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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 20:37
Lokerse Feesten - Day Ten- Grote Kaai, Lokeren - le 9 août 2015

ROBERT PLANT and THE SENSATIONAL SPACE SHIFTERS – Lokerse Feesten, Lokeren (BEL) – 2015.08.09

9160 ! Non, ce n'est pas le nombre de spectateurs présents hier sur le site du festival, mais bien le code postal de Lokeren, une charmante ville de Flandre Orientale située dans le pays de Waas. Au départ de Bruxelles, quelques gouttes de pluie, aussi isolées que le mot « tolérance » dans la bouche d'un extrémiste, vont nous accompagner le temps d'aller de la salle des guichets à la voie une de la gare de Bruxelles-Central, Brussel-Centraal quand tu lis le verso du panneau suspendu un peu partout à titre d'information. Le mec qui doit prendre le train autre part et qui arrive encore à se gourer, il vaut mieux éviter de voyager en sa compagnie, c'est un con ! Pagnon d'accord mais un con tout de même et ça, c'est grave ! Direction Dendermonde/Termonde en compagnie de Thierry le Wildtiti, à ne pas confondre avec Waïkiki (l'affreuse ligne de fringues dont s'affublaient certains D'jeuns il n'y a pas de cela si longtemps ).
A grand coup de souvenirs, on se repasse en mémoire l'histoire de la musique qu'on aime : le Rock (oui oui 'n' Roll aussi). L'homme en a des bacs entiers (de disques) à raconter. Sa profession de disquaire retraité lui en a fait passer des milliers en mains de ces galettes qu'on appelait vinyles. C'était au Temps où Bruxelles Rock'n' Rollait, souviens toi… « Boulevard Lemonnier on voyait passer les Punkibus, crêtes au vent, badges et lames tant et plus.. » mais si allez, chante çà sur l'air de Jacques Brel. Jacques qui ? Ben oui mec, Brel était un vrai Rocker et pas rien qu'une station de métro pauv' tache ! Vire ton tee-shirt fluo floqué « Ibiza », enfile un perfecto et viens t'éclater avec nous !
Après un changement de front à Dendermonde/Termonde (bis), opération qui consiste à faire un changement de poste de conduite au conducteur SNCB (qui n'est ni en grève ni en retard) nous repartons en direction de Lokeren que nous atteignons (du verbe « atteindre » et non pas de la ville d'Athènes) à 17h13. Un autochtone accosté par nos soins dans un but uniquement directionnel, nous signale dans un accent qui est le sien (puisque le Plat Pays est le mien) que le site du festival est à 300 mètres rechtdoor tot de lichten en daarnana steek een van de twee bruggen over, dan links en jullie zijn toegekomen (si google est ton ami, demande-lui de traduire mais t'auras pas l'accent). Tonique ? Non, non, merci pas maintenant, plus tard peut-être... Et de fait, nous voici devant les guichets où nous retirons contre identification en bonne et due forme, nos précieux « Backstage Pass ». A l'intérieur ? Il n'y a encore personne si ce ne sont les bénévoles affectés aux tâches rébarbatives qui leur ont été au préalablement dévolues… Qu'est-ce-qu'il dit ? Il dit que pour le moment il n'y a que les gens qui bossent qui sont là.
18.30 ! les portes temporairement dressées à l'usage du flux canalisé de la masse ouïsseuse en devenir s'ouvrent en grand et déversent calmement un ru, une rivière, un fleuve et pour finir, une marée humaine venue quérir céans quelques heures de bonheur auditif. On retrouve des vieux de la vieille avec qui ça Rochefort, heu, pardon, ça Rock fort. Ne cédant à aucune tentation sauf à celle de la chair… d'un hamburger de très bonne facture (3 bonnen aub, btw inbegrepen. Ok ça va je traduis: 3 bons svp, tva incluse) je m'agrippe à mes cocas tout au long de la soirée. Il me faut garder les idées claires pour vous narrer cette dernière étape de 10 jours de musique.
Petit tour par le backstage et rencontre émaillée de quelques civilités d'usage avec Liam « Skyn » Tyson qui a délaissé l'espace d'un soir sa Mersey (non ce n'est pas le prénom de son épouse mais bien celui de la célèbre rivière de Liverpool, fief de notre talentueux guitariste). Petite photo pour immortaliser la chose et « Houdelalie » tel Robin de Loxley , je rejoins mes fidèles compagnons sous le regard concupiscent des spectateurs qui envient les pistonnés émergeant du backstage. Tu as déjà bien fait attention au mot « concupiscent » ? Comme ça il n'a l'air de rien mais décompose le un peu en quatre syllabes bien distinctes et écoute toi le prononcer à haute et intelligible voix… Tu y es ? Ca calme hein ? Ah, tu vois le nombre de choses que je t'apprends, Ô divin lecteur.
C'est malin ! Ce sont les Maliens deSONGHOY BLUES qui ouvrent les festivités de fort belle manière. Le quatuor, peu familiarisé à la langue de Vondel, s'exprime donc en Français sans que cela ne pose le moindre problème. Encore une belle preuve que si on se passait des politiciens, tout irait bien mieux. Pendant une heure, nous aurons droit à la découverte de « Music in Exile » leur premier album. A certains moments c'est très proche de Tinariwen et ce n'est que logique, entre Maliens… Un bon moment pour ouvrir une soirée sous un ciel couvert et qui le restera, sans pluie pour nos chères têtes blondes.
Le temps de changer le matériel et de procéder à un soundcheck un peu longuet peut-être et voilà STEPHEN « RAGGA » MARLEY qui prend possession de la scène. « Greetings at the Nations and at the Emperor Haïlé Sélassié the First, Jah, Rastafari ». Avec l'accent jamaïcain je ne te raconte pas la couleur locale de l'anglais. Le fils du grand Bob , nous envoie le même message que feu son papa. On replonge en plein dans le « Babylon by Bus » de 1978 surtout que l'gamin nous balance un « Kinky Reggae Party » pour démarrer les hostilités. Une rythmique basse/batterie qui groove à mort que ça vous colle aux tripes et toujours ce beat de guitare tellement caractéristique, impossible de rester figé. Remue mon frère, danse ma sœur. Dans les premiers rangs, ça sent bon les moissons, l'herbe fraîche et le chocolat « Made in Jamaïca ». « No Smoke in my Room » avec un titre comme ça, c'est l'hôpital qui se moque de la trousse de secours comme dit souvent un mien parent !
Il y aura encore « Is This Love », « Could You be Loved », « Iron Zion Lion » , ou encore « Buffalo Soldier » mais il ne suffit pas de s'appeler Marley pour être Bob. Boire ou conduire, il faut choisir. A certains moments le fiston chante hors tonalité mais on dirait que ça ne le gêne pas, vous non plus ? Alors tant mieux, la paix soit sur toi Brotha'.
Changement de matériel, on s'active là-haut et pendant ce temps nous nous retournons de concert (quoi de plus normal à un festival) pour assister au tirage du feu d'artifice à partir du champ de foire tout proche. Sans vouloir être chauvin (qui se boit plutôt en période d'Avent, après c'est top tard) le feu d'artifesses de notre capitale condruzienne n'a pas à en rougir, ou plutôt à en bleuir puisque la majorité locale est à nouveau Libérale.
Enfin ! Çà y est, 21h20, la sono envoie le traditionnel « Rumble » de Link Wray. La clameur monte de la foule qui refoule, coule, s'écoule, se défoule, déboule, coooool.
ROBERT PLANT and THE SENSATIONAL SPACE SHIFTERS ! Et c'est parti au son de « Trampled Underfoot » la version Zeppelinienne du « Terraplane Blues » de Robert Johnson, chanson au message à caractère sexuel à peine voilé je te le rappelle. Le Golden God a le sourire et semble très relax, tant mieux car il va nous sortir encore quelques bonnes vannes « tongue in cheek » dont il a le secret comme on dit en pays Grand-Breton.
On sait l'aversion (remasterisée) que notre natif du Black Country a pour les choses qui tendraient à le pousser à reformer le dirigeable et pourtant, la majorité des titres de son répertoire actuel en sont issus. « Il fait ce qu'il veut, c'est à lui » (aussi)... Tous les titres du Zeppelin de plomb sont revus, réécrits et réadaptés selon les envies de celui qui les a tellement bien interprétés dans leur forme originelle de 1968 à 1980.
Tout ce que le public lui a toujours demandé à notre Robert Anthony Plant c'est de chanter le catalogue de Led Zeppelin tel qu'il existe mais notre homme aime les risques. Au lieu de se contenter de s'en mettre plein les poches, The Man from the Misty Mountains a constamment rejoué et remodelé les pièces, même les plus sacrées, du sacro-saint répertoire pour les réinterprèter à sa sauce, et là je dis « Bravo Mr. Plant, vous êtes un seigneur », je ne connais que David Bowie et Robert Plant pour être aussi novateurs, aussi avant-gardistes dans l'approche musicale d'un métier qu'ils exercent avec un talent immense. Je ne vais pas vous faire une litanie (Lennox) sur chaque titre interprété hier soir et encore moins une litanie (Cordy) sur la manière dont les musiciens occupent l'espace sonore dans lequel s'inscrit le concert, vous n'aviez qu'à être là après tout. J'ai plutôt envie de vous dire chers lecteurs que j'ai eu un très gros coup de coeur pour « Bron-Yr-Aur Stomp » et son célèbre labrador noir répondant au nom de « Stryder ». Et j'ai adoré « King Snake » que Robert a introduit comme « This is a new song »..
Magnifiques versions bourrées de percussions africaines sur « Rainbow » et que dire du fantastique travail vocal à cinq voix dans le medley « Satan Your Kingdom must come down / In my Time Of Dying ». Parmi les autres titres de Led Zeppelin interprétés en tout ou en partie, il y avait encore « Black Dog », « Dazed And Confused », « Whole Lotta Love » et « Rock And Roll » qui terminait cette soirée teintée de couleurs « roots » très prononcées . Comme quoi la musique n'a pas de frontières. Hier il faisait couvert dans le ciel de Lokeren mais tout ce que je peux encore dire c'est que « if the sun refused to shine, I would still be loving you ...I wanna Thank You » Mr. Plant. Il est minuit, on a eu presque nonante minutes de concert et c'était délicieux. Il est temps de regagner Black Rabbit City et ses charmes nocturnes. Alors que je vais franchir les portiques de sortie qui, quelques heures auparavant (chinois) exerçaient la fonction inverse, on me demande tout de go : « Maintenant c'est Arsenal qui joue, tu ne restes pas ? » et moi de répondre « Oh,tu sais moi le foot... »

Mitch « ZoSo » Duterck

Lokerse Feesten - Day Ten- Grote Kaai, Lokeren - le 9 août 2015
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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 21:19
Strawdogs @ Café Vaantjesboer - Halle - le 8 août 2015

A farewell gig, le groupe ajoute "last show on earth. Last chance to see us live!".

L'Apôtre Thomas : à d'autres, hein, Hans, les Scorpions, ça fait 100 ans qu'ils annoncent leur dernier concert.

Non, non te répond le fils non reconnu de Roland Van Campenhout, c'est fini, Bram onze bass player va s'installer en Suède pour les beaux yeux d'une sirène islandaise, d'ailleurs un de ces jours il donne un concert d'adieu avec The Girl Who Cried Wolf, ce soir au Vaantjesboer c'est le chant du cygne, tous nos copains seront là et Marcel Proust aussi.

Hoelaat?

20:15!

Il est 20:30, lorsque Hans Van Campenhout - Vocals, Piano, Harmonica/ Gert Taveirne - Guitars, Harmonica/ Bram Van der Stocken - Bass et Bert Van der Elst - Drums prennent place dans un coin de ce chouette bistro.

Dès le premier titre, un cheval de bataille, 'The retarded son of Jesus' t'as compris que Halle assistera à un concert pas banal.

De toutes façons les Strawdogs ne t'ont jamais déçu, depuis qu'un beau soir de 2008 tu les as entendus au défunt Dada.

Les dernières notes de l'attardé se font toujours entendre tandis que Bert attaque déjà la suivante, 'Small town scum', en mode rock nerveux.

Même topo pour 'Ordinary madness' qu'ils ont l'habitude d'associer à la racaille des cités minables, non, ne confonds pas le 'Small Town Boy' des Bronski Beat avec ces crapules.

Hans passe derrière le piano pour le narratif 'The sound and the fury'.

Tu remarqueras que Guy des Cars n'est pas l'auteur favori du frontman des chiens de paille.

Tandis qu'il narre sa complainte, Gert en profite pour placer un petit solo vicieux, en retrait Bram et Bert assurent sans sourciller.

Une nouveauté nous est promise, 'Trying to remember the days' baigne dans un halo de nostalgie tandis qu'avec l'émouvant 'Broken Promise' on revient au matériau connu.

'Carolina' c'était pas une femme pour toi Hans, tu pleures comme Jacques Brel, ses Madeleine, Fanette ou Mathilde, toutes des chiennes....

A qui a-t-il emprunté le titre 'A kiss so cold it froze on her lips', à William?

Tell?

Non, à William Le Sanguinaire, crétin!

Ce baiser glacé fait partie de la collection de morceaux piano pop/rock des Strawdogs, il est suivi par le biblique 'Jesus in the mall'.

Nog enkele nieuwe nummers, sinon on les jouera jamais, le philosophique 'Ain't no conspiracy' suivi par ' Wait now'.

Un brin d'amertume, pas de l'abattement mais faut accepter la fatalité, voici 'Howl' et pour finir le premier set en force, un emprunt aux Godfathers, le saignant 'Walking Talking Johnny Cash Blues'.

Direction le bar!

Reprise des hostilités et pas en douceur avec 'Me and Mrs Davies' qui n'est pas une adaptation Kinks de Billy Paul.

J'enfile mes spikes et mon petit short noir, ready..' I'm the fast runner', Eugène Allonsius, venu s'établir dans le coin, rigole!

'The revoluton is starting' ( without you), désolé le réveil n'a pas sonné!

Une petite ligne surf décore le pamphlet marxiste.

New, new, new... ' Time may tell' toujours dans la veine AOR de qualité.

Tiens ce truc te rappelle Little River Band, un band injustement oublié.

Les clients en terrasse semblent apprécier et applaudissent en sirotant leurs trappistes, une lune blême troue un ciel sans étoile, la wah wah de Gert déchire 'Pale Moonlight', Hans qui craint une visite nocturne prévient, Got a gun under my pillow..., commissaris Witse ferme les yeux!

'Just a case of a broken heart ', Hans, si tu veux, on te prête le bouquin de Therese J. Borchard ' Tips to mend a broken heart'.

Accélération notable avec le clashien 'Run and go' et dans la même veine rock ' Johnny Barker'.

Le bistro commence à sérieusement s'agiter, Hans prévoit un retour au calme, a piano solo ' Plastic Crown' , c'est mieux que les épines qu'un taré a posé sur le crâne du Christ.

Les Beatles, 'Girl' , Gert, l'espiègle, assure les choeurs féminins.

And now the end is near and so I face the final curtain, on l'attendait leur blues rock ravageur, le voici, ' Shotgun blues', les desperados sont lâchés et vident leur barillet à l'aveuglette, sauvons les bières!

On la joue très rarement, car 'Travelling man' n'a pas de fin.

Voir les Strawdogs virer garage valait le déplacement, le public échauffé exige un rappel.

Vite alors, we hebben dorst, ils débutent la série de bis par la valse 'Pretty Little Nothing' qu'ils peuvent refiler à Dean Martin, pour terminer avec 'Innercity girl'.

Sortez les kleenex, les clebs se donnent l'accolade, un peï conclut ze mogen niet stoppen, du coup on les remballe dans leur coin, il restait une ou deux cartouches, une version alternative de 'Walking Talking Johnny Cash Blues' suivie par un punk rock échevelé.

Rideau et distribution de cd's.

Quoi?

S'ils vont empailler les Strawdogs?

They shoot horses, don't they?

Strawdogs @ Café Vaantjesboer - Halle - le 8 août 2015
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 07:03
Dearly Beloved @ Rock Classic - Bruxelles- le 07 août 2015

Les Soirées Cerises se dispersent une nouvelle fois, Daniel Vincke aux apéros du Parc Josaphat et les Canadiens Dearly Beloved au Rock Classic.

Dearly Beloved, tu dis, ils connaissent 'Dear beloved secretary' de Wallace Collection?

Pas l'impression, mais peut-être Dearly, Beloved: A Zombie Novel de Lia Habel!

Le core du groupe est bicéphale: Niva Chow ( vocals et tambourine) et Rob Higgins ( lead vocals et basse), on leur doit déjà plusieurs plaques, EP's ou CD's, la dernière , un 7'' "Who Wants To Know?" / "Resolution"qui suit l'album 'Enduro' de 2014.

Le duo rejoint par quelques mercenaires s'est tapé un four weeks European Tour s'achevant dans notre belle capitale salopée par le vil Mayeur. Aux drums, Aaron Morrice, une bête infatigable, et deux guitaristes déterminés, un certain Bobby qui pointe et tire plus vite que Lucky Luke et Eamon McGrath, auteur de plusieurs albums portant son cachet et accessoirement musicien pour la fantastique Julie Doiron.

Genre?

Pour ne pas t'assommer avec 89 étiquettes, banalisons: alt.garage/psych/punk rock à haute teneur en testostérone.

Un set compact de 50 minutes pendant lequel les quatre mecs et la bouillante Asiate ont généreusement trempé leur t-shirt.

22:00, Eamon en éclaireur, quelques riffs épicés, Aaron embraye suivi par le reste de la clique, ils nous balancent le sainement sauvage 'Rugged casual sport'.

Un point de repère?

Pas évident, les Pixies peut-être, mais faut entendre le jeu de basse hyper-mélodique de Rob.

Pas de pause, façon garage/punk, 'The Ride', une course folle, attachez les enfants, les freins ont lâché.

Niva vient saluer les petits Bruxellois de près, ton cerveau, déjà fatigué par les billevesées débitées par la plaie RickyBilly, façonne l'image de Wendy O Williams et de ses Plasmatics.

Sulfureux, ce rush!

Let's stop the talking, more rocking, qu'il dit avant de nous asséner 'Olympics of no regard'.

On te cite les titres avec les réserves d'usage, une setlist évasive traînait aux pieds de la petite Niva.

Un exercice de tuning pour la basse, Aaron et Eamon meublent en balançant quelques effets noisy, o k, sono pronto, voici 'Between finger and thumb' .

Cette base est monstrueuse!

Une longue intro, dominée par des guitares stoner et un jeu de batterie métronomique, amorce ' Not my pig' , une plage proche des meilleurs Kyuss.

Bruxelles ne s'y trompe pas et vibre à l'unisson.

A brand new one, he says, effectivement 'Who wants to know' est sur leur dernier 7 inch.

L'escalade dans la bestialité se poursuit, Grégoire Fray de Thot n'est pas le seul à se délecter, ça châtaigne vraiment méchant.

Niva décide de se payer une nouvelle descente dans la fosse pour faire la cour à un gamin éberlué.

Another new one, prédit le chef, 'Blood' n'a pas encore été gravé, ...quand il vocifère ...there's blood on my face...tu supposes que c'est à cause des crocs s'étant plantés dans une chair vierge qui, en se déchiquetant, a humecté et coloré de rouge son doux visage de lupus vorace.

Tandis que la sueur dégouline de leur crâne direction le slip et les membres inférieurs, les forcenés entament leurs dernières cartouchent, une plage énervée au titre illisible, puis ' Resolution' et ses relents psychédéliques et enfin ' Candy Coated', mixant les Beastie Boys et le rock crapuleux des Distillers.

Ils sont deux à finir le sketch off stage à la grande joie des clients.

Un scoop : RickyBilly a signé Dearly Beloved pour le prochain festival qu'il compte organiser dans un endroit restant à déterminer, à la même affiche: Captain Flemmard and the Killing Flies, Los Ultimos Cannibales Fucked Emmanuelle in the Dark, Where's Cinderella, Carlotta Grisi and her Polka Bears, et la Vengeance des Bisounours from Outer Space.

On y sera!

Dearly Beloved @ Rock Classic - Bruxelles- le 07 août 2015
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Dearly Beloved @ Rock Classic - Bruxelles- le 07 août 2015
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 07:25
The Big Bayou Bandits ( Arenaconcert - Nijdrop) - Park Hof ten Hemelrijk - Opwijk- le 6 août 2015

Pendant l'été le Nijdrop organise chaque jeudi soir un concert dans le cadre enchanteur du Hof ten Hemelrijk, en cas d'intempéries, alles verhuist naar binnen.

Point de pluie en ce chaud jeudi estival, des chaises, des tables, une buvette hospitalière, des prix ( 1€50 la Jupiler) à faire frémir tous les requins de chez Inbev qui, avec l'aide de la régie foncière bruxelloise, vient de sonner le glas pour deux des seuls vrais bistrots bruxellois fleurissant sur la place de La Liberté, sur le podium: The Big Bayou Bandits !

Les Brugeois nous promettent une belle tranche de cajun spiced rock'n'roll.

Un soundcheck prometteur, un passage à la buvette histoire de se ravitailler avant le coup d'envoi et avec un léger retard, Yves Messany ( chant et panoplie d'accordéons tex-mex ou zydeco) également membre des Mean Mountainers - Guy Winne ( dobro, el. guitar) cf.le précédent, lid van de Mean Mountainers - Jean-Luc Messany, broer van ... aux drums, un encyclopédiste a retrouvé la trace des frangins au sein des Billygoat Riders et, pas Werner De Cock à la double bass, mais un remplaçant pas con , Pieter Van Stichel ( The Panhandlers), rappliquent.

Pendant près de deux plombes ces vauriens vont abreuver les villageois ( qui étaient plus que qualifiés pour se débrouiller sans l'aide de quiconque, les Polonais ce sont des chameaux en comparaison) de cajun, zydeco, rockabilly, tex-mex, country, vintage rock'n'roll sentant bon les swamps de la Zuidleie ou l'Acadie ménapienne.

Un CD à leur catalogue, 'Cajunbilly'.

Un premier traditionnel cajun, 'J'étais au bal', nous invite à tournoyer en mesure, il est suivi par ' Grand Bosco' du cajun blues narrant une sombre histoire d'infidélité, titre que tu peux entendre sur leur plaque.

L'accordéon virevolte, la contrebasse soutenue par le mini-kit de Jean-Luc imprime le rythme et la national steel brille, tout va bien, si ce n'est que tu n'oses quitter ton siège pour aller te désaltérer, une bande de joyeux, ayant fait voeu de délaisser le coca et l'orangeade, le lorgne depuis dix minutes.

Accélération sensible avec le chaste 'Choupique two step'

....Hey jolie catin, ouais, moi jm'en va

Moi jm'en va, dans l'Grand Choupique

Pour voir des belles tite-blondes ...

Je t'accompagne, lance un poilu.

Les Bandits embrayent sur un autre classique aux couleurs de la Louisiane, 'Diggy Liggy Lo' suivi par ' Crazy Arms' de Ray Price, a honky-tonk standard.

Un sérieux coup d'accélérateur, on retourne voir les filles faciles avec ' 73 Special' avant de constater que le Winne troque le dobro contre une guitare électrique, le groupe s'attaque à Johnny Cash, ' Wreck of the Old 97'.

Well, folks, let's do the 'Zydeco Bop'.

Comment on guinche sur ce truc?

Fais comme le singe!

Après l'intervention d'un local ayant dans l'idée d'accompagner le combo, on reprend le cours de la croisière, ' One step a Chaumont', puis le terrible 'Memphis Tennessee' de Chuck Berry et comme ils n'ont que ça en tête et qu'ils viennent de toucher leur paye, une nouvelle visite à la maison close s'impose, ' Petite ou la grosse'.

' J'suis content d'être Cajun' , on boit de la bière tout l'hiver et on s'amuse.

Ma demande de naturalisation est sous enveloppe.

Nous sommes en 1928, "Allons à Lafayette" is officially known as the first commercial Cajun song to be recorded.

Je veux bien te payer un godet, gars, mais 'Cinquante Piastres', mes vieux cuillotes, and mon pick-up truck c'est tous que j'ai à mon nom...

Diantre, on danse le 'Bosco Stomp' pour oublier toute cette misère.

Tes voisins picolent, les Bandits rigolent, tu bats du talon, le Winne décide de jouer de son dobro façon lapsteel, 'Saturday night Special' et le joyeux ' Lâche pas la patate' inspirent un rougeaud, biberonné à la Trappiste, il tient à danser, mais pas seul, tous on décline son offre généreuse, pour ne pas qu'il se mette à chialer un copain revient avec un bac de 24 Jupiler, ambiance!

' Convict two step, il s'est trouvé une cavalière, le numéro, par contre a été refusé par la commission de censure, dans l'étang les canards se marrent!

'Bon temps rouler' rocke ferme, il est suivi par 'One of these days'.

Du Pink Floyd?

Non, de Rika Zaraï!

Place à 'Sugar Bee' une abeille cajun fabricant du miel bluesy.

Pas le temps de butiner à l'aise, ils ont déjà envoyé ' Promised land' de Chuck Berry, une fameuse poussée de fièvre.

Le ' Big Bayou breakdown' déboule en mode kazatchok.

Tiens, voilà le gars de tout à l'heure, on lui refile un triangle artisanal, Euclide était doué pour les mathématiques mais n'avait pas l'oreille fine.

On s'en fout, on rigole, les vaches du Jura en vacances dans le coin, aussi.

'Cajun Saturday Night' et l'inévitable 'Jambalaya' nous conduisent vers le terminus.

Un final rock'n'roll, ' Tear it up' et ' Gone, gone, gone' de Carl Perkins mettent un terme à cette soirée délassante.

Le 12 septembre, The Big Bayou Bandits au 13de Gebod à Lichtervelde!


The Big Bayou Bandits ( Arenaconcert - Nijdrop) - Park Hof ten Hemelrijk - Opwijk- le 6 août 2015
The Big Bayou Bandits ( Arenaconcert - Nijdrop) - Park Hof ten Hemelrijk - Opwijk- le 6 août 2015
The Big Bayou Bandits ( Arenaconcert - Nijdrop) - Park Hof ten Hemelrijk - Opwijk- le 6 août 2015
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:11
De Corsari’s - Maurits Duchéhof, Vilvoorde ( Palm Parkies)- le 5 août 2015

La brève de JPROCK:

De Corsari’s - Maurits Duchéhof, Vilvoorde ( Palm Parkies)- le 5 août 2015

De Corsari's est un groupe atypique.
Atypique car éminemment festif, le genre de groupe que tout amateur de rock va rapidement qualifier d'excellent groupe de bal, mais cette fois sans aucune allusion péjorative et avec même un certain respect. Ces gens là savent jouer, c'est sûr !
Formé par Roel Vanderstukken acteur et chanteur connu en Flandres qui sur scène se transforme en Monsieur Loyal et lead singer charismatique à la tête de cette bande de musiciens impeccables, et avec l'aide de Sarah chanteuse qui jouit d'une belle notoriété chez nos amis flamands mais dont la plupart des francophones n'ont jamais entendu parlé, ce sextet nous fait revivre les swinging 50's et 60's avec à leur répertoire une panoplie de hits de Ritchie Valens, The Monkees, Elvis Presley, The Beatles, The Hollies, Jackie Wilson, Paul Anka , Roy Orbison etc..
Avec eux, aucun temps mort et aucune prétention autre que de faire danser et chanter le public dans la bonne humeur générale. Et ça marche !
Les titres s' enchaînent sans aucun temps mort et avec une maestria digne des meilleurs bands live. Et le public nombreux s'amuse et s'en donne à coeur joie.
Les choses se ringardisent un peu lorsqu'en fin de set on a droit à quelques chansons populaires tirées du folklore flamand , mais toujours dans un esprit festif qui fait chaud au coeur.
Bref, si vous voulez vous éclater et passer une soirée bien barge et bourrée d'énergie positive avec des amis, allez voir De Corsari's vous passerez franchement un bon moment.
Et rien ne vous empêche le lendemain pour vous sevrer de vous mettre un petit Led Zep, un The Cure ou un Patti Smith dans la platine histoire de vous donner bonne conscience... !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

De Corsari’s - Maurits Duchéhof, Vilvoorde ( Palm Parkies)- le 5 août 2015
De Corsari’s - Maurits Duchéhof, Vilvoorde ( Palm Parkies)- le 5 août 2015
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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 21:03
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015

Le billet de JPROCK :

Soirée classic-rock ce mardi aux Lokerse Feesten avec au menu Tom Jones et Status Quo et en hors d’oeuvre et pousse-café The Bootleg Beatles.
J’arrive légèrement à la bourre dans le backstage des Lokerse Feesten pour cause de travaux intempestifs sur l’autoroute d’Anvers en venant de Bruxelles. Quatre vingt minutes de route pour atteindre Lokeren aujourd’hui à cause des bouchons causés par les travaux, soit presque le double de dimanche dernier !
Sur scène les Bootleg Beatles ouvrent la soirée devant un public où les fans de Tom Jones côtoient quelques chevelus revêtant fièrement leurs t-shirt « Quo » vieux de quelques décennies.
Et pourtant ce soir, rien ne sent le vieillot, les deux têtes d’affiche vont nous prouver avec panache que pour faire du rock et du bon il n’est pas forcément nécessaire d’être couvert de boutons d’acné.

Environ une petite demi-heure après que les Bootleg Beatles aient quitté la scène au terme d’un set bien sympathique mais néanmoins très en deçà des originaux ( ou ce qu’il en reste ! ) une voiture de luxe se gare dans le backstage.
Je me précipite vers le gate public pour rejoindre la foule tandis que Sir Tom Jones grimpe l’escalier métallique qui donne accès à la scène et fait son entrée sous les applaudissement nourris d’un public impatient de voir son idole alive and well.
Car à 75 ans dès les premières mesures de son premier titre « Burning Hell « Tom Jones impressionne.
Vêtu d’un costume bleu très élégant qui met en valeur ses cheveux blanchis par les ans l’homme aux cent millions d’albums vendus qui dans les seventies fit vaciller Elvis de son rôle de King, reste élégant et charmeur.
Et puis il y a cette voix unique, à peine moins puissante qu’à ses débuts et qui vous colle contre les murs dès qu’elle s’emballe.
Entouré d’un band redoutable Sir Jones rocke comme un beau diable avec « Burning Hell « , » If I only knew « et « Reelin' 'n' rockin' « , se montre sensuel et charmeur avec sa reprise de « Kiss » ou de « Sexbomb « , impressionnant d’émotion sur la reprise de « Tower of Song « de Léonard Cohen et même chaloupant lors d' une version étonnante de » Delilah « .
Plus rien à voir avec sa version Vegas, depuis une quinzaine d’années Tom Jones est revenu aux sources avec des gigs bien envoyés.
Très souriant, la star britannique semble heureuse d’être sur scène lors de cette belle soirée estivale et arbore de grands sourires satisfaits.
Au total il nous gratifie d’un set brillant de septante cinq minutes sans aucune faute de goût avant de regagner sa limousine pour laisser place à ceux qui vont enflammer le Grote Kaai : les increvables Status Quo.
Jamais un band n’a aussi bien porté son nom.
Depuis plus d’un demi siècle ( ils ont démarré en 1962 sous le nom de « The Spectres « ) Status Quo accumule les hits ( ils en ont placés plus de soixante dans les charts britanniques ! ) et arpente sans relâche les scènes du monde entier.
Le groupe ne s’est pas imposé par la force mais par une régularité exemplaire dans la qualité de ses compos et des prestations live inoubliables, véritables moments d’anthologie orgasmiques.
Rossi, Parfitt et leur comparses n’appliquent qu’une seule recette : efficacité, énergie et bonne humeur. Ca fait des années que ça dure et l’âge n’ y fait rien, la fête et l’osmose avec leur public est toujours totale.
Il suffit d’assister pour la xième fois à un début de concert des Quo et à cette intro mythique de « Caroline » par Richard Parfitt solidement campé sur ses jambes et martelant sa six cordes pour se sentir obligé de bondir sur place du premier au dernier titre.
Et ce soir ne fait pas exception.
Le Quo met une fois de plus le feu avec un répertoire en béton et avec une prestation rageuse et fun comme il en a désormais l’habitude.
Avec eux, la balance est réglée en moins de deux et ils ont d'ailleurs surpris toute le monde et moi en particulier en démarrant dix minutes en avance sur l’horaire prévu. J’étais encore affalé dans un sofa en backstage lorsque sur l’écran télé de la press room j’ai aperçu Parfitt qui se lançait dans sa légendaire intro, avant de me précipiter dare dare à quelques mètres de la scène en me faufilant tant bien que mal dans une foule compacte et totalement conquise. Ouf, j’y suis, la fête peut commencer !
Nonante minutes plus tard, c’est en nage que Status Quo salue son public avant de revenir pour un « Rock n’ Roll Music - By Bye Johnny » totalement jouissif.
Tant que ces gars là auront un souffle de vie ils continueront à faire rocker la planète avec leur boogie irrésistible.
Continuez encore longtemps comme ça Messieurs vous faites du bien à nos âmes, et je n’ai qu’une chose a vous dire après vous avoir vu sur scène tant de fois : vous ne m’avez jamais déçu et je vous aime !
Bravo !
Lorsque je quitte le site du festival The Bootleg Beatles s’apprêtent à clôturer la journée en beauté avec un deuxième set de covers qui s’annonce aussi festif que le premier.
Décidément nous avons vécu une bien belle soirée dédiée au classic-rock qui depuis près de soixante ans et après avoir divisé les générations au temps de son apogée les rassemble aujourd’hui par le talent intemporel de ses stars.
Et ça, ça me plaît !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist TOM JONES:
Burning Hell
(John Lee Hooker cover)
Mama Told Me Not to Come
(Randy Newman cover)
Didn't It Rain
([traditional] cover)
Tomorrow Night
(Bob Dylan cover)
Raise a Ruckus Tonight
Sexbomb
Shake a Hand
Delilah
Elvis Presley Blues
(Gillian Welch cover)
Tower of Song
(Leonard Cohen cover)
Green, Green Grass of Home
(Johnny Darrell cover)
It's Not Unusual
You Can Leave Your Hat On
(Randy Newman cover)
If I Only Knew
Crazy 'bout an Automobile (Every Woman I Know)
(Ry Cooder cover)
Reelin' and Rockin'
(Chuck Berry cover)
Kiss
(Prince cover)

Setlist STATUS QUO :
Intro
Caroline
Something 'bout You Baby I Like
(Tom Jones cover)
Rain
Paper Plane
What You're Proposing / Down The Dustpipe / Wild Side Of Life / Railroad / Again And Again / Big Fat Mama
The Oriental
Creepin' Up on You
In the Army Now
(Bolland & Bolland cover)
Drum Solo (The Caveman)
Roll Over Lay Down
Down Down
Whatever You Want
Rockin' All Over the World
(John Fogerty cover)
Encore:
Rock and Roll Music / Bye Bye Johnny

Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
Lokerse Feesten - Day Five- Grote Kaai, Lokeren - le 4 août 2015
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 20:26
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015

Charles Eloy.

Deuxième journée duRonquières Festival. La météo est identique à celle d’hier. La vague de chaleur persiste. Profitons de l’ été.

Rouge United

Rouge United, le groupe, fondé en 2011 et composé de la chanteuse néerlandaise JC Wardenaar à la voix rock cassée et de trois musiciens, nous offre un cocktail détonnant de mélodies pop, mais avec un son rock.

Le groupe a tourné essentiellement aux Pays-Bas. Il a gagné des prix et est passé à la radio nationale. Il est également lauréat du concours « L’Envol des Cités » , province du Hainaut.

Le public est interpellé de suite par ce groupe avec une attitude rock qui n’a pas été pistonné par les amis des amis , mais qui a forgé sa réputation et travaillé avant de venir conquérir la Belgique.

Une excellente ouverture et découverte pour la deuxième journée du festival.

Antoine Chance

Antoine Chance, fils de ……… a plus d’un chat dans son sac. Wat een Gelu(c)k.

Une coïncidence. Il porte un polo rayé marin pour prendre possession de la scène TRIBORD accompagné de quelques musiciens. Ensuite la section cuivres les rejoint.

« Paradis en enfer » : Antoine demande au public de l’accompagner. De suite, un chœur de luxe composé de plus de mille participantes résonne sur une centaine de mètres.

Extraordinaire, ce spectacle. Quelques titres de son répertoire : Qui sais, Qu’est-ce qu’il nous faut, Les nuages

Les tickets du dimanche étaient les premiers à être sold-out. Les familles en voulaient pour leur argent. En comparaison avec la journée d’hier, je remarque que les festivaliers se sont pointés très tôt.

Des espaces pour enfants sont prévus (châteaux gonflages, jeux, …….)

Talisco

Un grand cru bordelais.

En effet, Jérôme Amandi (Talisco) est né à Bordeaux.

Il s’aventure dans le folk rock américain. Quelques touches de touche de trip hop et des nappes d’ électro garnissent les arrangements. Son concert est une invitation à l’évasion. Il a sorti un album, intitulé « Run » en 2014. Un écorché vif dans son inspiration nous transportant dans différentes ambiances. Sa musique est millimétrée et efficace et paradoxalement laisse de la place à la fantaisie et des expérimentations sonores hétéroclites. Talisco a le secret de tenir en haleine un public hétérogène.

Kadebostany

Un groupe que nous retrouvons à de nombreux festivals. Il a le talent de mélanger des styles musicaux différents. Le spectacle est bien en place et amuse le public.

Ce groupe s’est créé une république imaginaire « Kadebostany » entre des autochtones suisses et les sièges sociaux des multinationales privilégiant l’évasion fiscale.

De l’électro, une guitare incisive, la chanteuse Amina qui effectue des acrobaties, les cuivres avec des sonorités de fanfare, un cocktail nous surprenant durant le concert.

La musique klezmer, les fanfares balkaniques, la French Touch, le hip-hop, le pop fédérateur et populaire , des touches orientales, l’électro orchestral nous invitent à un voyage dans la république du Kadebostany.

Great Mountain Fire

Le groupe qui suit Kadebostany doit assurer.

Les musiciens de Great Mountain Fire avec leur look improbable y mettent toute leur énergie. Les musiciens changent souvent d’instruments créant une activité constante sur la scène. Ils en profitent pour faire connaître leur nouvel album Sundogs rempli de pop psychédélique moderne qui groove.

Frero Delavega.

Le duo, composé de deux musiciens-chanteurs, Jérémy Frérot et Florian Garcia, dit Florian Delavega, accompagné de leurs musiciens sont heureux d’être sur une scène belge. Ils savent de quoi ils parlent. Le public belge est ouvert comparé à celui de l’Hexagone. Nos gars sympathiques sont chaleureusement accueillis.

Après avoir bénéficié de l’effet du « noice » en participant à la troisième saison de The Voice, ils ont sorti un album.

Sur scène, c’est un récital de ballades rafraîchissantes, une ambiance sans prise de tête. Le tout convient à l’esprit festif de ce festival.

Quelques chansons sont des perles, suivies d’autres d’une simplicité banale répétitive et parfois je décroche. Sous le soleil de plomb de fin d’après-midi, je n’ai aucune envie de réfléchir.

Jacco Gardner

Le perroquet Jaco est le meilleur parleur parmi les perroquets et le plus vendu en France.

J.A.C.O : Julien Animaux de Compagnie et d’Ornement. L’univers animalier au service des particuliers et des professionnels.

Ne cherchons plus. Le présentateur le présente comme un ovni.

Jacco Gardner est un multi-instrumentiste néerlandais qui s’essaie au chant. Nous écoutons de la musique néo-psychédélique et pop baroque des années ’60 avec des références à Pink Floyd. Son dernier album « Hypnophobia » est sorti en mai 2015.

Les uns crieront au génie, d’autres le traiteront de faussaire.

Je constate uniquement que le public, dans une totale indifférence, déserte l’espace devant la scène et se prépare pour le concert de Kyo.

Jacco Gardner, l’ ovni est passé et très peu de personnes l’ont remarqué.

Jacco, tu n’auras pas le droit ce soir, ni aux tomates, ni aux cacahuètes.

Ayant un petit besoin pressant, je constate qu’il est impossible de joindre les toilettes destinées au grand public et de traverser la foule dense qui migre vers le concert de Kyo.

Un bénévole me renseigne. Je cours vers un bâtiment. Arrivé de l’entrée de celui-ci, un agent de sécurité contrôle mon bracelet sur lequel il est noté le numéro 5 (presse/photo). Il me dit : » les toilettes sont réservées aux numéros 11 et 12, les artistes » Il fait correctement son travail.

Désespéré, je retourne vers l’arrière d’une scène et découvre une toilette. Youpi, un endroit sans interdit dans lequel je n’ai pas besoin de numéro pour contribuer à respecter un festival écoresponsable et durable.

Kyo

Le présentateur, animateur d’une radio connue en Belgique kiffe pour Kyo.

Il y a dix ans , il a fait une interview avec Kyo. A cette époque, il avait quatorze ans et cela le marquera à vie.

Notre groupe, le phénomène variété pop/rock de la fin des années 90 en quête de la jeunesse éternelle commence à s’adresser à plusieurs générations.

Le répertoire enchaîne les nouveaux (L’équilibre, Poupées russes, Le Graal) et anciens titres (Contact, Dernière Danse, Je cours, Le chemin) afin de satisfaire les fans de la première heure et les nouveaux venus. La dynamique est bien maintenue avec une alternance entre ballades et des chansons avec un tempo plus accéléré.

La musique pop rock avec des touches d’électro semble plaire au public. Un retour triomphal pour Kyo après plus de 8 années d’absence.

Christophe Willem

Christophe Willem est un showman. Il s’adresse régulièrement au public.

Anecdote. Il dit « le public belge n’ a pas besoin de boire pour s’amuser. Enfin, j’en vois quelques-uns »

Il est sur scène avec un claviériste et un batteur. Il nous chante des compostions originales et des reprises ‘Superstition'- ' Sunny'

Je remarque que les organisateurs ont songé à insuffler un peu de vie à ces constructions industrielles grises. Des projecteurs dessinent des bulles oranges qui semblent monter et descendre de la grande tour. Pour information, les ascenseurs hydrauliques du plan incliné de Ronquières, unique au monde, sont classés au Patrimoine mondial par l’UNESCO.

Les premiers étages des bâtiments sont ornés de leds rouges et bleus.

Shaka Ponk

Un groupe qui a travaillé plusieurs années afin de faire accepter leur concept musical et visuel.

Quelle explosion d’énergie !

Fra, le chanteur saute et se laisse transporter par le public.

Le groupe a déjà interrompu une tournée suite à une blessure à la jambe (ligaments arrachés, ménisque explosé, tibia brisé). Fra est un drogué de la foule. Il continue.

Ensuite la chanteuse Samaha reprend le flambeau.

Les chansons mélangeant électro-rock, punk, metal, funk, hip-hop, rap s’enchaînent.

N’oublions également non plus l’effet visuel avec la mascotte Goz, partie intégrante du groupe Shaka Punk qui apparaît sur un écran derrière la scène.

La fatigue d’une ou deux journées de festival commence à se faire ressentir. Une minime partie du public commence à quitter afin d’éviter les problèmes de circulation.

La singularité de Ronquières festival. Une tête d’affiche est programmée pour les deux journées : dEUS et Shaka Ponk. Hormis ce fait, les groupes émergents et plus connus sont mélangés.

Cela oblige les festivaliers à découvrir d’autres artistes et styles musicaux.

La quatrième édition de Ronquières Festival est une réussite complète.

photos: Dominique Parein.

et Jean-Marc Piérard

Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
Ronquières Festival - Seconde journée - le 2 août 2015
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 08:27
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015

Le billet de JPROCK :

Incontestablement lesLokerse Feesten occupent aujourd'hui une place de choix parmi les meilleurs festivals de Belgique.
Organisation sans failles, parking aisé, système de navettes pratique qui conduit les spectateurs de leur lieu de parking au site, infrastructures au top, service de sécurité impeccable et backstage agréable et fonctionnel, tout est réuni pour que le spectateur lambda profite au mieux de l’affiche.
Et chaque année celle ci est hétéroclite et variée et en propose pour tous les goûts.
Aujourd’hui c’est la journée métal et une fois de plus le line-up est plus qu’attractif.

Début des hostilités prévu à 16h15 avec SKINDRED que je n’ai pas vu car pour moi la journée débute avec la prestation d’Epica.
Le groupe de métal symphonique néerlandais formé en 2002 par le guitariste Mark Jansen est fidèle à lui même et interprète ses excellentes compos devant une foule déjà bien compacte.
Simone Simons balance sa chevelure de feu au rythme des riffs et démontre à qui ne le saurait pas encore qu’elle est une excellente chanteuse.
EPICA peut être gratifié d' une bonne prestation sans surprise mais bien agréable.
Place ensuite à nos amis de CHANNEL ZERO.
En ce qui me concerne je trouve que le line-up actuel de Channel est le meilleur que le band n’ai jamais eu.
Franky De Smet Van Damme est impérial dans son rôle de frontman-monsieur loyal qui harangue la foule et arpente la scène de long en large les cheveux plaqués sur le visage par la sueur.
Derrière lui Tino De Martino , Mikey Doling et Chris "Seven » Antonopoulos assurent comme des chefs.
Certains reprochent à Mikey un coté quelque peu effacé sur scène mais perso ça ne me dérange pas, le gratteux est super efficace et le son Channel Zero diablement puissant.
Du bon boulot, un set 100% energy comme à chaque fois, Channel c’est LA valeur sûre du métal belge, un point c’est tout.
Bravo les gars, une fois de plus vous avez été grands !

Le soleil brille toujours de ses mille feux sur le site du festival lorsque Zakk Wylde fait son entrée en scène avec BLACK LABEL SOCIETY.
Véritable machine de guerre BLS dévaste tout sur son passage.
Soli imparables d’une virtuosité à toute épreuve, rythmique lourde à vous secouer les tripes, BLS c’est LE band heavy métal américain par excellence.
Quel spectacle de voir Zakk torturer sa guitare sur laquelle vient pendre sa longue chevelure trempée et de le voir se cogner le torse à coup de poings entre deux solos rageurs.
Ce mec est une légende, un guitar-héro unique en son genre doublé d'un bon chanteur qui vit pour sa musique et pour le rock.
Quand je le vois sur scène je ne peux m’empêcher de repenser à cette après-midi passée avec lui dans Bruxelles il y a bien longtemps au sortir d’une séance de dédicaces dans un magasin bien connu de Bruxelles et qu’il avait ponctué par un showcase acoustique avant un concert électrique avec Pride and Glory le soir au Biebob de Vosselaer.
Un type formidable et terriblement doué, un colosse à l’incroyable gentillesse.
Merci Zakk, ce soir encore tu nous as tués !

Le soir tombe sur les Lokerse Feesten lorsqu' une voix annonce ROB ZOMBIE.
Il est 22h passé de quelques minutes lorsque notre homme déboule sur les planches coiffé de son Stetson et vêtu d’une veste à longue franges flanqué de ses acolytes John 5 ( vous savez ce guitar-hero qui a bossé avec Marilyn Manson ! ), Piggy D. et Ginger Fish. Et c'est parti pour le gros show !
Rob Zombie on stage c’est un incroyable barnum musical inventé par un mec féru de cinéma d’horreur, qui officie aussi en tant que scénariste et réalisateur de films.
Dans ses influences Zombie cite entre autres Alice Cooper, Black Sabbath, Kiss, Mötley Crue et les Ramones.
Et il ne se prive d’ailleurs pas de mettre au menu de ses prestations live quelques covers de derrière les fagots qu’il transforme en hymnes métal à sa sauce.
Ce soir on a droit au « Blitzkrieg Bop » des Ramones, à « School's Out » d’Alice Cooper et à une version étonnante du « Sex Machine » …de James Brown !
Rob Zombie ose tout, tape dans la démesure et nous balance un show monumental qui nous arrache de notre vie de tous les jours pour nous emmener dans un univers inquiétant qui lui ressemble.
Monstres, personnages étranges, bandes sons tirées des films d’horreurs des années cinquante et soixante, riffs implacables qui émanent de la guitare outrancière de John 5, le spectacle est total et même les ballons sont de la partie.
Inutile de dire qu’avec ce show Rob Zombie a mis le public à genoux, il faut dire que Zakk Wylde avant lui avait déjà bien commencé le travail.
Il est 23h20 lorsque les quatre musiciens de Rob Zombie saluent une dernière fois la foule et que je décide de quitter le Grote Kaai direction Bruxelles.
Pour le publie la fête n’est pas finie puisqu' à 23h45 c’est Soulfly qui montera sur scène pour clôturer une journée qui jusqu’ici a tenu toutes ses promesses.

Bravo aux groupes et aux organisateurs , des affiches comme celle ci on en redemande et vous pouvez nous en servir tous les ans, on adore ça !

Texte et photos : Jean+Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
Lokerse Feesten - Day 3 - Lokeren- Grote Kaai - le 2 août 2015
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 14:53
Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015

Pour la huitième édition de Louvain-La-Plage, le dernier concert programmé par les

Soirées Cerises annonce Colline Hill et Blemzia.

Après t'être garé sous la place, pas moyen de faire autrement et c'est pas gratuit, tu viens prendre le pouls en surface, un immense bac à sable où les gosses jouent au ballon, les coconut trees servant de poteaux, le ciel, bleu en ce premier jour d'août, remplaçant la barre transversale, tandis que les jeunes mamans se prélassent allongées sur un transat.

Ce n'est ni l'affluence d'un samedi estival à Blankenberge, ni un fiasco total pour les cafetiers locaux.

20:30, Colline Hill prend place sur le mini- podium, branlant, installé dans un coin du bassin.

woho woho

woho woho

Je l'ai vue près d'un laurier elle gardait ses blanches brebis,

quand j'ai demandé d'où venait sa peau fraîche elle m'a

dit,c'est d'rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies!..

Oui, Joe, elle a sifflé, pas sur la colline, dans le sable, mais bon là n'est pas la question, ça faisait un bout de temps que ta route et celle de Blandine Coulet, la Bretonne installée à Liège, ne s'étaient croisées.

Depuis, un successeur à 'Wishes', sorti en 2012 et épuisé, est prêt à se vendre, la sortie officielle de ' Skimmed' est prévue pour le 21 septembre. L L N entendra plusieurs nouvelles compositions ce soir.

Sinon la release party aura lieu le 09 octobre au Centre culturel de Chênée.

Le set débute avec le désormais classique 'By You', tu avais oublié combien son phrasé était impeccable et ses mélodies imparables.

Telle une légère brise décoiffant les chevelures des estivantes, la mélodie vient caresser les pavillons auditifs.

Une première nouveauté, le mélancolique 'To die like a king', nous laisse entendre que le second disque sera celui de la maturité.

Pas de profonds bouleversements, le fond reste d'inspiration indie folk/americana et l'authenticité est toujours au rendez-vous.

Elle embraye sur 'The Greatest' qui n'est pas un emprunt à Chan Marshall mais également un morceau prévu sur 'Skimmed'.

Avec le mouvementé et catchy 'From Now' on revient en terre connue, les plagistes rythment la mélodie en battant des mains avant de reprendre le refrain en choeur.

Sur l'album, 'Someone left before me' est décoré de lignes de guitare électrique pointues, même sans l'apport d'une formation complète le titre enjoué séduit les masses.

Avec 'She believes in me', à rapprocher des meilleurs Natalie Imbruglia, on retombe en mode ballade tonique.

Avant de nous présenter les deux nouveautés suivantes ( 'Old Flame' ( à vérifier) et l'intimiste ' Random kies'), Colline nous rappelle les noms prestigieux dont elle a eu le bonheur d'assurer l'avant-programme: America, Peter Cincotti ou Crosby, Stills et Nash.

Cohen, Dylan, Baez, Johnny Cash sont les artistes qu'elle écoutait adolescente, la seule reprise de la soirée sera le 'Ring of fire' du Man in Black.

La fausse fin en a dérouté plus d'un et Christian aux manettes, d'une manoeuvre malhabile, a créé un blanc de 3 secondes lors du moment le plus intense.

Il a eu droit à un beau sourire.

'But in my days' et ses acrobaties vocales met un terme à ce set de 50' fort apprécié.

Blemzia.

Ton accordéon me fatigue Yvette

Si tu jouais plutôt de la clarinette

Oh, Yeah !...

Antoine n' y connaissait rien à la musette même si un jour il s'est acoquiné avec Georgette, il n'avait qu'à devenir Globe-Flotteur!

Donc Blemzia, c'est trois poulettes, elles vont détester, qui font de de la musette.

Oui, mais pas de la désuète, faut pas confondre ces suffragettes avec des nonnettes ou des catherinettes insatisfaites, elles pratiquent l'art du second-degré et du délire poussé à l'extrême tout en maniant accordéon diatonique, violoncelle ou saxophone soprano comme des chevronné(e)s.

C'est pas qu'elles ont l'intention qu'un fossoyeur les mette dans le trou, mais leur slogan sonne:

J'veux qu'on rie

J'veux qu'on danse

J'veux qu'on s'amuse comme des fous..

La plus dingue, c'est une grande bringue dont la carte d'identité indique Lila Gion, sa copine au sourire éclatant, la Mancelle Hélène Cusson jongle avec un piano à bretelles et puis tu as la sérieuse, la classique, Florence Sauveur au violoncelle.

Lila nous signale que la formule trio c'est pour les budgets modestes, la formation existe en formule bienvenue chez les bourgeois friqués, elle compte six éléments et sera en résidence à la Maison de la Création.

' Le bal des gueules cassées' ouvre.

Inspiré par le roman de Guillaume Prévost?

Aucune idée, fieu, mais je te défie de ne pas taper du talon pendant cette valse musette au ton Emile Zola.

'Puta Gris' soutenu par un violoncelle sombre démarre gravement, mais bien vite le ton change et c'est la Mano Negra en jupon que ton cerveau entend.

Un lift?

On prend ' L'Autoroute', je te préviens elle passe pas l'quatre-vingts ma traction.

Pas grave, on aura le temps de contempler le paysage.

Les plus perspicrasses d'entre vous auront constaté que nous ne sommes pas toutes Belches, d'ailleurs la seule autochtone c'est soeur Sourire, on vous chante 'Paris', un tango rive gauche.

Sortez les robes de soirées, le complet veston, pantalon, gilet, cravate, pochette, direction les ' Soirées Mondaines'.

Y aura de la bière?

Of course et des caricoles, tu restes ici pour surveiller le chat!

Depuis trente minutes t'arrêtes pas de rire, ces nanas pétillantes sont le remède idéal pour soigner cafard et mélancolie.

' L'étui' est dédié au gars qui jouait du violon en rue dans l'indifférence générale, il est suivi par une carte postale sépia montrant un Paris lointain, 'La patronne de café'.

Oui, elle ressemble à Arletty, oui tu peux parler de réalisme poétique.

'Les Prostidiennes'.

Les filles d'Alain Prost?

Ne cherche pas, mec, t'as des prostituées, des comédiennes et forcément des prostidiennes, ce titre nous a été inspiré par votre Théâtre National dont les rues avoisinantes sont peuplées de péripatéticiennes peu farouches.

Musicalement les filles brassent large, de la valse, du tango, du klezmer, du jazz aux saveurs Sydney Bechet, du folk, du quartier latin style Patachou ou Catherine Sauvage, t'as jamais le temps de t'emmerder, elles surprennent constamment.

' L'hymne à la nuit' se termine, Lila apostrophe un brave quidam, eh, toi, t'as pas applaudi, t'es pas sympa, c'est parce qu'on est des filles ou quoi, le pauvre hère s'empourpre avant de battre timidement des mains.

Schadenfreude?

Mais non, ni remords, ni regrets...

Salope!

Attention, l'heure de la révolte a sonné, les femmes libérées debout sur les barricades, poings levés, hurlent 'Saxodéon' façon rap sexiste.

Ce concert haut en couleurs se termine avec l'ode à ' La Famille'.

Avec Blemzia la vie est loin d'être un long fleuve tranquille!

Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015
Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015
Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015
Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015
Colline Hill + Blemzia @ Louvain-La-Plage - Grand Place de Louvain-La-Neuve - le 1 août 2015
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:02
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015

Charles Eloy.

Le Ronquières Festival se déroulant du 1 au 2 août 2015 est sold-out avec 32.000 festivaliers. Il accueille les artistes sur les scènes à bâbord et tribord du Plan incliné de Ronquières, un ascenseur à bateaux sur le parcours du canal Bruxelles-Charleroi. Tribord est le côté droit d’un navire, bâbord est l’autre bord dans le sens de la navigation d’un bateau.

Quand vous venez de Braine-le-Comte qui est en aval du Plan de Ronquières, vous devez inverser, le tribord se trouve à votre gauche et le bâbord à votre droite.

Le temps est clément et les festivaliers profitent doublement de la musique et de soleil.

J’ai pris la précaution de lire la notice pour l’application du produit solaire. Il faut appliquer 2 mg de crème solaire afin de respecter l’indice de protection.

Gonzo

13 :20 : Un groupe bruxellois débute les hostilités et remercie le public d’être venu tôt.

Des musiciens chevronnés, issus de groupes (Saule, Fugu Mango, Clare Louise) décident de créer Gonzo, qui reprend des influences de musique californienne, Beastie Boys. Des mélodies qui accrochent. Sur scène, ils dégagent une énergie qu’ils puisent dans le cocktail qu’ils ont composé avec des éléments de rock, hip-hop, country, rockabilly, punk, afro-beat et autres goûts de genres musicaux. En fin de compte, le cocktail musical qu’ils offrent ne permet pas d’en goûter les différentes saveurs. Leurs inspirations me semblent avoir été utilisées dans leurs précédents groupes.

Dario Mars and the Guillotines.

Mon collègue Michel a rédigé une chronique élaborée du concert de Dario Mars et the Guillotines lors de leur prestation le 11 juillet à Bruxelles-Les Bains. Je vous conseille vivement de la lire. Je n’ai rien à ajouter et confirme que Dario Mars and the Guillotines sont des bêtes de scène. Le Ronquières Festival donne l’opportunité à la chanteuse Bineta Saware de se dévoiler comme une tigresse dans sa splendeur vocale et visuelle pour le plaisir du public.

http://concertmonkey.be/reports/dario-mars-and-guillotines-bruxelles-les-bains-bruxelles-le-11-juillet-2014

L’Entourage

Des artistes regroupés dans un collectif, influencés par le rap new-yorkais circulent sur scène, nous offrant des mélodies entrainantes, à mon humble avis, trop monotones. Le festival est gratuit pour les enfants dessous de 12 ans accompagnés d’ adultes. Il y a un esprit convivial. Quand les rappeurs demandent au public de lever les mains, le public exécute de suite. Et les ados, parfois en révolte contre la société, en transit vers la vie d’adulte responsable (lol) ont déjà acquis des rituels. L’esprit déjà bien conditionné, ils imitent les enfants.

Il est interdit d’introduire les gamelles sur le site du festival. Chouf (regarde en arabe) Je remarque un de nombreux stands proposant une riche variété de cuisines du monde. La preuve. Dans un stand de produits du Marrakech, je vois deux dames s’éplucher des pommes de terre et des melons et entretemps elles discutent. Les personnes dans le stand à côté préparent des crêpes et galettes bretonnes artisanales.

Alice on the Roof.

Une révélation de cette année. Alice, vingt ans, pianiste de formation, se retrouve sur scène avec deux musiciens . Elle a le tract et il me semble qu’ elle n’est pas encore habituée à cette grande foule qui est venue l’admirer et qui l’a découverte avec son premier EP« Easy come, easy go ».

Après avoir participé à l’ émission à The Voice (demi-finaliste), elle a tracé son propre chemin. On dirait une sainte nitouche. Je lui souhaite que sa voix fragile , exercée par sa participation à des chorales, lui permette d’avoir le même succès que Sœur Sourire, l’une de nos rares artistes belges qui a conquis les Etats-Unis. Le répertoire tourne autour de sonorités électro-pop influencées par les productions scandinaves aux arrangements précis (exemple : The Cardigans). Ses notes de piano s’envolent au-dessus de l’audience.

Nous avons été des privilégiés au Ronquières Festival, le concert à l’AB du 22 novembre 2015 est sold-out.

Un album est prévu pour la fin de cette année.

Dotan

Un artiste singulier qui s’est fait connaître par son tube international « Home », tiré de son album « Layers ». Les musicien(nes) sont vêtus sombrement en noir. Il nous chante des paroles autobiographiques. Le public ne comprend pas les textes, mais est emporté par une musique douce. Il joue de la guitare et de la percussion, ajoutant une dynamique à son spectacle qui parfois semble mélancolique. Dotan a commencé son parcours d’artiste dans des concerts « Living Room » et est maintenant projeté sur des grandes scènes, s’adaptant aux nouvelles conditions. Il reprend une tendance musicale actuelle. Imagine Dragons utilisent également des percussions. Dotan l’applique d’une manière discrète. Son charme de prince oriental a attiré les jeunes admiratrices aux premiers rangs, près des barrières de sécurité. Dotan termine avec un morceau avec une rythmique plus rock et puissante « Diamonds in your bones ».

La Smala

Les smalas (familles, en arabe) présentes devant le groupe de rappeurs « L’Entourage » se sont entretemps multipliées, comme par miracle. Copie conforme en ce qui concerne leurs comportements durant le concert.

A quand une version rap de « La Macarena » ? Tu es prié de ne pas toucher le voisin ou la voisine.

Les six membres Seyté, Senamo, F.L.O., Rizla, Shawn-h et Dj X-men nous présentent essentiellement des titres extraits de leur album « Un cri dans le silence », sorti en 2015

Le groupe, écumant les salles depuis 2007, connaît une véritable percée en 2014.

La culture hip hop commence à être reconnue en Belgique, ils sont signés par une major. Le travail paie.

Balthazar

« Il est né le petit enfant » par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

Non, les mages Caspar, Bathazar, Melchior cités dans l’Evangile ne sont pas de retour après plus de 21 siècles.

Le groupe Bathazar est de retour avec 4 musiciens et une musicienne avec une pop ensoleillée et présente des titres, tiré de leur album « Thin Walls ». Actif depuis plus de dix ans, ils ont acquis une grande maturité .

« Then What » : Il me semble déjà avoir entendu une ligne de basse similaire dans un morceau des eighties.

En bref, un concert bien construit, agréable à écouter, sans rien réinventer. Un groupe qui participe à de nombreux festivals européens.

Autres titres du concert : Decency, Leipzig, Boatman.

BRNS

Vous prononcez « Brains ». Le quatuor belge , un pur produit de notre terroir a réussi à faire reconnaître leur musique internationalement.

Le secret de leur succès, une complète indépendance dans leur création, hors format pré établi, interpellant le public

« Void ». Tim Philippe, le chanteur est à la batterie. L’atmosphère s’installe de suite avec le synthé et le guitariste frottant les cordes de la guitare avec une fine barre en métal. Le morceau est lent, un mélange de post rock et pop. Parfois l’ambiance tourne au dark avec le titre « Here dead he lies ».« My head is into you » : l’intro est jouée par un trio de mélodicas, suivie par des nappes d’orgue. Les musiciens sont multi-instrumentistes passant de la guitare vers les claviers . Quatre musiciens suffisent pour produire le son d’un petit orchestre.

BRNS mérite bien le titre de groupe indie alternatif par les structures inattendues dans ses compositions accessibles à un large public.

Charlie Winston

Notre troubadour et hobo a bien changé. Il a enregistré son nouveau disque en Angleterre. Peut-être a-t-il fréquenté l’entourage de Robbie Williams. Son spectacle est bien travaillé, il est devenu un entertainer, dans le bon sens du terme.

Charlie porte un costume lui serrant au corps, les musiciens sont en chemises et costumes bleus. Le look est soigné. La musique est plus rock et laisse moins de place aux morceaux acoustiques.

Il porte un chapeau, il siffle. Tout le monde sait que Charlie est là. Dès qu’il commence à siffler, les admiratrices crient « Charli……………………………..e. Attention, Patri…………………….ck (Bruel), il y a de la concurrence. Charlie est un excellent compositeur à aise dans des styles d’électrofunk, beat box, soul, rock, pop, blues .

Brigitte

Une voix-off annonce « Vous connaissez BB, Brigitte Bardot ? »

Ainsi commence le spectacle musical racoleur dont chronique par mon collègue JP lors de leur passage à l’AB.

http://concertmonkey.be/reports/brigitte-%C3%A0-lab-le-31012015

Grand-père et grand-mère, tonton et tata remercient leur famille de tout leur cœur pour les tickets d’entrée.


dEUS

Le clou de la soirée en contraste avec les artistes précédents.

Un exemple pour les autres groupes belges. Il y a toujours cette même envie de jouer des musiciens après les 20 ans du groupe et cela se ressent.

Les musiciens se connaissent bien et toute leur générosité est transmise au public.

Tom Barman, en jeans et chemise blanche, est comme un boxeur qui monte sur le ring et donne tout, quitte à te mettre OK.

Une clôture magistrale de la première journée du Ronquières festival.

photos: courtesy Focale 2.8

Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
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Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
Ronquières Festival - Première journée - le 1 août 2015
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Published by Charles Eloy.+ Focale 2.8 - dans Concerts
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