Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:36

 Gap Dream + Tomorrows Tulips au KultuurKaffee, un événement coorganisé par le KK et  Subbacultcha! Belgium!

Au menu deux groupes signés chez  Burger Records!

10600380_1552902581590201_2168131232412873420_n.jpg

21:00 Tomorrows Tulips

1454997_1552902504923542_7466385342986330_n.jpg

Les Californiens achèvent une tournée européenne, entamée début octobre et ça se voit, ils paraissent tellement stoned qu'on n'est pas certain qu'ils se souviennent de leur nom.

En plus d'être défoncés à mort, ils ont la dégaine Kurt Cobain/Syd Barrett, quant à leur potion, elle contient tous les éléments acides correspondant à leur état second.

Bref avec ces tulipes, tu replonges dans les années acides de l'ère Woodstock.

Alex Knost - guitar, vocals/ Rord Archbold - bass, vocals et Jamie Dutcher - drums ont récemment sorti un troisième CD, 'When', sur scène, ils sont secondés par Dominic Santos  se chargeant des visual projections.

10402998_1552902601590199_5543927857764860349_n.jpg

10599545_1552902764923516_5244823680772463415_n.jpg

Une intro fuzzy, de grosses lignes de basse et une guitare saturée, ' Glued to you', un formidable exemple de psyche pop finissant de manière abrupte.

'When' suit la même voie paresseuse et nonchalante te rappelant les Only Ones de Peter Perrett.

Pour suivre, une plage aux forts relents The Byrds/ Grateful Dead, 'Free' sur l'album 'Experimental Jelly'.

Un truc à écouter allongé sur la plage en regardant le flux et le reflux des vagues tout en tirant sur un joint.

'Optimistic Vibes' baigne dans les mêmes ambiances tièdes.

Toujours en mode romantisme décadent, ' Casual hopelessness'.

Les trois blondinets balancent leur purée sans nous voir, de temps en temps, entre les morceaux, ils prennent le temps de siroter une Jupiler voire une Vodka ou un gin pour le drummer.

16417_1552902868256839_7442202707533695520_n.jpgLeurs préoccupations sont plus claires que leur état psychique, 'Laying in the sun', une nouvelle ode à l'oisiveté.

Les contemplatifs poursuivent leur trip psychédélique avec le downtempo  'Confetti and glue', la plage ouvrant le dernier album,  'Baby' et ses larsens ultimes et 'Flowers on the wall' joué à la manière du Velvet.

Les compos de ces zombies morphinomanes tiennent la route malgré leur hébétude.

'Eternally teenage' le titre de leur premier effort discographique précède 'Surplus Store' , puis Alex annonce une reprise, 'Why I Didn't Like August 93' ( Elevator to Hell).

'Papers by the TV' sera plus tranchant et  Rord se charge des lead vocals pendant le slow  'I lay in my bed', il a changé d'instrument avec Alex, chacun reprenant son rôle pour la dernière cartouche, 'Favorite Episode' se terminant en chaos.

Je brise ma guitare, j'arrache les cordes,  je martyrise le micro pour finir  à genoux.

Rideau!

10801690_1552903154923477_2753045984764352436_n.jpg

Gap Dream. 

The moniker used by  Gabe Fulvimar, un copain de Patrick Carney ( Black Keys) ayant milité au sein de quelques groupes tels 10% Animal ou Church Builder , désormais, le gars se produit seul, entouré de synthés ( un beau Moog), sequencers et autres articles électroniques de pointe.

Le gars a sorti deux albums,le dernier 'Shine you light'.

Ne va pas t'imaginer que le KK aura droit à de l'ambient, de la synth pop ou de l'avant-garde chiant, la potion proposée mixe allègrement des éléments noise rock, du planant, de la techno, du disco  et même du garage.

Un set étonnant et vachement intéressant!

Une amorce bricolage, pendant 5 bonnes minutes le sorcier manipule ses manettes pour nous concocter un environnement industriel menaçant: vrombissements, sirènes, crissements...  pour créer une atmosphère pos -Halloween un gars nous envoie un écran de fumée transformant le café en ruelle londonienne sordide, baignée dans une brume propice aux crimes les plus atroces.

Changement d'option, Gabriel nous assène de gros techno beats, dignes de Tomorrowland, il empoigne le micro et d'une voix à la David Gilmour entame l'incroyable ' Shine your light'.

10629683_1552903684923424_2293540856446529776_n.jpg

 

Un sourire, une nouvelle amorce bricolée annonce ' Chill Spot' une plage tout aussi acide.

En fondu enchaîné, le dansant et poppy  'Fantastic Sam'  voit les premiers rangs s'ébrouer élégamment, tu penses aux Flaming Lips ou aux Dandy Warhols, et tu te laisses séduire comme tout le monde.

Morceau achevé, une grimace narquoise, un thank you, il relance la machinerie pour murmurer jevous préviens I will kill you with the next one.

 Une incroyable ouverture symphonique à deux balles, style Eurovision/ Bontempi ébauche 'Shine your love' aux accents Beatles emmenés par Ringo,  ELO dans ses moments les plus cheap te viens également à l'esprit, mais ça marche! 

That was it, Brussels, have a great night!

10347716_1552903118256814_2709565407897947616_n.jpg

Le KK ne l'entend pas de cette oreille et rappelle Gap Dream.

OK, a last one then, débutant par une agression sonore violente suivie par de fortes rafales de vent, cette composition instrumentale achève une soirée réussie!

 

photos: JP DANIELS


Repost 0
Published by Michel- photos: JP Daniels - dans Concerts
commenter cet article
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 21:43

 Charles Eloy

 

 


  Womex 2014

 

 

( Edition 20) jour trois - Santiago de Compostela - le 25 octobre 2014

 

womex_film_screenshot.jpg

Sertanilia (Brésil) – Théâtre principal

sert1.jpg

La dernière soirée nous présente des artistes connus et émergents. Je m’attarde sur les derniers.

 

Sertanilia

Le groupe SERTANILIA , originaire du Salvador da Bahia, le nord-est du Brésil interprète quelques chants traditionnels et leurs propres compositions d’une manière inédite.

Sertinilia est un trio composé d’ Aiace, la chanteuse, Anderson Cunha et le percussionniste Diego Florez, mais sept musiciens se retrouvent sur scène.

Leurs arrangements sophistiqués reprenant toute la richesse de la musique populaire brésilienne sont d’une modernité comparable aux chansons françaises actuelles.

Nous retrouvons un lyrisme, une poésie qu’ Aiace, la chanteuse interprète avec une voix douce et puissante à la fois. Du miel aux oreilles.

La plupart des secondes voix sont assurées par le guitariste.

sert2.jpg

Les chansons suivantes illustrent l’univers musical de Sertanilia

Aiace débute avec la chanson « Nobre Folia » a cappella et percussions, puis suivent les autres instruments (arpège et solo de guitare, violoncelle). Un silence s’installe dans le théâtre pour écouter.

La chanson est remplie de changement de tempos et rythmes.

Suit la chanson « Incendeia » : un rythme plus accéléré, mais Aiace n’a pas besoin d’une seconde allumette, elle a déjà conquis le public.

sert3.jpg

Nous ressentons un léger trac passager chez Aiace. Elle a bien décidé de donner de son mieux ce soir.

 

La chanson « Perfume de uma Flor » nous fait ressentir une sensation que nos sens ne captent pas à l’écoute d’un album.

La violoncelliste joue dans des tons graves et nous sentons les vibrations reflétées sur les murs et plafonds procurant un bien-être agréable de se sentir investi par Sertinilia

Quatre musiciens à la percussion accompagnent « Sambada de Reis » et des fragments de compositions laissent la part belle aux musiciens.

 

Nous partageons des moments euphoriques et d’autres plus mélancoliques qui expriment les peines et les joies de la population de Salvador da Bahia, exposée à de rudes conditions de vie

 

 

Setlist : Nobre folia, Incendeia, Pombinha, Sambada, Aguaceiro, Candeeiro, Perfume de flor, Corre canto, Pras bandas dela, Ciranda

tribu2.jpg

Tribu Baharu (Colombie) – Twin stage B

Leur musique basée sur l’afro-champeta , originaire de la côte nord (Océan Atlantique) de la Colombie. Ils sont majoritairement influencés par la culture des Caraïbes (Cuba, Jamaïque, Haïti)

La champeta est un nom dérivé d’un couteau de pêcheur. A l’origine, la champeta est une musique du marin avec des influences de la musique populaire colombienne. Des éléments de soukous (Congo), Zouk, calipso, reggae, rap et plus de pico (sound systems) récemment sont venus s’ajouter.

Les membres de TRIBU BAHARU qui vivent à Bogota, la capitale colombienne, veulent par la musique partager leur appartenance à la culture des Caraïbes.

Durant le concert, le guitariste jouant souvent dans un style « soukous » suit les changements de rythmes fréquents et des improvisations sur les thèmes.

Un jeu est plus fluide que les guitaristes congolais dont le jeu est plus saccadé.

 

tribu1.jpg

Chaud, chaud, le concert. L’un des deux chanteurs est en torse nu, musclé comme un corsaire.

L’ambiance est assurée ; comme si nous étions dans le quartier Matongé à Ixelles.

Après le concert je rencontre les musiciens

Sympathiques, les musiciens de Tribu Baharu. Quelques mots de lingala ‘Mboté (bonjour), « Sango nini » (Comment vas-tu). Ils m’ont répondu « nous ne somme pas Congolais, mais Colombiens »

Une bonne empoignée de mains et un large sourire.


Ester Rada (Israël) - Twin stage A

ESTER RADA est née en Israël un an après le départ de ses parents d’Ethiopie.

L’univers musical a comme source principale le R'n' B, la neo-soul, ethio-jazz, afro-beat et ses racines éthiopiennes.

Comme beaucoup d’Africains qui, par les circonstances historiques, se sont retrouvés sur d’autres continents, sa culture africaine a pris des nouvelles racines. Le brassage avec d’autres cultures génère une force créatrice que nous retrouvons dans les deux groupes précédents Sertanilia et Tribu Bahanu.

ester1.jpg

Elle reprend le titre « Four women » de Nina Simone. Cette chanson a valu à Nina Simone des critiques et elle a été interdite durant plus de vingt sur plusieurs radios. Tout artiste a des détracteurs. Enfin, de la jalousie mal placée, en référence à une émission de télévision congolaise.

Cette chanson reprend une dure réalité de la condition de quatre générations de femmes d’origine africaine aux États-Unis. Ester nous dévoile une voix claire qui ensuite exprime les paroles d’une manière plus rude, mais sans agressivité et chaque mot articulé tient sa valeur.

Le négro-spiritual « Sinnerman », également repris par Nina Simone, est de la même dynamique.

L’intro du saxophone ténor annonce la tube « Life happens » dont les paroles contiennent une forme de recherche de spiritualité. Le public chante le refrain en chœur.

ester3.jpg

Habillée dans une large robe rayée, elle traverse régulièrement avec grâce la scène et s’adresse brièvement au public.

Le public accroche durant tout le concert. Ester Rada et ses musiciens (claviers, guitares, batterie, trompette, trombone, saxophone tenor) maintiennent une dynamique qui prend de l’ampleur à chaque chanson. Elle termine le concert par la chanson
Setlist: Intro, Out, Sinnerman, Herd, Sorries, Dera, Life happens, For women, Feelong good, Bad guy, Cry for me, Nanu ney


Ester Rada: un concert haut en intensité avec toute la richesse de l’interculturalité.


Womex 2014 nous a permis de découvrir des artistes prometteurs dans un vivier de talents. L’étiquette « musique du monde » qui a été valable depuis plus de deux décennies n’est plus d’actualité et risque d’enfermer les artistes dans une définition. D’autre part, trouver un terme approprié dans un secteur en évolution avec les nouvelles technologies n’est pas une tâche facile.
Le côté traditionnel, avec une (re)découverte et sauvetage de l’héritage culturel, est entretemps connu par une plus large audience et doit continuer. La musique de différentes cultures est la musique d’aujourd ‘hui.
Les concerts de formations avec des influences plus récentes (rap, techno,…….) tout en maintenant les racines et les DJ sets obtenaient un vif succès. Cela permet à ces artistes de se produire sur des festivals, également mainstream et autres événements hors du circuit world et faire connaître différentes formes de culture et musique à un large public.
Je prends l’exemple de Sziget Festival qui a ouvert une scène World Village permettant à de nombreux groupes d’obtenir une bonne visibilité.

La musique c’est écouter, mais également partager et unifier en maintenant ses particularités dans le respect d’autrui.
Les puristes ne seront pas toujours d’accord, mais les racines prennent une nouvelle vie.

En 2015 Womex ne déroulera à Budapest en Hongrie. Votre reporter de ConcertMonkey/Le blog des Critiques de Concerts y était présent dans le cadre de Sziget Festival (voir nos articles) afin de vous faire revivre les concerts

Repost 0
Published by charles eloy - dans Concerts
commenter cet article
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 21:14

Steven Kauffmann ( adaptation française: michel) - photos: Anja

unnamed-copie-3.jpg

Ecriteau: SOLD OUT à l'entrée du Depot pour la double affiche, Robert Cray + Kris Dane!

unnamed-copie-4.jpg

Kris Dane

L'Anversois devenu Bruxellois ( dEUS, Ghinzu...) joue dans l'ombre des grands depuis un quart-de-siècle , la sortie de son dernier album, 'Rose of Jericho', devrait lui permettre d'enfin se retrouver à l'avant-plan.

Ils sont quatre à fouler le podium, Kris ( chant et guitare), une fretless bass, une choriste  et un gars aux percus, qui entament la soirée par 'Out in the pouring rain' aux senteurs Daniel Lanois.

'Rose of Jericho'  joué live s'inspire de l'univers de Jeff Buckley.

Kris Dane, à l'instar de Gabriel Rios, parvient à faire ressentir sa manière de composer et devrait pouvoir toucher un public plus nombreux.

Le son du band, un mariage réussi entre les percussions et les lignes de guitare avec en support une basse langoureuse, séduit.

Vocalement Kris Dane travaille dans la chaleur, l'intimisme et évite tout pathos.

On pense souvent à la mélancolie et à une sorte de splendeur fanée qu'un groupe tel que les Triffids parvenait à évoquer dans ses compositions.

Les 30' de set prennent fin avec 'Saturday Night' à l'amorce Lou Reed et au final teinté de couleurs automnales.

Cette chanson feu de camp se termine par un sifflement plus ravissant que le gazouillis matinal  des oiseaux urbains.

Si le monde était juste, le talent de Kris Dane devrait éclater au grand jour.

Un mec à suivre, assurément!

 unnamed-copie-5.jpg


Robert Cray

unnamed-copie-6.jpg

Une légende vivante, un guitariste d'exception, Robert Cray, depuis 2011, est confortablement installé dans le Blues Hall of Fame,il vient saluer Louvain en cachant  5 Grammy's sous un bras .

En mai, De Roma accueillait ce géant et l'an dernier il était une des têtes d'affiche à Peer, hier c'est à Londres ( Royal Albert Hall) que se produisait l'ace guitar player.

Robert se pointe à 21:00 précises, un sexagénaire, plutôt bien conservé, chaussé de sandales.

Il n'est pas seul, un band à quatre têtes l'accompagne.

 

 

Démarrage avec le classique 'Phone Booth' en mode funky ( album 'Bad Influence').

D'emblée le son de guitare narratif, reconnaissable entre mille se fait entendre , le band est soudé et joue serré, pas question de routine, le plaisir de jouer est évident.

'Poor Johnny' est amorcé sur une vague reggae, le soul falsetto de Robert fait merveille, 30 ans sur les scènes internationales ne l'ont pas altéré.

Un gospel, ' Two steps from the end', permet de mettre le claviériste, Dover Weinberg ( qui après plusieurs  années d'absence a rejoint le Robert Cray Band) en évidence.

L'Hammond assaisonne de belle manière la prière.

Un des premiers points forts du set sera 'It doesn't show', une confession pendant laquelle  la guitare exprime le regret et l'autocritique .

unnamed-copie-7.jpgRobert, le magicien, émeut.

S'il y a repentir, il y a eu péché ou abandon,  un thème récurrent chez les bluesmen ... so long, I hate to see you go and I won't be coming home...( 'Won't be coming home'), ' I shiver' sera tout aussi fiévreux.

La leçon de vie se poursuit, "Don't You Even Care?" et "I Guess I'll Never Know" aux senteurs Eric Clapton.

La Fender Stratocaster ou la Telecaster du maître dessinent des arabesques vertigineuses, parlant autant à ton âme qu'à tes tripes.

Place au  mélancolique  'I'll Always Remember You', une variante du 'Rode Wijn' de Bram Vermeulen.

Un petit détour par la Motown avec le philosophique 'On the road down' décrivant les spirales amoureuses, illustrées par un duel  orgue/guitare piquant.

Un hommage à Jack Bruce, 'Sittin On Top Of The World' que Cream jouait dans les sixties.

Cray enchaîne sur 'Right next door' de 1986 qui se meurt doucement tandis que Louvain accompagne le guitariste par des battements mains en symbiose totale avec le jeu de celui-ci.

Magistral!

Accélération brutale, 'What would you say', un réquisitoire pour un monde meilleur.

'Time makes two' traite des problèmes relationnels, Robert semble y connaître un bout.

Retour aux sonorités soul avec le funky 'Hip tight onions', un hommage à Booker T and the MG's ,une des influences majeures de Robert, ce meddley inclut  ‘Hip Hug-Her’, ‘Time Is Tight’ et ‘Green Onions’.

Parenthèse, Booker T sera au Roma en janvier.

Après toutes les souffrances de l'âme, le show prend fin sur une note joyeuse, le timide Robert se payant un petit pas de danse coquin.

Le concert de Louvain aura été bien plus dynamique que celui du mois de mai, Robert et son band manifestant un plaisir de jouer manifeste.

unnamed-copie-8.jpg

Rideau, applaudissements nourris et retour de la clique.

Le  spooky "You Move Me" est amorcé par les beats solides  de Les Falconer, Cray, une dernière fois fait entendre ses low down and dirty riffs et sa voix de soul crooner à la Otis Redding avant de prendre congé.

 

Une nouvelle fois, un grand concert de papa Robert.

 Robert Cray = What You See Is What You Get, faut pas croire que le show était prévisible, le mec surprend toujours.

Celui qui estime que les qualités exceptionnelles de ce virtuose de la guitare ne sortent pas du commun a intérêt à revoir ses critères!

Rendez-vous à Couleur Café ou au Gent Jazz?

 

 

SETLIST

(1) Phone Booth

(2) Poor Johnny

(3) Two Steps From the End
(4) It Doesn't Show
(5) I Shiver
(6) Don't You Even Care?
(7) I Guess I'll Never Know
(8) I'll Always Remember You
(9) On The Road Down
(10) I Can't Fail
(11) Sitting on Top of the World
(12) Right Next Door
(13) What Would You Say?
(14) Time Makes Two
(15) Hip Tight Onions
(16) You Move Me

Repost 0
Published by steven kauffmann - photos: anja - dans Concerts
commenter cet article
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:21

Concerts en images: Jean-Marc Schneider ( addtional words: michel).

1527109_728558230557456_2114456452783144288_n.jpg

 Jyva'Zik festival 2014, huitième édition dans le Parc à Mitrailles de Court-Saint-Étienne.

Le pendant Brabant Wallon de Couleur Café, épices légèrement différentes, l'accent n'est pas foncièrement mis sur les musiques métissées, le thème des deux journées s'appuie sur le swing ( parfois electro) , l'ambiance rétro, le cabaret, le libertinage..

Un thème illustré en musique mais également présent lors de performances , de show burlesques, de combats de catch et d'autres animations diverses .

Bref, deux journées folles.

10710921_728606753885937_7520178294381616732_n.jpg

Un échantillon parmi les groupes proposés le vendredi:

10171645_728557893890823_4045329909490523843_n.jpg

Au Salon Cabaret: Uncle Waldo.( Tournai)

10644533_728557897224156_5317988674212734901_n.jpg

Le jars des Aristochats?

Non un joyeux quintet pratiquant un swing palmipède plus amusant que la danse des canards.

Antoine Flipo (piano) -  Jean-Hugues Adam ( saxophone) - Benoît Deplasse (batterie) - Charlotte Deligne (chant) et Laurent Carton ( basse) nous la jouent 'Triplettes de Belleville'.

Désuet et charmant!

Ils seront le premier décembre au Courant d'Air à Woluwé, chiche que les canards, poules d'eaux ou cygnes des étangs Mellaerts vont migrer du côté d'Alma.

68117_728558000557479_3844541764619369260_n.jpg

1385925_728583637221582_3293133614142994643_n.jpg

Même endroit, plus tard: Radio Muzak. (Vlaanderen)

1512446_728587920554487_7667916899933618825_n.jpg

A ne pas confondre, ni avec les émissions de Radio Carrefour, ni celles de Radio Delhaize.

Un jazz sextet te ramenant vers les années 20, encore du swing jazz, donc, mais mâtiné de gypsy swing.

 Sortez les bretelles et les dancing shoes, John Pale (rhythm guitar and vocals), Glenn Verheyen ( solo guitar), Angel Calvo Perez (trumpet), Gorik Elaut (violin), Robin Avonts ( double bass), Bert De Pauw (drums) ont l'intention de vous faire gambiller.

1899988_728564380556841_3007052204038632964_n.jpg

Grande Scène:  Edgar Tones featuring The Su'sis ( Österreich).

397526_728607307219215_26012978104336494_n.jpg

540454_728609240552355_5016679790437231182_n.jpg

Un mix étonnant de early jazz et d'electronica.

Edgar Tones  c'est Vlado dZihan de Sarajevo, une moitié du duo dZihan and Kamien pratiquant de l'acid jazz/lounge/downtempo house aristocratique.

 Sur scène il est accompagné d'un drummer et d'un sax, il avait également quelques beautés viennoises dans ses bagages, les délicieuses Su'sis ( Suzanne Wilman, Alexandra Grandl und Christiane Niederbacher).

 Tanzmusik aus Fleisch und Blut, dit la pub, qui n'a pas menti.

1510953_728608370552442_6707473738635736280_n.jpg

Franz?

 Unwiderstehlich!

Danke schön!

1902046_728609190552360_6058939584196974787_n.jpg

Repost 0
Published by Jean-Marc Schneider - dans Concerts
commenter cet article
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:16

 Une organisation:  Live Nation.

 

Le billet de JPROCK :
1461717_659368767513058_7495295699215402331_n.jpg
Rétabli d’une péritonite qui a failli lui faire la peau et qui l’a forcé à reporter une tournée dont la date belge était prévue initialement à Forest National, Etienne Daho quelque peu aminci est de retour ce soir dans un  

Cirque Royal qui affiche complet.
Un retour très attendu par ses fans et un « Diskönoir Tour » qui fait suite à son dernier album « les Chansons de l’Innocence Retrouvée « sorti en 2013 .

Vers 20h la voix d’Etienne résonne dans les enceintes du Cirque et nous annonce Perez qui assure ce soir la première partie.
Digne héritier du dandy de la pop, Julien Perez est un ancien membre du groupe bordelais post punk Adam Kesher et fait partie de cette nouvelle génération de jeunes artistes qui vénèrent les eighties tout comme Lescop à qui on le compare parfois et que perso j’aime beaucoup.
Mais Perez se montre moins convainquant que Lescop, moins incisif et plus léger, et même si je ne passe pas un mauvais moment en sa compagnie je ne suis pas pleinement convaincu par sa prestation inégale.

10153090_659368784179723_8093205739034587180_n.jpg
La salle continue à se remplir des derniers retardataires lorsque les lumières s’éteignent.
1743492_659369090846359_5756504654674810918_n.jpgSur scène, Etienne et son band, lunettes noires et habits sombres, apparaissent dans la pénombre et attaquent « Satori Thème « suivi de « Des Attractions Désastre «.
Et l’effet est immédiat, la foule se lève comme un seul homme.
Je décide d’abandonner ma place et de circuler dans le Cirque histoire de prendre des photos convenables car le groupe joue dans une quasi obscurité de temps à autre troublée par quelques spots blancs et des projections graphiques en noir et blanc projetées sur trois draps rectangulaires qui pendent verticalement en fond de scène.
C’est classieux, d’une noirceur élégante qui sied bien à la musique du chanteur, mais sur la longueur ce choix de lightshow est un peu frustrant pour celui qui aimerait profiter un peu plus de ce qui se passe on stage.
On sait le chanteur timide et soucieux de son image, et ses derniers spectacles qui bénéficient d’éclairages assez tamisés témoignent d'une volonté de recherche d’un certain esthétisme classe et peut être aussi d’un désir ne pas trop s’exposer aux regards et aux objectifs. Qui sait ?
Les minutes passent et l’ambiance monte dans le Cirque et elle ne faiblira pas jusqu’à la fin du show.
Les spectateurs dansent, Etienne se déhanche élégamment sur scène au son des titres incontournables qui ont 10599505_659368700846398_4533130090983890381_n.jpgjalonné sa carrière.
Parmi ceux-ci ont reconnait « Saudade « , « Le Grand Sommeil « , « L ‘Invitation « , « Comme un Boomerang » , « Tombé pour la France «, « Sortir ce Soir « , « Le Premier Jour « , « Epaule Tatoo « et « Bleu comme Toi » .
Tous des hits !
Et à l’image du dernier titre de son set , Etienne prouve qu'il a « La Peau Dure » et qu'il sait toujours à 58 ans apporter cette frénésie pop à un public qui le lui rend bien.

En rappel « Ouverture » , « Les Chansons de l’Innocence « et « Il ne Dira pas « précèdent une très belle version « Des Heures Indoues « .
Mais la foule enthousiaste en veut encore et le Rennais revient pour un intimiste « Week-end à Rome » chanté a capella avec l’aide du public.

Retour réussi donc pour le prince français de la pop qui après une période sombre renaît sur scène avec talent tel un phénix aux ailes déployées.
10384063_659369067513028_4491167630989347893_n.jpg
Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

1511115_659369160846352_6307536120624622920_n.jpg
Setlist :
Satori thème
Des Attractions Désastre
Le Baiser du destin
L'Homme qui marche
Saudade
Un nouveau printemps
En surface
Le Grand Sommeil
Les torrents défendus
Soleil de minuit
L'Invitation
Comme Un Boomerang
Tombé Pour La France
Sortir Ce Soir
Le Premier Jour (du reste de ta vie)
Epaule Tatoo
Bleu Comme Toi
La Peau dure
Encore:
Ouverture
Les Chansons de l'innocence
Il Ne Dira Pas
Des Heures Hindoues
Encore 2:
Week-end à Rome

Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:48

Goethe à la fin du concert: mehr Licht ! mehr Licht !

 

noisey.vice.com: Seattle has consistently birthed some of the most influential and important music of the past two decades....

Pas de noms cités mais on suppose que ce gars pensait à Pearl Jam, Soundgarden, Nirvana et autres grunge bands ainsi qu'aux plus récents Band of Horses, Kinski ou Fleet Foxes, ou même aux pratiquants d'un underground hip hop tels Macklemore ou Jake One, mais les quatre donzelles formant La Luz, si elles sont originaires de la ville la plus importante de l'état de Washington, n'ont rien à voir avec les groupes précités, elles pratiquent un garage/surf pop rafraichissant,  au goût de menthe à l'eau, te renvoyant à la fois vers leurs collègues féminines les Dum Dum Girls ou les petites nouvelles, Deers,  mais aussi vers tous les groupes des happy sixties, The Honeys, The Secrets, il y a même eu l'alter ego de la bande à Brian Wilson, The Beach Girls, sans oublier toute la clique biberonnée par Phil Spector.

 

1499501_1551867788360347_3926478803986208275_n.jpg

Line-up: la grande mini-jupée, au look pocahontas,  Shana Cleveland - guitar, vocals / la petite, que les autres taquinent, Marian Li Pino - drums, backings / la sotte, Alice Sandahl - keyboard, backings et celle qui maîtrise le mieux son instrument, Lena Simon - bass qui doit jouer avec une dizaine de groupes à Seattle ( KAIROS, Pollens, Katie Kate,  Thunderpussy etc...).

1381222_1551867548360371_2267704255599901675_n.jpgDisco: un EP 'Damp Face' et un premier album sorti ce mois-ci, ' It's alive'.

Les soeurs lumières ouvrent avec un instrumental, 'Phantom Feelings', un drumming appliqué, une chorégraphie étudiée,  un bon soundtrack pour western spaghetti.

Elles enchaînent sur le groovy ' With Davey' suivi par 'All the time', du gentil harmony-laden surf rock au goût de cerises acidulées.

Chouettes petites lignes de guitare de la désinvolte Shana.

Un  orgue désuet folâtre sur fond de reverb et de lignes de guitare travaillées au vibrato durant 'Pink slime'.

Rengaine achevée, les nanas se la jouent les ménagères potinent en ignorant  joyeusement l'assistance.

Lena: wouah, Marian, t'étais terrible sous les lights roses et bleus, j'en ai oublié de jouer mes accords.

Des lycéennes à la cour de récré se foutant de la tenue ringarde du prof de math.

'Clear night sky' séduit avec sa guitare métallique et ses harmonies sucrées, l'orgue se fait religieux sur 'Big big blood',10659439_1551867638360362_5311242004787469270_n.jpg le sang coule, les gamines rigolent.

Pendant 'Call me in the day', un slow doo wop, deux d'entre elles se mettent à jouer à cache-cache pour aller effrayer Marian, le souffre-douleur.

Le truc séduit et amuse mais on te conseille de le consommer avant la date de péremption.

A new one, 'I'll be true' ( comme 'With Davey'), un morceau déstructuré .

Stop scaring me, Alice, murmure la pauvre Marian, je vais taper à contresens, les autres ont amorcé 'Sun Stroke' un instrumental qui s'il était joué par Fifty Foot Combo déménagerait 20 fois plus.

Place à la plage, un brin plus longue, donnant son titre à l'album, 'It's alive'.

Le jeu reste nonchalant et détaché mais le charme opère.

Slow time avec la ballade romantique  'What good am I' , ensuite la grande bringue nous promet a couple of dancing tracks, je suggère que vous montiez sur scène pour danser.

Un  gars, bourré,  se porte volontaire, il change  d'avis en voyant qu'il est seul.

'I wanna be alone', c'est malin de nous demander de se joindre à elles!

You can slow headbang during ' You can never know'.

Ce midtempo fabuleux précède la dernière plage, un rumble nerveux, 'Sure as spring'.

Un petit salut militaire, quelques hi hi hi, elles s'en vont!

10574324_1551867491693710_3902249830066692392_n.jpg

Bis.

Il en manque une, Miss  Pocahontas!

Elle rapplique... sommes désolées,  on a oublié nos déguisements Halloween, bla bla bla, hi, hi, hi... euh, si on jouait les derniers morceaux?

Un nouvel instrumental  sable fin, bikini, Nivea, cocotiers, wafer style ice cream cones with strawberry ice cream....  'TV dream', suivi par ' Brainwash' et enfin avant de quitter le manège et ses chevaux de bois, le superbe slow 'Easy Baby' aussi indolent que le magnifique 'Sleepwalk' de Santo and Johnny.

10606283_1551867588360367_8194267217245793382_n.jpg

 

1464684_1551867835027009_5782288922791710542_n.jpg

Lights off! 

On quitte le  Witloof!

 

photos: JP Daniels

Repost 0
Published by Michel- photos: JP Daniels - dans Concerts
commenter cet article
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:29

 Le billet de JPROCK :

10455693_658322087617726_2636632632546853573_n.jpg

Ibrahim Maalouf !
Depuis quelque temps le nom du trompettiste franco-libanais est sur toutes les lèvres et sa récente victoire de la musique pour son dernier album « Illusions « a encore augmenté sa cote de popularité auprès d’un public fidèle et connaisseur.
L'homme ne joue pas souvent en Belgique , pas assez à son goût comme il le déclarait hier au Studio  Bozar lors d'une rencontre organisée avant son concert et pendant laquelle était diffusé un court- métrage en hommage à sa musique réalisé par Moussa Sah.
Un documentaire inspiré par la musique d’ Ibrahim Maalouf décrite ici comme une sorte de moyen d’évasion, de thérapie, qui permet de s'évader loin d'une société étouffante dont le carcan est parfois bien lourd à porter.
Malgré qu’il ait eu du retard avec son train et qu’il soit arrivé au Bozar plus tard que prévu cela ne l’a pas empêché d’être d’une disponibilité et d’une gentillesse remarquable avec la presse, les organisateurs et le public.
Bref, un grand Monsieur et un artiste prodigieux qui a littéralement mis le feu à la salle Henri Le Boeuf avec une prestation de haut vol, presque irréelle.
Récit d’un moment de grâce qui a duré près de 135 minutes…
10368404_658321480951120_2108745400437682361_n.jpg
Il est 20h20 lorsqu’Ibrahim et ses musiciens foulent les planches de la prestigieuse salle Henri Le Boeuf.
Dans un halo de lumière tamisée, Ibrahim est entouré d'un groupe étonnant , dans lequel on retrouve des artistes qui viennent de Bretagne et du monde de la musique celtique, d’autres de la musique klezmer, d’autres encore du jazz et du rock. Et tous se côtoient et se complètent avec bonheur.
En tout sept musiciens : un claviériste, un bassiste , un guitariste, un batteur et un trio de trompettistes pour donner un petit effet big band comme nous le confie Ibrahim avant le show.
Et bien sur le petit génie de la trompette Ibrahim himself !
Né dans une famille chrétienne de musiciens et d’intellectuels libanais Ibrahim passe son enfance entre la France et le Liban alors en guerre, et s’imprègne des deux cultures, arabe et occidentale.
Il fait ses classes en musique classique, apprend la musique arabe avec son père, développe une technique et une culture musicale riche en influences diverses, remporte de nombreux prix, et collabore avec des artistes différents comme Sting, Salif Keita, Amadou et Mariam, Marcel Khalifé, Lhasa De Sela, Matthieu Chédid, Juliette Gréco, Mark Turner, Larry Grenadier, Angel Parra, Vanessa Paradis, Vincent Delerm etc…la liste est longue.
Petit à petit il affirme son propre style et compose aussi pour le cinéma notamment en 2013 la B.O. du film de Jalil Lespert consacré à Yves St Laurent.

10410524_658322290951039_1277736961710543325_n.jpg

Ce soir Ibrahim débute le show avec les trois premiers titres de son dernier album « IIlusions ", « Conspiracy Generation « et « In Pressi « , puis se lance dans l’interprétation de « Beirut « qu’il a composé alors qu’il avait douze ans et qu’il se baladait pour la première fois seul dans un Beyrouth dévasté par la guerre.
1922325_658322440951024_7013157246529165152_n.jpgC’est aussi l’époque où dans son walkman il découvrait le hard rock et Led Zeppelin.
La fusion de ces éléments et de ces impressions ressenties ont donné naissance à ce titre incroyable sorte de longue plainte méditative, de cri déchirant qui se transforme ensuite en fureur aux accents rock bien prononcés.
Un des grands moments du concert !
Tout le long du set, Ibrahim surprend, Ibrahim étonne, Ibrahim nous fait rêver et danser et nous entraîne avec lui dans un voyage musical éblouissant dont on ne ressort pas indemne.
Brassant les genres musicaux les plus étonnants avec bonheur, de la musique arabe au jazz en passant par la fusion et même le hard rock, l'artiste nous livre des moments magiques de puissance et d’émotion. Et lorsque la section de cuivres se mêle à sa trompette tandis que la guitare rugit et la section rythmique assure, on atteint l’orgasme auditif avec délectation.
« True Sorry » est un rêve étonnant et entêtant, juste magnifique à l’oreille.
Mais dans les concerts d’Ibrahim Maalouf la méditation apaisante et l’improvisation sont aussi présentes , presque mystiques, et on se remémore alors la réponse de l’artiste à une question posée par un enfant lors de la rencontre avant le spectacle :
« Pourquoi aimez vous tant la musique ? «
Question simple mais question piège, qui le mit un moment dans l’embarras avant de répondre en souriant : « Car la musique est la seule chose qui restera toujours… «

10423975_658322497617685_5232960922024412455_n.jpg

 

250247_658322504284351_1565565325435198177_n.jpg
Il est 22h40 et tout le Bozar est debout et une immense ovation fait trembler les murs de la salle.
Ibrahim sourit et remercie son public.
Il vient de nous offrir deux rappels somptueux terminant son concert avec le magnifique « Lily, Will soon be a woman » composé pour sa petite fille à qui il souhaite une vie de femme libre et épanouie, et dont il a fait chanter le thème principal en choeur à la foule.
On ne s’étonne pas que le mot « libre « soit un des mots essentiels qui caractérise sa musique car assurément Ibrahim Maalouf se veut un homme libre.
Et en quittant le Bozar je me dis que lorsqu’on a la chance de vivre des moments d’émotion pareils on peut peut être encore croire en une société meilleure et plus juste.
L' évasion Ibrahim, toujours l'évasion...
Merci l’artiste !

Texte et Musique : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

Repost 0
Published by JPROCK - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 10:27

 

 Mitch "ZoSo" Duterck

 

Blackberry Smoke_Het Depot, Leuven(BEL)_2014.10.29
10544420_10152836004589301_3140594635135819655_n.jpg
Line up :

Charlie Starr : Guitars and Vocals
Richard Turner : Bass and Vocals
Brit Turner : Drums
Brandon Still : Keyboards
Paul Jackson : Guitars and Vocals

Setlist :

01 Like I Am.
02. Leave A Scar.
03. I’d Be Lyin’.
04. Six Ways To Sunday.
05. Good One Comin’ On.
06. Crimson Moon.
07. Scare The Devil.
08. Sleeping Dogs.
09. Pretty Little Lie.
10. The Whippoorwill.
11. Up In Smoke.
12. Ain’t Got The Blues.
13. Everybody Knows She’s Mine.
14. One Horse Town.
15. Ain’t much Left Of Me / When The Levee Breaks.
16. Dreams.
17. Freedom Song.
68137_10152836004629301_6220930458299219227_n.jpg
Il est 19.00 quand je débarque du train de 18h22 en provenance de la capitale. Au sortir de la gare de Louvain ou de Leuven, c'est selon, là juste devant moi s'étend het Martelarenplein. En français, Place des Martyrs, comme quoi Verviers n'a pas l'exclusivité d'un club de musique bordant le lieu dit.
Il aurait certainement été de bon ton d'entonner d'emblée un "j'ai du bon Tobback dans ma tabatière" mais en fait de fumée ce n'est point celle de ce bon vieux Louis que je suis venu respirer, non, mon pape ce soir il sent la fumée de mûres. Une fumée aux parfums de Géorgie, pas la soviétique, non, la vraie, celle des Black Crowes, de James Brown, de Little Richard et de  Blackberry Smoke.
9765_10152836004404301_3889189713261189226_n.jpgJe les avait découverts au Spirit of '66 il y a trois ans, un peu a la manière dont on se prend une baffe aussi soudaine qu'inattendue quand on fait une énorme gaffe étant gosse. Vous vous souvenez certainement cette époque bénie ou l'autorité parentale avait encore force de loi et où on parlait encore des devoirs de l'enfant. Maintenant, toutes ces têtes blondes n'ont plus que des droits! Mais ceci est un autre débat (nylon, inventé par Dupont de Nemours).
Ces Sudistes bon genre m'avaient impressionné au point de ressortir de chez Francis avec un exemplaire complet de la discographie disponible à l'époque. On compte aujourd'hui 4 albums studios et 2 live 1/2 officiels. Pourquoi ce « demi » me demanderez vous fort à propos? Tout simplement parce qu'ils ont enregistré un live dont ils trustent une face tandis que l'autre est occupée par Lynyrd Skynyrd, excusez du peu.
Crée il y a une dizaine d'années, le quintette d'Atlanta est ce qu'on peut appeler un bourreau de travail. Ils donnent grosso modo 250 concerts par an! C'est ainsi qu'on les retrouve aux côtés du Marshall Tucker Band, Zac Brown Band, Lynyrd Skynyrd ou encore ZZ Top, avouez qu'il y a pire comme carte de visite.
Au niveau musical, Blackberry Smoke est à coup sur le lien entre Lynyrd Skynyrd époque Ronnie Van Zant et les Black Crowes avec en plus ce petit côté Country très typé. Ils se définissent eux-mêmes comme "too Country to be Rock, too Rock to be Country". Quoiqu'il en soit le flambeau du Southern Rock n'est pas prêt de s'éteindre avec de tels représentants.
Je vous passe les détails de la traversée de la Place des Martyrs pour vous plonger directement devant  Het Depot, en français Le Dépôt (comme quoi le communautarisme c'est de la foutaise pour politiciens cacochymes). Malgré un panneau scotché sur les portes vitrées de l'établissement et qui proclament en rouge et en caractères gras d'imprimerie "Doors 20.00" il y en a encore qui insistent en secouant les mains courantes ce qui a pour effet de faire entrouvrir l'huis au portier commis à cet effet. Invariablement l'homme passe un bras par l'entrebâillement, le reste de10256829_10152836004479301_8570029609784692415_n.jpg l’homme reste derrière le battant, et d'un doigt péremptoire indique l'affichette ou tout est dit, non mais! L'heure c'est l'heure et « trop tôt is te vroeg »
Résultat, les terrasses des cafés mitoyens se colorent très vite d'une clientèle bigarrée et impatiente d'investir les lieux. Le trottoir se remplit quant à lui d'une foule d'afficionados qui n'ont pas eu la chance d'être la plus tôt pour accrocher un siège stratégique. Moi, je sirote mon thé citron et j'attends, stoïque,
l'air vieux routier à qui on ne l'a fait plus. De toutes façons j'ai une accréditation de journaliste ce soir, pas de quoi jouer des coudes.
Ce qui est bien avec le Rock Sudiste ou le métal extrême c'est que ça draine toujours une poignée d'individus qui ont le verbe haut et les rots faciles, les quelques représentants de ce soir ne font pas exception à la règle et on voit fleurir ci et là quelques drapeaux de la Confédération dont la paternité est attribuée au Général Beauregard (le drapeau, pas la Confédération, tu suis ou quoi ?) Ce serait marrant de demander à l'occasion ce que les porteurs de l'étendard aux couleurs de Dixie en connaissent... Bon ce n'est pas non plus un cours d'histoire mais un concert qui nous motive à braver la douceur vespérale de cette fin octobre teintée d'un crachin sporadique et tellement léger qu'il n'aurait pas sa place dans le Brumisateur d'une belle un après-midi de canicule.
Ca y est c'est ouvert, c'est tout vert! T'es fou, c'est tout rouge ! au contraire, on est en fief socialiste ici. Chacun gagne sa place et à 20.10 c'est parti avec  Massive, un quatuor Australien dont le seul mérite à mon sens est l'énergie. Une sorte d'American Dog mais moins bien. A 21.00 tapantes c'est un jeune groupe flamand qui prend les planches. Barefoot and The Shoes, c'est leur nom, nous délivrent un set de type Americana teinté de Blues. Les textes sont très beaux, la musique complexe sans être pompeuse et le seul défaut c'est que ce genre là cadre peu avec le type de d'affiche proposé, mais ces jeunes sont très bons, croyez moi.

10629634_10152836004529301_8103677293465506971_n.jpg
Enfin, nous y voilà enfin, il est 22.00 lorsque les accents de "Like I Am" enchaînés aux accords de "Leave a Scar" nous emmènent d'emblée dans le Grand Sud profond. Le gang de Charlie Starr nous a conquis d'emblée. Charlie fait partie de cette lignée des grands vocalises de là-bas et tout comme Ronnie Van Zant ou Chris Robinson, lorsqu'il vous tiennent, ils ne vous lâchent plus. Tous les climats qui font du Sud une terre si particulière se reflètent dans le répertoire avec cet orgue torturé de Brandon Still qui est toujours là en arrière plan comme pour asseoir l'ensemble de l'édifice. On part alors dans des impros dignes des précurseurs du genre dont les Allman Brothers sont à coup sur un fer de lance et une influence majeure pour Blackberry Smoke. Loin sur le côté gauche, face à la scène, les Rednecks aux drapeaux étoilés se sont groupés et assemblés en comité circulaire pour commenter à leur manière les divers opus que délivrent sans coup férir le gang du "Peach State". On ne sait pas d'où ils sortent, c'est un mélange entre la 10169251_10152836004304301_3779291775572748951_n.jpglangue de Vondel et celle de Voltaire avec un je ne sais quoi de terroir, mais alors vraiment local.
Magnifique longue progression musicale que ce "Sleeping Dogs", on ne fait pas que dans la slide ou la disto, on a droit à ses passages plus émotionnels. Ma voisine de droite qui ne semblait pas satisfaite du son en début de concert semble maintenant adhérer pleinement et se dandine de fort belle manière tandis que mon voisin de gauche, un peu trop enthousiaste me bouscule un peu trop souvent, mettant mon job de cameraman amateur en grand danger de stabilité, son épouse semble d'ailleurs très bien s'en accommoder. Normal, c'est mon accoudoir qu'il squatte le bougre!
On continue, le temps passe, trop vite, comme à chaque fois que c'est bon, il en va de même en Amour. Pour paraphraser Jacques Chirac en tournée électorale je dirais "c'est court mais c'est bon". Et quand c'est bon, on ne sait plus se retenir... Ca secoue les cheveux, ca chante, ca tape du pied, encore, encore et cette section rythmique tenue par les frères Turner, ah mes enfants que c'est bon. Une basse pour le moins originale pour Richard, l'ainé dans le sens où son instrument est un hybride. Manche Gibson et corps Fender, mais qu'est ce que ca sonne d'enfer. Vient alors un énorme medley fait de "Ain't Much Left of Me" couplé à "When the Levee Breaks" de Kansas Joe McCoy et Memphis Mimmie (1929) popularisé par Led Zeppelin.
Mais voici déjà le temps des rappels avec tout d'abord la reprise de "Dreams" du Allman Brothers Band en hommage à son leader Duane dont c'était jour pour jour le 43ème anniversaire de la mort tragique dans un accident de moto. Et on se quitte non pas avec Dixie mais avec "Freedom Song".
En 1h38' Blackberry Smoke a su conquérir les curieux et n'a fait qu'affermir chez les autres la certitude que ce groupe est un Grand. Vous êtes prévenus au cas où ils reviendraient en nos campagnes un de ces jours.
Il ne me reste plus qu'a regagner Bruxelles ce qui est loin d'être une sinécure au vu des travaux qui bloquent les accès à nos chères autoroutes qu'on voit depuis la lune paraît-il. Moi je m'en fiche un peu, j'ai encore dans les yeux et les oreilles d'autres sensations qui ne sont pas prêtes de s'effacer.
Un tout grand merci à mon "collègue reporter" Michel Preumont.

1376511_10152836004194301_3018606762692792419_n.jpg
Mitch "ZoSo" Duterck

Repost 0
Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:09

 

 

 Pierrot et Margaret Destrebecq

 

Concert  Puggy - AB le 29 octobre 2014

unnamed-copie-1.jpg

Alors, étiez-vous ce mercredi 29 octobre à  l'AB pour le concert de Puggy?

 Non? 

C'est dommage car vous avez manqué “le” concert de l'année et en plus c'était pour une bonne oeuvre.

Le groupe belge termine ici sa tournée commencée sur les planches de ce même lieu mythique il y a plus d'un an pour se retirer vers les studios d'enregistrement et peaufiner leur prochain album.

L'AB accueille Puggy dans le cadre de l'opération “Viva For Life” afin de récolter des fonds et le premier chèque de plus de 28.000 euros a été remis à l'association au terme d'un concert époustouflant. 

L'énergie développée par Puggy aurait bien éclairé tout Bruxelles et c'est dans une salle comble et en total délire que le band interprète ses classiques et quelques nouveautés.

Vacances scolaires oblige, le public est très familial et les jeunes sont nombreux, les moins jeunes aussi et tout ce beau monde de reprendre en choeur les refrains, bras levés, sautillants, dans une symbiose totale avec les musiciens. 

Des centaines de bracelets lumineux qui avaient été distribués apportaient une touche féérique, mouvante et colorée. 

Jamais je n'avais vu le public de l'AB aussi participatif.

 Le plancher serait bien descendu de quelques centimètres sous les sauts répétés de cette foule hystérique totalement acquise au charisme de Matthew Irons, Romain Descampe, Egil (Ziggy) Franzèn et John Janssens.

unnamed-copie-2.jpg

 

 

Puggy nous avait aussi réservé une surprise pour une première partie de concert en invitant notre Antoine Chance national à qui le public a réservé un accueil enthousiaste. “ça tue” dira-t-il, ému de l'attention qu'il suscite dans cette superbe salle pleine comme un oeuf.

Il nous interprètera quelques-unes de ses compositions déjà bien connue du public, comme “Fou”, “Raté d'un rien”, “Sur l'asphalte” et au terme de “Parader en Enfer” repris par la foule, il nous remercie d'être là, remercie Puggy pour l'invitation et leur laisse la place.

Ovation, Merci Antoine. 

unnamed.jpg

 

 

Entrée en scène de PUGGY sous les hurlements des fans.

 

Setlist:

 

Move On

Give Us What We Want

Goddess Gladys

I Do

Someone Makes No Sound

To Win The World

Ready Or Not

How I Need You

Everyone Learns To Forget

Burned

Goes Like This

When You Know

Something You Might Like

Last Day On Earth (Something Small)

 

Encore:

 

She Kiks Ass

You Call Me Up

Teaser

 

Encore:

 

I'M Happy

Repost 0
Published by Pierrot et Margaret Destrebecq - dans Concerts
commenter cet article
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 07:50

En dernière minute, un troisième nom s'ajoute à l'affiche de la soirée ( Massive tourne en support de Blackberry Smoke) , les concerts débuteront à 20:10', heure inhabituelle pour le  Depot!

DSC01074.JPG

Massive

DSC00881.JPG

Les Aussies ne peuvent pas savoir que la marque propose la gamme la plus complète de solutions d'éclairage ( sic).

En 2012, Brad Marr ( le frontman, guitar player) , Ben Laguda ( lead gt.), Aidan McGarrigle ( bass, backings)  et Jarrod Medwin ( drums, backings) décident de faire un bout de route ensemble, on les baptise Massive au risque de se taper une attaque.

 Deux ans plus tard ils sortent leur debut album, ' Full Throttle', et en automne, ces petits gars chevelus et sapés comme en 1972 viennent humer l'air de notre vieille Europe.

Pendant 25' ils vont nous asséner leur hard rock pas criant d'originalité mais hautement tonique.

Ils en veulent, les ressortissants de Melbourne.

'Hollywood' ouvre, Rose Tattoo travaillait déjà dans le même créneau en 1978, mais ça arrache, idem pour 'Lacey' du old skool hard rock

DSC00898.JPG

DSC00932.JPG

Drum'n bass en éclaireurs, ils amorcent ' Dancefloor' qui pompe pas mou, des petits riffs à la 'Jump' de Van Halen et du mouvement sur scène.

Please, achetez nos CD's et T-shirts pour qu'on puisse revoir les kangourous, une power ballad aux senteurs Aerosmith  pour suivre, 'Ghost'.

Brad a décidé de faire pénitence, le chemin de croix à genoux avant de se tourner vers La Mecque.

Ses prière terminées, il incite les copains à retourner au turbin, ' One by one'.

 Leur set se termine par 'Now or Never' et ses effets de voix à la Ian Gillan, un final musclé et une séquence je casse tout.

Rock 'n' roll!

DSC00989.JPG

 Barefoot and the Shoes

DSC00986.JPGUn petit temps que t'avais plus croisé le va-nu-pieds de Tremelo,  Brent Buckler, depuis lors ils ont sorti un second LP, The Lalaland Laggard, un troisième est en préparation,  récolté quelques médailles, le Maanrock Rally, le Nerorally, le Student Rock Rally et foulé quelques belles scènes, récemment ils ont tourné avec Eva De Roovere.

Sans godasses, Brent ‘Barefoot’ Buckler  Vocals, Acoustic Guitars, Mandolin, Bluesharp, chaussés,  Sander Cliquet,  Electric Guitar, Backings, Synths,  Vincent Lembregts,  Bass Guitar et  Marijn Geerts  Drums.

La playlist indique 'Hope' comme ouverture, dénomination probablement incomplète, en tout cas ce rootsy ..when it's all quiet on the hope front ...et ses nombreux changements de directions nous prouve un nouvelle fois que Brent est de la race des grands songwriters.

Le laidback et swampy  'Secret', encore une nouveauté,  nous permet d'admirer le travail tout en sobriété de Sander.

Merci le Depot d'avoir recouvert le plancher d'un tapis molletonné, ça m'évitera d'abîmer la plante de mon 46 fillette. 

Un démarrage en douceur pour 'The shadow of James Reagan' ( à vérifier) avant une sérieuse accélération.

On peut classer Barefoot aux côtés de Douglas Firs, un autre jeune groupe offrant du Belgian  americana dont le pays n'a pas à rougir.  

Le gamin saisit une resonator et attaque le plus ancien et bluesy 'Copycat' suivi par l'histoire du bûcheron qui eut préféré être chef-coq, ' Woodman' en mode alt. country.

DSC00972.JPG

DSC01004.JPG

Une dernière, la fable  'King's of old' jouée à la mandoline et décorée de lignes d'harmonica.

Un set racé! 

 

DSC01065.JPG

 Blackberry Smoke 

Dernier méfait,  « Leave a Scar – Live North America »,  sorti en mai 2014.

 Les cinq gars d'Atlanta, avec leurs 250 concerts par an, sont ce qui se fait de mieux comme Southern rock en 2014, ils ont des fans  brandissant haut le Stars and Stripes du Groenland jusque chez les Pygmées, les rednecks belges étaient au rendez-vous.

DSC01113.JPG

Sur le coup de 10 heures, Charlie Starr - Lead Vocals, Guitar/ Richard Turner - Bass, Vocals/ Brit Turner - Lead Drums/ Paul Jackson - Guitar, Vocals et Brandon Still - Keyboards, entament leur gig par 'Like I am'.

Pas un round d'observation, immédiatement dans le vif du sujet.

Tu vénères les frangins  Allman, les Black Crowes, le Lynyrd, tu seras servi ce soir.

DSC01058.JPGIls enchaînent sur 'Testify', un témoignage sudiste intense.

'I'd be Lyin' et son vibrato frémissant est suivi par le Stonien ( époque Brown Sugar) 'Six ways to Sunday'.

DSC01144.JPGCharlie attire tous les regards, Richard se colle à son ampli près du frangin, caché par sa batterie, Brit et Brandon, discrets, abattent un boulot incroyable, le son est top, Louvain boit du petit lait, ça change de la Stella.

Un singalong 'Good one comin 'on'  que le Charel décore d'une Georgia  slide pas débile.

L'Hammond à la fête pendant le formidable 'Crimson Moon'.

Great vocal harmony et guitar riffs graisseux, le rock sudiste a encore un bel avenir.

'Scare the devil' was on our first album, il est aussi lourd que certains titres de Cream, une pensée émue pour Jack Bruce.

Un mix de groove et d'accents psyché égayent la longue plage ' Sleepin' dogs' suivie par le catchy  'Pretty little lie'.

By the way Barefoot and the Shoes is the prettiest bandname we ever came across, good band!

Looven, this one is called  'Restless', pas de tout repos, une wah wah vicieuse, un rock bien épais.

Le prog/blues 'The Whippoorwill' est plus proche du Floyd que de ZZ Top, avec un superbe travail de l'organiste, once again.

DSC01127.JPG

DSC01091.JPG

B S ressort la grosse artillerie pendant 'Up in smoke' avant de calmer le jeu avec l'acoustique 'I ain't got the blues anymore', du country blues fringant.

Pas touche à la nana, 'Everybody knows she's mine', puis une belle ballade 'One horse town' et pour terminer le set 'Ain’t Much Left of Me'.

DSC01021.JPG

85' de haut niveau avant les rappels débutant par le lyrique  'Dreams' en hommage à l' Allman Brothers Band.

Le road movie poussiéreux prenant fin avec ' Freedom Song'.

 

Tu dis, John?

It was  absolutely brilliant!

Repost 0
Published by Michel - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents