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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 19:32
Festival Art Rock ( Scène B) - Concrete Knives - Saint-Brieuc le 20 mai 2018

     Festival Art Rock ( Scène B) =  Concrete Knives - Saint-Brieuc le 20 mai 2018

 

Après la prestation sans failles de HollySiz, tu prends, sans lambiner, la direction de la place du Général de Gaulle où est érigée la Scène B.

Tu te colles frontstage sans difficulté pour assister au show de Concrete Knives.

Le groupe de la région de Caen a pris son temps pour sortir un second album, cinq ans après  'Be Your Own King', 'Our Hearts' se retrouve dans les bacs et génère une tournée promo qui les voit parcourir l'hexagone.

Nicolas Delahaye ( chant, guitare et grimaces en tous genres) , Morgane Colas ( chant, pas de danse et sourires gracieux), Adrien Leprêtre ( claviers liturgiques, percus) , Augustin Hauville ( basse) , Guillaume Aubertin ( batterie) et Corentin Ollivier ( guitare, some keys, backings) , tous réunis dans une capsule Soyouz, sont revenus sur terre sans dépressurisation et comptent séduire Charles et les Briochains.

Une première volée indiepop, ' The Lights', est lâchée, c'est propre, dansant et frais , les harmonies vocales sont impeccables, les ados derrière toi dansent.

La setlist fait la part belle aux nouvelles chansons, quoi de plus normal, sans oublier les morceaux qui ont lancé le groupe, ' Africanize'  la seconde plage, tout aussi catchy, un hit des débuts, rappelle les bons moments de groupes tels que Weezer ou Belly.

 'Wallpaper' ,le premier  single extrait du  debut album, 'Be Your Own King', n'a pas pris une ride, Morgane évolue avec grâce, Nicolas se concentre sur son chant et ses riffs de guitare cinglants, l'équipage assure avec dynamisme et ferveur.

Au jeu des parallèles,  plusieurs noms  surgissent: Arcade Fire, School is Cool, Vampire Weekend... Concrete Knives est assurément une pépite, le   'Gold Digger' en est convaincu.

La sécu au boulot, Morgane décide de prendre le pouls des premiers rangs pendant 'Greyhound racing'.

Mais vous êtes hyper jeunes à l'Art Rock, on se sent vieux en vous voyant.

La question moyenne d' âge du public reste à vérifier!

Le groupe emboîte sur l'ensoleillé ' Sometimes', tout semble couler de source mais les musiciens ajoutent plein de fines touches à leur indie coloré, les guitares acérées frôlent  des pointes électro, l'art pop se marie avec des rythmes plus exotiques, une touche psychédélique émerge de temps en temps, mais toujours les harmonies vocales prévalent.

Les titres se dévoilent: 'Truth',  le titletrack, 'Our Hearts' , l'hypnotique 'On the pavement' , une plage de sept minutes, le tube imparable de 2012, 'Brand new star' , synonyme de joyeuse chevauchée , quatre rafales voyant la place  danser, ce qui a visiblement ravi les Normands.

Le terme de l'exposé est en vue, Nicolas amorce la suivante ( ? The Quiet Ones?) d'une guitare saturée , ce morceau précède la bombe rock ' Bornholmer' et c'est par ' Blessed', dont le premier mouvement peut évoquer Fleetwood Mac (Stevie Nicks/ Lindsey Buckingham) avant de prendre une direction percussive, que se termine ce concert lumineux. 

 

 

 

 

 

Festival Art Rock ( Scène B) - Concrete Knives - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
Festival Art Rock ( Scène B) - Concrete Knives - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
Festival Art Rock ( Scène B) - Concrete Knives - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 10:14
Festival Art Rock ( Grande Scène) avec HollySiz et Jake Bugg + Seun Kuti and guests - Saint-Brieuc le 20 mai 2018

Festival Art Rock ( Grande Scène) avec HollySiz  et Jake Bugg + Seun Kuti and guests - Saint-Brieuc le 20 mai 2018

 

Le programme du jour sur la Grande Scène prévoit: Petit Biscuit / OrelSan / Jake Bugg / Seun Anikulapo Kuti + Guests / HollySiz.

 

Tu as opté pour HollySiz et Jake Bugg!

 

C'est à 18h que la fille de Jean-Pierre Cassel, demi-soeur de Vincent Cassel, Cécile Cassel, alias HollySiz, est attendue sur le podium.

La blonde incendiaire , oui elle a un petit côté Deborah Harry ( jeune), peut montrer une belle carte de visite en tant que comédienne, comme musicienne elle affiche deux albums, le dernier 'Rather Than Talking' date de janvier dernier.

En 2014, un pas encore Brexité, à l'époque, la voit en concert à Londres, il écrit "A fun show which left me with one conclusion… I really need to go to a few gigs in France, they know how to party!  Trés Bon." les anglais et les accents!

Ouest France: " HollySiz, alias Cécile Cassel, a ouvert avec beaucoup de vitamine l'ultime soirée d'Art Rock 2018."

La Belgique: I fell in love with HollySiz!

Début du show, Cécile, de blanc nippée, un sweat à capuche cachant ses blondes mèches, attend telle une statue de sel, le groupe, sans doute: Julie Gomel aux claviers et choeurs/ Vincent Lechevallier à la batterie/Alexandre Maillard à la guitare et Pierre Louis Basset à la basse ( ne dis, rien, Milou!), a attaqué 'Unlimited', un missile pop vitaminé, qui décolle vraiment quand la nana entame son chant.

C'est sûr personne ne va se faire chier à ce concert.

Le training disparaît, le rock rageur ' OK' nous tombe dessus, après les salutations et remerciements d'usage, la basse pompe à fond et envoie le plus ancien 'Tricky Game'.

Elle se démène sérieusement, la petite Cécile.

Tu dis, chère enfant?

Call me 'Fox' in California, et le renard entame une séance de fitness à rendre jalouse Jane Fonda.

'Love is a temple' est précédé d'un message humaniste et comme le leitmotiv du festival est let's dance, je vous invite à le faire sur 'Best enemy' poussé par une profusion de percussions, après un salut militaire destiné au soldat inconnu, la marche furieuse reprend de plus belle.

En Bretagne, la marées vous connaissez,  voici la tempête  'Hightide'.

L'orientalisant 'Karma', au phrasé déchiqueté, puis l'explosif ' Roll the dice' ( jump St-Brieuc, jump) nous confortent dans notre première impression, HollySiz sera bientôt tête d'affiche des grands festivals.

Vous avez sauté, chantez maintenant, je veux voir un wall of love pendant ' Come back to me'.

Tu dis, Léopold?

C'est l'amour!

La suivante est ma chanson porte-bonheur, c'est en traversant la foule sur les épaules de Gérard que Mademoiselle chante 'Come back to me' avant de terminer ce set énergique par le punky 'Hangover'.

..I just wanna kill my liver..., elle a la foi, c'est sûr!

 

 

Au pas de course vers la Scène B pour Concrete Knives ( see next chapter).

 

Retour sur la Grande Scène pour les 20' dernières minutes de Seun Anikulapo Kuti + Guests.

Après t'être rapproché du podium, tu t'es mis à compter  les exécutants, musiciens, choristes/danseuses, il y en avait treize, un quatorzième, un joueur de basket ou un rugbyman, suis pas sûr, est venu les rejoindre pour le morceau suivant.

Cette incroyable tribu,  dont certains ont fait partie du groupe ( Egypt 80) du géniteur de Seun, la légende Fela Kuti, échafaude un afro jazz coloré et visuel, ton regard est d'emblée attiré par les sculpturales et peinturlurées Joy Opara (choeurs et danse), Iyabo Adeniran (choeurs et danse), des filles à faire damner un saint, de l'autre côté de la scène, le vétéran Okon Lyamba secoue son shekere en riant.

A l'arrière, les cuivres s'agitent, face à eux, deux guitaristes et une basse, sans doute Kunle Justice (basse) et  David Obanyedo (guitare), Oluwagbemiga Alade (guitare), un batteur et un percussionniste au conga géant, Seun chantant son couplet militant ' Struggle sounds' .

Entrain, sensualité, ferveur, ça remue beaucoup sur l'estrade et en bas, dans la fosse.

Le colosse sort de coulisses pour entamer un rap nerveux, il jouera du sax sur la suivante.

Cet Afrobeat, servi bouillant, aura fait monter le mercure  de plusieurs degrés et si le thermomètre n'indiquait pas 50° comme à proximité des frontières du Niger, on s'en rapprochait dangereusement.

Le 25 mai au Cargö à Caen! 

 

En avril Jake Bugg terminait un solo acoustic tour, ce soir il est accompagné par un band pour interpréter quelques titres de son dernier né  "Hearts That Strain" et d'autres morceaux.

Les musiciens?

On avance Tom Robertson à la basse,  Jack Atherton aux drums et Michael Patrick,  keyboards!

Jake est du style gamin gâté, un brin boudeur et peu expansif, ce qui n'enlève rien à la qualité de son jeu, ni de ses compositions, seul hic, il effectue son boulot comme un employé qui attend cinq heures pour aller écluser quelques pintes au pub du coin.

Il débute à l'acoustique par  quatre titres , un extrait du premier album 'Two fingers'  ( He makes a cigarette look like the coolest thing in the world., disait un gars ayant vu le clip), le country 'Me and you' , la ballade  au chant nasal, 'Simple as this', et enfin ' Bigger lover', elles nous prouvent toutes   que cet adepte du soft rock est de la trempe de James Taylor ou Jackson Browne et qu'il se fiche pas mal des modes.

Le premier titre électrique sera la ballade 'How soon the dawn' , tout baigne, si ce n'est qu'une gamine devant toi en se dandinant t'envoie à chaque mouvement son sac à dos dans l'abdomen.

La peste aux connards venant assister aux concerts, un sac énorme accroché au dos, non seulement ils occupent deux places, mais ce machin encombrant devient un instrument de combat lorsque ces individus se mettent à sautiller dans tous les sens.

Le premier rock a pour nom 'Taste it' , il est suivi par le tout aussi tranchant, 'Kingpin'.

Le country rock "There’s A Beast And We All Feed It" évoque un Bob Dylan électrique, il est suivi par la romance 'Waiting' qu'il chante avec Noah Cyrus, soeur de, sur l'album.

Tu veux un slow qui tue, tu demandes  au deejay de passer 'Waiting'.

Retour au rock avec 'Messed up kids',un extrait de 'Shangri La', l'amorce rugueuse de 'Slumville sunrise' annonce un nouveau titre nerveux.

Un roadie lui tend l'acoustique, il fait la moue, j'en veux pas, ramasse sa bière, le gobelet est vide, de rage, il le jette au sol, ses copains s'étaient tirés, ils reviennent pour jouer 'In The Event Of My Demise', un downtempo présentant de vagues relents Beatles.

' Burn alone' précède 'Simple pleasures', il a failli sourire car on lui a refilé une bière, l'intro lyrique fait place à un rock en mode laidback.

Saint-Brieuc, merci d'être passés, il reste deux titres, 'Seen it all' et le country rock percutant ' Lightning bolt'.

Il a vidé son verre et s'est tiré.

 

Ton programme ne prévoyait ni Orelsan qui a choqué un élu départemental, ni Petit Biscuit, t'as décidé de saluer ton épouse avant minuit, tu as pris la direction de la sortie, pas une mince affaire..

D'après Moïse la traversée de la Mer Rouge était plus simple que de fendre la foule qui se pressait pour voir  Aurélien Cotentin de près.


A l'heure du bilan on tire son chapeau à l'organisation du festival, à la Sécu ( des gens aimables et compétents), à  Monsieur Météo et à Ephélide!

 

 

 

Festival Art Rock ( Grande Scène) avec HollySiz et Jake Bugg + Seun Kuti and guests - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
Festival Art Rock ( Grande Scène) avec HollySiz et Jake Bugg + Seun Kuti and guests - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
Festival Art Rock ( Grande Scène) avec HollySiz et Jake Bugg + Seun Kuti and guests - Saint-Brieuc le 20 mai 2018
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 03:25
Lidiop lors du Festival Art Rock- au Village, Place de la Résistance- Saint-Brieuc- le 20 mai 2018

Lidiop lors du Festival Art Rock-   au Village, Place de la Résistance- Saint-Brieuc- le 20 mai 2018

 

Troisième journée du Festival et toujours des choix à effectuer.

Dans ton petit calepin, tu pointes Juliette Armanet à la Passerelle ( 16:30'), pas de bol, tu ne t'étais pas inscrit pour réserver une place ( pas très malin ça, vu la renommée de celle qui s'était moqué de toi au Botanique... Juliette, je t'aime), tu n'auras pas accès à la salle archi-bourrée.

La soirée sur la grande scène débute à 18h,  un plan B?

Oui, à 16h au Village, place de la Résistance, les musiciens du Métro proposent Lidiop.

 

Aly Diop est originaire du Sénégal, où il pratiquait le rap au sein du groupe  Yonne bi posse, mais ce qu'il aimait c'était le reggae: Bob, Wasis Diop, Dread Maxim Amar etc...

Il vient s'installer à Paris et joue dans le métro, comme un certain Vanupié.

Il est repéré, non, pas par les keufs, mais par les utilisateurs du RATP qui votent pour lui, lui permettant de se produire à l'Olympia.

Le gars prépare un CD,  St-Brieuc le verra plusieurs fois sur scène pendant le marathon Art Rock.

Le chanteur n'est pas venu seul, il a emmené un band de blanc-becs pas nuls ( guitares, basse, claviers, drums ), les lascars  ouvrent le show par un instrumental zen, que certains n'hésitent pas à écouter en tirant sur un pétard, pas mouillé.

Cool, Max!

Aly rapplique pour entamer 'Jah love', Jah est tout amour, Malika et Yassab planent.

La voix du rasta est brisée, il ne paraît pas avoir une pêche similaire à celle de Babacar Niang, qui lui avait permis d'emporter la médaille d'or du 800 mètres lors du Championnat d'Afrique en 1988.

'Hurting inside' est râlé plus que chanté, sa voix s'amenuise comme se consume un barbecue trois heures après avoir flambé la dernière merguez.

Tout ça est bien sympa, mais tu ne crieras pas au génie.

I lost my voice, constate-t-il, lucide, avant d'entamer 'No More', un de ses cousins, ayant remarqué qu'il manquait de souffle, a saisi un micro et supplée le pauvre Lidiop en sourdine.

L'aphonie le guette, d'une voix de plus en plus rauque, il entame  'Baye Fall' , comme il est serviable, il s'inquiète de notre santé.

Oui, nous, ça va, merci, tu veux une pastille, Aly?

Il affiche un triste sourire, le groupe poursuit le trip sur un rythme nonchalant, 'Mama Love' et 'Survivor' défilent.

Là-haut, Bob Marley, Peter Tosh , Gregory Isaacs compatissent à sa douleur et quand il murmure.. I will survive..., tu te souviens que Donna Summer également déclamait ce texte, elle est dans un cimetière à Nashville.

Après 25' de concert, tu laisses Lidiop et ses potes poursuivre leur chemin de croix pour aller vider une Coreff au Café de la Poste!

 

Lidiop lors du Festival Art Rock- au Village, Place de la Résistance- Saint-Brieuc- le 20 mai 2018
Lidiop lors du Festival Art Rock- au Village, Place de la Résistance- Saint-Brieuc- le 20 mai 2018
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 17:25
Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018

Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018

 

Seconde journée du festival, toujours sous le soleil.

Des choix s'imposent, tu optes pour la grande scène en regrettant de manquer Clara Luciani et Therapie Taxi.

18:30, General Elektriks!

Le groupe de Hervé Salters n'était pas franchement une priorité, par curiosité, tu décides d'expérimenter leur electro pop éclectique.

Ponctuels, les hommes bien blanchis par Ariel, se pointent à l'heure prévue, Hervé au chant, derrière ses claviers/ le guitare hero Éric Starczan/ Jessie Chaton, coupe hérisson ébouriffé, à la basse, claviers et lunettes de soleil Monoprix/ Jordan Dalrymple aux drums et boîtes à rythme et Norbert le dernier des Mohicans Touski aux vibraphones et percussions.

Le dernier album ' Carry No Ghosts' est sorti cette année, Saint-Brieuc en entendra plusieurs fragments.

'Different blue' ouvre la soirée, les premiers arrivants subissent des ooh ooh ooh racoleurs, des bidouillages electro, une grosse basse, un fond nu-disco, du funk plastique, un rien fake, à tes côtés, ça commence à bouger, toi,  t'es pas convaincu.

La seconde salve te fait penser à Las Aves, autre groupe arborant des tenues blanches et pratiquant un electro pop bourré de gimmicks, Eric lui aussi prend des airs de guitar hero, point positif, il sait comment manier une guitare.

'Never can't get enough', non il ne s'agit pas d'un titre de Depeche Mode, est lancé, le chaton sort un peigne, rouge, de son futal, le passe dans sa brousse, puis prend place derrière un Roland, la place remue, les gamines adorent, tu viens de comprendre que ce troisième titre signifiera la fin de ton aventure avec le général, une promenade dans les rues du centre ville offre plus d' intérêt.

Oui, Jessie, on a aimé tes poses de snob un brin pédant, et de loin on a entendu 'Tainted love' , les relents Stevie Wonder ou Prince!

Allez, salut!

 

 

Le plat suivant sera autrement consistant: Lee Fields and The Expressions.

On ne va pas retracer l'histoire du petit James Brown, tu la connais, depuis que Martin Solveig l'a repêché du trou, Elmer Lee Fields est devenu une des seules stars de la soul music, surtout après le décès de Charles Bradley.

Son dernier album ' Special Night' date de 2016, mais, comme d'habitude, le gars, qui ose s'habiller avec un veston taillé dans les rideaux de sa belle-mère, propose des titres issus de disques plus anciens.

On n'oubliera pas de mentionner que ce charmeur né est accompagné par les talentueux Expressions, dont certains éléments ont joué pour Amy.

On a vu Nick Movshon à la basse, sans doute Vincent John à la guitare, le doué jeune homme a désormais entamé a solo career, Toby Pazner aux claviers, peut-être Homer Steinweiss aux drums, et un duo de cuivres, on avance Leon Michels - saxophone et Michael Leonhart - trompette.

Les Expressions entament le set par une intro juteuse ( 'Mars') empruntée à The Olympians, une autre jument de l'écurie Daptones.

Une poussée de fièvre annonce l'arrivée imminente du soul man, introduit comme à Broadway par le bassiste, le seul à connaître trois mots dans la langue de celui qui un jour a crié Vive le Québec libre.

Il est là, tout beau, et clame let's get the party started.

Cette fête ne connaîtra aucun temps mort, 60 minutes de bonheur intense.

'I'm coming home', tu pousses un soupir de soulagement, de la vraie musique après les fantaisistes qui ont précédé, ici on assiste à un show d'un gars qui chante avec ses tripes.

'Work to do' nous rappelle tous les grands de la soul music, St-Brieuc tangue!

Après le groovy et remuant 'Talk to somebody', le gars de Brooklyn place un cinquième 'Are you happy', yeah, retentit une nouvelle fois, St Brieuc jubile.

You know, people, it's all about love, this one is called 'Special night', et, Lee?

It goes like this.

Pourquoi tu ris, semble-t-il te dire!

Guitare et basse, sans mini-jupes, jouent aux choristes.

On est toujours happy, il propose le terrible 'Just can't win', car il est le meilleur!

'Time' goes like this.

Pourquoi tu ris?

La place bat des mains, il vient d'amorcer ' Don't walk',  puis nous la joue comédien, you are really good-looking people and good-looking people have soul, so help me with this song.

Quel séducteur!

We can 'Make the world' better .

Comment, petit?

Listen, it goes like this!

Un groove purulent, des cuivres dignes des JB's, une guitare omniprésente, des claviers discrets, mais ô combien efficaces et une rythmique irréprochable, la perfection, quoi!

Le concert prend fin avec le slow 'A faithful man' .

Le public a versé quelques larmes, Lee a regagné ses champs, et nous, we were more than happy!

 

A Camille concert is an extraordinary experience, titrait The Guardian, après un spectacle donné en novembre dernier.

Ces propos ont été vérifiés à l'Art Rock.

Tout est bleu sur le podium, le décor, la longue robe de Camille Dalmais, le bleu tendre des fringues des extraordinaires choristes/danseuses (  Gisela Razanatovo,  Maddly Mendy Sylva et  Christelle Lassort)  ou les tenues des musiciens ( Johan Dalgaard au piano antique, claviers et backings, Martin Gamet aux percussions, gong et basse électronique + backings et Clément Ducol à la panoplie de timbales et backings).

Un premier extrait de l'album ' Ouï', 'Une fontaine de lait' ouvre le set, les vocalises célestes, l'audace phonique ( onomatopées, allitérations) , l'originalité du concept épatent d'emblée, il en sera ainsi jusqu'à la fin de la prestation de la belle dame.

'LASSO' et sa gymnastique verbale nous éblouit et après l'esthétique 'Je ne mâche pas mes mots', 'Seeds' voit les filles se transformer en little drummer girls accompagnées par trois drummer boys.

Eblouissant!

' Twix' démarre en harmonies vocales angéliques pour devenir un cri/gospel  tribal hystérique.

Satie introduit la suivante au piano, évidemment,, Camille vient fesser son compagnon, la chorégraphie illustrant ' Home is Where It Hurts'  surprend.

Une danse suggestive accompagne le morceau suivant, elle hurle ' My baby, my baby' en se tenant le ventre, St Brieuc retient son souffle.

Le jeu scénique reste physique pendant le gospel épileptique ' My man is married but not with me', les filles entament une danse bestiale, Camille rampe, se redresse sur les genoux et reprend 'Too drunk to fuck' mais pas à la manière de Nouvelle Vague, cette version convulsée déchire un max.

Il me faut deux danseuses pour danser une bourrée à deux temps avec nous.

Deux pieds nickelés femelles, passablement beurrées au sel de Guérande, rappliquent pour faire un numéro grotesque aux côtés des gracieuses jeunes filles, heureusement  Yvon Guilcher n'était pas présent pour assister au naufrage de ses 'Loups'.

Les cinglées quittent la scène sous les huées, Camille s'éclipse pour revenir vêtue d'une robe rouge et proposer la rengaine  'Paris' suivi par le hit monstrueux des débuts 'Ta douleur'.

Après la présentationde l'équipe, vient le dernier titre d'un spectacle follement applaudi ' Allez allez allez'.

 

23:00 Catherine Ringer!

 Fred Chichin est décédé en 2007 et  avec lui les Rita Mitsouko.

Peu après Catherine Ringer reprend la tournée renommée "Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more " , puis sort des albums solo, le plus récent 'Chroniques et fantaisies'.

Sa tournée d'été démarre ce soir pour se terminer à la Fête de l'Humanité en septembre.

Avec un léger retard les musiciens se pointent ( Paul Pavillon et sa guitare flamboyante, sans doute Noël Assolo à la basse, Nicolas Liesnard aux keys et Franck Amand aux drums), ils entament une intro planante, après deux minutes le public aperçoit la diva cachée derrière la batterie, elle virevolte , saisit le micro et lance 'Senior'.

Que disait Brel?

...Mourir cela n'est rien,  mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir...

La Ringer semble accepter la soixantaine:  senior, j'adore!

Adieu le petit-couvre-chef, bonjour la longue tresse.

Ce titre chaloupé ne sera pas le plus rock du répertoire, elle se rappelle un concert au Maroc avant d'attaquer la road song très rock, elle chante    'Fier à bras' ' relatant le voyage retour mouvementé, en moto avec Fred, du Maroc à Paris.

C'était en quelle année?

C'est loin, baby!

'Como va'?

Pas mal, merci!

Madame tient la forme, se montre belliqueuse...il va falloir que je me batte... , ne va pas lui marcher sur les pieds.

On lui refile une acoustique, elle entame une plage nostalgique puis ' La petite planète' , pas celle de Plastic Bertrand, non, une valse tyrolienne étonnante, elle a plu aux amateurs de Zizi Jeanmaire et d'Edith Piaf, les inconditionnels des Rita ont baillé.

C'est voilée qu'elle chante la plainte ' Tristessa' avant la déferlante ( très colorée) 'Punk 103'.

La setlist semble comporter des  titres non gravés, le rock suivant déchiré par la guitare de Popaul en est un.

L'ambiance monte d'un cran avec 'Singing in the shower' de Rita Mitsouko.

Ta voisine, trois fois vingt ans, quatre fois vingt kilos, te bouscule, écrase tes petits orteils, te refile des coups de coude, ce qui rend le mec de la sécu hilare.

Salope!

Petit pas de danse comme en quatorze, on embarque tous dans 'Le petit train'.

Elle est belle la campagne!, les paysages ondulent, le groove suinte.

'Allô' ?

Oui?

 C'est toi que j'appelle!

Bordel, ça déménage!

Les vieux fans hurlent en reconnaissant 'Marcia Baïla' et c'est avec 'Andy' que s'achève un concert jouissif.

Décidément, Mamie Ringer et ses poses à la Madonna n'est pas prête à intégrer l'hospice.

 

Maintenant, il te faut affronter des baïnes humaines pour quitter les lieux, les plus courageux restent en place pour Jungle.

 

 

 

 

 

Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( General Elektriks - Lee Fields and The Expressions - Camille- Catherine Ringer ) - Saint-Brieuc- le 19 mai 2018
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 18:06
Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018

Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018

 

Après le préambule à la Passerelle, direction la Place Poulain-Corbion où est érigée la Grande Scène.

Il est 18h30', on attend Mat Bastard.

 

Mat Bastard, ou Mathieu-Emmanuel Monnaert si tu préfères, oui comme Jean-Philippe il est né à Bruxelles, a donc mis fin à Skip the Use en 2016, peu après, il démarre une carrière solo et sort l'album 'Loov'.

Il s'est assagi, demandes-tu?

Tu rigoles, il est encore plus dingue que lorsqu'il était au jardin d'enfants chez Mademoiselle Van Steenwerck, une acariâtre vieille fille!

Pour être gentil, la presse le traite de remuant!

Le premier à se présenter est Enzo, le batteur péroxydé, il lance la machine, les autres rappliquent,  sans doute, Nelson Martins à la guitare, Mikael Lienard à la basse et  Olivier T’Servrancx à la guitare, ces mecs façonnent un rock au son aussi gras que l'andouillette de Guémené.

Tu dis, Hippolyte?

 Contrairement aux apparences, l'andouillette n'est pas grasse...

Et les rillettes?

Le Bastard s'amène, coolos et attaque 'Wild'.

Une confession.

Première constatation, ce combo n'est pas moins speedé que la bande à Skip The Use, ça saute comme des kangourous survitaminés.

Rapprochez-vous, soyez compacts, merde!

Toi, oui, toi, tais- toi, il y a du soleil, on est en Bretagne, ça va cogner.

Sur fond reggae, Mat envoie 'Honestly' et se tape un premier bain de foule.

Perdu dans la Manche, il s'adresse aux musicos: suis perdu, c'est quoi la suivante, bordel, suis trop vieux pour ces conneries... 'Rosemary' signalent les copains.

Les paroles sont pas trop dures, normal, je les ai écrites, je remonte sur le podium, tu assures les choeurs de ce petit punk sautillant, et puis, tu penses à Marine Le Pen et tu lèves un doigt en son honneur.

Puis vient un titre qui doit faire augmenter notre espérance de vie, 'Stay close to me', pour rire, le salaud  vient gueuler dans l'oreille d'un cameraman qui ne bronche pas.

Après la cover de Louise Attaque' Je t'emmène au vent' et quelques considérations sur le pognon et la qualité intellectuelle de leur musique, vient 'Don't want to be a star', dédié à Johnny, suivi par le standard jazz ' I've got the world on a string'.

Frank Sinatra a failli dégueuler.

On passe à l'épreuve de qui saute le plus haut pendant  'Stand as one' ;

'Warp' des Bloody Beetroots, 'Tamachute' et 'Ghost' chanté torse nu, les tatouages n'ont pas disparu à la lessive, nous conduisent vers le point fort du set, ' Killing in the name of'' de RATM, un truc qu'on écoutait à quinze ans, alors que toi, gamin, tu n'as que Maître Gims pour te pourrir les pavillons.

Le show ayant enflammé l'audience prend fin avec ' Bastard song' et c'est dans le public que la clique vient interpréter la jeunesse emmerde le Front National.

Ouais, c'était tonique, Jim!

 

20:00 Django Django.

Le groupe formé à Londres, en 2009, alors que ses composantes s'étaient rencontrés dans une école artistique à Edimbourg,  a sorti un troisième album, 'Marble Skies', en janvier et tourne depuis deux mois pour le promouvoir.

Ce soir, un arrêt en Côtes-d'Armor pour présenter leur dance music truffée d'éléments psychédéliques ou krautrock et d'harmonies vocales aussi ensoleillées que la météo du jour. 

 David Maclean (drummer ), Vincent Neff (singer, guitare, percussions), Jimmy Dixon (bassist et chant) et Tommy Grace (synths), ne peuvent dissimuler leurs origines anglaises, il n'y a que les angliches à pouvoir porter des tenues aussi farfelues sans sombrer dans le ridicule.

La setlist de la soirée fait tout naturellement une belle place au dernier méfait, Jimmy attaque ' Marble Skies' au chant sur fond de beats lunaires, sans pause, le quartet embraye  sur 'Shake and tremble' poussé par une basse post punk, à nouveau les harmonies vocales séduisent les amateurs de douceur, le savant derrière ses synthés élaborant des sonorités évoquant Hot Chip.

Pour le sautillant et psychédélique ' Tic Tac Toe', ses petites mains frôlent un theremin , manifestement la jeunesse locale a accroché et gigote en mesure.

This is going to be wild, prophétise Vincent avant d'amorcer les titres suivants, un son de sirène, une guitare surf, une profusion de percussions, Saint-Brieuc ...do you feel the energy rise?..., ' dans le désordre, on a entendu des titres tels que   ' First light' , 'Waveforms' , a new song soulignant le contraste immense entre la sophistication des Londoniens et le rock terre à terre de Mat, 'Surface to air' avec des lignes piquées au 'Rapture' de Blondie.

L'imparable 'In your beat' est  suivi par le tempétueux ' Storm' , à tes côtés toutes les gamines se trémoussent, ce qui n'échappe pas au groupe, visiblement ravi.

Vincent a ramassé une acoustique avant de proposer le pétillant  'Champagne', il s'approprie la basse pour la dernière d'un set chatoyant, 'Silver rays', dominé par l'élément percussif et les gimmicks de Tommy.

 

Pour aller avaler un sandwich merguez, tu choisis de faire l'impasse sur la prestation de VALD.

T'es à peine plus ouvert que Ardisson, le rap, tu digères à doses infimes.

Valentin Le Du fait le buzz sur la toile depuis cinq/six ans, ses deux albums se vendent comme des petits pâtés  croustillants  de Pézenas, à déguster en vidant un Picpoul de Pinet, les moins de 20 ans le considèrent comme un génie absolu, les ancêtres, condescendants, l'ignorent ou le descendent connement, en le traitant d'abruti.

T'étais revenu sur place pour assister à la seconde moitié du show, tu as suivi, de loin, les mouvements de foule, tu as supporté les cris hystériques de gamines exaltées, tu as vu des ados complètement pétés se bousculer sans pitié, la sécu a été obligée d'extraire quelques excités de la masse, toi t'as écouté le discours de VALD et de son copain pendant quelques titres.

 ' Megadose', tu comprends l'engouement des gamin(e)s sans le partager, un mec qui baratine un truc du genre...

Fuck, montagne de doses, faut qu'j'combatte le trône
Contacte le boss, faut qu'dans son trou d'balle je zone... 

ne peut que  plaire aux lycéens.

'Possédé' où sa voix semble passée au mixer, 'Si j'arrêtais' , 'Gris' et les autres tirades sont reprises en choeur par la jeune génération qui s'identifie aux textes récités par le rappeur, que certains comparent à Eminem.

Question de générations, celles nées avant l'avènement du net, se sont réfugiées près des buvettes pour contempler  leur  progéniture s'éclater.

Un sexagénaire à sa moitié: c'est de la musique, ça?

T'as continué ta route en te promettant de revenir aux premiers rangs pour le set des revenants rennais.

 

Le concert événement que les anciens ne voulaient manquer sous aucun prétexte était celui de Marquis de Sade.

En septembre 2017, après avoir disparu en 1981,  le groupe de cold wave refoulait une scène de Rennes pour un concert qui devait être unique.

Ce show est devenu un album,  '16/09/17 ', la magie ayant opéré, le divin marquis a repris la route pour une série de concerts en 2018.

Il est  passé 23:00 , une intro lyrico spatiale et des visuels stellaires annoncent l'arrivée de Philippe Pascal, d'une élégance aristocratique/  Franck Darcel et Xavier Geronimi ( guitares)/ Eric Morinière ( batterie) et Thierry Alexandre ( basse).

Daniel Paboeuf ( saxophone) et Paul Dechaume ( claviers) les rejoindront plus tard.

Le set débute par ' Set In Motion Memories', le premier morceau de 'Dantzig Twist'.

Les climats brumeux, la tension palpable, les guitares post punk et le phrasé  noble de Philippe Pascal, tout y est, on replonge en pleine cold wave.

'Henry' est tout aussi désespéré et étouffant,... she shut you in a box... ne convient pas aux claustrophobes.

La gestuelle maniérée du chanteur, son visage ridé, interpellent tandis qu'il interprète 'Who said why'.

Il grimace un sourire, bonsoir Saint-Brieuc, nous sommes Marquis de Sade, puis attaque le nerveux  'Final fog' avant de prendre place sur un tabouret pour proposer un  torturé et lent  ' Boys Boys'.

Le fantôme de Lou Reed, soudain, surgit des ténèbres, l'album 'Berlin' et ses angoisses!

'Smiles' , 'Air tight cell', précèdent le chef-d'oeuvre 'Rue de Siam', d'une lenteur maladive, le texte est récité/chanté en dialogue avec Frank Darcel, à l'arrière le sax se lamente, la sensation de désespoir est palpable, le public subjugué retient son souffle, le morceau, comme sur l'album est suivi par 'Submarines and icebergs', un landscape post rock.

L'industrielle marche funèbre  ' Nacht und Nebel' nous rappelle que Patrick Marina Nebel est parti  il y a bien longtemps.

'Cancer and drugs',  scandé par  le chanteur, repose sur un fond musical que n'aurait pas renié Gang of Four.

Place à 'Skin disease' , un titre frénétique, des visuels empruntés à Fritz Lang, ce qui explique le jeu expressionniste du leader.

Abattement, anxiété, effroi, ça ne rigole pas dans le 'Silent world', la suivante,  '  Wanda's loving boy', sa rythmique dansante, dominée par les pulsions de la basse, les poussées incisives du sax, le thème sado-machiste, n'a pas pris une ride.

C'est par un cri déchirant que débute 'Walls', pour intensifier notre effroi, le tableau de Munch apparaît sur l'écran, ta voisine frissonne, comme sur l'album, 'Conrad Veidt', toujours le cinéma expressionniste, succède à la plainte et clôture le concert.

Un bref salut de la main, bonsoir, merci, et le Marquis regagne les ruelles sombres nous laissant pantelants sur la place glaciale.

 

 

Pas de Fakear à ton programme, direction le lit conjugal!

 



 

 



 




 

 

Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018
Festival Art Rock - Grande Scène ( Mat Bastard/ Django Django/ Vald/ Marquis de Sade) - Saint-Brieuc- le 18 mai 2018
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 04:19
The Red Goes Black - Festival Art Rock ( forum de la Passerelle) - Saint-Brieuc - le 18 mai 2018

The Red Goes Black - Festival Art Rock ( forum de la Passerelle) - Saint-Brieuc - le 18 mai 2018

 

35è édition du festival briochain,  du vendredi 18 au dimanche 20 mai 2018, le centre de Saint-Brieuc vivra au rythme du festival, des concerts à la pelle, de la danse, du cirque, du théâtre, des spectacles de rue, de l'art, des installations vidéo et le rock'n toques pour les gourmets.

L'épisode 2018 devrait être le dernier présidé par Jean-Michel Boinet qui, il y a peu, a annoncé que l'heure de la retraite avait sonné.

 

Après avoir récupéré le bracelet donnant accès aux scènes payantes, tu décides de faire un crochet par le Forum de la Passerelle où, à 17h,  The Red Goes Black  doit ouvrir le festival par un concert gratuit.

Le combo de  Douarnenez n'est pas constitué de néophytes,  plusieurs d'entre eux ont fait partie de Mojo Factory qui  balançait des reprises soul et blues, avant de décider de jouer leur matériel, ils gagnent le Tremplin Pays de Cornouaille, participe aux Jeunes Charrues et, tout naturellement, enregistre un premier album, “I quit you dead city”, en 2015, suivi par le flambant neuf ' Fire'.

17:01,  Tsu Tsunam, c'est pas une mouche exotique, mais un batteur/ Joe Chatterton , le fils d'une lady, à la basse/ le pas si roux, Pete Le Roux à la guitare/le chef,  Damien Gadonna au chant et à la guitare et Thomas Schaettel aux claviers, rappliquent et après un incisif ' Salut, tout le monde' , le tsunami de l'équipe démarre le set par ' Mr Something', alors que les copains n'avaient pas encore ramassé leurs jouets.

D'emblée, t'as pigé que t'as pas à faire à des tripoteurs concoctant un synth rock pour adolescents boutonneux, il y a des accents sudistes dans ce rock musclé , tu ignores si la région de Douarnenez est swampy, mais leur cocktail est plus proche de gens tels que Black Oak Arkansas ou Atlanta Rhythm Section que des groupes participant à la fête interceltique.

Donc, les bombardes ou binious, tu oublies.

' Shadow dancer' se retrouve sur le dernier né, ton esprit, pas très clair, avance Leon Russell.

Le purulent 'If one day' illustre parfaitement leur amour du travail des Black Keys.

'Fire' démarre au ralenti, de petites flammèches crépitent avant de voir les bûches  s'embraser, pas aussi sexy que le 'Fire' du Boss repris par les Pointer Sisters, mais vachement chaud, tout de même.

Saint-Brieuc, on connaît, après  Douarnenez, c'est la ville qui nous a accueillis le plus fréquemment, voici ' 'World in a bottle'. Le groove suinte de partout, le petit orgue fait merveille, les guitares s'en donnent à coeur joie, quant à la rythmique, c'est le ciment  sans lequel rien n'est constructible.

'Blu bags of shame' est suivi par ' A wave will rise', bordel, c'est dur à prononcer, constate Joe.

Sur l'album, Lady Wray prête sa chaude voix pour  flirter avec Damien.

Des harmonies vocales, dignes des Doobie Brothers enluminent ' Nobody but me' et le gospel ' Broken man blues' évoque aussi bien les morceaux les plus lents du Zep, que certains titres de Fleetwood Mac, époque Peter Green.

Cette pièce aux climats ténébreux est un petit chef-d'oeuvre, auquel ils ont collé 'All I want'.

'I.T.N.O.G' a été écrit après les attentats de Paris, pas de Lisa Kekaula ( The Bellrys), ce soir, mais ce rock nerveux offrant des senteurs The Who remue salement.

Le clavier a ramassé des handshakers, il en use pendant 'Sweet melancholy', un blues non exempt de disto.

Un coup d'oeil du côté de l'organisation, encore une?

Ja!

Le percutant et heavy  'Missing light', décoré d'une séquence incantatoire,  achève un set brillant.

 

 

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The Red Goes Black - Festival Art Rock ( forum de la Passerelle) - Saint-Brieuc - le 18 mai 2018
The Red Goes Black - Festival Art Rock ( forum de la Passerelle) - Saint-Brieuc - le 18 mai 2018
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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 07:44
La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018

La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018.

 

 La Vallée des Saints, l ' île de Pâques  bretonne, située sur la colline de Quenequillec à Carnoët, fête ses 10 ans.

A terme le sanctuaire sera composé d'un parc de 1000 statues de saints bretons, la vallée a imaginé « La Traversée des Géants ».

Chaque année, la statue géante d’un saint du Breizh  sera sculptée dans un pays celtique, traversera la Manche à bord d’un vieux gréement et viendra enrichir la galerie d’art monumental.

Cette année le  saint patron de Cornwall, Saint Piran, doit rejoindre l'Armorique sur la Nébuleuse qui jettera les amarres sur le Quai Neuf à Paimpol le 12 mai, à 18h.

L'effigie viendra trôner aux côtés de Azenor et Konan qui surveillent l'entrée du port du haut de leurs six mètres, avant de mettre le cap vers Carnoët.

Plusieurs animations sont prévues toute la soirée pour célébrer l'événement, le bagad de Minihy Tréguier, les Sonerien da Viken, accueilleront l'arrivée du saint en musique, ensuite place au fest-noz, suivi par des deejays.

 

17:50, grosse effervescence, il arrive, il arrive, crient les gosses.

Zorro?

Idiot, le dundee thonier, sur lequel  est allongé le géant de six tonnes, le faux bagad ( pas de percussions) Sonerien de Viken  ( ils ont décidé de sonner "jusqu'à la fin...) se met en route pour donner l'aubade, cornemuses et bombardes retentissent, l'identité bretonne se porte fièrement, à l'image de barbe blanche, au crâne glabre,  hissant haut le drapeau de la confrérie.

Cantiques, marches, air des cloches et autres mélodies résonnent, à la grande joie des badauds, venus saluer le saint, né outre-Manche.

Les températures saints de glace, malheureusement, ne prêtent guère à la flânerie, après la prestation des sonneurs, le public, peu à peu, déserte l'embarcadère tandis qu'un premier groupe s'active en vue du Fest-Noz.

Je te paye une glace, tendre amie?

Tu te fous de moi, un rhum à la rigueur!

 

19:00 Sterne!

L'hirondelle de mer, née du côté de Saint-Cast-le-Guildo en 1990, a déjà pondu plusieurs oeufs musicaux, leur dernier né, baptisé '3' date de 2017.

Le palmipède blanchâtre à calotte noire se produit essentiellement lors de Fest-Noz, son ambition se résumant à faire danser les paroissiens en s'amusant sur scène.

Ils sont quatre, celui qui a le plus de bouteille, Serge Bouteille aux flûtes, de 8 à 19 cm, et hautbois, celui qui porte des mitaines, Morgan Gilet, à la mandoline et au biniou, de temps en temps il fredonne un air, Marine Hamon au violon et Gaël Soulabaille à la guitare sèche et, sans prévenir, entament le concert par une gavotte, histoire de se réchauffer.

Très vite, une trentaine de ballerines, avec ou sans cavaliers, envahissent le bitume  pour entamer une séance de fitness, ne nécessitant pas une tenue réglementaire, pros et  novices cohabitent!

Une seconde chaîne se forme sur la pièce suivante, caractérisée par de nombreux changements de rythme, Morgan poussant la chansonnette pour terminer la farandole.

Serge propose un pach pi doublé, allègre et virevoltant,  Yvonne est perplexe, pourquoi doublé?

Sais pas, réplique Baptiste, tu démarres en avançant le pied droit et tu fais comme les autres!

Souplesse et endurance sont requises, sur le macadam, tu notes différents styles, il y a les sérieux,les petits rigolos, les vite essoufflés, les infatigables, les acrobates, les peu doués, les bedonnants, les sardines, les chauves, les barbus, les écoliers, les fossiles agiles, les marins, les bigotes, les mercenaires et les touristes, tous se tiennent la main  et se meuvent avec plus ou moins de grâce.

Après un rond de Loudéac sans couac, l'oiseau attaque une danse plus complexe, pratiquée en couple, certains essayent la tripartite. 

N'étant guère savant tu hésites entre une scottish, une polka, une mazurka ou le boogaloo.

Le ciel était menaçant, il devient agaçant, une méchante pluie mouille le pavé, nos crânes et les mollets des fans de bermudas, elle finit par décourager les moins patients qui s'éclipsent.

Le groupe poursuit sa croisade, ce n'est pas un léger grain qui va nous démoraliser.

On vous signale qu'à l'issue du bal on a des CD's à vendre, vous faites votre prix,  ils enchaînent sur un kas-a-barh, pratiqué du côté de Vannes.

Madame te tire par la manche, on y va, je caille.

Oui, mon pigeon, on se casse, on boira un remontant au coin du feu!



 

La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018
La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018
La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018
La Traversée des Géants- Fest-Noz avec Sterne- Quai Neuf à Paimpol- le 12 mai 2018
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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 08:03
Roger Waters au Sportpaleis- Antwerpen, le 11 mai 2018

ROGER WATERS - Sportpaleis, Antwerp (BEL) - 2018.05.11

Setlist : Part I

1. Introduction.
2. Speak To Me. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
3. Breathe. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
4. One of These Days. (Meddle - 1971)
5. Time. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
6. Breathe (Reprise). (The Dark Side Of The Moon - 1973)
7. The Great Gig In The Sky. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
8. Welcome To The Machine. (Wish You Were Here - 1975)
9. Déjà Vu. (Is This The Life We Really Want? - 2017)
10. The Last Refugee. (Is This The Life We Really Want? - 2017)
11. Picture That. (Is This The Life We Really Want? - 2017)
12. Wish You Were Here. (Wish You Were Here - 1975)
13. The Happiest Days Of Our Lives. (The Wall - 1979)
14. Another Brick In The Wall (Part 2 & 3) (The Wall - 1979)

Setlist : Part II

1 Introduction.
15. Dogs. (Animals - 1977)
16. Pigs (Three Different Ones). (Animals - 1977)
17. Money. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
18. Us & Them. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
19. Smell The Roses. (Is This The Life We Really Want? - 2017)
20. Brain Damage. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
21. Eclipse. (The Dark Side Of The Moon - 1973)
22. Band Introduction & Speech.
23. Mother. (The Wall - 1979)
24. Comfortably Numb. (The Wall - 1979)

Line-up :

Rogers WATERS : Bass, Vocals - Guitar.
Jonathan WILSON : Guitar - Vocals.
Dave KILMINSTER : Guitar - Vocals.
Jon CARIN : Keyboards, Guitar - Slide Guitar.
Bo KOSTER : Hammond Organ, Piano -Keyboards.
Gus SEYFFERT : Bass - Guitar
Joey WARONKER : Drums - Percussions.
Ian RITCHIE : Tenor Saxophone.
Jess WOLFE : Backing Vocals - Percussions.
Holly LAESSIG : Backing Vocals - Percussions

Smoke on the Water(s) a Fire in the Sky...

Un concert évènement, comme à chaque fois qu’un des leaders de Pink Floyd pose ses valises le temps d’un ou deux concerts et comme ce fut le cas pour David Gilmour en 2016, Roger Waters, bassiste et immense parolier s’il en est, fera lui aussi le doublé. Alors quand mon digne fils m’a demandé si je voulais « aller voir ça » j’ai opiné du chef (branler est correct aussi mais prête souvent à confusion).
Nous quittons notre cher Condroz vers 15h40 en compagnie de Philou et Jacqueline, direction Bartville ou Anvers si vous préférez. En ce vendredi, jour de pont autorisant un weekend prolongé, les Belgian highways sont tellement bien dégagées qu’on aurait même pu partir plus tard mais la prudence n’a jamais tué personne. Résultat, nous rejoignons notre parking de délestage bien à temps et hop, on est partis pour vingt bonnes minutes de tram qui nous amène jusqu’à côté du célèbre Sportpaleis où il y a déjà du monde qui attend l’ouverture des portes. Certains s’accrochent aux barrières comme si leur vie en dépendait, comme s’ils allaient se ruer pour être les premiers devant la scène. Faux espoir, étant donné que toutes les places sont numérotées, cool mec, respire et relève la tête, t’as l’air d’un coureur.
Nous voilà enfin assis au 24ème rang, places 7 et 8, il n’y a plus qu’à patienter jusqu’à 20h20 en devisant par devers nous, chose que nous faisons très bien Randy et moi. Qu’est ce qu’il dit? Il dit que père et fils ont l’air de bien s’entendre tous les deux...
En ouverture de ce « US and Them Tour » qui a débuté le 21 mai 2017 et s’achèvera le 9 décembre 2018, nous avons droit dès 20h00, à la projection d’un film, ou plutôt d’un plan fixe montrant une femme de dos, assise dans les dunes face à la mer, immobile. C’est probablement elle la dernière réfugiée de la chanson. On dirait qu’elle regarde l’horizon comme un unique espoir, la promesse d’une vie meilleure, le tout illustré par une superbe bande sonore, du moins, pour ceux que les accents de la civilisation arabe ne dérangent pas et j’en fais partie. C’est parti avec deux chansons du blockbuster qu’est « The Dark Side Of The Moon », belle mise en bouche avec d’emblée au chant, Monsieur Jonathan Wilson en personne, « The Last Hippie » comme dira de lui Roger Waters. Jonathan assure également toutes les parties vocales tenues à l’origine par David Gilmour. Ensuite le mythique et obsédant « One of These Days » et sa phrase légendaire : « One of these days days, I’m going to cut you into little pieces » tout un programme. La première partie de ce concert extraordinaire fait la part belle au non moins unique album qu’est cette « Face cachée de la lune ». Tout est impeccable, tant au niveau visuel que sonore, comme quoi quand le personnel est compétent, on passe une excellente soirée. Aucun Larsen, aucun blanc ni perte de temps, le spectacle est continu. Un coup d’œil discret vers mon fils me fait comprendre qu’il n’était pas préparé à ça. Je ne l’avais plus vu capable de séances d’apnée aussi longues depuis le game 5 de la finale NBA Utah Jazz / Chicago Bulls de 1998, quand Michael Jordan enrhume Bryon Russell pourtant collé à lui et s’élève pour planter le panier assassin qui tue le match et offre aux Bulls leur 6ème titre de champion. Avec Roger Waters, c’est la même chose, c’est tuerie sur tuerie, et avec la paire de guitaristes Dave Kilminster / Jonathan Wilson c’est le nirvana total. Quelles harmonies mes enfants! Ce n’est pas « The Great Gig In The Sky » qui va arranger les choses avec la performance cristalline que nous offre le duo féminin composé de Jess Wolfe et de Holly Laessig, c’est de l’orfèvrerie vocale, de l’Art avec un grand « A »
Au menu, pour suivre, un trio sur canapé de chansons du dernier album solo très engagé de Roger Waters. Et pour conclure le 1er set, le monumental « Another Brick In The Wall » sur lequel des enfants d’Anvers assurent la chorégraphie, ça me rappelle le magnifique spectacle offert en son temps par l’association « Echoes of The Sun » à Ciney.

Break de vingt minutes, mon fils respire à nouveau, ouf, sauvé.

Reprise avec des écrans géants qui descendent du plafond et couvrent la salle dans sa longueur et les 4 cheminées de la centrale de battersea, celle qui est sur la pochette de l’album « Animals » qui fait d’ailleurs l’objet des deux premiers titres de ce second set. Sur « Pigs » c’est Donald Trump qui s’en prend mais alors là, « plein la gueule », ses magnifiques « Nazirations », déclarations qu’il croit intelligentes, apparaissent sur tous les écrans alors qu’un énorme cochon gonflable et suspendu se balade au plafond de la salle. Retour à l’album noir montrant une pyramide qui décompose la lumière et puis c’est le moment coup de poing de la soirée, c’est le truc qui te retourne les tripes : « Smell The Roses » et ses images de maltraitance et de torture qui défilent à toute vitesse mais qui s’impriment dans ta mémoire, c’est bouleversant. On sait Roger Waters très politiquement engagé et il y va de son petit couplet personnel. Qu’on adhère à ses idées où pas, j’estime pour ma part, que musique et politique doivent rester deux choses bien distinctes et qu’il ne faut pas se servir des notes comme véhicule d’idées de quelque bord que ce soit.
On repasse pour deux titres par les couloirs de la pyramide formée par des lasers et des projecteurs multicolores et puis c’est le moment pour Roger d’entamer « Mother », mais voilà, le public est tellement chaud que notre homme n’arrive pas à faire cesser les applaudissements. Roger Waters est ému, il le montre et il le dit. Enfin il peut y aller avec « Mother » dédié à sa maman qui n’est plus là mais qui aurait aimé voir ça. En dessert, dans une salle en délire, le léviathan : « Comfortably Numb » et son solo de guitare énorme qui fait certainement partie des dix plus beaux soli de tous les temps. Tellement habitués à la dimension que David Gilmour lui a toujours donné, on attend de pied ferme Dave Kilminster pour voir ce qu’il va faire de l’intouchable. Et là, tu es sur le cul, car non seulement il le place aussi haut mais il le magnifie, aidé en cela par Jonathan Wilson.
Après un tremblement de terre d’applaudissements, Roger s’en va, un dernier salut, seul en scène, bras écartés tel un gladiateur moderne, baigné dans un halo lumineux plein de fumée. Ce soir c’était « Smoke on the Water(s) à Anvers et je me suis entièrement consumé...

Mitch "ZoSo" Duterck

Roger Waters au Sportpaleis- Antwerpen, le 11 mai 2018
Roger Waters au Sportpaleis- Antwerpen, le 11 mai 2018
Roger Waters au Sportpaleis- Antwerpen, le 11 mai 2018
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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 20:25
Festival La Morue En Fête - Hoa Queen- Binic - le 10 mai 2018

Festival La Morue En Fête - Hoa Queen- Binic - le 10 mai 2018

 

Après la prestation de Fortunes de Mer, le programme musical fait une pause, il ne reste qu'à déambuler durant 75' dans le port.

Les terrasses ont fait le plein, malgré la relative fraîcheur, t'as plus envie d'un grog que d'une citronnade, madame se tire, only the lonely (dum-dum-dum-dumdy-doo-wah) know this feelin aint right (dum-dum-dum-dumdy-doo-wah)... te trotte dans la tête, tu ne vas pas pleurer, Jeannette, en désespoir de cause, tu assistes à l'exercice de balance de Hoa Queen, il sera long, le groupe s'octroie le 1/4h académique avant d'entamer le concert.

 

Pour élucider le choix de l'appellatif, tu te rabats sur la page facebook du combo qui fait dans le poétique:  Hoa Queen est une fleur qui vient d’ailleurs. Sa blancheur explose au cœur de la nuit pour disparaître aux premières lueurs. Fulgurante, éphémère, elle offre sa beauté qu'aussitôt on la perd. Ses pétales ne goûteront jamais la rosée...

Ailleurs, le Groenland, le Yémen?

Des érudits botanistes avancent le Vietnam.

Le groupe est né en 2017, les instigateurs étant Aurélie de Chalvron ( voix, sublime) et Eric Cervera, guitariste hors-pair, amoureux du vibrato et membre de plusieurs groupes ( Captain America is Dead, Flowers for Lucy, Ultra Bullitt, Near Deaf Experience, Brieg Guerveno ), leurs complices, tous doués, sont Aude le Moigne, multiinstrumentiste maniant le banjo, la guitare, la steel guitar, la batterie et se chargeant des backings/ Xavier Soulabail à la basse et backings et Joachim Blanchet passant des claviers à la batterie.

Tout ce beau monde a enregistré un album qui sera en vente à partir du 8 juin 2018 chez Beast Records.

 

Départ en vocalises, sur fond d'orgue liturgique, accompagné par une guitare surf, Hoa Queen propose une version personnelle du gospel/blues ' Lord, I Just Can't Keep from Cryin' ' de Blind Willie Johnson, la voix de  Mademoiselle ( comédienne, choriste, membre du Gospel Project, Lili à l'époque)  te prend aux tripes, le fond musical te projette loin des Côtes d'Armor pour te larguer dans le Sud des States, du temps de la ségrégation raciale.

Le banjo entame 'Willow', un nouveau roots rock/ alt country/americana qui évoque Anna Calvi, si pour toi, Willow est un saule qui pleure, chez Hoa Queen il s'agit d'une femme qui souffre et chiale en voyant son mec au bras d'autres nanas!

Le  salix matsudana est tordu!

Approchez-vous, braves gens, Hoa Queen n'est pas une vipère et n'a jamais mordu personne, venez faire la connaissance de 'Betty'.

Une bonne femme aussi sensuelle et givrée que  Betty Blue dans 37°2 le matin!

C'est quoi ce carillon?

C'est l'heure de la messe noire!

Une downtempo ténébreux pour suivre, une autre fille à problèmes, 'June', au chant vénéneux whispering a lullaby.

T'es sous l'emprise, comment briser le sortilège?

T'es pas trop étonné de lire, à droite et à gauche, des gens comparant les chansons de Hoa Queen aux Murder Ballads de Nick Cave.

Aurélie nous promet une première histoire de femme nettement moins noire, la 'Jungle girl', non repris sur l'album, vadrouille parmi les lianes, entourée de singes, gorilles et autres bestioles exotiques.

Aucune trace de Johnny Weissmuller, mais ça remue dans la brousse.

'Lily Dale', un poème de John-Antoine Nau mis en musique par Arthur H, leur va comme un gant de boxeuse amoureuse, l'orgue, aux résonances Ray Manzarek, décore de belle manière  ce blues lunatique.

Sur les premiers accords  de 'Fever', voici 'Eve' , un swing roots édénique, suivi par ' Norma Jeane' écrit en pensant à celle qui affirmait 'Diamonds are a girl's best friend'.

Le timbre d'Aurélie évoquant ici Geike Arnaert, ex-Hooverphonic.

'Marjorie' nous plonge en plein dans les sixties, l'époque où Phil Spector couvait quantité de girl groups, évidemment le propos est moins da doo ron ron, il est question de fusillade et de tôle.

Changement radical de style avec ' Lizzie' , un rock violent décoré d'un duel de guitares pas paisible.

Aude passe à la steel guitar pour introduire l'épileptique 'Aileen' , le groupe cite PJ Harvey, tu pensais à Grace Slick de Jefferson Airplane.

Ce set brillant est conclu par une plage en espagnol, 'Lucia' .

Mais pourquoi des images de ' Lucía y el sexo' s'imprègnent-elles dans ta rétine?

Un grand concert, un futur grand groupe, Binic ne s'y est pas trompé et réclame leur retour.

 

Coucou, vous êtes gentils, malheureusement le stock est épuisé, on vous refait 'Norma Jeane'.

Joe DiMaggio a craqué, Mrs Robinson aussi!

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival La Morue En Fête - Hoa Queen- Binic - le 10 mai 2018
Festival La Morue En Fête - Hoa Queen- Binic - le 10 mai 2018
Festival La Morue En Fête - Hoa Queen- Binic - le 10 mai 2018
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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 08:41
Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018

Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018

 

Du 10 au 13 mai, c'est la fête de la morue à Binic, le grain de beauté des Côtes d'Armor.

Il y a deux siècles, l'attractive station balnéaire était  premier port de pêche à la morue, les marins du coin se tapaient l'Islande et Terre-Neuve pour aller pêcher ce poisson à chair blanche.

Depuis 21 ans, Binic rend hommages aux marins, partis sur leurs goélettes jeter leurs filets à l'autre bout du monde, souvent au péril de leur vie ( cf ' Pêcheur d'Islande 'de Pierre Loti).

Cette année, les morutiers du Nord du pays ( de Dunkerke à Dieppe)  ont été invités  à participer à la fête.

Au programme: dégustation de morue à gogo, animations en tous genres, du spectacle de rue à la danse traditionnelle, et plusieurs concerts, chaque année l'événement attire la toute grande foule sur les quais du port, il n'en sera pas autrement en 2018.

T'es garée où, ma biche?

A 3 kilomètres d'ici!

Mince, je te paye une bière?

Pas de refus.

Après une balade  touristique, c'est l'heure de rejoindre la Place de la Cloche où doit se produire Halszka !

 

L'affiche disait Halzska, tu pensais à un groupe jamaïcain dont les membres avaient le cou allongé, tu t'es trompé, l'imprimeur aussi: Halszka, ex- Owly Shit, n'a rien de commun avec Madness, l'affiche, toujours, disait rock californien et grunge, sottement tu voyais le Grateful Dead ou les Byrds, t'étais à côté de la plaque!

Point un, Ian Dilly, David Zouazoua (?), Jean-Stef  et Alex ne s'expriment pas dans le même vocable que celui de Tonton Sam, leur  morceau initial  a été baptisé 'En rester las', d'après le bout de papier allongé aux pieds du chanteur, on n'a pas vraiment entendu du grunge, mais on a aimé le côté Noir Désir de la compo.

'L'envers' était tout aussi énervé, les premières touches Pearl Jam sont arrivées avec l'écorché 'Azur'.

On te cite les titres avec les réserves d'usage, aucune trace discographique, et ce que confectionnait Owly Shit portait un intitulé anglophone.

Tu dis, bébé?

Tu vas assister au concert de Fortunes de Mer à 350 mètres, je te rejoins dans 10 minutes!

Le downtempo dramatique 'Progressivement' a beaucoup plu à Rosie et à sa frangine et le rock alternatif mordant 'Embrasser le soleil' présentait à nouveau de forts relents Bertrand Cantat.

SMS: tu viens?

Jawohl, à regret tu quittes la cloche et ses terrasses, pendant le soundcheck, Halszka t'avait foutu les boules, une fois sur scène, les jeunes gens ont rectifié le tir pour fournir un set intéressant.

 

Il faut fendre la foule pour accéder à la Place le Pommelec où Fortunes de Mer a entamé son récital.

Etienne  Delahousse ( accordéon diatonique)  et  Etienne Miossec ( chant) ont créé le groupe en 2003/ 2004 pour redonner vie aux chants de marins traditionnels, plusieurs musiciens sont venus étoffer la formation, certains sont partis pour être remplacés par d'autres. En cette fin d'après-midi, les matelots sont accompagnés, sans doute,  par  Daniel Calmejane à la guitare et Philippe Richard ( banjo, violon, flûte).

Tu arrives face au podium tandis que l'équipage entame la berceuse 'Bugel En Enez' de Hervé Guillemer, décédé en 2015.

Les vétérans à nos côtés fredonnent la mélodie et, après avoir séché une larme, s'apprêtent à suivre le quartet qui a décidé de quitter Ouessant pour  mettre le cap sur Liverpool et écouter la sombre histoire du 'Gabier noir' , un pauvre gars qui traînait trop avec les poules et s'est fait plumer!

Pour célébrer la morue, quoi de plus normal de se fendre d'un voyage vers Terre-Neuve, 'Lettre d'Islande' de Hervé Guillemer .

La vie d'un marin n'est pas toujours drôle, tu te demandes pourquoi, le sailor, à terre,  est souvent drunken...  Way hay and up she rises,  early in te morning...., lis le début de la lettre:

'Voici un mot de moi de l'île de Saint-Pierre

Là où il fait si froid nous avons touché terre

Pour y livrer tous nos cabillauds

Qu'il faut décharger par paquets sur le dos.".

Mélancolie et vie maritime coudoient, forcément!

Après ces instants émouvants, nous vous proposons deux chants à danser.

En piste, les mollets frémissants, voici un an dro et un hanter dro.

'Trois matelots de Brest' et 'Les voiles rouges et carrées' ont rameuté la moitié de Binic sur la piste de danse.

 Tu viens dans la ronde, dit-elle?

T'as répondu, euh, elle a soulevé les épaules et  a tourné avec les gens du Goëlo.

Le collectif enchaîne sur un chant de travail, 'Le clipper en campagne' pour terminer ce tour de chant, fort prisé, par ' Mon p'tit garçon', de Michel Tonnerre.

Allez, Jo, joue-nous l'Irlandais, Philippe Richard s'exécute, le violon s'envole, Binic bat des mains et, au terme du chant, réclame un bis!

 

Le formidable 'Sillon de Talbert' , du même Michel Tonnerre, termine en beauté un concert poignant, en tenant compte que le Sillon  a souffert des intempéries de l'hiver dernier, une brèche s'est formée, le fragile et magique cordon littoral  est-il irrémédiablement condamné?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018
Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018
Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018
Festival La Morue En Fête - Halszka et Fortunes de Mer - Binic - le 10 mai 2018
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