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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 13:09
Rockelingen - Enghien/Edingen le 25 juillet 2015

Sixième édition du festival Rockelingen se déroulant à Petit-Enghien/Lettelingen, village qui, si il se trouve dans le Hainaut, compte autant de Walen que de flamands.

Les organisateurs ont prévu deux jours de festivités, drie groepen le vendredi et six formations op zaterdag.

Détail non négligeable pour les sans-le-sou, het is gratis.

Samedi 14:00, dans la périphérie bruxelloise il pleut, t'as longtemps hésité avant d'atteler ton âne, cette météo merdique ne se prête pas vraiment aux activités en plein air.

A force de tourner en rond dans ton infâme bicoque, tu te décides à enfourcher la monture achetée sur Ebay à Sancho Panza.

Trop tard pour Bèrelør qui ouvrait le bal, mais à temps pour Horse Antlers, le second groupe prévu au programme.

Sur place, moins de monde que pour assister à un match de foot féminin ( vétéran) en 3è provinciale Hainaut, un sale petit crachin, une belle plaine, un chapiteau dressé dans un camion servant à livrer de la gueuze, une joyeuse équipe de bénévoles aux buvettes et stands junk food et le band qui soundchecke.

Va pour une Stella ou une Bavik, me rappelle plus.

Oei, déjà un retard conséquent ( 30'), il sera 16h lorsque Horse Antlers s'orne de ses ramures de scène.

En décembre 2011, tu les avais croisés lors de la finale du Kampioenschap van Brussel, depuis le line-up a subi quelques modifications, Bram Delvaux: Guitars, vocals, keyboard / Chris Fragala: Vocals, guitar/ Koen Petitjean: Bass, vocals / Johan Buyle: Drums et Wouter Beeckmans: Guitar, vocals, auraient dû se trouver sur le podium mais Chris te signale que l'effectif est incomplet cet après-midi, un des deux ( ex?) delvaux, Wouter Beeckmans, a dû déclarer forfait, sa femme étant hospitalisée.

Résultat il a fallu réarranger les compositions pour les interpréter en quartet.

Mise en condition cinématographique se fondant dans la première plage, servie saignante, ' First cut' .

Pas le temps d'applaudir, faut rattraper le temps perdu, merci Marcel, la bande préenregistrée annonce 'Cargosa'.

Un wall of sound imposant , une approche différente de ce que tu avais entendu à l'AB, moins guitar rock pour laisser une place plus importante au synthé.

Impressionnant, en tout cas.

'Lightenbery' et ' Gywthioc' ( ? het valt niet te lezen Chris) confirment l'impression, les claviers prenant une teinte proche de la new wave.

Where Devo meets Band of Horses!

' The weight ' est annoncé, tu oublies The Band, ce titre clinique et percutant accroche d'emblée.

Il est suivi de la seule concession au passé, le long instrumental 'In Unison', la bande défile, un gars semble y raconter ses déboires avec sa belle-mère à moins que ce soit une autobiographie en noir et blanc, t'as jamais le temps d'applaudir.

Le set, compact, ramassé, prend fin avec un morceau narratif, hypnotique et psyché, le titre griffonné sur le flyer du festival peut se lire' The Growning' ou de 'The Crowning'.

Pour plus de renseignements t'envoie un SMS au fabricant des ramures.

Le public a mis le temps avant de comprendre que le concert était terminé, 35 à 40' c'était concis!

Ps- setlist corrigée

The First Cut Is Always The Deepest - A Cat Called Carcosa - Lichtenberg Figure - Cynthia- The Weight- In Unison - The Crowning

Warckon

A voir les sweat-shirts ( Testament, Slayer, Motorhead...) arborés par les gamins, s'étant soudain amenés en nombre face au podium, on peut s'attendre à un changement de style radical.

Warckon, de Geraardsbergen, s'ébat dans un univers old skool thrash metal qui te renvoie vers Metallica, Anthrax, Sacred Reich ou Megadeth.

On leur doit deux plaques, la dernière 'High Treason' date de 2014.

Détail appréciable, Warckon est repris dans le database du fameux Graspop..

Mais le cou de Wouter Langhendries : Lead and Rhythm Guitars, Vocals - Jonas Bergmans : Rhythm and Lead Guitars - Marijn Lostermans : Bass et Marijn Langhendries : Drums, n'a pas enflé pour autant, ils prennent toujours du plaisir à jouer dans de petits clubs.

Une première tranche, servie bleue, se fond dans le classique de Metallica ' Creeping Death', la faune locale reprend les die, die, die ...en choeur, poings tendus vers les nuages.

L'efficacité est au rendez-vous, les duels de guitare reposent sur une base rythmique soudée, les longues chevelures de Wouter et Jonas dansent aux rythmes des accords et dans la fosse les adeptes du headbanging se donnent à fond.

Tout baigne.

Après cette entrée piquante, des brochettes de mammouth sauce au choix comme plat consistant, ok?

Envoie, serveur!

'The weak' et ' The Madman's lullaby', weak, tu parles, du béton et des guitares qui tricotent large, du coup le soleil luit, Râ est fan de métal, c'est pas nouveau!

Le boss annonce, la basse amorce, voici le rageur 'My very own Moriarty' suivi par 'Dawn of the Era Gargoylaes' aux vocaux irascibles alternés et aux magnifiques doublés de guitares, techniquement le rendu est superbe et les mecs ont de la gueule.

' After the noise' et son intro à la Slayer épate, ils enchaînent sur une cover de Megadeth, ' Peace sells' avec la fameuse phrase.. can you put a price on peace... puis propose le titletrack de leur dernière plaque 'High treason'.

Vier pintjes a u b, implore la basse, et vite sinon on arrête!

Cul blanc suivi par le musclé 'Lord of lunacy' qui en principe doit clore le set.

Les gosses en veulent encore, retour des concitoyens du vrai manneken pis pour une dernière salve propice au moshpit.

Grosse ambiance à la campagne!

19:05, un bruit de fond , à côté du podium les gars de TrafficjaM devisent et éclusent leur demi à l'aise.

Het is tijd, TJ - Hanz - Joeri et Francis rappliquent.

Show Prins Joeri, la vedette du carnaval d'Alost?

Non, Joeri Vandevoorde, keys, samples and loops, rode T-shirt, uit Oostende, car TrafficjaM est originaire de la région de Tielt, l'accent, tu sais, t'avais vite pigé qu'ils n'étaient pas Borains.

Ce ne sont pas des débutants non plus, naissance en 1999/2000 dit la cartomancienne, deux galettes, la dernière 'Lonely Happy'.

Genre?

Alternative Hardness, d'après leurs propres dires, tu traduis AOR passe-partout.

Eux aussi sont repris dans les archives de Graspop, après le set mollasson donné en terre hennuyère, t'es relativement surpris.

Effets larsen, gimmicks au synthé, de gros riffs, attachez vos ceintures, on démarre:'Once again', du hard FM.

Retour de la pluie, TJ propose 'Say it no more'.

Bof, du gros rock téléphoné et légèrement daté, sur l'étiquette il est mentionné à consommer avant le 15/02/ 2001, même avec une sauce de Devos- Lemmens, c'est pas terrible.

'Webways', poussif, résume Xavier, on n'ira pas jusque là, mais on n'est pas emballé!

Devinette: keski rend sourd?

C'était pas un choix multiple, t'avais aucune idée à proposer, donc ils ont continué met 'Popsong 2' et franchement tu préférais Blur.

Un signe qui ne trompe pas, la jeunesse s'est tirée, la buvette fait le plein, une file de 46 affamés s'allonge face aux hamburgers, le groupe, lui, poursuit son périple dans l'indifférence.

'Close to you' puis 'A mistery' , m'en vais rejoindre madame Stella, de loin la purée paraît moins fade.

Tu vides ton godet assis sur une souche tout en contemplant six vaches paissant paisiblement dans le pré voisin.

C'est philosophe, un bovin, ça ne soucie guère du tumulte.

20:10, l'embouteillage a pris fin!

The Reeves

Christophe Vanheygen, Marianne Stevens, Steven De Herdt, Bart Van de Ven et Stijn Yskout, d'après toi, ça sonne rock'n'roll?

Niet echt!

Et Johnny Ramone - Dee Dee Ramone - Joey Ramone ou Tommy Ramone?

Super.

Ok, on sera Mary Jane Reeve - vocals/ Bartholomew Reeve - lead guitar and backing vocals/ Ice Cold Reeve - bass guitar/ Stevie 'Stardust' Reeve - drums et Christopher Reeve - rhythm guitar.

Vous allez cartonner, les enfants.

Ce quintette de Mechelen et leur garage/soul/surf/pop rock ont mis tout le monde d'accord, c'était le band à ne pas rater lors de ce Rockelingen!

L'énergique 'Guns' ouvre.

Quel soulagement après la rusticité du groupe précédent, ici ça bouge, c'est frais et tonique, sans oublier le caractère sexy apporté par la blonde Marianne Stevens dont le timbre s'approche de celui d'Anouk, de Debbie Harry ou de feu Mariska Veres.

On dédie 'Down to the count' à Saïd Al-Haddad de FM Brussel.

Incroyable jeu de guitare de Bartholomew, leur musical mastermind, les autres confectionnent un beat féroce t'invitant à la danse.

Ils enchaînent sur 'He said, she said' ouvrant le EP ' Have Love'.

Foin des complications et des structures alambiquées, straight to the point est leur devise et ça marche!

Une primeur, annonce la marchande de légumes, voici 'Shooting Star'.

T'as eu beau scruter le ciel pas d' alpha cygnides en vue, du coup ils se mettent à étudier la vitesse du son et reprennent 'Have love, will travel' des Sonics.

A la poubelle le télescope, tu danses!

'Lost or found' se trouve sur leur premier EP, 'On the beat' , il est suivi par 'New day' un slow surf métallique.

' In and out', une irrésistible rengaine aux effluves sixties, te rappelle 'Never Marry A Railroad Man' de Shocking Blue.

The Reeves décident d'accélérer sérieusement et proposent l'épileptique 'The greatest escapes' avant de surfer sur une vague californienne avec ' Darkest days' .

Een covertje, kids?

Avanti pour le craquant 'Crash' des Primitives qui précède une autre primeur, 'Show me the way'.

'Search and destroy' des Stooges déclenche l'hystérie chez les kets et pas seulement chez les boutonneux, un ayatollah beurré jusqu'au trognon se colle frontstage en secouant son gobelet dans les airs, t'es obligé de prendre du recul pour ne pas être sanctionné avant l'alcootest.

Malheureusement Marianne va casser l'ambiance en annonçant que ' The Outlaw' sera la dernière du set.


The Reeves remballent, tu détales, bye, bye Rockelingen, King Hiss is voor een volgende keer!

Rockelingen - Enghien/Edingen le 25 juillet 2015
Rockelingen - Enghien/Edingen le 25 juillet 2015
Rockelingen - Enghien/Edingen le 25 juillet 2015
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Rockelingen - Enghien/Edingen le 25 juillet 2015
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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 03:00
Zilleghem Folk 2015 - dag1 - Kasteel van Loppem - le 25 juillet 2015

Charles Eloy

Un peu d’histoire. Le Zilleghem Folk festival se déroule du 25 au 26 juillet dans le parc du château de Loppem, une section de la commune de Zedelgem près de Bruges (Flandre Occidentale). Après la fin de la Guerre Mondiale (1914-1918), le roi Albert 1er (le roi chevalier) s’est installé au château. En novembre 1918, un gouvernement est constitué rassemblant les socialistes, les libéraux et les catholiques.

Après un périple de 130 kilomètres à pied, en train et en bus, sous un ciel rempli de nuages menaçants, je me retrouve dans l’environnement pittoresque du château de style néogothique flamand (1870).

En entrant dans le domaine, je vois des vaches, un grand étang, et puis la grange et la cour intérieure près du château. Le cadre idéal pour un plongeon dans la musique folk et trad.

Ambrazar, un groupe local de Bruges prend place sous le chapiteau.

Cet après-midi, ils sont trois musiciens sur scène, car l’un d’eux s’est offert des vacances. Ils ont joué souvent dans les cafés de la région

Le répertoire, extrait de leur album « Ambrazar goes wild » sorti en juin 2015, respecte essentiellement les traditions folk, en y incorporant des éléments de musique urbaine contemporaine.

« Buffalow » : le chanteur explique que son père est fermier et qu’il le seconde dans ses activités agricoles. Une chanson pour les bovins sur un air de danse scottish.

Un pas de polka du pied gauche pour l’homme, puis un pas de polka du pied droit pour l’homme et pour terminer quatre pas sautillés en tournant. L’inverse pour la dame, et c’est vachement bien cette danse en couple.

« It’s a dream » : une chanson composée pour son amie inspiratrice de bons moments.

« Cafés van Brugge » : chanté en dialecte brugeois. Afin de s’imprégner de la musique et culture d’Ambrazar, je conseille aux touristes de savourer un plat régional, le hochepot , des bons légumes mijotés avec des morceaux de porc, de préférence la queue et les oreilles.

Entretemps le soleil se pointe timidement à l’horizon et le public se déplace vers la salle de concerts pour écouter Fred Morrisson, un Ecossais avec une stature comparable à son compatriote Rod Stewart.

La première rangée est occupée par des enfants qui sont fascinés par le son de la cornemuse. Fred Morrisson en musicien solo tape du pied afin de maintenir un rythme régulier.

Il adresse à l’audience « Je me sens bien ici. C’est comme en Ecosse, il y a du soleil et il pleut beaucoup ».

« Passing places » : Fred Morrisson joue sur un whistle, une sorte de flûte fabriquée d’un alliage d’aluminium. Le tempo lent nous fait imaginer les paysages verdoyants de l’Irlande.

« Kansas City Hornpipes » : Fred Morission, un passionné d’instrument joue sur des smallpipes, slow air « dumbruie », ressemblant à une cornemuse. La soufflerie est actionnée par deux réservoirs d’air sous les aisselles. Une invention de ses cousins irlandais qui ont parfois des idées farfelues.

Pour jouer la note D (ré), il faut lever le genou. L’instrument possède un clavier d’une octave et permet de simuler des sons de guitare électrique.

La composition ressemble à une bande sonore des films de Far West. L’ambiance est celle des saloons et le public commence à frapper spontanément des mains et taper du pied.

Fred articule quelques phrases en néerlandais. Il a joué sur les trottoirs d’Amsterdam avant de connaître une notoriété internationale et il en garde de bons souvenirs.Il est connu pour son style peu orthodoxe, capable de transporter les foules dans d’autres dimensions et ses nombreuses collaborations (Dick Gaughan, Capercaillie,…)

A la fin du concert, il offre un CD en échange de quelque chose…… de l’argent.

Il dit « Je ne peux pas trahir ses origines, je suis Ecossais ».

Un Ecossais qui a vécu en Hollande, ça donne quoi ?

Retour sous le chapiteau.

Le présentateur nous annonce que les mesures du gouvernement actuel ( Tax shift) n’auront pas de répercussions sur les prix de la restauration par une augmentation des taxes sur les boissons sucrées.

Une réflexion personnelle : La restauration au Zilleghem Folk Festival offre des produits naturels de qualité, exempts de sucreries et autres crasses comme le caramel E150d, l’acide phosphorique, caféine qui vous assure une diminution de votre l’espérance de vie (diabète, cancer, obésité,….)

Le Zilleghem Festival fait partie d’un ensemble de douze festivals se déroulant du 26 avril au 13 septembre 2015 http://www.folkfestivals.be/

Le présentateur introduit sur scène ‘t Amusement qui me semble personnellement un groupe approprié pour les danses folkloriques.

Nous retrouvons sur scène cinq musiciens qui jouent de dix instruments différents.

Je ne désire pas m’attarder sur les techniques des danses folkloriques collectives ou en couple. En qualité de chroniqueur, il m’arrive d’être devant un fait accompli et je ne peux refuser une danse à une dame qui m’invite à l’action. Me voilà emporté par la danse. Gertrude, pas Nathalie de la chanson de Gilbert Bécaud me regarde droit dans les yeux afin de mieux guider mes pas. Un secret de Polichinelle, dans la soirée, ces danses sont parfois d’une nature plus intime selon les affinités avec le/la partenaire (de danse). Nous respirons l’air frais et sain de Zilleghem et les distances entre partenaires sont scrupuleusement respectées.

Dernière étape de la journée en ce qui me concerne, le Rachel Air Trio. Le groupe, composé de Rachel Hair (harpiste), Jenn Butterworth (Chant-guitare) et Cameron Maxwell, très représentatif de la scène écossaise actuelle, nous présente des extraits de son dernier album « Tri » sorti cet été.

Rachel, l’une des meilleures harpistes de sa génération a vécu à Ullapool, un village dans les Highlands. Elle a étudié la musique et obtenu la grande distinction à l’Université de Strathclyde.

Rachel et Jenn se sont connus durant leurs études universitaires (elles partageaient le même kot) et nous ressentons une grande complicité entre les deux musiciennes.Ce soir une exclusivité. Elle joue, pour la première fois en public, le clarsach une harpe triangulaire celtique dont les origines remontent au 9e siècle.

« Jips of Mann » une mise en appétit d’ un morceau qui a tourné d’une manière régulière sur la radio britannique Radio Folk UK.

Ce morceau reprend les influences nordiques, du pays de Galles, de l’Irlande et de l’Angleterre. Son époux Adam Rhodes, membre de Barrule et Jamie Smiths Mabon, est natif de l’île de Man. Actuellement le couple vit à Glasgow en Ecosse, mais Rachel y retourne régulièrement y donner des cours de harpe.

« »Angel » Jenn à la guitare et au chant s’avance au devant de la scène. Une chanson composée par Jenn qui y développe un fort sens de la mélodie. Elle nous fait nager entre le ciel et la terre, les anges, entre le noir et le bleu des nuages pluvieux et éclaircies ensoleillées.

« Cancro cru » : une composition du galicien Anxo Pintos. Cameron Maxwell, le contre-bassiste de formation classique, et pas celle de jazz comme les deux précédents, a rejoint récemment le groupe. Il est très disponible et cela contribue à obtenir le groove spécifique au groupe. Cette collaboration fait vibrer la chanson et la salle. Le terme power trio est utilisé dans la musique pop.

Rachel, Jenn et Cameron, ils sont trois et ils sont forts.

Nous traversons différentes époques « My darling is the fair one “Mo Cheist am fear bam”: un traditionnel celtique - The duke of Fife’s welcome to Deeside, un morceau du flûtiste James Scott Skinner (19e siècle) - The Marching Gibbon, une composition du pianiste et accordéoniste de Jazz Tom Gibbs. Dans ce dernier morceau, nous apprécions la bonne maîtrise du jeu de guitare rythmique de Jenn, pendant que Rachel fait vibrer la mélodie par des glissandos. Un glissando (du français « glisser ») désigne soit un glissement continu d'une note à une autre, soit le passage d'une note à l'autre par un groupe de notes intermédiaires. Il consiste dans l'élévation ou l'abaissement constant et progressif de la hauteur d'un son.

Set list : Jips for Mann, Tea towel polkas, Grey funnel line, Duke of Fife, Tsunami Jack, Cancro Cru, My darling fair one, Marching Gibbon, Angel, Charmed, Starry eyed lads.

Les organisateurs du Zilleghem Folk Festival sont proches du public et des artistes. Les groupes locaux Ambrazar et ‘t Amusement ont contribué à cette splendide première journée de festival.

Fred Morrisson et le Rachel Hair Trio nous ont fait (re)découvrir des artistes qui ont la passion de leur métier. Ce sont des virtuoses qui partagent avec le public l’essence même de la musique traditionnelle et folklorique avec toutes ses nuances.

La fête folk continue dans la soirée et le lendemain

Zilleghem Folk 2015 - dag1 - Kasteel van Loppem - le 25 juillet 2015
Zilleghem Folk 2015 - dag1 - Kasteel van Loppem - le 25 juillet 2015
Zilleghem Folk 2015 - dag1 - Kasteel van Loppem - le 25 juillet 2015
Zilleghem Folk 2015 - dag1 - Kasteel van Loppem - le 25 juillet 2015
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:03
LL ALL STARS FESTIVAL 2ème édition avec JANE DOE and the BLACK BOURGEOISES- The Zombies Crows - The Guardians à La Taverne du Théâtre - La Louvière, le 25 juillet 2015

Le billet de JPROCK :

co-organisation: CenteRock et La Taverne du Théâtre

S’il est bien un groupe qui depuis trois ans s’est bâti une solide réputation en live c’est bien Jane Doe and the Black Bourgeoises.
Le combo originaire de La Louvière, fondé en 2012 et articulé autour de Nicolas Scamardi ( vous savez, le batteur de Von Durden ! ), possède toutes les qualités pour occuper un place de choix au sein de la scène rock belge et pourquoi pas internationale.
Il ne m’en faut pas plus pour faire le déplacement à La Louvière car ce soir en tête d’affiche du LL All Stars Festival le band joue « à la maison " .
Récit d’une soirée inégale qui s'est terminée en apothéose.
J’arrive vers 19h à la Taverne du Théâtre de la Louvière.
Le festival a débuté depuis 13h et un public bigarré s’est rassemblé majoritairement à l’extérieur car dans la salle c’est la pause et The Zombies Crows, psychobilly band local, sont en plein soundcheck.
Dès les premières lignes de contrebasse la foule rapplique et le trio s’acquitte d’un set peu emballant et parfois à la limite du supportable notamment lors de cette reprise de « Just a Friend of Mine » de Vaya Con Dios estropiée de la plus belle manière qu’il soit en mode punk, je loupe des accords mais c’est pas grave.
Ces trois là sont sympas mais devraient comprendre qu’ il ne suffit pas de pousser les potentiomètres à fond pour être efficace encore faut il partager son énergie avec le public. Et sur ce plan là le trio donne plutôt l’impression de s’écouter jouer.
Dommage car leur style est communicatif et mérite mieux.
Les choses sont différentes avec The Guardians qui proposent un stoner rock de bonne facture.

Ici on est dans la cour de Monster Magnet ou de Fu Manchu, ça joue bien et fort et dans l'ensemble les musiciens et le chanteur maîtrisent leur sujet et s’acquittent d'un set agréable et tonique idéal avant d’accueillir Jane Doe and The Black Bourgeoises.
Il est 22h30 lorsque le groupe déboule sur scène et d’emblée nous prend aux tripes avec « The Hunt » la plage qui ouvre leur dernier et deuxième album « Popaganda. »
Le son est puissant mais très bon et il n’y a pas photo on est ici en présence de musiciens pros dont l’énergie et le talent sont les qualités principales.

« Il y a trois ans, Julie n’avait jamais chanté » me confie Nicolas (alias T. Vonskam dans le groupe).
« On s’est rencontré , j’ai aimé sa voix , je lui ai proposé de chanter et elle a sauté dans l’aventure. J’ai écrit alors quelques titres pour le fun, on a enregistré un album puis fait des concerts et le potentiel du groupe s’est avéré évident . Et aujourd’hui on en est là ! «

Difficile en effet de croire que Julie , Jane Doe c’est elle , ne possède pas plus d’expérience de la scène car à la regarder évoluer avec cette énergie et ce charisme on se dit qu’elle est réellement née pour ça.
Derrière elle le band envoie du bois avec un Angel petit lutin guitariste ultra doué qui virevolte comme un beau diable et nous sort des riffs incendiaires formidables tandis que la rythmique composée de Nicolas Scamardi et de Dan Diaz à la basse est implacable et constitue la véritable charpente musicale du band.
Sur scène un claviériste (Djamys Norton ?) officie en renfort, et à gauche de la scène, légèrement en retrait on trouve les Black Bourgeoises, Jessie.B , Cookie.G et Cherry.B trois choristes souriantes et sexy qui ajoutent une touche girl power supplémentaire au groupe.
Musicalement on nage ici dans un glam rock teinté 80’s avec des touches de post punk avec parfois une touche de blues comme en témoigne cette reprise étonnante d’ » Immigrant Song » de Led Zeppelin .
« She’s a Bitch » , « Popaganda » , « True Blood » , « Vampirized » , « Driver » autant de titres 100% pure energy qui constituent une setlist imparable et auxquels s’ajoutent des covers de classiques du rock comme « Paint it Black » des Stones et « Kids in America » emprunté à la jolie Kim Wilde.
Dans la fosse ça bouge, ça danse , ça s’éclate et Julie n’hésite pas à venir chanter au coeur de son public histoire de faire monter encore l’ambiance d’un cran.
Cette femme est une sacrée nana que visiblement mon chapeau passionnait vu qu’elle me l’a arraché par deux fois de la tête pour s’en coiffer l’instant d’après !
Le band s'amuse sur scène et dans la fosse le plaisir est partagé.
Et lorsque survient le dernier titre du show le public en veut plus et en rappel le band revient nous jouer un redoutable « Talkin Machine « devant un parterre déchaîné et totalement conquis.
La chanteuse et son groupe quittent alors définitivement la scène, les chemises bien mouillées et avec le sentiment du devoir accompli.
Bravo les Black Bourgeoises et merci, vous avez assuré !

Dans les administrations anglo-saxonnes John Doe signifie une personne non-identifiée , monsieur X l' homme de la rue, Jane Doe étant sa version féminine, gageons au vu du concert de ce soir et à l’écoute des deux albums que le groupe a sorti à ce jour ( Angel Crash et Popaganda ) que cette Jane Doe là va vite se faire un nom.
C’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite.

Alors n’attendez pas que tout le monde en parle pour les découvrir, foncez les voir et achetez leurs albums !

Texte et photos : jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK -THE BLACK FEATHER.

LL ALL STARS FESTIVAL 2ème édition avec JANE DOE and the BLACK BOURGEOISES- The Zombies Crows - The Guardians à La Taverne du Théâtre - La Louvière, le 25 juillet 2015
LL ALL STARS FESTIVAL 2ème édition avec JANE DOE and the BLACK BOURGEOISES- The Zombies Crows - The Guardians à La Taverne du Théâtre - La Louvière, le 25 juillet 2015
LL ALL STARS FESTIVAL 2ème édition avec JANE DOE and the BLACK BOURGEOISES- The Zombies Crows - The Guardians à La Taverne du Théâtre - La Louvière, le 25 juillet 2015
LL ALL STARS FESTIVAL 2ème édition avec JANE DOE and the BLACK BOURGEOISES- The Zombies Crows - The Guardians à La Taverne du Théâtre - La Louvière, le 25 juillet 2015
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 18:53
Electric)noise(Machine à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 24 juillet 2015

Tandis que tu désaltérais, Electric)noise(Machine déclare "We'll be on the beach in a few minutes, come dance with us!".

Retour vers le podium de Let it Beach où trois bougres s'affairent à terminer le soundcheck, à la table, Iacopo Curatolo, monsieur Homeplugged.

Facebook dévoile: membres: Bass : Vinz/ Electric Vocals : Kid Noise/ Drums : Oli Machine.

Vinz?

Stefan Huber?

Non, un tatoué maniant une flying V-bass utilisée comme une guitare, à ses pieds, 48 effect pedals.

Et les autres?

Le singe Kid Noize?

Faux, nog eens, hij heet Ioan Kaes, une voix pas possible, la meilleure jamais entendue dans le genre ( dead pop, zeggen ze!), il fait partie de Death Before Disco, une formation hardcore dont John Travolta est le plus grand fan.

Et Oil Machine?

Oli, connard.

Olivier Rigo, un brave petit gars transformé en ours furieux derrière des snares, toms et autres brols composant un drumkit.

Ce trio a enregistré un 6 titres, ' Pardon', ils sont hébergés chez Black Basset Records.

Ioan te prévient, je te donne pas la setlist, in feite on va interpréter des tas de nouvelles compos pas encore pourvues d'un nom de baptême.

Godv...

Fuzz, disto, tronçonneuse, hélicoptère au décollage, gimmicks sidéraux, roulement de batterie, une mise en condition noisy avant la déferlante.

Premier nom te traversant la tirelire, The Prodigy!

On te cite les titres avec les réserves d'usage, cf. le message de Kid Noise.

'Strombo' fait mal, très mal.

T'es comme écrasé, pulvérisé, cloué sur place, ces mecs sont des sauvages.

Le papelard mentionne 'Hearcall' et ça cogne encore plus méchant maintenant qu'ils sont rodés.

Ioan, petit mais agité, impressionne, Oli tabasse son jouet comme s'il venait d'apprendre que sa copine avait fricoté avec le marchand de crème glacée, un rital qui a refusé de reconnaître les 9 bâtards du quartier, quant à Vinz, qui rigole jamais, il martyrise sa V-bass tout en écrasant toutes les pédales de son 45 fillette.

Derrière-toi, My Diligence, presque au complet, se secoue vilainement, Gary Cooper a beau essayer de calmer les canassons fous, Merle Oberon se sent défaillir.

A happy song qu'il dit!

'This is what it is'.

Happy c'était pour rire, le truc était du style abrasif.

Sur le EP, 'Lights out', dans le noir c'est pire encore, le bébé chiale, crapules!

Une nouvelle joyeuseté, 'Bags of bodies' , t'as failli téléphoner à Roger Daltrey pour qu'il vienne admirer les jongleries de Ioan Kaes, ce gars manie le micro mieux que John Wayne essayant de saisir une vache avec un lasso.

'You wear your heels tight' , one of the eight ways to make high heel shoes comfortable, merci Marie Claire.

Puis vient un titre illustrant le conflit de générations, 'Your father knows'.

Les vieux, c'est des cons!

Oli n'a pas l'intention de traîner en route, il a déjà entamé 'hAnds' , de l'electro/noise/punk pervers au chant scandé, la comptine est suivie par 'Volvo'.

Ne ris pas, it's a song about my car, il y a bien un con qui vantait sa Brand New Cadillac.

On termine par une invective pas aimable ...walk away, walk away... illustrant la plage ' Second Paper'.

Personne n'avait l'intention de se tirer, la performance était de premier ordre, on attendait le bis qui n'est jamais venu.

Sorry, les enfants, we've got no more songs, juste des T-shirts, et des CD's.

Electric)noise(Machine, un band à tenir à l'oeil!

Electric)noise(Machine à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 24 juillet 2015
Electric)noise(Machine à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 24 juillet 2015
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 10:22
Finger Lick à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 24 juillet 2015

Une promesse:

Finger Lick is going to rock your hats off at this summer's hottest gig in town!!

T'avais pas de chapeau, ni de costume de bain.

Ce soir, pas de bikini, la plage est quasi déserte, l'orage est annoncé, mais sous le chapiteau de Let it Beach, un rassemblement de tout ce que Bruxelles compte comme rockers.

Finger Lick

Quatre indigènes ayant décidé, il y a deux ans, de faire un bout de chemin ensemble , des saliveurs de première ayant tous un passé musical: Dave Porzio ( alias Dash) - voix et guitare et un trio associé à Matthieu Thonon: guitare électrique : Nicolas Othmezouri, basse : Benoît Vrelust et batterie : Alexandre Rodembourg.

Yves 'Raxola' Kengen te signale que Benny Lust/ Benoît Vrelust s'est impliqué dans son projet, certains l'ont vu avec Fred et les Garçons, ajoutons à propos d'Alex Rodembourg qu' on l'a croisé au sein de Glü, il y a peu.

Genre?

Stoner/grunge à fortes senteurs nineties.

Un EP est prévu pour début 2016, mais sont comme Zorro, pas pressés!

Finger Lick a pris connaissance des prévisions météo et débute par 'Storm', une comptine rageuse sentant bon les Queens of the Stone Age.

Tu dis, Grégoire... sont pas mous!

Ouais, pas le style des ouvriers communaux, ils se donnent à fond.

Même scénario pour 'Bad luck', des vocaux agressifs, une basse lourde, un drumming énergique et des riffs opiniâtres.

Style boxeur qui cherche le KO.

' Evil', tu aimes Soundgarden, Pearl Jam, Alice in Chains, tu vas adorer.

Quoi, madame, ils vous font penser à Iron Butterfly, oui, d'accord, effectivement, ça ne ressemble pas à du Mireille Mathieu.

Benny incite le bon peuple à une participation active avant de venir effrayer une jolie photographe en collant son faciès angélique à deux cm de l'objectif, derrière, ses copains arrosent sévère.

Pour les analphabètes: Finger Lick = doigt léché.

Merci, Dash, on confondra plus avec Sticky Fingers, la langue rouge vif, tu vois!

Voici 'Three Finger Lick', le morceau ayant donné son nom au groupe et puisque vous aimez quand ça pète, on enchaîne sur ' Fire me up', audible sur Soundcloud.

Pas d'accalmie prévue au programme, ' Scream and run', les panzers sont de sortie, rien ne sert de courir, de toute façon, tu vas te faire broyer.

...I remember when you came into my life, j'essayais de relever la tête...et la fin de l'histoire?

Va voir le film 'Bad Karma', la bande son, sournoise, restera collée au fond de ton cortex pendant des jours.

Pas étonnant qu'avec toutes les boutiques exotiques sur le quai on croise des sales bêtes, 'Snake Attack'.

En 1976 déjà, l'ex Spirit/ Jo Jo Gunne, Jay Ferguson nous avait prévenus, 'Snakes on the run', godv. la pharmacie est fermée!

Légèrement plus apaisé 'Imperfect' précède ' Control Freak' dont on nous recommande le clip capable de changer une vie.

Un petit côté catchy à la Triggefinger devrait permettre à cette plage de jouir de some airplay sur les ondes les moins débiles.

Trois minutes de tendresse, ' Crazy night' avant 'Psycho' à apprécier après une soirée arrosée.

Pour Dutronc ' Cactus' , puis un message publicitaire vantant les qualités du single et deux dernières salves, ' Sludge' et 'Bully' qui voit trois ou quatre groupies, nées sous le signe de taureau, s'ébattre face à la scène.

Soixante minutes de set sans temps mort.

Ténacité et efficacité riment, ajoute Maurice Carême.

Sur ce, avec Yves Kengen, on va s'en jeter une en évoquant des souvenirs d'anciens combattants!

Finger Lick à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 24 juillet 2015
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 17:51
Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015

Charles Eloy.

Une journée idéale pour débuter le festival Sfinks Mixed se déroulant du 23 au 26 juillet à Boechout, une commune située près d’Anvers. Sfinks Festival fête son 40e anniversaire grâce aux organisateurs, aux sponsors et surtout aux 1.600 fidèles bénévoles nous proposant une fête familiale avec des défilés, des acrobates itinérants, une restauration exotique, un marché du monde et des concerts, des maquillages pour enfants, un camping. Le Sfinks Festival est gratuit, malgré la suppression des subsides. Les organisateurs ont réussi à trouver un équilibre entre la taille (78.000 festivaliers en 2014) et l’aspect convivial. Le Tomorrowland, un festival payant de nature d’exploitation commerciale, reçoit des subsides qui se chiffrent dans les milliers d’euros. On ne prête qu’aux riches qui remercient les contribuables. Les initiatives et engagements des citoyens dérangent les politiques. Big Brother is watching you...

J’arrive vers 16 heures avec la première vague de campeurs et me dirige de suite vers le grand chapiteau où se produit le groupe alterlatino CHICOS Y MENDEZ composé du chanteur-guitariste David Méndez Yépez, péruvien d’origine, Thibaut Quinet (guitariste et seconde voix), François Capelle et Nicolas Scalliet à la batterie. Le nom du groupe fait référence au syndicaliste brésilien Chico Méndes, assassiné en 1988 et précurseur de l’environnement durable par ses luttes contre la déforestation et les gros propriétaires terriers.

Dilos mas fuerte : un texte engagé dénonçant notre société sur une musique dansante. Les racines sud-américaines sont présentes dans les compositions avec des incursions dans d’autres styles de musique (reggae,mestizo,…) sans en trahir les origines.

David chante en français et en espagnol, et il s’adresse à l’audience en néerlandais . En bref, un bon Belge.

Beaucoup de groupes, dans un style dérivé des musiques latinos, se ressemblent depuis deux décennies. Le public demande de lui resservir la même chose (sauce).

L’atout du groupe. Ils sont quatre musiciens sur scène et réussissent à produire une énergie condensée égale à des ensembles, nécessitant 7-8 musiciens avec claviers et sections cuivres produisant souvent un son pompeux.

Nous passons ensuite au spectacle pour enfants de Lady Angelina, la fermière citadine et chanteuse jouant de l’accordéon.

Elle explique aux enfants qu’ elle a un grand jardin et une mare d’eau sur le toit de son appartement.

Elle y plante des carottes, des aubergines, des salades et des choux de Bruxelles. Ces derniers sont les légumes préférés de son cochonnet.

Lady Angelina porte un amour inconditionnel à son animal de compagnie qui a composé des chansons pour les deux oies dans la mare d’eau.

Elle utilise des percussions afin d’imiter les cris des animaux de ferme.

Heureusement que notre Mozart précoce ne déguste pas les haricots générateurs de pets (flatulences). Il aurait pu écrire des partitions pour instruments à vent ou alternativement une chorale de cochons pétomanes avec port de masques à gaz durant le concert.

Ironie du sort, notre Mozart risque de terminer en tranches de saucisson en dégustation à un apéro musical.

Après Lady Angelina, notre Chantal Goya flamande, nous passons de la maternelle aux adolescents avec le collectif anversois Konichiwa Crew Be se produisant dans la tente « Urban Mad » et nous offrant du bass ‘n’ beats et du hip hop . La piste de danse est bien remplie durant cette fin d’après-midi.

Trois artistes sur scène. Le collectif en compte neuf, actifs dans diverses disciplines (dance, DJ, producteurs, organisations d’événements, graphisme, promotion)

Le Sfinks festival étant également un événement familial, les programmateurs ont invité

Jan Leyers pour satisfaire les spectateurs régionaux. S’il vous plaît, ne comparez pas Jan Leyers à Paul Severs, un BV (belangrijke Vlaming = personnalité flamande connue) et un artiste spécialisé dans les soirées pour seniors. Jan Leyers est mieux connu par les francophones par sa collaboration avec Paul Michiels dans Soulsister et leur hit international « The way to your heart ».

En 1993, il coécrit avec Paul Jefferson et Sally Dworsky la chanson »That’s as close as I’ll get to loving you », interprété par Aaron Tippin et classé n° 1 aux Billboard Country Charts. Ce soir, il nous chante des chansons en néerlandais, extraites de son nouvel album et qui reflètent ses préférences musicales, variant entre les sonorités des années quatre-vingt et la musique country.

« Broeder » frère, une chanson qui dégage une ambiance pesante.

« Alles komt in ordre » tout va s’arranger . Marié depuis plus de trente ans avec la même femme, Jan Leyers me semble être honnête dans l’interprétation

Un regard sur la vie conjugale, écrit avec de simples paroles qui interpellent le public. Le jeu de guitare est inspiré de Mark Knopfer.

Nous clôturons une partie de la soirée avec le groupe MALIKANW qui nous offre un voyage musical représentant toute la diversité culturelle du Mali réunissant des artistes tels que : le roi malien du Sokou (violon) Zoumana Tereta de Segou, Ahmed Ag Kaedi de Kidal, Mariya Sidibé dite Sadio, une voix du Wassoulou (Sikasso), Samba Touré de Tombouctou, autrefois guitariste et choriste d’Ali Farka Touré.

D’autres jeunes talents ont rejoint ces artistes confirmés : Petit Goro du Pays Dogon (Mopti), la nouvelle voix d’or du Mandingue : Cheick Sirima Sissoko de Kayes, "le guerrier Bwa", Ben Zabo, l’étoile montante de la musique Bobo du Centre-Sud du Mali ainsi que Mariam Koné aux influences hip-hop et R’n’B , venant de Kati (près de Bamako).Depuis, Le groupe a tourné en Afrique du Sud, au Maroc, Burkina Faso, en Mauritanie et aux Etats-Unis, au Mali.

Une excellente introduction à la musique malienne pour initier le public. Les spécificités de diversités culturelles sont mélangées et perdent à mon avis, une partie de leur génie musical.

A titre d’exemple. Dans notre culturelle occidentale, vous prenez feu James Last ou André Rieu interprétant les Beatles.

Les musiciens sont des virtuoses confinés dans un rôle, ne laissant pas de place aux improvisations.

Le festival altermondialiste Sfinks Mixed, loin du circuit commercial, réussit chaque année à nous surprendre avec sa programmation d’artistes confirmés et de groupes émergents. Il a conquis et fidélisé le public par sa générosité et son engagement qui se concrétise par diverses actions de sensibilisation concernant l'énergie, les relations nord-sud et la mondialisation

Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015
Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015
Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015
Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015
Sfinks Mixed Festival - Boechout - 23 juillet 2015
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 10:16
Crystal & Runnin' Wild - Mauritz Duchéhof - Vilvoorde - le 22 juillet 2015

Le billet de JPROCK :

Le programme des Palm Parkies nous réserve cette année d’excellentes surprises.
Après Paul Michiels il y quinze jours c’est Crystal & Runnin' Wild qui se produisent ce soir au Parc Mauritz Duchéhof de Vilvoorde devant un public venu profiter du moment et de la clémence de cette belle soirée estivale.

Crystal Dawn est une enfant de la balle.
Fille de Patrick Ouchène, figure emblématique de la scène rockabilly belge et leader de l’excellent groupe Runnin' Wild , la jeune femme commence à se produire sur les planches dès l’âge de 16 ans avec une aisance remarquable.
En 2012, au Brussels Summer Festival elle se fait remarquer par Steve Mc Kay le saxophoniste des Stooges himself en interprétant une version étonnante de Search and Destroy. L'homme est impressionné.
En 2013 le band remporte la finale belge du concours mondial Hard Rock Rising organisé par la chaine Hard Rock Café, et depuis Crystal and Runnin' Wild arpentent régulièrement les scènes nationales et internationales et se sont même fendus d’une tournée aux States avec des shows à La Vegas. Excusez du peu !
Tout est donc réuni pour que le combo explose et jouisse de la reconnaissance internationale qu’il mérite.
En avril dernier, le groupe a sorti sur Rhythm Bomb Records l’excellent album “Good Taste in Bad Friends“ que je vous invite à découvrir et dont sont issus la plupart des titres interprétés ce soir.

Dès les premiers accords qui s’échappent de la Gretsch de Patrick Ouchène on est plongé dans l'univers vintage du rockabilly et de la country à coup de reverb et de lignes de basse irrésistibles.
Crystal, joli diamant à la voix imposante, est incontestablement l’atout charme du groupe. Dotée d’une solide personnalité ( elle a de qui tenir ! ) et d’une voix impressionnante, la demoiselle en impose et se donne à fond sur scène avec un talent indéniable.
Les morceaux se suivent à un rythme d’enfer avec un mélange de compos originales et de covers de classiques de Johnny Cash, des Stooges etc.., et une version imparable et jouissive de « l’Homme à la moto », un de mes titres préférés.
« Y a-t-il des bad boys ici ce soir , « lance Patrick Ouchène au public avec un regard malicieux. Chacun se sent un peu visé...
Et c’est parti de plus belle pour un rock irrésistible : « Bad boy, Ba ba bad boy ! « Impossible de résister, la guitare incendiaire de Patrick porte le groupe composé des excellents Dan Blackwolf ( double bass, vocals) et Johnny Trash ( drums, vocals).
Malgré un son retour sur scène quelquefois approximatif durant le premier set (qui backstage déclenche le courroux le l'impétueuse Crystal) le son dans la plaine est lui très bon et petit à petit le public succombe au talent de ce combo unique dont chaque prestation se veut festive et bourrée d’énergie.
Au fil des titres Crystal and Runnin' Wild montent en puissance, invitent un guest sur scène et se lâchent totalement pour donner le meilleur d’eux mêmes.
Car sous ces looks de rebelles se cachent des musiciens sensibles et généreux qui transpirent le rock par tous les pores de leur peau. Bravo !
Crystal and Runnin' Wild seront dans le cadre des Palm Parkies en concert à Wevelgem le 6/08, à Aalst le 17/08, à Torhout le 18/08, à Blankenberghe le 19/08 et à Hasselt le 20.08.
Courrez les voir, ils sont purement excellents !

Line up :
Crystal (Lead vocals)
Johnny Trash (Drums/ vocals)
Patrick Ouchène (Guitar/ vocals)
Dan Black Wolf (Double bass/ vocals)

Texte et photos Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK. ( Tous droits réservés )

Crystal & Runnin' Wild - Mauritz Duchéhof - Vilvoorde - le 22 juillet 2015
Crystal & Runnin' Wild - Mauritz Duchéhof - Vilvoorde - le 22 juillet 2015
Crystal & Runnin' Wild - Mauritz Duchéhof - Vilvoorde - le 22 juillet 2015
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 20:14
Bal – Concert « I Love Sixties » - Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015

Pour illustrer le thème "Golden Sixties" , le Comité des Fêtes de Waterloo a invité

' I love Sixties' dont la mission est simple, replonger l'assistance dans les glorieuses années 60, le live juke-box devant distiller une collection de popular songs cataloguées yéyé, vintage rock'n'roll, British invasion /Merseybeat hits et autres garage rock anthems.

21:00, disaient-ils, tu parles, les préparatifs sont interminables, le show démarre avec un retard de plus de 30'.

Marie Warnant et Karin Clercq ( jolies robes Courrèges revival) flanquées de Matt Bioul ( claviers, voix) et de deux Balimurphy ( dont Marie a fait partie) Mathieu Catala ( drums) et Cédric Van Caillie ( guitare, voix), entament leur numéro avec la scie 'All you need is love' officiellement créditée Lennon/McCartney.

Cédric se colle au chant, les nanas assurant les choeurs.

On passe de l'autre côté de l'océan pour un premier Sonny and Cher, 'I got you babe'.

Tu dis, Francine, Claude François, oui ' Je t'aime trop toi', t'avais quel âge?

Oh, le même âge que Sheila lorsqu'elle a sorti 'C'est ma première surprise-partie'.

Voir Karin Clerc entamer un twist croquignol valait le déplacement.

Matt Bioul, à qui on doit 'Daystripper', s'attaque à Dutronc, 'J'aime les filles'.

Oui, Françoise, il est incorrigible!

' These boots are made for walking', seconde interprétation de la soirée, plus thrash que la précédente.

Les filles se barrent, le trio envoie 'Pretty Woman' de Roy Orbison.

Tu te souviens, glisse Solange à l'oreille d'un petit chauve ému.

Juliette, 88 printemps, la chantait à Anvers, Karin propose 'Déshabillez-moi' à Waterloo.

Deux ou trois gamins à l'oeil lubrique se donnent du courage en éclusant des litres de Jupiler.

Sans wall of sound, voici 'Be my baby' des Ronettes , suivi bizarrement de 'Don't think twice' de Bob Dylan, un titre ne tombant pas dans la catégorie pop, un beau duo Marie/Matt, néanmoins.

Un petit Elvis?

Crooning time avec ' Can't help falling in love'.

L'exercice de style amuse mais manque quelque peu d'exubérance, jusqu'ici Waterloo se cantonne à fredonner les titres façon karaoké timide.

Les fans des sixties étaient moins sages.

'Comment te dire adieu', un des meilleurs titres de celle qui pour l'Angleterre était considérée comme l'archétype de la Parisienne chic et sexy, Françoise Hardy.

Soudain le groupe décide de pousser sur le champignon pour virer rock, il amorce 'You really got me' des Kinks avant de revenir chez De Gaulle, Marie en Poupée de Cire, Karin en Poupée de Son, France en ex-poupée!

Au répertoire de Kate and Joe BB, un autre projet de Miss Clercq, voici le fabuleux ' Alabama song' de Kurt Weill et Bertolt Brecht.

Puis en mode r'n'b poisseux et sautillant, ' Everybody Needs Somebody To Love' de Solomon Burke mais en version Blues Brothers, sans les cuivres!

De quelle couleur les chaussettes, Eddy ?

Noires!

Yeah, 'Be-Bop-A-Lula' !

Il a encore disparu ce sale cabot, zavez pas vu Mirza?

Non, Nino, désolé!

Waterloo s'ébranle, plus de vingt twisteurs ont investi la piste de danse, Chubby Checker et son 'Let's twist again' les inspire.

On vient leur roucouler 'Down town' et 'La Javanaise' repris en choeur par une majorité de concitoyens de Kubla.

Dommage, le lion est mort ce soir, il ne participe pas à la fête qui se poursuit par 'I'm sorry' de Brenda Lee.

Deux ou trois poètes boutonneux, sur le point de ramasser une fameuse pistache, entament un air paillard qui ne plaît pas trop au groupe.

Après une remontrance de la maîtresse d'école, le jukebox envoie un 'Stand by me' apprécié de tous.

C'est Mr V C qui mettra le feu avec une version incendiaire de 'Street Fighting Man' des Stones.

Les enfants de choeur titubent en arrosant leurs baskets de mousse, l'un d'entre eux, encouragé par ses condisciples, invite une mamie pour un rock trébuchant, Waterloo sourit.

'La Bamba' les stimule davantage, par contre Piaf, ce n'est qu' un moineau.

' Je t'ai dans la peau' psalmodie Miss Clercq tandis que les conneries des collégiens, enhardis, s'aggravent.

Nat King Cole, 'Love', beau, puis Etta James, ' At last', sensuel.

On aime!

Euh, mesdames, messieurs, the Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast date de 1974, donc 'Love is all' n'a rien à voir avec les sixties.

Faut pas chicaner, hein, mec!

On a longtemps hésité, Claude ou Johnny, on a opté pour CloClo, 'Si j'avais un marteau', sa chorégraphie Clodettes sans mini-jupes a fait un tabac sur la plaine.

Le moment d'euphorie se prolonge grâce à 'Twist and shout' pendant lequel le plus audacieux des pochards réussit à grimper sur le podium.

L'office approche de son terme, le pape profère ' All you need is love' puis conclut Ite Missa Est.

Un bis obligatoire avant que les paroissiens ne regagnent leur chaumière, les Beach Boys 'Surfin USA'.

Bal – Concert « I Love Sixties » - Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
Bal – Concert « I Love Sixties » - Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
Bal – Concert « I Love Sixties » - Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:42
Juliette et les Fresh Boys - Superstition pour la Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015

C'est une tradition, Waterloo commémore en musique le serment prêté, le 21 juillet 1831 par Léopold de Saxe-Cobourg, premier roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution.

Pendant deux folles journées, le parc Jules Descampe accueille des groupes, des animations pour les petits, une fête foraine, et, tout autour du podium, se dressent moult stands proposant rafraîchissements et petite restauration.

Autre tradition, une météo incertaine incitant le bon peuple à rester chez lui.

Que dit le prospectus?

17h : Concert de Juliette et les Fresh Boys!

Mais godv., tu te pointes à 16:55 et le trio a déjà entamé son discours.

Qu'en penses-tu, Cambronne?

Merde!

Juliette et les Fresh Boys, tu nous éclaires?

Juliette Van Vyve, une locale, jeune ( 16 ans), blonde, jolie, candidate The Voice, un beau brin de voix.

Les Fresh Boys: sans doute Mathieu Frings à la basse plus une guitare, je tiens le crachoir, tendance zouave.

Donc, ce beau monde avait attaqué 'Oops! ...I did it again' de la Britney, la petite chanteuse se débrouillait fort bien.

'Umbrella' de Rihanna confirme la bonne impression: fraîcheur, voix claire et assurée, les garçons en background assurent sans faille.

Je dédicace la suivante à ma petite soeur, 'Skinny Genes' de la délicieuse Eliza Doolittle, le farceur se chargeant des sifflements coquins.

Les sentiments de la jeunesse indigène sont divergents: émerveillement,vénération et une pointe de jalousie, voir une copine transformée en starlette can suck.

La lecture des tubes pour midinettes se prolonge, 'Hey, soul sister' de Train et son fond reggae pop puis le smash hit 'All About That Bass' de Meghan Trainor.

Intervention du charlot, la chaleur moite est peu propice à l'accordage des instruments, il y ajoute une ou deux platitudes à faire pâlir Jacques II de Chabannes.

Un phrasé Vanessa Paradis, époque Joe le Taxi, pare le sucré ' Chou Wasabi' (Julien Doré feat. Micky Green), le morceau préféré de Tantine Josiane.

Any Bieber fans?

Trois ou quatre tendrons frétillent, le trio psalmodie 'Baby' de la teen idol.

'She wolf' ( David Guetta) - ' Rude' ( Magic!) et 'Castle in the snow' ( Kadebostany,) un morceau appris ce matin, se succèdent.

Sur la balance, le bassiste hyper concentré, le petit malin de la classe et le joli minois ne dépassent pas 135 kilo, en terme de durée de vie, le chiffre est largement sous 60, il ne faut donc guère s'étonner du choix du répertoire.

Une nouvelle averse arrose les pommiers qui nous protègent, la douche inspire le bavard, il nous lâche une nouvelle tirade digne du prix Congourd.

Virage French rock avec ' Le vent nous portera' de Noir Désir, puis retour au top 50: 'Don't stop the music' (Rihanna) - 'Radioactive' ( Imagine Dragons) - l'inévitable 'Toxic' de la Spears, puis une grosse explosion dans les baffles tandis que la gentille Juliette profère 'Fuck you' de Lily Allen.

On termine par le dernier morceau ( sic), 'Riptide' de Vance Joy.

Juliette sourit avant de refiler des bises à toutes les frangines.

La pub...19 h 00 : Concert de « Superstition » : Un soupçon de “soul”, un zeste de “funk”, une larme de slow, Superstition vous fera redécouvrir les plus grands succès des années 60 à aujourd’hui.

Ça Balance Pas Mal à Paris, par contre à Waterloo, l'ingé son prend son temps.

Entretemps, Madame t'a rejoint, une petite mousse lui fera du bien!

Superstition/ Stevie Wonder, il y a un rapport quelconque?

You bet!

Des têtes connues au sein de cette formation, comptant huit éléments: aux vocaux, la fabuleuse Marcella Di Troia ( Black Mirrors) - drums, Stanislas Dabin ( The aiM) -Francis Sprimont au sax (

Bab's All Stars Sextet) - le jazzzman Michel Paré à la trompette - Sébastien Janssens aux claviers - Remo Di Troia à la guitare -Noémie Jacqmin aux backings ( elle chante merveilleusement te souffle, Clelia, tu le savais, tu l'avais entendue comme vocaliste pour Nuno Resende) et enfin, Dimitri Evers à la basse.

Ne nous parle plus de bête coverband en lisant le pédigrée de ces squales.

Entrée en matière tonitruante avec 'I wish' de Stevie Wonder.

J'irai voir mes copines après le concert, je reste, c'est super, dit-elle, dix minutes plus tard elle abandonnait le parapluie sur un banc et dansait.

Etta James is dynamite, Marcella, c'est de la bombe, 'I just wanna make love to you' c'est de l'incitation au stupre.

Des frissons dans le bas-ventre et c'est pas une gastro, quel band!

C'est inouï , tout le monde joue 'These boots are made for walking' en ce mois de juillet instable.

Who is the first lady of soul?

Sans hésitation, Aretha Franklin, Waterloo se déhanche sur 'Respect' avant l'interlude ska, 'One step beyond' qui permet aux chanteuses de se désaltérer.

'Rolling in the deep' mentionnait la playlist mais c'est 'Knock on wood' d'Eddie Floyd, un des meilleurs et plus purulents r'n'b tune jamais composé, qui succède à Madness.

Un second Aretha, le percutant 'Chain of Fools' précède 'Hit the road, Jack' .

1969, Michael Jackson avait onze ans, les Jackson Five cartonnaient avec 'I want you back' de Berry Gordy.

Une basse funky introduit le disco infernal 'Blame it on the boogie'.

Tu dis, Clelia?

Sont mous à Waterloo, on est à peine 20 sur la piste, dont 10 gosses.

Reste ici, pas question d'aller bousculer les petits bourgeois!

Seconde infidélité à la soul, 'Miserlou' le surf hit qui tue avant de ressusciter James, 'I feel good'.

Nous, aussi!

Le set ( raccourci, soundcheck pénible) arrive à son terme, Aretha Franklin a droit à un troisième morceau, 'Think'.

Waterloo sort de sa torpeur et exige un bis malgré les hésitations de l'organisation.

'Proud Mary' descendant le Mississippi à toute vapeur, déclenche une vague d'enthousiasme à rendre jaloux les surfeurs s'ébattant du côté de Biarritz.

Une prestation exemplaire.

Pause avant le bal-concert prévu à 21h.

Juliette et les Fresh Boys - Superstition pour la Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
Juliette et les Fresh Boys - Superstition pour la Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
Juliette et les Fresh Boys - Superstition pour la Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
Juliette et les Fresh Boys - Superstition pour la Fête Nationale à Waterloo ( Parc Jules Descampe), le 20 juillet 2015
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 09:27
Ben Miller Band à l'Archiduc- Bruxelles - le 20 juillet 2015.

Le billet de JPROCK :

Le 30 juin dernier le Ben Miller band précédé d’une réputation live sulfureuse remplissait le club de l’AB et y donnait un concert incendiaire.
Depuis ce jour faste, le band qui visiblement aime notre capitale est revenu deux fois jouer à l'Archiduc , la première fois lundi dernier devant un club bondé et ce soir où à nouveau le public est venu très nombreux.
« Viens voir ce band ils sont incroyables ! « me dit un ami. Oui bon, le country blues rock un peu roots j’aime beaucoup mais je n’écoute plus trop ce genre de musique, j’en ai fait le tour répondis-je , mais voilà l’ami se montre persuasif et me voilà prêt ce soir à me prendre le Ben Miller band dans les pavillons.
Et je dois bien l’avouer, ces mecs là sont certainement ce que l’on fait de mieux aujourd’hui dans le genre.
Mais quel genre finalement ? Difficile à définir tant cette musique roots exécutée avec des instruments bricolés par les membres du groupe est un melting pot d’influences diverses faite de blues des Appalaches, d’influences punk et d’énergie frénétique portée par le charisme de son leader le bien nommé Ben Miller.
Avec sa crête rousse et son sourire craquant à vous faire fondre, Ben Miller se veut proche de son public. Il communique beaucoup et se rend très disponible et ses deux frères de scène Scott Leeper et Doug Dicharry sont de la même trempe, celle de ces musiciens qui ont traîné leurs flightcases partout où il était possible de jouer et donné des centaines de shows à travers le monde sans attraper la grosse tête.
" Pas de setlist on joue comme ça vient, à l’instinct " me dit Doug avant le show , " mais on va essayer de présenter les titres pour que tu puisses les noter pour ta chronique " .
Sympa de sa part de penser à l'humble chroniqueur que je suis, mais comme c’est Ben qui parle au public entre les chansons c’est pas gagné. Mais merci tout de même Doug !
Au fil du set, chaque titre est accueilli comme il se doit par un public de plus en plus enthousiaste et dans une ambiance festive.
Incroyable de voir comme l’enchaînement des morceaux se passe comme un accouchement sans douleurs, les trois larrons donnent l’impression d’être nés en jouant, et leur capital sympathie fait le reste.
Pas étonnant que ZZ Top les ai embarqués pour faire la première partie de leur tournée mondiale, entre barbus élevés au blues rock burné on se comprend.
En deux sets et près de deux heures de show le Ben Miller band a bluffé une fois encore un public dont beaucoup revenaient les voir "live" pour la deuxième ou troisième fois en moins d’un mois.
Ces gars là sont incontestablement dignes de la réputation qui les précède et méritent mille fois d’exploser sur la scène internationale.
Quand on choisit de terminer la soirée avec la reprise de « I Wanna be Sedated » des Ramones dans une version qui déchire grave, c’est un signe de bon goût qui ne trompe pas !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

Ben Miller Band à l'Archiduc- Bruxelles - le 20 juillet 2015.
Ben Miller Band à l'Archiduc- Bruxelles - le 20 juillet 2015.
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Published by JPROCK - dans Concerts
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