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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:59
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015

Le billet de JPROCK :

Madonna est une star encensée par des millions de fans partout dans le monde et ils sont quasiment 17.000 à remplir le Sportpaleis ce samedi soir pour la date belge du Rebel Heart Tour.
Et Madonna a fait du Madonna pour le plus grand bonheur de son public, mais en ce qui me concerne je suis loin d’avoir été convaincu.
Alors si vous êtes fan acharné de la Ciccone et que vous ne vous sentez pas prêt à lire un avis différent du vôtre sans piquer une colère noire qui va gâcher votre journée, je vous conseille d’arrêter ici la lecture de ce billet car après tout pour vous j’ai écrit l’essentiel : Madonna est une star !

Il est 21h30 lorsque la Madone démarre un show qui par sa multitude de tableaux et son décorum est assez impressionnant.
Danseurs, équilibristes et cascadeurs se succèdent sur les planches d’ une scène amovible et gigantesque qui va se perdre bien loin dans le public.
L’emballage est donc magnifique et on s’attend à ce que le cadeau soit du même acabit, et c’est bien là que le bât blesse car l’éléphant accouche d’une souris : la star a oublié l’essentiel soigner sa musique !
Le Rebel Heart Tour s’avère être une grand messe en communion avec ses légions de fans mais pour l’amateur de musique quelque peu éclairé, le set se transforme vite en un supplice chinois ou chaque titre vous tombe sur le front au goutte à goutte avec des arrangements lourdingues et bien peu inspirés.
Même « Like a Virgin » ( ah que j’aimais ce titre à l’époque dans sa version pop rock produite par Nile Rodgers pour Sire records ! ) nous est servi dans un format bol de soupe à vous terrasser n’importe quel critique rock.
Peu de relief et un son lourd compact sans aspérités, raaaah !
Et où sont les musiciens ?
Seulement au nombre de quatre pour une production de cette envergure ils sont planqués de chaque côté de la lourde structure de la scène et s’éclipsent lorsque la star part changer de costume laissant la scène à des danseurs qui proposent des chorégraphies sur de la musique pré-enregistrée !
Un comble !
On sait que la Madone utilise cette technique afin de palier à quelques couacs vocaux durant ses prestations ou la danse et le show sont omniprésents, mais tout de même à un niveau pareil c’est inadmissible pour une star de cette envergure.
A force de vouloir faire du neuf avec du vieux, Madonna se déforce et présente des versions hybrides et poussives faussement modernes de ses hits au cours d'un show au rythme peu soutenu, entrecoupé d’instants longuets ou la star parle à son public qui bien sûr boit la moindre de ses paroles.
Et la musique dans tout ça ?
Elle vient assurément au second plan, et si le public y trouve malgré tout son compte il n’y a aucune raison hélas que les choses s’arrangent dans le futur.
Désormais Madonna est devenue une mega-star de la pop que l’on vient voir pour son nom comme on irait voir au théâtre un immense acteur même s’il joue dans une mauvaise pièce.
En tout cas moi on ne m’y reprendra plus , je préfère garder l’image de la jeune artiste qui à l’aube de sa carrière proposait de bons titres pop et les défendait avec une vraie énergie communicative et un côté rebelle sincère et non fabriqué.
Désormais la Ciccone est devenue l’élément principal d’un immense cirque Barnum où le tape à l’oeil et le gigantisme ont pris le pas sur la musique et l’émotion. Et c’est bien dommage.
Et si une bonne partie de sa carrière est fondée aussi sur le sexe et la provoc, il ne suffit pas aujourd’hui à 57 balais ( qu’elle ne fait pas d’ailleurs, bravo pour ça ! ) de prendre des poses sexy et de traiter les terroristes de « motherfuckers « pour encore se la jouer rebelle.
Personnellement j’aimerais la voir prendre des risques avec une tournée acoustique par exemple ou un vrai spectacle musical entourée d’une pléthore de musiciens talentueux.
Mais comme le Rebel Heart Tour, le mal nommé, remplit les salles partout dans le monde il n’y a aucune raison qu’elle change son fusil d’épaule pour le futur.
C’est triste, mais après tout on a les artistes qu’on mérite…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :

Iconic
Bitch I'm Madonna
Burning Up
Holy Water
(with "Vogue" snippet)
Devil Pray
Song played from tape
Messiah
(video interlude)
Body Shop
True Blue
(acoustic)
Deeper and Deeper
HeartBreakCity
(with "Love Don't Live Here Anymore" snippet)
Like a Virgin
(with "Justify My Love" and "Heartbeat" samples)
S.E.X.
(video interlude; with "… more )
Living for Love
La Isla Bonita
Dress You Up
(with "Into the Groove" and "Lucky Star" snippets)
Who's that girl
Don't Tell Me
Rebel Heart
Illuminativideo interlude)
Music
(with "Give It 2 Me" sample)
Candy Shop
Material Girl
La vie en rose
(Édith Piaf cover) (acoustic)
Unapologetic Bitch

Encore:
Holiday

Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
Madonna ' Rebel Heart Tour' - Antwerps Sportpaleis, le 28 novembre 2015
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 20:08
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015

Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015

Dans quelque ville morte, au bord de l'eau, vivote

La tristesse de la vieillesse des maisons

A genoux dans l'eau froide et comme en oraisons ;

Car les vieilles maisons ont l'allure dévote....

Malheureusement , le cas de Bruxelles n'a rien à voir avec le chef-d'oeuvre du symbolisme, dû à la plume du poète du silence et des impressions fugitives, si la capitale d'un Royaume, devenu la risée d'une bonne partie du monde, a végété pendant une semaine au point de devenir une ville en état de siège, rappelant aux aînés les pages sombres de la seconde guerre mondiale, avec pour certains le sceptre du rationnement, des coupures d'électricité, des fouilles et d'autres avatars liés à l'occupation, c'est suite à la décision de l' Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace de relever le niveau d'alerte au degré 4, ce qui en gros signifie: restez chez vous, calfeutrez portes et fenêtres, ne répondez plus au téléphone, et si possible, cantonnez vous dans l'abri antiatomique pour suivre l'exemple suisse!

Ce cirque a plus ou moins pris fin le 26 novembre et donc, le lendemain, les habitués des salles de concert toujours privés du Bota, de l'AB, de Forest National, de Flagey et autres grands complexes se sont jetés sur des événements en principe moins amasseurs de foule.

Cap sur le Parvis de Saint-Gilles où le Libr'Air programme Les Trash Croutes.

Quelques tours de manège pour larguer ton char chenillé, acheté lors d'une brocante, et à 20:50 tu pénètres dans le célèbre beuglant saint-gillois.

Fichtre, il est déjà sérieusement blindé, tu parviens à te commander une bière au goût d'avant la guerre, ce sera la seule, car dix minutes plus tard tu te retrouves comme un maquereau, baignant dans une huile Saupiquet, coincé entre une armée de sardines sympathiques mais pas vierges.

Près de la vitrine, cinq nanas fignolent un soundcheck.

La cousine de madame Beulemans, pas contente,beugle...Godv., 't is al vaif euver nègen, vous allez commencer, bande de connasses!

Toulouse est arrivée tardivement, les contrôles sont désormais sévères à la douane installée à Drogenbos, et comme elles avaient déclaré deux ukuleles, il a fallu chercher dans l'encyclopédie des armes de quoi il s'agissait, bref, ze waren te laat au rendez-vous.

21:10', laissez-nous 20' pour enfiler nos tenues de scène.

T'as très soif, tu seras abstinent, bon entraînement en vue du ramadan!

21:35'

Sur scène traînaient les deux ukuleles, une contrebasse, une basse, un xylophone, un keytar, un drumpad, des shakers, un tambourin, des flûtes, un kazoo, des claves et un sampleur.

Se fendent un chemin parmi la masse humaine, cinq croutasses à la tenue vestimentaire loufoque, si elles ne sont pas reprises dans la Mr Blackwell’s worst-dressed list, c'est parce que ce bouffeur de pickles ne connaît que des has been: des collants tape-à-l'oeil, des paillettes plein le nez et les oreilles, du lipstick décadent, du fard criard, des tenues d'aerobic à rendre Jane Fonda malade de jalousie, du khôl très chou, des boucles d'oreille gay pride ou un petit poney Barbie comme couvre-chef...bref, la totale, que tu risques de ne pas trouver dans les magasins spécialisés rue du Lombard.

Déjà cette entrée en matière prête à sourire, la suite sera délirante.

Melbi, Kélém, Fisso, Laroussie et la fille naturelle de Fred Astaire, Nono la Claquette, vont, en 85', rendre le sourire à toute une assistance sevrée depuis plus de 10 jours.

La carte propose des extraits de leurs trois recueils qui se vendent à prix libre après chaque représentation ( " Lorsque l’Amour ce rat mort" - "Ze Feurlst" - "The Feulrst Touh"), trois volumes de chansons françaises à texte, style Les Grosses Têtes en route chez Jacques Martin en passant par le Club Dorothée et le Cercle de Minuit.

Discours préliminaire: mettez-vous à l'aise, à poil si vous le désirez, le mercure indique 4° à l'ombre, le soleil était au chômage!

Les Vamps au boulot, 'Tout ce qu'elle veut' une adaptation libre du prix Merde d'Ici de 1989, 'All that she wants' d'Ace of Base.

Un solo de kazoo et un chorus repris par une poignée de fans originaires de Marcinelle.

Le ton est donné, sortez les mouchoirs, ça va plus s'arrêter!

'Be my babe' , ça donne quoi en occitan?

' Sois mon Keumé' à consommer avec un Gaillac frais!

Après les Ronettes, on francise les Supremes, 'Ne presse pas l'amour', Phil Collins est fan!

Le quizz se poursuit,tandis que le flot d'arrivants s'engluant dans le petit zinc commence à dépasser largement le quota admis par Theo, voici 'Michel de Jacques' un massacre à la toulousaine de l'oeuvre de Michael Jackson en dix minutes iconoclastes!

Les Bangles, 'Marche comme un Egyptien', chorégraphie inclue, ça tue, et tu prendras bien un zeste de Blondie, un ' Coeur de glace' c'est pas plus con qu'un coeur de rocker ou qu'un coeur d'artichaut.

Les novices ne sont pas encore revenus de leur surprise que nos héroïnes kitsch s'attaquent à 'Toxique' de la mère Britney.

Cette version vénéneuse précède 'Jean-Claude'... Jean-Claude, c'est moi ta Katie, je suis rentrée, j'ai si froid glaglagla... et ce connard sifflant sa Jupiler, allongé sur le divan en regardant un porno, ne l'entend pas pleurnicher... c'est moche comme le pire roman misérabiliste!

Puis c'est au tour des Buggles de passer à la moulinette ' La vidéo a tué la Radio Etoile' avant un détour vers la jungle, la terrible jungle où Daktari est mort un soir, avec ' Shakiki', t'as tellement ri que tu n'as pas retrouvé le titre original.

Lâcher de ballons pendant '99 Ballons' de Nena et, après s'être amusé, il est temps de méditer et d'essayer le sexe tantrique, voici 'Get flûty'.

La t° monte de quelques degrés, une 'Vague de chaleur' est annoncée, les donzelles devaient pourtant ignorer que Martha et ses Vandellas étaient chez nous en semaine.

Chaleur et libido sont indissociables, tout logiquement les louloutes le chantent, 'Chui trop excitée', elles ne sont pas les seules, tes voisines, sous pression depuis près d'une heure, se laissent aller, sur 10 cm2, c'est pas évident.

On a soif, on veut des pichets de bière et vite!

Voilà, elles sont prêtes pour le grand numéro, une version casse-gueule du chef-d'oeuvre en péril de Bonnie Tyler, 'Total eclipse of the heart'.

Avec 'I'd Do Anything For Love' de Meat Loaf, l'un des deux meilleurs classiques du répertoire dramatico-rock.

T'as failli hurler: 'Laroussie, je t'aime!'

Folie générale avec 'Je survivrai', et une pensée émue pour Donna Summer.

Les célibataires seul(e)s dans la salle lèvent la main!

459 mains tendues dans les airs, 459 voix chantent 'Célibataire' et pour clôturer le set ' Donne moi un homme après minuit' ou 'Gimme Gimme' d'Abba à la sauce trash.

Ginette est déçue: vous n'avez pas joué 'Il pleut des hommes'!

T'inquiète, Ginette, ça vient, rien que pour toi, pour la première fois dans l'histoire il va enfin pleuvoir des mâles.

La copine de Gigi, euphorique, en jette son t-shirt pour se retrouver topless, tandis qu'un barbu se balade au dessus de nos têtes!

Pas question de les laisser filer, elles nous balancent un double bis, un rap trash croute et la perle ultime 'Premier Baisé' ( accent aigu, bitte), un rewriting carré blanc du tube d'Emmanuelle, avec un final anthologique "Les Trash Croutes te laisseront le cul comme le drapeau du Japon".

En rentrant chez toi t'as commencé à écrire la lettre:

Ô grand saint Nicolas, patron des pieds nickelés, apportez-moi des trash croutes tout pleins mes petits souliers...

Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
Les Trash Croutes @ Libr'Air - Saint-Gilles, le 27 novembre 2015
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:19
Channel Zero unplugged + Volver- CC Het Bolwerk - Vilvoorde le 27 novembre 2015

Le billet de JPROCK:

Le 14 août 2013 au Mont des Arts et dans le cadre du Brussels Summer Festival, Channel Zero rendait un ultime hommage à Phil Baheux son batteur disparu quelques jours plus tôt avec un set acoustique bourré d’émotion.
Dans ma chronique de l’époque j’écrivais : « Ainsi dépouillée de son manteau de décibels, la musique de Channel Zero s’en trouve encore plus poignante … »
Deux ans plus tard le groupe termine une tournée « unplugged » qui passe ce soir par le

CC Bolwerk à Vilvorde et au vu de ce qu'il nous propose cette phrase prend tout son sens.

Dans la salle remplie aux trois quart, on croise quelques têtes connues, fans du groupe, amateurs de métal ou musiciens comme les mecs de La Muerte qui ont fait le déplacement et sont venus assister à un show acoustique que l’on peut qualifier de totalement réussi.

Mais avant de passer au plat de résistance avec Channel Zero nous avons droit à une très belle surprise avec la prestation de Volver groupe originaire de Liège qui présente lui aussi un set acoustique de toute beauté.
Habituellement électrique, mais pour cette tournée en formule trio deux guitares et un violoncelle, le band de Jean Pierre Mottin ( qui possède une voix étonnante) est impressionnant de justesse et nous propose de très belles compos que l’on peut retrouver sur un mini album vendu par le groupe au stand merchandising pour un prix modique de cinq euros.
Si ceux là passent un jour près de chez vous, courrez-y, vous ne serez pas déçus.
Assurément Volver est un groupe à suivre et auquel je vous recommande chaudement de jeter une oreille attentive.

Après une mise en bouche aussi alléchante, le plat principal ne pouvait qu’être succulent et ce fut en effet un régal que de retrouver Channel Zero dans une formule intimiste qui lui va comme un gant.
Dès le premier titre « Black Fuel « on se rend compte à quel point la musique de Channel possède cette force émotionnelle indicible et naturelle que l’on retrouve chez les grands groupes.
L’apport des violons ajoute une touche magique aux compos interprétées en temps normal dans un habillage trash métal, et ces adaptations plus intimes rehaussées par des vidéos très réussies projetées sur l’écran géant emmènent le spectateur dans une autre dimension.
Les titres s’enchaînent : « Ego «, « The Hill « , » Electric Cocaïne » et le magnifique « Ocean «.
Chaque morceau est interprété dans des arrangements près de l’os mais avec une énergie omniprésente.
La voix de Franky reste exceptionnelle et Tino à la basse, Mickey aux guitares et Seven à la batterie assurent de bien belle manière et non sans rajouter quelques petites touches d’humour par ci par là.
Franky descend plusieurs fois se promener dans le public ajoutant encore un petit plus à cette soirée de belle complicité entre le groupe et son public.
Je constate que les titres joués ce soir sont au fil des années devenus des classiques comme « As a Boy » et l’extraordinaire « Angel « , une des plus belles compos écrites par le groupe en hommage à Phil Baheux et dédié pour la circonstance à toutes les victimes des attaques terroristes de Paris.
A chaque fois que j’entends ce titre je ne peux m’empêcher d’écraser une larme et de me revoir au Mont des Arts lorsque je l’ai entendu pour la première fois en compagnie de milliers d’autres âmes éplorées par la disparition soudaine d’un frère de métal beaucoup trop jeune pour nous quitter.
Tu nous manques Phil !
« Angel » restera sans doute pour toujours un titre spécial pour le groupe et ses fans, et indiscutablement une des plus belles compositions écrite par le band sous le coup du chagrin et de l’émotion.
Du grand, de l’immense Channel Zero !
« Suck my Energy » et « Help » clôturent de bien belle manière une soirée très réussie et relevée par la présence de copains et d’artistes que j’admire comme Michel Kirby, Didier Moens, Marc du Marais et Christian Z de La Muerte autre fleuron incontournable et mythique de la scène métal belge.

Qu’on le veuille ou non, on possède en Belgique des groupes formidables et uniques de classe internationale et dont on peut être fiers.
Et Channel Zero est de ceux là !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist :
Intro

Black Fuel
Ego
The Hill
Electronic Cocaine
Ocean
As A Boy
Brother's Keeper
Angel
Suck My Energy
Help

Channel Zero unplugged + Volver- CC Het Bolwerk - Vilvoorde le 27 novembre 2015
Channel Zero unplugged + Volver- CC Het Bolwerk - Vilvoorde le 27 novembre 2015
Channel Zero unplugged + Volver- CC Het Bolwerk - Vilvoorde le 27 novembre 2015
Channel Zero unplugged + Volver- CC Het Bolwerk - Vilvoorde le 27 novembre 2015
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:05
EUROPE + TAX THE HEAT - Trix- Antwerpen- le 23 novembre 2015

EUROPE + TAX THE HEAT - Trix- Antwerpen- le 23 novembre 2015

Le billet de JPROCK :

En sortant en 1986 son troisième album « The Final Countdown » , Europe a mis le monde à ses pieds.
Le single du même nom se place en tête des charts dans plus de vingt cinq pays et le groupe entame une tournée mondiale et devient une légende du hard rock cité comme référence par de nombreux bands de la nouvelle génération. ( Arch Enemy, Children of Bodom, Heat etc…)
Après cinq albums et un long break de 1992 à 2003 , mis à part un come back ponctuel en 1999 pour le passage à l’an 2000, Europe revient aux affaires en 2003 avec un retour au hard rock puissant et mélodique et depuis le band a sorti cinq albums supplémentaires dont le petit dernier l’excellent » War of Kings ».
En pleine tournée européenne les Suédois ont donné ce lundi soir au Trix à Borgherout un concert magistral porté par une setlist de rêve devant un public tout acquis à leur cause.

Il est 20h15, et c’est Tax the Heat qui se charge de chauffer la salle avec son rock juteux et énergique imprégné de rhythm ' n’ blues.
Sans être réellement original le band s’acquitte loyalement de sa tâche même si dans le genre on lui préfèrera les excellents Vintage Trouble.
Une demi heure de pause, juste le temps d’aller se jeter une petite blonde dans le gosier, et Europe déboule sur les planches.
Dès « War of Kings « qui ouvre le bal on se dit que la soirée va être des plus hot.
Joe Tempest, sur qui le temps ne semble avoir aucune emprise, se démène comme un beau diable et envoie régulièrement valser son pied de micro dans les airs tandis que le talentueux John Norum nous éclabousse de son jeu de guitare ahurissant.
Derrière eux la section rythmique pète des flammes avec John Levén à la basse tandis que Ian Haugland frappe ses fûts avec une justesse affolante.
A gauche de la scène un peu en retrait, le charismatique Mic Michaeli coiffé d’un Stetson balance quant à lui des nappes de claviers à faire frémir de bonheur Jon Lord dans sa tombe.
Dès le premier titre tout est dit : Europe est dans une toute grande forme et on va se régaler.
« Hole in my Pocket » , « Superstitious » , « Wasted Time » enfoncent le clou tandis qu’avec « Last Look at Eden » et son intro grandiose la groupe passe à la vitesse supérieure.
Dans la salle le public est en osmose totale avec les musiciens et malgré les temps difficiles que nous vivons ces derniers jours chacun en profite pleinement et fait la fête.
Apres environ cinquante minutes de bonheur total, John Norum se lance dans l’interprétation de « Vasastan » superbe instrumental qui clôture le dernier album et nous gratifie d’une intro pinkfloydienne avec les premiers accords de « Shine on Your Crazy Diamond ».
Un joli clin d’oeil à l'histoire du rock, on ne dira jamais assez à quel point ce type là est un monstre de la six cordes.
Magistral !
Nous avons droit ensuite à « Seventh Sign » que le band n’a plus joué depuis 2013 puis à « Ready or Not » et « Nothin’ to Ya « avant qu' Haugland ne se lance dans un solo de batterie épique au son de l’ouverture de Guillaume Tell.
Une manière originale de se mettre en valeur sans que l’exercice du solo de batterie ne tourne en démonstration trop longuette.
Europe aborde alors le sprint final de son set flamboyant avec coup sur coup « Let the Good Times Rock » , « Rock the Night « et « Days of Rock n’ Roll « joués en pleine communion avec un public de plus en plus chaud.
Le Trix exige un rappel, et bien sûr impossible de se quitter sans s’être époumoné au son d’un « The Final Countdown » revisité et chanté comme un seul homme par des fans comblés.
Au final un concert salvateur qui en ces temps troubles nous a fait un bien fou.
Et merci mille fois aux cinq musiciens suédois de continuer à donner au mot Europe ses lettres de noblesse en des temps où le vieux continent a bien du mal à garder la tête haute…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Setlist :

War of Kings
Hole in My Pocket
Superstitious
(with 'Here I Go Again' snippet)
Wasted Time
Last Look at Eden
Carrie
The Second Day
Firebox
Sign of the Times
Praise You
The Beast
Vasastan
(with 'Shine On You Crazy Diamond' snippet)
Seventh Sign
(first performance since 2013)
Ready or Not
Nothin' to Ya
Drum Solo
(William Tell Overture)
Let the Good Times Rock
Rock the Night
Days of Rock 'n' Roll

Encore:
The Final Countdown

EUROPE + TAX THE HEAT - Trix- Antwerpen- le 23 novembre 2015
EUROPE + TAX THE HEAT - Trix- Antwerpen- le 23 novembre 2015
EUROPE + TAX THE HEAT - Trix- Antwerpen- le 23 novembre 2015
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:55
Sonic City Festival ( Day Two) - De Kreun- Kortrijk- 22 novembre 2015

Sonic City Festival ( Day Two) - De Kreun- Kortrijk- 22 novembre 2015

13h30 _Shabazz Palaces

14h40 _Bo Ningen

15h50 _Disappears

17h00 _Ho99o9

18h15 _Total Control

19h40 _Suuns + Jerusalem in my Heart

21h10 _Lightning Bolt

22h40 _The Thurston Moore Band

Florian Hexagen nous livre ses impressions !

SONIC CITY DAY TWO : Bon, pour raisons professionnelles à cause de ce qui se passe actuellement à Bruxelles (connards de terroristes de merde...), on a dû rentrer beaucoup plus tôt que prévu du Sonic City Festival…Mais même si on a pu voir que 3 groupes aujourd’hui, ce fut juste EPIQUE! Un Shabazz Palaces pour démarrer la journée avec leur hip-hop sombre et délicieusement prenant, les fous japonais de Bo Ningen pour une explosion sonique, furibarde et psychédélique à souhait, qui nous a laissé transi de bonheur, et un set juste idéal de Disappears (qu'on a donc ENFIN vu!), tout en intensité rentrée et d’une intelligence rare qui a fait plaisir à voir et à entendre, on en est ressortis retournés!

Bref, trois concerts seulement à notre actif aujourd'hui, mais trois putains de perles, qui nous ont amenés à ne pas regretter du tout le déplacement!

Sinon, pour celles et ceux qui ont la chance de pouvoir rester sur place, on attend avec impatience vos retours sur la suite des festivités qui s'annoncent DANTESQUES!

Sonic City Festival ( Day Two) - De Kreun- Kortrijk- 22 novembre 2015
Sonic City Festival ( Day Two) - De Kreun- Kortrijk- 22 novembre 2015
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:57
Sonic City Festival ( Day One) - De Kreun- Kortrijk- 21 novembre 2015

Sonic City Festival ( Day One) - De Kreun- Kortrijk- 21 novembre 2015

Florian Hexagen nous livre quelques impressions à chaud!

SONIC CITY DAY ONE

Le gros HIGH de notre première (semi-)journée au Sonic City Festival ça a été au final le noise-rock enfiévré des Ricains de METZ, que l'on n'a jamais vus aussi intense, et ce depuis leurs débuts.

A noter également un set de Protomartyr bien meilleur que celui vu au Botanique il y a 12 jours, un Cold Pumas prometteur qu'il faudra définitivement revoir sur un concert complet, un FÖLLAKZOID pour un trip psyché-kraut juste idéal pour transer pénard et un FIDLAR d'une coolitude et d'une énergie désarmantes.

The Soft Moon ayant malheureusement annulé, et ayant pour notre part dû rentrer plus tôt que prévu ce soir à Bruxelles (morte de chez morte, les rues sont désertées!), on se contentera de cette bonne petite brochette de riffs pour ce samedi!

En attendant demain et une nouvelle avalanche de bon son!

Sonic City Festival ( Day One) - De Kreun- Kortrijk- 21 novembre 2015
Sonic City Festival ( Day One) - De Kreun- Kortrijk- 21 novembre 2015
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:37
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015

The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015

Que vas-tu faire à Lessines?

Fuck you, fuck you

Fuck you and your system too...

Crétin!

A demain, chou!

La punk party débute avec Frau Blücher and the drünken horses!

Le CC ceci n'est pas une pipe annonce: Le groupe fondé en 2011 et originaire de Bruxelles a déjà sorti deux albums : « Quick and dirty » et « Lethal Pill Cocktail ».

Fraulein von Blücher (Veronica Märtinez), lead vocals et bains de foule, est toujours flanquée des fiers destriers, Mathias Sälas: guitars, vocals - Yves Vränckx, bass - Jeän Meert, vise mon torse d'athlète au chômedu, aux drums et de Bruno Nobi au sax.

20:15, ils ont hâte d'en découdre, la salle commence à se remplir, Manu astique son attirail, Fred et Myriam comptent les clients, tu passes commande à la buvette, demain chiasse garantie grâce à la Moinette!

20:40 , les canassons imbibés se mettent à hennir, le drapeau se lève, ils battent le sol de leurs sabots pour entamer un galop furieux, ' Blücher Boogie', la cavalière, après avoir refixé les magnifiques orchidées ( 2€ chez Zeeman) ornant sa crinière noire, enfourche une monture et nous propose un quickie sans préliminaires, ' Quick and dirty'.

Vachement fougueuse, la nana, derrière elle, ça cravache sévère.

Approchez-vous, je me déshabille, elle joint le geste à la parole, se débarrasse du perfecto pour arborer un top noir mettant en valeur des tatouages et une poitrine romantiques, let's go '1 2 3 4' ( in English).

Pousse-toi, mécréant rugit-elle, en repoussant un photographe amateur ayant braqué un Kodak à 20 cm de son poupin visage .

'Bastard' lance-t-elle, ce clebs, sans pedigree et pas vacciné, est du genre sale cabot qui déchire ton bas de pantalon et pisse sur tes mocassins neufs, tu gueules avec les jockeys... bastard, bastard, Bruno soufflant à la manière du regretté Andy McKay dans l'instrument imaginé par Adolphe.

Vous l'avez probablement remarqué, on vient de Brüsel, une fois.

Alleï, alleï, pas de blagues, hein, les gens sont bien élevés dans la capitale, jamais ils ne chanteraient une berceuse intitulée 'F@$k You'.

Tu dis, Veronica, aah, tu dédies 'I'm drunk' aux végétariens et aux futurs BOB's, bonne idée que de faire circuler un flacon de Jack Daniel's.

Il a fallu 3'28"" à l'assistance pour le transformer en vidange, du coup la t° est sérieusement montée dans le théâtre.

Sax en évidence pendant le sombre 'Nobody's boyfriend' avant d'attaquer le punk typique 'I don't care'

Servi sans mayonnaise, 'PITA', du grec pour Pain In The Ass, grosse farandole à tes côtés, un ket, un Iroquois de 9 ans, étant le plus agité.

Merci, Lessines, nous étions Frau Blücher and the drünken horses!

Revenez, où on casse tout!

Vite fait, une grande version de 'I can't live in a living-room' de Red Zebra!

Prochaine sortie des étalons: 27 November: Aalst, - 'T Half Maantje!

Après l'épisode équestre, le menu propose du punk gastéropode, façon Lambusart:The Slugs!

Mémé, c'est quoi les granulés bleus ornant la laitue?

Un anti-Slugs!

T'aimes pas le punk agricole au verbe vert?

Geoff, Ren, Bini, sans roue de secours, avertissent l'ingé son: mec, la balance se fait pendant le premier morceau, t'es prêt?

Ja! ( Il se nomme Van Stronteghem).

Une intro rapace planeur cherchant asile quatre étoiles, 'Wallifornia', puis 'Tout tourne rond', du rock rebelle bonnet d'âne.

En voiture, Simone, on va voir les girafes au 'Zoo d'Anvers', non, tu peux pas emmener, mémé, laisse-la dans le placard!

Ouais, prends le 'GPS', on sait jamais qu'on aboutisse au 'Canada', et comme j'aime pas le sirop d'érable, faut se méfier.

Tandis que sur scène le trio tricote joyeusement, force est de constater que le gros du spectacle est ailleurs, dans la fosse une bande d'intellectuels de gauche, nourris à la bière artisanale et aux comprimés roses, pogote comme à la belle époque, le gamin de tout à l'heure étant toujours le plus remuant.

Geoff, le curé, égrène le chapelet: 'Gilbert', 'Le Mexicain' une adaptation très libre de Marcel Amont, 'Le banquier', 'Ça', 'Michel' une adaptation 2015 d'un titre autrefois dédié à Wilfried.

Non, pas la mère Michel qui a paumé son minet, Michel is een blauwe marionet.

'Binôche' c'est du wallon pure souche, le public en grande partie né de l'autre côté de la frontière ne s''en formalise pas, la bière gicle, Guido, l'oeil hagard, jette un regard bête à ses pompes baignant dans le liquide qui vient de s'échapper du récipient plastifié qu'il tenait en main, d'un pas décidé il se dirige vers le bar situé à 1mètre 20, il a parcouru la distance en 106 secondes et s'est commandé une autre consommation à laquelle il n'aura pas l'occasion de goûter car Eugène d'un coup de coude bien placé l'a envoyée dans les airs.

Folklorique, ce concert!

Trois derniers psaumes dont 'Tortue Ninja' et 'Karaté Camarade' mettent fin à la messe

Un bis?

O K, mais pas la lambada, svp!

Le 6 février 2016, The Kids fêteront leur 40 ans d'existence à l'AB, ne cherche pas de ticket, le panneau indique complet.

Ce soir, les Anversois ont emmené une bonne partie de leurs fans en terre wallonne.

Il est 22:55', Ludo Mariman, Luc van de Poel, Tim Jult ( qui a remplacé Frankie Saenen aux drums) et Ief Vanlommel lancent le moteur avec le désormais classique 'No Work'.

Après s'être époumonés sur la misère sociale qui n'a pas changé en 40 ans, ils se sentent beaucoup mieux, 'I feel alright'.

Le TGV file, les titres défilent: 'Bloody Belgium', pendant lequel un paumé s'étale à tes pieds, il avait des dents, désormais il se contentera de purée, 'Do you wanna know' , 'For the fret' , 'Money is all I need'.

Pas le temps de reprendre son souffle, les vétérans, pareils à une tornade furieuse, emportent tout sur leur passage, il s'agit de s'accrocher pour ne pas être balayé par l' ouragan.

Les bêtes, déchaînées, entament une nouvelle suite: 'Naughty boy', 'No Monarchy' et 'I don't care', scandé d'un timbre rageur.

Une basse folle attaque ' 12xu', Luc nous la joue guitar hero, ce qui a le don d'exciter davantage Kaatje qui rebondit comme un kangourou dopé, et quand les vieux gamins embrayent sur 'There will be no next time', la folie contagieuse te gagne et tu gueules avec le troupeau.

Retour en 1978, 'I wanna get a job in the city' suivi par 'Don't wanna be a fat boy'.

Les morceaux ne font pas trois minutes et se suivent à un rythme infernal, dans le tas t'as reconnu 'Baby, that's alright', suivi par un autre monstre de leur catalogue, 'Fascist cops', le cinglant 'Razorblades for sale' et pour ceux qui ne l'avaient pas compris ' This is rock'n'roll'.

Le set prend fin, 'Do you love the nazis' met le feu à la salle.

Dank u, Lessines, ils se tirent!

Un double rappel avant le retour au bercail, l'hymne de Sham 69 ' If the kids are united' repris par tous ceux qui n'étaient pas encore aphones et un dernier pamphlet social dichotomique ( White Riot des Clash).

Fameux concert!

photos: Manu Golenvaux

The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
The Kids + Les Slugs + Frau Blücher and the drünken horses au CC René Magritte- Lessines, le 20 novembre 2015
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:40
Alice On The Roof à l’Ancienne Belgique, Bruxelles,  le 20 novembre 2015

Concert de Alice On The Roof à l’AB le 20 novembre 2015

Lettre ouverte à Alice Dutoit

Alors ainsi notre Alice nationale a peur de son image ? Fait-elle partie de ces artistes qui ne se produisent que dans l’obscurité, qui refusent le droit à l’image, privant de liberté d’action les photographes et chroniqueurs amateurs ?

Le concert programmé à l’AB ce vendredi soir promettait une chronique plaisante sur une artiste qui m’avait laissé un bon souvenir lors de sa prestation au BSF cet été. C’est donc armé de ma plume et de mon carnet que je suis arrivé à l’entrée de la salle de concert avec dans ma poche ce petit outil précieux que l’on nomme appareil photo et qui me permet, au travers des clichés, de retrouver un fil conducteur de la soirée ainsi qu’une documentation visuelle des propos tenus lors de l’événement.

Quelle ne fût pas ma déconvenue lorsque le garde de faction chargé de la « sécurité » ne m’autorise pas à pénétrer dans la salle avec l’appareil photo, sous prétexte que l’appareil est trop performant. Cela n’a rien à voir avec la sécurité et demande selon moi une connaissance approfondie du matériel photographique. Mais on peut rentrer avec des smartphones dont certains sont plus performants et potentiellement plus dangereux que mon petit appareil. Finalement la seule chose sur laquelle ce sbire finit par se baser, c’est que l’artiste ne veut pas que l’on prenne des photos (avec des vrais appareils photos je présume, puisqu’il vient de dire qu’on peut prendre des photos avec un smartphone)

Or l’artiste ici, c’est toi, Alice. C’est toi qui ne veut pas que l’on prenne des bonnes photos, c’est toi qui préfère les clichés troubles ou de mauvaise qualité qui vont inévitablement circuler sur la toile, c’est toi, l’artiste qui te refuse à ton public de cette manière, qui refuse en somme une bonne publicité gratuite que j’étais prêt à te faire.

C’est donc avec une profonde amertume et un sentiment d’injustice que je me suis résigné à laisser mon petit appareil en consigne à l’entrée et que je suis allé m’installer dans la salle, en laissant mon carnet et ma plume bien au chaud dans ma poche, résolu à ne pas faire la chronique de ce moment de grâce au cœur de la tourmente internationale.

Alors vois-tu, lorsque tu annonces que tu vis un moment merveilleux et que nous sommes là pour le partager, sache que pour ma part, ce n’était pas le cas. L’ambiance qui était plus qu’extraordinaire, comme rarement j’en ai connue, je ne l’ai pas partagée. Les jeux de lumière que tu as admirés, je ne les ai pas appréciés, car ils t’ont maintenue dans une pénombre presque permanente, quand nous n’étions pas aveuglés par les spots balayant le public. Et quand bien même, la musique était bonne, la voix d’Alice toujours bien présente, le spectacle n’en valait pas la peine.

Est-ce la rançon du succès ? La petite Alice est-elle au Pays des Merveilles ou est-elle cette étoile filante au firmament des Stars ? Alice est sur le toit, en pleine lumière médiatique, mais pour moi ce soir, elle a joué dans le noir, et il n’y a pas photo.

Pierrot.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:57
RIVAL SONS @ Arena, Trier ( Deutschland) - le 20 novembre 2015

RIVAL SONS @Arena, Trier ( Deutschland) - le 20 novembre 2015

Setlist :
01. The Good, The Bad and The Ugly (Intro)
02. Electric Man.
03. Secret.
04. Tell Me Something.
05. Torture.
06. Where I've Been.
07. Open My Eyes (incl. Drum Solo)
08. Keep On Swinging

Lineup :

Jay « The Bird That Sings » Buchanan : Lead Vocals
Scott « Mister Fuzzlord » Holiday : Guitars
Michael « Light und Shade » Miley : Drums, Backing Vocals
Dave « I'm Joking » Beste : Bass, Backing Vocals
Todd « The Dark Horse » Ögden-Brooks : Keyboards, Backing Vocals.

Nous sommes vendredi après-midi et l'excitation monte, lentement mais sûrement. Dans quelques heures je vais revoir le meilleur groupe au monde depuis la disparition de Led Zeppelin : Rival Sons. Après avoir fait l'ouverture des concerts d'AC/DC, le quintette de Long Beach, California, assure la première partie du légendaire groupe anglais Deep Purple avant de partir en tournée mondiale avec Black Sabbath, avouez qu'il y a pire !
Départ de Susain vers 16h30, les fans s'entassent dans les désormais deux véhicules habituels, un pour les hommes et l'autre pour les femmes, ça évite les médisances entre nous . Ravitaillement assuré par notre Joséfina locale, c'est vous dire qu'on ne crèvera pas de faim. Nous voici sur l'autoroute, dans la voiture on écoute...Rival Sons, tiens vous aviez deviné ? 166,8 km plus tard, après avoir franchi les frontières belges, luxembourgeoises et allemandes, nous voici arrivés à bon port. Je reçois mon précieux sésame frappé du triple « A » qui signifie « Access All Areas » ce qui veut dire que je peux aller et venir partout dans la salle mais aussi dans les loges et je ne vais pas m'en priver !
Rencontre avec Jay dans le couloir et puis avec Scott, je vous passe les détails et jette un voile pudique sur les effusions qui émaillent nos retrouvailles, un peu de dignité tout de même ! On se donne rendez-vous après le concert. Le temps de rejoindre mon siège, le n° 15 - rang 12 dans la tribune de droite, et voici que retentit « The Good, The Bad and The Ugly » la célèbre intro western qui annonce le début du show. D'emblée ça dégaine : « Electric man » touche en plein coeur et comme il n'y a pas une minute à perdre « Secret » s'enchaîne sans te laisser le temps de respirer. Pour ceux qui ne les connaissent pas, les Rival Sons font les présentations. « Danke Schön » c'est Jay qui nous fait montre de ses talents de polyglotte. A côté de Jeff et moi, il y à un monsieur empaillé ! A aucun moment il ne réagit pendant tout le set, où alors il est sourd et on lui lui a pas fourni les sous-titres. « Tell Me Something » se termine par un superbe solo de guitare de Scott « Mister Fuzzlord » Holiday.
On arrive à ce qu'on peut déjà qualifier d'hymne pour le groupe : « Torture » mais ce soir le public ne réagit pas aussi chaudement qu' on le fait en France, en Belgique, au Luxembourg ou encore en Scandinavie, Seuls les habitués reprennent le chorus en choeur. La basse de Dave « I'm Joking » Beste est énorme, on dirait une division blindée (Panzerdivision en allemand), ça ronfle aussi fort que les puissants moteurs diesel des chars et ça écrase tout mais sans être assourdissant car à la console de mixage on retrouve notre ami Nigel qui fait encore des merveilles.
Vient ensuite la merveilleuse ballade « Where I've Been » une chanson qui traite du pardon. La voix de Jay est fabuleuse, d'une très grande sensibilité. « The Bird That Sings » arbore un look très Jim Morrison avec sa barbe, il est d'ailleurs aussi charismatique que ne l'était le défunt leader des Doors. Jay fait partie de la race des seigneurs. Nous voilà embarqués sur les ailes du très Zeppelinien « Open my Eyes » ponctué d'un superbe solo de batterie de Michael Miley, sorte de John Bonham moderne qui ponctue les morceaux de sa touche magique, alternant l'ombre et la lumière là où d'autres batteurs rempliraient tout l'espace sonore.
N'oublions pas de citer ce diable bondissant qu'est le sympathique claviériste Todd « The Dark Horse » Ögden-Brooks qui à la manière d'un peintre, apporte ici et là les nuances de couleurs qui font du tableau musical des Rival Sons un chef-d'oeuvre.
Pour terminer ces 49 minutes de show nous avons droit au légendaire « Keep On Swinging » le morceau qui a fait connaître les Rival Sons sur le vieux continent . Ce soir c'était mon 18 ème concert des Sons et je vous jure que ce ne sera pas le dernier. Maintenant c'est direction « Backstage » où je retrouve un groupe en pleine forme, on va boire un bon vin ensemble, grignoter quelque chose, rire, chanter et parler musique, « Miley » et moi sommes des fans des Eagles mais ce soir nous sommes les seuls on dirait ! On parle aussi du nouvel album qui sera une surprise mais j'ai promis de ne pas en dire plus alors n'insistez pas ! Jeff fera signer notre bannière « Belgian Fans » par le groupe avant de rejoindre le cercle des administrateurs Facebook et de faire partie de la famille Rival Sons.
Merci aux Rival Sons pour tout ce qu'ils nous donnent sans calculer, sans tricher, merci d'être un groupe sincère et honnête et merci de votre amitié messieurs, c'est un rayon de soleil perpétuel

A bientôt !

Mitch "ZoSo" Duterck

RIVAL SONS @ Arena, Trier ( Deutschland) - le 20 novembre 2015
RIVAL SONS @ Arena, Trier ( Deutschland) - le 20 novembre 2015
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:04
Richard Hawley plus support Meilyr Jones - Cirque royal - Bruxelles, le 19 novembre 2015

Richard Hawley plus support Meilyr Jones - Cirque royal - Bruxelles, le 19 novembre 2015

Le billet de JPROCK :

Richard Hawley est un orfèvre qui au fil des années sort des albums magnifiques.
Il y a trois ans, le 12 octobre 2012 son concert à l’Ancienne Belgique m’avait réellement enchanté alors que ce soir au Cirque Royal notre homme a été moins convainquant.
Récit d’une soirée inégale mais dans l’ensemble assez réussie.
Après une première partie assurée par le jeune Londonien Meylir Jones dont les médias disent beaucoup de bien mais qui m’a personnellement beaucoup ennuyé avec ses airs de Morrissey de la jeune génération, voici enfin on stage Richard Hawley.
Habillé totalement de jeans comme un Teddy Boy notre homme va musicalement nous ravir durant nonante minutes mais scéniquement il ne se passera pas grand chose.

Le chanteur de Sheffield se produit sur scène aidé d' un pupitre sur lequel est posée une farde qui contient ses textes et dont il tournera les pages durant tout le concert.
Il reste donc fort statique car rivé sur ce présentoir un peu cheap qui occulte visuellement les magnifiques guitares qu’il utilise tout au long du show.
Difficile donc dans cette situation de faire le show ou de se balader d’un côté à l’autre de la scène. Bon sang Richard, apprend tes texte par coeur ou alors investi dans un prompteur au sol plus discret et tout aussi efficace et moins encombrant !
Cette situation n’est donc pas idéale pour mettre de l’ambiance dans un Cirque Royal où l ‘on ressent malgré tout un certain malaise dû aux sinistres évènements récents.
Au fil des titres le public se détendra et Richard se lâchera tout de même un peu plus.
Musicalement il n’y a rien à redire, ça vole très haut, mais c’est un peu comme un cadeau dont l’emballage n’est pas à la hauteur du contenu, au final on ne retient que le contenu mais on se dit que ça aurait pu être encore mieux si chaque détail avait été soigné.
Sur scène notre homme est sympa, simple, et il dialogue de temps à autre avec le public ou se fend de quelques blagues pour dérider l'assistance. Il dédie aussi un titre à son fiston dont il ratera l’anniversaire ce vendredi.

Touchant.
La fin du show sera plus enlevée avec enfin des guitares brûlantes pendant l’interprétation de « The Ocean » devenu définitivement un classique de son répertoire.
En résumé on a vécu un concert réussi mais un poil décevant au niveau du show, mais qui au final nous aura livré la quintessence des compositions brillantes et de la voix chaude d’un rocker au coeur tendre dont la guitare lumineuse n’a pas fini de nous faire vibrer.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER

Setlist :

Which Way
Tonight the Streets Are Ours
Standing at the Sky's Edge
I Still Want You
Leave Your Body Behind You
Sometimes I Feel
Open Up Your Door
Tuesday pm
Time Will Bring You Winter
Down in the Woods
Don't Stare at the Sun
Heart of Oak
There's a Storm Comin'

Encore:
Coles Corner
What Love Means
The Ocean

Richard Hawley plus support Meilyr Jones - Cirque royal - Bruxelles, le 19 novembre 2015
Richard Hawley plus support Meilyr Jones - Cirque royal - Bruxelles, le 19 novembre 2015
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