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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:42
Hare Krishna Hare Krishna
Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama
Rama Rama Hare Hare

Vishnu will bless you....

David Munyon, sagement assis sur sa chaise, attend le signal du départ. Face à lui, un manuscrit de 500 pages: ses partitions, à ses côtés, un sac de voyage avec pyjama, brosse à dents et un second volume de partitions + 4 tasses de thé, derrière lui, un présentoir garni de brochures et manuels sacrés.
What the hell is going on? Une réunion de témoins de Jehova?
Cold Hand Luc, le maître de cérémonie, se pointe et broebel une présentation de Mr Munyon et de ses 16/18 rondelles.

Le singer/songwriter, né à Newport en 1952, a l'air usé et essoufflé. Ce topical writer est surtout connu sur le vieux continent, il réside désormais en Allemagne, et il a trois dates en Belgique: Toogenblik, Dixmude et Ypres.
Une longue intro de guitare pour le negro spiritual 'Sometimes I feel like a motherless child'. Une voix d'outre -tombe, les Catacombes de Callixtus, des lunettes sombres pour éviter de reluquer les jolies madames, d'ailleurs au rayon' article manquant ', et le peï attaque 'Keep it rockin''
Pas question de rocker, mec, il s'agit d'un petit blues citant Muddy Waters et J L Hooker.
Avec son timbre particulier il nous interprétera, pendant un premier set de plus d' une heure, des chansons traitant d'ordinary people, de la vie dans le Deep South et vantant le Christ ou Vishnu. Après chaque morceau, il se signe (front et menton). Luc, fieu, où était l'eau bénite....
Un jeu de guitare racé, des chansons sensibles, style Eric Andersen ou Tom Russell, mais baignant dans la Christianity.
'All these years' sera suivi d'une cover d'Eric Burdon 'Never give up blues'. Un blues, tu l'as deviné.
Le dernier CD de David Munyon, 'Big Shoes', est d'ailleurs un album de reprises. Le vieux pasteur aime emprunter le matériau d'autrui. Il nous donnera sa version de 'Blowin in the wind' de Bob Dylan.
Très souvent, le vide s'installe, car Goliath doit fouiller dans sa collection, pour trouver la partition adéquate. Nous, fidèles attentifs ,nous attendons, sagement, qu'il ait péché le feuillet cherché. L'office se déroule nickel: 'Mississippi Rain' 'GTO' (des bagnoles et des chauffeurs)...
Du folk nostalgique et du blues rural.


Et maintenant, un titre de 'Song for Danko' 2006 ... Tu as peine à le piger, sa voix émoussée de mâcheur de tabac est inintelligible, il murmure pathétiquement son laïus que l'on écoute pieusement. Ambiance dans la baraque ... euh, il faut lire silence solennel!
A mes côtés, Guy ronfle.. Coup de coude dans les côtes!
Un nouveau blues aux considérations religieuses ou un folk écologiste et David nous envoie 'Hare Krishna Blues' style George Harrison 1966.
En route pour Rhadadesh, le château de la secte, proche de Durbuy.... En octobre, on y célèbre la fête de la vache sacrée!
Let's have a break! Le temps d'allumer un cierge!



Set 2
Il débute par un hommage à Townes Van Zandt 'Guitar Road'. Titre fantastique ..you travel like a warrior on this guitar road... Honnêteté et intégrité ...grâce à David Munyon tes problèmes existentiels auront une réponse!
Neil Young 'Heart of Gold' suivi de 'The Pirate Song', avec une ligne qui a réussi à tirer Guy de sa torpeur... like a vintage Beaujolais....Retour au Christian folk .. Jesus is the one that we need...
Pendant qu'il entame une dixième recherche, nous avons droit à un discours de Godfried Danneels, nous invitant à sponsoriser un enfant (27 € par jour, your soul will be blessed).
Dusty nous chantait 'Son of a Preacherman' et bien, madame Springfield, il a pour nom David Munyon... Ah, j'ai mon papier: 'Poet Wind', magnifique titre.
Un nouveau blueske, sorte de road song pleine de honky tonks et de gasstations avant d'amorcer 'Purple Rain' de Prince! Exécution magique, attachant l'ancêtre!
Il se lève, range son bouquin, il va où, le mec, à la messe?
Non, il ramasse le volume 2.



'Vishnu's Dreaming'... peace on the planet and happiness for all souls... ça commence à bien faire, pépère! Arthur et quelques uns de ses potes prennent la tangente cigarette au jardin.
'Seven crows against a greyer sky' sur 'Stories from the Curve'. Eine längere Geschichte avec des visions du désert et des lignes de guitares prenantes.
Petit coup d'oeil à ta toquante. 80' qu'il joue pendant ce second set, il en veut encore, papy!
Nouvelle rengaine 'Peace & Love' naïve et puis il nous annonce la dernière: 'Strawberries and wild honey'. Toogenblik s'endort sur un lit de fraises et de miel.
Ite Missa Est!

Erreur monumentale, le vieux s'amuse et nous sert un quintuple bis, dont 'Cadillac Town' 'Forever Young' (Rod Stewart connaît Dieu, aussi) et 'Try to Remember'.
David Munyon aura boosté la scène pendant près de 3h1/2.
Brave gars, mais pas besoin de somnifères après ce concert ...C'est plus efficace qu'un film d'Ingmar Bergman.
May God bless you!

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Published by Michel - dans Concerts
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 15:15

 

Programme exclusivement dédié à la guitare électrique dans le cadre d'ARS MUSICA, c'est suffisamment exceptionnel pour ne pas rater un tel événement. Vendredi midi, ca coute 5 euros, on est trente dans la salle ! J'imagine que les amateurs de guitare électrique ne lisent pas le programme des festivals de musique contemporaine et que les intellos qui fréquentent habituellement ARS MUSICA ne s'intéressent pas à cet instrument diabolique ... Surtout que Yaron Deutsch est un jeune gamin de 30 ans avec des cheveux longs et un look prêt à faire partie de n'importe quel groupe de Heavy Metal.

Le programme est composé que 4 oeuvres exclusivement dédiées à la guitare électrique en soliste. La première pièce de Philippe Hurel, « Loops », est d'une difficulté sans pareil, il faut être un sacré virtuose pour s'en sortir avec cette partition. C'est techniquement impressionnant mais musicalement inintéressant ...

Le morceau suivant est mixte: pour guitare et CD. Composée par Helmut Oerhing, « Philip », est tout aussi décevante que la première. La partie enregistrée n'a pas grand chose à faire avec la musicalité et le timbre de la guitare, je trouve cela plutôt raté, dommage.

On monte heureusement en puissance et on découvre avec plaisir les harmonies très finement travaillées par Hugues Dufourt « Le cite des Saules », avant de terminer en apothéose avec le « Trash TV Trance » de Fausto Romitelli. Le seul à avoir pleinement profité des capacités musicales de l'instrument. Il joue avec le jack sur les cordes, boucle des rythmiques sur une « loop pedal », utilise des distos et autres delay, ca décoiffe franchement ! Plus impressionnant qu'une fin de concert de Sonic Youth.

Bonne idée dans la programmation ARS MUSICA, à refaire ... avec un peu plus de publicité et surtout à une heure de plus grande écoute ...

 

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Published by Rudi - dans Concerts
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 22:57

 A s'arracher les cheveux, s'il t'en reste... Un concert pour lequel tu ne dois pas sortir ton portefeuille, deux bands de qualité et, à peine, une petite cinquantaine de curieux dans l'ancien monastère d'Etterbeek.

Les organisateurs, Florin, Philippe (le patron du BAO) et Fred Cerise, tirent une sale gueule et se demandent s'il ne vaut pas mieux signer Malibu Stacy ou Sandra Kim pour remplir la salle !
Et pourtant, Monique et Eric se sont tapés 200 km pour assister au gig. Cloé, Rudi & co, Guy et Curieus Schaarbeek sont sur place et, eux aussi, restent ébahis devant le manque de curiosité de Bruxelles.
Florin parle d'aller tendre son chapeau à la sortie de l'office de la Basilique de Koekelberg pour financer le concert de Hans Theessink, le 21 avril....

The Partchesz

En janvier déjà, Nathalie Delcroix et Bjorn Ericksson avaient ébloui les spectateurs de La Flûte Enchantée par la qualité de leur prestation.
Il en fut de même à Etterbeek.



A 21 h, le couple nous emmène du côté de Nashville pour une country sans banjo, violon ou linedancers.
Deux voix superbes, un as de la gratte (et de la pedal steel) et, Nathalie qui joue avec des petits gadgets jardin d'enfants.



'Tonight I Think I'm Gonna Go Down Town', un classique au répertoire de Joe Ely, Nanci Griffiths... ouvre les débats, comme aux Soirées Cerises en janvier. D'emblée, le public est sous le charme du duo vocal de Nathalie Laïs et Bjorn Zita Swoon.
'Fare you Well' la voix de Nathalie atteint des sommets vertigineux.
'In the Pines', une chanson datant de 1870... In the pines, in the pines where the sun never shines... Leadbelly, déterré!
'The Banks of the Ohio' un country conservatif, te ramenant vers Johnny Cash & the Carter Family.
Après les berges du fleuve, on grimpe... 'High on a mountain top', un petit bluegrass, pour lequel Nathalie a piqué le melodica à 1€50 de sa nièce, Leentje!
Retour à la flotte 'Lost on a river' (Hank Williams), suivi du gospel déchirant ' Time is Winding up'. Merci Reverend!
Bluegrass, à nouveau, 'Little Maggie',la dernière fois que je l'ai vue, elle était assise sur une plage, un calibre 44 à ses côtés et un banjo sur les genoux, la petite Maggie!
Nathalie a la gorge asséchée .....Vais boire un petit Spa, joue leur quelque chose, Bjorn...
A la National Steel, deux titres époustouflants: ' Jacco' et 'Sand Mountain'.Michel, menneke, je t'écris les titres moi-même sur ton petit carnet, want verleden keer tu as écrit n'importe quoi! Que peux-tu répondre, pas de dessert pour Micheleke ?

The Partchesz - Why You Been Gone So Long


'Why you been gone so long' un passage bluesy, suivi de leur brillante version de 'Love Hurts'. Eric en pleure encore. Paraît qu'il a chanté le truc en boucle, de sa voix de fausset, sur le chemin de retour vers Gesves ...I know it isn't true (2 x) Love is just a lie Made to make you blue....
La dernière 'Dark Hollow', au répertoire de Grateful Dead. Génial!



Retour des canassons!
Un titre de Gram Parsons, une influence majeure, ...20000 roads I went down, down, down and they all led me straight back home to you...' Return of the Grievous Angels '.
En weg zijn ze, back home!

Silver Junkie

Il est 22h20' la Leffe a calmé les gosiers, rendez-vous avec Tino Biddeloo (chant, guitares, piano ) et son band Silver Junkie.
Geen onbekenden, appréciés au Kriekelaar l'an passé.
Patick De Schepper (Antwerpen/Schilde) aux drums et cajon, Dee Verwatermeulen (what's in a name... Muizen) à la basse et l'homme orchestre, pour la fine bouche et les fines oreilles, Paul Pollman aux guitares (une slide dévastatrice), piano, flûte, bandoneon, accordéon ....
N'oublions pas les superbes visuels de Kathleen Steegmans, des tableaux sensuels, inspirés par l'oeuvre d'Egon Schiele.



Le BAO est prêt pour un trip chez Tom Waits, Jacques Brel, David Bowie et autres artistes, au sens noble du terme.
'A thousand words' il n'en faudra pas 1000 pour comprendre que tu vas vivre un moment intense. La slide de Paul te prend aux tripes et le baryton de Tino t'élève vers le Walhalla.
Mes voisins, impressionnés, ouvrent de grands yeux et se taisent.
'Maria' Baudelaire croisé avec Edgar Allan Poe, sur fond roots.
'My Own' avec lequel ils ont participé à un Puredemo. 'Grace' un downtempo mystique, au titre explicite.
'Herd of clouds' un nouveau morceau qu'on teste sur vous, mensen! Paul troque sa guitare pour le piano, un programming mixant ambiance cabaret et classicisme pour cette chanson dramatique! Pas de doute, Tino sait écrire une bonne chanson!
'Perfume' ook nieuw, et aux senteurs art rock.
'Night & day' intro au piano pour ce titre jazzy à la Steely Dan, une basse nerveuse et incisive faisant exploser la mélodie. Impressionnant! Le public ne s'y trompe pas et manifeste son admiration.
'Aimelee' voit Paul à la dwarsfluit. Tendresse et voix ardente, le Silver Junkie joue avec tes émotions et te mène sur des chemins non balisés, tu le suis les yeux fermés.
'Ophelia' au bandoneon. Astor Piazzola dans le lit de Tom Waits .... feel my tenderness... Sensuel!
Une valse pour terminer 'Lovebird' .....telling about birds & bees ...love & apologies.... Langue parnassienne (Rimbaud n'a -t-il point chanté une Ophélie?).
La musique a la couleur de la poésie, de la peinture, de la danse et du rêve....
Silver Junkie: l'ultime 'voleur de feu'.
55' jubilatoires!



Le Bouche à Oreille se lève...
Bis
Le fabuleux 'Make it Rain' de Tom, gimme a Bourbon, Waits !
Une intro de batterie rock, un chant mixant le Tom et Captain Beefheart et, un solo de guitare crapuleux. Immense version!
Un petit tour à Paris, accordéon cabaret pour' le Tzigane'. Tino et Arno dans le même sac.
Tu danses la java, Germaine? Aubergiste, deux absinthes...

silver junkie - Le Tzigane


Au revoir et merci Bruxelles!
Nouveau retour pour 'Sweet & Divine', un rock, aux accents soul, divin et doux aux oreilles.
Silver Junkie: quand les francophones vont-ils comprendre qu'il faut tendre les oreilles de l'autre côté de la frontière linguistique?
Tino et ses potes joueront à Dranouter aan zee le 26 avril !

Silver Junkie @ Bouche à Oreille 26/03/2009

 
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Published by Michel - dans Concerts
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:25

Une fille, une voix et un violon... à la salle Molière (Porte de Namur), ce midi.

Broodje Brussel et Muziekpublique (myspace de Muziekpublique) ont invité Aurélie Dorzée à présenter son nouvel album: 'Horror Vacui'. Beau programme: l'horreur du vide !
Premier prix du conservatoire, Aurélie (Nandrin) a voyagé avec Panta Rhei, Trio Trad (Didier Laloy, Luc Pilartz), Aurélia (Tom Theuns, Stephan Pougin). Quelques incursions dans le classique (Adriaan Kaar, Camerata con Cordes, elle accompagne Jose Van Dam...), la world (Ialma), sans oublier des collaborations diverses (Perry Rose, Pirly Zurstrassen ...).
Pendant ses moments libres, la gente enfant donne des cours de violon au centre galicien.



'L'affabuleuse'
Aurélie tapote le violon à l'aide de son archet, le fait gémir, l'attaque en arpèges tout en fredonnant une mélodie sans paroles. Te voilà transporté dans le tropical Mato Grosso, les Bororos coiffés de plumes de perroquets fêtent le maïs. Un petit trip amazonien virant, soudain, à la gigue celtique aux accents 'Le carnaval des Animaux' de Saint-Saens.
Plus nerveux et surprenant que la' Music for Airports' de Brian Eno.
'L'empoissonnée' t'as bien lu, pas de poison mais du vis au menu!
L'histoire de la femme transformée en hareng, ou truite, au choix.... allongée sur un tapis de mousse verte ... une certaine Nathalie, alanguie, qui dans les algues devient minérale...
Surréalisme sur fond de violon marin.
Les enfants font des cauchemars.



Et cette femme poisson, c'est de la rigolade, comparé au conte des frères Grimm: 'Le Genévrier' sur texte de Sybille Cornet. Un violon dramatique et une histoire horrible, que tu racontes aux petits à partir de 7 ans. Tu peux être certain, qu'après avoir entendu cette fable sordide, avec des monstres à la Jérôme Bosch, les jolies têtes blondes ne mangeront plus de pommes et recommenceront à souffrir de polykurie nocturne. Enfin il y aura une morale: la marâtre se fera bouffer (en sauce) par le papa du pauvre petiot assassiné!
'La cabane aluminée' un film d'horreur instrumental.
Une chanson d'amour moyenâgeuse 'Le roi et la marionnette'. Une ritournelle sur texte à la Charles Perrault et refrain à la Edith Piaf.
'Celle qui a du vent dans la tête' tu traduis: elle débloque légèrement! Vocalises fantaisistes et allumées. Aurélie transformée en Margot la Folle.
Une chanson traditionnelle en provenance du Centre de La France, et apprise par l'intermédiaire de Sylvie Berger: 'L'enfant noyé'. Lugubre et sinistre, le violon habillant une narration sordide.
'Les cocons' chantent la métamorphose. Un archet joyeux papillonnant sur les cordes.
En route pour l'empire Ottoman 'Les Janissaires'. Chanson de guerre, mousquets et sabres au poing. Tremble, Occident!
Miss Dorzée, et ses violons, créent des climats fantasmagoriques, originaux te renvoyant à l'ère de l'obscurantisme, des autodafés ou des croyances populaires...
Son folk marécageux n'est pas loin des 'Murder Ballads' de Nick Cave.
On termine par une mazurka hachée.
Concert aventureux et intrigant.
Le public ne s'y est pas trompé et, mon voisin Pipou (Lacomblez) n'est pas le dernier a exigé un bis.
Un dernier conte populaire, originaire de Westphalie. Pas vraiment rigolo, non plus, puisqu'il s'agit de punir les enfants méchants, même si ceux-ci gisent déjà six pieds sous-terre !

Aurélie Dorzée : attention talent !
 
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Published by Michel - dans Concerts
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 22:15

La rotonde est connue pour être une des plus agréables salles de concert de Bruxelles, ce mardi elle a été le siège de Gregg Gillis, il l’a mise sens dessus dessous… où était la scène où étaient les gradins ?? Tout s’est un peu confondu le temps d’un set extraordinaire du génie du sample : GIRL TALK.

La scène : tout au bord une table sur laquelle trône 2 ordis, un micro et 2 retours. A chaque extrémité de cette même scène se trouvent des baffles (qui d’habitude ne sont pas là) pointés vers l’arrière. Tiens, il y a aussi un gars de la sécurité : « ? » et un roadie, tout maigre avec de très longs cheveux et une casquette (il fait partie du show)…

Le public : nombreux, jeune et plutôt du nord du pays. On peut mettre 250 personnes dans la rotonde, on doit être tout près de ce nombre. Aux Etats-Unis, Gril Talk est une vedette, il remplit des salles immenses (regardez sur youtube, c’est impressionnant !), on est des privilégiés…

 

La musique : imaginez votre stock de cd’s (ou de mp3). Vous avez envie de tout écouter en 1h30... impossible pour vous.. Mais c’est ce que gril talk arrive à faire, il sample tout et vous restitue le tout par petits bouts, mixé. C’est terriblement bien fait, pas très passionnant sur album mais stimulant en live. 

Le concert : Peu après 20h, une courte intro musicale retentit, Gregg monte sur scène, lance un sample en boucle et commence à danser. Il monte sur sa table de travail, nous salue et descend dans le public pour nous montrer qu’il ne faut surtout pas rester sans bouger.. Il faut danser, sauter et transpirer. Dans la foulée une partie du public monte sur scène et danse avec lui… Le public continue à grimper, pas de problèmes… il semble le bienvenu.. Le roadie veille gentiment et je comprends enfin pourquoi il y a des diffuseurs orientés vers l’arrière scène et un gars de la sécurité qui veille. Le bota aurait pu vendre plus que les 250 places autorisées.. On peut aussi mettre du monde derrière Girl Talk ! !

S’ensuivent 1h30 de mix variés (Blur, Mgmt, Sinaed O’Connor, Moby, Crookers, Daft Punk beaucoup de hip-hop, etc, etc.. Quand je vous disais qu’il faisait toute votre collection de musique ! !) on s’amuse à reconnaître les morceaux, mais à peine c’est fait qu’il passe à autre chose… Gregg continue à danser et à se balancer derrière son ordi, tout le monde (ou presque) danse et transpire…

1h30 sans temps morts, il remercie Bruxelles pour son accueil, il dit regretter devoir jouer dans de grandes salles aux états unis, c’est en petits groupe comme ce soir qu’il aime faire la fête, qu’il conçoit sa musique et ses live. On peut le comprendre.

Quelques derniers mix’s et il termine à moitié nu dans les bras de ses fans qui l’ont soutenus tout le set.

On apprécie la performance technique, on loue sa frénésie communicative et on se dit qu’on a eut beaucoup de chance d’assister à ce set magistral.

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Published by Lio - dans Concerts
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 22:24

Le dandy Texan, Lyle Lovett, a éclaboussé Bruxelles de sa classe insolente, de son élégance et de son esprit.

L'Ancienne Belgique, en configuration flex, est quasi sold-out. De nombreuses dames s'agglutinent, frontstage, pour admirer l'ex de Julia Roberts (53 piges, le cowboy!) ... Elles ne furent pas déçues! Un costard gris foncé impeccable, une mise digne de George Clooney et, un sourire ravageur.
Le band est tout aussi distingué .
Tout le monde se souviendra de ce premier concert, in Belgium, de l'acteur/singer-songwriter hors norme.
Un set varié de plus de deux heures et tu ne bailles pas 2 secondes. Ma tendre Clelia en est encore toute secouée. Elle a gueulé, sifflé, applaudi à tout rompre pendant tout le show. Ses voisins la fusillaient du regard.
Pas de support, à 20h30' tapante, Lyle et son band investissent la scène.
Parlons en du band!
La crême:


Contrebasse électrique: Viktor Krauss (Alison's brother, qui ne sourit jamais). Carly Simon, John Fogerty, Graham Nash, Emmylou Harris, Elvis Costello ... voilà quelques minables qu'il a eu l'honneur d'accompagner!


Keith Sewell
: guitar virtuoso et mandoline + backing vocals impeccables (Dixie Chicks, James Taylor, Ricky Scaggs...). Un génie!


John Hagen: violoncelle, 'The psychedelic cellist' valait le déplacement à lui seul! Il t'envoie des cocktails molotov ondulés, en pleine poire, en restant sérieux comme un archevêque! Il fait aussi partie de la clique Emmylou Harris.

On garde Russ Kunkel, drums, pour la bonne bouche. Le tableau de bord affiche 60 printemps, cette légende vivante a accompagné tous les plus grands. Un bouquin, aussi gros que' Doctor Zhivago' (Pasternak) ne suffit pas pour les mentionner. Un ou deux ...James Taylor, Stephen Stills, Bob Seger, Neil Sedaka, Diana Ross, Bonnie Raitt, Joni Mitchell....



Une country song typique lance les débats 'Truck Song' ... on down that highway, turn up that dirt road..... bye bye Bruxelles, en route pour le Texas.... Ole Black's my truck's name....
Fabuleux!
'No big deal' un jazzy track, sur l'album 'It's not big, it's large' 2007.

Lyle va nous remercier pour la première fois, il le fera 15 fois ... thank you for let us speak Texan for you, our English is not so good ... un humour décapant, le Oscar Wilde de la country music.
'I will rise up' un blues sombre, suivi d'un petit country à la Johnny Cash, 'Give me back my heart' ... I can't be no cowgirl paradise ...nous chante le coureur de jupons.
'Farther down the line' chantant les rodeos, les bronco riders. Une voix nasillarde à la Jackson Browne et une leçon de philosophie texane.
'Private Conversation' sera suivi d'une intro classique au violoncelle, amorçant une romance sensible, 'If I were the man you wanted'. D'une beauté plastique étonnante.
One, two, three...retour au blues fringant 'You've been so good up to now' .
Passage par le bluegrass et fingerpicking 'Cowboy Man'. Elle m'a dit, je cherche un cowboy pour m'emmener faire un tour, je serai sa Cendrillon ... Elle est comment cette petite ? Je peux l'emmener faire une balade dans ma C3.



Mr Lovett cite deux influences majeures: Guy Clark et Townes Van Zandt, dont il reprend 'Flyin Shoes', nostalgique et plaintif.
Retour à la country frétillante 'I've been to Memphis' et aussi Houston, San Antonio, L A, El Paso....et il y a rencontré Sherry, Sally, Allison and they had big ones ... il n'a pas croisé Dolly, par hasard ?
Fameux duel cello/guitar, sur rythmique robuste.
Intermezzo comique: un interrogatoire Starsky and Hutch du guitariste/mandoliniste: Avoue, à quel âge t'as commencé... 'Don't cry a tear' un moment plein d'émotion, qui te secoue les entrailles. Attention chef- d'oeuvre!
Lyle nous narre ses aventures sur la Grand Place et sa rencontre avec les Chiro meisjes, le public plié en deux ...
Une chanson racontant ses vacances avec papa et maman, in the old days...'South Texas Girls', belle ballade émouvante.
Retour au rythme 'Cute as a bug' t'as pas une photo de la gamine?


Spotlights sur la mandoline pour le quart d'heure culinaire 'Keep it in your pantry' avec de magnifiques close harmonies Keith/Lyle. A funny bluegrass song que tu te surprends à fredonner avec eux. Le duo continue ses vocalises brillantes sur un 'South Texas Girl' juteux.
Ambiance jazzy/blues à la Tom Waits, ou Leon Redbone, pour 'Good Intentions'. Une série de soli époustouflants de chaque musicien, Mr Lovett les regardant d'un air moqueur, signifiant à toi maintenant.
Brussels is getting wild!
'If I had a boat' et un poney ....Je monterais mon poney sur mon bateau, et si j'étais Roy Rogers .. et si t'es pas content .. kiss my ass ... keske t'as fumé Lyle?
Nouveau blues 'My baby don't tolerate'. Il y des trucs qu'elle peut pas avaler, ma baby, tu vois si je rentre un peu tardivement, pas de martini sur la table, pas d'assiette, pas de quignon de pain ...
.. my baby don't tolerate from me ... pas simple, la vie de couple!




Un gospel bluesy, profession de foi 'That's right (You're not from Texas)', guitare jazzy et violoncelle Stephane Grappelli. Brilliant high energy western swing.
Un lament, chanté à quatre voix, superbe ce violoncelle qui pleurniche 'Ain't no more cane' ... rise up dead man, help me drive my row.... un woah woah woah chorus te rappelant les chants des bagnards. Le meilleur de l'Americana, l'AB pleure!
Celle-ci est pour Mark, le programmateur de l'Ancienne Belgique: 'Simple Song' une ballade romantique.
T'as bien compté 22 titres, tous meilleurs les uns que les autres.
Un triomphe, public debout, Clelia déchaînée, malgré une position debout de deux heures 30.

They're back
'You can't resist it' avec un numéro époustouflant du violoncelliste. Du jamais vu, malgré 2500 concerts. Un jongleur, Mr Hagen!
Concert qui entrera dans les annales!
Bruxelles ravi, performance immaculée!
 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:19

Septième sieste musicale organisée aux Ateliers Claus à St Gilles. A 15H vous montez à l'étage, vous découvrez une petite salle drapée de noir, quelques matelas et coussins par terre ... mais en trop petite quantité ... on est obligé de s'asseoir sans pouvoir s'allonger, il y a trop de monde: une bonne trentaine de personnes. Publicité mensongère ... impossible de faire la sieste dans une position aussi inconfortable ...

 

Le programme annonce soccer COMMITTEE  ; minimal accoustic meets maximal electronics!
Du folk minimaliste, ça en est, rien à redire la dessus, Mariska, la jolie hollandaise, joue de la guitare du bout des doigts et susurre ses mélodies à 50 cm du micro ... c'est encore plus délicat que du Mariee Sioux ... en face, assis devant sa table remplie de contrôleurs divers, pédales d'effet et ordinateur, Rutger Zuydervelt ajoute quelques nappes  électro d'une banalité affligeante ... mais où est le "maximal electronics" promis ! Au final après trois morceaux envoûtants, on déchante bien vite et on s'ennuie un peu !


Pause ... on réorganise la scène, on allume les deux gros ventillos pour évacuer l'odeur laissée dans la salle par le public et on reprend avec Rutger, pour son projet solo :
Machine Fabriek.



Son myspace avait retenu notre attention ... écoutez "Onkruid" ça sonne un peu Johann Johannsson (sans les violons) ... il est toujours assis derrière sa table, pédales d'effet et de loop aux pieds, guitare à la main ... et là, c'est la surprise, plus rien à voir avec ce qu'on espérait ! Il tire une corde sur la guitare, tourne quelques boutons, n'arrête pas de regarder ses pieds pour trouver la bonne pédale, il a l'air aussi perdu que son morceau qui part en couille ... panique ... au bout de cinq minutes, y'en a déjà marre ... il récupère un peu l'affaire, nous balance des sons directement issus d'une radio dont il tourne la fréquence au hasard, on reconnait distinctement Johnny Halliday ... il rentre dans la boucle et y restera bien longtemps, trop longtemps ... ca m'a plutôt fait rire ... c'est déjà ça! Un concert raté! Dommage, son univers sonore semblait valoir mieux que cette mascarade!

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Published by Rudi - dans Concerts
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 22:59

      C'est après 40 minutes d'attente que l'ex leader des Sneaker Pimps apparaît sur scène avec son groupe I AM X. Moins androgyne qu'à son habitude, il est vêtu d'une veste de costume moité noir et blanc avec de longs poils/plumes sur les épaules, porte des gants blancs et une casquette qu'il mettra plus tard. A fin du concert, il troque d'ailleurs sa casquette contre un chapeau blanc haute de forme. La claviériste est habillée d'une robe blanche, de gants noirs et porte d'immenses faux-cils à en faire tomber plus d'un à la renverse. Le bassiste est quant à lui habillé de rouge et noir tout comme le batteur. La scène a pour décoration un petit cheval de métal, un fond d'écran et un jeu de lumière extraordinaire.  

      La première partie du concert sera faite de nombreux nouveaux morceaux que le public accueillera avec un peu de réserve. Le groupe mélange les chansons des deux premiers albums, Kiss + Swallow et The Alternative, avec les titres du futur opus (qui devrait sortir le 19 mai). Le public décolle vraiment et se met à sauter et danser à partir de la onzième chanson qui n'est autre que le tube Spit it Out. Suivent deux autres morceaux tout aussi dynamiques et pêcheux dont Kiss + Swallow. Il est alors 21h45 et le groupe quitte la scène pour un premier rappel qui sera composé essentiellement d'anciens titres dont le très érotique Negative Sex. Le concert reflète bien les albums ainsi que le groupe. Albums noirs et dansants à l'atmosphère mystérieuse, aux sons électro 80's et imprégnés de la voix assez ambigüe du chanteur. 

      Il est 22h20 quand le groupe quitte de nouveau la scène pour achever le concert avec un second rappel. Le spectacle se termine vers 22h35 avec une vingtième et dernière chanson. Le public est conquis et aux anges. Chris Corner & co ont mis l'ambiance à l'Ancienne Belgique avec des titres aussi électro que The Alternative où le leader joue fort sur sa voix, qu'avec le fabuleux President ou encore le très noir After Every Party I Die. 

      Seul bémol, le son de la basse mal réglé sur deux titres au milieu du concert. Mais ce petit désagrément est vite oublié avec la suite exceptionnelle du concert. Concert qui était sold out. Pour ceux et celles qui ont manqué cette date, I AM X sera de nouveau en concert ce 27 mars 2009 au Belzik Festival, et cet été au Blackcave Festival. 
 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 22:49

On fête le printemps dans une des communes sans bourgmestre, cible préférée du TAK et, responsable de la notoriété de Marino Keulen, chanteur de charme flammouch: Linkebeek!

La salle Malakoff, derrière le caberdouche du même nom, qui autrefois a vu de grands groupes sur scène: UFO (avec Paul Raymond), le Machiavel de Marc Classic 21, Kleptomania, Captain Storm....
En 2009, la salle est dans un état de délabrement sinistre, dommage il suffirait de quelques milliers d'euro pour en refaire un bijou.
Quatre bands au menu, ce samedi. Une promotion indigente, des moyens techniques misérables: résultat, une trentaine de spectateurs (pour la plupart, des proches de la clique Lantez, Elliott Drop) pour assister à la prestation du premier groupe.

Monkey's Breakdown
Tâche délicate pour le quartet d'Anderlecht (Jeff :chant, gt- Ken: drums- Mic: basse- John: guitare).
Ouvrir devant trois pelés et six tonsurés c'est pas le délire! 'Dig it up' du hard /nu metal mélodieux.
'Nothing to hide' 'Back to the tree' les kets assurent et ne se prennent pas la tête. Cheetah a digéré ses chiquitas, la dépression nerveuse se soigne à la pintje.
Surprise 'Another brick in the Wall'. Roger Waters transformé en heavy /funk metal ...Hey, Teacher leave them kids alone... ça déménage pas mal.
'Butterfly' 'Rock'n roll' le message a le mérite d'être clair: du rock carré avec des couilles.
Un guitariste pas bidon et un chanteur qui y croit.
'Shangila' 'Crazy' avec rires sataniques à la Screaming Jay Hawkins.
'Rage' (aah Rage against the Machine...) bizarrement, ce titre démarre mollo, avant que la maladie ne s'installe et que la bête n'attaque tout ce qui bouge.
'Change' 'Without you' 'I don't care' du rock alternatif à tendance grunge, style Buffalo Tom, Dinosaur Jr.
Solo séduisant de John.
Une dernière, une version punky (Green Day, Offspring) de' Let it Be'. Clin d'oeil second degré!
Bon petit groupe!



The 1234's

Il n'y a pas de table de mix, les groupes se contentent de retours et travaillent au pifomètre, comme en 14!
Quatre mecs aux jeans déchirés, blousons de cuir et T-shirt noirs, t'en reconnais quelques uns: Fabrice Lantez à la basse, pour l'occasion, et chargé de gueuler 1 2 3 4 (en anglais,fieu) toutes les 30 secondes et le bassiste de Lantez, Serge Marit, au chant + un guitariste chevelu et un batteur qui cogne.
Plein de potes dans l'assistance (la chanteuse d'Elliott Drop, des membres des Moonshine Playboys ...).
Les un deux trois quatre = un tribute band des Ramones.
En 1/2 heure, Joe, William, Jack et Averell ont interprété 172 titres (sans pause) de Dee Dee, Johnny & co.
High speed vintage punk rock. En 1976, ce truc effrayait les grand-mères, en 2009 les mamies rigolent.



Qu'as-tu reconnu pendant ce quizz? Je tape au hasard, Balthazar: 'Blietzkrieg Pop', 'The return of Jackie and Judy', 'Rock'n roll high school', 'Sheena is a punkrocker' , 'Pinhead' avec le gabba gabba hey, catchphrase géniale, 'Pet Cemetary', 'Today your love tomorrow the world' avec pour varier l'intro teutonne ein, zwei, drei ..., 'R A M O N E S' ... Un exercice de style, à prendre en mettant ton cerveau au point mort.
Mention spéciale au batteur qui bastonne comme un forcené pendant tout le set.
Rappel: 89 morceaux, dont 'Do you wanna dance', ' Let's dance', 'Surfin Bird' ... un medley fête foraine 1968. On a pas eu droit à 'Hey Paula' de Paul et Paula, ni à la version yé yé de Jean-Pierre et Nathalie....

L'affiche annonçait
Sound Shine, un quartet prog rock /bluesy.
Un trio monte sur scène sans se présenter.
Il attaque le 'No Fun' des Stooges. Tu sais pas si il s'agit du soundcheck ou si le gig a démarré. Wat is dat ?
Des recherches... , et il s'avère que ce troisième band, utilisant la même batterie et profitant de la même organisation artisanale, soit les
ULERS.

Une chanteuse/bassiste, un rescapé des glorieuses seventies à la gratte (j'adore jouer jambes écartées) et un batteur ayant servi dans l'armée de Napoléon 3.
Ces joyeux vétérans vont nous servir un punk rock plus très frais, mais semblant amuser la galerie. Un répertoire de standards crachats punk : les Dead Boys 'Sonic Reducer', Dead Kennedys 'Too drunk to fuck' (on aimait mieux la version de Nouvelle Vague), les Pistols 'Pretty Vacant', les Damned 'Neat neat neat', une incursion chez les hardrockers 'The Ace of Spades' Motorhead, un bonjour à Debbie Harry 'Detroit 442' etc...
Imagine la coiffeuse de ta compagne ou de ta môman: 'Chez Martine, troquant ses shampoings pour une basse. Elle enfile une minijupe (belles guibolles, à 40 piges) et se prend pour une rock star 'No Future'. Quoi de plus normal, c'est la crise. Economique et pas de la quarantaine, brute!
Allez on vous envoie 'I wanna be your dog' pour finir.
Pas sûr que les zatlaps,au comptoir, aient entendu.



Vous ne voulez pas de bis, mais on revient tout de même, tant pis pour vous ..
'Vital hours', t'as vu ma pose Billy Idol.
J'ai pris son n° de GSM, on sait jamais!

My Best Sunday Dress

clôture l'événement!
dur, dur, dur .... larsens intempestifs, un son casserole, une bouillie et plus de monde au bar que devant la scène.



Une chanteuse, jupe fendue et baskets, un guitariste au béret, un bassiste et un drummer.
Quoi, des noms ....: Laurent, Jean-Yves, Yas, Eric ! Brussel, België!
Mais encore! Concours Emerganza, concert prévu au bota....
Style? Mireille Mathieu, virant grunge, voire punk...
Tu te fous de moi, vieux? Qui, moi, t'es folle ou quoi?
OK, les conditions étaient loin d'être optimales: son catastrophique, salle au 9/10 ème vide, public amorphe et accoudé au bar ...c'est pas la joie!
Mais à part ça, madame la marquise, ma plus belle robe du dimanche ne vole pas bien haut. Un accent anglais pour le moins exotique, une musique juste bonne à animer la fête du potiron à Tourinnes-la-Grosse ...Il y a du boulot, même si le guitariste tire son épingle du jeu et que la rythmique abat un bon boulot.
A mes côtés, un mec éclusant sa Jupiler 26 et assez terre à terre, souffle à sa copine: 'C'est nul à chier...' Ok, pas gentil, mais on y pensera comme laxatif.
My Best Sunday Dress nous doit une revanche.
'All that glitter': tout ce qui brille n'est pas or!
 
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 22:25

Concert intime et acoustique pour Lisa Kekaula et Bob Vennum, le couple mythique des Bellrays.

Une Rotonde honteusement dégarnie, Lisa murmurant au passage 'it's like a gig in your living-room'.
Effectivement... un petit concert privé: une voix prodigieuse et une guitare acoustique! Aucune amplification, juste quelques monitors, des chansons réduites à leur essence. Un retour aux sources du blues, de la soul ou du gospel.
Un grand moment de plaisir simple, pas de fioritures, pas d'arrangements alambiqués: de l'émotion, de la générosité et de l'authenticité.

Les californiens (Riverside) viennent de sortir un album 10 titres, 'Rosethorns', en témoignage de ce projet roots.
Peu de monde, donc, mais des connaisseurs, les CD's (10€) se sont vendus à la pelle. Preuve, s'il en est, que la prestation du duo fut méritoire.
Pas d'avant-programme, le set débute à 20h15'.
Les éternels retardataires, s'amenant vers 21h, ont raté les 3/4 du concert. Better late than never, leur balance Lisa en rigolant.



'Testify' sur l'album 'Meet the Bellrays' (2002) ouvre les hostilités... Une voix à la Aretha Franklin, des lyrics bibliques, une guitare et des backings inspirés. Tu pénètres, les yeux fermés, dans l'univers du couple et, tu laisses Lisa te conduire là où l' âme des justes baigne dans la béatitude éternelle.
'So hard' nouveau soul/blues intense.
'Save me', toujours dans le moule gospel.
Bob enchaîne sur des accords blues pur jus: 'Baby what you want me to do' de Jimmy Reed. La Rotonde tape des pieds et bat des mains en cadence ... You got me runnin You got me hidin....Yeah yeah yeah... Fabuleux!
'That's all you get from me' un petit country, pour varier les plaisirs.
Retour à la profondeur évangélique 'Buried alive' ...I gotta use this fire for something.... une voix brûlante à la Tina Turner .
Le premier titre de leur Cd: 'Crossfire Blues', les roses ont l'odeur du whisky, nous chante Madame Kekaula. Exaltation de la soul et amertume du blues: mariage explosif!
Toujours sur ce premier album en duo 'Endings & Beginnings' a love song.
'Walking on the Rain' que Bob aurait écrit à l'âge de 8 ans! Une nouvelle ballade sensible.
'Jackie' suivi de '90 miles', les plages de l'album défilent dans l'ordre.
La complicité du couple ne date pas d'hier, ça fait plus de 20 ans qu'ils partagent joies et tourments. Au début de leur carrière, ils jouaient déjà du folk/blues acoustique dans des cafés minables à Riverside, ils n'ont rien perdu de leur sensibilité et simplicité d'antan. Un concert de Bob & Lisa se déguste comme une veillée entre potes, dames admises, of course...
'Every Single Day', au background hippie, est une mélodie écrite par un ami de Bob.
'I think of you' splendide chanson d'amour, pour laquelle le timbre de Lisa se fait Roberta Flack ou Minnie Riperton.
'Wedding Bells' qui se trouve à la fois sur l'album des Bellrays 'Hard Sweet & Sticky' et sur 'Rosethorns' en version épurée. Chaud et jazzy comme un Cassandra Wilson.
Bob nous balance quelques accords plus nerveux: 'Wishing Moon', un rock agité et dansant. Rocking time, baby!
'Ride' débute a capella...nothing here can hurt you if you feel alright... avant de voir Mr Vennum attaquer des riffs bluesy saccadés. Tu ne peux t'empêcher de claquer des doigts, ni de gueuler 'yeah' pour accompagner les yankees. Sure, we feel alright!
'Crazy Water', un rhythm'n blues torride, achève ce set chaleureux de 65'.

La quarantaine de spectateurs présents rappelle Bob et Lisa, qui nous servent un bis brillant: 'Find someone to believe in' des Bellrays.
Un truc sentant bon le 'Love the one you're with' de Stephen Stills.
Séance dédicaces et grands sourires.
Nice people: Bob & Lisa !
 
Article également paru sur MIB.
 
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