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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 09:06

 Steven Wilson:

    “People talk about progressive rock as pompous, fussy, obsessed with technique, but the only thing the best progressive rock bands had in common was ambition... Yes, Pink Floyd or King Crimson, they concentrate on the album as an art form, treat the album as a musical journey that tells a story.”

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Pour te donner une petite idée de ce qui nous attendait à l' AB Box en ce lundi de mai.

Le leader de Porcupine Tree n'a jamais été classé dans la  même catégorie que  Mr Bean/ Benny Hill ou Jim Carey, il se prend même vaguement au sérieux, mais, avec lui un show approche de la perfection.

 

A 19h20', les fans purs et durs forment déjà trois rangées derrière une barrière Nadar les séparant de la scène.

Jean- Pierre, le photographe de Keys & Chords, a réussi à dénicher une place stratégiquement valable, à l'extrémité du premier rang, où il pourra travailler sans être gêné par un rideau de tulle séparant public et artiste.

Les consignes sont strictes, photos pendant trois morceaux et puis Auf Wieder Sehn, messieurs!

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20:00 pile, toujours dans l'obscurité, le drummer, Marco Minnemann ( KMB, Adrian Belew, Paul Gilbert, Kreator..) prend place  pour une intro musclée, la basse le rejoint, un look Gretchen aux couettes blondes et à la barbe naissante, Nick STEVE_WILSON-_120514_-74.jpgBeggs, ex-Kajagoogoo, ensuite les claviers, Adam Holzman ( Ray Manzarek, Miles Davis, Chaka Khan...) et le guitariste bulgare, Niko Tsonev (Jamiroquai, Richard Ashcroft...),  l'intro vire groove, puis jazz/progrock étincelant, cinquième élément, la flûte, Theo Travis ( Gong, Soft Machine Legacy, Cipher, Anja Garbarek...), ce multi-instrumentiste maniera différents saxophones, une clarinette et tapotera un orgue, enfin, apparition de l'architecte, Steven Wilson, qui vient saluer Bruxelles, encourager son équipe et participer à la confection de cette première plage ambitieuse et épique ' No twilights within the court of the sun' sur l'album 'Insurgentes'.

Sur l'écran, en background,  un jeu d'images sombres sur lesquelles se dessinent les ombres des virtuoses.

Esthétisme symboliste!

Wilson est loquace: Good evening, thank you for coming, d'une voix déformée, robotisée, du même ton d'outre-tombe il poursuit...

I’m a collector, I collect anything I find

I never throw anything away that’s mine..

Le théâtral et crimsonien ' Index' , pieds nus, il déambule avant  de s'agenouiller mains levées.

Bel effet dramatique.

Une intro au piano ' Deform to form a star', majestueuse ballade, ornée d'harmonies éthérées, digne des meilleurs Yes.

Une acoustique, sur laquelle se greffent de gros riffs de guitare,  amorce l'instrumental à la structure complexe 'Sectarian' .

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Le rideau disparaît, la foule manifeste sa joie, sur scène, un jazz  fusion du meilleur effet.

L'Ancienne Belgique is one of my favourite venues in Europe, déclare le gars de Kingston upon Thames pour annoncer ' Postcard', une ballade que tu retrouves sur son dernier ( double) CD ' Grace for Drowning'.

'Remainder the black dog' une des pièces maîtresses du set, pendant un bridge instrumental il admoneste deux tristes sires, bruyants et visiblement entamés... vous pourriez pas vous tenir cois , vachers avant d'aller s'installer derrière son orgue pour aider la troupe.

Brillant solo de sax te faisant penser à If ( avec Dick Morrissey) , Nucleus ou Colosseum.

De la lave en fusion!

STEVE_WILSON-_120514_-119.jpgDeux guitares: ' Harmony Korine' suivi du léger, Pink Floydien,  ' Abandoner', légèreté passagère, une étourdissante explosion secoue la mélodie qui  peu après se meurt en douceur.

Nouvelles remarques aux buveurs, puis ' Insurgentes', titletrack de son premier effort solo et titre que le band a appris la semaine dernière.

It's a fragile piece of music, so be quiet!

Piano dominant et Nick Beggs au Chapman Stick, instrument cher à Tony Levin.

A brand new one, Brussels, d'ailleurs je l'introduis par un jingle, it is called 'Luminol' et  ce morceau imposant présente certaines similitudes avec le 'Roundabout' de Yes.

'No part of me' , fragilité et beauté seront, une nouvelle fois, agressées par de lourdes rafales sur lesquelles un sax oriental caracole hardiment.

Convaincant!

Les musiciens rock ne sont pas très futés, leurs titres traitent souvent de chicks ou, comme les miens, de serial killers, hier à Dortmund, un gars de Sofia m'a affirmé que la Bulgarie a enfanté un des plus horribles tueurs de cette terre, Niko ne le connaissait pas.

What about Belgium?

Pêle-mêle, Di Rupo, Danneels, Annie Cordy, Dutroux... fusent!

J'aimerais un silence monacal pendant l'intro, vu les Taloche...

 Prêts pour  une suite de plus de vingt minutes de prog lumineux?

'Raider II'  débute par un grand piano classique, vire ambiance film d'horreur, en quadriphonie, un mouvement vulnérable à la flûte fait place à une déflagration monstrueuse, puis vient  un chant funèbre sur coulis noir et grondements inquiétants, ça virevolte, soubresaute, des torrents de guitare, des nappés de piano, des rires, des pleurs: c'est  l'Odyssée!

Le public devient fou, le maître se barre en douce, laissant les musiciens orphelins.

Le clavier tire sa révérence, puis Theo Travis, après quelques lignes lyriques Niko rejoint la Bulgarie, seuls restent en piste la basse et la batterie.

Le Titanic prend eau de toute part, le duo plonge dans les coulisses.

1h50' de très haut niveau!

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Un bis

' Get all you deserve' avec un Steven Wilson affublé d'un masque  à gaz.

 

Les fans resteront longtemps présents après le départ du SW Band qui ne reviendra pas, qui ne distribuera pas les setlists!

 

Photos: JP Daniels

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Published by Michel/photos JP Daniels - dans Concerts
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:56

Les Nuits battent leur plein, pour ce quatrième épisode de l'édition de l'épisode 2012, tu optes pour  l'Orangerie qui accueille le rescapé  Daniel Darc, le prince des virées sur les rivage du Styx, l'éternel rebelle, le loser définitif, bref, la dernière rockstar hexagonale!

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Le menu prévu est copieux!

 

A 20:00 Lescop!

Vendu comme une sensation chez nos voisins, fans de Hollande!

Lescop c'est Mathieu Lescop, le chanteur de  feu Asyl, groupe punk/new wave de La Rochelle.

DSC05887.JPGSur scène, il est accompagné d'un figurant guitariste, échantillonneur, secondes voix et d'un bassiste omniprésent dégageant une énergie tonique. ( Johnny Hostile de John & Jehn et Gaël Étienne sont mentionnés pour les enregistrements, un EP 'Pop Noire').

On nous a annoncé Antoine à la basse.

Un grondement se fait entendre, basse et guitare se pointent, suivi par un chanteur maniéré et distant.

La basse New Wave, saturée à mort, donne le ton, le sombre et glacial 'Marlène' ( non, il ne s'agit pas de Marlène Mourreau, artiste porno) te fait irrémédiablement songer à un Etienne Daho nerveux, celui du début des eighties, ainsi qu'à ses copains, Marquis de Sade.

La gestuelle saccadée du Charentais te ramenant vers Joy Division et son frontman charismatique, Ian Curtis.

Clin d'oeil de Marc, pas mal du tout, mais ça sent le recyclage.

Seconde salve tout aussi élégante, au texte film noir...nous marchons tous les deux dans cette ville morte... et aux sonorités électropop  syncopées.

 

 

 

Le hit imparable  ' La Forêt' sera suivi de quelques plages au scénario identique( les limites se profilent),  dont 'Le vent' en mode synthpop sur lyrics à la Capdevielle, prévues pour le prochain long-playing.

Le set de 30' s'achève avec ' Tokyo, la nuit', son intro noisy et ses guitares viciées.

Pas mal pendant une 1/2 h , faut pas plus!

 

20:55'  Le Yéti

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Un gros nounours qui ne ferait pas de mal une mouche, que tu croisas lors d'une Boutik Rock en 2011.

Toujours aussi inoffensif et incolore en 2012.

Thierry De Brouwer, le Yéti, un ex-Melon Galia, s'est entouré d'une équipe ayant déjà sévi au sein d'une vingtaine de formations subventionnées par la communauté française, que ce soit dans Mièle, Austin Lace, Major de Luxe, V.O. ou  Hallo Kosmo...: Catherine De Biasio, François Gustin, Ludovic Bouteglier, alias Fellaini, Simon Bériaux, manient batterie, shakers, basse, trompette, claviers, guitare et chantonnent.

Huit titres dont la riche orchestration masque un vide sidéral, une banalité désespérante, on voulait même pas mentionner les interventions provinciales, style ..est-ce que vous allez bien, Bruxelles...mais puisque tu y tenais!

 

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' Encore des histoires' un son d' orgue psyché- 'Claudia' sur fond de Farfisa forain, du sirop- 'Les danses nocturnes' une basse funky pompée sur The Jam  -  guitare flottante,  harmonica artisanal,  sax soprano: ' Les détails' (?) - ' Je maudis ma nuit' - un oumpapa singalong, ' En ville' - puis, un coup de pub et présentation de la fanfare- une toute nouvelle: 'Mon amour' a-t-on lu dans le cahier - un signe de l'organisation, plus qu'une, mes chéris: ' L'animal en moi' ... mais que tu es beau... intellectuel comme du Lagaf sans lavabo!

 

21:55' Daniel Darc

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Line-up cinq étoiles: Philippe Entressangle à la batterie ( Brigitte Fontaine, Pauline Croze, Miossec, Jeanne Moreau pour en citer quelques uns..) - guitare: François Bodin ( Benoît Blue Boy, Françoise Hardy, Thiéfaine, Bashung etc...)- Jean-François Assy au violoncelle ou à la basse ( la dernière fois que tu croisas la route de notre compatriote, c'était avec la superbe Olivia Pedroli) - le chef d'orchestre, claviériste,  flûtiste: Rémi Bousseau, alias Kalim B (Paul Anka, Marc Ribot, Michael Bublé, Berry, Nosfell etc...).

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DSC06025.JPGUne intro au piano, de grosses frappes sur les caisses, Daniel Darc, fringué de noir de la tête aux pieds, sans oublier les sunshades pour masquer les pupilles dilatées, s'amène d'une démarche d'octogénaire voûté, ayant lu tous les poètes maudits et adopté leur mode de vie: spleen, paradis perdus, absinthe...il agrippe le micro et entame 'Serais-je perdu?', une interrogation en forme de confession.

Théâtral et poignant.

'C'était mieux avant' balbutie-t-il, avant d'amorcer ce texte autobiographique narratif.

Rien que la ligne ...J'irai en enfer avec Richard Hell... rend le titre éternel.

Depuis Gainsbourg on n'avait rien ouï de plus lucide et noir.

'La pluie qui tombe' du rock désabusé... la quintessence de profonds sentiments de découragement, d'ennui existentiels... merci, Charles!

Accompagnement musical plus serein, avec, notamment, une flûte bucolique sentant le muguet ' C'est moi le printemps', quelques lignes d'harmonica, Darc cabot!

Présentation des acolytes et trait d'humour... et moi, je m'appelle Vincent Delerm!

Rémy au chant en anglais 'L.U.V.' , puis un dialogue truffé de références :Wild turkey, dead thrash , white Elvis ( aha, DSC05959.JPGaha...), sur fond Velvet Underground.

Pas du boudin, le solo du brillant François Bodin.

Je vais le taquiner ce brave gars, je le béatifie et le transforme en Sainte-Madeleine, un petit coup de paluche sur une cymbale pour aider Philippe: du grand rock'n roll!

Second rock bien épais: 'J'irai au paradis'.

On a changé de président mais je compte bien garder le même band!

Petit orgue acéré 'Et quel crime?' ...ai-je commis pour que tu sois partie... on y introduit quelques bribes de 'Riders on the Storm', le peuple apprécie.

Il est en forme, le séducteur!

Une anecdote : comment j'ai connu ma femme, puis ' Quelqu'un qui n'a pas besoin de moi', un slow rock qu'il termine à genoux.

 Le sombre et sobre  'Elégie #2' au piano et violoncelle, âme mise à nu sur background requiem!

Un autre blues baudelairien,' Inutile et hors d'usage', les perles se succèdent.

DSC05946.JPGLe trac initial a disparu, il blague: je vais faire une folie, je vais boire un peu d'eau... en claudiquant il ramasse un Spa  et s'humecte le gosier.

1994, le lent et majestueux  ' Il y a des moments', auquel succède un rock bien rond ' Je me souviens, je me rappelle' qu'il décore, cynique, d'un couplet de 'La vie en rose'.

Retour au dernier album ' La taille de mon âme' avec l' exercice Serge Gainsbourg: 'Seul sous la lune'.

Cette fille, je la drague, elle m'a répondu, t'as pas compris que j'étais lesbienne, mec... la rengaine imparable 'La seule fille sur terre'.

L'eau me fait transpirer, je n'en boirai plus.

Immense cri, Bruxelles a reconnu ' Nijinsky'  , un rock flamboyant avec un nouvel appel du pied à Jim Morrison... when you're strange...

Hé, Philippe, t'es pas avec Daho, gars, tape plus fort!

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' My baby left me' aussi glam que les New York Dolls, puis, après avoir répliqué à un fan qui l'invectivait... tu sais, mec, il y a les types qui ont le micro et puis les autres, t'as pas de micro...  le désenchanté ' Ca ne sert à rien' orné d'un génial solo de flûte.

Place au nostalgique, le murmuré ' Vers l'infini' .

..en me mettant à genoux , j 'ai pleuré...' La main au coeur', aux sonorités Morricone avec drumming martial et, pour mettre un terme à cet incroyable set de 90' , l 'encyclique, le majestueux, le légèrement ironique ' Sois sanctifié', achevé par la lecture d'un texte saint.

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Ite missa est, il est 23h30'

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Bis

Un nocturne: ' Jamais, jamais', flûte en évidence.

Bruxelles attendait le Taxi Girl ' Cherchez le Garçon'. Le salaud, qui avait déjà voulu piquer mes notes, balance une serviette pleine de sueur sur mon crâne aussi dégarni que le sien, je la refile à Valérie, qui, précise comme un joueur de vogelpik professionnel , l'envoie sur la caboche du méchant.

Hilarité!

Pas chien, le Daniel a repéré la blonde enfant, s'agenouille face à elle, lui tend le micro pour le refrain du tube des eighties.

Ambiance au zénith quand le titre vire medley...train kept a rollin all night long, straight lines , hi ho let's go pour finir sur 'Hearbreak Hotel'.

Le Dop, D J Saucisse, euphorique se pointe frontstage, ça tourne à la folie collective, la star entame ' La taille de mon âme', Valérie assurant une nouvelle fois les choeurs!

 

Grand show, achevé par un 'Redemption song' a capella!



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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:00

Le 12 mai 2012, du côté de  la Bourse retentissent les flonflons roses fluo de la 17è Belgian Lesbian & Gay Pride, deux arrêts de métro plus loin, la FNAC City 2 propose une jeune musicienne dont le premier CD 'Salomé' traîne depuis peu dans les étalages des disquaires indigènes:  Charlotte Haesen!

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DSC05847.JPGLa charmante  Charlotte, légère et appétissante comme une mousse aux fraises, réside aux Pays-Bas, née d'un père hollandais et d'une maman franco-africaine ( certaines sources citent belgo-africaine), elle étudie la musique aux conservatoires d'Amsterdam et de Maastricht pour se lancer dans une carrière musicale aux accents jazz/indie pop.

Début 2011, elle enregistre 'Salomé'  accompagnée d'un band international ( des Lettons, un Luxembourgeois, un Islandais et un percussionniste originaire de Curaçao).

La rondelle reçoit des critiques élogieuses de Breda à Leeuwarden, quelques journalistes n'hésitant pas à la comparer à Björk ou Hanne Hukkelberg.

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A l'occasion de la sortie de l'album chez nous, juffrouw Haesen fait la tournée des FNAC en trio: guitare acoustique ou électrique, le subtil  Lucien Fraipont, que tu vis, il y a peu, dans le groupe de Toine Thijs, Rackham - aux backing vocals, la Jean Seberg lookalike, Célia Tranchand, se produisant en duo avec Lucien Fraipont ou en quartet pour un  Tribute à la grande Shirley Horne.

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Le set est entamé avec 'Just a little girl' un nu soul/jazz pop mélodieux sur fond de fingersnaps.

Superbe timbre, frais, aérien, d'une limpidité inaltérée, la seconde voix s'envole en vocalises dramatiques, le lied se colore de teintes chaudes et chaloupées.

Il n'a fallu qu'un morceau pour te conquérir.

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'Misunderstood' est dédié à toutes les femmes incomprises, de jolies touches africaines décorent cet uptempo élégant, proche de l'univers d'Asa ( Bukola Elemide) ou de Yael Naïm, tu peux même songer aux moments les plus doux de Zap Mama.

Le soft ' Yellow Fever' traite de mimétisme, de contagion, la guitare se fait bluesy jazz , la voix caracole capricieusement dans les airs.

Titre volatile!

Retour de la choriste pour 'Sit down', une rêverie romantique (  I'd like to fly Over the lake Touch the water With my wings ) aux intonations Janis Ian.

Lumière douce et flou artistique à la David Hamilton pour le tendre ' He and She' traitant avec pudeur d'amours adolescentes.

Un tout nouveau titre, l'éthéré ' Walk down'. Charlotte à l'acoustique, Lucien électrique, secondés par la voix de Célia ébauchent un ravissant paysage sonore.

Le showcase prend fin avec un singalong métissé ' Septolini' te rappelant au bon souvenir d'une certaine Khadja Nin.

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Concert charmant!

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 18:14

Le billet de JPROCK:



J'apprends la nouvelle au concert de Morten Harket à l'Ancienne Belgique : Burning Plague se reforme et le band donnera un concert test ce vendredi au  Novanois à Schaerbeek.
De retour chez moi, un mail de Walter Vermander me confirme la chose : le meilleur band belge de blues-rock des 70's is still alive & well !
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Lorsque je pénètre dans le hall du Novanois, vers 20h30, une quinzaine de personnes sont accoudées au bar. Le concert aura lieu à l'étage et vers 21h40 c'est le Geezer Young Band qui ouvre les hostilités devant une quarantaine de privilégiés.

 

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Né en Pennsylvanie Muzz Horn ( aka Geezer Young) est une figure du blues underground belge et son blues du delta du Mississippi qu'il joue sur une guitare resonator à huit cordes (!) accompagné d'un band redoutable va chauffer la salle de bien belle manière. Le G.Y.B. sera en concert lors du prochain Jazz Marathon, fin mai, ne le ratez pas !

Le temps de se commander une petite Leffe bien fraîche et voici enfin Burning Plague.
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Il est 23h, et le band mené par Michael Heslop est aujourd'hui un power trio qui va se révéler d'une efficacité redoutable. A la basse Serge Zanello, bassiste émérite, et aux drums le fidèle Paul Van Der Velden qui fut à la base de la reformation de Burning Plague.
"Allo Michael, t'as envie de rejouer ? Yes Paul, pourquoi pas... Allons y alors !"
C'est sans doute de cette manière que la reformation du Plague s'est décidée. Le band a pris la décision de continuer l'aventure en trio et de faire appel à des guests durant ses concerts.
Le but de cette reformation? 

 Prendre du plaisir sur scène et rejouer ce heavy-blues-rock qui a fait la réputation du groupe au début des 70's.
Pour les plus jeunes, un peu d'histoire...
Nous sommes en août 1969 et à la dissolution de "Four of a Kind", perdant deux de ses complices de l'époque Roger Wollaert et Wim Hombergen partis former Kleptomania, Michael Heslop décide de former Burning Plague avec le concours de Roger Carlier (basse), Alex Capelle (guitare & piano) et Willy Stassen (batterie et harmonica).
Après avoir écumé les clubs du centre de Bruxelles comme le Puzzle de la petite rue des Bouchers, ils décrochent une prestation en août 1970 au célèbre festival Jazz Bilzen où ils joueront avant les Kinks et Black Sabbath. Belle performance !
Le band récoltera aussi pas mal de voix dans les classements des meilleurs groupes belges et meilleurs guitaristes (Heslop et Capelle) dans le Pop Poll de la rubrique rock du magazine Télé Moustique en 1970 et 1971.
Burning Plague a le vent en poupe et décroche un contrat avec CBS pour un premier album éponyme qui sortira fin 1970 et connaîtra un véritable succès d'estime.
Hélas, apres une tournée au Zaïre en compagnie de Kleptomania, le band splitte et Michael Heslop intègre Doctor Downtrip.
En 1992 Heslop redonne vie à Burning Plague avec Alex Capelle, Roger Carlier et Paul Van Der Velden (ex Doctor Downtrip). Par la suite Marc Isaye (Machiavel), Alain Pire (Such a Noise) et Mario Zola intègreront différents line-up du groupe. Burning Plague sortira encore 2 albums intitulés "Two"en 1995 et "Live at Last" en 1999.
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Mais revenons en au concert de ce soir...

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Apres un "Black Cat Moan" d'enfer emprunté à Beck, Bogert & Appice, le trio enchaîne avec un blues lent avant de s'attaquer au "A38" tiré de son propre répertoire avant de faire un sort au "Rocky Mountain Way" de Joe Walsh. 

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Michael Heslop est en forme et le trio envoie le bois comme si ces trois là avaient encore vingt ans. Le blues rock, ça conserve ma petite dame !
Sur scène on s'amuse et dans la salle on savoure ces retrouvailles avec bonheur.
"Dust my blues", "Rock me babe", "It hurts me too"précèdent un trio de titres du Plague composé de "Night Travelling Man", "Life is Nonsense" et "Move to the USA". Ca groove, ça pète le feu, la guitare de Heslop, celle là même qui fut utilisée par Keith Richards des Stones pour l'enregistrement de Forty Licks, plaintive ou incendiaire, fait mouche à chaque fois.
"Ce soir vous êtes un peu les cobayes de cette reformation du groupe", lance Michael !
Souffrir de cette manière en tant que cobaye, je suis partant quand tu veux, man !!
Viennent ensuite "Key to the Highway" et "Raven" avant un blues de derrière les fagots agrémenté d'un invité surprise à l'harmonica et l'explosion "Crossroads" en fin de set.
Le public présent est comblé.
Un ami assis à coté de moi me dit qu'il "vient de retrouver ses vingts ans" et me remercie de l'avoir convié à ce gig surprise.
Content pour toi man, you're welcome, mais c'est Michael et ses amis que tu dois remercier !
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Sur scène le band termine d'enfoncer le clou avec un rappel composé de deux titres ravageurs.
It's over ! La messe est dite .
Burning Plague est aujourd'hui en contact avec Wilfried Brits (ex manager de feu Kleptomania) et le premier album de 1970 va ressortir officiellement dans les bacs avec un son impeccable tiré des vrais masters (sans remix ni piratage). En voilà deux bonnes nouvelles !
Espérons que le concert de ce soir, excellent en tous points, soit le premier d'une longue série qui permettra aux amateurs de heavy-blues de (re)découvrir ce band mythique de l'histoire du rock belge qui le mérite mille fois !
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ps: un grand merci à Michael Heslop pour sa gentillesse, ses scoops et ses anecdotes.
See you soon Michael !

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 13:14

Incroyable double bill au  Toogenblik, bien peuplé en ce vendredi 11 mai, date à laquelle Ringo fête ses 65 printemps.

T'es bourré ou quoi, Richard Starkey est né le 7 juillet 1940!

Ecoute, Jean-Philippe, on te parle de Ringo Willy Cat, le père du fils de Sheila!

 

Ted Russell Kamp

Une fière Frank Zappa moustache qui, en février 2010, avait foulé le vétuste plancher du folkclub de Haren et enthousiasmé la maigre clientèle présente. T'y étais, t'avais apprécié, donc même si un rockeur chauve t'invitait à admirer pour la quinzième fois la renaissance annuelle de Burning Plague, tu te diriges le coeur léger vers la rue Cortenbach.

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21h10',  lecture du menu par maître Luc qui cède le micro au singer-songwriter de L A, dont la discographie compte un nouveau-né depuis son dernier passage chez nous: 'Get back to the land'.

Il débute par ' Dixie' ( sur 'Poor Man's Paradise'), un brillant rootsy rock chanté d'un timbre accrocheur, proche de celui de Rodney Crowell.

Applaudissements nourris, surtout que le mec nous dit vénérer Toogenblik, comme bon nombre de ses compatriotes musiciens.

You know, I'm from California, I just love Little Feat et mon dernier CD traite de ce pays , voici 'Lonelytown' , a typical country rock tune.

Lonely town, un bled dans lequel se déroule, une fois l'an, un motorbike festival transformant le coin en Mad Max City.

'Ace and Eights' a été composé à Nashville, it's a song about gambling.

Ted nous fait admirer son solide jeu de guitare aux sonorités The Byrds, Flying Burrito Bros ou Grateful Dead, la crème du California country sound.

Avec Shooter Jennings, rejeton de Waylon et Jessi Colter, je joue de la basse. Depuis peu, pour mes tournées solo, j'ai décidé d'interpréter quelques titres en m'accompagnant à la quatre cordes.

 Willy, fieu, make the sound as dry as you can!

Excellente idée, gars, un son velouté et jazzy pour 'A whole lotta you and me', un superbe titre prévu pour le prochain album.

Toujours à la basse, le mélodieux et groovy 'Another love song' suivi de 'If I had a dollar' pour lequel il reprend la guitare, et que comptes-tu faire avec ce pognon,  Ted?

I'll buy myself a mansion, une Cadillac et un jukebox et une Duvel, peut-être...

Juteux country rock.

Il n'existe pas de bon show sans une valse, 'The arms of a stranger', typical female country twang à la Tammy Wynette.

Retour à la basse pour un jazzy blues sentimental ...I'm deep in a dream of you... marmonne cet éternel romantique, avant d'achever ce set de 50' avec une plage de 'Divisadero', 'The last time I let you down' toujours dans la veine country.

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Excellent!

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Pause

Te permettant de mirer les instruments hétéroclites traînant sur scène: un drumkit ( trois/quatre éléments ) bricolé , une électrique, une acoustique, un dobro, une Lowebow ( Cigarbox) deux cordes, a mutant Lowebow, moitié boîte à Havanes/moitié corps de guitare, un double micro, dont une pièce est attachée à un harmonica, le tout recouvert d'un sac mauve piqué à un joueur de pétanque, supporter d'Anderlecht, un ampli, et une paire de bottes,

 Ben Prestage se produit sans godasses, les panards habillés d'élégants bas de laine, d'un blanc douteux.

DSC05786.JPG Seconde intervention du speaker , la barbe/casquette de Floride prend place.

Cet énergumène, petit-fils d'un Mississippi sharecropper, vivant désormais en Floride travaille sans filet, pas de setlist, il puise dans l'abondant matériau enregistré ( six albums, le dernier 'One Crow Murder') ou se sert dans l'héritage US: ragtime, bluegrass, country, blues sous toutes ses formes, boogie, swamp music... ce one-man band maîtrise toutes les facettes de l'American roots music.

Il ouvre avec un blues rural nerveux en picking: 'Rag mama rag ' de Blind Boy Fuller.

Let's slow down a little bit and play some blues, car la nuit sera longue: 'I'm ready' ,Muddy Waters/ Willie Dixon.

Puis un instrumental guilleret en fingerpicking.

Next one is featuring the drummer, ajoute le révérend sans rire, le joyeux ' I wish I was down in New-Orleans' .

Un petit tour au honky tonk 'Lost Highway' ( Hank Williams).

Pas bien de fréquenter les bars louches, fiston, la punition divine suivre... clac, une corde lâche, pas de panique, je continue mon trip sur l'autoroute perdue sur trois cylindres.

Pas de séquence mécanique, je ramasse le dobro, à la slide, un blues about drinking gin ( 'Good gin blues').

Un classique 'It hurts me too' (Tampa Red), puis un gospel archaïque 'God's little birds' , Sister O M Terrell.

Même veine 'On the rock where Moses stood', version légèrement plus agitée, pleine d'étincelles, que celle de Flatt and Scruggs.

 

 

Some Diddley bow , il cueille sa boîte à cigares: '2:19' du grand Tom Waits.

People, a short intermezzo pour réparer mon jouet, boire une de vos bières locales et tirer sur un joint.

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Les commentaires vont bon train, ce mec est unique et ne vous avisez pas de le comparer à Seasick Steve, Ben a le pied marin!

 

Second set

Il débute par un original en picking, on ajoutera que ce gars est loin d'être manchot , et poursuit avec ' Amsterdam rag' .

Retour aux standards, Mississippi John Hurt, l'élégant ' Let the mermaids flirt with me'.

Le titletrack du dernier CD ' One crow murder' au jeu de guitare raffiné, ensuite le tout aussi mélodieux ' Sugarfoot rag' de Hank Garland, un véritable casse-gueule vocal joué avec une dextérité diabolique.

Toogenblik bat des mains, tape des pieds, pas moi, suis le seul à avoir songé à sauver ma pintje.

Le traditinal ' Hesitation Blues' mixant blues et western swing.

Je vous emmène à Dixie, un voyage électrique ' Are you from Dixie', euh, attachez vos ceintures, les freins viennent de lâcher!

Une adaptation twelve-bar blues de ' Billy and the Sugarloaf Mountain', a murder song.

Ben annonce a little lovesong pour amorcer un boogie furieux, suivi d'une adaptation dantesque de ' God's gonna cut you down' ( Johnny Cash).

La suivante a été écrite par un gentil groupe californien.

The Surfaris? Country Joe and the Fish? Les Runaways?...

Le déjanté ' Wynona's Big Brown Beaver' est de la plume de Primus!

On va se quitter with a mellow one, le singalong gastronomique pas facile à digérer ' Butter beans', adaptation Toogenblik... pass the Duvel!

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Il est minuit quart, les clients ont encore faim!

Bukka White ' Jitterburg Swing', volle gas, pour se calmer avec 'The ballad of Curtis Loew' '( Allen Collins/Ronnie Van Zant - Lynyrd Skynyrd) , jouée façon lap steel.

Une dernière avant le curfew, drive safe, people, apprise par  l'intermédiaire de Doc Watson , la préférée des A A ,de Tom et Jerry et de Rat Scabies: ' Intoxicated Rat'.

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The end!

On n'ira pas boire un dernier verre avec Gerrit, le coq, on avait promis de rentrer tôt,  promesse tenue, il ne sera pas une heure trente!

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:11

L'avenir du rhythm'n blues est barcelonais: Koko Jean Davis, 1 mètre 54 sans talons , la voix de

 The Excitements, c'est 125% de soul pure , sexy comme une Anna Mae Bullock en 1959, un jeu de jambes d'une agilité à rendre jaloux Cassius Clay, pas encore Ali, et une chute de reins n'ayant rien à envier à la cambrure glamour de Beyoncé... jeudi soir the place to be was le  Bar  du Matin.

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Comme un con, t'étais face à ton petit ou ton flat screen, il te reste la possibilité d'aller admirer le phénomène The Excitements à Couleur Café, passe chez ton toubib pour un check-up cardio-vasculaire avant d'acheter ton ticket!

Après le gig, Marilyn, Vincent H ( merci pour le tip) et Kris étaient, comme toi, époustouflés, il a fallu attaquer les fûts à une cadence combat pour se remettre de nos émotions, en passant, on ajoute que la grande Catherine, revenue d'un périple shoegaze et ayant appris qu'on squattait la terrasse du bistrot branché, s'est pointée légèrement déshydratée, résultat, il a fallu d'urgence appeler le brasseur pour étancher sa soif.

Me demande pas à quelle heure se sont terminées ces joyeuses libations, ai quitté les petits jeunes vers les 2 heures, depuis aucune nouvelle!

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21h10'

P1000010.JPGSix Catalans fringués mods en scène:

Robert Gómez Ezquerro  (Lead Guitar), le grisonnant, Adria Gual (Rhythm Guitar) un ex-Fabulous Ottomans  comme Daniel Segura (Bass Guitar), Marc Lloret (Alto sax), Nicolas Rodriguez-Jauregui (Baritone sax)et issu du monde jazz: Xavi Ayala (Drums) .

Ces  costumes gris, chemises blanches, fines cravates attaquent un instrumental sweaty, histoire de chauffer la salle, ' Romancers'.

T'as vite compris que ce ne sont pas des picadors de seconde zone, ça pompe rond, ils enchaînent sur un second r'n'b en accélérant le tempo ' Camel', puis le vieux introduit la star, please welcome, from Mozambique, Koko Jean Davis.

Mamma Mia, quelle nana, une mini-jupe, très mini et des guibolles très attrayantes.

Hello, it's our first time in Brussels, puis elle entame ' Something's got a hold on me' une bombe soul au répertoire d'Etta James.

C'est Tina Turner en miniature et jeune, te souffle Kris.

Ouais avant les gnons en plein citron que lui balançait Ike!

On l'aime déjà, cette enfant!

Chaud devant, 'I can't please you' ( Sam Phillips), me demande qui est ce mec qu'elle ne parvient pas à contenter!P1000046.JPG

 Remuant comme du Sharon Jones flanquée de ses Dap Kings

On pousse sur le champignon, en esquissant un petit pas de danse: 'Right Now', la tigresse en action, de la dynamite, un tourbillon!

Première accalmie, un midtempo gluant ' If it wasn't for pride' ( Jimmy Dee and  his Universals) que tu retrouves sur leur premier CD, suivi de 'This love is here to stay' , bel exemple de  juteuse Northern Soul te rappelant The Commitments d'Alan Parker.

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For all the ladies in the room , suivez mes conseils, mesdames:' I don't love you no more', un soul twist féministe aux déhanchements suggestifs.

Elle va nous tuer, Koko!

P1000038.JPGTu m'as brisé le coeur, sache toutefois.. ' You'll lose a good thing' un  soul slow  expressif, chanté par Aretha Franklin.

Fameuse démonstration du baryton et de la guitare.

Nos larmes pas encore séchées, la méchante nous invite à un rock'n roll sautillant ' Wait a minute' , watch me, now..

Koko, pas possible de danser comme toi, baby!

Regina Belle, ' From now on' , classic soul!

Toujours aussi énergique ' Deck from the neck up ' (?) suivi d'un slow de leur plume ' I bet' collant comme du Percy Sledge.. I bet my soul..I bet my life... j'ai perdu la partie.

 Poor gambler!

' Mojo Hannah': Esther Phillips, Elkie Brooks, Aaron Neville.. ont tous interprété the story of that woman.

Messieurs, je vous cause, have you ever loved somebody that it hurts so good?

Listen: ' Take the bitter with the sweet'. On prend tout, fille!

Un midtempo pâteux ' Won't you let me know',  suivi d'une dance lesson, ' I do the jerk', à P1000034.JPGfaire pâlir tous les Travolta de cette planète.

Brûlant, la température ne cesse de grimper: ' Keep it to yourself' .

Une prière: 'I  want to be loved'.

Baby,  je règle mon divorce et j'arrive!

Well, Brussels, this is the last one: ' Let's kiss and make up' .

Koko te tend la main, t'avais pas de monnaie, tu lui serres la pince, elle part draguer un autre twisteur avant de quitter la scène!

Les Excitements achèvent le titre puis vont rechercher la pile qui questionne do you feel good?

Tout baigne, bébé, envoie les bis!

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D'abord sans moi, l'instrumental ' Grab this thing' aux couleurs James Brown, puis deux dernières décharges explosives: I'm gonna make you eat those  ' Words' ( bon appétit) , et pour terminer en beauté 'You should have treated me right' popularisé par Ike and Tina Turner.

Fallait voir Koko transformée en flamingo neurasthénique, frétillant comme une truite hameçonnée essayant de se dépêtrer de ce foutu pétrin.

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Un show monstrueux!

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:02

Elle était bergère au 9è siècle, elle était une des patronnes du Berry . On l'évoque contre la sécheresse.

Tu parles de sécheresse en ce jeudi 10 mai, Sainte Solange nous a concocté une journée subtropicale, humide, moite, malsaine, le public présent au  Broodje Brussel, élaboré par l'AB au  Music Village, a souffert de sécrétions sudorales abondantes dégageant un fumet pas forcément engageant.

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Sur scène,  Catherine Delasalle accompagnée par un trio magique:

Piet Verbist à la contrebasse, un gars who has played  with the entire Belgian scene, notamment avec Jef Neve pendant 8 ans, tout récemment, il a sorti le CD ' Zygomatic' enregistré à Seattle - accordéon, glockenspiel: Philippe Thuriot au background classique ( VRT-filharmonisch orkest, Ictus, Oxalys...), également impliqué en tant que dirigeant musical dans plusieurs productions de muziektheater ou chorégraphies, depuis peu il fait partie du band de Steve Houben quand il ne tourne pas en duo avec Catherine Delasalle

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- guitare, saxophone soprano et seconds vocaux: l'immense Koen De Cauter, un fils spirituel de Django ou de George Brassens ( Waso Quartet, Les P'tits Belges, Romani ( avec toute sa marmaille) - Les Bohèmes etc...).

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Au menu  un récital de Chanson française ( C majuscule) baptisé 'Heureux qui comme Ulysse' ... merci George, Du Bellay, Colpi et Homère!

Une invitation musicale, plongeant dans le passé de Catherine, illustrée de mélodies ayant marqué sa vie!

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Petit speech d'Isabelle, puis direction Montmartre 1955, ' La complainte de la Butte', que la Parisienne a connue dans la version " Saint-Germain des Prés"  de Mouloudji..

Le ton est donné: émotions, intimité, profondeur, poésie.... le bonheur!

Gainsbourg a lu dans mes pensées lorsqu'il composa ' Le poinçonneur des Lilas'. Superbe duo voix/contrebasse.

Quoi, Guy?

DSC05715.JPGTu soupçonnes Lange Jojo d'avoir lu dans les tiennes pour 'Chef, un petit verre...'!

Un  Charles Trenet  surréaliste, qui à l'époque  ne passait pas  souvent sur la TSF : ' La Folle Complainte'.

Koen tout en finesse, Madame Delasalle en mode Barbara/ Catherine Sauvage.

Ton paternel, que tu as sorti du placard, pleure ses jeunes années.

Trois titres et un sourire d'adolescent sur  son visage buriné!

Tout le monde rêve de  Paulette pédalant sur une route de campagne: 'La Bicyclette'.

 Sur ton écran cérébral: trois immortels Pierre Barouh, Francis Lai, Yves Montand sur fond de sax suave.. Merci!

Leonard Cohen m'a inspiré la passion de la musique, aujourd'hui, je chante la France,un Brassens moins connu que j'interprète pour la première fois sur scène ' Les oiseaux de passage', au départ un poème du turbulent  Jean Richepin.

L'anarchiste de Sète ne pouvait qu'être séduit par cet extrait de la 'Chanson des Gueux'.

 

 

 

Une claque immense avec 'Est- ce ainsi que les hommes vivent',  signé Aragon/Ferré, en tango purulent.DSC05691.JPG

Gorges  nouées, silence respectueux, le Village retient son souffle.

Ah,  les seins de Lola:

..Elle avait un coeur d'hirondelle

Sur le canapé du bordel

Je venais m'allonger près d'elle

Dans les hoquets du pianola...

Foutu Dragon!

Paul Verlaine mis en musique par Ferré , Koen soutient que c'est Trenet, qu'importe, ' Chanson d'automne': chef-d'oeuvre!

Avec mai 1968 dans le rétroviseur, il y a 40 ans: 'Joli Mai' , version musette et refrain choeurs de l'Armée Rouge en canon.

L'incontournable Edith Piaf ' La foule', un cyclone enivrant.

Boris Vian: la Môme aurait pu émouvoir en chantant le bottin téléphonique!

Triple hommage: Jeanne Moreau , François Truffaut, et Cyrius Bassiak, extrait de la bande sonore  de 'Jules et Jim: ' 'Le Tourbillon'.

Soupirs d'allégresse!

Le swing ludique 'Pour me rendre à mon bureau'  ( Jean Boyer)a été composé pendant l'occupation .

Présentation de la brigade avant une nouvelle perle: 'Verte Campagne' que son père passait à longueur de journée sur un gramophone désuet, Les Compagnons de la Chanson ont gravé d'autres merveilles que ce superbe chant russe.

Le sobre duo vocal Catherine/ Koen a ému plus d'un coriace au coeur tendre.

La dernière pour le honteusement oublié Maurice Fanon, ' La fille du timonier'.

 

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Fin du voyage, fin des rêves!

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Un bis avant de retourner au bureau, une berceuse pour supporter l'humeur maussade d'un patron assommant: ' Une chanson douce', ou Henri Salvador et l'amour filial.

 

Un régal!

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:41

Le billet de JPROCK:


En 2010 et 2011 A-HA remplissait l'AB puis quelques mois plus tard Forest National dans le cadre de sa tournée d'adieu.
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Aujourd'hui  Morten Harket, la voix de A-HA ,que je place personnellement dans mon top 15 des meilleurs chanteurs de l'histoire de la pop, revient nous voir, armé d'un album solo "Out of my Hands " passionnant de bout en bout, et qui s'il sonne parfois très A-HA ouvre au vocaliste de nouveaux horizons musicaux.
 

En guise de hors d'oeuvre nous avons droit à  Songdog, a Welsh three-piece folk noir band, formé de Karl Woodward (electric guitars, mandolin, banjo, harmonica, keyboards) , Dave Paterson (drums, keyboards, percussion) et emmené par son principal compositeur guitariste et vocaliste Lyndon Morgans.
Lyndon possède une voix envoûtante et haut perchée qui n'est pas sans rappeler David Surkamp de Pavlov's Dog.

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 Epaulé par un violoniste pour leurs prestations live, le band va récolter un joli succès et leurs compositions, souvent mid-tempo et dotées de textes intéressants, sont réellement convaincantes. Un groupe qui mérite assurément que l'on tende un peu plus l'oreille afin de découvrir son univers.

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Place ensuite à Morten Harket qui monte sur scène entouré de 3 musiciens : batterie, guitare et claviers, dont deux épaulaient déjà A-HA en live, seul le guitariste est un p'tit nouveau.
Immédiatement, on est séduit par la voix magnifique du chanteur norvégien qui n'a rien perdu de sa superbe et aussi par la sympathie évidente de l'homme lui-même. Morten, qui longtemps a souffert du délit de belle gueule, est aujourd'hui un homme mur de 52 ans, et, celui qui détient le record masculin qui consiste à tenir la même note le plus longtemps possible et ce pendant 20,2 secondes dans une chanson de A-HA en 2000, Summer Moved On, est aujourd'hui totalement épanoui sur scène. Pas de jeu de scène basé sur l"esbroufe, Morten fait dans la simplicité et parvient une fois de plus à nous émouvoir avec des titres incontournables comme "Crying in the Rain", "Looking for the Whales", "Los Angeles", "Scared of Heights"," Foot of the Mountain", "Lay me down" et bien sur l'inévitable "Take on me" qui ponctuera dans une ambiance folle un concert classieux et émouvant.

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 L'homme est heureux, l'artiste sans doute au sommet de son art et son public fidèle est ressorti de la salle comblé par un concert remarquable.

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En quittant l'AB, je n'ai qu'une seule envie, retourner écouter le norvégien sur scène à son prochain passage dans notre petit pays.
Ne dit on pas que lorsqu'on aime on ne compte pas...?

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:49

Freaky garage punk from Bruxelles et garage rock, combiné avec a trashy 1960s punk sound, with raw folk and country melodies, il n'en faut pas plus à l'affiche pour voir surgir Екатерина II et sa cour, Kris et Vincent H, t'auras pas l'haleine fraîche en quittant le  DNA!

Bémol majeur,  le bloodsucker RickyBilly, un des seuls Molenbeekois ignorant le Ramadan, les suit à la trace, le spécialiste des intempéries du langage va à nouveau inonder ton poupin visage de balls of spits sentant le mégot en te narrant des aventures fictives qu'un cerveau, légèrement atteint, élucubre à longueur de journée!

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20:30 White Fangs

DSC05579.JPGOublie Jack London, Rin Tin Tin, Rataplan, Lassie, Bessy, Snoopy , Laïka, Mirza ou le Youki...

Sur scène, un trio basse, batterie, guitare basé à Ixelles, pratiquant un garage rock brut et interlope exhalant de fortes senteurs de cambouis et de sueur.

Guitare ( un crack), chant: Bart De Vraantijk (Mean Things, Wild Zeros, Skeptics...)  qui  n'est pas bat(c)ave , ses souches sont à chercher du côté  de la préfecture de Charente Maritime, la ville de Gédéon Tallemant des Réaux- basse, vocals, gueule d'angelot:  Angelo Bedani ( Warm Toy Machine)- drums, t'as vu ma casquette, un échauffé, Charles, dit Nerveux, fier de l'être( Thee Marvin Gays).

Les blancs crocs ont amené leurs fans chahuteurs et mutins, résultat: un concert légèrement bordélique, pas évident de rester concentré sur son sujet, lorsqu'on te canarde de gobelets ou t'invective en te traitant de lopette ou autre qualificatif élogieux.

Les White Fangs ont sorti une split-cassette ( avec Teenage Moonlight Borderliners) chez Frantic City Records, le produit est sold-out!

Un premier punk/garage turbulent ' Sick and sad', suivi d'une plage rageuse, scandée et répétitive  ' Second rate', ça cogne mauvais.

Pas le temps d'avaler une lampée de mousse, Charel a déjà amorcé ' Dark side of my mind' presque aussi planant qu'un titre des Pink Floyd, riffs agressifs et drumming pesant, pour la dentelle, tu changes d'adresse.

Intro ronronnante à la basse, l'arbitre demande un temps mort, reprise des hostilités, le catchy  ' Too much to bear' .

Tu tapes du pied, ta tête headbange, c'est excellent pour la santé, tes tympans, toutefois, rechignent à partager l'enthousiasme général.

Bon, avec un baffle à 10 cm, tu peux les comprendre.

Quelques riffs bluesy/surf pour 'Can't get it better' , tu viens de remarquer que la guitare arbore un T-shirt de Roky Erickson, tu te disais bien que le machin sonnait 13th Floor Elevators.

' I don't wanna die again' pour Jésus, puis le speedé ' Wrong Numbers'.

Place au saturé ' Shit happens' , puis boum, boum, boum, pan, pan, pan, ça canarde sec ' Drug War' .

Damien, c'est mieux sans tes baguettes...Merde, je croyais qu'il s'appelait Charles... le Nerveux balance ses sticks dans le public: 'Im so glad', on me les a rendues!

Carnaval face à la scène, une guitare métallique ébauche ' When everything's gone', le chien-loup achevant le gig avec ' Loaded' chargé d'effets wah wah pas nets.

Pas mal, te murmure Catherine!

Effectivement, madame!

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La bière coule à flot , sous le noir plafond stagnent de piquantes volutes de fumée, c'est sûr on va pas t'applaudir quand tu t'introduiras dans le lit conjugal.

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21h30' Demon's Claws

DSC05595.JPGJeff Clarke :voix, guitare ( The Cut Offs- Hell Shovel) - Ysael Pepin (aka Le Lutin): basse ( Chocolat) - Pat Météor: guitare et Brian Hilderbrand: drums ( Chocolat) .

Trois full CD's : 'Demon's Claws' - 'Stan's Little Pet Pig' et ' The Defrosting of...' + un live et deux vinyles ( des démos).

Pas de setlist, on travaillera à l'inspiration!

Une longue intro drums et guitare psyché/blues, le formidable ' Fed from her hand' sentant bon les Animals du temps d'Eric Burdon ou les Black Lips, pour les jeunes pousses.

Brian ne nous laisse pas le temps de marquer notre enthousiasme, il attaque un garage punk underground et binaire, suivi de 'Lazer Beams' naviguant dans les mêmes eaux raw rock'n roll sans fioritures.

Changement de registre avec 'Trip to the clinic' , jangly guitars, arrière-plan country psychédélique: les Byrds sous-produits. La suivante parcourt les mêmes sentiers poussiéreux, Johnny Cash going garage, certains les comparent à leurs compatriotes The Sadies, on les rejoint!

' Gonna get together' ( un titre  chaotique extrait du 'Live in Spring Branch') décide le drummer en partant au galop.

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 La perle countrysante ' Anny Lou'  tient beaucoup des vieux Rolling  Stones, après ce moment de nostalgie le démon ressort ses griffes et appuie méchamment sur la pédale d'accélération pour envoyer un punk agité ( en l'absence de playlist, on avance 'At the disco').

Du garage Ennio Morricone ' Hunting on the 49' avec un superbe doublé de guitares.

Time for a quiet psych-country track, presqu'un slow, moment qu'ont choisi deux dégénérés, légèrement imbibés, pour s'affaler sur scène au pied de Jeff et mimer un coït décadent, le quartette ignore  superbement pour poursuivre son slow ( 'Weird Ways') aux touches Neil Young.

 Conciliabule, Gilbert Bécaud en ligne: et maintenant?

Le peuple veut du dirty rock, le client est roi: feu!

Deux dernières salves bien vicelardes et bouillantes  ( peut-être  'Behind the Barn' (?) et ' 1000 rounds') pour mettre un terme à ce set de 40'.

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Le DNA s'excite, exige un bis.

It's a quarter past ten, you know, the police...

Rien à branler des poulets, vocifère la foule.

Les Canadiens ramassent leurs jouets pour éviter l'émeute et attaquent un rappel, 'All three eyes', sur la lancée, le drummer se dit qu'un petit dernier pour la route ce serait sympa, le DNA a droit à un petit surf made in Montréal, 'Mona's Lunch', avant la vente de la marchandise à ceux qui ont encore du blé.

 Donc pas à RickyBilly, qui s'était caché dans les lieux d'aisance au moment où le responsable venait ramasser le droit d'entrée!

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:37

Dans le cadre de SoundBits, une collaboration VK/ Beursschouwburg, le Beurs Kaffee accueille le lo-fi electronic/ chillwave duo,  Houses.

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A 21h, on dénombre une trentaine de curieux dans le club, heureusement ce nombre sera multiplié par deux après le début du set, à 21h15'.

Sur scène: une table sur laquelle gisent un Apple laptop et un synthé/ échantillonneur, deux micros, au  pied de celle-ci ,une guirlande lumineuse, en background, un écran, à gauche un second laptop destiné à projeter les visuals.

Dexter Tortoriello, longiligne barbu à binocles, and Megan Messina, une petite et timide demoiselle, se pointent.

Dexter bidouille, vibre, se dandine et chante, Megan se contente de chanter ( divinement).

" We are  Houses from Chicago, Illinois!"

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Sur l'écran un fond mouvant jaune/vert du meilleur effet, le couple amorce ' All Night', le titletrack de leur premier CD, sorti en 2010. 

La plage  baigne dans un univers atmosphérique fluide et léger, le tag 'dream pop' n'est pas usurpé.

De douces vagues de claviers, des vocaux éthérés, c'est beau et fragile comme l' 'Impression au Soleil Levant' de Claude Monet.

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DSC05494.JPG'Reds' démarre au son majestueux  d'un Grand Piano sur background de frottement indéterminé, la voix  fluette de Dexter se profile, plus tard rejointe par celle de sa compagne, tout semble flotter dans un halo lumineux flou et délicat.

De bizarres craquements amorcent le catchy  ' Endless Spring' aux tendres tonalités vernales.

Certains qualifient leur musique d'ambient, d'autres citent le shoegaze cher à Slowdive. Panda Bear, d'Animal Collective, est, également, suggéré, on peut y ajouter nos propres SX, dont le single 'Black Video' est proche des compositions de Houses.

'Soak it up' repose sur une assise plus rythmée, les beats soutenus t'invitent à deDSC05488.JPG timides mouvements chaloupés, So soak it up, répété et répété s'imprègne insidieusement dans ton cortex.

' The beauty surrounds', titre plus 'avant-garde'  est prévu pour le prochain CD et le duo achève ce set de 40' par une étonnante cover des Chemical Brothers ' The State We're In' , un wall of  sound sur lequel se greffent deux voix soyeuses.

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La simplicité et le savoir-faire de Houses ont ravi le public du Beurs, un touriste gueule ' one more'..

We don't have any more, réplique Dexter, but we have CD's and vinyls to sell!

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Le gars s'en charge, la mignonne Megan te rédige la setlist!


Thanks a lot!


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