Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:33

 Johnny Winter & Guests - L'Olympia, Paris - 2013.04.07

534926_10151546797694301_2136395632_n.jpg

 A l'origine, le guest de luxe devait être Alvin Lee mais son décès inopiné a quelque peu chamboulé le programme. 

Le concert a toutefois été maintenu et c'est avec d'autres invités que  Johnny Winter se produit ce dimanche 7 avril à l'Olympia. 

563035 10151546797869301 795335333 n


533349_10151546797904301_371346272_n.jpgExcusez du peu, il est accompagné de son frère Edgar au saxo et claviers qui ouvrira le concert par son célèbre succès "Free Ride" de 1973 suivi d'un traditionnel "Texas Guitar Boogie Shuffle" pour lequel le génial Robben Ford rejoint le groupe sur scène.

 C'est bien parti même si de ma position pourtant préférentielle, le son n'est pas très bien réparti au niveau de la balance des voix et des instruments mais ne boudons pas notre plaisir. 

Vient ensuite, celui que tout le monde attend: Johnny Winter, la légende qui était déjà là à Woodstock c'est vous donner une idée de la moyenne d'âge dans le public. 

 

14058_10151546797964301_2020896916_n.jpg

Et c'est parti avec Johnny B. Goode.

 Le moins qu'on puisse dire c'est que l'homme est en forme, il vient prendre place seul et commence le concert debout avant de se poser sur son tabouret alors que la dernière fois on le soutenait et il faisait peine à voir. 

Tant mieux pour nous si il est ok et il l'est croyez-moi. 

Mais peu importe car, une fois en place, la guitare bien calée et le micro positionné la magie opère. Certains ont eu de mauvaises expériences avec Johnny Winter en concert, je dois être

privilégié car aucun de mes trois concerts répartis sur un nombre "x" d'années ne m'a jamais déçu, c'est très bon! 

Et ce soir, ce sera de même facture. 

528304_10151546798014301_1435529229_n.jpgLe public français est très réceptif et il y cette ambiance particulière liée aux concerts de blues.

 Le genre de truc où chaque intervention d'un instrumentiste est applaudie. 

On enchaîne avec "Good Morning Little Schoolgirl" et on sent l'ombre d'Alvin Lee planer sur scène. Viendront ensuite d'autre standards comme "Got My Mojo Working" de Muddy Waters, "Killing Floor" ou encore une reprise du "Jumping Jack Flash" des Rolling Stones.

 C'est guitare à mort et c'est tant mieux, Rock'n'Roll, Boogie, Blues, ça swingue!

 Le seul regret c'est que Robben Ford ne soit pas plus exploité mais d'un autre côté, c'est un concert de Johnny Winter, non? 

 L'homme a un touché et un phrasé de guitare bien à lui, empreint de jazz et c'est tout bon.

 Le concert suit son cours et ça fleure bon ces fameuses sonorités texanes, propres au blues de là-bas. Pour les rappels, la fameuse Gibson Firebird fait son apparition et vous imaginez ce que ça donne avec le bottleneck que le maître manie à la perfection. 

 Le temps d'un "Dust My Broom" d'anthologie et d'un "Highway 61 Revisited" d'enfer et c'est fini.

 Je n'ai pas vu le temps passer. 

541367_10151546797764301_523150632_n.jpg

Que c'est bon cette musique qui vous remplit la vie.

 

by Mitch "Zoso" Duterck

Partager cet article
Repost0
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 20:53

027-copie-2.JPG

Un nouveau coup de maître à mettre au compte de Bart et Lander... Un panneau indique 'uitverkocht', une majorité de madames se pressent dans la petite salle de concert de l'avenue Brugmann ( 't Candelaershuys), le charme latin de Gabriel Rios opère toujours , déjà en 2007 un journaliste du Nord constatait... het vrouwelijk schoon wou Vlaanderens nieuwste sexsymbool Gabriel Rios van dichtbij gadeslaan. Smachtend keken honderden vrouwenogen naar het kleine mannetje dat harten breekt met zijn Latijns-Amerikaans getinte popmuziek...

T'étais pas vraiment fan à l'époque, mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, Puerto-Rico a travaillé avec Jef Neve et Kobe Proesmans, est parti s'établir à New-York, sans tourner le dos à la Flandre, et là-bas, in the Big Apple, il peaufine la confection d'un nouvel album, il vient tester les chansons, bij ons, lors d'une tournée try-out pendant laquelle il est nu, id est, seul en piste, muni d' une acoustique!

004.JPG

Jongen, je moet komen, te souffle Lander, l'avant-programme est fantastique:  Hydrogen Sea!

 Hydrogen Sea, c'est Birsen Uçar, piano et chant immatériel et celui que t'as déjà croisé à maintes reprises, Pj Seaux ( Billie Kawende, Egon, Mojostar, Reena Riot, Selah Sue...), le multi-instrumentiste , ce soir,  à la guitare, aux claviers et samples.

Une petite demi-heure, six titres: un franc succès!

006-copie-1.JPG

013-copie-1.JPG

' The Far Side' un indietronic minimaliste, brumeux, fragile porté par une voix claire et satinée, semblant comme flotter dans  l' éther vaporeux façonné par PJ.

014-copie-2SX, Imaginary Family, Amatorski, Mary & Me, la Belgique doit avoir une patente pour le lo-fi indie-electronic aux effluves Lali Puna, Notwist ou Röyksopp.

Une guitare, des effets reverb pour le garçon,  Birsen au piano, ' The tallest one', some underwater vocals pour créer un climat à l'esthétisme Le Grand Bleu.

Tout aussi gracieux sera ' The Fall, tandis que 'In Dreams' choisit une route trip hop proche des premiers enregistrements d'Hooverphonic.

' End up' ... you have a skin like ice... le ton est donné, de l'indie arctique éveillant en toi des paysages de fjords, de lacs glaciaires, de geysers et d'aurores boréales.

Le set se termine par le mélancolique 'Leave a mark'  proche de certains Lana Del Ray.

Un mini-set féérique!

 

Petite pause, Steven, l'intrépide ( il faut traverser une mer humaine) se charge du ravitaillement et à 20:55',  Gabriel Rios.

017-copie-2.JPG

Une première plage riche en effets de voix, 'The Apprentice'.

Ouf, fini le cocktail latino pour nanas siliconées, le jeune homme opte pour un singer-songwriting  authentique, celui qui débarrasse les chansons de tout artifice grossier pour ne conserver que l'essentiel.

Me semble reconnaître la suivante:... Well, I stand up next to a mountain And I chop it down with the edge of my hand... un 'Voodoo Chile' épuré, habilement chanté.

040-copie-1.JPGWell done, chap!

Uccle, je vous rappelle que ce soir vous assistez à un try-out, les nouveaux titres sont nus et jetés en pâture à vos oreilles que j'espère bienveillantes.

Dans deux secondes, faut que je me désaltère, ai bouffé du Thaï, je vous envoie le folky  ' Madstone', étonnamment proche de Paul Simon.

' City Song' is about making music in a big city ( New-York)

Soft rock/Americana dans la lignée Bread , Dan Fogelberg ou Harry Chapin.

Steven, I sincerely hope I'm not spitting in your face, c'est risqué de se trouver à 20 centimètres du micro, Uccle, j'ai appris un nouvel accord de guitare pour 'Police Sounds', watch me do it.

Pas un manchot, l'ange Gabriel!

Quoi, Steven?

Lloyd Cole, maintenant que tu le dis, pas con!

D'autres nouveautés défilent ' Burning Son' -  'Work song' l'une  te rappelant au bon souvenir d'Art Garfunkel, l'autre  de Donovan ou de Jeff Buckley.

 

 

Time for an old Cuban song, la préférée de mon padre, ' El Carretero' , délicieusement exotique et ajoutant une légère touche Buena Vista Social Club au récital.

Normalement, toutes ses compositions ont été écrites pour être interprétées en trio, faites un effort d'imagination et essayer d'entendre un violoncelle dans 'Gold',.

 Un morceau imposant qu'il faudra écouter attentivement dans la version définitive.

That was it, people, merci pour l'écoute attentive!

Holà, matador, 40 minutes, un peu léger... come back.. implorent les filles!

016-copie-1.JPG

Un triple rappel!

Le limpide 'Swing low'- le lumineux  ' Lady's eyes' d'un classicisme serein et le singalong imparable ( only ladies' voices, please) ' All is fair'!

 

Pas de doutes, Gabriel Rios est fin prêt pour la conquête de l'Ouest, ce soir il n'a pas choisi la solution de la facilité, pas de hits, que des nouveautés , cela ne l'a pas empêché de subjuguer les auditeurs!

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:30

La Flandre regorge de petits festivals blues plus sympas les uns que les autres.

 Affligem Bluest en est à sa troisième édition et se déroule dans la salle 'Patronaat', à deux pas de l'église d'Hekelgem.

Affligem, ça va pas être dur à dénicher!

Tu n'es qu'un sale petit con, tu laisses ton GPS dans un tiroir, chez toi, résultat, ton sens inné de l'orientation te mène à Denderleeuw, puis à Liedekerke, enfin à Roosdaal.

Heureusement, un frietkot vient à ta rescousse pour te rediriger sur Hekelgem.

Chouette petit hall de capacité moyenne, une organisation impeccable et souriante, une sono performante, des prix honnêtes et une affiche pas bidon...

The-Night-Time-Heroes-Blues-Band-026.jpg

Un sérieux contretemps, pourtant, il y a 2/3 jours, Ralph de Jongh, malade, se désiste.

Faut le remplacer au pied levé, le choix se porte sur The John Henry Orchestra!

The-John-Henry-Orchestra-003.jpg

Orchestra?

Ils sont deux!

Sur leurs chaises à leurs noms, tu verras, le posé, John ( alias Jan Jaspers- Voodoo Boogie)    guitar and vocals et le petit malin de la classe, Henry ( alias Henk Van Der Sypt - Last Call) : guitar/bass, harmonica, kick drum, snare drum and harmony voice.

Deux mecs qui savent comment chauffer une salle, au départ léthargique.

Pendant plus de 60' ils vont amuser la galerie avec leur boogie/blues/ swamp/ rock pas compliqué, mais vachement remuant.

A 20:10' le frère du croquemort de la paroisse vient annoncer le duo.

Henry réagit à son oraison sinistre: let's set the fucking place on fire.. comme les soldats du feu de la commune sont au bal des pompiers de Teralfene, animé par Josette et les Croquemitaines, il va y avoir du vilain.

'Personal Jesus' à la sauce boogie, suivi d'un swampy 'Greeen River',  plein de batraciens en période des amours, les pils de tes voisins bondissent déjà sur la table.

The-John-Henry-Orchestra-002.jpg

The-John-Henry-Orchestra-008.jpg

Un nouveau boogie  se fond dans ' On the road again' avant de virer rock ' Desire' ( le U2 hit trempé dans de la graisse pas catholique).

Une compo personnelle, 'Stand up', style moteur qui a des ratés et qui accélère de façon saccadée.

Y-a-t-il un hippie dans le coin?

Huub, âge indéterminé, chauve, édenté, beau comme un Berliet GLR de 1949, lève le bras: ikke!

Elle est pour toi cette chanson ( Huub n'est pas auvergnat!): ' Sunshine of your love' sur lequel se greffe 'All right now', le catalogue sixties de La Redoute est sorti, voici ' Jumpin' Jack Flash' ..it's a gas!

Henry?

Oui?

C'est un festival de blues!

Juste, petit: '  Messin with the kid'.

James, t'es là?

'I feel good', ça pouvait pas rater deux ancêtres, rescapées de Woodstock, retrouvent leurs jambes de quand elles devaient pas s'épiler, des déhanchements d'une élégance abstraite.

Ambiance..

' Rescue me', les maître-nageurs sont en congé!

Le medley se poursuit ' I'll go crazy'.

Quelle heure?

Déjà, vite 'Fortunate Son' , ' We gotta get out of this place', 'Keep on rocking me baby' et 'Addicted to love'.

A table, la soupe est chaude..

The-Night-Time-Heroes-Blues-Band-003.jpg

The Night Time Heroes Blues Band

Naissance en 1996/97 à Alost, à l'époque sous le nom "The Night Time Heroes", depuis lors ces vieux briscards écument nos scènes pour balancer un Chicago Blues moite et authentique.

Discograaphie: Un live Cd en 2002,  'Live At De Blauwe Wolk'.

 La star,  Karel Meganck : lead vocals & harmonica - le crack, Peter Bronder: guitar- l'assise rythmique,  Jacky Verstraeten: bass guitar et Luc Baetslé : drums vont égayer Affligem avec un set en tous points remarquables.

Un petit instrumental poisseux sentant l'oignon comme mise en jambes, Karel , sa moustache et son galurin rapplique, deux guitares crépitent, basse et batterie turbinent ' Everyday I got the blues' ( Memphis Slim), suivi d'un second standard aux connotations sexuelles explicites ' King Bee'.

... I can do it all night long... Karel et le Viagra!

Little Walter ' My Babe', mouth harp en folie.

Een smartlap ' When you come over me'.

Désolé, madame, je ne danse jamais entre les repas!

Barman, fait soif sur le podium: trois pintjes et une Blanche a u b!

Un petit blues rock?

' Lesson or two' ( Monti Amundson).

Albert King aime le rumba blues 'Driftin Blues', les héros nocturnes enchaînent sur un blues sec et nerveux, mais c'est sur le dancefloor qu'a lieu le spectacle.

Le fils naturel de John Kay en exhibition, un grand moment d'air guitar, tourt en ingurgitant pils sur pils, pendant ce temps sur scène, Peter au look de fonctionnaire à 10 mois de la retraite mitraille à la ronde, pas un clown, ce petit gars.

T-Bone Walker, ' Stormy Monday', trois pieds nickelés en piste, mieux qu'au cirque!

Suis pas aussi sexy que Tina, mais voici son 'Nutbush City Limits' avant de retourner chez Al Capone, Jimmy Reed ' You got me runnin' .

Jacky souffre de démangeaisons, il descend de scène pour se frotter au trio de Chippendales ne semblant pas trop craindre l'alcootest.

Final chaud, chaud!

Un organisateur leur indique qu'ils ont droit à un petit rabiot, ils nous  servent un Duke Robillard épicé à point et décoré d'une rafale de guitare à faire frémir Jesse James.

The-Night-Time-Heroes-Blues-Band-011.jpg

The-Night-Time-Heroes-Blues-Band-013.jpg

The Night Time Heroes Blues Band, des pros jusqu'au bout des ongles!

X-Ray-Blues-Band-007.jpg

23:25' X-Ray BluesBand

En provenance des Pays-Bas, LE Stevie Ray Vaughan tribute-band.

Un calendrier chargé ( 30/ 40 concerts par an)  pour le  frontman/ chanteur/ guitar hero - Alex Ilic, le bassiste, Jules van Bussel - le drummer Michel Luimes et l'excellent claviériste Harm Warta.

Ils maitrisent à merveille le power Texas blues, le  shuffle ou  les slow blues étalés par la légende de Dallas sur ses six albums studio, sans qu'on puisse les qualifier de pâles singeurs, ils se sont appropriés la musique de la légende texane pour offrir au public un show 18 carats.

Affligem a vibré jusqu'aux petites heures.

' Pride and Joy' ouvre, tout le monde a pigé que ces maatjes ne sont pas des crabes de seconde zone.

Hammond à la fête pendant le méchant ' Cold Shot'.

Les Limbourgeois enchaînent sur l'instrumental suintant ' So excited' , nous rappelant à quel point était immense le génie de SRV.

'Love Struck Baby' du rock qui cogne, puis un premier slow blues, la perle 'Tin Pan Alley', 10 minutes de vive émotion.

X-Ray-Blues-Band-014.jpg

X-Ray-Blues-Band-012.jpg

Un coup sur le champignon, ' Let me love you'  et sans répit  l'instrumental ' Scuttle Buttin'.

Un bâton de dynamite.

Any requests?

Rien?

Ok, 'The house is rockin' , tout tremble, bordel!

Tu dis, Hans?

X-Ray-Blues-Band-004.jpgTu veux 'La Paloma Blanca', t'es sûr que c'est de Stevie, écoute 'Testify', ça va te plaire!

Un petit solo de basse, quelques notes d' 'Apache' pour rire, deux ou trois lignes surf , on enchaîne avec la wah wah, un  ' Voodoo Chile' kilométrique.

A special request for the Keys & Chords man, 'Mary had a little lamb' et une autre requête pour Herman Van Rompuy.

Vous en voulez encore, Affligem, let's go: 'Empty arms' , zont la santé les Hollandais, il est minuit 45', Stephan emballe ses objectifs et tire sa révérence.

X Ray enchaîne ' Couldn't stand the weather', ouais, l'hiver n'en finit pas.

Drum solo, bass solo, un petit tour on the wild side, au tour des keys en funk, reprise du thème, terminus!

Mais non, un  ' Supertitious' déliquescent virant medley hard rock.

Un quizz  à cette heure, faut pas pousser, jeunes gens, il n'y a pas de fumée sur l'eau, les Beatles ont droit au chapitre, et Cream, et Santana, et Fleetwood Mac, une démonstration haute en couleurs.

Il est 1h05, the day after, la direction montre 1, ce sera la dernière, 'Look at little sister'.

M'en vais vérifier si ma petite soeur est couchée.

Ciao, Affligem!

 

Photos: STEPHAN MEEKERS

 

Partager cet article
Repost0
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:07

Comme d'habitude JP était le premier dans la salle et, à 20:00 pile, on dénombrait à peine 30/35 âmes dans l' AB Club, Bruxelles/ Namur même combat, jamais à l'heure.

LADYLIKE_LILLY-_130405_-30.jpg

Oriane Marsili, alias  Ladylike Lily apparaît, un tendre papillon originaire du Finistère.

Le  joli minois paraît d'une fragilité fleur-de-lys, mais il ne faut pas se fier aux apparences, la petite sait ce qu'elle veut et elle l'obtiendra.

Un indie-folk empreint de mélancolie adolescente qu'elle  habille d'un jeu de guitare ciselé, mis en boucle et/ou de légères touches de piano aussi brumeuses qu'un printanier matin breton, la voix est modulable, passant de l'enfantin au fascinant avec quelques étapes ténébreuses ou allègres.... bref, Bruxelles a apprécié et, après le set de 35', a fait la file pour se procurer les CD's de la fraîche Oriane, car sa discographie compte un EP, 'On my own', et un full CD, 'Get Your Soul Washed'.

LADYLIKE_LILLY-_130405_-23.jpg

Quelques accords de guitare, une gymnastique pédestre pour mettre en loops, a childish whisper, voici ' I'm terrified of being'.

Très vite tu songes à Alela Diane ou à Emily Jane White, il y a pire comme rapprochements.

Le céleste et intimiste 'Apologize'  suit les mêmes traces, une délicatesse  exquise comparable à  une esquisse de Fernand Khnopff.

C'est ma première visite en Belgique, hier j'étais à Anvers ( tu prononces en vert), ce soir l'AB, merci pour votre accueil.

De nébuleux halètements introduisent le menuet  'Kissing Spell' , de sortilèges, il sera question.

Une nouvelle fois ton esprit s'exerce aux comparaisons: Agnes Obel, Hannah Peel, propose-t-il!

'Prickling' traite de la vie en tournée et la tendre ballade fraternelle  ' Private light ' est dédiée à ma soeur.

Si ce n'est quelques malotrus devisant bruyamment au comptoir, Bruxelles is under her spell, l'intimiste 'On my own' tisse un nouveau pan à la toile dessinée par la belle enfant.

LADYLIKE_LILLY-_130405_-15.jpg

LADYLIKE_LILLY-_130405_-32.jpg

La grosse claque du set, une cover magique de 'Serenade' ( Emiliana Torrini), baignant dans des climats éthérés à la Joanna Newsom.

Une véritable symphonie interprétée par une jeune fille solitaire.

Tonnerre d'applaudissements et retour de Ladylike Lily pour un bis qu'elle viendra jouer dans la fosse, unplugged: une charmante  ritournelle enfantine , ' Pearl and Potatoes' , pendant laquelle tout le club retient son souffle pour ne pas  briser le charme.

LADYLIKE_LILLY-_130405_-16.jpg

Ladylike Lily: a pearl!

JOSEPHINE-_130405_-76.jpg

Josephine

Josephine Oniyama, originaire de Cheetham Hill ( Manchester), la petite trentaine, a Liberian mother and Jamaican father, une graine de star ayant un seul album à son palmarès, ' Portrait', mais la presse anglo-saxonne prédit: " There’s just something about Josephine; we can tell this girl’s going to be big", on est prêt à la suivre après le brillant récital donné à l'AB, hier soir!

JOSEPHINE-_130405_-16.jpgSont deux à se présenter sur scène, l'attirante Josephine et sa guitare acoustique et le doué Steve Marsden, homme à tout faire: acoustique, électrique, piano et backing vocals.

First time in Belgium and first time to top the bill, ça change, avoue-t-elle!

'I think it was love', une première ballade, belle à te couper le souffle.

A nouveau, ça cogite ferme au niveau cellules cérébrales: un peu de Joan Armatrading, une once de Gabrielle, pas mal de Tracy Chapman,  une touche de gospel façon Odetta, mais surtout beaucoup de Josephine...un diamant brut , cette voix!

L'infectieux et rythmé ' A freak A', doté d'un petit solo aux teintes flamenco, s'imprègne immédiatement dans ton crâne, avec elle tu chantonnes ... If you have a mask / Get it out / And put it on / Put it on / Put it on...

Superbe!

Voilà c'était mon petit solo, from now on, Steve se chargera des soli.

Il le fera brillamment!

La  soul- country ballad 'Portrait', te donne des frissons dans le dos, en fermant les yeux tu repenses à Dusty Springfield.

Let's play an older song, le bluesy  ' Salt Lake' .

 Quelle baffe en pleine poire, pas étonnant que Jools Holland ait déjà invité ce joyau dans son show télévisé.

L'épique 'The last minute'  précède le rythmé  ' What a day' , classic feel with a modern twist, pour citer un internaute clairvoyant.

Belle tranche de toe-tapping northern soul.

I wish I wrote 'The Greatest', Cat Power did!

Superbe version.

JOSEPHINE-_130405_-11.jpg

JOSEPHINE-_130405_-67.jpg

'Original Love' écrase toutes les Duffy, Adele ou Lily Allen.

Ouf, je peux déposer la guitare, le profond  ' We were tresspassers' aux images fortes,... I went pass that house today One with pictures on the walls of ..skeletons... du pur Billie Holiday.

Elle poursuit avec  un gospel ' I pray that I move', suivi du blues/funk  vachement épicé, ' Pepper Shaker', another highlight!

Rappelant son enfance, ' One Princess of Cheetham Hill ', Steve au piano pour cette ballade nostalgique.

La dernière sera the last track of the album, ' House of Mirrors' , a  magnificent waltzy jazz ballad, proche de la variété, mais de la grande variété, chantée par les plus grandes comme Shirley Bassey.

Un triomphe!

JOSEPHINE-_130405_-74.jpg

Double bis.

Josephine solo, l'agité ' Closer' en picking galopant , suivi de la romance,  'Davey', en duo avec Steve. Sorry,sir,  I can't play the one you requested, me souviens que du titre.

'Closer' et 'Davey' proviennent du EP 'In the Labyrinth' .

 

 

Fin d'une prestation mémorable!

 

Photos: JP DANIELS

Partager cet article
Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 13:08

En ce brumal jeudi d'avril, Soirée Cerise 1488 ou 1489 au Rock Classic , à l'affiche, le tout premier concert de

Goo Goo Gish, un band formé l'an dernier et préparant un premier enregistrement long playing , 10 titres sont quasi peaufinés.

Les Goo Goo Dolls, c'étaient: Robby Takac - lead vocals, bass guitar  Johnny Rzeznik - lead guitar, backing vocals  George Tutuska - drums.

Goo Goo Gish: c'est  Thierry Vassias, Guitars  Soho Grant, Vocals  Peter Clasen, Electronica; Bass.

025-copie-2.JPG

 

Une petite flamme s'allume dans le tréfonds de ton crâne détérioré: Thierry Vassias qui vient de sortir un album sous son nom, aime les vaches, surtout aztèques, a été Monsieur Smits etc...?

Ja!

Re, ja, pour la mignonne  Soho Grant, Coffee or Not, et Peter Clasen est bien celui que tu soupçonnes être, Monsieur Neven, ce Belgian musical omnivore ( dixit The Belgian Pop & Rock Archives) est sur la route depuis près de 20 ans!

20:20', t'étais à l'aise, accoudé au comptoir, une pils à portée de main, Fred Cerise passait de l'indie folk apaisant, quand un nain dégageant une âcre odeur de tabac froid et coiffé d'une casquette aussi répugnante que sa fétide haleine, sans hésitation, se dirige vers ton humble personne.

Enfer et damnation, RickyBilly, qui à première vue n'a pas fait voeu de silence.

Ce soir tu rentreras chez toi, elle te dira, c'est quoi cet urticaire décorant ton beau visage d'ex-éphèbe et tu n'auras aucune réponse, car, selon elle, RickyBilly est un personnage de roman ou un mirage destiné à cacher tes beuveries.

050.JPG

Tu soupires et à 21h30' Goo Goo Gish s'installe!

Une mise en scène originale, Peter exhibant un carton sur lequel en rouge flamboyant apparaît le titre de la première décharge: ' Plastic Lovers'.

 Goo Goo Gish is an electro-rock/trip hop band: ainsi se définit le trio!

Ces amants plastifiés ne pratiquent pas un va-et - vient amoureux d'après la théorie trip hop,le mix sonne à la fois new wave  à la Blondie et post punk à la sauce Bowie, époque 'Low', tu y ajoutes la voix sexy et les déhanchements tout aussi sensuels de la petite Soho et tu comprendras aisément que le maigre public présent va adhérer à 100% au propos de la fine équipe.

Pour ne pas subir les monologues du gnome, tu l'as laissé au comptoir aux bons soins d'Ivan Nervous Shakes.

036.JPG

059.JPG

'My dear senses', basse ronflante, arômes trip hop/ liquid dubstep et interventions subtiles à la guitare.

Nouvelle franche réussite.

052.JPG'Light years away', fond new beat pulsant et ondulant, esprit garage, difficile de ne pas esquisser quelques mouvements de danse.

En route pour une excursion ferroviaire, ' Brussels Charleroi', Ellen Allien goes Brigade Criminelle..

Papa, c'est qui le monsieur avec la pipe?

Georges Simenon, fils.

Une touche de female crooning electro sur tapis sonore lourd et guitare cinglante, ' Moving with the earth' , un hit en puissance, qui sera suivi de l'inquiétant et interrogatif ' Which tongue are you'.

L'hyper remuant 'Memories are mechanical' séduit par les tonalités surf manufacturées par Vassias sur nappé de basse en béton, tandis que le timbre suave de Miss Grant 039-copie-1.JPGcommence par s'immiscer dans tes cellules cérébrales avant de dangereusement descendre vers des parties plus sensibles de ton anatomie.

' My White Cadillac' c'est pas à Roberto and his rockers que tu penses à l'écoute de cette bombe, tu cherches des points de repère, un peu de Snowy Red, Minimal Compact, Fad Gadget... le truc est hypnotique, à la fin de la rengaine, t'as pas encore retrouvé le parallèle idéal.

' Letters in the space', toujours aussi dansant et une dernière, cartes sur table avec le juteux,  ' Queen of Spades', Soho,  la petite reine piquant à souhait.

Tout le bar est convaincu et implore un bis.

 

On le tire au sort?

Balancez en deux...

OK, l'impeccable '  Moving with the earth' et ' My White Cadillac'.

Tu dis Bourrel?

Bon sang, mais c'est bien sûr... 'Warm Leatherette ', Grace Jones!

024.JPG

Goo Goo Gish, le 14 avril au Kinky Star, Gent!

 

Partager cet article
Repost0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:02

Bruxelles désertée en ce frileux congé pascal, t'enfiles ton bonnet de laine, tes moufles, ton cache-nez, ton polar pas noir, tes moonboots ... direction le canal,  quai des Péniches, tout au bout, là où l'artère prend des allures de coupe-gorge sinistre, forcément mal éclairé: la Compilothèque!

Une glacière délabrée, pas besoin de caser tes bières au frigidaire, tu les laisses dans le bac, elles auront la température requise.

T'avais ôté ta parure hivernale, tu la réenfiles vite fait, pas les moufles, c'est pas pratique pour tenir une chopine.

027-copie-1.JPG

20:30, disait le flyer, il sera 21h10' lorsque le préambule, après avoir grillé quelques cibiches, montera sur le podium/capharnaüm: Dick Ulrich and the Sublimes!

014-copie-1.JPG

Inconnu au bataillon...le seul Ullrich dont tu te souviens est  Jan Epo, celui qui ne veut pas se confesser.

Dick Ulrich s'avère être le nom d'emprunt du chevelu batteur/ chanteur Eric Vandervelde, un sosie, jeune, de Sylvain Vanholme.

Google l'a connu 999, Inspire ou  Schizorchestik.

016.JPGA bien regarder ses acolytes, tu reconnais deux sublimes faciès, à la basse et backings, Daniel Vincke ( Sibel, Bend It,  Dany Sand, Kiss and Drive..) et la choriste, seconde vocaliste, Elena Dunkelman ( The Screaming Bitches, ElëNaa..).

Au sampler: Savinien Peeters ( Anaël Honings, Confessional W-E slap..) et, enfin, à la guitare et backings, Elaine Magnette ( Sokkyou, Anaël Honings, Confessional W-E slap..).

Pendant une petite heure, tout ce beau monde aura charmé l'assistance avec son melodramatic pop aux sonorités sixties/seventies, trafiquées par l'élément électronique.

Le timbre d'Eric I'm Dick convenant parfaitement aux compositions über elegant  slow pop de chambre de la bande.

La romantico torch song 'My Feet' ouvre le bal, d'emblée tu penses aux meilleurs morceaux de Get Well Soon ou de Belle and Sebastian et, pourquoi pas, vu le look du barbu, à Wallace Collection.

Une intro caoutchouteuse, un chorus na na na na, une nouvelle popular song aussi purulente que le 'Golden Slumbers' des Beatles.

Un petit reggae pop blanc?

' Between'.

025-copie-1.JPG

008-copie-1.JPG

Il sera suivi de la question existentielle, 'Why don't you love me'.

Notre tube: 'Isabelle', voix brisée, choeurs sucrés, c'est beau comme Les Irrésistibles chantonnant 'My Year is a Day'.

Merci Bruxelles, vous êtes merveilleux..

Les potes dans l'assistance se marrent, voici 'Dick Valske', un trois-temps imparable.

Toujours pour le bal du samedi soir, ' Smile', puis un petit rock bien rond, ça va vous réchauffer, ' Nataly'.

' Thaïs et Felicien'  sera vaguement bluesy et la dernière, le décalé  ' Che Po' se veut aussi racoleur que certains Matthieu Chedid.

Le mot de la fin, Dick?

On n'a pas de Cd's à vendre mais on est sur Myspace..

Dick Ulrich and the Sublimes : chouette découverte!

 

045-copie-1.JPG

Mashrooms

Le  Rock Orchestra originaire de la province de Syracuse ( Sicile) a entamé une mini-tournée européenne depuis fin mars, après la France, elle fait escale dans le port de Bruxelles avant de naviguer vers les Pays-Bas et l'Allemagne.

Stefano Fileti (chitarra elettrica / cello/ voce), Danilo Garro (chitarra elettrica e acustica), Giovanni Fiderio (violino /piano), Paolo Dell’Aquia (basso), Andrea D’Agata (batteria) font partie de la foisonnante Italian Post-rock scene ( Elara, Arctic Plateau, Giardini di Mirò, Massimo Volume, Technophonic Chamber Orchestra, A Short Apnea, Allun, My Cat Is An Alien etc...), ils ont trois albums à leur actif et leur originalité réside dans l'emploi du violon ou du violoncelle pour contrebalancer l'agressivité et la hargne des guitares ou basses rugueuses et du drumming échevelé.

042-copie-1.JPG

Douze titres au menu de la soirée, soit l'entièreté de leur dernier album "S/T" ( =sans titre), joué dans le désordre: 

1.Uragano 2.Freedom Flotilla 3.Playground 4.Tiranno 5.Cello #2 6.Portrait of a woman 7.Black widow 8.Szela 9.Damn right 

et trois plages du précédent 'The Ginko' datant de 2006.

Une mise en jambe musclée , guitares noisy à la Uzeda ( des compatriotes) et surtout un violon omniprésent, le style de truc qui secoue.

Une  voix off, Giovanni travaillant en arpèges, une envolée frénétique, une cassure, le moteur repart en vrombissant, tension omniprésente,  solide second morceau ( Uragano).

034-copie-1.JPG

 

Hi, Brussels, we're Mashrooms, nice to be here, it's our first time in your beautiful city.. ouais, le canal la nuit c'est d'un romantisme werewolves in London, avanti pour une troisième décharge fumante.

Un premier morceau chanté / scandé, la construction déstructurée avec un violon rentre-dedans, une guitare lyrique et un chant Lennon/McCartney en jette.

Avec Mashrooms on n'a pas à faire au 159è clone de Mogwaï ou d'Explosions in the Sky.

037.JPGUne plage maîtresse ' Tiranno' , amorce atmosphérique, une guitare acoustique et la voix sexy d'une madame (Clayre Boyer) récitant un texte sombre en français, tu pouvais t'attendre à une brusque accélération, elle vint et quand Stefano saisit son violoncelle, tu te laisses emporter par une déferlante nerveuse.

Les suivantes, plaquées sur un décor classique élégant ,fait de cordes langoureuses,  seront tout aussi agitées et tourbillonnantes.

Un passage romantique,   'Cello #2,' précède un rock shoegaze  bigrement inquiétant  de par son  discours imprécateur, ' Black Widow'.

Nous étions plus jeunes, plus heureux, 'Swings' provient du second album.

Plus jeunes et encore  plus fougueux! 

'Damn Right', à l' entame chaotique et au  chant  Sebadoh, précède la dernière salve, 'Szela' qui démarre en douce avant une montée en puissance infernale.

Tous aux abris, Mount Etna is spewing lava, un magma rougeâtre, bouillonnant, dévale les pentes du cratère, en bas c'est une folle débandade...

 

Merci, Bruxelles, buena notte a tutti.

030-copie-1.JPG
Les rescapés implorent un bis.

Ok, mais faudra attendre le bassiste, he went to the bath..

Paolo rapplique au galop, voici 'Porro' du second album.

Structure complexe et déflagration finale... normal, porro = joint en espagnol..  Fumémonos un porro, plusieurs clients n'avaient pas attendu la fin du set pour passer à l'acte!


Excellent concert!

 

Pour être précis le troisième titre provenant de  'The Ginko' fut ' Chinese Wife'.


Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:37

 En cette première journée printanière de 2013, une co-organisation, Des Lendemains Qui Chantent/ Bar Le Lovy,  pour le concert de Milkymee à Tulle.

La Corrèze rock de 17 à 77 ans est au rendez-vous, à 21h un public composite se presse dans le coquet bar, sis près de la gare de la municipalité dont le 39è maire a, depuis près d'un an, élu domicile à l'Elysée.

DSC00469.JPG

Milkymee

Euh...une barre de chocolat, famille Twix ou Mars?

Une vache limousine?

Calme-toi, gamin... Milkymee est le pseudo choisi par Émilie Hanak, un globe-trotter muni d'une guitare et ayant déjà sorti quelques albums: ' Songs for Herr Nicke' en 2006, écrit en Suède, ensuite elle dépose ses bagages à Kyoto, à la Villa Kujoyama ( résidence d'artistes français subsidiée par l'Institut franco- japonais), un second effort discographique en découle To All the Ladies in the Place, with Style & Grace, puis, elle compose la bande originale du film "Domaine”et enfin, en 2012 , le n° 3: 'Borders'.

DSC00464.JPG

Elles sont deux à prendre place dans le petit coin près  de la porte vitrée:  Emilie Hanak : voix, guitare, machines et Caroline Geryl : drumpad, flûte, glockenspiel.

DSC00479.JPGUn premier indie folk pop mélodique et minimaliste, porté par une voix  attachante,' In a rented room' , de discrètes touches electro se marient parfaitement avec le jeu sobre à l'acoustique et le drumming électronique.

C'est bon signe, ta compagne applaudit et rabroue vertement le malotru aviné qui siffle grossièrement à tort et à travers.

'Cinco de Mayo'  , une tendre mélodie mélancolique décorée d'une flûte champêtre, précède 'Good Luck', une ballade vaporeuse chantée d' un timbre fissuré.

Changement de registre avec 'Screwdriver',de l'indie  rock agité  à la Shannon Wright.

Le duo a du charme, la souriante Emilie nous narre la genèse de 'Before the Truth', composé dans une chambre d'hôtel nippon à 4 h du mat., le son était pas top, je passe dans la salle de bain commune avec ma petite guitare, une geisha en kimono se pointe dans ces DSC00441.JPGlieux d'aisance, histoire de se brosser les dents.

Rouge, j'étais.. mais, non, continuez, chère enfant, c'est charmant!

Indeed, charmante rengaine.

De touchantes harmonies vocales, soulignées par la flûte fragile, enjolivent le délicat  et lancinant' Unconditional'.

Un solide potentiel radiophonique, tout comme ' A little bit too fast', tu sais le coup d'un soir, just to kill time...

C'est une légende, lance Marie - Angèle, 22 piges, à tout casser, ça n'existe qu'au ciné.

Un ton Cat Power pour cet indie one night  stand rock sec, désabusé et bien torché.

Grosse claque avec la reprise décalée et toute en douceur de ' Like a prayer' de Madonna, la suivante 'Almost at home' prend des teintes trip hop, quant au titletrack du dernier CD, 'Borders', il vire carrément experimental noise electro.

 

DSC00444.JPG

En principe, fin du voyage , je m'enfile une petite mousse et je reviens!

Elvis, "You were always on my mind", nouvelle reprise étonnante.

Couac, shit,  pardon, Elvis, j'ai foiré, la bière sans doute...

On va se rattraper, le stellaire et brillant  ' Hey the stars.

DSC00474.JPG

Chouette petit concert en tulle léger et vaporeux.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 14:56

Record battu : – 17,9º cette nuit dans les Fagnes...

On n'a pas eu à se plaindre du froid avenue Brugmann, foule dense dans la petite salle du Candelaershuys.

L'effet 'The Broken Circle Breakdown', pour lequel Bjorn Erickson a dirigé le soundtrack, a ameuté toute la Flandre et quelques paumés s'exprimant en roman.

Il n'a pas fallu attendre le film de  Felix van Groeningen pour que Nathalie Delcroix ( petit rappel anecdotique: Laïs, Country Ladies etc...) et Bjorn ( Zita Swoon, Maxon Blewitt, Admiral Freebee et depuis peu Helmut Lotti, etc...) s'intéresse à la country ou au  bluegrass, le couple avait sorti un premier album sous l'identité The Partchesz, il y a 5/ 6 ans déjà!

 La cowgirl de Kamthout et son mec préparent  une seconde rondelle pour bientôt, quelques extraits à Uccle, ce soir!

013.JPG

 Kick off à 20:30' pile: Bjorn Erickson & Nathalie Delcroix et un decorum kitsch aux teintes rose fade.

015.JPGLes retardataires ( Steven & co) en sont pour leurs frais, Nathalie salue, bonsoir Uccle, Bjorn ramasse un dobro, l'étale on his knees, en intro, à la slide, un instrumental à faire pâlir Uncle Josh Grave.

Yee haw.. direction Nashville, le Grand Ole Opry!

Première ballade, 'Tonight I Think I'm Gonna Go Downtown',  Jimmie Dale Gilmore, toute la tristesse du mec dont la nana s'est tirée, ... je descends en ville noyer mon chagrin!

This was Bjorn en Nathalie playing Erik en Sanne, blague Bjorn avant d'attaquer 'You're the reason why I can't sleep at night', le classique composé par Bobby Edwards, Terry Fell, James F. Hanley, Mildred Imes et repris par toutes les stars country: Hank Williams III, Johnny Tillotson, Hank Snow et, en duo, Loretta Lynn /Conway Twitty.

Détail, pour nous les insomnies sont à mettre au compte de notre petit Silas, né il y a 8 mois.

Même sujet, ' Sleepless Nights' , merveilleuse rengaine chantée par Gram Parsons et Emmylou Harris.

Some footstomping bluegrass?

Le vivant 'High on  mountain top', quelque part dans les Appalaches.

Efficacité, superbes harmonies vocales et jeu subtil du fils d'un banjoman.

In klein Belgenland tu ne peux trouver mieux comme genuine country ou bluegrass couple.022.JPG

Un des nombreux chefs-d'oeuvre des Everly Brothers, 'Gone gone gone', à la rythmique énervée, quasi identique à celle du 'Hey Gyp' de Donovan.

Townes Van Zandt, la sombre chronique ' Waitin' around to die'. Tout, le mec aura enduré: un père abusif, abandonné par sa mère, l'alcool, les drogues, la tôle... un condensé d'outlaw country music!

C'est Helmut Lotti qui m'a fait connaître le tendre et fragile 'I'm leaving', au répertoire d'Elvis Presley, on la dédie à Elvis, le volatile de Bart,  une terreur qui flanque les jetons au gentil Lander!

Bjorn reprend la Resonator, en lapsteel, pour un instrumental écrit en pensant à son frère qui fit une mauvaise chute étant bébé, il a failli y rester,  à la Leo Kottke, 'Jacco'.

 'Tumbling Tumbleweeds', on a toujours désiré l'enregistrer avec nos filles respectives, voici cette berceuse en duo.

On termine le premier acte par un titre des Secret Sisters, 'The one I love is gone' , a torch song composée par Bill Monroe... frissons garantis!

042.JPG

Pause Jupiler!

047.JPG

Set 2

008.JPG1946, ' Little Maggie' les  Stanley Brothers, mais cette triste histoire voit son origine au début du 20è siècle, ce soir, le classique, sans fiddle ou banjo, mais avec deux voix sublimes et un joli choeur de canaris en plastique.

Nathalie et Bjorn interprètent ' In the Pines' depuis leur première rencontre, en 1870/ 1871, je crois, les lyrics de ce traditional conviennent parfaitement pour décrire le climat autochtone ...

 In the pines, in the pines

Where the sun never shines

And we shiver when the cold wind blows..

Ils enchaînent sur an old  Scottish folk song à la sauce Americana  , 'Black Jack David'  , le dobro prenant des tonalités banjo. Aux 629 versions( variantes) répertoriées par les encyclopédistes, il faudra désormais ajouter la petite rengaine à deux voix chantonnée par B & N.

Un bluegrass larmoyant et liturgique,  ' Fare  you well', aussi connu sous la dénomination '  Hicks' Farewell', le pauvre029.JPG révérend ( baptiste) Hicks, malade, a écrit ce poème d'amour à sa bien- aimée.

...My loving wife don't grieve for me

Neither lament or mourn

For I shall with my Jesus be

When you are left alone...

Une conception de l'amour légèrement datée.

Jeu sobre à la guitare et vocaux en noir et blanc, tel qu'il sied pour un Christian movie austère.

Après ce vaudeville hilarant, a murder ballad pour changer de genre, ' The Banks of the Ohio', tu veux pas m'épouser, je te pousse dans la fleuve... elle a beau implorer... Oh, Willie, don't murder me, I'm not prepared for eternity... dans la rivière le scélérat la poussa!

Pas à raconter à tous les enfants à l'heure du dodo!

Bjorn se la joue Hank Williams en yodeling chevrotant, ' Lovesick blues'.

Jalouse, sa moitié décide de personnifier la rockabilly queen Wanda Jackson, ' I gotta know'.

Une gymnastique vocale audacieuse, faite de petits sprints secs et de virages sinueux.

Nouveau titre agité, '  Why You Been Gone So Long', pas à la Jerry Lee Lewis, plutôt à la Johnny Darrell imitant Johnny Cash.

Great stuff!

053.JPG

 

Gram Parsons est manifestement une de leurs influences majeures, ' Return Of The Grievous Angel', titre sorti sur album  après ses funérailles.

Bjorn, il est tard, dis leur que c'est la dernière!

Uccle, provisoirement, la dernière, le gospel ' Time is winding up', décoré d'une glorieuse séquence a cappella.

014.JPG

Bye, bye, dormez bien!

Ils ont fait trois pas direction la sortie, Rita ( 76 ans ), bras écartés, les repousse sur scène.

Avanti pour les bis.

From the soundtrack of The Broken Circle Breakdown, ' Sandmountain', titre sur lequel j'ai appris à jouer du dobro, confie le cowboy.

Technique, virtuosité et feeling, Bjorn dans toute sa splendeur!

 

 

La touche finale, 'The last thing on my mind' de Tom Paxton.

Tu te  souviens d'une version des Seekers, in the midsixties, du coup  tu rajeunis de 45 ans.

 

Concert étincelant!

 

En quittant 't Candelaershuys, Bjorn te signale que The Broken Circle Breakdown ( le band) est programmé lors de trois festivals cet été: Dranouter, Rivierenhof et Theater aan Zee, ensuite il faudra patienter jusqu'en 2014 pour les voir sur scène!

 

Partager cet article
Repost0
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:08

 Les Lillois de Ginko Musik ont le nez fin, et ce pif renifle souvent Down Under, l'Australie regorge de talents cachés, ce soir au  Live Music Café: Derrin Nauendorf!

007.JPG

22:00, elle dit où m'as-tu emmenée, le coin est sinistre, t'as vu la gueule des clients, sont tous ( 7 égaré(e)s)  à moitié bourrés ou stoned , sauf le chat qui se faufile entre nos jambes, t'es certain qu'il y a un concert ce soir?

Oui, madame, le gars, là, commence à jouer dans cinq minutes!

Tiens, voilà Fred Cerise , on ignore  le coloré édenté, à l'haleine pas nette, qui nous accoste en nous parlant d'une fumée blanche et qui nous questionne à propos de nos convictions religieuses pour nous concentrer sur le premier set de Derrin Nauendorf.

009.JPG

Pas un novice, l'Aussie, il parcourt le monde avec sa Yamaha guitar depuis une dizaine d'années, sa discographie est riche de 6/ 7 plaques, la dernière, ' Distant Empires', datant de 2012 et, ce bluesy singer/songwriter peut se targuer d'avoir assuré quelques premières parties pas stupides: Deep Purple ou Van Morrison...à part ça, les plans tordus ne lui font pas peur!

L'acoustic blues 'Ghost Town' ( Bruxelles, en ce glacial mercredi de mars) ouvre le show.

001.JPGD'emblée le jeu fluide et adroit interpelle, le mec sans avoir l'air d'y toucher tapote sa gratte pour imprimer le tempo, les doigts ensuite caressent les cordes, les pincent, il travaille aussi bien en picking qu'en glissando, tu ajoutes un timbre traînant et un songwriting teinté de classicisme Woody Guthrie, pour te rendre compte que tu n'as pas devant toi le premier crabe venu.

Il poursuit par une sombre ballade ' I won't turn my back', a raw emotive voice qui te prend les tripes, tu penses à Lee Clayton,Tom Russell, Rodney Crowell... pas des figurants, quoi!

Pas étonnant le choix de la première reprise, Bob Dylan, 'Gotta serve somebody' , une version plus sèche que le gospel de Mister Bob.

'Soul's Keep', un country folk que tu retrouves sur son dernier né, sera suivi du bouillonnant 'Turning of the tide' de Richard Thompson.

Tous aux abris, l'Australie tire en rafale.

Dans le bistro, t'as quatre auditeurs attentifs, trois ivrognes affalés sur leur table, une nana à la recherche d'un mec à qui soutirer un micheton et deux touristes lituaniens regardant le foot sur grand écran, Derrin n'en a cure, tout à son art, il se donne à fond.

La traditional American spiritual/folk song , 'The Wayfaring Stranger', pour le Juif errant et les pochards anonymes.

 

 

Nouvelle perle, 'Crossroads' de Calvin Russel aux gutsy vocals impressionnants.

La  ballade 'Witness' date de 2012 et, avant la pause, le kangoroo termine par un instrumental lyrique ( untitled, yet), digne des meilleurs Peter Green.

 

Break et muzak indigeste avant la seconde mi-temps!

017-copie-1.JPG

Départ agité, 'History's repeating',  le truc inspire  une gonze manifestement loin dans son trip j'avale et je renifle, après un numéro d'air guitar distingué, elle repère Fred Cerise, pas fier quand la chose lui lance, hello, nice to meet you, moi, c'est Vanessa, et toi?.

Comme le Fred est du genre timide  et traîne pour lui offrir une limonade, l'enfant s'en commande une avant de poursuivre sa séance d'aerobics.

J'ai rien dit, te souffle en souriant, celle qui partage ta couche!

Le bien- nommé 'Shipwrecked', le naufrage est proche, comment a-t-elle échoué dans ce port?

Superbe bluesrocker au  ton  electric Dylan.

Un downtempo datant de 2006, ' Shatter  like stars', puis une accélération brutale, 'New World Order'.

Vanessa revient à la charge, une danse épileptique effrayante et de violentes frappes de paume sur la table, sauvons la Maes...

Elle est bien cette petite, te souffle madame à l'oreille.

Vanessa, c'est pas le paradis, rétorque Fred, le placide.

Un  instrumental romantique pour calmer ses ardeurs, elle prend place sur la scène, ouf..

Everybody knows next one!

Effectivement, une belle version de 'Wild Horses' des Stones.

Si Steve Earle a sa ' Jerusalem', le ' One light on in Jerusalem' de Derrin Nauendorf est tout aussi profond, mais vachement plus remuant.

Solide morceau qu'il fait suivre de la dernière de la soirée, 'Let it go', après une lente amorce andalouse, la plage vire flamenco rock sauvage.

Le genre de truc à faire danser une armée de paralytiques en route vers Lourdes.

023.JPG

Le gars nous remercie, se commande une Leffe avant de se faire accoster par la virago, c'est le moment de se tirer en douce.

 

Derrin Nauendorf reste en Europe pour quelques jours, Assen ( Nederland) le 14 et un festival à Beauvais ce week-end!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 12:24

A l'accueil, l'écriteau indique Everything Everything: complet!

Pourquoi l'accès par les gradins, brave homme?

Panne d'airco, pièce surchauffée, on laisse les portes de la Rotonde  ouvertes, vous aurez de l'air...

Le T-shirt léger s'impose!

031.JPG

20:15'  Everything Everything

British indie from Manchester , ils ne peuvent le cacher, leur Mancunian accent est à couper au  laguiole aiguisé!

Deux albums, 'Man Alive' en 2010 et le tout récent 'Arc'!

Arrivée du quintet sur une musique introductive affectée.

006.JPGOn recompte, yes, five, alors que les biographes citent quatre éléments:  le frontman Jonathan Higgs ( rhythm guitar, percussion, lead vocals angéliques) -  le longiligne Jeremy Pritchard ( bass, keyboards, backings)-  Michael Spearman ( drums, backings) et Alex Robertshaw ( lead guitar, keyboards, backings).

Le cinquième élément, primordial pour le son du groupe, est le fabuleux keyboard player Peter Sené ( Kid Adrift).

Everything Everything compte autant d'admirateurs béats que de détracteurs virulents: overrated, pompeux, ambition ahurissante, de l'art pop guindé...on en passe  -  les fans: refreshing, a quirky and original band, magnificent baroque pop, etc...

Où est le juste milieu?

Pop: c'est sûr - arrogant: pas du tout, des gars aimables - pompier, bombastic: faut pas exagérer, c'est pas Queen.

Après  75' de show, bis inclus, on reste avec une excellente impression, on a passé un bon moment, le truc est diantrement bien foutu, sans pour autant crier au génie.

Bruxelles, en tout cas, semble avoir apprécié et l'a fait entendre.

' Undrowned' introduit par un piano classico pop, puis le falsetto caractéristique de Jonathan Higgs.

C'est sûr c'est pas à Yvan Rebroff qu'on va le comparer...

Inévitablement ton cerveau associe ce menuet à la pop de Coldplay.

030.JPG

038-copie-1.JPG

025.JPG Le single ' Kemosabe', à la scansion bégayante, s'avère imparablement catchy, les Bruxellois ne s'y trompent pas, les  battements de mains rythment la mélodie.

' Torso of the week', me demande si ma petite voisine admirative connaît  Jimmy Somerville.

Un tempo  désinvolte pour 'Final Form', toujours porté par la voix de fausset du petit barbu.

Alice poursuit son périple in popland, ' Choice Mountain'... Keane, Coldplay, Travis, Alt-J, Everything Everything, même rayon, entre le miel, les confitures et le choco.

Trois voix en harmonie lors du superbe 'Duet' , avec en background le synthé produisant des sonorités de cordes rendant ce nouveau single aussi irrésistible que le hit majeur de Barry Ryan,' Eloïse'.

1968, ça ne nous rajeunit pas!

Tempo saccadé imprimé par la batterie, gymnastique vocale parcours d'obstacle, voici le précieux 'Armourland' .

Etonnamment, des New Romantic bands des eighties s'imposent à ton esprit: Spandau Ballet et dans une moindre mesure ABC.

Le castrat attaque ' Schoolin,' du disco convulsif à la Hall & Oates.

Il nous annonce an older one, ' Photoshop Handsome', suivi de la ballade 'The Peaks' au ton tragique.

Gros hit ' Suffragette Suffragette' , premier titre pendant lequel les guitares mises en avant-plan déchirent sec.

Le set prend fin avec le flippant   'Cough Cough' .

040.JPG

Bis

'MY KZ URBF' , cqfd, du glitter disco au background Wham.

Un drumpad pour Jeremy, ' Tin' ( the manhole), bubblegum synthpop.

'Radiant', where Siouxsie meets U2 en croisant Boy George et les Fun Boy Three, belle tranche d'operetta funk.

011.JPG

'Don't try' met fin au gig d'un des smartest British pop ensemble!

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents