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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 13:20
Fête de la musique à Plouha, avec Idrolik, face au Café des Sports - le 21 juin 2018

 Fête de la musique à Plouha,  avec Idrolik,  face au Café des Sports - le 21 juin 2018

 

 

La Fête de la Musique dans les Côtes - d'Armor: ce ne sont pas les alternatives qui faisaient défaut, tu pouvais te rendre, e.a.,  à Saint-Brieuc, Pontrieux, Lannion, Dinan ou à Plélo.

Tu as choisi Plouha où  l'association "J'ai pas d'idées mais j'ai ma sœur", en partenariat avec le Café des Sports et la municipalité, organise trois jours de festivités face à l'église, sur un podium jouxtant le bistrot.

Pour le programme et l'horaire, tu ne peux pas compter sur les flyers distribués dans toute la France depuis trois semaines, c'est le soir-même que tu apprends que le groupe Idrolik, dont le nom n'a jamais été mentionné sur l'affiche, doit ouvrir les hostilités à 19:45', il sera suivi, à 22h, par  Hop hop hop crew qui  annonçait, sur sa page facebook, une montée sur scène à 20h.

19:30', ça sent la frite, les saucisses grillées et les moules de bouchot, la Coreff coule déjà à grands flots, des gosses s'ébrouent bruyamment, des chiens de toutes tailles se reniflent,  l'ingé-son se prépare, des tables sont dressées à 50 mètres, bref, tout un petit monde s'agite en attendant de voir Idrolik investir la scène!

Le groupe est composé du fondateur (en 2002)   Idir Djeda (chant et guitare), de Vincent Prouët (guitare), de Syvain Le Disez (percussions) et de Vanessa Pichard (flûte traversière , voix).

Il tourne peu mais se voit tous les ans lors des Fêtes de la Musique du Trégor-Goëlo, on lui connaît un CD, dont tu ne trouves aucune trace sur la toile!

19:45', ils sont tous là, attaquent un morceau, tu t'imagines qu'il s'agit du soundcheck, vice de raisonnement, ils viennent d'entamer, sans prévenir, leur prestation suivie par une présentation, vous avez devant vous le groupe Idrolik, qui marche à l'eau.

Jésus, un peu sourd, a répliqué, c'est moi qui marche sur l'eau!

L'hydraulicien embraye sur la torch song sentimentale d'inspiration Emile Zola/ Edith Piaf,  'Elle s'est remise à boire' .

Après une longue intro andalouse, soulignée par une flûte radieuse, Idir ébauche une ballade mélancolique en clair/obscur, malheureusement il nous est difficile de percevoir le texte, les voix ne sont   pas des plus distinctes.

Un titre moins grave pour suivre, propose le compositeur, ... ça va guincher, dans le bayou... qu'il dit et effectivement le fragment  trempe dans une substance zydeco propice aux frétillements.

La suivante a été apprise sur un bateau russe en cale sur le Jaudy.

Oui, Igor?

Du coq à l'âne, en effet, Idrolik ne se cantonne pas dans un style exclusif.

Non, Théo, la Volga ne se jette pas dans la Manche et Idir n'est pas le cousin d'Ivan Rebroff.

Quant à l'ivrogne affalé sur un siège, nous ignorons si c'est un matelot du Potemkine!

Une nouvelle tranche de vie nous est suggérée ' La femme à Bob', le décor antillais suscite des images d'une certaine Mélissa, chère à Julien Clerc.

Après avoir enchaîné  sur un titre bluesy, plus proche de l'univers de Francis Cabrel, on a droit à une valse sociale devant titiller nos consciences.

Idrolik est bien sympa, les chansons ne sont pas vides de sens, malheureusement un sérieux manque de souffle caractérise le rendu... où est la conviction, où est l'âme?

Les grains du chapelet défilent, su tes petits doigts tu n'as pas dénombré les prières, trois 'Je vous salue Marie', un 'gloire au Père', quelques 'Notre Père' , sans doute. Après une complainte tragique, le quartet attaque un rock celtique mettant en scène un camion de pompier fou, qui ne rira plus  à partir du premier juillet, le jour où les coûteux panneaux 80km/h seront dévoilés.

Plusieurs voisins se sont déjà éclipsés, tu peux comprendre, la voix quasi inaudible du chanteur est, en outre, couverte par les cris des gosses se chamaillant et par les bagarres de cabots glapissant, mais pas en mesure.

Le mélange confus de sons discordants ne freinent pas le peu d'enthousiasme des musiciens qui poursuivent leur circumnavigation.

La flûte et la lead guitar ( quelques soli brillants) tirent leur épingle du jeu mais ne parviennent pas à t'éviter de pousser des soupirs, t'es pas certain d'avoir misé sur le bon cheval ce soir!

Tandis que sur scène la clique entame un nouveau blues, à tes côtés un terrier écossais hargneux, ayant probablement abusé du Scotch, déplore l'absence de son copain Black, en poussant une gueulante  peu mélodique.

T'as souri en pensant à Magdane et t'as pris la tangente en pensant à Pythagore!

 

Fête de la musique à Plouha, avec Idrolik, face au Café des Sports - le 21 juin 2018
Fête de la musique à Plouha, avec Idrolik, face au Café des Sports - le 21 juin 2018
Fête de la musique à Plouha, avec Idrolik, face au Café des Sports - le 21 juin 2018
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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 08:52
RIVAL SONS : The Matrix, Bochum (GER) - le 19 juin 2018

RIVAL SONS : The Matrix, Bochum (GER) - 2018.06.19

Setlist :

Tied Up.
Thundering Voices.
Electric Man.
Keep On Swinging.
Rich And The Poor.
Jordan.
Pressure And Time.
Get What’s Coming.
Burn Down Los Angeles.
Manifest Destiny (Part I)
Torture.
Open My Eyes.
On My Way.

Ca y est, c’est reparti, comme en ‘40, diraient les anciens. Nos Rival Sons sont de retour pour une tournée européenne qui précède la sortie de leur prochain album, le premier sur le label Atlantic Records, c’est prévu en automne. Tout ce que je m’autorise à vous en dire de plus c’est qu’il sera plus long que les précédents, j’ai promis de ne rien dévoiler d’autre.
Pour notre périple, Claire et Alexandra, nos consœurs Françaises nous accompagnent gaiement et on sent grandir peu à peu l’excitation au fur et à mesure que l’heure du départ approche. De Rochefort à Bochum, il y a quelque 260 km à parcourir mais en raison d’importants travaux qui génèrent des files interminables dans la région de Cologne, un chauffeur routier nous a conseillé de ne pas passer par la capitale de la « 4711 » et d’aller plutôt via Düsseldorf (là où il y a le célèbre vent pire), Moenchengladbach, et Essen.

Le départ était fixé à 16.00 précises. Mais voilà, avec des femmes dans l’équipe, respecter un horaire s’avère être une mission impossible à tel point qu’on pourrait se demander, au vu des retards habituels qu’ils affichent, si les trains ne sont pas plutôt entre les mains de conductrices que de conducteurs. A l’instant même où je termine cette phrase, j’entends mes oreilles siffler sous les quolibets et les cris des retardataires susmentionnées, ce qui prouve une fois de plus que mes remarques sur la ponctualité du sexe faible sont exactes !!!

Quelques bouchons pour traverser Liège grèvent encore lourdement notre capital retard-temps, ce qui nous oblige, nous les mecs, à statuer qu’on ne s’arrêtera plus avant d’être rendus à destination et ce, malgré les suppliques qui se transforment en cris d’indignation et autres gémissements de douleur dans le chef de nos accompagnatrices lorsque nous refusons d’accéder à leurs demandes insistantes et répétées dans le but de soulager des vessies mal adaptées. Comme dirait Jieff, philosophe avec l’âge : « Quand on n’est pas capable de se retenir pendant 250km, on reste chez soi et on ne va pas au concert! » Il a raison le bougre. Bref, poursuivons.

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous mais notre GPS a une forte tendance à annoncer trop tard les sorties à emprunter lorsque nous sommes sur les échangeurs et qu’il y a des travaux de surcroît. Heureusement, le sens de l’orientation et la logique, deux qualités exclusivement masculines, nous conduisent à bon port et ce, malgré les pièges sournois semés ici et là en ville par les services de voirie locaux. Nous voilà parqués, enfin! Chose bizarre, en sortant de nos véhicules respectifs, force m’est de constater que les urgences pour lesquelles on nous avait réclamé presqu’un arrêt d’urgence avec drapeau noir présenté aux pilotes, ces urgences disais-je, se sont muées en un besoin bien plus sournois encore car créant une dépendance proche de l’esclavage : dame cigarette et ses volutes mortelles a tout effacé de la mémoire des filles. C’est du beau!

Le Matrix, une jolie salle en sous-sol où, bien évidemment, il n’y a pas d’accès à internet, sera le théâtre des opérations de ce soir. Nos amies Ushi et Karoline nous attendaient et nous voici installés au deuxième rang. A certains moments, on se croirait à la foire internationale du sauna norvégien, on étouffe littéralement et le concert n’est pas encore commencé, ça promet!

Les voilà qui prennent les planches d’assaut et ce n’est pas un mirage celui-là. Comment? Tu ne comprends pas la feinte? Si tu ne t’y connais pas un peu en aéronautique c’est normal, rassure-toi, ou pas. Changements notables, Dave porte des lunettes et Scott à opté pour une chevelure plus courte. Quant à Miley, le King of Thunder arbore un style capillaire très court sur les côtés, ce qui lui donne un air encore plus féroce. C’est avec « Tied Up « et « Thundering Voices » que la soirée démarre. Pour ces concerts, les Sons ne joueront pas encore de nouveaux morceaux mais, au lieu de ça, ils vont nous faire cadeau de certaines chansons qu’ils interprètent rarement en revisitant leur catalogue déjà bien étoffé. Grand moment d’émotion lorsque Jay s’adresse à certains d’entre nous qu’il pointe du doigt pour leur dédier le somptueux « Jordan » dont la version de ce soir, est pour tout ceux qui sont atteints de maladie ou qui pleurent la perte d’un être cher. Cette interprétation monumentale fera date dans l’histoire émotionnelle qui nous lie aux Rival Sons pour toujours.

Chaque morceau est un pur joyau et toujours ce petit pincement au coeur en entendant l’intro de « Keep On Swinging » sorti le 20 juin 2011, il y a déjà sept ans, à un jour près. C’est avec ce titre que j’ai découvert Rival Sons et que je les ai vus 32 fois en concert depuis. Au rayon de surprises du chef, le monumental « Manifest Destiny (Part I) » est, selon moi, la pièce maîtresse du groupe, digne d’un « Dazed and Confused » de maître Zeppelin. Ce titre a une force exceptionnelle sur album et est carrément dévastateur en concert. Je craque de plaisir, je fonds de désir, je peine à me contenir, me retiens de frémir, m’engage à te contredire, Adieu l’Emir, je t’aimais bien...
« Burn Down Los Angeles » est d’une violence inouïe, on se croirait coincés dans un de ces fameux tremblements de terre qui ont failli raser la ville de la carte.

En bonus, hors set list, le magnifique « On my Way », une perle parmi tant d’autres qui apporte la touche finale à ce magnifique concert. Un peu de patience et puis nous allons passer une grosse heure en compagnie de ceux qui sont devenus des amis pour certains d’entre nous, nos Rival Sons sont toujours aussi disponibles et ils ne voudraient pas que cela change, nous non plus d’ailleurs. Vivement le nouvel album et d’ici là, rendez-vous le 30 juin au Festival « Rétro C Trop » à Amiens. Il était 5 heures du matin quand nous sommes enfin rentrés, crevés, mais tellement heureux.

Mitch « ZoSo » Duterck

RIVAL SONS : The Matrix, Bochum (GER) - le 19 juin 2018
RIVAL SONS : The Matrix, Bochum (GER) - le 19 juin 2018
RIVAL SONS : The Matrix, Bochum (GER) - le 19 juin 2018
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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 10:43
Fête du Moulin Saint-Michel, animée par Georges Breuil et Stéphane Le Luyer - Saint-Quay-Portrieux - le 17 juin 2018

Fête du Moulin Saint-Michel, animée par Georges Breuil et Stéphane Le Luyer - Saint-Quay-Portrieux  - le 17 juin 2018

 

Chaque année à la même époque, l' amicale des moulins, fontaines et lavoirs de Saint-Quay-Portrieux  organise lors de la Journée du Patrimoine de pays et des moulins de Bretagne, la fête du Moulin Saint- Michel.

Cet élément du patrimoine quinocéen a été érigé sur un tertre, sur les ruines d'une ancienne chapelle, en 1830, il devait servir à moudre blé,  farine de froment ou d’avoine et resta en activité jusqu'en 1900.

Après bien des vicissitudes, la ville le rachète en 1971 et le restaure.

Aujourd'hui il a fière allure et se visite pendant les vacances d'été.

En ce dimanche venteux, sympa pour les ailes de la minoterie, des animations sont prévues: visite guidée, petite restauration, , buvette, tombola et comme toujours en Bretagne, musique et danses locales, Georges Breuil et Stéphane Le Luyer sont chargés d'amuser la galerie.

On se pointe sur la butte vers 14:45', l'assistance est réduite, un zef mordant décoiffe les bourgeoises, parties se réfugier sous la tente pour avaler des crêpes en sirotant un petit noir.

Le temps de pérenniser le moulin en action, de commander deux tasses d'arabica, puis de les engloutir et le duo de musiciens prend place, sans qu'aucun membre du comité  organisateur n'ait pris la peine de  les annoncer.

 Stéphane Le Luyer ( accordéon chromatique) et Georges Breuil ( violon) ne sont pas inconnus en Trégor-Goëlo, ils animent moult veillées bretonnes ou soirées irlandaises, Georges fait d'ailleurs partie de Morsgael, pour lequel il accompagne Nick Malicka.

L'an dernier, le violoniste a gravé l'album ' Introspection' , il a également fait partie de plusieurs groupes: Les Paladins ( rock celtique), Ménestrel, Hedge Hogs , Magna Charta ou Inisfree....

Quant à l'accordéoniste,  qui sait jouer la java, mais préfère les gigues ou les reels, on le pointe chez Korventenn ou aux côtés du chanteur Maurice Guéguen, féru de Bobby Lapointe.

T'as immédiatement pigé, qu'on n'a pas à faire à des bourriques, malheureusement, les artistes démarrent leur set dans l'indifférence générale, personne ne s'approche de la scène, pis encore, les consommateurs n'ont probablement pas remarqué que le concert avait débuté.

Steph et le terrasseur de dragon jouent donc essentiellement pour madame et pour son laquais!

Gavottes, an-dro, bourrées,valses se succèdent,  le violon voltige, l'accordéon grince ou tonne, Georgio et Stefano, l'oeil triste, constatent avec amertume que rien ne bouge, ni à l'est, ni à l'ouest, à tes côtés, madame se sent des fourmis dans les gigues, elle te pousse du coude, pointe un doigt vers le  plancher, tu résistes, le duo entame une danse nerveuse, un couple de frais ancêtres s'y est mis, d'un bond, ta compagne se joint à eux, le moulin a souri, le chat a baillé, Anatole a sorti une tablette pour mettre en images l'intrépide trio, la danse achevée, les troubadours ont applaudi les danseurs, en faisant remarquer, toutefois, que ce n'était pas une gavotte mais une polka!

Clothide rapplique, ramasse le micro qui traînait sur la table la plus proche des musiciens,  n'oubliez pas la tombola, il me reste quelques billets ( 136), il y a de beaux lots, des fleurs sans nom que ma soeur a déterré de son jardin et trois bulbes de tulipe, expédiés des Pays-Bas...

Le violon et l'instrument à bretelles attaquent une suite irlandaise, la piste reste inoccupée, le morceau suivant n'attire pas plus les amateurs de sarabande, le chef de l'amicale intercepte le micro pour faire un appel aux volontaires, à 17h, il faut retourner la tête du moulin, des bras sont requis, un certificat de meunier sera remis aux courageux, en attendant on procède au tirage des lots.

T'as failli gagner un pissenlit, t'as attendu la remise de la pièce principale de la loterie, trois marguerites, ensuite celle à qui tu as dit oui, quand tu étais jeune, a proposé de lever la séance.... ce que nous fîmes!

 

 

 

 

Fête du Moulin Saint-Michel, animée par Georges Breuil et Stéphane Le Luyer - Saint-Quay-Portrieux - le 17 juin 2018
Fête du Moulin Saint-Michel, animée par Georges Breuil et Stéphane Le Luyer - Saint-Quay-Portrieux - le 17 juin 2018
Fête du Moulin Saint-Michel, animée par Georges Breuil et Stéphane Le Luyer - Saint-Quay-Portrieux - le 17 juin 2018
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 12:25
Fête de la Musique à Pléhédel ( Flip/ The Kov/ Cent Z'Escales) sur le plateau scolaire - le 16 juin 2018

 Fête de la Musique à Pléhédel ( Flip/ The Kov/ Cent Z'Escales) sur le plateau scolaire - le 16 juin 2018

 

Organisée par Pléhédel animation, la Fête de la Musique de Pléhédel affiche un menu copieux qui démarre par une scène ouverte aux amateurs, suivie par les concerts de The Kov, Cent Z'Escales et Ti'Jam.

Les deux podiums permettent aux groupes de se succéder sans perte de temps.

Sur place personne ne mourra de faim, ni de soif: une buvette, des grillades, des frites, des tartes, de la barbe à papa et un timide soleil sont proposés aux clients.

 

Il est 19:40', sur le podium libre, une connaissance, Flip ( Philippe de Bourbriac), vu sur la plage du Palus à Plouha il y a douze mois, il rame pendant l'exercice du soundcheck, le bonhomme est sourcilleux. A 20h, après bien des tergiversations, il avise: c'est mieux!

Comme à Plouha, le gars du pays d'Argoat s'accompagne à la guitare électrique, après avoir tripoté un  module regorgeant de fonctions d’accompagnement interactives ( donc, tu entends une batterie, des claviers, une basse, les Claudettes ou les Soulsisters, selon ses besoins ...).

Tiens, voilà Riton qui  nous balade à Fleury-Mérogis à coups de wap doo wap.

Bonsoir, je m'appelle Flip, je m'en vais vous chanter quelques uns des airs écrits avec mes petits doigts, voici' Profite', qui s'achève sur des accords pompés aux Doobie Brothers.

' Assez' précède ' Cette fille-là, elle n'est pas pour toi', destiné aux nostalgiques de l'époque yéyé.

Les femmes ne sont pas sympa avec le pauvre Flip, ça a commencé dès la naissance, d'ailleurs: 'On va pas te laisser faire' .

Il est cool, le sexagénaire, pas nerveux pour un sou, il vient dans ton village avec sa gratte, ses bandes et bazarde ses couplets tièdes puis remercie les trois ploucs ayant applaudi quand il se tait.

Ce soir, pourtant, papy a ' Le Blues', cette nana il l'a dans la peau, pas de bol, elle fait la moue!

Le cafetier tenait à en placer encore une petite, le comité organisateur a fait non, non, comme la poupée, et a coupé le jus.

Bye, bye, Flip!

 

The Kov.

Le bon Philippe,  à peine balayé, place au  trio  de Goudelin, The Kov, vu et apprécié à Plouha cet hiver.

La mission de Ron Degrundt ( vocals, bass) / Thomas ( guitares) et JP ( drums) est limpide: assurer les entractes entre les sessions sur le podium principal en mettant le feu si possible, ce qui est dans leurs cordes.

Ils se produiront en trois épisodes, entrecoupés par de longues séances au bar où on leur a refusé la menthe à l'eau.

Comme au Café des Sports, ils entament leur parcours par le métallique 'Misirlou' , t'avais oublié ta planche dans le garage, t'as été te chercher une bière, ils ont enchaîné sur ' Cosmic dreams', les rêves de Ron sont stellaires.

Sans prévenir, les durs du village se déplacent en force vers le podium, ça va chier!

Pas de panique, ils se sont collés dos aux musiciens afin que Bettina Rheims , vachement moins sexy qu'en 1978, et deux disciples tout aussi ratatinées les prennent en photo.

Les flashes crépitent, clac, clac, clac, puis les gonzesses regagnent la buvette tandis que Goudelin attaque 'Some kinda hate' des Misfits, une perle de garage rock.

Après s'être dégraissé les phalanges avec un mouchoir de soie, Ron annonce un morceau mainstream.

Déjà tu voyais Shirley Bassey ou Bette Middler, t'avais tout faux, il s'agissait de 'Rape me' de Nirvana.

Mainstream en Bretagne n'a pas la même signification que chez les civilisés!

Tick, tick, tick.. fait JP qui surprend le vocaliste pas prêt, il saute dans le wagon et scande 'The KKK Took My Baby Away' des ineffables Ramones.

L'abrasif ' I make a plan'( signé The Kov) précède un ' Somebody to love' plus lourd que la version psychédélique de Jefferson Airplane.

L'heure est à la détente les amis, la gâchette tu veux dire, Ron... voici  'Cold gun'  pour Luke la main froide.

 'She does it right' du bon Dr Feelgood  et 'Tequila' des Champs, servie sans sel, achèvent ce premier set qui a répondu à nos attentes!

 

On traverse la plaine, 52 mètres, pour se poster face au podium principal où Cent Z'Escales vient d'amarrer!

Le groupe de Paimpol existe depuis plus de vint ans, il se produit dans tous les ports occidentaux  ou pendant des fêtes locales pour interpréter des chants de marins traditionnels et des airs originaux.

Leur cinquième CD,  "Déferlantes" , est passé sur les fonts baptismaux la veille, Pléhédel en entendra plusieurs fragments.

Ils sont six, cinq matelots et une femme à bord qui fait mentir la légende, Marion ( chant, guitare) ne porte pas malheur, Stéphane Cadoret ( claviers, percus, djembé)/  Olivier Lebozec ( chant)/ Thierry ( guitare, chant)/  François ( violon, chant) et Lucien ( accordéon, chant) constituent la nouvelle équipe qui doit écumer la Bretagne cet été.

Le set débute par la première plage du dernier album, ' Le bon Guillaume', un corsaire moins connu que Jean Bart ou Surcouf.

Le chant de marins, c'est une histoire de  voix, cinq paires de poumons entonnant  un couplet, ça le fait!

Ils enchaînent sur 'Frères du port' de Soldat Louis , un des morceaux les plus réussis de ' Pavillon Noir'.

Marion saisit l'acoustique de son voisin et compte nous emmener du côté de la perfide Albion avec le traditionnel 'Leaving of Liverpool' , un sea shanty au répertoire des Dubliners, Pogues ou Clancy Brothers, notamment.

La jolie ballade  "De père en fils" décrit la vie d'un pêcheur de Loquivy.

 C'est mon papa, avoue Olivier, en séchant une larme.

Pléhédel, qui va inaugurer la piste de danse pour un madison?

A ' Vendée Globe' succède un second Soldat Louis, 'Les p'tites du monde', ce ragtime breton n'est probablement  pas le titre préféré des féministes, on s'en fout, à l'époque personne ne balançait son porc.

La suivante, on l'a piquée à des Belges, nous étions à Ostende, en mai, pour le festival  'Oostende voor anker', on n'a pas trop mangé de frites mais on a éclusé des litres de bière, le groupe Cré Tonnerre, bien qu'il soit originaire de la province du Luxembourg, à 267 km à vol d'oiseau de la mer du Nord, exécute des chants de marins, dont 'Pose ton sac'.

Montez à bord de la 'Carmeline' , ne soyez pas étonnés si ce rafiot pourri n'arrive jamais à destination!

C'est l'heure de former une ronde pour saluer une dame que Brassens, un jour, a vu dégrafer son corsage, 'Adieu Margot'.

Trois dames forment une mini-chaîne et entament l'an-dro.

On quitte le soleil de Bretagne pour mettre le cap vers Cherbourg où vit un ancien membre du groupe qui a composé ' Karl,  le Roseau'.

Les escales sont nombreuses ce soir , après la Manche on jette les amarres du côté de Vannes pour un hanter-dro célèbre, ' Les voiles rouges et carrées', puis on descend vers Bordeaux pour une mazurka vinifiée, ' Roule la barrique'.

 Hervé Guillemer a écrit l'histoire de ' John Cotton' un matelot noir victime du racisme, le sextet enchaîne sur 'Les 4 mats barque' composé par une autre gloire marine, aussi disparue, Michel Tonnerre.

On confie à nouveau l'acoustique à Marion qui entonne ' Float' de Flogging Molly, pas la chanson préférée de ton foie!

Après l'émouvant ' Lettre d'Islande' d'Hervé Guillemer, le groupe nous emmène dans ' Le jardin des violoneux' pour terminer par 'Jimmy Thorpes' qui, un soir, bourré comme une outre, signe un papelard le transformant en harponneur de baleine dans les eaux baignant les Iles Féroé, à une époque où  Grindadrap était un terme inconnu dans nos contrées.

On a des CD's à vendre et puis vous pouvez vous rendre vers la poupe pour le second set de The Kov, auquel tu n'assisteras pas, ni au gig de Ti'Jam, d'ailleurs, Madame a décidé de déclarer forfait!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fête de la Musique à Pléhédel ( Flip/ The Kov/ Cent Z'Escales) sur le plateau scolaire - le 16 juin 2018
Fête de la Musique à Pléhédel ( Flip/ The Kov/ Cent Z'Escales) sur le plateau scolaire - le 16 juin 2018
Fête de la Musique à Pléhédel ( Flip/ The Kov/ Cent Z'Escales) sur le plateau scolaire - le 16 juin 2018
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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 06:46
Cécile Corbel - Un dimanche en forêt - Forêt Départementale d'Avaugour-Bois Meur à Saint-Péver, le 10 juin 2018

Cécile Corbel - Un dimanche en forêt - Forêt Départementale d'Avaugour-Bois Meur à Saint-Péver,  le 10 juin 2018

 

Un dimanche en forêt- Histoires d'eaux, organisé par l'office de tourisme Falaises d'Armor ,espérait attirer, comme en 2017, près de 3000 visiteurs.

 Une météo orageuse a sérieusement perturbé la fête, on était loin de la grande foule dans la clairière de la ferme du Bois Meur, à Saint-Péver, et pourtant le programme varié devait attirer bon nombre d'enfants et d'adultes: restauration et buvette,  animations diverses, expositions sur la biodiversité, jeux antiques, grimpe d'arbres, yoga du rire, sculpture sur bois, démonstration canine, balades en calèches, randonnée, conférence décalée sur l'eau , un spectacle Cabaret Tortellini et cerise sur le gâteau, un  concert de Cécile Corbel.

On y va tout de même, propose Madame?

15:00, tous dans la tire de CriCri qui, par la route buissonnière, nous conduit dans la majestueuse forêt Départementale d'Avaugour.

Arrivés sur place, sous le soleil, Saint-Péver n'est pas Saint-Médard, nous profitons du soundcheck de Cécile Corbel et de sa phratrie pour déambuler parmi les stands, allez savoir pourquoi, les dames se sont vivement intéressées à la permaculture, à l'usage des toilettes sèches, en déclinant toutefois l'invitation d'une rouquine qui tenait à leur faire une démonstration de comment uriner debout.

16h00, une centaine de visiteurs a pris place devant le podium, la gente dame originaire de Ar Pont, Pont-Croix, si tu ne viens pas du Breizh, s'excuse, la pluie a retardé les préparatifs, les réglages sonores demandent de la précision et de la patience, le concert commencera à 16:30'.

 

Le dernier album de la harpiste, qui collectionne les récompenses depuis qu'elle a entamé une carrière de musicienne,  ' Vagabonde', date de 2016,  cet après-midi, toutefois,  elle puisera dans sa discographie riche d'une dizaine de long playing pour confectionner une playlist exemplaire.

En piste:  Christophe Piot : percussions/ Benoît Volant: violon ( Kilkash, Poppy Seeds, Lost Spoon...)/ Julien Lefèvre ( violoncelle)/ le petit nouveau, Gaëdic Chambrier aux guitares: six ou douze cordes et  au chant et à la harpe, celle que tout le monde décrit comme une fée celtique: Cécile Corbel.

Si elle n'avait été musicienne ou si elle avait vécu à l'époque médiévale, la dame à la chevelure de feu aurait pu  être conteuse, chaque titre est introduit, d'une voix douce et cristalline, soit  par une historiette, une fable ou une allégorie mais toujours avec un sourire malicieux de jeune fille, car la maman de 36 ans est restée une gamine ( faussement naïve et pure).

'The shore' , bande originale de Terre des Ours, ouvre le set. 

Le chant des oiseaux se marie merveilleusement aux notes éthérées de la mélodie.

 Toute la plaine est sous le charme, la poésie et la finesse sonore dégagées par le chant et le jeu des musiciens s'avèrent propice à la rêverie et à l'évasion.

Cap sur l'Irlande, où dans le plus minuscule village il y a toujours au moins deux pubs où l'on boit et on fait de la musique.

Rendons nous dans un débit de boisson plus important à 'Belfast'.

Fluidité et  grâce  se frôlent, la harpe est assurément l'instrument des anges, les cordes ( cello, guitare, violon) sont à l'unisson et les percussions, discrètes, mais efficaces, nous emportent loin en nous enfermant dans une bulle de savon qui voltige insolemment dans l'azur.

Merlin, où es-tu?

Dans le jardin.

'The neglected garden'?

Oui, celui de l'enfance, de l'insouciance!

Cet extrait de la bande sonore accompagnant le film d'animation japonais  'Arrietty, le petit monde des chapardeurs' devrait ravir lutins et korrigans.

'La chanson d'Arrietty' existe en plusieurs versions,  celle qui a reçu un prénom cher à Nougaro,  propose la version française, illuminée d'un refrain nippon.

Un discours traitant de l'incompatibilité extrême de l'eau et des instruments de musique lui permet d'accorder la lyre avant de proposer 'Waterfalls'.

S'il te plaît, embrasse-moi au lieu de poursuivre des chimères, le titre se transforme en gigue rythmée, les bottines frappent le gazon, qui fait flop,flop, flop...

C'était en novembre sur une plage du Finistère, ou en Ecosse sous la brume, allons à la rencontre de deux amants, souvent séparés, ' A suivre' , sans la guitare, au repos!

Le  1er single extrait  de  « La Fiancée » se nommait ' Entendez-vous', il suffit de tendre l'oreille pour écouter ce que les arbres, leur frondaison,  les fleurs, le vent... ont à raconter.

Il était une fois une fille du seigneur de Rustéphan,  Jenovefa, belle comme les blés, malheureusement, elle tomba amoureuse d'un manant,  ce qui n'eut pas l'heur de plaire à son géniteur, la suite de l'histoire tu la connais, elle s'est laissée mourir de chagrin et désormais les fantômes des amants hantent toujours le château.

Tu dis, Raoul?

Oui, nous sommes bien en 2018!

Le fougueux 'Eirin' mélange danses bretonnes et irlandaises, le titre est suivi par ' Liam', qui dépeint un marin irlandais ayant brisé quelques coeurs dans cette ville de Brest qui n'est plus la plus belle du monde mais où flotte un parfum de voyage.

Après deux essais nuls, Cécile parvient à démarrer de manière concluante ce morceau vif.

Que regarde Mary, le regard fixé sur l'océan, elle attend et son coeur chavire...une jolie ballade que ces 'Passagers du vent'.

On m'avait dit, tu joues une heure, on doit se quitter, 'Goodbye my friend', mais ce n'est pas un adieu!

 

Le public, ravi, espère un bis!

Chef, on peut?

Ya!

On repart en Irlande, à 'Belfast' , vous chantez le refrain, d'accord?

Oui, madame!

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

Cécile Corbel - Un dimanche en forêt - Forêt Départementale d'Avaugour-Bois Meur à Saint-Péver, le 10 juin 2018
Cécile Corbel - Un dimanche en forêt - Forêt Départementale d'Avaugour-Bois Meur à Saint-Péver, le 10 juin 2018
Cécile Corbel - Un dimanche en forêt - Forêt Départementale d'Avaugour-Bois Meur à Saint-Péver, le 10 juin 2018
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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 08:17
NOS Primavera Sound 2018 - Porto- 7-9 JUNHO

NOS Primavera Sound 2018 - Porto- 7-9 JUNHO

 

Florian Hexagen était à Porto et livre quelques impressions à propos des trois journées festives....

 

Le trio gagnant de cette première journée au NOS Primavera Sound : The Twilight Sad (Official), Father John Misty et Tyler the Creator, qui a tout simplement plié le game!

 

 Le rock indé a repris de sa superbe et a fait la nique aux autres genres musicaux en ce jour 2 du NOS Primavera Sound, avec comme triplé gagnant de la journée les toujours aussi fous IDLES, de plus en plus dingos sur scène et politisés dans le texte (si si, c'est possible), le retour inattendu de classe et de générosité de The Breeders (avec une Kim Deal heureuse et radieuse d'être là) avec une avalanche de tubes sous le soleil de Porto et surtout, surtout, une prestation de Shellac apocalyptique, peut-être la meilleure que j'ai vue d'eux en 5-6 fois, le genre de set qui te hérisse les poils des bras pendant une heure sans jamais relâcher la pression et l'émotion. Dans la catégorie les vieux ont de la ressource, la bande à Albini se pose d'emblée comme le gang idéal.

 

 Comme on s'y attendait, ce jour 3 du NOS Primavera Sound a vu encore une fois Nick Cave & The Bad Seeds asséner une claque monumentale à tous les groupes partageant l'affiche avec lui ce soir-là et à tous les festivaliers présents. Sous une pluie fine qui a donné une dimension presque divine à ce concert, on s'est retrouvés embarqués dans un voyage à travers toute la discographie du groupe, avec que des temps forts et inoubliables. Un "Stagger Lee" d'anthologie, un "Into My Arms" désarmant, la violence sourde de "From Here To Eternity", un "Jubilee Street" au final dantesque et un "Push The Sky Away" en rideau terrassant de beauté avec un partage avec le public juste phénoménal. D'ores et déjà le moment musical de l'année. Sinon, on a également assisté à de bonnes prestations des Flat Worms, PUBLIC SERVICE BROADCASTING, Meta Meta, Wolf Parade, mais rien ne peut soutenir la comparaison avec le gang des mauvaises graines de Nick. Je ne sais pas combien de temps encore l'Australien et sa bande continueront de se produire sur scène, mais il faut en tous cas en profiter pendant que c'est encore possible.

 

NOS Primavera Sound 2018 - Porto- 7-9 JUNHO
NOS Primavera Sound 2018 - Porto- 7-9 JUNHO
NOS Primavera Sound 2018 - Porto- 7-9 JUNHO
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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 19:45
Soirée 15 ans de Beast Records #2 ( Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers) @ La Citrouille - Scène des Musiques Actuelles de Saint-Brieuc, le 8 juin 2018

Soirée 15 ans de Beast Records #2 ( Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers)  @ La Citrouille - Scène des Musiques Actuelles de Saint-Brieuc, le 8 juin 2018

 

Beast Records, le  label de musique rennais, célèbre  quinze années d'existence, l'adolescent a renoncé à aller voir les dames de petites vertus comme le suggérait, Emile Bandemoo, son copain de lycée, il a décidé de le faire en musique.

Une première collaboration avec la Citrouille a eu lieu le 2 février, en ce moite jeudi, un second événement proposant trois brebis du cheptel (  Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers) se déroule dans la même salle de Saint-Brieuc.

Comme Hoa Queen baptise le même soir son premier fruit, une vingtaine de happy few sont conviés à l'apéro anticipant les concerts.

A 20:30', Saint-Pierre sortira son jeu de clefs permettant au public d'accéder au temple, les festivités devant débuter à 21h.

 

Tu trainais au bar quand les premières mesures du set des   Midnight Scavengers sont venus titiller tes pavillons, il t'a fallu 7 secondes pour dévaler les marches et te coller frontstage face à Johanna Brockman ( chant, guitare)  et à sa compagnon, le ténébreux  Dimitri Kucharzewski ( claviers, chant), car ce soir le combo originaire de Melbourne est réduit à un duo.

Normalement la dame ( James McCann's Dirty Skirt Band) et le crooner ( Nikki Sudden) sont soutenus par quelques tueurs, Jeff Lee Hooker/ Timothy O'Shannassy et Andrew Watson, le programme de la soirée prévoit une heure intimiste.

Le groupe a enregistré deux albums, le dernier 'Anga Vale',  anagramme d'Alan Vega, a été dédié à Tonio Marinescu, l'artiste rennais, décédé en 2016, qui avait tourné avec le groupe la même année.

 T'as pas fait trois pas dans la salle et déjà tu tombes sous le charme, la voix sombre, nick cavienne du dandy gominé et les riffs de guitare crado  de madame conviennent parfaitement à la reprise 'Circa 65' des Darling Downs ( Kim Salmon et Ron Peno).

Tu préfères les romans à l'eau de rose à la sphère gothique, on te conseille d'aller prendre l'air, car ici ce fluide gazeux se fera rare. 

Le sinueux  'Old river' est tout  aussi déprimant, doit pas y avoir des masses de gardons dans ce rio boueux.

'Sweet soft pearls' peut évoquer pas mal de groupes pratiquant un cocktail art rock/post punk/avant garde/blues d'arrière-garde/ gothic rock, en balayant large on peut citer Birthday Party, Hugo Race, Gavin Friday, Pere Ubu, les Walker Brothers et encore And Also The Trees ou Madrugada,  soit aucun adepte du comic rock.

'All's said and done' is a slow dance, le titre s'entend sur notre second album enregistré à Rennes. Quand Johanna nous la joue Nico, on craque!

Un brin de nostalgie flotte dans l'atmosphère avec 'Remember me' , une plage d'une lenteur aristocratique, elle précède 'Loverslain', une berceuse pour adultes composée par Kim Salmon, comme le titre qui avait ouvert le set.

... Fasten  your hair with a golden pin and bind up every wandering tress

I bade my heart build these poor rhymes

It worked at them, day out, day in...

Un ton récitatif pour le poème de  William Butler Yeats, je sais, certains préfèrent Sum 41 ou Bigoli et Flo, on a appris à les tolérer.

Ils enchaînent sur le  poignant ' Good as sin' décoré d'effets de vibrato accompagnés de contorsions du visage et d'un cri final avant de nous emmener dans une petite ville down by the sea, un endroit où les gens doivent aimer Lou Reed et Johnny Thunders.

Leur set, brillant, s'achève par 'The Golden Age of Rage', un titre obsédant qui vient te marteler les cellules nerveuses et te hantera pendant de longues minutes.

 

 

Hoa Queen.

Une seconde rencontre avec la fleur éphémère, à peine un mois après la prestation remarquable donnée à Binic.

Deux minutes avant d'entrer en scène Aurélie de Chalvron, Eric Cervera,  Aude le Moigne, Xavier Soulabail et Joachim Blanchet, en coulisses, se concentrent en formant un noeud humain, histoire de  favoriser l'esprit d'équipe, coupe du monde oblige!

Tu vas voir, Michel, désormais Xavier joue également de la contrebasse!

Comme lors du Festival de la Morue, Hoa Queen débute son set par la prière  ' Lord, I Just Can't Keep from Cryin' ', sur le papelard allongé sur le sol, oublie le sombrero sur le nez, tu lis ' Miraculous Mule' , c'est ainsi que tu apprends que les Britanniques ont également repris l'hymne abyssal de Blind Willie Johnson.

Le banjo, la contrebasse, l'orgue Booker T et le vibrato d'Eric constituent une toile de fond impeccable pour la voix non dénuée de gravitas ( to convey the depth of emotions) , comme le disait Bonnie Raitt, d'Aurélie, superbe dans sa robe léopard.

 Et puis 'Betty' est arrivée, elle a murmuré you can cry, you can scream et t'as fait tout ça, même qu'une voisine t'as regardé bizarrement.

Un saule, ça chiale, toi aussi tu as continué à  sangloter pendant 'Willow'.

Pour te calmer, elle a chanté une berceuse, 'June', le banjo était apaisant mais quand la guitare s'est mise à lâcher des riffs cinglants, t'as été victime de soubresauts épileptiques.

Henriette t'as refilé un joint, tirez un coup, monsieur!

Merci, Madame!

La guitare a amorcé ' Jungle girl' .. t'es énervé, c'est cool,...lance un ex-fan de Marquis de Sade perdu en Côtes-d'Armor, une faune excitée peuple cette jungle, l'orage va éclater ce soir, c'est une certitude!

Tu dis, Rennes?

D'où elle vient?

Tout à l'heure elle a mentionné le pays basque!

La voix se fait sensuelle pour nous présenter 'Lily Dale', une copine de John-Antoine Nau qu'un jour Arthur H a croisée dans un bar.

Adam, I need someone to dry my tears...oui, 'Eve' écoute l'envolée des claviers.

Difficile d'imaginer que Hoa Queen ne compte qu'une année d'existence, ce groupe atteint un degré de perfection que seules quelques années de pratique  peuvent permettre.

Ah, la vache, constate Rennes, soudain bucolique!

' Norma Jeane' a connu gloire et célébrité

 Kennedy : elle dégage, cette nana!

Après Marilyn voici 'Marjorie', une fille nourrie au doo-wop sucré.

On l'aime déjà!

'Lizzie' par contre est du genre sulfureux, tu peux l'appeler Lisbeth, si ça te chante.

 Cendrillon, c'est une pote!

Aude introduit 'Aileen' à la steel guitar.

 Elle est bien, Hélène, mais fais gaffe, la mante religieuse dévore le mâle!

Retour au calme pour clôturer ce concert grandiose, 'Lucia' nous promène du côté de la frontière mexicaine, un soleil rouge se couche sur la plaine aride balayée par un vent tiède,  le sable vient te piquer les yeux.

Tu as heureusement aperçu  le crotale, sournois, dissimulé derrière un cactée rabougri, qui comptait planter ses dents, qui n' ont jamais connu tonigencyl, dans ton épiderme poupin.

Comme à Binic, le public, conquis, réclame un bis, comme à Binic, 'Norma Jeane' a fait une seconde apparition.

 

Il 23:50',  The Kill Devil Hills se préparent pour la messe de minuit.

Arrivés de Perth, où février est le mois le plus chaud de l'année, les Aussies ont débarqué en terre bretonne pour nous jouer des extraits de “Pink Fit”, leur dernier méfait, le sixième déjà, ainsi que des morceaux plus anciens.

Tu dis,  Dick?

Non, tu confonds, les métalleux sont  Kill Devil Hill sans s!

Brendon Humphries (vocals, guitar)/ Luke Dux ( guitar, ).Todd Pickett (drums )/Alex Archer (violin, guitar)/ Ryan Dux ( bass) et Timothy Nelson (keyboards, backing  vocals) jouent un roots rock teinté d'essences country, swamp rock ou hard/blues rock, les guitares règnent en maîtres absolus et quand Alex, un des six barbus, manie son violon tu peux penser à Papa John Creach, le gars qui a accompagné, e a, Hot Tuna ou Jefferson Airplane.

'Angry town' qui ouvre le set date de 2004, il se trouve sur leur premier enregistrement.

Ce downtempo chanté d'un timbre rocailleux se termine en guitar jam, la Citrouille a compris que ce sextet n'est pas du genre à te refiler de l'insipide purée de potiron.

Le pluricellulaire 'Hydra', introduit par Ryan , se trouve sur  'In On Under Near Water' de 2016, la version live est nettement plus rugueuse que celle que tu entends sur l'album.

Sur la lancée, les KDH envoient ' I am the rut, I am the wheel' , ils ont carrément sorti l'artillerie lourde avec trois guitares qui canardent vache, une basse qui ronfle, un batteur qui cogne, il a refilé ses balais à Béjart, l'orgue de Timothy atténuant quelque peu les rafales brutales.

Retour du violon allumé pour la plainte  ' I wonder if she's thinking of me' qui évoque Nick Cave .

Our next song, ' Words from Robin to Batman', is a ballad, le style de romance à écouter au comptoir,  assis sur un tabouret, en contemplant le glaçon fondre dans ton Scotch.

Pourquoi cette salope m'a t-elle largué?

C'est notre second passage à St-Brieuc, on a vu le Légué il y a sept ans, this is a ghost song called 'The Nets'.

'Did I damage you' narre une virée en ville, le whisky et le vin ont coulé, le violon, crapuleux, va augmenter  l'angoisse, le final sera chaotique.

Une aspirine, s v p!

Il ne pleut pas souvent chez nous, la sécheresse sévit,  ' The drought' , elle rend fou, j'ai failli  buter un mec, il avait volé mon bateau.

'Acidosis' sur le dernier né est du genre caustique délirant, et avant d'attaquer 'Helsinki , Brendon nous prévient, it's a weird song!

Quand tu vois la pochette de  'Pink Fit', le dentier de Mamie qui trempe dans un verre d'eau, t'as compris que le mec ne blague pas.

' 6=5' is an old one, elle a été composée par un de nos amis, un  titre qui  évoque Lee Clayton.

On atteint la ligne d'arrivée, ' Stained', une dernière gifle, achève un set intense.

 

Les survivants en veulent encore, tu quittes le bunker tandis The Kill Devil Hills balancent un country rock non dépoussiéré.

 

Quelle soirée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirée 15 ans de Beast Records #2 ( Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers) @ La Citrouille - Scène des Musiques Actuelles de Saint-Brieuc, le 8 juin 2018
Soirée 15 ans de Beast Records #2 ( Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers) @ La Citrouille - Scène des Musiques Actuelles de Saint-Brieuc, le 8 juin 2018
Soirée 15 ans de Beast Records #2 ( Hoa Queen - The Kill Devil Hills - Midnight Scavengers) @ La Citrouille - Scène des Musiques Actuelles de Saint-Brieuc, le 8 juin 2018
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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 11:52
Alsarah and The Nubatones - La Passerelle - Saint Brieuc - le 7 juin 2018

Alsarah and  The Nubatones - La Passerelle - Saint Brieuc  - le 7 juin 2018.

 

La saison 2017/2018 touche à sa fin, avant la présentation de la nouvelle affiche ( le 14 juin/entrée libre),  La Passerelle a programmé un dernier concert, prestigieux, au Théâtre Louis Guilloux: Alsarah and  The Nubatones!

 

Après une escale en Germanie (  Würzburg) et un passage remarqué aux Nuits du Ramadan (Maroc), la chef de file de la rétro-pop Est africaine dépose ses bagages en France pour deux concerts exceptionnels, le 7 à Saint-Brieuc et le lendemain, au New Morning à Paris.

A peine âgée de huit ans, Alsarah doit quitter le Soudan pour fuir un coup d'état militaire, ses parents,   militants des droits de l’homme, après une étape au Yémen, décident de s'expatrier aux Etats-Unis et réclament l'asile politique.

Là-bas,  Alsarah étudie l' ethnomusicologie et forme le groupe Alsarah et the Nubatones.

 Le groupe a sorti deux full CD 's ( le dernier 'Manara' en 2016)  et un EP,  Alsarah a également accouché d'un album solo et a participé au Nile Project, regroupant différents musiciens issus du bassin du Nil.



Il est 20:40', Mawuena Kodjovi : basse/ Brandon Terzic : oud et Rami El Aasser : percussions apparaissent, suivis de près par la superbe Nahid, la soeur d'Alsarah, qui assure les secondes voix et secoue shakers et idiophones divers.

Les sonorités caractéristiques du luth oriental retentissent, basse et percussions ( derbouka, bendir, tar...) embrayent, Alsarah, dissimulée derrière un rideau, attend avant de s'avancer d'une démarche majestueuse vers le micro tendu au centre de la scène.

D'une élégance raffinée, elle porte  une longue robe plissée  à faire pâlir les couturiers parisiens et une parure de colliers ethniques du meilleur goût, la princesse nubienne entame ' Salam Nubia'.

La voix est puissante, envoûtante, elle ensorcelle et a tôt fait de nous transporter du côté du Nil, comme sur un tapis volant évoluant en arabesques insouciantes.

Un second chant, rythmé, ' Soukura', succède au disco groove du premier thème, Rami nous gratifie d'un festival percussif magnétique, Alsarah se permet une gymnastique vocale périlleuse tandis que Nahid se charge des choeurs en se mouvant de manière féline.

Pendant l'effervescent ' Nuba Noutu'  , la belle dame laisse le champ libre aux musiciens, ils ne se privent pas, le titre invite à la danse, les filles en profitent,  le morceau  évoque certains éléments ethno-techno comme en produisaient Transglobal Underground et Natacha Atlas.

L'heure est aux présentations, quelques bribes de français ( La Bretagne est la Nubie de France)  se mêlent au discours anglais, Saint-Brieuc, if you wanna dance, you can dance, you wanna sway, sway, you wanna call a friend with your cell-phone, do it...

Assez parlé, place à la musique,le dancetrack  '3yan T3ban' avait été remixé par Oddisee à l'époque, il est suivi par 'Alforag' , a love ballad pour laquelle le chant se fait guttural. 

Après la fin abrupte de la romance, la troupe amorce 'Albahr'.

Socialement engagée, la jeune femme dit avoir été inspirée par des réfugiés rencontrés dans des camps au Sud du Soudan, ' Albahr' est le résultat de ces entretiens.

Elle évoque d'autres souvenirs pénibles, disserte sur le thème des disparus, de la perte, philosophe...missing and memory are like intertwined lovers..that's what ' Fulani' is about.

Fondu enchaîné sur le déchirant et lancinant 'Manara' pour lequel Mawuena a troqué sa basse contre une trompette jazzy.

Elle explique: 'Manara' is the lighthouse of my journey et c'est sans conteste un des titres phares du set. 

L'incantation 'Nar' vire soudain dance, la voix transformée se balade sur les sonorités exotiques de l'oud, Nahid s'amuse avec des wooden blocks, le navire tangue!

'Fugu' et ' 3roos Elneel', où il est question du Nil, des plus belles filles du village ( The brides of the Nile) , de crocodiles, de divorcées immortelles , de sirènes, nous conduisent insensiblement vers la fin du voyage.

Après ce chapitre des contes et légendes de Nubie, rythmé par les battements de mains d'une salle conquise, Alsarah entame un nouveau dancetrack irrésistible, 'Yanas Baridou', illustré par un solo époustouflant de  Rami El Aasser.

Avant de se quitter, let me introduce the family puis vient le singalong interactif  'Habibi taal' et son final impétueux, qui clôture un concert fascinant.

 

Saint-Brieuc rappelle les Nubatones et leur grande prêtresse, après ' Rennato', chanté d'un timbre profond,  la fête est bel et bien finie, Alsarah  rejoint la table de merchandising pour signer ses albums et te copier la setlist en souriant.







 

Alsarah and The Nubatones - La Passerelle - Saint Brieuc - le 7 juin 2018
Alsarah and The Nubatones - La Passerelle - Saint Brieuc - le 7 juin 2018
Alsarah and The Nubatones - La Passerelle - Saint Brieuc - le 7 juin 2018
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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 14:05
Porno Wolves- La Machine - Place Saint-Géry - Bruxelles, le 30 mai 2018

Porno Wolves- La Machine - Place Saint-Géry - Bruxelles, le 30 mai 2018

 

Peu avant 21h Place Saint-Géry, toutes les terrasses sont bondées, les garçons et serveuses triment dur pour contenter une clientèle qui dédaigne grogs ou infusions pour écluser, à grande échelle, des Cuba Libre, Blue Lagoon, Bloody Mary, Mojito, Pina Colada, Liquid Cocaine, Wyborowa, Four Roses, Chivas, Beefeater, trappistes, ambrées, blanches, brunes, fruitées, des bulles ou des softs...

Indoor, on peut compter les consommateurs sur les doigts d'une main.

 

T'as pas attendu des plombes avant de voir atterrir une bête pils sur le comptoir où tu as trouvé un siège accueillant, tu sais pertinemment que l'heure indiquée par La Machine ( 21h) pour le début du concert des Porno Wolves  n'est qu'une illusion, t'as eu le temps de voir trois pintes défiler avant  l'installation sur scène de Ryan Bachman ( vocals, guitar) , Anthony Gore ( drums) , Tim Barbeau ( lead guitar) et Andy Battcher ( bass) .

Tu ne leur as pas demandé où ils ont déniché leur patronyme aberrant, t'as recommandé du houblon pour assister à un show basé sur ' Renegades' un second album studio ayant vu le jour en 2017.

Un groupe qui entame son set par ' Catfish blues' fait preuve de bon goût.

Tu connais la version de Muddy Waters et celle d'Hendrix, c'est à la dernière que tu peux  songer.

Ryan, un mec dont le timbre se rapproche de celui de Robert Plant, manie la slide pour la suivante, 'Young Moon Rising', un blues rock saignant comme seuls les Ricains savent le confectionner ( les petits gars sont originaires de Minneapolis).

Dites, les gens, we won't bite, come closer, please!

Si tu aimes 'Roadhouse blues' des Doors tu vas adorer 'Tel Aviv' des Porno Wolves.

Pas besoin de dessin, ça cogne dur et les riffs de guitare déchirent, bien sûr, il n'y a pas de Ray Manzarek et les nanas en 1968 préféraient, à coup sûr le look, de Jim Morrison  mais en 2018, les louveteaux en jettent.

This is a funky song, prédit Tim, alors que 'Sea Beast' a tout du downtempo bluesy.

Brussels, are you still with us?

Yeah.

This is 'Riddles in the dark' , une plage énervée rappelant à la fois le Zep ou Wolfmother, il y a pire comme comparaisons!

Qui parlait de la bande à Page/Plant?

Le combo embraye sur 'Ten Years Gone' , extrait de 'Physical Graffiti'.

Quelques consignes émanent du responsable à la table, faut baisser le volume, les petits gars, on dépasse joyeusement les 90 décibels.

Pas que ça les amuse des masses, ils obtempèrent pourtant.

Le gluant 'Swamp stomp'  ressuscite Humble Pie.

Nouvel avertissement du bougre se promenant avec un sonomètre, il est destiné au brave Anthony, pas vraiment gore, cogne moins fort, petit!

Le batteur fait semblant d'avoir compris ce qui ne l'empêche pas d'annoncer le rush final d'une frappe lourde.

Pour mettre un terme à la première mi-temps le groupe reprend 'The Chain' de Fleetwood Mac en mode vitaminé.

 

A short break!

Ils  engagent le dernier round  par le nonchalant  'Bad Man' démarrant tout en douceur pour permettre la mise en évidence des guitares .

Après ce downtempo allongé, le band revient au blues rock énergique, pimenté d'ingrédients psychédéliques, on n'a retrouvé aucune trace des suivantes:  '... it's gone' n'apparaît ni sur un de leurs deux albums, ni sur le live ' Young Moon Rising', ensuite, Ryan émet this is our last song, avant d'attaquer ' Moon and the stars' puis  de se raviser et de proposer ' When I die', un dernier blues rock incisif ,doté d'un  final épique, un titre lorgnant vers le boogie.

 

Tu dis, Liesbeth?

Ik ga hun laatste album meteen kopen, die gasten zijn steengoed!

 

Leur tournée européenne passe ce soir par le Kinky Star ( Gent).

 

 

 

 

Porno Wolves- La Machine - Place Saint-Géry - Bruxelles, le 30 mai 2018
Porno Wolves- La Machine - Place Saint-Géry - Bruxelles, le 30 mai 2018
Porno Wolves- La Machine - Place Saint-Géry - Bruxelles, le 30 mai 2018
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 15:55
Manou Gallo @ Solidar XL ( Brussels Jazz Weekend 2018) - Place Fernand Cocq - Ixelles- le 27 mai 2018

Manou Gallo @ Solidar XL ( Brussels Jazz Weekend 2018) - Place Fernand Cocq - Ixelles- le 27 mai 2018

 

La seconde édition du  Brussels Jazz Weekend ( le successeur du Jazz Rallye,  puis du Jazz Marathon) se déroule du  25 au 27 mai.

La formule reste inchangée, des concerts indoor et outdoor aux quatre coins de la capitale, des artistes confirmés, de nouveaux talents, des découvertes à débusquer... que ce soit en jazz traditionnel, be bop, hard bop, blues, dixieland, swing, ethno jazz, manouche, mainstream, funk, nu-jazz, latin jazz , acid jazz, world, jazz rock ou vocal jazz... bref, tu as le choix.

Après des obligations familiales, tu mets le cap sur Ixelles, la place Fernand Cocq, où se déroule la quatorzième édition de Solidar XL, dont les bénéfices du festival doivent soutenir la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Il est 18h et des poussières, Manou Gallo et son équipe  sont en plein soundcheck.

Le groupe a pris du retard, ce n'est qu'à 18h25' que les pieds quittent les starting-blocks pour démarrer le concert .

Sur le tartan: Boris Tchango aux drums, Bilou Doneux, à la guitare siouplait et un jeune gars aux claviers qui ne ressemblait pas à Elvin Galland qui était de la partie à Bergen ( Norvège) + Manou Gallo ex- bassiste de Zap Mama, au chant, à la basse ou à la guitare.

Depuis plusieurs années, la musicienne de Divo (Côte d'Ivoire) a largué ses valises du côté de Molenbeek et peut se considérer plus bruxelloise que des politicards peu scrupuleux, style oui j'ai une villa à Lasne et je suis socialiste, et alors!

En septembre sortira l'album ' Afro Groove Queen' produit par Bootsy Collins, il joue en guest sur quelques plages tout comme Manu Dibango ou Chuck D.

Le single 'Abj Groove' est audible depuis fin avril.

Le récital débute par un instrumental funk, moite et gluant, baptisé 'Malunouka', après quelques civilités d'usage, Ixelles, très colorée ce soir, est invitée à bourlinguer sur le même rafiot que la madame, on ira à la rencontre du jazz, du blues, du groove et de l'afrobeat.

OK, on embarque, Manou; mets la machine en route!

La basse, collante, ronronne, le guitariste écrase la pédale wah wah, les claviers et l'énergique Boris, pire qu'une araignée  qui, comme tu le sais, dispose de huit pattes, impriment un rythme noir bondissant, ça groove salement sur la place .

Le titre?

T'as lu ' Lève-toi' sur le papelard.

Manou empoigne une guitare pour attaquer un morceau plus ancien, délicieusement chaloupé, 'Woya'.

Retour à la basse et au jazz fusion pour ' Djedje' un instrumental bouillant.

Les amis et la famille, il me faut une chorale pour la suivante, ' Chanter l'amour', qu'elle démarre en onomatopées avant de faire claquer sa basse.

L'orphéon improvisé n'est pas encore tout à fait au point et cafouille pendant les choeurs, ça ira mieux en fin de parcours.

'Iniyi' incarne une nouvelle escale épicée sur la route du funk avant de mettre le cap sur l'Afrique' Woyaklolo ' puis de proposer le fameux single' Abj groove' version bruxelloise, démarrant par une séquence de beatbox.

Cet Afrobeat purulent voit les locaux entamer une gymnastique post-natale tonique, recommandée par la faculté à tous ceux qui souffrent de muscles abdominaux indolents.

 

 

La pluie et la présence du dangereux Guy Trifin ont mis fin, momentanément, à la partie musicale de la soirée, rendez-vous au bistrot pour écluser quelques verres, Pipou passait par là, on a manqué Ghalia Benali et Philip Catherine, on a tout de même assisté au fabuleux gig de l'All Stars Solidar Band ne comprenant que des pointures: Jan Hautekiet, Thierry Plas, François Garny, JP Onraedt, Patrick Riguelle, B J Scott, Typh Barrow, Perry Rose et Carmen Araujo Santamaria.

Les moments intenses se sont multipliés, Guy a pleuré pendant 'With a little help from my friends', Jacques a allumé un cigare pendant 'L'opportuniste', un autre Jacques a applaudi à 'Amsterdam' , et enfin, ils nous ont quittés après un Neil Young bien nerveux.

 

 

 
Manou Gallo @ Solidar XL ( Brussels Jazz Weekend 2018) - Place Fernand Cocq - Ixelles- le 27 mai 2018
Manou Gallo @ Solidar XL ( Brussels Jazz Weekend 2018) - Place Fernand Cocq - Ixelles- le 27 mai 2018
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