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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:25
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Marta Rosa auBonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Dans la série Brussels Buzzing, le dynamique bar de la rue des Pierres programme Marta Rosa en ce début de soirée à la météo chagrine.

Marta Rosa n'est ni fadiste , ni étudiante à l'université de Modène, il s' agit du nom de scène choisi par Marta del Grandi d'origine milanaise et gantoise depuis 2012, année où elle entame un Master in Jazz Vocals at the Conservatory of Ghent.

Dans la ville qui abrite l'Agneau Mystique ( victime de treize vols en six siècles) elle fait la connaissance de musiciens du cru et monte un band: Marta Rosa!

Ses compagnons ont comme elle un background jazzy et se nomment Simon Raman (drums), actif au sein de Steiger - Nils Vermeulen ( bass) qu'on retrouve chez Jukwaa, Ruis, Laughing Bastards et quelques autres formations d'obédience jazzy- la guitare est maniée par Artan Buleshkaj ( Mamzelle et le duo Van de Wiele en Buleshkaj), la séduisante Milanaise se chargeant du chant et caressant un synthé, quand elle ne gratte pas le ukulele.

2016, une participation au Humo's Rock Rally et la sortie de l' album 'Invertebrates' .

Un potentiel évident chronique un quotidien du Nord!

Genre?

Jazzy dreampop/ trip hop/ neo-psychedelia en noem maar op, le groupe a le bon goût de ne pas se cantonner dans un seul tiroir.

Après un soundcheck longuet, Marta Rosa ouvre les hostilités par le soyeux 'White snow'.

La voix est satinée et séduit pleinement quand elle s'élève en vocalises éthérées, l'accompagnement musical soigné peut faire penser à The Cinematic Orchestra ou à Everything but the Girl pre-'Missing'.

' I don't wanna marry' a été inspiré par l'aventure d'une Lombarde qui a eu la mauvaise idée de faire du stop habillée d'une robe de mariée, malheureusement la jeune dame a été assassinée sur la route.

Même univers duveté pour entamer cette plage qui éclate lors d'un bridge mordant pendant lequel la guitare vient te lacérer les méninges tandis que la voix est transformée numériquement.

La basse prend des coloris 'Fever' pour amorcer' Here lies love' aux atours fairy tale, comme si Julie Andrews s'était mise au trip hop.

A première, Brussels, 'Totally fine' is a new song, avant de revenir à l'album avec 'Life when the seasons fade' aux accents psychédéliques et à la voix baignant dans une épaisse couche de reverb.

Beau comme les meilleurs Hooverphonic.

Simon introduit 'Some days' au drumpad, ce downtempo, exemple caractéristique d'un slow qui va gonfler jusqu'à éclater sur un solo de guitare lyrique, constitue un des points forts du set.

Changement de style, un ukulele apparaît, 'From the pines', inspiré par Twin Peaks, vogue dans des eaux anti-folk, les vocalises de Marta évoquant Alela Diane.

Le quartet enchaîne sur le single ' Shoes, rocks and boxes', un morceau rythmé et catchy, suivi par une histoire d'amour à sens unique, 'Walking hats', qui ,s'il démarre en ballade, connaîtra un dénouement rocailleux.

L'horloge indique à peine 20:30' mais on termine le concert par une berceuse digne d'une comédie musicale de Broadway , ' Lulabby for a boy'.

Un concert agréable avant de se diriger vers le Beursschouwburg.

Marta Rosa se produira le 15 juillet lors des Gentse Feesten ( Spiegeltent)!

Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 14:14
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

Florian Hexagen en mission sur le Douro rapporte, à lire si vous appréciez le second degré!

Et voilà, le NOS Primavera Sound 2016 c'est déjà terminé, et fichtre c'est tant mieux! Ce fut une édition particulièrement nase, avec un line-up à chier (Brussels Summer Festival forever), une ambiance de merde (Bruxelles un soir de lock-down = plus de fun), un temps de chiotte (Bruxelles un dimanche 12 juin = bien plus hot), un site dégueulasse (piétonnier bruxellois = greenest area ever) dans une ville moche en sus (les quais de la Senne enterrent définitivement ceux du Douro, y a pas photo!). Bref, expérience à oublier très, très vite!

On ne remercie donc pas, dans l'ordre d'apparition, Deerhunter, Julia Holter, Sigur Rós, Parquet Courts, Animal Collective, Beak>, Brian Wilson, Dinosaur Jr, Floating Points, PJ Harvey, Mudhoney, Protomartyr, Battles, Drive Like Jehu, AIR, Explosions in the Sky, Unsane et Shellac, vos concerts étaient nases messieurs-dames, à la limite du supportable.

Spécialement ceux de Shellac, Drive Like Jehu, Beak>, Parquet Courts et Dinosaur Jr, le TOP 5 des gros losers du week-end, à ne surtout pas aller voir sur cette tournée, croyez-nous!

Bref, week-end de marde, on ne vous conseille pas d'y aller!

PS: les dates des 8, 9 et 10 juin 2017 sont absolument à ne pas noter dans un quelconque agenda.

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:37
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016

ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016

En cet ensoleillé jeudi soir, tu as préféré l'avenue du Bempt à Forest à un concert de blues à St-Gilles.

Plusieurs raisons justifient ton choix, prosaïquement, la relative proximité du lieu et la facilité de parking, sentimentalement, adolescent tu as joué au foot sur le terrain du Bempt, aujourd'hui disparu, et par curiosité, le nom donné à l'endroit: la Cheminée.

Et effectivement une cheminée, témoignant d'un passé industriel, trône dans les jardins sauvages de ce qui devait être un ancien garage.

Les concerts doivent se dérouler dans des ateliers plus ou moins retapés.

L'accueil est bienveillant, mais, manifestement, une jeunesse néo-hippie est étonnée de voir arriver un vétéran dans leur squat plutôt fréquenté par un public branché Ateliers Claus, Recyclart, Barlok ou autres endroits underground.

Prix libre pour assister aux trois concerts, boissons à 1€50 et nourriture dans la même zone de prix, pas trop de monde à 19h, on commencera vers 20h, le temps d'écluser quelques bières, assis au jardin.

Hermann Glauert Mojone.

Un nom déconcertant, Hermann Glauert war ein britischer Aerodynamiker te signale Google.

Et mojone?

Le mot MOJONE n'est pas valide au scrabble!

Merde, alors!

A 20h, un trio s'installe dans un coin, Yann Leguay aux machines et platine, Benjamin Chaval - mini-clavier et sequencer et Johannes Eimermacher à la guitare électrique.

Chagall te signalera après coup que ce concert est un one shot et que le nom a été choisi pour l'occasion, Johannes confiera à ein Kumpel que c'était bizarre de jouer avec des machines!

Brussels-based sound artist Yann Leguay is a true media saboteur. He appropriates industrial machinery for the playback of musical media, dit le texte accompagnant le Cd 'Quasi Static Crack Propagation', une description imagée et correcte, son copain Benjamin Chaval signe des soundtracks accompagnant des chorégraphies ou s'amuse, e.a., avec Pak Yan Lau, une adepte de sound/noise related music et le gars de Münster ( Germany) lui aussi s'ébat dans les milieux de la danse et du théâtre tout en collaborant avec divers projets avant-garde.

Hermann Glauert Mojone n'interprétera qu'une seule composition/improvisation de 25' qui a tenu le public en haleine de bout en bout.

Techno-drone annonçait le flyer, on y ajoutera ambient, psychedelic chillout, post krautrock ou minimalisme à la Terry Riley, un trip des plus intéressants en tout cas!

Démarrage, sans coup d'envoi officiel, en douceur, bruissements feutrés avec effets de guitare erratiques.

Veuillez embarquer pour un voyage sidéral, au ralenti, aux vagues relents 'Interstellar Overdrive' électronisé.

Un bourdonnement obstiné annonce une lente montée vers un climax attendu, vibrations pastichant les pulsations cardiaques, craquements, riffs lancinants, du cubisme sonore digne des élucubrations du professeur Tournesol.

La symphonie expérimentale prend fin sur un râle de sirènes, les musiciens saluent, le public se libère des ceintures l' ayant arrimé aux sièges, tu prend place dans la queue imposante d'assoiffés attendant une Jupiler!

Les Orties Bruyantes

Pas vraiment un concert mais un spectacle ( étant passé par La Balsamine ou la Bellone, notamment) déconcertant, tenant de la performance et du music theatre.

En piste deux comédiennes, chanteuses, bacchantes: Karine Jurquet et Lempka Luptakova et deux musiciens maniant guitares, synthés et machinerie diverse: Emeline Dufoulon ( Noire Saison) et Laurent Boudin ( Laurent Boudin et les Crystalove) , admirez ma superbe jupe vermillon!

D'après la bio les herbacées de la famille des Urticaceae s'inspirent du film culte 'Les Petites Marguerites' de Věra Chytilová, les mégères ont d'ailleurs adopté les prénoms des deux héroïnes du film, Marie 1 et Marie 2 .

Préambule, une narration de ce spectacle dévastateur relève du domaine de l'impossible, mais sache que le spectateur rit beaucoup mais il peut également souffrir de nausées ( où étaient les sacs à vomi, bordel) , souvent il a l'impression d'être transformé en voyeur lubrique lorgnant de joyeuses nymphettes se distrayant en pratiquant des jeux érotico-scatologiques scabreux quand il n'est pas la cible de projectiles divers ( laitues pourries, oeufs durs, agrumes...) que les effrontées bazardent dans leur direction en se servant de raquettes de tennis.

Le fond sonore passe du punk au yéyé ou vire new beat voire noise rock, tandis que les soeurs cintrées nous la jouent farce bête et méchante dans le style Hara-Kiri le plus pur, d'ailleurs si ton modèle est le Gros Dégueulasse de Reiser ou Nina Hagen, pour rester dans l'univers musical, tu vas adorer.

Il y a du cul, du pipi caca, de la provocation, de l'imagerie d'Epinal porno, des images de La Grande Abbuffata de Marco Ferreri, de l'horreur ( la scène des cornichons énormes, symbole phallique par excellence, harponnés comme de vulgaires poissons par des femmes inuits), de la mousse à raser utilisée comme shampoing vaginal, des fessées, de la nage sous-marine, du massacre à la tronçonneuse, des conseils écologiques style comment limiter sa consommation d'eau en se lavant dans une bassine pouvant servir de cendrier ou comment transformer le pissat en cocktail chic , bref tu n'as pas le temps de t'ennuyer et en utilisant ton cerveau tu peux même concevoir un dessein philosophique au bordel anticonformiste maçonné par ces deux dégénérées: un déni d'un mode de vie aseptisé et hypocrite.

Un spectacle à voir!

ilill

Un duo composé de Mariette Michaud ( chant, percussions, synthé) et Jean-Philippe Saulou ( guitares, synthé).

Les Bruxellois pratiquent un post punk radical et bruitiste, ne faisant aucune concession.

Une première plage hallucinée, dominée par la frappe systématique et le chant frelaté et geignard de Mariette, sur lesquels J P greffe des riffs noisy, vient brutalement écraser ton bulbe pas encore entièrement remis de la démonstration précédente.

La suivante déambule sur le même sentier, le fond musical martial et tribal et les vocaux scandés quasi inintelligibles, poursuivent le redoutable travail de sape visant à t'aliéner.

Hymnes lancinants, lunaires, répétitifs se succèdent avec toujours une guitare agressive et un exercice de percussion minimaliste et itératif servant de tapis sonore aux vocalises monotones, irritantes et figées de Mademoiselle Michaud.

Non, Eric, ce n'est pas la fille d'Henri, lui il se nomme Michaux, mais tu peux éventuellement associer les deux univers ésotériques.

Benjamin Chaval est invité à accompagner la paire pour un morceau, Mariette lui refile les baguettes, à trois, ils amorcent une composition furieuse intitulée ' Légende-Folie', assurément un des tout grands morceaux du set.

Une seconde invitée ( Rachel, la baronne aux pieds nus) apparaît pour un dernier tableau mystique à la rhétorique médiévale, ...que Dieu tue ton soleil...que le feu du ciel s'abatte sur toi...

C'est malin, juste avant l'heure du dodo de nous flanquer la trouille, cauchemars assurés, il va falloir écluser quelques bières pour effacer cette vision de Dante Alighieri qui s'est emparée de tout être.

Allez, un bis et tout est pardonné...

ilill reprend un titre des débuts avant de nous abandonner à nos angoisses et tourments.

Ite missa est!

ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:40
Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016

Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016

Le billet de JPROCK :

Il y a des périodes comme ça où le gratin du métal défile coup sur coup devant vos yeux ébahis.
Après avoir vécu un excellent concert d’AC/DC featuring Axl Rose sur la plaine de Werchter il y a moins de trois semaines, cap aujourd’hui sur la Hollande pour assister au concert d’Iron Maiden au Gelredome de Arnhem.
Après environ 2h15 de route me voici devant le stade couvert du Vitesse Arnhem qui se transforme régulièrement en salle de concert gigantesque.
En effet depuis 2012 le Gelredome XS a vu le jour et sa capacité pour les concerts est passé de 32,000 à 42,000 spectateurs. Excusez du peu !
Ce soir on doit être environ 35,000 fans rassemblés pour accueillir comme il se doit la Vierge de Fer.
C’est The Raven Age qui ouvre le bal et ce n’est pas très étonnant quand on sait qu’il s’agit du band de Georges Harris, fils d’un bassiste bien connu et leader de Iron Maiden.
Dans la famille Harris on se nettoie les oreilles à coup de heavy metal et comme les chiens ne font pas des chats il faut bien reconnaître que le résultat est assez bluffant et que le power metal mélodique de The Raven Age s’avère diablement efficace.
Mais c’est bien sûr Iron Maiden les héros de la soirée; ni plus ni moins qu’un des plus grands groupes de heavy metal de la planète !
Vers 20h50 la sono diffuse « Doctor Doctor « de UFO et rien qu’à l’écoute de ce titre la fosse s’emballe déjà et le public tape des mains.
Et lorsque les lumières s’éteignent pour laisser place à un film d’animation sur les écrans géants qui jouxtent la scène, l’ambiance monte encore d’un cran.
On y voit Ed Force One ( vous savez l’avion qui fait passer les jets privés de Merkel et Hollande pour des jouets ! ) survoler une jungle hostile où règne une créature qui a les traits d’un certain Eddie.
L’avion se crashe dans la jungle, la créature s’en empare et le renvoie violemment dans le ciel direction…la Hollande !
Hurlements dans la salle lorsque dans les hauteurs d’un décor de temple maya Bruce Dickinson encagoulé apparait penché sur un puits de fumée et de lumière.
Dès les premiers instants de « If Eternity Should Fall » je suis rassuré sur la voix de Bruce qui en 2015 avait été traité pour un cancer de la langue pris à temps et dont il est actuellement complètement guéri .
L’homme est en forme et virevolte comme un gamin d’un côté à l’autre de l’immense scène entouré d’un band qui dégage une énergie folle.
A voir Steve Harris , Nicko Mc Brain, Dave Murray, Adrian Smith et Janick Gers s’éclater sur scène comme de beaux diables on se dit que scéniquement et musicalement le band n’a pas pris une ride.
Ca fuse de partout sans aucun temps mort : « Speed of Light », « Children of the Damned « , « Tears of a Clown », « The Red and The Black » ( quelle version de dingue ! ) , « The Trooper » le classique incontournable , « Powerslave « , « Death and Glory » , le rythme du set ne baisse pas et l’intensité va crescendo.
Bruce prend quelques instants de répit pour nous adresser quelques mots en introduction à « The Book of Souls » qui voit l'apparition du géant Eddie et qui passe très bien l'épreuve de la scène avant que Maiden ne nous balance un trio de moments de grâce composé de « Hallowed be thy Name « , « Fear of the Dark » mon titre préféré, et l’emblématique « Iron Maiden qui voit la gigantesque tête menaçante d’ Eddie s'ériger derrière le band » .
Tout le Gelredome est debout et hurle en attendant l’inévitable rappel , lorsqu’une voix grave et familière annonce :

" Woe to you, oh Earth and Sea, for the Devil sends the beast with wrath
Because he knows the time is short...
Let him who hath understanding reckon the number of the beast
For it is a human number,
Its number is Six hundred and sixty six."

Folie dans le Gelredome et le public se déchaine lorsque la statue du malin apparaît en fond de scène.
On stage les trois guitaristes se lâchent et rivalisent de virtuosité tandis que Steve Harris martèle sa basse avec énergie. Du lourd !

Bruce prend alors une nouvelle fois la parole et remercie son public :
« A chaque concert je vois dans la foule des gens venus de différents pays, des drapeaux de pays parfois très lointains, et c’est magique !
Vous savez, on forme tous une grande famille nous le groupe et vous les fans du monde entier.
Fuck les différences ! Nous sommes tous des frères de sang ! «

Et c’est parti pour « Blood Brothers « tiré de Brave New World et repris en choeur par 35,000 âmes.

Puis en guise d’ultime au revoir Iron Maiden nous offre « Wasted Years » au terme duquel les six musiciens saluent une dernière fois un Gelredome à genoux et comblé.
Pendant un court moment je reste immobile et je me dis :
« Putain, la claque ! On est bien là en présence d’un des meilleurs band de metal au monde ! «
Ce n’est bien sûr pas pour moi une révélation, car j'avais déjà vu plusieurs fois Maiden en action et j’ai encore le souvenir de l‘ incroyable tournée qui avait suivi la sortie de Fear of the Dark et dont sont tirés les deux live mythiques " A Real Live One " et "A Real Dead One ", et je pense que celle ci est du même calibre.
En réalité hormis au Brabanthal de Louvain avec Blaze Bayley qui bien qu’excellent chanteur n’a jamais su faire oublier Dickinson, je crois que ce band ne m’a jamais déçu.
Au terme de cette courte prise de conscience je décide enfin de quitter ma place et de remonter les escaliers perdu dans le flot de la foule qui quitte la salle tandis que la sono diffuse « Always look at the bright side of life « des Monthy Python.
Un très bon choix qui reflète parfaitement mon état d’esprit à ce moment présent. Heureux !
C’est vrai que ce groupe rassemble les gens et donne tout sur scène , et on ne s’étonne pas de l’engouement qu’il suscite partout dans le monde et encore moins de voir ses fans arborer fièrement leur t-shirts à l’effigie d’Eddie partout dans le monde.
Car Eddie est peut être terrifiant pour le commun des mortels mais nous les fans d' Iron Maiden on le trouve vachement sympa avec sa gueule à faire peur !
Quelle soirée mes amis, quelle soirée !!!

Texte et photos : JP vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016
Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016
Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:18
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016

Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016.

Si le concert était à l'origine annoncé sous l'étiquette Esther Yoo Trio, le soir-même un maître de cérémonie, non dépourvu d'humour, prévient l'assistance ( fort nombreuse, la salle multifonctionnelle du centre culturel coréen affiche complet pour ce concert de gala) que nous entendrons le Z.E.N. TRIO, une dénomination ayant la propriété d'avoir une double signification, keep cool en toutes circonstances et un condensé des prénoms des trois virtuoses qui prendront place sur le podium dans deux minutes: Zhang Zuo, la pianiste, Esther Yoo, la violoniste et Narek Hakhnazaryan, le celliste!

Il s'agit de leur premier concert sous cette formule, mais les trois protagonistes ont tous, malgré leur jeune âge, une imposante carte de visite à présenter!

Zhang Zuo, alia Zee Zee, termine 5è au Reine Elisabeth en 2013 et remporte les palmes au Gina Bachauer International Artists Piano Competition ou au Krainev 'International Piano Competition en Ukraine, elle est également primée au Juilliard's 32nd annual William Petschek Piano Recital Award.

La demoiselle de Shenzhen a fait ses débuts avec le fameux Pacific Symphhony Orchestra en mars dernier!

Le passé récent d' Esther Yoo ( Corée) mentionne également une place de finaliste au Reine Elisabeth.

A 16 ans, elle remporte la 10th International Sibelius Violin Competition.

Elle collabore avec différents orchestres de renom aux quatre coins du monde, il y a peu elle se produisait chez nous lors du Klara festival et après une série de récitals en trio avec ZEN les Britanniques pourront l'applaudir au London's Royal Albert Hall.

Le jeune violoncelliste Narek Hakhnazaryan, d'origine arménienne, est considéré comme un phénomène...Le charme du jeune Narek Hakhnazaryan est irradiant. Il joue avec son instrument semblant en faire ce qu‘il veut...notait un chroniqueur après un concert aux Halles-aux-grains à Toulouse.

Lui, également, collectionne les récompenses, un exemple, en 2011, médaille d'or lors de l'International Tchaikovski Competition. Un premier prix lors des auditions of the Young Concert Artists ( New-York) lui donne le droit de se produire au prestigieux Carnegie Hall.

Narek fait partie de la levée 2014/2016 des BBC Radio 3 New Generation Artists.

Aimez-vous Brahms?

Z.E.N.a choisi d'entamer le récital par le Trio pour piano et cordes nº 1 en si majeur opus 8 , une oeuvre de jeunesse de Johannes Brahms.

Quatre mouvements pour une pièce dont l'exécution prend une trentaine de minutes.

a) Allegro con brio.

Tout le romantisme contemplatif de l'amorce est souligné par les soupirs du violoncelle rapidement rejoint par un violon concentré, le piano s'agite, la grève est balayée par une houle ondoyante, pendant un bref repos accordé aux cordes le piano se fait languissant, avant d'être rejoint par Esther et Narek pour achever l'acte.

b) Scherzo (Allegro molto).

Vigueur, frivolité, extravagances sous forme de marche exubérante.

On n'applaudit pas avant la fin du morceau mais devant une telle fougue c'est impossible!

Les musiciens l'ont compris et sourient.

c) Adagio

Finies les cabrioles fantasques, la lenteur grave et le sentiment de tristesse touchent l'assistance au plus profond de l'âme.

d) Allegro

Le tumulte réapparaît, les interprètes, expressifs et concentrés, sont tout à leur jeu, il aurait fallu qu'une infirmière vienne éponger le front du pauvre Narek qui suinte littéralement sous les projecteurs tout en se donnant à fond.

Un tonnerre d'applaudissements ponctue la performance!

Pause.

Antonín Dvořák au menu: Trio pour piano et cordes no 4 en mi mineur « Dumky », opus 90 B. 166.

Une pièce en six chapitres, six Dumky ( Ukrainian laments ... si tu pensais à des personnages de Walt Disney, t'étais à côté de la plaque, grâce à Google tu peux t'inscrire chez Nagui et participer à Tout le monde veut prendre sa place ).

a) Lento maestoso

Du sentimentalisme slave virant soudain valse bouillonnante.

Tu passes de la mélancolie baudelairienne vers l'allégresse fêtes de la bière à Munich.

b) Poco Adagio.

Le cello en mode méditatif se lamente, une brusque accélération et la mélodie s'emballe pour se transformer en danse païenne échevelée.

Belle connivence entre les trois artistes, public subjugué!

c) Andante

Un piano minimaliste introduit un interlude lyrique, de légers frémissements des cordes donnent un caractère filmique à ce troisième dumka.

d) Andante moderato

Il est capricieux le brave Antonin, là il redevient léger.

e) Allegro.

Le voilà le passage le plus vif: les cordes virevoltent, le piano lâche la bride, les touches bondissent, Catherine Frot ne peut plus suivre le rythme, elle tourne les pages à une vitesse folle, le mouvement s'achève sur un coup d'éclat époustouflant.

Clap, clap, clap...

f) Lento Maestoso

Une ébauche flegmatique fait rapidement place à une vigoureuse galopade de chevaux sauvages, un bref moment de quiétude succède à cette chevauchée hystérique avant l' héroïque sortie finale.

Public debout, ovation monstre, les artistes s'éclipsent, les clameurs s'accentuent, un bis s'impose.

Brahms, une Hungarian Dance vivace pour terminer dans la bonne humeur.

Drink!

Le 20 juin, au même endroit: Yoonji Kim et Hans H. Suh, finalistes lors du dernier concours Reine Elisabeth, il ne faut pas traîner pour réserver sa place!

photos: Jp daniles/concert monkey

Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 08:39
Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016

Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016

RIVAL SONS – Melkweg, Amsterdam (NED) – 2016.06.06

Setlist :
01.Electric Man.
02.Secret.
03.Pressure & Time.
04.Hollow Bones Pt.1.
05.Tied Up.
06.Thundering Voices.
07.Face Of Light.
08.Torture.
09.Baby Boy.
10.Where I've Been.
11.Get What's coming.
12.Fade Out.
13.Open My Eyes
14.Keep On Swinging.

Line Up :
Dave BESTE : Bass - Backing Vocals
Jay BUCHANAN : Lead Vocals
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals
Michael Miley : Drums - Backing Vocals
Todd ÖGREN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals

Enfin, c'est le jour « J » l'heure « H ». On l'a tellement attendu ce lundi 6 juin béni, eh bien voilà, nous y sommes. Il y a 71 ans, c'était le débarquement en Normandie, des milliers d'hommes se lançaient à l'assaut des plages de Utah, Omaha, Gold, Sword et Juno pour libérer l'Europe de la barbarie. Heureusement pour nous, ce n'est pas armés de carabines M-1 que nous embarquons à bord de nos véhicules de croisière mais uniquement couverts d'un drapeau floqué « Rival Sons – Belgian Fans ». Départ de Rochefort avec l'équipe de choc habituelle composée des six irréductibles, les inconditionnels des Rival Sons. L'expédition est supervisée de très près et avec le plus grand sérieux par Miss Joséphina car on sent planer ça et là, l'ombre de Patrick, le Rain Man. Un peu plus de 300km à parcourir pour rejoindre la cité amstellodamoise et ses célèbres canaux, il n'est donc pas question de traîner en chemin surtout que nous avons rendez-vous à partir de 16 heures dans un café au nom sympathique : « De Zotte Belgisch Bierproeflokaal » situé 29, Raamstraat, à un jet de pierre du « Melkweg ». Nous effectuons le join-up vers 16h30 avec une vingtaine d'autre fans des Rival Sons, Suédois, Danois, Norvégiens, Allemands, Belges, Néerlandais, Ecossais, Anglais et Français, le tout dans la bonne humeur et l'enthousiasme qui caractérise cet avant concert. Nous débouchons dans la petite rue calme et paisible jusque là en scandant le fameux leitmotiv de « Torture » comme cri de ralliement. C'est Talita qui nous accueille avec son grand sourire légendaire. Le temps de déguster quelques bières belges et de faire connaissance avec nos homologues , il est déjà l'heure de rejoindre la « Voie Lactée » qui est la traduction de « Melkweg » au cas où tu n'aurais pas fait le rapprochement entre la langue Néerlandaise et la Britannique. Nous avons décidé que le premier rang serait nôtre et il le sera !
Nous avons un superbe bouquet illustrant le côté floral et végétal de la pochette de «Hollow Bones» à offrir à nos musiciens favoris lors du concert. Mais, surprise, c'est Michael Miley en personne qui, à peine le soundcheck terminé, nous rejoint devant la salle et nous voilà partis pour une discussion très amicale pendant une quinzaine de minutes. Quelle disponibilité, thanks Mikey.
19h30, ouverture des portes, le bataillon des fans s'engouffre dans la salle et occupe immédiatement la position voulue puis, nous installons nos bannières bien étalées à plat sur le devant de la scène. Il n'y a plus qu'à attendre. La nervosité monte, on n'arrête pas de consulter nos portables à tout bout de champ, comme des gosses qui attendent le père Noël. Ah, ça va bientôt commencer, Nigel diffuse « What Is Hip ? » de Tower of Power, nous les aficionados savons que juste après ce sera le thème de « The Good, The Bad and The Uggly » qui débute tous les concerts de Rival Sons. Ce soir, fait exceptionnel au cours de leur tournée, ils sont en tête d'affiche, pas de Black Sabbath. Nous avons la chance d'assister à un concert qui précède la sortie officielle de « Hollow Bones » le 10 juin.
Ca y est, les lumières diminuent et la clameur monte, telle un rugissement libérateur dans le Melkweg pratiquement sold out. « Electric Man », « Secret » et « Pressure and Time » la trilogie de l'enfer met déjà tout le monde d'accord, si vous doutiez de l'état de forme des gars de Long Beach eh bien vous voilà fixés, ils sont chauds ! Première mondiale ensuite avec « Hollow Bones Pt.1 » une bombe extraite du nouvel album et juste derrière « Tied Up » dont la première prestation en live a eu lieu à Lisbonne le 1er juin dernier, ensuite, une première également pour le magnifique « Thundering Voices ». Les titres sont superbes et le groupe forme un véritable bloc sonore et musical redoutable. Les lignes de basse de Dave Beste sont tout bonnement superbes et Miley prouve qu'il fait partie de la classe des grands batteurs de rock'n'roll. Todd souligne le tout par des interventions de clavier très bien placées. Quand à Mr. Fuzzlord, pareil à lui même, il nous embarque d'emblée dans son espace sonique identifiable entre mille. Vient ensuite un moment d'une rare intensité avec le très long et superbe « Face of Light » qui nous montre encore une fois un Jay Buchanan au sommet de son art. Le redoutable « Torture » est une véritable tornade reprise à l'unisson par un public conquis à tel point que Jay ne pourra pas annoncer le morceau suivant, en primeur « Baby Boy » le bien nommé est un petit garçon remuant qui nous emmène sans problèmes dans les sphères supérieures du Rock. Chanson sur le pardon, celui qu'on accorde aux autres mais aussi à soi-même avec le superbe « Where I've Been ». « Get What's Coming » fait des ravages dans la salle, l'ambiance est torride pour souhaiter la bienvenue à une autre nouveauté : « Fade Out » ! C'est à coup sûr mon morceau préféré du prochain album. Nous avons eu droit à 5 extraits de ce « Hollow Bones » Merci les amis de ce magnifique cadeau. Frappe hyper puissante de Myley pour introduire le magistral « Open My Eyes » et c'est déjà le dernier morceau : « Keep On Swinging ». C'était mon 19ème concert de Rival Sons et ce ne sera pas le dernier croyez-moi. Le groupe se retire sous un tonnerre d'applaudissements, ce soir, les héros s'appelaient Jay, Scott, Todd, Dave et Michael.
Comme d'habitude, un bonjour à mes amis en backstage après concert et puis il nous faut reprendre la route car nous rentrons en Belgique cette nuit. Vendredi, il vous reste une chose à faire, foncez acheter « Hollow Bones » la nouvelle bombe des Rival Sons.

Mitch « ZoSo » Duterck

Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 16:46
Milow 'Modern Heart' cd voorstelling + special guest Emma Bale - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 juin 2016

Milow 'Modern Heart' cd voorstelling + special guest Emma Bale - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 juin 2016

Milow - Neues Album heißt „Modern Heart“.

Un cinquième album pour Jonathan Ivo Gilles Vandenbroeck et un changement de cap, l'univers de ' Modern Heart' se révèlant moins folky, l'influence de producteurs tels que Joe Chiccarelli, Marius de Vries, Rufus Dipper ou Brian Kennedy est flagrante, ils ont introduit des beats et des arrangements plus fournis pour habiller les mélodies composées par le jeune Louvaniste.

Et les fans, pas trop perturbés?

Ils ne sont nullement déçus, l'AB a fait la fête sans discontinuer de 19:45' à 22:30'.

Au sortir de la salle tous les visages rayonnaient de bonheur.

Sam?

Wauw! Ongelooflijk goeie nieuwe liedjes afgewisseld met classics. En wat een positieve vibe stralen Milow , Emma en companen...

Voilà qui résume parfaitement l'avis général!

Emma Bale

Le concert débutait à 19:45', la salle était déjà bien garnie lorsque mademoiselle Emma Balemans, bel ensemble/short d'un blanc virginal, se plante face à nous et se présente de manière charmante dans les deux langues nationales pratiquées dans la capitale.

La demoiselle dégage une aura de sympathie indéniable, en trente minutes elle a ébloui ceux qui ne la connaissaient pas encore, c à d, même pas un spectateur sur 20, car à tes côtés toutes les nymphettes reprenaient ses mélodies en choeur.

Elle ouvre, seule, par ' All I want' le titre de Kodaline qui l'a lancée.

Une belle voix, une présence séduisante.

Y -a-t-il des francophones, ici?

Ouiiiii..

D'accord, je continue en français, comme hier au Reflektor à Liège, le garçon à mes côtés est très gentil ( ne ris pas!) , il se nomme Jasper, il est guitariste et la prochaine chanson a pour titre 'Nothing arrived'.

Sourires, confidences, ik ben 16 jaar oud, ce matin j'étais en classe, ce soir je suis devant vous à l'AB, c'est incroyable, non, le chaloupé 'Who's sorry now', qui suit, a été composé avec Jasper Stevelinck.

Comme on a joué en Allemagne récemment, pour leur faire plaisir on a repris ' Stolen dance' de Milky Chance, la voici, cette rengaine.

Les lycéennes piaillent et battent des mains, JP mitraille!

Changement de style avec la nouvelle composition 'Worth it'.

Frivole, fraîche mais aussi lucide et futée, on lui prédit une carrière à la Taylor Swift.

Viens me rejoindre après le show de Milow, je signe le CD et on bavarde à l'aise, voici la dernière, le gros hit 'Run' ( Lost Frequencies stage edit).

Un avant-programme de premier choix!

Milow

Il est 21:15', Milow et sa troupe apparaissent, la foule, essentiellement féminine, exulte, l'ambiance sera torride jusqu'au salut final.

A l'avant-plan: Tom Vanstiphout et ses guitares magiques, Milow et Nina Babet ( shakers et soulful backings ), à l'arrière: Oscar Kraal à la batterie, Remko Kuhne aux claviers et le fantaisiste Bart Delacourt à la basse.

Le catchy 'Lonely one' ouvre, le mercure vient encore de grimper de plusieurs degrés, ce match, Milow l'a gagné avant le coup de sifflet initial et lorsqu'il envoie le single 'Howling at the moon' , le délire est proche.

Cuba is not so far, qu'il dit, Fidel l'attend avec impatience.

Il poursuit avec ' Against the tide', sur 'Silver Linings', puis remercie l'assistance de s'être déplacée en masse malgré une agitation permanente.

L'AB est ma salle préférée, j'y ai joué plusieurs fois et gamin je m'y rendais à bicyclette, a big applause voor Tom, please ça fait huit ans qu'il tourne à mes côtés!

'Really rich' s'entend sur le dernier CD mais ce soir le but est de couvrir l'entièreté de ma carrière, ainsi' We must be crazy' date de 2014 et la joyeuse romance 'You and me' de 2011.

Remko introduit 'Waiting around for love' , une mélodie aux arrangements soignés, 'Running blind', lui aussi, est issu du dernier né.

Si le Milow nouveau ne peut être catalogué de prog, du moins ce virage à la Crowded House lui ouvre de nouvelles perspectives intéressantes.

Une invitée, les fans s'y attendaient, un duo avec Emma Bale, ils psalmodient la petite merveille 'Echoes in the dark' et toujours avec la jeune prodige, ' Fortune Cookie'.

Mylène et Sandrine défaillent, que c'est beau!

Il a décidé d'interpréter l'entièreté du nouvel opus et amorce 'The fast lane'.

Faites du bruit, traduction, make some noise, car la suivante a pour titre 'Ayo Technology' que Tom décore à la slide glissant sur une National Resonator.

Une chanson d'amour, o k?

' Love like that is easy' is voor Arno.

I hope you're ready to dance, Brussels... il propose le mouvementé ' A little in the middle' avant le morceau qui se retrouve au programme à chacun de ses passages à l'AB, l'imparable ' You don't know'.

Le set officiel s'achève avec ' No no no', un air jovial et printanier transformé en r'n'b suant lorsque Nina Babet le relaie aux vocals.

Bis.

Milow seul, brandissant le drapeau tricolore, entame l'émouvant 'The Kingdom, un joli pied-de-nez aux sectaires du nord comme du sud.

Puis vient Milow l'humoriste avec 'I was a famous singer' chanté en trio, Milow, Tom et nous tous, un grand moment!

Avec Remko et Bart, pour terminer la lecture de 'Modern Heart', la ballade à la Supertramp 'Way up high';

Il est 22:25', nog eentje?

Bête question, toute l'équipe en piste pour une version bilingue de 'Howling at the Moon'.

Milow a peut-être ses détracteurs mais il reste un de nos artistes les plus exportables qui séduit flamands et wallons par sa gentillesse et sa simplicité.

Oui, Nick, dis-le lui:

Just loved the show! You give sooooo much positive energy. Thanks for being you!

photos- jp daniels - concert monkey

Milow 'Modern Heart' cd voorstelling + special guest Emma Bale - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 juin 2016
Milow 'Modern Heart' cd voorstelling + special guest Emma Bale - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 juin 2016
Milow 'Modern Heart' cd voorstelling + special guest Emma Bale - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 juin 2016
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 21:04
Teho Teardo and Blixa Bargeld: Nerissimo Tour - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 1 juin 2016

Teho Teardo and Blixa Bargeld: Nerissimo Tour -Ancienne Belgique- Bruxelles, le 1 juin 2016

Le billet de JPROCK :

Outre son rôle de capitaine du vaisseau Einsturzende Neubauten, Blixa Bargeld multiplie les collaborations diverses et une des plus réussies est bien celle qu'il a entrepris depuis deux albums avec le guitariste italien Teho Teardo.
Ce soir les deux hommes sont de retour, un nouvel album sous le bras, dans cette grande salle de l' AB où ils avaient donné un excellent concert le 1er décembre 2013.
Entouré d'un quatuor à cordes , d'une violoncelliste et d'un clarinettiste alto l'ex Bad Seeds démarre le set avec l'interprétation en italien de " Nerissimo" le titre phare du nouvel album.
Cette musique sombre et parfois étrange composée par les deux hommes touche immédiatement le public qui ovationne chaque titre comme il se doit.
Blixa reprend Gaetano Veloso avec " The Empty Boat " et c'est tout simplement beau. Passant avec une facilité déconcertante de l'allemand à l'italien ou à l'anglais Blixa Bargeld accompagne souvent chaque titre d'un petit commentaire teinté d'humour.
A droite de la scène, recroquevillé sur sa guitare et entouré d'un laptop, de cloches et de pédaliers divers,Teho Teardo se pose en magicien des sons étonnants et étranges qu'il tire de son instrument.
" Animelle" secoue le public, puis Blixa Bargeld nous parle de sa femme qui souffre toujours et encore du froid de Berlin... On est subjugué par la présence du chanteur allemand à la voix grave et par sa classe naturelle. Vêtu d'un costume sombre il plonge sa main dans sa poche et en retire un harmonica dont il joue avec parcimonie mais talent.
Du beau boulot.
Les titres se suivent parmi lesquels " Nirgendheim", " Still Smoling ", " DHX2" ," Axoloti ", "Ich Bin Dabel " ,Come Up & See Me", "Give me" et à nouveau " Nerissimo" mais cette fois chanté en anglais .
Le public debout en veut plus et exige le retour des deux hommes et de leusr musiciens pour deux rappels : le premier avec " Nocturnalie" et " Soli di Mare " et le second composé de "A Quiet Life " qui aurait très bien pu être chanté par un certain Leonard Cohen et du sublime " Defenestrazioni
Quelques vagues sourires sur les visages de nos deux compères, un dernier salut à leur public, puis les deux hommes regagnent les coulisses.
Ce fut une soirée sombre et étrange d'une beauté impalpable mais évidente dédiée à la musique underground de grande qualité.
Un concert classe et inventif, qui se déguste note par note et sans modération.

Texte et photos : Jp Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Teho Teardo and Blixa Bargeld: Nerissimo Tour - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 1 juin 2016
Teho Teardo and Blixa Bargeld: Nerissimo Tour - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 1 juin 2016
Teho Teardo and Blixa Bargeld: Nerissimo Tour - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 1 juin 2016
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 14:35
Sirius Plan - Auditorium Abel Dubois - Mons- 1 juin 2016

Sirius Plan - Auditorium Abel Dubois - Mons- 1 juin 2016

Setlist :

01.Du rose dans les veines.
02.In The City.
03.Big River.
04.Moi l'Animal.
05.Old Man.
06.Là.
07.Magic. (Bruce Springsteen Cover)
08.Sur les rails.
09.Come Together. (The Beatles Cover)
10.L'autre et son regard.
11.Beauté.
12.Plus que parfait.
13.Being Is Beautiful.
14.La Complainte de la Butte.

Line Up :
Skye : vocals - guitars
Gaëlle Mievis : vocals - drums
Claire Joseph : vocals - guitars

Nous y voilà enfin à ce concert du 23 mars reporté pour cause d'attentats la veille dans notre cher pays. Trajet en voiture sous une pluie bien affirmée et dans la purée de pois mais à 19h15, Pierre et moi sommes devant les portes de la maison RTBF, rue du Gouvernement, adresse de circonstances... On retrouve bien entendu Michèle, Cécile, Mirko et les habitués avec qui on échange les derniers potins de la comète. De toutes façons, c'est le bordel dans notre bonne vieille Belgique qui crève sous les grèves de tous bords qui la grèvent. Alors on s'est donné rendez-vous ici pour oublier le malaise et la grogne sociale, le temps d'un concert. Ouverture des portes peu après 20 heures et rush jusqu'au premier rang. On affiche salle comble en quelques minutes et c'est tant mieux. Pour certains, c'est la première fois !
Longue présentation élogieuse par Marc Ysaye en personne et enfin les voici qui paraissent tout sourire sous les applaudissements nourris d'un public qu'elles vont mettre à genoux avant de le mettre debout. Trois voix exceptionnelles qui ont chacune leur identité et leur caractère propre, Trois excellentes musiciens qui forment un véritable groupe, homogène et redoutable d'efficacité. Trois jeunes femmes, belles, chacune à sa manière et qui redéfinissent les codes du bien-paraître et du beau sans jamais avoir à se donner en spectacle dans lequel le visuel est essentiel. Avec Sirius Plan, la qualité, c'est un tout.
Nous embarquons sur la Mobile River pour traverser l'Alabama au gré des chansons qui s'écoulent lentement en suivant les « Dog River Sessions » cet album qu'elles chérissent comme un enfant dont nous sommes un peu les parents lointains car à force de l'écouter, il s'est insinué en nous et répandu dans nos veines.
Malgré son mal de dos qu'on peut déceler à quelques mimiques furtives, Gaëlle assure et martèle, effleure, scande, rythme le superbe voyage musical auquel nous avons pris part. L'humour est toujours au rendez-vous avec cette auto-dérision franco-belge qui fait plaisir tant à voir qu'à entendre.
Concert savamment dosé, tout en nuances et quelques petites adaptations ci et là que les afficionados n'auront pas manqué de souligner. Toujours ces frissons pour cet « Old Man » qui me rappelle un peu celui de Neil Young : « Old man take a look at my life, I'm a lot like you were.. »
Cet Old Man, c'est moi, c'est vous c'est chacun d'entre nous, suivant notre chemin, allant vers son destin.
Au fur et à mesure de la soirée, les applaudissements vont grossir, pour devenir tonnerre et le succès se transforme en consécration. La Complainte de la Butte, composée par Jean Renoir, sera encore une fois la marque de l'excellence francophone qui clôture ce concert pas comme les autres car hier, la magie a opéré à un degré jamais atteint jusque là . Quand vous regarderez la constellation d'Orion, tout là haut parmi les galaxies, il y a une étoile qui brille plus fort que les autres, elle a pour nom Sirius...Plan.

Mitch « ZoSo » Duterck

Sirius Plan - Auditorium Abel Dubois - Mons- 1 juin 2016
Sirius Plan - Auditorium Abel Dubois - Mons- 1 juin 2016
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:05
SSING SSING - Korean Cultural Center Brussels - Bruxelles, le 30 mai 2016

SSING SSING - Korean Cultural Center Brussels - Bruxelles, le 30 mai 2016

Le Centre Culturel Coréen, situé rue de la Régence à Bruxelles, multiplie les activités: l'exposition Coexistence de l'artiste JEONG Goam se poursuit jusqu'au 25 juin et ce lundi, dans l'élégante salle de concert au fond de l'espace culturel, Bruxelles est invitée à assister ( gratuitement, après réservation) au concert de Ssing Ssing, une formation interprétant des classiques du folklore coréen en les habillant d'un hanbok moins traditionnel, pour ne pas dire carrément rock'n'roll et hautement excentrique.

Après une courte allocution de la programmatrice musicale, un trio de musiciens ( Jang Young-gyu , le directeur musical et formidable bassiste, membre du Uhuhboo Project/Lee Tae-won , il officie dans l'ensemble Gomool, à la guitare et claviers/ le batteur Chulhee Lee) et une créature indéfinie ( Heemoon Lee, sorikkun au sein de sa propre compagnie mais aussi au sein de celle de la chorégraphe Eun-me Ahn) prennent place sur la scène.

L'apparence de Heemoon Lee fascine, la coquette porte une perruque rococo du plus bel effet, des talons hauts entravant ses déplacements, des collants cuissardes pourpres, des gants crème, un petit short à lamelles scintillantes, sans oublier un maquillage digne des entraîneuses sévissant chez Maman, succès assuré à la prochaine Belgian Pride!

Une premier chant traditionnel coréen, un minyo plaintif , ' Noraegarak,' reçoit un traitement moderne, le vocéro est lyrique et théâtral, le fond musical électrique.

Surprenant!

Apparition des deux autres vocalistes complétant le groupe, Choo Da-hye et Seung-tae Shin, a real woman, sexy en diable, et un courtisan coréen d'Henri III qui ne se déplace jamais sans son petit sac Delvaux et son postiche couleur de lie.

Gros fou rire dans l'assistance et les réjouissances ne font que commencer.

Une tapisserie reggae/soca dance sert de toile de fond à un pot-pourri, truffé de ricanements et couinements, de thèmes folkloriques originaires de Seoul et autres localités coréennes .

'Jeongseon Arirang' une chanson née il y a plus de 600 ans devient rock berbère exubérant.

And now the real woman is gonna sing,' Nanbongga' is another folk song chère au peuple dirigé par Park Geun-hye.

La catcheuse sous les spotlights, il/elle entame ' Saseol-nanbong-ga' en y incluant une séquence de rap jaune festif.

Morceau achevé il vient proposer un tope-là à tante Sidonie.

Pas à l'aise, Sidonie, que me veut cette grande folle et toi, Gaston, fais quelque chose au lieu de rire comme un cétacé!

Place à la suivante, le slow 'Changbu-taryeong' rendu à la manière d'un girls group des sixties et au refrain repris en choeur par le public.

Tirez-vous, les drôles, it's my song, indique la vraie lady qui attaque la ballade 'Nol-ryang'.

Beau et hypnotique!

La complainte emblématique du répertoire de chants traditionnels, 'Nodeul Gangbyeon', est réservée à la propriétaire de la petite sacoche qu'elle a failli oublier avant d'entamer son exercice vocal.

'Quejina-chingching-nane', répétez après moi, s v p!

Richard?

Tchin, tchin à ma santé!

Non, Richard, Quejina-chingching-nane!

Quel chinois tchin tchin année, c'est mieux?

Reviens demain pour un autre leçon!

Un funk voyant toute l'assistance debout, sauf Sidonie, pour entamer une danse échevelée, la petite Anastasia invitée sur scène étant bombardée nouveau membre du groupe.

La fiesta se poursuit avec un Korean electro flag disco hilarant, pendant ce 'Seul gut' quelques spectateurs doivent dénicher le drapeau rouge afin d'avoir l'honneur d'être bisé par la plus racée de la troupe.

Ils ont incorporé Sidonie dans les volontaires?

Naturellement, réaction, non, pas moi, j'aime pas les drapeaux, vas-y, Gaston!

Franche rigolade, a bye bye song et direction les coulisses.

Assistance survoltée, un rappel, well if you guys are sappy, stand up and dance with us, c'est ce qu'on a fait.

La fête s'est terminée par un vin d'honneur.

Ssing Ssing poursuit sa tournée européenne et sera à Madrid le 1 juin!

photos- jp daniels/concert monkey

SSING SSING - Korean Cultural Center Brussels - Bruxelles, le 30 mai 2016
SSING SSING - Korean Cultural Center Brussels - Bruxelles, le 30 mai 2016
SSING SSING - Korean Cultural Center Brussels - Bruxelles, le 30 mai 2016
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