Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 10:41
Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

STEVIE NICKS - BST, Hyde Park, London, England - 2017.07. 09

Line Up :

Stevie NICKS : Vocals
Waddy WACHTEL : Guitars
Rick PETERSON : Hammond Organ, Keyboards
Carlos RIOS : Guitar
Al ORTIZ : Bass
Darrel SMITH : Piano, Keyboards
Drew HESTER : Drums
Sharon CELANI : Backing Vocals
Marilyn MARTIN : Backing Vocals

Setlist :

01. Gold And Braid. (« Bella Donna » 1981)
02. If Anyone Falls. (« The Wild Heart » 1983)
03. Gypsy. (Fleetwood Mac « Mirage » 1982)
04. Outside The Rain. (« Bella Donna » 1981)
05. Dreams. (Fleetwood Mac « Rumours » 1977)
06. Enchanted. (« The Wild Heart » 1983)
07. Moonlight (A Vampire’s Dream).
08. Stand Back. (« The Wild Heart » 1983)
09. Crying In The Night. (Buckingham/Nicks « Buckingham-Nicks » 1973)
10. Gold Dust Woman. (Fleetwood Mac « Rumours » 1977)
11. Wild Heart. (« The Wild Heart » 1983)
12. Bella Donna. (« Bella Donna » 1981)
13. Edge Of Seventeen. (« Bella Donna » 1981)
14. Rhiannon. «(Fleetwood Mac « Fleetwood Mac » 1975)

Mon Dieu, quelle journée! après l’avoir vue six fois avec Fleetwood Mac, je fais enfin voir ma chanteuse préférée en solo. Stephanie Lynn « Stevie » Nicks a accepté de quitter les États-Unis en plein « 24 Karat Tour » pour un seul concert en Europe. Née à Phénix, Arizona le 26 mai 1948, la « Gold Dust Woman » ne fait que de très rares incursions sur le vieux continent si ce n’est en compagnie de Fleetwood Mac, le groupe qu’elle a rejoint avec Lindsey Buckingham, son petit ami de l’époque et dont elle fait partie depuis 1975.
L’occasion était là, j’ai bondi dessus comme disait une de mes amis garagistes! En 1981, elle entame une carrière solo en parallèle avec Fleetwood Mac qu’elle ne quittera jamais contrairement à sa partenaire Christine Mc Vie. Stevie Nicks c’est une voix unique, reconnaissable entre toutes. Pas une voix lyrique de louve en chaleur qui passe sont temps a délivrer des performances vocales haut-perchées dans la
stratosphère de la (Buckin)gamme, désolé je n’ai pas pu résister, non Stevie Nicks c’est une voix pleine d’émotion et de chaleur, un univers bien à elle où les créatures imaginaires ont des pouvoirs et une vie propre, un monde dans lequel elle navigue avec bonheur depuis toujours. Un monde qui lui inspire certains de ses plus beaux textes tels que « Rhiannon » ou encore « Gold Dust Woman » et que dire de « Gypsy »?
Le soleil est de la partie, la sono : excellente, que demander de plus? Sinon que les Lumineers qui la précèdent ne la fassent pas trop longue.

La voilà qui paraît dans toute sa blondeur, cachée derrière ses lunettes de soleil noires et c’est le délire, Stevie, c’est une véritable superstar en Angleterre aussi. J’ai des frissons, je ne te raconte même pas. Si tu as déjà eu des coups de soleil suivis de la chair de poule, tu sais de quoi je parle!
Le groupe est toujours emmené par son légendaire guitariste et chef d’orchestre Waddy Wachtel, un petit gars qui a presté aux cotés de Linda Ronstadt, des Eagles ou encore de Jackson Browne pour ne citer qu’eux. La seconde bonne surprise qui s’ajoute à la présence de la Diva c’est que nous allons entendre pas mal de titres qui n’ont que rarement joués sur scène depuis 1981. Pour le moment, fier de moi, je contrôle mes émotions. Mais voici qu’arrive « Gypsy » en troisième titre. D’habitude avec Fleetwood Mac, je ne dépasse pas le troisième morceau du concert sans avoir le regard qui se voile d’émotion, et le mot est faible. Je ne dérogerai pas à la règle cette fois encore. Je ne vois plus rien, je me suis à nouveau laissé prendre par la belle bohémienne. Ben quoi? On peut être à la fois rocker et sensible à la beauté artistique non?
Le concert est super bien balancé et on a même droit à quelques brûlots comme « Stand Back » qui font se remuer les popotins de l’assemblée, certains fort jolis d’après ce qu’il m’a été donné de constater. Les deux albums phares de la soirée sont « Bella Donna » et « The Wild Heart » et personne ne s’en plaindra. Les harmonies vocales sont absolument parfaites, comme toujours et je me surprends à plusieurs reprises à rester bouche ouverte ou, bée, pour ceux qui connaissent en dévorant le spectacle des yeux et des oreilles, même pas le temps de boire un coup. 1H25 ça passe quand on aime et pour une première partie c’est déjà énorme mais avec une artiste pareille…
La fée s’en est repartie comme elle était venue, sans trop en faire, juste en laissant flotter un parfum de magie et de mystère dans nos cœurs et dans nos âmes. 

A bientôt, reviens vite ma Stevie.

Mitch « ZoSo » Duterck

Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:00
The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

 

 

THE LUMINEERS - BST, Hyde Park, London, England - 2017.07.09

Line Up :

Wesley SCHULTZ : Vocals - Guitar
Jeremiah FRAITES : Drums
Neyla PEKAREK : Vocals - Cello

Setlist :

01. Submarines.
02. Flowers In Your Hair.
03. Ho Hey.
04. Cleopatra.
05. Gun Song.
06. Dead Sea.
07. Charlie Boy.
08. Slow It Down.
09. Sleep On The Floor.
10. Angela.
11. Ophelia.
12. Big Parade.
13. Stubborn Love.

The Lumineers est un groupe d’indie folk originaire de Ramsey, New Jersey et formé en 2005. Le duo fondateur constitué de Wesley et de Jeremiah, s’expatrie à Denver, Colorado. Ils y recrutent Neyla qui a répondu à leur petite-annonce demandant un ou une violoncelliste. La demoiselle intègre le groupe dont le nom, «The Lumineers », leur avait été autrefois attribué par erreur lors d’un festival. Néanmoins ils décident de le garder. Leurs influences sont multiples et vont de Bob Dylan à Bruce Springsteen en passant par les Cars, les Talking Heads, ou encore, Léonard Cohen. C’est en 2012 que paraît leur premier album « The Lumineers » dont le titre « Ho Hey » connaît un succès mondial et se hisse à la troisième place du « Bilboard ». Il devient même disque de platine aux Etats-Unis. Tout ça c’est bien beau me direz vous, mais sur scène, ça donne quoi?

 Alors, pour être tout à fait franc avec vous, chers lecteurs, ce n’est pas pour eux que je suis là, à me dandiner d’un pied sur l’autre depuis des heures, non, j’attends Stevie Nicks qui les suit à l’affiche. Mais bon, faisons preuve d’impartialité et accomplissons correctement notre job de reporter, c’est à dire, sans parti-pris, en toute honnêteté quoi. Bien, autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas le genre de groupe avec lequel je passerais la nuit de la Saint-Sylvestre. C’est bien propret comme musique, mais en fin de compte, un peu léger et surtout, très répétitif. A un point tel que j’ai l’impression d’avoir été invité à une soirée « feu-de-camp / pains-saucisses » organisée par la troisième unité des Louveteaux de Velreye-les-Brayeux (code postal 7120) à l’occasion du jumelage paroissial avec Stratford-upon-Avon dont le citoyen le plus célèbre se nommait William avant qu’il n'expire, après aussi d’ailleurs…

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, le fait que je n’adhère pas comme un autocollant « ESSO » de 1972, oui celui avec le tigre, tu l’avais aussi? je disais donc que ma non-adhésion ne signifiait pas pour autant que c’était mauvais, c’est comme la mayonnaise, ça ne passe pas, c’est tout. Il y a pourtant de très beaux textes comme celui de la chanson « Charlie Boy » qui est un plaidoyer contre la guerre du Vietnam. Comment? Oui, c’est fini depuis, rassure-toi, tu peux sortir. En général, on frise le soporifique, mais aussi le coup de déprime, ce qui est bien plus grave. Pour peu, tu te jetterais par la fenêtre du rez-de-chaussée tant ça sent la joie de ne pas vivre, un peu du style, « je souris mais à l’intérieur seulement ». C’est du Charles Dickens revu par George Romero! Le groupe est courageusement venu promouvoir « Cleopatra » son dernier album en date mais en règle générale, The Lumineers n’obtiendront qu’un succès d’estime. Peut-être n’étaient-ils pas à leur place? Une telle musique demande certainement un peu plus de confidentialité pour être appréciée à sa juste valeur, en tout cas je ne l’ai pas décelée.

 Désolé.

Mitch « ZoSo » Duterck

The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:31
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017

Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017

 

Quinzième édition du festival le plus mileuvriendelijk du paysage national, pas de plastic, pas d'assiettes en carton mais de vrais verres, couverts et assiettes, Patrick Lichtert et les autres organisateurs y mettent un point d'honneur, à Gooik chaque spectateur est considéré comme VIP, ajoute-t-il!

 

Le vendredi, Gooik invitait Kadril pour ses 40 ans de scène, le programme du samedi n'est pas moins spectaculaire:

 Kongero (SE) Zaterdag 8 juli – 13u30 – Concerttent
Rannok (DK) Zaterdag 8 juli – 14u45 – Akoestische concerttent
Trio Dhoore (VL) Zaterdag 8 juli – 15u45 – Concerttent
Lidija Dokuzović Trio (HR) Zaterdag 8 juli – 17u – Akoestische concerttent
Coope, Boyes and Simpson (ENG) Zaterdag 8 juli – 18u – Concerttent
Intermezzo: BVO (VL)
Zaterdag 8 juli – 19u20 – Het Duveldroomschip

Molsky’s Mountain Drifters (US) Zaterdag 8 juli – 20u30 – Concerttent
SurLaBouche (F) Zaterdag 8 juli – 23u – Concerttent

 

 Je te rejoins plus tard, annonce fotoman Luk, suis devenu grand-père.

Is het waar?

Non, c'est Warre!

13:20', le temps de laisser ton tacot dans une rue adjacente, de saluer quelques connaissances et tu prends place au rang 2 de la concerttent, une madame vient annoncer, uit Zweden, Kongero!

Lotta Andersson, Emma Bjorling, Lovisa Liljeberg and Anna Wikenius formed Kongero in 2005 when the original members all attended a Nordic folk music conference.

Depuis Lovisa est remplacée par Anna Larsson.

Ces jolies Nordiques chantent et enchantent a capella, Dranouter a déjà goûté à leurs charmes, Gooik va succomber aujourd'hui!

Leur disco est riche de quatre albums, le dernier, ' Kom' est âgé d'un mois!  

Les  fées celtiques, s'étant baptisées "araignée",  entament leur récital par ' Hulda Flicka', une mélodie céleste  aux harmonies fragiles.

La blonde Anna saisit le micro, rappelle aux locaux qu'elle a déjà donné des stages de chant à Gooik l'an dernier, exprime sa joie de pouvoir se produire avec le groupe lors du festival et annonce ' Kling Klang', un chant traditionnel, gravé sur le dernier album,  reproduisant les sonorités des cloches de vache.

La polyphonie  admirable  a subjugué le bétail du champ voisin qui a interrompu sa mastication méthodique pour prêter une oreille attentive au chant magique des demoiselles.

Emma a composé le capricieux  ' Kom å ta mig' ( = come and get me'), un titre qu'elles interprètent depuis leurs débuts.

'Limu Lima / Lova Leini', une ode au soleil,s'entend sur ' Kom'  tout comme ' Maijas' un titre frivole d'origine finnoise.

' Kom' basé sur un conte médiéval, où il est question de sirènes, nous plonge en pleine mythologie scandinave, tandis que la 'Gökpolska' invite à la danse.

Nous avons une théorie concernant les chansons d'amour, au plus tu te diriges vers l'Est au plus elles deviennent tristes, en Irlande, elles sont plus ou moins joyeuses, en Norvège, ça rigole moins, en Suède, elles sont dramatiques, en Finlande, elles se terminent par I wanna die et en Russie par I wanna kill someone, 'Fjärran hyan dröjer' est d'origine finlandaise.

Elles enchaînent sur une chanson de marin,  'En sjömansbrud skall blåklädd gå' puis sur une nouvelle polka 'Hanne Kjersti' avant d'entendre le titre préféré de Lotta, la punkette du collectif, la ballade 'I denna ljuva sommartid'  ou  le summertime suédois!

' Äntligen', écrit par Emma,  achève le voyage tandis que Gooik bat des mains.

Elles sont rappelées et proposent a lovesong avant d'aller vendre leurs cd's.

Le Swedish folk’appella a tenu toutes ses promesses.

 

Direction De Cam ( Cultuurschuur) où se déroule désormais les concerts acoustiques: Rannok!

Capacité réduite dans la grange, public relativement indiscipliné, la présentation du duo danois, Rannok, est interrompue par une sonnerie intempestive d'un portable bruyant.

Le prochain GSM qui sonne sera synonyme de tournée générale... le coupable se tire.

Rannok, c'est Theis Juul Langlands: piano et Michael Graubæk: violin, présentation succincte: Energetic polkas and atmospheric ballads handpicked mainly from the Danish repertoire as well as own compositions.

On leur connaît deux CD's.

Theis nous prévient: en voiture,  fasten your seat belts, on file sur la ' E20', du jazzy polka folk poussant jusqu'à du 130 km/h.

Après avoir quitté l'autoroute, le duo fripon, mais pas fripé, nous plonge en plein milieu du 18è siècle avec la valse vivace '  Klink vals'.

On nous a invités au festival de jazz de Copenhague, il fallait un titre plus Blue Note, on a composé, en vitesse, 'Hamborger af Ole Kjær'.

A l'autopsie on penche plus pour Strauss que pour Duke Ellington.

Le duo ne manque ni de finesse, ni de virtuosité et encore moins d'humour, Gooik sourit et applaudit.

Un petit tour sur une île vibrant aux sonorités d'un folk traditionnel, '  Ude På Vejen Der', puis deux titres titres en provenance d'Ecosse, 'The Skinny Scottish' dédié au mécène qui nous a refilé 350 livres pour enregistrer un album et un traditionnel du pays du pure malt aux allures ragtime.

Nouveau bain dans le passé avec 'Fem får og fire geder' au fond exotique chinois, puis  vient le titletrack du dernier enfant, "Gammelt, nyt, lånt og blåt", a romantic wedding tune.

Avant de nous rappeler au bon souvenir de mère-grand, chez laquelle nous attend un gâteau et une tasse de thé, la  'Farmors vals' est délicieusement désuète.

On ne peut oublier une spécialité danoise, la Hopsa, voici ' Hopsa with minor', lâchez la bride, volle gaz, à tous les étages, Madame Duhaut.

Applaudissements nourris et un lament en rappel pour se quitter sur une note calme!

Trois gouttes de pluie nous accueillent au sortir de l'étable.

Impasse sur le Trio Dhoore, déjà vu!

 

16:55', une queue se traîne sur 60 mètres, pas sûr qu'il y aura de la place pour tout le monde pour le concert du  Lidija Dokuzović Trio.

Depuis quinze  Lidija Dokuzović est une figure de proue de la scène musicale croate, un passage au Womad UK l'a fait connaître plus largement dans l'univers folk.

Elle  fait partie des groupes Afion et  Zykopops, mais c'est avec son trio qu'elle se présente dans le Pajottenland.

Allan Skrobe ( guitar, mandola, bouzouki...) et  Tina Quartey ( clay pot, chimes, caxixi, triangle et autres percussions) accompagnent la chanteuse pour un premier titre profond et ardent.

Ensuite, en anglais, l'ethnologue nous demande d'accueillir une invitée, Indrė Jurgelevičiūtė, chanteuse et joueuse de kanklès, un instrument, originaire de Lituanie, proche du zither.

A quatre, ils choisissent d'interpréter une mélodie du Nord de la Croatie narrant l'histoire d'une fille chantant dans les bois et dont deux gars tombent amoureux de sa voix, Indrė et Lidija se partagent les parties vocales.

Le lament qui suit prend des allures de lullaby et pourtant le thème est grave, la mort d'un bébé.

' La Piova ' vient d'Istrie où le dialecte est proche de l'Italien.

Beau à pleurer!

D'autres larmes vont couler avec l'histoire du jeune homme partant à la guerre, il prend congé de sa famille, sa jeune soeur prévoit un destin funeste.

Le traditionnel suivant est à nouveau issu d'Istrie, ' Mama, mama, piero me toka' , le ton en est tout à fait différent et évoque les amourettes juvéniles.

Présentation du groupe, explication, j'ai rencontré Indré qui vit à Anvers lors du projet ' Women's voices', puis direction la Lituanie pour une romance introduite au kanklès.

Après une seconde ballade sentimentale , délicate et  gracieuse  tu quittes De Cam, il est 17:50, pas question de manquer l'un des derniers concerts de Coope, Boyes and Simpson, prévu à 18h.

 

The name Coope Boyes and Simpson represents the finest acapella harmonies in the English folk world as well as some of the finest social commentary in song, dixit f r u k!

Né en 1993, le trio composé par  Barry Coope , Jim Boyes, et Lester Simpson , a enregistré un dernier album, ' Coda', et termine une tournée d'adieu qui passe par Gooik.

Le menu du jour, de nombreux extraits de 'Coda' et un peu moins de oorlogsliedjes , comme sur ' In Flanders Fields'.

Les vétérans ouvrent avec " The Avenging Angel", auquel succède une petite pique pour tous ceux qui ont voté pour le Brexit.

Puis vient un second titre illustrant leur engagement social  'Bound by the Fishing', décrivant le labeur harassant des ouvrières nettoyant les harengs pour l'industrie du poisson.

'Frida Kahlo’s Visit to the Taybridge Bar a été composé par un barde de Dundee, Michael Marra, un fervent amateur de l'artiste peintre mexicaine.

Barry, Jim et Lester ( bien, le futal rose) habillent leur chant de discrets fingersnaps. 

La suivante est consacrée à Valentine Fleming ( père de 007 Ian) , un héros de la première guerre mondiale, tué en France en 1917, on a rarement chanté les louanges d'un fils de banquier,Valentine les méritait.

On demeure dans le même thème avec un titre qu'ils ont naguère chanté à Passendaele, '  Standing in Line', des images de tranchées, de cimetières militaires, de désolation te traversent l'esprit, le morceau  fait partie d'une suite ayant démarré par  'Little man you've had a busy day'.

Faut pas leur servir l'eau dans une bouteille en plastique, ils le chantent dans 'PET song' , il y a peu on chantait dans les Lake Districts où l'H2O ne manque pas, on nous a refilé des  bouteilles plastifiées, made in Ankara, un comble.

Ils en profitent pour louer l'admirable politique environnementale du festival.

A request ( un organisateur), une formidable version de 'Keep your distance' de Richard Thompson.

Have you seen, my pink trousers?

Dur d'ignorer ton froc, Lester!

So real men can wear pink, personne n'en doutait!

Le plus ancien 'Unison in harmony' fait l'unanimité et ' ' Children of Palestine' a été composé à la suite d'une exposition, vue à Ypres.

' The man that I am' est de la plume du singer-songwriter  Boo Hewerdine et traite de child migration.

Le set touche à sa fin, le chant d'espoir et de tolérance 'Because All Men Are Brothers', déjà au répertoire de Johann Sebastian Bach et chanté en choeur par l'assemblée entière,  clôture une prestation mémorable.

Ils ont mérité leur pack de Duvel et l'ovation du public, debout!

Le bis, 'Only remembered', lui aussi sera repris par la chorale  locale qui se rue vers le bar après tous ces efforts vocaux.

 

 

Top of the bill: Molsky's Mountain Drifters

Emmené par Bruce Molsky ( born in 1955) , le grand spécialiste d' old-time music originaire des Appalaches, le trio poursuit dans la voie ouverte par le violoniste depuis les années 70.

Depuis peu,  l'ancêtre s'est entouré de la charmante  Allison de Groot of “The Goodbye Girls” and “Oh My Darling”au clawhammer banjo et de Stash Wyslouch, un spécialiste du bluegrass ,à la guitare et au chant, ils tournent  sous l'étiquette Molsky's Mountain Drifters  et ont déjà sorti une plaque.

L'instrumental  traditionnel ' Indians over the hill' inaugure le set qui va déménager pendant plus d'une heure.

'Rosa Lee McFall' avait été enregistré en 1964 par The Black Mountain Boys, ton voisin Adolf les a vus à Palo Alto avant le début de la guerre du Vietnam, enfin, c'est ce qu'il affirme!

Adolf bat des sabots sur 'Polecat blues', Firmin ne quitte pas Allison des yeux, sa conjugale, Emma, admire le jeu de guitare de Stash qui ne ressemble pas à Dali.

'  Between The Wars' pour les fans de Billy Bragg, est suivi par 'The Old Jawbone', puis par un duo fiddle/banjo comme à l'ancienne, 'Whoa Mule', pas un âne ce violon, quant à Allison, faudrait qu'on la présente à Elvis Costello le jour où Diana Krall fait ses paquets!

Les grains suivants du chapelet ont pour nom, ' Fort Smith', a city in Arkansas, 'Spring of 65'/ ' Closing the gap'.

On subodore un cours de néerlandais accéléré donné par fotoman Luk, car Stash envoie soudain...we zijn zo blij hier te zijn ... dans un accent meilleur que celui d'un ex-premier ministre aux cheveux teints et au papillon rouge, ils attaquent 'The flowers of Edinburgh' un chant écossais ayant traversé les océans.

' Dreary black hills' est chanté a capella par les boys qui eux aussi vantent le festival, real dishes, real forks, real glasses and real beer...

' Ain't gonna work tomorrow' n'a pas plu aux contrôleurs, et ' Across the plains of Illinois' décrit une histoire d'amour où le prétendant se comporte stupidement.

' Brown hair gal' vient du Texas puis Bruce s'en tape une, pas de madame, seul,  la ballade 'Piney mountains'.

Après  ' KC Moan', a railroad song, ils proposent a drinking song avant de prendre congé, ' Let me fall'.

Le cérémonial Duvel est suivi par l'obligatoire bis, vite fait, bien fait!

 

 

Une dernière Vedett et bye bye Gooik, pas de bal avec Sur La Bouche pour toi, t'avais oublié tes dancing shoes!

 

 

 

 

 

 

 




 

 


 

 

 


 

Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 16:56
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.

Gent Jazz Festival  2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.

 

MAIN STAGE
22u30: Grace Jones
20u30: GoGo Penguin
18u30: Miles Mosley
16u30: Kadhja Bonet

 

 

Depuis 2008, le  Blue Note Festival a changé de dénomination pour devenir le Gent Jazz Festival.

Comme chaque année l'affiche est prestigieuse, du 6 au 15 juillet 2017, Grace Jones, Norah Jones, Herbie Hancock , Kamasi Washington, Peter Doherty, Archive,  et bien d'autres encore viendront divertir amateurs de jazz ou de rock sur le splendide site du Bijloke.


Tu quittes Bruxelles, à l'heure de la sieste,  en plein orage, pour arriver bien à l'heure dans la cité qui a vu naître Théo van Rysselberghe et Léon De Smet dont tu peux admirer quelques  chefs-d'oeuvre au Museum voor Schone Kunsten.

Six € dans l'horodateur et t'as la paix jusqu'à demain, 350 mètres à parcourir, 10 minutes à patienter et les portes s'ouvrent.

Pour boire, manger, te procurer des CD's , n'arrive pas avec ton billet de 500€, tu reçois une carte à recharger, moyennant finance, qui te permet de t'abreuver et te sustenter, ce nouveau système de paiement n'a pas fait l'unanimité.

Pascale?

 Het kaarten systeem om drankjes te kopen was ronduit slecht.

Peut-être, mais les bénévoles étaient souriants!

 

16:30',  peu de monde face au podium où va se produire Kadhja Bonet! 

Il s'agit de ta troisième rencontre avec la discrète Californienne, le Bota en 2015, l'AB en février dernier.

Scéniquement, peu de grands changements, sobriété, pudeur, modestie restent son apanage.

Pas de  Itai Shapira, cet après-midi, Kadhja est accompagnée par le seul David Hofmann aux drums.

Question setlist, elle se base toujours sur l'album 'The Visitor'.

Le velouté, romantique et intimiste   ' Fairweather friend', alors que son papelard indique ' Francisco' composé par Milton  Nascimento, ouvre le  set .

'Tears for Lamont' et ses accords smooth jazz  précède le single imparable 'Honeycomb', imagine un papillon insouciant, butinant de fleur en fleur,  pour te faire une idée de la biosphère dans laquelle ces douces mélodies te transportent.

Un monde sans agressivité, sans trivialité, le jardin d'Eden, quoi!

' Nobody other' est interprété solo, comme lors des concerts précédents c'est à Minnie Riperton que tu penses!

David reprend du service sur ' I wanna be a free girl' de Dusty Springfield, suivi par  'Miss you' et ' This Love' deux titres évoquant Michel Legrand, à qui tu pensais déjà fin février.

Le programme inclut ' The visitor', une nouveauté, 'Delphine', titre avant lequel Kadhja daigne nous adresser la parole, une autre reprise soyeuse ' ' Remember the rain' ( The 21st Century), puis  the most covered song in the world ' Yesterday', pas indispensable cette version interprétée en solitaire, et, enfin, plus intéressant 'One Of A Kind Love Affair' des Spinners voyant David passer derrière un piano électrique.

Un début de festival sous le signe de la douceur.

 

Pour ne pas perdre nos places privilégiées, on abandonne l'idée d'assister à la performance de Compro Oro sur la garden stage, on attend le set de Miles Mosley, un des dix plus grands contrebassistes actuels, selon le présentateur de service.

Si la discographie solo de celui dont les parents ont choisi le prénom Miles pour honorer le plus grand trompettiste de jazz au monde, n'est pas pléthorique, son dernier CD, 'Uprising', explique la présente tournée, ses collaborations, illustres, ( Kamasi Washington, Kendrick Lamar, India Arie, le regretté Chris Cornell,  Lauryn Hill...)  en font un chef de file de la jeune génération de la West Coast.

Miles est d'ailleurs  membre fondateur du collectif  The West Coast Get Down!

A Gand, il est accompagné par des amis d'enfance, tous talentueux: Cameron Graves, pas le  look du pianiste classique, mais quel doigté, Tony Austin aux drums, Howard Wiley (sax) et  Chris Gray (trompette).

Début en fanfare et en mode  Ali Baba funk avec ' 'Open Sesame', un son de contrebasse énorme, grâce à l'usage d'une pédale wah wah, des acolytes turbulents, ça fait vachement mal!

Après le set doucereux de Miss Bonet, voilà Gand  drôlement secoué!

Cette première salve servant d'intro vire ' Young Lion' , au groove hypnotique et poisseux, la voix est chaude, les rythmes torrides et frénétiques et, quand il sort l'archet pour maltraiter sa contrebasse, t'as les entrailles qui gargouillent.

The next one is featuring Tony on drums, ' Reap a soul' démarre en mode bluesy, soudain le piano part en cascades, Miles nous la chante à la manière de  Sting, sauf que les cuivres te conduisent tout droit dans les quartiers les plus malfamés de LA.

Papa m'a toujours dit you should play more bass on stage, son.... il faut obéir à son Daddy, voici un petit solo pas piqué des hannetons pour amorcer le soul slow ' More than this'.

Soudain le capitaine se débarrasse de ses raybans et le morceau décolle, des voisines se déhanchent et Miles scande there's no money, you can't take it with you when you're gone.... une phrase pas appréciée par Oncle Picsou.

' Shadow of a doubt' is a workingman's love song, puis on poursuit en duo, Tony et moi, deux titres issus de notre projet BFI , 'The Mighty HRP', sonnant très Prince et ' If 6 was 9' de Jimi Hendrix, une influence majeure.( Oui, tu retrouves ce titre incroyable sur la bande son de 'Easy Rider').

Après cette séquence rock, les copains rappliquent pour amorcer' Satania our solar system' une longue plage de jazz fusion  lyrique composée par  Cameron Graves.

Après 'Tuning out' pour lequel l'archet réapparaît, Miles dédie un titre à tous ceux qui ont mis le cap sur Los Angeles dans l'espoir de faire carrière à Hollywood et qui repartiront, sans doute, amèrement déçus,  'Los Angeles won't bring you down'  qui te rappelle Blood, Sweat and Tears.

Le set tire à sa fin, après une anecdote concernant le passage de Grace Jones et de sa Rolls blanche à Glastonbury, le quintet envoie le single 'Abraham' avant de saluer un public euphorique.

Veni, vidi, vici... puis il est parti signer ses CD's!

 

 GoGo Penguin

Un second passage au Gent jazz pour ce trio originaire de Manchester.

Chris Illingworth ( piano), Nick Blacka ( contrebasse) et  Rob Turner (  batterie) débutent en 2012 et ont déjà trois albums dans leur escarcelle, le dernier  “Man Made Object” date de 2016.

Etre signé chez Blue Note Records est un gage de qualité, le concert, admirable, donné à Gand par le trio justifie la confiance du label de jazz le plus illustre.

Le set démarre avec les compositions  All Res’ et ‘Initiate’, si la formule piano, drums, contrebasse laisse entrevoir un jazz de facture classique, l'esprit dégagé par la démarche de  GoGo Penguin se rapproche du rock.

Les interventions du piano rappellent le minimalisme cher à Wim Mertens tandis que la contrebasse et la batterie font preuve d'énergie et de versatilité.

' Break' is an older tune indique le bassiste roux, le seul à disposer d'un micro.

Avec ' Branches Break', entamé au piano, ils reprennent la lecture du dernier album, cette plage filmique accélère avec l'apparition de percussions et de lignes de contrebasse mordantes, le public semble envoûté et se laisse emporter dans les méandres de ce morceau mélodieux.

' Kami' a brand new one, alterne instants reposants et soubresauts impétueux.

L'attention de l'assistance ne faiblit pas, le trio enfile ' Murmuration', One percent' et une seconde nouveauté ' Ocean in drop', au fond electro , tandis que la pluie s'est mise à tomber, ce qui n'a pas échappé à Nick, qui signale qu'ils ont l'habitude à Manchester.

Le piano se fait sautillant sur ' Unspeakable world' et c'est avec l'effervescent ' Garden Dog Barbecue', un morceau relativement concis,  que l'oiseau marin achève le set.

Gand a droit à un double rappel: le belliqueux ' Protest'   suivi par 'Hopopono' un thème qui devrait plaire à Chris Martin.

A noter:  GoGo Penguin performs Koyaanisqatsi à Flagey en octobre!

 

22:20', tout Gand a décidé de se coller frontstage pour assister au show de l'icône de 69 ans, Miss Grace Jones.

Du coup, si Eugène suait, tous les premiers rangs dégoulinent et les parfums qui s'exhalent n'ont rien à voir avec le N°5 de Chanel, promiscuité et la vie en rose ne font pas bon ménage!

Elle se fait attendre, la diva, qui après la publication de ses mémoires (carré blanc), 'Je n’écrirai jamais mes mémoires', devrait sortir un nouvel album, huit ans après 'Hurricane'.

Quinze minutes de retard avant de voir les énormes tentures s'écarter, les fans ne lui en voudront pas, et c'est avec ' Nightclubbing' que commence le show.

Sur scène: deux claviers, drums, guitare, basse ( Malcolm Joseph, sans doute), un percussionniste, Pablo Goude, le fils de madame, ils seront plus tard rejoints par deux choristes.

Grace est perchée sur une estrade, le visage caché par un masque mortuaire, ce n'est qu'après être descendue, majestueusement, les marches l'amenant au même niveau que les musiciens qu'elle dévoilera un coin de son visage et une poitrine généreuse, dénudée et peinturlurée.

Grace Jones est une oeuvre d'art, constatait un critique il y a des années, à près de 70 berges, cela se vérifie encore.

Le spectacle va transpirer le sexe du début à la fin.

Avec  'This is' , un extrait de 'Hurricane' , la sculpturale Jamaïcaine fait monter la température de dix degrés.

I don't speak Flemish, but I know some French, dit-elle après être passée en coulisses pour changer de tenue, une activité qui se répétera souvent.

' Private Life' des Pretenders semble lui coller à la peau, ses trémoussements, suggestifs et sans équivoque, excitent un mâle voisin qui aurait pu être son petit-fils, et quand elle lance ...hey, hey where's my dildo... avant d'attaquer ' My Jamaican guy' , tu es pris d'un fou rire soudain.

Madonna et Jane Fonda ne lui arrivent pas à la cheville.

Nouvelle disparition avant de revenir en pom pom girl Josephine Baker style, sans les bananes, elle est suivie par un pole dancer athlétique, tandis qu'un mec fait voltiger des drapeaux à l'étage, le reggae  ' Shenanigans'  s'achève par la supplique ...I'm going home, I'm too hot, I need some coke... pas en stock au bar, peut-être dans sa limousine!

Grace est psy à ses heures... never fall in love, ou mieux, be in love and fall, c'est plus marrant, puis elle massacre ' La vie en rose' car elle a soif, je veux du vin, apportez-moi du vin, le ballon de rouge est avalé cul sec avant d'aboutir dans la fosse.

L'ensorcelant ' William's blood' précède ' Amazing grace' pendant lequel, en manque d'hommes,  la nympho s'en va enlacer le piquet de pole dancing.

Le groupe achève la prière en mode jazzy, elle se repointe en tenant un second verre de pinard pour lancer ' Love is the drug' emprunté à Roxy Music.

Je vous aime tous, confie-t-elle, tu ne l'as pas crue mais comme tes voisins, tu t'es mis à bouger sur ' Pull up to the bumper'.

Un costaud la charge sur ses épaules, il se tape deux fois l'aller-retour dans la fosse réservée aux photographes ( 25 mètres). Tandis que la reine serre nos mains, des serpentins pleuvent, Gand danse, deux ou trois nanas se retrouvent en soutien, Tarzan redépose Jane sur le podium, il reçoit un chaste bisou sur le crâne, puis, pour la dernière fois, elle rejoint la maquilleuse/habilleuse avant d'entamer le phénoménal ' Slave to the rhythm' pendant lequel son exhibition de dix minutes au hula-hoop aura frisé l'exploit olympique.

 

 

Malgré les cris, il n'y aura pas de rappel mais la masse a repris le chemin de retour, un large sourire aux lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:12
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017

Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017

Concert - sortie de l'album "Heavy" d'Edua Zadory - Institut Balassi - Bruxelles - 6 juillet 2017

L'Institut Balassi (centre culturel de l'ambassade hongroise) à Bruxelles nous présente la violoniste Edua Zadory.

L'événement est une collaboration entre l'Autriche et la Hongrie qui entretiennent traditionnellement des liens étroits. Nous avons droit à des courts discours des représentants des deux états et un exposé passionné d'Alfredo Ciesielski, un fabricant de violons nous dévoilant quelques secrets de son métier

Un court documentaire nous introduit dans le quotidien de la jeune violoniste Edua Zadory, qui hormis sa musique et son intérêt pour les arts visuels, aime la nature et pratique divers sports.

Edua Amarilla Zadory est née en 1974 à Kecskemet, une ville au sud de la Hongrie. En 1992, elle suit des master classes avec le violoniste Yehudi Menuhin et se retrouve dans des projets d'envergure internationale.

C'est dans une forme resplendissante qu'elle monte sur scène et entame la composition "Lightfire" pour violon solo de Nikolet Burzynska. La prestation scénique reprend toute l'énergie, la puissance de la composition du compositeur polonais.

Après cette interprétation dans laquelle Edua s'est laissée emporter, imprégnée dans l'esprit de l'œuvre, elle ramasse les partitions pour les ranger sur les deux pupitres devant elle.

"Andante", La sonate en A mineur de J.S Bach qui suit, est plus douce, remplie de fragilité sur une ligne mélodique . Les couleurs émotionnelles fascinent le public appréciant silencieusement, étourdi par la beauté de la musique.

Edua, une virtuose en tenue estivale est très décontractée et donne quelques informations avant d'entamer "Fire on Snow" du Norvégien Filip Sande , né en 1970, c'est une composition conçue pour un duo violoniste - danseuse. Edua nous explique que la danse et la musique ont un apport égal dans la représentation. Ce soir, nous devons nous imaginez une danseuse.

Après des morceaux de J.S; Bach et Bence Hartl, elle nous joue "Hermit" écrit par Juan Manuel Abras et inspiré de la peinture " Einsiedler" (l'ermite) de Arnold Böcklin. Je remarque la démarche artistique de Edua a une prédilection pour les ouvres influencées par divers courants artistiques.

A noter qu'Edua alterne entre un ancien violon datant de 1801, fabriqué par Joseph et Antonio Gagliano, et un violon moderne conçu en 1955 par Ferdinand Kugler et actuellement construit par la manufacture Erika Ciesielski, représentée ce soir par Alfredo Ciesielski.

Le concert se termine avec 'In breath of time,", une œuvre commandée auprès de la compositrice autrichienne Johanna Doderer, née en 1969. Les applaudissements nourris ne manquent pas de pleuvoir.

La plupart des morceaux interprétés ce soir se retrouvent sur l'album "Heavy", édité sur le label Genuin, il est sorti le 30 juin 2017. Il est également disponible sur diverses plateformes musicales en ligne.

Un concert d' Edua Zadory, c'est une soirée avec une artiste exceptionnelle qui au travers de son art communique sa musique avec le public. Chaque mouvement de son archet est l'extension de son âme dans un élan transcendant.

Charles Eloy!

Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
Repost 0
Published by charles eloy - dans Concerts
commenter cet article
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:49
The Rolling Beatles aux Stroppenconcerten, Halle, le 3 juillet.

The Rolling Beatles aux Stroppenconcerten, Halle, le 3 juillet.

 

C'est reparti pour une nouvelle fournée des Stroppenconcerten sur la plaine jouxtant le Jeugdcentrum Stroppen à Halle.

Pendant huit lundis, la Kriek Boon va couler à grands flots et les plus beaux enfants, des Bourguignons ne maîtrisant pas tous la langue de Voltaire, de la perle de la Zennevallei  vont faire la fête avec en bruit de fond un flonflon, histoire de justifier des libations excessives.

Le premier groupe à se produire face aux dignes descendants de Breugel, ou Bruegel, si tu préfères, débarque de Heerlen ( NL) où un pastoor les a baptisés The Rolling Beatles, tu peux aisément concevoir que le hip hop n'est pas leur spécialité.

Le répertoire de  Hans Keuls (drums), Pieter Vermeulen (gitaar), Paul Logister (bas en zang) et Ralph Winkler (gitaar en zang) consiste uniquement de reprises des Fab Four ou des Cailloux, la basse de Paul L ressemble d'ailleurs comme deux gouttes à celle de Paul McC., pour le reste aucune ressemblance, si ce n'est que  Ralph pourrait remplacer Bruce Willis pour un sixième épisode de 'Die Hard'.

 

20:15 le présentateur de service vient débiter son laïus, les pompes ont déjà débité des hectolitres de houblon,  les scarabées roulant débutent, tout logiquement, par ' A hard day's night' , tu ne sais pas si tous tes voisins ont travaillé comme des bergers allemands, en tout cas ils ont bu plus qu'un chameau.

Elle avait quel âge?

17 ans, you know what I mean....

'I saw her standing there' n'a rien perdu de sa fraîcheur, la Hollande  fait honneur aux Beatles sans singer  la bande à Popaul et à John, c'est du solide.

Le premier number one hit des Stones a été composé par Lennon/McCartney, nous rappelle Ralph avant de balancer ' I wanna be your man', suivi par un ' The last time' juteux.

Les Stones couvrant la famille Womack, ça donne 'It's all over now' et c'est imparable!

Le petit chauve ne montre peut-être pas le même charisme que Mick, même en essayant de parodier ses mimiques, mais vocalement le mec assure, tout comme  le band d'ailleurs.

 Pas des clowns, ces bouffeurs de maatjes!

Slide en évidence et Halle content!

Retour des Beatles avec leur premier titre à grimper tout en haut des hit-parades, 'Please, please me', suivi par ' All my lovin'. En 1964, au Washington Coliseum, Shirley était une des deux cents groupies à s'être évanouie pendant ce titre.

Selon de heer Winkler, l'harmonica qu'il vient de sortir de sa poche revolver a été volé à Arnhem par John Lennon, il y a prescription, il a été le récupérer à Abbey Road et s'en sert pendant leurs récitals.

Tu dis, Nancy?

S'il porte un slip ayant appartenu à Keith, aucune idée, j'ai l'impression qu'il apprécie les strings!

L'harmonica attaque ' Love me do' , Ringo l tambourine en métronome!

Les Stones jouent du Buddy Holly, voici 'Not fade away', mais c'est ' Get off of my cloud' qui déclenche des cris enthousiastes plus que justifiés.

Si vous êtes sages on vous joue 'Daar gaat ze' maar nu spelen wij un morceau signé George Harrison, ' I need you'.

En déambulant vers le bar, tu constates que 3/4 du public palabre, picole, s'empiffre de frites/ketchup ou flirte, ils sont peu nombreux à se déplacer sur la plaine pour assister à un concert, tu leur fourres Paul Severs, Tom Jones ou les Kings of Leon sur le podium, ils s'en battent, ce qui compte c'est que la bière soit fraîche.

Sur scène, ils ont entamé le brillant 'Dead Flowers', Keith, en grand copain de Gram Parsons, adorait la country music.

Les Beatles peuvent rocker, la preuve:' I'm down' .

Avant la pause vous avez droit aux sonorités psychédéliques de ' Paint it black' qui a beaucoup inspiré Marie Laforêt.

 

On revient, allez boire un coup!

 

Un break de quinze minutes puis une confidence, nous, les Néerlandais, nous aimons venir en Belgique... normal, notre bière n'a rien à voir avec votre pisse de chat!

Ready?

T'as ton billet?

' Ticket to ride' précède ' Come together', puis ils décident de se taper le bordel, ' Honky Tonk Women',   Dominique Strauss-Kahn, caché derrière un arbre, a applaudi!

Ils sortent l'artillerie lourde pour ' Jumping Jack Flash' qui fait toujours autant d'effets, avant de changer de style et d'inviter les couples à se frotter l'un à l'autre, éventuellement, Toon, tu peux poser, délicatement, ta grosse paume sur une fesse, dodue, de Leentje, voici une version théâtrale de ' Angie'.

Après l'incendiaire ' Revolution', c'est l'heure du  disco, écoutez 'Miss you' et ses exercices solitaires, en commençant par l'appliqué Hans, puis le concis Paul et après  la guitare rythmique, jouée en duo, Pieter aux accords et Ralph gratte, la lead termine l'exhibition.

Le train oublie une gare, il accélère en direction de l'Union Soviétique, ' Back in the USSR' , sur lequel se greffe ' While my guitar gently weeps', merci Eric Clapton.

' Get back' ravive la flamme chez les danseurs, ' Satisfaction' ne pouvait manquer au programme, pas le temps de respirer, ils amorcent 'Paperback writer' et dans l'emballage ils insèrent le surprenant ' Helter Skelter'.

Vu l'abondance du catalogue, ils peuvent rester sur scène jusqu'au 6 juillet, mais le clocher  vient de sonner 22:30', il faut songer à clôturer la soirée, comme les pubs, le bar ferme à 23h.

La dernière, braves gens, elle sera démoniaque, ' Sympathy for the devil'.

Tout doucement tu te diriges vers ton tacot en laissant le soin aux indigènes d'applaudir les Rolling Beatles, dont la prestation a été appréciée par tous.

Tu entends le rappel, ' Brown Sugar', alors que tu venais de faire tourner le moteur.

A l'époque tu croyais que les Stones aimaient la cassonade!

 

 

The Rolling Beatles aux Stroppenconcerten, Halle, le 3 juillet.
The Rolling Beatles aux Stroppenconcerten, Halle, le 3 juillet.
The Rolling Beatles aux Stroppenconcerten, Halle, le 3 juillet.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:38
De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017

De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel op 2 juli 2017

 

 

Les 21è Kasteelfeesten n'ont pas été gâtées par une météo capricieuse, averses de pluie et rares éclaircies ont tenu pas mal de locaux chez eux le samedi, un léger mieux le dimanche a permis aux différents producteurs de streekprodukten de faire moins grise mine.

Après un repas dominical sobrement arrosé à la portugaise, tu te rends vers le château où une matrone, qui a failli sourire, te réclame un € pour pénétrer dans l'enceinte, De Corsari's en finit avec son soundcheck, t'as le temps de siroter une Lambiek en souriant à Sidonie.

Ce n'est pas ta première rencontre avec le partyband de  Roel Vanderstukken et Sarah De Koster, tu les avais croisés au Stroppenconcerten ( Halle) en 2015, ze lokken iedereen naar de dansvloer, disait la pub de l'époque, iedereen sauf toi, leur mix nostalgique, distrayant pendant 30', avait réussi à  t'irriter après ce laps de temps, le rock passé au presse-purée devient indigeste, même s'il est servi avec une bonne dose de houblon.

 

Une échevine joviale introduit le combo, une bande annonce collée sur ' Tequila' fait de même, quatre musiciens, sapés Chris Isaak, se pointent, Guitar: Dave Wyns/ Keys: Pieter Goossens/ Bass: Mathias Moors/ Drum: Jan De Maeyer, dit facebook, mais on apprend que Pieter s'est tiré et a cédé la place à un barbu qui ne mange pas halal, een zekere Dirk et que Dave tourne avec Cleymans en Van Geel, sur la même scène hier soir, Kevin le remplace.

Sarah, printanière, dans sa robe rouge et Roel, toujours aussi fanfaron, rappliquent et attaquent un premier medley: 'Whole Lotta Shakin' Going On', ' Such a night', ' See you later, alligator', puis un titre qui comme en 2015 t'échappe, c'est frustrant... you and me, me and you forever.... ( c'est qui, merde!), 'Good Golly Miss Molly' avec comme à Halle trois lignes d'harmonica et un beau sprint du pianiste, ' At the hop', 'Lucille' et un bref retour de Miss Molly, soit 10 minutes similaires à l'entrée en matière proposée sur la plaine sise pas loin de l'ancienne chicoreibranderij Pacha.

Dames en heren, admirez le petit solo de Kevin qui introduit la seconde mosaïque, ' Speedy Gonzales' aux petits oignons et aux piments, Kevin, assez ri, tu étais très bien en Carmem Miranda, maintenant tu reprends ton rôle, petit!

La clique a embrayé sur 'Let's dance', 'The locomotion', 'These boots are made for walking', ' C'mon everybody' , ' Bye, bye love', attendez, je consulte mes notes d'il y a deux ans et je vous souffle la suite: 'Hello Marylou' - 'Wake up little Suzy' et 'Bad Moon Rising' .

Une copie conforme, quoi!

Beersel semble apprécier, il est vrai que les entertainers se mouillent le maillot et que les musiciens connaissent leur boulot, un hic, avec les medleys, tout est coulé dans la même graisse, mais pas de panique,  la Commission européenne  n’a  aucune intention de bannir les frites belges, ou tout autre type de frites!

Chapitre trois, essuyez-vous les doigts avant de tourner la page, s.v.p!

Beersel, vous êtes beaux!

Sais pas ce qu'il a bu mais mon voisin ressemble à un taureau avachi, passons!

Frappez dans vos mains a u b!

Sont disciplinés, ce soir, clap, clap, clap... 'Let's twist again', Gilbert, un supporter d'Anderlecht, aux biceps ratatinés, twiste, sa moitié le rappelle à l'ordre, kom zitten.

Sur scène ils passent au surf, ' Surfin USA' et comme Brian Wilson est programmé à Ostende le 4 juillet ils enchaînent sur 'Get around'.

Chubby, ça va?

' Do the hucklebuck'!

Ce soir, mon chou!

Une tranche de rock au programme: ' Great balls of fire', ' Johnny B Goode' ' Hello Josephine', bien les kazoos, ' Hound dog' ' Reet petite', et ' Tutti Frutti'.

Repos!

Ben Weyts: zingen jullie niet in 't Vlaams?

 Ça vient, menneke!

Un prix Nobel ' De laatste dans'  et un second ' Jij hebt mij bedrogen', le curé les as entendus en confession, ' Geen wonder dat ik ween',  ' Zo mooi, zo blond en zo alleen', puis la pure merveille que l'on doit à l'illustre Zangeres zonder Naam, ' Mexico', Farinelli passait par là, il s'est tapé casser la voix, la troupe est restée exotique et a amorcé olé, olé, ' E Viva Espana' suivi par Rita Deneve ' De allereerste keer'.

Terminus, on reprend l'anglais, ready, les nounours?

' Black is black',' I can't help myself'( ah, les Temptations!) , ' Baby come back', ' Drive my car', ' et Pretty woman' avec séance de drague.

Ok, c'est pas la joie de n'entendre que 45" de chaque titre mais tu t'y fais.

Koen: Beersel, c'est la dernière!

Nee, réagit Anneke!

Pas de panique, Anneke, t'en as pour 10'.

' Woolly Bully', pendant lequel deux ou trois kets, malicieux, ont pris les chanteurs pour cible et leur catapulte des capsules, une maman intervient, kom, Jonas, ne reste pas avec ces voyous.

' C'est la vie' ( You never can tell),  ' Money', ' Keep on running', 'Gimme some lovin', ' You really got me', ' All day and all of the night', bravo, Spencer Davis Group et les Kinks, le meilleur du British Boom pour mettre un terme à la prestation,  merci De Corsari's!

 

Un ventripotent propose un rappel, les corsaires remontent sur le podium, Jan attaque ' Summertime blues', Gaston vient d'enfiler sa 15è Kriek, il n'a pas le blues, ' Do you love me', ' Come on let's go' et ' La Bamba' clôturent la party.

Après un final en mode Crazy Horse Saloon aus Poperinge, les matelots quittent le rafiot, en route pour de nouvelles aventures!

Le 24 juillet aux Parkconcerten à Ninove!

 

 

 

De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017
De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017
De Corsari's - Kasteelfeesten in Beersel le 2 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:57
Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

 

Tandis qu'à Werchter ou à Couleur Café, les festivaliers pestent contre des conditions météorologiques pitoyables, vive les bottes, les K-Ways, les sacs de couchage trempés et autres joyeusetés..., au dernier étage du complexe City 2, abritant la FNAC, Jean-François Maljean termine l'exercice de balance précédant un showcase prévu à 16h.

L'homme, qui a écrit une autobiographie intitulée ' Lâchez les Chauves' , quoi, ah bon, ce sont  les Fauves, vient présenter son dernier disque, un hommage à son ami Pierre Rapsat, décédé il y a quinze ans, 'Entre rêves et illusions' (Maljean joue Rapsat), sur lequel il reprend, au piano, 16 chansons écrites par Pierrot avec lequel J F a travaillé de longues années.

 

Petit rappel historique, à Verviers, musicalement, on cite Pierre Rapsat, Francis Géron du Spirit of 66, Jacques Stotzem et Jean-François Maljean, ces quatre bougres ont un passé commun.

Mentionnons quelques groupes dans lesquels on a retrouvé l'un ou l'autre: Les Tricheurs, les Ducs, Virginia, Smoky Mokes.

Celui qui semblait avoir le plus de potentiel était naturellement Pierre, encore Raepsaet à l'époque, il score un hit en 1970 ( 'Time is up') avec les Tenderfoot Kids, puis se retrouve dans Laurelie ( un album devenu collector's item), avant d'être débauché par Piero Kenroll pour faire partie de l'aventure Jenghiz Khan ( album 'Well Cut'), une larme s'écoule en pensant à cette époque bénie.

C'est en 1973, que Pierre devient Rapsat et sort un premier album solo ( New-York) en deux versions, anglaise et française, tu avais vu les Tenderfoot Kids et JenghisKhan sur scène, tu ne pouvais pas rater les débuts de Rapsat, profitant d'une permission, le service militaire existait toujours en 1974, tu le vois sur la scène du Beursschouwburg.

Les albums se succèdent, Pierre est accompagné  sur disque et sur scène par le groupe Transfert dans lequel on retrouve, Christian Willems (batterie), Jean-François Maljean (claviers), Christian Wagemans (basse) et Christian Boissart (guitare).

Plus tard, les routes de Rapsat et de Jean-François se séparent, le pianiste fait équipe avec Christian Willems pour former Maljean Willems, on leur doit plusieurs albums, ils ont connu  un passage à Forest National avant Chris De Burgh, puis comme Manset, JF  décide de voyager en solitaire, sort une vingtaine d' albums New Age qui cartonnent en Chine, pays où il remplit des salles immenses sous son nom asiatique Shang Ma Long!

 

Il est 16:01, J F, fébrile, attend l'annonce officielle d'un responsable de la FNAC, nous sommes huit, face à son Yamaha, à attendre comme lui.

Rien ne bouge, l'artiste décide de s'introduire lui-même, descend de scène, s'applaudit avant de remonter sur le podium, une séquence illustrant parfaitement le surréalisme à la belge!

Le set débute par ' Passagers de la nuit' , immédiatement la magie opère et pourtant le son du Yamaha est loin de valoir celui du Steinway, avec lequel le pianiste a l'habitude de se produire.

Le quizz a démarré,  qui reconnaîtra le plus vite l'extrait du n°6 des ventes belges à l'Ultratop?

 Lors du mini-concert de Louvain-La- Neuve j'ai vendu 150 exemplaires du CD, Bruxelles peut faire mieux, si chaque auditeur se procure 12 albums.

Trois notes ont suffi pour que V7nce ne lance  ' Les rêves sont en nous' .

Cette ballade avait été reprise par Johan Veminnen sous l'énoncé ' Alle dromen zijn van ons'.

La Fnac applaudit, J F, Dieu le Père, le Fils et l'Esprit sain et saint, sourit, un premier acquéreur se dirige vers le râtelier où trônent les albums, le pianiste décide d'embraser la cafétéria, mais rassurez-vous pas comme l'Inno en 1967.

Vous permettez, je vérifie le dos de la pochette pour être certain que la suivante fait partie du disque, le pudique  ' Jardin secret', repris par Jasper Steverlinck, est bien sur l'album. 

Le Verviétois n'a pas composé ' Crocodile rock' mais bien le superbe 'L'enfant du 92ème' qu'il avait offert à Jeanne-Marie Sens.

Ce chef-d'oeuvre est terni par une courte interférence qui ne déconcentre pas l'organiste, un petit coup sur l'ampli, emprunté à ma fille, un second album  vendu, je rattrape Roger Waters dans les ventes à Bruxelles, puis vient ' Illusions'.

Jean-François ne se fait plus vraiment d'illusions sur le sérieux des programmateurs radio en région wallonne mais il ne manque assurément pas d'humour.

Un voisin émet la proposition de le voir remplacer les deux casquettes sévissant dans The Voice , histoire de rehausser le niveau.

Le Steinway me manque, soupire -t-il en entendant de nouveaux craquements, un coup d'oeil au chrono, braves gens il vous reste 28 ' pour acheter 148 albums .

' Les artistes d'eau douce' date de 1977, ce titre nostalgique fait ressurgir de douces images d'un passé moins morose.

Le maître arrangeur force l'admiration, son talent et ses mots d'esprit, touchent un  public qui après un passage inaperçu de Jésus de Nazareth est monté du statut de maigre à conséquent, t'as failli téléphoner à l'apôtre Matthieu pour qu'il réécrive un verset de son Evangile.

Cela n'a pas échappé à l'oeil de lynx du pianiste qui du coup vante ses 20 albums précédents puis amorce 'Ensemble', que V7nce, décidément incollable, aura été le premier à reconnaître.

Pas de panique, Bruxelles, je ne compte pas interpréter, après le mise en sourdine de la machine à café, ' Judy and co' en mode Richard Clayderman.

Ce titre ayant représenté la Belgique à l'Eurovision en 1976 connaît pas mal d'airplay in Vlaanderen, nul n'est prophète en son pays disait Montaigne ou Jules César, me souviens plus!

Crac, crac, crac...L'ampli refait des siennes, j'en profite pour me désaltérer avant d'attaquer une mélodie que seuls les esthètes reconnaîtront.

 Il y avait une initiée dans l'assistance, elle a dévoilé le titre, 'Le plaisir des yeux', un inédit que Pierre Rapsat avait composé  alors qu'il était déjà atteint par la maladie, sur l'album le morceau est chanté en duo par JF et Céléna , une moitié de   Céléna  Sophia.

Je dédie la suivante à ma charmante épouse/manager qui me supporte depuis 12 ans, voici ' Ensemble' le seul morceau que je chanterai en m'accompagnant au piano.

 

Une queue de candidats acheteurs, attendant une dédicace, s'est formée, Shang Ma Long ne battra aucun record aujourd'hui mais nous étions nombreux à avoir été séduits par ce mini-concert généreux et humain.

 Merci Monsieur Jean- François Maljean, envoyez-nous une carte postale de Changchun lors de votre prochain voyage au pays du Lotus Bleu!

 

 

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017
Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017

merci v7nce!

Jean-François Maljean - Showcase à la FNAC City 2 - Bruxelles, le 1 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:23
Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017

Chronique du concert de Stereo Grand à Kyleakin (Ecosse)

 

Reportage et photos : Pierrot et Margaret Destrebecq - King

 

Etape n°2 de leur « Tour of Scotland » après un passage à Perth et avant une performance à Glasgow, Stereo Grand entend faire connaître leur nouvel album au public du « King Haakon Bar » dans un petit village d’Ecosse en bordure du Loch Alsh, la bourgade de Kyleakin, autrefois fameuse pour la longueur des files de voitures attendant le ferry pour rejoindre Kyle Of Lochalsh venant de l’île de Skye pour repartir vers Fort William par la A87.

Actuellement et depuis 1995, un pont majestueux enjambe ce détroit rendant obsolète le ferry et du coup, le village s’est tourné ostensiblement vers le tourisme et offre quantité de BandB, hôtels et restaurants aux gens de passage.

C’est donc à des locaux mais aussi à des touristes de passage que le band va apporter quelques moments de pur bonheur musical.

Pour notre part, nous avions calqué notre séjour en Ecosse sur leur agenda de manière à être ici sur place, au King Haakon Bar ce samedi 1er juillet 2017 et à pouvoir profiter pleinement de ce close-up exceptionnel.

Comme nous étions sur place le 30 juin, nous avons demandé au landlord du bar où il installerait les musiciens, histoire de choisir le meilleur endroit en prévision du lendemain. Il nous a indiqué trois tables dans un coin de sa salle en nous disant qu’il allait les dégager. Je crois qu’il s’attendait à recevoir un petit trio guitare, fiddle et accordéon comme c’est souvent le cas dans les bars en Ecosse. Il ne s’attendait certes pas à devoir vider complètement la moitié de son établissement pour que le band puisse installer son matériel. Le bar devient vite trop petit, c’est que Stereo Grand n’est pas un quelconque petit combo, ils ont du matos à installer et pas qu’un peu.

Nous assistons avec patience au sound check, enfilons nos bouchons d’oreilles vu la proximité des haut-parleurs et voilà que commence la performance de ce soir avec en mise en bouche le titre « Stereo », titre phare de leur premier album « The Invisible Wall » sorti en juillet 2012 et qui pour ma part n’a pas eu l’écho qu’il méritait bien que certains titres ont été programmés sur les ondes belges, mais pas assez à mon goût. Ils enchaîneront avec « This Is All » toujours de ce très bon premier album avant de nous gratifier de trois titres de ce nouvel opus qui est encore meilleur, mieux peaufiné, avec des sonorités qui rappellent (pardonnez du peu) certains titres de Pink Floyd, avec de superbes harmonies vocales et de très belles mélodies. La suite du concert sera une alternance de titres de l’un et l’autre album, avec parfois un cover de Archive ou de Bowie, et une reprise, à ma demande, de leur premier EP qui m’avait déjà scotché, « Yeah, yeah, yeah » titre qui a soulevé l’enthousiasme des « punters » du comptoir.

Ce nouvel album, « Somewhere A Silver Bullet Lies » n’est certainement pas à ignorer et j’ai pris un pied énorme à ce concert. Merci à Rodger Hughes the Wee Glaswegian (au clavier et au chant), à Jean-Philippe Risse (au chant à la guitare au clavier), à Yves Daloze (à la guitare et ce n’est pas un manche je vous assure et au chant), à Nico Denis (à la basse) et Stefan Boucher (aux drums et aux cymbales) sans oublier une petite dame bien sympa qui est venue prêter sa voix pour un titre et m’a dit s’appeler Nitya.

Merci à Stereo Grand d’être venu si loin pour jouer comme si c’était dans mon salon.

Ils ont encore à leur programme un concert à Londres et un à Coventry sans oublier d’autres dates à voir sur leur site web  http://www.stereogrand.com/ ou leur page Facebook https://www.facebook.com/stereogrand/

 

Set List : Stereo – This Is All – As It Sound – Bottle In The Dust – The Leech – Buddy Fisher -A Sense Remain – Gunfire – Fireworks – By Your Side – Stereo part II – Yeah Yeah Yeah - One Night Superstar – Life – Beautiful Mind – Final Act – Distant Memory  - et d’autres que j’ai oubliés.

Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017
Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017
Stereo Grand at King Haakon Bar, Kyleakin ( Scotland) - July 1 2017
Repost 0
Published by Pierrot et Margaret Destrebecq - King - dans Concerts
commenter cet article
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:43
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017

Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017

 

Septième édition du Musiq 3 Festival.

La radio belge francophone de musique classique s'associe à Flagey, au Marni et à l'Abbaye de la Cambre pour mettre à l'honneur le roi des instruments de la musique classique, mais aussi du jazz: le piano.

Le festival a donc été baptisé: Touch!

 

Plusieurs concerts annonçaient 'complet' en ce dernier jour du moins de juin, marquant le début de l'exode pour bon nombre de Belges.

Pour assister aux représentations gratuites du chapiteau, il suffit de se présenter à l'heure.

A 20h le menu propose Reverent Juke, a badass and very versatile Swing Band that can go from early and NO jazz, to the essence with hard swinging 30's style, all the way up to the swinging and bluesin' 50's , d'après un fan, danseur/chorégraphe!

Line-up:

 Clarinette : Martin Bolton/Trompette : Olivier Faber/Saxophone : Mathieu Najean/Piano : Renaud Crols/Contrebasse et Chant : Andrew Bolton et Batterie : Tom Lambrecht.

 

Le band est dirigé par  Mathieu Najean, qui sévit également au sein de L’Amicale de la Nouvelle- Orleans et de  Laurent Vigneron and the Po’boys, quand il n'intègre pas le sextet de Pauline Leblond ou le tentet de Geoffrey Fiorese.

Les autres vents soufflent également dans toutes les directions, Martin chez l'Amicale de la N - O, la Femme Belge, Pierre André et les Matinaux  e.a. , la trompette s'entend dans la même Amicale de Louisiane.

Tom, qui aime mieux Jelly que Jerry, tambourine chez The L-Town Connection, Andrew, le frangin de l'autre, ne le quitte jamais, il emmène son encombrant instrument sur scène dans l'Amicale de la N O ou chez Swing Boulevard, quant à Renaud, tu l'as plus souvent croisé au violon, notamment aux côtés de Patrick Ouchène. Ce féru de musique des Balkans joue avec Les Violons de Bruxelles ou Sitardust, et a aussi tourné avec les illustres Taraf de Haïdouks.

Tout ce beau monde a l'habitude d'animer les soirées dansantes où d'habiles acrobates s'adonnent aux joies du Lindy Hop, du Charleston ou du Shim Sham.

 

Pas de séance d'échauffement, le révérend entame son sermon par le standard ' Swing Swing Swing' , sur les tables, dressées face au podium, les verres cabriolent telles des sauterelles folles, les cuivres s'en donnent à coeur joie, le piano sautille et la rythmique émerveille.

Adieu la technologie du 21è siècle, bonjour les années swing.

Andrew au chant pour  "Who Walks In When I Walk Out?", un cheval de bataille de Louis Armstrong avec Ella au chant.

La clarinette s'échappe, le piano la relaye, le medium swinger from the early days of jazz ravive des souvenirs chez les plus anciens.

Place au moody 'East St-Louis Toodle-Oo' de Duke Ellington, suivi par le swing volage et sautillant ' Front and Center'.

T'as faim?

Je connais un petit resto où on sert ' The Frim Fram Sauce' , je sais que tu détestes les pork chops ou les fish cakes, on va se régaler, bébé avant de reprendre la route vers L A sur la 'Route 66'.

Une superbe version, touffue et emballante, Dave aurait voulu entendre la guitare de Chuck Berry, pas de bol, il était au paradis!

Après une intervention publicitaire d'une brave dame, membre du comité organisateur, le combo se dirige vers la fin du premier set et balance le dixieland Chutes du Niagara ' At the Jazz Band Ball' popularisé par Bix Beiderbecke pour terminer avec un ' Shufflin' and Rollin' ' bouillonnant!

 

Pause et pour toi il est temps de prendre congé, t'es attendu à table!

 

Reverent Juke se produira aux Gentse Feesten dans quelques semaines, ça va swinguer sur l'Escaut!

 

Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
Reverent Juke au Festival Musiq 3 - Flagey, chapiteau place Sainte-Croix- Ixelles, le 30 juin 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents