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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 21:43
Incompréhensible, pas 60 personnes pour assister au concert de la fabuleuse ex -bassiste de PRINCE.
Les absents eurent tort, ce fut un des meilleurs gigs de ce début 2008.

Karma Deuce, un band de tueurs...

Keyboard players : Brandon Coleman, ce gars est un monstre, il joue de 4 claviers et assure les backing vocals. Il a son propre combo 'the Quintessential Mr Brandon Coleman'. Il peut tout jouer : Quincy Jones, Herbie Hancock, Chick Corea.... il maîtrise aussi bien funk, groove que classical themes : a genius !
En background (mais fameux également) Grant Nicholas. Il ajoute une touche mélodique, soft à la fureur black - N° 3 Keith (baseball cap) Eaddy, un géant (1m99), jouant à la fois du synthé et de la basse. Lorsque Rhonda et lui bataillent en duo, la salle est sur le point d'exploser.
Le killer, Tommy Organ, à la guitare. Rhonda le surnomme, à juste titre, 'The Slayer'. Imagine un Mike Tyson avec bandana noir, te sortant des riffs à faire pâlir Slash and co. Un spectacle à lui seul.
On drums, and programming : Larry Darrell. Ce ne sont pas quelques petits ennuis techniques qui vont gêner ce king. Il en a connu des stars : Chaka Khan, Rick James, Bobby Brown, Aaron Neville, Edwin Hawkins...
Last but not least RHONDA SMITH, herself (Montréal)... Une surdouée de la basse.
Elle en utilisera deux et une kyrielle d'effects pedals. De 1998 à 2005 membre du New Power Generation, le band du Kid of Minneapolis. J'aurais voulu lui demander l'effet que ça fait de jouer avec Maceo Parker....
En 2006, la belle tournait avec une autre protégée de Mr Purple Rain : Sheila E.

La crême black in Brussels....

The show can start... Tous les éléments masculins du band se rappliquent pour chauffer la salle. Il a fallu 12 secondes, et on dansait sur ce' band intro', basé sur le 'Living for the City' de cet autre génie black, STEVIE WONDER.
5' de funk juteux.
Arrivée de la lady, elle salue le maigre public, she's delightful, all dressed in black. Armée de sa Fender, tu rigoles moins, une tigresse te sortant des lignes diaboliques.
'To get with you' : funky 'n lusty track, que l'on retrouve sur son dernier album 'RS 2'.
Le duel guitare/basse te laisse pantois, une dextérité démentielle. Tommy pince ses cordes et fait pleurer son vibrato. Les doigts de Rhonda virevoltent sur sa 4 cordes. Je suis en extase, à 50 cm d'elle, j'ai l'honneur de détacher un fil pris dans sa pédale wah wah... et de lui tendre un earplug qu'elle avait laissé choir. J'ai droit à un sourire magnifique.
'Lost Child' au smashing drum intro. La fretless bass peut se la jouer en finesse ou se transformer en funk furieux.
Grâce et puissance !
La belle nous présente son band et nous remercie d'être venus ce soir, le peu de public ne semble pas freiner leur ardeur...
'Rain' en hommage à un de ses héros : Jaco Pastorius (aah Weather Report...). Du jazz/fusion at his best.
'YYZ -Pow' elle continue sa série en l'honneur des grands bassistes : Larry Graham.
Rhonda laisse jouer tous ses acolytes. Ils nous serviront un mix savoureux de funk, jazz, fusion, rock, blues et de belles ballades. Du travail d'orfèvres.
Brandon - interlude, le maître introduit majestueusement 'Mother Earth',de l'acid jazz groovy (sur son premier album 'Intellipop'). Elle le dédie à Stanley 'Return Forever' Clarke.
Rhonda est éblouissante.
On tape des mains, des pieds. Une white girl se trémousse comme une black gogo - girl à mes côtés, en gueulant comme une possédée.
'I wanna play 4 U /Schooldays' un titre plus Prince que nature.
Le nain dit d'elle : 'This is Rhonda...and SHE is funky...', rien à ajouter ! Si ce n'est que His Royal Badness joue sur le dernier CD de Miss Rhonda. D'ailleurs, elle jette un exemplaire de RS2 dans la salle.
Au tour de Grant à montrer son savoir-faire. Une intro/ballade d'un classicisme brillant, qui devient dynamite : 'ITP'. Technicité au service du groove. We're sweating in front of the stage.
Pour finir, toujours à un high level : 'Grind'. Les fretless bass lines, baignant dans une smooth sea de keyboards, imprègnent ton cerveau, avant que le méchant Tommy viennent lancer des riffs blues/rock assassins ou que Darrell nous assènent un drum solo de derrière les fagots.
On est très loin du R'n B à la MTV, mièvre et insipide. Pas de Beyonce, Kelly Rowland, Usher, Craig David.... oublie ces pseudo-stars te donnant des hémorroïdes... Du funk, du vrai : Rhonda Smith !
La cinquantaine de pelés présents hurlent plus fort que le public des Smashing Pumpkins à Pukkelpop et exigent le retour du band.
'Callin to say goodbye', titre adéquat pour prendre congé.
Les lumières se rallument, nous avons tous a smile on our face, conscients d'avoir vécu un grand moment.
Le ciel bruxellois était parsemé d'étoiles de Paisley Park hier soir....
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Published by Michel - dans Concerts
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:06
Le Stekerlapatte, rue des Prêtres, quartier des Marolles : un resto qui 2 x par semaine organise des concerts gratos, dans une belle petite salle à l'étage.

ROM

 

Du pop/rock en français.
Le groupe est mené par Romain Renard (chant/guitare/harmonica). Un dessinateur BD, fou de Jim Morrison (cf le 'The End' publié chez Casterman). Ce mec aime raconter des histoires.
Seconde guitare (chouettes effets de slide) : Jean-Christophe Carrière - basse (ou claviers et piano) : François Verrue, le gars a des planches : Marie-Laure Béraud, François Breut, Grandpiano... ou chez les jazzmen : Charles Loos, Nicolas Thys.... - claviers et violon : Martin Lauwers, on retrouve ce musicien de formation classique dans Univers Zero et Funk Sinatra - drums, percussions, glockenspiel : maître Didier Fontaine, le seul artiste avec lequel il n'a pas joué est Jacques Brel (he was dead!)

A 22h: 'Ressac' un morceau marin.
La voix du Renard est mise en avant (le son du clavier par contre est peu audible, dommage); De la poésie rock, des touches de Louise Attaque, même si le band produit par Mr Violent Femmes, Gordon Gano, n'est pas cité comme influence.
'La Garde du fort' pour suivre,.... se grillant une blonde, y dévoile ses cendres... un phrasé Jacques Brel. Texte intelligent, ambiance sombre. Dino Buzzati 'le désert des Tartares' t'apparaît... Ce titre, comme un tas d'autres, se retrouve sur leur dernier CD 'L'Etoile du Sud'. Un monde d'aventuriers (Jules Verne), style losers, cf. le film du même nom (with Orson Welles). Balades pittoresques à Tanger ou Casablanca. A 3h du mat, dans un sombre bistro, tu risques de tomber sur Humphrey, l'oeil avachi, clope au bec, sirotant un alcool indigène.
'L'étoile du sud' titre de l'album. Intro de guitare hispanisante ('Spanish Caravan' des Doors en tête?) et percussions latines... il est question de Léopold 2 vendant le Congo. Un morceau plein de saveurs exotiques.
'Trinidad' Mr Fontaine caresse ses peaux avec des balais, un harmonica plaintif : joli.
'Caravane' pas chameau comme morceau, Duke Ellington hante-t-il notre Fox ?
Didier joue de sa batterie mains nues, intrigant.
Tout ça est bien beau, mais petit à petit, tu décroches. Why ? Des commentaires gamins, copain/copain transforment le concert en set entre amis jammant thuis. Est ce utile t'interpeller le public : 'ça va, vous vous amusez ?.....' La musique et les textes sont assez forts, oublions le côté province....
'Un taxi dans la plaine ' 'Un tram passe' des rythmiques très Noir Désir.
'Les Taupes Humaines' excellent titre à propos de mineurs. Arrangements à la Tom Waits... Tony, Tony, Tony avale la poussière... connaissent-ils cet illustre saltimbanque : Paul Louka ?
Le violon gémit, les vocaux martèlent... nous sommes les taupes humaines... à faire éclater ton cerveau.
In English 'New Name' François se faufile vers les claviers et Martin va jouer du violon derrière le chanteur/narrateur.
'Personal Comedy' titre 'cabaret' écrit par Mr Verrue, qui le jouera sur un piano traînant là.
'Passif au tempo'. Le paysage musical du band est varié : pop, jazz, reggae, carnaval franchouillard voire swamp/blues (style Tony Joe White) pour le titre 'Aux Marécages' qui te transporte dans le Bayou. Un des morceaux de bravoure du set !
'Clara Sérénade', un glockenspiel pour Mr Fontaine, délicat. Une belle sérénade pour Clara, artiste de cirque. Le titre valse comme un Edith Piaf.
'Disco Céleste'. Avant 'L'Etoile du Sud', Rom avait sorti un Cd auto-produit, 'St Gilles-Mogador' et quelques EP's, certains titres joués hier datent de cette époque.

The end : encore le pensionnaire fameux du Père Lachaise ? Non, fin du concert, bonnes gens...
Rappel, après gymnastique, tellement l'espace prévu pour le band est exigu : 'La Garde du Fort' bis...
Ecoutez l'album, il vaut le coup...

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Published by Michel (Photo : Alexia) - dans Concerts
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 21:28

La première partie de Kate Nash était assurée par un groupe de pop anglaise. Le chanteur est coiffé à la Robert Smith et à timbre de voix qui ressemble assez fort au leader de The Cure. On ressent tout de suite une influence non négligeable du groupe de Robert Smith ainsi qu’un mélange The Mission. Prestation plutôt moyenne d’un groupe dont je n’ai même pas retenu le nom…

C’est à 21h20 que la jeune anglaise apparaît sur scène habillée d’un affreux long T-shirt jaune/orange et d’un jeans noir ultra collant. Accompagnée de ses 4 musiciens, elle commence le concert au piano avec Dickhead. Kate montre tout de suite qu’elle est remplie le punch et de dynamise. Elle termine d’ailleurs cette première chanson en criant et enchaîne les morceaux de son album Made of Bricks, sorti en août dernier. Après quatre titres, le public est sous le charme de cette jeune femme remplie d’humour et de bonne humeur. Elle profite d’une pause pour saluer le public et imiter le chat en miaulant. Elle se marre et le public, sous la charme, applaudit. Le groupe continue à balayer l’album avec Kate à la guitare et 2 voire 3 batteurs. Elle explique d’ailleurs qu’elle tient à sa guitare car elle avait oublié la précédente lors d’un concert en Angleterre. Les titres plus calmes tels que Nicest Thing et Birds suivent. On aura même droit à une nouvelle composition. Ensuite, retour au piano pour entamer l’excellente Sketon Song, que le public fredonnera de temps à autre. Elle monte la voix sur ce morceau et tape carrément sur les touches de son piano. Viennent enfin les singles tant attendus de Mouthwash et Foundations. Avant de chanter ce dernier, elle présente ses musiciens et remercie le public d’être venu. Il est 22h25 quand Kate Nash quitte la scène pour revenir avec un rappel de deux chansons. Elle lance des chocolats au public et s’en régale aussi. Le concert se termine au piano que l’anglaise martèle de toutes ses forces. Au final, c’est un excellent concert de 1h20 auquel on a pu assisté , rempli d’humour, donné par une talentueuse et très prometteuse chanteuse au timbre de voix extraordinaire. Kate a montré qu’elle pouvait varier les rythmes doux et vibrants, et a complètement hypnotisé le public.

 

© Samanta Sidérius
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Published by Samanta - dans Concerts
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 21:39
Pas mal de monde pour cette soirée romantico-médiévale.

Fifrelin
Ce quatuor féminin investit les planches (au décor 'Les sardines grillées', clochards à Paris) à 20h30.
Cécile Gonay, Claire Scohier, France-Marie Gonay, Anne-Sophie Maréchal nous emmènent pour un voyage enchanteur au coeur de l'an Mil. Le Dark Age : celui de la chanson de geste, de Petrus de Cruce et de son office monophonique, de l'amour courtois, de l'allégorie....
Une kyrielle d'instruments passent d'une main à l'autre : violoncelle, violon, xylophone, mandoline, balalaïka, guitares, clochettes, djembe....



Les 4 damoiselles chantent, et nous enchantent, toutes. C'est aérien et élégant. Tu te retrouves dans le monde de Lewis Caroll, celui du bestiaire du pays des merveilles, cher à la mutine Alice. Le magicien d'Oz rôde aussi dans les parages.
Nous sommes envoûtés par ces compositions nostalgiques, plaintives, allègres ou guillerettes.
'Courant d'air' 'Entrechats' 'Va va va' 'Silence' 'Gwendoline' (y a-t-il prénom plus moyenâgeux ?) 'Mirage' 'Hidegen' tous ces titres nous raviront les oreilles.
On aura droit à des lalalala, à des handclappings, à des historiettes... 'Les feuilles mortes ne se font pas mal en tombant, puisqu'elles sont mortes...'
Les harmonies vocales sont délicieuses et musicalement c'est parfait. Il se dégage un tel aura de sympathie de Fifrelin, que le public trouve bien fâcheux que le set soit déjà terminé après 40'.
Bravo, gentes dames, nous appréciâmes...

Seesayle
Une des incarnations de Cécile Gonay, bien soutenue par le Wizard, Franck au mix et samples.
Cécile et Franck sont également complices dans SoySoy, ou ont participé à l'aventure Keltia.
Le magicien a collaboré avec Lotus Eaters, So, Legoparty... and many others.
On retrouve Cécile dans Fifrelin (I know you know...), Adieu les Guêpes, Dream Brothers, Keiki.... Sans oublier son trip Naifu et, il y en eut d'autres...
Multi-instrumentiste Miss Gonay : bassiste, violoniste, pianiste et chanteuse. A ces moments perdus elle enseigne piano, guitare et chant à l'atelier rock à Huy.
Dormir, me soufflez-vous.... Pas dans son dictionnaire.
'Quicksand' entame le set . Une guitare, des samples... 'She could have been the perfect girl..' chante-t-elle. Le public est subjugué par son timbre magique à la Lisa Gerrard, un spectateur s'est tapé Achen (Aix -la-Chapelle) -Bruxelles (et retour) pour entendre la belle.
'Marionnette' avec des loops et un piano enfantin. en intro ..'Look at my lips, look at my eyes lost in the mirror I play the game....' Un phrasé Kate Bush, une mélodie imparable.
'Love song' 'Still here' ... dreams are so deep I could fly..., on comprend que les amateurs du BIFF, des Fantastiques Nights, du Goth rock soient attirés par Seesayle. Sa musique te transporte chez Merlin l'enchanteur, les elfes, les fées. Tout un univers fantasmogorique.... Faun, Unto Ashes, Omnia : c'est le même registre. Un alternative rock aux accents balkaniques ou nordiques. Une voix ensorcelante.
'Si', 'Delicante', titre pour lequel elle se saisit d'un bizarre violon en forme de S. Toujours ce folk médiéval.
L'assistance vibre, l'acoustique est incomparable.
'Fairy' le morceau de bravoure, aux lyrics surréalistes... if I meet 3 fat ladies, it will change my life..., une mélodie enjouée, des loops. Elle est seule sur scène, tu t'imagines entendre un orchestre!
Cécile ne se prend pas au sérieux, elle nous gratifie de mimiques tordantes. Je te fais de grands yeux... On sourit dans la salle.
'Red' avec sa soeurette, en guest. Un duo primesautier, sautillant. Une source de jouvence!
'I gave my soul' retour au drame, ton cerveau t'envoie des flashes picturaux : Fernand Khnopff, Edward Burne-Jones...
Un romantisme digne des romans de Jane Austen.
'Violinon' titre pour lequel elle rate son intro avec un jouet grenouille récalcitrant. Sourires, on abandonne le batracien et on remet ça .
Un violon tzigane te transporte en Transsylvanie. Quelques onomatopées pimentent le jeu, les pieds battent la mesure.
On l'imite en y ajoutant battements de mains.
Bonsoir et merci!

Rappel ,bien sûr.
En français 'Dormir debout'... de drôles de songes qui viennent hanter mes nuits.... le piano électrique se fait clavecin. Toujours ce monde du rêve, de l'inconscient.
Seesayle nous a ouvert la porte de son âme.

Le public en veut plus et elle nous refait 'Fairy' .
Il est temps de regagner (à regret) le siècle des GPS, et autres gadgets électroniques, après ce trip medium aevum.

Le 5 avril Seesayle joue à Chevron. (Café à Lire)[/quote]


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Published by Michel (Photo : Fanny) - dans Concerts
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 22:51
Fernelmont, E42,sortie 10a.
Un village bucolique près d'Andenne, 9ème édition du Rhaaa Lovely. Sold-out!
Un menu rabelaisien, pas moins de 14 noms à l'affiche : tu frôles l'overdose. Deux podiums, organisation impeccable, timing respecté.
A boire et à manger, ce 29 mars.

14h30 :
Graffen Völder
Un duo hyper noisy : basse (saturée à souhait) /batterie + cris de Sioux sur pied de guerre. Idéal pour soigner la constipation. 
Quelques titres de leur setlist: 'Boys to army' 'Pratik préléminaire' '1917' 'chacal cru' 'clito kat' (est -ce Cat Power?) 'Abattoir Vladivostok'.
Une musique(?) baïonnette au poing, sus à l'ennemi.

Cupp Cave 
(très cave,en fait...)
Un truc I love techno, produit blanc. Un look, t'as vu ma casquette bleue, à faire peur aux vaches wallonnes. Happart interdit le gars aux Fourons.

Rockettothesky
Duo norvégien (Oslo) et premier bon groupe.
Jenny Hval a sorti un album 'To sing you appletrees'. Cette jolie nordique, à la coupe page moins conne que celle de Mireille Mathieu, te sert une pop minimaliste fraîche et intelligente.
Elle joue de l'acoustique, triture des sample boxes. Son compagnon de scène, Havard Volden, joue du zither, des clochettes, de la guitare, de la basse et il manipule différents jouets musicaux. La voix de Jenny est cristalline et représente l'élément musical de base du projet.
Des arrangements spatiaux et une musique d'une légèreté Badoit. Excellent set!
Les titres ou samples: 'I stepped on a toothbrush' ,elle avait pourtant des dents d'une blancheur Colgate... 'Grizzly man' 'Elephant' 'The gender of sound' 'A choir of crayons' morceau brillant dans lequel elle sample et chante le 'Running up that hill' de Kate Bush (Jenny a d'ailleurs des intonations de la 'Wuthering Heights' girl) 'A cute lovesong, please' 'God is underwater'
Délicat et sucré comme un marshmallow !

El Dinah (Andenne)
Tu passes de la douceur scandinave à l'énergie brute écervelée. Le 'Rage Against the Machine' ou 'Shellac' du pauvre. Plus cliché que ce truc avec chant vociféré, tu meurs. Et bla bla bla bien naze, style 'on est super content de jouer ici, merci Rhaaa lovely...
Ha Ha Ha....

Rien
Fondé à Grenoble. Un excellent quintet pratiquant une musique instrumentale proche du post rock. La structure de leur composition est complexe, une musique arty originale te faisant voyager dans une autre sphère. Difficile de coller une étiquette : des éléments Godspeed You..., Mogwai, Tortoise, mais il serait réducteur de s'en tenir à ces groupes post rock.
Les longues envolées instrumentales des Grenoblois sont novatrices et de ce fait inclassables.
A découvrir en priorité.
Deux CD's : 'Requiem pour les baroqueux ' et 'Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir'
Setlist : 'Cortez' 'This is our grunge' dans lequel ils introduisent des mesures de la Danse du Sabre, c'est irrésistible, 'MSTRKRFT' 'Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir' 'Fantasia chez les ploucs' clin d'oeil à Charles Williams ? 'Humpty Dumpty was pushed' 'Dieu du Seigneur'

Mutiny on the bounty 
Originaire du Grand Duché. Z'ai un zeveu zur la langue, ze zuis content de zouer izi ze zoir. Ze vou zaime... Et la musique? Quelle musique?
Jetez ces mutins aux requins, svp!

The CJ Boyd Sexxxtet 
The best kept secret of Chicago, Illinois. Une claque magistrale.
Point 1, les musiciens montent nus sur scène. Dommage, que ce soir le groupe soit réduit à un quartet, il manquait 2 musiciennes.
Le bassiste, CJ Boyd, est la tête pensante du projet. Il est accompagné de Keith Kofoed à la basse clarinette et vocals, de Gabriel Duquette à la batterie (réduite à son strict minimum) et de l'impeccable Barbara Arriaga, dont la nudité est cachée par son violoncelle. (Elle joue également avec Sleepercar)
De la musique de chambre expérimentale, faisant la part belle à l'improvisation. Des influences jazzy (Charles Mingus, Coltrane), ou minimalistes (Sigur Ros), classiques (Stravinsky, Wagner, Debussy) musique contemporaine (Ph Glass) world (Caetano Veloso, le choeur des voix bulgares) et on en passe.
Après 5' tu oublies que les musicos sont à poil et tu te laisses flotter dans leur univers onirique.
Le jeu de basse mélange adroitement lignes jazzy et grâce classique, Gabriel armé d'un archet fait pleurer une cymbale, les tirades de clarinette te rapprochent des anges, quant à Barbara et son cello... it's love at first sight.
Cette musique majestueuse a une force mystique irrésistible.
Trois morceaux joués (+ de 15' par titre) : 'All is full of love' une cover de Bjork, 'Who needs street signs?' et 'And indeed there will be time'
Un CD : 'Fleur du Mal' Le 11 avril à la Filature à Bxl. I'll be there...

This Will Destroy You 
San Marco, Texas, another postrock band.
Chris King, Jeremy Galindo: guitars + Ebow -Raymond Brown : bass - Andrew Miller :drums.
Tu croyais que le genre avait atteint ses limites; Explosions in the Sky se répète, Mogwai n'étonne plus, il reste bien Mono... mais les Texans poussent leurs instrumentaux torturés vers de nouvelles frontières. Une Rickenbacker démentielle. Une violence saturée apocalyptique alternant avec des passages 'ambient' planant. Des soundscapes poussés jusqu'au paroxysme, ton cerveau peut éclater à tout moment, avant que les éléments déchaînés ne se transforment en accalmie.
Un batteur gigantesque conduit le set vers un final démoniaque, un déluge sonore.
Setlist : 'A three legged workhorse' 'Villa del Refugio' 'Threads' 'The world is our___' 'Burial on the Presidio banks' 'There are some remedies' 'Worse than the disease'

Sleeping people 
Encore du postrock/mathrock. San Diego, Californie.
Un quartet : basse, batterie, 2 guitares.
Le premier titre joué fait de l'effet. La jolie asiatique, Joliah Maddock est attractive et son jeu de guitare est saignant. Les influences jazzy sont ok, mais très vite cela devient lassant et répétitif.
Tu n'accroches plus. 4 groupes instrumentaux d'affiliée, dur à diriger, pelant ! Sleeping people fut le moins convaincant. Mon point de vue n'est pas partagé par Fred, le Zamp, qui a apprécié.

Allez on va à la cantine : boudins,hamburgers etc...

Youthmovies 
Petit détour par le Uk, Oxford.
ex YouthMovies Soundtrack Strategies : Andrew Mears (guitar/voc) - Al English (gt) - Graeme Murray (dr) - Stephen Hammond (bs) - Sam Scott (trompette, et moog).
Une musique mélangant des éléments pop aux envolées progressives.
C'est intéressant mais confus.
Andrew a une voix typiquement Britpop (cf The Kooks,même Coldplay) mais les mélodies sont conscieusement noyées dans un brouhaha sonore.
Du feedback, du rock déstructuré, des envolées postrock, une trompette agressive... Le projet est peut-être trop ambitieux, à ne pas vouloir s'insérer dans le schéma pop classique on fonce vers l'incohésion.
Le band a le mérite, toutefois, de proposer un truc sortant des sentiers battus.
Setlist : 'Battfi' ' 'Magdalen Bridge' 'Soandso and soandso' 'the last night of the proms' 'Ghosts''Surtsey' 'Ores'
Quelques EP, un album 'Good Nature'

Enablers
San Francisco-an artrock band, composé de vétérans de la scène US.
A noter : pas de bassiste.
Joe Goldring : guitare, tenait la basse pour les SWANS, a participé à d'autres projets aux States : Faith Burns, Out of Worship e.a. - Kevin Thomson : guitare, copain de Joe depuis des lustres, ex: Morning Champ, Touched by a Janitor... - Yuma Joe Burns : drums (ex TARNATION) et on vocals PETE SIMONELLI, poète, journaliste et compagnon de Dana, chanteuse de Bee and Flower.
La voix théâtrale (à la Nick Cave/Pere Ubu) de Pete donne un cachet particulier à ce combo, d'une efficacité hors-norme.
Un set concis et compact d'une intensité véhémente.
Le premier rockband de la soirée, et quel groupe!
Pete accompagne ses déclamations de sauts de kangourou (il a failli passer au travers de la scène). Les guitares métalliques imprègnent ton encéphale, la batterie assure un rythme d'enfer.
Tout est drame, noirceur viscérale, passion. On reste subjugué par à la force persuasive des poèmes narrés, voire murmurés, par le vétéran schizophrène.
La classe!
2 cd's : 'Output Negative Space' et 'End Note', quelques titres de ces merveilles ont servi de setlist.

Magyar Posse
Finlande, une muzak 'André Rieu' 'James Last', du sous Jean -Michel Jarre (sans apport visuel).
Une mauvaise bande son pour documentaire dormitif. Des valses grotesques, un folklore de supermarché.

Dead Meadow 
Washington DC - Un groupe stoner/rock, psychédélique formé en 1998, remettant la musique des sixties/ seventies (Grateful Dead, Jimi Hendrix...) à l'honneur.
Jason Simon : guitare/vocals (inaudibles...) SteveKille (basse) et le formidable barbu, Stephen McCarty à la batterie.
Les guitares saturées à la limite de l'explosion, les effets wah wah, la distorsion pour des titres de 10', te ramènent à l'ère Woodstock.
Pas besoin d'avoir pris de la coke ou d'avoir fumé de l'herbe pour te balancer sur les rythmes hypnotiques du trio.
Un son bien crade, un bassiste virtuose, un solo de batterie dantesque.... la simplicité paye encore.
Ces mecs peuvent jouer pendant des heures en t'emmenant dans leurs meadows, où tu peux t'allonger en fermant les yeux et te laisser bercer par leur stoner/rock.
Les fantômes des sixties revivent. Chouette gig, les gars.

Fred (le Bult), on reste pour le DJ set ?
Euh, j'ai ma dose... So, do I..
On passe à l'heure d'été, il est 4h quand tu vois ton plumard, ta lady ronfle gentiment.....


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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 22:48
Pas foule au folkclub Toogenblik. +/- 35 curieux, ayant bravé routes inondées et n'ayant pas booké un vol vers les Caraïbes ou les Canaries.
Au programme un folksinger, originaire de Kitchener (banlieue de Toronto), Canada.
Shannon Lyon, en 2008, est toutefois domicilié à Berlin. Un trajet de 9 heures, dans sa Citroën Berlingo, pour jouer dans le plus cosy des clubs made in Belgium.

Il arrive au port à 20h20. Luk, responsable programmation de Toogenblik, avait déjà mouillé 6 Pampers. Il était sur le point de SMSer Frédéric François, pour remplacer, in extremis, le Berlinois d'adoption. Herent c'est pas Haren, Mr Lyon, et si tu avais noté Hoeren dans ton agenda... Dieu sait où tu aurais atterri...


21h15 : il monte sur le podium, il a l'air crevé, on peut le comprendre.
Il débute son set avec 'My grandpa was a carpenter'. Un titre (harmonica, guitare sèche) te faisant penser à Bob Dylan, période acoustique. Bon début, chouette voix, good sound.

'You showed me how' plage que l'on retrouve sur le CD 'Wandered' (2003). Son prochain album 'El Sol' est attendu pour fin avril.
10 albums (solo) à son palmares. De 1989 à 1993 il joue dans le roots-rock band 'Stange Days', dont le batteur Dan Cornelius, fait maintenant partie du groupe de Danko Jones.
'You showed me how' est un morceau sensible traitant d'une lettre qu'un fils écrit à son paternel. Douceur et intimisme. Shannon prend le temps de nous expliquer la genèse de ses titres.
Il a vécu aux Pays-Bas pendant 2 ans, pays des tulipes et des cyclistes. C'est en pédalant, qu'il a conçu le track suivant. I stole it from Townes, but I changed the words. L'influence de Mr Van Zandt est évidente.
'Someday mourning' du country blues. En Hollande il logeait chez un pote musicien : disputes... un déménagement s'impose. Une annonce dans la bibliothèque locale : 3 jeunes filles cherchent co-locataire. Alléché, il répond, il aura la chambre... les nanas sont lesbiennes... 'Sad nights' est le résultat de cette anecdote.
I've to apologize for my scratchy voice, tonight... Pas de problème mon petit gars. Il trouve une solution en commandant un vin blanc (dry, please). We zijn in België, fieu. Bierland. On lui sert son pinard dans un verre à coca...
Une chanson plus joyeuse 'Got a good feeling'. Son jeu de guitare est décent et il est né avec un harmonica dans la bouche. C'est un honnête storyteller.
Un léger couac, il a l'air passif.
'Olde freightliner' a trainsong écrite au Canada......there ain't nothing more pretty than a blue-eyed train... You can have your money... You can have your fame... saine philosophie de vie!
'Hallelujah' sur l'album 'Safe Inside' (2006). D'une voix claire, il nous offre ce titre pour coeurs blessés.
La mélodie suivante fut écrite pour une jeune fille d'Ottawa : 'I believe in you'. It has 3 chords and a lot of harp. Du folk traditionnel.
'Lake Huron' est une pièce maîtresse, traitant des indiens Hurons, il introduit quelques vers de 'Love is a Rose' dans les lyrics. Tu choisis ta version : Neil Young, Linda Ronstadt à moins de préférer Nana Mouskouri...


Fin du set 1 :45'




Pause boisson et chat avec les habitués,et 2 mooie meisjes uit Nederland (fans de Shannon). Il est 22:30', elles viennent d'arriver... Impossible à trouver ce foutu club... Gerrit les console en leur payant une Palm.





Set 2
Nouvelle chanson écrite sur la piste cyclable, il s'est emparé d'une Gretsch. De beaux effets de vibrato, le gars s'est éveillé, dirait-on.
'Upon losing my friends a new life shall begin'... chante-t-il.
Deuxième titre, toujours électrique, écrit en Australie. Accoudé au bar d'un aéroport, il voit une nana. She's walking just like my wife...: 'Same old walk'. Le fils de sa mère, nous raconte après coup qu'il n'a jamais été marié. C'est du rock, la Gretsch ajoute une profondeur au son.
Retour à l'acoustique pour un morceau semblant sortir du Nebraska de Bruce Springsteen. 'I'm gonna get here some day...' ou comment échapper à l'American way of life.
'The backyard song' écrite à Arnhem, dans le jardin des 3 copines de Sapho.
'Carry me down' sur 'Summer Blonde' (2000), une intro à l'harmonica mélodieuse. Un titre plein d'émotion, il avait 16 ans, elle, à peine 15... Ce titre se transforme, soudain en 'Hey Hey My My..., l'ombre du Loner plane.
'Black Windows' de la fenêtre dans son flat aux PB, il voit défiler les gens, il n'aperçoit que leur arrière-train.. 'Asses from the Lowlands' hurle Bert, avant de payer une tournée générale en l'honneur de ce trait d'humour fessier.
'3 days a year' est mélancolique à souhait.
'the outdoor type' ta copine aime la vie au grand air : rock climbing, pêche, dormir à la belle étoile... et toi t'aimerais t'affaler devant le poste, une Budweiser à portée de main et regarder un base-ball game.
'Naïve' nouvelle chanson remplie d'émotion.
La dernière, people, 'Since I'm loving you', une love song convaincante aux lignes d'harmonica merveilleuses. Tu repenses à 'The girl from the North country' de Bob Dylan.
Ce second set était super, plus nerveux. Le mec en voulait (les 2 beautés hollandaises, maybe?).

Luk le fait revenir pour le rappel, qui valait le déplacement à lui seul.
'Song,song blue' de Neil Diamond. Quelle joie de fredonner les lyrics avec Shannon.
Et la perle de la soirée : 'Come pick me up' signé Ryan Adams. Un titre imparable.
I wish you would, I wish you would, Come pick me up, Take me out, Fuck me up ...
C'était pas la classe mondiale mais on a passé un chouette moment avec Shannon Lyon.
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Published by Michel (Photos : Marc De Proft) - dans Concerts
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 22:19
Sold-out(encore un...) depuis des semaines...

Selah Sue 

alias Sanne Putseys, une jeune (très...) artiste de Louvain, dans la lignée folksingers. Elle a fait l'avant-programme de Milow au Depot, fin février.
20:05 armée de sa guitare acoustique, elle se dirige d'un pas, peu assuré, vers le micro. La voix est haut perchée, la gamine sait chanter, même si, cela reste un peu gauche.
Le premier titre est desservi par une balance mal réglée (les baffles fonctionnaient-ils ?). Elle ose reprendre 'Valerie' des Zutons pour le morceau suivant. C'est loin d'être ridicule,interprétation sensible.
Le trac initial s'évanouit. Elle nous présentera 6 à 7 chansons (un petit 30'), nous montrant qu'elle a des possibilités. La voix reste à maîtriser, mais ses titres à connotation soul ('Danger Erykah Badu', les influences sont claires) se laissent écouter.

J'ai retenu : 'Explanations' 'Oh you' 'Devoted as we are'....
Petite à suivre.

The dø 

Le matos de The dø est prêt depuis des lustres, mais les Finno-Frenchies nous font mariner pendant 35'.
Tout l'hexagone est en extase devant la troublante Olivia B Merilahti (un croisement sexy Audrey Tatou /Bjork) et Dan Levy. Dès leur apparition sur scène, c'est l'hystérie. Le public, une fois n'est pas coutume à l'AB, est essentiellement francophone.
Olivia est habillée catwoman, ou leopardwoman. Tout en elle est élégance sensuelle. Elle joue de la guitare.
Le Danne se chargeant d'une basse (trop mise en avant.Le snul,made in France,à la table de mixage ne valait que dalle), il abandonne souvent l'engin pour tripoter 3 ou 4 claviers (un chouette Farfisa). De temps en temps, il tapote sur un xylophone ou donne un grand coup de pied sur un brol décoré d'une quinzaine de clochettes. Dans sa collection, il possède aussi un harmonica.
Sur scène le duo est accompagné d'un fantastique batteur : Jérémie Pontier. La batterie est déjà impressionante, il se charge également des beats sur labtop, mais de plus il est entouré d'une véritable batterie (encore,shit!) de cuisine : casseroles,plats en inox et d'un jeu de clefs à molette (piqué chez Mercedes) sur lequel il s'acharne avec ses bâtons.
Visuellement le drumkit et la belle Olivia, c'est le top!

'Playground Hustle', premier titre de leur album 'A Mouthful', démarre le set. Titre joyeux et enfantin, rempli d'effets amusants.
En finlandais 'Unissasi Laulelet' exotisme ,accentué par les percussions world. Une danse esquimau ?
'The bridge is broken' une intro de guitare Velvet Underground. La voix d'Olivia est parfaite sur ce downtempo bluesy.
'At last' titre pop ,style Aimée Mann, Fiona Apple. Les arrangements ou bruitages incongrus ,ajoutés par Mr Levy et Jérémie donnent une touche originale à la mélodie.La voix magnétique de l'énergique Olivia se baladant élégamment sur la bande sonore.
Dommage que le son ne soit pas au top.
Après quelques titres, tu as compris leur jeu et certaines faiblesses te sautent aux yeux:un manque de puissance et de profondeur, une pauvreté mélodique, cachée par les gimmicks.
'How could I', la lecture de l'album se poursuit.
Le public est aux anges. Fred (le Zamp) et moi échangeons un clin d'oeil : c'est gentil et innocent. Le batteur empêchant le navire de sombrer dans la variété à la française.
Et toi Nicolas (de chez Caroline Music) ? Bof,c'est français, les mecs....
'On my shoulders' un hit chez nos voisins, d'où le buzz chez nous : 'Why would I carry such a weight on my shoulder? Why do I always help carry your boulders... irrésistible rengaine, reprise par l'assistance.
'Travel light' excellent titre hypnotique, à l'écriture Lennon/McCartney.
Time for a cover : 'Crazy', on l'a piqué,o n le rendra après le show. Tout le monde (Cat Power entre autres) reprend Gnarls Barkley, ce gars a-t-il écrit autre chose que cette scie ?
'Tammy' handclappings, pour ce titre rythmé.
'Aha' a un caractère plus rock féminin : Blondie, Four non Blondes... The dø assimile diverses influences : pop,jazz,rap,folk,musique symphonique. Cela fourmille d'idées et finalement le résultat est réjouissant.
'Bohemian dances' sera le dernier titre proposé. Pas enregistré, il sonne folk finnois.Inspiration DvoraK ?
Cet éclectisme est du meilleur aloi.

Un rappel:
'Stay'(just a little bit more), moi je veux bien rester auprès de la sexy Olivia.

65' de show, une belle diversité musicale mais ce concert n'ira pas dans le Guinness Book.
Gentil et agréable...
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Published by Michel - dans Concerts
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 22:23
Vu par Michel :

Salle pas bourrée, mais une assistance honnête en ce frileux lundi de Pâques.

The Germans

Un des meilleurs nouveaux bands belges.
Le quartet de Dikkelvenne a fait forte impression,hier soir.
Du noise pop/rock combiné avec des mélodies soyeuses.Un set de 30' intelligent et convaincant.
Deux guitaristes /chanteurs doués ,le chant pouvant être rageur ou harmonieux:Jakob Ampe(il joue aussi du synthé) et Vincent Cauwels.Aux drums,d'une efficacité redoutable:Lennert Jacobs et un bassiste ne faisant pas de la figuration:Timothy Jacobs.
Formé en 2002, le groupe atteint les demi-finales du Humo's rock rally en 2004. Un EP en 2005. Plein de concerts et sortie chez Bang (2008) de leur premier CD 'Elf Shot Lame Witch'.
'Witch' le premier titre torride, te fait penser à Millionaire, Evil Superstars mais aussi au bon vieux TCMatic.
'Lalaliar' confirme l'avis favorable . Les potes (Fred le Zamp, J .Paul, Vincent, Marc et Wouty ..ouais, forte représentation hier..) acquiescent: c'est du bon!
'The next superstar' maybe ,un peu prétentieux , non?
'Shot', un instrumental introduit par un duo basse/batterie ,ne fait pas dans la légèreté , les guitares s'enflamment, c'est du Vlaamse Sonic Youth.
'Bones' les loups sont dans la bergerie ,le carnage.
'Your DNA' des wouh wouh wouh à la Pixies.
'Lame' un punk/rock violent.'Waiting for the band' des stridences sortant du synthé ,une batterie lourde ,un son heavy qui se transforme en ballade avant un climax psychédélique.
'Dog' ,un long titre de 8', clôture brillamment ce set:le morceau démarre comme un slow acoustique avant que les freaky fuzzy guitars ne jouent les trouble-fêtes et annoncent une fêlure tellurique.
Excellent set , public estomaqué !
The Germans jouent aux Nuits Botaniques en mai,tell your friends...

The Kills

Ils nous jouent le même coup que les Shambles , en s'amenant à 21h20', quelques liquides indéterminés en main ,les yeux pas très nets .(50' à poireauter,Marc en venant presque aux mains avec un malade, stoned et bourré, qui lui marchait sur les pieds depuis une 1/2H).
Bon , vous le voulez, le scoop plus très frais , here it is: 'Kate Moss banned from the Kills tour...'
Alison Mosshart (splendide avec son chemisier panthère et ses skin-tight black jeans) et Jamie Hince nous présentent leur nouveau-né 'Midnight Boom'
Jamie 'Hotel' tripote sa gratte, lance sa beat machine .
Cigarette -thin Alison VV attend le signal du départ : ready ..
'URA Fever'...you are fever , you are fever , une interaction vocale sensuelle , des riffs Stooges, White Stripes....nice garage rock,voire glamrock à la T-Rex ('Get it on 'ou 'One inch rock' refont surface dans ton cerveau)
Alison dégage un tel halo de sexualité , qu'elle pourrait vous réciter l'ancien testament , vous aurez le bas-ventre qui vous démange ,anyway!
Heureusement qu'elle est là , car Jamie perd un temps fou à accorder sa guitare et sa drumbox: trop de temps morts. Au début, tu n'en tiens pas compte , mais à la longue , un agacement navrant s'empare de tes cellules nerveuses.
Quelques titres de la setlist: ' Pull A U 'No Wow' 'Sour Cherry' 'Tape song' 'Alphabet Pony' 'Kissy Kissy''What N Y used to be'...
Miss Mosshart halète ,murmure , se couche sur scène,prend des fashion poses...Son phrasé te fait penser à P J Harvey ,Shirley Manson de Garbage ou à d'autres naughty rock & roll girls .
Jamie, t'enfilant de saignants blues licks, fait mine de lui fracasser le crâne ,vient se frotter à elle ,pour ensuite prendre les poses guitar hero ,face au premier rang!
Tout ça paraît cool,mais finalement cette accumulation de clichés est assez gratuite.
Le dernier titre proposé fut le meilleur : 2 guitares, pas de samples, pour un morceau digne de Johnny Thunders ou des New York Dolls.
Débarrassez-vous de cette foutue machine ou engagez un drummer + un roadie accordant les guitares de Jamie et on aura un foutu bon band.
Le duo est revenu pour 2 titres en rappel , justifiant le prix du ticket.
Mauvais? Non .
Mais t'as la désagréable impression que cela devient un travail imposé.


Vu par Rudi :

The Kills : un gars, une fille, comme dans Sonny and Cher, Ike and Tina, Jack and Meg, Stone et Charden … bon là je m’égare car Jamie et Alison (Alias Hotel et VV) ils sont rocks, très très rock, dans la lignée du Velvet, de Suicide, un minimum d’artifice pour un maximum de feu !  Sur scène quelques guitares Hofner et une vieille boite à rythme pour seul décor !  Mais à côté de ça le couple dégage une énergie, une sensualité, une présence débordante. Un peu trop pour certain, leur côté exhibitionniste peu paraître un peu « too much » : ils chantent ensemble bouches colées sur le même micro, ils se filent des coups de boules, des shoots de guitare façon méchant garçon, ca tient de l’amour vache. Depuis que Jamie Hince s’affiche avec Kate Moss on parle beaucoup des Kills, serait-ce ce qui leur permet de remplir l’Ancienne Belgique ? Ca serait dommage, car ils méritent bien plus que cette publicité people !  Même si leur dernier album Midnight Boom m’a vraiment déçu, il faut bien avouer qu’en live les morceaux tiennent la route. Et même si leur palette sonore reste relativement limitée à des couleurs amères et rugueuses, leur musique dense a éveillé à plusieurs reprises des frissons que je n’avais plus ressentis depuis longtemps en concert.  Un groupe à ne pas rater … sur scène !

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Published by Michel et Rudi - dans Concerts
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 22:55

On avait l’année passée acheté des tickets pour aller voir les Test Icicle, le hype du moment mais le concert avait été annulé et le groupe avait dans la foulée splitté ! Fin d’une histoire, début d’une autre,  Devonte Hynes crée Lightspeed Champion signe chez Domino Records compose et enregistre Falling Off the Lavender Bridge qui sort en janvier 2008.

Ce gars avoue avoir été bercé par les comédies musicales : le Rocky Horror Picture Show, l’a intensément marqué. Il en a certainement gardé cet air surnaturel, intemporel, une drôle de tronche souriante, affublée d’énormes lunettes et coiffée d’une chapka en peau de castor.  Il dit écouter de la musique 24 heures sur 24 (il laisse tourner la radio la nuit) … Ce gars a besoin d’avoir quelque chose dans la tête à chaque seconde. Il porte ça sur son visage, il est continuellement speedé. Ses acolytes sont plus effacés, presqu’inexistant tant le charme du chanteur vous accroche. D’ailleurs la plupart du temps le bassiste (et son chapeau de Pete Doherty) et la charmante Anna (à la batterie) quittent la scène et laissent toute la place au Maître et à son premier violon : Mike Siddell. Leurs influences, ils les prennent chez les Thrills, Idlewild, Ash, Mansun mais ils ne pourront cacher leur fascination pour Weezer dont ils reprendront deux morceaux live.  Pour ceux qui aimaient le côté crasseux des Test Icicle, ils seront forcément déboussolés, déçus (?) par le côté recherché, pétillant, pop et lumineux des nouveaux morceaux.  Les titres restent quand même évocateurs : le tout chaud « Happy Fucking Birthday » ou autres « Fucking Sucker » et « Devil Tricks for a Bitch » … Dans certains pays leur show est réservé aux adultes (regardez sur leur Myspace). Ils improvisent la setlist, s’excusent de ne pas avoir plus de morceaux mais improvisent quand même deux impeccables rappels. A la fermeture de la salle, ils viendront saluer leurs fans et leur gratouiller quelques refrains en acoustique. De vrais amoureux de la musique, de vrais passionnés par leur métier, de vrais artistes respectueux de leur public.

J’allais oublier … en première partie il y avait un gars qui s’est présenté tellement timidement qu’on n’a pas compris son nom et qui nous a fredonné avec un jolie voix huit fois la même chanson. Malgré ses répétitions, le malheureux n’arrivait pas à retenir ses accords et ses paroles et devait continuellement lire sa partition posée sur son chevalet … Je crois qu’on aura aussi du mal à s’en souvenir dans quelques jours …
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 22:50
Une nouvelle fois , on brave les frimas de ce Germinal glacé. Cap vers le botanique.
Tu plonges dans un rassemblement 'cour de récréation , secondaire inférieur'. Des lolitas (des pisseuses ,dixit le grand Serge) et leurs chevaliers servants boutonneux. Chantal Goya à l'affiche ?
Non...

HADOUKEN!
La nouvelle sensation British , coming from Leeds.
Un 'grindie' band , formé par des ados énergiques.
Le leader est le vocaliste : James Smith
co-fondateur: Daniel 'Pilau' Rice: guitare , E-bow effects.
Chris Purcell: basse
Nick Rice: batterie
and the little lady: Alice Spooner : claviers.

Le New Musical Express les encense ,un snarling (grognement) , savage sound ... Allons voir ces adeptes des 'Street Fighters' jeux video.
Dès le premier titre , James descend dans la fosse ,et saute comme un kangourou parmi les gamins.Son phrasé rap/hip hop a des touches Beastie Boys, son industrial Leeds accent justifie l'étiquette Street Fighting band. Le son te rappelle les Klaxons ou Panic! at the Disco, CSS : de la New Rave. De la musique pour dance floor. Tu ne te poses pas de questions ,tu sautes sur place. Du teenager fun ,pour lequel tu mets ton cerveau en stand by.
Les titres suivants nous prouvent que James est un véritable showman,il harangue son cyber space public ,l'incite à gueuler comme lui .Il redescend parmi les puceaux pour leur montrer comment danser 'Dance Lesson' sur leur Trainspotting techno music.
A mon âge canonique ,on ne peut que sourire à ces gimmicks. Mais c'est efficace, toi aussi, tu sautes et balances la tête en suivant ces rythmes obsédants.
Ok, le Roland- keyboard sonne cheap, kermesse music,les kets jouent toujours la même chose ,mais tu te laisses avoir.
Devant nous (Marc et moi ), une échappée d'un asile de vieillards (75 piges) se trémousse comme une junkie de douze ans: où va le monde?
Le groupe jouera 11 titres (43' de show) .
Il doit sortir un premier album 'Music for an accelerated culture' en mai. Les little girls /boys ont déjà pre-ordered their copy, de sorte que, avant sa parution , le truc est déjà presque disque d'or.
Ils nous ont servi tous leur Myspace hits 'Bounce' 'Liquid Lives'- (booze is dangerous,guys...)
I wanna drink , drink, drink, smoke, fuck, fight
I wanna shout and scream I wanna die ...voilà le programme.
'Tuning in ' plein de... Yeah Yeah Yeahs.. 'Girls' 'That boy that girl'
'Love , sweat and beer' ainsi que des inédits qui se trouveront sur le Cd.
Je fais de la musique pour les fans âgés de 10 ans , rien à foutre de leurs parents , prône James.
Le message est clair.
Rendez-vous dans 10 ans, kids...
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