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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:33

Pas facile à dénicher le Gemeenschapscentrum de Sint-Agatha-Berchem.

Rue J B Vandendriessch, telle est l'adresse indiquée: tu te retrouves dans un dédale de ruelles, de sens interdits, de travaux, ze big bordel.
Sur place, tu trouves un café accueillant et une petite salle (capacité 50 spectateurs) bien équipée.
On te prévient que le band ne pourra pas jouer avant 21h15, il y a une Nederlandse les à l'étage, donnée par Bart De Wever, pour Onckelinckx, Milquet , Maingain. ..et autres franskiljons ne maniant pas la pure langue de Vondel.
Een pintje, maar !

On te fait signe d'entrer dans la salle de concert : One Trick Po est sur scène.
1980 : Paul Simon 'One Trick Pony' : film et soundtack superbes.
One trick pony : slang pour décrire un gars ayant des oeillères, manquant de vue d'ensemble.
Tu oublies tout ça !



One Trick Po : un trio jazzy/pop/rock, emmené par la frêle Veerle Pollet (tu prononces Paulette) : piano, guitare, lyrics et vocals -à la basse ou contrebasse : le kale Chris Carlier (Cro Magnon, Kiss of Life) - aux drums : le lange Toon Van Dionant, un jazzman au palmares éloquent : Robin Verheyen, Fred Delplancq, Four in One, New Groove Sextet, Tuesday Night Orchestra..., il touche au blues avec les Belbouchos.

Une trentaine de spectateurs, essentiellement des vrienden ou des membres de l'académie de musique du coin.
'Hope' une intro de batterie subtile, un piano alerte et une contrebasse sobre pour un pop/jazzy track doucereux à la Michel Legrand. Bon début!
'Dog Face' un petit côté Tori Amos, disparaissant lorsque le trio amorce un break instrumental musclé, Mr Carlier martèle sa contrebasse et le chien, devenu enragé, s'emballe et pique un sprint à la Tom Boonen cocaïné. Fabuleux titre.
'Time to move on' Un gospel/bluesy. Veerle étant passée à la guitare.
Un petit rock, aux relents K's Choice de par le timbre de Miss Pollet: 'All the things' .
Retour au calme, à l'élégance, et aux claviers: ' Two times more' .
Un tango, dames en heren, ' Last Effort' . En fermant les paupières, tu te retrouves dans un bar new-yorkais enfumé (si tu préfères Buenos Aires , prends le parachute). Sur le comptoir, un mousseux tiède à côté de ton bourbon. Une allumeuse, plus très fringante et maquillée outrancièrement, te caresse le menton, un pimp chicanos te surveille du coin de l'oeil. Batterie et contrebasse en sourdine, accompagnent un piano fatigué .. c'est une nana qui le tapote avec délicatesse, en chantant sa mélopée ..
Retour au jazz/pop ' Wrong Foot', suivi d'un blues en demi-teinte; ' Worst Case Scenario', repos pour Toon, une guitare et une contrebasse !
'Best for me' un rock carré et pour terminer le set, une formidable version de la perle soul 'Baby I love You' Aretha Franklin(1967). Les années Atlantic, toute ma jeunesse!
Pas de solo de guitare gluant : dommage! Mais de grands frissons, anyway.
Iedereen in de kroeg , pintjes au menu !

Set 2
'Perception' un petit côté Sioen et des lyrics Freudien...I'm sorry I destroyed your last hope...
'Fine and you' du jazz/samba et Veerle reprend sa guitare pour 'Maybe Baby' pas le rock de Buddy Holly, mais une compo de la maske, Chris aux backing vocals, sans micro .C'est comme Amanda Lear avec micro, en playback! En entendant cet air, tu penses à Marjan Debaene, autre singer/songwriter de chez nous.
Toon abandonne ses caisses et passe à la basse, deux guitares électriques, pour un titre coup de poing: 'Give me a reason' de Tracy Chapman. Le chauve nous assène un solo bluesy pas bidon!
'Mocking Bird', c'est une manie tous ces titres de chansons célèbres? Mélodique et seyant.
'Switch', Godv. Golden Earring , nu... Non, à l'écriture, Pollet Veerle! ...can I borrow your head... tu fais pas une affaire avec mon cerveau! Du classical piano pop.
'On my way' qui finit au galop.
On switche vers un blues pur jus: 'E String' ... j'espérais un baiser, j'ai même pas eu droit à un sourire... Tous des salauds, on ne le répétera jamais assez!
La dernière, mensen :' For the time being', chacun y va de sa performance mise en valeur !
Well done, meisje!


Un rappel, on rejoue 'Dog face' et Chris se remet à battre la grand-mère!
Sauvage!
Band à surveiller !
 
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 22:15

Club à peine à moitié plein !

Sur scène une kyrielle de laptops, un écran.
20h 10 un mec se rapplique et prend place derrière le PC: Peter Baert uit Brussel, alias Petersonic !

Son trip c'est 'electronic music with a heart'. En 2004, il sort 'Touch 6' et en 2008 'This Way'.
Power on : un soundscape 'Odyssée de l'Espace' sur fond de visuels abstraits.
Pendant 30', le Baert tripote ses boutons et tu baignes dans un environnement sonore, propice à visiter la mer de corail. Changement de programme : musique pour ascenseurs (pas forcément pour l'échafaud!). Quelques beats inquiétants, pour faire vibrer tes entrailles et t'appelles le tuyauthérapeute, les conduites ont besoin d'un curetage!
Tiens, daar is Jean-Paul, flanqué de Fred le Zamp. C'est qui ce mariole? Le plombier !
Son nom? Petersonic Tamer Picon ! T'es aussi con que l'autiste redding du Soir, me lance JP. Merci!
Que pasa, le sonique nous balance des riffs Lou Reed, avec vocaux Cowboy Junkies/Mazzy Star ....
L'entretien de la plomberie est terminé, le gars remballe son outillage ! C'est combien ?
Quoi?
Je me fais plombier!

School of Seven Bells

Une école de pickpockets, semble-t-il!
Mais aussi, un trio indie new-yorkais, formé par le guitariste Benjamin Curtis, (qui quitte les Secret Machines en 2007 ), et les jumelles (belles à lorgner) Alejandra(la lead vocaliste, guitare) et Claudia Deheza (vocaux cristallins, claviers).
Pas de basse, ni de batterie, tu me souffles.... Non, le Benjamin délaisse souvent sa gratte pour manipuler some electronic devices, t'envoyant des beats gluants.
Un album 'Alpinisms' qui servira de base au set de 50' balancé hier.
Quelques clochettes pour annoncer la reprise des cours, une batterie samplée et de rêveuses vocalises médiévales : 'Face to Face on High Places'. Mélodie transcendantale sur bruitages noisy, sus au Cervin!
'I am under no disguise' titre catchy, chorus martelé par les soeurettes. Les Shangri-las rencontrent New Order.
Intro bien lourde pour 'Wired for light', puis même schéma: vocaux éthérés et riffs de guitare shoegaze. La pop sucrée Mama's & Papa's confrontée à la densité postrock du son programmé par Curtis (bizarre qu'il ait le même patronyme que celui du regretté Joy Division frontman!).
'Chain' tout devient prévisible, répétitif ... Les twins ne bougent pas beaucoup Le manque de profondeur du truc et le côté artificiel des compositions t'empêchent d'entrer, avec enthousiasme, dans cet univers alpin.
Certains parlent des Cocteau Twins, voire de Jesus & the Mary Chain .... faut pas rêver, School of the Seven Bells est bien joli, mais finalement quelconque!
'Connjur' une chanson enfantine aux sonorités pékinoises.
'White elephant coat' Hannibal traversant les Alpes, sur nappé de chant choral hypnotique.
'Caldo' pas de beats, une guitare folky et des voix pures (en espagnol). Enfin un registre différent, le meilleur morceau!



'Half Asleep' (Valérie Leclercq n'est pas dans la salle!). Quelques effets de vibrato anodins, les Deheza ne sont pas de grandes musiciennes, sur beats lourds.
La passivité des gentes damoiselles est à la limite gênante.
'My cabal' lancinant et asiatique.
La dernière ' Sempiternal/Amaranth' long morceau psychédélique. Les alpinistes regagnent la plaine.
Pas de rappel, demain ils attaquent notre sommet le plus élevé, la basilique de Koekelberg!

 
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 22:08

Peu de monde à 20:00 et des poussières , lorsque l'adorable Devon Sproule, petite robe country et vieille guitare acoustique, vient saluer Bruxelles.

En 2007/2008 la citoyenne de Charlottesville (Virginia) sortait son troisième album 'Keep your silver shined' , un bijou d'Appalachian folk aux teintes country et jazzy.
Ce soir, Miss Sproule joue sans son mari, Paul Curreri .... pas de band pour habiller ses mélodies vulnérables et sophistiquées. Son timbre, clair et léger comme un vin blanc italien, et son excellent jeu de guitare ont pourtant suffit à mettre le club à genoux.
'Let's go out' ...there's nothing in the fridge, nothing in the cupboard. The jelly jar is empty and I'm plum sick of peanut butter.... Honey, let's go out... on te suit n'importe où, bella!
Un titre folk/jazzy lumineux, à la Madeleine Peyroux. T'as envie de te mettre à siffloter et de trouver le monde beau, à l'écoute de cette mélodie aussi harmonieuse qu' un chant de rossignol.



'Old Virginia Block' Tu fermes les yeux, tu te laisses balancer par ce swing gracile, la vie paraît simple .
'Stop by Anytime' influencé par Antonio Carlos Jobim...but it's my song , you know! Une bossanova 'Old Dominion taste'.
'Don't hurry for heaven' première chanson d'amour écrite après son mariage. A country song that feels romantic! Emouvant!
'Come comet or dove' sur 'Upstate songs '(2003) une tendre ballade , composée par une adolescente. Devon accentue le rythme en frappant du pied.
'Carrie's freckles' about a V-neck,chanson écrite par son beau-frère, Matt Curreri!
Sa voix te ramène vers Margo Timmins des Cowboy Junkies, mais l'univers de Devon est , assurément, moins sombre. Du charme, de la sensibilité ... un petit bout de femme attachant et talentueux.
'My baby just cares for me' le classique jazz (Nina Simone). Fabuleuse version, la jeune dame dégage une aura de sympathie communicative. Fred, Milou et Guy se pressent aux pieds du podium en piétinant les godasses, que mon épouse venait de cirer... Scélérats!
Un titre pastoral succède au traditionnel jazzy, le title track du dernier Cd 'Keep your silver shined'.
Un nouveau morceau: 'Ain't that away'. Just a moment,je bois un petit coup et , comme il sied , le bébé fait son gentil renvoi, avant de pousser la chansonnette.
Ce titre chante l'éloignement. L'année passée, elle a tourné pendant trois mois au UK, this song is about missing Virginia!
Une cover de Neil Young 'Don't let it bring you down', chef d'oeuvre que l'on trouve sur 'After the Goldrush'. Devon nous rappelle que son père est d'origine canadienne , comme le Loner.
Elle termine son set par a gentle country song 'Plea for a good night's rest' . Magnifique de simplicité et au jeu de guitare racé.
A classer dans le rayon des grandes: Suzanne Vega, Eleni Mandell, Kathleen Edwards...
En 5', elle a vendu (et signé) tous ses CD's !
Luc Gheldof parle de la signer pour Toogenblik , on y sera!

Rupa & the April Fishes

21h20 Des poissons d'avril en mars , annonce Rupa Marya.
La californienne, d'origine indienne (Guitare , lyrics, voice) , a emmené son aquarium , dans lequel zigzaguent Isabel Douglass (accordéon) - Marcus Cohen , élégant trompettiste- Aaron Kierbell (drums) et Safa Shakrai (contrebasse).



Avanti la musica, au programme : grooves latinos, gypsy swing, ragas des Indes, danses balkaniques , klezmer, valses musettes ,tango,musique métisse et St Louis jazz ...dans une ambiance festive, post carnaval.

Après un Ep en 2006, Rupa et son vivier sortent un album 'Extraordinary Rendition' en 2008. Titre au message politique évident, 'torture by proxy ' comment transférer des terroristes présumés dans des pays où les interrogatoires sont pour le moins ' musclés'.
'La rose' du Taraf de Haïdouks en français. De la world infectieuse et dansante.
'C'est pas de l'amour' nouveau swing, Les Négresses Vertes touch.
Un petit morceau de cirque, dansant et acrobatique , avec solo de contrebasse élégant :' Poder' .
'L'éléphant' mélodrame, basé sur un texte d'un poète indien.
'C'est moi' retour au Moulin Rouge , accent à la Joséphine Barker, pour une chanson d'amour.
Rupa, le médecin polyglotte, passe à l'espagnol, en s'emparant d'une guitare électrique : ' La Linea' . Du reggae/ska musclé.
Le côté bricolage du truc commence à te sauter aux yeux .Même si les musiciens sont doués, l'ensemble manque de finesse et tourne à la sauce festive, assez grasse. Ce n'est pas du Django Reinaert, accompagné de Stéphane Grappelli, ni même du Edith Piaf. Parfois ça sent la soupe populaire, bourrée de clichés à la Gypsy Kings, dommage!
Une milonga colombienne 'Culpa', suivie d'un 'Soledad' ensoleillé et chaloupé.
Le magnifique 'Trouble' sent bon le jazz New Orleans, à la Louis Armstrong et on retourne en Amérique latine pour 'Soy Payaso' (je suis un clown) , une profession de foi sur rythmes balkaniques , décorés de claquettes sévillanes.
'Por la Frontera' de San Francisco à Tijuana! Mariachi sans violons et solo de batterie carré.
'Une Américaine à Paris' met fin à ce set énergique et coloré.



Bis
A request: 'Maintenant' un tango distingué. Et on retourne en rue , parmi les Gilles et autres déguisés, pour un dernier tourbillon flamenco slave Latcho Drom .

Rupa & the April Fishes : pan-culturalisme musical. Des citoyens du monde faisant un pied de nez monstrueux aux puristes de tout poil.

 
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:55
Pas de comparaison possible, entre les festivités marquant la fin de l'abstinence à Bruxelles et les blocos parades à Copacabana, Ipanema, Lagao ou autres favelas surpeuplés de Rio.
Pas de samba, pas de métisses topless, au sexe couvert de 3 millimètres de tissu... les seuls parallèles éventuels, étant le nombre de touristes dévalisés et les centaines de coups de sifflet irritants (euh à Bruxelles, les déguisés au pipeau, portent uniforme et képi, et leurs chars sont décorés de gyrophares flashy).
A la Fnac, pour tout carnaval, on se contente d'une demi-douzaine de gosses, affublés de ballons multicolores.

A 16 h20 Box Story a terminé son soundcheck et est prête pour son showcase.
Tu reconnais certains de ses collègues dans l'assistance : Zoïa (Brain Snob or Sir), Philaretordre, Samir Barris (jeune papa, poupon sur les bras)....
Box Story en version light, ce samedi : pas de Renaud Lhoest, pas de violoncelle, pas de Didier Fontaine aux drums (le gars tourne avec Sioen en Afrique du Sud !), uniquement Laetitia Solimando, sa guitare et une loopstation.

Quoique, tu remarques un second siège, sur lequel gît une gratte !
'Catch the sun' une version sobre, épurée. Ambiance feutrée et intimiste... this is a story about me... when I was a young girl... Thérapie analytique.
Le premier titre qu'elle a composé pour le projet Box Story 'Away always' de beaux loops.
De la finesse et de la conviction. Laetitia cite Cat Power comme influence, le dépouillement de ses titres tient, effectivement, des premiers travaux de Miss Marshall.
'Hard way' que l'on retrouve sur la demo quatre titres, enregistrée il y a peu.

De beaux hummings dramatiques.
'The only thing' introspectif et profond. Les notes graves en loops en arrière-plan, décorés d'arpèges soyeux..... standing in a corner of my life with a picture of you in my mind.... désolant, la fin d'un amour. Sinistre, une rupture... je ne te verrai plus jamais, sauf peut-être dans mes rêves... Un monde féminin romantique et un final dur... I hope you just die !
Le mystère de la seconde guitare s'éclaircit : un invité. Grégoire Fray (Thot) accompagne Laetitia pour deux compositions.

'The Seasons' Ce n'est pas le Grégoire de Thot, agressif et flamboyant. Le duo de guitares proposé par Laetitia et Mr Fray est folky et délicat.
Les saisons, titre idéal pour un gars travaillant dans l'électro-végétal. Thot vient de sortir un nouveau single ravageur 'Ortie' et, se reproduira sur scène en mai.
'Nightmare' toujours en duo. Un folk/blues tourmenté, une plainte sinistre... Suddenly I wake in my bed.... sueurs, tachycardie, angoisses, désespoir ! Titre fort.
Laetitia termine seule 'Once again', une dernière ballade mélancolique magistrale.
Un coeur féminin mis à nu en 35' .

Bis
Une cover : 'The Fog' Girls in Hawaï
Première fois que je joue ce morceau live !... the ghosts dance, between trees... I feel warm in the stomach of the fog.... l'univers exalté de Box Story se retrouve dans ce titre brumeux des brabançons.

Merci Bruxelles !
En 10' tous les CD's sont vendus.
'Maman, je veux plus mon ballon, je veux un disque de la madame et un badge aussi !'

Le mot de la fin à Grégoire : 'tu remarqueras qu' à la Fnac, on ne vole pas mes pédales.'
Fred Cerise n'a pas relevé, mais pense organiser un benefit concert, à Wembley, pour l'achat d' une panoplie complète (stomp box, overdrive, pitch-stifting, wah wah, flanger, digital delay et 1 ou 2 ballons en prime, couleur au choix) !
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Published by Michel - dans Concerts
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 22:50

Des gradins remplis pour une soirée expérimentale, 2 groupes singuliers qui sortent chacun un nouvel album ce mois ci.

PaTTon

Groupe belge (deux frères virtonais) qui se fait un devoir du déstabiliser un maximum son audience par des cassures de rythmes, des morceaux alambiqués même parfois dissonants mais toujours étonnants ! ! Si on accepte d’emblée le refus de tout ce que l’on entend habituellement en musique (refrain, couplet ou mélodies) on prend un plaisir immense à écouter leurs créations. Si on n’arrive pas à entrer dans leur univers surréaliste on passe surement un mauvais moment. Personnellement j’ai beaucoup apprécié leurs méfaits ! ! Une voix chaude (magnifique), une voix plus aigue, des textes en français ou en anglais, des loops à gogo, une batterie et une guitare acoustique… et leur imagination infinie. 45minutes passionnantes ou énervante pour certain mais qui a le mérite d’avoir sa personnalité.

J’aimais déjà beaucoup la Gaume pour son saucisson, je vais continuer à l’aimer pour la musique de PaTTon.

NLF3

Trio français (dont fait partie Don Nino, roi de la reprise minimaliste de tubes des années ’80-’90) produisant une sorte de prog-rock-électro-instrumental. On continue donc dans l’expérimentation, même si NLF3 est moins déstabilisant que PaTTon. Beaucoup plus  facile d’accès mais tout aussi, voir plus, intéressant, NLF3 m’a beaucoup impressionné. D’habitude les seuls mots : « musique instrumentale » et « prog-rock » me donne des boutons, ici, ils m’ont donnés la pêche. A nouveau beaucoup de loops, une batterie (entêtante, triballe), une basse, une guitare, un synthé et des cloches frappées ont fait du set un pure moment de bonheur musical. La musique de NLF3 surprend tout en gardant une ligne de conduite rassurante et des mélodies implacables. J’ai été bluffé par leur talent et l’intensité de leur musique. Un groupe underground méconnu (3 abums déjà) qui mérite le détour et un retour aux nuits bota bientôt ??
 

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Published by Lio - dans Concerts
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:06
Un club bien garni : une cohorte de fraîches lycéennes (15/16 ans), sentant le talc et l'eau de toilette aux senteurs de roses. Elles profitent du congé de carnaval pour assister au gig d'une des nouvelles stars pour ados romantiques : Rachael Yamagata.

BoyShouting
assure l'avant-programme !
Wat is dat? Marc Wetzels, du groupe limbourgeois Coem!
Le groupe est sur le point de prendre une pause carrière, il faut bien vivre, donc un projet solo !
Le shouting boy a 37 piges, mais a le look d'un shouting teenager et son solo trip est assez brouillon.
Une acoustique ou une électrique, des loops, deux petits amplis : équipement acheté au Brico pour des bidouillages gentils et naïfs.

Il nous propose 7 titres, en commençant par un folk acoustique (avec quelques fausses queues!) : 'Travel in your head' ?, pas de setlist, donc titres devinés.
My first single suit (il en refile un à Tinneke, qui rougit jusqu'au nombril) : 'Slowly wake up'. Un manque de relief pénible et un jeu approximatif. Les loops, il ne maîtrise pas le boy !
On passe à l'électricité... sometimes it is good sometimes it is wrong... exact Markske ! Du bricolage post-pubère ! De jeunes Français sourient à mes côtés !
Un nouveau titre sans saveur suit, une ébauche à peaufiner.
Il refile 4 ou 5 gobelets d'un pinard immonde à de sages mineures et attaque un blues/rock hâché, qui pourrait devenir un bon titre avec arrangements adéquats... I'm the dark drinker...
Le mec à la table s'est endormi, mais le shouter poursuit... don't you ever get tired talking in the inside... ce titre te rappelle quelque chose, une cover de ? Pas mal, en fait, style Kings of Leon.
'A better day' il nous souhaite. Un bon blues/rock simpliste !
L'aimable barbu se tire. Direction le bar !

Rachael Yamagata
Singer/songwriter de 31 ans, Arlington, Virginie. Deux albums, le dernier (un double CD) 'Elephants...Teeth sinking into heart' 2008. La Japanese American a joué pendant quelques années avec le groupe funk 'Bumpus', avant de se lancer solo.
Des titres repris dans des films ('In her shoes' ft Cameron Diaz, 'Prime' ft Uma Thurman...) ou séries US.
Des duos ou backups pour Jason Mraz, Ray LaMontagne, Ryan Adams, Bright Eyes....
Et sur scène, tu te dis ?

Un band solide : Chris Giraldi : drums (Sophie B Hawkins) - Oliver Kraus : cello, le British (Beth Orton, Tom McRay, Sia) - Dan Carlisle : bass et Michael Chaves : guitars (Sarah MacLagan, John Mayer, Rufus Wainwright, Iggy Pop... excusez du peu !)
Rachael : vocals, piano, acoustique ou électrique !
En route pour un peu plus d'une heure de folk/pop aux accents bluesy, jazzy ou rock.
L'intimisme alternant avec le punch.
On se serait passer du sempiternel :'Hello Brussels how are you ?', mais les gamines étaient excitées et gueulaient 'Fine' en réponse.
Rachael au piano : 'Elephants', belle ballade, belle voix. 'Be Be your Love' sur le premier Cd 'Happenstance' violoncelle soyeux, du folk/pop sentimental pour collégiennes en âge de tomber amoureuses de leur prof d'anglais. La smoky voice est superbe, genre Bonnie Raitt, le titre se baladant du côté de Stevie Nicks ou K T Tunstall. Le mètre 56, au joli minois, passe à l'acoustique.
Elle s'essaye aux langues étrangères... Slaap met mij vanavond... et lance 'What if I leave', nouvelle ballade country easy listening. Et si je partais... Non reste ici, pleurent les meisjes.
Une angry song, un rock blues bien enlevé : 'Faster'. Le guitariste s'amuse. 'Worn me down' même veine. Du Fleetwood Mac, époque Nicks/Buckingham. Mes voisines chantent le chorus, c'est toujours mieux que Britney Spears, Rihanna et autres MTV r'n b indigeste !

'Even So' avec le violoncelliste, les autres vont boire un coup. Petite leçon de morale.. girls, don't cheat on your boyfriend... c'est pas bien ! Oui, maman !
...You're gonna hate me when I tell you everything.... Belle chanson d'amour.
Va rejoindre tes copains, Oliver.
Elle s'empare d'une Gretsch noire : 'The only fault' un blues/jazz mélancolique.
Le set gagne en profondeur, finies les rengaines pour vierges effarouchées.
Retour des garçons 'Sidedish friend'. Pierre, un ket boutonneux lui lance, je t'invite à dîner ce soir, Rachael se transforme en Roméo et lui chante une sérénade. De l'humour Miss Yamagata ! Hilarité dans le club. Un méchant rock pointu ce 'sidedish friend' .Elle ramasse son acoustique : 'Little life', Michael y ajoute quelques notes de clavier (de poche). Sa voix cassée te chatouille le bas-ventre, un downtempo accrocheur.
'Over and over' violoncelle en vedette,de beaux effets de voix, de jolis backings. Elle est vraiment au top pour les titres intimistes et introspectifs. Le titre se meurt et elle éclate de rire.
Une dernière 'Sunday Afternoon' basée sur la rage et l'obsession. Une longue intro atmosphérique, avant de voir Mr Chaves se lancer dans un solo époustouflant. Après cette fureur, retour au calme... I'm not gonna shed one more tear for you... Titre coup de poing magnifique. Les gamines en folie.

Un set bien construit allant du hors-d'oeuvre light au plat principal consistant.
Good job, girl !

Un bis, seule au piano.
'Reason Why' une dernière ballade stylée.
Bon petit concert, bon groupe, nana sympa !
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Published by Michel - dans Concerts
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:19
Concert sold-out depuis des lustres. D'abord prévu au bota, déplacé au Cirque (configuration rez-de-chaussée) pour le même tarif (9€ botacarte).
Tu te demandes pourquoi, ils n'ont pas donné accès à l'étage, la demande était telle que la salle entière pouvait être bourrée et les habituels revendeurs en auraient été pour leurs frais !
Ray a la cote, for sure!

Priscilla Ahn

Je me suis frotté les mains quand ce nom est apparu comme support act. Je connaissais la jolie américaine (Pennsylvanie) par le biais du net, son timbre cristallin m'avait conquis et, apprendre qu'elle avait ouvert le 'Nelson (Willy) family concert' à Santa Barbara m'indiquait que live, ça devait pas être mal non plus.
Pas de doutes, un talent est né ! Une prestation impeccable, une jolie fille et une présence scénique formidable.

Bruxelles (dont Florin, Milou et Guy, les vieillards lubriques) conquis.
Elle débute, seule à l'acoustique, avec son mini hit 'Dream', premier titre de l'album 'A good day'.
Un harmonica maîtrisé, des loops subtils, une démonstration vocale irréprochable. Son folk sensible atteint l'essence de la pureté... I had a dream, chante-t-elle, nous, aussi, on va rêver !
'Willow Weeping' composé avec Inara George, et chanté en duo en principe ! Une merveille de douceur et de poésie, déroutante de simplicité.

'I don't think so' avec harmonica te ramenant vers l'acoustic Bob Dylan. Le son est fantastique, la salle baigne dans un silence admiratif.
'Lullaby' l'histoire de l'officer X, le seul flic de son bled en Pennsylvanie, un asshole au cerveau creux qui a vidé son barillet sur le Labrador de sa copine. Celui-ci gambadait, sans laisse, dans les ruelles locales et n'a pas répondu aux injonctions du Marshall. Priscilla nous raconte son truc et malgré le tragique de la situation, tu ne peux t'empêcher de sourire. This is America...
Superbe mélopée !
Nouvelle anecdote hilarante pour 'The Boob song'. It's not about my boobs..., souligne la fine enfant.
Un titre jazzy irrésistible, te rappelant Norah Jones... Think of my boobs... dit la note dans le poetry book de son copain, we will think about your pitch-perfect voice and your devastating smile, baby !

Next song is about nothing at all.... 'Song about Nothing', fou rire au cirque... close your eyes please listen to the song... on obtempère et on se laisse bercer par sa tendresse.
La dernière à l'ukulele 'Find my way back home'

Amazing support, 40' de magie pure !

Ray LaMontagne

Ray LaMontagne, one of the most distinct and recognizable voices in music, annoncent les critiques aux States. Trois albums (le dernier 'Gossip in the Grain' nous vaut ce tour) : déjà un culte et un mythe.

La montagne a pourtant pas mal de détracteurs : ses shows performed in the dark, pour le séparer du peuple et, son manque de contact avec le public agacent plus d'un. Florin le traite d'ours arrogant et prétentieux (à tort, je pense). Ses silences austères et son attitude distante montrent que les grandes salles ne sont pas faites pour sa musique fragile.
Durant le set, les remarques stupides fusent 'Come on Ray' 'We love you, Ray'... Le barbu reste impassible. Lorsqu'un connard, bourré comme 6 Polonais, hurle 'Speak to us', le troubadour daigne réagir et susurre 'I'm here to sing for you, man'. Applaudissements des gens sachant respecter l'artiste.
Le grand et insolent Miles Davis jouait le dos tourné au public, il assumait... Foutons la paix aux vrais artistes, on n'a pas besoin de petits branleurs répétant les mêmes sornettes dans chaque salle... How are you : au choix Brussels, Paris, Barbezieux, Bergen op Zoom... You're a wonderful audience...
Léger reproche : il aurait pu présenter son band merveilleux !
On a repéré Jennifer Condos, au look masculin, à la basse - Eric Heywood s'occupait vraisemblablement des guitares (ac et électrique) - il est possible, que le producteur, Ethan Johns se trouvait aux drums, mais qui étaient les fabuleux lap steel guitarist et pianiste (+harmonica) ? Des sessionmen de classe internationale, anyway.
Un blues/shuffle pour démarrer 'Henry nearly killed me'. Une throaty voice magistrale te prenant les tripes, une plainte ténébreuse à faire frémir Dracula.
One two three two two... when you came to me with your bad dreams and your fears... 'Hold you in my arms' un country pur souche, avec lapsteel geignante.
'Let it be me' superbe, ce mec touche les cordes sensibles !

'I still care for you' une ballade sentimentale chantée d'une voix semblant essoufflée. 'Empty' sur le second Cd. Suivi de 'You are the best thing' du country/folk funky à la James Taylor ou The Band. Tu aurais aimé entendre des cuivres, pour donner de l'ampleur à ce titre proche du rhythm 'n blues à la Stax. 'You can bring me Flowers'... baby, when I'm dead and gone, un country/bluegrass, pas loin des Stones et de leur 'Dead Flowers'. Le band se tire, Ray en solo.. oh mama don't walk away I'm a goddam sore loser... 'Burn', poignant et plaintif. Jennifer ajoute de sobres notes de basse à 'Jolene', nouvelle perle country.

Retour des boys 'Meg White' pas de steel, 3 guitares. Un chouette petit rock pour le batteur (la batteuse) des White Stripes, génial ce titre avec un break de choeurs doucereux, d'étonnantes harmonies vocales et un clavier sucré. Le monde de George Harrison. 'Hey me, hey mama' un country guilleret avec piano sautillant. Nouvelle ballade magnifique 'Shelter' et il termine par 'Trouble' titletrack du second album. Un southern rock carré qui déménage.
75' pleines d'émotion, de mélancholie et de rock.

Trois bis valant à eux seuls le déplacement.
'When something is wrong with my baby' un slow soul de la plume d'Isaac Hayes/David Porter .
Une ballade interprétée par Sam & Dave en 1967. J'en pleure encore !
'Three more days' du rock juteux, pas loin de Leon Russell, Joe Cocker (époque 'Hitchcock railway') ou Delaney & Bonie, featuring Eric Clapton. Grand band !
'Gossip in the grain' met fin à la fête. On a la joie de revoir Priscilla Ahn assurer les choeurs de cet hymne fluet et léger, sentant bon l'ère hippie (cf Donovan).

Ray LaMontagne, un gars torturé mettant son coeur à nu, chantant avec ses guts, à ranger à côté d'un Van Morrison (autre caractère de cochon) ou d'un Nick Drake... n'en déplaise aux esprits chagrins qui préfèrent le cinéma à l'authenticité !

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:37
Le Vaartkapoen, le Vlaamse centre communautaire en plein Maghreb bruxellois. Pas question de kefta, bourak ou thé à la menthe, ce soir on ne dîne pas à Marrakech, au menu : du rock et du méchant!

Daktari

L'amuse-gueule limbourgeois (Genk) commence son set à 20:15'
Du guitar power/pop rock, légèrement daté. Tu retournes le lion, tu lis: à consommer avant le 31 février 1991.

Band Members : Jan Bloemen (vocals+gt) - Bert Derhaeg (guitar) - Kristof Voets (guitar) - David Fraters (bass) - Adriaan Vervoort (drums)
Un EP (5 titres) enregistré en novembre : ‘Methods for measuring the heights of stars’. Des musiciens ayant fait leurs classes dans d'autres combos, illustres à Maaseik, Diest ou Sint Truiden.
Le set commence par une 'Intro', instrumental concis, au son plein (3 guitares). Efficace ce guitarrock, tu te dis.
'The Hive' Jan Les Fleurs, abandonne son instrument et se consacre au chant. Pas mauvais, mais banal.
Un powerpop essoufflé.
'Hold you back' : même topo ! 'Ghosts at bay' a slow one, plus mélodique. De légers relents Pearl Jam ou Snow Patrol.
'Halo' Clarence, fatigué, ne rugit plus ! 'The Arsonist' à nouveau 3 grattes, quelques belles envolées, te faisant penser à Kane, le groupe hollandais de Dinand Woesthoff. Malheureusement pour lui, Jan n'a pas la gueule à attirer les groupies en quête d'aventures one night stand.
On termine par 'Revolver', bien noisy.
Je préfère Hara Kiri, me souffle Fred ! Et moi Mata Hari !

T'as le temps d'aller te désaltérer (la serveuse est jolie), une bière à la menthe, une ! (Fred est malade, il boit un truc rouge sirupeux, veux pas savoir de quoi il s'agit!)

My Vitriol

Les Londoniens corrosifs s'étaient faits oublier, après leurs débuts tapageurs, fin 90' début 2000.
Cinq ans de silence, en pleine gloire. Beaucoup d'eau polluée, a coulé sous les bridges de Londinium, pendant leur retraite. Le peuple est-il encore friand de Nu Gaze, Post-Grunge joué à une puissance, mettant en danger tes tympans, nourris, depuis, au gentil neo-folk ?
My Vitriol prépare un nouvel enregistrement pour le printemps et est remonté sur scène, fin 2008, pour la fermeture de la mythique salle londonienne, l'Astoria.

Une mini tournée européenne commence au VK.
21h30 le quartet investit la scène : le chef Som Wardner (vocals, guitar) au centre-à l'arrière-plan, Ravi Kesavaram, une bête aux drums - à ses côtés, la rousse, Laura Claire à la basse (chouette robe noire collante et tatouage viril sur le bras), elle pulse sec - Seth Taylor, à la guitare agressive, complète la formation.

Au secours où sont mes earplugs, c'est Fred qui pleurniche.
Un wall of sound qui te surprend et te fait reculer de 10 mètres, un tsunami atomique infernal.
'Moodswings' c'est plus que du swing, c'est un ouragan. 'Losing touch' avec Seth à l'Ebow, tout aussi intense et dévastateur. Tes feuilles de chou s'habituent à cette agression sonore et tu entres dans le monde vitriolique, ta tête s'abandonnant au headbanging et tes mains triturant une guitare inexistante. 'Agonies' 'Grounded' 'Infantile' une folie maîtrisée.

La base rythmique, assurée par Laura et Ravi est époustouflante, les deux artificiers en profitent pour t'asséner des riffs sataniques, la distortion règne. En regardant bien, près du drummer, un roadie dissimulé ajoute encore quelques lignes de guitare au son déjà dense.
Infernal et sans temps morts. 'It's so damn easy' on veut te croire, Som !
'The Gentle Art of Choking' Quoi?
'Cast Aspersions' 'Falling off the floor' normal avec cette débauche de décibels. 'Ode to the red queen' : Laura ?
'Under the wheels' en dessous d'un char, ça fait pas du bien ! Des sirènes annonçant les missiles V2, dans le ciel bruxellois ! Un lyrisme strident. Un titre lancinant, tes oreilles entendent à peine les vocalises de Laura, mais ton cerveau les enregistre.
Ne crois pas que ce noise soit gratuit, le vitriol sait ce qu'il fait et t'entraîne dans son monde de fureur. Nous sommes les moutons de Panurge, heureux de suivre le leader.
Une killing cover noisy du 'Hey Hey My My' de Neil Young. On retourne au front 'War of the worlds' - 'Pieces' Hey Ravi, j'ai un ptit réglage à effectuer, montre à ces ploucs ce que tu peux faire... Un vache de petit solo musclé.

Du rock crasseux pour suivre 'If only', on continue 'Cemented Shoes' an old favourite, soundtrack parfait pour l'Apocalypse.
Un dernier titre instrumental 'Tongue Tied+ Outro' finit de nous mettre à genoux. Ravi y va d'un drumming méphistophélique, la belle rousse prend des poses sur son monitor et Som achève le truc en culbutant son ampli, il se tire et laisse sa guitare hurler sur le Marshall allongé !

Fin des hostilités !
80' toniques et exaltées !
Tu bois kekchos ? Un petit vitriol, bien tassé, mec !

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:04
Vu par Michel

Affiche hybride à la Rotonde : du noise pop, couleur soleil levant, avec Asobi Seksu et du neo folk/americana tendance beatnik avec Vetiver.

20:10 Asobi Seksu

Du casual sex de New York, emmené par l'aguichante Yuki Chikudate (vocals et keyboards), la friponne nippone de NYC est accompagnée du sous-employé James Hanna aux guitares et vocals, du longiline William Pavone à la basse et de Larry Gorman aux drums.

On en attendait beaucoup, on fut déçu!
Entrée en matière majestueuse (claviers préenregistrés) suivi d'un boum boum boum à réveiller les moribonds à la batterie et, Yuki attaque son chant acidulé en s'accompagnant au synthé et glockenspiel : 'Sing tomorrow's praise' sur le nouveau CD 'Hush'. Le Hanna (pas le copain de Barbera, connu des Flintstones, Tom & Jerry...) ajoutant de méchants riffs noisy à la mélodie, ça fait de l'effet, mais on est à 100 lieues du shoegaze, annoncé pour décrire leur son.
Strawberries' confiture sautillante au goût de fraises. 'Me & Mary' nerveux !
Cloches bouddhiques pour 'Meh No mae', déjà ton esprit vagabonde, le côté répétitif et la structure similaire de chaque titre finissent par lasser.
OK, l'orientale enfant est agréable à regarder, tout ça est bien gentil, mais trop poppy!
'In the sky' une guitare et rythmique postrock sur vocaux petite fille, tendance Blondie 1980.

'Thursday' c' est dimanche!

  


 

'Gliss' laisse glisser. Une basse Simon Gallup et des claviers enfantins.
'Transparence' clair comme le discours de nos politiciens.
On continue la lecture du nouveau né 'Familiar light', un titre plus élaboré, à tendance psychédélique, façon Doors.
Our last song, bredouille Yuki 'Pink Cloud Tracing Paper' avec le Hanna aux vocals et Miss Chikudate aux vocalises : de l'indie plus méchant.

On est sur le point d'aller écluser une mousse, lorsque la soprano susurre.. I forgot one song, my favorite one... 'Red Sea' à nouveau du Debbie Harry 2009, Yuki vient prendre la place de Larry et tapote les fûts, telle une majorette heureuse de remplacer la grosse caisse.
Il n'y a que Scout Niblett pour jouer aussi faux.
Merci Bruxelles!
Clin d'oeil aux potes : Fred le Zamp, Lionel et Vincent : seksu la petite mais léger la musique!

Vetiver

Longue tournée pour le band du songwriter, Andy Cabic, et encore un passage au bota après les Nuits 2008.
Le tropical grass, utilisé par Guerlain pour son eau de toilette aux effluves épicées, vient de sortir un quatrième album 'Tight Knit', le premier chez Sub Pop.
A cinq sur scène le K Bique : chant, seconde guitare ou acoustique - une nouvelle organiste blonde (+ backing vc.) - Daniel, le bassiste est également un nouveau venu -Otto Hauser, le mec au chapeau:drums et un lead guitariste doué : Sanders Trippe? probablement.

'I must be in a good place' de Bobby Charles. Pas sûr que la Rotonde soit a good place question son, un feedback horrible, faut recommencer.
La balance sera d'ailleurs déficiente pendant 2/3 titres : piano électrique inaudible, basse trop évidente, son sourd.
Du folk /country relax, aux lyrics joyeux... what a good day to go fishing...
'Another reason to go' americana au background reggae, avec belles lignes de guitares.
Dreamy, gentle song.
Un petit folk/ blues groovy 'On the other side', t'es pas loin du Grateful Dead, ou des New Riders of Purple Sage de leur frontman, Jerry Garcia.
Un nouveau country/rock, sentant bon les seventies 'More of this'.
'You make me blue' tu peux être certain que c'est pas du rap.
Un excellent titre psyche blues/rock aux influences Doors, mais aussi Canned Heat, le guitariste reprenant les riffs de John Lee Hooker. Vetiver c'est une herbe non ? Le cannabis aussi, be sure to wear flowers in your hair.... Pas un hasard si Mr Cabin est un pote de Devendra Banhart.
Le set a atteint son rythme de croisière, l'ingénieur son a, enfin, réussi à trouver le bon équilibre.

'Sister' Andy à l'acoustique et le batteur au triangle, un downtempo à ranger dans le tiroir Ry Cooder, Jackson Browne ou Paul Simon.

  

 

 Une tendre ballade sentimentale à la America 'Maureen'.

  

 

 'Oh Papa' retour au West Coast acid sound.

  


 Un petit folk teinté d'harmonica (pas sur la setlist) 'I know no pardon'... Maria, please don't leave me now, I need you... there's nowhere I can go... on a déjà entendu ce style de plaintes des milliers de fois, chez les Eagles, notamment. 'Idle ties' suit.
Ces derniers titres, plus quelconques, rendent le set moins punchy. Trop d'uniformité assomme !

Une anecdote : on va vous interpréter un titre qu'un Parisien nous a vainement prié de jouer à la Maroquinerie, il est revenu à Tourcoing en pleurant. On lui a répondu, sorry, nos nouveaux membres ne le connaissent pas. We know it, now ! Donc, pour ce Titi absent aujourd'hui, 'Down at El Rio'. Fabuleux morceau sur l'album 'To find me gone'.

  

 
'Wishing well' un truc dansant, une nouvel fois à réminiscence Jackson Browne, achève ce set inégal de 65'.

Un double bis:
'Strictly rule' un bon petit rock à la Hot Tuna et 'Won't be me' plus Buddy Holly.
Ce dernier titre sympa et dansant, étant saboté par la table qui en fait une purée indigeste.
Au final, un chouette petit concert délassant, a beautiful collection of psychedelic California rock songs avec un arrière -plan country.
Pas révolutionnaire, simplement bon!

Vu par Lio

Vetiver et Asobi Seksu…. À la Rotonde du Botanique de Bruxelles le 22 février 09

Asobi Seksu nous vient de New-York, une jolie japonaise au synthé, xylophone et chant, un bassiste, un guitariste et un batteur. Leur musique est à classer dans Noisy-Rock post-apocalyptique, qui ne ferait pas pâle figure comme bande son d’un manga quelconque diffusé au festival du film d’animation qui se déroule au même moment à Flagey. Nappes de synthé, voix planante (pleine de réverb’) de Yuki Chikudate (en anglais ou en japonais), et un gros son de basse et de guitare, une batterie qui claque (trop !) et un set archi répétitif.. Au-delà du 3ème morceau on commence à se lasser… au bout d’une heure je vous dis pas… Malgré une énergie musicale assez impressionnante on reste un peu sur sa faim.. Manque de musicalité, de mélodies.. Dommage la jeune dame a du charme on ne demandait qu’à être conquis par sa musique..

Vetiver :
De l’americana, du vrai venu directement des states… Chemises à carreaux de bûcheron, chapeaux et barbes sont obligatoires pour ce genre de musique et le groupe n’y échappe pas ! ! Une bonne heure de folk varié (on ne s’ennuie pas une minute) parfois très léger, parfois plus rock, parfois country mais toujours bien maîtrisé, pensé et surtout joué par des musiciens d’une efficacité redoutable (prix spécial au batteur). Au trio guitares batterie se sont ajoutés un synthé et une basse. L’envie de siffloter ou de fredonner « na-na-naaa » vous démange ; assis sur les marches on prend du plaisir à écouter ces américains. Le set pourrait durer des heures, on se sent bien, l’esprit léger, serein. Un peu plus d’une heure d’un bon set, d’où l’on sort heureux, on a envie que la nuit ne s’arrête pas.. pourtant il faut affronter le froid de la rue royale pour regagner son doux logis, « na-naa-na-na-naaaaaaaa »

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 19:34
Bouchons sur nos autoroutes, cap sur les stations de ski, pour ce congé de carnaval. Pas nous, on a rendez-vous à Toogenblik, à Haren, pour un double bill intéressant. Pas des noms connus dans nos contrées, first time in Belgium pour the Bowmans et Tim Grimm.

The Bowmans.

Les jumelles, Sarah (guitare,vocaux) et Claire (vocaux,tambourins,shakers,glockenspiel) résident à Brooklyn, mais sont originaires de l'Iowa .
Les filles (belles comme c'est pas permis, même Di Rupo regrette d'être de l'autre bord) tournent régulièrement aux Pays-Bas et ont un full CD dans le tiroir, 'Far from Home'. Elles avaient déjà enregistré 'Chicks and families radio rocks' sur un home taperecorder. Une nouvelle rondelle est prête et sortira au printemps. Au mixage, Malcolm Burns, connu pour son boulot avec Emmylou Harris, U2, Bob Dylan, Midnight Oil...
Après leur concert à Haren, les soeurettes comptent une trentaine de fans belges. Des voix impressionnantes, un répertoire varié, du charme et du charisme !

'Southern Sky' ode à la Caroline du Nord. De l'americana sensible avec des harmonies vocales méticuleuses, de la dentelle de Bruxelles.
'Trouble' sonne plus folk/pop. Des effluves Shawn Colvin, Patty Griffin, Indigo Girls et autres grandes dames de la caste folksingers.
'Better of a rambler' une épopée basée sur les romans de John Steinbeck, composée par Sarah, qui écrit tout. Sarah et Claire alternant les vocaux. Du country/folk cinq étoiles.
'Diggin for gold' c'est notre version du bluegrass, façon Iowa. Du hippie/folk époque Peter, Paul & Mary.
Une nouvelle chanson : 'The time it takes' suivie de 'Slumber 20 days', ballade country sensible. Ton oreille et ton cerveau s'apprêtent à percevoir une intervention plaintive d'un fiddle absent. Grand titre!
'Train Meeden Station'. Meeden, province de Groningen, petite ville célèbre pour sa modestie.
Leur marque de fabrique, c'est les chansons new-yorkaises tristes : 'The Kitchen Song' exemple parfait!
......there's no room for love in this city... We know,girls ... Hate & competition!

Claire au glockenspiel pour 'Make it last'. 'Car & flight plans' chanson d'amour mélancolique.

'Me and Leah', si tu veux tout savoir des nouvelles locales, pas besoin d'acheter le canard du coin, tu écoutes les gossip du voisinage. Smalltown talk. Un altcountry te ramenant vers Carlene Carter.
Seul titre composé par Claire : 'The Porker's song'. Elle avait 8 ans. A capella... black and white are the colors of me Oh oh yeah I'm a porker I live under a tree... Mignon.
'On the road' termine le set. Un morceau jazzy fantastique, la voix de Sarah se fait aussi profonde que celle d'une black blues singer.
Evidemment qu'on désire un bis.
Les twin souriantes back on stage pour 'Bergen Street', nouveau titre sombre, à la Simon & Garfunkel, époque 'Wednesday Morning, 3 AM'.
Unanimité dans le club, concert magique!
Come back soon, Sarah & Claire!

Tim Grimm

Aucun lien de parenté avec Die Brüder Grimm, bien que Tim soit également un storyteller doué.
Singer/songwriter, fermier d'Indiana, acteur pendant quelques années, il compte 6 albums à son actif. Son dernier (2008-) a pour titre 'Holding up the world'.
En 2000, nous citons le Chicago Sun-Times: 'Best Discovery in Roots Americana Music'.
Mr Grimm est de la trempe d'un Tom Russell, voire Gordon Lightfoot, Terry Lee Hale, Steve Earle, John Prine et même le Boss, Nebraska-era...
Nous sommes prêts (pas de setlist, le farmer... n'ai pas dit la farmer, vilaine !).
Timbre chaud, jeu de guitare classique, textes intelligents... Ohio is taking me to China... c'est du bon!
Une ode au Farmer Jim, pour suivre : 'Better days'. Il aimerait apprendre les old ways du vieux fermier. Tim est un ardent défenseur de la vie rurale.

Nouvelle épopée à propos d'un ancêtre, un titre praising the wisdom of elder people, à écouter religieusement. Ce mec est convaincant dans son combat contre le cynisme moderne, il nous emmène pour un trip nostalgique 'Conquête de l'Ouest'.
Le title track du dernier né 'Holding up the world'... Sitting on a stone, nestled in a wall, staring at the moon like a distant crystal ball... La plupart de mes chansons traitent de 'Trouble', mes copains hollandais appellent ça 'Shit on the marble', ce 'Holding up the world', je l'ai écrit sur la route vers Albuquerque, je devais jouer là et après le 11 septembre plus question de voler, no way... Grand titre!
'Heaven' pour Tim, le humble : just an old farmhouse down a country way...
'Too hard driving' une protestsong vieille école!
Le monde est fou, soutient-il, la vitesse régit tout.
Des connards au volant, il y en a partout fieu!
'Squaw' = Molly... in the midst of making love She'd slip off into a trance..... titre retrouvé sur le Cd 'Wilderness Plots'. Une collection de 19 tracks de Tim Grimm, Krista Detor,Carrie Newcomer, Michael White et Tom Roznowski.
'Sometimes trouble is a gift' sur 'The Back Fields' 2005.
'So it goes' l'histoire du dernier fermier de la région. Usines et supermarchés remplaçant les fermes. 'So it goes' un miroir reflétant avec exactitude l'humanité contemporaine.
Tim Grimm : un visionnaire, muni d'un sens de l'humour vivace !
Ladies and gentlemen, la dernière, mais je reviendrai goûter vos trappistes : 'Coyote's dream'.
Ecrit à Chicago, en pleine nuit. Tim le coyote rêvait, assailli par une chanson en devenir, il se lève et couche les lyrics sur une feuille. A haunting track, aux influences Johnny Cash, Elliott Murphy.
Brillant!

On aura droit à un double rappel !
Une chanson d'amour 'Lost & Found' et une cover : 'Buffalo Skinners' titre que Rambin Jack Elliott lui a enseigné. Ramblin l'ayant connu par l'intermédiaire de Woody Guthrie.
Un traditionnal dont l'auteur est inconnu, mais ce truc rocke méchamment!
..so we let the bastard's bones to bleach On the range of the buffalo!
Ainsi se termine l'histoire du cattle drover qui refusait de payer les cowboys, engagés par lui.. ainsi se termine le show!
Tim Grimm highly recommended!
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