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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 22:40
Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016

Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016

Forum atypique sur la scène internationale des rencontres professionnelles, BABEL MED MUSIC accueille, du 17 au 19 mars 2016 à Marseille, l’ensemble des acteurs économiques et artistes des musiques du monde. Avec 3 nuits, 30 concerts ouverts au grand public et 3 jours de salon dédiés aux opérateurs de la filière , ces rencontres internationales mettent en valeur la diversité, des patrimoines traditionnels jusqu’aux musiques actuelles.

Venant de Belgique, j'en profite des 5 degrés supplémentaires de chaleur et du printemps qui s'annonce sous un soleil rayonnant.

ALEJANDRA RIBERA (Canada) - Chapiteau

Alejandra Ribera ouvre la série de concerts se répartissant sur trois soirées.

Elle est née d'un père argentin et d'une mère écossaise et a quitté Toronto pour se fixer à Montréal.

L'auteure-compositrice-interprète chante en français, en anglais et en espagnol. Son répertoire se compose de chansons mélangeant le pop-jazz, le folk alternatif et les saveurs latines. Elle est la digne héritière des Rickie Lee Jones, Joni Mitchell. Vêtue simplement d'une longue robe noire sans manches , le public n'a des yeux que pour Alejandra.

La Boca: Alejandra débute cette chanson avec une voix profonde dans un univers brumeux, puis passe dans un autre registre. Elle chante en espagnol avec une voix plus aigüe, parfois un peu criarde à mon goût, sans concurrencer Lara Fabian.

Ses origines se retrouvent dans ses compositions. Parfois elle nous emporte dans une mélancolie comme à la fin d'un long hiver nordique dépressif, heureusement les rythmes latinos suivants nous font sauter de joie.

LA NUIT D'ANTIGONE (France - Allemagne - Turquie) - Chapiteau

Dans le cadre du projet Sublimes Portes mettant en relation des artistes méditerranéens, nous retrouvons dans le projet "La Nuit d'Antigone", Sylvie Paz au chant, Perrine Mansuy au piano, Naïssam Jalal à la flûte, Diler Özer aux percussions et la DJ Ipek à l'ordinateur pour le sound design.

Les paroles sont des poésies contemporaines de femmes, mises en musique. Il est annoncé que le spectacle est une histoire de la résistance des femmes qui s'exprime à travers la poésie ou le blog. Excellente idée. Mais la chanteuse lisant le texte dans plusieurs langues différentes ne réussit pas à faire passer le message de la résistance féminine.

BABA ZULA - Turquie - salle des Sucres

Baba Zula est un groupe d'Istanbul, une métropole dont l'agglomération compte environ 15 millions de personnes, située au carrefour de l'Orient et de L'Occident. Les musiciens ont grandi dans cette atmosphère underground et ont réussi à forger et nous retransmettre une musique avec leur propre identité avec du folklore traditionnel, du rock psychédélique, du heavy metal.

Sur scène, nous retrouvons Melike Sahin (chant ), Levent Akman (cuillères, percussions, machines) Murat Ertel (saz électrique, un instrument formé d'une caisse de résonance et d'un long manche muni de frettes), Özgür Cakirlar, Periklis Tsoukalas (ud électrique) et Can Aydemir (basse)

Baba Zula nous plonge dans une expérience psychédélique. Nous y retrouvons l'héritage musical de l'Empire Ottoman qui a perduré de 1299 à 1923 et qui a régné sur l'Afrique du Nord et le Proche-Orient. Toutes ces sonorités font partie de leur univers.

Murat Ertel au saz électrique se mêle au public. A son retour, la chanteuse Melike invite le public à l'accompagner durant le refrain du morceau "Açis, Hopçe". Revêtue d'une robe verte avec des voiles flottant entre les bras et le corps, elle se balance.

Dans le public, les jeunes dames font travailler tout leur corps et ondulent leur ventre. J'ai l'impression qu'elles font partie d'un club de fitness qui enseigne le belly dance (danse du ventre) ou le tsifteteli turc. Il n'y a pas que la zumba.

David Bowie chantait "We could be heroes just for one day" . Nous sommes les reines et les rois de la nuit.

Baba Zula, ce n'est pas uniquement de la musique à écouter, c'est un spectacle délurant de qualité musicale dégageant une énergie positive.

DJMAWI AFRICA (Algérie) - Salle des Sucres

Le groupe Djmawi Africa créé en 2004 expérimente tout en respectant son africanité sur une base typiquement algérienne. Ils pratiquent une fusion de rock de gwana, de Chaâbi, de reggae d'une manière complètement décomplexée. La rythmique est universelle, mais l'usage d'instruments modernes et ethniques produit une sonorité africaine.

Le groupe a déjà tourné internationalement et nous ressentons cette expérience de scène.

Ce soir, Djmawi Africa nous interprète huit chansons de leur répertoire.

Lala Aicha: le concert débute avec un violon aux accents de gammes orientales. Puis suivent les autres instruments offrant une couleur musicale particulière avec le gumbri (un instrument à cordes pincées) et le violon.

Avancez l'arrière: quelques mots en français dans la chanson. Au contraire de beaucoup de groupes africains qui ont une tendance à produire une ambiance festive forcée durant toute la durée de concert, les musiciens ont l'intelligence de présenter des morceaux plus reposants. Cette alternance permet d'apprécier leur musique.

Les textes du dernier album parlent de l'actualité et la vie quotidienne. avec un aspect plus urbain. La jeunesse souvent privée de perspectives d'avenir et de représentation d'elle-même s'y reconnaît.

Djmawi Africa travaille d'une manière collective. Chaque musicien contribue à la réalisation des albums "Mama" et "Avancez l'arrière". Ils aiment explorer les sons et ont ajouté la kora, le djembé, le ngoni à leur liste d'instruments.

Djmawi Africa, un groupe algérien progressif et éclectique qui surprend agréablement par sa créativité et son respect de l'africanité avec des couleurs musicales jouées sur des instruments modernes et ethniques, à écouter sans modération et à voir en concert.

Charles Eloy

Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016
Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016
Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016
Babel Med Music -- Dock des Suds à Marseille ( première journée) le 17 mars 2016
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 12:26
Muse -The Drones World Tour- Palais 12 - Bruxelles - les 13 et 15 mars 2016

Muse -The Drones World Tour- Palais 12 - Bruxelles - les 13 et 15 mars 2016

MUSE au firmament de la galaxie sonique !

Le billet de JPROCK :

Palais 12 - 12/13/15 et 16/03/2016. (chronique des concerts des 13 et 15/03)

A l’image de groupes légendaires comme les Stones, U2, AC/DC, Queen ou Led Zeppelin, MUSE a rejoint le cercle restreint des mega groupes à la renommée mondiale, ceux qui remplissent les stades et les salles en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
En effet les tickets pour les quatre concerts annoncés du trio au Palais 12 se sont vendus en quelques heures et affichent sold out depuis des lustres.
Aménagé autour d’une scène centrale qui tourne sur elle-même et prolongée par deux avancées gigantesques qui traversent littéralement la salle, le Palais 12 semble encore plus impressionnant qu’à l’habitude.
Après une première partie assurée par Nothing But Thieves ( le 13) et The Van Jets (le 15), à 21h07 exactement pour les deux soirs auxquels j’ai pu assister le show démarre par un ballet de six grosses sphères lumineuses qui survolent la salle sous les yeux attentifs de gardes en combinaisons blanches lookés façon stormtroopers et qui prennent position au sol.
Les musiciens montent sur scène dan l’obscurité et attaquent le set avec « Psycho » ( le 13) et Reapers (le 15) .
D'emblée on se prend une qualité de son effarante dans la face, un son puissant et clair dont chaque note jouée par les trois musiciens d’exception nous parvient dans une qualité d’écoute exceptionnelle.
On se dit que ce Palais 12 là a réellement été magnifiquement conçu pour un confort autant visuel qu’auditif et on a une pensée admirative pour l'ingé son du groupe qui fait un boulot impressionnant.
Sur scène, dans l’ombre de la batterie de Dominic Howard un quatrième musicien discret mais efficace officie aux claviers et à la guitare histoire d’enrichir le son live.
Et puis il y a le band au sommet de son art , avec un Matthew Bellamy à la voix divinement aérienne et au jeu de guitare flamboyant.
Le leader de MUSE et Chris Wolstenholme dont le jeu de basse nous secoue les tripes sont toujours en mouvement et occupent la scène de telle manière que chaque spectateur puisse profiter un maximum du spectacle.
Le lightshow est gigantesque ainsi que les projections 3D, et bien sûr il y a ces drones qui donnent leur nom au dernier album et à cette mega tournée.
Les revoilà d’ailleurs qui reprennent leur envol sur « Supermassive Black Hole » et nous aurons même droit au survol de la salle par un vaisseau spatial imposant qui semble flotter dans la noirceur d’une lointaine galaxie.
La set list diffère quelque peu d’un jour à l’autre avec bien sûr une structure identique en ce qui concerne la ligne de conduite, megashow oblige.
On frémit pendant « Hysteria » (joué le 15) , on s’époumone durant l’excellent « Uprising » , on se sent nostalgique à l’écoute de « Bliss » ( joué le 13) et on se prend en pleine face un répertoire gorgé de hits avec une accélération finale identique les deux jours faite de « Time is Running Out » , « Uprising » et l’étonnant « The Globalist ».
Moment d’apaisement ensuite avec un nouvel envol des sphères sur l'instrumental « Drones » majestueux titre emprunté à la Missa Papae Marcelli, composée par Giovanni Pierluigi da Palestrina dont je vous recommande d’ailleurs l’écoute intégrale, c’est de toute beauté.
La dernière salve finale composée de « Take a Bow » , « Mercy » et « Knights of Cydonia » à grand renfort de canons à confetti, serpentins et fumigènes, met tout le monde à genoux.
Le Palais 12 est debout et hurle sa joie tandis que le groupe salue son public puis disparaît dans les entrailles de la mega scène sur laquelle le temps semble s’être arrêté.
Certains pouvaient craindre qu’un surenchère d’effet spéciaux ne fasse perdre au groupe sa magie originelle, ceux là peuvent être rassurés, le band n’a jamais été aussi convaincant et n’a rien perdu de sa joie de jouer ni de sa générosité.
L’attaque des Drones a bien eu lieu durant ces quatre jours, elle nous a subjugués et quelque chose me dit qu’il va falloir du temps pour s’en remettre.

Il est 23h07, le rock du futur a un nom il s’appelle MUSE...

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist 13/03:
Dance of the Knights
Drones
Psycho
Dead Inside
Map of the Problematique
(Rage Against The Machine's '… more )
Bliss
(Extended outro)
The 2nd Law: Isolated System
(Shortened)
The Handler
Stockholm Syndrome
(Rage Against The Machine's '… more )
Supermassive Black Hole
(The Jimi Hendrix Experience's 'Voodoo Child' intro)
Prelude
Starlight
Apocalypse Please
Munich Jam
Madness
[JFK]
Reapers
Time Is Running Out
Uprising
(Extended outro)
The Globalist
Drones
(Reprise)
Mercy
Take a Bow
Knights of Cydonia
(Ennio Morricone's 'Man With a Harmonica' intro)

Setlist 15/03:
Dance of the Knights
Drones
Reapers
[Drill Sergeant]
Psycho
Dead Inside
Plug In Baby
(Extended outro)
The 2nd Law: Isolated System
(Shortened)
The Handler
Resistance
Supermassive Black Hole
(The Jimi Hendrix Experience's 'Voodoo Child' intro)
Prelude
Starlight
Citizen Erased
Munich Jam
Madness
[JFK]
Interlude
Hysteria
(AC/DC's 'Back In Black' riff outro)
Time Is Running Out
Uprising
(Extended outro)
The Globalist
Drones
(Reprise)
Mercy
Take a Bow
Knights of Cydonia
(Ennio Morricone's 'Man With a Harmonica' intro)

Muse -The Drones World Tour- Palais 12 - Bruxelles - les 13 et 15 mars 2016
Muse -The Drones World Tour- Palais 12 - Bruxelles - les 13 et 15 mars 2016
Muse -The Drones World Tour- Palais 12 - Bruxelles - les 13 et 15 mars 2016
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 14:54
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.

Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.

L'église paroissiale, construite entre 1879 et 1884, fait partie du patrimoine quinocéen comme le Sémaphore, l'Île de la Comtesse, le moulin Saint-Michel ou la fontaine Saint-Quay.

En ce dimanche après-midi, les paroissiens ne s'y rendent pas pour assister à l'office dominical mais bien à un double concert, celui de la chorale quinocéenne Kanerien Ar Goëlo et à un second récital proposé par la troupe de Valérie Rio.

Kanerien Ar Goëlo a vu le jour il y a 8/9 ans et, depuis peu, Bernard Schoenhenz a passé sa baguette de choeur à la soprano Louise Izem.

16:00, fait pas chaud dans l'édifice religieux malgré l'apport de lampes chauffantes, plus de 40 seniors prennent place face à l'autel, les dames, vêtues telles des premières communiantes ridées et fardées, étant largement majoritaires, l'élément masculin, sobrement vêtu de noir, se chiffre à une dizaine d'unités, détail, aucun boy-scout sur scène!

Un court laïus pour excuser l'absence de monsieur le Maire retenu pour d'autres activités culturelles ou digestives et la brigade entame un premier chant sacré, 'Aotrou o Aotrou', une version bretonne d'un psaume venu du Bénin.

Un des exécutants se charge de la présentation du programme en version bilingue ( breton- roman), malheureusement quelques ennuis techniques compliquent la bonne compréhension de son discours.

Il nous propose une suite de trois cantiques, un air de Bach à la sauce Goëlo, 'Amazing Grace' ayant subi le même traitement et une mélodie galloise pas vraiment grivoise.

Faux départ, l'organiste avait compris Haendel, pas grave on remet le couvert!

Ghislaine, 83 printemps depuis avant-hier, en soliste, le reste de la troupe bourdonne.

De lointains souvenirs de messe de minuit dans l'église Saint-Clément de ton enfance ressurgissent, c'était les seules festivités synonymes de réveillon de Noël auxquelles tu étais convié, à l'époque.

Ce rituel t'a tellement marqué que tu t'es mis à aimer Ria Pia et sa Jodelende Koe.

Tu as probablement compris que l'aubade, hautement soporifique, ne t'emballait pas un max.

Une nouvelle suite nous est balancée, 'Le retour des Celtes' et deux titres repris par Tri Yann.

Tout ça est fort gentil mais ne dépasse guère le cadre de l'anecdotique.

Certains vétérans s'intéressent à la philatélie, d'autres jouent aux boules ou à la belote, les sportifs assistent au match de foot, les moins courageux font la sieste, Kanerien Ar Goëlo a décidé de chanter plutôt que de se caler devant le petit écran pour subir Drucker.

Tu dis, Clelia?

Ah, oui, ils tanguent, la mer est agitée aujourd'hui.

Un traditionnel irlandais et une allégorie décrivant la situation actuelle de la Bretagne, Marie-Angélique, une marquise vénitienne, en vedette, puis un texte de Job An Irien pendant lequel tu surprends les ronflements d'un brave individu assis derrière toi et enfin un duo aux accents rock moyenâgeux, clôturent ce concert propice au recueillement.

Quoi, Clelia?

C'est pas bien de se moquer, ils n'étaient que quelques uns à chanter faux.

Christiane?

J'ai noté un manque de fluidité

Le maire: heureusement que j'étais à une kermesse aux moules!

Mesdasmes et Messieurs, nous quémandons une obole pour enregistrer notre prochain CD.

Un panier circule!

Quelques accessoires sont installés face au crucifix avant le second récital du jour, celui de la troupe de Valérie Rio.

La mezzo-soprano, professeur de chant à Lamballe, jouit d'une excellente réputation dans l'univers lyrique hexagonal, son nom est associé à une série d'ensembles pas bidon: Accentus, Les Arts Florissants, les Goûts Réunis...sans oublier ses apparitions à l'Opéra ou en récital, accompagnée, par exemple, par la guitare de Sébastien Lemarchand.

La séduisante musicienne introduit Murielle Védrine, pianiste/organiste, qui accompagnera l'imposant baryton Alain Rouxel et quatre charmantes voix féminines, Louise Izem, qui venait de diriger Kanerien ar Goëlo, la toute jeune soprano Antonine Vermotte, un pur talent pourri de classe, Roselyne Théaudin, soprano et Evguénia Simon, une autre chanteuse soprane.

Petite mise en scène galante pour ouvrir les hostilités, les cinq protagonistes brillent pendant 'Due pupille amabili' un extrait des Sei Notturni de Wolfgang Amadeus Mozart, le compositeur qui sera mis à l'honneur pendant ce récital.

Oui, Clelia?

Quelle différence de niveau par rapport à la chorale précédente.

Tu ne peux qu'acquiescer!

Louise en évidence pendant l' ' Agnus Dei' du Salzbourgeois puis ce sont le baryton, armé d'une mandoline médiévale décorative, et Evguénia qui s'attaquent à une frivole ' Canzonnetta' extraite de Don Giovanni suivie par 'La ci darem la mano' issu du même opéra.

Toute l'assistance, ébahie, est sous le charme.

Grosse claque en pleine figure lorsque Antonine amorce en solitaire "Als Luise die Briefe ihres ungetreuen Liebhabers verbrannte".

Roselyne lui succède pour un air de Puccini. ' Omio babbino caro' est issu de 'Gianni Schicchi'.

Le mont Rouxel n'avait pas de flûte à sa disposition, avec l'aide de Roselyne, à laquelle il fait les yeux doux, il amorce ' Pa, Pa, Pa' l'allègre duo de Papageno et Papagena de ' Die Zauberflöte', Evguénia émeut l'assistance par son interprétation magnifique de l'aria 'Ach, ich fühl's, es ist verschwunden '.

Moins tragique sera le 'Sound the trumpet', un anthem duet signé Purcell, sung by Antonine et Louise, l'orgue prenant de soyeuses tonalités de clavecin.

En français, une des rares oeuvres vocales de Gabriel Fauré, ' Puisqu'ici-bas toute âme' au texte signé Victor Hugo.

La troupe au garde-à-vous, cet instant martial annonce une nouvelle mélodie extraite des Sei Notturni de Mozart.

Intermezzo comique, Roselyne, transformée en soubrette, vient épousseter l'auguste crâne d'un spectateur amorphe pour ensuite relayer le baryton qui avait entonné le futile ' Se a caso Madama la notte ti chiama' le duo que Suzanne et Figaro échangent durant 'Le Nozze de Figaro'.

Antonine tiendra le rôle de Chérubin, logique, ' Non so piu cosa son'.

L'aubade prend fin en quintette, un dernier air issu des Sei Notturni, ' Più non si trovano'.

Tel un seul homme, tous les paroissiens se sont levés pour applaudir l'incroyable performance.

Un rappel avec la complicité du chef, Valérie Rio, on quitte les grands classiques pour une version chaude de 'S Wonderful' de Gershwin.

Brillant.

Le dessert!

La chorale et les artistes lyriques réunis entament une berceuse liturgique suivie par le fougueux 'Bro Goz Ma Zadou', l'hymne de la Bretagne!

Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 05:23
Defeater à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 mars 2016

Defeater à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 mars 2016

Pub-

les Boston boys de Defeater font souffler depuis quelques années déjà un vent frais et tumultueux sur la scène du (post-)hardcore mélodique.

En 2015, Defeater figurait parmi les «10 groupes à ne pas manquer au Groezrock ‘15 » aux côtés de Refused, Title Fight, OFF! et Iron Reagan. Le groupe jouit d'une énorme réputation live et il y fera bien évidemment honneur à Bruxelles !

Rien à dire, Florian Hexagen?

Sinon le concert de Defeater hier à l'AB Club était vraiment à l'ancienne: du pogo, de la sueur, des chœurs, un groupe qui bouge terriblement sur scène pour une efficacité maximale. Après, on reste quand même dans le registre d'un punk-hardcore mélodique un poil répétitif, sans rien de transcendant ni vraiment de novateur, mais joué avec une sincérité et un engagement qui faisaient toutefois plaisir à voir et à entendre. Bref, pas tromperie sur la marchandise, pas de transcendance non plus, juste une belle débauche de décibels et d'énergie largement suffisants pour un dimanche soir frigorifique.

Defeater à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 mars 2016
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 19:41
GiedRé à la Maison des Musique, Bruxelles, le 12 mars 2016

GiedRé à la Maison des Musique, Bruxelles, le 12 mars 2016

LES PETITS SECRETS de GiedRé.

Le billet de JPROCK :

Giedré, vous connaissez ?
Peut être faites-vous déjà partie des 146.705 aficionados qui aiment sa page Facebook à ce jour, ou de ceux qui ont contribué aux 20 millions de visions de ses vidéos sur YouTube.
Une chose est certaine, le phénomène Giedré n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin, car cette jolie blonde au sourire craquant et véritable OCNI ( objet chantant non identifié) de la chanson française continue chaque jour à asseoir sa notoriété en marge des majors de l’industrie musicale .
Avec son personnage faussement naïf et son look " joli comme un coeur", la jeune femme pratique un humour noir féroce et sans concession qui nous met avec talent et bonne humeur face à nos malaises devant des sujets graves ou qui dérangent.
Pédophilie, prostitution, handicap, tabous, égoïsme, pratiques sexuelles débridées, hypocrisie, haine des enfants, Giédré pratique l'humour au vitriol politiquement incorrect et nous fait réfléchir à la nature humaine dans ce qu'elle a de plus noir et à une réalité souvent choquante.
Faussement désinvolte mais réellement cynique et chroniqueuse des horreurs de ce monde la jeune femme avec ses costumes bariolés et enfantins et son air faussement innocent agit comme un catalyseur et sème le trouble chez les bien-pensants.
Un comportement éminemment rock dans l'attitude même si ses chroniques acerbes se pose sur des comptines plutôt folk.
En concert pour quatre soirées à la Maison des Musiques de la rue Lebeau et avant une date très attendue à la salle de la Madeleine le 1er octobre prochain, Giedrė Barauskaitė ( d’origine lituanienne mais exilée en France depuis son jeune âge) décortique insidieusement notre époque en proie à de nombreuse dérives. Son but ? Nous faire réfléchir insidieusement mais sûrement à notre condition humaine à l'écoute de ses textes.
Et rien que pour ça, ses chansons devraient être remboursées par la sécurité sociale.
Alors si vous voulez passer une soirée formidable, joyeuse et intelligente à la fois soyez présent à la Madeleine en octobre, vous risquez bien de devenir addict à la jolie blonde aux grands yeux malicieux comme je le suis devenu moi-même depuis ce soir de 2013 où je l’ai découverte sur scène au Brussels Summer Festival.

Ah oui, comment c’était ce dernier et quatrième concert sold out à la Maison de la Musique ? Formidable bien sûr comme chaque prestation live de Giedré, mais je ne vous en dirai pas plus car après tout vous avez tous les atouts en mains pour découvrir de vous même le phénomène Giedré et vous frayer un joli chemin dans son univers déjanté.
Et si après vous êtes vautré avec délice dans la noirceur de l' âme humaine vous voulez voir l’artiste de plus près, notez sur votre agenda la date du 1er octobre.
Ah oui ! J’espère qu’on pourra tous lui montrer nos jolis anus en octobre comme à l'accoutumée.
En toute simplicité, bien sûr…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Et toc
Grand-Mère
Chacun pour soi
Comme tout le monde
Marie Jo
Courez Pauvres fous
Les légumes
Jolie chanson
Tire la chasse stp
Intermission
(Belle des Champs)
Séquence émotion
Les croûtons
Ferme ta gueule et apporte-moi une bière
Intermission
(Belle des Champs)
Toutes des putes
Le gros enculé
La bande à Jacky
La chanson de transition
Pas des hommes
Salut c'est moi Michel
Le roi des animaux
Quand on est mort
Poète pouet pouet
Encore:
Pisser debout
On fait tous caca
Outro
(Belle des Champs)

GiedRé à la Maison des Musique, Bruxelles, le 12 mars 2016
GiedRé à la Maison des Musique, Bruxelles, le 12 mars 2016
GiedRé à la Maison des Musique, Bruxelles, le 12 mars 2016
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 12:36
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016

Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016

Un double plateau, baptisé Les Cousins Zinzins, au centre culturel de La Ville Robert, un superbe ensemble installé dans une ancienne ferme non loin de l'église de Pordic: Lior Shoov et BUFFLE !

Les portes de la salle s'ouvrent à 20:30', après une courte introduction de Marie Casagranda, chargée de production au centre culturel, le public attend l'arrivée en scène de l'artiste israélienne, Lior Shoov, qui avait fait un tabac au Printemps de Bourges 2015.

On s'attend à la voir surgir des coulisses pour s'installer sur le siège, entouré d'un arsenal d'instruments insolites, on s'est mépris, l'étrange oiseau se manifeste en descendant les marches qui la mènent vers la fosse. Tout en s'accompagnant d'un lamellophone aux sonorités noires, elle a entamé une rengaine enfantine, exotique, intitulée ' Comment ça commence'.

Toujours avide de rapprochements, ton cerveau avance CocoRosie, Témé Tan ou tUnE-yArDs, d'autres musiciens atypiques maniant l'art du décalage à la perfection.

Une chose est certaine, cette apparition, à la fois poétique et rocambolesque, à l'accent suave, a réussi dès l'entame à hameçonner toute l'assistance et elle ne compte pas casser sa ligne pour perdre le poisson.

Elle s'assied, accroche un tambourin au pied droit, pour proposer la suivante en s'aidant du même kalimba, elle chantonne... j'ai jamais écrit des chansons d'amour...pour passer à l'anglais ' Caress my skin'. Quand elle en a marre des sonorités discrètes des lames pincées, elle tabasse le bois pour rythmer sa mélodie, tout paraît si simple, improvisé, mais cette nana sait ce qu'elle veut!

Elle saisit un ukulele, se présente, je m'appelle Lior, ça veut dire lumière, je viens d'Israel, puis entame, en onomatopées, un scat virant autobiographie musicale.

Surprenant et drôle.

Parenthèse, elle joue sans playlist, n'a pas encore enregistré d'EP ou d'albums ( c'est prévu en 216), don,c pour les titres on travaille au pif!

Alignement de clochettes multicolores à ses pieds, elle les secoue, chantonne, puis se tape une séance musclée de body beating. Viens avec moi nous propose le funambule, on n'ose pas, pour finir la rengaine, elle tente d'apprivoiser un papillon perdu.

Tu souris, comme toute la salle, tu es sous le charme et tu es prêt à la suivre lorsqu'elle propose 'Take me on a ride' d'une voix cassée.

Après avoir manié le fragile ukulele, elle choisit le charango, don't worry for me, je m'en vais, ne t'en fais pas, puis elle entame une danse décharnée, ce polichinelle manié par des mains maladroites émeut et séduit.

Elle n'a pas encore utilisé tout son attirail, c'est quoi ce truc, un wok, une calebasse?

Non un hang, sorte de steel pan suisse, un nouvel instant magique que cette mélopée africaine.

Lior demeure imprévisible, elle envoie les clochettes balader d'un coup de pied bien senti, attrape un jouet de gosse produisant les sons des animaux de la ferme: volaille, vaches, cataclop, cataclop, matous, éléphants passent la revue, comme tous les gosses, elle abandonne bien vite la babiole, se coiffe d'une casquette en peau de lapin-nain et entame un rap casse -gueule et joyeusement bordélique.

Une cover second degré de Emilia' Big big world' achève l' improvisation.

Elle fixe l'assistance, eh, toi, tu peux venir, donne-moi la main, c'est gênant, hein, tu t'appelles comment?

Christophe.

OK, on va jongler, t'as mangé quoi, Christophe?

Un sandwich, d'accord, t'habites où, chez ta maman, tu boudes , moi, je chante et le public l'accompagne.

Calvaire terminé pour le malheureux et nouvelle rengaine interprétée à l'aide du kalimba, 'Chante de là où tu es', suivie d'un hymne pour la paix, elle n'oublie pas qu'elle est Israélienne, ' Call for light'.

La femme orchestre a plus d'un tour dans son sac, elle murmure... je fais du vent devant vous ...et joint l'acte à la parole en faisant tournoyer de plus en plus rapidement un engin battant l'air.

Le public n'a pas encore tout vu, le clown arbore une peluche pouet-pouet, quand je l'ai achetée à Tel-Aviv, la vendeuse m'a regardée bizarrement comme si j'étais zinzin.

Certains évoquent Camille, c'est pas idiot.

Un regard vers l'ingé-son, il me reste sept minutes, que vais-je faire... regarder les grains de poussière voleter autour de moi, improviser un slam existentiel, me tricoter des chaussettes?

Encore trois minutes, il faut avouer qu'en fait vous êtes des cobayes dans mon laboratoire, bon, une chanson au ukulele, le tendre 'Nage dans les nuages' où grenouille rime avec ça broule, suivie par un improbable exercice en maniant un sac en plastique, tour à tour caressé, chiffonné, maltraité avant de lui glisser des mots tendres et de s'éclipser en douce.

La salle l'acclame, elle revient pour un dernier morceau interprété en hébreu avant de nous quitter définitivement.

Et la lumière fut!

Le public est prié de quitter le théâtre pour la mise en place du spectacle de Buffle.

Des consommations sont disponibles dans le hall d'entrée, après dix minutes, apparition inopinée d'un ange déchu, ventru et velu, traînant à sa suite un lot de casseroles usagées. La créature céleste, messager divin, nous introduit le numéro qui va suivre...ça promet!

22:35' retour en salle, sur scène: un piano, un orgue, un set de batterie, une guitare. Il suffit d'attendre l'arrivée, imminente, du bovidé tricéphale, c à d, Pierre Dodet ( chant, orgue, batterie, monologues, improvisations, peuplier amateur) , Xavier Machault ( chant, monologues, improvisations, guitare) et Roberto Negro ( piano, chant, monologues, improvisations).

Le spectacle ( inclassable) est bien rôdé, il est passé à Avignon l'été dernier.

Entrée en matière fracassante, Dodet, guère dodu, se prend une pelle et se casse la gueule pour atterrir sur l'orgue, il a laissé échapper les partitions qui aboutissent aux pieds du premier rang. Les catastrophes se succèdent sur le podium, on est loin du concept concert, on nage dans le royaume de l'absurde où musique, théâtre, performance, cirque, cabaret se mélangent.

Damen und Herren, attendez-vous à être déconcertés!

Le premier tableau s'achève, un des protagonistes nous sort une carte, datant de 1923, montrant la botte, fasciste en ces temps, d'après ce farfelu l'antiquité représente l'Ecosse.

Ce préambule sert de prétexte pour nous narrer la vie de Lisbeth et Samuel Becker, un cousin éloigné du très cartésien Godot.

Après ce tragique récit, les spectateurs éberlués ont droit à un numéro digne des Frères Jacques, sans les justaucorps, collants, moustaches et gibus.

Deux ou trois individus, déboussolés, quittent la salle.

Voici l'histoire d'un peuplier vieux de 113 ans.

Admirons les talents du pianiste et la drôlerie de ses compères.

Après le coq, voici l'âne et, comme le karbeau avait été mis au courant de la présence d'un compatriote de manneken-pis dans l'assistance, il nous chante l'homme sur le quai, un grand moment de poésie ferroviaire, basé sur le tableau d'affichage indiquant l'arrivée et le départ des trains: 16:32 Liège Guillemins/ 16:36 Oudenaarde/ 16:41 Bertrix/ 16:44 Bruxelles Centrale/ 17:01 Knokke Mazout....

Fabuleux!

Changement de ton, sur fond de rondo fou, on a droit à une prophétie sombre suivie par un texte romantique ayant fort plu à Lamartine.

Pardon, madame?

Ah, d'accord, vous, c'était Josiane!

Voici le peuplier, comme les locomotives de la SNCB, il s'est pointé tardivement, pas grave on lui propose de chanter un doo-wop intellectuel.

Si on leur envoyait quelque chose de tendre?

Tu parles, Charles, un rock lourd et viril auquel succède un chant de marin déprimé et déprimant.

Retour de l'ange et de ses casseroles, il a emmené ses copains, tous trois entament un air angélico-rabelaisien qui a tellement plus à Dieu que celui-ci a décidé de créer les boulettes!

Fin se lit sur l'écran.

Les anges rejoignent Vanessa, restée là-haut!

Rappel, a capella, Tom Waits ' Rains on me' ... n'oubliez pas d'arroser vos plantes!

Lior?

Buffle, c'est mieux que l'opéra bouffe!

Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 08:30
Les gLoP au V and B SAINT-BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016

Les gLoP au Vand B SAINT BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016

Des V and B, tu en trouves dans tous les coins de l'hexagone. Depuis la naissance du concept en 2001, la chaîne a ouvert plus de 100 succursales et ça marche à tout casser. Jeunes et moins jeunes s'y retrouvent pour déguster bière, vin ou alcool, 300 marques de bière, des vins de toutes provenances, un choix de 200 spiritueux et des jus pour Bob, pas étonnant qu'un vendredi soir à 18h, le magasin de Saint-Brieuc ( Langueux, en fait) soit blindé.

La bière coule à grands flots, saucissons, terrines et autres en cas permettent de faire baisser le taux d'alcoolémie, un hic mineur, tu fais la file au bar pour passer commande.

Autre spécialité de la chaîne, l'organisation d'apéro-concerts en after-work, si 89% de la clientèle s'en tape, pour eux les musiciens constituent un agréable bruit de fond à leurs palabres de fin de semaine, les autres sont ravis de pouvoir assister, sans bourse délier, à une séance musicale avant le dîner.

Au programme de la soirée: Les gLoP!

Les quoi?

Glop.

Pifou est content: glop, glop... pas glop, si ça ne lui plaît pas!

Les Glop naissent du côté de Toulouse avant l'instauration de la monnaie européenne unique, Dom, Dominique Pelletier, guitares et compos et Christel Jaschinski (Chris), chant, décident d'unir leurs efforts sous le label Glob Compagnie.

Un album auto-produit, la tournée des bars, la formation d'un groupe avec basse et batterie, retour à la formule duo, d'autres enregistrements, un passage à l'état civil pour modifier le nom de baptême, bref ça fait un bail que le couple est sur la route.

Il y a deux jours c'était Poitiers, ce soir les Côtes d'Armor, puis la Sarthe avant de remettre le cap vers le Sud.

Dur, dur, la vie de saltimbanque!

A 18:30' , ils prennent position au fond de la boutique pour entamer leur show dans un brouhaha qui n'aurait guère plu à Jésus-Christ, tu sais le gars qui chassa les vendeurs du temple.

Quelques effets noisy à la guitare, la boîte à rythmes est lancée, après cette intro musclée, la voix de Chris se greffe sur les accords de son compagnon, 'J'élimine' éveille en toi des souvenirs de Muriel Moreno, pas que le physique de la frêle et mignonne Christel soit comparable à celui de la pulpeuse voix de Niagara, mais le timbre t'y fait penser.

Excellente entrée en matière, non applaudie par les buveurs/causeurs.

Qu'à cela ne tienne, Etienne, continuons:... toujours sur leur EP 'La suite' voici le morceau 'Impatiente' son background funky et ses riffs qui écorchent.

Aucune réaction à ta table, ni au comptoir qui se soucie par contre de l'avenir de Guingamp, de la loi El Khomri, du fossoyeur/voleur de Lanvollon, de l'interdiction de la récolte d'huîtres à Paimpol et de l'aménagement du giratoire de la rue Monge.

Un air poppy pour les filles, 'Une reine', précède une première reprise, 'C'est un animal' un titre que tu peux entendre sur le premier album de Bijou.

Oui, les Mods du Sud-Ouest avec lesquels Serge Gainsbourg a joué il y y a belle lurette.

Le public reste amorphe, on a l'impression de jouer tout seuls comme lors d'une répète, constate le groupe amèrement.

Les salves French rock se succèdent: le rugissant 'Je cours', 'Faut rêver' ( très De Palmas) joué à l'acoustique, afin de calmer nos nerfs, 'Rentrer chez soi ' ( dans une maison vide, déprime assurée, c'est fatal), le cinglant ' De page en larmes', 'La Route' aux saveurs Johnny Thunders et puis 'Si tu étais là' qui te rappelle la brillante Valérie Lagrange.

Disto et fuzz décorent ce titre qui accroche.

'Enfermée dehors' a été écrit par une copine, un soir de déprime et d'excès.

Seconde reprise, les Rita Mitsouko, 'C'est comme ça'.

Oh, ça je connais, mon bébé,, glisse l'ardente Arlette à son mec.

'Sauve-toi' met un terme au premier set.

Une allemande blonde, svp, oui, mettez la pression!

C'est reparti, euh, Saint-Brieuc, on a gardé le même nom, voici un morceau d'un autre clebs, non, Gaston, pas Mirza, Dolly, 'Je ne veux pas rester sage' suivi par 'En travaux' avant de s'attaquer aux 'Cactus' de Dutronc.

A sad one, pensez à vous payer un verre, ' Petite fille' avant la pépite funky 'Il fait froid dehors' .

'La rivière' est bien plus rock que 'The River' du Boss tandis que 'Cicatrices au réveil' joue la carte nuits agitées.

Dom ramasse l'acoustique, saisit un harmonica et amorce 'Fières chimères' pour ceux qui se sont faits piéger par le miroir aux alouettes.

Il est 20:30', personne n'a entendu la cloche annonçant la possibilité de commander un dernier verre avant la fermeture, les Glop achèvent leur show par 'Ton amour silencieux' et le morceau le plus groovy de la soirée, ' Mots de tête', d'influence Serge Gainsbourg.

Les Glop, un groupe attachant qu'il faudrait revoir dans de meilleures conditions!

Les gLoP au V and B SAINT-BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016
Les gLoP au V and B SAINT-BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016
Les gLoP au V and B SAINT-BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 15:21
Macklemore and Ryan Lewis Part II: A European Tour - Antwerps Sportpaleis - 10 mars 2016

Macklemore and Ryan Lewis Part II: A European Tour - Antwerps Sportpaleis - 10 mars 2016

MACKLEMORE et RYAN LEWIS sur la route des étoiles !

Le billet de JPROCK :

En deux albums Macklemore et Ryan Lewis , duo hip hop originaire de Seattle, se sont fait un nom et ont acquis une notoriété mondiale.
Même si comme moi vous n’êtes pas accro à ce style de musique il faut bien reconnaître qu’ils sont vraisemblablement l’exception qui confirme la règle car depuis leur premier et excellent album « The Heist » ces deux là m’ont scotché tant par l’inventivité de leurs compos que par leurs prestations scéniques épatantes. Et leur nouvel opus "This Unruly Mess I've Made " enfonce le clou de bien belle manière.
A Forest National en septembre 2013 ils furent parfaits dans un show épatant sans aucun temps mort, et ce soir dans un Sportpaleis quasi sold out et tout acquis à leur cause ils ont prouvé aux plus sceptiques qu’ils sont devenus les nouveaux rois du genre.
Quel bonheur d’être face à un rappeur positif qui aborde le hip hop sourire aux lèvres dans un style éponge y incluant des touches de funk, de rock ,de soul et même des cordes, ce qui en fait un mix unique absolument irrésistible.
Sur scène un quatuor de cordes côtoie avec bonheur une section des cuivres et des guitares électriques, le tout géré par la magic touch de Ryan Lewis producteur, photographe et DJ de génie.
Face à la foule, Ben Haggerty mieux connu sous le nom de Macklemore déroule un flow irrésistible et chante aussi avec une voix efficace des textes cyniques et inhabituels qui égratignent les poncifs du genre. l'homme se moque du bling bling habituel des rappeurs américains et ironise avec cynisme tout en témoignant d’une présence scénique indéniable.
Humour et critique sociale sont intelligemment au programme de ce soir, et l’alchimie entre les deux hommes est totale générant un cocktail explosif aux arrangements stylés et hyper efficaces.
Eh oui, quand il est servi de cette manière le hip hop peut être mélodique et ne rien avoir à envier mélodiquement et harmoniquement aux meilleurs groupes rock de la planète.
Bref, la soirée fut hot au sens propre comme au figuré avec un band pour qui concert live rime indéniablement avec générosité et énergie.
Et lorsqu’après deux heures de show et une flopée de titres déroulés à un rythme effréné comme « Thrift Shop » , « Can’t hold Us » , « Same Love » , « White Walls « , » Brad Pitt’s Cousin « , « Wings » , « And We Danced « , « Dance Off « parmi les plus marquants, lorsqu’arrive l’incroyable « Downtown « en clôture magistrale d’une prestation quatre étoiles on se dit qu’on tient là un putain de bon groupe live.
Une séance de rattrapage pour les absents et une remise de couverts pour les autres est prévue sur la plaine de Werchter le dimanche 3 juillet sur la Main Stage.
Ma main à couper que ces deux là vont y mettre le feu comme jamais !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Light Tunnels
Brad Pitt's Cousin
Buckshot
Thrift Shop
The Shades/Arrows
Wing$
Same Love
Growing Up
White Privilege II
Kevin
St. Ides
Let's Eat
White Walls
Can't Hold Us
And We Danced
Dance Off
Downtown

Macklemore and Ryan Lewis Part II: A European Tour - Antwerps Sportpaleis - 10 mars 2016
Macklemore and Ryan Lewis Part II: A European Tour - Antwerps Sportpaleis - 10 mars 2016
Macklemore and Ryan Lewis Part II: A European Tour - Antwerps Sportpaleis - 10 mars 2016
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:35
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016

Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d'Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016

La Grande Ourse accueille le trio Ebrel-Le Buhé-Vassalo à 17.30 (ouverture des portes à 17.00) dans le cadre du festival "Autour d'elle".

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

A 17:30, la coquette salle est comble, il a fallu en toute hâte ajouter quelques sièges à proximité de la scène. Les mouettes de l'Armor et les vaches de l'Argoat ( plus deux touristes puant le gazoline) étaient au rendez-vous pour assister au récital de trois grandes voix en provenance du Centre Bretagne (Callac), des rives du Trégor et de la cité des Vénètes, située dans les régions torrides du Golfe du Morbihan ( 22° en plein soleil au mois d'août): dans le désordre,

Annie Ebrel ( la plus posée), Noluen Le Buhé ( celle qui manie le second degré à la perfection) et Marthe Vassallo ( la plus délurée).

Les trois chantres de la musique traditionnelle bretonne, toutes de noir vêtues, entament, a capella, après que Marthe ait gentiment tapoté un mini-piano, un premier kan ha diskan aventureux.

Les voix se marient, se chevauchent, se répondent à la manière de jongleurs adroits pratiquant leurs manoeuvres sans filet.

Pour te donner une idée, l'expérimentation polyphonique pratiquée par le trio peut se rapprocher du travail de I Muvrini.

Le feuillet de Marthe indique ' A R Gomer', Google cherche encore un lien valable, sorry!

Quoi, Marthe?

Marie-Josèphe Bertrand ?

Inconnue au bataillon, désolé.

Le 19 janvier 1959, des petits jeunes sont venus frapper à la porte de cette brave dame, sabotière et guérisseuse ( sorcière, selon d'autres sources) mais aussi récipiendaire de chants traditionnels, les gamins ont pensé enregistrer plusieurs chants de son répertoire et c'est ainsi que ce premier morceau est arrivé jusqu'au 21è siècle.

Trugarez vras!

'Silvestrig' narre l'histoire d'un jeune homme enrôlé dans l'armée du roi , ce traditionnel se trouve également au répertoire d'Alan Stivell.

Annie Ebrel solo pour une histoire de sorcellerie pratiquée par une jeune fille de 18 ans, le chant profond, vibrant, tantôt grave, tantôt limpide, impose le silence, les deux copines, assises en retrait, écoutent comme nous, religieusement.

Retour à la formule trio pour la 'Polka Manuel' de Manu Kerjean, un des responsables du renouveau de la culture bretonne.

Le rythme vif inspire les locaux, derrière toi des centaines de pieds battent la mesure, à tes côtés, madame rebondit sur sa chaise et murmure" ils sont fous ces Bretons", ce qui est normal puisque cette polka sous acide débloque sévère.

Après une série d'anecdotes ornithologiques, les rossignols bretons attaquent 'Pichon laouenan rouz', encore un titre acrobatique à écouter sur l'album 'Teir', il est suivi par ' Trinkamp marc'hadour' qui se meurt en lament ténébreux.

Une nouvelle séquence de chamailleries d'écolières espiègles émaille ce spectacle qui ne manque pas d'humour, avant un exercice solitaire de Marthe Vassallo proposant une chanson de Prosper Proux, au 19è siècle, percepteur de son état, mais aussi chansonnier qui ne dédaignait pas les airs salaces, voici son 'Adieu du jeune soldat' ( Kimiad ar soudard yaouank), un titre idéal pour pourrir l'ambiance, ajoute le gai luron.

Les sabots sont de sortie, les gentes dames soumettent un ' Hanter Dro' des plus nerveux, puis vient la navrante histoire des 'Trois fleurs de pimpino'.

Une légende encore plus lugubre que la 'Complainte de Saint-Nicolas' originaire de Lorraine, tu sais celle des trois gosses et du méchant boucher qui les coupe en tranches pour les enfouir dans le saloir comme pourceaux.

Un rendu magistral te refilant la chair de poule... t'as pas un kleenex, pleurniche madame!

Pour se changer les idées après cette sombre affaire, Noluen va vous interpréter une chanson ludique, en vannetais dans le texte.

Les Anglais ne se sont pas toujours intéressés à nos vieilles pierres, il y a des siècles, ils traversaient la Manche pour se procurer des oignons de Roscoff et pour enlever nos jeunes filles, voici l'histoire de Marie, capturée par des marins pas catholiques, elle a préféré se jeter à l'eau pour sauver son honneur: 'Marivonig'.

Changement de registre avec 'Verse à boire' et sa leçon multicolore de breton animalier.

Un mari ivrogne ne meurt jamais!

Voici la dernière de la soirée, le chant de mariage polyphonique 'Kleier eured'.

Applaudissements nourris et un rappel en provenance de Haute Bretagne, une valse hautement androphobe, interdite d'antenne dans certains pays où les femmes ne sortent que rarement de la cuisine.

Nouvelle salve de battements de mains et une dernière danse bretonne a capella pour se quitter dans l'allégresse!

Le festival prendra fin le 13 mars par un gala de danse!

Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
Trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo au festival "Autour d' Elle" - La Grande Ourse, Saint Agathon ( 22) le 6 mars 2016
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 22:25
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016

The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016

Back in the 70's with The RUBETTES !

La brève de JPROCK :

De 1974 à 1979, The Rubettes ont caracolé en tête des charts européens avec des hits devenus des classiques intemporels comme « Sugar Baby Love » , « Juke Box Jive, « , « I can do it « et Tonight » .
Apparu à l’époque du glam rock, en parallèle à d’autres formations devenues cultes comme Mud, The Sweet , Slade , Catapult ou Sailor, la formation drivée par Alan Williams continue à rouler sa bosse sur les scènes européennes avec un certain bonheur car il faut bien reconnaître que ces gars là savent jouer et que sur scène ils vous filent la banane en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
A soixante-sept ans, Alan Williams reste incroyable de puissance vocale, et l’entendre chanter en voix de tête avec autant de facilité dans « Sugar Baby Love » est toujours aussi grisant.
Avec un répertoire qui alterne ses propres hits et un florilège de covers de l’histoire du rock, rockabilly et doo wop le band, formé aujourd’hui de son leader Alan Williams ( chant-guitare), de John Richardson ( chant, batterie), de Mick Clarke ( basse et chant), tous trois membres originaux, ainsi que du claviériste Steve Etherington musicien chevronné qui a collaboré avec Shane McGowan ( Pogues ) , formé aujourd’hui de son leader Allan Williams ( chant-guitare), de John Richardson ( chant, batterie), de Mick Clarke ( basse et chant), tous trois membres originaux, ainsi que du claviériste Steve Etherington musicien chevronné qui a collaboré avec Shane McGowan ( Pogues ) , Glen Matlock, The Sisters of Mercy (sur Merciful) et Hot Chocolate entre autres, a mis le feu à la Salle Omnisports d’Evere où il s’était déjà produit il y a quelques années.
Il nous a même gratifiés en milieu de set d’une démonstration de percussions très réjouissante.
Sans être un combo de premier ordre,The Rubettes reste néanmoins encore à ce jour une valeur sûre pour les amateurs de nostalgie et de rock revival et l’assurance pour chaque spectateur de passer une soirée fun et énergique au son de titres incontournables repris en choeur par le public.
Du fun, du rock, de l’énergie, des hits et de la joie, finalement que demander de plus ?


Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
The Rubettes au Complexe Sportif d' Evere, le 05 mars 2016
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