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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 09:52
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
Le billet de JPROCK :

En mai 1996 APOCALYPTICA enregistrait son 1er album " Apocalyptica plays Metallica by Four Cellos".
Huit titres instrumentaux revisités pour quatre violoncelles électrifiés . Le choc !
Un album atypique mais qui s'avère rapidement à l'écoute marqué du sceau de l’évidence.
Vingt ans plus tard le band décide de réenregistrer cet opus de référence et de partir le réinterpréter sur les routes avec une halte en Belgique ce soir au Cirque Royal.

A peine rentré dans la salle on s’étonne quelque peu de la configuration assise, mais finalement le public s’en accommodera et se lèvera comme un seul homme dès que l'ambiance montera d'un cran .
Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen, Perttu Kivilaakso and Antero Manninen tous diplômés de la Sibelius Academy from Helsinki démontrent comme à chaque fois sur scène leur immense talent .
Quelle joie de savourer ces classiques de Metallica interprétés de main de maître dans des versions formidables pour 4 cellos, et dès « Enter Sandman » qui ouvre le show le public est aux anges.

Le concert se déroule en deux parties, la première d’une durée d’1 heure environ et après un break de vingts minutes la deuxième légèrement plus longue qui voit l’arrivée en renfort du batteur Mikko Sirén.
Rapidement le public et le groupe vont se lâcher et l’ambiance va monter crescendo, la foule jouant fréquemment le rôle de lead singer.

« Lorsque nous avons enregistré cet album nous avions l’ambition d’en vendre quelques copies… » déclare Wicca Toppinen, »
" Jamais nous n’aurions pensé avoir ce succès, vendre des millions d’albums et être ici ce soir 20 ans plus tard . Merci à vous ! «

En effet, le style metal neo classique d’Apocalyptica draine aujourd’hui des millions d’aficionados de par le monde et les salles de concert où ils se produisent affichent régulièrement sold out.
Et six de leurs huit albums enregistrés à ce jour proposent leurs propres compositions inédites. Quel magnifique parcours !
Mais bien sûr ce soir ce sont les compos de Metallica qui font se lever la foule comme " Fade to Black" , « For Whom the Bell Tolls » et « Until It Sleeps » et le groupe nous réserve même une jolie surprise avec « Escape » titre encore jamais interprété sur scène ni par Apocalyptica ni par Metallica.
« Seek and  Destroy « met tout le monde d’accord avant que le band ne revienne on stage pour un final avec « Nothing Else Matters « et « One « .
Le public est debout et acclame les cinq musiciens durant de longues minutes.

Apocalyptica c'est du grand art, une expérience sans cesse renouvelée à chaque performance du groupe, dont on ne se lasse pas.

 


Texte et photos : JP vanderlinden aka JPROCKTHE DARK FEATHER.

Setlist :

Enter Sandman
(Metallica cover)

Master of Puppets
(Metallica cover)

Harvester of Sorrow
(Metallica cover)

The Unforgiven
(Metallica cover)

Sad but True
(Metallica cover)

Creeping Death
(Metallica cover)

Wherever I May Roam
(Metallica cover)

Welcome Home (Sanitarium)
(Metallica cover)

----------------------------

Second Set with drums :

Fade to Black
(Metallica cover)

For Whom the Bell Tolls
(Metallica cover)

Fight Fire With Fire
(Metallica cover)

Until It Sleeps
(Metallica cover)

Orion
(Metallica cover)

Escape
(Metallica cover)

Battery
(Metallica cover)

Seek & Destroy
(Metallica cover)

Encore:

Nothing Else Matters
(Metallica cover)

One
(Metallica cover)

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:51
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

 

Si dans la grande salle le concert de Benjamin Biolay affichait sold-out, on ne se bousculait pas vraiment au Club qui présentait pourtant une affiche, féminine, engageante: Few Bits + Kite Base!

 

Karolien Van Ransbeeck, un petit whisky pour noyer le trac, venait présenter l'album ' Big Sparks' au public bruxellois et Kite Base allait nous faire découvrir plusieurs plages d'un premier album, 'Latent Whispers' prévu pour le mois de mai.

 

20:15' Kite Base.

Le projet, étonnant, formé par deux bassistes en jupon, la formidable Ayşe Hassan de Savages et une frêle blonde, Kendra Frost, bassiste chez Blindness jusqu'en 2013 et guest singer chez Black Needle Noise.

Leur set intense, d'un peu plus de trente minutes, aura frappé les imaginations, c'est une certitude, ce duo va faire des vagues dans un avenir imminent.

Un: les filles sont plutôt agréables à observer.

Deux: musicalement les Londoniennes font preuve d'imagination et d'originalité, deux basses et une boîte à rythmes engendrant un post-punk, proche de Siouxsie, s'appuyant sur des beats electro sombres.

Une grosse claque pour pas mal de monde, leur stand merch a vu défiler des dizaines de nouveaux fans!

Les filles ouvrent par ' Soothe', Ayse, à genoux, s'amusant avec son jouet pour émettre des stridulations pas vraiment mélodieuses, sa compagne se joint au mouvement en manipulant le sequencer pour créer un environnement sonique avant de se mettre au chant et de caresser sa basse de manière moins âpre.

Ce premier titre mordant a réussi à rameuter les piliers de comptoir face à la scène.

Kendra, en français dans le texte: ' Bonjour, ça va?', ce seront les seules paroles prononcées jusqu'au salut final, elles enchaînent sur ' Blueprint', plus noir que bleu.

Elles nous rappellent l''urgence qu'affichait PJ Harvey à ses débuts.

Basse en disto pour ' Grids', en froide guerrière, Ayşe Hassan pointe son instrument en direction des premiers rangs, une tueuse, on vous dit!

La machine balance des beats écrasants, les nanas retournent au front avec ' Transition' qu'il faudra reprendre depuis le début, la technologie ayant refusé tout secours!

Pas désarmée pour autant, la plus sauvage nous sort un jeu phénoménal.

Scénario similaire pour 'Miracle waves' qui fait des vagues géantes!

' Nineteen' et l'obsédant ' Dadum' mettent un terme à une prestation ayant semblé trop courte pour pas mal d'auditeurs!

Merci beaucoup, nous sommes Kite Base, elles se tirent et nous laissent tout penauds!

Leur tournée se poursuit en Allemagne.

 

Few Bits

Ta première rencontre avec Karolien Van Ransbeeck date de 2010, Few Bits, solo, assurait le support de Rebecca Pronsky à Toogenblik ( Haren).

Depuis, tu as croisé l'ex choriste d'Admiral Freebee à plusieurs reprises, avec full band, en trio, solo.

Ce soir elle a embarqué cinq musiciens talentueux pour sa prestation à l'AB, Tim Coenen à la twelve stings / Peter Pask devenu bleu avec Bjorn Eriksson, à la basse/ Jules Lemmens aux drums/ Nico Janssens, que tu as croisé plusieurs fois avec Star Club West, à la guitare, aux keys et backings et le jeune papa Steven Holsbeeks à la guitare, backings et parfois claviers.

Karolien zingt et manie une acoustique ou des shakers.

' Sweet warrior' ouvre.

Bienvenue dans l'univers indiefolk/americana feutré et intimiste de Miss Van Ransbeeck.

Tu ne jures que par Eileen Jewell, Tift Merritt, Gretchen Peters, tu vas vénérer Few Bits, ses vocaux délicats, légèrement éraillés, et les arabesques dessinées par les guitares.

T'as pris un filet, oui, I'm going ' Chasing rainbows' , cette plage mélancolique est suivie par le uptempo ' I will set you free' et si tu veux faire rouler les dés, à ta guise!

' Big sparks' débute en mode ballade avant de faire des étincelles.

L'americana de Few Bits peur se teinter de nuances shoegaze/postrock ou slowcore, selon les besoins, l'équipe entourant la demoiselle peut tout faire!

' Days' joue la carte indie atmosphériques, Nico Janssens nous gratifie d'effets vertigineux, le timbre de l'élégante ( chemiser blanc/ short noir/coiffure classique) Karolien s'approchant de celui de Liz Phair.

' Starry eyed' is about raging waves, c'est vrai que ce satané vent annonce une tempête pour la nuit!

Le titre, soigné, emballé, elle veut entamer 'Anyone else', elle gratte son instrument, rien!

Koen, au secours, ça marche plus!

Un bandage adhésif, on reprend.

Elle ne craint pas la solitude, cette fille, ...I feel good when I'm by myself...

'The wolves' connaît une attaque bluesy et le beau ' Shell' est dédié à la famille ( 8% du public) qui a fait le déplacement.

Le sublime ' One night friend' provient également du premier album, il précède l'épicurien ' Summer sun' qui nous invite à folâtrer au soleil.

La dernière, la préférée de Jules, non pas César, Jojo, Jules Lemmens, se nomme ' Do your best', elle a le don de rendre le sourire à tous ceux qui ont été engueulés par leur boss au boulot.

 

Bis.

Solo, car Joke, refuse de monter sur scène pour l'accompagner, ' Pick you up'.

Le band la rejoint pour terminer la soirée par le soyeux 'People' et 'Souvenir' qui voit Matthias Bastiaens ( guitariste remplaçant) prendre place à côté de Jules, qui lui a refilé une cowbell et une baguette.

Il est 22:40', la fête s'achève, Few Bits a, une nouvelle fois, convaincu et tenu le public en haleine de bout en bout.

 

 

En mars à New-York ( Rockwood Music Hall) !

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 13:30
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017

Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017

 

Le matin, tu lis ' derniers tickets', à 20h, quand les portes daignent s'ouvrir, les hôtesses nous guident vers le Foyer.

JP est bien élevé, il n'a proféré aucun juron, tu l'as fait à sa place: bordel, godv.!

 

 

Ta dernière rencontre avec  Cass le Californien remonte à décembre 2009, au Botanique, depuis le singer-songwriter a accumulé les albums: cinq!

Le dernier 'Mangy Love' (2016) jouit de critiques laudatives.

 

A l'entrée, on questionne: is er een voorgramma?

Son pianiste assure le support.

Un nom?

Chopin!

T'as pas vraiment cru ce drôle et à 20:30', un barbu vêtu d'une chemise de bûcheron, made in Texas, prend place derrière le Fender, le Roland et d'autres brols électroniques, il se présente, Hello, I'm  Frank LoCrasto!

Pendant 30', Frank va nous abreuver d'instrumentaux que certains ont qualifié d'analgésiques, la plupart de ces plages marquées synth exotica peuvent s'entendre sur son dernier album qui a reçu ' LoCrasto' comme nom de baptême.

Une première rêverie liturgique se voit illustrée de samples volière exotique avant de virer easy listening, façon Barry Manilow .

Bruit de fond idéal pour une attraction foraine, on peut aussi lui conseiller d'aller jouer au coin d'une rue dans une station balnéaire quelconque, de déposer un béret sur le sol, Amédée qui joue de l'orgue de barbarie à Argelès le fait tous les ans, ce qui lui permet de se payer un litron de cépage syrah chaque soir!

Même scénario pour les suivantes, un univers figé quelque peu désuet, exempt de toute trace de nocivité.

Cet exercice gymnopédiste, à mi-chemin entre Satie, André Brasseur et James Last, aurait plu à grand-maman.

La suivante se nomme ' Hotels' , ensuite il reprend du Henry Mancini, non, pas le thème de la panthère rose' et enfin il termine par ' Simple Times'.

Reposant!

 

A 21h, lorsque le  Cass McCombs Band  pénètre dans la buvette, celle-ci est pleine à ras bord.

Frank reprend place derrière ses orgues, tout au fond de la maison, on distingue le batteur Otto Hauser, un gars fort demandé aux States, Vashti Bunyan, les Black Crowes, Elvis Perkins, Sharon Van Etten, e.a., ont déjà fait appel à ses services, le grand  Dan Horne tient la basse et face à nous, Cass et sa Fender .

Quelques soucis techniques avant d'entamer le gig, puis le quartet attaque ' Big Wheel', un extrait d'un double album de 2013.

Une belle tranche, brûlante, de country rock tendance americana.

Le ton est donné, les musiciens jamment comme des chefs, les harmonies vocales, même si il faudra régler le volume pour Dan, sont d'un haut niveau, les riffs de guitare cinglent, la basse est impériale, Otto n'est pas le huitième nain, son jeu est d'une efficacité à toute épreuve et Frank s'éloigne à des milliers de kilomètres de ses plaisanteries précédentes, il abat un boulot comparable à celui de Benmont Tench chez Tom Petty.

Le laid-back ' Bum bum bum' succède au premier fait d'armes, puis vient  le superbe et allongé 'Opposite house' qui éveille en toi comme des flashes de Steely Dan.

' Morning Star' reste en mode midtempo, la délicatesse de la mélodie, digne des Byrds, est soudain bousculée par un solo de basse à la wah wah, on avait déjà mentionné Tom Petty, on peut ajouter Kurt Vile ou Sun Kil Moon.

La subtilité et la légèreté  de ' Medusa's Outhouse' te transportent haut dans un fluide gazeux flou quand tout à coup ta songerie est interrompue car Cass cesse son chant harmonieux pour répéter plusieurs fois.. it's so easy you try... avant de nous placer un solo lumineux et de reprendre le fil.

Du bel ouvrage.

Il lui vient l'idée de nous emmener ' In a Chinese Alley', une ruelle pas dépourvue de violence, le solo de guitare fait salement mal pendant que les copains jouent aux métronomes.

Otto n'est pas descendu du bus, il a décidé de changer de rythme pour lancer  le lament précieux, ' Cry'.

Après un titre intitulé ' Sleeping', sur une playlist incomplète, Cass décide de reprendre un morceau plus ancien,  'Dreams Come True Girl' date de 2009 et sur l'album Karen Black assure les secondes voix.

La  charmante ballade se mue soudain en noise chaotique et voit apparaître une nana sérieusement allumée qui, après avoir bousculé et arrosé tout le monde en agitant une chevelure trempée, grimpe sur scène pour un numéro exhibitionniste pour lequel il manquait la barre verticale.

La givrée poursuit son festival pendant ' Run sister run', il s'agit d'éviter de dangereux coups de pied qui effleurent certaines parties sensibles de nos anatomies.

Le band ignore les extravagances de la cousine de Miley  Cyrus, qui vient d'entamer un pugilat avec un adversaire inexistant, et achève son morceau.

Un coup monté?

La séance était filmée par un petit chauve à lunettes!

Leuven, ' County line' is our last track.

Une dernière perle évoquant les jams du Grateful Dead.

 

Bis.

Pas la peine de quitter la salle, on discute le coup et on vous emballe deux tranches bien saignantes.

Le lyrique ' I'm a shoe' et un fuzzy rock fraîchement sorti du garage.

 

Tout Louvain a quitté le Depot le sourire aux lèvres, Cass et son band ont répondu à toutes les attentes en donnant un show fascinant!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
Cass McCombs - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 21 février 2017
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:11
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017

Izzy Bizu, Dom McAllister  à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017

 

Le panneau Sold Out s'affiche à l'entrée, l'écran prévient :

Portes: 19:30'

Dom McAllister: 20:00

Izzy Bizu: 21:00

 

Les portes s'ouvriront à 19:35', près du bar on sent toute l'Orangerie vaciller aux sons de basses tonitruantes, le mec à la table est malade, avance un mec dans la queue, ce n'est pas le cas, lorsque, enfin, Ali Baba prononce la formule magique et que JP se rue frontstage, on distingue, une casquette, rouge, s'employant à pratiquer avec plus ou moins  de bonheur l'art du deejaying.

Pour nous c'est clair, finie la comédie, les mecs concentrés sur leurs manettes et platines ne valent pas deux lignes, donc on scrute l'horizon en contemplant les jeunes filles, fort nombreuses, garnissant l'Orangerie.

Quoi, si j'ai reconnu un titre?

Une version goulash de ' Clint Eastwood' accouplée à ' No diggity'.

A 19:58, le bidouilleur manipulait toujours ses joujoux , quand Dom McAllister  se pointe, accompagné par un musicien se chargeant du programming et des synthés.

Dom McAllister n'est pas roux, ne joue pas au foot, ne porte pas le kilt et ne boit pas de pure malt au goulot, ce jeune homme, courtois, chante.

La notice du Bota le qualifie de précoce, à 22 ans Mozart avait déjà composé une douzaine d'opéras, cinq ou six symphonies, 42 sonates et 6 ou 7 oeuvres sacrées!

Le jeune homme, lui,  a  sorti une paire de singles et prépare un EP, pour lequel il n'a pas encore imaginé de titres, vos propositions sont les bienvenues.

Genre?

Soulful pop parsemée d'electronica et de r'n'b lisse.

Il démarre le set par un midtempo soyeux, il te faut 3 minutes pour t'habituer à la voix de fausset de Dom, les gens qui avancent un rapprochement avec Jamie Woon n'ont pas tout à fait tort.

Une fois que tes pavillons se sont accoutumés à ce chant castré, tu te rends compte que le garçon, et son acolyte, ne manquent pas de talent.

Ils enchaînent sur une ballade soul diluée, au potentiel radiophonique évident, pour ensuite proposer un mash up de  ' Luv'/  I know there's gonna be (Good Times) pour lequel Dom s'est mis à gratter une guitare.

Dans la même veine qu' Ed Sheeran, le duo nous propose encore trois titres de soul sophistiquée, sinueuse et décontractée dont ' Walking' et ' In time' audibles sur soundcloud.

Au fond, des gens tels que James Ingram ou Dobie Gray, dans les seventies/eighties, avaient ouvert la voie à cette veine de r'n'b édulcoré, seulement à l'époque l'electonica était inexistante!

 

Retour de DJ Anonymous, plus de trente minutes de crossfading n'intéressant que lui, à 20:57', la PA met abruptement fin à ses manoeuvres... pas content, il était!

 

Encore un peu de patience avant l'arrivée d' Isobel Beardshaw , alias Izzy Bizu, BBC Introducing artist of the year en 2016.

En été, Izzy passait au Pukkelpop, le 2 septembre paraissait son premier full CD, 'A moment of madness', il était logique que son passage au Bota fasse salle comble.

Une salle garnie de lanternes empruntées à Madame Claude, de coussins et de tapis achetés  le matin même place Liedts.

Izzy est accompagnée par trois musiciens compétents, un drummer puissant, un gars se chargeant des claviers/synthés et son copain  Mika Barroux, avec lequel elle a composé plusieurs titres, à la guitare, basse ou clavier.

Un mot sur le physique de la dame, on l' a vue au naturel avant le show, maquillée et coiffée sur scène, dans les deux cas c'est le genre de personne pour lequel les hommes se retournent en la croisant.

Un taupe-model?

Oui, et doublé d'une voix à faire frémir le barbare le plus sanguinaire!

' Diamond', le titre étrennant l'album, inaugure le show.

Une plage sereine rappelant la grâce d'une certaine Sade, la voix veloutée t'enrobe comme la couche de chocolat enveloppe le caramel d'un chokotoff.

' Fly with your eyes closed' s'avère tout aussi sophistiqué et attrayant.

Mika troque la guitare pour une basse, le breezy ' Naïve soul'  séduit, seul regret l'absence de choristes, les backings sont samplés,  et de section de cuivres.

Surprise lorsque l'accorte demoiselle s'adresse au public, elle semble introvertie, intimidée, la voix est chétive et peu perceptible, ce n'est plus le cas en attaquant le groovy ' Skinny' qui balance agréablement;

Si vous le permettez je me débarrasse de ces encombrantes chaussures, elle sourit, le band a entamé 'Adam and Eve' décoré d'un solo de guitare pas débile.

Le fantôme d'Amy Winehouse surgit!

' What makes you happy' jouit d'une intro bluesy et c'est à ' It's a man's, man's man's  world' que bizarrement ton cerveau s'accroche.

En mode slow, ' Circles' puis la ballade guitare/voix ' Confession song', nous prouvent que mademoiselle Izzy a plus d'une corde à son arc.

Le côté jazzy de la composition et le timbre de la séduisante chanteuse évoquent Minnie Riperton, disparue bien trop tôt!

Retour au r'n'b avec ' Lost paradise' porté par un orgue sautillant , 'Open to you' succède à cette plage irrésistible.

Quelques minauderies avant' Talking to you', le dernier single.

Une voix s'élève pour lui rappeler qu'elle a été choisie pour assurer l'avant-programme de la prochaine tournée de Coldplay, elle confirme et attaque  le sirupeux ' Sweet like honey' .

Une batterie guerrière amorce ' Give me love', un uptempo bien enlevé...gimme love, gimme love... Bruxelles lui en donne à profusion.

Confidence: avec les musiciens, on vivait tous sous le même toit, ce qui explique la grande complicité, ' Mad behaviour' a été écrit avec le petit Frenchie, Mika!

Le tube  ' White  tiger', repris par la chorale locale,  achève le set normal.

 

L'ovation répond aux attentes, la clique rapplique.

Izzy et le batteur qui a reçu la basse vont s'asseoir aux pieds du drum kit, avant d'entamer les rappels, Izzy gratifie Bruxelles d'une version a capella de 'Fool's Gold' titre qu'elle avait enregistré en 2013 sur le EP  'Coolbeanz', puis vient le jazzy  ' Floating lamps'    et sa gymnastique vocale audacieuse.

La fête prend fin avec ' I know'  une dernière plage extraite de l'album!

 

La tournée se poursuit aux Pays-Bas et en Allemagne!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
Izzy Bizu, Dom McAllister à l'Orangerie du Botanique,Bruxelles, le 17 février 2017
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 13:35
La Plage au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 16 février 2017.

La Plage au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 16 février 2017.

 

Idée saugrenue de programmer un groupe maritime dans les grottes du Botanique, où le soleil ne brille jamais et où les lights cireux, proposés par le technicien local, ne conviennent qu'à d'obscurs groupes gothiques!

Assistance honnête, sans plus, pour assister à la release party de l'EP ' Saint- Antoine', bricolé et auto-produit par les Liégeois, qui avaient fait salle pleine au Reflektor, la veille!

 

Avant de disséquer ( horrible prédicat verbal) l'évolution des opérations scéniques, l'avis qu'un spectateur a émis après le show:  "C'était sympa mais si je puis me permettre - 14 euros pour 45 min de concert.... tout était bouclé à 21h précise. Nous avons été un peu déçus.."

Nous corrigeons, 35' de concert et comme rappel, un titre déjà interprété durant le set, tu as quitté la crypte à 20:50' pendant le duplicata du morceau 'Jubilé'.

 

Trois maîtres-nageurs sur La Plage:  Flore Mercier ( gazouillement)/ Nicolas Grombeer et  Loic Braibant ( machines, guitare, synthé).

Sortent d'où ces bronzés?

De la Cité Ardente, on t'a dit!

On a aperçu Flore dans la troupe de Hank Harry devenu Mauvais , l'ours grognon a sévi un temps sous l'identité Nicodino et a sorti le LP ' One Week' sous son nom, Loïc a été un Cool Kid dans ses jeunes années.

Depuis ils ont pris des leçons de natation pour devenir La Plage.

Les initiés citent Phoenix, Tahiti 80, eux-mêmes avancent Sébastien Tellier, François de Roubaix et la bossa nova comme attraits majeurs. On classe sur l'étagère synth/indie/dream pop acidulée.

Bémol, Flore est aussi charmante qu'une narcisse à peine éclose, mais son timbre grêle est couvert par les beats flottants, les grincements de guitare et les ricochets primesautiers du synthé, ce qui rend son chant impénétrable.

Setlist dans le labtop, lyrics inarticulés, n'attends pas une énumération précise des plages ( encore) entendues!

' Mark' un morceau plus ancien ouvre, sans doute,  les débats, si t'es né avant les guerres, tu te souviens peut-être de Ronnie Bird qui en 1967 chantait ' Les filles en sucre d'orge', c'est l'effet que tu ressens en entendant le mince filet de voix de la timide mademoiselle Mercier, dont on suppute que le lien de parenté avec une certaine Angélique, marquise des anges, est inexistant.

Le titre est dansant comme l'étaient ceux des Parisiens Edimbourg, maintenant ne va pas te mettre à suer, c'est pas du James Brown!

Apparition d'une guitare, le chant reste fantomatique, de jolies vocalises glissent sur le tissu sonore tressé par l'élément masculin.

 Pour les titres on te renvoie vers le EP, ( Saint Antoine / Egomaniac/ Windbreaker / Continente/ Jubilé et Roda).

Après s'être présentés et avoir annoncé, nous sommes heureux d'être ici, c'est d'ailleurs ' Jubilé' ( featuring Témé Tan sur le vinyle) qu'on nous propose.

L'exotisme latent te donne envie de héler le garçon pour commander un batida de coco pour madame, une fraise/grenadine pour toi, rien pour JP, il a enfilé son costume de bain et pique un plongeon dans le grand bleu.

Soyons zen et écoutons la suite d'une oreille distraite en pensant à Stéphane Pompougnac et aux compilations qu'il avait façonnées pour l'Hôtel Costes , maintenant rien ne t'empêche de t'envoler pour Ibiza!

On aimait bien les bleep bleep bleep décorant  'Saint-Antoine', plage après laquelle on nous promet un tout nouveau cocktail, ' Romeo' , ingrédients identiques que ceux utilisés pour les rafraichissements précédents!

On termine par 'Roda' , un titre rythmé par un envol de perroquets colorés.

Et voilà, on se rhabille!

 

35', on t'a dit!

Les copains enthousiastes réclament un dessert, le trio ressurgit, Flore, virginale, sourit, le stock est épuisé, on vous refait ' Jubilé'.

T'avais pas envie d'appuyer sur la touche replay, Anderlecht - Zenit débutait à 21:05, cap sur la périphérie après t'être débarrassé des grains de sables qui s'étaient  insidieusement glissés entre les orteils! 

 

photos- jp daniels- concert monkey

 

 

 

 

La Plage au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 16 février 2017.
La Plage au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 16 février 2017.
La Plage au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 16 février 2017.
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 13:53
Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017

Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017

 

Le père Joseph ( un mec né  du côté de Joseph, Oregon) a eu des gosses, l'un d'entre eux a enfanté de trois filles: Natalie et les jumelles Allison et Meegan.

Natalie ( Closner) après avoir débuté une carrière de chanteuse en solitaire, convainc les jumelles de se joindre à elle, en 2014 elles prennent le nom de Joseph et sortent deux albums, le second 'I'm alone, you're not' est distribué par ATO Records.

En ce beau mois de février, elles viennent à la conquête du vieux continent, ce soir l'AB Club, bien garni, les accueille!

 

Dans leurs bagages, elles ont emmené l'affable Ben Cramer qui sur scène devient Old Sea Brigade.

Tu t'inquiètes de savoir si son grand-père était marin, on ne peut t'éclairer, le mec nous dit venir de Nashville Tennessee où il fait du canotage sur la Cumberland River.

Ben a sorti deux  EP's , il  prépare un long-playing album.

Le programme prévoit une demi-douzaine de morceaux doucereux et mélancoliques que certains comparent à du Bon Iver ou à du Sufjan Stevens, bref, de l'acoustic indie -folk apaisant.

Bon à noter, les versions épurées entendues ce soir sont nettement plus intéressantes à savourer sur l'EP où les arrangements apportent une touche plus imposante aux compositions.

Point positif, un picking subtil et délicat, inconvénient: une légère  tendance à l'uniformité.

Quelques titres: 'Wash me away' , hautement recommandable, ' Sleep in the park' à la mélancolie à fleur de peau, ' Towns' en mode doux amer , le moody ' Love brought weight'  et enfin ' Better days' titre mouvementé pour  lequel il a changé de guitare.

Nic?

Nice voice, he sure can play guitar, good songs, a great guy!

Merci, Nic!

 

Joseph.

Natalie Closner Schepman, armée d'une guitare, une stompbox à ses pieds, à droite - Meegan Closner, au centre - la jumelle, Allison Closner, un air première de la classe avec les lunettes, à gauche.

Elles débutent le show par ' Hundred Ways', Natalie est la première à se coller au chant, Meegan la rejoint, puis Allison emboîte, et là, la magie opère, tu n'avais plus entendu une telle perfection vocale depuis Crosby, Stills and Nash.

Ces filles sont des anges envoyés aux States pour contrecarrer les noirs projets d'un nouveau président déjà sur la sellette.

Le Club se tait  et savoure, elles enchaînent sur le plus tumultueux ' Canyon' , pour le catchy ' Wind' un tambourin apparaît, Bruxelles bat des mains, les frangines sourient, la partie est gagnée!

' SOS' ( Overboard) , n'a rien à voir avec Abba, c'est comme une bouffée d'air frais qui vient te caresser les joues et ébouriffer la chevelure d'une jolie personne contemplant les cieux.

' Planets' au chant choral relève de l'épique , c'est surtout la voix de Meegan qui émeut, cette petite chante avec tout son corps et te refile le vertige.

A sad song, as it isn't Valentine's day anymore, 'Not Mine' .

Oui, Emily?

Just gorgeous.

Chut, réagissent les voisins!

' I don't mind' is another song about sadness.

Allison amorce ' Whirlwind' aux étonnants changements de tonalité, ensuite Natalie dévoile un coin de sa vie privée, elle s'est mariée il y a six mois et a écrit ' Blood and tears', a song of devotion,  avant de dire OUI au monsieur.

Nous n'avons pas composé la suivante, on aurait aimé l'avoir fait, une très grosse claque avec leur version toute en harmonies subtiles de 'Moonlight Mile' des Rolling Stones.

Avec ' Honest' elles reviennent à leur propre répertoire , comme sur l'album, c'est la berceuse  ' Sweet dreams' qui lui succède.

On termine le set par 'White flag' une réponse à toutes les choses qui peuvent vous terroriser, ce sera le titre le plus batailleur d'un concert magistral.

 

 

Bis.

Si certains nous ont déjà vues auparavant ils peuvent essayer le jeu des requests.

Une madame avance un titre.

Pas de bol, on ne connaît plus les paroles.

Elles choisissent ' Cloudline' qui ouvre l'album 'Native dreamer kin', excellente idée!

Et pour achever la fête elles invitent Ben Cramer à les rejoindre, quatre voix entament le gospel  ' Eyes to the sky'.

Les cieux étaient cléments ce soir !

 

photos- concert monkey ( JP DANIELS)

 

 

Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017
Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017
Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017
Joseph + Old Sea Brigade - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 15 février 2017
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 14:33
Johnnyswim et Colline Hill - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 14 février 2017.

 Johnnyswim et Colline Hill - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 14 février 2017.

 

T'es même pas avec ta conjugale le jour de la Saint-Valentin?

T'inquiètes, lui ai payé un Mac Do, hier, et ce matin ai été chercher deux croissants!

 

Sur le coup de 20h, une trentaine de  citoyens, un peu paumés, voient apparaître Colline Hill, solo ce soir.

A 20:15, le chiffre est passé à 75!

Premier passage à l'Ancienne Belgique pour Blandine Coulet, la plus liégeoise des natives du Morbihan.

Le mois dernier, Colline assurait la première partie de The Head and The Heart au Depot, ik heb wat Vlaams gesproken, tout le monde a ri, ce soir, elle assure le support de Abner Ramirez et Amanda Sudano Ramirez, des baigneurs ayant choisi de s'établir à L A, où ils sont devenus Johnnyswim en pensant à Tarzan!

' Oh hey was' ouvre, Colline s'accompagne à l'acoustique, ce folk léger est moins poppy sans l'emballage piano/batterie/basse, mais la voix maîtrisée et le jeu de guitare classique de celle qui a remporté le Grand Prix du disque du quotidien Le Télégramme en 2016 retiennent toute l'attention de l'auditoire, majoritairement Yankee.

L'aérienne et délicate  déclaration d'amour ' The Greatest est parfaite pour cette journée réservée aux gens qui s'aiment, elle enchaîne sur ' To die like a king'  dont la profondeur et la justesse de ton font merveille.

Une reprise, assez surprenante, au programme, Foreigner , 'I Want To Know What Love Is', Bruxelles est trop intimidée pour reprendre le refrain, la Bretagne expatriée et bienveillante, sourit et se fait chaleureusement acclamer au terme de la ballade.

Une électrique montre le bout du  nez, Colline a amorcé le lament thérapeutique  ' Random skies/I'm afraid of dying' , tout le monde craint la mort, le chanter peut se révéler bénéfique.

' For the last time' baigne dans le même univers, quasi mystique, Colline se dit influencée par Nick Drake, c'est pas plus con que d'apprécier les pitres  Bigflo et  Oli!

Le set se termine par ' Wish you were here' pour lequel la paysagiste a sorti une palette aux tons pastel pour fignoler une toile impressionniste lumineuse.

Colline Hill a suffisamment de métier  pour imposer le silence et séduire un public peu au fait de son oeuvre.

En mars, elle jouera l'avant-programme de la légende bretonne Red Cardell!

 

Johnnyswim

 Amanda Sudano ( soeur de Brooklyn de My Wife and Kids) et  Abner Ramirez se sont rencontrés à Nashville, sont tombés amoureux, ont décidé de se passer la bague au doigt après avoir bien réfléchi, un petit Joaquin Emmanuel est apparu, en 2017, ils s'aiment toujours....

Et voilà pour la séquence Nous Deux, car madame et monsieur forment le duo Johnnyswim, quatre full-length albums et d'autres babioles, 'Georgica Pond' est l'intitulé du dernier né.

Ils achèvent une tournée européenne chez nous et savent déjà que la Stella, pourtant pas terrible, est meilleure que l'Amstel!

Se font quelque peu attendre, les tourtereaux!

Amanda: shall I tell you a joke?

...what's a deer with no eyes?

No idea!

Ai téléphoné à Melania Trump, elle n'a pas pu aider!

Le bonnet s'accorde et attaque ' Villains' , harmony-driven pop porté par la voix relativement neutre du monsieur et le timbre r'n'b rocailleux, chaud et pointu de madame.

Le contraste est frappant et interpelle.

Amanda, quelle fille...,  s'accompagne en  battant le sol du talon, son conjoint excelle à l'acoustique.

Pas que le truc soit criant d'originalité mais tout le Club a capté qu'il passera un bon moment en compagnie de ces personnages de Raymond Peynet.

' Don't let it get you down' et ses ooh ooh ooh 's charmeurs peut paraître cheesy à certains, pas au public de l'AB qui chante le refrain à pleine voix.

Sur scène, Amanda et Abner alternent signes de tendresse, clins d'oeil moqueurs et numéro de stand-up comedians.

Ils poursuivent par la romance  ' You an I', nous abreuvent  de nouvelles vannes intimes avant de nous prévenir que la suivante ne traite pas d'amour.

Abner y va  de promesses politiciennes et d'anecdotes relatives à la vie à Nashville où, dans les cafés, les clients se tapent dessus en assistant aux matches de soccer à la TV avant de pleurer de concert en entendant un chanteur country entamer un truc larmoyant, this one is called ' Drunks', on la dédie au barman.

L'incroyable voix d'Amanda, pense à Kim Carnes,  vient caresser tes pavillons pendant ' Live while we're young' , sans pause ils y collent 'Adelina', décoré d' un passage en espagnol.

Ils avisent un couple dans la masse, Steven and Joyce, vous semblez épris, 'Take the world' est pour vous, cette bluette désuète, évoquant les Carpenters, aurait  pu plaire à tes aïeux.

Anecdote n°26, toujours localisée dans le Tennessee, puis une 27è, avec un bordel parisien en toile de fond, profitant de cet interlude un bien intentionné leur refile, à chacun, une Duvel.

Le duo reprend la lecture du chapelet,' In my arms' baignant dans un univers comédie musicale, le côté jazzy t'a fait penser à Al Jarreau qui vient de nous quitter.

Superbe crooning de monsieur Ramirez qui a déclaré sa flamme à la bien aimée, sur le pont Alexandre III, comme ça tu le sais!

Un tout grand moment pour suivre, Amanda a embrayé sur ' Can't help falling in love'.

Elvis, you're always on our minds!

'Trouble' sera plus nerveux, il est accouplé à  'Hotline Bling' de Drake.

Requests, Brussels?

Non, Amanda, je tiens à jouer le bluesy ' Pay dearly'.

L'  angry song est suivie par le moment le plus fort du set, ' Georgica Pond' , a song about loss ( elle a perdu sa maman) and hope ( l'arrivée d' un fils).

Le country héroïque ' Diamonds' et ' Home' achèvent un set réjouissant que le duo tient à terminer unplugged, dans le public, euphorique!

L'enthousiasme atteignant son apogée lorsque le couple introduit ' Jackson' dans leur dernière salve.

 

Amanda et Abner respirent la joie de vivre, le bonheur  tout en étalant une complicité joyeuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Johnnyswim et Colline Hill - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 14 février 2017.
Johnnyswim et Colline Hill - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 14 février 2017.
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 19:04
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017

The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017

 

Prévisions météo du dimanche 12 février: méfiance si vous résidez dans la région lessinoise, un cyclone est pressenti vers 19:30', on annonce le passage sur scène du typhon Koko-Jean Davis!

 

Et tu t'y rends malgré tout, dit-elle?

A ce soir, t'as répondu!

 

Les bénévoles du festival roots and roses étaient fêtés dans l'après-midi, le premier groupe est prévu à 18:30' heure à laquelle la salle sera bourrée.

 

Aucun Namurois chez Boogie Beasts, donc la kermesse débute pile poil à 18:30'!

En 2017, tout l'univers blues du royaume sait que Boogie Beasts est devenu une de nos valeurs indubitables, ils ont roulé leur bosse sur toutes les scènes, flamandes comme wallonnes, et leur album ' Come and get me' est même porté aux nues chez les buveurs de Heineken , een zekere Koen écrit: ...het viertal van Boogie Beasts heeft een verrassend sterke plaat afgeleverd...

Et sur scène, mon brave Koen, is het nog sterker, ça claque sec pendant 35'.

 

Tu connais les antécédents du double couple, uit Limburg: Jan Jaspers ( casquette, guitare, vocals) en Gert Servaes ( drums), tous deux ex - Voodoo Boogie plus de Walen ( ze zijn niet van Molenbeek, n'envoyer pas les militaires): Lord Bernardo ( 28 harmonicas) et The Goon Mat aka Mathias Dalle, un cousin de Béatrice ( guitar et vocals), ex- Cheap Killers ou Stinky Lou .

Pas de basse?

Pas de basse!


Mission: chauffer la salle à blanc, armes: du blues/punk/rock/boogie vitaminé et bestial.

Point positif :dès l'entame tu remarques un beau BB, affiché sur la grosse caisse, Brigitte a aimé, et un autre BB lumineux près de l'harmoniciste, Brigitte Anne-Marie a pensé, ils sont bien ces petits qui, comme moi, apprécient les bêtes!

Pas le temps d'instaurer une séance d'échauffement, on entre, sur-le-champ, dans le vif du sujet avec 'On my own again'.

Certains locaux n'avaient pas encore tout à fait digérer leur déjeuner dominical, les guitares crasseuses, le drumming fébrile et les lignes d'harmonica du playboy de la bande ont tôt fait de les secouer.

Lessines, éveillez-vous and clap your hands!

Gaston estime que c'est trop dur en tenant une chope, il frappe le sol du talon, ce qui n'est pas malin, les vibrations envoient le liquide jaune sur son falzard du dimanche.

' Shake' em' sent bon les swamps limbourgeois et t'invite à bouger guibolles et hanches en mesure.

Slide et harmonica joutent pas trop amicalement pour entamer ' Dig', Gert s'énerve sur ses cageots, le chanteur a une petite soif... sipping red wine.... cette rasade de pinard l'a mis en confiance pour draguer une nana... I dig your shoes, I like your moves, I love your dress... tu t'es retourné t'as vu que des boudins!

Sur la lancée: ' Soul keeps crying' et ' Would you please shut up' , moiteur mais surtout efficacité sont au rendez-vous.

La locomotive n'a pas vu le chef de gare lui sommant de freiner, BB attaque ' Honey White' de Morphine suivi par 'Poor Black Mattie' , un boogie pas asthmatique.

' Blast' pulse un max puis les plaisantins gratifient le public enthousiaste d'un ballet, pas chorégraphié par Béjart, pendant ' Calling my name'.

Disco time est annoncé avec ' The Game', datant d'un EP enregistré en 2014, sortez les chemises en satin, les pattes d'éléphant et les red shoes, c'est la dernière occasion de danser voici ' Disco' , un truc présentant des traits de ressemblance avec le ' Lovers boogie' de Fred and the Healers dont le batteur se cachait près du bar!

19:05: mission remplie!

 

The Excitements

19:55', le band se présente pour balancer l'intro, l' instrumental purulent d'usage , Koko- Jean tire sur une dernière clope dans la cour.

A première vue le line-up a subi de nouvelles modifications depuis le roots and roses de 2015, le trio de base est toujours présent: Koko-Jean Davis - Lead vocals/ Adrià Gual - Rhythm Guitar et Daniel Segura - Bass Guitar.

Nicolás Rodriguez-Jauregui au baritone sax est toujours de la partie, tout comme Jordi Blanch au sax tenor, par contre aux drums il semble que Lessines verra Jose Luis Garrido et on n'a pas vu Sebastià Burguera à la lead gt.mais bien le fantastique Albert Greenlight.

Après ' Fatback' Adria annonce la soulsister, Koko-Jean, la Wallonie est invitée à battre des mains, Miss Mozambique, catégorie moins d'un mètre 59 , rapplique, fringuée court et toujours aussi sexy, sauf ses pompes remarque Fred qui a l'oeil.

Fotoman Michel n'a d'yeux que pour les jambes de la donzelle, derrière toi son aimable épouse murmure, il ne changera jamais!

Cette machine catalane est hyper huilée, ils ont entamé une longue tournée européenne, quatre dates chez nous, ils n'ont pas besoin de playlist, ce qui est chiant quand tu veux relater leur prestation!

Depuis 2016 ils ont une troisième galette dans leur sacoche, elle a été baptisée ' Breaking the rule', le show de ce début de soirée nous la fera découvrir.

Ils semblent démarrer avec le gluant ' Everything is better since you gone', la petite tient la forme, la guitare nous rappelle les meilleurs moments de Steve Cropper et les deux saxes pompent joyeusement, le soul train est en route, ça va chauffer!

' Hold on together' aussi fort que Sam and Dave, mais ces braves gens n'ont pas le jeu de jambes de Koko.

On va pas le seriner, mais uniquement pour les ploucs ayant séjourné sur mars pendant une dizaine d'années, question voix tu imagines un croisement Aretha/Janis/Tina /Etta James, pour le jeu scénique tu penses à un boxeur essayant d'éviter les jabs, crochets ou uppercuts d'un adversaire vicieux.

Tu crois qu'elle porte une petite culotte, dit l'autre cochon, t'as pas vérifié, le groupe a déjà enchaîné sur ' Sometimes too much ain't enough' et tu revois le film 'The Commitments'.

Elle vient twister face à Jérôme dont la pomme d'Adam joue au yoyo!

' Take it back' démarre a capella, en douceur, et quand elle chante you're the reason why I'm singing .....tu as envie de la croire et de la prendre dans tes bras pour la protéger, le monde est plein de brutes!

Depuis le début du show Koko se gratte les reins, les fils de ses oreillettes glissent dans son dos, la chatouillent et la gênent dans ses mouvements, de temps en temps elle disparaît derrière le rideau pour essayer d'y remédier.

Michel était prêt à l'aider, il est capable de défaire un soutien-gorge avec les dents, il s'est retenu en voyant le regard de madame.

Après une déclaration amoureuse, 'Tell me where I stand' , elle propose une plage pour toutes les dames de l'assistance, ' Did I let you down' décoré d'un solo de sax à faire pâlir les associés de James Brown.

Je te le chante à genoux... t'ai-je laissé tomber,... non, alors pas de cinéma, mec, casse-toi!

Après ce morceau rageur il est temps de proposer un slow, ' Breaking the rule', le genre de truc qui t'arrache des larmes et te refile des frissons.

Koko, ne pleure pas, bébé, on va te consoler, elle s'éclipse, la clique a embrayé sur ' The Mojo Train', un tortillard bien plus sexy que les machines utilisées par la SNCB.

Le chaudron déborde, Lessines sue, l'autre se prend pour un chien en chaleur ' Wild dog', elle vient le hurler, debout sur une table, au milieu de l'assemblée.

Quoi?

T'es prêt à adopter ce cabot, t'as une niche... dans ta chambre tu veux le placer, crapule!

Elle disparaît, tripote à nouveau ces foutus fils, enchaîne sur un r'n'b brûlant avant de nous demander si un blues nous botte.

Ja!

Quand Koko te chante... You know I need you..., tu las crois, Michel, lui colle son objectif contre le nez, ça va pas la tête, mec, une main face à la longue focale, la guitare en profite pour balancer quelques riffs visqueux, Koko se calme et entame le remuant ' I want more'.

Dans ma vie j'ai connu des mecs, souvent des connards, ' Four loves' leur est destiné, elle est infatigable, elle embraye sur ' Fire' interprété par Gino Parks en 1962.

La caserne de pompiers est proche, quatre casqués font irruption dans la salle, ils se sont mis à danser!

Let's say goodnight, Lessines, with this one, ' Let's kiss and make up',

Et qui vient-elle enlacer?

Oui, le playboy d'Hennuyères, puis elle se tire, le band achève en roue libre.

 

Bis

Ils sont entamés par un solo de batterie amorçant ' Wait a minute' suivi par une version écourtée de ' Ha ha ha' et un dernier titre brûlant sur lequel tu n'as pas réussi à plaquer un nom.

Ainsi s'achevait la cure de rhythm'n'blues de la semaine, attention le vrai r'n'b, faut veiller à ne pas accepter les contrefaçons, pas de danger avec The Excitements!

 

photos- Michel van Rhijn - concert monkey



 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
The Excitements + Boogie Beasts au CC René Magritte- Lessines le 12 février 2017
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 08:52
CHRISTOPHE - Les Vestiges Du Chaos Tour - Cirque Royal- Bruxelles - le 11 février 2017

CHRISTOPHE - Les Vestiges Du Chaos Tour - Cirque Royal- Bruxelles - le 11 février 2017

 

Le billet de JPROCK :

En avril 2016, au studio ICP, Christophe nous annonçait en primeur sa venue au Cirque Royal pour le 11.02.2017.
Ce soir, devant une salle bruxelloise sold out, l’artiste a livré une prestation exceptionnelle qu’on peut déjà se risquer à qualifier de concert de l’année.
Récit d'une soirée magique dont on se souviendra longtemps...

Il est 20h55 lorsque les lumières de la salle s’éteignent tandis que des ombres se glissent sur les planches dans la pénombre.
Sous un light show classique et inquiétant d'une beauté glaciale Christophe rejoint un tabouret placé au centre de la scène et se lance dans l’interprétation de l’intégralité de son dernier album « Les Vestiges du Chaos ».
On se régale des pépites de ce dernier opus qui fait le pont entre modernité et chansons vintage.
Le son est par ailleurs d’une clarté limpide, puissant et clair, comme on en entend rarement lors d’un concert live.
Christophe est un orfèvre, et ça se ressent dans la moindre nuance de sa voix toujours aussi belle et sensuelle.
L’homme manie le verbe avec parcimonie mêlant humour et émotion lorsqu’il présente certains titres comme le magnifique et avant-gardiste " Tangerine" en hommage à son ami Alan Vega ( vous vous rappelez de Suicide ?) disparu il y a peu.
Et puis il y a Lou écrit aussi pour qui vous savez..( Reed)
Le public frôle l’extase et écoute respectueusement ces oeuvres magnifiées par des arrangements d’une finesse éblouissante qui sont autant de moments de grâce.
Mention spéciale à cette version des " Vestiges du Chaos " totalement déjantée et déstructurée mais énorme.
Le band, parmi lequel on retrouve un Jean-François Assy ( Bashung, Bertier, Daan, Miossec etc..) et son violoncelle magique, Rachel Boirie à la basse, Law Drum, Renaud Gabriel Pion, Christophe Van Huffel et Ludovic Fiers est réellement formidable.

Il est temps maintenant pour Christophe de s’installer au piano et de nous inviter à un voyage passionnant au fil des succès qui ont jalonné sa carrière.
Tour à tour épaulé par un musicien de son groupe qu’il en profite pour présenter au public, il nous propose des versions revisitées de ses plus beau titres : « Les Marionnettes », « Comme Un Interdit « , « La Dolce Vita » , « Les Paradis Perdus » , « Señorita » ( il quitte les claviers pour rejoindre son tabouret en front de scène) , « Mal Comme » , et puis " Alcaline" en hommage à son pote Bashung.
Puis vient l’heure des Mots Bleus dont les paroles ont été écrites par Jean-Michel Jarre, puis « Chiqué Chiqué » et « T’aimer Follement ».

Je suis sur un nuage, et je ne suis pas le seul...
Le public retient son souffle devant tant de beauté et ces titres intemporels qui brillent de mille feux dans leurs nouveaux écrins musicaux revisités.

« Lorsque je chanterai Aline, vous aurez beau me rappeler , je ne reviendrai pas… Je ne fais pas de rappels comme ces artiste qui attendent vos applaudissements cachés derrière le rideau pour ensuite revenir sur scène. Moi je reste … »

Et c’est sur une version superbe allant crescendo d’ » Aline « auquel il mêle la musique de Radiohead ( il faut oser ! ) que Christophe rejoint définitivement les coulisses.

Quel concert ! Quelle claque !

On reste là, pantelant, les yeux embués…
C’est pour des moments pareils que je vais voir les artistes « live » , pour me sentir VIVANT !

Christophe est un artiste d’aujourd’hui, audacieux et novateur, qui se sert du passé pour créer la musique du futur, la musique de toujours.
Il fait partie de cette poignée de génies créateurs qui parviennent à atteindre des sommets avec trois fois rien et qui possèdent cette qualité rare : la sincérité.

Et lorsque qu’un cri vient du coeur il se reconnaît à la seconde, et bouleverse nos âmes.

Texte et photos JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

Définitivement

Tu te moques

Lou

Dangereuse

Tangerine

Drone

Stella Botox

Océan d'amour

Les Mots fous

Ange sale

Les Vestiges du Chaos

E justo

Les Marionnettes

Comme un interdit

La Dolce Vita

Succès fou

Les paradis perdus

Señorita

La man

Alcaline
(Alain Bashung cover)

Mal comme

Les Mots bleus

Ces petits luxes

Chiqué Chiqué

T'aimer follement

Aline

CHRISTOPHE - Les Vestiges Du Chaos Tour - Cirque Royal- Bruxelles - le 11 février 2017
CHRISTOPHE - Les Vestiges Du Chaos Tour - Cirque Royal- Bruxelles - le 11 février 2017
CHRISTOPHE - Les Vestiges Du Chaos Tour - Cirque Royal- Bruxelles - le 11 février 2017
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:53
Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!

Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!

 

Communiqué: Vu la forte demande de tickets, le concert d'Ed Harcourt prévu au Witloof Bar aura lieu à l'Orangerie (places assises).

 

Une Orangerie bien garnie et assise, ce qui ne plaisait pas trop au citoyen de Wimbledon qui n"avait plus foulé une scène du complexe bruxellois depuis 2007.

Ed, vêtu tel un Lord pré-révolution industrielle, vient nous présenter son dernier album, 'Furnaces' ( 2016).

Dis, Cindy, zou hij met band spelen, t'as vu le nombre d'instruments sur scène: piano classique, électrique, harmonium, trois guitares, une loop-station, des gadgets divers et une panoplie de micros de tous âges, c'est pas l'idée qu'on se fait d'un singer-songwriter/balladeer classique.

L'explication émane du dernier effort discographique présentant d'autres caractéristiques que celles d'un folk intimiste, les nouveaux titres dégagent une atmosphère cinématique, plages romantiques et explosions telluriques alternent, Ed ose mixer l'industriel au funk, au rock, au gothique ou au baroque, le résultat est pour le moins surprenant.

La presse cite Elbow, Nick Cave, Nine Inch Nails même, il est vrai que le bonhomme devient difficile à référencer.

 

Et ça marche sur scène, questionne un mec?

Le concert se sera avéré inégal mais aussi fort humain, quelques approximations, un emploi des loops pas toujours nécessaire mais aussi de nombreux moments intenses faisant oublier les petits couacs.

Parenthèse, Ed, le généreux, est resté deux heures sur les planches de l'Orangerie!

 

20:10', il prend place derrière le synthé, met l'intro majestueuse en boucles, donne quelques coups de baguettes sur un tom et passe derrière le piano pour entamer le dramatique et héroïque 'The world is on fire'.

L'homme-orchestre nous salue, s'inquiète de notre santé, il répétera 5 x "how are you" au long du set, s'inquiète aussi du confort de nos sièges ( sont pourris, Ed), puis annonce I'll try not to fuck the next song, 'Occupational hazard', au jeu de guitare abrasif, normal, il a baptisé son jouet The Beast!

Merci à toi d'avoir applaudi, lance-t-il à un mec assis derrière nous, puis il amorce 'Loup Garou', vachement plus rentre dedans que ce que propose Pierre Garand, dit Garou: des couches de guitares agressives, un son de basse qui groove, un drumming bestial, un piano sautillant, c'est comme si ils étaient 6 sur scène.

Terrible morceau, suivi par 'Immoral' amorcé par une séquence de bruitages que n'aurait pas reniée Fad Gadget.

Retour au premier album ( Here be Monsters) avec le grave ' God protect your soul' suivi par 'Black dress' de 2004.

Après 126", Ed interrompt son chant, j'ai cru entendre parler, ça m'a distrait, vous auriez été tous debout buvant des bières et discutant, je n'aurais rien remarqué, ici ça m'a gêné.

Il faut dire que les portes de la salle étaient restées ouvertes pour accueillir les éternels retardataires dont le va - et -vient ne pouvait qu'incommoder l'artiste et ceux qui étaient arrivés à l'heure.

Après ces péripéties, l'aristocrate dédie le martial ' Dionysus' à quelques fans/amis qui le suivent depuis ses débuts.

Quelques gentils mots à l'adresse d'un certain Trump annonce l'imagé ' Furnaces' .

Il faut chaud près du fourneau, je me débarrasse de mon blazer.

Un copain de Jean-Paul Gaultier ... What a body!

Ed a souri, a entamé un tuning up suivi par la ballade 'Murmur in my heart'.

Il ramasse un accessoire making beats, saisit une guitare et attaque 'I've Become Misguided', un petit rock saignant.

Espiègle, il joue avec le vibrato, ouin, ouin, ouin puis se décide à interpréter ' Shadowboxing' un titre datant de 2005.

'You give me more than love' s'il n'avait été dominé par les synthés aurait très bien convenu à Leonard Cohen et c'est à l'acoustique qu'il propose' Birds fly backwards' , en sortant du Bota, t'as essayé de vérifier, pas de plumes dans le ciel bruxellois, du fog londonien, Ed ne doit pas être dépaysé.

Toujours à l'acoustique, le beau ténébreux décide de nous emmener au temple, ' Church of no religion' .

Merde, un pain, shit, un second, sorry about that, j'irai me confesser in the church of no religion!

Derrière l'harmonium pour le biblique 'All your days will be blessed' et puis le poignant 'Last of your kind' . Assez ri, Bruxelles, tous debout, je veux vous voir face à moi, et d'ailleurs je descends pour chanter à vos côtés, en crooning sur bandes, 'Until tomorrow then', suivi par une version étonnante de 'Apple of my eye'.

Une révérence et bye bye, 100 minutes viennent de s'écouler, personne ne s'est fait chier!


Bis.

Que ceux qui veulent me rejoindre sur scène grimpent, ils seront plus de trente à répondre à l'invitation.

Je vous emballe quelques rengaines au piano sans amplification, voici ' Those crimson tears', beau et romantique à pleurer.

Requests, braves gens?

'I am the drug', Monsieur!

On va essayer!

Euh, à Berlin j'ai joué dans un crématorium, je fais aussi les mariages et les fêtes d'anniversaire, pour pas cher, this is an oldie but a goodie, 'The birds will sing for us' et on se quitte with a new one, l'imposante plage 'Antartica' clôture un concert peu commun!

 

photos Cindy DK - concert monkey



 

 

 

 

Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!
Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!
photo- michel

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Published by michel - Cindy DK - dans Concerts
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