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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 21:53

Lokerse Feesten : festival qui se déroule sur plusieurs jours en plein centre de Lokeren.

Bonne ambiance, bonne bière, des échoppes partout et une foire dans la ville…  de quoi passer une belle journée festive.

La pleine ou se déroule les concerts se trouve également en plein centre, pas dans un champ de patate, ne craignez donc pas trop la pluie, vous resterez les pieds au sec.

Belle grande scène, belle organisation en général (bravo aux vendeurs de boissons ambulants, quelle bonne idée ! !).

Triggerfinger

Les anversois ouvrent le bal, rien de bien neuf, rien de bien original sinon l’assurance arrogante du chanteur qui croit sans doute être l’équivalent belge de James Hetfield de Metallica.

Musicalement c’est très basique, parfois lourd tendance métal, parfois plus rock, mais toujours ennuyeux. Ils semblent pourtant plaire a une bonne partie du public présent pour leur set (une place a moitié remplie). Moi les minutes me semblent des heures...  pffuu je fatigue…

Sonic Youth

(Fans de sonic youth passez votre chemin, je ne vais pas faire dans le détail : ni ordre et titre des chansons, je laisse ca a Greg qui va laisser un commentaire avec plaisir pour le côté « technique »que vous attendez)

C’est la première fois que je les vois en live… on me dit que c’est incroyable, inoubliable, etc…

Je peux confirmer que musicalement c’est exceptionnel, les morceaux sont bons (mais ça on le savait) mais le rendu « live » transcende véritablement leur musique… C’est parfaitement maitrisé, c’est très pro tout en gardant une fraicheur inattendue pour un groupe aussi rodé.

Je n’irai pas jusqu’au incroyable et inoubliable des aficionados mais c’est vrai que c’est impressionnant de voir le groupe légendaire et surtout de les entendre « live ». Le son était en plus très bon et la place enfin remplie, on ne peut que prendre son pied.

Un bassiste complète le quatuor habituel qui jouera quelques morceaux de leur dernier album et un patchwork de leurs anciens, les plus propres et les plus pop… Pas trop d’envolées bruitistes, quelques larsens maitrisés mais rien pour effrayer le lokerenois de base (gens forts sympathiques soit dit en passant).

1h30 d’exception musicale.

Note particulière pour Kim toute de blanche vêtue qui a lâché sa basse pour se trémousser magnifiquement sur deux morceaux (Greg donne nous les titres ! !) on en redemande, elle a une sacrée présence qui manque un peu au reste du groupe.

Supergrass

Gaz est cie sont clairement venus présenter leur nouvel album (Diamond Hoo Ha), les chansons se suivent et le public ronge un peu son frein, moi aussi ! Leurs nouveaux morceaux sont certes bons mais on a tellement envie d’entendre « Mary »,  « Grace », «Moving », …

Certes on aura droit à quelques tubes mais le tout noyé dans des morceaux inconnus de la plupart du public. Du coup, on a à peine le temps de s’exciter sur  « pumping on your stereo » qu’on se repose pour écouter des nouveaux morceaux.

Seule la fin de concert sera très bonne, quand le trio de base se retrouvera « libéré » du second guitariste et du synthé. On retrouvera leur chansons pop jouées « garage », pleines d’énergies et de guitares speedées. Dommage que tout n’ai pas été aussi bon.

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Published by Lio - dans Concerts
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 21:34
Le festival 'Fonnefeesten', Oude Vismijn , existe depuis 15 ans. Ce pendant gratuit du grand Lokerse Feesten nous offre un programme alléchant, pendant les 10 jours de la grande kermesse du pays de Waas.
Pas trop de monde en ce mardi soir. A 19h55' il se met à pleuviner ,iedereen sous les immenses parasols Bellevue (merci Vandenstock)

Cloon
Quartet originaire de Gent. Le speaker de service nous le présente comme étant un diamant brut, le secret le mieux gardé de Flandre. Euh ,il aurait pu rester secret...
Le groupe se forme en 2002. Une démo en 2002, une seconde en 2004 et un Ep en 2005. Un full CD ,en préparation. Maarten Flamand: guitar- Philippe De Vuyst:basse -Servaat Steurbout :drums et l'excentrique Tom Claus,frontman et chanteur/gueulard/cracheur/king of postillon.
Look employé de banque, transformé en rockstar paranoïaque.
'Marathon' du metal/grunge aux relents Rage Against the Machine. Basse et guitare sismiques ,batterie pesante et vocaux colériques ,accompagnés de crachats en direction des photographes.
Lokeren n'est pas Bruges, oublie la dentelle!
''The slow moving' même topo.'He who knows' about Jesus,entamé par un rire satanique .C'est du lourd ,style Tool, Nomeansno...
Let's go punky 'Beep Beep' quelques cabrioles allumées de Tom,le binoclard. 'The Doll' titre plus élaboré ,tu te surprends à headbanger sur ce morceau stoner . Next one is about sex , qu'il dit:'Burn Rubber' : un virage Arno /TC Matic avec jeu de batterie humoristique.
Craac Craac... mon micro is naar de kloten, t'as pas arrêté de saliver dessus,fieu! On le remplace, fiston. 'Green on the Red' petit côté théâtral ,vagissements hardcore , phrasé Alice Cooper. 'The Itch' un nouveau morceau.Toujours ces braillements de boeufs en route vers l'abattoir.Effrayant.'Phantomdays' 'Bananas' en hommage aux Pistols, de passage in België il y a 2 jours. Leurs fans sont toujours allongés, dans leur vomi , sur les berges de la Durme.
'Your lungs my air' et le dernier pour ce soir 'Armagedumb' .Le shouter tient toujours la forme,ça pilonne sec.Pas de bol ,je me fais harponner par une indigène de 50 balais, imbibée comme 6 Polonais. Elle s'évertue à me déclarer sa flamme en me léchant les oreilles. Sorry, mevrouw: je suis de l'autre bord....
55' de grunge/metal/hardcore ,pas mal foutu mais pas de quoi hisser les drapeaux.
Un rappel téléphoné(prévu au programme) 'Donut' .
A la douche!

Nailpin
remplace le groupe '10 rue de la Madeleine 'empêché.
Le radiovriendelijk pop/punk band du Waasland a déjà 3 albums à son actif. Les petites flamandes en raffolent.
Entrée en matière originale: batteur seul sur scène pour fixer la punaise ,boum boum ...un à un ses potes s'amènent ,tout en jouant de leurs guitares et basse. Et, apparition du dernier élément de la procession,le tombeur de nos meisjes ,le cute Sean chantant 'Worn Out'
Dès le second titre,pourtant,tu te rends compte que cela ne vole pas bien haut. Du niveau Sum 41, Blink 182 voire Avril Lavigne.
Quelques clichés rock pour amuser la galerie: escalade du drum kit , alles goed Lokeren etc...
Les titres fun/ punk/disco pour little schoolgirls ,venant d'acheter leur première brassière ,vont se succéder.'Shipwreck' (Sean au piano,qui sera hors d'usage plus tard) 'It's allright''Cross my heart' etc...
Offspring et Green Day sont trop vieux ,la relève juvénile est assurée. Du punk pour pucelles ,emballage TMF. Nailpin ,un groupe jardin d'enfants ,me faisant presque regretter les Tellers.
Il nous reste 2 titres.Ouf!
'There goes another heart' et What are you waiting for'. Réponse: la fin de la mascarade, petit!

NASHVILLE PUSSY
la raison du déplacement in Oost-Vlaanderen.
Il est minuit cinq lorsque le quartet, le plus distingué d'Atlanta, monte sur scène. Un hurlement bestial en guise de salut.
La caricature truckdriver ,cerveau au point mort ,Blaine Cartwright : guitar,lead vocals et casquette pour cacher sa calvitie - Jeremy Thompson : batteur / bûcheron et les nanas affriolantes et tatouées : Karen Cuda : basse,red bra , backing vc - Ruyter Suys : la panthère à la lead guitar et backing vocals.
'Say Nasty': let's go ,on envoie la sauce hard /Southern metal. La marmite bouillonnera pendant 65'.
Il ne faut pas 2' à Ruyter, la frisée, pour se rouler sur le podium. Une furie ,elle a le feu au cul.
'Piece of ass' ha ha ha, kiss my ass ! 'High as hell' on sait qu'AC/DC remet le couvert , on verrait bien un double bill avec la chatte de Nashville.
Dédié à Willie Nelson 'Speed Machine' ,Blaine nous trouve un peu mou... ...hello, motherfuckers, we'reNashville Pussy, we can't hear you... Une intro fulgurante de Mrs Suys, un roulement de tambour charge de la brigade légère et, 'Heart Attack' .Face à moi ,Karen prend des poses suggestives ,je n'ose pas mater son décolleté ,sa basse me frôle. 'C'mon C'mon' fuck you . Les hymnes graveleux se succèdent, au grand plaisir de la masse.Fait soif ,signale Blaine:a bottle de Jack Daniels circule ,elle passe de gosier en gosier.'Drunk Daddy' de la suite dans les idées. 'Hate & Whiskey' pour celui qui n'avait pas compris. Les duels des 2 guitaristes sont saignants ,les photographes sont aux anges car le trio de gratteurs prend des poses au devant de la scène. 'I'm so high' (I gotta look down to the sky) un ego surdimensionné. Au second degré ,tout ce truc est impeccable. Le refrain scandé à trois voix est bestial. 'Ain't yer business' t'as pigé ,gars.



Ces pépées pourraient t'envoyer un coup de santiags dans les endroits sensibles et t'achever avec leur jouet. 'She's got drugs' suivi par une version destroy de 'Nutbush City Limits' . Karen et Ruyter jouant à genoux et Blaine haranguant Lokeren, avant de présenter ses acolytes, façon prêcheur illuminé. Un solo de batterie entame 'Struttin' Cock', nouveau titre esthétique au raffinement blasphématoire. On enchaîne illico presto avec 'Go Motherfucker Go' , Mrs Suys se tortillant par terre ,sa guitare partant en feedback éclaboussant .
Brillante finale.
Allez, une dernière 'Goin down Swinging' ,un show Hollywood .Pour bien montrer qu'ils ne remettront pas le couvert, Ruyter arrache toutes les cordes de sa pauvre guitare . Les méchants se tirent backstage, laissant le joujou agoniser.
OK ,les Nashville Pussy n'ont rien inventé ,mais leur show tonique , légèrement vulgaire est vachement savoureux.
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Published by Michel - dans Concerts
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 21:08
Hamme -Oost -Vlaanderen -arrondissement de Dendermonde : tu peux chercher pour trouver la Koning Albertplein où se tient le blues festival local .3 jours de blues pour pas un rond, la huitième édition ,déjà.
Au menu, ce samedi ,3 de nos meilleurs bluesbands.

A 17:00 Jill Hilleger Band
Comment ne pas tomber amoureux de cette séduisante nana, à la soulful voice aussi sexy que son anatomie de cover-girl, qui fait passer Kate Moss pour une planche à repasser.
Willy De Vleeschouwer :un racé guitariste(déjà vu avec Theresa Malenfant , une autre blues lady à l'apparence moins Vogue Magazine)- Harry Van Buel:keyboards (un Yamaha et un Roland VK7),un beau catalogue ,too:Boxcars, Steve Turcksin Band...- Eric De Wolf un loup à la basse et Gerry D'Hayer : drums (qui se souvient de Hubble Bubble de Roger Plastic Bertrand Jouret?) en natuurlijk Miss Jill : sexual thrills and vocals .
A ses débuts , Jill chantait dans Swing Bee, un jazz band , depuis elle a choisi le blues/rhythm 'n blues pour exprimer son talent.
'Nighttrain' quelle voix ! Je saute dans ce train nocturne, dont le voyage est rythmé par un Roland sonnant comme un Hammond d'église. 'Mama told me not come' : Randy Newman,numero uno pour Three Dog Night.Du swing ,tu dois la voir Jill , petites lunettes de secrétaire distinguée, une sexy Tia Hellebaut .Il y longtemps qu'elle n'écoute plus sa maman.
'24 hours a day' ouah ,elle tombe la veste . Tu en oublies presque le jeu tout en finesse de l'organiste. 'My bad luck soul' un bluesrock qui permet à Willy de se mettre en évidence. Dégaine, Eugène! Harry pique une crise de jalousie et lance un petit boogie guilleret. Pas en reste la rythmique assure un max et la belle reprend les lyrics de BB King ... I wanna go home but I ain't got sufficient clothes... Je la verrais bien rentrer en tenue légère, la madame...
'Empty bed blues' Où est ce con , au bistrot? Il laisse Jill seule au lit? Un 12 bar blues , estampillé woke up this morning avec le cafard noir. 'Good rocking Daddy' du jump blues ,avec backing vocals de Eric. Un slow blues d'une lugubre tristesse 'You don't love me no more'. Heartbreaking, tous les mâles présents veulent consoler l'enfant. Ne pense plus à ce salopard , bébé ! 'Deceptively yours', Norah Jones reprend aussi cette immense chanson de Peter Malick. Les mecs...ils te draguent, t'allongent à l'arrière de leur Limousine, pour te larguer lorsque un autre bon coup se présente... Elle nous donne la chair de poule.
Un nouveau bijou, signé Rory Block 'Lovin Whiskey' : une profession de foi ! 'Help the Poor' du female blues parfait, mais,on serait mieux dans une boîte (même enfumée) pour apprécier la lady et son band. Vent, pluies et sono déficiente gâtent notre plaisir. 'Lonesome' jive time,les petits gars. 'Sick and tired' au répertoire de feu Eddie Cochran ...ooh baby what you gonna do ..Well I'm sick and tired fooling around with you...Dernier morceau d'un set varié: du blues/jump/jazz swing /rhythm'n blues...tout bon ,Gaston.
Elle nous revient pour 'Blues lover' suggestif . She's got guts and charms. C'est fini. Non Willy nous assène des juicy licks de sa red guitar ,changement de registre,un swamp blues torride 'Good time Charlie' . Présentation du groupe, avec petits solos et Jill nous gratifie d'une Etta James roaring roulade étourdissante. Mamma Mia ,quelle nana!

Hideaway

Nom choisi en hommage au classique de Freddie King. Le bluesband brugeois existe depuis 1986 . Le blues c'est leur vie!
Ralph Bonte : vocals ,guitars (il les confectionne lui-même). Soul Spirit , un autre de ses projets marche pas mal non plus,merci !-Jean-Marie Herman :guitare ,un champion- Johan Guidée:drums- Geeraard de Groote:saxophone(jadis dans le backing band de Tom Robinson) -Eric Vandekerckhove : basse et Mr Patrick Cuyvers :keyboards ,dommage que ce maestro n'ait pu jouer de son Hammond (problèmes de PA). Ce vieux de la vieille a évidemment d'autres projets : Mr PC & the Uploaders, Jim Cofey , Soul Spirit (met Ralph)...
A 19h10, après un soundcheck interminable, on lance la machine. Un instrumental juteux le 'Hideway' de Monsieur Freddie King . Du blues qui dégouline, des lignes de sax à faire ressusciter James Brown et un orgue Roland époque Ronceveaux. Le gang des chauves chauffe sec.
Funky time: 'You don't know what love is' (until you find somebody to love): ouf...la chaudière tourne à plein régime et , ce n'est pas parce que le rigolo au mixage a foiré les câblages de retour, qu'il y aura baisse de tension. Jean-Marie te pique un sprint guitaristique , cuvée Patrick Sercu 1969. 'Sitting on top of the world' , tu crois reconnaître des accords de Memphis Tennessee .Du steeple-chase jump .Oei ma baby est de l'autre côté du Mississippi et je ne sais pas nager. On enchaîne 'Down to New Orleans' : gris-gris, mardi-gras,jambalaya ,et tous les attributs pour faire la fête .Allons boire un petit verre dans Bourbon Corner Street . Tu danses,petit gars...j'ai soif,Mama... On vire vers Detroit 'Cadillac Blues' Johnny Bassett . Rollin and stomping , la Cadillac ronronne nickel. Blow your horn , man, blow your horn , lance Ralph. Merci Adolphe d'avoir inventé le sax. 'Members Only': Bobby Blue Bland. J'ai ma carte. Un slow blues crapuleux , couples étreints sur la piste improvisée. 'Never been rocked enough' suivi par 'My Blues' : une slide Rickenbacker. Le fantôme des angry and poor niggers, having the blues, plane sur Hamme.'Calling home' hymne au GSM, ça sent bon le Fats Domino. 'I shall not be moved' du gospel ou le blues du Cardinal Danneels.
Assez de bondieuseries , un petit tour au 'Roadhouse' . Mesdames ,on arrive:à boire et des fesses!
Johnny Bassett,encore 'Raise the Roof' ,rockabilly time ,baby.Pourquoi pas un petit boogie 'Party',pas à dire c'est diversifié .Pas le temps de se tourner les pouces.Mais qui voilà: 'Mustang Sally' Mack Rice 1965,mais surtout Wilson Pickett .Wilson transformé en little Flemish boy chauve ..Ride Sally Ride ..Vas-y ,Sally !Pas de gogo girls mais quelques fringantes middle-aged ladies ,dansant comme en 14.Chaud ,chaud le show.
Un rappel,ma belle:'Bluesman for life' le moteur redémarre au quart de tour.
Hideaway ,un band de vétérans connaissant son boulot.Pas question de les cacher ! Godv.,c'est une honte qu'il ne soit pas reconnu abroad!

BLUES LEE

Naissance en 1995 à Hasselt . Le Belgian Blues LIVE band par excellence. Des virtuoses et entertainers capable de tout jouer. Je les ai vus des dizaines de fois , pas une déception!
Dès le début de leur carrière les gars de Blues Lee reçoivent des critiques élogieuses, ils jouent partout: le Benelux,la France,l'Italie mais aussi l'Afrique du Sud ou Curaçao. Normal ce sont des bêtes de scène. Le chanteur de l'époque était aussi fou que Jerry Lewis. A -t-il attrapé la grosse tête , who knows? Les autres l'ont largué, moins de pitreries mais toujours de l'humour et une cohésion parfaite.
Karel Phlix:lead guitar/vocals - Bies Biesmans: sax ,harmonica et vocals - Jan Corthouts :seconde guitare ,backing vc.- Yves Bosmans :drums et beatbox - Bert Stevens :basse.
Trois albums au catalogue ,un quatrième en gestation.
C'est parti, we're ready for a little ball! 'Honey , please don't' .. I came home late one night ..un morceau comedy capers ,plein de oooh 's et aaah's , un passage de Tarzan et du big baboon: ça commence fort.
Numero due,ladies shake your ass 'Lazy Ways' ,ça balance ,Florence. Le son est toujours pourri sur scène, gros problèmes de retours. Des baffles ont rendu l'âme: on s'en fout ,ces gaillards sont des cracks.
'Dolphins swing' instrumental magique, avec un guest au piano , the Joker, alias Patrick Cuyvers. On a droit à un fabuleux mix de rock, jazz, blues , soul music. Un sexy sax te fait oublier la fine Vlaamse regen. 'Earlene': my goddess , my princess , my queen. Un piano Jerry Lee ,une rythmique fifties, je l'aime cette pépée.
'Full time lover' la seule cover du set ,ils ont tout composé.Les Fabulous Thunderbirds reprennent ce truc , qu'on apprend dans les bonnes blues schools. Guitare cachet Stevie Ray.Karel, chauve et barbichette + raybans fait pleurer bébé Gidlin,avec, en prime, poses guitar hero pour les photographes ...Tu veux du rock ' Gotta go' ,je vais faire un Chuck Berry walk.Mr Cuyvers est à la fête,le piano sautille.'Vinnie' a capella .Un gospel démoniaque,un numéro de beatbox hilarant du drummer,tout en faisant un shampoo au chauve guitariste.Assez ri ,l'harmonica lance 'Crime' du bluesrock 5 étoiles,wah wah sudiste pour décorer.On descend le Mississippi river,pas d'escale.
'Rusty Guns' à la slide.'Aristocratic lady' un nouveau titre ,du sexy funk.Clin d'oeil à mon copain Freddie,'Caribbean Cab' son titre favori.Du Santana croisé avec Gato Barbieri. Nuit fraîche à Hamme, caliente sur scène.On rappelle the Joker 'Hillbilly Joe' pas besoin de dessin.'Seven Days' Mr JB (Biesmans) s'empare d'un sax soprano pour ce voodoo track,digne des Neville Brothers.
iiiii iiiii iiii et c'est quoi ces sifflements stridents , nom de tout ce que tu veux ,ces effets larsens vont démolir cette perle.On va lyncher le sound engineer.Pas de panique,ils arrêtent tous de jouer et de chanter ,sauf Mr Yves à sa batterie. Il maintient le cap ,tout seul et au bout de quelques minutes ses potes ont remis le morceau sur les rails. Ces mecs sont des pros. Point.
Mensen , on a un second guest pour ce dernier titre , Geeraard de Hideway au sax,'Cross that line'. Une groovy jam de plus de 10' . Boogaloo ,let's dance,people. Un doublé de sax ,Stax time ,les petits. Du soul funk démentiel .
85' de good music ,de sueur et de fun.
Do you want more?Ja, ja, ja menneke...
'Ooh baby ,that's right' prévu pour le nouveau Cd.
Une slide rageuse ,juicy jive rock et 15 danseuses avec déhanchements sensuels sur le dancefloor.
Rock'n Roll is Sex!Blues Lee is Sex,too!
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Published by Michel - dans Concerts
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 21:59
Vu par Michel

Première des doux vendredis d'août en ce premier du mois. Namur bouge (ouais on sait, ça te fait une belle Jambe(s) !).
Météo agréable ,public souriant et bon enfant ,une salle (le foyer du théâtre) qui a de la gueule ,même si les plafonds sont trop hauts pour avoir une bonne acoustique ,surtout si la sono (baffles) est du calibre poids plume... anyway : une réussite et une initiative à encourager.

19h30 annonçait le programme ,tu souris car tu sais que ça ne commencera pas avant 20h. Cap sur la terrasse : salut Rudi et sa sage et mignonne enfant, ooh Nouchka ,la cliqueuse et Flexa Lyndo et aMute.... pas moyen d'aller assister à un concert sans tomber sur des connaissances..
Tu compares ton bronzage flamand à celui des retours de vacances sans te rendre compte que NIM a débuté son set.

Nim is a tree =Jean-François Flamey ,un bidouilleur derrière ses platines.Il fait partie de l'écurie Carte Postale et nous a balancé un bruit de fond ,pas désagréable en sirotant une Leffe.
Vers 20h50 je reconnais 'The Model' (Kraftwerk) en me disant que le jeu touche à sa fin.Indeed,darling :game over....clap, clap, clap...

Chapitre suivant : CHAPTER.
Un quintet en provenance de Genève.
Le chef (omni-présent) est Alexander Cracker (pas de lien de parenté avec Amy Winehouse).
Il compose ,joue de l'acoustique et chante plutôt bien.La seconde tête pensante se nomme Thierry Van Osselt (sound engineer et songwriter) .Sur scène, les oeuvres du duo sont jouées par un batteur ,un bassiste ,une guitare électrique et un excellent guitariste acoustique + le craqueur .
Alexandre le Grand n'a pas daigné nous présenter son armée: dommage! Alex Muller pourrait être le guitariste acoustique.
Chapter a déjà 2 albums à son palmares 'One' (Prologue) et 'Two' (The Biographer).
Le set commence fort par un gospel inspiré, avec accompagnement minimaliste. La voix est sublime. Pour le second titre ,les musiciens entrent en action ,des relents d'americana ,de folk/rock bien balancé.
Un extrait du second album 'John Strafford '='The Colour of Summer'. 'The biographer 'est un recueil de 10 titres portant des noms de personnages anglais, tous d'illustres inconnus.
Les éléments acoustiques priment ,la voix grave souligne le côté mélodieux et sombre de la composition.
Très vite pourtant le côté dikkenek d'Alexander agace .Il te sort des platitudes dignes du plus mauvais show de François Pirette ,tripote ses feuilles de titres et parlemente avec le groupe à propos des morceaux à jouer.Tu te rends compte ,que les musiciens ne sont que des faire-valoir ,destinés à décorer musicalement les compositions du cerveau.Cracker is the boss,everybody has to know it.
Certains airs doucereux sonnent comme du Coldplay (cf.'In the evening') ,d'autres (bien meilleurs) lorgnent du côté de Lambchop ou du néo folk psychédélique amerloque (Castanets, Joanna Newsom, Grizzly Bear...).
Un titre puissant débutera comme une Irish ballad allumée ,pour laquelle Alexander s'accompagne de battements de pieds énervés,le band entre en scène et la mélodie vire black soul ...I don't wanna walk this world alone...chante le chef. Excellente chanson!
Des éléments blues ou rock alternatif (avec vocaux à la Sivert Høyem, Madrugada) s'invitent au festin .Plusieurs titres démarrent en midtempo, partent crescendo et explosent en feu d'artifice.('The Hard times').
Dommage le côté superficiel , le manque de tripes et le rôle figuratif des musiciens car les paysages sonores confectionnés par Chapter sont à la fois énergiques et mystiques.
'Kamikaze' le dernier de la soirée ,aux intonations Pearl Jam ,est une toute bonne bombe nippone.
Je m'en vais écouter les albums...

Brisa Roché
ou comment Brisa brisa le coeur des Namurois....
La californienne avait déjà le bota à ses pieds lors de sa première visite chez nous (mars 2008). Depuis on a pu la voir sur toutes nos scènes. A 22h 30' Lena Deluxe (keyboards)-Jay in Space et ses 4 guitares-Pirzo et ses baguettes ,normal pour un Frenchie et Richard le longiline bassiste investissent le podium . Ils sont tout beaux en blanc immaculé.
Une belle intro psychédélique et Brisa , dark uniform, s'amène .Et vlan ,l'ouverture habituelle 'High',elle n'a pas pourtant pas l'air sous influence. 'Without a plan' naïf ,un arrière goût baba cool. Brisa, la psylle, nous charme comme si on était des rattlesnakes sortant de son panier.
'Sugarfight' une berceuse gospel ,effectivement de la pop enfantine.Les musiciens sourient pendant que Miss Roché fredonne ses lalala.
'The Choice' philosophie hippie,les choix à faire dans la vie. 'The Drum' qui sonne vieux rock ,toujours sur l'album 'Takes'. Une intro d'orgue fringante pour 'Breathe in Speak out' One two one two three.... nous jette la Bjork résidant chez les Sarkozy, avant de nous susurrer une nouvelle sucrerie touchante. Ces titres, mignons tout plein, ne sont pas la crème du répertoire de la charmante Brisa. Les enfants et les mamies aiment ,ils battent des mains et sifflotent la ritournelle.'Baby shut your eyes ' est de la même veine. Et surtout 'Whistle' la rengaine ayant élevé la girl au rang de star. Ambiance feu de camp 'Heavy Dreaming' ,Richard abandonne sa basse et va donner un coup de main à Lena. Deux claviers. Namur bat des mains .Le flower power renaît ,tes enfants sont mes enfants ,make love not war...Un petit air de flûte (Lena) achève la comptine.

Le band s'amuse à jouer ces morceaux simplistes, mais attend impatiemment les titres plus élaborés.Ce ne sera pas encore 'Hand on Steel' , titre nunuche vantant l'escapism.'Pitch black spotlight' enfin! Un hymne psychédélique,digne de la meilleure époque de Jefferson Airplane. Jay in Space s'en donne à coeur joie ,il arpente la scène ,sa guitare vient taquiner la basse de Richard ,il la frotte contre l'ampli ,le grand jeu....Brisa Roché nous la joue Kula Shaker. Une intro indienne, un whistle bizarre: 'Egyptian' . Un nouveau titre dans la lignée des Grateful Dead, des Doors ou de 13th Floor Elevators. C'est la Roché qu'on aime.
La pièce maîtresse 'Ali Baba' un orgue Alan Price blend, des chants d'oiseaux exotiques ...A holy gift from Ali Baba ...I felt the motor of your zoom zoom ....et Jay qui nous jette des riffs ensorcelants dans les gencives.Public en transe.Brisa s'éclipse ,le band achève le travail.
Ovations et rappel:'Call me' un dernier billet bien torché.
It's over,la grâcieuse enfant nous envoie des bisous et s'en va vendre ses cd's ,tout sourire!
Son cou n'a pas enflé avec le succès , sympa!
Miss Roché nous prépare un nouvel album ,il est temps, car le set du mois d'août ressemble fort à son concert du mois de mars.
Bye bye Namur ,.E 411 direction ze capitale , pas de pluie, ni de verglas , visibilité parfaite ...mais trois cartons sur la Highway. Ont-ils vu Ali Baba sur son tapis?

Vu par Rudi

Premier concert d’une série de quatre dans le beau Théâtre de Namur. En fait, pas vraiment dans le théâtre mais plutôt dans le bar juste en face de la salle de spectacle. Un magnifique endroit avec un grand bar, une superbe fresque de Gérard Garouste sur le plafond, une grande terrasse ensoleillée, l’endroit idéal pour passer cette première soirée du mois d’août.



C’est bien là le problème pour Nim le tout premier à se présenter sur la scène à 19H30 …une erreur de programmation, un DJ-set pour ouvrir la soirée … on pardonnera à l’organisateur en espérant qu’il retiendra la leçon et nous proposera ce genre d’exercice en fin de soirée, en clôture de concert comme ça se fait à l’accoutumée. Personne n’a donc écouté ce pauvre garçon qui n’a de toute façon fait qu’enchainer de malheureux vinyles demeurés sans auditeurs pendant plus d’une heure.

Il est presque 21H quand commence le second « Chapter » de la soirée. Un groupe suisse mené par le charismatique Alex Craker. Ce mec est beau comme Matthew Fox, chante comme un dieu … le genre de type énervant. Musicalement ca part dans tous les sens, de la folk au rock en passant par la ballade et le mauvais rock américain. Bref, un morceau intéressant sur deux, c’est déjà pas si mal … sauf que le leader fait son Elie Seimoun entre chaque morceau, c’est qu’il voudrait, en plus du reste, être drôle ! Ce qui n’est pas très « raccord » avec l’ambiance calme et feutrée de ses compositions. Ses nombreux musiciens (guitare acoustique, guitare électrique, basse et batterie) l’accompagnent rarement ou très discrètement, ca n’était pas le concert d’un groupe mais plutôt un one-man show. Dommage.

 

On avait déjà vu Brisa Roché il y a quelques mois à la Rotonde du Botanique à Bruxelles … rien n’a vraiment changé, elle ressemble toujours autant à Bjork (visage, gestuelle, chant) et est toujours aussi charmante. Le show est plus rodé, le groupe est excellent, on sent une réelle complicité. L’acoustique de la salle est abominable, ca résonne énormément. Curieusement avec les atténuateurs dans les oreilles qui éliminent cette horrible reverb, le son était plutôt bon.
Brisa en grande forme a tout fait pour essayer d’exciter un peu un public fort endormi et assez peu enthousiaste. Il faut dire que le concert était soi-disant sold-out … je n’ai vu qu’une moitié de salle remplie par une majorité de gens qui n’avaient pas payés, ne savaient pas ce qu’ils venaient voir et partaient avant la fin du spectacle. Il était presque minuit quand après une bonne heure de concert, La Belle nous offrira un seul rappel d’un seul morceau mais sa présence en séance dédicace à la sortie de la salle.

 

On y retourne la semaine prochaine voir Poney Express

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Published by Michel et Rudi (Photos Clelia) - dans Concerts
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 18:15
En été, tous les mercredis soirs, le quartier ouvrier 'Far West' (Maurits Duchéhof - Vilvoorde City), rendu célèbre par Kris De Bruyne, organise des animations dans le mini- parc local. Au menu musique et boissons à gogo.
Hier 2 bands des environs. Le premier n'était pas annoncé au programme!

TRISTAND
Un trio pratiquant de l'alternative rock, tendance Britpop mélodique, dans la lignée de Muse avec effluves de postrock, style Pelican ou This Will Destroy You.
Jens Leen (drums) - Jurgen Gulicher (bass, samplings, backing vc.) et Cedric Hamelrijck (lead vocals et guitare torturée) sont originaires de Machelen/Vilvoorde. Ils ont sorti un album en décembre 2007 : 'Reasons'.
Le son dans le parc n'est pas optimal ! Baffles sur le podium. T'as intérêt à te mettre, devant, face à la scène si tu ne veux pas subir une bouillie infâme.
Les premiers titres 'All against us' 'Circumstances' 'Hardest Thing' sonnent noisy, décousus et brouillon. La table a du mal à trouver une balance correcte.
Heureusement, le set se bonifie et même si le truc n'est pas franchement original, les compos sont bien confectionnées et l'énergie, dégagée par les trois brabançons est du meilleur aloi. Une saine agressivité, une rythmique basse/batterie lourde qui permet à Cedric d'envoyer des lignes de guitare estampillées Matthew Bellamy. Des vocaux rugueux, une présence scénique nerveuse. Un bon petit groupe indie.

'Aroused' 'I know you will die' 'You' 'Up in arms' le set est bien construit, l'intérêt va crescendo. 'Cocaïne' pas celui de JJ Cale, ce sont toutes des compositions originales. Ce titre speedé cogne sec. 'Reason' avec piano samplé, le titre le plus formaté hitsingle. Il débute mollo avant d'éclater... oh, she's gonna die... hurle Mr Hamelrijck et la guitare se fait lyrique. Enchaînement immédiat 'Obscene'. Un titre noisy se transformant en heavy metal, style Budgie ou Black Sabbath.
40' de show, on s'est pas emmerdé.

Quelques pintjes plus tard, miss Vilvorde (de schoondochter van Zean, t'as vu ma collection de coqs, Luc) vient nous annoncer de tweede act ...

HUNGRY SAM

Combo originaire de Opwijk. Un quartet nourri à la confiture de perles, idolâtrant Eddie Vedder.
Gijs (basse) - David, le batteur est malade et est remplacé au pied levé par Jan, ex-drummer du groupe - Jonathan (guitare) et aux vocals, second lead ou acoustique Dillian. Voilà les membres actuels de Sam l'affamé, groupe qui existe depuis 2001.
Avant le début de leur set, j'avais repéré Wim, de Kleptomania. On devisait politicaille locale, un peu à l'écart. C'est de là, qu'on a écouté les premiers titres de Hungry Sam : 'Filiater' et 'Xanandox'. Horrible me dit Wim, biberonné à Crosby and Nash. On emmène pinard, pintje en onze stoelen, face au podium. Comme par magie le son devient ok, et on peut apprécier à sa juste valeur ce band aux influences American rock, grunge mais aussi blues ou jazzy groove.
'Snellar' 'Fever glowing insight' l'épine dorsale rythmique est solide, le chant habité et les interventions de Jonathan rageuses. Un retour au début des nineties et à tous ces bands inspirés par un Neil Young rockant sec : Pearl Jam en tête, mais aussi Soundgarden, Screaming Trees ou Alice in Chains. Dillian s'empare d'une acoustique 'Alicia Frea', Jonathan y va de riffs à la slide.... Hungry Sam est au top dans les titres les plus lents, la voix éraillée de Dillian pénètre insidieusement dans ton encéphale et les arabesques sinueuses du lead guitarist t'emmènent chez Kurt Cobain and friends.
'Face Down' 'Soul Sediment' excellents titres.
'Pardon me' de Incubus... Pardon me while I burst into flames... 1999 album 'Make yourself' combustion instantannée.
Deuxième cover étonnante 'Anal Sunshine' écrivent-ils sur leur setlist, le soleil est partout aujourd'hui... Il s'agit du magnifique 'Ain't no Sunshine' Bill Withers. Il existe 489 covers de ce jazzy track imparable... ain't no sunshine when she's gone It's not warm when she's away.... et les I know I know répétés à l'infini ! Good work.
'Bus song' retour au hard mélodieux. 'Dimmer City' titre calme avec effets de guitares aquatiques et voix persuasive. Et le dernier 'Big Easy' : une pièce maîtresse, lourde et hypnotique. De méchantes guitares à la Paul Kossoff des Free ou Steve Marriott (époque Humble Pie). Excellent.
Hungry Sam a droit à un rappel et nous sert un dernier pavé saignant et cinglant.
Un rock band recommandable. Pas d'indigestion à prévoir.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 18:42
Quatrième édition de ce free festival pléthorique et éclectique.

Le parc d'Osseghem , son magnifique (et vert) amphithéâtre servant de décor bucolique à ce jeugdfestival, organisé, une fois n'est pas coutume, par les Vlaamse jeugdhuizen de Bruxelles.
Après les orages matinaux, une météo Costa Brava, avanti pour l'Atomium. 3 scènes (j'ai ignoré la Red Bull, proposant des DJ's, dont Cosy Mozzy), un timing serré et une organisation germanique, impeccable.

16:00 Jasper Erkens

Ce Diestois de 15 ans!!! a obtenu la seconde place au Humo's Rock Rally 2008 (+choix du public).
Armé de 2 guitares acoustiques, il prend place comme un grand sur la main stage. Le trac, il ne connaît pas. Deze ket heeft ballen ! Une setlist de 10 titres, un gaillard dégageant un pouvoir rayonnant sidérant, une voix captivante, de la prestance, un bon contact avec le public... on n'a pas fini d'entendre parler de ce jeune homme.
'The brighter story' - 'Angel on my shoulder' l'étoffe d'un Luka Bloom. Luc, programmateur de Toogenblik, se propose de le signer comme support act pour un de ses concerts de début de saison.
Pour le 3ème titre, il nous annonce que sa petite amie (12 ans?) l'a trompé (avec son nounours?), et le lui a caché. Cet événement a inspiré 'When would you tell', à l'intro de guitare nerveuse.... 'excuses are dismissed ...no more lies..' chante-t-il, pas content ! 'Elliot' à propos d'un handicapé mental et de sa vision du monde. Fort ! Une cover : 'Black Eyed Dog' de Nick Drake, mes amis. Excellent choix. Un nouveau titre, écrit il y a quelques jours : 'The page's turner'. No doubt about it, Jasper sait comment écrire une bonne chanson. 'Needed'.... if you need me don't expect a call..., plus d'argent pour approvisionner son GSM ? 'Waiting like a dog' encore un titre accrocheur et sec, son timbre te fait penser à Billy la citrouille chauve.
Quelques temps morts pour s'essuyer le front, il prend l'astre solaire en pleine poire et sue comme Eugène, écrivant 'Les Mystères de Paris'. 'Stay alive' a feel good song avec handclappings. Et pour finir la cover, petit jeu obligatoire pour le Rock Rally, 'Crazy', la scie de Gnarls Barkley. Studio Brussel a repris la version du Diestois sur la compil 'Rendez-Vous'.
Well done, Jasper ! Next year, Werchter!

Main stage 17h10 - un indie pop/rock band de Kortrijk. Une découverte agréable que ce quintet.
Ils ont mis le public dans la poche par leur set brillant et musclé. Le pote de Melchior et de Caspar c'est 4 gaillards et une mignonne demoiselle. Patricia Vanneste (voix, violon, claviers) - Christophe Claeys (drums, le seul à ne pas chanter) - Simon Casier, l'extraordinaire bassiste + vocaux - Jinte (un jeune Ronnie Wood) : guitare et vox et le lead singer Maarten Devoldere, il joue également d'un keyboard.
Un EP, 7 titres (2006) et 2 singles à leur actif. Un passage à Dour en 2007, un single classé dans de Afrekening. En route pour la gloire. 'Anybody seen Richie ?' lance le set. Le public se rapproche insensiblement du podium. C'est dansant et dirty à la fois. Tes pieds battent la mesure et tu ne quittes pas Patricia des yeux. Départ sur les chapeaux de roue. 'Dutch dubbing', la lady s'empare d'un violon et tu scandes avec eux... 'I get older I get crucified ...' Ils ont de la gueule et du jus, leur indie rock est catchy, on aime !
'Bathroom lovin' situations' leur second single, un hit ! 'Prince of Persia' ouais, ce Belshazzar était prince de Babylone. L'orgue se fait cheap et commercial avant que la basse et le violon ne deviennent agressifs et belliqueux. Les Perses passent à l'assaut avant le festin royal... Une lecture du Talmud s'impose. Un petit break a capella, avant un déluge sonore final percutant.
Une cover de Mr Bob Dylan pour suivre, I'm not sure but it could be 'The ballad of Frankie Lee and Judas Priest'. Une basse et guitare funky, ça balance pas mal, un Zim disco/rock. Hyper bien foutu.
'Blues for Rosann', un blues ok, mais à la sauce Kooks.. I feel like dying ...I felt like shit before...too much dope ? Un riff de guitare brutal introduit 'Shoulder', quatre voix scandent le chorus qui s'enfonce dans ta moelle épinière. Nouveau titre explosif. Un enchaînement immédiat 'This is a flirt' leur premier single. Quelques bruitages aux claviers, un violon celtique avant l'entrée en scène de la basse sautillante:let's dance sur un rock tonitruant.... My jingle love... my jingle love... dance... dance ....Balthazar pas des connards.
Excellent set.
Début de reconnaissance pour Hans et ses chiens de paille.
Choisi par 'Bruksel live' pour jouer sur la Stella stage, ils ont eu 25' pour convaincre le public de leur savoir-faire. Un challenge gagné haut la main.
Une setlist en béton armé (cf leurs concerts au Dada ou aux Soirées Cerises) : 'Me and Mr Davies' - 'The retarded son of Jesus' (on le répète : une perle !) - 'Mean Streets' - 'Brother, can you spare a dime' - 'Carolina' - 'Innercity girl' - 'Sharleen' - le gluant 'Shotgun Blues' : Geert y va d'un solo de slide brillant avant de terminer le blues au son de son harmonica, la pièce de résistance de leur show - et pour finir en douceur 'Broken Promise'. Pas de promesses brisées, Strawdogs a donné un set concis et fort.
Un couac, la proximité des DJ's (à 42m 50) qui bousillent la délicatesse de 'Broken Promise'. Hans, Bram, Geert et Bert n'ont rien entendu de cette soupe techno et jouissent des applaudissements mérités.

Retour à la main stage : The Tellers
Déception ! Les citoyens les plus connus de Bousval ont, évidemment ,attiré toutes les petites filles (maman, je mouille...) face au podium mais, leur set est un condensé de tous les clichés 'rock stars' jouant un match à domicile.
Du folk/pop/rock quelconque et réchauffé. Babyshambles, The Coral me souffle-t-on ! Allez, sois sérieux, Gaston !C'est du Zornik wallon, du Ricky Martin sur la Dyle. 'I'm just fine' chante Ben, raybans sur le nez. Tant mieux, fiston, mieux vaut être une idole dans son village, qu'un sex-symbol, sur le retour, dans le lit de Sarkozy. Je te pique l'intro de 'Love Cats' (The Cure), j'y ajoute des lalalas piqués au 'Passenger' de Iggy Pop et je te sers un ragoût imbuvable. On aimerait en rire, but....les pisseuses risquent de ne pas apprécier. Fred me dit avoir reconnu des plans de 'Life is life'... nananana... lalalala.... ouais, les Tellers à l'Eurovision !
Que pasa ? Une farandole ... c'est l'overdose ..beer time, baby. Bon vent les Tellers.

Pas de Puggy pour moi, ils sont tout bons mais je les ai vus il y a peu au Fespival à Kraainem...

Stella Stage.
Anna Vercammen : chant, cornet, tuba, xylophone, glockenspiel, melodica et mini-claviers .
Joeri Cnapelinckx : voix, piano, trekfluit, keyboards, labtop,sampling et percussions.
Joeri n'est pas un inconnu : frontman de Kawada, il a formé, avec Anna, ce duo intimiste et naïf, comme side-project.
La phase anale de 2 à 4 ans. Le nom du groupe est bien choisi. Freud estime, que c'est à cet âge que l'enfant prend conscience du plaisir sexuel (Sigismond, fieu, que vas-tu chercher...)
Les mélopées enfantines, gezongen in flammouch, illustrent parfaitement ce stade d'apprentissage et de questionnement existentiel. Du minimalisme, des atmosphères mélancoliques à la Amiina, CocoRosie ou Sufjan Stevens... des textes doux/amers, un accompagnement musical conte de fées. Dommage, une nouvelle fois, que la Red Bull Stage n'assassine les ritournelles jardin d'enfants. Un aperçu de la setlist : 'Mama' - 'Meisjes' - 'Madam op de Pier' - 'Het kapot lied' - 'Het reparatie lied' - 'Lucie'.... De l'expressionnisme à la Permeke, du punk de pédiatre (style Gogol Bordello), des valses waterzooi originaires de Dendermonde, des chansonnettes avec vocalises lancinantes,des parties plus enlevées au piano à 4 mains ....: charmant ,tendre et parfois rigolo. Un moment touchant de fraîcheur, en cet après-midi caniculaire.
Allez Lucie, ne pleure pas, ne te plains pas pour avoir tes tartines et, si on allait jouer in den hof van de Pastoor...
Le monde visionnaire d'Emile Verhaeren, des aubes bruineuses sur l'Escault en contemplant un envol de hérons... Simple et majestueux.
Maman, je peux avoir ma pap au riz avec de la cassonade?

On reste sur la Stella stage pour Team William. Troisième place au Humo's Rock Rally. Passage à Dour, il y a une semaine. Une attente curieuse pour ce nième indiepop band uit Vlaanderen.
Bof, bof, bof.... Un quartet classique (drums, bass, gt et keyboards). Ce dernier, un patachon au look d'arriéré, avec shirt du Barca, (Ronaldinho?) faisant le pitre à longueur de set. Tu sais le mec que tu fais jouer dans ton équipe, car tous les autres sont blessés ou suspendus pour abus de cartes jaunes. Ce truc n'a vraiment rien d'original. Du power pop synthétique visant les charts. Des mélodies Weezer, Nada Surf, Pulp, voire Oasis du pauvre avec un son d'orgue de foire. 'Hotel' - 'Power Out' cela confine à la niaiserie. C'est propret mais d'une banalité affligeante.... Stay away from me..., qu'ils chantent. Bon conseil, je retourne voir the Black Box Revelation sur la main stage.

Je regrette de ne pas avoir abandonné Tim et William plus tôt, car Jan et Dries ont à nouveau fait fort. (Cf avant -programme de dEUS à l'Eden de Charleroi).
Un show époustouflant, la classe internationale. Ce band est une pépite.
Et la boîte noire n'a pas encore révélé tous ses secrets (un seul CD, pour l'heure).
Quelques touches de Black Sabbath, époque 'Paranoïd', du blues rock, des effluves White Stripes ou Datsuns, des riffs Creedence Clearwater Revival et une bonne dose d'énergie. Un cocktail détonnant. De plus, ce sont des show beasts sanguinaires, Dries martyrise sauvagement ses peaux et son pote, Jan, vient escalader son kit, avant d'envoyer un shot magistral à une cymbale. Petit saut Pete Townsend, pour retourner sur le plancher et pied sur l'accélérateur jusqu'au terminus. 'Gravity Blues' 'I think I like you' 'Set your heart on fire' des bombes incandescentes.
Werchter conquis, une tournée aux States en mai... qui va les arrêter?

Retour chez Stella pour un décrassage absolu. Du metalcore from Belgium : Arkangel !
Né en 1997, ce pilier de la scène hardcore européenne a donné un set brutal et tonitruant, renvoyant les fans des Tellers à leurs poupées Barbie ou à leurs Nintendo. Un carnage sonore apocalyptique.
Baldur Vilmundarson est effrayant aux vocals, ce mec peut dompter un ours enragé par un seul braillement. Kirby Michel, le guitariste, (et disquaire côtoyant l'AB, rue des Pierres) est le gars qui tient tout ensemble. Pas un novice : Deviate, Length of Time, Pet Shop Boys (cherchez l'erreur ! ). A chaque coup il relance la machine infernale en envoyant des riffs dévastateurs. Mehdi (basse) et Julien Rour (seconde guitare) sont tout aussi sexy que Brian Molko. Ces 2 puceaux se sont baladés chez Es La Guerilla, un band pacifiste. Aux drums, un ancien de chez Caterpillar, David Vandezande. Son jeu, tout en finesse te rappelle Phil Collins, du temps où ce dernier avait encore quelques tifs. 3 albums à leur palmarès.
12 titres de dentelle de Bruxelles, joués hier. 1 Annihilating your peace 2 let your unloved parts 3 in the embrace of truth 4 slow but heavy (heavy, tu rigoles...) 5 how we see the world (l'hymne de la Gay Pride) 6 from heaven we fall 7 damned forever 8 day of apocalypse (visionnaires, les mecs !) 9 behold the fall of ... 10 On the black list 11 within the walls of Babylon 12 thirteenth hour...
Baldur, entre deux hurlements dantesques, arrose les petits gars, habillés de leur black T-shirt Graspop, de Stella... Cela ne calme guère les ardeurs, c'est la guerre ! On va tout nettoyer au carsher, passer avec une colonne de Panzers et achever ce qui bouge encore au lance-flammes.
Ici pas de purgatoire, it's HELL !
Nicolas de chez Caroline et Marc (Mongolito/Suture) sourient comme des bienheureux .
L'archange a visité l'Atomium, nous sommes purifiés. Grand show.

Alias, Daan Stuyven, ze vedette de la soirée.
Foule considérable, on se trouve tout en haut, près du bar pour (ne pas) jouir de son show. Pas l'idéal, Al.
Elégance et chic classieux : 7 dandies en costard noir impec. Pas de Isolde aux drums (a -t-elle acouché ?). On croit reconnaître Steven Janssens à la guitare, Jeroen Swinnen aux claviers et synthés omniprésents, un trompettiste (Jo Hermans?), un gars aux drums et pas sûr qu'Otti Van der Werf tenait la basse, j'avais pas de jumelles.
Daan en 2008, c'est une machine disco/pop huilée, avec des samples formatés discothèque à Ibiza ou sur la route Antwerpen/Hasselt.
Un son peaufiné, poli et smooth, toute rugosité étant gommée. Un produit clinquant ,aussi rutilant que l'Atomium.
Une trompette d'un exotisme Las Vegas, des guitares qui n'effrayeraient même pas ma grand-mère, si elle était encore de ce monde et, des nappes de synthé qui font dire à Fabiola qu'elle aime le rock.
C'est du Aha, Spandau Ballet, ABC made in 2008.
De l'easy listening dance music.
Bien foutu, mais ça ne touche pas tes tripes. Tu glisses là-dessus comme sur une piste pour débutants à Megève.
Tout le monde est ravi d'entendre les tubes, tirés de ses 4 bestsellers, dont 'the Player' le dernier en date.
'Mirror' 'Le Vaurien' 'Adrenaline' ou plus vieux 'Victory' tous des hits à la limite du son variété.
Un triomphe, mais Diane et moi, on se dirige vers le bar avant les bis.

Baloji, on reste, non j'ai ma dose, ik ook....

Back home!
Des photos sont disponible sur la page Flickr de Peter Forret.
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Published by Michel (Photos : Pauline, Miss Van der Elst et Peter Forret) - dans Concerts
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 19:33
Du 19 au 28 juillet Gand vibre au rythme des Gentse fiesten. Kermesse, cortèges, bal populaire, théâtre, musique, hot-dogs, frietjes met mayonnaise et des hectolitres de Stella.... N'espère pas garer ton véhicule à moins de 5km du centre ville, c'est tous les jours la cohue.
St Baafsplein : entre le beffroi et l'église St -Bavon, that was the place to be en cette veille de Belgian National Day.
Deux groupes, en hors d'oeuvre, avant la prestation des Animals.

19h - Mr P & the Cadillacs
Un cover band local qui t'emmène pour un plongeon nostalgique dans les swinging fifties. Au programme du doo-wop, du vieux rock à saveur pionniers (Gene Vincent, Eddie Cochran) et du brylcreem crooning (Paul Anka, Gene Pitney). ' Some like it hot' ou 'Rebel without a cause' sont les seuls films à leur menu.
Sept gominés, magnifiques vestons roses, ou black tuxedo pour Mister P, neck-ties pour tous, envahissent le podium. Trois vieux de la vieille et 4 youngsters (moins de 72 ans). Drums, guitare, claviers, sax ou harmonica, basse, un second bass (baryton) vocalist et le leader : Mr P.

Avanti pour 75' d'auto-scooter tunes. Un fan de Marilyn a mis 15 thunes dans le Radiola jukebox. C'est parti mon kiki : 'Love potion n° 9'. Tout bon, les mecs sont au point, les harmonies vocales ne trahissent pas ce classique du genre.
Les tubes vocaux, good time music vont se succéder : 'Under the moon of love', 'C'mon everybody' avec déhanchements et pas de danse old school du frontman, 'All my love' (The Teen Queens) et pour la suivante, apparition de 2 gogo girls (60 ans bien tassés, chacune tu dois comprendre...) 'Be my Baby' (les Ronettes), un crooning délirant et une chorégraphie maison de repos, c'est bien foutu et distrayant. 'Heart & Soul', ballet synchronisé des mémés. Passons au twist : 'Do the Hop', Chubby Checker engage les 2 grâces illico presto. 'Twist & Shout'. La vedette va se changer, un instrumental : 'Wipe out', beau solo de Woodie, le batteur et guitare à la Spotnicks.
Retour de l'étoile, slow time, baby : la boulette à facettes du nightclub de Lovendegem tournoie au dessus des couples enlacés. 'Diana' Paul Anka - 'Blue Moon' 'Angel Eyes' : overdose de sucre, fais gaffe au diabète !
Le bass-vocalist à la fête 'A hundred pounds of Clay' (c'est pas de Cassius!). Au tour de Jerry (hum) aux keyboards : 'Great balls of fire'. Le chef de la bande se rapplique en blouson de cuir 'The Wanderer', on va prendre un bain moussant 'Splish Splash', les filles ont des mollets de soccer players... 'Shout' et pour finir en beauté 'Woolly Bully'. Saint Bavon danse avec les pharaons de Sam the Sham.
Sans prétention et amusant.

20:00 The Silhouets
Des petits jeunes... groupe fondé en 1960 à Ostende. Les Shadows belges ont 6 albums à leur actif. Première aventure terminée en 1969, reformation en 1993.
Un second groupe fifties/sixties ce soir.

Smoking à revers laminé et mise en plis impeccable. Ready pour le bal du burgemeester van Oostende. 'Let's have a party' zingen ze. Une party asthmatique sentant la naphtaline. Robert Roekens, le boss, chant et seconde guitare - Jan, Richard Widmark lookalike, vocals, rhythm gt. - le jeune Armand, basse et Christian (au look German schlager singer) batterie semblent au bout du rouleau.
Leur surf rock'n roll préhistorique est juste bon pour décorer musicalement un afternoon tea dans la maison de repos pour Alzheimer patiënten.
Qu'ont-ils massacré ? Quelques titres : 'I got a woman' - 'C'mon Everybody' - 'Memphis Tennessee' 'Johnny B Good'. Memphis et Johnny souffraient d'arthrose et manquaient de souffle...
We're gonna have some fun tonight ...lance Jan. Tu parles, papy, on s'endort.
'Lucille' est sabotée, le truc part en medley indigeste (Have a ball, tonight, Blue Suede Shoes...) Temps mort, arbitre !
Le cinquième, déjà. Merde, ils ont déjà aligné tous les vervangers. Anti-jeu, disqualifiés!
Ils remettent le couvert : 'Forty days' une mascarade. 'Be Bop a Lula' dramatique. Un nouveau medley. Envoyez les infirmiers, please ! 'Roll over Beethoven' met fin au gâchis. Heureusement, Ludwig von est sourd.
Le supplice a duré 70'.

23h15 The ANIMALS (&Friends)
La première incarnation de ce groupe légendaire date de 1962/63.
Eric Burdon : chant - Alan Price : organ, piano - Chas Chandler, décédé en 96 : bass - Hilton Valentine : guitar et John Steel :drums.


De nombreux changements de line-up, des aventures solo, des tribulations dantesques... Il existe plusieurs moutures des animaux en 2008 : 1) Eric Burdon and the Animals - 2) The Animals du bassiste de la seconde aventure, Denny McCullogh et 3) the Animals and Friends de John Steel (membre fondateur). Bel imbroglio, mais pas de problèmes juridiques.
C'est le groupe de John Steel qui a enflammé Gand, hier soir.
Un show magique, même si la setlist incluait 98% de vieux hits des sixties.


Aux drums John Steel - Claviers : Mickey Gallagher (il avait déjà remplacé Alan Price en 1965). Mickey est une légende à lui seul : claviériste des Blockheads de Ian (Sex and drugs and R'nR) Dury, membre du band de Paul McCartney, crédité sur le 'London Calling' des Clash... une perle aux claviers. Il a rejoint la bande à John en 2003, après le décès de Dave Rowberry.
Le guitariste est l'excellent Johnnie Williamson. Ex membre de Titanic,il accompagne aussi Jerry Donahue(Fairport Convention). La lourde tâche de remplacer Eric Burdon échoit à l'imposant bassiste Pete Barton. Il est de l'aventure Animals depuis 92. Il a joué avec les Mindbenders,le Swingin Blue Jeans et la dernière version des Move. Son timbre vocal et sa présence scénique ont réussi à faire oublier master Eric.
Du British raw and dirty rythm'n blues vintage 1964 comme on l'aime. Mes jeunes voisins (16 ans), frontstage, ont écarquillé leurs yeux en voyant ces sexagénaires, sur scène et dans le public, faire une java de tous les diables. Les petits bricoleurs de 2008 peuvent se cacher sous terre.
'Baby let me take you home' la fête commence. Dès le second titre, 'It's my life' dédié à la mémoire des 2 disparus, Chas et Dave, c'est la folie.
But baby, but baby
remember, remember
it's my life and I'll do what I want....
T'as pigé !
Screaming Jay Hawkins : 'I put a spell on you', nous aussi on est ensorcelé. Mickey et Johnny rivalisent d'adresse en souriant. Ils s'amusent, Gent ook.
Jimmy Reed 'Bright lights,big city', c'est le grand jeu. The old ones are the best , dixit Peter. Damn right, guy !
'I believe to my soul' Ray Charles.Mr Gallagher is the man !
Une intro à la slide et church organ, tchik, tchik fait la batterie, time for a voodoo song 'Expect the unexpected...' chante Peter. Qui a ouvert la cage ? Les fauves sont aux abois.
Quelques notes du next one et je tremble comme un premier communiant : 'Don't let me be misunderstood'. I'm just a soul whose intentions are good, Oh Lord please don't let me be misunderstood... repris par une chorale de fervents Animal lovers.
Dédié à Rory Gallagher, du blues rock saignant, avec solo de slide épicé 'Just about my life'.
C'est pas vrai : 'Susie Q' une version diamant pur. Fientje, 15 ans : 'Kent u alles, meneer ?' Non, meisje, pas tout, mais le rock dans les années 60, c'était pas bidon et Susie Q c'est une madame qui a du sex appeal. Sexe sans piles, qu'elle comprend. Laisse tomber, meisje !
Ray Charles, bis : 'Hallellujah'. Un petit Sam Cooke 'Bring it on home to me' soulful. 'Don't bring me down' du rythm'n blues venant des tripes.
'I'm crying' 1964, le British blues boom. The Animals on top, mais aussi Spencer Davis Group : quelle époque !
'C C Rider' un show professionnel et enthousiasmant à la fois. Ils connaissent leur job sur le bout des doigts et amènent le public au nirvana. John Lee Hooker 'Boom Boom'. Herman De Croo et tous ses copains Gantois tapent des mains et gueulent boom boom. Mickey s'amuse comme un fou, ses doigts virevoltent, tandis que Johnny te sort des riffs dévastateurs.
1965 guerre du Vietnam, ce titre est resté dans les charts pendant 3 ans. 'We gotta get out of this place'. On est sans voix après avoir hurlé cet hymne iconique.
Bye,bye Gent ...
Acclamations... Ils reviennent aussi sec et ......Natürlich ..'House of the rising sun'. Ce cantique immortel, repris, la larme à l'oeil, par jeunes et vieux sur la place St Baafs ...
Un instant inoubliable. Les esprits chagrins diront : bah, ce n'est qu'un coverband reprenant des trucs archi-connus... Menneke, les Animals & friends, tu peux me le resservir tous les jours, je te laisse les Editors, Air Traffic, The Prodigy et tutti quanti.. Signé Papy!

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 14:02
L'Alphabet, chaussée de Wavre 1389 à Auderghem, une brasserie/resto sympa, organise régulièrement des concerts blues/roots (free entrance!).

Ce samedi THE NEVERGREENS
Du western swing /country/bluegrass/guitar jazz /blues de la meilleure veine. Normal au vu du line-up : Wim Hombergen (vocals,acoustic guitar), de renommée Kleptomania - Pierre De Decker (basse acoustique, backing vocals). Niets te zien met Jean (Judo ou Judas!) - Marie. Pierre, le calme a joué ses lignes de basse sobres dans ' La Bande Sonore' (aux vocals,la superbe Andrea Croonenberghs, le cinéma elle connaît...). Il a traîné avec Walter Verdin (remember 'Pas de Deux' à l'Eurovision) et il officie comme programmateur radio à la VRT - Dirk De Groef (vocals, lead guitar , une superbe et flamboyante Bordeaux - Red Guild). Dirk est de l'aventure 'La Bande Sonore' comme son pote, Pierre. Il a joué avec Kris De Bruyne ou Beau Geste.
Le trio a roulé sa bosse : Cognac bluesfestival, Plazey, Marktrock, Jazz Jette June... tous les clubs du Brussels blues circuit les ont accueillis.

A 20h45', les joyeux lurons sont attablés et attendent leur pitance en faisant un sort à un Beaujolais, ou était-ce un Mouton-Rothschild ?
21h45', du monde en salle, les plus tout verts attaquent le premier set.
Trois notes de 'T-Bone Shuffle' et les bouffeurs de steak ont reposé leurs couverts et écoutent, ébahis. Dirk au chant, pour ce classique de T-Bone Walker, sa guitare décolle et on nous sert un break jazzy succulent. Excellent apéritif !
'Romp'n Stomp' un petit rockabilly. 'Little Sister' classique des classiques (Mort Shuman pour les lyrics). On adore la version de Ry Cooder. Fais pas comme ta grande soeur, te fous pas de moi, petite soeur... please, please, please... Le Dirk tient une forme Pékin, le public réagit au quart de tour. Un instrumental country 'Hangglider', on est mis à contribution pour pousser quelques ooh aahs sentant bon la bolognaise. 'Reckless' Wim va vous chanter sa vie ...'I've been guilty since the day I was born...', les femmes, les drogues, la booze et les hémorroïdes...
'Long John' du western/swing sentant bon le Kentucky. Allez je vois que vous voulez danser, un frotting blues 'Blues stay away from me' un traditional (Delmore Brothers). Solo lumineux de Dirk, relayé par la douceur acoustique de Wim, Pierre imperturbable ajoute ses notes de basse réservées. Un plongeon retro voluptueux. 'My Baby' 1955, Little Walter. Pièce maîtresse du Chess label. Magistral.
Qui connaît John Prine ? Ikke ...'Same thing happening to me' en route, Greyhound bus line, vers le Missouri ou le Tennessee. Blues time : 'Wine-spo-dee-o-dee'. Wim adore ce titre, Kleptomania le joue en rappel. Riffs rageurs de Mr Dirk, et pan dans les gencives. Hymne oenologique imparable!
'Guardian' une compo de maître Hombergen. Un instrumental dentelle de Bruges. 'Hold my baby' western swing. Les clients soulignent le rythme en tapant sur les tables, mon demi fait des bonds de 10 cm. My legs get shaky, baby.
Une chanson dédiée à Bruxelles : 'Bright lights, big city' Jimmy Reed. Un blues tonitruant. Le bistro entier reprend le chorus. 'Bright lights,big city Gone to my baby's head...' quelques lignes d'harmonica de Moby Dirk pour amener le morceau à son terme. A last one for this set : 'Flip Flop'. Tout en légèreté... 'I don't care if I die...' mais non, les mecs on ne veut pas clamser, on veut écouter le second set.

Le patron nous paye un godet, Dany en est à sa Chouffe numéro 6 et on annonce des contrôles sur la chaussée de Wavre. Prudent, je me contente d'une Pils. Je compte rouler phares éteints, pour échapper à Starsky et à sa copine...

Set 2 : 23h05
'Honolulu Baby' a ukulele song. Thème du Laurel et Hardy 'Sons of the desert' Oliver, where are you ? I'm here Stan et Pipou (Lacomblez) est là aussi, sans ses sucettes. Il faut espérer que le patron ait une bonne réserve de J&B. Wim Laurel nous gratifie d'un solo de kazoo hawaïen. 'Yakety Yak' the Coasters. Fun, fun, fun... kazoo on the rock.
Dancing time : 'Makin Whoopee' du jazz Marilyn Monroe. Pureté et feeling. Deux guitaristes talentueux et Pierre, serein, en pacemaker. 'Gangsters' un instrumental Al Capone se terminant en corrida : Ole!
Pierre à l'avant plan : 'Raided the joint' Speakeasy Broadway music. Du fingersnapping jazz. 1925/1930 la prohibition, Charleston, les suffragettes ont réussi à faire admettre le vote du sexe faible... Pour les lendemains de la veille 'Why get up'. Mal au crâne, je reste au pieu ! Wim pique un sprint final Cavendish blend.
'The One' des Seatsniffers, gloire anversoise. Auderghem sur l'Escault. 'A chance with you' volle gaz, zegt Dirk. Tu peux plus bouger, le troquet est bourré. Les passants entendant le set buiten, se pressent inside. Eh, BOF, viens jouer avec nous ! Il sort un harmonica de ses jeans et 'I'm a King Bee' Slim Harpo. Les Stones jouaient ce juicy blues en 1964. Chicago time, du nectar !
'Get rhythm' Une setlist impeccable, un jeu parfait. Rien à jeter.
Vous devenez mous, people ! Rock'n roll, time : 'Oh baby what you gonna do' Femme, tu me fatigues. Marre de te courir au cul, tes one night stands se répètent, ras le bol...
Du mouvement au comptoir, les esprits s'échauffent, le ton s'élève, de belliqueux analphabètes à l'Alphabet ? La musique adoucit les moeurs : 'Albatross' Fleetwood Mac. Mieux qu'un tranquillisant. 'Knock me a kiss' Louis Jordan. C'est lui qui a pavé la place Jourdan, hurle Pipou, flanqué d'une madame hyper sexy. En hommage à Bo Diddley, mort en ce début juin, 'Love's out of Fashion' Un Bo-Diddley beat démentiel.
Registre différent, tu t'ennuies jamais avec the Nevergreens, une encyclopédie rock : Taj Mahal 'Queen Bee'. Du blues rural pur jus, Wim à harmonica mielleux.
Une surprise pour vous, bonnes gens. Il s'est lavé pendant des années à l'Omo, il a racheté le répertoire des Beatles, sa soeur est une spécialiste du nipple-slip... 'Bad' de Michael Jackson. Hilarante,cette version country. Le petit Michael reprend des couleurs.
Je l'attendais, merci Wim : 'Route 66' direction down south. Quelques travaux, 10 miles/hour, avant de reprendre le rythme de croisière... get your kicks on route 66... Ovation, on allume les briquets... Une finale anthologique.
Le patron envoie un disque 'all right now' Free.
Dirk ramasse sa Guild, ses copains font de même avec leur outil.
On coupe le CD. All right now LIVE. On hurle le chorus, les flics passant dans le coin font pareil, les tables tremblent, la folie ! L'apothéose.
Nog eentje! 'I ain't got you' The Animals Dirk, déchaîné, transformé en rock guitar hero, un TGV, plus rapide que la 65 Cadillac d'Eric Burdon. On va pas s'arrêter ici : 'It's all over now' on revisite tous les classiques. Auderghem fête le 21 juillet avec 2 jours d' avance. Wah Wah fait la Guild de Dirk, faudrait faire pisser le clebs.
Rappel 4 : 'Always late (with your kisses)' retour au swing.
00:35 : the end. Excellente soirée de good feeling music, jouée par des experts. On recommande aux esprits chagrins!
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Published by Michel (Photo de Wim et Michel : Christian Tuyns) - dans Concerts
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:27
Recyclart Holidays 2008 - tous les vendredis en été. La gare Bruxelles-Chapelle transformée en Mecque underground. The place to be pour tout Bruxellois se prétendant branché.
Pas le style St Géry ou place du Châtelain. Le plan c'est de se montrer en clodo ou neo baba-cool (jette un coup d'oeil à leur flyer), mégot au bec, canette du night-shop du coin en main (la bouteille de vodka ou de gin est tolérée), n'oublie pas ta réserve de cannabis ! Tu salues tout le monde de loin et t'attends que les organisateurs, les plus nuls et suffisants du continent, donnent le signe de départ des festivités.
Météo incertaine hier, t'es en Belgique, gars..., donc pas de podium outside. Des affiches aux murs annoncent : premier groupe, 'Les Bicyclettes Blanches' à 20h.
A 20h aha aha ...., la rigolade ! A 21h15, un gigolo, muni d'un stift noir, vient rayer le nom de la liste : canceled(American English),  avec 2 l =British English. Les bicyclettes blanches chauffées par un local indélicat, pas très clair.
That's Recyclart, Renouar!
5' plus tard, les gardes-chiourmes t'autorisent à pénétrer dans l'antre.
Finalement, en supprimant un groupe, le retard n'est plus d'une heure et demie....

21h40' Stig Noise Soundsystem
Un groupe underground from Liverpool. Wild bastards playing their wild music,pour citer un rosbif. Un collectif déjanté surprenant et jouissif.
Il a vu le jour en 1999, a enregistré 2CD 's 'Pissed as Art' (2003) contenant leurs premiers efforts et 'Rum'n Brass' 2006 + un 12" en 2007 'Loud More Yes'.
Ils s'amènent à 5 on stage : un trompettiste , jouant également d'un mini-clavier et tapant de temps en temps sur une grosse caisse -un lap-steel guitariste-un batteur déchaîné -un bassiste de 25kg et le dreadlocked chef aux guitares et vociférations démoniaques, sans oublier les cabrioles dans le public. Un sixième mec, aux turntables, ajoute des weird sounds aux compositions enthousiastes des Liverpudlians.
Décrire leur set relève de la mission impossible : la musique est un mix improbable de punk, surf rock, mexican mariachi tunes, noise rock, Henri Mancini soundtracks, tribal rock, heavy metal, hawaïan pop, experimental jazz, electro samples.....la totale. Un seul nom te vient à l'esprit, si tu veux un parallèle : 'Chrome Hoof'.
Ces lunatics tiendront le public en haleine pendant 45' .
Quelques titres balancés hier : 'Stig as Fuk' - 'For All he Wang' -  'Mexican Outburst' avec trompette lyrique et lapsteel sombrero, avant que le mégalomane guitariste ne se mette à vociférer (dans un headphone), tel un Iroquois ayant surpris sa squaw dans le lit de Sarkozy. Il pique une crise de nerf, se bat avec sa guitare, la jette en l'air, l'attache à un câble au dessus de la scène et l'envoie mourir à nos pieds. Plus tard il fera de même avec les éléments de batterie et un petit Casio. Au premier rang on a tous failli attraper un instrument en pleine tronche. Je passe sous silence le moment où se prenant pour Johnny Weissmuller, il se balance dangereusement au dessus du podium. Il se soigne à l'epo:les médecins du Tour sont sur le coup, probable que l'équipe sera interdite de départ demain.
Un show très physique et une approche musicale novatrice. Ce band va devenir légendaire.
Stig Noise Soundsystem is the name!

Temps pour un houblon ! La gare est pleine de connaissances : Yves et sa Hoegaerden - les mecs de 1982 (le rockband ayant le vent en poupe) + jolies nanas - Nathan un taxidermiste à la recherche d'un animal à empailler - de Volanges-la Fantastique Night team...Il ne manquait qu'Arno (il avait un rendez-vous avec Carla Bruni).

22 h50 The Magnetix
Un duo bordelais, adepte du garage/surf rock primaire.
A la guitare et effect pedals : le mec, Looch, je suis la réincarnation du King, Vibrato !
A la batterie : la sexy catwoman : Aggy, je joue pieds nus, Sonora (tu choisis : Nastassja Kinski, version Catpeople ou Halle Berry, version 2004).
Ces joyeux Frenchies te ramènent dans les fifties/sixties, même si le concept te fait songer aux White Stripes. Un son bordélique à la Cramps, une attitude white trash, des beats de batterie minimalistes et un son de guitare fuzzy.
Les jambes d'Aggy sont attractives, mais, après 20' leur punk surf assaisonné de reverb et vibrato ne te divertit plus. D'autant plus que quelques crétins s'amusent à sauter comme des ours en rut, chope en main, et donc à t'inonder de pisse de chat en te bousculant, sans commisération, vers les barrières frontstage. Mon voisin, le dernier des Mohicans, réagit en envoyant son bock sur la tête du plus excité. Apparition d'un Rambo local pour calmer les esprits.
Atmosphère Recyclart typique.
Quelques titres de la setlist (le son était merdique ,les lyrics même en français incompréhensibles) : Missin - Feel High - Nulle autre - Trop Tard - Stop to think (il y longtemps que certains spectateurs ont stoppé,mec) - Get U - Hand Lines - Nonsense (c'est clair, Albert) - Brain Out (tu insistes) - Exit (mais ils continuent) - Tell Me - Living - Head off - Chalet - Invasion X et Down... rappels inclus.
Un dernier godet avec Yves ,qui a décidé de rester pour Frustration et Cheveu et je me tire (minuit et demie). On baigne déjà dans la Maes jusqu'aux mollets.
Dehors 300 personnes sont attroupées... Eddie Merckx vient-il de remporter de Ronde van Frankrijk?
Nein, ces assoiffés font un sort à tout ce qui tire 5° ou plus en devisant joyeusement sur le prix exorbitant de la poudre ....
Tu serres quelques paluches et tu retournes à la civilisation.

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 20:45
Pendant l'été, chaque lundi soir, Halle organise les Stroppenconcerten. La jeunesse du Pajottenland et leurs géniteurs viennent y picoler en famille ,dans une ambiance boerenkermis.

Soirée découverte en ce jour de fête nationale bleu blanc rouge.Deux groupes envoyés par Poppunt, soutenant les bands débutants.

Douglas Firs - 20h30
Un projet des frères Van Hellemont.
Gertjan : lead vocals, acoustic or lead guitar, harmonica, lapsteel - Sem : piano électrique et second vocals.
Hier ils jouaient en duo, mais ils répètent en quartet (une basse et drums) pour leurs prochains gigs.
Douglas Firs,wat is dat ? Un conifère, style Sequoia, an evergreen tree.
De l'indie/folk/americana, originaire de Meise (y ont-ils vu les fameux sapins?), joué par de jeunes musiciens qui savent comment écrire a good song.
'Apple' intro à l'acoustique 'I was thinking about moving to a far away land...' un soft country rock attachant. Cherche du côté de Ryan Adams, Grant Lee Buffalo ou Elliott Smith. Un timbre te faisant penser à un young Bob Dylan. 'Cocaïne Murder' ..she's killing me with lots of cocaïne... Gertjan s'est saisi d'une guitare électrique pour ce titre dédié à Tom Boonen. '
Chidhood fevers' du bon boulot de songwriting. Normal, en citant les Beatles comme influence. 'Dirty Dog' un petit blues carnassier et nerveux, avec jeu de piano boogie.
Malheureusement 9/10 du public n'en a rien à cirer. En moins de deux les fûts de Palm, gracieusement offerts par la brasserie du même nom, sont à sec.
Les kets, imperturbables, continuent leur set. On est une vingtaine à apprécier leur maturité étonnante. 'The Bridge', une ballade country traditionnelle. Time for a cover, le brillant 'Come pick me up' de Ryan Adams. De chouettes close harmonies, les frérots sont complices.
Une nouvelle chanson, zegt GertJan : 'I will let you down' un midtempo mélancolique.
'The Kitchen Table' à la lapsteel. Grande chanson de rupture, philosophique ! Elle a mis les bouts, tu ferais mieux de boire quelques verres et d'aller te coucher au lieu de pleurer, affalé sur la table de la cuisine... au risque de te tirer une balle dans la cervelle.
Vader, moeder en de pintjes...., les gosses jouant au ballon face à la scène : une image des Stroppenbierfeeste
n.... Halle n'a rien entendu de la tragédie, narrée dans Kitchen Table.
''
Love is Hell part III' ces mecs n'ont pas 20 ans et déjà l'amour c'est l'enfer !
'Thirteen' une cover délicate de Big Star (tu sais, ce groupe dans lequel il y avait Alex Chilton, mais aussi Jon Auer et Ken Stringfellow des Posies). Les Van Hellemont Bros ont des lettres.
'Love you now' un joyeux piano. 'Mercury' le mercure monte.Freddie, nog een pintje ?
'New Memories' een twee drie, un harmonica amorce ce titre sentant bon le Neil Young. 'Shimmer & Glow' Don't let me fall into chaos ....I wanna go home .... chante G J. Pas à dire, les gamins sont doués.
'Sally' qui travaillait, mal, à la librairie du coin (du côté de Nashville), elle voulait épouser un countryman pour échapper à sa condition. Life ain't easy,baby... Un harmonieux break a capella.
'Lies' de Glen Hansard, le mec des Frames. Ce titre impeccable est sur le soundtrack du film 'Once'.
Et la dernière : 'Baby Jack' une nouvelle perle Americana. Le public amorphe applaudit à peine, ces snobinards auraient préféré entendre Lange Jojo chantant Viva Bomma pataten met Saucissen...
Douglas Firs à voir dans de bonnes conditions,le groupe a du potentiel !

Marco Z & the Cosmopolitan Cowboys
De la country/bluegrass ,originaire de Dilbeek, capitale brabançonne de la West-Virginia.

Marco débute alone, à l'acoustique.
'Be my baby' une cover (pas celle des Ronettes) ...I saw you walking down the street ..démarre le set. Good voice, for sure ! 'Home with me' et 'Marketing song' du folk/pop ou du pop/rock avec des lyrics facilement mémorisables. Marco accroche l'assistance par son mix d'éléments country traditionnels et d'ingrédients pop plus contemporains. Les Byrds ou Flying Burrito Bros rencontrant Stephen Malkmus. Commander Cody épousant Jack Johnson.
Stoffel, à la lead guitar, se joint à Zorro pour 'Did you ever get something back from the lonely' un downtempo nostalgique à connotation sociale. Un jeu de guitare laidback, remember J J Cale!
'Pebble in your shoe' un waltz/country/blues serein. Pas facile d'escalader Longs Peak, dans les Rocky Mountains, si t'as un caillou dans la godasse. 'Flame' a country ballad, aux lyrics misogynes (girls are bitches...). Heureusement, le Women's Liberation Front est en grève.
'I'm a Bird' du hillbilly avec chouettes harmonies vocales. La Senne mouille les Appalaches. Merle Haggard in het Pajottenland.
Quelques Halse meisjes, imbibées, dansent avec leurs clebs. Les mecs en sont à leur vingt-sixième Palm, au comptoir. Niko, shakers et tambourin, s'ajoute au duo.
En formation complète, il y a 2 cowboys (Stoffel et Niko à la batterie) et une cowgirl, Marleen. Elle souffre de fièvre aphteuse. 'Just like Annie' bien ficelé ce country rock, avec quelques touches d'ironie.
'Strong words for weak minds' bienheureux les faibles d'esprit. Un trio de line-dancers (middle-aged danseressen) envahit la piste face à la scène. Très au point leur numéro. Wild,wild west...
'Pills Pills Pills' la chanson préférée des Hallois ! Ils avaient compris pils.
Les line-dancers ont trouvé un élément masculin. Stoffel nous balance un vintage western solo. Marco remballe le docteur et ses pillules. 'Toy Machine' un morceau romantique, euh ce jouet est un phallus (vibro-massant...). Lyrics caustiques, musique Grand Ole Opry. 'Innervoice' 10 line-dancers, c'est contagieux. Une mamie m'invite à entrer dans le quadrille. Je ne danse jamais entre les repas, madame... Ambiance western.
'Let go' Yippee- i -ay- i- ya, à l'assaut, Pecos Bill ! Tout le monde en farandole autour du feu de camp, en espérant que Sitting Bull n'ait pas prévu une attaque surprise, pour s'emparer de Fort Alamo.
A slow one 'I did you wrong' Marco a le bon goût de varier le menu. La guitare se fait mandoline, un petit Tex-Mex bien langoureux.
Une cover 'Satellite of Love' une version country d'un des plus gros hits de Lou Reed (album Transformer). Et une dernière 'Every Single Time', un nouveau country swing fringant.
Marco Z a sorti un EP: 'Pills Pills Pills'
On ne s'est pas ennuyé à Halle, et le 'Satellite of love' est resté dans mon cerveau toute la nuit.

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