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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:52
Alain Pire Expérience - au Zik - Zak - Ittre- le 13 mai 2017

Alain Pire Expérience - au Zik - Zak - Ittre- le 13 mai 2017

 

 

Simon Rigot

 

Avec une carrière riche de presque 40 années , il est inutile de présenter Alain Pire , qui n'a plus besoin de prouver à qui que ce soit ses qualités de musicien , de chanteur et de compositeur. Il a décidé avec Alain Pire Experience de se faire plaisir sans tenir compte des modes ni du "système" . "Cambridge" sort en 2014 , une explosion de Rock psychédélique que tous les fans des Beatles , des premiers Pink Floyd , des Who et des Kinks se doivent de posséder.

Une belle exposition sur Classic 21 , son public privilégié , lui avait permis de s'imposer comme un maître dans ce genre de musique remis au goût du jour avec des projets comme Moaning Cities , The Narcotic Daffodils ou le Cosmic Trip Machine de Will Z. En 2016 on avait pu admirer son talent au Festival ProgResiste avec justement Moaning Cities , et début 2017 un opus plus personnel a suivi , "Songs from the 13th floor" . Une bonne occasion d'aller le voir chez Zik Zak , la nouvelle salle qui replace le Brabant Wallon sur la carte des endroits où le rock se savoure autrement que dans un bar enfumé à la sono pourrie. Grâce à notre ami GPS qui nous amène à bon port après être passé entre les forges de Clabecq et la Prison où je crois reconnaître le lieu de tournage de "Tango Libre" , on découvre un grand espace, un bar généreux et un public encore clairsemé mais qui semble attendre avec fébrilité Alain Pire Experience. On se rappelle qu'ado on avait acheté le deuxième album de Jo Lemaire + Flouze "Precious Time" (1980) sur lequel Alain Pire avait joué. On se rappelle avoir vu Michel Drucker Experience (avec Alain et Géraldine Buxant) au Spirit en première partie d'une prestation du légendaire Arthur Brown en formule (presque) seul en scène .On a jamais eu l'occasion de voir Such a Noise , un de ses groupes où il a eu le plus de succès . Voir Alain Pire avec son répertoire résolument psychédélique est une perspective très alléchante. Mais en jouant en Power Trio va-t-il être capable de reproduire sur scène le chatoiement des disques , avec des chœurs , des claviers vintage , et parfois même des Sitars , Tablas et Tampura. Et bien on est pas déçus . Dés le début il attaque avec son tube du moment , l'imparable "Lazin in the afternoon" dont le clip à la vieille Volkswagen hippie vient juste de sortir https://www.youtube.com/watch?v=ePS_2dRtlQY , et enchaîne avec The Sun don't shine avec son riff de guitare à la Pete Townsend . Après deux morceaux du nouvel album il nous propose de plonger dans son riche répertoire , principalement du premier album de 2014 , à commencer par Drifting South dont la trame fait furieusement penser à une ambiance à la Shocking Blue quand le groupe batave imitait Jefferson Airplane. Déjà l'occasion de belles envolées de guitare sur une rythmique implacable qui se dilue dans une longue improvisation psychédélique qui constitue la quintessence du style. On est dans un autre monde , où on croise les ombres de Gong ou du Led Zeppelin de Dazed ans Confused pour revenir à la conclusion Pop. Détonnant! S'en suit Cambridge , écrit après une journée passée avec une ancienne petite amie de Syd Barett sur les traces de son fameux "lover" dans la légendaire cité universitaire.https://www.youtube.com/watch?v=pK4V1dN2urc

Bien sûr le début évoque Strawberry Fields Forever et son Mellotron.Je ne peux m'empêcher de penser à des pastiches dans les années 80 comme "Sewing the seeds of love"(Tears for fears) ou"The Mole from the minestry" (The Dukes of Stratosphear alias XTC) . Après le romantisme nostalgique de Cambridge , il se lance dans une reprise de "On the riverside" , de son ancien groupe Such a Noise, un morceau qui a plus de 20 ans mais est agréablement revisité avec d'abord un solo de basse puis un solo de guitare construit progressivement et qui passe par différentes ambiances , du plus lyrique au plus virtuose , montrant si besoin en était la totale maîtrise d'Alain Pire sur sa Gibson . Comment écouter de la musique après une telle démonstration ? Mais il ne s'arrête pas là et enchaîne trois morceaux du premier album. Drops on fallen leaves est assumé comme un morceau pink floydien dans le genre de Fat Old Sun sur Atom Heart Mother , puis Your elephants are everywere où l'apport d'une bande son permet de reproduire les instruments indiens et On the moon , toujours immanquablement floydien avec un solo plus hendrixien que nature. Comme il est d'humeur lunaire , il enchaîne avec When the moon du dernier album qu'il rebaptise ce soir "The Dark side of..." pour faire plaisir à un spectateur , mais qui n'a rien de floydien . c'est un des rares morceaux où il est impossible de citer une référence illustre précise , une excellente composition pleine de lyrisme épique.dans son final qu'on imaginerait avec un orchestre et des choeurs , puis nous replonge en pleine science fiction , selon ses propres dires grâce à sa machine à explorer le temps (Time machine du premier album) à cette année 1967 qui a livré pour tous les amateurs de classic rock un millésime rock du XXème siècle comparable à 1961 pour les amateurs de Bordeaux. Il se rêve assistant aux premiers concerts de Pink Floyd au UFO, mais dans Time Machine il fait un clin d'oeil à White Room de Cream pour partir ensuite dans un schéma harmonique totalement différend dans sa manière de composer . Alain Pire nous entraîne souvent ailleurs , là ou beaucoup de compositeurs restent prévisibles dans leurs progressions. Et pour enfoncer le clou , il revient avec Do you remember those days du nouvel album sur cette nostalgie d'une époque bénie pour les amateurs du genre . Et pourtant ce morceau est résolument moderne , avec une rythmique tribale hypnotique qui permet à Marcus Weymaere de nous offrir une ébauche de solo de batterie ponctué de phrases de guitares. Et de conclure le concert avec le dernier morceau du premier album , Number one , une dernière occasion pour Alain Pire de nous régaler de ses solos et de ses riffs. En rappel une version assez fidèle à l'original de Manic Depression de Jimi Hendrix Experience , sorti comme il le fait remarquer en ... 1967.

 

Enfin insistons sur le travail  impeccable de  Rene Stock à la Bass Rickenbacker et Marcus Weymaere qui non seulement assure la batterie , mais contrôle les séquences et imprime le rythme lorsqu'il s'agit d'ajouter à l'ensemble des petites notes de clavier ou d'instruments indiens. Ces trois là se trouvent les yeux fermés , la cohésion est irréprochable et manifestement le plaisir de jouer ensemble constitue un moteur qui rend la prestation jouissive et variée. Le son de la basse est précis et rond sans être ronflant , la batterie balance un groove implacable et quand Alain se lance dans un de ses innombrables soli, le backing est bétonné à l'instar de ses sections rythmiques légendaire de Power Trio (Jack Bruce - Ginger Baker / Noel Redding- Mitch Mitchell)

 

Alain Pire Expérience - au Zik - Zak - Ittre- le 13 mai 2017
Alain Pire Expérience - au Zik - Zak - Ittre- le 13 mai 2017
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 09:21
Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017

Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017

 

Ce doit être la septième édition ( outdoor) de ce festival visant la multiculturalité, la convivialité et la bonne humeur.

Au programme des deux jours: musique du monde, arts de la rue, cirque, animations pour enfants et bien sûr un bar et le Miam' in Jette proposant des saveurs exotiques.

Ton agenda te permet de t'y rendre le samedi afin d'assister à quelques uns des concerts d' un programme copieux, étalé sur deux scènes:

13:30 Trovadotres Flamenco Jazz

18:00 DYnamic Band

19:00 manou gallo groove orchestra

20:15 Karl Hector and the Malcouns

21:30 Le T.P Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou

22:45 Marcus Gad

00:00 Afla Sackey and Afrik Bawantu!

 

Arrivé sur place vers 14:20, tu assistes à l'ultime titre de Trovadotres, un projet flamenco jazz mené par le guitariste Louis Henry et comptant en son sein, Sergio Rodriguez à la flûte, Pierre Van Eerdewegh au sax ou à la clarinette, Martin Chemin et Romain Duyckaerts aux percus, Marc Renders à la basse et Tania Terron, à la voix graveleuse, au chant.

Ce morceau hispanisant et polychrome, doté de riches arrangements te fait regretter ton arrivée tardive.

Le public, déjà conséquent, malgré une météo incertaine, applaudit chaleureusement la compagnie avant de se rendre vers la Big Stage pour le concert suivant!


Les Barbeaux.

C'est en 2014, à la Cité Culture que tu croises la route des Biterrois amateurs de pêche.

Leur set avait, à l'époque, enflammé la salle de Laeken.

Depuis ils sont régulièrement venus rendre visite aux gens du Nord pour les réjouir avec leur world music festive et explosive, ainsi, début mai, ces nageurs d'eau douce avaient séduit Labadoux et ils comptent bien faire bouger Jette pendant l'heure de la sieste.

Depuis mars, un nouvel album, 'Déracinés', se vend lors des concerts ou en ligne!

Pascal Tenza, auteur-compositeur, accordéoniste / Jean Dona, guitare / Gabriel Dessaux, violon / Romain Maraval, batterie et Ludovic Criado, basse, sont introduits par un chant de lutte, pas le temps de finasser, les alevins envoient l'apéritif, ' Licor de amor' , tandis que l'accordéon virevolte, tu hésites entre une sangria, un cava ou un tinto de verano, à un mètre de toi, Rosetta ne se pose pas de questions et tournoie joliment.

Les Barbeaux ont enchaîné sur ' Soleil', le grand absent de la journée, Rosetta n'est plus la seule à gigoter, ils sont déjà une dizaine.

Normal, aux concerts des Négresses Vertes, de la Mano Negra ou des Têtes Raides, le public ne reste pas sagement assis sur son siège non plus!

Il y a un petit vent cet après-midi, oui le ' Viento de Libertad' souffle, debout, camarades, tous sur les barricades!

Avec le magnifique ' Le sang du Papet', les Languedociens proposent un premier extrait de leur dernier méfait, une cumbia méditerranéenne, avé lassent de là-bas, dis!

Même atmosphère avec ' Blanco y negro' , vantant la différence.

Tout devant la scène, une petite jeune de 76 printemps fait voltiger sa jupette, se débarrasse de son imperméable, d'un chapeau fleuri, aux couleurs fanées, elle dépose son pétard, pas remboursé par la sécurité sociale, sur la barrière et continue son exhibition.

Ambiance à Jette!

Mise en évidence du violon bravache de Gabriel, le garde des sceaux, pendant une gigue nerveuse virant musique slave festive.

Tiens voilà ' Manolo' un féru de liberté vivant dans les Pyrénées, la troupe embraye sur 'Jardinero' , suivi par ' Le pauvre' chantant la classe ouvrière, toutes races confondues, celle qui chante ...les bourgeois sont des cochons....

Spéciale dédicace à tous les branleurs de la planète!

La Belgique compte plus ou moins 10 millions d'âmes, le pourcentage de branleurs est inconnu, on peut avancer 25% , 'Oui je sais' ...que je dois travailler ...est pour eux.

Vive les dilettantes!

' Les déracinés' est plus que jamais d'actualité. Pour accompagner la marche de tous ces déportés, Jette bat des mains.

Petit interlude instrumental, un menuet vaudevillesque poussé par un violon courtois avant l'intervention de Romain qui pousse la chansonnette...la la la la... bientôt imité par l'assistance, le chauve regagne ses caisses et la gentille mélodie explose en farandole exubérante.

Voilà la leçon d'espagnol pour les nuls, 'Kirikiki' suivie par le 'Mi gusta' de la Mano Negra.

Interpréter de la musique festive ne signifie pas faire du n'importe quoi, ces jeunes gens sont tous des virtuoses, si le violon se fait irlandais, tzigane, ou klezmer, la guitare et la basse rockent sérieusement et, si pour toi le roi de l'accordéon se nomme Aimable, viens voir et écouter Pascal Tenza!

En hommage aux curés ( sic), ' Je chante dans le vent'.

T'en connais-toi des curés qui aiment les petites filles et les garçons?

Le Dave Swarbrick de l'Hérault en remet une couche, du coup Maître Jean se tape un solo pas falot et l'équipe enchaîne sur le vif 'Lo siento'.

Le set touche à sa fin, là- haut, Il le sent et pleure, deux, trois gouttes tombent, elles ne peuvent gâcher la bonne humeur générale, Les Barbeaux en placent une dernière ' Los Pulmones Verdes' avant de regagner des eaux moins polluées.

Ils seront à La Semo cet été!

 

Le temps d'échanger quelques mots avec un ou deux poissons et tu manques le premier titre de Den Ambrassband.

Ces gens ne sont pas là pour te causer des ennuis, au contraire, le nom complet de cette fanfare particulière sonne Antifacistische Militante Brassband, elle est menée par Gregor Engelen, alias Gregor Terror, également chef d'orchestre au sein du Antwerp-Gypsy Ska Orchestra, ce militant, pas vraiment un copain de Bart De Wever, adore foutre le bordel, son Ambrassband tourne depuis 15 ans et, s' il affirme se concentrer sur les fêtes de mariage ou les enterrements, tous les futurs mariés ou cadavres ne vont pas apprécier le côté punk de son cocktail.

Par contre à Jette, ils ont cassé la baraque!

On annonçait douze protagonistes, on en a dénombré 10, neuf cuivres et un gars, membre de l'Orchestre du Belgistan, maniant une grosse caisse ou frappant des cymbales.

On a reconnu quelques têtes, Jean Baptiste Delneuville, vu au piano avec Qotob, à la trompette, à Jette/ Loes Minnebo au trombone, frêle mais dotée d'un souffle éléphantesque/ une autre trompette, Mademoiselle Mo Francken, pas de lien de parenté avec un mec siégeant au gouvernement, mais on l'a croisée avec les sans emploi de Wally/ Gregor, quand il ne fume pas ou ne harangue pas la foule, s'amuse aussi avec l'instrument préféré de Miles Davis, il y avait trois sax, un autre trombone et un tuba!

Donc, tu te pointes pendant 'Georgia', le temps de valider ton ticket et tu embarques dans le wagon, direction les Balkans.

Tu t'emmerdes pas pendant le trajet , ils envoient la 'Rumba de la lasi' suivie par le tournoyant ' Gonzo' .

' Camel tone' présente des effluves orientales onctueuses, le camélidé n'est pas chameau, il trottine à l'aise, tout baigne, l'oasis est en vue, Jean-Baptiste, pas celui de Daniel Lanois, se tape un petit solo pas sournois, en fermant les yeux tu vois Aziza entamer une Raqs Sharqi voluptueuse et t'as cherché, en vain, un coin où fumer un narguilé.

La suivante 'Usti Baba' est originaire de Macédoine, Gregor la menace se tape la partie chantée, on reste dans les mêmes contrées avec le thème hyper bondissant qui lui succède, hop, hop, hop, dit-il pour encourager les kangourous, pas tous roux, du coin!

Après avoir traversé une ou deux frontières, le train s'arrête en Roumanie, où l'orphéon du cru propose 'Tutti Frutti', Little Richard, qui passait par là, n'a pas reconnu l'air.

Pendant ' Cott' la cousine de Bécassine se mue en hélicoptère, très vite elle est imitée par ses copines, c'est le souk intégral sur la plaine, tandis que Gregor, victime d'un cauchemar, voit s'amener a thousand testicles.

Faut fuir, they're coming for you, au lieu de prendre tes jambes à ton cou, t'as fait l'hélicoptère avec les filles.

Loes en vedette pendant le dingue ' C4' puis vient un titre dédié à tous les Hollandais envahissant Antwerpen pour courir les boutiques, 'Lekker shoppen'.

Les klezmer follies se poursuivent avec 'Budos' , un gypsy/funk /jazz/rap gluant.

Voilà, bonnes gens, le terminus est en vue, some gypsy techno pour se quitter, attachez les ceintures, voici ' Dolce et gitana' !

On vous attend au stand merch: cd's, t-shirts et marijuana en solde!

 

Afrikän Protoköl

Pub:

Afrikän Protoköl est le sextet afro groove du saxophoniste belge Guillaume Van Parys. Riffs jazz, groove et improvisations s’y mélangent pour créer une fusion transcontinentale chaleureuse et festive. Etabli au Burkina Faso en 2013, le groupe présente en 2017 son second album 'Beyond The Grid'. Avec une section rythmique burkinabè et des souffleurs belges, Afrikän Protoköl propose un spectacle coloré et dynamique ; une musique originale et universelle.

Guillaume VAN PARYS (BE) - Alto - Baritone Saxophones, Compositions
Moïse OUATTARA (BF) - Drums
Frédéric BECKER (BE) - Soprano - Baritone Saxophones
Achille OUATTARA (BF) - Bass
Zouratie KONE (BF) - Percussions - Vocals
Jérôme HOPPE (BE) - Trumpet
Brice CLAUSSE (FR) - Tenor Saxophone

On ajoute que Zouratie est un chef du balafon, que son chapeau est superbe et que le Sporting voisin a adoré la couleur de ses cowbells!

Sans setlist et sans feuillet de lyrics, il est délicat d'avancer des titres, mais sache que la première plage, d'une étendue égale à ce que tu découvres entre deux brise-lames à Knokke -le- Zoute ( à marée basse) groovait méchamment. Le son magique du balafon nous balade en Afrique noire alors que le jeu de basse jazz fusion d'Achille, dont les talons se portent bien, merci, le drumming musclé de celui qui a marché sur les eaux et les envolées de cuivres chaudes des Européens, rappellent le meilleur du jazz-funk.

Lors du second exercice Zouratie Kone se concentre sur ses Gonguê bells qu'il martèle consciencieusement, après un solo pas sot d'un sax alto, Moïse se tape un exercice athlétique forçant l'admiration de Manon, une petite rouquine coquine, l'équipe entière reprend le thème puis les boeufs regagnent la bouverie.

Guillaume: ' Doromin Kelen' ouvre le dernier CD!

Retour du balafon pour cette mélopée noire, psalmodiée par l'homme au chapeau, les cuivres s'évadent,.. N’kan bè fantaw man, aw yé sabali, I ma na kè fantanyé diyen konon... chantonne Zouratie, pour la traduction tu t'adresses à Google, la complainte prend fin sur un feu d'artifices percussif des plus impressionnants!

Nouveau solo de basse à faire pâlir Stanley Clarke pendant le track suivant, te rappelant le grand Manu Dibango.

De l'ethno jazz sulfureux.

On n'a pas retrouvé le titre 'L'esprit du lion' sur les deux CD's enregistrés par Afrikän Protoköl, c'est pourtant ce qu'a communiqué le Parisien, en cherchant mieux on conclut qu'il s'agit de ' Diarra Spirit'

Dans la savane, le roi des animaux , sage et paisible, écoute les humains lui rendre un hommage vibrant, quelques autochtones entament une danse sacrée et sinueuse, toute en houle et spirales.

Comme le texte de la suivante est récité, puis psalmodié, on avance le morceau ' Walking through' chantant les vertus du travail.

Après une improvisation Burkinabè menée par la basse du souriant Achille, la troupe entière retourne au turbin pour achever le sermon coloré.

On termine le set avec un petit détour par la Côte d'Ivoire, voici ' Gbégbé Fever', un titre détonnant dominé par les percussions.

Salut Jette!

 

L'organisation les repousse sur scène, il leur reste dix minutes, ils ne vont pas entamer un poker, ils reprennent leurs instruments pour nous proposer un dernier afro-jazz mixant Fela Kuti et les Brecker Brothers.

Un concert énergique et rythmé apprécié par un public nombreux.

 

Jam'in Jette s'achève pour toi, t'es attendu pour un grannysitting devant le petit écran!

 

 

 

 

 

 

Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017
Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017
Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017
Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017
Jam'in Jette Festival 2017 ( jour 2) - Parc De La Jeunesse - Jette - le 13 mai 2017
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 06:38
Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017

Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017

 

Seconde étape des Nuits, sous le Chapiteau la soirée Hungry Music affiche complet, les gros beats electro font trembler la verrière du Bota, avec JP on attend sagement l'ouverture des portes de la Rotonde, le concert de Jesca Hoop devant débuter à 20:30'.

 

Jesca Hoop,vue en 2014, avant et avec Shearwater, vient de sortir 'Memories are now', qui succède à l'album  'Love Letters for Fire' enregistré avec Sam Bean de Iron and Wine.

Ils sont quatre à se présenter sur le podium: Jesca, ayant adopté une coiffure sophistiquée, est vêtue d'un kimono noir  extravagant,  et, sans doute, Kirana Peyton ( Faun Fables) à la basse, claviers et seconde voix,  plus deux garçons, devant être Danny Reisch aux drums et Lucas Oswald à la guitare et backings, des gens doués que tu as croisé au sein de Shearwater.

Jesca, armée d'une guitare, démarre solo par ' Songs of old' . Travaillant en fingerpicking, la Californienne, désormais établie au UK, nous emmène dans un univers folk intimiste, raffiné et profond à la fois.

Après nous avoir salués en souriant et avoir prononcé l'énigmatique formule ..you make me Southern... après laquelle un zouave  glapit une considération incompréhensible ( what the hell does that mean, dude?) , elle ajoute let's have some fun, ce qui n'a pourtant pas l'air d'être le genre de la maison, et entame l'exotique et aérien ' Animal kingdom chaotic'.

T'es pas étonné de constater qu'à droite et à gauche les noms d'Emilie Simon, Kate Bush ou Ane Brun sont mentionnés.

Toujours en mode alt-folk, l'équipe  a embrayé sur ' Peacemaker', un extrait, aux connotations érotiques, de l'album 'The house that Jack built' .

Les voix de Jesca et de Kirana se répondent puis se chevauchent  pendant ' Tulip', une superbe plage aux consonances British folk palpables.

En solitaire, voici  le précieux ' Pegasi' qu'elle interrompt brusquement en constatant qu'elle a perdu une oreillette, elle reprend et gratifie l'assistance d'effets de voix téméraires.

Les musiciens regagnent les coulisses, elle va nous faire frémir avec le profond  'The coming', évoquant Cat Power ou Sharon Van Etten. Une quinte de toux inopportune  la saisit, cela ne l'empêche pas de poursuivre sa tirade.

Shit, I've a frog in my throat, clame l'enfant à la fin de la chanson tandis que les copains rappliquent , elle avoue...I don't trust anyone... qui amorce ' Deeper devastation' auquel succède 'The lost sky'.

Danny a reçu la basse de Kirana, deux guitares attendent le bon vouloir de Jesca qui a du mal à accorder son instrument, elle sourit, s'excuse et lance la ballade.

L'ultime titre prévu au programme, ' Memories are now' connaît un faux départ, puis adopte un rythme de croisière avant une explosion inattendue.

Thank you, Brussels, elle a vidé sa bouteille thermos et regagne les coulisses en souriant.

The dream is over!

 

The Big Moon.

A Londres il y avait quatre filles,  Juliette Jackson, Soph Nathann, Celia Archer, Fern Ford, un job de caissière, de dactylo, de coiffeuse ou de serveuse ne les intéressait pas, elles montent un band, consultent Google, c'est bon The Big Moon est disponible, on répète, pas trop, dans un style grunge punk , garage, Britpop puisque on aime Elastica, Blondie, les Bangles et les Runaways et on arpente les  scènes de salles de concert.

Très vite un noyau de fans se crée, les nanas ne se prennent pas au sérieux, sont mignonnes et ont la pêche, elles sont remarquées par une firme de disques et signées.

Après un EP en 2016, ' Love in the 4th dimension' voit le jour.

En Belgique aussi on les connaît, ce soir elles signent leur troisième passage au Bota, qui coïncide avec la fin d'une longue tournée.

Juliette ( chant, guitare): bonjour!

Celia ( basse, vocals): tu dois dire, bonsoir it is 9:20 PM .

Fern, la studieuse: boum, boum et Soph, la lead guitarist, hi!

La Rotonde: yeah!

Let's go : avec  'Silent Movie Susie', on entre d'emblée dans le vif du sujet, du rock avec une touche Phil Spector, un refrain repris par les gamines...come back for the summer..., des guitares mordantes et Fern, à l'arrière, qui assure comme un chef.

Juliette, la blonde, a de l'esprit, Celia sourit, Fern s'applique et Soph rocke, Bruxelles a pigé qu'il n'est pas question de s'emmerder ce soir.

' Nothing without you' se révèle tout aussi énergique,  sans pause elles attaquent 'Happy New Year' en plein  mai, les voix s'harmonisent parfaitement, à l'instar de ce que faisaient les Bangles déjà citées.

Pendant les pauses, Celia et Juliette se désaltèrent à la Duvel.

La setlist indique ' The road', morceau pendant lequel tu entends quelques notes de piano, tu cherches et remarques que Miss Ford est non seulement batteuse mais aussi pianiste,  puis vient 'Cupid' .

Juliette se frotte à Celia, puis  tend sa guitare face à nos visages, semble nous narguer, sourit et va chatouiller Soph.

Elles bougent constamment, ces demoiselles!

C'est le moment de décocher  ' Love in the fourth dimension' avec ses guitares saturées, avant la surprise de la soirée, une cover punky de ' Beautiful Stanger' de Madonna.

' Zeds' is one of our most romantic songs, dixit la bassiste, elle n'a pas menti, le fond jazzy, fin de soirée en boîte, fait merveille et nous prouve que les filles ont plus d'une corde à leur arc.

Avec ' The end' elles continuent en mode ballade, ce qui encourage le cousin d'Antoine De Caunes à oser une remarque niaise ...I will give you my phone number... cette sentence stupide a le don de les faire pouffer de rire, elles se ressaisissent et enchaînent sur 'Pull the other one'.

Celia, émue, j'ai vu des gens s'embrasser pendant ce titre, du coup elles décident de poursuivre la formule downtempo par ' Something beautiful', une sucrerie poétique pour laquelle Celia a abandonné la basse pour tapoter un orgue, Juliette a largué sa guitare et s'est contentée de donner le signal de départ d'un coup de baguette sur un drumpad avant de nous ensorceler de sa voix suave.

'Formidable' passe, sans prévenir, de la lenteur languissante au rock et pendant  l'agité 'Bonfire', la grande bringue à l'attrayante mini-jupe vient se coller à nous avant de tapoter le crâne d'Irène qui se laisse faire, versatile,  elle part  draguer un barbu pas net , sert la main du petit Alain et reprend son refrain.

Du coup c'est Soph qui a des élans amoureux, il lui prend l'idée d'embrasser un mec dont le rasoir a décidé de faire grève.

 On ne s'ennuie pas à un concert de The Big Moon.

Brussels, c'est l'heure de la dernière, après ' Sucker' ( une bombe, ce morceau), on passe au merch, et on saute dans l'avion qui nous ramène à Londres!

That sucks, girls, on en voulait encore une!

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017
Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017
Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017
Les Nuits Botanique:The Big Moon, Jesca Hoop à La Rotonde, Bruxelles, le 12 mai 2017
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:40
Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017

Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017

 

Ça y est, elles sont là, les Nuits Botanique, édition 24 et on ne peut pas dire que cette journée inaugurale démarrait sous les meilleurs auspices, une météo cauchemardesque, orages et pluies diluviennes, synonymes de merdier intégral sur les routes, tu te pointes rue Royale, les verrières de l'institution semblent avoir tenu le coup mais les galeries sont inondées et, en prime, un premier désistement, Last Train prévu à La Rotonde doit annuler son concert.

Il en faut plus que ça pour décourager l'équipe du Bota.

 

JP t'attend face à l'Orangerie,  Clara Luciani peaufine son soundcheck.

19:30', l'accès à la salle est libéré, il suffit de patienter 30'.

Clara petite lumière, la nouvelle coqueluche de la presse musicale de chez Macron, vient de sortir un premier EP, 'Monstre d'Amour', mais n'allez pas croire que cette élégante jeune personne soit une novice, ex- La Femme ou Nouvelle Vague, elle a également assuré les choeurs et manier l'harmonium pour Raphaël.

 En 2016, elle est récompensée par les Inrocks qui lui refile le prix des Inrocks Lab.

Vêtue d'un  ensemble pantalon noir d'un goût exquis, Clara paraît bien grande sur le podium de l'Orangerie. Pour l'accompagner, trois garçons doués: aux claviers, Alban Claudin ( La Féline, Liset Alea e.a.), à la Rickenbacker ou à la basse, Benjamin Porraz et enfin, un remplaçant à la batterie, Mathias Fisch!

La mélancolie latente étalée dans le premier titre ' Pleure Clara, pleure'  nous renvoie vers Françoise Hardy, la gestuelle théâtrale et le ton grave  de Clara séduisent d'emblée un  public qui ne la connaissait pas.

Elle saisit une guitare tandis qu'un orgue liturgique entame ' Monstre d'amour', un midtempo  aux climats passant, avec grâce,  du clair à l'obscur.

L'heure est aux présentations: bonsoir Bruxelles, je m'appelle Clara Luciani.

Benjamin a troqué la guitare  contre une basse,  son jeu saturé ajoute une touche rock au morceau 'Les fleurs', suivi par 'Ici'  et ses accents post punk déchirants.

La suivante est une adaptation de 'The Bay'  de Metronomy, la version française s'avère moins poppy que l'originale. La basse pulse comme sur les meilleurs tubes disco tandis que Clara nous promène sur le chemin des douaniers pour admirer la calanque.

Une franche réussite à laquelle succède l'hymne féministe ' La grenade', interprété solo.

Alban la rejoint pour un nocturne piano/voce, 'Dors', la batterie et la basse rappliquant en fin de ballade.

'A crever' et ses élans dramatiques fascine et, lorsque en entamant ' La dernière fois', elle chante ...prends une photo de moi... JP obéit à l'injonction.

Le titre, va t'en savoir pourquoi, te renvoie des flashes de Dani, une copine d'Etienne Daho.

' Eddy'(qui c'est celui-là?), est déchiré par une guitare cinglante et c'est avec ' Comme toi'  à l'entrée en matière fracassante que prend fin ce set impeccable.

Clara Luciani sera au BSF en août!

 

Las Aves.

Un groupe toulousain ayant sévi pendant dix ans sous la dénomination The Dodoz, ils se sont rebaptisés Las Aves fin 2014, certains se souviennent les avoir croisés au Bota avant  The Dø cette même année.

 Dan Levy a d'ailleurs produit leur album, 'Die In Shanghai'.

Sur scène pas mal de synthés, une guitare, une basse et un kit de batterie.

Le blanc est de rigueur pour  Géraldine Baux ( elle doit suffoquer dans son training) , Adrien Cassignol, Jules Cassignol et Vincent Argiolas, qui débutent  leur show par un dance track turbulent et ondoyant.

On est très loin de l'univers de Clara Luciani, tu peux mettre ton cerveau au point mort et gigoter avec les gamines.

Ce que tu as fait sur ' First aid blanket' et 'Die in Shangai' , les coloris cheap du synthé et les poses de guitar hero de la casquette chevelue peuvent paraître ridicules, mais ces écueils ne gâchent en rien le plaisir de la faune locale, d'autant plus que la voix flexible de Géraldine convient parfaitement au fond sonore.

Las Aves nous baladent à 'Los Angeles', where it never rains, puis Géraldine et un de ses copains viennent gambader parmi nous tout en chantant 'Heartbeats' .

La suivante est nouvelle, la formule reste identique, de l'electro-pop trépidante invitant à la danse.

Un gros bourdonnement et des beats épais amorcent un instrumental techno, mais c'est ' N.E.M',  un r'nb/hip hop  futuriste qui déclenche l'enthousiasme chez  Anna et Lucia, deux petites Madrilènes perdues à St-Josse.

'Perfect mess' , le single 'Antistar' et enfin 'Blue' achèvent la performance d'un groupe qui lui également se verra au BSF en été.

 

22:25', enfin, voilà  Isaac Delusion!

Le groupe parisien vient de pondre un second album, 'Rust and Gold' , la tournée de promotion fait un crochet par Bruxelles, ville dans laquelle ils étaient passés en 2015 lors des Nuits de l'époque.

Loïc Fleury, le chanteur,  précisera que depuis le groupe a peu changé,  Jules Paco, Nicolas Bourrigan et Bastien Dodard  sont toujours au poste,  Cédric Laban est le nouveau batteur.

Après l'intro, jouée sans le chef, celui-ci paraît et de sa voix caractéristique entame ' She Pretends', Son  timbre androgyne évoque à la fois Jimmy Somerville et Mark Almond , mais la taille de basketteur  du monsieur met fin aux comparaisons, pas de houpette à la Tintin ou  de préciosité vaine  mais une casquette prolétarienne.

Sans prévenir le groupe a enchaîné sur ' Black Widow', un titre  d'une grande richesse instrumentale, la voix  escalade des montagnes invisibles puis  visite des grottes sombres, tu penses autant aux Fine Young Cannibals qu'à Bronski Beat .

Après un virage blues avec ' Luck and Mercy' , Bruxelles fait la connaissance  d' 'Isabella', le chant se fait plaintif , tes voisines tanguent.

Si le mètre quatre-vingt-cinq et la voix de Loïc constituent un atout majeur, visuellement et auditivement, il serait sot d'ignorer le travail de ses comparses qui s'échangent constamment leurs instruments ( basse, guitare, claviers) , le drumming de Cédric Laban constituant l'assise indispensable aux voltiges des copains.

C'est par un martèlement sournois que Cédric lance 'Cajun', en français dans le texte, décoré d'une séquence tribale en quintette avant un solo de basse à la wah wah qui aurait plu à Jaco Pastorius.

' Take the crown' joue la carte du groove nonchalant, il est suivi par le lumineux 'Midnight sun'.

La setlist comprend encore ' A few steps',  'How much you want her' un white funk pendant lequel le basketteur s'autorise un petit pas de danse chaloupé.

Le futur single' The Sinner' constituera un des points forts du set, ce rhythm'n'blues à l'ancienne a  séduit les plus difficiles.

' Voyager' et ' Distance' nous conduisent au bout d'un voyage pendant lequel le public bruxellois a pu admirer de nombreux paysages bigarrés.

 

Une légère déception se lisait sur les visages à l'issue du show, Isaac Delusion est parti sans jouer de rappel!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017
Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017
Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017
Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017
Les Nuits Botanique: Isaac Delusion - Las Aves - Clara Luciani , Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 11 mai 2017
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 14:01
Limbo Unchained dans le cadre du Kermezzoo festival, Parc du Cinquantenaire, Etterbeek, le 10 mai 2017

Limbo Unchained dans le cadre du Kermezzoo festival, Parc du Cinquantenaire, Etterbeek, le 10 mai 2017

 

Depuis 2015, le  Kermezzoo festival investit le Parc du Cinquantenaire dans le courant du mois de mai, cette année l'événement se déroule du 5 au 21 mai.

Au menu: de l'humour, du théâtre, de l'impro, des stand-up comedians, de l'insolence, de l'inattendu, de la belgitude, du burlesque, du cabaret, du cirque, de la danse, de la chanson, du glamour, des claquettes...et bien plus!

 

Limbo Unchained se joue dans la Spiegeltent que tu as connue sous l'appellation Magic Mirrors.

Avec JP, nous étions fin prêts à vivre un moment intense, on avait délibérément ignoré le premier rang,  tu peux connaître des surprises au cirque, on attendait calmement le début du spectacle, JP en astiquant ses objectifs, toi en reluquant les filles, quand une annonce avertit: pas de photos, défense de quitter vos sièges... pas de bol, l'invitation disait: photos autorisées, no flash, ne pas perturber le public... le train train habituel, quoi!

Trop tard pour dénicher un responsable, légèrement désappointé, JP range sa camelote et décide de savourer le spectacle comme le premier quidam venu.

 

 

'Limbo Unhinged', pour les anglo-saxons, est un spectacle produit par la compagnie australienne Strut and Fret.

Le show a été présenté avec succès aux quatre coins du globe, affichant maintes fois sold out, il a récolté de nombreux awards et a probablement inspiré Madonna pour certaines de ses chorégraphies.

Lorsque Dante pénètre dans les Enfers, il arrive aux Limbes, lieu vague où patientent les âmes qui n’ont pas péché mais qui ne peuvent aller au Paradis faute d’avoir reçu le baptême...

Il pousse la porte du Limbo et voit arriver un batteur et des mannequins mâles et femelles, peu vêtus, arpentant négligemment le catwalk, la revue vient de débuter, attachez vos ceintures!

Le batteur a pour nom Mick Stuart, c'est lui qui dirige la partie musicale de la représentation, utilisant une panoplie complète d'instruments, le plus bizarre étant le polymba, construit de ses mains et offrant des sonorités africaines.

Tous les autres intervenants auront entre leurs pattes, de temps à autre, une basse, une guitare, des shakers ou un harmonica.

Les modèles se sont mis en mouvement et entament une danse affriolante, puis apparaît, telle une Diane noire, mademoiselle Heather Holliday, sexy à vous couper le souffle, elle arme l'arc qu'un page vient de lui confier, la flèche vient se planter en plein milieu de la cible fixée sur la porte par laquelle sont apparus les intervenants.

Ils sont tous là,  Evelyne Allard, chanteuse et acrobate, spécialiste des numéros aériens, et les athlètes: Mikael Bres, actif au sein du Cirque du Soleil, un pro du Chinese pole et un beatboxer farfelu, le danseur Hilton Denis, et sans doute, Aurélien Oudot, l'homme caoutchouc et les acrobates Marco Motta et Rémi Martin

Les numéros vont se succéder sans temps morts, tu passes de la Piste aux Etoiles, au Crazy Horse Saloon, tu reviens par le Plus Grand Cabaret du Monde, tu revois Fred Astaire, sauf qu'ici le tap-dancer est aussi musclé que Rocky,  t'as droit à une séance de crooning, puis d'indie pop, pendant laquelle tu hésites  entre Ellie Goulding ou Gwen Stefani, plus tard  'Creep' de Radiohead est déformé pour les besoins du show.

 Tu trembles en voyant Heather engloutir un sabre de 50 cm de long, puis deux et comme elle avait encore une petite faim, elle s'en enfile une poignée,  elle fera plus fort en avalant une torche enflammée avant de se transformer en lance-flammes, quelle nana,  quel push-up, maman!

Maîtrise absolue, souplesse et audace, humour et un brin de poésie, contorsions inhumaines, cascades aériennes, la succession des numéros sidère, souvent le public applaudit avant la fin du sketch, des ooohs ou aaahs admiratifs ponctuent chaque prouesse.

Tu souris, lorsque un danseur/équilibriste, se balançant dans les airs, offre une plume à une dame du premier rang, tu ris aux larmes  quand Heather, oscillant au dessus de nos crânes, se saisit de la paire de lunettes d'une brave dame éberluée, tu te tords sur ton siège lors de  la séquence cage aux folles, pendant laquelle  quatre athlètes se dandinent  en slip fluo, j'en veux un pour frimer à Knokke cet été,  talons aiguilles et lunettes assorties, avant de capturer Huguette et de l'attirer sur scène.

Ce spectacle haut en couleurs prend fin par un numéro de rollerskating aérien époustouflant et c'est sur une ovation amplement méritée que les spectateurs  prennent congé de la troupe qui leur a offert un show scintillant.

 

Limbo Unchained  : à voir jusqu'au 21 mai!

 

 

 

 

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 07:23
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017

Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017

 

Pour célébrer le 28è anniversaire de la Région de Bruxelles-Capitale, les citadins sont invités à faire la fête pendant deux jours.

Le programme de la  fête de l'Iris est copieux et hétéroclite: de la musique ( tous styles confondus), du sport, des performances, street art, différents ' villages thématiques', des jeux, des stands tambouille et bibine, des visites de musées ou du Parlement européen, bref, une grande foire!

Si d'un point de vue musical le grand public était surtout attiré par  "La Belgique c'est nous ! - België dat zijn Wij!" proposant  e.a. Will Tura, Sandra Kim, Christoff  ou Ozark Henry; tous soutenus par l'ONB, ton choix s'est porté sur un petit concert signé Pullet Rocks: les Sunkies!

 

Le flyer disait concert à 15h dans le Parc de Bruxelles.

Super, l'enclos royal  est transformé en essaim d'humains multicolores, tu dénombres 129 stands au minimum, mais où vont se produire les Sunkies?

Un passage par l'info s'impose.

Quoi, watte, qui, hoelaat, Sunkist, non, on a du Fanta et de la grenadine, vous voulez un ballon?

15:25', tu rames, tu n'as pas déniché les nanas, quand, par hasard, du côté du théâtre du Parc, tu avises des gens installant du matos sur une scène.

C'est pour les Sunkies?

Euh, aucune idée, c'est le concert Pullet Rocks.

Coup de bol, c'est ce que tu cherchais.

On commence dans 20', fort bien, madame et moi allons nous désaltérer à la buvette de l'Out Village, responsable du Pride Festival.

 

Les Sunkies, ce sont deux nanas espiègles et mignonnes tout plein,  Yasmina Chehaima, alias JaZzmine Mine, et sa copine, Matiu Mgty, elles chantent ( divinement) et tapotent de temps en temps un drumpad. Sur scène, elles habillent leur electro pop d'un chaud parement grâce aux claviers de Baptiste Guilbaud et à la basse de Sylvie Sansalone.

Elles ont échoué en demi-finale lors du dernier Emergenza, cela n'a en rien altéré leur bonne humeur!

D'ailleurs elles le précisent d'emblée ' On s'en fout' sur fond de dance-pop sucrée et pétillante.

Tu estimes que Kylie Minogue c'était bien, mais qu'à 48 balais elle fait figure de has-been, va donc écouter les Sunkies!

Bonjour le Parc Royal, nous sommes les Sunkies, histoire de se présenter aux touristes s'étant arrêtés là par hasard.

 Le papelard gisant aux pieds de S S, une Lyonnaise perdue à Bruxelles, indique ' Story', et c'est bien dans le vocable de William que les petites continuent leur prestation.

Le dreampop 'Ouhou' est tellement frais et exotique que tu regrettes l'absence de soleil.

Si Clelia déclare ' c'est bien ce qu'elles font', c'est bon signe, si de plus elle se dandine et crie 'youhou' à la fin du morceau, c'est qu'elle risque de rester jusqu'à la fin du numéro.

I wanna 'Dance with you'!

Avec moi, t'es sûre?

Cette plage est aussi irrésistible que le rnb/pop de The Weeknd.

Ensuite elles décident de nous emmener dans 'Le pays des ronds' .

Lewis Carroll, caché derrière un chêne, surgit pour applaudir bruyamment, il faut dire que cette valse, faussement naïve et sphérique, torpille toutes les billevesées pondues par Chantal Goya.

Plus profond, ' Gravé en moi' évoque des groupes oubliés tels que  Il était une fois  ou Lilicub, argh, leur 'Voyage en Italie'.

Elles ont de bonnes résolutions, arrêter de fumer ou de boire, faire du sport, retourner à la messe, etc..., elles l'expriment dans le titre bilingue ' Une chose après l'autre'.

Peut-être qu'allumer un pétard c'était pas malin, en fait!

Voilà, nous étions les Sunkies, des bises tout plein, on vous aime!

 Nous aussi, revenez, gémit Bruxelles .

OK, pour vous tous, voici ' Love', du smooth funk devant beaucoup à Prince!

 

Bravo, les Sunkies, vous avez sauvé notre journée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
Sunkies au Parc de Bruxelles le 7 mai 2017
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 11:13
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017

Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017

 

Deux jours de rockabilly face à l'Atomium pour cette troisième édition de Rock around the Atomium, toujours concoctée par Patrick Ouchene Sautiere et son équipe .

Douze groupes internationaux ont été invités à se produire sur le petit podium aux couleurs de la ville de Bruxelles.

L'événement ne te coûte pas un radis, les blousons de cuirs, rockabilly worker jeans, chaînes de bourse, Madison blue shoes ou les greaser girls, une rose dans la coiffure vintage, pencil ou retro floral dresses, vintage pump shoes... ont sorti leur quincaillerie du placard pour parader entre les Harley Davidson, Cadillac, Chevrolet Bel Air, Buick Roadmaster Riviera Coupé et autres ancêtres proposés par le Hot Rod and Custom Show.

Un agenda chargé te permet d'assister à quelques concerts, le programme complet annonçait:

 

Saturday 06 may 2017
14 h CC Jerome and the Jetsetters (Nl)
15 h 30 Cash Box Kings (USA)
17 h 15 Legacaster (Sp)
18h 45 The Domino's (B)
20 h Crystal and Runnin' Wild new 45 single release show (B)
21 h 30 Carlos and the Bandido's (UK)
23 h Ric and the Dukes (Sp)
DJ Boule and Catsou in between the bands .
Vintage market and car show
Sunday 07 may 2017
14 h 30 The Rusty Nails ( B)
16 h. Matt and the Peabody Ducks (Sp)
18 h The Wild Bombers. ( B)
19 h 30 Johnny Horsepower (Dk)
vintage market and car show
Dj Boule and Catsou in between the bands

 

A 14h05, sous un soleil généreux, t'arrives sous les boules, DJ Boule s'amuse, aucune trace de CC Jerome.

Avec un retard de 3/4 h sur l'horaire prévu, chose normale dixit les habitués, CC Jerome and the Jetsetters investissent le podium!

CC Jerome komt uit Nederland, détail, Jeroen van Gasteren ne présente donc aucun lien de parenté avec celui qui chantait 'Kiss me'.

Sa bio raconte que le guitariste a passé dix années de sa vie aux States où il a côtoyé quelques célébrités ( Joe Clay, Eddie Bond, Ray Campi ou Lee Rocker), revenu à Eindhoven, il monte CC Jerome and the Jetsetters, avec lequel il écume les festivals de blues et de rockabilly au pays des tulipes, mais aussi bij ons ou en Espagne, Italie, ainsi qu'au UK.

Deux CD's ont vu le jour, il a pu compter sur la collaboration de braves gens tels que Guy Forsyth, Bertus Borgers, Nick Curran ou Gene Taylor.

Ils sont quatre sur la piste, CC, un contrebassiste qui ne ressemblait pas à Deon Buck, un petit gars à la batterie, pas Coen Molenschot, dont le moulin tournait en Californie, et un pianiste drôlement doué, Dick Elsendoorn!

Vu le retard, le premier morceau, le formidable' I beg of you' que chantait Elvis, servira de soundcheck .

Deux ou trois réglages s'imposent, Dick est déjà en évidence lors du second titre, son piano sautille allègrement, Jeroen implore, babe, don't you lie to me, il se retourne, fixe le plancher, constate... il n' y a rien à boire ici, interpelle une rouquine, va nous chercher des chopes, meisje, puis attaque 'Big Boss Man'.

C'est lui le boss!

La machine tourne désormais en roue libre, les rengaines hillbilly, rock, rockabilly, swing, boogie se succèdent ( e.a. 'Hot Rod Party', 'Trouble up the road'...) . Mr Brylcreem et la cousine d'Imelda May ont le sourire aux lèves, le bar tourne à plein régime, les petits soli de guitare, la rythmique d'enfer et les numéros à la Charlie Rich au piano, émerveillent la clientèle, tout le monde est content.

CC... Excusez ma voix éraillée, on n'a pas les moyens de se payer Chris Isaak et, godv., ça sent le brûlé du côté de ce moniteur, subiet gaan we barbecueën..., un petit marrant, ce bouffeur de harengs.

Le batteur et le contrebassiste poussent également la chansonnette, le premier en avalant des moules, le second en pratiquant le yodeling.

Qui a sorti le tuyau d'arrosage?

Un joyeux a réussi à asperger le voisinage en décapsulant une canette de Cara Pils au moment où la contrebasse implorait...just forgive me... comme le connard se marrait, t'avais pas l'âme à pardonner quoi que ce soit.

' So long baby goodbye' nous souffle CC Jerome, ils s'en vont.

DJ Boule et Catsou agrippent le micro, c'est l'heure de la pub, ils rappellent la Hollande qui nous balance un double bis bouillant , 'I'm on fire' , incendie pas encore éteint qu'ils assènent une version allongée du 'Hip Shake' de Slim Harpo avec les habituelles acrobaties sur la contrebasse.

Thank you, see you at the bar, nous souffle le chef!

 

16:15 The Cash Box Kings.

La veille, le gang de l'Illinois se produisait à Moulin Blues, Ospel, NL.

Cet après-midi ils comptent séduire les rockers avec une bonne tranche de Chicago blues.

Joe Nosek, harmonica, vocals, s'est cassé une dent en mordant sur la fève, mais il a gardé la couronne, à sa gauche, le brillant guitariste Joel Paterson, à sa droite, an upright bass manipulée par un barbu ( pas certain qu'il s'agisse de Christian E Boeger) et, à l'arrière, munie de baguettes, une chemise hawaïenne rouge, qui n'était pas le vétéran Mark Haines , tout ce beau monde entame un premier blues dont les lyrics nous rappellent 'Destination anywhere' entendu dans The Commitments mais dont l'original était crédité aux Marvelettes.

Ils poursuivent avec un boogie nerveux de Magic Sam, ' Looking good'.

Si CC Jerome et les siens se défendaient, les Cash Box Kings sont d'un autre calibre, la classe tout simplement !

Three 2016 Blues Music Awards, c'est pas dû au hasard!

Le couronné entame un ' Cash box boogie' qui donnera des fourmis dans les jambes à une petite reine moins rigide que Fabiola, il prévient, bien que nous soyons un blues band, le rockabilly nous botte , la suivante a été baptisée ' Holler and stomp', une slide ravageuse accompagne le chant pas dévasté de King Joe, un poids welter pas reconnu par la WBA.

Chers amis, nous accueillons from Chicago, Mr Oscar Wilson, il a certaines difficultés à nous rejoindre ( a 6’3”, 300 hundred pound Muddy Waters-type, dit la pub), la souplesse lui fait défaut, mais pas de panique, refilez lui un micro et il vous fait pleurer de bonheur.

From now on, real old school Chicago blues au menu, en commençant par l'immortel ' Walking blues' suivi par ' I Ain't Gonna Be No Monkey Man' crédité à Willie Dixon.

Oscar, pas sauvage, it's time for some low down blues à la sauce Chess, avec comme seul accompagnement la fabuleuse guitare de Joel, il nous balance un 'Tom cat blues' à te refiler des frissons partout.

Les chats noirs apportent la poisse, c'est bien connu!

Assez pleuré, let's roll, ladies and gents: 'Everybody's Fishin'', sais pas ce qu'il compte sortir de la Senne, préfère pas le savoir et bouffer chez Mac Do, ça mordait pas des masses, il dépose sa canne pour embrayer sur le 'Choo Choo Ch'Boogie' popularisé par Louis Jordan.

Grosse ambiance sous les boules!

Il semblerait qu'il nous reste juste le temps for one more, si vous pouviez me garder une bouteille de Bourbon à la buvette, ce serait sympa, j'arrive dès que j'ai terminé mon tour de chant.

Montez dans le wagon, fellows, voici ' Bring it on home' de Willie Dixon.

DJ Boule: et alors, Bruxelles, encore une petite, faites les revenir!

Le roi: does that mean you want more?

Et les Cash Box Kings nous assènent un dernier boogie pas pourri que le brave Oscar vient chanter à nos côtés.

The Cash Box Kings: one of the best current Chicago blues bands on the scene, affirmait un gars de l'autre côté de l'Atlantique, on ne peut que confirmer son propos!


Legacaster

Un trio catalan pratiquant un rockabilly / hillbilly sans castagnettes et dont les albums sont distribués par le label Kathrina records.

Le leader, El Lega, est originaire de Buenos- Aires, des binocles, un chapeau blanc et une guitarra eléctrica y voz, derrière lui, sans doute, Berto Martinez aux drums et à ses côtés Daniel Nunes à la double bass.

Pour ouvrir les débats le trio balance un instrumental redoutable, ' Terror's night out' .

Très vite Bruxelles a constaté que le petit Juan Leguiza s'avère être un virtuose de la six-cordes, Barcelone embraye sur 'She's my baby' et ' Bop with my baby', du coup, trois couples de boppers s'agitent avec plus ou moins de bonheur face au podium.

Le gaucho sourit et balance ' Monkey's uncle', les chimpanzés ont adoré.

Avec ' Date on the corner' de Don Feger on retrouve l'éternelle histoire de la nana qui te pose un lapin.

Les Espagnols ont l'art de déterrer des pépites telles que ce 'That ain't nothing but right' un rockin country interprété par Mac Curtis.

' Big Berry' is the titletrack from our latest CD, un tribute au grand Chuck Berry et la suivante, 'Dancing shoes' , traite des godasses de la contrebasse.

Rien à dire, ce trio connaît son boulot, l'Argentin à la Telecaster magique étonne, Bruxelles savoure!

Lawrence Flippo, ça te dit?

Non, c'est lui qui, avec ses Futura's, jouait ' Let's do it' .

Il y en avait quelques unes rangées à côté des stands, voici ' Black hot rod' .

Let's bop, kids!

Chuck Berry, on adore et sa ' Little Queenie' nous rend fous.

La setlist annonce: ' Boppin guitar' , l'instrumental ' Cotton pickin' , ' A real lady' puis 'Amelie' pour une joueuse de tennis retraitée, transformée, d'après eux, en heartbreaker.

' Honey bun' de Larry Bun est victime de deux faux départs, en cause des problèmes avec la grosse caisse qui a décidé de se faire la malle.

Un mécanicien est appelé à la rescousse, El Lega en profite pour inviter Matt Olivera, le chanteur de Matt and the Peobody Ducks.

Ce mec n'a strictement rien à voir avec le canard de Walt Disney, il a de la gueule et ne chante pas comme une vache espagnole, même si son rockabilly est muni de l'étiquette se habla español, ' La Mantequilla' a fort plu à deux ou trois beurrés ayant exagéré sur la cerveza.

Matt a repris le train pour sa Catalogne natale, ses copains ont poursuivi leur périple: ' Saturday night', ' Crazy Daisy' et pour terminer un formidable 'Too muh monkey business'.

Ils allaient regagner le zoo quand Patrick Ouchene, moins frais qu'il y a quatre heures, les a repoussés sur scène, ' Let's dance' ils ont dit et sur la lancée un dernier instrumental métallique ' Run chicken run'.

Personne n'a réussi à saisir le volatile fou, du coup on est parti avaler une chope à la buvette.

 

Pour toi, la soirée s'achève ici, on t'attend à table du côté de Lembeek.

 

 

 

 

 


 

Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
Rock around the Atomium 3 - Square de l'Atomium - Bruxelles - le 6 mai 2017
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 14:50
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.

Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.

 

Tandis que Spinvis affiche complet dans la grande salle ( en mode Box), l'ouragan, brigade légère,  venu de San Diego attire plus de 200 curieux au Club.

Little Hurricane se forme en 2010, quand Anthony "Tone" Catalano ( guitares, voix) et  little  drummer  girl, Celeste "C.C." Spina, je souris constamment, décident de faire route ensemble.

Anthony et Celeste viennent de pondre un quatrième opus magnum qu'ils ont intitulé 'Same Sun Same Moon'.

Après quelques dates  chez Willem-Alexander et  Máxima Zorreguieta et un show londonien, Bruxelles les accueille.

Pas de support, le  Stetson et la mini-robe blanche à dentelles  se pointent à 20:30'.

Comme Celeste confond le Club de l'AB une et mosquée scandinave, elle a ôté ses bottillons pour aérer ses mignons petons.

Le duo débute le show par un 'Superblues' rugueux, évidemment, vu la formule, c'est dur de ne pas songer aux White Stripes, avec un avantage certain à Miss Spina, plus mignonne et plus fine batteuse que Meg.

Tu peux aussi avancer les Black Keys ou nos Black Box Revelation.

' Summer air' date de 2014 et s'attarde toujours dans des eaux bluesy, ça déménage joyeusement, le timbre du cowboy Antoine  convient à merveille à ce blues rocailleux et tu ne dois pas être le seul élément masculin à être tombé amoureux de la petite CC qui en souriant lance...we came all the way from San Diego, California, it's our first visit in Brussels.

Et les gaufres, Celeste.

N'y ai pas encore touché!

'Sheep in wolves clothes' n'est pas dédié aux trois petits cochons et ils n'ont pas salopé ce titre rustique.

Tone: ça fait des années que je déguste vos bières, j'ai enfin fait la connaissance de votre pays.

Il est sympathique, ce jeune homme.

Leur discographie compte un album de covers ( Stay Classy), ils en extraient ' Bad Moon Rising', une version méconnaissable mais néanmoins bien foutue.

Un léger souci technique avec une effect pedal engendre un petit blanc, puis vient  'Mt. Señorita', un premier extrait du bébé, né il y a peu.

Pour une raison pas évidente, tu te mets à penser à Willy De Ville.

'For life' is about being on the road, la chanson précède 'Isn't it great' qui groove allègrement.

Toujours sur leur dernier né, voici l'obsédant  ' Bad business' qu'on aurait pu entendre sur une plaque des Black Crowes.

Super titre, auquel succède la seconde cover de la soirée, Johnny Cash 's  'God's Gonna Cut You Down', joué à la lap slide par Mr Catalano.

Un petit instrumental de moins de deux minutes, histoire de ménager les cordes vocales, voici  'March of the Living'.

Tarantino a apprécié!

Avec ' Trouble ahead' le duo vire alt. rock  avant de s'attaquer de fort belle manière au 'Natural Blues' de Moby.

Tous leurs albums passent la revue, 'Haunted Heart' étant une plage nerveuse enregistrée sur ' Homewrecker' .

You know, notre histoire se résume à ceci: Celeste cherchait un guitariste, Tone a répondu à l'annonce, ça a collé, ils se sont plus, sont passés devant le maire et parcourent la planète pour jouer leur DIY blues.

Qui a dit que les contes de fées n'existaient pas!

Mari et femme embrayent sur 'OTL' ,une chronique de  leur histoire d'amour et un premier titre dont quelques bribes sont chantées par la séduisante CC.

' Fourth of July', n'évoquera pas le long-métrage d'Oliver Stone, ce blues en mode midtempo ne s'éloigne pas du schéma proposé par le duo jusqu'ici et, c'est là que la formule montre ses limites, trop de titres présentent des caractères identiques, Tone ne s'aventure jamais dans de longs soli délirants, nous n'avons pas eu droit au traditionnel slow blues, l'absence d'un orgue, par exemple, est à regretter, cet instrument aurait pu enrichir la palette utilisée.

Reproches mineurs, certes,  mais entre les titres, les conversations bruyantes des piliers de comptoir nous prouvent que certains ont décroché.

C'est à ce moment qu'ils nous balancent un funk torride et concis ' Hold me back', suivi, après conciliabule et message codé,  par le bouillant ' Boiling water'.

Il nous reste quelques titres avant de se quitter, on vous signale qu'on revient au mois d'août pour les festivals, annonce la madame qui se met à agiter un tambourin tout en appuyant sur la pédale frappant la grosse caisse, ' Grand canyon'  et ses relents CCR sera un des meilleurs morceaux  de la soirée.

L'accrocheur ' Crocodile tears'   est la dernière salve  prévue au programme officiel.

 

Si vous voulez encore une chanson vous le faites entendre, on ne quitte pas la scène.

Bruxelles s'est fait entendre et a été récompensée, leur version de ' Ain't no sunshine' valait le déplacement.

 

Ils étaient nombreux, les mâles, à vouloir un selfie en compagnie de Celeste "C.C." Spina!

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
Little Hurricane / Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 4 mai 2017.
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 20:56
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017

 

Chapitre 2

 

Viens goûter le cidre brut, elle a dit, t'es pas une brute, tu l'as suivie.

Cath, faut l'avaler cul sec, peux pas rater The Pine Box Boys.

Myriam pleure depuis des années pour les avoir à l'affiche du roots and roses.

La dernière fois que t'avais vu les adeptes du death country c'était au café Merlo, il y a cinq ans.

Godv., la barbe du révérend est mitée, il a pris un coup de vieux, le bon Lester.

Tu dis... quoi, moi aussi...c'est le cidre, ma grande!

Reverend Lester T. Raww: vocals, guitar/ Big Possum Carvidi: banjo, vocals/ Colonel Timothy Leather: upright bass et Uncle Dodds: drums and percussion et un cinquième élément (Jimmy Hadley) à la guitare ou à la trompette, sont passés par Anderlecht et ont fourgué cousin Sprouts, alias Marvin Cuvelier des Moonshine Playboys, et sa mandoline, dans leur corbillard.

Désormais leur disco compte un cinquième official album, baptisé "The Feast of Three Arms", la pub prédisait: more guns, more crows, des machettes et des cadavres servis à volonté, soit un spectacle peu recommandé aux âmes sensibles.

Attachez vos ceintures, vérifiez le bon état de votre colt, faites tourner le barillet, en route pour some creepy murder ballads, horrorbilly swing, coffin bluegrass et autres fables morbides.

Au niveau playlist on a reconnu ' Arkansas killing time', ' I kept her heart', l'histoire de la petite Jessica qu'il a épousée alors qu'elle avait 15 ans, son père l'avait échangée contre un canasson, ce beau mariage d'amour a mal fini, mais le gentil cowboy a conservé le coeur de la belle, dans la naphtaline ou le formol, lui ai pas demandé!

Lester a déterré une berceuse que lui chantait son grand-père, amateur de Bourgogne, puis il a lâché la bride, les broncos ont entamé un galop délirant, Messalla et Ben Hur en sont restés baba.

Ils nous ont demandé sous forme de gospel ' Will you remember me', ce sera difficile de les oublier.

Ils se sont mis à la country cérébrale avec ' Live brains', Catherine a commencé à avoir soif, on est sortis, sur la plaine, on a rencontré 46 connaissances, heureusement ils n'étaient que 20 à nous proposer de la gueuze, mais on a raté la fin du set des croque-morts.

Too bad!

 

The Fuzztones.

In fuzz we trust!

Rudi Protudi, 64 balais, s'est entouré d'une bande de louveteaux, certains sont originaires de la botte, pas timorés, pour balancer le garage qu'il promène aux quatre coins du globe depuis plusieurs décennies.

Désormais, Nico Secondini remplace Lana Loveland à l'orgue, le remuant Marco Rivagli s'agite derrière les caisses, à la Vox Phantom ( bass) on trouve sans doute David Thorpe et enfin, un formidable guitariste complète le line-up.

Les artificiers ouvrent avec le ' Blues theme' de Davie Allan and the Arrows, cette flèche empoisonnée va se fixer dans le plafond, Rudi se pointe, les mécanos viennent d'entamer le poisseux ' 1-2-5'.

Frontstage c'est déjà la folie, des groupies, plus toutes fraîches, gloussent et tendent les bras vers le patron, chanteur, harmoniciste, guitariste, il est aussi beau que Steven Tyler, on ignore si il a une fille aussi sexy que Liv.

' Bad news travel fast' , 'Action speaks louder than words', bordel, quel son de Farfisa, se succèdent.

Rudi se paye un petit tour dans le pit, Marco jongle, Lessines bout.

Un premier crowdsurfer est vite repoussé par la security improvisée.

Ils embrayent sur ' Ward 81' , 'Hurt on hold' et ' Don't speak ill of the death', aux relents psyché, proches des Doors.

Je me débarrasse de ma jaquette et on continue, ' Nine months later' est suivi par ' Between the lines', a kind of protest song.

Une nouvelle cover au menu, 'You must be a witch' des Lollipop Shoppe, elle précède ' Johnson in a headlock' qui évoque The Romantics .

Le groupe a manifestement la banane, Rudi s'amuse, Marco encore plus, t'as d'ailleurs remarqué un flacon de William Lawson's à côté de ses cymbales et, si il ne portait pas de kilt, la gamine à tes côtés le trouvait tout de même très sexy.

Le downtempo acide ' Marble hall' précède 'I've got eyes in the back of my head' qui a ravi les amateurs de monstruosités.

Le crowdsurfer refait une tentative, il aboutit du côté de la table de mix, Signore Rivagli, jaloux, grimpe sur son kit, se tape quelques acrobaties peu appréciées par les assureurs du festival, s'allonge tout en continuant à jouer, Rudi s'en va draguer une blonde au parcours incertain, Thierry on Drums est invité à danser une farandole par un imbibé, pas rasé, les Fuzztones proposent ' Strychnine' pour honorer les autres vétérans qui monteront sur scène dans quelques heures: The Sonics!

Verdict: un poison dont on redemande!


The Experimental Tropic Blues Band

Les Liégeois sont des habitués du festival, pourtant ils se sont fait oublier pendant quelques années.

Ils reviennent dans le parcours avec un nouvel album et un film 'Spit'n'Split '.

Dirty Coq - Boogie Snake - Devil D'inferno, ça a plus d'allure que Jean-Jacques, Jeremy et David.

Et les tropiques c'est plus exotique que Soumagne.

Et sinon, mes frères, ces nouveautés, un autre registre?

Non, beaucoup de sueur, du rock bien crasseux, piquant où il faut, du boogie, et un brin d'arrogance.

Le hic, passer après les Fuzztones, ça la fout mal.

Rayon surprises, une reprise de ' Ghost Rider' d'Alan Vega et ' Roots and Roses' spécialement pour le festival.

Sinon des extraits du dernier album comme ce 'Power of the fist' par exemple, le titre préféré de Hervé Bazin.

Oui, Jacqueline?

Après trois morceaux j'ai pensé: j'ai vu, j'ai entendu, je suis partie...

Chez toi?

Non, à la buvette!

 

Pokey LaFarge.

Tu en attendais beaucoup, une légère déception, alors qu'en 2014 le petit gars de l'Illinois avait été la révélation du festival.

Les espérances étaient trop grandes, sans doute!

Un huitième album ( Manic Revelations) est attendu dans le courant du mois, Andrew Heissler compte en présenter plusieurs titres ce soir.

Pour l'aider dans cette entreprise: Adam Hoskins - guitar / Joey Glynn - upright bass/ Ryan Koenig - harmonica, washboard, guitar, guitjo, snare drum/ Luc Klein - trumpet/ Ryan Weisheit - clarinet, baritone, tenor saxophone/ Matthew Meyer - drums..

La séduisante Chloe Feoranzo a disparu.

Il y a comme un courant d'air, ' Close the door', implore Pokey sur fond swing.

Excellent début laissant présager un concert époustouflant.

La troupe enchaîne sur une nouveauté, 'Riot in the Streets' aux arrangements de cuivres somptueux, ces émeutes ont eu lieu après the shooting of Michael Brown par un policier, cela se passait en 2014.

Toujours prévu pour le nouvel album, voici 'Mother nature' suivi par le plus ancien et chaloupé 'Something in the water', décoré d'harmonies vocales doo-wop.

La playlist annonce ' Must be a reason' puis 'Good luck charm' , mais à tes côtés Cath et Michel t'ont arrangé un rendez-vous avec une masseuse pas osseuse, cette brave dame, rondelette, s'avise de te malaxer les omoplates tandis que les crapules se tordent de rire en ajoutant que les clichés seront envoyés chez madame.

Comment veux-tu suivre un concert avec ces fumistes dans les parages?

Sur scène ils ont attaqué 'Goodbye, Barcelona' avec ses castagnettes frivoles et ses la la la bien putes.

Du coup, le récital prend des allures Wieze Oktoberfeesten, valses et farandoles à gogo, dans le meilleur cas tu penses à Calexico, dans le pire à Samantha chantant 'Y Viva España' pour tout le troisième âge passant l'hiver à Torremolinos.

Ton attention se relâche , de loin, une Moinette à portée de main , tu entends encore 'Drinking Whiskey Tonight', 'Going in the country' ‘Better man than me' et ' C'est la vie' repris en choeur par tous ceux qui n'étaient pas encore bourrés.

 

 

Au pas de course vers la Roses Stage pour The Sonics.

Ils sont increvables, les grands-pères du garage rock, déjà lors de l'édition de 2014 ils avaient cassé la baraque, ce soir encore, ils peuvent se targuer d'avoir fourni une prestation exemplaire.

Une grosse surprise attend les survivants en voyant apparaître Jake Cavaliere, le ténébreux leader des Lords of Altamont derrière l'orgue, Larry Parypa a cédé sa place à la guitare à Evan Foster, sinon Rob Lind, sax, harp and vocals/ Dusty Watson drums et l'imposant Freddie Dennis, bass and lead vocals, sont toujours au poste.

Le début de set est désormais connu, une intro suivie par ' Cinderella'.

Pas le temps de chercher la pantoufle de verre de la petite, les vieillards ont attaqué ' Shot down', ils visent toujours juste, ces crapuleux lézards.

Eddie Cochran, là-haut était ravi d'entendre ' C'mon everybody'.

Freddie, c'est un haineux, une vraie teigne, pas le genre de mec que tu vas traiter de tapette pour rire, il vient d'attaquer ' Sugaree', mais c'est l'immortel ' Have love, will travel' qui déclenche des cris d'hystérie.

Après un ' Be a woman' agité, Rob prévient l'assistance qu'ils sont sur scène to have a good time, personne n'en doutait!

Le Lord of Altamont s'empare du micro pour 'Get back in the car' suivi par ' You've got your head on backwards' chanté par Rob Lind.

Freddie s'est reposé, il reprend du service pour nous narrer les mésaventures de 'Bad Betty'.

Vent de panique chez les photographes, les barrières Nadar ont la tremblotte, les Sonics s'en branlent et s'attaquent à Little Richard, ' Keep on knocking', du coup les furieux du premier rang cognent plus fort.

La maréchaussée dort!

Les Sonics enchaînent brûlot sur brûlot.

Tiens, ' Lucille' est de sortie ce soir et pas question d'aller se coucher sans avoir jouer 'Psycho'.

Les plus impétueux sont sur le point de monter sur scène, heureusement une bonne dose de 'Strychnine' devrait calmer tous ces dingues.

Et une dernière, logique, ' I don't need no doctor' de Ray Charles, termine ce set furieux.

Mais non, ils reviennent avec une copine se déplaçant sur un balai, 'The Witch'.

Un concert d'anthologie!

 

La lourde tâche de succéder aux Sonics échoit au roots rock-rockabilly combo de San Diego, The Paladins.

Ce trio a suffisamment de métier pour mener à bien cette mission délicate.

Dave Gonzalez – Guitar and vocals/ Brian Fahey – Drums et Thomas Yearsley – Upright bass and vocals, viennent de pondre ' New world' après quelques années de silence discographique, Ils comptent nous jouer plusieurs plages de ce récent matériau.

Le trio débute par un instrumental, sans doute 'Powershake', sans setlist tu risques d'écrire des conneries.

Oui, Germaine?

Avec setlist, également....c'est gentil, connasse!

'It's too late baby' ( gonna have to let you go) déménage vicieusement , ' Tore up from the floor' et ses effluves Tex Mex est du même acabit.

Ils choisissent de poursuivre par un petit blues pas piqué des hannetons , le fabuleux ' Kiddio' de Brook Benton.

Avec ' Look, what you're doing to me', le rythme accélère sérieusement, ce morceau est suivi par le titletrack du plus récent ouvrage, 'New world', un nouveau monde sans technologie envahissante!

Rocking time, kids ' Come on home', je me sens seul, bébé!

T'as vu, gamine, je joue de la contrebasse dans mon dos, viens chez moi, et je t'apprends à faire pareil!

Otis Rush au menu, 'Keep on lovin’ me baby', oh yeah!

Michel VR, comme d'habitude, a fait une touche, la madame doit approcher des 78 piges, elle lui fait des yeux si doux qu'il a fondu, toi, tu t'es fendu.

Un festival rock c'est l'idéal pour draguer, pour la chair fraîche on recommande Tomorrowland, le blues par contre...

Dans le style Los Lobos, le trio envoie deux autres nouvelles compositions, le midtempo 'Waterman' et 'If you were only mine' avant de proposer le superbe tango blues 'Going down to Big Mary's' , la plage qui tue.

Il est 22:52' te confie Luk, si on veut éviter la cohue, on récupère Daniel et on se tire, tandis que les Californiens proposent un nouvel extrait de 'New World'.

 

En bavardant avec les gens ayant eu la même idée que nous, on est tous tombés d'accord, sans doute la meilleure édition du Roots and Roses.

Chapeau bas, Myriam et Fred!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part two) , le 1 mai 2017
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:03
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017

 

8e édition du Roots and Roses, concocté par le fin cuisinier Fred Maréchal et son commis de luxe, Myriam Boone.

Lessines va vibrer sur fond de rockabilly, de swing, de rock garage ou de blues, tous les ingrédients requis pour un festival roots.

Comme d'habitude, deux scènes, la roots et la roses, de la bonne humeur, des bénévoles attentifs, de la bouffe non qualifiée de junk food, plusieurs buvettes servant des bières et des jus artisanaux, un marchand de nippes et, nouveauté, un ring de catch, tout était réuni pour faire de cet événement, unique en son genre, une réussite totale.

Un timide soleil a incité les hésitants à se rendre sur la plaine de l' Ancien Chemin d'Ollignies, c'était la grande affluence en ce premier mai frileux.

 

Michel, rendez-vous à 9:15'

Zo vroeg?

Avec Luk et Daniel, nous ne serons pourtant pas les premiers clients à aller acheter nos tickets boisson/nourriture.

11:00, pour rester fidèle aux traditions, J P Smismans, après avoir lancé un jovial bonjour tout le monde, il aurait pu venir nous serrer la pince individuellement, nous étions 30 curieux sous le chapiteau, annonce le premier groupe: Power Shake.

Les Tournaisiens ont choisi leur nom de guerre en pensant à un morceau des Paladins qui doivent clôturer la soirée.

Ils sont quatre: Fred Janus - Vocals / Harmonica, Jonathan Blondel - Bass, Antoine Olivier - Drums et Jérôme Rasson - Guitar.

Soit deux Reverend Zack and the Bluespreachers, le père Janus et Jonabeat, homonyme du petit Jonathan ayant fait les beaux jours du FC Bruges, et deux buveurs notoires, puisque Antoine et Jérôme sévissent au sein des Rockin’ and Drinkin’ Guys, d'autres concitoyens du sculpteur George Grard.

Nous sommes un dynamite blues band, confessent ces jeunes gens qui sont sur le point de sortir un premier EP.

Ils débutent par un blues résolu, décrivant leur mode de vie sain ....drinking all day and all night long... Lessines savoure, un léger bémol l'accent anglais bâtard et pasteurisé du bon pasteur.

La guitare a déjà lancé la suivante tandis que Janus effectue sa gymnastique matinale, il nous confesse son analphabétisme ...I can't read, I can't write...mais il sait chanter!

Boogie time à Lessines, Jérôme au chant!

Les danseuses locales sont invitées à se trémousser sur le gazon pendant un petit rock agité, Janus gratifie l'assistance d'un va et vient pelvien avant de reprendre sa prière.

Du coup, il quémande un docteur, pris d'horribles crampes intestinales il se retrouve allongé sur le plancher.

Le vétérinaire du coin, en week-end à La Panne, a répondu au message sur son portable pour recommander un suppositoire.

Tout va pour le mieux, ils balancent un petit country, reviennent au boogie '( 'Boogie House'), Jonabeat joue à l'équilibriste, puis le chef sort une planche de surf de sa petite sacoche, c'est parti pour une rengaine proche du 'Surfin Bird' des Trashmen.

Leur set musclé et apprécié prend fin avec le classique 'I got my mojo working'.

Un bon début de festival!

 

A peine quelques mètres nous séparent de la roots stage où les Scrap Dealers nous attendent.

Ils viennent de la campagne liégeoise, prévient JP Smismans.

Facebook mentionne: Hugues Daro /Régis Germain /Justin Mathieu /Cédric Georges et Bruno Lecocq.

Il était tôt, même si le coq était reparti se coucher, on n'avait rien bu et on a comptabilisé quatre éléments sur scène, ils étaient cinq en 2015 au Magasin 4.

T'avais des doutes quant à l'affiliation roots pour ces valeureux liégeois, effectivement leur première salve s'approche plus du stoner que de l'americana.

Depuis leur concert bruxellois, les Mosans ont sorti un nouvel album, After a Thousand Blows, on suppose que la playlist du jour en a tenu compte.

Un solide mur du son peint en shoegaze, des pointes de grunge, quelques effluves psyché, les amateurs de blues ont pris ce mix en pleine poire et n'ont pas vraiment compris ce qui leur arrivait.

Aucune concession, le set est dense, relativement hermétique, toute trace de jovialité était absente, les Scrap Dealers ont donné le concert le plus compact de la journée.

 

 

Le troisième groupe au menu ne t'est pas inconnu: Id!ots!

D'après certains, ces abrutis habitent le village fictif de Bevergem, où la grande gueule, Luc Dufourmont, joue au dur aux côtés d'autres BV du style Freddy De Vadder.

A chaque fois que tu as croisé la route de Dick Descamps, Luc Dufourmont, les deux vieux, et de Wouter Spaens, Tom Denolf, les deux gamins, tu t'es pris une fameuse claque en pleine poire.

Même scénario à Lessines.

Une entrée en matière à l'ostendaise, histoire de mettre la Wallonie à l'aise, putain, putain, c'est vachement bien ici ... et on traverse la frontière linguistique la fleur au fusil, ' Crossing borders'.

Tu revois Hannibal et ses éléphants!

Ils enchaînent sur ' Pakistan', chaleureusement applaudi par tous les porteurs de turban.

Grazie molto , sort le bouffeur de paling in het groen avant de dédier 'Backk' à Bert Bertrand, c'est du punk 55+, précise-t-il.

Lessines, t'es réveillé, t'as entendu les zoiziaux chanter dans le bois, non, voici 'Little birds'.

Ils filent volle gas, ces moineaux!

Une base post punk amorce ' 60 miles', les motards sont aux anges!

'Overrated', tu dis, Luc?

...see that girl over there she's looking at me...

Crapule, c'est ma mère!

La suivante est épicée, een liedje met wat haar op, dit-on chez nous, le bilingue 'High' aurait pu se trouver au répertoire du beau Serge.

Elle est bien cette nana, elle a toutefois un petit défaut!

Elle louche?

Non, c'est une salope!

Dis Tom, t'es gentil, t'as un beau maillot de bain, t'es bronzé comme un petit Gervais, mais sache qu'en français on dit le et pas la micro!

Après 'Albania' et la description du pénis de Floris qui descend jusqu'aux genoux, viennent 'Bricks to dust', 'Mosquito' et 'The bill' pour terminer un concert bien charpenté et ne manquant pas de sel.

 

Woody Pines

Un petit air Woody Allen avec son galurin, ses lunettes, o k la chemise rouge, c'est pas ça...

Woody Pines de Nashville fait de la country teintée de honky-tonk et de western swing, quand il te dit que sa plus grande influence est Hank Williams, le plus vieux, t'as vite compris que les amateurs de roots music vont se frotter les mains pendant 40'.

Le petit gars s'accompagne à l'acoustique, saisit parfois une superbe National Resonator, et il dispose d'un harmonica, il est venu flanqué de deux barbus aux meilleures intentions, un contrebassiste et un guitariste qui manie fabuleusement la pedal steel.

' Long gone' ( enregistré sur 'You gotta roll' de 2012) ouvre, il est suivi par le traditionnel ' The cuckoo' au magnifique rendu.

On s'est tapé une très longue route pour voir vos campagnes, kids, il a fallu se lever avant le coq, voici un petit swing sautillant ' Anything for love'.

' Junco partner' remue tout autant, ces braves gens s'avèrent être des virtuoses hors pair , le final cha cha cha fait sourire, puis, comme promis, il propose le Hank Williams du jour avec une nouvelle fois un rôle prépondérant pour la pedal steel.

Après ce fait d'armes, le trio nous balade du côté du Kansas pur faire la connaissance du 'Hobo and his bride' qui sonne comme du Arlo Guthrie.

Some handclaps, please!

Clap, clap, clap, c'est parti pour l'endiablé ' Chew tobaccco rag', il saisit deux baguettes, agresse la caisse qui traînait là et enchaîne sur 'Who do you love'.

Il paraît qu'on peut encore en jouer une, ce sera ' Buckets of rain' de Bobby un prix Nobel, on la joue tous les soirs depuis qu'un mec nous a refilé 100 bucks pour l'interpréter.

Ah bon, encore 5 minutes, d'accord un petit country blues alors, ' I woke up this morning'.

Merci, Lessines, on va déjeuner, you were great!

 

 

Au suivant, Powersolo, du psychobilly danois, emmené par deux déjantés au profil aiguisé, Kim ‘Kix’ Jeppesen et son frangin, Bo "Atombarnet" Jeppesen, ils s'amusent tous les deux avec une guitare, un troisième larron, à l'arrière, imprime le rythme à la batterie.

Ces braves gens ont bien écouté les Cramps et nous ont envoyé un psychobilly/trash juteux dans les gencives.

Lessines a aimé et ri.

Dès les premières mesures de 'Baby you ain't looking right' , quelques agités se mettent à secouer la barrière les séparant des photographes.

Un cri sauvage ébauche 'Canned love', un morceau toujours aussi fébrile, les suivantes seront toutes de la même trempe, citons 'New fashioned girl' , 'Asshole', il en voulait des trous de cul , il en a eu, un comique laisse tomber son froc jusqu'aux talons, on aperçoit un slip pas vraiment net, il l'abaisse pour exhiber un arrière-train poilu.

Ambiance!

Pas calmés les gens d'Aarhus poursuivent leur trip hillbilly , dans le désordre, Lessines entendra e.a. ' Jurassic sex party', 'Nascar', 'Big lips', une histoire de dirty doughnuts, ' Dans les rues de Paris' et d'autres frantic rock'n'roll tracks invitant tes guibolles à bouger.

Signalons la soudaine métamorphose du capitaine, qui s'est trouvé une seyante casquette la croisière s'amuse qui mettait en évidence son nez aquilin, tandis que sa rutilante casaque rouge a forcé l'admiration de tous les jockeys présents sous la tente.

Amusant!

 

Jake La Botz.

Blues singer, songwriter, actor and meditation teacher , dit la bio.

Monsieur Smismans nous rappelle que Steve Buscemi l'a fait tourner dans 'Animal Factory' featuring Willem Dafoe.

Cet après-midi, il est question de musique, Jake a embrigadé un bassiste nippé d'une peau de grizzly et un batteur pour amplifier son blues.

We are in a circus tent, attendez-vous à de la musique foraine, prévient le dandy qui entame le set en mode Tom Waits par 'I'm a crow' suivi par le midtempo 'If you want me' .

Avec Jake La Botz les amateurs d'Americana sont à la fête, pas de singeries à la danoise, de la roots servie sans artifices.

'Damsel in Distress' se retrouve sur son plus récent enregistrement ' Get right', tout comme 'Sunnyside' qui lui succède.

Une voix au loin crie ton nom.

Bon Dieu, Sainte Catherine, revenue d'Ibérie, un crochet par le bar s'impose, tu entendras la suite du show du gars de Chicago de loin.

'Getting closer', 'The hotel', 'How I wish she was mine' aux touches cabaret, 'Granma's photograph' aux couleurs sépia, 'Hobo on a passenger train' , 'Further you drive' et le blues ' Feel no pain' achèvent un set apprécié par les puristes.

 

Il est près de 16:00, sur la plaine, l'astre craintif, qui a fini par paraître, invite le public au farniente, la bière coule, les pigeons roucoulent, Michel VR cherche l'âme soeur, d'autres évoquent leurs souvenirs d'anciens combattants, Lou Deprijck vient d'arriver, c'est tout ça Roots and Roses....

 

Fin du premier chapitre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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Festival Roots and Roses à Lessines ( Part one) , le 1 mai 2017
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