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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 08:17
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015


Le billet de JPROCK


Passionnante journée ce samedi àla place des Palais où les sympathiques louviérois de ROMANO NERVOSO ouvrent la soirée avec un show allumé et bourré d’énergie.
Celui qui n’a jamais vu Giacomo Panarisi (ex-Hulk/Les Anges) sur scène ne peut pas imaginer à quel point le leader et âme pensante de Romano Nervoso se mue en frontman déjanté et imprévisible.
Comme à son habitude en fin de set l’homme descend se mêler à une foule qui accueille le groupe avec enthousiasme et se régale notamment de sa version atypique du " "Aline " de Christophe issue de leur dernier opus Born to Boogie.
Humour et rock puissant jouissif et excessif, Romano Nervoso est une bombe qui vous explose à la face avec un petit rictus de satisfaction bien rock' n' roll .
Changement de matos on stage et voici THERAPY?
Le combo irlandais est un habitué de notre plat pays qu'il vient régulièrement visiter.
J’ai dû les voir des tas de fois depuis les 90’s et à chaque fois j’en garde un bon souvenir, et cette fois encore le trio s’est montré plus qu'énergique et très chaleureux envers un public fidèle qui le lui rend bien.
Un excellent set, idéal avant la déferlante FLOGGING MOLLY.
Avec son folk punk celtique le band de Dave King a littéralement mis le feu à la Place des Palais créant régulièrement dans la foule des pogos enflammés avant que Triggerfinger ne vienne lui porter l’estocade avec un set formidable nettement supérieur à celui qu’il avait donné à Forest National.

Du grand art !
Tant Flogging Molly que le trio belge ont démontré qu’ils possèdent la classe internationale et leurs concerts respectifs furent de véritables tueries.
Bravo !

Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 9) : Romano Nervoso - Therapy? - Flogging Molly - Triggerfinger - Place des Palais - Bruxelles, le 22 août 2015
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 11:41
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Le grand calme à 18h Place des Palais, la grosse affluence était attendue pour la fin de soirée proposant le dandy de la chanson française, Etienne Daho.

Grande fébrilité dans le petit monde des photographes, ils étaient 60 à espérer pouvoir shooter celui qui n'aime pas les objectifs. Ils devaient être cinq à être retenus, les autres de mauvais poil, soit plient bagages, je reviendrai plus, na, soit essayent de tirer cachés dans la masse, quelques uns assistent au concert en touriste sans maugréer.

Une caste particulière les chasseurs d'images!

Lemon Straw.

Sans le regretté Renaud Lhoest, évidemment.

Un second album dans les bacs ( 'Running Home'), les Montois sont ravis de voir un rêve se réaliser après 9 ans, monter sur la scène du BSF.

Line-up 2015: Le ténébreux Giani Sabia (Chant et Guitare), Boris Iori (Dobro, Harmonica, Lap steel), Xavier Bouillon (claviers) et à la batterie, Martin Moreau, un petit nouveau dont c'est le premier concert avec le band ( certains l'ont vu avec Feel).

'Does anyone feel like me' de la pop mélodieuse à rapprocher de Crowded House.

Une bonne voix, des arrangements soignés, de l'indie ligne claire.

' I don't know what's going on' nage dans les mêmes eaux non polluées, le combo enchaîne sur 'Out of time' ayant joui de pas mal d'airplay sur les ondes nationales.

Tu dis, Gontrand...I used to drink to forget... t'inspire.

Allez, mec, arrête ton char, tu bois car t'es un ivrogne!

Bonsoir, Bruxelles, on s'appelle les monstreuh , ce qui se traduit par citron/paille.

Merci pour les précisions, Giani!

'Which side are you on' est suivi d'une ballade majestueuse avec plein de reverb sur la voix, 'See you on the other side', en pensant à Renaud Lhoest.

Les downtempi se succèdent ( petit reproche d'ailleurs), 'A chapel of hope's stories' , puis ' I'm gonna crawl' voyant Boris, l'araignée, manier le dobro.

Les raybans, c'est pas pour faire le main, hein, mais vous pensez ce que vous voulez, après tout, voici 'Change' et son gentle groove.

Du soft rock à classer sur l'étagère Christopher Cross, Seals and Crofts etc..'I don't care' c'est l'histoire d'un traceur, it features Boris et son petit engin.

Son harmonica, I mean.

That was it.

Un apéritif agréable, pas trop alcoolisé!

Alice on the Roof.

Alice, assise sur le talus à côté de sa soeur, commençait à se sentir fatiguée de ne rien faire...

Elle décide: je me teins les cheveux en rose et je chante, puisque sur ma CI il y a écrit Alice Dutoit, je serai Alice on the Roof.

Je m'en balance si j'ai pas gagné The Voice, en 2015 j'ai fait tous les festivals et mon concert du 20 novembre à l'AB est déjà sold-out.

Quel conte de fées, mon enfant!

Deux pas jeunes se pointent, un batteur et un claviériste.

Wie zijn die mensen, Alice?

Le batteur d’Adamo et le claviériste de Patricia Kaas et d’Alain Bashung.

Mazette!

Et la petite entame son tour de chant.

Bonne voix, de l'électro pop tendance, c'est bien foutu, mais de là à clamer 'la tuerie pop électro de cet été', il y a un pas que nous ne voulons pas franchir.

En 45' on a entendu dix sucreries juvéniles, certes bien ficelées, mais elles avaient une fâcheuse tendance à se ressembler.

Le drumming électronique devient vite lassant , tu t'aperçois que l' indietronica/dreampop Lewis Carroll de la petite Alice est une affaire d'adolescents ou de mamies ménopausées et touchera moins les amateurs de rock.

On a entendu les plages extraites du EP 'Easy come Easy go', aussi un titre nommé 'Walk the line', non dédié à Johny Cash, pendant lequel le clavier a caressé un violon.

'Monopoly loser', sur l'EP, était volatile, la suivante légère comme un ballon, une plage poignante a vu ta voisine sortir un mouchoir brodé, les fingersnaps ont trouvé écho dans le jeu du batteur, un dancetrack a réussi à nous faire bouger en mesure... I'm sinking like a stone.. tu lui aurais bien jeté une bouée, t'en avais pas, elle a singé Portishead, peut-être inconsciemment, Florence affirme que ce cocktail doit beaucoup aux Machines, pas le groupe flamand, celui de Florence, non, pas en Toscane et le tube 'Easy come, easy go' s'est vu jouer à deux reprises.

La seconde fois, solo au piano, lors du rappel, t'avais toujours pas de bouée et le maître-nageur était au bar.

Girls in Hawaii

Dernière date de leur tournée basée sur 'Everest', deux ans à interpréter les mêmes titres un peu partout en Belgique, ça use, c'était loin d'être le meilleur show des Girls!

Des fonctionnaires remplissant leur contrat et attendant l'heure de sortie, les seuls à montrer de la ferveur étant François Gustin et Boris Gronemberger derrière ses caisses, soit les deux dernières acquisitions du collectif du Brabant wallon.

C'était si mauvais?

Même pas, mais plus d'une fois tu as baillé!

Les plages extraites d'Everest ont défilé, on a aussi entendu des vieilleries, cf. le second titre de la playlist 'This farm will end up in fire' ou 'Sun of the sons', d'allure George Harrison.

Antoine s'est inquiété de notre santé, ça a été les vacances, François s'est transformé en alpiniste, puis le même Antoine est venu nous dire coucou du haut d'une enceinte, le train train s'est poursuivi, un voisin a ronflé pour s'éveiller pendant 'Not dead', les harmonies vocales étaient sympa, puis il est retombé en état léthargique.

Pendant 45', le sextet s'est acquitté de sa tâche consciencieusement, Dorothée a bien aimé 'Switzerland' et ses arrangements alpins, Hakim n'a pas compris l'histoire des mandarines, il y eut un coup de blizzard avant ' Rorschach' puis un final turbulent, ils se tirent!

Pas pour longtemps, 15 minutes de bis débutant par '9 AM', c'est désespérément lent constate Fernand. Soudain, ayant perçu sa plainte, les Girls décident de remuer davantage et amorcent 'Flavor'.

C'était pas la frénésie totale, mais bon, ça bougeait, le ballet chaotique final a déclenché l'enthousiasme chez les inconditionnels, les autres ont pensé, deux morceaux musclés ne peuvent sauver tout un set.

Etienne Daho.

Quoi, il est né en 1956!

Comment il fait pour ne pas vieillir?

Pourquoi il veut voir les photos avant publication?

Nous, on s'en fout, c'est probablement son agent, anyway, ce soir le show du Rennais était tout simplement fabuleux, il a éclaboussé la place de toute sa classe.

Bruxelles, tu voulais des tubes, tu seras rassasié!

Le pape de la French pop s'est entouré d'une équipe exceptionnelle magnifiant son répertoire sans âge, line-up du Diskönoir Summer Tour: Mako : Guitare, Marcello Giuliani : Basse, Matthieu Rabaté : Batterie, François Poggio : Guitare et Jean-Louis Piérot : Claviers.

Le show débute par ' Satori Pop Century', en trois minutes, Etienne Daho a réussi ce que les Girls in Hawaii n'ont pas pu accomplir en plus d'une heure, déclencher l'enthousiasme et faire partager des émotions identiques à 14000 âmes.

Pendant 75 minutes les tubes imparables vont défiler, le catalogue Daho est d'une richesse incroyable, ce n'est pas du prêt-à-porter, style La Redoute, c'est de la haute couture!

'Des attractions désastre' et le très Gainsbourg ' Jungle Pulse' précèdent le superbe 'Saudade'.

Monsieur Oscar Wilde de la New Wave règne sur Bruxelles.

Sortons les étendards ' Réévolution' , la suivante, un extrait de 'Les chansons de l'innocence retrouvée', 'La peau dure', est dédiée à chacun d'entre nous.

Il revient aux hits avec le sublime 'Le grand sommeil' suivi par le post punk ' Soleil de Minuit'.

Daho, le roi de la nuit!

Et on se fiche de marcher pieds nus sur du verre, on le suit partout puisqu'il nous invite ( 'L'invitation').

Maria se pâme aux premières notes de 'Week-end à Rome', elle remet une thune dans le jukebox, C3, ' Duel au soleil'.

Dani et Gainsbourg, le fameux 'Comme un boomerang' refusé pour représenter la France à l'Eurovision.

Il enchaîne sur un hit majeur du novo disco, 'Tombé pour la France' et puis rappelle de bons souvenirs à Francine, qui devait avoir 18 ans à l'époque de 'Sortir ce soir'.

Sont infiniment cons les mecs le traitant de vieille précieuse, Daho est impérial!

Après ' Le premier jour du reste de ta vie' et ' Les chansons de l'innocence retrouvée', Daho et les siens nous distillent les gros beats d' 'Epaule Tattoo' pour finir avec 'Bleu comme toi'.

Tous, nous étions bleus du beau Daho, tous nous fûmes déçus de ne pas le voir revenir pour un bis.

L'élégance paye toujours n'en déplaise aux râleurs se braquant sur les images qu'ils n'ont pu tirer!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
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Brussels Summer Festival 2015 ( day 8) : Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 07:48
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015

Le billet de JPROCK :

Journée particulière au BSF, Etienne Daho la grosse tête d’affiche de cette édition 2015 se produit ce soir sur la Place des Palais et du côté des photographes et de la presse on s’inquiète tant on sait les mesures draconiennes qu’impose le management de l’artiste en ce qui concerne la gestion de son image.
Mais en attendant ce qui constitue l 'évènement incontournable de la journée, chacun peut toujours aller se balader du côté de la Place Royale où REMY BRICKA ( vous savez l’homme orchestre avec les colombes et tout le toutim ! ) se balade entre les terrasses guitare en bandoulière avec ses chansons sympathiques et sa bonne humeur légendaire.
Ce type fidèle à son personnage depuis tant d’années est une icône qui mérite tout mon respect.
Dommage que les organisateurs n’aient pas eu la bonne idée de le programmer sur la grande scène de la Place des Palais avec un court passage entre deux groupes il aurait certainement fait un tabac comme au festival de Dour il y a quelques années.

Sur la grand scène face au Palais Royal on commence la journée en douceur et avec talent sur le coup de 18h avec LEMON STRAW.
Giani et les gars de Lemon Straw je les ai toujours bien aimés, et lors de la sortie de leur premier album je les ai chroniqués plusieurs fois en 2011 notamment lors d’un excellent concert au Rayon Vert minuscule petite salle sise dans la commune de Jette.
Aujourd’hui ils foulent les planches de la grande scène de la Place des Palais, et ce n’est que justice.
Devant un public déjà nombreux et enthousiaste Lemon Straw fait mieux que séduire, il nous emballe par la qualité de ses compos et son aisance scénique.
Indiscutablement le groupe a mûri comme en témoigne son très très bon nouvel album « Running Home « qui va certainement encore leur permettre de franchir de nouveaux paliers et leur apporter toute la reconnaissance qu’ils méritent .
J’aurais bien été les féliciter backstage mais l’occasion ne s’est pas présentée, ce sera donc pour une prochaine fois.
Bravo les gars !
Et s’il en est bien une qui a vu sa carrière s’envoler en moins de temps qu’il ne faut pour le dire c’est Alice Dutoit plus connue sous le nom de ALICE ON THE ROOF.
A peine sortie de l’aventure The Voice, la Montoise s’est raccrochée à un projet sur lequel elle travaillait depuis longtemps bien loin des cameras, des smartrooms et de Maureen Louys.
Et il faut bien reconnaître que le projet tient la route et s’inscrit dans l’air du temps, même si au vu de sa prestation de ce soir la jeune femme semble un peu perdue sur cette grande scène et parfois dépassée par le succès qui l’entoure ( une AB sold out et bientôt un Cirque Royal qu' elle remplira sans doute aussi.)
Bien sur son single « Easy Comme, Easy Go » a beaucoup de charme ( elle l’interprétera d’ailleurs 2 fois dans des versions différentes ! ) mais l’ensemble des titres présentés ce soir me semble fort linéaire, chaque compo étant assez semblable dans la structure à la précédente.
Mais ne boudons pas notre plaisir, la jeune femme aux cheveux roses possède indiscutablement ce petit quelque chose qu’il faut avoir pour réussir dans ce métier.
On ne peut donc que lui souhaiter plein de bonnes choses.
Entretemps le public s’est étoffé et c’est coincés comme des sardines que nous attendons GIRLS IN HAWAII .
Je ne vais sans doute pas me faire que des amis, mais la musique de Girls in Hawaii m’a toujours laissé de marbre, et si je leur reconnais des qualités de musiciens indéniables je m’ennuie très vite à l’écoute de leur pop indie qui pour moi manque de mélodies et de saveur.
Mais indiscutablement le public n’est pas de cet avis et réserve un très bon accueil au band qui avec un break de deux ans et l’apport de deux nouveaux membres a bien survécu au décès du batteur Denis Wielemans. et va d’ailleurs bientôt s’atteler à l’écriture d’un nouvel opus.
Les fans n’ont plus qu’à patienter encore un peu pour connaître la suite de l’aventure…

Mais celui qui incontestablement fait office de star de la soirée c’est bien sûr ETIENNE DAHO.
Son « Diskonoir Tour » derrière lui l’homme s’attaque à une tournée d’été qui passe par les festivals et il faut reconnaître que sa prestation de ce soir fut impeccable en tous points.
Etienne c’est avant tout une pop de qualité orientée post punk et une tonne de hits livrés dans des arrangements entre modernité et son 80’s du plus bel effet.
Et qu’il se rassure, sur son répertoire et sur son look le temps n’a (quasi) pas d’effets.
Alors on se demande pourquoi le management de la star se montre aussi pointilleux, limite désagréable ( notamment pour l’attribution de pass photo et l’utilisation par le public d’appareils photos non pro) en ce qui concerne l’image de son poulain à une époque où n’importe quel spectateur peut prendre une photo pourrie de son idole avec son i-phone et l’envoyer en pâture à des millions d’internautes via les réseaux sociaux.
Ne serai- il pas plus intelligent de laisser travailler les photographes et même les passionnés du public avec du bon matériel que de faire sa coquette alors qu’on a acquis un statut de reconnaissance proche de l’icône ?
Et ce sans aucun contrôle de l’artiste.
Le monde change, les technologies aussi et il serait temps que la loi soit adaptée en ce sens et que la liberté de photographier un artiste dans l’exercice de son activité professionnelle soit totale.
Etienne, sache que tu vieillis bien, et même avec les tempes grisonnantes ton public continuera à t’aimer.
On est tous logés à la même enseigne, le temps hélas n’épargne personne…
Mais revenons-en au concert en lui même d’une durée de 75 minutes et qui incontestablement a ravi tout fan qui se respecte de la star au sourire ravageur et aux déhanchements si particuliers.
Que des classiques !
« Week end à Rome » , « Epaule Tatoo » , « Bleu Comme Toi » , « Duel au Soleil » , « Le Premier Jour » etc… une setlist de rêve et un band habillé par des lights que n’auraient pas renié le Velvet Underground ou Kevin Ayers.

Franchement cette prestation d’ Etienne Daho au BSF fut un grand moment que les 14.000 personnes présentes ne sont pas prêts d’oublier.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE BLACK FEATHER.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 8): Remy Bricka-  Lemon Straw- Alice on the Roof - Girls in Hawaii- Etienne Daho - Place des Palais - Bruxelles, le 21 août 2015
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:41
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Imelda May - The Ting Tings- The Subs - Place des Palais - Bruxelles, le 20 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Imelda May - The Ting Tings- The Subs - Place des Palais - Bruxelles, le 20 août 2015

Malgré la grogne ...

"Je me sens comme un produit, tout juste bon à acheter de la bière et manger des mauvais burgers, la musique étant le prétexte à m'attirer dans vos infrastructures de commerce bas de gamme....."

"Extrêmement déçue de nous être vu refuser l'accès à la Madeleine au concert de Kris DANE, alors que nous étions dans le début de la file dès 20h10 .."

" Variable rules are the best way to create tension at a bar and make the security busy for stupid reasons."... la Place des Palais avait attiré pas mal de monde pour le menu varié ( rockabilly, techno, house , indietronica) du jour.

Celle que tu ne voulais manquer sous aucun prétexte, Imelda May , ouvre le bal des 18h, pas mal de gens viennent à peine de saluer leurs collègues de bureau en soupirant plus qu'une, demain, c'est vendredi!

41 balais, la madame de Dublin, mais une pêche d'enfer. Une robe léopard moulante, mèche décolorée, queue de cheval, elle en jette la jument, et son set ( concis) fut tout bonnement impérial.

Le band la précède, à la guitare, celui qui remplace l'ex-hubby Darrel Higham, l'incroyable Oliver Darling ( vu notamment avec Mike Sanchez), Al Gare, le Capone de la basse ou contrebasse, Steve Rushton à la batterie et l'homme à tout faire Dave Priseman à la rhythm guitar, shakers ou trompette.

Let's go, 'Tribal' le titletrack du dernier né, voix légèrement éraillée, band super efficace, ça déménage déjà sec sur le podium.

'Wild Woman', il ne pouvait y avoir d'intitulé plus adéquat, a rocking tune, un millier de fourmis s'amusent à te chatouiller les jambes, sur scène la panthère se démène tandis le petit Oliver twiste méchant.

Hello Belgioum, we used to play a small club in your louvely country some years ago, Route 66, I think.

Un accent à couper au scalpel, on n'a pas osé lui dire que c'était le Spirit of 66.

Le 'Big bad handsome man' c'était son mari, ce jazzy rockabilly est décoré d'une trompette sensuelle et Oliver, s'il n'est ni big, ni bad, t'envoie quelques handsome licks faisant le bonheur de tous les rock'n'roll fans.

Accélération sensible avec le juteux 'Love Tattoo', suivi par une version à forte teneur sexuelle du classique 'Spoonful' de Willie Dixon.

Rien à voir avec le blues rock de Cream, Imelda nous l'interprète au ralenti et se permet un aparté pas gore avec Al Gare.

Le pied aplatit le champignon pour le rockabilly pur jus 'Five good men', rien que les mimiques impayables de la pin-up valaient le déplacement.

Steve encourage Bruxelles à battre des mains, 'It's good to be alive' fredonne la stage-roamer, eh, oui, on est mieux ici qu'au paradis ou chez Lucifer, Bruxelles assure le chorus, Imelda sourit.

Son 'Road runner' n'a rien à voir avec celui de Jonathan Richman, ni avec le fantastique track de Junior Walker, mais il secoue sec, idéal pour un petit jogging matinal.

Un petit coup de trompette, 'Inside out'.

Pas très catholiques les déhanchements de Miss May et très coquin le petit doigt dans la bouche!

'Psycho' sa guitare surf et les glapissements d'hyène du batteur, te rendent complètement nuts, puis vient 'Mayhem' ayant donné son titre à l'album de 2010.

Brussels, here's a little number you might recognize, ' Dreamin' de Blondie en version slow motion, Al au charango, Imelda assise à ses côtés.

Wet dreams garantis!

Le tube 'Johnny got a boom boom', voyant Imelda tapoter un bodhran, achève ce set bien trop bref !

Bye, bye, Miss Dynamo!

The Ting Tings

Le groupe passait à Bruxelles ( Bota) en novembre 2014, 'Super Critical' était déjà dans les bacs.

Ce soir Katie White (vocals, guitar, bass drums, bass , cowbells) et Jules De Martino (drums, lead guitar, bass guitar, vocals, piano) sont soutenus par un touring dj performant.

Pendant tout le set les regards de mâles concupiscents seront attirés par les longues jambes de la blonde Katie, affublée d'une casquette seyante et d'un mini- short de sport assez mimi.

Un démarrage virevoltant avec un vieux titre ' Great DJ'.

Katie bondit de long en large, la foule remue timidement, Bruxelles roule au diesel.

Je sors mon feuillet I gotta speak French, mon frwansé est mierdik, mais je vais vous faire danser.

Deux guitares et le DJ en arrière-plan, elle va nous faire bouger avec ' Hang it up' et son phrasé hip hop, a Beastie Boys-inspired tune.

Puis vient une plage de 'Super Critical' le white funk vénéneux ' Green Poison, un cocktail tellement vicieux qu'on se fout de savoir que c'est du poison.

Virage disco groove purulent avec l'incroyable 'Shut up and let me go', le style de truc irrésistible qui va faire danser le paralysé auquel Jésus de Nazareth vient de dire 'Lève-toi et marche'!

Katie est d'humeur belliqueuse ce soir, elle s'acharne sur une cowbell qui doit lui rappeler un enseignant l'ayant maltraitée en première primaire.

Tous derrière les platines, un sample de Talking Heads, une longue intro electro avant 'Wrong Club' toujours aussi dansant.

Jules entame la partie chantée de 'Give it back', sa copine embraye, elle s'énerve, flanque un énorme coup de pied dans sa grosse caisse qui roule au fond de la scène, pas calmée, c'est le micro qui subit ses foudres, le roadie a du boulot, Bruxelles apprécie.

Du tempérament, Miss White.

'Fruit Machine' et surtout 'That's not my name' ne vont pas calmer les ardeurs, un nouveau shot bien placé dans la caisse sur laquelle elle finit par grimper pour scander le tube, Bruxelles bout.

La fête se termine par une version extended play du techno ' Hands', ce coup-ci c'est le mini-piano qui trinque.

Une iconoclaste, cette petite!

60' d'high energy.

The Ting Tings n'ont pas déçu!

The Subs

Jeroen ‘Papillon’ De Pessemier, la bombe chauve et Wiebe ‘Tonic’ Loccufier, au look Bent Van Looy 2001, sont sans conteste les rois de l'électro made in Surrealist Belgium.

Dans ta vie, même si l'électro te refile des boutons, tu te dois d'avoir assisté à un show de ce duo déjanté, t'en ressortiras tout étourdi et souriant bêtement, malgré toi, tu te seras agité comme des milliers d'adolescents devenus hystériques et comme eux, à la fin du set, t'en voudras plus.

Il y a peu les deux deejays ont recruté Hadrien Lavogez et c'est en formule trio qu'ils se présentent au BSF.

Pas question de disséquer leur show en l'examinant plage par plage, le trio n'a qu'un but, mettre le feu avec leurs dancebeats à la limite de la trance music. Le moins qu'on puisse affirmer est que cette mission a non seulement été menée à bien mais ajoutons le avec brio et panache.

Les Subs sont des bêtes de scène, mention spéciale pour la fourmi chauve, sorte de super héros comme le Jérôme chez Bob et Bobette.

'Trapped' ouvre et, oui, on est pris au piège, ils ne vont plus nous lâcher, le collet va se resserrer, aucune possibilité de fuite.

Une seconde tranche de techno pop, ' Close to faith', nous tombe dessus, les têtes s'agitent, les hanches s'ébrouent, pas la peine de résister!

Jeroen agenouillé amorce un chant épileptique, son copain délaisse l'attirail électronique pour secouer une basse, Fanny, à tes côtés, te refile des coups de coude en souriant bêtement, du coup le petit Jérôme se relève, ramasse un keytar qui traînait dans le coin et entame un hymne wagnérien. 'Music is the new religion' et 'Concorde' ( en français dans le texte) viennent de se succéder.

Le mashup se poursuit, on avance sans aucune certitude 'Kiss my trance' et 'Mitsubishi' aux sonorités popcorn vieillottes.

Ensuite la machine propose 'The face of the planet' que les fidèles reprennent en choeur, un track Metropolis contemporain.

Wiebe aux drums tandis que Jeroen escalade l'échelle menant vers les projecteurs, chouette vue de là-haut, non, Jos, je ne vois pas Mathilde dans la salle-de-bain, l'excitation est à son comble, 'Fuck that shit' hurle le showman en se jetant dans la foule.

Il revient sur scène où un barbu armé d'une guitare vient ajouter quelques riffs hardcore à la berceuse.

Bruxelles, faites-moi un couloir, tous assis and now jump!

Godv., il est pire que le prof de gym au collège, dix milles individus transformés en kangourous ça vaut la peine d'être vécu.

Il est 21:45', 'My Punk', ils reviennent sur scène', pas pour longtemps, Jeroen est hissé sur une sphère ( un mètre de diamètre), tout fluorescent il est promené par huit bras dans une foule en délire, il continue à chanter d'une voix transformée au vocoder.

Allez, nog eentje, une dizaine de nanas sont invitées sur le podium pour l'apothéose, 'The Pope of Dope'

I am the pope of dope. I come from Walifornia. Dirty South from Belgium. Wa wa wa....

Kitsch, tu dis ..

D'accord mais hautement réjouissant.

Pas de Basement Jaxx à ton menu.

Back home!

photos - jp daniels

Imelda

The Ting Tings

The Subs

Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Imelda May - The Ting Tings- The Subs - Place des Palais - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Imelda May - The Ting Tings- The Subs - Place des Palais - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Imelda May - The Ting Tings- The Subs - Place des Palais - Bruxelles, le 20 août 2015
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:36
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015

IMELDA MAY- THE TING TINGS- TYPH BARROW - MATT SIMONS- BASEMENT JAXX

Le billet de JPROCK :

20 août 2015, le Brussels Summer Festival est rentré dans son rythme de croisière.

Place des Palais c’est IMELDA MAY qui ouvre la journée avec classe et élégance.

L’Irlandaise n’a pas son pareil pour transcender les titres blues et rockabilly de son répertoire et soutenue par un band impeccable elle assure un set énergique et sexy, idéal en ce début de soirée estivale.

Place ensuite à THE TING TINGS. Avec leur tube imparable « Shut Up and let me Go » le duo anglais d’indie pop formé de Jules De Martino et Katie White se donne à fond sur la grande scène du BSF mais est desservi par un son assez approximatif.

Dommage car leur énergie fait plaisir à voir et certains titres sont tout simplement irrésistibles.

Pendant ce temps au Mont des Arts on est dans un tout autre registre avec le concert tout en nuances et très classieux de la jolie TYPH BARROW. Accompagnée cette fois d’un band électrique la jeune artiste sort le grand jeu. Voix magnifique, sourire charmeur et interprétation bourrée d’émotion, la demoiselle a tout pour elle et lorsqu’elle écrase une larme durant la reprise de « Back to black « d’Amy Winehouse on se dit que le pouvoir émotionnel de ce titre ajouté à l’émotion causée par l’accueil qu’elle reçoit d’un public tout acquis à sa cause ont sans doute raison de ses petits nerfs mis à rude épreuve. Bref, une prestation quatre étoiles qui restera encore gravée longtemps dans sa mémoire et celle des spectateurs ravis qui se pressaient ensuite en nombre devant le stand merchandising pour la rencontrer un court moment et acheter son album.

Quelques instants plus tard sur la même scène on persiste dans la chanson rock de qualité avec le discret Matt Simons, songwriter américain de talent qui a sorti à ce jour deux albums « Catch and Release » en 2014 et « Pieces » son prédécesseur en 2012 dont fut extrait le single « With You » qui a atteint une place d'honneur dans les charts hollandais.

Tour à tour au piano, à la guitare ou au saxophone, l’homme démontre un talent évident et petit à petit séduit tout en douceur Le Mont des Arts qui se prépare à accueillir ensuite Novastar que je ne verrai pas.

Vers la fin du set de Matt Simons je me redirige vers la Place des Palais où à 22h30 on attend Basement Jaxx. Devant une foule déchaînée le collectif britannique délivre le set parfait transformant la Place des Palais en dance-floor géant. Costumes colorés, chanteur et chanteuses groovy en diable , beats ravageurs et setlist de rêve , la clique de Simon Ratcliffe et Felix Buxton a littéralement mis le feu. Et lorsqu’en fin de concert ils attaquent « Where's Your Head At « avec l’apparition des singes célèbres de la vidéo la fête est à son comble.

Incontestablement la prestation de Basement Jaxx fut un grand moment de fun, et un grand moment du festival tout court.

Une bien belle journée...

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK- THE BLACK FEATHER.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 7) : Place des Palais et Mont des Arts - Bruxelles, le 20 août 2015
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 11:46
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015

SABINO ORSINO et JACQUES DUVALL (BE)

BENJAMIN SCHOOS (BE)

KLÔ PELGAG (CAN)

SOVIET SUPREM (FR)

Le billet de JPROCK :

Peu de monde salle de la Madeleine contrairement aux jours précédents lorsque démarre la soirée Radio Rectangle avec le concert des Chroniques Calabraises de SABINO ORSINI et JACQUES DUVALL
Pourtant les absents ont tort car le duo nous plonge dans une ambiance étonnante qui nous transporte dans un film noir au sein d'un petit village de Calabre où la mafia sévit insidieusement.
Avec Jacques Duvall à la narration Sabino Orsini ne pouvait trouver meilleur complice, le ton grave et l’oeil rivé sur un verre de rouge qu’il porte régulièrement à ses lèvres Mister Duvall pose royalement ses mots au service de la voix et la guitare de son partenaire .
Subtilité des mélodies envoûtante , justesse et poésie des textes ( écoutez « La Fille Aînée du Padrino » , c’est une perle ! ) Orsini et Duvall nous font passer un très joli moment avec calme et sans esbroufe, juste armés de leur talent.
A peine le temps de débrancher quelques câbles et voici que surgissent BENJAMIN SCHOOS et sa clique.
Dandy classieux à l’humour discret mais dévastateur et aux raybans sombres, Benjamin a le chic pour nous emmener dans son univers élégant et atypique dont lui seul a le secret en faisant la part belle à son excellent dernier album « Beau Futur « .
Epaulé par de très bons musiciens et ses Schoosettes , deux choristes allumées vêtues de jolies robes à pois, l’homme nous fait (re)découvrir sa pop rétro et décalée en dix titres et quarante cinq minutes de « Visiter la Lune à « Lune de Granit ».
Il reprend « Profession Catcheur » tiré de son très bon album « China Man vs China Girl « , rend hommage au cascadeur disparu Thierry Hallard avec une ballade mélodique superbe , déclare « « Je ne vois que vous « à Mélanie Isaac venue en guest et nous déclare sa flamme ( pour ma part partagée ) pour Alan Vega et le groupe Suicide en reprenant « Dream BB Dream » dans une version tout aussi habitée que l’originale.
Bref, une fois de plus Benjamin ne déçoit pas.
Et on en vient à se demander quand est ce que les médias vont enfin se décider à soutenir un peu plus ce pur talent qui trace sa route au fil des albums une coupe de champagne à la main avec toute l’élégance un peu barrée qui le caractérise.
Et quand on parle de barré, on pense à KLÔ PELGAG.
Disons le tout de suite, la musique de la jeune Canadienne et son album « L’alchimie des Monstres » ne suscite pas en moi un émoi particulier, et au vu du concert de ce soir mon avis n’a pas changé.
La demoiselle en fait des tonnes et trop de délires tuent le délire.
Entouré d’une cour de musiciens volontairement décalés, Klô semble jouer pour elle même et se complaît dans des tics scéniques qui sans doute plaisent à une partie de son public mais qui personnellement m’énervent au plus haut point.
On se croit par moment en présence d’une artiste quelque peu autiste qui navigue dans les eaux troubles de son art et se complait à en faire des tonnes pour asseoir son personnage.
Ceci dit le mariage entre les cordes et le côté rock de certaines compos est assez réussi. Pour amateurs donc, mais moi la prochaine fois je passerai mon tour.
Sur scène les roadies s'affairent et rapidement le décor est en place pour faire la fête avec les très attendus Soviet Suprem.
Quand on est Français et qu’on se surnomme John Lénine (qui porte les lunettes rondes de Lennon) et Sylvester Staline (qui se coiffe du chapeau célèbre de qui vous savez dans Rocky) , qu’on est assisté par DJ Croute Chef et qu’on déboule sur scène au son d’airs bolcho-tziganes mêlés à un mix d’electro-punk- hip hop on se dit que dans la tête de ces deux là ça doit bouillonner grave.
Et dès les premières mesures du premier titre le public devient fou et on sait alors que Soviet Suprem va mettre le feu à une salle finalement presque comble.
Durant presque quatre vingt minutes le groupe va nous faire danser, nous faire goûter au Goulag via le danc floor, enrôler deux nouveaux membres un couple sympa qui devra boire cul-sec deux verres de pseudo vodka , bref foutre un joyeux bordel dont le seul but est de nous faire danser et nous amuser.

« Quand la musique mondialisée n’est plus qu’une soupe insipide qui martèle nos esgourdes a base de boom boom et de slogans bling bling, il est temps de réhabiliter l’Internationale, de libérer la fête et de lâcher les chevaux cosaques dans la sono!
Tout est prêt pour le putsch, on a noyé le ragga dans l’rom ; on a rappé le chou du hip hop ; on a « charterisé » la langue de Molière et on va envoyer tous les tartuffes du groove au goulag. « (http://www.sovietsuprem.com/politburo/ )

C’est ainsi qu' R Wan de Java et Toma de La Caravane Passe présentent le projet sur leur site internet.
D’un bout à l’autre de leur set on se marre, on danse et on s’éclate avec ces trublions déjantés qui, à fond dans leur délire, en deviennent géniaux.

« Rejoins nous camarade, L’Internationale, branquignole et libertaire de nos « beastie boys des Balkans », va réveiller le genre humain :
Vive le nouveau désordre mondial ! «

Soviet Suprem, est un momument festif à prendre au quinzième degré qui donne envie de s’enrôler de suite et de danser au son de la kalachnikov !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK-THE BLACK FEATHER.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 6) : Soirée Rectangle - Salle de la Madeleine - Bruxelles, le 19 août 2015
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 11:10
Brussels Summer Festival ' Day 6' Sarah Carlier au Mont des Arts- Bruxelles, le 19 août 2015

Brussels Summer Festival ' Day 6' Sarah Carlier au Mont des Arts- Bruxelles, le 19 août 2015

Reportage photos et chronique : Pierrot Destrebecq

Il n'est pas encore 19h15 lorsque je descends prendre place contre les barrières qui séparent le public du Mont des Arts du gigantesque podium du BSF ce mercredi 19 Août. J'attends patiemment l'apparition d'une chanteuse dont je ne connais que le nom pour l'avoir vu à l'affiche de ce festival. Et c'est à l'heure précise indiquée au programme que se présente sur scène un concentré de dynamisme en la personne de Sarah Carlier et de son band. Enturbannée de rouge, vêtue d'un chemisier blanc et d'un jeans bleu, la guitare en bandoulière et surtout arborant un sourire à faire craquer les plus résistants aux charmes féminins, elle nous emmène avec elle parcourir des mélodies qui sentent bon le sable chaud, la vanille, la mer et les cocotiers, mais aussi la savane sauvage et l'exotisme africain. Sa voix suave module ses textes et nous rappelle ses influences que sont Tracy Chapman ou Nina Simone. Notre Bruxelloise virevolte, danse sur scène, envoûte le public, de plus en plus nombreux, tout acquis à sa personne. Ambiance soul, ambiance afro avec des touches reggae, ses compos et les arrangements musicaux mettent le feu au Mont des Arts et la foule, assez dispersée au début de la prestation, s'est grossie au fil des titres proposés et c'est devant un parterre largement garni que Sarah termine un show certainement trop court par un "SMS" repris en chœur par la foule qui en redemande.

Une artiste à suivre.

Un grand avenir s'ouvre devant elle!

Setlist:

- Dreams - My counsellor - Misery - All Along The Watchtower (Cover Bob Dylan) - Big girl - Chorus Man - My Dear - Tenderness - Save My Soul

Brussels Summer Festival ' Day 6' Sarah Carlier au Mont des Arts- Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival ' Day 6' Sarah Carlier au Mont des Arts- Bruxelles, le 19 août 2015
Brussels Summer Festival ' Day 6' Sarah Carlier au Mont des Arts- Bruxelles, le 19 août 2015
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:24
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015

Est-ce que tu le sais, Dick, à la Madeleine faut arriver tôt, très tôt même, sinon tu risques de te voir refuser l'entrée, ton beau bracelet dix jours n'y changera rien!

Donc on y était vers 18:30, 30' de patience avant de voir débouler la séduisante et flamboyante Lyonno-Grenobloise Joe BeL.

Elle a pris un risque en choisissant d'abandonner ses études d'Histoire de l'Art et de Littérature pour une carrière musicale, toujours aléatoire, mais au vu de la performance donnée à la Madeleine, on est prêt à parier gros qu'elle ne grossira pas les rangs serrés des sans-emplois.

La jeune dame, soutenue par Asaf Avidan, a sorti deux EP's à ce jour et s'est tapée quelques beaux festivals cet été, Sziget ou LaSemo.

Elle se présente accompagnée de l'excellent guitariste Benoît Richou et du Lyonnais Jean Prat à la batterie.

'First Time', un titre folk aux consonances reggae, ouvre, le groove gicle, la voix présente d' harmonieuses intonations soul, la demoiselle est plus qu'agréable à regarder, imagine une jeune Axelle Red.

Sur le EP ' Hit the Roads', 'Stronger' fait définitivement penser à Selah Sue.

Arrangements soignés, refrain catchy, le truc risque de cartonner.

..I got money...I got friends..I got lovers... une autobiographie ou une confession, en tout cas Joe BeL a l'air de savoir ce qu'elle veut.

Avertissement, 'Lonely as I am' n'est pas une chanson triste.

Effectivement, la plage dégage une belle énergie.

Une guitare Afrique noire, un phrasé ragga, Joe la belle rebelle mixe soul, r'n'b, folk, reggae et convainc tout le monde.

Un duo guitare, elle a refilé son acoustique à Ben, voix pour le titre plus ancien 'Before', une ballade classique, suivie par 'Hit the roads' d'inspiration Beat Generation.

On arrive au bout d'un set de 40' ayant semblé bien court, elle fait à nouveau preuve de détermination et profère... I never show no fear, I never shed a tear...montrant une dernière fois toute sa résolution, Joe va se faire un nom dans la jungle rock.

Vas-y Joe

Vas-y Joe

Vas-y fonce!

Vincent Liben

Trois jours après être passé au BSF avec Mud Flow, Vincent Liben refoule le plancher de La Madeleine avec son projet francophone.

Son dernier album ' Animalé' est sorti chez Team 4 Action en 2015, lieben Onkel Vincent était venu le présenter au Bota en mars.

Aux Francofolies, Liben and co ont fait l'unanimité, même scénario au BSF, un concert dense, efficace, olympien!

L'homme à la casquette, piquée à Cédric de BaliMurphy, est soutenu par une solide équipe, en commençant par sa charmante compagne ( une parenthèse, il balance sur sa page facebook après le gig de Mud Flow: "Spéciale dédicace au clavier de Natas Loves You qui est venu (alors que j'étais juste à côté) ouvertement draguer ma copine"... sont incorrigibles, les Français!), la chanteuse Lisza, aux secondes voix, aux guitares ( 4), Laurent Stelleman celui qui a joué avec la Belgique entière, aux claviers, guitare, accordéon + maniement des pads, Fred je suis né à Niort Lafage, à la basse ou contrebasse, on croit avoir reconnu le jazzman Cedric Raymond, par contre, honte à nous, nous n'avons pas retrouvé l'identité de l'excellent batteur, un tuyau, quelqu'un?

(PS: précisions apportées par Laurent Stelleman...Quelques précisions, à la basse ce n'était pas Cédric, mais Sam Gerstmans autre squale du jazz belge (Melanie de Biasio, Greg Houben etc....).et à la batterie c'était Gino Geudens de Vive la Fête....merci, Laurent)

20:30' pile, la contrebasse en mode Blue Note puis..Silence, j'écoute 'La Rivière' , le pad diffuse un choeur aérien , déjà la guitare de Laurent exige un rôle prépondérant, le cours d'eau majestueux s'achemine paresseusement par monts et par vaux pour aller gonfler l'océan.

Il y a du Jean-Louis Murat dans ce ton nonchalant.

Pour ceux qui sont venus me voir avec Mud Flow, ce soir ce sera plus folk avec quelques passages mouvementés, voici une plage promulguant l'ouverture sexuelle ( sic), 'Les Cévennes', entre naturalisme, ambiguïté et érotisme latent. Liben doit aimer Genet.

Le piano introduit le plus ancien '30 décembre' , une déclaration amoureuse sur fond de valse.

Etonnante comparaison avec Yves Simon, même phrasé quand il scande Manhattan.

Une seconde vieillerie, ' Le soleil et la mer', tu oublies François Deguelt, le titre, psalmodié d'un ton désabusé, parle de la mort.

Il est temps d'attaquer la plage ayant donné son nom au nouvel album, le rugueux 'Animalé'.

C'est vicieux, bestial et barbare, une Gretsch.

Une tranche d'exotisme, deux voix se répondent, ' Vert ébène', de la chanson française de haut vol, aux déjà cités Murat ou Yves Simon, on a envie d'ajouter Manset ou Charlelie Couture.

Le chanteur impressionniste décide de calmer le jeu et poursuit avec la ballade narrative et morbide 'Camélia', celle qui s'est pendue à la plus haute branche de son jardin.

Beau comme 'Le bal des Laze' de Polnareff avec une magnifique orchestration progrock jusqu'au coup de théâtre final ponctué par un éclat postrock imaginé par Laurent Stelleman.

Sagan?

'L'ennui' voit Lisza placée sous les feux des projecteurs et c'est l'accordéon du gars du Poitevin qui amorce ' Le refuge', composé après une séparation douloureuse.

Une acoustique, une voix ébauchent 'Ta colère', des backings discrets se font entendre, la batterie en fines touches s'invite au bal, tandis que la contrebasse se voit caressée par un archet et ensuite vient le piano qui batifole.

Une colère sobre, évitant les éclats.

Lisza, rejoins-moi, svp, elle se substitue à Berry pour le duo gracile ' Mademoiselle Liberté', un tube chez nos voisins.

'Sous les draps' et la ballade 'Puerto Loco', qui finira tout en secousses, terminent ce concert brillant et généreusement applaudi.


Pas de Daan à ton programme, vu il y a 15 jours à Louvain.

Rue Duquesnoy, une file monstre!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Vincent Liben - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 18 août 2015
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 05:21
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015

Le billet de JPROCK :

Journée consacrée aux découvertes en ce qui me concerne ce mardi auBrussels Summer Festival.
Sur le coup de 18h30 c’est vers la salle de la Madeleine que je me dirige pour découvrir JOE BEL.
La jolie Lyonnaise semble assez étonnée de la tournure que prend sa carrière. « J’aurais jamais pensé un jour être ici sur cette scène devant vous ! « lance t’elle au public venu l’applaudir.
Sa pop soul teintée de folk est bien agréable et durant les quarante minutes de sa prestation auxquelles j’assiste ( je n’ai pas vu la fin de son set pour cause d' Abel Caine programmé quasi au même moment au Mont des Arts ) elle se montre assez convaincante avec des titres sous forme de ballades mais aussi quelques brûlots soul qu’elle envoie avec plus de fureur épaulée par un batteur et un bassiste-guitariste.
Joe Bel sera en concert à l’AB le 29 janvier 2016 histoire de nous présenter son premier album attendu fin 2015.
Direction donc le Mont des Arts où se produit Abel Caine en ouverture de la soirée.
Et une fois de plus les sbires de la sécurité se montrent excessifs et surréalistes en m’interdisant l’accès si je ne leur laisse pas en consigne un mini parapluie qui replié fait à tout casser 20 cm et qu’ils considèrent comme une arme (sic !).
J’ai beau leur expliquer que je suis chroniqueur que je fais plein de festivals où d’ailleurs ce parapluie m’accompagne toujours et que nulle part on ne m’a demandé de le laisser consigné , le mec n’en démord pas et appelle finalement son responsable.
« Monsieur ne veut pas me donner son parapluie, chef ! « Non, nuance , Monsieur veut bien tout ce qu’on veut sauf si la demande est débile !
Finalement il sont quatre autour de moi (on ne sait jamais hein ! ) et c’est lorsque j’évoque les problèmes du frontstage inexistant des photographes accrédités à la Madeleine et autres joyeusetés qui rendent cette année la presse et le public frustrés , certains n’hésitant pas à dire qu’ils n’y remettront plus les pieds, et que je montre sur mon portable le billet que j’ai écrit hier et dans lequel je fais allusion à ces manquements, que soudain, celui qui semble être le responsable change de ton et me dit : « Vous savez c’est pas nous hein, on a des consignes … » tout en redéposant discrètement mon parapluie dans mon sac.
« Allez, bon concert Monsieur, mais s’il pleut vous ne pouvez pas l’ouvrir hein ! «
Surréaliste et kafkaïen !
Mais de qui se moque-t-on ? Il faudra revoir votre copie pour l’année prochaine les gars, assurer la sécurité c’est bien et indispensable au bon déroulement d’un festival, mais faire chier le peuple c’est autre chose !
Jarrive donc finalement face à la scène du Mont des Arts alors qu' ABEL CAINE chauffe un public encore clairsemé.
Nouveau venu sur la scène electro-pop belge et formé par les frères Greg et Micka Chainis le band a sorti un premier EP « Teardrop Eyes « et planche actuellement sur un premier album comme me le confie leur attaché de presse Laurent Walschot qui mêlé à la foule veille au grain.
Et il faut reconnaître que dans le genre ce n’est pas mal du tout.
Milann Lafontaine ( guitare-chant ) possède une bonne voix groovy et sensuelle et assure le contact avec le public de manière efficace et sympathique. Quand à Pierrick Destrebeq aux drums et Gorgo aux synthés- machines et beatboxing ils complètent avec talent le line up.
Avec ses mélodies pop captivantes et dansantes, ses guitares furieuses et ses synthés teintés 80’s Abel Caine est une très bonne surprise, la deuxième de la soirée, qu’il faudra assurément suivre de près.
La soirée découverte a donc bien commencé, mais ce qui va suivre va me laisser K.O.
Et ce qui suit c’est ROOSBEEF !
A part un titre écouté rapidement sur u-tube je ne connaissais pratiquement rien du band hollando-flamand si ce n’est qu’en son sein officie le guitariste multiinstrumentiste Tom Pintens (ex Moondog Jr, Think of One et Flowers For Breakfast) et que le groupe jouit en Hollande d’une réputation de « meilleur groupe hollandais du moment « .
Formé autour de la jeune chanteuse-musicienne néerlandaise Roos Rebergen le groupe se compose actuellement outre Tom Pintens de Thys Delbeke à la basse et à la guitare et du batteur hollandais Tim Van Oosten.
Roosbeef a la particularité d’ écrire des compos chantées en néerlandais ce qui pourrait faire fuir à priori un public francophone un peu obtus, mais que chacun se rassure le chant en néerlandais avec un accent hollandais ça le fait , et ça ne dénote pas plus pour quelqu’un qui ne comprendrait pas la langue que les titres chantés en anglais par la plupart des groupes rock et dont une bonne partie du public comprend que dalle aux paroles.
Passé donc cette précision adressée purement au public francophone , je dois vous dire que Roosbeef est un des meilleurs bands live que j’ai vu depuis bien longtemps.
Quelle claque !
Roos petit bout de femme sexy et sauvage s’implique à 200% lorsqu’elle est sur scène et captive tous les regards par son interprétation totalement habitée de titres comme « Controleer mij » , « Zatte Liefde » , « Raak mij aan « Sirene « ou « Kalf « du nom de leur excellent dernier album.
Derrière elle il y a un combo en béton capable de vous emmener dans des délires de sons au bord des larsen et qui envoie le bois comme peu de bands peuvent le faire.
Tom Pintens est stoïque et efficace, Thys Delbeke et son visage de christ torturé se tortille sur sa basse ou sa guitare tandis que l’excellent Tim Van Oosten martelle ses fûts avec force et précision.
Entre puissance et émotion Roosbeef nous bouscule et au fil des minutes séduit un public qui s'étoffe et finit par noircir le site du Mont des Arts.
Et lorsqu’après septante minute d’un gig incroyable de densité le groupe sort de scène presque sans se retourner, on reste là pantois à se dire : putain, quel band !
La dernière fois que j’ai ressenti une impression pareille ( toute proportion gardée bien entendu) c’était lorsque j’ai vu Patti Smith sur scène lors de son premier concert au Janson… en 1976 !
Alors il n’y a plus qu’à espérer que la presse francophone se réveille un peu et consacre quelques papiers à ce groupe qui en vaut réellement la peine, ce serait dommage qu’il soit catalogué « groupe qui chante en flamand pour le public flamand » et que ça le déserve auprès d’un public rock qui ne demande qu’à l’aimer.
Roos Rebergen est rentrée sur scène en disant « Bonsoir Bruxelles, ça va ? « , un joli effort pour une native de Duiven in Nederland.
Espérons donc maintenant que mon billet en français ouvre la voie à d’autres et que la Belgique toute entière puisse découvrir ce band incroyable qui le mérite mille fois.
Ce soir le Roosbeef était comme on l’aime : chaud , tendre et saignant !

Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 5) : Joe BeL - Abel Caine et Roosbeef - Salle de La Madeleine et Mont des Arts - Bruxelles, le 18 août 2015
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 08:37
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015

Compte 10' de la Madeleine au Mont des Arts, vu qu'il faut contourner le site du BSF pour y accéder, 600 secondes, c'est rien, mais bordel, rebelote, il pleut et cette mouise va perdurer pendant le montage du matos, le soundcheck et le gig de Pierpoljak.

Pierre-Mathieu Vilmet est à classer dans la catégorie rescapé, les toubibs ne donnaient pas cher de sa peau après les divers excès ayant salement nuit à sa santé ( pneumothorax): opérations, convalescence et retrait de la scène.

Mais comme le Christ, il est revenu prêcher la bonne parole en sortant des albums ( le dernier 'Général Indigo') et en montant sur scène pour balancer son reggae gaulois.

Le pirate est précédé sur le podium par une fine équipe, l' Honorable Band, on suppose avoir vu et entendu le Jamaïcain Rudy Bennett aux claviers, Edwin aux drums et le duo TnT à la basse et guitare.

Ils envoient la purée, une voix se fait entendre émanant des coulisses, Vilmet, veste de jeans, bandeau corsaire, fredonne le chaloupé 'Je descends le bar' au chouette riddim reggae.

'Police' elle est pour toi cette chanson..

Un hymne aux poulets?

Ouais, composé en 1998, il garde de bons souvenirs d'un passage chez la flicaille...Police dans ton burlingue ça sent la pisse ça sent le vice...

La pluie nous ramollit, il a beau nous haranguer.. flanquez le bordel... Bruxelles reste sage!

Tous les clichés du reggae s'entendent dans le superbe 'Dépareillé' suivi par 'Keep on Dada' une plage/message d'espoir figurant sur le dernier né.

Il poursuit par une rêverie, une envie d'escapism, fuir l' ' Automne à Paris', les balais essuie-glaces qui lâchent, le métro qui pue, je veux du soleil!

Le dur se fait tendre ' Quand on aime' et 'Maman', du Arno façon rasta.

Un peu nouille ce texte transpirant les bons sentiments mais il nous permet d'admirer le jeu subtil de la guitare.

Il faut le souligner, l' Honorable Band est vraiment à la hauteur.

Toujours en mode 'Les Roses Blanches', 'Papa du week-end' dresse l'image des couples séparés et des modalités de garde des enfants.

Pas de misérabilisme, de la pudeur et du tact avant de revenir aux early dancehall vibes avec le grand ' Rub a Dub Music'.

T'es trempé jusqu'à la moelle, cette maudite pluie, c'est peut-être la manne céleste pour les agriculteurs, mais elle casse sérieusement l'ambiance.

Le reggae demande de la chaleur, un astre radieux, pas une flotte merdique te donnant envie de rester caler devant la télé.

Il est 21:45', allez, une dernière, 'Je sais pas jouer' autre chose que du reggae.

Ouille, fausse manoeuvre, on reprend, dites, il pleut toujours?

Tu te fous de nous, mec?

Là, on se tire, ta caisse traîne du coté du Sablon où t'iras avaler un grog avant de rejoindre ton chat.

Sorry, gars!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
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