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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 15:16
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

 

 

Avec 20' de retard, le même parfait bilingue annonce le Turkse Zappa: BaBa ZuLa!

BaBa Zula personnifie la Movida d’Istanbul, un mouvement né au début du siècle pour une Turquie avide de modernité, c'était avant Erdogan.

Le groupe voit le jour dans les mid-nineties, depuis plus de 20 ans ses live shows déchaînent le délire partout où il se produit.

Il est emmené par l'incroyable Murat Ertel au chant et à l'electric saz, le mec, balafré et montrant des moustaches à faire pâlir Tarass Boulba, arbore une tenue de scène étonnante: un bonnet bariolé, tricoté par sa grand-mère ayant encore vécu du temps de Constantinople, une robe de chambre tout aussi colorée se mariant parfaitement avec un pantalon mauve et des sandales presque normales.

L'autre membre fondateur, Levent Akman, a tout du savant fou, il est caché derrière une draperie et s'amuse à produire les sonorités électroniques ou tabasse divers engins percussifs quand il n'agite pas cuillères/castagnettes, que tu peux utiliser pour manger la fameuse soupe aux tripes servie dans les meilleurs bouis-bouis anatoliens.

Tout aussi exubérant que les deux membres fondateurs, Periklis Tsoukalas, à la chevelure hirsute, la hantise de tous les friseurs de la région de Marmara, chante, vitupère et manie l'oud électrique, le quatrième élément, le plus calme, Ümit Adakale, se charge des percussions: darbuka ou hand drum.

Le quatuor va ravir Koekelberg pendant plus d'une heure en envoyant un cocktail baptisé Istanbul psychedelia par la presse musicale, attends-toi à du dub, du blues, du rock, du Turkish gypsy folk et à des moments shamaniques, prépare-toi, en plus, à danser ou, si tu es du genre mystique, à entrer en lévitation.

Leur dernier album date de 2016, le titre est explicite ' Do not obey', la Turquie insoumise, quoi..., 'XX' de 2017 étant a kaleidoscopic, career-spanning compilation en deux volumes.

 

 

Démarrage lent, histoire de baigner dans la tradition sufi, très vite les résonances psychédéliques à tendance obsessionnelle invitent le public à l'état de transe.

Une seconde tirade est amorcée en mode narratif, la morne mélopée prend une autre direction lorsque Ümit se déplace vers le devant de la scène en tabassant une grosse caisse, le lament prend des accents world fusion sauvages, les janissaires contrôlent, ils sont trois à descendre sur la plaine pour terminer le morceau parmi une foule qui danse.

Toujours sur la pelouse, les spectateurs sont invités à s'asseoir et à former un cercle. Tandis que Levent tripote le sampler, ses copains interprètent un cantique caustique en position assise.

Les freaks anatoliens regagnent le podium pour initier la plage suivante par un exercice percussif, après un cri guerrier du hérisson à carrure d'éléphant c'est reparti pour un psyche dub anarchiste.

A deux mètres de nous, un comique carburant à la Martin's Pale Ale tiède, nous fait un numéro Un Singe en Hiver bien moins marrant que celui du duo Jean Gabin/Jean Paul Belmondo.

Le sketch n'est pas vraiment apprécié par le comité organisateur qui a toutes les peines du monde pour éloigner l'énergumène de l'enceinte sur laquelle il était perché.

On le prie d'aller cuver sa cuite sur le plancher des vaches tandis que le chef entreprend un discours électoral bien capté par la nombreuse communauté ottomane présente face à la Basilique.

Pas chien, il annonce en anglais cassé: ' Eternal Is The Word of Poets' c à d 'Aşıkların Sözü Kalır' à Ankara.

Délire total lorsqu'il profère ...listen to the poets not to the politicians... .

A tes côté, Birsen, Dünya, Gülsün et Leyla dansent voluptueusement, imitées par quelques occidentales converties, timidement, tu t'y mets aussi, ce rythme étant irrésistible.

Communion intégrale!

Après un solo de darbuka étonnant, le quatuor reprend son périple psyche- groovy.

Tout Plazey se trémousse, le chef de la bande fait de même avant d'entamer trois tours de pistes au pas de course tout en jouant du saz.

Einstein quitte ses machines et vient nous jouer des castagnettes, la performance atteint son paroxysme, Plazey bout, BaBa Zula vient d'envoyer une dernière tirade fougueuse, puis Murat présente ses acolytes.

Enthousiaste, la foule les acclame en vociférant, un rappel s'impose, Plazey sera exaucé!

I need your help, people of Brussels, can you shout... Hey, Hey, Hey... je sais qu'il ne nous reste que 5 minutes, c'est assez pour qu' un groupe pop balance trois chansons, pas nous.

Are you ready...hey... 500 gorges répondent ...hey... et 1000 pieds entament une danse rituelle sur fond de saz saturé.

 

 

BaBa Zula: une expérience à ne louper sous aucun prétexte si le groupe passe dans le coin!

 

Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: BaBa ZuLa - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:34
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

Plazey - Feest in het park: Black Flower  - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017

 

Plazey fête son 25è anniversaire en 2017, un quart de siècle de concerts gratuits face à la Basilique de Koekelberg, chapeau!

Cette année encore, De Zeyp, Platoo et Zinnema ont concocté une affiche attrayante.

Le menu de ce vendredi prévoit: à 15h DJ Mukambo, à  18:30 Black Flower  et à 20: 30 BaBa ZuLa!

 

 

18:20', un passage au Bar Eliza, histoire de se rincer les amygdales, puis direction le podium où un organisateur, plus ou moins bilingue, annonce Black Flower!

Ce doit être en 2012 que, dans un jardin gantois, une fleur noire, à cinq pétales, voit le jour, la graine avait été ramassée dans l'eldorado de la Reine de Saba et en poussant elle a enfanté cinq feuilles pratiquant un afrobeat psychédélique au groove purulent.

Les protagonistes ont pour nom:  Nathan Daems: alt- and baritonsax, flûtes et compositions/ Jon Birdsong: cornet, trompette, percussions, et coquillages/ Wouter Haest: keys et clavinet / Simon Segers: drums et Filip Vandebril, sans lunettes: basse.

Leur discographie compte quatre albums, le dernier, 'Artifacts' datant du début de l'année.

Tu dis?

Ces noms ne te sont pas inconnus, ben oui, Nathan s'est promené, e a, avec l' Antwerp Gipsy-Ska Orkestra, l' Orchestre International du Vetex, le Bazaar d’Orient ou le Paolo Marquez Group.

Le Ricain, a creative force in the San Francisco Bay Area, a soufflé chez Beck, Calexico, avant de devenir un voisin de Bart De Wever et de s'amuser avec Think of One, Flat Earth Society, , Stijn, dEUS ou  The Golden Glows.

Simon, tu l'as croisé au sein des Beren Gieren, de Stadt, Maya's Moving Castle ou Absynthe Minded, mais il doit avoir joué avec 156 groupes, au minimum!

Sans se presser, Wouter a pianoté chez  Los Callejeros, Voodoo Boogie ou Morgenland et  Fili, l'opticien, est cité chez l'Antwerp Gipsy Ska Orchestra, The Valerie Solanas ou Lady Linn.

 

Après une longue intro ésotérique, le quintet nous embarque pour un trip en Ethiopie avec ' Abeba Zeybekiko'.

Oublie ta philosophie rationnelle et laisse-toi bercer par les  sonorités groovy d'un éthio-jazz d'une autre époque,  celle qui vibrait avec Mulatu Astatke, Getatchew Mekurya ou Tesfa Maryam Kidané.

Wouter se paye une petite poussée fiévreuse, il est  relayé par l'alto de Nahtan.

 Dans la corne de l'Afrique l'astre tape si fort qu'il peut rendre fou, ne t'étonne pas si tu perçois de troublants phénomènes optiques  à l'écoute de ce jazz du désert. Si l'air tremble et que tu crois voir une oasis au lieu des érables sycomores du parc et, si le cabot, tenu en laisse par Madame Schepmans, devient  un chamelon  mastiquant sa ration de feuilles de robinier faux acacia, c'est normal!

Changement de saxophone pour la seconde plage, Nathan se saisit du baryton, il nous donne rendez-vous chez le notaire afin de prendre connaissance de ' The legacy of Prester John' .

...  au-delà de la Perse et de l'Arménie, s'étend un merveilleux royaume dirigé par le prêtre Jean... si tu tiens à danser, essaye les mouvements du mambo et laisse - toi envelopper par les volutes esquissées par le sax et le cornet, dépaysement garanti!

Plazey applaudit au terme du tableau, l'oiseau californien réagit: Brussels, thank you, we're pleased to play here, it is such a lovely scene for our music, ils attaquent le filmique ' Helios Victor'.

 Le lion de la  Metro-Goldwyn-Mayer rugit.

Une flûte espiègle entame ' Artifacts', la rythmique évoque Transglobal Underground.

 Rahman Bey, qui était dans le coin entre en transe, cette séance de mysticisme touche également une voisine qui semble léviter à 50 cm au dessus de la pelouse, moins drôle, un mamba noir la suit des yeux, ses intentions ne paraissent pas des plus catholiques.

Heureusement, les képis veillent!

 Une petite tranche d'exotica pour suivre?

 ' Jungle desert', Wouter nous balance un solo de clavinet diabolique, Cheetah gondole, Tarzan somnole.

 C'est une évidence cette fleur noire ne pousse pas du côté de l'Eden, tu humes son parfum et c'est Lucifer qui se manifeste.

La panoplie de flûtes utilisées par le leader du combo est impressionnante,  il vient de ramasser  un mini exemplaire, peut-être un kaval utilisé par les bergers turcs, pour entamer un blues désossé, 'Bones'.

Jon, revenu d'un voyage en Polynésie, a ramené un coquillage géant qu'il utilise pour remplacer sa trompette portée chez le mécanicien pour un entretien.

Cette plage obsédante précède 'Alexandria', dominé par les sonorités odieusement frelatées du clavinet.

Funk et psychédélisme se croisent, comme si Herbie Hancock et le Led Zeppelin de 'Trampled Under Foot' s'étaient donnés rendez-vous à Koekelberg;

Ces mecs ont le don de t'ensorceler sans avoir l'air d'y toucher.

Il faut couper dans la setlist, timing oblige, le voyage s'achève par ' Abyssinia Afterlife', la longue plage titulaire de l'album datant de 2014.

Lentement la caravane se déplace, les têtes des  Bédouins se dandinent au gré des mouvements des camélidés, une certaine torpeur s'empare de tout ton être, le soleil, la fatigue, le silence.... il faut songer à dresser le campement et à abreuver les bêtes avant la tombée de la nuit, quand soudain un mouvement pétaradant réanime une flamme qui semblait vouloir mourir, ce n'était qu'un feu de paille, le voyage se termine, le soleil rouge s'est caché derrière les dunes.

Bruxelles a ouvert les yeux et applaudi à tout rompre!

  

 

 

Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
Plazey - Feest in het park: Black Flower - Elisabethpark, Koekelberg, le 23 juin 2017
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:50
Odisi à La Guinguette du Parc de Forest, le 22 juin 2017

Odisi à La Guinguette du Parc de Forest le 22 juin 2017

 

18h25, un petit vent s'est levé, soudain la température est tombée de 34° à des normes moins accablantes, sauf dans ton automobile, garée en plein soleil.

T'as la clim, elle a dit, pas con, t'as répondu, et t'es parti vers le parc de Forest.

A 19h, un couple hétéro peaufine son soundcheck en s'appliquant sur 'Jimmy' de Moriarty, puis sur 'Castle on the hill' de Ed Sheeran.

Voilà, on revient d'ici une petite demi-heure, annonce Odisi.

Pas la peine de te perdre en conjectures, lui, le petit roux, Florian Léonard et elle, grandes lunettes, top en dentelle et jupe blanche, Guillaine Goosse, t'expliquent, Odisi= One Day In San Ignacio.

Si ils se sont dit oui à Belize, on l'ignore!

Précisions: ce soir c'est leur première prestation publique, mais le couple fait partie des Goodman's qui ( on les cite) revisitent et adaptent à leur sauce nombre de cartons musicaux, actuels ou historiques, en n'omettant aucun style ni artiste: du jazz au hip-hop, de Puggy à Calvin Harris...

Le cocktail proposé par Odisi est similaire mais en formule duo.

Monsieur chatouille une acoustique et chante, Madame chante et, très rarement, plaque deux accords sur un ukulele.

 

19:35, un couple de pointilleux ne digère pas le léger retard apporté au programme.

Odisi prend place, Guillaine entame ' Riptide' de Vance Joy, Florian la rejoint pour le refrain, l'air est doux, les harmonies plaisent aux enfants, aux bébés, à la famille, nombreuse, ayant squatté la guinguette, et aux touristes profitant des derniers rayons d'un astre généreux.

Ambiance chill assurée, disait la pub, elle n'a pas menti!

Mêmes tonalités mellow avec ' Stolen Dance' de Milky Chance, Odisi semble avoir signé un pacte de non-agression!

Quelques banalités et messages personnels précèdent le chaloupé 'Come' de Jain auquel succède ' I follow rivers' de Lykke Li, qui a cassé la baraque chez nous dans la version de Triggerfinger.

Belles voix, harmonies sucrées, accompagnement discret, on comprend que le groupe essaye de se vendre pour animer mariages, vernissages ou soirées lounge, c'est plus distrayant que le bruissement des vagues, combiné aux piaillements des mouettes.

Vont s'enchaîner: Rag'n'Bone Man, 'Human' - Adele, ' Hello', deux danseuses en piste - Pauline Croze, 'Quand je suis ivre', merci d'avoir déterré cette petite merveille, et, non, Florian, l'accent de Namur n'a gêné personne - puis, toujours en mode pop mélancolique, Sam Smith, ' Stay with me'.

Odisi nous propose un petit tour en Suède avec 'Tove Lo, ' Habits' , mais petit à petit, tu perds le fil, le plan easy listening, lisse à l'extrême, lasse à la longue, tu ne fais pas partie du clan familial, ni de la caste des connaissances, donc tu ne vas pas t'extasier devant leurs aptitudes musicales ou vocales, o k, le rendu est agréable, mais l'exposé manque cruellement de relief.

Direction la buvette tandis que Florian dédie ' Beat it' à un Tonton qui ne tousse pas.

Ed Sheeran avait servi de soundcheck, voici la version complète du bucolique ' Castle on the hill' ... I’m on my way, driving at 90 down those country lanes...

On a déjà entendu des centaines de version de 'Toxic' de Britney Spears, on classera l'exercice d'Odisi dans la catégorie " sage et inoffensif"!

Pour tous ceux qui n'ont pas pu se payer un ticket pour Coldplay, voici ' Hymn for the week-end'.

Feuillet de lyrics suivant, le libellé mentionne ' One day, reckoning song' , méconnaissable sans le timbre si particulier d'Asaf Avidan.

C'est en 2012 que Imagine Dragons sort ' Radioactive', le titre fait longtemps du surplace dans les charts avant d'exploser en avril 2013.

C'est ce dernier morceau, passé dans le blender, qui achève la prestation du duo, évidemment, la smala exige un bis et tandis que tu te diriges vers l'Avenue des Villas, Odisi lâche ' Lean on' de Major Lazer/DJ Snake.

Rentré chez toi, tu t'es versé un Bourbon, bien tassé, pour refouler cette impression d'onctuosité qui te collait dans le palais.

 

 

 

 


 

Odisi à La Guinguette du Parc de Forest, le 22 juin 2017
Odisi à La Guinguette du Parc de Forest, le 22 juin 2017
Odisi à La Guinguette du Parc de Forest, le 22 juin 2017
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 09:12
Blue Öyster Cult plus Queensryche Live Music Hall - Köln -Mittwoch, 21. Juni 2017

QUEENSRYCHE / BLUE ÖYSTER CULT – Live Music Hall, Cologne (GER) - 2017.06.21

 

QUEENSRYCHE Line up :

Todd LA TORRE : Vocals

Michael WILTON : Guitar  Backing Vocals

Parker LUNDGREN : Guitar  Backing Vocals

Eddie JACKSON : Bass  Backing Vocals

Casey Grillo : Drums

 

QUEENSRYCHE Setlist :

01.Sreaming In Digital. (Rage For Order - 1986)

02.I Don't Believe In Love. (Operation : Mindcrime - 1988)

03.Operation : Mindcrime. (Operation : Mindcrime - 1988)

04.Guardian. (Condition Human - 2015)

05.Empire. (Empire - 1990)

06.Take Hold The Flame. (The Warning - 1984)

07.Queen Of The Rÿche. (Queensrÿche - 1983)

08.Eyes Of A Stranger. (Operation : Mindcrime – 1988)

Il faut être fou pour se mettre en route à des chaleurs pareilles, ou alors c'est que le jeu en vaut la chandelle, et c'est le cas ! C'est à une double affiche que nous convie le Live Music Hall de Cologne. Alors je ne résiste pas, je remplis mon sac conservation de quelques blocs-glaçons, invention bénie pour campeurs. J'y dispose astucieusement des boissons qui, je l'espère, m'aideront à ne pas tomber, lâchement frappé de déshydratation avant d'atteindre la cité rhénanne pour laquelle j'ai toujours eu une affection particulière. Première étape, Ciney – Ottignies en train, toute une expédition ! Il y a 20 ans ça roulait tout seul, maintenant il faut plus d'une heure pour rejoindre la petite ville brabançonne, c'est vraiment çà le progrès ? Changement de véhicule, je troque la 1ère classe SNCB pour la 1ère classe climatisée de la BMW de mon ami Patrick. La team de choc qui a fait ses preuves dans les années 80 est recomposée, on y va ! Voyage sans encombres. Petit pincement au coeur en passant devant l'Underground. Là, tu as beau regarder derrière-toi, tu te dis que les choses ont bien changé depuis le temps où la « pètite » Honda gris métallisé nous transportait d'un bout à l'autre du pays et loin au-delà des collines, c'était l'époque bénie où il suffisait de trouver un concert qui te plaisait et de dire tout simplement : « on y va ».I really hate you « Dee».

Quoiqu'il en soit, nous optons pour un emplacement de parking gratuit presque fait sur mesure situé à 20 mètres de la salle. Ne soyons pas trop difficiles, tout de même ! C'est un peu comme si on nous attendait. Il n'y a plus qu'à patienter sur le trottoir en écoutant nos cousins (Germains) deviser dans la langue de Goethe tout en regardant déambuler nos cousines (Germaines) qui arborent fièrement leurs Teutons, c'est vrai que certains sont vraiment gros !

L'avantage d'être parmi les dix premiers à entrer c'est que tu choisis presque ta place aux barricades, comme on disait en 1968, et pouvoir prendre appui dans ce genre d'évènements, ça repose le dos. Il fait atrocement chaud, tout le monde dégouline, au propre comme au figuré. Après 20 minutes tu peux tordre ton teeshirt, c'est dégeu et inconfortable à mort. Allez, c'est parti ! Queensrÿche, le combo américain originaire de Seattle, état de Washington, prend la scène d'assaut. Je te dispense ici de la traditionnelle vanne « comme disait Marcel »car si tu ne la comprenais déjà pas avant, ça ne s'est certainement pas arrangé depuis. Scott Rockenfield, le batteur original, tout frais devenu père a laissé temporairement son siège à Casey Grillo, batteur de Kamelot tandis qu'au chant c'est toujours ce diable de Todd La Torre qui remplace Geoff Tate, en guerre ouverte avec ses anciens petits camarades avec lesquels il a pourtant écrit les plus belles pages de l'histoire de Queensrÿche dont le premier témoignage vinyle date de 1983, je me revois encore l'acheter à Bruxelles.

Ca commence fort avec « Screaming in Digital ». Queensrÿche c'est du métal avec pas mal d'accents qui louchent vers le prog par moments. C'est très fin et ça se mange sans faim. Avec ses 3 titres interprétés, l'accent est mis résolument sur l'album phare qu'est « Operation : Mindcrime » paru en 1981. Ce qui étonne avec Todd La Torre, c'est la faculté au'il a de pouvoir rivaliser avec son glorieux prédécesseur. Queensrÿche, c'est surtout de brusques changements d'octave au niveau vocal, pas le genre de trucs auxquels tu peux te préparer avec une longue montée progressive, non, c'est un changement violent, instantané, assassin qu'il faut effectuer à plusieurs reprises. C'est parfait, tout comme les soli de guitare du duo Jackson/Lundrgren comme à la grande époque de Chris De Garmo, parti lui aussi vers d'autres cieux. Comme à chaque fois, j'ai un énorme coup de coeur pour le majestueux « Empire ». Petit clin d'oeil aux débuts du groupe avant de se quitter sur le majestueux « Eyes of a Stranger ». 45 minutes parfaites avec un groupe qui donne envie de redécouvrir sa discographie. On meurt de chaud, ouvrez-moi donc ces bon-sang de portes !

 

BLUE ÖYSTER CULT Line Up :

Eric BLOOM : Vocals, Guitar  Keyboards

Donald « Buck Dharma » ROESER : Vocals  guitar

Richie CASTELLANO : Guitar, Keyboards  Backing Vocals

Jules RADINO : Drums

Danny MIRANDA : Bass  Backing Vocals

 

BLUE ÖYSTER CULT Setlist :

01.Stairway To The Stars. (Blue Öyster Cult - 1972)

02.Golden Age Of Leather. (Spectres – 1977)

03.Before The Kiss (A Redcap). (Blue Öster Cult – 1972)

04.Screams. (Blue Öyster Cult – 1972)

05.She's As Beautiful As A Foot. (Blue Öyster Cult – 1972)

06.Burnin' For You. (Fire Of Unknown Origin – 1981)

07.ME 262. (Secret Treaties – 1974)

08.Dancin' In The Ruins. (Club Ninja - 1985)

09.Black Blade. (Cultusaurus Erectus - 1980)

10.I Love The Night. (Spectres – 1977)

11.Then Came The Last Days Of May. (Blue Öyster Cult – 1972)

12.The Vigil. (Mirrors – 1979)

13.True Confessions. (Agents Of Fortune - 1976)

14.Tattoo Vampire. (Agents Of Fortune - 1976)

15.Donald Roeser Guitar Solo.

16.Godzilla. (Spectres - 1977)

17.(Don't Fear) The Reaper. (Agents Of Fortune - 1976)

18.Cities On Flame With Rock And Roll. (Blue Öyster Cult – 1972)

21h15, c'est sur la musique du générique de « Game of Thrones » que les New Yorkais du Culte de l'Huître Bleue investissent les lieux pour célébrer «45 years of Hits ». Oui ça fait déjà 45 ans que ce groupe de Rock tout à fait unique existe. L'ambiance est au top, ça fait 13 ans qu'ils ne sont plus venus en Allemagne ! Dès leur apparition, ça tue-tête du « B.Ö.C...BÖ.C...B.Ö.C... » partout. Leur musique est unique, aucun groupe n'a de correspondance avec la band à Eric Bloom. C'est ce qui rend le combo unique. Le B.Ö .C. placé sous l'emblème de la croix du chaos, ne laisse jamais indifférent. On aime ou on déteste, il n'y a pas de demi-mesure Ses détracteurs disent que leur musique est froide comme une lame, et qu'elle donne des frissons. Je dois faire partie de ceux qui aiment çà ! Je me souviens qu'ils étaient programmés pour un concert chez nous, à Tubize qui n'est pas la ville la plus Rock'n'Roll de Belgique, pour la tournée « Imaginos » en 1988 ! mais il y avait eu annulation. Résultat c'est en France, aux Pays-Bas et en Allemagne que j'ai dû m'exporter au cours de mes errances pour voir ce groupe qui me tient fort à coeur.

Après Eric Bloom, Buck Dharma est le second membre de la formation originale à être toujours en activité. Quand vous voyez ce petit bonhomme arriver, vous entrez de plein pied dans « The Godfather », notre Buck à toujours son look maffia italo new-yorkaise du cinéma des années 70 Par contre, dès qu'il se met à jouer, tu arrêtes de rire, oui, Buck c'est du très haut de gamme.

Au niveau setlist on s'attend à un best of, un peu comme un BBQ rien qu'avec des grosses saucisses. Mais si certains gros hits sont en effet au rendez-vous, Eric Bloom va improviser la setlist dès le deuxième titre et il va décider au coup par coup de ce qui va être joué ou non. Derrière ses éternelles lunettes noires, il commande le vaisseau et distribue ses consignes auxquelles le reste de l'équipage obéit sans rechigner ? Résultat, on entend des titres qu'on avait peu ou pas l'occasion d'entendre joués en concert par le passé. L'album phare mis à l'honneur ce soir n'est ni plus ni moins que « Blue Öyster Cult » titre éponyme paru en 1972 dont le groupe va jouer 7 des 10 titres qui le composent. Une version magistrale de « Then Came The Last Days Of May » avec un double solo de guitare que se partagent Richie Castellano et Donald Roeser, (le vrai nom de Buck). C'est une tuerie, qui s'étend bien au delà des 10 minutes, on atteint des sommets. Une belle surprise avec « The Vigil » extrait de l'album « Mirrors ». Pour la fin, Eric Bloom nous a réservé un trio assassin avec « Godzilla », «(Don't Fear) The Reaper » pour lequel il utilise une guitare spécialement peinte en l'honneur de la chanson (voir photos) avant de terminer par « Cities On Flame » repris en choeur par un public en délire. Il doit faire trente degrés dans la salle mais qu'est ce que c'était bon. 1H55 de concert qui est passée trop vite. Hé les mecs, et si vous veniez chez nous, à l'AB par exemple ? Ce serait chouette de montrer à tous ces petits jeunes qui vous êtes et pourquoi B.Ö.C. est un des groupes majeurs de l'histoire du Rock.

Bon, on se boit un litre d'eau et on rentre, on a encore 200 bornes (to be wild) à faire. Comment, comment, comment.. ?

Mitch « ZoSo » Duterck

Blue Öyster Cult plus Queensryche Live Music Hall - Köln -Mittwoch, 21. Juni 2017
Blue Öyster Cult plus Queensryche Live Music Hall - Köln -Mittwoch, 21. Juni 2017
Blue Öyster Cult plus Queensryche Live Music Hall - Köln -Mittwoch, 21. Juni 2017
Blue Öyster Cult plus Queensryche Live Music Hall - Köln -Mittwoch, 21. Juni 2017
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 15:57
Fête de la musique - Plage du Palus- Plouha ( 22) avec Tan Arvest et Flip ( alias Philippe Bourbriac) le 16 juin 2017

Fête de la musique - Plage du Palus- Plouha ( 22) avec Tan Arvest et Flip ( alias Philippe Bourbriac) le 16 juin 2017

 

En Côtes d'Armor, la Fête de la Musique 2017 s'étale sur une dizaine de jours, le comité des fêtes de Plouha ouvre le bal avec des réjouissances collectives prévues sur la Plage du Palus: buvettes et restauration possible dans les deux établissements côtiers, Chez Paulette, pas de paupiettes mais des huîtres ou des rillettes, et Les Falaises qui proposent des sardines grillées, stands de jeux et balades à dos de poney pour les mioches, des concerts et des démonstrations de danses bretonnes pour les autres.

 

Comme notre charmante hôte ne nous a pas lâchés avant le pousse-café, on se pointe avec un léger retard face à la magnifique plage de galets, toujours généreusement ensoleillée, à 20h25, le groupe Mignoned Koroll Breizh termine sa prestation de rondes folkloriques. C'est en souriant et en attendant des connaissances avant d'attaquer la Dremmwel que nous assistons à leurs exercices disciplinés.

Nous étions les pieds dans l'eau lorsque l'annonce du début du premier set de Tan Arvest nous parvient.

Tan Arvest ( feu d'artifice en breton) naît en 2009 du côté de Ploumoguer (Finistère) et se produit dans toute la Bretagne lors de fest-noz ou fest-deiz, si leur bio mentionne quatre éléments, ils n'étaient que trois à se produire à Plouha: Alain CAOUISSIN: Bombarde et Claviers/ Marie CAOUISSIN: Chant et Guitare acoustique et Jean-Guillaume LE HIR : Accordéon diatonique.

Brendan Bellec était resté à Brest!

Le groupe a gravé deux plaques, Kentañ et Daou ha Daou!

Après une première salve entendue de loin, le trio propose une suite gavotte.

Euh, comment ça se pratique?

Dixit Thoinot Arbeau:

temps 1-4 : double à gauche (pied gauche à gauche, pied droit approché, pied gauche à gauche, pied en l'air gauche)

temps 5 : saut pieds joints à gauche

temps 6 : pied en l'air gauche

temps 7 : pied en l'air droit

temps 8 : pied en l'air gauche.

Fais gaffe de ne pas botter l'arrière-train du bonhomme qui tournicote consciencieusement devant toi.

Alain abandonne la bombarde et passe derrière le piano électrique, Tan Arvest a entamé un hanter dro chanté.

Loïc soutient qu'il s'agit de 'Duhont'ar ar mane', Plouha danse.

L'arsenal breton est étendu, après une Scottish vient un Avant Deux de Travers. L'accordéon gambade, la guitare accompagne, la bombarde voltige, le cidre coule, les sardines suintent.

Petit bémol, le rendu est plus académique que dynamique.

Tout le monde a reconnu ' Tri Martolod' et chante à l'unisson et c'est par un cercle circassien vif que prend fin la première volée balancée par Tan Arvest.

 

L'organisation dépêche Flip sur scène.

Flip, c'est le patron du bar des Sports à Bourbriac, quand il ne manie pas les pompes ou les tire-bouchons, il écrit des chansons en s'accompagnant à la guitare électrique.

Ce soir, le joyeux sexagénaire a également emmené un module arrangeur, bourré de bandes d'accompagnement, pour habiller ses compositions.

' Retour à Fleury Merogis' ouvre le bal.

Riton, né à Barbès, nous la joue blues nonchalant dans un style proche de Renaud ou de Paul Personne.

Certains autochtones, peu habitués à l'usage de bandes pré-enregistrées, parlent de playback, mais le barman de Bourbriac joue bel et bien de la guitare et fredonne sa rengaine en zézayant.

Après une adaptation fort libre des élucubrations d'Antoine, Flip vire twist et propose ' Elle n'est pas pour toi' , d'inspiration Jill Caplan ou Johnny, va-t'en savoir.

Le gaillard aime les emprunts.

' Jouer ensemble' , après un faux départ, évoque monsieur Claude Moine, une Vieille Canaille ayant la santé.

' Je n'ose pas' traite de l'intimité, confie l'artiste, tandis que Plouha écoute distraitement son discours mollasson.

Il est bien sympathique, le brave Philippe, il faut encourager les vocations naissantes, mais les possibilités de le voir participer au prochain ze Voice sont minimes.

Toujours en mode blues indolent, il balance ' Amour compliqué, décoré d'une pointe de Springsteen, puis ' Seul dans la foule', merci Paul Personne, encore, et , enfin, ' Toujours d'attaque à Bourbriac', le titre préféré des Vieux de la Vieille, qui ont repris en choeur ...si t'es en dépression, prends une pression...

C'est ce qu'on a fait, le patron de débit de boisson a rangé sa camelote, Tan Arvest est revenu, les danseurs également, on s'est tiré à l'anglaise, on n'a pas vu Idrolik!

 

 

 

 

Fête de la musique - Plage du Palus- Plouha ( 22) avec Tan Arvest et Flip ( alias Philippe Bourbriac) le 16 juin 2017
Fête de la musique - Plage du Palus- Plouha ( 22) avec Tan Arvest et Flip ( alias Philippe Bourbriac) le 16 juin 2017
Fête de la musique - Plage du Palus- Plouha ( 22) avec Tan Arvest et Flip ( alias Philippe Bourbriac) le 16 juin 2017
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 14:54
La Soirée Acadie Rock aux FrancoFolies de Montréal - Place des Festivals - le 14 juin 2017

La Soirée Acadie Rock aux FrancoFolies de Montréal - Place des Festivals - le 14 juin 2017

 

Charles Eloy.

 

Les Francofolies présentent:
LA SOIRÉE ACADIE ROCK avec
Radio Radio, Lisa LeBlanc, Joseph Edgar, Les Hay Babies, Les Hôtesses d'Hilaire, Marie-Jo Thério, les Païens, Menoncle Jason, Pierre Guitard, Vishten, Jacques Jacobus, Gabriel L.B. Malenfant avec Céleste Godin, Caroline Savoie, Amélie Hall et Jean-Paul Daoust.

Produit avec l'aimable collaboration du Congrès mondial Acadien 2019 et la participation du Festival Acadie Rock.

 

 

 

Un heureux hasard, nous nous retrouvons à la soirée Rock Acadie dans le cadre des Francofolies de Montréal. Joseph Edgar, un artiste influent du courant acadien, a pu réunir autour de lui des musiciens représentant plusieurs générations d'artistes nous faisant découvrir un show case avec différents styles musicaux. La soirée Acadie Rock est historiquement le plus grand rassemblement d'artistes acadiens, à ce jour.

 

Afin de mieux comprendre l'histoire et la culture acadienne pratiquées par 3.600.000 personnes, majoritairement présentes au Canada et en Louisiane, nous vous prions de consulter le lien Les Acadiens

 

 

 

Marie-Jo Thério entame doucement la soirée avec la chanson Café Robinson. L'auteure-compositrice-interprète, originaire de Moncton, Nouveau-Brunswick, Canada est seule au piano. Ensuite l'orchestre-maison "Les Païens" l'accompagne dans une composition plus rock. Habituée à des tournées internationales, ce soir elle partage sa passion et son authenticité avec son public venu en grande masse sur la Place des Festivals. Elle s'adresse à la foule " Ce soir, l’Acadie est partout». En effet, des drapeaux acadiens flottent au-dessus de la foule.

 

Elle cède la place à l'écrivaine, poète et militante Céleste Godin qui scande, accompagnée de Gabriel Malenfant, membre du duo Radio Radio. « qu’on existe le plus fort qu’on peut pour montrer qu’on est encore là ». En effet, les Acadiens existent après avoir connu la famine, les naufrages et la déportation au 18e siècle par les Britanniques.

 

 

 

Retour au folk avec le trio Vishtèn qui nous interprète Terre Rouge, aux influences de trad contemporain (rock et indie folk), une combinaison de sonorités traditionnelles acadiennes et celtiques. Le titre de la chanson fait allusion à la couleur de l'Île de Saint-Edouard et Îles de la Madeleine, d' où proviennent les membres du groupe.

 

Les Hay Babies, un trio de folk rock féminin (chanteuses/guitaristes) allume la fête avec leur titre Motel 1755, portant la signature musicale des musiciennes inspirées d'un rock classique rétro des années '70. En bref, de la bonne variété.

 

Tiens, en voilà un qui aurait fait bonne figure dans le film "La Cage aux Folles".

Serge Brideau, un homme de forte corpulence est vêtu avec une robe estivale. Il nous interprète "Fait faillite" l'un des succès, aux couleurs musicales de Pink Floyd, de son groupe alternatif "Les Hôtesses d'Hilaire". Les paroles satiriques critiquent la société de surconsommation.

 

Lisa LeBlanc est acclamée dès sa parution sur scène. Souriante; la chevelure en bataille, armée de son banjo ou de sa guitare, elle nous balance son folk trash et apporte une vraie bouffée d'air à la chanson francophone. Les paroles du refrain " 'l'eu dit peut-être que demain ca ira mieux mais aujourd'hui ma vie c'est de la marde. peut-être que demain ca ira mieux mais aujourd'hui ma vie c'est de la ..." sont reprises en choeur par le public. Lisa a bien compris l'air du temps et capté le quotidien d'une partie de son audience. Heureusement que le soleil est au rendez-vous durant la soirée, en compensation du rude hiver qui a sévi au Canada, rendant les personnes dépressives.

 

Joseph Edgar la rejoint sur scène pour la chanson grunge et énergique" Motel". Ensuite il reprend le chant principal nous interprétant la chanson "Horizon", extraite de son album "Ricochets".

 

Acadie dans toute da diversité continue avec le barbu Jason Menoncle en complet trois-pièces gris-bleu, nœud papillon noir, chapeau de cowboy, lunettes verres fumés vintage. Il nous chante un medley de morceaux, dans un style Americana aux influences tex-mex, de son album "Dans son prime".

 

Cet enchaînement continu d'artistes- dont une partie a été chroniquée - nous a fait découvrir les multiples talents acadiens. J'espère que plusieurs tourneront en Europe, car ils apportent une vision différente de la culture francophone.

 

Du 12 au 18 août aura lieu à Moncton le festival Rock Acadie. Le 150e anniversaire de la Confédération canadienne et le Fête nationale des Acadiens se fêtant le 15 août. Cette soirée durant plus de deux heures nous donne un avant-goût des réjouissances populaires.

 

La Soirée Acadie Rock aux FrancoFolies de Montréal - Place des Festivals - le 14 juin 2017
La Soirée Acadie Rock aux FrancoFolies de Montréal - Place des Festivals - le 14 juin 2017
La Soirée Acadie Rock aux FrancoFolies de Montréal - Place des Festivals - le 14 juin 2017
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 20:16
Les Vieilles Canailles, Palais 12, Bruxelles, le 11 juin 2017

Les Vieilles Canailles, Palais12, Bruxelles, le 11 juin 2017

 

LES VIEILLES CANAILLES – Palais 12 - Bruxelles (BEL) – 2017.06.11

Jacques Dutronc : Chant
Johnny Hallyday : Chant
Eddy Mitchell : Chant

Setlist :

01. Les Playboys. (Jacques Dutronc)
02. Noir C'est Noir. (Johnny Hallyday)
03. C'est Un Rocker. (Eddy Mitchell)
04. Les Cactus. (Jacques Dutronc)
05. L'Opportuniste. (Jacques Dutronc)
06. La Fille du Père Noël. (Jacques Dutronc)
07. Quelque Chose de Tennessee. (Johnny Hallyday)
08. J'aime Les Filles. (Jacques Dutronc)
09. Le Cimetière des Eléphants. (Eddy Mitchell)
10. Lèche-Bottes Blues. (Eddy Mitchell)
11. Excuse-Moi Partner. (Johnny Hallyday)
12. Joue Pas de Rock'n'Roll. (Johnny Hallyday)
13. Dead Or Alive. (Lonnie Donegan)
14. Be Bop A Lula. (Gene Vincent)
15. Il Est Cinq Heures, Paris S'Eveille. (Jacques Dutronc)
16. Couleur Menthe à L'Eau. (Eddy Mitchell)
17. Gabrielle. (Johnny Hallyday)
18. Le Pénitencier. (Johnny Halliday)
19. On Veut des Légendes. (Johnny Hallyday)
20. Vieille Canaille. (Serge Gainbourg)
21. Et moi, Et Moi, Et Moi. (Jacques Dutronc)
22. Pas de Boogie Woogie. (Eddy Mitchell)
23. la Musique Que J'aime. (Johnny Hallyday)

Une journée consacrée à la fête des Pères chez nous les Belges et un concert de « Grands-Pères » ce soir au Palais 12 de Bruxelles. Rendez-vous compte, à eux trois, ils totalisent 220 ans ! Quelle carrière pour ceux qui, à mon humble opinion, constituent le summum de la variété masculine française des 40 dernières années ! Charles Aznavour et Michel Polnareff exceptés bien sûr. Tous les autres sont un cran derrière , désolé pour eux.
On sait Johnny Hallyday malade d'un cancer qu'il combat avec courage et dignité. L'homme a refusé la suppression les dates de la tournée commencée à Lille la veille au soir. Il a reçu une chimio, il est fatigué et le concert a débuté avec une heure de retard me dit-on dans la rangée. D'où je suis placé, je ne vais rien rater, c'est sûr et certain : quatrième rang, plein centre, c'est top ! Le prix aussi : 159 €, ! bon, c'est cher mais, je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'on n'aura plus la chance de les voir tous les trois ensemble nos stars.
Vers 20 heures, gros émoi dans la salle, clameurs, applaudissements...Laetitia Hallyday vient s 'asseoir quelques rangs derrière nous ! Hé, ho, calmez-vous les gens, ce n'est quand même que l'épouse de Johnny. Mais les fans de notre Jean-Philippe Smet sont des purs et durs, tout ce qui touche à leur idole, de près ou de loin, c'est « DjouDjou » comme on disait dans les vieux Tarzan en noir et blanc : c'est Sacré ! De son côté, Johnny arrive au Palais 12 escorté, comme à son habitude, par une horde de motards qu'il remerciera pendant le
concert.
20h15, les lumières de la salle font place à celles de la scène, le band qui accompagne le trio de choc est en place. Quel orchestre ! 12 cuivres, une batterie, un bassiste, un harmoniciste et quatre guitaristes parmi lesquels Basile Leroux, l'accompagnant de longue date de Mr. Eddy, Yarol Poupaud, fidèle de Johnny Hallyday et le célèbre bluesman Fred Chapellier. Cà fait du monde et du beau, croyez-moi ! Nos trois stars, prennent la scène en passant le rideau de la porte située à gauche qui représente un jukebox Wurlitzer. C'est le délire ! D'emblée on a compris, le véritable héros de la soirée, le héros de toute un salle c'est Johnny qui recevra une véritable ovation chaque fois qu'il sera en lead sur un de ses titres.
Jacques Dutronc a vieilli physiquement et ça se voit dans sa démarche et dans le port du pantalon, un peu haut sur les hanches. Des trois, c'est Claude Moine alias Eddy Mitchell qui reste le plus en forme physiquement. Quand à Johnny, il est souffrant et çà se voit, la démarche est lente et parfois hésitante, il se tient un peu voûté et il transpire plus que de raison. Bien souvent, il chante assis depuis un grand tabouret. Et quand ils ne chantent pas, nos artistes se reposent au bar qui constitue le décor du côté droit de la scène. Johnny souffre dans sa chair et ses deux amis lui témoignent toutes les marques d'affection possibles pour le soutenir, un petit geste par-ci une accolade par-là qui font briller les yeux de notre rocker au coeur tendre. Son guitariste est également aux petits soins pour le boss, une bouteille d'eau, on augmente la clim'. Plein de petits gestes qui montrent combien on l'aime, mais aussi comme on le sait fragile. Il a parfois le regard un peu absent, comme s'il regardait ailleurs, voyant de nouveaux horizons qui lui sont propres. C'est très émouvant.
Au niveau du répertoire, rien à redire, on connaît tout et ça chante à tue-tête dans la salle. Si on parle des prestations, Jacques et Eddy sont un peu en-dedans, c'est même parfois un peu «bleu » au niveau justesse. Il leur faudra une bonne moitié de concert pour se hisser au niveau d'un Johnny qui déchire! Surprise avec l'apparition d'un cinquième guitariste : Thomas Dutronc en invité de Luxe, venu faire une pige aux côtés de papa et des ses deux potes.
Parmi les hits qui vont recueillir les plus grosses ovations, « Quelque Chose de Tennessee », « Il est Cinq Heures, Paris s'éveille » titre pendant lequel Eddy remplace Paris par Bruxelles et Namur, sans oublier un petit coup de pub pour la Leffe, une bière qu'il semble apprécier. « Couleur Menthe à l'Eau », « Gabrielle » font aussi partie du top. Et puis il y a ce « Vieille Canaille » dont la meilleure version reste pour moi celle du duo Eddy Mitchell / Serge Gainsbourg. Une chanson dont on espère que le texte n'est pas prémonitoire, d'ailleurs, ni Jacques ni Eddy ne regarderont Johnny en chantant les paroles « Je serai content quand tu seras mort, vieille canaille ». Il y aura encore les trois rappels d'anthologie pour achever ce très bon concert aux accents de nostalgie, cérémonie qui sera menée de main de maître au niveau de l'humour par un Eddy Mitchell toujours aussi à l'aise en pince sans rires. Et c'est vrai d'ailleurs « la musique vivra, tant que vivra le Blues ».
Allez, bonne route les Canailles et portez-vous bien surtout.

Mitch « ZoSo » Duterck

Les Vieilles Canailles, Palais 12, Bruxelles, le 11 juin 2017
Les Vieilles Canailles, Palais 12, Bruxelles, le 11 juin 2017
Les Vieilles Canailles, Palais 12, Bruxelles, le 11 juin 2017
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:13
Dwight and Nicole, City Hall, Burlington, Vermont (USA) , Friday, 9 June 2017

Dwight and Nicole, City Hall, Burlington, Vermont (USA) , Friday, 9 June 2017

 

Charles Eloy

 

Nous nous dirigeons vers le Top block stage (le chapiteau en haut de la rue), Church Street Marketplace à Burlington où le concert de Dwight and Nicole est annoncé. Il y bien un chapiteau, mais pas de musiciens. Heureusement les organisateurs du Burlington Discover Jazz Festival ont indiqué sur un panneau que les musiciens se produisent dans la grande salle du City Hall vu les conditions météo. En effet, durant une seule journée, nous avez le soleil et des températures dépassant les 25 ° Celsius, puis une pluie semblable à une drache nationale belge ou simplement une douche écossaise.
Dwight and Nicole, guitares à la main, montent sur scène, accompagnés d’ Ezra Oklan à la batterie. La chanson « Top of the world », extraite de leur dernier album « Shine on », ouvre le concert qui est retransmis en direct par la chaine de télévision WPTZ News Channel 5. Nicole nous dévoile son potentiel vocal. Elle a participé à « The Voice ». Les critiques sont élogieuses: “There are good voices and then there are great voices. Nicole Nelson is definitely the latter Christina Aguilera”.
« Round in Love » est une ballade pleine de douceur chantée en duo. La voix de Dwight est en harmonie avec celle de Nicole. Pas de secret, Nicole et Dwight sont un couple vivant à Burlington et les sensations viennent du cœur.
La reprise « Blue Bayou » de Roy Robinson est sublime. Nicole se rapproche de la version de Linda Ronstadt. Elle est aussi bien à l’aise dans un répertoire, dans lequel la pop et le rock s’unissent à la musique country que dans une chanson funky soul.
Hi Low : Dwight reprend le chant principal dans les chansons « Hi Low » et « Hearts ». Il nous délivre des soli de guitare saturée sur son instrument en forme de V, celle que nous retrouvons souvent dans les formations de metal rock.
Le concert se termine avec « Hallelujah », une reprise de Leonard Cohen, interprétée par Nicole. Sa participation au concours « The Voice » l’a fait connaître à un plus large public.
Dwight and Nicole, accompagnés de Ezra Oklan, un power trio d’enfer qui nous balance un cocktail de styles musicaux divers. Leur jeu remplit bien l’espace musical avec une dynamique omniprésente. Nous nous réjouissons de rencontrer ce trio de musiciens, capables de réarranger les morceaux pour la prestation Live, tout en gardent l’authenticité des enregistrements de leurs albums.


Set list : On the top of the world, Electric lights, Further, Purity, Wish I only knew, Blue Bayou, Boxes, Lately, Hi low, Hearts, Black to blue.

Dwight and Nicole, City Hall, Burlington, Vermont (USA) , Friday, 9 June 2017
Dwight and Nicole, City Hall, Burlington, Vermont (USA) , Friday, 9 June 2017
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:24
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 2)

Florian Hexagen-

 Artista- Sexta 09 de Junho

 PalcoHora
Angel OlsenPalco NOS (Parque da Cidade)19:50
Bon IverPalco NOS (Parque da Cidade)22:15
Cymbals Eat GuitarsPalco Pitchfork (Parque da Cidade)01:20
First Breath After ComaPalco Super Bock (Parque da Cidade)17:00
Hamilton LeithauserPalco Pitchfork (Parque da Cidade)00:00
Jeremy JayPalco . (Parque da Cidade)17:45
Julien BakerPalco Pitchfork (Parque da Cidade)22:30
King Gizzard & The Lizard WizardPalco . (Parque da Cidade)01:00
Mano Le ToughPalco Pitchfork (Parque da Cidade)04:15
Nicolas JaarPalco NOS (Parque da Cidade)01:00
Nikki LanePalco Pitchfork (Parque da Cidade)21:00
PondPalco NOS (Parque da Cidade)17:55
Richie Hawtin - CLOSEPalco Pitchfork (Parque da Cidade)02:45
Royal TruxPalco . (Parque da Cidade)19:00
SkeptaPalco Super Bock (Parque da Cidade)23:55
Sleaford ModsPalco . (Parque da Cidade)20:30
SwansPalco . (Parque da Cidade)22:00
Teenage FanclubPalco Super Bock (Parque da Cidade)21:00
WhitneyPalco Super Bock (Parque da Cidade)18:50
 

 

NOS PRIMAVERA SOUND, JOUR 2: journée bizarre, avec un programme promettant du très bon tout du long mais où certains groupes ont finalement surnagé et d'autres plongé dans les abysses.

Tout d'abord POND, qui nous a servi une sorte de rock psyché ensoleillé assez chouette mais qui au final apparaît comme un Tame Impala un poil cheap.

Ensuite est venue l'arnaque de ce festival, Royal Trux. On attendait pas mal de la bande à Jennifer Herrema, on a eu droit à un set en pleine descente d'abus de marijuana à mi-chemin entre le fendard et le pathétique. Aucune cohésion scénique, une leader perdue et titubant, comme aux plus "grandes heures" de Courtney Love/Amy Winehouse. Une honte, les organisateurs devraient demander à se faire rembourser le cachet d'un groupe dont on se demande aujourd'hui comment les membres peuvent encore se regarder dans une glace.

Ensuite Angel Olsen. Son concert chiant aux nuits Botanique a été répété exactement de la même façon sur la grande scène, autant dire que l'ennui a vite percé malgré l'enthousiasme de la foule du au bon temps. Bye bye Angel, on ne se reverra probablement jamais (Jennifer, aller direct pour l'Enfer pour toi :-D ).

On a par contre rapidement remonté la pente avec le déboulé spoken word post-punk des britishs de Sleaford Mods. Jason Williamson était en méga forme, et a ponctué chacun de ses brûlots par des "FUCK ENGLAND" et des borborygmes de pets suite aux élections au Royaume-Uni. Impossible de ne pas danser et tripper durant le set, où il fallait vraiment être de mauvaise foi. Meilleure prestation d'eux me concernant à ce jour, sous un soleil radieux.

Teenage Fanclub a assuré de son côté un set power-rock studieux et "lycéen", mimi, plein d'entrain, mais sans non plus provoquer un enthousiasme démentiel.

Après, la secte Swans a débarqué sur la scène tout au fond du site, avec pour cadre la forêt et la pleine lune, pour plus de 2 heures d'un set encore une fois remarquable de radicalité et de puissance. On les voit tous les ans, mais à chaque fois l'expérience est différente et assez démente. Loués soit Michael Gira et sa troupe infernale, on s'attendait presque à voir sortir du bois des lycanthropes prêts à dévorer la foule d'adeptes.

Un rapide passage vers Bon Iver sur la NOS Stage a confirmé nos craintes: la dépression du bonhomme l'a fait basculer du côté obscur de la force, celle des Coldplay/Kanye West, et toute la magie délicate de "For Emma, Forever Ago" a disparu au profit d'une machine bien huilée mais sans saveur ni émotion. Triste et limite incompréhensible, par contre, le succès a lui été au rendez-vous parmi les festivaliers, qui ne pouvaient s'empêcher de chanter certaines paroles longtemps après le concert. Vomitif. Heureusement, on a terminé par le set bien classe de Hamilton Leithauser, chanteur de The Walkmen, qui a littéralement enchanté la Pitchfork stage en moins de 2 chansons. Atmosphère de romance, de prom party, avec boule à facettes, ça aurait pu/du sonner kitsch mais en fait c'était plutôt très réussi.

Une journée mi-figue mi-raisin donc, mais un trio solide quand même à l'arrivée avec Sleaford Mods, Swans et Hamilton Leithauser.

. Obrigado!

NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 2)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 2)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 2)
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:31
GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017

GOV'T MULE - L'Atelier, Luxembourg (GDL) - 2017.06.08

Line Up:
Warren HAYNES : Guitars - Vocals.
Matt ABTS : Drums.
Danny LOUIS : Keyboards, Backing Vocals - Guitar.
Jorge CARLSSON : Bass - Backing Vocals.

Set 1
01. Mule.
02. Painted Silver Light.
03. Whisper In Your Soul.
04. Devil Likes It Slow.
05. Child Of The Earth.
06. No Need To Suffer.
07. Fool's Moon.
08. Dreams & Songs.
09. Stone Cold Rage.

Set 2
01. Game Face / Mountain Jam (Medley).
02. Travelling Tune.
03. Foresaken Sailor.
04. Lively Up YourSelf.
05. Beautifully Broken.
06. Wich Way Do We Run.
07. Lola, Leave Your Light On.
08. Broke Down On The Brazos.
09. Statesboro Blues.

Ca y est, on est repartis pour dompter la mule, enfin, c'est ce que nous croyons, jeunes éphèbes optimistes que nous sommes. Cette fois ce sont les terres Grand Ducales qui ouvrent les portes de Den Atelier à Monsieur Warren Haynes venu nous montrer l'état de forme de Gov't Mule que nous avions eu le bonheur de voir en ces lieux le 9 mai 2016. Depuis, qu'est-il donc arrivé de neuf à notre animal qui je te le rappelle est le fruit de l'accouplement d'un âne et d'une jument. Quand tu compares la différence de taille entre les deux, tu comprendras aisément que l'expression « monté comme un âne » prend ici tout son sens. Il y a une nouvelle mule qui sort le 09.06 et elle porte le nom de « Revolution Come...Revolution Go » que nous nous empressons d'ailleurs d'acquérir en édition double et « De luxe » s'il vous plait, pour la somme de 20€. Pour les plus chanceux, nous avons déjà pu écouter l'album en avant-première début de semaine. Alors « quid » Eh bien, comme disait mon ami Clovis, pour être tout à fait franc, nous tenons là le meilleur album de la discographie de Gov't Mule, sans blaguer ! Je te rappelle tout de même que notre sympathique animal n'était au départ qu'un "one shot" comme on dit dans le métier, cela devait être un album et puis basta. Mais voilà, avec le succès récolté par le premier opus, il y en eut un second, puis un troisième et de fil en aiguille...tu connais la suite. C'était il y a 23 ans déjà.
J'entends déjà rire sous cape nos détracteurs Massey-Fergusson : « Ils sont fous ! Aller voir le même groupe et entendre les mêmes chansons… Je t'arrête d'un geste sec et péremptoire, style archers du roi accompagnant le questeur royal, qui, comme son nom l'indique : quête ! Oui, c'est le même groupe, mais ta jubilation intérieure va être de courte durée, comme un titre de champion pour le Standard de Liège, car si l'autre point commun est que la setlist comporte 19 titres également, au niveau des chansons, il n'y en a qu'une en commun « Stone Cold Rage » celle qui ouvre le nouvel album ! Tu y es ? Allez va pleurer maintenant. Et pour t'achever, sache
encore que par rapport au concert de l'an passé il n'y a aucun morceau qu'ils rejouent. Tu en connais beaucoup des artistes capables de faire ça toi ? Le Boss. Lors de l'interview qu'il m'accorde (de guitare) avant le concert, Warren me confie que par souci de respect des fans, ils mettent un point d'honneur à ne jamais jouer la même setlist deux soirs de suite et surtout à ne pas rejouer celle de l'an passé dans la même ville. « Je veux que ceux qui assistent à nos concerts repartent en étant assurés d'avoir vécu un moment unique qui n'appartient qu'à eux. » Je dis chapeau ! Et ce nouvel album ? Le titre déjà, explique-moi, dis-je, franc-battant. « C'est tout simplement une constatation du sentiment de non achevé de la politique américaine. Une administration prend le pouvoir et commence à mettre des choses en place pendant son mandat, et puis un nouveau gouvernement arrive et s'empresse de défaire ce que le précédent avait commencé et ainsi de suite, on ne termine jamais rien, c'est navrant. Mais, au point où nous en sommes aujourd'hui, c'est le sommet. Les gens réclament déjà le changement, nous verrons bien conclut-il pensif. » En fait, sur cet album qu'il aurait voulu entièrement consacré à poser un regard sur le passé du groupe et de sa carrière de musicien, Warren s'est senti inspiré par la politique actuelle de son nouveau président auquel la Mule décoche d'ailleurs quelques ruades bien appuyées.
Allez, vite, en salle garçon, çà va commencer. « Mule » ouvre les hostilités et c'est électrique à mort. « Good to see you », bras droit levé, les doigts en signe de « V », tel un Winston Churchill des temps modernes, c'est là le bonsoir habituel de Warren. L'homme de Caroline du Nord est plus disert avec une de ses nombreuses Gibson (enfin un homme de goût) qu'en longues diatribes au micro. « Fool's Moon » et « Stone Cold Rage » achèvent ceux qui sont encore debout, le quatuor est magistral. Pause de vingt minutes et puis retour sur scène, à ce moment là, nous ne savions pas encore à quelle sauce nous allions être dévorés. Je consulte mon gsm, il est 21h58. La première pause que le groupe marquera, il sera 22h40 ! Tu ne rêves pas, ces quatre fous vont enchaîner et jammer comme seuls les ricains savent le faire et ce pendant 42 minutes non-stop ! On n'avait plus vu ça depuis Led Zeppelin ou encore le Allman Brothers Band. Et en plus, crois-moi ou pas, jaloux épidermique (Jagger) que tu es, on ne s'est pas ennuyés une seconde ! Une superbe impro sur le « Lively Up Yourself » de Bob Marley. Et puis un morceau qui tue dès les premières notes : « Broke Down On The Brazos » extrait de l'album « By a Thread » de 2009 sur lequel on trouve notre Billy Gibbons de ZZTop. C'est la première fois de ma vie de concertiste que j'entends un mec capable de jouer du Billy Gibbons presque mieux que lui ! In-croy-able, j'en avais des frissons, tu avais l'impression que le texan barbu se cachait quelque part en coulisses pour jouer les soli. Et ça c'était avant « THE » rappel, unique, terrifiant, la folie dans la salle, la température monte de10 degrés alors qu'on crevait déjà de chaud comme ça ! « Statesboro Blues » l'hommage aux Allman Brothers dont Greg, le second frère nous a quittés le 27.05 dernier, Duane était décédé dans un accident de moto en 1971. D'où il repose, au Rose Hill Cemetary de Macon en Géorgie, il devait être fier de voir ce diable de Warren lui aussi un ex membre de la fraternité, leur rendre un tel hommage. Nous voilà tous sur les fesses après ces 2h55 de concert.. De mémoire de ceux qui ont vu la Mule plus de 10 fois, c'est la meilleure prestation à laquelle ils ont jamais assisté. Je le crois sur parole ! Vivement le prochain ! On y sera.

Mitch "ZoSo" Duterck

GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017
GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017
GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017
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