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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 12:38
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8  - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016

 

THE BANGING SOULS - « Echoes of the Sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Line up :
Pierre ABRAS : Drums - Backing Vocals
Gaëlle MIEVIS : Vocals, Percussions - Acoustic Guitar
Ludwig PINCHART : Lead Guitar - Backing Vocals

Setlist :
01.A Change. (EP - 2015)
02.Roots.
03.Whisper.
04.The Call.
05.Seeds.
06.Black Betty. (EP – 2015)
07.Talk.
08.Queens Of The Modern Age. (EP - 2015)
09.I Love Rock'n'Roll. (Joan Jett cover)
10.Be.
11.Woman.
12.Race. (EP – 2015)

Un peu plus de 300 personnes ont répondu présent en ce samedi soir, deuxième soirée musicale proposée par l'A.S.B.L. « Echoes of the Sun ». Encore une fois, nous privilégions donc la qualité de l'auditoire à la quantité. C'est Milla Brune qui a ouvert la soirée par une prestation vocale très appréciée.
Venait ensuite un groupe qui allait marquer des points dans les esprits, une découverte pour beaucoup de gens : The Banging Souls. Entre stoner et power trio, les Namurois emmenés de main de maître par Gaëlle Mievis vont graver leur empreinte indélébile dans un Ciney Expo conquis.
Longtemps je me suis demandé si j'allais écrire cette revue, si j'allais être capable de prendre de la distance, d'avoir le recul nécessaire pour rapporter mon vécu en toute objectivité alors que celle que j'appelle ma « sœur de musique » se produisait devant moi. Autant que vous le sachiez d'entrée, Gaëlle est ma chanteuse préférée, au même titre que Stevie Nicks de Fleetwood Mac. Comme quoi, chez moi, la séduction ne dépend pas du statut de l'artiste, seuls le talent et l'émotion comptent.
Alors oui, après tout, je vais vous raconter en quelques arabesques verbales, le concert auquel j'ai assisté samedi. J'ai trouvé le truc pour être objectif ! Au lieu de rester debout face à la scène, bouche ouverte comme si je voulais avaler la terre, évitant de peu le filet de bave qui orne souvent la commissure des lèvres des ébahis, au lieu de rester là, les yeux rivés sur le band comme si c'était le dernier concert auquel j'assistais de mon vivant, je m'impose de changer de place à chaque nouveau titre interprété. Au moins, comme ça, je ne me ferai pas prendre. Et en plus j'ai parié que ce soir je n'aurais »pas les poils », expression qui tend à faire comprendre que ce que vous voyez et entendez vous plaît tellement que vous en attrapez la chair de poule ! J'en suis même venu à me
demander si ça marchait aussi avec la chair d'autres volatiles…
Les premières notes retentissent, claires, nettes, puissantes. Il y a encore eu du travail sur cet opus, je le sais. On peut entendre résonner « A Change », une évolution qui nous prend par la main pour un voyage qui nous ramène aux origines de la musique, à ces racines, ces « Roots » profondément ancrées en nous. C'est un cheminement sous forme de portée à cinq lignes sur lesquelles Pierre incruste les noires et les contre-temps tel un galérien de la percussion, puissante et subtile à la fois, ainsi que Ludwig y insuffle la chaleur de sa double personnalité technique de guitariste-bassiste, virevoltant sur les croches, traînant une ronde comme un silence lointain dans lequel on croît entendre murmurer. « Whisper » c'est le murmure assassin auquel je ne peux résister, c'est la rencontre impossible de Led Zeppelin avec Pearl Jam, c'est le cheval de Troie de Banging Souls, celui qu'il ne faut à aucun prix faire pénétrer à l'intérieur de vos défenses sous peine de voir la citadelle conquise avant la nuit. Cette chanson c'est comme un appel « The Call » une longue clameur des trompes qui sonnent le labeur aux champs et saluent les premiers rayons du soleil qui réchauffent une terre dans laquelle les paysans vont semer les graines à germer . « Seeds » s'enfonce au plus profond du terreau de votre âme pour s'y développer lentement, croître et s'élever vers le ciel, vers un horizon musical proche où des gens croulant sous les chaînes viendront moissonner les champs en chantant « Black Betty ». Ils ramasserons délicatement le fruit gorgé de soleil qui nourrira leur efforts jusqu' à la pause de midi. Alors, à ce moment là, ils s'arrêteront, tous ensemble, et se réuniront en cercle pour parler. « Talk » oui parle-moi, toi mon frère, toi ma sœur, dites-moi ce qui tant vous tient à coeur. Ne les regardez pas ces créatures insipides qui déambulent au milieu des champs de coton telles des « Reines d'un temps moderne », qui jouent à paraître, et donnent l'impression d'avoir été, des souveraines d'un soir de débauche acoustique, d'illusions. Nous on aime le Rock'n'Roll, yes sista' laisse s'envoler les racines du blues venu des profondeurs de l'Afrique, que tes lèvres se fassent ambassadrices, porteuses de ce message d'espoir qui permet à chacun de nous d'être. « Be » oui, sois, qui tu veux, ce que tu veux, Man ou « Woman », tu es indispensable à la continuité de l'espèce. Chante ton message de fraternité et de paix universelle. Telle un Hermès au féminin, te voici devenue messagère des dieux, engagée dans une course contre le temps qui passe et ne s'arrête pas : « Race ».

C'est de cette façon que j'ai ressenti votre musique samedi soir et, oui, je l'avoue, j'ai encore succombé, même derrière la scène, « j'ai eu les poils. »
Gaëlle, Ludwig, Pierre, merci pour ces instants de pur bonheur.

Mitch « ZoSo » Duterck

The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
The Banging Souls at Echoes of the Sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 5 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:28
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

RPWLEchoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016

 

RPWL - « Echoes of the sun 8 » - Ciney Expo, Ciney (BEL) – 2016.11.05

Setlist :
01.Daybreak Part 1.
02.Work.
03.Afternoon.
04.Doing It.
05.Sleep.
06.Daybreak.
07.Daybreak Part 2.
08.The Beginning.
09.Beset By Creatures Of The Deep.
10.The Narrow Way.
11.The Pink Jungle.
12.The Labyrinths Of Auximines.
13.Behold The Temple Of Light.
14.The End Of The Beginning.
15.Arnold Layne.
16.Atom Heart Mother.

Line Up :
Yogi LANG : Vocals - Keyboards
Kalle WALLNER : Guitars - Vocals
Markus JEHLE : Keyboards
Werner TAUS : Bass Guitar, Acoustic Guitar - Vocals
Marc TURIAUX : Drums

Voici la pièce de résistance de cette première soirée placée sous la bannière « Echoes of the Sun 8 ».
RPWL, le quintette bavarois originaire de Freising est là devant nous pour un concert spécial baptisé « The Man And The Journey » qui est considéré comme étant le premier « concept show » de Pink Floyd en 1969. C'est fait de musique et parfois de sons d'ambiance «Work » , « Sleep ». Autant vous prévenir, c'est l'époque Syd Barrett en plein et donc, probablement pas aussi accessible que la période post 1973 pour le commun des mortels. J'entends même des gens un peu déçus déclarer « Oh, ils n'ont pas joué The Wall, dommage ! ». Comme quoi il vaut toujours mieux se renseigner sur le programme proposé. Mais j'aime encore mieux entendre ce genre de réflexion là que les excuses bidons de ceux et celles qui avaient promis d'être présents et qui se sont lâchement défilés sous le couvert de prétextes fallacieux. Si l'ASBL en exprime le désir, je veux bien publier le nom des traîtres que l'on affichera en place publique au vu et au su de la population médusée. Ce soir c'est le Psychédélisme dans toute sa majesté et sa splendeur qui va s'exprimer et on continue à se demander ce que Syd, ce génial concepteur, aurait encore pu apporter à ce qu'on appelait encore « L'Eurock » à l'époque et à Pink Floyd en particulier s'il ne s'était pas détruit dans l'usage massif des drogues à tel point qu'il état devenu totalement méconnaissable même aux yeux de ses anciens compagnons de musique !
Au niveau musical, nous nous vautrons dans la perfection, la luxure auditive et le stupre émotionnel véhiculé par RPWL qui n'est autre qu'un mot reprenant la première lettre du nom des quatre membres originaux présents en 1997 lorsque le groupe a dû trouver un nom pour enregistrer son premier album.

La voix de Yogi est bourrée d'inflexions à la David Gilmour à un point tel qu'à certains moments on se prend à chercher le vrai des yeux, à moins qu'il ne chante depuis derrière la scène ? Attends je vais voir. Non personne ici ! Où çà ? Ah oui, les backstages, t'es un malin toi hein. Attends j'y cours. Non, je rigole, le dernier qui m'a vu courir, il n'est pas jeune. « Caramba, encore raté » comme on dit dans Tintin. Il n'est pas là non plus.
Certains morceaux ou, passages devrais-je, dire flirtent avec le hard-Rock le plus pur au niveau du jeu de guitares et du chant comme dans le terrifiant « Beset By Creatures of the Deep ». A vous glacer le sang.
Pendant toute la durée du concert, RWPL parviendra à focaliser l'attention du public réellement captivé par la qualité de la prestation du quintette allemand. Même lors des passages planants, presque confidentiels on entendrait voler une mouche dont le déplacement en vol est moins bruyant que celui d'un cochon, fut-il rose. Ne riez pas, j'en connais qui ont tenté l'expérience indoor en ces lieux mêmes. C'est incroyable d'écouter ce concept show car il contient à lui seul la plupart des lignes musicales et l'écriture de ce qui fera que Pink Floyd devienne la machine complexe que nous connaîtrons plus tard, ce qui prouve encore une fois le génie de Syd Barrett.
En rappel, nous avons tout d'abord droit au magnifique et beatlesque « Arnold Layne » et comme à chaque fois que je l'écoute, je me rappelle que le « Now I'm Here » de Queen lui colle parfois trop bien à la peau dans certains passages.
Et puis en apothéose, en cerise sur le gâteau, en marasquin dans ton Albama Slammer, une version toute personnelle de « Atom Heart Mother » pour laquelle Yogi Lang nous explique que le groupe ne dispose pas des moyens techniques nécessaires pour reproduire toute la partie centrale dominée par des cuivres omniprésents. Ils ont donc contourné le problème en ramenant l'oeuvre originale à un morceau de 13 minutes qui va être le véritablement de gloire de Kalle Wallner au nom prédestiné pour jouer du Floyd. Ce morceau va devenir une pièce d'anthologie pour guitare qui laissera tout le monde sur le cul ! C'est ma-gni-fique, presque intemporel.

Encore une fois, les organisateurs avaient fait les bons choix pour la huitième édition d'Echoes of the Sun qui en appelle une neuvième. Alors chers habitants de notre belle petite cité, si vous voulez être fiers d'être cinaciens, et fiers qu'on parle de votre ville autrement qu'en l'associant au bétail, bougez vous le fion et dès l'année prochaine, ouvrez vos esprits aux découvertes et à la culture, venez dépenser vos euros pour que l'ASBL Echoes of the Sun continue à proposer des spectacles de qualité avec un matériel au top et des artistes variés et talentueux dans un cadre idéal. Aidez les afin que votre ville soit réputée autrement que pour son (agri)culture.

Pierre, Benoît Thierry, Albin, Fanfan et tous les autres, encore une fois merci de nous avoir reçus avec une gentillesse, une qualité et une efficacité digne des plus grands. Bravo à tous et à l'année prochaine.

Mitch « ZoSo » Duterck

RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
RPWL - Echoes of the sun 8 - Ciney Expo, Ciney, le 4 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:12
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.

 

Un concert initialement prévu à la Rotonde, déplacé à l'Orangerie qui affiche sold-out.

Rue Royale, des mecs sans billet t'accostent, ticket à vendre?

Sur facebook, ils sont des dizaines à pleurer pour acquérir un passe-droit...c'est qui ce Jacques?

Un adepte du bidouillage techno , un  play room producer, si bidouilleur te semble dépréciatif, qui avait fait  très forte impression lors des dernières Nuits Bota.

Jacques est cool, confessent les filles!

Paul, un intello: "oué jaime bocoup sest comme jean michel jard avec une guitare qui joue faux..."

Demande à Google de traduire!

Et sinon?

Euh, toujours pas compris cet engouement aberrant!

 

Support,  Manu Louis!

 Emmanuel Louis a toujours été un électron libre au sein de la communauté 'rock' belge!

Tu l'as connu Funk Sinatra, un concert mémorable à la Jazz Station, il a été jardinier chez  The Gardening Group, il a refusé de se laisser arroser chez We are not flowers et là, il vient de sortir ( chez Igloo Records) l'album forain et pas foireux  'Kermesse Machine'.

20 heures et des poussières,  sur scène une guitare, des synthés, des boîtes à rythmes, échantillonneurs, séquenceurs, expandeurs, un laptop , à l'arrière, un écran.

Pour humaniser tout l'attirail électronique, une déco Chez Marielle, resto routier, nappes Vichy ' douceur d'intérieur' ( 140 x 240 cm) , soldées à 10 € 68.

Manu Louis se pointe et attaque ' Playback' , un collage dadaïste théâtral avec le terme 'playback' répété à l'infini, tel le clou qu'un sadique tient à t'enfoncer dans la tête. 

Pour le moins original.

' Music from the hotdog stand', sans moutarde, avec quelques riffs de guitare mis en boucle et un texte maniant profondément le second degré et la dérision.

Musicalement on approche d'un electro twist aux influences balkaniques, le côté kermesse s'illustrant par des sonorités orgue de barbarie.

Désarmant à l'instar des titres les plus fous de Frank Zappa ou de Gruppo Sportivo.

' Karaoké' est la suite de ' Playback' , un nouveau patchwork surréaliste désarmant, quelques gimmicks androïdes nous renvoient vers Devo,  et le fait qu'il décide de chanter du Dalida ne peut que le rendre sympathique.

On ne recommande pas le zinc tenu par le Grand Architecte, ' Dans un bar chez God'  a tout du cauchemar éveillé.

Quelques accords de guitare piquants nous rappelle que le petit Manu a un passé jazz, sinon, si t'es fan des Frères Jacques mis à la sauce électro, tu risques d'être séduit.

Le baptême du feu pour la suivante, 'Président' qui pourrait devenir ' Ecran total' si Nivea n'y voit pas d'inconvénients!

Le bondissant ' The fall' date de l'époque Funk Sinatra, l'influence Zappa est évidente.

Voici une ballade huppée de deux minutes, ' Canards', illustrée par un film bucolique que Jean-Baptiste Pouquelin a tourné, en 1659, du côté de Saint-Cloud.

On quitte la mare, Tartuffe et la cour ( basse) pour ' Tchouang-Tseu' .

Euh, accroc, fermez les yeux, bouchez-vous les oreilles, la technique nous lâche, j'en profite pour placer la pub, je bricole, o k voici ' Tchouang-Tseu', un dancetrack magnétique et obsédant.

Il est suivi par une plage de la plus haute fantaisie, ' It's my birthday',  qui était déjà au répertoire de Funk Sinatra.

Les 40 minutes de concert s'achèvent par la bombe complètement déjantée, ' Sauzé Sawzé' .

 Sur un rythme effréné la guitare déchire, pense à Alan Vega mixé avec Technohead  (I Wanna Be A Hippy), tandis que l'assistance médusée bat le sol du talon et secoue la tête.

Un concert qui a tenu ses promesses!

 

Jacques.

Une ovation cyclopéenne dès l'arrivée en piste de  Jacques Auberger.

Pas de commentaire sur sa tonsure, pas réglementaire, un quidam derrière toi lance quelques vannes débiles, le Strasbourgeois prend place derrière sa panoplie électronique, saisit le micro pour dire ' je suis venu pour vous jouer de la musique', comme il agrippe une tourtière en alu, le même zigoto lance, ton truc c'est pas de faire des quiches?

Aucune réaction mais de longs préparatifs destinés à la mise en route de la fusée.

Sur les étagères, un bric à brac invraisemblable: rouleau de peinture, mixeur soupe, spray nettoyant, sonnette de vélo, ciseaux de différentes dimensions, élastiques, ruban adhésif,  clic clac distribué par St-Nicolas aux Galeries Anspach en 1974, fraises de dentiste, papier kraft, brosses diverses etc..., bref il peut toujours se recycler et tenir une quincaillerie.

La machine est lancée, une techno au  groove irrésistible, auquel le bricoleur ajoute des sons de tous les jours amplifiés par d'astucieux micros de contact ( 5€ pièce, fabrication maison).

Comme tes voisins, tu te laisses emporter par cette techno différente et futée.

Après 10 minutes il saisit une guitare, plaque deux accords flous, les insère dans sa préparation, il continue à improviser, ne trouvant pas le moulin à poivre, il déniche une râpe à grosses entailles, en tire des sons stridents qu'il ajoute au mélange.

Les sonorités prennent un coloris africanisant, Annette plane, Apolline et Dorine exultent, JP s'est tiré!

Ton intérêt, après 25' de trifouillage, se dissipe et tu te dis que dans la même catégorie, le travail de Stijn te paraît plus intéressant, plus funky, évidemment.

 Tout est question de génération, sans doute,  ta 'culture' musicale n'a rien à voir avec Tomorrowland  ou I love Techno.

 Trentemöller, Kalkbrenner, Moderat, Apparat, Ellen Allien ...OK, mais là, les gimmicks exploités par  le  jeune homme ne parviennent  plus à t'émouvoir.

Après 40' d'une impro relativement banale et  sans pause tu te dis que le jeu peut continuer jusqu'à l'aube, tu regardes autour de toi, visiblement tu es le seul à ne pas te laisser emporter par la fièvre collective qui s'est emparée du public.

Erreur, il y a Georges qui te dit préférer Benny B.

Intermède, Angèle, une nana qui n'a pas froid aux yeux, fait un signe vers Jacques, viens, lui dit-elle, il rapplique, elle lui murmure un truc à l'oreille puis vide sa bière.

Monsieur Bricolage reprend sa besogne.

Angèle s'allume un joint, te propose de monter avec elle sur scène, tu déclines l'invitation mais pour ne pas la blesser tu l'embrasses sur la joue et lui dit je t'aime, son pétard lui échappe, elle le ramasse, implore Jacques de lui donner du feu, dans sa cuisine il n'y avait pas d'allumettes, elle s'énerve, sa copine se marre.

Angèle, chère enfant, tu as réussi à me faire rire, pas Jacques qui sera resté sur scène pendant plus de 90'.

 

photos - jp daniels/concert monkey

Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
Jacques - Manu Louis à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 4 novembre 2016.
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 10:10
CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016

 

Préambule...

"Mariner" was never supposed to be played live.

It was under this premise that we started working together with Julie over two years ago.

The goal was to release the album, which was hard enough considering that we live on two sides of the gigantic Atlantic ocean. But if there's one thing that life has taught me, it’s that you should never say never - however unlikely an event seems to be.

Usually unlikely events are bad things that happen despite all precautions but in this case... well, let’s just say that the outcome is yet to be decided.

The stars have aligned perfectly and I am going to have take back what I’ve repeated in numerous interviews this past year: that Mariner will not be played live, because it will.

We have managed to sync our schedules and in November we will do a select few shows in Europe. Note that we will only play Mariner from start to finish.

There will be five Cult of Luna & Julie Christmas shows in Europe, nothing more and nothing less. There are no plans to perform the album live again.

We are as excited to hear how this plays out live as you might be because we haven’t played the songs together before.

Hope to see you in November."

 

- Johannes/ Cult of Luna

 

 Florian Hexagen à Courtrai:

Au final, ce "Mariner" se révèle donc être autant une TUERIE sur scène que sur album. Cette collaboration entre Cult of Luna et Julie Christmas est tellement à propos qu'on espère vraiment qu'elle fera des petits dans un futur proche. Hier soir, le De Kreun était une cathédrale dévouée au post-hardcore-metal, avec comme chef du culte une prêtresse saignante et implacable, entourée d'âmes damnées ayant tourné le dos à la lumière depuis un bon bout de temps. Le seul objectif de ces dévots: emmener directement leurs ouailles dans un espace abyssal d'où on ne les entendra pas crier. Objectif atteint sans détour, pour un set terrassant d'intensité et de beauté. Dans le top 20 de l'année pour sûr, et easy.

CULT OF LUNA and JULIE CHRISTMAS presenting a new album 'Mariner'- De Kreun - Kortrijk - le 4 novembre 2016
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:31
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016

 

FORKS - « Echoes of the Sun 8 » Ciney Expo, Ciney (BEL)

Line Up :
Mehdi Benkler : guitars
Pacifique Vuillemin : bass
Nadia : Vocals - guitars
Joël Bovy : Drums

Setlist :
01. Shael Nârak. (Unreleased Track)
02. Lost Control. (Forks - 2014)
02. 12h48. (Forks - 2014)
04. Hannah. (Forks - 2014)
05. Liar. (Forks – 2014)

« Echoes » of the Sun » 8ème édition, l'évènement n'est plus à présenter car tout un chacun sait, ou plutôt, devrait savoir que cette appellation contrôlée est un gage de qualité dans le monde de la musique progressive chère à cette ASBL de furieux-doux-dingues que sont les gens du team Bonmariage-Embrechts et tous les merveilleux bénévoles qui gravitent autour de leur comité organisateur. Cette équipe là au Trophée Baracchi aurait fait des malheurs au niveau du palmarès. Oui, ils ont osé, ils ont remis ça cette année encore, avec toute l'énergie et la passion qu'on leur connaît et qui fait partie d'eux comme une seconde nature, à moins que ça ne soit cela leur vraie visage. Cet un évènement ponctuel que tous les amateurs du genre ou simples curieux en mal de découvertes de qualité attendent comme le Messie, mais non pas Lionel, baudet, l'autre ! Cette année encore, la dream team a mis les petits plats dans les grands, à l'affiche sur deux soirées, pas moins de 7 groupes pour la modique somme de 40€ en prévente ! Alors mettons les choses au point et arrêtez svp de dire que c'est cher, merde quoi ! Où pouvez-vous aller voir 7 groupes de qualité pour ce prix là, hein, allez-y, j'écoute… Réponse : nulle part ! C'est bien ce qu'il me semblait. Alors je ne comprend pas ce comportement proche du coma boursier volontaire, sorte d'ostracisme avaricieux économique qui pousse le public régional à bouder l'évènement. Ce n'est pas la toute grosse foule mais ceux qui sont venus ce soir sont de vrais amoureux et c'est tant mieux car en ouverture ils vont, tout comme moi, découvrir un groupe qui d'emblée place la barre très haut. Ils sont quatre, ils nous viennent de Vevey, dans le canton de Vaud, VD sur les plaques minéralogiques du pays identifié « CH » qui signifie « Confédération Helvétique ».
Oui, ils sont Suisses et de taille normale. Arrêtons un peu les stéréotypes du genre « les Petits Suisses », et autres conneries du genre. Non, leurs vaches ne sont pas mauves et frappées du logo « Milka » et on ne crie pas « coucou » toutes
les heures dans les auberges qui bordent le lac Léman pour inviter les occupants à retourner leurs sabliers. Et c'est pas Ricola qui a tout inventé non plus, voilà , comme ça on a fait le tour de la question.

Forks c'est du power progressif façon Hawkwind meets Black Sabbath. C'est une musique toute en climats et en progression, allant parfois jusqu'à l'obsession quand elle vous pénètre jusqu' au fond de l'âme. C'est direct, très accessible et çà fait du bien par où ça passe croyez-moi. Valérie Ciriolo, la chanteuse titulaire ne fait pas partie du voyage pour cette tournée qui les a conduits de Bruxelles à Berlin en passant par Ciney (rien que des grandes capitales en fait) et qui prend fin chez eux, à Vevey ce soir 05.11.
C'est donc la sublime Nadia d'origine Libanaise qui dirige les opérations, c'est incroyable ce que la talentueuse chanteuse-guitariste accomplit comme prouesse en seulement deux répétitions. On croirait qu'elle a toujours été là avec eux sur le devant la scène. sorte de créature androgyne, mi-Marc Bolan, mi-Patti Smith qui dégage une sexualité musicale à tomber. Sa référence c'est Lou Reed et on ne peut pas l'en blâmer. Quand aux trois garçons, ce ne sont pas des faire valoir car ce qui étonne d'emblée chez ce jeune groupe c'est l'osmose, l'homogénéité qui transpire de leur prestation, ça joue tout en émotions et vous pouvez être certains que le concert d'un soir ne sera jamais une copie conforme de celui de la veille. Les titres sont très accrocheurs et s'insinuent lentement dans votre cerveau pour devenir comme un leitmotiv, obsédant. Le groupe s'auto-produit et l'argent qu'ils gagnent en concert est réinvesti totalement pour enregistrer et produire l'album suivant, c'est vous dire si ces jeunes là ne montent pas sur scène avec un tiroir-caisse en tête, ils jouent pour jouer et pour partager leur plaisir, point-barre. Ca leur confère ce côté authentique et attachant qui les différencie des spéculateurs. Les thèmes des chansons ? Le vécu , le feeling, la vie de tous les jours. Il n'y a aucun message revendicateur ni racoleur chez eux, quant à l'anglais, le choix s'est imposé naturellement à eux pour sa musicalité des mots et sa grande diffusion qui facilite la compréhension par un maximum de gens. De sublimes effets visuels sont venus rehausser l'ensemble de cette magnifique prestation.
Forks c'est deux albums : « Forks » sorti le 30 mai 2014 et qui a servi de trame au concert de ce vendredi soir et « Forks II » sorti le 18 Mars 2016. Je vous engage vraiment à les découvrir, ils en valent la peine. Merci à vous quatre pour cette super interview, votre sympathie et votre amitié. A bientôt de vous revoir.

Mitch « ZoSo » Duterck

Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
Forks à Echoes of the sun à Ciney Expo le 4 novembre 2016
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 21:35
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Icône incontournable de la musique pop-folk et célèbre pour son duo mythique avec Art Garfunkel, Paul Simon a aujourd’hui 75 ans au compteur et continue lors de ses innombrables tournées de ravir un public de fans fidèles, partout dans le monde.
Pourtant dans une interview donnée il y a quelques mois au New York Times, le célèbre chanteur se disait prêt à abandonner la musique après plus de soixante ans de bons et loyaux services.

« Le showbiz n’a plus beaucoup d’intérêt pour moi « déclarait il à la presse « .

Pourtant à l’écoute de son dernier et très réussi album « Stranger to Stranger » on se dit que le natif du New Jersey a encore de bien jolies choses à nous proposer.

C’est devant un Forest National quasi sold out que notre homme nous offre durant quasi 140 minutes un concert qui s'apparente à un best of des meilleurs titres de sa carrière.
Une invitation à un agréable voyage au fil de chansons devenues désormais des classiques pour l’amateur de musique un tant soit peu éclairé.

Entouré d’un band de musiciens chevronnés et utilisant des arrangements qui de plus en plus lorgnent vers la world music il nous prouve que son talent reste toujours inversement proportionnel à sa petite taille.
La voix est intacte, et même si en fin de concert on le sent quelque peu fatigué, Mister Paul assure de la première à la dernière mesure, et après une bonne vingtaine de titres nous revient sur scène pour trois rappels généreux avant de clôturer la soirée avec l’inévitable « The Sound of Silence « interprété en solo devant une salle émue et comblée.

Alors, a-t-on assisté ce soir au dernier concert sur nos terres d’un artiste majeur de l’histoire du rock ?
L’avenir nous le dira.
Mais ce fut en tout cas un bien beau moment musical

 texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Gumboots instrumental)
The Boy in the Bubble
50 Ways to Leave Your Lover
Dazzling Blue
That Was Your Mother
Rewrite
Honky Tonk (instrumental)
Slip Slidin' Away
Mother and Child Reunion
Me and Julio Down by the
Schoolyard
Spirit Voices
The Obvious Child
Stranger to Stranger
Homeward Bound
El Condor Pasa (If I Could)
Duncan
The Werewolf
The Cool, Cool River
Diamonds on the Soles of Her Shoes
You Can Call Me Al

Encore:
Proof (instrumental)
Wristband
Graceland
Wheels (instrumental)
Still Crazy After All These Years

Encore 2:
Late in the Evening
One Man's Ceiling Is Another Man's Floor
The Boxer

Encore 3:
The Sound of Silence

Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
Paul Simon - Forest National- le 1 novembre 2016
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 21:33
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.

Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.

 

Six ans de pénitence, c'est long, c'est le laps de temps qu'il aura fallu à Séverine Cayron pour refaire surface.

Pour de sombres histoires de copyright, elle doit abandonner le nom d'Auryn ( choisi, en 2009,  par un boy band espagnol,  ayant failli participer à l'Eurovision en 2011), alors que bien avant tu l'as connue, et vue en concert, sous l'appellation Auryn and the Nightingales.

C'est du passé, Auryn n'est plus, voici Valkø, apparenté étymologiquement à valkoinen, blanc en suomi, ce soir elle a invité les amis, fans et kisskissbankbankers à la release party de son premier EP au Bota.

Du beau monde dans la salle, on a reconnu pas mal de collègues de la jeune maman: Samir Barris, Helena Coppejans ( Scalpel Paillettes), Nicola Testa, Reena Riot, e.a.....

 

Elle a porté son choix sur Pieter Peirsman, le chanteur de Slow Pilot, pour servir de support!

Pieter, een van de beste singer-songwriter van Vlaanderen, est nom seulement le leader de Slow Pilot, mais également une des voix de la dernière mouture de Hooverphonic.

Le trac, il ignore, il a déjà foulé les plus grandes scènes du royaume et des pays voisins.

Le premier album du chauffeur apathique doit sortir dans un avenir proche, Pieter nous offrira des versions dénudées de quelques plages.

Il débute derrière l'immense Steinway destiné à Valkø, nous confie qu'il n'est pas Chopin, et attaque un titre nous rappelant le piano rock de Billy Joel, le timbre est  proche de Jeff Buckley ou de Thom Yorke.

Puis il  ramasse une de ses trois guitares et propose le tendre ' Little boy', crooné à la Scott Walker.

Le programme prévoit une chanson d'amour, chantée d'une voix claire et posée, ensuite une plage qu'il joue pour la première fois en solitaire, le mouvementé ' Anyone' dont le public, conquis,  reprend le refrain.

Le slowtempo ' Hard to love' traite des relations pas toujours évidentes entre un père et son fils.

' Dance the night away' a pas mal marché en Flandre, car, vous l'avez peut-être remarqué, ik ben een Vlaming!

Il ne manque ni d'humour, ni de sens de la communication, ni de charisme, Pii Pii, le public l'a à la bonne et applaudit chaleureusement le mélodieux sifflement achevant cette chouette mélodie.

' The lonely ones' maintient le cap et personne n'a  réclamé lorsque, en souriant, Pieter a demandé si quelqu'un voyait un inconvénient à ce qu'il en joue encore une, ' Die, motherfucker die' n'est pas adressé au bourgmestre de Bruxelles mais à une de ses ex ( pas du maïeur).

Tu dis, Françoise?

Il est sympa et il chante bien!

Elles sont nombreuses à partager ton avis, très chère!

 

 Valkø

' Winter Hopes' de Auryn sortait en 2010, la jolie bruxelloise multiplie les concerts, et après, le  silence!

Elle chôme, s'est retirée dans un couvent,  se cache du fisc...?

On sait qu'elle a quitté Bruxelles pour la Ville Lumière  et qu'elle est devenue comédienne de doublage ( elle a lu  le livre audio 'Cinquante nuances de grey', notamment ), mais Valkø  signifie son véritable retour sur scène, et ce soir,  face à tous ses amis, Séverine se présentait émue comme une jeune communiante.

Pour ce grand retour, elle a choisi de s'entourer d' une équipe de premier choix, Benoit Leseure au violon, il remplace Margaret Hermant, indisponible/ le fidèle Nicholas Yates à la contrebasse et l'immense Simon Lenski de DAAU au violoncelle, elle se charge du piano et des parties vocales.

Un silence imposant s'installe, le violoncelle amorce, bientôt suivi par les autres cordes, quelques notes de piano, une voix grave,  ' The grace of peace' débute.

Finies les nuances féériques de l'époque Auryn, l'univers de Valkø semble plus sombre, plus mélancolique, il s'approche  d'un esthétisme byronien.

Nouveau blanc, des sourires, une hésitation, des confidences, l'émotion est palpable, Séverine décide de dédier le concert à tous les enfants n'ayant pas eu la chance de naître au bon endroit, elle invite Pieter de Slow Pilot à la rejoindre, la formation entame ' A neverending story' datant de l'époque Auryn.

Un duo magique sur fond symphonique somptueux.

Des frissons parcourent ton échine.

Les élans romantiques de ' Between you and me'  frappent les esprits, lorsqu'elle s'apitoie ...my flesh is burning... tu as envie de lui tendre une couverture!

Elle enchaîne sur une valse ' Back through the maze' , le fantôme de Marlene Dietrich plane dans les airs, Bruxelles en a le souffle coupé.

Vous avez droit à une première ce soir, voici ' Red heart beating'.

 Cette  fois, c'est à Regina Spektor que tu penses!

Les vocalises ténébreuses impressionnent, et que dire de l'extrait du soundtrack de ' Lost Highway' , ' I'm deranged', il dégage une même charge émotionnelle que le chef-d'oeuvre ' I, who have nothing'.

Exit les musiciens, nouvelle  longue séance de remerciements avant de lancer ' Do you still want me' .

Nicholas la rejoint, il a déniché un ukulele en coulisses, le duo propose  'Autumn Sunday afternoon', l'automne n'est pas la saison la plus rayonnante!

Voilà Benoît, en trio, ils interprètent leur version de 'Wayfaring Stranger', un traditionnel que Séverine a appris par le film The Broken Circle Breakdown.

Puis vient Simon, dont elle était fan à 15 ans, il était mon idole, chantait Hugues Aufray, ' Winter on a weekend'.

 Halloween signifie déguisement, chez  Valkø le chien s'est habillé en mouton!

Tous les enfants ont peur ...Daddy, why don't you protect me..

Toujours pas de lumière en vue, le désespoir subsiste avec ' Heaven's door', on rappelle Pieter, t'as une plume, goed, ' Letters for a rainy day'.

Il en reste une, amorcée par l'anarchiste qui a lu  Hermann Hesse, le mordant 'This kind of game', dont on recommande le clip.

Applaudissements nourris!

 

Rappels.

Avec Nicholas, Séverine a abandonné son piano, voici le radieux et léger  ' Today' datant d'il y a six ans, il est suivi par une seconde friandise, 'Not into love' qui nous montre une nouvelle fois tout le chemin parcouru de la mélodie du bonheur à la maturité!

Le mot de la fin avec Pieter, une reprise admirable de 'Lilac Wine' de James Shelton, une merveille qu'on retrouve ( retrouvait) au répertoire de Nina Simone, Jeff Buckley, Elkie Brooks ( five stars) ou Lylac ( Amaury Massion).

 

File au merch.

This Side Up et Caramel Beurre Salé se congratulent!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
Valkø - Slow Pilot ( solo) à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 30 octobre 2016.
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:00
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016

Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament  et Grand magus à

Forest National, le 30 octobre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Affiche metal incontournable ce dimanche soir à Forest National : en ouverture Grand Magus, en hors d’oeuvre Testament et en plat principal : AMON AMARTH !
Comme pour Whitesnake en décembre 2015, Forest National en est réduit à son parterre (club) pour cet évènement majeur qui survient le jour du changement d’horaire, histoire de nous permettre de dormir une heure de plus pour nous remettre du choc.

Je ne vous parlerai pas de Grand Magus que je n’ai pas vu pour cause d'arrivée tardive, mais je peux en revanche vous affirmer que Testament a assuré, fidèle a sa réputation non usurpée de groupe illustre de la scène trash issue de la San Francisco Bay Area.
Chuck Billy, toujours en grande forme et totalement remis du cancer qui l’a frappé il y a 15 ans déjà, mène tambour battant un band qui a traîné sa bosse sur toutes les scènes du monde.
Le combo entame le set par « Broterhood of Snake » et dix titres plus tard le conclut sur « The Formation of Damnation » .
La foule a adoré, ils auront même droit à un rappel.
Du grand Testament, auteur d'un set brûlant qui a su conquérir tous les coeurs.

Setlist:

Intro
Brotherhood of the Snake
Rise Up
The Pale King
Disciples of the Watch
The New Order
Dark Roots of Earth
Stronghold
Into the Pit
Over the Wall
The Formation of Damnation

Place maintenant aux héros de la soirée : AMON AMARTH !
Quel trajet parcouru pour le groupe suédois depuis sa formation en 1992 !
Le groupe est devenu énorme et recueille tout le fruit d’un travail intensif qui atteint des sommets depuis « Deceiver of the Gods » en 2013 et ensuite avec leur dernier opus en date l’excellent « Jomsviking »
Durant 105 minutes Amon Amarth va porter son death metal mélodique à bout de bras emmenant avec lui la horde de metalleux prêts au combat.

 Tel un gladiateur dans l’arène Johan Hegg ne tient pas en place et arpente la scène de long en large tandis que le band crache le feu et que les guitares hurlent leurs solos dévastateurs.
Jonché sur l’immense casque viking qui trône sur la scène et lui sert de podium surélevé, Jocke Wallgren martèle ses fûts sans aucun temps mort.
Quand le band est lâché, c’est une machine de guerre à l’instar de feu Motörhead ! Et c’est ce qui explique en grande partie son succès : des titres imparables repris en choeur par la foule, des musiciens talentueux et un imagerie soignée de bout en bout.
Lorsque deux vikings s’affrontent sur scène devant nos yeux, ou qu’en fin de show le dragon apparait pour un ultime combat on est en symbiose totale avec le band et on combat à ses côtés.
Il suffit de voir la foule trinquer avec Johan sur « Raise your Horns » et lever ses cornes à l’unisson en reprenant l’hymne en choeur pour comprendre que comme pour des légendes comme Iron Maiden, Metallica ou AC /DC le phénomène Amon Amarth est en marche et pour longtemps.
Et lorsque surviennent les derniers accords de « Twilight of the Thunder God » l’ovation est énorme et c’est à regret qu’on voit le band quitter la scène après un ultime salut à la horde déchainée.
Amon Amarth est devenu énorme, et son parcours glorieux n’est certainement pas prêt de s’arrêter…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Intro
The Pursuit of Vikings
As Loke Falls
First Kill
The Way of Vikings
At Dawn's First Light
Cry of the Black Birds
Deceiver of the Gods
On a Sea of Blood
One Thousand Burning Arrows
Destroyer of the Universe
Death in Fire
Father of the Wolf
Runes to My Memory
War of the Gods
Encore:
Raise Your Horns
Guardians of Asgaard
Twilight of the Thunder God

Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
Amon Amarth - Jomsviking European Tour 2016 + Testament et Grand magus à Forest National, le 30 octobre 2016
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:01
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

 

Samedi 29 octobre, Bruxelles, les Halloween parties foisonnent.

En Belgique, la fête d'Halloween ne serait  pas née sous l'impulsion de quelques commerçants avides de profits, mais plutôt de la volonté de certains organisateurs de reproduire ce qui fonctionne aux Etats-Unis... allez, allez, une fois, qui a inventé cette blague, il a fallu attendre le 21è siècle pour adopter ce cinéma ricain... à quand la fête de la lune blanche chez nous?

Et sinon?

Foule à Bruxelles, la galère pour larguer la diligence!

 

Direction le club, en bas Jeremy Loops amuse les danseurs, en haut, JP est le premier sur place, comme toujours!

La promo révélait ‘PJ Harvey covering Loretta Lynn’, l'AB citait Rolling Stone, après le concert on en a discuté avec Adia, elle a souri mais n'a pas ajouté et  Soeur Sourire, avec un clin d'oeil. 

Pas de support, début prévu à 20:30'

Tu parles, les premiers mouvements se manifestent à 20:55', les musiciens ( terribles) rappliquent: Alex Caress ( un look Jack Nicholson  dans 'One flew over the cuckoo's nest') aux keys/

Jason Harris à la basse/ Mason Hickman aux guitares et Tiffany Minton aux drums.

Un silence déconcertant s'installe, avis de recherche, où se cache le gars de la table de mix?

Plus de 5'  d'attente avant de voir le drôle arriver comme le Zorro d'Henri Salvador, le band lance l'intro et Adia Victoria, qui piaffait derrière le rideau, apparaît.

Des collants noirs et une longue chemise immaculée qu'elle a héritée de son grand-père, coup de foudre instantané!

La jeune personne, originaire de Caroline du Sud, a sorti un premier full CD, Beyond the Bloodhounds, au printemps dernier, il suit le EP 'Sea of Sand' de 2014, elle débute le gig par ' Detroit Moan' une cover de la chanteuse de blues Victoria Spivey active dans les années 30 ( You should listen to that lady, a-t-elle  confié en voyant que tu ignorais qui était la madame).

Rarement un début de concert ne t'a fait une telle impression, la façon dont Adia interprète ce gospel/blues te cloue sur place

Elle agrippe une guitare, salue, good evening, my name is Adia Victoria, these are my friends, we're gonna play the blues!

Elle tient parole, ' Out of love' peut manifestement entrer dans la catégorie blues, mais il s'agit de blues hanté, obsédant,  aux accents rock évidents, sa guitare frelatée, vénéneuse, vient déchiqueter tes entrailles, heureusement tu ne t'étais pas enfilé un cassoulet avant de te rendre à l'AB, et l'accompagnement de ses copains accentue l'impression d'effroi et d'urgence.

Tiffany derrière ses caisses fait passer Meg White pour une majorette! 

' Head rot'  se révèle encore plus débridé et sauvage.

Une de tes voisines, prise de convulsions, secoue la tête comme une possédée, les prétendues sorcières de Salem ont été pendues pour moins!

Il est vrai que Miss Victoria t'accule dans les cordes, te fixe d'un regard froid avant de te décocher, en plein foie, un uppercut douloureux.

La furie semble s'être calmée avec ' Howlin Shame' mais les mimiques expressives ne trompent pas, elle nous attend au tournant.

Elle reprend sa guitare, nous explique que le thème de la suivante is about growing up in the South, ' Stuck in the South' , tout n'est pas rose dans le sud, surtout si t'es young, gifted and black, mais le Sud, c'est chez elle!

Le périple se poursuit avec le spooky ' Sea of sand' et après, un Bruxelles, ça va, in French, 'Mortimer's blues' a ( quiet) song about my cat, une chanson qui s'achève sur une séquence récitative. 

Après l'épisode du chat, elle reprend son discours violent, ' Dead eyes' secoue pire que le dernier tremblement de terre dans la région de Perugia, le chant est rageur, les guitares crachent des flammes, le pianiste se transforme en Jerry Lee Lewis, la gentille Tiffany cogne comme un forçat et Jason tabasse la basse, de dangereux clients!

' Invisible hands' ..I went away from the devil ...qu'elle dit, le mal est partout, Satan est le maître de l'humanité, donc...Cause when the devil gets ahold of you, baby got you cradle to grave...c'est irrémédiable, that's the curse!

La tournée a été intitulée 'Me and the devil' , elle reprend ce titre de Robert Johnson pour le brosser à la manière d'un Jérôme Bosch ayant abusé de substances illicites.

Creepy, baby!

Pas le temps de reprendre ton souffle, l'étreinte se resserre, tu vas y rester, c'est une certitude, ' And then you die', t'as eu ni le temps de faire une dernière prière, ni celui d'avaler une dernière bière, elle a décidé de nous achever et si le morceau démarre en douce, il finit par exploser laissant de sales odeurs de souffre dans l'atmosphère.

Ils se tirent après cette tirade mortelle.

 

 

It seems you guys want us to come back!

Yeah!

' Ain't a woman' est du genre blues crasseux et 'Horrible weather', qui n'est pas dédié à Monsieur Météo, est le genre de prédiction proférée par un prophète légèrement psychopathe sur les bords.

 

Un concert fantastique!

 

photos- jp daniels/concert monkey



 

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:05
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

 

SO 'n' SO – Maison des Jeunes, Champion (BEL) – 2016.10.29

Setlist :

01.Don't Worry.
02.As If.
03.Jack In The Box.
04.Just When I Needed You Most.
05.Yeah You.
06.Subway.
07.Lovely Day.
08.Joe.
09.True Lovers.
10.At The Age Of 65.
11.Please Do.
12.A Little More.
13.Alone By The Tree.
14.I Want You Back.
15.Drunk With Air.
16.In The Sunshine.
17.Joëlette.
18.Maria.
19.Whatever Happens.
20.Don't Worry. (Reprise)

Line Up :
Françoise BOTTON : Lead - Backing Vocals.
Jean-Luc EVRARD : Keyboards -  Backing Vocals.
Vincent LIBERT : Drums, Keyboards, Lead - Backing Vocals.
Stéphane NEUSY : Bass Guitar, Lead - Backing Vocals.
Pascal SAINTAMAND : Lead Guitar.

Allez on y va, si on veut être à l'heure ! Départ de mon Condroz natal à 19.30 direction : Namur, capitale de notre belle Wallonie. Pour être tout à fait précis, c'est vers Champion (code postal 5020) que nous bifurquons au sortir de la E411.
Retrouvailles avec mes amis de So 'n' So dont certains sont même des frères d'armes qui officient à mes côtés au sein de Cover Age.

 Lesquels ? 

Ok tu sauras tout : Stéphane et Jean-Luc. C'est le second concert qui suit la disparition physique de Marcel Bohon, notre bro' à tous et je vous assure qu'on a pas besoin d'un concert pour y penser tant notre Cello fait et fera toujours partie intégrante de notre vécu émotionnel quotidien à tous. Ce concert, comme bien d'autres, lui est dédié.

 On ne peut pas dire que ce soit la grosse foule mais peu importe, ce qui compte c'est que ceux qui sont présents le sont parce qu'ils apprécient ce groupe de compos aussi talentueux en qualité d'écriture qu'en interprétation scénique. Les textes sont très bons et même si certains sont plus légers dans les thèmes abordés, aucun n'est jamais mièvre ou vide de sens comme il arrive trop souvent chez des artistes qu'on qualifie de professionnels! Ces derniers devraient venir écouter So 'n' So, ça leur ferait beaucoup de bien. La qualité de So 'n' So vient aussi et certainement du fait qu'aucun des musiciens présents sur scène ne fait de la musique en pensant « argent », non, ils font de la musique parce qu'ils aiment ça et je vous assure qu'il ne leur faudrait qu'une oreille attentive pour passer dans la cour des grands.
Le répertoire se met en place, et comme un « Jack in the Box » Pascal a fait des miracles pour assimiler le répertoire de son nouveau band. Apprendre 19 titres pour lesquels on a aucune référence sur laquelle se baser c'est un exploit. L'arrivée de ce talentueux guitariste au sein de la formation est un gros « + » et ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles, je ne compare pas avec notre Marcel, je veux simplement dire que Pascal a apporté son vécu, sa personnalité et sa sensibilité musicale à So 'n' So, sans essayer de chausser les bottes de notre Cello. Ses interventions révèlent ses influences résolument rock et tranchent parfois comme une lame de rasoir dans le kaléidoscope musical du band avec un gros riff musclé ou un solo bien ciselé. Gageons que le groupe va pouvoir s'appuyer de plus en plus sur sa nouvelle recrue et lui laisser le champ libre pour s'exprimer comme un peintre qui prépare ses couleurs devant son chevalet qui supporte une toile encore vierge.
Les coups de coeur ? En tête et il le restera toujours, je place le sublime et très émotionnel « Subway » qui représente tellement notre Marcel et « True Lovers » ce reggae aux sonorités africaines à la Paul Simon qu'il aimait tant. « At The Age Of 65 » et son côté résolument Beatles cher à Stevie et « I Want You Back » digne d'une comédie musicale de Broadway.
Au risque de me répéter, si vous voulez écouter des musiciens de qualité et de compositions qui n'ont à rougir d'aucunes autres allez voir So 'n' So et goûtez sans modération à leur banquet musical aux multiples saveurs et cela... « Whatever Happens ».
Fanfan, Stevie, Lucky, Vince et Kelly , merci pour ces moments uniques passés en votre compagnie.

Mitch « ZoSo » Duterck

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
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