Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:57

C'est par bouche à oreille, SMS, mails de copains, que tu apprends l'existence de ce concert anti-folk.

La Compilothèque, un peu plus loin que le Kaaitheater, quai des Péniches, n'a pas de site, pas de myspace.
Ce vieux bistrot désaffecté, régi par des gars bossant à la médiathèque, sert de théâtre à des concerts alternatifs pointus.
Le dimanche, faut commencer à l'heure (19:00), voisins obligent ... Qui sont ces voisins? Le quartier est sinistre et abandonné : des poissons morts-nés dans le canal, des zombies, des toxicos squattant un autre pan voué à la destruction?
Fred, Florin, Yves et une cinquantaine d'autres noctambules se donnent rendez-vous in ze compil. On ne sait pas trop à quoi s'attendre, un avant-programme et un topact ? Lisa et les pêcheurs together ?
Surprise : Simon Beins entame le show, seul, à 19h40'



Sur une chaise, une guitare électrique dans les pattes: un folk/blues urbain attachant 'Whole Hearted Blues', aux lyrics criant de vérité ... to a bank with no dough no robbers go... Fortis enregistre! Suivi d'un titre nostalgique 'I go wild' et il termine la mise en bouche par le doux -amer 'Buy me'. Tu peux m'acheter, baby, offre moi tout ce que tu veux .. you gave me flowers ... I gave you back the petals .. tu m'as acheté des ailes, mais la brise m'a ramené en ville...
Le brave Simon sait écrire une chanson. Il y a peu, il faisait partie du groupe the WoWz, un trio new-yorkais pratiquant un weird-folk.

Place à la mignonne
Lisa Li-Lund.
Petite soeur de la famille Herman Düne, comme eux, elle est polyglotte: English, Swedish, Yiddish, German, Français. .. Une citoyenne du monde, apatride, ou plutôt multipatride.
Passe-moi ta guitare Simon. 'Distorsion' une voix douce, fluette. Tu penses à Kimya Dawson, Rachel Lipson ... Fragilité et simplicité. 'Rio' .. there are some monkeys in Rio .... je vais te quitter .. I've dropped you on the ground .. et j'ai écrasé ta photo... My heart is mine.




'Close an eye' titre soft. L'enfant exhale des volutes de gentillesse et de grâce. Beau. Un album en 2006 'Ran Away' !

Je cède la place au trio:
The Fishermen Three.
Simon Beins: guitare/vocals - Raphi Gottesman: drums - et le frère de Jeffrey Lewis, Jack Lewis: bass and vocals.
C'est Jack qui chantera les trois premiers titres.
'David K' this is a louder song dans notre répertoire.
Dès les premières notes, la ressemblance avec le travail d'Herman Düne ou Stanley Brinks est perceptible, ce calypso rock spécifique. Une basse mélodique et une guitare aux résonances hawaïennes.
Le groupe vient de sortir un CD 'Rosina on every balcony'.
La jam se poursuit ' New Years Day' .. You dance your ass off like on New Year's day... un chouette petit rock, à deux voix, style Jonathan Richman.
'Not done hugging you' un titre laidback. Un lazy rock, dans lequel basse et lead jouent les mêmes lignes, termine le premier set.

Deux Hoegaarden, un cidre, une jupiler ...



Set 2: The Fishermen Three avec Simon aux lead vocals.
'Golden Pain' .. I like you more than I should ... jolie mélodie.
'Up up up' du cha cha cha rock sentant les late fifties, le truc que t'entendais en draguant, maladroitement, les gamines à la foire du village. Come on, take a ride with me in the bumper car, Josette!
'Train of time' country rock nonchalant.
Palabres, on joue quoi? Comme tu veux, Simon. Qu'en penses-tu, Raphi? Pas d'idées, mec. Décide-toi, les gens attendent .. 'If you ever return' décontracté et lisse .
Les Fishermen Three sont cool, leur fil est dans le canal, ils sifflotent une Jupiler, va y avoir du soleil et les filles sont gentilles ..... A quoi ça sert de s'exciter?
'Obsession (it ain't love)' Moi , je viens du Kentucky nous balance Simon , from a small town I was dreaming of a big city.... On est entre potes, on se raconte des anecdotes, je vous passe celle narrée par Fred (un mec bourré et trois nanas dans une chambre...).
Jakske, tu chantes? Fine... ' Mexican Blanket' une basse saturée et nerveuse. Un bon rock.
'Danny' toujours le moule Herman Düne and family.
C'est la dernière : ' Light in the wake of love' chanté à deux et joyeusement bordélique. Thank you, Brussels. Demain on part au UK.



Retour de Lisa Li-Lund avec les 3 vissers.
Ils ont répété quelques titres, cet après-midi ,avant le concert.
Simon à l'acoustique, Lisa à la lead. Jack aux mini-claviers, Raphi boum boum...
'In that bar' comment tomber amoureux d'un gars rencontré dans un bistrot.
Avec l'habillage Fishermen Three, les titres de la jolie Li-Lund prennent de l'ampleur. Simon s'avère un as à l'acoustique.
'What to say' 'Same voice as you' du joli folk ensoleillé. Tu te vois sur une plage californienne, entouré de nanas au look Pamela Anderson (euh ,le physique de Lisa est légèrement différent).



'12000 waves' je le joue en D ? en G? Beau duo vocal avec Mr Beins.
Jack récupère sa basse: 'Matzo Balls' un titre entraînant et catchy.
Ecrit au Brésil ' Olinda' , Jack et Raphi switchent d'instruments.
'Bloodface' chanson film d'horreur , à la P J Harvey.
Et la belle enfant clôture le set par ' 12 friends in the city'. A son tour de manier le petit synthé. Gentils bricolages pour une comptine lutine... I'm spitting bubbles in the air... Non, Yves, tu ne dois pas essayer avec la mousse de ta blanche...
Hippie time in Brussels!
Concert bon enfant et sympa!

 
Repost 0
Published by Michel (Vidéo : Florin) - dans Concerts
commenter cet article
1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 19:29

De Markten, gemeenschapscentrum, place du Vieux Marché aux Grains, dans le vieux Bruxelles , organisait, en ce premier février, son Salon Dansant N°20. Evénement gratuit pour fêter l'an neuf.

Rendez-vous incontournable de toutes les mamies et tous les pépés, voulant retrouver leur splendeur révolue depuis des lustres.
A 15h, le thé dansant est inauguré par un speech du Vlaamse Schepen de la jeunesse , Juul Van Pieperzele, 71 piges, costard bleu ciel impeccable, cravate assortie. Un look Helmut Lotti, met grijs haar.
Veel plezier, dames en heren senioren, met The Triplettes.



Pas les Triplettes de Belleville ... Billie Bentein, Marjolein Deckers en Katrien Van Opstal komen uit Gent.
Ces 3 jolies maskes ne jouent pas à la pétanque, mais font revivre le swinging sound des années 40, costumes d'époque garantis.
Elles sont accompagnées d'un brillant combo American swing jazz, uit Vlaanderen: les Boogie Woogie Bugle Boys. 5 cuivres (3 saxophones, 1 trompette, 1 trombone), 1 batteur, 1 contrebasse et 1 pianiste de la botte (Sergio Biffi). We zijn klaar voor a Jukebox Saturday Night, même si c'est un dimanche. Uniformes Army Air Force band, ambiance Glenn Miller, Count Basie , Benny Goodman...
La touche Andrew Sisters a, à nouveau , la cote chez nous : Lady Linn, les Daddy's Darlings...



'Jukebox Saturday Night'une thune dans le jukebox entre- deux- guerres et swing time, baby (en bompa). Les chicks et leur close harmonies sont parfaites et les boys assurent.
'Hold tight' ...want some seafood mama? Old time boogie, a big smile on granny's face.
'Tuxedo Junction' Erskine Hawkins, un dancefloor en Alabama!
'Beat me Daddy' nouveau boogie avec Sergio sous les feux de la rampe.
Pour toutes les mamans dans la belle spiegelzaal ' I remember mama' slow time.
Wil je dansen? Me lance une brave dame, en me faisant un knipoog .Ik ben niet zat genoe, sorry bella!
'Mister Sandman' The Chordettes 1954.
1978: Emmylou Harris, Dolly Parton, Linda Ronstadt. Une perle harmonieuse.
'Don't sit under the apple tree' cuivres éblouissants .
Bye Bye meisjes, richting kleedkamer et les Boogie Woogie Bugle Boys attaquent un intermezzo au goût de cerise 'Hat with Cherries'. Fabuleux.
Retour des triplées, a new outfit .'Rum & Cola', en partance pour Trinidad.
'Bei Mir Bist Du Schon' (ou Shein) un sax cajoleur. Du charleston, on adore, c'est wunderbar. Difficile de rester assis.
Retour au vestiaire et le band amorce 'Airmail Special' Benny Goodman revit.
Nos hôtesses de l'air rappliquent, ik word verliefd...
'Sing Sing Sing' avec drum solo, pour ce classique de Louis Prima.
Un petit morceau comedy capers, carnaval à Alost: 'Beer Barrel Polka'. La bière coule à flot, c'était pas Aalst, ni le carnaval, mais Wieze en de oktoberfeesten...
'Oh Johnny' et un zotte Johnny sur le podium, un! Lachen geblazen.
On l'attendait: 'In the Mood'.
Pour calmer les esprits ' Apple blossom tree'. Ton cerveau te repasse, en noir et blanc , les comédies romantiques, aux feel-good themes, de Frank Capra, avec son acteur fétiche, James Stewart.
Eh Clelia, où es-tu?
Pas vrai, elle tangue sur la piste de danse avec un nonagénaire alerte.
La dernière 'Boogie Woogie Buggle Band', pour présenter la fine équipe. Clelia en cascadeuse ... Fun à l'hospice!
Excellents musiciens, show réjouissant, une autre époque !
Les seniors sont ravis et rappellent les Triplettes.
'Chattanooga Choo Choo'. Tout le monde embarque dans ce chouette tortillard et le jukebox rend l'âme.
Distribution de gâteaux de Nouvel An pour tous!
Place à DJ Oxana et ses 78 tours ... 'Pepito Mi Corazon ' et autres mambos ou foxtrot ...
Nous, on retourne en 2009 !

 
Repost 0
Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
commenter cet article
31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 19:56

Cohue à Bruxelles, dernier jour des soldes..

Direction rue Neuve, la FNAC , un showcase de Geneviève Laloy , prévu à 15h.
Tous les musiciens sont sur place depuis belle lurette , pas d'ingénieur du son !
Nos artistes sont des pros , ils ont commencé les réglages sans le gars de la FNAC.
15h05' le comique rapplique, en bafouillant de vagues excuses : sa grand-mère devait accoucher , son chat se tape une jaunisse et son poisson rouge avait le cafard...
Bon, faut tout brancher et puis, qui vous a permis de toucher à mon matos... Keske tu dis? Le boxon ?
Soundcheck speedé et à 15:20' on attaque le spectacle musical grand public (de trois à quatre-vingt -dix- neuf ans...) de Miss Laloy.
Laloy , je connais ce nom , tu me souffles ... T'as raison , c'est la cousine de Didier, le James Bond de l'accordéon diatonique. Le gars qui joue/a joué avec Ialma, Laïs, Trio Trad, Gwenaël Micault, Pirli Zurstrassen et Maurice Chevalier (à vérifier!).
D'ailleurs, le frérot, Philippe Laloy vient aider la fraîche donzelle avec ses flûtes et sax.
Philippe, celui qui joue dans Tricycle? Ja, mevrouw et aussi dans Traces et dans le band de Karim Baggili.
D'autres têtes connues sur la scène: Vincent Noiret : contrebasse (Tricycle, Ialma, Stéphanie Blanchoud , Ghalia Benali... ) et aux guitares (sèche et électrique) , le fringant Paul Prignot, au background jazzy (Peter Hertmans comme leraar). Polleke joue dans Studio Pagol (avec ma copine Laïla , au chant!), Groovemachine (met Jo Gola) et des tas d'autres formations...



We zijn klaar , feu !
'Petit Roi' ..Quand vient le froid , la pluie glacée ... sur fond de contrebasse jouée à l'archet. La flûte s'immisce dans le jeu et l'acoustique emballe.
C'est clair, c'est pas du Chantal Goya!
Des tonalités folk, jazz et des textes pas cucul la praline.
'Un jour' premier titre du dernier Cd 'Hirondelles' ... un jour je remonterai le fleuve, je pagaye, je pagayerai...exotique, rythmé et sax lyrique. L'élément masculin au complet assurant des backings succulents.
Légères et gracieuses, nos hirondelles!
Une intro jazzy, un doo-wop made in Brussels ... au bout de ma ligne 'Un poisson doré'. Du swing à la Michel Legrand, Claude Nougaro.

Une valse enjouée 'Tim la bonne étoile' (CD 'Si la terre..'), l'histoire d'un moustique, avec kazoo frivole. Pour les enfants, sans être infantile. Il y a du Henri Salvador, Henri Dès, Yves Duteil ...dans cette approche. 'Une pomme sur un mur' confirme ce propos.
'En l'air' écrit en Drôme provençale, naïf et guilleret! Bonjour Bécassine, que lis-tu, Noémie?Martine à la plage, tonton.
Une petite gigue celtique sentant bon l'ère 'Le temps des cerises' : 'Gudin'.
Pour Bugs Bunny: 'Lapins' (non , pas à la gueuze , goinfre!).
Laloy /Lafontaine (les deux :Philippe et Jean de) même combat! De jolies fables poétiques, d'avant la froide technologie .
Une bossa nova 'Zoé' ! Retour au swing 'L' île des oubliés' l'archipel des objets perdus , faudrait que je m'y rende pour retrouver mes cheveux!
'Si la terre était une orange' Tendre comme du Isabelle Mayereau aux rythmes brésiliens.
Le voyage enchanteur se termine 'Cachez-vous...' (je suis le loup). Fait pas bon rôder dans les bois , mes petits cochons ! Quelques cris canis lupus, tendance coyote, un numéro chorégraphique burlesque, une belle envolée au sax et une guitare funky, puis retour à Bruxelles.
Spectacle rafraîchissant , musiciens talentueux et chanteuse charismatique!
C'est dur de redevenir adulte !

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 22:28

2009 démarre avec une double affiche à Haren.

Luc Gheldof a invité Gurf Morlix , de l'americana/blues d'Austin et un folk duo , en provenance de Montreal , Rob Lutes & Rob MacDonald.
Du monde dans le club, pas un siège inoccupé. Les habitués où t'as l'habitude de les trouver, pas mal de journaleux et quelques membres de la bourgeoisie bruxelloise , apparentés au joueur de luth.
Bizarre de voir ces costumés et leurs madames, fringuées comme pour aller à l'office religieux, dans l'antre folk. Allez , ne soyons pas sectaires, et souhaitons leur welcome, même si les parfums vaporeux se mixent mal avec les effluves de houblon.

21h00 Gurf Morlix

Qui, tu me dis , un copain d'Astérix, un Assurancetourix texan? Non, mec , ce Gurf , né en 1951, a un palmarès pas triste : Lucinda Williams, Mary Gauthier, Flaco Jimenez , Warren Zevon , Tom Russell ... pas un con! Ce soir il vient nous présenter son dernier né (CD n°5) 'Last Exit to Happyland'. Cette plaque sera commercialisée dans quelques semaines, mais comme nous sommes des habitants de Happyland, nous pouvons acheter la rondelle ce soir!
Le grisonnant monte sur scène, se saisit d'une petite guitare mexicaine (nylon strings), ses pieds battant la mesure en utilisant a footbass. La première nous chante l'histoire d'un petit gars d'Oklahoma, un blues nommé 'Killin time in Texas' (pas Dallas, 1963), sur le CD 'Diamonds to Dust'. Lyrics puissants .. heaven is full of ghosts and the world is full of fools ... 'keske tu dis 'demande Bert Anciaux? La suivante pour la New Orleans, touchée par l'ouragan et oubliée par l'administration Bush: 'On Judgment day' ... it's a whole lot of miles to the city of sin... nouveau blues profond. Ce mec respire l'authenticité ! Une voix fatiguée et rocailleuse , idéale pour chanter le blues. Aucun cinéma , de la sobriété et du savoir-faire.
Basé sur le mythe de Robert Johnson .. you can find a crossroads make you a deal .... Robert Johnson et la crossroads curse!


A Austin, Gurf a un copain : Ian McLagan (des Small Faces) . La suivante 'The voice of midnight' est pour Ian et son épouse , décédée il y a peu. Une ballade sensible magnifique.
Revenge and murder sont les thèmes de 'One more second' . 'She's a river' à la poésie matinale , on Friday night ! ... she's a river she's floating away from me ... Morlix sait écrire une bonne chanson.
Un Texas blues s'impose , et il commencera par .. I woke up this morning ..., la suite est plus spirituelle : pas de lait, pas de beurre sur le seuil de la porte , où est my milkcow?
Une reprise surprenante (et réussie): 'Don't pass me by' Ringo Starr. Suivie d'une americana song émouvante, écrite avec son ami George Carver. ('I got nothing left to lose'). Depuis 8 ans , je chante la suivante , 8 années noires, mais there's hope with Obama ... 'With God on our side' Bob Dylan. Des pages sanglantes de l'histoire US. Gurf la chante comme si il en était l'auteur, avec ses tripes.
On termine par un gospel, repris en choeur par Toogenblik 'This may be the last time' The Blind Boys of Alabama. Un solo de guitare lumineux.
70' d'un set intense. Pas de rappel , second act oblige !
Du bon boulot, Gurf!

22:35
Rob Lutes & Rob MacDonald

Roots music en provenance du Canada. Rob Lutes, lui aussi, a un nouveau CD dans les bacs 'Truth & Fiction'. Pour le promouvoir une tournée de 10 dates aux Pays-Bas, avec une halte à Haren.
Le grand luthier, lyriciste et guitariste, est accompagné d'un virtuose de la dobro, son copain
Rob MacDonald.
Un autre registre , ce duo feuille d'érable: du folkpop acoustique, du ragtime , du fingerpicking ...
Une tendance au mainstream, mais aussi a keen sense of melody et de fines lignes de guitares.
'The only soul' du quatrième CD , sera suivi de 'Marie' un gypsy blues , avec fingerpicking élégant.
Godv.. Que Pasa avec Maria? Plus de son, plus d'éclairage, obscurité totale...
Marc, l'ingénieur son, à la cave! Power on , c'est reparti ..


'Bread' gentil folk acoustique.
'I know a girl' adaptation toute personnelle de 'They're red hot' de Robert Johnson. Beau sliding de Mr Burger King.
Un petit ragtime pour admirer l'adresse de Rob II. 'Slips away' ou comment tu peux perdre un amour dans un Drive In cinéma. 'Throw me from this train' (sur l'album 'Ride the Shadows'), belle chanson nostalgique. Retour au travail récent 'Constancy': tomber amoureux c'est pas un problème, rester amoureux c'est plus dur!
'Champagne don't hurt me baby ' eight-bar blues standard, ain't nobody's business but mine...
Chris Smither est une influence , la suivante est inspirée par ce singer/songwriter: 'If the blues don't shake you' (then you're dead).
Encore un swing/ragtime. Lutes cite Mose Scarlett, le gars qui a appris à Leon Redbone à jouer de la guitare.
'Cold Canadian Roads', arrêtez de pleurer, petits belges futiles :- 4° C , c'est rien du tou, chez nous on se tape - 29 (Fahrenheit, stupid goats).
Les deux Rob terminent par 'Rob's deep river blues', sur le premier Cd 'Gravity'.
60' d'americana bien torché, belle voix et un accompagnateur fantastique.
On a droit à un bis 'Innerstate'.



Bien , bien... un peu trop conventionnel , maybe ! Et puis cette quête du beau , de l'esthétique ... pas évident, après l'écorché Gurf Morlix.
Une nouvelle chouette soirée à Toogenblik, en fin de compte.
La semaine prochaine Malcolm Holcombe et some sad news pour finir: pas de Peter Case le 28 février, tournée annulée!

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 22:55

C'est le Nadar ensemble qui ouvre le programme avec deux pièces d'un jeune compositeur danois :

Simon Steen-Andersen


« Rerendered for piano and two assitants » comme son nom l'indique est un morceau pour pianiste et deux assistants. Le piano est tourné de manière assez originale puisque la pianiste tourne le dos au public. Ses deux assistants se situent de part et d'autre du piano. Un écran placé à l'arrière permet de regarder ce qui se passe dans l'instrument. La composition joue sur la manière de détourner le piano pour en sortir des sonorités inattendues ... archet électronique, tapotement sur le bois, grattage des cordes avec divers ustensiles ... la pianiste enfonce en général les touches sans produire de note, juste pour donner le la résonance ... C'est assez ludique, ça fait d'ailleurs rire une partie du public ... Le problème, c'est que c'était difficile d'en profiter tant les sons produits étaient de faible intensité ... et écrasés par le bruit de la ventilation et celui des feuilles des partitions qui tournent ... Heureusement, ça ne durait pas trop longtemps ...


« Besides » le second morceau met en scène un plus grand nombre de musiciens dispersés sur la scène. Certains sont équipés de micros et un mixeur les spatialise sur 4 enceintes. C'est assez déroutant au début de voir le violon à droite et de l'entendre dans le haut parleur de gauche, parfois le son est modifié par des effets qui sonnent « très cheap », le trio de cordes rentre dans le jeu, on ne trouve pas d'unité à l'ensemble malgré la bonne volonté manifeste des interprètes qui y mettent tout leur coeur ... bravo à l'ensemble Nadar. Le compositeur monte sur scène, je n'applaudis plus ... il ne faut pas l'encourager dans cette voie ... et je ne suis pas le seul à m'être ennuyé !


Deuxième partie : Ictus ensemble joue « Vortex Temporum » de Gérard Grisey sous la direction de Georges-Elie Octors.

Grisey est considéré avec Tristan Murail comme étant l'inventeur de la musique spectrale. « Vortex Temporum » est une de ses dernières pièces puisqu'elle a été terminée en 1996, deux ans avant sont décès. Elle est composée de trois parties pour 5 instrumentistes et un piano.


Ca débute sur une formule répétitive de quelques notes directement piquée à Ravel (Daphnis et Chloé) ... cette partie minimaliste est assez crispante et débouche sur un solo de piano endiablé et magnifiquement interprété par Jean-Luc Plouvier. Les deux parties suivantes sont vraiment très belles et passionnantes. Il y joue des notes qui se fusionnent pour ne plus former qu'un seul timbre, nouveau, comme issu d'un instrument imaginaire. Le mieux, c'est d'écouter les yeux fermés pour mieux ressentir cette fusion des éléments ... La troisième partie dédiée à Helmut Lachenmann reprend les éléments de recherche de ce dernier en jouant sur les différentes façon de jouer d'un instrument : archet frottant sur la caisse du violon. Magnifique!


Insistons sur la performance remarquable de l'ensemble Ictus qui a produit là, une éblouissante interprétation d'un morceau trop rarement joué !


Notez pour finir qu'il s'agit bien de GERARD Grisey et pas de GEORGES Grisey comme spécifié sur le programme et le site web de Flagey !?
 

Repost 0
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 11:48

Le bar du matin, au carrefour de la Chaussée d'Alsemberg et de la Place Albert, one of the new places to be à Bruxelles.

Hyper branché, surpeuplé, bruyant, tu baignes dans des nuages de nicotine et, si tu veux te désaltérer , tu prends patience , l'accès au bar a tout du parcours du combattant, ça te laisse le temps de jeter un coup d'oeil aux nanas aguichantes qui déambulent dans ce débit, où tu te dois de te montrer.
Un DJ connaissant son sujet et des free concerts tous les jeudis.
A 21h, tu te faufiles pour te retrouver face à l'imposant drumset de Stephane Galland.
Michel Hatzigeorgiou , le bassiste n° uno du pays, suit le même chemin, il désire boire un coup backstage et te souffle qu'ils comptent démarrer le set sous peu.
21h25', notre glorieux trio d'avant-garde jazz prend place ... Dames en Heren:

AKA Moon

Fabrizio Cassol et ses potes sont en pleine tournée 'Pitié' . Une oeuvre basée sur la Passion selon St Matthieu (J S Bach). Ce spectacle est une coproduction Alain Platel (Ballets C de la B) /AKA Moon. Il tourne dans toute l'Europe. C'est donc une chance inouïe de pouvoir assister à un free gig du trio, pendant les quelques jours de relâche.

Pas de setlist , Fabrizio a disposé quelques partitions sur son lutrin et Stéphane Galland amorce , discrètement, par quelques coups de baguettes, la première plage de la soirée.
Une basse funky lui fait écho , avant de voir le sax embrayer. Le convoi est sur les rails, avanti ...
Nous sommes partis pour un voyage expérimental 'Orient-Express'. Constantinople, on arrive!
Le sax se fait pungi et les ophidiens tanguent. Hatzi fait vrombir le moteur, Galand martèle en cadence. Une entrée en matière percutante. Les notes de Fabrizio mentionnent 'Babamako 1 Yoyo Masabe'. Petit rappel, Aka Moon a choisi son patronyme en étudiant la musique des pygmées AKA.
'Amazir' 'Cuban 1' une suite se retrouvant sur le dernier Cd 'Amazir'. Fabrizio, le psylle, nous emmène du côté de la kazbah et même si c'est pas du Clash , ça rocke/jazze furieusement.
De l'impro free jazz digne de Steve Coleman. Des rythmes syncopés , des lignes groovy que les artistes brisent en pleine ascension , avant de voir le galant relancer la machine. Un trip t'emmenant au delà des frontières du rationnel. Des jongleurs hors-pair , passant, tout naturellement , de structures complexes et cinglantes à des tonalités lyriques et suaves.
Une maîtrise irréelle , une complicité magique.
Du blues malien 'Bamako 'd'Ali Farka Touré , pour reprendre 'Cuban 3' et repartir vers les Indes 'Alaknanda' .
Un hommage à Jaco Pastorius , que Michel idolâtre 'Last call from Jaco' . Un solo de basse immense. Une wah wah Jimi Hendrix blend. Le public entre en transe. Stephane est déchaîné , un sax timide essaie de calmer le jeu.
On revisite Amazir avec 'Lila' avant d'aller fêter Noël en Roumanie 'Romanian Christmas' .
Tous ces morceaux forment une suite hybride . (Fabrizio en me refilant des notes backstage , dépose son flacon de Scotch et me jette ' les titres ne sont pas forcément dans l'ordre, on improvise beaucoup,débrouille-toi!').
'AKA Moves' qui ouvre l'album 'Live at the Kaai' . Une longue plage aventureuse.
Un nouveau solo du sorcier de la basse , avec des loops et une wah wah tonitruante . Take a break , Michel!
Stéphane et Fabrizio attaquent un duel homérique sax/drums . Les gladiateurs sont dans l'arène .... Crixus versus Spartacus sur fond groovy.
On reprend le chemin du continent noir ' African painting' , à nouveau un sax indolent , des reptiles amphétaminés entament une danse lubrique.
'Bruit' titre adéquat, si ce n'est que ce noise est maîtrisé!



90' explosives: une musique inclassable : du jazz fusion, du rock , de l'ethnique , des éléments classiques ... De l'énergie débordante , de la fureur et puis de la légèreté, du vaporeux ... Indescriptible.
Ovation du public , gagné par la folie .
Retour des artistes pour une dernière salve pointue .'Aka Danse' (?) !
Une danse bouillonnante et irrésistible. Un Stéphane Galand monstrueux , aussi allumé qu'un autre Moon démoniaque (Keith)!
Exténué, le trio vient saluer la masse avant de repartir pour d'autres aventures!

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 22:51

Deux soirées sold-out pour les Chiefs à l'AB. Normal , les indie rockers de Leeds remplissent des stades entiers au UK ou en Allemagne.


A 20h et quelques poussières, the lights go out . La salle est à moitié pleine pour le support de Glasgow :

Dananananakroyd

Et une médaille, une, pour un des pseudos les plus cacochymes de la new scene britannique!
Heureusement que le Blues Brother (avec y :Aykroyd) se prénomme Dan et pas Nic , nicacacaca....bof ! Notons que nana ...: les réponses à vos questions sur l'intimité féminine , ça craint pas mal, merci !
C'est quoi ce dan machin ? Un sextet de teenagers énergiques , pratiquant un fightpop bruyant, nerveux , et assez rigolo.




Line-up: Duncan Robertson - guitare, David Roy - guitare, Laura Donaghey - basse, Calum Gunn - voix (et batterie), John Baillie Junior - batterie, James Hamilton - batterie.
Tous sautent comme des petits pois enthousiastes , excepté la sage bassiste . Calum , le maigrelet , est super excité , il gueule , rebondit dans tous les sens, descend dans les premiers rangs pour serrer les mains tendues , applique les saints sacrements sur le crâne de ses acolytes ...bref, tu ne t'ennuies pas.
John Baillie switche, constamment, entre la seconde batterie et le micro de second vocaliste . Hamilton tape comme un forcené et Duncan ajoute quelques riffs de guitare incisifs à leur hardcore juvénile.
Ces gamins n'ont peur de rien et parviennent à embobiner les pucelles des premiers rangs , tout en gagnant la sympathie des vétérans de la scène rock.
'Totally Bone' 'Some Dresses' 'Black Wax' ' Pink Sabbath' sont des titres frénétiques , mélangeant punk , hip hop hardcore (cf Beastie Boys) ou power pop .
Un album 'Hey Everyone' devrait sortir durant le premier trimestre 2009.
Les punks freaks peuvent se préparer à une mosh dance échevelée.
Dananananakroyd : worth watching (pour une petite 1/2 h en tout cas) !

Bars pris d'assaut !
21h00 Clameur colossale :


Kaiser Chiefs 

Ricky Wilson , voix enrouée , ce mec s'époumone sans répit pendant 75', attaque un des titres de leur troisième CD (Off with their heads) : 'Spanish Metal' . La corrida commence , l'AB s'enflamme , la feria sauvage ne connaîtra aucun temps mort .
Une accumulation de hits, repris par la masse, va suivre : 'Everyday I love you less and less' déclenche les premiers instants de folie.
'Everything is average nowadays' 'Heat dies down' 'You want history' ... le son est parfait .
La rythmique assurée par Nick Hodgson/Simon Rix est d'une redoutable efficacité.
Nick, petit chapeau, Baines(keyboards) ajoute les touches dansantes au son des Chiefs. Quant à Andrew Whitey White, tu sens que ce gars a un potentiel immense dans les pattes. Toutes ses interventions à la lead dénotent la classe. Tu en viens parfois à regretter la relative simplicité de ces hymnes stade de foot . Des lignes bluesy , psychédéliques, rock ... une perle ce left-handed axeman.
'Ruby' Impressionnant d'entendre 2000 personnes reprendre à l'unisson .... Ruby Ruby Ruby Ruby do you do you...know what you're doing , doing to me.... On sortira de la rue des Pierres aussi aphones que Ricky.
La folie!
Si l'ambiance se relâche d'un mini poil , le frontman vient nous haranguer et nous inciter à gueuler et à sauter de plus belle . Bruxelles ne se fait pas prier.
Je me la joue Roger Daltrey , époque Woodstock, veste de daim frangée, et je fais dangereusement virevolter mon micro. Je descends prendre un bain de foule, j'envoie mon tambourin dans les airs, je saute au dessus de la batterie, au risque de me casser la gueule. Un showman de première, Mr Wilson.
Relançons le Wurlitzer : 'Thank you very much' 'Good days bad days ' 'Na na na na naa' 'Modern way'.... tous des hits catchy et addictifs. Un sing a long monstrueux, des milliers de nanas et kets s'égosillant, le poing levé. Impressionnant !
Pas assez ? 'Never miss a beat ' et 'I predict a riot' un hymne working class hero typique .
Une longue plage ('Take my temperature'?) permettant à l'organiste et au guitariste de se mettre en valeur , suivie du fabuleux 'The angry mob' dans lequel la classe ouvrière crie sa haine de la bourgeoisie bien-pensante ... We are the angry mob We read the papers everyday We like who we like We hate who we hate.... Communion totale avec la salle !
Fin de la pièce , la messe a duré une heure.



Rappels
'Can't say what I mean' et 'Oh my god'.
Fin d'un show prévisible , compact et vachement tonique!
Dans les premiers rangs, 4 bruxelloises écervelées se roulent par terre , en se filant des gnons et en s'arrachant le T-shirt puant la sueur, pour s'approprier la serviette que Ricky a balancé dans le public.
'I predict a riot', avait-il chanté!

 
Repost 0
Published by Michel (Photos : Nickie) - dans Concerts
commenter cet article
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 22:32

Concert gratuit de Californian country music, comme cadeau de Nouvel An , organisé et offert par Curieus Schaarbeek.

14h: tous les amateurs bruxellois de Roots music sont au poste (pas chez les flics,  onnuzele Germaine... mais dans le café du centre culturel!).
14h20 Steven, pintje en main, vient annoncer : from San Luis Obispo , California : Red Eye Junction !
4 jeunes cowboys , Stetson sur le crâne, prennent place au fond de la salle , pas de podium , un tapis, acheté à un ottoman du coin, pour éviter les vibrations de la batterie.

Holy Shit : je connais ce batteur ... maar ,ja , de brave Koen Verbeek , aka the Legendary Johnny Trash  (Hetten Des ,Sin Alley etc...) , qui sévit actuellement dans Runnin Wild (j'avais vu le glittering Patrick Ouchène au comptoir). Le louvaniste se tape toute la tournée européenne des yeux rouges , en remplacement de leur batteur original, qui les a quittés avec un oeil au beurre noir, avant de monter dans le Boeing 707 , direction Gierle.
Dr Reid Cain : guitare acoustique, est le lead singer . C C Hoffman est le bassiste stoïque (en retrait , placide et efficace) . Le gunner de service , se nomme Jackpot Johnny Clarke : une Fender crapuleuse , des backings doucereux , de temps en temps , un homegrown lead singing . Un dangereux artilleur, le jauni !
Surfing Airlines , qui s'occupe du management du groupe au Benelux (a 18 days tour) , leur avait trouvé 2 dates en ce samedi hivernal : Brussel en Roermond (NL) , près de Maastricht.
Time for some outlaw music , kids .... (euh, la salle est remplie au 3/4 de braves gens qui ne doivent plus payer leur ticket de tram ...)

'Tonight' de la traditional country . Dwight Yoakam , Hank Williams style.
Tu dois t'habituer au son sourd de la salle pour apprécier le savoir-faire des californiens.
Les harmonies vocales sont trahies par l'acoustique et la rythmique de Reid s'entend à peine . Never mind , they 've got the right spirit.
'Haunted memories' le nasal twang de Mr Cain est idéal pour cette ballade larmoyante. Traditional redneck music. 'Close up the honky tonks ' de Buck Owens , joué par les Flying Burrito Brothers... Faut fermer tous ces honky tonks , ma petite amie restera peut-être à la maison. Ah , les nanas qui ont le feu au cul ... Des riffs meurtriers de Johnny Guitar .
'Standing in the shadows' title track du dernier (et second) CD. Il succède à 'Outlaws & Heroes ' , sorti en 2007. De l'Americana pur souche. Petit clin d'oeil à Koen , le balayeur , qui s'amuse .
'You can't break a broken heart' c'est de la country , papy !
'First light of dawn' a new song, we've never played it in the States . About a robbery gone bad.
'Gone' pour Bush?
'I'll be sorry' toujours ces petits soli juteux et justes de Mr Clarke .
A song about travelling , quelques trémolos typiques : 'These five strings' .
Johnny au chant ' Talk of the town', l'esprit de Waylon Jennings.
'Whither' about a working man losing its job , et 'Any Town' , à propos de la petite ville où vit Reid, achèvent le set.
Pas de cinéma, ni de grands effets , du respect pour les anciens , de la honky tonk music comme tu peux l'entendre live sur les ondes de la WSM, 'Grand Ole Opry'.



Twee pintjes later : set 2.

'Home ain't so sweet' du Cd 2.
On quitte à nouveau Schaarbeek la Turque pour Nashville, Tennessee.
'Driving Nails' a cover (Bruce Carroll?).



Une petite drinking song, comme d'habitude: 'Bad Habits' .
Pas de country sans Johnny Cash: ' Orleans Parish Prison' , bien que le man in black ne soit pas le compositeur de cette perle , d'après Reid , elle est d'un certain S. Young.
Red Eye Junction , pendant sa mini tournée, aura également joué dans quelques pénitenciers (Mechelen/Hoogstraten) et pense sortir un live CD , des enregistrements effectués in prison.
'The only one' sortez les mouchoirs ... I sit here in this lonely room ... Coal Miner's Daughter country émouvante.
'Billy ' plus rentre dedans . 'Anything but country' une profession de foi, avec jongleries périlleuses d'olijke Koen. Eh fieu, parfois ils commencent un morceau sans me prévenir et je sais pas si je prends mes sticks ou mes balais... Prends une Jupiler, mec!
Merle Haggard 'Bottle let me down' . Merle connaît pas la Jupiler! Une country waltz , avec pas de danse honky tonk style du docteur.
La classe.
'It's all over' Tu piges rien, quand Jackpot Johnny présente la chanson , son accent de mâcheur de tabac est à couper au couteau , mais il possède le timbre 'vieille chèvre ' rêvé, pour le primary country and western sound.
La dernière ' On my mind' qui clôture le dernier Cd. Dernières lignes cinglantes du desperado.

Daar is Steven et on a droit à un double bis.
'Trouble' , suivi d'une reprise: 'Story of my life' du groupe Social Distortion.
Un bon petit concert d'un groupe sympa , peut-être trop gentil.
Les conditions n'étaient pas idéales , vaut mieux les voir, au comptoir d'un kroeg enfumé et nerveux, qu'assis, alignés comme à l'église, dans un hall à l'acoustique déficiente.
Anyway, chapeau à Curieus Schaarbeek d'avoir fait venir Red Eye Junction à Bruxelles !

 
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:13

Grosse ambiance au Botanique. Festival du film Gay et Lesbien oblige ...

 

La Rotonde est presque vide quand à 20H pile monte sur scène un grand gars avec sa guitare, je me dis : « pas l'air très islandais celui-là » ! Il n'a pas encore fini de jouer la troisième note sur sa gratte que je tombe sur mon cul (heureusement que j'étais assis) :



C'est Finn
, bordel de dieux ! Mais qu'est-ce qu'il fait là, normalement il y avait une première partie ! Le temps que je me remette, j'ai déjà raté la moitié de la première chanson, ma préférée de toutes : « Half Moon Stunned » Un chef d'oeuvre ! La voix est parfaite, comme sur l'album, d'une pureté incroyable ... Zut c'est déjà fini, j'étais pas préparé ... Je remarque alors qu'il y a aussi un contrebassiste (- choriste à l'occasion) et une violoniste ... Mais vous ne voyez que lui ! Un extra-terrestre ... le genre qui s'habille avec un panta-court, des hautes chaussettes et une mini-cape noire, qui se dessine des peintures d'indien sous les yeux et qui malgré ça n'a même pas l'air ridicule ! Difficile de ne pas faire le parallèle avec Anthony (sans les Johnsons), le même être étrange, envoûtant, fascinant ! Les morceaux du nouvel album à paraitre demain (le 19 janvier 2009) en Belgique : « THE BEST LOW-PRICED HEARTBREAKERS YOU CAN OWN » sont d'une égale excellente qualité. Il a trois micros devant lui, trois sonorités, timbres différents ce qui varie considérablement ses effets vocaux (heureusement, sa voix fort particulière pourrait crisper à la longue), il ira même jusqu'à s'écarter de l'amplification pour hurler une fin de chanson, avec un grain qui aurait fait pâlir Kurt Cobain ! En milieu de concert, une méga reprise de « Moon River » de Johnny Mercer, un truc à vous clouer sur place ! Il joue aussi de la pédale de loop, triple sa voix sur les différents micros, de toute beauté ! Il termine avec une dernière reprise « I just call to say I love you » de Stevie Wonder. Applaudissements polis d'un public assez froid qui ne cherche pas le rappel, je pleure et me précipite sur le marchandising pour m'acheter l'album en vinyle, un magnifique double LP illustré d'un art-work de Finn lui-même !


Dire que j'ai eu du mal en décembre à faire un Top 3 de mes meilleurs concerts de 2008 et que j'ai déjà en janvier le premier de mon top pour 2009 !


Là, je devrais vous parler des islandais de Hjaltalin qui aurait du jouer en première partie et qui sont venus faire la fête, genre I'm from Barcelona en moins drôle et moins fun ... Mais après Finn qu'est-ce que ca faisait là ? Le programmateur du Botanique était parti en vacance, il avait du savon dans les oreilles, il n'avait pas eu le temps de lire les dossiers de presse !? On lui pardonnera s'il reprogramme Finn dans les mois qui viennent ... au Nuits Bota ? STP, Paul-Henry !

Repost 0
Published by Rudi - dans Concerts
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:02

Triple concert folk/blues made in France, old school country uit Antwerpen et neo- folk Manneken -Pis, pour cette reprise à la Zauberflaute .

20:00 : une vingtaine de curieux assaillent le bar.

20h40 Austyn en scène , fauteuils bien garnis ... La qualité paye !
Fred est au four et au moulin comme d'hab. It means , il court dans tous les sens en essayant de distribuer des tâches claires (pas Louise) à son équipe réduite.
Un excès de cartes rouges a ramené le nombre des collaborateurs à 2 éléments .
Nous sommes les reines de la débrouille !

Le Frenchie, vu jeudi passé (le 15 janvier 2009) au Bouche à Oreille , décide d'entamer son récital par 'Dimanche à St Claude' , on lui avait répété que la salle se trouvait à XL. Obstiné, le mec!



Son petit ukulele , et sa voix Rod Steward, ont vite fait de conquérir l'élément féminin présent.
St Claude , étant le bourg préféré de René (ceci n'est pas une pipe ) Magritte !
'Février en blanc' un blues lyonnais à la guitare. Neige-t-il au pays des Canuts ?
'Si elle vient?' l'atmosphère feutrée du petit théâtre sied à merveille à l'intimisme latent des textes de ce chantre habité. Guy Béart est dans le coin. J'aime mieux Emmanuelle, me jette Yves la Kriek ! 'Ca ira' 'Déçu des Anges', les titres joués jeudi revivent.
'La démission de Cupidon' bien sec ... bordel de Dieu .... Je connais pas celui-là , toujours l'ineffable Yves!
'Le jardin des roses' 'En mémoire du lion' quelques fleurs , quelques éléments zoologiques...
'Zoé' qui va devenir un hit .Les amours fugaces dans les champs de blé ...Il tient absolument à terminer par 'Ma cigarette', avant d'aller fumer de l'herbe ,ramenée d'un trip à Bergen op Zoom.
40' Applaudissements nourris ,demain Austyn reprend le TGV ,des souvenirs bruxellois plein la sacoche et la caboche!


THE PARTCHESZ

Nathalie Delcroix (Laïs) vocals,melodica , des petits oiseaux (Yves l'aime bien) et , Bjorn Ericksson (ex Zita Swoon , Maxon Blewitt, Laïs , Admiral Freebee...) guitares et vocals.
Ils sont venus à Brussel dans un wagon à bestiaux , et désirent reprendre le même moyen de locomotion pour rejoindre Antwerpen. Donc , ils joueront en second act , la SNCB/ NMBS et la ponctualité , ils connaissent.
Il nous faut exactement 20 secondes pour comprendre que nous allons assister à un truc magique.
Un petit cui cui cui (à point) amorce 'Tonight I think I'm gonna go downtown' une country song typique, magnifiée par le duo vocal superbe et la guitare sobre de Bjorn (ce gars est déjà monté sur scène avec Calexico...). Ce 'downtown ''n'a rien à voir avec Mamie Petula Clark, par contre Steve Earle et Joe Ely l'ont sur leur setlist.
Nathalie au melodica pour '(Savannah) Fare You Well' .Une perle déterrée du riche héritage country.La voix de Nathalie pénètre tes entrailles et remue tes viscères. Mon voisin pleure!
'The Banks of the Ohio' autre chose que les rives du Linkebeek. Titre que l'on retrouve sur leur Cd éponyme ,sorti en 2007.
Une honte , ils n'avaient aucun exemplaire à vendre !
'In the pines' Leadbelly. Une finale Yippee de la donzelle.



'Time is up' , Bjorn aux lead vocals pour ce gospel puissant. On joue 'Little Maggie' bredouille Bjorn. Non , dit le chef , 'High on the Mountain' ! Qui porte le froc ?
Retour du melodica enfantin et une guitare blues rural, à la Taj Mahal. Une bande son idéale pour un film de Wim Wenders.
La petite Maggie se ramène, fabuleux bridge à la guitare. Mozart se tait et pense composer une symphonie bluegrass.
Nathalie au repos, Bjorn ramasse une National Steel , la pose sur ses genoux . A la slide , un double instrumental qui tue . 'Jack'O Diamonds' et 'Sand Mountain' . Public debout ! La classe !



Un blues enlevé pour suivre 'Why you been gone so long' , au répertoire de Carl Perkins .
Pourquoi es - tu partie?....there ain't nothing I would not do , I guess I'd get stoned ... Message compris se dit Austyn.
Cinglante country de chez Brabo & co.
'Lost on the river' qui ouvre le CD. Harmonies vocales sublimes, à classer dans le tiroir Linda Ronstadt, Dolly Parton, Emmylou Harris ou les Byrds et autres Flying Burrito Brothers de Gram Parsons.
Une dernière , Brussel, vous la connaissez! 'Love Hurts' ballade country , de la plume de B Bryant/F Bryant , enregistrée en 1960 par les Everly Brothers. Bizarrement , c'est la version des hard-rockers , Nazareth , qui devint un hit monumental, en 1975. Nathalie et Bjorn retiennent la cover d'Emmylou Harris et Gram Parsons. Des frissons de bonheur te parcourent.
Apothéose d'un fabuleux concert .
Un rappel , please .....Ja, maar onze trein....
Allez , jullie zijn braaf geweest :' Dark Hollow' . Une dernière country song sautillante.
Ces petits chevaux vont gagner le tiercé, les doigts dans le nez!

Clare Louise

a la lourde tâche de succéder à the Partchesz.
La jeune française, domiciliée in onze hoofdstad , s'en est bien tirée.
Elle et sa voix haut perchée , son acoustique et ses accompagnateurs : Pierre-Marie: acoustique et backing vc et surtout , la petite nouvelle, au violoncelle, Charlotte.
Son neo-folk est de la catégorie Alela Diane , Mariee Sioux ou Faustine Hollander.
L' approche scénique est charmante, elle s'échine à nous présenter chaque titre et sa genèse.
De son passage en Irlande , elle a gardé une admiration sans borne pour les troubadours celtiques.



Petit bémol , lorsqu'elle annonce ses compositions, son accent British est aussi exotique que celui de J P Gaultier. Charming!
'My garden' écrit sur l'île d'émeraude en 2006.
Jardin vert classique. Un timbre Vashti Bunyan, pas commun. Un frêle et gracile contre- ténor .
'Written in the sand' notes s'effaçant avec la marée. Les interventions Grande Musique de Charlotte , habillant à merveille ces mélodies d'un autre âge.
'Wild fishes' introduit par les 2 acoustiques. 'Hard disk' pas très Nick Drake ce titre (profond) technologique. Charlotte troque son cello pour un glockenspiel , une comptine ludique 'Song for my lover'.
'How do you spell' Irish trad , pur souche . Pas de bodhran, ni de tin whistles mais un violoncelle.


Clannad , Planxty , Christy Moore l'inspirent.
'Old Melody' chanson triste.
Tout semble couler de source , une beauté mélancolique , des flashes de verts pâturages , balayés par le vent , un crachin sournois et gaëlique ... Aucune critique , chroniqueur de mes ... Si j'ose me permettre , les doublés de guitares ne sont pas toujours au point !
'November' sans violoncelle .
Clare Louise a une patente pour les slow songs, mettant en exergue sa belle voix. Clare la sombre , toujours Yves , à l'esprit baignant dans les vapeurs de Kriek , of course !
'Be' Peter (pas Paul) Mary à la slide et aux backings, pour une mélodie , digne d'Emily Jane White.
On termine: 'I'll teach my guitar to fly' . Une guitare volante , vas raconter ça aux flics . Et moi, je suis Ali Baba. On oublie les sorcières édentées sur leur balai.
Un violoncelle ensorceleur et une voix hautes voltiges .

Excellente soirée cerise !
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents