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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 09:50
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017

Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017

 

GUS G. / STEVE STEVENS – Spirit of '66, Verviers (BEL) – 2017.04.06

Gus G. Line Up :
Gus G : Acoustic Guitar - Backing Vocals
James Paul Luna : Lead Vocals &- Acoustic Guitar

Setlist :
01.My Will Be Done.
02.Burn.
03.Just Can't Let Go. (Medley)
04.Temple Of The King. (Rainbow cover)
05.World On Fire.
06.Lady Of 1000 Sorrows.
07.Planet Caravan. (Black Sabbath cover)
08.I Am The Fire.

C'est à un véritable événement guitaristique de haute-lignée que nous conviait Francis Geron au Spirit of '66 en ce 6 avril. En effet, comme mise en bouche, rien moins qu'un set acoustique de 40 minutes en compagnie du natif de Thessalonique, Monsieur Konstantinos Karamitroudis mieux connu sous le nom de Gus G. (Ozzy Osbourne, Firewind). Le jeune virtuose de la six cordes est né en 1980, l'année des derniers concerts de Led Zeppelin. Il aurait pu céder lui aussi à la fâcheuse tendance qu'ont les ignorants d'aujourd'hui en répondant « je n'étais pas né » quand ils reconnaissent leur manque de savoir et pourtant, lui, il a tout assimilé du rock et de ses racines.
C'est le musicien américain James Paul Luna (Holy Grail, White Wizzard) qui l'accompagne en tournée, ce chanteur américain a une voix qui ferait le bonheur de n'importe quel groupe de rock seventies, croyez-moi sur parole.
Comme nous l'explique Gus, lorsqu'on lui a proposé le marché, il n'a pas pu refuser d'ouvrir les shows de la tournée européenne de Steve Stevens et il a donc relevé le défi. Ensuite, il s'excuse presque car il n'a que très rarement l'occasion de s'exprimer sur une guitare acoustique et encore moins lorsqu'il s'agit de rythmes élevés. Il nous demande de l'indulgence. Il recueillera une véritable ovation ! Toutes les techniques du solo y passent et parmi elles, les redoutables « sweeps » qui nous laissent bouche bée. Cet homme est un tueur. Pendant quarante minutes, ce duo va nous enchanter. De « My Will Be Done » extrait de l'album « I Am The Fire » sorti en 2014 jusqu'au titre éponyme qui termine le set, en passant par le fabuleux « Temple of the King » de Rainbow ou encore « Planet Caravan » de Black Sabbath, l'homme ne se montrera jamais ennuyeux avec des démonstrations techniques inutiles. Tout est savamment dosé et distillé, tout juste de quoi nous mettre en appétit pour le plat de résistance. Bravo, les gars, on en redemande ! Francis, si tu nous écoutes...

Steve Stevens Line Up :
Mike BENNETT : Drums - Percussions (Slash, Stevie Wonder, Bruno Mars)
Uriah DUFFY Bass - Backing Vocals (Whitesnake)
Franky PEREZ : Vocals - Percussions (Apocalyptica)
Steve STEVENS : Guitars
Ben WOODS : Guitars (solo artist)

Setlist.
01.Crackdown.
02.Day Of The Eagle. (Robin Trower cover)
03.Dirty Diana. (Michael Jackson cover)
04.Hellcats, Highway.
05.Cinecitta.
06.Flamenco A GoGo.
07.Steve Solo.

08.Eyes Without A Face. (Billy Idol cover)
09.Top Gun Anthem.
10.Dazed And Confused. (Led Zeppelin Cover)
11.Atomic Playboys.
12.Prime Mover.
13.Rebell Yell. (Billy Idol cover)
14.Voodoo Chile. (Jimi Hendrix cover)
15.Whole Lotta Love. (Led Zeppelin cover)

Nous y voilà enfin, Steve Stevens au Spirit, il l'a fait ! Seconde date de la tournée européenne baptisée « A Night Wih The Grammy Winning Guitar Legend » rien que ça ! Et quand tu t'annonces de la sorte, t'as plutôt intérêt à ne pas te louper comme on dit chez nous. En matière de légende, Steven Bruce Schneider, né à Brooklyn, New York, le 5 mai 1959 se pose là. Une carrière de fou et un éclectisme incroyable allant du progressif avec le trio Bozzio, Levine, Stevens en passant par la musique de film avec le Thème du film Top Gun, le punk-rock moderne avec Billy Idol, une carrière solo sans oublier, Rick Ocasek (Cars), Vince Neil (Mötley Crüe) et, last, but non des moindres, le petit prince de la pop : Michaël Jackson himself. Franchement, il y a de quoi être fier, non ?

Alors, de qui l'ami Steve s'est-il entouré pour cette tournée au nom clinquant ? Jette un coup d'oeil au line up et tu auras compris à qui nous avions affaire, c'est du très lourd tout ça.
Au niveau du répertoire, c'est très varié, il fallait s'y attendre, avec quelques covers de Robin Trower, Led Zeppelin et Jimi Hendrix,; il y a pire non ? Le bonhomme, cheveux teints en noir, coiffé dans le style « T'as vu, j'ai mis les doigts dans la prise du lave-vaisselle ? », peut et surtout, sait tout jouer. Et nous allons passer 1h45 d'enfer avec ce petit bonhomme au look excentrique qui jamais ne va relâcher la pression. Dès le « Day of the Eagle » reprise de Robin Trower, le public venu en masse va entrer dans le jeu de son plein gré et participer à la grande fête de la gratte que nous a concoctée le maître des lieux. Piercing à la lèvre inférieure, le "saigneur des anneaux" va faire dégouliner dans nos oreilles avides, des cascades de notes que tous, nous réclamons encore et encore. La plupart des chansons qu'il a écrites ou coécrites sont des tubes, ou des hits, si tu préfères, donc, quand le train démarre, tu sautes dedans et tu chantes ! Vérifie que ta belle t'accompagne parce que si elle reste sur le quai, tu devras attendre au moins sept ans avant de prendre le suivant.

Ben Woods, le natif de Seattle, Etat de Washington, tu sais là où il pleut 300 jours par an, eh bien, malgré l'humidité, notre Ben, grand spécialiste du flamenco est lui aussi une véritable pointure en matière de guitare, mes aïeux, quelle prestation ! Je vous conseille vivement le détour par ses albums solo « Flamenco Shred », ça calme tout de suite. Plus le concert avance et plus l'ambiance monte. J'attendais la reprise de « Dazed and confused » avec une certaine réserve, comme à chaque fois qu'on s'attaque au dirigeable mais là, examen réussi. Bravo à Franky Perez, l'homme de Las Vegas va assurer tout le répertoire comme un chef. Gros succès pour « Atomic Playboys » mais ce n'est encore rien à côté de « Rebell Yell » qui va déchaîner les passions. Exit et Return pour deux covers en rappel et tu as vu lesquels ? Cette fois Gus G rejoint le band on stage et avec sa Jackson électrique, ça a saigné, crois-moi.

Fantastique soirée et quelle qualité, le seul point négatif ce sont les « meet and greet » qui te coupent de l'artiste après le show. Pourquoi devoir payer pour rencontrer un musicien dont tu as déjà acheté la place de concert ? C'est le système américain ça, je n'adhère pas, désolé.

A la prochaine.

Mitch « ZoSo » Duterck

Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:48
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017

THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017

 

NEAL MORSE BAND – Rockhal Club, Esch-sur-Alzette (GDL) - 2017.04.04

Line Up :

Randy GEORGE : Bass - Vocals
Eric GILLETTE : Guitar - Vocals.
Bill HUBAUER : Keyboards, Mandolin, Saxophone - Vocals.
Neil MORSE : Vocals, Keyboards - Guitars.
Mike PORTNOY : Drums, Pecussions - Vocals.

Set 1 : « The Similitude of a Dream, Part I »
01.Long Day.
02.Overture.
03.The Dream.
04.City Of Destruction.
05.We Have Got To Go.
06.Makes No Sense.
07.Draw The Line.
08.The Slough.
09.Back To The City.
10.The Ways Of A Fool.
11.So Far Gone,
12.Breath Of Angels.

Set 2 : « The Similitude Of A Dream, Part II »
01.Slave To Your Mind.
02.Shortcut To Salvation.
03.The Man In The Iron Cage.
04.The Road Called Home.
05.Sloth.
06.Freedom Song.
07.I’m Running.
08.The Mask.
09.Confrontation.
10.The Battle.
11.Broken Sky / Long Day (Reprise).
12.Agenda.
13.The Call.

A moins de me tromper, voilà ce qu’on appelle une quinte flush au poker. Avec de pareilles cartes en mains, vous ne pouvez pas perdre. C’est donc avec une impatience certaine que je vais assister à ce concert de Neil Morse, natif de Van Nuys, Californie. Le multi-instrumentiste, âgé de 56 ans, ex-sociétaire de Flying Colours, Spock’s Beard et membre de Transatlantic nous rend visite, accompagné de quelques stars de ses amis dont mister Mike Portnoy himself, ex-Dream Theatre. C’est l’un de mes batteurs préférés avec John Bonham et Neil Pearl. A la basse on retrouve le talentueux Randy George, l’homme de Denver, rien à voir avec son homologue basketteur. C’est ensuite le tranchant, Eric Gillette, multi-instrumentiste lui aussi, qui assure le poste de guitariste et le chant tandis que, last but not least, Bill Hubauer, membre de ApologetiX tient les claviers. Nous voilà donc bel et bien en présence de ce qu’on peut appeler une réunion très haut de gamme, une « dream team » en matière de Progressif estampillé « made in USA ». Pour info, la discographie de Neal Morse, tous groupes confondus, tant en studio qu’en live dépasse déjà la cinquantaine d’albums ! Pas mal pour un gamin né le 2 août 1960. Qui dit mieux ?
Départ vers 17.15 avec mon pote Paul (Pol Pot pour les cambodgiens mariés à des commères rouges) tant qu’a faire, autant partir bien à temps, on ne sait jamais, il peut y avoir du monde surtout que Ghost joue dans la grande salle voisine. Et
que, toujours selon un proverbe cambodgien : « Plus on est de fous, moins il y a de riz ». Assurons donc le coup, de baguettes!
19.30, ouverture des portes, on retire nos invitations auprès d’une préposée qui semble ne pas réaliser immédiatement que si nous sommes deux, il nous faut donc un sésame à chacun pour espérer franchir le contrôle de sécurité dont les agents nous regardent avec une envie palpatoire frustrée étant donné que nous n’avons rien qui mérite une fouille, même légère.
Nous voici dans la salle dont le fond de scène s’orne d’un écran géant proclamant : « The Neal Morse Band – The Road Called Home – 2017 » comme ça, ceux qui ne savaient pas très bien à quoi s’attendre sont soulagés. Renseignements pris auprès de l’ingénieur du son, Neil va jouer l’intégralité de « The Similitude of a Dream » son dernier double album en date, sorti le 11 novembre 2016. C’est un concept album basé sur l’allégorie Chrétienne « Pilgrims’ Progress » (Le Voyage du Pélerin) de John Bunyan publiée en 1678. Pour ta culture générale et ton information, John Buynam a écrit ce livre alors qu’il était emprisonné pour avoir violé le « Conventicle Act » et organisé des services religieux sans avoir reçu l’autorisation de l’Eglise anglicane. Pour les deux rappels de fin de concert, mystère, ça change d’un soir à l’autre. Voilà, le décor est planté, il est 20h20, le concert peut commencer.
Le sentiment qui va se dégager tout au long de ce spectacle haut de gamme, c’est que ces cinq multi-instrumentistes de génie sont au sommet de leur art et prennent un plaisir communicatif à jouer ensemble un concept album qui frôle la perfection, tant au niveau de son écriture que de son interprétation. Alternant les moments plus planants avec des riffs furieux à faire rougir n’importe quel amateur de métal, le NMB nous emmène à la découverte de l’Angleterre du 17ème siècle confrontée à des problèmes de religion. Neal est en grande forme vocale, mais ses partenaires ne sont pas en reste non plus, avec une mention spéciale à Eric Gillette dont la voix claire nous promène au pays des anges sur les notes endiablées de sa guitare à sept cordes dont il use à merveille, dispensant des centaines de noires, de croches et autres arabesques qui jaillissent dans l’espace en guise de bénédiction. Et bénis, nous le serons pendant ces 2h10 de concert, articulées en deux sets entrecoupés d’une courte pause soda.
L’autre ange qui nous guide sur l’escalier vers le ciel, c’est Mike Portnoy, à mon sens c’est l’un des plus grands batteurs de tous les temps et en plus, c’est un compositeur- chanteur de talent. De plus, il fait montre d’une très grande modestie, même pas le moindre petit solo en cours de concert. Il faut dire qu’avec les breaks et les changements de tempo dont il nous a gratifiés hier, tout son talent y était déjà démontré. Les monuments du concert sont pour moi le morceau « Slave to Your Mind » et la partie comprise entre « The Mask » et « Broken Sky » où je me suis vu parcourir l’espace musical sur les ailes des portées angéliques couvertes de symboles qui n’étaient pas seulement que de simples notes écrites là pour ne pas être oubliées. Non, il y avait quelque chose d’autre, une autre dimension, une porte ouverte sur un jardin secret dans lequel poussent les fleurs de ton histoire, de la mienne, de la nôtre. L’histoire d’un ciel sans fin, d’un jour sans nuit, d’un paradis qui appartenait, ce soir, à cinq archanges en état de grâce.
La prochaine fois, je prendrai un repas avant de partir, je te le promets.
Mitch « ZoSo » Duterck

THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 20:21
Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017

Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017

 

Charles Eloy

 

 

Nathalie, la programmatrice de la Taverne Les Arcades fait notamment la promotion des groupes venant de la région ou de plus loin et nous gratifie chaque samedi soir d'un concert. Ce soir, le quatuor Wanovitch, basé à Soignies (Hainaut) se produit devant un public hétéroclite.

 

Le nom du groupe est dérivé des mots en langue de Shakespeare 'One of each" en allusion aux différentes influences présentes dans la direction musicale essentiellement blues rock avec des touches de garage rock, disco ou funk, distillées avec dextérité.

Le groupe Wanovitch a été créé en 2010 par Enrique et Pierre après la dissolution du groupe Harmony Drive.

 

  1. heures trente, les musiciens en baskets sont ponctuels comme le carillon de 48 cloches de l'église Saint-Géry de Braine-le-Comte. Ils débutent le concert en douceur avec un morceau s'inspirant du style "Americana". Puis suit la chanson "Looking for Eden" sur un rythme ternaire de shuffle que l'on rencontre fréquemment dans le blues. Nous voilà en présence d'un groupe de musiciens bien rodés à la scène, ayant fait leurs armes dans des formations précédentes.

Un moment de grande émotion suit avec la ballade sur un tempo lent "The Game" débutant avec des riffs et arpèges sur lesquels la composition, dégageant une ambiance mélancolique, se construit. Un léger clin d'œil à Metallica!

  1. just a man": Le message est transmis au public féminin. A la reprise du refrain reprenant "I'm just a man", un groupe de dames envahit le devant de la scène. Fabian Lefebvre, le bassiste se replie vers ses acolytes. Enrique Roelas, le chanteur de Wanovitch n'a pas besoin de caresser le micro comme Julio Iglesias afin de transmettre les vibrations musicales.

 

Impossible de boire seul(e) avec la reprise "I drink alone" de Georges Thorogood. Pierre P. Moyson, le guitariste soliste utilise un bottleneck pour la technique du glissé à la guitare. Entretemps, le subconscient collectif se réveille et Nathalie s'active à servir les bières et autres boissons à des prix démocratiques durant le concert gratuit.

Vers la fin du concert, le public est bien chauffé et accompagne le chanteur durant le refrain de "Home Sweet Home".

La composition "Liars" est plus compacte avec un solo qui nous fait penser à une solide référence, Craig Cross, le guitariste soliste de Lenny Kravitz. Jean Christophe Brohée à la batterie assure une rythmique bien carrée.

 

Wanovitch, ayant forgé une propre identité, a tenu le public en haleine durant plus d'une heure trente. Les musiciens, exprimant des sensibilités diverses ont gardé un esprit de fraîcheur dans la création.

 

 

Setlist partielle: Where are you, Looking for Eden, Waiting, There is a place, Bad company, The Game, I'm just a man, Fly away (reprise de Lenny Kravitz), Nowhere to run, Sleepers' Blues, Too much, Home sweet home, Liars, Headshot, I drink alone (reprise), Harmony.

Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017
Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:45
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017

TEDESCHI TRUCKS BAND Cirque Royal, Bruxelles (BEL) – 2017.03.30

 

Gracia Live

Setlist :
01.Made Up Mind.
02.Laugh About It.
03.Keep On Growin'. (Derek And The Dominoes)
04.Bird On The Wire. (Leonard Cohen)
05.Don't Drift Away.
06.Don't Miss Me.
07.Idle Wind.
08.Angel Of Montgomery. (John Prime)
09.Right On Time.
10.Midnight In Harlem.
11.I Pity The Fool. (Bobby « Blue » Bland)
12.I Wish I Knew How It Would Be To Be Free. (Billy Taylor)
13.I Want More >
14. Soul Sacrifice. (Santana)

Une première en ce qui me concerne et un cadeau de mon fils à l'occasion de mes 56 printemps dans cette vie ci. En route pour ce concert faisant partie du « An Evening With Tedeschi Trucks Band – European Tour 2017 » de passage au Cirque Royal, une des quelques belles salles de notre pays.
Les préventes n'ont pas été celles escomptées ce qui a pour effet de voir le balcon fermé et donc d'avoir le privilège de pouvoir occuper les places de notre choix, un étage plus bas. L'avantage d'être là assez tôt c'est de pouvoir choisir où relocaliser notre séant alors, tant qu'à faire, autant bien se placer. Nous optons donc sans complexes pour le second rang de la loge royale située plein centre, face à la scène. Il n'y a plus qu'à patienter jusqu'au coup d'envoi et quand on connaît du monde autour de soi, çà passe vite.
Mais où est donc passée la foule, qu'est ce que vous faites bon sang ? Bon, je sais, il y en a qui sont partis voir Renaud. Tu auras remarqué que je dis voir et non pas écouter, parce qu'il paraît qu'on le voit plus qu'on l'entend. Que veux-tu, en live la magie du studio n'opère pas, t'es à poil et on voit comment tu te (com)portes. D'autres sont restés chez eux, stoïques à jouer les assistantes sociales pour grabataires en devenir. Allez, on ne va pas se brouiller avec tout le monde, hein . Mais tout de même, on se demande parfois ce qui motive les gens à ne pas se déplacer pour un concert, surtout quand il s'agit d'un groupe tel que celui-ci. Formé par celui que l'on surnomme « le petit prince de la slide » Mister Derek Trucks (Allman Brothers Band) armé de sa légendaire Gibson SG et accompagné de son épouse, Miss Susan Tedeschi, chanteuse et guitariste de son état. Quel organe mes enfants ! La blonde américaine née le 9 novembre 1970 à Boston est pourtant d'origine Italienne et je dirais bien que c'est un gage de qualité, regarde un peu leurs voitures de luxe, leurs nanas et leurs vins, de pures merveilles. Goûtes-y, tu m'en diras des nouvelles et Susan ne déroge pas à la règle même si c'est au
niveau vocal qu'elle aurait hérité de ses origines méditerranéennes. C'est chaud et ça embaume la soul, le funk , le blues et le rock et qui plus est notre Susanneke, comme on dit à Bruxelles, joue divinement bien de la guitare. Au niveau vocal , il y a du Bonnie Raitt et un soupçon de Janis Joplin en elle. En 2000 son album « Just Won't Burn » est certifié disque d'or aux Etats-Unis, fait très rare pour un album de blues. Au niveau musiciens, le couple béni de la six cordes sait s'entourer, et il faut avoir du niveau pour accompagner deux pointures pareilles. Donc tu auras compris que les 10 musicos qui les rejoignent chaque soir on stage sont des pros de chez pro ! Le claviériste joue également de la flûte traversière, instrument assez rare dans le rock que pour être signalé. Ca donne parfois une couleur un peu dans le style du Marshall Tucker Band pour ceux qui connaissent. Mis à part les qualités intrinsèques de tous ces privilégiés, le TTB a pour principe de jouer aussi bien ses propres compositions que des reprises qu'il s'approprie et revisite à l'envi, pour notre plus grand bonheur. C'est vous dire si les jams, inhérentes à ce type de groupe sont monnaie courante et on s'en prend plein les oreilles, croyez-moi sur parole.
Il n'est d'ailleurs pas rare non plus que le répertoire change en tout ou en partie d'un soir à l'autre, comme le faisaient les Black Crowes, des sudistes eux aussi. Ce qui fait que si vous allez voir le TTB deux soirs de suite, vous assisterez à deux concerts différents, c'est pas beau ça ?
Très belle mise en bouche avec « Made Up Mind » extrait de l'album éponyme de 2013 suivi de « Laugh About It » du « Let Me Get By » de 2016. et voici déjà une première jam avec cette fabuleuse reprise du « Keep On Growin ' » du Derek and The Dominoes, groupe éphémère formé par d'Eric Clapton et qui flirte avec les dix minutes. Quoi ? Des mecs et des nanas capables de jouer plus de dix minutes sans s'arrêter et sans que ça soit chiant, tu rigoles ? Non non, pas du tout, t'avais qu'à venir et tu aurais vu, de tes yeux vu ! Une autre reprise avec cette très belle interprétation de « Bird On A Wire » du défunt Léonard Cohen. La setlist originale prévue pour ce soir subit même des modifications en direct puisque « Midnight In Harlem » prévu initialement en rappel, intègre le répertoire, tandis que « Bound For Glory » et « Don't Let Me Slide » passent à la trappe, toujours ces maudites restrictions horaires imposées par la ville.
Quoiqu'il en soit, c'est avec un medley d'une quinzaine de minutes, composé de « I Want More » autre extrait du dernier album en date, suivi de la reprise énorme du « Soul Sacrifice » de Santana que nous clôturons cette soirée magique à laquelle mon fils m'a si gentiment invité. Deux heures et cinq minutes de pur bonheur. A noter que pour les photos, j'ai presque fait l'impasse, préférant garder ma position auditive privilégiée. A bientôt.

Mitch « ZoSo » Duterck

Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 14:33
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.

Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.

Une organisation: Ubu-Production/ Le Botanique.

 

2016, c'est le retour de la tendance yéyé sur les maillots de bain!

 Tu ne vois plus vraiment Dani, Sylvie Vartan, Chantal Kelly ou le pauvre Albert Raisner, paix à son âme, s'exhiber en deux pièces sur une plage du Var, mais, c'est une évidence, un mouvement rétro est né en France: La Femme, Juniore après Zaza Fournier ou Edouard Edouard, une certaine intelligentzia parisienne ne jure plus que par le néo-yéyé.

 

Pour leur premier concert bruxellois Juniore a attiré un public de curieux et de convertis.

20:25', en piste: une blonde délurée,  Swanny Elzingre, à la batterie/ une grande brune, court-vêtue, Anna Jean Le Clézio, oui, fille de... au chant et à la guitare / Laure Weisdorf, la toute nouvelle claviériste et La Chose, un fantôme masqué et  ganté, chaussant du 46,  à la basse.

Bonsoir, vous allez bien?

Où as-tu déjà entendu cette réflexion interrogative?

Les filles et le monstre ouvrent par un instrumental surf bourré de reverb et porté par un son de Farfisa irrésistible, ce ' Ouh là là' peut se programmer dans les soirées 50's/60's après l'indémodable 'Pipeline' des Chantays.

A cinq mètres de toi, un Taxidermiste non masqué a entamé un twist qui ne terminera qu'à la fin du concert.

Elles enchaînent sur 'Marabout' et, irrémédiablement, c'est  Françoise Hardy qui apparaît sur l'écran cérébral.

On continue en douceur, signale Anna Jean qui balance ' Un Twist', une plage sereine qui trahit le titre.

Temps morts, Swanny a des problèmes, le micro de la grosse caisse déconne, raconte leur un truc Anna.

Elle est bonne celle-là, vais leur faire de la pub pour le Thalys, mais ne lambine pas, j'ai horreur de ça.

Voilà, sourit Miss Elzingre, les nanas proposent  'Difficile' puis poussent sérieusement sur l'accélérateur pour entamer ' Extralucide'.

Garage, surf, hot rod rock, et toujours ce petit orgue qui parfois sonne Nino Ferrer.ou Question Mark and the Mysterians.

La lecture de l'album ou  de l'EP se poursuit, 'L'accident' précède  ' La plage' , tu sais c'est quand il t'arrive de penser au lendemain et que tu n'as aucune envie d'aller au taf , ni de voir la tronche du boss ou  des connasses  qui minaudent en le voyant.

' Je fais le mort' est la préférée de la Chose qui tient la basse.

Nous aussi on adore cette ballade maure.

Bruxelles, nous comptons sur vous pour pousser un cri d'hyène, tu leur montres, Swanny?

S'en suit un hurlement effrayant, répété par la Rotonde.

C'est libérateur insinue  Carl Gustav Jung!

Juniore soumet 'Mon autre' suivi par ' Tout' ( sinon rien) évoquant Jacques Cigare.

Place au single turbulent ' Panique'  suivi par le titre qui a lancé le groupe en 2013, ' Christine'.

Bruxelles, on a prévu une reprise au menu, un extrait de la bande son de 'L'étrange Noël de Monsieur Jack', ' La Complainte de Sally '.

La fin du rêve approche, avant la sonnerie du réveil, elles envoient ' En cavale' et le nerveux ' Tu vas, tu viens'  nous invitant à la danse.

 

 

 

 

Bis.

D'accord, Bruxelles, l'heure est grave, Laure est neuve, elle n'a pas eu l'occasion d' étudier tout le répertoire, on vous fait ' Le cannibale' qui doit vous permettre un cheek a cheek langoureux puis on reprend ' Panique'.

 Bruxelles ne leur en a pas voulu!

Juniore sera au Printemps de Bourges en avril!

 

 

 

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:42
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017

Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017

 

Une organisation: Théa Music.

Puisque Frédérique Hoschedé s'est choisi Dorothée comme nom de scène, Dorothée Maréchal se jette sur Théa.

Tu fais quoi dans la vie, Théa?

Je vis.

Mais encore?

Je chante, je danse (du rock, du modern jazz, des claquettes et j'ai un tutu pour Le Lac des Cygnes...) , je joue de la guitare, du piano, je secoue des trucs, je me maquille, je déclame, je joue la comédie, je raconte des histoires, je sirote du thé..., et toi?

Je suis marié!

 

 

Ce soir la demoiselle passe à l'AB pour présenter le premier album de Théa and The Mugs, ' Avant/Après'.

Ne t'attends pas à un concert traditionnel mais à un spectacle musical, muziektheater dirait nos compatriotes dont le nom commence par Van.

Donc une représentation avec metteur en scène et chorégraphe, celle-ci s'appelle Aline Salvé.

Pas une inconnue, on l'a croisée sur scène sous l'appellation Elina Valse, en 2010!

 

20:45', quatre musiciens: le grisonnant Thierry Hercod ( guitare, ukulele, vielle à roue, bandura, zither...) un Déménageur à ses heures perdues/ Kevin Aubry, beau noeud pap, à la batterie/ Benoît Barette à la basse et Vincent Romain aux guitares.

Théa s'installe face à un miroir posé sur une coiffeuse et se farde tandis que Thierry caresse la cithare, ' Le soleil' pointe le bout du nez, accompagné par un texte philosophico-poétique, récité, sur fond musical posé avant que la guitare du Latin ne vienne déchirer le lied.

Une entrée en matière peu banale qui a le don de capter l'attention de l'auditeur/spectateur.

Bonsoir, flûte, je viens de perdre mes oreillettes, au secours, kun je me helpen, en avisant le monsieur à la table de mix.

' Entre bleu et gris' a été composé après un long séjour à l'étranger, désormais je rentre au pays de la pluie.

Un brin de nostalgie mais aussi de nouveaux projets.

La vie, comme le Tour de France, est faite d'étapes.

' Avant/Après' mon bébé est apparu après une longue gestation, plus de douze mois, il est beau et gros, il pèse 12 plages, ' ' Un peu de vent' s'écoute si tu pousses sur le n°9.

Après une brise initiale en forme de valse élégante, les éléments se déchaînent pour virer farandole agitée présentant des saveurs kazatchok.

Comme si Françoise Hardy soudain se transformait en Marie-Paule Belle.

Ensuite, la meneuse de cabaret tient à nous présenter 'Maman', un personnage plutôt encombrant qui risque bien de mettre un terme à une belle histoire d'amour.

Avec ce titre, t'as l'impression de te retrouver devant un petit écran où Anny Duperey et Bernard Le Coq multiplient les vacheries conjugales.

Tu t'es reconnu dans 'Les garçons dans les festivals' , t'avais une vingtaine d'années, et si ce n'est pas toi qui avais gueulé "à poil" en assistant au show de Jeanne Manson ou de Karen Cheryl, la mémoire te fait défaut, tu avais ri niaisement à ce beuglement débile.

'Ma vie avec Harry' , comme 'Maman' est antérieur à l'album.

C'était avant Meghan Markle?

Tu te fous de moi, mon Harry c'est un magicien, aimer un alchimiste, qui porte des lunettes de surcroit, n'est pas idéal.

Second degré et fantaisie débridée, l'AB sourit!

Théa passe chez l'habilleuse: lunettes de soleil, trench Burberry, elle nous la joue Barbarella, la flingueuse avant de proposer 'Plagen is liefde vragen'.

La guitare métallique ajoute un côté James Bond à ce court-métrage sexy.

Changement de cap avec le profond ' Ça fait mal', tout n'est pas rose dans l'univers des fées.

Une calebasse pour Kevin, Dorothée reprend place face à la glace pour débuter un récit introspectif, ' Mai 2013', il avait neigé, les ancolies étaient recouvertes d'une poudre blanche.

Joli!

Pause thé avant de recevoir ' Le Prince Charmant' , attention aux contrefaçons!

... Je veux un homme, un vrai...

Théa, il y a Michel Polnareff, ... Je suis un homme comme on en voit dans les muséums. Un Jules, un vrai....!

Place au rock pas boiteux, 'Les canards'.

Où Jacques Dutronc rencontre Sheila et les filles du Crazy Horse Saloon.

Ambiance au music-hall!

' Ceci n'est pas une chanson d'amour'.

Public Image Ltd?

Pas vraiment, l'ukulele teinte la plage de coloris exotiques, évoquant plus Henri Salvador que Johnny Rotten, à la rigueur tu peux penser à 'L'ami Caouette' de Gainsbourg.

Thierry, on s'accorde, et pendant cet exercice je deviens Monsieur Dictionnaire pour vous expliquer ce qu'est un 'Contrepoint' .

Le premier single, fringant, issu de l'album.

L'intime 'Avant/Après' est interprété solo, il nous prouve que la jolie Théa possède un arc doté de plusieurs cordes.

Le dénouement est proche, Thierry a sorti la vielle à roue de son écrin, Théa narre l'histoire des trois cygnes blancs sortis des profondeurs avant d'attaquer un folk médiéval, allègre et coloré, en faisant tournoyer une guirlande bigarrée ( 'La cour des grands').

C'est sur ce feu d'artifices que se termine une prestation appréciée par tous.

Charme, talent, poésie, fraîcheur ( on ne va pas insister, elle déteste être comparée au fromage blanc) étaient au rendez-vous!


Après un rappel aux saveurs africaines et la présentation de l'équipe, Bruxelles, qui exigeait plus, a droit à un second bis, une version alternative de 'Contrepoint', avant d'aller rejoindre la sylphide au stand merch.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 12:40
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017

Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017

 

La toute grosse foule Rue de la Déportation, il est vrai que Canned Heat, la légende du boogie, chez Magritte, non d'une pipe, pas question de manquer l'événement!

Myriam, dis-nous, ma fille, combien de fois avez-vous signé le Heat en Belgique?

Quinze, seize fois, fieu, je me rappelle d'un Boogietown à LLN avec les Fabulous Thunderbirds, un autre en 2002 au même endroit, aussi un concert au Ten Weyngaert à Forest avec le regretté Robert Lucas, et des tas d'autres!

 

20:00, tu devras te passer de bière si tu tiens à te retrouver près d'un podium sur lequel grimpent trois valeureux Liégeois: TMT!

Ils auraient pu choisir TNT comme marque de fabrique, tant leur blues rock est explosif, mais bon, t'as Thierry Warnotte à la basse et vocals/ Thierry Heselle à la batterie/ la guitare ne s'appelle pas Nadine mais Marc Minet, qui porte mal son nom, le seul félin auquel il ressemble serait plutôt un tigre!

Avec les potes, tu palabrais à l'aise, lorsque ces affreux soudards, sans prévenir, lâche ' My gal is red hot', on n' a pas vu la nana, on les a crus sur parole.

Bonsoir, braves gens, nous sommes ici pour chauffer la salle, voici 'The cowgirl' , après avoir trait Marguerite et Joséphine, elle se retrouve au saloon du coin et se fait draguer par tous les péquenots qui lui paient à boire.

Le bastringue ferme ses portes, mais il fait encore soif, ' Gimme one more shot', et vite fait.

Ces jeunes gens ont des lettres, ils s'attaquent au 'Mad man blues' du bon Dr. Feelgood pour lequel un des T's, celui qui tient une basse, a sorti un harmonica de sa jaquette.

Pas d'arrêt à la gare, ils ont embrayé sur 'Who do you love' décoré d'une slide crapuleuse.

Le blues c'est les bonnes femmes qui te quittent, pour changer c'est celle du voisin qui a mis les bouts, 'Next door neighbor blues' de Guy Clark jr..

Accélération sauvage avec ' Definit'ly boogie' et ' Long way to the top, décoré d'un ballet digne de Status Quo.

Faut redescendre du Mont Blanc puis on vous en balance une dernière pour la route, Hound Dog Taylor, ' Wild about you'.

Sauvages, ils étaient!

 

Fred and The Healers.

Il y a un mois, Fred Lani avertit les fidèles: Nous n'avons pas totalement disparu de la circulation ! Nous sommes en concert le 11/03 pour le super annif de jp, un mec avisé d Visé , le 27/03 à Lessines avec TMT et Canned Heat, le 22/04 à Maastricht et le 10 juin à la ferme Lekane !

C'est vrai qu'ils nous avaient manqué, les bougres.

Fred Lani a bien suivi les conseils des Weight Watchers, c'est en solitaire qu'il entame ' Love is a lie' qu'il a gravé sur son premier album de 1997.

Pas de panique, il n'a rien perdu de sa finesse pendant l'hibernation prolongée, Cédric Cornez et Nico Sand le rejoignent, Lessines se tait et retient son souffle.

Ce blues atteint la perfection!

Changement de registre avec le second couplet, le boogie nouveau est arrivé, énervé, ' Thanks for the snack' servi en mode shuffle lui succède.

Cédric n'est pas descendu à l'arrêt, il entame ' How you do this'.

Tout Lessines se regarde et semble dire, ce trio n'a rien perdu de sa fougue, comment a-t-on pu se passer d'eux?

Freddie King, 'Same old blues' , quand t'as entendu ça tu risques de ne plus aimer 'Still loving you' des Scorpions!

Fred avait promis du rock, mais il attaque le classique ' All your love' ( Willie Dixon/Otis Rush) que tu avais découvert il y a des lustres grâce aux John Mayall's Bluesbreakers.

La classe à l'état pur, dames en heren!

Lessines se voit offrir un autre classique, 'Messin' with the kid' avant que le trio n'envoie le légendaire ' Lovers Boogie'.

Attention à vérifier la suspension de la carriole, ça va cabrioler, mémé!

Je compte jusqu'à un et tu sautes, vu, plus haut, Arnaud, bordel!

On recommence en de Vlamingen springen ook, godv..

Résultat, 89 % de kangourous, il a failli engueuler un mec dans sa chaise roulante car il a refusé de bondir.

Vive les sauterelles!

Du très grand Fred and the Healers!

 

22:00 - Canned Heat - Le public s'impatiente, avec un léger retard les vétérans se montrent.

Grosse clameur dès l'apparition de Larry "The Mole" Taylor, Adolfo "Fito" de la Parra, membres du Heat depuis 1967, de John Paulus, le gars de Bethlehem ( ex John Mayall) remplaçant Harvey Mandel et de Dale Spalding ( guitare, harmonica, lead vocals) qui a rejoint le blues/boogie band en 2008.

En débutant par leur tube immense 'On the road again' , magnifiquement chanté par John Paulus, les légendes ont frappé très fort dès le premier grain du chapelet.

Fito, caché derrière les cymbales: this is 'Time was' from the 'Hallelujah' album, c'était Alan Wilson qui chantait, ce soir Dale se débrouille pas mal, merci!

Avec 'Sugar bee' le Heat nous promène en Louisiane, puis ces ancêtres proposent un ragtime ' Shake it don't break it' , si tu pensais entendre du Scott Joplin tu en étais pour tes frais.

Avec ses raybans, Fito ne parvient pas à déchiffrer la setlist, il est obligé de se lever et de coller la feuille contre son nez pour annoncer les titres, John reçoit la basse, Larry a saisi une guitare, rock'n'roll time in Lessines with ' Have a good time' ( 'Amphetamine Annie' a été oublié, pas de bol), auquel ils collent l'instrumental jazzy 'Nighthawk'.

Le faucon a regagné son repaire, Fito questionne: qui a connu Woodstock?

Si on excepte les petits-enfants ayant accompagné Papy chez Magritte, tout le monde!

C'est donc une explosion de joie qui accueille ' Going up the country'.

' Same all over' était chanté par Bob Hite, the Bear, à l'époque, ce titre immortel n'a rien perdu de sa vigueur, puis vient 'Future blues' très back to the past, avec ses sonorités vintage rock.

Une chose est sûre, les rescapés ont toujours la pêche et sont capables d'enflammer toute une salle.

This one is for those who dig the blues, annonce l'ineffable batteur qui attaque 'Cryin' won't help you', un slow blues au répertoire de BB King ou de Charlie Musselwhite.

Superbe!

Ils embrayent sur le turbulent 'Rollin and tumbling' avant d'envoyer un message d'amour universel datant de quand we used to wear flowers in our hair, ' Peace and love', Myriam a versé une larme, le Canned Heat a envoyé ta préférée ' Let's work together'.

Quand Bryan Ferry a enregistré "Let's Stick Together" les droits sont partis chez les descendants de Wilbert Harrison.

Le voyage arrive à son terme, c'est l'heure de lancer le cheval de bataille laissant libre cours à l'improvisation et aux soli étincelants, avec une plume d'aigle pour celui de Larry Taylor, ' Boogie all night'.

Le dernier a tâté de l'exercice solitaire est le brave Fito avant la conclusion en groupe.

Salut et révérences and don't forget to boogie ...

Walter De Paduwa n'était pas dans la salle!

 

Lessines bout, la chaleur va faire exploser la boîte, Canned Heat doit en remettre une couche sinon le gymnase est réduit en poussière, ce sera un ' Shake 'n' Boogie' d'anthologie!

 

Oui Ludo?

Super optreden mais, godv., en sautant j'ai perdu mon GSM.

Le lendemain, la technicienne de surface a retrouvé cinq Samsung Galaxy, quatre Sony Xperia, deux Nokia et un Durex usagé!

 

photos- Philip Verhaege ( Liveactsbelgium)

 

 

 

 

 

 

Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 03:47
Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017

Earthlings? - MTC Cologne-  Köln - März 27 2017

 

Earthlings ? - MTC, Cologne (GER) – 2017.03.27

 

Setlist :

01.Intro.

02.Tripout.

03.Lifeboat.

04.Nothing.

05.Saving up.

06.Big Hairy Spider.

07.Moons.

08.Lonely Money.

09.Electrostatic.

10.Mars On Fire.

11. Disconnected.

12.Punk As Fuck.

13.Conversing.

14.Deaded Love Lies.

15.Standby Exciter.

16.Cavalry.

17.Gentle Race.

18.Johnny B.Goode.

19.Reaper.

Line Up :

Dave Catching : Guitars, loops, etc...

Pete Stahl : vocals, guitar, theremin, etc..

 

C'est au début des années '90 que des copains se rencontrent en Californie du Sud et décident de faire de la musique ensemble. Parmi ceux-ci, Pete Stahl, Dave Catching, Josh Homme ou encore Dave Grohl pour ne citer que ceux-là. Des gens qui ont fait partie ou font encore partie de Earthlings, The Desert Sessions, Nirvana, Eagles Of Death Metal, Queens Of The Stone Age, Them Crooked Vultures, Foo Fighters… rien que ça ! Pour rappel, Dave est le musicien qui reste seul en scène lors des attentats du Bataclan à Paris le 13.11.2015. Il me confie « tu sais je ne m'étais pas rendu compte de ce qui se passait, je jouais et quand j'ai entendu les détonations, j'ai cru qu'il s'agissait d'un mec qui venait d'allumer des pétards dans la salle. » Je lui ai ensuite demandé comment il vivait ces évènements tragiques depuis , « j'ai continué à jouer et à voir des potes pour ne pas penser qu'à ça. Il faut continuer à aller de l'avant » me répond-t-il.

Ce soir c'est la formation Earthlings qui nous rend visite à Cologne pour une mini tournée européenne de quelques dates. Vers 19.30 Jeff et moi sommes en compagnie de Dave et de Pete pour une interview Pete ne nous est pas inconnu car nous le côtoyons généralement en tant que tour manager des Rival Sons. Mais ce soir c'est en tant que musicien que nous allons le découvrir.

Ils ne sont que deux sur scène et « c'est un véritable challenge » me confie Pete car d'habitude, nous sommes six. Pour cette tournée, nous aurions dû jouer en trio mais Adam Maples, le batteur qui aurait dû nous accompagner n'a pas pu venir, alors plutôt que d'annuler, Dave et moi, on a décidé de faire tout à deux !

Ce n'est pas la grosse foule au MTC, un petit club de Cologne, mais tous ceux qui sont présents sont des fans, ou des curieux.

La scène est trustée par un appareillage immense fait de claviers, de samplers, de loops, un théramin, un talk-box, des guitares dont une superbe Gibson Les Paul Custom noire. Pendant environ 1h12, le duo va nous surprendre par ses interprétations parfois très psyché, parfois plus hard de son catalogue qui comporte officiellement quatre albums répartis entre 1998 et 2013. On qualifie leur musique de Indie ou d'Alternative. Moi j'appelle çà du Earthlings, tout simplement.

On passe d'une ambiance à l'autre sans transition et nous avons même droit à « Johnny B.Goode » hommage à Chuck Berry mais façon Earthlings. En rappel, le très heavy « Reaper (Don't Fear That Child) ». Un bon concert dans l'ensemble, à revoir en formation complète ce qui permettra plus de mouvements à l'ensemble.

Thanks Peter and Dave, see you soon.

Mitch « ZoSo » Duterck

Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017
Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:42
Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017

Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017

 

Durant le week-end des 25 et 26 mars 2017, nous passons à l'heure d'été...

Personne ne semblait l'avoir oublié, comme prévu le Club était plein à craquer pour la venue de Rhiannon Giddens, une des figures de proue de Carolina Chocolate Drops!

 

20:00, Jordan Mackampa!

Un chapeau, une acoustique, Jordan, né à Kinshasa, résidant à Coventry après un passage à Londres , est catalogué singer-songwriter.

Hallo, Brussels, my name is Jordan Mackampa, this song is called 'Saint'.

Le morceau est extrait de son upcoming EP 'Tales From The Broken' qu'il vendra à la pause.

Une soulful voice, une certaine nonchalance que les blancs attribuent aux gens de couleur, 'Saint' séduit...I'm not a saint, I'm not a sinner...

Il a mis l'AB en poche dès le premier titre.

La ballade 'What could have been' se révèle tout aussi duvetée , 'Midnight' is a slower song about falling in love, précise le bonhomme, la précédente n'était déjà pas en mode TGV.

Le mec doit avoir de la famille à Namur, il exécute tout à l'aise, un blanc s'installe entre chaque titre.

' Same faces' s'entend sur un EP précédent, son jeu de guitare s'agite légèrement, le ton est décidé, sa voix évoque celle de Bai Kamara jr.

C'est avec un titre ne manquant pas de sel ( 'Salt) que Jordan prend congé de nous.

T'as bien aimé la réplique .. I count the grains of salt for all the lies I told, vu que tu te tapes trois fois son âge, tu estimes que tu rempliras trois paquets d'un kilo.

Thank you, Brussels!

 

 

Rhiannon Giddens

Cette superbe madame vient de sortir un second full CD, 'Freedom Highway', après les péripéties Carolina Chocolate Box, Gaelwynd, The Gidden Sisters ou The Basement Tapes.

Les douze plages de cet album constituent l'essence de la playlist d'une soirée, que plusieurs habitués de l'Ancienne Belgique ont qualifiée d'exceptionnelle, she's amazing, a été entendu à maintes reprises. Il n'est guère étonnant d'apprendre que Miss Giddens collectionne les Grammy Awards!

Rhiannon chante, danse, sourit, joue du banjo, du violon, secoue un tambourin et raconte des histoires, elle est accompagnée par le fantastique Dirk Powell, qui a co-produit l'album et manie guitares, accordéon, claviers , fiddle, quand tu lis que ce monsieur élégant a accompagné Emmylou Harris, Eric Clapton, Levon Helm, Joan Baez, Kris Kristofferson et d'autres pointures, tu te dis, comme tous tes voisins, que tu as bien de la chance de le croiser dans une salle de capacité restreinte/ au banjo, bones, guitares, mandoline, un autre crack, Hubby Jenkins de Carolina Chocolate Drops/ aux drums, Jamie Dick et enfin à la upright bass, Jason Sypher!

Le gospel ' Spanish Mary' ( lyrics Bob Dylan) ouvre les débats, deux banjos, une guitare, la contrebasse et la batterie, c'est parti pour un bain roots capable de guérir tous les maux.

Le groovy 'The love we almost had' nous projette du côté de la Nouvelle-Orléans tandis que 'As the purchaser's option' ( en duo guitare/banjo) traite d'un sujet qui lui tient à coeur: l'horreur de l'esclavage, sa voix poignante incarne l'esclave dont le maître peut à chaque instant saisir le bébé ( dont il est peut-être le père) pour le vendre.

L'instrumental 'Following the North Star' , drums, banjo and bones rappelle l'époque de Carolina Chocolate Drops, il est suivi par le folk ' We could fly' basé sur une légende noire.

Toute la troupe est revenue pour interpréter le lament 'Waterboy' entamé a capella.

Il y a longtemps qu'une voix pareille n'est plus venue chatouiller tes tripes, cette nana maîtrise ses cordes vocales à la perfection, elle est capable de faire trembler les monts Appalaches pour ensuite te susurrer une mélodie enfantine qui te fendra le coeur.

Un tonnerre d'applaudissements ponctue ' Waterboy' , elle décide de changer de course.

En route vers le sud de la Louisiane pour une suite créole, ' Dimanche après-midi' est suivi par un two-step et un troisième mouvement enjoué, chanté par Dirk.

La contrebasse enchaîne sur le gospel piquant ' Children go where I send thee' pour lequel Rhiannon est rejointe au chant par Hubby Jenkins.

Nouveau changement de direction avec le slow collant 'She's got you' ( made famous by Patsy Cline) , her voice left us blown away!

Quel con, le mec qui l'a plaqué!

Next, we'll play some fiddle tunes , direction le Québec pour une gigue bouillonnante suivi par le jovial chant cajun ' Hey Bébé'.

Désolé pour le tuning, mais mon banjo de 1958 demande toute mon attention.

Elle entame une nouvelle chanson basée sur a slave story, ' Julie' , Rhiannon a basé le texte sur les mémoires d'une esclave et en a fait un dialogue entre la mistress et la servante, l'histoire se situe pendant la Civil War .

Une nouvelle claque magistrale attend le Club avec la reprise de ' Birmingham Sunday' , chanté jadis par Joan Baez et retraçant le triste sort réservé à quatre fillettes assistant à l'office dans l'église qui a été bombardée par le Ku Klux Klan, c'était en 1963.

Le show prend fin avec 'Freedom Highway' qui a donné son titre au dernier album, ce morceau des Staple Singers prend des couleurs rhythm and blues, à tes côtés tout le monde se déhanche.

Ce concert inoubliable sera ponctué par un bis vif argent, 'Lonesome road'/ ' Up above my head' qui rend hommage à Sister Rosetta Tharpe.

 

 

Hamburg is not sold-out, si ça vous dit..

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017
Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017
Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:49
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017

F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017

 

F.L.O.Y.D – DE Moelie, Linkebeek (BEL) – 2017.03.25

Setlist :
01.Speak To Me / Breathe.
02.Time.
03.Learning To Fly.
04.Dogs Of War.
05.What Do You Want From Me.
06.High Hopes.
07.Shine On You Crazy Diamond.
08.Wish You Were Here.
09.One Of These Days.
10.On The Turning Away.

01.In The Flesh ?
02.Happiest Days Of Our Lives.
03.Another Brick In The Wall (Part II).
04.Goodbye Blue Sky.
05.Echoes.
06.The Great Gig In The Sky.
07.Money.
08.Us And Them.
09.Brain Damage / Eclipse.
10.Comfortably Numb.
11.Run Like Hell.

Line Up :
Pierre CHAMBIN : Drums - Vocals
Thomas DELABLANCHERIE : Guitars
Christophe GILLES : Saxophone
Ricardo LEMOS : Keyboards - Vocals
Michaël PATERNOSTER : Bass
Diogo PEREIRA : Guitars - Vocals
Gaël VANDENBROECK : Keyboards
Natacha WUYTS : Vocals
Maguy TYSON : Vocals

Qu'est ce qui pourrait bien nous faire quitter notre cher Condroz un samedi soir sur la terre ? Il faut que ce soit quelque chose de sérieux, du solide quoi. Eh bien c'est tout simplement F.L.O.Y.D le cover de qui vous devinez qui se produit en concert à Linkebeek. Après leur fameuse prestation au Centre Culturel d'Uccle le 2 décembre dernier, on s'était promis de les revoir, ne fut-ce que avoir la confirmation que nous n'avions pas rêvé et que cette magie qui avait opéré il y a près de trois mois était toujours présente. Réponse ? Attends un peu tout de même, lis jusqu'à la fin et tu sauras.
17h30 nous quittons Ciney, Pierre, Dominique et moi, l'occasion de tester le nouveau SUV Nissan de mon pote. Ca va bien, ce machin là ! Mais on n'est pas là pour discuter ferraille, d'accord. Arrivée à Bruxelles sans encombres mais alors à partir de l'hippodrome de Boitsfort, je ne raconte pas la galère. Quoi ? Tu veux ?Allez, puisque tu insistes. On dirait que tous les scouts de Belgique se sont donnés rendez-vous
dans les bois, ça grouille comme une nuée d'écolos un soir de meeting du parti, saufs qu'ici les louveteaux, guides et autres éclaireurs ou pionniers ne sont pas tous verts. C'est un peu comme si toutes ces jeunes victimes consentantes, fleuron para-militaire ou para-militant de notre droite catholique se rendaient à une distribution gratuite de Mars, Twix et autres Bounty par le curé de Kikenpois après une session de confessions privées. Et en même temps, pour faire bonne mesure, une course cycliste s'étale telle un long ruban pour une œuvre de bienfaisance et bloque la circulation Drève de Lorraine. Voilà le décor, même un bébé en trotteur va plus vite que nous. Malgré tout, à force d'humour et de patience, nous pénétrons à Linkebeek, commune à facilités, où des indications très précises nous guident vers un parking dévolu aux véhicules du public qui est mis à disposition à l'arrière du très bel en droit qu'est « De Moelie ». Nous sommes accueillis par Nico, le manager ainsi que par Diogo Pereira, oui le singer / leader du F.L.O.Y.D et Gaël, un des deux claviéristes.
Le temps de prendre ses tickets boissons à prix très démocratiques, nous nous positionnons frontstage et après quelques minutes de patience le concert démarre. D'emblée c'est tout bon, trois titres du best seller qu'est « Dark Side Of The Moon » suivis de deux hits de « Momentary Lapse of Reason » l'ambiance est déjà chaude et puis c'est l'incident technique, un problème d'alimentation avec le pédalier de Diogo, quelques soucis avec des retours qui ne fonctionnent pas bien, des claquements dans les hauts-parleurs de façade, tout ce qu'il faut pour déconcentrer n'importe quel musicien. Ca repart avec un « What Do You Want From Me » du tonnerre suivi du majestueux « High Hopes ». les musiciens ont bien du mérite à jouer dans des conditions qui ne sont pas toujours optimales et qui génèrent une légère perte de tempo dans « Shine On You Crazy Diamond » mais c'est le genre de détail que seuls les musiciens perçoivent. « On The Turning Away » clôt ce premier set de bonne facture compte tenu des problèmes techniques décrits ci-dessus. Un coca plus tard et les revoilà pour le second set.
Les soucis envolés c'est un F.L.O.Y.D qui tourne à 110 % qui nous envoie la sauce avec quelques titres du monumental album « The Wall ». Moment d'anthologie avec « Echoes ». Mais ce n'est rien encore à côté de la performance vocale de Natacha et Maguy qu'est « The Great Gig In The Sky » qui reçoit un véritable tonnerre d'acclamations de la part du public. C'est bluffant ! Si David Gilmour a besoin de choristes un jour, il peut faire appel à ce duo de charme, c'était sublime. On termine en apothéose avec les deux blockbusters de « The Wall » et on se quitte heureux et comblés par la superbe performance du band formé par Diego et Pierre
On peut déjà vous annoncer que , le moment venu, il serait bon d'acheter des préventes pour « Echoes Of The Sun » qui se déroulera à Beauraing le 7 octobre prochain car F.L.O.Y.D sera présent et vous ?

Mitch « ZoSo » Duterck

F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
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