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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:49
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017 PART 2

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017 PART 2

Charles Eloy

Zaruk, Iris Azquinezer et Rainer Seiferth - musique séfarade - Centre de Cultura 'Sa Nostra' - 20h30

 

Le groupe Zaruk est composé de la Madrilène Iris Azquinezer au violoncelle et de l'Allemand Rainer Seiferth à la guitare . Iris est la fille de Maria Escribano, une compositrice espagnole qui a composé avec Maite Hernangomez "La Herecia judia en Espana". Iris a ainsi bercé dans la musique séfarade durant sa jeunesse. Un album du groupe s'intitule "Hagada".

 

Un peu d'histoire: la Haggadah de Pessah (la Pâques juive) est un récit datant de plus de deux millénaires, racontant l'Exode des Israélites d'Égypte. Un sort que les Juifs séfarades ont connu avec la Reconquista (expulsion de l'Espagne en 1492 avec la chute du royaume de Grenade).

 

Depuis 2015, L'Espagne a renoué avec son passé en permettant aux séfarades d'autres pays d'obtenir la nationalité espagnole.

 

 

 

Rainer, originaire d'Allemagne rencontre Iris durant une pause-café dans un studio d'enregistrement et ils décident en 2015 de former un duo et combinent les expériences de musiques séfarades, du monde, de jazz et classique. L'alchimie fonctionne et de suite le groupe obtient une reconnaissance internationale.

 

Durant le concert, nous ressentons que Zaruk n'a pas rechercher à jouer dans un certain format et a privilégié une libre inspiration au niveau compositions et arrangements.

 

Le groupe Zaruk, par sa virtuosité et son improvisation, contribue à la transmission des mélodies datant de plusieurs siècles, qui sont passés de génération en génération avec des modes d'interprétation différente, tout en gardant une fraîcheur.

 

"Kol dodi" est inspiré du Cantique des Cantiques (chant de Salomon), qui occupe une place singulière dans la littérature hébraïque. Les mouvements mélodieux interprétés par Zaruk, expriment les sentiments les plus profonds de nature sacrée ou profane, selon sa propre interprétation. C'est le lien entre le divin et le terrestre.

 

"Adio querido": Zaruk participe avec d'autres artistes à un phénomène d'actualisation des musiques judéo-espagnoles. Les communautés juives étant exposées à d'autres cultures, il n'est pas étonnant que Zaruk entame la même démarche dans l'interprétation de ce morceau.

 

Set list: Coma la rosa en la huasteca, Kol dodi, Adio querido , Las tres hermanias, Si la mar exa de leche

 

 

 

Tel-Luria d'Anna Ferrer - musique folk méditerranéenne - CC 'Sa Nostra'- 21h30

 

Tel-Luria est le projet musical autour d'Anna Ferrer, native de l'île de Minorque.

 

Elle fait partie des nombreux artistes des Baléares qui sont conscients de leur patrimoine et identité. Même les touristes venant en masse, sont surpris de cette vie culturelle avec des profondes racines.

 

Le concert de Tel-Luria reflète cette authenticité identitaire.

 

Anna porte un large pantalon jaune qui nous fait penser à la lumière du soleil. Elle sourit souvent, elle nous transmet un air de campagne de son île avec un effet de relaxation.

 

Les quatre musiciens (guitares espagnole et électrique, basse, mandoline, contrebasse, percussions) recherchent les sons naturels qui font la richesse de la musique du folk Minorque et de la Méditerranéenne, en général.

 

La beauté simple de ses textes nous connecte avec la terre, la profondeur, la réflexion, la spiritualité spontanée et les sentiments, des valeurs que les habitants des îles des Baléares désirent maintenir.

 

Set list: Animeta Iliure, Adeu, Marcel, Roseret (chanson traditionnelle), Dona i mare, Color mel, I volte

 

 

 

Jaume Compte Nafas Ensemble - Centre de Cultura 'Sa Nostra' - 22h30

 

Jaume Compte n'est pas un inconnu sur la scène internationale et il a décidé de développer un concept en collaboration avec d'autres musiciens. C'est ainsi que naît le groupe Jaume Compte Nafas Ensemble.

 

Leur album "Tarif" a reçu des critiques élogieuses sur World Music Central, un magazine online spécialisé en musique du monde aux États-Unis.

 

Nous retrouvons Enric pastor au violon,Dmitri Struchkov au violoncelle,Woltek Sobolewki à la contrebasse et Jaume Compte à la guitare et aux percussions. Des éléments d'arrangements contemporains sont introduits dans leurs compositions. La virtuosité des musiciens permet également d'avoir une rotation dans les soli. Dans certaines compositions, le groupe s'aventure dans le musiques des Balkans ou semble jouer de la musique de chambre.

 

Set list: Quan Camino, Nedant per Motserrat, Oh Ljubav (traditionnel), El pont de Mostar, D'Aigua, Preserka (traditionnel), Transits II, Salvore

 

 

 

Nous terminons notre tour des musiques des îles Baléares, de la Méditerranée et du monde

 

 

 

Demain notre dernier jour et dernière nuit de découvertes du Festival Fira B !

 

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017 PART 2
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017 PART 2
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:29
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017

 

Charles Eloy

 

FiraB! Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - seçon dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017

 

 

 

Après le copieux petit-déjeuner dans le jardin du centre culturel "Sa Nostras" à l'ombre des parasols ou des arbres, nous sommes repartis pour une belle journée ensoleillée. Le baromètre affiche 25 C° à 10 heures du matin.

 

Arantxa Andreu - chanson d'auteur - Jardi Centre de Cultura "Sa Nostra" - 13h30

 

Arantxa Andreu a fait partie du groupe "La Busqueda" en qualité de claviériste et choriste. Elle se présente sur scène, entourée de 3 musiciens. Depuis 2006, elle a publié deux albums "Hilando suenos" et "El calor de la vida", bénéficiant d'une production différente.

 

"El calor de la vida" est une chanson qui a mûri en elle, nous dévoilant son univers sensuel et délicat.

 

Les autres chansons sont inspirées de son environnement (le ciel, la mer) et son âme intérieure. Son désir est de communiquer la tranquillité, la joie, la passion et la force à l'audience. Certaines de ses chansons ont été écrites pour guérir de ses blessures. Elle a appris à se connaître.

 

Set list: Entro en el mar, Curando Heridas, Horas, Pau, El calor de la vida, Llorna

 

Leonmanso - chanson d'auteur - Jardi Centre de Cultura "Sa Nostra" - 14h45

 

Leonmanso vient de l'île de Minorque, dont le nom provient du fait qu'elle est plus petite que l'île de Majorque.

 

Ses influences musicales sont Neil Young, Tom Waits, Chris Cornell, Mark Lannegan. Il s'accompagne à la guitare et à l'harmonica.

 

Durant la chanson folky "Es tren",annonçant l'arrivée par train de Peter Tosh fumant avec style, il joue du finger picking. Nous devons reconnaître qu'il ne faut pas grand-chose pour attiser l'imagination de Leonmanso.

 

"Cames de paper" se rapproche des compositions de Neil Young. Sa voix n'a pas un volume puissant. Il faut rester attentif car une partie du public dans le fond du jardin discute d'une façon non discrète, cela faisant partie du décor.

 

Leonmanso, c'est le diamant brut de Minorque sans compromis, sans concessions. Ses paroles relatant la vie locale sont universelles.

 

Setlist: Noms, Cames de paper, Festa dels qui menta humans, Es tren, sa cançoneta, Gloria errant

 

 

 

Damia Oliver - folk/pop méditerranéen - Jardi Centre de Cultura "Sa Nostra" - 15h30

 

Damia Oliver recherche son inspiration dans les chansons de la seconde partie du 20e siècle avec des influences du folk de Majorque. Sa voix est très douce et convient à une petite salle de concert. Les harmonies pop accompagnent les mélodies. Parfois ses textes sont un dialogue entre l'esprit et la vie journalière, entre le monde et le sacré. Ses influences sont Neil Young, Bob Dylan, Bruce Springsteen, Tito Puente, Antonia Font, Il est le produit de quelques générations passant rapidement de la tradition à la modernité.

 

Set list: Wild spirit, Jardineres, Fa calor, Sr. salat, Cappelans, En pere ina merce

 

 

 

Gabriel Fiol - world music - Centre de Cultura 'Sa Nostra' - 17h30

 

Gabriel Fiol exploite toutes les possibilités du violoncelle dans ses compositions inspirées des bandes sonores et de la musique du monde. Son répertoire est composé de ses propres compositions, excepté une œuvre de Bach. Il a suivi des cours au Conservatori Superior de les Illes Baleares et participé à des ensembles de chambre, des orchestres ou des groupes avec différents styles musicaux.

 

"Cello Works" est son premier album, produit en solitaire.

 

Du classique, mais de la modernité est au rendez-vous. Gabriel Fiol fait usage d'une loop station. Cela lui permet de superposer différentes boucles.

 

Durant le troisième morceau "Aina", il fait des rythmes percussifs sur la caisse du violoncelle. Ainsi il va créer deux boucles pour ensuite jouer des soli.

 

"Saudade" est un thème brésilien. Son inspiration est internationale.

 

Ses morceaux sont courts et retiennent l'attention du public. Il garde un dynamisme en se levant entre deux compositions et donne brièvement quelques détails.

 

Set list: Une mar d'arrels, Records d'alfabia, Aina, Preludi Bach, Reneixer, Saudade, Danna

 

 

 

Marta Elka - world music - - Centre de Cultura 'Sa Nostra' - 18h30

 

Marta Elka nous propose un voyage, accompagnée de cinq musiciens (oud, violon, guitare, derbouka et autres petites percussions, contrebasse) avec comme point de départ, la musique folk des îles des Baléares. Elle cherche les notes dans les aigus tout en maintenant des vibratos.

 

Elle a débuté sa carrière avec Xaloc Musica, avec lequel elle a enregistré six albums. Elle est au chant et au violon. Son pop folk des îles Baléares a un style original avec des influences du jazz manouche, du swing, du rock et du blues. Elle peut aussi bien s'inspirer des Beatles ou de Georges Moustaki.

 

Setlist: Sa darrera estacio, Margarides, Albercocs i cireres, Lluna, Jota Marinera, Ciutadella a mao, L'amo de son carabassa, Dama de Mallorca, Ssant Antoni swing

 

 

 

Tugores - world music - Centre de Cultura 'Sa Nostra' - 19h30

 

Tugores, c'est le projet de Jaume Tugores (guitares) entouré de Biel Fiol au violoncelle et David Gonzales aux saxophones. Nous écoutons des compositions qui ont contribué au succès des films. Un grain de nostalgie pour les cinéphiles.

 

"El castell vermell" a été inspiré par l'Alhambra de Granada. Tugores, c'est de la musique méditerranéenne sans limites, les compositions et arrangements avec un parfum d'optimisme frappant notre imagination. Chacun des musiciens a un rôle actif durant le concert.

 

Set list: A shot in the dark (Henry Mancini), Alfred i Bernard (Jaume Tugores), James Bond theme (John Barry), Metti une serq cena (Morricone), El somriure de nino (Jaume Tugores), El castell vermell (Jaume Tugores)

 

 

 

 

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - segundo dia - Palma ( Mallorca)- 22 septembre 2017
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 15:40
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - primer dia - Palma ( Mallorca)- 21 septembre 2017

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - primer dia - Palma ( Mallorca)- 21 septembre 2017

 

Charles Eloy.

 

 

La troisième édition de FIRA B!, un marché professionnel de référence pour la musique et les arts de la scène des îles Baléares se déroule du 20 au 24 septembre 2017. Nous y retrouvons principalement les disciplines suivantes: la musique, l'art dramatique, le théâtre, la danse.

 

Plus de 500 personnes accréditées (artistes, managers, distributeurs, tourneurs) et les institutions publiques (Instituto Cervantes, Accion Cultural Espanola, El Instituto Nacional de la Artes Escenicas y Musica (INAEM) y sont représentées.

 

Concert Monkey est également présent à cet événement afin de couvrir la partie musicale et nous nous efforcerons de vous donner un aperçu d'un choix d'une vingtaine d'artistes ou groupes entre les 41 proposés. La majorité des artistes/groupes sont originaires des îles Baléares, hormis quelques-uns provenant de la communauté catalane (Catalogne ou communauté de Valences).

 

Nous sommes chaleureusement accueillis par Clara Matas Vidal qui orchestre le bon déroulement de Fira B!, restant à disposition pour tout renseignement. Pour information, Clara parle couramment le français.

 

Un bref aperçu : L'archipel situé en mer des Baléares, une mer littorale situé près de la péninsule ibérique (plus particulièrement l'Espagne). Les îles de l'archipel les plus connues sont: Majorque, Ibiza, Minorque et Formentera. La capitale Palma compte environ un demi-million d'habitants sur les 1.200.000 résidents des îles. Les îles Baléares accueillent annuellement plus de 10.000.000 individus (tourisme de masse). La langue pratiquée est le catalan. A préciser que les îles Baléares sont l' une des 17 communautés autonomes de l'Espagne.

 

 

 

Jordi Maranges - chanson d'auteur - cc 'Sa Nostra' (Jardi) - 13h30

 

Jordi Maranges a entamé sa carrière musicale avec le groupe El Diablo en el Ojo et El piano Ardiendo. Ensuite il a poursuivi en solo et produit l'album El Baile de Cangrejos, un journal intime existentialiste et néoromantique. Ses dernières productions sont les EPs Circo del amor, El cazador et Mon fisic. Le répertoire qu'il nous offre est autobiographique dans l'ambiance intimiste du jardin du centre culturel. C'est un chansonnier, accompagné de 2 musiciens, qui nous raconte la vulnérabilité des relations humaines sur des mélodies et des arrangements nous rappelant les bandes-son des productions cinématographiques des années soixante, la chanson française et le cabaret berlinois. Parfois Jordi utilise une batterie préprogrammée et des voix hors champ. Durant le dernier morceau, deux choristes se joignent au groupe.

 

Il soigne son look, chemise rose claire avec des très fines lignes blanches et bretelles. Je suppose qu'il a acheté son pantalon en Hollande ou à un commerçant des îles Baléares. En effet, son pantalon est taille à la hollandaise. Les rebords des pantalons sont au-dessus de la cheville, cela évite les éclaboussements de boue, l'usure et pour les Néerlandais, c'est l'économie de 3 centimètres de tissus.

 

Set list : Amor Amor, En el cuartel, Farinelli, Hacerme dano, Estacon pactada, la meva infantesa

 

 

 

Erik Göransson - chanson d'auteur/folk alternatif - cc 'Sa Nostra' (Jardi) - 14h30

 

Erik Göransson est un Suédois qui a fui les longues nuits d'hiver de la Scandinavie pour s'installer sous les cieux méditerranéens. Armé de sa guitare, il monte sur scène afin de nous présenter des chansons extraites (en anglais et en espagnol) de son second album "Perspective" aux influences du folk rock (John Denver ou James Taylor) ou Tracy Chapman.. Le claviériste Sergi Sellés le rejoint sur scène. Hormis ses propres compositions, il nous interprète" I'm on fire" de Bruce Springsteen"

 

Set list: Don't you tell me, Beside me, Fugitive democracy, These will be the days, Happy song, Lay my monsters down, By your side.

 

 

 

Apol-lonia - chanson d'auteur/folk alternatif - cc 'Sa Nostra' (Jardi) - 15h30

 

Apol-lonia n'est pas née de la cuisse de Jupiter. Elle n'est pas la sœur jumelle d'Apollon. Mais en me référant à la mythologie grecque, il est probable qu'elle ait été nourrie avec du miel assurant une beauté divine à toutes les filles des Baléares. Elle a étudié le chant, la clarinette, la guitare et le piano au Conservatoire de Musique des Baléares. Elle a été active dans plusieurs formations.

 

Elle est assise, au centre de la scène, derrière les claviers et nous réinterprète, accompagnée d'un guitariste et d'un bassiste, des chansons de Maria Cinta, une icône des années yéyé (soixante). Apol-lonia donne un nouveau souffle aux chansons par sa voix profonde remplissant l'espace du jardin.

 

Set list: Marilyn, Atmosfera zero, Escriu-me, Radio Capvespre, Ara et penso, Insomni,

 

 

 

Durant le déroulement de cette première partie de la journée, un buffet délicieux avec des spécialités du terroir, à volonté, nous est servi. Ensuite suite un battement de deux heures permettant de profiter de la siesta, de se réveiller, se promener sous les palmiers du passage maritime et les remparts de la ville donnant sur le bleu du ciel et de la mer, afin d'atteindre finalement un chapiteau situé à Ses Voltes, sous les murailles de la cathédrale.

 

 

 

Go Man Go - low-fi post rock - Ses Voltes - 17h30

 

Le trio Go Man Go (batteur au chant + deux guitaristes) débute la soirée pop-rock et nous propose des extraits de leur premier LP produit par Toni Toledo.

 

Les paroles sont dans la langue de Shakespeare. Il y a quelques spectateurs britanniques dans la foule, reconnaissables à leurs comportements extravagants.

 

Set list: Trust, Limerence, My imaginary friend, You wake me up, Crazy

 

 

 

Sweet poo smell - rock 'n' roll/country folk - Ses Voltes - 18h15

 

Sweet Poo smell, un trio féminin nous offre du rock aux influences country des années cinquante et soixante. Elles chantent en anglais avec une intonation catalane. Une musicienne est au chant principal, les deux autres accompagnant en chœur ou en contre voix. Toutes les trois jouent simultanément les instruments à cordes (guitare, ukulélé, basse) et grosse caisse, hit-hat et autres petites percussions. Elles essaient de créer leur propre style en ne copiant pas les artistes des décennies précédentes.

 

Set list: Babylele, Hit, Jack, Time, Grumpy, Shout, Mother fucker, Sad, Sponge Bob, pocket money, love, the sound

 

 

 

L'Emperador - pop/rock indie - Ses Voltes - 19h00

 

Le groupe L'Emperador de la communauté de Valence est issu d'un projet parallèle s'intitulant Copo. Les paroles catalanes de leur album "Vuit vuitmils" parlent de la vie quotidienne et les sentiments

 

Sur scène, un chanteur/guitariste et deux autres guitaristes et un batteur jouent avec des roulements de batterie rapides.

 

Set list: Un lloc magic, Escalarem l'Everest, La dona rellamp, La nit mes fosca, El nostre primer record del mon, Un dia al llac

 

 

 

No room - pop/rock/folk - Ses Voltes - 19h45

 

Sur scène, nous retrouvons les six musiciens de No Room (une fille aux claviers, au violon, à la percussion et cinq hommes)

 

Vous prenez la voix de Mike Stipes de ex-R.E.M et la section rythmique des Doobie Brothers (batterie et percussions) et vous situez l'univers musical de ce groupe ayant une démarche intéressante. A mon humble avis, No Room devrait encore exploiter les voix (genre Fleetwood Mac) élargissant leur palette musicale qui est, à présent, excellente.

 

Set list: Please remember, Mothers's basement, Turn on the light, Let's talk about love, On the way back home, The wheel spins again

 

 

 

La nuit tombe, les familles sont rentrées et l'âge des spectateurs varie entre 20 à 25 ans. Certain(e)s ont soif et ont pris la précaution d'amener une grande bouteille d'eau ou de bière. La consommation d'alcool n'est pas exagérée et l'esprit reste bon enfant

 

 

 

Go Cactus - surfer/garage rock - Ses Voltes - 22h00

 

Le trio Go Cactus propose un son distinct inspiré du surfer rock des années soixante, des rythmes variés.

 

Joan Gual (batterie et chœur), Joan Amengual (basse et choeur), Paul Gual (guitare et chant) nous jouent de courts morceaux efficaces. les compositions nous rappellent l'influence californienne (Dick Dale and the Del-Tones, dans une moindre mesure The Beach Boys).

 

La réverbération (persistance du son après l'interruption de la source) est omniprésente. Néanmoins, Go Cactus maîtrise bien la technique et leur concert ne devient pas un brouillard sonore.

 

Set list: Come out tonight, Sidewalk, Lost, Sand, Something in your drink, Just, Nova, Fish, Under water, Moon, You can'find me.

 

 

 

Blaumut - folk/pop/musique classique - - Ses Voltes - 22h45

 

Blaumut, un quintet catalan (guitare/chant, violon, violoncelle, batterie, double basse) mélange le folk, le pop et la musique classique. Le groupe sort son premier album "El turista" en 2001 et continue à surprendre son public par sa créativité. Les spectateurs fredonnent ou sifflent durant le refrain de la chanson "Pa amb oli i sal (du pain avec de l'huile et du sel)".

 

"Bicicletes" est une composition up tempo avec des accords majeurs prédominants, donnant un ton joyeux. Les instruments à cordes donnent une touche spéciale et le public se sent proche du groupe Blaumut par les paroles pleines de poésie, d'illusion et de magie.

 

"Vint-i-un botons" (vingt et un boutons) est inspiré du tableau "Le majordome chanteur" du peintre écossais Jack Vettriano.

 

Blaumut est l'un des groupes majeurs de la communauté de Catalogne, se retrouvant régulièrement sur les festivals d'été (Festival Grec, El festival de Cap Roig, Sons del Mon,.....

 

Set list: Pa am oli i sal, El primer arbre del bosc, El turista, Bicicletes, Vent que mou el temps, Vint-i-un botons.

 

Au compteur neuf concerts. Demain est un autre jour.

FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - primer dia - Palma ( Mallorca)- 21 septembre 2017
FiraB Mercat professional de música i arts escèniques de les Illes Balears - primer dia - Palma ( Mallorca)- 21 septembre 2017
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 15:36
The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017

The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017

 

Box standing( full place)!

 

19:45 A Place to Bury Strangers
21:00
The Black Angels

 

Une affiche de choix ce mardi à l'AB, deux headliners pour le prix d'un:  A Place to Bury Strangers et

The Black Angels.

Pour laisser du temps de jeu à APTBS, le concert débute à une heure inhabituelle: 19:45'.

Ta route a croisé celle de ces deux formations il y a un petit temps déjà, les Black Angels avaient assuré le support de Wolfmother ( Cirque Royal) en 2010, et ta première rencontre avec le deafening shoegaze combo de Brooklyn date de 2008, au Witloof du Botanique!

 

 

 A Place to Bury Strangers.

Si le dernier album d'Oliver  Ackermann et de ses nouveaux adjoints ( Dion Lunadon, bassiste du combo depuis 2010 et Lia Simone Braswel, l'incroyable fille qui, depuis 2016, se bat avec les cymbales, toms et caisse) date de 2015, le groupe a sorti en 2016 un EP enregistré live ( Kicking out jams), ce qui a surtout permis au fantasque guitariste d'essayer son nouveau jouet, une fabrication maison, la  “reverb” pedal baptisée Death By Audio Reverberation Machine.

 

Comme prévu, éclairage quasi inexistant, effets stroboscopiques aveuglants et une déflagration foudroyante pour entamer le concert ( terme inapproprié dans ce cas de figure).

Si au premier abord, Lia Simone paraît douce, tu la mets face à un drumkit et elle se transforme en lionne à laquelle on vient d'arracher ses petits.

Ne t'attends pas à une énumération de titre, setlist zéro et vocaux inintelligibles, la première salve est enrichie de quelques vocalises/incantations, ce qui frappe surtout c'est la sauvagerie avec laquelle Oliver maltraite sa guitare, au départ, il jongle, après 75 secondes, il fracasse l'instrument sur le sol à la manière de Pete Townsend, mais celui-ci attendait la fin du concert pour se permettre ces excès de fureur.

Le tsunami de fuzz et noise continue, la fille s'acharne de plus belle, Dion marmonne un chant qui ne ressemblait guère au 'Wanderer', faut s'accrocher pour ne pas passer par dessus bord et s'enfoncer dans des flots mugissants.

Le guitariste déplace un élément du drumkit pour le pousser face au premier rang de spectateurs, la basse part en postpunk, Oliver agrippe le micro et entame un chant mêlant psychédélisme, shoegaze et garage.

Il ramasse un drumstick, ce n'est pas le tom qu'il pilonne mais bien la guitare avant de finir à genoux et de laisser gémir la six-cordes en disto.

Effrayant!

Un quatrième morceau presque normal est chanté à deux voix, puis la fille ramasse un zither pour amorcer une complainte vite abandonnée, car d'affreux craquements ébauchent une déferlante sonore apocalyptique.

Le public, écrasé, n'a encore rien vu, soudain, Lia donne le signal, ils se retrouvent tous dans la fosse, on les perd de vue mais on les entend, improvised noise fabriqué à l'aide de cette fameuse Death By Audio Reverberation Machine.

Le trio regagne le podium, une basse saturée lance la dernière tirade, un nouveau mur du son implacable, parsemé d'effets larsen et  de feedback, qui aura désarçonné le public par de multiples  fausses fins.

Après 55' de furia et d'absence de concession, le groupe prend congé en laissant les Bruxellois pantois.

Comment les Black Angels vont-ils réussir à capter l'attention après une telle performance?

 

The Black Angels.

En 2017 les Texans ont accouché d'un cinquième album, 'Death Song'.

Ils ont entamé une tournée européenne ayant démarré en Grèce le 6 septembre, elle prendra fin le 1 octobre à Berlin.

Line-up 2017:  Stephanie Bailey - drums et percussion/ l'incroyable  Christian Bland - guitar, drone machine/organ/ Kyle Hunt - keyboards, percussion, bass, guitar / le barbu Alex Maas - lead vocals,bass, organ, maracas et Jake Garcia ( un petit air Chris Rea) - guitar, bass, vocals.

Une bande son aux effluves hippie introduit le band, un light-show psychédélique coïncide avec leur arrivée sur scène.

Dès l'entame, 'Currency', l'AB peut se rendre compte que les Black Angels comptent utiliser d'autres armes pour capter l'attention du public: un psychédélisme sombre, des guitares qui débordent, une voix baignant dans la reverb, et des visuels pink floydien.

Stephanie, jolie nana, lance ' Bad vibrations' le morceau ouvrant 'Phosphene Dream' de 2010, tout baigne pendant quatre minutes avant une sérieuse poussée d'adrénaline qui vient secouer les marronniers.

'The prodigal sun' et 'I dreamt' se succèdent, les musiciens s'échangent fréquemment leurs instruments. En fermant les yeux des fantômes surgissent, ceux de Jim et Ray des Doors , de Gram Parsons et Gene Clark des Byrds.

Après l'énervé 'Medicine' vient 'I Hear Colors (Chromaesthesia)' qui curieusement évoque un titre oublié depuis une éternité, ' Heya' de JJ Light.

Sans cinéma, les anges noirs poursuivent la lecture du chapelet,  ' Black grease', 'Grab as much ( as you can)', 'Half believing'.

Tu te retournes, il y a du remous à l'arrière, un petit con se met à bousculer et à secouer un brave gars placé pas loin de toi, heureusement ce dernier a décidé de ne pas réagir car le courageux connard est accompagné par quelques copains qui devraient lui prêter main forte en cas de rixe, tu t'es abstenu de lui lancer...va jouer plus loin, trou duc...

Il n'est pas le seul humoriste présent rue des Pierres, un panda géant s'invite sur scène, il est prié de regagner sa cage aussi sec.

Folklore!

Après l'obsédant 'The sniper at the gates of heaven' ,  le band propose 'Entrance song' aux relents 13th Floor Elevators perceptibles.

'I'd kill for her' s'avère être un des titres les plus rock du dernier méfait  et c'est par un cri que démarre 'You on the run' sur lequel plane l'ombre des Doors.

Les canassons sentent l'écurie, un dernier baroud d'honneur avant le repos mérité: ' Comanche moon'  et 'Life song' proche du progrock.mettent un terme au set.

 

Il est 22:18, il reste douze minutes avant la fermeture, les Black Angels les mettent à profit pour un triple bis: 'Estimate', ' Death March' ( slide et wah wah à la fête) et  enfin 'Young men dead' la plage ouvrant leur premier album.

 

 

Un bon concert, sans réelles surprises!

 

 

 

 

 

 

The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017
The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017
The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017
The Black Angels + A Place To Bury Strangers - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 19 septembre 2017
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 10:47
Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017

Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017

 

19:00 doors - DJ Fred and  Manu

20:00 Mister Goodnite

21:00 Sparks
22:30 curfew

 


Deux ans après leur passage à l'AB en compagnie de Franz Ferdinand ( FFS), les frères Mael remettent le couvert et viennent présenter leur dernier bébé, 'Hippopotamus', qui rejoint ses 22 frères dans la discothèque du brillant combo de Los Angeles. 

A l'issue du concert, le public était unanime, an awesome gig, cheerful and rousing!

 

En arrivant, vers 19:10, pour te trouver près de la scène, tu savais que l'attente serait fastidieuse, ce que tu n'avais pas prévu c'est que tu allais te caler près d'une tribu malodorante.

Que la peste emporte les gens qui ignorent l'usage du savon et du déodorant, que la madame nichée devant toi vienne, en droite ligne, du pays où Victor Hugo se prononce Hugggggo fasse des économies sur la bouffe, on en doute vu sa corpulence, passe encore, mais sur le savon...

 

20:05, un gars fringué d'un costume pied-de-poule désuet se pointe, il tient un bouquet de roses, fraîches à 6h du mat en main, le dépose sur une table, sur laquelle traîne une platine, un sampler, et une enseigne lumineuse disant goodnite, c'est Mister Goodnite qui nous prévient que les titres qu'il proposera ce soir sont sur  disque, il se contentera de crooner sur des grésillements d'une autre époque.

C'est qui ce marchand de sable?

Tyler Parkford, qu'on retrouvera plus tard comme musicien des Sparks, le vocaliste/claviériste de Mini Mansion. Mister Goodnite est un projet parallèle lui permettant de fantasmer  sur les grandes voix d'antan: Dean Martin, Fred Astaire, Perry Como et   autres charmeurs d'une époque révolue.

Les bios signalent qu'en principe ils sont deux!

 Convaincant?

Pas vraiment, plutôt caricatural!

Sur le microsillon, 'You're too cool', Tyler roucoule, la Hollande se pâme, à ta gauche, Nick te dit préférer Gene Pitney, tu acquiesces.

La suivante sera tout aussi maniérée, tu peux penser aux Pet Shop Boys à Marc Almond ou à Gilbert O' Sullivan et Barry Manilow ou au  Pasadena Roof Orchestra, sauf qu'ici c'est un disque qui passe et le gars colle sa voix sur la mélodie.

Pourquoi il ne se contente pas de chanter sous la douche?

On t'attendait pour aller lui poser la question.

La suivante demandant une voix à la Freddie Mercury l'a fatigué, il passe à un registre moins aigu, la lounge  music lui sied mieux. 

T'as essayé le second degré pour apprécier, t'aurais dû passer au sixième, il devrait tenter le burlesque. Dans un cabaret de troisième zone, ça peut fonctionner!

Si t'es intéressé, une majorité des morceaux chantés se trouvent sur une compil baptisée 'Songs about love and lack thereof', on te signale aussi qu'il a pompé ' I can't let Maggie go ' (  Honeybus) pour une de ses rengaines, d'autres  se nommaient ' All about my lovers', ' 'Sucker free' ou ' Bottom line'.

A 20:30, les gens de la table lui ont permis d'en balancer une dernière, il a salué et est parti avaler un piña colada.

 

21h et des poussières,  sonnez hérauts, résonnez trompettes, voici les Sparks.

Cinq musiciens précèdent Ron (keyboards) et Russell Mael (vocals), ils sont tous passés au Comptoir de la Mer pour acheter un tricot marin, le plus chic de la bande est Ron, portant une veste tricotée, cravate assortie sur pantalon noir bouffant, dommage que la petite moustache n'ait pas adopté les mêmes teintes.

Et Russell?

Sportif, le tricot et un bermuda permettant la mise en évidence de ses mollets aussi athlétiques que ceux de Twiggy.

Le band: un batteur, Steven Nistor (  Daniel Lanois, Sparklehorse)/ une basse, Zach Dawes (Mini Mansions)/ un claviériste, Tyler Parkford (Mini Mansions) moins chochotte  en matelot/ et deux guitares, Evan Weiss (Junk) et sans doute Michael Shuman (Mini Mansions), mais on croit avoir entendu Russell mentionné Trevor, affaire à suivre!

Dès les premières mesures du théâtral  'What the Hell Is It This Time?' , Bruxelles a pigé que la soirée sera à classer dans les annales.

Russell déborde d'énergie, son frangin refuse de bouger plus que ses petits doigts, et encore avec parcimonie, impossible de trouver un contraste plus flagrant. L'enthousiasme et la componction enfantées par la même maman!

Premier plongeon dans le passé avec ' Propaganda' , un an avant 'Bohemian Rhapsody', les Sparks inventent l'opéra rock, ils y collent  ' At Home, At Work, At Play', qui s'entend sur le même album.

Le falsetto de Russel amorce ' Good morning' qui précède l'imparable  disco 'When Do I Get To Sing ‘My Way' de 1994.

Le cadet, frivole, virevolte, l'aîné, aussi impassible que la Joconde,  contemple le vide.

Concis et old-fashioned, voici 'Probably nothing' .

 ' Missionary  position' nous prouve qu'en 2017 le band n'a rien perdu de sa verve, ni de sa créativité.

Petit détail, le canon de Pachelbel a probablement servi d'influence pour la construction de cette plage.

Associer un hippopotame et Jérôme Bosch ( ' Hippopotamus) , les Sparks osent tout !

Et qui dirige l'enquête?

' Sherlock Homes', du Pulp avant la lettre!

' Dick around' sera chanté et joué en cascades, cette  symphonie chutes du Niagara,  faite de folles spirales, nous montre à quel point le groupe maîtrise son fait.

Une table, deux chaises, oui mais en  ' Scandinavian design' , un clin d'oeil à Ringo Starr?

Brussels, another new one, 'Edith Piaf (said it better than me)', une autre réussite, il faudra se procurer l'hippopotame au plus vite!

Depeche Mode a enregistré une cover du hit  'Never Turn Your Back on Mother Earth', Nicolas Sirkis ou Mary Hopkin aussi, on préfère l'original.

Ce groupe inclassable et inimitable n'a rien perdu de sa verve ni de sa pertinence, 'I Wish You Were Fun' le prouve, une fois de plus.

'My Baby’s Taking Me Home' que Russell répète 86 fois tandis que les copains canonnent, précède un des clous du spectacle, le tourbillonnant 'The Number One Song In Heaven'. Tous les regards sont rivés sur Ron, il se lève, ôte son colbert, le plie soigneusement, le dépose sur le piano électrique, d'une démarche solennelle il vient se placer au devant de la scène,  ébauche quelques fingersnaps avant d'entamer une danse à faire pâlir Zizi Jeanmaire.

Le délire dans la salle, lui regagne son poste et reprend sa position figée.

Un cri immense retentit dans le théâtre tout le monde a reconnu les premières mesures de 'This town ain't big enough for the both of us'.

Quelle explosion!

' Hospitality on parade' achève le show ' normal'.

 

Bruxelles bout et ne devra pas patienter des heures pour le rappel qui débute par le lead single extrait du disque gravé par FFS, 'Johnny Delusional', suivi par une dernière bombe, 'Amateur Hour' , le second tube gigantesque extrait de 'Kimono my house'.

Public heureux, groupe ravi, photo de familles, remerciements, le mot de la fin pour Russell: FORMIDABLE.

Miracle, Ron saisit le micro, oui, il parle et  tient à nous rappeler les liens unissant les Sparks et Bruxelles où ils ont enregistré deux albums, ému, il dédie le concert à Marc Moulin.

Des gentlemen!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017
Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017
Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017
Sparks - Mister Goodnite- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 16 septembre 2017
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 10:07
Chastity Belt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 septembre 2017.

Chastity Belt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 septembre 2017.

 

Il était une époque où  la pratique de la masturbation était vivement réprouvée, contrairement aux croyances, il existait également des ceintures de chasteté pour hommes!

En 2010, à Walla Walla ( Washington), quatre jeunes personnes, n'ayant pas l'air de pratiquer le bondage ou autres formes de sado-masochisme, ont choisi Chastity Belt comme nom de groupe.

On leur connaît trois albums studio, le dernier 'I Used To Spend So Much Time Alone' date de juin.

Leur tournée européenne passait par Bruxelles et le Witloof était bien garni pour les accueillir.

Certains prétendent que Julia Shapiro/Lydia Lund/Annie Truscott et Gretchen Grimm font du postpunk, on préfère l'étiquette plus vaste, indie rock avec des pointes de dream pop et une pincée de guitar rock.

Quelle importance, dis-tu!

Aucune, les nanas ont donné un show consciencieux, assez uniforme avec deux points forts, les deux titres ayant achevé le set, ' Different now' et surtout le formidable '5AM', pendant lequel les guitares de Julia Shapira ( lead singer) et de Lydia Lund entament un combat féroce avec, en arrière-plan, une rythmique solide.

 

Les filles avaient entamé leur exercice par ' Complain', la voix de la grande casquette bouclée, Julia, n'était pas top, Lydia n'était pas ravie de ce qui sortait des retours.

More vocals and more guitar, please!

Chastity Belt décide de laisser parler la musique, l'interaction avec la salle est réduite au minimum syndical, elles engagent ' Caught in a lie'.

Elles sont bien sages pour des   Riot Grrrls, un voisin entend des fragments Sleater Kinney, un autre avance Blind Lemon, un troisième ose Fleetwod Mac, la palette est large.

Pas de grands gestes, pas de cinéma, elles restent appliquées et fignolent minutieusement leur alt rock.

' Something else' en mode midtempo  peut évoquer Mazzy Star, ensuite Julia and co  abandonnent la lecture du dernier né pour repêcher ' Drone', un morceau enregistré sur 'Time to go home' de 2015.

This place is peculiar, on dirait une vieille gare, mais non, corrige Annie Truscott, la bassiste, il s'agit des oubliettes d'un château hanté.

A l'arrière, Gretchen se contente de sourire.

Lydia aux vocals pour 'Bender', il faut prêter l'oreille pour l'entendre.

Julia a récupéré le micro pour ' What the hell', un titre qui, pour brouiller les pistes, connaît plusieurs accélérations et décélérations,  démarrage en douceur, mouvement précipité et retour à la langueur initiale.

'Time to go home', le titletrack de l'album précédent, comme pas mal de plages qui le devançaient, est basé sur un chant harmonieux reposant sur de la fine dentelle de guitares.

Il en va de même pour l'introspectif ' This time of night' qui précède la suite finale déjà évoquée, ' Different now' et l'allongé  '5 AM', bourré de riffs cinglants.

Les lycéennes se tirent en esquissant un sourire, elles semblent ravies, le Witloof les rappelle et, même si la playlist ne prévoyait aucun encore, Chastity Belt refait surface et propose 'Seattle party', un extrait de leur premier album.

Après un bref passage backstage, les nanas se dirigent vers le stand merch où une queue les attend!

 

photos- jp daniels- concert monkey

 

Chastity Belt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 septembre 2017.
Chastity Belt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 septembre 2017.
Chastity Belt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 15 septembre 2017.
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 14:14
Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.

Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.

 

TIMING

20:00 - Deuren

20:30 - Ben McKelvey (support act)

21:30 - Mike + The Mechanics

 

Niet zo veel volk, niet waar, JP?

C'était à 20:30', un heure plus tard l'ancien cinéma était copieusement garni!

 Moyenne d'âge du public ?

Sardou:

Qui unit dans son lit

Les cheveux blonds, les cheveux gris.... très peu de blondes, des cheveux blancs, des sans cheveux et des seins ratatinés!

 Mike Rutherford , fin 2016, our support for the 2017 Word of Mouth tour will be singer and songwriter Ben McKelvey.

Le jeune homme naît à Brentwood, Essex, met le cap sur Londres, débute au sein d'un punk band  avant de faire carrière en solitaire, guitare en bandoulière, il devient auteur-interprète!

Dans son magasin, plusieurs enregistrements, le plus récent, le premier full CD,  ‘Life and Love In England’ .

Ben, souriant, se présente armé d'une acoustique, à ses pieds une foot drum pedal.

Il entame ses 35' de set par ' Morning, I'm gone' , une bonne voix, folky, évoquant Billy Bragg, un jeu de guitare sec.

Il a vite fait de conquérir la salle grâce à son entrain et à son authenticité.

It's my first gig in Belgium, I've the time of my life touring with Mike + The Mechanics, dévoile ce brave type avant d'attaquer un morceau ( 'Stronger' ?) non retrouvé sur un de ses disques.

Ce folk classique précède a lovesong, 'Work For Free', a catchy tune qui sonne encore mieux sur l'album, où l'habillage sonore est moins minimaliste.

As my job is to warm you up, je vous propose ' Fire' que tu ne confondras pas avec le brûlant titre de Springsteen repris par Les Pointer Sisters.

On s'emmerdait à Brentwood le dimanche, 'Sunday' illustre ce propos.

Merci, Louvain, c'est sympa de venir encourager le support, dans certaines villes je joue devant trois pelés et deux ivrognes, après les remerciements vient  l'entraînant 'Goodnight and So Long'.

J'ai failli abandonner la musique, papa et maman m'ont soutenu, je suis heureux de pouvoir continuer à me produire sur scène.

En pensant à mes parents, je vous propose 'Only Here Once' , une chanson à recommander à tous ceux qui broient du noir.

Ce garçon, éminemment sympathique,  croit en ce qu'il fait, après ' Stay young', sa dernière tirade, Louvain lui réserve des applaudissements mérités.

Un gars dans l'assistance après le gig...You gave an amazing show last night  in Leuven. I hope you'll be back  in Belgium soon... ce commentaire résume l'impression générale!

 

 Mike + The Mechanics

Il y a des années tu as encore vu le groupe de  Mike Rutherford avec Paul Young et Paul Carrack comme chanteurs. Les Mechanics, nés en 1985, ont évidemment vus d'autres musiciens défiler, de la formation des débuts il ne reste que l'ancien guitariste/bassiste de Genesis, après 'Rewired' ,en 2004, Rutherford décide d'ailleurs de mettre un terme à l'aventure avant de réinitialiser le projet avec d'autres musiciens.

Deux albums ont vu le jour depuis ce retour, le plus récent, 'Let me fly' est sorti au printemps.

Une première  tournée de promotion avait débuté bien avant la sortie de l'objet ( 2016)  pour reprendre en février 2017 et s'achever en octobre à Londres ( Shepherds Bush Empire).

L'équipe embrigadée par l'élégant sexagénaire est de premier choix: le formidable  Andrew Roachford: vocals, keyboards/ le maître de cérémonie, l'acteur, danseur, chanteur canadien  Tim Howar: vocals/ Anthony Drennan ( from Dublin, ayant accompagné  Chris Rea, Clannad, Paul Brady e  a) : guitars, bass/le plus jeune, mais pas du tout inexpérimenté ( Emeli Sandé, Amel Bent, Naughty Boy...)  Luke Juby: keyboards, bass et enfin, celui qui a rejoint la troupe pour la seconde partie de la tournée, Steve Barney : drums ( Anastacia, Jeff Beck , Annie Lennox....).

Oui, on t'entend arriver avec tes gros sabots,  Mike Rutherford, Genesis, des dinosaures, de la muzak de supermarché, c'est 100%  ringard.

Nous, on sourit sans aller jusqu'à t'insulter "on t'emmerde", mais on te dit que des shows comme celui qu'ont presté Mike et ses acolytes, on veut bien en voir tous les jours: du rock, de l'émotion, du savoir-faire et un public heureux, alors tes petits groupes noise ou les branleurs s'amusant avec des samples on te les laisse, on préfère écouter des fossiles qui savent jouer!

Ils débutent par un premier extrait du dernier album, ' Are you ready', t'as lu quelque part que ce titre sonnait comme du Pet Shop Boys déteint, le mec qui a écrit ça est bon pour l'asile.

OK, la recette est connue, de l'AOR porté par une voix puissante, mais quand tu viens voir  Mike + The Mechanics, tu ne t'attends pas à entendre du hip hop.

Mike: ce soir vous aurez des hits et des titres du récent cd, Andrew va vous chanter ' Another cup of coffee' de 1995 ( Paul Carrack au chant, à l'époque).

Le timbre soul et  chaud de Roachford n'édulcore  nullement le morceau.

It's cold, no, so  let's ' Get up' , encore plus ancien, 1991, Mike est passé à la basse, Louvain sautille.

On assiste aux  premiers remous avec l'immense 'Silent running', Rutherford place un premier solo raffiné, à tes côtés, Deborah a rajeuni de 30 ans, elle pleure.

Tu dis, Tim, ' The best is yet to come'.

Ah, bon!

La quote du jour, quand on a commencé il y a quelques années Mike et moi ( Andrew) on jouait dans des school bands, le mien se nommait School Band et le tien, Mike?

Genesis!

Les admirateurs de Genesis sont nombreux en Belgique, ' Land of Confusion' a déclenché l'enthousiasme.

Une dame, fan de la première heure,  a crié 'merci' à l'issue du morceau!

Mike introduit le band et annonce ' Let me fly' le titletrack du dernier ouvrage.

Ils poursuivent avec un autre morceau ayant donné son nom à un album, 'A Beggar on a Beach of Gold',  suivi par le grand moment de Roachford qui nous livre une version impressionnante et funky de son ' Cuddly toy', décoré d'une tirade pas banale de Anthony Drenna.

Louvain n'a pas le temps de savourer, un nouveau highlight le tient en haleine, 'I Can't dance' de Genesis, entamé en duo ( Tim, Mike)+ boîte à rythmes, quand l'équipe se joint à eux, le morceau s'envole vers des hauteurs vertigineuses.

Rien que le doublé de claviers valait le déplacement.

Celle que tout le monde attendait arrive, deux acoustiques ébauchent 'Over my shoulder' , Louvain tangue, Luke est passé à la basse, c'est lui qui se charge de la partie sifflée.

Deborah a ressorti les kleenex, elle ne risque pas de les ranger, car voilà  'All I need is a miracle' ,pendant lequel Tim  s'approche des premiers rangs pour draguer une petite asiatique qui, en vitesse, refile son portable à son copain, vite, vite, prends nous en photo!

La chorale louvaniste tient la grande forme, le band est heureux, nous salue et regagne les coulisses.

 

T'avais des craintes, tu t'attendais à du travail de fonctionnaires, t'as vu et entendu un groupe enthousiaste ayant gratifié le public d'une prestation brillante, ponctuée par un double bis.

' The living years' démarre en mode gospel avant de virer singalong.

C'est une bénédiction quand on a la chance de compter en ses rangs deux chanteurs d'exception!

La dernière de la soirée, 'Word of mouth' permet à chaque instrumentiste de se mettre en évidence, Anthony nous la joue Steve Vai, Mike préfère Hendrix, Andrew, Stevie Wonder, quant à  Louvain  on lui demande d'assurer les choeurs

... From the west side to the east side

From the north side to the south

You'll never get back information

If you believe in the word of mouth...

 

On reprend les propos de  Katherine Stratton qui a vu le groupe trois fois durant cette tournée...This is a band that’s found its new voice(s), and come back with confidence and strength... et on lui dit, bien vu, madame!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.
Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.
Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.
Mike + The Mechanics, Ben McKelvey - Het Depot, Leuven, le 13 septembre 2017.
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 12:23
Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017

Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017

 

Après Tom McRae, la veille, voici le second concert de la nouvelle saison au Botanique.

La Rotonde accueille Girlpool et Ian Sweet, qui joueront devant une assistance honnête dans laquelle les Yankees se comptaient par dizaines!

East Coast et West Coast à la même affiche, Ian Sweet est chargée d'ouvrir les débats.

On utilise le singulier car ce soir Jilian Medford. se produit seule alors qu'en principe Ian Sweet est un trio.

Discographie: deux EP's, un full album, ' Shapeshifter' , que tu classes dans la catégorie DIY , noisy lo-fi.

A 20:20', un petit bout de femme, cheveux courts à la garçonne, timide et frêle, pointe le bout de nez, elle est armée d'une guitare, cette apparition te laisse supposer qu'elle va nous élaborer un gentil folk aérien, grave erreur!

Le chapelet proposé sera raw, énervé, frénétique, le fuzz et les changements de direction auront désarçonné bon nombre de spectateurs/auditeurs.

Jilian démarre par ' Don't call me'  , la voix est fragile, le jeu de guitare minimal mais après avoir posé un pied sur une pédale à effets et poussé un cri hystérique, la guitare s'affole et tu reçois un sérieux uppercut dans les gencives.

Faut toujours se méfier des gens gentils au premier abord.

Au jeu des comparaisons, le premier nom qui te vient en tête est Scout Niblett!

Comme la précédente '#23'  démarre en douceur, on nous la fait plus, on a pigé qu'elle va nous agresser au tournant, la plage est balayée par le flux et reflux de la marée, faut faire gaffe et ne pas se laisser emporter par les baïnes.

Une plume pour la Rotonde, this is by far the most beautiful place where I've been playing, yet, on a déjà entendu ces louanges!

Toujours avec les nerfs à fleur de peau, la petite enchaîne sur ' 2soft2chew' et l'épileptique' If you're cryin'.

Je reviens du UK, j'ai gerbé sur le ferry, confie l'écorchée vive qui attaque 'All skaters go to heaven', Sorry, I fucked it up, s'excuse-t-elle après un faux pas avec les pédales.

Après ' Slime time live', l'enfant révèle qu'il s'agit de sa première visite sur le continent européen puis nous livre un dernier titre, ' Born good', clôturant une prestation pas inintéressante.

 

 

Cleo Tucker et Harmony Tividad sont Girlpool, ces deux rigolotes were both made to make music, c'est ce qu'elles font depuis 2013. En mai 2017 elles ont sorti un second full CD, baptisé 'Powerplant', en septembre les nanas se tapent une tournée européenne.

Après un passage chez les Rosbifs et un crochet par Glasgow, elles aboutissent à Bruxelles.

La plus déjantée, Harmony ( basse), et celle qui a la plus belle casquette, Cleo ( guitare), ne sont pas venues seules, elles ont embrigadé une seconde guitariste, discrète mais efficace, un claviériste saxophoniste, happy birthday, John, et un batteur, pour s'ébattre sur le vieux continent.

La force du duo réside dans les harmonies vocales engendrées par les deux copines mais aussi  dans leur sens de l' humour quelque peu potache.

Le dernier album débute par '123', le set aussi., des voix vulnérables, un fond dream pop, ces sonorités ensoleillées nous font du bien en ce triste et humide mois de septembre.

Tiens, la guitariste suppléante joue avec la guitare de Jilian, ou plutôt Jilian lui avait probablement emprunté son jouet.

' Sleepless' ne donnera aucun cauchemar, on reste dans le cotonneux.

Tu paries qu'elles vont encenser la salle...bingo, this venue is fantastic!

Tu ne sauras jamais si les espiègles gamines connaissent  Supertramp, ' Even in the quietest moments' , mais 'Your heart', vulnérable et doux,  n'est assurément  pas à classer dans les moments houleux.

Après quelques considérations concernant le jardinage,  elles amorcent la suivante.

Si Ian Sweet a vomi pour traverser la Manche, Harmony a trouvé un os dans son fish and chips, les filles de l'Oncle Sam ont l'estomac fragile.

John au sax pour ' Soup' , une ballade délicieusement veloutée.

Un curieux: eh, les filles, d'où venez-vous?

Hi, hi, hi, ( en français), from California, et elles expédient un petit impromptu California Girls avant d'attaquer 'She goes by' , les guitares tintent, les voix charment, la fraîcheur du morceau évoque Lush ou les Breeders, le sourire des nanas est contagieux, Didier à tes côtés soupire de bonheur.

Dites donc, les amis, what's the big sensation in Brussels?

On n'a pas de Trump, on avait Mayeur, il s'est barré avec le pognon.

Eh, toi, j'aime ton t-shirt, tu l'as acheté où?

A L A, Californie, madame!

Girlpool poursuit la lecture de la playlist qui mentionne ' Corner store' puis  'Ideal world' que les amies préfèrent interpréter en formule duo.

J'ai vu Dunkerque, mais pas le soldat Ryan, comme elles ne sont pas des visiteuses assidues des salles noires, Cleo nous parle du dernier film qu'elle a vu à Noël , 'The Smurfs' ce qui engendre la réaction du petit-fils de Peyo, les Schtroumpfs sont belges et Adolphe Sax aussi!

Interesting, guy, voici 'I like that you can see it'.

 Euh, passe moi ta guitare, je te refile ma basse.

 Nouvelle intervention d'Harmony Tividad, une gamine dissipée  qui a accumulé les retenues au lycée, puis vient  'It gets more blue' suivi par ' Static somewhere' ,la dernière plage du dernier né et aussi celle qui achève le set.

 

Bis

Ils débutent par un funk déstructuré, sans doute ' Before the world was big' qui se trouvait plus haut sur la setlist, pour terminer par ' Chinatown'.

Une setlist , sujette à questions, certains titres ont été omis, d'autres déplacés... sorry, people!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017
Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017
Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017
Girlpool, Ian Sweet à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 septembre 2017
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:49
FestivHalle 2017 - parking De Leide - Halle- le 9 septembre 2017

FestivHalle 2017 -  parking De Leide - Halle- le 9 septembre 2017

 

La nouvelle édition de FestivHalle, toujours pour pas un rond, se déroule sur trois jours, du jeudi 7 au samedi 9 septembre.

Ce n'est pas une météo automnale qui retiendra les paroissiens chez eux, le samedi, seul jour où tu es disponible, il fallait se garer à bonne distance pour atteindre le centre de Halle.

 

 

Le menu était copieux:

 

Pipo en Pipette

Helden van Ketnet

Laura Tesoro

Van Echelpoel

Fleddy Melculy

Janez Detd.

Vive La Fête

Clement Peerens Explosition

Double D

Tu t'amènes tardivement et tu manques les premiers titres de Laura Tesoro!

Sont nombreux sur scène: Laura, mignonne à croquer, une choriste pas bidon, Enicé Mokamba, et sans doute, le batteur Thomas Vincke,  un guitariste , Steven Vergauwen , Babl Lemmens aux keys et probablement, Stijn Tondeleir  aux keys ou bass, tout ce beau monde se démène ferme.

Laura a fait du chemin depuis sa dixième place à l'Eurovision en 2016: Night of the Proms, une quinzaine de festivals cet été,  elle sera bientôt aux côtés de Koen Wauters pour présenter ' Belgium's got talent' et son second single, 'Higher' devrait suivre les traces de 'What's the pressure', resté pendant 22 semaines dans l'Ultratop.

Le répertoire consiste en r'n'b hits, souvent présentés en mash- ups, plus ses propres succès.

La voix est assurée et agréable, celle d' Enicé offre un contrepoint plus noir au chant juvénile de l'Anversoise, les chorégraphies à la Natalia, sans le côté racoleur,  mettent en valeur les talents de danseuses des deux nanas, le band s'amuse, la jeunesse venue pour Pipo, Pipette et Ketnet, aussi,  papa, maman et bompa ne sont pas insensibles aux charmes de la jeune fille.

'Je was geweldig, Laura', écrit une gamine sur facebook, 49 likes ont suivi ce statut.

Des titres?

' Good ass intro', 'That's what I like' de Bruno Mars, le sulfureux  'Ain't nobody'  de Chaka Khan en mode Felix Jaehn, on lui a  collé ' Pull up to the bumper' , tu souris car la différence entre la frêle Laura et la sculpturale Grace Jones est énorme.

Halle, laat u volledig gaan, sourit l'enfant qui balance ' La Isla Bonita' de celle qui, il y a très longtemps, was a virgin.

Après le collage  ' Closer' (  The Chainsmokers)/ ' Billie Jean' / ' Rock with you' /' 24 k Magic', elle propose le single  ' Higher'  pour terminer par  'What's the pressure' sur fond ' Last night a deejay saved my life'.

Les enfants sont ravis, ils se dirigent vers le frietkot ou vers les attractions foraines, les adultes se dirigent vers le bar.

On monte le matos de Van Echelpoel qui n'est pas à ton programme, ces mecs sont trop intellectuels pour tes méninges!

 

Tu réapparais dans le cirque pour la prestation de Fleddy Melculy.

Qui aurait pu prévoir il y a quinze mois que ce que les plaisantins de chez De Fanfaar avaient conçu comme une blague, Fleddy Melculy, allait casser la baraque et les amener à fouler les plus grandes scènes  metal du Benelux.

Een Belgische mop, énoncent les magazines oranges.

Certains n'ont pas compris leur sens de l'humour, on a lu:  "Als dit Belgische harde muziek moet voorstellen, pas ik ", d'autres, plus futés,  "Ik kan er om lachen, zeker met een  paar biertjes op".

Il était trop tôt pour enfiler 25 Stella, mais on partage l'avis du dernier Charel, on s'est fort amusés pendant le set de ce faux metalband qui, tant musicalement, que scéniquement, arrache.

Les textes sont cons, rétorquent les esprits chagrins, au contraire, chers amis, tu les prends au second degré et tu savoures.

Sur scène, deux casquettes, deux catcheurs masqués et une capuche, l'annonceur, à leur arrivée sur le ring: dames en heren, meneer de pastoor, hier zijn ze:  vocals: Fleddy Melculy/guitar: Balt/guitar: Blue/ bass: Rorshach und drums: Revy!

Fleddy , le cousin d'Eddy Merckx, c'est Jeroen Camerlynck, un pote d'Urbanus, les autres sévissent au sein de différents bands illustres, Sons of Disaster, Dearly Deported, A Trail of Horror... leur maman les connaît sous l'identité  Dedobbeleer Levy, Bart Govers  Tim Toegaert ou Sybren Camerlynck.

Après une annonce publicitaire anachronique, les fous furieux attaquent ' Fuck you Fleddy', ton voisin voit sa perruque s'envoler, Madame Vanbellinghen prend ses jambes à son cou en attrapant son petit-fils par le revers de la veste, kom, Jonas, we lopen hier weg!

Halle, welkom op het feestje, et vlan, voilà ' Feestje in uw huisje' , tu parles, les murs en tremblent encore.

' Het is wat het is' et ' Ik haat jazz' sont repris en choeur par les locaux;

Pendant ' Apu van de nightshop', un faux vendeur de Lucky Strike vient tenir compagnie aux jongleurs, il  gratifie les visiteurs du magasin de quelques singeries orientales.

Un chameau passait par là, et lui demande t'as pas des 'Camel' dans ton souk?

La suivante est pour les connards qui oublient d'utiliser leur clignoteur, pour les habitants de Loches, il s'agit d' un appareil optique de véhicule émettant une lumière intermittente, 'Pinker' .

Un premier crowdsurfer se risque au dessus de nos crânes, sur scène l'Ange Blanc, le Vengeur Masqué et les autres changent de boutique, ils passent à la boulangerie, 'Brood'.

Pour montrer qu'en fait ils sont tout à fait normaux au quotidien, le chef décide de faire monter sur scène deux gamines, blondes,  leurs filles, dites bonjour à Halle, kindjes!

' Geen vlees wel vis' , titre écrit pour le vendredi saint, précède ' Ik ben mijn sleutels kwijt', la hantise du mec dont les poches de pantalon sont trouées.

Any fans of Hatebreed in da house, ja?

Voici, ' Proven', suivi par le génial ' T-shirt van Metallica' qui termine le combat.

Ils sont repoussés dans l'arène et comme bis s'offrent Sepultura, 'Refused/Resist'.

 

 Janez Detd Punk Rock High School

 De 1994 à 2009, Jane's Detd.(afkorting van Jane is determined) a fait les beaux jours de la scène punk flamande.

Le 9 janvier 2010 le groupe de Nikolas Van der Veken donne un dernier show à Ledegem, la casquette forme CirCo et se lance dans le ska.

2015 marque le retour du punk band pour une date ( sold out) au Vooruit, il reprend du service en 2016 après ce one shot et ,en 2017, Nikolas décide de se taper les festivals avec le projet Janez Detd Punk Rock High School, zonder Janez Detd nummers.

Avec le thème de 'Il buono, il brutto, il cattivo' comme intro, le band se pointe.

Line-up à vérifier: chant, Nikolas Van Der Veken ( Bones) / aux drums, the machine, Bram Steemans/ à la basse, Joeri Van Vaerenbergh/ guitar+ backings ,Wim Vanhenden/ claviers, Gunter Callewaert et un second guitariste, was het Lennart Bossu?

 

Erratum: on nous signale que certains noms proposés étaient fantaisistes, correction: Gitaar Tim Toegaert en Ward Dufraimont ( merci, Tim!)

Que la fête commence, prévient Bertrand Tavernier!

Et fête il y aura avec les Ramones, Dog Eat Dog, Bad Religion, Therapy? et d'autres perles de la vague punk!

'Rock'n'roll high school' des Ramones ouvre,  sur scène ils bougent tous, sauf le claviériste, t'as déjà pigé que ce show nerveux entrera dans les annales.

Swedish punk, dit la casquette avant de nous asséner  ‘Believers’ de No Fun At All, du fun il y en a tout plein à Halle!

Un tourbillon pendant ' Damnit' de Blink 182 et ' The middle' de Jimmy Eat World.

Il y a un petit temps, on a été obligé de jouer avec un batteur remplaçant, it was weird, heureusement Bram The Machine is terug, vous pouvez l'encourager.

La bête lance ' Welcome to paradise' de Green Day auquel succède  ' This  could be love' d'Alkaline Trio.

Au pas de course, un roadie vient à chaque coup remplacer le feuillet de lyrics que Nikolas ne consulte pas.

Kom, Dimitri, vient pousser la chansonnette, this is Bad Religion's "Punk Rock Song."

On danse?

Un petit ska?

Rancid;, ' Timebomb',  un premier titre permettant la mise en évidence des claviers.

Janez Detd te laisse à peine le temps de reprendre haleine avant de proposer  au public de choisir la suivante, ce sera ' Screamager' de Therapy?, suivi par 'Linoleum' de NOXF.

Kinderen, fermez les yeux, je masturbe mon micro et je crache le sperme, puis on invite  Good Charlotte, pas la fille de Serge, non, ceux qui ont pondu 'Lifestyle of the rich and famous'.

L'ambiance est au zénith, elle va monter d'un cran grâce à ' The kids aren't alright' de Offspring et du brûlant  ' Fuck authority' de Pennywise.

Sum 41' ' Fatlip' , servi râpé, met un terme à cette performance athlétique.

Bis

Le rapcore déchaîné de Dog Eat Dog, ' Who's the king' avec MC Sam comme invité déclenche l'hystérie avant le point d'orgue, 'Blitzkrieg pop' des Ramones qui voit Bones crowdsurfer au dessus de nos crânes.

Je m'inscris demain à la Punk Rock High School.

 

Un sérieux retard avant de voir Vive La Fête investir le podium, en cause la balance au niveau batterie, le drumpad déconne!

A 21:55' , au lieu de 21:30' , Strauss, en éclaireur,  propose une petite valse impériale, les hommes en noir, peintures guerrières du même coloris, rappliquent: Danny Mommens ( Clyde)/Gino Geudens/ Dirk Cant/ Roel Van Espen, ils sont suivis par la vamp,  Els Pynoo, toujours aussi attrayante avec ses longues jambes, son body noir, sa poitrine généreuse et sa tignasse blonde.

Le mot sexy a été inventé pour elle.

Après un silence prolongé le groupe est sorti de sa léthargie en 2017 , un single' You can sleep in my bed' doit précéder le nouvel album.

' Nuit blanche' ouvre et déjà la femme fatale a décoché une flèche  qui aboutit en plein dans le coeur de ton voisin, sa moitié lui souffle, ça va pas, Ludo, tu te sens mal?

Faisant fi de toutes les nouvelles modes basées sur le hip hop ou le rap commercial, le duo maléfique et leurs comparses, ne jurent que par l'electro pop, tendance new wave, qui a fait leur succès depuis 20 ans.

Un petit tour chez les bridés?

Voici ' Tokyo', un peu pompé sur Kraftwerk,  et ses lyrics alambiqués.

Un peu de pub avec 'Schwarzkopf ' et un clin d'oeil à la marâtre maltraitant  Blanche-Neige, puis une référence au cinéma, ' La Vérité' , Els et Brigitte, mêmes moues, même sex-appeal!

Après ' Exactement', le couple maudit propose ' Mon Dieu', chanté en duo.

Tu dis, Els?

 Boogie, boogie, bang, bang.

Mon Dieu, pourquoi gémis-tu, que vont penser les voisins?

L'érotique ' Assez' est suivi par 'Touche pas' qui nous rappelle Lio, encore naïve à ses débuts.

Els, à quoi sert-il ce ukulele, on n'entend rien?

Un beau solo de basse décore  ' Jaloux' , Gary Numan a reconnu la voiture, ne sois pas jaloux, lui susurre la pin-up!

Els, deux ou trois questions, y a t-il des choses que tu n'aimes pas?

Le 'Maquillage' , c'est du camouflage!

Merci!

Tu dis, Guido?

Tu penses à Jane Birkin en entendant ' Noir Désir' , euh, peut-être, physiquement, j'ai comme un doute!

Els y va de cris lascifs, accompagnés par une gestuelle explicite, les boys confectionnent une outro bien rock'n'roll , qui achève le show.

On peut vite leur offrir un rappel, mensen?

Ja!

' Popcorn',  un extrait de 'Music to Moog By', sorti en 1968, qu'un mec portant des chemises à fleurs a repris en 1972, termine leur prestation colorée.

 

 

Pas de  Clement Peerens Explosition pour toi, retour au bercail!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FestivHalle 2017 - parking De Leide - Halle- le 9 septembre 2017
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 11:18
Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017

Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017

 

Le 8 septembre, reprise au Zik- Zak avec une soirée cover  Rock For Life, l'association qui depuis quelques années s'est fixée comme but l'aide à la recherche contre le cancer.

Laurence et son équipe peuvent se frotter les mains, l'affiche avait attiré la foule, la salle ittroise affichait quasi complet.

 

 

Le premier groupe au menu, Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band, a décidé de nous replonger à une époque où les fringues arborées par les  musiciens répondaient à la description "mundane everyday style", aucun des éléments s'ébattant sur le podium n'avait donc adopté le style Elio Di Rupo.

Seattle 90 a été fondé, fin 2014, en plein centre du Seattle walifornien: La Louvière. Le line-up: Stéphane Panozzo, qui fête ses dix-sept ans, guitare/ Ludo Luuz Gratoir, qui attend les premiers signes de givre sur le pare-brise, un T-shirt Nirvana bien repassé et une chemise de bûcheron autour de la taille, des lunettes solaires fort utiles et un bonnet tricoté par mamie, au chant/ Fab Giacinto à la basse/ Max Scinta, guitare/Maxime Pasquini aux drums, et la présence féminine, qui rejoindra le boys band plus tard , Jessica Crespo au chant.

Le nom de ces braves gens se retrouvent sur la fiche d'autres groupes, tels Ozvald, Coverplay, Jane Doe,  Hollywood Bowl, Melchior, Van Durden e.a.

20:30, intro, dans les baffles, Paul Anka en salopette, fredonne ' Black Hole Sun',  La Louvière se pointe et attaque Green Day, 'Basket Case'.

Du pop punk pas trop brutal pour ne pas effrayer les personnes âgées présentes!

Tu dis, Lenny?

' Are you gonna go my way'?

Je ne pense pas, je vais à la messe!

Les deux guitaristes se marchent sur les pieds, ça bouge sur scène.

Ludivine, qui en est à sa quinzième Stella, belle tentative d'entrée dans le Guinness Book, fait les yeux doux à Stéphane, son mec n'a pas l'air d'apprécier, il va y avoir de l'ambiance dans le poulailler!

' Rape me', mais, non, je suis consentante, t'as quoi comme bagnole?

 Nirvana, Pearl Jam et Soundgarden, il manque un élément aux Big Four de Seattle, voici ' Would?' d'Alice in Chains!

Le band assure, mais il y a comme un goût de trop peu, pas de grain de folie, une copie plus ou moins conforme de l'original, Luuz ne te convainc pas vraiment, il vient d'embrayer sur Ugly Kid Joe, ' Everything about You'.

Bof, bof, bof..;

Jess prend sa place, on s'éloigne du grunge pour l'alt rock d'Alanis Morissette, 'Ironic', ce changement de chanteur n'est pas plus mal, Jessica apporte peut-être une touche plus pop au contenu, pourtant,  on y gagne en consistance.

' I think I'm paranoid' ( Garbage) et ' Nobody's wife' ( Anouk) confirment les qualités vocales imposantes de la madame.

Luuz reprend du service, vont défiler: RHCP ' Under the bridge', une version enfant de choeur de  ' Alive' de Pearl Jam, n'est pas Eddie Vedder qui veut et ' Bullet in the head' de RATM, pas vraiment mieux.

Soyons honnête, le groupe se débrouille, 95% de la clientèle refile quatre à cinq étoiles pour la qualité du service, mais  tu n'es pas friand de plats servis tièdes.

Un soulagement de voir réapparaître Jessica qui propose les Cardigans,  ' My favourite game', ' Not an addict' de K's Choice, tu te souviens avoir vu et entendu Sarah Bettens et Skin le chanter en duo lors d'un Marktrock à Louvain, et c'est tout logiquement que ' Weak' de Skunk Anansie termine la tirade.

Exit la chanteuse, retour du coquet, affublé d'un nouveau T-shirt, la dernière tranche sera la meilleure, le moteur est chaud, ' Black Hole Sun' pour Chris disparu trop tôt cette année, il est vrai qu'il aurait pu nous quitter en novembre.

Coup d'oeil à la setlist, encore six titres, bordel, un avant-programme qui preste plus de 90', ça la fout mal!

'Trop is te veel' constate un mal élevé accoudé au bar.

Le band n'a rien entendu et poursuit par  Marilyn Manson, 'The beautiful people', ' Everlong' ( Foo Fighters), ' Song 2' de Blur, un vilain canard dans la mare, mais une terrible chanson.

 Les Red Hot bis, topless, j'attaque ' Give it away' , je place le sempiternel '' vous êtes chauds", puis vient ' Sabotage' des bêtes et enfin un ' Killing in the name' brûlant!

On te dit, ' ils ne sont pas mauvais', t'as répondu ' t'es gentille'!

 

Qu'ils soient maudits les musiciens qui éternisent leur soundcheck à la limite du supportable....

23h, enfin: Machine Gun plays AC/DC!

Des tribute bands de la bande à Angus Young, le monde en compte au minimum 160, ils sont tous les meilleurs, mais la crème suprême vient de la région montoise:  Machine Gun plays AC/DC, qui depuis 20 ans prêche la bonne parole Acca Dacca aux quatre coins du royaume et au -delà.

Ce ne sont pas des minets qui se pointent sur scène: Patrick “Pat” : Chant – Ulrich “Ul” : Lead Guitar – Michel “Malcolm” : Basse – Cédric “Ced” : Batterie – Laurent “Doc” : Guitare Rythmique ont de la gueule et des muscles, sont pas tous tatoués, ni chevelus, mais c'est pas le genre de mecs que tu présenterais à ta petite soeur qui fréquente la classe terminale à Notre- Dame Immaculée à Cuesmes.

20 secondes, c'est le laps de temps qu'il t'a fallu pour comprendre que les précédents c'étaient des petits biquets bien gentils en comparaison avec Machine Gun qui, d'emblée, t'envoie dans les cordes par un son massif et un rock viril.

In rock we trust disaient-ils, ' Rock or bust'  dans le bas-ventre fait très, très mal, et ce n'est que le début.

Ces quadra/quinqua débordant d'énergie vont en enfiler une vingtaine sans faiblir une seconde et le pire de tout c'est que le Zik-Zak en demandait encore à la fin de ce show magistral.

Boum, boum, boum, fait le petit Ced, bonsoir le Zik Zak, grêle le tatoué, faut se terrer pour éviter les balles perdues, 'Gimme a bullet', c'était pas une liégeoise!

La nuit de folie débute, crache le monsieur avant de nous asséner 'Shook me all night long', 'Rock'n'roll damnation' et ' Sin city'.

Ces gars se mouillent le maillot, les soli se succèdent, le batteur cogne sans répit, Pat a l'air moins sourd que Brian Johnson et moins maniaco-dépressif qu'Axl Rose, si les kangourous l'appellent il pourrait bien s'amuser un de ces jours aux côtés du best Australian guitarist of all time.

Après quelques considérations philosophiques, ils sortent la ' War Machine' , un truc qui a fait trembler l'église Saint-Laurent et fuir quelques oiseaux nocturnes attirés par le stand saucisse, collé à l'entrepôt.

Embarquez, le 'Rock'n'Roll train' est sur le point de démarrer.

Quelles sont les conditions climatiques?

Un orage est prévu, ' Thunderstruck'.

 On nous avait dit que Irma sévissait en Floride, ces prévisions météo sont de la plus haute fantaisie!

'Touch too much', un titre moins connu d'AC/DC, pendant lequel un ket de sept ans est invité sur scène, précède le morceau préféré d'Ernest.

Renan?

Hemingway, connard, ' Hell's bells'.

Ittre, pas de coup de fatigue?

Embraye, fieu!

' Back in black' , mais, non, gamin, Amy c'est 'Back to black'!

Après ' Live wire', those first notes give me orgasmic chills, frétille Edith, vient 'Whole Lotta Rosie', repris à tue-tête par la colonie ayant ressorti le maillot de coton noir à manches courtes sur lequel s'inscrivent quatre lettres.

'The Jack' est dédié à Vince Voy, le seul gars présent dans la boîte qui ose arborer le T-shirt bleu tapette que le groupe a fabriqué par erreur.

' Shoot to thrill', 'High Voltage', 'TNT' et naturellement ' Highway to hell' clôturent une prestation homérique.


Ulysse n'a pas encore rejoint Pénélope, Machine Gun n'est pas rouillé et revient pour le bis que réclament les survivants, 'For Those About To Rock (We Salute You)';

L'empereur a levé le pouce! 

 

Prochain concert: le 7 octobre.

Hall Rombouts - Rue de la Gare 4317 Les Waleffes (Faimes)

Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017
Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017
Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017
Soirée COVER ( Rock for Life) avec Machine GUN et Seattle 90 - The Ultimate 90's Rock Cover Band au Zik-Zak, Ittre, le 8 septembre 2017
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