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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 13:22
Quatuor CoryFeye au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

Quatuor CoryFeye  au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

 

Petit déplacement  vers le Studio Un  pour la performance du Quatuor CoryFeye !

Le quatuor de cordes naît en 2009, s'aguerrit à la  Chapelle Musicale Reine Elisabeth, se produit aux quatre coins du royaume, participe à de prestigieux festivals internationaux, passe à la radio ( Klara, Musiq 3) et  enregistre l'intégrale des oeuvres pour quatuor à cordes de Georg von Albrecht.

Line-up 2017:  Alexandre Feye, violon/ Veerle Houbraken, violon/ Gergely Kota, alto et Jean-Lou Loger, violoncelle.

Précédemment, l'élément féminin avait pour nom Eva Pusker ( violon) et au cello, on pouvait entendre Raphaël Feye.

Présentation humoristique et décontractée du programme de cet après-midi, elle est destinée aux gens susceptibles de les signer pour un récital sur leur podium.

Plusieurs possibilités thématiques s'offrent aux promoteurs: les programmes Korrespondenz, Schostakovitch, Voyage sur le Danube, La Chute des Empires et différents  répertoires en quatuor.

 

Quatre coryphées, ça fait beaucoup, attaquant Debussy en arpèges, c'est réjouissant.

Le second mouvement du quatuor à cordes du précurseur de la musique moderne est vif et enjoué, il constitue une entrée en matière pertinente.

Second compositeur au menu, Beethoven et ses thèmes majestueux , le premier mouvement du quatuor n°7,  dédié au prince Andreï Razoumovski, est des plus vivaces.

En route vers le Danube avec 'Alla Slovacca' d' Erwin Schulhoff, le troisième mouvement s'avère fort agité, hardi, ombrageux et orageux.

Interprétation fascinante!

Passons au projet 'La Chute des Empires'  avec un extrait de l'oeuvre d'un compositeur trop méconnu, Georg von Albrecht, d'origine allemande, mais de mère cosaque.

L'homme a échappé de justesse au peloton d'exécution à la révolution russe, devant son salut à une chanteuse dont le père était juge.

Nous allons vous interpréter un bref 'Intermezzo' de cet adepte de la polytonalité.

Le showcase se termine par ' La danse du renard' du compositeur hongrois  Leo Weiner.

Une fable animalière évoquant l'art lyrique courtois.

 

La manière originale d'aborder la musique classique rend le  Quatuor CoryFeye éminemment sympathique, elle a plu aux professionnels ainsi qu'aux profanes!

Quatuor CoryFeye au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
Quatuor CoryFeye au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
Quatuor CoryFeye au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:43
Dimitri Coppe - Et tout se tut - Und alles schwieg - au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

Dimitri Coppe - « Et tout se tut - Und alles schwieg »  au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

 

Propulse, la  vitrine des Arts de la Scène de Wallonie et de Bruxelles ( cinq jours, des spectacles à profusion dans différents complexes bruxellois)  débute ce lundi.

Dès 10h, dans la matinée, Flagey accueillait un premier groupe, tu te pointes face aux étangs d'Ixelles vers 14:40', ton premier rendez- vous est prévu à 15:30', le programme a subi un léger retard, il t'est loisible d'assister à la performance de Dimitri Coppe au Studio 2, elle est cataloguée musique contemporaine!

 

Dimitri Coppe n'est pas pharmacien, il détient un papelard sur lequel est inscrit licence en musicologie, il collectionne les lauriers et distinctions diverses, ce savant est considéré comme un maître de l'acousmatique.

Les candidats auditeurs sont invités à s'allonger sur un sol jonché de coussinets multicolores, celui qui explore les paradigmes de la musique  acousmatique nous prie de mettre nos portables en veilleuse afin de nous présenter le projet, ceci n'est pas une pipe, ni un concert, intitulé « Et tout se tut - Und alles schwieg »  basé sur les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke.

T'avais eu le temps de jeter un coup à l'impressionnante panoplie d'enceintes installées dans tous les coins et au centre de la salle, t'avais aussi aperçu la table imposante devant servir à spatialiser les sons afin de faire croire à l'auditeur que tout se passe dans son propre cerveau.

C'est Stockhausen qui a affirmé "Je crois que le mouvement des sons dans l'espace deviendra aussi important que la mélodie, le rythme, l'harmonie, la dynamique, le timbre".

Stockhausen n'est pas considéré comme un charlatan.

Paf, tout s'éteint, obscurité  totale et silence sinistre.

T'avais besoin de tousser, tu t'es retenu.

Derrière toi, t'entends comme un suintement, un liquide s'écoule lentement, le vent se lève, face à toi il te semble ouïr  une vague brisante, tu la sens,  ta voisine s'éponge, elle rêve, elle n'a pas été éclaboussée.

Des voix s'élèvent, en allemand, en français, elles répètent sans cesse les mêmes bribes de phrases, se croisent, rebondissent, s'imprègnent dans tes cellules.

Rilke était déjà obsédé par le silence, propice à la méditation, qui lui permet de percevoir des petits bruits que le commun des mortels ignore: crissements, frémissements infimes, friselis inaudibles... t'as intérêt à t'appliquer, si tu veux devenir Orphée!

Comme dans les ténèbres tu es livré à toi-même, tu peux projeter les images de ton choix sur ton écran cérébral, malheureusement, si, comme chez toi, l'appareil déconne, tu ne vois plus rien, ce que tu entends ne représente plus rien, finit même par t'agacer.

A la fin des années 50, déjà le théâtre - radiophonique ou le feuilleton- radiophonique te donnaient des boutons, cette formule moderne, basée  sur la  musique concrète ne t'enthousiasme guère davantage.

L'exercice sensoriel s'avère affreusement sérieux, élitiste, snob, voire prétentieux, il te laisse de marbre. Comme  te laisse de marbre, ta voisine, ornée de débiles bigoudis, venue sonner à ta porte en pleurant, alors que pépère, une canette de Jupiler à tes pieds, tu regardais le match de foot à la télé, pour signifier que Tiger, son matou puant,  souffrait de diarrhée.

Cette connasse ne t'a pas  lâché , résultat, t'as manqué deux buts et ta bière est désormais chaude.

 

Et,  Rilke?

Da stieg ein Baum. O reine Übersteigung!

O Orpheus singt! O hoher Baum im Ohr!

Und alles schwieg. Doch selbst in der Verschweigung

ging neuer Anfang, Wink und Wandlung vor.

 

C'est mieux que Rika Zaraï!

 

 

 

Dimitri Coppe - Et tout se tut - Und alles schwieg - au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
Dimitri Coppe - Et tout se tut - Und alles schwieg - au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:13
Devin Townsend Project - TRIX Antwerpen ( Borgerhout)- le 28 janvier 2017

Devin Townsend Project - TRIX Antwerpen ( Borgerhout)- le 28 janvier 2017

 

Le billet de JPROCK :

Devin Townsend est un artiste atypique.
Né en 1972 à New Westminster au Canada il s’est forgé au fil des ans une réputation d’homme de scène dans le monde du metal prog.
Aussi bien en solo qu’avec son actuel Devin Townsend Project démarré en 2009 il nous emmène dans son monde musical pour lequel il développe un style de production qui en fait sa marque de fabrique, incluant un « mur de son » caractéristique mais riche en ambiances, en atmosphères, et composé de plusieurs couches sonores .
Ajoutez à cela une voix hors norme et vous avez un ovni heavy metal qui rassemble au fil des ans un public de plus en plus nombreux.
D'ailleurs ce soir au Trix le show est sold out et 1200 âmes sont présentes, compressées comme des sardines, pour assister à la performance du DEVIN TOWNSEND PROJECT.
D’emblée je suis étonné par la déferlante du son, qui avec mes protections auditives me semble puissant mais correct, à l’inverse de certains spectateurs qui se plaignent d’un mix parfois approximatif.
Il faut bien reconnaître que parfois la perception est différente en fonction de la place que chacun occupe dans la salle, ceci explique peut-être cela.
Devin est assez bavard et visiblement heureux d’être là malgré le jetlag, car Anvers constitue en effet la première date de la tournée du European Transcendance Tour.
Durant presque deux heures il va nous proposer outre des extraits de son dernier né, des titres tirés de sa carrière solo et du Devin Townsend Band dont l’excellent « Suicide » « jamais joué sur scène jusqu’à présent.
Excellent guitariste il nous gratifie aussi de quelques solos épiques en électrique et d’une petite pause acoustique
bienvenue en milieu de show.
Un seul regret, que le show de ce soir ne soit pas agrémenté de projections et d’une mise en scène plus aboutie comme l’était celui du Royal Albert Hall que les fans peuvent retrouver en bluray et dvd s’ils veulent prolonger le plaisir.
Mais bien sûr, trimbaler tout ça en tournée a un coût, d’où certainement le choix d’aller à l’essentiel, la musique.
Ce fut donc pour ma part un excellent concert du canadien qui sera de retour à Tilburg le 09.03.2017 pour ceux qui l’auraient manqué au Trix ou désireraient le revoir.
En attendant je vais me réécouter « Transcendance « le dernier opus du DTP , une perle dont je ne me lasse pas…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

Setlist :

Rejoice
Night
Stormbending
Failure
Hyperdrive
Where We Belong
Planet of the Apes
Ziltoid Goes Home
Suicide
Supercrush!
March of the Poozers
Kingdom

Encore:
Ih-Ah!
Higher

Devin Townsend Project - TRIX Antwerpen ( Borgerhout)- le 28 janvier 2017
Devin Townsend Project - TRIX Antwerpen ( Borgerhout)- le 28 janvier 2017
Devin Townsend Project - TRIX Antwerpen ( Borgerhout)- le 28 janvier 2017
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 21:49
Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017

Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017

 

Présentation du CD 'Liever uit balans' pour Jonas Winterland.

Si la TV flamande est sur place, craignos, ces cameramen, le Club n'a pas fait le plein et Jonas qui, cet hiver, n'a pas séjourné dans le ventre d'un cétacé, peut remercier Anysa Grammenoudis, l'avant-programme, d'avoir rameuté tout son fan club afin de garnir quelque peu la plus petite salle du complexe bruxellois.


Anysa.

C'est en octobre dernier, lors d'un concert au café Le Coq, que tu croises la fougueuse demoiselle, déjà accompagnée par Bamboo.

Non, pas celle qui fut la compagne de Gainsbourg, qu' Alain Chamfort a si bien chantée , mais Sander Vanackere, un guitariste doué et briseur de cordes.

Mes chéris, ce soir c'est la dernière sortie pour ce projet acoustique, dans l'avenir je plonge dans l'univers électro et le Big Boy compte se consacrer à ses études et à d'autres projets musicaux.

T'avais pas le stress, Anysa?

Si, klerenstress, toutes mes robes sont chez le teinturier et de plus, comme j'avais pas utilisé Omo, mes t-shirts ont rétréci!

Cela ne l'a pas empêché d'assurer et de sourire pendant un set très, très court, une vingtaine de minutes.

A 20h, elle rigole encore dans la salle, entourée de copines, un responsable de l'AB lui signale qu'il faut y aller.

Bonswar, ik ben Anysa met een upsilon en een s, et lui, c'est Bamboo.

Le duo démarre avec ' Teeth', un nu soul /ragga bien emballé, la voix est superbe, Sander n'est pas manchot.

A la fin de la plage, toutes les sistas hurlent de joie.

La suivante a été composée à la zomeracademie où j'ai été coachée par Jonas Winterland qui m'a invitée comme support ce soir, ' Four years' te fait penser, comme à l'automne, à Selah Sue.

Un large sourire illumine son visage, elle annonce ' True love', une ballade s'énervant lors du dernier mouvement.

Any Arctic Monkeys fans in da house?

' One for the road'.

M'est avis qu'Anysa ne se tiendra pas one ce soir!

Clac, une corde a rendu l'âme, tant pis, j'achève la rengaine.

Anysa, maske, een snaar gebroken, faut adapter le programme.

Prends le jouet de Jonas, il est dans les loges, il n'y verra que du feu.

We spelen ' My man'.

...You'll never be my man... répète l'enfant.

T'étais prêt à divorcer, à lui refiler un bijou ayant appartenu à bonne maman,, elle a répondu...these boots are made for walking... t'as pas été très loin, jusqu'au bar pour noyer ton chagrin.

Elle a terminé ce groovy tune, a souri et est partie se commander un cava.

 

Jonas Winterland.

Un troisième album pour le Nederlandstalige singer-songwriter/ woordkunstenaar, 'Liever uit balans' sort officiellement aujourd'hui.

Il semblerait que le gentil Jonas ait traversé une période difficile, l'album servira de catharsis.

Sur scène, le psychiatre est accompagné par d'excellents musiciens, Jasmijn Lootens ( cello, guitare)/ Jan Borré ( un jeu de claviers) et celui qui a été incorporé à l'équipe plus récemment, Kris De Busscher ( batterie, electronic drums, percussions, basse).

' Weet je nog, Parijs' ouvre.

Gentle guitar plucking, ambiances feutrées, une carte postale mélancolique et précieuse voyant défiler la Place de la Concorde et les rêves de jeunesse.

Ce soir, je serai votre guide spirituel!

Le gourou de Louvain enchaîne sur ' Niemandsland' , un texte poétique de poppy, moderne, kleinkunst ( le drumpad!) à ranger aux côtés de Gorki, Yevgueni, Het Zesde Metaal....

Le glacé ' Duizend jaren zonder zon' succède au No Man's Land, tu te laisses bercer aux accents nordiques de cette ballade aussi polaire qu'un concerto de Sibelius, ensuite le thérapeute décide de déterrer un titre plus ancien, ' Ik hou je warm', dédié à celle qui l'aide à garder un certain équilibre.

Le titre participatif ' Branden in de hel' se moque gentiment des écologistes et des puritains.

Brussel, à Gand ils ont applaudi lorsque je leur ai présenté ma nouvelle guitare, vous vous abstenez!

Ja!

Un premier titre spasmodique suit: ' Dokter alstublieft' , mais c'est la profonde marche funèbre ' Niemand vraagt zich af' qui attire toute ton attention.

Texte intelligent et lucide, une perle!

Solo, je lève un voile sur ma vie familiale, une auto-analyse, en fait, 'Burn out' en est le résultat!

Retour de Jasmijn et de Jan, le trio propose ' Jaren van verstand' puis Kris réapparaît pour ' Aan de binnenkant'.

J'ai l'air sérieux comme ça, adulte même, mais dans mon for intérieur je suis toujours le gamin craintif d'il y a 25 ans!

Voici un titre optimiste, ' Gelukkig zijn wij niets' , on n'est plus rien, maintenant que tous les dieux nous ont laissés lâchement tomber.

Les incertitudes humaines, les tracas quotidiens, une philosophie clairvoyante... le gars voit juste!

A l'époque de ' Naar het licht', j'étais jeune, beau et intelligent!

Lumineusement léger, une bulle de savon, ce morceau!

D'après ma liste, la suivante termine le set, ' Denk dan aan vandaag' .

Parenthèse, pour 25€ tu deviens le possesseur de deux beaux cd's et je te refile une attestation pour la mutuelle.

 

Bis.

Tu te demandes pourquoi je ne suis resté que 4 secondes en coulisses, j'avais peur que certains d'entre vous se débinent à l'anglaise.

Il attaque le hit ' Mensen zijn gemaakt van dun papier', un folk de la meilleure veine, digne de Donovan, John Sebastian ou Tim Hardin, l'impressionniste ' Altijd halverwege' lui succède.

La séance prend fin avec ' Het meisje uit het lied' avec références à Irene, Mia et Suzy chantées par de Mens, Gorki et Noordkaap, toutes des influences.

 

Sympa, ce concert!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017
Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017
Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017
Jonas Winterland - Anysa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 27 janvier 2017
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:37
Pendulum Reunion Band - Toogenblik- Haren - 27 janvier 2017

 Pendulum Reunion Band - Toogenblik- Haren - 27 janvier 2017

 

Concert de Pendulum Reunion Band au Toogenblik le 27 janvier 2017.

Chronique et reportage photos Margaret et Pierrot Destrebecq-King.

 

 Pendulum, ce band des années 70 a, sous l’impulsion de Serge Demol, décidé de se reformer pour un concert « unique » sous la dénomination de « Reunion Band », ce qui laissait à supposer qu’après ce concert-là, chacun repartirait de son côté.

Mais la passion de la musique en a décidé autrement et les 7 musiciens ont continué à se voir, à répéter ensemble et à produire des concerts dont celui de ce soir. Présenté par Guido Mommaerts, le Band monte sur une scène surchargée d’instruments.

Chacun doit trouver sa place, d’abord Jan Schoevaert qui doit se glisser derrière ses fûts, puis Marc Loos va fermer le passage pour rejoindre sa double bass qui heureusement a laissé sa caisse au vestiaire, faute de quoi il ne passait plus.

Occupe aussi l’arrière de la scène, le sympathique et humoristique guitariste et chanteur d’Outre-Manche Simon Shrimpton-Smith. Viennent enfin les quatre membres qui vont occuper l’avant de la scène, à savoir le guitariste chanteur Anthony Aussems, l’un des membres d’origine du Pendulum de 1967, Marcel Schraepen, guitariste et chanteur, Michel De Smet, le magicien de l’archet avec son fiddle et ses bottes rouges (these boots are made for singing, not walking) et pour fermer cette boîte à musique, la clef d’or en la personne de Serge Demol, Le Chanteur en titre de Pendulum, membre fondateur et moteur des diverses reformations. Mise en voix avec « Garden Party », un titre de Ricky Nelson de 1972 qui nous plonge tout à coup et pour la deuxième fois dans l’obscurité, (est-ce un signe que la suite va faire péter les plombs à l’assistance ?) suivi de « Mama Tried » (Merle Haggard 1968) pour nous rappeler que hormis quelques compositions personnelles, le groupe est surtout un cover band amoureux des Byrds, des Eagles, de CSN, de la musique Country et surtout des belles harmonies vocales qu’ils vont reproduire tout au long de leurs deux sets acoustiques. “Teach Your Children” nous donne des frissons tout comme “Crying In The Rain” des Everly Brothers. Arrive ensuite “It’s A Beautiful Day”, LE hit de Pendulum composé par Serge, tube qui n’a pas pris une ride et met de la joie au cœur du public qui soit dit en passant n’est plus tout jeune et doit avoir entendu ce morceau dans le temps sur « la TSF » ou dans « son transistor ». Nous repartons planer avec les Aigles pour « Peaceful Easy Feeling » puis retrouvons les sonorités Country de Bob Dylan et des Byrds avec un tribute to Merle Haggard décédé l’an passé et pour terminer ce premier set, un titre de Hal Ketchum de 1991 composé par Pat Alger et Hank DeVito, « Small Town Saturday Night ». Le temps d’aller se rincer les mains pour les Boys et se repoudrer le nez pour les Girls, n’oublions quand même pas que Toogenblik est aussi un peu un débit de boisson même si on y débite surtout des décibels, et voilà le Rubik's Cube qui se remet en place, chacun coincé sur son décimètre carré et qui pour bien caler tout ça propose un « All Shook Up » d’enfer. John Parr est revisité avec « Restless Heart » et puis on s’envoie un « Tequila Sunrise » histoire de se mettre en condition pour déguster un « Blues Stay Away From Me » des Delmore Brothers et un CSN absolument sans espoir. Après nous avoir demandé de ne pas les laisser tomber en hommage à Gerry Rafferty et Stealers Wheel, ils nous commandent deux bouteilles de vin supplémentaires, à l’origine chanté par Emmylou Harris, confirmant ensuite que le « Country Is In My Genes » de The Broken Circle Breakdown. Un petit coucou à Steve Earle avec « Galway Girl » et nous reprenons notre envol avec les Aigles pour les deux derniers morceaux de ce set. Bon ce n’est pas tout ça, le public en veut encore et ces gaillards aiment ce qu’ils font alors ils vont nous gratifier, tenez-vous bien, de 5 titres en rappel mettant en lumière les artistes qu’ils aiment dont Townes Van Zand avec « If I Needed You », Gene Pitney avec « Hello Mary Lou », les Everly Brothers avec “When Will I Be Loved”, Linda Ronstadt avec “It’s So Easy” et… Pendulum pour ‘It’s A Beautiful Day” et vraiment nous avons passé un très bon moment en leur compagnie.

 

 

Set list : Part one: Garden Party Mama Tried Teach Your Children Crying In The Rain It’s A Beautiful Day Peaceful Easy Feeling Mr Tambourine Man Ballad Of Easy Rider Wasn’t Born To Follow White Line Fever Small Town Saturday Night

 

 Part Two: All Shook Up Restless Heart Tequila Sunrise Blues Stay Away From Me Helplessly Hoping Don’t Give Up On Me 2 More Bottles Of Wine Country In My Genes Galway Girl How Long Take It Easy Encore If I Needed You Hello Marylou When Will I Be Loved It’s So Easy It’s A Beautiful Day

Pendulum Reunion Band - Toogenblik- Haren - 27 janvier 2017
Pendulum Reunion Band - Toogenblik- Haren - 27 janvier 2017
Pendulum Reunion Band - Toogenblik- Haren - 27 janvier 2017
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 13:44
Jacle Bow - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 janvier 2017

 Jacle Bow - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 janvier 2017

 

SOLD OUT se lit en grand!

 Assurément Jacle Bow est LE band belge qui va éclater en 2017.

Leur album 'What's All That Mumble About', produit par Mario Triggerfinger Goossens, fait un tabac, leur manager Wilfried Brits,  pas un bleu ( Kleptomania, Vaya Con Dios, Urban Trad, Ialma, Blue Blot...),  sait qu'il tient une pépite et se frotte les mains.

  Le show/release party de ce soir est diffusé en direct sur BRUZZ, fallait donc se pointer à l'heure pour se caler frontstage.

Tes voisines seront les copines, Elo, Lau et Annick qui en profite pour faire la promo du concert que le groupe donnera au Zik-Zak en mars.

 

 

20:45', présentation du concert par la mignonne  Lisa Smolders de BRUZZ, bruit de sirènes, quatre téléviseurs datant des années 60  répandent un r'n'b  vintage suintant, retour du signal sonore strident et apparition de Jonas Bastijns ( vocals, gt) - Karel Van Mileghem, sont tous chauves à Mileghem, ( basse) - Guillaume Lamont ( gt) et  Joris Thys ( drums).

Les finalistes de De Nieuwe Lichting 2015 entament leur trip par ' High for your lover', un classic rock sans fioritures.

Les comparaisons avec les Small Faces ne sont pas usurpées, Stereophonics ou les meilleurs bands de la première fournée Britpop peuvent également être cités.

Toujours aussi offensif ' Street fight ', et ses ooh ooh oohs  catchy à souhait, fait mouche.

Même avec Karel, qui affiche 31 printemps, la moyenne d'âge ne dépasse pas 25 ans, ces gamins ont donc été biberonnés à un rock qu'écoutaient leurs ancêtres, pas de gadgets, pas d'ordi, de l'authentique et du sincère!

Le bus ignore les candidats passagers ayant levé le bras, il fonce tête baissée vers sa destination finale, il y a du foot au programme ce soir, ' Run part 1' est explicite, ça déménage sans compter sur scène.

Elle s'appelle comment?

' Niki' .

 Elle aurait plu à Lou Reed!

We spelen ook covers, voici ' Coming up' de sir Paul, le titre qui ouvre Mc Cartney II que Mario Goossens leur a fait connaître.

Les quelques vétérans, perdus parmi les fans juvéniles, sont ravis.

Le groupe embraye sur leur premier single, ' Suit yourself' ..you can't  be no-one else ...au groove irrésistible.

Changement de direction, Charel au banjo, une acoustique pour Jonas, une slide pour le fabuleux guitariste, 'What's All That Mumble About' prend des coloris country/Southern rock que n'auraient pas renié les Allman Bros.

La basse réapparaît, ' What about' évoque John Mellencamp (un ex- cougar, Annick),   la voix éraillée de Jonas convient parfaitement à ce midtempo radieux.

De méchants riffs stoniens amorcent ' Lucky', la plage qui tue!

' Awh Awh'  ne risque pas de t'endormir, les amateurs de rock sudiste ( comme les Stones d'ailleurs ) sont à nouveau à la fête.

Une amorce fulgurante  pour une version destroy de ' Cold Turkey' met les derniers sceptiques d'accord, ce band, c'est de la dynamite!

Puis vient ' House for sale', à un mètre de toi, le fils, acnéique du champion du monde d'air guitar se débarrasse de son petit tricot pour exhiber des muscles aussi impressionnants que ceux de Twiggy  et nous envoyer une série de riffs meurtriers.

Bien, ket!

Le voyage arrive à son terme, à votre droite, le stand merch, vous sortez quelques billets de votre poche et le CD est à vous, this one is called 'Rightless'.

Un blues rock graisseux et palpitant.

C'est quoi cette chose qui te pousse?

Mamy Charlotte, elle refile une bouteille de Bourbon à Guillaume,un gamin qui vient tout juste d'abandonner le lait maternel.

 

Fausse sortie, Karel se saisit d'une guitare, Guillaume n'a pas encore déboucher le flacon, il a gardé son jouet, Jonas à l'acoustique et Joris au cajon, bricolé avec un carton récupéré chez Aldi, ils proposent la ballade ' Baby you know'.

La famille veut plus et réclame ' C'est ma vie'.

N'étant pas initié, tu es surpris de les entendre reprendre Adamo.

Kitsch et sympa, Patrick Riguelle a applaudi!

 

Le 4 mars au Zik Zak ( Ittre), avec Indian Askin uit Amsterdam comme support!

 

photos - jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Jacle Bow - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 janvier 2017
Jacle Bow - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 janvier 2017
Jacle Bow - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 janvier 2017
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:06
Vitalic - Ancienne Belgique- Bruxelles - le 26 janvier 2017

Vitalic - Ancienne Belgique- Bruxelles - le 26 janvier 2017

 

Raphaël Haubourdin

 

Vitalic à l'Ancienne Belgique - Bruxelles.

La première chose qui frappe, ce sont les prouesses techniques du light-show. Fondamentalement pendant tout le show, une pièce énorme rectangulaire et démultipliée scintille durant la plupart des titres. C'est accrocheur et cela attire l’œil.

Maintenant, faudrait pas me prendre pour un con.

Cette débauche d'effets visuels est là pour palier au problème du fait que Monsieur Vitalic est seul sur scène et qu'il n'y a rien grand chose à regarder sinon un quadragénaire chauve faisant mine d'être occupé derrière ses manettes.
Question manettes, je m'y connais un peu. Aussi je détecte très vite un play-back logique.
Tout est mixé en studio, à la maison, et le moindre beat isolé est reproduit par certaines parties du light show.
Une ligne de basse promptement choisie s’illumine dans l’interface visuelle laissée au public.

Pour que cela puisse se faire, il faudrait exporter la partition vers la console light show, le contraire est impossible.

Donc, faire quelque chose de spécial, pendant le live, en synchro.

Les plus téméraires et défendeurs me diront que c'était uniquement pour l'AB, mais c'est faux.

La tournée de Vitalic comprend simplement une fiche technique de 4 pages, il vient avec son staff technique et c'est tout.

Il n'y a pas de chanteurs, pas de danseurs, pas de bassiste, pas de guitariste, pas de choristes, et franchement pas de fans non plus.

31 euros, pas cher?

Mais c'est juste pour un DJ set et beaucoup de DMX

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 22:23
Big Thief au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 25 janvier 2017

Big Thief au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 25 janvier 2017

 

Avant de former Big Thief, en embrigadant Max Oleartchikon à la basse, James Krivchenia à la batterie, Buck Meek et  Adrianne Lenker formaient un duo, leur disco compte deux rondelles, enregistrées en 2014, 'a-sides' et 'b-sides', puis  le duo de Brooklyn, plus les deux comparses, sort ' Masterpiece', chez Saddle Creek Records ( un gage de qualité), en mai 2016.

Adrianne a également enregistré 'Hours were the birds' solo.

Prétentieux, le titre?

A peine, le contenu est à la hauteur du libellé.

 

Pour leur premier passage en Belgique, Big Thief se tape le Witloof.

A 20:00, le public est confidentiel, un quart-d'heure plus tard, lorsque le larron à quatre têtes rapplique, la crypte est bien peuplée.

Les garçons poireautent tandis qu' Adrianne, armée d'une guitare, entame une de ses compositions, narrative, en solitaire.

A classer à côté de Laura Marling ou Laura Gibson.

' Those girls', en formule quartet , se révèle plus orageux, de l'alt rock métallique  aux effluves country, des groupes tels que 10000 Maniacs ou Concrete Blondes refont surface dans ton cerveau voilé.

Les twin guitars de Buck et de la timide  Miss Lenker, coupe garçonne, désarçonnent, la rythmique, à l'arrière, fait son boulot, le Witloof s'enthousiasme.

Sorry, I don't speak French sourit l'enfant, but music transcends all barriers.

La vache rit, le requin sourit, en mode downtempo , ' Shark smiles'.

Le titletrack ' Masterpiece' rocke comme les Neil Young les plus nerveux, le petit solo de Buck est loin d'être débile,  la voix d' Adrianne charme et convainc.

La plainte ' Real love' est décorée d'un solo torturé de la demoiselle, il succède à un bridge instrumental agité.

Un titre plus proche d'Ani DiFranco ou de PJ Harvey que de Joan Baez.

Plus subtil et concis sera 'Vegas' .

Adrienne: our goal is to break through this set... palabres, on fait quoi, j'ai envie de changer l'ordre de la setlist qui mentionne Big Kitty ( un groupe californien).

On  suppose qu'ils sont passés au profond ' Magic D' ( titre incomplet sur le parchemin), à l'accompagnement minimal avant une explosion finale.

Avec ' Parallels'  le groupe trempe sa plume dans une encre americana aux riffs répétitifs.

Le groupe a composé pas mal de nouveaux titres et les inclut dans le programme de la soirée, ainsi Adrianne interprète la suivante, une plage lente pendant laquelle elle débite plusieurs fois ... don't take me for a fool... solo.

Avec ' Paul' le ton reste pesant, Buck nous balance des effets de guitare mystiques, le Witloof se tait avant d'applaudir à tout rompre.

Le même Buck, a capella, yeux clos, en balançant la tête comme pour signifier NON nous gratifie d'un titre solo poignant .....you can't fool me with your tears... bredouille-t-il.

La playlist, non respectée, mentionne encore le mélodieux  'Velvet Ring' , le carré ' Humans', 'Interstate', 'Mythological Beauty'   et  'Terminal' .

En fin de set, Adrianne vient s'agenouiller face au batteur puis annonce un dernier morceau qu'il a fallu reprendre, sorry, I was not prepared.

Cette country ballad, classique, couronne un concert brillant de 70'.

 

Bis.

La chanteuse se fait attendre, she's coming, souligne Buck.

La voilà, sorry, si j'avais su que vous vouliez un encore j'aurais bu moins de Spa.

Comme à nos débuts, Buck, en duo!

 Ils envoient  le racé  ' Money' et enfin, Adrianne récite un poème ( narrant une rupture) de sa plume avant de le mettre en musique accompagnée par ses musiciens.

 

Gageons que le prochain passage de Big Thief en nos terres les verra dans une salle à la capacité plus importante!

 

 

 

 

 

 

Big Thief au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 25 janvier 2017
Big Thief au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 25 janvier 2017
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:02
Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017

Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017

 

23è Djangofollies, organisées par l’asbl ‘Les Amis De Brosella’, plus de trente concerts se déroulant à 29 endroits différents.

Ce dimanche, ton rendez-vous se situait à Lessines, le concert de Lamoral ne se déroulera pas au CC René Magritte où le troisième âge s'adonne aux joies du thé dansant dominical, mais bien au Théâtre Jean-Claude Drouot, qui niche dans l'édifice le plus célèbre de l'entité picarde, l' hôpital Notre-Dame à la Rose!

Fotoman Michel et famille sourient en te voyant arriver, comme toi, ils sont tombés sur les rois de l'accordéon qui en voyant poindre le playboy de Braine-le-Comte l'ont pris pour un Chippendale!

 

Concert prévu à 17:30', léger retard avant de voir monter sur scène, le quartet Lamoral.

Non, aucun lien de parenté avec le comte d'Egmont, ni avec la brasserie Van Den Bossche, qui produit une bière baptisée de ce nom aristocratique.

Lamoral is Koen De Cauter (soprano saxophone, vocal), Sam Opstaele (solo guitar), Jonathan Manes (rhythm guitar, vocal), Emile Van Helleputte (double bass).

Tu as bien lu, Koen De Cauter, l'ancêtre, un des instigateurs des Djangofollies.

Le monsieur qui a fondé Waso Quartet avec celui qui tire plus vite que Lucky Luke, Fapy Lafertin.

Ce West-Vlaming, résidant désormais du côté des Sept Collines, tu dois bien l'avoir croisé une vingtaine de fois, que ce soit avec Waso, un hommage à Georges Brassens ou à Wannes Van De Velde, Nomad Swing, Catherine Delasalle ou Marie-Laure Béraud ... , il n'a jamais déçu personne, son humour pince-sans-rire et ses talents de saxophoniste ou de clarinettiste et son chant paresseux font de lui un des personnages les plus remarquables du paysage musical belge.

Pour ce projet assez récent, Koen est entouré par une bande de gamins doués, en commençant par l'admirable Sam Opstaele à la lead guitar, ce dernier fait partie de Nomad Swing et du gypsy swing kwartet, Grande Bouche, à la guitare rythmique et au chant, un membre du Hot Stomp de Gand, Jonathan Manes et à la contrebasse, un petit ( un mètre 89) nouveau, Emile Van Helleputte, qui s'agite au sein du Van Helleputte/Danhieux duo.

 

Koen saisit le micro, tendu par Fred Maréchal qui a présenté les artilleurs, et propose de débuter par ' Who loves you', une rengaine que chantait Billie Holiday.

La pompe et la contrebasse balancent leurs accords swingués, Sam s'emballe, Koen sourit, puis pousse une pointe solitaire avant de montrer à Emile que c'est à lui d'en placer une.

Début prometteur!

Pas de Djangofollies sans Django Reinhardt, voici le suave ' Lentement, mademoiselle' .

Relaxing and cool, avance un anglo-saxon ayant demandé asile chez les Wallons.

Je ne chante pas encore, égaler Wannes is onmogelijk, on vous joue ' De kleuren van de steden' de Wannes Van De Velde en instrumental, et puis on passe sans traîner à Charles Trenet, ' Le grand café'. En 1938, le plancher des établissements élégants était recouvert de sciure de bois ...pour que les cracheurs crachassent comme il se doit..

Quelle époque!

' Ton doux sourire' en fait est de la plume d'un certain Ray, un anglais maintenant décomposé , le titre original de cette ballade romantique était ' The sunshine of your smile'.

La pompe ne mousse pas, pas de grimaces à la contrebasse, le sax soprano succède à la lead guitar pour nous attribuer des soli malicieux, Lessines sourit, la Joconde aussi!

Jonathan, à toi, ket!

' Piove', plus connu sous le titre ' Ciao, ciao, bambina', une oeuvre immortelle de Domenico Modugno qui n'a pas remporté les palmes à l'Eurovision, une honte!

Dans la vie il faut prendre des risques, avait prononcé le vétéran, Jonathan ne l'a pas écouté, cette rengaine a fait fondre les coeurs féminins de 15 à 85 ans, Jo a assuré comme un pizzaïolo napolitain amoureux.

Lessines, un petit Louis Armstrong?

' Struttin with some barbecue' que le gars de Liberchies à enregistrer avec les bouillants Hot Five.

Amusant collage dadaïste et fin du set un avec ' Swing 39'.

 

File à la buvette!

 

Reprise des hostilités with some fake oriental music, allons-y pour l'humoristique ' Estambul' , popularisé par Oscar Aleman y su Orquestra De Swing.

Ensuite on revient à Wannes, 'De Groêten Avend', du nom d'un café gantois, aujourd'hui disparu.

Le style de morceau à écouter in the weary hours, around midnight, un verre de Bourbon à portée de main, accessoirement!

' Russian lullaby', d' Irving Berlin, n'a pas été composé pour Poutine, Berlin était d'origine russe, en 1927 the Union of Soviet Socialist Republics avait cinq ans!

Pour succéder à cette berceuse, le groupe propose une valse tzigane d'une profonde mélancolie slave.

Irénée: dis, Koen, et ça raconte quoi cette chanson?

...Vous êtes partie, vous m'avez laissé tout seul...

Et, t'as rejoint tes copains au bistro?

Vous travaillez pour la BSR, madame?

Retour vers le futur, l'entre-deux-guerres , Jelly Roll Morton, "Someday Sweetheart", du manouche swing musette d'une autre ère.

C'est quoi cette fumée qui nous entoure, la loi dit pourtant de ne pas fumer dans les espaces publics.

Le retour de Django, filmé en multicolor , ' Porto Cabello' , précède une seconde intervention brillante de Jonathan au chant, il a déterré l'incroyable et frivole ' Il capello' d' Edoardo Vianello, aussi fringant que les meilleurs Rocco Granata.

Il est l'heure de proposer un Sidney Bechet, ' Premier bal', joué tout en finesse et préciosité.

Pendant le break on nous a gentiment demandé de jouer ' Come prima', je vous présente les associés et on vous emballe ça.

Le grisonnant Koen se permet quelques fantaisies, un pas de danse espiègle, suivi d'un clin d'oeil complice vers une dame de l'assistance, il achève la canzone avec la troupe et le salut final indique qu'on est arrivé au bout du voyage.

 

Un bis!

' Il sudario' une composition en clair-obscur chantée par son auteur, Jonathan Manes!

 

Fin du concert.

 

Les Djangofollies se poursuivent jusqu'au 29 janvier!

 

photos- Michel van Rhijn - concert monkey

 

 

 

 

 

 

Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017
Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017
Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017
Lamoral - Théâtre Jean-Claude Drouot à l' hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines, le 22 janvier 2017
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:43
Nashville Pussy- Magasin4- Bruxelles- le 22 janvier 2017

Nashville Pussy- Magasin4- Bruxelles- le 22 janvier 2017

 

Le billet de JPROCK :

" Blaine Cartwright for president ! "
Voici ce qu’il est écrit sur un des nombreux t- shirts exposés au stand merchandising du groupe.
Pas sûr que l’homme soit le candidat idéal à la présidence des USA , mais une chose est certaine , pour balancer la sauce et hurler sa rage rock 'n’roll dans un micro il n’a pas son égal.
A sa gauche Ruyter Suys, tignasse sauvage bouclée et boobs fièrement mis en valeur sous un top cintré, maltraite sa six cordes jusqu’à la faire jouir au son de riffs bouillants et électriques.
Ici m’sieurs-dames ça sent bon la bière, le Jack Daniels, la sueur et le sexe, les chattes sont en chaleur et mouillent jusqu’à leur dernier poil .
Et la section rythmique constituée de Jeremy Thompson aux drums, l’autre mâle du combo , et de la sexy Bonnie Buitrago n’est pas en reste pour nous secouer les tripes.
Bonnie, top noir en dentelles et moulée dans un futal tout cuir se montre féline et enragée d’un bout à l’autre du set. Déjà après quelques minutes on stage elle est en nage des pieds à la tête, pas sûr que j’irais lui lécher les aisselles après l’effort.
Et comme dirait Blaine : « Pussy’s not a dirty word ! » , et ça fait vingt ans que le combo géorgien traîne sa rage rock 'n' roll sur toutes les scènes du monde avec une énergie sans cesse renouvelée et une joie intacte.
Nashville Pussy donne tout à chaque gig, et le public le sait !
Avec eux le Jack se boit au goulot et la bière belge se déguste à même le Stetson en cuir jusqu’à plus soif.
De « Pussy Time » à « Go Motherfucker Go ! » on est happé
par ce tourbillon de décibels et de riffs ravageurs 90 minutes durant et ça fait du bien.
Motörhead n’est hélas plus là pour nous éclater les tympans et nous perforer les tripes, Lemmy nous a quittés, mais les Pussy assurent la relève dans un même esprit.
C’est bon, tout n’est pas perdu...

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

Setlist :
Pussy Time
Come On Come On
Pillbilly Blues
I'm So High
Rub It to Death
Up the Dosage
Hate and Whiskey
Going Down Swinging
Everybody's Fault But Mine
Till the Meat Falls Off the Bone
Can't You See
(The Marshall TuckeBand cover)
Go to Hell
Good Night for a Heart Attack
Why Why Why
Pussy’s Not a Dirty Word

Encore:
Struttin' Cock
Go Motherfucker Go

Nashville Pussy- Magasin4- Bruxelles- le 22 janvier 2017
Nashville Pussy- Magasin4- Bruxelles- le 22 janvier 2017
Nashville Pussy- Magasin4- Bruxelles- le 22 janvier 2017
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