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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:32

Eindhoven, rue piétonière, temps estival, les terrasses remplies, tout au bout ... la salle Effenaar ... plus rien à voir avec l'ancienne salle dans laquelle on avait vu les Pixies, il y a 20 ans, un tout nouveau bâtiment cubique, moderne, fonctionnel, une énorme scène, une partie publique très large, deux bars, une capacité équivalente à une ABBox ... L'idéal pour voir Le Retour de:

My Bloody Valentine

On peut rapidement passer sur une première partie calamiteuse : Solex. Deux hollandaises: batterie, Mac/Moog ... un chant épouvantable, 45 minutes de calvaire !

21H30 Le show peut enfin commencer : Ils apparaissent timidement sur scène, Bilinda déguisée en bourgeoise lubrique, Kevin affublé de son éternel look d'adolescent déprimé, seul le batteur affiche un sourire généreux ... Et c'est parti pour une joyeuse bouillie sonore ... qui va durer quelques morceaux ... c'est mal balancé, on n'entend pas Mr Shields ... Un groupe pareil avec un son bâclé c'est moche ... heureusement la situation se redresse progressivement et au bout du quatrième morceau on sort un peu du bain ... Mais Kevin reste muet ... ca l'énerve manifestement, il sort de scène entre chaque morceaux pendant plusieurs minutes ... check son micro à chaque retour de backstage et affiche une mauvaise humeur évidente ... Honnêtement, le fait de peu (pas) l'entendre ne m'a pas dérangé, ca fait globalement partie de l'esthétique du groupe qui noie aussi sur album les voix dans la masse sonore globale.

Aucune communication avec le public, pas un bonsoir, pas un merci ... ça aurait pu passer si les morceaux s'étaient enchaînés ... mais, vu l'absence répétée du leader, il y avait d'énormes blancs non comblés, ils avaient quand même l'air un peu cloche à attendre ... et encore attendre, Kevin qui enrageait en coulisse ... Des moments quand même très forts (dans tous les sens du terme) ... des déferlantes de batteries, des avalanches de guitares, des vrombissement de basse, avec une apothéose de près de 10 minutes d'un ronflement assourdissant, des infra-basses qui vous secoue l'intérieur du corps, qui vous donne envie de tousser, de vomir ... le public se tenait les oreilles, s'estomaquait sidéré et suppliait pour que ça s'arrête ... « You made me realise » Mon morceau préféré!

Après cette secousse, personne n'a osé demander son reste ... pas de rappel !

Une heure vingt de concert, c'était très bien ...

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Published by Rudi - dans Concerts
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:50

Concert organisé en collaboration avec le VK.

A 20h15, grosse affluence dans la coquette petite salle de la rue Lebeau.

lionel Solveigh
singer/songwriter de chez nous, aucun lien de parenté avec le DJ, Martin Solveig, ex petit chanteur de Sainte-Croix. Dans un passé relativement récent, le gentil Lionel jouait de la guitare dans Austin Lace et a participé à l'aventure John Wayne Shot Me (on en reparlera). Accessoirement (mais c'est pas un hasard), son employeur a pour nom Court-Circuit!.
Pendant 40' il a pour mission de préparer le public au set des Bowerbirds.

Armé d'une guitare, d'un glockenspiel, d'un harmonica tout neuf, de quelques handshakers, un charango et de pédales à loops, il nous invitera dans son intimité cocon paisible, au goût de folk mélodieux ou de bossa nova bruxelloise.
Il a choisi de nous présenter ses oeuvrettes en alternant deux de nos langues nationales, origines de bien des conflits obscènes et ubuesques.
'Young & Wise' du CD 'Home' 2009, du folk fragile à la texture Sufjan Stevens. Douceur, raffinement, joliesse.
'Of a girl' aux jolis loops ... Oups, sorry, ik herbegin .. Doe maar, menneke! Atmosphère brésilienne idéale par ces températures Rio de Janeiro, ça balance agréablement.


Une vraie bossa-nova, mais je ne le savais pas en la composant 'Anymore', un glockenspiel kindergarten ludique et des loops soyeux.
'Home again' un rêve Frankenstein, tu as imaginé qu'on a inséré le cerveau d'un autre à la place du tien. L'horreur, imagine qu'on t'ait refilé celui de Bart De Wever ... Ce titre en demi-teinte débute comme une mélopée et se poursuit mélodieusement. Toute agressivité est absente dans l'univers Solvay.
Un charango andin pour un titre inspiré par le 'Hable con Ella' d'Almodovar. Une historiette minimaliste, surréaliste, charmante ...the grass is already greener on your side... , c'est sûr que son monde n'est pas noir, le vert de l'espoir domine.
'John Wayne shot me' mon titre country & western. Belle ballade ... I wish I was born under a bad sign ...... John Wayne shot me from behind ... lui vaudra le Renaudot, s'il y a une justice.
'Comfort' romantique et répétitif, chanson d'amour qu'il n'ose chanter à sa Juliette.
Le set se termine par 'Small Lands' aux lignes d'harmonica décoratives.
Musique idéale pour déjeuner sur l'herbe .... poésie galante, incitant à la rêverie.

Bowerbirds
Oiseaux de paradis, tendance Nu-folk, from North Carolina!
Au départ un couple: Phil Moore: vocals, acoustic guitar et Beth Tacular: accordion, keyboards, vocals, accompagnés en tournée d'un drummer, Matt Darmon (The Bright Young Things) et d'un bassiste barbu, Brad Cook (The Rosebuds), ce dernier participant aux harmonies vocales.



On pénètre dans l'univers mystic folk des campagnards de Raleigh avec 'Hooves' ouvrant l'album 'Hymns for a dark horse'. Une jolie mélodie, chaleureuse, des choeurs 'feu de camp' rustiques et charmants. On reste dans le paisible et le spirituel.


'My oldest memory' un accordéon rayonnant, une voix de cristal. En fermant les yeux, tu laisses ton esprit vagabonder du côté des Appalaches, aux sons remplis de beauté mystérieuse.
Bowerbirds a enregistré un nouvel album, sortie en juillet. Ils en interpréteront plusieurs titres dont, 'Beneath your tree' une jolie countrysong écologique, pour laquelle Phil et Beth alternent les vocaux.
Beth aux claviers pour 'House of Diamonds'. 'Chimes', toujours prévu pour le nouvel album, claviers Grandes Orgues Notre Dame de Paris!
'Silver Clouds', nouveau freak folk, tendance romance mystique ... show me how I'm a man Show me the light ... La vie pastorale rythme la majorité des compositions.
'In our Talons' printanier, bucolique, au chant choral, plein de moineaux, fauvettes et pinsons...


'Bur Oak' les arbres maintenant! Harmonieux comme du Michel Legrand ('Les moulins de mon coeur').


Ces mélodies apaisent tes cellules en te faisant oublier tes tracas matériels ou philosophiques. Tu communies avec le végétal et le minéral. Tu as conscience de la possibilité de pouvoir vivre, humblement, dans une nature pure et inviolée.

'Teeth' pour les dentistes écolos.
'Northern Lights' une valse folk, lente et ample.
'Slow Down' qui permet de présenter le band, suivi d'un autre nouveau titre, soundtrack idéal pour un sunny Saturday afternoon in the garden .... All I want is your eyes ... quiétude, bonheur simple.
Une dernière, ' Dark Horse' met fin à ce one-hour set d'acoustic folk esthétique et exalté.
Beth et Phil nous reviennent pour un bis, guitare/accordéon/vocals: 'Olive Hearts', mélancolique et rêveur!
A quote pour terminer 'It takes a lot of nerve to destroy this wondrous earth'
Bowerbirds 'In our Talons'!
 
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 21:27

Dernier concert de la saison dans l'ancien bioscoop louvaniste, trois artistes à l'affiche de ce summerbreak, soirée estivale, en effet.

20:30' c'est loin d'être l'affluence Blankenberge au coeur de l'été: long week-end? Examens imminents? Finale de la coupe de Belgique? ...
20:45: lights off, le dépôt se peuple, Louvain se désaltérait à la Stella.

Selah Sue

C'est la seconde fois que nous avons l'occasion d'assister à un gig de l'enfant du pays: Sanne Putseys (la première en mars 2008 à l'AB, en support pour The Dø). Elle a fait du chemin, Selah, et acquis de l'assurance... Normal, des concerts partout: La Maroquinerie (Paris), le Bevrijdingsfestival (P-B), un duo rageur avec Baloji au Belgavox... La presse d'Outre-Quiévrain l'encense: 'la petite blanche qui chante la soul comme une vieille mama noire...'. Voix superbe, du groove et aucune superficialité: the future Queen of Soul.
En 7 titres, Miss Sue a justifié toutes ces louanges.
Seule à l'acoustique, elle a réussi, de sa voix incroyable, à faire taire tous les ivrognes bruyants traînant au bar et à les drainer frontstage.
Duffy, Amy Winehouse, Alice Russell... attention, la relève comes from Belgium!
Les titres de son EP 'Black Part Love' défilent, dont le fabuleux 'Black Part Love' justement.
Des intonations Ben Harper, ou Erikah Badu (elle reprend son 'Danger'), des pointes de reggae à la Jason Mraz ('Those were my days'), de la soul chaude ('Devoted as you are'), des ballades poignantes, quelques rythmes ragga ('Raggamedley', au discours rastafari) et surtout ce timbre haut perché au phrasé impeccable ('Fyah Fyah' )....



Celle-là est promise à un bel avenir!

21h35
Stephanie McKay

Genuine soul from the Bronx! Une carrière ayant débuté il y a une vingtaine d'années: Tricky, Amp Fiddler, Mos Def, Talib Kweli, Roy Hargrove se sont assurés ses services, elle a joué de la guitare pour Kelis, a sorti quelques albums avec les Brooklyn Funk Essentials, mais a décidé de voler de ses propres ailes depuis 5/6 ans. Deux CD's: 'McKay' 2003 (production Geoff Barrow, Portishead) et 'Tell it like it is' 2008. Stephanie McKay la réssurection de l'esprit soul (politically conscious) des sixties/seventies.
Une intro musclée, le band en piste: deux jeunes white boys doués:
Leon de Bretagne, un Londonien (basse) et Ali McNeil (guitar) et un méchant drummer au look Buddy Miles: Nowell Haskell.

Arrivée au galop de la princesse Stephanie... do you wanna hear some funky music, come on, come on ... 'Move' et ça va suer, baby! Du soul/funk irrésistible.
'Jackson Avenue' t'es plus à Louvain mais te voilà plongé en plein Harlem. En 1969, Berry Gordy l'aurait signée chez Tamla Motown.
Quelques halètements à caractère sexuel amorcent 'Money', la basse pulse en va-et-vient, les licks de guitare, style Prince, sont juteux à souhait et Miss McKay se fait Tina Turner, sa voix vient caresser ton bas-ventre. Carré blanc!
'This letter' du soul/blues/r'n b parfait, aussi suggestif que Mavis Staples, Bettye Lavette ou la plus grande: Aretha Franklin!
'Little More Time', chaud, chaud, baby!
'Say what you feel' Leuven, I need your help... On y va 'You fellas drop that beat' la basse t'attaque une nouvelle fois sous la ceinture. Arbitre, refile lui un avertissement pour coups bas!
Le dépôt se mue en sweaty discothèque.
'Take me over' du premier album. Jamaïcan beats sulfureux.
Leuven, this is the end of our tour, tomorrow I 'll see my little baby boy, Ezra. Applaudissement des mères de famille!



'Tell it like it is' pas les Neville Brothers, mais un funk gluant à la Sly & the Family Stone.
Stephanie s'éclipse et le trio nous balance un 'Mama loves a funkadelic' à tomber par terre. George Clinton rencontrant les Band of Gypsies du grand Jimi. J'en suis encore tout paf!
'Kinky'... Gotta get my feet back to the one Get up, pack all my shit and run... et elle court vite la bonne femme! Groove d'enfer!
La wah wah attaque 'Fiya', funk hip-hop torride!


'Sure feels good' au final explosif met fin à ce funky vibes gig.
Il y a longtemps que t'avais plus assisté à un concert dégageant une telle énergie positive.

23h05
Jimi Tenor & Kabu Kabu
ou Lassi Lehto, le Finlandais rencontrant l'African beat en provenance du Nigeria (Lagos).

Jimi a sorti plus de 10 albums à son nom et trois avec les West Africans vivant à Berlin. Ce concert fera la part belle au dernier en date '4th Dimension'.
Dès l'entrée en scène, costumée carnaval, tu sens que tu vas vivre un truc intense.
Les flamboyants Ekow Alabi-Savage aux drums, percussions, vocals et Akinola Famson: percussions, vocal sont les pôles attractifs majeurs. Un troisième black (Daniel Allen Oberto) joue des percussions, de la trompette et chante également. Les little white boys au trombone, à la basse ou à la guitare sont moins kitsch, mais ils abattent un boulot phénoménal. (Jay Kortehisto(?) -Patrick Frankowski -Ilkka Mattila).
Quant au
Tenor, il chante, ça va de soi, joue du sax, de la flûte, de percussions exotiques, du synthé et de la string machine.
Dès l'entame ('Aligned Planets') le septet t'assomme avec un méchant et explosif fusion jazz/rock aux saveurs Fela Kuti.

'Global Party' du Earth Wind & Fire pour les harmonies vocales, du jazz à paillettes avec gros son des trois cuivres et de l'African beat pour les percussions. Irrésistiblement dansant.
Leuven we want you to be a part of this experience 'cold (Finland)/hot (West Africa) together'. Ok, on embarque dans votre vaisseau exotique!
'Grind' Le drummer de Stephanie McKay est sorti de derrière le rideau backstage pour haranguer Ekow ... Stick it boy Stick it ...' fumant!
Un petit extrait de Star Wars version funk, des touches Africa Bambaataa, des danses tribales, une petite flûte Herbie Mann et un groove énorme. Tu planes!
... tonight I'm going to give you a lesson ... qu'ils chantent, ah si tous les profs étaient aussi énergiques!

Le sorcier blanc nous sort des sons stridents de son synthé, le sax t'invite à a night in Tunesia, tandis qu'Ekow ou Akinola continuent à marteler leurs peaux. Une pointe Ornette Coleman, pourquoi pas? ('Floating Orange'). Addictive et obsédante cette orange flottante.
Retour en Afrique, le Sénégal? Touré Kunda à la sauce Gainsbourg, tout est possible.
Older stuff 'My Mind' de l'album 'Organism' cool acid jazz, avec cornet enjôleur.



Je vais vous la jouer Herbie Hancock maintenant. Ton corps quitte son enveloppe pour explorer des zones inconnues. Jimi, le shaman et ses acolytes t'ont ensorcelé.
Un petit duel Togo/Finlande: percussions ancestrales vs. string machine (espèce de theremin ventilateur), le rythme accélère pour devenir infernal, les cuivres en piste... it's a gravity... chantent les exorcistes. Rien ne peut arrêter la machine, Leuven en transe.
Dernière salve 'Magical World'. Fin du voyage! 1h20' de génie musical ethnique et groovy.

Jimi Tenor et Kabu Kabu nous accorderont un double rappel, épique et sauvage. Tout le dépôt on the dancefloor!
C'est le sourire aux lèvres et le corps fatigué que nous regagnons la capitale!
 
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 21:43

Co-organisation Muziekpublique et BroodjeBrussel, en plein Matonge, ce mardi à 12:30'.

Accoudé au bar, Guy, le plus grand planqué in Brussel (et payé pour...). Ah, tu viens voir Griff, subtil le Guy, je venais pas acheter une perruque rousse, grande spécialité de cette galerie colorée....
Sais-tu comment ils ont appelé leur spectacle? 'Bagpipes forever, kilts never!'
Tu savais que t'allais pas assister à un show electro ou à du hip hop.

Griff
a vu le jour en 2002 et a sorti un CD éponyme en 2005, un second est prévu pour binnenkort.
Le groupe a vu le jour à l'initiative de Rémi Decker (cornemuse, flûte/low whistle), co-fondateur en 2000 du projet 'k Voel me Belg', du folk de chez nous. Il est accompagné par 5 artistes exceptionnels: Birgit Bornauw (cornemuse), elle apparaît également dans le line-up du Belgian Bagpipe Groove Experience, et a dans la poche un graduat en musette baroque - une petite nouvelle à l'accordéon chromatique: Sara Salverius (Transpiradansa) - seconde nouvelle tête, en remplacement de Maarten Decombel (Göze): Jeroen Knapen à la guitare (Surplus et Daou) - Benny Van Acker: contrebasse, au background jazzy (Assunta Mano, Hijas...) et last but not least, le fabuleux Raphaël Decock: uilleann pipes, low whistle et chant magistral (Cronan, A Contrabanda, Wannes Van De Velde ....).



Nous sommes prêts pour 45' de folk de haut niveau, mixant les compositions de Rémi aux pièces traditionnelles de diverses provenances.
'System 7' de Bela Fleck (+ Flecktones), le virtuose du banjo.

La version de Griff ne sonne pas bluegrass, mais Celtic folk. Les low whistles de Rémi et Raphaël donnant un cachet Irish traditional au thème. Finies les odeurs de poulet/moambe, en route vers la verte Eirin et ses pubs où la Guinness et la Smithwick's coulent à flots.
'Leksand' composé en Suède par Rémi. Là-bas vivait une belle blonde (quel cliché!) dont le pti belge était tombé amoureux. Une joyeuse et suave bourrée scandinave. Formidables pipe harmonies! Polyphonies griffones.
La présentation bilingue humoristique de Black & Decker ajoute du charme à ce concert.
'Sainte-Adèle' une suite Celtique en trois parties (Welsh, Bretonne et Gaëlique), racontant l'histoire d'une jeune enfant obligée de se prostituer sur un bateau et jetée dans les flots après usage. Tragique!
'Bojyrlyg' entame l'oeuvre. Raphael aux vocaux sombres, des gargouillements gutturaux noirs sur fond musical sobre: une guitare et une contrebasse. D'un romantisme exacerbé, ta gorge se noue. La guitare enchaîne vers la seconde pièce 'Marivonig An Dourduff' plus enjouée. Les paroles de ce chant traditionnel breton sont originaires de Plouezoc' h,le Dourduff étant une anse près de Morlaix . Le fatal destin de Maryvonne, enlevée par les British et violée par les marins Déshonorée, elle saute du pont dans la mer sauvage, pour être sauvée par un poisson remontant des fonds marins. Les cornemuses allègres faisant un contrepoint léger à la noirceur du récit. 'Aderyn Du' la partie Galloise de l'oeuvre, le chant de Raphaël prenant des intonations arabisantes ou mongoles.
Griff mixe adroitement tradition et expérimentation, un cocktail savoureux et inventif.
'Genova' écrit par Rémy et dédié à la ville italienne,dans laquelle vit un ami accordéoniste. Une contrebasse jazzy, des accords de guitare discrets servent de fond sonore à l'accordéon voyageur.



Les cornemuses entrent en piste et le gentil folk ligurien prend des colorations funk, la guitare se fait bluesy et l'accordéon volage, des battements de mains ajoutant du rythme à la composition.
De l'excellent boulot.
'Visur -Vatnsenda Rosu' un traditionnel islandais, également au répertoire de Björk.


Une chanson d'amour, récupérée par les curés et transformée en hymne liturgique. Superbe de langueur.
Le répertoire varié, la virtuosité et la subtilité des musiciens sont dignes d'éloges.
Griff termine par 'Rasta Pizza' écrit par Rémi avec Maarten Decombel, qui, malgré le titre Aldo Maccione/Bob Marley, s'avère être une gigue irlandaise typique.
Bravo!
Une pintje, Michel, et après une Napoletana?
Ce mec ne travaille jamais!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 21:26

Ce 18 mai, première de 'Stoemp', une initiative de Poppunt, soutenue par FM Brussel et le Vlaams ministerie van Cultuur à Bruxelles, pour promouvoir les jeunes talents musicaux et les Brusselse volkscafés.

Dix établissements font partie du circuit, dont les illustres Kafka, Dada, Dolle Mol, Walvis, Roskam et autres fleurons bruxellois de la pintje à volonté.
Début officiel en septembre, chaque établissement offrira 3 concerts pour pas un balle: clap, clap clap, ...
Ce soir: présentation et réception: deux consommations gratuites pour les invités et des mini-barquettes de stoemp: succulent! Le hic, c'est que t'es filmé à côté de Bertje Vlaamse playboy Anciaux, un BV aimant se mêler au peuple (moins ivrogne que Micheleke, le WC, superstar sur YouTube). Après les discours et la pause pique-assiette, un double gig: Roland et Douglas Firs.

Douglas Firs

Nous servira 'Apple', leur titre Americana à la Johnny Cash, en apéritif. Histoire de faire comprendre aux politicailleurs de quoi il retourne.
Nous on savait, on avait déjà vu Gertjan Van Hellemont et son frère, Sem, à Halle, le jour de la prise de la Bastille.

Ils ont fait du chemin, et feront l'avant-programme de Milow, le 20 mai à l'AB (sold-out).
A 20h20' retour du duo sur la scène du Monk.
Gertjan à l'acoustique, Sem au piano électrique. Son pas terrible, bla bla bla bruyant au fond du troquet, never mind let's stand frontstage! 'I will let you down', une ballade à la fois fragile et intense, soulignée par un harmonica Bob Dylan.
Knipoog de Roland, assis à deux mètres ... ze zijn goed!
'Cocaïne Murder' Jackson Browne/Neil Young sont des influences, backings efficaces du brother.
'Apple' est repris une nouvelle fois. Ce country rock arrache.
'Love you now' country/folk rock mélodieux, proche de Roger McGuinn et de ses Byrds.
Gertjan passe de l'acoustique à l'électrique avec réel bonheur.
'Baby Jack' poursuit dans la veine Americana. Gertjan (21 ans) est de la race des grands singer/songwriters, een natuurtalent zeggen ze in Meise!



Sem, n'est pas un âne non plus, c'est lui qui a composé 'The kitchen table'. Titre dramatique d'une acuité étonnante ... Whisky and a glass seem to be the only cure for my disease ... après une poignante intro aux claviers. Sterk nummer!
'Summer& glow' visionnaire et hypnotique, Ryan Adams est dans le coin, tu sens sa patte.
'I will follow you into dark' une reprise de Death Cab for Cutie.
'That's what I want' joli travail de Gertjan à la gratte et, Douglas Firs terminent par 'Dirty Dog' un sale petit blues/rock nerveux à souhait.
Encore un peu plus de présence scénique et ce sera parfait!

Roland

Il sera 21h10 lorsque meneer Van Campenhout viendra s'asseoir sur le siège trônant sur scène, une dobro, un bourdonnement en écho et, ... baby don't fall in love with a rambler he'll carry your dreams away ... une road song, avec méchant solo du godfather. Hij heeft er zin in! Malin comme un singe, il y mixe de tout: 'BlackMountain Blues' de Nick Drake notamment, ou un 'boogie all night long' gluant (pourtant son pote Gene Taylor n'est pas dans les parages), pour revenir au thème initial. Roland is a gambler, don't trust that guy.
Public chaud, ambiance!
'Lime in the coconut' à la Gibson acoustique, une de ses favorites.
Rockin time, kids ... I'm walkin and walkin with my feet to the ground ... le moine hirsute hurle, tape des pieds, ses mains battent la Gibson, ses doigts filent sur les cordes, il joue à cache cache avec sa baby ... I can see her She can't see me .... Un forcené lâché parmi nous , sa frénésie gagne les premiers rangs.



Nog eentje alleen, au dobro, démarrage flamenco sans castanuelas ni gypsy dancer.... as the crow flies baby I ain't too far away from you... joli fingerpicking.
L'âge n'a aucune prise sur le Boomois.
Eh les kets, kom meespelen... Gertjan et Sem en piste avec la légende. Je me revois 35 ans en arrière,dit-il, en pensant à sa période Roland & the Blues Workshop! Une version étonnante de 'Honky Tonk Women', chantée à tour de rôle par les trois protagonistes. Public excité.
Un Bob Dylan 'One of us must know' (sooner or later). Un Roland sublime de tendresse!
Pour terminer la soirée, un fingerpicked country avec glissando de slide ... you'll make me walk 500 miles just to see you smile .... Roland, en pleine forme, guitare en bandoulière sur le chemin de St Jacques de Compostelle, pour revoir le sourire d'une madame!
Ce stoemp n'était pas dégueulasse!
 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:58

Christophe ex-colon yéyé, alias, Daniel Bevilacqua, le papy séducteur, le James Dean de Juvisy-sur-Orge, le dandy amateur de glamour, de vitesse et de rock'n roll revient, après une longue absence, à Bruxelles qu'il aime.

Un spectacle en deux parties. La première consacrée à sa dernière oeuvre 'Aimer ce que nous sommes', la seconde à une relecture de ses succès immortels.
Projet ambitieux pour lequel la star est accompagnée par le Mons Orchestra, dirigé par Jean-Paul Dessy, sans oublier son band avec les deux arrangeurs, Pascal Charpentier (piano) et Christophe Van Huffel (guitares), ce dernier, membre du groupe jazzy 'Tanger'.
Un batteur, une percussionniste (Gaelle), un synthé, un bassiste (pas Gail Ann Dorsey, l'attitrée de David Bowie, comme annoncé), un saxophoniste, un harmoniciste et Eric Truffaz aux trompettes.

Sans oublier l'ensemble Los Flamencos en partie 2, ni la soeur de Lio, Helena Noguerra, élément décoratif sensuel et lascif, au chant récité, ou encore la danseuse Cynthia Phung Ngoc (ouah, quelles jambes!). On a compté 26 personnes sur scène en fin de concert, et on ne te parle pas des groupies quinquagénaires ayant envahi le podium.
20h20': mise en scène 7è art.

Cynthia, silencieuse, traverse élégamment la piste pour venir s'installer sur une escarpolette. Helena, dame de petite vertu, vient mettre une thune dans un jukebox ... 'Mystery Train', elle prend place aux côtés de la première belle. Séance de make-up, second rock 'Long Tall Sally' et arrivée du maître de cérémonie qui augmente le volume sonore. Christophe en karaoke ... have some fun tonight ... , les dames se la jouant Brigitte, susurrant Harley Davidson.
The show can begin, production cinématographique, puisqu'en background sur écran géant défilent des visuels esthétisants.

'Wo Wo Wo Wo 'intro théâtrale et grandiloquente, suivi de 'Magda'. Déjà tu t'énerves, la voix de Christophe est couverte par l'orchestration, certes superbe et audacieuse. Ses lyrics sont inaudibles et pourtant il chante en français. Un son gênant, de basse ronflante, rendra imperceptibles les vocaux du chanteur de charme pendant quasi toute la lecture d' 'Aimer ce que nous sommes'. Clelia râle, que fout l'ingénieur son?
Les cordes élégantes de l'orchestre de Mons, le jeu de guitare subtil de Mr Van Huffel, la magnificence du piano, les envolées modernes du synthé et les interventions racées des instruments à vent: tu applaudis à deux mains. Tu en viens presque à supplier Christophe d'arrêter de pleurnicher, tant les arrangements sont superbes. Qui va descendre l'équipe technique, qui transforme ce spectacle en bouillie? Un mec excédé par le son pourri et la préciosité de la diva gueule: 'c'est nul', au grand dam de nombreuses folles (sorry, pas correct!) ayant participé à la gay pride.


Imperturbable, le vieux beau poursuit, assis sur un tabouret... 'Mal Comme' 'It must be a sign' 'T'aimer fol'ment'... La lecture de sa dernière création continue, faudra acheter la rondelle pour comprendre la poésie urbaine du Bryan Ferry parisien. Une guitare andalouse, des percus Cordoba: 'Odore di Femina', que Christophe lit en même temps que nous sur l'écran. Aurait dû le faire pour tous les titres. Sensuel, ce flamenco. 'Tonight Tonight' (les portes de la nuit ne sont jamais fermées à clé ..., l'éternel noceur!).
Ses fantasmes nocturnes, les décapotables filant à 300 km/h, le cinéma, les talons aiguille, les villes maudites (Berlin) .. Tout l'univers du personnage esthète. A trop vouloir décorer pourtant, ce rococo boursouflé risque de lui exploser dans le faciès.
Une précieuse ridicule, me souffle Clelia. Ne sois pas de mauvaise foi, darling, le son était catastrophique, le mec en fait des tonnes mais il sait composer de bonnes chansons.
Pause!

Les avis ne sont pas unanimes, certains spectateurs ont quitté le cirque pour aller assister aux derniers matches de notre soccer league.

Seconde partie!
Miracle, meilleure qualité sonore!
Helena vient nous réciter un truc franchouillard branché sur lignes de sax Blue Note.
... Dans ce dancing sans danseur Sous la boule ronde... 'Le Beau Bizarre' entame la route aux tubes.

Et le mec en a pondu des tonnes: 'Minuit Boulevard' 'Ces petits luxes' 'Avec les filles j'ai un succès fou' (Clelia l'a fredonné toute la nuit) 'Comme un interdit' ..... Les fans sont aux anges, le cirque transformé en Wurlitzer Rock-Ola scintillant.
Un petit rondo? Ok, merde on s'est planté, on recommence 'La petite fille du troisième': magnifique! 'Daisy' ... comme dans ces vieux films italiens ... on adore!
'Le tourne-coeur' piano/synthé /chant :vibrant!
Los Flamencos: guitares flamenco, cajon, percussions et choristes 'Senorita', un peu trop Gypsy Kings, mais Bruxelles en raffole. Bon on vous la refait!
'Les Paradis Perdus' le slow qui tue!


Claude-Marie Dubufe (1790-1864)
Le Paradis perdu, 1827

Le groupe, et l'orchestre revenu, se lancent dans une intro magnificente, le gigolo prend tout le monde en photo (groupe, équipe technique, public..) ...Je suis né là-bas ... 'Le dernier des Bevilacqua': long, somptueux, avec des odeurs Concerto d'Aranjuez. Pour enchaîner sur 'Les Mots Bleus' qui n'a pas pris une ride. La folie a gagné certains nostalgiques, une matrone, échappant au service d'ordre, vient enlacer son idole. Hilarant!
Ravi de la réaction du public, le bourreau des coeurs nous offre 'Les Marionnettes' et 'Aline' pour terminer ce plongeon dans les années yéyé.
Et j'ai pleuré, pleuré, oh j'avais trop de peine!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:42

Fêtes locales à Haren, organisées par le GC De Linde: brocante, acrobaties, spectacles de gosses (breakdance ...) - boudins, caricoles, kriek et pintjes à volonté .... c'était pareil du temps de Bruegel de Oude, sauf qu'au programme tu as pointé Ruby Dee & the Snakehandlers...

Encore un band des States, Austin (Texas), dont s'occupe Gert 'Surfing Airlines'.
Hoelaat? T'as beau consulter tous les sites, aucune précision, le myspace des Texans annonce 14h.
OK, va pour 2 PM.
Sur place la traditionnelle connerie, des mecs essayant de vendre des trucs dont personne ne veut, d'autres braves gens bourrés comme 66 polonais (à 14h!), un podium ville de Bruxelles, pas de matos, pas de programme, pas d'affiche ... ça craint, Germain.
L'INFO stand: is er een optreden? Ja, à 15h30' meneer. Godv.!
Heureusement, 2 ou 3 potes (dont l'affreux RickyBilly se rappliquent), on écume les cafés locaux et à 15h30' retour à la place 'concert', près de l'église.
Le band est là, rien n'est monté, on joue à 17h ... Aucune trace des organisateurs, il y avait encore un bistrot pas visité, see you Ruby!
5 PM, tout est prêt, les Snakehandlers attendent le feu vert, aucun responsable dans un rayon de 300 mètres...



Steven (Curieus Schaarbeek) entame une recherche FBI et trouve un comique local qui annonce le band. Il y a 10 personnes et 2 chiens face au podium ... Folklore!

Ruby Dee & the Snakehandlers

A 5-year old roots combo: 2 cd's, 1EP! Une flamboyante frontwoman, lunettes de soleil, veste jeans et chemisier à carreaux (rouge/blanc): Ruby Dee Philippa et 3 charmeurs de crotales doués: Jorge Harada: Fender guitar, backing vocals, a killer! - et à la basse et drums pour ce European tour: Leslie McCurdy (the Mother Truckers..) et Jordan Teitelbaum (Amanda Mora's band...). De la honky-tonk/barrroom country, fortement épicée au rockabilly, aux portes de la romane Ste Elisabeth!
Feu: 'Who is she' ouvrant 'North of Bakersfield'old school rockabilly. Va y avoir du sport!
'I remember you' enchaîné sans pause, un timbre young Dolly Parton, une Fender t'invitant à entrer dans le jive.


'So long' ouvrant leur premier effort discographique, du Eddie Cochran du 21è siècle.


Une petite romance à la June Carter? ' Just one day'. Retour au swing ' Now I want you' (out of my head) juteux travail à la Fender. 'Childish Memories' upbeat melody, surfing guitar.

Ruby Dee s'avère être une lyriciste douée, respectant la roots tradition 'Cold Pines Red Dirt' 'Something Bad', tu voyages avec le band sur les routes du Tennessee, en chantonnant des country road songs aux parfums Johnny Cash, Buck Owens, Hank Williams avec des pointes de 'modernité' Stray Cats.
Le band a du mérite de se donner à fond devant 8 vétérans et 3 gosses peinturlurés. 'Make it last' un méchant country rock saignant.
 
Un traditionnel (Hank Williams) 'Settin the woods on fire' avec pas de 'kicker dancing', let's do the dosado....

We're gonna rock Haren to the bones ... 'Told you so', un solo pour chaque instrumentiste, that's how it goes in Austin. Yeah!


'Better slow down' avec Jorge aux vocals, il a emprunté le titre à un groupe ami de Chicago. Un rock fumant, pas question de ralentir, babe!
Mr Harada poursuit 'Switchblade Pompadour' du psychobilly' coupe de cheveux short on the sides', madame la Marquise. Les cloches de Ste Elisabeth annonçant l'office dominical en écho, we're gonna rock this church.
'Don't need a man' that gal has got balls!



Jorge descend du podium pour jouer entouré de little black kids from Haren. Ambiance!
'Since you went away' du hillbilly frénétique. 'Shameful breaker' genuine American roots music that will shake your ass!
Ruby Dee et son band achève le set avec '18 Wheels' un rock saccadé et nerveux.
Nous sommes 10 à demander un encore et Jorge nous gratifie d'un dernier surf rock digne de Link Wray.
On vend quelques CD's ,on remercie la poignée de spectateurs, on démonte,en route pour les Pays-Bas(Klaaswaal), second gig tonight 9 PM.
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Published by Michel - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:33

This is the Kit :

Pour avoir déjà vu la charmante Kate (et son musicien) l’an passé aux nuits bota et pour avoir fait tourner son album quelques fois sur ma platine, je ne voulais pas rater son retour dans notre capitale. Qui plus est au grand salon, merveilleux endroit pour se délecter de bonne musique.

Pas beaucoup de changements par rapport à l’an passé, banjo, guitare Martin, violon et quelques percussions. La voix magnifique de Kate sur ses chansons mi-gospel mi-folk vous font sentir bien. 50 minutes de douceur, de plénitude, de calme et parfois de silences qui vous clouent sur votre confortable fauteuil. On est souvent déçu quand on revoit un groupe que l’on a beaucoup aimé lors de sa découverte mais ici je suis encore plus charmé. Kate est magnifique, sa musique aussi. Je me dois de vous la conseiller. (Commencez par Two wooden Spoon)

 

Soy un Caballo:

Groupe belge trop méconnu chez nous (ils ont pourtant collaboré avec Bonnie prince Billy). Peu de passage en radio, peu de couverture média et peu visibles sur scène. Ils font pourtant de l’excellente chanson française, hors des sentiers battus, mais de la musique intelligente, bien foutue que la  plupart des gens trouvent probablement élitiste mais qui peut être très belle pour qui sait y faire attention.

Batterie, orgue, deux guitares, une basse et un xylophone. Vous ajoutez des chœurs de luxe avec Kate de This is the Kit et Sam Genders de Tunng et vous avez le groupe complet de ce soir. Avec autant d’instruments et de monde au milieu du public le son se fait plus difficile à régler dans le musée, le set y perdra malheureusement un peu de sa qualité.

Soy un Caballo ouvrent avec « A travers la neige » une adaptation de « Birchwood beaker » de This is the kit, la transition est faite…

Le show se poursuit avec leurs chansons posées, bien que plus électriques, chantées à deux voix (Aurélie Muller et Thomas Van Cottom). On pense parfois à Dominique A à ses débuts. Kate et Sam Genders s’amusent à faire les chœurs, le groupe est concentré mais prend visiblement du plaisir à jouer ces morceaux et le public est conquis malgré quelques passages un peu plus faibles en intensité.

Pour clôturer, Sam Genders reprendra deux morceaux de Tunng accompagné par l’ensemble du groupe, dont le magnifique « Bullets ».

A nouveau une belle soirée au grand salon, le Bota doit absolument réorganiser des concerts dans cet endroit.

NB: Soy un Caballo sera en concert le 28/08/09 au théatre de Namur

 

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Published by Lio - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:13

Deux noms seulement sur l'affiche ce soir sous la Rotonde du Botanique mais enfin une soirée Sold-Out!


A 20H, Fink, deux britanniques Fin Greenall (Guitare et voix) et Guy Whittaker (à la Basse 6 cordes). Privés de leur batteur, ils vont réaliser un set minimaliste, Guy tappotant sur ses cuisses pour établir la rythmique. Ils sont sympas, ils jouent bien de leur gratte et chantent avec un beau grain de voix ... Mais c'est d'un monotone, d'une platitude indescriptible ... Deux morceaux suffiraient à endormir un hyperkinétique ... ils nous en ont fait 45 minutes, plus un rappel ... interminable ! Le pire c'est que le public en redemandait ... j'ai pas compris !

21H10 La jeune autrichienne Anja Franz Lasch envahit la scène ....

Soap&Skin, une ombre mystérieuse, un personnage échappé d'un film de Tim Burton, elle s'assied derrière son piano, le Mac posé sur le « porte partitions » et immédiatement, la magie opère ... une envolée de chansons toutes plus étranges, envoutantes les unes que les autres. Elle lance des samples et rythmiques de deux doigts sur son touchpad et ca vous envoi un grand coup dans les tripes, des textures qui collent parfaitement à sa tessiture vocale et se mêlent subtillement aux sons de piano. Magnifique! En plein milieu se son set, en intro de morceau, elle descend dans la foule ... on se demande encore pourquoi, comme si elle cherchait quelqu'un, quelquechose ... puis remonte dans l'urgence sur la scène pour être raccord avec « la bande » ... Ses petites valses aux mélodies légères font irrémédiablement penser à Yann Tiersen et forcément à cause de son côté « Dark » à Shannon Wright. On aura du mal à lui arracher un bis (un seul morceau) et puis c'est fini ... elle n'a qu'un album à son actif, c'est vrai, mais on est quand même resté un peu sur notre faim, tant notre appétit était grand !  On peut encore espérer de grandes choses de cette artiste tant qu'un exorciste ne sera pas passé sur son chemin ...

Remarque: Lio l'avait déjà chroniquée l'année passée pour son passage au Wirloof bar. 

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Published by Rudi - dans Concerts
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:53


Kania Tieffer 

Aux risques d’encore se fâcher avec la nouvelle scène belge…  Kania Tieffer.

La belge va nous présenter ses chansons courtes, électro-clash, bourrées de sons 8 bits, sensées faire danser ?? Rire ?? C’est pas Peaches (moins sexy), c’est pas Sttellla des débuts (moins drôle), c’est un mélange de tout ça mais complètement raté… Quand elle joue de la guitare le niveau descend encore d’un cran, si elle chante c’est pire… Pas grand-chose à ajouter, sinon que j’aurais du arriver 35 minutes en retard.

Ou alors j’ai rien compris... Mais alors qu’on m’explique…

Lost Valentinos

Groupe australien composé de 2 guitares, une basse, un synthé, une batterie et un chanteur. Ils semblent avoir déjà fait leur trou de l’autre coté de la planète, ici ils ont encore tout à prouver.

Leur set m’a en tout cas beaucoup plu: très pro, très bien joué, bien chanté et une belle présence scénique, les morceaux sont un peu bateaux mais ils sont tellement bien foutus qu’on se prend au jeu… Musicalement ça ressemble à Ian Brown ou à Primal Scream. Parfois c’est tout électro parfois c’est toute guitares en avant, c’est en tout cas très dansant et efficace à défaut d’être innovant. 50 bonnes minutes qui auraient pu mettre le feu à la rotonde s’il y avait eu plus de 50 personnes présentes. 

The Cocknbullkid

Annoncée comme la nouvelle vedette anglaise j’attends impatiemment le set d’Anita Blay. Elle est accompagnée d’un guitariste (aussi au synthé) d’un bassiste, d’un batteur et d’une bande qui, musicalement, prend quasi toute la place.

Mon avis sur son set est très partagé :

Outre deux trois tubes (dont « I’m not sorry ») les morceaux manquent de pèche, c’est dansant mais pas enivrant.

La diva chante merveilleusement bien mais le revival disco c’est pas trop mon truc…

C’est bien foutu, mais Santigold a déjà marqué le territoire et il faudra être plus costaud pour l’en déloger.

Et surtout… surtout, comment peut-on se foutre de notre gu**** en ne jouant que 30 minutes sous prétexte qu’il y a peu de monde et qu’elle a joué dans la rotonde plutôt que dans l’orangerie comme prévu… On est pro ou on ne l’est pas chère diva de la soul et du disco…

Verdict : Recalée ! !  (Mais je vais quand même réécouter secrètement "I’m not Sorry" de ce pas…)

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Published by Lio - dans Concerts
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