une poétesse en contact transcendantal avec ses ancêtres.
Un self-released album 'A Bundle Bundle of Bundles ' (CD Baby) et 'Faces in the Rocks' (Grass Roots records).
Armée d'une acoustique la squaw prend place sur un tabouret , face à nous. Le charme opère at once.
'Wizzard Flurry Home' ...Dance Dance Snow Flur Flurry Home.... premier titre du dernier CD. Un imaginaire plein de sorciers , de sommets enneigés et de danses ethniques. Une voix ensorcelante , le little médium communique avec les esprits.
'Friendboats' instrumentation sobre , ambiance grave et mysticisme fervent. 'Two tongues' (at one time) This is a special day for my country , Barak vient d'être élu President ! Titre toujours aussi illuminé ! Il émane un tel halo de grâce et de gentillesse de cette enfant que toute l'Orangerie est à ses pieds. 'Old Magic' pour un ami et son crazy dad. Ouille, je recommence l'intro fingerpickée et la magie opère !
This is one of the first songs I wrote ' Twin song' des jumeaux n'étant pas sortis du même ventre...I want my twin to take my hand Want my twin to drink my vein.....Vampiriquement beau.
Une cover étonnante ...Whenever I'm alone with you You make me feel like I'm home again....Robert Smith , the Cure ' Lovesong' : une perle. That's a cool song says the little Indian !
'Flowers and Blood' pureté cristalline , mélodie roots intemporelle. Mariee chante l'harmonie mariant nature and men. Tu fermes les yeux et tu te laisses transporter par les sons des éléments naturels.
Une dernière chanson, te replongeant dans le monde de cette autre grande native Indian : Buffy Sainte-Marie.(Ouah 'Soldier Blue'). ...Forever naked Forever waiting .... in the hard wind !
Humilité devant la majesté du non-altéré , apaisement cérébral bénéfique devant tant de quiétude pastorale .
Mariee Sioux une thérapie antistress à recommander.

Syd Matters

indie folk/pop made in France.
2003 les Inrockuptibles CQFD (ceux qu'il faut découvrir) vainqueur: Syd Matters !
4 CD's depuis. En 2008 'Ghost Days' . Jonathan Morali est devenu un grand de France (plus grand que Sarko , pas difficile, tu dis ! )
Syd Matters = 5 musiciens .

Jonathan Morali (composition, lead vocals, guitar, keyboard) , red shirt pour le chef.
Remi Alexandre (guitar, keyboard, back vocals)
Olivier Marguerit (guitar, keyboard, flute, back vocals)
Jean Yves Lozac’h (bass, back vocals)
Clement Carle (drums, back vocals).
Une intro à l'acoustique et un chant à 5 voix, en harmonie parfaite , pour un titre feu de camp magnifique: 'Heartbeat Detector'. Diacre, sous-diacre et paroissiens communient avec ferveur. 'Everything Else' (Ghost Days)....I thought I was dead Shot in the head Buried in my bed...Visionnaire , le mec! Des musiciens polyvalents , échangeant leurs instruments et changeant constamment de place et des interventions vocales célestes. Un clin d'oeil à Fred le Zamp , c'est du bon !
'Cloudflakes' sans lait , please ! Nostalgie cotonneuse et chorus solennel !
La suivante sera plus dansante: une bossa nova avec claquements de doigts , virant rumba électrique pour terminer rock........Your dramatic distortion should be something to think about....nous envoie le Syd, pas vicieux. ('It's a nickname')
Quelques nanas amourachées crient leur flamme , Jonathan est tout sourire!
'Obstacles' (album' someday we will foresee obstacles') un French accent exotique pour cet hymne nostalgique ...we played hide and seek in waterfalls We were younger...., le batteur emmenant cette longue plage vers les chutes du Niagara, sur fond de guitares pointues et claviers voluptueux. El Cid aux claviers pour un nouveau titre allongé 'End & Start again' (album 'a whisper and a sigh') avec élégant duel de guitares.
Retour à l'acoustique 'Louise' , Simon & Garfunkel à l'Orangerie, ça tombe bien, le panier de Louise est plein de pommes et de mandarines. Un chorus abyssal et vertigineux pour cette ballade limpide.
Claviers enfantins et halètements pour 'My lover's on the pier' , sa philosophie de vie.
Dédicacé aux Belgian 'Girls in Hawaï' , a cover: 'My Girl' (The Temptations, Otis Redding) 1964. La classe, man! Un orgue Flower Power , frais et sautillant.
Retour au rock engagé 'Middle Class Men' : double clavier , pour ce titre corrida .
La salle entière bat des mains pour 'Me & my Horses' une cavalcade , agrémentée de quelques lignes de flûte. Les pur-sangs sont lâchés. Feu rouge ,silence ...on reprend les battements . Jolly Jumper, Crin Blanc, Pégase, Bucéphale en piste...Des riffs de guitares pleins d'effets et un clavier hypnotique. Grand titre psychédélique. Le chef se tire , la troupe achève le trip.

Rappels
1 'Flow Backwards' lent , choeurs omniprésents
2 'To All of You' (American Girls) . A qui pense-t-il? Britney Spears? Pamela Anderson , Sarah Palin?
Syd Matters , le Philippe Labro du folk/pop....I wish I had an American girlfriend.... Sa petite amie est ravie!
3 'Bones' un gros nonos . Un rock nerveux et épique permettant au band de s'en donner à coeur-joie, ça décoiffe , Marcel. Un maelström de guitares , grand titre psychédélique , proche du postrock (Explosions in the Sky) ou de la furia 13th Floor Elevators , les groundbreakers du psych rock.
Bons concerts !


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Published by Michel - dans Concerts
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 22:14
Emoi à la Flûte enchantée : 'suis stressé' annonce Fred, le boss. Des indélicats sont passés ,du matos s'est évaporé ....
Au programme pour ce 2 novembre , deux Puredemo winners : et Thot.

20:30

deux ladies, deux mecs !
Aux drums, programming, backing vocals: Lyko - aux vocals : Miss Saduman , au look Catherine Frot et légèrement enrhumée . David : guitare ou basse et l'homme à tout faire: François aux claviers, basse, guitare, chant et quand il a fini avec ,il s'occupe de la table pour Thot : une crême le Swa !
Il faut relancer le programming après une fausse couche . Beau doublé vocal bilingue pour 'Excuses' .
Un titre assez court , annonçant la couleur: de l'electro trip hop/Bristol sound élégant, aux inflences Portishead , Ruby , DJ Shadow ...
'Tigra' voit François laisser sa compagne seule au chant , il passe derrière les claviers. ..I hear the beating of your hearts ...susurre l'enfant . Tu repenses à Lunascape, emmené par l'ex-chanteuse de Hooverphonic , Kyoto Bartsoen.
'In my life' introduit par les drums discrets et un synthé poppy. Délicatesse déchirée par quelques riffs de guitare torturés. Beau travail .' 10 lies' , suivi du Puredemo hit : '19' aux accents asiatiques ... Stay quiet .. nous chante Saduman , mais chère petite , nous pouvons entendre les mouches copuler , nous sommes tout ouïe! Paysage sonore idéal pour un film sur le Fujiyama : beau et lisse. 'Us' une longue plage sur les difficultés de vivre en couple . De l'electro jazzy distingué.
'Where is your name?' .. je me sens perdue , je suis seule ...Where have you disappeared.... Reviens !
'Faraway' un nouveau midtempo agréablement dansant. Les têtes balancent en cadence à la flûte.
'Tonight' un programming bien choisi , des musiciens sobres et efficaces , un joli roulement de batterie et une voix caressante : Nô à classer au côté de Air, Hooverphonic, Olive, Sneaker Pimps , Zero 7 ..une esthétique mélodique inspirée.
Le groupe termine par une innovante version de 'Glory Box ' de Portishead... Give me a reason to love you Give me a reason to be , a woman ...aaah Beth Gibbons, et merci à Wallace Collection d'avoir composé 'Daydream'
Succès mérité.

THOT

Après un soundcheck laborieux pour accorder visuals, laptop , instruments, vocaux ...Thot monte sur scène (façon de parler , la scène est sous le public), il est 22:10'.

Thot: dieu lunaire, représenté sous forme d'ibis? Parc animalier du Périgord ? Logiciel de calcul ?
The right answer is: alternative band bruxellois pratiquant de l'electro live / shoegaze /industrial tranchant sur support visuel (Arielle aux commandes).
L'instigateur a pour nom Gregoire Fray (ex Joshua), une star, avec le brin d'arrogance nécessaire pour le différencier du commun des mortels. Mr Fray chante , joue de la guitare et des claviers en assurant le spectacle : des poses Jim Morrison (pas encore bouffi ) , une furie dévastatrice Iggy Pop ...le grand rockshow!
Accompagnement efficace de Hugo (alias Hugues Peeters /Mom's Belly) aux claviers/labtop et backing vc. et de Gil aux drums /electronics (c'est le gars qui jouait hier avec The Guilty Brothers Experience). En 2005 un album 'The Huffed Hue' , en 2206 'The Huffed Fragments' , en 2008 un EP 3 titres 'Year of the thistles' .
Sans oublier le side-project 'The Hills Mover' .
Une flopée de concerts dans notre beau royaume (notons que Grégoire est républicain ), dont une Fantastique Night .



'Eolien' une ouverture furieuse afin de secouer les crabes s'étant assoupis. Hurlements rageurs et violence sonore . Bienvenue dans la transe! 'Take a bow and run' c'est pas du jogging pépère . Des samples , une incantation berbère suivie d'un enchaînement métallique . Le rouleau compresseur est en action. Nine Inch Nails à Ixelles . De l'intensité, de la passion , de la rage , de la sueur : tu les suis ou tu te casses . Personne ne se tire , le trip envoûtant se poursuit.
'Moved Hills' la tede mufula tolo , où ils font bouger les collines... D'une violence angoissante.
'Spellbound fields' à la douce amorce + voix samplées de nymphes nubiles . Très vite l'apparente fragilité fait place au kataklusmos , un déluge sonore que Grégoire termine couché sur le drumkit.
Temps mort, arbitre!


Une intro samplée , presque classique avec voix off en français : ' Blue and Green are melting down in a seed' . Pas pour rien que le Frenchie qualifie son rock de végétal. Le chant est enjôleur, voire mystique mais la paranoïa est à l'affût , la gentille mélodie déraille vers la démence . Public hypnotisé !
'I buy the rain' Combien?
Du travail de visionnaire (cf Trent Reznor de NIN).
'Ortie' le public est prié de se lever.Directif , le dieu égyptien!
Titre aux vertus thérapeutiques.
'Solid insecure flower' du heavy vegetal rock ! La mégalomanie est proche fiston , mais on te pardonne tout ,ta musique mordante est monstrueusement excitante.
'I need more' alors que c'est la dernière,second degré?


Une nouvelle fois la compo débute mollo , avant que des beats lourds ne la transforment en convulsions hystériques .Trois musiciens démontés t'envoient une dernière salve destructrice.
De la musique tendue, insufflant des bouffées d'adrénaline tonique dans ton corps avachi en quête de vegetal force.
Public debout , Thot exténué quitte le podium !
Un bémol : un salopard s'est tiré en piquant une effect pedal de Gregoire .
Appel à témoins, please !

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Published by Michel (Photos : Grégory Lécrivain ) - dans Concerts
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 22:42
Pour célébrer la sortie du Ep 'Amadeus Archives' le groupe The Guilty Brothers Experience organisait une release party, avec 4 bands, en ce jour de Toussaint. Lieu des festivités : les anciennes brasseries Wielemans à Forest: le Brass !


Le flyer annonçait 19h , tous les Bruxellois savent que tu n'entendras rien avant 20h. Same old song : Recyclart, feu Magasin 4 , Cheap Thrills ... c'est partout pareil !

20h20 Un groupe sur scène !
Yves part aux renseignements :
'Le Coup du Parapluie' (on aurait pu le deviner le drummer arbore un T-shirt ombrellé); Gerard Oury , Pierre Richard, Vladimir Cosma? Non , un trio : 2 guitares , un drummer et une myriade d'effect pedals pour un post-rock se voulant avant-gardiste , mort -né!
Une séance de bruitages de plusieurs minutes pour introduire 'Le loup dans la bergerie' (pas de Mis au sec , mec!) un instrumental .
'Bend and break fast' avec vocaux , idéal comme accompagnement sonore pour un documentaire illustrant la vie du commandant Cousteau!
Quelques grondements menaçants annoncent '90% in 10% pt....' , l'orage pointe . Répétitif et massif ! (pas Attack)
'The assassination ' quelques riffs ibériques sur fond industriel, virant soudain rock'n roll 'marche militaire' . Voix radiophonique samplée: ' Colonel Mustard' un Dijonnais! Un gargouillis inquiétant , problèmes de plomberie , temps d'appeler le tuyauthérapeute!
'Bulgarian umbrella' le coup du parapluie bulgare .
35' après le début de l'ondée , ils remisent le pépin, l'averse est passée!


Highsleep (w) Sloane

Nouveau trio à 21h30' (longue attente, faut faire marcher le bar ... et il marche, vers minuit on comptera des dizaines de mecs et nanas poivres aux taux d'agressivité et de conneries divers ).
Bart , Stef, Tom forment ce second band pratiquant un ambient/postrock décoratif.
Gros succès , pas pour leur musique bien foutue mais anecdotique (style J M Jarre), mais pour les visuals attrayants.
Des clips te montrant des lesbiennes, siliconées et imberbes du minou , en pleine action . Distrayant mais peu subversif . Yves , un connaisseur , nous souffle c'eût été plus subversif en version gay.... Et de plus les films n'étaient pas sous-titrés , on n'a rien pigé.
Le rédac chef hurle concerts-review c'est des chroniques musicales, fieu! Musique ? Du soft, idéal pour les gynécologues et plasticiens . Synchronisation parfaite action et bande sonore . Un mouvement de va- et- vient rythmé et orgasmique !

The Guilty Brothers Experience : 22h45'

Ex Amadeus (on te l'a dit).
Un quintet : deux guitares : Anton & Sal Jean-basse : Billy- un batteur canon : Sylvain et un possédé aux vocals : Jason Gitane ( un descendant de Sege Gainsbourg).
Quelques visuals moins intellectuels.
'Intro' (longue) un paysage sonore électonico/world/derviches tourneurs planant . Arrivée du blond chanteur entamant un hymne psychédélique virant au lourd lancinant . Bye, bye Yves et Fred , en position stratégique près du bar, on se pointe frontstage. Energie tantôt positive , tantôt rageuse (vocaux vociférés virulents, guitares expressives , assise rythmique lourde ) . Un acid rock bruyant mais flamboyant.
'Musical ChairsII' Toujours la même efficacité . Le grand jeu , une présence scénique tonique: guitaristes couchés, batteur déchaîné, chanteur possédé et un bassiste , tel John Entwistle , imperturbable.



'I want it large', 'Musical Chairs I', a New one (title?) .. la messe Timothy Leary se poursuit.
Une intro plus soft est immédiatement suivie de hurlements de hyène forestois , la basse vrombit et les guitares se font Black Sabbath , première époque. On te psalmodiera quelques versets de livres sacrés qui seront suivis d'une rafale de guitares tonitruantes . A l'assaut ! Epique.
Une dernière , on nous dit .. ; Ecoute 'Monarchy for Dancing days' 'Reverse' 'Radio Head''Final Court' 'Bossa' et 'Smells like ' on ne sait plus compter?
Une finale hypnotique et interminable aussi grandiloquente que le 'The End' des Doors .
The Guilty Brothers Experience de la rage , du potentiel mais, des morceaux à rallonge c'est parfois indigeste. Dommage !

Il est minuit vingt-cinq , il reste trois pelés lorsque
MONGOLITO monte sur scène.

Ras le bol des organisations bidons : Marc De Backer (Mongolito) était prévu à 22h.
Ceux qui sont restés ont eu droit au meilleur set de la soirée.
Marc (Suture,10000 Women Man) ,masqué, n'a rien d'un mongol. Ce mec, seul sur scène, avec guitare , samplers, loops, chambre d'échos et effect pedals est l'Orchestre National réduit à un élément.
Il nous jouera 5 compositions , plus intelligentes les unes que les autres.
'God is a Superstition' 'Amoenitates Belgicae' ' Dark West' 'Big Mistake I know' et 'Forest Fire' (à Forest ...the Firemen arrivent!)
Mongolito versus Halloween : un vainqueur les 20 spectateurs étant restés!
Une musique lynchéenne atmosphérique , des soundscapes subtils. Un orfèvre de la guitare .
Irrémédiablement, tu penses à Dave Gilmour , voire au génial prédécesseur Syd Barrett. Il y a également des traces de Steve Howe dans son jeu.
Pendant 35' on a effectué (ça plane pour moi), sans comprimé d'acide , un voyage sidéral sidérant , côtoyant des galaxies inconnues et saluant au passage le Major Tom dans son vaisseau.
Une odyssée homérique avec comme capitaine initiateur , Marco le boulanger , un des derniers Belgian guitar heroes.
Je te paye un verre , qu'il me dit , content de son set : ça fait 1 heure qu'il n'y a plus rien à picoler dans ce navire !
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Published by Michel - dans Concerts
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 11:32

Folkclub bourré pour accueillir ce supergroupe Americana : ESP !

21:05 : Luc Gheldof, comme à son habitude, vient,burlesquement, nous annoncer le show. Ce mec vaut le déplacement à l'autre bout de Bruxelles à lui seul. Un condensé de Benny Hill, en moins pansu, et d'Antoine de Caunes.

Tim Easton (Californie/Joshua Tree), un habitué au Toogenblik, forme depuis peu avec Leeroy Stagger (Canada) et Evan Phillips (Anchorage/Alaska, de là tu peux voir les Ruskis se saoûler à la Vodka) le trio ESP. Trois singer/songwriters d'exception dans le plus petit folkclub du monde : chapeau bas Mr Gheldof !
ESP vient de sortir 'One for the Ditch', enregistré en 3 jours dans une cabine in snowy Alaska. Une longue tournée européenne s'en suit (Holland, Ireland, Germany, UK....). La porte s'ouvre et un marching band fait son entrée en musique. Cortège flamboyant ! Le petit Evan, grimpe sur une chaise à nos côtés et nous reconnaissons 'Troubled', un traditional. Tim à la mandoline, les acolytes à l'acoustique pour ce chef d'oeuvre de l'héritage American folk. Brillante et originale entrée en matière.
Direction le podium. 'Red Bandana' (sur le CD). Trois guitares, nos troubadours sonnent comme Crosby, Stills & Nash, au bon vieux temps. Fantastique !
Evan en leadsinger pour 'Highway 395' (au Nevada), une splendide lovesong avec de somptueuses close harmonies et quelques lignes d'harmonica sobres. We love that, guys!
'In love with you', Tim au chant. Titre nerveux à la Jim Croce. Superbe job à l'harmonica de Mr CBS. Du skiffle blues !
On a besoin de votre soutien pour la suivante : footstomping and handclapping. Message capté, nous sommes de braves et obéissants garçons à Toogenblik ! 'Stormy' nos battements de pieds imitant le tonnerre.... It looks like the sky is gonna fall.... gaffe, les petits gars, cette ligne est copyrighted : Obelix, pas connaître outre-Atlantique? Fingerpicking frétillant de Mr Easton.
Evan dédicace la suivante aux dames d'Alaska 'She was gone'. Emouvante chanson. 'Just like home' un stomping blues à la guitare et à l'harmonica, le little man from Anchorage au tambourin. Toogenblik vacille !
Leeroy (le bad one ,we suppose) au chant, 'Carol' une magistrale ballade... Carol took my photograph in the rain at the zero mile.... A 21 ans, ils se marient, Carol's Dad n'apprécie pas vraiment bad Leeroy... travail admirable de Tim à la guitare... le drame, le 21 novembre Carol s'éteint en donnant naissance à un fils... Great song, Toogenblik en larmes !
'Goodbye Blues' écrit chez Tim, dans le désert... You woke up today the sun was on your face... une mandoline câline pour ce slow blues.
'Too many rainy days' que Leeroy a composé pour sa madame, coiffeuse de son état... too many days will drive you insane... c'est clair, on voit le résultat dans notre plat pays !
Il est temps d'entamer un hymne d'espoir : 'The weight of changing everything'. Plus crapuleux que Bush, pas possible... The hope is a better President. Un singalong truffé de la la la, te rappelant America (oui, oui le band qui a écrit 'A Horse with no Name' ).... nobody is perfect nobody should be... je répète cette pensée à ma tendre tous les jours !
'Hell of a life' se bourrer le citron à Memphis ou Springfield... we sure have some fun... encore un truc que les nanas peuvent pas piger !
'Seven long years' Eeh c'est pas Halloween night, lance Tim ? Avec ugly Guy à mes côtés, c'est tous les soirs Halloween, petit gars ! Du rock pour 7 longues années, yeah !
'Festival song' un portrait des festivaliers. Philosophie hippie, ensemble nous pouvons changer le monde.... mais le dimanche, quand sur le terrain ne restent que les détritus (cf Dour), le rêve se meurt (jusqu'à l'année suivante).
'Georges'blues' à propos d'un type au Montana. Une nouvelle ballade toute en émotions, chantée par Leeroy, qui y ajoute les vers.... Freedom is just another word for nothing left to loose... Clin d'oeil à Janis et Kris.
'Fighting for the man' anti-Bush song.
'One for the ditch' titre du CD, beau chant de Timmeke.
'Where I live' ESP =The Byrds of 2008 !
'Dear old song & dance' que Mr Easton nous présente comme 'Cerveza'. Tu peux t'imaginer de quoi traite ce titre : les petits oiseaux, l'oecuménisme,la high technology.... Raté, mec !
Booze & dope et en passant les nanas d'Alaska ! Quand le futé Tim balance... Belgian beer is the best... Toogenblik éclate, les piliers de comptoir vociférant des houra houra furieux.
Une dernière, braves gens : 'Don't walk alone' sans micro. Une merveille et ESP nous fait une sortie marching singing band pareille à l'entame du set.
Enthousiasme délirant.
Ils reviennent pour un encore.
Une perle 'Northbound' un blues à 3 guitares..... I'm not in a bad mood I'm just in Los Angeles... l'éloge des villes du Nord. Second bis : Bob Dylan 'Meet me in the Morning'. Quelle chanson, l'essence du blues!... Hey, baby, every day has been dark since you've been gone.... Little rooster crowing there must be something on his mind.... Le Zim a écrit des joyaux blues, for sure !
Ambiance au zénith, les verres sautent sur les tables !
Mais les héros sont fatigués : 22 chansons... Toogenblik en veut encore. Evan est déjà plongé dans une Duvel. Tim, l'enfant de la maison, ramasse sa guitare et retourne sur la scène, rejoint par Leeroy au tambourin, une dernière salve splendide 'Black Dog'. Une grande chanson folk clôturant une soirée exceptionnelle.


Evan : a thousand thanks for your helping hand !
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:47
Pas mal de monde dans le théâtre etterbeekois. Beaucoup de jeunes gens et de gamines délurées et souriantes (congé de Toussaint) pour un double bill alléchant.
Simon (manager des Vagabonds) et l'équipe de programmation du 210 font du bon boulot.

The Wave Pictures

Ces photos de vagues nous viennent de Londres et pratiquent un British pop à background bluesy, lorgnant de temps en temps vers le rock minimaliste, semblant nonchalant, de Jonathan Richman.
Sympa ce trio, qui joue pour la seconde fois à Bruxelles (la veille à La Filature/St Gilles).

Franic Rozycki : basse mélodique et backing vocals - Johnny 'Huddersfield' Helm, pas à la barre, mais aux drums et backing vocals (sometimes leads) et une petite merveille de guitariste/lead singer rentre-dedans : Dave 'Tintin' Tattersall.

Ces 3 souriants Cockneys n'ont pas de setlist, leur complicité naturelle fait qu'avec un clin d'oeil, ils savent quoi jouer. Ils ont déjà sorti une flopée d'albums ou de EP's mais n'avaient rien à nous vendre.
20:40 : marée haute, les vagues déferlent.
...I smile not to greet you ...nous chante Kuifje ...I'm waiting for the others ....de la folky/country pop te rappelant les Housemartins (tu te souviens que Norman Cook est devenu Fatboy Slim?) ou leur successeur the Beautiful South. Excellente entrée en matière. Le public se resserre frontstage. Une guitare rock à la Chris Isaak, de beaux effets de vibrato et des lyrics pas cons... You say you're tired of the life you're living... Un excellent rock aux accents Stan Ridgway.
Mr Tattersall s'avère être un super guitariste, martyrisant son axe et en tirant des vibratos déchirants, ses potes assurant un max. Le matériau du set d'hier soir provenait, mainly, de leur CD 'Instant Coffee Baby' et d'un tout nouvel EP 'Just like a drummer'. Le guitar virtuoso multipliera les interventions lyriques ou saignantes, 'he rocks to- and -fro on his heels' dixit Alice White décrivant un de leurs shows à Leeds et, c'est exactement the right (wave) picture, le ket est phénoménal et n'a pas, comme certains de ses collègues, le dikkenek ! Simplicité, honnêteté artistique sont les mots d'ordre.

'Hotels & Motels' (sur Just like a Drummer) sera joué à la mémoire du Brussels architect who killed himself (Joseph Poelaert, de Skieven Architek). Pour suivre un sensitive slow blues au chorus lancinant... If you leave it alone..., un sax soprano lascif ajoutant une touche sensuelle à la mélopée. C'est André H Düne (alias Stanley Brinks) sorti d'on ne sait où. Le truc se termine en funk torride. Jouissif!
A friend is going to sing the next tune, Clemence Freschard, une Berlinoise, née à Dijon, membre de la clique Düne, vient nous chanter un blues rock, pour lequel Dave te sort un solo digne de Peter Green. Mr Brinks se saisit d'une gratte et le duo commence un duel à la Wishbone Ash. Grand!
'Just like a drummer' a sweet title avec chouettes harmonies vocales. Johnny passe aux lead vocals pour 'Now you're pregnant', une ballade sentimentale. Johnny n'est pas le concepteur de la chose dans le belly de la nana, mais c'est sûr il a een boontje voor haar. Retour au rock nerveux, plein de ooh ooh ooh's et un sax venant taquiner le drummer.
Le Dave pète une de ses cordes, pas étonnant vu la hargne avec laquelle il maltraite son instrument, nevermind 5 strings is enough.
Une dernière avant la pause, a tender & melancholic love song : j'étais bourré mais tu t'en fichais, tu disais et au petit matin, tu dormais encore, j'ai dû partir bosser... common life, quoi !
Public déchaîné !
Un rappel !
a sculpture is a sculpture
marmalade is marmalade
un texte mêlant cuisine et poésie érotique ...with you inside of me comes the knowledge of my death... et nouvel affrontement guitaristique.
Une explosion.
Don't miss The Wave Pictures if they come back!

22:15 Stanley Brinks

Décembre 2006 André Herman Düne quitte le groupe de ses frérots (David -Ivar et le petit drummer Néman)' Herman Dune 'et se choisit une nouvelle identité : Stanley Brinks (cf chronique de son show au Belvédère à Namur). Il aime changer de peau, on l'a connu sous les patronymes les plus farfelus : Ben Dope, Ben Haschish... tu situes où il puise son inspiration. L'illuminé Jewish/Swedish/French/American monk (pas Thelonious...) lookalike gîte désormais à Berlin. En principe solo -act, ce soir il jouera accompagné par des long time friends : The Wave Pictures.

Les 3 rosbifs sont sur le podium et un sax jazzy retentit behind us, Stanley se promène parmi nous en soufflant dans l'instrument d'Adolf (de Dinant,mec). Une fois sur le podium, il entonne de sa cool voice ....if I tell you go again......will you love me more...if my ship comes in and I leave for good ... un titre doux-amer, avec une finale gospel a capella. Du lo-fi rock, cher à Mark Eitzel ou Iron & Wine.

Un calypso (dans la veine des titres de Herman Dune) pour suivre. Les Wave pictures n'ont pas eu besoin de répéter des heures pour maîtriser le répertoire du hippie de Berlin. En 2 ans il n'a pas chômé, il sort des albums à la pelle ('Dank U' est le dernier né), refuse d'entrer dans le système et vend ses galettes après le concert. Ce mec ne vit pas en 2008, le vedettariat : no way.... il préfère jouer dans un squat devant quelques parias rejetant la société de consommation que de se trouver sous les spotlights d'Hollywood.
Les chansons autobiographiques sur background bluesy paresseux vont se succéder, André laissant une part belle à ses musiciens. Il en profite pour griller cibiche sur cibiche en écoutant ses potes. 'Corinna Corinna' sera chanté par Johnny, le timide, Dave passant derrière les caisses. Une perle laidback, suivie par un folky tune, Byrds/Flying Burrito Bros blend, nostalgique, poignant et juste.... don't cry if I die don't cry... Une entrée en matière théâtrale pour une chanson de rupture, digne des vieux British blues bands (Fleetwood Mac en tête)...ooh Baby, I know we gotta part.... un blues cathédrale te prenant les tripes.

'Dreamboat' une chanson narrée aux accents jazz, Stanley en admirateur de Gerry Mulligan.
And now a blues in G, il sera sombre ,comme il se doit, avec guitares fragiles. A toi, drummer boy...
Et ils arrêtent tous de jouer pour fixer poor Johnny qui se voit obliger d'improviser une suite au morceau. Pris de pitié, Franic l'accompagne à la basse. André se roulant un nième joint, avant de reprendre le blues... You must leave someone on your mind... j'ai assez donné, continuez sans moi !
'Stanley Brinks' premier titre de 'Dank U', dans lequel il constate... things aren't what they used to be.... juste, Auguste! Une pintje à 2€ , c'est de l'arnaque, en quatorze t'en buvais 20 pour ce prix.
Allez les enfants, faites un petit tour au bar, je le joue seul ce titre philosophique. Maybe I just need you to teach me.... tu te construis un petit monde personnel et tu le démolis... André nous le fait a capella sans micro. Un grand moment. Retour du joyeux trio pour la dernière perle 'Don't leave me'. Les 210 spectateurs de l'Atelier ponctuent le refrain de battements de mains et de pieds. Une lovesong impeccable .
Un rappel qui voit revenir Miss Freschard, un autre calypso, dont le barbu est friand... too many rocks, too much snow... sur les accords de guitare de 'Brown-eyed girl' de Van Morrison.
23:30' fin du trip bruxellois, le juif errant est prêt à reprendre son bâton de pélerin.
On ne ratera pas la prochaine escale in België
Dank U (Danke Schön), Herr Brinks!
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:59

Enfin, voilà Alister chez nous (il est déjà passé à la freaksville night il y a quelques jours mais en solo-acoustique), ses paroles géniales, son son 70’s et sa belle coiffure ! !

A force de l’attendre et d’écouter, réécouter et ré-réécouter son album j’avais une certaine appréhension… Je ne pouvais qu’être déçu du Live.

Pas de première partie, Alister (Piano et télécaster fender) et ses acolytes (guitares fender, basse et batterie) débarquent. La salle compte tout au plus 100 personnes. Les deux premières chansons sont fort bancales (dommage pour « ne fais pas attention au désordre »), j’ai eu l’impression qu’ils étaient fort stressés, mais au final je suis assez partagé sur l’ensemble de la soirée.

Un peu déçu puisqu’il ne va proposer (avec son band) que les chansons de l’album et une inédite « I’m stupid when i want sex » pour 45 minutes pesées, emballées. Toujours un peu déçu parce que la prestation manque un peu de consistance, et l’ensemble du groupe de prestance et d’assurance.

Mais plutôt agréablement surpris par le côté très rock du set (on pense aux Kinks et au Velvet), par les bonnes vannes très drôles entre les morceaux (bon.. s’il fait les mêmes à chaque concerts c’est un peu ringard évidement), par la simplicité du gars (j’avais peur qu’il soit aussi imbuvable que Jean-Louis Murat !) et par l’intensité de certains morceaux qui en concert claquent vraiment  bien : « 7 heure du matin » seul au piano, « filles à problème » , et un génial « bordel ». (« Qu’est-ce qu’on va faire de toi » que tout le monde attendait était bonne mais sans plus, même chose pour le rappel puisqu’ils l’ont rejouée une deuxième fois pour clôturer la soirée)

Donc au final je vous conseille surtout d’écouter son album « Aucun mal ne vous sera fait », et si vous devenez fan absolu comme moi d’aller le voir lors de son passage près de chez vous.

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Published by Lio - dans Concerts
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:57
Dans la grande salle on fête le come-back de Novastar : sold-out (pour 2 jours...) !
Au club pas plus de 130 personnes. Swell jouant encore au Factory Festival (Nivelles) le 1er novembre et au Cactus (Brugge ) le lendemain (avec Radar Bros).

Blaudzun

Un singer/songwriter barbu et binoclé d'outre-Moerdijk (Arnhem) , jouissant d'une bonne presse chez Beatrix van Oranje-Nassau.
Wat voor een naam , Blaudzun !  A la recherche d'un patronyme original, Johannes Sigmund, choisit le nom d'un illustre cycliste Danois : Michael Blaudzun, spécialiste de la course contre le chrono (3 x champion du Kongeriget Danmark). Freudien , n'est-il pas ?
A 20h20, flanqué du glacial batteur René Devries ,de Michiel Van Quelque Chose aux keyboards et à l'accordéon et de son broertje , Jacobus, aux guitares et xylophone (partagé avec le batteur) , le brave Blaudzun vient s'asseoir sur le stool face au public.
Le quartet nous interprétera plusieurs titres du CD éponyme, sorti chez V2 cette année.
En solo , s'accompagnant d'une acoustique 'Resident', morceau court et attachant . Une bonne voix , des accents Antony (sans les Johnsons), mais notre gaillard est moins maniéré.
'California' un downtempo lorgnant du côté de l'American folk religieux , quelques hallellujah décorant les lyrics . Beau travail à la lapsteel de son brother , l'accordéon restant discret.'t Is onze eerste keer in Brussel nous lance-t-il, maintenant il sait que l'Amstel ou la Heineken c'est du pipi de chat!
'Goodboy' ...You dressed me up like a good boy.... accompagnement musical sobre , quelques coups de batterie et une ou deux lignes de guitare déchirantes. Les musiciens sont réduits au rôle de faire-valoir: dommage!
Een hit op de Nederlandse radio : 'Blindspot' , nouveau titre mélancolique avec backing vocals de Jacobus. Que pasa , on s'énerve ... le truc vire country rock. Niet slecht. 'Tidal Wave' La voix se balade dans les hauts registres, titre atmosphérique explosant dans son final. Les plumitifs du Nord comparent, vocalement , Blaudzun à The Veils, Thom Yorke (?), Richard Ashcroft et Fred le Zamp entend des intonations Starsailor . Le truc est moins poppy (ou arty) toutefois. D'autres voient en lui le nouveau Elliott Smith , ze overdrijven. Son American folk ténébreux n'est pas mal foutu , mais très vite l'intérêt faiblit , car toutes les oeuvres sont construites dans le même moule.
'Black Thread' menaçant et very slow. 'Loveliesbleeding' jolie mélodie, couverte par les éternels bavards du bar , préférant la Stella pour soigner leur spleen. Quelques vocalises pour terminer l'aria et pas mal de reverb.
'Revolver' va-t-il abattre les indélicats soiffards? A sad lovesong, idéale en bagnole, en pilotage automatique sur les highways , en versant une larme émue sur le triste destin du Marlboro cowboy. Et pour finir une version cabaret de 'Resident' .
Probablement mieux sur album que on stage.

Swell : 21h20

Depuis 1989, David Freel , sillonne la planète avec son band californien qui ne gonfle pas. Une douzaine d'albums d' American indie rock , en 2007 : 'South of the rain and snow' et le dernier 'Be my Weapon' devrait être dans les bacs soon .
Si début 90 on cataloguait la musique de Swell de métissage post punk , folk (style vieux Pink Floyd), noise rock, voire de soundtracks à la Ennio Morricone, il semblerait que David Freel , le maussade , pour ce nouveau millénaire, soit devenu adepte du lo-fi movement (Sebadoh, Bill Calahan, Will Oldham, ou autres Mountain Goats, sans oublier Low).
Table rase et de nouveaux musiciens (non présentés) : un drummer, est-ce Nick Lucero? (Queens of the Stone Age), présent sur l'album et, un guitariste(de nombreuses effect pedals) /claviériste , responsable du laptop, qui nous tournera le dos pendant la quasi entièreté du set (Brian Mumford de Portland , membre de Haiku Ambulance).
Le pas frêle et barbu, David, à l'acoustique (sortant de l'infirmerie, tout le manche est pansé).
Quelques bruitages : bracelets sur cymbales et des jeux d'effets (Brian couché sur scène, tripotant les bidules à ses pieds) et le pas rasé lance quelques accords 'Good Good Good' sur 'South of the rain and snow'. Calme, envoûtant et nappé de synthé pour clôturer la ballade.
'Troubles love you' mais nous on ne veut pas d'ennuis , menneke. Un truc moins sombre, toujours dépouillé , un martèlement militaire sur une guitare presque joyeuse. Changement de tempo et un clavier sirène pour achever la comptine. 'Down' c'est sûr Freel n'est pas du genre Laurel et Hardy, ce' Down' est plus électrique et mordant.
Pour suivre un downtempo non-identifié (Bad?) avec de beaux beats soutenus du batteur, quelques riffs incisifs de guitare lacérant la calme mélodie. 'What I always wanted' sorti en 1997, les connaisseurs reconnaissent . David, le bougon, s'en fout et balance ses compos comme un métronome. 'Sunshine Everyday ' pas à Bruxelles, mec. Une longue intro et 'sunshine' répété à l'infini. Fans ravis. Roulement de tambour pour 'South of the rain and snow' , des claviers 'Le bal de Laze' de Polnareff , suivi de coups secs nous rappelant qu'on est pas ici pour rêver.
De bons morceaux , mais l'emballage manque d'éclat. Le trio effectue son boulot comme des fonctionnaires du service de taxation , attendant 17h pour pouvoir se tirer et allez boire une pintje au bistrot du coin . (Pas J P , le lange ne touche pas au houblon).
'What I saw' un titre plus rock, guitare à l'avant -plan avec effets de slide . 'Kinda Stoned' on préfère Sharon . Peu d'enthousiasme . David le Rhinocéros , fan d'Ionesco et adepte de l'incommunicabilité . Service minimum tonight , tu prends tel quel ou tu te casses , connasse!
'Song seven' et 'Saved by Summer' un titre folky où il est question de ...some stupid hippie bullshit ... pour mettre fin à un set de 60'. Les joyeux lurons se tirent sans un mot , le batteur nous gratifiant d'un petit signe de la main.

Les rappels (convenus) :
un petit laïus sur l'absence de malt ...it seems to be a whiskeyless show , tonight..., le bartender, endormi, fait la sourde oreille ! 'Bridgette,you love me' , qu'il faut recommencer :... shit,I forgot the chords...., on reprend (toujours sans conviction). Freel se remet à pleurer, il veut son whiskar . Une bonne poire leur paye trois verres du Scottich breuvage et on attaque un second rappel à la longue intro . Suddenly tout s'arrête : problèmes d'ampli ou de retour ...On remet le couvert pour un titre à la Lou Reed , époque Velvet Underground, au beau final nerveux . (At long last ?).
Ils quittent le podium , il est 22:30'.
Les fans en redemandent . Donc,une nouvelle couche : un enchaînement de 2 titres psychédéliques de bonne tenue. ' Livid ' (? , not sure , maybe a new title) une ballade lo-fi avec chambre d'écho et un rock nerveux 'Something to do' (?) achèvent le show.
Les héros paraissent fatigués et pourtant leur European tour est encore long.
Bilan mitigé: good songs mais aucune présence scénique et des approximations gênantes.
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Published by Michel - dans Concerts
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 22:52

Petite Rotonde, petitement remplie pour accueillir les français de Coming Soon. Pas mal de très jeunes gens dans l’assemblée plutôt hétéroclite.

Une jeune anglaise ouvre ponctuellement la soirée pour 40 minutes de chansons délicates, contemplatives et tendres. Seule avec sa guitare, sans quasi aucuns effets (hormis quelques loops), et sa voix sublime, elle va me faire tourner la tête. C’est très lent, calme et répétitifs mais on ne peut qu’être sous le charme d’une si jolie demoiselle à la voix parfaitement maitrisée. Ca manque d’un peu de variété mais seule à la gratte c’est toujours un challenge. Personnellement, j’ai été totalement conquis.

Seul bémol, si elle s’est présentée je n’ai rien compris et à la sortie je n’ai pas réussi à trouver son nom… si quelqu’un sait, qu’il s’exprime ! !

S’ensuivent les jeunes gars et la jeune fille de Coming Soon. Pour les avoir déjà appréciés au Belvédère de Namur je sais plus ou moins à quoi m’attendre. De la country-pop (arrêtez de dire folk, c’est vraiment de la country !) chantée par différentes voix ou en cœur et toujours bien pensée et entrainante. Sur la forme rien n’a changé, mais sur le fond, j’ai vu deux concerts biens différents. Ils ont changé quantité de leur répertoire et nous présentent déjà une grosse partie de leur nouvel album à venir et un bon paquet de reprises (classiques country, Cohen…). Pour faire une bonne heure et quart (dont 4 rappels !) de bonne humeur, de jovialité et de chansons variées (quelques une sont chantées en chorale à capella, tels les bons vieux gospels américains).

Ils sont six sur scène et n’hésitent pas à changer d’instrument ou de chanteur (seul le grand cow-boy, Howard Hughes, ne fait que chanter). La plupart du temps Léo, 15ans, s’occupe de la batterie, ses amis de +/- 18ans jouent de la guitare (2X) ou de la basse, et la charmante Carolina s’occupe du xylophone et de la clarinette. Leur moyenne d’âge ne doit pas dépasser 20ans et on a l’impression d’avoir un band qui tourne ensemble depuis 30 ans tant leur complicité est évidente. J’ai encore trouvé ces gens charmants et leurs nouveaux morceaux très frais, spontanés et entrainants. Les nouvelles compos sont au moins aussi bonnes que celles de leur excellent album « new grids », il faudra donc continuer à les suivre de près.

NB certains groupes américains qui devraient jouer dans la catégorie au dessus (tel les Calexico et autres Okkervil River) feraient bien de voir et d’écouter ces jeunes gens et arrêter leur musique devenue prétentieuse et chiante.
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Published by Lio - dans Concerts
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