Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:23
Tonton Blues Band - Uccle fête le 21 juillet - place de Saint-Job- le 21 juillet 2017

Tonton Blues Band - Uccle fête le 21 juillet - place de Saint-Job- le 21 juillet 2017

 

 Léopold Ier prête le serment constitutionnel le 21 juillet 1831, 186 années plus tard, d' Ostende à Arlon , une grande majorité des habitants de ce territoire, comptant 30 528 km2 , fête encore l'événement, traditionnellement la boisson nationale ( non, ce n'est pas le thé à la menthe) coule à flots, les bals aux lampions prolifèrent, des feux d'artifices illuminent le ciel et les ambulanciers s'arrachent les cheveux car le nombre d'interventions est multiplié par 20.

T'as choisi de célébrer le 21 juillet dans ton microcosme, la place de Saint-Job à Uccle.

Brocante, bal populaire, feu d'artifice, concert et deejay, rien d'original, tu t'en fous, ça te convient!

Buvettes?

Deux possibilités, le Bistroquet ou le Cabestan!

Il est loin le temps où tu écumais ces zincs pour terminer une nuit déjà particulièrement arrosée, t'as tout de même croisé quelques têtes avec lesquelles tu as partagé défaites et victoires  à l'ABSSA et à l'URBRASCO, t'en as gardé des cartilages effrités et un foie fragile.

Même le crachotement des disques choisis par les deux schnocks chargés de mettre de l'ambiance est d'époque, il n'y a que Barry White à avoir gardé sa voix d'antan.

Tonton et sa clique quittent la buvette vers 20:10', trois marches à gravir en se tenant à la rampe, attendre que les polichinelles arrêtent de dérailler sur leurs platines et la messe blues peut commencer! 

 

Le Tonton Blues Band fait partie de l'histoire du blues bruxellois, El Pirato  "Tonton" JC Darc ( guitare, voix) c'était le patron de La Goualante, le bistro blues de la Chaussée d'Alsemberg où Freddy Nieuland de Wallace Collection venait faire le boeuf avec des potes, tu l'as encore connu dans le Charles Lee Roy Blues Band dans lequel sévissait Roger Reynaert et Geneviève Dartevelle, e.a./ le bassiste, Philippe Leclercq joue avec Dust'n'Rain et The Nervous Breakdown / Jean Claude Baligand, le drummer, sévit également au sein de la dépression nerveuse, certains l'ont vu aux côtés de Getch Gaëtano/ côté jeunes pousses, il y a Dany Piastra à l'harmonica ( Dixon Plans) et un solide lead guitarist , Christophe Darc.

Quoi, si c'est le fils de l'autre?

Pas de Mireille, en tout cas!

Ils sont chargés de réjouir les villageois dont l'état d'ébriété n'est pas trop avancé en deux sets de 45'.

Le premier sera blues, le second rock!

'New stranger blues' ouvre, bizarre ce choix pour des Ucclois!

Ils enchaînent sur Sonny Boy Williamson,  'Help me' , du coup le Geleytsbeek prend des couleurs Mississippi et ce ne sont plus les frites de chez Clémentine qui viennent te chatouiller les narines mais l'odeur de hot tamales saupoudrés de cayenne, d'ail et de poudre de chili peppers .

Ils ont le sens de l'efficacité combiné à l'art de la zwanze, ces jeunes gens!

Moins connu des rappeurs et des fans d'Isabelle A, voici ' I wish you would' de Billy Boy Arnold, un truc qui bouge vaillamment.

Les requests volent déjà, Bébert: ' la Grange', Fons, les Doors, quoi les portes, on est en plein air, zot!

Ce sera le r'n'b ' Twist with me, Annie'.

Le flibustier encourage le peuple à s'approcher, une requête qui ne connaît pas un succès magistral, du coup il engage 'Let's buzz', un blues crasseux que jouent les Paladins.

Peter Green qu'il dit, mais 'All your love' est de la plume de Willie Dixon/Otis Rush, cela n'enlève rien aux qualités du morceau, ni au talent de l'ex Fleetwood Mac.

Bébé, keske t'attends de moi?

Got me runnin', got me hidin' ...' Baby, what you want me to do', se demandait Jimmy Reed!

Eh, toi, là -bas, je t'ai croisé à Acapulco, non?

Euh, il y a un pénitencier dans ce coin, un bar, un bordel?

Tous les bluesmen jouent ' Dust my broom', Tonton aussi!

Dames en heren, on nous demande de vous inciter à applaudir le bourgmestre qui a autorisé ces festivités.

Il est pas au cabanon, De Decker?

Ça fait 40' que le bassiste, qui a racheté une paire de binocles à Polnareff, se marre, il continue pendant ' I'm the one', un voodoo country blues aux saveurs 'Congo Square'.

 La première mi-temps s'achève avec ' Slap your silly' un rocking blues de Gary Primich.

Les deejays du Camping Carloo proposent ' Sous le soleil des tropiques', tu préfères les néons du Bistroquet pour t'enfiler une Jupiler!

 

Après 30' de daube imbuvable, les corsaires rappliquent, pas de marin à la mer, ils sont tous remontés à bord.

Comme le cureton de la paroisse est affalé au comptoir du Cabestan, ils font signe au ' Hoodoo preacher' pour le sermon du soir, il l'expédie  en mode shuffle bouillant.

Voilà Johnny et son ' Folsolm prison blues'.

Ces deux titres étaient prévus avant la pause, trop de bla bla en a décidé autrement.

Tonton signale à ses neveux qu'il faut retourner le feuillet pour la suite.

' Cold shot' , c'est pas Lucky Luke ou Calamity Jane , ça sonnait furieusement comme du Stevie Ray.

Un couple froechelait dans la 4 L, les ' Steamy Windows' l'ont trahi.

Face au podium, le dauphin du champion d'air guitar peaufine ses riffs et son jeu de jambes, trois kets se marrent, ils ont failli ramasser une torgnole, le mec n'était pas ravi de leurs sourires moqueurs.

Sur scène ils ont décidé de la faire sauvage avec le 'Wild Thing' des Troggs.

Les vieillards ont des ressources!

Stevie Ray Vaughan bis ' Look at little sister' inspire le cascadeur à la guitare invisible, ses  moulinets deviennent dangereux, faut se garer, derrière Jeanine, tour de poitrine XXL et cul à la Kim Kardashian, tu ne crains rien!

'Suzie Q' déboule et à nouveau le Texan au chapeau décoratif avec ' Pride and Joy'.

Incident de parcours pour le marathonien fou, il s'est coincé une sandale dans les pavés et poursuit ses exercices clopin-clopant.

Dion, 'The Wanderer', en anglais yaourt ça nous évoque le bon Roberto, un habitué des restos de la place.

' Roadhouse blues' t'a toujours rendu fou, ce titre est une vraie tuerie, ton voisin, bermuda à fleurs, chauve et ventripotent, préférait ' Born to be wild', les flics ont ri en le voyant gesticuler.

Marathon man va faire un carton sur YouTube, Candice, 13 ans, a immortalisé ses exploits et les mettra en ligne demain!

C'est pour lui, 'On the road again', Canned Heat, de passage à Peer il y a une semaine, c'est pas un choco glacé!

Il nous reste un titre avant le final pyrotechnique, ce sera 'Bo Diddley' avec présentation des artilleurs,

Jean Claude Baligand en profite pour placer un solo old school du meilleur effet.

Tu prends congé tandis que le ciel se colore de rouge, de bleu, de pistache et de vanille.

 

 

 

 

Tonton Blues Band - Uccle fête le 21 juillet - place de Saint-Job- le 21 juillet 2017
Tonton Blues Band - Uccle fête le 21 juillet - place de Saint-Job- le 21 juillet 2017
Tonton Blues Band - Uccle fête le 21 juillet - place de Saint-Job- le 21 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:19
Louyena aux festivités du 21 juillet à Waterloo- Parc Jules Descampe - le 20 juillet 2017

Louyena aux festivités du 21 juillet à Waterloo- Parc Jules Descampe - le 20 juillet 2017

 

Waterloo et la fête nationale, c'est une tradition, née après la guerre, bien ancrée du côté de la morne plaine!

  Du 20 au 22 juillet, de nombreuses animations doivent  se succéder dans le parc Jules Descampe.

Ce vendredi, le groupe Louyena ouvre les activités musicales en donnant un concert acoustique.

Le programme annonce 20h.

Ils sont quatre sur le podium à fignoler le soundcheck.

Les jeunes se montrent pointilleux, l'ingé-son rame, t'as le temps de gravir la butte, de caresser Clarence, de vider quelques Jupiler ( 1€50, c'est démocratique), avant les premières notes officielles.

Finalement, à 20:40', Sébastien Agius et Roxane Le Texier ( Louyena, ce sont eux),  Antoine Massoni  la contrebasse jazz  ayant, e a, bouloté chez Pauline Croze  et le batteur Jacques Le Texier  ( The Patolie's, Les Extincteurs...) sont prêts à entamer leur concert devant un parterre clairsemé.

 Sébastien Agius ( Nice)  et  Roxane Le Texier ( Rixensart) apprennent à se connaître en 2012, ils font  partie de la distribution de la comédie musicale " 1789 : Les Amants de la Bastille" qui avait défrayé les chroniques après le  drame de 2013.

Tous deux avaient un passé, Sébastien comme lauréat de The X Factor, il a plus tard enregistré l'album ' Ma Chance', sa compagne, comédienne et chanteuse, quant à elle avait joué dans une version de 'Carmen'.

Le couple forme Louyena en 2016, participe, sans grand succès,  à The Voice France,  dans la foulée ils sortent un EP cinq titres et entament une tournée dans un minibus VW, 'The Liberty Tour', deux escales belges sont prévues en juillet: Waterloo et Rixensart.

 

Roxane ( ukulele) et Sébastien ( guitare acoustique) conviennent d'entamer le concert en duo par ' Encore demain' , la gentille bluette folk pop qui ouvre l'extended play.

La contrebasse et le batteur rejoignent les trouvères, en quartet, le groupe nous propose un soft indie folk dans la veine Cocoon, ' If I go somewhere', l'hymne, plaisant,  qu'ils ont choisi pour illustrer  leur Liberty Tour.

Ils enchaînent sur l'ensoleillé ' Daydream' des Lovin Spoonful, les voix se marient à merveille, l'accompagnement, sobre, prête aux rêveries, Waterloo admire papillons, libellules et coccinelles.

' Lady' de Modjo est loin d'être trahi en mode bluesy acoustique, le petit côté disco a disparu, il reste une mélodie magique.

' The scientist' de Coldplay  convient à leur sens de l'harmonie et  leur compo ' La rivière de Jim' mériterait un passage sur nos ondes.

Ce French gospel rappelle les meilleurs moments de Moriarty., les quelques lignes empruntées à ' Sometimes I feel like a motherless child' n'ont pas choqué Bessie Griffin.

Bob Marley, ' Is this love', précède une plage philosophique prônant la lenteur, ' Temps'.

Pas d'années 70 sans Bob Dylan, prononce la jolie fille de Rixensart, mais c'est en 1962 que Robert Allen Zimmerman a composé ' Blowin in the wind' .

Hugues Aufray, appelé au GSM, confirme!

C'est sympa d'entendre de jeunes groupes reprendre des monuments datant d'avant la Woodstock Generation.

Tu veux quoi, Janis?

Une ' Mercedes Benz', une télé couleur, un peu de blé pour faire la fête en ville, that's it!

Embarquez tous sur le 'Doop train', un arrêt prolongé en gare de  Rode Saint-Genèse   puis à toute vitesse vers Waterloo, sur fond de solo de batterie et de doop , doop, doop... joyeux.

Repos pour les mercenaires, ' Old brother' sera interprété en formule duo et plaira aux fans de Mumford and Sons.

Un petit mashup , ça vous tente?

Vous décidez, les enfants!

On a reconnu des bribes de  Moby ' Natural blues' et d'Adele 'Rolling in the deep', l'exercice n'était pas essentiel mais il a permis la mise en valeur des voix des protagonistes.

Sébastien a ramassé une flûte pour démarrer une incantation indienne, ' Amérindien' , qui séduit peaux rouges et  visages pâles.

Superbe titre, suivi par le tube de Yael Naim, ' New soul'.

Waterloo, il ne nous reste que quelques minutes, à vous de choisir une chanson, ' Ho Hey' ou ' 'Knocking on heaven's door'?

On entendra les Lumineers et Bob Dylan, puis on a applaudi, Louyena a signé ses cd's , on a  bu une dernière bière puis regagné le paradis conjugal sans frapper à la porte.

 

 

 

 

 

Louyena aux festivités du 21 juillet à Waterloo- Parc Jules Descampe - le 20 juillet 2017
Louyena aux festivités du 21 juillet à Waterloo- Parc Jules Descampe - le 20 juillet 2017
Louyena aux festivités du 21 juillet à Waterloo- Parc Jules Descampe - le 20 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 13:30
La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017

La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017

 

Tout le monde le sait, Paul McCartney est le plus grand fan de  Jean-Luc Fonck, il a d'ailleurs prénommé sa fille, née prématurément, Stella, il est vrai que Sttellla est l'exemple type du groupe glamour à la belge, mais ne nous demande pas si le costume de scène, arboré par le playboy d'Arlon lors de sa tournée Olé Olé, a été dessiné par celle qui a obtenu un British Fashion Awards en  2012, l'univers de la mode nous est inconnu!

 

En ce 19 juillet orageux, Sttellla  est chargé d'égayer  l'événement culturel que le monde entier nous envie  "La plus grande baraque à frites de Belgique" sur la Grand-Place de Nivelles.

19:45', terrasses assiégées, files conséquentes face aux friteries, sur le podium, un deejay constipé s'applique, sans rire, et balance une purée indigeste et écoeurante, même pour les palais les moins délicats.

Une Miss rondelette interrompt son exercice pour nous prévenir qu'il faudra patienter encore 20'avant le concert de la bande à Jean-Luc.

T'as pas ri, sauf quand un roadie a déchargé un bac de Jupiler sur scène, enfin c'était pas de la Heineken, c'est déjà ça, a murmuré Tobback.

20:15, le clown replie bagages, Marie-Odile, ta voisine, murmure d'une voix de stentor, ouf, il était pas obligé de nous envoyer cette merde pendant des heures...

20:30', Miss la Frite rapplique, encourage les indigènes à faire du bruit, s'en va finir son cornet sur les marches de la collégiale, une bande-son assourdissante ( Maya l'abeille) voit arriver les protagonistes du drame prévu au programme: le peloton est emmené par le flashy Léo Geraci ( un guitariste super héros ayant joué e a chez FeedBack), à la batterie, silencieux mais efficace, Loukas, à la pedal steel, Philippe Corthouts et ce soir je serai la plus belle pour aller danser, Christian Martin à la basse et aux claviers, sa majesté Jean-Luc Fonck , beau comme un doge sans corno, c'est pas un chef de gare, ferme la marche pré-nuptiale.

C'est parti: contrepèteries et jeux de mots,  livraison à domicile possible, prévoir léger supplément! 'Faut pas Prendre Légendes Pour Des Contes', il ne l' a pas dédiée à celui qui a estimé qu'il n'envisageait pas de rembourser ses jetons de présence.

Après cette entrée en matière intello, le potentat prévient le bon peuple que le répertoire prévu pour ces grasses réjouissances ne prévoit que du blues et des suppliques, ainsi la suivante, triste à mourir, se nomme ' Aglaé' .

Au premier rang, un fan des débuts, il était à Berkendael en 1975, reprend tous les lyrics sans être obligé de les lire sur un parchemin, questionné, il prétend se nommer Nadine, Jacqueline, être né le 19, 20, 21, 22 juillet et avoir 22 ans depuis 50 ans, tu le crois pas, t'as tort, t'es en Belgique, fieu, ici tout est possible!

Tu dis, Madame, tu ne comprends rien aux paroles... nous, non plus!

Zean-Luc tourne les feuillets, ainsi vont défiler: '  En week-end avec Emilie Dequenne', et après quelques vannes plus grosses que les lames à Biarritz et sur fond d'hymne ricain à rendre jaloux feu-Jimi, ' Les Américains', euh, Christian, j'appuie sur la touche noire ou sur la blanche?, ' Parmesan autour de toi' avec une interférence  ' Kalinka' .

Calme-toi, Ninon, les chansons conceptuelles, c'est pour plus tard, ce midi on a mangé de la cervelle, il faut attendre pour que cela fasse de l'effet.

Euh, oui je sais, les gens autour de moi ne sont pas bons, tous des chômeurs mis au travail, on attaque, en latin, ' Ave' .

Tu veux en replacer une au dessert, on te propose "une sorte de cuite interruptus".

Une petite crise de macronite aigüe l'atteint soudain, ' Votez pour moi', puis il dépêche Christiane l'Andalouse et le (la) charge de ramener deux nymphettes sur scène.

Tu t'appelles?

Charlotte!

Et toi?

Gwen!

Vous allez chanter et danser.

Charlotte, intimidée: sais pas chanter, Monsieur!

Pas grave, nous non plus!

Elles vont souffrir les petites, ' C'est pas moi' terminé, on leur demande si elles sont prêtes à en interpréter une autre.

Noooon, hurlent-elles.

Une petite bière, alors?

Assez ri, on a un contrat à remplir: ' Appuyez sur le mouton', ' Allez, allez rouiller jeunesse' ,  'Nagasaki ne profite jamais' défilent.

Tu dis quelque chose, Marie-Rose?

Torremolinos, on a perdu les paroles, on a refilé le papelard à Loïc Nottet, désolé!

On va te jouer ' Conchita Martinez'.

Vous êtes de beaux saligauds, les mecs, vous ne jouez pas le même morceau que moi!

 Conchita au service, Steffi souffre, l'umpire, incorruptible, constate "out", du coup Léo nous en place une à la Santana.

Manuel Santana?

Non, Carlos!

' Années 80' termine le concert  le plus cérébral du mois de juillet!

 

Bis.

Tu veux chanter avec nous, Astrid?

La gamine trépigne, ouiiiiii!

' Les tartines', tu connais!

A fond et je peux jouer de l'orgue aussi!

La lycéenne délurée a réussi à voler la vedette à Jean-Luc, elle l'embrasse, lui refile un rendez-vous derrière l'église, Nivelles se marre.

' Comment on faisait avant' , ' La tasse de café', bourré de références ( France Gall, Cabrel, Hervé Cristiani etc..) , précède une version destroy du hit improbable de Sttellla,' Torremolinos'.

C'est avec le philosophique  'On ne l'sé nin' que Jean-Luc et ses acolytes prennent congé de la cité qui a vu naître Jacques Lippe.

 

 

 

 

 

La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017
La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017
La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 15:20
Black Cat Bones at The Alley Cat, London - July 14th 2017

Black Cat Bones at The Alley Cat, London - July 14th  2017

 

BLACK CAT BONES - The Alley Cat Club, London (GB) - 2017.07.14

Line Up :

Jonnie HODSON : Vocals - Harmonica
Alan RIMMER : Guitar
Adam KERBACHE : Guitar - Backing Vocals
Ash JANES : Drums - Backing Vocals
Jamie HAYWARD : Bass &-Backing Vocals

Set list :

01. Seen Better Days.
02. Head Case.
03. Lust.
04. Give You The World.
05. Midnight Oil.
06. Devil You Know.
07. The River.
08. No Secrets - No Lies.
09. Silver Line.

Toutes les bonnes choses ont une fin mais je m’en voudrais de quitter Londres pour rentrer en Belgique sans faire un détour par le célèbre “Alley Cat Club” situé au 4, Denmark Street. C’est un club dans lequel les Stones se sont produits. Mon ami “G” me présente les membres du gang de Liverpool qui patientent, assis à l’arrière du « Tour Bus » qui les transporte sur les routes du Royaume-Uni à l’occasion de leur tournée baptisée « Chaos Continued Tour ».

La route est bien longue depuis les rives de la Mersey jusqu’à celles de la Tamise mais peu importe, ils ont faim de musique et faim de jouer devant un public. Le quintette a vu le jour dans la « Beatles City » en 2013 et un premier EP 5 titres très prometteur intitulé « False Promises and Wasted Time » voit le jour fin 2014. Il sera suivi d’un second « Down To The River » en 2016.
Le concert commence devant quelques dizaines de spectateurs avec un bonne heure de retard sur l’horaire initialement prévu. La scène est vraiment exigüe pour y caser 5 musiciens mais leur jeunesse et leur enthousiasme ont raison de tous ces petits inconvénients.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la qualité de la prestation et l’aisance scénique du groupe, on dirait des gens qui ont vingt ans de métier. Jonnie, le chanteur-harmoniciste est non seulement le leader du groupe mais aussi un vrai frontman, un vrai performer. Il fait partie de la race des grands, ceux qui font qu’une scène immense paraît toute petite lorsqu’ils sont dessus. Ce gars est un tueur!
Au niveau de leur musique, ça rappelle sans aucun doute possible les « Guns ‘n’ Roses » de la grande époque, celle de « Appetite for Destruction ». En voyant Jonnie, on pourrait d’ailleurs hésiter un moment tant Axl et lui se ressemblent physiquement. On retrouve ici et là, à certains moments, une pincée de Free / Bad Company dans leurs excellentes compositions originales. Paul Rodgers est d’ailleurs le chanteur préféré de Jonnie et ça s’entend. Quant à son héros absolu, c’est… Muddy Waters, incroyable chez un chanteur aussi jeune non?

En tout cas, sur scène comme sur album c’est excellent même si il n’y à rien de nouveau dans leur Rock mais je m’en fiche car je préfère écouter leur musique qui me donne du plaisir que d’écouter certains trucs actuels très ennuyants et pompeux. Je suis impatient de les revoir et surtout de découvrir leur prochain album. En attendant, vous pouvez déjà les écouter sur Spotify ou encore sur soundcloud en passant par leur site officiel http://blackcatbonesmusic.wixsite.com/
Allez-y franchement et montez le volume, vous ne serez pas déçus. 

You rock guys !!!

Mitch « ZoSo » Duterck

Black Cat Bones at The Alley Cat, London - July 14th 2017
Black Cat Bones at The Alley Cat, London - July 14th 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:38
Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.

Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.

 

MAIN STAGE
22u30: Trixie Whitley
20u30: Peter Doherty
18u30: Jenny Hval
16u30: Stadt

 

 

A Paris, la fanfare militaire reprend Daft Punk, à Gand, le ciel est nuageux, une bise piquante rafraîchit les jardins de l'ancienne abbaye, il est 16:15, les convoyeurs ( peu nombreux) attendent.

Un quart-d'heure plus tard l'animateur annonce Stadt!

Les locaux, Fulco Ottervanger, look Dick Annegarn jeune, compositeur officiel de la ville de Gand, qui ne peut cacher des origines néerlandaises, (lead vocals, synth, keys, guitar) , le batteur Simon Segers (vu  fin juin avec Black Flowers), son frangin, Frederik Segers ( guitar, keys)  et  Joris Cool ( basse) , ne te sont pas inconnus, en 2012 , ils étaient au même programme que Sir Yes Sir au Club de l'Ancienne Belgique.

Le nom de ces braves gens se retrouvent aussi chez De Beren Gieren, Marvelas Something, BeraadGeslagen, Kartasan, et quelques autres formations jazzy ou pop.

Le groupe prépare un troisième album, après 'Kind of Diversion' et ' Escalators'.

Une longue intro psychédélique ébauche ' Healing night', ce mix de  film music et de krautrock prend des allures Archive/ Pink Floyd  lorsque Fulco entame son chant. La composition, fastueuse, séduit par son côté prog et les harmonies évoquant Crowded House.

Sur l'album' Escalators', voici ' Catch and fall' avec ses sonorités de guitare saturée , ses échos Beatles et de petites trouvailles electro.

La playlist indique ' Thuissfeer', le titre est scandé à trois voix, ensuite divers bruitages et un roulement de tambour précèdent 'Daily Comment' ,un titre que McCartney aurait pu composer.

Toujours au rayon nouveautés, Stadt embraye sur ' Afraid of being fed up' avant de revenir au second enfant avec le funky ' Human Interference' .

' Wordly affairs' baigne dans des climats Odyssée de l'Espace, pas étonnant que certains mentionnent Neu! ou Amon Düül II, Genesis passait par là également, ce qui fait qu'un voisin se demandait si on était revenu dans les seventies.

' Escalators' exploite toutes les possibilités offertes par les synthés, le moog et autres gadgets électroniques.

L'escalier roulant monte crescendo pour te déposer sur les toits de l'immeuble, avant de revenir sur terre où Fulco a ramassé une guitare  et attaque ' Fluid', un indie pop catchy.

' There's nothing twice' débute par un sifflement, le synthé répond, le truc s'emballe pour exploser au final.

Après ce fait d'armes Stadt prend congé et s'enfonce dans l'anonymat de la ville.

Ja, Stefaan?

Intéressant!

 

18:30 Jenny Hval.

Jenny?

" Preparing for show today by investigating torture chambers at Gravensteen", ça promet!

En octobre 2016, la troublante Norvégienne, cheveux verts, coupe Jeanne d'Arc, avait étonné tout son monde à l'AB Club, t'étais donc  préparé à subir pas mal d'extravagances, ce n'était pas le cas pour tout le monde.

Pas d'Orfee Schuyt aujourd'hui, Jenny est accompagnée par un seul musicien, homme à tout faire, il doit s'agir de Håvard Volden.

 Ils prennent tous deux  place près d'une table, couverte d'une draperie noire, sur laquelle repose les laptops et divers colifichets gothiques.

Elle dépose un sac polyéthylène près de la table, débite ...I just came back from shopping... deux ou trois crânes et quelques chauve-souris, sans doute, et continue... there was nobody here when we arrived, it was scaring, we'll try to make you stay ... et entame son chapelet, que certains ont baptisé limp dick rock.

Tu sais que tu ne vas pas assister à un concert mais à une performance, mêlant spoken-word, prose poems,  danse, verfremdung - effekten, prières,  et autres caprices de l'étrange androgyne.

Un soundtrack tantôt noisy, tantôt caoutchouteux, parfois ambient ou EBM, sert de toile de fond à ses textes.

Nous entendrons ' Lorna' et ' The great undressing' pendant qu'elle déambule de long en large sur le vaste podium.

Une aura de mystère plane sous le chapiteau, les plus délicats ou les terre-à-terre se tirent pour aller se réfugier face à une Duvel, les autres se laissent prendre dans les filets de la pythonisse pour écouter, sans broncher,  ses plaintes et ses soupirs dérangeants et troublants.

Le duo enfile une perruque, Jeanne Hval d'Oslo reprend  sa procession, sort un GSM de sous sa cape, nous filme, se prend en selfie, s'approche d'une camerawoman et colle son Samsung sur l'objectif tout en récitant la litanie, ...sometimes when I listen to voices, I cry, I cry... elle pleure, va s'asseoir sur un repose-pied, prend des poses  alanguies, se relève, s'approche de son complice puis entame un autre poème traitant de menstruation , 'Period piece'...don't be afraid, it's only blood...prévient-elle!

Håvard   a saisi une basse, le duo, après s'être  débarrassé des perruques,  amorce un dancetrack groovy, aux consonances Björk, ' Secret Touch'.

Nouvelle séquence de déguisements, elle enfouit sa tête sous la cape et, en fantôme, entame ' Female vampire' , après s'être tapé une danse de Saint-Guy tordue, elle achève le psaume en halètements et attaque ' Conceptual Romance', la dernière tirade du set.

Jenny se frotte maladivement le corps avec sa cape, salue l'assistance et s'évapore!

Tu dis bizarre, Louis?

Moi j'ai dit « Bizarre »… Comme c'est bizarre…

 

Peter Doherty.

Un concert du co-frontman des Libertines, c'est quitte ou double, en mars dernier à Lille, il plie bagages à la moitié du show, l'an dernier, au BSF il avait enchanté la Place des Palais!

Léger retard avant de voir arriver Pete et son combo Puta Madres, au sein duquel sévit l'excellent guitariste Jack Jones ( Trampolene), Katia de Vidas est  aux claviers, melodica, glockenspiel, Rafa à la batterie et on note la présence d'un bassiste barbu, qui n'avait pas l'air d'être Drew McConnell, débauché par Liam Gallagher.

Peter apparaît coiffé de son chapeau, d'une culotte de training trop large et d'un marcel, incapable de cacher un ventre bedonnant.

I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone)' , avec le petit extrait de 'Johnny comes marching home again', est entamé de manière nonchalante, tu hésites... bourré, pas bourré, du cinéma, en tout cas, il a adopté le look clochard et rien qu'à voir ses yeux A Clockword Orange, tu sens  que ce concert risque de ne pas être banal.

' Last of the English roses' est repris en choeur par une poignée de fans ayant traversé la frontière linguistique pour entendre leur héros.

A la guitare, il engage ' Could it be arranged' qu'il mélange à un autre titre, déjà la confusion règne.

' You're my Waterloo' des Libertines est décoré de quelques lignes d'harmonica et nous rappelle combien ce groupe était important dans la British scene  des années 90.

Imprévisible, le clodo a déjà entamé un nouveau morceau au grand dam des musiciens, ' The whole world is our playground', encore un titre imparable, joué à l'arrache.

' Weed smoker's dream' ou 'Why don't you do right' est joué en mode cabaret, quand Doherty se la joue Tom Waits, tu te tais et tu valses.

Katia a saisi un melodica, c'est parti pour ' I could use a steady hand', autobiographique, sans doute, il termine le morceau en queue de poisson, nous rappelant que les Faces, de temps en temps, eux aussi, étaient du style foutraque.

'Hell to Pay at the Gates Of Heaven',  écrit après l'acte de terrorisme ayant frappé le Bataclan, se termine par un accès de fureur, le micro du bassiste vole dans les airs, Pete en perd son élégant falzar, se sert un petit cordial, puis, pris d'un coup de fatigue, il s'allonge face au batteur, pour très vite rebondir. Il  réunit toute la troupe, leur glisse deux ou trois trucs aux oreilles, un blanc, on fait quoi, un coup d'oeil à l'horloge, le temps passe, ils tergiversent encore avant de se décider pour 'Love reign over me'.

Espiègle, il  fait un signe en direction du roadie, viens Rockabilly Boy, prends cette guitare et fais la jam avec nous!

Il se débrouille, le bougre!

Les musiciens ne savent plus à quels saints se vouer, il vient d'entamer un morceau imprévu, le bassiste en français...  je suis désolé...  un mec vient de lancer une boulette de papier on stage, la réaction fuse, deux chopes pleines atterrissent dans la foule, Gand est prié de se charger des choeurs, le comique a décidé de transformer la Belgique en Jamaïque, un  gars vient lui indiquer que le terminus est en vue, rien à branler, je m'amuse, on continue, ' Down for the outing' est envoyé, il a repéré une nana pas bidon au premier rang, descend de scène, serre quelques pinces, embrasse la gamine et revient avec un gin fizz.

 Grosse pagaille,  l'heure est passée, pas pour lui,  couché à même le sol il a attaqué 'All at the sea'.

Les musiciens le suivent tant bien que mal.

A vous Gand, everyone who has a driver's licence sings, et maintenant ceux qui ont été en prison, puis, tous les Belges.... il invite tous ses copains à sortir de coulisses et à venir faire la fête, c'est le bordel intégral, euphorique, il entraîne tout ce beau monde vers la batterie, ils sont cinq à se casser la gueule puis à se relever, sans mal, à première vue.

 Il faut le pousser backstage , tout Gand se marre!

Après ce show bien rock'n'roll, le plaisantin se repointe et vient cueillir deux ou trois nanas qu'il traîne avec lui vers sa loge.

Les roadies doivent accélérer le mouvement  pour monter le matos de Trixie Whitley!

 

Trixie Whitley

Une éternité s'est écoulée depuis ta dernière rencontre avec la fille de feu Chris Whitley, c'était avec Black Dub, le projet de Daniel Lanois, à l'AB en 2009.

Depuis la Belgo-Américaine, geboren in Gent, a sorti d'autres EP's et trois full CD's, le dernier ''Sway' en 2016

Un seul musicien l'accompagne  ce soir,  Chris Vatalaro, batteur, bassiste, guitariste selon les besoins, le New-Yorkais a travaillé e a avec Sam Amidon, Elysian Fields, Colin Stetson ou Julia Biel.

Vêtue d'un long manteau sombre et coiffée d'un chapeau lui cachant tout le visage, Trixie entame le concert par une longue intro à la guitare, lourde et agressive, le morceau, ' Oh the joy' vire gospel noir, d'emblée Gand est conquis.

Chris au chômage pendant ce premier acte rejoint Miss Whitley pour ' Fourth corner'.

La voix bluesy, smoky et rocailleuse et l'instrumentation minimaliste  accrochent, et quand la jolie madame décide de sortir ses griffes, tu te dis que ce félin est capable de te sauter dessus sans prévenir si par malheur tu essayes de le flatter par une caresse inappropriée.

Après ' Never enough', Trixie tombe la pèlerine et s'installe derrière le Steinway  pour une cover intense de 'I can't stand the rain' alors que la setlist indique ' New Frontiers'.

Retour à la guitare pour un rugueux ' Soft spoken words' suivi par un tout nouveau morceau, ' Hotter I burn' , une plage qu'elle avait interprétée avec Marc Ribot lors d'un show à New-York.

Si vous le permettez, j'essaye encore une nouveauté, elle va s'asseoir aux pieds de la batterie, saisit une acoustique et utilise le micro trônant au dessus d'une cymbale pour interpréter une ballade que Chris enjolive de quelques notes au clavier.

Elle décide d'envoyer un second morceau dans la même position, après trois accords, clang, shit le micro de la guitare rend l'âme, plus rien ne sort du micro du batteur, too bad, changement de programme, elle repasse derrière les touches pour ' Closer', le style de ballade qui te cloue sur place et t'oblige à clore les paupières.

' The Shack' par contre secoue comme les meilleurs Black Keys, puis elle décide de nous narrer une partie de son autobiographie non publiée en insistant sur son attachement à la ville qui l'a vue naître  avant de proposer ' Need your love'.

Les deux derniers morceaux seront placés sous le signe du rock agressif, ' Hotel no name', j'adore forcer ma voix et chanter faux, suivi par  l'intense ' I'd rather go blind' .

 

Trixie refait surface pour interpréter' The visitor' solo, au piano, puis avec l'aide du fantastique Chris Vatalaro, ' Breathe you in my dream' .

Dans nos rêves les plus fous c'est Trixie qu'on verra cette nuit, ...I ain't coming home tonight... dit-elle, tu l'attends quand même!

 

 

 

Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day six - De Bijloke- Gent- le 14 juillet 2017.
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 08:45
Trident Waters at Alley Cat - London- July 14 th 2017

Trident Waters at Alley Cat - London- July 14 th 2017

 

TRIDENT WATERS - The Alley Cat Club, London (GB) - 2017.07.14

Line Up :

Andrew KNIGHTLEY : Guitar - Vocals
Reno RENNIE : Bass - Backing Vocals
Leon ASHBY : Drums

Set list :

01. Immigrant Song. (Led Zeppelin cover)
02. RNRMOF.
03. Psychodrama.
04. Trident Waters Risin’.
05. Blind Man Blues.
06. Solar.
07. Firecracker.
08. Borderline.
09. Save Me.

Il est un peu plus de 20h00, je discute avec mon pote « G » sur le trottoir devant le 4, Denmark Street lorsque j’entends résonner les notes de l’intro d’Immigrant Song. Vous savez l’effet que Led Zeppelin produit sur moi, donc je descends les marches quatre à quatre, retire mon « Guest Pass » et me dirige vers la source sonore qui a éveillé mon intérêt. Tiens, un power trio, c’est devenu tellement rare!
Pour ouvrir cette soirée de concerts, ce sont les Londoniens de Trident Waters qui ont la lourde tâche de chauffer la petite salle de ce club de légende. Formé il y a deux ans, Trident Waters a déjà sorti un EP 4 titres intitulé « Tales of Conflict and
Devotion » et on attend avec impatience « Seven » leur premier album dont la sortie est prévue en septembre prochain.

La voix d’Andrew Knightley attire immédiatement mon attention, c’est un chanteur comme on en trouvait dans les années ‘70, une belle voix chaude et très personnelle. De temps en temps j’y retrouve des sonorités propres à Steve Perry de Journey.
Au niveau des compositions, c’est du 70’s pur jus, c’est bien fait et très bien joué. « Psychodrama » et son riff à la « Bad Boy Boogie » d’AC-DC tandis que « Save Me » est carrément un hommage à « Live For The Music » de Bad Company. Je crois que Paul Rodgers est d’ailleurs le chanteur de référence de pas mal de groupes actuels. Le jeu de guitare d’Andrew est très propre, pas de distorsion trop saturée, tout est dans le contrôle du volume de sa Gibson Les Paul.

Quand je les écoute, Trident Waters me rappelle des groupes comme, Humble Pie, Free, Bad Co ou encore Mott The Hoople et c’est parfait! La section rythmique composée de Reno et de Leon est très efficace également et je passe un excellent moment avec ce groupe que je viens de découvrir. Avec des artistes de cette qualité, le Rock est assuré de ne pas mourir! Je suis très impatient de recevoir leur album d’ici deux mois. Jusque là, j’écoute le EP.

N’hésitez pas à les découvrir, ils en valent le coup http://www.tridentwaters.com/#homepage

Mitch « ZoSo » Duterck

Trident Waters at Alley Cat - London- July 14 th 2017
Trident Waters at Alley Cat - London- July 14 th 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 13:08
Buddy Guy at the Eventim Apollo London ( Hammersmith) - Thursday 13th July, 2017

 Buddy Guy at the Eventim Apollo London ( Hammersmith) - Thursday 13th July, 2017

 

BUDDY GUY - Eventim Appolo, London (GB) - 2017.07.13

Line Up :

Buddy Guy : Guitar - Vocals
Ric Jaz : Guitar
Tim Austin : Drums
Orlando Wright : Bass
Marty Sammon : Piano

Setlist :

01. Damn Right I’ve Got The Blues.
02. Medley : Hoochie Coochie Man / She’s Nineteen Years Old / Hoodoo Man Blues.
03. Five Long Years. (Eddie Boyd cover)
04. I Just Want To Make Love To You. (Willie Dixon cover)
05. Born To Play Guitar.
06. What I’d Say.
07. Fever. (Little Willie John cover)
08. Boom Boom. (John Lee Hooker cover)
09. Someone Else Is Steppin’ In (Slippin’ Out, Slippin’ In)
10. Medley : Strange Brew / Voodoo Child (Slight Return) / Sunshine Of Your Love.
11. Skin Deep.
12. Meet Me In Chicago.

En cette veille d’anniversaire de la Révolution française, c’est vers le mythique Hammersmith Odeon que je me laisse emporter par le plus vieux métro du monde. Maintenant, on l’appelle l’Eventim Apollo mais tous les habitués continuent à le désigner sous son ancienne dénomination, comme quoi, les bonnes habitudes ont aussi la dent dure.
Pourquoi, est-ce que je vous raconte ça moi? Ah oui, je viens assister au concert de celui qui reste à coup sûr le dernier grand de l’histoire du Blues made in USA, j’ai nommé l’immense George « Buddy » Guy. Du haut de ses 81 ans, le natif de Lettsworth, Louisiane est venu nous rendre une visite de courtoisie et surtout, nous faire revivre une dernière fois (?) l’Histoire du Blues avec un grand « H », son histoire du Blues, celui des origines à nos jours. En douze chansons qui s’étalent sur 1h30, l’homme va nous tenir en haleine et nous faire vibrer au son de sa voix toujours bien en place et de son jeu de guitare flamboyant, le tout savamment nappé d’une bonne couche de son humour légendaire. C’est dire que si tu
ne possèdes pas convenablement la langue de l’Oncle Sam avec l’accent de la « Case de l’Oncle Tom » tu ne vas rien piger et c’est dommage. J’en vois dans mes parages proches qui ne comprennent rien et je n’ai malheureusement pas le temps de jouer les interprètes de luxe.
Armé de ses célèbres Fender Stratocaster, George nous prend par la main et nous entraîne dans le dédale des bayous de sa Louisiane natale pour rejoindre le delta du Mississippi et remonter vers Chicago où il possède un club, le « Buddy Guy Legend’s » situé 700, Wabash Street. L’homme est une mémoire vivante de cette musique dont les adeptes n’hésitaient pas, dit-on, à signer un pacte avec le diable pour obtenir le succès. Mais ça aussi, ça fait partie de la légende, enfin… sait-on jamais…
Au niveau du jeu de guitare, Buddy n’a rien perdu de sa vélocité et encore moins de sa sensibilité, capable qu’il est de donner de l’émotion avec un volume pratiquement à zéro avant de trancher dans le vif avec des soli d’une brutalité aussi soudaine que surprenante. Il joue dans toutes les positions et avec tout ce qu’il trouve à sa disposition. C’est ainsi qu’il joue avec les dents, puis derrière la tête et le dos lors de l’hommage qu’il rend à l’immense Jimi Hendrix. Ensuite il se sert d’une baguette de batterie, puis de sa chemise avant de terminer par une serviette éponge. Ce mec est capable de tout jouer et c’est probablement celui qui à le style le plus « Hard » de tous ses pairs plus « traditionnels ». Le band dont il s’entoure n’est pas en reste en la matière, croyez-moi, ce sont des « pointures » comme on dit dans le jargon. Et comme tous les grands seigneurs, Buddy leur laisse toute la place pour exprimer leur talent.
Buddy c’est aussi des tonnes d’humour et un côté un peu cascadeur aussi, ne voilà t-il pas qu’il quitte la scène pour venir faire un tour de salle et prendre un véritable bain de foule. A l’instar de Lenny Kravitz qui se promène, laissant le soin à ses musiciens de faire le show, Buddy lui, il continue à jouer des soli de feu alors qu’un des ses roadies est chargé de tenir le micro HF dont il se sert pour chanter, et le tout, en marchant je vous en prie. La salle exulte et reste suspendue à la moindre inflexion de voix, la moindre note de guitare. A 81 ans, l’homme ne reste plus en scène éternellement, et c’est en forme de rendez-vous que Buddy Guy nous dit au revoir sur « Meet Me In Chicago » qui je l’espère, est prémonitoire. 

Thank you for this unforgettable night Mister Blues.

Mitch « ZoSo » Duterck

Buddy Guy at the Eventim Apollo London ( Hammersmith) - Thursday 13th July, 2017
Buddy Guy at the Eventim Apollo London ( Hammersmith) - Thursday 13th July, 2017
Buddy Guy at the Eventim Apollo London ( Hammersmith) - Thursday 13th July, 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 07:58
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017

'Keep the home fires burning' Evi Roelen  and Pierre Anckaert + special guest

Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017

 

Les Mezzogiorno concerts à Jette, une excellente idée que ces concerts à l'heure du déjeuner.

Le second de la série se déroule dans l'accueillant jardin de la maison communale, avec au programme des chansons de la Grande Guerre que l'on retrouve sur le CD 'Keep the home fires burning' de Evi Roelen  et Pierre Anckaert.

Une température idéale, 23°, du soleil, de la sérénité, le public, installé face au podium improvisé, est légèrement différent de celui qui s'affiche à Dour, aussi bien au niveau tenue vestimentaire que du point de vue consommation de substances illicites, nous avons à faire à une génération qui a connu le Congo belge et l'Expo 58.

11:58', les musiciens attendent les retardataires, un édile se présente pour une courte allocution truffée de flashbacks illustrant l'année 1917, la plus noire de la Grande  Guerre.

 

 Evi Roelen ( chant) , jolie robe blanche, se place au centre, Pierre Anckaert et sa guitare, à sa gauche et leur invité  Emile Verstraeten ( violon, mandoline), à sa droite.

Evi traîne un passé pop ( The Once) et a fait partie de Fine Fleur , le choeur  créé pour Night of the Proms en 1995.

Tu as croisé la route de Pierre  Anckaert au Brosella de 2010, il y jouait du piano, il accompagne également Ingrid Weetjens et fait partie du Belgium Jazz Big Band.

Emile a étudié le violon au conservatoire, il peut  aussi bien jouer du Paganini que de la musique tzigane, la liste des gens qu'il a accompagnés est tellement longue  qu'il vaut mieux citer ceux avec lesquels il n'a pas travaillé: Elvis, Dalida, Vader Abraham et De Zangeres Zonder Naam!

La lecture du CD débute par le morceau qui lui a fourni son titre  'Keep the home fires burning', Emile à la mandoline et Pierre à l'acoustique tissent une toile fragile, la voix aérienne d'Evi murmure le chant patriotique composé en 1914 par Igor Novello.

Jette écoute en prenant soin de ne pas perturber les musiciens.

Emile a troqué la mandoline contre un violon, le trio attaque le jazzy ' Give my regards to Broadway', une chanson, composée avant le premier conflit mondial, qui n'a rien perdu de son pouvoir de séduction.

' Roses of Picardy' a d'emblée connu un succès foudroyant, chaque mois 50 000 partitions étaient vendues, ce fut un des plus grands succès lors des dernières années de World War I, la version jouée ce midi nous a refilé des frissons malgré le soleil.

Après le classique ' Danny Boy' , un titre souvent joué lors de funérailles, le trio propose 'There's a Long Long Trail'.

 La mandoline se paye une petite escapade sur cette piste sentimentale.

C'est pas demain qu'un rappeur entonnera  ...

There's a long, long trail a-winding

Into the land of my dreams,

Where the nightingales are singing

And the white moon beams...

In het Nederlands 'Lili Marleen ', ton père la fredonnait il y a 60 ans.

Quel bain de jouvence!

On retraverse les océans pour 'After you' ve gone', en fermant les yeux, t'as l'impression d'entendre Stéphane Grappelli dialoguer avec Barney Kessel, le titre s'emballe pour finir en swing nerveux.

1913, du côté de la Seine, ' Sous les ponts de Paris'.

Tiens, Nini, un brin de muguet, tu m'accordes cette valse?

Retour chez Tonton Sam avec ' Dear little boy of mine', number six spot on the US song charts en 1918.

Le violon ferait pleurer la brute la plus sanguinaire.

Evi annonce un titre satirique, ' Het wijnglas', tandis que le peuple pleure ses morts, les puissants gagnent ou perdent la guerre un verre de vin à la main!

Il nous reste tout juste le temps pour un titre, ce sera ' When Johnny comes marching home ', une marche vive, rythmée par les battements de talon des boys!

Les CD's se vendent à la pelle, les protagonistes sont priés de signer la pochette, tu rentres chez toi en sifflant...

When Johnny comes marching home again,

Hurrah! Hurrah!

We'll give him a hearty welcome then

Hurrah! Hurrah!

 

Un superbe récital!

 

 

Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 21:20
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

 

Line Up :

Tom PETTY : Vocals - Guitars
Mike CAMPBELL : Guitars
Benmont TENCH : Piano
Scott THURSTON : Piano, Guitars, Backing Vocals
Steve FERRONE : Drums
Ron BLAIR : Bass
Charley WEBB : Backing Vocals
Hatty WEBB : Backing vocals

Setlist :

01. Rockin’ Around (With You). (“Tom Petty and The Heartbreakers” - 1976)
02. Mary Jane’s Last Dance. (“Greatest Hits” - 1993)
03. You Don’t Know How It Feels. (“Wildflowers” - 1994)
04. Forgotten Man. (“Hypnotic Eye” - 2014)
05. I Won’t Backdown. (“Full Moon Fever” - 1989)
06. Free Fallin’. (“Full Moon Fever” - 1989)
07. Walls. (“She’s The One” Original Movie Soundtrack - 1996)
08. Don’t Come Around Here No More. (“Southern Accents” - 1985)
09. Stop Draggin’ My Heart Around. (Stevie Nicks “Bella Donna” - 1981)
10. It’s Good To Be King. (“Wildflowers” - 1994)
11. Crawling Back To You. (“Wildflowers” - 1994)
12. Wildflowers. (“Wildflowers” - 1994)
13. Learning To Fly. (“Full Moon Fever” - 1989)
14. Yer So Bad. (“Full Moon Fever” - 1989)
15. I Should Have Known It. (“Mojo” - 2010 )
16. Refugee. (“Damn The Torpedoes” - 1980)
17. Runnin’ Down A Dream. (“Full Moon Fever” - 1989)
18. You Wreck Me. (“Wildflowers” - 1994)
19. American Girl. (“Tom Petty and The Heartbreakers” - 1976)


Et nous y voilà enfin : voici l’instant magique que tout le monde attend. Même si je peux vous assurer, sans parti pris aucun, que Stevie Nicks était déjà très attendue elle-même, c’est tout de même Thomas Earl Petty, l’homme de Gainesville, Floride qui est la tête d’affiche incontestée de ce superbe Festival organisé de main de maître. Né le 20 octobre 1950, Tom Petty a traversé toutes les époques et les modes comme par enchantement, sans aucun dommage apparent. C’est pourtant en 1976, en pleine furia Punk, que le blondinet débarque sur le marché et se fait connaître en Angleterre avec son premier album intitulé « Tom Petty and The Heartbreakers ». Chose étrange pour l’époque, il ne va pas déclencher l’ire des disciples de l’épingle à nourrice pour qui le « No Future » est la seule philosophie de vie. Bien au contraire, ses textes intelligents et son rock simple et dépouillé vont gagner le respect des têtes à crêtes, des têtes à claques. Il évitera donc les foudres et autres crachats savamment distillés par une jeunesse désabusée qui  a retourné toute sa rancoeur contre l’Establishment d’une part, et les dinosaures que sont Led Zeppelin, Genesis, Pink Floyd, Black Sabbath et tous les autres grands noms de l’histoire du Rock, le vrai, celui qui dure, d’autre part. Bref, jour après jour, Tom Petty va se forger progressivement une solide réputation de compositeur et de « Songwriter » auprès de ses pairs et le succès va suivre, tout naturellement, jusqu’à le propulser au panthéon des superstars mondiales. Après 23 albums avec ou, sans les Heartbreakers, et un petit détour pour deux opus au sein des «Traveling Wilburys» en 1988 et 1990, en compagnie de ses amis Jeff Lynne, Roy Orbison, Bob Dylan et George Harrison, excusez du peu, notre sudiste à la voix et à l’accent tellement typés, se porte comme un charme.
Il fera même un petit détour par le cinéma où il tiendra le rôle du facétieux « Bridge City Mayor » donnant la réplique à Kevin Costner dans « The Postman » en 1997.

Le concert de ce soir restera à jamais comme une perle à la beauté unique sur le collier des concerts de légende. On l’a annoncé comme étant la seule et unique date en Europe de la tournée « 40th Anniversary Tour » de Tom Petty, rendez-vous compte, et quand j’ai su que ma chanteuse préférée était du voyage, je n’ai pas hésité une seule seconde, le 7 février dernier, j’achetais mon ticket de concert. Etant donné ta curiosité légendaire, Ô lecteur assidu, je vais te brosser le topo de ma journée puisque je ne l’ai pas encore fait jusqu’ici et que je te sais avide de détails.
A 10.30, après avoir retiré mon précieux sésame au point de collecte prévu à cet effet, là où une charmante employée me demande avec un grand sourire aux lèvres, si je veux bien lui donner une preuve de mon ID, je m’achemine d’un pas alerte et néanmoins déterminé vers la porte « the Gate » en anglais, qui me fera accéder au « Golden Circle », le second emplacement le plus convoité du site. Le premier est le « Diamond Circle », mais au vu de la hauteur de la scène, les seuls spectateurs bien placés sont en fin de compte, ceux qui se retrouvent à 1,5 mètre, soit 1,64 yards, devant moi, je t’offre la conversion, nous sommes à Londres, je te le rappelle. Sauf que ces gens-là, ils ont payé beaucoup plus cher que pour pas grand chose, jubile-je intérieurement.

Je te glisse encore un mot à propos des contrôles de sécurité multiples et malheureusement nécessaires auxquels chacun doit se soumettre avant d’arriver à destination. On ne déconne pas avec çà ! Avec tous ces tarés qu’un rien excite et pousse à devenir des martyrs, personne n’échappe aux contrôles, scanners, détecteurs de métaux, palpation pour certains et Palpatine pour les autres, les fans de « Star Wars » me comprendront. Dites les barbus là, on vous a pourtant prévenus qu’il n’y a plus de vierges qui vous attendent depuis que Lemmy est arrivé au paradis? Ça devrait vous calmer ça, hein, dites, franchement? À quoi bon vous faire sauter le caisson en public si au bout du compte il n’y a plus personne à sauter en primeur à l’arrivée?
Bref, une fois les contrôles passés, ma présence matinale et mon sprint légendaire feront le reste. Me voilà au premier rang du cercle d’or, fermement positionné, coudes appuyés sur les barrières séparant à peine les « Golden » des « Diamond ». Maintenant, « Y-a plus qu’à » comme on dit. 

 Ce que j’adore chez les Britanniques (ta mère, d’après certains ressortissants des banlieues) c’est leur bonne humeur et leur fair-play en toutes circonstances. Le « stiff upper lip » c’est quelque chose. Presqu’un art de vivre, et surtout, du laisser-vivre. Après quelques minutes dans cette position dite du pêcheur qui regarde passer l’eau, j’en viens déjà à me demander si mes reins vont tenir le coup pendant autant d’heures à rester debout. C’est le moment que choisit mon voisin de derrière, ce qui dans le cas présent indique sa position géographique par rapport à moi et non pas ses envies secrètes ou non-avouables, mon voisin disais-je, me donne trois petites tapes sur l’épaule droite histoire de provoquer chez moi une rotation à 180° fluide et parfaite dans sa direction. Je m’exécute donc et pivote aisément grâce à l’assistance de mes « Jordan Two » et me retrouve face à un sympathique résident des Cornouailles qui me tend une flasque plate en metal argenté, montrant une hypothétique représentation de Jésus, bras écartés, dans ce geste d’impuissance fataliste du style « je n’y suis pour rien » qu’on lui connaît depuis toujours. Notre homme, (celui de la gravure) barbu et chevelu comme un guitariste de Lynyrd Skynyrd est surmonté d’une inscription proclamant « Holy Water », « Eau Bénite » pour ceux qui ne parlent pas le Grand-Briton. Je sursaute : « Ciel !» me dis-je fort à propos, si ce sujet d’Arthur Pendragon croit me convertir en me vendant sa « Kamelot », il se trompe. Le brave homme anticipe mon refus qu’il asenti germer dans mon regard perplexe. « C’est du Brandy, vas-y mec, c’est du bon, pas de la saloperie faite à base de cerise, non, le mien est fait en Suède avec de l’abricot! » Dans ce cas-là, je ne peux décemment pas prendre le risque de frôler l’incident diplomatique ni refuser d’enrichir mes connaissances en matière d’échanges commerciaux entre les ressortissants des familles Bernadotte et Windsor. Pendant que d’aucuns boulottent, je « goulotte » de mon côté, une solide rasade et ce, sur l’insistance expresse de mon nouvel ami que j’appellerai « Brandy » pour plus de facilités. Il s’y connaît le bougre, il n’a pas menti, c’est délicieux ce truc là! Mais il est quand même vachement tôt, non? Bon, si tu le dis… On discute de Tom Petty qu’il a eu la chance de voir au festival de Knebworth en 1978, etc. Je ne sais pas comment il se débrouillera, mon pote, mais on dirait une source intarissable sa flasque. On aura beau boire toute la journée et la soirée, ça ne s’épuisera jamais! Et ce foutu soleil qui tape comme le marteau de Thor sur des têtes déjà bien remplies de musique et sur des estomacs vides de nourriture. Enfin, on a survécu jusqu’ici, ce n’est pas le moment de capituler comme on dit à Waterloo.

« Ladies and Gentlemen, would you please welcome : Tom Petty and The Heartbreakers » et la clameur immense monte de la foule pour accueillir le héros du jour, venu souffler 40 bougies de scène en ces lieux de légende. Un « Best of » géant, ou presque, va nous être offert pendant près de deux heures. « Rockin’ Around (With You) » ouvre le bal. Dès le second titre, je suis déjà aux anges avec ce « Mary Jane’s Last Dance » titre inédit paru sur le « Greatest Hits » de 1993. Tu te souviens certainement du clip vidéo avec Kim Basinger en superbe morte, non? Bon tant pis alors, continue à t’abêtir avec Indochine. L’accent de la soirée sera résolument mis sur les deux albums blockbusters que sont « Full Moon Fever » et « Wild Flowers » dommage que le superbe « Into The Great Wide Open » ait été ignoré. Mais ne boudons pas notre immense plaisir, car le concert est fabuleux et, étant donné que ce cher public connaît tout et surtout, comprend tout ce qu’il chante, c’est un plaisir plein de frissons que de se joindre à la fête vocale. Longue présentation humoristique mais pleine de remerciements sincères et de respect de Tom à ses musiciens qu’il appelle sa famille, avec une insistance particulière pour les sœurs Webb, ses deux nouvelles choristes, qui ont longtemps travaillé avec Léonard Cohen. Et puis « Boum », soudain… le miracle se produit, Tom Petty demande à son amie Stevie Nicks de le rejoindre sur scène pour interpréter « something we both know ». Ce quelque chose qu’ils connaissent tous les deux, c’est le mythique « Stop Draggin’ My Heart Around » un titre de la chanteuse de Fleetwood Mac auquel notre sudiste a collaboré. On assiste à une page d’histoire car ce duo n’est pas très fréquent, vous vous en doutez, il faut-il déjà que les deux artistes soient à la même affiche, etc… J’espérais ça depuis 1981, mais sans trop y croire en fait, un peu comme une espèce de Graal musical, quoi. Mais ils l’ont fait et j’y étais! C’était aussi beau que d’avoir vu Eddy Merckx dans le Tourmalet en 1972. A côté de moi, une jolie latine se dandine de fort belle manière sur le Southern accent de Tom mêlé à celui de l’Arizona de Stephanie Lynn Nicks. Maintenant je peux mourir! Hé, non, arrête, déconne pas, j’ai encore des trucs à faire avant de partir pour mon grand voyage comme dit Maman.

Une ambiance de fous et des titres intemporels qui te trottent dans la tête pendant des heures et des jours encore. Une communion formidable entre un artiste généreux et son public d’inconditionnels venus entendre une musique et un style indémodables. Que dire encore de « Free Fallin’ », « Learning to Fly », ou encore « Refugee ». C’était énorme, magique et ces deux heures valaient à coup sûr le mal aux reins qui s’est rappelé à mon bon souvenir dès le lendemain matin. Nous sommes tous sortis de Hyde Park en chantant « Free Fallin’ » justement. Des frissons partout et des souvenirs plein la tête. Juste le temps d’avaler un steak au Hard Rock Café, puis, de foncer à la Station de métro de Green Park toute proche où le préposé m’annonce que c’est justement le dernier train pour West Hampstead. Je m’engouffre dans la rame, m’écroule sur la banquette plus que je ne m’assieds et je repense à tous ces moments de bonheur au fur et à mesure que les stations défilent sur la Jubilee Line. A hauteur de Baker Street il me semble entendre un long hurlement. Le chien des Baskerville? Il est vrai que le 221b n’est pas loin d’ici. Me voici enfin dans le calme de mon appartement, fourbu mais heureux. Et ces chansons, ces sourires qui reviennent tout le temps… comme un enfant qui a envie de dire « Kikichose ».

Mitch « ZoSo » Duterck

Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 18:03
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017

Brosella Folk and  Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017

 

 

41è édition de Brosella, l'équipe a été quelque peu modifiée, l'esprit reste le même: convivialité, diversité culturelle, du folk, du jazz, de la bonne humeur et du soleil tout plein!

 

Programme du dimanche:

Bravo Big Band, Alekos Vretos, Lynn Cassiers, Schntzl, Frank Woeste en Eric Vloeimans, Cyrille Aimée, Bill Laurance!

 

Un choix s'impose pour éviter l'overdose, après un samedi à Gooik.

15:00, Theatre Stage, c'est devenu une tradition, un grand orchestre pour ouvrir les débats, le choix s'est porté sur  le Bravo Big Band!

 Le Brussels Youth Jazz Orchestra a attrapé des poils au menton pour devenir le Bravo Big Band, le club de jazz situé dans le quartier Dansaert  a changé d'identité, W-est end izakaya se lit désormais sur l'enseigne, l'ensemble a conservé l'étiquette BBB.

T'as mis cinq minutes pour dénombrer 17 éléments sur le podium: Reeds : Rob Banken , Dieter Vaganée , Bruno Van Der Haegen , Matthias Van den Brande , Ruben Verbruggen

Trumpets : Loïc Dumoulin , Antoine Dawans , Daniel Vanderhoydonks , Thomas Mayade
Trombones : Quinten De Craecker , Robbe Defraye , Vincent Heirman , Bart Van Gorp
Rhythm section : Guillaume Vierset (gt) , Karel Cuelenaere (p) , Ruben Lamon (b) , Matthias De Waele (dr).

En fin de gig, lors de la présentation des mousses, on a annoncé un remplaçant: Laurent Hendrick, du  Brussels Jazz Orchestra, relaye Bart au  trombone basse.

On leur connaît un LP, servant de carte de visite: ' Another Story', cette histoire sera interprétée face à un public attentif et bientôt bronzé!

' Novembre en décembre', une composition aux nombreux méandres, t'invite à la flânerie, tandis que tu admirais les reflets du soleil sur le cours d'eau paresseux, un sax, puis un trombone, se déplacent vers le devant de la scène pour placer un laïus mélodieux.

' The Genius' a été composé par le Suédois Klas Lindquist, annonce une voix cachée dans le rang trois.

La basse et la batterie impriment un groove nonchalant, le choeur des cuivres se balade sur cette assise rythmique ondoyante, certains éléments tiennent à se mettre en évidence, le piano en place une en catimini avant un final nerveux.

Le scénario proposé par ' Another story' est du même style, un sax velouté entame une rêverie pastel, puis une trompette nous rappelle au bon souvenir de Chet Baker tandis, qu'à l'arrière, l'équipe a viré latino.

Bruxelles apprécie à sa juste valeur.

La lecture de l'album se poursuit, ' Shut up and run', tu l'as bouclée, t'as dédaigné la course, trop chaud!

Guillaume Vierset place son verset, Guy a applaudi puis s'est épongé après cette débauche d'énergie.

Après la ballade  'Missing Him' ils attaquent ' Waves of a Troubled Mind', 'Infant Isle' et  'The Wrong Side'.

Pas un seul maillon faible au sein du BBB, tout le monde est à sa place, la machine tourne nickel!

Le set s'achève avec  'Sauntering', une composition, in a mellow mood, de Bart Van Gorp, resté dans son dorp.

Tandis qu'un volontaire se charge de vendre les CD's, on te confie que le BBB  prépare, déjà, un second CD, featuring le français Loïs Le Van.

 

Impasse sur Alekos Vretos, tu te payes un passage à la buvette, à l'ombre, en attendant la carte blanche attribuée à Lynn Cassiers qui donnera son premier concert avec le nouveau projet 'Imaginary Band'.

Lynn, c'est 86 collaborations, une dizaine d'entreprises personnelles ( Tape Cuts Tape, The Crappy Mini Band, The Bird,The Fish, Trouvé/Thielemans/Cassiers e a...) , une trace sur une vingtaine d'albums!

Tu pressents que cet Imaginary Band ne va pas nous jouer du dixieland!

La chanteuse a emmené son petit attirail percussif  et électronique, les musiciens qui l'accompagnent sont loin d'être des néophytes, en commençant par Erik Vermeulen que l'on verra de dos face au piano, il y a deux filles: Alexandra Grimal (saxes) et Ananta Roossens (violon), Manolo Cabras à la contrebasse, le Tchèque Marek Patrman aux drums et  Niels Van Heertum, vu avec Marble Sounds, Xango et Mount Meru,  à l'euphonium.

Bert Kruismans, qui a succédé à Rik Monsieur Brosella, y va d'une pointe d'humour en prétendant que la carte blanche était  initialement prévue pour Yvan l'ex-mayeur, aujourd'hui rentier, avant de préciser ce que nous savions déjà, que ce concert était une première!

Pas encore de CD, pas de titres, donc.

Une première composition, énigmatique, débute par une séquence de bruitages déconcertants, la voix de Lynn subit également quelques altérations et l'euphonium trafiqué de Niels ajoute une note supplémentaire au sentiment de malaise que ce jazz( ?) expérimental suscite chez certains.

Le groupe s'aventure sur des chemins d'où les balises ont été éloignées, tu te déplaces donc à l'aveugle en étant giflé par quelques sournoises fougères, il te faut écarter des ronces agressives et enjamber de fourbes  souches d'arbre.

Si tu acceptes ce préambule, l'excursion risque d'être intéressante. 

Un roulement de tambour met fin à la première étape ( ' Waterfall'). Le lendemain, à l'aube, tu reprends l'expédition, clochettes, crissements, bruissements, cric crac divers t'avaient tiré de tes songes, un barrissement au loin, suivi par un grondement inquiétant, te tirent hors de ta couche.

Tout à coup le violon entame une partition, presque classique, en mode andante, les oiseaux piaillent, le sax alto leur répond, puis l'euphonium, avant qu'une voix plaintive ne récite un lament maussade.

Difficile de tracer des comparaisons, on peut avancer Laurie Anderson, Carla Bley , Boulez, John Cage ou la pianiste Myra Melford pour te donner quelques pistes.

La suivante, fragile et minimaliste, justifie l'étiquette jazz grâce à l'aparté signé Manolo Cabras, par contre le piano saccadé d' Erik Vermeulen ignore le sens du mot mélodie.

Cette composition audacieuse accroche certains et rebute les amateurs de mainstream.

Souvent une sensation d'angoisse t'étreint comme si t'étais empêtré dans une arantèle et que tu n'avais aucun moyen de te libérer.

Plus tard, Lynn te parachute dans la savane où des pachydermes entament une marche lente et lancinante...la voix, claire,  dit... I hear you speak, keep focused, ...concentration... concentrés, nous le sommes, il y a intérêt, on déambule sur un sentier escarpé, à gauche, un précipice, à droite, un gouffre, on te suit à l'aveuglette, Lynn!

La dernière tranche démarre sous forme de ballade bluesy/avant-garde', elle est interrompue par un solo de batterie, puis la voix y va d'une litanie... there's a purpose when I sit late at night....,  ce n'est probablement pas pour le match de foot en différé.

Bang, un faux mouvement, Miss Cassiers fait chuter tout son bazar percussif, c'est le moment que choisit la fusée pour décoller, puis  l'enfant se confie ...you say I'm bitter but I'm not sad, not depresssed..

Elle est lucide, sans doute.

Le voyage est arrivé à son terme, admirateurs et détracteurs palabrent..., un point tout de même, ce projet n'étant pas à cataloguer grand public doit mieux passer dans une salle de capacité réduite!

 

Repos jusqu'à 21:30 pour le concert de Cyrille Aimée sur la Palm Stage. 

Si la séduisante  chanteuse ( 32 ans) réside désormais à Brooklyn, sa carte d'identité mentionne

Samois -sur- Seine comme lieu de naissance, la ville où est décédé Django  Reinhardt.

Un hasard, tu dis...tu oublies, le jazz, Cyrille est tombée dedans dès la maternelle.

Son denier album, 'Let's Get Lost ' date de 2016,.. rising-star vocalist and bandleader Cyrille Aimée wonderfully displays her versatility as a sweet-sounding jazz songbird with a catchy repertoire... annonce la firme de disques!

Elle n'a pas menti, le concert de ce soir aura été le highlight de Brosella Jazz!

Pour accompagner Cyrille, la frisée, un band irréprochable: Michael Valeanu (guitar), Adrien Moignard (guitar), Jeremy Bruyere (bass) et  Yoann Serra (drums).

Tu avais assisté au soundcheck, la vocaliste arborait un short estival, elle réapparaît vêtue d'une élégante robe légère d'un vert épatant.

 Le blues ' Live alone and like it' ouvre le dernier cd et le concert, la voix ensorcelle, le solo de guitare acoustique s'appuie sur tout le bagage manouche, la belle scatte, Bruxelles s'éclate.

Superbe entrée en matière.

Elle embraye sur Edith Piaf, ' T'es beau, tu sais' et tu tombes amoureux.

Comme je croyais devoir jouer sur la grande scène, j'ai enfilé une robe qui tue...  je suis mort!

' Nuit blanche' , contrebasse et voix sensuelle attaquent.

 La classe, puis vient un petit bridge swing, ça balance pas mal ici, merci, France!

I love you ce ne sont que 'Three little words', solo de guitare sautillant, duel avec le batteur, le train prend de la vitesse, Cyrille compte les points avant d'achever la chanson.

Quelques sifflements admiratifs fusent!

Les musiciens partent s'en jeter une, je vais vous jouer un petit morceau avec la machine, ma loop station qui fait des boucles.

Petite démonstration pour les nuls, elle est marrante, la madame, puis elle entame ' Glory Box' de Portishead en mode Camille pimenté Aimée.

La contrebasse amorce ' Well you needn't' de Thelonious Monk, la guitare électrique s'octroie un solo fringant, la chanteuse assure.

La délicate  ballade ' Samois à moi'  évoque les titres les plus tendres d'Henri Salvador ou de Nougaro, ensuite l'équipe propose le bonus track du dernier né, ' Each day' avant de venir saluer un public conquis par leur talent et leur complicité.

Cyrille Aimée, à ne manquer sous un prétexte si elle passe dans le coin!

 

Top of the bill: Buffalo Bill?

Mais non, Bill Laurance!

Partout, tu lis:  un Grammy Award en 2014 et membre fondateur du groupe Snarky Puppy!

Un troisième album solo ' Aftersun' chez Nivea sort en 2016, il est suivi par le 'Live at Union Chapel' , disponible depuis fin 2016.

Ce soir le claviériste est accompagné par Joshua Blackmore (drums), Felix Higginbottom (percussions, additional keys) et Chris Hyson (bass, double bass, keys).

Tu dis?

 Des détails.. Joshua: Sarah Gillespie quartet, Troyka ... Felix: e a,  London Contemporary Orchestra, Snarky Puppy et Chris a récemment sorti le EP 'Little Moon Man'.

 Ils sont là, Bill in French, bonsoir, Brosella, et ils envoient un morceau new age/jazz empli de sensibilité, peut-être ' The Rush' qui entame le double live.

T'as aucune difficulté à te laisser emporter par ce contemporary jazz imaginatif et filmique.

Après cette première, longue,  incursion en terrain futuriste, il annonce ' Never-ending city' inspired by Tokyo.

Modal jazz, d'après les initiés, post be bop avancent d'autres, on s'en fout, le truc séduit.

' The pines' a été composé dans le Sud-Ouest français, l'océan, le vent, les pins, un tableau  impressionniste dépeignant les Landes.

Si  t'avais eu ton maillot de bain, tu piquais une tête dans l'Atlantique.

On a beaucoup aimé les percus latino du petit Felix, tandis que Bill s'adonnait au surf sur des vagues géantes.

La suivante, en mode fusion, nous rapproche de Joe Sample, ensuite vient ' Aftersun' inspiré par ' Cosmos: a spacetime odyssey' de Carl Sagan, dont il a vu tous les épisodes.

Le qualificatif planant se justifie pleinement.

Après le dreamy ' Smokers' castle', Bill, comme pas mal de ses amis musiciens, déplore le Brexit   puis ébauche ' Red Sand' inspiré par un séjour dans le Maghreb.

We've time for one more, énonce-t-il en jetant un coup d'oeil à sa Rolex, et c'est parti pour une dernière plage chaloupée inspirant une vingtaine de danseurs, pas tous sobres.

Le final aux coloris samba achève une belle performance!

Tu quittes l'amphithéâtre pendant le rappel pour éviter la cohue.

 

Merci, Brosella, see you next year!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents