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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:05

S'il gèle au vingt-quatre mars, les poiriers diminuent d'un quart.
En 2012, on aura des poiriers gigantesques, 19° à l'ombre, tous au jardin sauf les irréductibles se tapant la  

 FNAC City 2 pour le mini-concert de l'Orchestre du Vent!
Abstiens- toi s v p, pas de commentaires débiles, pas d'autant en emporte le vent, ni de vent dans les branches de sassafras... du vent, du balai, basta, referme ton dico des citations.
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Nous disions L'Orchestre du Vent.
Combien d'exécutants?
Cinq!
DSC03565.JPGIls étaient Caravane, ils sont Orchestre du Vent!
Cécile Gonay ( Seesayle e.a.): Basse, Choeurs/Guillaume Montulet ( I'm bad like Jesse James): Claviers, Choeurs/Bernard Ronveaux ( Five to One, Mister Wood and the Cadillac... ): Guitares, Choeurs/Jérôme Danthinne ( Marc Morgan, Phantom, Miam Monster Miam, Jacques Duvall, Tsuki Moon...): Batteries, Choeurs et Didier Bourguignon ( au départ illustrateur/graphiste): Chant, Banjo 5, Harmonica!
Cette bise nâga à cinq têtes ne vient pas d'Angkor, elle a vu le jour, il y a quelques années, en terre mosane et a sorti un CD 7 titres auto-produit, ' L'Orchestre du Vent'!

14 h10'
Bonjour, on déclare grand-ouvertes les portes de l'univers de l'ODV.
Cet univers est pour le moins loufoque, imagine un fond musical country dessiné par Maurice de Bevere, alias Morris, et des lyrics décapants ou poétiques selon les directions indiquées par la rose.
Sirocco, mistral, tramontane, ponant... un milkshake surprenant.
' La vie': il est question de monstres et de dieux fébriles... c'est une évidence, la normalité est une notion relative, mon cher Albert.
L'orchestration est ample, l'harmonica gambade et les riffs de guitare sonnent americana.
' 1, 2, 3 fusées', à propos d'une nuit, en juillet 1969, qui nous a marqués ( fallait être déjà né, fiston), Apollo 11 se poseDSC03559.JPG sur la lune!
Kubrick, Hergé, David Bowie, l'Orchestre du Vent: même combat.
Une aventure spatiale sur fond forain. Sais pas pourquoi, mais ça me rappelle l'hilarant Bonzo Dog Doo-Dah Band!
Le subtil ' Ce soir' hante la veine mélancolique, les secondes voix aériennes de Cécile, aux grands yeux bleus, et l'harmonica plaintif du cowboy aimant la fondue et le Gevrey-Chambertin t'arrachent une larme.
' Françoise' un copain d'enfance avec lequel je pataugeais dans une bassine en zinc, tu sais une espèce d'abreuvoir pour vaches.
A cette époque tu pouvais pas t'acheter une piscine hors-sol rose ou bleue chez Carrefour, d'ailleurs Carrefour n'existait pas, il y avait que le Sarma!
Françoise, c'était mon poteau!
Belle tranche de country/pop Quick et Flupke, espiègle et irrésistible.
Tiens, c'est aussi beau que du Joe Dassin!
' Mange la route' en pensant à Norman Rockwell, décédé en 1978.
Faut clore les paupières et imaginer une blonde, Jayne Mansfield ou Mylène Demongeot, au volant d'une décapotable, une Dauphine pour la Frenchie, elle double un Berliet, elle s'en fout de la ligne blanche et sourit au camionneur à l'étroit dans son marcel, pas lavé avec Ariel.
DSC03584.JPGOui, elle portait des bottes et une mini-jupe en cuir, tu la connais?
Non, c'était pas Jean Seberg!
' Léonie'
Une copine de Charles!
Le Prince de Galles?
Non, les fleurs du mal.
Un uptempo crinière au vent, solo de slide glissant, tirade d'harmonica dylanien et poussée de fièvre des claviers.
Du funk baudelairien!
' Rien que pour moi' égratigne tous les présentateurs de TV cannibales et boulimiques.
Pense à Hugues Aufray virant René Magritte, et pour la séquence swing, téléphone à Vian!

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Dernière salve ' Knock-Knock'.
On heaven's door?
Sais pas, Jules, mais c'était désopilant!

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:03

Le billet de JPROCK :

La salle forestoise en version club n'a pas vraiment fait le plein ce soir.
Bizarrement les gradins sont bondés et la fosse est à moitié remplie. Un public principalement composé de familles, de jeunes ou de très jeunes attend avec impatience que le show commence.
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292225_184221741694432_100003198218121_269196_1693150338_n.jpgLorsque la jolie franco-martiniquaise apparaît sur scène entourée de six danseurs et danseuses et épaulée par quatre musiciens et une choriste, on sent que le parti pris du show a l'américaine a été choisi par la production.
Tantôt perchée sur un immense gâteau à la crème poussé par ses danseurs ou assise sur un trône surdimensionné, tantôt habillée d'une robe immense piquée à Kylie Minogue et alternant tenues sexy et chorégraphies en tout genre on sent  Shy'm animée d'une réelle envie de bien faire et d'une volonté de proposer un show qui en jette.
Hélas au final tout cela sent plutôt le déjà vu et ne tient pas la route en comparaison avec les superproductions américaines. Dans ce genre de spectacle il faut mettre le paquet sous peine de décevoir. Et malgré une plastique irréprochable, beaucoup de talent, une jolie voix et un charme évident, Shy'm ne parvient pas vraiment à convaincre sur scène. Même si la jeune femme est une excellente danseuse les chorés sont peu inspirées et bien souvent les danseurs ont du mal à remplir l'espace d'une scène sans doute trop grande pour ce qu'ils nous proposent.
Et puis il y a les compos, et c'est là que le bât blesse.
Hormis "Femme de couleur" livrée en début de set , "Je sais", "Ne pars pas", "Prendre l'air" et un "En apesanteur" piqué à Calogero, le reste dépasse rarement le niveau d'une pop sympa mais peu inspirée.

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Pourtant Shy'm se donne à fond et la jeune femme jouit indubitablement d'un capital sympathie grandissant auprès du public enthousiaste, qui ce soir lui donne beaucoup d'amour et de chaleur. La fin du concert, toute en énergie, sera d'ailleurs d'un nettement meilleur niveau.

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Malgré ces quelques défauts qui seront certainement gommés sur la prochaine tournée,il y a fort à parier que la majorité des spectateurs présents sont sortis ce soir de Forest National le sourire aux lèvres et satisfaits de leur soirée. Et finalement n'est ce pas là l'essentiel?

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:29

Jehovah's Witnesses express opposition to the very idea of celebrating birthdays.
Ben n'a qu'une religion: vivre en s'amusant, sans faire chier son voisin. En tant que fan de roots music, pour célébrer son anniversaire, il invite ses potes à un concert au  Toogenblik.
Consignes formelles, pas manger avant de venir: Gerrit prépare un buffet et il y aura à boire!
T'as déjà compris que si Ben attend 60 personnes, il y aura de la bouffe pour 120, bière et pinard couleront à grands flots.
Haren, here we are!
Initialement, Ben avait signé le singer/songwriter yankee Chris Cook pour égayer ses nombreux amis, las, quelques jours avant la party le Cook, malade, annule sa tournée!
Ne crois pas que Ben pinaque, en moins de deux il trouve un remplaçant de haut niveau:
 Paul Batto Jr.

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20h10', tu te pointes dans le club, Guy entame sa 3ème Westmalle, Gerrit s'affaire en cuisine, le buffet breughelien est impressionnant, Ben drague une blonde pas horrible, te refile des bons te permettant d'aller t'abreuver au comptoir... c'est clair on va pas s'emmerder!
21h30' , celui qui, comme Chaka Khan, vit le jour le 3è jour du mois de germinal vient annoncer que ni Chris, ni Cook n'arpenteront la scène ce soir, en revanche, nous verrons: from Slovenia,  Paul Batto Jr. ( voice- guitars) and from Czech republic, Ondra Kříž ( piano)!
Un fabuleux duo qui t'émerveilla, un beau soir de juillet 2009, du côté de Rumst ( Ace Café).
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DSC03519.JPGLes deux représentants de la Mitteleuropa démarrent le set avec un blues décoré de lignes de slide vicieuses et d'un jeu de Kurzweil bien rond, le Tchèque se permettant, d'emblée, une petite escapade en solitaire.( ' Watcha gonna do' qui ouvre le CD ' Ain't but one way'))
Sur ce background bluesy, la barbichette/casquette nous colle un timbre rauque et noir, idéal pour narrer les déboires du pauvre cottonpicker dont la bonne femme soit, se fait la malle, soit, fricote avec le voisin chômeur.
...every single morning I called you on the telephone ... et tu décroches, jamais!
Même veine avec le twelve-bar qui suit, ' Smilin' .
Muddy Waters a fait un gosse en Slovénie!
Place au downtempo aux relents gospel ' Put your load down', écrit pour une de ses connaissances ( from East- Germany) ayant tenté de mettre fin à ses jours lors d'un sérieux passage à vide dans sa vie d'agent des services secrets.
Le comble pour ce pro, il rate son suicide.
Superbe titre chanté à la Joe Cocker.
On revient au blues avec le sautillant ' Slow train to nowhere' . Ce train va nulle part, mais la notion "slow" n'est pas la même en Europe Centrale et en Belgique, le Jacques Lantier local a dû forcer sur la Pilsner Urquell, la machine dévale la pente à toute vitesse.
Ondra Smetana en démonstration!
Le laidback ' A voice cried in the wilderness' est proche de certains blues de Clapton.
Next one, ' Through the fire', is about learning the hard way.
Un piano classique introduit ce titre dramatique pour lequel Ondra hante le mélodica, la plage se teinte Edith Piaf/Marianne Faithfull/Tom Waits, la crooning voice du sieur Batto prend des accents Kurt Weill et transforme le folkclub en cabaret berlinois des années 20.

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Le duo achève la première mi-temps par une version poignante de 'Georgia on my mind'.
La classe!

Pause profiteroles, religieuses, choux à la crème, bourrelets & co et merde pour le bikini!
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Set 2
Le standard ' Ain't nobody's business': un crooning occupe toi de tes oignons, si je vais à l'église le dimanche et voir les filles le lundi, ça te regarde pas, gars!
DSC03536.JPGLe duo poursuit avec a love ballad, écrite pour the sweetheart of mine, indique Paul Jr et toujours pour la même madame ' She's alright' un blues frétillant.
Le doux-amer et introspectif 'Down on memory lane' joue sur la corde sensible tout comme la suivante, le classique 'Motherless Children', le petit pianiste y introduit, en douce, les mesures de 'Summertime', les deux mélodies fondent en un tout cohérent.
Un magicien, le Praguois!
Retour au blues, au vrai, celui qui décrit les nanas comme étant de belles salopes, imaginant tous les coups les plus bas: ' Dirty low down & bad'!
Tout comme Norah Jones, le duo exhume la perle de Hoagy Carmichael ' The nearness of you', un plakker irrésistible.
On adhère à 100% lorsque certains comparent le timbre de Paul Batto Jr. à celui du Genius, Ray Charles.
1944, Louis Jordan, du swing: 'Is You Is Or Is You Ain't My Baby'!
I hear you all want a fast one to end the show, voici un dernier blues crapuleux 'Long distance runner', slide et piano entamant une joute pas courtoise.
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Public debout, Ben n'a pas besoin de micro pour demander ce que tous désiraient, un bis!
Out of the Great American Songbook 'Over the rainbow', ce titre typiquement féminin ( la divine Judy Garland) ne perd rien de sa grâce entonné par la mâle voix du bluesman slovène.

A thousand thanks, Ben, une soirée parfaite!
Alors qu' Ondra et Paul prennent la route direction Eindhoven où ils jouent le lendemain, on décide avec le staff de Toogenblik de vider les dernières pintjes pour la route!



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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:19

Une co-organisation VK/Conseil de la Musique pour accueillir  Mirel Wagner dans le douillet salon de la rue Lebeau.
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Le choix pour l'avant-programme s'est porté sur  Loïc Joseph.
DSC03478.JPGCet ex- Five Minutes To Eat Jack ( un duo math-rock) a changé de cap pour se produire seul avec sa Fender, foottapboard et une loop-station, désormais il barbote dans un dark indie folk artisanal.
20:10: une sonnerie début des cours, le brave Loïc Belot monte sur l'estrade pour entamer son trip.
Le gars a sorti un LP ' Hellos and Goodbyes' et nous en abreuvera pendant 40', en commençant par le début, merci Jacques II de Chabannes, c à d au berceau: ' Cradle song'.
Morceau lancinant et répétitif qu'on ne comparera pas à Morrissey, comme le font quelques fantaisistes pas forcément notoires.
La suivante sera plus agressive et pour la troisième ( 'Hellos and goodbyes'), les boucles entrent en jeu, le timbre est grave, récitatif et caracole sur fond de mélopée noire.
Une chanson lendemains désenchantés, pas aussi rousse que celle de Mylène, un matin, tu t'éveilles avec le cerveau embrumé, tu souffres de headache, la seule boisson à laquelle tu aspires is a glass of water.
Introspection et réveil difficile, dure est la vie, chères sont les femmes!
On baigne dans un univers 'Into the Wild', soundtrack Eddie Vedder, pas désagréable, les éléments naturels( fire, water, air ...) étant omniprésents.
Petit référendum: slow/fast- Sarkozy/Hollande/ Le Pen/ De Gaulle?
Public indécis, ok, voici 'Eating up a fog' t'invitant au voyage, cruisin time écologique.
'Dead is the blue', un blues rudimentaire avec une séquence a capella.
Atmosphère feu de camp rue Lebeau, on est entre potes buvant à la bouteille, se racontant des futilités et fumant un petit joint, les autres n'existent pas, le boy scout nous rejoue une mélopée africaine.
Je recommence la dernière, sorry, une floche, voilà un ultime folk atmosphérique à la Smog.
Merci!

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Un grand blanc, on fait quoi?
C'est effrayant ce silence, si j'en jouais encore une?
Cool, mec!


21:15' Mirel Wagner

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Syntynyt:3. joulukuuta 1987!
Tu vas pas nous dire que tu ne comprends pas le finnois!
Donc, Mirel voit le jour, il y a 24 ans, en Ethiopie, mais grandit en Finlande où elle découvre les artistes blues/folk: Tracy Chapman, Billie Holiday, Joni Mitchell...
Elle sera chanteuse, son premier album, intitulé 'Mirel Wagner' sort fin 2011 et est encensé d'Espoo à Assayata:...Mirel Wagner a choisi le dépouillement pour mettre les vertiges de son âme à nu...Ses chansons, obsédantes, et sa voix, brumeuse, charrient des troubles durables ( Antigel).
Mr Glycol Ethylène a vu juste!
Les yeux clos, quelques cordes légèrement pincées, une voix douce, elle entame le récital par le blues 'The Road' et, d'emblée, un nom te traverse l'esprit: Leonard Cohen.
Un silence monacal s'installe, chacun ressent la souffrance et la désolation dépeintes par cette voix frissonnante.
Grand!

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'Despair' même dépouillement musical, même profondeur, pourtant!
Une diction minutieuse, chaque mot vient se coller dans ton cerveau et ta rétine visualise des images suggérées par la complainte...despair was standing with its jaws open wide
and it swallowed me whole in to the big black night... pour la gaudriole, tu sonnes à une autre porte!
Next one is new, annonce Mirel: ' Who am I to sing a love song?' une plage mélancolique proche du monde d'Alela Diane.
DSC03489.JPG'No hands' est mon titre le plus léger.. I've been riding my bicycle all day long sur des dusty roads...
Bucolique, pas aussi guilleret qu'Yves Montand, cependant.
This song is called 'Death' .
Un lament prenant , toute une imagerie macabre s'accapare de tes cellules: la faucheuse, le squelette à capuche et autres allégories dignes de Pieter Bruegel l'Ancien ou de Jérôme Bosch.
Et quand elle termine par 'I can smell the rot', tu décides de te boucher les narines.
' Red' une danse lugubre et mystique.
Le bluesy ' Dreams' prend des couleurs Tom Waits , le susurré et intense ' Lean' te ramène jusqu'au mythe de Tristan et Yseult , les amants maudits.
' No Death' le single, une pièce d'anthologie te donnant des frissons.
Comme elle, tu as les paupières closes, tu vis sa mélopée quand un ringtone intempestif vient rompre le charme.. pendez le, ce sauvage!
' Joe' qui va laver ses péchés dans le fleuve comme un ange l'a ordonné, ..when they'll find me in the river tell my mother I was a good boy...
Un univers de croyances, de coutumes lugubres, de délires mystiques, c'est Robert Mitchum, en révérend Harry Powell, que tu vois dans ce cauchemar.
Le tout aussi grave 'To the bone' met fin à ce concert exceptionnel.
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Mirel Wagner se produira aux Nuits Bota le 18 mai!

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:07

En 2006, Miam Monster Miam ( Benjamin Schoos) et Jacques Duvall fondent le label  Freaksville qui se veut iconoclaste.
A ce jour il compte +/- 25 artistes dont Lio, Sophie Gallet, Android 80, Laetitia Sadier...
Sous les appellations Freaksville Café, Cabaret Freaksville ou Freaksville Party, l'équipe terrorise les scènes belges ou françaises. Ainsi, il y a quelques années tu assistas, lors du BSF, à une carte blanche à Jacques Duvall, ce soir au Bota, c'est le revenant Marc Morgan qui se verra propulser tête d'affiche.

A 20:00, à peine 20 curieux peuplent  la Rotonde, on est très loin de l'excitation ou de la bousculade premier jour des soldes chez Harrods.

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20:15, une demi salle, des copains ou des guests, majoritairement, obscurité totale, une chinoiserie kitsch en fond sonore et apparition de Benjamin Schoos, très élégant en geisha.
Sont trois à manipuler des touches ( keyboards, synthés, sequencers..) sur scène: un Chinois, Chuck vise ma perruque et Chris Serri.
Ils vont nous présenter quelques titres du Schoos nouveau 'China man vs China girl' qui doit sortir le mois prochain.
' Marquise' le faux chevelu amorce, sur fond filmique, une intro narrative à la Paolo Conte, cette marchesa est probablement de descendance romaine, avant de voir le Chooz nous la jouer maître Duvall rencontre Scott Walker ou Benjamin Biolay ( comme le suggère Zohra), va-t'en savoir!
C'est décalé, witty et élégant..ça s'annonce bien.
Une tranche d'electro pop surréaliste:'Profession catcheur' ou Schoos en lutteur de porcelaine.

 

 

Godard, tu connais?
'La Chinoise': oui, il y avait Juliet Berto, mais aussi Anne Wiazemsky.
Que de références!
Schoos et Duvall, les dandies aus Kuifjeland.
Retour de l'Ange Blanc pour le dernier titre: ' China man vs China girl'.
Merci qui?
Merci, David Bowie!
C'est un malin, Benjamin Schoos!
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Pour jouer à Jacques Martin, Freaksville a engagé un humoriste rasta, l'ancien Starflam, King Lee qui vient annoncer le tableau suivant:  Mademoiselle Nineteen!
Juju ( Juliette) Wathieu est la fille de Marc Morgan.
Les Pygmalions Miam Monster Miam/Duvall ont décidé d'en faire la nouvelle France Gall (' Les sucettes') ou la nouvelle Lio ( 'Banana Split').
Un passé de choriste chez Phantom (Lio) et un premier album sorti en février.
Pour l'accompagner: basse, batterie, claviers, guitare, trompette, tous canassons casernés dans l'écurie Freaksville.

 

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Le single 'Quelle Importance' , du sixties Salut les Copains/Mademoiselle Age Tendre yéyé intellectuel de gauche, style Sheila, Brigitte Bardot, Jacqueline Taïeb.
Sucré et amusant avec un timbre juste assez faux pour en sourire.
L'exotique 'Juillet brillait' te rappelle au bon souvenir des Parisiennes. La fausse ingénue pleurniche ' Tu ne veux plus de moi'.
Déjà le gimmick agace, un produit calibré cheap sitcom.
Léger comme une bulle, disait l'autre!
Vide, inoffensif et insignifiant, ajoute une voisine dont tu tairas l'identité.
'L'inconnu du Delta 140' qui malheureusement porte une alliance, je l'ai suivi à distance...
Aussi passionnant que Maigret au jardin botanique.
Exit Mademoiselle Nineteen, retour du rigolo!
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 Marie France
ou Marie France Garcia, née un jour ( assez lointain) à Oran.
Si tu sais qu'en 1973, Arrabal la faisait tourner dans 'J'irai comme un cheval fou' et, qu'en 1969, elle personnalisait Marilyn Monroe à l'Alcazar, tu auras un aperçu de l'âge qu'il faut taire.
Son nom apparaît au générique d'une vingtaine de longs métrages, au théâtre elle joua du Duras et son premier single édité chez Romantik ( 'Daisy/Déréglée') est un collector's item.

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Bref, l'égérie du gay Paris anno 1970 est une icône et toutes les Mademoiselles 19 de la terre peuvent aller s'ensevelir sous 20 tonnes d'argile ou de limon en comparaison de la classe, émaillée d'un brin de vulgarité, étalée par Miss Marie France.
Soutenue par Benjamin Schoos et par les gars qui accompagnaient la petite 19, la blonde sulfureuse attaque avec 'Les Nanas' signé Duvall /Zola, un garage second degré crado et bandant.
Après ' Le détecteur de mensonges' un twist/rock irrésistible, elle nous balance ' Le bon, la brute et le truand' encore un titre enregistré sur l'album 'Kiss'.
Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach descendent sur Liège, couchez la marmaille, ça va saigner.
L'allumeuse poursuit avec le downtempo 'Bleu' et termine avec le surf ' Un garçon qui pleure', featuring Chrissie Hynde sur l'album.
..un garçon qui chiale ça me remonte le moral... digne de Juliette Gréco!
On aurait aimé un set plus long!

Break de 10' et soldes chez Freaksville
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 Marc Morgan et les Obstacles
Marc Morgan, le Hutois le plus célèbre après Anne-Mazie Lizin ( Zinzin, murmure un méchant, sans-doute un NVA)!
Il fut Objectif Lune- Révérends du Prince Albert et, surtout, Les Tricheurs ( gros hit 'Le Jour J'), pour devenir Marc Morgan.
DSC03454.JPGEn 2001, un dernier CD: 'Les parallèles se rejoignent'.
Un silence discographique de 10 ans, le retour avec 'Beaucoup Vite Loin', l'an dernier.
Le binoclard est accompagné de trois Obstacles doués: Jérôme Mardaga : guitar/Calo Marotta : bass/Jérôme Danthinne : drums.
Curieusement, il débute le set par l'ancien 'Notre Mystère, nos retrouvailles', du pop/rock sentant les cuisses de grenouille, style Les Innocents, Téléphone, Images et la bande à Sirkis.
M M enchaîne sur ' A ma merci', un midtempo que la guitare du sieur Mardaga déchire grave.
Toujours aussi profilé Pure FM, bonjour Rudy , 'Ici et Maintenant', du 'rock' passe-partout.
Trois titres et t'as déjà compris, la Belle au Bois Dormant a sommeillé pendant 20 ans, mais nous ressort la même soupe, à peine réchauffée, qu'en 1990.
Les pseudo rock défilent: ' Qu'ils reposent en guerre' - 'J'abandonne' ( c'est même pas vrai!) - ' Au train où vont les choses' - 'Si tu retrouves la mémoire'... un ramassis de banalités.
Moravia baille, un autre chante...Il faudra bien que j'me décide un jour, mon amour, à me faire la malle...
Quelques touches Jean-Louis Aubert, en plus gnan gnan, avec ' Mauvais Esprit', heureusement de superbes lignes de guitare sauvent la mise.
En duo avec Juju ' ' Comme par désenchantement ' et ' Aux Oubliettes' les chutes du Niagara sur Meuse et du simili Bashung.
' Grâce à toi' dédié à Charlotte.
de Turckheim, sans doute!
' Beaucoup Vite Loin' pas retenu pour l'Eurovision et la dernière, le chef-d'oeuvre, ' Je t'aime mais tu m'énerves' .

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Bordel, Bruxelles, vous êtes 'molasse', nous on est funky. ( Comme un cassoulet!)
T'énerves pas, Marco, ça se soigne!
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Bis
Solo: 'Bruxelles 'de Dick Annegarn.
Un massacre, te souffle Zohra, tu opines, c'est une honte d'avoir émasculé cette perle.
Avec le band, le blockbuster des Tricheurs ' Le Jour J'.
Pire qu'un groupe de bal médiocre, de la daube, décrète un mec se soignant à la Trappiste!

Le jour J, l'heure H , la seconde S .. c'est du vent, il n'y a que le point G qui compte!
Oui, docteur!





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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:33

Le billet de JPROCK:

Le Handelbeurs à Gand est une salle excellente et sympathique qui donne envie de s'y déplacer pour aller y écouter un artiste, et pourtant ce soir ce n'est pas la toute grosse foule: le hall est rempli aux 3/4. Pourtant l'affiche est alléchante et vaut le déplacement. Pensez donc :Claude Russel Bridges dit  Leon Russell,  the Legend himself !
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L'homme est avare de déplacements sur le vieux continent et à 70 balais c'est même ce soir sa toute première prestation en Belgique, et disons le tout de suite une fois de plus les absents ont eu tort car la prestation que le natif de Lawton en Oklahoma nous a offert ce soir fut d'un niveau réellement exceptionnel.
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Il est 20h15 précises lorsque le maître s'appuyant sur une canne, tout de jaune vêtu et coiffé de son légendaire Stetson fait son apparition sur les planches sous une terrible ovation. Il rejoint ses claviers, s'assied, et se lance dans l'interprétation d'un "Delta Lady" incendiaire.
Le band composé du bassiste Jackie Wessel, de Brandon Holder aux drums, du fabuleux Chris Simmons à la guitare et du multi-instrumentiste Beau Charron est un des meilleurs backing band qu'il m'ait été donné de voir en quarante ans de concerts de rock. Pas de setlist, le groupe y va à l'instinct suivant son leader comme un seul homme.
"Lorsque Leon démarre un titre on sait ce qu'on a à faire" me déclare Chris Simmons après le show, "et de toute manière il change tout le temps la setlist..." Ces mecs là ont tellement de métier qu'ils pourraient jouer ensemble dans une cabine téléphonique, les yeux bandés et des boules Quies dans les oreilles !
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La voix de Leon, légèrement rauque et nasillarde comme on l'aime, décline devant nous une flopée de hits. C'est toute l'histoire du rock qui défile ce soir devant nous nonante minutes durant. Un trip à vous filer la chair de poule...
526232_183362425113697_100003198218121_266602_1711085108_n.jpgDes harmonies vocales d'une perfection étonnante se mêlent à des solos de gratte à vous couper le souffle comme sur cette version très personnelle du "Wild Horses" des Stones où la pedal steel guitar de Beau Charron rivalise avec le style bluesy saignant de Simmons. Et puis il y a cette version à vous faire chialer du "A Hard rain's a gonna fall" de Dylan, absolument magique.
Les titres s'enchaînent sans temps mort, tous plus éblouissants les uns que les autres. Au clavier Leon Russell déploie son style inimitable. Avec "Georgia on my mind" l'émotion est à son comble. Une dame dans un fauteuil roulant écrase une larme avant de serrer fort la main de son mari et de me lancer un regard rempli de bonheur. Chacun d'entre nous est conscient d'assister à quelque chose d'important, quelque chose de grand, le genre de concert qu'on évoque bien des années plus tard en disant "j'y étais" !
Petit instant de gloire pour Chris Simmons le temps de nous interpréter deux titres blues tirés de son dernier album Hallelujah Man sur lequel on retrouve aussi Leon en guest star. Le band quitte la scène et laisse Mister Russell seul sur scène pour un "This song for you" livré en voix piano et pendant lequel le temps s'arrête littéralement. Magnifique !

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Retour des musicos ensuite pour une version dantesque de "Jumpin Jack Flash" enchaîné à "Papa was a Rollin Stone" devant une salle conquise et déchaînée.
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En rappel Leon s'attaquera aux origines du rock et à ses années Jerry Lee Lewis avec un "Great Balls of Fire" incendiaire et un "Roll over Beethoven" cataclysmique.
Quelle soirée, mes amis, quelle soirée ! Inoubliable.
Un immense concert d'un musicien-compositeur-interprète de génie qui ce soir a remis les pendules à l'heure une fois pour toutes : le rock c'est ça et rien d'autre !
He is the "ultimate rock & roll session man" !
N'est pas inscrit au Rock n'Roll Hall of Fame qui veut...

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 14:09

Configuration flex semi-assis pour  Laura Marling après ses passages au Botanique en novembre 2011 ou avril 2010.
Il faudra attendre 21h avant de voir l'Ancienne Belgique bien garnie, un public fort jeune, élément féminin venu en force.
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20h,  Pete Roe est chargé du hors-d'oeuvre.
Le timide singer-songwriter londonien fait partie du backing band de la blonde Laura, a sorti un EP ' The Merry-Go-Round', que tu peux classer dans la catégorie traditional British folk.
Gentle voice, un jeu de guitare subtil, sweet or bluesy melodies qu'une partie dissipée du public a boudées, les petites lycéennes, à tes côtés, narrant bruyamment leurs exploits scolaires du jour.
Six nice acoustic songs en 30', pas de quoi grimper au mur, mais c'est soigné, charmant et honnête.
Une première ballade pastorale ( ' There has to be a reason') sera suivie du mélancolique 'In the arms of another' .

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Le rythmé 'Oh Suzannah' en fingerpicking est proche de Donovan quand il se fait léger et bucolique.
Pete balance un bluesy track nerveux et fataliste avant de revenir au soft and quiet folk à la Ralph McTell avec de beaux accents Richard Thompson... there's a strange kind of mystery in the air...!
Douceur d'un paysage à l'anglaise peint par Gainsborough ou Constable.
Il termine son set par un ultime rustic folk ( 'Carry on like before'?) et rejoint les coulisses.
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Laura Marling
DSC03249.JPG22 printemps, trois albums ( le dernier ' A creature I don't know'): précoce la native d'Eversley, dans le Hampshire.
Celle qui débuta comme backup singer chez Noah and the Whale collectionne les éloges... "The First Lady of Folk" avance le magazine The Fly, "Laura Marling ou la mélancolie magnifiée" ( Libération), "Jeune surdouée du folk anglais" ( Les Inrocks), la nana n'est guère prodigue de sourires.
That lady doesn't smile that much, does she?
Ses nombreux fans n'en font pas une maladie, acceptent ses caprices et la portent aux nues.
A 21h, elle se pointe, armée d'une acoustique et accompagnée d'un quintette:
Ruth de Turberville au violoncelle ou autoharp ( Ellie Goulding, Nathaniel Rateliff) - Matt Ingram aux drums ( Nerina Pallot, Paloma Faith...) - Graham 'Grazzly' Brown: basse, contrebasse ( Alessi's Ark) - le multi-instrumentiste ( trompette, banjo, mandoline, tenor horn ), Marcus Hamblett (Alessi's Ark- The Leisure Society- The Unthanks- Sons of Noel and Adrian...) et Pete Roe ( piano, orgue, guitares).
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Une orchestration imposante pour introduire ' I was just a card' , titre impressionnant que les critiques rapprochent de Mumford & Sons.
Marcus troque la trompette contre un banjo pour 'The Muse', un upbeat pieds légers, truffé d'éléments skiffle/dixieland.
DSC03241.JPGRetour au calme avec l'élégante et sombre valse 'Don't ask me why' présentant un petit côté Joni Mitchell attachant.
Le splendide et narratif 'Salinas' , violoncelle en arpèges, banjo country, lignes de guitare électrique aux couleurs Americana de Pete Roe et un choeur de cinq voix, est un des titres les plus rock du répertoire de la petite anglaise.
La délicate lamenting melody 'Blackberry Stone' se trouvait sur l'album précédent 'I speak because I can'. Ici, également, le cello sombre de Ruth et les choeurs célestes émerveillent.
A 22 ans, Laura fait preuve d'une étonnante maturité.
Place à 'Ghosts', plage issue de son premier CD ( 'Alas I cannot swim'), elle était âgée de 17 ans.
Une gymnastique vocale intrépide et un public battant des mains en suivant le rythme nerveux imprimé par la batterie.
'Alas I cannot swim'( hidden track du CD du même nom): une fraîche ritournelle/conte de fées folky.
Le groupe se tire, Laura solo pour quatre superbes morceaux, en commençant par 'Dance, dance, dance', une composition joyeuse de Neil Young que l'on retrouve sur le premier album de Crazy Horse.
Le limpide ' My manic and I' sera suivi d'une nouvelle chanson, une ballade intimiste, ' Once is enough to break you' , chantée d' une voix d'une pureté cristalline, proche des intonations d'une Joan Baez.
Bruxelles retient son souffle et l'angélique enfant amorce une dernière plage en solitaire, la veloutée et tendre love letter 'Goodbye England' ( Covered in Snow).
Retour du groupe, je ne vous les présente pas, décide la maîtresse d'école, ils vont le faire eux-mêmes en vous racontant une anecdote ou une blague.
Tu commences, Matt:" tu connais celle des autoroutes belges visibles depuis la lune... "etc!
Une mandoline pour Marcus, let's go pour le turbulent 'Alpha Swallows' au chant choral symphonique.

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Il sera suivi de 'My Friends' une tranche de folk pop vigoureux et tapageur faisant place au murmuré 'Sophia', virant soudain country rock agité sur couches de backing vocals aériens.
Elle termine le set avec 'Rambling man' , encore une plage t'amenant aux comparaisons flatteuses avec la grande Joni Mitchell.
La suivante servira d'encore, annonce Laura, vous n'aurez pas droit à la mise en scène habituelle, on reviendra pas, le dynamique manifeste féministe ' I speak because I can' clôture donc ce convaincant concert de 70'.
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Malgré les hurlements et les jérémiades, ils ne réapparaîtront pas sur scène!












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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 11:40

Le billet de JPROCK :


Concert sold-out ce soir à l'AB pour la date belge des  Waterboys.
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Avec un concept-album intitulé "An appointment with Mister Yeats" Mike Scott mêle les écrits du poète irlandais à la musique des Waterboys et le moins que l'on puisse dire, c'est que le musicien écossais frappe un grand coup en pratiquant aujourd'hui des émotions plus contenues qu'il y a dix ans lorsqu'il avait déjà adapté un poème de Yeats sur l'album Fisherman's blues. Et le concert de ce soir, un des meilleurs que le band ai donné depuis bien longtemps sur nos terres, va achever de nous convaincre.
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Conçu en deux parties distinctes, la première en forme de best of et la deuxième consacrée au dernier opus, le concert va tenir toutes ses promesses, dosant les orchestrations de main de maître et alliant émotion et énergie dans un mélange subtil de chaque instant.
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Avec des titres comme entre autres "The thrill is gone" et "The girl in the swing", le band, composé principalement de musiciens écossais, explose littéralement et dévoile toutes ses qualités dont la formidable dextérité de son violoniste Steve Wickham et du batteur Ralph Salmins.
Pour cette tournée le groupe bénéficie du renfort de la chanteuse irlandaise Katie Kim, qui fait office de choriste de luxe durant la seconde partie. Mais ce qui nous éblouit réellement c'est la qualité des nouvelles compos tirées de "An appointment", toutes formidables, et qui explosent littéralement en concert. "White Birds" vous arrache des larmes, "September 1913" est une tuerie et "Politics" qui clôture le set est un très grand morceau.
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Le public exigera deux rappels et c'est une salle debout qui accueillera comme il se doit les classiques que sont "Out of Control", "The Whole of the Moon" et l'inévitable "Fisherman's Blues" repris en choeur par la foule.
Un grand concert d'un grand groupe qui après trente ans d'existence continue toujours et pour bien longtemps encore à nous enchanter.

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 07:42

Le 17 mars: Lá Fhéile Pádraig!
Vais inviter un band irlandais, décide Didier, le patron du Montmartre.
Ainsi fut fait et le choix se porta sur le Pat McManus Band qui attira la grande foule Place de la Petite Suisse!
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 Pat McManus Band
Un power bluesrock trio dans la veine Rory Gallagher 1970/1972, avec Gerry McAvoy et Wilgar Campbell ou 1976/1981, avec Gerry McAvoy et Ted McKenna.
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Patrick Frances McManus, aucun lien de parenté avec un certain Declan Patrick " Less than zero" MacManus, naît à Derrylin, Northern-Ireland. Fils aîné de parents musiciens, il se lance très vite dans une carrière sur les planches: All-Ireland Fiddle Champion à 14 ans- puis, avec ses frères, il fonde Pulse, qui devient Mama's Boys: plusieurs albums, quelques hits gigantesques en Irlande. Mais, en 1994, le destin frappe à la porte avec le décès de Tommy, le frangin batteur, Mama's Boys décide d' arrêter.
Peu après un nouveau groupe: Celtus, 5 albums, le dernier en 2001.
Une rondelle avec le groupe Indian, pour ensuite former le  Pat McManus Band en 2007 et graver 5 albums, le dernier 'Walking through shadows' en 2011.
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Aux drums depuis 3 ans, le costaud Paul Faloon, en principe on aurait dû voir Gordon Sheridan à la basse, mais le mec a claqué la porte il y a deux jours et Pat a trouvé un digne remplaçant en la personne du keyboard player, Mark Stanway, membre de la formation hard rock, Magnum, mais aussi ex- Phil Lynott's Grand Slam que Phil monta après le split de Thin Lizzy en 1984, enfin il joue avec M3 (avec les ex-Whitesnake Bernie Marsden, Micky Moody, et Neil Murray), et, en 2006, il eut l'honneur de jouer avec les Honeydrippers, le supergroupe de Robert Plant/Jimmy Page.
Ce trio a mis tout le Montmartre à genoux, un show encore supérieur à la performance d' Ana Popovic au même endroit, en février.

21h15
DSC03055.JPGAprès une courte allocution de Didier, le band attaque ' Bedroom eyes', un titre puissant et très, très lourd, issu de ' Growing up the hardway' des Mama's Boys.
Enchaînement immédiat sur 'Best Friends' ( end of the line), illuminé d' un solo d'une fluidité digne du regretté Gary Moore.
Dans le zinc on se regarde tous, une évidence: ce soir ça va pas être du caca!
Tout sourire, Pat se souvient d'un précédent passage à Bruxelles, à la même affiche que les Scorpions et Gary Moore, ça date pas d'hier, ajoute-t-il!
' Call me the breeze' de J J Cale, en bluesrock agité, puis l'instrumental 'Juggernaut' au Celtic feeling, un incroyable jeu en arpèges à rendre jaloux la dentellière la plus stylée.
Encore une plage des Mama's Boys, ' Runaway Dreams', l'ombre de Thin Lizzy plane sur Ixelles, qui frise la démence lors du final au violon.
L'Irlandais, visiblement ravi, arbore un sourire communicatif, Paul cogne comme un camionneur carburant au Old Bushmills et, tu te dis que c'est assez navrant que le brillant Mark Stanway soit réduit au rôle de comparse, obligé de DSC03128.JPGfaire sonner son Korg comme une basse.
Heureusement, il pourra se libérer pendant le slowblues 'Garbage Man' de Willie Hammond , un titre que tu retrouves sur les BBC Sessions de Rory Gallagher.
Sensationnel, le Montmartre exulte pendant les derniers accords au violon.
Claviers en bourdon et fiddle pour le traditional ' Danny Boy' ...Happy Saint Patrick's Day!
Il poursuit au violon avec une Irish jig fiévreuse t'incitant à la consommation immodérée de Guinness.
They're rocking the shop avec un' Shaking all over' métallique à souhait.
Des bêtes!

On revient au blues avec le singalong 'Same old story' qui met fin au premier set de 55'.
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Guy n'en revient pas encore: ce mec est génial!
J'allais le dire, pas un empoté, le Pat!
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Set 2
DSC03155.JPGIl démarre par un triplé d'acoustic tunes, commençant par un ragtime en picking, puis une plage ciselée, dédiée à la légende Rory: ' Return of the G man', pour nous achever avec le sensationnel 'Out on the western plains' ( Leadbelly), que le champion de Ballyshannon enregistra sur 'Against the Grain'.
Un gars, assis à côté de Guy, s'arrache les trois tifs restés sur le crâne tout en répétant "c'est pas possible, c'est pas possible", Guy, déshydraté, en profite pour vider son godet!
The lads are back, à trois: ' Last thing at night', encore un instrumental de l'époque Mama's Boys , aux senteurs Gary Moore prononcées et joué tout en souplesse.
Le public n'a pas le temps de savourer, ils ont embrayé sur un bluesrock suintant, 'Got the right'. Les tables tremblent, le carnassier vient d'amorcer la pièce de résistance: ' Back in the saddle', Paul Faloon martyrise tout son kit, la wah wah grince, Mark Stanway assure comme un chef, c'est parti pour la séquence guitar hero: derrière la nuque, couchée sur le monitor, à genoux... le grand jeu, un matraquage démoniaque, une sauvagerie maîtrisée et toujours with a smile on my face.
Guy, t'avise pas de toucher à ce verre, c'est pas ta pintje, c'est la mienne, smeerlap!
Faut calmer tout ce beau monde, un slow blues: ' Parisienne Walkways' que le regretté Gary a sorti en 1979.
Non, Guy, j'ai pas de kleenex!

L'effervescent 'Needle in the groove' mettra fin à ce second set impressionnant.
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Public debout, cris guerriers et retour des légionnaires.

 

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Au bouzouki ' Walking in the shadows of giants', sonnant comme le 'Going to my hometown' de Rory.
Tu dis, Guy?
Un concert 5 étoiles!
Sommes bien d'accord, gars!
Le public n'a pas l'intention de quitter l'arrière salle du bistrot et réclame un supplément que Pat McManus, bon prince, lui octroie sous forme d'un endiablé traditional au fiddle.
Même sans Irish dance hard shoes, les stomps, trebles ou clicks pouvaient s'entendre jusqu'au cimetière.
A tremendous kick in the ass!




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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 21:04

Le billet de JPROCK :

La musique de Wim Mertens agace ou séduit, c'est selon.
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Personnellement, je m'inscris dans la deuxième catégorie, car sa musique minimaliste et parfois répétitive me touche, et le voir réinterpréter pour la circonstance (30 ans plus tard) son album le plus célèbre, "Struggle for pleasure", me semble un très bon plan.
Et en effet la soirée allait tenir ses promesses.
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Le concert débute vers 20h00 par un titre instrumental dédié aux victimes de l'accident de car de Sierre et à leurs familles. Dans la salle un silence respectueux et emprunt d'émotion s'installe alors que les violons pleurent les petites âmes disparues.
Emouvant.
Puis Wim fait son entrée et s'installe au piano. Le son est excellent et le concert se déroule en deux parties. L'une est consacrée au célèbre album, et l'autre à un best of de compos choisies de la carrière du compositeur flamand, agrémenté de projections, le tout interprété par un Wim Mertens dont la gestuelle reste toujours aussi amusante et par un quatuor de cordes + saxophone-clarinet, harp, piano et chant assuré par le maestro himself.

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En plus de deux heures de spectacle et avec des compos comme 'Tourtour', 'Struggle For Pleasure', 'Salernes', 'Close Cover', 'Gentleman of Leisure', 'Inergys', 'Circular Breathing', '4 Mains', 'Multiple 12', 'At home' et 'Not at home', le natif de Neerpelt a, une fois de plus, étalé l'immensité de son talent qui a fait de lui un de nos musiciens belges le plus apprécié internationalement.

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Une très belle soirée à  l'Ancienne Belgique en somme.

 

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