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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:59
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique.

Que dit la météo?

"Pour ce week-end de l'Ascension, le soleil ne s'affichera pas sous son plus beau jour. Il sera tantôt perturbé par la pluie tantôt caché par les nuages."

Une première nuit salopée par la pluie n'a pas empêché les amateurs de musique de venir en rangs serrés au Bota, La Rotonde ( Feu! Chatterton) et le Cirque ( Balthazar) ont fait le plein, une assistance honnête garnit un chapiteau dont les cloisons transparentes nous permettent d'admirer le ballet des gouttes dans les jardins.

19:30 Nadine Shah.

Perse?

East England, born to Pakistani-Norwegian parents.

Deux full CD's, le dernier Fast Food (April 2015).

Un de ses morceaux 'Nothing else to do' introduit l'arrivée du groupe, “There was nothing else to do but fall in love,” déjà s'imprègne dans ton crâne.

Sur scène, une jeune personne portant un ensemble pantalon sobre et coiffée d'un chignon, elle nous fait penser à la merveilleuse Sade, et quatre musiciens ( drums, bass, deux guitares).

Ils ne seront pas présentés.

On avance Nick Rice aux drums, Nick Webb on guitar, Nathan Sudders ( from The Whip), bass et un second guitariste non -identifié, what a shame!

Le groupe ne pipera pas un mot, demeurera concentré et abattra un travail formidable pendant les 40' du gig.

C'est parti, ' Living', une voix magnétique que certains rapprochent de P J Harvey ( encore et toujours) ou d'Anna Calvi, un environnement musical brûlant, acéré, les mêmes avancent Nick Cave.

Pas à dire, la jeune personne impressionne, son phrasé te parcourt l'échine, elle ensorcelle, l'inquisiteur a fait flageller de pauvres rebouteuses pour moins que cela.

Le moody midtempo 'Fast Food' confirme ta première impression, le monde de Nadine est peuplé de serpents, de princes des ténèbres, de harpies, les anges se sont tirés!

Son' Matador' n'a aucun rapport avec celui de Garland Jeffreys, on baigne dans une arène dark pop, la poussière dégagée par les mouvements de l'homme et de la bête risque bien de t'aveugler.

Ce lent ballet porté par des guitares métalliques et le vibrato dans la voix de Miss Shah te glace les sangs.

La rugueuse lamentation 'Aching Bones', une plage du premier album, n'est pas plus réjouissante, Nadine a abandonné sa guitare pour aller caresser les touches.

Toujours sur 'Love your dum and mad', voici le poignant' To be a young man'.

Avec 'Stealing Cars' elle décide de revenir au travail plus récent , c'est étonnant que chez elle sensualité et froideur peuvent cohabiter sans offenser.

' Runaway' et ' Fool' achèvent ce set intense, envoûtant, sans concessions!

Témé Tan

Initialement le programme prévoyait Songhoy Blues qui a fait faux bond, Tanguy Témé Tan Haesevoets le remplace au pied levé.

Difficile d'aligner deux artistes plus dissemblants, l'afro pop sucré du Bruxellois et le caractère obscur de la musique proposée par Nadine Shah, c'est la joie de vivre opposée à la mélancolie.

Tanguy Haesevoets, dans un contexte difficile, a toutefois magnifiquement tiré son épingle du jeu, réussissant à faire chanter un public pas forcément fan.

L'homme à tout faire manipule guitar, looper, percussions, chante divinement, sourit constamment et charme petits et grands.

Vous avez le bonjour de Conakry...ambiance tropicale pour oublier le crachin automnal.

Tu te souviens qu'en 2011, déjà, ce grand gaillard avait déridé les Loketten du Vlaams Parlement en balançant ses rengaines joviales.

Seconde salve, un kick répété fait place à une mélodie chaloupée, 'Champion'.

C'est faussement naïf, désinvolte, tu penses à Henri Salvador, Pierre Barouh ou Pierre Vassiliu s'essayant à l'électro.

Cap sur le Congo d'où le jeune homme est originaire, loop de loop, non, c'est pas Dalida, ni un twist, mais l'ingrédient ( 'Darling') invite à la danse.

Des saveurs épicées idéales pour Couleur Café, Pole Pole ou le Kokopelli World Festival.

On embarque, ladies and gents, direction le Guatemala, le soleil luit, laissez-vous aller, Tanguy va vous faire tanguer.

Une ode à la nonchalance.

Place à la rengaine, une friandise digne du club Dorothée, 'Améthys'.

Bruxelles, bon enfant assure les choeurs.

Une invitée, Maï Ogawa au mini-keytar, pour une adaptation très libre de Frank Alamo et des yeux de biche.

Et enfin, une seconde présence féminine, Esinam Dogbatse à la flûte traversière pour interpréter 'Matiti' en trio, faut bien être trois pour se charger des mauvaises herbes.

Un set onirique et floconneux.

Hindi Zahra

Il aura fallu attendre cinq ans pour voir arriver un successeur à 'Handmade ', 'Homeland' est dans les bacs depuis un petit temps, les louanges pleuvent.

Après l'AB en 2010, les Nuits Bota te donnent l'occasion de revoir Hindi Zahra sur une scène bruxelloise.

Pas besoin de décortiquer la prestation de ce jeudi pour annoncer que ce concert est un des plus intenses du printemps 2015 .

Pas de tra la la la, pas d'innovations technologiques, pas d'artifices, mais un spectacle comme celui que donne les plus grands, basé sur une interprétation sans faille avec un band d'envergure.

Hindi Zahra and band, c'est un show dans la lignée des grandes dames du jazz,, Nina Simone, allez une moins vieille Cassandra Wilson, des grandes voix de la chanson française, Barbara en tête, même si son monde est plus soul, des grandes dames tout court, Lhasa de Sela, Susana Baca etc..

Le style de concert où l'émotion est omniprésente et qui touche chaque auditeur droit au coeur.

Sur scène, des cracks, en commençant par, happy bithday man, le multi-instrumentiste David Dupuis ( trompette, flûte, guitare, claviers), l'Américain Jeff Hallam à la basse, deux guitaristes époustouflants, probablement , Benoit Medrykowski et Paul Salvagnac, Raphael Seguinier aux drums et Ze Luis Nascimento aux percussions.

Elle débute avec 'To the forces' , inflexions touaregs et fond psychédélique pour ce rock batailleur, oui tu peux penser à Tinariwen, mais c'est nettement plus sexy.

'Oursoul' sur 'Handmade' une première incursion envoûtante dans l'univers berbère.

Déjà, le chapiteau chavire.

Situation s'aggravant avec le tango/jazz ondulant 'Silence' , superbe Hindi, capable de faire danser les crotales par son chant enivrant.

'Un jour', influences Françoisee Hardy accent de là-bas, aaargh, on succombe!

La trompette et la guitare flamenco illustrant 'The Blues' te laissent pantois, et la voix , la voix, elle te refile la chair de poule.

Garçon, un Bourbon bien tassé, vite.

Bien, Monsieur Bogart.

Un fond surf pour amorcer 'The moon is full', méfiez-vous des nuits de pleine lune, rien ne peut arrêter vos pulsions sexuelles.

Monsieur Dupuis, vous êtes démoniaque, Hindi, on vous pardonne tout!

'Can we dance'.

Je vide mon verre et j'arrive, vous êtes belle, j'adore la flûte et Roberta Flack, bien le fond Brazilian jazz.

Une seconde amorce surf, voici 'Dream' et son background voodoo.

Trompette funky, wah wah vicelarde, ces mecs sont des crapules.

Pas besoin de fermer les yeux pour rêver de plages de sable fin et de dames lascives, la musique et la voix de la jolie Marocaine vont t'y conduire, n'oublie pas l'ambre solaire.

Un piano sautillant introduit le single 'Any Story' que Bruxelles a reconnu et applaudit à tout rompre.

Retour aux sonorités blues du désert avec 'Ahiawa' suivi par l'entêtante plainte 'La Luna' pendant laquelle elle va aider le percussionniste à tabasser son attirail.

Cri immense, Bruxelles a reconnu 'Beautiful Tango'.

' Imik Si Mik', la voix te caresse l'épiderme, la plage prend des allures New Orleans, ce n'est plus une tente, c'est un chaudron.

Je vous emmène chez moi, suivez le guide ' Cabo Verde'.

Du talon elle imprime le rythme, puis elle se laisse aller, entre en transe faisant tournoyer sa longue chevelure de jais tandis que 1862 pieds font trembler le plancher.

Communion totale!

Il est 23h30', un gars de l'organisation lève un index, plus qu'une..

Ce sera 'Stand up' aux tonalités reggae.

Le titre le plus festif d'un concert fantastique.

Présentation de l'équipe, un retour pour saluer, pas de bis!

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:11
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Impressions à chaud - HeXagen Bxl

Concert complètement FRAPPADINGUE de Future Of The Left hier soir dans le petit club du Nijdrop, endroit aussi improbable que finalement idéal pour se prendre LA claque mémorable que l'on attendait depuis plus de 3 ans maintenant en étant au plus près de nos héros du Pays de Galles. Avalanche de tubes dans la gueule, joués à toute berzingue en version punk-noisy ravageuse, entrecoupés parfois de blagues bien cyniques comme on les aime tant avec ce bon vieux Andy Falco (à quand le stand-up?), une interaction juste parfaite avec le public (au premier rang en tous cas, on a bien rigolé/morflé), et un final juste dément où la moitié du groupe (guitariste + bassiste) sont venus plonger dans la fosse pour une ultime déflagration jubilatoire et un corps-à-corps parfois à la limite de la décence (plusieurs dos et fessiers ont bien morflé.

Bref, FUCKING PERFECT!

A noter également en première partie un set bien intense des liégeois deIt It Anita, dont on attend avec impatience la prochaine sortie qui devrait en ravir plus d'un(e) au vu des nouveaux morceaux que l'on a découverts hier...

Merci aux frangins Jonathan Janssen et Benjamin Janssen pour le lift et la bonne soirée passée en leur compagnie, et un petit clin d'oeil aux LTDMS qui n'ont pas été les derniers à tripper dans les premiers rangs, hein EnquatreBooking Ditch?....

HeXagen Bxl

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:49
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015

Charles Eloy.

Le Soul Inn nous propose ce soir Calibro35, un groupe italien de Milan autour du producteur Tommaso Colliva qui réunit les meilleurs musiciens de la scène "indie" afin d’interpréter et composer des musiques inspirées des films du cinéma italien à son âge d’or (Morricone, Micalizzi, Piero Umiliani …).

Créé en 2008, le groupe a produit quatre albums et s’est bâti une réputation internationale de groupe de scène.

Le producteur Tommaso Colliva a déjà travaillé sur des albums de Muse et de Franz Ferdinand.

« The Butcher’s bride ». Un titre tiré de leur album Traditori di tutty, sorti en 2013 sur le label italien Record Kicks, spécialisé dans un catalogue New and vintage black sounds – deep funk, soul afrobeat, rocksteay, dancefloor jazz…

La chanson groovy idéale avec des sonorités d’orgue funky pour une partie rétro des années ’60 qui fait balancer les hanches des spectatrices. Je cite le mot chanson car les instruments sont accompagnés par des gémissements plus fréquents que Britney Spears sur son tube «Piece of Me» et des simulations d’orgasme plus réels que Lady Gaga sur scène.

On passe ensuite vers un rock plus progressif avec des riffs de guitare façon Ritchie Blackmore de Deep Purple. S’ensuit une composition plus relaxante avec un jeu de guitare plus fluide influencé par Carlos Santana. Les musiciens sont vraiment costauds. L’un des guitaristes barbus me fusille des yeux avec un calibre plus fort que du 35.

« Get Carter ». Le thème musical du film «Get Carter», sorti sous le titre "La loi du milieu" dans les pays francophones. C’est une reprise du compositeur britannique Roy Budd, avec des sons psychédéliques discordants et expérimentaux qui remplissent la salle où les spectateurs venus en nombre se serrent les uns contre les autres. Heureusement que j’ai prévu des bonnes chaussures, car mes pieds sont régulièrement piétinés. Le public est majoritairement masculin et j’évite les poids lourds.

Certaines compositions ont des relents de la période yé yé qui a fait fureur dans les années soixante en France. Le claviériste principal alterne entre le saxophone et la flûte traversière.

Les musiciens de Calibro35 enfilent des cagoules durant un quart d’heure et accentuent de cette façon l'aspect cinématographique de leur musique. Notre esprit est emporté dans les aventures des héros de films. Cette musique très souvent sollicitée des grands réalisateurs américains (Tarantino, Steven Soderbergh).

Le public aussi a su apprécier, de même que la qualité du concert ne laisse pas indifférent, bien au contraire, mais plutôt un souvenir agréable gravé dans les mémoires.

Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:53
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015

Charles Eloy.

Un kilomètre à pied, ça use les souliers. Vous connaissez la chanson ? « Brass », le centre culturel de Forest, logé dans les bâtiments des anciennes brasseries Wielemans, situé à 20 minutes à pied de la gare du Midi propose dans le cadre du cycle « Odyssées africaines » un voyage artistique au cœur de la création du Sud-Ouest Africain. Un voyage qui a débuté le 2 avril et qui se termine le 17 mai avec de multiples activités au programme.

La soirée du 13 mai, à la veille de la fête de l’Ascension, débute avec

Esinam Dogbatse, une jeune musicienne autodidacte et multi-instrumentiste très sollicitée par son jeu de flûte traversière d’une qualité et une sensibilité rares et ses percussions. Nous la retrouvons dans des projets comme : Marockin’ Brass, Sysmo, Diab Quintet, Azalaï Project ou invitée chez Anne Wolf Trio, Andrew Ashong. Esinam nous présente son projet solo et s’installe devant les claviers, loop station , les micros et autres matériels de scène.

Après une intro, nous la découvrons avec ses talents de « femme-orchestre » dans la composition « MZP ». Elle construit la composition avec deux nappes de flûte traversière, suivi de percussions qu’elle joue également. Brièvement , elle s’agenouille au-devant de la scène et je remarque son collier rouge et un plus fin de couleur bleue en contraste avec son habillement sobre (pantalon noir, robe grise). Elle retourne derrière son clavier et loop-station pour nous jouer et enclencher des grosses basses synthétiques et reprendre un solo de flûte traversière.

« Kalimba soul » : Esinam nous élève vers une sphère de transe pour un état altéré de l’esprit sur le tempo lent de la composition et nous renvoie vers les coutumes ancestrales qui ont perduré dans les cultes africains. Un cercle de petites lumières entourent la partie de la scène où sont regroupés ses instruments. Elle continue avec un jeu de pandeiro, qui offre une grande variété de sonorités. Nous écoutons de simples rythmes binaires avec divers types de frappe pour terminer avec ceux plus complexes avec des temps différents et une maîtrise des micro rythmes. Le public accompagne en frappant des mains. Le concert d’Esinam est essentiellement instrumental. Je découvre étonnamment une voix satinée durant de courts accompagnements vocaux qui envoûte l’audience.

Esiman termine avec le morceau « Afro ». Née à Bruxelles et ayant souvent voyagé entre la Belgique et Accra capitale du Ghana, ses racines ghanéennes se retrouvent également dans cette composition avec des apports de divers styles musicaux et culturels. Certes, d’autres artistes se sont essayés à ce genre d’exercice en solo, durant lequel ils sont plus occupés à bidouiller leurs instruments devenant un pénible exercice technique . Une différence frappante, Esiman réussit à allier la créativité et un contact chaleureux avec le public.

Lamp Fall Sarafina, un collectif originaire du Sénégal, évoluant à Bruxelles, mêlant l'African blues, le reggae et les chants Baye Fall (musique traditionnelle sénégalaise et voie mystique issue du Coran) anime la seconde partie de la soirée. Le concert commence vers vingt-trois heures. En conséquent, j’y participe à une partie afin de respecter, dans la mesure du possible, ma permission de sortie jusqu’à minuit.

Nous écoutons des paroles en français, en anglais et en wolof (la langue la plus parlée au Sénégal) inspirées également par la confrérie des Mourides, la deuxième après les Tidjanes au Sénégal. La confrérie , née sous le régime colonial pour la défense de opprimés, joue un rôle économique et politique dans le Sénégal actuel. Les messages d’ouverture et générosité aux résonances sacrées de Jupiter Diop, le chanteur de Lamp Fall Sarafina se retrouvent également dans les valeurs spirituelles des confréries de nature soufie, mystique et pacifique.

Jupiter Diop a une voix puissante, doublée d’ une présence scénique, secondée par des sonorités occidentales, sénégalaises et du reggae de l’Amérique centrale. « Bamba » : les paroles nous décrivent les différentes étapes pour aspirer à l’acquisition de connaissances. « On my way », comme le plupart des compositions, la chanson est teintée de reggae.

Partie de la setlist : Amini, Hors des palais, On my way, lah ilah ilah ilalah, Bamba

"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 06:56
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015

Chronique du concert de Tiny Legs Tim et Guy Verlinde à De Roma Borgherout (Antwerpen) le 13 mai 2015. Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Nous sommes de retour à De Roma pour un double concert, celui de

Tiny Legs Tim, en première partie apéritive et celui de Lightnin’ Guy Verlinde and The Mighty Gators en pièce de consistance. Ce concert a lieu dans le Foyer de ce lieu mythique.

Souvenirs, souvenirs, TLT est venu il y a deux ans à Vilvoorde dans le cadre des concerts du Far West, et il m’avait particulièrement impressionné par son jeu de guitare, pickings et rythmiques endiablés, bottleneck pour des slidings mélodieux, et des bonnes compositions qui font de ce gars un bluesman de référence dont la Belgique peut être fière.

Il utilise trois guitares dont l’une a appartenu à son grand-père et est très vieille. Elle serait d’origine belge et Tim De Groeve a beaucoup composé sur cet instrument dont il sort des tonalités aussi diverses qu’impressionnantes avec une dextérité du diable, accompagnant sa musique du rythme d’un Charleston et du claquement du pied sur une planchette de bois.

Ce soir, il présente dans son show quelques compositions qui émaillent son nouvel album « Stepping Up » sorti en février sous son propre label « Sing My Titles »

TLT annonce qu’il est là pour son ami Guy Verlinde et entame sa session par « Happiest Man In Town ». Le public aime, et pas pour rien, ce gars a quelque chose de magique.

Il poursuit son set par “Get It back” (new), “Standing On The Sideline”, “Death Of A Parasite ”, “When I’m Gone” (new), “You Can’t Win Them All”, “Big City Blues” (new), “Standing At The Cross Road”

Il quitte la petite scène du Foyer pour faire place à son ami gantois.

Lightnin’Guy And The Mighty Gators était présent au Rock Oasis à Evere il y a quelques années et nous avait bien plu par le charisme de leur chanteur, sa présence sur scène et l’effet hypnotisant qu’il suscite. Il lance un cri et tout le monde répond présent, un geste de la main et il conquiert l’assistance. Il a un sourire qui emballe, un regard qui tue et une voix chaude et envoûtante. Ajoutons à cela des qualités musicales, joueur de dobro, de slide guitare, d’harmonica et surtout de kazoo, son instrument préféré selon ses dires, il a ce qu’il faut pour passer une bonne soirée musicale.

Nous l’avions apprécié encore dans ce même foyer de De Roma il n’y a pas longtemps, lors du concert de la Britannique Joanne Shaw Taylor dont il assurait la première partie.

Ce soir Lightnin’ Guy est là pour nous présenter son nouvel opus « Better Days Ahead ». Un album de blues bien sûr, mais avec une âme différente, une façon plus intime d’exprimer son vécu. Comme il l’indique, il s’est produit et a sorti des albums pendant 7 années sous le nom de Lightnin’ Guy, mais qu’à l’heure actuelle ses productions deviennent de plus en plus personnelles il ne voit plus la nécessité de se cacher derrière un nom de scène et nous devrons à l’avenir nous habituer à son nom, Guy Verlinde.

Sa musique est bonne, le personnage est d’une gentillesse extrême et c’est avec un immense plaisir que nous le retrouverons comme l’annonce l’affiche au prochain Rock Oasis d’Evere le 5 septembre 2015.

Je reprendrai ici ses mots qui caractérisent ce bluesman d’exception : « Mon blues ne trouve pas ses racines dans la boue de Clarksdale / Mississippi ou les rues de Chicago / Illinois mais prend ses origines sur les pavés de Gand / Belgique ».

Accompagné de Toon Vlerick à la guitare solo, de Karl Zosel à la basse et de Thierry Stiévenaert aux drums, il entame son concert par sept titres de son nouvel album puis se replonge dans quelques anciens morceaux de choix, dont certains sortis de son opus de 2013, Inhale My World, produit sans les Mighty Gators à l’exception de Karl Zosel et il repasse alors à trois titres encore de son petit dernier dont bien entendu le titre phare « Better Days Ahead ».

Sortie de scène avant le rappel pour lequel il nous gratifie de deux titres dont le dernier est chanté par le public heureux. Il ne peut quitter le podium et concède encore un last call « Stand By Me », presque a capella, en hommage aux trop nombreux bluesmen et amis du blues disparus ces derniers temps citant entre autres Christian Moriamé du Grain d’Orge qui a toujours cru en lui.

La soirée est terminée, Guy Verlinde sort de scène et nous retournons chez nous, du bon blues plein les oreilles et un sourire béat sur les lèvres.

Set list :

Feel Alive

Into The light

Sacred Ground

Heaven Inside My Head

Call On Me

Wild Nights

Learnin’ How To Love You

Me & My Blues

Mr Maxwell Street

No Time To Waste

Inhale My World

Lovestrong

If You Walk With The Devil

Rock & Roll On My Radio

The One

Release Yourself From Fear

Better Days Ahead

Rappels

Don’t You Cry

Bon Ton Roulet

Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:37
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais

Après un "soundcheck" rapide, les quatre membres de Fugitives (basse, batterie et deux guitares) s'éclipsent en coulisse le temps d'enfiler leurs costumes. Costumes gris/bleus et chemises blanches pour tout le monde, le batteur ayant tout de même troqué la veste contre la cravate. Il faut dire qu'il fait chaud à 17 heures sur la place des Palais à Bruxelles, où le soleil tape encore très fort. Fête de l'Iris et beau temps obligent, le public, éclectique et familial, est au rendez-vous. Aux abords de la scène, l'air chaud et sec aux accents de crème solaire sent bon les vacances et finit de convaincre les derniers réticents à sortir lunettes, casquettes et sourires pour l'occasion. Au milieu de la bonne humeur ambiante, le concert commence.

Les deux premiers morceaux nous plongent dans un bain pop rock vigoureux, nappé de guitare « disto’ » et de lignes de basses lourdes et grasses. Le tout est servi sur une batterie légèrement en retrait, aux rythmes saccadés et réguliers. A travers l’univers musical des quatre jeunes hommes, on décèle aisément l’influence des Strokes et autres Kooks. Après une courte présentation au public, le groupe enchaîne sur une version de A girl like you d’Edwin Collins bien maîtrisée, avant de jouer une composition intitulée Sweet dreams of Tenderness dont la mélodie entraînante jouée au clavier n’est pas s’en nous rappeler certains sons du début des années 70. C’est aussi l’occasion pour les quatre jeunes hommes de faire étal de leurs talents de musicien, le bassiste et le guitariste échangeant leurs instruments le temps de deux morceaux.

Aux solos de guitare plein de fraîcheur et d’énergie des chansons suivantes, les groupies du premier rang répondent désormais par des cris enthousiastes et spontanés. Il faut dire que dansant, bondissant et appliqué sur scène, les Fugitives entraînent désormais une bonne partie du public dans leur univers. C’est le moment qu’ils choisissent pour fédérer tout le monde autour d’Are you gonna be my girl, reprise de Jet, profitant même de l’excitation ambiante pour s’offrir un petit « selfie-souvenir » dos au public.

Le concert s’achève alors sur un morceau à la sonorité plus « blues » et à la batterie plus chaloupée, après une dernière interpellation vigoureuse envers le public pour réclamer des derniers instants de folie et des « soutiens-gorge sur scène ». Au final, Fugitives nous a servi un concert propre et rock’n’roll, avec l’assurance et la fougue d’un groupe déjà prometteur, malgré la jeunesse des quatre garçons.

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:26
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Forte d’une expérience musicale importante malgré ses 25 ans, Sarah Carlier joue à domicile sur la scène de la Fête de l’Iris, place des Palais à Bruxelles. Parmi les spectateurs présents en cette fin de dimanche ensoleillé, nombreux sont ceux qui viennent voir l’évolution artistique de la petite perle locale. La native de Bruxelles est accompagnée par quatre musiciens (guitare, basse, batterie, clavier) pour interpréter ses compositions folk et soul sur fonds de sonorités africaines.

Avec Misty pour débuter, on retrouve d’emblée ce qui compose la richesse de la musique de la jeune chanteuse. Des pincements harmonieux de guitare posés sur une batterie chaloupée à l’africaine accompagnent parfaitement un chant juste et chaleureux. L’effet est immédiat. Dans le public, les bassins tanguent et les genoux se plient aux coups francs de la caisse claire. S'ensuit My Counsellor, sorte de ballade plus folk et mélodique façon Tracy Chapman, la justesse et le timbre chaleureux de Sarah en plus, qui a délaissé sa guitare pour l'occasion. Après une chanson au ton plus soul, on retrouve une version sobrement revisitée d'All Along the Watchtower de Bob Dylan, que le groupe se réapproprie avec brio. Big Girl nous désarçonne un peu avec des couplets reggae entrecoupés d'un refrain au groove funky. Les musiciens profitent alors des transitions et des changements de rythmes pour nous démontrer leur aisance technique. On les sent d'ailleurs monter en température, batteur en tête, arborant une complicité et une maîtrise musicale qui ne laissent personne indifférent.

Arrive Chorus Man qui marque le retour aux titres du premier album intitulé For Those who believe, les chansons jouées jusqu'à présent étant issues de SMS, sorti en octobre 2014. Avec Tenderness et son refrain chanté et entraînant, la chanteuse fait participer le public qui ne se fait pas prier pour répondre en chœur aux "Oh Ooh, oh ooh" si chaleureux du chant. L'atmosphère est désormais douce et plaisante et le public communie parfaitement avec l'artiste. Le moment est donc bien choisi pour attaquer My Dear dont le savoureux mélange des styles et l'énergie positive qui s'en dégage, emportent définitivement un public conquis. Les visages affichent de larges sourires et les bassins coupent, décalent et balancent, tandis que le clavier dialogue avec le batteur. Au milieu de la béatitude générale qui s'est installée et qui force le respect, Sarah Carlier conclut le show sur Save my Soul, tube de son dernier album, non sans nous avoir présenté auparavant ses musiciens, afin qu'ils reçoivent l'ovation qu'ils méritent.

C'est donc un concert complet et enivrant qui s'achève. Sarah Carlier et son groupe nous ont offert une prestation de haut vol. Grâce à des textes en anglais remarquablement chantés et une richesse sonore stupéfiante, les Bruxellois ont pu constater tous les progrès et la maturité de ce talent brut local qui à travers sa voix et sa musique, symbolise parfaitement toute la beauté du métissage culturel, physique et musical. On attend la suite avec impatience.

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:55
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015

Deux juments de l'écurie Entreprise dans l'amphithéâtre bruxellois à l'occasion des

Nuits Bota: Grand Blanc et Bagarre!

Kom je, JP?

Serai au poste!

Les premiers à monter sur le ring ont choisi Bagarre comme nom de scène, pas plus con que Le Bourreau de Béthune ou Rocky!

Les lutteurs sont cinq, le seul qu'on oserait affronter dans les arènes est du genre féminin, la jolie Emma Le Masne se charge des claviers et parfois de la seconde voix, les autres déclinent l'identité suivante: Cyril Brossard: boîte à rythme - Thom Loup ( Thomas Loupiac) : chant, claviers - l'inquiétant La-bête Fauves ( alias Arthur Vayssie) : chant, guitare, claviers- et enfin aux drums, un blondinet combatif que leur facebook nomme Mus Bruiere.

Préambule: 1°les instruments sont interchangeables, excepté pour Emma et le moineau qui reste à la place choisie dès l'entame du premier round.

2° Cyril, Thom et la bête alternent les lead vocals.

Genre?

French electro dance music englobant des éléments synthpop/ hip hop/house et techno.

Soyons concis: le composé invite à la danse et séduit , un léger reproche, la recette utilisée se retrouve dans chaque plat.

Bonsoir, bonsoir, bonsoir ... ouais, bonsoir!

Bonsoir, bonsoir, nous sommes Bagarre.

Bonsoir, Bonsoir, Bonsoir, nous sommes Bagarre.

Comment déjà, bangard, bulgare, bongare?

'Minuit' ouvre, vaguement Daho, la plage remue, tes voisines aussi.

Sur leur EP ' Bonsoir, nous sommes Bagarre', ' Nous étions cinq', ils le sont toujours.

Agréable mix de voix mâles combinées à celle d'Emma qui vocalise.

Un hit potentiel.

Plus sombre, un conte digne des frères Grimm ' Belle et moi'.

Jean Marais et Cocteau ont applaudi.

Virage new wave ' L'étrange triangle' , à rapprocher de Depeche Mode ou de Lescop pour rester chez le père François.

23è bonsoir, Cyril au chant,voici l'angoissé et narratif 'Querelle' suivi par' Faim de loup' forcément chanté par Thom Loup.

Bonsoir n°46.

Puis place au morceau hypnotique sur fond tribal 'Mourir au club' pour finir par le frénétique 'La bête voit rouge' qu' Arthur termine dans la fosse en pointant un doigt vers chaque auditeur en lui affirmant je t'aime.

Une belle découverte!

Grand Blanc.

En passant par la Lorraine avec mes sabots

En passant par la Lorraine avec mes sabots

Rencontrai trois capitaines, avec mes sabots dondaine...

Nous, on a croisé Grand Blanc un quatuor pratiquant une cold wave ni blafarde, ni sanguinaire,mais d'une beauté désespérée.

Pas qu'on pense à Alfred de... Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.... car l'univers torturé de Camille, Benoît, Vincent et Luc est plus proche de celui de Joy Division ou de Charles De Goal, même si le groupe ne peut nier des influences romantiques.

Pas de batterie, Grand Blanc= la frêle Camille Delvecchio : clavier, chant / Vincent Corbel : basse / le frontman, Benoît David : chant guitare et Luc Wagner : claviers et drumpad.

Une composition dramatique portée par la voix fluette de Camille, ' Degré zéro', entame le set.

Benoît prend le relais, 'Nord' , aux intonations Bashung, te glace les sangs, tandis que les gros beats émaillant ' L'homme serpent' tranchent avec le timbre fragile de la jeune fille.

Ici aussi on aperçoit l'élégance d'un Etienne Daho.

'Montparnasse' baigne dans une brume nonchalante d'où émerge le chant sobre du sieur David. Tu sais que la mélodie va finir par éclater, la surprise ne sera pas totale lors de la déflagration annonçant un changement de ton.

Le titre Sigur Rós du set.

La suivante, 'Au revoir chevaux', est une adaptation de 'Goodbye Horses' de Q Lazzarus mais c'est l'émouvant et rageur 'Feu de joie' qui fera forte impression avec les lyrics "Embrase, embrase, embrase... Braise moi!"te dévorant le cerveau.

Les 'Petites frappes' t'emmènent dans les ruelles les plus sordides de Metz, ville d'où ils sont originaires.

Le concert prend fin avec ' Samedi la nuit', titre fiévreux, vénéneux et cinglant.

Seulement 45' de set, mais aucun temps mort, pas de remplissage, de titres faiblards, de l'intensité et de la conviction.

Une belle découverte, bis!

photos- JP Daniels/ concert monkey 1

et 2

Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 13:22
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015

A Live Nation event.

The Dark Feather’s report :

Sold out en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les deux concerts de Nick Cave au

Cirque Royal ces 9 et 10 mai 2015 affichent archi-complet depuis des lustres malgré le prix assez élevé des tickets.
Normal lorsque l’on parle d’un des artistes les plus influents de notre époque, une icône en quelque sorte...
C’est d’ailleurs à un petit miracle que je dois ma présence ce soir pour un concert que je ne voulais absolument pas rater.
Je m’attendais à du très bon, je n’étais que bien loin de la réalité, ce fut tout simplement éblouissant !

Pas de première partie, avec Nick Cave et ses quatre musiciens (issus des Bad Seeds) Martin Casey à la basse, Thomas Wydler à la batterie, Larry Mullins, et non pas Barry Adamson comme annoncé, aux claviers et le fidèle Warren Ellis au violon et à plein d’autres instruments on a droit à un full show.
Dès son entrée sur scène, c’est une immense ovation dans la salle. Nick, costume sombre et chemise noire se dirige vers les premiers rangs, serre quelques mains puis s’assied au piano et démarre le set avec « Water’s Edge « .
L homme n’a pas son pareil pour interpréter ses titres et traiter le côté sombre de l’être humain. Sa voix grave et habitée parfois caverneuse est à elle seule toute une histoire. Le public comme fasciné respire ses paroles et vibre quand le « maître » se rapproche de ses fans tel un acteur dont la gestuelle emphatique complète justement ses mots lourds de sens.
Au fil du spectacle il alterne ballades « The Weeping Song » , « Brompton Oratory « » Into my Arms » , « Love Letter » et titres plus tendus comme « Red Right Hand » , « Tupelo », « Black Hair « ( superbe Warren Ellis à l'accordeon !) et « The Mercy seat » .
La totalité de la scène baigne dans une lumière assez tamisée ce qui renforce la puissance de l’interprétation de l’Australien.
Conteur d’exception, musicien génial, Mister Cave est au fil des ans devenu une icône respectée de tous et chacune de ses prestations scéniques se transforme en une grand messe durant laquelle l’osmose entre l’artiste et son public est totale.
Nick émeut, Nick séduit, Nick fascine, et lorsque quelques fans sont invités à le rejoindre sur scène pendant " Tupelo" on ressent dans leurs regards admiratifs cette fascination respectueuse qu’engendre la chanteur.
Et lorsqu’après 105 minutes de show l'homme salue la foule et regagne les coulisses on sait qu’il va revenir et qu’avec lui les rappels sont toujours longs et généreux.
Le public s’est massé contre la scène et l’ambiance est à son comble. Chaque mouvement de l’homme au cheveux corbeau est capté par les smartphones tendus dans les airs, des offrandes lumineuses qui cette fois ( contrairement à la veille où il avait parait il confisqué un smartphone à un fan) ne dérangent pas l’Australien qui se prête de bonne grâce à ce rapprochement avec son public et descend par deux fois dans le public.
« Up Jumped the Devil « est magistral puis « Jack the Ripper « et « Push the Sky Away « enfoncent le clou d’un rappel dantesque de sept morceaux.
Après 2h20 de show les lumières se rallument. Certains restent là debout hébétés comme s’ils sortaient d’un rêve éveillé, un couple s’embrasse, d’autres semblent avoir vécu un rêve éveillé.
Etonnant et fascinant.
Pour ma part je me sens ému, ce type là m’a toujours bouleversé et au fil du temps sa musique et ses textes me mettent de plus en plus dans un état second proche de la béatitude, sorte de bonheur intérieur assez indéfinissable.
Ce fut un immense concert, un de plus de la part du longiligne australien.
Merci Mr Cave, vous êtes unique et on vous aime…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka The DARK FEATHER.

Setlist :
Water's Edge
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Weeping Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Red Right Hand
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Brompton Oratory
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Higgs Boson Blues
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Mermaids
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Ship Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
From Her to Eternity
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Nobody's Baby Now
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Love Letter
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Into My Arms
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
West Country Girl
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Tupelo
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Black Hair
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Mercy Seat
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jubilee Street
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Encore:
We No Who U R
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
People Ain't No Good
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Breathless
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Stranger Than Kindness
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Up Jumped the Devil
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jack the Ripper
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Push the Sky Away
(Nick Cave & The Bad Seeds song)

Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 14:48
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015

Après un passage au drink d'ouverture des Nuits Botanique coïncidant avec le vernissage de l'exposition "Penser", un petit tour dans les jardins balayés par les sbires d'Éole, fort courroucé en ce samedi où Charles Piqué lors de la séance académique d'ouverture de la fête de l'Iris postule "Ce n’est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains, qu’un mot – génocide- désigne un drame historique. La réalité historique a des droits.", tu prends la direction du Musée, devenu Grand Salon le temps du festival, pour assister aux concerts de Wild Classical Music Ensemble, Gontard! et Facteur Cheval, une soirée Humpty Dumpty.

Facteur Cheval.

A 19:55' quatre pelés, pas de tondu, disséminés dans le coquet boudoir, attendent le bon vouloir des saltimbanques ayant usurpé l'identité de Joseph Ferdinand Cheval, le brave moustachu ayant édifié, à Hauterives, son Palais Idéal.

20:02, les visiteurs se comptent sur les doigts de deux mains, 20:05, Jésus a multiplié les pains, vingt bâtards attendent le bon vouloir de Carl Roosens ( Carl et les Hommes en Boîte): slam, gestuelle épileptique, machinerie bruitiste/ Damien Magnette : batterie/ Nicolas Gitto: guitare et Christophe Rault: claviers.

Damien et Nicolas ne sont pas soft mais Zoft, un duo math-rock ne dédaignant pas les aventures empiriques,Christophe Rault, alias Tanakan, se dit collectionneur de sons de cloches.

Oublie le conventionnel, ça va chier!

Préavis, t'es pas fan du tout de Carl, déjà croisé à maintes reprises, sa scansion détraquée et son discours pseudo-branché te refile des boutons, il a tout de l'imposteur essayant de te vendre une camelote qui pue vachement le fake.

Premiers hennissements de Carl déjà sérieusement ébranlé, comme en état de tension extrême, sur fond noise rock avant-gardiste, assez proche des efforts de Castus. Clément Nourry derrière-toi apprécie le travail de Nicolas Gitto et de ses comparses, tandis que Carl semble entamer une lutte sans merci avec le câble du micro, comme s'il voulait tordre le coup d'un adversaire haï.

En l'entendant et en le voyant gesticuler c'est 'Le Cri' d' Edvard Munch qui s'imprime sur la voûte de ton crâne.

'Comme Robocop'/ 'Stupide homme blanc' , non, tu n'accroches pas plus qu'auparavant aux lyrics faussement intellectuels clamés façon slam par l'illuminé.

'Trois cailloux': tour à tour, le Petit Poucet, les Rolling Stones, Marguerite la vache de Fernandel, Di Rupo faisant les yeux doux à Merkel, un burcht anversois, Jolly Jumper et Tristan Tzara se bousculent au portillon, les divagations de l'onaniste ont au moins le mérite de mettre au boulot tes cellules sclérosées.

'Boucle' il dit, tu rêvais, t'essayais d'attacher la ceinture.

Levez-vous, clame la guitare.

Suis pas Lazare, je reste assis, son copain nous narre les aventures sordides d'un pigeon crève-oeil, trois ou quatre agités s'en viennent bousculer Nicolas, t'as décidé de ne pas participer à la sauterie commençant furieusement à ressembler à une séquence de Vol au dessus d'un nid de coucou.

Dernière diatribe ( 'Dieu l'organique'?) du disco math rock invitant à la dépense d'énergie.

Rien à faire t'encaisseras jamais les élucubrations de ce poseur!

Gontard!

L'évêque de Valence ayant fait ériger la Cathédrale Saint-Apollinaire?

Un descendant!

Des gens de Grenoble tiennent à te mettre au parfum:

"Connu pour être le frontman du groupe Nubuck, le Rhônalpin Chris Gontard débarque seul avec un album décalé et ludique."

Un album?

'Bagarres Lovesongs', sans doute!

'Bagarres Lovesongs' atteste de l’élan vital d’un MC entre pop et punk..A découvrir !! dixit des gens en Drôme.

Dromen- dream- rêver: nous, on a supporté un magouilleur masqué adepte du sampling iconoclaste te balançant de vieux titres pourris, les malmenant et ne les laissant pas arriver au terminus.

Tu te dis, c'est quoi ce bourrin que même ton arrière-grand-mère n'aurait pas voulu comme passeur de 78 tours pour animer la soirée d'anniversaire de son perroquet, grand fan de Maurice Chevalier.

Une nouvelle fois, tu dois amèrement constater que t'as rien compris, que t'es vieux, dépassé, avachi, facho, et probablement pire encore, car ce que certains de tes voisins cataloguaient de génial, t'as trouvé ça tellement merdique que soudain tu t'es pris une envie d'aimer Rika Zaraï et même, pour faire chier les bonnes consciences, Michel Sardou!

Donc Gontrand Pilchard est un poète et toi, t' es un analphabète!

On ne va pas te citer de titres, ni te décrire cette performance foireuse car on risque d'utiliser un vocabulaire scatologique.

Tout au plus, parlera-t-on d'un ramassis de conneries sur fond musical hétéroclite: 'Jeux interdits', 'Careless Whispers', une valse de Strauss..., de citations cinématographiques "je suis parti de rien pour arriver nulle part" ( Groucho Marx), nulle part, il aurait mieux fait d'y rester, souffle Marie-France, une vieille, à sa copine, une pas jeune.

Ringard, précieuse ridicule, pingouin gaffeur, C Jérôme du pauvre, Donald Duck sur Rhône, Sandra Kim barbu, branleur, tête de noeud, gland, niqueur de moustique nain ... tu choisis, on manque d'imagination!

Wild Classical Music Ensemble

Un groupe dirigé par Damien Magnette ( de Zoft), composé de musiciens aux handicaps mentaux divers.

Pas comme dans Ex-Drummer, un handicap physique, Kim Verbeke : guitare et sampler/

Rudy Callant : trompette, chant /Linh Pham : claviers, flûte, sampler, chant/ le fantasque Sébastien Faidherbe : une basse sous forme de steel guitar tapotée à l'aide de sticks, chant et Johan Geenens : mélodica, cor tibétain, flûte, chant, souffrent de troubles mentaux à des degrés divers.

Humpty Dumpty vient d'éditer un second album, 'Tapping is clapping' que la clique, magnifiquement soutenue par Damien Magnette aux manettes et aux drums, défend ce soir.

Difficile de faire abstraction de leur infirmité mais force est de reconnaître que l'Ensemble a réussi à sauver la soirée du naufrage en nous offrant un concert haut en couleurs, énergique et vachement au point.

On ne partagera pas les élans d'enthousiasme, proches de la crétinerie orchestrée, d'une partie du public, mais le show nous a plu, ému et souvent amusé.

Départ indolent, 'Slowly' oblige, une guitare saturée, un chant incantatoire puis la plage vire funk rock tribal avec des pointes de free jazz ou de punk, devant autant aux Talking Heads qu'à James Chance and the Contortions ou à Ornette Coleman.

C'est non seulement audacieux mais aussi terriblement hypnotique.

'De werkers' voit Linh, la néerlandophone, au chant, d'emblée tu penses à TC Matic, mais une nouvelle fois les interventions de Rudy te ramène vers un funk blanc désorientant.

Johan semble être le plus dépendant, entre chaque morceau la gentille Linh vient manier la plaquette munie de dessins lui indiquant quel instrument manier.

'Koppig', l'obstiné de la bande c'est Sébastien, un Gilbert Montagné coiffé punk, c'est à nouveau Linh qui marmonne ce lament entêtant.

Comment ça va? Vous n'avez pas trop chaud? Si vous avez soif, dirigez-vous vers le bar... Sébastien s'inquiète de notre santé avant d'entamer ' Lindsey' suivi par 'The Wind' qui n'est pas sans rappeler Tuxedo Moon.

Linh manie un bâton de pluie tout en ponctuant un chant saccadé et inquiétant, à nouveau la trompette du calme Rudy nous mène sur des sentiers jazzy, tandis que la guitare sulfureuse du grand Kim rappelle Geoffrey Burton jouant avec Arno.

'Les Indiens' propose le chef, du rap explosif.

Vas-y, Rudy, souffle, grand..

'Souffle' s'intitule ce morceau étonnant, proche de la musique improvisée ou de l'avant-garde pratiquée par un John Zorn.

Voici Tapis, marmonne le Mod.

Bernard? Tonton?

Vérification, il s'agit de 'Tapping'.

La rock star c'est bien Sébastien, il annonce, donne des ordres, s'enquiert de notre bien-être et s'énerve quand Damien Magnette vient régler son attirail.

Plus d'une fois il aura fait rire toute l'assemblée.

Un, deux, trois, quatre.. ' Pussy Junky' est sur la voie.

Merde, il veut pas que je joue 'Enquête policière', je suis déçu, on vous en joue une nouvelle mais je suis déçu... un dernier funk emballant, 'Water'.

Merci, vous avez été bien, le premier groupe était super, l'autre aussi et nous on a été excellents!

Salut!

Franche rigolade et un bis, ' Enquête policière' sur fond d'afrobeats énervés.

Allez encore une, bien allumée, 'Champignon'.

Une magnifique réussite, un travail admirable de Damien Magnette qui a fait en sorte que l'auditeur fasse abstraction de la différence, de la notion de déficience, pour applaudir un vrai concert de rock.

Aussi touchant que 'Le Huitième Jour' de Jaco Van Dormael!

Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
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