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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:35

Peu de monde à La Flûte Enchantée, ce dimanche. Au programme : Alkalys et Pixel Race.


Alkalys
Band français, originaire d'un trou normand, existant depuis 2003. Deux albums à son actif, le dernier 'Choeur Delys' vient de voir le jour.
Ces havrais sont quatre : Speet : batterie, parfois basse - Ben: basse - Jimmy: basse et le petit Max, la menace: guitare.
Avant-hier, ils jouaient à l'Os à Moelle, ce soir chez Mozart.
'Intro' du postrock spatial, n'ayant rien à voir avec 'La tactique du Gendarme' d'un autre Normand célèbre... Non, pas Gérard ...Yves, t'es vraiment nul: Bourvil, mec!
Sonorités décalées, par l'usage d'archets chatouillant les basses.
Alka -Seltzer poursuit avec 'Sink', un titre salle de bain. Le batteur quitte son tabouret, ramasse une basse, nous tourne le dos, comme tous ses poteaux, sauf le Max et c'est parti pour un trip instrumental aux influences Explosions in the Sky et autres Mogwai.
Quelques vocaux samplés mélodieux et évasifs, avant de voir guitare et basses s'emballer pour pousser la composition vers un paroxysme exacerbé. Longue plage typique d'un style qui tourne en rond et s'essouffle. Entendu des milliers de fois!



'Shamalow' ' Happy' 'DB 3,14' ... même topo! De temps en temps un petit gimmick préenregistré, et toujours cet esprit de distanciation: ils sont beaux nos dos!
C'est obsédant et répétitif, bien foutu, mais je n'accroche plus! Nos Cecilia Eyes, de Morlanwez, bricolent dans le même créneau planant.
Alka lisse en rajoute une cuillère 'La constellation des Kilapayoun' un truc de BD pour adolescents attardés.
Il y a comme un mécanicien dans le tas, ce gars a emmené tout un attirail de tournevis, pinces à épiler et vibromasseurs, qu'il utilise pour jouer de la basse. Makske, jaloux, nous sort une arme factice en plastique, un espèce de canard avec lequel il gratouille sa 6 cordes. Saint-Nicolas est passé en Normandie !
'Main courante' et une dernière chanson (dixit le batteur) sans paroles achèvent le set !
Baguette et camembert au menu!

Pixel Race - 22:05
Pour une fois, un horaire respecté chez Fred & co.



Un quintet chou de Bruxelles, emmené par Kevin Raymaekers au chant. /Guitare et synthé, backing vc: EricRenwart /Drums:Nicolas d'Haeveloos /Basse:Olivier Calmeyn et celle qu'on préfère: Jessica Giordano: guitar, backing vocals.
Cette course de px est bien sympa, son rock est bien gentil, mais ce machin est d'une banalité affligeante .
Je cite Jeremy de 'Perverted by Language': c'est aussi rock qu'Avril Lavigne, il ajoute malicieusement, le chanteur des Pixel est aussi sexy que la canadienne et a plus de poitrine!
Sept titres joués en 35': 'Reasonable Option' de l'indie carré. 'Blown away' power pop catchy et sautillant, formaté Pure FM. 'Secret Flavour ' dansant. 'The 8 bit song' aux gros beats, un synthé synthétique, de la pop trampoline.
'K -Oxyde' plagiat de Placebo, sans le côté androgyne ambigu.
'Tao' philosophique et contemplatif, on te passe les débilités débitées entre les morceaux...
Taïaut taïaut ...jump, jump, jump... sugar, sugar.... Je préférais le bubblegum des Archies!
La dernière 'Perfect Gender' pour Hugh Grant. Légèrement puéril !
L'habile batteur tire son épingle du jeu et nous avons een boontje pour Jessica!
Fred Cerise s'égosille pour un rappel. On a soif, répondent les Pigs L.
La scène les inspirant, ils nous font un truc boy scout Grand Guignol, a capella !
Qu'est ce qu'on joue à La Flûte? Les Précieuses Ridicules ...
 
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:18

Jazz on Sunday, at 5 PM, au café Belga, place Flagey.

Premier soleil, terrasse et café bondés. Une demi- heure de queue, au bar, pour espérer obtenir une pintje! Un va- et -vient constant, et Dans Dans qui entame un soundcheck avant-garde.

Dans Dans

Un ballet?
Non un trio alternatif, signé par l'écurie Bestov, pratiquant un jazz /fusion psychédélique et expérimental, tourmenté.
Des connaissances : Ivo Sans ,drums, vu l'avant-veille avec Mortons Object - Fred Jacques ,basse, aussi connu sous le pseudo de Lyenn, déjà vu avec la merveilleuse Lynn Cassiers et, à la guitare, le sorcier: Bert Dockx (The Flying Horseman, Work et des centaines de collaborations..).
Dans un passé récent le groupe se nommait Trio Rosso.
Soundcheck fini, pas de monitors ...c'était comment? Ok, les gars, votre musique survole le brouhaha ambiant !

Set 1 (17h20)

'El is a sound of joy ' de Sun Ra, le cosmique. Une guitare John McLaughlin, une basse galopante et une batterie sautillante. Aux pieds de Fred ou de Bert une dizaine d'effect pedals et autres gadgets électroniques. Un jazz rock furieux, décoré de belles envolées lyriques. Du solide.
'Serene' Eric Dolphy Serein ce titre....
Légèreté, sobriété, élégance ..une compo ensoleilée parfaite pour ce printemps naissant.
Un petit truc dansant, tendance latino, le 'The Sicilian Clan' d'Ennio Morricone. Bert se la joue Devadip Carlos Santana.
' Miss Ann' retour à la fusion, pour ce nouveau titre d'Eric Dolphy.
Méchant jazz/rock noisy, aventureux et bourré de distorsion. Une explosion vibrante.
Tom Waits: 'Yesterday is here' du rock à la sonorité Link Wray, qui vire aux ambiances surf à la Chris Isaak. Un western ixellois starring Frit Flagey met ketchup.
On termine le premier set avec 'Driva Man' du batteur Max Roach. Un titre série B, en noir et blanc, avec effets de glisse Courchevel. Et Bert qui scande 'Driva Man '. Ouille, le chauffeur voit rouge, brûle tous les feux, en se prenant pour Juan Manuel Fangio au volant de sa Mercedes- Benz W196. La sirène des flics, alertés, rugit et, réveille tous les fidèles, assoupis à l'office de l'église Ste Croix.

Break




Le set 2 démarre à 18:25'

'Oska T' de Thelonious Monk. Pas de piano pour ce cool jazz, ayant des difficultés à couvrir le vacarme des conversations animées. Bert a compris qu'il fallait accentuer le rythme, Fred saute dans le wagon et entame un solo sulfureux. Le Belga se tait!
'Time of the barracudas' pièce maîtresse du pianiste Gil Evans. A l'écriture : Evans/Miles Davis. D'un classicisme old school, Bert y va d'une démonstration d'une dextérité phénoménale. Ses doigts agiles filent sur les cordes, du pied il appuie sur la wah wah, les barracudas sont lâchés! L'Ibanez, martyrisée, pleure de douleur. On fait appel à un médecin électronique qui ausculte. L'animal hurle, tel une femelle mettant bas. Naissance du bébé. Silence salvateur!
Un thème pastoral pour suivre , le quiet 'Ik heb mijn hart gesloten' de feu Wannes Van de Velde, notre Vlaamse chansonnier qui jeta une passerelle entre chanson populaire et jazz.
On poursuit dans le frivole et Sud Américain avec 'Green Chimneys' de T Monk. Solo racé de Yvo et bruitages aciérie en feu de Bert. Fred y ajoute une couche, les pompiers tardant à arriver, tu crains le pire, une cheminée, même verte, en feu ... mauvais!
L'apocalypse. L'enfer de Dante, c'est un dessin animé pour gosses de 3 ans, à côté de ces râles horribles. Après la fureur, sur les ruines fumantes, le trio reprend le thème initial, à la vitesse maximale autorisée sur nos autoroutes.
'Waterpoort' compo van de Heer Dockx, un nouveau soundtrack Sergio Leone.
Merci, Mesdames et Messieurs, notre dernier morceau : Duke Ellington 'Caravan'. Rythmique tribale et guitare tout en finesse. Au paradis, Duke applaudit.
Epoustouflante performance!

Un bis : 'The Mooche' du même duc. Un jazz vaporeux, évanescent et addictif !
C'est beau, me souffle ma jeune voisine. Tiens, mouche-toi!
 
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 22:19

Longue tournée française pour Jennifer et Oren, deux arrêts dans notre gai royaume : Kortrijk et l'Orangerie du Bota. Bruxelles n'affiche pas complet!


Joy

Nouveau projet de Marc Huyghens, ouvre les hostilités.
Mr Huyghens est revenu sur terre, après un long séjour sur Venus. Il est tout joyeux (hum ... ce patronyme' Joy' ne convient pas trop au band : l'univers de Marco n'étant pas des plus allègres et, de plus, un obscur disco band polonais, ou kazakh, a choisi la même identité).
Pour l'accompagner deux superbes jeunes dames : Françoise Vidick au chant et percussions (Zap Mama, Adamo et ..en 1992 sélection belge pour l'eurovision, avec le titre 'Ne me dis pas que tout s'éteint ', interdit d'antenne suite à une plainte d'Electrabel. Sa bio signale des backings pour Sandra (saucisses Mora) Kim, Pierre Rapsat et BJ Scott....



Au violoncelle, la fantastique Anja Naucler (Suède): master en musique, licenciée en Sciences Po, musicienne classique pour le Vlaams Radio Orkest et autres groupes de musique de chambre, du jazz et de la world avec e.a. Ghalia Benali, Marco Locurcio, Nicolas Kummert .... Une sommité en somme et, agréable au regard, me souffle Rudi (Jean-Paul et Fred Z acquiescent!).
Le Venus de Bruxelles chante et gratte sobrement une guitare électrique.
C'est parti pour 40' de soft/rock sombre et minimaliste.
Joy n'a pas encore d'album, des demos existent.



Une intro de guitare, Marc attaque ses vocaux ... un trou de 20 secondes ! Gênant!
On reprend, Françoise assure les backings et tous les regards convergent vers un violoncelle élégant ... take the long way around the sea ... marmonne le duo ! Enchaînement immédiat, une ouverture obscure au violoncelle pour un nouveau titre lancinant 'Empire', un refrain choral élégant. Vachement bien foutu!
Une prière mystique ...Oh my lord...avec, une nouvelle fois, Anja en évidence.
Le jeu de Marc s'avère artisanal. Si le chant de Françoise est impeccable, tu te poses des questions quant à l'utilité de tout cet attirail percussif sous-employé : un tambourin et des shakers auraient pu suffire. Les compositions tiennent la route mais demandent, maybe, un habillage plus profond. Heureusement il y a le violoncelle!
En arpège pour le quatrième morceau, des percus tribales et Marc qui pleure... give me an explanation if you think you can... Superbe titre finissant crescendo.
Toujours cette lenteur grave: une mélopée.: ça rigole pas avec Joy!
Un violoncelle Dvorak ...you're my grave I'm digging like a slave ...('N°7') c'est sûr t'es loin de Lange Jojo!
Sur les mesures de 'Et maintenant': une ballade mélodramatique magistrale, une marche funèbre grandiloquente, un requiem choral (3 voix): 'Flesh' ! Un hit en puissance.
On continue dans le registre lugubre ... I forsake nothing... pour terminer par un jazz minimaliste avec vocaux éthérés.... she's never been able to live on her own .... chuchote Mr Huygens.
Support, ténébreux et glacial , intéressant.
Un potentiel énorme !

Longue attente et à 21h20, trois musiciens d'Elysian Fields rappliquent. Une intro piano/ batterie/ contrebasse!
Les stars se font désirer : Oren Bloedow met hoed se pointe, guitare bluesy et, en titubant, verre de vin en main, entrée de Miss Jennifer Charles !
Fred Z craint le pire, hier au Kreun, ce n'était guère brillant, le couple avait plongé dans le pinard et le set fut mollasson!
Un premier titre de 'The Afterlife', sorti en ce début 2009 : 'Drown those days', du jazzy/blues à la Cowboy Junkies. Voix sensuelle de femme fatale et accompagnement classe.
Kenneth Salters, le batteur from New York, respire le savoir-faire. Il a travaillé avec quelques pointures du jazz (Chris Potter, Reggie Sullivan ...) et a eu l'honneur d'officier pour Aretha Franklin. Aux claviers, synthés ou à la basse : Chris Vatalarro et, from Paris , Sarah Murcia , contrebassiste de jazz , jouant également du synthé (Magic Malik, Fred Poulet, Georges Moustaki, Sebastien Martel ...).
Excellent band!
'Where can we go but nowhere' du noir rock en demi-teinte, cachet typique des Elysian Fields.
'Condenser' une lenteur moite et une acoustique réservée. Jennifer, les yeux fermés, t'emmène dans des rêves érotiques carré blanc! Sarah nous quitte.
'Bayonne' sur Queen of the meadow, un downtempo basque et morose, voix doublée en chambre d'écho.. By the time I reach tomorrow I won't be me anyway... pas rigolo et tranchant...Is your pride too big to swallow?....
Mr Vatalaro délaisse ses claviers et se saisit d'une basse pour un titre plus nerveux ... like a falling star...across the great divide ... la setlist annonce 'Chance'! Jennifer adopte des poses aguichantes, style Jane Mansfield ou Marilyn dans 'Some Like it Hot'. Un crooning féminin irrésistible, du jazz enfumé plus lascif et licencieux que celui de Tom Waits.
Effets de reverb étonnants pour le titre suivant (ne pas oublier que Mr Bloedow a fait partie de la mouvance Lounge Lizards et est friend de Mr Marc Ribot), une nouvelle torch song pour film noir .... I can hear the wild west ... minaude Jennifer.
'Bend your mind' voit le retour de la Parisienne au synthé. Un rock crépusculaire !


Essai de communication avec le public, avorté par une intervention maladroite de l'éclairagiste.
'Climbing my dark hair' single du denier né, nouveau morceau morbide qui tue.
'Turns me on' du jazz à la Doris Day, mais aux lyrics moins guillerets. Un piano désaccordé et Jennifer envoyant quelques riffs de guitare tout en faisant pleurer le vibrato. Petit solo admirable de Kenneth.
'How we die': piano bar, lumière tamisée, une effeuilleuse fait son numéro sur un jazz langoureux et dramatique ... hopeful and then hopeless ... La guitare d'Oren se fait acérée, agressive à la Thurston Moore pour virer Carlos Santana. Ce mec est un génie!
'Lame Lady of the Highways' ambiance David Lynch, long titre hypnotique aux relents d'acide (cf the Doors) . ..You don't have to look if she's ugly now 'cause you never loved her anyhow ... lucidité macabre!



Une heure de jazz/blues/dark rock dérangeant et sensuel. Le band se tire!
Bis
Sourires béats de la diva 'Anything you like' sur Bleed your Cedar (1996). Nouveau numéro exceptionnel de Bloedow.
Un frêle 'Meuwci beaucoup' et elle annonce /...next song is a kind of roleplay, basé sur le petit chaperon rouge, joué par Jennifer. Le grand méchant loup sera interprété par Oren.
Magnifique duo vocal, titre ravageur .... sexualité, violence, fantasmes, ambiguïté ... Les Champs Elysées retournent à New York et l'orangerie termine le chant par des ooh ooh oohs charmeurs.
Grande finale, ovations!

Surprise, retour des artistes heureux : 'Ashes in Winterlight' qui clôture le nouvel album. Une ballade folk à deux voix, style Elliott Murphy. Belle lovesong.
Quatrième encore : un titre léger à l 'acoustique, basse et chant, pas sur la setlist : 'Madeleine' (?).
Fred et Jean-Paul sont réconciliés avec Miss Charles, bon concert!
Bruxelles refuse de quitter l'Orangerie et Jennifer, flanquée de son compagnon, rappliquent pour une dernière salve magique 'I cover the waterfront' immortalisé par Billie Holiday, Frank Sinatra, Sam Cooke. Une perle de tendresse au jeu de guitare en arpèges, digne de Joe Pass .
Elysian Fields nous quitte sur ce bijou et, nous retrouvons des artères bruxelloises moins illuminées. Face au botanique, trois véhicules ont les vitres déflecteurs brisées.
Back to reality, finie la volupté !
 
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:32

Rue de la Charité, St Josse, les Ateliers Mommen : cité d'artistes et, accessoirement, d'élite branchée, post Woodstock, ne dédaignant ni une bonne Leffe, ni un joint parfumé !

Vernissage d'une expo ('Sens'), chips, chou-fleur, herbes et concert/improvisation de Mortons Object!
Tu te pointes peu avant 21h : une Maes, please (1€ , comme avant la crise), et tu te mêles à la faune colorée. Quelques danseuses improvisent une performance, 2 ou 3 illuminés s'extasient devant les oeuvres exposées, des musiciens d'une autre époque (Frank Wuyts , Musique Flexible) déambulent nonchalamment , un clebs noiraud gambade joyeusement parmi nous ...Un happening , à la John Lennon/Yoko Ono.
Hé, mec, t'es là ... C'est Guy Segers. A quoi on peut s'attendre, gars? Ce sera totalement improvisé, fieu, comme en quatorze!
Ah bon, expérimental ? Dans quel tiroir on classe? On fait de la musique, gars, point!

Mortons Object
Un one shot, composé de vieux requins, ayant bouffé des petits poissons dans toutes les flaques de ce bas monde.
Le trio national : Guy Segers: basse 6 cordes (Univers Zero, Present, Moving Tones, Musique Flexible, The Morton Fork Gang.... et fondateur du label Carbon7) - Michel Delville (The Wrong Object, Trank Zappa Grappa in Varèse, Purple Vishnu .... chargé de cours et poète !): guitare/guitare-synthé /electronics (7 à 8 effect pedals, un orchestre à lui seul) - Ivo Sans : battterie (Work , Animus Anima , Ypsilon, Moving Tones, Dans Dans....). Pas des mecs qui jouent dans le groupe de bal du village.
Et en guest, from Great Britain, la légende : Geoff Leigh (sax soprano, flûtes, electronics, sifflets et autres instruments ethniques + vocals trafiqués ).
Ce pape de l'avant-garde est un des piliers de la Canterbury scene : Henry Cow (avec Fred Frith et Chris Cutler e.a.) , il collabore à Slapp Happy, Hatfield and the North , aide Mike Oldfield puis forme Radar Favourites, Black Sheep ,The Morton Fork Gang e.a....
Fin 80, il séjourne in Brussels et, travaille avec la réalisatrice Chantal Akerman , il enregistre avec Frank Wuyts.... si tu veux enquêter sur sa vie et ses oeuvres, engage Sherlock Holmes , Hercule Poirot et la commission Fortis, tu m'appelles dans vingt ans pour me communiquer les résultats.

Il est 21h10 quand Jefke, dans un français à la Mick Jagger, annonce :'Improvisation number one'. Courte plage de 45 minutes .
Une intro classique à la flûte, avant l'entrée en service des indigènes : ça déménage sec.
De l'expérimental, une esthétique avant-garde, un trip musical sidérant. Mr Leigh se démène comme un Arthur Brown machiavélique, se saisit d'une flûte indienne à deux becs et nous sort des sons stridents surréalistes. Guy attaque un phrasé groovy. Ivo, imperturbable, assure et Michel se la joue Frank Zappa.
Le rosbif entame des vocaux lugubres vocodérisés sur fond de guitare cathédrale. Indescriptible, imagine David Bowie ,époque berlinoise.
Des bruitages diaboliques et riffs marteau-pilon, la compo semble s'éteindre sur une incantation cherokee, faite de vibrations électroniques, lorsque, soudain ,les belgicains relancent la machine. Retour au front!
Geoff en profite pour sortir le sax de son étui et se lance dans un solo débridé.
Sauvagerie maîtrisée. Le grand-prêtre amorce un chant divinatoire, accompagné de mouvements hallucinés. Charles Manson à St Josse!
Une dernière explosion et applaudissements des fidèles!
Impro 2
Elle démarre tout en délicatesse. Une flûte champêtre, une basse câline, une guitare printanière et des percussions espiègles. Joli!
Break

Foule au bar et chapeau circulant pour payer à boire aux artistes.



Set 2
Flûte amplifiée et vocaux brumeux samplés, bande son rêvée pour un long métrage de Werner Herzog (en noir et blanc!). Titre abstrait de 20'.

Compo 4
Une guitare Shakespearienne sur rythmique pesante. Mr Leigh nous sort une collection de sifflets ethniques à rendre jaloux l'agent 221. Tu planes, mais qui s'amène en catamini, Frankie Wuyts, le Lucky Luke flexible. Je m'en vais ajouter des notes de melodica des Andes à votre plat, déjà épicé.
Le colibri, nourri à la Maes, s'envole sur fond musical à l'esprit Sri Chinmoy. Dieu est à l'intérieur de chacun de nous! Médite cette pensée!

Compo 5
D'un voyage à Pondichery, Geoff a ramené des cloches en cuivre. Le guru les tapote et c'est parti pour un titre atmosphérique à tendance onirique. Entouré d'ibis, tu voltiges, désinvolte, au dessus de l'Orénoque . C'est du Robert Wyatt, du Gong.. Boum boum , la chasse est ouverte? Un méchant coup de baguette brise la songerie, une basse violente accentue notre émoi. En route pour un trip perturbé, le Geoff amorce un ...I can't get no satisfaction... effrayant. Mr Wuyts entame son numéro de charmeur de reptiles et les potes transforment le titre en reggae brûlant.
Peter Tosh ressuscité. Une nana, sous influence, se sent des talents de cantatrice, à la Janis Joplin. Elle vient pousser un chant/prière profane, papillonnant au dessus des sonorités jamaïcaines du quintet.
Frankie connaît les classiques, en route pour le désert du Kalahari sur nappé de 'Caravan'. Les crotales regagnent leur boîte, le sapera range son pungi, les voltigeurs terminent en beauté.
Fin du trip! Le tapis amorce un atterrissage en douceur.
St Josse, Belgique, terminus: tout le monde descend !

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:33

Pas facile à dénicher le Gemeenschapscentrum de Sint-Agatha-Berchem.

Rue J B Vandendriessch, telle est l'adresse indiquée: tu te retrouves dans un dédale de ruelles, de sens interdits, de travaux, ze big bordel.
Sur place, tu trouves un café accueillant et une petite salle (capacité 50 spectateurs) bien équipée.
On te prévient que le band ne pourra pas jouer avant 21h15, il y a une Nederlandse les à l'étage, donnée par Bart De Wever, pour Onckelinckx, Milquet , Maingain. ..et autres franskiljons ne maniant pas la pure langue de Vondel.
Een pintje, maar !

On te fait signe d'entrer dans la salle de concert : One Trick Po est sur scène.
1980 : Paul Simon 'One Trick Pony' : film et soundtack superbes.
One trick pony : slang pour décrire un gars ayant des oeillères, manquant de vue d'ensemble.
Tu oublies tout ça !



One Trick Po : un trio jazzy/pop/rock, emmené par la frêle Veerle Pollet (tu prononces Paulette) : piano, guitare, lyrics et vocals -à la basse ou contrebasse : le kale Chris Carlier (Cro Magnon, Kiss of Life) - aux drums : le lange Toon Van Dionant, un jazzman au palmares éloquent : Robin Verheyen, Fred Delplancq, Four in One, New Groove Sextet, Tuesday Night Orchestra..., il touche au blues avec les Belbouchos.

Une trentaine de spectateurs, essentiellement des vrienden ou des membres de l'académie de musique du coin.
'Hope' une intro de batterie subtile, un piano alerte et une contrebasse sobre pour un pop/jazzy track doucereux à la Michel Legrand. Bon début!
'Dog Face' un petit côté Tori Amos, disparaissant lorsque le trio amorce un break instrumental musclé, Mr Carlier martèle sa contrebasse et le chien, devenu enragé, s'emballe et pique un sprint à la Tom Boonen cocaïné. Fabuleux titre.
'Time to move on' Un gospel/bluesy. Veerle étant passée à la guitare.
Un petit rock, aux relents K's Choice de par le timbre de Miss Pollet: 'All the things' .
Retour au calme, à l'élégance, et aux claviers: ' Two times more' .
Un tango, dames en heren, ' Last Effort' . En fermant les paupières, tu te retrouves dans un bar new-yorkais enfumé (si tu préfères Buenos Aires , prends le parachute). Sur le comptoir, un mousseux tiède à côté de ton bourbon. Une allumeuse, plus très fringante et maquillée outrancièrement, te caresse le menton, un pimp chicanos te surveille du coin de l'oeil. Batterie et contrebasse en sourdine, accompagnent un piano fatigué .. c'est une nana qui le tapote avec délicatesse, en chantant sa mélopée ..
Retour au jazz/pop ' Wrong Foot', suivi d'un blues en demi-teinte; ' Worst Case Scenario', repos pour Toon, une guitare et une contrebasse !
'Best for me' un rock carré et pour terminer le set, une formidable version de la perle soul 'Baby I love You' Aretha Franklin(1967). Les années Atlantic, toute ma jeunesse!
Pas de solo de guitare gluant : dommage! Mais de grands frissons, anyway.
Iedereen in de kroeg , pintjes au menu !

Set 2
'Perception' un petit côté Sioen et des lyrics Freudien...I'm sorry I destroyed your last hope...
'Fine and you' du jazz/samba et Veerle reprend sa guitare pour 'Maybe Baby' pas le rock de Buddy Holly, mais une compo de la maske, Chris aux backing vocals, sans micro .C'est comme Amanda Lear avec micro, en playback! En entendant cet air, tu penses à Marjan Debaene, autre singer/songwriter de chez nous.
Toon abandonne ses caisses et passe à la basse, deux guitares électriques, pour un titre coup de poing: 'Give me a reason' de Tracy Chapman. Le chauve nous assène un solo bluesy pas bidon!
'Mocking Bird', c'est une manie tous ces titres de chansons célèbres? Mélodique et seyant.
'Switch', Godv. Golden Earring , nu... Non, à l'écriture, Pollet Veerle! ...can I borrow your head... tu fais pas une affaire avec mon cerveau! Du classical piano pop.
'On my way' qui finit au galop.
On switche vers un blues pur jus: 'E String' ... j'espérais un baiser, j'ai même pas eu droit à un sourire... Tous des salauds, on ne le répétera jamais assez!
La dernière, mensen :' For the time being', chacun y va de sa performance mise en valeur !
Well done, meisje!


Un rappel, on rejoue 'Dog face' et Chris se remet à battre la grand-mère!
Sauvage!
Band à surveiller !
 
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 22:15

Club à peine à moitié plein !

Sur scène une kyrielle de laptops, un écran.
20h 10 un mec se rapplique et prend place derrière le PC: Peter Baert uit Brussel, alias Petersonic !

Son trip c'est 'electronic music with a heart'. En 2004, il sort 'Touch 6' et en 2008 'This Way'.
Power on : un soundscape 'Odyssée de l'Espace' sur fond de visuels abstraits.
Pendant 30', le Baert tripote ses boutons et tu baignes dans un environnement sonore, propice à visiter la mer de corail. Changement de programme : musique pour ascenseurs (pas forcément pour l'échafaud!). Quelques beats inquiétants, pour faire vibrer tes entrailles et t'appelles le tuyauthérapeute, les conduites ont besoin d'un curetage!
Tiens, daar is Jean-Paul, flanqué de Fred le Zamp. C'est qui ce mariole? Le plombier !
Son nom? Petersonic Tamer Picon ! T'es aussi con que l'autiste redding du Soir, me lance JP. Merci!
Que pasa, le sonique nous balance des riffs Lou Reed, avec vocaux Cowboy Junkies/Mazzy Star ....
L'entretien de la plomberie est terminé, le gars remballe son outillage ! C'est combien ?
Quoi?
Je me fais plombier!

School of Seven Bells

Une école de pickpockets, semble-t-il!
Mais aussi, un trio indie new-yorkais, formé par le guitariste Benjamin Curtis, (qui quitte les Secret Machines en 2007 ), et les jumelles (belles à lorgner) Alejandra(la lead vocaliste, guitare) et Claudia Deheza (vocaux cristallins, claviers).
Pas de basse, ni de batterie, tu me souffles.... Non, le Benjamin délaisse souvent sa gratte pour manipuler some electronic devices, t'envoyant des beats gluants.
Un album 'Alpinisms' qui servira de base au set de 50' balancé hier.
Quelques clochettes pour annoncer la reprise des cours, une batterie samplée et de rêveuses vocalises médiévales : 'Face to Face on High Places'. Mélodie transcendantale sur bruitages noisy, sus au Cervin!
'I am under no disguise' titre catchy, chorus martelé par les soeurettes. Les Shangri-las rencontrent New Order.
Intro bien lourde pour 'Wired for light', puis même schéma: vocaux éthérés et riffs de guitare shoegaze. La pop sucrée Mama's & Papa's confrontée à la densité postrock du son programmé par Curtis (bizarre qu'il ait le même patronyme que celui du regretté Joy Division frontman!).
'Chain' tout devient prévisible, répétitif ... Les twins ne bougent pas beaucoup Le manque de profondeur du truc et le côté artificiel des compositions t'empêchent d'entrer, avec enthousiasme, dans cet univers alpin.
Certains parlent des Cocteau Twins, voire de Jesus & the Mary Chain .... faut pas rêver, School of the Seven Bells est bien joli, mais finalement quelconque!
'Connjur' une chanson enfantine aux sonorités pékinoises.
'White elephant coat' Hannibal traversant les Alpes, sur nappé de chant choral hypnotique.
'Caldo' pas de beats, une guitare folky et des voix pures (en espagnol). Enfin un registre différent, le meilleur morceau!



'Half Asleep' (Valérie Leclercq n'est pas dans la salle!). Quelques effets de vibrato anodins, les Deheza ne sont pas de grandes musiciennes, sur beats lourds.
La passivité des gentes damoiselles est à la limite gênante.
'My cabal' lancinant et asiatique.
La dernière ' Sempiternal/Amaranth' long morceau psychédélique. Les alpinistes regagnent la plaine.
Pas de rappel, demain ils attaquent notre sommet le plus élevé, la basilique de Koekelberg!

 
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 22:08

Peu de monde à 20:00 et des poussières , lorsque l'adorable Devon Sproule, petite robe country et vieille guitare acoustique, vient saluer Bruxelles.

En 2007/2008 la citoyenne de Charlottesville (Virginia) sortait son troisième album 'Keep your silver shined' , un bijou d'Appalachian folk aux teintes country et jazzy.
Ce soir, Miss Sproule joue sans son mari, Paul Curreri .... pas de band pour habiller ses mélodies vulnérables et sophistiquées. Son timbre, clair et léger comme un vin blanc italien, et son excellent jeu de guitare ont pourtant suffit à mettre le club à genoux.
'Let's go out' ...there's nothing in the fridge, nothing in the cupboard. The jelly jar is empty and I'm plum sick of peanut butter.... Honey, let's go out... on te suit n'importe où, bella!
Un titre folk/jazzy lumineux, à la Madeleine Peyroux. T'as envie de te mettre à siffloter et de trouver le monde beau, à l'écoute de cette mélodie aussi harmonieuse qu' un chant de rossignol.



'Old Virginia Block' Tu fermes les yeux, tu te laisses balancer par ce swing gracile, la vie paraît simple .
'Stop by Anytime' influencé par Antonio Carlos Jobim...but it's my song , you know! Une bossanova 'Old Dominion taste'.
'Don't hurry for heaven' première chanson d'amour écrite après son mariage. A country song that feels romantic! Emouvant!
'Come comet or dove' sur 'Upstate songs '(2003) une tendre ballade , composée par une adolescente. Devon accentue le rythme en frappant du pied.
'Carrie's freckles' about a V-neck,chanson écrite par son beau-frère, Matt Curreri!
Sa voix te ramène vers Margo Timmins des Cowboy Junkies, mais l'univers de Devon est , assurément, moins sombre. Du charme, de la sensibilité ... un petit bout de femme attachant et talentueux.
'My baby just cares for me' le classique jazz (Nina Simone). Fabuleuse version, la jeune dame dégage une aura de sympathie communicative. Fred, Milou et Guy se pressent aux pieds du podium en piétinant les godasses, que mon épouse venait de cirer... Scélérats!
Un titre pastoral succède au traditionnel jazzy, le title track du dernier Cd 'Keep your silver shined'.
Un nouveau morceau: 'Ain't that away'. Just a moment,je bois un petit coup et , comme il sied , le bébé fait son gentil renvoi, avant de pousser la chansonnette.
Ce titre chante l'éloignement. L'année passée, elle a tourné pendant trois mois au UK, this song is about missing Virginia!
Une cover de Neil Young 'Don't let it bring you down', chef d'oeuvre que l'on trouve sur 'After the Goldrush'. Devon nous rappelle que son père est d'origine canadienne , comme le Loner.
Elle termine son set par a gentle country song 'Plea for a good night's rest' . Magnifique de simplicité et au jeu de guitare racé.
A classer dans le rayon des grandes: Suzanne Vega, Eleni Mandell, Kathleen Edwards...
En 5', elle a vendu (et signé) tous ses CD's !
Luc Gheldof parle de la signer pour Toogenblik , on y sera!

Rupa & the April Fishes

21h20 Des poissons d'avril en mars , annonce Rupa Marya.
La californienne, d'origine indienne (Guitare , lyrics, voice) , a emmené son aquarium , dans lequel zigzaguent Isabel Douglass (accordéon) - Marcus Cohen , élégant trompettiste- Aaron Kierbell (drums) et Safa Shakrai (contrebasse).



Avanti la musica, au programme : grooves latinos, gypsy swing, ragas des Indes, danses balkaniques , klezmer, valses musettes ,tango,musique métisse et St Louis jazz ...dans une ambiance festive, post carnaval.

Après un Ep en 2006, Rupa et son vivier sortent un album 'Extraordinary Rendition' en 2008. Titre au message politique évident, 'torture by proxy ' comment transférer des terroristes présumés dans des pays où les interrogatoires sont pour le moins ' musclés'.
'La rose' du Taraf de Haïdouks en français. De la world infectieuse et dansante.
'C'est pas de l'amour' nouveau swing, Les Négresses Vertes touch.
Un petit morceau de cirque, dansant et acrobatique , avec solo de contrebasse élégant :' Poder' .
'L'éléphant' mélodrame, basé sur un texte d'un poète indien.
'C'est moi' retour au Moulin Rouge , accent à la Joséphine Barker, pour une chanson d'amour.
Rupa, le médecin polyglotte, passe à l'espagnol, en s'emparant d'une guitare électrique : ' La Linea' . Du reggae/ska musclé.
Le côté bricolage du truc commence à te sauter aux yeux .Même si les musiciens sont doués, l'ensemble manque de finesse et tourne à la sauce festive, assez grasse. Ce n'est pas du Django Reinaert, accompagné de Stéphane Grappelli, ni même du Edith Piaf. Parfois ça sent la soupe populaire, bourrée de clichés à la Gypsy Kings, dommage!
Une milonga colombienne 'Culpa', suivie d'un 'Soledad' ensoleillé et chaloupé.
Le magnifique 'Trouble' sent bon le jazz New Orleans, à la Louis Armstrong et on retourne en Amérique latine pour 'Soy Payaso' (je suis un clown) , une profession de foi sur rythmes balkaniques , décorés de claquettes sévillanes.
'Por la Frontera' de San Francisco à Tijuana! Mariachi sans violons et solo de batterie carré.
'Une Américaine à Paris' met fin à ce set énergique et coloré.



Bis
A request: 'Maintenant' un tango distingué. Et on retourne en rue , parmi les Gilles et autres déguisés, pour un dernier tourbillon flamenco slave Latcho Drom .

Rupa & the April Fishes : pan-culturalisme musical. Des citoyens du monde faisant un pied de nez monstrueux aux puristes de tout poil.

 
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:55
Pas de comparaison possible, entre les festivités marquant la fin de l'abstinence à Bruxelles et les blocos parades à Copacabana, Ipanema, Lagao ou autres favelas surpeuplés de Rio.
Pas de samba, pas de métisses topless, au sexe couvert de 3 millimètres de tissu... les seuls parallèles éventuels, étant le nombre de touristes dévalisés et les centaines de coups de sifflet irritants (euh à Bruxelles, les déguisés au pipeau, portent uniforme et képi, et leurs chars sont décorés de gyrophares flashy).
A la Fnac, pour tout carnaval, on se contente d'une demi-douzaine de gosses, affublés de ballons multicolores.

A 16 h20 Box Story a terminé son soundcheck et est prête pour son showcase.
Tu reconnais certains de ses collègues dans l'assistance : Zoïa (Brain Snob or Sir), Philaretordre, Samir Barris (jeune papa, poupon sur les bras)....
Box Story en version light, ce samedi : pas de Renaud Lhoest, pas de violoncelle, pas de Didier Fontaine aux drums (le gars tourne avec Sioen en Afrique du Sud !), uniquement Laetitia Solimando, sa guitare et une loopstation.

Quoique, tu remarques un second siège, sur lequel gît une gratte !
'Catch the sun' une version sobre, épurée. Ambiance feutrée et intimiste... this is a story about me... when I was a young girl... Thérapie analytique.
Le premier titre qu'elle a composé pour le projet Box Story 'Away always' de beaux loops.
De la finesse et de la conviction. Laetitia cite Cat Power comme influence, le dépouillement de ses titres tient, effectivement, des premiers travaux de Miss Marshall.
'Hard way' que l'on retrouve sur la demo quatre titres, enregistrée il y a peu.

De beaux hummings dramatiques.
'The only thing' introspectif et profond. Les notes graves en loops en arrière-plan, décorés d'arpèges soyeux..... standing in a corner of my life with a picture of you in my mind.... désolant, la fin d'un amour. Sinistre, une rupture... je ne te verrai plus jamais, sauf peut-être dans mes rêves... Un monde féminin romantique et un final dur... I hope you just die !
Le mystère de la seconde guitare s'éclaircit : un invité. Grégoire Fray (Thot) accompagne Laetitia pour deux compositions.

'The Seasons' Ce n'est pas le Grégoire de Thot, agressif et flamboyant. Le duo de guitares proposé par Laetitia et Mr Fray est folky et délicat.
Les saisons, titre idéal pour un gars travaillant dans l'électro-végétal. Thot vient de sortir un nouveau single ravageur 'Ortie' et, se reproduira sur scène en mai.
'Nightmare' toujours en duo. Un folk/blues tourmenté, une plainte sinistre... Suddenly I wake in my bed.... sueurs, tachycardie, angoisses, désespoir ! Titre fort.
Laetitia termine seule 'Once again', une dernière ballade mélancolique magistrale.
Un coeur féminin mis à nu en 35' .

Bis
Une cover : 'The Fog' Girls in Hawaï
Première fois que je joue ce morceau live !... the ghosts dance, between trees... I feel warm in the stomach of the fog.... l'univers exalté de Box Story se retrouve dans ce titre brumeux des brabançons.

Merci Bruxelles !
En 10' tous les CD's sont vendus.
'Maman, je veux plus mon ballon, je veux un disque de la madame et un badge aussi !'

Le mot de la fin à Grégoire : 'tu remarqueras qu' à la Fnac, on ne vole pas mes pédales.'
Fred Cerise n'a pas relevé, mais pense organiser un benefit concert, à Wembley, pour l'achat d' une panoplie complète (stomp box, overdrive, pitch-stifting, wah wah, flanger, digital delay et 1 ou 2 ballons en prime, couleur au choix) !
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Published by Michel - dans Concerts
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 22:50

Des gradins remplis pour une soirée expérimentale, 2 groupes singuliers qui sortent chacun un nouvel album ce mois ci.

PaTTon

Groupe belge (deux frères virtonais) qui se fait un devoir du déstabiliser un maximum son audience par des cassures de rythmes, des morceaux alambiqués même parfois dissonants mais toujours étonnants ! ! Si on accepte d’emblée le refus de tout ce que l’on entend habituellement en musique (refrain, couplet ou mélodies) on prend un plaisir immense à écouter leurs créations. Si on n’arrive pas à entrer dans leur univers surréaliste on passe surement un mauvais moment. Personnellement j’ai beaucoup apprécié leurs méfaits ! ! Une voix chaude (magnifique), une voix plus aigue, des textes en français ou en anglais, des loops à gogo, une batterie et une guitare acoustique… et leur imagination infinie. 45minutes passionnantes ou énervante pour certain mais qui a le mérite d’avoir sa personnalité.

J’aimais déjà beaucoup la Gaume pour son saucisson, je vais continuer à l’aimer pour la musique de PaTTon.

NLF3

Trio français (dont fait partie Don Nino, roi de la reprise minimaliste de tubes des années ’80-’90) produisant une sorte de prog-rock-électro-instrumental. On continue donc dans l’expérimentation, même si NLF3 est moins déstabilisant que PaTTon. Beaucoup plus  facile d’accès mais tout aussi, voir plus, intéressant, NLF3 m’a beaucoup impressionné. D’habitude les seuls mots : « musique instrumentale » et « prog-rock » me donne des boutons, ici, ils m’ont donnés la pêche. A nouveau beaucoup de loops, une batterie (entêtante, triballe), une basse, une guitare, un synthé et des cloches frappées ont fait du set un pure moment de bonheur musical. La musique de NLF3 surprend tout en gardant une ligne de conduite rassurante et des mélodies implacables. J’ai été bluffé par leur talent et l’intensité de leur musique. Un groupe underground méconnu (3 abums déjà) qui mérite le détour et un retour aux nuits bota bientôt ??
 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:06
Un club bien garni : une cohorte de fraîches lycéennes (15/16 ans), sentant le talc et l'eau de toilette aux senteurs de roses. Elles profitent du congé de carnaval pour assister au gig d'une des nouvelles stars pour ados romantiques : Rachael Yamagata.

BoyShouting
assure l'avant-programme !
Wat is dat? Marc Wetzels, du groupe limbourgeois Coem!
Le groupe est sur le point de prendre une pause carrière, il faut bien vivre, donc un projet solo !
Le shouting boy a 37 piges, mais a le look d'un shouting teenager et son solo trip est assez brouillon.
Une acoustique ou une électrique, des loops, deux petits amplis : équipement acheté au Brico pour des bidouillages gentils et naïfs.

Il nous propose 7 titres, en commençant par un folk acoustique (avec quelques fausses queues!) : 'Travel in your head' ?, pas de setlist, donc titres devinés.
My first single suit (il en refile un à Tinneke, qui rougit jusqu'au nombril) : 'Slowly wake up'. Un manque de relief pénible et un jeu approximatif. Les loops, il ne maîtrise pas le boy !
On passe à l'électricité... sometimes it is good sometimes it is wrong... exact Markske ! Du bricolage post-pubère ! De jeunes Français sourient à mes côtés !
Un nouveau titre sans saveur suit, une ébauche à peaufiner.
Il refile 4 ou 5 gobelets d'un pinard immonde à de sages mineures et attaque un blues/rock hâché, qui pourrait devenir un bon titre avec arrangements adéquats... I'm the dark drinker...
Le mec à la table s'est endormi, mais le shouter poursuit... don't you ever get tired talking in the inside... ce titre te rappelle quelque chose, une cover de ? Pas mal, en fait, style Kings of Leon.
'A better day' il nous souhaite. Un bon blues/rock simpliste !
L'aimable barbu se tire. Direction le bar !

Rachael Yamagata
Singer/songwriter de 31 ans, Arlington, Virginie. Deux albums, le dernier (un double CD) 'Elephants...Teeth sinking into heart' 2008. La Japanese American a joué pendant quelques années avec le groupe funk 'Bumpus', avant de se lancer solo.
Des titres repris dans des films ('In her shoes' ft Cameron Diaz, 'Prime' ft Uma Thurman...) ou séries US.
Des duos ou backups pour Jason Mraz, Ray LaMontagne, Ryan Adams, Bright Eyes....
Et sur scène, tu te dis ?

Un band solide : Chris Giraldi : drums (Sophie B Hawkins) - Oliver Kraus : cello, le British (Beth Orton, Tom McRay, Sia) - Dan Carlisle : bass et Michael Chaves : guitars (Sarah MacLagan, John Mayer, Rufus Wainwright, Iggy Pop... excusez du peu !)
Rachael : vocals, piano, acoustique ou électrique !
En route pour un peu plus d'une heure de folk/pop aux accents bluesy, jazzy ou rock.
L'intimisme alternant avec le punch.
On se serait passer du sempiternel :'Hello Brussels how are you ?', mais les gamines étaient excitées et gueulaient 'Fine' en réponse.
Rachael au piano : 'Elephants', belle ballade, belle voix. 'Be Be your Love' sur le premier Cd 'Happenstance' violoncelle soyeux, du folk/pop sentimental pour collégiennes en âge de tomber amoureuses de leur prof d'anglais. La smoky voice est superbe, genre Bonnie Raitt, le titre se baladant du côté de Stevie Nicks ou K T Tunstall. Le mètre 56, au joli minois, passe à l'acoustique.
Elle s'essaye aux langues étrangères... Slaap met mij vanavond... et lance 'What if I leave', nouvelle ballade country easy listening. Et si je partais... Non reste ici, pleurent les meisjes.
Une angry song, un rock blues bien enlevé : 'Faster'. Le guitariste s'amuse. 'Worn me down' même veine. Du Fleetwood Mac, époque Nicks/Buckingham. Mes voisines chantent le chorus, c'est toujours mieux que Britney Spears, Rihanna et autres MTV r'n b indigeste !

'Even So' avec le violoncelliste, les autres vont boire un coup. Petite leçon de morale.. girls, don't cheat on your boyfriend... c'est pas bien ! Oui, maman !
...You're gonna hate me when I tell you everything.... Belle chanson d'amour.
Va rejoindre tes copains, Oliver.
Elle s'empare d'une Gretsch noire : 'The only fault' un blues/jazz mélancolique.
Le set gagne en profondeur, finies les rengaines pour vierges effarouchées.
Retour des garçons 'Sidedish friend'. Pierre, un ket boutonneux lui lance, je t'invite à dîner ce soir, Rachael se transforme en Roméo et lui chante une sérénade. De l'humour Miss Yamagata ! Hilarité dans le club. Un méchant rock pointu ce 'sidedish friend' .Elle ramasse son acoustique : 'Little life', Michael y ajoute quelques notes de clavier (de poche). Sa voix cassée te chatouille le bas-ventre, un downtempo accrocheur.
'Over and over' violoncelle en vedette,de beaux effets de voix, de jolis backings. Elle est vraiment au top pour les titres intimistes et introspectifs. Le titre se meurt et elle éclate de rire.
Une dernière 'Sunday Afternoon' basée sur la rage et l'obsession. Une longue intro atmosphérique, avant de voir Mr Chaves se lancer dans un solo époustouflant. Après cette fureur, retour au calme... I'm not gonna shed one more tear for you... Titre coup de poing magnifique. Les gamines en folie.

Un set bien construit allant du hors-d'oeuvre light au plat principal consistant.
Good job, girl !

Un bis, seule au piano.
'Reason Why' une dernière ballade stylée.
Bon petit concert, bon groupe, nana sympa !
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