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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 11:58
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017

L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017

 

C'est l'Union, c'est l'Union,

C'est l'Union qui sourit,

C'est l'Union, c'est l'Union Saint-Gilloise,

L'astre des sports grandit,

Dans une aube vermeille,

C'est l'Union qui sourit,

C'est l'Union l'éternelle merveille,

Chacun l'envie, et dit :

L'Union s'éveille.

Watte leeke!

En ce beau dimanche, pas de roses blanches, le stade de l'Union Saint-Gilloise accueille un événement festif: L'Union fait la Zwanze!

Au menu:

Plein soleil, de la bouffe, des bières artisanales, un tournoi de mijole, des dee jays, des écharpes jaune et bleu et des live bands.

Une affaire t'emmerde: pas d'affiches, pas d'horaire, pas de programme, tu ne sais pas qui joue, ni quand!

Tu débarques vers 13:30' , un collectif hip hop s'époumone dans la langue de Gaston Geens, l'homme qui devrait chaque année remporter le prix citron tellement il rit jaune, et amuse un public déjà conséquent.

Bien, après avoir chanté, tu les rencontres près du bar et demandes, vous zavez un nom?

We zijn De Rand.

Toi aussi, tu vis dans le rand.

C'est notre nom, patate, on vient de Halle, notre formation regroupe Kanaal 3 et De Brigade.

Kanaal 3 is een rapbende formée par MF, Oscar en Mullier.

Les autres autres sont Cuberdon, Lixe et le chef des pompiers qui a oublié son nom depuis le carnaval de Halle ( drie dagen zonder water).

Le hip hop et la Flandre se sont déclarés leur flamme en 1992, lorsqu'un certain Will Tura, influencé peut-être par Chagrin d'Amour, cartonne avec 'Moa ven toh'.

Depuis Flip Kowlier, Tourist LeMC, Coely, Safi en Spreech, Batteraaf, Brihang et des dizaines d'autres cassent la baraque.

De Rand est déjà un must dans le Pajottenland, les Unionistes se sont amusés à l'écoute de leur rap pittoresque.

Chez Concert Monkey on a apprécié la ligne...wij zijn apen..., leur YouTube hit 'Piloot', passé à la râpe à parmesan, a plu à Madame Van Beneden, 1mètre 50 avec ses hauts-talons, puis tout à coup,, wat gebeurt er, de plomb is af, Gaston t'as pété le son?

Jef, qui avait failli étrangler un étourdi se promenant avec une écharpe du RWDM, questionne: c'est fini, menneke?

Nee, alles is kapot.

't es wel embetant zonder muziek.

10' plus tard, bonnes nouvelles, Doel s'est remis à fonctionner et De Rand a repris son discours...ik ben hier geboren en getogen...

Distrayante entrée en matière!

 

Au suivant: Flying Platane Soundsystem!

Un barbu, deux platines, 3589 45 tours de Skank'n'Roll!

Pendant près de deux heures, c'est long, le barbouze a abreuvé la pelouse aux couleurs de la Jamaïque ou des Caraïbes ( du ska, du reggae, du rocksteady, du mambo, du calypso, du mento, du dub...), il avait des galettes surf, vintage rock, garage crapuleux et même des cornichons...c'était sympa pour déguster une Cantillon, mais comme le truc s'allongeait, t'en as avalé six, ça t'a rendu espiègle, tu lui as demandé un Mireille Mathieu!

 

16:00 le platane décolle et cède la place à Purpleized!

Sept bûcherons s'habillant chez le même tailleur, spécialisé en double vitrage.

Tich : Guitare/voix - Max : Batterie/voix - Quent : Basse - Mart : Clavier - Phil : Trompette - Lio : Saxophone - Briac : Percussions dit le facebook, on suppose que Briac devait accompagner madame au GB, on a vu un trombone.

Max était à la Côte d'Azur, Lander l'a remplacé.

Tu dis, le genre?

Du ska/reggae et une pointe de jazz ou de rock.

Ils démarrent avec un ska/ funk cérébral pour enchaîner sur 'Bet on me'.

T'as pas osé miser ta paye sur ce canasson, t'as eu tort, il galopait allègrement.

Après ce steeple-chase et une nouvelle course effrénée, la bête est assoiffée et se dirige vers le 'Nearest pub'.

Trompette en guinguette, sorry, en goguette, break jazzy aux claviers.

Chouette!

Ils enchaînent sur une chanson d'amour désuète avec des petits oiseaux et des papillons, 'Once upon a time'.

Pas super original ce mix mais il convient parfaitement à l'ambiance bon enfant régnant au Parc Duden.

'Lio's rap' , 'Friendship' , 'Lazy Funk' ( intro Doobie Brothers) se succèdent, tu revois les Employees et tu penses aux copains d'abord de Tonton Georges.

' Strip Tease', pas de bol la madame a pris sa pension, le bondissant 'Rage', 'Cause I'm the beast' et le lumineux et groovy 'Rap'n'roll' égayent la plaine.

Le set s'achève par 'Kayak' pour ceux qui ont l'intention de ramer sur la Senne suivi par 'Musicohonic' un dernier galop furieux.

L'étalon regagne son box, on attend la fanfare!

 

Pas ce soir chéri!

Pas besoin d'ajouter, j'ai la migraine.

Depuis 15 ans la fanfare, rose, Pas ce soir chéri, exclusivement formée par des dames de 7 à 77 ans, sillonne l'Europe avec ses flûtes, clarinettes, saxophones, tuba, trombone, trompette , sousaphone, percussions, grosse caisse et caisse claire, à la plus grande joie des enfants de 7 à 177 ans.

Purpleized a à peine rangé sa quincaillerie que toutes ces demoiselles déambulent sur le gazon, pas maudit.

Elles ratissent large, Leila, Isabel, Sandrine, Rosana, Léonor, Frédérique, Gaby et leurs copines, à chaque nouvelle mélodie, tu te dis, putain je connais ce morceau, et tu râles car souvent tu es incapable de coller un nom sur ces tubes indémodables.

Evidemment avec tes voisins, aussi charmés que toi, tu en as reconnu quelques uns dont 'Laisse tomber les filles' auquel succède un mambo sensuel puis une mélopée orientale ayant ravi Ali Baba et les larrons.

' Billie Jean' est venue à Forest, les arbres ont tremblé, Michael a ri, puis Jean-Jacques Goldman a cédé la place à Madonna.

Les nanas ont entamé une chorégraphie soignée, Béjart tient à les engager pour son prochain ballet.

Sur ce Blondie insiste, 'Call Me', la batterie de ton portable était morte, les nymphettes ont poursuivi leur numéro, Théo a envoyé la légion , 'Seven Nation Army' a déclenché l'hystérie et c'est avec l'ineffable ' Techno' qu'elles nous ont quittés pour préparer le repas du conjoint ou des enfants se prélassant au bord de la piscine.


T'es attendu chez toi, tu quittes l'Union pour aller prendre l'apéritif avec madame qui t'accueille, étonnée, tu as l'air d'avoir pris du bon temps!

 

 

 

 

L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
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L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:14
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017

JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017

 

Une organisation Symptomatic Agency!

 

Seconde soirée louviéroise à Ittre, Jane Doe, et ceux qui méprisent le bas peuple, viennent présenter un troisième effort discographique, les perchoirs bruxellois doivent ouvrir, et le gang des loups pas lavés clôturer: tout un programme!

Horaires plus qu'approximatifs!

19h30: ouverture des portes et du bar!

20h15: The Roost

21h15: Jane Doe and The Black Bourgeoises

22h30: Dirty Wolfgang

 

En 2014, par un jour, peut-être beau, Jérémy et ses potes Pierre-Yves, Guillaume et Laurent se disent si on montait un groupe rock, ça peut aider pour draguer les meufs.

Bonne idée, qui chante?

Ils recrutent Matthieu, un petit gars turbulent, et lui refilent un micro, The Roost was born, elles vont tomber comme des mouches!

L'entrée en matière rebattue, Ittre avec nous, yeah, yeah, yeah, alors que les clients éclusaient leur blonde à l'aise, ne laissait rien présager de bon, heureusement la suite va se révéler moins niaise.

' So strong' rocke, comme le titre le suggère, de manière musclée, Matthieu est du genre Marsupilami, il bondit et rebondit pour tester le bon état des amortisseurs et ses copains ont bien appuyé sur la manette power on.

Ils citent Foo Fighters et QOTSA comme influences, on a entendu des résonances Red Hot.

Scénario identique pour ' Date and Quit'.

'Overdue' démarre en souplesse avant d'éclater.

Leur copine ' Leila' se fait bousculer sans douceur, puis les gars proposent une virée ' Downtown'.

Comme Matthieu questionne à répétition, comment ça va, Ittre?, un Iroquois, perdu dans nos gras pâturages, réplique; 't'es docteur ou chanteur', pas estomaqué, le gamin enchaîne sur ' All I want'.

Pour la dernière, ' Play the game', ils ont sorti le trampoline, sur scène tous cabriolaient, c'était beau à voir, puis, pas de bol , la machine a affiché TILT!

Un set honnête, des gars généreux, peut-être demander à la vendeuse de revoir l'emballage!

 

Jane Doe and The Black Bourgeoises

Après une courte période léthargique, destinée à peaufiner un troisième album, la femme de Monsieur X et son gang ont repris le chemin des salles de concert.

La première à Ittre!

Le dangereux Angel Ognito ( guitare), Fabian Djamys Desmedt ( keys), Nicolas Scamardi, alias T.Vonskam, aux drums et le bassiste Arnaud Bailly arrivent, se calent en retrait les choristes, Jessie B et Cherry B, orphelines de Cookie.G attendant un heureux événement, mais présente aux premiers rangs.
Cette fine équipe lance l'intro avant l'arrivée de Jane ( Julie), bas résille, jupette noire, blouson de cuir vermillon, elle en jette cette nana!

' Cloze my eyes' est sur les rails.

Pas de métamorphose notoire à première vue, on reste dans le domaine power/glam rock, la marque de fabrique de Jane Doe.

' Chubby love'... I wanna have fun and I wanna get laid... et toi qui pensais lui offrir les 'Nouveaux Essais Critiques' de Roland Barthes!

' The Clash' aux senteurs Suzy Quatro/ The Runaways précède 'Roaming in the city' et ' Pretty terror', la rythmique râblée, les petites touches de clavier incisives et les envolées hard de l'ange déchu font mouche, les choeurs sexy de Jessie et Cherry aguichent la clientèle mâle, quant à la frontwoman, elle est du genre à faire craquer les plus machos, style Humphrey Bogart.

Bref, Ittre ne se morfond guère.

Bien sûr, les esprits chagrins rétorqueront que le groupe ne prend aucun risque, qu'il s'est tracé une voie et que le hors-piste n'est pas au menu, ce sont les esprits chagrins!

La guitare lance l'ancien ' Vampirized', Dracula applaudit à la wah wah furieuse, le Zik- Zak saigne!

Plus sensuel et provocant que ' Woman', c'est difficile à dénicher, Angel, petit morveux, ne t'approche pas de moi, vlan, je te repousse dans ton coin!

Je tiens à vous montrer mes biceps avant d'amorcer ' Popaganda' et n'en doutez pas I'm a ' Badass girl'.

Tu dis, Eric?

Toutes des salopes!

Slow time avec le superbe ' Field of pain' suivi par la profession de foi ' She's a bitch'.

' Rock and Roll band' et 'Boyz rock it' nous amènent au terme de la croisière.

Basse et guitare se tapent une promenade dans la fosse avant d'achever la tirade.

Ittre, si tu t'époumones, on revient!

Ittre a grommelé, ils sont revenus pour interpréter le titre d'une madame qui n'est pas encore morte, ' Kids in America'.

Ittre a chanté puis s'est commandé à boire.


Dirty Wolfgang

Il est 23:10', les moins résistants ont regagné leur couche, les rockers sont restés, tu vas voir, avait averti Eric, un boy scout ayant mal tourné, Dirty Wolfgang va mettre le feu.

T'as failli échanger ta chope contre un Evian pour éteindre l'incendie!

Descendus tout droit des steppes d'un pays où, quand il fait froid la t° descend à moins 35°, les loups se pointent, il y avait un dreadlocké sanguinaire à la guitare, Ayoub Bassam , m'a soufflé un mec qui travaille pour le jardin extraordinaire, Denis Gehain, un lone wolf endurci à la basse et un androïde patibulaire, Robo Fredo, à la batterie.

D'emblée le bouton du volume est manipulé sauvagement, 90 décibels tu oublies et si demain les vaches du coin te refilent du lait pourri t'as qu'à te plaindre chez Annick, donc, cette meute s'emballe alors que le moteur était encore tiède, ' Pretty vicious', lis-tu sur le papelard écrasé par la patte d'Ayoub.

Vicieux, ils sont!

'Old school bastard' dans le style hard/stoner/blues rock n'est pas moins décapant et sur le podium ces carnassiers entament des cabrioles intrépides.

Eric, pourquoi tu baves?

Il a grogné, tu t'es tu!

' Red velvet black leather', c'est con leur veste en jeans était d'un bleu délavé, passons, cette berceuse était pour le moins virile.

On vous sert notre panade à la bonne franquette, annonce le cuistot, pas de chichis entre nous, non, gamin, il n'y a pas de serviette dans notre brasserie, utilise la manche de ta chemise pour t'essuyer la moustache.

'Addiction', non j'ai pas demandé l'addition!

T'es sourd, en plus, tu fais chier et toi, là-bas, ta gueule, c'est moi le chanteur.

Tenons nous cois..

On va te raconter l'histoire de Johnny.

' Johnny is angry' , normal me suis tapé sa nana, Johnny veut ma peau, mais Johnny, c'est un connard!

Sans transition, voici 'Do it badly' et 'Insomnia', qui canardent lourd!

' Trouble shooter' et 'Doom has no rule' se succèdent, les bêtes ne sont toujours pas rassasiées, ils viennent de déchiqueter un agneau qui ne s'appelait pas Pascal.

Denis, menaçant, présente la troupe, Ayoub entame une intro bluesy ' The party's over' hurle le plus crapuleux.

Tu le crois, t'as tort, ils avaient encore une cartouche, 'The fool', un truc qui éclabousse.

Merci, Dirty Wolfgang vous salue!

55' de rock sans concession, la soirée s'achève!


Le 5 mai, Dirty Wolfgang s'attaque au Titans Club à Lens!

 

photos- ManuGo Photography ( concert monkey)




 

JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:07
A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017

A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017

 

Par Charles Eloy

 

Ce soir, l'Institut Balassi (le centre culturel de l'ambassade de la Hongrie à Bruxelles), a programmé le groupe Romano Glaszo - Emberi Hang dans le cadre de la Journée Internationale des Roms, la première minorité de L'Union Européenne, estimée entre 10 millions et 12 millions de personnes.

Un événement important pour la communauté hongroise de Belgique qui a été honorée par la présence de Madame Katalin Langerné Victor, secrétaire d'État au ministère des Ressources humaines.

 

Le groupe est composé de Roms et d'Hongrois n'appartenant pas à leurs communautés.

Cela annonce une soirée riche en diversités culturelles, car les Roms hongrois ne font pas partie d'une population homogène sur les plans linguistiques ou culturels (Roms des Carpates, Sintis, Olas, Gabors, Béas et autres minorités). Les Roms, également appelés les gens du voyage, originaires du Nord de l'Inde ont quitté leur territoire vers le Xe siècle pour migrer essentiellement vers L'Europe.

Sur scène, nous retrouvons le groupe Romano Glaszo - Emberi Hand composé de sept jeunes filles en pantalon noirs et vêtements colorés et cinq musiciens (guitares, cajun, petites percussions)

Le concert commence par le morceau traditionnel hongrois "Phari Mamo", chanté d'une manière collective sur une rythmique énergique, agrémentée partiellement par la voix de la chanteuse Lakatos Sarolta passant d'un registre à l'autre avec aisance. Une chanson joyeuse à voir les sourires et yeux étincelants des interprètes. L'ivresse des Roms dans toute sa splendeur conquiert l'audience, par la célébration de l'instant présent et leur insolente joie de vivre.

"Phen du mange (Dis-moi)": la ballade, originaire de la Serbie a un rythme lent, dégageant une mélancolie, extraite du fin fond de l'âme.

Un morceau aux couleurs musicales du flamenco nous amène en Espagne. Les guitares, en mode rythmique ou solo, accompagnent les voix ahurissantes d'inspiration spirituelle, mais issues de l'expérience humaine, nous invitant à la danse. Les règles musicales précises du style flamenco sont respectées tout en laissant place à l'improvisation qui fait éclater les convenances en morceaux, libérant une énergie sensuelle. Notre esprit devient parfois nomade avec des goûts des grands espaces et de l'évasion. Pour rappel, de nombreux Roms sont devenus sédentaires.

Entre les chansons, des jeunes adolescent(e)s montent sur scène à tour de rôle en solitaire, avec bravoure. Chacun récite, rappe ou slame des textes ou déclame un monologue.

Le groupe Romano Glaszo - Emberi Hand enchaîne ensuite avec la composition "Zsamo", reprise également par le groupe hongrois Cimbaliband. Nous entendons des arrangements empruntés de la musique actuelle et la générosité des voix remplies de chaleur nous rappelant les premiers rayons d'un soleil printanier.

 

Après le concert, le groupe nous gratifie par un défilé de mode représentant la collection du Romani Design Fashion Studio.

La soirée se termine en apothéose. Les artistes ne sont pas sur scène, mais dans la salle devant celle-ci. Les chanteuses chantent et dansent, un show complet avec pour toile de fond, une exposition intitulée "Origins" du photographe Gyula Nyari

Nous avons été des privilégiés de voir le groupe dans une ambiance conviviale.

 

Durant cette merveilleuse soirée, le groupe Romano Glaszo s'est transformé en ambassadrices/ambassadeurs nous partageant les aspects de l'interculturalité hongroise avec leurs musiques, défilé de mode et danses. Un spectacle exceptionnel combinant la jeunesse, l'élégance et le talent.

A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017
A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 13:03
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.

And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.

 

Une organisation: Intersection Booking Agency.

And Also the Trees et la Belgique, une histoire d'amour!

Le combo art rock/postpunk du Worcestershire compte une centaine de fans fidèles qui,  à chaque passage sur nos terres de Simon Huw Jones et des siens,  font la file à l'entrée des salles de concert qui les programment, et ce,  bien avant l'ouverture des portes.

Tu n'es guère étonné de découvrir des dizaines de têtes connues sur le coup de 19h devant l'entrepôt de l'Avenue du Port et, comme le constatait judicieusement Jean-Paul,  ça sent le guet à pintes ce soir.

Une prévision qui très vite va s'avérer exacte, on était le 24, lorsque les responsables nous ont gentiment priés de quitter les lieux, on a perdu Yves H et Vincent M qui sans doute avaient encore une petite soif!

 

Le précédent concert  d'AATT à Bruxelles datait de mars 2016, l'Os à Moelle affichait complet, si le Magasin 4 ne l'était pas, le hangar était toutefois sérieusement meublé.

Comme le kick off était prévu vers 20h, tout ce beau monde, sauf quelques photographes se postant frontstage, a pris le bar d'assaut, Marcel et les barmaids ont eu du boulot!

 

Ce soir le groupe, qui compte 38 ans d'existence, vient présenter son dernier album, ' Born into the Waves'.

 20:15', le premier à se présenter est le guitariste  Justin Jones, dont le look se rapproche de celui d'Alex Callier, il entame 'Domed', un titre de 2007, tandis que Colin Ozanne , clarinette basse, guitare, orgue, saxophone/ Paul Hill, le formidable batteur et l'ex The Divine Comedy, Grant Gordon, à la basse, le rejoignent.

La clarinette basse ajoute une touche mystérieuse aux climats déjà sombres?.

 Vêtu d'une redingote beige, dessinée  au 19è siècle, le brumeux  Simon Huw Jones s'approche pour amorcer le chant mélancolique caractéristique.

Petit à petit, la plage monte en puissance avant l'explosion finale.

Il aura suffi d'un seul titre pour subjuguer un auditoire de toute façon déjà conquis.

Avec ' Shaletown' le groupe invite le Magasin à un plongeon dans le temps, 1988, album ' The Millpond Years', une époque où le postpunk régnait en maître absolu de l'autre côté de la Manche, une nouvelle fois,  la reverb sur la guitare de Justin émerveille.

Toujours issu du recueil plus ancien vient 'Dialogue' que le sax colore de teintes orientales.

Après ce hors-d'oeuvre, Oscar Wilde remercie Bruxelles, thank you for coming, we're very glad to be back again, il se débarrasse  de son habit et laisse ses complices ébaucher 'Your guess' qui ouvre l'album de 2016, une plage sombre, quasi récitée, ce qui la rend  plus proche de Nick Cave que du folk anglais.

Un signe à la table, ...take the drums out of the monitor, please... certains ont regretté un son relativement confus, le Magasin 4 n'est pas l'AB!

' Hawksmoor and the savage'  et son imagerie sanguinolente précède le tourmenté  'The Sleepers'.

En entendant Simon Huw Jones c'est à Lord Byron, Shelley ou Keats que tu penses, le romantisme noir étalé dans chaque titre nous rappelle également la classe d'un autre grand poète rock, adopté par  la perfide Albion, Scott Walker, un admirateur inconditionnel de Jacques Brel.

 'The Legend of Mucklow' dessine un étrange mix, soundtrack David Lynch/ postpunk à la The Fall, la voix de baryton, greffée sur un drumming métronomique et une basse louvoyante, récite dramatiquement une fable obscure, déchirée par les riffs incisifs de la guitare.

Un des sommets du groupe d'Inkberrow.

Après ce morceau épique, le poète maudit, prostré, s'assied  aux pieds de la batterie, les musiciens ont attaqué 'Virus meadow', il les rejoint dans la prairie et déclame son texte, tandis que son frangin tricote consciencieusement.

Les paysages hivernaux de 'Winter sea' évoquent  une toile de Turner, le titre est suivi par le biblique ' Angel, devil, man and beast'.

Vague à l'âme, spleen, mal de vivre, les amateurs de gaudriole en sont pour leurs frais, pas étonnant que certains ont catalogué l'oeuvre d'And Also the Trees de gothique, le prince des ténèbres rôde!

...we're just romantic children... profère le chanteur avant d'amorcer 'The suffering of the stream' suivi par ' Bridges' à l'intro hispanisante.

' Brother fear' revient au post punk nerveux, dominé par la guitare acérée de Justin.

Tu dis, Yves?

Du Morricone post punk!

Après cette plage flamboyante, le groupe termine le set normal en proposant ' The skeins of love' dont les premières mesures rappellent  ' Belfast Child'.

Merci beaucoup, ils  s'évaporent.

Jean-Paul?

70'

 

Bis

'Prince Rupert' - 'Wallpaper dying' et 'Rive droite' se succèdent et transportent les fans dans des mondes similaires  au paradis perdu composé par John Milton.

Après ces trois morceaux, le groupe regagne les loges, Bruxelles continue à l'acclamer et sera récompensée par un quatrième encore, ' Slow Pulse Boy' , un dernier morceau de bravoure déclamé.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, non?

 

Un concert d'une intensité au dessus de la moyenne!

 

 

 

 

And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:46
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

 

Organisation: Live Nation!

Warpaint, en 2010 à l'AB Club, en 2013, dans la grande salle et en mars 2017, à nouveau au même droit qui n'affiche pas sold-out.

Les filles De L A viennent présenter 'Heads up', leur troisième album sorti l'an dernier.

 

Le support est confié à Dear Reader, que tu as eu l'occasion de voir à la même affiche que Laura Gibson au Botanique, c'était en 2012.

Le groupe de Cherilyn MacNeil, from Johannesburg, mais établie à Berlin, vient de sortir 'Day Fever', la madame est heureuse de le faire entendre en Europe... I'm super excited to be going on tour in Europe next week with my killer new band. It's going to be a blast!

Le new band en question: Cherilyn MacNeil ( vocals, keys, guitar) - Evelyn Saylor aus New- York ( keys, backings) - Stella Veloce, une Sarde multi-instrumentiste ( electric cello, small percussion instruments) et Olga Nosova ( from Russia) à la batterie et percussions .

Ce groupe cosmopolite et fleuri pratique une chamber pop exquise.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, un mot sur nos voisines d'un soir, une Gantoise légèrement éméchée et sa compagne, une Basque rousse dans le même état, qui en attendant le lever de rideau nous ont narré de manière colorée l'essentiel de leur vie sentimentale.

Le quatuor féminin démarre en douceur par un dream pop poétique, mélodieux et serein, sans setlist, on avance 'The Run' qui clôture 'Day Fever'.

Our next tune is a song about moving North, 'Then, not now' et ses sonorités vaporeuses désuètes nous plonge à nouveau dans un douceâtre état de rêverie.

L'indie folk ' Mean well' par son phrasé précieux évoque aussi bien Kate Bush que Mary Hopkin, on admire le travail remarquable d'Olga aux percussions.

On suppose que les filles ont enchaîné sur 'So petty, so pathetic' un titre plus amer.

Après 'Tie me to the ground' et son chant choral, le chef de choeur saisit une guitare pour entamer 'I know you can hear it'.

Entendre quoi?

The beat of my heart!

Le moment le plus fort et également le plus apprécié sera le canon 'Victory', rappelant le folklore irlandais, mais ce chant revisite les racines sud-africaines de Cherilyn en traitant de la guerre anglo-zouloue.

Le set prend fin sur un fond tribal probablement avec 'Took them away'.

Un avant-programme apprécié pour la chaleur qu'il dégageait.

 

Warpaint.

Le voisinage trépigne et hurle de joie.

Emily Kokal, vocals, guitar/Theresa Wayman, vocals, guitar/Jenny Lee Lindberg, bass, vocals et la petite dernière, l'excellente Stella Mozgawa, drums, keys, vocals se pointent avec un léger retard.

Theresa - Bonsoir, tout le monde.

Miss gay Gent: 'Oh, my God, you're so cute'

Emily fait la moue, c'est qui cette dingue?

Jenny Lee et Stella ont été larguées à l'arrière, dommage!

Le show démarre tout en retenue avec ' Heads up', jusqu'au moment où Stella donne le signal d'un changement de tempo par quelques coups de baguettes magiques, dancing time, Brussels.

Argh, la basse de Jenny Lee!

Sans transition, elles enchaînent sur 'Krimson' aux sournoises effluves post punk.

La longue plage qui suit, ' Undertow', envoûte, le venin fait son effet, un chant faussement céleste, des guitares rappelant les Smiths, t'es pris dans les mailles du filet, plus question de fuir.

' CC' est chanté par Jenny Lee et nous rappelle les grandes heures du psychédélisme ricain, Jefferson Airplane te vient à l'esprit.

Stella lance les samples introduisant 'Above control', Gand plane!

Les sonorités étouffées de 'No way out' nous plonge dans un écrin brumeux, cette autre plage de près de 9' vire dance lors d'un second mouvement agité, l'Ancienne Belgique tangue tandis que Theresa murmure ...I can't find my way...

Un grand morceau, suivi par 'The Stall' et 'Bees' présentant des touches new wave/white funk étonnantes.

Question, vous souvenez-vous de celle-ci?

Elles entament 'Stars' un titre peu joué live ces dernières années.

Après ce petit tour dans l'amas stellaire, Warpaint propose 'Whiteout', la plage ouvrant 'Heads up'.

Une basse pour Theresa, une guitare pour Jenny Lee, voici l'hypnotique et pourtant catchy ' So good' aux étonnantes harmonies vocales.

Avec 'Elephants' un extrait d'un EP de 2008 on revient aux tout débuts du groupe.

Bruxelles jubile, tu recules, car quand la Gantoise saute t'as intérêt à te protéger les orteils et à éviter les mains qui gesticulent gauchement, elle a failli éborgner la gentille et blonde Stéphanie se tenant à ses côtés.

Le set grimpe encore en intensité avec les suivantes, 'Love is to die' et ' New song'.

Emily nous prévient, il n'y aura pas d'encore, on ne quitte pas la scène, tout doit être emballé à 22:30', l'heure du curfew, ' Dre', aux teintes shoegaze lancinantes, termine donc ce concert qui n'aura pas déçu grand monde.

Le seul regret: la playlist prévoyait encore un titre!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 22:04
Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

 

Avec un léger retard sur le timing initial, Nico présente The Synd!

Il y a quatre jours, les Liégeois étaient reçus chez le pape Pierre Paulus pour Génération 21, ils y avaient fait la promo du festival.

Ce soir ces amateurs de Médoc, le vin, pas les pilules, vont fournir la prestation la plus appréciée du festival.

Les syndiqués ont autrefois sévi sous l'étiquette Bleeding Hearts Syndicate, lauréat Puredemo, pour d'obscures raisons, certains ont mentionné Publifin, en 2015, ils deviennent The Synd. Musicalement leur rock touche-à-tout reste super efficace, tu y ajoutes une attention particulière destinée à soigner le look et un brin d'humour surréaliste et tu passes un excellent moment en compagnie de David Lefrançois ( vocals, rhythm gt) , Olivier Rahir ( drums) , Roberto Cimino, pas un malfrat bien connu du côté de Jumet, mais un racé guitariste , et de Sébastien Mentior, le bassiste.

Tout récemment, le combo a sorti un EP 3 titres baptisé ' 136', il n'effectue pas le trajet Anderlues - La Hestre.

Mise en scène Broadway sur fond Paul Anka croonant ' Black Hole Sun'.

Le petit David se débarrasse de sa liquette pour arborer un T-shirt ' Fuck rock'n'roll' très second degré, après ce préambule, ils dépêchent le décapant 'I'll be gone' datant de l'époque BHS.

Le matador lance une intro Danse du Sabre se fondant en ' Dying dream'.

Ensuite vient le single ' Raise you' qui déménage joyeusement, un gars à tes côtés cite Green Day.

' Alcoojazz' sent bon le Nirvana unplugged, il précède ' All to nothing' qui lui nous renvoie vers Placebo.

Le punk bien carré ' This man is free' énerve tes voisins, ...fuck you, imitation... les inspire!

Dans la même veine No Future, ils enchaînent sur' Shot down on the way to hell' et sur ' Lost in Amsterdam' .

Leur discours s'achève par ' This is the band' décrivant tous les périls que tu peux encourir durant le week-end.

On vide le pinard et on vient tailler une bavette, saignante, sans oignons, avec vous.

Sont sympa!

 

Raxola.

Le groupe d'Yves Kengen , Yke Raxola, pas Rexona, connard, à l'époque, fait partie de la première vague du punk belge, leur album de 1978 se vend à des prix fous sur les sites de seconde main.

Split et reformations fugaces caractérisent son histoire, Yves, le journaliste, a traîné chez Sttellla lui qui ne buvait que de la Wiels, et récemment tu l'as croisé au sein des Piglets.

Avant de se retrouver en maison de repos, il remonte Raxola avec de nouveaux potes ( dont Phil Bertran, ex Klang à la guitare/Fab Giacinto à la basse ( Von Durden, Romano Nervoso...) et un autre rescapé de toutes les guerres derrière la batterie) , va sonner chez Thierry Plas qui co-produit un nouvel album 'Guts out'.

Ce soir, Ittre va trembler.

Yke, fringué Rod Stewart époque 'Smiler' , respire la classe et la bonne santé, les punks sexagénaires entament le show par ' Strip on my mind' suivi par l'antique ' Son of a bitch' avec la ligne .. I was born a son of a bitch. I can't explain myself. The point I've reached. I was born a son of a bitch... qu'un jour tu chantonnais dans la cuisine, c'était ton tour de faire la vaisselle, avant que ta maternelle t'en balance une pas douce en pleine poire.

Tu revois les Damned, Generation X , Chelsea et d'autres gloires des mid-seventies.

' Waiting WW 3', c'est quoi WW mémé?

Demande à Trump, Erdogan, Poutine et aux autres marionnettes!

' Come back shoes' précède ' Back on wild' qui a la particularité d'exhiber un guest invisible, puisque Mingus, un hip -hopper sud africain, a raté l'avion devant le parachuter dans le Brabant Wallon, son chant samplé sera lancé par le batteur, vive la technologie qui n'existait pas aux temps héroïques des crachats et pinces de nourrice.

Une belle réussite que ce mariage punk/hip hop, aussi heureux que les Clash s'appuyant sur des sonorités reggae.

Kengen a vendu le Stradivarius mais gardé l'archet.

Oei, ça grince à l'orientale pour amorcer 'Rolling Son' qui évoque le Sensational Alex Harvey Band.

On nous signale qu'il faut restreindre la playlist, donc, on supprime le superflu pour conserver l'essentiel, ' Kill your son' qui a 40 ans et pour prendre congé, en emballage cadeau, voici 'Paranoized'.

Un set ayant enflammé une bonne partie de l'auditoire mais aussi chagriné quelques uns.

 

Il est 21:35', en piste: Z, les protégés de Nico.

Après le Rock for Life de novembre 2016, une deuxième rencontre avec les justiciers du Brabant wallon.

Ils ont une mission, dis- nous, Mr Woody: our mission is to make some fucking noise!

Noddy Holder, right, kid, we can feel it!

La Pub: sortie d'album prévue pour le premier avril, soutenez-nous sur KissKissBankBank.

  1. Tuizir, guitares et backings/ Mich Vrydag ( encore lui!) à la basse./ Matthieu ' Mr Woody' Van Dyck, au chant et Jerry Delmotte à la batterie, ouvrent, comme à Laeken, avec ' I got a mission'.

Bénédicte: il est mignon le chanteur!

Mr Woody ignore les flatteries, ce sont Jerry et Michel qui, en éclaireurs, attaquent 'Diamonds in the rough', un bijou concis.

La playlist annonce ' YYYY'ld' , sur fond wah wah, le chanteur se pose des questions, why, why, why, soudain la plage vire crossover, Bénédicte s'agite!

La suivante est nouvelle: 'Always running', le starter est derrière les caisses.

Faux départ, j'ai plus de son, constate Véronique à la guitare.

Changement de Jack, Z reprend sa course.

RATM est dans le coin, pris d'une petite fatigue Mr Woody se couche sur le podium pour entamer 'Sweet fruit', des agrumes pas pourris.

Tout ça est bien beau, mais Z ne te surprend plus, la machine tourne nickel, mais chez toi, l'émotion est, à présent, absente!

Apparition d'un mégaphone pour ' Right here right now', catalogué blues par le frontman, on hésite sur blues!

Saluons la présence de Black Sabbath, 'War Machine', étant du genre non violent, tu vas t'acheter une saucisse.

Tu reviens, les hostilités semblent terminées, tu entends encore 'No loose behavior' et ' Mozzarella' qui ne convenait pas avec la sauce andalouse dégoulinant de ton pain qui allait faire grimper le taux de cholestérol.

Ittre conquis, toi, un peu moins!

 

Les résultats du contest sont communiqués, tâche ardue pour le jury, Philippe termine 3è, Karma Nova et The H of Horse n'ont pu être départagés, un ex-aequo pour la première place, donc!

 

SteeLover, le groupe que tous les metalleux, chevelus ou chauves, nés avant 1960 et quelques jeunes pousses, attendaient!

Quand on compte en son sein un monsieur affichant une carte de visite mentionnant Scorpions, Such a Noise ou K-West , on attire du monde.

Rudy Lenners est entouré d'autres vétérans: Pat Freson( gt), Nick Gardi ( bs), le chanteur Pheel Coibion et d'un petit jeune John L ( gt et vocals).

Une bande symphonique annonce l'arrivée de SteeLover qui, d'emblée, entre dans le vif du sujet en attaquant ' Need the heat' datant de 1985.

Question chaleur, ils sont servis, la salle est bourrée, il n'y a pas qu' Eugène qui sue, ça sent la bête et la bière, de Londres à Ittre.

' Heartbreaker', suis curieux de savoir combien de groupe ont un titre baptisé ainsi dans leur catalogue.

' Rock  bottle' , tous les plans du hard façon Scorpions, Montrose, UFO, Michael Schenker Group, etc... défilent , guitares viriles, chant puissant et mélodique à la fois, assise rythmique infaillible, avec SteeLover tu replonges au coeur des belles années du hard/heavy, les années 70/80.

Originalité?

Non, classicisme!

Un doublé de guitares, suivi d'une déferlante batterie/basse, entame 'Fire and passion' qui n'a pas usurpé son nom.

Après avoir salué Dante, 'Inferno' , on lâche la bride ' Wild and free' , puis on retourne où ça brule pour prendre des nouvelles de 'Satan sister', une fiction basée sur une histoire vécue, dixit Pheel.

Après 'Speedy's coming' de Scorpions, titre très bien chanté par John L, qui n'est pas une pute, on nous annonce une petite dernière pour la route, 'Forever' .

Rien de neuf sous les ponts, la rivière charrie tous les poncifs du genre, c'est ce que demandaient les fans qui obtiennent un bis, que tu écoutes d'une oreille distraite, accoudé au comptoir.

 

La Polizia, tu évites, tu avais déjà trop bu et on annonçait des contrôles d'alcoolémie à Tubize.

 

Bye, bye Ittre, bravo à Nico, Annick, Manu et tous les autres, votre premier festival a comblé les plus difficiles!

 

photos- ManuGo ( concert monkey)

 

 

 


 

 

Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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Rock Nation Festival ( Part two) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:12
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017

 

Organisation- Rock Nation Music Agency, en collaboration avec la salle Zik Zak!

 

La Rock Nation Music Agency, fondée par Nico Sand et quelques amis, grandit vite, leur but:

soutenir les groupes de rock indépendants et les aider à se développer, pour se faire, ils organisent un premier festival se déroulant chez d'autres fervents défenseurs de la même cause, le Zik- Zak.

Avant d'analyser le programme substantiel qui attend le public à partir de 16h, un coup de chapeau à toute l'organisation, ce premier festival s'est révélé exemplaire à tous points de vue.

 

L'horaire-

 

16h00 – 16h20 : 1st band contest

16h30 – 16h50 : 2nd band contest

17h00 – 17h20 : 3rd band contest

17h35 – 18h00 : Electric Feel

18h20 – 19h00 : bUNNY bLACK bONES

19h20 – 20h00 : The Synd

20h20 – 21h00 : Raxola

21h20 – 22h00 : Z

22h20 – 22h30 : Résultats concours

22h30 – 23h15 : SteeLover

23h30 – 00h30 : La Polizia

 

Le premier groupe du Contest est originaire de Villers-la-Ville où il a été déclaré à la maison communale sous l'identité Philippe.

Naissance en 2015, centres d'intérêt: bières, transpiration et volume à fond.

40 jours sans alcool et sans rock, c'est pas pour eux!

Ils sont cinq, tous jeunes, beaux et sportifs: Wom, Nico, Jag, Gui, Saki, leur rock sans fioritures éclabousse et tache.

'Projet 9' secoue déjà dès les premières mesures, les guitares bourdonnent, basse et drums impriment un tempo rapide, le chanteur agrippe son micro et relate son dessein, soudain le truc vire farandole folle.

Ittre a déjà compris que ces gamins en veulent.

'70' est tout aussi fougueux, ils disent aimer The Hives et Blood Red Shoes, ça s'entend.

' Crash 66' et ses relents hard seventies précède le punk dédié à Einstein ' E=MC2', ils terminent leur 20' de set par 'Stregteuh' , un titre destiné aux lapons et aux lapines.

Un groupe prometteur!

 

N° 2: uit Mechelen, The H of Horse!

Ils sont quatre, ont l'intention de conquérir la Flandre mais aussi la Wallonie avec un old skool hard rock qui dépote, par ailleurs, un conseil du jardinier, attendez avant de sortir les géraniums.

Le groupe a sorti un EP 6 titres en juin 2016 ( audible sur bandcamp).

Feu...' Relinquish all disdain', Nico, lors de la présentations, avait promis un rock couillu, elles sont plus grosses que des noix.

Une basse funky introduit 'Nine to five' et si tu pensais à Dolly Parton tu t'es gouré, par contre tu peux tracer un parallèle avec des bands tels que Drive Like Maria.

This next song is for everybody except you, en pointant du doigt un brave gars sirotant sa pils à l'aise, ' Hypothetical you'.

Le drummer en solitaire ébauche 'Mercenaries', les autres soudards le rejoignent, l'exposé ne manque pas de sel, le général en chef décide de manier les foules, puis le régiment termine en force.

The H of Horse a impressionné!

 

N°3: en provenance de Verviers/Liège, Karma Nova!

Un power/blues rock trio ne refusant pas les envolées psychédéliques ou les rythmiques obsédantes du stoner.

Line-up: Fabien - Guitar/Vocals, Martin - Drums et Steph - Bass/Backings.

Le groupe est né en 2013, sa disco compte un EP et l'album '41'51"', sur lequel tu peux ouïr ' I'm your son' dominé par une wah wah ravageuse.

Plus personne ne subsiste du trio The Jimi Hendrix Experience, il faut rechercher les héritiers en terre mosane.

' Groovy suicide' démarre souplement avant un virage funky, à la surprise générale un kazoo enfantin apparaît, ajoutant une touche originale à cette composition suintante.

Leur set ne comporte que trois titres, le dernier est baptisé ' 42' , une longue plage pendant laquelle les gamins se défoulent sur le podium.

Sueur, énergie, groove et rock'n'roll, un carré d'as, ils devraient rafler la mise!

 

Premier bilan, aucun tocard à l'affiche, la relève rock nationale est assurée!

 

Après ce hors-d'oeuvre estimable, place au festival, débutant avec le projet "Electric Feel" de Philippe Thibaut.

Bio: Philippe began playing guitar at the age of 15, entirely self-taught, he used the music of AC/DC, Van Halen, Joe Satriani and Steve Vai as early inspiration.

Electric Feel est le nom de son dernier CD qui succède aux désormais collector's items: Free Play, Guitar Planet et Eventful World .

Pour accompagner ce guitariste hors-pair sur scène, deux ténors, Marcus Weymaere à la batterie, un petit gars de Charlerwe ayant tenu les baguettes pour des célébrités diverses, au hasard quelques noms: Beverly Jo Scott, Admiral Freebee, Guy Swinnen, Julian Burdock, Barbara Dex etc... , et Michel Vrydag à la basse ( Bruno Grollet, Louvat Brothers, LM4....).

Les amateurs de Steve Vai seront à la fête avec ce concert purement instrumental mixant progrock, hard mélodique, space age guitar, mysticisme et groove cosmique.

Le trio ouvre avec l'homérique ' Odyssey' , technique irréprochable, les sonorités cristallines alternent avec des bouffées heavy, ne t'attends à aucune concession, ici t'es en présence d'orfèvres, pas de bouffons!

'Outside limit' précède ' Inside hurricane' aux effets wah wah tempétueux.

Petit intermède promotionnel, si tu peux te passer de quatre bières, le dernier CD est dans ton petit sac de courses et chez toi, tu planeras!

Pour Platon, voici 'Idyllic love' et on termine par 'Heart of the earth'.

Brillant, mais à programmer plus tard!

 

 

A Visé, les lapins sont avisés, bUNNY bLACK bONES!

Avant de faire équipe sous l'étiquette BBB, les musiciens de ce groupe revivaliste officiaient au sein de formations diverses, Shah Mat, JJ Dogs, Da Familia, Aum, Versus Club, Vox Populi, Casual Sanity ...à en croire la bio.

Ils n'ont plus vingt ans depuis longtemps, comme la madame allongée à côté de Serge Reggiani, mais dans leur tête ils ont à peine quinze ans.

Ils=Jp Devox (guitars) Marc Ilari (drums) Laurent Liégeois (vocals) Philippe Collard (bass).

En 2015, ils sortaient l'album ' Electricity', titre non emprunté à OMD, en cette fin d'après-midi, Ittre en entendra plusieurs fragments, sans court-circuit.

Un premier power rock ( Are you here to stay), globalement sympathique, ouvre.

Tu dis, Michel?

Lou Reed à la basse?

Il a ri, le batteur!

Ils ne tiennent pas compte de nos commentaires niais et passent à un hard rock ( Daytona) aux saveurs Aerosmith/AC DC.

Amusant!

La vieille locomotive s'échauffe en risquant l'emballement et propose ' Rock the nation' avant de s'attaquer aux Osmonds montant des ' Crazy Horses' , ou comment un boys band, membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, voit le rock.

Un synthé samplé, BB et B attaque le groovy ' Till I bury you' .

Merde constate L L , mon pied de micro se fait la malle,un photographe attentif l'attrape au vol et le redresse.

On passe au disco rock ' Real thing' avec un extrait de ' Why did you do it' de Stretch suivi par un truc non repris sur le papelard, on y a entendu comme des relents de 'Bad case of loving you'.

Ce sont les rois de l'adoption, ces braves gens qui enchaînent sur un collage dada, ' War lotta love', piqué à Black Sabbath et au Zep.

Ce punch n'a pas plu à tout le monde.

Nico tente de leur signifier qu'ils ont dépassé leur temps de prestation, ces joyeux ignorent superbement le signal et poursuivent leur trip avant que le rideau ne se baisse définitivement.

Distrayant, pas essentiel!

 

Fin de la première partie!

 

photos- ManuGo et Michel ( concert monkey)





 

Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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Rock Nation Festival ( Part one) - Zik-Zak - Ittre, le 18 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:09
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017

One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017.

 

20:30' et quelques poussières, le théâtre est bien garni.

Sur l'écran se lit: “Before Elvis there was nothing.”, signé John  Lennon.

Mise en condition: des films d'époque en noir et blanc, le groupe s'installe!

10 musiciens: une section de cuivres, The Brass Monkeys ( dirigée par Katie Parker, saxophoniste et flûtiste), le fabuleux Jon Beedle à la lead guitar, sans doute Alan Parker à la basse, Jon Donovan aux claviers,  James Elliott Williams aux drums et percus, un guitariste rythmique introduit comme étant  Tim et deux choristes attrayantes dont la petite amie du King: Jill Schoonjans ( yes, it sounds Flemish), par contre pas sûr du tout que la seconde chanteuse soit Emma Norman, comme annoncé sur les flyers.

Cette troupe engage ' Trouble', Lee Memphis King, alias Elvis, connu à Wrexham comme Roy Evans, ex- représentant de commerce, se pointe.

Ressemblance frappante, même gabarit, même coiffure, jeu de jambes et de pelvis peut-être moins souple, pas étonnant que Lee Memphis King ait été choisi comme best Elvis impersonator et qu'il a réussi à remplir l'Hammersmith Apollo.

'Trouble' vire soudain 'Guitar man', tes voisins, Stijn et Kristel, 148 ans à eux deux, se revoient dans les années 60, sur leur His Master's Voice Model 6 M ( sur pieds), aujourd'hui au musée, doté d'une petite antenne leur permettant de capter la BBC, par temps clair, ils avaient vu le King se déhancher lascivement,ils s'étaient promis d'aller le voir sur scène, cela ne s'est jamais fait, quel bonheur, ce soir , Lee Memphis King recrée la magie de l'époque.

Après ce premier medley,  le groupe s'attaque au classique de Carl Perkins, ' Blue Suede Shoes', Jon Beedle nous balançant une rafale pas bancale.

Le band est à la hauteur et recrée les sonorités d'époque, une époque où tu jouais aux billes.

' Don't be cruel' suit, le sosie a abandonné la guitare décorative qu'il manipulait pendant les premiers titres.

Good evening, tout va bien à l'hospice, excuse me for not speaking your language, c'est mon premier passage dans votre pays, énonce le Gallois avant de s'attaquer à ' Memories'.

Kristel laisse échapper une larme, Stijn lui murmure ik hou van u!

Son coeur bat la chamade, Elvis veut l'emmener au  ' Heartbreak hotel'  pour ensuite la traiter de ' Hound dog'.

' All shook up', des voix s'élèvent: Elvis, come back, we need you, make America great again!

Il s'éclipse, changement de set up, cinq chaises sont installées à un mètre du premier rang, exit le piano, les cuivres et les choristes, les autres entament une séquence acoustique démarrant avec 'Baby what you want me to do'.

Qui était déjà né en 1954?

Quatre mains se lèvent,  les autres ne se souviennent plus de leur date de naissance, le King propose ' That's alright, mama', le titre faisant partie de l'histoire du rock'n'roll.

Lee Memphis King n'est pas Britannique pour rien, son sens de l'humour est plus proche des Monty Python que de Jim Carey, tant mieux, il fait rire quand il dit ...I can feel your enthusiasm... alors que le public se montre timoré et peut-être surpris par le moment acoustique.

'Lawdy Miss Clawdy' et  la bombe de 1960 ' Are you lonesome tonight'  impressionnent, puis vient ' One night with you' pour achever la session assise.

Jon entame pour la seconde fois ' Baby what you want me to do' , toute la clique refait surface, le King est parti rejoindre l'habilleuse et la maquilleuse, laissant les filles chanter la rengaine façon r'n'b.

Vous voulez du rock, on le sert à point, ' Jailhouse rock' pour terminer le premier set par le gluant ' If I can dream'

 

Asse doit se dégourdir les jambes et s'altérer, 15' avant d'obtenir une pils.

Les commentaires déferlent, 't is goed, he, Fons!

Oui, peut-être un petit manque de folie, j'ai pas souvent ressenti quelque chose au fond des tripes.

La seconde partie contentera ce difficile à 100%!

 

Dans l'obscurité le groupe a envoyé les premiers accords de 'C C Rider', quand la lumière surgit, Asse constate que les choristes ont enfilé d'élégantes robes scintillantes, Elvis a ressorti sa tenue Las Vegas.

' I got a woman' précède 'In the ghetto' .

T'as pleuré?

Bien sûr!

Jon, le guitariste d'Elvis jouait de la guitare derrière le cou pendant ' Johnny B Goode', tu peux le faire?

Of course!

Ambiance au théâtre!

Ecrit après la séparation avec Priscilla, ' Always on my mind' touche à la corde sensible.

Rocks et slows se succèdent, pas le temps de s'ennuyer.

Piano folies pendant '  A big hunk o' love' , l'ombre de Jerry Lee Lewis plane sur la plaine.

Avez-vous une idée du plus gros succès d'Elvis?

Plusieurs titres fusent dont ' One night with you' lancé par Yvonne, ex-vendeuse au Sarma.

C'est une proposition, mon chou?

Mais, non, il s'agit de 'It's now or never'.

...Kiss me my darling,

be mine tonight... Yvonne a craqué!

Retour au rock suintant avec Tony Joe White, ' Polk Salad Annie' , suivi par par la ballade immortelle ' The wonder of you'.

Le documentaire ' That's the way it is', l'avez-vous vu?

Elvis y racontait qu'il ne se souvenait plus des paroles de 'I just can't help believing' qu'il avait besoin d'un feuillet pour la chanter, je vais faire comme lui!

' Burning love' a atteint la seconde place des charts en 1972, le n° 1, quelqu'un?

' La lambada', ' La danse des canards', ' Ce soir je serai la plus belle pour aller danser', 'Arme Joe'... tout défile, c'était le stupide 'My Ding-A-Ling' de Chuck Berry.

Un malade hurle ' Fever' , une autre voix lance ' Muss I Denn', le titre qu'Elvis a chanté pour Merkel.

 Lee Memphis King sourit et réagit, j'ai pas demandé s'il y avait des requests voici , extrait de  Live in Hawaï, le country/ gospel  ' An American trilogy'.

Un des grands moments du show avec une jolie intervention de Katie à la flûte.

Ils étaient nombreux à l'attendre, ils ont été récompensés, le band  envoie ' Suspicious minds' avant d'achever la représentation par l'émouvant 'Can't help falling in love' que la star termine à genoux alors que toute la salle se lève.

 

Tous les abonnés réclament, pendant de longues minutes, le retour du King, en vain!

It's over!

 

Foule au merch où des groupies de 70 ans, plus excitées que des pucelles, veulent se faire tirer le portrait aux côtés du Gallois.

 C'est en chantonnant...  We can't go on together with suspicious minds.  And we can't build our dreams on suspicious minds ...que tu as retrouvé madame et le chat.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
One Night of Elvis - Lee Memphis King - cultuurzaal Oud Gasthuis - Asse, le 17 mars 2017
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 12:05
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017

Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017

 

La météo printanière que Bruxelles connaît depuis plusieurs jours convenait parfaitement à la prestation des deux formations accueillies, ce mercredi soir, au Witloof.

Pip Blom, un gemme amstellodamois nous rappelle que le Keukenhof va bientôt ouvrir ses portes, quant à Surfer Blood, ils ne peuvent cacher leurs origines, ils viennent de l'Etat aux 1 600 Km de plages de sable blanc, bordées de cocotiers, non, ce n'est pas l'Alaska!

 

Pip Blom.

S'il te plaît pas de vulgarité, l'enfant s'appelle vraiment Pip Blom et si ton esprit dérangé t'envoie des images de Monica Lewinsky, tu dois te faire soigner.

Le lo-fi indie de Pip et de son band a rapidement frappé les imaginations aux Pays-Bas, l'Angleterre a vite suivi, nul doute que la Belgique va craquer dans un avenir proche: le produit est frais, réjouissant, sans présenter ce côté lisse qui parfois énerve, ze kan rauw klinken!

Sur scène, Pip ( guitare, chant) est accompagnée par trois garçons, le frangin Tender Blom ( guitare, backings), Beren Kok, non rien à voir avec Piet Huysentruyt, Beren, un ursidé sérieux, tient la basse, et Bowie Thörig à la batterie.

Première visite à Bruxelles, on a adoré votre beau jardin, et première salve: ' Taxi driver' , moins dramatique que le long-métrage de Scorsese.

Ce catchy pop tune évoque d'autres Néerlandais ayant fait fureur dans les nineties: Bettie Serveert.

La suite, ' Pussycat' et ' Come home', est tout aussi pétillante, pendant ce dernier titre Pip alterne guitare rythmique et synthé.

Le brother entame ' Truth' façon Nirvana , le morceau cogne davantage que les précédents, du coup tu penses à Hole.

Vachement attractif ce DIY pop!

Puis vient le sapide 'Honey' suivi par 'Hours'.

Au premier rang, un farceur questionne le bassiste introverti...Jullie zijn niet gaan stemmen vandaag?, il le gratifie d'un semblant de sourire et envoie ' Babies' avec les copains.

' I think I'm in love' is our new single et on termine le show par 'Misty from heaven' démarrant comme du Liz Phair avant d'entrer en éruption.

Pip Blom, un nom à retenir!

 

Surfer Blood.

Le groupe de West Palm Beach fait le buzz à ses débuts, en 2009, le single' Swim' est encensé par Pitchfork et dans la foulée, un premier album, 'Astro Coast', assure leur break-out!

Deux autres CD's lui succèdent, le band fait du surplace.

2016, un coup du sort, le guitariste Thomas Fekete décède d'un cancer, certains ne voyaient pas le groupe survivre à cette perte, pourtant en 2017 sort un nouveau CD, 'Snowdonia' et le groupe traverse l'Atlantique pour le présenter sur l'ancien continent.

Line-up actuel: John Paul Pitts, le chef, ( guitare, vocals) /Tyler Schwarz, le batteur d'origine/ Mike McCleary, le nouveau guitariste et enfin la mutine Lindsey Mills qui a remplacé Kevin Williams à la basse.

Ils décident d'ouvrir le feu par le leste instrumental 'Neighbor riffs' , un truc qui d'emblée te met de bonne humeur.

' Frozen' , un extrait de 'Snowdonia' ne va pas te glacer le sang, au contraire, tu rêves de sable fin et de filles en bikini. De belles envolées lyriques, des ooh ooh ooh racoleurs susurrés par la mignonne bassiste et une rythmique qui assure, Bruxelles sourit!

Avec 'Weird shapes' on revient en 2013, l'album 'Pythons' , les duels de guitares sont au point, John Paul est en forme et nous demande si pour nous tout va bien.

Pas trop mal, pour un lundi, réagit un illuminé, perplexe le band se demande quel jour on est, mais non, lundi nous étions chez Merkel, t'es malade, mec, ils enchaînent sur ' Miranda' suivi par ' Voyager reprise' , deux titres de 2011 qui se trouvent sur l'EP ' Tarot' .

On n'était plus passés par Bruxelles depuis un petit temps, trois ans je crois, certains d'entre vous étaient-ils présents?

Deux mains se lèvent.

Les autres étaient probablement trop jeunes, juge le frontman en te fixant.

'Island' et son doublé de guitares séduit, t'es pas étonné d'entendre des voix citer The Feelies et leur jangle-pop chahuteur.

' Snowdonia', le titletrack du dernier album, précède l'ancien ' Floating vibes' rappelant Weezer.

J'ai pris deux leçons de français, s'exprime le meneur de jeu, écoutez: "je suis un canard", Lindsey est pliée en deux, Bruxelles se pose quelques questions.

Daffy Duck attaque ' Take it easy' qu'il vient crooner à nos côtés, pris d'une inspiration loufoque il enfonce une jambe dans une poubelle avant de déambuler gauchement, il doit s'appuyer sur une épaule bienveillante, pas de bol, c'est la tienne.

Il présente ses coéquipiers, reprend la rengaine, remonte sur scène pour déclarer 'je t'aime', comme tu ne savais pas à qui s'adressait ce message amoureux, tu as reculé de deux mètres.

Après ces instants burlesques, le Witloof a droit à un surf/rockabilly apportant une note différente au contenu offert jusqu'ici, ' Six flags in F or G' étonne.

'Demon dance', aux senteurs Phil Spector , 'Taking care of Eddy' en mode steeple-chase, et 'Matter of time' se suivent et c'est avec ' Swim' que s'achève la baignade.

Merci, au revoir!

 

Le Witloof les rappelle, ils proposent 'Harmonix' une plage bien charpentée aux facettes multiples, un des meilleurs moments d'un concert n'ayant pas déçu!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
Surfer Blood - Pip Blom au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 mars 2017
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Published by michel - jp daniels - dans Concerts
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 14:02
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017

Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017

 

The Norwegian rock bands Spidergawd and Woodland are touring together, un petit passage par Liège et ils embrigadent Taïfun pour se produire dans le club underground le plus célèbre d'une capitale que le monde entier nous envie depuis la prise de pouvoir de celui qui qualifie ses administrés hostiles au piétonnier de cons ou de malveillants!

 

Au Magasin 4, les concerts débutent à l'heure annoncée, à 19:15 Taïfun s'est installé sous le podium, au même niveau que les spectateurs, ils sont près à en découdre.

Non il ne s'agit pas de fun en Thaïlande, ni d'une collection de vêtements féminins, ni d'une entreprise culinaire travaillant à base de tofu, il semblerait que Cédric Brüll/Julien Dubois/ Pierre Maréchal et Franky Malsano se soient inspirés d'un titre de Motorpsycho pour se choisir un nom de guerre.

Heureusement qu'ils n'écoutent pas Georgette Plana, on aurait eu droit à Riquita!

Après les présentations... bonsoir, on s'appelle Taïfun... le quartet entre immédiatement dans le vif du sujet avec ' Whirlwinds', titre extrait de l'album ' Of coyotes and men', pondu en 2015 chez Honest House Records.

Les deux guitares ( Pierre, Francisco), le bassiste/lead vocaliste( le petit Julien) et le batteur (Cédric), s'ébattent dans un univers indie/post rock sous tension, cette première plage étale deux mouvements, le second plus lent, sous forme instrumentale, pour attester que le tourbillon s'est amenuisé.

Une basse en disto entame ' MasterFuck' peu recommandé au moins de quinze ans et aux fils de politiciens.

Aucune trace de ' Slut' (?) sur le CD, il était question de coffins, on ne s'est pas aventuré dans le cimetière.

Sinon, le public, pas très nombreux, vibre et communie, les mecs sont doués, leur rock con cojones interpelle.

' Fences' est suivi par ' Feretrin,' parsemé de riffs surf par une guitare, l'autre étant métallique.

Le mordant ' Built to spill' et ' Windsor' mettent fin à une prestation prisée.

 

 

Woodland est originaire de Trondheim, ils sont relativement jeunes et déclinent les identités suivantes: Gisle Solbu (Vocal, guitar) - Hallvard Gaardløs, caché à l'arrière, (double bass) - Hallvar Haugdal (Piano) - Espen Kalstad (Guitar, vocal) et Espen Berge (drums).

Ils ont sorti un CD, ' Go Nowhere', mais ce n'est pas Therapy? qui les a influencés, ils ne jurent que par le Delta blues, sur scène ce sera plutôt du bon blues rock aux fortes senteurs seventies.

Ils ouvrent en maniant un dobro, une slide, le timbre vocal sonne Robert Plant, il s'agit de bon blues rock qui remue.

Sont aimables, ils t'ont refilé une setlist, malheureusement elle est passée dans le milkshaker, si le papelard annonce ' Dead set' c'est bien 'Making me' qui a entamé les débats.

' Set me free' suit et sur la lancée ils proposent ' It's alright', tu aimes Humble Pie, James Gang, Mountain, le Free, tu vas adorer ces Norvégiens.

' White Denim' is a working title, on réfléchit à une appellation définitive, ' Shake it off', comme le laisse sous-entendre le libellé, secoue pas mal.

' Wild eyes' évoque les Stones avec des accents funky et les deux dernières ' Got me wrong' et ' Dead Set' confirment tout le bien ressenti lors des premiers morceaux.

Rien de bien neuf à l'horizon mais personne ne s'est plaint, la roots music parfumée de blues rock a encore de beaux jours à vivre.

Woodland vient de le prouver.

 

Spidergawd

Au départ un sideproject de deux membres de Motorpsycho, line-up actuel: Per Borten, Kenneth Kapstad, Rolf Martin Snustad et Hallvard Gaardløs.

Kenneth, le batteur délirant, à l'attirail imposant trônant au milieu de la scène, est désormais le seul à combiner Motorpsycho et Spidergawd, le bassiste Bent Sæthe a été remplacé par Hallvard Gaardløs, vu avec le band précédent.

Pour compléter la formation, deux autres méchants: à la guitare et aux vocaux, Per Borten ( The Moving Oos, Cadillac, New Violators) et Rolf Martin Snustad.

Snustad spiller saksofon i bandene Hopalong Knut, Samvirkelaget, Northern Star Groove Alliance og Spidergawd. apprend-on sur le net.

L'apport de son baryton est essentiel au son d'un groupe qui a déjà quatre full albums à son actif.

T'avais pas encore achevé ta petite mousse que les Vikings envoient 'Tourniquet', un truc aussi musclé que ce que faisait MC5 avant les guerres de Sécession.

Pas des marionnettes, ces gens du Nord, qui enchaînent sur le vicieux ' Heart of the sun'.

La devise sonne, on n'est pas ici pour rigoler, nous avons un train à prendre, de plus on annonce un curfew, accélérons, voici ' Best kept secrets' .

Kenneth est du genre indomptable, il se lève à la fin de chaque salve, Hallvard reste dissimulé à l'arrière, le sax est démoniaque et Per, hargneux, chante comme si sa vie en dépendait, sa voix tend à disparaître au fur et à mesure.

Son jeu de guitare est tout aussi fiévreux, d'ailleurs une corde vient de rendre l'âme, ce qui ne l'empêche pas de placer une tirade fulgurante.

Des bêtes!

' What have you become' is our latest single, on ne conseille pas à belle-maman qui ne jure que par Julio Iglesias.

Les drums en locomotive viennent d'aborder ' Loucille', et Lou cille , ce sont des sauvages!

Rolf Martin Snustad se décide à amorcer en solitaire 'The Inevitable', pour une raison inexpliquée, tu penses au classique 'Summertime', les copains palabrent avant de se décider à rejoindre Kojak, heureusement qu'il est chauve, car ce machin décoiffe sérieusement.

On avait eu du stoner, du heavy metal, on a également droit à du progrock épique, comme si les Foo Fighters et King Crimson avaient fabriqué un bâtard.

Bon, j'ai perdu ma voix, pas grave, voici ' Lighthouse', a very, very, long tune!

Effectivement, une épopée construite sur des climats changeant constamment.

Après un petit blues proposé par Per,' Is all she says' , l'équipe termine en force par le percutant ' Is this love' avant de rejoindre la table de merch et de discuter avec les fans.

 

Encore une belle soirée avenue du Port!

 

photos- Natacha Joveneau/ concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
Spidergawd - Woodland - Taïfun au Magasin 4, Bruxelles, le 12 mars 2017
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Published by michel - natacha joveneau - dans Concerts
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