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  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 02:51
Pendulum Reunion Band.- Toogenblik - Haren- le 24 avril 2015

Le billet de JPROCK :

Ce soir le Toogenblik qui crèche au numéro 11 de la rue de la rue de Cortenbach à Haren annonce à l’ affiche le Pendulum Reunion Band.
Rien à voir avec le groupe de drum'n' bass de Rob Swire, ici on amorce un flashback dans les heures glorieuses do soft rock et de la country et les plus âgés d’entre vous se rappellent certainement de ce groupe belge, surnommé de « Byrds uit Vlaanderen » qui en 1970 s’est fait un nom avec le single imparable « It’s a Beautiful Day / For You » .
Suit alors un an plus tard un deuxième 45T « Early Morning Rain / Cajun Music » qu’on a pas mal entendu sur les ondes à l’époque, puis le band éclate faute de succès.
Erik Van Neygen et Misj Verbelen s’en vont jouer avec Raymond van het Groenewoud, tandis que Firmin Michiels intègre le groupe de Kris de Bruyne .
Alors que Tuur Huysvelt forme Steelmachine avec Misj Verbelen à la basse, Stoy Stoffelen aux drums et le talentueux Simon Shrimpton Smith à la guitare , Serge Demol ( ex Buddy and The Shamrocks ) reforme alors Pendulum 2 en 1974 avec John Colston et Jelle Nachtergaele à la guitare puis donne naissance à Transit qui accouchera en 1975 d’un LP intitulé « First Ride » qui doit sans doute à l’heure actuelle faire la joie des collectionneurs.
Bref dans ce Pendulum Reunion Band on retrouve donc deux membres originaux de la première mouture de la pendule Serge Demol (chant, harmonica) et Anthony Aussems ( guitare, voix ) entourés de Jan Schoevaerts à la batterie, Michel De Smet au violon, de l’excellent Simon Shrimpton Smith à la guitare solo et au chant, de Marcel Schraepen ( guitare , chant) et du dernier arrivé Marc Moens à la contrebasse électrique.
Un grand absent de marque ce soir, Tuur Huysvelt (le plus âgé des membres du groupe) qui a aujourd’hui 76 ans et qui réside dans une maison de retraite. Tout ce petit monde se cale sur la scène pas très grande du Toogenblik et c’est parti pour un florilège de titres des années héroïques .
On pleure avec les Everly Brothers et leur « Crying in the Rain » , on se surprend à fredonner « Teach your Children » de Crosby, Stills , Nash et Young , on vibre au son du « Peaceful Easy Feeling « des Eagles et on chante avec le band au son de « Take It Easy » écrit par Jackson Browne et statufié par ces mêmes Aigles.
Le band nous rappelle au passage que « Mr Tambourine Man « de Bob Dylan que les Byrds ont enregistré en 1965 avant même la sortie de la version de Dylan, faisait partie de la bande son du film » Easy Rider » avec Peter Fonda et Jack Nicholson. Toute une époque.
Le voyage dans les 60’s /70’s durera plus de deux heures, en deux sets entrecoupés d’un entracte où la Palm et la Gueuze coulent à flot.
Au fil des titres on croise Gerry Rafferty (vous vous souvenez de Stealers Wheel ?) , les Flying Burrito Brothers, les Byrds, et bien sûr nous avons droit aux morceaux de Pendulum dont les hits du groupe « It’s a Beautiful Day » et « Early Morning Rain " dont la mélodie et les harmonies ont traversé le temps sans prendre une ride.
Dans la salle le public aux tempes grisonnantes passe un très bon moment.
Car incontestablement un concert comme celui ci évoque une page importante de l’ histoire du rock (la génération Woodstock) et rappelle aux plus jeunes que chaque génération a eu ses idoles, et qu’à plus de soixante balais les jeunes d’hier ont vieilli fidèles à leur musique mais affichent toujours aujourd’hui en bel enthousiasme qui a résisté à l’usure du temps.
C’est plutôt rassurant, non ?

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

Pendulum Reunion Band.- Toogenblik - Haren- le 24 avril 2015
Pendulum Reunion Band.- Toogenblik - Haren- le 24 avril 2015
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 14:39
The Once au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 23 avril 2015

Le Witloof à 20h05, une vingtaine de curieux déambulent dans la crypte.

20h10', le trio The Once rapplique, nous sommes à +/- 40.

The Once, Terre Neuve ( Newfoundland du côté de la feuille d'érable), actifs depuis 2004 selon la bio, quatre albums, le dernier 'Departures' en 2014.

Reconnaissance internationale grâce à Mike Rosenberg, better known as Passenger, qui les invite pour son 'Whispers Tour'.

Genre?

Du folk/americana traditionnel, accent mis sur les harmonies vocales.

Ton dada c'est les Watersons, les Webb Sisters, les Seekers, Steeleye Span, Cloudstreet , tu risques de craquer face aux mélodies aux charmes désuets offerts par The Once.

Sur scène la place centrale est occupée par Geraldine Hollett ( voix limpide, tambourin manié au pied, bodhran), elle est flanquée d'Andrew Dale et de Phil Churchill, des muti-instrumentistes manipulant avec dextérité guitare, banjo, mandoline ou bouzouki et assurant de suaves harmonies.

Le set commence très fort par une étonnante version a capella de 'Coming back to you' de Leonard Cohen

Une voix cristalline soutenue par le chant en harmonies impeccable des deux barbus, le Witloof se laisse envelopper par la grâce émanant du groupe canadien.

'Departures' is full of travelling songs, 'You lead, I will follow' is one of them, it was written by Andrew.

Une lovesong en mode indie folk.

Le banjo apparaît pour introduire 'All the hours', à propos de toutes les heures passées dans les cars ou les bars en tournée.

Life on the road, you know!

Le faussement naïf 'Standing at your door' narre les mésaventures d'une jeune fille amoureuse, mais pas du bon, elle se pose des questions face à la porte de l'élu, should I go, should I stay?

Une torch song aimable et mélancolique.

Une nouvelle cover et pas n'importe laquelle, 'I can't help falling in love with you' rendue célèbre par Elvis Presley.

Chair de poule garantie.

This was the most romantic song in our répertoire!

C'est à Alison Krauss que tu penses en entendant 'Fool for you' qui soudain vire Rolling Stones, 'You can't always get what you want'.

Ils enchaînent sur une histoire de rupture happening during a road trip sur les routes désertes de Newfoundland, c'était un Toyota bleue ajoute Phil, voici ' Into your life' et ses superbes lignes de mandoline.

Parenthèse, le morceau n'est pas autobiographique, toujours selon Phil qui ne fume pas de Havane.

'The town where you lived' a été écrit à la mémoire de mon père décédé il y a plusieurs années.

It's a sad story but a happy song, ajoute le rouquin, son analyse se vérifie sur scène.

Un nouvel emprunt, ' Everything Else' est de la plume de Jodie Richardson et a été enregistré par un punk band de chez nous, Fur Packed Action, les lyrics contiennent les mots I'm really loaded, comprenez 'bourré'!

Le punk track s'est mué en valse folk dans la version de The Once.

Next one is brand new, 'The boy I used to be' a été inspiré par nos liens d'amitiés avec Passenger.

Le titre le plus surprenant du set sera la reprise de Queen, 'You're my best friend', un hit accidentel en Corée du Sud.

La suivante trempe entièrement dans l'univers des pubs irlandais, it's a bar song, mais il s'agit d'un pub calme, pas de beuveries ou de singalong debout sur les tables.

' A round again' par contre sera plus rythmé pour finir en canon enthousiaste, The Once ayant invité toute l'assistance à participer à la conception du débarquement.

'We are all running' met un terme à ce concert estimable et attachant.

Ils reviennent pour un double encore débutant par un des titres les plus applaudis, leur version magique de 'Nothin compares to you', suivie par l'endiablé 'Jack the sailor' sentant bon la verte Eire ou l'Ulster au choix.

La tournée continentale de The Once s'achevait à Bruxelles, ils se produisent au UK à partir du 28 avril.

The Once au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 23 avril 2015
The Once au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 23 avril 2015
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 08:07
Bénabar au Palais 12, Bruxelles, le 23 avril 2015

Organisé par UBU - Production de concerts

Le billet de JPROCK :

Après une tournée acoustique qui est passée chez nous par le Cirque Royal en mai 2013 Bénabar, un nouvel album sous le bras, est de retour en Belgique pour un concert au Palais 12 qui pour la circonstance est aménagé en configuration assise.
En première partie c’est Antoine Chance http://www.palais12.com/qui ouvre la soirée et le fils du père du Chat se taille un joli petit succès d’estime.
Entretemps la salle s’est bien remplie et sur le coup de 21h les lumières s’éteignent et le spectacle peut commencer.
Au plafond sont suspendus de majestueux lustres qui entourent un rideau de velours rouge qui occulte la scène.
Dans un faisceau de lumière blanche Bénabar apparaît sous les ovations de la foule. Et la fête démarre.
Car avec le natif du Val de Marne c’est d’une véritable fête qu’il s’agit.
Maniant le verbe comme un d’Artagnan de l’écriture, l’homme est un excellent musicien doublé d'un auteur talentueux dont les textes remplis d’un humour cynique et tendre à la fois dépeignent avec justesse le monde qui l’entoure.
Bénabar décortique, Bénabar se moque, Bénabar dépeint le monde et notre société comme le faisait Renaud, avec une préférence pour le quotidien et la nature humaine dont il épingle au vitriol les différentes facettes et pas toujours les meilleures.
Le concert démarre en trombe avec " Une belle Journée » , » l’Effet Papillon « , « Maritie et Gilbert Carpentier » , « Quatre Murs et un Toit » et « le désopilant « Les Râteaux » .
Entouré d’un band exclusivement masculin avec section de cuivres et tout le toutim, Bruno Nicolini vêtu d’une veste blanche à liserés noirs affiche une jolie forme et sa bonne humeur est contagieuse.
Le son est comme toujours excellent au Palais 12 et un travail remarquable a été effectué sur les éclairages.
L’un après l’autre les titres s‘enchaînent avec une harmonie évidente, et on se surprend à plonger tête baissée dans cet univers unique où l’artiste nous entraîne dans son sillage à grand coups de bons mots et de mélodies imparables.
« A la Campagne » , « La Grande Vie » , » Les Deux Chiens » ( à mourir de rire !), « Porcelaine » , « Berceuse » ( ça sent le vécu ! ) l’excellentissime « Paris by Night « et les incontournables « le Dîner et « La Forêt » enchantent une salle qui a de plus en plus de mal à rester assise.
Après cent vingt minutes de concert et deux rappels l'artiste prend congé d’un public debout totalement conquis.
Avec Bénabar on tient là un chanteur atypique qui a su avec talent depuis déjà vingt ans apporter sa pierre à l’édifice parfois branlant de la chanson française de qualité.
Incontestablement un grand monsieur.
Bravo !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :
Belle journée
L'effet papillon
Maritie et Gilbert Carpentier
Quatre murs et un toit
Les rateaux
Le Regard
A la campagne
A notre santé
La grande vie
Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise ?
Les Deux Chiens
Si j'avais su
Porcelaine
Dis-lui oui
La p'tite monnaie
La Berceuse
Titouan
Les épices du souk du Caire
Paris by Night
Le Dîner
La Forêt
Encore:
Coming in
L'Agneau
Encore 2:
Je suis de celles
Y'a une fille qu'habite chez moi

Bénabar au Palais 12, Bruxelles, le 23 avril 2015
Bénabar au Palais 12, Bruxelles, le 23 avril 2015
Bénabar au Palais 12, Bruxelles, le 23 avril 2015
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 20:40
Mushroom’s Patience au Café Central - Bruxelles, le 22 avril 2015

Une petite soif nous conduit au Café Central , la seconde résidence de Yves Hoegaerden qui nous signale que l'endroit accueillait le Night On Earth festival.

Du comptoir on assiste à la fin du set d'un duo qui doit être Diamantener Oberhof.

Une ou deux consommations plus tard une autre équipe investit la scène dissimulée au fond du troquet.

C'est Mushroom’s Patience nous fait savoir l'amateur de Blanche, un groupe culte en provenance de Rome, ils pratiquent de l'atonal pop ( sic!).

Ils existent depuis 1984/85 et ont sorti plus de dix full albums que tu peux ranger sur l'étagère avant-garde/experimental/industrial/ ambient/krautrock, certains les élèvent au même niveau que Tuxedo Moon.

Ces certains doivent avoir abusé de substances illicites car si l'étiquette experimental rock sied au duo entendu au Borgval 14, les comparer à Tuxedo Moon relève de l'inconvenance pour ne pas utiliser le substantif sottise.

Central veut aussi dire RickyBilly, le roquet nous a suivis jusqu'aux pieds de l'estrade en espérant que l'un de nous ne lui offre une mousse.

Un cabot ivre c'est affreux, on lui a expliqué que les camélidés peuvent rester 12 jours sans boire!


Donc sur scène on a vu deux gars, probablement Dither Craf à la basse et au chant narratif et un chevelu maniant une mandoline traficotée et se chargeant du programming, derrière: des visuals, devant eux: cinq auditeurs et une table de mix, au bar, plein de buveurs.

On leur a laissé le temps de s'échauffer avant de se rapprocher, de loin on a entendu 'Argonaut', 'Another day' et 'Chairman Wow', trois plages bruitistes et filmiques, pas inintéressantes, pas palpitantes non plus.

Un bricolage cérébral incitant à consommer davantage de houblon, t'aurais dû te méfier en suivant ces deux dégénérés à la descente aussi vertigineuse que le décolleté d'une starlette à Cannes espérant se taper Johnny Depp ou Ryan Gosling.

Merci d'être venus bredouille le brave Dither, 15 fois il répétera ces mots en forme d'ex-voto.

Les soundtracks, philosophique, 'Ancient Cycles,' ou géométrique, 'Kompass', précèdent une complainte liturgique/cacophonique intitulée 'Symphony for a dwarf', heureusement RickyBilly ne manie pas le vocable anglo-saxon, en pensant à Blanche -Neige il aurait pu souiller un sous-vêtement déjà louche.

Le borné 'Donkey' nous rappelle que Noé, avant BB ou Gaia, était le premier défenseur des animaux en péril.

RickyBilly lui en est éternellement reconnaissant.

Au fond, Mushroom's Patience comme fond sonore dans un resto ou chez le dentiste ça se défend, live, par contre, tu ne peux éviter quelques bâillements.

Un petit coup de trompette timide illumine la construction suivante, thanks for coming, this one is called 'Dawn.

L'aurore n'a pas encore pointé le bout du nez, les aboiements de Ricky couvrent le chant du rossignol, le Latium baigne dans un smog urbain impérial, le duo nous propose une dernière bricole aux effluves spaghetti rock biblique, 'Eve and the plastic apple' pour laquelle Dither a troqué sa basse contre une acoustique.

Beau comme du Mike Oldfield.

En bis exigé par Giuseppe, le gélatineux et flasque 'Jellyfish' .

La conclusion est pour Yves H.: typiquement Café Central ce concert, pointu et légèrement rébarbatif.

PS: la setlist est sujette à caution!

Mushroom’s Patience au Café Central - Bruxelles, le 22 avril 2015
Mushroom’s Patience au Café Central - Bruxelles, le 22 avril 2015
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 14:02
Circa Waves + Sundara Karma @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2015

22 avril 2015: La grève générale est destinée à tous les secteurs publics du pays, en réaction aux "mesures d’économies que le gouvernement fédéral veut mener à bien".

Pas question d'analyser le bien-fondé de ce nouveau débrayage de masse, d'autres s'y attellent... lire, par ex., le mot de Bertrand Henne "Grève du 22 : un succès au goût de défaite", en ce qui concerne Yves H, l'arrêt de travail lui permet d'assister à un concert plutôt que de turbiner pour un salaire dérisoire et quand on te dit que ce brave était flanqué de Vincent M et d'Olivier W, tu comprendras aisément que ton épouse ne te verra pas regagner le domicile conjugal à une heure décente.

La moyenne d'âge des clients ( schoolgirls exubérantes, majoritaires) de l'AB Club ne devait pas dépasser 17/18 printemps, malgré la présence des croulants nommés dans la phase introductive, il est vrai que les deux groupes britanniques au programme de la soirée font également partie de la caste 'tendrons'.

Pour ouvrir, Sundara Karma, from Reading.

Tu dis Serge?

Non, pas Karma Sutra, mon grand, Sundara Karma, Oscar va t'éclairer : "It means « Beautiful Karma » in Hindi, it’s the language used in Hinduism and Buddhism.".

Sundara Karma are: Oscar Lulu (vocals), Ally Baty (guitar), Dom Cordell (bass), Haydn Evans (drums), ils viennent de sortir un quatre titres, judicieusement nommé 'EP1' .

Pas de setlist, le combo démarre avec le dreamy 'Cold Heaven', le timbre du blondinet Oscar rappelant Richard Ashcroft ou James Walsh de Starsailor.

Musicalement, le band évolue dans la sphère Britpop qui chaque année compte une cinquantaine de nouveaux adhérents. Ne parlons pas de revival, ça fait15 ans que ce phénomène perdure.

Les plages suivantes dont 'Indigo Puff' sont issues de la même matrice, des riffs scintillants, des vocaux dynamiques, un vernis luisant, rien de neuf sous les ponts de la Tamise, mais la confection proposée se laisse écouter sans déplaisir.

Sont un peu plus mous que Peace ou Tribes, sont plus jeunes aussi.

'Waves' au ton dramatique et aux lignes de guitare cinglantes sort du lot et pourrait cartonner dans les charts.

Les dernières pièces fébriles et radiophoniques ( dont 'Loveblood') étaient les meilleures du set, Olly discernant des parallèles avec certains morceaux de Kasabian.

Pour l'originalité, on repassera, les lycéennes n'étaient pas du même avis et semblaient séduites par le not particularly groundbreaking sound.

Nous voilà classés dans la rubrique boring old farts!

Circa Waves.

Quatre garçons dans le vent supporters des Reds et arborant un 'scouse accent' prononcé.

Kieran Shudall/ Colin Jones/ Sam Rourke et Joe Falconer ont sorti un premier full album ' Young Chasers' il y a quelques semaines.

A peine plus âgés que les gamins de Sundara Karma, ils affichent pourtant une présence scénique plus mature.

21:00 , avec 'Take You Back' ( soundtrack de Rocky) en musique introductive, les gars du bord du Mersey rappliquent.

Les gamines trépignent, le concis et pétillant 'Young Chasers' ouvre, puis Kieran annonce' Good for me' au chorus simple et efficace.

Inévitablement des pointures te viennent à l'esprit, Kaiser Chiefs, The Kooks, les Arctic Monkeys et tutti quanti.

Troisième plage, 'So long' qu'il dit bien avant l'heure de nous quitter.

Upbeat lyrics, deux guitares incisives, une base rythmique solide, rien à redire, l'efficacité est au rendez-vous, mais comme le disait Kimberley... It’s a sound that’s been heard time and time again...

J'ignore j'innove mais je recycle!

Time for an old song, he says, ' 100 Strangers' puis vient ' The luck has gone' , hey girls if you wanna dance, faut pas vous gêner, euh, pourquoi il nous regarde en amorçant 'Fossils'?

'Lost it' est une des préférées de Scarlett et de sa frangine Jennifer.

Après ce crowdpleaser, Circa Waves nous sert l'hymne ' Get away'.

Quoi, tu penses aux Vaccines et toi aux Pigeon Detectives, t'es colombophile?

Let's slow things down a little bit, Vincent est parti au ravitaillement, attends son retour, Kieran, s t p!

' Talking out loud' is for the romantic souls.

Une même fraîcheur adolescente se dégage de 'My love' avant de reprendre du poil de la bête avec le batailleur 'Stuck in my teeth'.

To finish this rather short set, a rock'n' roll song, '101'!

Un dessert?

Ce sera le percutant ' T-shirt Weather' servi avec une boule de vanille!

Deux blanches et deux Jupiler svp... on ferme, qu'il dit.

Où?

Au Central!

Aïe!

Circa Waves + Sundara Karma @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2015
Circa Waves + Sundara Karma @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2015
Circa Waves + Sundara Karma @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2015
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 13:57
La Yegros - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 20 avril 2015

Initialement prévu en formule box, le concert de La Yegros est déplacé au Club.

Bizarre, lors de ses derniers passages en nos humides contrées (l'AB déjà et Esperanzah) Mariana Yegros avait conquis l'audience avec sa cumbia digitale savoureuse et dynamique, on pouvait espérer un public plus nombreux.

Pas de support, avec JP et l'ineffable Pipou, le roi du bongo ( remember 'Que tal America'), on se colle frontstage en attendant l'heure du kick off ( 20:30').

Trois Argentins, barbus, se pointent, on suppose qu'il s'agit de Nicolas De Luca (accordion), Gabriel Eduardo Ostertag ( percussions, programming) et David Demian Martinez (guitar), le trio lance une cumbia enjouée, 'Animalitos', ils sont bien vite rejoints par la petite et mince Mariana Yegros aux fringues bariolées, agrémentées d'une cape multicolore en plumes de perroquets, de lunettes de soleil achetées pour 2€ chez Wibra, et d'autres accessoires loufoques.

JP est déjà amoureux, cette nana est stupéfiante et le mix proposé a tôt fait d'inviter le public à se trémousser sensuellement.

Je suis très contente d'être ici, merci beaucoup, pimenté d'un accent délicieusement exotique, précède l'électrique et carnavalesque 'Carnabailito', l'ambiance est déjà montée de plusieurs crans.

Tu dis, Pipou?

Elle est pas mal, ah, t'as dit, elle est animale, elle n'est, en tout cas, pas banale!

Une flûte pour Nicolas, 'Perdida' sur fond Cordillères des Andes, La Yegros suggère: on va sauter!

Sur scène, ça déménage sauvage, en bas pareil, même l'hémiplégique dans sa chaise roulante frétille comme un goujon hameçonné.

Cumbia ou chamamé combinés à l'électro ou au dancehall sound, ce cocktail peut choquer les puristes mais pas les clients du Club, l'énergie déployée sur scène est bigrement communicative.

Un nouveau brin de folklore futuriste pendant le sensuel et nonchalant, 'Illuminada', a nice Argentinian wave on stage.

' Cariño ' baigne dans un substrat arabisant propice à la transe, le petit côté Skip and Die séduit les masses.

Virage romantique, " vous pouvez vous aimer selon vos affinités ", t'es entouré de pas rasés, tu t'abstiens, 'Vagar'.

Le show se poursuit dans la joie et, non pas la négresse, Pipou, l'allégresse, 'Arde' et ' Alegria'.

En Amérique latine l'habitude veut qu'on se laisse aller, voici un de nos premiers tubes 'Viene de Mi', qui mélange subtilement cumbia et hip hop.

Accélération soudaine avec 'Magnetismo', les parallèles que certains tirent avec la Mano Negra ne sont pas débiles, la guitare funky du sieur Martinez ensorcelle.

Pas de repos pour les braves, 'Sueñitos' incite les fesses à se tortiller davantage tandis que le tourmenté 'Atormentada' joue une carte aux accents rock avec les riffs de guitare musclés du spartiate David.

Le sautillant 'Dejate llevar ' est originaire du Nord de l'Argentine, la compagnie passant à l'optical center spécialisé en lunettes de soleil branchées avant d'attaquer le dancetrack attention les yeux, 'Frágil' suivi par la ultima cancion, 'Solo', tous les barbus aux percussions, la chica raclant un idiophone en mesure.

Il est 21:45', ils s'éclipsent!

Oltra, oltra, oltra rugit l'AB.

Bis:

'Chicha Roja' une cumbia/rap achevée dans le public, précède l'ethnique et sulfureux 'El Bendito'.

Seconde sortie.

Un coup d'oeil à la playlist, elle mentionne encore un titre.

Après un passage de 65 secondes backstage, La Yegros and co rappliquent pour achever la fiesta latina par 'Trocitos de Madera' au groove infernal.

Le 'Arde' tour s'achève le 22 avril à Karlsruhe!

Photos JP DANIELS - Concert Monkey

La Yegros - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 20 avril 2015
La Yegros - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 20 avril 2015
La Yegros - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 20 avril 2015
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 21:03
Soirée Belge: The Experimental Tropic Blues Band presents The Belgians + The Spectors au Salon à Silly- le 18 avril 2015

Concert en images: focale 2.8 ( notes: michel)

Dans le cadre de l'interclub tour ( een Waalse band et un groupe flamand) , le Salon accueille The Experimental Tropic Blues Band et The Spectors.

The Spectors

Le groupe de Bruges n'en finit plus de collectionner les éloges aussi bien dans la langue de Hugo Claus que dans celle de Simenon, et c'est mérité!

Marieke Hutsebaut/ Hannah Vandenbussche/ la frêle mais brutale Stefanie Mannaerts, Maxiem Charlier et Emiel Van Den Abbeele étaient à l'AB fin mars pour la release party de leur premier album, 'Light Stays Close', à Bruxelles, ils ont prouvé une nouvelle fois que le groupe maîtrisait parfaitement son sujet.

Leur indie mâtiné de shoegaze, de garage et de dream pop rappelle les Dum Dum Girls, Bleached ou les sixties girls bands, style Ronettes, leur single 'Nico' est vraiment un titre imparable.

C'était la fête au Salon, Silly had fun, The Spectors had fun, too!

Extraits de la playlist: Green-eyed monster - Flakey - Light Stays Close ( le titletrack) - Like Sand - Going down... - Nico - Drone...

Nouba qui s'est poursuivie avec

The Experimental Tropic Blues Band présentant leur projet The Belgians.

Dirty Coq - Boogie Snake - Devil D'inferno sont des crapules, des iconoclastes, des scélérats, rien ils ne respectent, rien!

La Belgique, c'est quoi?

Les frites, la Brabançonne, Philippe et Mathilde, Hergé, Manneken Pis, les gaufres, les chicons, Lange Jojo, Sandra Kim, un lion baisant un coq, la Cara Pils.... fort bien, ces nuisibles irrévérencieux se foutent de tout notre beau patrimoine!

Et musicalement?

Du boogie crasseux bourré de disto et de mayonnaise, du blues mosan, du garage infâme et une dose d'humour aussi intellectuel que les feintes conçues par Nabila.

Tu dis, Eric?

Sont drôles et couillus.

Oui, Iza?

Yeah Belgians like to grab their balls...

En public?


Bref, une soirée mémorable!

Soirée Belge: The Experimental Tropic Blues Band presents The Belgians + The Spectors au Salon à Silly- le 18 avril 2015
Soirée Belge: The Experimental Tropic Blues Band presents The Belgians + The Spectors au Salon à Silly- le 18 avril 2015
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 11:54
Rival Sons - L'Aéronef, Lille ( FR) , le 18 avril 2015

Rival Sons - L'Aéronef, Lille, 2015.04.18

Mitch ZoSo Duterck

"Départ à 14.45 de Ciney" m'a dit mon pote Jeff!

En route pour le second des trois concerts des Rival Sons auquel j'assiste en ce joli mois d'Avril. Au niveau infrastructure, c'est une découverte, ma première fois à L'Aéronef de Lille, salle d'une capacité de 1945 places. Et comme pour tous les dépucelages, il y a une certaine fébrilité dans l'air. En deux heures de route, petit détour compris, nous arrivons au parking souterrain du 168, Avenue Willy Brandt. Il ne me reste plus qu'à entrer dans la salle car j'ai tout d'abord une interview du groupe Birth of Joy à faire avant l'ouverture des portes. J'en profite tout d'abord pour faire un petit tour par les backstages. Petit coucou à mon pote Scott Holiday et puis hop, interview.
Pour avoir assisté au soundcheck, je suis rassuré, la qualité de l'ensemble est excellente, on va passer une bonne soirée.
Il est 20.00 lorsque "The Good, The Bad and The Uggly " le thème cher à Ennio Morricone retentit dans les hauts-parleurs. Tout comme la chaleur, la clameur monte dans une salle déjà chauffée à blanc. Les voila nos héros qui prennent les planches d'assaut (non, pas Marcel, idiot!) car ce que nous voyons n'est pas un Mirage (Dassault si tu n'avais pas compris) mais cinq gars bien réels qui sont prêts à nous mettre une nouvelle claque! Et on va s'en prendre une bien réelle, une de ces baffes qui font date dans l'histoire des corrections reçues. Le set est plus court, une petite heure, car ce soir la tête d'affiche est (cocoricooooo) belge avec le power trio de Triggerfinger. Il n'y aura donc pas le fantastique set acoustique auquel nous avons succombé à Bruxelles le 7 avril dernier.

Jay est dans une forme vocale époustouflante, à peu de choses près, son micro pourrait tomber en panne qu'on l'entendait encore chanter. La puissance électrique est phénoménale, aucune faille, c'est d'une précision d'horloger Suisse, pour peu, on se croirait au pays des banques et du fromage. Quand nous ferons remarquer à Jay notre frustration quant à la durée du set, il nous dira tout simplement que ça aide à rester humble et que ce soir la tête d'affiche ce n'est pas Rival Sons. C'est bien révélateur de la mentalité de notre groupe chéri. Ils n'attrapent pas le melon (grosse tête, comme on dit chez nous). Chaque fois qu'on les voit, on tombe sous le charme et chacun ressort avec en mémoire un ou deux titres qui nous ont plus touchés que d'autres. Pour moi ce sera "Manifest Destiny Part 1" et son côté hypnotique et "Torture" dont la puissance est dévastatrice. Le temps passe trop vite, comme à chaque fois que j'assiste à un concert des Sons, heureusement, le 29, on remet ça à Evry. Rencontre avec les membres du band dehors après le show, toujours cette immense gentillesse et cette disponibilité qui les rend tellement attachants. Je n'ai pas envie d'en dire plus, si vous ne les connaissez pas encore, sortez de prison et venez vite grossir les rangs des aficionados que nous sommes. Retour at home à 2.30 du matin, mettre les photos sur l'ordinateur et les retravailler un peu. Oui, j'ai l'enregistrement, comme d'habitude. Merci à Jean-Francois et Carlo pour cette belle journée, vivement le 29 les gars, vous pouvez acheter le bac d'Orval et le bouquin en anglais, je m'arrange avec Todd pour faire passer tout ça hors contrôle de sécurité ;-) allez vite, au lit, cet après-midi je regarde l'Amstel Gold Race, "Allez Philippe"!

Rival Sons - L'Aéronef, Lille ( FR) , le 18 avril 2015
Rival Sons - L'Aéronef, Lille ( FR) , le 18 avril 2015
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:49
SHY'M " Paradoxale Tour " à Forest National le 17 avril 2015

A C-Live organisation.

Le billet de JPROCK :

« J’ai envie de prendre des risques, d’aller où l’on ne m’attend pas, aux antipodes de ce que j’ai pu faire sur la première tournée. Je ne veux surtout pas faire deux fois la même chose «

Au vu de cette déclaration on se dit que la chanteuse française va nous proposer quelque chose de différent que sur sa première tournée le Shimi Tour pour lequel j’avais émis un avis plutôt mitigé dans ma chronique de l’époque.
En effet le concert de Shy’m m' avait laissé une impression de manque de moyens en comparaison aux shows de ses consoeurs américaines.
Je ne pouvais donc qu’espérer qu’après le succès médiatique récolté par la jolie jeune femme elle nous propose quelque chose de plus pro et de plus abouti lors de ce « Paradoxale Tour » passant par Forest.
Malheureusement ce nouveau show n’est guère impressionnant et laisse réellement un goût d’inabouti.

Evoluant dans un décor (ou plutôt une absence de décor car la scène est quasi vide) axé autour d’un cube lumineux, Shy’m semble souvent perdue au sein d’un spectacle décousu et sans rythme auquel il manque incontestablement une mise en scène digne de ce nom.
Tout semble surjoué, à commencer par l’attitude de la chanteuse elle même qui force les gimmicks et semble prisonnière de son image d' icône sexy .
Et le spectacle il est où ? Tout au plus de temps à autre on voit rappliquer sur quelques titres deux danseurs qui lui emboîtent le pas dans des chorégraphies peu emballantes. Franchement, c’est un peu cheap !
Manque de moyens ? Volonté d’épurer au maximum et de casser une image parfois trop sulfureuse ?
Passé le sentiment de déception qui nous envahit, on s'interroge.
On s’attendait aussi à beaucoup mieux musicalement que ces arrangement simplistes joués par un groupe figé assez plat et scolaire dont le groove n’est pas la qualité première. Un comble pour ce style de musique, qui ce soir s’apparente de plus en plus à de la variété destinée à un public jeune et peu exigeant. Et bonjour les bandes sons (sic!) et les effets sur la voix omniprésents tout au long du spectacle de 90 minutes durant lequel les breaks répétés pour changements de costume, morceau solo du band, artiste invitée en promo pour son single ( qui ça encore ?), et petite séquence de danse contemporaine, sont légion et donnent réellement une impression de remplissage. C’est d’ailleurs là aussi que le bât blesse, le répertoire est bien léger et hormis quelques hits les titres sont très inégaux.
Pourtant Shy’m est mignonne, sexy et sympa et on a envie de l’aimer, mais quelque chose ne fonctionne pas. Au fil des minutes ce n’est qu’une timide complicité qui s’installe entre l’artiste et son public qui est d’une mollesse affligeante et se contente de taper dans les mains sur commande lorsque la belle l’incite à le faire.
Finalement l’ambiance commence quelque peu à monter vers la fin du set lorsqu’elle s’attaque à ses morceaux les plus remuants comme « L’Effet de Serre » ,« Et Alors » ou « Cape Town de Toi » .
Et même le dernier titre, la reprise du chef-d’oeuvre d’Aznavour « Comme ils Disent » censé clôturer le set sur un joli moment d’émotion fait bien pâle figure à côté de l’original.
En résumé, Shy’m n’a pas convaincu.
On sait que les places pour cette tournée ont eu du mal à s’écouler, une campagne promotionnelle les ayant même bradées à 20 euros, et il semble de plus en plus difficile pour Shy’m de remplir les salles et de s'attirer de nouveaux fans.
En tout cas ce concert de Forest ( en configuration club, les balcons étaient fermés) fut une grosse déception pour pas mal de fans que j’ai croisé.
Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle puisse se montrer plus convaincante dans le futur et offrir enfin à son public un spectacle à la hauteur de ses ambitions.
C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

Selist:
Black Marylin
J'te déteste
On se fout de nous
La malice
Caméléon
En Plein Coeur
Les chaussures en plastiques
On s'en va
Femme de couleur
Victoire
La première fois
Interlude Save My Way
Je sais
Prendre l'air feat Aria
(Aria - Astrolove)
(Shy'm danse contemporaine)
Garçon manqué
Silhouettes
Tourne
En apesenteur
L'effet de serre
Et Alors
Cape town de toi
Rappel
Comme ils disent (reprise Ch. Aznavour)

SHY'M " Paradoxale Tour " à Forest National le 17 avril 2015
SHY'M " Paradoxale Tour " à Forest National le 17 avril 2015
SHY'M " Paradoxale Tour " à Forest National le 17 avril 2015
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 20:48
System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015  - BIS

System of a Down 'Wake Up the Souls' à Forest National

Une organisation Live Nation.

C'est quand la dernière fois, Dickhead?

En 2005 au Graspop!

Pas étonnant que le concert de SOAD à Forest a affiché sold-out en sept minutes.

Ouverture des portes à 18h30', sur place à 18:45', déjà pas mal de monde.

Quoi, Simone?

Si je suis maso pour m'infliger une attente de près de deux plombes, me suis tricoté une écharpe pour l'hiver!

A l'approche du coup d'envoi, un désordre incroyable règne dans le bunker forestois, le service d'ordre est débordé, plus d'une cinquantaine de tardifs escalade la barrière pour plonger dans une fosse déjà bondée de lions rugissant, les travées sont occupées par des fans qui n'ont nullement l'intention de se taper le deuxième étage, à tes côtés Didi s'énerve et menace de cogner car on ne voit plus la scène.

Va y avoir du vilain, en bas, ça se bouscule sec, des gobelets vides et des corps gras voltigent dans les airs...si tu souffres de claustrophobie ou d'autres névroses phobiques on te déconseille le rez-de-chaussée, idem si tu n'aimes pas les effluves corporelles dues au phénomène de sudation et/ou à une hygiène douteuse.

20:35', la délivrance, lights off, l'excitation est à son comble, sur les trois écrans on lit System of a Down- Wake up the Souls, avant la projection d'un film animé, style 'Waltz with Bashir' , illustrant le génocide arménien dont on commémorera le centenaire le 24 avril.

SOAD is an Armenian American rock band, don't forget it!

John Dolmayan/ Daron Malakian/ Shavo Odadjian et Serj Tankian se pointent pour entamer la première partie du programme 'Wake Up the Souls', entre avant-garde metal et message social devant éveiller nos consciences, petit détail qui a échappé à pas mal d'énergumènes venus faire la bringue à Forest parce que, tu sais, System of a Down il fallait y être.

'Holy Mountains' une incantation entêtante ouvre les débats, un gros son, mais audible ( pas toujours le cas à Forest).

Carré et impressionnant sans être révolutionnaire.

Retour à un titre du second album, 'Jet Pilot' , du nu-metal caractéristique, vocaux scandés, rythmes syncopés.

Sur la même piste: ' Suite Pee' et l'effervescent 'Prison song'.

Faire bouillir la marmite à gros bouillon était écrit sur l'emballage, dans la fosse le message a été reçu 5 sur 5.

Sur scène, ça bastonne lourd et Serj Tankian s'époumone tel un ours en rut pendant 'U-Fig' , son copain, Shavo, qui est passé par le stock américain pour se fringuer est celui qui bouge le plus, il promène sa basse de droite à gauche en prenant la pose.

Finalement, tu préfères le timbre de Daron Malakian, beau chapeau, plus classique que les screams de son compère.

'Aerials' une ballade explosive -'Soldier Side' tronqué - une suite 'BYOB' et 'I-E-A-I-A-I-O', des riffs insolents et un chant saccadé, on nous propose to have a real good time... tout le monde s'amuse aux vocalises burlesques de Serje, même le dénommé Alexander, résultat son portefeuille aboutit sur scène. Alexander, viens récupérer ton wallet, ket, sinon ta maman va te tirer les oreilles.

'Radio/Video', les Scorpions virant valse avant de tourner carrément kazatchok.

Non, Olga, je ne danse pas!

'Bubbles'- 'CUBErt'- le chouette 'Hypnotize' - un extrait de l'excité 'Dreaming' - 'Needles' et 'Deer Dance' gueulé par 5598 gosiers terminent la première partie du show.

Interlude video et 'Wake Up the Souls' part 2.

La seconde partie commence fort avec l'engagé et enragé ' PLUCK' (= Politically Lying, Unholy, Cowardly Killers), il est suivi par un traditionnel arménien ' Sardarabad' traitant de la bataille ayant ouvert la voie à l'indépendance de l'Arménie.

Le freudien 'Psycho' annonce un terrifiant 'Chop Suey' que tout Forest reprend en choeur, même Didi chantonnait ...when angels deserve to die...

Briquets allumés, GSM brandis dans les airs, a quieter one, ' Lonely day', suivi par 'Question!' qu'il a fallu reprendre.

Pour les kangourous survitaminés , 'Bounce' et en fondu enchaîné ' Kill rock'n'roll' où il est question de asshole.

T'as faim, eat all the grass that you want... ça déménage sévère pour ne pas se calmer avec 'Marmalade', un rondo infernal.

Un instant d'apaisement grâce à ' Lost in Hollywood' et 'Spiders' qui te rappelle Pearl Jam.

C'est ' Mr. Jack' qui achève la seconde partie.

Part 3.

Messages:

1 Merci la Belgique d'avoir reconnu le génocide arménien!

2 SOAD doesn't hate Turkish people!

On retourne au turbin avec le savant 'Science' et le non moins brutal ' Chic 'N' Stu'.

'War?', belliqueux, effectivement, précède 'Toxicity' un metal singalong pendant lequel un circle pit monumental se forme dans le cirque, il se poursuivra lors de la dernière salve pas vraiment édulcorée,' Sugar'.

Deux heures de show, avant le baisser de rideau, John Dolmayan viendra balancer une dizaine de drum sticks dans l'arène.

La partie européenne du Wake up the Souls tour s'achève le 23 avril à Yerevan, Arménie, gageons que c'est le concert qui leur tiendra le plus à coeur!

System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015  - BIS
System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015  - BIS
System of a Down à Forest National - le 16 avril 2015  - BIS
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