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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 14:03
La session Live de Blown à Radio Activ' 101.9 FM, Langueux, le 23 janvier 2020

BLOWN à la session live de radio activ' - jeudi 23 Janvier 2020

 

Radio Activ' 101.9 FM, Langueux, ça devient une très bonne habitude, c'est le retour du jeudi qu'on attend avec impatience, direction la session live . 

Ce soir inspire, respire, ça déchire et ça transpire dans le public soufflé par les brestois de Blown dont le fan club se manifeste bruyamment.

 Les 5 musiciens quarantenaires (voir un peu plus), anciens potes de Lycée, développent une grosse ambiance à l'énergie métallique directly from hell. 

2 guitares (man) tranchantes, basse batterie puissantes et carrées, chanteur solide au phrasé Zack de la Rocha.

 Les compos s'enchaînent, musclées et estampillées 90's, 

Les reprises sont sélectionnées dans la lignée, c'est la famille! 'Empower' de Downset, ' World on fire' de Mass Hysteria et l'ahurissant 'Killing in the name of ' de Rage Against vous savez qui. 

Un EP 3 titres comme carte de visite, juste pour introduire le groupe mais les musiciens ont déjà envie d'aboutir très vite à un long player. 

Nul doute que ceux qui ont eu la galette entre les mains se sont brûlés des oreilles aux pieds sur des charbons ardents, c'est de la ... 'Built of a bomb', 

Brest, ville froide ? 

Tonnerre de Brest, dixit Marcus l'animateur radio activiste. 

Headbang, headbang, manque de cheveux sur la tête, mais le mouvement reste incontrôlable et continu sur tous les titres! 

Mention spéciale au déboulé 'Skin of a lamb' boosté par un riff dévastateur et 'Clear the wake' bien lourd placé avant l'interview et redémarrage sur des chapeaux de roue, 'Paradox' tout aussi riffu puis la nouvelle 'Blood of a grace' aux guitares grinçantes sur un beat massif.

 François, campé sur ses jambes écartées proches de 180 °(au moins), fait vibrer sa basse dans toutes les positions.

 Le facétieux Jean-Alain multiplie les grimaces et les riffs tronçonneuses en binôme avec Yves plus discret mais qui assure de magnifiques soli.

 Gildas scande, éructe et fait danser son flow sur le rythme imperturbable de Marc. 

Le Hell Fest s'est invité à Langueux ce soir et ça fait du bien. 

On était dans la place ... Now you do what they told ya! 

 Vogue, Vogue, Bon vent aux Brestois! Et longue vie aux sessions live !! 

La set list : 1-Sedition 2-Never again 3-Together 4-Weed killers 5-Skin of a lamb 6-Clear the wake 7-Paradox 8-Blood of grace 9-Empower (cover Downset) 10-Built of a bomb 11-World on fire (cover Mass Hysteria) 12-Killing in the name of (cover Rage Against the Machine) 

 

Musiciens BLOWN 

Gildas au chant

 Yves à la guitare 

Jean-Alain à la guitare 

François à la basse 

Marc à la batterie

 

par NO PO

La session Live de Blown à Radio Activ' 101.9 FM, Langueux, le 23 janvier 2020
La session Live de Blown à Radio Activ' 101.9 FM, Langueux, le 23 janvier 2020
La session Live de Blown à Radio Activ' 101.9 FM, Langueux, le 23 janvier 2020

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 15:17
Late as Usual (Nick Malicka et Jean Sabot) au Ty-ar-Vro, Centre Culturel Breton, à Guingamp le 19 octobre 2018

Late as Usual (Nick Malicka et Jean Sabot) au Ty-ar-Vro, Centre Culturel Breton, à Guingamp le 19 octobre 2018

 

Rendez-vous à Guingamp au  Ty-ar-Vro, le Centre Culturel Breton, pour  une soirée de musique celtique organisée par le comité de jumelage Guingamp-Shannon, l'annonce dit: Friday, October 19th - Concert evening followed by an Irish session for the release of the album 'The Garden' by Late as Usual ( Jean Sabot and Nick Malicka).

 

 

Tandis que le duo britto-britannique peaufine les réglages acoustiques en rencontrant quelques problèmes avec le banjo,  tu explores le lieu et te commandes une bière britto.

Nick Malicka ( guitare acoustique/chant), from London, a quitté la perfide Albion en 2010 pour s'établir dans les Côtes- d'Armor, David Cameron n'avait pas encore eu la malencontreuse idée d'un referendum sur le Brexit.

Au UK, il avait fait partie de différentes formations ( Smokeboat, Hyperion ...), jouait au busker ou se produisait dans des pubs avec des potes ( Martin Simpson ou Isaac Guillory e a) , lors d'une période irlandaise il a enregistré un album avec le groupe Veshengro ( comprenant son copain Johnny Burke).

Il ne reste pas inactif depuis son installation en  Bretonnie, il joue, notamment,  avec Erveh , Nelice et Malicka, Morsgael  ou Late as Usual, en compagnie de Jean Sabot.

Jean Sabot ne travaille ni avec un  paroir, ni avec une rouanne,  il manie le banjo, la mandoline et les harmonicas et, de temps en temps, chante.

Les projets fourmillent : Alory/Sabot, Iniskis, Sabot/Dacquay, SSK, Jean Sabot et Laurent Le Bot, Sabot/Le Bars, etc...


Le répertoire de la soirée comprend des extraits de leur dernier album ' The Garden', ( 10€ à l'accueil), des traditionnels celtiques et des compositions de l'harmoniciste.

Le dispositif se met en route avec un instrumental, 'The Weasel / The Ermine', une composition de l'élément français du couple.

Tandis que l'harmonica irradie, l'acoustique accompagne, tout en sobriété.

Guingamp, vous vous posez la question à juste titre, who was late as usual?

Jean, of course!

Place au traditionnel irlandais ' P stands for Paddy', un morceau que tu retrouves au répertoire de Planxty au Cara Dillon. Si le démarrage ( guitare et chant pour Nick, mandoline pour Jean)  est flegmatique, une sérieuse accélération se dessine en vue du poteau final.

The River Spey ( Ecosse) est connue des pêcheurs de saumon, mais aussi pour ses réputées distilleries de whiskey :  Glenfiddich, Glenlivet, Benromach, Glendronach..., le reel 'Spey in Spate' est originaire du coin, on y associe 'The Hurricane' comme l'avait fait Dick Gaughan jadis.

Paupières closes, tu peux imaginer les saumons remonter le courant en bondissant hardiment et le barbu que tu vois sur la berge, sirotant un flacon de gnôle, pourrait bien être Ian Anderson.

L'air irlando-américain ' Jack Haggerty' a été collecté dans le Minnesota, il narre les amours malheureuses d'un raftman ( un draveur).

Il  faut toujours se méfier des filles de forgeron.

Le duo y a soudé la gigue 'Connaughtman's Rambles', histoire d'oublier les malheurs du coeur blessé.

Jean ramasse le banjo pour accompagner son copain, qui a entamé une suite de trois reels débridés,  ' The Flogging/ Moving Clouds/ High reel'.

Moins joyeuse sera la suivante, 'Back home in Derry' a été écrit par le nationaliste, membre de l'IRA, Bobby Sands, mort en prison en 1981 après une grève de la faim qui aura coûté la vie à onze militants , ce qui a valu à Danny Morrison (  Sinn Féin ) de décrire Margaret Thatcher en termes peu élogieux ("the biggest bastard we have ever known" ).

Après un passage en Acadie, 'Le Petit Bûcheux', on remet le cap sur l'Irlande pour "The Miller of Drohan".

Je m'en vais pousser la chansonnette,  déclare Jean, vous la connaissez tous dans la version de Julien Clerc ou Zachary Richard,  je chanterai  'Travailler c'est trop dur' en britto-français .

Dis, Jean, comment fais-tu pour souffler dans deux harmonicas en même temps?

Joe Derrane's ' Roselands barndance' laisse entrevoir  des éléments balkaniques , certains diront bavarois, dans le second mouvement et nous terminons la première mi-temps par 'Paddy's Green Shamrock Shore' traitant de l'immigration irlandaise vers la patrie de l'Oncle Sam. 

 

Petite restauration et légère consommation  avant la reprise.

 

La référence la plus ancienne illustrant la ballade  ' Matty Groves'  date, paraît-il,  de 1613, il est question de la pièce de théâtre  'The Knight of the Burning Pestle',  Francis Beaumont y fait allusion à ce récit d'adultère à la fin tragique, le mari cocufié ne rigolant pas avec l'honneur.

Il y a des lustres tu as entendu Fairport Convention interpréter ce traditionnel, que le duo fait suivre de 'The Morning Dew reel'.

Direction  Nova Scotia pour une suite mouvementée ' The Lime Hill/ Jack Daniel's/ Trip to Winsor' , puis en se souvenant de leur passage au Festival Blues des Deux Rivières, ils reprennent ' Please don't talk about me when I'm gone', un grand classique pas forcément blues, même si Mose Allison l'avait incorporé à son répertoire.

Frank Sinatra, Dean Martin ou Doris Day, eux,  ne sont pas vraiment des adeptes du twelve bar.

' The Procrastination' n'est pas un roman psychologique mais un reel composé par Jean Sabot, un beau spécimen incarnant  ponctualité et  résolution.

Vous vous souvenez probablement du long-métrage 'Gangs of New York', narrant la guerre des gangs, mettant aux prises immigrants irlandais et Américains de souche, la chanson ' Paddy's Lamentation'  interprétée par Linda Thompson était reprise sur la B O. du film.

Le titre a été écrit pendant la Guerre de Sécession, des milliers d'Irlandais avaient été embrigadés to fight for Abraham Lincoln, une page d'histoire que l'on n'apprend pas dans les écoles aux States.

Le duo embraye sur ' The Flanagan Brothers jig' accouplée à '  The Opera Reel', aussi connu sous l'appellation 'The Duke of Cornwall Reel'.

Les talons battent la mesure, quelques yeehaa fusent, on va calmer ces cris d' allégresse en envoyant le bluegrass ' Rattle my cage' qui sera suivi par deux valses  ' Margaret's Waltz et 'Manon's Waltz', la dernière étant dédicacée à la fille de Jean.

'Courting In The Kitchen' is about a man who courts a serving girl in her master's kitchen, sauf que c'est la fille qui a fait les avances, l'apprenti Don Juan s'est retrouvé au cabanon pour six mois.

Une leçon à tirer de ce triste récit, Nick?

Messieurs, n'essayez jamais de faire l'amour dans la cuisine!

L'histoire grivoise est ponctuée par le reel  'Over the Moor to Maggie' qui termine ce concert prisé.


Un bis... o k, en vitesse, we're hungry!

La suite ' The Armorican Reel / The Otter's Nest /In The Tap Room/ Imelda Rowland's' met fin à la partie concert de la soirée, tu  n'assisteras pas à la session de musique irlandaise prévue pour plus tard.

 

 

 



 

 

Late as Usual (Nick Malicka et Jean Sabot) au Ty-ar-Vro, Centre Culturel Breton, à Guingamp le 19 octobre 2018
Late as Usual (Nick Malicka et Jean Sabot) au Ty-ar-Vro, Centre Culturel Breton, à Guingamp le 19 octobre 2018
Late as Usual (Nick Malicka et Jean Sabot) au Ty-ar-Vro, Centre Culturel Breton, à Guingamp le 19 octobre 2018

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 17:51
Tamikrest à Ancienne Belgique - AB (Club), Bruxelles, le 16 octobre 2018

Mitch ZoSo Duterck

TAMIKREST Ancienne Belgique (AB Club) – Bruxelles (BEL) – 2018.10.16
La venue en nos murs d’un groupe issu du peuple touareg et dont l’histoire présente des similitudes avec celle de Tinariwen était une opportunité que je n’ai pas voulu rater, et j’ai bien fait.

Fondé en 2006 Tamikrest se compose de Ousmanne Ag Mossa (guitare et chant), Aghaly Ag Mohamedine (percussions, chant et guitare) et Cheick Ag Tiglia (basse et chant). Leur musique est un mélange subtil entre la musique traditionnelle africaine et le rock et la pop qui nous sont familiers. Originaires de la région de Kidal, autour de la ville du même nom, dans le Nord-Est du Mali, ils ont tous les trois été à l'école "Les enfants de l'Adra", située à Tinzaouaten, une petite ville-oasis du Sahara. Ils y recevront les bases de leur formation musicale. Leur enfance et leur jeunesse ont été marquées par la guerre civile. Beaucoup ont perdu des proches lors des révoltes touaregs dans les années 1990 à 1995, période au cours de laquelle les hommes du désert revendiquaient une autonomie plus grande. Ousmanne et Cheick, préfèreront utiliser la musique pour attirer l’attention du monde entier sur la situation dans laquelle se trouve leur peuple plutôt que de rejoindre la lutte armée pour s’exprimer.

Deux musiciens français additionnels complètent le line up actuel en la personne de Paul Salavagnac, surnommé le « touareg blanc » (guitare) et du Montpellierain Nicolas Grupp (batterie). Parmi les influences musicales majeures du groupe, Tamikrest cite souvent Jimi Hendrix, Pink Floyd et Bob Marley. A ce jour, la discographie du groupe comporte 5 albums : Adagh (2009), Toumastin (2011), Chatma (2013), Taksera (2015) et Kidal (2017)

Set List :
01.Chatma.
02.Outamachek.
03.Fassous.
04.Tanakra.
05.Mawarniya.
06.Itous.
07.Tamiditin.
08.Wartoyed.
09.Wartila.
10.Aratan N’Tinariwen.
11.Imanin Bas Zihoun.
12.Aratan N’Adagh.
13. Djanegh Etoumast.

Familier des concerts des maliens de Tinariwen et des Nigérians de Toumast, je me devais absolument de découvrir Tamikrest. C’est donc avec une certaine dose d’adrénaline que j’entre le premier dans un AB Club encore vide. Mon pote Johnny du service sécurité me confie que seulement 70 tickets ont été vendus à ce jour, ça risque de faire vide dans un club qui peut contenir quatre fois plus d’acheteurs de sésames. Nous serons heureusement près de 200 au moment ou les lumières de la petite salle s’éteindront.
Ca démarre doucement aux accents de « Chatma » mais on peut déjà sentir que les gars qui sont sur scène savent ce qu’est un instrument, ça joue bien et cette pulsation africaine qui t’oblige à onduler en rythme s’insinue en toi et se propage dans tout ton corps, qu’est-ce-que c‘est bon, délicieux même. Allez bouge ! Yallah, Yallah ! Le groupe nous montre déjà une autre facette de son talent avec des rythmes que Bob Marley aurait certainement apprécié.

Il y a une invitée surprise ce soir en la personne de la chanteuse marocaine Hindi Zahra qui vint apporter sa touche personnelle sur « Tamiditin ». Et l’ambiance continue à monter avec certaines touches de Jimi Hendrix et de Mark Knopfler bien nettes dans le jeu en fingerpicking d’Ouasmanne. C’est dans ce style là que Tamikrest se démarque nettement de Tinariwen, ici, les musiciens sont plus jeunes et ils ont certainement eu un accès plus
facile que leurs aînés au rock anglo-saxon qu’ils ont parfaitement intégré. A certains moments on croirait entendre des riffs de Led Zeppelin, ce qui n’est certainement pas pour me déplaire non plus. Passage d’Aghaly Ag Mohamedine à la guitare pour un titre. Notre homme à un style différent de son ami Ousmanne, le « nouveau » guitariste est encore plus incisif, plus rock. On en arrive à penser qu’un duo avec Ousmanne donnerait à coup sûr quelque chose d’énorme, un rêve ! Les rythmes se sont accélérés et toute la salle conquise, danse, danse, danse, comme si la nuit ne devait jamais finir.

Chaque morceau devint une jam au cours de laquelle chaque musicien trouve le temps et l’espace nécessaires pour s’exprimer : « Aratan N’Tinariwen » est une tuerie, ça groove comme jamais. En rappel, « Aratan N’Adagh » nous entraîne sur un terrain plus psychédélique, un peu à la « Careful with that axe, Eugene » de Pink Floyd. Le texte est plus grave puisqu’il traite des difficultés de la vie des Touaregs, du désert, de la sécheresse, du manque d’infrastructures comme des hôpitaux par exemple et des enfants qui sont bien souvent les premières victimes des conflits.

On terminera dans une sorte de transe collective sur « Djanegh Etoumast » et c’est sous une formidable ovation que le groupe se retire après cette prestation de très haut niveau. Cela fait un an qu’ils n’étaient plus venus, espérons que j’aurai l’occasion de les revoir avant ça. Si vous le désirez, je ne saurais trop vous conseiller que de plonger dans leur album live « Taksera » enregistré à Alsfeld, Allemagne, en 2014. Montez le son et laissez-vous emporter par les rythmes envoûtants de Tamikrest.

Un immense merci pour cette soirée magique.

Mitch « ZoSo » Duterck

Tamikrest à Ancienne Belgique - AB (Club), Bruxelles, le 16 octobre 2018
Tamikrest à Ancienne Belgique - AB (Club), Bruxelles, le 16 octobre 2018
Tamikrest à Ancienne Belgique - AB (Club), Bruxelles, le 16 octobre 2018
Tamikrest à Ancienne Belgique - AB (Club), Bruxelles, le 16 octobre 2018

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 16:58
Aynsley Lister à La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 14 octobre 2018

Aynsley Lister à La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 14 octobre 2018

 

Melrose invite le Multi Blues Award Winner Aynsley Lister à se produire solo à La Grande Ourse. Pour reprendre la pub d'un club de Alstonefield: this is a rare chance to see Aynsley Lister up close and personal in a stripped down, intimate setting...

Les  Bretons, férus de blues l'entendaient bien ainsi et sont venus nombreux dans l'accueillante salle saint-agathonnaise.

 

A 17:30', le Hugh Grant lookalike, 41 balais, on lui en donne 25, apparaît pour s'installer sur deux chaises empilées, après avoir salué le public et vanté la qualité de la salle, il entame le nième concert de son Eyes Wide Open Tour, du nom de son dernier  ouvrage, le treizième depuis ses débuts en 1995.

' Straight Talking Woman' , un extrait de 'Home' ( 2013) ouvre les débats, le titre s'adresse straight to your soul, la guitare tantôt mélodieuse, tantôt rugueuse, mais toujours imaginative, captive une assemblée qui ne regrette pas  l'absence d'un full band.

Aynsley a le bon goût d'introduire les morceaux et nous propose 'Slow Dancing In a Burning Room' de John Mayer, un midtempo fascinant qui possède tous les ingrédients requis pour plaire au sexe, autrefois baptisé comme faible.

'Il Grande Maffioso' , un premier fragment de son dernier effort, aux intonations latines, joue la carte tango blues, les effets de vibrato devant plaire aux amateurs de soundtrack des films de Tarantino.

Great stuff!

Séquence réglages techniques avant la reprise de Sheryl Crow 'Are You Strong Enough To Be My Man', aux lyrics légèrement adaptés, puisque Aynsley chante I'm strong enough to be your man.

Heureusement, aucune trace de Lance Armstrong dans l'amphithéâtre!

Je dois avoir écrit ' The  Mississippi Lawnmower Blues' il y a plus de dix ans.

Le morceau se retrouve sur ' Pilgrimage' , un album crédité Aynsley Lister, Ian Parker and Erja Lyytinen, soit trois des meilleurs représentants de la jeune génération blues.

 La guitare élastique, combinée à  la stomp box, vient te chatouiller les neurones tandis que ton talon droit bat la mesure.

Il ramasse son second jouet pour attaquer 'Tush' ( Z Z Top)  à la slide  pour ensuite  embrayer sur le premier slow blues de la soirée, sa version reluisante de 'Ain't no sunshine' qu'il termine par un Yeah de satisfaction avant d'opter pour un boogie de John Lee Hooker ' The mad man blues', il y insère 'Boom Boom' du même fils d' ( nom malgré son nom on ne dira pas de p...)  un ouvrier agricole.

'One last time' affiche d'intéressants relents western swing, et après un drop D tuning, il propose le folky  'Rain' qui démarre sur un tempo nonchalant à la manière de Tony Joe White.

Ce n'est pas le déluge mais plutôt un sale petit crachin qui engendre un sentiment de  mélancolie inhérent à l'automne.

C'est sur l'album 'Equilibrium' qu'on retrouve l'incroyable cover de  Gnarls Barkley “Crazy”, au bottleneck la donne est différente.

I rarely play Prince's  ' Purple Rain' solo but if you help me with the chorus...

Saint-Agathon ne se fait pas prier et t'étais pas le seul à frémir sur ton siège en reprenant le refrain.

Bien vu de l'éclairagiste qui a adapté le jeu de lumières à la plage.

Aynsley Lister: où quand la finesse, la dextérité et l'émotion se rejoignent, du grand art!

' Stop breaking down blues' de Robert Johnson  date de 1937, je l'ai dépoussiéré et repeint de coloris plus contemporains en accélérant le tempo!

I've got two more songs, I hope you've enjoyed the gig.

Personne n'a objecté quoi que ce soit et c'est avec un de ses héros, Rory Gallagher , 'As the crow flies' qu'il entame la dernière ligne droite.

On ajoutera que la version originale est bien de Tony Joe White.

L'énergique 'All of your love' clôture un set de 90' , varié et louable, l'auditoire ne s'y est pas trompé et c'est debout qu'il réclame le retour du bluesman anglais.

 

Il revient le sourire aux lèvres pour confesser, j'avais huit ans quand j'ai découvert Jimi Hendrix, voici son 'Little Wing'.

Une dernière perle aérienne et lumineuse qui termine en beauté une soirée parfaite.

Tu dis, Loïc!

Maudits soient les portables intempestifs qui sévissent pendant les meilleurs moments!

Ah, exact, j'allais oublier de le mentionner!

 

Prochain concert Melrose, même lieu, le 4 novembre:  Jamiah Rogers et Annika Chambers!

 

 

 

Aynsley Lister à La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 14 octobre 2018
Aynsley Lister à La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 14 octobre 2018
Aynsley Lister à La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 14 octobre 2018

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 13:44
Cliscouet's Jazz Band à la Salle des Loisirs, Étables-sur-Mer, le 13 octobre 2018

Cliscouet's Jazz Band à la Salle des Loisirs, Étables-sur-Mer, le 13 octobre 2018

 

 

Samedi 13 octobre, le Comité des Fêtes d'Etables-sur-Mer invite,  comme en 2017, le Cliscouët Jazz Band à  animer en langage swing une soirée  particulièrement venteuse.

Le Cliscouët Jazz Band, engendré à Vannes il y a 3/4 ans, est le rejeton de Ludovic Goubet, globetrotter, photographe érotique, chanteur, saxophoniste, féru de jazz, qui s'est établi à Cliscouët, un quartier paisible de la préfecture du Morbihan. L'homme avait flashé sur la cité vannetaise après avoir assisté à son festival de jazz.

 

L'affiche annonce 20:30', selon une habitude armoricaine bien ancrée, les festivités commenceront un quart-d'heure plus tard, à l'heure initialement prévue on dénombre une douzaine de curieux dans la salle, s'apparentant plus à un gymnase qu'à un lieu de spectacle.

Les paroissiens se manifestent au goutte à goutte, le concert débutera à 20:45. 

 Ce soir le combo, à géométrie variable, se produit en formation quintet,  Ludovic a emmené deux saxophones ( un alto, un ténor), à ses côtés,  Etables verra  Jacques Rouinvy, un guitariste racé, membre, e a,  de Mishto ( jazz manouche)  et accompagnateur de divers chanteurs(ses) ( Fatiha Neuman, Jean-Jacques Mel), Henri Trubert à la basse ( Garces ô Gorilles) , Jeff Modestine aux drums et Albert Nathan aux congas et autres engins percussifs.

Sehr geehrte Damen und Herren, ce soir vous entendrez du jazz, du blues, du calypso et d'autres friandises, nous avons choisi de débuter par le fameux 'St. James Infirmary Blues' , et comme je suis un grand fan de Satchmo, même si je joue du saxophone, je vous chante l'intro à sa manière, avec mon accent Danone.

Effectivement, Ludovic entame le standard a capella en se promenant entre les tables avant de rejoindre Henri et Jacques qui l'attendaient sagement au fond de la salle, le batteur et le percussionniste peaufinent leur make-up.

Après un solo de sax sirupeux, la guitare prend le relais et nous place une envolée sinueuse qui a ravi tous les patients de la maison de santé.

Le subtil 'Blues in the closet' voit poindre Jeff et Albert, Etables apprécie en silence, le leader de la formation semble déplorer un certain manque d'enthousiasme.

Il enchaîne sur un titre de saison, ' Autumn leaves' dans la version française 'Les feuilles mortes', qui est d'ailleurs l'originale, merci Prévert/Kosma!  

Le mainstram jazz proposé ce soir convient à merveille à l'assemblée, dans laquelle les moins de cinquante ans se comptent sur les doigts d'une main.

Sur le carton publicitaire que le combo a fait imprimer on lit : "A l'occasion de votre célébration de noces le Cliscouet Jazz Band  se fera un plaisir de vous faire entrer dans son univers et de vous faire partager sa bonne-humeur communicative grâce à un répertoire varié, parfaitement adapté à l’événement.

Aussi disponible pour les cocktails, réceptions, anniversaires, départs en retraite...  "

Après un be bop annoncé sous le titre ' Buck's Walk' ou ' Bugg's walk', permettant d'admirer, une nouvelle fois, le jeu limpide du guitariste auquel succède un solo soigné de Henri, bien dissimulé sous son galurin, le volubile capitaine du vaisseau promet un air plus actuel et propose 'Footprints' de Wayne Shorter.

Albert a failli transpirer et se montrera percutant lors de 'Blue Bossa' de Kenny Dorham, un astucieux mariage de bossa nova et de be bop.

Ensuite Sonny Rollins  nous emmène dans les Caraïbes avec  le chaloupé 'Saint-Thomas'  et on demeure dans les mêmes sonorités avec ' Cantaloupe Island' de Herbie Hancock mais, pour faire plaisir à Albert, on vous l'interprète à la manière de Poncho Sanchez.


Pause syndicale!

 

Une invitée se pointe pour entamer le second set, la chanteuse Anahid Kasbarian   ( Raides Baronnes), vient épauler l'équipe en apportant une touche féminine opportune et gracieuse.

La vieillerie ' Out of Nowhere' ( Johnny Greene et Edward Heyman), merveilleusement dépoussiérée, séduit tout comme l'immortel ' My funny Valentine'. 

Oui, Ludovic, Amy Winehouse a repris 'What a difference a day makes', mais aussi Dinah Washington, Esther Phillips, Aretha Franklin, Frank Sinatra ou Tony Bennett,...

  Anahid ne démérite pas, un voisin, transporté, pousse un cri admiratif.

Hugh Coltman avait joué 'Caravan' à Saint-Brieuc la semaine dernière, le Cliscouet's Jazz Band, après un faux départ, se fend de sa version à Etables.

Vous connaissez le scap?

Pardon?

Anahid et moi allons pratiquer cet exercice vocal pendant ' I got rhythm'.

Ah, oui, d'accord, le scat!

Il peut être légèrement cabot notre Baloo qui s'octroie un répit pendant un vibrant  'Georgia on my mind', brillamment défendu par Anahid, libérée de son mentor.

Le patron rapplique, saisit le micro pour notifier un nouvel arrêt de travail!

Merde, c'est pire qu'à la SNCF, on ne va pas insinuer qu'il abuse, mais,  honnêtement, ces interruptions intempestives ne se justifient pas, il ne faut pas  confondre  une salle des fêtes et un club de jazz!

 Auf Wiedersehen, liebe Leute!

 

 

 




 

Cliscouet's Jazz Band à la Salle des Loisirs, Étables-sur-Mer, le 13 octobre 2018
Cliscouet's Jazz Band à la Salle des Loisirs, Étables-sur-Mer, le 13 octobre 2018
Cliscouet's Jazz Band à la Salle des Loisirs, Étables-sur-Mer, le 13 octobre 2018

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 11:17
 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018

Mitch ZoSo Duterck

CYMBALINE + SO AND SO + BE FLOYD - « Echoes of the Sun X » - Centre Culturel, Ciney (BEL) – 2018.10.13

First Set :

00. Arnold Layne. (not played song, vidéo)
01. See Emily Play. (guest : Alain Pire)
02. Matilda Mother. (guest : Alain Pire)
03. Astronomy Domine.
04. Lucifer Sam.
05. Set The Control For The Heart Of The Sun.
06. Celestial Voices.
07. A Nice Pair. (guest : Alain Pire)
08. Cymbaline. (guests : David Epis, Marie-Laurence Tombal)
09. Fat Old Sun. (guests : David Epis, Marie-Laurence Tombal)

Pour paraphraser Mr. Eddy, je pourrais vous dire que « ça commence comme dans un film noir, un jeune couple embarqué dans une drôle d’histoire » mais non. Car en fait de jeune couple, Pierre Bonmariage que l’on appelle « Monsieur le Président » puisqu’il occupe cette fonction au sein de l’ASBL « Echoes of the Sun », et Benoît Embrechts maître de la Bergerie ont déjà bien au-delà des 40 ans lorsqu’ils font connaissance à l’occasion de la première manifestation du genre. La sauce prend immédiatement entre ces deux dingues, passionnés du Floyd, leur union donne naissance à un petit poupon, tout rosé comme un jeune goret, « Echoes of the Sun » est né.

Tout au long de ces 10 ans de passion et de ténacité, allant parfois jusqu’à l’entêtement chronique, ils vont se lancer des défis insensés pour que vive encore et toujours le grand, l’immense Pink Floyd qui cessera bientôt de se produire sur scène en tant que groupe. C’est donc au dixième anniversaire de leur « bébé » que les « Doux Dingues » nous conviaient cette année. L’événement affichait « sold-out », « vendu-dehors », comme on dit dans Astérix, et samedi soir, quelques 500 privilégiés assistaient à la fête, car ce rendez-vous annuel est à chaque fois une fête orchestrée de main de maître par toute cette joyeuse confrérie Floydienne.

En ouverture, c’est CYMBALINE, le groupe dont le nom est tiré d’un titre faisant partie de l’album « More » qui ouvre les hostilités avec Benoît Emrechts aux commandes du son vaisseau. Un clip vidéo d’Arnold Layne dans lequel nos comitards se sont mis en scène introduit la première partie de ce concert dédié à la période la plus psychédélique de Pink Floyd. C’est à Françoise Botton que revient la lourde tâche de nous raconter l’histoire , ou plutôt , la légende de cet immense groupe anglais et d’introduire les invités de qualité qui rejoindront Cymbaline sur scène en cours de soirée. Le groupe CYMBALINE a fait de très gros progrès depuis l’an dernier et se sent plutôt à l’aise dans son costume de lumière. On a découvert Benoît tour à tour guitariste, puis violoncelliste, le voici cette fois aux claviers.

Un très beau répertoire qui s’étend sur 65 minutes au cours desquelles nous revivrons les  débuts du groupe, la Genèse de Pink Floyd. De « See Emily Play » à « Fat Old Sun » en passant par « Set The Controls For The Heart Of The Sun », c’est un plongeon de 50 ans en arrière que nous effectuerons dans les entrailles de la bête, dans les méandres du cerveau torturé de Syd Barrett, le génie créateur diront certains. Une mention spéciale pour le morceau « Cymblaine » qui mettra la salle debout pour ovationner longuement David Epis qui signe là un superbe solo de guitare dont il a le secret.
Un break est le bienvenu, direction le bar !

Second Set :
01.Echoes.
02. One Of These Days (guest : Youri Nanai)
03. The Great Gig In The Sky (guest : Marie Laurence Tombal)
04.Time. (guest : Marie Laurence Tombal)
05.Us and Them.
06.Shine on You, Crazy Diamond.
07. Welcome To The Machine.
07.Wish You Were Here.

Le second set démarre avec une mise en scène dans laquelle Pierre Bonmariage déguisé en cuisinier suédois du Muppet Show occupe la scène tout affairé qu’il est à cuire son repas avant de se faire expédier par Françoise qui reprend son rôle de « Monsieur Loyal » très à cœur. Même pas peur lorsque notre célèbre rouquine s'entend menacée de la terrible sentence : "One Of These Days, I'm Gonna Cut You In Little Pieces". On est repartis pour 85 minutes de … Pink Floyd

« One of These Days » voit le retour sur scène de Youri Nanai le talentueux bassiste du défunt et Ô combien regretté Terminal Frost, un des groupes qui a fait les beaux jours d’Echoes of The Sun.
Et puis tout à coup, ça va monter en flèche en qualité avec la venue de SO AND SO au sein duquel on retrouve Jean-Luc Evrard et Stéphane Neusy du groupe Cover Age, un band qui a joué à plusieurs reprises pour « Echoes of The Sun ». Deux titres phares de « Dark Side of the Moon » : « Time » et ses célèbres sonneries d’horloges et de réveils en guise d’introduction qui sera suivi du prestigieux « Us and Them » mis en lumière par une prestation cinq étoiles du guitariste-chanteur Pascal Saint-Amand que l’on a malheureusement que trop rarement l’occasion de voir dans le rôle de vocaliste. Ces deux titres vont illuminer le second set de CYMBALINE et on souhaiterait de tout cœur voir SO AND SO jouer cet album dans son intégralité lors d’une prochaine édition, pourquoi pas avec d’autres Coveragiens en guest… tant c’était d’une puissance émotionnelle et musicale rares. Bravo à Vincent « The Killer » Libert qui a une fois de plus démontré à quel point il maîtrise sa batterie et que dire du bassiste-chanteur Stéphane Neusy, d’une régularité métronomique. Françoise a même rejoint ses collègues de SO AND SO dans les chœurs, et de fort belle manière. « Messieurs c’était bien, c’était très bien. C’était parfait ! » Stanislas Lefort aurait été content, pas besoin de reprendre au numéro 17 Herr Kapelmeister, comme dans la « Grande Vadrouille »

On poursuit l’aventure avec le monumental « Shine on You, Crazy Diamond » et son climat à faire planer Katmandou un soir de marché aux herbes.
Autre instant de pur bonheur avec le retour sur scène de Denis Pierret, guitariste-chanteur de Terminal Frost (mais bordel pourquoi ont-ils splitté ?). Denis c’est le genre de chanteur que tu peux écouter toute la soirée sans jamais te lasser, c’est le mec le plus proche de David Gilmour « live » que j’ai jamais entendu au niveau vocal. Ce soir, il nous gratifiera d’une prestation accompagnée de sa douze cordes acoustique, « AAh Tintin, on est bien » que c’est bon mes enfants ! Merci Denis et... reprend du service à l’occasion.

« Wish You Were Here », un autre titre mythique pour clôturer ce second set de CYMBALINE. On me dit parfois que je suis bon public alors je vais une fois encore faire mentir cette idée préconçue. Quand j’aime, je le dis, avec les mots qui conviennent, et quand je n’aime pas…aussi., sans aucun méchanceté. Et, ici, c’est mon côté « je n’ai pas aimé » qui s’exprime. Pourquoi ? Parce que la prestation vocale n’a pas été à la hauteur de ce monument. Jamais le rendu n’atteindra les frontières, même lointaines, de cette chanson bourrée d’Emotions, avec un grand « E ». Le fait de ne pas coller à la ligne mélodique originale du chant est loin d'arranger les choses. Je crois que les bottes de 7 lieues étaient beaucoup trop grandes à chausser pour le prestataire, il était manifestement encore trop tôt pour combattre dans l’arène avec les gladiateurs. Mais ce n’est pas grave, ça se travaille et puis, « Nobody’s Perfect » comme on dit au cinéma dans un célèbre film de Billy Wilder sorti en 1959.

Nouveau break, retrouvons-nous au bar, sans passer par la case Départ » comme on dit au Monopoly.

BE FLOYD - « Echoes of the Sun X » - Centre Culturel, Ciney (BEL) – 2018.10.13

Setlist :

01. Pigs on the Wing.
02. Dogs.
03. Pigs (Three Different Ones).
04. The Happiest Days Our Lives.
05. Another Brick In The Wall (Part II).
06. One Of My Turns.
07. Nobody Home.
08. Hey You.
09. Run Like Hell.
10. Comfortably Numb.

Line Up :

André LECOMTE : Chant et guitare
Ivan TONNERRE : Chant et clavier
Luc ORY : Basse
Fabrice HOETERS : Batterie et chant
Jean Philippe SNIJDERS : Guitare
Seamus from the HOUSES OF THE HOLY : chœurs

A nos âges, après minuit, on commence à bailler à rendre jaloux le requin de « Jaws » et on se demande parfois, pour la forme, s’il ne serait pas plus sage de renter dormir que d’étirer à grand peine des membres qui s’engourdissent de plus en plus souvent. Mais heureusement, l’esprit prend le pas sur la raison et malgré la fuite en avant de quelques spectateurs, l’assemblée reste encore bien compacte pour une heure de concert aussi inhabituelle.

En effet, il est passé minuit lorsque les visétois de BE FLOYD prennent la scène pour mettre la cerise sur le gâteau, et ils ne vont pas se contenter de ça, croyez-moi. Dans leurs bagages, nos hommes ont apporté la crème, la pâte, les fruits, le sucre, les oeufs et tout ce qu’il faut pour transformer un banal dessert en pièce montée digne d’un mariage princier. On attaque d’emblée avec trois titres de ce qui reste mon album préféré : « Animals ».

Quelle claque mes enfants ! Ici aussi on frôle la perfection et, dès les premières notes de « Pigs » on a compris que ce groupe, qui est une découverte pour nous tous, va nous en mettre plein la vue et les oreilles, dont acte ! La voix d’André rappelle étrangement celle d’un Roger Waters des débuts et quand le groupe libère la meute sur « Dogs » c’est la curée, le renard n’y survivra pas. Nous sommes tous baba, bouche bée, comme lorsqu’on a découvert pour la première fois Pamela Anderson dans le générique de « Baywatch ». C’est une tuerie, tout est en place, très professionnel.
Viendra ensuite le tour de « The Wall » avec une sélection de morceaux qui raviront tous les fans dont je fais partie. Oui, j’aime « The Wall » donc je me laisse emporter comme plume au vent au gré des chansons indémodables interprétées avec maestria par BE FLOYD qui joint l’aspect visuel au côté sonore du spectacle sans verser dans la démesure ni le mauvais goût. C’est aux accents poignants de « Comfortably Numb que se terminera cette excellente soirée des 10 ans d’Echoes of the Sun. Bravo à tous, merci de nous offrir de tels moments de bonheur et… vivement l’an prochain !

Quant à BE FLOYD, ce groupe mérite sans conteste une place à l’affiche du Spirit of ’66 de Verviers, Francis, si tu me lis, tu ne le regretteras pas crois-moi.

Mitch « ZoSo » Duterck

 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018
 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018
 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018
 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018
 Story Of Pink Floyd organisé par Echoes of the Sun avec Cymbaline/ Be Floyd / So and So and guests, Théâtre de Ciney le 13 octobre 2018

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 18:04
Festival Blues des Deux Rivières avec Jimmy Reiter Band/ Lisa Mills/ Trudy Lynn, Steve Krase and the Ozdemirs à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

Festival Blues des Deux Rivières avec Jimmy Reiter Band/ Lisa Mills/ Trudy Lynn, Steve Krase and the Ozdemirs à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

 

A 20h, les portes de la salle polyvalente s'ouvrent, les mordus de blues de tous poils se dirigent, soit vers les sièges à l'avant de la scène ( les moins alertes), soit vers le bar ( les déshydratés).

Le neveu d'Albert Raisner, un copain de Franck Dubosc, viendra annoncer les groupes, en maltraitant leur patronyme, à 20:30'.

 

Aus  Deutschland: Jimmy Reiter Band!

 Im Juli 2017 gewann die Jimmy Reiter Band den German Blues Award als beste deutsche Bluesband.

Depuis 2011,  le guitariste Christoph „Jimmy“ Reiter tourne avec son propre combo après avoir passé des années au sein des  Blue Jays de Doug Jay.

Après "High Priest Of Nothing" ( 2011), il sort l'album "Told You So" en 2015, cette rondelle précède deux volumes intitulés 'Soul Guitar Guidebook'.

Le band qui accompagne ce guitariste habile est composé de Nico Dreier aux claviers ( dont un Hammond), de Björn Puls aux drums, un gars qui manie les baguettes avec autant de brio qu'un autre Björn qui utilisait une raquette et d'un Néerlandais au crâne dégarni mais aux doigts agiles, Jasper Mortier!

Le Chicago blues ' Waiting For My Luck To Change' étrenne la soirée, pas de soli tonitruants, aucune forfanterie, simplement du blues haut de gamme, interprété par des gars au sommet de leur art.

Jimmy a le bon goût de présenter ses morceaux, ce qui facilite la tâche des esprits simples devant rendre compte du concert, il introduit 'Woman don't lie' une plage  aux teintes funky incitant aux déhanchements.

Le superbe slow blues ' Move on down the line' est de la plume de Johnny Heartsman, un bluesman de Chicago décédé en 1996, cette plage permet à Nico Dreier de placer une digression à l'Hammond qui aurait plu à Simon Rigot des Narcotic Daffodils.

Retour au matériau propre avec  'I'll Take the Easy Way', un extrait, en mode décontracté, de son premier album.

Le juteux 'Yes I do' lui succède comme sur la rondelle.

Freddie King a gravé  'It's Too Bad' (Things Are Going So Tough)  en 1960,  si il y a bien un morceau qui doit définir le terme blues, 'It's too bad' sort du lot.

Je vous le joue en sourdine, tant pis pour les durs de la feuille.

Au tour du gars bâti dans le mortier qui forge les excellents bassistes de se mettre en évidence pendant  'Can't Stop Thinking About You' qui précède la dernière rafale, car le timing est serré, un boogie bouillant  évoquant Canned Heat.

Michel Drucker rapplique  pour nous prévenir que les complices de Jimmy accompagneront Lisa Mills dont le band fait défaut, son guitariste a été victime d'un accident,  puis il repousse l'armada prussienne et son transfuge orange sur scène pour un bis turbulent, pendant lequel Nico nous la joue Jerry Lee Lewis.

Avec les pieds?

Non, sans les pieds!

A Limoges, le 12 octobre!

 

Lisa Mills, accompagnée par  Nico Dreier, Jasper Mortier et... shit, where is Mister Handsome, le voilà, Björn Puls!

Lisa Mills "a great voice" for the blues, full-throated,  a -t-on lu quelque part, son registre s'apparente à celui de Beth Hart, Janis Joplin ou Etta James, ce soir elle a choisi de nous offrir un répertoire de classiques auxquels elle a ajouté quelques originaux.

Son dernier album 'Mama's Juke Book' date de 2016.

Pour être certaine de se souvenir du nom des musiciens qui l'accompagnent pour la première fois, sans avoir répété, elle a griffonné sur un papelard: Nico Dreier, Jasper Mortier , Björn Puls!

On a cru reconnaître  'Breakin' Up Somebody's Home' comme ouverture de set, la voix est ample, le coffre de Miss Mills est aussi vaste que celui d'Etta James qui avait inclus le titre à son répertoire.

T'es pas le seul à être tombé sous les charmes de Mademoiselle Alabama qui embraye sur  'There's something on your mind' qu'elle attribue à Etta, mais il semblerait que Big Jay McNeely chantait ce country slow purulent déjà  en 1957.

Torch song, number one!

Une année dans la Mississippi High School m'a permis d'apprendre trois mots de français: comment allez-vous?

Ça baigne, Lisa, merci.

'Better than this' is one of my songs.

I love the Southern twang in her voice, murmure un touriste à sa madame.

Il n'y a pas mieux comme ballade, si je me remarie j'insiste pour que le deejay la joue pour ouvrir le bal.

Je pique le capo de Jimmy et on vous envoie 'I can't stop loving you'.

Elle va nous tuer, un trop plein de romantisme n'est pas recommandé par la faculté.

Next one is a capella, 'Make me sing', les battements de mains bretons battent la mesure de ce gospel.

Tu craques, elle va nous achever, ' I've been loving you too long' d'Otis Redding.

Les tripes chantent, tu pleures!

Après l'amour vient l'argent, that's all that matters in this world!

'Money' ( That's what I want), le Motown classic à la sauce Mills, pimentée à l'allemande et décoré d'une tulipe,  valait son pesant de dollars.

Sam Cooke, 'A change is gonna come' est suivi par la réponse qu'Etta James a donnée à Muddy Waters, 'Woman', Jimmy Reiter vient prêter main forte à l'équipe en plaçant quelques riffs meurtriers.

Lisa Mills, c'est pas la madame qui se laisse marcher sur les pieds, les machos sont prévenus.

On garde Jimmy pour la dernière, 'Bring it on home' de Sam Cooke.

Tintin réapparaît en nous demandant si un bis nous intéresse, on n'avait pas vraiment besoin de lui pour rappeler Lisa et sa clique.

Björn insiste pour jouer une de mes compos en rappel, well, I wrote a song about Freddie King, we'll play it for you!

Incroyable prestation du groupe allemand qui accompagnait la chanteuse pour la première fois!

 

 

Le zozo: voici Troudaï Lynn, à moins que ce soit Troudi Laine et son groupe!

Ben, Trudy Lynn, apparaîtra plus tard, car l'honneur d'ouvrir le concert  revient  aux Ozdemirs.

The Özdemirs, das sind Bassist Erkan Özdemir, Urgestein der europäischen Bluesszene, und seine Söhne Kenan Özdemir (Jahrgang 1994) an der Gitarre und am Gesang und Levent Özdemir (Jahrgang 1995) am Schlagzeug.

Erkan a pendant des années été le bras droit de Memo Gonzales et avec ses fistons a oeuvré comme backing band pour des gens tels que Shawn Pittman ,  Sugar Ray Ford, Mike Morgan, Johnny Rawls ou  Angela Brown.

Le trio accompagne la lady de Houston sur les scènes européennes depuis plusieurs années.

La famille lance un shuffle instrumental, pas débile, en attendant l'Amérique.

Un harmonica se fait entendre, on ne sait d'où, Steve Krase, bien classe, précision utile pour ceux qui pensaient voir se pointer un clochard crado, fend la foule pour rejoindre les mercenaires, une fois face au micro, le gars, qui a déjà pondu trois albums ( le dernier en date “Should’ve seen it coming”), nous chante 'Jolene', pas la fille qui pique les mecs des autres nanas, non une copine à son frère que tu peux croiser dans les bars de Houston.

Vachement énergique et rock'n'roll, ce morceau!

I'll do a couple of songs before Trudy comes.

I hope you don't mind.

Fais à ton aise, Steve, on adore tes interventions au mouth harp et tes copains assurent sévère.

'Make You Love Me Baby' de Jerry Lightfoot groove joyeusement , la suivante doit calmer le jeu, il attaque le formidable slow blues ' Night train' ( from Oakland) pour terminer ce hors-d'oeuvre apprécié par 'I don't mind' du Dr Feelgood.

Please, welcome Trudy Lynn.

Lee Audrey Nelms, 71 balais aujourd'hui, était toute jeune lorsque Albert Collins l'invite à chanter quelques titres alors qu'il se produisait sur un kiosque.

Elle a fait du chemin, a récolté quelques palmes et sa discographie approche des 20 exemplaires, le dernier 'Blues Keep Knocking' sent encore le neuf .

Elle entame son tour de chant par 'Blues ain't nothing' , un truc qui remue vicieusement.

La voix est expressive, puissante et intense et comme elle peut compter sur une brigade de choc, les locaux se régalent.

Elle enchaîne sur un morceau aux saveurs New-Orleans.

Dis-nous, combien de titres débutent  par ces simples mots ...I got the blues... ?

 Le blues, ils l'ont tous, Mick Jagger, Gary Moore, B B King, Solomon Burke et ta voisine qui a perdu son chat!

 'Every side of lonesome' ou la solitude des femmes abandonnées, précède un morceau archaïque, 'World of trouble' de Memphis Minnie. Steve, agenouillé devant la diva, lui tient un laïus à l'harmonica à faire pleurer toutes les Madeleine, oui, celle de Proust, aussi.

'Ramblin blues' avait été enregistré par la regrettée Aretha Franklin en 1969, on a failli pleurer en entendant Trudy reprendre  cette pépite.

La madame connaît ses classiques, voici Big Mama Thornton, 'Alright Baby' .

Comme la Blues Queen travaille sans playlist, le set est entrecoupé de blancs afin que la troupe décide quel morceau jouer, ils optent pour ' Down on bended knees' de Johnny Copeland, du blues aux senteurs r'n'b.

Puis vient le titletrack du dernier né 'Blues keep knocking'.

Qui va ouvrir cette foutue porte?

Well, people, ' Red light' signifie la fin du show, Trudy regagne les coulisses, le band poursuit sa route, le signal étant passé au vert.

 

Il est 00:35', l'heure de quitter Belle-Isle, en sortant de la salle tu entends le rappel, ' I just wanna make lovet o you'.

C'est gentil, Trudy, ce n'est plus l'heure des galipettes et Madame m'attend!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Blues des Deux Rivières avec Jimmy Reiter Band/ Lisa Mills/ Trudy Lynn, Steve Krase and the Ozdemirs à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018
Festival Blues des Deux Rivières avec Jimmy Reiter Band/ Lisa Mills/ Trudy Lynn, Steve Krase and the Ozdemirs à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018
Festival Blues des Deux Rivières avec Jimmy Reiter Band/ Lisa Mills/ Trudy Lynn, Steve Krase and the Ozdemirs à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 15:16
Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

 

Pour sa dix-septième édition, les programmateurs du   Festival Blues des Deux Rivières de Belle-Isle-en-Terre ont élaboré une affiche de choix avec comme têtes d'affiche de la première soirée Dani Wilde et Mike Vernon, le fondateur du label Blue Horizon, t'as manqué ça, tu étais au concert de Hugh Coltman à Saint-Brieuc.

Le samedi, le menu était encore plus copieux, Trudy Lynn et  Steve Krase accompagnés par des mercenaires d'Outre-Rhin (The Ozdemirs), Lisa Mills et  le Jimmy Reiter Band étaient appelés à fouler la scène de la Salle Polyvalente à partir de 20:30'.

 

Les Deux Rivières, c'est aussi un festival off, gratuit,  pour ceux dont la fin de mois, ou même le début de mois, est  synonyme de portefeuille vide.

Comme ton carrosse trouve à garer dans le centre de Belle-Isle peu avant 18h, tu décides d'aller faire un tour aux Halles, ce que tu entendais, de loin, plaisait à tes pavillons.

Sur scène, un quintet, The Beanshakers, a entamé la dernière partie de son exercice du jour du sabbat. 

Ces malmeneurs de fèves ne sont pas originaires de Paimpol, où les cocos ne sont pas communistes, mais de Douarnenez, plus connu pour ses sardines.

En 2017, peu de temps après avoir été baptisé par un curé sportif, les Beanshakers se voient décerner le prix Soul Bag au tremplin des  Rendez-vous de l'Erdre (Nantes) , sur la lancée Guillaume Feuillet : guitare et chant/ Geoffrey Chaurand : guitare/ Thierry Perron : harmonica/ Jonathan Caserta : basse  et Tsunam : batterie, enregistrent l'EP ' The Keeper' qu'ils n'ont pas dédié à Hugo Lloris.

Au moment où tu prends place, les  Shakers ont déjà bien entamé leur labeur dans le potager, ça turbine sec sur le podium, en mode Chicago Blues,  OK, le Calumet n'est  probablement pas aussi propice à l'agriculture que le fertile Delta du Mississippi, mais les légumineuses y sautillent joyeusement.

Ces braves gens annoncent ' Tigerman' ( King of the jungle) , on nous a toujours parlé de Tarzan  l'homme singe, mais Rufus Thomas ne jure que par Tigerman.

Des petits soli soignés, un harmonica pas souffreteux et une rythmique solide, sans oublier le timbre viril de Monsieur Feuillet,  l'assemblée savoure!

'Anxious Man Blues' est repris sur leur Extended Play, le mec a beau être angoissé, avoir plein de soucis, travailler pour payer les impôts, le blues  remue salement.

On appuie un peu plus sur le champignon pour ' Baby I don't care', ces flageolets voltigent comme des marrons chauds grillant sur le brasero.

On embarque tous dans le 'Freedom Train', direction le Sud, a place where there ain't no rain, il est vrai que ça drache vilain aujourd'hui. 

C'est déjà la fin du set, un rappel se négocie.

Vous insistez, d'accord.

Buddy Guy et son savoureux  'Let me love you baby'  termine une prestation dont tu as entendu les 25' dernières minutes, c'est assez pour te rendre compte que ce groupe est à revoir pour un concert complet.

 

 

A 250 mètres des Halles, se trouve le Bar de l'Union, il est 18:30', le Trio Iku est prêt à en découdre. Le troquet est sérieusement farci, se commander un demi relève de l'impossible! 

Non, Iku ne vient pas de Wakayama, ni de Yokosuka, Anaïs, une jeune bretonne d'origine nigériane, a opté pour cette identité afin de se lancer dans l'enfer musical, depuis quelque temps. Secondée par des requins/guitaristes moins juvéniles ( Roll Pignault et Gwen Roux), la demoiselle écume les scènes des Côtes-d'Armor ou d'autres départements du Breizh pour chanter son blues, aux forts accents soul.

Quoi?

On te signale qu'elle a été finaliste du festival Blues-sur-Seine 2017 et qu'elle vient de sortir une rondelle ( six titres), baptisée 'Seventeen's heart', elle n'a pas encore 18 ans, donc!

Iku démarre seule, au piano, en interprétant une de ses compostions intitulée ' Freak'.  Tu refiles cette ballade nu soul  à Adele et c'est un tube monstrueux, la voix est limpide et émouvante, mais  qui est  ce serpent à qui elle demande de la fermer, ce beautiful bastard qui se fout d'elle?

L'acoustique (  Roland Pignault) et l'électrique ( Gwen Roux) entrent en action, le trio entame une étonnante version, empreinte de blues,  de 'Glorybox' de Portishead.

La casquette a déniché un harmonica, c'est parti pour le gospel énervé ' Get right church'.

 C'est pas que le bistro ressemble à un édifice religieux mais les paroissiens apprécient le sermon.

La frêle Iku  n'a pas le look, ni le coffre, des chanteuses de negro spirituals , mais le talent dégouline de ses pores.

Oui, Pierre?

 Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.

Si tu le dis!

Ajoutons que le jeu de Gwen n'est pas du style pingouin et que la base rythmique ajoutée par son copain est solide et tu comprendras aisément que ce trio peut voir l'avenir en rose.

Toujours en mode gospel/blues, Iku reprend Ruth Brown, 'Sweet Baby of Mine'.

CCR, 'Run through the jungle', voit arriver un sagouin qui, déjà lors du concert précédent, s'exerçait au yodel pendant les moments les plus paisibles d'un morceau, il  a réussi à se faufiler comme une anguille beurrée à travers la foule pour se poster à 25 cm de la chanteuse et reprendre  ses hurlements de putois.

Chantal, qu'il avait bousculée indélicatement, n'apprécie pas des masses, elle espère qu'un saurien peuplant cette jungle vienne le bouffer tout cru.

Retour derrière les touches pour 'Imagine' de Lennon, un second joyeux, titubant, rapplique, il est  à la recherche d'une cavalière pour entamer un slow sensuel, les candidates ne se bousculent pas au portillon, Don Juan s'énerve et énerve, va-t-on assister à un pugilat?

La chèvre, elle, s'est remise à bêler, trébuche et manque d'échouer sur l'orgue.

Folklorique, ce concert!

Le trio a embrayé sur une  superbe version, toute personnelle, de 'Miss You' des Stones pour terminer un premier set, précédant une pause de 15',  par un shuffle archaïque  ( Early Every Morning) qu'ils ont dépoussiéré .

 

 

Tu profites du break pour quitter le zinc et te rendre vers la salle polyvalente et y avaler une frite/merguez.


 


 

Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018
Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018
Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018
Festival Blues des Deux Rivières ( scène off) avec The Beanshakers et Trio Iku à Belle-Isle-en-Terre, le 6 octobre 2018

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 09:19
Hugh Coltman à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, le5 octobre 2018

Hugh Coltman à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, le5 octobre 2018

 

La Passerelle, pub: amateurs de jazz, de blues, de voix et de bon son : ne ratez pas le concert d'Hugh Coltman vendredi prochain 5 octobre à 20h30.

Après  "Tra La La !" la mise en chanson des textes de Christian Prigent, c'est donc le second événement musical de la nouvelle saison dans l'admirable complexe briochin.

Si le  Théâtre Louis Guilloux n'affichait pas complet, il est était toutefois généreusement étoffé.

 

Hugh Coltman, le plus Frenchie des natifs de Devizes, a market town in the centre of Wiltshire, s'est tapé une excursion à  New-Orleans pour s'imprégner de la musique jaillissant du Congo Square et enregistrer un quatrième full CD, ' Who's happy' qui succède à son hommage à Nat King Cole.

T'as dû réfléchir un bon moment pour te souvenir  à quelle époque tu avais croisé l'ex - bluesman, leader de The Hoax, c'était en 2009, les Nuits Botanique, il partageait l'affiche avec un autre playboy aimant la France, Charlie Winston!

 

Le théâtre est éclairé par de mini-lampadaires diffusant une lumière délayée nous permettant,  à peine, de deviner l'apparition des musiciens, ils sont sept:  Frédéric Couderc, clarinette / sax baryton, et un  bizarre swanee slide sax/ Jérôme Etcheberry, trompette ( il s'est tapé Marciac avec son quartet)/ Jerry Edwards ( le Ricain) , trombone/ Didier Havet et son volumineux soubassophone/ Eric Sauviat, guitare ( Cabrel, Johnny, Biolay, Boulay....)/ Gael Rakotondrabe,  winner of at the Montreux Jazz Solo Piano Competition au piano ou aux claviers et  Raphaël Chassin, batterie ( Salif Keita, Nouvelle Vague, Vanessa Paradis, Pauline Croze.....).

Au vu de leur carte de  visite, tu as deviné que Hugh n'est pas allé les dénicher au bureau de chômage.

Eric et Raphaël sont les premiers à se présenter pour amorcer l'intro de 'Civvy Street', le piano se fait entendre, l'équipe complète a pris place, puis Hugh, d'une élégance raffinée, apparaît pour crooner ce mambo classieux, décoré d'un étonnant solo de guitare dans les tons graves.

Ce n'était que la mise en bouche mais déjà Saint-Brieuc a saisi que les agapes seraient fastueuses!

Hugh et le français...

Le Britannique entame une parlotte sans cérémonie avec le public, la prochaine chanson peut-être considérée comme une berceuse pour la première puissance mondiale, despite his haircut, this  song is for Donald, ' Sugar coated pill'

.Le soubassophone fait le show, le piano gambade, Hugh badine.

Forcément ce jazz capricieux, dominé par les cuivres de Louisiane, évoquent des gens tels que Tom Waits ou Dr. John.

Après s'être inquiété de notre santé, le dandy enchaîne sur le mystérieux  'The Sinner', introduit par les sonorités proches du theremine concoctées par le swanee sax.

'Ladybird', un downtempo bluesy, permet la mise en évidence des talents du guitariste et de la trompette avec laquelle, en vocalises, Hugh entame un dialogue châtié.

Virage groove pour suivre, 'It's Your Voodoo Working'  de Charles Sheffield, dans lequel certains reconnaissent le Mojo de Muddy Waters.

Dur, dur de rester coincé dans ton fauteuil alors que tout le corps ne demande qu'à se trémousser.

Une voisine craque pendant le solo d'orgue du  jeune Gaël, toute la rangée de sièges chaloupe en suivant la cadence qu'elle imprime.

Confidences, l'illumination m'est venue dans un cimetière à  ' New Park Street', j'y ai rencontré une fille et woah, on s'est embrassé, j'ai oublié qu'il pleuvait et que mon boulot me faisait chier!

Après cette ballade étincelante pendant laquelle Jérôme traverse la salle avec sa trompette mélancolique, Hugh place son batteur sous les feux de la rampe, c'est par un solo à la Sonny Greer que Raphaël amorce 'Caravan', le standard de Duke Ellington.

Hugh et ses complices se donnent à fond tout en prenant du plaisir, Saint-Brieuc savoure!

Des benjamins dans la salle?

Non, j'étais le cadet, je n'ai jamais porté de vêtements neufs, je récupérais ceux de mon grand frère, ' Hang me downs' in English!

Ce titre nostalgique, chanté en partie en français,  est interprété en duo, Hugh et Eric à l'acoustique, la clarinette s'invitant pour terminer la romance.

 Stripped down to a three piece ( les deux acoustiques, la batterie) pour ' All slips away', un morceau intimiste, dédié à son paternel souffrant d'Alzheimer.

La voix et la mélodie évoquent à la fois Bill Withers et Jeff Buckley.

It's damn hot in Brittany, je tombe la veste avant d'attaquer le late jazz tune 'Sleep in Late' qu'il interrompt pour  en éclaircir le thème.

Si ça vous dit de danser, ne vous en privez pas, le juteux  ' Resignation letter' invite effectivement à la danse , comme si The Meters avaient convié un petit blanc parisien, ex- anglais, a partagé la scène avec eux.

Emu, tu revois un autre esthète, trop tôt disparu, Robert Palmer!

La salle se lèvera, enfin, pendant l'étonnante version de 'Daydream' des Lovin Spoonful, un à un les musiciens quittent la scène, le pianiste étant le dernier à voir le Titanic sombrer dans des flots noirs.

 

La séance de rappels démarre par un instrumental torride, 'The colonel is cooking', ce militaire aime les épices, suivi par le classique ' That old black magic', Hugh n'avait pas les yeux bleus, ni le galurin de Frank,  mais l'enchantement était bien présent.

Après de courts palabres, Saint-Brieuc aura droit à une sucrerie interprétée en trio ( voice, piano, drums), ' Little big man' basée sur un poème composé par maman, Hugh était en âge d'école.

C'est assis sur le bord de la scène que le fan de Nat King Cole vient fredonner cette dernière perle.

 

Le 13 octobre La Passerelle reçoit Camille Thomas et l'Orchestre Symphonique de Bretagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hugh Coltman à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, le5 octobre 2018
Hugh Coltman à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, le5 octobre 2018
Hugh Coltman à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, le5 octobre 2018

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 11:37
Little Bob Blues Bastards à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 30 septembre 2018

Little Bob Blues Bastards à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 30 septembre 2018

 

Un second rendez-vous dominical en septembre, à La Grande Ourse de Saint-Agathon, Melrose a invité  des voisins normands, Little Bob Blues Bastards, pour finir le mois sur du blues rock redoutable.

Dans la salle, tu mates la faune qui s'est présentée en masse pour assister à la prestation de Roberto Piazza, le Eric Burdon du Havre, tu n'as pas dénombré  un effectif imposant de moins de vingt ans, par contre, des  hordes d'anciens combattants avaient ressorti le perfecto élimé, les santiags qui t'écrasent les orteils et les Levi's jamais passés dans l'essoreuse.

C'était il y a des lustres, ta dernière et première rencontre avec celui qui à l'époque était le chouchou des punks anglais, 1977, le Rockin' Club, en dessous de Forest National, Piero Kenroll avait signé Little Bob Story dont le premier album ' High Time' avait engendré des critiques élogieuses dans le NME ou Melody Maker.

Ton cerveau se souvient encore de ce concert épique.

Tout ça pour te dire que Little Bob, comme la femme qui se trouvait sous les plumes aux côtés de Reggiani, n'a plus 20 ans depuis longtemps.

Il apparaît légèrement fripé mais la voix est toujours intacte et le punch  n'a pas faibli.

Depuis 2010, Roberto tourne avec  Little Bob Blues Bastards, leur disco, à ce jour, se chiffre à trois volumes, le dernier 'New day coming' s'est retrouvé dans les bacs en juin.

17:30' , mise en condition sur fond d'incantation Cheyenne et entrée en piste de Mickey Blow, l'harmoniciste qui a accompagné Johnny Thunders durant sa période parisienne, Gilles Mallet, le guitariste qui sévissait déjà au sein de Little Bob Story, Bertrand Couloume, l'amateur de chouchen à la contrebasse, et le neveu de Roberto, Jérémie Piazza, aux drums, Little Bob les suit de près.

Il agrippe le micro, aux cotés du lequel, sur un lutrin, traîne le missel ouvert sur les lyrics sur 'Mama's prayer' la plage ouvrant 'New day coming'.

Un mec qui débute son tour de chant par... hey hey rock'n'roll is here to stay ... mérite toute notre sympathie.

Bordel, ce concert est parti sur les chapeaux de roue.

Embarquez à bord de la Ford Mustang, kids, on a fait le plein, 150€, on va voir du paysage et boire des coups, la radio crachera du rock vintage et du blues sans âge, attachez vos ceintures!

On présente l'équipage' We are the blues bastards', on remercie les organisateurs, belle salle, by the way, on sourit aux têtes connues et embraye sur un truc qui pulse, 'Switchblade Julie', une fille qu'on a connue dans le temps, elle adore le boogie rock.

'Blake in blue' s'adresse à ceux qui ont un minimum de connaissances littéraires, il est question de William Blake , un poète qui a inspiré Jim Morrison.

Bertrand a sorti l'archet, caresse la grand-mère pour introduire 'Sleeping in a car', encore une histoire de fille, elle n'avait pas assez de blé pour se payer le Mercure.

Les VIP's, tu connais?

Des noms?

Mike Harrison, Keith Emerson, Greg Ridley, Mike Kellie, Luther Grosvenor..

Pas mal de ces mecs se sont retrouvés dans Spooky Tooth.

 On leur doit 'I wanna be free' que le petit Bob et les bâtards reprennent à la perfection.

'Dirty Mad Asshole' nous renvoie vers des combos tels que le Dr Feelgood, les Inmates ou The Blues Band,  le trouduc est suivi par 'She's got it', après une attaque non déguisée visant les GSM /YouTube freaks.

Heureusement que j'ai mon bouquin sous les yeux, sinon on serait drôlement dans la merde, qu'il dit avant de clamer 'You gotta jump'.

Bob, tu brodes, faut que je règle mon instrument lui souffle le cousin de Keith Richards.

Ok, je leur cause du salon de thé, du flacon de Jameson que tu as sifflé, de Lorient, de nos projets de carrière, t'es prêt, fieu?

Yes!

'I'm  Howlin''  en hommage à Howlin Wolf et en réaction à la triste actualité.

Après ce blues louvoyant, vient 'Evil' et ses teintes gospel, puis la reprise du 'Mean things happening in this world', un constat que Woody Guthrie avait fait durant World War II.

Non, non, rien n'a changé... a ajouté un choeur de gosses.

C'est en pensant à son paternel, l'immigré, que Bob a composé le formidable' Libero', le sombre 'The scream of the ghost' date de la même époque.

Tes voisins l'attendaient, ils ont frétillé en entendant les premiers riffs annonçant 'Lost territories', un downtempo obsédant.

Des flashes d'Herman Brood avec Dani Lademacher à la six cordes traversent ton crâne, Bob et ses acolytes ont embrayé sur 'Dumb factory' ( l'usine à cons, explique-t-il)  qui évoque le 'Roxette' de Dr. Feelgood.

'Sometimes I Feel' est extrait de 'Blue Stories' ( 1997) , à l'époque Olivier Durand ( Elliott Murphy) tenait la gratte, au Havre, il y avait du vent, il pleuvait, c'était pas l'Italie.

Le vindicatif  'Only liars' à l'esprit punk,  vise les dirigeants who talk about peace et s'en foutent  plein les poches.

Le groupe sent l'écurie, il entreprend un galop furieux en oubliant l'arrêt de la diligence, c'est avec la bombe 'Riot in Toulouse' que prend fin le set normal.

 

La brigade rapplique pour une série de titres fulgurants, en démarrant par un blues qu'il a eu du mal à écrire avant de sortir d'un trait, 'So deep in me', second rappel,  'Too Young to Love Me' a request à Lorient, joué à Saint-Agathon, ' Ace of Spades' est pour ceux qui se souviennent de Lemmy, 'All or Nothing' pour ceux qui se souviennent de  Steve Marriott et enfin, ' Lucille' pour ceux qui sont nés en 1957.

 

Fougue, énergie, passion, authenticité, Little Bob a fait l'unanimité en cette fin d'après-midi.

 

Prochain concert Melrose: Aynsley Lister, le 14 octobre, même salle!

 

 

 

 

Little Bob Blues Bastards à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 30 septembre 2018
Little Bob Blues Bastards à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 30 septembre 2018
Little Bob Blues Bastards à La Grande Ourse- Saint-Agathon, le 30 septembre 2018

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