Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 11:20
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016

'The Last Night of the Electrics' Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016

 

LAURENCE JONES / STATUS QUO - 013 Poppodium - Tilburg (NED) - 2016.10.17

Set list:
01. Caroline.
02. The Wanderer.
03. Something .bout You Baby I Like.
04. Rain.
05. Softer Ride.
06. Beginning Of The End.
07. Hold You Back.
08. What You're Proposing / Down The Dustpipe / Wildside Of Life / Railroad / Again and Again.
09. Paper Plane.
10. The Oriental.
12. Creeping Up On You.
13. Gerdundula.
14. In TheArmy Now.
15. Drums Solo (The Caveman).
16. Roll Over Lay Down.
17. Down Down.
18. Whatever You Want.
19. Rockin' All Over The World.
19. Burning Bridges (On And Off And Off Again).
20. Rock'n'Roll Music / Bye Bye Johnny.
Line up :
Francis ROSSI : Lead Guitar - Lead Vocals.
Andrew BROWN : Keyboards, Rhythm Guitar, Harmonica - Backing Vocals
John "Rhino" EDWARDS : Bass Guitar, Rhythm Guitar, Lead and Backing Vocals
Leon CAVE : Drums - Percussion.
Richie MALONE : Rhythm Guitar - Backing Vocals.

Double affiche en ce lundi chez nos voisins du Nord, habitants des terres bataves. C'est dans une salle rénovée il y a quelques années que nous sommes conviés à communier, car un concert de Status Quo, c'est comme une messe, on se réunit et on communie. Sauf qu'ici on n'embrasse pas ses voisins et voisines en témoignage d'amitié. Non, ici, on chante et on saute. Je vais sans doute me répéter mais la musique de Status Quo, c'est comme celle de John Fogerty, elle devrait être intégralement remboursée par la mutuelle ou prise en charge par l'État, mais comme anti-dépresseurs on ne fait pas mieux. Si après trois mesures tu ne t'agites encore pas, tu n'as plus qu'une solution : demander la nationalité de poisson
rouge et aller tourner dans un bocal jusqu'à la fin de tes jours. Tu es irrécupérable! Je sais bien que depuis l'accident cardiaque survenu à Rick Parfitt lors d'un concert à l'expo Antalya le 15 juin dernier, Francis Rossi est le seul membre restant d'avant le split qui a suivi le Live Aid de 1985 mais je me vois forcé de dire aux détracteurs que tant qu'il sera sur scène, le Quo vivra car il en est l'âme et le fondement. Il tient la baraque à hits (oui avec deux fricandelles svp) à lui tout seul du haut de ses 67 ans. Le sud Londonien à toujours cet humour particulier qui le caractérise et pour mettre l'ambiance il n'est pas à la traîne. Ça ne sert à rien que je vous fasse une apologie de la set list car chaque titre qui à lui seul est déjà toute une histoire. Status Quo c'est une machine à hits et même si ça fait des années que le groupe ne nous a plus gratifiés d'un album à la hauteur de ceux produits par le line up Coghlan, Lancaster, Parfitt, Rossi, la légende se perpétue sur scène, le public vient pour écouter ces moments de gloire intemporels gravés à jamais dans le patrimoine Universel de la musique, sorte d 'UNESCO de la chanson indémodable.
Une soirée fantastique avec en ouverture Laurence Jones, compatriote de William Shakespeare, l'homme de Stratford Upon Avon se produit en trio devant un public qui ne le connaît que peu ou pas à en juger les réactions après les deux premiers morceaux. Pourtant en quarante minutes, le virtuose de la Fender va conquérir un public batave un peu amorphe, perdu dans ses discussions gutturales et raclantes qui font toujours penser à un éternuement imminent voire une à expectoration brutale, si affinités. Entouré de l'immense Roger Innis à la basse et de Phil Wilson à la batterie, le souriant Britannique va mettre le public dans sa poche avec des titres comme "Take Me High" extrait de son nouvel album ou encore avec le fabuleux cover de "All Along The Watchtower" reprise de Robert Zimmerman, le tout nouveau prix Nobel de littérature qui continue a faire comme si il ne le savait pas. Titre au cours duquel il revisite "Miss You" des Rolling Stones et "Stairway to Heaven" de Led Zeppelin, n'en déplaise à certains déboutés en justice...for All.
En conclusion, une très agréable soirée d'automne qui nous ramène à Ciney sur le coup de 00.33 du matin, c'est même plus tôt que lorsqu'on revient d'Anvers. Merci à mon Philou Daffe, pilote enrhumé et GPS man moderne, pour cette agréable soirée, on remet ça la semaine prochaine avec...Jeff Beck.

Mitch "ZoSo" Duterck

The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
Repost 0
Published by Mitch "ZoSo" Duterck - dans Concerts
commenter cet article
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 20:09
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.

Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.

 

Pendant 10 jours le Festival FrancoFaune  a investi bon nombre de salles bruxelloises afin de faire découvrir "une chanson francophone vivace et inventive", l'événement prenait fin le 16 octobre avec des concerts à la Maison de la Création ( Laeken) et un double bill québecois, Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier,  au Botanique !

 

En ouverture, Salomé Roux-Leclerc, n'ayant ni les taches de rousseur, ni la toison de Poil de Carotte, Salomé, aucun lien de parenté avec Hérodiade, donc tu oublies les sept voiles, qui a perdu Roux en chemin pour garder Leclerc, se présente accompagnée par un batteur, qui ne semblait pas être José Major et le claviériste ( synthé) /bassiste, Philippe Brault.

La veille, le trio se produisait à  Yverdon-Les Bains dans le Vaud, Salomé  risque de se souvenir longtemps du  déplacement vers Bruxelles, sur les réseaux sociaux elle publie juste avant le gig...après 5 trains, 1 taxi et plusieurs gouttes de sueur (de stress et de course), on est là pis on va tout donner. C'est le dernier spectacle de la tournée!! Ce soir 20h00 en première partie de Louis-Jean Cormier, Yeah!

 Tout donner n'était pas un euphémisme: fougue, détermination, esprit rock, poésie, émotions étaient au rendez-vous.

Un show, forcément bien rôdé, il est sur la route depuis deux ans, qui aura embrasé l'hémicycle bruxellois.

Après une longue intro, 'Caméléon' un titre issu de l'album ' Sous les arbres' de 2011 est sur les rails.

Le jeu de guitare flamboyant de la séduisante canadienne, sa présence scénique magnétique, ses sourires,  combinés avec le professionnalisme des musiciens impressionnent d'emblée.

Philippe à la basse pour ' Arlon', ville où jadis Salomé a donné le concert initial  de sa première tournée européenne, un titre qui secoue sérieusement, le levier vibrato de la guitare est exploité habilement, le timbre rocailleux de mademoiselle Leclerc et l'esprit du morceau évoquent Shannon Wright, il y a pire comme rapprochement.

' Tourne encore' démarre en forme de ballade  avant de virer rock percutant, le morceau précède ' L'icône du naufrage' un slow lancinant extrait de '27 fois l'aurore'.

Sensibilité, justesse de ton, arrangements subtils... un superbe titre!

Sur le même album,  ' En dedans' et son registre lyrique interpelle les amateurs de  chansons à texte et c'est en reprenant ' 20 ans' de Léo Ferré qu'elle nous refile une claque magistrale.

Une version coup de poing qui laisse Bruxelles sans voix avant une longue séance d'applaudissements.

Basse et batterie en éclaireurs pour 'Le bon moment' au groove mordant.

' Partir ensemble' est joué solo, sans artifices, juste quelques lignes d'harmonica, histoire de varier les plaisirs.

Après le mélodieux ' Vers le Sud' , l'artiste présente ses complices, on sait c'est honteux de ne pas avoir saisi le nom du drummer, il se prénomme sans doute Pat, sinon tu questionnes Salomé, elle a refilé son n° ( 418 641-6285 ) .

Le set prend fin, quoi de plus normal, avec la plage ' Attendre la fin' qui, après une amorce electro, bouscule allègrement.

Oui, Marie?

"J'ai adoré... Quelle élégance et simplicité, quels beaux textes, et arrangements intéressants, quelle artiste...".

A première vue tu n'es pas la seule!

 

Quelque part t'as lu ce qui suit...Louis-Jean Cormier : l’alternative québécoise à Céline Dion sort son second album.

T'as pas trop compris mais en survolant l'article tu apprends que Louis-Jean, ex - Karkwa, a sorti 'Les grandes artères' le même jour que celle qui a inspiré à contretemps une belle chanson à Hugues Aufray.

Tu dis?

Pas la même Céline!

Merci, Louis-Ferdinand!

Donc,  Louis-Jean Cormier, originaire de Sept-Îles, taux de chômage 6,7%, enregistre et vend des disques, accessoirement des T-shirts, femmes, hommes, unisexes, il existe un format berger allemand sur commande, et tourne aux quatre coins de la francophonie pour promouvoir ses articles.

Une formule classique à La Rotonde, basse/drums/lead guitare, une acoustique pour le beau barbu!

Les copains déclinent leur identité:  Simon Pedneault guitares, Marc-André Larocque batterie, Guillaume Chartrain basse.

Dos au public, L J décide d'entamer le voyage par ' L'ascenseur' , la machine n'est pas défectueuse et elle ne ne va pas nous conduire vers l'échafaud.

Sur fond americana, le Québec nous fait rêver à la manière d'un Jean- Louis ( t'as remarqué le même prénom, à l'envers) Murat.

Il est cool, Louis-Jean solo, pas de pression dit-il, juste à l'instant où tu comptais tes sous pour t'en offrir une, amuse-toi, Bruxelles et écoute 'Si tu reviens', un nouveau folk rock entraînant.

Voix caressante, fond sonore joyeux, la Rotonde se dandine.

Il embraye sur le rock psyché poétique ' St-Michel' , ébauche quelques rodomontades à la Cyrano puis propose ' Tête première' , tout aussi fignolé.

Le fond bluesy de ' Faire semblant' vire groove et c'est à Charlelie Couture que tu penses.

Travail remarquable de Simon en background.

Sur l'album, ' Traverser les travaux'  est décoré d'un banjo country, le traitement sur scène est plus rugueux en présentant quelques relents shoegaze bien sentis.

Retour dans le passé avec ' Bull's eye' un titre datant de 2012, album ' Le treizième étage'.

Sur scène, ça bouge,  L J entame quelques duels fougueux avec ses sparring-partners à la plus grande joie du public auquel il s'adresse en ces termes, Bruxelles, t'es toujours là?

Non pas las, là!

Tu sais, tu quittes Paris pour Bruxelles et ça détend, je suis zen!

Tu parles, il était pas brillant ' Le jour où elle m'a dit je pars' , une  ballade lumineuse. 

On a envie de jouer 'Vol plané' un titre qui n'est pas toujours inclus sur notre setlist et qui finit de manière homérique.

Voici la chanson fédératrice de l'album ' Le treizième étage', la Belgique, on écoute et on chantonne le refrain sans massacrer le titre ' Tout le monde en même temps', c'est clair?

Oui, Julien!

' La fanfare' est la petite soeur, née trois ans plus tard, de la précédente, j'en profite pour vous présenter mes compagnons, prenez note, Guillaume est le seul bassiste capable de jouer une note à la fois.

Il est près de 22:30', nous nous sommes divertis, à bientôt, Bruxelles!


Retour au pas de course, d'accord pour les bis mais en vitesse, pas question de rater l'after, voici l'héroïque  ' Un refrain trop long' et je tiens à terminer en reprenant un héros national, Félix Leclerc et sa chanson qui sent bon le pays, ' Le tour de l'île'.

D'une beauté intemporelle!

 

Vive Montréal ! Vive le Québec !Vive le Québec libre !Vive le Canada français ! et vive la France!

PS: et vive  Manneken Pis!

 

photos - jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Repost 0
Published by michel-jp daniels - dans Concerts
commenter cet article
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 10:24
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016

Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016

 

Charles Eloy

 

Durant la pause, je suis allé à la rencontre des  artistes qui m'ont parlé de leur univers musical, de leur projet, de  leur vie principalement estudiantine. Nous retournons au Studio pour la deuxième partie.

 

Seven Heads  (Pop - Funk - Rock )   17 - 19 ans

Au départ, le groupe était composé de 7 musiciens.  Maintenant ils forment un quintet.

Ils ont suivi la même logique pour les pianos et les micros. Le groupe avait deux pianos. Annabelle et Laure alternent entre le piano et le chant.  Il ne faut pas être Einstein, juste réfléchir  pour faire des économies avec le même résultat.

Le batteur monte sur scène, puis suivent les quatre autres musiciens pour un répertoire énergique.

La vidéo date de décembre 2014.  Le groupe a bien évolué  en deux ans.

 

 

DV  (Rock alternatif)   17 - 21 ans

Derrière ce projet, nous retrouvons Arnaud Devillers.  Sa musique composite me semble avoir des éléments de pop-rock. Sur scène, il est rejoint par un bassiste et un batteur.

 

Roko Blazevic  (Croatie) - Pop - Invité

En tant que lauréat d'Image Croatie 2015, il est invité en Belgique.

Il chante en quatre langues (italien, espagnol, anglais et sa langue maternelle). Il a un excellent timbre de voix. Je le préfère dans ses propres compositions bien arrangées, parfois  complexes  que dans les reprises, qui à mon avis, n'apportent rien à son talent. Une précision importante. Il a seize ans. Sans dénier le talent d' Helmut Lotti, la concurrence arrive.  Roko  chante  Caruso.

 

 

Aline Sand (Jazz - soul) - 20 ans

Aline a une formation de chant  lyrique. Elle est à l'aise dans les registres pop, jazz ou soul.  Elle s'est mise au piano et compose ses propres titres.  Sa large tessiture couvrant plus de 3 octaves est un grand atout.

Elle maîtrise simultanément la puissance et la nuance. Ce soir, derrière son piano, c'est  la sensibilité dans un univers intimiste. Parfois sa voix est doublée afin d'amplifier l'expression de sentiments.

 

 

 

Tim (Chanson française) - 14 -18 ans.

Les temps changent.  A la lecture de biographie de musiciens des années soixante, vous lisez "il a reçu sa guitare à l'âge de 12 ans".  Tim est passé du biberon à la musique. Il a commencé à suivre des cours de batterie à 5 ans. Âgé de 14 ans, il écrit des chansons en français développant des thèmes (l' harcèlement, l'obésité,  la vanité, les vexations, les familles recomposées. Tim (chant, guitare), Julien Delcroix (batterie), Tom Drabs (basse) nous interprètent "Georges" au Studio 4. Le chanson relate l'exécution à la chaise électrique d'un adolescent noir aux États-Unis.  Il était innocent.

Musicien: Timour (chant, guitare), Julien Delcroix (batterie), Tom Drabs (basse)

 

 

61 Minds (Electro pop) - 19 - 20ans

Les musiciens sont originaires de Bruxelles et du Brabant Wallon. Leur projet est arrivé à maturité. Ils sont épaulés par le producteur Nicolas d'Avell dans leur genre de musique alternative. Tous les musiciens du groupe n'étaient pas présents, étant donné que certains dépassaient la limite d'âge (21 ans) pour être admis à la compétition d'Imagine

 

 

 

Le jury, composé de cinq membres et un président, a délibéré:

La gagnante Aline Sand représentera la Belgique à la finale Image International en 2017.

Les deux suivants Oakstreet Trio et 61 Minds seront invités à un festival pour un concert rémunéré.

Les autres candidats, à un niveau de développement  différent, ne déméritent nullement.  J' ai la certitude que des professionnels du spectacle dans la salle prendront contact afin de favoriser leur carrière.  A ce stade-ci, il est préférable  de les présenter, sans aucune critique, au risque de briser leur élan.

 

Michel Schoonbroodt, le Directeur Général  de la Fédération des Jeunesse Musicales Wallonie-Bruxelles annonce une triste nouvelle. Image Belgique  n'aura plus lieu suite à des restrictions budgétaires et le retrait de sponsors.

Opération:Bouger les lignes. Tapez cette phrase dans un moteur de recherche, vous tomberez sur une page.

La ligne budgétaire octroyée aux Jeunesses Musicales afin d'organiser Imagine a été supprimée.

Paradoxalement je retrouve des groupes programmés deux fois dans l'année à des show cases festivals, subventionnés par nos instances culturelles.  J'estime que d'autres groupes rentrent dans les critères de cycle de vie d'un projet (faisabilité, viabilité,  évaluation, performance).  Je dois certainement ignorer que d'autres standards de reconnaissance d'un artiste sont applicables, tenant compte de l'obligation de résultat dans un contexte socioculturel.

Quand une chronique a été rédigée sur un groupe/un artiste,  personnellement  je ne vois  le sens de chroniquer de nouveau?  Les Belges étant connus pour leur surréalisme, les professionnels limitrophes de l'industrie du spectacle trouveront  des blagues sur les Belges. A leur retour dans leur pays, ils auront le souvenir d'un plat de moules-frites et d'une bonne bière belge.

Imagine Belgium a eu la particularité de découvrir de réels jeunes talents.  A chaque édition, les organisateurs ont fait preuve de compétence en attirant  de nouvelles têtes. La compétition musicale  ayant ouverte à  des jeunes de 13 à 21 ans, je me suis régalé à observer des chanteurs(ses) et musicien(ne)s avec un talent spontané et le désir de se professionnaliser. La suppression d'Imagine Belgique a créé une lacune dans notre paysage culturel et j'espère que l'initiative des Jeunesses Musicales renaîtra rapidement de ses cendres.

 

Terminons en musique

Les Poppys - Non non rien n'a changé.  Un message des enfants et aux adultes

Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 2) - 15 octobre 2016
Repost 0
Published by Charles Eloy - dans Concerts
commenter cet article
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:33
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016

Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey  - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016

Charles Eloy.
 

La finale d'Imagine Festival, organisée en Belgique par les Jeunesses Musicales  fait partie d'une compétition internationale " tous styles " pour les artistes de 13 à 21 ans.
L'une des missions des Jeunesses Musicales est de diffuser, principalement parmi la jeunesse, la culture musicale et les arts en général, en faisant la plus large place possible à l'initiative et à l'expression des jeunes eux-mêmes.  
Durant la compétition Imagine Belgique, les jeunes artistes sont conseillés par des professionnels  (work shops, master classes) et évoluent dans un environnement propice au développement d'une carrière.
Ce soir, je me réjouis que l'objectif des Jeunesses Musicales ait été largement atteint.
Je passe en revue les candidat(e)s

 

Whynote - Pop acoustique  -   17 -  19 ans
Des jeunes lycéens forment le groupe. Des chansons pop  en français avec des mélodies qui emballent. Fort d'une expérience d'une quinzaine de scènes, Whynote ouvre le Imagine Festival Belgique.  Le saxophoniste donne une couleur particulière à la formation pop classique (guitares et batterie)
 
Berry Hope - Électro-pop  - 20 ans
Une blonde  avec une longue tresse porte un pantalon blanc aux larges motifs. Elle a une formation en ingénieur du son et l'applique par l'usage de boucles de batterie et autres sonorités pendant qu'elle s'accompagne à  la guitare. Elle nous raconte des histoires de séparation, d'amour, de rêve et d'amitié. Sa chanson  "Free Sex" relate les relations qui restent d'ordre physique et la peur des jeunes s'engager. Berry Hope a suivi des cours de danse et participe à  des spectacles. Elle occupe aisément la scène.
 
The Weirdo -  pop-rock (France) - Invité
 
Ce groupe a eu une excellente prestation lors de la finale française d'Imagine 2015 et ils sont invités sur la scène du Studio 4. Ils ont les influences de Noir Désir, Suarez et Radiohead.  Les textes en français sont primordiaux. Ils sont quatre musiciens sur scène produisant une pop mélancolique et un rock mélodique;
Set list: Rêves d'un monde, Roméo et Juliette, Out of this world, La nuit s'allume
 
 
Estelle - Pop-acoustique - 19 ans
Estelle Tilleman est une Namuroise qui est passé du violoncelle au piano et à la guitare.  Elle commence par nous chanter ses compositions, accompagnée  à la guitare. et des sonorités construites avec un loop station (échantillons de sons qui se superposent). Ensuite elle s'assied au piano  à queue pour  la seconde partie de son répertoire. Ses mélodies me paraissent mieux construites laissant des silences entre les notes.
 
Loudness War -Loudness rock - 20 -21 ans
Le chanteur se balance sur la scène dans leur style de musique qu'ils ont catalogué "Loudness rock".Des soli interminables, puis des rythmes lents de blues remplissent leur répertoire. Les musiciens sont de la partie germanophone de notre royaume.
Le batteur Tim Hagelstein porte bien son nom. Les mots en langue allemande  " hagel" et "stein" signifient "grêle" et "pierre".  Tim et son groupe ont  déclenché un ouragan de décibels qui m'a presque assommé.
 
Oakstreet  Trio - Jazz  - 19 - 20 ans
Le trio est formé de Téo Crommen, Matteo Mazzù et Guillaume Malempré, étudiants au Conservatoire Royal de Bruxelles. C'est de jazz moderne avec des ouvertures vers le folk, le funk, le rock, le latino et la musique du monde. Ce soir, Oakstreet Trio nous joue "Iron Cedar' aux accents libano-espagnols et "Heaven is on fire" aux influences balkaniques.
 

Une pause d'une demi-heure suit.   Cela germe une idée dans la tête. Je prends une pause d'une journée et rédige le reste le lendemain.

Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Imagine 2016 – La finale belge- Studio 4 de Flagey - Ixelles ( partie 1) - 15 octobre 2016
Repost 0
Published by Charles Eloy. - dans Concerts
commenter cet article
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:07
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.

Zucchero à  Forest National, le 15 octobre 2016. 

 

Le billet de JPROCK :

Fort de son dernier album particulièrement réussi et intitulé « Black Cat » sorti en avril chez Universal, Zucchero « Sugar « Fornaciari posait ses valises à Forest National samedi dernier.
La salle a fait le plein comme à chacune de ses visites et les spectateurs présents ont pu assister à un show exceptionnel d’une grande intensité.

Il est 20h15 et avec le bluesman italien, on sait qu’on va passer une excellente soirée dans un décor soigné et en compagnie de musiciens remarquables.
Cette année, il nous présente son band comme l’un des meilleurs en activité en Europe, et il n’a pas tort d’autant plus que, cerise sur le gâteau , il se paye les services d’une légende vivante du Hammond : l’incroyable Brian Auger ( ex Trinity, Jimi Hendrix, Rod Stewart, Led Zeppelin, Eric Burdon etc…)
Ce qui va nous valoir quelques interventions de Hammond à couper le souffle durant le set.
Sur scène un écran géant en forme de coeur surplombe les musiciens, alors qu’un micro géant garnit le côté droit de la scène.
Un visuel magnifique qui sert de super bel écrin à des titres devenus pour la plupart des classiques.
La voix rocailleuse de l’Italien, qui est en grande forme, nous
enchante et nous rappelle que maintenant que Joe Cocker est parti rejoindre le paradis des rockstars il reste le seul à pouvoir nous remuer les tripes de cette manière.
Avec plus de trente titres et durant 150 minutes de show Zucchero porte le blues à bout de voix et on frémit à l’écoute de « Partigiano Regiano » , « Hey Lord » , « Love Again » , « Baila (Sexy Thing) », « L’Urlo » , « Long As I Can See The Light « emprunté à CCR, « Miserere » , « Con le Mani » , « Iruben Me » , « Il Mare…, » « Solo Una Sana… » , « Diamante » , l’énergique « Diavolo in Me » , « Senza Una Donna » et bien d’autres.
Zucchero est aujourd'hui au sommet de son art et prend toujours autant de plaisir à nous faire partager son talent et son amour du blues rock en général, et le public conquis et enthousiaste le lui rend bien en l'ovationnant longuement.
En résumé ce fut un très grand concert d’un énorme artiste, il n’y a rien d’autre à ajouter.
Si ce n’est que si vous aimez le blues et la musique rock qui vient des tripes, courrez le voir à sa prochaine visite, pour ma part je ne rate aucun de ses concerts.
Ce " Sucre " là ne donne pas de diabète, il crée juste insidieusement en vous une douce accoutumance dont vous ne vous séparerez jamais...

Texte et photos : JP VANDERLINDEN aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 17:10
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.

La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.

 

Viva la Muerte....Allmovie gave Viva la Muerte four stars.

Lessines gave La Muerte la voie lactée dans son entièreté!

Tout le Bruxelles rock avait fait le déplacement en terre picarde, jamais vu autant de rescapés, toujours capables d'ingurgiter 15 litres de breuvage à base de houblon en moins de 3 heures, réunis au même concert, pourtant Myriam et Fred craignaient la concurrence du Desertfest au Trix et on annonçait Kendji Girac à Trélazé.



Un mot à propos du CC René Magritte qui a subi un lifting, désormais le bar tenu par une limace punk est situé dans le hall et le podium a doublé d'envergure.

 

20:45' : A Supernaut!

Il paraît que Zappa adorait ce titre du Black Sabbath.

Les Bruxellois ont perdu un élément depuis la fois où tu croisas leur route au Propulse, désormais ils sont trois: Nicolas Dekeuster: basse, chant /Jean-François Hermand: batterie, chant  /Thomas Venegoni: guitare, lead vocals.

Ce dernier nous confirme que Thibet est en stand by et qu'il consacre toute son énergie dans A Supernaut.

Il y a trois semaines le gang de rockers servait d'apéritif au gig des nanas de Deap Vally ( au VK), ce soir ils ouvrent pour les petits jeunes de La Muerte.

Une entrée en matière fulgurante ( 'I.C.E.'), Justin, qui ne faisait pas attention, en renverse la Moinette blonde qu'il dégustait calmement sur ses baskets de teinte  indéfinissable, la basse est lourde, le drumming plombé, les riffs de guitare sont bilieux et le chant convulsé.

Bref, c'est pas le genre de cocktail à proposer à ta belle-mère qui ne jure que par Frank Michael.

Une nana échappée de Charenton, on te signale que l'établissement a été rebaptisé hôpital Esquirol, entame, avec son compagnon de fuite, une valse décadente qui t'amène à faire quelques pas en arrière afin de protéger le liquide artisanal stagnant dans un récipient non consigné.

Pardaf, la rousse chute, tant pis pour le bleu, je m'y remets!

Sur scène la clique a décidé de cravacher encore plus sèchement, ' La Menace' se nomme la douce romance.

Le petit Dennis a apprécié.

 ' Shadow' rocke et rolle comme les vieux MC5, pas l'ombre d'un doute à ce sujet!

Le 16 octobre, j'enlève le haut, promesse tenue, monsieur Venegoni exhibe un torse d'athlète nourri à la pils puis, dans l'urgence, attaque ' Xception'.

Le comique du coin réclame un petit reggae, il sera gâté, la suite ' Future'/ 'Birdman' sonne comme du UB40 métamorphosé en Black Sabbath, le rythme est lancinant, la basse vient se frotter à l'ampli, ce qui réussit à faire trembler tout l'édifice, Jay F, inlassablement, cogne sur son attirail, la guitare part en wah wah, Médor aboie, l'amateur de reggae, amoureux, vient déclarer sa flamme à Thomas, lui pique son micro, se rappelle qu'il a vu Ozzy en 1969, pousse la chansonnette, les canards se marrent, le band un peu moins, il a fallu l'intervention de trois techniciens pour réussir à éloigner le drôle, déçu car il n'a pu terminer son laïus.

A Supernaut achève le morceau qui clôture un set viril mais bien trop bref!

 

La Muerte.

Mise en place du décorum, chandeliers munis de bougies noires, encens, écran de fumée, t'as cherché en vain la femme dévêtue allongée sur l'autel, pas de calice empli d'urine de prostituées non plus,  passons, il est 21:45', une mise en condition théâtrale se fait entendre sur bande, une litanie zombie suivie par un surf archaïque, un à un, les adeptes d'un satanisme de pacotille  surgissent:

Dee-J / Didier Moens (guitare), Michel Kirby ( guitare), Christian Z ( batterie) et Tino de Martino ( basse) et enfin Marc Du Marais, la faucheuse en chef,  masquée de sa toile de jute made in Pajottenland, soit la formation qui écume les scènes depuis le retour de La Muerte en 2014.

La messe peut commencer, les fidèles, eux aussi,  sont prêts.

Dos au public, sauf Zorro, c'est pas évident de manier les baguettes dans son dos, ils entament ' I lost my hand' qui sert de séance d'échauffement;

Tous les cabots du coin ont fouillé les alentours, pas un n'a retrouvé la paluche, ça commence fort!

Ils poursuivent par 'Whack this guy', une ballade que tu peux entendre sur leur EP 'Evil'.

Reggaeman, toujours en quête de tendresse, vient caresser le 48 fillette de l'homme cagoulé, il est repoussé sans ménagement.

Une voix: 'I've got six more bullets in my gun' ( Le bon, la brute et un autre), quand tu penses que les autorités ont promulgué, depuis 2006, la prohibition de toutes les armes à feu, tu te dis que ces mecs ne sont pas des citoyens modèles, sinon ils ont entamé ' Black God, White Devil' , cherchez l'erreur dit le cardinal Danneels qui jusqu'ici pelotait une jeune personne qui ressemblait vaguement à Bernadette Soubirou.

Comme les autres, tu t'es aplati sur le sol pendant que ces fous furieux canardaient à l'aveuglette.

Rien ne peut arrêter les monstres, ils ont embrayé sur 'Couteau dans l'eau', un inoxydable, on te signale!

 A Supernaut ne sont pas les seuls fans de Black Sabbath, voici le très lent, très effrayant, très...merde je dois pisser, 'Shoot in your back'.

Le chant issu des ténèbres te glace le sang, t'as promis d'aller te confesser à la première occasion.

Riffs en cascade, growls menaçants, 'Je suis le destructeur', un rouleau compresseur, une machine qui n'épargne rien, ni personne.

Horrible, en reprenant la route vers la capitale t'as dénombré une trentaine de vaches à l'agonie.

Gaia est sur le coup!

Le carnage sonore persévère, des visions de Jheronimus Bosch,  'Le Jugement Dernier', hantent ton esprit, ' KKK', ' I would die faster' au chant trafiqué se succèdent.

Exténué le prêtre défroqué s'assied aux pieds de la batterie, les guitares tricotent pas léger, 'L'essence des chocs' est larguée.

T'invoques le Saint-Esprit, à l'aide ô puissance de la Pentecôte, pas de bol, il est devenu sourd avec l'âge, sur scène les évangélistes apocryphes  entament une fausse 'Prière' ( Ecoutez cette prière) , statique, bras écartés, le meneur laisse ses sujets se démener comme de beaux diables à ses côtés.

Dop Massacre, les yeux exorbités, face à Didier, un vague cousin d'un athlète d'Erembodegem, se tape un solo d'air guitar tonitruant, les furieux l'ignorent, sortent les fouets et alignent  Get whipped' .

T'as jamais été un adepte de la flagellation, tu vas te chercher une pils, les masos du premier rang savourent.

On arrive au terme de l'office, ils terminent en beauté avec leur version démoniaque de 'Lucifer Sam' du Floyd.

Les thuriféraires écrasés et soumis ne pensent pas à exiger un bis, ils savent que c'est bien fini et se consolent en se dirigeant vers le bar.

Deux heures plus tard, ils y étaient toujours!

 

 

 

La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:13
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016

Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016.

 

Déjà en janvier dernier, People Niooz déclarait: Dua Lipa, la chanteuse à découvrir de toute urgence, quelques mois plus tard, Dua ( amour en albanais),  chanteuse/ mannequin, casse la baraque au Pukkelpop, tu savais qu'il fallait se pointer tôt pour espérer stationner frontstage.

Pas de bol un véhicule en panne à hauteur d' Anderlecht Industrie engendre un bouchon monstre, un vendredi soir, pluvieux, c'est déjà pas la joie, résultat:  plus de 25' à faire l'escargot, c'est râpé pour une place aux premiers rangs.

Sur place, 75 T-shirts à l'effigie de la belle Kosovo/ Britannique se sont agglutinés aux avant-postes, âge moyen: 15 ans, heureusement elles ne mesurent pas plus d'un mètre cinquante, à 20:00 lorsque le DJ met ses platines au point mort, la smala pousse un hurlement à faire pleurer Léo, un trio de hip hoppers, accompagné d' un scratcheur, se pointe: from Dublin: Hare Squead!

Hare Squead are  E-Knock, Tony Konstone et Jessy Rose  and are the best hip-hop act Ireland has produced in a very long time!

Le continent va les découvrir!

Si leur premier rap/ hip hop te fait craindre le pire, gymnastique et harangues habituelles, doigt levé ou tendu vers la masse, dès le second soubresaut, t'as pigé que Hare Squead étale quelque chose de plus que le commun des rappers, non seulement ils font preuve d'une énergie débordante, traversant la scène de long en large, bondissant comme des kangourous, se déhanchant en mesure, mais ils pimentent leur show vibrant d'une généreuse pointe d'humour et d'un sens de la communication évident ce qui rend leur dynamisme communicatif.

Dès le troisième titre toute la salle saute, brandit le poing et reprend les refrains catchy balancés par les Irlandais.

Parlez-vous le français, we speak French you know, listen...what about 300 baguettes, next song is about my mum, on leur a refilé une guitare et une basse et les gars s'éloignent du rap urbain pour entamer un R'n'B/soul de haute tenue.

Les comparaisons avec De la Soul ou Chance The Rapper ne sont pas usurpées, le trio nous envoie encore quelques perles, épiçant l'une d'entre elles d'une pointe de ragga, s'inquiète de notre vie sexuelle ( how many of you had sex in public, comme tes voisines étaient toutes pucelles, elles ont rougi), l'un deux plonge dans le pit réservé aux photographes pour serrer quelques pinces, et enfin la fête prend fin avec leur tube 'If I ask' qui voit l'AB transformée en trampoline géant.

Une acclamation colossale ponctue ce set généreux!

 

20:59, Joske et Kristel ne tiennent plus en place, elles décomptent les secondes en fixant le cadran de leur smartphone, 20:59' 53", l'heure fatidique dans sept secondes, cris sans chuchotements, Dua Lipa s'imprime en lettres fluorescentes sur l'écran, trois musiciens prennent place ( batterie, deux jeux de claviers/synthés, basse, guitares...), l'intro est lancée, une voix émane de coulisses, les cris redoublent d'intensité, la voilà, séduisante, joli minois, jambes affinées, lunettes de soleil bling bling, mini-jupe et bottillons noirs, ' 'Last dance' est sur les rails et déclenche l'admiration au sein du jardin d'enfants qui t'entoure.

Bruxelles, how are you?

Ginette défaille, Ilir brandit le drapeau rouge orné de l'aigle à deux têtes, la diva enchaîne sur 'Dreams' tout en invitant la foule à reprendre le chorus,  149 flashes crépitent...O K , sa pop prévisible et préfabriquée peut sembler légère aux oreilles des amateurs de rock, mais les gosses adorent et il faut reconnaître que le nouveau chouchou de l'univers electro dance ( sound of 2016 selon la BBC) bénéficie d'un  timbre décent et d'une plastique plus qu'intéressante.

On a vu et entendu pire!

Tu dis, Louis?

On ne se risque pas à mentionner les noms que tu viens de citer, quoi encore, non j'ignore qui est Alecia Beth Moore et Lindsay Dee Lohan ne fait pas partie de mes relations.

' Bad together', la voix prend des intonations  graves, style Adele, on aime!

C'est à genoux que Dua entame le soulful 'Room for 2' avant de poser la question "qui veut danser sur scène à mes côtés", ils sont près de 20 à escalader le podium tandis qu'elle attaque 'Blow your mind'.

Quinze selfies à côté de la star , un drapeau albanais lui recouvre les épaules, Ashley, avait laissé  son Samsung Galaxy à sa copine, jalouse,  car restée dans la fosse, et lui gueule "filme tout", le morceau emballé elle embrasse la chanteuse et quitte la scène à regret, lundi toute la cour de récré entendra ses exploits.

' Want you' précède le sensuel ' Thinking about you', une de tes préférées rien que pour le couplet ...I've been working later, I've been drinking stronger I've been smoking deeper but the memories won't stop...

Elle se souvient du Pukkelpop, flatte le public belge auquel elle propose de chanter le hit  ' New Love' en communion avec elle.

' Running' et ' Genesis' nous conduisent vers la fin du show et celle que 95% du public attendait, ' Be the one' en version electro twist.

Elle se tape un bain de foule avant de disparaître derrière les lourds rideaux cachant les coulisses.

 

Une ou deux minutes de patience avant un double rappel débutant par une plage bluesy et sombre, 'For Julian'. Après un ' I love you Belgium' presque honnête, elle termine le show par le bouillant  ' Hotter than hell' !

 

Papa et maman récupèrent leur progéniture, des quadragénaires t'interrogent " et, monsieur, mieux que prévu, non?"

Pas déçu, une bonne présence scénique, une bonne voix, un set bien construit mixant dancetracks et morceaux plus fouillés, Dua Lipa risque de gravir quelques échelons supplémentaires et peut-être de détrôner Ellie Goulding.

 

 

 

Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 20:55
Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.

Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.

 

Le billet de JPROCK :

Crache ton veniiiiiiiiin ! Crache ton veniiiiiiiiin !
L’ambiance est folle dans le chaudron de Forest National où la foule saute comme un seul homme sous les riffs des Insus?
Inouï !

Les années ont passé mais les titres inoubliables de Téléphone ont gardé toute leur saveur et traversé les générations.
Car c’est bien de plusieurs générations qu’il s’agit dans le public qui garnit les tribunes de la salle forestoise.
On croise des tempes grisonnantes fans de la première heure mais aussi beaucoup de jeunes venus s’éclater sur des classiques incontournables.
Sur scène ceux qu'on a surnommé un temps, les Stones français, Richard Kolinka , Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac se démènent comme des beaux diables prouvant si c’est encore nécessaire que c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait les meilleurs soupes.
Totalement investis par leur musique ces trois là débordent de joie de jouer ensemble et ne boudent pas leur plaisir.
Bien sûr il manque Corinne à l’appel, mais qui en a cure ?
Source de discorde au sein du band, elle n’a pas été conviée aux retrouvailles et ça ne change rien à la donne. Elle fut une bonne bassiste mais n’a jamais été un rouage essentiel au sein de Téléphone au contraire des trois autres membres incontournables.
Sur cette tournée c'est Alex Angelov qui tient la basse avec brio.
Jean Louis, légèrement plus effacé que lors de ses tournées solo, mène la danse avec ce charisme naturel qui fait de lui un grand performer, tandis que Louis le sourire au lèvres balance des solos incendiaires rythmés par ce headbanging latéral de la tête qui met en danger depuis des lustres sa colonne vertébrale.
Quand à Richard Kolinka, c’est un pur génie de la batterie, un batteur d’exception capable d’insuffler au band un souffle d’énergie incomparable.
A la fois mime, jongleur et entertainer, ce magicien des fûts se donne corps et âme durant les 140 minutes du show.
Pas un moment de répit, une fougue de tous les instants.
Incroyable !
Hormis une petite trêve acoustique où les musiciens se font plaisir en bord de scène, le set se déroule pied au plancher et le groupe aligne les hits repris en choeur par la foule : « Hygiaphone » , « Faits d’Hiver » , « La Bombe Humaine » , « Cendrillon », « Le Jour s’est Levé » , « Dure Limite « , « Argent trop Cher », « New York avec Toi » , « Un Autre Monde » et bien d’autres.

 Sur « Le Jour s’est levé » , Jean Louis assis au piano glissera un petit clin d’oeil discret à Bob Dylan lauréat du prix Nobel de littérature le même jour en reprenant quelques mesures de « Like a Rolling Stone ».
Sympa.

En rappel sur « Ca c’est Vraiment Toi, » Jean Louis et Louis se mettent dos à dos chacun jouant sur la guitare de l’autre.
Un joli moment de complicité où les deux compères prennent visiblement du bon temps et qui se termine par une accolade émouvante.

Le public exige un deuxième rappel et les Insus reviennent pour un « Tu Vas Me manquer » puissant et rassembleur.
Un triomphe.

Bilan de la soirée ?
Téléphone est toujours vivant , il est juste passé à l’époque des ( Insus) portables !!!

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
* Crache ton venin
* Hygiaphone
* Dans ton lit
* Fait divers
* Argent trop cher
* La Bombe humaine
* Au cœur de la nuit
* 66 heures
* Cendrillon
* Flipper
* Métro (c'est trop)
* J'sais pas quoi faire
* Le silence
* Oublie ça
* Le jour s'est levé
* Dure Limite
* Ce que je veux
* New York avec toi
* Un autre monde

* Encore:
* Le vaudou (est toujours debout)
* Ça (c'est vraiment toi)

* Encore 2:
* Tu vas me manquer

Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.
Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.
Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 13:52
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016

Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016

 

Le 13 octobre à l'AB, beneden, Arno: uitverkocht - au Club, Amongster: complet!

 

L'assistance est déjà conséquente à 20:15, lorsque le support, Wanthanee, prend place.

 Wanthanee Wadngam ( 21 printemps) , originaire de La Panne, a été une des trois artistes ( avec Clear Season,et Equal Idiots) choisis par Studio Brussel comme étant De Nieuwe Lichting.

Une voix claire et une acoustique, elle entame ' Concrete' en mode indie folk diaphane.

D'autres ont déjà tissé des liens: Mariee Sioux ( bien vu) ou Florence Welch ( moins évident, pas le même univers), par contre Marika Hackman ou Nina Nastasia, pourquoi pas!

' Cold Summers' s'avère tout aussi radieux , le timbre de la voix exhumant des images de la douce Karen Carpenter qui, en flashes, s'impose à ton esprit.

Next one is a cover, 'Lost Stars' d'Adam Levine, une plage destinée aux âmes romantiques affectionnant les fleurs bleues.

Plus poignant sera ' Once there was', la jeune personne, d'origine thaïlandaise, aura réussi à attirer l'attention et à imposer le silence au public venu pour Amongster.

Un intermezzo vocal de moins d'une minute précède le titre qui lui a valu un début de notoriété, le brillant ' Only shadows remain'.

 Wanthanee, une artiste à tenir à l'oeil, voilà  le verdict après ce set concis de 25' qui a semblé bien court!

 

Amongster

Lauréat  De Nieuwe Lichting en 2014 ,  Thomas Oosterlynck, le frontman du groupe gantois a pris son temps pour sortir un premier full CD. 'Trust yourself to the water' ( V2) est dans les bacs depuis quelques semaines, il succède au selftitled EP de mars 2015, le concert de ce soir est considéré comme une release party, famille et fans sont venus en masse!

Le groupe a foulé de belles scènes: Pukkelpop, Het Depot, le Trix, Crammerrock, Absolutely Free Festival, il n'est plus sujet au trac des débutants.

A 21h, ils sont quatre à émerger des coulisses, Thomas Oosterlynck - guitars, vocals/ le talentueux Jasper Maekelberg - bass- guitar- backings ( Faces on TV, Yuko, Douglas Firs...) / Robbe Vekeman ( Bazart) - drums et drumpads/ Tom Soetaert - keys, backings.

Quoi?

Non, il n'a ni joué à Anderlecht, ni à l'Ajax, ni à Genk.

Ils entament les hostilités avec le single ' Teacher' , de la pop lunaire et mélancolique, accentuée par la voix  fragile, les nanas adorent, du frontman.

Oscar and the Wolf casse la baraque, Amongster espère suivre la même voie, ils sont nombreux les groupes à avoir été influencés par Coldplay, Keane ou autres formations confectionnant une pop passe-partout, relativement inoffensive.

' Ranstills', légèrement plus vigoureux, confirme le propos, il est suivi par le titletrack de l'album, 'Trust yourself to the water', le timbre cassé du brumeux Thomas réussi à faire fondre quelques coeurs adolescents, l'orgue, espiègle, ajoute une touche désuète à la plage.

La suivante, 'Over the river', datant du EP, ruisselle par une belle journée ensoleillée  en suivant de  paisibles et pittoresques méandres.

Le programme  se complaît  en mode midtempo, les couplets se révèlent joliment fignolés, lisses et bienveillants, mais ils ne parviennent ni à t'émouvoir, ni à t'enthousiasmer.

Trop grande uniformité engendre monotonie!

La playlist mentionne' Stay awhile', plus intéressant lorsque Jasper troque sa basse pour une guitare, puis 'Bright life' ou encore  le single ' Butcher's boy'  décoré d'un gimmick plaisant et 'Runalong'.

Sur l'album, une violoniste s'entend sur ' War has a song', she's there!

Il s'agit de  Wanthanee qui ajoute quelques lignes de  violon et se charge des backing vocals pour ce nième titre élégiaque.

Le groove discret de 'Leo' rend le titre danceable, mais pas question de transpirer!

We gaan nog twee nummers spelen, le premier s'intitule ' Salrow', secoué par quelques vagues remous et déchiré par la guitare postrock mordante de Jasper, la dernière, avec l'angoisse comme thème, se nomme 'Fear until you leave me' , un des meilleurs morceaux de la soirée.

 

Bis

Thomas solo, 'Welcome to my friends' une ballade folky contrastant avec les autres compositions du Gantois.

Le band est à nouveau rejoint par Wanthanee Wadngam pour 'All I know is you' , une berceuse remplaçant la tisane au miel d'acacia que tu comptais ingurgiter avant le repos nocturne.

 

 

Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 12:37
The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016

The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016

 

 

The Wedding Present

David Gedge - singing, guitars Sam Beer-Pearce - guitars Katharine Wallinger- bass, backing vocals Charlie Layton - drums

 

A quote: 

“The boy Gedge has written some of the best love songs of the Rock ‘n’ Roll Era. You may dispute this, but I’m right and you’re wrong!” John Peel.

 

Florian Hexagen était au Bota-

 

 Et donc, 30 ans après avoir débuté, The Wedding Present reste cette perle rock indé électrique que l'on adore déguster de temps en temps, que ce soit sur album (leur petit dernier, "Going, Going...", est une véritable réussite d'ailleurs, penchez-vous dessus) ou bien (désormais on peut le dire) en live. David Gedge, malgré les années qui passent, possède toujours l'une des plus belles voix du rock anglais, en plus d'un charisme indéniable sur scène.

Bref, content de les avoir ENFIN vus!

 

setlist

 

Give My Love to Kevin

 

Come Play With Me

 

Little Silver

 

Birdsnest

 

Spangle

 

Go Out and Get 'Em Boy

 

What Have I Said Now?

 

Rachel

 

Mothers ( cover)

 

Two Bridges

 

Brassneck

 

End Credits

 

Dalliance

 

Dare

 

Bear

 

Drive

 

My Favourite Dress

 

Santa Monica

The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016
Repost 0
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents