Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 22:17
Dernière soirée cerise pour 2008.
Programme tout en contraste en ce glacial dimanche : un lo-fi singer/songwriter (Vinz) délicat et un projet gros rouge qui tache bordélique : We Like Red Wine !
Le public connaît le chemin de la vétuste salle de spectacle et affiche présent.
Pas mal de musiciens dans l'assistance , quelques joggeurs (The Joggings) , une vieille Renault (The Mighty Gordinis) et une légende de la chanson à texte (Didier Odieu) aussi sobre que d'habitude, on en oublie , c'est sûr... (Sorry Amaru!)

21h00 Vinz décide de se passer de toute amplification , je joue unplugged , ça convient mieux à l'endroit. Excellente idée !
Vinz alone on stage , ça n'a rien à voir avec le répertoire de the Ideal Husband ,pour lesquels il manie l'ukulele. Ce soir pas de Teuk ,de Karel De Bondt ,ni de Catherine De Biasio sur scène ,mais un gars honnête (enrhumé) et sa guitare.
Pour l'occasion , Fred Cerise se charge de l'éclairage , il n'a pas trop déconné , si ce n'est, qu'il envoie tous les spots sur le valétudinaire désireux de débarrasser, discrètement, son tarin de quelques mucosités . Bien vu , Fred !
Une nouvelle chanson pour entamer le set 'Things come alive' . Tu entres de plein pied dans un monde acoustique et dark, semblable à celui du regretté Elliott Smith. Intimisme et sobriété, jeu de guitare précis , sans fioritures. Silence clérical à la flûte. Un de ses grands titres pour suivre 'Land of men' . Une ballade languissante , tu verrais bien Derroll Adams la jouer au banjo.... painted lips and polished nails... une poésie rurale sentant bon le sud des States. 'Parchment List' another new one, toujours profil bas: humilité et respect des éléments naturels. 'Ice cold Hands', sombre mais sur fond de flamenco nerveux . Ice cold hands: ben ouais, fait -5° dehors . Avec le cachet il pourra s'acheter des moufles (en solde). 'Suit song'.. I don't want no bargain suit... que veux-tu , mec? Un costard Calvin Klein? Excellent titre folk/country .
Les petites perles raffinées se succèdent: 'Easy Rider' un joyau , digne du meilleur Castanets. Du psychedelic folk grandiose. Ce Vlaamse kid chante à merveille la culture des Southern States (Oklahoma, Missouri, Kentucky...). Un voyage mental en compagnie de Dennis Hopper et Peter Fonda .
'Well again'... Would you be my nurse if I was sick?..... Amours simples et tendres.
'Particles' encore une chanson dénudée jusqu'à la moelle , finding its way right to your soul.
...Everyone knows what's good for me .... sur background country. ('Led On' ) Et une dernière 'New House' ,j'ai acheté une maison ,on y sera heureux ...I got the key ... un blues rural à la Taj Mahal.
That's it , folks ! Les cerises veulent plus ... Ja , maar wat ?
'Smalltown boy' Bronski Beat , me souviens plus très bien des lyrics. ... Pushed around and kicked around Always a lonely boy ... avec ce chorus immortel ... Run away , turn away Run away , turn away.... Mooi!
Il enchaîne avec l'hymne aux gros nibards 'Pretty Boops' . Si j'avais un peu de pognon je le dépenserais avec de jolies nanas and some booze. Le programme électoral de Michel Daerden!
Vinz : de la délicatesse dans ce monde de brutes!

Après les pintjes, le pinard : We Like Red Wine !
Derrière ce pseudonyme bordelais se cachent deux ex -The Ignition (l'allumage a été switched off) : Quentin et Julien Joris : batterie et basse et, une bombe blonde en provenance du royaume Sarkozien : Victoria Tibblin ( chant et guitare)
Miss Vicky semble être la protégée du grinçant Didier Kengen a k a Odieu , garde moi une Leffe au frais!
Ce joyeux trio a décidé d'exhumer la punk attitude de son sépulcre caverneux . Un mot d'ordre : 'on joue fort , faux , on en rajoute un max et on vous emmerde si ça ne vous plaît pas ...'.
Sur ces bases philosophiques , les peinturlurés nous ont servi un show second degré, lourd mais rigolo.
Il y a du Nina Hagen dans leur approche outrancière , mais ne nous y trompons pas : la nana et les gamins savent jouer .
Un répertoire mêlant compos personnelles et reprises vineuses.
'Intro ' à la Johnny Rotten , suivie de 'Damaged Goods' (?Gang of Four?).
Tu penses à ces punk bands with female singer (Penetration avec Pauline Murray ou les Stinky Toys avec Elli Medeiros) , ou all female bands (The Slits). The Distillers ou The Gossip sont également dans les parages. Miss Tibblin n'ayant pas le sex -appeal Babar de Beth Ditto .



Du punkcore avec 'Jeannie' , un titre pharmaceutique ( à eux) 'Pansement'. Parfois tu repenses à Plastic Bertrand ou au ska punk (Bad Manners) . Il y a un petit côté New York Dolls dans leur attitude , mais ça sent le fake , et ,parfois, c'est cheap. Quentin se démène comme un Keith Moon , sous influence , derrière ses caisses et Julien nous fait son habituel numéro de cascadeur . Victoria est vachement plus sexy que Siouxsie Sioux 2008 . Bref , tu souris à leur truc potache.
'This is pop' suivi de 'Bass Chorus' pour Juju.
Et puis , grosse claque: formidable version de 'White Rabbit'. Jefferson Airplane chantant le LSD . Le petit lapin blanc d'Alice aux pays des merveilles devenant l'hymne psychédélique de toute la génération Woodstock. Passe moi ta guitare Vicky , je te refile ma basse souffle Julien : 'Bam Bam' .
Effectivement bam bam bim bam boum, à l'assaut!
The Damned 'New Rose' et un terrible 'Purple Skies ' de leur plume.
C'est fini , on a vidé nos bouteilles de rouge.
Les copains exigent un bis : 'Squelette' . Catégorie Berurier Noir , Ludwig von 88 , Les Garçons Bouchers ... On n'a plus rien au répertoire !
Ouh Ouh Ouh ...
Plus rien on vous dit , mais, vous l'aurez voulu , lance le facétieux Quentin, qui vient hurler un truc casse-couilles et fleurs de chou (vantant un Walligator ) dans le micro .
Fin de la farce!
Direction le bar , qu'Odieu quitte en chantant .. le rire du sergent , la folle du régiment , la préférée du capitaine des dragons...
Punk's not dead !

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 16:47
Samedi 27 décembre, après être resté cloîtré chez toi pendant une mortelle semaine, ton cerveau te souffle : une soirée de rockabully, zeg je dat iets ?
Suis alléché... Mon chat me regarde sournoisement... pas bien la tête, vieux, fait - 5 ° et qui va s'occuper de moi ? Je lui refile le n° de Brigitte, enfile une vieille veste et, direction Affligem.
Ouais, le patelin célèbre pour ses éternels bouchons sur la E40 (tussen Affligem en Ternat...), on y fabrique aussi une bière d'abbaye, meilleure que toutes les Amstel, Heineken et autres breuvages zollandais.
CC Bellekouter dit l'affiche... t'as la gemeentehuis, de politie, le sporthal met bar, la feestzaal met drankgelegenheid... mais rien pour la soirée rock. Imbroglio dans le Pajottenland ! Un indigène fumeur t'indique que tu dois chercher du côté du containerpark, près du voetbalveld et de sa buvette (ze drinken veel, aldaar!) et tu verras le cultureelcentrum. Bingo, c'est là que Satchmo organise sa (free) Xmas rock'n roll party.
Le temps de se mettre dans l'ambiance en sifflant quelques mousses, (des locaux venus s'installer à ta table, te remercient en te fourguant une pintje à chaque tournée, pour te bedanken..., chouette coutume !) et il est 21h15'
Entrée en piste de Smooth & the Bully Boys.
Un trio roots/rockabilly fougueux te replongeant dans l'univers du King, d'Eddie Cochran, Gene Vincent et autres Johnny Cash.

Le membre fondateur c'est Michel, the smooth kid, (Brasseur) à la guitare et vocals. Il était accompagné de Gus à la contrebasse et d'Hugo aux drums. Hugo Verhoye, c'est toute l'histoire rock in Belgium, à lui tout seul. Il commence en 1962 avec 'The Rocking Stars. Suivent d'autres groupes obscurs, avant l'aventure Irish Coffee. Il n'a jamais arrêté de cogner (Blinkit, the Night Time Heroes...).
Il y a peu, il estime que l'heure de la retraite a sonné. Psychobilly Gus quitte également les Bully Boys. Nevermind, Michel engage deux nouvelles recrues : Bull, le bruxellois pas roux, à la batterie (un ex Wild Ones) et le British Mark Sprex à la contrebasse et backing vocals. Mark dirigeant son propre combo les Rhumba Kings (avec, euh ...Michel à la lead).
Une méchante guitare rock, goeienavond dames en heren, is zalles gut, avec un accent aux colorations Namur, et le band attaque 'Céline', une composition du Lisse garçon. Efficace ce truc, rien à voir avec la gentille Céline du boy- scout, Hugues Aufray.

Carl Perkins 'Matchbox' et déjà un petit tour dans la salle pour prendre le pouls du public, ça décoiffe une banane.
Un peu de country 'Folsom Prison Blues' (Johnny Cash) avec handclappings des Teddy Girls, accompagnant le groupe.
...I've been travelling over mountains Even, through the valleys, too...Elvis Presley 'Trying to get to you'. L'ambiance monte d'un cran. Quelques effets de vibrato pour enchaîner sur 'Mystery Train'. Je saute du podium, grimpe sur une table et ce train se métamorphose en TGV diabolique.

Brillant showman, le mec.
Admiration incommensurable pour les Stray Cats, un 'Runaway Boys' transcendant.
Charlie Feathers 'Stuttering Cindy' 1971, avec déhanchements pelviens suggestifs.
Je l'aime bien la petite Cindy, robe à pois, qui broebel en me disant rock -a-me -baby...
Encore une train song 'Lonesome train' Johnny Burnette. Sheila (tu prononces 'chie le ') et Carol (tu prononces comme tu veux) entrent en piste pour entamer un pas de danse western style, pendant que Mark monte sa grand-mère en levrette.
Au lit, les enfants... 'Age of Speed' nouvelle compo de Smooth et on termine le set avec 'Red Hot', hymne rockabilly infaillible.

Un break avec distribution gratuite de sandwiches.
Organisation impeccable de Satchmo, qui annonce son annuel' Belgium guitar show' le 21 mars 2009.

Après cette longue pause boisson, Affligem est prêt pour une seconde couche satinée et gratinée.
Weeeeeeeeh pendant 30 secondes ...Have you heard the news ...Quoi, Leterme is back ? Non.... 'Good rocking tonight' 1947 Roy Brown,1954 Elvis... Une profession de foi.
Dans le même style 'Let's play house' : rockez belles oreilles !
A song for screamers, pour suivre 'Flying Saucers R 'n R' ...the crazy beat just knocked me dead... qui dit mieux ?
Le 'Stray Cat Strut' à rendre jaloux Brian Setzer, Lee Rocker et Slim Jim Phantom.
Les stray cats quittant la gouttière pour le ballroom floor.
Un guest pour la suivante : godv; un revenant, dappere Hugo en a déjà marre de la pension, il va nous chanter un blues : 'White Man Blues' écrit par William Souffreau, son pote d'Irish Coffee. Ouais les petits blancs savent chanter le blues.

Affligem prie pour une autre d'Hugo, l'enfant du pays... I say M M-O-P Mop ...'Rag Mop', ils vont nous jouer toute la collection Sun Records ?
Ovation, bedankt Hugo.
Mark aux vocals : 'Baby's gone', un peu de glassneck on my strings pour Michel. Explosif !
You know what time it is ? Quoi ? You know what time it is ? T'as rendez-vous, gars ?
No, it's time to rock.... 'Rock'n Roll is King'. Acrobaties sur les tables, escalade de contrebasse, le total rock'n roll circus. Fait chaud à Affligem, ailleurs le thermomètre indique Welcome in Siberia !
'Rock this town' comme finale ubuesque, avec les 3 gugusses à la batterie.

Smooth et ses potes : sweat, fun & rock'n roll ...
Do you wanna some more ? Un immense Yeah, baby !
Pour rigoler, le tatoué t'envoie 1 ou 2 accords de 'Smoke on the Water' avant d'attaquer un 'Rock me baby' de sa plume. All night long ,baby,all night long.
Bis 2 'Summertime Blues' métallique. A killer of a song !
Pas question de les laisser filer. Hugo, Hugo, Hugo....
Papy is back, un pti 'Happy Birthday' pour un membre de l'équipe Satchmo et on enfile un jump blues de la plume de Mr. Verhoye ... Hey baby what's the matter with you.... ouais, qu'est ce que t'as baby, t'as pas eu ta dose ?
Bull, ket, drink maar een Affligem, je prends ta place, zegt Hugo.
Une dernière salve, reprise par les belles kouter et les moins belles aussi : 'Be Bop a Lula', commençant en downtempo pour finir en feu d'artifice étincelant.
Rock'n roll is king, pas vrai, Albert ?
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 00:23
Les Ateliers Claus (un atelier de ferronnerie, avec cour intérieure), rue Crickx à St Gilles.
Tu te dois de t'y montrer, si tu ne veux pas être fourgué dans le wagon surpeuplé des out'.
Frans, et sa compagne, y organisent depuis 2 ans des concerts et autres événements pluridisciplinaires, toujours arty.

Samedi, une soirée 'cabaret', avec DJ ayant les vinyls appropriés (Edith Piaf, Louis Prima et des groupes 'swing' des 50's).

A 21h, nous sommes invités dans la cour pour une 'performance'.

Ad Cominotto à l'accordéon, avec support visuel marin, digne de Vittorio De Sica et, à l'étage Marie-Laure Béraud et un gigolo récitant un poème prosaïque... Les vagues ne sont pas nostalgiques... la nuit retient le souffle des anges.... Ad transformé en Astor pour la circonstance. Un second texte voit l'ex-madame Arno déclamer, en allemand Blaue Engel, un truc Stimmung Bertold Brecht : 'Die Wellen', pendant que le zigotto de tout à l'heure fait le singe dans une cage. Il viendra plus tard faire un numéro de claquettes cruche, affublé d'un nez de clown.
Heureusement, Fred Astaire ne se trouvait pas parmi nous.

Un hors d'oeuvre d'1/2h prétentieux, n'est pas Bunuel qui veut !

On passe dans la salle de concert, à l'étage, pour EMBRACING FRANKI.
Cinq musiciens sur scène : Jurgen Van Bever aux claviers, Kris Boedts : basse, Pieter Matthijs : acoustique, Wouter Vandenbossche : batterie et le formidable David Criel à la guitare. (Il joue également dans les Fallen Madonnas ou Crosstown Traffic qui s'offre un Jimi Hendrix tribute).

Une intro majestueuse aux keyboards, avec quelques arpèges à la guitare et traversant le public s'amène le charismatique FRANKI. Costard et casquette noirs,favoris et rimmel. Un androgyne stylé et costaud (cf Boy George ou Marc Almond, ce dernier étant vachement plus fluet).
'Remembering' dès les premières lignes, tu comprends que tu vas passer un excellent moment.
Ce ne sera pas du rock plébéien mais du crooning cabaret à la Tom Jones, Tony Christie, Robbie Williams, Barbara Streisand ou, une de ses idoles, Marianne Faithfull.
Une voix chaude et une présence scénique flashy.
'Embrace'... since you've been gone I'll never be the same again.... easy listening music. Un chanteur de charme pour vieilles rombières à diamants, du Neil Sedaka ou Paul Anka made in Belgium. 100 x plus rigolo qu'Helmut Lotti. La diva te prend des poses Liza Minnelli et te fait des yeux de biche farouche. Dommage que je sois marié !
'Love me or leave me' une valse des années 20. Aah ....Doris Day, Perry Como ou Sammy Davis jr....St Gilles devient Las Vegas.
'The Crying Time' la scie de Boy George. Franki et son pianiste, David ajoutant quelques effets dramatiques à l'ebow et Pieter assurant les backing vocals.

Irrémédiablement, tu revois le film superbe de Neil Jordan.
There's so much we take for 'Granted' in life... Un truc gypsy, style Gogol Bordello, sans le côté punk. Drôle et vachement dansant.
'Close to you' un standard sucre candy de Burt Bacharach, popularisé par les Carpenters.
Irrésistible, tu te surprends à fredonner le chorus avec l'ambigu Franki et ses boys.
Un caramel collant, mmh, c'est si bon !
'Your love is like a crown' une ballade country.
'I can't help loving that man' Lequel ? Elio Di Rupo ? Tu restes ébahi devant le jeu de guitare Chris Isaak de Mr Criel.
'Darling' un titre 'variété' plus gras.
On termine par 'Shine on me' un slow sirupeux, comme en quatorze.
On doit pas applaudir longtemps pour le bis, que tu reconnais d'emblée, grâce à ce piano mélodramatique 'What now my love', le 'Et Maintenant ' de Gilbert Bécaud.
Une marche triomphale, chantée par les plus grands, Elvis Presley en tête.
Embracing Franki, on recommande aux esprits chagrins et aux précieuses (ridicules ou non) !

Marie-Laure Béraud
Chanson française, jazz et blues ...
Ad Cominotto : accordéon,piano (Arno,Alain Bashung,Viktor Lazlo,Adamo....) - Bert Dockx : guitare
(The Flying Horseman,Dans Dans,Work ,Trio Rosso....) un gars hyper doué, aussi à l'aise dans le jazz, le blues ou le rock - Nicola Lancerotti : contrebasse, que j'ai eu l'occasion de voir avec Sienna Dahlen ou Folk /Tassignon quartet mais, il doit jouer dans 25 formations au minimum...
Marie-Laure vit à Bruxelles depuis 1991, année où elle quitta Paris pour suivre Mr Hintjens et enregistrer son premier album 'Turbigo 12-12'.

Depuis lors, sa discographie s'est enrichie de 2 cd's (en 17 ans!) : 'Dans mon salon' et 'Elle'.
Elle entame le set par son tube 'Viens ,Simon' ...rentre à la maison, ne va pas au café avec Dédé pour t'enivrer ce soir, comme tous les soirs... Java avec guitare inspirée. 'Demain' un titre sensuel, typiquement féminin. 'Sunday blues' une guitare mélodique (cf Joe Pass) pour ce jazzy blues.
Un crochet vers le psychedelic rock, 'Therrapin' de Syd Barrett (sur 'The Madcap laughs').
Superbe duel accordéon/guitare.
'Et voilà' pour les filles de joie... indignes créatures aux reflets indigo... poésie Rive Gauche.
'Call me' Blondie en version blue note, avec Ad au piano.
Un nouveau blues, genre dans lequel elle excelle 'Gotta get away' repris par les Stones sur 'Out of your heads'. Bert, époustouflant à la slide et wah wah, Marie-Laure intense en Juliette Greco bluesy.
'Am I blue' au répertoire de Billie Holiday, un piano boîte de nuit à Harlem. Late night music. Un verre de Scotch on the rocks, posé sur l'instrument à touches. Tu fermes les yeux : c'est Lauren Bacall qui, langoureusement, se défait de ses longs gants noirs, après s'être déchaussée...
'Le dernier tango' hommage à Bertoluci... Nous dansions tous les deux Agrippés, agrippés l'un à l'autre... Charnel, coco!
'Blue pacific blues' Rita Hayworth, avec guitare hawaïenne exotique, en prime.
Un choix de chansons subtil, une interprétation enchanteresse et pourtant il y a un hic : trop de temps morts, faut chercher les feuilles adéquates, se mettre d'accord avec les musiciens... le public n'est pas impliqué dans le petit jeu, il est tenu à distance.
Heureusement, les musiciens sont hors-pair !

'Baltimore O'Riole' un a capella manquant de punch.
'Paris' à travers les quatre saisons. Boris Vian rencontrant Edith Piaf.
Nouveau trou, je fouille dans mes notes... O K pour 'I don't pay no mind' avec guitare rock agressive. Bert nous sort le grand jeu.
'La fille aux poissons rouges' de facture Jacques Higelin.
Nouveau standard 'Willow weep for me', suivi de 'November' un tango blues classe.
Pour filer vers le Moyen-Orient avec 'Elle'... Elle n'aimait pas les tombeurs Tous ces imbéciles qui pensaient un jour flotter sur ses cils... Subtil et élégant !
Petit coup d'oeil vers les garçons : c'est fini ? Oui, c'est fini.
Bon,c'est fini.
Ah c'est fini ? Un rappel : oui/non ? Allez, oui!
'As the years go by' un dernier blues magnifique, de la plume d' Otis Rush.
Une ultime salve magique de Bert.
Un concert inégal.
Bonne voix et musiciens magnifiques mais ,manque de contact navrant avec l'assistance.
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 14:27
't Smiske, gemeenteplein Asse, au départ een ontmoetingsruimte faisant la part belle au folk.
Ce vendredi soir, un des projets de Filip Casteels : Gitara !
Trois guitares et une batterie.
Filip Casteels : acoustique et vocals.
Un pilier du blues en Belgique : actuel leader de Sammy Cuba, ex -El Fish (avec Steven DeBruyn !), Ellroy, l'album JMX de Jean-Marie Aerts (initialement prévu dans le line-up ce soir) .
Avant El Fish, dans les années 80/90, il promenait sa guitare et chantait chez The Grasshoppers ou Big Trouble.
Plus tard, tu le retrouves dans Dizzy Dimples, ou The Amazing Atomic All Stars Blues Band (avec e.a. Fred Lani et Steven De Bruyn). Il a joué dans un tel nombre de formations que lui-même est incapable de dresser sa biographie.
Simon Witvrouw (gt électrique), vu avec Egon, la semaine passée, est le petit jeune (prometteur) de la bande.
Willy Willy, onze Keith Richards, remplace Jean-Marie Aerts au pied levé, comme troisième guitariste.
Il serait particulièrement injuste d'oublier le quatrième élément, le formidable Pol Geusens (Sammy Cuba) aux drums.

Gitara=un mix génial d'electric blues, de country blues, de British blues (première période des Stones), de psychedelic West Coast blues... sans renier les roots.
Pas chaud, ce soir chez Vulcain et funeste attente, pendant que, petit à petit, le foyer se peuple.
T'avais vite abandonné la pisse de chat locale pour t'attaquer à la Duvel.
Il est 21h40 lorsque le premier set démarre.
'Anyone knows' une composition de Filip, pas encore enregistrée, un blues rock proche des efforts d'El Fish ou de Triggerfinger. Belle connivence entre les 3 axemen, même si ils n'ont pas beaucoup répété ensemble. (Willy Willy ne sait pas exactement ce qu'ils vont jouer, il a reçu une liste de titres possibles...)
'Rusty Cage' une perle country rock de Johnny Cash. De petits solos magistraux de l'ex Scabs et slicky riffs de Mr Dame Blanche... I'm gonna break my rusty cage and run.... chante le Flup. Vive la liberté !
Take me to the station And put me on a train I've got no expectations... Jagger/Richards 1968, face B, de 'Street Fighting Man'. Une slide poisseuse pour Simon. Les Stones nous ont laissé des blues visqueux admirables.
'Rollin & Tumbling' un standard aux lyrics trafiqués, on y incorpore 'If the river was whiskey', si j'étais un canard je plongerais jusqu'au plus profond... dirty blues,baby.
Nick Lowe 'Cold grey lights of dawn' magique.
Et on bifurque vers New-Orleans pour terminer le set. Faut que je dépense le peu de blé que j'ai en poche... Down in Louisiana...
Efficacité redoutable.
File au bar pendant la pause. Pas vraiment doués les serveurs de houblon, je reçois une Duvel avec plus de mousse que de liquide. Comme le mec a le gabarit d'un fort des Halles, je lui envoie un amer 'dank u', en pensant 'va au diable' !

22:45' retour aux choses sérieuses !
Surprise, un Marc Bolan (T Rex) 'Broken Hearted Blues'. 31 ans déjà, qu'il nous a quittés, l'apôtre du glam rock. Il avait commencé, avec Tyrannosaurus Rex, par jouer du folk psychédélique. Une merveille de ballade blues de 1973 (sur (Tanx').
Sensitive guitar de Mr W W.
La pièce de résistance pour suivre : un truc acide de plus de 10' (à la Jim Morrison). Commençant en flamenco à l'acoustique, avec effets lyriques de White Lady et drumming ibérique. Olé, c'est parti... Willy Willy est incapable de me donner le titre. Ce qui est certain, c'est qu'après un travail de jongleries aux sticks, le morceau vire 'One kind of favor' un traditionnel joué par Peter, Paul & Mary et probablement écrit par Blind Lemon Jefferson, en 1927. Lyrics grandioses... See that my grave is kept clean ..., voix apocalyptique et jeu obsédant. Nouveau changement de cap, le titre devient boogie poisseux. Difficile de rester assis. Une claque magistrale !
Un tango, avec Simon en vedette, pour calmer les esprits : 'Tristeza' de Jean-Marie Aerts.
Superbe instrumental, digne des Shadows.
Retour au blues 'Trouble in mind' Big Bill Broonzy, Jimmy Whiterspoon. Du blues rural interprété par Flupke, Willy pouvant y ajouter quelques boules de Noël.
'Down that Road' un shuffle sec et explosif, avec battements de mains.
Pacific Gas & Electric et leur version de 'Stagger Lee'. Filip doit prendre ses feuillets, le texte est long... La légende du killer et pimp, Lee Shelton. Un chef d'oeuvre digne de l'Odyssée.
'Catfish blues', sublime. Me souviens de la version de Taste, avec le grand Rory Gallagher.... I wish I was a catfish, swimming down in the sea... Grand pouvoir d'évocation.
Un set de 45' exceptionnel, avec un Willy tout en retenue, ce soir.

Bis
Filip, seul, pour un blues classique. Elle a mis les voiles et je suis devenu une loque... Look at the children run when they see the poor man I am now...
Wacht effen, nous balance, Filip, je crois que j'ai mélangé deux chansons. Et nous, comment fait-on pour retrouver le titre, menneke?
Retour des potes pour une bombe finale 'It's allright'. Un dernier blues carnassier.
Pol, Simon, Willy en Filip, zeker geen Asse holes !
Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:51
Pour le dernier concert 2008, le Roots Music Brussels (Nekkersdal - Av E Bockstael) a mis les petits plats dans les grands : le Shining Stella Blues Tour (la Shinin' Stella guitar = l'ultime blues guitar), c à d Fried Bourbon, accompagné par le patriarche du blues belge : Roland Van Campenhout et Gene Taylor, le piano-man extraordinaire, qui jouait déjà du boogie à 8 ans. A 16 ans il fait partie de la West Coast Scene et travaille pour T Bone Walker ou Big Joe Turner ...
Dans les seventies, on le retrouve au côté de James Harman, chez Canned Heat, les Blasters ou les Fabulous Thunderbirds...
Mais le brave Gene s'est aperçu qu'il préférait la Duvel à la Budweiser et, en 2007, il s'établit en Belgique. Il jouera désormais avec Fried Bourbon (Steven Troch : vc/harmonica - Tim Ielegems : guitars - Jurgen Claes : drums et Patrick (tête de bois) Houthooft : basse)

20:45, Philippe, ému en voyant son club plein à craquer, annonce les artistes.
Une voix off, aussi rocailleuse que celle de Tom Waits ...It was a cool night .... Whiskey and women on his mind .... une slide solennelle pour introduire 'Rollin & Tumblin', a traditional blues tune. 'Good evening everybody' (Sonny Boy Williamson) chanté par Steven, avec des touches rock diaboliques au piano. Un petit bain dans le Mississippi.
A toi, Roland ! 'How many more years'. Roland, gratte sa guitare, en vieux loup du blues, pendant que Gene tapote son Roland. Ces requins connaissent leur job et, le bourbon frit est l'accompagnement idéal pour cet old blend blues track. 'Down the road' du boogie chanté par la Californie. Fait de plus en plus hot dans le club.
On va calmer les esprits avec un slow blues de derrière les fagots 'Rain in my heart' (Slim Harpo). Gene se fait crooner,... baby, je sais que j'avais tort, please reviens, il pleut dans mon coeur... sais pas si le truc va marcher et la nana revenir à de meilleurs sentiments !
'Black Cat Bone' Albert Collins, du voodoo pour te protéger des malveillances. Prévu pour le prochain CD de Fried Bourbon. Production Roland, comme le précédent : 'Boogie Blend Blues'.
Grand numéro de papy à la 6 cordes.
'Got you on my mind' pas de basse. Cette lettre que tu m'as laissée, baby, je l'ai lue plus de 1000 fois. Déchirant !
'Me & Blind Willie' je la jouais déjà quand il y avait encore des iguanodons dans nos jardins, lance Roland. On l'a exhumée. Une magnifique train song, passant en revue quelques légendes (John Coltrane, Miles Davis et euh... Bobbejaan Schouppe...). Tim est vraiment un as à la slide.
Gene se souvient du Canned Heat : 'Going up the Country' ! Ambiance à Laeken .
La dernière et longue plage sera pour Mr Van Campenhout : 'St James Infirmary'. Une perle qu'il ne manque jamais de jouer. Version pleine de feeling.

Ga maar een sigaret roken...

Set 2
...I feel like a broke down engine ... toujours les bad feelings ('Going down') et le Nekkersdal transformé en juke-joint du delta (pas celui du Nil, analphabète !).
Petit cours d'histoire, façon Roland, next one is a Neil Sedaka tune, la face B de 'Oh Carol', it's called 'One way ticket to the blues'. Un aller simple pour le blues, on prend...
Une finale cha cha cha de bon goût.
Celle-ci n'a qu'un accord et one word 'Drunk'. OK, Gene, pas besoin de dessin, un boogie pour assoiffés.
Intermède politico-comique à propos de la 'shoe' parade de Bush et, un Bo Diddley 'Before you accuse me' : au répertoire de Slowhand, of course. Superbe version avec vocaux du boogieman de Norwalk.
'"Fry" day' une compo de Fried Bourbon. Le blues du McDo 's shopkeeper. Tous les jours il faut frire, Friday is my free day. Graisseux licks de guitares et rythmique calorique. Fait torride dans le frietkot.

'Deep fried boogie' pour faire baisser ton taux de cholestérol, Mr Ielegems aux vocals. Clin d'oeil d'Eugène vers le barman, fieu, il est temps de songer au ravitaillement, la graisse donnant soif !
Registre différent 'Blue Picasso Night' un tango blues avec guitare gaucho. Le Nekkersdal exilé à Buenos Aires.

Une acoustique et un tabouret pour le vieillard ...'Way beyond the moon' un downtempo joué avec Jurgen, le batteur.
Direction la New-Orleans 'Mardi-Gras' ...sugar bee, sugar bee.... carnaval en décembre !
'Angelina' chanson triste, shakers et acoustique slidée. Pas à dire, le set est diversifié. Petit reproche, peu d'interaction avec l'assistance. Un petit manque de folie.
'The River Styx' à l'heure du jugement dernier. Grand titre, prévu pour le prochain CD.
Le truc commence cérémonieusement avant de virer boogie endiablé, style 'La Grange' de ZZ Top. Epique !
La dernière 'We gotta go', logique ! Et un solo pour les esquimaux...
Chaises sur les tables, please, couvre-feu ...We zijn weg...

Pas pour longtemps : rappels!
Gene revient seul, un old school 'Boogie Medley' avec touches de ragtime, sentant bon le Fats Domino. Honky Tonk music for working class clientele. Son numéro s'achevant sur ...bye, bye, baby, bye, bye...
Mais non, le band complet rapplique : 'I'm on my way' dédié à Robert Lucas, décédé il y a quelques semaines.
Pas de basse, ni de piano, mais une belle brochette de handshakers pour ce gospel vaudou .

Fried Bourbon is like good wine. Une chaleur enivrante en ces temps de froidure et de morosité.
Il est passé une heure, a -t-on encore un gouvernement, me demande un voisin.
Who cares?
Merci à Freddy Vandervelpen (Rootville) pour les photos
Repost 0
Published by Michel (Vidéos : Florin) - dans Concerts
commenter cet article
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 22:52
Concert de Midi , organisé par les Lundis d'Hortense , au Musée Charlier , Avenue des Arts.
Cet Hôtel de Maître, du 19è, possède une admirable collection de l'école belge (Oleffe, Laermans, Ensor , Léon Frédéric....) sans oublier un mobilier gracieux et éclectique.
Une des salles d'exposition est transformée en auditoire , à l'acoustique impeccable , pendant la durée du concert.
Du monde, ce midi, pour applaudir Sofia Ribeiro , la vocaliste Lisboète , et Marc Demuth , le contrebassiste Luxembourgeois, en duo intimiste.



Sofia avait participé, la semaine dernière, à la Brussels International Young Jazz Singers Competition au Music Village. En 2005 elle obtint la seconde place , rien cette fois -ci...
Marc (30 ans) a suivi des cours chez Jean-Louis Rassinfosse et Michel Hatzigeorgiou, la crême au niveau basse in Belgenland. En 2006 il reçoit un Masters, ses études musicales ne l'empêchant pas d' évoluer dans différentes formations jazz : Pascal Schumacher quartet, son propre quartet ou comme sideman pour (attachez vos ceintures ): Michael Brecker, Jeff Neve, John Ruocco, Felix Simtaine , Jacques Pirotton...
Un répertoire hétéroclite en cette grise et triste journée de décembre: du jazz,du blues , du fado , de la bossa nova.... pour tous les goûts!
'Nature boy' un classique(1947) , au répertoire de Nat King Cole, John Coltrane , Miles Davis , Frank Sinatra ou David Bowie !.. There was a boy A very strange enchanted boy... , un peu timide et au regard triste ... Une voix superbe , des vocalises immatérielles et une contrebasse sobre.
Une seule chanson et le public est déjà séduit par cette approche magique et fragile.
'Dança da solidão' titre de leur Cd (2006) , un second disque 'Orik' en quartet celui-ci , étant paru en 2007. Cette danse de la solitude, écrite par Paulinho Da Viola , et interprètée par Marisa Monte, est une samba intemporelle. Marc jouant les percussions en tapotant la contrebasse et toute la ferveur des cariocas se retrouve dans le chant de la frêle Miss Ribeiro.
Un poème portugais pour suivre : 'Não è Fàcil O Amor'. Lenteur, profondeur , inspiration ...toute l'âme lusitanienne ... Porque o amor è triste ... une saudade déchirante sur fond de contrebasse discrète.
'Alone together' ... Alone together , beyond the crowd Above the world We're not too proud...
Ray Charles, Chet Baker...Un solo grand- ducal délicat . Cream for our ears!
Du dixieland , en route pour New -Orleans: 'Basin Street Blues' . Ok , Louis Armstrong nous quitte en 1971 , mais par un clin d'oeil malicieux ,Sofia le fait revivre. Un solo de trompette vocal fantastique .Ovation du public ,admiratif devant ce mariage parfait:talent et humour!
'Blame it on my youth' nouveau standard .Non ,ce n'est pas Jamie Cullum qui l'a composé !Cherche du côté d'Edward Heyman ,l'auteur de l'immortel 'Body and Soul'.
La voix de Sofia rejoint Edmund Hillary au sommet de l'Himalaya.
Retour au Brésil :' Carinhoso' ... Meu Coração Não sei porque...1916/17 , hymne populaire chez Ronaldinho ou Edison Arantes do Nascimento !
Tu crois entendre Elis Regina ou Maria Bethania , une tristesse incommensurable , une noirceur 'Orfeu Negro'.Clelia pleurniche à mes côtés , peux pas l'aider , j'ai mouillé tous mes kleenex!
'Angel eyes' du swing , avec solo magistral à la contrebasse.Sophistication, émotion, virtuosité , technicité ... des artistes exceptionnels.
'You'd be so nice ' (to come home) un duel scat /contrebasse enlevé.
Un fado 'O 'Gente Da Minha Terra' . Austère et poignant ! Une voix cathédrale , Amalia Rodrigues ressuscitée! Des flashes assaillent tes cellules cérébrales : Portugaises âgées, de noir vêtues et coiffées . Villages aux ruelles pavées et aux maisons blanchies à la chaux dans la plaine de l'Alentejo .... Les bougainvilliers suaves embaument l'air et toi , pauvre con, t'es à Bruxelles et ça pue!
Fin du voyage : 'Black Coffee' ,  tu parles, déjà le café , on n'a pas eu de Moscatel , ni de déjeuner...
Un blues , au répertoire de la grande Ella Fitzgerald .... I'm talking to the shadows from one o'clock till four... Triste destinée que celle de la femme.. a woman is born to weep.... Nouveau travail d'orfèvrerie de Marco avant que le blues ne décolle et vire au swing audacieux.
Juste une voix et une contrebasse , mais une complicité étonnante ...
Un grand moment !

Repost 0
Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
commenter cet article
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 22:24
Chanson française au Montmartre (place de la Petite Suisse- Ixelles) ce dimanche.

Mélanie Isaac entre en piste à 21h.
Auteur/Compositeur/Interprète/pianiste , la jeune Mélanie est de la race des artistes féminines défendant la cause de la chanson -cabaret , sentant bon Ménilmontant , Pigalle et , (hasard?), Montmartre.
Fait froid dans l'arrière-salle du bistrot , Miss Isaac hésite à ôter sa veste pour nous montrer son tricot marin.
On y va : une nouvelle chanson à son répertoire 'Rendez-Vous' . La belle enfant manipule deux claviers ... Pour notre rendez-vous j'avais mis mes plus beaux dessous .... bigre , il gèle à Ixelles !
Euh, ma mémoire est frigorifiée aussi , je reprends ce couplet. Elle est marrante et joue des percussions en se frappant les hanches ou le ventre.
Pour suivre 3 titres traitant d'amours ambigus: 'Julia' elle est tentante , elle te tente.... toi le dilettante .... Jeux de mots, double sens, tu te laisses séduire par la fantaisie débridée de la gosse.
Tu repenses à Régine , une des reines des nuits parisiennes , mais Mélanie écrit elle-même ses chansons et son physique est bien plus agréable que celui de la native d'Anderlecht.
'Délice de fuite' au secours , appelez le tuyauthérapeute... Une intro au piano, style Véronique Sanson (elle va pas aimer ..), et 'Adieu' pour terminer la trilogie. Il est parfois plus facile de dire adieu qu'au revoir , c'est pas d'Heidegger , mais d'Isaac! Un texte équivoque .... baise- moi (les oreilles) , lèche -moi (les pieds) ....
'Les ex' une race complexe! 'Les amants éphémères' d'un classicisme années 50. Maintenant que je l'ai terminée , je me rends compte que j'ai probablement oublié 1 ou 2 couplets....'Je me tâte' chanson écrite avec une copine , Valérie Mathieu , alias VAL. Ode aux plaisirs solitaires. Coquin et spirituel.
'Valse fruitée' ou la sexualité récréative !
Un parallèle à faire : Marie-Paule Belle , pour laquelle Françoise Mallet-Joris s'est fendue de quelques textes. 'Madame Claire' une madame désabusée qui n'espère plus rien.
Un côté French jazz , aux relents Michel Berger. Superbe chanson. Pas de titre pour la suivante, pondue il y a peu . Quelques halètements initiaux et .... tu as posé les yeux baissés sur mon corps... Air mélancolique. 'Du vent' J'ai besoin d'air... Tire-toi , quoi! Un piano mutin , du swing pour terminer par quelques touches mélodramatiques.
40' pendant lesquelles tu ne t'ennuies pas une seconde.
Loli , le programmateur ajoutant une touche finale comique à ce set: Merci Magali Isaac pour ce merveilleux concert. Magali =la serveuse du bistrot, rire gras derrière toi .... En plein dans le mille , Emile, le sieur Pipou ( Yves Lacomblez) et son whisky coca.

21h50 Julie LaRousse

1956 René Louis Lafforgue? Non!
La 3 ème lauréate des Franc'Off de Spa 2008 et ce soir avec full band. Lucia Capobianco (Napoli- background jazzy) aux claviers - Anthony Marcon : basse (officie chez Fred Rinaldi) - Fabrice Mirco: drums (Groovemachine avec aux vocals l'admirable Jo Gola...) - Dimitri Delvaux : sax, flûte (Krazy Mess Groovers, Brussels Little Big Band....) un groove incroyable... et Giancarlo Carboni: lead guitar.
Elle est rousse , Julie , sa musique est chaloupée et chaude.
'Devine-moi' un titre funky qui balance , un sax torride et une basse Soul Brother ... tu ne me vois qu'en raccourci ... chante-t-elle , effectivement, rather short la red girl!
'Dans la tourmente': de la soul française aux senteurs Françoise Hardy 'J'écoute de la Musique Saoûle' et toujours cette basse funky (Cf Daniel Romeo) . Un beau break bien juteux aux claviers , après bricolage à la table de mix.. Au fond Miss LaRousse nage dans les mêmes eaux que Laurent Doumont , si ce n'est qu'elle chante in French. La liaison avec l'autre rouquine , Axelle Red, est également évidente.
'Concupiscence' . Con quoi? Lance un comique bien entamé. Tempo lent , sax lascif et solo de guitare bluesy . Dimitri à la flûte pour 'Inside of Me' (Mes démons) . Du soul/jazz /lounge BCBG.
...it gives me the creeps... Allergique?
'Juste un peu de fantaisie' . La demoiselle à l'acoustique pour cette histoire de femme qui s'ennuie. Du Françoise Sagan , made in Brussels . Band très pro et très propre.
'Le minimum' dansant comme les singles de chez Tamla Motown ou Stax. Beau travail de Jean -Charles à la lead. 'Dépenser' avec la baisse du pouvoir d'achat ... De la soul/reggae.
Fin du set 1.



Break houblon, pendant lequel le bassiste s'amuse à jouer les notes de 'Papa was a rolling stone'.

22:45'
'Le temps passe ' , non pas le Tampax , idiot.
Joli downtempo avec sax Gato Barbieri.
Un guest , Marcel Sel (ton cheval ) , à la guitare bluesy pour 'Je suis ton homme' ..... Tu cherches la bagarre.... un titre parfait pour Johnny 'Qu'est ce qu'elle a ma gueule' . Un double solo de gratte pas crado.
Dès les premières notes , tu reconnais le fabuleux 'La pluie fait des claquettes' du plus grand toulousain (1m 68) : Claude Nougaro. En duo vocal : Julie/Marcel .
Dommage ces sifflements dans les amplis. Belle version.
'Chimère' easy listening jazz pour cocktail bars ou casino .
'Je te donne mon âme' blue- eyed soul à la française , avec un sax Maceo Parker et une guitare rhythm'n blues 'SteveCropper' blend.
That's it...

Rappels

Julie n'a pas d'autres titres en rayon , on nous rejoue 'Devine-moi' en version salsa /latino avec déhanchements cubains.
Celle, le salé, rappliquant pour une version alternative de 'Je suis ton homme' .
Ah, les femmes qui veulent porter le pantalon...
On quitte Montmartre, Pipou et ses long drinks , un crochet par la Suisse et 2' plus tard on est à Bruxelles.

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:52

L'Archiduc, le bar art-déco de la rue A Dansaert, fondé en 1937. Un des repaires d'Arno et un jazz club ayant vu défilé des légendes (Django Reinhart e.a.). Le samedi à 17h : free (= tu ne dois pas payer de droit d'entrée) jazz après shopping .

Ce samedi : EGON .

Pas un groupe de jazz pour puristes ! Ils cataloguent leur musique de soul/nu-jazz /experimental . Tu peux y ajouter jazzy blues , improvisational groovy jazz , funk, acid jazz, jazz-rock , fusion…..

Le band (hommage à Egon Schiele ?) a été formé par le languedocien , Louis Favre (Perpignan) . Ce batteur archi-doué a fait ses études à la Lemmensschool à Leuven (avec notamment Dre Pallemaerts comme teacher, il y a pire…). Très vite , tu le retrouves dans une kyrielle de bands : Stan Driesen Trio , Soul Session ( Marvin Gaye et Stevie Wonder sont des influences majeures) ….

Les 4 Flemish boys du combo ont tous un palmarès éloquent , malgré leur jeune âge !

Basse (le ket a l'air d'avoir 16 ans) : Pieterjan Seaux , actif au sein de Landfill ou The Fonz , une rythmique funky à lui tout seul. Joachim Saerens : keyboards & programming : joue dans Ellroy (un blues band , comprenant Filip Casteels à la guitare), Robin Verheyen's band, Escape from Jazzcatrazz… Simon , dame blanche, Witvrouw aux vocals et à la guitare , fondateur du groupe Dame Blanche , ayant joué au Swing Wespelaer 2008, il a un autre projet bluesy , avec Pieterjan notamment : Mojostar . Aux sax (alto , soprano) : Steven Delannoye : il joue avec tout le monde : son trio , Sammy's on the Bowery , Del Vita group, the Wayne Shorter Tribute, Much Gusto et Mireille Mathieu ( cross what's wrong….).

17h le club (cool , branché et noisy) est bourré, plus un siège inoccupé . Les gens entrent et ressortent aussitôt. Problemos : il n'y a que 4 musiciens et la dame blanche s'est fait violer (euh voler) son pédalier en déchargeant son tacot . Résultat : 20000 coups de fil pour en trouver un autre.

17h40 un sauveur s'amène avec le brol , nog geen Steven !Il a dû se garer à Affligem pour rejoindre la Bourse. 18h : ça craint ! 18h 05 arrivée du missing link ! Ouf..

18h10 après avoir armé son sax , Steven fait un petit signe aux potes : let's go ! Une jam funky à souhait avec un break au sax style' Night in Tunesia' , dommage qu'il fasse caillant à Bruselas . L'Archiduc balance aux (blue) notes juteuses d'Egon. On ne regrette pas d'avoir patienté. Steven , la noix , change de sax et l'impro se meurt à petit feu .

Toutes les compositions interprétées hier sont de la plume de Mr Favre . 'Star Talker' une rythmique funky swingante et un sax à l'aventure . Un changement de tempo avec l'apport de la guitare et des claviers. Le beau parleur tient un langage blues aux étoiles , la basse bien grasse soulignant le typique … Woke up this morning… Le sax ajoute une touche lyrique , avant d'être supplanté par un solo de guitare à la Johnny Guitar Watson.

A toi, Joachim … un Fender digne de Joe Sample , du rhythm 'n blues dans la lignée des Crusaders. Hot and steamy track . Retour du blower annonçant un downtempo break . Ambiance film noir , Philip Marlow, Marlboro au bec, est accoudé au comptoir . C'est pas du spa dans son verre !

Une slide pointue réveille les endormis. Une longue plage obsédante dans laquelle le blues , la soul et le funk se marient à merveille. 'Warning' a slower one , du jazz rock /fusion avec éléments psychédéliques . Un petit bain seventies : Blood Sweat & Tears , Chicago Transit Authority ou Herbie Hancock pour le côté plus jazzy. 'Toi , Toi et Toi' on poursuit dans la même veine. La guitare étant plus rock . Un truc lourd et collant , basse et batterie infernales et claviers fous : ça arrache un max !

On vous jouera 'Poupée' quand le petit aura fait son piske.. .. Pieterjan rapplique et cette Barbie se déchaîne . Un trip funky et planant à la fois.

Egon se commande une petite mousse et attaque 'Transe' : titre adéquat ! Un beau duel keyboards /guitare pour décorer ce juicy tune. Les antagonistes fatigués , le sax s'élève pour envoyer la dernière salve , un son ressemblant à l'harmonica de 'Once upon a time in the west' . Charles Bronson et Henri Fonda ressurgissent . Claudia Cardinale nous rend fou et Morricone se dit : à moi les royalties….

Poussière , cactus , sécheresse … mais dehors il gèle ! Une guitare bluesy dégaine sur fond de basse ronflante et de batterie marteau-pilon . Steven et Joachim entrent en scène , difficile de rester assis .

Egon est une machine bien rôdée qui ferait danser les locataires de la morgue.

Excellent show (1h40).

Le band jouera à la Jazz Station le 17 décembre !

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:29

Registre différent ce vendredi midi !
Dans le cadre de PiknikMusik , dans une des magnifiques salles de l'ancien INR , l'ensemble ARMIDE mariera modernité et baroque du 17ème siècle, pour le spectacle 'Les déesses outragées' . Au menu poésie , philosophie et musique.

Armide : 1686 dernière tragédie en 5 actes de J B Lully, le maestro incontesté de la tragédie lyrique.

Sara Piette : soprano -Benjamin Glorieux : violoncelle – trois violonistes : Ingrid Bourgeois, Maduka Nakamaru et Danuta Zawada –Pietro Paganini (ça ne s'invente pas, descendant de Niccolo ?) : clavecin et Jan Van Hoecke , caché dans un coin : flûte à bec , Paetzoldflûte et electronics.

Tels sont les musiciens du collectif , sur scène hier midi.

Nous sommes plongés dans l'obscurité, les instrumentistes prennent place face à nous et , la cantatrice , cachée au fond de la salle , entame une cantate sombre et saphique , écrite en 2008 par Annelies Van Parijs.  Déchirant !

Majestueusement elle s'approche des musiciens pour murmurer 'Quel tumulte , quel bruit s'élèvent jusqu'aux cieux…'. Un clavecin ecclésiastique est relayé par violon et violoncelle , et nous plongeons en pleine Renaissance : Carlo Pallavicino ! L'admirable Sara nous chantant sa plainte pour ensuite nous réciter quelques vers transalpins. La composition tourne à l' allegro , une flûte guillerette entrant en piste . Retour à l'austérité , sur fond de textes sacrés , avant d'attaquer une cantate de Haendel. Intermezzo parlé pour introduire une étude électronique d'Emanuele Casale . Un instrument à vent bizarroïde (Paetzoldflûte), sur background programmé à l'ordinateur. Immédiatement , tu penses à 'Aguirre, la colère de Dieu' , de Werner Herzog. Des chants d'oiseaux de la forêt amazonienne. Mariage audacieux du baroque et de l'avant-garde ! Nouveau poème symboliste et , Jean-Baptiste se rapplique. Un aria récitatif colérique et agité. Tremblez mortels ! 'La jalousie est-elle la solution ultime ?' Un lament au violoncelle et murmures funèbres.

Un petit feu sioux (ou iroquois , suis profane , ai été refusé chez les boy-scouts) pour apaiser les dieux.

Bach et un clavecin obsédant sur Deutsche psaume , récité par les quatre cordes . Mortuaire ! Retour de la flûte pour un menuet vaporeux . De courte durée , ce répit joyeux ! 'Souffrance , acceptation , un but le bonheur'. Ont-ils gagné l'Euro-million ? L'ensemble attaque un' Ballo de Mori 'enjoué.

La soprano les quitte et vient s'asseoir , à même le sol , près des spectateurs. Trémolos , halètements plaintifs , l'ensemble Armide nous abandonne en s'esquivant en file indienne.

Dieux et déesses sont calmés !

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:46
Une Rotonde scandaleusement dégarnie pour recevoir Phoebe et son combo.
Les examens , le pouvoir d'achat à la baisse , Yoav sold-out , à l'Orangerie , who knows why there's such a lack of interest ?
Fin août l'australienne et son band avaient enflammé le chapiteau au Brussels Summer Festival.
La France l'encense , normal tu me dis , elle a vécu chez Chirac & co , mais Bruxelles préfère le gentil chanteur pour midinettes : Yoav.
Fred , Milou et Florin (qui s'est fait piquer son portable dans une salle peuplée de 36 spectateurs et 1 voleur ) affichent présents. Florin vient surtout promouvoir le concert de ses protégés , le merveilleux Claude Bourbon et Austyn , au Bouche à Oreille le 15 janvier.

Phoebe Killdeer , la panthère, enceinte jusqu'aux dents , ne rigole pas vraiment en contemplant ce public clairsemé. Son band , non plus. Cédric , le guitariste , en futal de cuir noir et black shirt too , fait encore plus sosie de Phil Lynott (bassiste /frontman de Thin Lizzy ) qu'en été. Ce mec est un showman de première . Ses copains, Frenchies too , Alex (basse, il officie chez Nation all Dust) ou Raphael (drums) ne sont pas des manches, non plus !


'Intro' à la guitare, donne d'emblée le ton : du dirty rock'n roll , idéal pour un soundtrack de Tarantino.
Phoebe nous roule de grands yeux et illico, Cédric sort le grand jeu: jambes écartées , guitare phallique pointée vers les 10 nanas dans l'assistance . Chaud, chaud les marrons !
Notre fauve pregnant te sort quelques lignes d'harmonica carnassières. Milou ne peut qu'écarquiller les yeux et lâcher un wouah admiratif. 'He's gone' : obscurité totale, baladeuse rouge, ambiance voodoo spell , quelques maracas accompagnant ses cris d'hyène.
La belle connaît les artifices rock , ça commence à bouger dans le demi-cercle.
Cowbells et percus diverses for everybody: 'Paranoïa' du rock crapuleux, et l'ex- chanteuse de Nouvelle Vague en furie, style Nina Hagen aux abois.
On passe frontstage, faut qu'on bouge.



'Walter' toujours ces rites animistes démoniaques , à la Screaming Jay Hawkins.... I told you not to do it.... susurre l'animal , et tu penses à Marianne Faithfull et son 'Why'd you do it' , dans lequel elle vante sa little oyster betrayed for a low bitch.
'Fast song' et 'Jack' deux morceaux blues psychédéliques sweaty et furieux. Les percussions tribales sont d'une importance capitale dans l'emballage musical. Tes jambes et tes hips décident d'entamer une danse indienne.
Séance déguisement colliers de fleurs tahitiens, pour une ballade : 'Let me' . Slow surfing time. Pas de basse , remplacée par un triangle pythagoricien.
Retour à la sauvagerie avec 'Liquorice Skies' . Poses théâtrales du guitar hero , pendant que la chatte inapprivoisée se retrouve à quatre pattes , semblant mettre bas au beau milieu de la scène. Eh , lady, c'est Yoav , à côté , pas Doc Gynéco ...
Elle nous sort une boîte d'Union Match pour 'Light that match' , ... I wanna burn I wanna shine..... Les allumettes 2008 , c'est pas çà !
Avant la guerre , une allumette brûlait pendant 45 secondes. En 3 minutes , l'enfant a utilisé la whole matchbox et s'est brûlée 15 doigts. Anyway un voodoo gospel allumé et envoûtant.
Apparition de Mr Q au sax pour 'How far' . Une danse échevelée . Un morceau à rallonge (3 fins annoncées) sulfureux , te rappelant le grand Colosseum, avec Dick Heckstall -Smith au saxophone.
On achève avec 'Never tell a lie' pour lequel la tigresse utilise une belle panoplie d'engins percussifs. Le Q , magistral sur l'instrument d'Adolphe, nous rendant complètement nuts.
Rappels, of course ...
C'est notre dernier gig avant longtemps , nous sort la future mother, on est sur la route depuis 18 mois.
Vous en voulez plus ? Bête question ...
Le bassiste aux drums et Raphael aux claviers pour 'Looking for a man' , alors que son mec filme tout le concert.


Elle veut un gars that will take care of me car les autres don't treat me like a lady .... Tous des salauds !
Belle electric waltz.
Une cover pas banale; 'Crawfish', Elvis Presley . Toujours dans le bayou.
'Bait' leg shaking rock'nroll et , en apothéose , une sucrerie country & western géniale: 'River of no -return' , pour lequel Phoebe est accompagnée du méchant Cédric à la gratte , les autres nous gratifiant de doo-wop backing vocals élégants.
Aaaah , Marylin Monroe chantant ... There's a river Called the river of no-return Sometimes it's peaceful Sometimes it's wild and free... 1954, Otto Preminger et le sublime Robert Mitchum , sauvant des rapides Kay, la plantureuse saloon-singer....
Take some rest, Phoebe , and come back in June , with your baby...
En espérant que, cette fois, la salle soit aussi pleine que son ventre !

Repost 0
Published by Michel (Vidéos : Florin) - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents