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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:18

 Charles Eloy.

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Ma première visite au  Rock Classic, le temple du rock et musique indie à Bruxelles, dans le cadre d’un compte-rendu de concert organisé par les talent scouts de ‘Les Soirées Cerises’ 

J’annonce ma présence au programmateur qui m’accueille chaleureusement. Il m’explique que le back stage se trouve sous la scène.

La scène est devant le bar et à la droite un salon est à disposition des clients les clients peuvent discuter dans les fauteuils.

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Ce soir,  Auramancer.

L’auteur-compositeur Nicolas Nayaert a repris le nom de son premier groupe Auramancer, actif de 2000 à 2005 et s’est entouré de musiciens.

Le concert est prévu pour être une représentation unique avec des titres de l’album.

Il commence bien.

Après quelques morceaux, je remarque que les musiciens utilisent un ordinateur qui gère des supports sonores, ce qui est une pratique courante afin de comprimer les dépenses (moins de musiciens sur scène). Ils essayent de reproduire l’ambiance de l’album. Les chœurs pré-enregistrés et monotones deviennent à la longue un brouillard sirupeux dans la plupart des chansons suivantes. Mon humble avis, cette technique ne convient pas à une performance scénique.

unnamed-copie-1.jpgLes musiciens qui ont contribué à l’enregistrement de l’album, dont je ne doute pas de leurs compétences restent immobiles derrière le chanteur-guitariste Nicolas qui donne tout son cœur durant le spectacle.

Nicolas, comme beaucoup d’autres artistes citent quelques titres. Il est préférable de citer tous les titres afin d’appuyer l’identité du projet récent.

L’usage de la guitare acoustique par Nicolas donne un côté plus doux et poétique dans une grande variété de styles alternant avec d’autres plus puissants ou même métal.

Le public n’est pas celui de Smashing Pumpkins, Nirvana, Pearl Jam et réagit à la fin de chaque morceau par des applaudissements ou quelques cris d’enthousiasme.

Nicolas dédie la chanson « Be yourself » aux victimes de Charlie Hebdo.

Les dernières chansons du concert retrouvent la qualité des premières vers la fin du concert.

Une soirée avec Auramancer, un peu trop sage pour un projet pop/rock/acoustique alternatif inspiré des années nonante.

Je reconnais que Nicolas est sincère dans sa démarche.

Les musiciens ont de la maturité.

 Pas de biberons, mais quelques bonnes tartines et des répétitions  pour obtenir un bon groove dans l’ensemble.

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Setlist

The Legacy, The Embrace, The longest time, Trauma, Dark, Such a call, Last dance, Winter Queen, Wonderland, Dragonfly, Wake up, Be yourself

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:32

Mitch ZoSo Duterck

 

WISHBONE ASH - 2015.01.09 - Spirit of '66, Verviers (BEL)
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Setlist :

01. Real Guitars.
02. Blue Horizon.
03. The King Will Come.
04. Warrior.
05. Throw Down The Sword.
06. Rock 'n' Roll Widow.
07. Ballad Of The Beacon.
08. Baby What You Want Me To Do.
09. The Pilgrim.
10. Blowin' Free.
11. Jailbait.
12. Lady Whiskey.
13. The Phoenix.
14. Deep Blues.
15. Persephone.
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Comme l'an passé à la même époque, c'est avec WISHBONE ASH que j'entame ce qui je l'espère, sera encore une année riche en expériences musicales. En ce jour béni du 71ème anniversaire de Monsieur James Patrick Page, il me fallait fêter l'événement avec un autre guitariste de légende et en la matière, Andy Powell fait parfaitement l'affaire.
Après avoir résisté corps et âme aux "vilaines bourrasques", celles-là même qui ont "enlevé le toit de notre pauvre chapelle" comme on le dit dans un célèbre film dont vous connaissez le titre, mon pote Philippe "Drivin' Phil" Daffe et moi pénétrons dans ce club mythique qu'est le  Spirit of '66 de Francis Géron. Il ne reste plus qu'à patienter jusqu'à 21.30 en devisant avec Daniel, le "Duche", un autre monument du Spirit. On s'échange les derniers potins musicaux, on vérifie nos agendas, ça fait passer le temps qui n'a de toutes façons rien d'autre à faire. Le temps pour moi de me glisser au deuxième rang du parterre face au micro de Mister Powell. Quoi? Je ne suis pas assis plein centre au premier rang du balcon? Non, pas ce soir, j'ai loupé le lapin noir de 18.00 et les places sont occupées. Comme disait mon copain bûcheron "un seul hêtre vous manque et tout est des peupliers". C'est vrai que ça me perturbe moi ces trucs là, il est des habitudes dont je voudrais faire mon quotidien. Je vais me faire éleveur de lapins pour ne plus jamais en manquer. Bonne idée tiens!
Ok, vous n'êtes pas là pour lire mes problèmes d'éleveur, on est sur Facebook, ce n'est pas le "Chasseur Français"! 

D'accord.

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Le concert démarre par "Real Guitars", un instrumental sympa qui permet à Andy et à son compère, le grand finlandais 10157305_10153033108364301_5326690686381142710_n.jpgMuddy Manninen, de se dégourdir les doigts. Bob Skeet, le petit bassiste est tout sourire, comme si il jouait une simple ballade tandis que Joe Cabtree assure déjà la rythmique de ses coups de baguettes savamment dosés. Pas de temps à perdre, hop, on enchaîne avec "Blue Horizon".
"Bonsoir Vervieeeeeers, this is the first date of the 2015 WISHBONE ASH tour, nice to see you all, thanks for coming", grosse réponse de la part du public international, Belges à ma
gauche, Francais devant et Allemands de Cologne derrière. Andy nous annonce que ce soir, nous allons entendre le fameux "Live Dates" en intégralité, on aurait pu plus mal tomber, cet album est un must. Je vous invite donc à suivre la Setlist ci-dessus pour plus d'informations. Ca joue juste et bien, comme d'habitude et la sono ne nous explose pas les tympans, c'est génial. Merci monsieur l'ingénieur du son. Oui, "Le Roi viendra", avec son "Guerrier" pour deux morceaux de légende au cours desquels les duo de guitare foisonnent en harmonie. Je vous rappelle que WISHBONE ASH est historiquement le premier groupe à avoir eu deux lead guitares en même temps. A l'époque on considérait ça comme suicidaire, et pourtant, ils l'ont fait. Le duo Powell/Turner a posé les jalons de ce qui allait devenir une référence pour des groupes comme Thin Lizzy, Status Quo ou encore Iron Maiden pour ne citer qu'eux. On retrouvera ces références pendant tout le concert.

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Vient ensuite le magnifique "Throw Down The Sword" pour lequel j'ai un sérieux coup de cœur. Mais en fait de déposer les armes, ce soir ce sera au figuré mais aussi au propre. En plein shoot photo, c'est comme si on m'avait volé les guiboles et boum, par terre, le trou noir. Quelque chose a manqué, une odeur, un parfum du grand sud, une émotion trop forte et me voila tout hébété à regarder autour de moi sans comprendre alors que mes voisins me relèvent déjà bien gentiment. Merci Nicolas, merci Carl et merci à cet habitant de Cologne dont je ne connais pas le nom. Me revoilà debout comme dirait Jean-Jacques à sa Chantal. Un malaise vagal pour ceux qui chercheraient le "titre" qui n'est pas dans la setlist. Oui ça va mieux merci.
Allez, une chanson qui traite d'un fait divers survenu lors d'un concert du band aux USA. "Rock 'n' Roll Widow" c'est le titre, vous en donne la teneur. Une petite ballade et hop un cover génial du "Baby What You Want Me To Do" de Jimmy Reed dans lequel le groupe nous démontre que le blues fait partie intégrante de son bagage technique.
The Pilgrim, morceau progressif dans le style le plus pur mais sans être démonstratif, un vrai coup de cœur mais là je reste debout.
On s'achemine vers "The Phoenix", une autre des perles de ce concert, cet album "Live Dates" est véritablement une galette à avoir dans sa discothèque. Deux rappels pour nous remercier dont le "Persephone" final qui faisait lui partie du "Live Dates 2", je précise pour ceux qui seraient déçus de ne pas trouver la chanson sur le premier live. Fabuleux concert, merci messieurs. Achat du "Live Ashton 2014" un petit coucou aux musicos, ça fait plaisir de voir qu'Andy Powell se souvient de votre serviteur es reportages. Tant qu'à faire, dédicaces puisque c'est possible.
Le balcon s'est vidé, toujours cette impression de vide qui revient sans cesse. Je respire un grand coup, vite dehors, l'air de la nuit me fera du bien.
Retour à Ciney sans problèmes, comme si il n'y avait personne sur la route sauf moi, et le vent, qui souffle, tout le temps, tout le temps, tout le temps...


Mitch "ZoSo" Duterck

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:14

 

Première édition du RIVER Jazz festival ( du 9 au 24 janvier)  co-organisé par le Théâtre Marni, l' Espace Senghor et la Jazz Station.

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Une soirée d'ouverture affichant sold-out, le Marni accueille Dani Klein et Sal La Rocca.

Fin octobre, Vaya Con Dios faisait ses adieux définitifs au public par un double concert, le 24 à la Lotto Arena, le lendemain à Forest National.

Dani Klein allait-elle se mettre au tricot?

Tu oublies, OK, les grandes salles, les longues tournées, le vedettariat, c'est terminé, mais celle qui en 2013 avait chanté Edith Piaf soutenue par le Vlaams Radio Koor ( Les Amants de Paris), retâte de la scène moins de trois mois après l'annonce de sa retraite. Pour faire plaisir à son grand copain, Sal La Rocca, elle a choisi d'interpréter une autre de ses grandes influences: Billie Holiday!

C'est Hugo Camps qui, un jour, après une interview de Dani Klein lança à la ronde 'wij hebben onze Billie Holiday, ze heet Dani Klein'.

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Une formule quartet ce soir, Salvatore La Rocca à la contrebasse,  William Lecomte au piano, Tim De Jonghe à la trompette et au bugle, trois artistes, au background jazzy, ayant accompagné Miss Klein lors de la tournée d'adieu de Vaya Con Dios.

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20:15, la salle se montre fébrile, les retardataires sont casés à droite et à gauche, la lumière se dissipe, les musiciens font leur apparition et, selon la tradition, attaque un standard  sans la chanteuse.

Du travail sobre, soigné, aux allures de fluent  late night jazz.

Ce soir il ne sera pas question d'expérimentation mais de classicisme de bon aloi.

Dani Klein,  plus grande qu' Edith Piaf, plus blonde que Billie Holiday, les rejoint, puis les présente.

038.JPGNous sommes restés trois jours en résidence au Marni pour maîtriser le répertoire de la lady who sings the blues, trois jours, c'est peu, soyez indulgents...

Dès les premières mesures, une constatation irréfutable traverse tous les esprits, Dani Klein est l'interprète idéale pour reprendre Billie.

.. No regrets

Although our love affair has gone astray

No regrets

I know I'll always care though you're away...

Marrant de choisir 'No regrets' pour entamer les débats, comme si elle voulait nous expliquer qu'elle ne regrettait pas d'avoir enterré Vaya Con Dios.

Je suis nouvelle dans le monde du jazz, je vous préviens, il y aura des ratés, voici ' You let me down'.

Trahison, méfiance, mensonges...les relations de couple ne sont pas toujours roses!

Notre intention n'est pas d'interpréter les titres les plus sombres de Lady Day, on a choisi les morceaux les plus légers, 'A fine romance', par exemple.

Lorsque la diva laisse libre cours aux musiciens, le Marni peut se rendre compte qu'il n'a pas affaire à des canards: doigté, élégance, retenue...comme nous, la Bruxelloise apprécie leur talent...aujourd'hui ce n'est pas de la rigolade, c'est de la musique, pas de la variété!

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Quelques considérations d'ordre sexuel , thème récurrent chez Eleanora Fagan, avant d'amorcer le standard de 1939,  ' Comes love', suivi par la ferme résolution, 'Weep no more', finies les pleurnicheries en pensant à lui ... I'm putting an end to this lonesome game

It's such a lonesome game this crying.. je sors en ville boire un coup, m'amuser, I'll weep no more, my baby!

La suivante est ma bête  noire, je me goure à chaque fois, il s'agit de 'I'm painting the town red' sur fond ragtime.

 A smile on my face

A song on my lips

Pretending is all I do

I'm paintin' the town ....flûte, désolé, j'ai foiré, on reprend, merde, again, je coince à chaque fois sur ce putain de morceau.

On abandonne?

Non, lui signifie Sal, troisième essai, le bon, sourires dans la salle, suivis par une salve d'applaudissements!

Un des seuls titres que l'enfant de Baltimore a composé, elle l'a écrit après une dispute avec sa mère.

Le grandiose  'God bless the child' sera joué en version piano/voce pudique.

Impressionnante Dani!

Pascal (l'ingé son), un peu de céleste stp..

Céleste?

Oui, de la réverbération, l'arme secrète pour camoufler le manque de talent de certains chanteurs.

Ce n'est pas le cas de Madame qui amorce 'I'm gonna lock my heart'.

Qui va ramasser la clef?

'  One Never Knows, Does One' séduit les amateurs de saveurs  Broadway tandis que ' I'm having myself a time' swingue gentiment.

Tu veux du suggestif, écoute 'Do your duty' , trompette en goguette!

La première fois que j'ai entendu la suivante j'ai cru que c'était une composition de Janis Joplin, j'ai appris plus tard que ce negro spiritual était de Gerswin.

'Summertime' aura refilé des frissons à plus d'un spectateur.

Sal La Rocca ouvre tout en finesse, William, l'aristocrate, délaisse le piano pour s'amuser avec un melodica, la mute trumpet crée une ambiance nuit d'été et  la voix de Dani fait le reste.

Un tout grand moment!

Mesdames, messieurs, on termine par un blues, un genre musical qui me va comme un gant, même si Schaerbeek, ce n'est pas le Delta du Mississippi, voici 'Baby get lost'.

Une dernière perle clôturant un concert de 75'.

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Le rappel, tout le monde sait que c'est con et convenu, ça fait plus de trente ans que je joue le jeu.

Ce sera le badin  'Getting some fun out of life';

Dernière présentation des mousquetaires, Sal lui chipe le micro pour annoncer "Dani Klein", la réaction fuse... non, non, Sal, Dani Klein, c'est fini je m'appelle  Danielle Schoovaerts!

Et pas la peine de continuer à applaudir, le stock est épuisé!

 

Een sterk optreden, mevrouw Schoovaerts, talent et émotions, un excellent cocktail!

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:36

The Day After, ça ne va pas mieux dans la tête.

Doc, on fait quoi, on soigne au Jack Daniel's?

T'es trop vieux, change - toi les idées...un concert!

 

Cap sur le Bar du Matin, une connaissance, Anu Junnonen!

Tu salues Mathias Bressan et Mary Lin, pas besoin de longs discours avec elle, on est sur la même longueur d'ondes, t'attends sagement que les tables soient rangées avant le gig.

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Anu Junnonen

Tu l'as connue aNoo et Screaming Bitches avec  Sophie Tassignon, Elena Dunkelman et Jacobien Vlasman, elle vient de sortir un nouvel album, 'Skeletons', et tourne en trio, flanquée de Gilles Mortio ( Joy As A Toy) au drumpad, à la basse, aux keys et Alain Deval ( Collapse, The Wrong Object, Khartung...) aux drums et programming.

Anu, la belgo-finnoise, chante, manie différents claviers, shakers, spoons ou souffle dans une traversière. 

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Dès le premier morceau, 'Maître Abdoul', un nom te traverse l'esprit: Moloko! 

De l'electronic dance-pop  aux fortes effluves trip hop.

DSC03433.JPGCe Nordic chant  saccadé aux vagues intonations gospel séduit et invite aux déhanchements robotiques.

Une intro symphonique annonce ' Outer Space', une plage à la croisée de la comédie musicale featuring Julie Andrews ou de la dream pop d'une Clare and the Reasons  et de l'univers onirique ou expérimental d'une Björk.

Gilles abandonne les baguettes et ramasse sa basse, Anu a mis en musique le poème 'Lorelei' de Sylvia Plath.

Tu ressens les mêmes émotions que lors de certains moments des concerts d'Emiliana Torrini ou d'Ólöf Arnalds.

  C'est mon troisième passage au Bar du Matin, I love this place...

'Trees' reprend la formule dance-pop, brisée par une fêlure electro jazz.

Gilles derrière le Korg, Anu à la flûte, voici l'enfantin 'Bumble Bee', titre ingénu que Sarah Ferri pourrait inclure à son répertoire. 

Le ton sera plus grave avec la prière trip hop  ' Into the wild' .

On passe au titletrack de l'album, 'Skeletons' , une histoire d'amour squelettique sur fond de beats saccadésDSC03439.JPG.

Un signal en morse, des vocalises, un gospel bluesy, le trio a attaqué le superbe 'Choral n°2'.

A chaque fois que je suis sur le point de me produire sur scène c'est la même chanson, I feel restless, il existe un exutoire: courir dans le parc... aujourd'hui, sous la drache, c'était génial, excepté deux canards pas flambés, pas un chat, suis revenu, j'avais   la pêche. Tu perçois cette sensation dans le titre nerveux  'Critical country'. 

Un passage en cuisine, deux cuillères, 'Cope with it all', le titre le plus chaotique du set.

Serpentins, ballons pleurnichant, rythmes tribaux, sonorités latex, basse martyrisée, tout y passe , du Tune-Yards finlandais.

Surprise de taille, Anu solo, au drumpad, une version brumeuse de 'The winner takes it all' d'Abba.

Le set prend fin avec l'effervescent et groovy  'Exit wounds'.

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Un bis tout aussi agité, la reprise musclée de 'Stilless is the move' de Dirty Projectors achève la soirée.


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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:04

 Charles Eloy.

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 Onk Lou est un chanteur et auteur-compositeur autrichien, originaire de Vienne, qui a déjà effectué des tournées en Allemagne, Suisse, Roumanie, Italie, Slovénie. Il est seul sur scène avec sa guitare sèche,  non accompagné de son groupe The Better Life Inc. Il a le choix entre  Amsterdam ou Bruxelles pour un concert. Un coup de cœur pour le café-concert Bizon situé dans le centre de  Bruxelles.  La réputation de nos boissons nationales dépassant largement les frontières du royaume a probablement influencé son choix. Prosit, Onk Lou. Je remarque qu’il apprécie une bonne  bière  belge avec un degré d’alcool de 8.5° et l’ambiance d’un lieu à taille humaine.

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Son répertoire est tiré des 17 titres de son album « That’s Life » et d’un EP « Claws and Paws ». Une ouverture superbe du concert  avec « Nowhere man » dans un style de musique « americana » nous fait découvrir un chanteur qui a une voix comparable à celle de feu Joe Cocker, aussi bien à l’aise dans les sons aigus que graves.  Il prend le risque d’inviter le public à frapper des mains afin de l’accompagner et le public participe. La deuxième chanson « Avalon » est dans le même genre musical. Le public s’est accoutumé à sa voix et Lou passe à des compositions de son univers plus personnel.

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Lou nous raconte que la soirée précédente il a joué à Hambourg (Allemagne). En effet, son agenda nous renseigne 5 concerts du 3 au 7 janvier  et 3.000 kilomètres de route au compteur. Nous sommes à la moitié de sa mini-tournée européenne , « Early Bird Tour ». Il conserve l’enthousiasme d’être sur scène et les spectateurs chantent en chœur une partie du refrain de la chanson « Elopement » dont vous retrouverez, ci-dessous, le nouveau clip. C’est facile, vous fredonnez « ouh, ouh, ouh »

 

 

La chanson «Victory » divertit l’audience. Lou joue du kazoo, il fait vibrer la membrane du kazoo qui transforme le timbre de la voix en sons nasillards en chantonnant dans le tube. Simultanément, il utilise la guitare comme instrument percussif en étouffant et brossant rythmiquement  les cordes et,  en frappant avec la palme de la main ou les doigts la caisse de résonance. Un concert divisé en deux sets  de quarante minutes avec une pause d’un quart d’heure est long pour quelconque artiste en solo afin de captiver l’attention continue de spectateurs. Lou   gère la situation, mais il serait agréable de le voir sur scène  avec son groupe The Better Life Inc. qui amène plus d’interactivité et de riches sonorités dans un lieu plus spacieux. Onk Lou, c’est un très bon cocktail énergique, atmosphérique et inattendu.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:07

Désarçonné, profondément écoeuré après le carnage chez Charlie Hebdo, il ne te restait que deux options: un repli sur soi pour méditer sur la barbarie inconcevable et sur l'absurdité, désormais, de la vie dans une grande métropole où règnent en maîtres absolus: agressivité, intolérance et obscurantisme ou chasser tes idées noires et ta désolation en assistant à un concert.

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Va pour le Monk  qui programme DERvISH.

Bruxelles est désertée, anormalement muette, comme vivant au ralenti, écrasée par l'horreur, tu n'as aucune peine à garer ton fourgon pour continuer à pied vers la rue Sainte-Catherine.

Au Monk, les musiciens sont attablés, Teuk termine la mise en place de l'installation sonore.

Le kick off, prévu pour 21:00, aura lieu 30 minutes plus tard.

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 DERvISH, tu dis, un film de Jacques Tourneur?

Pas le coeur à rire, gars...  DERvISH, un des nombreux projets de Toine Thys.

Le saxophoniste bruxellois est secondé par Dries Laheye ( déjà vu avec Toine au sein de Rackham, mais il joue avec d'autres formations jazzy: Lidlboj, Stuff...ainsi qu'avec Sir Yes Sir)  à la basse et Pat Dorcean ( Zap Mama, Marc Moulin, Marc Lelangue, Milla Brune, Reggie Washington etc...) à la batterie, pas des toupies!

Le sax de Tintin Thys n'est pas banal non plus, il est électrifié, aux pieds du souffleur gisent moult effect pedals et, comme en hiver il ne fait pas torride, le maître a coiffé le pavillon de son instrument d'un chapeau bizarre, probablement emprunté à un derviche tourneur.

Pour agrémenter le tout TT manipule un sampleur produisant des oscillations pneumatiques.

Une première, ce soir, un invité, Niels Broos aux keys ( The Kyteman Orchestra, Swamb, le collectif Jam de la Crème...).

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Le set est entamé avec 'Body Tropical' intitulé ' Tropical Body' sur le EP ' Abstracks'.

En décrivant la musique de  DERvISH, Toine cite Boards of Canada, Flying Lotus ou le dubstep comme points de repère.

Cette première composition funky/acid jazz/ fusion nous rappelle intensément les sonorités produites par un certain Herbie Hancock utilisant le keytar.

DSC03408.JPGLes envolées du piano électrique nous renvoient à un autre sorcier de chez nous, le wizard du Fender Rhodes, Jozef Dumoulin.

Sur fond rythmique écumeux les tirades de sax électrique mugissent comme une guitare bourrée d'effets wah wah.

Ce jazz aventureux, casse-cou, obsédant est infiltré de brisures constantes auxquelles succèdent de nouveaux décollages t'emmenant dans un univers de groove électronique.

Morceau achevé le leader signale aux barmen qu'il ne serait peut-être pas con de faire taire la sono qui continuait à diffuser une muzak inaudible.

'Abstrackt Sherpa' , même esprit intrépide, même mix de fusion à la Weather Report et d'electronic jazz à la Amon Tobin.

Incroyable Dorcean passant du drumming traditionnel aux sonorités synthétiques du drumpad.

La mélopée africaine, triturée et émaillée d'éclaboussures futuristes, tient le public en haleine pendant une dizaine de minutes.

Attention titre explicite: 'Dub requiem' !

Le nerveux ' Sony Chan'  succède à ce midtempo moelleux.

 

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Tu aimes le James Taylor Quartet, les Young Disciples, Chick Corea ou Fat Freddy's Drop, tu risques de craquer pour  DERvISH.

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Pause de 15 minutes, second set débutant par 'Parc des Stars', une plage non reprise sur le EP.

C'est osé, on l'avoue, mais le jeu de Dries se rapproche des accès de folie d'un Jaco Pastorius.

Retour à l'album avec 'Bogda Bogda Bogdanov', du jazz cosmologique. Après une amorce posée, on a droit à des vibrations cyberpunk  sur fond de basse ronflante.

Ce titre plus concis est suivi par 'Fugu' truffé de blip blip blip dadaïstes.

Un changement de direction ( 'Viking 2')  transforme la composition en rondo débridé expirant sur fond de vrombissements et de souffleries industrielles.

On s'emmerde pas au Monk!

La dernière annonce Toine, ' Sangsu', une ultime invasion d'electronic groove suintant, t'invitant à la danse.

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Voilà, nous étions DERvISH, le 14 nous nous produisons au Café Central.

Intervention de Teuk, nog eentje?

Ok, une amorce Bontempi annonçant une tirade funky bourrée de gimmicks futurologistes, peut-être une version alternative de 'Tropical Body'.

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:37

L'exposition 'La Bellone fait le mur - Trésor caché' ferme ses portes, pour célébrer le finissage, un concert et un DJ set.

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Bouchées festives d'avant le concert servies par DJ soFa, je suis éclectique, mes verrines sont soigneusement sélectionnées, si l'un d'entre-vous reconnaît un seul morceau je paye une tournée de Dom Pérignon.

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Pas de bulles à l'horizon, en 5' t'as fait le tour des oeuvres exposées, détour par le bar, salut Ivan Nervous Shakes et Fab.Picturelle, les voeux de circonstances, 21h, direction la cour intérieure de la Bellone pour Empty Taxi.

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Non, on n'a aucune idée de l'endroit où se cache Robert De Niro, Empty Taxi est le sobriquet adopté par Zoë Mc Pherson lorsqu'elle se produit sur scène.

Zoé  Mc Pherson, une descendante du Ricain ayant inventé la suspension automobile?

Gars, on n'est pas à  Questions pour un Champion...

Zoé est franco-irlandaise et décline producer, vocalist  comme profession.

Récemment elle a accouché d'une cassette... tu sais pas ce que c'est, Wikipedia éclaire monsieur,svp... la vitesse de défilement standard de la bande magnétique est de 4,7625 cm/s, limitant ainsi la qualité sonore, surtout dans les hautes fréquences... c'était vachement chiant, car souvent la bande se froissait rendant toute écoute impossible... bref, sa cassette/EP comporte cinq titres et a été baptisée "Irizajn".

Genre?

Downtempo, ambient, chillout, trip hop...

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Une grande fille, pony tail dévergondée ( se rapporte à la coiffure), boots, jeans, pull noir et foulard, un laptop, keys, un sampler, des dizaines de boutons, un micro.

Bonsoir, avez-vous récupéré?

T'avais rien perdu, la question devait être posée à Ivan qui aura tenu le coup pendant 15', soit trois plages, la musique électronique n'est pas son violon d'Ingres, il avoue ne pas détester le kitsch en marquant une préférence pour Connie Francis, un choix respectable.

Revenons à Zoë.

10906080_10204949221749008_2374326382229528296_n.jpgUne première composition ( 'Efé Forest' ????) qu'on peut qualifier de trip hop atmosphérique sur fond tribal ouvre les hostilités.

Une broderie electro esthétique aux éclats nacrés.

La suivante s'avère toujours aussi bien ficelée avec de jolis relents Morcheeba/ Sneaker Pimps. 

Le troisième soundscape emprunte une sente plus escarpée baignant dans une obscurité propice aux cauchemars.

On comprend qu'Ivan se soit tiré, le cocktail peut provoquer un début de constipation.

Le fond sonore séduit, l'approche scénique est creuse, admirer une jeune personne concentrée sur sa machinerie n'a rien de follement enthousiasmant.

'Brainsculpt', un downtempo voie lactée, décoré de vocaux chevrotants.

There's a guest for the next tune, Sylvain va me rejoindre à la flûte alto.

L'acid jazz  'Eskimo' sera, et de loin, le meilleur moment du set, pas loin des meilleurs St Germain ou des efforts nu jazz de feu Marc Moulin.

Malheureusement, après ce highlight, le set perdra de son intensité et c'est d'une oreille distraite que tu écouteras la suite.

Un instrumental mixant beats et gimmicks  industriels et microsillon grésillant ( ' Bars in Ljubljana Castle'????), suivis par une suite de  soundtracks futuristes et/ou majestueux.

Tu dis, Amandine?

 Vanitas vanitatis et omnia vanitas ...

Une bière, pour moi, svp!

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Sympa ce concert mais il ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

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photos: FABIENNE CRESENS

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 16:14

Premières offensives hivernales, paysage urbain métamorphosé, comme d'habitude, les autorités communales n'ont pas anticipé, résultat: la pagaille...Im Westen nichts Neues!

Heureusement il y a le métro, direction  l'Archiduc et un de ses fameux  free concerts du samedi après-midi dans le cadre du Jazz après shopping.

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L'affiche disait Yves Peeters invites...

Yves Peeters avait envoyé ses cartons à Hans Van Oost - guitar, Ewout Pierreux - piano et Anneleen Boehme - double bass.

Las, Anneleen déclare forfait, le batteur sort son petit calepin à la page contrebasse et parvient à convaincre Jean Van Lint.

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Dans le beau club art-déco, ce n'est donc pas le  Yves Peeters Group que les touristes et amateurs de Jazz  verront en entendront, mais bien une fine équipe entourant le jeune drummer de Gent.

Le répertoire sera également adapté aux circonstances, aucune plage de l'album 'All you see' et une seule composition du projet Yves Peeters Gumbo qui fait la tournée des théâtres et centres culturels en 2015. Au menu, pas mal de standards revisités et modelés façon fêtes de fin d'année.

Un mot à propos des protagonistes: Yves, on l'a vu au Brosella 2013, pour l'aventure Gumbo il sera entouré par François Vaiana (vocals) | Nicolas Kummert (sax, backing vocals) | Dree Peremans (trombone) | Thomas De Prins (piano, wurlitzer) et  Nicolas Thys (bass).

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 Le guitariste Hans Van Oost a accompagné les plus grands noms de la scène nationale, de Bart Defoort à Jean-Louis Rassinfosse, en passant par Rony Verbiest ou Bob Mover.

 Ewout Pierreux fait partie du band de Tutu Puoane, s'amuse avec le Tuesday Night Orchestra et a, lui aussi,  accompagné la crème jazz uit Belgenland.

Le remplaçant: Jean Van Lint, Monsieur Swing Dealers, s'amusant également avec Buster and the Swing, la contrebasse  la plus sophistiquée du royaume. Paraît qu'il a atteint le demi-siècle, ne lui dites pas, il fait 15 ans de moins!

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Le premier set démarre avec 'My Romance' une jazz ballad plus moelleuse qu'une truffe au champagne signée Wittamer.

Après une flânerie frivole au piano, Hans prend le relais, une tirade limpide aux saveurs Wes Montgomery, avant de céder le bâton à Jean Van Lint qui préfère demeurer sobre et élégant.

Comme toujours à l'Archiduc, la porte s'ouvre toutes les quinze secondes, tu assistes à un va-et-vient incessant de clients espérant trouver une table et ressortant aussitôt, le coin est archi-bourré, en étant incapables de fermer correctement le lourd huis, ce qui a le don d'importuner au plus haut degré la pauvre Madame Deurdicht qui, heureuse au début du concert, avait déniché  un siège à l'entrée de l'établissement.

Les musiciens ont embrayé sur un thème composé par Hans Van Oost, 'Still' ( à entendre sur ' Turtle Music' du Koen Nys Quintet, featuring Hans et Yves).

Tandis que les artistes s'ébattent in a mellow tone, tu te félicites d'avoir opté pour un siège au comptoir, il te suffit de tendre un doigt et on te sert une Carlsberg avec le sourire.

Toujours en mode lounge music d'excellente facture, le classique 'I'll be seeing you'.

Même sans le crooning de Sinatra ou de Ray Charles, la romance touche les coeurs sensibles.

Yves a écrit ' The other side'  pour 'The Big Easy', ce soir pas de vocals, pas de horns, mais une version  fluide et veloutée.

Ta voisine, en souriant... sont bons, non?

You bet, lady, difficile de trouver mieux chez nous!

 

 

Le premier set prend fin avec l'agité ' Sandu' de Clifford Brown, les envolées du trompettiste étant remplacées par de brillants soli de piano ou de guitare s'appuyant sur une rythmique blindée.

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Seconde mi-temps à 18:45'.

Un engagement mouvementé faisant un démenti au titre  ' I hear a rhapsody', à l'instar de la version concoctée par John Coltrane, les mousquetaires signent un arrangement nerveux du standard de George Fragos, Jack Baker et Dick Gasparre.

La ballade 'Yesterdays' , teintée de nuances latino,  voit Antoine, je suis venu de Liège avec des copains, s'extasier devant le doigté et le raffinement des exécutants.

Le cool jazz  proposé est effectivement d'un niveau supérieur, le choix des plages convient particulièrement à cette période festive dominée par le quelque peu naïf et désuet esprit de Noël.

1946, 'Nobody else but me', Broadway feel à l'Archiduc, avant l'immortel ' Prelude to a kiss' de Duke Ellington.

Un jour, un mec de 126 kilo a susurré à l'oreille du deejay.. I'm simply melting in bittersweet bliss to this song... du coup le mixeur a emboîté sur Miss Camping de Boris.

L'afternoon jazz prend fin en mode groovy avec le juteux 'Cantaloupe Island' du génial Herbie Hancock.

Ici également l'incroyable trompette est remplacée par de subtiles lignes de guitare ou par un piano inventif.

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C'est le coeur vaillant et la tête pleine de blue notes que tu retournes affronter Bruxelles sous la neige.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 13:03

Concert en images: Fabienne Cresens ( additional words: michel).

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Art Contemporain, Musique et Performances dans la cour du 46 de la rue de Flandre et ce du 19 décembre au 3 janvier," La Bellone fait le mur ! Trésor caché".

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Deuxième édition de cet événement coïncidant avec les festivités de fin d'année.

Des oeuvres d'Agnès Fedak , de David Mesquich , de Francesc Serra Vila , de Laurent Trierweiler , de Margaret Whiters, de Sébastien Alouf  et de Sylvain Bureau sont exposées à droite et à gauche, l'habillage sonore dans la cour est signé Dj soFa.

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En ce samedi verglacé,  Alek et Les Japonaises  sont priés d'amuser et de réchauffer les 10806225_10204849476895449_279257650998338267_n.jpgvisiteurs avec leur cocktail electropical servi on the rocks, serpentins, cotillons , ambre solaire et lunettes fluo en option!

Alek Boff, qui n'est ni théologue, ni adepte des quickies dans l'ascenseur, et sa complice Maï Ogawa, qui n'a rien à voir avec une marque de moutarde nippone, se sont acquittés de leur tâche à la perfection.

 Petits et grands, bégueules, playmates, novices, polissons, mouflets, pèlerins, hôtesses de l'air ou saltimbanques...  ils ont tous suivis à la lettre toutes les consignes pour que les chorégraphies surréalistes, imaginées par le duo le plus kitschomatique de la planète, soient exécutées avec raffinement.

Plusieurs extraits de leur discographie, comptant désormais trois unités depuis la sortie en 2013 d'un nouveau chef-d'oeuvre , コケコッコー KOKEKOKKO, ont émaillé cette belle soirée.

Le petit cousin de Benoît Brisefefer  se souviendra toute sa vie d' être monté sur scène pour danser entre le velu Alek et la canaille Maï.

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 La Bellone   propose un dernier concert pour le finissage de l'exposition,  le 3 janvier, Empty Taxi se produira au même endroit.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 09:53

La Place du Jeu de Balle fait la une des journaux depuis des semaines, il y a quelques jours encore , les gazettes mentionnaient la pétition et titraient " 23.336 fois « non » à un parking sous la place du Jeu de Balle !".

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C'est là que t'avais rendez-vous en ce lundi où Bruxelles sommeillait avant les fêtes, le Chaff programmait  EDH et un dj set de Vincent Satan, cheville ouvrière chez Satanism Records.

21:00 disait la pub, les pubs mentent toujours, pour tuer le temps il te reste la pils, un mec t'apostrophe, Joe Cocker est mort, tu le savais, plus tard Piotr ou Aleksandar, me souviens plus très bien, te répétera la même triste nouvelle en te payant une nième blonde.

Dans la vie nocturne tu fais des rencontres incroyables, passons, Simenon aussi est mort!

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21:50' , un duo mixte, une barbe et une fille à lunettes, bonsoir, on va faire de la musique...

Sur scène ( euh, un coin au fond du bistrot), un micro, un double drumpad, une basse, des pédales, un synthé,  un sampler..

EDH, tu dis...Elder Dragon Highlander?

DSC03236.JPGSais pas de quoi tu causes,  Emmanuelle de Héricourt!

C'est où Héricourt?

A Paris, t'es un cousin de RickyBilly ou quoi!

Emmanuelle, arrête avec  Sylvia Kristel, concocte de l'electro pop synthétique que les amateurs du genre estiment brillante.

Plusieurs enregistrements sortis chez Lentonia Records.

La basse, les drumpads, le micro sont pour elle, Arthur Soubranne ( Carradot) de Clermont-Ferrand, très beau le juste -au-corps scintillant, s'amuse avec l'outillage électronique.

Une intro synthétique minimaliste  à quatre mains comme amuse-bouche, ' Walking march', histoire de nous montrer de quoi il retourne: de l'élégance glacée!

 'Plier' ( album Lava Club), un titre à la basse bondissante, presque postpunk,  survolant des couches de synthé DSC03273-copie-1.JPGaériennes et les sonorités plastiques des drum machines, un hic, les lyrics sont incompréhensibles, en cause un son des plus assourdis.

Reverb, saturation, beats pneumatiques, gimmicks poppy, un mélange  dansant , ' Lava Club' doit cartonner dans les boîtes branchées.

Mêmes ficelles pour 'Pensum', un titre vaguement techno/disco comme si les Three Degrees s'étaient tapés Human League.

Quoi?

Susan Ann Sulley et Joanne Catherall, aussi?

Oui, toute la ligue!

Une nuit noire, des pas inquiétants résonnent sur le trottoir , 'Break' navigue dans un climat sombre avec un petit côté New Order pas déplaisant.

La suivante ' Hoaxy Beast' s'avère tout aussi crépusculaire et obsédante.

Un peu d'electro punk à la  Deutsch-Amerikanische Freundschaft?

Voici ' Summer9' , puis  'Chlore' qui ouvre l'album, une plage martiale et ténébreuse.

La même esthétique froide sur beats inflexibles caractérise 'Fiji Mermaid'.

La sirène des Fidji, une imposture monumentale, paraît-il,   précède 'Shall we go' qui contrairement à ce que tu pouvais croire ne t'invitait pas à prendre congé puisque le set s'achève par l'inquiétant  'Private Isolation'.

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