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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 13:25

Avez- vous remarqué, v7nce et toi, vous êtes les seuls garçons perdus dans cette ruche peuplée de gonzesses pas hideuses, observe Marylin.

Elle exagère à peine, le charismatique et ombrageux Nicolas Ly, une figure aux contours Lorenzaccio, Julien Sorel,  sur le visage duquel  spleen, mélancolie, mal de vivre peuvent se  lire en gros caractères, attire tous les regards féminins et fait chavirer bon nombre de coeurs enclins aux élans romantiques excessifs.

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Grosse foule, donc, au  Bar du Matin qui accueille  Applause.

Applause, un groupe franco-belge, qui t'avait laissé une excellente impression lors d'une Boutik rock, en hiver 2010.

Eté 2012, en quittant l'établissement forestois, on osera le terme triomphe, tant la prestation du quintet fut enthousiasmante.

Nicolas Ly (lead vocal) // Manuel Roland (guitars) // David Picard (keyboards) // Manu Loriaux (bass) // Jeremie Mosseray (drums and programming) ont sorti l'album ' Where it all began' en 2011 et prépare la sortie d'un second, quel vocable prétentieux, opus.

Applause dévoilera quelques nouveaux titres grisants lors de leur passage au Bar du Matin.

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' Beatings' amorce le gala, une intro sirène sur laquelle se greffent quelques riffs incisifs et des beats electro, avant d'entendre le timbre passionné de Nicolas transpercer la couche gazeuse viciée, que tes branchies happent dans cet espace confiné. De l'indie arty, contemplatif, à la lisière d'un univers cher à un Jeff Buckley ou à  un Thom Yorke.

Sur leur premier CD, 'Road to Nowhere', oublie Talking Head, et pense à Scott Walker, David Bowie ou aux meilleurs morceaux atmosphériques de Muse.

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( merci v7nce)

DSC00342.JPGApplause embraye sur ' So you see', dont les envolées de guitare sur fond rythmique binaire s'approchent du travail de Johnny Marr, au temps où le brillant musicien collaborait avec Morrissey.

Brillant!

 Handclaps racoleurs pour amorcer la popsong dansante ' All about you',  décorée d'effets de voix spacey à la Richard Ashcroft.

Changement d'horizon avec ' Traceab' de l'indie disco/funk arc en ciel, les touches de David colorant le mix de sonorités eighties synthétiques.

La basse imprimera un groove frénétique pendant les 245 secondes que dureront  'Untold', le chant théâtral du frontman ( il me fait penser à Terence Trent d'Arby, suggère v7nce)  semblant flotter comme en apesanteur sur ces sonorités subtiles.

Another new track, Brussels: ' Sweetest rain'  , non ce n'est pas un morceau de Gene Loves Jezebel, mais bien un electro rock mordant et hypnotique pour lequel Manu a délaissé sa basse pour manier un synthé.

A tes côtés de superbes filles gesticulent en cadence, une petite, à l'énergie débordante, t'envoie un coup de coude en pleines châsses, ça craint, tu peux être sûr que, rentré au bercail, tu pourras essayer d'éclaircir l'origine de ce cocard et qu'il y a peu de chance que l'explication fournie soit gobée.

Un downtempo narratif, ' Basement', suivi de l'épileptique  'Home again', pendant lequel le sombre et maniéré Nicolas viendra prendre le pouls de la salle pour se mêler aux danseuses.

Place au fiévreux 'Baby Fire', titre incandescent inspirant la boxeuse délurée qui s'époumone ' à poil', non, 'Ap plause' réplique une copine, black cowgirl de son état.

La température avoisine les 35°, pas moyen d'approcher le comptoir et les petites qui s'envoient brandy sur brandy..

Le hit single  de l'album précédent, ' Black Sand', aux vagues relents white soul exalté. De superbes lignes de guitare acérée déchirent la mélodie dominée par un synthé symphonique pendant que le singer vocalise audacieusement.

' Witches' passe de l'electro minimaliste au rock alternatif énervé pour exploser en final noisy.

Applause termine le set avec l'entêtant ' Children' enregistré sur un EP en 2010.

 Nicolas Ly s'éclipse laissant les artificiers achever l'aria en délire sonore tonitruant.

Un set magistral!

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Acclamations et un triple rappel exceptionnel!

'I'm so sorry', proche du math rock avec sa débauche de percussions, précède le chef-d'oeuvre, ' The Lighthouse', mixant psychédélisme, accentué par les claviers aux teintes sixties, et experimental indie à la Radiohead.

Tu pensais à l'apothéose, c'était pas encore l'heure, une version magistrale de l'hymne psychédélique, 'White Rabbit', que le Jefferson Airplane enregistra en 1967, mettra tout le monde d'accord.

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Un des concerts du trimestre!

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Published by Michel - dans Concerts
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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 12:42

A 15h devant chez toi, is dat goed?

Juste après la sieste, OK, Luk!

Le thermomètre indique 39°, pas à l'ombre, il n'y a pas d'ombre.

 La N21 a des allures US Route 50 from Sacramento to Ocean City, et si on n'a pas croisé Stephen King le long de cette lonely Flemish  road où les ghost villages se nomment Steenokkerzeel, Melsbroek ou Wambeek... on a sué comme des porcs malgré la clim,  le macadam collait aux pneus, des bovidés déshydratés nous regardaient passer d'un oeil avachi.

Le GPS marmonne: tourner à droite puis tout droit jusqu'à l'église, 15h 40', direction le dorpskern.

Première impression, nettement moins de monde que vendredi, il a fallu  à peine 22 secondes pour obtenir une eau, zéro % d'alcool, et une Primus et à 16h10' un courageux introduit  The Juke Joints.

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Pour la petite histoire, le marathon débutait à 14h30' avec le brillant Tiny Legs Tim, mais à cette heure Luk faisait la vaisselle!

The Juke Joints, encore eux, tu me dis!

Ben, oui, vu l'imposante colonie batave qui chaque année rend visite au Swing Festival, les organisateurs estiment judicieux de programmer un  groupe de chez eux.

L'an dernier, tu vis Peter Kempe - lead vocals , drums, mandoline /Michel Staat - lead guitar /Sonnyboy vd Broek - harmonica, cajun accordion, backing vocals /Derk Korpershoek - bass, backing vocals accompagner Eddie Clearwater à Zingem et assurer son avant- programme.

Du boulot correct, mais cet après-midi,  en cause probablement l'étouffante chaleur, le set de ces vétérans nous a paru ( niet waar, Luk) téléphoné, brouillon, peu emballant.

Du travail de pro, peut-être, mais le fonctionnaire qui pointe à 8h30' et puis à 17h, lui aussi justifie son salaire en effectuant une exaltante besogne sans dépenser trop d'énergie.

A part ça, Wespelaar était ravi, ce second-hand blues a plu.

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Un premier Chicago blues, puis 'Stax sound' sur leur dernier Cd.

Le son est assez confus, lyrics peu compréhensibles,  le fait que le drummer se charge des vocaux ne facilite pas  les choses.

Un signe de Sonny Boy vers la lead guitar, viens ici, fieu, je t'attaque au flipper, un premier duel au final élastique.

Je ramasse mon French accordeon et on attaque un zydeco pas trop salé.

En trio, comme Taste, l'hommage à Rory Gallagher et Lou Martin, le fabuleux 'Out on the Western Plain'.

L'album 'Going to Chicago' a été produit par Ronnie Baker Brooks, on vous en balance deux extraits dont le rock 'This is it', après ce fait d'arme un shuffle bouillant.

Le singer cueille une mandoline dans le pommier, tu me payes un vin blanc s'il commence à chanter... Mama's in the kitchen baking up a pie...

Un Chardonnay pour Luk et une pintje, a u b!

'Going to my hometown', c'est pas une mauvaise idée, les gars, nous,on reste au bar!

' Going to Chicago' - 'Mojo Hand' et une dernière tranche de cake cajun.

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Hup, hup, Oranje, hup!

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Erja Lyytinen

Petite robe rouge moulante, juste au ras des fesses, bas résilles, chevelure noire scintillante et un  sourire vissé aux lèvres pulpeuses.

swing2012-167.jpgUne apparition séduisante et quand on te dira que la petite Finlandaise joue de la guitare comme un chef, mariant passion, énergie, drive et intensité et chante comme une blues mamma noire faisant 3 fois son poids, tu auras compris que le public conquis lui a accordé une standing ovation (  o k, on était déjà presque tous standing après 30 secondes pour reluquer ses guibolles) de 5 bonnes minutes.

On ajoutera que ce prodige féminin est flanquée d'un band impeccable,  Davide Floreno: guitar- Roger Inniss: bass ( un formidable bassiste que tu as vu avec Oli Brown) et Miri Miettinen: drums.

Band qu'elle n'utilise pas comme faire-valoir,  elle laisse suffisamment d'espace aux musiciens afin qu'ils puissent s'ébattre à leur guise.

Une intro planante ' The road leading home', à la Chris Rea, amorce un premier blues rock électrique, à la wah wah vorace 'Voracious Love'.

Bordel, ça fait du bien!

Elle enchaîne sur  'Don't let a good woman down' ( I suppose), ses petits doigts virevoltent, les notes giclent , des voisins citent Ana Popovic.

Tampa Red wrote it , mais le monde a retenu la version d'Elmore James, 'It hurts me too', en dehors de l'élément visuel non négligeable, ce blues est à ranger à côté de tes meilleurs grands crus: Clos-de-Vougeot, Vosne-Romanée, Aloxe-Corton....

Elle poursuit avec  le mélodique ' Everything's fine', un hit à Helsinki avant de la jouer séductrice: Wespelaar, is my hair still OK, what about my make-up?

Perfect, lady, just perfect!

Un slow ' Can't fall in love with you', merde, tu l'aimais déjà, t'étais sur le point d'acheter une bague de fiançailles sur Ebay, et puis la gifle!

Davide Floreno, the other guitarist, n'est pas du genre pingouin, il fait si bien pleurer son instrument, que du coup, Rita, Greetje, Marianne  et une demi-douzaine d'autres mamies se mettent à chialer en chorus.

Lors d'un trip aux States, je voulais absolument admirer le carrefour où Robert Johnson avait vendu son âme au diable pour maîtriser le blues, je vais boire un truc dans un juke-joint, une big fat mama me dit, you skinny white girl  c'est juste derrière toi, at the intersection of route 61 and route 49..

Voici ma version, décalée et viciée, de 'Crossroads' au démarrage poussiéreux avant de virer rock lourd et agité.

Luk, tire-toi, petit, je descends fendre la foule et saluer mes compatriotes, oui, Lars, tu peux gratter mon jouet, dis-moi où est l'église( tout en jouant 'When the saints go marchin in' ) je ne vois plus rien avec tous ces géants autour de moi, le truc vire 'Skinny girl' avant le retour sur scène.

Pour mettre de l'huile sur le feu, elle achève avec 'Oil and Water'.

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Bis

'  Soul of a man' un dernier highlight d'un show n'ayant connu aucun temps mort!

 

Marquise Knox

Encore un brave gars que t'as croisé il y pas si longtemps, au Nekkersdal, mars 2011.

Comme à Laken, une formule trio ce soir, Roger Inniss remplace Eugene Johnson au pied levé à la  basse, Michael Battle – drums ( on imagine) et le costaud aux vocals, harmonica et guitares.

Comme à Laken, un blues semblant couler de source, dans la lignée des grands: Muddy Waters, B B et Albert King, Lightnin Hopkins.

Comme à Laken, tu ressens un certain ennui après 45' de perfection et de virtuosité.

Pas d'étincelles, un show réduit au minimum ( un bain de foule)!

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Son mentor, Michael Burks, est décédé il y a peu, ce qui explique le choix de 'Motherless Child' comme premier morceau.

Cool, chaloupé, relax!

Sans pause: 'Dust my broom' , puis son ' America's Blues' au ton engagé...America’s so beautiful, they tell me this: here’s the land of the free . But it’s getting’ so bad a man can’t hardly feed his family...

Pas de notes superflues, pas d'esbroufe, juste le nécessaire.

'Killing Floor', propice à une promenade downstairs, sur le floor foulé par la masse, une fois revenu sur  scène un  Duffy Duck walk, sans palmes.

Les Chicago blues tunes imprégnés de sonorités traditionnelles se succèdent, au passage on reconnaît 'I'm a man' de Muddy Waters, puis un medley boogie de John Lee Hooker, incluant des séquences du célèbre 'Boom Boom' .

Assis sous un arbre, une limonade à portée de main, ce soulful blues chanté d'un timbre ample se laisse écouter sans déplaisir, néanmoins, tu as perdu le fil, en ne sachant plus si le trio entame le neuvième ou dixième titre, but, anyway, who cares!

Un slow blues confessé précède un dernier titre au tempo relativement élevé.

Contrat rempli.

 Ite Missa Est!

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Un bis

Le schéma traditionnel: primo: slow, secundo: fast, le rappel sera donc slow!

That was it, goodnight Wespelaar!

Sleep well, boy!

 

Big Joe Louis &The Kokomo Kings

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Fin juillet, Walter Wolfman Washington déclare forfait, à la hâte les organisateurs doivent dénicher un headliner pour le dimanche, le choix se porte sur le vétéran du British blues, Big Joe Louis, il ne sera pas accompagné de ses Blue Kings, mais par 3/4 du band suédois, The Kokomo Kings: Samuel Andersson a.k.a. Harmonica Sam munspel,  ( donc pas de Ronni Busack-Boysen gitarr), Magnus Lanshammar bas  och Daniel Winerö trummor.

Tu titilles en entendant le nom de Big Joe Louis, ton cerveau sort le négatif du Brown Bomber, ayant assommé pour le compte  57 de ses adversaires en 72 combats, on te rassure, c'est pas le même.

Big Joe Louis naît en Jamaïque pour rejoindre le UK dans les early seventies, Cream, les Stones, John Mayall, Duster swing2012-811.jpgBennett, Savoy Brown, Fleetwood Mac...il ne connaissait pas, à Kingston, le ska et les Jackson 5 ne le branchaient guère, il se nourrissait de Skip James, Howlin Wolf ou Big Joe Turner. Tout naturellement il jouera du Chicago blues, et son premier album sera produit par le pape du blues made in the UK, Mike Vernon.

Pendant plus de 90', le quartet aura ravi la plaine avec un set intense et énergique de Delta blues au charme désuet et à l'esprit vintage.

Le gars est doté du timbre idéal pour chanter le Mississippi, c'est pas pour rien qu'il fut par deux fois acclamé Best Male Vocalist lors des British Blues Awards.

'Catch my pony', tous en selle pour une chevauchée du côté du Delta.

Le poney à l'étable, de l'avoine à profusion, voici ' She was all the world to me' , fine picking et les nordiques assurent comme des Vikings, notons que c'est le premier band à utiliser une contrebasse et de la brillantine à profusion.

Arthur 'Big Boy' Crudup, ' Mean ol' Frisco', encore une vieillerie qui n'a pas pris une ride.

Sa bonne femme a le gosier en pente,' Drink on, little girl' ( Sonny Boy Williamson) puis le standard ' Catfish', après lequel il remercie Wespelaar avec un cinquième 'Dank u , wel'.

Il agrippe une mandoline, présente la troupe scandinave pour amorcer un sixième jump blues, une histoire de mule pour ensuite  sauter dans le 'Go Go Train', un tortillard cheminant sur some dirty lowdown groovetracks.

 

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Escapade solo, un slowblues collant,  ' Seems like a million years'.

Ce mec est brillant, mais tu commences à comprendre la relative désaffection du public, Big Joe Louis n'est pas une tête d'affiche.

Il enchaîne sur le standard pondu par un autre Big Joe, ( Williams), en 1935, 'Baby, please don't go'.

Luk, nerveux, reluque sa Cartier, cadeau reçu de Jackie Onassis, ex-Kennedy , il est près de 23h, que penses-tu?

Tu penses plus depuis longtemps, Big Joe continue la lecture de l'héritage yankee noir , il pleurniche en criant son amour à une belle qui s'est tirée.

 Le clocher s'agite, un neveu de Big Ben sonne 23 coups, let's go afin  d'éviter les embouteillages.

 Sur le chemin menant au carrosse de Cendrillon t'as encore entendu Joe enfiler deux complaintes 50's  Chicago style.

 

 

Swing Wespelaar 2012 s'achève, un bon cru et, comme toujours, une ambiance décontractée et une organisation impeccable.

 

Photos: LUK STIENS

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Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 20:17

Bulletin météo: une masse d'air en provenance d'Afrique est à l'origine des fortes températures qui touchent le pays, samedi, il fera ensoleillé et les températures seront tropicales, de 31 à 36 degrés...

Elle dit et si on se rendait à la côte... t'as pas entendu les nouvelles, bébé, les plages belges prises d'assaut par les vacanciers, toi, qui as horreur de la foule..

Tu as raison, je reste au jardin!

Ouf, direction Ternat, pour l'édition 5 du rock & blues festival, organisé par le Jeugdcentrum Puls.

 

Tu rates le premier groupe, The Monkwoods, qui était programmé à l'aube ( 13h30'), pour atterrir à 14:35' sur place.

Ternat, bien protégé par d'immenses parasols, termine son blues BBQ, des courageux s'affairent sur scène!

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Que peux-tu encore écrire à propos de ce combo que tu as déjà entendu 27 fois sur scène, telle est également la question que te pose Hans, le frontman du groupe bruxello- brabançon.

15:15', Hans Van Campenhout - Vocals, Piano, Harmonica/ Gert Taveirne - Guitars,Harmonica/ Bram Van der Stocken - Bass/ Bert Van der Elst - Drums, Percussion viennent d'en finir avec le soundcheck pour ouvrir avec le désormais classique ' The retarded son of Jesus', une pensée pour M Martin... he made a hooker dress like a nun...

C'est parti pour 75' d'americana d'inspiration John Steinbeck, William Faulkner, Raymond Chandler.

Le nerveux ' Walking Talking Johnny Cash Blues' précède la ballade ' Pure Moonlight' introduite par un piano jazzy.

' Carolina' pas la copine de Neil Diamond, une autre, pas sympa...you took my heart and left me here on my own....

Un troisième midtempo ,'Just a case of a broken heart' , ...j'ai le coeur blessé, torturé par tout le mal que tu m'as fait...

Assez pleuré, one, two, three, four..du rock, ' Jesus in the mall', puis une nouvelle, style Barbara Cartland sans le rose: ' A kiss so cold it froze on her lips'.

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Il aboie fort et blues, ' Johnny Barker'.

Hans: ' Je sais, c'est pas très original de dire qu'on aime les Beatles, mais voici 'Girl''

Un pop rock mouvementé ' Dance, smile, run, and hide (again)', suivi d'une nouveauté country/pop, ' High and Low', Gert sortant un harmonica de son bikini.

Deux guitares' Ordinary Madness', noisy track, et sur la lancée ' Run and go'.

Hans, fait soif, on va s'en jeter une, continue tout seul, ket: le philosophique ' Plastic Crown'.

' Sharleen' pour Spiteri et un de nos chevaux finissant toujours placé au quinté, la valse ' The laws of the Interstate'.

Un mec de l'organisation s'approche et lève 3 doigts, ' Like a rolling stone' de Bob D , ' Changes' et le bâton de dynamite ' Shotgun Blues'.

Merci, Ternat!

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DSC00131.JPGA bunch of weirdos, chargés d'amuser la galerie par un set bluegrass/rockabilly/ hillbilly pendant les entractes.

Ces street musicians sont d'origines diverses, deux Anversois, un grand gaillard ( K-man), style Gaston Lagaffe coiffé rasta, à la contrebasse, Tarass Boulba, aka Rude bastard, aux percussions et deux guitaristes/chanteurs: a)Viking Dave Robertson, un Ecossais, s'étant perdu du côté de l'Escaut, que les fiches du FBI signalent comme faisant partie de Wall of Sweat et Kiss my Jazz dans nos riantes contrées et The Valves ou The Mighty Mudsharks, du côté de la Clyde river - b) Fin the lonesome Fin, un finaud Finnois aux moustaches Dali.

Pendant 20 minutes, en s'étant installés dans un coin ombragé, ils ont ravi le public local en psalmodiant à leur sauce du Bobby Darin ( 'Things') - Woody Guthrie - Buck Owens ( 'Act Naturally', ils nous rappellent que Ringo Starr a popularisé ce country tune) - Tom T Hall avec l'adéquat 'Red hot memories ( ice cold beer) ' - Jesse Fuller repris par Bob Dylan, le ragtime 'You're no good' - Kenny Rogers ( 'On a warm summers 'evening') et un skiffle pour terminer ( 'Puttin on the style' Lonnie Donnegan).

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Distrayant!

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A Herselt , t'as des ex-vedettes du foot: Erwin Vandenbergh, Stijn Huysegems, Jos Valgaeren qui, chaque mois, recevaient un imposant paquet d'Euros pour taper dans un ballon et puis t'as des nostalgiques d'un Ouest poussiéreux ayant le blues au fond de l' âme, et un vieux billet vert au fond de leur Levi's, a Dusty Dollar!

Nico De Cock ( vocals) , le costaud, et Andy Aerts ( guitar), le petit tatoué, tu les vis ici ,il y a deux ans à peine, ils avaient enthousiasmé la plaine avec The Blues Conspiracy, un band pratiquant un blues musclé et saignant.

They're back avec d'autres copains, aux drums, le grisonnant Guido De Bock - basse: le schtroumpf numéro deux, le doué, David Amendolara et un lead guitarist, pas fou, originaire de Geel, le crack, Didier Claesen.... call us Dusty Dollar!

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Pas besoin d'échauffement, d'emblée dans le vif du sujet avec le prolétaire 'Working class blues', à la sortie tu verras pas un chauffeur au volant d'une Audi Quattro, non, they are ' Waiting for the bus', qui te rappelle certains titres des Bintangs en 1969, ils enchaînent sur 'The Letter', une missive pondue par Alex Chilton, dans une version qui risque d'exiger un complément d'affranchissement, prévois deux timbres de 15€!

On va calmer le jeu, ' When a right woman does you wrong', Nico a l'intention de nous faire chialer.

Matt Schofield, ' Anything but time' sur arrière-plan rockabilly, suivi du classique 'Messin with the kid', les guitares rivalisent d'adresse, la rythmique assure sans failles et le timbre du shouter impressionne.

Normal que Dusty Dollar soit invité à ouvrir samedi prochain lors du Gevarenwinkel Festival, ce quintet est à ranger sur l'étagère BBBA (Better Belgian Blues Aggregation).

Un virage soul, ' It's a man, man's world' du Godfather, et puis un truc qui pompe ' Dead City' ( John Mayall).

'Give me a thrill', les guitaristes, pas des mulets, s'y mettent à deux, Nico tremble.

La suivante ( 'Further up on the road') sonne Stevie Ray, avec Andy et Didier dans l'arène pour une méchante joute Spartacus versus Minimalus Tatuaggio.

Lou Martin est décédé la veille, Dusty Dollar choisit le fantastique 'A Million Miles Away' de Rory Gallagher en hommage à l'organiste.

Boogie time, Z Z Top, 'La Grange', puis Kenny Wayne Sheperd, 'Shotgun Blues' , tirs à répétition, une médaille d'or après la pièce d'argent de Lionel Cox..

 

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Une dernière avant de s'attaquer au bar, le logique: ' Just got paid'.

Au menu: Jack Daniels, des femmes et plus un seul dollar en poche à la fin de la virée!

Mighty gig!

 

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Que William Souffreau, le petit gars né à Erembodegem en 1946, aime le rockabilly, c'est pas un scoop: les Blue Jets, les Mings, plus tard BLINKit en témoignent.

DSC00165.JPGEvidemment, pour Monsieur Tout le Monde, William Souffreau sera éternellement associé à Irish Coffee, une gloire nationale des seventies.

En 1974, Irish Coffee quitte la scène, William Souffreau continue sur la route rock'n roll,: d'autres groupes, des albums solo et, en 2010, il fonde The Rockabilly Rhythm Revue, avec à la upright bass, Erik Le Clercq ( Smooth and the Bully Boys, Casablanca Carambol Company) et aux drums, Kris van der Cammen ( Smooth and the Bully Boys, Golden Green, The Jones etc...).

Ce trio a sérieusement secoué Ternat, qui s'était assoupi sous les rayons brûlants de l'astre solaire.

Un petit Eddie Cochran pour bien montrer qu'il s'agit de rockabilly, 'Twenty Flight Rock'.

Pour ceux qui n'avaient pas suivi, Johnny Burnette, 'Rockabilly Boogie', la Gretsch lance des flammes, les deux gominés se marrent.

Sur la lancée, Carl Perkins ' Honey don't' et Fats Domino 'Ain't that a shame'.

Papy Souffreau ne souffre d'aucuns maux, il fait pas dans la porcelaine de Limoges ou d'Erpe-Mere, ça cogne dur, très dur.

Un coup de sifflet du chef de gare, arrivée imminente du 'Mystery Train', il compte les wagons: 16!

' Black slacks' , The Sparkletones.

Pas connu, tu avances... bof, répond bompa Willy, 1000000 d'exemplaires vendus.

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Cochran numéro deux: ' C'mon everybody'.

Betty, Sandra, Roos et Magda se sont séparées de leurs escarpins, pas vernis, pour entamer une petite jive comme en 1957.

DSC00181.JPGLet's get wet, ajoute le vétéran: ' Matchbox' , le pas grand Le Clercq, c'était pas très clair, s'écroule, victime d'un coup de chaleur et continue à slapper son instrument couché.

On lui refile un cachet rose, il grimpe sur la bête pour hisser un drapeau noir, jaune, rouge au sommet.

Un copain de Lucien Van Impe, sans doute!

' Shaking all over', il y a de quoi, après tous ces efforts.

Je fais partie du troisième âge, je dois plus payer sur De Lijn, mais je dois éviter les efforts démesurés par grosse chaleur, voici 'Nervous Breakdown', si je retrouve les lyrics.

'Honey Hush', chut, baby!

Les Beatles aussi jouaient du rock: 'Money'.

Un trou, vite une thune dans le jukebox: 'Red Hot' et 'Bo Diddley'.

De nouvelles acrobaties de la contrebasse, Bo Diddley vire ' Whole Lotta love' puis 'American Woman', résultat Erik se prend pour Serge Reding , un épaulé-jeté audacieux et Ternat KO.

 

Un bis, messieurs?

Deux, une suite Creedence: ' Born on the Bayou' et 'Suzie Q' qui traînait dans les marais.

Un set juteux!

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DSC00267.JPGLe tout dernier concert pour le roots band anversois, qui a décidé après quelques années de bons et loyaux services de mettre la clé sous le paillasson.

Too bad!

En 2009, tu avais croisé Thijs Louis ( guitar) /Gerd Van Mulders ( bass) /Frank Van Keer ( vocals, harp, guitar) et Toon Van Dionant ( drums) au Swing Wespelaar, un set bien ficelé de swamp blues fertile et visqueux, ce soir, le plat servi fut tout aussi copieux et adipeux, un bel enterrement sans fleurs, couronnes, ni larmes de crocodile.

' Fame and Fortune' ouvre, ils n'ont connu ni l'un, ni l'autre, mais ce downtempo sent bon le lazy blues suffocant qui se marie à merveille avec la canicule que connaît, momentanément, nos régions.

' Count on' aux effets surf précède ' Yellow Blues', te semblait que Frank avait annoncé ' Miller blues', mais une consommation massive de Jupiler a probablement détérioré tes facultés auditives, bien que tes pavillons aient hautement apprécié les envolées de Thijs.

Coup d'oeil sur la playlist de Gerd, ' Hung up', un nouveau blues aux accents buveur de moonshine.

Traag sol, lis-tu, tu traduis un downtempo au ras du plancher... baby, don't leave me this way... grince le Jack NicholsonDSC00191.JPG lookalike, tu confonds pas avec les Communards, bitte, ils fréquentent pas les mêmes bars.

Une acoustique pour Frank, 'Blow', vaguement country , suivi de ' Know about love'.

Avec ' Gone', on demeure dans des climats louches et moites, un peu style 'The Hot Spot', filmé par Dennis Hopper, starring Don Johnson et la sympathique Jennifer Connely , si tu peux visualiser.

'Surprise' frôle le lyrisme et ' Waiting too long' se rapproche le plus d'un vrai blues, un twelve-bar.

On passe au rock, ' Belbohead' , suivi de 'Dixon', ce qui signifie probablement que les belles bouches osent Willie Dixon, ils n'ont pas tort, it sounds great.

Ternat, voici la dernière, on a très, très soif: ' I don't care' , écoute, babe...doesn't matter what you say... je m'en fous, I don't mind, I don't care...

C'est clair!

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Double bis.

Un surf psychédélique, futur soundtrack pour un Tarantino et un dernier midtempo au voodoo groove fiévreux.

 

 

23: 00, une ultime pintje et tu quittes Ternat, pas de Rumble Jacks pour toi!

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Published by Michel - dans Concerts
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 20:37

Edition jubilaire pour le gratis  bluesfestival de Wespelaar qui annonce, fièrement, 'Swing Wespelaar, celebrating 25 years blues for the people.

Une affiche om U tegen te zeggen et un public venu en masse pour la première soirée.

Une marée humaine plus impressionnante que le flux et le reflux des eaux sur la plage de Bredene-bad!

Après avoir salué tout ce que le royaume compte comme blues fans et refusé 27 Primus, tu abandonnes Philip, drink je nog een pintje, et Ivan, le terrible, pour te diriger frontstage, il est 19h10', l'annonceur vient d'introduire  

 Barefoot and the Shoes, à qui revient l'honneur d'ouvrir les réjouissances 2012.

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En juin, Barefoot and the Shoes, flanqué du vieux Roland, t'avaient impressionné lors d'un Stoemp au Café Merlo, ils ont confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux, du côté de Wespelaar.

Les esprits chagrins avanceront que leur mixture ne peut être cataloguée genuine blues, who cares, appelle le truc 'roots music' et tout le monde sera content!

Barefoot Lynnfield (Vocals, Acoustic Guitar)/Sander Cliquet (Electric Guitar, Backings, Mandolin)/Jens Paeyeneers (Rhodes, Organ, Piano)/Dirk Vandenbulcke (Drums) entament le set avec le gospel ' John the Revelator'.

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-054.JPGCeux qui ne connaissaient pas le jeune va-nu-pieds sont de suite intrigués par le timbre étonnement mûr du  gamin.

Après cet apéritif noir on a droit à 'Copycat', un blues aux intonations Pearl Jam.

La suivante risque de devenir notre nouvel hymne national ' A cloud over the land'.

Menneke, on n'a pas aperçu un seul nuage aujourd'hui, le mercure est monté jusqu'à 28°, et ce funk blues risque bien de nous faire suer davantage.

Une intro soft du brillant Jens, ' The ballad of lady If', Sander entre en piste et la gentille ballade se transforme en r'n'b brûlant.

' No time to waste', aux vocaux  toujours aussi noirs sera suivi du traditional, 'The Wayfaring Stranger' pendant lequel Jens nous fait admirer un travail racé.

 

 

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Un  superbe slow à la James Morrison, ' If I am getting old', avant de voir Barefoot attaquer solo le ' Same Ol'River' du singer/songwriter Jeff Black.

Le midtempo narratif ' Wither &Wane' se retrouvera sur le second CD, il te fait songer à cet autre crack de chez nous, l'éternel  rootsy outsider, P. Van Sant!

Un tempo plus agité avec ' Be your fate', aux sonorités Doobie Brothers 1972, avant de  proposer a slower one,' Some Positivibility' .

La notion 'slow' n'étant pas universelle, le titre pompe allègrement sur background de piano jazzy.

J'ai connu un gars à Keerbergen upon Mississippi, voici le singalong ' Prospèr', au dobro et à la slide.

 

65' de show, le village aura droit à un bis!

Une version bouillante du 'Love me two times' des Doors, le jeu de Jens Paeyeneers n'ayant rien à envier à celui de Ray Manzarek.

Good band!

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Second groupe, la crème du British blues: The Nimmo  Brothers

Les frangins de Glasgow se produisent moins ensemble depuis que Stevie a été forcé de calmer le jeu suite à des ennuis de santé, depuis 2009.

Alan a fondé King King pour palier à la défection temporaire de son reuf, le groupe tourne inlassablement, tu as eu le bonheur d'assister à deux de leurs gigs en 2012.

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-122-kopie.JPGCe soir, the boys are back in town , la Belgique est au courant, la  place est  noire de monde.

Pour accompagner le dangereux duo de guitaristes/bûcherons, une rythmique coulée dans un béton qui ne présentera jamais la moindre fissure: Lindsay Coulson ( bass) et Wayne Proctor ( drums) qui accompagnaient Alan, watch my kilt, lors du récent Duvel Blues.

Plus de quinze ans de tournées ensemble, leur turbine blues/soul/rock tourne nickel.

Ils ouvrent avec 'Never gonna walk', du blues aux relents Stevie Wonder, la voix de l'autre Stevie, l'Ecossais, est tout aussi noire et n'a jamais sonné mieux.

Un premier doublé de guitares des gringalets ( 80 pounds x  3, par personne) pour émoustiller la galerie, ça va chauffer.

Alan au chant pour ' Flat Broke' qui mouline funky.

Come closer, demande-t-il , avant d'amorcer un premier slow blues gluant, ' Longway from everything'.

On cite Alan Golden, un gars du Surrey:  'Alan took his guitar down so low that you could have heard a pin drop as the audience gave the playing its full attention.', il avait raison on a entendu un grillon crisser à Juan-les- Pins à 1200 bornes d'ici.

 

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Finies les jérémiades, on pousse sur le champignon, même si le titre annonce 'Slow Down'.

Sur notre dernier CD ( 'Brother to Brother'), ' Still here Strumming', a soulful rocker.

Une slide pour Stevie, ' Reason to Believe' ( pas le hit de Tim Hardin), du blues flamboyant avec un drumming aussi solide que l'Empire State Building, ensuite un soul blues récent ' Waiting for my heart to fall', with some nice guitar interplay.

 Le Bad Company soundalike, 'Living Again', lui aussi s'écoute sur le  nouveau né et nous dédions ' If I could see through your eyes' à notre plus vieux fan, he came  all the way from Glasgow to see us here.

Après l'accalmie, it's time to shake your ass, le rock à la Chuck Berry/ Rod Steward avec ses Faces, 'The shape I'm in', un kilt entamant une danse Apache, ça impressionne raide.

 

Immense ovation et bis saignant, ' Black Cat Bone' avec le fameux  numéro Captain Nimmo, je fais tes accords, tu fais les miens.

Sensationnel, as usual!

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The Fabulous Thunderbirds

Une tête d'affiche exceptionnelle pour ce  premier soir, les Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson existent depuis 1974, ont sorti quelques albums mémorables et ont vu défiler quelques musiciens de renom, Jimmie Vaughan, le frère de Stevie Ray, en tête, mais aussi Mike Buck,  Duke Robillard, Gene Taylor, Kid Ramos ou Nick Curran...

Wespelaar-vrijdag-17-08-12-219.JPGLe line-up de ce soir n'est pas mal non plus, en dehors de Kim, de sa voix incomparable et de son jeu d'harmonica agressif, il y avait deux guitaristes, le fulgurant Johnny Moeller et le discret, mais super efficace, Mike Keller - Jay Moeller aux drums- Randy Bermudes à la basse et une plume spéciale pour le claviériste, non repris dans le line-up officiel du band, mais que Swing présente comme J C Girardier, d'autres sources plus fiables mentionnent Kevin Anker, déjà présent lors du Simi Valley Blues Festival, fin mai.

Pour compliquer le boulot des chroniqueurs amateurs: no setlist!

' My Babe' ( Willie Dixon) qui pompe rond  pour démarrer en force et déjà un soul blues collant.

Kim sort son harmonica pour le classique 'Early in the morning', à tes côtés les comparaisons vont bon train, Charlie Musselwhite, Gary Primich, James Harman... mais,manifestement, il n'y a qu'un Kim Wilson !

Le turbo à plein régime, 'Wrap it up' à la sauce r'n'b infectieuse, suivi de la locomotive  ' Wait on time' .

Une quinca souple a escaladé un arbrisseau situé à 25 mètres du podium pour swinguer au sommet de l'arbuste qui bat la mesure, there's no age for rock'n roll!

Pendant ce temps, les Fab. Thunder. envoient un instrumental de dix minutes pendant lequel Kim, le chauve, soliloque, soutenu par le brave Jay, pendant 363 secondes, top chrono.

Une chevauchée fantastique semée d'embûches, l'escadre rapplique pour une cavalcade finale, Wespelaar se dit que Geronimo, John Wayne, John Ford et John Carradine, en comparaison, c'est qu'une bande de  minables.

Tu crois que le mec va se reposer après cette démonstration, erreur,  il a encore du jus et repart à l'assaut avec un roadhouse blues suant et un méchant swing permettant la mise en évidence de l'Hammond.

' Stranded in St Louis' un nouveau slowblues visqueux et désespéré...I don't know why she left me... à d'autres, hein, gars!

Dans la même veine, un Texas Blues nerveux et un shuffle épicé avant le méchant 'She's Tuff' ( Jerry McCain), décrivant une nana comme on les aime ..long black wavy hair, ruby-red lips, un tour de poitrine intéressant et un jeu de hanches pas con.

Un rock sautillant 'Roll, roll, roll', présentation de la nouvelle équipe et un dernier jet bouillant, joué à du 150 miles an hour.

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Il est minuit trente, Wespelaar réclame un rappel, bien sûr ce sera 'Tuff enuff'.

 

Une toute grande soirée dans la Campine brabançonne!

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:04

What's in a name...

Faut le laisser égoutter, ce gars, ou bien, c'est le genre, dans les vestiaires, après la douche, au lieu de ramasser une serviette de bain pour s'éponger, il va te raconter sa virée nocturne de la veille en laissant son sexe bien en vue, dripping out sur ses orteils...

Who knows?

Après une tournée dans nos plates contrées au printemps 2012, le Bar du Matin l'accueille en ce moite jeudi du mois d'août.

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 T´étais tranquille, t´étais pénard, accoudé au comptoir...une bière à portée de main, tu contemplais le bric à brac au fond du bistrot: trois cigarbox guitars, un footdrum, un casque, un siège, un bottleneck, lorsque, non je t'arrête, c'était pas un mec ayant commandé un jambon beurre, c'était une nana bien roulée, elle n'avait plus 20 ans, elle vient t'alpaguer pour te narrer sa vie en technicolor. Quelques extraits: Miss Colombie en 1982... ma fille s'est fait engrosser par Joey Starr, elle fait les choeurs pour Diam's... t'es Capricorne, donc, tu respectes la famille...

Elle avait fumé, quoi?

Question ouverte!

Pendant  cet interlude les dessous du Bois de Boulogne, le gars d'Aberystwyth ( Pays de Galles), se faisant appeler  The Drip Dry Man And His One Man Beat Revolver, peaufine son maquillage en coulisses, pour, à 21h30', se présenter, tel un Edward Scissorhands sans sécateur,  au public du bar.

Le Tim Burton lookalike a sorti un EP, ' This is Primitive', et un LP vinyle, ' A Real Dark Night Of The Soul’,  rondelles farcies de sonorités trash blues servies raw.

Des illuminés tiennent à le comparer à Tom Waits, Howlin Wolf ou Jon Spencer, zont dû fumer une marchandise encore plus épicée que les pétards aspirés par  la volubile Sud-Américaine.

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' Gin Alley', une voix à la Don Van Vliet , un muddy blues rugueux, primitif, aux accords répétitifs.

Ton crâne se secoue, tes pieds battent le sol, réactions normales.

Un instrumental tout aussi pouilleux et artisanal annonce ' My other woman', morceau sonnant encore plus Captain Beefheart que l'entrée en matière.

Miss Colombie en transe vaudouesque, pousse des cris de poulet égorgé, Sweeney Todd l'a repérée et lui dédie la suivante, 'Posh and Dirty' .

C'est quoi la potion que tu avales, lui demande une casquette/bermuda/pieds plats?

It's ' Black Milk',  fuse la réponse.

DSC00095.JPGSi sur l'album, grâce à un habillage sonore plus étoffé ( claviers, harmonica, accordéon, violon), la panade se laisse écouter et captive, même, en justifiant les parallèles avec le grand Tom Waits ( 'Black Milk' recevant un traitement cabaret waltz superbe) , seul, sur son siège, en grattant ses boîtes à cigare et en accentuant la rugosité de son timbre, le bouillon devient vite indigeste.

Titres à la structure similaire, vacuité musicale et voix finissant par lasser, tu vas décrocher, tu le sens.

Si le lo-fi blues d' un Seasick Steve, d'un Ben Prestage ou d' un Bob Log III passionne, on est loin du compte avec The Dry Drip Man.

Que dis-tu, René?

La peinture abstraite fait très souvent braire les ânes, se pâmer les poules et bâiller les singes.

Ok, mon nom est Ham the Chimp!

'Major Manchester' , oui Julien,  on sait que tu préfères Rémy Bricka!

Il promet something slow : 'Ain't nobody home', effectivement moins énervé.

Second jouet, four strings, ' Come on B' , du boogie trafiqué.

'Your mama', annoncé comme étant 'My Mum is sad', pas étonnant si elle a vu son gamin transformé en zombie qui effrayerait  Hieronymus Bosch ou James Ensor.

Troisième instrument, à la slide ' Gazoline', puis ' Guns, drugs and monsters'.

T'es gentil, mec, mais après 45' de ce traitement, tes fantaisies bricolées fatiguent méchant. Ce que tes conduits auditifs ont  envie d' entendre just now,  c'est le chant vespéral d'un bruant ou d'un troglodyte des marais, il est donc l'heure de regagner ta verte campagne!

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 07:36

Pour terminer mes deux jours de marathon de Bruxelles, mais uniquement marathon des tympans en ce qui me concerne, je me dirige vers le Mont des Arts qui jouxte la gare Centrale pour y assister au concert de «  Substitute » un quatuor belge composé d’Alain Pire (guitare et chant), Rudy Lenners (batterie), Jack Thysen (basse et backing vocals) et de Philippe Coibion (chant). C’est donc à un hommage aux Who que nous allons assister, mes oreilles et moi.

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En contournant les palissades qui occultent le site à ceux qui n’ont pas la chance d’avoir de quoi se payer l’entrée, je tombe nez à nez avec Mister Alain Pire himself, son CV est tout aussi impressionnant que ses connaissances en musique psyché des années 60, le-dit CV est disponible en ligne.

 Bise, « Comment vas-tu ? bien et toi ? dis, tu connais le « Magic » à Jambes (Namur) parce qu’on y joue vendredi soir, etc.. » 

Chaque fois que je revois Alain, ça me replonge « way back when », lorsqu’il était jeune professeur à l’Athénée de Ciney et résident andennais, si mes souvenirs sont exacts. 

Jamais sa réussite musicale ne l’a changé au niveau humain. 

Ensuite bise à Rudy Lenners que j’ai eu le plaisir d’interviewer il y a déjà… ah oui, quand même ! C’était lorsqu’il était batteur de « Steelover » après un concert au foyer culturel de Chênée. Mais avant ça bande de petits malins, notre Rudy était le batteur de Scorpions de 1975 à 1979, rien que ça. 

Il a été à mon sens très mal remplacé par Herman Rarebel, mais cet avis n’engage que moi. 

Quoiqu’il en soit Rudy ne se départit jamais de son sourire et de sa gentillesse alors qu’il pourrait très bien se la jouer « Rock Star », non, Rudy est simple dans sa façon d’être et même lorsqu’il boit un café en face de la gare de Namur en toute discrétion vous pouvez venir vous asseoir à sa table et discuter Rock, il en connaît un bout !

 Son CV est long comme un jour sans pain aussi et pour tout savoir, allez faire des recherches sur la toile. Je suis informateur, pas délateur que diable !
Nous rejoignons nos places respectives, eux « on stage » et moi « frontstage » pour vous faire part de ce qui se passe.

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C’est parti sur les chapeaux de roue avec « Who Are You » ce qui a

pour effet de faire arriver le public qui devait se cacher quelque part, à peine quelques minutes encore avant le début du concert.

 « Can’t Explain » déboule ensuite et l’ambiance monte d’un ton. 

Philippe Coibion a l’intelligence de ne pas vouloir cloner Roger Daltrey ,ce qui serait fatal mais plutôt de chanter à sa voix ce qui assied pleinement le groupe et lui donne toute sa crédibilité. 

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit non plus car Philippe a des accents très proches de Roger tout de même !
Vient ensuite un medley incluant « I’m Free », « Pinball Wizzard » et « Substitute » tant qu’à faire…
215740_10151103494154301_1486741605_n.jpgOn a droit à un véritable « Best Of » des Who sauf peut-être en ce qui concerne « Bargain » extrait du « Who’s Next » l’album de 1971.

 « Won’t Get Fooled Again » va convaincre et rassembler les derniers sceptiques, fans de la série « CSI » et pas « CIS » n’est pas mister Jack ;-)
Petit incident technique à suivre, avec un « Sol » réfractaire sur la guitare d’Alain mais l’oreille musicale est là et le « tuning » se fait rapidement pour ouvrir sur l’intemporel « Behind Blue Eyes », interprété de manière magistrale. 

On aura droit à « My Generation » pour conclure le set avec en prime, une destruction de guitare bon marché, comme les vrais à l’époque!

 Le public s’arrachera les reliques que le gladiateur lui donnera en pâture du haut de la scène, « ça le fait » comme disent les jeunes !
Le quatuor sera rappelé par un public en délire pour un « Summertime Blues » dont Eddie Cochran peut être fier suivi du « God Save The Queen ».

 La messe est dite, si vous l’avez ratée, il vous reste une chance de vous rattraper car « Substitute » sera en concert ce vendredi soir dès 21.00 au Magic à Jambes. 

Pour ma part, je me dirige vers la sortie car ce qui suit ne me botte vraiment pas et il me faut encore me sustenter car à 22h00 il y aura un cover de Rammstein !

 Teuffel !
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Setlist :

01. Who Are You
02. Can't Explain
03. Medley : I'm Free / Pinball Wizzard / Substitute.
04. I Can See For Miles
05. Bargain.
06. Shakin' All Over.
07. Won't Get Fooled Again.
08. Behind Blue Eyes.
09. Young Man Blues.
10. My Generation.
Encore :
11. Summertime Blues / God Save The Queen.

 

 

 Mitch "ZoSo" Duterck

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 18:24

Rien à faire en ce tropical dimanche, pourquoi pas une virée au Mont des Arts où, dans le cadre du  

 Brussels Summer Festival , comme l'an dernier, a lieu l'annuel  Festival BrockXL’58.

Le  bucolique Théâtre de Verdure a été abandonné après l'édition 2010, terminée en chaos monumental, on regrettera le site près de l'Atomium, par contre, on applaudira à l'organisation plus sérieuse exigée par le BSF, un horaire respecté étant le premier point positif.

Arrivé aux pieds de la statue équestre d'Albert 1er, tu peux admirer l'habituel étalage d'antiques Harley-Davidson ou d'Oldtimers à faire baver tout collectionneur de vieilles caisses.

Des flopées de nanas fringuées Wanda Jackson, anno 1957, se font tirer le portrait par des mec tatoués jusqu'aux orteils, en prenant la pose accoudées à une Pontiac, une Oldsmobile ou une Ford Thunderbird rutilante.

En te rendant à cet événement cher au clan Patriiiick Ouchène, tu savais pertinemment que tu allais croiser de dangereux clients ayant célébré leur première communion bien avant la guerre du Vietnam, on ne te cite pas de noms, il faudrait un chapitre!

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Les deejays habituels ont ressorti leur collection de 45 tours rockabilly et à 15h, un peinturluré vient introduire Madé J

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 Madé J est originaire de Bali, le gars a  pas mal roulé sa bosse, après divers crochets ( Australie, Hawaï, le Deep South chez l'oncle Sam, New-York, la France, Londres...) il s'établit à Bruxelles ( Belgium) en 2010.

Un LP ' Das Rumble ' et des tonnes de gigs, accompagné de Graeme Ross - Electric or Contra Bass

 et Christopper Aryafara - Stand up Drums, lors des voyages et de deux sobres Anversois dans notre fier royaume: Koen Verbeek, alias Johnny Trash ,aux drums et Lenn, t'as vu mon marcel immaculé mettant en valeur mes muscles pas siliconés, Dauphin à la basse ou contrebasse, deux braves gars s'ébattant avec Runnin'Wild.

Tu croyais entendre du rockabilly pur souche, t'étais dans l'erreur, le trio entame par un blues rock vitaminé, joué loud, fondu enchaîné sur un morceau mouillant dans les mêmes marécages, une wah wah crachant sec en prime...I wanna be your ' Bad Boy'.. gueule-t-il en reluquant une pas moche dans la fosse.

DSC00019La contrebasse au galop, je  monte la bête en pleine course, tu dis Madé.... now, I'm too drunk to drive my car... pas grave, on retourne au comptoir, cadence combat!

Nouvelle accélération furieuse 'I get by', l'ouragan  Katrina c'est rien à côté de ce truc sauvage, il dit aimer Reverend Horton Heat, on comprend.

Bluestime: ' Helluva time', à lire: hell of a time, puis du countrybilly honorant the man in black avant une version viciée de 'St James Infirmary'.

Surprise: 'Ace of Spades' , Motörhead goes rockabilly.

Retour au bluesrock suintant.

Listen to disco Johnny Trash on drums... boum boum boum,...il fait et entame un country à l'anversoise.

Sur l'album, 'You're mine' .

Koen,tu veux en chanter une?

Ja, 'Thirteen' de Johnny Cash.

 

 

Un autre country track, version Laurel  & Hardy ' I'm a fool' et à la slide, un boogie avant de filer au bar ' Memphis Train'.

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Good job, Madé!

 

16h30'  Lawen Stark &The Slide Boppers.

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Encore  Lawen Stark, qui a parlé de copinage?

A part ça c'est bien le combo national le plus proche de l'esprit des fifties: le son, la dégaine et le timbre de  Lawen, tout sent bon le roulis et le tangage comme à la belle époque de chez Sun Records.

Au chant et à la rythmique, Lawen Stark ( Hobo Jungle) - lead guitar, le carolo qui dégaine plus vite que Dillinger, super Mario Mattucci ( The Bebops - Charlie Roy & the Black Mountain Boys) - drums, Jean Mc Colling - certaines bios annoncent Yung Han Oei à la Double Bass, on penche pour Guy de Caluwé ( Hobo Jungle).

Le groupe a sorti 'On the Run' cette année, en CD ou vinyle, édition limitée.

Un premier hillbilly mentionnant Johnny Guitar ( non, pas Johnny Watson, un avec de la brillantine sur les douilles) sera suivi du Sonny Burgess 'Tomorrow night', some whistling and crooning du meilleur effet.

 Premières touches country avec 'All night long', Bob Luman, précédant l'hilbilly  ' I hear you talkin' , titre que tu trouves sur leur plaque, tout comme le rockabilly rural  ' I can't loose' de Sonny Fisher.

Du boulot d'encyclopédiste consciencieux, c'est bien foutu mais ça manque légèrement de jus ou d'épices.

Pour nous contredire les Boppers balancent un 'I got the devil' démoniaque, suivi de ' Rock crazy baby' de Art Adams tout aussi turbulent.

Jean vient pousser la chansonnette et refile ses baguettes à Lawen , le pimenté ' Pepper hot baby'.

Un petit Elvis?

Envoie,  'Baby, let's play house' !

Retour au CD' On the run' sur fond 'These boots...' et changement de style avec Magic Sam, du Chicago Blues teinté de rock,  '21 Days in Jail' .

T'as pas une petite soif, demande la délicieuse Tanja, résultat, tu perds le fil, même si t'as bien entendu un Hank Williams 'Long gone lonesome blues' et 'Please, don't leave me' de Johnny Burnette.

Au bar,  les derniers rockabilly devenaient flous, pendant le bis tu commandais une tournée.

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Diagnostic: du travail soigné qui n'a pas déclenché l'enthousiasme.

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Crystal &Runnin' Wild

On reste dans la famille avec la mignonne fifille à papa, Crystal Ouchène, accompagnée par papa chéri, Patrick Ouchène, qui porte bien ses 50 balais, avec sa banane couleur corbeau et sa guitare virile, et le duo ayant soutenu Madé J, Koen et Lenn, des tueurs n'ayant pas peur de se taper des heures sup., du moment qu'ils ont droit à un bac de Maes ( 24 bouteilles), chacun.

DSC00061.JPGIl y a deux ans, la petite était déjà montée sur le podium du Brockxelles 58 pour chantonner un ou deux titres, elle revient en haut de l'affiche en ayant pris une belle assurance.

Les Runnin' Wild attaquent un instrumental rockabilly en guise d'échauffement, la gamine sort de coulisses, ouah,  fait ton voisin, un look blanc/ bleu Navy girl anno 52, une petite robe lui rasant les fesses et un charmant couvre-chef, elle est plus sexy qu'une Andrews Sister.

...baby, baby hold me tight...d'une  girlish,  giggling voice sucrée à faire mousser  les nympholeptes en quête d'une nouvelle Lolita.

' Deadly day' que tu peux entendre sur le EP ' Free the demons', elle minaude, tournoie, fait admirer ses fraîches gambettes pendant que Daddy envoie un petit solo métallique.

Très attrayant!

Un duo avec Koen, à la Nancy Sinatra/ Lee Hazlewood, la belle et la bête, ' Free the demons', irrésistible surf!

Wanda Jackson, 'Mean mean man' puis  l'incroyable ' Rock Boppin' Baby', de 1958 ( Collins Kids), un titre qui lui colle à la peau.

 I learned a new song, susurre l'enfant, ' What a day to die' , enregistrée par le premier band de Suzi Quatro, The DSC00065.JPGPleasure Seekers.

La suivante m'a été écrite par une copine, coucou Jane, un midtempo country ( 'That's always done' ?).

Pour les bikers, Edith Piaf, 'L'homme à la moto', une version pas cristalline, sentant le cambouis.

Le bariolé, chargé de la présentation, vient nous faire un dangereux numéro de cracheur de feu, on espère qu'il a une bonne assurance.

Buddy Holly, ' It doesn't matter any more' , et un doo-wop, un, avant de s'attaquer à Etta James ' All I can do is cry', version teenage soul.

'I don't know' du surf suggestif à la Imelda May et, puisqu'il sera sur la Place des Palais en fin de soirée, ' Search and Destroy' d'Iggy.

Retour du fire-eater et la dernière, 'Jackson'.

Chouette gig.

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Tu rejoins les comiques, Milou et Guy, au bar,  la petite revient pour un quadruple rappel dont l'imparable ' Stupid Cupid'.

Milou incollable: Connie Francis, 1958.

C'est Guy qui paie, il avait avancé Sheila!

 

19:30' Drugstore Cowboys

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Un trio originaire de Leicester pratiquant un rootsabilly efficient  à la palette étendue: tex mex, country, garage, psychobilly, blues, roots rock...

Le leader, Nick Whitfield ,vocals/guitar, fait partie de la tribu de Mike Sanchez et a fréquemment accompagné le pianiste en tournée- double bass: Tom Bull et un pas tout jeune drummer, on ne croit pas l'affiche mentionnant Damon Claridge, zont dû trouver un remplaçant dans un pub pour le gig bruxellois, un mec doué.

DSC00072.JPGDeux albums, chez Roundup Records: ' Chop Poker' et 'Crash & Burn'.

Un surf instrumental  à la Link Wray pour ouvrir et puis some high octane rockabilly, c'est sûr on n'a pas à faire à des bricoleurs.

 Le bluesy ' Nobody but you baby'  avec Tom, le taureau, slappant comme une bête.

Next one is a Tony Joe White tune : 'Saturday night in Oak Groove, Louisiana', ça schlingue les swamps.

On quitte les marécages pour les plaines et un countrybilly vaillant, ensuite nouveau changement de cap pour un blues pubrock  sentant bon  le Dr Feelgood ou les Inmates.

 A song about a guitar man, explique Nick avant de lancer 'Guitar man' , explication superflue, mon brave!

Super efficace comme la suivante, puis les cowboys  des Midlands décident de nous emmener du côté du Mexique pour un slow ravageur, ' The blue moon baby' .

 'Tore down' de Porter Wagoner, sera suivi du célèbre 'Ring of Fire' de Johnny Cash.

Sur la place, quelques joyeux ne semblent pas digérer le cocktail soleil ardent/ pintjes à profusion, torse dénudé, bedaine à l'air, ils entament quelques figures acrobatiques qui risquent de les envoyer au tapis et de donner du fil à retordre aux plasticiens.

Ambiance!

Sur scène, ça fonce ' I got a pink Thunderbird', puis les Stones,' Paint it black',  après les travaux de peinture, ' Paradise City' pour saluer les anges.

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Excellent set et triple rappel!

 Pointons ' So many miles' et pour finir en beauté, 'Not Fade Away', le Buddy Holly  the Crickets classic que les Stones ont propulsé en haut des charts  avec les fameux  Bo Diddley riffs.

 

D'autres obligations t'amènent à quitter le Mont des Arts: pas de John Lewis Trio, ni de Voola & the Jayhawks pour toi!

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 11:34

Il est près de 19.00 quand muni de mon passe pour les 10 jours je m’arrête enfin coté gauche face à la scène, juste en face des services de secours, qui sait… 

La Place des Palais est noire de monde et au point de vue faune, c’est autre chose que le défilé du 21 juillet devant les chapeaux de notre bonne Fabiola. 

Ca sent l’alcool et au vu de l’état de certains phénomènes embouteillés, le soleil ne fait pas bon ménage avec les accros du goulot. Et l’égalité des sexes est pleinement respectée, croyez-moi ! 

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Ca part à l’heure avec les Stranglers de Jean-Jacques Burnel. Des punks ! 

Marrant de voir comment ceux qui crachaient sur l’establishment en 1977 sont rentrés dans le rang et se contentent d’entretenir leur célébrité en ramassant de gros cachets financiers pour leurs prestations alors qu’ils hurlaient comme des veaux «No Future», il y a 3 décades de cela. 

On démarre avec « Five Minutes », on aura droit à un best of qui peut contenter tout le monde ou presque. Le clavier est toujours omniprésent et Jean-Jacques Burnel parle toujours aussi bien français ce qui ne gâche rien. Pour une fois, pas de sifflets haineux ou de « Belgie barst » quand un artiste s’adresse au public dans la langue de Voltaire plutôt que dans celle de Vondel. 

 

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Nous aurons même droit au commercial « Golden Brown » qui fera rougir un vieux fan puriste et déçu qui se retourne vers moi presque comme pour s’excuser en hochant la tête, l’air de dire : « mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter çà ? ». Je le rassure tant bien que mal en lui jurant que mon intégrité face aux déviances de la ligne de conduite punk ne m’affecte pas outre mesure à l’écoute de ce qui est tout de même le plus grand succès « monétaire » du groupe. 

Heureusement, il y aura le toujours fabuleux « No More Heroes » repris en choeur par des milliers de gorges pâteuses pour effacer un peu l’affront et ramener un semblant de sourire sur le visage de mon pauvre voisin dépité.

 En une heure, le concert est plié. 

 

Purée ce qu’il fait chaud, il va falloir faire la file pour boire un coup sous peine d’avoir des visions avant la fin de la soirée. Je vous explique, il faut tout d’abord fendre la foule gentiment en sens inverse ce qui, vu mon gabarit ne pose pas trop de problèmes de résistance même de la part des futurs comateux chancelants comme zombies en fête. Voilà, on y est, la cabine à passer commande est là, des tarifs bien clairs expliquent combien il faut de jetons pour chaque type de denrée désirée. Donc, à moins d’être complètement anéanti cérébralement parlant, ça ne devrait pas poser trop de problèmes. Eh bien si, il y en a encore « des qui n’ont rien compris » et comme par hasard c’est dans votre file qu’ils ont décidé de se tromper. Sans vouloir dire du mal, la palme revient aux espagnols ! Ca ne devrait quand même pas être compliqué pour des massacreurs de taureaux d’additionner sous un soleil qui n’a pourtant pas là violence calorifique du leur. Le pire c’est qu’ils discutent de tout ça avec leur bonne femme dont le débit de paroles ressemble à un trop plein au barrage de La Gileppe un jour de crue hivernale. Bon ça y est là, je peux ? Il ne me faut que pour un coca moi ! J’ai enfin les précieux sésames libérateurs et dispensateurs de bienfait bibitif ! Je me retourne et là, au-milieu de cette place qui en a vu des défilés, des filés, des filets des filles laides, je regarde avec effroi (de bouillon), qui m’accompagne ce soir, une tonnelle de 20 x 6 littéralement prise d’assaut par des hordes de consommateurs en devenir que la lenteur du service rend encore plus agressifs qu’une apparition d’Yvette Horner nue chevauchant un accordéon en forme d’hippocampe. Je vois déjà tous les espoirs de me rafraîchir disparaître et pourtant, après une trentaine de minutes à respirer les diverses odeurs que la marée humaine dégage en de telles occasions de promiscuité j’obtiens enfin mon…Fanta, il n’y a plus de Coca et plus de bière car le pompes ont lâché prise et un grand noir bâti comme une armoire bretonne s’escrime à réparer sans se démonter, lui, pas les pompes, suivez quoi, merde! Je refends(du verbe refendre) la foule en sens inverse et tel un saumon, je remonte le courant vers ma place contre les barrières de sécurité et en quelques minutes l’objectif est atteint au grand plaisir de mes voisins qui me sourient comme si j’étais un miraculé, sauvé de la masse mouvante qui déambule, chancelle, s’assied et s’écroule parfois. 

Le concert peut commencer, Maestro, please !

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488305_10151103947144301_1101796509_n.jpg Voilà  Catherine Ringer qui dit bien le bonsoir dans les deux langues nationales (pourtant il y en a trois) avec un accent flamand parfait. A ses côtés et à la guitare, comme papa le faisait : Mr. Chichin Junior, très applaudi. 

On va passer un agréable concert au cours duquel les « hymnes Rita Mitsoukéens » sont plus repris par des voix féminines que par celles des mâles qui commencent tout doucement à la trouver longue. 

Nous aurons droit à un panaché de chansons propres à Catherine ainsi qu’au répertoire Chichin-Ringer. « Prends-moi » (essaie seulement), « Andy », Ding Dang Dong » et j’en passe. 

 

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C’est très propre, c’est bien joué mais c’est un peu linéaire, il faudra attendre la fin de concert pour que la Gibson Les Paul Gold Top (c’est une preuve de goût) du fils de son papa vienne incendier nos tympans. Allez, au revoir et merci Catherine. 

 

De nouveau la cohue dans les deux sens, gros mouvements de foule mais ça devient plus nerveux, on sent qu’il va se passer quelque chose, tu parles ! « Si j’aurais su… » comme disait petit Gibus dans la guerre des boutons. 

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L’icône Rock Iggy alias Mr. Osterberg est sur scène aux commandes de ses  Stooges et de ses 65 ans d’excès qui ont imprimé leurs marques indélébiles dans ses chairs. 

527883_10151103947829301_1141144595_n.jpgL’iguane est toujours aussi déjanté et ça sent le souffre. 

Envahissement de scène à la demande d’Iggy, services de sécurité complètement débordés. Un « fuck the police » bien sonore qui excite ceux qui n’en avaient déjà pas besoin, ce pauvre policier qui essaie de faire son job et se voit traiter de «nazi» par un Iggy déchaîné.

 Au niveau du répertoire, ça Stooges à fond « Raw Power », « No Fun », « Search & Destroy », « 1970 », « I Wanna Be Your Dog » repris par la majorité du public tout comme « The Passenger ». 

On imagine facilement l’électricité qui devait régner en concert du côté de Detroit fin des années 60 quand ils se produisaient, ça devait être d’une dangerosité incroyable dans le contexte socio-politique des USA de l’époque ! 

Les Stooges, le MC 5, Ted Nugent et ses Amboy Dukes, Grand Funk Railroad… Mais ce soir le danger est place des Palais, car la foule survoltée va se mettre en mouvement, ça pousse, ça frappe, ça bouscule, ça hurle, ça gesticule. Des canettes vont commencer à voler, suivies par des bouteilles en verre ! C’est complètement aberrant de voir comment l’espèce humaine peut se conduire plus bassement que des animaux quand elle se laisse manipuler, quand elle ne fait plus la différence entre le spectacle et la réalité. 

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De ma position « privilégiée », je vais voir transporter des enfants inconscients, victimes de l’inconscience de leur parents avant d’être victime de la stupidité de certains énergumènes qui devraient être bannis de tous les concerts. Quand ce ne sont pas des enfants, ce sont des femmes, le cuir chevelu ouvert et du sang sur le visage que l’on transporte en civière, touchées par des bouteilles lancées dans le but de blesser par ces imbéciles qui se cachent au milieu d’une foule houleuse qui les enveloppe dans leur lâcheté, leur stupidité. 

En résumé, ma soirée aurait très bien pu être très agréable si de telles choses ne s’étaient pas produites. J’aime beaucoup le Stooges et Iggy est vraiment un mec à part mais les débordements de nombreux imbéciles ont gâché la fête. 

Il y aurait pu y avoir des morts et on aurait alors rebaptisé cette manifestation le « Brussels Se Meurt Festival ». 

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A l’année prochaine ? 

Pas certain… plus comme çà. 

 

Mitch « ZoSo » Duterck

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 14:14

2012: le festival familial Folkin' Ro souffle dix bougies, pour l'occasion la pittoresque Boesdaelhoeve sera inondée des rayons généreux d'un astre porté disparu depuis le début de la saison estivale.

Comme les années précédentes, deux podiums, le premier dans la cour de la ferme, le second dans la grange, pour les mioches diverses activités dans le parc: Luftschloss, stand de grimages, tir à l'arc, pêche aux canards ... les parents disposant d'une terrasse à l'ombre pour tenir leur progéniture à l'oeil tout en sirotant une Kriek, une Gueuze ou tout autre liquide désaltérant.

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14:15' ouverture des festivités, un organisateur annonce  Stoomboot.

Nous sommes 25 à tout casser face  à ce bateau à vapeur juvénile, en excluant la nombreuse équipe de bénévoles.

Mais 25 individus qui pourront affirmer avoir entendu un concert emballant, donné par un jeune homme promis à un bel avenir.

Niels Boutsen ( originaire d' Overijse)  fête ses 20 ans aujourd'hui, l'an dernier il a remporté la Nekkawedstrijd à l'Ancienne Belgique, ce qui lui a valu de pouvoir exprimer son talent au Festival aan Zee à La Panne,  aux Gentse Feesten et à la Nekkanacht en avant -programme du poète/chanteur Willem Vermandere.

Goeiemiddag, je suis Stoomboot et je chante des chansons douces!

' Mensen',  kleinkunst intimiste à la Raymond van het Groenewoud, comme ce nom ne te dit probablement rien, on ajoutera le jeune James Taylor.

Un jeu de guitare sobre et juste, un timbre murmuré, mélodieux, il a déjà conquis les mamans dans l'assistance.

' De Spanjaard' le mec qui te pique tes amies.

Niels, du haut de ses 20 printemps, fait preuve d'une solide dose de maturité et de lucidité, ses métaphores frappent... ze is zoals computers, ze crasht alleen met mij..

Il étudie à la KUL ( Leuven), dans le kot où il réside il est entouré d'ethnies et de religions diverses, en tant qu'agnostique il participe à de sérieuses discussions ( arrosées), je dédie ' Gaffa' à mon grand-père qui m'a donné quelques bons conseils.

 

 

Le poétique ' Mist' précède le rythmé ' De samenzweringsman', un voisin  qui a beaucoup à raconter, sur tout.

Ce devait être une chanson d'amour, j'ai changé d'avis: 'Tyfus'.

Niels semble avoir un petit problème avec le sexe opposé ...zonder kutwijf kan ik niet bestaan...!

D'un ton empreint de modestie il annonce ' Concepten', traitant des paradoxes de la vie, puis un nocturne nostalgique ' Dromen', avant de démystifié la fable sex & drugs & rock'n roll avec ' Groupies'.

C'est pas parce que t'as une guitare en main que tu vas te taper, comme Elvis, un millier de groupies...c'est des couilles!

Il termine ce brillant récital par ' Koffie' traitant: des nuits estudiantines pendant lesquelles la Stella coule à flot, des cours manqués, des one-night -stands imprévus.

Stoomboot: à tenir à l'oeil!

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Nele Needs a Holiday

Qui a besoin de vacances?

 L'artiste/actrice/ chanteuse, Nele Van den Broeck ( chant, ukulele, basse, claviers et humour corrosif), elle compte voyager et s'amuser avec ses copines, Sielke De Mulder ( guitare, backings, blokfluit, glockenspiel) - Lise Bouttery ( piano, backings, blokfluit) et, la dernière engagée, Tine Allegaert ( trompette, glockenspiel, blokfluit, backings).

Pendant que les amies s'occupent des bagages, Nele débute solo, à l'ukulele, je dédie ' Give up the dream' à ma maman qui aurait voulu que je me trouve un gentil mari et que j'enfante 3 ou 4 fois, mais j'ai un problème, je n'ai pas l'instinct maternel... ça commence fort, un titre kitsch au second degré tonique.

Voilà les Holidays, si Nele était jaune, les autres filles arborent du vert, du bleu et du rouge que les aquarellistes pastels excluent de leur gammes.

' Do you remember made in Taiwan' , un band dans lequel Nele jouait des claviers et connut 5 minutes glorieuses en 2008.

Du sixties surf/girls group déluré avec une belle séquence doo-wop.

' Borf'.

Tu disais?

Borf, un garçon, pas un éphèbe, qui me draguait.

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A propos de tous mes ex ( entre 450 et 500): ' Red dress song', décalé comme du Tiny Tim, avec trois flûtes à bec, empruntées à Juffrouw Vogelzang, prof de musique à Onze-Lieve-Vrouw-Instituut à Gand.

Nele c'est Mr Bean with a yellow dress on.

' I love you but I google other people', la monogamie c'est pas pour moi, sur fond Christmas Carol, faussement naïf.

' OK Girlfriend' c'est con de s'amouracher d'un type qui a déjà une petite amie.

J'ai vécu à Bruxelles, donc ' Femmes de la Rue' et le sexisme, je connais, avant le film de Sofie Peeters, j'avais écrit ' Je ne suis pas intéressée' en franglais. Les mecs te faisant des propositions obscènes, te sifflant comme si t'étais leur Snoopy ou te tripotant les seins dans le métro, il n'y a qu'une solution: getting old and ugly...

Pour l'équilibre communautaire: ' Gij kunt mij krijgen', c'est pas autobiographique, ajoute-t-elle.

' Will you still love me' ..if I looked like my mum... bonjour, maman!

Je vous dévoile un secret, je suis timide, ' Bla Bla'.

Aha, aha...

Le mélancolique 'Fan in Japan', dédié à sa fan nippone, puis le jouissif 'Beyonce', quand j'ai bu je me prends pour Beyonce, c'est grave, docteur?

Mais, non, il suffit de ne pas dessouler!

La dernière de ce concert amusant, le philosophique ' The try song' .

 Faut pas changer, just be yourself, girl!

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Dans la grange:  Roosbeef!

DSC09932.JPGOn t'arrête tout de suite, pas la peine de nous demander, saignant, à point ou bien cuit!

Roosbeef est le nom de groupe choisi par la jeune singer/songwriter de Duiven (Gelderland), Roos Rebergen.

Trois plaques à son actif, un EP 6 titres en 2006 et deux full CD's 'Ze willen wel je hond naaien maar niet met je praten' et 'Omdat ik dat wil'.

Des chroniques élogieuses chez les Oranje et chez nous, du côté flamand.

D'ailleurs, son live band est à moitié belge: Tom Pintens ( Flowers for Breakfast, Moondog Jr. Zita Swoon, Think of One.... sans oublier son projet solo.) à la basse et aux backings- Wannes Cappelle (Het Zesde Metaal)à la guitare, claviers et au chant , puis les deux Néerlandais, Tim van Oosten aux drums et Reinier van den Haak à la guitare et à l'harmonica.

Roos au chant et aux claviers.

De folk il n'en fut guère question, de Nederindiepop d'un très haut niveau: oui!

De l'émotion, de la passion, de la dérision, de l'opiniâtreté, des textes brillants et une présence scénique déterminée sur fond sonore résolument rock, cela donne un concert brillant.

L'indie atmosphérique 'Schone Schijn' ouvre pour démarrer en douceur.

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Dès le second titre, ' Iets teveel wij(n)' , ça éclate de partout, 'Pulpo' étant tout aussi nerveux.

Roos agrippe le micro, s'époumone, pleure, bat des pieds, arpente la scène dans toute sa largeur, vit ses textes.

Une ballade s'attaquant à tes tripes et à tes cellules nerveuses, ' Sirene', ... de sirene gilt, Roos se fait stridente.

Une basse ronflante amorce le midtempo lancinant 'Nachtauto' auquel succède l'aérien 'Twijfelaar'.

  ' Niet uitmaken' un  sale rock , aux riffs de guitare mordants finira carrément noise.

 Le tourbillonnant ' Te heet gewassen' , sur l'album de 2008, sera suivi du catchy 'Als je me zoekt' au faux final en vocalises.

Rode vibre, vicieusement, le drummer sans nous laisser applaudir, ébauche de façon martiale le secouant ' Sneeuw', le chant scandé de Roos se fait hystérique pendant que Tom vocalise en contrepoint.

 Titre hypnotique.

Un morceau calme, nous promet la frêle jeune fille: ' Hersens' avant de questionner l'organisation, encore cinq minutes, OK, j'arrête mon monologue pour vous interpréter 'In het bos', une petite valse sylvestre fragile qui, comme tout bon slow rock, explosera tardivement!

Saignant le Roosbeef!

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The Fortunate Few

Retour dans la cour pour subir un soundcheck tiré en longueur.

DSC09943.JPGAprès la finale du Zennetoer, début 2009, et le Bluesrock festival de Ternat, en août de la même année, c'est ta troisième rencontre avec Jan-Pieter Delcour: leadvocals – bass – guitar, Frank Van Overstraeten: keyboard – vocals, Jonas De Meester: guitar, Ludo Stichelmeyer: percussion – drums et Joke Delcour: vocals.

Le groupe a pris de l'assurance et leur pop teintée d'éléments tantôt funk/ groove,  tantôt folk ou même reggae doit plaire à madame et monsieur tout le monde, par le côté non subversif et dénué d'agressivité.

Douze titres ensoleillés,  relativement lisses, joués par des gens connaissant leur job, pointons l'excellente voix white soul de Jan-Pieter, les harmonies mixtes avec sa soeur Joke, le piano parfois jazzy, le drumming sobre et de temps en temps, quand il en a l'occasion, les belles envolées de Jonas.

Deux morceaux ( dont '1999') au groove propre et aux arrangements soignés pour démarrer, un titre dreampop pour suivre - une reprise plastic funk de 'The Days of Pearly Spencer' de David McWilliams - un excellent titre  horror B-movie , trois petites filles assistant au meurtre de leur maman- une cover pas conne de Duran Duran, ' Chauffer' - un indie folk intense - le dernier single, 'Sudden Void, encore une short story avec un crime en toile de fond - la jazzy pop ballad à la Eric Carmen, ' Last song' avant de retourner au groove avec une escapade Santana, ' Lonely Heart' - ' Wipe me out' qui te rappelle Shampoo, formé par Luk Smets et Cel De Cauwer après un des splits des Pebbles et pour finir le Radio 1 -hit,  'Marillon' aux accents reggae.

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Avant de reprendre le chemin du second podium, le public a droit à un défilé de l'Antwerp &district Pipe Band: jambes velues, kilts verts, cornemuses, tambours et grosse caisse, manquait que le pure malt!

 

Blaudzun

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Sans conteste le clou du festival!

En 2008, tu vis le natif de Arnhem en première partie de Swell à l'AB club, un set honnête, pas de quoi fouetter un chat, en 2012,  Blaudzun est devenu incontournable, son concert du 11 octobre, dans cette même Ancienne Belgique, affiche déjà complet.

DSC00001.JPGSa discographie compte désormais 3 albums, le dernier ' Heavy Flowers', au graphisme proche du 'Stand Up' de Jethro Tull, fait l'unanimité: magistral est le qualificatif le plus utilisé.

Accompagné d'un band exceptionnel : son frère, Jakob Sigmond ( banjo, guitar, lapsteel) - Tom Swart ( accordéon, claviers) - Franc Thomas Timmerman ( bass, percussion) - Laurens M Palsgraaf ( synthé-handclaps, trumpet) - Wouter  de Waart ( drums) et la fine Judith van der Klip ( violon, mandoline), Blaudzun, alias Johannes Sigmond ( guitar, mandoline, lead vocals) aura éclaboussé Rode de sa classe.

' Heavy Flowers', une alt.country ballad à faire frémir la plus sombre brute, tu penses à Lambchop ou à Vic Chesnutt, précède  le feetstomper ' Who took the wheel'.

'Flame on my head' crache le feu, deux mandolines décorent ' We both know' qui te fait songer au Woven Hand de David Eugene Edwards.

Handclaps, some freaky americana, ' Quiet German Girls' sur l'album précédent 'Seadrift Soundmachine'.

' Le chant des cigales' transformé en rock furieux aux effets de guitares saturés, dopées les cigales!

Blaudzun ramasse un ukulele et amorce ' Wolf's behind the glass' solo, une berceuse grand méchant loup, ...sleep tight, n'aie pas peur, le loup est dehors!

Le lent 'Midnight room'  baigne à nouveau dans les climats 16 Horsepower, il sera suivi par l'uptempo' Sunday punch'. 'Solar' et sa  slide élégante, puis 'Sunshide Parade', s'il vous plaît, ressortez vos lunettes de soleil pour cette parade aux teintes Arcade Fire croisant Calexico.

 Une ode aux emmerdeurs, ' Streetcorner', Johannes interrompt la mélodie pour constater que trois individus quittent la salle, étaient-ils concernés par son introduction?

Le band vire roots rock sur fond surf fiévreux  ' Jezebelle' pour revenir au calme et au banjo avec 'Another ghost rocket' .

Rode, our last one, l'héroïque  et énergique ' Elephants' .

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Ovations, cent fois méritées.

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L'affiche prévoyait encore Kajhem Orchestra, influences balkaniques et Gorki, et ses' lieve kleine piranha' et 'Mia', mais  tu dois quitter Rode!

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:02

Bruxelles, travaux et chantiers en cours:

Reconstruction de façade à façade de la voirie, rue Dansaert,à partir du 07/05, date de  fin des travaux indéterminée.

Rue Léon Lepage/ rue du Marché aux porcs à partir du 23 avril, responsable de chantier P B, ingénieur industriel, actuellement en vacances aux Bahamas, date de fin du chantier indéterminée.

Chantier non encore repris dans le listing, renouvellement des voies de la STIB, Quai du Commerce , réaménagement complet, durée des travaux indéterminée.

Tu disais, Charles?

La chienlit... c'est peu dire, mon grand!

Après mille détours, omleidingen, manoeuvres audacieuses, pas toujours tolérées par le code de la route, tu te pointes chez Madame Moustache qui programme The Mentalettes.

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Le concert a débuté selon le timing prévu?

Soyons sérieux, mon garçon, on te parle de Madame Moustache, lorsque l'affiche annonce 21h, tu peux être content si le bal débute avant 23h, hier il était 22h35'.

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 The Mentalettes.

DSC09831.JPGThree chicks from Berlin: la Suédoise, Elsa Edlund ( oui, elle est blonde) -  la bouillante, watch the tattoos on my thighs,  Chilbi Pippi Llo et  Teresia  Elvira, de souche espagnole, en backing band ( basse, batterie, organ) , trois membres des Obsidians , un autre rhythm 'n blues/ soul/ garage band originaire de la capitale allemande.

Ces nanas et les garçons vont nous plonger dans les vibrantes sixties et ses affriolants girl groups, les filles citant comme influence majeure  Gretchen and Cathy Owens and their friend Linda Jones, better known as The Tammys, un combo ayant cartonné aux States de 1962 à 1965, mais tu peux aussi mentionner les Shangri- Las, les Cinderellas, les Crystals, les Chantelles ou les Ronettes.

Toutes fringuées de seyants and very short white sorts, le trio flanqué des Obsidians attaquent un juteux et concis garage  tune, ' Baluba'.

Les moustachu(e)s se pressent frontstage, ça gigote autant dans le public que sur le podium, le mot d'ordre sera fun, fun, fun!

Une  joyeuse séance d'escalade garage/jungle ' Crawling up a hill' que les Bad Boys ont DSC09827.JPGrepris de John Mayall et assaisonné de cambouis visqueux, elles continuent avec 'Cut out' et le tout aussi sautillant' Spellbound' .

En bas, some furious hipshaking, sur le podium, trois délurées aux mimiques imparables et un son dominé par le fabuleux  mod garage beat produit par l'orgue, qui te ramène irrémédiablement vers la British Invasion des années 60: Dave Clark Five, Manfred Mann, Spencer Davis Group ou les Zombies...

Tout bonnement irrésistible!

Nouvel oldie, millésimé 1965, sorti du garage des Stangeloves 'Cara-Linn', vachement sautillant.

Faut pas croire les setlists, celle des Mentalettes indique ' Hold my hand', on a d'abord twisté sur  un truc  binaire qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à ' Two tons of dynamite', puis vint ' Hold my hand', dédié à leur guitariste, absent sur scène, mais présent dans la salle mais, dixit Chilbi, his arm is kaputt!

Are there any wild men in the room?

J'ai vu Kris, Dominique, George, Iacopo, ils sont wild après 36 verres, ils viennent d'attaquer leur cinquième...

Les tigresses et leurs chevaliers servant nous balancent 'Wild Man' suivi de 'I'm leaving you' ,... baby, baby je t'aime, mais je me casse...

Salopes!

Toi, why is this place called Madame Moustache?

Facile, c'est la soeur de la femme à barbe,  Mujer barbuda , si tu préfères.

' I'm not trying to hurt you', moi non plus!

Une intro satanique annonce ' 19 Men' , des gars  plus dangereux que les 'Dirty Dozen'.

 

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Le hit, 'Fine fine fine' avec ce petit son d'orgue crapuleux et voici notre prochain single, avec une guitare sur le vinyle, 'No no no' , du Hamburger twist à la sauce andalouse.

George dans un accès de bonté mère Teresa refile sa Chimay à la plus provocante.

Merci, beaucoup, Mossieu tou êtes très charmant, c'est besser que la Kindl.

Pivoine, il était!

Et voici la dernière, l'immortel 'Egyptian Shumba' des Tammys.

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Quarante minutes, pas de bis, dommage, la playlist faisait état de 'Do you love me' des Contours.

 

The Mentalettes: une savoureuse gâterie, non n'imagine pas une fellation, veille à la  consommer avant la date de péremption!

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