Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:29
Low + Chelsea Wolfe à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 31 octobre 2015

Florian Hexagen y était et nous confie ses impressions!

CONCERT : si hier soir on n’a vraiment pas hurlé avec les loups sur Chelsea Wolfe (un peu trop martial, froid, pompeux, inabouti et maniéré à notre goût, en dépit d’un dernier album qui avait pourtant su nous séduire…), le concert de Low fut a contrario d’une classe inouïe.

Avec un set axé principalement sur les compositions de leur récent bijou, « Ones and Sixes », le trio du Minnesota a transformé l'Ancienne Belgique en cathédrale slowcore en moins de temps qu’il ne t’a fallu pour lire ces quelques lignes.

« Gentle » et « No Comprende » balancés en ouverture, pour nous signifier qu’ils sont là pour défendre (à raison) leur dernier rejeton (d’ailleurs quasi tout l’album sera joué, hormis 2-3 morceaux), un passage par le plus tendu « The Great Destroyer », avec deux titres définitifs (un « Monkey » superbe et enlevé, et surtout un « Pissing » doté d’une digression électrique du plus bel effet, avec envoi direct dans le cosmos…), une pioche dans les meilleures chansons de leur précédent enregistrement, le trop sous-estimé « The Invisible Way » (« Plastic Cup », « On My Own », « Holy Ghost »), pour finir en rappel sur un « The Murderer » de toute beauté, et nous de quitter la salle la tête dans les étoiles pour un bon moment. Ne manquait plus qu’un « Sunflower » pour que la soirée fût définitive

Merci à Low, ce groupe de rock essentiel qui prouve depuis de nombreuses années que puissance et émotion peuvent rimer avec économie de moyens et simplicité, tant que le talent, l’harmonie, les compositions et le cœur sont là.

Longue vie à eux, qu’ils nous fassent encore plein de petits…

Low + Chelsea Wolfe à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 31 octobre 2015
Low + Chelsea Wolfe à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 31 octobre 2015
Repost 0
Published by Florian Hexagen - dans Concerts
commenter cet article
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:00
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015

Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015

Les amateurs de prog, conditionnés bien sûr, salivaient quand ils ont su que Pavlov's Dog allait par deux fois aboyer dans nos contrées: le 28 au Spirit, le 30 au Depot.

T'aimes les clebs, JP?

Ja, goed, daar gaan we ( merci Clouseau), direction Leuven!

Tu dis, Hank?

I love David Surkamp with his trembling voice à la Edith Piaf...

Nous, aussi, fieu!

Un public, la femme qui est dans mon lit n'a plus 20 ans depuis longtemps, qui se rue vers les fauteuils, pas nous, notre place c'est le frontstage où on croise quelques habitués et Didier B Q de Peek-A- Boo ( un revenant).

20:30' Sunny Vegas!

Des copains d'Elvis?

Non, ein Münchner Trio pratiquant un hard/blues rock de bonne tenue, assez gras, car nourri aux schnitzels et arrosé à la Münchner dunkel.

Sunny Vegas (aka Matthi Birkmeyer): Vox und Guitar - Erwin Zißelsberger: Bass et Manfred Plötz: Drums ont rempli leur contrat à la perfection, on s'est pas emmerdé une seconde, les 30' du récital se sont écoulées sans que le public ne s'en rende compte.

Les applaudissements ponctuant la fin de leur set étaient plus que polis, eine geile Liveband disait la pub, elle ne mentait pas!

Le trio ouvre avec ' A girl made for love' la plage ouvrant leur album 'Sweet Mobile Home Recordings'...you're the flip and I'm the flop..on adore!

Leur humour, aussi, on adore: we're not here because we're a good band but because notre batteur est le tour manager de Pavlov's Dog.

L'honnêteté paye toujours!

Un midtempo pour suivre,'Set me free', puis une leçon de philosophie..drinking is very important... vu son bide, c'est obvious!

'What if I were a cowboy' sonne Guns 'n Roses.

Pas à dire, ces Bavarois c'est pas du nougat!

'Take your chance' sera mordant et 'You can't see the light' nous balade du côté d'un Southern Rock germain.

Du rock'n'roll efficace, ce que confirme 'I don't mind', ils achèvent leur périple avec le country rock 'Playing God'.

Tu dis Matthi?

It was a Sunday when she ran away... j'ai compris, encore, une salope!

Hors-d'oeuvre apprécié!


Pavlov's Dog

Leçon d'histoire pas certifiée..1972/73, Saint-Louis, né des cendres d'un groupe local, High on a Small Hill, Pavlov's Dog voit le jour, line-up: David Surkamp, guitarist Steve Levin - keyboardists David Hamilton and Doug Rayburn - bassist Rick Stockton - drummer Mike Safron and violinist Siegfried Carver.

1975 sortie de 'Pampered Memorial' avec le fameux 'Julia' qui deviendra le classique du band.

Les Américains ont désormais leur progrock band capable de concurrencer les British.

La suite est moins glorieuse, split in the late seventies, des rumeurs annoncent le trépas de Surkamp ( il y fera allusion ce soir), reformation dans les nineties ( deux albums) , Surkamp enregistre des albums solo, tourne sous l'appellation David Surkamp The Voice of Pavlov's Dog ( des concerts chez nous en 2014) et, en cet automne 2015, la mini-tournée du band ( relooké) passe par l'Allemagne et la Belgique!

A sept sur le podium: David Surkamp - Vocals, Guitar/ son épouse Sara Surkamp - Vocals, Ac. Guitar/ Mike Safron - Drums, Vocals/ Nathan Jatcko - Keys, Vocals/ la séduisante ( très) Abbie Steiling - Violin, Vocals / l'hyper douée Amanda McCoy - Guitar et Rick Steiling - Bass.

'Echo and Boo' de 2010 ouvre, tout va bien, la cristal clear voice du leader n'a rien perdu de ses qualités, le fond symphonique donnera le ton pour la suite du show.

Le band décide d'effectuer un grand plongeon avec les suivantes, 'Late November' et 'Fast Gun' datent de 1975, elles s'entendent sur 'Pampered Memorial', arrangements sublimes, voix aérienne, Leuven est conquis!

Surkamp nous rappelle que Savoy Brown, le groupe de son copain Kim Simmonds, existe depuis 50 ans, ' Crying forever' is a song I wrote for them.

Sara se colle au chant pour ce blues suintant qu' Amanda orne de lignes superbes.

'Lost in America' nous rappelle Elliott Murphy, époque 'Diamonds by the yard', et c'est à nouveau la guitare qui se trouve sous les feux de la rampe pendant 'We all die alone' aux accents hispaniques.

L'instrumental 'Preludin' est de la plume du regretté Siegfried Carver, il est suivi par 'Canadian Rain', une plage épique rappelant les meilleurs moments de Yes ou de Genesis.

Cette fois-ci, c'est Rick Steiling qui a droit à un solo brillant.

Une longue amorce annonce la ballade 'Standing here with you' avant de présenter un premier extrait d'un album solo, le blues 'Wrong' que Sara chante d'un timbre Marianne Faithfull.

Avec 'Gold Nuggets' on revient au rock progressif plaintif et majestueux qui caractérise le groupe.

Sur le même album (At the Sound of the Bell -1976 ) 'Try to Hang' secoue l'assemblée, le côté rock de Pavlov's Dog.

Seconde incursion dans le matériau solo du chanteur avec 'One of These Days'.

Dans les années 80, David Surkamp avait monté un projet avec Iain Matthews ( Fairport Convention), Hi-Fi, 'Walk Away' date de cette époque.

'Only You' est assurément un des chefs-d'oeuvre pondu par le band de Saint-Louis, Louvain ne s'y trompe pas!

Sara: people keep on asking me: are you Julia?

Je dois les décevoir, voici 'I don't do so good' chanté en duo et porté par un violon déchirant.

J'avais 17 ans quand j'ai commencé à écrire des chansons, le classique 'Episode' a été griffonné sur une boîte à chaussures appartenant à la mère d'un copain.

Je m'éclipse un instant, listen to the band ébauchant l'intro de 'Did you see him cry'.

Le chef rapplique avec une chauve-souris taxidermée avant d'entamer ce titre tragique à la structure complexe.

Délire absolu pendant 'Song Dance', le 'Locomotive Breath' de Pavlov's Dog.

Quel morceau, quelle voix, quel band, des frissons te parcourent l'échine.

Et c'est pas fini, Pavlov's Dog nous achève avec 'Valkerye' dont le refrain.. bring back the good old days .. est repris par tous les paroissiens.

Deux heures de concert et on en redemande!

Oscar, the bat, I think they like us, on leur joue quelque chose?

Julia, fuse, naturellement!

Ce sera 'Angel Twilight Jump' un titre gravé sur son premier album solo, Abbie can you join me?

La plage est interprétée en duo puis en trio, car Sara les a rejoints.

Pavlov's Dog au complet propose 'Subway Sue' et Leuven partira le sourire aux coins des lèvres, 'Julia' termine cette incroyable soirée!

photos JP Daniels & michel

Sunny Vegas

Pavlov's Dog

Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Pavlov's Dog + Sunny Vegas @ Het Depot - Leuven- le 30 octobre 2015
Repost 0
Published by michel & JP Daniels - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:08
Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015

Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015

Non, pas le Belly de Tanya Donelly ( OK, petite similitude musicale), ni Bullit avec Steve McQueen, Bully comme a quarrelsome, overbearing person who badgers and intimidates smaller or weaker people.

Nous on aimait le son du terme: bouli, comme Lanners, comme boule dogue, comme wooly bully, comme la balle d'un fusil ou le taureau lâché dans l'arène, donc avec Mich le Rhénan on se donne RV au Witloof.

Pas foule, 20 préventes, 35 pelés dans la cave, ce qui n'a pas empêché le groupe de Nashville de se donner à fond et de régaler les curieux d'un set rock'n'roll, hautement énergique!

Ouais, t'as lu Nashville et tu penses à Bob Dylan, Tammy Wynette, aux cowboys, aux honky tonk ballads, au dobro and fiddle, au twang et à d'autres stéréotypes country...t'as tout faux, Bully fait dans le grunge/punk/garage féroce et dévastateur.

En 40' le gang s'est fait 35 nouveaux fans qui iront raconter partout qu'il faut retourner les voir quand ils se produiront à l'AB le 22 novembre avant Fidlar!

Bully est né en 2013, fondé par la séduisante Alicia Bognanno qui recrute Stewart Copeland ( non, pas un policier) aux drums, Clayton Parker à la basse et le fougueux Reece Lazarus comme second lead guitarist.

La même année la poule pond un EP et, en 2015, l'album 'Feels Like' se trouve dans les bacs.

Alicia, Stewart et Clayton se pointent à 20:15', il manque Reece, le bougre était resté backstage pour se décapsuler une Maes, il rapplique.

La blonde nana: do you know we are here to play some music?

Il ricane.

Stewart lance la machine,' I remember' !

Nous aussi on se souvient de Nirvana, Hole, Juliana Hatfield, Luscious Jackson, The Amps, The Breeders, les vocaux sont hargneux, les guitares opiniâtres et la rythmique s'avère sans failles.

Sans pause, le batteur a amorcé 'Too tough', tough ne se traduit pas par doux. Même si la plage se montre moins rentre-dedans que la précédente, ça bastonne rudement.

Aucun arrêt n'est prévu au programme, le bus dévale la pente à fond la caisse, voici 'Brainfreeze' un noise twist ( pas à St Tropez), grungy à souhait.

Tes talons battent la mesure, le Rhénan n'a d'yeux que pour la merveilleuse Alicia.

Thanks, Brussel, it's our first time, here!

Des gaufres, Alicia?

Quatre!

Les aventures d' Alice in Wonderland se poursuivent par une cover, 'Black and White' des dB's, avant de revenir à l'album avec le percutant 'Trying', toujours sans pause syndicale.

La donzelle mène les garçons à la baguette, nous confie ses impressions tout en accordant son jouet ( what an interesting venue, c'est jeudi, aujourd'hui, non, le week-end est à nos portes), let's go on: 'Trash', une plage plus tempérée ( à peine).

Dans son coin, Reece, hyperkinétique, en fait des tonnes, tour à tour il nous la joue Chuck Berry, acrobate fou, canard électrique ou Don Quichotte pourfendant les moulins.

On s'emmerde pas ce soir!

Méchante accélération avec 'Six', suivi par 'Sharktooth', le bonus track dédié à Spielberg.

Final en queue de requin, puis un garage grinçant, 'Bully'!

A Nashville les laitiers sont gens nerveux, 'Milkman' donne le tournis et finit de manière explosive.

Plus qu'une, au galop, la cover des Butthole Surfers, 'Who was in my room last night'.

Alicia sort le grand jeu, se couche sur l'ampli, avant de rebondir face à nous, Reece, jaloux, tient à l'imiter, ça crépite de partout, on aurait aimé un dessert, c'était pas prévu au menu.

Au merch.: Alicia, could you write down the setlist, please?

Elle acquiesce en souriant avant de retourner sur scène avec les boys pour une photo de famille sur le Rhin!

photos: Michel van Rhijn

Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015
Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015
Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015
Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015
Bully au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 29 octobre 2015
Repost 0
Published by michel + michel van rhijn - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 13:27
Cradle Of Filth @ Trix - Antwerpen,le  29 Octobre 2015

La brève de JPROCK - THE BLACK FEATHER :

Cradle of Filth on aime ou on déteste, le groupe ne laisse pas indifférent !
Dani Filth, de son vrai nom Daniel Lloyd Davey reste après presque vingt-cinq années d’existence le leader incontestable du band dont il est le seul membre original et l’âme damnée.
Au fil des albums le groupe est passé d’un métal extrême à tendance gothique à un métal plus symphonique mais qui reste malgré tout très axé sur le black métal.
Avec des textes qui abordent les thèmes des vampires, du satanisme, de l’érotisme, du romantisme et de l’horreur, l’univers du band en a séduit plus d’un, et voir Cradle of Filth évoluer sur scène vaut son pesant de macchabées.
De chaque côté de la scène deux croix ornées d’un squelette trônent fièrement lorsque les musiciens déboulent sur scène dans un nuage de fumée.
Maquillage outrancier, effets pyrotechniques à gogo, cornes diaboliques sur la tête de Dani, synthés inquiétants et majestueux , guitares distordues et cris étonnants de la part de son frontman, Cradle déploie tout son barnum et tout est réuni pour que les fans y trouvent leur compte.
Arpentant la scène de long en large, Dani chante et hurle en passant de l’hyper-aigu aux graves avec une réelle facilité.
Et il faut bien reconnaître que dans le genre le groupe est unique, et que ses compos tiennent la route, même si leur côté brutal et extrême risque de heurter certaines oreilles peu habituées à ce style.
Bref, ce concert auTrix devant une salle quasi comble a tenu toutes ses promesses avec son lot de frayeurs et de titres inquiétants issus de la discographie déjà bien fournie du groupe britannique.
Une soirée de métal extrême comme on les aime !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Cradle Of Filth @ Trix - Antwerpen,le  29 Octobre 2015
Cradle Of Filth @ Trix - Antwerpen,le  29 Octobre 2015
Cradle Of Filth @ Trix - Antwerpen,le  29 Octobre 2015
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 22:01
Patti Smith and her band perform Horses - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 27 octobre 2015

Le billet de JPROCK :

Depuis le 14 mai 1976 date de son premier concert en Belgique à l’Auditoire Paul Emile Janson qui se transformait parfois à l’époque en salle de concert, je suis sous le charme de Patti Smith.
Cette grande dame de l’histoire du rock, poétesse rebelle et icône vivante de toute une génération ne se doutait sans doute pas alors qu’elle serait toujours là et adulée quarante ans plus tard ni de l’importance que prendrait son oeuvre au fil du temps.
Lorsque ce soir elle apparait sur la scène de l’Ancienne Belgique archi sold out ( certains billets se négociaient à plus de 100 euros au marché noir) en tenant un vinyle de Horses à la main c’est toute ma jeunesse qui me revient à l’esprit en l’espace d’un instant.
Cet album je l’ai disséqué, usé, écouté et réécouté tant de fois. et je l’ai fait découvrir à un maximum de gens avec la force de conviction et l’enthousiasme de mes 17 ans.
« Horses » est un album majeur, un pilier de l’histoire de la new wave, le témoignage d’une époque où face au nihilisme du mouvement punk une voix de femme rebelle mais positive s’élevait avec force et convictions. Un choc !
Patti n’était pas spécialement jolie, fringuée n’importe comment, pas coiffée , nature, mais tellement séduisante et même sexy quelques années plus tard en 1978 lorsque sur la pochette d' Easter elle apparait vêtue d’une chemisette transparente qui laisse deviner le galbe de ses seins.
A cette époque, on a tous été amoureux de Patti Smith.
Depuis elle a pris quelques rides et quelques cheveux blancs mais sa musique n’a pas vieilli, elle a même acquis une dimension majeure.
Dès l’apparition sur scène de cette femme remarquable c’est une immense et longue ovation qui s’échappe de la foule.
Patti nous lit « Compacted Awareness » , un poème de son cru avant d’attaquer « Gloria « l’emblématique reprise de Them qui ouvre Horses.
Quel bonheur de l'entendre réinterpréter tous ces titres là devant nous, quatre décennies plus tard toujours entourée du fidèle Lenny Kaye et de Jay Dee Daugherty à la batterie, deux des membres originaux du Patti Smith Group.
Seuls manquent à l’appel Ivan Kral sorti du circuit du rock, et Richard Söhl décédé d’un crise cardiaque le 3 juin 1990 à l’âge de trente-sept ans. Aujourd’hui Patti compte son fils Jackson, excellent guitariste, dans son groupe pour épauler Lenny Kaye.
Tous les titres de Horses sont interprétés avec fougue et conviction : « Redondo Beach » , « Birdland » , « Free Money » , « Kimberly » , « Break it Up » , « Land-Gloria » et « Elegie » .
Du lourd, du très lourd, accueilli comme il se doit par une AB conquise.
Patti explore ensuite les moments forts de sa carrière. Tout d’abord avec « Dancing Barefoot « toujours aussi impeccable.
Puis elle laisse son band sur scène quelques instants pour un medley en hommage au Velvet Underground de trois titres ( Rock n Roll, I’m Waiting for my Man, White Light, White Heat) avant de nous offrir coup sur coup « Beneath the Southern Cross » , « Because the Night » , « Banga » et « People Have the Power » .
Le rappel sera a l’image de tout le concert, éblouissant et rageur avec un « My Generation » brûlant et incendiaire durant lequel Madame Smith arrache violemment les cordes de sa guitare comme à la grande époque.
Merci Patti pour ce concert formidable, tu es généreuse et unique et c’est pour ça qu’on t’aime…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist :

Compacted Awareness
(Patti Smith poem)

Gloria
(Them cover)

Redondo Beach

Birdland

Free Money

Kimberly

Break It Up

Land / Gloria
(Them cover)

Elegie

Dancing Barefoot
(Patti Smith Group song)

Rock & Roll / I'm Waiting for the Man / White Light/White Heat
(The Velvet Underground cover)

Beneath the Southern Cross
(with Third Stone From The Sun)

Because the Night
(Patti Smith Group song)

Banga

My Generation
(The Who cover) (False start. They weren't supposed to go into it)

People Have the Power

Encore:

My Generation

Patti Smith and her band perform Horses - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 27 octobre 2015
Patti Smith and her band perform Horses - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 27 octobre 2015
Patti Smith and her band perform Horses - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 27 octobre 2015
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:09
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015

Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015.

Trois groupes ce soir, pour un concert affiché sold-out.

Dornik ( 25 préventes) passe de la Rotonde à l'Orangerie comme second support.

A 19:40 le gars n'a pas encore conclu son soundcheck, le public devra patienter jusqu'à 19:50 pour voir les portes s'ouvrir.

Heureusement, à cette heure, ce n'était pas l'affluence soldes d'été dans les couloirs du Bota, conséquence probable d'un trafic derechef chaotique sur les boulevards de la capitale européenne.

Circuler à Bruxelles est devenu une calamité.

20:10 'Kadhja Bonet

Si un certain Wosz se plaint en ces termes de la chaleur régnant dans la plus vaste salle du complexe,

"A small remark after last night: the concert was GREAT and Dornik as an opener an amazing bonus. That said, the Orangerie was way too hot. Lots of people tried to escape the heat, and I would bet that they had preferred to stay inside to listen to Rhye and the fantastic band. In front of me someone even collapsed b/o the heat. It should not be too difficult to organize your air circulation in a way that would make it possible for people to enjoy the concert without feeling suffocated.", cette remarque ne vaut pas pour le set de la talentueuse Los Angeles-based Khadja Bonet, elle se produit devant une assistance restreinte.

Un EP, ' The Visitor', dans l'escarcelle et une présence timide, hello, we'll play some music for you, annonce la voix timorée.

We, car la demoiselle est flanquée du producer Itai Shapira ( Rhye) à la basse ou à la guitare et de Zach Morillo le batteur de Rhye, deux mecs hyper doués!

Le trio ouvre par la ballade 'Tears For Lamont', du jazzy folk élégant et délicat porté par une voix d'une limpidité absolue.

Difficile de comparer, certains avancent Sade, on penche pour Esperenza Spalding, un titre aura suffi pour nous convaincre du talent de l'oiseau.

'Miss you' est tout aussi lumineux, tu te laisses bercer par cette plage veloutée te rappelant le grand Michel Legrand.

Ensuite tu fonds pour le sirupeux 'Honeycomb' avant de te déhancher discrètement sur le groove nonchalant de 'This love'.

Elle confie sa guitare à Itai et attaque 'Fairweather Friend' suivi par le titre donnant son nom à l'extended play, 'The visitor'.

Le set prend fin avec une formidable version de la sucrerie soul 'Remember the rain', un hit pour The 21st Century, en 1974, qu'elle entame à la flûte traversière.

Une belle découverte!

Dornik.

Dornik Leigh, l'ex-batteur de Jessie Ware, se retrouve dans le top ten des révélations soul ( electro soul) de l'année, son album, simplement intitulé 'Dornik' , ne laisse pas les fans de r'n'b indifférents.

Avant de se pointer il laisse le soin à son band ( un formidable black à la batterie, un guitariste et un bassiste/claviers) de balancer une courte intro bien groovy.

Coupe rasta, un pansement à hauteur d'une pommette, le Londonien saisit le micro pour amorcer le single 'Drive', du synthetic funk/nu-soul onctueux dans la lignée de d'Angelo ou de Maxwell.

'Blush' présente les mêmes ingrédients, pas question de se démener comme une bête à la James Brown, il s'agit de sophistication satinée

OK, je vous explique le sparadrap décoratif ornant mon poupin visage, me suis coupé ce matin, voici 'Something about you' aux vagues réminiscences Michael Jackson.

L'énergique ( pas croire que tu vas endurer un ouragan) 'Stand in your line' précède 'Second thoughts' illuminé par une intervention lustrée de la guitare.

Le set concis, à peine 25 minutes, s'achève avec le titre le plus mouvementé du show, ''Strong'.

Pour amateurs de smooth r'n'b!

21:50 Rhye!

Un seul album, 'Woman', sorti en 2013, une cohorte d'admirateurs.

Pour toi ce projet se révélait un mystère, plus du tout après le concert somptueux donné à l'Orangerie.

Rhye, c'est la classe à l'état pur, une soul/lounge/ acid jazz/ sophisti - pop distinguée et sensuelle te rappelant, tour à tour, Sade, Bronski Beat, Smokey Robinson, Carmel, les Lounge Lizards, Scritti Politti ou Bryan Ferry.

Tu n'as qu'un regret celui de ne pas avoir retrouvé l'identité de tous les fabuleux musiciens t'ayant transporté, comme toute la salle, dans un univers fascinant.

Au départ Rhye c'est un duo, Michael Milosh et Robin Hannibal, mais ce dernier ne se produit jamais sur scène et avant l'arrivée du frontman à la voix inimitable ( personally, I don't view myself as sounding like a woman, I hear a pretty soft male voice...), cinq musiciens prennent possession de la scène, baignant dans une pénombre bleutée, pour une longue amorce, majestueuse et symphonique ( Itai Shapira à la basse - Zach Morillo aux drums - un incroyable claviériste ( Hammond + keys) on n'ose affirmer qu'il s'agit de Ben Schwier car Milosh a prononcé Dennis - un violoniste barbu, sans doute Thomas Lea, et un violoncelle qui ne ressemblait nullement à Claire Courchene qui officiait au sein du groupe lors de tournées précédentes).

Subrepticement le leader sort de coulisses pour rejoindre la troupe et entamer ' Verse'.

D'emblée son falsetto vient caresser tes pavillons, un public majoritairement féminin se laisse bercer, paupières closes, au son de la mélodie subtile.

Fascinante entrée en matière!

Ils enchaînent sur le précieux ' 3 days' pendant lequel l'organiste nous gratifie d'une digression incroyable.

Milosh a beau attirer tous les regards, il a également le grand mérite de laisser suffisamment d'espace à ses formidables accompagnateurs qu'il lui arrive d'accompagner en tapotant hi-hat ou snare drum, quand il ne va pas prêter main forte à Zach derrière le drum kit.

'The Fall' et ses sublimes harmonies vocales t'invite à la danse, titre achevé, l'assistance a droit aux salutations et à un souvenir, Rhye est passé au Bota ( Witloof) il y a deux ans, Milosh ne l'a pas oublié.

This song is called ' Major Minor Love'.

Comme pour les titres précédents, les arrangements sont soignés, l'accent étant mis sur le violoncelle ce coup-ci!

La plage est ponctuée par une ovation immense.

Zach caresse un drumpad, aux beats electro succèdent des battements de mains, 'Shed some blood' groove en douceur.

Hey there at the back of the room, is the sound O K?

Ouais, keep playing, man!

OK, we will, il enchaîne sur l'imparable 'Last Dance'.

Bordel, quels musiciens, l'Hammond fait à nouveau des merveilles!

Pouvez-vous nous éclairer au minimum, please!

Itai ramasse une acoustique pour entamer 'The City'' suivi par un autre nouveau titre, 'Waste', qui annonce un second album brillant.

'Open' et ses accents de ballade irlandaise déclenche l'enthousiasme. Le violon se fait tantôt vif, tantôt poignant, une petite voisine laisse échapper une larme.

Présentation, peu audible, des musiciens et deux dernières tirades ' Hunger' et the closing song , la berceuse 'It's over' se terminant par un a capella magique.

Un des concerts de l'année!

Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Rhye - Dornik - Kadhja Bonet à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 27 octobre 2015
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:44
Eros Ramazzotti - Palais 12 - Bruxelles - le 26 octobre 2015

Eros Ramazzotti - Palais 12 - Bruxelles - le 26 octobre 2015 ( Gracia Live)

La brève de JPROCK :

Eros Ramazzotti est de retour avec un quatorzième album baptisé Perfetto.
Superstar de la pop mondialement connu , l’Italien ne m’a jamais convaincu lorsque j’écoute ses disques que je trouve trop produits et souvent aseptisés au niveau des arrangements censés ne pas trop choquer les oreilles de son public, néanmoins j’ai dû voir le bel Italien à la voix nasillarde cinq ou six fois sur scène, où il m' a habitué à des shows plus énergiques et assez festifs.
Des shows énergiques, jusqu’à ce premier soir au Palais 12 où pour la première fois Eros m’a déçu.
Bien sûr le spectacle est rodé avec de très belles animations en noir et blanc sur l’écran géant et de jolies lumières, mais c’est musicalement que ça ne le fait plus.
Premier reproche, Eros joue très peu de guitare sur cette tournée alors qu’il est un excellent guitariste.
Deuxièmement le son envoyé par le band ressemble de plus en plus à celui des albums. On a l’impression d’écouter un groupe de variété qui de temps à autre lâche un ou deux accords de gratte un peu plus hard avant de se raviser bien vite et de rengainer cette arme qui pourrait écorcher les portugaises des moins téméraires des auditeurs.
Peu de relief donc, un piano noyé dans le mix, un saxophoniste qui en fait des caisses et qui souvent troque son sax contre une clarinette ( heu ! ) et un Eros qui parle bien trop et se la joue parfois humoriste sans toujours faire mouche, ce qui a pour effet de déstructurer un show qui par moments se veut poussif et peu emballant.
Bien sûr Eros chante ses hits qu’on a plaisir à réentendre lorsque comme moi on aime le chant en italien, mais les arrangements sont décevants.
Il va même jusqu’à s’auto-parodier en nous proposant une version jazzy de « Un Emozione per Sempre « qu’il tourne carrément en auto dérision. C’est un parti pris mais sur ce plan je ne le suis pas et je ne vois pas trop où il veut en venir.
Bizarre aussi le son de son band qui laisse place à très peu de relief et dont on a peine à extirper les différents instruments tant ils se confondent.
Bref, les fans qui achètent ses albums ont dû être comblés , mais pour ma part je ne retournerai plus voir l’Italien sur scène car visiblement ce qu’il propose actuellement tire plus vers la variété de qualité que vers le pop-rock qui le caractérisait lorsqu’il a sorti son excellent live de 1998 sur lequel il avait convié Tina Turner et Joe Cocker.
Le seul album du chanteur italien que je conserverai d’ailleurs dans ma discothèque.
Mais que les fans d’Eros Ramazzotti se rassurent, que représente l’avis d’un petit chroniqueur en regard de l’immense public qui quoiqu’il arrive continuera à remplir les salles où se produit l’Italien ?

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

Eros Ramazzotti - Palais 12 - Bruxelles - le 26 octobre 2015
Eros Ramazzotti - Palais 12 - Bruxelles - le 26 octobre 2015
Eros Ramazzotti - Palais 12 - Bruxelles - le 26 octobre 2015
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:03
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.

Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.

Le programme initial prévoyait Trust Fund, the band cancelled and is replaced by Baby Fire.

On ne s'en plaint pas, ça nous donne l'occasion de voir Baby Fire nouvelle formule à l'oeuvre!

Ce soir, Dominique Van Cappellen -Waldock: voice, guitar - Gabrielle Seguin: bass, backing vocals et Isabel Rocher: drums, backing vocals, vont donner leur second concert après une mise en jambes au Barlok le 21 octobre.

Verdict après 30' d'un gig dense et rugueux, l'alchimie entre les trois frangines touche à la perfection, un non-initié est incapable d'imaginer que Dominique, Gabrielle ( vue avec Più Mosso) et Isabel ( Tarabisko, Hands up boys!, Più Mosso) n'en sont qu'à leur seconde sortie en public.

Une entrée en matière martiale pour amorcer l'inquiétant ' Tiger' , la voix caractéristique de Diabolita , un mix PJ Harvey/Jarboe, vient égratigner tes neurones guère épargnés par les sonorités grinçantes de l'emballage musical.

Du coup l'air de la Rotonde, pas comble ce soir, dégage des propriétés délétères.

Les climats ténébreux suggérés par le noisy 'Love soup' te harcèlent à un tel point que ton cerveau se laisse aller à quelques fantaisies meurtrières.

Ce n'est pas le lourd et tragique 'Lovers' qui va lui faire voir la vie en rose.

L'ombre de Lord Byron ou d'Edgar Allan Poe plane dans l'amphithéâtre.

Des visions de Jeanne d'Arc brûlée vive à Rouen viennent s'ajouter à ton cauchemar, 'Burning body' est lugubre, spectral, angoissant, c'est vraiment la merde, plus un seul comprimé de Xanax dans ta boîte à pilules en argent massif.

..drink the poison...te propose Dominique en entamant 'Let it die', t'aurais préféré une grappa!

Elle enchaîne sur 'New gold body' , probablement encore une plage qui devrait figurer sur le successeur de 'The Red Robe'.

Le ton récitatif sur tempo paresseux utilisé pour entamer 'Liver' fait place, après une accélération brusque, à un noise rock agressif et virulent et c'est avec le dansant ( dixit Miss Van Cappellen -Waldock) ' Victory', un hymne épique, fort éloigné du 'Victory' de Daan, que s'achève ce set intense et sans concessions.

Speedy Ortiz

Paraît que le nickname de Northampton ( Massachusetts) est Lesbianville USA, tu t'en branles, on s'en doute, mais c'est de là que vient le combo Speedy Ortiz.

Après quelques errements solo, Sadie Dupuis ( fameuse guitariste, voix intéressante), un look écolière studieuse, fringuée comme seule les Amerloques osent le faire sans paraître ridicules, un T-shirt scintillant, un short pyjama, de longs bas bariolés et des baskets dont les lacets ont été bouffés par des mulots, a recruté trois mercenaires pour former un real band.

Mike Falcone se charge du drumming et des backings , Darl Ferm manie la basse et le frisé Devin McKnight ( ex Grass is Green) joue le rôle de second guitariste tout en tapotant de temps en temps les touches des keyboards.

Leur dernier album, ' Foil Deer', sorti en 2015, jouit d'une bonne presse, ce qui a éveillé la curiosité de pas mal de Bruxellois en quête de nouveauté.

Le vieux single 'Taylor Swift' ouvre les débats, la balance n'est pas encore au point, les vocaux sont inintelligibles mais ce noise/guitar rock cogne sévère.

On fait du snack rock maintient le groupe.

OK, c'était ni du kebab, ni du chop soy, ni du fish 'n chips, ça sonnait vraiment Yankee et ça décoiffait grave.

Un nom s'impose à toi, Pavement, mais on peut également avancer les Breeders, Sleater - Kinney, Le Tigre ou Babes in Toyland pour la touche féminine.

Hi, we are Speedy Ortiz, qu'elle dit avant d'amorcer 'The graduates'.

Ouf, le son est au point, et t'es pas le seul à balancer le crâne aux sonorités de ce noise pop bien ficelé.

Les saveurs nineties de 'Raising the Skate' et le texte féministe accrochent, pas étonnant que le magazine Rolling Stone le classe dans la liste des 25 meilleurs singles de 2015.

Le quartet poursuit avec 'Ginger' et 'Dot X' deux plages du dernier né.

La suivante 'Casper (1995)' provient de l'album précédent 'Major Arcana', les guitares se font incisives, à l'arrière Mike frappe comme une bête, tandis que le jeu rond de Darl ajoute une touche poppy à l'ensemble.

Et puis il y a Sadie et son timbre parfois proche de celui de Courtney Love et d'autre fois similaire à celui de Shirley Manson.

Bruxelles apprécie!

Devin aux claviers, la basse en disto , voici l'abrasif 'Puffer'.

Jusqu'ici peu de commentaires, un thank you alternant avec un merci, puis une confidence, it's our first time in Brussels, this is 'My Dead Girl' qui démarre mollo avant d'éclater en route.

'Mister difficult', le bref ' Tiger tank' et 'Homo Novus' se succèdent.

Aucun titre ne sort du lot, aucune faiblesse à dénoter non plus!

On retourne labourer les champs avec 'Plough' suivi par le joyeusement chaotique 'Swell content'.

La boum continue, 'Bigger Party' et comme Halloween est à nos portes voici le punky 'American Horror'.

Puis l'assistance est surprise d'entendre la demoiselle annoncer que l'agité 'Ka-Prow' will be the last song.

55' , pas de rappel, Sadie vend son brol, les garçons se dirigent vers le bar.

A 22:30' on nous prie d'aller boire ailleurs!

photos: JP Daniels

Baby Fire

Speedy Ortiz

Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Speedy Ortiz, Baby Fire à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 26 octobre 2015.
Repost 0
Published by michel+ JP Daniels - dans Concerts
commenter cet article
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:07
Ryan McGarvey au Montmartre - Ixelles le 25 octobre 2015

Ryan McGarvey au Montmartre - Ixelles le 25 octobre 2015

Chronique et photos : Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Petit rappel pour mémoire : lorsqu’un artiste de cette trempe vient au Montmartre, soyez sûrs de suivre à la lettre les instructions de réservation. Cela vous assurera une place assise, avec une table près de la scène. Sinon vous en serez réduits à attendre le placement des personnes qui ont bien respecté les instructions, debout dans la file des personnes qui ont réservé trop tard.

Pour notre bonheur toutefois, une table près de l’entrée de la salle nous tendait les bras, plus haute que les autres et équipée de chaises de bar, également plus hautes, ce qui nous plaçait dans une position privilégiée, au-dessus des têtes de l’audience et de plus, suffisamment en retrait des baffles qui, ce soir, nous en mettront plein les tympans.

L’artiste qui se présente à nous est américain ; jeune guitariste né en 1986 à Albuquerque, il m’a avoué avoir commencé à jouer de son instrument dès l’âge de six ans, ce qui lui fait près d’un quart de siècle de pratique. On peut donc comprendre d’où lui vient son jeu tantôt subtil et voluptueux dans des blues dégoulinants à faire se dresser les pilosités sur tout le corps et donner le frisson, tantôt démesurément hard voire « Noise » à tomber raide.

Il est accompagné dans son European Fall Tour 2015 par Logan Miles Nix à la batterie et Sam Miller à la basse. Selon les informations communiquées par le Montmartre, c’est sur recommandation de son amie Chantel McGregor (passée il y peu sur cette scène) qu’il est à l’affiche ce soir. Et pour ceux que cela intéresse Chantel McGregor sera à l’affiche de ce même lieu en date du 21 novembre 2015. Attention, c’est un samedi contrairement aux habitudes.

Et c’est donc dans une salle comble qu’il nous interprète ses compositions, alternant ses blues à donner des « bichkes » et ses rocks à tomber de sa chaise, utilisant le switch de sa guitare comme accessoire pour ses effets sonores, pratiquant le slide guitare, tout cela avec une dextérité qui le place à hauteur d’un Stevie Ray Vaughan, et ce n’est pas peu dire. Il faut savoir que cet artiste a été nommé meilleur guitariste en 2014 (European Blues Award) et est titulaire de nombreux titres depuis 2006.

Il terminera son set avec un deuxième rappel et la reprise de « Immigrant Son » de Led Zeppelin qui a définitivement scotché l’assistance.

Il compte déjà trois albums à son actif : Forward in Reverse en 2007, Redefined en 2012 et le dernier The Road Chosen en 2014.

Set list (communiquée par son manager)

Blues Knockin’ At My Door

Little Red Riding Hood

Pennies

Never Seem To Learn

Blue Eyed Angel Blues

Memphis

Texas Special

Wish I Was Your Man

Cryin’ over You

Watch Yourself

Mystic Dream

Ryan McGarvey au Montmartre - Ixelles le 25 octobre 2015
Ryan McGarvey au Montmartre - Ixelles le 25 octobre 2015
Ryan McGarvey au Montmartre - Ixelles le 25 octobre 2015
Repost 0
Published by Pierrot et Margaret Destrebecq-King - dans Concerts
commenter cet article
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 20:43
Apocalyptica feat. Franky Perez à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 24 octobre 2015

Le billet de JPROCK :


Apocalyptica feat. Franky Perez à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 24 octobre 2015


Apocalyptica est un groupe atypique.
Relever le défi de fonder un band et de présenter un répertoire métal avec trois violoncelles électrifiés et une batterie était osé, et depuis maintenant huit albums les Finlandais ont réussi leur pari et trônent au top de la hiérarchie des groupes de métal incontournables.
Et à chaque fois le public répond présent en masse lorsque les Finlandais annoncent une date de concert dans notre petit pays.

Cette fois accompagné pour certains titres par un vocaliste, l’américain Franky Perez
( ex Slash, King of Chaos, Scars on Broadway etc...) dont le spectre vocal très étendu est de très bon augure pour le futur si leur collaboration perdure au delà de leur dernier album le très réussi « Shadowmaker » dont une bonne partie des titres sont interprétés ce soir en alternance avec les classiques du groupe comme le très applaudi « Masters of Puppets » de Metallica qu’ Apocalyptica joue depuis ses débuts.
Fortement influencé par quelques groupes phares de la scène métal comme Metallica, Gojira et Sepultura ( ça fait beaucoup de a ! ) Eicca Topinen est aussi un grand amateur de musique classique et cite Rostropovitch, Prokofiev et Chostakovitch parmi ses influences majeures.
Le band a aussi mis à son répertoire une adaptation de « Le Hall du Roi de la Montagne » d’Edvard Grieg dont l’accelerando final est une jolie démonstration de dextérité au violoncelle.
Entouré de ses trois acolytes Perttu Kivilaakso, véritable showman au look d’enfer qui est aussi membre de l’orchestre philharmonique d’ Helsinki , de Paavo Lötjönen, le seul des trois qui a les cheveux courts, et de l’excellent batteur Miko Sirén, Eikka se donne à fond et n’hésite pas à saupoudrer le show de quelques touches d’humour.
Et le show est grandiose !
Le groupe a particulièrement soigné sa mise en scène et les lights qui inondent la scène de lumière sont somptueux ainsi que les vidéos qui illustrent chaque titre.
Au fil du show Apocalyptica monte en puissance et le public tantôt calme et attentif comme dans le magnifique « Bittersweet » se déchaîne l’instant d’après sur les titres les plus enlevés.
Les titres de Shadowmaker passent magnifiquement l’épreuve de la scène et l’apport de la voix de Franky Perez est un réel plus.
La version live du titre « Shadowmaker » est un grand moment ainsi que l’excellent « Hole in my Soul » .
En fin de set nous avons droit à deux reprises : « Refuse Resist » de Sepultura et « Seek and Destroy » de Metallica avant que le band ne se lance dans une version formidable de « In the Hall of The Mountain King » de Grieg.
La salle est conquise et le balcon debout ovationne comme il se doit les quatre hommes et Franky Perez venu les rejoindre.
Le groupe revient pour un ultime rappel avec « I Don’t Care » et « Dead Man Eyes » superbe morceau issu de leur dernier album.

Apocalyptica a donné ce soir un immense concert de près de cent vingt minutes que seuls les groupes majeurs sont capables d’offrir à leur public.

Quelle formidable soirée !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Setlist:

Reign of Fear

Grace

I'm Not Jesus

House of Chains

Not Strong Enough

Master of Puppets
(Metallica cover)

Inquisition Symphony
(Sepultura cover)

Bittersweet

Harmageddon

Hope, Vol. 2

Riot Lights

Shadowmaker

Hole in My Soul

Ludwig - Requiem

Refuse/Resist
(Sepultura cover)

Seek & Destroy
(Metallica cover)

In the Hall of the Mountain King
(Edvard Grieg cover)

Encore
I Don't Care

Dead Man's Eyes

Apocalyptica feat. Franky Perez à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 24 octobre 2015
Apocalyptica feat. Franky Perez à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 24 octobre 2015
Apocalyptica feat. Franky Perez à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 24 octobre 2015
Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents