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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 16:37
The Bukowskies à La Machine - Place Saint-Géry, Bruxelles, le 6 septembre 2017

The Bukowskies à La Machine - Place Saint-Géry, Bruxelles, le 6 septembre 2017

 

 Le bar Steampunk La Machine — Place Saint-Géry, à Bruxelles, a ouvert ses portes, l'inauguration officielle du bar aura lieu le week-end des 10 et 11 juin 2016.

Un an plus tard on peut affirmer que l'ouverture de ce café-concert est l'une des meilleures choses qui soient arrivées à Bruxelles en 2016, pour 2017 on préfère la mise à l'écart de la vermine Mayeur.

Les concerts se sont succédé, la clientèle a répondu présent,  la carte est attrayante et les prix pratiqués demeurent abordables, un hic, RickyBilly est client, tu l'as eu dans les pattes jusqu'à minuit!

 

Si l'annonce dit 21:00, tu peux décemment espérer un début de show vers 21:30', ce qui te permet de te rincer la glotte et d'admirer la déco de l'établissement et ,comme le gars à la console passe du Led Zep, que le podium est spacieux et que la serveuse est loin d'être hideuse, ta première impression est favorable.

21:25, le quintet s'installe!

 The Bukowskies, t'as déjà un faible pour leur nom de baptême, Charles Bukowski ce n'est pas la Comtesse de Ségur, naît en 2012 du côté de Flémalle. Ils auraient pu s'affilier chez Jaune Orange et confectionner de l'indie pop/synth pop à deux balles, ils ont choisi de ne pas faire de concessions et de proposer un rock lorgnant vers le garage , le post punk, le power pop et la Britpop, un second paramètre positif, donc.

Carte de visite: deux albums, ' Opium' et le plus récent  ' Brown- Brown' ( on sait que tu vas craquer en reluquant la pochette) et oui, comme pour le 'Brown Sugar' des Stones, il n'est pas question de cassonade!.

Le groupe est mené par Andrea Lafontaine, un dandy chanteur/guitariste, à ses côtés, une fille séduisante, Florence Vandendooren, aux claviers et, rarement, quelques backings, et trois garçons: Olivier Dechamps à la rythmique, Gino Miele à la batterie et Xavier Blanchart à la basse.

' Higher' ouvre, Andrea a laissé sa guitare  sur le stand pour se concentrer sur le chant, une voix nasillarde proche de celle de Peter Perrett, le génial Londonien qui dirigeait The Only Ones.

On nous avait prédit du garage, on a distingué quelques éléments post punk qui, eux aussi, nous rapprochent des fameux Only Ones.

Nonchalamment, Andrea agrippe son instrument pour amorcer 'Uncultivated' ,  il a dû apercevoir RickyBilly se diriger vers les premiers rangs.

Le titre, succinct et sec, secoue salement.

Bonsoir, nous sommes les Bukowskies!

C'est sur des sonorités métalliques ( pense à 'Misirlou' de Dick Dale)   que démarre l'incisif  ' You can't dream about it', à l'arrière Gino frappe méthodiquement, la basse le suit, les guitares grincent, Florence essaye d'agrémenter ce garage rock d'une pointe moins adipeuse, il n'y a rien faire, tu t'englues  dans ces sonorités  bien crades.

Le duel de guitares illustrant ' Like that' valait le déplacement, ton cerveau a immédiatement avancé le Velvet, de plus, ces mecs, sorry Florence, ont de la gueule et dégage un sex-appeal qui n'a pas échappé à une gamine accoudée au comptoir.

' The light' et ' Create in a cage' se succèdent , Andrea fait toujours preuve de cette nonchalance aristocratique, l'apanage d'une rock star en herbe.

 Décontraction et désinvolture se manifestent dans les poses choisies, pied sur le monitor ou position assise en fin de morceau, il a probablement  lu "The Art of the Pose: Oscar Wilde's Performance Theory" de Heather Marcovitch, ce qui n'enlève rien aux qualités scéniques du groupe.

Le binaire ' Dream' sent bon les Stooges quand ils étaient  produits par un gars des Kingsmen.

Xavier se tape un effort solitaire  pour entamer ' Sound of a beach', ce ne sont ni des goélands, ni des mouettes que l'on a perçus mais les choeurs sucrés de Florence tandis que le leader répète ...and we don't care... avant de placer un riff meurtrier, alors qu'à l'arrière ça fuzze salement.

' Lalala song' et ses effluves new wave/post punk  doivent plaire aux admirateurs des Stanglers, c'est sur ce titre que les claviers de Miss Vandendooren sont mis en évidence.

La suivante, ' B.E.D' claque comme le fouet avec lequel le Marquis de Sade a flagellé une prostituée.

Après une nouvelle gifle, très Libertines,  ' Charming asshole', Ricky, fieu  j'ignore, de qui il s'agit, les Liégeois  balancent  ' You're alone' pour terminer ce concert  rugueux par l'esthétique  ' Dorian Gray'.

Qui avait murmuré Oscar Wilde?

 

Wat zeg je , Ricky ?

"Seuls les infidèles connaissent les tragédies d'amour."

Une bière, pour moi!

 

 

 

 

 

 

The Bukowskies à La Machine - Place Saint-Géry, Bruxelles, le 6 septembre 2017
The Bukowskies à La Machine - Place Saint-Géry, Bruxelles, le 6 septembre 2017
The Bukowskies à La Machine - Place Saint-Géry, Bruxelles, le 6 septembre 2017
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 11:08
High Voltage lors de Rock Oasis- Evere, le 2 septembre 2017

High Voltage lors de Rock Oasis- Evere, le 2 septembre 2017

 

Mitch ZoSo Duterck

 

HIGH VOLTAGE - ROCK OASIS, EVERE (BEL) - 2017.09.02 (95’)

Line up :

Frankie Lejeune : Drums

Jean-Phi Dirix : Bass

Erik van der Ven : Rhythm Guitar

Vincent Fis : Lead Guitar

Wouter Kerkhoof : Lead Vocals

Set list :

0. INTRO

1. ROCK’N’ROLL DAMNATION

2. HELL AIN’T A BAD PLACE TO BE

3. SHOOT TO THRILL

4. DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP

5. BACK IN BLACK

6. BAD BOY BOOGIE

7. HELL’S BELLS

8. HIGH VOLTAGE

9. STIFF UPPER LIP

10. HIGHWAY TO HELL

11. SINK THE PINK

12. YOU SHOOK ME ALL NIGHT LONG

13. T.N.T.

14. THE JACK

15. LET THERE BE ROCK

16. WHOLE LOTTA ROSIE

17. THUNDERSTRUCK

18. FOR THOSE ABOUT TO ROCK

C’est déjà l’heure du dernier concert, cette journée parfaitement organisée ne nous a apporté que de bonnes
surprises, tant au niveau des covers que des compositions. Et maintenant, c’est la cerise le gâteau, le bouquet au tour de France, la moustache dans le baiser, le sel sur les frites. « Ladies and gentlemen, would you please give a warm welcome : HIGH VOLTAGE.»

Rien que le nom annonce la couleur. Le décor de scène fait d’un mur de Marshalls et de canons enlève les derniers doutes à ceux qui seraient entrés là par hasard, juste pour boire un verre et qui n’auraient pas connu la bande à Angus. Non, pas le boeuf, couillon! Angus Young, le co-leader emblématique d’AC-DC. Un des groupes majeurs du hard-rock made in seventies, un leader incontesté en matière de riffs éternels.

Alors, ce groupe là, on aime ou… pas! et jusqu’en 1994, lorsque je me suis enfin payé une guitare, eh bien, moi je faisais partie des rares rockers qui n’aimaient pas nos célèbres kangourous, oui je le confesse. Mis à part « It’s a long way to the top » je n’aimais aucun autre morceau. Bizarre, je sais. Et puis j’ai découvert Angus et ses riffs géniaux grâce à Vincent, le guitariste du ci-devant High Voltage qui m’en a expliqué les arcanes au cours des quelques leçons de guitare qu’il m’a données. et depuis, j’ai vu le band en live, le dernière fois au stade olympique de Berlin et j’ai acheté bon nombre de leurs albums. Voilà, c’est dit.

Alors, quand on va voir un tribute band, à quoi doit-on s’attendre? Ne reprenant qu’un seul artiste, on est plus exigeants vis à vis d’eux qu’à l’égard des cover bands généralistes. On s’attend à ce que ça soit impeccable. Le malheur, c’est que dans le tribute, on peut très vite verser dans le ridicule en clonant physiquement les originaux sans être capables de faire autre chose (non je ne dirai toujours pas à qui je pense). Alors avec AC-DC le piège est encore plus grand tellement Angus est typé. L’imiter c’est presque s’exposer aux rires du public en cas d’à peu près. Alors ici c’était comment? me demandez-vous avec un petit sourire en coin, témoin d’une envie de lynchage de l’artiste en arrière-pensée.

C’est raté! Il n’y a rien à redire, il n’y a qu’à applaudir et des deux mains encore. High Voltage c’est du haut niveau, du professionnel, des sphères où, ni vous ni moi n’avons notre place, c’est le top du top. Dès qu’ils commencent à jouer, tu ne regardes plus un tribute band, tu regardes AC-DC comme si c’étaient les vrais musicos. Tout y est, le décor, les tenues, le son et le mimétisme entre Vincent et Angus est troublant, car il ne joue pas à Angus, il en est l’incarnation! Sauf les dents! La dentition de notre Vince est plus belle que celle de l’original. Tout est parfait et va le rester pendant près d’une heure quarante d’un show exceptionnel tant au niveau musical que visuel. Je ne vais pas me mettre à commenter le répertoire choisi, c’est un best of. Bref, si vous n’avez jamais vu AC-DC, allez sans complexe voir High Voltage mais… attention à l’électrocution, vous voilà prévenus!

Mitch « ZoSo » Duterck

High Voltage lors de Rock Oasis- Evere, le 2 septembre 2017
High Voltage lors de Rock Oasis- Evere, le 2 septembre 2017
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:41
Ivan Pecnik and the Rockmantics - Feestelijk openingsweekend in CC de Meent ( Alsemberg) - le 2 septembre 2017

 Ivan Pecnik and the Rockmantics - Feestelijk openingsweekend in CC de Meent ( Alsemberg) - le 2 septembre 2017

 

Premier week-end de la rentrée scolaire et fête au CC De Meent,  Alsemberg, qui décide de démarrer la nouvelle saison en fanfare et de montrer au public son nouveau hall d'accueil, la rénovation du foyer et la création de l'Alzenbar, un cultuurcafé muni d'une grande terrasse.

Des concerts gratuits pendant trois jours, ce samedi Lobstar et  Ivan Pecnik and the Rockmantics!

 

Tu rates le premier groupe ( vu à Lot, l'an dernier) et après une brève allocution  d'un responsable suivie par  l'indispensable soundcheck, c'est Ivan Pecnik et les Rockmantics qui prennent place sur le podium.

Si en Flandre Ivan Pecnick est une institution: acteur (films,  séries, théâtre, comédies musicales...), nouvelle voix de l'émission culinaire ' Komen Eten', mais aussi chanteur (  Precious Limits, déjà un covergroep) et musicien ( Leki), en Wallonie, c'est John Doe.

Depuis peu, il a monté les Rockmantics, un partyband qui tourne un peu partout in Vlaanderenland.

A la lecture des noms des musiciens qui l'accompagnent, tu comprendras aisément qu'on n'a pas à faire à des charlots. Ce soir, à la guitare, Eric Melaerts, une sommité ayant joué chez Soulsister et Clouseau et prêté main forte à tout ce que la Belgique compte comme talents, de BJ Scott à Helmut Lotti, aux drums une autre star de la TV, Ben Crabbé qui, avant de s'amuser avec des blocs, tenait la batterie chez The Singles, De Kreuners ou Pas de Deux , récemment il avait joué avec Dany Lademacher au sein de New Romance, aux claviers, un fermier ayant des sous, Peter Ryckeboer et à la basse, le jazzman Thomas Fiorini!

Ben Crabbé a dû forcer sur la gueuze, il introduit le groupe ainsi, goeienavond Alsemberg, wij zijn de Brabantse Pijl, il présente ses copains avant de voir surgir l'homme en rouge, Ben Weyts n'a pas ri,  Ivan Pecnik!

Ils démarrent par' I need never get old' du barbu  Nathaniel Rateliff.

 Dedju, il a du coffre Ivan, le terrible, c'est pas Meat Loaf mais on n'en est pas loin.

Alsemberg, luister goed, we verrocken alles, attachez vos ceintures!

Pas de problèmes pour reprendre ' Forever man' de Clapton quand on compte un Eric Melaerts dans ses rangs.

Un mec a écrit quelque part,  "Annie Lennox could sing Adele under a table", c'est pas que picnic ressemble à la chanteuse de Eurythmics mais sa version de ' Would I lie to you' remue pas mal.

Depuis le décès du Thin White Duke tout le monde reprend ' Heroes', par contre, reprendre ' Papillon' des Editors est plus étonnant, l'angle post punk est oublié, le papillon bondit et cogne.

Ben jongle et lance ' Beats of love', la nuit était tombée, il n'y avait pas de brume!

Non, malgré l'intro, il ne s'agit pas de Last night a deejay shaved my wife mais bien de 'Hit me with your rhythm stick' de Ian Dury.

Ludivine, viens, monte sur scène pour montrer à tes copines comment secouer le popotin et se déhancher, merci, maske!

On avait mentionné Herman Brood, voici son ' Never be clever', maintenant t'es pas obligé de sauter par la fenêtre de l'Hilton si elle est au sixième!

Le rock en France, c'est qui?

Mireille Mathieu?

 Johnny, fieu, voici 'Quelque chose de Tennessee', Melaerts en place une pas dégueulasse, Ivan termine par un lieu commun: la France et le pathos!

En nu een country rock, dit-il avant de balancer ' Stuck in the middle with you'. Stealers Wheel, ce n'est pas tout à fait de la country, passons!

On a refilé la cowbell à un figurant, Crabbé est allergique aux bovins!

And now it's time for guilty pleasures... effectivement, proposer Britney Spears ( 'Oops, I did it again'), le Chiro se charge du refrain, et  Madonna ( 'Beautiful Stranger'), ce n'est plus vraiment du rock!

Tu dis, Eric, combien de fois elle est passée chez le Dr Maboul pour se refaire un look, aucune idée, menneke!

Alsemberg, prêts à vous élever?

' Higher ground' de Stevie Wonder, revu par les Red Hot, permet à Thomas de se la jouer Flea, la wah wah règne en maître absolu, le funk dégouline, Alsemberg plane!

Flashback, Clinton, Bill pour les intimes, Monica en était une, mais ce n'est pas à elle qu'il a murmuré ' Don't Stop', le morceau de Fleetwood Mac avait servi à sa campagne électorale.

Un petit crochet en Italie avec ' Baila Morena' de Zucchero.

Ivan, en linguiste averti, nous signale que c'est une des seules chansons magnifiant les brunes. Il ne connaît pas Lio, une copine de La Joconde.

Klappen, s v p, faut nous pousser pour que nous puissions donner le maximum, c'est la dernière, elle se nomme ' Liquid spirit', c'est un titre de Gregory Porter.

Le liquide s'est évaporé, un à un, ils s'éclipsent, Ivan reste seul en piste, les gamines du Chiro lui jettent une poignée de nounours, il va rechercher ses complices pour le bis, ' Bad case of loving you', un des gros hits de Robert Palmer qui est parti bien trop tôt!

 

Rideau!

 

 

 

 

 



 

Ivan Pecnik and the Rockmantics - Feestelijk openingsweekend in CC de Meent ( Alsemberg) - le 2 septembre 2017
Ivan Pecnik and the Rockmantics - Feestelijk openingsweekend in CC de Meent ( Alsemberg) - le 2 septembre 2017
Ivan Pecnik and the Rockmantics - Feestelijk openingsweekend in CC de Meent ( Alsemberg) - le 2 septembre 2017
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 08:01
Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017

Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen,  1 septembre 2017.

 

Adieu les vacances scolaires et la chaleur, ça caille en ce premier jour de septembre, ce qui ne veut pas dire que la saison des festivals est close, à Buizingen, la J H Eenders organise le free festival Spectakulo, deux jours d'activités, trois scènes, un soccer tornooi, de la pétanque, des activités pour les mioches, des workshops, à boire ( beaucoup, avec une préférence pour le Ground Control Gin bar) un Mag’s burgers foodcorner... l'an dernier, 7500 fuifgangers ont défilé près de la place communale, malgré le froid, l'édition 2017 pourrait battre des records!

 

 

Fallait choisir un podium, le rap et drum'n'bass ne t'attiraient pas vraiment, la cour était une option logique, six groupes prévus, démarrage à 20h, disait la carte!

 

Some People ne pourra débuter son exercice de balance que vers 20:20', à première vue, les bricoleurs à la table n'ont pas terminé leur cursus.

T'avais croisé Quentin van Rhijn ( guitares, voix) et Matis Cooreman (harmonica/zang) lors de l'expo photos du géniteur du premier, ces gamins t'avaient laissé une excellente impression.

Ce soir, ils n'ont droit qu'à quinze minutes pour convaincre la douzaine de personnes battant les pavés, et ça démarre mal, Quentin doit abandonner son acoustique, micro de guitare défaillant, et emprunter le jouet du chanteur de Taxus Brown, tu ajoutes l'énervement dû au retard de plus de 30' accumulé grâce aux exploits des bricoleurs aux manettes et tu peux lire un certain désarroi dans son regard.

Le duo, le Rhénan au chant, débute le mini-set par  ' Mr In-betweener', une de leurs compos, comme lors du concert à Hondzocht, l'harmonica papillonne à mi-chemin entre Charlie Musselwhite jouant ' Cristo Redemptor' et Little Walter, Quentin marie sobriété et retenue, les amateurs de roots music savourent!

Pendant les courtes pauses entre les morceaux, tu te rends compte à quel point la techno de la tente voisine gêne la concentration des musiciens, pas très malin, cette promiscuité!

L'oiseau bleu frisé saisit  le micro et entame le blues ' Who's loving you tonight'  de Jimmy Rogers  que certains nomment ' That's all right'.

La guitare doit allonger l'intro de la troisième plage tandis que le blower fouille dans son fourbi pour dénicher le mouth harp adéquat pour illustrer une histoire de donkey,  s'éloignant du modèle blues. Pour rester dans le jardin extraordinaire, Matis décide de s'occuper des abeilles,  ' Honey Bee' . L'apis mellifera a des envies de liberté, elle s'entête à vouloir abandonner la ruche à la recherche d'un autre foyer, l'harmonica lyrique décrit sa quête!

A peine vingt minutes, mais de qualité!

 

Immédiatement en piste, Taxus Brown.

En lisant leur bio, "Taxus Brown were a belgian rock band, formed in Liverpool in 1960. With members John Lennon, Paul McCartney, George Harrison and Ringo Starr, they became widely regarded as the greatest and most influential act of the rock era", t'as déjà failli crever de rire. Cinq éphèbes, enfin, si t'es aveugle, montent sur scène, le plus sexy est, sans conteste, le lead singer, Wouter Bobb Z, un athlète, carburant à la pils, casquette poussiéreuse et jogging acheté en solde   à Roger De Vlaeminck, de temps en temps, il gratte une acoustique, sinon il danse élégamment à la façon de l'ours Baloo, un copain de Mowgli.   

On n'a pas retrouvé de fiche signalétique pour ce coverband, mais on suppose que Tom Vanhecke tenait les baguettes, il devait y avoir Jeroen Capens à la basse, Pino, le petit-fils de Cerami, à la guitare, plus un claviériste qui restera anonyme, Koen Geens a envoyé ses plus fins limiers pour diriger les investigations!

(ps- Johan Hoorelbeke, bon boulot le FBI)

Cette fine équipe aborde son sujet par ' Going down', le truc de Freddie King que le monde entier a joué, sauf Chantal Goya et K3.

Le son est flottant, les surfers à l'arrière n'ont pas encore trouvé le bon équilibre, Wouter décide d'embrayer sur le swing ' Moving on up' , sautillant et juteux.

Il a trouvé un harmonica dans le falzar démuni de bretelles, mais néanmoins très classe, ses copains ont envoyé les premières mesures de la bombe des Romantics, ' What I like about you', tu ne parviens plus à contrôler tes guibolles, tes panards battent la mesure, tu décides de déposer ta Jupiler en lieu sûr!

Taxus Brown passe sans anicroches d'une époque à l'autre, ainsi que du rock au funk,  ils s'attaquent à Jamiroquai et ' Deeper Underground'.

Après l'exercice de spéléo, ils se sont choisis une autre cible, The Band et leur 'Ophelia', une preuve de bon goût!

Hamlet, jaloux, a promis de faire la peau à Wouter dès la première occasion.

Steely Dan, ' My old school', merci, Messieurs, Donald Fagen et  Walter Becker figurent parmi tes artistes préférés.

On vous a préparé un slow ( tu prononces slauw), Buizingen, u mag uw genitalen ontbloten.

Dis, fieu, c'est Spectackulo et pas Kamping Kitsch Club!

' Jungle lullaby' de C.W. Stoneking est dans la veine des meilleurs Tom Waits.

't volgende lieke is een nummerke, merci  Jacques II de Chabannes!

' Just a gigolo' est repris par tous les Macadam Cowboys du coin, tu te dis que ces gars, qui ne se prennent pas au sérieux, peuvent commettre tous les sacrilèges imaginables, on s'en tape, on se marre!

Après The Coasters, le doo -wop 'Down in Mexico' , vient ' Mercedez- Benz', non pas celle de Janis, un autre modèle, immatriculé dans le Pajottenland, puis on passe au r'n'b brûlant avant de virer disco sans paillettes avec ' She's a bad mama jama' de Carl Carlton.

Des visages pâles s'attaquant à l'héritage noir, sans imiter les Bee Gees, ça vaut le coup!

Luciano Pavarotti, tu connais?

C'est un cheval?

Béotien!

Toujours en mode groove à mort, ' Come down'  suivi par   ' Can't find my bed', avec un beau travail à la Fats Domino du pianiste, un nouveau disco purulent et enfin   ' Life during wartime', des fabuleux Talking Heads, achèvent cette prestation inénarrable. 

Détail, ne pas oublier de tailler le conifère fin juin! 

 

 

Tu dis, Michel , die gin proeven, excellente idée, Nancy a les pieds gelés!

Le temps de siroter l'eau de vie  distillée à base de bintjes casher et le groupe suivant a investi le podium, Bram Ghysels, alias De Manager, flanqué de Belgian Bourgeoisie.

Bram connaît une certaine notoriété à Halle et environs, sous l'étiquette De Manager il se produit dans les cafés ou festivals locaux, il lui arrive de se taper Zemst pour aller chanter ses Nederlandstalige rocknummers qui rockent autant que ceux de Clouseau.

Ce soir, il a sorti une belle chemise fleurie, une acoustique et dans le minibus qui l'a déposé à Buizingen, il a installé sept jolies madames, baptisées Belgian Bourgeoisie, pour assurer les choeurs.

Non, aucune d'entre elles ne répondait à l'identité Amandine Bourgeois, on n' ose te refiler des noms, les dames n'ont pas été présentées, demande au photographe, il connaît toutes les filles de Halle.

Tu dis...  Faby Ghijselings et An Coppens, misschien?

La compagnie ouvre par  "Wagon Wheel" de  Old Crow Medicine Show, excellent choix!

La suivante, en français, légèrement chaotique, chante l'amour, l'amitié, la force et l'unité!

Que des beaux sentiments!

Une blonde pas hideuse s'avance au premier rang pour entamer un duo avec le cadre supérieur, in' t Vlaams... kijk in mijn hoofd, kijk in mijn hart... dis, Toon, elle n'a pas dit, kijk in mijn décolleté.

La prestation sera brève, puisque, Bram nous propose un petit tour in zijn ' Décapotable' qui doit l'amener vers le Sud, le moteur vrombit, il vient de dépasser Nivelles Nord.

Bon voyage, fieu, comme tu ne peux pas emmener toutes les bourgeoises dans ton cabriolet, tu nous les laisses, on s'en occupe!

 

 

Vermillion House

Défection de Nancy et Michel, partis acheter des chaussettes, ton état de santé, fragile, te permet encore d'assister à l'exposé de Vermillion House, un quartet en provenance d'Oost-Vlaanderen, sauf Mathilde qui vient d'Aalter.

Le groupe naît fin 2013, il s'est déjà retrouvé en finale de quelques music contests ( ‘Jonge Wolven' ou    ‘De Beloften' e a) et pratique un acid/pop jazz /nu jazz/hip hop/funk  d'excellente facture, ils ont la chance inouïe de compter en leurs rangs l'incroyable Mathilde Smessaert, à la  voix puissante et présence scénique vivifiante, pour ne pas mentionner un look pour le moins extravagant , elle est apte à tourner un remake de Million Dollar Baby et risque de faire le même effet que Hilary Swank.

Les garçons qui l'entourent ( Niek Braeckman/claviers - Fabio Brison/basse - Gregory Simons/drums) fournissent tous un boulot exemplaire et ainsi, tu tiens le concert qu'il ne fallait pas manquer ce soir.

Ils ouvrent avec ' Rain' , tu penses aux Brand New Heavies en plus nerveux, de l'acid jazz aux saveurs trip hop, ça balance un max et jusqu'ici Mathilde, qui n'est jamais partie, a gardé ses baskets et ses socquettes, elle finira le set sans ces attributs, passant du noble art au kickboxing.

Le downtempo ' Hurdle' calme légèrement les ardeurs, la voix se fait caressante, le piano languide, on aime!

' Bird', une très longue plage, mouvementée,  confirme le talent du combo, plusieurs noms défilent dans ton cerveau: Carmel, Corduroy, Moloko, Swing Out Sister, Groove Armada...

' White song' et son phrasé hip hop précède  l'épileptique ' Tidal', fait de mouvements fluctuants, gaffe à la pleine lune, le raz-de- marée s'annonce gigantesque.

Ils envoient ' No cuts, no lines' puis  ' Repeat'' , un tourbillon, des changements de rythme surprenants, la voix qui cabriole, ce maelström risque de faire de gros dégâts.

Vermillion House termine ce set tumultueux par ' Phantom' avant de quitter le ring en nous laissant assommés pour le compte!  

La révélation du jour!

 

Il est près de minuit, time to go home!

 

photos- Michel Van Rhijn- Michel ( concert monkey)

Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017
Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017
Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017
Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017
Spectakulo 2017 ( Some People, Taxus Brown, Belgian Bourgeoisie, Vermillion House) - Jeugdhuis Eenders – Park van Buizingen, 1 septembre 2017
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:06
Marie-Laure Béraud avec Laurent Stelleman à l'Archiduc, Bruxelles, le 27 août 2017

Marie-Laure Béraud avec Laurent Stelleman à l'Archiduc, Bruxelles, le 27 août 2017

 

Convient aux enfants, indiquait facebook, nous on veut bien mais à l'instar d'une de ses influences, Jeanne Moreau en l'occurrence, Marie-Laure Béraud incarne la femme moderne née avec le cinéma de la Nouvelle Vague, femme qui combine intelligence et liberté sexuelle.

La pochette d''Ultralight', son dernier méfait, nous semble d'ailleurs calquée sur une image de la Jeanne, dans une baignoire, extraite de 'La Notte'.

 

Marie-Laure sur scène est un événement assez rare, il fallait donc choisir entre le concert du 25 à Grimbergen et l'Archiduc ce dimanche.

C'est la guitare de Laurent Stelleman ( il était la veille aux côtés d'Akro aux Solidarités)  qui accompagne la diva, l'expat  a d'ailleurs l'art de choisir ses musiciens, de Bert Dockx  en passant par Lyenn, Ad Cominotto, Yannick Dupont, Nicola Lancerotti, Charles Loos ou  la famille De Cauter , elle ne s'entoure que de gens racés!

Les espadrilles sont larguées dans un coin, Laurent se cale à gauche, Marie-Laure, perchée sur un tabouret  et cachée par le micro, entame la soirée avec 'Là'. Voix légèrement voilée, nonchalance distinguée, guitare americana et reverb, rien n'a changé dans l'univers de celle qui , ce soir, a choisi le chignon austère, il ne manquait que le tailleur pantalon pour la transformer en cadre supérieur, pour se présenter au public pas encore nombreux du plus bel établissement art-déco de Bruxelles.

On a déjà mentionné Jeanne Moreau, le jeu de  guitare de Laurent éveille en nous des images de Marianne Dissard, l'Occitane amie des groupes Calexico ou Giant Sand.

L'entame des 'Trahisons' est sèche, ce plaidoyer, tendant à dépénaliser l'infidélité conjugale,  amuse et captive.

Ce soir tu as l'intention de faire écouter la tirade à madame, tu sais qu'elle répondra:  tu n'as plus l'âge!

Une confession, ' Je suis folle', mais pourquoi penses-tu à Dominic Sonic?

La chanteuse férue de littérature, de philosophie et de peinture, aime brouiller les pistes et s'exprimer en différents idiomes, l'allemand est au rendez-vous,' Der Wind hat mir ein Lied erzählt'. Zarah Leander est née en Suède, mais c'est la Vienne  de 'Portier de nuit' que ton cerveau dessine.

Troublante Charlotte Rampling, ensorcelante Marie-Laure!

' Au petit jour' , il n'y aura ni café brûlant, ni croissants au beurre, mais une amère désillusion, ...au bout du corridor il n'y a rien de rien aucun  conquistador pour faire chanter demain... ce n'est pas encore la haine ou l'amertume...

Ils ont oublié qu'autrefois

Ils naviguaient de fête en fête

Quitte à s'inventer à tue-tête

Des fêtes qui n'existaient pas...( Jacques Brel) 

mais l'amour semble bien éteint!

Enregistré en 2013 sur ' Que voulez-vous', en anglais dans le texte, ' What',  aux relents Marianne Faithfull pour la voix et aussi Kevin Ayers/ Johnny Thunders pour l'esprit.

' Call me' de Blondie est toujours au répertoire, ce soir, Bruxelles goûtera à une version minimaliste du tube de Deborah. 

Et maintenant, du cul ...une déclaration qui inspire un mâle,  manifestement non castré, qui se met à miauler comme un matou sollicitant un accouplement, le duo entame 'L'orage', plus cru que celui de 

Gigliola Cinquetti.

Tu aimes Françoise Sagan, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, un coup vite fait derrière une porte cochère, tu seras déçu par le coïtus interruptus clôturant ce court-métrage.

Break!

 

 

Le bar s'est peuplé, pas mal de têtes connues se sont installées aux tables voisines, un Metteko, une Alkaline, e a , le duo décide de reprendre le flambeau avec ' Que voulez-vous', titre qui permet à la croqueuse d'hommes de se mettre à nu de manière languide et sensuelle.

En femme fatale, Marie-Laure sait allumer le désir pour te laisser tomber comme une vieille chaussette après usage.

' Le diable' aime le rock.

Tu dis, madame?

Le diable n'existe pas et tu ne veux pas expier avec les bigots contrariés... diable, euh, sorry, diantre!

Baby, let's go for a walk ...introduit ' Get lost', une ballade classique.

En se regardant dans le miroir, elle amorce une moue, retouche son make-up et avise' Je manque de bon sens' , un constat établi au contact d'éléments de l'autre sexe prétextant l'indifférence mais dont les desseins ne sont pas toujours innocents. 

Lady  Wintermere, can I have your fan...on étouffe ce soir!

Une amie lui tend un éventail, elle induit un courant d'air bienfaiteur et attaque ' La femme idéale'. Cette perle n'est pas trop verbale, ni trop cérébrale, un qualificatif qui a branché  un intello/plaisantin planqué à l'arrière du cabaret, il le bourdonnera pendant les trois minutes de la plage.

Maurice Fanon avait écrit ' L'écharpe' après sa séparation avec Pia Colombo, ce texte poétique colle parfaitement au phrasé précieux de la séduisante Marie-Laure.

Comme la dame de Laeken s'est mise au grec, les clients de l'Archiduc auront droit à un blues de Méditerranée, mixant rebetiko, fado et saudade, fort éloigné du sirtaki pour touristes imbibés d'ouzo dilué à l'eau, c'est un crime d'après les Hellènes!

Palabres, incertitudes, le choix se porte sur le tourbillonnant  'Elle' avant de terminer le voyage avec la reprise du Velvet, le formidable 'Femme fatale', dédié à  Edie Sedgwick.

Lou, Nico, Sterling Morrison, Warhol ( tous au paradis), John Cale, Doug Yule ....,  on est à des lieues de  Bigflo et Oli!

Voilà, c'est tout, s'excuse la comtesse aux pieds nus.

Un rappel, rien de prévu, attendez, je ramasse quelques feuillets et en hommage à Jeanne Moreau, je vous balbutie 'La peau Léon'.

 Un exercice de style badin.

 

Tu quittes la rue Dansaert, Bruxelles, l'éternel chantier,  somnole, le piétonnier pue, l'après Mayeur n'est pas encore rose.

J'irai pisser sur son buste, te souffle Boris!

 

 

  

 

 

 

Marie-Laure Béraud avec Laurent Stelleman à l'Archiduc, Bruxelles, le 27 août 2017
Marie-Laure Béraud avec Laurent Stelleman à l'Archiduc, Bruxelles, le 27 août 2017
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 13:58
St-Louis Slim in Café 't Leeuwke - Sint-Pieters-Leeuw - 26 août 2017

St-Louis Slim in Café 't Leeuwke - Sint-Pieters-Leeuw - 26 août 2017

 

Un samedi soir sur la terre,  j'ai pas envie de la voir nue, j'ai pas envie de le voir nu, Fort Boyard tu t'en fous, The Voice Kids te rend malade, en voiture, Arthur, direction San Pedro León  en Castille flamande pour un concert de St-Louis Slim!

 

21:45', les clients du café 't Leeuwke sirotent leur pression sur le trottoir, St-Louis Slim, een Rotterdamse bluesband, lit-on, d'autres citent Haarlem, de toutes façons sont pas d'ici et ça s'entend, ils disent lucifers au lieu de stekskes, ils boivent des pilsjes et pas des pintjes, leur mayonnaise est sucrée, ils bouffent du pindakaas chaque matin, fignole son soundcheck au fond du bistro!

Concert prévu à 22h, avais-tu avisé, vers 22:10' le quintet prend place.

Bandleden:  la rouquine appétissante, Monique Brinkman - vocals ( ex Mo and the Magic) / Peter Kok - drums, au poste depuis les débuts, en 2009/ Arno  Koster- bass/ Robin Freeman - guitar, la recrue la plus récente, un producteur et ingénieur-son renommé aux P-B ( Herman Brood, Gruppo Sportivo, Les Nits, Golden Earring ... ont tous fait appel à ses services) et  Michel de Kok, un chef tatoué aimant la bonne chère et la bière - bluesharp.

Plusieurs LP's, le dernier 'Empty Places' en été 2017.

Détails: a  participé au Dutch Blues Challenge en 2016,  et est déjà passé par le Blues-sphere Bar à Liège!

 

Mission: mettre de l'ambiance pendant deux sets de plus d'une heure.

Tous les clients ne sont pas restés jusqu'à 00:45', ceux qui ont craqué étaient cuits, engloutir des pintjes de 15:00 à 24:00h, c'est épuisant!

Quelques craquements sinistres précèdent la mise à feu du missile, heureusement tout se déroulera sans encombres pendant le gig.

Goeienavond allemaal, sourit Monique qui annonce un instrumental comme mise en bouche, 'Mi(e)sery' est porté par l'harmonica de Mich/Mies et, forcément, ton cerveau avance John Mayall.

Let's have some fun, bonne idée...' Let the good times roll' et que la bière coule à flots!

Magic Sam, ' I just want a little bit' reste juteux même si le bluesharp remplace le sax et puis Monique est plus sexy que Samuel Gene Maghett.

Un autre classique nous est proposé, ' You got me running' de Little Jimmy Reed , deux Brusseleirs perdus dans le coin font rebondir leur Stella sur la table, dedju, elle est bien cette nana!

Eh, toi?

Qui, moi?

Zont un nom?

St-Louis Slim!

' Woke up this morning'...seen my babe had gone, me suis pas senti bien!

Bois un coup, bébé!

Tijd voor een ballad, je suppose qu'il y a des bluesliefhebbers parmi vous!

Robin entame le premier slowblues de la soirée, la perle 'Ball and Chain', au répertoire de Janis, est le style de truc qui réussit à faire pleurer les mouches et les araignées.

Monique va chanter sur le pas de la porte,...looking at the rain... le ciel était étoilé, tu l'as aimée, elle s'est approchée, t'as rougi et commandé une Stella, I want to love you, elle a dit, t'as failli pleuré puis t'as réfléchi, on me l'a déjà fait ce coup-là, t'as bu un coup et l'harmonica est venu la draguer en la jouant à la manière de Charlie Musselwhite.

That's what the blues is all about!

Tempo accéléré pour 'Honey hush', suivi par le standard 'My babe' pendant lequel Mies et Monique gambadent dans le jardin entourant l'église pour faire l'aubade au curé, qui éclusait un dégueulasse Entre-Deux-Mers.

La guitare en place une pas débile, Arno fait un clin d'oeil à Peter, Monique reprend son discours, tout baigne!

'Way too long' pompe joyeusement, il est suivi par la ballade  'Nowhere' et le mélancolique 'Empty places'.

Après ' Look at yourself', rien à voir avec Uriah Heep, l'arbitre siffle la mi-temps.

 

Il n'y avait pas d'oranges, on a bu une bière.

 

Second set à 23:35'

Le bassiste et le tatoué sont partis au ravitaillement, Monique et l'Englishman attaquent 'Black and white' en mode semi-acoustique.

Sont tous au poste pour une version alternative de  'Mi(e)sery' avec mise en valeur de la section rythmique, Monique agite un tambourin.

'Serves me right to suffer' secoue en cadence, il est suivi par ' Train I ride ' en mode shuffle, les gares défilent, les lavandières turbinent, le Mississippi charrie des tonnes de boue, tu viens de jeter ton portable dans le fleuve!

Toujours sur le dernier CD,  voici 'Enough' et son enduit  romantique.

Les cabots ont aperçu un matou, ils sortent les dents et grognent, ...you ain't nothing but a 'Hound dog' s'énerve madame, derrière toi les verres valsent à nouveau sur la table.

'  Friars Point', une terrible version de 'Stormy Monday' , même les brutes tatouées peuvent faire preuve de délicatesse, et 'Walk On' de Brownie McGhee and Sonny Terry se succèdent.

Leur 'Whole Lot Of Trouble'  n'a pas encore le label ' blues standard', dans cent ans peut-être, mais il permet une nouvelle fois au band d'étaler son talent.

' Got to go', ils sont restés, mais ça commence à sentir l'écurie et pour finir en force ils nous balancent 'Hoochie Coochie Man', devenu girl pour la circonstance et un 'Got my mojo working' d'anthologie, même si tu te poses quelques questions, c'est quoi ce mojo aux connotations sexuelles évidentes, comme Muddy Waters n'était pas disponible, Waldo est venu pousser la chansonnette avec la sculpturale Monique, ton mojo était en panne, t'as commandé une dernière bière avant de servir de traducteur aux deux zievereirs partis baratiner la madame!

 

Le premier septembre à Arnhem, Café Classen!

 

 

 

 

 

 

St-Louis Slim in Café 't Leeuwke - Sint-Pieters-Leeuw - 26 août 2017
St-Louis Slim in Café 't Leeuwke - Sint-Pieters-Leeuw - 26 août 2017
St-Louis Slim in Café 't Leeuwke - Sint-Pieters-Leeuw - 26 août 2017
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 07:31
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017

Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017

 

Charles Eloy

 

Le festival " Août en Éclats", entièrement gratuit, fête sa treizième édition et attire une grande foule.  Les consignes de sécurité sont strictes (les sacs à dos sont interdits sur le site du festival). Il n'y a pas de discrimination, les visages pâles, les peaux-rouges et les bronzés sont logés à la même enseigne.

 

NOA MOON  Pop, folk, electro - Grande scène

Après 2 ans de silence, Noa Moon est de retour et nous présente son  second album "Azurite" nous amenant dans un univers d'électro-pop  et des compositions folks acoustiques.  Noa Moon (25 ans) a gagné en maturité tout en maintenant sa sincérité.  Sa voix a pris une place centrale durant le concert.

Nous la retrouvons sur scène, entourée d'une claviériste, d'un batteur et d'une musicienne jouant alternativement au synthé, à la clarinette ou à la basse. Tous les artistes sont habillé(e)s sobrement en pantalon noir et T-shirts ou blouse blanche.

Après son tube "Paradise" qui l'a fait connaître à un large public, elle s'inscrit dans la durée.

"Alive": le morceau  électro-pop est essentiellement construit autour de sons de claviers et de synthé.  Le refrain est entêtant.

"Just a song":  Une ballade durant laquelle Noa s' accompagne à la guitare. Le ton est mélancolique.

Les autres titres de folk, pop et électro conviennent bien au festival "Août en Éclats" qui est convivial et familial.  Pas de danger, les punks et les skinheads ne bousculeront pas grand'mère.

 

James Deano - rap, hip-hop - Petite scène

James Deano est un amuseur grand public qui bénéficie de sa notoriété de chroniqueur dans des émission de la RTBF. Son show reprend des anciens et nouveaux tubes. James Deano est fils de commissaire, mais ses armes sont verbales.

 

Ukulele Preachers Duo - swing - Jardin Centre Culturel

Le soleil est au rendez-vous, les spectateurs sont assis dans les sièges et sur l'herbe.  Le duo -composé d'un chanteur jouant de l'ukulélé, de la guitare, de l'harmonica ou du kazoo et le contrebassiste - reprend des standards de la musique américaine.

"Hell, My Baby" est une composition de Joseph Howard et Ida Emerson datant de 1899.  Le téléphone était présent dans 10% des foyers et la chanson nous raconte les mésaventures d'un homme qui cherche en vain d'appeler une dame qu'il ne rencontrera jamais.

L'histoire se répète et la virtualité a gagné du terrain.  Vous avez également des amis sur Facebook, des sites de rencontres avec des faux profils, et autres sites vous confortant dans vos illusions.

"Shine on, harvest moon" est une chanson du début du 20e siècle. Il est difficile d'en connaître l'auteur, car l'acheteur de l'œuvre revendiquait en être l'auteur en reprenant les propriétés intellectuelles.  Business is business. C'est devenu un standard pop et a été repris de maintes fois. Il existe une version de Laurel et Hardy.

Le chanteur s'accompagne à la guitare  durant la chanson "Sister Kate" - publiée en 1919 qui sonne très jazzy. Les paroles relatent les espoirs d'une jeune fille qui désire danser comme sa sœur Kate afin d'impressionner les garçons. Il y a des versions pour le grand public et uniquement pour adultes. Le groupe n'était pas accompagné d'une danseuse effectuant des acrobaties (pole dancing ou danse à la barre verticale).

Les autres chansons retracent l'histoire culturelle des États-Unis d'Amérique d'une manière ludique.

 

Phoenician Drive - psyché indo balkanique - Grande scène

Un sextet sur scène (guitares électriques et rythmique, basse, oud, batterie, percussions) pour nous (re)produire une musique agréable à écouter. Les musiciens se sont inspirés des compositeurs d'avant-garde des années septante mélangeant les musiques psychédéliques et traditionnelles (Erkin Koray et le kraut rock (Can, Faust).  C'est une invitation exaltée pour un voyage avec des boucles de transe orientales, balkaniques ou nord-africaines.

Baba Zula, un groupe de rock psychédélique turc d'Istanbul a bien compris qu'il ne suffisait pas de monter sur scène pour exécuter les morceaux.  A mon humble avis, il manque une personne avec plus de charisme pouvant communiquer avec le public.

 

 

Rive - electro-pop - Petite scène

La musique du tandem est influencée par Air, Tame Impala.  Dans l'esprit de continuité du festival, la musique reste paisible et souvent apaisante.  Juliette est au chant et Kévin à la batterie et les  chansons en langue française.

J'espère, qu'avec plus d'audace, le duo arrive à une maturité leur permettant de se faire valoir à l'étranger.  A suivre. A chaque chose, son temps.

 

Nits - pop - Grande scène

Leur concert m'a fait comprendre la raison de leur popularité, principalement aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.  Le dernier pays représente un important marché de l'industrie du spectacle.

Le groupe, fondé en 1974 - se composant actuellement de trois membres (Henk Hofstede, Rob Kloet et Jan Stips) réussit à captiver l'audience, toutes générations confondues.  Leur répertoire est un mélange de compositions influencées par la new wave et des chansons pop délicates.   Le groupe Nits est un exemple pour les jeunes musiciens, car il  s'est forgé une longévité grâce à leur vision artistique.  De la grande classe.

 

De nombreux programmes liés à  l'art de la rue ont  plu aux familles. Les enfants ont donné libre cours à leur imagination et développer leur créativité dans le village des enfants.  Plusieurs marchés (du monde, associatifs, des saveurs) présentaient leurs activités ou produits.

Le multi- festival "Août en Éclats", une excellente journée en groupe, en famille ou en solo.

Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
Août en Eclats à Soignies (places Verte et Van Zeeland) le 26 août 2017
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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 14:24
Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017

Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017

 

Depuis 1990, les lunchconcerten 'Boterhammen in de stad' ont émigré de la Place d'Espagne vers le Parc de Bruxelles pour devenir 'Boterhammen in het Park'.

La programmation reste assurée par l'Ancienne Belgique. En ce doux vendredi, la série 2017 prend fin avec un double concert,  Stephanie Struijk et De Mens.

De Mens gratis, cela signifie du monde, évidemment!

 

La première à fouler le plancher du kiosque d'architecture éclectique est  Stephanie Struijk, originaire du Limbourg néerlandais.

Après avoir accouché de cinq albums sous l'identité de Stevie Ann, Juffrouw Struijk décide de reprendre son nom de baptême pour proposer un premier album in de taal van Vondel, ' Stephanie Struijk' est bien accueilli Outre-Moerdijk  et elle espère bientôt conquérir le pays de Jacques Brel.

L'album a été conçu lors d'un roadtrip aux States, les chansons ont été composées avec Daniël Lohues, ils s'étaient donnés comme but d'écrire un titre par jour , cela donne un album de quatorze morceaux,  Bruxelles en  entendra une bonne partie.

Après l'introduction de Marc Decock, la jeune trentenaire, armée d'une acoustique, apparaît, salue et entame le set par ' Sunset Sarah', une belle ballade aux intonations Carole King.

Note: la Sarah en question travaillait dans un coffee shop en Californie!

C'est mon premier concert sur le sol belge ( étonnant car la carrière de Stevie Ann a débuté en 2005), j'ai vécu plusieurs années en Californie ( un de ses albums a été baptisé ' California Sounds'), le thème de mon nouvel album est ' opnieuw beginnen' d'où le titre ' Nieuwe Maan' , un morceau  lumineux comme une pleine lune.

Le bluesy/folk ' Als ik thuis kom' est nettement plus nerveux, le jeu de guitare, sec, impressionne, tes pieds battent automatiquement la mesure.

' Boom' est inspiré par mon village in Neder-Limburg , je m'y sens bien sous le vieil arbre, dans lequel enfant je grimpais.

L'esprit Greenwich Village se fait sentir lors de l'agité  ' Verloren tijd blijft kwijt' qui précède le titre qui ouvre l'album, ' De rivier' , une jolie ballade aux méandres sinueux.

La romance ' Overal naartoe' nous conduit vers le dernier titre d'un set apprécié par le parc, 'En een gitaar op mijn schoot' est consacré aux choses qui la rendent heureuse.

"Stevie Ann was prachtig, maar Stephanie Struijk is nog een stuk beter." as-tu lu sur De Krenten uit de Pop, gelijk hebben ze!

 

Pause buvette, puis De Mens!

L'homo sapiens a eu du boulot cet été , les Engie Parkies, allerlei feesten en festivals, et ce midi in Brussel, un thuismatch pour l'Ucclois Frank Vander linden!

 Frank Vander linden, Michel De Coster et Dirk Jans ont embrigadé David Poltrock ( uit Poperinge, qui d'autre est originaire de ce bled?) depuis plusieurs années, ils prennent place avant d'entendre l'un des chauves de la bande proférer, goeiemiddag, we zijn De Mens en we gaan wat lawaai maken , histoire de prévenir les occupants de la maison de repos venus chercher leur tartine gratuite grâce au bon du Standaard.

' Nooit genoeg' est sur les rails et d'emblée tu te souviens de l'étonnante ressemblance physique et musicale qui rapprocheMichel De Coster de J J Brunel, les claviers de David, rien à voir avec Jackson Pollock, contribuent également à la touche New Wave/Post Punk de la tirade.

Suis un peu nerveux, confie Dutilleul, ma maman est dans le parc!

Certains d'entre vous connaissent probablement la suivante,'Jeroen Brouwers' ( schrijft een boek), un titre qui n'a rien perdu de sa force de frappe.

Je sais qu'il y a des amateurs de loud music assis dans les loges, voici  'Dit lawaai' suivi par le tube ' Dit is mijn huis', fredonné par les perruches et les albatros royaux nichant dans le palais voisin.

Ecrit à 7/8 h du mat après une nuit aux Gentse Feesten, ' Sheryl Crow I need you so', pour l'aider à retrouver sa caisse, sans doute, il ne se souvient plus où il l'a abandonnée.

Brussel, on peut essayer un nouveau titre, vous avez toujours eu deux longueurs d'avance, non?

'Vier akkooorden' précède le tout frais ' Oh wat ben je mooi als je wegloopt'.

Dirk Jans a obtenu un master en sexologie, il va introduire 'Sex verandert alles'.

Comme tous les affreux sont restés chez eux, voici 'Lachen en mooi zijn' aux teintes country.

'Angst' est signé Vander linden/Brusselmans, on discutait chez Hassan, le mec qui te coupe les cheveux et te fait la barbe pour 5€ ( réduction pour les chauves) et on a composé ce chef-d'oeuvre!

La basse, mortelle, porte le robuste ' Patti blues' avant que Frank, l'agent de voyage, nous propose de passer à la banque   faire le plein car tout est plus cher à Amsterdam, dans la   'Kamer in Amsterdam' tu peux emmener ' Irene' et sur le retour tu t'arrêtes à Gand, ' En in Gent'.

Euphorie générale, ils se tirent.

 

Mais, non, il est 13h50', revenez, Messieurs!

OK, gaan we dansen ou vous restez vautrés sur vos sièges, tous debout, faut bosser, 't is ' Maandag' puis on reprend la route' Ergens onder weg' qui met un terme à cette corrida.

 

Les Boterhammen s'achèvent, De Mens sera à Hee Tervuren le 1er septembre!

 

 

 

 

Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017
Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017
Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017
Boterhammen in het Park: De Mens/ Stephanie Struijk- Parc de Bruxelles/Warandepark - le 25 août 2017
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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 12:50
Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017

Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017

 

Les fêtes du raisin à Overijse, une tradition ancestrale, six jours de fête du côté de l'Isca.

 D'après un historien, la culture du raisin en serres a débuté en 1865 dans la cité qui a vu naître Juste Lipse, dont le chien se nommait Mopsulus, d'après PP Rubens, les druivenfeesten, quant à elles, ont vu le jour en 1952: cortège, élection de la Druivenkoningin, kermesse, course cycliste et des tas de concerts, le menu est toujours copieux!

Au programme du 19 août, un concert de Kate Ryan suivi par une soirée schlagers dans la Markthalle, la polonaise ne te tentait pas, tu t'es contenté du show de  Katrien Verbeeck!

 

Depuis 2001, la native de Tessenderlo amuse la Flandre, mais aussi l'Espagne, la Suède ou la Pologne, pays où elle est considérée comme une star, avec son répertoire Eurodance, digne héritier le la New Beat!

Cette année, elle est au programme des Engie Parkies, à Overijse elle a amené quelques as pour assurer le show face à la  Sint-Martinuskerk: deux claviéristes,   Hervé Martens ( Soulsister, Sofie, Udo...) et David Thomaere ( Lady Linn, Stan Van Samang, Noman, Typh Barrow, Natalia...), aux drums, on retrouve Bram Raeymaekers ( Ketnetband, Hadise, Soulbrothers....).

Les musiciens s'installent tandis qu'une bande-son tonne, Kate rapplique, fine, veste de cuir, futal serrant, casquette de rappeuse, petite queue de cheval, elle est vachement bien pour une madame dont la carte d'identité indique geboren in 1980.

Elle débute par un de ses hits, ' Voyage, Voyage' une cover de Desireless, ton voisin, dont l'enthousiasme a été décuplé par une absorption massive de houblon, lui lance sa casquette, pouilleuse, bon prince, Kate l'accroche, tel un trophée, sur un pied de micro en souriant!

Het feestje is op gang, elle vient d'embrayer sur France Gall, 'Babacar', suivi par ' Je t'adore', le titre avec lequel elle avait représenté Belgenland à l'Eurovision, en 2006, sans atteindre le stade de la finale, pour se consoler elle arrive en tête des charts chez nous et obtient une quatrième place en Pologne!

Toute la place reprend 'Libertine' de Mylène Farmer, tu n'as pu t'empêcher de sourire en entendant la bonne du curé chantonner ....  Je, je, suis libertine

Je suis une catin

Je, je, suis si fragile

Qu'on me tienne la main...

En route pour un fondu enchaîné,  'You're not alone' ( ATB) et la cover de Cock Robin qui devient 'La promesse'.

Un second France Gall au programme, 'Evidemment', est dédié à sa grand-mère qui l'a toujours encouragée à se lancer dans la chanson.

Katrien, rends-moi ma casquette a u b, où ma maman va me punir.

Tiens, mon grand, ne fais plus de bêtises!

2015,  Kate Ryan, one of Belgium’s most celebrated pop stars and its Eurovision 2006 singer, hopes to achieve similar success with her revamped version of ' Smalltown Boy' ( Bronski Beat) entitled “Runaway”.

Chouette version!

Je suis née dans les nineties ( ze liegt) et vous?

Ik ook, ik ook, ik ook... le dernier, Fonske,  est né en 1897.

On vous concocte une suite bourrée de hits de cette époque.

Le quizz débute par 'Rhythm of the night' ( t'avais oublié que Corona avait existé), puis viennent Culture Beat ' Mr Vain' ,   It's Gonna Be Alright ( Deep Zone ), King Of My Castle (Wandue Project ) et ta préférée  'Gypsy Woman' de  Crystal Waters.

Les riffs synthétisés de la house européenne ont retenti, Overijse s'est souvenu et a battu des mains.

'Why Imagine' avec la voix de David mixée au vocoder précède 'Les divas du dancing' , un prix Nobel pour Philippe Cataldo, elle y colle ' On va s'aimer' de Gilbert Montagné suivi par   'Et cest parti' ( tout le monde est chaud) de Nâdiya, tout Palavas-les-Flots a dansé!

L'été a été chargé, la tournée 'tachtig was machtig' a fait halte dans tous les coins de Flandre, après ce pot-pourri français, on vous élabore un 80's mix en débutant par Madonna ' Material girl', suivi par le chouette 'Let's hear it from the boy' de Deniece Williams,  'Shake your body' de Michael Jackson et ' Ain't nobody' de Chaka Khan, collé à 'I'm every woman' de Whitney Houston. 

Pour mettre un terme au show on revient à France Gall avec ' Ella, elle l'a'.

Tot de volgende keer, Overijse!

55', dat was kort!

 

L'animateur local vient secouer le public, handjes in de lucht, roep haar terug...elle revient!

' I need a miracle' et l'inévitable ' Désenchantée'  achèvent la prestation.

 Elle s'approche à 10 cm de quelques mâles pas désenchantés, pas enchanteurs non plus, avant de regagner sa limousine pour regagner le Limbourg!

Kate Ryan à voir fin août en Estonie !

 

 

 

 

 

 

 

 

Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017
Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017
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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:37
Colora Festival - day two - Binnenpleinen De Zevensprong, Leuven - 19 août 2017

Colora Festival - day two -  Binnenpleinen De Zevensprong,  Leuven - 19 août 2017

 

Charles Eloy

 

Le partenaire  principal du Colora Festival est Masereelfonds, une association culturelle  progressive et indépendante en Flandre, ayant un regard critique sur notre société et essayant d'améliorer le bien-être de la population. Durant l'année, le Colora Festival organise également des cafés-concerts et représentations dans des salles.

Nous avons un coup de chance, les ondées localisées, annoncées par le service météo se sont pas au  rendez-vous et les spectateurs profitent des spectacles dans une grande cour ouverte,  entourée de bâtiments. Une autre partie des concerts se déroule dans une salle avec une excellente qualité acoustique.

 

Ce soir, le groupe Nojin , dont fait partie Akram Hamo, se retrouve sur scène avec quatre musiciens (trois kurdes originaires de Syrie, ayant quitté leur pays suite aux circonstances géopolitiques) et Monique Jobin, une musicienne belgo-suisse).  Les musiciens emportent également dans leurs bagages  les chants traditionnels des dengbejs (anciens bardes, conteurs qui parcouraient les villages), un élément essentiel afin de préserver la culture  kurde. A titre d' information, les Kurdes représentent une population mondiale d'environ 50 millions de personnes, répartie sur le Kurdistan et les divers états actuels. Deux des musiciens portent des habits traditionnels et la claviériste a également des vêtements de couleurs vives.

"Min beiya te kiriye" (tu me manques) est une reprise des années quatre-vingt du poète, musicien, interprète Sivan Perwez, un Kurde né en Turquie et vivant actuellement  en exil à l'étranger.   Le chant me semble nostalgique - les paroles citent la beauté du pays kurde - sur le tempo lent de la composition.  Les gammes orientales viennent enrichir la chanson.

Peyna te nayé:  le chanteur Yousef Rasho  chante d'une voix, qui paraît monotone  à nos oreilles occidentales, sur un rythme endiablé.  Yousef a une voix exercée et précise. Un contraste inattendu dans l'interprétation, mais très intéressant comme approche musicale.  Akran Hamo l'accompagne au tamboor (luth, instrument à cordes pincées).

Monique Jobin au synthétiseur apporte une touche de musique occidentale dont elle possède une large connaissance . Elle est également compositrice, pianiste,  joue de l'orgue et du clavecin.

Les six autres titres du répertoire nous offrent des musiques très variées.

Ensuite suit le groupe Idirad Trio qui se démarque des autres groupes repris sous l'étiquette "musique du monde".  Certes les musiciens ne renient pas leurs sources traditionnelles, mais ils recherchent également leurs inspirations dans la vie quotidienne. Leur mix de poésie et de musique festive est chaleureusement accueilli par le public.

La chanson "Rose du désert" est une fusion de cultures berbère et  française. Le texte plein de poésie nous décrit la vie quotidienne dans les zones arides.  Chaque couplet reprend un thème (l'enfance, les parents, les conditions de vie dans les champs, l'exil). A la fin de la chanson, Les soli planants  du guitariste   transportent nos esprits dans des espaces aériens. Les autres textes sont en langue amazighe (berbère)

La chanson suivante, inspiré des Touaregs nous emmène dans le cœur du Sahara. Les instruments (Idir à la mandole et le guitariste soliste) dialoguent dans un style musical "desert blues" se rapprochant celui du groupe Tinawiren, qui a influencé toute une génération de  musiciens. Il n'y a pas de secret, avant la formation du groupe Idirad, Idir jouait avec Anana Harouna du groupe touareg Kel Assouf.

Nul n'est prophète dans son propre pays. Il n'est pas étonnant que leur album "Zik", représentant une panoplie de la musique berbère actuelle, soit encensé par la presse spécialisée étrangère avec des critiques favorables sur World Music Central (EUA), Rythmes Croisés (FR), Foolkbog (it), ekultura (Hongrie) et autres.

Initialement, Le groupe Idirad était composé de six membres. Actuellement, les membres formant le noyau du groupe jouent plusieurs instruments. Idir alterne entre guitare acoustique et mandole, le second guitariste entre guitare électrique et basse, tandis que Mourad jongle avec la derbouka, le bendir, calebasse et cajun. Toutes ces possibilités instrumentales, rendant leur musique très actuelle, sont appréciées par le public.

Un concert avec Idirad, ce sont l'âme et l'esprit berbère, qui avec l'expérience du passé, se retrouvent projetés dans le présent et le futur.

La soirée se termine en apothéose avec Ambrassband. Notre collègue Michel Preumont ayant rédigé un excellent compte-rendu de leur concert au Jam'in Jette Festival le 13 mai 2017.  Il n'y a rien de neuf à ajouter.

Nous n'avons repris qu'une partie d'une journée du Colora Festival se déroulant du 18 au 20 août. Les organisateurs proposent des concerts (talents internationaux et régionaux, cuisine du monde, expositions, work shops, animations pour enfants, sans oublier les afterparties. Un excellent choix dans la programmation pour un festival joyeux, convivial et ouvert.

 

 

 

Colora Festival - day two - Binnenpleinen De Zevensprong, Leuven - 19 août 2017
Colora Festival - day two - Binnenpleinen De Zevensprong, Leuven - 19 août 2017
Colora Festival - day two - Binnenpleinen De Zevensprong, Leuven - 19 août 2017
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Published by charles eloy - dans Concerts
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