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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:32
Shura - Felix Pallas - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 18 novembre 2016

Shura - Felix Pallas - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 18 novembre 2016

 

Vendredi 18 novembre, les étudiants de l'ULB fêtent la Saint-V.

Place de la Bourse, 18:50', la ville utilise les grands moyens pour décrasser les marches menant à l'édifice,  deux ou trois pennes, à peine éméchées, se promènent encore dans le coin, le gros de la troupe estudiantine a disparu, les traditions se perdent, un signe des temps!

Elle  est fort loin l'époque où tu chantais... C’est le chant de philo

Partons à la guindaille

La pine en fleur

Les roustons en chaleurs...

 

Direction l'Ancienne Belgique pour un concert portant le label Liveurope (  the first pan-European initiative supporting concert venues in their efforts to promote emerging European music): Shura et Felix Pallas comme support!

 

Felix Pallas

Een  Antwerpse vierkoppige band, formé de ( dixit vi.be): Simon Nuytten - Toetsen, Stem/ Pieter-Jan Nuytten - Bas, Toetsen, Stem, Elektronica /Xavier Gosselin - Gitaar et Ziggy Van Wallendael - Percussie.

Simon Nuytten assure déjà les vocaux chez Bazart qui a collectionné les lauriers en 2016, l'AB, il connaît donc!

Le groupe a atteint la finale de De Nieuwe Lichting en 2015, a sorti un EP en 2014 et deux singles que  les radios du Nord programment régulièrement.

Genre?

Indietronica-/Electro-Pop!

Pendant trente minutes, en sept titres, Felix Pallas a séduit les amateurs d'electropop soignée et aérienne, portée par le timbre doux, proche de celui de Chris Martin, de Simon Nuytten qui lorsque le projet a vu le jour déclarait: We tried to create a new mysterious sound, dark, yet sweet.

Si 'new' est exagéré, la suite s'est révélée conforme à la prédiction.

Felix Pallas est sur la  bonne voie pour suivre les traces d'Oscar and the Wolf .

Les singles ' Rakata', un dancetrack aux effluves psychédéliques, et le  plus récent ' Curse', bourré de layered vocals, de pulsations et de soubresauts  incisifs, ont fait de l'effet, il est certain que Felix Pallas s'est fait un bon nombre de nouveaux fans ce soir.

Ils seront au Depot ( Leuven) le 23 novembre.

 

Shura

 Aleksandra Lilah Denton ( 25 ans) de Manchester , ex-joueuse de foot, tâte de la musique depuis ses 16 ans, elle a fait partie d'un groupe éphémère avant de décider de se prendre en main et de voyager en solitaire, après quelques singles, un premier album, 'Nothing's real', voit le jour en juillet.

Pendant le show, elle se rappelle être passée à l' AB en 2014,  c'était au Club, elle est surprise d'atterrir dans la grande salle ( configuration box) en 2016.

Il faudra attendre 21h10, avant de voir apparaître les trois musiciens accompagnant Shura, deux d'entre eux disposent de synthés, d'une guitare on d'une basse, le troisième, en retrait, s'acharne sur une batterie électronique.

Des noms?

Il y a un an le groupe portait l'étiquette " Chicken Lizard and the Antlered Creatures", qui sont ces créatures?

Sans doute, Luke Saunders ( gt),  Ally Wilkinson ( drums) et un tondu de près à la basse.

Après l'intro, la demoiselle sort de coulisses, fringuée clodo, un bonnet lui cache les yeux et une parka Les Petits Riens complète l'accoutrement je me fous de la mode!

Sans traîner elle se colle derrière un synthé qu'elle fixe pendant toute la première plage, 'Nothing's real'.

Pour le glamour,  elle repassera, pour faire danser la jeunesse, par contre,  son synthpop s'avère imparable.

Tu peux penser à Can't Get You Out Of My Head de la Minogue, aux Pet Shop Boys ou aux  rengaines de Madonna dans les eighties ( 'Into the groove par ex.), pour te faire une idée.

Good morning ( ?), Brussels, my name is Shura, we're gonna play some songs for you, précède la suivante, le frétillant  ' What's it gonna be', décrivant les émois amoureux d'une jeune fille indécise.

'Kidz 'n'stuff' et ses synthés magiques  se montre plus atmosphérique, elle embraye, comme sur l'album,  sans pause, sur le disco  'Indecision'.

Un fan lui offre une peluche, comment vais-je baptiser ce teddy bear?

'Slick', elle le refile à Ally qui lui trouve une place sous ses drumpads, puis elle envoie 'What happened to us'.

Elle s'est débarrassée  du couvre-chef, fait valser sa chevelure blonde et annonce ' 2 Shy', un auto-portrait, sans doute, qui nous la rend éminemment sympathique .

T'as envie de lui tapoter l'épaule, de lui proposer d'aller boire un verre et de l'écouter raconter ses petits malheurs, puis de lui balancer quelques conneries, histoire de la dérider.

La dernière fois qu'on a joué ici on ne connaissait que cinq morceaux, ce soir on vous joue l'album, next one is called ' Make it up', c'est l'histoire d'une fille qui s'est fait larguer, elle doit rentrer chez elle en bus et s'inquiète du regard que porte sur elle tous ces visages étrangers.

Chouette titre, nerveux et dansant.

La première chanson que j'ai composée pour l'album se nomme 'Touch', here it is!

Elle est désarmante cette nana, elle parvient à vous toucher avec ses désarrois amoureux, habillés d'un fond electro pop datant d'il y a une trentaine d'années mais sonnant terriblement up-to-date.

Je vais vous décevoir, I know, mais 'White light' est le dernier titre de la soirée, it's all about being different, de se sentir comme un extra-terrestre dans ce monde inhumain.

Cet upbeat track agité se termine sur un mini coup de théâtre, Shura faisant valser son matos sur le sol avant de s'éclipser, définitivement!

Pourvu qu'elles soient douces...chantait une voix!

 

Shura, une future grande!

 

 

 


 

Shura - Felix Pallas - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 18 novembre 2016
Shura - Felix Pallas - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 18 novembre 2016
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Shura - Felix Pallas - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 18 novembre 2016
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 15:18
Michel Polnareff - Forest National- le 18 novembre 2016

Michel Polnareff - Forest National- le 18 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Michel Polnareff est un artiste majeur.
Majeur et atypique.
Ca fait 26 ans qu’il nous promet un nouvel album et toujours rien de concret à se mettre sous la dent si ce n’est un nouveau retour sur scène neuf ans après son fameux come-back de 2007.
Le show qu’il nous avait présenté alors était somptueux autant musicalement que visuellement et j’en garde un énorme souvenir.
Mais avec Polnareff on s’attend toujours à plus, à mieux, à être surpris, toujours et encore.
Sur ce plan là le concert de ce soir à Forest m’a un peu laissé sur ma faim, peut être attendais-je trop de ce Tour 2016, magnifique bien sûr mais moins bluffant que son prédécesseur.
Michel semble un peu fatigué et enrhumé, pas toujours très en voix sur certains titres ( Goodbye Marilou, magnifique mais on le sent un peu peiner à attraper certaines notes aiguës) et absolument irrésistible sur d’autres ( « L’homme qui pleurait des larmes de verre » , « Qui a tué grand maman » , « Holidays », "Ame Câline", etc..) Entouré de musiciens d’exception ( on regrette néanmoins l’absence de Virgil Donati aux drums) comme Brad Cole aux claviers et Tony MacAlpine à la guitare entre autres, Michel plaisante , incite le public trop calme à son goût à se lever et provoque ses détracteurs :
« Ceux qui disent que je ne sais plus monter et que je suis fini..voilà la réponse ! » Et il nous sert une version bluffante de « Sous Quelle Etoile suis-je Né ? ».
Mais c’est lorsque ses doigt talentueux parcourent son piano qu’on frémit le plus. Michel Polnareff est un sublime pianiste, il le sait et il en joue pour notre plus grand plaisir.
« Lettre à France » suspend le temps qui passe dans une version magistrale.
Et pour le reste du set on n'a droit qu'à des tubes qui s’enchaînent et qui nous rappellent la carrière formidable de ce grand Monsieur de la chanson française et du rock.
Un seul titre plus récent, « L’Homme en Rouge » un peu perdu dans cette tonne de titres intemporels.
En fin de concert Michel viendra saluer la foule avec son fils Louka, sa fierté, et nous emmènera tous au Paradis dans une version chantée à l'unisson par son public.
Un très beau concert.
Il ne nous reste plus maintenant qu’à attendre patiemment le
prochain album qui « sortira un jour » …comme l’a déclaré avec humour l’artiste lors d’une récente émission à la RTBF.

PS : Nous apprenons avec tristesse que ce samedi 3 décembre 2016 Michel Polnareff a été hospitalisé d’urgence à l'Hôpital américain de Neuilly dans le cadre d'un syndrome infectieux traité depuis une semaine
D’après son attaché de presse il souffrirait d’un embolie pulmonaire bilatérale et son pronostic vital serait engagé.
Toutes mes pensées vont à Michel Polnareff et sa famille, on croise les doigts pour qu’il se sorte de ce mauvais pas et nous revienne bien vite.
Courage l'Amiral, les moussaillons rament avec toi...

Texte et Photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist:
Je suis un homme
La Poupée qui fait non
L'amour avec toi
Sous quelle étoile suis-je né ?
Ophélie flagrant des lits
Tam tam (l'homme préhisto)
L'Homme qui pleurait des larmes de verre
Qui a tué Grand'Maman
Lettre à France
Impro "Wohohowoho"
Love Me, Please Love Me
Boogie Woogie
L'Homme en rouge
I Love You Because
Le Bal des Laze
Interlude - "Guitar Hero"
La Mouche
Holidays
Où est la Tosca ?
Je t'aime
Dans la rue
Y'a qu'un cheveu
Goodbye Marylou
Kâma-Sutrâ
Âme câline
Tout, tout pour ma chérie
On ira tous au paradis

Michel Polnareff - Forest National- le 18 novembre 2016
Michel Polnareff - Forest National- le 18 novembre 2016
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 22:41
Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016

Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Après une prestation inégale de Sahg from Norway le band norvégien qui assure la première partie et dont le stoner metal nous réserve de jolies fulgurances mais aussi des moments moins convaincants, c’est à OPETH de monter sur les planches de la grande salle de l’Ancienne Belgique.
Comme à son habitude le groupe est assez statique, concentré sur son sujet de bout en bout et ne communique que par son leader chanteur et guitariste, Mikael Åkerfeldt, qui s'adresse de temps à autre au public avec humour et un accent éminemment British chose curieuse pour un Suédois pur souche.

« Nous venons du pays qui a engendré Abba lance - t-il avec humour… et nous sommes Opeth ! «

Le metal progressif du groupe composé de séquences mélodiques souvent douces et envoûtantes qui font place ensuite à des envolées metal du plus bel effet fustige l’auditeur et nous comble d’aise.
Le chant d’Akerfeldt abandonne de plus en plus sur les derniers albums le style guttural d’antan au profit d’un chant clair, expressif et mélodique.
Opeth a observé doucement sa mutation au grand dam des fans de la première heure qui ne le trouvent plus assez sombre et extrême mais à la grande joie d’un nouveau public plus prog.
Sur scène le son est très bon et le mix impeccable ce qui tranche avec le mixage parfois brouillon du dernier album « Sorceress » pourtant excellent de bout en bout en ce qui concerne les titres qui le composent.
Dommage que certains instruments se noient parfois dans ce mixage plus que bizarre.

 Please rendez nous Steve Wilson !
Mais sur scène, Opeth c'est brillant et techniquement c’est du tout grand art !
Le band envoie du lourd avec maestria durant nonante minutes et au bout d’un concert amorcé avec « Sorceress » et conclu par « The Grand Conjuration » dans une version XXL, il nous accorde un bis en interprétant l’excellent « Deliverance » devant une salle conquise.
Du beau travail offert par un groupe qui a terminé sa mue cette année avec l’accouchement d’un dernier album musicalement passionnant et abouti.
Il ne lui reste plus qu’à nous en pondre des pareils tous les deux ans et à revenir nous voir , et nous on sera aux anges !

Texte et photos / JP VANDER LINDEN aka THE DARK FEATHER.

Setlist:

Through Pain to Heaven
(Popol Vuh song)
Sorceress
Ghost of Perdition
Demon of the Fall
The Wilde Flowers
Face of Melinda
In My Time of Need
Cusp of Eternity
The Drapery Falls
Heir Apparent
The Grand Conjuration

Encore:
Deliverance

Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016
Opeth + Sahg - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 17 novembre 2016
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 19:31
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016

Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016

 

Il était tout chose, non pas Alphonse Daudet, grand dadais, Mich VR, onze fotograaf, tu parles il avait l'occasion de shooter Sonia Dronnier, plus connue sous son nom d'artiste, Viktor Lazlo.

Qui plus est, le Bolwerk nous a refilé des places au premier rang, il y en a qui ont pleuré des rivières pour moins que ça!

 

La resplendissante chanteuse, actrice et romancière, 'Les tremblements essentiels' a été publié l'an dernier, tourne toujours avec le récital 'Trois Femme's, consacré à trois monstres sacrés du vocal jazz, Billie Holiday ( à laquelle elle a d'ailleurs consacré son second roman), Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald.

Viktor, qui aime narrer des histoires de femmes, est entourée de musiciens d'exception:  Olivier Louvel aux guitares ( son CD 'Tangerine Sparkle' est sorti il y a un an) - Gilles Coquard, qui n'avait pas l'air de souffrir d'une beigne en plein globe oculaire, à la contrebasse ( Liane Foly, Eric Truffaz, Nilda Fernandez...) et l'arrangeur/pianiste, Michel Bisceglia, que l'on ne présente plus, il est devenu a jazz icon!


20:30', les abonnés, 66% d'enrhumés,  sont installés, les musiciens prennent place, amorcent un premier standard, Viktor Lazlo, très élégante dans une longue robe de soirée, s'avance d'un pas lent, se colle près du micro et entame ' I cover the Waterfront' de Johnny Green with lyrics by Edward Heyman, une ballade d'un classicisme souverain datant des années 30, Billie, Ella et Sarah l'ont toutes trois chantée.

La voix de velours de la ravissante franco-belge n'a peut-être pas le grain, voilé, ou rocailleux, de celui des divas américaines , elle a pourtant le don d'enchanter tes pavillons et de recréer l'atmosphère d'une époque révolue, que beaucoup regrettent, malgré le sort rarement rose réservé aux gens de couleurs. 

Après une présentation, trilingue, du spectacle, soulignant le destin des trois illustres madames et nous promettant des instants de joie, d'émotion, d'amour mais aussi  de tristesse, la belle dame nous soumet un premier Cole Porter, le gentle swing  'I get a kick out of you'.

Il ne s'agit pas uniquement de femmes extraordinaires mais aussi de quelques messieurs, compositeurs à l'immense talent, tel que Cole Porter ou Duke Ellington, à qui l'on doit ' In a sentimental mood', introduit de main de maître par la guitare d'Olivier Louvel.

"Ain't got the change of a nickel / Ain't got no bounce in my shoes / Ain't go no fancy to tickle / I ain't got nothing but the blues...", un duo guitare/voix pour le formidable 'I Ain't Got Nothing But The Blues' du même Duke.

Une merveille, Michele Bisceglia a applaudi tout comme nous!

Billie Holiday et Ella Fitzgerald partagent une enfance malheureuse, j'ai un faible pour Billie, toutefois, ' Lover Man' a été écrit pour elle.

Repos pour Monsieur Louvel, les autres au turbin!

Quel bonheur de replonger dans une époque où les artistes savaient chanter, ce ' Lover Man' refilerait des frissons à la brute la plus épaisse!

' Just one of those things' voit Gilles Coquard se permettre un petit galop et si aucune des trois grâces n'a interprété le sentimental ' Autant d'Etoiles'  en français, l'original ( traduit par V. Lazlo pour le chauvin public hexagonal ) ' So Many Stars', composé par Sergio Mendes, a été repris par Sarah Vaughan.

La version française nous rappelle les chansons les plus délicates d'Henri Salvador.

Le classique des  frères Gershwin, 'They can't take that away from me' , est un des premiers morceaux à réellement frétiller, puis,  avec ' For all we know', le ton redevient nostalgique .

Smooth as silk, entends-tu Gloria murmurer à son compagnon.

De quoi il a l'air ton prince charmant?

 Someday he'll come along

'The man I love'

And he'll be big and strong

The man I love..

Les femmes, d'éternelles rêveuses... le trio de musiciens se laisse aller, Viktor a lâché la bride!

Elle s'esquive pendant quelques instants, le piano lance 'In my solitude', une plage qui t'a toujours fait craquer, elle est magnifique, Madame Lazlo.

Swing time avec l'enlevé ' Them there eyes' puis vient un hommage à Michel Legrand  et la grammy awarded song, ' What are you doing the rest of your life' pour embrayer sur le drôle 'Mister Paganini' et ses acrobaties vocales sans filet.

Euh, Michel, elle est de qui encore la suivante?

Richard Rodgers et Lorenz Hart, 1937!

Merci, flûte, un trou de mémoire, Olivier, le titre?

Le salaud rit et laisse madame se démerder.

Ah, oui, suis-je bête... ' My funny Valentine'.

Puis vient un grand moment avec une version en retenue de 'Misty' , le jazz standard que l'on doit à Erroll Garner.

Dédié à Bird, Charlie Parker, le uptempo ' Lullaby in Birdland' swingue à gogo et c'est sur une note latine que s'achève le voyage, ' One Note Samba'. 

Le  piano allègre et les vocalises exotiques ont fait regretter à certains le relatif manque de titres rythmés dans le choix proposé par l'équipe!

Un reproche mineur!


Bis

Duke Ellington, ' Don't get around much more' et enfin un titre hors répertoire jazz divas, une composition de Michel Bisceglia,' Promised land', a song of hope, prévue pour le prochain album de Viktor Lazlo.

Vilvorde est prié de fredonner le refrain. En souriant, la diva tend le micro vers Pietje  Huysentruut qui , ma foi, s'est fort bien débrouillé sans ses ustensiles de cuisine!


La tournée Trois Femmes reprend en janvier, le 6 à Alsemberg ( De Meent).

 

photos: Michel van Rhijn - concert monkey

 

 

 

Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
Viktor Lazlo ( Trois Femmes) - C C Het Bolwerk- Vilvoorde - le 17 novembre 2016
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:33
Thurston Moore - Les Ateliers Claus - St-Gilles, le 17 novembre 2016

Thurston Moore - Les Ateliers Claus - St-Gilles, le 17 novembre 2016

 

SOLD OUT

 

Présentation-

Thurston Moore moved to NYC at 18 in 1976 to play punk. He started Sonic Youth in 1980. He edited the music and literary fanzines KILLER, Sonic Death, and Ecstatic Peace Poetry Journal and started the Ecstatic Peace records + tapes label. He is senior editor of Ecstatic Peace Library, the poetry imprint Flowers & Cream and has edited books at Rizzoli and Abrams. He has been on faculty at the Naropa University summer writing program since 2011.

His own writings have been published through various imprints.

He has worked collaboratively with Yoko Ono, Merce Cunningham, Cecil Taylor, Rhys Chatham, Lydia Lunch, John Zorn, Takehisa Kosugi and Glenn Branca. He has composed music for films by Olivier Assayas, Gus Van Sant, and Allison Anders. He presently records and tours both solo, with various ensembles and with his own band. His most recent recording 'The Best Day' was recently released by Matador Records. Thurston resides in London.

 

Florian Hexagen a pu se procurer une entrée:

 

  Thurston Moore en solo hier soir @ Les Ateliers Claus = HEAVEN 

Plutôt déçus au départ de découvrir qu'il n'y aurait finalement aucun invité qui se joindrait à lui (j'espérais secrètement Lee Ranaldo, à tout le moins Steve Shelley), il lui aura fallu moins d'une minute pour retourner notre petit désappointement et moins de deux pour nous envoûter totalement et irrémédiablement, ce pendant les 1h10 d'un concert qui aurait pu durer éternellement tellement l'on se sentait dans une bulle de bonheur et de beauté. La salle était pleine à craquer, mais l'écoute presque religieuse d'une audience conquise à l'avance, buvant chaque note/parole avec délectation, a en plus ajouté à la saveur d'un évènement tout bonnement exceptionnel, de par la rareté de pouvoir assister à un set aussi intimiste de l'ex-leader de Sonic Youth. Guitare-voix, l'association la plus simple et claire finalement pour redécouvrir des morceaux que l'on a appris à adorer sous une autre facette. Ah ces versions épurées et classes de "Speak to the wild" ou "Forevermore", issues du petit dernier "The Best Day", réduites à leur version "squelette", qui permettent de se rendre compte à quel point Thurston est resté un compositeur aussi talentueux que par le passé. On a en plus été particulièrement chanceux hier, car on a eu droit à une échappé vers le futur avec la découverte d'un titre du prochain album, qui s'annonce juste grandiose s'il est comparable à ce que l'on a entendu hier. L'un des highlights du concert pour nous, un "Queen Bee And Her Pals" fiévreux et effronté, joué comme si Thurston était finalement resté au fond de lui cet éternel adolescent énervé et dégingandé, et ce pour notre grand plaisir. Bref, une plongée intime dans l'univers de l'un des artistes que l'on apprécie le plus, pour une soirée aussi exceptionnelle que magique, merci Les Ateliers Claus de nous avoir offert une telle friandise !

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 21:48
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016

Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016

 

Les Inrocks:  Seratones: mélange bouillant de punk-rock et de soul, dans la digne lignée des Alabama Shakes...

Gaan we daarnaartoe JP?

Oui, Miss AJ Haynes a l'air photogénique!

 

Support: Damn Noir!

Tu connais?

Nee, d'ailleurs personne ne connaissait, mais après leur set, tout le monde se frottait les mains, ce groupe, emmené par une nana agréable à regarder, de cuir vêtue, jeune, sexy, provocante et dotée d'une voix pas conne,  ne va pas tarder à défrayer les chroniques!

Damn Noir n'a jusqu'ici que quelques concerts dans les gencives, un passage à Breda, un try out à Wevelgem, un autre secret gig du côté d' Ardooie et ils sont attendus à Lille ( Nord) ce dimanche.

Sur scène ils étaient quatre, un voile de mystère plane quant à leur identité, qui est EC Noir la piquante frontwoman du combo, qui sont les artificiers?

On nous souffle que le bassiste oeuvre au sein de Het Zesde Metal , s'agit-il de Robin Aerts?

Le set démarre par le rock, tendance hard, ' Strange Things'.

Ne sais pas pourquoi mais la fille te fait penser à une jeune Mariska Veres  , a goddess on a mountain top... was burning like a silver flame..., elle attire tous les regards, à ses côtés, les garçons envoient du sérieux, on n'a pas à faire à des novices.

' Kiss it', un blues rock, s'avère tout aussi remuant, les photographes ne perdent pas la dame noire des yeux, si Manara avait été dans le coin, il redessine le Déclic.

Wij zijn Damn Noir, murmure la souris avant d' attraper une guitare pour entamer la suivante qui sonne comme les Sore Losers ou Horses on Fire , soit du rock met stevige gitaren en catchy riffs.

Oui, Guido?

Joan Jett, elle a 58 balais, petit, sinon si tu lui retires 35 ans, pourquoi pas!

' No good' est emmené par la basse, je te jure que ce titre fait du bien, il est suivi par ' Messiah', elle se colle à quinze centimètres de ton portrait pour te demander ...how do you know... t'as pas répondu, mais tu ne savais rien, t'as failli lui dire.. I know nothing, I'm from Barcelona... elle était partie aguicher un autre plouc.

'Take me home'.

T'es tout disposé à l'accueillir dans ton taudis, un ou deux détails à régler, aime-t-elle les chats, que faire de ta conjugale?

Déjà elle enchaîne sur la dernière, 'Running', tu penses à Pat Benatar. Tennessee Williams s'approche, she's a cat on a hot tin roof, qu'il dit, les guitares se font métalliques et crasseuses, un peu comme chez T C Matic, elle termine couchée sur la scène avant de rebondir et de nous quitter accompagnée par les desperados.

 

Après quelques dates aux Pays-Bas, les  Seratones débarquent à Bruxelles,  AJ Haynes, une jeune Lisa Kekaula, et ses comparses, Connor Davis - Guitar/Adam Davis - Bass et Jesse Gabriel - Drums, ont décidé de poursuivre sur la piste tracée par Damn Noir pour secouer Bruxelles davantage avec leur garage/punk/soul tumultueux.

Hello, Brussels,we're gonna play some rock'n'roll, elle tient parole et attaque 'Choking on your spit' , un ouragan traverse la salle, le bateau tangue, des vagues furieuses viennent mouiller les matelots, où sont les bouées?

Le soleil revient, ' Sun', il cogne, leur garage teinté de pop fait autant penser aux Go Go's qu'à L7 , Miss Haynes, à la poitrine généreuse, sourit constamment, sa voix, par contre, secoue.

' Kingdom come' est décoré d'audacieuses vocalises et 'Get gone' démarre sur une intro groovy avant de virer rock lourd.

Un mec cite The Gossip, on ne l'a pas pris pour un débile mental.

Après un 'Headtrip' voyant les têtes partir vers l'avant puis vers l'arrière avec entrain, la frisée dédie une chanson  aux nanas présentes au Club, elle ramasse un biberon sur lequel tu lis Meli, le suçote et engage ' Chandelier' qui n'a rien à voir avec le candélabre immortalisé par Sia.

Elle nous sent tout chose et annonce ' Take it easy', descend du piédestal, vient nous faire l'aubade dans la fosse, remonte tenir compagnie aux garçons pour roucouler tel un colibri à queue bronzée.

' Brainwashes' précède a dancing song, 'Necromancer', aux influences The Sonics limpides.

On reste toujours dans le même entrepôt crasseux avec ' Don't need it' , l'exercice prend fin avec 'Trees' pour lequel elle abandonne la guitare au profit d'un tambourin qu'elle vient, comme une malade, secouer à nos côtés.

Un petit côté Bangles mais nettement plus agité!

Thank you, Brussels, demain, on se dirige vers la douce France, see you!

 

Un bis?

Une reprise tonitruante de 'Kick out the jams' de MC5 qu'elle termine couchée à tes pieds !

 

Une soirée bien rock'n'roll s'achève!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
Seratones - Damn Noir à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 14 novembre 2016
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:07
VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016

VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and  Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Soirée épique à Forest National ce 14 novembre devant une salle comble avec une affiche de rêve : Volbeat, Airbourne et Crobot.
C’est CROBOT qui entame les hostilités.
Le band de Pennsylvanie propose un hard rock glam de très bonne facture et se lance à corps perdu dans un set bouillonnant qui nous fait découvrir leur excellent dernier album ( ils en ont 3 au compteur) " Welcome to Fat City" .
Très charismatique le frontman Brandon Yeagley balance sa longue chevelure au rythme des riffs acérés du guitariste Chris Bishop et harangue la foule.
Tout ça sonne très vintage mais s’avère diablement efficace.
Un très bon set qui annonce avec fracas l’arrivée des formidables AIRBOURNE.
Airbourne sonne plus AC/DC qu’AC/DC.
Originaire comme ses maîtres du pays des kangourous le band emmené par un Joêl O’ Keeffe survolté et épileptique écrase tout sur son passage.
Impossible de ne pas craquer sous les riffs imparables du guitariste australien qui comme à son habitude ne reste pas en place et se paye un bain de foule guitare en bandoulière à la grande satisfaction de ses fans.
Personnellement le set d’Airbourne m’a laissé KO et constitue le moment fort de la soirée.

 De la bombe , à voir et à revoir sans modération !
Place ensuite à ceux qui constituent la tête d’affiche , les excellents VOLBEAT.
La machine de guerre rentre vite en action et devant un public conquis d’avance déroule une première demi heure quasi parfaite.
Tout y est, énergie, puissance, efficacité, le band survole son public et puis soudain, étonnement, le soufflé retombe d'un coup et s’ensuivent quarante minutes plus inégales avec quelques longueurs et un public qui se montre moins réceptif.
La fin du concert sera elle d’un tout bon niveau avec le retour du rouleau compresseur mais si on compare ce show-ci à celui que le band avait livré dans cette même salle il y a quasiment trois ans à quelques jours près on peut être quelque peu déçu.
Mais attention comprenons nous bien, Volbeat a livré malgré tout un tout bon set et est resté fidèle à sa réputation d’excellent groupe live.
C'est juste que quand on touche les étoiles, le moindre faux pas vous fait retomber de haut.
Une bien belle soirée en tout cas, et une fois de plus les absents ont eu tort.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

VOLBEAT +Special Guests: Airbourne and Crobot - Forest National - le 14 novembre 2016
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:54
Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.

 

T'étais prévenu, "les créations hybrides de Jerusalem in My Heart  relèvent davantage du happening que du spectacle conventionnel", t'as voulu voir et entendre, t'as vu et entendu, ça ne t'a pas marqué, musique pour bobos, as-tu entendu dire.

Bobo, bobo....le petit bonhomme condamné aux travaux forcés, logeant à Inzepoket?

Te fous pas de nous, ze bobos  cherchent à se distinguer à la fois du beauf et de la bourgeoisie mainstream, dixit le sociologue Olivier Donnat, aucun lien de parenté avec une Alice que les bobos ignorent royalement!

 

Pas trop de monde ce soir, ce qui nous donne l'occasion d'assister au concert les fesses posées sur les gradins.

20:00 Ultraphallus!

C'est moins grotesque que Pénis Ultime.

Le groupe liégeois, né il y a une quinzaine d'années, pratique un rock pas facile à définir, constitué de noise, sludge,  metal, et de jazz avant-garde.

Ils sont quatre sur scène:  Phil Maggi - vocals, samples, electronics, trumpet, percussion ( non, il n'aime pas le potage en brique) / Xavier Dubois - guitars/ Ivan Del Castillo - bass et Julien Bockiau - drums, comme le public somnolait, ils l'ont secoué par une déflagration terrifiante avant d'attaquer la première de leurs cinq ritournelles, baptisée ' Eva Ionesco'. Eva est la fille d' Irina Ionesco, une photographe qui aurait créé le baby porno.

Cet extrait de l'album 'The Art of Spectres', utilise la langueur martiale et les bruitages caverneux, angoissants, oppressants pour nous amener à nous poser quelques questions sur le sens de la vie.

Tu en ressors écrasé et asphyxié, ils t'attendent au tournant avec ' White Washer' encore plus lent et accablant que la précédente.

Phil Magicolor ramasse un cornet sur la table de chevet, tu te dis que c'est un peu tard pour la Saint-Hubert, il en tire des sons stridents pires que le brame du cerf  qui d'ailleurs n'est qu'une attraction pour gogos.

Le docteur Schnollebeek, présent dans la salle, imagine pouvoir s'inspirer de cette composition pour le traitement de ses patients souffrant de troubles psychiques, toi-même, tu penses pouvoir exploiter la chose pour calmer ton irascible épouse.

Tu veux du doom, écoute ' Golden fame' , un barbu surgit de derrière les tentures, il a déniché des baguettes avec lesquelles il s'acharne sur une grosse caisse et, pour faire grincer les âmes sensibles, se met à racler une cymbale abandonnée par l'Armée du Salut après les festivités de Noël de 2009.

Le cornet réapparaît, marcassins, laies et sangliers déboulent, suivis par les blindés de la Wehrmacht.

Bordel, ce film craint!

' Let him be Allistair', c'est vrai quoi, s'il veut s'appeler Allistair, pas de quoi s'énerver, à propos d'où sort cet infernal bruit de train?

L'industriel ' Clever worm' termine ce trip qui n'a laissé personne indifférent!


Jerusalem in my heart 

 Radwan Ghazi Moumneh: Libano- Canadien, crée le projet Jerusalem in my Heart en 2005. Avec l'aide du vidéaste Charles-André Coderre, qui utilise quatre projecteurs 16 mm archaïques, il nous propose une entreprise musicale et filmique associant sonorités orientales traditionnelles et  effets électroniques contemporains.

 Le barbu s'installe tout au fond de la scène, sur le mur des draps servent d'écran, son  comparse s'assied à côté de la table de mix.

Obscurité totale, Radwan lance une bande musicale phénicienne, traficotée à l'aide de samples, beats et drones, sur la toile apparaissent des images floues, à l'arrière l'antique projecteur grésille.

Ambiance intimiste.

L'artiste se relève pour entamer, en laissant pendre un  chapelet entre ses phalanges, un lament  extrait de sa dernière oeuvre, 'If He Dies, If If If If If If', cette complainte étant sans doute baptisée 'Al Affaq, Lau Mat, Lau Lau Lau Lau Lau Lau'.

Applaudissements polis lorsqu'il termine le laïus, il ramasse un instrument à cordes ressemblant vaguement à un luth, Bachi  te souffle qu'il s'agit d'un buzuk.

Fort bien, il l'a électrifié et à l'aide des samples nous balance l' instrumental ' A granular buzuk', que ton voisin impertinent transforme en un canular bouzouk!

Jeanine entre en transe, cette techno du désert, quoi, pas de désert au Liban, OK, cette techno steppique accompagne fort bien les images projetées, mais personne ne soutiendra que le brave Radwan Ghazi Moumneh soit un virtuose du luth.

Le Khamsin brûlant souffle, tu n'avais pas prévu de keffieh, le sable te pénètre dans les narines et te pique les yeux alors que dehors il pleut!

Debout, il amorce  un nouveau chant plaintif, '  7ebr El 3oyoun 'qui soudain  vire dancetrack.

Un blanc, embarrassant, des vibrations, frottements, glissements, oscillations, il a dû visiter la sonothèque, les prémices se prolongent, il se décide à reprendre le buzuk et entame un truc ressemblant vaguement à la danse du sabre d' Aram Khatchatourian,  ça reste anecdotique, tu ne cries pas au génie comme certains critiques, l'esthétique du concept t'échappe, tu ne parviens pas à créer des parallèles avec la situation conflictuelle au Moyen-Orient, tu dois être borné!

Sur scène, la performance s'éternise, trois ou quatre clients quittent la boutique en  sourdine, JIMH s'enfile un tube dans la trachée artère, râle, se tortille, frémit, grogne, tu souffres pour lui et espères que les résultats de l'analyse de l'oesophage n'indiquent  pas une dysphagie quelconque.

Il finit par se ressaisir pour terminer la lecture de 'If He Dies, If If If If If If'!

 

Bof, bof, bof...désarmant plus qu' exaltant!

 

photos- ManuGo Photography( concert monkey)

 

 

 

 

Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
Jerusalem in my heart - Ultraphallus à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 12 novembre 2016.
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:48
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016

The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

Que dire sinon que THE CURE est un groupe mythique qui ce samedi soir a livré au Sportpaleis d’Anvers un concert époustouflant devant 18.000 âmes conquises !

Robert Smith a à peine dix sept ans lorsqu’en 1976 il fonde The Cure à Crawley dans le Sussex.
Quarante ans plus tard le leader charismatique qui depuis a dû épuiser des milliers de tubes de mascara est toujours là portant à bout de bras son héritage musical et son look.
Mélancolique, gothique, hissant le spleen à son paroxysme à un point tel que ça en devient de l’art, la musique de THE CURE vous transperce l’âme , vous transporte et ne vous quitte plus.
Plus jamais.
Bien sûr on peut la rattacher historiquement à la période new wave de la fin des 70’s, mais force est de constater qu’elle traverse le temps sans prendre une ride et qu’elle en devient intemporelle.
En 160 minutes et sans aucun temps mort le band revisite un répertoire sans failles et s’attaque à des brûlots irrésistibles.
Trente titres dont au moins vingt sont devenus des classiques, et quelle puissance !
Simon Gallup sans cesse en mouvement arpente la scène de long en large tout en faisant vrombir sa basse alors qu'à gauche de la scène Reeves Gabrels ( vous vous rappelez Tin Machine avec Bowie ? ) stoïque autant que talentueux, tisse une toile sonore qu'il extirpe furieusement de sa six cordes.
Roger O’ Donnel , le plus effacé, s’occupe des claviers tandis qu’aux drums Jason Cooper martèle ses fûts et rythme la grand messe de bout en bout.
Et puis il y a Robert, Robert sans qui the Cure ne serait pas, sorte de mix entre Edward aux Mains d’Argent et une Siouxsie Sioux burnée, dont la voix et le talent éclaboussent le public jusqu’aux derniers rangs de la salle anversoise .
Le son est renversant, la setlist dantesque, le lighthshow fabuleux.
On reste sans voix durant plusieurs moments avant de justement donner de celle ci et reprendre en choeur ces joyaux musicaux immortels.
Et on s’envole, on s’éclate, on se perd.

 On s’extasie…

Avec ce concert magistral The Cure a atteint des sommets et se pose comme l’ovni musical le plus talentueux de la galaxie rock toutes périodes confondues.
Enorme et indispensable, un point c’est tout.

Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER

Setlist :
Shake Dog Shake
Fascination Street
A Night Like This
All I Want
The Walk
Push
In Between Days
Sinking
Pictures of You
High
Lovesong
Just Like Heaven
Jupiter Crash
From the Edge of the Deep Green Sea
One Hundred Years
Give Me It
It Can Never Be the Same
Burn
A Forest
Step Into the Light
Want
Never Enough
Wrong Number
The LoveCats
Lullaby
Hot Hot Hot!!!
Friday I’m in Love
Boys Don’t Cry
Close to Me
Why Can’t I Be You?

The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
The Cure au Sportpaleis - Antwerpen- le 12 novembre 2016
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 16:46
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016

Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016

 

TEE DEE YOUNG feat. HENRY CARPANETO Band - La Cave, Hastière - 2016.11.12
Line Up :
Tee Dee YOUNG : guitar - vocals
Henri CARPANETO : keyboards - backing vocals
Pietro MARTINELLI : bass - backing vocals
Emanuel "Amen" RIVARA : drums
Setlist :
01. Southern Soul Lady. (Born With The Blues - 2014)
02. Love o' Mine.
03. You Call Me A Fool.
04. Kiss Me Baby.
05. Bye Bye Baby. (Born With The Blues - 2014)
06. Tore Up.
07. Blues In My Bones. (Born With The Blues - Remastered 2016)
08. Girl I Told You. (Born With The Blues - 2014)
09. It's Raining Cats And Dogs. (Born With The Blues - 2014)
11. Raining You. (Born With The Blues - 2014)
12. Hey Haby. (Born With The Blues - Remastered 2016)
13. I Got One Foot In & One Foot Out. (New Single - 2016)
13. Soul Man. (Sam & Dave cover)
14. Let The Good Time Roll.
15. Blues Fest. (Born With The Blues - Remastered 2016)

Retour à la Cave pour un nouveau concert de Blues. Ce soir Michel Darasse accueille Tee Dee, de son vrai nom Terrence Ray Young, natif de Lexington, Kentucky. En presque 50 ans de carrière, Tee Dee a joué avec des stars aussi célèbres que James Brown ou encore Aretha Franklin. Il possède d'ailleurs son propre club de blues, le Tee Dee's Club, situé 266 E Second Street à Lexington, Kentucky. Faites le détour si vous passez un jour par là.
Tee Dee est accompagné par le trio italien d'Henry Carpaneto, le virtuose du piano blues, probablement le meilleur pianiste blues en Europe. Nous avons eu l'occasion de le découvrir lor
s du concert de Joe Gilmore le 7 mai dernier.
Intro musicale par le trio et puis Tee Dee traverse la foule compacte pour rejoindre la scène. Des les premières notes, on se rend compte que l'homme du Kentucky joue un blues plus nerveux, plus moderne, même si les références au grand maître qu'était B.B.King sont nombreuses. Son blues est plus tranchant, plus électrique, à certains moments on va franchement vers le Texas Boogie et le Shuffle play de Stevie Ray Vaughan. Les soli sont parfois très techniques et rapides mais à chaque fois on y trouve cette sensibilité propre au jeu des bluesmen. Cette âme, cette expérience uniques qu'ils ont hérité de leur vie de musicien, transpire dans leur façon de jouer les notes sur le manche de la guitare qui se transforme en chemin sur lequel Tee Dee nous emmène.
Beaucoup de gentillesse chez ce musicien qui fait participer le public à la fête et aussi beaucoup d'humour pour ceux qui comprennent l'anglais comme dans le très funny "Bye Bye Baby" dans lequel sa petite amie lui impose de choisir entre sa guitare et elle. À votre avis, qu'est ce qu'il a choisi Tweet Dee? Pendant près de deux heures, nous allons être sous le charme de cet artiste au grand cœur qui laisse également beaucoup d'espace à son groupe pour s'exprimer. C'est ainsi que nous découvrons une autre face cachée d'Henry Carpaneto qui se révèle d'abord être aussi un organiste de talent, une sorte de chef cuisinier qui nappe les chansons avec des couleurs qui sentent bon le célèbre Hammond B3 avant de le retrouver en "killer" dans des soli de piano pur et dur dont il a le secret, des exercices dans lesquels ses doigts semblent voler sur le clavier. A certains moments, on croit voir flotter l'ombre du grand Jerry Lee Lewis.
Un concert de feu avec une très grosse ambiance et une réussite de plus à mettre au palmarès de La Cave. Quant à Henry, il me confie que nous le reverrons en 2017, je serai là.

Mitch "ZoSo" Duterck

Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
Tee Dee Young et Henry Carpaneto Band ( U.S.A / I ) - La Cave- Hastière, le 12 novembre 2016
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