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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 21:42

       C'est Madensuyu (qui signifie eau minérale en turque), un groupe gantois, qui a assuré la première partie du concert de Ghinzu. Le groupe est composé d'un batteur et d'un guitariste, qui jouent un rock agressif, très brouillon et criard. En effet, le chanteur, Stijn De Gezelle, chante ou plutôt crie, de manière très saccadée et énergique. Il est difficile d'étiqueter correctement le style musical de ce nouveau groupe qui se montre sur scène depuis déjà 2005. Cette première partie aurait pu être mieux appréciée si le son avait été mieux réglé, et surtout si le volume des hauts-parleurs avait été réduit. A voir ou à revoir dans de meilleures conditions. 

      John Stargasm & co apparaissent sur scène vers 20h40 avec un titre du troisième et nouvel album « Mirror Mirror ». Titre dont s'est inspiré le groupe pour le décor scénique puisqu'on y trouve des miroirs inclinés en arrière plan. Ces derniers sont accompagnés de néons formant un demi cercle, qui donne un très bon jeu de lumières lors de certains sets électros. Les fans remarquent alors que c'est le charismatique Jean Monte, du groupe Montevideo dont John Stargams avait produit l'album, qui remplace Kris Dane. Comme à son habitude, le leader du groupe porte un costume noir et des lunettes noires.

      Le troisième morceau joué est le succulant « High Voltage Queen (the reign of) » de l'album « Blow », suivi du single actuel « Cold Love ». Avec ce nouveau titre, la température au sein du public monte encore plus et les pogos commencent à arriver. John annonce le titre suivant, « Take it Easy », qui est aussi une nouvelle chanson remplie de dynamite et pêcheuse à souhait. Les fans se rendent encore mieux compte que les nouveaux morceaux ont été composés pour du live tout comme le groupe l'est et l'a toujours été.

      Quand Ghinzu entame les premières de notes de « Do You Read Me », la foule ne se tient plus, une grande partie du public bouge, danse et saute à souhait tout en reprenant ces paroles bien connues. C'est avec plein d'humour et un déhanché assez surprenant, que John demande au public de chanter comme pour un concert de Patrick Bruel. Le titre suivant provient aussi du nouvel album, il s'agit de « Kill the Surfer ». Ce morceau est lui aussi taillé pour la scène, avec un jeu de de lumières et de sons extraordinaires qui permettent au groupe d'exploser en live. Le groupe remercie son public et sort de scène pour revenir avec deux rappels d'une chanson chacun. Le premier rappel se fait avec l'éternel « Blow », titre éponyme du deuxième album. Et le deuxième et dernier rappel se fait avec l'excellent « Mine », titre aussi tiré de l'album « Blow » et qui ne donne pas les sons auxquels les fans sont habitués. A force de vouloir donner trop de puissance, trop d'explosivité sonore, le groupe fini par se perdre dans sa musique brouillonne et oublie les jeux de de synthé solos essentiels à certaines chansons.

      Ces deux rappels n'en n'ont pas vraiment été, puisqu'un seul titre a été chanté à chaque fois et que les temps de pauses étaient assez courts. Pour ce retour tant attendu, John a d'ailleurs remercié la foule pour sa patience, Ghinzu a réussi encore une fois à démontrer qu'il est un groupe inventif fait pour la scène. 
 

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Published by Samanta - dans Concerts
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 21:18

Je devais vous parler du concert organisé au Schip par Maxime Lê Hùng du Label Matamore. Attiré par le concept « concert dans mon salon » j’ai été porte de Flandre écouter Paul LABRECKE et Peter WALKER.

Dès 18h le premier nous infligeait une musique indienne-psyché-méditative et improvisée pas des plus intéressante. Ça se laisse écouter, avachi dans un divan de préférence avec des substances illicites mais dans certaines limites tout de même. L’archet et le banjo ne font vraiment pas bon ménage ! !

Vers 20h Peter WALKER venait nous faire une démonstration du « comment frimer avec une guitare ». Basé sur des techniques Flamencos, indienne et folk, il nous impressionne par son jeu mais la performance terminée, on reste sur sa faim… 

Je devais vous parler de tout ça mais, pour moi, l’événement de la journée a été la lecture de Mathias ENARD (« Zone » chez acte sud) mise en musique par Dominique A à la Bellone dans le cadre du festival littéraire Passaporta. Un magnifique endroit, une cour intérieure couverte où l’on a mis quelques gradins et des coussins, un ampli une guitare fender et deux micros.

Mathias ENARD a prévu de lire quelques passages percutants et rythmés de son roman « Zone », Dominique A l’accompagne suivant les ambiances du texte. Après chaque extrait Dominique A enchaîne avec une de ses chansons se rapportant de près ou de loin à ce qui a été lu auparavant.

Le livre parle des guerres du 20ème siècle et semble sombre et sanglant, Dominique A joue des morceaux librement, s’arrête de temps en temps. Et surtout Mathias ENARD donne un rythme à sa lecture... Bravo à lui, on pourrait presque dire qu’il chante Mathias… il hausse le ton, parle plus bas, ralenti et augmente le rythme pour coller au riffs du chanteur. IMPRESSIONNANT ! ! Et Quand Dominique A se lève pour interpréter un de ses morceaux, vous tombez en pâmoison ! ! Des frissons parcourent votre dos…

200 personnes ont assisté à cette performance qui m’a laissé sans voix ! !. Ca donne envie de revoir Dominique A au plus vite sur scène et lire « Zone » de Mathias ENARD.

Houllebecqu et Burgalat avaient déjà fait un bon album, il y a quelques années en associant la pop yé-yé et les poèmes ciselés de l’écrivain. L’association de ce jour est au moins aussi bonne avec quelques imperfections due au manque de répétition. Ca pourrait donner quelques chose de bien sur album !?


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Published by Lio - dans Concerts
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 22:51

Gemeentelijke feestzaal, Machelen: un festival blues consacré aux ladies.

Belle salle, programmation alléchante, excellent son et une équipe organisatrice remarquable ... que demander de plus? Niks, tu supposes ...
België heeft tegen Bosnië verloren, ça t'étonne encore?
Sur place, les habitués Blues in Belgium: les fondateurs de Rootsville, Bobtje's blues et d'autres organisateurs (Bierbeek, Vilvoorde and so on ....). Résultat: volk aan den toog , faut faire gaffe de ne pas être entamé avant le début du show, prévu à 18h.

18:15' The Excello's featuring Geneviève Dartevelle
Première surprise, Pat, le singer is weg ... Un nouveau chanteur/guitariste: Al C. Un gars ayant vécu et dont les artères charrient un sang bleu. Claude, Jerry, Mr Gibson Jumpin'J et Al attaquent 'San-Ho-Zay' en C, un instrumental juteux. Gene, + harmonica, apparaît et Machelen a déjà pigé que le jump blues qu'on va leur servir ne sera pas du réchauffé. Freddie King est content, quelque part là-haut , il siffle d'admiration!
'Swingin' in the street' Buzzin Claude et sa contrebasse amorcent le bal. La Gibson de Mr J fait un petit tour en solo et ce rockabilly/swing vient chatouiller tes guibolles.
'Just like a woman' écoutez bien, vous les machos dans l'assemblée. Jeanne d'Arc nous gratifie d'un premier festival de mouth harp.



'Don't leave me baby' les mecs, ils font les durs et après ça pleurniche comme des gamins...
'Love and Money' Rod Piazza!
Avec le nouveau chanteur, le répertoire a changé. Les Excello's ont encore gagné en intensité et, le petit côté groupe de copains, jouant au bistrot au coin de la rue, a disparu. Désormais, ils peuvent se produire sur n'importe quelle scène internationale et porter haut l'étendard du blues belge.
'Wasting Time' vas-y Jean Genie, blow your harp...
Repos pour Al: ' Don't slow me down' un shuffle démoniaque.
Slow time 'Cried last night' de Charles Brown .... I cried last night, baby. I cried the night before....
Snif, snif, snif... Miss Dartevelle nous sort toute sa collection d'harmonicas, que le Père Noël a fourgué sous le sapin. Du feeling et de la douleur ...it rained last night but there was no cloud in the sky... Beau à pleurer!
'Big Fat Mama' une locomotive de leur setlist.
'Sad young girl' un blues/jazzy aux relents Stray Cats.
Our last song ' Twenty-nine ways' de Willie Dixon, au répertoire de Dr Feelgood. 29 chemins mènent à la porte de ma baby, si elle m'appelle car elle est mal, je peux encore en trouver 1 ou 2 de plus...
Un bis, natuurlijk, et un bouquet pour Gene, la grande!
Little Walter 'Can't hold out much longer'
Tu bois quelque chose, Michel, me souffle Roland, n'ai rien répondu et ai reçu une pintje....

Mariëlla Tirotto & the Blues Federation
Mariëlla est une douce ragazza, long dark hair and deep jazzy voice.
Elle vit depuis des lustres in Nederland, chante le Wilhelmus mieux que Leterme la Brabançonne. La jolie madame a épousé un autochtone (Heins Greten), bassiste de son état. Après une carrière jazz (un Cd 'Stranger' ), elle s'attaque au blues.
Première apparition in Belgenland.
Un band connaissant la musique: Heins, le conjugal: basse, piano.
John Kakiay: drums. Michel de Kok aux fourneaux ... sorry, à l'harmonica et Harald Koll à la guitare ou basse. Ce soir Miss Tirotto a emmené un percussionniste dans ses bagages, question de gonfler la base rythmique.



'Come to me' j'arrive, baby. Mais, que fait-on de Heins, du ketchup ? Une voix superbe, un registre Eartha Kitt, Etta James.... pour une lady paraissant fragile et vulnérable. Machelen se serre frontstage.
'Playing the game' qui ouvre leur album 'Somewhere down the road', ça déménage, Gaston!
'Somewhere down the road' Heins au piano et Harald à la basse pour ce downtempo soul/blues.
Un harmonica exotique et des lyrics de femme amoureuse ... I wanna be soft and tender But I'm scared, too scared to lose control... Laisse-toi aller, Mariëlla!
'Wintertime Blues' vivement l'été!
Des percus estivales et une guitare Carlos Santana. Du latino/blues.
'Confused woman's blues' un harmonica Ennio Morricone, une guitare qui pleure. Ce blues lancinant s'attaque à tes tripes, et cette voix....
' You don't care' solo de basse funky, vocaux jazzy. Dancing time !
Un classique 'I just wanna make love to you', à quelle heure, baby?
Un superbe morceau de Harry Muskee, vocaliste de Cuby & the Blizzards, (un des tout grands groupe de blues batave des sixties, avec Livin Blues) : ' Window of my eye'. Une slide ravageuse, un titre sensible te donnant des frissons.



'Bad Soul' un petit truc voodoo style et, à nouveau, des sonorités Carlos 'Devadip' le moustachu.
Shuffle time: 'Room to Move', rendu célèbre par John Mayall. Des fourmis dans les jambes !
Miss Tirotto termine avec 'House on the Hill'. Je vide ma chope et je grimpe la colline, baby...
Chaud, chaud Mariëlla !
Fleurs, bises et bis!
'Little Wing' Jimi Hendrix.
Excellent set !

Ici une video de Roland Cardoen

21h40 Dede Priest
originaire d'Austin, Texas. Dede joue autant aux States qu'en Europe.
A Machelen, elle est accompagnée par une bande de sessionmen Hollandais: the Backbones!
Richard van Bergen, il vient pas de Mons...., guitare. Un petit gars qui maîtrise à fond la roots guitar.
Aux drums, le jeune Jody Van Ooijen - Le pas petit, Roelof Klijn à la basse, et un keyboard wonderboy: Govert van der Kolm.



Miss Priest, aux vocals époustouflants, nous servira un délicieux cocktail de Texas blues, soul, funk, jazz aux relents gospel. De la passion, du savoir-faire et de la sensualité ....
'Blues Gypsy' elle a l'air d'une gitane, notre Texane.
'Wade in the water' qui ouvre son album 'Candy Moon' 2008. Un negro spiritual, ancien testament, lié avec une sauce funky .
'Cotton candy' sucré mais pas écoeurant. Des claviers juteux.
'Palace of the Queen', ne sais pas si Fabiola habite là. Full blooded soul!
Un blues pur jus... you're playing with my heart ... why did you do this to me.... encore un petit salaud qui joue avec ton coeur!
'Baby's gone fishing' dans le canal de Willebroek?
'Did you plan to leave me low?' ça pulse sec!
'I got it' Pourquoi me raconter que tu m'aimes ... le female blues, c'est des mecs qui racontent des salades et des nanas qui ont le coeur gros!
'Room 239' c'est dans la chambre de ce minable motel que tu te l'es envoyée? Is she on the pill?
Pleure pas Dede (tu prononces diidii), c'est qu'un connard!
'Must've figured wrong' aussi stylé qu'un Boz Scaggs.
'I'll go crazy', si tu me quittes! Top artist, top voice!
'Dandelion in the breeze' guitare funky, tchik tchik tchik ..., un numéro aristocratique de l'organiste, et un registre vocal impressionnant. Immense!
'Needy girl' un creamy slowblues .
' Your husband is cheating on us' ce mec te trompe, il me trompe. A qui se fier? Duel orgue/guitare épique.
'Jive man' suivi d'un dernier classique ' Ti Na Nee Na Noo' au son de keyboards te ramenant à Brian Auger, à sa grande époque avec Julie Driscoll.
Set brûlant !
Séance kisses and flowers et double bis !
'Blues is running red' Dede et son guitariste, pour voir le band complet servir ' Further up the road'
85' de powerful soul blues, balancé par une Queen sans couronne: Dede Priest!

CoraLee & No Trouble
montera sur scène à 23h40'.
Public déjà plus clairsemé, des litres de Jupiler, ça assoupit, Johnny!
Cora Lee jette ses béquilles, empoigne un harmonica et attaque 'First Time', un instrumental pas dégueulasse. Un second harmonica dynamite: Eric Nobels. Une basse: le Jules de C L, Ronald Burssens. Un drummer: Dominique Christens et à la guitare: Alain Counye (Chilly Willy).
No Trouble, et sa puissante vocaliste, vont nous servir un set solide de classiques du blues, mixés avec du rootsy rock.



'Messing with the kid', suivi d' un Shemekia Copeland dévastateur. Le classique 'Stormy Monday' de T -Bone -Walker.
Un petit cajun blues ' You can't judge a book', une compo personnelle ' So Fine'. Le band assure et la lady se démène comme une Koko Taylor uit Vlaanderen. Ce qui reste de Machelen danse, la chope à la main.
Une petite chanson féministe. Les femmes se rebiffent! Et puis un slowblues écrit met manlief ... my man is never coming back.... He left with my best friend ... ça arrive tous les jours, lis les gazettes!
'Rendez-vous with the blues' au répertoire des Allman Brothers.
Qui se souvient de Janis? Tout le monde, maske...'Move Over' .
Un petit détour par le bayou, Creedence Clearwater Revival: 'Born on the Bayou' ! Les lions sont lâchés, ça rocke dur!
Retour à la langueur moite ' Right as rain' et on termine par 'Shakey Ground', en souvenir des earthquakes ayant secoué le Brabant Wallon, il y a quelques jours.
Tiens, je vais y ajouter quelques lignes de 'Sex Machine', histoire de vous rappeler que James Brown était un crac!
Le fleuriste n'était pas fermé !
CoraLee, je krijgt een beis, maske !



Un bis cadeau surprise :
CoraLee, Dede Priest et Miss Dartevelle + No Trouble, pour une version féminine de ' I got my mojo...'
Ladies power !



On vous en fait une dernière, improvisée. De Vlaming et la Texane se querellant sur fond d'harmonica ... ton mec, he lied to you ... et connasse, he lied to you too... You know what, I don't give a damn!
Merde alors!
 
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Published by Michel (photos de Freddy Rootsville) - dans Concerts
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:42
Hare Krishna Hare Krishna
Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama
Rama Rama Hare Hare

Vishnu will bless you....

David Munyon, sagement assis sur sa chaise, attend le signal du départ. Face à lui, un manuscrit de 500 pages: ses partitions, à ses côtés, un sac de voyage avec pyjama, brosse à dents et un second volume de partitions + 4 tasses de thé, derrière lui, un présentoir garni de brochures et manuels sacrés.
What the hell is going on? Une réunion de témoins de Jehova?
Cold Hand Luc, le maître de cérémonie, se pointe et broebel une présentation de Mr Munyon et de ses 16/18 rondelles.

Le singer/songwriter, né à Newport en 1952, a l'air usé et essoufflé. Ce topical writer est surtout connu sur le vieux continent, il réside désormais en Allemagne, et il a trois dates en Belgique: Toogenblik, Dixmude et Ypres.
Une longue intro de guitare pour le negro spiritual 'Sometimes I feel like a motherless child'. Une voix d'outre -tombe, les Catacombes de Callixtus, des lunettes sombres pour éviter de reluquer les jolies madames, d'ailleurs au rayon' article manquant ', et le peï attaque 'Keep it rockin''
Pas question de rocker, mec, il s'agit d'un petit blues citant Muddy Waters et J L Hooker.
Avec son timbre particulier il nous interprétera, pendant un premier set de plus d' une heure, des chansons traitant d'ordinary people, de la vie dans le Deep South et vantant le Christ ou Vishnu. Après chaque morceau, il se signe (front et menton). Luc, fieu, où était l'eau bénite....
Un jeu de guitare racé, des chansons sensibles, style Eric Andersen ou Tom Russell, mais baignant dans la Christianity.
'All these years' sera suivi d'une cover d'Eric Burdon 'Never give up blues'. Un blues, tu l'as deviné.
Le dernier CD de David Munyon, 'Big Shoes', est d'ailleurs un album de reprises. Le vieux pasteur aime emprunter le matériau d'autrui. Il nous donnera sa version de 'Blowin in the wind' de Bob Dylan.
Très souvent, le vide s'installe, car Goliath doit fouiller dans sa collection, pour trouver la partition adéquate. Nous, fidèles attentifs ,nous attendons, sagement, qu'il ait péché le feuillet cherché. L'office se déroule nickel: 'Mississippi Rain' 'GTO' (des bagnoles et des chauffeurs)...
Du folk nostalgique et du blues rural.


Et maintenant, un titre de 'Song for Danko' 2006 ... Tu as peine à le piger, sa voix émoussée de mâcheur de tabac est inintelligible, il murmure pathétiquement son laïus que l'on écoute pieusement. Ambiance dans la baraque ... euh, il faut lire silence solennel!
A mes côtés, Guy ronfle.. Coup de coude dans les côtes!
Un nouveau blues aux considérations religieuses ou un folk écologiste et David nous envoie 'Hare Krishna Blues' style George Harrison 1966.
En route pour Rhadadesh, le château de la secte, proche de Durbuy.... En octobre, on y célèbre la fête de la vache sacrée!
Let's have a break! Le temps d'allumer un cierge!



Set 2
Il débute par un hommage à Townes Van Zandt 'Guitar Road'. Titre fantastique ..you travel like a warrior on this guitar road... Honnêteté et intégrité ...grâce à David Munyon tes problèmes existentiels auront une réponse!
Neil Young 'Heart of Gold' suivi de 'The Pirate Song', avec une ligne qui a réussi à tirer Guy de sa torpeur... like a vintage Beaujolais....Retour au Christian folk .. Jesus is the one that we need...
Pendant qu'il entame une dixième recherche, nous avons droit à un discours de Godfried Danneels, nous invitant à sponsoriser un enfant (27 € par jour, your soul will be blessed).
Dusty nous chantait 'Son of a Preacherman' et bien, madame Springfield, il a pour nom David Munyon... Ah, j'ai mon papier: 'Poet Wind', magnifique titre.
Un nouveau blueske, sorte de road song pleine de honky tonks et de gasstations avant d'amorcer 'Purple Rain' de Prince! Exécution magique, attachant l'ancêtre!
Il se lève, range son bouquin, il va où, le mec, à la messe?
Non, il ramasse le volume 2.



'Vishnu's Dreaming'... peace on the planet and happiness for all souls... ça commence à bien faire, pépère! Arthur et quelques uns de ses potes prennent la tangente cigarette au jardin.
'Seven crows against a greyer sky' sur 'Stories from the Curve'. Eine längere Geschichte avec des visions du désert et des lignes de guitares prenantes.
Petit coup d'oeil à ta toquante. 80' qu'il joue pendant ce second set, il en veut encore, papy!
Nouvelle rengaine 'Peace & Love' naïve et puis il nous annonce la dernière: 'Strawberries and wild honey'. Toogenblik s'endort sur un lit de fraises et de miel.
Ite Missa Est!

Erreur monumentale, le vieux s'amuse et nous sert un quintuple bis, dont 'Cadillac Town' 'Forever Young' (Rod Stewart connaît Dieu, aussi) et 'Try to Remember'.
David Munyon aura boosté la scène pendant près de 3h1/2.
Brave gars, mais pas besoin de somnifères après ce concert ...C'est plus efficace qu'un film d'Ingmar Bergman.
May God bless you!

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Published by Michel - dans Concerts
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 15:15

 

Programme exclusivement dédié à la guitare électrique dans le cadre d'ARS MUSICA, c'est suffisamment exceptionnel pour ne pas rater un tel événement. Vendredi midi, ca coute 5 euros, on est trente dans la salle ! J'imagine que les amateurs de guitare électrique ne lisent pas le programme des festivals de musique contemporaine et que les intellos qui fréquentent habituellement ARS MUSICA ne s'intéressent pas à cet instrument diabolique ... Surtout que Yaron Deutsch est un jeune gamin de 30 ans avec des cheveux longs et un look prêt à faire partie de n'importe quel groupe de Heavy Metal.

Le programme est composé que 4 oeuvres exclusivement dédiées à la guitare électrique en soliste. La première pièce de Philippe Hurel, « Loops », est d'une difficulté sans pareil, il faut être un sacré virtuose pour s'en sortir avec cette partition. C'est techniquement impressionnant mais musicalement inintéressant ...

Le morceau suivant est mixte: pour guitare et CD. Composée par Helmut Oerhing, « Philip », est tout aussi décevante que la première. La partie enregistrée n'a pas grand chose à faire avec la musicalité et le timbre de la guitare, je trouve cela plutôt raté, dommage.

On monte heureusement en puissance et on découvre avec plaisir les harmonies très finement travaillées par Hugues Dufourt « Le cite des Saules », avant de terminer en apothéose avec le « Trash TV Trance » de Fausto Romitelli. Le seul à avoir pleinement profité des capacités musicales de l'instrument. Il joue avec le jack sur les cordes, boucle des rythmiques sur une « loop pedal », utilise des distos et autres delay, ca décoiffe franchement ! Plus impressionnant qu'une fin de concert de Sonic Youth.

Bonne idée dans la programmation ARS MUSICA, à refaire ... avec un peu plus de publicité et surtout à une heure de plus grande écoute ...

 

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Published by Rudi - dans Concerts
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 22:57

 A s'arracher les cheveux, s'il t'en reste... Un concert pour lequel tu ne dois pas sortir ton portefeuille, deux bands de qualité et, à peine, une petite cinquantaine de curieux dans l'ancien monastère d'Etterbeek.

Les organisateurs, Florin, Philippe (le patron du BAO) et Fred Cerise, tirent une sale gueule et se demandent s'il ne vaut pas mieux signer Malibu Stacy ou Sandra Kim pour remplir la salle !
Et pourtant, Monique et Eric se sont tapés 200 km pour assister au gig. Cloé, Rudi & co, Guy et Curieus Schaarbeek sont sur place et, eux aussi, restent ébahis devant le manque de curiosité de Bruxelles.
Florin parle d'aller tendre son chapeau à la sortie de l'office de la Basilique de Koekelberg pour financer le concert de Hans Theessink, le 21 avril....

The Partchesz

En janvier déjà, Nathalie Delcroix et Bjorn Ericksson avaient ébloui les spectateurs de La Flûte Enchantée par la qualité de leur prestation.
Il en fut de même à Etterbeek.



A 21 h, le couple nous emmène du côté de Nashville pour une country sans banjo, violon ou linedancers.
Deux voix superbes, un as de la gratte (et de la pedal steel) et, Nathalie qui joue avec des petits gadgets jardin d'enfants.



'Tonight I Think I'm Gonna Go Down Town', un classique au répertoire de Joe Ely, Nanci Griffiths... ouvre les débats, comme aux Soirées Cerises en janvier. D'emblée, le public est sous le charme du duo vocal de Nathalie Laïs et Bjorn Zita Swoon.
'Fare you Well' la voix de Nathalie atteint des sommets vertigineux.
'In the Pines', une chanson datant de 1870... In the pines, in the pines where the sun never shines... Leadbelly, déterré!
'The Banks of the Ohio' un country conservatif, te ramenant vers Johnny Cash & the Carter Family.
Après les berges du fleuve, on grimpe... 'High on a mountain top', un petit bluegrass, pour lequel Nathalie a piqué le melodica à 1€50 de sa nièce, Leentje!
Retour à la flotte 'Lost on a river' (Hank Williams), suivi du gospel déchirant ' Time is Winding up'. Merci Reverend!
Bluegrass, à nouveau, 'Little Maggie',la dernière fois que je l'ai vue, elle était assise sur une plage, un calibre 44 à ses côtés et un banjo sur les genoux, la petite Maggie!
Nathalie a la gorge asséchée .....Vais boire un petit Spa, joue leur quelque chose, Bjorn...
A la National Steel, deux titres époustouflants: ' Jacco' et 'Sand Mountain'.Michel, menneke, je t'écris les titres moi-même sur ton petit carnet, want verleden keer tu as écrit n'importe quoi! Que peux-tu répondre, pas de dessert pour Micheleke ?

The Partchesz - Why You Been Gone So Long


'Why you been gone so long' un passage bluesy, suivi de leur brillante version de 'Love Hurts'. Eric en pleure encore. Paraît qu'il a chanté le truc en boucle, de sa voix de fausset, sur le chemin de retour vers Gesves ...I know it isn't true (2 x) Love is just a lie Made to make you blue....
La dernière 'Dark Hollow', au répertoire de Grateful Dead. Génial!



Retour des canassons!
Un titre de Gram Parsons, une influence majeure, ...20000 roads I went down, down, down and they all led me straight back home to you...' Return of the Grievous Angels '.
En weg zijn ze, back home!

Silver Junkie

Il est 22h20' la Leffe a calmé les gosiers, rendez-vous avec Tino Biddeloo (chant, guitares, piano ) et son band Silver Junkie.
Geen onbekenden, appréciés au Kriekelaar l'an passé.
Patick De Schepper (Antwerpen/Schilde) aux drums et cajon, Dee Verwatermeulen (what's in a name... Muizen) à la basse et l'homme orchestre, pour la fine bouche et les fines oreilles, Paul Pollman aux guitares (une slide dévastatrice), piano, flûte, bandoneon, accordéon ....
N'oublions pas les superbes visuels de Kathleen Steegmans, des tableaux sensuels, inspirés par l'oeuvre d'Egon Schiele.



Le BAO est prêt pour un trip chez Tom Waits, Jacques Brel, David Bowie et autres artistes, au sens noble du terme.
'A thousand words' il n'en faudra pas 1000 pour comprendre que tu vas vivre un moment intense. La slide de Paul te prend aux tripes et le baryton de Tino t'élève vers le Walhalla.
Mes voisins, impressionnés, ouvrent de grands yeux et se taisent.
'Maria' Baudelaire croisé avec Edgar Allan Poe, sur fond roots.
'My Own' avec lequel ils ont participé à un Puredemo. 'Grace' un downtempo mystique, au titre explicite.
'Herd of clouds' un nouveau morceau qu'on teste sur vous, mensen! Paul troque sa guitare pour le piano, un programming mixant ambiance cabaret et classicisme pour cette chanson dramatique! Pas de doute, Tino sait écrire une bonne chanson!
'Perfume' ook nieuw, et aux senteurs art rock.
'Night & day' intro au piano pour ce titre jazzy à la Steely Dan, une basse nerveuse et incisive faisant exploser la mélodie. Impressionnant! Le public ne s'y trompe pas et manifeste son admiration.
'Aimelee' voit Paul à la dwarsfluit. Tendresse et voix ardente, le Silver Junkie joue avec tes émotions et te mène sur des chemins non balisés, tu le suis les yeux fermés.
'Ophelia' au bandoneon. Astor Piazzola dans le lit de Tom Waits .... feel my tenderness... Sensuel!
Une valse pour terminer 'Lovebird' .....telling about birds & bees ...love & apologies.... Langue parnassienne (Rimbaud n'a -t-il point chanté une Ophélie?).
La musique a la couleur de la poésie, de la peinture, de la danse et du rêve....
Silver Junkie: l'ultime 'voleur de feu'.
55' jubilatoires!



Le Bouche à Oreille se lève...
Bis
Le fabuleux 'Make it Rain' de Tom, gimme a Bourbon, Waits !
Une intro de batterie rock, un chant mixant le Tom et Captain Beefheart et, un solo de guitare crapuleux. Immense version!
Un petit tour à Paris, accordéon cabaret pour' le Tzigane'. Tino et Arno dans le même sac.
Tu danses la java, Germaine? Aubergiste, deux absinthes...

silver junkie - Le Tzigane


Au revoir et merci Bruxelles!
Nouveau retour pour 'Sweet & Divine', un rock, aux accents soul, divin et doux aux oreilles.
Silver Junkie: quand les francophones vont-ils comprendre qu'il faut tendre les oreilles de l'autre côté de la frontière linguistique?
Tino et ses potes joueront à Dranouter aan zee le 26 avril !

Silver Junkie @ Bouche à Oreille 26/03/2009

 
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Published by Michel - dans Concerts
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:25

Une fille, une voix et un violon... à la salle Molière (Porte de Namur), ce midi.

Broodje Brussel et Muziekpublique (myspace de Muziekpublique) ont invité Aurélie Dorzée à présenter son nouvel album: 'Horror Vacui'. Beau programme: l'horreur du vide !
Premier prix du conservatoire, Aurélie (Nandrin) a voyagé avec Panta Rhei, Trio Trad (Didier Laloy, Luc Pilartz), Aurélia (Tom Theuns, Stephan Pougin). Quelques incursions dans le classique (Adriaan Kaar, Camerata con Cordes, elle accompagne Jose Van Dam...), la world (Ialma), sans oublier des collaborations diverses (Perry Rose, Pirly Zurstrassen ...).
Pendant ses moments libres, la gente enfant donne des cours de violon au centre galicien.



'L'affabuleuse'
Aurélie tapote le violon à l'aide de son archet, le fait gémir, l'attaque en arpèges tout en fredonnant une mélodie sans paroles. Te voilà transporté dans le tropical Mato Grosso, les Bororos coiffés de plumes de perroquets fêtent le maïs. Un petit trip amazonien virant, soudain, à la gigue celtique aux accents 'Le carnaval des Animaux' de Saint-Saens.
Plus nerveux et surprenant que la' Music for Airports' de Brian Eno.
'L'empoissonnée' t'as bien lu, pas de poison mais du vis au menu!
L'histoire de la femme transformée en hareng, ou truite, au choix.... allongée sur un tapis de mousse verte ... une certaine Nathalie, alanguie, qui dans les algues devient minérale...
Surréalisme sur fond de violon marin.
Les enfants font des cauchemars.



Et cette femme poisson, c'est de la rigolade, comparé au conte des frères Grimm: 'Le Genévrier' sur texte de Sybille Cornet. Un violon dramatique et une histoire horrible, que tu racontes aux petits à partir de 7 ans. Tu peux être certain, qu'après avoir entendu cette fable sordide, avec des monstres à la Jérôme Bosch, les jolies têtes blondes ne mangeront plus de pommes et recommenceront à souffrir de polykurie nocturne. Enfin il y aura une morale: la marâtre se fera bouffer (en sauce) par le papa du pauvre petiot assassiné!
'La cabane aluminée' un film d'horreur instrumental.
Une chanson d'amour moyenâgeuse 'Le roi et la marionnette'. Une ritournelle sur texte à la Charles Perrault et refrain à la Edith Piaf.
'Celle qui a du vent dans la tête' tu traduis: elle débloque légèrement! Vocalises fantaisistes et allumées. Aurélie transformée en Margot la Folle.
Une chanson traditionnelle en provenance du Centre de La France, et apprise par l'intermédiaire de Sylvie Berger: 'L'enfant noyé'. Lugubre et sinistre, le violon habillant une narration sordide.
'Les cocons' chantent la métamorphose. Un archet joyeux papillonnant sur les cordes.
En route pour l'empire Ottoman 'Les Janissaires'. Chanson de guerre, mousquets et sabres au poing. Tremble, Occident!
Miss Dorzée, et ses violons, créent des climats fantasmagoriques, originaux te renvoyant à l'ère de l'obscurantisme, des autodafés ou des croyances populaires...
Son folk marécageux n'est pas loin des 'Murder Ballads' de Nick Cave.
On termine par une mazurka hachée.
Concert aventureux et intrigant.
Le public ne s'y est pas trompé et, mon voisin Pipou (Lacomblez) n'est pas le dernier a exigé un bis.
Un dernier conte populaire, originaire de Westphalie. Pas vraiment rigolo, non plus, puisqu'il s'agit de punir les enfants méchants, même si ceux-ci gisent déjà six pieds sous-terre !

Aurélie Dorzée : attention talent !
 
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Published by Michel - dans Concerts
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 22:15

La rotonde est connue pour être une des plus agréables salles de concert de Bruxelles, ce mardi elle a été le siège de Gregg Gillis, il l’a mise sens dessus dessous… où était la scène où étaient les gradins ?? Tout s’est un peu confondu le temps d’un set extraordinaire du génie du sample : GIRL TALK.

La scène : tout au bord une table sur laquelle trône 2 ordis, un micro et 2 retours. A chaque extrémité de cette même scène se trouvent des baffles (qui d’habitude ne sont pas là) pointés vers l’arrière. Tiens, il y a aussi un gars de la sécurité : « ? » et un roadie, tout maigre avec de très longs cheveux et une casquette (il fait partie du show)…

Le public : nombreux, jeune et plutôt du nord du pays. On peut mettre 250 personnes dans la rotonde, on doit être tout près de ce nombre. Aux Etats-Unis, Gril Talk est une vedette, il remplit des salles immenses (regardez sur youtube, c’est impressionnant !), on est des privilégiés…

 

La musique : imaginez votre stock de cd’s (ou de mp3). Vous avez envie de tout écouter en 1h30... impossible pour vous.. Mais c’est ce que gril talk arrive à faire, il sample tout et vous restitue le tout par petits bouts, mixé. C’est terriblement bien fait, pas très passionnant sur album mais stimulant en live. 

Le concert : Peu après 20h, une courte intro musicale retentit, Gregg monte sur scène, lance un sample en boucle et commence à danser. Il monte sur sa table de travail, nous salue et descend dans le public pour nous montrer qu’il ne faut surtout pas rester sans bouger.. Il faut danser, sauter et transpirer. Dans la foulée une partie du public monte sur scène et danse avec lui… Le public continue à grimper, pas de problèmes… il semble le bienvenu.. Le roadie veille gentiment et je comprends enfin pourquoi il y a des diffuseurs orientés vers l’arrière scène et un gars de la sécurité qui veille. Le bota aurait pu vendre plus que les 250 places autorisées.. On peut aussi mettre du monde derrière Girl Talk ! !

S’ensuivent 1h30 de mix variés (Blur, Mgmt, Sinaed O’Connor, Moby, Crookers, Daft Punk beaucoup de hip-hop, etc, etc.. Quand je vous disais qu’il faisait toute votre collection de musique ! !) on s’amuse à reconnaître les morceaux, mais à peine c’est fait qu’il passe à autre chose… Gregg continue à danser et à se balancer derrière son ordi, tout le monde (ou presque) danse et transpire…

1h30 sans temps morts, il remercie Bruxelles pour son accueil, il dit regretter devoir jouer dans de grandes salles aux états unis, c’est en petits groupe comme ce soir qu’il aime faire la fête, qu’il conçoit sa musique et ses live. On peut le comprendre.

Quelques derniers mix’s et il termine à moitié nu dans les bras de ses fans qui l’ont soutenus tout le set.

On apprécie la performance technique, on loue sa frénésie communicative et on se dit qu’on a eut beaucoup de chance d’assister à ce set magistral.

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Published by Lio - dans Concerts
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 22:24

Le dandy Texan, Lyle Lovett, a éclaboussé Bruxelles de sa classe insolente, de son élégance et de son esprit.

L'Ancienne Belgique, en configuration flex, est quasi sold-out. De nombreuses dames s'agglutinent, frontstage, pour admirer l'ex de Julia Roberts (53 piges, le cowboy!) ... Elles ne furent pas déçues! Un costard gris foncé impeccable, une mise digne de George Clooney et, un sourire ravageur.
Le band est tout aussi distingué .
Tout le monde se souviendra de ce premier concert, in Belgium, de l'acteur/singer-songwriter hors norme.
Un set varié de plus de deux heures et tu ne bailles pas 2 secondes. Ma tendre Clelia en est encore toute secouée. Elle a gueulé, sifflé, applaudi à tout rompre pendant tout le show. Ses voisins la fusillaient du regard.
Pas de support, à 20h30' tapante, Lyle et son band investissent la scène.
Parlons en du band!
La crême:


Contrebasse électrique: Viktor Krauss (Alison's brother, qui ne sourit jamais). Carly Simon, John Fogerty, Graham Nash, Emmylou Harris, Elvis Costello ... voilà quelques minables qu'il a eu l'honneur d'accompagner!


Keith Sewell
: guitar virtuoso et mandoline + backing vocals impeccables (Dixie Chicks, James Taylor, Ricky Scaggs...). Un génie!


John Hagen: violoncelle, 'The psychedelic cellist' valait le déplacement à lui seul! Il t'envoie des cocktails molotov ondulés, en pleine poire, en restant sérieux comme un archevêque! Il fait aussi partie de la clique Emmylou Harris.

On garde Russ Kunkel, drums, pour la bonne bouche. Le tableau de bord affiche 60 printemps, cette légende vivante a accompagné tous les plus grands. Un bouquin, aussi gros que' Doctor Zhivago' (Pasternak) ne suffit pas pour les mentionner. Un ou deux ...James Taylor, Stephen Stills, Bob Seger, Neil Sedaka, Diana Ross, Bonnie Raitt, Joni Mitchell....



Une country song typique lance les débats 'Truck Song' ... on down that highway, turn up that dirt road..... bye bye Bruxelles, en route pour le Texas.... Ole Black's my truck's name....
Fabuleux!
'No big deal' un jazzy track, sur l'album 'It's not big, it's large' 2007.

Lyle va nous remercier pour la première fois, il le fera 15 fois ... thank you for let us speak Texan for you, our English is not so good ... un humour décapant, le Oscar Wilde de la country music.
'I will rise up' un blues sombre, suivi d'un petit country à la Johnny Cash, 'Give me back my heart' ... I can't be no cowgirl paradise ...nous chante le coureur de jupons.
'Farther down the line' chantant les rodeos, les bronco riders. Une voix nasillarde à la Jackson Browne et une leçon de philosophie texane.
'Private Conversation' sera suivi d'une intro classique au violoncelle, amorçant une romance sensible, 'If I were the man you wanted'. D'une beauté plastique étonnante.
One, two, three...retour au blues fringant 'You've been so good up to now' .
Passage par le bluegrass et fingerpicking 'Cowboy Man'. Elle m'a dit, je cherche un cowboy pour m'emmener faire un tour, je serai sa Cendrillon ... Elle est comment cette petite ? Je peux l'emmener faire une balade dans ma C3.



Mr Lovett cite deux influences majeures: Guy Clark et Townes Van Zandt, dont il reprend 'Flyin Shoes', nostalgique et plaintif.
Retour à la country frétillante 'I've been to Memphis' et aussi Houston, San Antonio, L A, El Paso....et il y a rencontré Sherry, Sally, Allison and they had big ones ... il n'a pas croisé Dolly, par hasard ?
Fameux duel cello/guitar, sur rythmique robuste.
Intermezzo comique: un interrogatoire Starsky and Hutch du guitariste/mandoliniste: Avoue, à quel âge t'as commencé... 'Don't cry a tear' un moment plein d'émotion, qui te secoue les entrailles. Attention chef- d'oeuvre!
Lyle nous narre ses aventures sur la Grand Place et sa rencontre avec les Chiro meisjes, le public plié en deux ...
Une chanson racontant ses vacances avec papa et maman, in the old days...'South Texas Girls', belle ballade émouvante.
Retour au rythme 'Cute as a bug' t'as pas une photo de la gamine?


Spotlights sur la mandoline pour le quart d'heure culinaire 'Keep it in your pantry' avec de magnifiques close harmonies Keith/Lyle. A funny bluegrass song que tu te surprends à fredonner avec eux. Le duo continue ses vocalises brillantes sur un 'South Texas Girl' juteux.
Ambiance jazzy/blues à la Tom Waits, ou Leon Redbone, pour 'Good Intentions'. Une série de soli époustouflants de chaque musicien, Mr Lovett les regardant d'un air moqueur, signifiant à toi maintenant.
Brussels is getting wild!
'If I had a boat' et un poney ....Je monterais mon poney sur mon bateau, et si j'étais Roy Rogers .. et si t'es pas content .. kiss my ass ... keske t'as fumé Lyle?
Nouveau blues 'My baby don't tolerate'. Il y des trucs qu'elle peut pas avaler, ma baby, tu vois si je rentre un peu tardivement, pas de martini sur la table, pas d'assiette, pas de quignon de pain ...
.. my baby don't tolerate from me ... pas simple, la vie de couple!




Un gospel bluesy, profession de foi 'That's right (You're not from Texas)', guitare jazzy et violoncelle Stephane Grappelli. Brilliant high energy western swing.
Un lament, chanté à quatre voix, superbe ce violoncelle qui pleurniche 'Ain't no more cane' ... rise up dead man, help me drive my row.... un woah woah woah chorus te rappelant les chants des bagnards. Le meilleur de l'Americana, l'AB pleure!
Celle-ci est pour Mark, le programmateur de l'Ancienne Belgique: 'Simple Song' une ballade romantique.
T'as bien compté 22 titres, tous meilleurs les uns que les autres.
Un triomphe, public debout, Clelia déchaînée, malgré une position debout de deux heures 30.

They're back
'You can't resist it' avec un numéro époustouflant du violoncelliste. Du jamais vu, malgré 2500 concerts. Un jongleur, Mr Hagen!
Concert qui entrera dans les annales!
Bruxelles ravi, performance immaculée!
 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:19

Septième sieste musicale organisée aux Ateliers Claus à St Gilles. A 15H vous montez à l'étage, vous découvrez une petite salle drapée de noir, quelques matelas et coussins par terre ... mais en trop petite quantité ... on est obligé de s'asseoir sans pouvoir s'allonger, il y a trop de monde: une bonne trentaine de personnes. Publicité mensongère ... impossible de faire la sieste dans une position aussi inconfortable ...

 

Le programme annonce soccer COMMITTEE  ; minimal accoustic meets maximal electronics!
Du folk minimaliste, ça en est, rien à redire la dessus, Mariska, la jolie hollandaise, joue de la guitare du bout des doigts et susurre ses mélodies à 50 cm du micro ... c'est encore plus délicat que du Mariee Sioux ... en face, assis devant sa table remplie de contrôleurs divers, pédales d'effet et ordinateur, Rutger Zuydervelt ajoute quelques nappes  électro d'une banalité affligeante ... mais où est le "maximal electronics" promis ! Au final après trois morceaux envoûtants, on déchante bien vite et on s'ennuie un peu !


Pause ... on réorganise la scène, on allume les deux gros ventillos pour évacuer l'odeur laissée dans la salle par le public et on reprend avec Rutger, pour son projet solo :
Machine Fabriek.



Son myspace avait retenu notre attention ... écoutez "Onkruid" ça sonne un peu Johann Johannsson (sans les violons) ... il est toujours assis derrière sa table, pédales d'effet et de loop aux pieds, guitare à la main ... et là, c'est la surprise, plus rien à voir avec ce qu'on espérait ! Il tire une corde sur la guitare, tourne quelques boutons, n'arrête pas de regarder ses pieds pour trouver la bonne pédale, il a l'air aussi perdu que son morceau qui part en couille ... panique ... au bout de cinq minutes, y'en a déjà marre ... il récupère un peu l'affaire, nous balance des sons directement issus d'une radio dont il tourne la fréquence au hasard, on reconnait distinctement Johnny Halliday ... il rentre dans la boucle et y restera bien longtemps, trop longtemps ... ca m'a plutôt fait rire ... c'est déjà ça! Un concert raté! Dommage, son univers sonore semblait valoir mieux que cette mascarade!

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Published by Rudi - dans Concerts
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