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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 19:31
GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017

GOV'T MULE - L'Atelier, Luxembourg (GDL) - 2017.06.08

Line Up:
Warren HAYNES : Guitars - Vocals.
Matt ABTS : Drums.
Danny LOUIS : Keyboards, Backing Vocals - Guitar.
Jorge CARLSSON : Bass - Backing Vocals.

Set 1
01. Mule.
02. Painted Silver Light.
03. Whisper In Your Soul.
04. Devil Likes It Slow.
05. Child Of The Earth.
06. No Need To Suffer.
07. Fool's Moon.
08. Dreams & Songs.
09. Stone Cold Rage.

Set 2
01. Game Face / Mountain Jam (Medley).
02. Travelling Tune.
03. Foresaken Sailor.
04. Lively Up YourSelf.
05. Beautifully Broken.
06. Wich Way Do We Run.
07. Lola, Leave Your Light On.
08. Broke Down On The Brazos.
09. Statesboro Blues.

Ca y est, on est repartis pour dompter la mule, enfin, c'est ce que nous croyons, jeunes éphèbes optimistes que nous sommes. Cette fois ce sont les terres Grand Ducales qui ouvrent les portes de Den Atelier à Monsieur Warren Haynes venu nous montrer l'état de forme de Gov't Mule que nous avions eu le bonheur de voir en ces lieux le 9 mai 2016. Depuis, qu'est-il donc arrivé de neuf à notre animal qui je te le rappelle est le fruit de l'accouplement d'un âne et d'une jument. Quand tu compares la différence de taille entre les deux, tu comprendras aisément que l'expression « monté comme un âne » prend ici tout son sens. Il y a une nouvelle mule qui sort le 09.06 et elle porte le nom de « Revolution Come...Revolution Go » que nous nous empressons d'ailleurs d'acquérir en édition double et « De luxe » s'il vous plait, pour la somme de 20€. Pour les plus chanceux, nous avons déjà pu écouter l'album en avant-première début de semaine. Alors « quid » Eh bien, comme disait mon ami Clovis, pour être tout à fait franc, nous tenons là le meilleur album de la discographie de Gov't Mule, sans blaguer ! Je te rappelle tout de même que notre sympathique animal n'était au départ qu'un "one shot" comme on dit dans le métier, cela devait être un album et puis basta. Mais voilà, avec le succès récolté par le premier opus, il y en eut un second, puis un troisième et de fil en aiguille...tu connais la suite. C'était il y a 23 ans déjà.
J'entends déjà rire sous cape nos détracteurs Massey-Fergusson : « Ils sont fous ! Aller voir le même groupe et entendre les mêmes chansons… Je t'arrête d'un geste sec et péremptoire, style archers du roi accompagnant le questeur royal, qui, comme son nom l'indique : quête ! Oui, c'est le même groupe, mais ta jubilation intérieure va être de courte durée, comme un titre de champion pour le Standard de Liège, car si l'autre point commun est que la setlist comporte 19 titres également, au niveau des chansons, il n'y en a qu'une en commun « Stone Cold Rage » celle qui ouvre le nouvel album ! Tu y es ? Allez va pleurer maintenant. Et pour t'achever, sache
encore que par rapport au concert de l'an passé il n'y a aucun morceau qu'ils rejouent. Tu en connais beaucoup des artistes capables de faire ça toi ? Le Boss. Lors de l'interview qu'il m'accorde (de guitare) avant le concert, Warren me confie que par souci de respect des fans, ils mettent un point d'honneur à ne jamais jouer la même setlist deux soirs de suite et surtout à ne pas rejouer celle de l'an passé dans la même ville. « Je veux que ceux qui assistent à nos concerts repartent en étant assurés d'avoir vécu un moment unique qui n'appartient qu'à eux. » Je dis chapeau ! Et ce nouvel album ? Le titre déjà, explique-moi, dis-je, franc-battant. « C'est tout simplement une constatation du sentiment de non achevé de la politique américaine. Une administration prend le pouvoir et commence à mettre des choses en place pendant son mandat, et puis un nouveau gouvernement arrive et s'empresse de défaire ce que le précédent avait commencé et ainsi de suite, on ne termine jamais rien, c'est navrant. Mais, au point où nous en sommes aujourd'hui, c'est le sommet. Les gens réclament déjà le changement, nous verrons bien conclut-il pensif. » En fait, sur cet album qu'il aurait voulu entièrement consacré à poser un regard sur le passé du groupe et de sa carrière de musicien, Warren s'est senti inspiré par la politique actuelle de son nouveau président auquel la Mule décoche d'ailleurs quelques ruades bien appuyées.
Allez, vite, en salle garçon, çà va commencer. « Mule » ouvre les hostilités et c'est électrique à mort. « Good to see you », bras droit levé, les doigts en signe de « V », tel un Winston Churchill des temps modernes, c'est là le bonsoir habituel de Warren. L'homme de Caroline du Nord est plus disert avec une de ses nombreuses Gibson (enfin un homme de goût) qu'en longues diatribes au micro. « Fool's Moon » et « Stone Cold Rage » achèvent ceux qui sont encore debout, le quatuor est magistral. Pause de vingt minutes et puis retour sur scène, à ce moment là, nous ne savions pas encore à quelle sauce nous allions être dévorés. Je consulte mon gsm, il est 21h58. La première pause que le groupe marquera, il sera 22h40 ! Tu ne rêves pas, ces quatre fous vont enchaîner et jammer comme seuls les ricains savent le faire et ce pendant 42 minutes non-stop ! On n'avait plus vu ça depuis Led Zeppelin ou encore le Allman Brothers Band. Et en plus, crois-moi ou pas, jaloux épidermique (Jagger) que tu es, on ne s'est pas ennuyés une seconde ! Une superbe impro sur le « Lively Up Yourself » de Bob Marley. Et puis un morceau qui tue dès les premières notes : « Broke Down On The Brazos » extrait de l'album « By a Thread » de 2009 sur lequel on trouve notre Billy Gibbons de ZZTop. C'est la première fois de ma vie de concertiste que j'entends un mec capable de jouer du Billy Gibbons presque mieux que lui ! In-croy-able, j'en avais des frissons, tu avais l'impression que le texan barbu se cachait quelque part en coulisses pour jouer les soli. Et ça c'était avant « THE » rappel, unique, terrifiant, la folie dans la salle, la température monte de10 degrés alors qu'on crevait déjà de chaud comme ça ! « Statesboro Blues » l'hommage aux Allman Brothers dont Greg, le second frère nous a quittés le 27.05 dernier, Duane était décédé dans un accident de moto en 1971. D'où il repose, au Rose Hill Cemetary de Macon en Géorgie, il devait être fier de voir ce diable de Warren lui aussi un ex membre de la fraternité, leur rendre un tel hommage. Nous voilà tous sur les fesses après ces 2h55 de concert.. De mémoire de ceux qui ont vu la Mule plus de 10 fois, c'est la meilleure prestation à laquelle ils ont jamais assisté. Je le crois sur parole ! Vivement le prochain ! On y sera.

Mitch "ZoSo" Duterck

GOV'T MULE -den Atelier, Luxembourg, le 8 juin 2017
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 08:42
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)

NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)

 

8 juin!

 

  • NOS
  • Cigarettes After Sex (17h55)
  • Miguel (20h00)
  • Run the Jewels (22h20)
  • Justice (00h45)
  • Super Bock
  • Samuel Úria (17h00)
  • Rodrigo Leão & Scott Matthew (18h50)
  • Arab Strap (21h10)
  • Flying Lotus (23h30)
  •  
  • Florian Hexagen au Portugal...

 

NOS PRIMAVERA SOUND JOUR 1: La MEGA CLAQUE hier soir au NOS Primavera Sound 2017 est venue des revenants écossais d'Arab Strap, avec un set mâtiné de shoegaze, post-rock, spoken word et folk juste idéal.
Aidan Moffat a gardé toute sa verve, et le géant bonhomme, accompagné par un band renouvelé mais qui assure, était visiblement aussi heureux d'être sur scène que l'assemblée qui lui faisait face, la nuit tombant sur la colline rendant le tout encore plus pastoral. Tout simplement imparable, on avait oublié à quel point ce groupe est immense.
Sinon Run The Jewels a bien assuré sur la grande scène, pour un concert très politisé, fun et rentre-dedans, et Flying Lotus a balancé ses beats sombres sur des visuels simplement déments. Courte soirée certes, mais que du très bon au final.

NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
NOS Primavera Sound 2017 - Parque da Cidade do Porto du 8 juin au 10 juin 2017 ( jour 1)
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 18:26
Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017

Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017

 

GOV'T MULE - De Roma, Antwerp (BEL) - 2017.06.06

Line Up:
Warren HAYNES : Guitars - Vocals.
Matt ABTS : Drums.
Danny LOUIS : Keyboards, Backing Vocals - Guitar.
Jorge CARLSSON : Bass - Backing Vocals.

Set 1
01.Hammer and Nails.
02.Rocking Horse.
03.Time To Confess.
04.Million Miles From Yesterday.
05.I Believe To My Soul.
06.Sco-Mule.
07.New World Blues.
08.Revolution Come, Revolution Go.
09.Slackjaw Jezebel.

Set 2
01.World Boss.
02.Mother Earth.
03.About To Rage.
04.Sarah, Surrender.
05.Stone Cold Rage.
06.Drums Solo.
07.Dark Was The Night, Cold Was The Ground.
08.Thirty Day In The Hole / I Don't Need No Doctor (Medley)
09.Feel Like Bush.

J'adore ce côté imprévisible de la vie, un jour où tu te demandes en soupirant ce que tu vas bien pouvoir faire pour meubler une soirée qui ne s'annonce pas des plus animées. Et puis tu reçois un message d'un pote qui te demande : "Ready for tonight, Gov't Mule in Antwerp?" Mon sang ne fait qu'un tour comme on dit dans les romans et me voilà trépignant d'impatience, attendant 17:45 comme l'heure de la libération. Et hop, let's go avec Paul, compagnon musical de longue date et de Luc, autre pote et collègue du rail. Direction Anvers ou Antwerpen si tu es chatouilleux au niveau orthographe communautaire. La salle De Roma, une découverte en ce qui me concerne. C'est marrant cette dénomination latine dans un quartier qui ne l'est pas, mais alors là, pas du tout. C'est rempli de barbus! Un instant je crois apercevoir ZZ Top sur le trottoir, mais je me suis gouré, les Texans portent des jeans et pas des djellabas. On se trompe parfois. Alors, pour trouver une place où caser ton véhicule parfois biliaire, il faut tuer quelqu'un, ou presque. C'est une folie! Enfin, au bout d'une longue période de "là? Non, merde c'est un garage. Et là? Non c'est trop court" la chance qui sourit aux débutants nous fait un gros clin d'œil et nous nous garons enfin à côté d'une Porsche. Si une bagnole doit être volée sur le parking, ce sera celle-là, alors autant te garer
à côté, la seule chose que tu peux craindre, c'est quelques griffes sur ton capot, là où les "emprunteurs" auront déposé leurs outils de travail. Mais laissons de côté ces stéréotypes éculés (toi-même !) et cheminons de concert vers la salle...de concert. Nous pénétrons dans cet antre qui a vu passer des artistes prestigieux si on se réfère aux tickets exposés dans les nombreuses vitrines de la galerie d'accès. Au niveau des prix c'est à te rendre fou. On se fait arnaquer depuis des années par des promoteurs avides et rapaces pour qui seul le bruit du tiroir caisse est source d'orgasmes. La salle peut accueillir 1.850 personnes mais ce soir et vu la publicité exclusivement faite en terre néerlandophone autour de l'événement, on se retrouve environ 400 fans à avoir fait le déplacement. Après un vestiaire obligatoire/verplicht mais gratuit nous voici appuyés sur les barrières du premier rang, un peu sur la droite de Warren, ça tombe plutôt bien vu que c'est lui que nous sommes venus voir et écouter. Ce soir, nous aurons droit à 2h30 de concert réparti en deux sets. Le son est impeccable et surtout, pas assourdissant. Nous découvrirons ainsi quelques titres de "Revolution Come, Revolution Go" le nouvel album de Gov't Mule qui est sur le point de sortir. Ah oui, j'avais oublié de te préciser que le groupe de Warren s'appelle Gov't Mule, il n'a pas fait que jouer dans le Allman Brother Band. Le premier set, long d'environ soixante minutes est un peu "light" dans le sens où l'approche est plus psyché dans les sonorités et les ambiances. Certaines impros vont même déconcerter pas mal de curieux non coutumiers de ce type d'exercice. Les deux derniers opus du premier set sont pourtant avant-coureurs de ce qui nous attend après la pause de vingt minutes pendant laquelle le natif d'Asheby, Caroline du Nord, mange sa lasagne en toute décontraction. Retour sur scène, toujours avec ce signe "V" exécuté à l'adresse du public. Au niveau dialogue, c'est assez limité mais de toutes façons c'est par sa musique qu'il nous livre ses plus belles phrases. Si on excepte le latino-funky "Sarah Surrender", ce deuxième set est beaucoup plus heavy blues, et ce, pour le plus grand bonheur du public qui manifeste sa satisfaction de façon notoire. Quelques grands moments de bravoure dans les soli de guitare de Warren qui reste un maître en la matière. Modification de la setlist juste avant le rappel, "Elmo" passe à la trappe au bénéfice du medley "30 days in the hole / I don't need no doctor" de Humble Pie et ce pour le plus grand bonheur de tous. On aurait tant voulu un petit hommage au défunt Duane Allman avec la reprise d'un ou deux titres des ABB mais il n'en fut rien. On se quitte heureux et satisfaits de cet excellent concert qui a fait la part belle aux deux albums que sont « Revolution Come, Revolution Go » et « Dejà Voo Doo » donc au revoir sur le titre « Feel Like Bush.» On prend rendez-vous pour Luxembourg ce jeudi 8 juin. Alors, à ce soir pour une nouvelle ruade de la Mule?

Mitch "ZoSo" Duterck

Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017
Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017
Gov't Mule - De Roma- Antwerpen ( Borgerhout) - le 6 juin 2017
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 14:00
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017

Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017

 

Agenda de Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017:

Vide- Grenier organisé par l'école Notre-Dame-de-la-Ronce - Concert de musique classique avec la pianiste Claudine Philippé et les violonistes Lucienne Ganez-Lopez et Jean-Pierre Martin. à la chapelle Saint-Marc de Tréveneuc - Salon des Arts de Saint-Quay-Portrieux jusqu'au 7 juin - Nouvelle édition des « Printemps du Port » organisés par le comité de quartier du Portrieux,17h : concert de Ze Maple Bridge (pop-folk)

Météo: Dimanche 04 juin ... 14°C Minimale / 18°C Maximale; Rares averses. Vent nord-ouest. Vent 20 km/h.

Bigre, pas terrible!


Un passage par le vide-grenier, déserté suite à une averse perverse puis le retour au port, un arrêt au Bistrot de la Marine avant de s'installer face au podium, érigé dans les Jardins du Port.

A 17h pile, Ze Maple Bridge est en piste!

 

Ze Maple Bridge= William Prigent - chant, acoustique /Emmanuel Albert - fingerstyle guitare+ gt électrique, choeurs et Richard Prézelin -lead guitare, choeurs.

En 2016 le même trio se produisait sous l'étiquette Farewell.

William Prigent n'est pas inconnu dans la région de Saint-Brieuc, membre, e.a., du trio Cameron, du Play Time Trio, de Recife, de Early Blue, des Nighbirds et dans les années 70 de l'Arbre.

Manu Albert, originaire de Lorraine, fait également partie du trio Cameron, quant à Richard Prézelin, qui peut aussi bien te jouer du Bach, du tango ou du Clapton, il a, e.a., accompagné Caroline Crozat, Jean-Michel Caradec, Bernard Lavilliers... et a fait partie du progrock band Clearlight.

Bref, on n'a pas affaire à des novices.

 

Le menu du jour, du blues, du rock, de la country, du folk, du jazz, de la chanson française, le tout arrangé à leur sauce!

Démarrage en former de murder ballad avec le traditionnel ' Banks of the Ohio' au répertoire des plus grands artistes folk ou country, de Joan Baez à Dolly Parton en passant par Pete Seeger ou Johnny Cash, sans oublier le plus Frenchie des singer-songwriters américains, Elliott Murphy.

Déjà une intervention éblouissante de la guitare blanche et il insiste, cocorico, française, de maître Richard.

Après ce titre magnifié par Miss Baez, il est logique de proposer du Dylan, ' Don't think twice it's alright.

' Fragile' de Sting reçoit un traitement lounge jazz des plus idoines, puis le ' Freight train' d'Elizabeth Cotten nous transporte du côté de la Caroline.

Le jeu d'une finesse diabolique du duo de guitaristes frappe les imaginations, ce qui frappe nos crânes, parfois dégarnis, est moins drôle, la pluie a fait une réapparition peu goûtée.

1969, les Stones, 'Honky Tonk Women', même sans la cloche de vache, le titre interpelle.

Dylan bis, ' Knocking on heaven's door', Saint-Pierre étant sourd, Bob est redescendu parmi nous.

Ils enchaînent sur une version swing de 'Route 66', une artère sur laquelle s'invitent Gene Vincent chantant ' Be bop a lula' et Carl Perkins, chaussé de pompes en daim, ' Blue Suede shoes'.

Le doublé de guitares sur ' Hotel California', laisse rêveur, ton épouse pousse un sifflement admiratif tandis qu'une nana, légèrement imbibée, brave les éléments pour se trémousser avec une élégance de godiche face à la scène.

Lennon, un peu/McCartney, beaucoup: 'Michelle' a ravi les sexagénaires, la ballade est suivie par l'Irish folksong ' Carrickfergus', malheureusement couverte par la pluie battant la toile et se mêlant aux bavardages indélicats de clients peu mélomanes.

Une séquence à la française débute par ' La Javanaise', suivie par le superbe ' La complainte du phoque en Alaska' de Beau Dommage pour s'achever par 'Le Sud' de Nino Ferrer.

Changement de cap avec ' Lodi' de Creedence Clearwater Revival, qui nous rappelle la prochaine tournée européenne de John Fogerty.

On retraverse les océans pour retrouver le UK, le grand Manchester, et le classique ' Dirty Old Town' de Ewan MacColl.

Ils embrayent sur le titre qui t'a toujours mis une larme à l'oeil, ' Stand by me' de Ben E King.

Malgré les averses et une température plus que fraîche, Saint-Quay reste au poste et applaudit à l'étonnante performance des musiciens, une grande bringue, carburant au Muscadet, se sent pousser des ailes en estimant que l'heure est venue d'exhiber ses talents d'ex- go go girl sur ' Proud Mary'.

Les mouettes ont ri, nous, aussi, ambiance sur le port!

Une petite brise timide se déclare, fort logiquement, Ze Maple Bridge revient à Bob Dylan avec ' Blowin in the wind'.

L'heure du repentir a sonné pour les pauvres pécheurs, un gospel s'impose, ' Go down Moses'.

Oui, Christiane, Nougaro en a fait une adaptation glorifiant Louis Armstrong.

Ils sont sur scène depuis 115', pour clôturer les deux heures de show , ils choisissent un dernier Bobby, rendu célèbre dans la version de Jimi Hendrix, l'immortel ' All along the watchtower'.

 

Merci, Messieurs, un répertoire sans faille, un jeu mêlant virtuosité, finesse, jazz et rock, une voix impeccable et un humour convivial, tout ça avant l'apéro, on applaudit chaleureusement!

 

 

 

 

Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
Ze Maple Bridge aux Printemps du Port - Saint- Quay- Portrieux, le 4 juin 2017
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 09:17
Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017

Barika au Burlington Discover Jazz Festival, Burlington, Vermont (USA) – 4 June 2017

 

Le groupe Barika se produit dans le cadre du Burlington Discover Jazz Festival, se déroulant du 2 au 11 juin 2017. L’événement rassemble plus de 70.000 personnes ayant le choix entre plusieurs scènes réparties dans divers endroits de la ville.

Burlington est une ville universitaire, au bord du lac Champlain, dans l’état du Vermont, un état atypique aux États-Unis. Les citoyens majoritairement d’origine française, britannique et irlandaise ont gardé un farouche esprit d’indépendance.

Barika, le sextet indie sous la direction de Craig Myers trempe dans le psychédélique, le funk et des sonorités de l’Afrique de L’Ouest (notamment du Wassoulou, une région du Mali). Le groupe se produit sur le toit du Lakeview Parking Garage.

L’ensemble des instruments (n’goni – le luth du griot, batterie et percussions, basse électrique, guitare électrique et claviers, trompette, baryton) donne un aperçu des possibilités d’exploiter ces derniers

Les musiciens du groupe ont de la maturité et abordent les compositions d’une manière décomplexée.  « When the time comes » est leur troisième album.

Craig Myers est inspiré par Sekou Kouyate, le Jimi Hendrix de la Kora. Il a sillonné différents pays africains, lui permettant de s’imprégner des différentes formes polyrythmiques. Il nous délivre quelques soli, riffs efficaces et des mélodies qui s’entrelacent aux rythmes.

« Ditto » est une composition, qui nous emporte dans un trip hypnotique invitant le public à la danse. L’hiver a été rude (- 20° Celsius) et les quelques rayons de soleil traversent les nuages en cette fin de journée printanière. Malgré les conditions météo, les jeunes filles ont sorti leurs tops ou shorts de leurs tiroirs et les personnes de forte corpulence exposent leur beauté toute ronde.

Durant cet après-midi, nous avons pu profiter d’une musique éclectique et dansante, et de la vue panoramique sur le lac Champlain, la sixième plus grande étendue d’eau douce des États-Unis.

Certains prétendent que le lac Champlain abriterait Champ, une créature aquatique, un lointain cousin du monstre du Loch Ness.  Est-ce la vérité ou une légende importée par les premières vagues d’immigrants écossais?

 

Charles Eloy

Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017
Burlington Discover Jazz Festival: Barika - Lakeview Garage - Burlington -Vermont (USA) – 4 June 2017
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:46
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

 

Florian Hexagen ging naar Kortrijk...

 

Et donc hier à Concertzaal De Kreun on a pu (re)voir, dans des conditions club idéales, le trio noise rock culte US Shellac.

Situé à moins de 2 mètres des lascars pendant tout le concert, il était effarant de voir la dextérité et le plaisir dont ils font toujours oeuvre à jouer leurs morceaux toujours aussi bizarrement géniaux. On a eu droit à deux petits nouveaux d'ailleurs, qui ont envoyé méchamment du bois. Le sommet du concert pour moi, un "Riding Bikes" complètement métronomique et frappadingue à la fois, du pur délice. Malgré un petit souci technique, force est de reconnaître que le set a été bien monstrueux encore une fois. Bref, Shellac est aussi important en 2017 qu'il l'était il y a 20 ans, on vous conseille de ne pas les rater, comme d'hab'!
A noter que la première partie assurée par les lyonnaises de DECIBELLES a été une mise en bouche parfaite, avec leur noisy pop acidulée et franche du collier. Une énergie et un plaisir déployés réellement communicatifs, et un concert sans temps mort. Bravo à elles, elles ont su séduire une salle qui n'était venue pourtant que pour les papys au départ. On imagine bien la baffe joyeuse qu'elles ont dû se prendre lorsqu'elles ont appris qu'elles avaient été choisies pour tourner avec le trio infernal chicagoan durant plusieurs jours!

Prochaine fois par contre, faudra jouer le morceau "Le seum", merci d'avance les filles, et bravo pour votre dernier album!

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:20
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

 

Retour sous la tente pour le chapter two: Walter Wolfman Washington!

73 piges, mais toujours une élégance de jeune premier, casquette rouge, falzard vermillon, pompes blanches et boucle d'oreille, sans oublier un sourire pub dentifrice, ce mec a attiré plein de madames en première ligne.

Il a emmené une fine équipe dans la plaine flamande: ses Roadmasters devant être  Jack Cruz ( bass, depuis 40 ans aux côtés du guitariste), Wayne Moureau (drums), Steve De Troy (keys),  Tom Fitzpatrick ( sax) et  Antonio Gambrell( trumpet).

Histoire de faire tourner le diesel, l'équipe envoie un instrumental funky, torride, pour commencer le voyage, ils enchaînent sur ' Heatin' it up', ce qui n'est pas malin, la bouilloire vient de siffler.

Le mec a un timbre soul, chaud comme une patate, son croon velouté  évoque aussi bien Al Green que Teddy Pendergrass, ça colle, souffle une madame bien roulée à sa copine.

En souriant, le Wolfman annonce ' Two dollars', un truc qui groove à mort et ne laisse pas les candidats danseurs, aux yeux pas nets et aux mouvements désordonnés, indifférents.

Ils sont une dizaine à se trémousser, une Duvel en main, près de la barrière les séparant des photographes.

Après un nouvel instrumental jazz/funk, on revient à un uptempo mixant funk et disco, les cuivres nous en mettent plein la vue dans un style Tower of Power, basse et drums assurent un rythme démentiel, l'orgue ajoute une note romantique et les bluesy licks de WWW impressionnent les puristes.

' Funk is in the house' disait la playlist, elle n'a pas menti,  la classe, tout simplement.

Je vous sens nerveux, constate Papy qui décide de ralentir le rythme en balançant un soul slow poisseux.

Comme à la grande époque des soul revues, les slows et les titres balancés se succèdent à la plus grande joie des spectateurs, tu veux du James Brown sexy, tiens, et toi, du Percy Sledge, écoute..

Tout doucement le set arrive à son terme, 'Ain't no love in the heart of the city' invite au corps à corps langoureux.

'Please come back to me' pleure-t-il avant d'annoncer aux locaux qui n'ont pas placé tout leur blé dans l'achat de Duvel, we have cd's for sale.

Encore deux bombes, un salut , direction les coulisses où un organisateur les attend pour les repousser sur scène à la plus grande joie du public.

Un set généreux!

 

Dernier passage dans le petit local des copains de Baden Powell pour assister au gig de Matt Andersen.

Le Canadien, dont le nom devient Matt Anderson pour certains, est considéré comme une des valeurs montantes du blues, l'annonceur parle d'un timbre à la Otis Redding,on va lui proposer un coca light, et d'un jeu de guitare époustouflant, il peut reprendre une Duvel.

Le brave gars du New Brunswick collectionne les lauriers , son dernier méfait ' Honest Man' fait l'unanimité chez les blues critics.

It's my first time in Belgium, prévient-il, avant de poser les fesses sur un siège pour entamer  'The gift' , ce qui inspire une madame assise à deux mètres, his voice is a gift.

Joli picking, too!

La seconde, 'I'll make you stay' s'avère plus nerveuse, ce gaillard robuste a des cervicales en caoutchouc, lorsqu'il incline son crâne vers l'arrière, sa chevelure bouclée vient chatouiller ses talons.

Le gymnaste propose ensuite un titre décrivant un de ses amis et sa copine, l'acoustic  blues ' Play the fool for you' le voit slider avec bonheur.

La suivante est la préférée de maman, la ballade ' Quiet company', d'une sensibilité féminine, est effectivement belle à pleurer.

 'Working Man Blues' est vachement plus énervé, Matt épate et combine virtuosité, agilité, vitesse et conviction.

Là où tu l'as moins apprécié, c'est dans sa version acrobatique de 'Ain't no sunshine'.

Trop de gymnastique, pas assez de sincérité, dommage!

Il poursuit ses exercices de jongleur avec ' Come by', mais tu as décroché, l'acrobate te fait autant d'effets qu'un striptease de ta voisine édentée.

Et quand il entame un titre débutant par ...stepping outside into the night...tu suis son conseil pour humer l'air de la nuit tombante avant de te diriger vers le bar.

So long, Matt!

 

Place à l'acte final:  Rick Estrin and the Nightcats!

Rick Estrin, un vieux beau, né en 1949, best harmonica player en 2013, des tas d'autres awards, est une des figures de proue de la scène blues de la  West Coast.

Le gars est accompagné par une solide équipe de chats de gouttière en commençant par le guitariste norvégien Chris “Kid” Andersen , un ours aux pattes de velours, aux claviers, Lorenzo Farrell, il a laissé sa basse aux States, et aux drums, on annonce Alex Peterson.

Il y a trois ans, smart Rick et ses nightcats ont sorti l'album live 'You asked for it', une plaque qui te donne une bonne idée de ce que ces Messieurs délivrent sur un podium, tu y ajoutes que l'harmoniciste ne manque pas d'humour et ,si il est fringué à la Tony Bennett, il bouge mieux que le  grand-père de Lady Gaga.

Pas de playlist, ces gens connaissent leur boulot, leur set est huilé jusque dans les plus petits rouages, même si quelques problèmes techniques ont exaspéré Lorenzo en début de  set.

Des titres tels que 'Handle with care'', le rigolo ' Dump that chump' , ' Don't do it' , 'Never trust a woman' ont mis le feu à la salle. Son jeu d''harmonica, proche de celui de Charlie Musselwhite, les prouesses du Kid à la guitare, le savoir-faire de la rythmique, ont souvent déclenché des cris d'enthousiasme.

Sans compter que tu passes du blues au garage surf,p uis au boogie.

Tu dis, Rick?

Combien de gens ici ont déjà divorcé, 432 mains se lèvent, les deux nonnes  sirotant une pils à la paille sont les seules à ne pas avoir réagi, c'est alors qu'il envoie 'My next ex-wife'.

C'est sur les accents d'un vintage rock que n'aurait pas renié Chuck Berry que tu quittes le chapiteau pour aller en vider une dernière backstage, en te retournant tu vois le Norvégien jouer de la gratte derrière son dos avant de se mettre à bouffer ses cordes, tandis que le playboy nous entraîne... in the danger zone...

Un grand spectacle clôturant un grand festival!

See you next year, Puurs!

 

photos- luk stiens/concert monkey

 

 

 

 

 

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 06:41
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017

 

A quelle heure, Luk?

Twee uur, stipt, on y est en 30'!

Sauf quand le GPS déconne et t'envoie dans les bois!

 

 

Seizième édition du festival organisé de main de maître par Gust Meeus et son équipe, et un nouveau changement de résidence, un retour aux sources puisque le Duvelblues retrouve les terrains du Chiro /JH Kabal à Ruisbroek.

Deux scènes: le chapiteau et la salle du Chiro.

Dans le cabriolet du fotoman la température était tolérable, la clim, tu mets un pied hors de sa Rolls asiatique et t'es d'emblée écrasé par la chaleur suffocante, 34°C, les pompes à bière vont avoir du boulot cet après-midi.

 

 

15h30 – 16h30 : Marino Noppe Band (BE)

16h40 – 17h50 : Davina and the Vagabonds (USA)

18h00 – 19h10 : Marc Ford and the Neptune Blues Club (USA)

19h20 – 20h30 : Hat Fitz and Cara (AUS/N-IRL)

20h40 – 21h55 : Walter Wolfman Washington (USA)

22h05 – 23h20 : Matt Andersen (CAN)

23h30 – 00h45 : Rick Estrin and the Nightscats (USA)

 

15h30', pour ne pas déroger aux habitudes, des locaux doivent ouvrir la garden-party: Marino Noppe Band!

Marino Noppe est une sorte de légende vivante du blues national , peux pas te dire s'il a enterré son Maxwell Street né en 1982, mais ce maître du Chicago Blues, sentant bon les swamps flamands, sait s'entourer de musiciens pas cons.

A Puurs, il était accompagné par le guitar virtuoso Arne Demets ( The Blues Vision, Lawen Stark...), Carlo Van Belleghem ( Roland, Stan Van Samang, Shirley Johnson...) à la basse et Bernd Coene ( The Blues Vision) aux drums.

Pendant un peu plus d'une heure, cette fine équipe va nous emmener du côté de Maxwell Street où ont traîné des gens tels que Muddy Waters, Howlin' Wolf ou Little Walter.

Pour ouvrir, un chant de Noël, en été, 'Santa's messin with the kid', puis un virage blues funk remuant 'Hot pants' .

On en a profité pour aller jeter un coup d'oeil dans le jardin, on a remarqué deux ou trois spécimens, pas horribles, en bikini.

'29 ways just to make it to my baby's door', des courageux dansent, le mercure est monté à 46°.

Faudra prévoir une piscine en 2018!

Le premier slow blues arrive' I'm a lover', comme on a à faire à deux fabuleux guitaristes, on se régale.

OK, c'est un peu prétentieux de se prendre pour le cousin de Casanova, mais on pardonne!

Pas de poulets en vue,' Everything I do gotta to be funky', on pousse une pointe, Jimmy Dawkins propose une balade à Broadway, ' Love Somebody'.

Le country blues ' Kokomo' est dédié aux truckers, en attendant le train on vous balance un shuffle, hallelujah, c'est l'heure!

Quoi, un bis, d'accord, remettez la Duvel au frais, on vous balance le Marino Noppe's boogie, comme tout boogie qui se respecte, à pratiquer all night long.

 

Au suivant: Davina and the Vagabonds, dans la salle des scouts en jupe!

Davina Sowers et ses clochards étaient passés à Puurs en 2012, un souvenir impérissable, une révélation!

On n'a pas vraiment compris pourquoi la madame et ses boys ont été placés dans le four à pizza, ta voisine, qui pesait 87 kilos en pénétrant dans le local, est montée sur la balance à l'issue du set, l'aiguille indiquait 79.

En mijn broekje is nat...on veut pas le savoir, madame!

Davina, joli fichu sur la tête, derrière les touches, son époux ( récent), Zack Lozier à la trompette, à ses côtés, Steve Rogness au trombone, à l'arrière, Connor McRae Hammergren, un costaud, aux drums et Andrew Foreman à la doghouse bass.

Tout ce beau monde va nous balader du côté de New-Orleans, le sourire aux lèvres en commençant par ' I'd rather drink muddy water' .

Les cuivres impressionnent, la rythmique assure, Davina, et ses kisses sweet as candy, sue avec élégance.

Aujourd'hui vous semblez encore relativement clairs, il y a cinq années on a joué plus tard, un bon nombre d'entre vous étaient allumés, constate l'enfant avant de proposer Nina Simone , 'I want a little sugar in my bowl'.

Puis vient un Fats Domino sautillant ( une version pas tout à fait conforme de 'Ain't that a shame'), ' Shake that thing' est chanté par Connor, puis on passe au cabaret pour ' Black cloud'.

'Sunshine' is a new song, confie Miss Sowers, qui décide de nous emmener du côté de Bourbon Street en laissant Steve pousser la chansonnette.

Esprit Mardi-Gras près du Rupel, on a cherché les majorettes, en vain!

Beaucoup l'attendait, 'I'd rather go blind', porté par une voix qui vient remuer les entrailles.

Swing time avec 'Lipstick And Chrome' , suivi par un original, coloré Tom Waits, "St.Michael Vs.The Devil", la contrebasse place un solo racé, la diva minaude, la trompette part au ravitaillement et ramène de la Jup fraîche pour tout le monde, sauf pour madame!

C'est ça, l'amour!

J'étais furieuse quand j'ai écrit ' Start running', tu dis, mon chou, tu veux chanter, ok, je t'en prie.

Il choisit le standard 'Four or Five Times' et c'est avec Hank Williams que la clique nous quitte, 'Hey, good looking'.

En sortant du sauna, nous n'étions guère good looking, mais on s'est amusés!

 

 

Retour sous le chapiteau pour Marc Ford and the Neptune Blues Club!

Marc Ford, ex Black Crowes, Gov’t Mule, Booker T. Jones ou Ivan Neville, se tape avec The Neptune Blues Club, une tournée de 33 dates sur le vieux continent, un arrêt à Puurs était prévu.

Le groupe a sorti deux albums, 'The Vulture' date de 2016.

Le guitariste est accompagné par Mike Malone aux keys et harmonica, avec lequel il partage les vocals, la section rythmique se compose de deux mercenaires remplaçant Antoine Arvizu et John Bazz.

Avec ces cocos on s'éloigne du blues véritable pour hanter un Southern rock de haute tenue.

Triste coup du sort, Luk vient de t'apprendre le décès de Gregg Allman.

Les gars n'ont pas de setlist et débutent par trois plages roots rock remuantes, certains parlent de 'Smilin' et 'de ' Ghetto is everywhere' , les mecs improvisent à volonté, mixent blues, funk, et envolées lyriques.

Après ce début nerveux, ils envoient la blues ballad 'Deep Water', ...my heart is heavy.. marmonne Marc sur un fond d'orgue gluant.

Mike Malone se charge des vocals pour un extrait, un blues rock vicieux, du premier album du Neptune Blues Club, auquel succède le sombre 'The Vulture' le titletrack du nouveau produit.

' Shalimar dreams' cogne méchamment puis le quatuor poursuit la lecture d'une playlist inexistante, toujours en mode jam blues rock.

Notons une reprise de Neil Young, 'Look out, Joe' et dans le désordre: le très funky 'Main drain' décoré d'une wah wah tonitruante, le rock à réveiller un moribond, 'Shame on me' , le plus vieux ' I'm free' et ' Go too soon' dans le même moule que 'Shame on me'.

Un set brillant qui n'a pas plu aux puristes blues.

Marc Ford terminera sa tournée européenne par un long périple en Espagne!

 

 

T'as pas pu acheter un éventail, tant pis, direction le haut-fourneau pour Hat Fitz and Cara, des poulains de l'écurie Goodtime Booking.

Hat Fitz est un vieux de la vieille, pas aussi décrépi que Seasick Steve mais il est sur le bon chemin.

Cet Australien maniant la mandoline traficotée et une resonator a, un jour, rencontré une jolie Irlandaise, oui, elle est rousse, Cara Robinson, qui ne boit pas de pils, il l'a épousée et désormais il parcourt le monde à ses côtés pour soumettre un rootsy blues artisanal.

Ils chantent tous les deux, Cara s'acharne également sur un mini-kit de batterie.

Leur nouvel album se nomme 'After the rain', on en entendra plusieurs extraits en ce début de soirée.

Cara: this is the last date of our tour et on commence par un titre dédié au poète irlandais Frank the Poet ( alias Frank MacNamara), le bluesy 'Company Underground'.

Pour la suivante, le barbu se charge du chant, puis le duo propose 'Nobody's fault but mine' de Blind Willie Johnson, chanté en trémolo.

Après le blues, ils passent au gospel, un coup d'oeil à ta toquante, godv., il faut se sustenter, petit à petit, tu te diriges vers la sortie, une file interminable s'allonge face à la friterie/junk food, c'est donc de loin que tu entends des titres comme ' Hold on', ' Black Cat Bone', ' After the rain' ou 'Power'.

Quand, enfin, tu as pu te payer un hamburger industriel, tu as jugé plus prudent d'écouter la fin du set de l'extérieur, après être passé, en vitesse, par le bar pour dénicher une Duvel afin de faire passer la graisse!

 

Fin du premier chapitre!

 

photos - Luk Stiens/concert monkey

 

 

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 11:13
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017

Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017

 

26 mai 2017: Le mercure grimpe, le soleil brillera de tous ses feux dans un ciel tout bleu...

Par contre, la clim, mise en route dans le club, risque bien de te refroidir, heureusement la country proposée par les deux madames, super sexy, se succédant sur le podium va faire monter la température de plusieurs degrés.

 

20:17': Ruby Boots

Une cowgirl, rouquine, tatouée, affublée d'un galurin imposant, se pointe d'une démarche décidée, un sourire carnassier écarte ses lèvres... hello, how are you?... lance-t-elle malicieusement.

Fine, répondent quelques clients, ...I'm fine, too fuse la réplique de la red girl from Perth, based in Nashville, Bex Chilcott ( her real name) racle son acoustique et entame une première chanson prévue pour un forthcoming album.

D'emblée la sassy voice frappe les imaginations, des noms tels que ceux de Loretta Lynn, Tammy Wynette ou Lynn Anderson t'effleurent l'esprit...et quand elle marmonne... leave me with the troubles, baby... tu revois toutes ces country girls semblant soumises, mais capables de tout.

Un micro défaillant ne parvient pas à la désarçonner , elle poursuit sans amplification et s'en tire sans une égratignures.

Le métier ne ment pas!

La tournée européenne avait débuté la veille à Köln, cela nous vaut une anecdote avant le titre suivant, 'Baby pull over' .

Pas étonnant que Nashville lui ait fait les yeux doux, c'est tout à fait le style de la région.

La country ballad ' Middle of Nowhere' , écrite dans l'Utah, se trouve sur l'album précédent, ' Solitude'.

Tu dis, Laurent.

Tu veux bien t'y rendre avec elle dans ce trou perdu, et ta femme et tes six gosses?

I am a libra ( tu lis une balance), je peux pas me décider, a slow one or an upbeat track?

Bruxelles opte pour le titre rythmé où il est question d'un mec l'ayant laissée en plan with three kids.

Une crapule infatuée!

I have a guest to play some songs with me, Alex, le guitariste de Nikki Lane, la rejoint pour un titre composé avec Miss Lane,' Don't talk about it' et non, ce n'était pas le merveilleux morceau de Crazy Horse, repris par Rod Stewart, mais c'était vachement bien aussi!

Un dernier échantillon du prochain album, toujours élaboré en duo, met un terme à ce set rayonnant.

Une madame insinue après coup: een knaller van een opener!

Personne n'a contredit cet avis!

 

21:10 Nikki Lane and Band

En 2016, Nicole Lane Frady ( South Carolina) faisait halte à Bruxelles pour se produire lors d'un set intimiste à la Huis 23.

Mai 2017, retour à l'AB, accompagnée d'un band ce soir: Alex Munoz on guitar, Eric Whitman on bass et Taylor Powell on drums.

La madame a emmené son dernier CD, 'Highway Queen', dans ses bagages.

Le trio mâle, fringué cowboy, lance l'intro, Nikki, longues jambes, boots scintillants, le chapeau de Hopalong Cassidy sur le crâne, a new guitar dans une main, une canette de Jupiler dans l'autre, les suit de près, elle entame d 'une voix country caractéristique son autobiographie déguisée ' Highway Queen'.

Tu la sens, la poussière du désert?

Non, c'est pas une hirondelle que tu vois dans l'azur, il s'agit d'un vautour de Turquie, ignorant!

' 700000 rednecks', ça fait beaucoup!

Old school country, bourré de twangy guitars, et Nikki adoptant la dégaine d'une madame à qui on ne la fait pas.

Une première ballade succède à ces deux upbeat tunes, ' You can't talk to me like that'.

'Man up' est dédié à son ex-mari, désormais quand elle n'est pas sur la route, elle partage ses nuits avec Jonathan Tyler, qui parfois se produit avec elle.

Le précédent se fait crucifier...I am supposed to be your girl, pas ta bonne, bon à rien!

Eric reçoit le micro, se présente en français flou, lance une vanne en direction de Taylor qui ne sent pas l'eau de Cologne, d'où ils arrivent, puis entame 'Love's on fire' avant d'être relayé par la belle.

Slow time pour suivre avec le collant 'Companion'.

Des palabres laissent prévoir un changement de programme, effectivement le calme 'Forever lasts forever' est remplacé par un country rock nerveux, 'Big Mouth'.

Exit les boys, any requests, Brussels?

Un mec lance un titre, Nikki rappelle Alex, et voilà ' Forever last forever'

Alex retourne fumer une cigarette laissant Nikki seule pour un titre écrit après les 30 premiers jours de mariage avec son nouvel époux, une chanson d'amour non exempte de sarcasme.

Une sacrée nana!

Où reste Ruby, elle devait nous rejoindre, don't forget to clap when she comes... la rouquine se pointe pendant 'All or nothin' évoquant JJ Cale.

Fondu enchaîné sur ' Gone gone gone' qui galope gaiement.

' Send the sun' nous rappelle le travail de Nekko Case, ensuite elle prend une pause Jupiler et laisse la place à Ruby Boots qui envoie 'Wrap me in a fever'.

Vous vous êtes amusés, mais la country c'est aussi des chansons tristes, voici 'Out of my mind', le style de truc qui fait fondre les âmes les plus insensibles.

Nikki, you stole our hearts!

Après la cover ' Why You Been Gone So Long', un bluegrass tune repris par Jessie Colter ou Carl Perkins, le band balance l'agité 'Right time' qui ouvre l'album 'All or nothing' , puis achève le set par 'Jackpot' dans lequel elle inclut un ' Viva Las Vegas' effervescent.


Naturellement, Bruxelles les rappelle, deux bis termineront la soirée, pour un fan,a près un faux départ, 'Good man' et enfin une reprise toute personnelle de ' You ain't going nowhere' de Bob Dylan.

Tu as fredonné.

.. Whoo-ee ride me high

Tomorrow's the day

My bride's gonna come

Oh, oh, are we gonna fly

Down in the easy chair !..;

pendant tout le trajet du retour chez toi!

 

 

 

Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:24
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

 

Bruxelles vit à l'heure Trump!

Curieusement l'accès au centre ville n'a jamais été aussi aisé, un calme relatif règne de la Place Rouppe jusqu'à la rue des Lombards.

Même scénario sur le boulevard Anspach, mais à 250 mètres de l'AB, devant la Bourse, la manifestation "Trump not welcome"fait le plein!

L'AB avait également un message adressé à Mr Helmet Head: : « Don’t duck for Donald ».

Tu t'étais pas tricoté un bonnet rose à oreilles de chat, tu avais d'autres chats à fouetter, pardon Felix, si tu avais sorti ton tacot pour le larguer à 500 mètres de l'AB, c'était pour assister au concert de Madeleine Peyroux ,dans une salle érigée en configuration théâtre, c à d des fauteuils jusqu'à un mètre de la scène!

Madeleine, a kid ( 43 piges) from Brooklyn, a sorti une septième plaque, 'Secular Hymns', fin 2016, l'album vient 20 ans après 'Dreamland' her debut album.

La dernière fois que ta route avait croisé celle la Peyroux c'était en 2009 dans la même salle.

 

20:30', ils sont trois à se présenter sur une scène décorée sobrement, Madeleine Peyroux, avec à ses côtés une acoustique et un charango, le contrebassiste Barak Mori, déjà de l'aventure il y a huit ans, et un formidable guitariste, Jon Herington ( Steely Dan), même remarque que pour Barak.

The lady is in a joyful mood, elle choisit ' (Getting Some) Fun Out Of Life', que Billie Holiday avait enregistré en 1937, pour entamer ce récital, après quelques remarques sarcastiques visant un président en voyage...it's scary to be in Brussels right now but let's have some fun...

Déjà Mr Herington place un petit solo subtil, Barak l'imite.

Hello Donald, 'Hello Babe' , un premier extrait du dernier né, elle singe une conversation téléphonique avec le milliardaire grisonnant, grimace à la manière d'une guenuche/greluche tout en laissant un espace suffisant à ses musiciens pour qu'ils puissent digresser habilement.

Une tarentelle, Bruxelles?

Oui mais pas une sicilienne, ' Tango Till They're Sore' est de la plume de Tom Waits.

Mai, un peu tard pour sortir les confetti donc on a applaudi!

En français: j'aime toutes les musiques mais je ne chante que trois types de chansons, le blues, l'amour et l'alcool, 'Guilty' de Randy Newman combine les trois thèmes .

Elle a le nez fin, Madeleine, lorsqu'il s'agit de choisir les titres qui conviennent à sa voix exceptionnelle, elle ne se trompe jamais.

Elle reste dans le motif alcoolisé et choisit d'interpréter 'If the sea was whiskey', un blues de Willie Dixon pendant lequel la slide de Jon fait merveille.

A nouveau son arc tire quelques flèches empoisonnées en direction du visiteur envahissant.

Europe is a land of churches like Brooklyn is, le superbe ' Our lady of Pigalle' illustre son propos.

La formule en trio confère une atmosphère intime de réunion familiale au concert. Toujours en mode confidences, la Queen of the unhurried, dixit une Londonienne, propose ' Je cherche un homme' un titre écrit en mode Edith Piaf par la merveilleuse Eartha Kitt.

Après quelques palabres avec ses complices, Madeleine décide de modifier la playlist prévue et enchaîne sur le classique ' I Ain't got Nobody', une adaptation libre, décorée d'harmonies vocales sucrées.

Avec ' Don't wait too long' reviennent les quolibets adressés au Président visiting a hellhole, George Bush n'est pas épargné non plus.

Mais nous sommes ici to cheer you up, annonce-t-elle et le plaisir est synonyme de rock, 'You can't catch me' de Chuck Berry déménage sérieusement.

Après cette poussée d'adrénaline, les musiciens se dirigent vers le bar laissant la madame seule.

Elle interprète trois titres en solitaire, s'accompagnant au charango ou à l'acoustique, 'Easy come, easy go blues' popularisé par Bessie Smith, suivi par la grosse claque de la soirée, ' Voir un ami pleurer' de Jacques Brel, tu n'as pu t'empêcher de verser une larme en sentant la mort omniprésente, et enfin le medley 'J'ai deux amours'/ ' New-Orleans Hop scop blues'/ 'Trampin'.

Elle était suffisamment fraîche la Duvel, les petits gars?

Jon et Barak ont le sourire aux lèvres et reprennent leur place pour un titre du poète Linton Kwesi Johnson, 'More time'.

Pas de spoken-word, Madeleine chante!

Let's go on with a song for the ladies, le gospel ' Shout Sister Shout' de Sister Rosetta Tharpe et spécialement pour Valérie, un r'n'b gluant, 'Everything I Do Gohn Be Funky (From Now On)' d'Allen Toussaint.

Retire les sièges et tout le monde se déhanche!

Samba time pour suivre avec la perle de Carlos Jobim, 'Agua de beber', des flashes d'Astrud et de Georges Moustaki te traverse l'esprit, mais déjà le dernier titre se profile, une perle de plus, Leonard Cohen, ' Dance me to the end of love' qui voit la salle se lever après les dernières notes.

 

Bis.

You were a nice audience, vous méritez un titre radieux, pourquoi pas les Beatles, ' Getting better' pendant lequel elle se permet un jeu de jambes Moulin Rouge en restant assise sur son siège.

Madeleine doit en avoir marre d'interpréter ' Careless love' chaque soir, aussi décide-t-elle de désacraliser l'oeuvre en demandant aux musiciens d'improviser un chant lors de leur solo respectif, celui de Jon sera jazzy, Barak préfère le zézayant!

Un nouveau salut appelle une seconde position debout pour les spectateurs et c'est avec 'This is heaven to me' que s'achève la soirée.

 

PS- si pour beaucoup les termes classy, geweldig, brillant... reviennent souvent, certains clients ont quitté le magasin désappointés ...she looked like an old lady sitting on a stool... AB, your seats suck... concert aseptisé et humour lourdingue...

 

Toi, en regagnant ton tacot, tu fredonnais...dance me to the end of love... en te foutant des esprits chagrins!

 

 

 

 



 

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
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