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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 22:52
Concert de Midi , organisé par les Lundis d'Hortense , au Musée Charlier , Avenue des Arts.
Cet Hôtel de Maître, du 19è, possède une admirable collection de l'école belge (Oleffe, Laermans, Ensor , Léon Frédéric....) sans oublier un mobilier gracieux et éclectique.
Une des salles d'exposition est transformée en auditoire , à l'acoustique impeccable , pendant la durée du concert.
Du monde, ce midi, pour applaudir Sofia Ribeiro , la vocaliste Lisboète , et Marc Demuth , le contrebassiste Luxembourgeois, en duo intimiste.



Sofia avait participé, la semaine dernière, à la Brussels International Young Jazz Singers Competition au Music Village. En 2005 elle obtint la seconde place , rien cette fois -ci...
Marc (30 ans) a suivi des cours chez Jean-Louis Rassinfosse et Michel Hatzigeorgiou, la crême au niveau basse in Belgenland. En 2006 il reçoit un Masters, ses études musicales ne l'empêchant pas d' évoluer dans différentes formations jazz : Pascal Schumacher quartet, son propre quartet ou comme sideman pour (attachez vos ceintures ): Michael Brecker, Jeff Neve, John Ruocco, Felix Simtaine , Jacques Pirotton...
Un répertoire hétéroclite en cette grise et triste journée de décembre: du jazz,du blues , du fado , de la bossa nova.... pour tous les goûts!
'Nature boy' un classique(1947) , au répertoire de Nat King Cole, John Coltrane , Miles Davis , Frank Sinatra ou David Bowie !.. There was a boy A very strange enchanted boy... , un peu timide et au regard triste ... Une voix superbe , des vocalises immatérielles et une contrebasse sobre.
Une seule chanson et le public est déjà séduit par cette approche magique et fragile.
'Dança da solidão' titre de leur Cd (2006) , un second disque 'Orik' en quartet celui-ci , étant paru en 2007. Cette danse de la solitude, écrite par Paulinho Da Viola , et interprètée par Marisa Monte, est une samba intemporelle. Marc jouant les percussions en tapotant la contrebasse et toute la ferveur des cariocas se retrouve dans le chant de la frêle Miss Ribeiro.
Un poème portugais pour suivre : 'Não è Fàcil O Amor'. Lenteur, profondeur , inspiration ...toute l'âme lusitanienne ... Porque o amor è triste ... une saudade déchirante sur fond de contrebasse discrète.
'Alone together' ... Alone together , beyond the crowd Above the world We're not too proud...
Ray Charles, Chet Baker...Un solo grand- ducal délicat . Cream for our ears!
Du dixieland , en route pour New -Orleans: 'Basin Street Blues' . Ok , Louis Armstrong nous quitte en 1971 , mais par un clin d'oeil malicieux ,Sofia le fait revivre. Un solo de trompette vocal fantastique .Ovation du public ,admiratif devant ce mariage parfait:talent et humour!
'Blame it on my youth' nouveau standard .Non ,ce n'est pas Jamie Cullum qui l'a composé !Cherche du côté d'Edward Heyman ,l'auteur de l'immortel 'Body and Soul'.
La voix de Sofia rejoint Edmund Hillary au sommet de l'Himalaya.
Retour au Brésil :' Carinhoso' ... Meu Coração Não sei porque...1916/17 , hymne populaire chez Ronaldinho ou Edison Arantes do Nascimento !
Tu crois entendre Elis Regina ou Maria Bethania , une tristesse incommensurable , une noirceur 'Orfeu Negro'.Clelia pleurniche à mes côtés , peux pas l'aider , j'ai mouillé tous mes kleenex!
'Angel eyes' du swing , avec solo magistral à la contrebasse.Sophistication, émotion, virtuosité , technicité ... des artistes exceptionnels.
'You'd be so nice ' (to come home) un duel scat /contrebasse enlevé.
Un fado 'O 'Gente Da Minha Terra' . Austère et poignant ! Une voix cathédrale , Amalia Rodrigues ressuscitée! Des flashes assaillent tes cellules cérébrales : Portugaises âgées, de noir vêtues et coiffées . Villages aux ruelles pavées et aux maisons blanchies à la chaux dans la plaine de l'Alentejo .... Les bougainvilliers suaves embaument l'air et toi , pauvre con, t'es à Bruxelles et ça pue!
Fin du voyage : 'Black Coffee' ,  tu parles, déjà le café , on n'a pas eu de Moscatel , ni de déjeuner...
Un blues , au répertoire de la grande Ella Fitzgerald .... I'm talking to the shadows from one o'clock till four... Triste destinée que celle de la femme.. a woman is born to weep.... Nouveau travail d'orfèvrerie de Marco avant que le blues ne décolle et vire au swing audacieux.
Juste une voix et une contrebasse , mais une complicité étonnante ...
Un grand moment !

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 22:24
Chanson française au Montmartre (place de la Petite Suisse- Ixelles) ce dimanche.

Mélanie Isaac entre en piste à 21h.
Auteur/Compositeur/Interprète/pianiste , la jeune Mélanie est de la race des artistes féminines défendant la cause de la chanson -cabaret , sentant bon Ménilmontant , Pigalle et , (hasard?), Montmartre.
Fait froid dans l'arrière-salle du bistrot , Miss Isaac hésite à ôter sa veste pour nous montrer son tricot marin.
On y va : une nouvelle chanson à son répertoire 'Rendez-Vous' . La belle enfant manipule deux claviers ... Pour notre rendez-vous j'avais mis mes plus beaux dessous .... bigre , il gèle à Ixelles !
Euh, ma mémoire est frigorifiée aussi , je reprends ce couplet. Elle est marrante et joue des percussions en se frappant les hanches ou le ventre.
Pour suivre 3 titres traitant d'amours ambigus: 'Julia' elle est tentante , elle te tente.... toi le dilettante .... Jeux de mots, double sens, tu te laisses séduire par la fantaisie débridée de la gosse.
Tu repenses à Régine , une des reines des nuits parisiennes , mais Mélanie écrit elle-même ses chansons et son physique est bien plus agréable que celui de la native d'Anderlecht.
'Délice de fuite' au secours , appelez le tuyauthérapeute... Une intro au piano, style Véronique Sanson (elle va pas aimer ..), et 'Adieu' pour terminer la trilogie. Il est parfois plus facile de dire adieu qu'au revoir , c'est pas d'Heidegger , mais d'Isaac! Un texte équivoque .... baise- moi (les oreilles) , lèche -moi (les pieds) ....
'Les ex' une race complexe! 'Les amants éphémères' d'un classicisme années 50. Maintenant que je l'ai terminée , je me rends compte que j'ai probablement oublié 1 ou 2 couplets....'Je me tâte' chanson écrite avec une copine , Valérie Mathieu , alias VAL. Ode aux plaisirs solitaires. Coquin et spirituel.
'Valse fruitée' ou la sexualité récréative !
Un parallèle à faire : Marie-Paule Belle , pour laquelle Françoise Mallet-Joris s'est fendue de quelques textes. 'Madame Claire' une madame désabusée qui n'espère plus rien.
Un côté French jazz , aux relents Michel Berger. Superbe chanson. Pas de titre pour la suivante, pondue il y a peu . Quelques halètements initiaux et .... tu as posé les yeux baissés sur mon corps... Air mélancolique. 'Du vent' J'ai besoin d'air... Tire-toi , quoi! Un piano mutin , du swing pour terminer par quelques touches mélodramatiques.
40' pendant lesquelles tu ne t'ennuies pas une seconde.
Loli , le programmateur ajoutant une touche finale comique à ce set: Merci Magali Isaac pour ce merveilleux concert. Magali =la serveuse du bistrot, rire gras derrière toi .... En plein dans le mille , Emile, le sieur Pipou ( Yves Lacomblez) et son whisky coca.

21h50 Julie LaRousse

1956 René Louis Lafforgue? Non!
La 3 ème lauréate des Franc'Off de Spa 2008 et ce soir avec full band. Lucia Capobianco (Napoli- background jazzy) aux claviers - Anthony Marcon : basse (officie chez Fred Rinaldi) - Fabrice Mirco: drums (Groovemachine avec aux vocals l'admirable Jo Gola...) - Dimitri Delvaux : sax, flûte (Krazy Mess Groovers, Brussels Little Big Band....) un groove incroyable... et Giancarlo Carboni: lead guitar.
Elle est rousse , Julie , sa musique est chaloupée et chaude.
'Devine-moi' un titre funky qui balance , un sax torride et une basse Soul Brother ... tu ne me vois qu'en raccourci ... chante-t-elle , effectivement, rather short la red girl!
'Dans la tourmente': de la soul française aux senteurs Françoise Hardy 'J'écoute de la Musique Saoûle' et toujours cette basse funky (Cf Daniel Romeo) . Un beau break bien juteux aux claviers , après bricolage à la table de mix.. Au fond Miss LaRousse nage dans les mêmes eaux que Laurent Doumont , si ce n'est qu'elle chante in French. La liaison avec l'autre rouquine , Axelle Red, est également évidente.
'Concupiscence' . Con quoi? Lance un comique bien entamé. Tempo lent , sax lascif et solo de guitare bluesy . Dimitri à la flûte pour 'Inside of Me' (Mes démons) . Du soul/jazz /lounge BCBG.
...it gives me the creeps... Allergique?
'Juste un peu de fantaisie' . La demoiselle à l'acoustique pour cette histoire de femme qui s'ennuie. Du Françoise Sagan , made in Brussels . Band très pro et très propre.
'Le minimum' dansant comme les singles de chez Tamla Motown ou Stax. Beau travail de Jean -Charles à la lead. 'Dépenser' avec la baisse du pouvoir d'achat ... De la soul/reggae.
Fin du set 1.



Break houblon, pendant lequel le bassiste s'amuse à jouer les notes de 'Papa was a rolling stone'.

22:45'
'Le temps passe ' , non pas le Tampax , idiot.
Joli downtempo avec sax Gato Barbieri.
Un guest , Marcel Sel (ton cheval ) , à la guitare bluesy pour 'Je suis ton homme' ..... Tu cherches la bagarre.... un titre parfait pour Johnny 'Qu'est ce qu'elle a ma gueule' . Un double solo de gratte pas crado.
Dès les premières notes , tu reconnais le fabuleux 'La pluie fait des claquettes' du plus grand toulousain (1m 68) : Claude Nougaro. En duo vocal : Julie/Marcel .
Dommage ces sifflements dans les amplis. Belle version.
'Chimère' easy listening jazz pour cocktail bars ou casino .
'Je te donne mon âme' blue- eyed soul à la française , avec un sax Maceo Parker et une guitare rhythm'n blues 'SteveCropper' blend.
That's it...

Rappels

Julie n'a pas d'autres titres en rayon , on nous rejoue 'Devine-moi' en version salsa /latino avec déhanchements cubains.
Celle, le salé, rappliquant pour une version alternative de 'Je suis ton homme' .
Ah, les femmes qui veulent porter le pantalon...
On quitte Montmartre, Pipou et ses long drinks , un crochet par la Suisse et 2' plus tard on est à Bruxelles.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:52

L'Archiduc, le bar art-déco de la rue A Dansaert, fondé en 1937. Un des repaires d'Arno et un jazz club ayant vu défilé des légendes (Django Reinhart e.a.). Le samedi à 17h : free (= tu ne dois pas payer de droit d'entrée) jazz après shopping .

Ce samedi : EGON .

Pas un groupe de jazz pour puristes ! Ils cataloguent leur musique de soul/nu-jazz /experimental . Tu peux y ajouter jazzy blues , improvisational groovy jazz , funk, acid jazz, jazz-rock , fusion…..

Le band (hommage à Egon Schiele ?) a été formé par le languedocien , Louis Favre (Perpignan) . Ce batteur archi-doué a fait ses études à la Lemmensschool à Leuven (avec notamment Dre Pallemaerts comme teacher, il y a pire…). Très vite , tu le retrouves dans une kyrielle de bands : Stan Driesen Trio , Soul Session ( Marvin Gaye et Stevie Wonder sont des influences majeures) ….

Les 4 Flemish boys du combo ont tous un palmarès éloquent , malgré leur jeune âge !

Basse (le ket a l'air d'avoir 16 ans) : Pieterjan Seaux , actif au sein de Landfill ou The Fonz , une rythmique funky à lui tout seul. Joachim Saerens : keyboards & programming : joue dans Ellroy (un blues band , comprenant Filip Casteels à la guitare), Robin Verheyen's band, Escape from Jazzcatrazz… Simon , dame blanche, Witvrouw aux vocals et à la guitare , fondateur du groupe Dame Blanche , ayant joué au Swing Wespelaer 2008, il a un autre projet bluesy , avec Pieterjan notamment : Mojostar . Aux sax (alto , soprano) : Steven Delannoye : il joue avec tout le monde : son trio , Sammy's on the Bowery , Del Vita group, the Wayne Shorter Tribute, Much Gusto et Mireille Mathieu ( cross what's wrong….).

17h le club (cool , branché et noisy) est bourré, plus un siège inoccupé . Les gens entrent et ressortent aussitôt. Problemos : il n'y a que 4 musiciens et la dame blanche s'est fait violer (euh voler) son pédalier en déchargeant son tacot . Résultat : 20000 coups de fil pour en trouver un autre.

17h40 un sauveur s'amène avec le brol , nog geen Steven !Il a dû se garer à Affligem pour rejoindre la Bourse. 18h : ça craint ! 18h 05 arrivée du missing link ! Ouf..

18h10 après avoir armé son sax , Steven fait un petit signe aux potes : let's go ! Une jam funky à souhait avec un break au sax style' Night in Tunesia' , dommage qu'il fasse caillant à Bruselas . L'Archiduc balance aux (blue) notes juteuses d'Egon. On ne regrette pas d'avoir patienté. Steven , la noix , change de sax et l'impro se meurt à petit feu .

Toutes les compositions interprétées hier sont de la plume de Mr Favre . 'Star Talker' une rythmique funky swingante et un sax à l'aventure . Un changement de tempo avec l'apport de la guitare et des claviers. Le beau parleur tient un langage blues aux étoiles , la basse bien grasse soulignant le typique … Woke up this morning… Le sax ajoute une touche lyrique , avant d'être supplanté par un solo de guitare à la Johnny Guitar Watson.

A toi, Joachim … un Fender digne de Joe Sample , du rhythm 'n blues dans la lignée des Crusaders. Hot and steamy track . Retour du blower annonçant un downtempo break . Ambiance film noir , Philip Marlow, Marlboro au bec, est accoudé au comptoir . C'est pas du spa dans son verre !

Une slide pointue réveille les endormis. Une longue plage obsédante dans laquelle le blues , la soul et le funk se marient à merveille. 'Warning' a slower one , du jazz rock /fusion avec éléments psychédéliques . Un petit bain seventies : Blood Sweat & Tears , Chicago Transit Authority ou Herbie Hancock pour le côté plus jazzy. 'Toi , Toi et Toi' on poursuit dans la même veine. La guitare étant plus rock . Un truc lourd et collant , basse et batterie infernales et claviers fous : ça arrache un max !

On vous jouera 'Poupée' quand le petit aura fait son piske.. .. Pieterjan rapplique et cette Barbie se déchaîne . Un trip funky et planant à la fois.

Egon se commande une petite mousse et attaque 'Transe' : titre adéquat ! Un beau duel keyboards /guitare pour décorer ce juicy tune. Les antagonistes fatigués , le sax s'élève pour envoyer la dernière salve , un son ressemblant à l'harmonica de 'Once upon a time in the west' . Charles Bronson et Henri Fonda ressurgissent . Claudia Cardinale nous rend fou et Morricone se dit : à moi les royalties….

Poussière , cactus , sécheresse … mais dehors il gèle ! Une guitare bluesy dégaine sur fond de basse ronflante et de batterie marteau-pilon . Steven et Joachim entrent en scène , difficile de rester assis .

Egon est une machine bien rôdée qui ferait danser les locataires de la morgue.

Excellent show (1h40).

Le band jouera à la Jazz Station le 17 décembre !

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:29

Registre différent ce vendredi midi !
Dans le cadre de PiknikMusik , dans une des magnifiques salles de l'ancien INR , l'ensemble ARMIDE mariera modernité et baroque du 17ème siècle, pour le spectacle 'Les déesses outragées' . Au menu poésie , philosophie et musique.

Armide : 1686 dernière tragédie en 5 actes de J B Lully, le maestro incontesté de la tragédie lyrique.

Sara Piette : soprano -Benjamin Glorieux : violoncelle – trois violonistes : Ingrid Bourgeois, Maduka Nakamaru et Danuta Zawada –Pietro Paganini (ça ne s'invente pas, descendant de Niccolo ?) : clavecin et Jan Van Hoecke , caché dans un coin : flûte à bec , Paetzoldflûte et electronics.

Tels sont les musiciens du collectif , sur scène hier midi.

Nous sommes plongés dans l'obscurité, les instrumentistes prennent place face à nous et , la cantatrice , cachée au fond de la salle , entame une cantate sombre et saphique , écrite en 2008 par Annelies Van Parijs.  Déchirant !

Majestueusement elle s'approche des musiciens pour murmurer 'Quel tumulte , quel bruit s'élèvent jusqu'aux cieux…'. Un clavecin ecclésiastique est relayé par violon et violoncelle , et nous plongeons en pleine Renaissance : Carlo Pallavicino ! L'admirable Sara nous chantant sa plainte pour ensuite nous réciter quelques vers transalpins. La composition tourne à l' allegro , une flûte guillerette entrant en piste . Retour à l'austérité , sur fond de textes sacrés , avant d'attaquer une cantate de Haendel. Intermezzo parlé pour introduire une étude électronique d'Emanuele Casale . Un instrument à vent bizarroïde (Paetzoldflûte), sur background programmé à l'ordinateur. Immédiatement , tu penses à 'Aguirre, la colère de Dieu' , de Werner Herzog. Des chants d'oiseaux de la forêt amazonienne. Mariage audacieux du baroque et de l'avant-garde ! Nouveau poème symboliste et , Jean-Baptiste se rapplique. Un aria récitatif colérique et agité. Tremblez mortels ! 'La jalousie est-elle la solution ultime ?' Un lament au violoncelle et murmures funèbres.

Un petit feu sioux (ou iroquois , suis profane , ai été refusé chez les boy-scouts) pour apaiser les dieux.

Bach et un clavecin obsédant sur Deutsche psaume , récité par les quatre cordes . Mortuaire ! Retour de la flûte pour un menuet vaporeux . De courte durée , ce répit joyeux ! 'Souffrance , acceptation , un but le bonheur'. Ont-ils gagné l'Euro-million ? L'ensemble attaque un' Ballo de Mori 'enjoué.

La soprano les quitte et vient s'asseoir , à même le sol , près des spectateurs. Trémolos , halètements plaintifs , l'ensemble Armide nous abandonne en s'esquivant en file indienne.

Dieux et déesses sont calmés !

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Published by Michel - dans Concerts
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:46
Une Rotonde scandaleusement dégarnie pour recevoir Phoebe et son combo.
Les examens , le pouvoir d'achat à la baisse , Yoav sold-out , à l'Orangerie , who knows why there's such a lack of interest ?
Fin août l'australienne et son band avaient enflammé le chapiteau au Brussels Summer Festival.
La France l'encense , normal tu me dis , elle a vécu chez Chirac & co , mais Bruxelles préfère le gentil chanteur pour midinettes : Yoav.
Fred , Milou et Florin (qui s'est fait piquer son portable dans une salle peuplée de 36 spectateurs et 1 voleur ) affichent présents. Florin vient surtout promouvoir le concert de ses protégés , le merveilleux Claude Bourbon et Austyn , au Bouche à Oreille le 15 janvier.

Phoebe Killdeer , la panthère, enceinte jusqu'aux dents , ne rigole pas vraiment en contemplant ce public clairsemé. Son band , non plus. Cédric , le guitariste , en futal de cuir noir et black shirt too , fait encore plus sosie de Phil Lynott (bassiste /frontman de Thin Lizzy ) qu'en été. Ce mec est un showman de première . Ses copains, Frenchies too , Alex (basse, il officie chez Nation all Dust) ou Raphael (drums) ne sont pas des manches, non plus !


'Intro' à la guitare, donne d'emblée le ton : du dirty rock'n roll , idéal pour un soundtrack de Tarantino.
Phoebe nous roule de grands yeux et illico, Cédric sort le grand jeu: jambes écartées , guitare phallique pointée vers les 10 nanas dans l'assistance . Chaud, chaud les marrons !
Notre fauve pregnant te sort quelques lignes d'harmonica carnassières. Milou ne peut qu'écarquiller les yeux et lâcher un wouah admiratif. 'He's gone' : obscurité totale, baladeuse rouge, ambiance voodoo spell , quelques maracas accompagnant ses cris d'hyène.
La belle connaît les artifices rock , ça commence à bouger dans le demi-cercle.
Cowbells et percus diverses for everybody: 'Paranoïa' du rock crapuleux, et l'ex- chanteuse de Nouvelle Vague en furie, style Nina Hagen aux abois.
On passe frontstage, faut qu'on bouge.



'Walter' toujours ces rites animistes démoniaques , à la Screaming Jay Hawkins.... I told you not to do it.... susurre l'animal , et tu penses à Marianne Faithfull et son 'Why'd you do it' , dans lequel elle vante sa little oyster betrayed for a low bitch.
'Fast song' et 'Jack' deux morceaux blues psychédéliques sweaty et furieux. Les percussions tribales sont d'une importance capitale dans l'emballage musical. Tes jambes et tes hips décident d'entamer une danse indienne.
Séance déguisement colliers de fleurs tahitiens, pour une ballade : 'Let me' . Slow surfing time. Pas de basse , remplacée par un triangle pythagoricien.
Retour à la sauvagerie avec 'Liquorice Skies' . Poses théâtrales du guitar hero , pendant que la chatte inapprivoisée se retrouve à quatre pattes , semblant mettre bas au beau milieu de la scène. Eh , lady, c'est Yoav , à côté , pas Doc Gynéco ...
Elle nous sort une boîte d'Union Match pour 'Light that match' , ... I wanna burn I wanna shine..... Les allumettes 2008 , c'est pas çà !
Avant la guerre , une allumette brûlait pendant 45 secondes. En 3 minutes , l'enfant a utilisé la whole matchbox et s'est brûlée 15 doigts. Anyway un voodoo gospel allumé et envoûtant.
Apparition de Mr Q au sax pour 'How far' . Une danse échevelée . Un morceau à rallonge (3 fins annoncées) sulfureux , te rappelant le grand Colosseum, avec Dick Heckstall -Smith au saxophone.
On achève avec 'Never tell a lie' pour lequel la tigresse utilise une belle panoplie d'engins percussifs. Le Q , magistral sur l'instrument d'Adolphe, nous rendant complètement nuts.
Rappels, of course ...
C'est notre dernier gig avant longtemps , nous sort la future mother, on est sur la route depuis 18 mois.
Vous en voulez plus ? Bête question ...
Le bassiste aux drums et Raphael aux claviers pour 'Looking for a man' , alors que son mec filme tout le concert.


Elle veut un gars that will take care of me car les autres don't treat me like a lady .... Tous des salauds !
Belle electric waltz.
Une cover pas banale; 'Crawfish', Elvis Presley . Toujours dans le bayou.
'Bait' leg shaking rock'nroll et , en apothéose , une sucrerie country & western géniale: 'River of no -return' , pour lequel Phoebe est accompagnée du méchant Cédric à la gratte , les autres nous gratifiant de doo-wop backing vocals élégants.
Aaaah , Marylin Monroe chantant ... There's a river Called the river of no-return Sometimes it's peaceful Sometimes it's wild and free... 1954, Otto Preminger et le sublime Robert Mitchum , sauvant des rapides Kay, la plantureuse saloon-singer....
Take some rest, Phoebe , and come back in June , with your baby...
En espérant que, cette fois, la salle soit aussi pleine que son ventre !

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Published by Michel (Vidéos : Florin) - dans Concerts
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:04

Rendez-vous au Witloof ce jeudi pour accueillir une jeune autrichienne : Soap and Skin … quelle idée e se taper plus de 100 kms pour voir une autrichienne qui joue du piano !?

Un piano et un ordi sur la scène et surprise : Le Witloof est en situation assise, les fauteuils entre les colonnes de briques. C’est une bonne idée… on choisi bien sa place dans le peu de sièges encore libres et on attend la perle. Beaucoup de gens arrivent encore… Pas assez de sièges, tant pis ils resteront debout sur le coté. On doit bien être une centaine de personnes. Pas mal pour le Witloof ! !

La jeune fille arrive, ahh oui, j’ai oublié de vous dire, Anja a 17ans ! ! si si 17, dix-sept, seventeen, dies y siete ! ! Elle joue du piano, se fait aider par quelques sons sortis de son ordi et chante tel un fantôme…

Le set débute par un morceau piano-ordi, des sons organiques et son doigté impeccable… Elle continue mais en chantant cette fois, on sent le stress, elle chante un peu faux, la voix tremble, mais on reste quand même éblouis. Et vont s’ensuivre 40 minutes magnifiques, sublimes… les mots me manquent… Ses chansons sont hantées, sa voix se fait fantôme ou ange, ses textes sont sombres au possible et la musique romantique ou baroque ne fait qu’accentuer la lourdeur du propos. Comment peut-on écrire de telles choses sur cette musique quand on a 17ans ?? La pauvre a du traverser des choses épouvantables… (Ou a beaucoup d’imagination et de sens de persuasion pour nous les restituer de cette manière)

Les morceaux se suivent mais ne lassent pas, toujours sombres, avec ou sans apports de l’ordi (sons étranges, violoncelle, tempo…), parfois cabaret (comme savent si bien les faire nos cousins germains) mais toujours désenchantés. En milieu de set elle nous annonce (au bord des larmes) qu’elle doit nous chanter une reprise de Nico, « Sister know » ( ??Désolé mais j’ai beau chercher je ne retrouve pas le titre exact), on reste perplexe sur son «I have to » mais vu la manière dont elle est bouleversée on ne doute pas une seconde que c’est important et difficile pour elle. Ce sera un des nombreux moments forts de la soirée.

Anja terminera debout sur le devant de la scène les yeux fixes, à nouveau hantée, elle ferait presque peur,  si fragile et si forte…

Elle reviendrait très bientôt au Domino Festival de l’AB, n’hésitez pas, achetez des places et aller vous faire posséder par ses démons.

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Published by Lio - dans Concerts
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:24
Un concert - cadeau d'ARID , offert pour les 'fans' (et curieux ayant gagné au contest) par l'AB et le sponsor coca-cola .
Une file jusqu'à la place De Brouckère , dans laquelle tu reconnais Jean-Paul, le taxeur , qui avec son mètre septante vingt-six dépasse allègrement toutes les jeunes filles en fleur et les mamies ménopausées in love with le cute Jasper Stevelinck.
Arid devra attendre que tout ce beau monde soit passé à l'onthaal bureau avant de monter sur les planches.
20:50 le box est devenu une boîte à sardines pas aride et, Arid commence son show.
Jasper est accompagné d'une belle brochette de musiciens doués : les anciens David Du Pré et Steven Van Havere , le fabuleux David Poltrock aux claviers (3 instruments) et un bassiste fringant , je me demande s'il ne s'agit pas de Maarten Standaert, vu avec Trixey Whitley et bassiste chez le bellâtre Portorico-Gentenaar, Gabriel Rios, il officie chez Moiano ook.
Des plages des 3 galettes du groupe vont défiler au grand plaisir de la wallonie flamande belgicaine + quelques titres du soloplaat van de sterveling.
'Everlasting change' ... It's a beautiful day to rest your soul... le timbre si caractéristique de Jasper fait mouche dès les premières intonations. Tous les GSM's flashent le beau jeune homme.
'Tied to the band' et une guitare pour le ket, une!
'At the close of every day' du premier album , une magnifique ballade qu'ils disent ne plus jouer.
Jeff Buckley, Matthew Bellamy, Richard Ashcroft ... les comparaisons ne manquent pas : maar Jasper is Jasper , il est unique.
'Believer' Hit Hit Hit , la folie dans les premiers rangs , gueulant ...someone someone ...Et ce n'est qu'un début, hit immense numero due (prononce doué) 'Too late tonight' , on aurait dû le joué avant 'believer' zegt Jasper. Grand Messe à l'AB , personne n'a de péchés à confesser , on communie tous ensemble.
'Words' hit plus récent avec basse funky , du dernier né 'All things come in waves' . Un orgue ténébreux amorce 'Right this time' lyrics poésie romantique ... I will see the light in you... magnifique travail de Mr Poltrock sa veste contre des claviers.
'Me & my melody' le nombre de succès écrits par nos Gantois est amazing. Une guitare fluide , on se charge des lalalas , Jasper. Dank u , merci beaucoup , vous êtes formidables .. N'est- ce pas !
Clelia parle de me quitter.
'You are' les nanas ne se tiennent plus , la folie dans la salle.
'In praise of', 'Why do you run' il n'y en a que pour les prouesses vocales du frontman aussi charismatique que Freddie Mercury.
C'est pas un peu téléphoné toute cette accumulation de titres mielleux ? Mais non bompa ,le sucre c'est délicieux.
Encore un peu de sirop: 'I wonder how come' .
Surprise une cover de Bob Dylan 'To make you feel my love'. Difficile de comparer le timbre riche de notre Jasper à la voix nasillarde de Bobske , ça reste une grande chanson.
'Life' nouveau titre exhumé de 'Little things of venom'. Belle rock ballad sans apport de claviers.
'If you go' Poltrock is back et waving hands en bas dans la salle, d'ailleurs Dieu descend parmi nous pour chanter sa mélopée. Du George Michael époque Wham!
On l'attendait , David Bowie 'Life on Mars' . Apothéose d'un bon concert. (70')
Rappels :
'Little things of venom' sorti en 1998 . Une basse hypnotique et toujours ces effets vocaux magiques. Un ténor jongleur . Ouah du rock'n roll aux relents blues , une guitare rageuse pour 'Dearly departed' ... I let the dirt cover me... excellent titre.
Merci à tous , bye , bye ...
Un roadie vient récupérer le micro maar wie komt terug? Jasper en solo , à l'acoustique. Et sa voix regrimpe vers l'Himalaya. Supervoice ce mec , mieux que batman & co.
Le band revient pour 'When it's over' et ce sera over.
1h35' de générosité.
Dank u l'AB, coca cola et surtout ARID !

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Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:52
Soirée Cerise : Mozart goes metal , the magic flute goes gothic !
Un matos aussi imposant que celui utilisé par Led Zep en 1917 , une salle archi- bourrée pour la venue de La-Ventura et Skeptical Minds (new look). Christian Demarche , le directeur du petit théâtre, a craint pour la santé mentale et physique , lorsque un fan , passablement émèché, a parlé de hot dog , de son zinneke, Victor.
Tu fais attention que ces sauvages n'abîment pas le décor me souffle sa comédienne fétiche , Jacqueline Préseau . Fred a beau répondre oui , oui ... Madame stresse un max devant la menace.
Le frigidaire à Jupiler, Leffe , Hoegaarden se vide à la vitesse de l'éclair , le barman est débordé et veut démissionner.
21h: On parvient à se glisser derrière la table de mix pour le set des hollandais (Goes -Zeeland) de La-Ventura. La chaleur est épouvantable et certains spectateurs dégagent une odeur de Loup de Sibérie féroce .

La-Ventura
Du female metal assez mélodique, emmené par la charmante et black-clothed , natuurlijk, Carla Douw (sans Egberts) aux vocals . Le co-fondateur est le batteur Erwin Polderman (les Polders , logique en Zélande), anciennement marteleur de caisses chez Orphanage. Cet orphelinat gothique groovy ayant fermé les portes en 2005. Les 2 autres chevelus aventureux (mais il semble que ventura =chance) étant Sascha Kondic à la guitare et Michael Saffrie à la basse.
En 2007 sort leur plaque 'A New Beginning' et ils entreront dans les studios d'enregistrement pour un successeur , après les fêtes.
Le band nous a offert un set passionné et convaincant , le mysticisme côtoyant les riffs lourds à la Lacuna Coil, le cocktail est toutefois assez rafraîchissant , et tu penses à Evanescence et Within Temptation, en moins commercial.
Les premiers titres 'Cry' et 'Only love will find its way ' serviront de soundcheck , le son se révélera impeccable ! Ce metal atmosphérique et mélodieux n'aurait même pas effrayé ma conjugale. Mélancolie et douceur sur fond heavy . Niet slecht , Noorderburen!
'White Crow' est prévu pour le nouvel album et ce corbeau blanc peut faire un hit alternatif.
Carla ne ressemble pas à la Bruni mais elle a du charisme ,les mâles moins bourrés sont conquis ,ceux qui baignent dans les vapeurs éthyliques bavent méchamment.



'Deadline' premier titre de 'A new beginning', avec des backing vocals de l'ex orphelin , ayant trouvé une mère courage en Miss Douw. Quelques claviers et choeurs samplés pour 'A New Beginning' , une ballade metal qui démarre mollo, avant l'entrée en scène de l'artillerie lourde (guitare/basse) impressionnante . Et Carla qui implore ... Please forgive me Forgive me... On te pardonne, baby , quels que soient tes péchés....
'Messed Up' vachement plus agressif, des riffs nu-metal saignants (aah Machine Head!) , des rythmes syncopés toniques , les headbangers sont ravis.
'Human Vanity' nouveau titre , tout aussi agressif, avec intro aux drums .
One-two -three-four pour introduire 'Memoria' . Orgue céleste (samplé) et de beaux effets de guitare, retour aux ambiances fluidiques.
'The Hunter' pas celui de Free, a fast tempo, la période de chasse est pourtant close ... Dracula aux aguets, méfiance , proies blanches et ingénues!
Leur single 'Trefoil' , titre intense , une prière pour sauver les ressources terrestres ... Purify the water... Purify the air... Superbe chanson qui met fin à un set de 40' d'un goth rock mélodique agréable .
Break , bartime et puis.... impossible de revenir dans la salle pour Skeptical Minds . Public debout , plus aucune vue sur la scène . Yves et moi décidons sagement (euh !!!!) de rester au bar , tant pis pour la première de Skeptical Minds avec sa nouvelle chanteuse , la Polish diva Karolina vel Death.
La larme à l'oeil et la Jup ou Hoegaarden à portée de gosier nous entendons, en sourdine, le set flambant des sceptiques (pas les fosses) et les ovations des métalleux .
Et Mozart ?
Qui ?
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Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:30

Peu de monde dans la rotonde pour cette double affiche éclectique, YACHT et son electro-pop-foutraque et ABE VIGODA et leur rock-noisy-tropical.

 

20h15’, la musique démarre avec un petit film projeté sur un écran, la scène est vide, pas d’instruments, rien… Un gars se lève dans le public et saute sur la scène, une fort jolie fille sort des backstage et empoigne le deuxième micro. La musique est purement électro, un son bien lourd, bien balancé et dansant à souhait. Se passe le 1er morceau… les deux performeurs déchaînés dansent, sautent, occupent l’avant scène et la salle. Peu leur importe de se sentir un peu seuls avec un public resté assis.

Pour le début de la 2ème chanson, ils demandent à l’audience de se lever, avec succès, il faut dire que la musique a tendance à vous donner des fourmis dans les pieds et des réflexes nerveux dans les jambes. C’est donc avec une salle enjouée que le couple va nous présenter un set fun fun fun… un peu de danse contemporaine bancale, de cris, de roulades, d’énergie et de bonne humeur communicative vont faire de ce live un moment à part, plus proche du happening que du concert (Fisherspooner fait le même « style » de performance lors de leurs concerts où ce qui se passe sur scène compte autant que la musique). Entre les morceaux ils nous font un petit show de stand-up comedy en nous présentant entre autre leurs origines, ce qui nous fait encore plus penser que le chanteur ressemble terriblement à un mélange de Jerry Seinfeld et de Adam Green…

Une excellente première partie qui était déjà présente en mai aux Nuits Bota … s’ils colportent la bonne nouvelle près de chez vous n’hésitez pas à aller à leur rencontre…

 

21h10’, Une basse, deux guitares et une batterie forment le groupe ABE VIGODA, LE Groupe américain du moment (Ils sont les chouchous du « Technikart »). Personnellement c’est « Listen2Fight » qui me les a fait découvrir. Sur album c’est un peu tuant : répétitif, brouillon, compliqué et il faut être costaud pour arriver au bout de l’album. En concert c’est identique, tous les morceaux se ressemblent, c’est assez bordélique pourtant ils commencent et terminent en rythme (incroyable ! !). Percus tribales, sons de guitare qui culminent dans les aigus, et vitesse de jeu proche de la meilleure voiture de rallye conduite par notre François Duval national, on a donc peur qu’à tout moment tout ça se termine dans le décor… Ce qui va être le cas pour une bonne moitié du public qui quittera le navire avant la fin du set pourtant court (35 minutes). Mais l’énergie musicale peut subjuguer quelques aficionados. Personnellement je suis mitigé, la batterie répétitive vous prend aux tripes et l’énergie musicale vous scotche au fond des baskets, mais l’impression d’entendre 10 fois le même morceau est frustrante. Le public qui s’est en plus réassis et assoupi( ?) sur les marches de la rotonde ne donne pas l’énergie nécessaire au band pour transcender leur prestation assez moyenne. 35 minutes et ils remercient l’audience et replient leur matos sans même sortir de scène, c’est ce qui s’appelle ne pas perdre de temps….

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Published by Lio - dans Concerts
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 22:40

The WHIP, groupe anglais (Manchester) d’électro rock, un peu le groupe frère des excellents GOOSE. Plutôt les petits frères, ceux qui sont dans la lignée mais n’arrivent pas (encore ?) à rivaliser avec l’ainé.

La salle est quasi comble, beaucoup de jeunes (samedi soir oblige) et nos « amis » du concert des « Ting Tings » (ceux qui ma tapaient gentiment la tête)  sont encore là avec leur bouteille de vodka et leur bouteille de jus d’orange … vont-ils encore tenir le coup après avoir vidé le tout en quelques minutes ? En tout cas je m’éloigne d’eux, pas envie d’encore être la cible de leur amitié imbibée.

The WHIP : Une guitare, une batterie (tenue par une demoiselle, c’est plutôt rare), une basse,  un mini MOOG et un Juno-Roland, le tout tenus par des musiciens qui n’ont pas l’air d’être de jeunes loups.

Le set commence très mollement, un morceau à la New Order, Un à la Depeche Mode et une sorte de Dark Wave très chiant, on se dit que la soirée va être triste. Mais c’est sans compter sur une deuxième partie de set beaucoup plus enthousiasmante, fini la new wave, ils passent aux années électros. Le public accroche et la Rotonde danse… c’est rare.

Branle bas de combat du côté de nos jeunes amis fans de vodka, une fille n’a pas tenu le coup (tu m’étonnes !) elle ne tient plus debout… difficile d’évacuer quelque qui se laisse aller... hein les gars... surtout quand on est fait comme un Mickey ! !

On se re-concentre sur la prestation convaincante des mancuniens, ils savent y faire pour chauffer le public qui ne demande qu’à danser. Musicalement on se demande ce qu’ils jouent vraiment, pas grand-chose à mon avis, la guitare est quasi inaudible, la batteuse semble jouer dans le vide, seule la basse est bien présente et l’ordi évidement…

Un rappel avec le tube « Trash »  et l’ambiance est à son comble, invasion de la scène, ca fait marrer le bassiste mais beaucoup moins le service de sécurité qui n’arrivera qu’après de longues minutes… Il faut dire qu’ils sont tellement habitués a une Rotonde fort calme qu’ils ne pensaient pas devoir agir…

1h10 d’un bon concert finalement, le public a en tout cas accroché, que demander de plus pour la ST-Nicolas ? Une autre bouteille de Smirnoff ?

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Published by Lio - dans Concerts
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