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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:08
Judas Priest + special guest UFO - Forest National, le 16 décembre 2015

Judas Priest + special guest UFO - Forest National, le 16 décembre 2015

UFO - Forest National, Bruxelles - 2015.12.16

Setlist :

01. Mother Mary.
02. Run Boy Run.
03. Lights Out.
04. Venus.
05. Only You Can Rock Me.
06. Burn Your House Down.
07. Let It Roll
08. Messiah of Love.
09. Rock Bottom.
10. Doctor Doctor.

Une affiche pareille, c'est comme une côte à l'os d'Angus Beef un soir de barbecue, ça ne se refuse pas. Suspense... Mais non, ne me fait pas croire ça, tu as lu l'intitulé de la revue, alors tu sais déjà. Comment? Ah, tu fais semblant pour me faire plaisir? Merci, c'est sympa, alors je continue, rien que pour toi. Donc, en ouverture de gala, comme on disait naguère à l'Olympia et Daguerre aux types (tu étais prévenu, je ne t'épargnerai rien) nous aurons une double Chic Bill, dixit notre regretté Tibet (ben oui le dessinateur, c'est malin ça !) Ce soir, ce sont les intergalactiques anglo-américains de UFO qui ont le plaisir de se produire sous nos yeux avides et ébahis, un apéritif de choix juste avant Judas Priest. On a connu pire comme on dit couramment à Blankenberge (tu suis, tu captes tout?). Le groupe formé en 1969 est toujours piloté par le Londonien Phil Mogg qui s'achemine vers ses 68 printemps. UFO est cité comme influence et référence par bon nombre de groupes de hard rock. Il faut dire qu'avec une discographie de 35 albums dont 14 Live et 1 EP auxquels vous pouvez ajouter 12 compilations et coffrets divers, ça commence à faire de la matière à s'envoyer en l'air (ça c'est super!). De la grande époque, il reste le trio composé de Phil Mogg au chant, Andy Parker à la batterie et Paul Raymond : guitare, claviers et chant. Avec 70 ans au compteur, le natif de St. Albans est le papy du groupe. En tant que soliste de la dame à six cordes nous avons le bonheur de voir officier (et gentleman) Monsieur Vinnie Moore (ex Vicious Rumours, ex Alice Cooper). Le surdoué a rejoint la soucoupe volante en 2004 et nous ne nous en plaindrons pas. Et enfin, à la basse, après le départ du fantasque Pete Way en 2008 c'est l'américain Rob De Luca qui est devenu titulaire à part entière. Ca nous fait donc 3 Ricains (Parker, Moore, De Luca) et 2 Britons qui sont?...qui sont? Anglais! Oui ça je sais, merci. Qui sont? Mogg et Raymond, bougre d'ignares (Bergman)! En 55 minutes, l'objet volant non identifié va rappeler aux léthargiques du bulbe rachidien que la grande histoire du rock doit toujours compter avec lui. Il est 20 heures, nous sommes dans l'aérogare, prêts à décoller, il ne reste plus qu'à passer le contrôle, attention veuillez présenter vos UFO-papiers svp. Sur l'introduction de célèbre "Faith Healer" on attaque la stratosphère par "Mother Mary". Même pas peur ces jeunes là , on y va d'emblée. Deuxième planète visitée "Run Boy Run" extrait de leur dernier album "A Conspiracy of Stars". C'est dingue quand même non? Quand on te dit "c'est le dernier album d'Indochine, tu sens le stress monter, et tu exploses de joie, tu cries à qui veux l'entendre "Ca y est, c'est fini, c'est le dernier, ils l'ont dit dans le poste! P***** que c'est bon, enfin la paix!"
Mais avec UFO tu sais que quand on dit le "dernier", c'est de la date de sortie qu'il est question et ça te rassure. Escale suivante, et là, ma soirée est bonne. Oui, je sais, tu l'as déjà lu mais je te le dirai à chaque fois que je parlerai du groupe : "Lights Out" mon titre préfère de la "soucoupe violente". Ce morceau est une bombe, voilà, c'est dit et après tout, je dis ce que je veux puisque c'est moi qui écrit (et chuchotements). On s'arrête un instant sur "Venus", le temps de permettre à mon voisin de rangée et non moins ami, Jean-Marie de soulager un besoin auditif urgent de ladite Venus. Petite remarque en passant, mais je suppose que tu auras déjà fait le rapprochement, les meilleurs morceaux de UFO portent tous la signature de Michael Schenker. Quel fabuleux guitariste que ce Germain, le petit frère de Rudolf des Scorpions. Maman Schenker nous offre là une fameuse paire de Teutons. Tiens puisqu'on en parle, tu as déjà fait le compte des pointures qui ont tenu un temps la guitare solo dans le groupe qui s'agite présentement devant nous? Allez, je te les donne, en vrac : Michael Schenker (Scorpions), Bernie Marsden (Whitesnake), Paul Chapman (Lonestar), Neil Carter (Gary Moore), John Norum (Europe) et Laurence Archer (Magnum, Phil Lynott) pour ne citer qu'eux. Ca rocke, ça pulse , ça fait du bien par où ça passe! Le voyage intersidéral se poursuit avec un passage obligé par des galaxies de renommée internationale telles que "Only You Can Rock Me", "Let It Roll" ou encore "Rock Bottom". Mais il est grand temps de redescendre sur terre. La voix de l'hôtesse résonne dans les hauts-parleurs : "Mesdames et Messieurs, la compagnie UFO espère que vous avez fait bon voyage et vous souhaite un bon séjour". Alors, faisant irruption du sas de débarquement, voilà que déboulent les passagers frappés de frénésie collective et qui crient "Doctor Doctor" comme si leur vie en dépendait.

Mitch "ZoSo" Duterck

JUDAS PRIEST – Forest National, Bruxelles – 2015.12.16

Setlist :
01.Battle Cry.
02.Dragonaught.
03.Desert Plains.
04.Metal Gods.
05.Victim Of Changes.
06.Halls Of Valhalla.
07.The Rage.
08.Turbo Lover.
09.Redeemer Of Souls.
10.Beyond The Realms Of Death.
11.Screaming For Vengeance.
12.Breaking The Law.
13.Hell Bent For Leather.
14.The Hellion.
15.Electric Eye.
16.You've Got Another Thing Comin'.
17.Painkiller.
18.Living After Mindnight.

Lineup :
Rob Halford : Vocals
Ian Hill : Bass
Glen Tipton : Guitars
Richie Faulkner : Guitars & Backing Vocals
Scott Travis : Drums

Forest Club pour accueillir cette légende de la NWOBHM qu'est Judas Priest.? Quoi ? Que dit-il ? Ah ok c'est vrai, tu es jeune, je traduis, la New Wave Of British Heavy Metal. Le groupe fondé en 1970 à Birmingham par le guitariste K.K.Downing qui à laissé poliment la place à Richie Faulkner a traversé les âges avec bonheur, toujours soutenu par une horde de fans purs et durs. Le dernier passage en salle du Priest chez nous c'était à la Lotto Arena d'Anvers le 23 mai 2012. Et on se rendait compte que la bande à Rob était loin d'être des has been. Que nenni, çà jouait toujours merveilleusement bien.
Alors, quid (de Cincinnatti) trois ans plus tard ? Eh bien, en matière de cuite on s'en est pris une fameuse hier soir. Ca démarre avec « Dragonaught » la plage qui ouvre « Redeemer Of Souls » leur dernier album en date. Tiens oui, au fait, Judas Priest, ça fait combien d'albums ? Tu es assis ? Bon alors, depuis le 1er sorti en1974 ça donne 17 albums studio, 7 live et 7 compilations, sans compter les coffrets et 15 DVD ! Oui, tout ça. Surprise agréable, c'est avec « Desert Plains » extrait du « Point of Entry » que nous poursuivons et autant vous le dire tout de suite, Rob Halford, même âgé de 65 ans n'a pas perdu sa voix . Car même si la sono est efficace les notes tout là-haut, il faut quand même aller les chercher et les tenir. Robert Halford, tout comme Ronnie James Dio (R.I.P.) et Bruce Dickinson, fait partie de ces grands et très rares chanteurs à avoir conservé son organe vocal intact, ou quasi. Le sieur Robert possédant la tessiture la plus haute des trois. Vient ensuite un des hymnes du prêtre avec « Metal Gods » et son rythme hypnotique, sorte de Robocop de la chanson Heavy Metal qui te prend aux tripes et ne te lâche plus jamais, personnellement : j'adore.
Que dire de « Victim of Changes » alors ? Je me souviens encore quand j'ai acheté l'album « Sad Wings of Destiny » dont il est extrait, c'était en 1976. Tu as le temps deux minutes ? Alors je t'explique. A l'époque j'étais à l'Athénée de Namur, tu as remarqué que j'ai dit « j'étais » et pas « j'étudiais », çà c'est de l'honnêteté à l'état pur non ? Dès la fin des cours, j'avais l'habitude de passer faire un petit tour à « La Disquerie » (c'était son nom) située rue Saint-Jacques.. Une vraie caverne d'Ali Baba du vinyle tenue de main de maître par Michel Coninckx pour ceux qui se souviennent. Tu pouvais écouter tes albums en live et avec le volume ad hoc dans le magasin sur des hauts-parleurs Altec Lansing de sono, tu imagines la baffe ? Donc ce jour là ; le Mich' tout sérieux derrière sa moustache bien taillée, me regardé en souriant et me dit « j'ai quelque chose pour toi.. ». Et moi j'entends arriver en fade in, venant d'ailleurs, de très loin, ces notes de guitare qu'on n'oublie jamais et aussi le son énorme de l'album produit par Jeffery Calvert, Max West et Judas Priest sur le label Gull (la belle gueule) un son énorme! J'ai acheté (335 francs soit 8,37€) et depuis ce jour là, j'ai dû voir le Priest une quinzaine de fois en concert. Voilà tu sais tout de ma vie d'Athénéen en ce 23 mars 1976, jour de mes 15 ans ! revenons à nos affaires, Rob Halford nous fait une revue de détail de sa garde-robe, un peu à la manière d'un Arturo Brachetti du Heavy Metal. Notre frontman arpente la scène de long en large, revêtu d'une veste différente pour chaque chanson. Hé hé, tout doux, ne vous excitez pas hein, rien à voir avec le défilé annuel chez Victoria's Secret! Ensuite le divin chauve (d'habitude je ne les aime pas) passe la surmultipliée des cordes vocales pour une incursion du côté de la mythologie scandinave avec « Halls of Valhalla » . Puis il va carrément franchir les limites de sécurité fixées par le code de la voix avec ce qui est à mon sens le plus beau morceau du Priest «Beyond The Realms of Death » extrait de l'album « Stained Class » de 1978. Ce n'est plus un simple Rob Halford que nous avons sous les yeux, c'est carrément un Rob Halford GT 40 voire un Halford RS-2000 (pour ceux qui ont connu) qui s'arcboute sur les retours de scène pour nous délivrer ces notes qui tuent et n'appartiennent qu'à lui seul. Judas Priest à lui aussi des morceaux phares et Breaking the What ? Breaking the What ? « Breaking the Laaaaaaaaaaw » repris à gorge déployée par un public conquis. Traditionnelle entrée sur scène du chopper Harley Davidson pétaradant pour le classique « Hell Bent for Leather ». Et voici que surgit la trilogie de l'album « Screaming for Vengeance » (voir les morceaux 14 à 16 de la setlist) avec des riffs plombés comme un sac postal du train Glasgow-Londres. Le destructeur « Painkiller » annonce la fin du concert, tu sais, le truc avant le rappel et on chante tous « Living After Midnight ». Ce soir les « vieux nous ont donné une leçon de Métal made in England. On aurait encore pu mettre du monde dans la salle, alors pourquoi avoir vu aussi restreint ? Comme dit le proverbe « « Tel est PRIEST qui croyait prendre .

Mitch « ZoSo » Duterck

Judas Priest + special guest UFO - Forest National, le 16 décembre 2015
Judas Priest + special guest UFO - Forest National, le 16 décembre 2015
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 20:44
Stephan Eicher und die Automaten au Cirque Royal - Bruxelles- le 15 décembre 2015

Le billet de JPROCK:

Organisation

LIVE NATION

Stephan Eicher est un artiste atypique.
Là ou certains entretiennent une grosse machinerie racoleuse dans la conception de leurs spectacles qui se suivent et se ressemblent, le Suisse se pointe toujours là où on ne l’attend pas.
Cette fois c’est entouré d’automates, des instruments joués sans musiciens, que le chanteur nous revient ce soir au Cirque Royal.
Le Cirque est loin d’être rempli ( toujours l’effet attentats de Paris ?), mais les fans fidèles ont fait le déplacement.
Inspiré dans sa création par une visite d’une usine d’orgues automatisés à Anvers, Eicher a décidé d’aller au bout de son projet et de concevoir son spectacle comme un numéro de magie.
« En général les gens se demandent comment ça marche… » souffle-t-il à son public entre deux morceaux avec un sourire malicieux.
C’est donc dans le rôle de Monsieur Loyal armé de sa guitare ou assis au piano que Stephan mène la danse de ce spectacle articulé de main de maître via un dispositif au sol qui semble unique pour chaque chanson.
L’effet est saisissant mais montre tout de même ses limites car même si tout ça semble facile ( ce qui est loin d’être le cas ! ) l’homme semble quelque peu prisonnier de ce carcan électronique sorte de cabinet de curiosités dont il traite chaque machine comme un musicien à part entière, allant même jusqu’à nous les présenter un par un en fin de spectacle.
Certains titres en sortent magnifiés comme « Two people in a Room » et « Combien de Temps « d’autres comme « Hemmige » et « Déjeuner en Paix », prétextes en général à des versions délirantes sur scène, sont livrés dans un habillage certes original mais plus sage qu’à l’accoutumée.
Après 1h40 ( plus long aurait sans doute été moins efficace ) d’un concert magique et étonnant le Suisse prend congé de son public qu’il s’étonne de voir encore présent dans les salles après trente ans de carrière.
Une modestie réelle et non feinte qui définit bien la démarche purement artistique du personnage. Décidément Stephan Eicher n’est vraiment pas un chanteur comme les autres…

Texte et photos : Jean-Pierre vanderlinden aka JPROCK- THE DARK FEATHER.

Setlist :

Si tu veux que je chante

Two People in a Room

Voyage

Prisonnière

Rivière

Combien de temps/ Oh Ironie (Medley)

Gang nid äso

Déjeuner en paix

Dans ton dos

Ce peu d'amour

Medley

Hemmige
(Mani Matter cover)

Tu ne me dois rien

Stephan Eicher und die Automaten au Cirque Royal - Bruxelles- le 15 décembre 2015
Stephan Eicher und die Automaten au Cirque Royal - Bruxelles- le 15 décembre 2015
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 16:12
Ana Popovic au Spirit Of 66, Verviers, le 14 Décembre 2015

ANA POPOVIC - Spirit of 66, Verviers (BEL) - 2015.22.14

Setlist:

01. Ana's Shuffle.
02. Can You Stand The Heat.
03. Object of Obsession.
04. Rain Fall Down. (Rolling Stones)
05. Every Kinda People (Robert Palmer)
06. Can't See What You're Doing To Me.
07. Unconditional.
08. Summer Rain.
09. Your Love Ain't Real.
10. Somebody (feat. Milton Popovic).
11. We Used To Know (feat. Milton Popovic).
12. Evening Shadows (feat. Milton Popovic).
13. Business As Usual.
14. Hold On.
15. Goin' Down.
16. Crosstown Traffic. (Jimi Hendrix)
17. I'm Losing You.
18. Can You See Me (Jimi Hendrix).

Belle affluence hier soir au Spirit of '66, on se serait cru devant une librairie pour la sortie d'un nouvel album d'Asterix, dans notre cas "La Serbe d'or" car c'est à Belgrade, ex Yougoslavie, qu'est née la jolie blonde. Âgée de 40 ans, elle a le blues chevillé au corps depuis l'âge de 3 ans et elle en parle sur un ton acerbe, croyez-moi. Le blues c'est sa vie et c'est son papa Milton qui va le lui inculquer jusqu'à ce qu'elle empoigne sa première guitare. L'élève ne tardera pas à dépasser très rapidement le maître et croyez-moi, armée d'une de ses nombreuses Fender Stratocaster, elle est tout bonnement redoutable.

En 1999, Ana s'expatrie aux Pays-Bas pour y suivre des cours de guitare Jazz dont elle colore d'ailleurs son blues. Son groupe est un symbole international car le quatuor se compose d'une Serbe bien aiguisée à la guitare et au chant, un batteur français qui l'accompagnait déjà lors du festival blues passion de Cognac en juillet 2014, un bassiste Néerlandais et non hollandais, la Hollande étant une province, pas un pays, et un claviériste italien "Chi va piano va sano". Ces quatre là possèdent leur instrument sur le bout des doigts et ont une technique à tomber par-terre. On s'en rendra mieux compte lors des soli respectifs qu'ils nous distillent avec un naturel et une facilité déconcertantes. Au niveau discographique, Ana POPOVIC, c'est 10 albums dont un "Ana Live in Amsterdam". Car miss Popovic, c'est avant tout une artiste de Live. Elle fait partie de ces quelques artistes comme MOTÖRHEAD ou KISS dont on n'arrive pas vraiment à capturer l'énergie sur les albums studio. Mais sur une scène, mes enfants, quelle puissance! On se prend claque sur claque au fur et à mesure du concert où alternent blues lents et rapides. Un guest ce soir, son papa Milton l'accompagne sur trois morceaux dont très beau "Evening Shadows" de Van Morrison. Il est évident que Milton n'est pas un modèle de justesse au niveau du chant mais c'est surtout le bonheur de voir un père et sa fille partager leur passion sur scène qu'on retiendra. En fait Ana, c'est un Jimi Hendrix au féminin, elle ne s'en cache pas et pour ceux qui connaissent un peu la discographie du maître, on sent clairement les influences chez son adepte. En rappel, elle nous gratifiera d'ailleurs d'une version très personnelle de "Can You See Me" joué au bottleneck. Un peu avant cela nous avions pu apprécier "Crosstown Traffic" autre hommage au Voodoo Child. Pendant près de 2h10, on n'aura jamais l'occasion de s'ennuyer, tout est parfait. Enfin sur scène c'est parfait, dans le public, on ne peut malheureusement pas éviter la présence parasite d'un quatuor de clients bourrés ou presque, qui confondent buvette de football en 3ème Provinciale un dimanche après-midi d'automne et salle de concert où, je vous le rappelle, on vient avant tout pour écouter de la musique et pas pour entendre des idiots qui débitent leurs âneries à gorge déployée. Ca, c'est fait!

Bref, Ana Popovic, c'est de la bombe et j'ai l'impression que, nonobstant le fait que l'assistance en majorité composée de mâles qui veulent poser pour la postérité avec Ana, les CDs se vendent en masse tandis que les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Bravo encore pour ce fabuleux concert, on se reverra c'est certain.

Comme on dit chez Peugeot, jamais 3 sans 4... (Tu l'as captée celle là?) www.anapopovic.com

Mitch ZoSo Duterck

Ana Popovic au Spirit Of 66, Verviers, le 14 Décembre 2015
Ana Popovic au Spirit Of 66, Verviers, le 14 Décembre 2015
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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 08:03
Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015

Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015

La Gründlichkeit musicale allemande dans une forme post-punk judicieuse !

19h00: Lea Porcelain
20h00: Levin Goes Lightly
21h10: Die Nerven

Florian Hexagen rapporte:

L'Anschluss a bien eu lieu comme prévu hier soir à l'AB Club. Quoiqu'en fait, et c'est assez rare pour le souligner, cette soirée a même largement dépassé nos espérances. On a commencé avec un set en suspension et éthéré du duo electro rock berlinois Lea Porcelain "Official", idéal pour se plonger la tête et les jambes dans un club hors du temps ("Bones", "Loose Life"). Puis a débarqué ensuite l'ovni Levin goes lightly, un grand gars malingre originaire de Stuttgart qui nous a balancé des tubes d'electro pop new wave chelou, à mi-chemin entre David Bowie (évident) et David Lynch (pour le côté "weird"), d'une beauté et d'une intensité parfois sidérantes ("Dizzy Height", "She's dancing"). Et enfin sont arrivés les DIE NERVEN, soit le gang le plus sauvage que l'on ait vu depuis un paquet de temps sur scène. C'est simple, leur mélange de post-punk nerveux et de montées noisy-psyché, couplé à une attitude de freaks qui souhaitent en découdre avec le monde entier, a donné une saveur de fin d'époque à un concert venant parfaitement clôturer cet évènement mettant en valeur le renouveau de la scène indé allemande. Tout simplement une GRANDE soirée musicale, avec trois découvertes que l'on se plaira à suivre avec passion.

A quand la prochaine?

Die Nerven + Levin Goes Lightly + Lea Porcelain à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles- le 12 décembre 2015
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 09:15
BURN Party#2 ( featuring FRUSTRATION - ULTRADEMON, Avenue Z ...) aux Brigittines, Bruxelles, le 11 décembre 2015

Le programme - BURN PARTY #2
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EXPO / LIVE CONCERT / DJ / SERIGRAPHIE
in a CHURCH!
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
FROM 19H…


//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
EXPO:
___________
LEA NAHON (La Boucherie Moderne)
http://www.leanahon.com/

_____
FSTN
https://www.facebook.com/FSTNdraw

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
LIVE:

_____________
FRUSTRATION (Cold Wave/Post Punk)
Born Bad Records

http://www.bornbadrecords.net/artists/frustration/
https://www.facebook.com/Frustration-120387761342462/

_________
AVENUE Z (Space garage)
Slovenly Recording
nouveau side project : 2 Magnetix + 1 Catholic Spray

https://soundcloud.com/azimut-by-avenue-z

_____________
ULTRA DEMON (post rock/psychedelic noise)
Et mon cul c'est du tofu!

http://ultrademon.free.fr/
http://moncul.org/bands/ultra-demon

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
AFTER PARTY

_______________
BURN Dj/Vj crew

MOZARFUCKER
maldita / controverse rec

CRABE
https://www.facebook.com/dascrabe
https://lecrabe.bandcamp.com/album/le-coeur-au-bord-des-l-vres

EL AMBASSADOR
4.1 records

VISUELS by DAMIEN PAIRON
"38 Quai Notre-Dame"crew
https://vimeo.com/damienpairon

...TO 3H

Le point de vue de de Florian Hexagen

Malgré le lieu juste incroyable (faut organiser plus de soirées aux Brigittines les gars/filles quand on a un tel outil) et un public enclin à se défouler, on était quand même sacrément loin des prestations précédentes de Frustration en terme d'intensité (notamment Magasin 4 ou Atelier 210). Set list trop axée sur les derniers morceaux, pas assez "cold-dark" à notre goût, bref, un sentiment de trop peu quand on connaît le potentiel destructeur de neurones du groupe. Avenue Z plutôt pas mal, même si on préfère les MAGNETIX en formule duo. La bonne surprise est venue du coup

d'Ultra Demon, bien tendu et noisy, qui aurait mérité plus de retours de la part du public. Soirée en demi-teinte donc musicalement, mais on reviendra dans cette chapelle avec plaisir!

BURN Party#2 ( featuring FRUSTRATION - ULTRADEMON, Avenue Z ...) aux Brigittines, Bruxelles, le 11 décembre 2015
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 18:02
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015

Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015

Kovács est la graphie hongroise d'un nom de famille d'origine slave signifiant "forgeron"...

Evidemment Kovacs comme nom d'artiste ça en jette plus que Smid, Sharon Kovacs choisit tout logiquement Kovacs comme artiestennaam et en moins d'un an, ce nom se retrouve sur toutes les lèvres.

In Nederland behaalde 'Shades of Black' de eerste plek op de albumlijst, ajoutez à cela que la demoiselle sait comment s'y prendre pour attirer l'attention, col et bonnet en fourrure, couvre-chefs divers et si elle les ôte, un crâne aussi rasé que celui de la pauvre Sinéad O'connor, bref tu t'attendais à une salle pleine à Louvain.

Prévisions erronées, mec!

20:30 Bellemont!

Sur la route 66, Bellemont est une ville un peu fantôme qui a connu un regain de célébrité grâce à Easy Rider.

Pas mal comme nom de groupe, te souffle Anneke!

Des Amerlocs?

Non, des autochtones: Tracee W: vox / Sam M: guitars / Bruno B: keys / Pip V: bass / Joe B: drums, lit-on sur leur facebook.

OK, ça nous fait une belle jambe, que disent les flics?

Tracee Marie Westmoreland, actrice, danseuse, chanteuse, une Yankee adoptée (?)- Sam Malek on guitar ( The Grave Brothers, Johnny Trash, Hetten Des, que de mauvaises fréquentations, quoi) - Pip Vreede à la basse, ce gars a promené son chapeau boule sur toutes nos scènes: Wolf Banes, Telstar, Red Zebra, etc.... - Joe Bacart aux drums, encore un copain à Luc Crabbe et Bruno Beeckmans aux claviers et secondes voix.

Genre?

Dis leur, Tracee: how about distilled soul, compacted blues, filtered torch ...!

Il y a un peu de tout cela, du rock porté par une madame qui a des tripes, de la présence et une expérience certaine!

Il n'a pas fallu un morceau pour comprendre qu'on allait avoir droit à un concert pas banal, au goût seventies, certes, c'était loin de nous déplaire. La ballade ' Tale of the roses', démarrée a capella et chantée d'une voix épineuse et rauque par la blonde madame, nous rappelle le blues rock de bands comme Babe Ruth, Vinegar Joe ( aaah, Elkie Brooks) ou Shocking Blue qu'il serait idiot de réduire à 'Venus'.

'Don't wanna know' , sa guitare métallique, son orgue purulent et son refrain addictif, obligent tes pieds à battre la mesure. Sur scène Miss Westmoreland ne peut cacher ses talents de danseuse.

Si tu aimes Free, Humble Pie, Ten Years After, tu vas adorer ' Did you ever'.

'You're all that I can run to' nous renvoie vers Janis.

La pression monte et ne va pas faiblir pendant le trip marin, 'On the ocean'.

Un matelot solitaire?

Non, elle était avec un mec, mais ce gars avait des idées noires...you just wanna jump in the water... c'était la merde, il n'y avait pas de bouée!

Le titre se meurt en sourdine, deux coups de baguette lancent ' It's time to tell the truth about me and you'.

Une explication orageuse qui met fin à un set d'excellente facture.

Kovacs

Après Rock Werchter cet été et l'AB Club en octobre, Sharon Kovacs en haar groep se tapent une mini-tournée des salles flamandes.

La Wolflady laisse le soin à deux charmantes madames de venir se poster au devant de la scène, assises près d'une table dressée kitsch avec un flacon en cristal de Bohème et deux verres de vin provenant du même brocanteur, Danielle van Berkom au violon et Maaike Peterse au violoncelle nous proposent une intro classico-balkanique du plus bel effet.

Tu t'attends à voir arriver la suite, erreur.

Derrière des paravents, en ombres chinoises, tu devines la bassiste Sabine Biesbroek ( korte broek, mooie benen) et le guitariste ( flamboyant) Ruud de Groot, puis une silhouette essayant quelques galurins sur fond de disque grésillant.

Le Depot baigne dans une ambiance film noir/cabaret avant de voir disparaître les cloisons qui nous cachaient le groupe, voilà Kovacs ayant opté pour un chapeau emprunté à Boy George et sans doute Teun van Zoggel aux drums et Wouter Hardy aux claviers et à la trompette.

L'équipe est au complet et entame 'Whiskey and fun' un soundtrack de film d'horreur mixant un James Bond theme chanté par Shirley Bassey et du trip hop à la Portishead.

La voix, chaude, jazzy, profonde, grave, frappe les imaginations, pas moyen de l'associer à la frêle personne qui déambule sur scène, ils sont nombreux à avancer le nom d'Amy Winehouse, ils se trompent, ce n'est pas le même univers!

Les cordes introduisent ' 50 shades of black', une confession... I can be a witch, a bitch, a murderer... et bien plus que cela, elle a plus d'un tour dans son sac, cette nana.

Ensuite elle nous propose la ballade nocturne 'Night of the nights' , le show demeure théâtral et t'es tout surpris de ne pas distinguer de volutes de fumée, ni de sosie d'Humphrey Bogart lançant une boîte d'allumettes vers Lauren Bacall.

Volgend nummer is van Grace Jones, nous souffle Sharon avant d'attaquer le tango 'I've seen that face before' , une étonnante version qui n'atteint pourtant pas le caractère sensuel de celle de Miss Jones.

Lumière s v p, Louvain, je vous prends en photo, smile!

Un garde-chiourme vient signaler aux photographes dans la fosse qu'ils peuvent ranger l'artillerie, 't is gedaan met foto's te trekken.

Toujours aussi décadent et pompeux, 'Fool like you' précède ' My love' dans lequel elle cite le Book of Common Prayer ...ashes to ashes, dust to dust".

Wouter introduit 'Sunday dress' , une plage non reprise sur l'album, ensuite la lady nous prévient, la suivante n'est pas de moi, il s'agit de 'Mr Bojangles' de Jerry Jeff Walker, titre qui fut un hit pour The Nitty Gritty Dirt Band et qui a été repris par Nina Simone, e.a..

Changement de coiffure, affublée de sa tête de loup, elle attaque le noir et majestueux ' When the lady's hurt' qui n'a rien à voir avec le 'When the lady smiles' de ses compatriotes Golden Earring.

Le rosaire s'égrène, ' A part of this' puis ' Shirley' (Sound of the underground) amorcé à la trompette. La mélancolie et la passion dégoulinent de sa voix, l'orchestration nous renvoie vers une époque révolue où tu ne te rendais pas dans une boîte de nuit sans avoir enfilé un costard, le videur ne t'aurait pas laissé franchir l'embrasure de porte.

Cordes en évidence pendant l'amorce de 'Diggin' qui se transforme en dancetrack pour ours échappés du Livre de la Jungle.

'He talks that shit' , 'Sour time', sa guitare surf, et enfin le trip hop 'Wolf in cheap clothes', légèrement pompé sur Glory Box, pompé sur Daydream, et présentant quelques similitudes avec certains Hooverphonic, achèvent le set.

Un double bis avant de prendre congé: 'The devil you know' et la romance 'Song for Joel'.

Aucun doute à avoir Kovacs est sur la bonne voix pour se construire une belle carrière.

Des fois on doit se méfier des produits made in Holland , Jett Rebel bij voorbeeld, mais Kovacs n' a déçu personne!

photos- jp daniels

Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
Kovacs "Shades of Black tour" + Bellemont - Het Depot - Leuven- le 10 décembre 2015
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 03:57
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015

Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015

La brève de JPROCK :

Dernière date 2015 de la tournée de Jane Doe and the Black Bourgeoises ce 10 décembre au Central à Bruxelles.
Le groupe louviérois drivé par Nicolas Scamardi ( Von Durden) a une fois de plus été égal à lui même avec un gig énergique en diable qui a tenu toutes ses promesses.( merci Angel Ognito de m'avoir presque niqué la jambe en sautant dans le public ! )
Son power rock serti de glam punk irrésistible et à l'instinct animal vous prend aux tripes et vous emporte dans sa furia au fil des titres.
Aux dernières nouvelles le band a terminé l'écriture de son troisième album et entrera en studio en janvier. Aucune date n'est encore avancée pour la sortie de ce troisième opus qui s'annonce explosif.
Infos et dates de concerts sur http://www.blackbourgeoises.com/ et sur la page facebook du groupe.

Texte et photo report by JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.
(accréditation Concert Monkey)

Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises au Café Central - Bruxelles, le 10 décembre 2015
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 10:50
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015

Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015

Cuca Roseta, la nouvelle voix du fado, est en tournée dans nos plats pays, après un passage dans plusieurs salles bataves, elle atterrit dans la ville autrefois dirigée par Jean-Luc Dehaene, qui a d'ailleurs inauguré le magnifique complexe Het Bolwerk, avant un concert sold-out à Bruxelles au Senghor d'Etterbeek.

Tu connais pas?

Tu l'as pourtant sans doute aperçue dans 'Fados' de Carlos Saura.

Dans la fleur de l'âge ( 34 ans), Maria Isabel Rebelo Couto da Cruz Roseta, alias Cuca Roseta, a sorti 3 albums, le dernier 'Riû' ( produção do brasileiro Nelson Motta.) en 2015.

Ce soir, la belle native de Lisboa est accompagnée par quatremusiciens d'exception, à la guitarra portuguesa, Pedro Viana - Frederico Gato à la basse acoustique - Miroca Paris , percussão et à la guitare classique ( viola de fado), sans doute André Ramos.

20:30'

Les musiciens prennent place, ils sont sagement assis, lorsqu'une voix ample, profonde, chaude, se fait entendre émanant des coulisses, sur la pointe des pieds Cuca, grande, chevelure aile de corbeau luisante, apparaît, elle avait entamé a capella ' Rua do Capelão', un fado que chantait l'immense Amália Rodrigues.

Toute l'âme lusitanienne, faite de vagues de saudade, se retrouve dans ce chant vibrant et pur.

Les poils de ton épiderme, déjà, se hérissent et pourtant il ne fait pas froid dans le théâtre.

L'équipe au complet amorce l'enjoué ' É Lisboa a namorar' suivi par ' Fado Fé' (Tudo por Tudo) qui raconte une histoire d'amour, cette romance est au répertoire d'une autre grande voix du fado, Maria da Fé.

'Fado do Cantro' sur son second album 'Raiz' s'éloigne de la mélancolie récurrente des fadistas, la mélodie, joyeuse, manifeste la joie de vivre.

Next one is called 'Ser E Côr', letra: Cuca Roseta and música: Sara Tavares, une compositrice d'origine cap-verdienne.

Encore un morceau qui balance pas mal et met en évidence les talents des musiciens.

Le Portugal et le Brésil sont indissociables, Cuca propose la perle 'Saudades do Brasil em Portugal' de Vinicius de Moraes.

Vilvorde aura apprécié son interprétation remarquable, toute en profondeur et en authenticité.

Avec ' Marcha de Santo Antonio' on revient à la frivolité, elle se permet un petit pas de danse charmant.

'Riû' means smile, un titre lumineux, galvanisé par le jeu ciselé de Pedro Viana.

A Lisbonne, toutes les filles se prénomment Maria, ' Maria Lisboa' trace un portrait de la vie de toutes les femmes de la capitale portugaise, celles qui vendent des fleurs en chantant sur les berges du Tage ou les petites vendeuses de la Baixa.

Le voix se fait lyrique pour atteindre des sommets vertigineux, la salve d'applaudissements ponctuant le titre ne trompe pas, toute la salle a été touchée en plein coeur.

Elle nous quitte pour un instant et laisse le soin à ses accompagnateurs de placer un instrumental brillant, 'Guitarrada'.

Changement de tenue, désormais Cuca arbore une robe soyeuse d'un vert tendre et attaque l'émouvant ' Fado de Vida' suivi par une chanson vivace 'Havemos de ir a Viana', encore une perle que chantait la reine Amalia.

Il faut suivre ses rêves, voici ce que conseille ' Fado dos Sentidos' tandis que la romance ' Tanto' ravira les amateurs de fado de amor.

"Lisboa de Agora" peint le Lisbonne contemporain, puis le chat se met en évidence, c'est sa basse ronronnante qui amorce le bluesy ' Barco Negro', une plage superbe.

Le single 'Amor Ladrão' enchante et 'Foi Deus' bouleverse.

Cuca Roseta c'est toute la vie, faite de joie et de douleur!

Le quintet termine le set avec une note d'espoir, ' Marcha da Esperança', il sera bien évidemment rappelé pour proposer un double encore, 'Nos teus braços' et' Boa Nova'.

Obrigada, Vilvoorde!

Rideau!

Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
Cuca Roseta - CC Het Bolwerk - Vilvoorde- le 9 décembre 2015
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:38
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015

The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015

Une organisation Live Nation.

Troisième passage à l'Ancienne Belgique pour Olivia Merilahti et Dan Levy, probablement celui qui aura le plus marqué les esprits!

Xavier?

Wow! Arrivé à ce concert un peu par hasard et vlan! Un de mes meilleurs concerts de l'année. Super présence de chaque membre du groupe, ambiance de feu! Vivement leur prochain concert!!! Top Top Top!

Richy?

I love you Olivia..

Avant la brillante performance de The Dø, Bruxelles a découvert Theodora!

Théodora De Lilez était la bassiste du trio Théodore Paul et Gabriel, depuis l'an dernier, elle vole de ses propres ailes, a sorti un EP et, cet automne, elle assure le support du groupe franco-finlandais.

Elles sont deux à se présenter sur scène, Théodora ( basse, synthés et chant) et la tout aussi mignonne Zoé Hochberg ( pads, synthé, bongo, vocals).

En 30', ce duo a charmé Bruxelles par son electro pop esthétique, à la fois dansant et dark, et flirtant parfois avec le trip hop, difficile de déterminer toutes les influences, elles vont de Air à Zola Jesus en passant par Miss Kittin ou London Grammar.

Six titres dont on ne peut te dévoiler l'intitulé, because absence de setlist et peu de renseignements sur la toile.

Un premier electro chic et aérien attire d'emblée l'attention d'un public qui, d'habitude, néglige les premières parties, il est suivi par un dancetrack imparable et une troisième salve pendant laquelle les pulsions de la basse font merveille.

'A for Ache' démarre en formule parlando avant de t'inviter sur le dancefloor tandis que Miss De Lilez scande A for Ache à te donner le tournis.

Bruxelles se manifeste, des cris enthousiastes fusent, les filles nous balancent deux dernières salves, l'une hantée, l'autre tribale.

Rarement un tout nouveau projet n'aura connu autant d'adhésion!

The Dø

C'est en 2008 que tu croises la route des Parisiens pour la première fois, une toute jeune Selah Sue assurait l'avant-programme.

Depuis, deux autres long-playing discs se sont retrouvés dans les bacs, celui qui nous vaut cette tournée a pour nom 'Shake Shook Shaken'.

Dan Levy, he looks like Johnny Depp, te souffle Deborah et Olivia Merilahti, she doesn't look like Vanessa Paradis, sont flanqués de trois musiciens pas nuls, Marielle Chatain (keyboards, guitar, bass, pads), Pierre Belleville (drums, effects) et Bastien Burger (bass, guitar, effects, pads, keyboards). Dan lui-même, s'amuse à la guitare, basse, pads ou pianote et s'occupe des secondes voix, sa compagne, longue robe blanche, ample, aux motifs rouges et baskets assortis, chante divinement, sourit tel un ange et manoeuvre à sa guise un bon peuple qui ne demande pas mieux.

Démarrage en douceur avec la berceuse précieuse ' A mess like this', elle est touchante Olivia, un break explosif, annonce l'instrumental majestueux 'Omen', pendant lequel la fée prend la pose puis deux zombies viennent déplacer le piano qui se trouvait au centre de la scène.

Le show et le décorum sont huilés jusque dans les moindres détails, The Dø propose 'Keep your lips sealed', a catchy pop tune dans laquelle quelque Britannique illuminé croit reconnaître Broadcast.

Virage dance avec l'époustouflant ' Miracles (Back in Time)' suivi par 'Sparks' qui lui aussi fait des étincelles.

Tous les regards sont rivés sur la séduisante franco-finlandaise transformée en marionnette pendant 'Opposite Ways', elle allume un brave garçon du premier rang en se collant à 25 cm de son visage pour lui dévoiler un genou et la naissance d'une cuisse, André a failli défaillir, la coquette a souri.

Bruxelles, je tiens à m'excuser pour le concert annulé lors des Nuits Bota, je n'avais plus de voix, on va se rattraper ce soir, voici 'Anita No', ses allitérations fantaisistes, son jeu de lumières et ses ombres chinoises.

La salle bout, les roadies ramènent le piano au centre du podium, le calme revient avec la ballade 'Dust it off', pas pour longtemps le tube 'Trustful Hands' rallume le feu.

Olivia s'amuse avec le pied de micro, le tend vers le public puis l'utilise comme un bâton de majorette, cette nana sait comment s'y prendre pour enflammer l'assistance.

Dans la foulée, un second hit des débuts, 'The bridge is broken', suscite un mouvement d'enthousiasme turbulent.

Le concert a vraiment décollé, 'Aha' et son manège Roméo fait la cour à Juliette qui, après avoir écouté l'aubade, rebondit comme un kangourou fou , ne va certainement pas calmer tes voisin(e)s.

C'est le délire!

Olivia et son ex-mec se tirent pour laisser le trio de musiciens balancer un instrumental tribal, 'BWOJ', Marielle debout sur son tabouret entre en transe tandis que le couple réapparaît reconverti en Baloo et Mowgli recouverts d'une serviette éponge, vite envoyée dans la fosse.

Attention, ça glisse, 'Slippery slope' , présentation des funambules avant une marche guerrière, épique, au fond hip hop,' Going through walls'.

Et une petite leçon de grammaire en prime...shake, shook, shaken..., repeat after me, Brussels!

Yes, teacher, another brick in the wall!

Le fougueux ' Despair, hangover and ecstasy' doit nous amener au terme de ce concert de 70' follement applaudi.

Les rappels sont entamés par ' Too insistent' suivi par le chant de Noël avant la lettre 'Nature will remain' et enfin 'Quake, mountain, quake'.

Il est 22:25", la salle espère un second rappel, elle l'aura, en trio, Olivia, Dan derrière le piano, Bastien à la basse, c'est une chanson d'amour précise la star de la soirée, ' Song for lovers' pour terminer ce show fabuleux sur une note sentimentale!

photos: jp daniels & michel

The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
The Dø - Theodora - Ancienne Belgique - Bruxelles- le 8 décembre 2015
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:33
Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015

HUGH CORNWELL (THE STRANGLERS) –La Cave, Hastière (BEL) – 2015.12.08

First Set :
01. Strange Little Girl.
02. Get A Grip On Yourself.
03. Dagenham Dave.
04. Outside Tokyo.
05. Duchess.
06. Second Coming.
07. Tramp.
08. Never Say Goodbye.
09. No Mercy.
10. Always The Sun.

Second Set :
01. Break Of Dawn.
02. Man Of The Earth
03. First Bus To Babylon.
04. Bllack Hair, Black Tie, Black Suite.
05. Lay Back On Me Pal.
06. Under Her Spell.
07. Beat Of My Heart.
08. Stuck In Daily Mail Land.
09. La Grande Dame .
10. Nice And Sleazy.
11. Golden Brown.

Surprise pour mon ami Pascal que je convie à une soirée spéciale en ce mardi soir pluvieux (que lundi puisqu'on est mardi). Pour terminer cette année en beauté, Michel Darasse nous invite à un nouveau dîner-concert dont il a le secret. Au menu, d'une part : Suprême de poulet, sauce champignons, lard et tomates, accompagné de pommes de terre sautées, et, d'autre part, un concert exceptionnel, dans sa formule, donné par le leader des légendaires Stranglers en la personne de son chanteur, j'ai nommé : le charismatique Hugh Cornwell.

Pourquoi exceptionnel me demanderez-vous ?

Habituellement c'est en trio (guitare, basse, batterie) qu'il donne ses concerts mais ce soir, pour la première fois depuis deux ans, Hugh se retrouve guitare acoustique en mains, seul en scène. Une bonne centaine de fans ont répondu « présent » à l'appel du maître des lieux et pour un mardi soir à Hastière, c'est une réussite. Nous ne sommes ni à Londres ni à Paris, ne l'oublions pas.
Alors, pour faire court et en guise de préambule, sachez que Hugh Alan Cornwell est né le 28 août 1949 à Tufnell Park, dans le nord de Londres. Il est auteur-compositeur-interprète et guitariste. Icône du punk rock et de la new wave, il a fait partie du groupe The Stranglers de 1974 à 1990. voilà, le décor est planté
La soirée se déroule en deux temps, ou si vous préférez, en deux sets de 10 et 11 chansons. On se demande bien à quelle sauce le bougre va nous manger, eh bien ce sera à sa sauce à lui, bourrée d'humour anglais et de mots d'esprit. A certains moments on plonge carrément dans l'univers fantastico-délirant des Monty Pythons, je vous jure. L'homme est agréable, disert et s'y entend pour captiver son auditoire, surtout qu'il parle un anglais presque académique, le genre de truc que tout un chacun souhaiterait entendre en cas d'apprentissage de la langue de Shakespeare. Tiens à propos, on dit toujours « la langue de Shakespeare » mais ils parlaient quoi alors les grands-bretons avant que ce cher William ne se fasse connaître ? Vous vous êtes déjà posé la question ?
C'est sous la forme d'une histoire chronologique de sa carrière, tant au sein des Stranglers, qu'en solo que Hugh Cornwell va nous faire voyager dans son espace spatio-temporel et musical. Chaque chanson à sa petite histoire et ses anecdotes succulentes que l'homme nous livre « Stiff upper Lip » à l'anglaise somme toutes. C'est bien pensé et bien amené. Il y a aussi la petite touche pour faire vibrer notre fibre patriotique lorsqu'il nous explique qu'à trois reprises, les Stranglers ont enregistré à Bruxelles. « Vous savez pourquoi ?» nous demande t-il en français. Réponse : « On mange bien mieux qu'à Paris ». Nous aurons droit aussi à des histoires truculentes au sujet des réactions des maisons de disques à l'égard de leurs artistes, on apprendra que Richard Branson, grand patron de Virgin a dû choisir entre investir dans de prochain album des Stranglers ou faire « joujou » avec une compagnie aérienne. Nous n'aurons pas droit au blockbuster que fut le célèbre « No More Heroes », « Ca me pompe » nous dira Hugh avec humour et on a même failli passer à côté de l'autre méga-tube qu'est « Golden Brown ». Certains débuts de chansons ont une approche très Beatles et on lorgne parfois du cô é des Stooges d'Iggy Pop, il y a pire comme références me direz-vous enfin, c'est une mine de renseignements que Hugh Cornwell partagera avec nous tout au long de la soirée. L'homme n'est certes pas un très grand technicien de la guitare ni un chanteur lyrique mais c'est un artiste généreux qui nous a promenés dans son univers pendant près de deux heures sans que jamais on ne se lasse et c'est ça qui est génial. Bravo Mr. Cornwell, long may you sing.

La Cave à Hastière, un esprit, un accueil, un concept, un endroit à découvrir !

Mitch ZoSo Duterck

Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015
Hugh Cornwell ( acoustic) - La Cave- Hastière- le 8 décembre 2015
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