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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:11

2012:  The Chieftains célèbrent 50 ans d' Irish Music par une tournée monstre, qui, en ce dernier jour de juin, passe par Bruxelles!

Étonnement, les Bozar n'affichent pas complet, à peine 800 préventes, pour la présentation du dernier album 'Voice of Ages' ( production T-Bone Burnett), pour lequel Paddy Moloney a collaboré avec Bon Iver, The Civil Wars, Carolina Chocolate Drops ou les Decemberists...

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20:00 pile, extinction des feux et, sous les applaudissements, apparition de sept musiciens formant les Chieftains actuels.

THE_CHIEFTAINS-_120630_-107.jpgDu groupe original, datant de 1962, seul subsiste le fondateur, Paddy Moloney, ses tin whistles et uilleann pipes.

Depuis 1979, les Chieftains comptent le fameux flûtiste Matt Molloy ( The Bothty Band, Planxty..) en ses rangs,  le troisième vétéran, le bodhran player et la voix du groupe, Kevin Conneff fait, quant à lui, partie des Chiefs depuis 1976.

 Pas de  Sean Keáne au fiddle, comme l'annonçait le programme des Bozar, mais Deanie Richardson, de Nashville, a bluegrass queen qui manie également la mandoline, et le violoniste, danseur canadien, John Pilatke- à la harpe et aux claviers, l'Irlandaise Triona Marshall  - à la guitare et accordéon, le doué Tim Edey, BBC Radio Two Folk Musician of the Year!

La playlist mentionne à peine douze morceaux, en fait il s'agit souvent de suites constituées de plusieurs mouvements,THE_CHIEFTAINS-_120630_-104.jpg permettant la mise en évidence de ces musiciens d'exception.

' Opening - Limericks' Paddy et sa mini-flûte et Triona à l'orgue sonnant harmonium, les violons s'agitent, Matt embraye, Paddy passe à la cornemuse, un son Celtique typique qui a rendu célèbre le groupe de Dublin.

La plage vire 'Slip Jig Belles' et soudaine apparition d'une souple danseuse, Cara Butler, Bruxelles bat des mains au rythme de la gigue, second danseur, un claquettiste  nerveux, Nathan, le brother de John Pilatke qui se joint à lui pour un duo Fred Astaire/ Ginger Rogers hollywoodien.

Paddy saisit le micro pour nous souhaiter la bienvenue, que dalle, tu piges, le plaisantin hantait le gaélique, il switche vers l'anglais , nous présente la tribu avant de céder le jouet à Kevin pour un traditionnel, a song of immigration, à faire pleurer n'importe quelle brute imbibée de Guinness, 'The May morning dew'.

T'as pas le temps de sortir un kleenex, ils ont entamé 'Shady grove' , une folk song du 18è siècle au répertoire de Bill Monroe et autres bluegrass heroes, la suite prend fin avec 'Cotton-eyed Joe' et une nouvelle démonstration de l'élancée Cara.

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THE_CHIEFTAINS-_120630_-262.jpgBruxelles, nous avons une autre invitée, la séduisante Alyth McCommack, originaire de l'Isle of Lewis dans les Hébrides ( Scotland), elle va vous interpréter le traditional irlandais ' Carrickfergus', un soprano d'une pureté cristalline sur nappé de cordes, un moment fort du show, suivi d'un étonnant exercice de musique de bouche ( puirt a' bhéil), a drinking song en Scots Gaelic.

Une gymnastique buccale acrobatique applaudie à tout rompre.

Whistle and fiddle, ' Toss the feathers' virant soudain solo de violon, audacieusement asymétrique, de John Pilatke, reprise de l'Irish tune mettant en évidence le travail de la harpiste, avant de céder le relais à Matt pour un air mélancolique à la flûte, une brusque accélération lorsque le guitariste le seconde.

Au suivant ( à la suivante): Deanie et une bluesy waltz sentant bon le Tennessee.

'Maneo' une superbe sevillana précède le traditionnel ' Mo ghile mear' chanté en duo, un THE_CHIEFTAINS-_120630_-41.jpgtroisième mouvement rock nous conduit vers Dublin ' Rocking road to Dublin', titre que les Chieftains ont enregistré avec les Stones , la suite se termine par une série de polkas voyant le retour des danseurs.

Une anecdote pour 'Fanny Power', le tune a été joué en apesanteur par une astronaute à laquelle Paddy et Matt avaient chacun  prêté une flûte, après ce traditional bucolique, Triona régale l'assistance d'une douceur raffinée à la harpe.

Poursuite du hootenanny avec une stepdance exécutée par deux jeunes recrues de la School of Irish Dancing.

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THE_CHIEFTAINS-_120630_-220.jpg Le grandiose ' Foggy Dew' enregistré naguère avec Sinead O'Connor.

Numéro suivant, the French connection, les Pilatkes brothers et Cara pour un numéro de music hall: acrobaties diverses,  danse des chaises, tapdancing...

Tout ça est bien beau et divertissant, mais donnez-nous plutôt un vrai concert avec de l'émotion et de l'âme... le vaudeville, Gene Kelly, Riverdance... c'est bon pour Broadway!

On arrive au terme de la revue, une 'Finale' chantée à six voix et reprise par la salle entière en shouting, stomping, clapping: 'I'll tell me Ma', un dernier fait d'arme de la belle Alyth, un petit coup de fiddle, a sailor's song, reprise de  'I'll tell me Ma', une fillette de cinq ans se joint aux danseurs/seuses, aunt Shauna verse une larme et  salut ultime.

Standing ovation!

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Bis

' Andro' en farandole monstre.

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1h40' de show.

Fest-noz aux Beaux-Arts!

 

Photos: JP DANIELS

 

 

 

 


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Published by Michel/photos JP Daniels - dans Concerts
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 14:59

Fin juin, début juillet, tu as le gigantisme effrayant: Werchter, 85000 personnes chaque jour, avec un peu de chance tu peux te trouver à 436 mètres de la scène, entouré d'autres boeufs qui comme toi diront à leur potes: j'y étais ou, tu peux opter pour de petits festivals sympas et parfois gratuits comme  Hee Tervuren.

En principe, la grosse affluence est prévue  le samedi, jour où un agenda chargé s'oppose à ta présence dans l'ancienne chasse des Ducs de Brabant.

Le menu du vendredi t'interpelle: The Scabs, c'est pas du pipi de chat...

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19h30', une terrasse de bistro, une ou deux Primus et à 19h45', le clown de service, un sosie de Kuifje, à binocles, mais sans clebs, claironne: Hallo Tervuren, approchez-vous, voici un band local en guise de préambule: Gumbo!

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Une soupe de Louisiane?

T'as les portugaises ensablées, fieu, des locaux, il a dit!

Trois beaux jeunes gens, dont un cowboy de la Forêt de Soignes se pointent et nous ficèlent une intro épaisse et marécageuse, un quatrième larron casquetté sort de coulisses, c'est parti pour un blues rock swampy à souhait: 'Farewell'.

 

 

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Qui sont ces artilleurs, tu t'enquiers!

La fiche dit: Jack "Ebenezer" Stetson Bakker, guitare et backings  ( Doptone, The Livest) - Six "Bubba" Baggerman, lead vocals ( ex- Skeemz, un hip hop combo)- Jan "Cletus" Goossens, bass ( Skeemz, Headphone)  et Brecht Decroos aux drums ( Contraband, Waldorf,..).

Ils embrayent sur une seconde plage tout aussi poisseuse , ' Must have been' (?) avant d'attaquer le lourd et  gluant 'One Trick Pony', where CCR meets Pearl Jam, ça chauffe!

Un titre plus lent pour varier le menu: ' ' Never minded' (?)... bonjour, maman... Madame Bakker fait un signe au gamin, c'est bien, Jack!

Tervuren, some funk?

' I know'.

T'attends pas à du Sly & the Family Stone, leur funk est proche de Bachman Turner Overdrive ou de Guess Who.

Le remuant De La Soul: 'Ring ring ring' au kazoo, ça change ...

Les antécédents hip hop de Six refont surface.

Retour au bluesrock:' Wait at the bar'.

Ok, te presse pas, menneke, je m'en enfile une ou deux!

'Waste my time' aux effluves AC/DC  et un petit dernier avec un gars du coin ( Ben) pour un duo vocal musclé et rapisant, 'The Rain' de Oran 'Juice' Jones , un hit aux States en 1986.

Quarante minutes, un show correct!

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Le temps de saluer quelques connaissances, de s'abreuver et le rigolo claironne:  The Scabs!

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DSC07675.JPGAdmiratif tu avais déjà remarqué, en fond de scène, la batterie montée sur un avant de Chevrolet et l'antique gas station , prix du gallon 55 cents ( yankee).

Voilà les vieilles croûtes toujours fringantes: la fine gâchette,Willy Willy, la réincarnation belge de Keef the Human Riff, -Guy Swinnen , een rocker heeft lang haar - le fidèle Frankie Saenen aux drums - à la basse, Geert Schuurmans ( Garry MacCoen Band, The Pop Gun, Willy Willy & La  Fayette..), et, surprise, deux choristes pas bidons: Marie-Ange Teuwen et l'incroyable, Christa Kiu Jérôme, une des plus belles voix soul de notre mirifique royaume!

Le 23 juin, la bande du Diestois terrorisait Werchter Classic, ce soir le jukebox ambulant va DSC07705.JPGgriser Tervuren.

1991: 'Keep on driving', il a dit driving, pas cruising, donc, attachez vos ceintures!

( Ain't no - one) 'Take my soul away' c'est là que l'apport sexy des vocalistes est essentiel.

Une version soul/pop/rock de 'You don't need a woman', mec c'est pas une femme qu'il te faut, you need a slave...

'Stolen Guitars' 1993 sur ' Inbetweenies' .

Comment s'appelle  le bouquin que Jo Smeets leur a consacré?

'The Scabs, dirty years of rock'n roll', titre approprié!

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DSC07687.JPGSur 'Royalty in Exile' , 'I need you' repris par tous les quinquagénaires du cru et leur progéniture.

Swinnen: are you ready to party?

Ja, meneer!

'Let's have a party', même Cendrillon faisait la fête!

La seule nouveauté que tu retrouves sur 'The Singles' sorti en 2010, le saccadé 'Why' sera suivie du singalong 'Don't you know' .

Nouvelle thune dans le bastringue, le countrysant ' Stay', puis un  truc enregistré dans le studio de George Kooymans du Golden Earring, le soulful 'Can't call me yours', Guy et la féline  Kiu se partageant les vocals.

 Retour des obusiers : 'She's Jiving',  'London Calling' des Clash et 'Come On', ça DSC07650.JPGcanarde sec!

Mensen, suis victime d'une poussée d'Alzheimer, aidez-moi pour les lyrics...

Le Prince Laurent, l'Impératrice Charlotte et le curé de Sint-Jan Evangelist ont entonné ' Hard Times' à pleins poumons.

Une basse ronflante introduit ' Match box car', avant que la chorale n'entre à nouveau en action pendant 'Time'.

Les Scabs restent une redoutable machine à hits.

'Nothing on my radio', le scintillant Willy Willy s'amuse, la rythmique balèze assure un max et t'y ajoutes la voix inimitable du playboy de Diest...ambiance sur la place du marché.

Il manquait 'Robbin the liquor store' , il mettra fin au set, les futés y introduisant un plan Clash funk' The Magnificent Seven' avant de retourner piller le liquor store!

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Un bis s'impose, il sera magnificent: 'Rockin in the free world', emprunté au Loner!

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Rideau, pas de Truttes pour toi, on t'attend!


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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 20:35

Fin de saison dans la maison patricienne de l'Avenue Brugmann, Bart nous a préparé un double bill appétissant: De Held et Isbells.

Malgré la concurrence d'une demi-finale à l'Euro 2012, une cinquantaine de mélomanes affichaient présents, aucun d'entre eux n'a regretté son passage in 't Candelaerhuys.

Un double concert racé: finesse, subtilité, raffinement étaient au rendez-vous!

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20:35', une sonnerie t'invitant à prendre place,  De Held en piste!

 Je ne suis pas un héros

 Faut pas croire ce que disent les journaux...

Mijn naam is Jo Jacobs uit Limburg, j'ai sorti un CD ( ‘De Held'),qui est resté treize ans dans le ventre de sa maman , il a été produit par Gaëtan Vandewoude ( Isbells) qui me fait l'honneur de m'accompagner sur scène ( guitares, percussions, seconde voix).

Jo gratte lui-même une acoustique, après s'être accordé: c'était notre premier titre ( merci, De Plezantste) voici le second: ' Mensen vallen altijd tegen'.

En tout cas lui ne valt pas tegen...un morceau légèrement misanthrope aux lignes de guitare ciselées et backings harmonieux.

Vlaamse indie folk lumineux!

Pas étonnant que le leader de Isbells ait pris le brave Jo sous son aile.

'Hebbewil' commence sans accompagnement instrumental...'k was aan 't lopen door de stad... une ballade urbaine proche de certains titres frivoles de Raymond van het Groenewoud.

Confession: j'habite avec Jackie!

Kennedy/Onassis... le copain de Jacques Brel?

Non, mon chat, voici une chanson pour lui (elle?).

' Sjaaki'..me suis levé tôt, ai préparé mon petit déj., c'est dimanche, il n'y a pas un chat, sauf Sjaaki, mon félin..

Les choses simples d'une vie pas compliquée, décrites avec tendresse!

Is er een Elke in de  zaal?

Non, pourquoi?

Cette chanson est pour  'Elke', une belle fille à la chaude voix sensuelle.

Beau comme du Bony King of Nowhere.

'Alles' au background jazzy est proche de James Taylor et le printanier 'Twee jonge meisjes' respire la joie de vivre.

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Le single ' Typisch Belgisch weer' sent la mélancolie Isbells à plein nez.

'De Tafel' un downtempo délicat, du folk Valerius De Saedeleer!

La dernière, écrite il y a 8 ans, oubliée, puis ressortie du placard: 'Als ik met jou praat', un hit sur Radio 1, une boîte à musique désuète décore cette jolie berceuse thérapeutique.

 

Set apprécié et un bis avec tous les membres de Isbells, sauf Gianni occupé à siroter un vin blanc au comptoir, une dernière mélodie intimiste aux harmonies vocales sublimes: 'Onder ons'.

 De Held: on recommande!

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Isbells

DSC07546.JPGLe podium s'avère fort étriqué pour accueillir les cinq musiciens et la panoplie d'instruments utilisés.

Le line-up du groupe a subi quelques modifications depuis la dernière fois où tu as croisé sa route, désormais, l'apport féminin est assuré par Chantal Acda ( Sleeping Dog, True Bypass..), vibes, basse, acoustique, percussions et vocaux sublimes.

Un tout nouvel élément a été embrigadé, un homme à tout faire: trompette, basse, percussions, xylophone... tu as enregistré le nom de Gert Mulder, mais vu l'état de surdité avancé de ton conduit auditif, tu déclines toute responsabilité en cas d'identité erronée.

Le reste de la troupe: Christophe Vandewoude (drums, electric guitar, acoustic guitar, bass guitar, glockenspiel, percussion, ukulele, synth, vocals) / Gianni Marzo (vocals, acoustic guitar, electric guitar, mandolin, banjo, basspedals, lapsteel) / Gaëtan Vandewoude (vocals, acoustic guitar).

Un second album ' Stoalin' se vend après les concerts!

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Une intro ouatée, puis quatre voix à la CSNY: 'Stoalin',  titre pointilliste et ensorcelant.

Une  trompette mielleuse se plaque sur la broderie de guitares et d'ukulele, ton esprit  plane!

Changement d'instruments: ' Heading for the newborn' aux arrangements subtils et à la  mélodie imparable, du folkpop DSC07568.JPGbucolique aussi chatoyant que les efforts des Alessi Brothers ou du Fleetwood Mac américain, pour les plus anciens, que ceux de Bowerbirds, Great Lake Swimmers ou Low Anthem, pour les contemporains.

Moi, je trouve que la suivante est une plage romantique, ma petite amie n'est pas de cet avis : le radiophonique 'Falling in, falling out'!

Plus sombre, le pessimiste 'Heart Attacks' baigne dans les eaux America, quatre voix en harmonie semblent voltiger comme une plume ballotée par une brise légère.

Gianni à la lapsteel pour un des hits du premier album, l'écologique ' As long as it takes', à la philosophie hippie!

La classe internationale!

La suivante traite d'une femme en burqa... farceur!

 La ballade cotonneuse, ' Maybe'

...she has got a black dress on

and she covers her face from the sun

all my troubles are gone

when she passes me by...

Dimanche on se produit à Werchter, faut qu'on s'entraîne à jouer des titres plus nerveux, le groupe nous sert deux blues à la mode  Isbells, dont l'immortel 'Reunite'.

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Uccle, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, nous vous invitons à nous suivre dans le jardin, nous jouerons la suivante unplugged.. au clair de lune, a campfire song: 'Elation' et une seconde, le singalong ' Baskin' ... ' t Candelaershuys goes padapa padapa... sous les étoiles.

Suave et inoffensive berceuse.

Retour au bercail pour la dernière qui clôture l'album, ' Erase and detach' , profonde mélopée noire aux relents blues avec final vocal somptueux!

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Un bis

Chantal et Gaëtan quittent le podium pour se retrouver à notre hauteur, juste derrière eux King Gianni et son banjo, la nouvelle recrue au vibraphone et le frérot aux percussions : 'Letting go', point d'orgue de cette soirée radieuse!

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:38


 Tom Petty And The Heartbreakers 2012.06.27 - Le Grand Rex, Paris, France

 

 Line-up : Tom Petty : guitars and vocals 

Mike Campbell : guitars, mandolin 

Ron Blair : bass and vocals 

Steve Ferrone : drums 

Scott Thurston : guitars, harmonica, lap steel guitar, ukelele, backing and lead vocals 

Benmont Tench : piano, keyboards and backing vocals 

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Après pas mal de tours et détours, nous nous parquons enfin dans la rue d’Aboukir, une petite rue annexe au 1, Boulevard Poissonnière – 75002 Paris, adresse du jour pour une superbe salle de 2750 places : le Grand Rex. 

L’emplacement que nous occupons est marqué « Livraisons » mais à cette heure là, les magasins ont déjà baissé leurs rideaux métalliques sur une marchandise d’un autre temps. 

Soyons fous et prenons des risques. 

Trois minutes de marche plus tard, nous voici enfin tous les trois dans la file d’attente et on est plutôt bien placés. De toutes façons, les places sont numérotées donc rien ne sert de s’exciter pour atteindre la place numérotée « 50 » au 1er balcon, elle m’attend ! 

Dès l’entrée on ne peut que constater qu’il s’agit d’une superbe salle. Construite en 1932 elle est la seule survivante de son époque encore en activité. La plupart du temps, c’est un cinéma. Un regard circulaire mais non furtif met fait dire qu’à l’époque, on savait encore construire. Pour un peu on se croirait revenu à cette époque de l’entre deux guerres. Dépaysement garanti. 

 

 

 

Tout comme à Cologne, c’est Jonathan Wilson qui ouvre pour Tom Petty et reçoit un accueil chaleureux du public. 

En Live c’est beaucoup plus captivant qu' en cd et ça fleure toujours bon Neil Young et l’ Allman Brothers Band comme influences notables. 

A revoir, sans aucun doute.

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 Il est 21h25 quand les lumières s’éteignent sur une foule qui exulte, libérant sa frustration de ne pas avoir eu la chance de voir Tom Petty et ses Heartbreakers depuis 20 ans, comme nous. Pas de discrimination musicale pour une fois.

Dscn5649.jpg D’entrée, c’est très chaud comme réception et l’ambiance est à son comble, donc, ça c’est déjà gagné mais Tom va-t-il être à la hauteur de cet accueil triomphal ? La réponse vient des les premières notes de « Listen To Her Heart » : OUI, 1000 fois oui !

 Le groupe est rôdé et à le sens inné de la scène, tout comme à Cologne deux jours auparavant, c’est direct et ça vise juste : Pan, en plein cœur. 

Je ressens cette jubilation intérieure qui fait oublier le manque de sommeil et les kilomètres avalés en 2 jours. Yes, He’s back ! 

On poursuit avec « You Wreck Me » et « I Won’t Back Down » extraits de “Wild Flowers” (1994) et de “Full Moon Fever” (1989). 

Au niveau de la setlist, il n’y aura pas de changements sinon un tout petit dans le sens ou il n’y aura pas le « I’m A Man » en hommage à Bo Didley en rappel. 

On est toujours à la cote maximale pour la qualité de la prestation, c’est du top vraiment. 

Tom Petty aura même quelques mots en français pour remercier le public et il nous promet de ne plus nous oublier Dscn5656.jpgpendant 20 ans cette fois. 

T’as intérêt « Petit » ! 

Les moments forts sont encore à mon humble avis « It’s Good To Be King » de « Wildflowers et le plus que Zeppelinien « I Should Have Known It » extrazit de « Mojo » (2010). 

« Refugee » aura lui aussi ses minutes de gloire auprès d’un public interpellé par tant de beauté et de perfection musicale. 

Deux heures ça passe vite, même quand on attend depuis 20 ans et à 23h25 la messe est dite, les lumières se rallument sur une salle où tout le monde a participé à une standing ovation bien méritée. 

Il nous reste à reprendre la route et il est près de 3h25 du mat’ (j’ai des frissons) quand nous réintégrons nos chaumières.

 Ce sera difficile de trouver le sommeil car j’ai encore la tête remplie d’images et de sonorités de ces deux fabuleux concerts. 

Allez, Tom, encore mille fois merci pour ce plaisir intense. Tiens tes promesse car si tu attends encore 20 ans et compte tenu de la moyenne d’âge du public, je ne suis pas certains que nous serons encore autant à aller te voir. Au pire, on fera une jam tout là-haut, je m’y prépare « I’m Learning To Fly ». 

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Setlist : 01. Listen To Her Heart. (You're Gonna Get It - 1978) 02. You Wreck Me. (Wild Flowers - 1994) 03. I Won't Back Down. (Full Moon Fever - 1989) 04. Here Comes My Girl. (Damn The Torpedoes - 1979) 05. Handle With Care. (Traveling Wilburys cover) 06. Good Enough. (Mojo - 2010) 07. Oh Well. (Fleetwood Mac cover) 08. Something Big. (Hard Promises - 1981) 09. Don't Come Around Here No More (Southern Accents - 1985) 10. Free Fallin'. (Full Moon Fever - 1989) 11. It's Good To Be King. (Wild Flowers - 1994) 12. Oh Carol. (Chuck Berry cover) 13. Learning To Fly (Into The Great Wide Open - 1991) 14. Yer So Bad. (Full Moon Fever - 1989) 15. I Should Have Known It. (Mojo - 2010) 16. Refugee. (Damn The Torpedoes - 1979) 17. Running Down A Dream. (Full Moon Fever - 1989) Encores : 18. Mary Jane's Last Dance. (Greatest Hits - 1993) 19. American Girl. (Tom Petty And The Heartbreakers - 1976) 

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 Mitch « ZoSo » Duterck

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 12:15

 De Loketten : salle d'exposition, coin lecture, boutique vendant du matériel didactique et eetcafé, organisent régulièrement des showcases.

En ce radieux mardi, le groupe qui a gagné le Humo's Rock Rally 2012:

 Compact Disk Dummies.

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Le concert était annoncé à 16h30', aussi, es-tu fort étonné et légèrement agacé lorsque, en pénétrant dans les vastes locaux du Parlement flamand, tu peux apercevoir le duo sur scène en plein set!

Renseignements pris auprès d'un responsable cravaté, le show a débuté il y a un peu plus d'un quart d'heure!

Waarom?

Un groupe scolaire d'une trentaine d'individus avait prévu une visite guidée du parlement, après la promenade ils étaient conviés à prendre une collation ( jus de fruits, zakouski, petits pains etc...) puis à assister au mini-concert, si on avait attendu 16h30', ils se seraient tous tirés, donc on a prié les Dummies de démarrer plus tôt!

Tu ne peux réprimer un juron, tu te calmes en avalant un jus de pamplemousse et en mâchonnant quelques canapés!

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DSC07490.JPGJanus ( 17 ans) en Lennert ( 19 ans) Coorevits créent la surprise en mars 2012 en remportant le Humo's Rock Rally 2012 avec leur projet electro/dance: Compact Disk Dummies.

Il faut remonter à Goose ( une influence?) pour retrouver une formation d'electronica au palmarès du plus fameux  rock contest belge.

Sur la scène improvisée: un sampler, un PC, un mini- keyboard planté sur un beau ressort en caoutchouc rouge et une ou deux guitares.

Janus est concentré, Lennert, l'aîné, se démène nerveusement, les beats sont irrésistibles, ça déménage sévère.

Les comparaisons avancées: les Dewaele Brothers version electro, Goose (  déjà cité précédemment) , les Subs, Justice,  les Chemical Brothers et l'antique Electronic Body Music de Front 242, Neon Judgement, Nitzer Ebb ou Front Line Assembly.

La playlist indique ' Confuse, entime, computer, enline' - ' Untitled'- 'Bambassban',  trois titres pendant lesquels tu te trouvais encore dans le métro. Ton arrivée coïncide avec la fin de l'explosif electroclash  'London houses' .

'What you want', les basses lourdes impriment un beat infernal t'invitant à te bouger les fesses tout  en agitant ton crâne aux rythmes des pulsions addictives.

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1,2,3,4 plage suivante: ' Walls caving inn' tout aussi brutal et infectieux.

Pour ' Feers', Lennert agrippe une guitare pour nous balancer quelques vicieux riffs bien hard et saturés sur le mix electro concocté par le petit Janus.

Last one is a cover, préconise le bouclé, il ramasse une seconde guitare et d'une voix déformée s'attaque au 'Toxic' de Britney Spears qui se mue en bombe heavy electro/dance imparable.

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Compact Disk Dummies, un potentiel énorme!

 Cet été, ils seront ( notamment)  à Dour, aux Ten Days Off, au Marktrock, à Leffingeleuren ou au Laundry Day...

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Published by Michel - dans Concerts
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:44

Tom Petty And The Heartbreakers
2012.06.25 - Lanxess Arena, Cologne, Germany.
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Line-up :
Tom Petty : guitars and vocals
Mike Campbell : guitars, mandolin
Ron Blair : bass and vocals
Steve Ferrone : drums
Scott Thurston : guitars, harmonica, lap steel guitar, ukelele, backing and lead vocals
Benmont Tench : piano, keyboards and backing vocals
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Il est 21h05 quand les lumières de la Lanxess Arena s'éteignent sur un concert "sold out" de 20.000 personnes dont le cri libératoire monte en une seule et géante acclamation. Tom Petty et ses Heartbreakers sont de retour en Europe.

 Leur dernier passage par notre Belgique date d'il y a 20 ans pour ce qui reste le meilleur concert auquel j'ai assisté, tous styles confondus. Pas de monstres grimaçants, pas d'effets spéciaux ni fumigènes, pas non plus de projections d'images subliminales. Un jeu de lumières superbes et Tom Petty fait le reste. 

Depuis son 1er album sorti en 1976 beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et ce soir c'est le Rhin qui s'y colle.
Pendant 2h10 il va en couler des titres! Tom a du matériel en suffisance  pour tenir le public sous sa coupe et il sait y faire. Jamais il ne se départit de son sourire légendaire ni de sa voix aux accents traînants de (Gainesville) Floride. Oui, Tom est Sudiste et il en joue avec talent pour colorer ses textes d'une palette de couleurs vocales qui lui sont propres et identifiables entre toutes.
Ca part sur les chapeaux de roue avec "Listen To Her Heart", "You Wreck Me" et "I Won't Back Down" repris en chœur par un public déjà conquis. Ça joue juste et bien et ce diable de Mike Campbell qui intervient toujours à propos avec ses coups de griffes cinglants arrachés à ses guitares.

Hommage aux défunts "Traveling Wilburys" Roy Orbison et George Harisson avec "Handle With Care" suivi d'un clin d'oeil à Peter Green avec "Oh Well", titre phare de Fleetwood Mac.

 Avec 4 titres interprétés, le concert fait la part belle à l'album "Full Moon Fever" paru en 1989 et qui sera certifié 5 fois platine aux U.S.A et 6 fois au Canada. 

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Le point fort du set vient pourtant plus tard avec une version hallucinante et bourrée de guitares saturées : "It's Good To Be King" électrique à mort, c'est tout simplement grand!

 Hommage à Chuck Berry "Oh Carol" et puis le deuxième morceau phare du concert : "I Should Have Known It" extrait de "Mojo". Il n'y a pas a douter un seul instant c'est presque du Led Zeppelin dans le fond et la forme, monstrueux de puissance et d'efficacité. L'ombre et la lumière.
Mais déjà ils quittent la scène un bref instant pour revenir en force avec "Mary Jane's Last Dance" au cours duquel on croit voir planer l'ombre sensuelle de Kim Bassinger (Jane dans le clip vidéo). Un petit passage chez Bo Didley avec "I'm A Man" et le concert se termine sur "Américan Girl" et un public en délire qui a quitté la station assise depuis longtemps.
Il faudra tout de même qu'on m'explique pourquoi après Slash la semaine dernière voici encore un géant qui ne passe pas par chez nous. Allez, Je change de Tee shirt et hop, en voiture pour le Grand Rex de Paris où se produisent... Tom Petty And The Heartbreakers demain soir. Mais cette fois nous ne serons que 2.800 veinards à assister à la grand messe musicale du Petty Tom (oui, celle là était facile je vous le concède).

 Il est déjà 23h10?

 Pas vu le temps passer moi!

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Setlist :
01. Listen To Her Heart. (You're Gonna Get It - 1978)
02. You Wreck Me. (Wild Flowers - 1994)
03. I Won't Back Down. (Full Moon Fever - 1989)
04. Here Comes My Girl. (Damn The Torpedoes - 1979)
05. Handle With Care. (Traveling Wilburys cover)
06. Good Enough. (Mojo - 2010)
07. Oh Well. (Fleetwood Mac cover)
08. Something Big. (Hard Promises - 1981)
09. Don't Come Around Here No More (Southern Accents - 1985)
10. Free Fallin'. (Full Moon Fever - 1989)
11. It's Good To Be King. (Wild Flowers - 1994)
12. Oh Carol. (Chuck Berry cover)
13. Learning To Fly (Into The Great Wide Open  - 1991)
14. Yer So Bad. (Full Moon Fever - 1989)
15. I Should Have Known It. (Mojo - 2010)
16. Refugee. (Damn The Torpedoes - 1979)
17. Running Down A Dream. (Full Moon Fever - 1989)
Encores :
18. Mary Jane's Last Dance. (Greatest Hits - 1993)
19. I'm A Man. (Bo Didley cover)
20. American Girl. (Tom Petty And The Heartbreakers - 1976)

Mitch "ZoSo" Duterck

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 15:29

 Plazey 2012, édition 20, toujours organisée par Platoo, le Zeyp et l'Essegem.

Le déluge jusqu'à 18 h, puis une accalmie et un beau soleil pour le concert de Josh T. Pearson prévu à 20h30'.

Pas trop de monde sur la plaine mais des têtes connues, une forte concentration Toogenblik ( Luc, Roen, Philippe), l'équipe de Curieus Schaarbeek, sans oublier Jean-Paul, fan du barbu texan.

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Soundcheck approximatif et tiré en longueur, Josh T. le prend avec le sourire( moqueur).

Enfin, vous pouvez vous rapprocher du podium...crac, crac, crac... nouvelle série de craquements pas sympathiques et nouvelle pénible attente.

Un seul micro, une guitare et pas moyen de faire une balance honnête: risible!

Josh T.: faut pas vous en faire, this is just part of the show, we do this every time, allons-y pour le véritable soundcheck... plus d'un quart d'heure de bidouillages d'un amateurisme bouffon.

On m'a prévenu: no swearing and no dirty jokes today, mais ça commence à bien faire!

Coup de fil à Hachel ( il soigne le dimanche, possibilité de payement en ligne), médium spécialisé en désenvoûtement, qui va  libérer ce micro des mauvaises énergies ayant pris possession de son corps.

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Hello again, I'm  Josh T. Pearson, I'm from Texas, yesterday I was in Portugal où tous les gens sont ugly et, ce soir, je  joue devant a magnificent church ( il s'agit de l'horrible basilique de Koekelberg, mélange de néo-gothique, Art Déco, néo- byzantin, Bauhaus, béton armé, terracota, chef-d'oeuvre de mauvais goût et de redondance).

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Josh T.Pearson avait déjà connu le succès avec son band précédent, Lift to Experience, groupe dont le mythique double CD '  The Texas-Jerusalem Crossroads' ( 2001) a cartonné aux States et ailleurs.

Pas préparé au succès, le fils de pasteur dissout le groupe, se casse en Europe ( Berlin puis Paris), vivote, n'enregistre plus, mais donne quelques concerts intimes.

Des gars l'ayant vu sur scène le supplient d'enregistrer un album.

 'The Last Of The Country Gentlemen' ( mis en boîte en 2 jours), à l'attrayante pochette, sort en 2011.

Uncut le place dans son top 5 des meilleurs albums de 2011.

A peine sept titres, sept complaintes de country folk épuré et  murmuré.

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Il entame le set par ' Thou Art Loosed', la plage qui amorce l'album. Concentré, d'une voix biblique, il marmonne un requiem en l'honneur d'une dead romance, le public, respectueux, écoute la prière en retenant sa respiration.

 

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Tout naturellement, Josh embraye sur le grave, lent, interminable ( plus de onze minutes) ' Sweetheart I ain't your Christ'  , les doigts glissent sur les cordes, les frappent, pour ensuite les chatouiller  tendrement en picking, l'homme semble comme possédé, marqué par le destin,  il doit lutter contre les démons qui le hantent.

La voix lancinante, ensorcelante, frôle le timbre d'un Jeff Buckley ou d'un Bonnie Prince Billie, tout en te clouant au sol.

 Soudain, il frappe le sol d'un coup de talon sec, signifiant que la plage est terminée.

Entre chaque titre le tall man in black prend le pouls de l'audience, se fout gentiment d'elle...you're all so good-looking... demande à une jeune fille venant d'arriver, how are you doing, s'inquiète de savoir si anyone has to pee, avant d'amorcer la suivante: 'Woman, when I've raised hell' , une country ballad minimaliste, amère et noire au ton Leonard Cohen ( 'Songs of love and hate').

Sans pause, une nouvelle confession non dénuée de pathos,: ' Sorry with a song', que ton esprit associe aux plages les plus sombres du  'Berlin' de Lou Reed.

Les dernières notes se meurent, le gars annonce, un sourire aux coins de la barbe ..I should have played the long version...celle-ci dépassait les 10'.

Coup d'oeil vers les coulisses, can I play another song?

Réponse affirmative.

A joke?

Go your way!

Puisque les gosses ne pigent pas le Yankee, allons-y pour un doublé de blowjob jokes à faire rougir Hanna Hilton,  Queen of Deep Throat, functional blowjobs à partir de 15 $...

By the way, pas de stand merchandising, pas de CD's à vendre, so you can give me your money and download the album for free.

 ' Country Dumb' titre à peine entamé, une colonie de perruches survolent le parc tout en jacassant, réaction du gaillard... Enchanté, moi c'est  Josh T. Pearson.

Après ce trait d'humour, une dernière chronique mélancolique entrecoupée d'un flamenco bridge agité.

 

Près de 50' pour un set intense et passionnant!

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Encore!

Christian, un gars assis au premier rang, have you got a request, mate?

' Singer to the crowd' , un single, aux résonances Neil Young , non repris sur l'album.

...You can have me now said the singer to the crowd... restera ancré dans ton cerveau pendant tout le trajet de retour vers ton  accueillant chez-toi!

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 15:06

Le programme de la Fête de la Musique, face au Palais Royal, ne t'attirait pas, d'autres possibilités musicales s'offraient à toi, tu optas pour la proximité: Essenbeek ( Halle) et sa cinquième Vlaamse Kermis.

Deux  jours de libations breugheliennes ( des milliers d'hectolitres de bière, 1€50 la pintje, ont coulé) et le folklore rituel: une ou deux attractions pour les gosses, deux cochons aan 't spit, un cross pour cyclotouristes, le truc qui te sert d'alibi, mon ange je participe à une compétition sportive, et, à 4h du mat, des amis encore plus bourrés que toi te jettent face à la porte du nid conjugal avec le magnifique T-Shirt Palm que t'as gagné en sillonnant le Pajottenland.

Tu t'es pas décidé pour Halle dans l'intention de battre des records de consommation de houblon, ni dans celle de reluquer les attrayantes beautés locales, le menu prévoyait des concerts sur un podium face à l'église du quartier.

Déjà à l'heure du déjeuner, Gene Slide devait se produire, mais c'est peu avant 17h que tu atterris à Essenbeek, heure à laquelle on remet les trophées aux pédaleurs méritants.

17h05, un premier groupe s'attaque au périlleux exercice du soundcheck, entre parenthèses, une sono impeccable.

Un BV/ politicien local ( non, il n'est pas sur la liste Union des Francophones), ex-Journaliste TV, servira d'annonceur, excellente pub en vue des élections d'octobre.

Non, il n'a pas payé une tournée générale, mais a serré 2569 mains pas toujours nettes et embrassé 456 joues pas toujours rasées!

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17:15 Jak Puut

Tu dis,  A puute van de koech?

Fais pas le mariole, Jak Puut est un coverband des environs, ex- Jak puut & the shprïcj, ayant été sélectionné après envoi de démo pour ouvrir les festivités.

Deux remplaçants aujourd'hui ( dont un Choco la Mousse), le batteur et les claviers sont à la recherche du soleil en des terres lointaines.

DSC07210.JPGTu repères d'emblée un fameux guitariste ( Koen Thijs) , le reste de la troupe, un bassiste, Eric et deux chanteuses: Nathalie ( terrible voix) et Hilde.

Mission: mettre l'ambiance avec un répertoire en béton.

Verdict: diplôme obtenu avec distinction!

Une intro instrumentale juteuse et arrivée des jupons:superbe version de 'Long train running' des Doobie Brothers suivi de Simply Red' Money is too tight to mention', puis Frampton ' Show me the way'.

Ding dong ding dong , le carillon, il 17h30'.

No Doubt 'It's my life', chorégraphie à revoir, ladies, l'une des deux bouge comme un kapstok, passons!

Amy Winehouse 'Valerie',un peu téléphoné, puis une incroyable version de '39' de Queen, brillamment introduite à l'acoustique par Koen.

Fleetwood Mac, 'Gold dust woman', pas trop connu, mais super, la version de 'Black Velvet' d'Alannah Myles est du même calibre.

'Proud Mary' cartonne, Lenny rapplique ' Are you gonna go my way' et on finit avec le bouillant 'Hot Stuff' virant cocktail funk ' Voulez-vous coucher..', 'Ladies Night' 'Good Times', Chic, alors et 'Funky Town'.

Rideau!

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Àlaská

Changement de programme: Àlaská et RE:Love switchent, donc ce sont les wallabys polaires que tu verras en premier lieu.

T'avais déjà subi leur ska de saltimbanques à Liedekerke en septembre dernier, tu mis trois jours pour t'en remettre, l'heure est à la bouffe.

A 19 h, les drôles n'ont pas encore terminé la balance et doivent  récupérer leurs costards d'un blanc polaire chez 5 à sec.

Les voilà, tout beaux, tout propres, c'est parti pour plus d'une heure de Skankin beats scabreux et bouffis.

Une invitation aquatique 'Let's go swimming'... plouf,  tsoin, tsoin, tsoin... t'as intérêt à avaler quelques godets pour digérer cette daube: un mix de ska, bastard reggae, cumbia, salsa, zouk... assaisonné de sauce riche en calories.

T'auras droit à un ska SNCF avec break lounge, à une polonaise pas déclarée, à une leçon de salsa gratuite, turn to the left, to the front, to the right et demi- tour, un petit post-punk indigeste, piqué à Red Zebra, Rocky sera invité et les Beastie Boys aussi, un ska sur Volga, une salsa Santana atteint de diarrhée et un zouk pas allégé, pour terminer par l'intellectuel 'Una cerveza por favor'!

Amen!

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Starfunker.

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Un band né sur les cendres de Family Duck, un canard qui écumait les scènes et bals flamands dans les eighties.

John Premereur: guitars - Olivier Descamps: bass - Albert Elias: drums ( trois copains de Donald) - Alain Delhaye aux DSC07233.JPGsaxes, percus, flûte ( Electric Ananas) et depuis peu, Pascal De Crits aux keys ( L'Avanti) - sans oublier The Voice, Miss Kathleen Vieuvalet ( Soulpower).

Désormais, le groupe se contente de covers et commence très fort avec le gluant 'Take me to the river' d'Al Green.

Kathleen, la rousse, a du coffre!

Un power funk 'Girl' puis 'Play that funky music' au groove infectieux.

Soultime avec ' Soul Man', les pavés face à la scène accueillent quelques danseuses se souvenant de leurs 18 ans.

' Get ready' avec accumulation de petits soli, un clin d'oeil aux compatriotes 'Allez Allez', les medleys ont la cote ce samedi!

Le soufflé retombe, la soupe est tiède, finie l'euphorie, Starfunker poursuit sa lecture de DSC07264.JPGclassiques, ' Dancing till dawn', Kravitz.

Et puisqu'il est à Werchter, un second Lenny, pas ' Are you gonna go my way', tout de même?

Si!

'Steamy Windows', Tina Turner indique la généreuse rouquine en oubliant de mentionner T J White.

Sans pause 'Born to be wild', à Essenbeek sont pas nés wild!

Les Stones, 'Mixed Emotions', en roue libre,  puis, bizarrement, Selah Sue 'This world'  et 'Hold on' Alabama Shakes.

Kathleen aime Amy: ' Valerie', encore!

James au bout du fil, ' Sex machine', le Viagra se vend même au paradis!

' Proud Mary' bis!

Et 'Sex on fire' des Kings of Leon pour achever le set!

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22:55 RE:Love

Encore des revenants, que t'as croisé à Lot ( J H 't Vraagteken) en 2002 .

Désormais ils se produisent avec une chanteuse/ claviériste, Natacha, pas sûr que ce soit une brillante idée, souvent, la gentille Natacha force la dose et se trouve au bord du précipice, lorsqu'elle la joue simple, ça passe.

DSC07285.JPGQuatre éléments masculins: Jim ( basse) - Tit ( drums) - Gust ( vocals- guitar) et Gunter ( guitar).

Bon début, 'The one I love',  REM et 'Oh Darkness', d'Admiral Freebee.

The Gossip, 'Heavy Cross', c'est limite avec le timbre criard de Natacha.

Le female metal ' Stand my ground' , du Within Temptation boursouflé.

'I kissed a girl', de Katy Perry, amuse les gamines mais t'énerve sec.

' Weak', rendez-nous Skunk!

Le set est émaillé de nombreux temps morts, le band cherche des repères: 'One' de U 2, Essenbeek chantonne!

 Le chouette midtempo 'I follow rivers' repris par Triggerfinger et puis le titre qui sauve les meubles , le psychédélique 'Breathe' du Floyd.

Deux compos personnelles ' Forest Street' à la Cranberries et 'Rockamadour' pour enchaîner sur ' Candy' d'Iggy.

'Titanium' de D Guetta, casse- bonbons, et le chant du cygne: 'Rollin in the deep' d'Adele!

Peut mieux!

 

00:40 The Belpop Bastards

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DSC07330.JPGKloot Per W ( Claude Perwez), faut lui attribuer la légion d'honneur, ériger une statue en son honneur, le nommer baron, imprimer un timbre à son effigie... ce mec, c'est la mémoire du rock belge des eighties.

On va pas réécrire sa bio, mais cet artiste complet est associé à quelques bands illustres: The Misters, The Employees, Polyphonic Size, De Lama's, The Sam Cooke Singers etc.. et depuis 2005, il régente le collectif à géométrie variable, The Belpop Bastards, regroupant des stars de la scène rock des années 80.

Se basant sur une équipe soudée: Danny Hoedemaekers, drums (P Van Sant) - Jean Marc Talhoen, basse- Urundi Lack, guitare ( La Fille d'Ernest) et himself ( guitare, vocals), il invite quelques bêtes qui, soit à tour de rôle, soit, tous ensemble, viennent pousser la chansonnette: Vévé ‘shake’ Mazimpaka ( La Fille d'Ernest)- Marjan Debaene - le député chantant et homme de théâtre Luckas Vander Taelen ( Lavvi Ebbel) - Wim Punk ( Wolfbanes) , sans oublier Luc Crabbe ( Betty Goes Green- Telstar) aux manettes.

Cette fine équipe  a mis la place à feu et à sang, un cirque grandiose, du rock'n roll comme à la grande époque!DSC07380.JPG

Un début en fanfare, Tjens- Couter ' Gimme what I need', crapuleux et infectieux.

Après ce tour de force signé Dr Per W, place au politicien, transformé en robot, Luckas Vander Taelen, ressuscitant 'Victoria ' de Lavvi Ebbel.

35 pantins désarticulés sur la piste de danse, la Maes gicle, la mayonnaise aussi, bordel!

Wimmeke aime les Kids ' Do you wanna know', Belgian punk at its best!

Au tour de Marjan, ' Don't be cruel' , jackpot pour les Machines en 1981.

Une version trash des 'Filles du bord de mer' pour Shake, Essenbeek tangue.

Luckas, la folle décadente et flingueuse :' Gimme a gun', Lavvi Ebbel puis Marjan, le 'Candy' de Kloot Per W ( 1988).

Wimmeke goes country ' Miles away  from here' , les Wolfbanes, putain de bon groupe!

The Employees, 'Romantic' , du skapunk autrement performant que la mélasse d' Alaska.

La Fille d'Ernest, l'immortel 'Tout Bouge', face au podium, ça se vérifie, un zatlap envoie valser ta pintje dans les airs.

Une version furieuse, bestiale de 'Beats of Love' de Nacht Und Nebel , Luckas déchaîné!

Un single chanté par Marjan, le 'You' de Scooter devenu punky.

Un second Kids ' There will be no next time', la classe!

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The Wolfbanes à la Thin Lizzy, ' As the bottle runs dry', fameuses lignes de guitare d'Urundi ( eh peï, Espagne-France: deux- zéro).

Folie généralisée, les barrières Nadar sont escaladées, 'Ca plane pour moi', pour finir par un reggae façon Perwez,  'Pick it up' virant ska galopant.

Luckas transformé en chasseur de mouches et toute la clique s'en donnant à coeur joie!

The end!

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Dangereuse agitation frontstage: revenez ou on casse tout...

Un bis, donc!

The Employees ' Do the standing still', dernier fait d'arme de ce gig mémorable.


Good night, Essenbeek!


 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:05

Un  Toogenblik blindé pour recevoir un trio bluegrass de légende:

 Eddie and Martha Adcock joined by  Tom Gray.

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Une bluegrass scene qui cette année a déploré la disparition de deux grands: Earl Scruggs et Doc Watson!

Eddie Adcock avait d'ailleurs failli les précéder pour un rendez-vous avec la grande faucheuse lorsque les médecins diagnostiquèrent une tumeur cérébrale maligne, a brain-surgery révolutionnaire l'a tiré de ce mauvais pas et depuis il rejoue avec son épouse Martha pour le plus grand plaisir de la communauté bluegrass.

L'unique concert belge de la tournée est organisé par le  collectif  Bluegrass in Belgium , regroupant fans et musiciens de gazon bleu, dans le public on note la présence de quelques membres de Rawhide ou Sons of Navarone, groupes phares du genre in klein Belgenland.

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On approche de 21h, Eddie Adcock ( 74 ans), casquette vissée sur le crâne, banjo aiguisé, est fin prêt et s'impatiente, le petit jeune, Tom Gray ( 71 ans), grisonnant et droit comme la statue de la Liberté, caresse sa contrebasse, Martha Hearon, Adcock depuis 1976 ( elle ne fait pas son âge), peaufine son make-up, ah les femmes...

There she is avec sa guitare, the show can begin!

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Le traditional 'Gold watch and chain' , superbes vocaux de Martha, bien secondée par son conjoint , la romance accroche immédiatement l'audience, le banjo picker n'a rien perdu de son habilité.

DSC07196.JPGEddie, un fameux boute-en-train, balance une première feinte, en vous regardant, people, je commence à comprendre ce que ressentent les sardines en boîte, on dispose de plus d'espace sur ce mini-podium.

Next tune is the titletrack of our new CD, 'Many a Mile', on peut pas vous en vendre pendant la pause, le stock est épuisé.

Harmonies vocales célestes ( trois voix) et banjo folâtrant.

'He was a friend of mine' que Tom et Eddie jouaient lorsqu'ils faisaient partie des Country Gentlemen, groupe formé en 1957, la voix évocatrice de Martha donnant un cachet aérien à ce classique bluegrass.

You see this banjo, it cost 900€, je l'emmène à chaque tournée européenne, because your streets are too narrow, il est plus pratique à trimballer...

Next one is called 'Cedar City Blues', no lady, not booze, blues!

Un petit instrumental guilleret.

La suivante, 'This morning at nine' était au répertoire des Country Gentlemen.

Folky tune and clear-as-a-bell banjo sound, t'y ajoutes le timbre pur de Martha , tu comprendras pourquoi le public est conquis.

Eddie, ce titre t'as essoufflé, let's do a slower one, le gospel larmoyant ' I am weary, let me rest'.

A chaque interruption, le trépané y va de grimaces moqueuses à l'encontre de sa moitié, provoquant l'hilarité dans le café, this one is called 'Helen' , une nouvelle romance country.

What's the matter, Eddie?

Ce pick m'emmerde.

T'es vieux, mec!

Un autre standard ' This world is waiting for the sunrise' , a jazzy tune voyant Tom se permettre une échappée solitaire qui doit lui rapporter la prime du sprint volant.

Je voulais vous jouer 'Dirty Dog', madame n'est pas d'accord, voici le female country track 'All I want is you', Benny Hill au banjo!

Et un petit charleston pour occuper Tom avant la dernière du premier set, je dois pisser d'urgence, l'incroyable et épique 'Matterhorn' , moins viril avec la voix de Martha en avant-plan!

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File au bar!

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Set 2

Face B de ' Blue Moon of Kentucky', les Stanley Brothers: ' I just got wise' !

Les nanas, tu peux pas t'y fier...

 Oh how I once longed for your loving

Your cheating I couldn't realize...

Triste!

Me rappelle ce qu'on disait des Country Gentlemen il y a 50 ans: you're pretty good but you don't play bluegrass, maintenant il paraît que les Country Gentlemen sont des icônes bluegrass, times they are a- changin...

'Two little boys' 1902 a popular music hall track, Rolf Harris en a fait un number one UK hit.

Amelia Earhart, aviation pioneer , disparue lorsque son Lockheed se perd dans l'Océan Pacifique: ' Amelia Earhart's last flight': une épopée!

DSC07191.JPGFlashback, quand j'ai commencé je n'étais pas banjo player mais guitariste/mandoliniste, un gars cherchait un joueur de banjo, ça devait être en 1955, il payait bien, j'ai appris à jouer de cet instrument en 2 semaines, j'ai obtenu le job, voici une de mes premières compositions, le jazzy 'Nightwalk'.

Tom would you mind singing a song?

I don't know, demande au public.

Te fais pas prier, papy!

L'enjoué 'Would you mind', style Ringo Starr goes country.

Une guitare pour Eddie, avant mon opération ce titre s'appelait 'Runnin', maintenant on le nomme 'Strollin', un ragtime guilleret.

Gospel time: 'Gonna get there soon' sur leur album ' Spirited'.

Après cette prière, les jurons, dedju, ce capo de merde, comment on s'en débarrasse, ouf... on recommence: ' I'm a pilgrim' , direction le Jourdain, le fleuve sacré!

Face au facétieux, une brave dame renverse son verre de Trappiste, réaction immédiate: throw that lady out of this bar, she spilled her glass on my feet...

Joues rouges et mutisme passager, le trio attaque ' She used to love me a lot' , nice country ballad de David Allan Coe.

 Un blues,' Guitar rag' de Sylvester Weaver, exemple parfait de Kentucky thumb style.

Un virtuose septuagénaire sur scène.

 Retour du banjo, le limpide:' Down where the still waters flow'.

Pour finir en beauté par ' Nobody's darling but mine' du Governor Jimmie Davies, datant de 1937.

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Ovation, un rappel, maybe?

OK, mais je ne chante plus!

En picking, la perle popularisée par Chet Atkins ' Windy and warm'.

Incroyable dextérité et fin de ce concert brillant!

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:40

Slash featuring Myles Kennedy And The Conspirators - 2012.06.18 - "Apocalyptic Love Tour". Etant donné que personne n'a jugé bon de le programmer chez nous, Slash le légendaire guitariste (Guns'n'Roses, Velvet Revolver) se produisait à la  Rockhal d'Esch-sur-Alzette et c'est tant mieux car la salle offre une proximité que peu d'autres salles de taille moyenne peuvent offrir. 

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179936_10150979228579301_241307922_n.jpgPendant deux heures, l'homme au chapeau haut-de-forme et ses acolytes vont faire "Rocker la Rockhal" qui n'aura jamais aussi bien porté son nom car, oui, Slash sait y faire en la matière et en voyant le plaisir qu'il a de jouer on comprend qu'il ait quitté le parano qu'est Axl Rose pour continuer une carrière en solo. 

Il s'est attaché les services du chanteur-guitariste Myles Kennedy (Alter Bridge) et le bonhomme à une voix extraordinaire et identifiable entre toutes, c'est un "vrai" frontman. 

Pour l'avoir vu avec Alter Bridge je peux vous dire qu'il dégage vraiment. Myles Kennedy avait d'ailleurs été pressenti pour accompagner Jimmy Page, John Paul Jones et Jason Bonham dans une aventure post Zeppelinienne au lendemain du concert de reformation du dirigeable en décembre 2007 (rien que çà).

 Les "Conspirators" le groupe qui accompagne les deux stars est composé de Brent FITZ (batterie, backing vocals) Todd KERNS (basse et chant) et un guitariste additionnel dont le nom m'échappe.

 Bref, ça secoue d'un bout à l'autre des deux heures de concert pendant lesquelles nous avons droit à un "best of" de la 319780_10150979228829301_1270832194_n.jpgcarrière de Slash parsemé d'un assortiment de 7 chansons d' "Apocalyptic Love" son dernier album en date.

 Le public a répondu présent et l'ambiance est là dès l'apparition du groupe sur scène. La sono est extrêmement bien balancée ce qui nous permet d'écouter du rock à un volume adéquat sans avoir mal aux oreilles comme quoi un bon ingé son peut vous faire passer une bonne ou une mauvaise soirée sans que les artistes en soient responsables pour autant, bien sûr, qu'ils soient eux-aussi à la hauteur. 

Et ils le sont, les bougres, impossible de rester stoïque, il faut se remuer le derrière et autres si affinités au rythme des chansons. Vous avez certainement compris que certains titres reçoivent une véritable ovation de la part du public car les Guns ont toujours la cote dans le coeur des fans. 

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Très bonne tenue scénique des 5 musiciens qui ne laisseront pas retomber la pâte, ils nous transportent avant que les notes reconnaissables des Gibson Les Paul de Slash ne nous propulsent au paradis des frissons. Vingt Dieux que c'est bon.

 Non, vous rigolez, on arrive déjà aux rappels?

 Comme quoi, quand c'est bon, le temps passe trop vite.

 Les deux rappels vont définitivement asseoir le succès du concert : "Mr. Brownstone", suivi de "Paradise City". 

N'en jetez plus, la cour est pleine. 

Slash termine le concert torse-nu, chapeau vissé au crâne, lunettes de soleil et anneau nasal. Cet homme est une bête quand il joue de la guitare comme dans ses plus belles années. Aucune démonstration de virtuosité inutile ni de soli traînés en longueur, on va à l'essentiel et c'est parfait.

 C'est à espérer qu'il vienne faire un petit tour en nos belles contrées d'ici la fin de la tournée. 

 

 

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Setlist :

 01. One Last Thrill (Apocalyptic Love 2012), 02. Been There Lately (Slash's Snakepit 2000), 03. Nightrain (Appetite For Destruction 1987), 04. Back From Cali (Slash 2010), 05. Ghost (Slash 2010), 06. Standing In The Sun (Apocalyptic Love 2012), 07. Rocket Queen (Appetite For Destruction 1987), 08. Dr. Alibi (Slash 2010), 09. Shots Fired (Apocalyptic Love 2012), 10. Halo (Apocalyptic Love 2012), 11. Watch This (Slash 2010), 12. Starlight (Slash 2010), 13. Apocalyptic Love (Apocalyptic Love 2012), 14. Just Like Anything (Slash's Snakepit 2000), 15. Anastasia (Apocalyptic Love 2012), 16. Sweet Child O'Mine (Appetite For Destruction 1987), 17. You're A Lie (Apocalyptic Love 2012), 18. Slither (Contraband 2004), 19.By The Sword (Slash 2010), 20. Mr. Brownstone (Appetite For Destruction 1987), 21. Paradise City (Appetite For Destruction 1987).

 


 Mitch "ZoSo" Duterck

 

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Published by Mitch “ZoSo” Duterck - dans Concerts
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