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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:24
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

 

Bruxelles vit à l'heure Trump!

Curieusement l'accès au centre ville n'a jamais été aussi aisé, un calme relatif règne de la Place Rouppe jusqu'à la rue des Lombards.

Même scénario sur le boulevard Anspach, mais à 250 mètres de l'AB, devant la Bourse, la manifestation "Trump not welcome"fait le plein!

L'AB avait également un message adressé à Mr Helmet Head: : « Don’t duck for Donald ».

Tu t'étais pas tricoté un bonnet rose à oreilles de chat, tu avais d'autres chats à fouetter, pardon Felix, si tu avais sorti ton tacot pour le larguer à 500 mètres de l'AB, c'était pour assister au concert de Madeleine Peyroux ,dans une salle érigée en configuration théâtre, c à d des fauteuils jusqu'à un mètre de la scène!

Madeleine, a kid ( 43 piges) from Brooklyn, a sorti une septième plaque, 'Secular Hymns', fin 2016, l'album vient 20 ans après 'Dreamland' her debut album.

La dernière fois que ta route avait croisé celle la Peyroux c'était en 2009 dans la même salle.

 

20:30', ils sont trois à se présenter sur une scène décorée sobrement, Madeleine Peyroux, avec à ses côtés une acoustique et un charango, le contrebassiste Barak Mori, déjà de l'aventure il y a huit ans, et un formidable guitariste, Jon Herington ( Steely Dan), même remarque que pour Barak.

The lady is in a joyful mood, elle choisit ' (Getting Some) Fun Out Of Life', que Billie Holiday avait enregistré en 1937, pour entamer ce récital, après quelques remarques sarcastiques visant un président en voyage...it's scary to be in Brussels right now but let's have some fun...

Déjà Mr Herington place un petit solo subtil, Barak l'imite.

Hello Donald, 'Hello Babe' , un premier extrait du dernier né, elle singe une conversation téléphonique avec le milliardaire grisonnant, grimace à la manière d'une guenuche/greluche tout en laissant un espace suffisant à ses musiciens pour qu'ils puissent digresser habilement.

Une tarentelle, Bruxelles?

Oui mais pas une sicilienne, ' Tango Till They're Sore' est de la plume de Tom Waits.

Mai, un peu tard pour sortir les confetti donc on a applaudi!

En français: j'aime toutes les musiques mais je ne chante que trois types de chansons, le blues, l'amour et l'alcool, 'Guilty' de Randy Newman combine les trois thèmes .

Elle a le nez fin, Madeleine, lorsqu'il s'agit de choisir les titres qui conviennent à sa voix exceptionnelle, elle ne se trompe jamais.

Elle reste dans le motif alcoolisé et choisit d'interpréter 'If the sea was whiskey', un blues de Willie Dixon pendant lequel la slide de Jon fait merveille.

A nouveau son arc tire quelques flèches empoisonnées en direction du visiteur envahissant.

Europe is a land of churches like Brooklyn is, le superbe ' Our lady of Pigalle' illustre son propos.

La formule en trio confère une atmosphère intime de réunion familiale au concert. Toujours en mode confidences, la Queen of the unhurried, dixit une Londonienne, propose ' Je cherche un homme' un titre écrit en mode Edith Piaf par la merveilleuse Eartha Kitt.

Après quelques palabres avec ses complices, Madeleine décide de modifier la playlist prévue et enchaîne sur le classique ' I Ain't got Nobody', une adaptation libre, décorée d'harmonies vocales sucrées.

Avec ' Don't wait too long' reviennent les quolibets adressés au Président visiting a hellhole, George Bush n'est pas épargné non plus.

Mais nous sommes ici to cheer you up, annonce-t-elle et le plaisir est synonyme de rock, 'You can't catch me' de Chuck Berry déménage sérieusement.

Après cette poussée d'adrénaline, les musiciens se dirigent vers le bar laissant la madame seule.

Elle interprète trois titres en solitaire, s'accompagnant au charango ou à l'acoustique, 'Easy come, easy go blues' popularisé par Bessie Smith, suivi par la grosse claque de la soirée, ' Voir un ami pleurer' de Jacques Brel, tu n'as pu t'empêcher de verser une larme en sentant la mort omniprésente, et enfin le medley 'J'ai deux amours'/ ' New-Orleans Hop scop blues'/ 'Trampin'.

Elle était suffisamment fraîche la Duvel, les petits gars?

Jon et Barak ont le sourire aux lèvres et reprennent leur place pour un titre du poète Linton Kwesi Johnson, 'More time'.

Pas de spoken-word, Madeleine chante!

Let's go on with a song for the ladies, le gospel ' Shout Sister Shout' de Sister Rosetta Tharpe et spécialement pour Valérie, un r'n'b gluant, 'Everything I Do Gohn Be Funky (From Now On)' d'Allen Toussaint.

Retire les sièges et tout le monde se déhanche!

Samba time pour suivre avec la perle de Carlos Jobim, 'Agua de beber', des flashes d'Astrud et de Georges Moustaki te traverse l'esprit, mais déjà le dernier titre se profile, une perle de plus, Leonard Cohen, ' Dance me to the end of love' qui voit la salle se lever après les dernières notes.

 

Bis.

You were a nice audience, vous méritez un titre radieux, pourquoi pas les Beatles, ' Getting better' pendant lequel elle se permet un jeu de jambes Moulin Rouge en restant assise sur son siège.

Madeleine doit en avoir marre d'interpréter ' Careless love' chaque soir, aussi décide-t-elle de désacraliser l'oeuvre en demandant aux musiciens d'improviser un chant lors de leur solo respectif, celui de Jon sera jazzy, Barak préfère le zézayant!

Un nouveau salut appelle une seconde position debout pour les spectateurs et c'est avec 'This is heaven to me' que s'achève la soirée.

 

PS- si pour beaucoup les termes classy, geweldig, brillant... reviennent souvent, certains clients ont quitté le magasin désappointés ...she looked like an old lady sitting on a stool... AB, your seats suck... concert aseptisé et humour lourdingue...

 

Toi, en regagnant ton tacot, tu fredonnais...dance me to the end of love... en te foutant des esprits chagrins!

 

 

 

 



 

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:44
Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 

Quelque part on a lu:

 With their potential to bring distorted noise to the masses, Afrirampo may end up with an interesting footnote in the history of fucked up rock music.

 

Afrirampo is  Oni (Beppin) and Pikachu (Yasashii).

 The band was active from 2002 to 2010 and reformed in 2016.

 

Florian Hexagen était aux Ateliers Claus...

 

Prestation complètement dingo-géniale des japonaises de Afrirampo hier soir @ Les Ateliers Claus. Après une introduction en forme d'exutoire collectif pour se plonger dans le bain de leur folie contagieuse, on s'est pris pendant une heure non stop des décharges électriques et de bonne humeur dans la face. Il suffisait de voir les sourires à la sortie du concert pour se rendre compte que ce duo-là a quelque chose que peu ont: une énergie et une happy mood tout simplement exceptionnelles.

 Merci les filles, c'était parfait!

Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 11:24
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

 

Raconte, Florian Hexagen:

 

Et encore une foutue branlée garage rock psyché noisy assénée par les éternels Thee Oh Sees hier soir au Botanique. Les années passent, mais le talent et l'énergie sont toujours là, pour notre plus grand plaisir. Ne les ratez pas sur cette tournée, vous allez encore vous prendre une claque, comme d'habitude!

La Jungle a également plutôt bien assuré sur une scène aussi grande, même si leur formule est plus adéquate et radicale quand servie dans des clubs de plus petite taille.

 

Rodolphe du CHAFF confirme:

 

Ce soir j'avais mon ticket pour Chassol. Je rentre à l'avance, installé près de la console, le concert démarre et vraiment hyper classe. C'est juste super. très inspirant, tourbillon de pensées , je pense à Van der Keuken, aux photos que mon père à prises en Inde quand il est parti seul se perdre en sac à dos, j'avais quatorze ans, je me pose des questions sur le montage et le documentaire. Bref, je sors quand même fumer une clope après quarante minutes de ravissement, grosse dose de classe déjà, donc pause. Et je descends les marches du Botanique. Dernier morceau du live des Oh Sees, un délire de plus de vingt minutes, putain la claque. Là... le même sentiment, vraiment que durant un concert de SUUNS. d'être à moment historique, important, qui éclate le cadre et regarde en avant, libre de tout formatage. Une tuerie, mais vraiment une de ces claques énormes, dont on ne se remet pas. Dans la rue un riff de The Fall en tête.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:35
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

 

Bruxelles:  22e édition de la Belgian Pride, vaut mieux abandonner l'idée du déplacement en voiture.

La Stib te dépose à la Bourse vers 18:50', il y  règne une folle ambiance, d'un pas décidé tu arpentes le boulevard avec dans l'idée de t'en jeter une au café de l'AB.

Surprise, une queue conséquente se dessine depuis les portes, fermées, de la salle de concert, il faut se glisser dans le serpentin.

Tu dévisages les convoyeurs, qui comme ceux de Benoît Mariage, gentiment, attendent , le résultat est sans équivoque, tu participeras à une nouvelle édition de Tintin in de kleutertuin.

L'âge moyen avoisine 16 ans, les  proportions: 80% d'Eve, 20´d'Adam.

On nous laisse pénétrer dans le café, nouvelle file avant l'ouverture de la salle, puis ruée vers les premiers rangs.

 

20:00 Ulysse.

Un trio d'indietronica que tu avais croisé à Bruxelles-les-Bains en 2014.

 Depuis Arnaud Duynstee, Benoit Do Quang et Julien Gathy sont déjà passés cinq fois dans les salles du Bota, ont sorti un second  EP, 'Cashmere Guns', et, tout récemment, le single' Acid' featuring Roméo Elvis.

Si à tes yeux la synth pop d'Ulysse s'avère soignée dans les moindres détails: des vocaux éthérés, des nappes de synthé homériques, de temps en temps une guitare âcre..  le flonflon proposé  montre aussi certaines faiblesses: le produit est trop hygiénique, trop nacré, trop Monsieur Propre.

Reproches rejetés par le public de Warhola qui s'est entiché du trio francophone.

Après une intro synthétique, suivie par un ' Brussel, hoe gaat het' opportun, Ulysse lance une plage dream pop esthétique et ouatée devant être ' Cashmere Guns'.

Un second bel effort linguistique pour introduire ' Witness' témoignant des mêmes qualités que la précédente.

Quelques coups peu appuyés sur un drumpad, trois voix aériennes, un soupçon de hip hop, tes petites voisines se dandinent.

Ulysse aux pays des merveilles a invité un MC pour remplacer Roméo Elvis sur 'Acid' , une apparition brève mais appréciée.

Le plus ancien ' Wounds' a fort plu à Pénélope, et quand le polyglotte de la bande a proposé, maak lawaai, elle a aboyé wouh, wouh, wouh, comme ses copines.

' Many times' is ons laatste liedje, puis on reprend le paquebot nous ramenant à Ithaque.

Niet slecht, a conclu Silke!

 

21:10', Warhola s'est  fait attendre pendant dix minutes, les fans sont restées sages!

Tout ce que touche  Oliver Symons se transforme en or, Bazart cartonne et Warhola, vainqueur du Humo's Rock Rally en 2014, une Ancienne Belgique bourrée en 2016, un contrat en poche pour Werchter cet été, suit le même chemin. Le groupe prépare un premier full CD qui doit succéder au EP 'Aura', le single 'Jewels' a été envoyé en éclaireur.

Quatre musiciens en piste avant l'arrivée de la star, sans doute ( ils n'ont pas été introduits) les deux batteurs  Simon Ruyssinck ( The Father, The Son and The Holy Simon) et Niels Meukens ( X!nk), Daan Schepers aux  keys et guitare et Wouter Souvereyns au synth bass.

Dans une semi-obscurité, ils balancent une intro initialement minimaliste avant l'entrée en action de percussions explosives.

Des cris se font entendre dès l'apparition d'Oliver Symons qui arbore une longue veste/chandail très esthétique, 'Reshape' est sur les rails, les pulsations des synthés, soutenus par les drums, viennent secouer tout ton être tandis que la voix de falsetto du leader te transperce le cerveau, tu y ajoutes un lightshow alternant phases lumineuses éblouissantes et périodes obscures et te voilà transporté vers une autre galaxie.

Le show de ce soir permet d'essayer les nouvelles compositions en public, ainsi la setlist mentionne 'Girl' bourré d'effets de voix et terminé en détonation  puissante.

Les titres du EP, reconnus et murmurés par les fans,  le premier single ' Unravel'  ou 'Aura' , relayent habilement des nouveautés envoûtantes telles que 'Woken' ou ' Sportkar'.

L'incroyable voix du frontman s'autorise des escalades vertigineuses, plusieurs fois, elle côtoie des précipices sans jamais défaillir, il déambule de long en large sur la scène, s'installe de temps en temps derrière son clavier, le tapote nerveusement avant de reprendre ses  pérégrinations.

Pendant une de ces primeurs, tu discernes des coloris psychédéliques tels que Lennon/Mc Carthey en avaient utilisé pour 'Lucy in the Sky with Diamonds'

Une première intervention lumineuse à la guitare réjouit les amateurs de rock, mais c'est lorsque Warhola entame 'Lady'  que les gamines entrent en transe.

Puis la playlist mentionne 'Slide', an electronic dancetrack nerveux, emprunté à Calvin Harris, il précède  ' Promise ' prévu pour le prochain album, l'intro de cette plage évoquant Frankies Goes to Hollywood.

' Red' et son final démoniaque achève le set officiel.

 

Les lycéennes n'ont pas eu à se morfondre des plombes avant le retour de leur idole, Oliver Symons revient, seul, pour interpréter 'Summer' ...is gone... a  classic piano ballad, puis le groupe au complet le rejoint pour 'Jewels', le dernier single en date, qui démarre en mode  funk avant de virer dancetrack affolant.

 

Warhola est prêt pour grimper sur les plus hautes marches du podium!

 

 

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:11
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017

 Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le  20 mai 2017

 

Pierrot et Margaret Destrebecq - King

 

Il y a du soleil sur la route de Bruxelles à Ittre. Mais pas aussi resplendissant que le sourire que nous réserve Annick qui nous accueille derrière son desk trop haut pour elle à l’entrée du Zik-Zak.

Sur le podium, des musiciens peaufinent leur sound check sous l’oreille attentive d’Olivier et pour cela, ils mettent à l’honneur « Pretty Woman » de John Mayall, un de mes artistes favoris de la grande époque du bluesman anglais qui lors de mon service militaire en 1970 a alimenté pas mal ma collection de vinyles.

Ce soir la salle se remplit tout à son aise, il n’y a pas urgence, le concert débute à 20h30 / 20h45 selon notre gentille hôtesse et il n’est que 20h15. Le préposé à l’éclairage de scène joue encore avec ses switches alors qu’en musique de fond, Beth Hart nous met en condition pour recevoir les décibels de « The Lonely Free », un band que je ne connais pas et qui assure la première partie du concert de Bai Kamara Jr.

Alors que sonnent quelque part les trois coups du troisième quart d’heure après vingt heures, les musiciens montent sur scène et entament leur set.

Première étonnement, la voix superbe, qui groove à merveille, de Sophie Kroonen, une voix qui ne « colle » pas au personnage, de prime abord mais qui titre après titre va nous faire vivre d’intenses émotions. Deuxième surprise de la soirée, celle que nous réserve la guitariste, Julie Jeavons. Ce grand échalas filiforme dont la tête semble perdue dans les cintres du Zik-Zak nous déverse des tonnes de notes dans des soli d’enfer et des interprétations très personnelles de morceaux aussi connus que Whole Lotta Love dans un début très bluesy qui bascule en un rock déchaîné sous les vocalises de Sophie, ou un cover de Amy Winehouse, le très célèbre « Back To Black » où Julie laisse libre cours à ses longs doigts sur les cordes de sa gratte. Le troisième à jouer dans les cordes (pas vocales celles-là) c’est Dimitri Evers. Lui, il triture une basse fretless à cinq cordes et pour sûr, ce n’est pas un manche de brosse qu’il manipule. Derrière ses fûts, Stéphane Rossewy n’est pas de reste dans ce band qui nous aura fait passer un très bon moment de rock, nous proposant notamment des compositions intéressantes et qui tiennent la route et des covers très bien revues à leur sauce.

Un petit break le temps d’installer le matos et voilà qu’apparaît le Maître des lieux pour ce soir, Monsieur Bai Kamara Junior. Il débarque seul sur scène et entame sa session par un titre de son nouvel album qui devrait sortir prochainement. Il termine sa chanson et demande aux +/- 50 personnes disséminées dans la salle de se rapprocher de la scène, ce qui change tout de suite l’ambiance et réchauffe l’atmosphère. Il nous annonce une soirée multiculturelle avec tantôt du funk, tantôt du blues, ou encore de la zik hispano et du blues africain. Il est accompagné ce soir de Thierry Rombaux à la basse, d’Eric Moens à la guitare et d'un drummer doué, monsieur Yves Baibay.

La soirée est bien lancée, BKJ danse sur scène et invite le public à en faire de même, ce que ne manque pas de faire un couple âgé qui semble s’amuser follement.

Ceci dit, pour Bai Kamara, la musique n’est pas qu’un amusement, c’est surtout un moyen de faire passer des messages humanitaires, d’alerter le public des dangers du racisme, des problèmes de famine mondiale, du désespoir des réfugiés et j’en passe, ce Monsieur mérite tout le respect du monde tant pour son engagement personnel dans la lutte contre les inégalités sociales que pour ses qualités vocales et musicales.

C’est avec un immense sourire et de la joie dans les yeux qu’il terminera son set, tout acquis à son public, revenant pour un rappel de deux titres avant de disparaître derrière le rideau de scène et réapparaître quelques instants plus tard dans la salle, au côté de Annick qui comme nous a adoré la soirée.

 

Set list de The Lonely Free :

Hoochi Coochi, What It’s All About, I Put A Spell On You, Talking About, Back To Black, Whole Lotta Love,Still Standing, Present Forever To Last, Move over, This World, Songs To Set You Free, / Encore: Rock N’ Roll.

 

Set list de Bai Kamara Jr :

Beautiful People, Going Up The Wrong Way, Misery, It Ain’t Easy, Promise Of Gold, Riverboat Blues, If I Could Walk On Water, Signs, Someday, Got Out Of This, Making Beggars intime, / Encore : Substitute, Fortune.

Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:02
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

 

Si Alex Cameron, your new favourite loser pour paraphraser la presse anglo-saxonne, n'est pas encore la hype du moment, ça commence à y ressembler, ce soir La Rotonde affichait complet pour le concert du bel Alex, aux dernières nouvelles, toujours membre de Seekae, l'experimental electronic band de Sydney.

 

Pour sa tournée européenne, le dandy qui a déniché un fac-simile de la veste à franges que Roger Daltrey portait en 1965, a emmené Jack Ladder comme support.

 

Jack Ladder ( real name Tim Rogers)  n'a vraiment pas besoin d'une échelle pour agripper le micro, cette girafe, également originaire d'Australie, sévit depuis une douzaine d'années dans le monde musical, on lui connaît quatre albums, le dernier 'Playmates' date déjà de 2014.

En principe le crooner se produit accompagné d'un band, The Dreamlanders, il les a laissés Down Under pour se produire solo.

Le fait d'être orphelin doit l'avoir quelque peu ébranlé, pour lui tenir compagnie dans sa loge, l'organisation, n'ayant pas les moyens de lui offrir une call girl, lui a refilé une bouteille de Jameson qui n'a pas fait long feu.

C'est donc légèrement euphorique, mais également passablement paumé, que Jack hits the stage à 20:30'.

Il ramasse une guitare électrique pour attaquer 'Come On Back This Way', un superbe titre pour lequel Sharon Van Etten avait prêté sa voix lors de l'enregistrement de l'album.

La version roots minimaliste proposée à Bruxelles s'éloigne passablement de l'original, il nous la joue crooner désabusé à la façon de Nick Cave, son timbre se rapprochant de celui de Gordon Lightfoot.

Toujours hésitant, le mec avance ...I'll play a new song for you..., alors que son feuillet indiquait ' Cold Feet' un titre de 2011, il lance une boîte à rythme diffusant une musique electro sur laquelle il place son baryton à la manière de Marc Almond.

Retour de la guitare, je vais vous interpréter un titre plus ancien utilisé sur la bande son d'un porno, ce n'est pas vraiment ma  tasse de thé, mais bon, ça m'a donné l'idée de rejouer ' Dumb love'.

Les parallèles avec Nick Cave ne sont pas ineptes, la voix traînante du grand Jack captive, sa démarche gauche le rend attractif auprès de la gent féminine.

Pas de bol, il relance le programming pour la suivante, ce qui nous donne la même impression de playback que lors du concert en demi-teinte donné, il y a peu,  par Barry Adamson dans la même salle.

Merde quoi, c'est pas une émission de télévision où le chanteur évolue en s'accompagnant de bandes, du faux live, quoi!

Le mélancolique 'Hurtsville',  titre d'un album de 2011, nous réconcilie avec le bonhomme, qui n'a vraiment pas besoin d'artifices pour nous faire apprécier ses talents d'écriture et de chant.

Il y a du Johnny Thunders dans son approche musicale.

Référendum: à la guitare ou with backing track?

Avis partagés, ce sera avec les bandes qui amorcent ' Susan', une valse electro aux relents Leonard Cohen pas désagréables.

Jack prend congé en nous proposant a lovesong about acceptance, you know ...be good to one another ... .

Après un petit salut nonchalant, le poor lonesome cowboy regagne l'arrière-boutique, il évite de peu une chute en se prenant les boots dans le câblage.

A revoir avec band! 

 

 

Alex Cameron.

Le temps d'aller écluser un demi avec quelques connaissances, il est 21:35', tu décides de regagner l'hémicycle, il est plein à craquer, Tom Waits s'égosille sur un microsillon, les lumières se dissipent, quatre ombres déambulent sur scène: Alex, gomina et veste en daim, son complice, Roy Molloy au saxophone, et deux mercenaires, Justin Sullivan à la guitare ou à la basse, et un batteur finlandais, engagé dernièrement.

L'histoire a fait le tour du monde musical, son seul album ' Jumping the  Shark ' sort dans l'indifférence générale en 2013, puis  Siberia Records l'imprime en version physique, en 2014, sans plus de succès,  re-release en  2016  chez Secretly Canadian, cette fois, bingo, ouvrez le tiroir caisse.

L'éternel défaitiste gagne au lotto!

La setlist de ce soir comportera pas mal de nouveautés, à commencer par ' Candy May' qui ouvre le bal et pour lequel Alex gratte une guitare...Candy May I think I'm dying... une amorce qui te situe dans quel univers s'ébat le bonhomme, tu aimais le Lou Reed de 'Berlin', tu vas craquer pour les histoires cafardeuses que narrent le  freak australien.

'Happy Ending' la plage inaugurale de l'album succède à l'histoire de Candy May, t'es pas étonné de lire à droite et à gauche des gens établissant des parallèles avec Alan Vega, même minimalisme, mêmes intonations paresseuses.

Le beautiful loser a abandonné son instrument, les mains désormais libres, il oscille mollement sur scène, se retrouve à genoux, tend le fil du micro au dessus de la tête tout en chantonnant  son happy ending pas vraiment enchanteur, quel genre de fin heureuse peut-il débusquer à Chinatown?

 Une pipe,  a handjob, qui dit mieux?

Il est disert, cet Aussie, avant d'envoyer ' Real bad looking',  il nous confie quelques souvenirs de jeunesse, puis il refuse de faire santé au mec qui lui lance une remarque absurde, no cheers with water, chap, it brings bad luck, on se voit après le gig avec une boisson plus décente, this one is called 'The comeback', je la dédie à mon pote Jack Ladder.

Roy aussi a des choses à raconter, son étude approfondie du tabouret, sur lequel reposent ses fesses, valait tous les contes surréalistes imaginés par les spécialistes du genre.

Pour  l'histoire de ma  1988 Cadillac Coupe DeVille, vous écoutez ' She's mine' , un titre dansant  basé sur de  désuètes sonorités 80's.

Tandis qu'il ramasse sa guitare, un illuminé lance un 'Alex à poil' inopportun, le syndrome Cyril Hanouna, sans doute!

Si tu tiens absolument à voir des hommes nus, je te refile l'adresse d'un hôtel à Lexington, tu leur dis que tu viens de ma part.

Le groupe enchaîne sur 'True Lies' qu'Alex nous croone à la manière de Roy Orbison.

Sur fond disco, il propose ' The Chihuahua'  ou comment se sentir puissant quand on est minuscule.

Ensuite vient un des tout grands moments de la soirée, ' Take care of  business'  en version  synth pop/ post punk mordante ( les claviers vintage, invisibles, sont  programmés, le batteur se chargeant d'envoyer les séquences).

Déjà le dernier titre se profile, une ultime anecdote concernant son passé d'investigator à Sidney précède le titre héroï-comique, 'Marlon Brando' .

 

La Rotonde enthousiaste réclame le retour du personnage charismatique et de ses complices, ils reviennent très vite pour nous envoyer ' Politics of love'.

 On doute qu'il s'agisse du titre que Paul McCartney et  Peter Gabriel ont un jour composé pour Amnesty International sans jamais le diffuser.

Alex Cameron poursuit une tournée européenne qui le verra traverser la France, les Pays-Bas , l'Italie et quelques pays plus au nord.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:44
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017

Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017.

 

Une organisation du Korean Cultural Center Brussels.

Le Beurs, cinq étages plus haut, la Zilveren Zaal, tu dois avaler quelques pils après avoir gravi toutes ces marches, dans 20' le groupe phare de la scène pop sud -coréenne, Sultan of the Disco, viendra faire monter la température, déjà tropicale, de plusieurs degrés.

Inconnu en Belgique, Sultan of the Disco, Korean No.1 Disco Band, remplit les stades en Asie et s'est déjà tapé deux fois le Glastonbury Festival, t'étais donc pas trop étonné de voir la salle envahie par une colonie d' affables jeunes personnes originaires du pays des Hans, quelques Européens, curieux, s'étaient égarés dans la masse, et devant la scène, on notait la présence de deux touristes n'ayant plus vingt ans depuis longtemps.

Le nom du groupe est explicite, Nahzam Sue (Vocal/Synth/Dance), J.J Hassan (Dance/Chorus), Ganji Kim (Drums), G (Bass) et Hong-ki (Guitar/Chorus) ne s'aventurent pas sur un terrain noise rock, leur credo c'est le disco, le funk, la soul des années 70, style musical glorifié par Kool and the Gang, Earth, Wind and Fire, les Bee Gees, le Gap Band, KC and the Sunshine Band, les Three Degrees, les Ohio Players, Rose Royce... sans oublier Donna Summer.

20:45', cinq jeunes gens sortent de coulisses, leur tenue vestimentaire est des plus flashy, des kimonos/robes de chambres aux couleurs vives, des lunettes de soleil ( 3€ chez Zeeman) assorties et pour plusieurs d'entre eux des mules de plage dont la sobriété égale l'éclat du rouge à lèvres d'Irma , une brave fille qui arpente les trottoirs d'une artère fréquentée du haut de la ville en souriant aux hommes seuls.

Aux pieds des deux chanteurs une setlist décorée de hanja artistiques mais indéchiffrables, tu as dénombré douze titres.

Le premier, un disco/rap nous rappelle l'époque glorieuse de Kool and the Gang, les califes coréens ont la bonne idée de ne pas se prendre au sérieux et entament une chorégraphie hilarante, mélangeant mouvements kung fu, gestuelle ample, contorsions et petits sauts audacieux.

Tout le manuel Clo Clo, Camping Paradis, Frank Duboscq y passe, tu te marres comme une baleine, derrière toi, les filles dansent.

Brussels, do you like us?

Yeah!

Oh, ça nous rend heureux!

JJ Hassan le pousse, déclare, assez ri, passons à la suivante.

Tu te souviens d'Imagination, 'Just an illusion' , 'Music and lights'... tu aimais, tu aurais dû venir au Beurs assister aux cabrioles de Sultan of the Disco, de fameux musiciens, des acrobates, et des entertainers improbables.

It's Wednesday night fever in Brussels!

Dis JJ, l'arithmétique c'est pas ton truc, tu dénombres un million de spectateurs/danseurs dans la Silver Room, divise par 10000 et tu approcheras du compte.

Voici 술탄 오브 더 디스코 ( Sunday Nigt Fever), son synthé plastique, son chant de fausset et ses choeurs Earth, Wind and Fire, c'est gluant à souhait et le petit passage rap décoiffe.

Ils enchaînent sur 'The woman at the Abdullah' , un downtempo dans le style des Stylistics.

Ganji Kim reçoit le micro et entame 'Weh eh eh eh eh' , Nahzam embraye, sa voix est transformée au vocoder, t'as l'impression d'entendre Donald Duck tâtant du funk, son copain descend voir les locaux pour leur montrer comment danser le disco à la mode de Seoul, grosse ambiance sur les toits de la rue Orts.

뚱딴지 (Ttungtanji), un nouvel extrait de 'The Golden Age' remue tout autant, des mains se lèvent dans la salle, une Seoul Wave accueille la présentation des musiciens, qui enchaînent sur l'étincelant ' Neon light'.

Annie Chancel te souffle, ça me rappelle mon époque avec les B Devotion.

Puis c'est l'heure du 'Oriental Disco Express', une discothèque sur rails, descendu du wagon en pleine campagne, le quintette part à la chasse aux papillons, ' Butterfly', un petit coup de wah wah, un drumming pesant et une basse ronflante plus quelques mouvements de brasse, pas un lépidoptère ne s'est pris dans le filet, but it's a baby making song, ajoute le chef.

Brussels, 'Tang Tang Bal' is our most funky tune, ready to dance to it, kids?

Bruxelles ne se fait pas prier et virevolte.

Hong-ki et Nahzam Sue se chargent des vocals durant le souple ' Caravan' , la performance s'achevant par l'exubérant disco/rap ' Magic Prince' .

 

 

One more, one more... scande le peuple, les sultans se ramènent et proposent un funk/punk transformant l'assistance en wallabys dopés aux amphétamines, le record étant atteint pour une petite délurée dont le bond a été homologué à 2 mètres 50.

Impressionnant!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
Sultan of the Disco au Beursschouwburg - Bruxelles- le 17 mai 2017
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 11:59
Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017

Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017

 

Déjà la cinquième soirée aux Nuits Bota, comme chaque soir, le menu est copieux, le philosophe du bistro local le formulait: choisir de ne pas choisir, c'est encore faire un choix, on l'a donc joué à pile ou face pour tomber sur l'Orangerie qui propose quatre noms ce soir, des familiers ( Noa Moon ou Pale Grey) et des obscurs.

 

Aliocha

T'es cultivé, tu penses à Henri Troyat, comme nous, t'es du genre béotien,tu penses à une poupée russe ou au chien de Madame Van Beneden, qui habite l'appart. du dessus, mais non, Aliocha Schneider, né à Paris mais Québecois, est acteur et aussi auteur-interprète.

Comme il n'a pas l'accent acadien, t'as été obligé de lire sa courte bio dix fois, c'est le musical qui nous concerne, on note un EP en 2016 et il soutient qu'un full CD ( Eleven Songs) sera dans les bacs en juin.

Ils sont quatre sur scène, Aliocha ( chant, guitare ac), son frangin, Volodia, à la batterie, Tom Tartarin , non rien à voir avec Daudet, à la basse et Christian Sean à la guitare, claviers, glockenspiel.

Aliocha est obligeant, il salue et s'inquiète de notre santé avant d'amorcer 'Ping pong club' , un indie folk aux tonalités américaines, la voix traînante et l'habit sonore sont plus proche de Dylan de ce qui prolifère dans les charts.

Il poursuit avec la ballade bien torchée 'Sarah', issue du EP 'Sorry Eyes', sobriété et classicisme sont au rendez-vous.

' Virtue' est dédié à Trump, même si au départ ce titre plus agressif n'avait pas été écrit en pensant à Donald dont la coiffure a inspiré un chercheur qui a baptisé une mite 'Neopalpa donaldtrumpi'.

La plage 'Sorry eyes', rythmée et secouante, devrait pouvoir passer aussi bien sur Classic 21 que Pure FM.

Le glockenspiel ajoute une touche ludique au midtempo soigné ' Crystal plane' et 'Flash in the pan', joué en picking, devrait plaire à Harry Vanda et George Young et aux fans de Cat Stevens ou de Simon and Garfunkel.

Aliocha ignore sciemment tous les artifices technologiques pour se concentrer sur l'écriture et un emballage musical héritier des sixties/seventies.

C'est plutôt un compliment qu'un reproche.

Il nous emmène dans des contrées arides avec 'Into the wild', tu penses à nos Dan San, présente ses compagnons, passe derrière le piano et balance ' Jamie' en pensant à un pote qui traversait une mauvaise passe.

Le lumineux ' The stars' achève ce concert plaisant.

 

Barbagallo

Oui, Didier?

C'est le batteur de Tame Impala!

Etil a joué avec Tahiti 80 et il fait partie d'Aquaserge.

Ne va toutefois pas d'attendre à du psychedelic rock, ce soir on sera plus proche de la pop de Tahiti 80 que des envolées de guitare acides.

Julien Barbagallo a déjà deux albums à son actif et dit préparer un nouveau disque.

Julien a atterri à Bruxelles accompagné par Theodora de Lilez ( Théodore, Paul et Gabriel) une bassiste douée, Thomas Pradier à la guitare acoustique et François Remigi aux claviers.

C'est parti, de sa voix floue, le bouclé psalmodie ' Nouveau Sidobre'.

Légère, légère, cette scie dream pop , il faut être amateur de Voulzy ou habiter Mazamet pour apprécier cette confiserie.

D'accord, les harmonies vocales sont soignées, le morceau prend des allures de bulle de savon, mais bizarrement le truc sonne affecté.

' Pas grand monde' s'avère tout aussi précieux.

Manifestement, Barbagallo ne fait pas l'unanimité, quelques clients quittent la boutique, d'autres, par contre, sont séduits par sa poésie volatile.

Il te faudra quelques titres pour t'habituer au timbre de sa voix et finir par apprécier certaines chansons.

Le gentil ' Moitié de moi' ne fait pas partie des titres prisés.

Oui, Louis?

T'as vu un lièvre, non, tu as dit mièvre!

Bof, c'est décoratif et Théodora chante juste!

Tous ces morceaux sont extraits de 'Grand Chien', la suivante, ' Ça tu me' date de l'album 'Amor de lonh', le titre, flottant, évoque les cachotteries et les mensonges.

' Longue la nuit' se laisse entendre sans déplaisir, les musiciens se débrouillent plutôt bien, tu as fini par accepter le filet de voix filiforme du batteur, d'ailleurs, en fermant les yeux tu entends le gazouillis des merles saluant l'aube.

' Mungibeddu' a été écrit aux pieds de l'Etna, le morceau n'est pas volcanique, mais ce slow est plaisant.

L'ambitieux ' La vérité' achève le set du grand Julien et de sa clique, un noisy passage postrock en a étonné plus d'un, nous fûmes nombreux à applaudir à mauvais escient.

Au revoir, Bruxelles, je regagne le Tarn!

 

21:55' - Pale Grey.

Non, gars, aucun rapport avec 'Under a Grey Pale Sky' de Sepultara, à Liège la voûte céleste se décline souvent en gris pâle, ce qui a probablement inspiré la musique de Gilles Dewalque, Maxime Lhussier , Janjannes Montens et Benoit Damoiseau.

Ils se présentent sur fond industriel et attaquent ' Ghost' le titletrack de leur dernier EP en date.

Ce qui surprend d'emblée c'est le timbre caverneux, proche de Mr Lannegan, du bassiste Gilles Dewalque, lead vocaliste du gang Liégeois.

La plage éthérée, habillée d'harmonies vocales soignées ( il n'y que le gentilhomme/batteur qui ne chante pas) soudain prend un sérieux virage postrock, les fantômes en sont tout secoués, l'Orangerie également.

Oui, JP?

Ils sont plus consistants que le groupe précédent, effectivement des arrangements minutieux, une belle maîtrise vocale, avec Pale Grey, Jaune Orange tient une pépite.

' Crow' ne se retrouve pas sur le EP, le volatile ne tenait pas dans son bec un fromage mais tenait un discours sombre et bien structuré.

Nous sommes heureux de nous être posés au Botanique, clament les Mosans qui envoient 'Talk' , un titre toujours aussi dense et travaillé avec une minutie d'artisan consciencieux.

Qui veut danser, questionne, une des moustaches, car sur scène s'ébattent trois moustaches, trois lunettes, une barbe, deux barbichettes et un glabre!

Une main se lève, Sophie a accepté l'offre et s'agite souplement sur 'Loss', un dancetrack fascinant.

Manon ( Noa Moon), tu nous rejoint pour la suivante?

On lui refile des wooden blocks pour qu'elle ne se mette pas les mains en poche et la troupe propose l'ensoleillé ' Seaside', ce qui signifie que la setlist traînant sur le sol n'est pas respectée et que tu prendras l'énumération des titres avec les réserves d'usage.

Voici 'Blizzard', sortez les mouchoirs pour vous protéger des grains de sable qui risquent de vous piquer les yeux.

Ils achèvent ce set par 'Billy' entamé par quelques coups de baguettes sur un drumpad, puis Billy s'enfonce dans un univers ouaté tout en évitant de se faire griffer par des plantes épineuses.

Du bon boulot!

Le 26 mai à Stavelot au Ciné Versailles!

 

Noa Moon.

Manon, t'étais où , au paradis?

Elle est revenue avec un nouvel album sous les bras, 'Azurite', et une direction musicale quelque peu différente, mais elle sourit toujours autant qu'avant, comme à l'époque où elle jouait devant trente pelés dans un bistro bruxellois.

Manon De Carvalho Coomans, beau l'ensemble pantalon noir, est toujours accompagnée par Fabio Zamagni à la batterie, Aurélie "Brownie" Muller tient la basse, tapote un synthé, joue de la clarinette et chante, par contre aucune trace de Catherine De Biasio, derrière les claviers, Bruxelles a fait la connaissance de Laetitia.

' Let it shine' une plage ensoleillée et frivole du second album entame le concert, avec ce titre Noa ne s'éloigne pas trop du folk pop qui caractérisait 'Let them talk'.

La suivante 'The sea' est plus contrastée, cette belle ballade, un brin smooth jazz, rappelle aussi bien Carole King que les Carpenters et nous prouve que désormais Noa Moon a gagné en maturité.

Pour rester dans le maritime, elle embraye sur 'Ocean', un titre chaloupé.

A travers le hublot du Nautilus, tu peux voir une multitude de poissons colorés s'ébattant parmi les récifs de corail, pas de bol, JP s'était tiré, tu ne verras pas de photo.

Le remuant ' Call my name', chouette basse, précède le hit qui a propulsé Noa Moon parmi les étoiles, 'Paradise' .

Elle abandonne la guitare et propose la soul pop ballad ' Kaleidoscope', qui a tout pour faire un tube.

'Found me' nage dans les mêmes eaux, plus profondes que ce que Noa proposait du temps de 'Paradise', la voix est plus adulte, un brin de nostalgie s'est installé, cela lui va bien!

'Alive', et ses touches exotico electro, invite à la danse, d'ailleurs, elle tient vraiment à nous voir bouger puisqu'elle reprend 'Lean on' de Major Lazer avant de revenir à son nouvel album avec le blues, sombre et lent, 'Nightwalk' , une pure merveille!

Le single' Sparks', tout naturellement, fait des étincelles mais nous on préfère le raffinement de ' Just a song' pour lequel Aurélie a cédé son synthé à Fabio pour aller jouer de la clarinette.

Merci, Bruxelles!


Bis.

Merde, les gens, revenez, il y a toujours un encore, lance Noa en voyant une grappe de spectateurs se diriger vers la sortie.

Elle invite la chorale de Pale Grey à pousser la chansonnette sur 'My City' qui achève ce concert ayant prouvé que Noa Moon est prête pour la saison des festivals.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017
Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017
Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017
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Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 12:37
Olivia Ruiz - Annika And The Forest - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 14 mai 2017

Olivia Ruiz - Annika And The Forest - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 14 mai 2017

 

Organisation: Live Nation

Annoncé à la date du 4 avril, le concert avait été reporté au 14 mai, cela explique-t-il que l' AB en configuration Box n'affichait pas complet?

Heure inhabituelle pour l'avant-programme, c'est à 19:30' qu' Annika And The Forest est attendue sur scène, une scène dont les 2/3 de l'espace sont dissimulés derrière un voile opaque.

 

Annika And The Forest c'est le projet d'Annika Grill, une Suédoise, désormais Parisienne.

Pas étonnant qu'elle ait été invitée par la Femme Chocolat pour assurer son avant-programme, la Jean Seberg lookalike a participé au dernier album, ' A nos corps-aimants', de la native de Carcassonne.

Après quelques EP's, Annika and The Forest vient de sortir l'album ' She' , un titre fort apprécié par Charles Aznavour.

Elles sont deux à se présenter face à ceux qui savaient que le show débutait à 19:30, Annika à la basse et Agathe Issartier, alias GATHA, une violoncelliste qui a récemment enregistré le EP 'Renaissance'.

Le duo lance ' Be the night', une boîte à rythme s'ajoute au cello et à la basse, sur un fond trip hop, la voix blanche d'Annika distille une touche glacée à cette plage d'un esthétisme nordique.

Hello, on s'appelle Annika and The Forest, c'est une première belge pour nous, et une première pour 'Ready to play', un titre cadencé que nous n'avons jamais interprété sur scène.

Le dramatique ' The light of the night', sous forme de nocturne electro, fascine et tu la crois quand elle chuchote ...I burn to this light;.. t'as rien pu faire, t'es pas pompier!

La suivante sera intimiste, prévient Miss Grill,' Part of Sorrow' évoque la gravité de Get Well Soon et te refile des frissons.

Changement de cap avec les gros beats electro de 'She', un morceau pendant lequel elle nous questionne, are you hungry, coz I'm hungry..., soudain la voix se fait Tori Amos et tu n'as plus vraiment faim, par contre, lui prendre la main pour aller se promener du côté de St- Géry, pourquoi pas!

Avec la ballade embrumée ' Rain' elle revient à l'album précédant pour achever le set par ' No Grace', un dance track porté par une basse qui pulse.

That was it, on se fait un selfie avec vous et on va vider un verre, see you, Brussels!

Une première partie intéressante!

 

Il est 20:32, déjà quelques agités s'impatientent, les premiers rangs perçoivent du mouvement derrière le drap, les musiciens, David Hadjadj, clavier, trombone, trompette, chœurs/ Frédérique Jean, batterie, percussions/ Matthieu Denis, basse, contrebasse, guitare, chœur/ Franck Marty, dulcimer, pitle, nyckelharpa, guitares ( dont une douze cordes) , scie musicale, chœurs, bulbul tarang, banjo, jewish harp et Vincent David, guitares, ukulélé, charango, chœurs ont entamé le premier morceau, une voix se fait entendre ...Mon oiselle a prit du retard

Pourtant j'ai prié chaque jour... Olivia, cachée, a entamé 'La Dame-Oiselle' , une plage de son cinquième album 'A nos corps-aimants' sorti en novembre 2016.

Les rideaux s'écartent, elle apparaît aux yeux des Bruxellois qui spontanément applaudissent.

Elle a adopté une coiffure chignon et porte un chemisier à froufrou noir lui cachant le cou.

Bien vite, la séduisante madame libère sa chevelure et se débarrasse du chemisier pour ne conserver qu'une seyante petite robe gris/noir qui lui permettra de virevolter à sa guise, elle ne s'en privera pas.

Elle ne manque pas de tempérament et le prouve dès la seconde salve, l'explosif ' Question de pudeur' !

Bruxelles bat des mains et continuera cet exercice pendant ' Les crêpes aux champignons', du rock comestible pendant lequel elle virevolte à 50 cm du premier rang.

Après ce numéro de femme fatale, elle peut se le permettre, elle est sexy en diable, le band attaque 'Il y a des nuits' dans un style proche d'Edith Piaf.

La slide lyrique de Vincent David et la voix sensuelle de la belle font mouche, Bruxelles savoure.

Le tourbillonnant ' Quijote' la voit se transformer en fougueuse danseuse de flamenco, tu te verrais bien en torero macho pour l'emmener faire un tour sur les Ramblas.

Seriez-vous tous hispanophones, questionne la belle en riant, vous savez à Figueras, il n'y a pas que lui, il y a aussi des filles de Joie, Franck est de Perpignan, il en sait quelque chose.

Voilà, je suis Dali pendant trois minutes, celui qui déclarait je suis un 'Paranoïaque transcendantal'.

Si le morceau démarre façon blues, très vite il se transforme en tableau surréaliste à la façon du grand maître catalan, il ne manquait que l'oeuf géant sur la toiture!

La maternité laisse toujours des traces, le tendre 'Nino Mi Niño' aura ravi toutes les mamans présentes dans la salle, en fin de morceau on s'éloigne de la sage version de l'album pour se retrouver dans les ruelles de La Havane et danser la salsa.

' Elle panique' un hit de 2009 réjouit les fans plus anciens, sur scène la complicité avec les musiciens est grande, elle les taquine gentiment, ils se laissent faire.

Le titletrack ' Nos corps-aimants' est décoré d'une scie musicale flexible et d'un trombone vieux jazz, il précède ' My lomo and me' ( je photographie des gens heureux), auquel succède un passage au cirque pour 'Le tango du Qui'.

Olivia, le clown, quitte le cabaret et retâte du rock avec 'Dis-moi ton secret' et ' Goûtez-moi' au style Jacques Dutronc années 60.

Tout naturellement 'La Chica Chocolate', version française, fait un tabac et comme pur calmer les ardeurs, elle enchaîne sur la valse 'Ame en dentelle' qui soudain s'agite!

L'heure est aux présentations: musiciens, équipe technique et un clin d'oeil à son parrain spirituel, Salvatore Adamo, présent à l' étage et généreusement applaudi par l'assistance.

' L'éternité', un de tes titres préférés, évoque à la fois Dani Klein et Anna Calvi, la guitare métallique nous envoie quelque part dans un Ouest désertique, alors que la trompette nous fait traverser la frontière pour aller saluer les chicas mexicaines.

Ce titre sublime achève le set normal, en attendant les rappels Bruxelles bat des mains et scande Olivia, Olivia ..

 

' Le blanc du plafond' et son beau texte entame la première salve de bis.

Le single ' Mon corps mon amour' lui succède, ... je baise donc je suis.. . à placer en société lorsqu'un pseudo intellectuel te cite Descartes, cela fera toujours de l'effet!

Elle nous adresse un petit bisou et s'éclipse.

 

Mais la fête n'est pas finie, il faudra patienter avant de les voir revenir, et là, oh surprise, la fougueuse jeune femme se présente vêtue d'une tenue futuriste à faire pleurer Grace Jones, puis balance un rock épique piquant, 'Tokyo Eyes', chanté dans le vocable de ceux qui ont voté le Brexit.

C'est assise sur un cajon qu'Olivia Ruiz propose ' J' traine des pieds' , la chanson qui met un terme à ce concert brillant et varié.

Bruxelles et Adamo lui réservent un triomphe!

 

photos- jp daniels ) concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olivia Ruiz - Annika And The Forest - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 14 mai 2017
Olivia Ruiz - Annika And The Forest - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 14 mai 2017
Olivia Ruiz - Annika And The Forest - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 14 mai 2017
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:11
Night at the Black Hawk at the Tenderloin Museum, San Francisco, May 13th 2017

Night at the Black Hawk at the Tenderloin Museum, San Francisco, May 13th 2017

 

Charles Eloy.

Tenderloin est un quartier à San Francisco. Son nom est dérivé d’un quartier à New-York avec également des allusions à la corruption, le vice et la prostitution. Le quartier est devenu une partie intégrante de la ville après la ruée vers l’or en 1849.

Nous nous retrouvons ce soir dans le Tenderloin Museum. Cet endroit abritait le nightclub Black Hawk de 1949 à 1963. Des musiciens prestigieux comme Miles Davis, John Coltrane, Chet Baker ont foulé les planches du nightclub. L’association San Francisco Recovery Theatre nous a programmé un cocktail de chansons « Night at the Back Hawk » retraçant l’histoire de mouvements musicaux aux États-Unis.

Geoffroy, l’animateur de la soirée, debout derrière un pupitre blanc, nous présente les interprètes. Le concert débute avec « Try me » créé en 1958 par James Brown. C’est à cette époque que James Brown décide d’effectuer des changements dans la composition de son groupe « The Famous Flames » afin de donner aux compositions un son plus pop.

«Do nothing till you hear from me» est chanté par Vernon. La chanson , composée par Duke Ellington et Bob Russell, a été reprise par Nat King Cole, Billie Holiday, Ella Fitzgerald et plus récemment, par Phil Collins. Le thème de la chanson traite de l’infidélité.Nous plongeons dans le jazz-soul avec des teintes de blues avec la composition « Sugar », composée par le saxophoniste Stanley Turrentine. Peter, en invité, à la guitare, reproduit le jeu de George Benson qui a collaboré à l’enregistrement de l’album.

Peter accompagne également durant la chanson « Johnny B. Goode » de Chuck Berry, l’une des plus connues dans l’histoire de la musique populaire. Le texte contient des éléments biographiques de Chuck Berry qui a évolué d’un musicien local afro-américain - né à Saint-Louis, une ville sur le Mississippi – vers un artiste de renommée mondiale, touchant toutes les audiences et générations. Son style guitare rock 'n’n roll a influencé les Rolling Stones and The Beatles.

« Just my imagination » des Temptations, nous rappelle l’âge d’or du label Motown. Les interprètes de la soirée se regroupent pour chanter ensemble de la soul psychédélique, cher au compositeur/producteur Norman Whitfield (Marvin Gaye, Gladys Knight and the Pips). Les derniers titres du concert sont extraits de la comédie musicale « The wizard of Oz », offrant aux différents interprètes à s’en donner à cœur joie.

Nous avons bénéficié de la générosité des musiciens, chanteuses et chanteurs durant cette soirée dans le cœur de San Francisco qui fête le cinquantième anniversaire du Summer of Love (1967), marquant un tournant dans l’évolution des mœurs et une aspiration à la liberté d’expression.

Set list : Try me, Got to get you into my life, Sentimental journey, Do nothing til you hear from me, Birth of the blues, Sugar, Unforgettable, You talk too much, Your day will come, Hear music, Johnny B Goode, Put it where you want it, Mustang sally, Come together, Don’t let nobody turn you around, Just my imagination, How high the moon, Minnie the Moocher, Sitting on the dock of the bay, Somewhere over the rainbow, Ease on down the road, If I only had a brain, Don’t bring me no bad news, Slide me some oil, Home

Night at the Black Hawk at the Tenderloin Museum, San Francisco, May 13th 2017
Night at the Black Hawk at the Tenderloin Museum, San Francisco, May 13th 2017
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