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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 21:43

Co-organisation Muziekpublique et BroodjeBrussel, en plein Matonge, ce mardi à 12:30'.

Accoudé au bar, Guy, le plus grand planqué in Brussel (et payé pour...). Ah, tu viens voir Griff, subtil le Guy, je venais pas acheter une perruque rousse, grande spécialité de cette galerie colorée....
Sais-tu comment ils ont appelé leur spectacle? 'Bagpipes forever, kilts never!'
Tu savais que t'allais pas assister à un show electro ou à du hip hop.

Griff
a vu le jour en 2002 et a sorti un CD éponyme en 2005, un second est prévu pour binnenkort.
Le groupe a vu le jour à l'initiative de Rémi Decker (cornemuse, flûte/low whistle), co-fondateur en 2000 du projet 'k Voel me Belg', du folk de chez nous. Il est accompagné par 5 artistes exceptionnels: Birgit Bornauw (cornemuse), elle apparaît également dans le line-up du Belgian Bagpipe Groove Experience, et a dans la poche un graduat en musette baroque - une petite nouvelle à l'accordéon chromatique: Sara Salverius (Transpiradansa) - seconde nouvelle tête, en remplacement de Maarten Decombel (Göze): Jeroen Knapen à la guitare (Surplus et Daou) - Benny Van Acker: contrebasse, au background jazzy (Assunta Mano, Hijas...) et last but not least, le fabuleux Raphaël Decock: uilleann pipes, low whistle et chant magistral (Cronan, A Contrabanda, Wannes Van De Velde ....).



Nous sommes prêts pour 45' de folk de haut niveau, mixant les compositions de Rémi aux pièces traditionnelles de diverses provenances.
'System 7' de Bela Fleck (+ Flecktones), le virtuose du banjo.

La version de Griff ne sonne pas bluegrass, mais Celtic folk. Les low whistles de Rémi et Raphaël donnant un cachet Irish traditional au thème. Finies les odeurs de poulet/moambe, en route vers la verte Eirin et ses pubs où la Guinness et la Smithwick's coulent à flots.
'Leksand' composé en Suède par Rémi. Là-bas vivait une belle blonde (quel cliché!) dont le pti belge était tombé amoureux. Une joyeuse et suave bourrée scandinave. Formidables pipe harmonies! Polyphonies griffones.
La présentation bilingue humoristique de Black & Decker ajoute du charme à ce concert.
'Sainte-Adèle' une suite Celtique en trois parties (Welsh, Bretonne et Gaëlique), racontant l'histoire d'une jeune enfant obligée de se prostituer sur un bateau et jetée dans les flots après usage. Tragique!
'Bojyrlyg' entame l'oeuvre. Raphael aux vocaux sombres, des gargouillements gutturaux noirs sur fond musical sobre: une guitare et une contrebasse. D'un romantisme exacerbé, ta gorge se noue. La guitare enchaîne vers la seconde pièce 'Marivonig An Dourduff' plus enjouée. Les paroles de ce chant traditionnel breton sont originaires de Plouezoc' h,le Dourduff étant une anse près de Morlaix . Le fatal destin de Maryvonne, enlevée par les British et violée par les marins Déshonorée, elle saute du pont dans la mer sauvage, pour être sauvée par un poisson remontant des fonds marins. Les cornemuses allègres faisant un contrepoint léger à la noirceur du récit. 'Aderyn Du' la partie Galloise de l'oeuvre, le chant de Raphaël prenant des intonations arabisantes ou mongoles.
Griff mixe adroitement tradition et expérimentation, un cocktail savoureux et inventif.
'Genova' écrit par Rémy et dédié à la ville italienne,dans laquelle vit un ami accordéoniste. Une contrebasse jazzy, des accords de guitare discrets servent de fond sonore à l'accordéon voyageur.



Les cornemuses entrent en piste et le gentil folk ligurien prend des colorations funk, la guitare se fait bluesy et l'accordéon volage, des battements de mains ajoutant du rythme à la composition.
De l'excellent boulot.
'Visur -Vatnsenda Rosu' un traditionnel islandais, également au répertoire de Björk.


Une chanson d'amour, récupérée par les curés et transformée en hymne liturgique. Superbe de langueur.
Le répertoire varié, la virtuosité et la subtilité des musiciens sont dignes d'éloges.
Griff termine par 'Rasta Pizza' écrit par Rémi avec Maarten Decombel, qui, malgré le titre Aldo Maccione/Bob Marley, s'avère être une gigue irlandaise typique.
Bravo!
Une pintje, Michel, et après une Napoletana?
Ce mec ne travaille jamais!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 21:26

Ce 18 mai, première de 'Stoemp', une initiative de Poppunt, soutenue par FM Brussel et le Vlaams ministerie van Cultuur à Bruxelles, pour promouvoir les jeunes talents musicaux et les Brusselse volkscafés.

Dix établissements font partie du circuit, dont les illustres Kafka, Dada, Dolle Mol, Walvis, Roskam et autres fleurons bruxellois de la pintje à volonté.
Début officiel en septembre, chaque établissement offrira 3 concerts pour pas un balle: clap, clap clap, ...
Ce soir: présentation et réception: deux consommations gratuites pour les invités et des mini-barquettes de stoemp: succulent! Le hic, c'est que t'es filmé à côté de Bertje Vlaamse playboy Anciaux, un BV aimant se mêler au peuple (moins ivrogne que Micheleke, le WC, superstar sur YouTube). Après les discours et la pause pique-assiette, un double gig: Roland et Douglas Firs.

Douglas Firs

Nous servira 'Apple', leur titre Americana à la Johnny Cash, en apéritif. Histoire de faire comprendre aux politicailleurs de quoi il retourne.
Nous on savait, on avait déjà vu Gertjan Van Hellemont et son frère, Sem, à Halle, le jour de la prise de la Bastille.

Ils ont fait du chemin, et feront l'avant-programme de Milow, le 20 mai à l'AB (sold-out).
A 20h20' retour du duo sur la scène du Monk.
Gertjan à l'acoustique, Sem au piano électrique. Son pas terrible, bla bla bla bruyant au fond du troquet, never mind let's stand frontstage! 'I will let you down', une ballade à la fois fragile et intense, soulignée par un harmonica Bob Dylan.
Knipoog de Roland, assis à deux mètres ... ze zijn goed!
'Cocaïne Murder' Jackson Browne/Neil Young sont des influences, backings efficaces du brother.
'Apple' est repris une nouvelle fois. Ce country rock arrache.
'Love you now' country/folk rock mélodieux, proche de Roger McGuinn et de ses Byrds.
Gertjan passe de l'acoustique à l'électrique avec réel bonheur.
'Baby Jack' poursuit dans la veine Americana. Gertjan (21 ans) est de la race des grands singer/songwriters, een natuurtalent zeggen ze in Meise!



Sem, n'est pas un âne non plus, c'est lui qui a composé 'The kitchen table'. Titre dramatique d'une acuité étonnante ... Whisky and a glass seem to be the only cure for my disease ... après une poignante intro aux claviers. Sterk nummer!
'Summer& glow' visionnaire et hypnotique, Ryan Adams est dans le coin, tu sens sa patte.
'I will follow you into dark' une reprise de Death Cab for Cutie.
'That's what I want' joli travail de Gertjan à la gratte et, Douglas Firs terminent par 'Dirty Dog' un sale petit blues/rock nerveux à souhait.
Encore un peu plus de présence scénique et ce sera parfait!

Roland

Il sera 21h10 lorsque meneer Van Campenhout viendra s'asseoir sur le siège trônant sur scène, une dobro, un bourdonnement en écho et, ... baby don't fall in love with a rambler he'll carry your dreams away ... une road song, avec méchant solo du godfather. Hij heeft er zin in! Malin comme un singe, il y mixe de tout: 'BlackMountain Blues' de Nick Drake notamment, ou un 'boogie all night long' gluant (pourtant son pote Gene Taylor n'est pas dans les parages), pour revenir au thème initial. Roland is a gambler, don't trust that guy.
Public chaud, ambiance!
'Lime in the coconut' à la Gibson acoustique, une de ses favorites.
Rockin time, kids ... I'm walkin and walkin with my feet to the ground ... le moine hirsute hurle, tape des pieds, ses mains battent la Gibson, ses doigts filent sur les cordes, il joue à cache cache avec sa baby ... I can see her She can't see me .... Un forcené lâché parmi nous , sa frénésie gagne les premiers rangs.



Nog eentje alleen, au dobro, démarrage flamenco sans castanuelas ni gypsy dancer.... as the crow flies baby I ain't too far away from you... joli fingerpicking.
L'âge n'a aucune prise sur le Boomois.
Eh les kets, kom meespelen... Gertjan et Sem en piste avec la légende. Je me revois 35 ans en arrière,dit-il, en pensant à sa période Roland & the Blues Workshop! Une version étonnante de 'Honky Tonk Women', chantée à tour de rôle par les trois protagonistes. Public excité.
Un Bob Dylan 'One of us must know' (sooner or later). Un Roland sublime de tendresse!
Pour terminer la soirée, un fingerpicked country avec glissando de slide ... you'll make me walk 500 miles just to see you smile .... Roland, en pleine forme, guitare en bandoulière sur le chemin de St Jacques de Compostelle, pour revoir le sourire d'une madame!
Ce stoemp n'était pas dégueulasse!
 
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Published by Michel (Photos: Clélia) - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:58

Christophe ex-colon yéyé, alias, Daniel Bevilacqua, le papy séducteur, le James Dean de Juvisy-sur-Orge, le dandy amateur de glamour, de vitesse et de rock'n roll revient, après une longue absence, à Bruxelles qu'il aime.

Un spectacle en deux parties. La première consacrée à sa dernière oeuvre 'Aimer ce que nous sommes', la seconde à une relecture de ses succès immortels.
Projet ambitieux pour lequel la star est accompagnée par le Mons Orchestra, dirigé par Jean-Paul Dessy, sans oublier son band avec les deux arrangeurs, Pascal Charpentier (piano) et Christophe Van Huffel (guitares), ce dernier, membre du groupe jazzy 'Tanger'.
Un batteur, une percussionniste (Gaelle), un synthé, un bassiste (pas Gail Ann Dorsey, l'attitrée de David Bowie, comme annoncé), un saxophoniste, un harmoniciste et Eric Truffaz aux trompettes.

Sans oublier l'ensemble Los Flamencos en partie 2, ni la soeur de Lio, Helena Noguerra, élément décoratif sensuel et lascif, au chant récité, ou encore la danseuse Cynthia Phung Ngoc (ouah, quelles jambes!). On a compté 26 personnes sur scène en fin de concert, et on ne te parle pas des groupies quinquagénaires ayant envahi le podium.
20h20': mise en scène 7è art.

Cynthia, silencieuse, traverse élégamment la piste pour venir s'installer sur une escarpolette. Helena, dame de petite vertu, vient mettre une thune dans un jukebox ... 'Mystery Train', elle prend place aux côtés de la première belle. Séance de make-up, second rock 'Long Tall Sally' et arrivée du maître de cérémonie qui augmente le volume sonore. Christophe en karaoke ... have some fun tonight ... , les dames se la jouant Brigitte, susurrant Harley Davidson.
The show can begin, production cinématographique, puisqu'en background sur écran géant défilent des visuels esthétisants.

'Wo Wo Wo Wo 'intro théâtrale et grandiloquente, suivi de 'Magda'. Déjà tu t'énerves, la voix de Christophe est couverte par l'orchestration, certes superbe et audacieuse. Ses lyrics sont inaudibles et pourtant il chante en français. Un son gênant, de basse ronflante, rendra imperceptibles les vocaux du chanteur de charme pendant quasi toute la lecture d' 'Aimer ce que nous sommes'. Clelia râle, que fout l'ingénieur son?
Les cordes élégantes de l'orchestre de Mons, le jeu de guitare subtil de Mr Van Huffel, la magnificence du piano, les envolées modernes du synthé et les interventions racées des instruments à vent: tu applaudis à deux mains. Tu en viens presque à supplier Christophe d'arrêter de pleurnicher, tant les arrangements sont superbes. Qui va descendre l'équipe technique, qui transforme ce spectacle en bouillie? Un mec excédé par le son pourri et la préciosité de la diva gueule: 'c'est nul', au grand dam de nombreuses folles (sorry, pas correct!) ayant participé à la gay pride.


Imperturbable, le vieux beau poursuit, assis sur un tabouret... 'Mal Comme' 'It must be a sign' 'T'aimer fol'ment'... La lecture de sa dernière création continue, faudra acheter la rondelle pour comprendre la poésie urbaine du Bryan Ferry parisien. Une guitare andalouse, des percus Cordoba: 'Odore di Femina', que Christophe lit en même temps que nous sur l'écran. Aurait dû le faire pour tous les titres. Sensuel, ce flamenco. 'Tonight Tonight' (les portes de la nuit ne sont jamais fermées à clé ..., l'éternel noceur!).
Ses fantasmes nocturnes, les décapotables filant à 300 km/h, le cinéma, les talons aiguille, les villes maudites (Berlin) .. Tout l'univers du personnage esthète. A trop vouloir décorer pourtant, ce rococo boursouflé risque de lui exploser dans le faciès.
Une précieuse ridicule, me souffle Clelia. Ne sois pas de mauvaise foi, darling, le son était catastrophique, le mec en fait des tonnes mais il sait composer de bonnes chansons.
Pause!

Les avis ne sont pas unanimes, certains spectateurs ont quitté le cirque pour aller assister aux derniers matches de notre soccer league.

Seconde partie!
Miracle, meilleure qualité sonore!
Helena vient nous réciter un truc franchouillard branché sur lignes de sax Blue Note.
... Dans ce dancing sans danseur Sous la boule ronde... 'Le Beau Bizarre' entame la route aux tubes.

Et le mec en a pondu des tonnes: 'Minuit Boulevard' 'Ces petits luxes' 'Avec les filles j'ai un succès fou' (Clelia l'a fredonné toute la nuit) 'Comme un interdit' ..... Les fans sont aux anges, le cirque transformé en Wurlitzer Rock-Ola scintillant.
Un petit rondo? Ok, merde on s'est planté, on recommence 'La petite fille du troisième': magnifique! 'Daisy' ... comme dans ces vieux films italiens ... on adore!
'Le tourne-coeur' piano/synthé /chant :vibrant!
Los Flamencos: guitares flamenco, cajon, percussions et choristes 'Senorita', un peu trop Gypsy Kings, mais Bruxelles en raffole. Bon on vous la refait!
'Les Paradis Perdus' le slow qui tue!


Claude-Marie Dubufe (1790-1864)
Le Paradis perdu, 1827

Le groupe, et l'orchestre revenu, se lancent dans une intro magnificente, le gigolo prend tout le monde en photo (groupe, équipe technique, public..) ...Je suis né là-bas ... 'Le dernier des Bevilacqua': long, somptueux, avec des odeurs Concerto d'Aranjuez. Pour enchaîner sur 'Les Mots Bleus' qui n'a pas pris une ride. La folie a gagné certains nostalgiques, une matrone, échappant au service d'ordre, vient enlacer son idole. Hilarant!
Ravi de la réaction du public, le bourreau des coeurs nous offre 'Les Marionnettes' et 'Aline' pour terminer ce plongeon dans les années yéyé.
Et j'ai pleuré, pleuré, oh j'avais trop de peine!
 
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:42

Fêtes locales à Haren, organisées par le GC De Linde: brocante, acrobaties, spectacles de gosses (breakdance ...) - boudins, caricoles, kriek et pintjes à volonté .... c'était pareil du temps de Bruegel de Oude, sauf qu'au programme tu as pointé Ruby Dee & the Snakehandlers...

Encore un band des States, Austin (Texas), dont s'occupe Gert 'Surfing Airlines'.
Hoelaat? T'as beau consulter tous les sites, aucune précision, le myspace des Texans annonce 14h.
OK, va pour 2 PM.
Sur place la traditionnelle connerie, des mecs essayant de vendre des trucs dont personne ne veut, d'autres braves gens bourrés comme 66 polonais (à 14h!), un podium ville de Bruxelles, pas de matos, pas de programme, pas d'affiche ... ça craint, Germain.
L'INFO stand: is er een optreden? Ja, à 15h30' meneer. Godv.!
Heureusement, 2 ou 3 potes (dont l'affreux RickyBilly se rappliquent), on écume les cafés locaux et à 15h30' retour à la place 'concert', près de l'église.
Le band est là, rien n'est monté, on joue à 17h ... Aucune trace des organisateurs, il y avait encore un bistrot pas visité, see you Ruby!
5 PM, tout est prêt, les Snakehandlers attendent le feu vert, aucun responsable dans un rayon de 300 mètres...



Steven (Curieus Schaarbeek) entame une recherche FBI et trouve un comique local qui annonce le band. Il y a 10 personnes et 2 chiens face au podium ... Folklore!

Ruby Dee & the Snakehandlers

A 5-year old roots combo: 2 cd's, 1EP! Une flamboyante frontwoman, lunettes de soleil, veste jeans et chemisier à carreaux (rouge/blanc): Ruby Dee Philippa et 3 charmeurs de crotales doués: Jorge Harada: Fender guitar, backing vocals, a killer! - et à la basse et drums pour ce European tour: Leslie McCurdy (the Mother Truckers..) et Jordan Teitelbaum (Amanda Mora's band...). De la honky-tonk/barrroom country, fortement épicée au rockabilly, aux portes de la romane Ste Elisabeth!
Feu: 'Who is she' ouvrant 'North of Bakersfield'old school rockabilly. Va y avoir du sport!
'I remember you' enchaîné sans pause, un timbre young Dolly Parton, une Fender t'invitant à entrer dans le jive.


'So long' ouvrant leur premier effort discographique, du Eddie Cochran du 21è siècle.


Une petite romance à la June Carter? ' Just one day'. Retour au swing ' Now I want you' (out of my head) juteux travail à la Fender. 'Childish Memories' upbeat melody, surfing guitar.

Ruby Dee s'avère être une lyriciste douée, respectant la roots tradition 'Cold Pines Red Dirt' 'Something Bad', tu voyages avec le band sur les routes du Tennessee, en chantonnant des country road songs aux parfums Johnny Cash, Buck Owens, Hank Williams avec des pointes de 'modernité' Stray Cats.
Le band a du mérite de se donner à fond devant 8 vétérans et 3 gosses peinturlurés. 'Make it last' un méchant country rock saignant.
 
Un traditionnel (Hank Williams) 'Settin the woods on fire' avec pas de 'kicker dancing', let's do the dosado....

We're gonna rock Haren to the bones ... 'Told you so', un solo pour chaque instrumentiste, that's how it goes in Austin. Yeah!


'Better slow down' avec Jorge aux vocals, il a emprunté le titre à un groupe ami de Chicago. Un rock fumant, pas question de ralentir, babe!
Mr Harada poursuit 'Switchblade Pompadour' du psychobilly' coupe de cheveux short on the sides', madame la Marquise. Les cloches de Ste Elisabeth annonçant l'office dominical en écho, we're gonna rock this church.
'Don't need a man' that gal has got balls!



Jorge descend du podium pour jouer entouré de little black kids from Haren. Ambiance!
'Since you went away' du hillbilly frénétique. 'Shameful breaker' genuine American roots music that will shake your ass!
Ruby Dee et son band achève le set avec '18 Wheels' un rock saccadé et nerveux.
Nous sommes 10 à demander un encore et Jorge nous gratifie d'un dernier surf rock digne de Link Wray.
On vend quelques CD's ,on remercie la poignée de spectateurs, on démonte,en route pour les Pays-Bas(Klaaswaal), second gig tonight 9 PM.
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Published by Michel - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:33

This is the Kit :

Pour avoir déjà vu la charmante Kate (et son musicien) l’an passé aux nuits bota et pour avoir fait tourner son album quelques fois sur ma platine, je ne voulais pas rater son retour dans notre capitale. Qui plus est au grand salon, merveilleux endroit pour se délecter de bonne musique.

Pas beaucoup de changements par rapport à l’an passé, banjo, guitare Martin, violon et quelques percussions. La voix magnifique de Kate sur ses chansons mi-gospel mi-folk vous font sentir bien. 50 minutes de douceur, de plénitude, de calme et parfois de silences qui vous clouent sur votre confortable fauteuil. On est souvent déçu quand on revoit un groupe que l’on a beaucoup aimé lors de sa découverte mais ici je suis encore plus charmé. Kate est magnifique, sa musique aussi. Je me dois de vous la conseiller. (Commencez par Two wooden Spoon)

 

Soy un Caballo:

Groupe belge trop méconnu chez nous (ils ont pourtant collaboré avec Bonnie prince Billy). Peu de passage en radio, peu de couverture média et peu visibles sur scène. Ils font pourtant de l’excellente chanson française, hors des sentiers battus, mais de la musique intelligente, bien foutue que la  plupart des gens trouvent probablement élitiste mais qui peut être très belle pour qui sait y faire attention.

Batterie, orgue, deux guitares, une basse et un xylophone. Vous ajoutez des chœurs de luxe avec Kate de This is the Kit et Sam Genders de Tunng et vous avez le groupe complet de ce soir. Avec autant d’instruments et de monde au milieu du public le son se fait plus difficile à régler dans le musée, le set y perdra malheureusement un peu de sa qualité.

Soy un Caballo ouvrent avec « A travers la neige » une adaptation de « Birchwood beaker » de This is the kit, la transition est faite…

Le show se poursuit avec leurs chansons posées, bien que plus électriques, chantées à deux voix (Aurélie Muller et Thomas Van Cottom). On pense parfois à Dominique A à ses débuts. Kate et Sam Genders s’amusent à faire les chœurs, le groupe est concentré mais prend visiblement du plaisir à jouer ces morceaux et le public est conquis malgré quelques passages un peu plus faibles en intensité.

Pour clôturer, Sam Genders reprendra deux morceaux de Tunng accompagné par l’ensemble du groupe, dont le magnifique « Bullets ».

A nouveau une belle soirée au grand salon, le Bota doit absolument réorganiser des concerts dans cet endroit.

NB: Soy un Caballo sera en concert le 28/08/09 au théatre de Namur

 

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Published by Lio - dans Concerts
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 21:13

Deux noms seulement sur l'affiche ce soir sous la Rotonde du Botanique mais enfin une soirée Sold-Out!


A 20H, Fink, deux britanniques Fin Greenall (Guitare et voix) et Guy Whittaker (à la Basse 6 cordes). Privés de leur batteur, ils vont réaliser un set minimaliste, Guy tappotant sur ses cuisses pour établir la rythmique. Ils sont sympas, ils jouent bien de leur gratte et chantent avec un beau grain de voix ... Mais c'est d'un monotone, d'une platitude indescriptible ... Deux morceaux suffiraient à endormir un hyperkinétique ... ils nous en ont fait 45 minutes, plus un rappel ... interminable ! Le pire c'est que le public en redemandait ... j'ai pas compris !

21H10 La jeune autrichienne Anja Franz Lasch envahit la scène ....

Soap&Skin, une ombre mystérieuse, un personnage échappé d'un film de Tim Burton, elle s'assied derrière son piano, le Mac posé sur le « porte partitions » et immédiatement, la magie opère ... une envolée de chansons toutes plus étranges, envoutantes les unes que les autres. Elle lance des samples et rythmiques de deux doigts sur son touchpad et ca vous envoi un grand coup dans les tripes, des textures qui collent parfaitement à sa tessiture vocale et se mêlent subtillement aux sons de piano. Magnifique! En plein milieu se son set, en intro de morceau, elle descend dans la foule ... on se demande encore pourquoi, comme si elle cherchait quelqu'un, quelquechose ... puis remonte dans l'urgence sur la scène pour être raccord avec « la bande » ... Ses petites valses aux mélodies légères font irrémédiablement penser à Yann Tiersen et forcément à cause de son côté « Dark » à Shannon Wright. On aura du mal à lui arracher un bis (un seul morceau) et puis c'est fini ... elle n'a qu'un album à son actif, c'est vrai, mais on est quand même resté un peu sur notre faim, tant notre appétit était grand !  On peut encore espérer de grandes choses de cette artiste tant qu'un exorciste ne sera pas passé sur son chemin ...

Remarque: Lio l'avait déjà chroniquée l'année passée pour son passage au Wirloof bar. 

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Published by Rudi - dans Concerts
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:53


Kania Tieffer 

Aux risques d’encore se fâcher avec la nouvelle scène belge…  Kania Tieffer.

La belge va nous présenter ses chansons courtes, électro-clash, bourrées de sons 8 bits, sensées faire danser ?? Rire ?? C’est pas Peaches (moins sexy), c’est pas Sttellla des débuts (moins drôle), c’est un mélange de tout ça mais complètement raté… Quand elle joue de la guitare le niveau descend encore d’un cran, si elle chante c’est pire… Pas grand-chose à ajouter, sinon que j’aurais du arriver 35 minutes en retard.

Ou alors j’ai rien compris... Mais alors qu’on m’explique…

Lost Valentinos

Groupe australien composé de 2 guitares, une basse, un synthé, une batterie et un chanteur. Ils semblent avoir déjà fait leur trou de l’autre coté de la planète, ici ils ont encore tout à prouver.

Leur set m’a en tout cas beaucoup plu: très pro, très bien joué, bien chanté et une belle présence scénique, les morceaux sont un peu bateaux mais ils sont tellement bien foutus qu’on se prend au jeu… Musicalement ça ressemble à Ian Brown ou à Primal Scream. Parfois c’est tout électro parfois c’est toute guitares en avant, c’est en tout cas très dansant et efficace à défaut d’être innovant. 50 bonnes minutes qui auraient pu mettre le feu à la rotonde s’il y avait eu plus de 50 personnes présentes. 

The Cocknbullkid

Annoncée comme la nouvelle vedette anglaise j’attends impatiemment le set d’Anita Blay. Elle est accompagnée d’un guitariste (aussi au synthé) d’un bassiste, d’un batteur et d’une bande qui, musicalement, prend quasi toute la place.

Mon avis sur son set est très partagé :

Outre deux trois tubes (dont « I’m not sorry ») les morceaux manquent de pèche, c’est dansant mais pas enivrant.

La diva chante merveilleusement bien mais le revival disco c’est pas trop mon truc…

C’est bien foutu, mais Santigold a déjà marqué le territoire et il faudra être plus costaud pour l’en déloger.

Et surtout… surtout, comment peut-on se foutre de notre gu**** en ne jouant que 30 minutes sous prétexte qu’il y a peu de monde et qu’elle a joué dans la rotonde plutôt que dans l’orangerie comme prévu… On est pro ou on ne l’est pas chère diva de la soul et du disco…

Verdict : Recalée ! !  (Mais je vais quand même réécouter secrètement "I’m not Sorry" de ce pas…)

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Published by Lio - dans Concerts
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:27

Fred Zamp, qui avait assisté au gig de Clare & the Reasons, m'avait confirmé tout le bien que collega Lio pensait du Grand Salon. Il ajoute: viens tôt pour te trouver au plus près de l'artiste.

Nous suivîmes ses judicieux conseils et vîmes, en effet, un salon 'hotel lounge' d'une autre époque, style Metropole ou Hôtel du Palais à Biarritz (il ne manquait que le Spa pour compléter la touche Reine Victoria). Tu prends place à côté d'accortes jeunes personnes et tu attends Emilie Jeanne-Sophie Welti Hunger et son band.

Un mot résumera cette fabuleuse soirée, Miss Hunger ne nous a pas laissés sur notre faim, un récital somptueux, rien ne manquait: apéritif à bulles, repas fin et pour conclure digestif(s) à volonté: la totale!

Sophie Hunger

Berne/Zurich, 2 albums, le dernier 'Monday's Ghost' 2008. Le secret le mieux gardé de Suisse se dévoile.
A 20:15, la jeune dame intimidée, petite robe rouge, prend place sur un haut tabouret. Quelques accords de guitare, elle interrompt soudain son introduction, gênée par un photographe intempestif, couché à 36cm d'elle, elle le prie d'aller cliquer Madonna ou Bruni/Sarkozy et reprend 'Travelogue', accords limpides, timbre Suzanne Vega, du folk délicat.

Entrée du band: le petit nouveau, Simon Gerber: basse,contrebasse - Julian Sartorius: batterie, percus et glockenspiel - le grandiose Michael Flury: trombone, glockenspiel et aux guitares, flûtes, piano: Christian Prader.
Ces quatre virtuoses assurant des backings distingués. 'Shape' minimaliste et profond à la fois. Haunting trombone en background, basse et percussions sobres, Julian battant des mains pour accompagner le chant léger de Miss Hunger. 'Drainpipes' voit Christian s'attabler au piano, le trombone de Michael colorant le thème d'une pointe jazzy, le chant se fait halluciné, l'instrumentation agitée: fascinant!



'Boat is full' une flûte pour ce female rock nerveux. Le bateau est plein: on ferme la frontière Suisse, s'exclame un politicien ultra-nationaliste (Dedecker/ Filip Dewinter helvète).
Une nouvelle chanson 'Mr Shades', groovy avec glockenspiel fluet. Des arrangements et une intonation Joni Mitchell, avec de belles envolées du cuivre.
'House of Gods' une ballade slowtempo.
'Market Place' que Sophie entame seule au piano ... She's so ugly... Qui? Un trombone aux effluves end of the night vient accompagner ce jazz fragile.'Walzer für Niemand' en dialecte alémanique. Une versalité étonnante et magique. Un titre lent, poétique, précieux. Nous tombons amoureux, le charme de son univers folk/ jazz/ soul agit de manière contagieuse, le public boit à ses lèvres.


'Spiegelbild' (avec S Eicher sur l'album) l'allemand rocailleux mêlé au français suave: une étonnante palette musicale d'une richesse inouïe, alors que la Zurichoise n'a que 26 ans. Tu penses à Madeleine Peyroux, Leonard Cohen, Jeff Buckley ou même, à Tom Waits...



Nous ne sommes pas au terme de nos surprises, ni de notre émerveillement: une formidable version de 'Le vent l'emportera', nous laissant des larmes dans les yeux.
'Birthday' décoré de lignes d'harmonica charmeur.

L'artiste nous présente son band en français, teinté d'une charmante pointe d'accent Suisse. 'Round and Round' un rock énergique. Suivi d'une longue intro, faite de bruitages percussifs sur fond de basse frappée du plat de la main: 'City Lights'. Encore un nouveau titre impressionnant. Dix bonnes secondes s'écoulent, avant que nous osions rompre le silence pour applaudir.
Pour mettre un terme au concert: le chef d'oeuvre: 'Rise and Fall'! Une symphonie entamée au piano, Michael en vocaliste russe... daï daï daï ....., suivi d'un chant choral somptueux, que les garçons entament, rassemblés au milieu de la scène. D'un classicisme souverain, le titre serait inspiré par une nouvelle de Johan Peter Hebel, poète suisse du 18è/ 19è siècle, encensé par Heidegger.


65' radieuses, émouvantes, magiques.
Public debout, musiciens heureux...

Bis
'Hotel Belfort' titre plus ancien, qu'elle joue seule à l'acoustique. Pas contente des sonorités, elle débranche l'électricité, éloigne le micro et continue en version nue. Communion totale avec la salle.
'Monday's Ghost' titre de l'album, joué à trois. Une flûte champêtre, un piano discret, soudain un break, la composition explose, une furia slave, avant le retour au calme ... Bring me back to your frontdoor... Magistral!

Once upon a time you dressed so fine You threw the bums a dime... hé, on connaît, mais bien sûr 'Like a Rolling Stone' Dylan. Une version coup de poing. Triomphe!
Non, ils ne partent pas! Bis 4: ' D'Red' une ballade au piano, citant en Zurichois élégant .. Rosa, Matrozen, immer neue ...
Elle nous quitte, on se rhabille, le band se ravise, un cinquième encore: 'Tell the Moon'. Sophie se tourne vers la partie du public ayant admiré son dos pendant tout le show. Aucune amplification, une contrebasse mélancolique, des harmonies célestes, un trombone charmeur ... very, very close to heaven ... chante-t-elle, mais non, baby, c'était le paradis!
Du jamais vu un sixième morceau, une claque phénoménale, ridiculisant les Duffy, Adele, Joss Stone et consoeurs: 'Ruler of my heart', immortalisé par Irma Thomas. Un soul/ blues grandiose, chanté d'une voix impeccable.
Simply gorgeous!
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Published by Michel - dans Concerts
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:56

Que c'est triste les Nuits Bota quand il pleut. Personne sur les marches à l'extérieur, tout le monde entassé dans les salles, la chaleur moite et les odeurs se font sentir ...

20H sous le chapiteau Fujiya & Miyagi ouvre le bal. On les avait découvert chez nos amis de listen2fight. Sur scène, la formation est classique : clavier – basse – batterie – guitare, chant. C'est plutôt pop avec des accents très funk par moment. Des paroles raz des pâquerettes ... Ca me fait penser un peu à Day One, ça swing plutôt bien même si la balance n'est pas très bonne; un peu trop de basse, pas assez de voix ... Une voix qui du reste est un peu terne et monotone. Un vanilla-strawberry enjoué et un final énergique, en apothéose, ont quand même sauvé ce prélude. Dommage que l'ensemble n'aie pas été du même niveau.

Bonobo a emmené l'artillerie lourde, le band au complet ... genre big band de jazz ... non, j'exagère un peu mais c'est juste pour souligner le caractère jazzy du groupe. Par moment, ça Trip-Hop légèrement, ça Soul délicatement mais ça globalement, ça « jazzouille » beaucoup. Un groupe qui aurait eu sa place au Belga-Audi Festival ou même à couleur café. Le son était assez pourri, la chanteuse souvent à côté de la plaque et certains morceaux n'en finissaient pas ... Bref, ça m'a fatigué au bout de quelques tracks et surtout après l'interminable instrumental avec solo de saxophone ... à faire fuir les plus valeureux!

Ez3kiel (prononcez comme vous pouvez) propose deux batteries, une guitare, une basse et un visuel (projecteur sur écran à l'arrière de la scène). Ez3kiel, c'est un groupe touche à tout, expérimental, qui allie plusieurs techniques (photos, vidéos, installations, musique, ...). Leur prestation de ce soir était malheureusement fort (trop ?) carrée, classique et pas très innovante. Même si certains visuels, sont particulièrement léchés et collent parfaitement au beat, musicalement, ca se répète continuellement. On dirait parfois du NIN sans le charisme de Trent Reznor, du Massive Attack sans subtilité, du Unkle sans inspiration ... un emballage sans contenu. Ces gars pourraient faire la BO d'un James Bond, beaucoup de cascades mais pas de scénario! Franchement, un groupe avec une telle réputation, j'en attendais vraiment plus ... beaucoup plus !

 

Dans le grand salon, ils ont déposé leur « installation » composée de trois parties, qui permettent de jouer d'instruments virtuel de manière originales, ça ressemble à un Elektroplankton steampunk ... mais le steampunk est passé de mode et Elektroplankton est plus accessible et portable ... un peu déçu de ce côté là aussi !

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Published by Rudi - dans Concerts
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:37

Intempéries = embarras de circulation gigantesques, nervosité électrique, 1/2 h pour te mener de la gare du Midi à la place Rouppe, rien ne bouge ... Panique à bord!

Tu t'en sors, et arrive à l'heure à l'AB pour le concert sold-out de PJ (Polly Jean, pas Police Judiciaire).

20:00 Tom Brosseau

C'est la troisième fois que tu assistes à un gig du gentil Tom (North Dakota). Il est prolifique, le blondinet, 8 albums en 8 ans, le dernier 'Posthumous Succes' sortira en juin.
John Parish, ayant produit certains de ses albums, l'a choisi comme support pour cette tournée.



1/2h et 7 titres d'acoustic/ folk minimal, le timide et charmant singer/songwriter a parfaitement rempli son rôle d'amuse-gueule.
'Here comes the water' gentle picked notes, voix chuchotée agréable, les nanas,maternelles, adorent! 'My favorite color blue' qui ouvre le nouveau né. Le récit de ses amours juvéniles.. ..in love avec la grande soeur de son meilleur ami.
Dedicated to P J and John 'How to grow a woman from the ground', un tendre midtempo chanté d'une high-pitched voice. Le syndrome de l'élève secrètement amoureux de son prof.
'You don't know my friends' gently rocks.
Le traditionnel 'Darling Corey', qu'il termine a capella, lui vaut une ovation.
Son look efféminé et attachant ravit mes voisines.
'Commited to Memory' sur l'album 'Cavalier', voix légèrement saturée.


Il termine par une lovesong 'Been True'.
Du soft folk élégant.


P J Harvey & John Parish

C'est pas un concert de Polly Jean, mais bien du duo Harvey & Parish.



Donc pas de 'Sheela Na Gig', 'Dry' ou 'Down by the Water'.... La setlist est basée sur les 2 CD's conçus avec John: 'Dance Hall at Louse Point' 1996 et 'A Woman a Man Walked by' 2009.
21h le band, chapeau et sobrement de noir vêtu, s'amène, suivi de little PJ, pieds nus, robe noire!
John Parish: gt électrique, dobro, banjo - Eric Drew Feldman: bass guitar, keyboards - Giovanni Ferrario: guitar, bass et le Frenchie aux drums: Jean Marc Butty (Venus- J L Murat...).
'Black Hearted Love' ouvre le bal. Gros son maîtrisé, voix puissante, balance impeccable ... bon début.



John au banjo, pour un titre aux relents country 'Sixteen, Fifteen, Fourteen', on suit l'ordre du dernier album.

Polly Jean choisit un timbre différent pour incarner un nouveau personnage, des poses théâtrales, un chant maniaque, proche de Captain Beefheart, sur fond de claviers (Mr Feldman, redoutable d'efficacité, ajoutant des backings Dr John aux incantations habitées de Miss Harvey ). De 1996 'Rope Bridge Crossing', un blues/rock mystique aux lyrics récités ... And I remember everything sunrise on a blue horizon.... Giovanni à la slide, John balançant de gros riffs, une atmosphère Jim Morrison.
'Urn with flowers in a drained pool' guitare métallique, vocaux hallucinés. 'Civil War Corespondent' est enchaîné sans pause, ce rock vibrant, un des highlights de la soirée, te rappelle la grande Patti Smith. Sweaty rock!

Changement de registre: ukulele pour John, melodica pour le transalpin: 'The Soldier', lyrics visionnaires chantés d'une voix enfantine ... It's the year when the troops entered the 39th parallel..., La diva se transforme en gosse fragile, vulnérable ...Poignante chanson.
'Taut' .. Jesus save me, hurle la damnée. Titre apocalyptique et sauvage. PJ couchée, supplie, gémit, se relève, s'égosille ... C'est l'artiste torturée, la witch effrayante de 'To bring you my love'.
Retour au calme 'Un cercle autour du soleil' lent, lancinant. Arthur Rimbaud croisant James Whistler.
'The Chair' une belle intro aux claviers/batterie, PJ épileptique hurle ... weeeh, weeeh, weeeh ... Effrayant. Une Janis Joplin amphétaminée, hagarde, à la recherche d'une bouteille de Four Roses, un chant hystérique, plaintif se terminant sur l'horreur ... pieces of my life are gone Washed away in water that took my son .... infanticide médiéval?
'Leaving California' chanté d'une voix pointue, John au dobro pour cette valse hantée.
Le title track 'A woman a man walked by' ('the crow knows where all the children go') débutant de manière récitative pour virer rock frénétique, la Miss enragée hurlant sa fureur ... just stick it up your fucking ass....! PJ entamant une gypsy dance endiablée, avant de disparaître en coulisses et laisser les chapeaux donner libre cours à leurs instincts rock. La virevoltante ressurgit et présente son band.
Une mélopée plaintive 'Passionless, Pointless'. John retourne au banjo pour le spoken-word poème 'Cracks in the Canvas'. Mystique, mystérieux, troublant, sombre, dense... cracks in the canvas look like roads that never end ...



Et on approche de la fin 'Pig Will Not' un rock/grunge voyant une nouvelle transformation du caméléon, non pas en cochon, mais en chien fou aboyant furieusement ... I WILL NOT ... répète-t-elle à l'infini! Titre agressif et fort!
65' d'un concert inégal, ayant connu des moments d'une intensité bouleversante mais aussi des morceaux anodins.

Bis
Un titre ne se trouvant pas sur les 2 CD's du duo: 'False Fire'! Un Southern rock avec John au chant et PJ au tambourin. Pour terminer par une chinoiserie minimaliste, chantée de voix nasale 'April'.
La femme fatale a, une nouvelle fois, envoûté son public.

 
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