Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 21:16

Le retour en force du funk ne nous vient pas de blacks américains comme on pourrait s’y attendre mais de 50enaires blanc-bec anglais. The Herbaliser font une bande son idéale pour les films Blaxploitation des années 70’s. Isaac Hayes, Marvin Gaye et James Brown dans les coulisses dictent le tempo…

 

Le band est intéressant : divers instruments à vent (saxos, flute, trompettes, …) une basse, un batteur et des claviers. Après 20 minutes, on est plutôt satisfait de notre déplacement, c’est un genre de musique que l’on n’a plus l’habitude de voir et d’entendre, on a la banane, ça groove, les trompettes et les cymbales scintillent, le son est parfait. On retourne 30 ans en arrière, on se repasse les images des « Saintes Chéries », séquence nostalgie … Dès le premier étonnement passé et quand on commence à gratter le verni on commence à s’ennuyer ferme. Les sons sont surproduits, les synthés passent peu (je n’ai jamais entendus d’aussi petits sons sortant d’un Moog ou d’un Clavia), les rythmes se répètent et une chanteuse les rejoints … elle a à elle seule le vulgarité cumulée des cinq dernières saisons de la Star Academy, son chant est harmonisé à coups d’effets, pour probablement combler son manque de talent. Un scractcheur à l’air prétentieux fanfaronne derrière ses platines mais sans vinyle. Le bigleux n’arrête pas de lorgner sur son laptop pour contrôler ses samples virtuels, ca manque de clic, de souffle, de spontanéité.  C’est laid, on s’ennuie encore plus, ca tourne en rond (comme dans la salle où les gens rentrent et sortent dans un balais incessant). Sur la fin on relèvera quand même le magnifique «On your knees » avec une intro-ligne de basse à la Lenny Kravitz. En résumé, The Herbaliser est au funk ce que Gotan Project est au tango, une remise au jour d’un genre presque disparu mais sans rien apporter de neuf. Une heure vingt de revival ‘70s répétitif qui ne nous laissera pas, j’espère, trop d’images négatives et nous permettra de retourner écouter tranquillement leur dernier excellent album.
Repost 0
Published by Lio et Rudi - dans Concerts
commenter cet article
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 21:26
Un monument à l'Ancienne Belgique: Stephen Stills , 63 ans.
Appréhension légitime : des critiques pas vraiment élogieuses après le show à l'Olympia, déjà lors de sa précédente prestation à Bruxelles (Forest National),  avec Crosby et Nash, il ne pétait pas la santé, une opération pour un cancer de la prostate fin mars....Tu attends toujours trop d'une légende !
20:15' salle quasi bondée (tous des jeunes gens et compagnes de 60 ans minimum) et Stephen , épaissi et légèrement dégarni , se pointe acoustique en mains. Il lance 'Helplessly hoping'. Stupéfaction : une voix cassée , hésitante et un band semblant mollasson. On craint le pire,et dire que ce gars était renommé pour son timbre vocal aérien (remember Buffalo Springfield, Crosby , Stills& Nash, Manassas, the Stills-Young Band...), autant que par son jeu de guitare racé.
Le band se tire après ce morceau de bravoure (sic) et Stephen continue en solo.
Un blues social , la voix enrouée de Mr Stills convient parfaitement pour 'Treetop Flyer' ... I'm a treetop flyer Born survivor .. tu l'as dit un rescapé (LSD , booze and so on...). OK , ça va aller, bon titre !
Comme les Byrds , ses potes, l'ex de Véronique Sanson aime Bobby : 'Girl of the North Country' ... she once was a true love of mine... triste à entendre , même Mr Dylan chante mieux (et Hugues Aufray ,ook) , il reste la nostalgie , les fans adorent , d'autres souffrent en silence. Philippe et moi on est dans la deuxième catégorie. 'Change Partners' voix haut perchée , Stephen massacre son propre chef d'oeuvre. Il nous explique ... I sound raspy after a night in Paris .... You sound raspy after years of smoking and drinking, my dear !
Nouvelle perle exhumée '4+20' a song about committing suicide . Crosby and Nash where are you ?
Time for an old blues song (250 ans) 'Blind Fiddler' , du bon boulot, un merveilleux titre.
'Johnny's garden' Manassas 1972. Excellent , mais quelques connards battent intempestivement des mains , stupid bastards.
'Find the Cost of Freedom ' avec une douloureuse fausse queue , qui a laissé le vieillard fuir la maison de repos?... Mother earth will swallow you lay your body down ... Prémonitoire?
Il se pose des questions : what's the use of staying sober ? ... It's getting to the point... on a tous reconnu 'Judy Blue Eyes Suite' ... What have I got to lose ... se demande-t-il? Plus rien, t'as plus de voix. Le band se ramène en stoemelings et Judy vire bamba.
Fin du premier set.




Nous aussi, on se pose des questions , il y a eu de grands moments et des flops gigantesques.

Set 2 avec le band

Luister eens : Joe Vitale: drums (Amboy Dukes, Barnstorm , avec Joe Walsh, Stills-Young Band, Crosby,Stills & Nash, Eagles (road band)..... Kenny Pasarelly : bass (Joe Walsh,Otis Taylor, Elton John, Dan Fogelberg...) des amateurs, quoi et pour la fine bouche , le young dude Todd Caldwell : keyboards .
Rockin time , kids!
' Love the one you're with' terrible son d'orgue. Pour suivre a Tom Petty cover , du southern rock convaincant. Et Stephen brillant à la guitare. Un petit Buffalo Springield 'Rock'n Roll Woman' , ça chauffe à l'AB. , enfin !
'Isn't it about time' amorcé par des effets reverb. Du rock bien saignant avec orgue juteux. Yeah Stephen, it was high time but it's great , man.
Blues time , avec sixties organ typique .. I can make my guitar sigh ... Fabuleux titre et la maffia transalpine bastonne sec.
On enchaîne illico presto avec Stephen à la wah wah ...Papy fait de la résistance , à l'assaut...
Les roadies lui amènent un piano électrique, il entame quelques mesures jazzy pour rigoler , Joe et Kenny le suivent dans son be-bop.
Let's go: soultime ! un slow crapuleux ,digne de Ray Charles et la voix de Stills se fait Joe Cocker. 'Old Man Trouble' ... there's a man you know they call trouble and he follows me everywhere I go ... comme ma femme! Todd , Kenny et Joe sont transformés en black female choir girls . Morceau magique et sweaty.
Exit le piano , un blues à la Peter Green 'Make love to you' . On ne tient plus en place , Stephen et Todd rivalisent d'adresse.
Une intro rock bien lourde .Yes , people : Buffalo Springfield 'For what it's Worth' . Stephen , on te pardonne tout , je retire toutes mes médisances ... you're the best !
And on drums, Joe Vitale . Vas-y , Joe, gare ton tacard , envoie la sauce. On est tous de jeunes et beaux hippies . Janis, Jim , Jimi... ne sont pas morts ! Vive l'acide , Allen Ginsberg et Timothy Leary et Easy Rider ...
L'apothéose 'Dark Star' . Stephen ressuscité , pas pour rien s'il est cité parmi les meilleurs guitaristes du monde . Aucun de nos groupes 2008 ne parviendra jamais à mettre le public dans une telle transe.
Rappels.
Deux blues/rock de classe mondiale 'Wounded World' sur 'Man Alive' 2005 et un titre canon de Joe Walsh 'Rockin Mountain Way', que Stephen joue à la slide.
Ovations , le band salue Bruxelles.
Everybody's happy, Papy.

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 21:03

Le 5 octobre 1948, la radio Paris-Inter diffuse la première œuvre de musique concrète. Pour fêter cet anniversaire, un concert est organisé dans plusieurs villes du monde : Palerme, Montreal, Lyon, Sao Paulo, Paris, … et Bruxelles. Leur point commun, rejouer 60 ans plus tard les "Etudes de bruit" de Pierre Schaeffer.

 


Même si dans le domaine de la musique électro-acoustique, c’est Pierre Henry qui est le représentant le plus médiatisé, c’est bien Pierre Schaeffer qui ouvrait la première voie vers « une musique sortant des sentiers codifiés de la musique instrumentale : celles de la musicalité des objets quels qu'ils soient. »

 

En plus, ce soir, c’est le dernier concert d’inauguration du nouveau centre culturel dédié aux arts numériques, le Brass. C’est encore un demi-chantier puisque pour des impératifs politiques ils ont été obligés d’ouvrir en hâte mais ils promettent que tout sera bientôt complètement opérationnel.

L’entrée est accueillante, le personnel sympathique, le bar démocratique, les fauteuils confortables, il y a quelques ordinateurs connectés à Internet et une belle scène dans le coin … de quoi organiser de petits concerts – performances dans un endroit douillet. Puis, il y a la grande salle, là ou autrefois se trouvait les machines, les systèmes électriques de la brasserie. C’est grand, c’est très haut de plafond, les machines sont toujours là. Ambiance "steampunk" … « Musiques et recherche » a installé ses dizaines de haut-parleurs, ses amplis, sa grande table de mixage et quelques chaises pour le public.

 

A 21H, comme dans les autres villes, le concert commence avec la première œuvre du pionnier. Le volume est un peu bas et est partiellement couvert par le ruissellement de l’eau dans les gouttières (dehors il pleut à torrent). Suivent en contraste, deux pièces de Francis Dhomont qui datent de 1998, le son est beaucoup plus net, plus travaillé, quasi tonitruant. On regrette presque le côté artisanal, désuet des premiers morceaux.

 

Entracte. 

Une création belge: Tours et détours en 78 tours de Christian Zanési puis La tentation de Saint Antoine de Michel Chion,  Parola Volante de Annette Vande Gorne qui spatialise sa propre pièce, pour finir avec les Inventions de François Bayle en octophonie … ou en nanophonie devrais-je dire puisque la sirène-alarme du Brass pas encore habituée à voir des activités si tard s’est invitée, retentissant intempestivement sur ce dernier opus … à moins qu’elle n’aie pas apprécié l’œuvre de François Bayle … ?

Une belle soirée, un très beau lieu à découvrir.

 

Si vous êtes curieux de musique acousmatique, il y a bientôt un festival organisé au théâtre Marni entre le 16 et le 19 octobre.

Repost 0
Published by Rudi - dans Concerts
commenter cet article
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:55
La Maison des Musiques , rue Lebeau , à Bruxelles organisait en ce samedi venteux, le deuxième Festival comme à la Maison. Une programmation alléchante , deux scènes et du monde. (Bruxelles avait choisi le festival comme mise en bouche pour la Nuit Blanche).



17h30 Rue Royale

Ruth et Brookln Dekker, ou Rue Royale , pas celle de Bruxelles mais un axe important à Chicago, sont de retour à Bruxelles.
Leur longue tournée européenne (3 mois) les avait amenés à l'Ane Fou (comme en avril dernier) et à l'Atelier 210 . Hier, Le Sablon!
Le couple a gagné en assurance et nous servira un set succulent.
Brookln à l'acoustique et à la grosse caisse et la charmante Ruth aux shakers et percussions diverses , sans oublier des vocaux harmoniques.
'Lunacy' une nouvelle fois leur folk/pop doucereux et delightful te caressent les cellules nerveuses . Tu fermes les yeux et tu te laisses bercer par les close harmonies.
'Parachutes and lifeboats', sur leur EP 'The Search for where to go' , avec ooh ooh oohs chatoyants et Ruth tapotant un tambourin . Ce West Coast folk a des relents psychédélique attachants.
An old song, la première écrite ensemble 'Even in the Darkness' ... oh I will follow you even in the darkness .....: that's love , baby! Ruth a quitté ses Midlands (Staffordshire) pour suivre son mec chez l'Oncle Sam.
'These Long Roads' folk acoustique à la Roger McGuinn (les Byrds) ou Crosby and Nash. Rue Royale n'a pas à absorber des substances hallucinogènes pour nous faire planer, leur mellow and delicate tunes doivent énormément au Flower Power.
Insidueusement , le duo enchaîne sur le fabuleux 'Go your own way' de Fleetwood Mac, une influence majeure.... Lovin you isn't the right thing to do ... j'entends Stevie Nicks et Christine McVie/Perfect : parfait!
'Stars' leur tube myspace: imparable! Une seconde cover brillante 'Murderer ' de Low, les papes du lo-fi rock. Version magique et lyrics forts ... you may need a murderer someone to do your dirty work ... on aimerait tous , de temps en temps, avoir recours à un murderer, non ?
Plus joyeux ' Tell me when you go' avec percussions dansantes.
'On and on' vocaux éthérés , ambiances à la Mama's and Papa's, du neo-folk amène.
Et 'U F O' un dernier titre astral clôture ce set tout en douceur.
Rue Royale , mieux que Ségolène.

Merci à Zoïa pour la jolie photo.

The Sleeping Years 19h15

Dale Grundle (Coleraine, North -Ireland) était le frontman des Catchers , un indie-pop band irlandais brillant . Deux albums et un dernier show, au Garage à Highbury, en 1999.
Dale a formé les Sleeping Years en 2006. 'We're becoming islands one by one ' leur premier album est sorti en mars 2008, précédé par quelques EP's .
Le public se presse frontstage pour apprécier les perles folk/pop mélancoliques et intimistes , distillées par Dale et son band.
L'élégant irlandais entame le set seul, à l'acoustique, par 2 titres de folk émotif et introspectif 'The Sleeping Years/ Mascoquin, Coleraine' . Tu entendrais les mouches voler, si ce mois d'octobre n'était aussi glacé et cotonneux . Evidemment ce climat irlandais convient idéalement à ses mélodies propices aux songeries. Il y a du John Martyn ou Nick Drake chez Mr Grundle.
'The lockkeeper's cottage' toujours introduit par une guitare romantique , mais très vite Dale est rejoint par la magnifique violoncelliste asiatique , Michelle So et par un keyboard player (Dan Wood?) ajoutant une digne majesté à cette fantaisie similaire à the Divine Comedy. Le groupe de Neil Hannon paraissant bien pompeux en comparaison. Sleeping Years fait dans l'apparente simplicité. Un morceau magique. 'You and me against the World' avec Tom Page aux drums. Le titre est introduit par des battements de mains frétillants , accompagnant une guitare jouyeuse et un violoncelle joué en arpèges. Une composition enlevée, au texte poétique ... We've been running for so long from jaded hearts and broken love .... well it's you and me against the world... Cette plage devrait faire un hit single.'Islands' title track of the album , Ireland is an island , isn't she?
Ambiance feutrée et sifflements lyriques , violoncelle bouleversant et backing vocals discrets du keyboard player. 'Setting fire to sleepy towns' un midtempo sensible , de facture classique. Arty folk.
'Broken homes' ou comment quitter la verte île... leaving my home shores and north winds... bel hommage à la culture et aux paysages irlandais. 'The shape of things to come' pas celui des Yardbirds , du folk/pop symphonique raffiné. 'Clocks and clones' nouvelle mélodie chavirante , avec jeu de guitare incisif... this is the sound of dislocating this is the sound of distance overtaking .. une beauté intemporelle. 'Nearly got it made' guitare et violoncelle pour cette ballade ouatée.
Last song: 'Dressed for rain' il y a intérêt avec ces nuages menaçants. Morceau fragile, tout en émotion , d'une beauté simple.
The Sleeping Years ou comment occulter l'agressivité urbaine en savourant les oeuvres musicales d' un conteur élégant et fascinant .

Emily Jane White

Dans la salle exigüe à l'étage. Plus de 50 personnes n'auront pu assister à la prestation de ce nouveau phénomène dark folk/blues de San Francisco. Un album 'Dark Undercoat' (2008) et elle se retrouve à l'aube d'une grande carrière. Comme influences, on cite Nick Cave, P J Harvey , les grands bluesmen , la mythologie et les romancières /poètes Sylvia Plath ou Toni Morisson.



Sur scène trois gracieuses jeunes filles attendent le signal du départ : Emily Jane: guitare acoustique-Jen Grady: cello et Carey Lamprecht : violin.
En trio vocal , elles entament..; If you miss the train I'm on You will know that I'm gone You can hear the whistle blow a hundred miles . .., le magnifique '500 Miles' (de Hedy West) popularisé e.a. par Peter,Paul & Mary ou Sonny & Cher ou Richard Anthony (Et j'entends siffler le train). Toute ma jeunesse, j'en pleure encore. Une version ample, par l'apport des cordes , émouvante et grandiose. 'Dark Undercoat' après les habits de pluie de Sleeping Years. Un violoncelle sombre , pour ce folk grave. Le timbre ensorceleur de Emily Jane te ramenant irrémédiablement à la Cat Power dès débuts. It's our first show in Europe, nous balance la mignonne Jen. Emily passe au piano pour 'Frozen Heart', elle voit des fantômes danser avec son boy-friend . Titre poignant, frissons garantis. Silence austère dans la salle.



'Country life' retour à la guitare pour ce titre bucolique et dépouillé.
'Two shots to the Head' il y a du Hope Sandoval (Mazzy Star) dans cette noirceur gothique.
'The Stairs' , une mélopée lancinante et triste, soulignée par les plaintes des cordes... oh , My Catherine are you in heaven now ?.... ooh ooh ooh célestes et déchirants à la fois .
'Bessie Smith' ode à la grande chanteuse de blues. Titre visionnaire .. I saw Bessie Smith ... I'll die in heaven just to meet you soon... Profond et juste, public subjugué!
Elle questionne les responsables à la table in French ,'On peut encore jouer?' Deux morceaux ,OK!
'Victorian America' à propos de la condition féminine dans l'Amérique Victorienne. Titre ténébreux d'une lenteur pesante et solennelle.
La dernière au piano , one , two , three , four.. 'Ghost of a Horse' somptueux .
Qu'ajouter à cette énumération de qualificatifs vantant la qualité de ce concert ? Nothing, I suppose. La réponse vient du public refusant de quitter la salle pour assister au show suivant, dans la cour, et exigeant un encore, que Miss Blanche jouera seule ,au piano : 'Wild Tigers I have known' utilisé par Cam Archer pour le film du même nom, produit par Gus Van Zant.
..Silence is a power and a tool for you... et le silence règne, je vous le jure. Jen vient ajouter sa magnifique voix à celle d'Emily pour achever la mélodie ... wild tigers I have known They send me down messing around...
Fin de la messe . Back to reality !

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:13

Jóhann Jóhannsson  avait participé en février 2008 à l’Iceland Airwaves au Bozar de Bruxelles. Enthousiasmés par sa prestation, nous avions acheté des places dès son apparition dans le programme du Vooruit (bien nous en ai pris, c’est sold-out). Il vient effectivement à Gand pour présenter son nouvel album à sortir début novembre. Bien que sa musique n’aie rien de liturgique, ca se passe dans une l’église. Drôle d’idée de programmer ce concert dans cet espace aussi peu adapté, mal éclairé et mal chauffé … pour l’acoustique ? La formation est identique à celle du Bozar : piano, électronique et cordes (trois violons, un violoncelle). A l’arrière, le même écran sur lequel se projettent de mystérieuses images en noir et blanc, quelques cierges éclairent la scène … ambiance …



Musicalement, Johannsson n’a pas changé sa manière de composer : une ritournelle électronique est triturée électroniquement pendant que les cordes, le Clavia ou le piano viennent l’harmoniser, le son et la tension montent, montent … climax … ca retombe … fin ! Morceau suivant …

Il faut bien reconnaître à certains nouveaux morceaux un caractère plus électro, il y a même parfois un "beat" qui tourne en boucle … ca change et on ne s’en plaint pas ! On voit que c’est une des premières fois qu’ils jouent ces compositions, un violoniste ne démarre pas, Johan le gronde, il devient tout rouge … quelques problèmes de crachotements dans les connexions viendront également pourrir le son de temps en temps. Ils reviendront en fin de concert sur des morceaux plus anciens dont le magique et envoûtant 'IBM 1401, A User's Manual'.  Une bonne heure et demi (un seul rappel) de musique minimaliste mixte sans surprise mais toujours aussi planante et délassante.

Le nouvel album Fordlândia sort en novembre 2008 et vous pouvez en écouter des extraits sur le myspace de Jóhann Jóhannsson.

Repost 0
Published by Rudi - dans Concerts
commenter cet article
3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:59
Alastair Moock , un illustre inconnu par chez nous, vendredi au Toogenblik à Haren. Salle à demi-pleine: des connaisseurs et aussi quelques curieux.
Première apparition en Belgique pour ce folk singer/songwriter de Boston (35 ans).
Il a sorti son premier Cd 'Walking Sounds' en 1997. Sa discographie actuelle compte 5 plaques. La dernière est sortie en 2007 ' Fortune Street' . Alastair (le copain , Bert, s'imaginait voir une nana sur scène) est devenu l'heureux papa de jumelles , Clio et Elsa, en 2006. Son regard sur la vie a changé depuis et il tourne moins. Un coup de bol que kleine Luc aie pensé à amener ce gaillard à Haren.
Surprise agréable ce Mr Moock.
Une voix te rappelant Steve Forbert , ayant avalé des litres de whiskey (quoique le Alastair s'est mis à la dégustation de Duvel...) , un jeu de guitare valable (du fingerpicking), pour ne pas galvauder l'adjectif brillant et de chouettes chansons, ayant l'esprit des vieux titres folk des fifties. A time when American folk was relevant, even dangerous.... Voilà le topo concernant Alastair.
Aux States , Alastair Moock est un nom , il joue dans les festivals folk renommés (Newport, Great Waters...) et il a été nominé pour le Boston Music Award catégorie Outstanding Singer/Songwriter.
Il est 21:15 quand le Bostonian prend place sur la chaise vétuste trônant sur le podium du club , il ramasse la guitare qui traînait là and there we go.
'When the moon comes out' sur le CD 'Let it Go' . Merveilleuse chanson , du American folk pure souche. Ce mec dégage une aura de sympathie contagieuse, il est loin d'être un dikkenek.
Pour lui l'artiste n'est pas en haut sur la scène et le public en bas , sagement assis à écouter... le concert , on le construit ensemble. Je ne suis pas le curé vous tendant l'hostie , nous formons un tout sacré.
'Swing that axe' un bluesy/jazz aux accents de gospel avec bel échantillon de fingerpicking.
'God saw fit to make tears' cette chanson a une histoire. En voiture , écoutant le journal d'une oreille distraite , il entend une bonne femme prononcer cette tirade , bon titre de chanson, pense-t-il. Demi-tour , back home et il écrit le texte. Quelques lignes d'harmonica simples, mais efficaces et un texte biblique... your mother will love you whatever you do...
'Own way to heaven' Comment et pourquoi Alastair est-il devenu folk singer? Gosse , il accompagne daddy à un concert de Pete Seeger et Arlo Guthrie. Public et artistes chantent à l'unisson, une communion. C'est ça ma vie. Un singalong , il nous apprend le chorus... everybody's gotta find their own heaven there ain't anybody going to show you the way ...du folk traditionnel .
'Red Ribbon Waltz' magnificente ballade à la voix grave.. Would you dance with me , baby... Tu la vois la gentille et jolie jeune fille au ruban rouge? Sur l'album Kris Delmhorst fait la seconde voix.
On passe aux reprises : 'Fishin Blues' il a choisi la version de Taj Mahal . Il projette la réalisation d'un album pour enfants, full of animals et de chansons gaies . (pas Gay, Elio! )
'Chicken' de Mississippi John Hurt . A good song to learn to spell words. Nouveau truc joyeux qu'il nous prie de chanter avec lui. Du blues rural , transformant Toogenblik en poulailler. Une dernière avant les pintjes, 'Let it go'.  Du blues acoustique pur jus au texte philosophique et, à nouveau, fingerpicking élégant.

Set 2

Entamé par le titletrack de son dernier album 'Fortune Street' . Un harmonica décoratif et sa vision de la société. Suivra un blues joyeux, 'Pay Day' de Mississippi John Hurt , encore, chanté d'une voix cassée avec des riffs de guitare roots. Après quelques considérations sur nos stupides querelles communautaires et sur l'état du monde , il nous sert une des perles de Woody Guthrie , 'Pastures of Plenty'. Alastair est anachronique dans le bon sens du terme, disent les revues US spécialisées . Effectivement, un folksinger d'une autre époque , te faisant revivre Jack Kerouac et la Beat Generation... ce mythe traverse ton cerveau en entendant ... my poor feet travelled the old dusty road ... D'une beauté émouvante , des flashes de John Steinbeck t'illuminent.
'Union Maid' une adaptation d'un titre de Woody, écrite lors d'un workshop en Pologne. Il enseignait l'art du singer/songwriting aux gosses américains en résidence là-bas, ils ont retravaillé ensemble l'oeuvre de Guthrie, dédiée aux syndicats.. Et tout le club de chanter... I'm sticking to the union till the day I die... Fort.
'Woody's Lament' en hommage au troubadour. A perfect road song . Le Guide du Routard , version Moock.
Un titre pour les vaches 'A cow says Moo' ,Booh chez les zolandais et meuh chez Happart. La chorale de Haren est remise à contribution. Tous les animaux sont au rendez-vous, les spinnekoppen ont été refusées , ma voisine frôlant une crise de nerfs. Une dernière 'A life I never had' titre d'un de ses Cd's (2002). Une chanson à la John Prine avec Lyrics bibliques. Un chant d'espoir.

Luc nous sert son numéro hebdomadaire et réapparition de Mr Moock.
Un nouveau Woody Guthrie ' Hard Travelling' . Battements de pieds nerveux pour ce folk pré-Bob Dylan. Les protest songs existaient déjà avant Robert Allen Zimmerman.
Pour nous remercier d'avoir été a nice audience , il nous offre 'Freight Train' de Elizabeth Cotten (née en 1895!); J'en tremble encore , un fingerpicking Cottenstyle. La perfection.

Mille fois merci , Alastair.
J'ai rajeuni de 40 piges..

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:47

Pour cette nouvelle saison au Botanique j’ai été voir Nneka dans ma Rotonde préférée. Je me faisais une joie d’y retourner, cette salle magique à l’acoustique incroyable commençait à sérieusement me manquer. La jeune chanteuse Nigérienne s’est fait attendre 1h et a commencé à chanter dans les coulisses. Ne la voyant pas apparaître la salle a même cru un moment à un playback et a commencé à huer. Fausse médisance, elle est apparue après deux couplets pour nous en mettre plein les oreilles. Et quand je dis ça je ne pèse pas mes mots ... on a eu droit à un effet dont je ne connais même pas le terme, il s’apparente au Larsen mais dans les graves. La petite chanteuse souffrait et nous avec elle. Je souffrais même pour elle en plus, pour dire la souffrance générale ! Ses retours lui lançaient des sifflements, une cata ! On n’insistera jamais assez sur l’importance d’une bonne balance avant un concert et d’après ce que j’ai cru comprendre, la mignonne n’a pas bien fait ses devoirs, ca lui apprendra ! Regard vers l’ingé son coté jardin, pas du tout stressé mais ne trouvant pas le réglage coupable, cette cacophonie nous a bien tenu en haleine les 3 premières chansons. J’ai même vu un couple sortir sous la torture à moins que ce ne soit pour un besoin plus urgent... Peu à peu le son s’est stabilisé tout en augmentant de volume, j’ai donc dû sortir mon artillerie de chez Alpine pour protéger mon patrimoine acoustique restant ! Dommage car elle avait des choses à dire dans ses chansons. Sa voix est très belle et douce, elle est mignonne, et semble être quelqu’un de sincère.  Elle nous dit qu’elle n’est pas parfaite, c’est à prendre ou à laisser... (serait-ce en rapport avec ses devoirs ? ) Nous raconte l’histoire du Nigéria, pays riche en pétrole que la majorité des compagnies pétrolières  pillent avec l’aide des politiciens corrompus qui collaborent avec eux et nous encourage à aller voir son Myspace afin d’apporter notre soutien à cette cause. « Remember Ken Saro-Wiwa » est le nom de sa bataille. Je n’ai pas entendu de solution au problème mais peut-être qu’en cherchant un peu on le trouverait, sinon à quoi bon juste dénoncer ? Je ne m’étale jamais sur les problèmes politique car ma passion c’est la musique, mais puisque c’était le souhait de la jeunette, autant lu faire plaisir. Elle nous a interprété en scoop sa toute nouvelle chanson « Deadly Combination » en invitant le public à la coter 10 -5 ou 0. Beaucoup d’abstentions mais aussi pas mal de 10, de son coté elle s’est auto octroyée un 5 moyen. Le public appréciait cette musique qu’elle qualifie de Hip-Hop, Soul, Afro-Beat mais qui s’approche aussi parfois d’un Rap-Dub (si ça existe ? :)

Elle nous annonce sa dernière chanson, le public hue, elle rectifie « Sorry, I mistook » puis corrige « I have mistaken », il y en avait encore deux.  Elle termine en nous disant « Hope next time I can give you more than I did today »  et revient quand même pour un petit rappel ... assourdissant ! Ah zut, j’avais oublié de remettre mes bouchons, voilà pourquoi !

Dans les couloirs elle est restée jusqu’au dernier client pour signer et dédicacer son merchandising, communicative mais pas trop, elle a montré un visage humain et chaleureux.

 

 
Repost 0
Published by Florin - dans Concerts
commenter cet article
2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 21:49
Deux singer/songwriters, ne reniant pas le rock , au club hier soir.

Chris Eckman

Il a produit le dernier album de Steve Wynn ('Crossing Dragon Bridge'-2008) et joue dans son band.
Cette première partie, en solo, est donc logique.
Chris vit désormais à Ljubljana (Slovénie) et y a enregistré ,dans son self-made studio, l'album 'Last Side of the Mountain' ,qui sort en novembre. Il y adapte des poèmes du poète slovène, Dane Zajc.
Chris a mis les Walkabouts au placard , pour tourner en solo, mais il n'a pas définitivement mis fin à sa collaboration avec Carla Torgerson.
Il a déjà sorti 2 albums sous son nom , dont le magnifique 'Black Field' , de l'alt-country superbe.
Ce soir, il a 1/2h pour nous offrir une collection de ses nouveaux titres. Comme il n'a pas écrit les textes , il s'amène avec des feuillets de lyrics.
'Down Down ' sera la première perle d'une délicatesse slovène (le texte se trouve sur la page myspace du poète).
Le second titre, toujours en demi-teinte, sera engagé par une longue et sobre intro de guitare. ('Hours'?) Il y est question de solitude et de nuits blanches. 'Stranger' a typical folk song.

La suivante lui fera chanter ce constat amer ... there's no value inside of you... une chanson prof de morale.
Il nous proposera un dernier titre plus nerveux, écrit par Zajc , avant d'être rejoint par Chris Cacavas , à l'accordeon . Un morceau de ' the Black Field' : 'Healing Waters of the Flood'. Une plage atmosphérique avec accordeon plaintif , guitare presque joyeuse et lyrics amers ... I hate the tourist season... That's it , Brussels!
30' de folk racé.
I'll come back in 20 minutes, says Mr egg man.

21:05 Steve Wynn & the Dragon Bridge Orchestra

Steve Wynn, le californien ,émigré à New York , a déjà une fameuse carrière derrière lui. Avant les Dream Syndicate (une dizaine d'albums d'alternative rock/underground), il jouait déjà avec Russ Tolman (autre singer/songwriter) dans les Suspects. En 1990 il se lance en solo. Résultat: 8 albums de alt rock/ country/ americana/ singer songwriting. Ce mec est un touche à tout. 3 albums avec ses Miracle Three , deux avec Dan Stuart, de Green on Red , sous le nom de Danny and Dusty et on occulte d'autres épisodes. Ce fou furieux ne se repose jamais , il décrit sa musique comme du whiskey-fueled rock and roll gospel , tu peux y ajouter les qualificatifs cabaret , gypsy, folk rock, southern rock ... euh, il ne touche pas au rap!
Son band pour la tournée:
Chris Eckman : acoustic/electric guitars - Eric Van Loo (Holland) bass , double bass - Chris Cacavas , une page pour sa bio : Green on Red , Danny and Dusty ,Giant Sand... au piano électrique ou accordeon -Rodrigo d'Erasmo : violon et à la batterie : the delightful Linda Pitmon, sa nana . Mr Wynn aux vocals , et comme Chris Eckman, aux guitares de tous genres.
En avant la musique : 16 titres épiques (je te parlerai du rappel later) dont plusieurs nouveautés (Crossing Dragon Bridge).
On s'est pas emmerdé une minute, Mr Wynn est un showman de première et les requins qui l'accompagnent sont eux aussi des bêtes de scène. Tous les registres y sont passés: du rock, des ballades , des chansons à texte ... la totale.
Setlist : 'Slovenian Rhapsody 1' , avec violon tzigane - 'Bring the magic' on oublie l'Europe de l'Est pour cet American rock , avec backing vc. de Mr Eckman et jeu de batterie brillant de Linda - 'Manhattan Fault Line' un beau downtempo , Eric caressant sa contrebasse d'un archet plaintif-  'God doesn't like it' à nouveau le dernier Cd. Du méchant rock, avec des lyrics à la Boaab Dylan, une guitare Tom Petty , un violon agressif et Mr Cacavas au Kurz Weil déchirant . Une bombe , ce titre. - 'Here on Earth' the gospel part of the show , violon théologique, et Steve transformé en preacherman - 'Tears won't help ' a slower one , un keyboard à la (feu) Danny Federici du Bruce Springsteen's band - 'Deep end' sur l'album' Tick ..Tick ...Tick' , beau solo larmoyant de Chris Eckman et violon magique - 'I don't deserve this' on revient au dernier né , effets psychédéliques aux drums et guitares Tarantino . A journey in the desert : crotales et sable brûlant . Méchant duel au fleuret , le violon mettant fin au combat pour sonner l'halali- 'Punching holes in the sky' avec 8- piece orchestra sur l'album , ici Rodrigo sera l'orchestre à lui seul. Symphonique.
'She Came' written by a Slovenian artist , le Townes Van Zandt slave. Une ballade romantique et acoustique.
Un petit tour au cabaret' Wait until you get to know me' , a gypsy violin . Amusant et dansant. 'My Midnight' 1999, du Southern rock allumé - 'Love me anyway' nouveau powerful rock - Vas-y Cacavas-y ..., à toi l'honneur Chris : ' That's the way love is' - Faut se soigner 'The Medicine Show' , une cure de violon s'impose . Direction voodoo land, Cacavas passe à l'accordeon et participe à la messe gitane... take it down , guys... , et tout le club entame le chorus en tapant des mains et des pieds. Chris Eckman en profite pour une lâche attaque par derrière et le truc est reparti au galop. La folie!
On termine par où on a commencé 'Slovenian Rhapsody II' ... drowning in the sound of my own rhapsody ... Linda vient au devant de la scène et martèle un tambour . Belle fin!



Rappels :
Si le Steve se rapplique d'abord en solo acoustique , pour une douce ballade , suivie d'un autre folksong avec violon , les choses se gâtent lorsque ses copains sortent de leur cachette pour nous tuer avec 1/2 h de rock épique. 'Come Back to Boston' bastonne sec. Un gypsy folk dans lequel le violon te rappelle Scarlet Rivera sur l'album 'Desire' de maître Bob. Aah ...'Hurricane' , un chef d'oeuvre !
Une nouvelle fois , Bruxelles se charge du chorus ..na na na na ..on y va à Boston, mec !
Allez nog eentje: 'We just never slow down', effectivement: Volle Gas... Dancing time à Bruxelles.
Ils sont insatiables , encore une couche rock psychédélique '405', sur' Dazzling Display ', au final apocalyptique.
Ils sont morts maintenant ? Oublie ça , papa , ils ont pris une 'Amphetamine' et un nouveau boneshaking rock'n roll tonitruant ... On the seventh hour of the seventh day... pour finir avec cette ligne pure rock ... I am gonna live until the day I die...
Ils ont joué 1h55'...
Comment c'était me demande Clelia, back home ?
Steve Wynn?
Indescribable, baby !
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:55
Peu de monde , rue Orts , pour assister au gig du singer/songwriter (29 ans) du Minnesota , né dans l'Oregon. En principe, Ben Weaver aurait dû se produire au Toogenblik à Haren, il y aurait eu plus de monde.
Selon l'adage, les absents ont eu tort. Un concert authentique d'un gars talentueux . De l'Americana, teinté de country, de la meilleure veine. Un contact avec le public baignant dans la sincérité, il laisse les fanfaronnades aux artistekes moins doués. Plus d'une heure de 'small men blues' haut de gamme. Voilà les ingrédients d'une soirée réussie.
Déjà 6 albums à son actif, il sort le premier 'El Camino Blues 'en 1999. Prolifique le gaillard. Cette tournée européenne pour promouvoir le bébé : 'The Ax and the Oak' , production Brian Deck (cf Iron &Wine).
Une citation pour situer le personnage :' Ben Weaver makes Nick Cave look like a new wave poseur' Jim Barber (Ryan Adams producer)
Son band hier: Chris Smalley : basse et Brett Bullion : drums. Ben jouant de la guitare électrique et du banjo.
'Anything with Words' entame le set . Un titre aux lyrics paraissant simples , mais en fait , tel un acrobate , Ben jongle avec les mots:... feeding alligators mushrooms in the sun with your shirt off.... Une voix rugueuse , un habillage musical sobre.
'Black on Black' un downtempo lancinant et nostalgique. Ben cite Leonard Cohen ou Townes Van Zandt comme influences, il est du même acabit.
'The Red Red Fox' son timbre te fait penser à un Lee Marvin ayant avalé trois flacons d'un Bourbon frelaté ... All the stars are like little scars ... chante -t-il. Un folk d'un autre siècle, poétique et imagé. 'Hawks and Crows' my piano broke during this tour , je vous la joue à la guitare. Un nouveau titre lent et mélodique , je vous laisse imaginer qui sont les faucons et les vrais faux-culs.


Banjo time 'Like a vine after the sun' sur l'album 'Paper Sky' une métaphore sublime :...a dishwater sky... exactement ce que je ressens en contemplant les cieux belges.
Second titre au banjo :' 40 Watt Bulb' un peintre visionnaire le Ben ... I didn't know what I had till I threw it away... toujours ces lyrics , dignes de Edgar Allan Poe.
' Frankie' une longue intro à la guitare , pour ce titre te ramenant au monde de Robert Fisher (de Willard Grant Conspiracy) , un autre illuminé cynique. Le même ton acerbe et semblant blasé. Des lyrics acides ou bibliques.

Ben Weaver - Like a Vine After the Sun


On continue dans l'animalier 'Alligators and owls' entamé par quelques bruitages industriels. La batterie de Brett amorçant insidieusement un changement de tempo , Ben nous gratifie d'un petit solo rageur. Le sample' effets de fabrique ' met fin à la mélopée.
'White snow' : une fresque hivernale. Ben nous narre ses aventures germaines : We love Germany, mais c'est chouette de ne plus y être . How are you , Brussels ? D'une voix pince-sans-rire. Nouveaux beats samplés pour 'Surrealism and blues' Une fuzzy guitar pour décorer ses lyrics '... Your eyes are filled with beauty and destruction.... A songwriting giant in the making, dit-on de lui dans la presse en anglaise . Ce gars est, déjà un géant.
'Wings and Knives' Des ambiances Eddie Vedder , pour le soundtrack de 'Into the Wild' pour ce titre 'lullaby-like' et toujours ces lyrics étonnants .. God will favour drunks and sailors...., Ferré Grignard est au paradis, c'est évident.
'Soldier's War' Brett secoue ses handshakers et caresse ses cymbales d'un balai , une guitare mélodieuse . Chris imperturbable fait dans la discrétion , mais sa basse dresse une toile de fond idéale aux arabesques du barbu. Une nouvelle perle , digne du meilleur Tom Waits.
Hey Chris , can you fetch the book on the table? Et le bassiste lui jette un bouquin plié, aux pieds.
Mr Weaver a également publié des recueils de poésie (le dernier' Hand me Downs Can be Haunted') , il nous lira quelques stances surréalistes: 'Où pisser' ? par exemple ou 'The Oxygen Mask' , il philosophe: 'The Nature of Talking' . Ben Weaver s'apparente donc à Bonnie Prince Billy ou aux ainés Lou Reed , Patti Smith ou autres Leonard Cohen... On retrouve dans ses vers la même imagerie que dans ses song-stories , mêlant l'improbable : les petits oiseaux , la nature bucolique , les cabines téléphoniques , les sacs en plastic jonchant le gazon...: romantisme et réalité crue.
Back to music: 'Cold House' écrit pour a girl in Sweden, encore un titre downtempo rock te collant au cerveau .
Une heure de country- rooted americana passionnant.

Ben Weaver - 40 Watt bulb

Le tisserand (pas Bart,hein) revient seul avec son arme et nous balance une simili chanson d'amour splendide ... with a dress over your jeans... ... just me and a pretty girl....('PrettyGirl'?) , il enchaîne sans pause , avec un titre auto-portrait 'Ragged words' .
Les potes rappliquent for a song about bingo , dit-il? Faut pas le croire, I'm just kidding. Ce sera un Southern rock plus nerveux , sentant bon le Neil Young ou le Bob Dylan électrique. Le morceau le plus punchy du set.
Les trente personnes présentes les rappellent pour un quatrième encore , specially for you , people. Mes copains n'ont jamais joué ce titre 'Voice in the Wilderness' , aux lyrics toujours aussi allumés... time is an arrow they say it heals the stitch..... une chanson d'amour poignante se terminant par ...I love you with everything I have Crying my god can't you see there is no going back....
Fin d'un concert exceptionnel donné par un troubadour fascinant , sachant marier tradition et indie-rock contemporain.

Repost 0
Published by Michel (Vidéos : Florin7) - dans Concerts
commenter cet article
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:37

On ne peut pas dire qu’il y ait une première partie ce soir. On parlera plutôt d’une affiche partagée.

Personnellement je suis avant tout là pour voir « CLARE and The Reasons ».

20h, le groupe ne tarde pas, ils veulent avoir un maximum de temps pour présenter leurs chansons hors du temps et de toutes modes. Le groupe est tout de rouge vêtu ; deux violons, un violoncelle, un synthé (qui joue aussi de la basse suivant les morceaux) et Clare MULDAUR à la guitare et au chant… et quel chant. Quelle voix…  douce, calme, susurrée  et parfaitement maitrisée.

Il fait plutôt froid dans la rotonde mais après deux chansons, on se sent bien, le cœur léger. Fini Fortis, Dexia, pouvoir d’achat et compagnie… On a chaud au cœur. Leur musique sans âge porte la rotonde qui est incroyablement silencieuse malgré les entrées des retardataires.

Musicalement c’est très doux (probablement trop sucré pour certains), enchanteur, pop, et les cordes adoucissent les mélodies et la voix calme encore un peu les morceaux, bref ça fond dans les oreilles, mais c’est très bon.

Elle nous présente un nouveau morceau (reprise de « over the rainbow ») en l’honneur de Barak OBAMA, Pas de Paroles juste son nom répété et répété à l’infini. Clare nous dit que si on pense très fort à quelque chose ca fini par arriver… C’est tout ce qu’on lui souhaite.

 50 minutes de bonheur donc, portées par un public attentif et un son parfait (bravo à l’ingé-son du bota). Le public sous le charme demande un rappel. Mais ils reviennent pour s’excuser mais leur temps est écoulé.

Si vous avez vu « Blue Velvet » de David Lynch vous vous rappelez surement la scène où Isabella Rossellini chante dans un cabaret, hier j’ai été Kyle Mc Lachlan quelques minutes…

Hééee Dominique A est assis à coté de moi ! !

My Brightest Diamond

Même groupe de corde (qui a juste eu le temps de se changer) pour accompagner Shara Worden. Je ne connais pas du tout sa musique, c’est une découverte pour moi.

Le morceau qui ouvre sa prestation me fait comprendre pourquoi Dominique A est là, j’ai l’impression de voir son pendant féminin, même présence, même gestuelle, mêmes riffs, même manière de chanter… Mais en beaucoup moins bien ! !

Deuxième morceau et je commence à m’ennuyer. La musique fait trop place aux silences à mon gout, la voix m’exaspère, sa « gestuelle » scénique m’énerve (« chiqué chiqué -é, c’est du faux pas du vrai » aurait dit mon voisin).

Le public à l’air mitigé, moi je trouve cette musique trop « précieuse », ampoulée, minimaliste. Je veux des refrains, des couplets et des chansons organisées, pas quelque chose proche de la musique classique contemporaine ! ! En plus, pour apporter une touche cabaret ils ont mis au point une sorte de mise en scène contestable : Il leur arrive de faire un tour de magie entre les morceaux. Malheureusement le lapin qui sort du chapeau... c’est bof bof. Le mouchoir qui disparait… bof bof

Bref je tiens 45 minutes et je décide de m’en aller…

Repost 0
Published by Lio - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents